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Togo : Christian Trimua, l'homme qui rit à belles dents de ses adversaires

David Kpelly
Christian Trimua
Christian Trimua | Archives

Parmi les actuels barons du régime des Gnassingbé, Christian Trimua, ce juriste, fils de pasteur, a une particularité : il aime rire à belles dents de ses adversaires. Si si, à belles dents, vous dis-je.

Dans un film Western, si un rôle devait lui être attribué, ce serait celui du méchant qui, conscient de ses formes illimitées devant la faiblesse absolue de ses adversaires, appelle systématiquement ces derniers et leur dit le mal qu’il compte leur faire avant de le leur faire. « Ho, pauvret, dans trois jours je viendrai chercher ta femme chez toi, dans ta maison, pour passer quelques bonnes minutes ». Et dans trois jours il vient chercher, pistolet à la ceinture, la femme, contre le gré de cette dernière, devant les yeux impuissants de l’adversaire.

Tout le monde se souvient qu’au plus fort de la crise qui avait secoué le Togo en 2017, il avait dit à une responsable de l’opposition, sur un plateau de télévision : « Allez prendre des armes pour venir arracher le pouvoir. » Et quelques semaines après, quand les débats s’enflammaient autour des réformes à faire avant toute élection, il avait lancé : « Il n’y aura pas de réformes. » Et il n’y eut pas de réformes.

Hier, sur RFI, interviewé sur la présidentielle du 22 Février prochain, il a déclaré : « Il n’y aura pas de proclamation des résultats par bureau de vote ». Et tout Togolais sait que la plus grande partie des fraudes électorales se réalise lors de la centralisation des résultats, ce qui ne peut être évité que par une proclamation par bureau de vote.

Le grand Trimua met donc fin, à travers une seule phrase, à ce rêve des Togolais d’avoir une idée de ce qu’on fait de leurs votes, leurs voix. Et il le dit sur RFI, la radio la plus écoutée en Afrique francophone. Il le dit, sachant que sa déclaration sera écoutée, indignera, fera jaser, énervera ses adversaires et l’opinion publique. Mais il le dit quand même, avec son naturel arrogant.

Trimua devant ses adversaires, nos leaders de l’opposition, c’est comme un père de famille devant ses garnements lui demandant une faveur qu’il ne compte pas leur faire. Pour mettre fin au débat qui traîne trop, le paternel frappe sur la table et décrète : « Vous n’aurez rien. » Il le fait, le père, parce qu’il sait que de son côté il y a toute la force, et du côté de ses enfants il y a toute la faiblesse, toute l’impuissance.

Il n’y aura pas de proclamation des résultats par bureau de vote. Ainsi en a décidé Papa. Garnements, on ne passera pas une éternité à vous apprendre à respecter vos patrons. Taisez-vous et obtempérez !

David Kpelly

 

 

Togo : Christian Trimua, l'homme qui rit à belles dents de ses adversaires

 

Togo : D’Eyadema à Faure, Retour au parti unique !

Fraternité
eyadema et faure gnassingbe togo
Eyadema et Faure Gnassingbé | Infog : 27avril.com

Au pouvoir depuis 2005, Faure Gnassingbé boucle, cette année, ses quinze (15) années de gouvernance à la tête du pays. Un regard rétrospectif sur les trois mandats du fils d’Eyadema fait constater une évidence. Une sorte de parallélisme des formes entre la méthode de gestion de l’héritier du 05 Février et celle de son géniteur.

Dérives et déception

Le troisième mandat de Faure arrive à son terme. Avec à la clé, la tenue, le 22 Février prochain, du premier tour du scrutin au cours de laquelle, le fauteuil présidentiel sera remis en jeu. Mais avant, les sept (07) challengers devront rivaliser d’ardeurs en vendant aux togolais, à compter de demain jeudi 06 février 2020, leur offre politique. Quitte à ces derniers de choisir celle qui paraît, à leurs yeux, la plus pertinente et réaliste à même de redonner un coup d’accélérateur au processus de développement intégral et inclusif du pays. Celui-ci ayant été douché dans son élan, pourtant prometteur il y a quinze (15) ans à la prise de fonction de Faure Gnassingbé. Malheureusement, la suite n’aura été que succession des vieilles ritournelles.

En effet, après trente-huit (38) années de gouvernance à la tête du Togo en 1967, Gnassingbé Eyadema aura laissé, au soir du 05 Février, un pays esseulé diplomatiquement, politiquement nonchalant et économiquement faible. La résultante d’une gouvernance hasardeuse, sans vision claire. Mieux, un régime abonné aux dérives autoritaires et violations systématiques des droits humains. Avec pour conséquences, plusieurs crimes de sang, de réfugiés politiques fuyant la persécution et le détournements de fonds.

De Eyadema à Faure : même méthode !

Au décès du Général, en 2005, au terme d’un gymnastique scénario dont elle est la seule à détenir le secret, l’Armée remis le pouvoir à son fils Faure Gnassingbé. Malheureusement, du géniteur au rejeton, la gouvernance est restée la même.

En effet, le brin d’espoir né de l’avènement au pouvoir de l’ «esprit nouveau», en 2005, n’aura été finalement que du leurre. Tellement le système de gouvernance du fils s’est confondu, au fil du temps, à celui de son défunt père. Avec pour idéal, la confiscation du pouvoir, sa consolidation et sa pérennisation dans le temps. Pour ce faire, Faure se repli sur la méthode léguée son père tel un joug sur le coup des togolais durant quatre (4) décennies.

Aujourd’hui, tout citoyen togolais est stratégiquement contraint à militer dans le parti au pouvoir pour espérer une place au soleil. Les hommes d’affaires, de peur de l’écoulement de leurs affaires, se rangent, malgré eux. Des universitaires aux étudiants en passant par les artistes, tous sont dans la danse, avec discours, chants et œuvres à la gloire du Prince. Même les partis politiques ne font pas l’exception. Aujourd’hui, la formation qui représente plus de menace pour le régime se voit systématiquement muselé, ses militants violentés et pourchassés jusqu’à leurs derniers retranchements, et les plus chanceux, en prison. Le cas du Parti national panafricain (Pnp) de Salifou Tokpi Atchadam qui souffre le martyr devant le silence complice des autres partis de l’opposition, de peur de subir les affres du pouvoir militaire de Lomé, en est grandement illustrateur. « Tout est fait en sorte que ne peut vivre heureux au Togo qu’un militant de Unir», constate, d’un air triste, Gabin, observateur avisé de la politique togolaise. « Fonctionnaires, hommes d’affaires, entrepreneurs, étudiants, artistes… tous sont obligés de s’aligner pour pouvoir manger », ajoute Sika, acteur de la Société civile spécialisé en Droits des enfants et de la femme. Et Benjamin, enseignant, d’en déduire qu’« à peine on trouvera une dizaine de militants de Unir qui ont adhéré au Parti par conviction. La quasi totalement y sont, soit pour protéger leurs intérêts, soit à la recherche d’un avenir meilleur ». Et dans ces conditions, Jean d’Arc n’y voit que les signaux du grand retour du Parti Etat longtemps en vogue avant le vent démocratique des années 90 marqué par l’avènement du multipartisme.

Répression, terreur, persécutions, arrestations arbitraires…Retour de la dictature et du Parti État !

Mais alors, aussi bien sur le plan du respect des droits humains que celui de la gouvernance politique, le pays a sensiblement perdu du terrain. Plus de manifestations publiques pour toutes forces démocratiques pendant que les militants et associations affiliées au pouvoir sillonnent, à loisirs, toutes les localités du pays. Tikpi Atchadam, le leader du Pnp, l’instigateur des mobilisations populaires d’août 2017 qui ont ébranlé le pouvoir de Lomé au point de l’emporter, est poussé en exile. De Lomé à Sokode en passant par Bafilo, Mango et Anié, plusieurs militants et sympathisants du Parti au symbole du cheval galopant, surtout ceux qui maintiennent encore allumée la flamme de la résistance, sont sous la hantise permanente de la persécution et de la prison. De même que ces villes précitées considérées comme fiefs du Pnp sont transformées en villes fantômes, militarisées jusqu’aux dents. Pendant que Kara, ville d’origine du Chef de l’Etat, reste, elle, une ville imperméable à l’opposition.

Répressions, terreur, persécutions, arrestations et détentions abusives, asphyxie économique…Bref, tout y est pour faire constater, tristement, le grand retour du Parti unique dans lequel devront militer tous les togolais. Une analyse diagnostique de la démocratie togolaise fait ressortir un constat de régression. Une réalité plutôt préjudiciable pour Faure Gnassingbé qui le traduit si bien par sa gourmandise politique caractérisée par la caporalisation des institutions de l’Etat, celle d’une armée demeurée toujours clanique à la solde du pouvoir cinquantenaire et l’organisation approximative des élections, avec en ligne de mire, la confiscation du pouvoir à travers vols et fraudes.

Source : Fraternité No.345 du 05 février 2020

 

 

Togo : D’Eyadema à Faure, Retour au parti unique !

 

Opposition Togolaise : Quel est Ton Problème (au juste)?

Fraternité
Extrait de la Une de Fraternité No.345 du 05 février 2020

Ils sont au total six (06) candidats issus de l’opposition à faire face à Faure Gnassingbé, au second tour de la Présidentielle du 22 Février prochain. De l’avènement de l’ère démocratique à ce jour, l’opposition togolaise, à la veille de chaque scrutin, aura ainsi et toujours marqué les esprits par une particularité.

Demain jeudi 06 février, s’ouvre la campagne présidentielle. Des villes au villages en passant par les hameaux les plus reculés du pays, les sept (07) candidats dévoileront, chacun, aux électeurs, leurs projets de société. Une période au cours de laquelle les togolais, à l’âge de voter étudieront minutieusement chacune des offres politiques pour en choisir, celle qui paraît la meilleure pour un développement inclusif du Togo.

Une opposition plurielle à la conquête du pouvoir

À vingt-quatre heures du coup d’envoi, rien n’a changé du côté de la classe opposante. Contrairement à ce que souhaitent nombre d’observateurs, elle y va toujours en rangs dispersés. D’une part, Messan Agbeyome Kodjo, pour la dynamique Kpodzro. Et de l’autre, Jean-Pierre Fabre, Wolou Komi, Tchassona Traoré, Aimé Gogue et Georges Kouessan, tous en mode solitaire. Somme toute une opposition plurielle, à armes inégales, qui part à la conquête du pouvoir.

S’il est vrai que certains marquent déjà leur pré campagne par des descentes dans les marchés, sur les campus universitaires ou encore des sensibilisations dans les localités, l’on sent, néanmoins, dans les discours, des attaques orientées entre des «camarades de lutte». En clair, aussi bien sur des médias interposées que sur les réseaux sociaux, acteurs, militants et sympathisants donnent l’impression de laisser, de côté, l’adversaire commun qu’est Faure Gnassingbé pour s’attaquer mutuellement. On s’attaque, on s’insulte, on se dénigre… Et malheureusement, pour le plus grand bonheur de Faure qui n’en demande pas mieux.

L’ombre laissée pour la proie

Plutôt que d’harmoniser leurs forces et énergies pour contraindre à l’échec, celui qui se sert des moyens de l’Etat pour promouvoir sa formation politique et confisquer le pouvoir, le plus longtemps possible, les acteurs de l’opposition laissent maladroitement l’ombre pour la proie. De l’Alliance nationale pour le changement (Anc) de Jean-Pierre Fabre aux Forces démocratiques pour le renouveau (Fdr) de Dodzi Apevon en passant par l’Union des Démocrates Socialistes du Togo (Uds-Togo) d’Antoine Folly, les communiqués se suivent et se ressemblent pour dénoncer ce qu’ils appellent «le diktat de Mgr Kpodzro». Si le Parti orange n’entend point céder en maintenant toujours dans la course la candidature de M. Fabre, les deux autres Fdr et Uds-Togo, à l’image de l’opposition togolaise, jouent à un cirque politique qui paraît très dangereux pour le Togo démocratique. Ceci, en optant pour une consigne de vote ambiguë.

En effet, ne pas choisir, c’est choisir, dit un adage. En laissant la latitude aux militants et sympathisants de choisir un candidat de l’opposition de leur choix, Me Apevon et Antoine Foly, non seulement fuient leurs responsabilités, car incapables d’assumer leur choix, mais expriment aussi tristement leur inconstance, mieux leur soutien voilé au régime de Lomé. Car, un homme politique, un vrai, est celui qui assume ses choix, bons ou mauvais. Et c’est tout le mérite qu’on peut concéder à Jean-Pierre Fabre qui, au-delà de se cacher derrière des subterfuges, tient droit et solidement dans ses bottes pour assumer sa candidature au risque d’empêcher les réelles chances de l’alternance. Tout le contraire pour les Fdr et Uds-Togo qui jouent à la mesquinerie pour apporter, sciemment ou inconsciemment, leurs soutiens au régime de Lomé qu’ils prétendent pourtant combattre. Car, dans la situation politique actuelle du pays, ne pas choisir, c’est donner plus de largesse à Faure qui a déjà l’industrie de la fraude à son actif.

L’éternel problème de l’opposition…

Une situation qui fait revivre l’histoire politique du Togo qui, malheureusement, est en passe de se réécrire sous nos yeux, 30 ans après. Ceci, quand, en 1993, l’égo, le mépris, la haine, la délation, la médisance et l’esprit du «moi» ont fait rater le bus de l’alternance, du moment où Gilchrist, l’opposant charismatique et adulé a, du haut de sa popularité et de son arrogance, maladroitement refusé de soutenir Edem Kodjo pourtant en bonne voie pour battre Eyadema, pendant que ce dernier était sérieusement mis en difficulté et affaibli politiquement. Trois décennies plus tard, l’histoire tend à se répéter avec le feuilleton Fabre – Agbeyome qui, de tout point de vues, porte les germes non seulement d’échec au prochain scrutin, mais aussi d’autodestruction de l’opposition au travers de l’émiettement des voies de l’opposition. Ce, sans oublier le jeu trouble de certains candidats dits de l’opposition qui, en réalité, sont loin de l’être…

C’est à se demander si l’opposition togolaise sait vraiment tirer leçon du passé, en ce sens que rien ne semble démontrer une réelle prise de conscience des acteurs à œuvrer inlassablement pour l’alternance politique, même au prix du sacrifice. Malheureusement, tout semble dire que le système qui régente le pays est encore bien parti pour rester. Et ce, par la faute à une opposition plurielle aux ambitions multiples et le plus souvent inavouées. Encore que la Presse qui devra servir d’éclaireur par des analyses objectives en rajoute aussi à la confusion. Une sorte de jeu malsain d’une partie de la presse qui, bien que se réclamant du peuple en lutte, joue à l’intoxication et à l’intolérance.

Source : Fraternité No.345 du 05 février 2020

 

 

Opposition Togolaise : Quel est Ton Problème (au juste)?

 

Togo : Inauguration. Pose de première pierre. Recrutements. Du social aux visées Politiques!

Fraternité
FEG

Depuis quelques jours, le Chef de l’Etat, le Premier Ministre, la Présidente de l’Assemblée nationale et les membres du gouvernement se sont lancés dans un vaste programme d’inaugurations et de lancements d’infrastructures tous azimuts. Des descentes sur le terrain qui ne manquent point de susciter des spéculations, à quelques jours de l’ouverture officielle de la campagne pour l’élection présentielle dont le premier tour est prévu au 22 février prochain.

Tout le gouvernement sur le terrain…

En l’espace de deux semaines, le gouvernement, avec en tête le Chef de l’Etat, a effectué une descente sur le terrain qu’il n’en a fait les quatre dernières années écoulées. En effet, le lundi 03 février 2020, Faure Gnassingbé a posé la première pierre pour la construction d’une Centrale photovoltaïque à Blitta. Dans la foulée, « le Prince » en a profité pour s’offrir un bain de foule.

Le vendredi 31 mai, c’est la Présidente de l’Assemblée nationale, Yawa Djigbondi Tségan qui a procédé à la pose de la première pierre de la reconstruction du Grand marché de Lomé. Ravagé par « une incendie criminelle », selon les autorités dans la nuit du 11 au 12 janvier 2013, le grand marché de Lomé aura un nouveau visage, 7 ans après le drame qui a touché plus de 2000 commerçants dudit marché.

Le même jour, l’ancienne cadre de l’Office togolais des recettes (otr) s’est rendue dans la région des Plateaux, pour réceptionner le nouveau marché préfectoral d’Adéta dans la préfecture de Kpélé. La nouvelle infrastructure mise en place par ’Agence nationale d’appui au développement à la base (Anadeb) est composée de hangars de types cantonaux et préfectoraux, de magasins de stockage, d’abris pour volailles et bétail, de boucherie, ainsi que de divers blocs administratifs et annexes.

Certains membres du gouvernement se sont également illustrés à l’instar de Victoire Dogbé et Marc Dèdèriwè Ably-Bidamon, respectivement Ministre du développement à la base et Ministre des mines qui ont lancé dans la préfecture de Vo une installation électrique qui permet aux populations de cette localité d’avoir de l’électricité.

Le gouvernement s’est activé également sur d’autres plan, notamment celui de l’emploi. Ainsi, fin janvier dernier, le ministère de la fonction publique a lancé deux concours visant à recruter de nouveaux fonctionnaires pour le compte du ministère de l’économie et celui de l’Enseignement. Au total, ils seront 2750 nouveaux recrus à entrer dans la fonction publique au sortir du concours prévu pour le mois d’avril prochain.

Du social sur fond politique…

L’année dernière, les Togolais ont vu, tour à tour, le prix de l’eau, du carburant et de certains produits de première nécessité revu à la hausse. A cela, il faut ajouter la réinstauration de la taxe d’habitation. C’était donc une année difficile pour le citoyen lambda. En effet, toutes ces augmentations ont eu des répercussions sur la vie quotidienne des Togolais. Selon une étude indépendante, depuis 2000, les prix de certains produits ont augmenté de 33 % en moyenne, ce qui a entraîné une baisse du pouvoir d’achat de près de 25 % durant la même période. Malgré une hausse constante de la croissance, le pouvoir d’achat continue de s’éroder et les conditions de vie des Togolais ne se sont pas améliorées. Dans un contexte où les revenus sont quasi inamovibles, ce phénomène engendre la cherté de la vie et accentue la dégradation des conditions de vie des populations.

Pourtant, au cours de la kyrielle d’inaugurations susmentionnés, un culte de personnalité est voué à Faure Gnassingbé. Ainsi dans les allocutions livrées en guise de remerciement, souvent lues par un cadre du parti au pouvoir, le Chef de l’Etat est « félicité pour ses multiples actions et son engagement à faire du Togo un pays émergent à l’horizon 2030 ».

L’accent est également mis sur «tous les efforts abattus par le Chef de l’Etat pour créer de meilleures conditions de vie aux populations ».

Aussi, constate-t-on que les membres du gouvernement et même Faure Gnassingbé n’hésitent pas, lors de ces cérémonies, à appeler les populations à voter « Unir » le 22 février prochain. Au finish, le message politique prend le pas sur la portée sociale des infrastructures.

En effet, en principe, les objectifs de la politique sociale de l’État sont : garantir une vie digne aux populations, corriger les inégalités et réduire la pauvreté. Mais au Togo, les actions sociales du gouvernement sont monnayées. Ainsi, pour un dispensaire, une piste ou encore un marché, les populations doivent manifester leur allégeance au prince à la tête du Togo depuis 15 ans.

Reste à savoir si cette méthode de gouvernance propagandiste donnera le résultat escompté dans un contexte actuel où, selon les sondages, plus de 80% des togolais aspirent à une alternance à la tête du pays.

Source : Fraternité No.345 du 05 février 2020

 

 

Togo : Inauguration. Pose de première pierre. Recrutements. Du social aux visées Politiques!

 

Togo, Prétendue réouverture des usines textiles de Datcha et de Kara : Mensonge d’Etat. Scandale sanitaire et écologique. Plusieurs tonnes de produits chimiques libérées dans la nature…

Liberté Togo

Les produits chimiques constituent un problème majeur de santé publique. Leur utilisation dans les industries est d’ailleurs une problématique contemporaine suscitant de vifs débats. Une fois libérés dans la nature, ces produits engendrent des conséquences irréversibles, aussi bien sur l’écosystème que sur la santé des personnes qui y sont exposées. C’est d’ailleurs pour ces raisons que dans la plupart des pays, il y a des dispositions qui sont prises pour éviter des drames liés à ces produits dont la dangerosité n’est plus à démontrer. Malheureusement au Togo, la vie humaine ne semble plus avoir de la valeur pour une « caste ».

Actuellement, un drame humain se joue à Datcha et Kara, deux villes qui abritent des industries textiles qui, jadis, faisaient la fierté du pays. Il s’agit en réalité d’une mise à mort lente de la population par la libération dans la nature des produits chimiques entreposés et oubliés dans ces usines abandonnées depuis des années. Alors qu’après plusieurs études, prospections et propositions, ces produits qui avaient déjà des effets néfastes sur les populations, devraient être purement et simplement détruits, certains, par cupidité, ont préféré prendre des raccourcis. Conséquence, les populations de Datcha et de Kara sont aujourd’hui exposées à tous les risques possibles liés aux produits chimiques libérés dans la nature. Déjà, la situation était plus qu’alarmante.

Des sources autorisées font état de 6 cas de cancers enregistrés dans la seule zone de Datcha. Alerté depuis quelques mois par les populations par rapport aux problèmes de pollution de l’atmosphère, des eaux etc., nous n’avions pas eu assez d’éléments pour sortir un papier bien fourni. Mais, nous avions été relancés par les populations à la suite de la visite du ministre du Commerce, Kodjo Adédzé le jeudi 9 janvier 2020, lorsque ce dernier est allé annoncer la volonté du gouvernement de réhabiliter l’industrie textile de Datcha. C’est ainsi que nous avons décidé de mettre les mains dans le cambouis. Que cache véritablement cette sortie « inopinée » du ministre? Sûrement des velléités électoralistes. Le 22 février n’est pas loin, le tout enrobé dans la cage du PND. Nous nous sommes transportés sur le terrain non sans peine. Nous avons exploré beaucoup de pistes, rencontré les populations, exhumé des documents… ce que nous avons découvert est stupéfiant pour ne pas dire horrible. Les produits chimiques, toxiques et nocifs sont libérés dans la nature avec le début de démolition des bâtiments abandonnés. Oui, actuellement, l’amiante est partout à Datcha. Descente au cœur d’une entreprise « criminelle » qui décide sciemment de mettre en péril la vie de milliers de personnes juste pour quelques millions que va rapporter la ferraille.

Datcha, un nid de produits chimiques

L’usine textile de Datcha, après le départ dans les années 2000 des Chinois qui sont les derniers repreneurs, est restée en l’état. Le site est toutefois gardé par quelques personnes qui avaient perdu leur emploi suite à la fermeture de l’industrie. Il y a quelques années, l’Agence nationale pour la sécurité alimentaire au Togo (ANSAT) a cru bon ériger quelques entrepôts de céréales dans l’enceinte deTogotexde Datcha.

Depuis la cessation des travaux au niveau de l’usine, en dehors de machines et de quelques matières premières, plusieurs produits chimiques sont également abandonnés sur le site. Ces produits, au fil des années, se sont propagés dans la nature. C’est avec la multiplication des symptômes inhabituels et graves que développent ceux qui sont sur le site ou mènent des activités tout autour, que les populations se sont rendu compte qu’il y a quelque chose de grave qui se joue dans leur milieu. Selon les informations, les autorités locales alertées n’ont pas hésité à remonter l’information, conscientes que c’est la vie de milliers de personnes qui est en jeu. Une source à la Primature nous a confirmé avoir connaissance de cette affaire que le Chef de l’Etat même avait été informé. C’est suite à sa saisine qu’il a été décidé de mener des études sur les sites de Datcha et de Kara pour déterminer les produits chimiques qui y sont et voir dans quelle mesure les détruire afin de diminuer les risques de contamination.

D’après les recoupements, des concertations entre plusieurs ministères avec des échanges de courriers ont fini par accoucher de quelque chose de concret. Il a été demandé à l’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimique (ANIAC-Togo) d’effectuer des missions pour déterminer, évaluer et faire des propositions pour la destruction des produits. Ce qui fut fait. Un tour sur le site internet de l’autorité nous a permis d’avoir la confirmation de nos informations.

« Une délégation de l’ANIAC, conduite par le Prof. BOYODE Pakoupati, Président, et de Messieurs HUNLEDE Amah, NADJO N’ladon, ASSIKI N. Nicolas, représentant du ministère de l’Industrie et Dr. NINKABOU Tchein, Secrétaire Permanent Provisoire, étaient en visite à l’unité textile de l’usine Togotex de Datchale 20 décembre 2017. La délégation de l’ANIAC a été accueillie, à son arrivée, par le Préfet de l’Ogou, Monsieur AKAKPO Edoh, et quelques éléments des forces de défense et de sécurité de la préfecture, accompagnés du Directeur de l’usine de Datcha, Monsieur OTINI Yawo Atugu et ses collaborateurs. Dans son mot de bienvenue, le Préfet de l’Ogou a adressé ses vifs remerciements au Gouvernement togolais pour avoir mis en place une structure comme l’ANIAC qui aidera à mieux gérer l’activité chimique au Togo. Il a rappelé que les produits chimiques abandonnés ont un impact sur le milieu naturel et humain, car ils sont pour la plupart nocifs, corrosifs et mortels. Pour clore son propos, il s’est réjoui de la visite des techniciens, car selon lui, la saisine de l’ANIAC constitue une avancée dans la recherche de solutions aux produits chimiques abandonnés.L’objectif de la visite, d’après le Président de l’ANIAC, s’inscrit dans la politique générale du Gouvernement togolais en faveur de la santé des populations », peut-on lire sur le site Internet de l’ANIAC.

La même activité a été menée sur le site de Kara. « Visant les mêmes objectifs que la mission de Datcha, la visite du site de l’Usine de Kara a permis à la délégation de l’ANIAC et celle de la Préfecture de la Kozah, dont la liste de présence figure en annexe, d’échanger leurs points de vues sur l’Usine de Kara. Reçue dans les locaux de la préfecture de la Kozah, la délégation de l’ANIAC-Togo, conduite par son Président, le Prof. BOYODE Pakoupati, a tenu à présenter la mission de l’ANIAC et remercier vivement le Préfet de la Kozah, le Colonel BAKALI pour sa disponibilité et s’est réjouie de la collaboration des Autorités compétences dans la recherche des solutions aux problèmes liés à la prolifération des produits chimiques. Le traçage desdits produits depuis leurs lieux de provenance jusqu’à leurs destinations finales devient l’une des mesures efficaces à appliquer au Togo, d’après le Président de l’ANIAC. Ces mesures contribueront à protéger les populations des doubles usages des produits chimiques que les acteurs non étatiques pourraient utiliser à des fins malveillantes », rapporte le même portail web.

Après plusieurs études menées, les produits chimiques ont été identifiés. L’un des plus dangereux et plus présents sur les deux sites Datcha et Kara est l’amiante. Il nous a été difficile de nous procurer quelques documents liés aux études menées. Mais notre abnégation a fini par porter de fruits. Nous avons pu mettre la main sur un document classé confidentiel bien aidé par nos sources.

« Dans la perspective de trouver une solution aux risques liés aux produits chimiques abandonnés dans les usines textiles de Datcha et de Kara et de préserver la santé des populations et le milieu naturel, le Ministère de l’Industrie et du Tourisme a saisi l’Autorité Nationale pour l’Interdiction des Armes Chimiques (ANIAC- TOGO). Suite à deux visites d’investigation, l’ANIAC-TOGO a pu identifier et établir les fiches toxicologiques des produits chimiques abandonnés. Il convient de rappeler que la première visite a eu lieu à Datcha, le 20 décembre 2017 et à Kara, du 07 au 09 janvier 2018. La seconde visite des deux sites s’est déroulée du 23 au 28 mai 2018.

Au terme de ces visites, il devient impérieux de rentrer dans la phase d’élimination des produits répertoriés sur les sites des deux usines. Suite aux investigations menées par l’ANIAC, force est de constater que les produits chimiques recensés sur les sites de Datcha et de Kara sont des produits chimiques dangereux, dont les dates de validité sont arrivées à terme depuis plusieurs années » indique le rapport de conclusion de la mission.

« A Datcha, outre les magasins, une visite des abords immédiats de l’usine a été effectuée et a permis de constater que ces sites ont été contaminés par les rejets des effluents. A la suite de ces visites, des témoignages au niveau des populations ont permis de relever que les eaux de la rivière Amoutchou ont été contaminées par les rejets des déchets chimiques. A ce niveau, des témoignages ont également confirmé que certaines espèces de poissons ont disparu de la rivière. La couleur des eaux de la rivière variait en fonction des colorants rejetés par l’usine. Il a été également constaté un développement anormal des plantations et des végétaux en bordure du canal de rejet des effluents. D’autres témoignages ont fait cas des séquelles contractées allant jusqu’à la cécité des ouvriers. Il a été par ailleurs observé que certains magasins de l’usine à proximité des lieux dc stockage des produits chimiques sont utilisés par l’ANSAT et des privés pour l’entreposage des céréales. Cette .situation présente un risque élevé de contamination des produits stockés par ces services », poursuit le rapport.

Selon le même rapport, il a été observé la présence des animaux, notamment les poules, les chèvres et les bœufs, en divagation sur les lieux contaminés et qui s’abreuvent dans les eaux des caniveaux des effluents. Aussi, les villas amiantées sont utilisées par les sapeurs-pompiers comme logement.

En outre, il en ressort quelques spécificités au niveau de Kara. « La particularité des produits découverts à l’usine de Kara réside au niveau des villas qui servaient de logement pour le personnel de l’usine, où les files d’amiante utilisé essaiment le sol avec un risque élevé de contamination du sol et des populations riveraines. L’inventaire a permis de répertorier environ 260 tonnes de produits au total sur les deux sites. Les différents produits identifiés, selon leur nature, sont corrosifs, nocifs voire mortels ou explosifs. De ce fait, ils constituent un danger pour la santé et l’environnement ».

Ce rapport indique in fine qu’il « est impérieux que des actions urgentes soient menées ». Les recommandations formulées auxquelles nous avons eu accès sont, entre autres, la sécurisation des sites; le déplacement des stocks de céréales vers des entrepôts appropriés ; l’élimination systématique de tous les produits chimiques; l’investigation approfondie des zones contaminées; la décontamination des sols ayant été en contact avec les produits chimiques; la réhabilitation de ces zones contaminées, etc.

Pour ce qui est dans produits chimiques identifiés sur le site, c’est un autre document qui nous donne les détails. « Depuis la fermeture de l’usine TOGOTEX de DADJA en 2001, des intrants et résidus chimiques entrant dans la fabrication de pagnes et autres produits de cette société sont restés entreposés dans les entrepôts et autres unités de ce joyau industriel. Ces produits étant devenus périmés, leur capacité de nuisance pour l’environnement, les végétaux, les animaux et les humains est plus grave sous plusieurs aspects et surtout du point de vue de la distribution de la pollution chimique du sol et des migrations maximales dues aux intempéries et de la non étanchéité de certaines parties du site. Une première visite a été effectuée et des mesures ont été proposées, et c’est fort de cela que cette visite est entreprise pour constater les travaux réalisés. Les quantités des produits qui ont été enregistrés au cours de la première visite au mois de mai 2018 sont à leur place et quantité pour la plupart. Tous ces produits sont en dégradation très avancée par rapport à l’état d’il y a 1 an. C’est le cas surtout du : bicarbonate de sodium, de l’urée, du tripolyphosphonate de sodium, du nitrite de sodium, du nitrate de sodium technique, du carbonate de sodium, des fongicides et des colorants, etc. », lit-on avec amertume.

Des milliers de vie sacrifiée…

La destruction de ces produits chimiques dévastateurs a été actée l’année dernière. Selon des indiscrétions obtenues au niveau de la Présidence de la République, puisque Faure Gnassingbé himself s’est impliqué dans le dossier, un budget a été élaboré par l’ANIAC. On évaluait les travaux à près de 170 millions de francs CFA. « Une modique somme comparativement aux risques auxquels sont eposés les pauvres populations », lâche une source, indignée par les dernières évolutions de la situation.

En effet, depuis quelques semaines, en dépit de tout protocole, des travaux ont été entrepris sur le site de Datcha comme quoi, il y a un nouvel repreneur. Ainsi, des bâtiments ont été décoiffés, libérant ainsi les produits chimiques de manière conséquente dans la nature. Selon certaines sources, il est question de la revente de la ferraille abandonnée sur le site depuis les années 2000. Les travaux ont duré plusieurs jours et les populations ont fini par découvrir le désastre. Les travaux ont dû être stoppés avec les services compétents au regard de la gravité de la situation.

On s’est alors posé la question de savoir pourquoi une telle précipitation alors qu’il y a un plan bien établi pour détruire les produits chimiques ? Au niveau de l’ANIAC, on n’a pas eu de réponses. « Le Président est hors du pays, ce n’est qu’à son retour que s’il est disposé à vous recevoir, vous pourrez avoir des explications », nous –t-on dit. Seulement, des informations en notre possession font état de ce que l’autorité s’active d’ailleurs pour mettre en pratique son plan de destruction. Des missions ont d’ailleurs été effectuées dans d’autres pays pour avoir l’expertise manquante au Togo.

Nos sources nous renseignent que c’est véritablement au niveau du ministère du Commerce, de l’Industrie, du Développement du secteur privé et de la Promotion de la consommation locale de KodjoAdedze que tout s’est joué. Dans nos investigations, le nom du Directeur de l’Industrie est revenu à plusieurs reprises comme faisant partie de la nébuleuse qui, pour des intérêts fantaisistes, met en péril la vie de toute une communauté. De toute façon, il y a une mauvaise foi manifeste à leur niveau. Les échanges de courriers que nous avons pu consulter nous démontrent à suffisance.

Le site interdit d’accès

Un tour sur le site de Datcha nous a permis de corroborer nos recoupements sur ce scandale « à ciel ouvert ». Juste à l’entrée de la ville, pour ceux qui y prêtent attention, c’est une odeur pestilentielle qui vous accueille. L’entrée de l’usine reste fermée et gardée par quelques vieux retraités qui jouent le rôle de vigiles. Au fond de l’usine, on peut apercevoir des entrepôts décoiffés totalement. A notre arrivée, en fin de semaine dernière, nous aperçûmes quelques jeunes. Ce sont eux qui déchargent les camions de céréales, du soja en l’occurrence. Mais des céréales de l’ANSAT y sont toujours entreposées malgré tous les risques de contamination possible. Quelle tragédie !n nous sommes-nous exclamés. Malgré les risques, nous étions décidés à faire le tour du site et constater par nous-mêmes le drame qui se jouait là. Mais les consignes étaient bien claires, personne n’entre pour visiter quoi que ce soit.

Comme l’exigent les règles élémentaires, nous avons pris attache avec des personnes qui avaient en charge la garde de l’édifice. Toutes les tentatives d’explication à eux fournies pour qu’ils nous laissent visiter le site ont été infructueuses. Nous avons d’ailleurs été « séduits » par la témérité et l’inflexibilité des « vieux » et stupéfaits de la présence du bâtiment abritant la Commune de l’Ogou 2 juste à côté du site où la présence des produits toxiques ne fait plus l’ombre de doute. La mairie même baigne dedans !

Malgré les interdictions itératives à nous opposées pour pouvoir avoir accès au site, nous avons eu le réflexe de soutirer quelques informations à quelques agents. Il nous a donc été confirmé que c’est le Directeur de l’Industrie qui a ordonné l’interdiction du site à toutes personnes étrangères. Selon un vieux, le ministre du Commerce DodjoAdédzé est venu leur redonner espoir, comme quoi, il y a de nouveaux repreneurs et les travaux vont reprendre bientôt. Mais entre-temps, nous signale-t-on, un professeur d’université qui s’occupe des produits chimiques était venu avec des gendarmes pour stopper les travaux en cours pour récupérer la ferraille et préparer le site à une reprise imminente. C’est après nos investigations que nous nous sommes aperçus qu’il s’agissait du Président de l’ANIAC. Seulement, toutes nos tentatives pour rentrer en contact avec ce dernier avant la sortie de ce dossier ont été vaines. D’ailleurs, il nous a été dit qu’il y a des forces de l’ordre qui sont postées par endroits sur le site. « Les gens racontent trop de mensonges autour du site, c’est pour cela que le Directeur de l’Industrie a formellement interdit l’entrée au site pour les gens », a fait savoir un agent.

Au sein de la population, c’est la psychose. Les gens ne savent pas à quel saint se vouer. Ils n’ont nulle part où aller pour se mettre à l’abri de ce désastre écologique et sanitaire qui se joue sous leurs yeux. Les maladies liées à la contamination des eaux et autres se multiplient au sein de la population sacrifiée sur l’autel de la cupidité et de la méchanceté. On apprend d’ailleurs que tout autour du site et à l’intérieur, les rats et autres mammifères ne subsistent guère aux effets des produits chimiques. « Actuellement, c’est la peur dans tous les ménages. L’air que nous respirons est assez pollué. Nous avons à plusieurs reprises alerté les autorités, mais nous avons l’impression que notre vie n’apas de valeur pour elles. Mais nous n’avons pas le choix », regrette un habitant de la localité.

Il y a urgence ! Non seulement pour que les responsabilités soient situées, mais aussi pour que des mesures soient prises pour préserver les vies humaines.

Shalom Ametokpo

Source : Liberté No. du 2020

 

 

Togo, Prétendue réouverture des usines textiles de Datcha et de Kara : Mensonge d’Etat. Scandale sanitaire et écologique. Plusieurs tonnes de produits chimiques libérées dans la nature…

 

Confirmé. Avéré. Le Togo est une Dictature.

Fabbi Kouassi
faure gnassingbe dictateur
Faure Gnassingbé | Photo : DR

Le pays du Président togolais Faure Gnassingbé est une dictature. Verdict du journal « The Economist », magazine britannique d’actualités, qui englobe un consortium de médias, qui a rendu public son rapport 2019 des pays par indice de démocratie. Indice qui met en exergue la capacité d’un pays réellement démocratique.

Un tel classement ne peut surprendre la majorité des togolais qui n‘a cessé de clamer que leur pays est une dictature, une monarchie, une dynastie. Autant de qualificatifs pour attester que depuis 1967 le Togo est dirigé par la famille Gnassingbé et apparatchiks. L’alternance depuis plus d’un demi-siècle n’a jamais vu le jour, malgré la volonté farouche des togolais de voir d’autres leaders présider à leur destinée ; peine perdue. Il lui est opposé la force des armes contre les mains nues.

Le régime togolais, un des plus sanguinaires et violents que compte l’Afrique occidentale.

Le Togo sans surprise est un régime autoritaire au même titre que la Corée du nord avec une moyenne de 3,1 sur 10.

En effet, le rapport de « the Economist » est sans doute destiné à une certaine opinion internationale qui fait semblant de ne pas être au fait du drame qui se joue dans ce petit rectangle de pays de 56.600 km2 de superficie pour une population de seulement 7 millions d’âmes.

Pour « The Economist », l’indice de démocratie est noté sur 10 avec 4 groupes de pays à distinguer dans le monde. Les pays à pleine démocratie ont un indice supérieur à 8. L’indice est compris entre 6 et 8 pour les pays à démocratie imparfaite. Ceux qui ont un indice entre 4 et 6 sont qualifiés de régimes hybrides. Et les régimes autoritaires où l’indice est inférieur 4.

Si la Norvège, l’Irlande et la Suède tiennent le haut du pavé en matière de démocratie, la France qui se vante de pays chérissant les valeurs de justice et d’égalité est classée 29em et se retrouve dans les pays à démocratie imparfaite.

Le Togo en matière de démocratie est le plus nul de la classe loin derrière le Bénin et le Ghana ses voisins immédiats.

« The Economist » s’est basé sur les critères comme les processus électoraux et le pluralisme, le fonctionnement du gouvernement, la participation à la politique, la culture politique et les libertés civiles.

Que le Togo se retrouve dans le même palier que la Corée du nord laisse mieux entrevoir les réalités de ce pays qui fait dans du maquillage démocratique pour paraître politiquement fréquentable.

Fabbi Kouassi
(fabbikouassi.wordpress.com)

 

 

Confirmé. Avéré. Le Togo est une Dictature.

 

« Élections Apaisées » au Togo : L’Hypocrisie de la « Paix » au Service du Statu Quo !

RCDTI et CVU-Togo Diaspora
Infog : CVU-Togo-Diaspora

Communiqué conjoint du 04 février 2020 adressé au Peuple Togolais

Réseau De La Coordination De La Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) Et
Collectif pour la Vérité des Urnes – Togo – Diaspora (CVU-Togo-Diaspora)

Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra

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« Pour l’élection présidentielle [togolaise du 22 février 2020], je souhaite qu’elle se déroule dans la paix et dans la cohésion nationale ». Une affirmation du Président du Ghana, Nana Akufo-Addo, le 2 février 2020.

Mais qui au Togo ne veut pas que cette élection ne se déroule pas dans la paix et dans la cohésion sociale ? Personne ! Donc tous ceux qui ont choisi d’utiliser tous les mots liés à la « paix » et à « l’apaisement » afin de préserver la cohésion nationale, oublient l’essentiel. La volonté du Peuple togolais.

1. Élection apaisée pour justifier la contre-vérité des urnes ?

Personne ne veut d’une élection non apaisée au Togo. Cependant, personne ne veut d’une élection de la contre-vérité des urnes, surtout que certains y ont pris goût comme un abonnement illimité et impuni.

Au Togo le terme « élection apaisée » est devenu synonyme de « faux-consensus » obtenu par la ruse, le contournement du droit, l’impunité, l’illégalité, l’inégalité. Cela se traduit par l’action de :

rejeter la volonté du Peuple togolais au profit de celui qui impose un 4e mandat présidentiel illégitime à son peuple ;

discriminer en favorisant de diverses manières ceux qui profitent du système de Faure Gnassingbé au détriment de ceux qui en sont les victimes ;

valider à priori et à posteriori le rôle et les actes des institutions qui ont la charge d’organiser les élections et de proclamer les résultats, institutions illégales et inconstitutionnelles que sont la Commission électorale nationale indépendante et la Cour constitutionnelle ; et

trahir le Peuple togolais dès lors que la balance des paiements – entre le « don » du Togo et le « contre-don » des multiples coopérateurs avec le régime de Faure Gnassingbé, qu’ils soient, public, privé, institutionnel ou personnel -, s’établit aux dépens des intérêts légitimes du Peuple togolais.

2. Le Don du Togo et le Contre-don du Ghana : On troque l’élection présidentielle ?

C’est donc parce-que Faure Gnassingbé a apporté son soutien à son homologue ghanéen, Nana Akufo-Addo, que ce dernier, en contrepartie du soutien que Faure Gnassingbé lui a concédé, ne voit plus, même avec ses lunettes, la menace de la contre-vérité des urnes se profiler à l’horizon au Togo. Mais au fait, le don et le contre-don, c’est quoi même ?

Le don du pouvoir Togolais au Ghana : le soutien pour l’installation du siège de la Zone de Libre Echange du Continent africain (ZLECAF) au Ghana ; et

Le contre-don du Ghana au pouvoir Togolais : le soutien inconditionnel – avant, pendant et après -, à l’élaboration d’un processus électoral vicié, à l’illégalité et l’inconstitutionnalité de la Cour constitutionnelle togolaise, donc in fine à la proclamation de résultats électoraux falsifiés par une CENI, qui refuse la proclamation des résultats bureau de vote par bureau de vote dans le but évident de cacher la réalité de la vérité des urnes sur le terrain.

Du point de vue de l’intérêt du Peuple, il s’agit manifestement d’un échange inégal « perdant-perdant » dans tous les cas de figure, qui traduit une conspiration de certains chefs d’Etat de la sous-région contre le Peuple togolais. Le Peuple togolais doit compter sur lui-même d’abord et non les institutions bilatérales, régionales et internationales pour sortir de sa crise socio-politique.

Alors, pour ne pas être dénoncés, tant par leur propre Peuple au Ghana, au Togo et au-delà, et plus particulièrement par les populations en lutte pour faire émerger la vérité des urnes au Togo, les Présidents ghanéen et guinéen, les co-facilitateurs de la Communauté économique et de développement de Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) n’osent plus constater leur échec individuel et collectif dans la résolution de la crise togolaise. Non seulement l’institution régionale CEDEAO, a opté pour accompagner le « statu quo » au Togo, mais elle couvre actuellement l’ex-co-facilitateur » Prof. Alpha Condé, qui s’évertue à modifier la Constitution guinéenne en vue de pouvoir prolonger son mandat à la tête de la Guinée par un troisième mandat actuellement illicite et illégal.

Evoquant le rôle des fonctionnaires de la CEDEAO et eu égard aux manœuvres dilatoires dans le fonctionnement de l’institution, on ne devrait même plus parler de son appétence pour le statu quo, mais la qualifier de partie prenante dans un processus supranational de corruption de la démocratie en Guinée et au Togo, voire en Afrique de l’Ouest. Faut-il rappeler que la règle d’or de la CEDEAO était de réaliser uniquement deux mandats présidentiels et faciliter l’alternance politique en Afrique de l’Ouest ? Aujourd’hui, la même CEDEAO se dirige discrètement vers l’avalisation du quatrième mandat présidentiel successif, sinon même du cinquième, le Togo servant de tête de pont.

Quant à l’Union européenne et aux Nations Unies, elles ne souhaitent plus envoyer d’observateurs électoraux dans la mesure où elles ont, de fait et ce préalablement, contribué à avaliser l’ensemble du processus électoral unilatéral du RPT/UNIR, par le biais de visites sur le terrain et de déclarations toutes plus laudatrices les unes que les autres, à l’égard du pouvoir et des préparatifs de l’élection. Cette cécité organisée en amont leur permettra à bon compte de faire l’économie d’une prise de position pour invalider et rejeter les résultats de la contre-vérité des urnes au Togo. Statu quo encore une fois !

Il est vrai que l’UE et les Nations-Unies n’ont pas été invitées à observer. Mais cela n’a pas empêché l’Union européenne d’envoyer en avance, sans la moindre réticence, une aide budgétaire, – une sorte de chèque à tout faire – à Faure Gnassingbé. Si l’Union européenne (UE) se souciait un tant soit peu de l’intérêt du Peuple du Togo, l’arrêt immédiat des décaissements serait opportun, voire l’exigence du remboursement et la réaffectation à de vraies actions de développement profitant au Peuple togolais. Le financement des actions de la société civile indépendante de Faure Gnassingbé serait aussi un plus pour le Togo. Mais l’UE souhaite-t-elle reconnaitre la société civile togolaise et sa Diaspora indépendante ? Vraisemblablement juste pour se donner une bonne image auprès de ses contribuables, mais surtout pas pour que cette société civile plurielle et indépendante serve de levier politique à terme pour une émancipation collective du Peuple togolais. Pour toutes ces raisons, il faudra que le Peuple togolais s’interroge sur le contre-don de la CEDEAO, de l’UEMOA, de l’Union africaine, de l’Union européenne, des Nations Unies, et bien sûr des bilatéraux, notamment la France, l’Allemagne et les Etats-Unis sans compter les entreprises multinationales qui tirent plus de profits du Togo qu’elles ne donnent au Peuple Togolais.

3. État de Non-droit et Démocratie apaisée au Togo : Renaissance du Syndicat des Chefs d’État

Faut-il rappeler que dans un Etat de droit et en démocratie même « apaisée » au Togo, ce qui prime repose sur un ensemble d’indicateurs arbitrairement confisqués par le pouvoir de Faure Gnassingbé. Ces outils électoraux servent à fabriquer la contrevérité des urnes que soutient Nana Akufo-Addo dans un climat « apaisé ». Pourtant, de nombreux indicateurs sont au rouge, à savoir entre autres :

des prisonniers politiques, défenseurs de la liberté, de la démocratie et de la paix, sont encore détenus dans les prisons sordides togolaises ;

des zones entières du Togo sont en état de siège et le système dit « sécuritaire » de Faure Gnassingbé kidnappe arbitrairement et embastille des militants du Parti National Panafricain sans que personne ne bronche, interdit les manifestations pacifiques et démocratiques des Forces du Consensus Démocratique, alors que les manifestations du RPT/UNIR et de la mouvance présidentielle sont autorisées et sécurisées ;

une liste électorale discriminatoire notamment vis-à-vis des populations rurales et de la Diaspora indépendante (348 inscrits sur les listes électorales sur près de 2,3 millions de Togolais de la Diaspora), a malgré tout été validée en catimini par l’Organisation Internationale de la Francophone (OIF), tant cette organisation doit faire face à des problèmes d’argent et doit négocier les contributions de certains Etats membres ;

l’absence de légalité des institutions, notamment l’anti-constitutionnalité de la Cour Constitutionnelle, qui ne semble plus prévaloir, permettant ainsi la confusion et la révocation de la vérité des urnes, de la transparence du comptage des bulletins bureau de vote par bureau de vote.

Pourtant, si le Togo était une démocratie, ce serait bien la volonté du Peuple togolais qui devrait primer.

Mais, la paix ne se prescrit pas. La paix ne se décrète pas. La paix sociale se construit à travers des actes de transparence, de vérité et de partage équitable.

Le régime autocratique de Faure Gnassingbé, excellent manipulateur a réussi à s’accaparer des symboles universels de la paix en utilisant à outrance la couleur bleu-ciel et la colombe comme logos. Cette usurpation n’est pas un hasard car la déception et la manipulation sont les outils élémentaires des dictatures. Pendant que le RPT/UNIR promeut la paix à travers des actes de générosité circonstancielle et des dons mensongers, de l’autre main, le régime brutalise les populations, légalise l’impunité et vient d’être rétrogradé pour corruption dans le classement des Etats où la corruption et la gabegie a augmenté.

Lorsque la population se soulève, il est usuel que le régime dictatorial ait recours aux messes et prières pour la paix, les cérémonies de purification pour la paix nationale, les caravanes pour la paix, les matchs de football pour la paix, les marathons pour la paix, tous des outils du régime dictatorial ayant pour but d’endormir la population qui ne reconnait pas la main de ses bourreaux derrière ses tromperies. La paix, synonyme d’acceptation de la situation misérable du Togo, profite à l’oligarchie qui dirige le pays et se partage les richesses dans un cercle ésotérique fermé. L’état dit de paix tend à faire accepter par les démunis les injustices et leurs misères, ce que ne peut qu’encourager l’oligarchie togolaise soutenant le régime autocratique togolais.

4. Togo : Le Non-respect du droit ne peut fonder une société de confiance et de paix

Le refus d’accréditation pour l’observation de l’élection présidentielle du Conseil Episcopal Justice et Paix par M. Faure Gnassingbé, ce par la voix de M. Payadowa Boukpessi, le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et des Collectivités locales, repose sur des motifs rejetés par la Conférence des Evêques [Catholiques] du Togo. Cette dernière n’apporte ni « appui, ni désaveu » aux candidats à l’élection présidentielle, ni ne fait appel à mobiliser de l’argent pour une candidature partisane, contrairement à la position de Mgr Philippe Fanoko Kossi Kpodzro, archevêque émérite de Lomé, mais néanmoins un citoyen togolais, engagé dans l’alternance politique, qui choisit un « candidat unique » parmi les 7 candidats en course pour l’élection de la contre-vérité des urnes.

Mais peut-on vivre en paix avec tous les hommes comme le préconise la Conférence des Evêques du Togo, si certains au pouvoir font du Peuple togolais une victime expiatoire ? Dieu n’a jamais dit que les « Evêques du Togo » doivent opter pour une neutralité coupable, encore moins pour se taire face à l’assassinat à bout portant par le Chef d’Etat major togolais d’un fils du Togo, un enfant de 11 ans. Alors un peu de courage ne peut qu’aider à refonder les bases d’une société de confiance et de paix au Togo.

Les évêques du Togo, comme au demeurant certains présidents africains, ne peuvent pas être un frein aux alternatives, encore moins à l’alternance au Togo. Faut-il rappeler l’illustre écrivain camerounais Mongo Béti : « Le silence des Noirs francophones progressistes, quelle que soit notre excuse, quelque violence que nous subissions nous-mêmes, rassure, encourage, consolide l’oppression. Notre abstention implique nécessairement notre complicité. L’opinion internationale est irrésistiblement tentée de se dire : Comment peuvent-ils se taire ? Seraient-ils insensibles ? Irresponsables ? Pleutres ? Est-il vrai que chaque peuple n’a que le destin qu’il mérite ? …C’est notre mutisme poltron qui procure l’arrogance et assure l’impunité aux roitelets nègres… pour que cesse enfin le scandale ahurissant… Peuples Noirs, Peuples Africains tonnera, hurlera, rugira, barrira s’il le faut, pourvu que notre silence se rompe avec un tel fracas que nul n’en ignore ».

Le Président ghanéen, comme au demeurant celui de Guinée, ont oublié de faire le bilan de la mission que leur a confiée la CEDEAO, tant personnellement qu’au niveau de la mission. Il faut espérer qu’ils n’ont pas été payés pour cette mission

Son co-équipier, le Président guinéen, Alpha Condé, s’est spécialisé dans le massacre de sa propre population afin de justifier, par la violence et un nombre inadmissible de morts (plus de 30 à ce jour), un troisième mandat interdit par sa Constitution actuelle.

Alors, il ne reste plus qu’à verser dans l’artifice et le subterfuge, et donc l’arnaque électorale. Comment fait-on cela ? En choisissant les mots qui plaisent et permettent à la confusion de proliférer, d’entretenir l’ignorance sur le non-respect du droit, en apportant aussi un soutien direct ou indirect à des responsables de l’opposition « alimentaire », prêts à entretenir la confusion en s’engouffrant en toute connaissance de cause dans une énième élection de la contre-vérité des urnes, quitte à se plaindre à postériori qu’elle a été « truquée » à leur dépens.

Aussi, le Réseau de Coordination de la Diaspora togolaise indépendante (RCDTI) et le Collectif pour la Vérité des Urnes Togo-Diaspora (CVU-Togo-Diaspora) :

rappellent à chaque Togolaise et Togolais d’être vigilants sur le rôle de ceux qui utilisent facétieusement les mots « paix » et « apaisement » comme une formule d’exorcisme, non pas pour favoriser l’avènement de la vérité des urnes, mais bien le sacre et la consécration de la contre-vérité des urnes au Togo, ce pour un 4e mandat présidentiel illégal et anticonstitutionnel ;

suggèrent à tous les candidats retenus pour cette élection présidentielle qu’il n’est pas trop tard pour demander, collectivement à la Cour Constitutionnelle du Togo, de se déclarer « inconstitutionnelle » et donc illégale pour statuer sur l’élection présidentielle ;

appellent tous les citoyens togolais libres et indépendants (femmes et hommes), y compris celles et ceux de la Diaspora, à prendre conscience qu’avec une élection présidentielle illégale et une proclamation anticonstitutionnelle par la Cour Constitutionnelle togolaise, – ce quel que soit celui des sept candidats encore en course -, le Togo ne connaîtra certainement pas la paix, au contraire. Ni la transparence, ni la justice, ni la vérité n’ont été aux rendez-vous électoraux au Togo.

5. Démocratie apaisée de Nana Akufo-Addo : Accepter au Togo Ce qu’il Rejette au Ghana

L’apaisement de la période pré-électorale risque de servir de carburant à un embrasement populaire durant la période post-électorale – peut-être incontrôlable -, mais demeure légal et fondé sur l’article 150 de la Constitution togolaise. Surtout si le K.O. technique, permis par l’argent dispensé au premier tour de scrutin aux candidats qui auront servi de caution électorale, se solde par une usurpation de la victoire.

Il suffit au pouvoir militaro-ésotérique-civil de Faure Gnassingbé d’annoncer une inversion de la vérité des urnes au Togo. Le refus obstiné de comptage des bulletins, bureau de vote par bureau de vote, ne pourra pas permettre de réfuter les annonces de la CENI et les validations de la Cour Constitutionnelle illégale. Les annonces de certains candidats d’aller faire le comptage, les recoupements et les compilations à l’extérieur du Togo grâce aux délégués de leurs partis respectifs, risquent d’être considérées comme des résultats informels. En effet, la seule institution habilitée à proclamer les résultats officiels est la CENI illégitime, et la seule institution habilitée à annoncer la validité des résultats électoraux est une Cour Constitutionnelle illégale et anticonstitutionnelle.

L’élection présidentielle togolaise du 22 février 2020 fondée sur un non-respect du droit ne peut servir de socle fondateur d’une société de confiance.

Un Etat de droit n’existe et ne vit que par le respect de la Loi fondamentale du pays. C’est le sens originel d’une démocratie. Le refus d’accepter que tout un chacun puisse constater la transparence et vérité des urnes « bureau de vote par bureau de vote » ne relève pas d’une démocratie apaisée, mais bien d’une arnaque électorale, et donc d’une démocratie de connivence. Accepter cet état de fait équivaut à construire l’avenir des Togolaises et Togolais comme un château de cartes ou de sable – c’est selon !

A défaut d’œuvrer activement pour obtenir un report de l’élection présidentielle jusqu’à l’obtention et l’organisation d’un processus électoral transparent, soit d’entrer collectivement et pacifiquement dans une période de transition politique préparée par des Conférences inclusives, les responsables de l’opposition institutionnelle du Togo auront, une nouvelle fois, manqué une occasion d’écouter et de mettre en pratique la volonté majoritaire du Peuple togolais. Les présidents ghanéen et guinéen et leurs homologues, seront inscrits dans l’Histoire au tableau de ceux qui ont systématiquement contribué au maintien de la contre-vérité des urnes dite « apaisée » au Togo. Cette élection présidentielle de la contre-vérité des urnes s’apparente alors à l’accomplissement ultime de la « feuille de route » de la CEDEAO, une route menant à une impasse barrée par un mur infranchissable qui empêche l’accès du Togo à la démocratie.

Au final, tous ceux qui ont choisi d’utiliser tous les mots liés à la « paix » et à « l’apaisement » dans le but, illusoire, de préserver la cohésion nationale font un mauvais procès d’intention au Peuple togolais et oublient singulièrement d’écouter la volonté du Peuple togolais. L’autisme politique est une maladie qui peut se guérir dès lors que l’on décide d’écouter le Peuple, seul souverain et maître de sa destinée et du choix de ses dirigeants.

Si ce qui se passe actuellement au Togo se déroulait au Ghana, le Président Nana Akufo-Addo serait déjà au fond d’une prison, à condition qu’il ait pu sortir vivant d’une insurrection populaire et légale qu’auraient provoqué de tels agissements. Ainsi, au lieu de conclure des petits arrangements d’arrière-boutique obscure avec le pouvoir togolais, qu’il donne des lettres de noblesse au droit, à la vérité des urnes, à l’honneur et au respect qu’inspire en Afrique de l’Ouest la démocratie du Ghana. Il gagnerait à écouter les arguments d’une troisième voie proposée par la société civile et la Diaspora plurielle indépendante avec les Forces du Consensus Démocratique.

Le Président Nana Akufo-Addo et ses collègues chefs d’Etat devraient défendre avec énergie l’Etat de droit, et non l’Etat du non-droit au Togo.

Le 4 février 2020.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes de la mouvance présidentielle au Togo.

Comité de Rédaction : RCDTI, CVU-Togo-Diaspora, Sursaut-Togo, Rassemblement National Pour La Démocratie Et Le Panafricanisme (RNDP), Forces Du Consensus Démocratique et Partenaires :

Messan Ata Zeus AJAVON, Me.
Yves Ekoué AMAÏZO, Dr.
Sylvain AMOS
Jean-Pierre Akoété BALIKPO
Ernesto D’ALMEIDA, Dr.
Mathieu D’ALMEIDA
Koffi DEKU, Ing.
François FABREGAT
Apélété Félix KODJO
Moussa Avé INOUSSA
Christian MENSAH
Antoine Koffi OKOUTA
Antoine RANDOLPH, Dr.
Tchatikpi OURO-DJIKPA
Folly SATCHIVI
Kofi YAMGNANE, Ing.
Nestor Sénouvo Agbota ZINSOU, Dr.

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Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet de société commun pour l’avenir du Togo en vue d’une transitio

© RCDTI & CVU-TOGO-DIASPORA
Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI)
Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)

 

 

« Élections Apaisées » au Togo : L’Hypocrisie de la « Paix » au Service du Statu Quo !

 

Togo, Présidentielle 2020 : Mgr Kpodzro «l'Alternance sera bénéfique pour tous »

TV5 Monde
Mgr Kpodzro
Monseigneur Philippe Kpodzro, archevêque émérite de Lomé, défend une candidature unique de l’opposition à la présidentielle togolaise du 22 février 2020 | Photo : Equipe de Mgr Kpodzro

Il a tenté d’imposer une candidature unique de l’opposition, mais le 22 février prochain, au Togo, ils seront six face au président sortant Faure Gnassingbé. Mgr Philippe Kpodzro considère pourtant que son candidat , Agbeyomé Kodjo, est le meilleur pour mettre fin au pouvoir de la dynastie Gnassingbé. A 90 ans, l’ancien archevêque de Lomé ne cache pas sa colère. Entretien.

TV5MONDE : Le 22 février prochain, les Togolais vont voter. Quel est votre sentiment à l’approche de cette présidentielle ?

Mgr Philippe Kpodzro : Je pense que nous partons vers ces élections sur des bases un peu conflictuelles. Le gouvernement a rejeté toutes les propositions faites par l’opposition pour la transparence du scrutin. Nous avons demandé un dialogue avec le camp présidentiel, cela nous a été refusé. Nous avons demandé une recomposition de la Commission électorale et des institutions indispensable pour que le scrutin se fasse dans la transparence. Cela nous a également été refusé. La composition actuelle de la Cour constitutionnelle est anticonstitutionnelle ! Nous avons demandé l’observation des élections par des instances internationales, mais là encore nous ne sommes pas écoutés. Pourtant, nous ne nous décourageons pas, car nous savons que notre candidat unique est accepté par la population.

« Jean-Pierre Fabre n’aime pas le Togo ! Il s’aime lui-même ! » – Mgr Kpodzro

Ce candidat que vous qualifiez d’unique, c’est Agbeyomé Kodjo, l’ancien Premier ministre. Mais il n’est pas si unique que cela ! Il y a cinq autres candidats d’opposition ! Peut-on vraiment parler de candidat unique ?

Absolument ! J’ai fait le porte à porte de tous les leaders de tous les partis et je les ai convaincus de la nécessité d’une candidature unique. Mais je me suis aperçu que chacun de ces leaders a un tel ego qu’il pense être la meilleure personne pour pouvoir aller aux élections ! J’ai donc personnellement établi une liste de critères pour obtenir le profil de ce candidat unique. J’ai invité ces candidats à se soumettre à un grand oral pour savoir lequel à les meilleures chances d’être choisi et c’est Agbeyomé Kodjo qui a été retenu car il a présenté le plus de garanties.

Étant Togolais, étant un prélat expérimenté, j’ai pris les choses en main et j’ai considéré qu’il pourrait être accepté par la population. Nous n’avons pas fait les choses à la légère. La candidature d’Agbéyomé Kodjo a été acceptée par les personnes compétentes. La population sera d’accord.

Dans les rangs de l’opposition, il y a tout de même une autre personnalité, Jean-Pierre Fabre, qui compte beaucoup de partisans. Pensez-vous que ses partisans sont susceptibles de se reporter sur votre candidat Agbeyomé Kodjo ?

Jean-Pierre Fabre a été invité avec tous les autres candidats mais il a préféré rester seul ! On ne l’a pas écarté ! C’est lui-même qui a refusé de participer au jury ! Mais je lui tends toujours la main ! Lui-même a son expérience des élections législatives qui a été un échec ! C’est pourquoi je lui dis que s’il s’entête à vouloir aller tout seul à la présidentielle, il va tout droit vers l’échec ! Je vois par là qu’il n’aime pas le Togo ! Il s’aime lui-même ! Mais je lui tends la main pour que le bien commun du Togo pousse chacun à renoncer à son propre vouloir et à se mettre ensemble pour le bien commun pour que l’on gagne ces élections !

La réforme constitutionnelle de mai 2019 a rétabli l’élection présidentielle à deux tours. Si Faure Gnassingbé est contraint à un second tour face à Jean-Pierre Fabre, êtes-vous prêt à soutenir ce dernier ?

Il se trouve que le président Faure ne respecte pas du tout les consignes de la campagne censée commencer le 6 février. Il parcourt le pays en distribuant à droite à gauche de l’argent et ce qu’il faut pour acheter les consciences. On a beau avoir obtenu le rétablissement des deux tours mais la manière dont il se comporte fait qu’au premier tour, il gagne ! C’est pourquoi il est nécessaire que chacun se joigne au candidat unique pour que les électeurs comprennent, dès le premier tour, que nous pouvons gagner le combat !

« Au Togo, le peuple souffre, et il faut absolument en finir de ce système dictatorial » – Mgr Kpodzro

En 1991, vous avez présidé la Conférence nationale. Vous avez un regard très avisé sur la démocratie togolaise. Quel est-il aujourd’hui ?

La démocratie togolaise est souhaitée par tout le monde ! Mais nous sommes en dictature ! Le papa Eyadéma a été un dictateur ! Il a modifié la Constitution de 1992 qu’il avait pourtant reconnue comme étant très bonne, ce qu’elle était ! Le texte a été accepté par référendum à 98 % ! Il a toiletté la Constitution pour pouvoir rester au pouvoir et transmettre à son fils le virus de la présidence à vie ! Les Togolais en ont marre ! Ils veulent la transparence pour avoir l’alternance ! L’alternance est le gage absolu de la vraie démocratie ! Une alternance pacifique ! Chaque président doit faire un ou deux mandats et quitter tranquillement le pouvoir ! Au Togo, le peuple souffre, et il faut absolument en finir de ce système dictatorial. La démocratie doit triompher pour que les pauvres puissent respirer, pour que les malades aient accès aux soins, que les jeunes aient une éducation et arrêtent de vouloir quitter le Togo en espérant un eldorado à l’étranger. C’est pour cela que nous ne devons pas rater le premier tour. L’alternance sera bénéfique pour tous !

Vous qui avez bien connu les deux, quel regard portez-vous sur les Gnassingbé père et fils ?

Le fils, malgré un bagage intellectuel plus important que son père, se ferme à la vérité. J’ai plusieurs fois demandé audience pour lui parler en tête à tête, de manière sincère et raisonnable, mais il a refusé toutes mes sollicitations. Le père était bien plus raisonnable que le fils. Je pouvais lui dire ses quatre vérités et il m’écoutait !

Source : TV5 Monde

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Mgr Kpodzro «l'Alternance sera bénéfique pour tous »

 

­­­­­­­­­­Kodjo Agbéyomé : Le Pentateuque de la victoire 2020.

Carlos Ketohou
Kodjo agbeyome messan gabriel
Agbéyomé Kodjo | Photo : DR

Ce titre, sciemment flanqué ce lundi est choisi pour exprimer aux nombreux internautes que j’ai été et je serai toujours libre dans ma tête, de penser, de réfléchir, d’apprécier, de discerner, de critiquer,… Sans état d’âme. Je ne pense donc pas céder aux diktats de la pensée unique qui nous ont embastillés, étouffés pendant un demi siècle.

Beaucoup m’interpellent sur ma position critique vis à vis de la dynamique Kpodzro et de son candidat. Pour rassurer les uns et les autres, autant je n’ai jamais eu d’antécédents avec Kodjo Agbéyomé, autant je ne serai un mouton de panurge à suivre aveuglement la masse. Je ne me laisse pas influencé par des illusions perdues, ni par des rêveries collectives. Je ne rêve pas non plus de me faire délivrer un poste après la victoire d’un quelconque candidat à l’élection présidentielle, je gagnerai mon pain selon les mérites de mon travail sans attendre une quelconque récompense, sans me faire miroiter une promesse.

C’est ma philosophie de vie et je suis prêt à défendre mes convictions encore et toujours dans l’esprit patriotique et pour l’intérêt des nombreuses victimes de dictature. Je combattrai donc tout esprit malsain et mesquin qui s’active à manipuler l’opinion pour continuer à faire maintenir le Togo dans la situation déplorable actuelle. Je le ferai contre tout le monde, sans distinction, dans la limite de mes convictions et de mes moyens. Je suis journaliste, activiste des Droits de l’homme et citoyen togolais, j’ai le droit de réfléchir et de m’exprimer librement. Je n’empêche personne de réfléchir autrement.

Revenons au candidat du Saint Esprit Kodjo Agbéyomé. Il est déjà président dans l’émotion de ses nombreux courtiers et courtisans qui le mettent à la place que lui même mettait Gnassingbe Eyadema à l’époque: l’emmurer et lui servir des histoires dythirambiques à le faire. C’est ce qu’on appelle la loi de la nature. Tu as triché, tu seras triché.

Je souris souvent, lorsque par mode ou par contagion on attribue de ronflantes fausses capacités exceptionnelles au candidat de Mgr Kpodzro:

1. Maîtrise de l’administration et bon gestionnaire :

Le meilleur administrateur sous Eyadema est le pire dans une administrattion normale. Autour d’Eyadema, il suffisait d’être habile. Voler dans la caisse de l’Etat 2 milliards quand Eyadema en vole 20. Distribuer quelques millions aux nigauds de militants et positionner des médiocres aux postes de responsabilité pour faire plaisir à Eyadema. C’est exactement ce que Agbéyomé fit et est sinon il aurait pu gagner un job quand il était en exil et ne continuerait pas à rôder autour de la politique togolaise. Un homme compétent se met en valeur comme consultant à l’étranger et gagne sa vie. Exemple: Kako Nubukpo, François Boko, Koffi Kounté, Gilbert Houngbo, et récemment Pierre Kpodar qui a monnaiyer ses heures perdues d’avant annonce de candidature contre la rédaction du PND, le fameux plan national de développement qui se trouve être l’objet de propagande du pouvoir (contre de l’argent bien entendu) .

2. Carnet d’adresse bien fourni:

C’est l’autre attribut farfelu collé à Agbéyomé Kodjo. Si le carnet d’adresse faisait des Présidents, Lionel Zinsou serait Président du Benin. Et puis quand on a un carnet d’adresse riche, on prend l’avion on est attendu partout dans le monde pour faire du lobbying chez les chefs d’états et personnalités importantes en Afrique et dans le monde, on fait mettre la pression sur le pouvoir à travers les réseaux, on est adulé par la presse étrangère. Depuis la canonisation de Kodjo Agbeyome, rien de cela. À moins que cela se fasse dans les jours à venir. Les membres de son groupement n’ont pas encore exploité les fameux reseaux. Pis, pour avoir été aux affaires dans les années 90 à 2000 son carnet d’adresses aura déjà expiré. Les personnes qu’il a connues sont soit, décédées depuis longtemps, soit à la retraite ou déplacées. Donc battue en brèche cette histoire de carnet d’adresse. Son carnet d’adresse c’est l’entourage de Faure Gnassingbé et quelques compagnons de misère financièrement neutralisés par le pouvoir dont nous taisons les noms, pour l’instant.

3. Intelligent et doué :

Tout le monde est intelligent. C’est parce que les intellectuels du Togo se comportent comme dans un pays d’aveugles que des borgnes sont exposés abusivement sur piedestal. Agbeyome n’est pas plus cohérent et compétent que Nicolas Lawson dans ses analyses, ou encore Thomas Koumou… Ou encore beaucoup de togolais ici et ailleurs.

Briller aux côtés du Général Eyadema et s’enorgueillir est anachronique avec la vision moderne de la gouvernance.

4. Mieux introduit dans le système :

Pas évident. Kodjo Agbéyomé n’est pas plus introduit dans le système RPT que Pascal Bodjona. Il n’a pas grande relation dans l’armée. Les vannes des relations s’ouvrent à lui dans le système RPT au gré et à l’humeur de Faure Gnassingbé. Quand il ne le veut pas tout le monde lui tourne le dos. Et il n y a pas de confiance à faire à un homme qui crache continuellement dans le plat qu’il mange pour revenir manger dans ce plat. C’est ce que pensent les hommes chez qui il pense être bien introduit.

5- Opposant:

Non. Kodjo n’a jamais été opposant. Jusqu’à ce jour où il est nommé par Mgr Kpodzro, il continue de raser les murs dans les milieux du pouvoir. Il n’est pas non plus candidat ni du Vatican, ni de l’église catholique. Sinon, le clergé se serait prononcé en sa faveur et le Père Affognon des forces vives aurait accompagné la dynamique. C’est donc du faux que de véhiculer que Kodjo Agbeyome est candidat unique de l’opposition ou du Vatican ou de l’église catholique.

Agbéyomé est candidat par lui-même et pour lui seul.

Arrêtons donc de nous fantasmer sur des mensonges et des imaginations maquillées en qualités exceptionnelles.

Voilà donc les 5 pilliers sur lesquels se fondent ma conviction et qui me renforcent dans mon refus de croire au vent. Je n’ai donc pas intérêt à suivre ou nom un candidat. Je reste logique dans la défense d’une idéologie basée sur la liberté, la justice et le réalisme. La plus grande illusion qui couronne tout ceci est l’agitation sur Internet qui représente moins de 5% de ce qui se passe sur le terrain. L’effet placebo est trompeur. Le vote c’est sur le terrain. Rendez vous le 22 février 2020.

Carlos Ketohou
Lomé, le 03 02 20 20

 

 

Kodjo Agbéyomé : Le Pentateuque de la victoire 2020.

 

État de Terreur au Togo : Après Yacoubou Moutawakilou et Aboubakar Tchatikpi du PNP, la rafle des Kotokolis continue...

Samari Tchadjobo
amah daouda
Photo : DR

La connotation tribale que prend cet acharnement sur la communauté Tem de notre pays, ne gêne aucunement le pouvoir Gnassingbé qui ne jure que par la monarchisation de nos institutions. Le reste de l´opposition semble se frotter les mains qu´une formation politique concurrente soit la bête noire du régime. Nous sommes pourtant dans un même pays. Il paraît aussi que nous nous sommes engagés pour le même but: la fin de la dictature. Y arriverons-nous en suivant leur voie?
La Maman du SG du PNP-Kloto Yacoubou Moutawakilou, enlevé la semaine passée par les forces dites de sécurité, n´aura pas survécu au choc dû à la violence gratuite exercée sur son fils. Elle a rendu l´âme vendredi 31 janvier 2020 à Accra. Ce n´est pas étonnant quand les familles des deux suppliciés ne peuvent ni leur rendre visite, ni leur apporter à manger. Les responsables du Camp GP, le lieu où ils sont gardés au secret, refusent toute visite, et tout repas venant de l´extérieur. De quoi les accuse-t-on? Comment sont-ils traîtés? Comment sont-ils nourris? Sont-ils torturés? Arrivent-ils à dormir? De telles questions angoissantes auraient sans doute précipité dans la mort la mère de Yakoubou Moutawakilou. Surtout quand nous savons comment se passent les interrogatoires dans ces prisons secrètes du Togo. De véritables goulags soviétiques!

Après donc le kidnapping de Yakoubou Moutawakilou SG du PNP-Kloto et de Aboubakar Tchatikpi, un militant ordinaire, à quelques heures d´intervalle ce 25 janvier 2020, à Kpalimé et à Lomé, les tortionnaires du régime de terreur togolais semblent détenir des listes rouges de Kotokolis à embastiller. En effet, très tôt le matin de samedi 01 février 2020, le nommé Amah Daouda, père de famille, la cinquantaine dépassée, est brutalisé devant femmes et enfants chez lui à Agoe-Zongo, avant d´être emmené vers une destination inconnue. Ses téléphones portables, dont nous ignorons le nombre, sont emportés. Peu à peu les Togolais commencent malheureusement à s´habituer à ces méthodes de voyous de nos autorités dites de sécurité qui sont devenues récurrentes depuis au moins deux ans.

Ce qui saute aux yeux c´est la coïncidence des circonstances liées aux cas Aboubakar Tchatikpi et Amah Daouda. Les deux hommes kidnappés à leur domicile sont originaires de Kparatao, village natal de celui qui est la cause des cauchemars de Faure Gnassingbé. Non contents d´avoir assiégé militairement la région natale de Tikpi Atchadam, et d´y mener régulièrement des exactions de toutes sortes, ceux qui se croient détenteurs du titre foncier du Togo ont-ils ouvert la chasse à tout intellectuel, ou tout ressortissant de Kparatao? D´après nos recherches depuis le pays, beaucoup de personnalités Kotokoli, plus ou moins influentes, proches du PNP et des forces du changement, sont entrées dans la clandestinité, ou ont quitté le pays. Pour tout Togolais normal, une question adressée aux opposants favorables aux élections présidentielles du 22 février 2020, doit sauter à l´esprit: doit-on, peut-on aller à une quelconque élection dans un tel climat de terreur? Doit-on, peut-on se préparer à des élections quelles qu´elles soient, et battre campagne, pendant que d´autres citoyens du même pays sont déclarés persona non grata sur leurs propres terres et emprisonnés à cause de leurs idées politiques?

Le nommé Akim Abdoul-Wahid, une trentaine environ, d´ethnie kotokoli bien sûr, est revenu du Nigeria et est arrêté par des militaires mercredi 15 janvier 2020 dans son village natal à Agbandi-Tchalo dans la préfecture de Blitta. Accusé d´être le responsable du PNP au Nigeria, de détenir des armes, de les distribuer aux jeunes du village et d´être l´un des révolutionnaires aux talismans de Yark de novembre 2019, il est déféré le 21 janvier à la prison civile de Lomé, après avoir passé par la gendarmerie de Blitta et le camp Gouni de Sokodé. Bien que des fouilles chez lui et chez son oncle à Agbandi, où des portes furent défoncées, des poulaillers détruits, n´aient rien donné, il croupit toujours en prison.

Nous n´oublions pas le cas de cet Irlando-Togolais, Abdou-Aziz Goma, de la même ethnie. Soupçonné de trafic d’armes, de soutien financier du PNP, et de préparation de troubles à l’ordre public. Arrêté depuis le 21 décembre 2018, il n´est toujouts pas libéré, malgré ses incessants appels au secours et bien que rien ne fût trouvé après la fouille de son conteneur convoyé depuis Manchester.

Samari Tchadjobo
02 février 2020
Hanovre, Allemagne
Samari Tchadjobo

 

 

État de Terreur au Togo : Après Yacoubou Moutawakilou et Aboubakar Tchatikpi du PNP, la rafle des Kotokolis continue...

 

Climat de Terreur dans les Camps Militaires au Togo : Plusieurs Jeunes Militaires Entre la Vie et la Mort après des Séances de Torture au Camp CETAP.

Samari Tchadjobo
torture des jeunes recruits militaireMaçons arrêtés et parqués dans un camion militaires | Photo : DR / ST
Maçons arrêtés et parqués dans un camion militaires | Photo : DR / ST

Les années 1993, 1994 furent les périodes pendant lesquelles l´écho de la terreur dans les camps militaires arriva jusqu´au grand public avec les exécutions sommaires de militaires accusés d´être proches de l´opposition. En effet, dans la foulée de l´attaque du camp RIT de Tokoin par des anciens militaires togolais venus d´un pays voisin, certains officiers supérieurs comme le Colonel Tépé et le Général Améyi furent froidement assassinés. Le Colonel Akpo, pas mortellement blessé, sera achevé sur son lit d´hôpital à Paris.

Depuis ces années d´épuration ethnique, où des soldats originaires d´ethnies soupçonnées d´être hostiles au pouvoir, furent purement et simplement éliminés, la hiérarchie militaire avait pris soin de bien camoufler les traitements inhumains ou même les assassinats dont sont victimes les hommes habillés à la moindre peccadille dans les différents camps militaires et gendarmeries du Togo. Ces séances de torture au CETAP dont nous venons d´avoir les détails viennent rappeler malheureusement que nos camps militaires restent des nids de délation, de soupçons permanents, de surveillance accrue, de dénonciation et surtout de violations massives des droits de l´homme, qui, à cause du climat de terreur, ont peu de chance d´atteindre le monde extérieur.

Avant que Yark n´organise sa conférence de presse pour présenter ses révolutionnaires armés de talismans, il prit soin d´envoyer des militaires au quartier Alinka au nord de Lomé pour arrêter des maçons sur leur lieu de travail dans une maison que nos menteurs de responsables de la sécurité désigneront plus tard comme la maison de Taïga. Alors que, d´après nos recoupements, le fameux Taïga ne possederait aucune maison dans la localité.

Beaucoup de Togolais auraient sans doute vu sur les réseaux sociaux les images de personnes saignantes, obligées de se coucher, parquées dans un camion militaire comme dans les cales de bâteaux d´esclavagistes il y a quelques siècles. La diffusion de ces images sur la toile n´aurait pas plu aux autorités militaires qui ont tout de suite ordonné de rechercher parmi les militaires qui ont effectué « la mission Alinka », celui qui serait l´auteur de la prise de photos et de leur diffusion.Tous les militaires ayant été de la « mission » furent convoqués et sauvagement torturés au courant électrique et avec d´autres méthodes encore plus inhumaines au camp CETAP derrière l´aéroport.

Celui qui a pris la photo à l´aide de son téléphone portable, à la suite des supplices, avait fini par avouer et donner le nom du militaire à qui il avait envoyé en premier les images dans un autre camp de la capitale. Ce militaire, qui serait l´auteur de la diffusion sur les réseaux sociaux, ne tarda pas à arriver sous la violence, et connut également des séances de torture des plus sauvages. Aux dernières nouvelles plusieurs malheureux soldats torturés seraient dans le coma. Les uns sont admis au CHU et les autres à l´infirmerie du camp de l´Armée de l´air. Et la majorité d´entre eux serait entre la vie et la mort. Et il leur est strictement interdit d´avertir leurs familles. Comme ça, au cas où certains mourraient, on pourrait inventer des histoires à dormir debout pour raconter à leurs parents. Et les tortionnaires pourraient continuer à faire leur basse besogne sans inquiétude.

Ainsi va le Togo!

Nous avons le nom du militaire qui aurait pris la photo, mais nous ne le publions pas pour protéger la source proche de l´armée qui nous a informé depuis Lomé.

Samari Tchadjobo
02 février 2020
Hanovre, Allemagne
Samari Tchadjobo

 

 

Climat de Terreur dans les Camps Militaires au Togo : Plusieurs Jeunes Militaires Entre la Vie et la Mort après des Séances de Torture au Camp CETAP.

 

Togo : Le Crash de Lungi 13 ans après, Rebondissement en perspective.

Fabbi Kouassi

Le 03 juin 2007, en prélude à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de 2008, l’équipe nationale du Togo, les « Eperviers », en plein préparatifs des matchs de qualification a joué avec les « Leones Stars » , la sélection nationale de la sierra Léone.
Dépouilles des victimes du Crash de Lungi
Dépouilles des victimes du Crash de Lungi | Archives : DR

Malheureusement, après le match, l’hélicoptère qui transportait les officiels de la Fédération Togolaise de Football (FTF) a fait un crash à Lungi non loin de Freetown, la capitale de la sierra Léone causant la mort de vingt-deux passagers dont treize togolais.

Treize ans après cette tragédie, les familles des victimes qui n’ont jamais cessé d’exiger que les responsabilités soient situées et que justice se fasse viennent de se constituer en association pour des actions plus efficaces. « Lungi à jamais », le nom de l’association qui regroupe les parents des victimes du crash avec un bureau de sept personnes.

« Lungi à jamais », revisite ce douloureux dossier qui pourrait connaitre un rebondissement positif afin que toute la lumière se fasse, les responsabilités situées et les préjudices réparés.

En effet, la Sierra Léone Football Association (SLFA), la Confédération Africaine de Football (CAF) et la Fédération Togolaise de Football (FTF) sont assignées à comparaître devant les juridictions togolaises le 25 février 2020, pour motif d’avoir failli à leurs responsabilités dans l’organisation du match Togo-Sierra Leone de juin 2003. Les conclusions des enquêtes de ce drame sont entourées d’une ‘’omerta déguisée’’. Les familles n’y ont pas toujours accès malgré de multiples tractations pour rentrer en possession de ce rapport final sur les tenants et les aboutissants du crash.

Pour rappel, l’Etat sierra léonais s’est engagé en 2013 dans le cadre d’un règlement à l’amiable, à payer aux familles éplorées une somme de 100.000 dollars US par victimes aux titres de dommages. Cet engagement n’est tenu que partiellement. Attitude que les familles considèrent comme un non-respect et une violation des droits des victimes.

A ce jour, les familles des victimes réclament pour réparation la somme d’un milliard 63 millions de francs CFA selon le procès-verbal de l’assignation en justice dont nous avons copie.

Au chapitre des actions, l’association compte adresser une saisine à la Fédération Internationale de Football Association (FIFA).

Il faut noter que parmi les victimes du crash de Lungi se trouvait l’ancien ministre togolais des sports, Richard Attipoé ainsi que la journaliste sportive Olive Mensah Directrice de Radio Sport FM (une radio privée); tous du staff de la Fédération Togolaise de Football.

Fabbi Kouassi

 

 

Togo : Le Crash de Lungi 13 ans après, Rebondissement en perspective.

 

Togo : Me Kpande-Adzare ferme le clapet au sieur Trimua

Autre presse
Raphael Kpande-Adzare et christian trimua
Raphaël Kpandé-Adzaré et Christian Trimua | Infog : 27avril.com

Lettre à mon confrère Christian Trimua ce 04 février 2020

Objet : Lorsqu’on parle sans conviction, on ne convainc personne !

Dans le cadre de l’élection présidentielle qui est prévue pour se tenir le 22 février 2020 au Togo, la Radio France Internationale (Rfi) accorde un temps d’antenne aux candidats qui aspirent de briguer la magistrature suprême du pays, afin de leur permettre de dire leurs motivations et leur vision pour le poste attendu.

Dans cet exercice bien entendu, le candidat a le choix d’être interviewer lui-même ou de le faire par l’intermédiaire de son mandataire ; quand bien même le peuple togolais aurait bien voulu entendre les candidats en personne, et ce serait plus vivant.

Ce mardi, 04 février 2020, ce fut le tour du candidat de Union pour la République (UNIR), monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, président sortant et candidat à sa propre succession. Il a choisi, pour des raisons qui lui sont propres, de mandater son ministre des Droits de l’Homme, chargé des Relations avec les Institutions de la République, monsieur Christian Trimua, pour cet exercice à « haut risque », mais d’un importance capitale.

Reçu donc ce matin au micro du journaliste Laurent Correau, rédacteur en chef Rfi-Afrique, l’avocat-ministre des Droits de l’Homme a fait preuve d’une oisiveté implacable sur « le sens de cette candidature ? Comment le camp politique de son candidat reçoit-il les appels à la transparence du scrutin ou à une alternance après 53 ans de pouvoir de la famille Eyadéma ? (Sic. Gnassingbé) »

D’entrée de jeu, le ministre Trimua reconnaît une gestion chaotique et calamiteuse de feu Général Eyadéma. Ainsi à la question de savoir pourquoi une nouvelle candidature du président Faure Gnassingbé, après quinze ans de pouvoir, il répond :

« Lorsque le président de la République a accédé au pouvoir au Togo, en 2005, il a hérité d’un pays socialement délabré, économiquement exsangue et politiquement divisé ».

Ici, les mots et leurs adjectifs qualificatifs sont très bien choisis et parlent d’eux-mêmes : une société délabrée c’est-à-dire cassée, abîmée, détériorée ; une économie exsangue c’est-à-dire blanche, nulle, blafarde, pâle, complètement essoufflée ; et des adversaires politiques divisés.

C’est malheureusement dans cet état piteux que le père de l’actuel président du Togo a effectivement laissé le pays le 05 février 2005.

Mais qu’y a-t-il eu de changement dans tout ça et que le ministre-confrère tente de venter à l’opinion nationale et internationale ?

Le ministre des droits de l’homme répond sans grande conviction que le président Faure aurait, progressivement, reconstruit politiquement le pays ! Ce discours peut être servi à un bébé qui vient de naître sur un sol étranger, mais pas à un Togolais.

Et pour cause, même le premier acte politique qui a consacré la venue du président Faure au pouvoir en 2005 est un triple coup d’Etat constitutionnel, institutionnel, électoral et un acte politique de division de sa propre famille politique : l’on se rappelle le refus fait au président de l’Assemblée nationale d’alors, monsieur Fambaré Ouattara Natchaba de rentrer au pays, alors que constitutionnellement, il lui revenait d’assurer l’intérim à la présidence de la République. Pour simple rappel des faits que nul n’ignore d’ailleurs, monsieur Fambaré Ouattara Natchaba n’étant pas à Lomé, mais dans un avion d’Air France qui le ramenait dans son pays, toutes les frontières du Togo ont été fermées, et l’appareil a été dérouté sur Cotonou, au Bénin : le président par intérim s’est ainsi retrouvé de facto exclu de la succession et du jeu politique. L’armée, sous la conduite du général Zakari Nandja, dit avoir constaté « la vacance totale du pouvoir » du fait que le président de l’Assemblée nationale soit « absent du territoire national ». C’était le début du scénario et du mélodrame que nous connaissons jusqu’ici !

Pour tenter de légitimer ce coup d’Etat auquel les 72 (sur 81) députés du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) avaient déjà conféré une apparence légale, une élection présidentielle a été organisée de manière opaque en avril 2005 et les contestataires en feront rudement les frais : plus de cinq cents (500) morts selon le rapport de la mission onusienne de vérification et d’établissement des faits. Le ministre de l’intérieur d’alors, monsieur François Akila-Esso Boko, qui avait prédit ces tristes et malheureux évènement en signe de prévention, a été exfiltré du pays sous haute sécurité étrangère et contraint depuis lors à l’exil. Sa volonté affichée en 2019 de retourner dans son pays natal lui a été refusée par les autorités togolaises.

Et c’est cela, selon notre ministre des Droits de l’Homme, un début de reconstruction politique du pays ?

Et la cabale politico-judiciaire s’est installée, au point où on peut affirmer, sans risque de se contredire, qu’elle a été érigée en système et mode de gouvernance. En 2009 déjà, la lugubre affaire de tentative d’atteinte contre la sûreté intérieure de l’Etat viendra accentuer la pollution de l’atmosphère politique et le déchirement des tissus de la famille politique et biologique de votre mandant, le président Faure Gnassingbé. Dans le lot des personnes embastillées, les noms de deux des hautes personnalités qui lui avaient fait allégeance dans la nuit du 05 février 2005, et qui ont contribué à asseoir son règne reviennent souvent et sonnent fort : son demi-frère Kpatcha Gnassingbé, encore en prison malgré les nombreuses décisions des instances internationales intervenues en sa faveur, et le général Assani Tidjana (qu’il repose en paix).

L’autre affaire, non moins ténébreuse elle, qui polluera complètement l’environnement politique est celle abusivement qualifiée d’escroquerie internationale : l’homme d’affaire Agba-Sow Bertin Abalo en a fait les frais avant d’être contraint à l’exil, et l’ancien bras-droit de votre mandant, son ancien directeur de Cabinet, ancien ministre de l’administration territoriale, des collectivités locales et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, l’homme-à-tout-faire, est tombé en disgrâce. Tous considérés comme des adversaires politiques potentiels de taille, les deux ont fait la prison la plus surpeuplée du Togo à l’époque des faits : la prison civile de Tsévié. Je voudrais bien partager avec nous, intellectuels togolais, et en fin d’analyses, monsieur le ministre des droits de l’homme et cher confrère, un texte que je trouve très adapté à pareille circonstance.

A cerner au mieux vos propos, le drame de l’incendie des marchés de Kara et de Lomé constitue aussi une construction progressive de la vie sociale et politique de votre gouvernance, puisqu’aujourd’hui, avec le retournement de situation né des dernières révélations de l’acteur principal de cette « mise en scène », le nommé Mohamed Loum, il est clair que des personnes au sein de la hiérarchie civile et militaire proche du pouvoir de votre mandant dont vous défendez le bilan, y sont impliquées, mais que la justice reste encore muette et impuissante.

L’objectif réel de ce « film hollywoodien », vous le saviez, était la décapitation du Collectif « Sauvons le Togo », la « mise sous éteignoir » de ses responsables, afin d’anéantir les adversaires politiques et assouvir la soif de conservation du pouvoir.

Vous-même, me semble-t-il, avez été la cible de cette cabale politico-judiciaire dans l’affaire dite de « tueries de jeunes filles » ; et Seule La Providence sait comment vous vous êtes tirés d’affaire ; peut-être avez-vous eu besoin des sollicitudes de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) que vous avez tout récemment menacée de fermeture, parce que simplement, cette même ligue a dénoncé des cas de violations des droits dont vos semblables sont victimes.

Quant aux réformes constitutionnelles et institutionnelles dont vous tentez de vous en convaincre, elles sont non seulement bien imparfaites et bien incomplètes, mais encore elles ont été obtenues de hautes luttes, allant jusqu’aux sacrifices suprêmes ; des vies humaines y ont été fauchées, la personne humaine fortement violentée, des libertés bafouées et emprisonnées, la liste est longue sur les méfaits de la dictature conduite par votre mandant. Ces réformes n’ont jamais été le fruit d’une réelle volonté politique de votre gouvernance.

Le comble, monsieur le ministre des droits de l’homme, ce sont ces enfants mineurs martyrs dont l’ébullition du front socio-politique a emporté dans la fleur de l’âge, et devant la mémoire desquels je voudrais, en toute humilité, m’incliner : Anselme Sinandare Gouyano, Douti Sinalingue, Idrissou Moufidou, Abdel Aziz Zato, Kokou Joseph Zoumekey, Hastou Ouro-Kefia, Yacoubou Abdoulaye, Rachad Mamah Agrigna que votre pseudo « reconstruction politique » n’a su épargner.

Et quand le journaliste Laurent Correau a objecté que « vous parlez comme s’il (votre mandant) était déjà élu », parce que vous dites que le mandat qui commence en 2020 est un mandat de consolidation, vous avez répondu :

« C’est la conviction du militant et de l’électeur togolais. Nous mesurons également ce que notre population souhaite. Le parti UNIR [Union pour la République] a fait le tour du Togo et nous avons la ferme conviction que le président Faure est le choix des Togolais pour le 22 février 2020 ».

Quelle préparation des esprits à accepter le coup de force en cours de perpétration ! Vous parliez de quelle population ; celle martyrisée par votre gouvernance, celle que vous avez réduite à la portion congrue, à la mendicité, celle que vous avez sue empêtrer dans l’ignorance et la précarité pour pouvoir en faire votre « bétail électoral » le moment venu, comme votre mandant a commencé bien à le faire en allant de terrain de football des jeunes au rizières des paysans, et des rizières aux rivières des pêcheurs !

Mais êtes-vous vraiment sûr que votre candidat est ou sera le choix des Togolais le 22 février 2020 ? NON ! NON et NON, monsieur le ministre. Mais de quelles tournées parlez-vous ? Celles de la Commission de réflexion sur les réformes politiques dite « Commission Awa Nana » en 2017 ? Avez-vous vu le déferlement de cette population en 2017 dans les rues, à l’intérieur du pays sur le territoire national, et dans la diaspora ? Avez-vous un seul instant prêté attention aux cris de cette population et à sa soif à l’alternance ! Cette population que vous méprisez, réprimez, torturez, bâillonnez, affamez, emprisonnez, tuez ! Et qu’est-ce qui aurait changé depuis 2017 à nos jours pour que brusquement et subitement, votre candidat redevienne le « choix des Togolais ».

Vous savez que vous n’avez jamais compté sur ce peuple pour remporter vos élections. Car, tout comme vous êtes arrivés dans la nuit du 05 février 2005, vous avez les mêmes moyens, je dirais le mêmes méthodes. Et vous en êtes conscients, et tout le monde le sait.

D’ailleurs, vous êtes tellement imbus et coutumiers de ces méthodes que sur une chaîne télévision internationale, Africa 24 en septembre 2017 si mes souvenirs sont bons, vous n’avez pu vous retenir et avez lâché au grand dam du monde entier à l’endroit de l’opposition togolaise : « Alors prenez les armes et faites ce que vous voulez ». Cela traduit clairement ce que vous voulez pour ce pays, en obstruant le schéma électoral comme moyen de conquête, d’exercice et de dévolution du pouvoir politique.

Vous n’avez jamais compté sur ce peuple ; et voilà pourquoi vous ne voulez pas que les résultats de son vote fassent l’objet de publication bureaux de vote par bureaux de vote. Et pour esquiver cette préoccupation si chère au peuple togolais pour l’utilité de son vote, si chère même à nos partenaires de l’Union européenne dont les missions d’observations électorales n’ont de cesse recommandé, dans leurs différents rapports, depuis 2005, la publication des résultats de vote bureaux de vote par bureaux de vote, vous avez tenté de vous passer pour des légalistes, respectueux des textes et du code électoral. Cela fait juste sourire.

Jusqu’à quelle période êtes-vous restés légalistes ! L’étiez-vous encore jusqu’à la date du 30 décembre 2019 où vous créiez une Cour Constitutionnelle de sept (07) membres au lieu de neuf (09) comme le prévoit la Constitution, la Loi Fondamentale dont vous êtes le défenseur et le garant ? Et la question des manifestations, qu’en dites-vous ? Que faites-vous des recommandations du 11 septembre 2019 du Rapporteur Spécial des Nations unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression et ses autres collègues ? Je n’aimerais pas trop avancer là-dessus pour mieux me faire comprendre par mes lecteurs.

Sur la question de la corruption également, je passe la main parce que les Togolais ne sont pas dupes. Dites-nous simplement où sont passés les 628 millions lors de la gestion des comptes de la CAN 2013 et autres, ainsi que les fonds destinés à la réhabilitation du tronçon Lomé-Vogan. La liste est longue…

Sur la question cruciale de l’alternance, vous vous êtes juste moqué du peuple togolais que vous considérez péjorativement comme votre « arbitre suprême », en répondant tout aussi péjorativement que « le président de la République Faure Gnassingbé est le seul qui a créé, aujourd’hui, les conditions de l’alternance au Togo. Il a organisé les élections locales qui n’existaient plus depuis trente-deux ans au Togo et donc la démocratie à la base. Il a limité le mandat intégral au Togo dans toutes les institutions. Le président de la République est limité, l’Assemblée nationale, le Sénat et toutes les institutions de la République sont limitées, y compris le mandat des collectivités locales ».

L’alternance, vous le savez, ne se borne pas à la limitation théorique du pouvoir dans les textes. L’alternance politique se produit lorsque des partis appartenant à des courants politiques différents se succèdent au pouvoir.

Monsieur le ministre, quelle est la meilleure manière, pour un président qui, après avoir fait trois mandats (15 ans) à la tête de son pays, surtout dans les conditions que vous et nous n’ignorons, après avoir déclaré publiquement et officiellement sur les antennes de la Deutche Welle que « pour que la démocratie progresse en Afrique, il faut nécessairement limiter les mandats à deux ou à trois », de créer les conditions d’une alternance politique : se retirer ou se représenter ?

Pour vous donc, la monopolisation de l’espace public par votre seul parti depuis plus de 50 années, le mépris et le bâillonnement des autres partis politiques, sont des conditions « meilleurs » pour l’alternance !

Chose curieuse ! Vous n’êtes pas arrivé là où on vous attendrait le plus !

Dans la défense de votre bilan, vous avez accepté de laisser une véritable page blanche sur la question des droits de l’homme qui constitue en réalité le domaine de prédilection de votre « portefeuille » ministériel ; puisque vous êtes ministre des droits de l’homme. Est-ce une démission ?

Cette démission, si s’en est une, c’était déjà en juillet 2019 à Genève en Suisse où, lors de la 67ème Session ordinaire du Comité des Nations unies contre la torture tenue dans le cadre de l’Examen Périodique Universel (EPU), et alors que vous conduisiez la délégation togolaise à cet effet, vous avez presque aplati et succombé devant le réquisitoire de monsieur Sébastien Touze, Rapporteur sur le Togo audit Comité, réquisitoire qui a conduit à vous recommander la fermeture de la prison civile de Lomé.

DANS NOTRE JARGON AU BARREAU, VOUS ETES L’AVOCAT QUI A PLAIDE « CORPS PRESENT », ET PARCE QUE N’ETANT PAS CONVAINCU VOUS-MEME, VOUS N’AVEZ PU CONVAINCRE !

VOTRE BILAN MERITE JUSTE UN VOTE-SANCTION. LAISSEZ LE PEUPLE TOGOLAIS S’EXPRIMER LIBREMENT LE 22 FEVRIER 2020 ET CREER PLUS DE TRANSPARENCE DANS LA TRANSMISSION ET LA CENTRALISATION DES RESULTATS DE SON VOTE ET DONNONS-NOUS RENDEZ-VOUS AU SOIR DU 22 FEVRIER !

Ce que je voudrais humblement partager avec nous, intellectuels togolais, est cette pensée du journaliste d’investigations burkinabé, Norbert Zongo (qu’il repose en paix) :

« En Afrique, la compromission des peuples s’effectue à 3 niveaux

Le 1er niveau (qui nous intéresse)

Est constitué d’intellectuels opportunistes qui se servent de leurs connaissances livresques pour aider les dictateurs à donner un contour idéologique et politique à leur tyrannie… Le tyran peut voler, tuer, emprisonner, torturer… il sera défendu, intellectuellement réhabilité par des « cerveaux » au nom de leurs propres intérêts. Résultat : la plupart de ces intellectuels finissent par s’exiler, ou sont froidement exécutés ou « se suicident » en prison. Les plus heureux sont ceux qui sont dépouillés de leurs biens et de leurs privilèges avant d’être jetés en pâture au peuple… Un tyran n’a pas d’amis éternels ».

Œuvrons tous à la création des conditions pour un vivre ensemble et harmonieux entre les filles et fils d’une même Nation, notre Togo, l’Or de l’humanité, avec et dans des institutions justes ; tel est notre souhait !

Le prix de la compromission, extrait de « Norbert ZONGO, le sens d’un combat », in L’Indépendant, « Edito N° 00 du 03 Juin 1993.

Confraternellement, avec respects et considération,

Me Raphaël N. Kpande-Adzare

 

 

Togo : Me Kpande-Adzare ferme le clapet au sieur Trimua

 

Présidentielle 2020/ Prof. David Dosseh: « Le FCTD ne donnera pas de consigne de vote »

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) n’apporte son soutien à aucun candidat de l’opposition en lice pour la présidentielle de 2020.

Selon les responsables du FCTD, même si le but ultime de leur lutte c’est d’obtenir l’alternance politique en 2020, ils n’ont pas pour mission de s’aligner derrière un quelconque candidat de l’opposition ou de lui apporter leur soutien.

Pour Prof. David Dosseh, 1er porte-parole du Front, le seul rôle qu’ils peuvent jouer, en tant qu’acteurs de la société civile, c’est de lutter pour que le cadre électoral soit amélioré, afin que tous les candidats soient sur le même pied d’égalité.

« Nous estimons qu’au sein de l’opposition il y a des valeurs. Chaque candidat va se battre pour permettre au peuple togolais d’obtenir sa liberté. Mais en tant qu’organisation de la société civile, ce que nous comptons faire, c'est de veiller à ce que tous ceux qui se réclament de l'opposition puissent travailler d’une certaine manière afin de mutualiser leurs forces sur le terrain. Le Front Citoyen Togo Debout ne s’alignera derrière aucun candidat de l’opposition », a-t-il souligné.

Prof David Dosseh estime que c’est au peuple togolais de faire son choix dans les urnes. « Nous estimons qu’aujourd’hui, il y a plusieurs candidats des forces démocratiques qui se sont prononcés, une fois que les candidatures seront validées, il reviendra au peuple togolais de choisir. Le FCTD ne donnera aucune consigne de vote », a-t-il conclu.

Godfrey Akpa

 

 

Présidentielle 2020/ Prof. David Dosseh: « Le FCTD ne donnera pas de consigne de vote »

 

La une des journaux parus ce jeudi 16 janvier 2020

Plusieurs sujets sociopolitiques font la une des journaux parus dans les kiosques ce jeudi matin.

« Processus électoral vicié : Les Forces du consensus démocratique dénoncent des distorsions juridiques », titre le quotidien Liberté à sa une. « Des manifestations de contestation annoncées », poursuit le confère.

Le journal jugé proche de l’opposition dézingue le prochain sommet sur le trafic des faux médicaments qui se tiendra les 17 et 18 janvier à Lomé. Selon le quotidien Liberté, cette rencontre à laquelle plusieurs chefs d'Etat africains prendront part n’est que du « folklore, gaspillage de fond en perspective, diversion …»

« Aux grands maux, les grands remèdes : L’entêtement du régime pousse les Forces du consensus démocratique à reprendre les manifestations populaires », affiche Le Changement. L’hebdomadaire évoque également dans ses colonnes, « les atouts de Messan Agbéyomé Kodjo » pour le compte de l'élection présidentielle en vue.

« Présidentielle 2020 : Les soutiens d’Agbéyomé Kodjo se manifestent », informe Le Bâtisseur.

Au moment où le journal Wara Les Vainqueurs proclame Faure Gnassingbé « favori » parmi les « neuf candidats dans les starting-blocks », l’hebdomadaire La Nouvelle Tribune, lui, évoque « ce qu’il faut craindre » à la présidentielle de 2020.

Godfrey Akpa

 

 

La une des journaux parus ce jeudi 16 janvier 2020

 

Négociations ACP-UE : Robert Dussey a échangé avec Samira Rafaela

Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a échangé avec Samira Rafaela, membre du parlement européen dans le cadre des négociations ACP-UE en cours.

Samira Rafaela a confié avoir eu un échange productif avec le ministre togolais des Affaires étrangères, également négociateur en chef des pays ACP. Selon la diplomate, l’UE et l’Afrique ont un énorme potentiel partagé. Et elle compte travailler bientôt sur un partenariat plus équitable.

Pour rappel, les pays d'Afrique, Caraïbes et Pacifique sont signataires avec l'UE des accords de Lomé et de Cotonou. Il s’agit d’un accord commercial entre la Communauté économique européenne (CEE) et les 46 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.

En termes de bilan, le négociateur en chef Robert Dussey a confié que l’accord de Cotonou qui a relayé les Conventions de Lomé dans l’histoire du partenariat ACP-UE est globalement positif en matière d’aide au développement.

Cependant, a-t-il poursuivi, il n’a pas tenu ses promesses sur le plan des échanges commerciaux, des investissements et du progrès économique.

« Le commerce bilatéral entre les ACP et l’UE est aujourd’hui largement déséquilibré au profit de l’Europe. Cette vérité de fait, on n’a pas besoin d’être un économiste ni sortir de l’Université de Harvard pour le savoir. Mieux, les deux parties ont conscience de cette vérité », a indiqué le ministre togolais des Affaires étrangères.

Selon les informations, l’accord qui prend compte les négociations en cours s’achève février prochain. Le futur accord touchera plusieurs domaines notamment la démocratie et les droits de l’homme, la croissance économique et l’investissement, le changement climatique, l’éradication de la pauvreté, la paix et la sécurité, la migration et la mobilité

 

 

Négociations ACP-UE : Robert Dussey a échangé avec Samira Rafaela

 

Le ministère de la Justice satisfait de son bilan 2019

Le ministère de la Justice a exécuté à 100% les activités inscrites dans sa lettre de mission au titre de l’année 2019. C'est en tout cas, ce qu'indiquent les premiers responsables de ce ministère dans le bilan de l'année 2019 présenté à la presse ce mercredi.

Le ministère de la Justice, se félicite entre autres, de la création de cinq nouvelles maisons de justice, de la finalisation de la construction du tribunal de Sokodé, du vote du nouveau code de l’organisation judiciaire, de l’opérationnalisation du tribunal de commerce de Lomé, et de la tenue d’audiences publiques permettant de traiter un nombre considérable de litiges, ainsi que de la poursuite de la réforme du système carcéral ou l’actualisation de la Politique Nationale de la justice (PNJ).

Ce ministère dit avoir lancé au cours de l’année 2019, deux concours de recrutement d’auditeurs de justice et de greffiers, ainsi que des délivrances foraines de certificats de nationalité à différentes couches de la population.

Le département annonce aussi la concession de 25% de parts de marchés publics aux jeunes et femmes entrepreneurs, conformément aux instructions du Président de la République, Faure Gnassingbé.

En termes de perspectives, notamment pour l'année 2020, le ministère dirigée par Pius Agbetomey compte opérationnaliser les maisons de justice nouvellement créées, mettre en œuvre la nouvelle organisation judiciaire, et procéder à l’élaboration du nouveau code de procédure pénale.

Le ministère de la Justice a réaffirmé son engagement à poursuivre les efforts pour relever les défis juridiques et judiciaires pour faire face au foncier au Togo.

Raphaël A.

 

 

Le ministère de la Justice satisfait de son bilan 2019

Nourredine Aboubacar sauve Agoè d’un drame

N’eût été le courage de Nourredine Aboubacar, Agoè, banlieue nord de Lomé, serait victime d’un drame qui pourrait plonger tout le pays dans l'émoi.

Le 8 janvier dernier, l’ancien station-service Shell Agoè, rebaptisée T-Oil prenait feu. Pris de panique devant le feu, le personnel prenait déjà la clé des champs.

Nourredine Aboubacar, très courageux garçon, descendit de sa moto, puis à l’aide des extincteurs dont disposait déjà la station-service, a pu arriver à maîtriser le début d’incendie. Le brave garçon sera aidé plus tard par un pompiste.

Le jeune Togolais, grâce à cet acte courageux, a pu, non seulement sauver cette station-service du pire mais aussi les habitations environnantes. Car on se rappelle encore des pertes en vies humaines et des dégâts importants causés en octobre 2017, par l’explosion d’une station-service à Accra, au Ghana voisin.

Edem A.

 

 

Nourredine Aboubacar sauve Agoè d’un drame

 

Eric Dupuy : « Le langage de la candidature unique de l’opposition est démobilisateur »

Intervenant ce jeudi sur les ondes de Radio Victoire Fm, dans l’émission Audi-Actu, Eric Dupuy de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) est revenu sur le choix d’Agbéyomé Kodjo comme étant candidat unique de l’opposition. Il a désapprouvé la démarche de Mgr Kpodzro ayant conduit à la désignation de l’ancien Premier ministre.

Pour le Secrétaire national à la communication de l’ANC, le débat autour de la candidature unique est complètement stérile et futile. Même l’idée de la candidature unique de l’opposition est totalement « saugrenue ». Et cela créé la confusion et démobilise les Togolais.

Le bras droit de Jean-Pierre Fabre ne comprend toujours pas pourquoi l’on parle encore de candidature unique de l’opposition alors que le scrutin uninominal à deux tours est désormais un acquis.

« Au lieu de nous organiser pour que les gens aillent voter massivement et que l’alternance soit une réalité, nous nous sommes en train de nous diviser sur le sexe des anges. Pour moi, il n’y a pas une question de personne. Car, nous avons toujours dit depuis très longtemps que nous sommes pour une pluralité de candidature de toute l’opposition de manière à ce que les populations puissent choisir leur candidat unique au premier tour et que toutes les forces démocratiques se retrouvent derrière ce candidat au deuxième tour. C’est ce qui se passe d’ailleurs dans toute démocratie.

Malheureusement, cette idée folle et saugrenue de la candidature unique de l’opposition a semé la zizanie au sein du peuple togolais. Le langage de la candidature unique de l’opposition est démobilisateur. Car en continuant par tenir ce langage, nous sommes en train d’ouvrir une voie très large au régime en place », a souligné Eric Dupuy.

Et de poursuivre : « Du moment où il y a un seul candidat de l’opposition et un seul candidat du pouvoir, le débat se résume à un seul tour. C’est comme si nous demandons en même temps une chose et son contraire. C’est saugrenu ».

Selon lui, c’est totalement « inadmissible » que dans un pays où prône la démocratie, une « tierce personne » s’arroge le droit « d’imposer son candidat à l’ensemble de la classe politique togolaise ».

Au passage, Eric Dupuy précise que les candidats Agbéyomé Kodjo et Jean-Pierre Fabre ne sont pas des « ennemies ». Il estime que le courant passe bien entre les deux leaders politiques.

Suivez plutôt !

 

 

Eric Dupuy : « Le langage de la candidature unique de l’opposition est démobilisateur »

 

Présidentielle 2020 : Mme Adjamagbo-Johnson nommée « porte-parole » du candidat Agbéyomé Kodjo

Les choses se précisent au sein du staff du candidat unique de l’opposition, Dr Agbéyomé Kodjo. Dans un communiqué rendu public ce jeudi 16 janvier 2020, l’ancien Premier ministre a désigné Mme Adjamagbo-Johnson comme son porte-parole dans le cadre de l’élection présidentielle en vue. Bonne lecture !

ORGANISATIONS MEMBRES DE LA DYNAMIQUE MONSEIGNEUR PHILIPPE FANOKO KPODZRO


COMMUNIQUÉ N°002

Il est porté à la connaissance de toutes les militantes et militants des formations politiques membres, des membres associés, des partenaires, des organisations et associations de la société civile, de toute la population togolaise ainsi que de tous les sympathisants de la dynamique entreprise sous l’égide de Monseigneur Philippe KPODZRO pour l'alternance politique au Togo en 2020, que Madame Brigitte Kafui ADJAMAGBO-JOHNSON est nommée ce jour, en qualité de Porte-Parole du candidat unique de l’opposition Monsieur Agbéyomé Messan KODJO.


Subséquemment, le candidat Agbeyomé Messan KODJO demande à toutes les formations politiques membres, à tous les membres associés, à tous les partenaires, à toutes les organisations et associations de la société civile, à tous les sympathisants ainsi qu’à toutes les forces vives du pays, de bien vouloir diligemment apporter leurs entiers soutiens et leurs pleines contributions à la réussite et à la sérénité de la mission de Porte-parole pour laquelle est nommée Madame Brigitte Kafui ADJAMAGBO-JOHNSON.

La présente nomination prend effet à compter de ce jour.

Fait à Lomé, le 16 janvier 2020

SIGNE

Le candidat Unique de l’opposition

Agbeyomé Messan KODJO

 

 

Présidentielle 2020 : Mme Adjamagbo-Johnson nommée « porte-parole » du candidat Agbéyomé Kodjo

 

Les populations de la commune de Barkoissi en colère

La tension monte dans la nouvelle commune de Barkoissi (600 km au nord de Lomé, préfecture de l'Oti). Les populations de cette localité sont actuellement en colère. Elles demandent aux autorités de bitumer le tronçon Kara-Dapaong.

Jeudi matin, c'est toute la commune qui était sortie pour exprimer son ras-le-bol et dénoncer l’indifférence notoire des autorités du pays. Ces populations dénoncent l’état délabré de la voie Kara-Dapaong qui traverse leur nouvelle commune, et qui devient très poussiéreuse en ces périodes d’harmattan (dans la partie septentrionale du pays).

Pour attirer l’attention des autorités sur la situation, les habitants de cette commune ont tout simplement bloqué la circulation hier. Ils ont immobilisé tous les véhicules qui passaient et obstrué la voie avec de grosses pierres et des pneus usés.

« On ne veut plus se laisser faire. Cela fait longtemps que nous attirons l’attention des autorités, mais toujours rien. Il nous revient maintenant d’agir pour leur faire comprendre qu’on souffre trop ici à cause de la poussière, surtout en ces périodes d’harmattan », a lancé un manifestant.

Notons que la commune de Barkoissi est l’une des localités d'où viennent plusieurs barrons du régime RPT-UNIR. Le député Noël De Poukn ne dira pas le contraire.

Après 50 ans de gouvernance, cette localité est devenue un véritable cachot de désespoir.

Godfrey Akpa

 

 

Les populations de la commune de Barkoissi en colère

 

Présidentielle 2020 : Agbéyomé Kodjo reçoit de nouveau un soutien

Bien que décrié par certains de ses camarades de l’opposition, ainsi qu’une frange partie des Togolais, Agbéyomé Kodjo, désigné candidat unique des forces démocratiques du Togo par Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, continue par enregistrer des soutiens pour la présidentielle de février prochain.

Le mouvement des indépendants Pour la Citoyenneté Togolais (PCT), dans un communiqué rendu public ce jeudi 16 janvier 2020, « apporte officiellement » son soutien à l’ancien Premier Ministre pour la présidentielle en vue.

« A cet effet, il appelle toutes les populations togolaises, profondément désireuses d'une alternance démocratique dans ce pays, d'œuvrer chacun à son niveau pour l'aboutissement de cette alternance », précise KOLANI Bineng Gaston, le Porte-Parole du PCT.

Malgré que le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) soit rejeté par certains opposants comme étant le candidat unique choisi par l’Archevêque émérite de Lomé, il bénéficie quand même des soutiens au sein de l’opposition.

On peut citer la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), dont la secrétaire générale Brigitte Adjamagbo-Johnson vient d’être désignée Porte-Parole d’Agbéyomé Kodjo. A cette liste on peut également retrouver Soter-Caius Dotégan Dovi, les Démocrates Socialistes Africains(DSA), etc.

Edem A.

 

 

Présidentielle 2020 : Agbéyomé Kodjo reçoit de nouveau un soutien

 

L’OTR met en place le e-foncier pour procéder aux formalités foncières

E-foncier, la nouvelle plateforme digitale de l’Office togolais des recettes (OTR) a été lancée ce 16 janvier à Lomé, au siège de cette régie financière. Dédiée aux notaires et aux géomètres, cette plateforme va permettre de dématérialiser les procédures foncières et contribuer à l’amélioration du climat des affaires.

Cette nouvelle plateforme digitale, en effet, rendra la tâche un peu plus aisée aux notaires et géomètres. Selon le commissaire des Impôts à l’OTR Adoyi Essowavana, ce nouveau service permettra aux partenaires tels que les notaires et les géomètres de procéder à toutes les formalités sans se déplacer.

« Aujourd’hui avec le e-foncier, le notaire n’a pas besoin de se déplacer. Il fait la réquisition en ligne, le droit est liquidé par l’administration fiscale aussi en ligne, il a l’information et procède aussi au paiement en ligne, l’administration a aussi l’information automatiquement après le paiement. A partir de ce moment, l’administration fiscale procède aux formalités de mutation totale », a-t-il ajouté.

A en croire le commissaire Adoyi Essowavana, le requérant peut donc passer aux bureaux de l’OTR retirer son titre foncier en un temps record. Dans l’espace de 3, 4 ou 5 jours.

Du son côté, Me Tsolégnanou Koffi, Président de la Chambre nationale des Notaires du Togo, salue une innovation « qui va impacter la position du Togo dans le classement de la Banque mondiale », « un outil efficace » qui va rendre leur travail encore plus aisé.

Edem A.

 

 

L’OTR met en place le e-foncier pour procéder aux formalités foncières

 

Togo : Réouverture prochaine de la Prison d’Agombio, un Goulag sous les tropiques.

L'Alternative
Faure Gnassingbé suit les traces de son criminel de père. Il va rouvrir la tristement célèbre prison d’Agombio, un lieu inhumain où le sinistre Etienne Éyadema alias Gnassingbé envoyait ses opposants politiques se faire torturer et abuser avant de les disparaître à jamais. La présence de ce lieu sordide et les histoires de cruauté et de la sauvagerie du régime sanguinaire d’Éyadema ont été révélées aux Togolais lors de la Conférence Nationale Souveraine dans les années 90 | Photo : RT

Les signes d’un recul en matière de droits de l’homme sont de plus en plus visibles au Togo sous le règne éternel de Faure Gnassingbé. Lors du dernier passage du gouvernement togolais devant les instances des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, il a été clairement demandé aux autorités de Lomé la fermeture sans condition de la prison civile de Lomé qui ne répond plus en rien aux critères d’une maison carcérale. Quelques mois après le retour de Genève, aucune décision n’est toujours prise pour la prison civile de Lomé. Bien évidemment, on ne ferme pas une prison de plus de 4000 voire 5000 détenus en un mois.

En parvenant au pouvoir au prix du massacre d’un millier de ses compatriotes, selon un rapport de la FIDH, Faure Gnassingbé a inauguré un cycle de violences politiques et de violations systématiques des droits de l’homme. La répression aveugle des manifestations des partis politiques de l’opposition et de la société civile, les restrictions en termes de libertés de manifestations, les bastonnades de tous genre, les expéditions punitives, les assassinats de mineurs et d’élèves, parfois à bout portant par les militaires, les bavures dans la lutte contre le carburant de contrebande, sont devenus des faits ordinaires. Ces dérives se sont amplifiées depuis les évènements du 19 août 2017 et la répression d’abat exclusivement sur des communautés cibles, notamment à Sokode, Agoè-ZongoBafilo, Mango, Kpalime-Zongo etc.

Dans ces localités, des militaires déployés en masse continuent de se livrer à des exactions dans l’impunité et le silence total. La stratégie de la terreur est en marche et Faure Gnassingbé, c’est l’homme qui gouverne avec une main de fer dans un gant de velours. Plus l’envie de s’éterniser au pouvoir est grande, plus tous ceux qui veulent se mettre au travers de cette ambition maladive sont réduits à néant. Le locataire de la Marina ne blague pas avec le fauteuil présidentiel, même si certains naifs de la scène politique continuent de baigner dans leurs illusions.

Pour y rester le plus longtemps possible, tous les moyens sont bons, y compris la réouverture prochaine d’une prison de triste mémoire, un lieu lugubre comparable au camp Boiro en Guinée Conakry sous Ahmed Sekou Touré ou aux goulags en Russie au temps du règne absolu de Staline. Réouverture prochaine du camp de concentration de Kazaboua-Agombio, symbole d’un durcissement du régime L’idée de la réouverture de ce camp de redressement remonte au mois de mars 2014. A l’époque, un certain Christian Trimua, alors Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Justice, chargé des Relations avec les Institutions de la République, accompagné du Directeur général de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion et d’un officier des FAT, s’étaient rendus sur le site situé entre Agombio et Kazaboua pour visiter les vestiges. A cette époque, des rumeurs faisaient déjà état de la réhabilitation de ce site. Elles se sont révélées des clameurs depuis quelques mois. En effet, ce site qui symbolise la terreur du règne de Gnassingbé Eyadema, est entièrement réhabilité. Les travaux ont été dirigé dans la discrétion par les FAT et supervisés personnellement par le ministre de la Défense et des Anciens combattants Faure Gnassingbé qui, selon plusieurs sources, se serait déjà rendu par deux fois sur le site. « La prison est totalement reconstruite avec à certains endroits des cellules VIP. Le site est gardé en permanence par les militaires », nous a confié une source sous le sceau de l’anonymat, qui ajoute ne pas savoir les tenants et aboutissants de ce projet. Pour la petite histoire, sous le règne du parti unique et sans partage du général Gnassingbé Eyadema, il a été créé dans cette localité entre les villages Kazaboua et Agombio dans la préfecture de Sotouboua, un camp de redressement où plusieurs dizaines de Togolais (les chiffres sont toujours inconnus) ont été déportés, torturés jusqu’à ce que mort s’en suive.

Il suffisait de s’opposer au règne du timonier ou d’être soupçonné de déloyal pour se retrouver dans cet enfer sur terre. Les gens étaient non seulement détenus, mais aussi contraints à faire des travaux forcés dans les champs avec l’argument selon lequel l’Etat n’avait pas les moyens de nourrir les prisonniers. L’horreur de cet lieu a été révélée dans un rapport terrifiant de la CNDH a l’époque avec pour titre « La stratégie de la Terreur ». Ce rapport accablant et terrifiant produit par la CNDH, une institution mise en place par le régime lui-même, a mis en relief les pires tortures et atrocités qui étaient infligées aux détenus à cet endroit.

Ce centre de concentration et de redressement, symbole de toutes les exactions était placé dans un premier temps sous les ordres du général AkawiluSizingWalla, à l’époque jeune officier et plus tard du colonel Atoeme, lui aussi jeune officier. Les survivants de cet enfer ont décrit à la Conférence Nationale Souveraine et devant les caméras du monde entier les pires traitements inhumains et dégradants dont ils étaient victimes. Agombio dans la préfecture de Sotouboua et Otadi dans le Wawa furent les pires endroits de torture sous le règne du général Gnassingbé Eyadema. Le rapport de la CNDH sur cet enfer sur terre peut toujours être remis à l’ordre du jour pour ceux qui n’ont pas entendu parler de ces sinistres endroits.

Le fait même de réhabiliter le camp de redressement de Kazaboua Agombio est un symbole de la nature répressive que prend le régime de Faure Gnassingbé. Pourquoi remettre en était cette prison maintenant? Est-ce une alternative à la prison civile de Lomé dont la fermeture est exigée par les Nations Unies ou le locataire de la Marina mijote une opération dont lui seul connait les secrets? Selon des sources concordantes, Faure Gnassingbé dont le 4è mandat tant recherché est sous le feux des critiques, envisagerait une fois frauduleusement réélu une lutte sans merci contre la corruption, histoire de sacrifier quelques barons à qui lui-même a permis de s’enrichir, pour calmer la colère des partenaire mais aussi dans l’espoir de décrocher le MCC. Il serait alors envisagé la mise en accusation de quelques voleurs de la République, à l’image de ce que fait actuellement Ali Bongo Ondimba dans son entourage. Dans cette optique, plusieurs dossiers sont actuellement diligentés par la fameuse HAPLUCIA.

Les barons qui seront ciblés par cette opération mains propres risquent de se retrouver dans cette nouvelle prison à Kazaboua-Agombio surtout que plusieurs cellules VIP sont construites à l’intérieur. Il n’est donc pas exclu que parmi ceux qui se sont vachement enrichis et se battent actuellement pour la réélection frauduleuse de Faure Gnassingbé, certains se retrouvent demain à Agombio loin de leurs familles, leurs résidences de luxe, leurs maitresses, leurs milliards et leurs voitures de luxe. En attendant que ces informations se confirment, il impérieux que les organisations des droits de l’homme, les politiques et les leaders d’opinion s’insurgent et alertent l’opinion nationale et internationale sur le danger de la réouverture de cette prison, symbole des pires formes de traitement inhumains et dégradants. Que ferait l’opinion internationale si d’aventure un dirigeant allemand ou polonais choisit de rendre opérationnel le camp Auschwitz ou les goulags? Agombio était un goulag sous les tropiques, et ne serait-ce pour ça, il est impensable qu’on puisse rouvrir cette prison.

FerdiNando

Source : L’Alternative

 

 

Togo : Réouverture prochaine de la Prison d’Agombio, un Goulag sous les tropiques.

 

Togo, Cour d’appel de Lomé : Quand le Procureur général Gnambi Garba Kodjo passe outre un acte d’appel et fait déloger des citoyens

Liberté Togo
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Le procureur véreux Gnambi Garba Kodjo (insertion, haut, gauche) dans ses œuvres | Infog : La Nouvelle

Les affaires civiles sont-elles désormais la chasse gardée du Procureur général près la cour d’appel de Lomé ? Et même si, les dispositions légales auraient-elles changé pour permettre à un magistrat, fut-il Procureur général, d’escalader un acte d’appel consécutif à un jugement et faire déguerpir un citoyen ? La gangrène judiciaire continue de s’étendre dans le silence du ministre de la Justice, Pius Agbétomey.

Si c’était un simple juge qui se rendait coupable de l’acte auquel nous avons été confronté, il est certain que ce magistrat serait accusé d’avoir violé la déontologie du métier de juge. Mais quand certains juges sont parachutés à des postes du fait de la politique, leur culpabilité, bien que démontrée, est souvent banalisée.

Mardi 27 septembre 2019, quartier Agoè. Trois huissiers accompagnés des forces de l’ordre débarquent au domicile de Ahiandjipe Komlan, fils de dame Awouilla Hanou qui aurait acquis la parcelle dans les années 80. Ils ont fait sortir les occupants au motif que la justice aurait tranché en défaveur du propriétaire de l’immeuble. Mais après que la Gendarmerie a écouté, documents à l’appui le sieur Ahiandjipe Komlan et deux autres familles, les gendarmes eux-mêmes ont aidé ces familles à réintégrer leurs domiciles.

Près de trois semaines après l’incident, des agents de la DCPJ embarquèrent M. Ahiandjipe Komlan dans la rue, direction la cour d’appel, dans les bureaux de Gnambi Garba Kodjo, Procureur général. Ce dernier lui reprocherait d’avoir réintégré son domicile avec l’aide de la gendarmerie. Et, comble de l’étonnement de la part d’un juge, Gnambi Garba demanderait au sieur Ahiandjipe Komlan de négcier avec la partie adverse, selon ce que nous avons appris.

Mais à la prochaine rencontre dans les bureaux de gnambi Kodjo Garba, celui-ci aurait référé les parties à son 1er Substitut, le juge Bidassa Symphorien qui ne voulait rien entendre, sinon que la partie adverse détiendrait les papiers prouvant qu’elle a gagné tous les procès jusqu’à la cour suprême. Le 1er Substitut aussi a réitéré le besoin de négociation c’est-à-dire que Ahiandjipe accepte de redonner à la partie adverse la moitié du lot acquis). Mais quand enfin ce juge a pris la peine de regarder les documents du sieur Ahiandjipe Komlan, il aurait demandé que tout le monde « mette la balle à terre ». Parce qu’il aurait vu l’acte d’appel toujours pendant devant la cour d’appel. Ce que son supérieur, le Procureur général refuse d’admettre. Pourquoi ?

Peu de temps après la rencontre, une autre convocation, toujours du Procureur général, mais plus menaçante, est adressée au sieur Ahiandjipe. Le procureur général le menacerait d’arrestation au cas où il ne déguerpissait de sa propre maison. A son avocat, le Procureur général aurait dit qu’il devrait sortir de la maison, puis demander une réintégration. Comme si Gnambi Garba devrait accomplir coûte que coûte une mission d’honneur, pour on ne sait qui ! La partie adverse, pour convaincre le Procureur, aurait sorti une attestation de non appel N°624/19 datant du 25 octobre 2019 et signé par N’Wini Lantam, pour le greffier en chef de la cour d’appel.

A peine le sieur Ahiandjipe Komlan se préparait à sortir que la partie adverse a envahi la maison, et loué presque toutes les chambres. C’était le 15 novembre 2019. La Procureur a été mis au courant, mais n’aurait pas réagi. Et depuis, le sieur Ahiandjipe se démène pour réintégrer sa maison.

Et si les accusations contenues dans une certaine plainte étaient justifiées ?

Nous avons pu mettre la main sur l’acte d’appel dont parle le sieur Ahiandjipe Komlan. Tout comme le jugement N°4287/2011 du 2 décembre 2011. Effectivement, il existe et porte les noms d’acquéreurs dont dame Awouilla Hanou en tête. Il a été formulé le 27 juillet 2012 à 10heures 30 minutes.

« Pour : attendu que l’objet de l’appel est de demander à la Cour, tant pour les motifs exposés devant le premier juge que pour ceux qui seront exposés devant la Cour, d’infirmer le jugement entrepris et voir décharger les appelants des dispositions prononcées contre eux. En la forme, voir recevoir l’appel ; au fond, voir mettre à néant le jugement émendant, voir décharger les appelants des dispositions prononcées contre eux par ledit jugement… ».

Mais le fait que le Procureur général, Gnambi Kodjo Garba ait décidé d’aller jusqu’au bout de sa mission, trouverait son explication dans la plainte formulée par des acquéreurs et transmise à la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) contre la partie en faveur de laquelle le Procureur général se range. Dans cette plainte que nous avons relayé, on lit : « …les acquéreurs et leurs venderesses auraient appris que le juge Assogbavi Komlan aurait reçu trois millions FCFA pour intervenir illégalement dans cette affaire. Les maisons dans lesquelles les acquéreurs habitent depuis plusieurs décennies et dans lesquelles leurs venderesses habitent plus de deux siècles sont partagées à des gens influents et à des acteurs de justice pour être dans leurs bonnes grâces. Ceci a abouti au jugement N°1028/97 et à l’arrêt N°23/2005…Les susnommés ont dit à Togbui Eklou Koffi Awouya qu’ils ont donné deux millions au Procureur général, qu’il peut tout faire, il ne reviendra jamais dans son palais… ». Et d’autres révélations encore que la HAPLUCIA a le devoir moral de creuser pour faire éclater toute la vérité ainsi que les noms des juges impliqués.

Voilà comment le parquet général de la cour d’appel se permet de passer outre un acte d’appel qui devra statuer à nouveau sur un jugement inique, et met dans la rue de pauvres acquéreurs de bonne foi. En 2013, Gnambi Kodjo Garba assurait : « soyez rassurés qu’iln’y aura pas de justice juste pour les riches et injuste pour les pauvres, elle sera la même, que vous soyez grand ou petit, riche ou pauvre ». Nous y sommes.

Nous avons écrit au Procureur général et demandé ce qui suit : « Est-il vrai que vous auriez fait expulser le sieur Ahiandjipe Komlan de sa maison en vous basant sur une certaine attestation de non appel alors qu’il aurait fait appel du jugement 4287 du 2 décembre 2011 depuis 2012 » ? Après nous avoir demandé notre identité, il nous a ainsi répondu : « Si tant est qu’il a relevé appel, il peut juste demander une ordonnance de réintégration. Avec les preuves d’un tel appel, le président de la cour ordonnera sa réintégration ». Et pourtant, lui-même et son premier Substitut Bidassa ont bien vu l’acte d’appel, raison pour laquelle celui-ci a demandé que la balle soit mise à terre. Mais celui-là a maintenu sa demande de déguerpissement à l’endroit du sieur Ahiandjipé Komlan. Aujourd’hui, la maison a été louée à des Nigerians et l’ordonnance de réintégration semble s’identifier à un parcours de combattant, puisque deux mois viennent de s’écouler et le propriétaire peine à être réintégré par une ordonnance.

Que se serait-il passé si c’était un juge lambda qui se rendait coupable d’une telle légèreté ? Légèreté en ce sens que le juge a bien vu l’acte d’appel datant de 2012 et l’acte de non appel datant d’octobre 2019. On se demande pourquoi lui, Procureur général, n’a pas tenu compte des preuves d’appel et c’est au président de la cour de le faire ? Certains juges semblent bénéficier de l’absolution au sein du corps judiciaire au Togo. N’est-ce pas, messieurs le ministre de la Justice et le président du Conseil supérieur de la magistrature ?

Abbé Faria

Source : Liberté N°3081 du Mardi 14 Janvier 2020

 

 

Togo, Cour d’appel de Lomé : Quand le Procureur général Gnambi Garba Kodjo passe outre un acte d’appel et fait déloger des citoyens

 

Togo : Faure Gnassingbé…comme son père

Liberté Togo
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Etienne Eyadema Gnassingbé et son rejeton de fils Faure Essozimna Gnassingbé | Infog : 27avril.com

« Un seul mauvais exemple, une fois donné, est capable de corrompre toute une nation, et l’habitude devient une tyrannie » (Voltaire)

Plusieurs jours durant, les partisans de Faure Gnassingbé avaient envahi les rues pour implorer leur champion à rempiler pour un quatrième mandat sous prétexte qu’il serait le seul à avoir une vision pour le Togo et qui peut apporter le bonheur aux Togolais et que de fait, il devrait poursuivre et parachever son œuvre salutaire. Comme s’il ne savait rien de cette mise en scène dont il est pourtant le chef d’orchestre, Faure Gnassingbé annonce qu’il accepte l’appel de ses militants. « J’ai été informé du souhait des militants de me voir porter encore les couleurs de notre parti à l’élection présidentielle. J’ai remercié et en toute humilité, j’ai accepté tout simplement », a-t-il déclaré, sous un air candide.

C’est le même stratagème qu’avait utilisé le père qui lui avait permis de régner pendant 38 ans à la tête du Togo. On se souvient de ces grands-messes et kermesses qui drainaient dans les rues les partisans du pouvoir qui lisaient des motions pour louanger le président et fustiger vertement les opposants soumis à un lynchage médiatique. Les marches de soutien sont organisées à travers tout le pays à la veille de chaque échéance électorale pour supplier Eyadema à se porter candidat pour un nouveau mandat. Mine de rien, il prétendait que lui-même qu’il ne voulait pas rester au pouvoir et c’est le peuple qui l’a obligé.

En 2002, les populations instrumentalisées avaient battu le pavé plusieurs semaines durant pour réclamer la révision de la Constitution pour obtenir une prolongation du règne de Gnassingbé père, comme on en voit en Guinée. Prétextant que ce sont les Togolais qui l’ont exigé, la constitution a été tripatouillée pour instituer la présidence à vie à Eyadema qui mourra de sa propre mort au pouvoir en 2005.

Dès son avènement au pouvoir Faure Gnassingbé s’était affublé du titre de « l’homme nouveau, esprit nouveau » laissant croire qu’il était différent de son géniteur. « Lui c’est lui, moi c’est moi », avait-il proclamé à l’époque. Il avait donné l’impression qu’il a tracé une ligne de démarcation entre ce qui faisait au temps de son père et ce qui devait se faire sous son magistère et les marches de soutien étaient une histoire ancienne.

Mais chasser le naturel, il revient au galop. La quête du quatrième mandat a été l’occasion pour Faure Gnassingbé pour ressusciter les marches de soutien. Outre ces vieilles pratiques, des dons, des sacs de riz, des fournitures scolaires et autres gadgets portant l’effigie de Faure Gnassingbé sont distribués grassement aux populations. Une manière pour le pouvoir d’acheter les consciences. Offrir de la nourriture et des gadgets à des personnes qu’on affame et qu’on appauvrit, qu’on méprise et à qui on enlève tout rêve et toute dignité, est tout de même insultant et révoltant

Avec la résurgence des marches de soutien, il est fort à craindre que Faure Gnassingbé ne meure au pouvoir comme son père. Quand il aura bouclé ses deux autres mandats en 2030, les mêmes personnes qui aujourd’hui prennent d’assaut les rues aujourd’hui n’hésiteront pas à nouveau monter au créneau pour exiger la révision de la Constitution pour permettre à Faure Gnassingbé de se représenter. Comme l’homme est accro du pouvoir, on ne sera pas surpris qu’il cède aux chants de sirène de ses partisans.

Médard Ametepe

Liberté N° 3079 du Vendredi 10 Janvier 2020

 

 

Togo : Faure Gnassingbé…comme son père

 

Togo 2020… Le Changement

Pierre S. Adjété
togo heure de changement
Illustration : DR

Que le changement démocratique n’échappe plus au Togo en 2020. Entre Togolais, avec les hommes et les femmes du Togo, avec le concours des Amis du Togo et au moyen du Grand Pardon, aussi bien la Démocratie, la Réconciliation que le Développement du Togo doivent être clairement embrassés au soir du 22 février 2020, jour du scrutin électoral.

Cette fois-ci, il appartient aux Togolais de se donner les moyens éthiques et patriotiques du retour à la République. Les tergiversations antérieures doivent être abandonnées, et se doivent de l’être, pour regagner le chemin de l’honneur, de la dignité et de la fierté de tous. Une voix aussi large que chacune et chacun doit pouvoir y trouver sa place.

Il n’y a pas lieu de s’y méprendre : le chemin du retour à la République au Togo est parsemé d’embûches diverses, la plus importante étant les citoyens du Togo eux-mêmes. L’acte du Togo nouveau, l’amorce d’un Togo démocratique commence véritablement par la conscience d’une réconciliation.

Plus qu’une conscience, la Réconciliation au Togo est un devoir républicain. En la réconciliation se retrouve la gestion de ce Togo fragile de son hideux et affreux passé de violence institutionnelle. Sans aucune naïveté, le passage du Togo à la Démocratie dans une nécessaire phase de transition politique, et même au-delà, ce passage peut se faire sans que des vies humaines soient encore fauchées.

La puissance détentrice du pouvoir au Togo, nous le savons tous : c’est l’armée togolaise, ce sont les forces armées et de sécurité au Togo aux ordres du pouvoir incarné par la Présidence de la République. Cette volonté partagée entre Faure Gnassingbé et les Forces armées togolaises d’épargner les vies innocentes en période électorale au Togo se doit d’être affirmée au-delà de toute peur.

Changement pour tous… Nous y tenons.

La vengeance n’est pas au programme du changement politique au Togo. Il reste un fait que le changement politique c’est véritablement l’alternance, la redéfinition et la mise en œuvre d’une alternative managériale au pouvoir actuel. Pour y parvenir, des concessions doivent être faites afin que le changement, légitime et indispensable au Togo, ne ressemble en rien à une chasse aux sorcières.

Dans le cas du Togo, et il est urgent de le rappeler, le changement intègre parfaitement la justice du Grand Pardon. Le changement au Togo demeure un accommodement politique raisonnable à édifier par les Togolaises et les Togolais, une garantie du vivre-ensemble malgré toutes fractures douloureuses, les isolements et les solitudes.

Une fois, encore, avant toutes les effervescences électorales, ayons la lucidité de préciser ce cadre général dans lequel tous les ayants cause à la soif du changement républicain perçoivent ce changement et son horizon rédempteur pour tous les citoyens du Togo, sans exception, sans discrimination. C’est probablement à ce prix que le changement n’échappera pas au Togo qui saura ainsi mettre son passé au service de son avenir.

Togo 2020, ce n’est rien d’autre que l’audace du changement salutaire et infalsifiable qui commencera par nous-mêmes et aboutira à nous-mêmes… Dès lors, la compétence du Grand Pardon est l’éthique du changement au Togo… D’ores et déjà, assumons un autre Togo… Tenons-y… Tenons bon…

PSA
Québec, Canada
[17 janvier 2020]
Pierre S. Adjaté (PSA)

 

 

Togo 2020… Le Changement

 

Chronique de Kodjo Epou : Y a-t-il un chef pour faire cesser la chasse aux Kotokoli?

Kodjo Epou
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La soldatesque de Faure Gnassingbé qui terrorise lâchement les populations à bout de souffle dans le Tchaoudjo et l’Assoli dans le centre-nord du Togo | Photo : DR

C’est une réalité glaçante, au-delà de l’entendement humain, le traitement que subit l’ethnie Tem par les temps qui courent. Ces compatriotes du centre du pays sont partout traqués sur le territoire nationale. Le terme épuration ethnique n’est pas excessif. Une traque organisée, physique et psychologique, qui cache mal les mains de la hiérarchie militaire. Leur seul tort, lorsqu’on interroge, c’est d’être des Kotokoli. On les accuse à tort et à travers, tantôt de djihadisme, tantôt de parti enclin à l’insurrection. Les funestes inventions ne sont-elles pas la marque de toute dictature. Le quotidien de ces Kotokoli, à Tchaoudjo et dans l’Assoli, mais aussi dans les quartiers de forte concentration Tem (Zongo), dans nos préfectures, c’est un véritable calvaire fait d’enlèvements nocturnes, d’éprouvantes course-poursuite et d’horribles scènes de bastonnades. Les témoignages font froid dans le dos. Demain, l’on apprendra, stupéfait, que les mêmes victimes Tem, ont voté leur bourreau, avec un score brejnevien, pour son quatrième mandat. Ténébreux!

Nul n’a besoin d’être un Tchagbelé, un Boukari, un Ouro ou un Djobo pour avoir le cœur brisé face aux exactions que vivent les Kotokoli. Faure Gnassingbé et son armée, peuvent-ils au moins prendre la peine d’expliquer aux Togolais les raisons réelles qui motivent ces intrusions intempestives des FAT dans des localités ciblées, celles où résident les Tem? Certains Kotokoli sont obligés d’aller, les soirs, dormir en brousse, de peur d’être cueillis chez eux, dans leur sommeil, par des éléments de notre armée nationale. Des exilés politiques à l’intérieur des frontières de leur propre pays. La plupart sont des jeunes. On impute ainsi à toute une ethnie de militer au PNP ou d’avoir des liens de parenté avec son leader Tikpi Atchadam. Et, pire, d’avoir des penchants djihadistes. Depuis quand les musulmans togolais ont commencé à se radicaliser pour que, subitement, l’on découvre qu’ils constituent de potentiels menaces terroristes pour le pays?

Les Togolais sont assez intelligents pour ne pas pouvoir mesurer l’énormité de la fumisterie; personne ne gobe ces alibis farfelus qui correspondent plutôt au mode opératoire, à l’approche de chaque élection présidentielle, d’une dictature totalitaire surannée et exclusive. Déjà appauvris, sevrés du minimum vital dans leur région qui manque de tout et démunis de tout espoir d’un avenir meilleur, ces pauvres compatriotes sont en plus condamnés à fuir leurs domiciles; au total des innocents forcés de porter cette croix maléfique de l’extrémisme religieux et, dans la vallée de la mort, de se nourrir de racines sauvages et d’herbes crues, livrés à la merci de reptiles venimeux et d’insectes affreux. Leur condition est bien celle de citoyens envahis, pris en chasse, bannis, humiliés, celle d’êtres humains réduits à l’espèce animale sous prétexte d’un jihadisme imaginaire crée de toute pièce par un régime viscéralement tortionnaire qui continue de souiller allégrement notre sol. Cette situation inexplicable fait de ces jeunes Tem des vivants sans ressort accuses à tort, juste parce qu’on veut donner une crédibilité à la terreur qui a toujours constitue l’ADN de la monstrueuse politique de répression du régime.
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Traces de la violence gratuite des militaires sur les populations de Tchaoudjo | Photo : DR

Devant ces humiliantes guérillas orchestrées contre les Tem, que disent les cadres et élites de cette ethnie injustement frappée par une répression barbare? Omerta total, absolu ! « C’est leur problème » doivent-ils se dire ces elites Tem car, pour elles, « tant que mon pain est sauf, le reste est sans importance ». Difficiles à comprendre. Et même celui qui prétend être, selon son propre serment, le président de tous les Togolais, détourne le regard, n’ayant ses yeux que pour les arnaques à mettre en place dans le but de conserver le pouvoir. Notre président se mure dans un silence brut et violent, incapable de baser sa gouvernance sur le peuple, sur l’intérêt générale et sur des valeurs qui excluent la violente gratuite. Il nous dira, le 22 février, qu’il a remporté haut les mains la victoire à Sokodé, Kparatao, Bafilo et Kpalimé Zongo … Sans états d’âme et toute honte bue.

Seulement, lorsque de folles allégations circulent, en boucle, dans nos villes et campagnes, faisant état de ce que « ce sont les militaires kabyè qui violentent les Tem, les tabassent et violent leurs domiciles », ces allégations sont assez graves pour faire l’objet d’une gestion diligente ou susciter une prompte réaction du chef de l’État en vue d’un arrêt immédiat des exactions et des interprétations qu’elles charrient. L’inaction du chef suprême des armées le culpabilise. Soit il est de connivence avec les militaires qui terrorisent ces populations ou alors, il ne contrôle rien. Ces faits sont trop graves pour ne pas attirer l’attention. Le silence ne peut être du tout une option. Se contenter de dire que les descentes en pays Tem en question sont juste des patrouilles de routine donc, régulières, cela relève d’une ridicule campagne. Quel type de leader est celui-ci qui reste muet devant les situations qui mettent en danger la cohésion nationale?

Ailleurs, les mandats servent à quelque chose, à construire les ouvrages du futur. C’est différent au Togo, un pays gouverné dans le passé à coup de stupides promesses, de chimères: l’Hôpital de Référence Saint Pérégrin de Lomé, la ferme avicole moderne de Badja et toutes les premières pierres posées en fanfare, toujours sous terre, l’apprendront à leurs dépens. Au Gnassingbeland natal, la politique sociale marque le pas quand la violence politique prospère. Mais, parce que Faure Gnassingbé est venu au monde pour n’être que président, certains de ses concitoyens peuvent dormir à la belle étoile, même pas dans leur maison, en brousse, avec rats, varans et chauve-souris, exposés à tous les aléas de la nature qui dépouillent l’homme de tous les plaisirs de la vie. Quelle indignité! On n’en sortira jamais? Toutes ces années de gouvernance à la baïonnette, de révoltes mitraillées, de crises endeuillées, de descente en enfer, d’enfants assassinés, de commerces incendies, de mosquées vandalisées, brûlées, pour se retrouver, en 2020, face a quoi? A une forfaiture électorale comme celle dans laquelle sont engagés malfrats et neuneus?

La démocratie togolaise dégage une odeur de rance et le pays, pour détourner le danger qui rode, a besoin d’un commandant-en-chef qui sait/peut discipliner l’armée et engager son autorité personnelle sur les questions sensibles de la nation. A juger les choses par ce qu’on voit et entend, le Togo a, à sa tête, une autorité vendue au diable, périmée et éminemment incompétente, qui laisse son peuple cerné par des monstres habilles qui crachent des flammes et emportent des vies. Le Togo, on veut y croire, renaîtra de ses cendres. Tel le Phoenix. Quand et de quelle manière? Mystère et boule de shit. On sait, par contre, que le contrat social est un échec retentissant. A ce qu’il parait, être dans l’attente de ce jour où les Togolais pourront enfin vivre libres, c’est autant faire le pied de grue devant un cendrier ou une urne mortuaire. « Pleure, ô pays bien aime ». Quel gâchis!

Kodjo Epou
Washington DC
USA
Kodjo Epou

 

 

Chronique de Kodjo Epou : Y a-t-il un chef pour faire cesser la chasse aux Kotokoli?

 

Plus de 10.000 artisans ont bénéficié de l’assurance maladie en 2019

Depuis mai 2019, les artisans togolais bénéficient d’une assurance maladie par le truchement de l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM). Plus de 10.000 artisans ont déjà souscrit à cette assurance, un projet qui s’inscrit dans l’axe 3 du Plan National de Développement (PND).

Dans le contexte des systèmes contributifs de sécurité sociale au secteur informel de l’économie togolaise, les artisans disposent désormais d’une assurance maladie leur permettant d’être pris en charge quand surviennent les risques liés aux maladies non professionnelles et de disposer des soins de qualité.

La ministre de tutelle Victoire Tomégah-Dogbé, pour sa part, souhaite une adhésion en masse des artisans pour l’atteinte de l’objectif selon lequel près de 100.000 artisans sont entendus d’ici trois ans. Elle a exhorté les bénéficiaires à cotiser pour faire prospérer le dispositif.

« Les soucis de prise en charge médicale ne feront plus désormais partie de votre quotidien. Ce dispositif ne saurait prospérer si vos cotisations ne sont pas à jour…Vous devez également éviter d’en faire un usage frauduleux au risque de le voir échouer », a conseillé la ministre.

Pour le président de l’Union des Chambres Régionales de Métiers (UCRM), M. Kodjo Eklou, le lancement du dispositif de couverture maladie est la concrétisation d’un rêve longtemps nourri par les artisans et donc de ce fait, tout sera mis en œuvre pour sa sauvegarde et son renforcement dans l’intérêt de tous les artisans togolais.

Pour rappel, l’Etat togolais a investi plus de 8,7 milliards de Fcfa dans le secteur de l’artisanat en guise d’investissements publics, et ce de l’année 2011 à 2017, selon un rapport rendu public par le ministère du Développement à la base, de l’Artisanat et de l’Emploi des jeunes.

Le document indiquait que les jeunes s’intéressent de plus en plus au secteur de l’artisanat. A cet effet, 53 360 artisans sont enregistrés dans le Système d’information sur l’artisanat (SIA). Aussi environ 20.000 nouveaux diplômés sortent chaque année des centres d’apprentissage.
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Communiqué de la CDPA-BT sur le scrutin du 22 février 2020

Convention Démocratique des Peuples Africains Branche – Togolaise

CDPA-BT
L'oppression se nourrit du silence... et de l'inaction

COMMUNIQUE DE LA CDPA-BT
SUR LE SCRUTIN DU 22 FEVRIER 2020

La situation politique évolue rapidement. Faure Gnassingbe vient de proclamer sa candidature. La CENI a finalement enregistré dix candidats dont deux candidats indépendants et sept candidats représentants des partis du courant majoritaire de l’opposition. Tout le débat politique se polarise désormais sur cette curieuse désignation du « candidat unique consensuel » de l’opposition par Mgr Kpodzro.

Tout se passe comme si les présidentielles du 22 février 2020 ne posent plus aucun problème pour la mouvance de l’opposition. Dans cette situation pré-électorale où la confusion atteint désormais son comble, la CDPA-BT déclare ce qui suit :

1- La CDPA-BT avait donné sa position sur ces élections présidentielles de 2020 dans un article publié le 1er décembre 2019 (voir cdpa-bt.com). Notre Parti a demandé à ses membres et à ses sympathisants de ne pas aller voter le 22 février, mais que chacun exploite l’occasion pour organiser, autant que possible, une campagne d’information autour de lui, afin d’expliquer à la population le pourquoi de ce boycott.

2- La CDPA-BT continue d’estimer en effet qu’à partir du moment où la nature du régime politique en vigueur depuis plus de cinq décennies maintenant empêche de réunir, cette fois-ci aussi, les conditions exigées par la transparence et l’équité des élections dans le pays, le scrutin de 2020 lui aussi permettra au régime autocratique de se proclamer, une fois encore, vainqueur des urnes contre la volonté populaire, comme il l’a fait à l’issue de tous les scrutins précédents organisés dans les mêmes conditions.

3- La CDPA-BT considère toujours qu’aller aux élections en sachant bien qu’elles sont organisées pour permettre à ce régime de se maintenir au pouvoir contre la volonté populaire, c’est l’accompagner dans sa volonté de se pérenniser ; c’est contribuer à le maintenir au pouvoir.
On ne peut pas prétendre combattre un régime politique impopulaire en faisant en même temps, et à chaque fois ce qui lui permet de continuer de confisquer le pouvoir d’Etat au profit d’une minorité de la population.

4- Dans ces conditions, la CDPA-BT estime qu’à la volonté du régime de se maintenir au pouvoir par de prétendues élections, l’opposition togolaise se doit d’opposer un boycott massif, c’est-à-dire un refus massif de participer à ce type d’élection. Mais il ne s’agit pas seulement de refuser d’aller voter ; il faut en plus exploiter l’occasion pour expliquer autour de soi que le boycott aussi est un acte civique, une manière, entre autres, d’exprimer son point de vue, en tant que citoyen, sur la gestion des affaires publiques.

5- Il s’agit donc d’un boycott actif, et non le « boycott soft » que les tenants du pouvoir jettent à la figure de leaders opposants fluctuants pour ridiculiser l’opposition toute entière, et faire passer encore ce régime de 57 ans pour un régime politique démocratique.

6- Depuis le 1er décembre 2019, absolument rien de nouveau n’est venu modifier l’environnement électoral du pays en faveur de l’opposition démocratique : La date du scrutin est fixée ; les élections auront lieu sans les réformes ; Faure Gnassingbe est investi pour un quatrième mandat, le choix de Kodjo Agbeyome comme « candidat de consensus » pour l’opposition semble plus catastrophique que bénéfique…

7- Au regard de cette situation, la CDPA-BT lance à nouveau son appelle au boycott actif des élections du 22 février 2020 :
a- ne pas aller voter ;
b- expliquer autour de soi pourquoi il faut boycotter ces élections ;
c- contribuer aux initiatives en cours pour amener la masse des opposants à se donner une organisation susceptible de lui permettre de jouer plus efficacement le rôle qui lui revient dans la lutte pour le changement démocratique dans le pays.

Fait à Lomé le 11 janvier 2020.

Pour la CDPA-BT
Son Premier Secrétaire.


Prof. E. GU-KONU

 

 

Plus de 10.000 artisans ont bénéficié de l’assurance maladie en 2019

 

Des conseils utiles du Maître à ses élèves

L'image en dit long. Ce mardi aux environs de midi, après sa réunion avec les présidents des fédérations au siège de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) à Bè Kamalodo, Jean-Pierre Fabre a reçu la visite de quelques élèves qui sont venus le saluer. Le Maire du Golfe 4 a profité de l’occasion pour prodiguer des conseils utiles à ces apprenants.

En effet, ce mardi matin, le président de l’ANC a animé une réunion avec les fédérations du Golfe, d’Agoè-Nyivé, les femmes des marchés, les zémidjans et la jeunesse du parti. Il s’agit pour le Maire d’Amoutiévé de procéder, comme d’habitude, à informer et former les premiers responsables du parti.

Jean-Pierre Fabre n’a pas manqué d’informer ses militants du dépôt de sa candidature à la CENI.

Et c’est au sortir de cette réunion, aux environs de midi, que les élèves des écoles situées dans les encablures du siège de l’ANC, qui revenaient des cours, ont croisé l’ex-chef de file de l’opposition.

En bon parent d’élèves, le leader de l’ANC a profité de l’occasion pour prodiguer des conseils utiles à ses « relèves de demain ». Il a pris quelques clichés avec eux avant de regagner sa voiture.

Godfrey Akpa

 

 

Des conseils utiles du Maître à ses élèves

 

Présidendielle 2020: La CDPA soutient la candidature de Gabriel Agbéyomé

Dans un communiqué rendu public ce mardi, la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) a apporté son soutien à Dr Gabriel Agbéyomé Kodjo, candidat unique de l'opposition pour le compte de la présidentielle en vue. Le parti de Mme Adjamagbo-Johnson dit être "conscient des vicissitudes qui entourent ce genre d’exercice avec son lot d’incompréhensions, de déceptions, voire de frustrations". Par ailleurs, la CDPA lance un appel pressant, aux partis politiques, aux syndicats, à la société civile et surtout aux populations togolaises à se mobiliser autour du candidat choisi par Monseigneur Kpodzro. Lecture!

COMMUNIQUÉ DE LA CDPA

Le 31 décembre 2019, Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro, archevêque émérite de Lomé, a désigné Monsieur Agbéyomé Gabriel Kodjo comme candidat unique des Forces démocratiques, au terme d’un processus qu’il a personnellement conduit de bout en bout.
La CDPA, qui dans un premier temps, a pris acte de cette désignation au sein de la C14, apporte son soutien au candidat Agbéyomé Kodjo.

Le soutien de la CDPA se fonde d’abord sur les convictions profondes que le parti a toujours exprimées. Dès les débuts de son combat dans la clandestinité en 1987, compte tenu de la nature même du système que nous combattons, la CDPA a compris que c’est ensemble et unies que les forces démocratiques et patriotiques mettront fin à la dictature militaro clanique au Togo. C’est fidèle à cette vision que la CDPA a lancé l’appel de Tchékpo : « démocratie d’abord, multipartisme ensuite » ; qu’elle a pris part aux différentes coalitions des forces démocratiques dans lesquelles elle a toujours joué un rôle déterminant. C’est enfin conformément à cette vision qu’elle a adhéré, de concert avec ses partenaires de la C14, à la démarche de candidature unique initiée par l’archevêque émérite Kpodzro.

La CDPA est consciente des vicissitudes qui entourent ce genre d’exercice avec son lot d’incompréhensions, de déceptions, voire de frustrations. Mais l’acceptation de lourds sacrifices par les partis politiques au détriment des intérêts partisans, et quelques soient les états d’âmes, même les plus légitimes, constitue le prix à payer pour l’instauration de la démocratie au Togo.

Ce soutien de la CDPA à la candidature de Monsieur Agbéyomé Kodjo se fonde aussi sur les péripéties du long combat pour l’alternance et la démocratie au Togo. Dans la quête de démocratie du peuple togolais, les candidats de l’opposition ont toujours gagné les élections dans les urnes, sans que nous n’ayons jamais pu prendre le pouvoir. De guerre lasse, les populations fatiguées de se voir voler leur suffrage, ont commencé par déserter les bureaux de vote, reprochant aux forces démocratiques de ne pas innover dans leurs stratégies électorales. Le choix de Agbéyomé Kodjo, un candidat ayant joué un rôle clé dans le système dont il connait les rouages, est justement une nouvelle piste que Monseigneur Kpodzro nous propose pour faire les choses autrement. Explorons-là !

Certes Agbéyomé Kodjo, n’est pas exempt de tout défaut, loin sans faut ! Mais pour l’heure et au regard de l’objectif difficile de réussir l’alternance, laissons l’histoire juger son parcours politique et parions surtout sur son option désormais inconditionnelle pour la démocratie, son engagement à obtenir les meilleures conditions pour un scrutin transparent, sa détermination à gagner les élections et à défendre nos votes, avec nous tous bien entendus. Parions finalement sur son engagement à mettre en place une transition ouverte à tous, pour des réformes et une refondation de l’Etat.
Fort de ce qui précède et par respect de la parole donnée, la CDPA réitère son soutien au candidat désigné Agbéyomé Kodjo.

La CDPA lance un appel pressant, aux partis politiques, aux syndicats, à la société civile et surtout aux populations togolaises à se mobiliser autour du candidat choisi par Monseigneur Kpodzro.

Seul le combat libère et le combattant déterminé doit occuper tous les espaces de confrontation avec l’adversaire.

Démocratie d’abord, multipartisme après. Ensemble nous vaincrons !

B. K. ADJAMAGBO JOHNSON

 

 

Présidendielle 2020: La CDPA soutient la candidature de Gabriel Agbéyomé

 

La coalition des Rassembleurs soutient Agbéyomé Kodjo

Finalement Soter-Caiüs Dotégan Dovi ne participera plus au scrutin présidentiel du 22 février prochain. L’homme politique qui a promis trois repas par jours aux Togolais a retiré sa candidature en soutien à celle d’Agbéyomé Kodjo, le candidat unique des forces démocratiques.

Cette décision, selon la coalition des Rassembleurs, intervient après analyse approfondie des conclusions du processus initié par Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro, Archevêque, a écrit le regroupement bien que le candidat ait rempli toutes les conditions notamment le dépôt légal de son dossier Sous le N°01/CENI/EP-2020 du 08/01/2020 et versé intégralement sa caution à la Trésorerie du Togo sous le N°0021151 du 08/01/2020 pour participer au scrutin présidentiel.

Aussi, les Rassembleurs ont ajouté qu’ils ont tenu compte de la volonté populaire et celle de leurs militantes et militants qui ont souhaité la limitation du nombre de candidats et l’attachement qu’ils accordent l’avènement d’une nouvelle démocratie participative.

Après analyse de tous ces aspects, la coalition a jugé bon de privilégier l’intérêt de la nation en renonçant à sa participation à l’élection.

Il est à noter que la coalition des Rassembleurs n’est pas la seule formation politique qui a accordé son soutien au candidat des Forces démocratiques Gabriel Agbéyomé Kodjo. D’autres partis politiques notamment le NID, la CDPA, ont également manifestés leur soutien à la candidature du président du MPDD.

La Commission électorale nationale indépendante a annoncé 9 candidatures pour le compte de la présidentielle de 2020.

Nicolas K

 

 

La coalition des Rassembleurs soutient Agbéyomé Kodjo

 

La une des journaux parus ce mercredi 15 janvier 2020

La prochaine élection présidentielle tient le haut du pavé des journaux parus dans les kiosques ce mercredi matin.

« Présidentielles 2020 : l’heure du peuple a sonné », alerte le journal La Manchette à sa une. Au pied de page du journal, l’hebdomadaire porte un regard critique sur les 15 ans de gouvernance de Faure Gnassingbé. « 15 ans sous Faure : Sempiternelle gouvernance du contraire », affiche le confrère.

« Présidentielle 2020 : De quoi ont-ils si peur ?», s’interroge l’hebdomadaire Fraternité à sa une, avec à l’appui, l’image de Faure Gnassingbé assis sur son fauteuil présidentielle avec un regard plongé dans le vide.

« Présidentielle 2020 : La diaspora dénonce un processus illégal », note Liberté dans sa livraison N° 3082 de ce mercredi 15 janvier 2020. Le quotidien présage une « surprise désagréable qui attend l’opposition » lors du prochain scrutin présidentiel.

« 2020/Pour cause de candidature unique : le reliquat de la C14 part aussi en lambeaux », titre le journal Le Messager dans livraison de ce jour.

Focus Infos dans sa parution N°240 de ce mercredi, a consacré un dossier sur le dernier quinquennat de Faure et titre : « 2015-2020 : le mandat a-t-il été social ?»

Bien d'autres sujets sont à découvrir dans les colonnes de ces différentes parutions.

Godfrey Akpa

 

 

La une des journaux parus ce mercredi 15 janvier 2020

 

Pour Gabriel Dosseh-Anyron, Agbéyomé est le « Moïse » censé délivrer le peuple togolais

Depuis qu’il a été investi candidat unique de l’opposition pour le compte la présidentielle de 2020, Agbéyomé Kodjo ne cesse d’avoir des soutiens de la part des leaders de l’opposition togolaise.

Gabriel Dosseh-Anyron du parti Le NID vient également de jeter son dévolu sur le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD). Pour lui, le choix du Dr Agbéyomé Kodjo comme candidat unique de l’opposition est juste. Il va jusqu’à comparer l’ancien Premier ministre à Moïse, dans l’ancien Testament. Le président du parti Le NID estime que Dr Agbéyomé Kodjo est l’homme de la situation d’autant plus qu’il connait bien le régime.

« Agbéyomé Kodjo est comme Moïse au temps des pharaons. Moïse connait bien la maison. Il a vécu dans le palais royal. Et c’est lui que Dieu a choisi pour délivrer le peuple d’Israël. Dieu pourrait choisir quelqu’un qui n’a pas vécu chez les pharaons. Aujourd’hui, on nous choisit quelqu’un qui connait la maison et vous commencez par tirer sur lui. On a fait la même chose en 1993, s’agissant du Premier ministre Edem Kodjo. Moi-même j’étais parmi ceux qui le critiquaient. Nous avons souhaité que si c’est lui, un ancien qui a créé le RPT, on préfère qu’Eyadema reste au pouvoir pour que nous le bâtions plus tard. Et voilà qu’on est toujours là », a regretté Gabriel Dosseh-Anyron.

Ce leader politique promet de mettre tous les moyens possibles, toute son énergie pour que cette élection présidentielle débouche sur une alternance politique.

« Nous nous sommes engagés dans la dynamique. Et avec cette nouvelle dynamique qui accompagne le candidat Agbéyomé, je crois que rien ne peut nous bloquer. On ira jusqu’au bout et le candidat Agbéyomé sera proclamé président de la République togolaise », a déclaré Gabriel Dosseh-Anyron.

Selon le président du parti Le NID, ceux de l’opposition qui tirent à boulet rouge sur le candidat Agbéyomé « se trompent d’adversaire ». « M. Agbéyomé n’est pas l’adversaire des autres candidats déclarés des forces en lutte pour l’alternance », a-t-il souligné.

Rappelons que le parti le NID n’est pas le seul à apporter son soutien à la candidature d’Agbéyomé. La Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) de Mme Adjamagbo-Johnson soutient également le candidat unique de l’opposition. Certains candidats déclarés ont même renoncé à leur candidature pour travailler ensemble avec le candidat de Monseigneur Kpodzro. Il s’agit bien sûr de Kpodar Gamessou et Soter-Caïus Dovi…

Godfrey Akpa

 

 

Pour Gabriel Dosseh-Anyron, Agbéyomé est le « Moïse » censé délivrer le peuple togolais

 

Fulbert Attisso croit en l'alternance avec Agbeyomé

Dans une tribune rendu public, le président du parti « Togo Autrement » soutient le candidat des Forces démocratiques. L’acteur politique est persuadé que Mgr Kpodzro a trouvé l'antidote contre l'enchantement sous lequel gît le peuple togolais depuis des lustres. Selon Fulbert Atisso, la formule du prélat qui a abouti au choix qui a pris en compte un ancien du régime décrié plutôt que l'opposant le plus populaire est source de confusion dans le camp du pouvoir. A l’en croire, Agbéyomé Kodjo répond à la caricature des anciens caciques du régime et sont capables de trouver les failles pouvant le faire tomber à l’échéance de l’élection présidentiel. Lisez plutôt !

Enfin l'alternance est possible avec Mgr Fonoko Kpodzro et Agbéyomé Kodjo

Par Fulbert Sassou ATTISSO, Coordinateur général de la campagne d'Agbéyomé Kodjo

Cette aspiration que caresse depuis des lustres le peuple togolais va enfin se réaliser. L'alternance sera au rendez-vous le 22 février 2020, par les urnes. Mgr Kpodzro a trouvé l'antidote contre l'enchantement sous lequel gît notre peuple, qui vit sous une dynastie autocratique depuis 53 ans. Le vieux prélat, fort de sa foi, dure comme une graine de sénevé, acquise de ses 60 ans de vie sacerdotale, a proposé aux acteurs de l'opposition togolaise une démarche qui renverse la tradition politique à laquelle ils sacrifient tous les cinq (5) ans face a l'élection présidentielle. Au lieu d'envoyer dans la bataille électorale le candidat du plus grand parti de l'opposition, il a privilégié d'autres critères qui, dans son inspiration, sont plus prégnants et fondamentaux dans le contexte du Togo pour favoriser le changement de régime par des élections. En réalité, le choix de Mgr Kpodzro pour la présidentielle de cette année, s'il rompt avec une mentalité ancrée dans l'opposition, monte en épingle une idée qui circule depuis quelque temps au Togo et en Afrique.

" Pourquoi l'opposition togolaise ne présenterait-elle pas, pour une fois, à l'élection présidentielle un ancien baron du régime reconverti en opposant? " Dans les contextes politiques similaires à celui du Togo, l'alternance s'est faite à travers cette formule : choisir comme candidat unique ou principal de l'opposition un ancien du régime décrié plutôt que l'opposant le plus populaire. Le choix de M. Agbéyomé Kodjo par Mgr Kpodzro à l'issue de la dynamique que ce dernier a conduite pendant des mois avec plusieurs organisations de l'opposition répond à l'aggiornamento politique qui a permis au Sénégal, au Burkina- Faso et à d'autres pays dans lesquels le pouvoir était confisqué de se sortir d'affaire.

Les protestations suscitées par le choix de M. Agbéyomé Kodjo par Mgr Fanoko Kpodzro sont la preuve qu'une tradition a été bousculée, que des habitudes lointaines ont été touchées. Or les sociétés humaines sont hostiles aux changements d'habitudes et de pratiques, même si elles ont fait le constat que les vieilles habitudes ne les font pas avancer. Une chose au moins est certaine aujourd'hui, toutes les fois que les principaux partis de l'opposition ont soutenu dans la course à l'élection présidentielle l'opposant bon teint, le leader dont le parti est le mieux implanté, l'aventure à tourné court. 1998, 2003, 2005, 2010, 2015, toutes ces expériences malheureuses d'échecs à répétitions, avec la même formule, ne suffisent-elles pas pour nous faire comprendre que nous devons reformuler nos choix, changer nos mentalités et nos habitudes ? Pourquoi persister dans une tradition éculée qui a fait la preuve de son inadéquation avec le contexte politique togolais ? Peut-on faire la même chose et espérer des résultats différents?

La pertinence de la formule de Mgr Kpodzro, qui a choisi un ancien collaborateur du régime RPT, sur le compte duquel on a mis des drames nationaux, réside dans le fait que le Togo se trouve dans une problématique de l'alternance par les urnes dont la résolution ne peut venir des "grands opposants".

La réalisation de l'alternance nécessite des atouts qu'on ne peut retrouver que chez une catégorie bien précise d'opposants politiques. Ces pouvoirs dictatoriaux qui utilisent les moyens d'État, les réseaux internationaux et la relation avec les Etats puissants ont besoin d'être rassurés si jamais ils devraient envisager de passer la main. Pour les déboulonner, il faut disposer d'énormes moyens financiers et de relations de tous genres, toutes choses qui échappent aux opposants politiques classiques en Afrique. De plus, les acteurs de ces pouvoirs de dictature ont besoin de finir leurs courses dans la sécurité, sans aucune crainte de poursuite une fois qu'ils se retrouveront dans la peau du citoyen ordinaire.

M. Agbéyomé Kodjo, le candidat de Mgr Kpodzro répond à la caricature de ces anciens notables du Roi, qui connaissent les faiblesses du Palais royal et peuvent les utiliser pour supprimer la monarchie. Ce profil, il est indéniable qu'on ne pourrait pas le posséder sans qu'on ait offensé les autres. Toute la difficulté pour certains Togolais à accepter le choix du prélat s'explique par le passé de M. Agbéyomé Kodjo et certains événements douloureux qu'on lui attribue à tort ou a raison. Au demeurant, c'est sa participation au régime RPT qui lui a permis d'avoir été Premier ministre, Président de l'Assemblée nationale, et donc de pouvoir entrer dans le schéma des défaiseurs de Rois. Le dilemme est entier !

L'alternance est une nécessité en cette année 2020. Pour ce faire, nous devons nous faire violence pour accepter le renouveau que propose Mgr Kpodzro. Nous devons faire confiance à ce prélat et le suivre dans cette oeuvre de foi qu'il a acceptée, en dépit de son âge, de faire avec le peuple togolais. Sa mission est celle du Maître qui demande au pêcheur, exaspéré par une pêche infructueuse pendant toute la nuit, de jeter à nouveau le filet. Pourquoi l'opposition qui recherche l'alternance depuis 30 ans, étreinte par l'exaspération, refuserait-elle de suivre Mgr Kpodzro qui lui demande d'essayer encore, mais cette fois en désignant Agbéyomé Kodjo pour jeter le filet.

En définitive, qui ne reproche pas à M. Agbéyomé Kodjo sa participation au régime qui opprime les Togolais et les Togolaises depuis tant d'années ? Que valent ses réprobations devant l'intérêt du Togo? Nous dirons simplement " que celui qui n'a jamais péché lance le premier la pierre. " Il est aujourd'hui évident que si tout le monde, y compris les candidats les plus forts de l' opposition, rallie M. Agbéyomé Kodjo, nous parviendrons à faire l'alternance le 22 février 2020. Alors que faire ?

 

 

Fulbert Attisso croit en l'alternance avec Agbeyomé

 

Présidentielle 2020 : Les Forces du consensus démocratique annoncent de grandes manifestations populaires

Devant la presse ce mercredi à Lomé, les Forces du consensus démocratique composées d’organisations de la société civile, des partis politiques, des candidats déclarés et des citoyens sans étiquette, ont dénoncé les nombreuses irrégularités qui souillent le processus devant conduire à la prochaine élection présidentielle. Pour ces Forces, non seulement le processus électoral en cours est profondément vicié, mais aussi la nouvelle Cour constitutionnelle n’est conforme ni à la constitution ni à la loi organique. Mêmes les modifications de 26 articles de la Constitution du 14 octobre 1992 sont anticonstitutionnelles. Face à cette situation qui n’augure rien de bon pour la réalisation de l’alternance politique en 2020, les Forces du consensus démocratique sonne la remobilisation et annoncent de grandes manifestations dans les prochains jours. « 2020 doit être une année décisive ; l’année de la victoire du peuple togolais et non d’un clan contre un autre. La lutte qui va reprendre ne s’arrêtera qu’avec la victoire du peuple. Nous demandons à tous les fils et toutes les filles de la nation, au Togo et dans la diaspora, de se préparer pour de grandes manifestations populaires en vue de mettre fin à l’inacceptable et de concrétiser enfin les vœux de nos aïeux : faire du Togo l’Or de l’Humanité », indique la déclaration liminaire ayant sanctionné cette conférence presse. Bonne Lecture !

DECLARATION
Un processus électoral vicié.

Depuis le lancement du processus devant conduire à l’élection présidentielle de février 2020, la société civile togolaise n’a de cesse d’appeler à un scrutin plus transparent à même de garantir la vérité des urnes et d’aider à la construction d’une nation apaisée et tournée vers son développement. Mais en dépit de ces appels répétés, le pouvoir s’oppose obstinément à la mise en place de conditions d’intégrité électorale.

Les 3 et 4 janvier 2020, des OSC, des partis politiques et des candidats déclarés ont réitéré leur appel pour une élection présidentielle équitable mais à ce jour on constate toujours que :
- des citoyens n’ont pas pu se faire inscrire sur les listes et sont ainsi délibérément privés d’un droit constitutionnel
- sur plus d’un million d’âmes au sein de la diaspora, moins de 350 ont fait l’objet du recensement électoral
- le fichier électoral non audité reste la propriété exclusive du parti au pouvoir
- le vote par anticipation des forces de l’ordre véritable niche de fraude est maintenu
- les bulletins de vote ne sont pas authentifiés favorisant ainsi le bourrage des urnes
- le pouvoir refuse systématiquement et obstinément la proclamation des résultats BV par BV malgré les recommandations fortes des différentes missions d’expertise électorale étrangères qui précisent bien que cette disposition est indispensable pour garantir la transparence et la traçabilité des résultats.

Des distorsions juridiques gravissimes.

Outre ces entraves à un mode de régulation libre et démocratique de la vie politique de notre pays, on constate des distorsions graves de la Loi Fondamentale et de la Loi organique sur la Cour Constitutionnelle, perpétrées au plus haut niveau de l’Etat. Ainsi :
1. En recevant, le 30 décembre dernier, le serment de sept membres de la Cour constitutionnelle sur les neuf prévus par la Constitution, le Président de la République et la Présidente de l’Assemblée Nationale ont violé les articles 1er, 2, 92 et 100 de la Constitution togolaise, ainsi que l’article 3 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle. Le 23 décembre 2019, la révision de la Loi organique N°2004-004 du 1er mars 2004 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle a été faite en violation de l’article 92 de la Constitution.

En d’autres termes, à la création, les neuf membres de la Cour devaient tous prêter serment, sans exception aucune car la possibilité organisée par la loi organique pour une Cour de fonctionner en l’absence de quelques-uns de ses membres, ne peut être confondue avec l’acte de création de cette même institution qui ne peut souffrir d’aucune dérogation. Ensuite, les délais prescrits par la Constitution pour l’adoption des lois organiques n’ont pas été respectés et aucun décret d’application ne sous-tend l’adoption et la validation de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Cour.

Il y a donc eu de multiples distorsions juridiques qui ont accompagné la mise en place de la nouvelle Cour Constitutionnelle, or l’alinéa 2 de l’article 7 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle dispose que : « Tout manquement aux obligations prescrites par la présente loi organique constitue un acte de forfaiture ».

2. Par ailleurs, l’expert constitutionnaliste de la CEDEAO a proposé un avant-projet de révision de trois articles de la Constitution. Ce projet de trois articles fut régulièrement soumis par le gouvernement à l’Assemblée nationale mais au terme des amendements, les députés ont voté une loi de révision constitutionnelle de vingt-neuf articles.

Cette loi a été promulguée et publiée au journal Officiel de la République le 15 Mai 2019. Vingt-six cavaliers législatifs (article dont la révision a été introduite à titre individuel par un député) furent donc introduits, en violation de l’alinéa 1 de l’article 144 de la Constitution qui dispose que « l’initiative de la révision de la constitution appartient concurremment au Président de la République et à un cinquième (1/5) au moins des députés composant l’Assemblée nationale.

Sous le règne de l’illégalité et de l’impunité, l’histoire semble se répéter.

Au vu de ce qui précède, ne sommes-nous donc pas revenus aux tripatouillages constitutionnels, comme ceux du 6 février 2005 et à une Cour constitutionnelle aux ordres ?

Faut-il rappeler que Monsieur Faure GNASSINGBE a pris le pouvoir à la suite d’un coup d’Etat militaire suivi d’un coup d’Etat constitutionnel perpétrés les 5 et 6 février 2005 ? Faut-il rappeler que le 7 février 2005 il a prêté serment sur la Constitution tripatouillée promulguée la veille ? Le 26 février 2005, il fut contraint à la démission. Mais sous la supervision de la CEDEAO dont la probité a été mise en cause, les putschistes ont organisé, un coup de force électoral en vue de légaliser la prise de pouvoir.

Pourtant, selon l’article 148 de la Constitution du Togo, « toute tentative de renversement du régime constitutionnel par le personnel des Forces Armées ou de Sécurité publique, par tout individu ou groupe d'individus, est considérée comme un crime imprescriptible contre la Nation et sanctionnée conformément aux lois de la République ».

Les coups de forces électoraux, les violations des droits Humains, les entraves à la liberté d’expression et de manifester ont continué d’affliger la vie des citoyens. En août 2019, la modification au parlement de la loi N° 2011-010 du 16 mai 2011 relative aux conditions d’exercice de la liberté de réunion et des manifestations pacifiques publique consacre définitivement le caractère liberticide de ce régime et les injonctions des Nations Unies n’y ont rien changé. Les manifestations sont toutes systématiquement confinées et tout mode d’expression populaire « légalement » bâillonné par la nouvelle loi.

En définitive.

Pour les forces du consensus démocratique composées d’OSC, de partis politiques, de candidats déclarés, de citoyens de la diaspora et de citoyens sans étiquette, il est donc clair que :
- La Cour constitutionnelle n’est conforme ni à la constitution ni à la loi organique.
- Le processus électoral en cours est profondément vicié.
- Les modifications de 26 articles de la Constitution du 14 octobre 1992 sont anticonstitutionnelles.
Nous sommes aujourd’hui devant une situation juridique qui défie la raison, avec le gouvernement, le parlement et la Cour constitutionnelle dont les actes de violation des textes constituent une forfaiture. Toutes les forces démocratiques doivent unir leurs forces pour remettre le pays sur le droit chemin.

Peuple togolais l’heure de la remobilisation a sonné. La lutte est longue mais tu as accompli une grande partie du chemin. Déploie tes ressources propres pour te sortir de cette situation de servitude.
2020 doit être une année décisive ; l’année de la victoire du peuple togolais et non d’un clan contre un autre. La lutte qui va reprendre ne s’arrêtera qu’avec la victoire du peuple.

Nous demandons à tous les fils et toutes les filles de la nation, au Togo et dans la diaspora, de se préparer pour de grandes manifestations populaires en vue de mettre fin à l’inacceptable et de concrétiser enfin les vœux de nos aïeux : faire du Togo l’Or de l’Humanité.

 

 

Présidentielle 2020 : Les Forces du consensus démocratique annoncent de grandes manifestations populaires

 

Togo : Déclaration de biens et avoirs, la charité bien ordonnée…

L'Independant Express
Faure Gnassingbé et sa minorité pilleuse | Photo : RT

Bientôt, les hautes personnalités, les hauts fonctionnaires et autres agents publics devront déclarer leurs biens et avoirs. Une initiative qui vise selon les autorités le renforcement des diverses mesures législatives et réglementaires déjà prises dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la corruption ainsi que la promotion de la bonne gouvernance.

Les autorités devront donner l’exemple.

En novembre 2019, un projet de loi avait été adopté par le gouvernement pour la mise en œuvre de cette mesure. Toutefois, cette loi existait depuis toujours dans la constitution de 1992 (Article 145) mais aucun décret fixant les conditions de déclarations n’avait été établi jusqu’ici.

Le mercredi 01 janvier 2020, le projet de loi fixant les conditions de déclaration des biens et avoirs a été entériné par le parlement.

La loi adoptée définit les périmètres pratiques, la périodicité, le délai de prescription des infractions liées ou inhérentes à la déclaration et aux biens déclarés, les organes dépositaires, l’assiette de la déclaration, les délais et la procédure, le droit à l’information et les sanctions.

En dehors des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents publics professionnellement exposés à des risques de corruption, il est à noter que l’obligation de déclaration est élargie aux membres des bureaux des partis politiques et aux responsables d’organes de presse.

D’ici peu donc « Le président de la république, le premier ministre, les membres du gouvernement, le président et les membres du bureau de l’Assemblée nationale et du Sénat et les directeurs des administrations centrales et les entreprises publiques doivent faire devant la cour Suprême une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leur fonction » conformément à l’Article 145.

Néanmoins, des questions se posent. Cette loi existe depuis 1992 et ce n’est qu’aujourd’hui, plus de vingt-neuf ans après que le gouvernement adopte un projet de loi précisant les conditions de la déclaration des biens et avoirs.

Qu’est ce qui explique un tel dévouement subit pour la transparence au sein des administrations publiques ?

D’aucuns pensent que cette initiative du gouvernement togolais n’est que diversion. Une mesure prise pour faire bonne figure à l’international et se hisser au rang des pays réformateurs ; le classement du Doing Business en est un parfait exemple.

Malgré cette jubilation autour d’une supposée amélioration du climat des affaires, l’économie demeure dans un état morose et le citoyen ne voit aucune répercussion sur son revenu.

Espérons que les autorités et les hauts fonctionnaires seront en mesure de déclarer leurs biens, d’apporter une justification de la provenance des montants énormes sur leurs comptes.

Vivement que cette mesure ne se solde par un échec.

En rappel, il y a quelques années, l’OTR (Office Togolaise des Recettes) dans un communiqué invitait ses employés à déclarer leurs biens. Mais jusqu’alors rien n’a été fait dans ce sens ; ou du moins, la presse n’en a pas eu écho.

Plusieurs lois ont été adoptées dans ce pays mais n’ont jamais été appliquées. Espérons que ce projet de loi ne prolongera pas la liste puisque le Togo, dit-on bat le record de vote et d’adoption des plus belles lois du monde, mais reste le dernier pays à les respecter.

Source : independantexpress.net

 

 

Togo : Déclaration de biens et avoirs, la charité bien ordonnée…

 

Togo : Quels faits du bilan « Glorieux » des 15 ans de règne Faure Gnassingbé

27avril.com
Pas d’accès à l’eau potable dans la grande majorité des localités du Togo

Au Togo, dans bon nombre de localités, l’accès à l’eau potable n’est qu’un rêve lointain. A Adontéré sur la route de Kélékpé dans dans la préfecture de l’Ogou, par exemple, les jeunes filles sont obligées de creuser à certains endroits pour ramasser de l’eau boueuse impure. Pourtant avec un maigre 2 millions de FCFA, la population de cette localité pourrait avoir de l’eau potable. Rappelons que une telle modique somme de 2 millions de FCFA n’équivaut même pas à la valeur les chaussettes de Faure Gnassingbé!

Effondrement d’un immeuble à Lomé

Un immeuble de 5 étages s’est écroulé dans le quartier Sito-aéroport, non loin de la pharmacie aéroport, lundi 13 janvier 2020 à 17H30. Il y aurait eu des blessés.

Fait vérifié : Lorsque la corruption gangrène tout le système de gestion d’un pays, c’est fréquent d’avoir des drames de ce genre. Le Togo de Faure K.E. Gnassingbé est un exemple parfait de pays où la corruption est érigée en mode de gouvernance.

Cerise sur le gâteau : Ce même Faure Gnassingbé, après 15 ans de gouvernance calamiteuse, rempile pour un éventuel 4e mandat en février 2020.

Yeah, This is Togo !

Source : 27avril.com; Vidéos : Divers/ F.L+ F.K. / FB

 

 

Togo : Quels faits du bilan « Glorieux » des 15 ans de règne Faure Gnassingbé

 

Togo : La Sécurité Sociale vole aux éclats. Les Cotisations à la CNSS, le Goulot d’étranglement pour les employeurs

L'Independant Express
Ingrid Awade CNSS Togo
Ingrid Awadé et sa Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) | Infog : 27avril.com

S’il y a un secteur qui participe à la prospérité du pays et la résorption du chômage au Togo, c’est bien le secteur privé. Mais ce secteur semble être le parent pauvre de la législation en vigueur, entendu que les relations qu’entretiennent la Caisse nationale de sécurité sociale avec ses partenaires que sont les sociétés privées ne sont pas de nature à encourager celles-ci. Faute de répondre aux redressements et aux contrôles, les entreprises du privé sont souvent contraintes soit de mettre la clé sous le paillasson ou de faire recours à la fraude. La CNSS

Suivant la loi N° 2011-006 du 21 février 2011 portant code de sécurité sociale, les employeurs disposent de huit jours pour procéder à la déclaration des travailleurs une fois qu’ils sont embauchés. En effet, le point 1 de l’article 9 de ladite loi dit clairement « l’immatriculation du travailleur à la Caisse s’effectue obligatoirement à la diligence de l’employeur dans un délai de huit (08) jours à compter de la date de son embauche, sous peine de sanctions prévues à l’article 95 de la présente loi ». Ce qui montre clairement que tous les travailleurs devaient pouvoir bénéficier de l’application rigoureuse de cette disposition afin d’être couvert par la sécurité sociale en cas d’accidents professionnels.

Malheureusement, force est de constater que sur le terrain, la situation est tout autre et beaucoup d’emplois dans le secteur privé ne sont pas déclarés auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale. Si certains opérateurs évoquent les difficultés financières pour se dédouaner, d’autres pointent du doigt la lenteur dans les prestations de l’Institution, surtout en cas d’accidents professionnels. Les employeurs se retrouvent encore à prendre en charge les frais d’hôpital en attendant un hypothétique remboursement qui peut prendre des mois, voire des années. Même si on note une nette amélioration des services aujourd’hui, on dit souvent que celui qui a été mordu par le serpent craint le ver de terre. C’est surtout l’obligation qui est faite à l’employeur de prendre en charge les soins avant remboursement qui irritent plus d’un, ceux-ci estimant qu’il revient à la Caisse de prendre ses responsabilités, surtout lorsqu’ils sont à jour de leurs cotisations.

Au-delà de cette situation qui n’est pas incitative pour les dirigeants d’entreprise du secteur privé, la gestion dans les retards de cotisation constitue la véritable pomme de discorde entre les deux parties. En effet, l’article 17 de la loi N° 2011-006 dit que L’employeur est tenu, primo de verser la totalité des cotisations dues, notamment la part patronale et la part ouvrière dans les délais et selon des modalités fixées par arrêté du ministre de tutelle. Secundo, une majoration de cinq pour cent (5%) est appliquée aux cotisations qui n’ont pas été acquittées à la date limite d’exigibilité des cotisations définies à l’article 12 de ladite loi. Tertio cette majoration est augmentée de un pour cent (1%) des cotisations non acquittés par mois ou fraction de mois écoulé après l’expiration de trois (03) mois à compter de la date d’exigibilité des cotisations.

En récapitulatif, lorsque vous avez des arriérés de cotisations sociales, celles-ci sont frappés de majorations, qui elles-mêmes s’élèvent de mois en mois, et de façon indéfinie, et ce, jusqu’au jour où vous avez les moyens pour payer. Et là encore, vous n’êtes pas au bout de vos peines, car lorsqu’on vous aura calculé vos arriérés, frappés de majoration, si vous ne payez pas votre dette en une seule fois, des intérêts moratoires commencent à courir et lesdits intérêts aussi augmentent de mois en mois suivant le nombre de mois choisi par vous pour payer la totalité de vos dettes.

Et pour commencer le règlement, la loi actuelle exige que vous payiez au moins le tiers de la dette avant que le reste ne soit échelonné sur 24 mois au maximum, et exceptionnellement sur 36 mois. Et pour couronner le tout, au même moment que vous payez vos arriérés, vous êtes dans l’obligation de payer les encours, c’est-à-dire les cotisations du moment. Un véritable goulot d’étranglement qui ne cesse d’asphyxier les sociétés.

A l’analyse, on a l’impression de se retrouver dans un système de vol qui ne dit pas son nom, puisque vous pouvez facilement vous retrouver avec des majorations et des intérêts moratoires, qui, cumulés, dépassent même le montant principal de vos cotisations qui n’ont pas été payées dans le temps. Alors se pose la question de savoir si nous sommes toujours dans un système de sécurité sociale ou dans un capitalisme pur et dur.

Une petite enquête auprès de employeurs fait ressortir que ce sont les difficultés financières qui sont souvent à l’origine des défauts de paiement, mais la CNSS ne fait pas toujours le pas qu’il faut vers ses partenaires pour comprendre pourquoi la situation qui prévaut et qui justifie les retards. Même si votre compte cotisant a été correct dans le passé et que vous commencez par cumuler des retards, l’action de recouvrement se résume à une mise en demeure suivie d’une contrainte pour règlement.

Même s’il est vrai que la Caisse est dans le droit de réclamer ce qui lui est dû, on peut se demander s’il n’est pas plus indiqué d’œuvrer à préserver les emplois au lieu de pousser les employeurs à bout au risque de hâter la fermeture des structures. Certains employeurs pensent même que le partenaire social qu’est la Caisse met plus de moyens à réclamer les arriérés de cotisation qu’à répondre à ses obligations liées notamment au paiement des allocations familiales et surtout à la prise en charge directe des accidents de travail.

La CNSS n’est rien sans les sociétés privées et il est important que la sécurité sociale garde son aspect social. Loin de nous l’idée de prôner le refus de paiement des obligations des employeurs, nous pensons que les deux parties doivent trouver les moyens de garder et de pérenniser leurs relations afin que les assurés que sont les travailleurs puissent bénéficier des fruits de leur assurance.

Aujourd’hui, la Caisse ne va vers les partenaires que pour faire un contrôle. Il n’y a presque jamais des actions ciblées d’information et de formation, même si nous notons l’initiation du « Vendredi de la sécu » dont la participation est fixée à deux cent mille francs par personne.

Au lieu de s’occuper de la distribution de kits scolaires – même si c’est une action louable-, puisque nous ne savons pas si cela fait partie de ses obligations, la CNSS se doit de se pencher davantage sur les doléances de ses partenaires afin de rendre plus conviviales leurs relations et préserver ainsi l’emploi des travailleurs.

Il faut nécessairement que la loi soit revue pour les arriérés de cotisations ne tuent pas les entreprises. Tout le monde peut avoir les dettes, mais le plus important, c’est de prendre des engagements pour les payer.

Et dans ce cas, il est important de bénéficier d’une oreille attentive de la part de votre créditeur. Lorsque des sociétés, auparavant sérieuses, ont des difficultés, un accompagnement s’impose afin de les aider à se relever. La loi est faite par les hommes et pour les hommes. Et elles sont faites pour les servir et non les asservir, voire les engloutir.

L’autre paire de manche dans la gestion même de CNSS fera l’objet d’un dossier pour lequel nos investigations sont en cours. LA GESTION DE LA CAISSE NATIONALE DE SECURITE SOCIALE. A quel niveau le secteur privé est impliqué et quel est son rôle ? On apprend d’ailleurs depuis quelques temps que c’est la caisse qui a lancé la construction ode l’hôpital Saint Pérégrin qui est toujours sous terre et la CNSS est grand actionnaire de la Société Nationale des Boissons SNB qui a pris forme. Quel est donc le niveau de transparence dans le financement de ces nouvelles structures, nos investigations nous en diront plus.

Alfredo Philomena

Source : independantexpress.net

 

 

Togo : La Sécurité Sociale vole aux éclats. Les Cotisations à la CNSS, le Goulot d’étranglement pour les employeurs

 

Togo, Les Réalités du FNFI : 3,275 milliards FCFA après collectif budgétaire en 2019 et 2,969 millards FCFA pour 2020…Que fera-t-on des remboursements et où est l’inclusivité au final ?

Liberté Togo
Mazamesso Assih DG FNFI togo
La secrétariat chargé du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI), Mazamesso Assih | Infog : 27avril.com

Il est possible que Liberté ne parle pas une fois encore de cette structure censée aider les populations togolaises à lutter contre la pauvreté, si nous n’avions pas découvert une fois encore des incongruités qui indignent. Malgré la chasse aux mauvais payeurs ayant bénéficié des fonds de la finance inclusive, malgré les années de décaissement en faveur de cette structure, bien que les bénéficiaires remboursent avec des intérêts, pour la énième fois, le Secrétariat chargé du Fonds national de la finance inclusive (FNFI), Mazamesso Assih, a encore eu droit à une dotation budgétaire conséquente, mais incompréhensible. Le FNFI avale les dotations sans rien devoir au Trésor public. Une situation très anormale.

La ruée vers le FNFI et ses ailes marchantes s’est estompée depuis son avènement en avril 2014. En ce moment, l’élection présidentielle commandait au pouvoir de trouver une parade pour faire croire qu’il était soucieux du bien-être des plus pauvres. Et au fil des années, l’APSEF (Accès des pauvres aux services financiers), l’AJSEF (pour les jeunes), l’AGRISEF (à l’endroit des agriculteurs), l’expression « revolving » ont vu le jour. Mais les quelques poches de réussite doivent-elles occulter une réalité qui indigne ?

Si la Secrétaire d’Etat devrait être sincère, elle devrait dire avec exactitude d’abord le montant qui dort dans les comptes du FNFI et ensuite à quoi serviront in fine tous les remboursements avec les intérêts. Mais il est peu certain qu’elle se plie à cet exercice. Parce que beaucoup de questions risquent de la mettre très mal à l’aise, bien qu’elle soit connue pour avoir le verbe facile.

Dans des médias proches du pouvoir, on a commencé depuis un moment à utiliser l’argent du FNFI pour mettre en avant des poches de réussite chez quelques bénéficiaires. Sous forme de programme, comme si c’était l’essentiel. Mais on omet de dire les contours réels de ce fonds.

Sur tout capital consenti à tout bénéficiaire, il existe des intérêts à payer et une épargne à constituer. 5% et 8% d’intérêts selon les produits. Idem pour l’épargne. De façon pratique, en considérant par exemple que la FNFI prête 1 milliard FCFA aux bénéficiaires, ce montant doit générer après 6 mois d’activité 50 millions d’intérêts et 50 millions d’épargne. Pour ceux qui sont sous le régime des produits générant 5% d’intérêt et 5% d’épargne.

Pour le budget 2020, au 30 septembre 2019, soit à trois mois de la fin de l’exercice, 821,777 millions FCFA de dépenses totales avaient été réalisées. Mais quand un collectif budgétaire était passé devant « notre chère Assemblée nationale », la nouvelle dotation a été revue à…3,275.938 milliards FCFA ! On vous laisse le choix d’effectuer le « saut qualitatif » à réaliser en 3 mois ! De façon plus pointilleuse, il ressort que le collectif budgétaire a permis de faire passer les dépenses en capital qui étaient de 274,617 millions après 9 mois d’activité, à 2,638.026 milliards. Et pendant ce temps, les transferts courants pour lesquels le FNFI a été « inventé » stagnent à 500 millions FCFA. Et pour 2020 encore, il est prévu des transferts courants pour 500 millions. ENCORE !!!

La dernière fois que dame Assih Mazamaesso et sa structure s’étaient pliées à l’exercice de reddition de comptes, au minimum 30 milliards auraient été décaissés du Trésor public aux fins de prêts aux bénéficiaires. Sans compter les prêts de la Banque Mondiale. Faites les calculs pour dégager les intérêts générés sur le dos des pauvres bénéficiaires.

Les remboursements retourneront-ils un jour au Trésor public ?

Le FNFI serait-il devenu une banque virtuelle qui ne dit pas son nom ? Parce que l’inclusivité à l’endroit des pauvres, c’est de faire en sorte que ceux-ci sortent progressivement de la précarité. Mais si non seulement ils doivent rembourser le capital, mais aussi payer des intérêts dessus, alors on doit désormais parler d’une inclusivité « à la togolaise ».

La croissance inclusive parle de redistribution de la richesse nationale. Un système de transferts monétaires a été mis en place et des familles bénéficient de fonds non remboursables pour un soutien. Ce transfert s’inscrit dans les mêmes lignes budgétaires que les transferts courant au FNFI : aucune trace de remboursement n’apparaît dans les comptes du Trésor. Des structures aux contours juridiques bizarres (SOTRAL) bénéficient de transferts courants non remboursables. Et donc au nom de quelle logique des Togolais identifiés comme « pauvres » devraient-ils, eux, rembourser des transferts courants qui n’atterissent pas dans les caisses du Trésor public ?

Le bon sens, pour un gouvernement qui rebat les oreilles des populations avec un « mandat social difficilement identifiable », aurait été que les prêts consentis aux bénéficiaires soient assortis de clauses de réussite pour tous. Contre une garantie de non remboursement. Ce n’est qu’à ce prix que le mandat social fera sens.

Après les premiers prêts, on parle de « revolving », un système qui permet au FNFI de s’auto-suffire et d’octroyer d’autres crédits. Soit. Mais à terme, tous les milliards décaissés dans les budgets successifs depuis 2014 et qui continuent retourneront-ils au Trésor public ??? Là est toute l’interrogation.

Des gens se disent « élus du peuple », mais n’ont jamais le temps de s’intéresser aux décaissements budgétaires en profondeur. Et c’est lors des élections, surtout présidentielles que les populations découvrent que leurs « élus » n’ont que faire du contrôle de l’action gouvernementale. Pour eux, c’est comment faire pour être bien vus par le pouvoir central. Et être « renommés » aux prochaines législatives.

Godson K.

Source : Liberté (libertetogo.info)

 

 

Togo, Les Réalités du FNFI : 3,275 milliards FCFA après collectif budgétaire en 2019 et 2,969 millards FCFA pour 2020…Que fera-t-on des remboursements et où est l’inclusivité au final ?

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