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Togo:Présidentielle de 2020 - Classes préparatoires - Le désir de sagesse - vérité -connaissance

Est-il vrai de dire que l'homme a des désirs quand l'animal n'a que des besoins ?

phrase à méditer sur la vie

Je vous prie à tous les partis politiques de revisiter ce lien: https://www.youtube.com/channel/UC3nbgW7-4bgeixmUIT6ROvQ vous même avant de prendre des bonnes décisions.

La Parole efficace de "Efo Beto Basile"

 

 

Togo:Présidentielle de 2020 - Classes préparatoires - Le désir de sagesse - vérité -connaissance

 

Présidentielle 2020/ Prof. David Dosseh: « Le FCTD ne donnera pas de consigne de vote »

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) n’apporte son soutien à aucun candidat de l’opposition en lice pour la présidentielle de 2020.

Selon les responsables du FCTD, même si le but ultime de leur lutte c’est d’obtenir l’alternance politique en 2020, ils n’ont pas pour mission de s’aligner derrière un quelconque candidat de l’opposition ou de lui apporter leur soutien.

Pour Prof. David Dosseh, 1er porte-parole du Front, le seul rôle qu’ils peuvent jouer, en tant qu’acteurs de la société civile, c’est de lutter pour que le cadre électoral soit amélioré, afin que tous les candidats soient sur le même pied d’égalité.

« Nous estimons qu’au sein de l’opposition il y a des valeurs. Chaque candidat va se battre pour permettre au peuple togolais d’obtenir sa liberté. Mais en tant qu’organisation de la société civile, ce que nous comptons faire, c'est de veiller à ce que tous ceux qui se réclament de l'opposition puissent travailler d’une certaine manière afin de mutualiser leurs forces sur le terrain. Le Front Citoyen Togo Debout ne s’alignera derrière aucun candidat de l’opposition », a-t-il souligné.

Prof David Dosseh estime que c’est au peuple togolais de faire son choix dans les urnes. « Nous estimons qu’aujourd’hui, il y a plusieurs candidats des forces démocratiques qui se sont prononcés, une fois que les candidatures seront validées, il reviendra au peuple togolais de choisir. Le FCTD ne donnera aucune consigne de vote », a-t-il conclu.

Godfrey Akpa

 

 

Présidentielle 2020/ Prof. David Dosseh: « Le FCTD ne donnera pas de consigne de vote »

 

La une des journaux parus ce jeudi 16 janvier 2020

Plusieurs sujets sociopolitiques font la une des journaux parus dans les kiosques ce jeudi matin.

« Processus électoral vicié : Les Forces du consensus démocratique dénoncent des distorsions juridiques », titre le quotidien Liberté à sa une. « Des manifestations de contestation annoncées », poursuit le confère.

Le journal jugé proche de l’opposition dézingue le prochain sommet sur le trafic des faux médicaments qui se tiendra les 17 et 18 janvier à Lomé. Selon le quotidien Liberté, cette rencontre à laquelle plusieurs chefs d'Etat africains prendront part n’est que du « folklore, gaspillage de fond en perspective, diversion …»

« Aux grands maux, les grands remèdes : L’entêtement du régime pousse les Forces du consensus démocratique à reprendre les manifestations populaires », affiche Le Changement. L’hebdomadaire évoque également dans ses colonnes, « les atouts de Messan Agbéyomé Kodjo » pour le compte de l'élection présidentielle en vue.

« Présidentielle 2020 : Les soutiens d’Agbéyomé Kodjo se manifestent », informe Le Bâtisseur.

Au moment où le journal Wara Les Vainqueurs proclame Faure Gnassingbé « favori » parmi les « neuf candidats dans les starting-blocks », l’hebdomadaire La Nouvelle Tribune, lui, évoque « ce qu’il faut craindre » à la présidentielle de 2020.

Godfrey Akpa

 

 

La une des journaux parus ce jeudi 16 janvier 2020

 

Négociations ACP-UE : Robert Dussey a échangé avec Samira Rafaela

Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a échangé avec Samira Rafaela, membre du parlement européen dans le cadre des négociations ACP-UE en cours.

Samira Rafaela a confié avoir eu un échange productif avec le ministre togolais des Affaires étrangères, également négociateur en chef des pays ACP. Selon la diplomate, l’UE et l’Afrique ont un énorme potentiel partagé. Et elle compte travailler bientôt sur un partenariat plus équitable.

Pour rappel, les pays d'Afrique, Caraïbes et Pacifique sont signataires avec l'UE des accords de Lomé et de Cotonou. Il s’agit d’un accord commercial entre la Communauté économique européenne (CEE) et les 46 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.

En termes de bilan, le négociateur en chef Robert Dussey a confié que l’accord de Cotonou qui a relayé les Conventions de Lomé dans l’histoire du partenariat ACP-UE est globalement positif en matière d’aide au développement.

Cependant, a-t-il poursuivi, il n’a pas tenu ses promesses sur le plan des échanges commerciaux, des investissements et du progrès économique.

« Le commerce bilatéral entre les ACP et l’UE est aujourd’hui largement déséquilibré au profit de l’Europe. Cette vérité de fait, on n’a pas besoin d’être un économiste ni sortir de l’Université de Harvard pour le savoir. Mieux, les deux parties ont conscience de cette vérité », a indiqué le ministre togolais des Affaires étrangères.

Selon les informations, l’accord qui prend compte les négociations en cours s’achève février prochain. Le futur accord touchera plusieurs domaines notamment la démocratie et les droits de l’homme, la croissance économique et l’investissement, le changement climatique, l’éradication de la pauvreté, la paix et la sécurité, la migration et la mobilité

 

 

Négociations ACP-UE : Robert Dussey a échangé avec Samira Rafaela

 

Le ministère de la Justice satisfait de son bilan 2019

Le ministère de la Justice a exécuté à 100% les activités inscrites dans sa lettre de mission au titre de l’année 2019. C'est en tout cas, ce qu'indiquent les premiers responsables de ce ministère dans le bilan de l'année 2019 présenté à la presse ce mercredi.

Le ministère de la Justice, se félicite entre autres, de la création de cinq nouvelles maisons de justice, de la finalisation de la construction du tribunal de Sokodé, du vote du nouveau code de l’organisation judiciaire, de l’opérationnalisation du tribunal de commerce de Lomé, et de la tenue d’audiences publiques permettant de traiter un nombre considérable de litiges, ainsi que de la poursuite de la réforme du système carcéral ou l’actualisation de la Politique Nationale de la justice (PNJ).

Ce ministère dit avoir lancé au cours de l’année 2019, deux concours de recrutement d’auditeurs de justice et de greffiers, ainsi que des délivrances foraines de certificats de nationalité à différentes couches de la population.

Le département annonce aussi la concession de 25% de parts de marchés publics aux jeunes et femmes entrepreneurs, conformément aux instructions du Président de la République, Faure Gnassingbé.

En termes de perspectives, notamment pour l'année 2020, le ministère dirigée par Pius Agbetomey compte opérationnaliser les maisons de justice nouvellement créées, mettre en œuvre la nouvelle organisation judiciaire, et procéder à l’élaboration du nouveau code de procédure pénale.

Le ministère de la Justice a réaffirmé son engagement à poursuivre les efforts pour relever les défis juridiques et judiciaires pour faire face au foncier au Togo.

Raphaël A.

 

 

Le ministère de la Justice satisfait de son bilan 2019

Nourredine Aboubacar sauve Agoè d’un drame

N’eût été le courage de Nourredine Aboubacar, Agoè, banlieue nord de Lomé, serait victime d’un drame qui pourrait plonger tout le pays dans l'émoi.

Le 8 janvier dernier, l’ancien station-service Shell Agoè, rebaptisée T-Oil prenait feu. Pris de panique devant le feu, le personnel prenait déjà la clé des champs.

Nourredine Aboubacar, très courageux garçon, descendit de sa moto, puis à l’aide des extincteurs dont disposait déjà la station-service, a pu arriver à maîtriser le début d’incendie. Le brave garçon sera aidé plus tard par un pompiste.

Le jeune Togolais, grâce à cet acte courageux, a pu, non seulement sauver cette station-service du pire mais aussi les habitations environnantes. Car on se rappelle encore des pertes en vies humaines et des dégâts importants causés en octobre 2017, par l’explosion d’une station-service à Accra, au Ghana voisin.

Edem A.

 

 

Nourredine Aboubacar sauve Agoè d’un drame

 

Eric Dupuy : « Le langage de la candidature unique de l’opposition est démobilisateur »

Intervenant ce jeudi sur les ondes de Radio Victoire Fm, dans l’émission Audi-Actu, Eric Dupuy de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) est revenu sur le choix d’Agbéyomé Kodjo comme étant candidat unique de l’opposition. Il a désapprouvé la démarche de Mgr Kpodzro ayant conduit à la désignation de l’ancien Premier ministre.

Pour le Secrétaire national à la communication de l’ANC, le débat autour de la candidature unique est complètement stérile et futile. Même l’idée de la candidature unique de l’opposition est totalement « saugrenue ». Et cela créé la confusion et démobilise les Togolais.

Le bras droit de Jean-Pierre Fabre ne comprend toujours pas pourquoi l’on parle encore de candidature unique de l’opposition alors que le scrutin uninominal à deux tours est désormais un acquis.

« Au lieu de nous organiser pour que les gens aillent voter massivement et que l’alternance soit une réalité, nous nous sommes en train de nous diviser sur le sexe des anges. Pour moi, il n’y a pas une question de personne. Car, nous avons toujours dit depuis très longtemps que nous sommes pour une pluralité de candidature de toute l’opposition de manière à ce que les populations puissent choisir leur candidat unique au premier tour et que toutes les forces démocratiques se retrouvent derrière ce candidat au deuxième tour. C’est ce qui se passe d’ailleurs dans toute démocratie.

Malheureusement, cette idée folle et saugrenue de la candidature unique de l’opposition a semé la zizanie au sein du peuple togolais. Le langage de la candidature unique de l’opposition est démobilisateur. Car en continuant par tenir ce langage, nous sommes en train d’ouvrir une voie très large au régime en place », a souligné Eric Dupuy.

Et de poursuivre : « Du moment où il y a un seul candidat de l’opposition et un seul candidat du pouvoir, le débat se résume à un seul tour. C’est comme si nous demandons en même temps une chose et son contraire. C’est saugrenu ».

Selon lui, c’est totalement « inadmissible » que dans un pays où prône la démocratie, une « tierce personne » s’arroge le droit « d’imposer son candidat à l’ensemble de la classe politique togolaise ».

Au passage, Eric Dupuy précise que les candidats Agbéyomé Kodjo et Jean-Pierre Fabre ne sont pas des « ennemies ». Il estime que le courant passe bien entre les deux leaders politiques.

Suivez plutôt !

 

 

Eric Dupuy : « Le langage de la candidature unique de l’opposition est démobilisateur »

 

Présidentielle 2020 : Mme Adjamagbo-Johnson nommée « porte-parole » du candidat Agbéyomé Kodjo

Les choses se précisent au sein du staff du candidat unique de l’opposition, Dr Agbéyomé Kodjo. Dans un communiqué rendu public ce jeudi 16 janvier 2020, l’ancien Premier ministre a désigné Mme Adjamagbo-Johnson comme son porte-parole dans le cadre de l’élection présidentielle en vue. Bonne lecture !

ORGANISATIONS MEMBRES DE LA DYNAMIQUE MONSEIGNEUR PHILIPPE FANOKO KPODZRO


COMMUNIQUÉ N°002

Il est porté à la connaissance de toutes les militantes et militants des formations politiques membres, des membres associés, des partenaires, des organisations et associations de la société civile, de toute la population togolaise ainsi que de tous les sympathisants de la dynamique entreprise sous l’égide de Monseigneur Philippe KPODZRO pour l'alternance politique au Togo en 2020, que Madame Brigitte Kafui ADJAMAGBO-JOHNSON est nommée ce jour, en qualité de Porte-Parole du candidat unique de l’opposition Monsieur Agbéyomé Messan KODJO.


Subséquemment, le candidat Agbeyomé Messan KODJO demande à toutes les formations politiques membres, à tous les membres associés, à tous les partenaires, à toutes les organisations et associations de la société civile, à tous les sympathisants ainsi qu’à toutes les forces vives du pays, de bien vouloir diligemment apporter leurs entiers soutiens et leurs pleines contributions à la réussite et à la sérénité de la mission de Porte-parole pour laquelle est nommée Madame Brigitte Kafui ADJAMAGBO-JOHNSON.

La présente nomination prend effet à compter de ce jour.

Fait à Lomé, le 16 janvier 2020

SIGNE

Le candidat Unique de l’opposition

Agbeyomé Messan KODJO

 

 

Présidentielle 2020 : Mme Adjamagbo-Johnson nommée « porte-parole » du candidat Agbéyomé Kodjo

 

Les populations de la commune de Barkoissi en colère

La tension monte dans la nouvelle commune de Barkoissi (600 km au nord de Lomé, préfecture de l'Oti). Les populations de cette localité sont actuellement en colère. Elles demandent aux autorités de bitumer le tronçon Kara-Dapaong.

Jeudi matin, c'est toute la commune qui était sortie pour exprimer son ras-le-bol et dénoncer l’indifférence notoire des autorités du pays. Ces populations dénoncent l’état délabré de la voie Kara-Dapaong qui traverse leur nouvelle commune, et qui devient très poussiéreuse en ces périodes d’harmattan (dans la partie septentrionale du pays).

Pour attirer l’attention des autorités sur la situation, les habitants de cette commune ont tout simplement bloqué la circulation hier. Ils ont immobilisé tous les véhicules qui passaient et obstrué la voie avec de grosses pierres et des pneus usés.

« On ne veut plus se laisser faire. Cela fait longtemps que nous attirons l’attention des autorités, mais toujours rien. Il nous revient maintenant d’agir pour leur faire comprendre qu’on souffre trop ici à cause de la poussière, surtout en ces périodes d’harmattan », a lancé un manifestant.

Notons que la commune de Barkoissi est l’une des localités d'où viennent plusieurs barrons du régime RPT-UNIR. Le député Noël De Poukn ne dira pas le contraire.

Après 50 ans de gouvernance, cette localité est devenue un véritable cachot de désespoir.

Godfrey Akpa

 

 

Les populations de la commune de Barkoissi en colère

 

Présidentielle 2020 : Agbéyomé Kodjo reçoit de nouveau un soutien

Bien que décrié par certains de ses camarades de l’opposition, ainsi qu’une frange partie des Togolais, Agbéyomé Kodjo, désigné candidat unique des forces démocratiques du Togo par Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, continue par enregistrer des soutiens pour la présidentielle de février prochain.

Le mouvement des indépendants Pour la Citoyenneté Togolais (PCT), dans un communiqué rendu public ce jeudi 16 janvier 2020, « apporte officiellement » son soutien à l’ancien Premier Ministre pour la présidentielle en vue.

« A cet effet, il appelle toutes les populations togolaises, profondément désireuses d'une alternance démocratique dans ce pays, d'œuvrer chacun à son niveau pour l'aboutissement de cette alternance », précise KOLANI Bineng Gaston, le Porte-Parole du PCT.

Malgré que le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) soit rejeté par certains opposants comme étant le candidat unique choisi par l’Archevêque émérite de Lomé, il bénéficie quand même des soutiens au sein de l’opposition.

On peut citer la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), dont la secrétaire générale Brigitte Adjamagbo-Johnson vient d’être désignée Porte-Parole d’Agbéyomé Kodjo. A cette liste on peut également retrouver Soter-Caius Dotégan Dovi, les Démocrates Socialistes Africains(DSA), etc.

Edem A.

 

 

Présidentielle 2020 : Agbéyomé Kodjo reçoit de nouveau un soutien

 

L’OTR met en place le e-foncier pour procéder aux formalités foncières

E-foncier, la nouvelle plateforme digitale de l’Office togolais des recettes (OTR) a été lancée ce 16 janvier à Lomé, au siège de cette régie financière. Dédiée aux notaires et aux géomètres, cette plateforme va permettre de dématérialiser les procédures foncières et contribuer à l’amélioration du climat des affaires.

Cette nouvelle plateforme digitale, en effet, rendra la tâche un peu plus aisée aux notaires et géomètres. Selon le commissaire des Impôts à l’OTR Adoyi Essowavana, ce nouveau service permettra aux partenaires tels que les notaires et les géomètres de procéder à toutes les formalités sans se déplacer.

« Aujourd’hui avec le e-foncier, le notaire n’a pas besoin de se déplacer. Il fait la réquisition en ligne, le droit est liquidé par l’administration fiscale aussi en ligne, il a l’information et procède aussi au paiement en ligne, l’administration a aussi l’information automatiquement après le paiement. A partir de ce moment, l’administration fiscale procède aux formalités de mutation totale », a-t-il ajouté.

A en croire le commissaire Adoyi Essowavana, le requérant peut donc passer aux bureaux de l’OTR retirer son titre foncier en un temps record. Dans l’espace de 3, 4 ou 5 jours.

Du son côté, Me Tsolégnanou Koffi, Président de la Chambre nationale des Notaires du Togo, salue une innovation « qui va impacter la position du Togo dans le classement de la Banque mondiale », « un outil efficace » qui va rendre leur travail encore plus aisé.

Edem A.

 

 

L’OTR met en place le e-foncier pour procéder aux formalités foncières

 

Togo : Réouverture prochaine de la Prison d’Agombio, un Goulag sous les tropiques.

L'Alternative
Faure Gnassingbé suit les traces de son criminel de père. Il va rouvrir la tristement célèbre prison d’Agombio, un lieu inhumain où le sinistre Etienne Éyadema alias Gnassingbé envoyait ses opposants politiques se faire torturer et abuser avant de les disparaître à jamais. La présence de ce lieu sordide et les histoires de cruauté et de la sauvagerie du régime sanguinaire d’Éyadema ont été révélées aux Togolais lors de la Conférence Nationale Souveraine dans les années 90 | Photo : RT

Les signes d’un recul en matière de droits de l’homme sont de plus en plus visibles au Togo sous le règne éternel de Faure Gnassingbé. Lors du dernier passage du gouvernement togolais devant les instances des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, il a été clairement demandé aux autorités de Lomé la fermeture sans condition de la prison civile de Lomé qui ne répond plus en rien aux critères d’une maison carcérale. Quelques mois après le retour de Genève, aucune décision n’est toujours prise pour la prison civile de Lomé. Bien évidemment, on ne ferme pas une prison de plus de 4000 voire 5000 détenus en un mois.

En parvenant au pouvoir au prix du massacre d’un millier de ses compatriotes, selon un rapport de la FIDH, Faure Gnassingbé a inauguré un cycle de violences politiques et de violations systématiques des droits de l’homme. La répression aveugle des manifestations des partis politiques de l’opposition et de la société civile, les restrictions en termes de libertés de manifestations, les bastonnades de tous genre, les expéditions punitives, les assassinats de mineurs et d’élèves, parfois à bout portant par les militaires, les bavures dans la lutte contre le carburant de contrebande, sont devenus des faits ordinaires. Ces dérives se sont amplifiées depuis les évènements du 19 août 2017 et la répression d’abat exclusivement sur des communautés cibles, notamment à Sokode, Agoè-ZongoBafilo, Mango, Kpalime-Zongo etc.

Dans ces localités, des militaires déployés en masse continuent de se livrer à des exactions dans l’impunité et le silence total. La stratégie de la terreur est en marche et Faure Gnassingbé, c’est l’homme qui gouverne avec une main de fer dans un gant de velours. Plus l’envie de s’éterniser au pouvoir est grande, plus tous ceux qui veulent se mettre au travers de cette ambition maladive sont réduits à néant. Le locataire de la Marina ne blague pas avec le fauteuil présidentiel, même si certains naifs de la scène politique continuent de baigner dans leurs illusions.

Pour y rester le plus longtemps possible, tous les moyens sont bons, y compris la réouverture prochaine d’une prison de triste mémoire, un lieu lugubre comparable au camp Boiro en Guinée Conakry sous Ahmed Sekou Touré ou aux goulags en Russie au temps du règne absolu de Staline. Réouverture prochaine du camp de concentration de Kazaboua-Agombio, symbole d’un durcissement du régime L’idée de la réouverture de ce camp de redressement remonte au mois de mars 2014. A l’époque, un certain Christian Trimua, alors Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Justice, chargé des Relations avec les Institutions de la République, accompagné du Directeur général de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion et d’un officier des FAT, s’étaient rendus sur le site situé entre Agombio et Kazaboua pour visiter les vestiges. A cette époque, des rumeurs faisaient déjà état de la réhabilitation de ce site. Elles se sont révélées des clameurs depuis quelques mois. En effet, ce site qui symbolise la terreur du règne de Gnassingbé Eyadema, est entièrement réhabilité. Les travaux ont été dirigé dans la discrétion par les FAT et supervisés personnellement par le ministre de la Défense et des Anciens combattants Faure Gnassingbé qui, selon plusieurs sources, se serait déjà rendu par deux fois sur le site. « La prison est totalement reconstruite avec à certains endroits des cellules VIP. Le site est gardé en permanence par les militaires », nous a confié une source sous le sceau de l’anonymat, qui ajoute ne pas savoir les tenants et aboutissants de ce projet. Pour la petite histoire, sous le règne du parti unique et sans partage du général Gnassingbé Eyadema, il a été créé dans cette localité entre les villages Kazaboua et Agombio dans la préfecture de Sotouboua, un camp de redressement où plusieurs dizaines de Togolais (les chiffres sont toujours inconnus) ont été déportés, torturés jusqu’à ce que mort s’en suive.

Il suffisait de s’opposer au règne du timonier ou d’être soupçonné de déloyal pour se retrouver dans cet enfer sur terre. Les gens étaient non seulement détenus, mais aussi contraints à faire des travaux forcés dans les champs avec l’argument selon lequel l’Etat n’avait pas les moyens de nourrir les prisonniers. L’horreur de cet lieu a été révélée dans un rapport terrifiant de la CNDH a l’époque avec pour titre « La stratégie de la Terreur ». Ce rapport accablant et terrifiant produit par la CNDH, une institution mise en place par le régime lui-même, a mis en relief les pires tortures et atrocités qui étaient infligées aux détenus à cet endroit.

Ce centre de concentration et de redressement, symbole de toutes les exactions était placé dans un premier temps sous les ordres du général AkawiluSizingWalla, à l’époque jeune officier et plus tard du colonel Atoeme, lui aussi jeune officier. Les survivants de cet enfer ont décrit à la Conférence Nationale Souveraine et devant les caméras du monde entier les pires traitements inhumains et dégradants dont ils étaient victimes. Agombio dans la préfecture de Sotouboua et Otadi dans le Wawa furent les pires endroits de torture sous le règne du général Gnassingbé Eyadema. Le rapport de la CNDH sur cet enfer sur terre peut toujours être remis à l’ordre du jour pour ceux qui n’ont pas entendu parler de ces sinistres endroits.

Le fait même de réhabiliter le camp de redressement de Kazaboua Agombio est un symbole de la nature répressive que prend le régime de Faure Gnassingbé. Pourquoi remettre en était cette prison maintenant? Est-ce une alternative à la prison civile de Lomé dont la fermeture est exigée par les Nations Unies ou le locataire de la Marina mijote une opération dont lui seul connait les secrets? Selon des sources concordantes, Faure Gnassingbé dont le 4è mandat tant recherché est sous le feux des critiques, envisagerait une fois frauduleusement réélu une lutte sans merci contre la corruption, histoire de sacrifier quelques barons à qui lui-même a permis de s’enrichir, pour calmer la colère des partenaire mais aussi dans l’espoir de décrocher le MCC. Il serait alors envisagé la mise en accusation de quelques voleurs de la République, à l’image de ce que fait actuellement Ali Bongo Ondimba dans son entourage. Dans cette optique, plusieurs dossiers sont actuellement diligentés par la fameuse HAPLUCIA.

Les barons qui seront ciblés par cette opération mains propres risquent de se retrouver dans cette nouvelle prison à Kazaboua-Agombio surtout que plusieurs cellules VIP sont construites à l’intérieur. Il n’est donc pas exclu que parmi ceux qui se sont vachement enrichis et se battent actuellement pour la réélection frauduleuse de Faure Gnassingbé, certains se retrouvent demain à Agombio loin de leurs familles, leurs résidences de luxe, leurs maitresses, leurs milliards et leurs voitures de luxe. En attendant que ces informations se confirment, il impérieux que les organisations des droits de l’homme, les politiques et les leaders d’opinion s’insurgent et alertent l’opinion nationale et internationale sur le danger de la réouverture de cette prison, symbole des pires formes de traitement inhumains et dégradants. Que ferait l’opinion internationale si d’aventure un dirigeant allemand ou polonais choisit de rendre opérationnel le camp Auschwitz ou les goulags? Agombio était un goulag sous les tropiques, et ne serait-ce pour ça, il est impensable qu’on puisse rouvrir cette prison.

FerdiNando

Source : L’Alternative

 

 

Togo : Réouverture prochaine de la Prison d’Agombio, un Goulag sous les tropiques.

 

Togo, Cour d’appel de Lomé : Quand le Procureur général Gnambi Garba Kodjo passe outre un acte d’appel et fait déloger des citoyens

Liberté Togo
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Le procureur véreux Gnambi Garba Kodjo (insertion, haut, gauche) dans ses œuvres | Infog : La Nouvelle

Les affaires civiles sont-elles désormais la chasse gardée du Procureur général près la cour d’appel de Lomé ? Et même si, les dispositions légales auraient-elles changé pour permettre à un magistrat, fut-il Procureur général, d’escalader un acte d’appel consécutif à un jugement et faire déguerpir un citoyen ? La gangrène judiciaire continue de s’étendre dans le silence du ministre de la Justice, Pius Agbétomey.

Si c’était un simple juge qui se rendait coupable de l’acte auquel nous avons été confronté, il est certain que ce magistrat serait accusé d’avoir violé la déontologie du métier de juge. Mais quand certains juges sont parachutés à des postes du fait de la politique, leur culpabilité, bien que démontrée, est souvent banalisée.

Mardi 27 septembre 2019, quartier Agoè. Trois huissiers accompagnés des forces de l’ordre débarquent au domicile de Ahiandjipe Komlan, fils de dame Awouilla Hanou qui aurait acquis la parcelle dans les années 80. Ils ont fait sortir les occupants au motif que la justice aurait tranché en défaveur du propriétaire de l’immeuble. Mais après que la Gendarmerie a écouté, documents à l’appui le sieur Ahiandjipe Komlan et deux autres familles, les gendarmes eux-mêmes ont aidé ces familles à réintégrer leurs domiciles.

Près de trois semaines après l’incident, des agents de la DCPJ embarquèrent M. Ahiandjipe Komlan dans la rue, direction la cour d’appel, dans les bureaux de Gnambi Garba Kodjo, Procureur général. Ce dernier lui reprocherait d’avoir réintégré son domicile avec l’aide de la gendarmerie. Et, comble de l’étonnement de la part d’un juge, Gnambi Garba demanderait au sieur Ahiandjipe Komlan de négcier avec la partie adverse, selon ce que nous avons appris.

Mais à la prochaine rencontre dans les bureaux de gnambi Kodjo Garba, celui-ci aurait référé les parties à son 1er Substitut, le juge Bidassa Symphorien qui ne voulait rien entendre, sinon que la partie adverse détiendrait les papiers prouvant qu’elle a gagné tous les procès jusqu’à la cour suprême. Le 1er Substitut aussi a réitéré le besoin de négociation c’est-à-dire que Ahiandjipe accepte de redonner à la partie adverse la moitié du lot acquis). Mais quand enfin ce juge a pris la peine de regarder les documents du sieur Ahiandjipe Komlan, il aurait demandé que tout le monde « mette la balle à terre ». Parce qu’il aurait vu l’acte d’appel toujours pendant devant la cour d’appel. Ce que son supérieur, le Procureur général refuse d’admettre. Pourquoi ?

Peu de temps après la rencontre, une autre convocation, toujours du Procureur général, mais plus menaçante, est adressée au sieur Ahiandjipe. Le procureur général le menacerait d’arrestation au cas où il ne déguerpissait de sa propre maison. A son avocat, le Procureur général aurait dit qu’il devrait sortir de la maison, puis demander une réintégration. Comme si Gnambi Garba devrait accomplir coûte que coûte une mission d’honneur, pour on ne sait qui ! La partie adverse, pour convaincre le Procureur, aurait sorti une attestation de non appel N°624/19 datant du 25 octobre 2019 et signé par N’Wini Lantam, pour le greffier en chef de la cour d’appel.

A peine le sieur Ahiandjipe Komlan se préparait à sortir que la partie adverse a envahi la maison, et loué presque toutes les chambres. C’était le 15 novembre 2019. La Procureur a été mis au courant, mais n’aurait pas réagi. Et depuis, le sieur Ahiandjipe se démène pour réintégrer sa maison.

Et si les accusations contenues dans une certaine plainte étaient justifiées ?

Nous avons pu mettre la main sur l’acte d’appel dont parle le sieur Ahiandjipe Komlan. Tout comme le jugement N°4287/2011 du 2 décembre 2011. Effectivement, il existe et porte les noms d’acquéreurs dont dame Awouilla Hanou en tête. Il a été formulé le 27 juillet 2012 à 10heures 30 minutes.

« Pour : attendu que l’objet de l’appel est de demander à la Cour, tant pour les motifs exposés devant le premier juge que pour ceux qui seront exposés devant la Cour, d’infirmer le jugement entrepris et voir décharger les appelants des dispositions prononcées contre eux. En la forme, voir recevoir l’appel ; au fond, voir mettre à néant le jugement émendant, voir décharger les appelants des dispositions prononcées contre eux par ledit jugement… ».

Mais le fait que le Procureur général, Gnambi Kodjo Garba ait décidé d’aller jusqu’au bout de sa mission, trouverait son explication dans la plainte formulée par des acquéreurs et transmise à la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) contre la partie en faveur de laquelle le Procureur général se range. Dans cette plainte que nous avons relayé, on lit : « …les acquéreurs et leurs venderesses auraient appris que le juge Assogbavi Komlan aurait reçu trois millions FCFA pour intervenir illégalement dans cette affaire. Les maisons dans lesquelles les acquéreurs habitent depuis plusieurs décennies et dans lesquelles leurs venderesses habitent plus de deux siècles sont partagées à des gens influents et à des acteurs de justice pour être dans leurs bonnes grâces. Ceci a abouti au jugement N°1028/97 et à l’arrêt N°23/2005…Les susnommés ont dit à Togbui Eklou Koffi Awouya qu’ils ont donné deux millions au Procureur général, qu’il peut tout faire, il ne reviendra jamais dans son palais… ». Et d’autres révélations encore que la HAPLUCIA a le devoir moral de creuser pour faire éclater toute la vérité ainsi que les noms des juges impliqués.

Voilà comment le parquet général de la cour d’appel se permet de passer outre un acte d’appel qui devra statuer à nouveau sur un jugement inique, et met dans la rue de pauvres acquéreurs de bonne foi. En 2013, Gnambi Kodjo Garba assurait : « soyez rassurés qu’iln’y aura pas de justice juste pour les riches et injuste pour les pauvres, elle sera la même, que vous soyez grand ou petit, riche ou pauvre ». Nous y sommes.

Nous avons écrit au Procureur général et demandé ce qui suit : « Est-il vrai que vous auriez fait expulser le sieur Ahiandjipe Komlan de sa maison en vous basant sur une certaine attestation de non appel alors qu’il aurait fait appel du jugement 4287 du 2 décembre 2011 depuis 2012 » ? Après nous avoir demandé notre identité, il nous a ainsi répondu : « Si tant est qu’il a relevé appel, il peut juste demander une ordonnance de réintégration. Avec les preuves d’un tel appel, le président de la cour ordonnera sa réintégration ». Et pourtant, lui-même et son premier Substitut Bidassa ont bien vu l’acte d’appel, raison pour laquelle celui-ci a demandé que la balle soit mise à terre. Mais celui-là a maintenu sa demande de déguerpissement à l’endroit du sieur Ahiandjipé Komlan. Aujourd’hui, la maison a été louée à des Nigerians et l’ordonnance de réintégration semble s’identifier à un parcours de combattant, puisque deux mois viennent de s’écouler et le propriétaire peine à être réintégré par une ordonnance.

Que se serait-il passé si c’était un juge lambda qui se rendait coupable d’une telle légèreté ? Légèreté en ce sens que le juge a bien vu l’acte d’appel datant de 2012 et l’acte de non appel datant d’octobre 2019. On se demande pourquoi lui, Procureur général, n’a pas tenu compte des preuves d’appel et c’est au président de la cour de le faire ? Certains juges semblent bénéficier de l’absolution au sein du corps judiciaire au Togo. N’est-ce pas, messieurs le ministre de la Justice et le président du Conseil supérieur de la magistrature ?

Abbé Faria

Source : Liberté N°3081 du Mardi 14 Janvier 2020

 

 

Togo, Cour d’appel de Lomé : Quand le Procureur général Gnambi Garba Kodjo passe outre un acte d’appel et fait déloger des citoyens

 

Togo : Faure Gnassingbé…comme son père

Liberté Togo
eyadema et faure gnassingbe togo
Etienne Eyadema Gnassingbé et son rejeton de fils Faure Essozimna Gnassingbé | Infog : 27avril.com

« Un seul mauvais exemple, une fois donné, est capable de corrompre toute une nation, et l’habitude devient une tyrannie » (Voltaire)

Plusieurs jours durant, les partisans de Faure Gnassingbé avaient envahi les rues pour implorer leur champion à rempiler pour un quatrième mandat sous prétexte qu’il serait le seul à avoir une vision pour le Togo et qui peut apporter le bonheur aux Togolais et que de fait, il devrait poursuivre et parachever son œuvre salutaire. Comme s’il ne savait rien de cette mise en scène dont il est pourtant le chef d’orchestre, Faure Gnassingbé annonce qu’il accepte l’appel de ses militants. « J’ai été informé du souhait des militants de me voir porter encore les couleurs de notre parti à l’élection présidentielle. J’ai remercié et en toute humilité, j’ai accepté tout simplement », a-t-il déclaré, sous un air candide.

C’est le même stratagème qu’avait utilisé le père qui lui avait permis de régner pendant 38 ans à la tête du Togo. On se souvient de ces grands-messes et kermesses qui drainaient dans les rues les partisans du pouvoir qui lisaient des motions pour louanger le président et fustiger vertement les opposants soumis à un lynchage médiatique. Les marches de soutien sont organisées à travers tout le pays à la veille de chaque échéance électorale pour supplier Eyadema à se porter candidat pour un nouveau mandat. Mine de rien, il prétendait que lui-même qu’il ne voulait pas rester au pouvoir et c’est le peuple qui l’a obligé.

En 2002, les populations instrumentalisées avaient battu le pavé plusieurs semaines durant pour réclamer la révision de la Constitution pour obtenir une prolongation du règne de Gnassingbé père, comme on en voit en Guinée. Prétextant que ce sont les Togolais qui l’ont exigé, la constitution a été tripatouillée pour instituer la présidence à vie à Eyadema qui mourra de sa propre mort au pouvoir en 2005.

Dès son avènement au pouvoir Faure Gnassingbé s’était affublé du titre de « l’homme nouveau, esprit nouveau » laissant croire qu’il était différent de son géniteur. « Lui c’est lui, moi c’est moi », avait-il proclamé à l’époque. Il avait donné l’impression qu’il a tracé une ligne de démarcation entre ce qui faisait au temps de son père et ce qui devait se faire sous son magistère et les marches de soutien étaient une histoire ancienne.

Mais chasser le naturel, il revient au galop. La quête du quatrième mandat a été l’occasion pour Faure Gnassingbé pour ressusciter les marches de soutien. Outre ces vieilles pratiques, des dons, des sacs de riz, des fournitures scolaires et autres gadgets portant l’effigie de Faure Gnassingbé sont distribués grassement aux populations. Une manière pour le pouvoir d’acheter les consciences. Offrir de la nourriture et des gadgets à des personnes qu’on affame et qu’on appauvrit, qu’on méprise et à qui on enlève tout rêve et toute dignité, est tout de même insultant et révoltant

Avec la résurgence des marches de soutien, il est fort à craindre que Faure Gnassingbé ne meure au pouvoir comme son père. Quand il aura bouclé ses deux autres mandats en 2030, les mêmes personnes qui aujourd’hui prennent d’assaut les rues aujourd’hui n’hésiteront pas à nouveau monter au créneau pour exiger la révision de la Constitution pour permettre à Faure Gnassingbé de se représenter. Comme l’homme est accro du pouvoir, on ne sera pas surpris qu’il cède aux chants de sirène de ses partisans.

Médard Ametepe

Liberté N° 3079 du Vendredi 10 Janvier 2020

 

 

Togo : Faure Gnassingbé…comme son père

 

Togo 2020… Le Changement

Pierre S. Adjété
togo heure de changement
Illustration : DR

Que le changement démocratique n’échappe plus au Togo en 2020. Entre Togolais, avec les hommes et les femmes du Togo, avec le concours des Amis du Togo et au moyen du Grand Pardon, aussi bien la Démocratie, la Réconciliation que le Développement du Togo doivent être clairement embrassés au soir du 22 février 2020, jour du scrutin électoral.

Cette fois-ci, il appartient aux Togolais de se donner les moyens éthiques et patriotiques du retour à la République. Les tergiversations antérieures doivent être abandonnées, et se doivent de l’être, pour regagner le chemin de l’honneur, de la dignité et de la fierté de tous. Une voix aussi large que chacune et chacun doit pouvoir y trouver sa place.

Il n’y a pas lieu de s’y méprendre : le chemin du retour à la République au Togo est parsemé d’embûches diverses, la plus importante étant les citoyens du Togo eux-mêmes. L’acte du Togo nouveau, l’amorce d’un Togo démocratique commence véritablement par la conscience d’une réconciliation.

Plus qu’une conscience, la Réconciliation au Togo est un devoir républicain. En la réconciliation se retrouve la gestion de ce Togo fragile de son hideux et affreux passé de violence institutionnelle. Sans aucune naïveté, le passage du Togo à la Démocratie dans une nécessaire phase de transition politique, et même au-delà, ce passage peut se faire sans que des vies humaines soient encore fauchées.

La puissance détentrice du pouvoir au Togo, nous le savons tous : c’est l’armée togolaise, ce sont les forces armées et de sécurité au Togo aux ordres du pouvoir incarné par la Présidence de la République. Cette volonté partagée entre Faure Gnassingbé et les Forces armées togolaises d’épargner les vies innocentes en période électorale au Togo se doit d’être affirmée au-delà de toute peur.

Changement pour tous… Nous y tenons.

La vengeance n’est pas au programme du changement politique au Togo. Il reste un fait que le changement politique c’est véritablement l’alternance, la redéfinition et la mise en œuvre d’une alternative managériale au pouvoir actuel. Pour y parvenir, des concessions doivent être faites afin que le changement, légitime et indispensable au Togo, ne ressemble en rien à une chasse aux sorcières.

Dans le cas du Togo, et il est urgent de le rappeler, le changement intègre parfaitement la justice du Grand Pardon. Le changement au Togo demeure un accommodement politique raisonnable à édifier par les Togolaises et les Togolais, une garantie du vivre-ensemble malgré toutes fractures douloureuses, les isolements et les solitudes.

Une fois, encore, avant toutes les effervescences électorales, ayons la lucidité de préciser ce cadre général dans lequel tous les ayants cause à la soif du changement républicain perçoivent ce changement et son horizon rédempteur pour tous les citoyens du Togo, sans exception, sans discrimination. C’est probablement à ce prix que le changement n’échappera pas au Togo qui saura ainsi mettre son passé au service de son avenir.

Togo 2020, ce n’est rien d’autre que l’audace du changement salutaire et infalsifiable qui commencera par nous-mêmes et aboutira à nous-mêmes… Dès lors, la compétence du Grand Pardon est l’éthique du changement au Togo… D’ores et déjà, assumons un autre Togo… Tenons-y… Tenons bon…

PSA
Québec, Canada
[17 janvier 2020]
Pierre S. Adjaté (PSA)

 

 

Togo 2020… Le Changement

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