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Togo/ Vers 12 mois d’hibernation politique : Gangstérisme contre Gangstérisme

C’est un évènement plutôt rare sur la scène politique nationale. Sept mois après la présidentielle du 22 février 2020, tout sommeille à la tête du pays. On aurait cru en finir hier mardi mais c’est plutôt à six autres mois supplémentaires d’hibernation auquel on aura droit, selon l’Assemblée nationale. Une si curieuse léthargie sans précédent qui repose le débat de la méthode de lutte face au pouvoir cinquantenaire de Lomé.

Léthargie et hibernation…

L’on croyait le débat clos depuis le 3 mai dernier. Mais non ! Quatre mois après sa prestation de serment, Faure Gnassingbé éprouve toutes les difficultés à former un nouveau gouvernement. Inaudible depuis le 1er avril dernier, le Chef de l’État ne fait signe de vie que de façon sporadique. Soit dans son palais où il est cloîtré, soit à l’occasion de ses curieux voyages qui l’ont amené ces derniers jours en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Congo Brazzaville et au Ghana. L’avant dernier voyage annoncé sur le Niger pour le sommet des Chefs d’État de la CEDEAO a suscité une polémique de faux au point que la présidence ait dû réagir par presse interposée. Mais sans la moindre once de réponse tangible pour débouter ceux qui ont pointé du doigt une supercherie entre les affirmations du tweet du Chef de l’État et la photo de famille de fin de sommet. Pendant ce temps, le gouvernement sortant se complaît et sombre dans une impertinente loi d’habilitation pour, dit-on juguler la crise sanitaire au nom de la Covid-19. Quant à l’Assemblée nationale, elle se résout à de simulacres de séances et plénières sans grands enjeux. L’une d’entre ces séances a été celle opérée hier mardi avec six autres mois supplémentaires d’état d’urgence arrivé à échéance hier mardi 15 septembre. In fine, l’on s’achemine vers 12 mois d’hibernation politique au Togo.

Méthode Agbéyomé

À l’origine de cette stagnation politique dans le pays, une hydre d’opposition portant la griffe Agbéyomé Kodjo. Le candidat classé deuxième au scrutin présidentielle du 22 février, selon les résultats officiels, mais qui clame être le vrai vainqueur.

En effet, malgré les persécutions multiformes du pouvoir, le candidat de la Dynamique Mgr Kpodzro n’est pas prêt à abdiquer. Avec une détermination et un courage inédit, le Président du Mpdd brave tous les interdits en vue de rentrer dans «ses droits». Ceci, en conquér ant le pouvoir et l’exercer. Ainsi, du haut de sa conviction de «Président démocratiquement élu», il a déjà procédé à une série de nominations allant d’un Premier ministre aux ministres et ambassadeurs. Des faits interprétés par la justice togolaise comme «tentative d’atteinte à la sécurité de l’État». Contraint au maquis depuis juin dernier, Agbéyomé Kodjo est aujourd’hui visé par un mandat d’arrêt international. Mais loin de lâcher prise, le candidat de la Dynamique Kpodzro continue de donner de la voix depuis son lieu de refuge tenu secret par ses proches. Il traduit ainsi dans les faits, son opposition affichée à la mascarade électorale de février dernier.

Bras de fer juridique

Et la dernière estocade est la saisine du comité des droits de l’homme des nations unies par son conseil. Il s’agit des avocats Pierre Bovis et Robin Binsard du barreau de Paris, acquis à la cause de M.Kodjo qui, au nom de leur client, demandent à l’ONU de sanctionner le pouvoir de Faure Gnassingbé pour « fraude électorale » lors du dernier scrutin présidentiel.

Dans les faits, ces derniers dénoncent en substance, outre la fraude électorale, les violences et les menaces de mort dont est constamment victime leur client depuis le contentieux électoral qui l’oppose au régime en place.

« C’est donc à l’issue d’une élection entachée de fraudes et de violences que le Président de la République sortant Faure Gnassingbé a été déclaré vainqueur avec un score s’élevant prétendument à hauteur de 72,3% des votes. Les persécutions dont M. Agbéyomé KODJO fait désormais l’objet parachèvent d’établir le recul de l’Etat de droit au Togo », relèvent ces deux avocats français.

Appréciant très mal l’interdiction faite à leur client par la justice togolaise de se prononcer, de quelque manière que ce soit sur la dernière présidentielle, Me Pierre-Henri Bovis et Robin Binsard, y voient une sorte de «privation de liberté» de leur client. Une manœuvre du régime qu’ils qualifient d’ «inique et attentatoire au droit international ainsi qu’à la constitution togolaise, lesquels consacrent la liberté d’expression, d’opinion et, plus largement, le droit de participer à la vie publique et politique, droits indispensables à toute démocratie».

Mais avant, en guise d’une stratégie endogène, le candidat de la DMK dispose également d’un conseil au plan. Il s’agit des avocats Célestin Agbogan et Atsou Darius qui, déjà en mars dernier, à la veille du passage de leur client devant le Scric, sont montés au créneau pour dénoncer ce qu’ils appellent «un acharnement contre leur client».

Qui es-tu, Agbéyomé?

C’est dire donc que pour contrarier Faure Gnassingbé, Agbéyomé ne manque pas d’inspiration et de stratégie. A la bataille juridique, il associe la pression populaire et internationale au travers des manifestations de rue qui se tiennent au Nigeria, en Allemagne, en France et aux États-Unis. Des manifestations qu’organisent ses ambassadeurs qu’il a précédemment nommés dans le cadre de sa lutte.

Dans un contexte marqué par la restriction des libertés publiques et interdiction des marches au plan national, cette approche se révèle si pertinente et intelligente de Kodjo lorsqu’on sait justement que le Togo est bien connu par le comité des Nations-Unies et d’autres institutions internationales surtout américaines comme, étant un mauvais élève en matière du respect des droits de l’homme. Et c’est bien là, une pression supplémentaire que le natif de Tokpli, en vieux briscard, met sur Faure et son régime plus que jamais en difficulté.

Contre un pouvoir autocrate, une opposition atypique

«Tu me tiens, je te tiens !», avait déjà titré votre Journal Fraternité analysant le duel Faure-Agbéyomé. Et c’est à juste titre. Contre un pouvoir particulier et autocrate, une opposition exceptionnelle et atypique. Et c’est ce que semble incarner aujourd’hui Agbéyomé qui a tout le mérite d’avoir sû jusqu’ici faire bien coordonner sa strategie de participationisme et gangstérisme. Une stratégie qui contraint aujourd’hui le pouvoir de Lomé à une léthargie et à une hibernation sans précédent. Et ce, depuis plusieurs mois.

Loin d’évaluer sa pertinence, il est tout simplement constaté que la lutte que mène actuellement le candidat de la Dynamique Kpodzro se montre plus dérangeante par sa particularité d’allier stratégiquement intelligence et voyoucratie. La seule approche qui siet au pouvoir cinquantenaire de Lomé qui doit sa longévité à la même méthode. Une lutte qui vaut la peine d’être menée pendant que le reste de la classe de l’opposition regarde le bras de fer depuis les tribunes.

Source : FraternitéNo.370 du 16 septembre 2020 [fraternitenews. info]

 

 

Togo/ Vers 12 mois d’hibernation politique : Gangstérisme contre Gangstérisme

 

Le Togo est tout sauf une démocratie

« Dans un voisinage où tous les Etats engrangent de remarquables avancées démocratiques (Nigeria, Bénin, Burkina, Ghana…) le Togo, s’il doit être appelé démocratie, est alors une démocratie triste et plus que boiteuse » (Jean-Baptiste Placca)

Aujourd’hui 15 septembre est célébrée dans le monde la journée de la démocratie. Cette date ne symbolise malheureusement pas grand-chose au commun des Togolais, l’idéal démocratique ayant été dévoyé par le clan qui a pris en otage le Togo depuis plus de 5 décennies. Coïncidence pour coïncidence, la problématique de la démocratie dans notre pays refait surface après que nous avons relayé un rapport réalisé par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED) et l’Enquête régionale intégrée sur l’emploi et le secteur informel (ERI-ESI) sur l’état de la démocratie et des droits de l’homme au Togo.

Le document vient confirmer ce que tout le monde sait déjà à savoir que le Togo est tout sauf une démocratie. « Selon le graphique 3.1, le fonctionnement de la démocratie n’est pas une réalité au Togo, car seulement 42% des personnes de 18 ans ou plus pensent qu’elle fonctionne dont 12% pensent qu’elle fonctionne beaucoup bien. Par rapport au niveau national, c’est dans le milieu rural que la perception de la démocratie au Togo est meilleure (49%) contre 33% respectivement en milieu urbain et à Lomé », précise le rapport.

La démocratie charrie un certain nombre de principes fondamentaux et de vertus indéniables et universellement reconnus dont l’alternance au pouvoir, l’Etat de droit, le respect des droits de l’Homme, l’indépendance de la justice, la séparation des pouvoirs…Fort de ces principes et dans un pays comme le Togo dirigé sans partage depuis 53 ans par une seule famille, le père et le fils dont la seule ambition est de rester au pouvoir et de se ménager la présidence à vie, un pays qui n’a jamais connu d’alternance au pouvoir, un pays où la justice est instrumentalisée à des fins de règlements de compte politique, où les contrepouvoirs sont étouffés, où les élections sont systématiquement truquées, un pays où les institutions sont toutes verrouillées et caporalisées, un pays qui bat le record de la corruption, de la torture, des violations répétées des droits de l’homme… ce pays est loin, très loin d’être une démocratie.

N’en déplaise à ceux qui s’échinent à faire croire le contraire. La vérité et le courage n’étant pas les vertus cardinales dans le sérail, des « intellectuels opportunistes qui se servent de leurs connaissances livresques pour aider les dictateurs à donner un contour idéologique et politique à leur tyrannie » pour reprendre les termes de Norbert Zongo, sont montés au créneau pour déclamer que le Togo aurait eu une très bonne note en matière de démocratie. Ils ont beau se tuer à clamer que le Togo est une démocratie, on a l’intime certitude qu’eux-mêmes ne sont guère convaincus de ce qu’ils disent. Et ce n’est pas l’opinion publique qui accorderait du crédit à des hypothèses tirées par les cheveux. Dire d’un pouvoir tenu d’une main de fer pendant trente-huit longues années par le père avant de le transmettre à son fils qui est à son 4ème mandat, que c’est une démocratie, est une aberration.

En février 2020, le magazine britannique « The Economist » a publié son rapport sur la démocratie dans le monde en se fondant sur cinq critères à savoir, le processus électoral et le pluralisme, le fonctionnement du gouvernement, la participation politique, la culture politique et l’état des libertés civiles. Le constat est sans appel pour le Togo classé parmi les dictatures au même titre que la Corée du Nord.

Cette étude corrobore celle réalisée en 2015 par une dizaine d’auteurs en France et en Afrique, le rapport « Tournons la page » qui classait le Togo, la deuxième dictature au monde derrière la Corée du Nord.

Médard Ametepe

Source : Liberté Togo

 

 

Le Togo est tout sauf une démocratie

 

Togo - Me Robin Binsard : « On aimerait qu’on arrête de museler Agbéyomé Kodjo »

Les deux avocats français mandatés par Agbéyomé Kodjo pour défendre sa cause auprès de l’ONU sont à l'oeuvre. Me Pierre-Henri Bovis et Robin Binsard dénoncent une violation flagrante des droits fondamentaux de leur client par le régime de Faure Gnassingbé. Ils pensent pouvoir rétablir Dr Kodjo dans ses droits.

Selon Me Robin Binsard, ce n’est pas pour rien que la commission des droits de l’homme de l’ONU a été saisie dans cette affaire. Le juriste précise que cette commission de l’ONU a la possibilité de faire pression sur le pouvoir de Lomé, surtout qu’il s’agit de violation des droits fondamentaux d’un citoyen togolais.

« Nous avons saisi la commission des droits de l’homme de l’ONU pour lui soumettre un certain nombre de violation des droits fondamentaux de notre client. Depuis le 24 avril dernier, M Kodjo est sous contrôle judiciaire avec l’interdiction de faire des déclarations ou de faire de la politique. Il s’agit d’une violation de sa liberté d’expression, d’opinion et de sa liberté comme tout citoyen de prendre part au débat politique de son pays.

La Commission de droits de l’homme de l’ONU a la possibilité de constater si un Etat a violé des traités internationaux ou des droits fondamentaux. Et dans le cas d’espèce, il y a une violation des chartes africaines des droits de l’homme, de la déclaration universelle des droits de l’homme et de la constitution togolaise qui garantissent la liberté d’expression, la liberté d’opinion et le droit des citoyens à participer au débat public. Donc voilà pourquoi nous avons jugé bon de saisir cette commission de l’ONU », a expliqué Me Robin Binsard.

L’avocat français précise que leur démarche est purement juridique. Et l’objectif c’est de pouvoir rétablir Agbéyomé Kodjo dans ses droits les plus élémentaires. « Nous espérons un rétablissement de ses droits. On aimerait qu’on arrête de museler l’opposant Agbéyomé Kodjo, qu’on le laisse participer au débat démocratique, qu’on le laisse exprimer ses idées. C’est une démarche juridique et non politique. Nous sommes sereins, parce que museler de telle manière un opposant, nous croyons que cela relève d’une violation des droits fondamentaux d’un citoyen. Créer une procédure de toutes pièces pour empêcher un opposant de s’exprimer librement, c’est une violation de ses droits », a poursuivi Me Robin Binsard.

L’avocat au barreau de Paris dézingue la justice togolaise. Il pense que cette justice est à la botte du régime de Faure Gnassingbé et ne peut mériter la confiance du peuple togolais.

« La justice au Togo a montré sa partialité, elle est servile, elle obéit au pouvoir, les juges qui mènent cette procédure contre M Kodjo obéissent au président Faure Gnassingbé. Aucune confiance ne peut être donnée à ces juges », a-t-il lancé.

Godfrey A

 

 

Togo - Me Robin Binsard : « On aimerait qu’on arrête de museler Agbéyomé Kodjo »

 

Togo - Adoyi Essowavana, humilié pour une histoire de jupons? Et si Faure Gnassingbé faisait le vrai ménage autour de lui?

Mecredi 09 septembre 2020 au journal de 20 heures à la TVT l´information tombe comme un couperet: par décret présidentiel, il est mis fin aux fonctions du Commissaire des Impôts à l´OTR Adoyi Essowavana. Les uns et les autres se mettent tout de suite à douter de l´authenticité de la nouvelle, tant les réseaux sociaux sont connus pour être un repère de mensonges et de montages de toutes sortes. Il fallait donc prendre cette information avec des pincettes avant d´y voir plus clair. Mais le limogeage de celui qui paraissait indétrônable se confirme d´heure en heure. Adoyi Essowavana est bel et bien remercié par voie de presse par Faure Gnassingbé.

Si au début beaucoup avaient douté de la surprenante nouvelle, personne en réalité ne pouvait parier qu´une telle décision ne pouvait tomber un jour. Avons-nous oublié que nous sommes en dictature où il n´y a qu´un seul maître à bord, dont les collaborateurs, supposés fidèles ou non, ne sont qu´en sursis? Le dictateur est le seul à faire et à défaire des carrières autour de lui, il est le seul à décider de qui doit devenir milliardaire en volant l´argent de tous les Togolais, de qui doit périr en prison ou mourir tout de suite. Il est le seul à jouir d´une impunité totale et à la dispatcher à certains de son entourage pour qu´ils puissent voler, enlever ou tuer pour la survie du régime, devenu depuis longtemps une mafia très dangereuse. Et comme pour la dictature Gnassingbé l´opacité la plus totale est la chose la mieux partagée, tout le monde va de sa petite spéculation pour expliquer le surprenant limogeage de ce zélé cadre de cette association mafieuse dénommée RPT-UNIR.

Pour les uns, notre cousin Mollah de Tchavadi, l´un des sept villages princiers de Tchaoudjo à l´instar de Kpangalam, Kadambara, Birini, Kparatao, Yèlivo et Wogouloudè, doit son humiliation à des visites régulières à un parent qui serait un ancien baron du régime tombé en disgrâce. Une attitude de Adoyi Essowavana qui aurait mis en colère le maître des lieux Faure Gnassingbé; surtout que, convoqué pour s´expliquer, l´ex-Commissaire des impôts n´aurait pas convaincu son petit monde. Pour les autres, si ce grand cadre de l´État togolais est aujourd´hui remercié en monnaie de singe, c´est à cause de son insouciance et de son non-respect pour les mesures-barrières à la mode pour juguler la pandémie du siècle, le Coronavirus. Il y a à peu près deux semaines, Monsieur Adoyi organisa avec pompe une célébration de mariage de son fils en présence de plusieurs centaines de convives. On aurait cru que l´éradication totale et définitive du COVID19 venait d´être annoncée sur les media. Les images sur les réseaux sociaux parlent d´elles-mêmes. En tant que haut fonctionnaire de l´État, il devrait servir de modèle en adoptant les bonnes manières. Notre ex-Commissaire des impôts à l´OTR aurait donc payé pour avoir favorisé une possible propagation du virus. Sur ce plan, l´ex- Préfet de Tchamba, Madame Aissatou Titikpina en sait quelque chose.

Mais le troisième groupe de Togolais penche plutôt vers la thèse d´une vendetta entre deux amoureux rivaux; un duel qui aurait mal tourné pour le légitime mais plus faible amant. Et ce n´est pas notre ami Ali Camus, Rédacteur-en-Chef du site d´information Lynx-Togo installé en Allemagne et bien informé, qui nous dira le contraire: "On a beau tourner la sortie d’Esso-Wavana Adoyi dans tous les sens, le mariage en plein COVID 19 n’explique pas son éviction séance tenante. Le prince voulait sa femme et du coup, faire les réformes pour la frange « kabyè » qui voit le Togo de demain encore dans les bras des caciques de Pya. Sous nos yeux, l’hydre est en train de prendre une autre forme..." Donc si la troisième thèse semble la plus plausible, cela confirmerait la légèreté avec laquelle Faure Gnassingbé gouverne, si vraiment il gouverne, et traîte les affaires de la cité. Comment le premier responsable du pays peut-il ainsi banaliser le rôle du Président de la République en réduisant nominations à des postes de responsabilités et humiliations de hauts cadres à une affaire de femmes?

Un Chef de l´État qui tombe si bas en traîtant les affaires du pays entre les cuisses de belles femelles de la République n´est nullement à la hauteur de sa tâche. Il n´est pas qualifié pour être l´exemple et le modèle pour les populations togolaises. Si Faure Gnassingbé veut vraiment jouer au Monsieur "mains propres", soucieux de la santé de ses compatriotes et de leur prospérité, il devrait d´abord commencer à s´attaquer aux chantiers qui traînent devant sa porte. De nuisibles vieillards -suivez mon regard- lui servent de conseillers et sont légion autour de lui. Les uns plus tribalistes et méchants que les autres. On ne dirige pas un pays en s´appuyant sur l´ethnie de son père et en lésant les autres. Si le Président de fait du Togo veut vraiment gouverner comme beaucoup de ses pairs en Afrique ou ailleurs, il devrait avoir le courage de reconnaître qu´il n´est pas sur la bonne voie et changer radicalement de cap, en écoutant par exemple son opposition. Car il n´est jamais trop tard pour bien faire.
Autrement, le jugement des générations présentes et futures, surtout celui de l´histoire sera impitoyable!

Samari Tchadjobo
13 septembre 2020
Allemagne

 

 

Togo - Adoyi Essowavana, humilié pour une histoire de jupons? Et si Faure Gnassingbé faisait le vrai ménage autour de lui?

 

Bénin - Le Bénin restaure les monuments de l'esclavage pour témoigner d'un passé brutal.

Alors que les villes occidentales voient les statues de propriétaires d'esclaves et de colonialistes renversées, la ville côtière béninoise de Ouidah va dans l'autre sens, en restaurant des monuments reliés à l'époque douloureuse de la traite des esclaves.


Au cours des 17e et 18e siècles, les esclavagistes européens détenaient plus d'un million d'hommes, de femmes et d'enfants africains dans le fort portugais de Ouidah avant de les expédier à travers l'Atlantique.

Ouidah, à environ 40 km de la capitale Cotonou, était l'un des principaux relais d'esclaves des Amériques, selon une étude de l'Université de Yale.

Au Bénin, convoité pour la traite des esclaves par le Portugal, la Grande-Bretagne et la France, les villageois ont été capturés lors de raids surprises orchestrés par de puissants chefs locaux.

La rénovation du fort de Ouidah et du musée d'histoire à l'intérieur fait partie de la volonté du Bénin de faire en sorte que les futures générations d'Africains connaissent la souffrance de leurs ancêtres.

«Quand je vois ces chaînes qui ont entravé nos ancêtres, je me sens malade», a déclaré Benoit Daounde à l'AFP alors qu'il étudiait un certain nombre d'objets déplacés vers une exposition temporaire.

Dans une tentative de promotion du tourisme, le Bénin se présente comme un lieu d '«exception culturelle», a déclaré le ministre du Tourisme Jean-Michel Abimbola, qui a souligné que le gouvernement a alloué un budget d'un milliard d'euros à cela. Mais la propagation de l'activité djihadiste en Afrique de l'Ouest a ralenti le tourisme en provenance d'Europe ces dernières années. La pandémie COVID-19 a aussi aggravé les perspectives, obligeant les autorités béninoises à promouvoir un tourisme strictement régional.

Rappelons que ce pays voisin du Togo a demandé à la France de restituer les objets pillés lors des conflits coloniaux.


Mensah A.

 

 

Bénin - Le Bénin restaure les monuments de l'esclavage pour témoigner d'un passé brutal.

 

Togo, Loi sur l’identification biométrique : Un danger dans les mains d’un pouvoir paranoïaque

Le jeudi 03 septembre dernier, l’Assemblée a donné son feu vert au Projet de loi sur l’identification nationale biométrique dénommé « e-ID Togo ». Pour le gouvernement, cette loi est une réponse au problème de documents d’identité qui touche plusieurs togolais. Mais un tel outil dans les mains d’un pouvoir « espion » doit laisser perplexe. Et pour cause

Selon la ministre Cina Lawson, aujourd’hui, plusieurs millions de nos concitoyens vivent sans document d’identité. Cette incise les handicape au quotidien pour des actions aussi simples que l’accès au crédit ou encore la sécurité sociale. « Le projet «e-ID Togo» vise à fournir des justificatifs d’identification uniques reconnus par les gouvernements à tous les individus présents dans le pays participants au projet, indépendamment de leur nationalité, de leur statut juridique ou de leur lieu de résidence », a indiqué la ministre des Postes, de l’Economie numérique et des innovations technologiques. A en croire, la Ministre Lawson, le projet est conçu pour faciliter l’accès aux services via le développement de plateformes d’identification de base, qui permettraient à toutes les personnes se trouvant physiquement sur le territoire, sans aucune distinction, et sans tenir compte de la nationalité, du statut juridique ou de la résidence, de recevoir un justificatif d’identité unique reconnu par le gouvernement.

En somme, une bonne initiative qui masque toutefois la diversité d’autres finalités possibles avec ce dispositif. En effet, premier rappel d’ordre sémantique: pour le Larousse, la biométrie désigne « la technique qui permet d’associer à une identité une personne voulant procéder à une action, grâce à la reconnaissance automatique d’une ou de plusieurs caractéristiques physiques et comportementales de cette personne préalablement enregistrées ». En plus des très médiatiques catégories de « reconnaissance faciale » et d’« empreinte digitale », la biométrie recouvre ainsi d’autres zones ou caractéristiques du corps humain tels: contours de la main, battement du cœur, façon de marcher, reconnaissance vocale, iris d’un œil…Des données personnelles dont la bonne utilisation n’est pas garantie surtout dans un pays comme le Togo où le pouvoir semble prêt à tout pour surveiller les faits et gestes des citoyens.

Boulevard de risques

Selon les spécialistes, «les risques d’une mauvaise implémentation du dispositif peuvent être dramatiques pour l’utilisateur ». En effet, si un usurpateur d’identité compromet cette donnée biométrique, il pourra potentiellement l’utiliser à vie sans qu’on ne puisse jamais l’arrêter. A titre d’exemple, en cas de perte des données biométriques (suite à un piratage par exemple), les conséquences seront quasiment irréparables. C’est pourquoi, selon les spécialistes, il est crucial de respecter le choix des utilisateurs de vouloir, ou non, se soumettre à la biométrie.

Sauf que dans le cas togolais, cette liberté de choix n’est pas laissée aux citoyens. Puisque, la loi s’applique à toutes les personnes physiques togolaises présentes ou non sur le territoire national ainsi que toute personne séjournant à titre temporaire ou permanent au Togo (article 2 de la loi). Qui plus est, même si l’article 4 concède le droit de demander l’enrôlement numérique, les articles 13 et 14 se hissent comme de géants filets contraignants qui avalent toutes possibilités d’échapper à cette «boîte nuérmique».

Qu’à cela ne tienne avant même l’adoption de cette fameuse loi, l’Etat togolais avait déjà procédé arbitrairement à l’identification numérique des citoyens de force par le moyen des rapts qui ont été longuement organisés ces derniers temps au nom des patrouilles nocturnes et autres opérations dites de contrôle sécuritaire.

Sachant qu’au Togo la violation des droits humains n’est plus à démontrer, une utilisation des données personnelles dans le champ fixé par la loi n’est pas garantie. D’ailleurs, c’est pourquoi dans certains pays, les parlementaires soucieux des principes de démocratie se sont opposés au traitement de données biométriques aux fins d’identification.

La course des Etats véreux

En effet, comme souligné plus haut, la biométrie rend possible, au-delà de l’identification des individus, l’identification de caractéristiques spécifiques à l’individu, tels que ADN, rythme cardiaque…, explique le responsable de la sécurité des systèmes d’information au sein d’une société d’assurance. Et l’usage qui peut être fait de ces données personnelles à des fins liberticides ou criminelles doit inciter à la plus grande prudence. D’autant plus que dans la législation sur la biométrique, les mesures énumérées aux articles 21, 22, 23, 24 et 25 supposés garantir la sécurité et confidentialité des données biométriques sont loin de rassurer.

Mais cette loi est passée à l’Assemblée nationale comme une lettre à la poste. Sans aucune opposition. Alors qu’une réflexion éthique doit avoir lieu sur l’usage de la biométrie, afin de poser clairement les avantages face à la taille des risques qu’elle engendre. Une réflexion d’autant plus cruciale que se pose aussi la question de l’efficacité-même de ces dispositifs biométriques. Remarque importante, ce sont les pays en déficit démocratiques qui sont les plus nombreux à se diriger tête baissée vers cette technologie qui suscite des inquiétudes plus que légitimes.

Source : Fraternité No.369 du 09 septembre 2020
[fraternitenews. info]

 

 

Togo, Loi sur l’identification biométrique : Un danger dans les mains d’un pouvoir paranoïaque

 

Togo : La connexion « CINAmerdique » encore épinglée

La connexion internet de l’égérie de la République, Cina Lawson vient d’être à nouveau épinglé dans un rapport du Magazine américain, CeoWorld. « Le Togo est un pays du tiers Internet », l’ancien président du Parti des Togolais, Alberto Olympio. Les faits lui donnent raison aujourd’hui. La venue de Harvard avait annoncé révolutionner les TIC mais 10 ans après, rien n’à mettre sous la dent. Hier, c’était le FMI qui ne cessait de la désavouer pour les services de télécommunication au « Gnassingbeland » jugés les plus coûteux et de piètre qualité au monde.

Aujourd’hui, c’est CeoWorld qui revient à la charge. Les « Yovo » ont quoi au juste contre Président Fondateur? Après avoir mis le sable dans le « Doing business » très prisé, c’est maintenant sur la connexion ils jettent du discrédit. On dirait que c’est un complot international ourdi pour saboter les efforts pharaoniquesque consent le fils papa pour mettre le royaume sur les rails du développement et surtout sa politique « PAIY », de concorde et de réconciliation « gnassionale ».

C’est un secret de Polichinelle. La connexion que la Harvardienne et ses amis nous vendent ici au royaume, c’est du pipeau. La connexion est la laborieuse pour ne pas dire défaillante et nulle. Pour faire de simple recherche sur internet, il faut implorer la divine providence. Pour des téléchargements, c’est un parcours de combattant.

Selon le rapport du magazine américain sur la rapidité de la connexion internet, le Togo fait partie des pays où l’on trouve une mauvaise connexion dans le monde. Pour télécharger un film HD d’un volume de 5 Go, il faudrait en moyenne 8 heures d’horloge pour y parvenir. Ici c’est 228. Bienvenue dans la galère !

Aussi, le document précise que le débit de la connexion pour l’ensemble du pays est de 1,96 Mbps. Preuve encore de plus que la fluidité de la connexion est quasiment inexistante pour les consommateurs. En plus de la mauvaise qualité, le Magazine yankee met également en exergue la cherté de la connexion Internet et de la communication au 228.

Depuis avec l’arrivée pétaradante des Malgaches « façon-façon »au Togo et ont pris les rênes de« TogoCon », on a cru que les choses allaient s’améliorer, mais la situation est encore « plus pire ». Maintenant que les Yankees ont dénudé la Harvardienne, on espère qu’elle va œuvrer pour faire améliorer les choses.

Source : Liberté N°3221 du Lundi 31 Août 2020

 

 

Togo : La connexion « CINAmerdique » encore épinglée

 

Afrique de l'Ouest - Buhari appelle ses pairs à respecter la limitation des mandats présidentiels

Le Président de la République Fédérale du Nigéria, Mahamudu Buhari a exprimé son désaccord avec ses homologues ouest-africains qui désirent prolonger leurs séjours à la magistrature suprême, s'opposant aux dispositions constitutionnelles dans leurs pays.

« Il est important qu'en tant que dirigeants de nos différents États membres de la CEDEAO, nous respections les dispositions constitutionnelles de nos pays, notamment en ce qui concerne la limitation des mandats. C'est un domaine qui génère des crises et des tensions politiques dans notre sous-région », a déclaré Buhari lundi à Niamey, au cours du sommet des chefs d'État de la communauté Économique des États de l'Afrique de l'ouest (CEDEAO).

Le Président Nigérian rejoint ainsi son homologue de la Guinée Bissau, Umaro Sissoco Embaló qui avait également déclaré lors de leur visioconférence du 20 Août que le coup d'État du 18 Août au Mali n'est pas le seul à condamner dans la sous-région. Pour Ambaló, les troisièmes mandats présidentiels sont aussi des « coups d'État ».

Ces déclarations concernent plus la situation politique en Côte d'Ivoire où des manifestations violentes ont lieu ces dernières semaines contre la troisième candidature du Président Alassane Ouattara pour la prochaine élection présidentielle dans ce pays.

Le même problème s'oppose en Guinée où le président Alpha Condé voudrait aussi se présenter pour un troisième mandat.


Mensah A.

 

 

Afrique de l'Ouest - Buhari appelle ses pairs à respecter la limitation des mandats présidentiels

 

Un air de folie à la CEDEAO

Lundi 7 septembre 2020, hier donc, l’organisation ouest-africaine réunie à Niamey, intime l’ordre au Mali de désigner et le Président et le Premier ministre, en moins d’une semaine.

Le Mali qui est sous embargo, le Mali qui n’a pas encore réussi à réunir la junte, la classe politique et la société civile autour d’une même table, le Mali qui fait face au terrorisme ! Une véritable entreprise de sabotage d’un pays.

C’est à croire que les Chefs d’état de l’organisation ouest-africaine partagent les tares que le peuple malien reproche à IBK et qu’ils craignent de subir chez eux le sort de leur malheureux ex-collègue.

Le Chef de l’état togolais, lui, n’a rien à craindre. Chez lui c’est l’Armée elle-même qui fait la pluie et la beau temps. Il se contente d’en être le porte-drapeau.

Zakari Tchagbalé

 

 

Un air de folie à la CEDEAO

 

Togo - King Mensah : « Le chantier est immense »

Bonjour chers tous, je suis très heureux de vous annoncer que j'ai été porté hier, par élection à la tête de la Famille des Auteurs, Artistes et Interprètes du Togo (FAACI-TOGO). Je succède donc au grand frère Agboti Yawo Mawuena à la tête de l'association représentative des musiciens de notre cher pays.

Je tiens à témoigner ma gratitude à tous les artistes présents hier qui ont su placé leur confiance en moi. Et je crois qu'avec la grâce de Dieu et de tous, nous pouvons ensemble relever ce défi pour l'épanouissement de la musique togolaise.

En tant que président, que dis-je CHEF DE FAMILLE de la Famille des Artistes Auteurs Compositeurs et Interprètes du Togo, FAACI-TOGO, je ne saurai accomplir cette mission sans l'aide et le soutien de mes collègues, de nos partenaires et surtout de vous chers fans...

D'une maison de production, en passant par un réseau de distribution de nos oeuvres jusqu'au salles de spectacles et j'en passe, le chantier est immense. Alors je nous invite tous à nous mettre au travail afin de redonner un nouveau souffle au secteur de la musique du Togo.

Restons soudés derrière notre musique et nos artistes afin de la pousser très très très Loin...Oui c'est possible!

Togbui KING PAPAVI MENSAH

 

 

Togo - King Mensah : « Le chantier est immense »

 

Togo, CCIT : Le ministre Adédzé met fin à la mascarade.

La folle course de Germain Meba à se faire réélire par tous les moyens à la tête de la Chambre de commerce vient d’être courcircuitée par le Ministre du Commerce. Le processus électoral est donc suspendu.

Initialement prévu pour décembre prochain, le processus des élections consulaires de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo(CCIT) a été suspendu. Cette décision a été prise par arrêté N 043 du ministère du commerce en date du 02 septembre 2020.

Selon cet arrêté, cette décision fait suite à un certain nombre d’irrégularités observées dans les démarches. Trois principales raisons y sont évoquées : la première, les contestations soulevées par les associations professionnelles et certains opérateurs économiques. La seconde, le non-respect des conditions d’établissement des listes dans chaque préfecture et sous-préfectures. Puis la dernière, la mutation de certains agents du ministre de l’administration territorial membres des commissions d’établissement de listes électorales.

Ainsi, le ministère en charge se voit obliger de suspendre le processus électoral jusqu’à nouvel ordre : « soucieux de l’organisation d’élections consulaires inclusives, transparentes et régulières : est suspendu jusqu’à nouvel ordre le processus d’élections des membres de l’assemblée consulaire de la chambre de commerces d’industrie du Togo » pouvait-on lire dans le communiqué.

Pour rappel, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo est un établissement public. Elle est dirigée par un bureau de 07 membres, élu pour un mandat de 04 ans renouvelable. Elle avait annoncé le 14 août dernier le début du processus de l’élections consulaires pour élire un nouveau bureau. Meba Germain le Président sortant et candidat à sa propre succession est au centre des intrigues.

Diane Olobi

Source : independantexpress .net

 

 

Togo, CCIT : Le ministre Adédzé met fin à la mascarade.

 

Togo - King Papavi Mensah, le nouveau chef de famille des Auteurs, Artistes et Interprètes

Changement à la tête de la Famille des Auteurs, Artistes et Interprètes du Togo (FAACI-TOGO). Désormais, King Papavi Mensah tient les rênes de la Famille des Auteurs, Artistes et Interprètes du Togo (FAACI-TOGO).

A la suite d’une élection, il succède ainsi à son aîné l’artiste Agboti Yawo Mawuena à la tête de l'association représentative des musiciens du pays.

« En tant que président, que dis-je CHEF DE FAMILLE de la Famille des Artistes Auteurs Compositeurs et Interprètes du Togo, FAACI-TOGO, je ne saurai accomplir cette mission sans l'aide et le soutien de mes collègues, de nos partenaires et surtout de vous chers fans...
D'une maison de production, en passant par un réseau de distribution de nos œuvres jusqu’aux salles de spectacles et j'en passe, le chantier est immense. Alors je nous invite tous à nous mettre au travail afin de redonner un nouveau souffle au secteur de la musique du Togo » a écrit le nouveau chef de famille sur sa page Facebook.

Il a invité les membres de la famille à l’union en vue d’accomplir de belles choses. « Restons soudés derrière notre musique et nos artistes afin de la pousser très très très Loin...Oui c'est possible! » a-t-il ajouté.
Togbui King Papavi Mensah crois que c’est avec la grâce de Dieu et avec tous, le défi pour l'épanouissement de la musique togolaise sera relevé.

La Famille des Auteurs, Artistes et Interprètes du Togo (FAACI-TOGO) a vu le jour un 23 Décembre 2019 à Lomé. Il était dirigé par un bureau exécutif, de 13 membres avec à sa tête AGBOTI Yawo Mawunam.

A.L

 

 

Togo - King Papavi Mensah, le nouveau chef de famille des Auteurs, Artistes et Interprètes

 

Afrique de l'Ouest - Akufo-Addo élu nouveau président de la CEDEAO

Le président Nana Addo Dankwa Akufo-Addo a été élu par ses pairs ouest-africains, nouveau président de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

L'élection a eu lieu ce lundi 7 septembre lors du 57e sommet de la CEDEAO en cours à Niamey, la capitale du Niger, a annoncé le ministère ghanéen de l'Information dans un communiqué cet après-midi.

Le communiqué indique que « le président Nana Addo Dankwa Akufo-Addo vient d'être élu nouveau président de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), lors du 57e sommet de la CEDEAO en cours(...) ».

M. Akufo-Addo a quitté le Ghana le lundi 7 septembre 2020 pour conduire la délégation ghanéenne à la 57ème session ordinaire des chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO, à Niamey.

Le dirigeant Ghanéen devient ainsi le successeur du Président Nigérien Mahamadou Issifou qui était à la tête du bloc ouest-africain depuis le 29 Juin 2019.

Mensah A.

 

 

Afrique de l'Ouest - Akufo-Addo élu nouveau président de la CEDEAO

 

Côte-d ’Ivoire – Guinée : Le virus du 3em mandat, le Togo balise la voie.

Depuis plusieurs semaines, c’est une déferlante médiatique à propos du syndrome de la présidence à vie ou des mandats illimités. Les pays à ‘’l’honneur’’, la Guinée Conakry d’Alpha Condé et la Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara. Ces médias et analystes chevronnés occultent que le Togo malgré sa petite superficie s’est fait précurseur et champion toutes catégories des coups d’états constitutionnels et électoraux dans le seul but de pérenniser la survie au trône de l’héritier Gnassingbé et apparatchiks.

Pour ne pas retourner loin dans les annales de l’histoire politique du Togo, il est connu du monde entier qu’à la mort de Gnassingbé Eyadema qui totalisa trente-huit (38) ans de pouvoir, c’est l’un de ses fils, Faure Gnassingbé qui sera imposé par un triple coup d’état ; institutionnel, constitutionnel et électoral avec l’appui notamment de la France au prix de 500 à 1000 morts.

Pour le peuple du Togo, la mésaventure Faure Gnassingbé et acolytes, demeure certes un scandale mais pas une nouveauté. Elle dure plus de trois mandats et est aux encablures d’un 4em qui semble problématique pour le fils d’Eyadema vu l’état de pourrissement total et à tous les niveaux du fait de l’usure du pouvoir.

Mine de rien, sous l’œil candide de la communauté dite internationale notamment la CEDEAO et la France, le fils d’Eyadema multiplie les mandats tel un jeu d’enfant au travers des holdups électoraux les plus inédits les uns que les autres ainsi que de tripatouillages constitutionnels.

Il est donc curieux que l’attention soit si forte sur la Guinée Conakry et la Côte d’Ivoire.

La France a laissé perdurer la dictature au Togo et son ultime crime est d’avaliser insidieusement un 4em mandat à Faure Gnassingbé.

Toutes les pratiques anti démocratiques sont tolérées pour le Togo des Gnassingbé. Pourquoi la communauté internationale a conféré depuis plus d’un demi-siècle un statut particulier de hors la loi à l’Etat du Togo ? Mystère.

L’obsession pour le pouvoir du numéro 1 togolais a conforté ses pairs et pères de Conakry à Abidjan.

Rien de surprenant. Pour preuve, lors du dernier dialogue togolais, les numéros 1 guinéen et ivoirien, facilitateurs dans la crise togolaise et dont les agendas étaient de rempiler pour un 3em mandat ont roulé pour eux-mêmes de connivence avec leur homologue Faure Gnassingbé ; driblant ce qu’il est convenu d’appeler opposition togolaise. Les interpellations successives de la presse pour alerter l’opinion sur le réel rôle de Ouattara et Condé n’ont trouvé d’oreilles attentives. La suite, une simulacre d’élections législatives, assortie d’un parlement taillé sur mesure qui a permis une révision constitutionnelle à la hussarde ; labellisée ‘’compteur à zéro’’, pour Faure Gnassingbé. Tout ceci en présence et avec l’aval de la fameuse CEDEAO.

Par ailleurs, Alassane Ouattara qui a accédé à la magistrature suprême en Côte d’Ivoire dans des conditions sanglantes, installé littéralement par la France et qui gagnerait après deux mandats, à partir tête haute, est décidé à plonger de nouveau le pays des éléphants dans la tourmente. Jusqu’où ira Ouattara dans cette entreprise mortifère nommée 3em mandat ? la suite nous édifiera.

De l’autre côté, Alpha Condé dont l’accession au pouvoir semble plus comme une récompense d’une longue vie passée dans l’opposition plutôt qu’à la faveur d’élections vraiment démocratiques surprend plus d’un. A l’étonnement général donc, Alpha Condé fait douter d’un engagement sincère en sa qualité d’ancien opposant. Un opposant qui s’est transformé en bourreau et nargue les guinéens par des propos irrespectueux dans le seul but de s’offrir un 3em mandat.

Du Togo en Guinée en passant par la Côte d’Ivoire aucun de ses dirigeants n’a que faire de la volonté réelle de leur peuple respectif. Ils sont confortés à l’idée d’être déposés, renforcés, maintenus par la France et sont convaincus que si Emmanuel Macron laisse faire un 4em mandat à un produit d’une famille qui régente le Togo depuis 54 ans ils ont toutes les chances d’obtenir leur ticket du mandat 3 telle une lettre à la poste.

Le 3em mandat est certes à dénoncer et le 4em du Togo qu’en disent les africains dans leur ensemble ?

On ne peut s’offusquer de l’attitude des Présidents Condé et Ouattara et ignorer l’inédit drame togolais.

Fabbi Kouassi [ https://fabbikouassi.wordpress.com ]

 

 

Côte-d ’Ivoire – Guinée : Le virus du 3em mandat, le Togo balise la voie.

 

Togo - Fovi Katakou : « ça nous renforce dans notre conviction de travailler (…) »

Vendredi 4 septembre 2020, Fovi Katakou et quatre (4) autres membres des Universités sociales du Togo (UST) ont été interpellés par les forces de l’ordre et de sécurité, transportés au commissariat d’Adidogomé, puis relâchés plus tard.

Roger Folikoe, Seyrame, Afan Diego, Edouh Kossi et Fovi Katakou ont été arrêtés vendredi soir par les éléments de la Force anti-pandémie Covid-19 (On leur reprocherait d’avoir foulé aux pieds les mesures barrières), alors qu’ils projetaient un film documentaire sur la vie du militant non-violent afro-américain, Martin Luther King.

C’était dans le cadre des cafés citoyens régulièrement organisés par les UST. Conduits au commissariat d’Adidogomé, les cinq (5) acteurs de la société civile ont été libérés quelques heures après.

Pour Fovi Katakou, le prétexte de Covid-19 et d’autorisation ne tient pas la route, rapport letabloidtogo.info. « Car nous avons respecté toutes les mesures, toutes les mesures barrières et nous sommes à peine 12 personnes », a-t-il dit.

Le membre du Mouvement Nubueke dit ne pas être surpris qu’ils aient été interpellés par les forces de l’ordre et de sécurité. Mais confirme davantage « la nature du système en place ».

« Ça nous renforce dans notre conviction de travailler sur la conscience togolaise pour l’émancipation mentale. Car pour Steve Biko, « L’arme de l’oppresseur, c’est l’âme de l’opprimé ». Notre objectif est de donner des outils d’analyse aux citoyens sur des situations socio-politico-économiques afin qu’eux-mêmes aient leur propre opinion », a-t-il souligné.

Rayan Naël

 

 

Togo - Fovi Katakou : « ça nous renforce dans notre conviction de travailler (…) »

 

Déjeuner à l’Élysée : Alassane Ouattara échoue lamentablement devant Emmanuel Macron

L’autocrate ivoirien Alassane Dramane Ouattara a fait des pieds et des mains pour être reçu par le Président français Emmanuel Macron. Mais ce petit moment d’entretien, réduit au strict minimum protocolaire, a tourné à la douche froide pour Ouattara. Déterminé à violer la Constitution ivoirienne pour un 3ème mandat, ADO a reçu une mise en garde cinglante. Notre enquête.

Alassane Dramane Ouattara a fini par avoir son petit moment d’entretien avec Emmanuel Macron. Après deux reports, plusieurs atermoiements et une dizaine de supplications, les portes de l’Élysée ont été entrouvertes pour qu’Alassane Ouattara puisse s’y glisser. Il faut dire que cette rencontre avec le dictateur d’Abidjan, Macron ne la voulait pas. Le forcing politique et diplomatique déployé par le président ivoirien pour être reçu par son homologue français mettaient ce dernier dans l’embarras. En effet, Emmanuel Macron qui avait décerné un certificat de bonne conduite et de bonne moralité politique à Alassane Ouattara, s’est senti floué par sa déclaration de candidature pour un troisième mandat, en violation de la Constitution de la Côte d’Ivoire. En langage moins diplomatique, Macron était totalement déçu de Ouattara. Le président ivoirien sortant avait rompu unilatéralement le deal qu’ils avaient conclu quelques mois plus tôt et surtout, il venait de se parjurer publiquement aux yeux de l’opinion et avait, de ce fait, perdu la considération due aux hommes d’honneur.

Il est important de savoir que depuis deux ans, Alassane Ouattara avait entrepris Emmanuel Macron, en vue de recevoir son approbation pour briguer un troisième mandat à la tête de la Côte d’Ivoire. Et pour rallier le président français à sa cause, ADO n’y est pas allé de main morte. L’activisme de son épouse Dominique Ouattara et le réseau d’intermédiaires que lui-même a déployé, ont démarché tout ce qui peut être considéré comme la crème politique et financière française aux fins de convaincre le Président Macron que Ouattara était la stabilité incarnée, non pas de la Côte d’Ivoire seule mais de toute la sous-région ouest-africaine. Il jurait, et ses mandataires avec lui, que la Côte d’Ivoire sous Ouattara était le seul îlot de paix et stabilité du golfe de Guinée, et que sans cet homme providentiel, le pays sombrerait dans le chaos. Entrainant avec lui tous ses voisins. Il faut dire que ce discours n’a guère ému Macron, coutumier des envolées des dictateurs qui aiment se convaincre que sans eux, leur pays serait réduit en cendres.

Dans sa bataille pour convaincre Macron de se ranger à ses côtés, ADO avait des mécènes, et non des moindres. Dans le milieu industriel, c’est toute la famille Bouygues curieusement alliée pour cette cause à leur ennemi traditionnel, la famille Bolloré. Les industriels savent taire leurs contradictions quand il s’agit de faire main basse sur les ressources en Afrique. Ouattara étant le gardien de leurs intérêts, ils étaient décidés à le soutenir pour se maintenir au pouvoir, y compris en violant la Constitution de son pays.

Au plan politique, son fidèle coursier Nicolas Sarkozy, le missi dominici français, était également à la manœuvre.

A force d’acharnement, Sarkozy a réussi à faire fléchir la ligne de Macron. Au cours du dernier trimestre de 2019, Emmanuel Macron a fini par accepter le deal qui suit : ADO renonce à sa candidature pour un troisième mandat, cela met Paris à l’aise. En contrepartie, Paris s’engage à soutenir quiconque ADO présente à la candidature et à reconnaitre sa victoire, quelle que soit l’issue du scrutin, fraude ou pas.

Le meilleur défenseur de ce deal n’est autre que le ministre français des Affaires étrangères Jean Yves Le Drian, réincarnation baroque de Jacques Foccart, l’homme des coups tordus en Afrique, et grand manœuvrier de la françafrique. Ce M. Le Drian, qui comme chacun le sait, est très sensible aux petits cadeaux de la françafrique.

Le deal une fois validé, lors de la visite de Macron à Abidjan en décembre 2019, ADO lui présenta officiellement celui qu’il avait choisi pour lui succéder, le défunt Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Macron, satisfait, lui donna sa bénédiction et Le Drian pris l’engagement de travailler à l’élection du poulain présidentiel. Ainsi et à la surprise de ses partisans qui ignoraient tout de ce deal, Alassane Ouattara annonça publiquement sa décision de ne pas briguer un troisième mandat présidentiel. Par cette annonce publique, il respectait son engagement de céder le pouvoir à celui qui alors avait été adoubé par Paris.

Aussitôt, et fait assez significatif pour être relevé, un tweet rédigé par Le Drian pour le compte d’Emmanuel Macron, est transmis aux services de l’Élysée et est aussitôt publié. Macron y félicite chaleureusement ADO et le traite d’homme d’État etc.

Certains proches de Macron avaient quand même trouvé ce tweet quelque peu inapproprié et trop obséquieux et ont eu le courage de le faire savoir. Mais qu’importe, l’essentiel était qu’ADO respectait son engagement. Et voilà que, par un coup du sort, le Premier ministre à peine désigné candidat, perdait la vie brutalement.

Une sorte de frénésie morbide s’est alors emparée de l’entourage de M. Ouattara et Le Drian se trouva fort gêné par cette panique démesurée du clan présidentiel. Il devenait clair qu’Alassane Ouattara était en train de rejeter les accords conclus avec Paris, vu le ballet de chefs traditionnels et de laudateurs qu’il faisait défiler au palais pour le supplier de conserver le pouvoir, en dépit de l’interdiction formelle de la Constitution.

Pour éviter une sortie de route du chef d’État ivoirien, le président Macron eu une conversation téléphonique avec son ministre Jean Yves Le Drian, le priant de se rendre de toute urgence à Abidjan, pour présenter ses condoléances et dire au Président Ouattara qu’il serait mal venu de se renier et de se présenter à l’élection. Il a dit la disponibilité de la France à saisir le Conseil de sécurité de l’ONU pour envisager un report de l’élection afin de laisser le temps à ADO de trouver un nouveau poulain. Devant Le Drian, Ouattara surjoua le président accablé par le décès de son Premier Ministre, lui fit savoir qu’il était encore sous le choc de ce trépas et qu’il se réservait le temps de la réflexion, pour décider des contours de la future présidentielle. Il lui jura de sa voix la plus doucereuse, qu’il était un très grand démocrate et qu’il n’était guidé que par le souci de la stabilité de la Côte d’Ivoire et de la sous-région, ce qui pour lui était une question d’une extrême importance.

C’est pourquoi il plaida pour qu’on lui laisse quelques jours de réflexion. Dans son avion de retour, Jean Yves Le Drian avait un sentiment mitigé. En effet, après avoir parlé avec l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire et quelques officiels français, il voyait bien que ADO était plus que tenté par un troisième mandat. Il s’inquiétait notamment du fait qu’une telle décision ne manquerait pas de nuire aux bonnes relations entre la France et la Côte d’Ivoire. Une fois arrivé à Paris, il s’en inquiéta auprès de Nicolas Sarkozy, émissaire attitré de Ouattara. Il le pria d’intervenir auprès de son ami et de le convaincre que tenter le diable du troisième mandat lui serait préjudiciable et ruinerait tout son crédit. Sarkozy hésita, connaissant le tempérament sanguin de Ouattara, mais finit par aborder la question avec ce dernier. Sans hésiter, le président ivoirien laissa clairement entendre à Nicolas Sarkozy qu’il n’avait d’autre choix que de se présenter, après le décès d’AGC. Il craignait de laisser le pays entre les mains de cadres de son parti dont il peignit longuement l’incompétence et le manque de charisme. Nicolas Sarkozy n’eut pas la force de caractère de dissuader son ami.

Parallèlement, Mme Dominique Ouattara entrepris de remuer ses propres réseaux pour voler à la rescousse de son époux. Elle distribua des coups de fils et contacta diverses personnalités qu’elle mit en mission pour tenter de convaincre Emmanuel Macron, que c’est Ouattara ou le chaos.

Bien sûr, Pierre Fakhoury, Président de PFO, qui bénéficia de dizaines de marchés opaques totalisant plusieurs centaines de milliards en Côte d’Ivoire sous les Ouattara, fut mis en mission. Mais surtout, Dominique Ouattara accentuera ses efforts sur Mme Mélissa Bouygues, l’épouse de Martin Bouygues. Elle fut également très sollicitée. Ainsi donc, Fakhoury, les Bouygues, les Bolloré montèrent au créneau d’abord sur Brigitte Macron et ensuite sur Emmanuel Macron lui-même.

Le roublard d’Alassane Ouattara leur proposait un schéma assez simple dont ils devaient se charger de convaincre Macron. Ce dernier devait adouber sa candidature et lui garantir la neutralité passive de Paris dans le processus électoral qui allait avoir cours en Côte d’Ivoire. Concrètement, il leur soumettait le plan suivant :

# Que Macron garde le silence lorsqu’il annoncerait sa candidature
# Qu’il abreuverait les médias français d’images et de vidéos du peuple de Côte d’Ivoire qui réclame sa candidature ;
# Qu’il se présenterait à l’élection d’Octobre 2020 et la gagnerait les doigts dans le nez. Il présenta deux sondages arrangés qui le donnaient vainqueur à 70% dès le premier tour, tandis que Henri Konan Bédié récoltait 19%, Guillaume Soro 8% et Laurent Gbagbo 2%.

Pour ce qui est de l’opposition ivoirienne, Alassane Ouattara a assuré qu’il en faisait son affaire et qu’il n’y avait rien à craindre d’elle. Qu’elle ne créerait aucun trouble.

Grâce à l’entregent de Mélissa Bouygues, Dominique Ouattara a pu avoir une audience avec Brigitte Macron à qui elle expliqua qu’en Afrique ce serait très mal vu que son époux ne soit pas reçu par le président français alors qu’il est en France et en a fait la demande.

A vrai dire, Paris restait sceptique face à l’optimisme de M. Ouattara, puisque des sondages contradictoires ne le voyaient guère arriver au deuxième tour.

Un des sondages projetait un deuxième tour entre Bédié et Soro qui, peu ou prou, arrivaient chacun à capter près de 32% de l’électorat, au premier tour.

Sur la base de ses propres estimations et en tenant compte du risque d’explosion sociale, Paris n’était pas du tout favorable au projet de 3ème mandat d’Alassane Ouattara. Et Emmanuel Macron refusait de le recevoir pour ne pas donner l’impression de cautionner cette ambition.

En retour l’équipe d’Emmanuel Macron a fait des contre-propositions aux émissaires d’Alassane Ouattara :

# Qu’il y ait un consensus de la classe politique sur chaque étape du processus électoral,
# Que les violences cessent et que plus aucun trouble ne soit constatée
# Qu’il n’y ait aucune exclusion de candidature, y compris celles de Laurent Gbagbo et de Guillaume Soro
# Que les députés emprisonnés soient immédiatement remis en liberté

Si tout ceci était fait, Paris déclarerait officiellement que les Ivoiriens ayant trouvé eux-mêmes un consensus pour aller aux élections, il ne lui revenait pas de faire de l’ingérence, même si manifestement la Constitution interdit à Ouattara de briguer un troisième mandat.

Les exégètes autour du président ivoirien interprétèrent la réponse de Paris comme un adoubement diplomatique. Et qu’ADO pouvait y aller, la France regarderait ailleurs.

Sauf que les choses ne se passaient comme ADO l’avait prétendu.

D’abord, Alassane Ouattara a manqué à son engagement de libérer les prisonniers politiques, ce qui a contribué à crisper davantage l’atmosphère préélectorale.

Ensuite, au lieu d’une déferlante de populations pour soutenir sa candidature, les ambassades des USA et des pays membres de l’Union Européenne firent un compte rendu qui établissait clairement que les rares chefs traditionnels qui étaient venus soutenir le Président Ouattara, étaient en fait payés et mis en mission par le RHDP. Pis, les ambassades membres du Conseil de Sécurité de l’ONU en Côte d’Ivoire émettaient de plus en plus de notice pour mettre en garde contre le risque d’une véritable déflagration en Côte d’Ivoire. Et elles eurent raison.

Les manifestations déclenchées par l’opposition politique, en deux jours, ont occasionné 26 morts, assassinés par les supplétifs ethniques du régime, laissant poindre le risque d’une guerre civile intercommunautaire.

De son côté, la communauté française en Côte d’Ivoire ne manquait pas, par ses propres canaux, d’interpeller l’Élysée de ce que tout soutien à Ouattara les mettrait en danger, eux et leurs biens. Autant dire, que la chose fut prise au sérieux à Paris.

Il se constatait donc aisément que la maîtrise des Ivoiriens dont ADO se prévalait auprès de ses interlocuteurs français était un leurre. Il n’y avait pas aucun consensus autour de sa candidature. Bien au contraire, l’opposition qui jusque-là était divisée, commençait à former un bloc uni autour de Bédié, Gbagbo et Soro. Chacun d’entre eux se fendait d’une déclaration hostile à la violation de la Constitution dont Alassane Ouattara était en train de se rendre coupable. Les Organisations de défense des droits de l’homme tel Amnesty International ont commencé à pointer les crimes du régime, à l’approche de la présidentielle.

Au niveau de la sous-région, l’activisme malsain de Ouattara quand survint la crise malienne, exaspéra ses pairs de la CEDEAO qui en firent part à Paris. Paris s’en agaça. La suite, on la connait. La diplomatie française a pris le contrepied des déclarations de Ouattara, actant la démission de IBK et refusant tout recours à la force pour le réinstaller à la tête de l’État malien. Lors de la visite du Président sénégalais, reçu à l’Élysée de façon grandiose, la question ivoirienne fut évoquée. Macky Sall fit une proposition d’apaisement. Pour lui, si Ouattara s’entêtait à violer la Constitution pour être candidat, en contrepartie il faudrait que tous les autres acteurs politiques soient autorisés à entrer en lice, aussi bien Laurent Gbagbo que Guillaume Soro. Et la paix reviendrait en Côte d’Ivoire. Macky Sall a insisté pour que Macron et Ouattara se parlent sur cette question, qui risque d’avoir des conséquences dangereuses pour toute la sous-région.

C‘est ainsi que Sarkozy, la famille Bouygues, la famille Bolloré, Le Drian et Macky Sall finirent par convaincre Macron de recevoir ADO ne serait-ce que quelques minutes.

Bien que fort réticent au début, Macron a fini par concéder que cette audience permettrait de tirer les choses au clair.

Mais avant, il envoya Nicolas Sarkozy lui passer un message sur le contenu des discussions qu’ils auront. Quelques minutes avant son départ pour le palais de l’Élysée, Alassane Ouattara a donc reçu Sarkozy qui est venu bien lui expliquer les points-clés sur lesquels Macron n’entendait pas transiger et sur lesquels il entendait voir Ouattara bouger positivement. Le premier point était l’ouverture du scrutin à tous les candidats, injustement frappés de mesures judiciaires. Nicolas Sarkozy a explicitement évoqué les noms de Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, que Macron voulait absolument voir participer à ce scrutin présidentiel, au nom de la paix et de la démocratie. Deuxième point : Macron exigeait la libération immédiate de tous les détenus de ces derniers jours et surtout la relaxe de tous les députés emprisonnés depuis bientôt neuf mois, sans jugement. Ouattara surpris, a tenté d’expliquer à Sarkozy que Macron n’avait pas une bonne lecture de la situation politique en Côte d’Ivoire. Mais Sarkozy a été clair avec lui : pour Macron ces points constituent des préalables incontournables à la bonne tenue du scrutin.

Alassane Ouattara est donc allé au rendez-vous ce vendredi 4 septembre 2020, et a été reçu avec le strict minimum protocolaire. Sans journalistes, sans officiels, sans tapis rouge, sans déclaration à la sortie, sans communiqué conjoint. C’était une audience sans le faste du protocole et dans la quasi intimité.

A l’audience Macron qui n’entendait pas se laisser démonter, entra directement dans le vif du sujet, avec le tranchant qu’on lui connaît. Il réitéra clairement ses positions :

# un report de l’élection pour permettre à Laurent Gbagbo et Guillaume Kigbafori Soro de rentrer dans leur pays pour prendre part à l’élection
# la libération des prisonniers politiques,
# le respect de la liberté de manifester pour l’opposition
# la non-violation de la Constitution qui lui interdit de briguer un troisième mandat et un encouragement à trouver un autre candidat au RHDP dans le strict respect de la loi fondamentale

Évidemment Alassane Ouattara non plus ne l’entendait pas de cette oreille. Il campait sur sa posture du sauveur, sans qui la Côte d’Ivoire sombrerait irrémédiablement dans le gouffre. Il estimait que l’opposition en exil avait pollué les médias et l’opinion française et que la réalité est qu’il pouvait organiser lesdites élections en écartant les principaux, sans troubles. L’atmosphère était tendue entre les deux hommes. Et c’est sur un constat de grave désaccord qu’Emmanuel Macron a mis fin à leur déjeuner. Il n’y eut donc ni communiqué, ni déclaration, ni photo officielle. C’est rouge de colère qu’Alassane Ouattara a regagné sa résidence parisienne. Le visage fermé, il est descendu de son véhicule sans un mot et a regagné ses appartements. Les témoins disent l’avoir entendu hurler que Macron ne connaît rien, qu’il se laisse manipuler, qu’il croit tout savoir alors qu’il ne sait rien du tout et que cela ne se passerait pas comme ça.

Frustré par le manque d’engagement du chef de l’État français à ses côtés dans son projet de troisième mandat, Alassane Ouattara a pris la décision de faire publier, unilatéralement, un communiqué sur la rencontre, pour se donner de la contenance et donner aux Ivoiriens le sentiment qu’il avait tout de même eu l’aval de la France pour sa candidature. Ce communiqué unilatéral va susciter l’ire de l’Élysée puisque son contenu n’était pas tout à fait conforme à la nature des discussions qui ont eu lieu au déjeuner. Les journalistes français seront invités à ne pas en tenir compte.

Autant dire que l’opération de charme d’Alassane Ouattara à Paris a fait chou blanc.

Il n’a reçu que défiance et méfiance, là où il s’attendait à de la compréhension, voire à un soutien franc. S’il voulait écouter la voie de la providence, il serait sage pour lui d’écouter les conseils de Paris et de se raviser sur son projet maléfique de briguer un troisième mandat.

Au moins, le mérite de ce déjeuner, c’est qu’il a permis à Emmanuel Macron de découvrir le visage de roublard d’Alassane Ouattara.

CHRIS YAPI NE MENT PAS

Source : blogs.mediapart .fr

 

 

Déjeuner à l’Élysée : Alassane Ouattara échoue lamentablement devant Emmanuel Macron

 

Togo, Assemblée nationale : Les députés vont caresser l’affaire Adjakly

Le mardi 1er septembre 2020, les députés ont ouvert la deuxième session ordinaire de l’année 2020 dite « session budgétaire ». A l’agenda de cette deuxième session, l’affaire de détournement de plus 500 milliards de FCFA impliquant le Comité de Suivi de Fluctuation des Prix des Produits Pétroliers(CSFPPP).

Après donc une intersession parlementaire de près de deux mois, les parlementaires ont effectué leur rentrée. Une rentrée sur fond de la pandémie à coronavirus qui oblige la Représentation nationale à s’adapter. Par conséquent, c’est par une rotation par groupe de députés que les travaux vont se dérouler. En attendant, le dépôt du projet de loi de finances gestion 2021, les députés vont se plancher vingt-trois (23) projets de loi déjà affectés aux commissions pour étude.

Ils vont également scruter les réponses des membres du gouvernement suite à diverses interpellations « dont l’importance et l’urgence sont établies », a indiqué Yawa Djigbodi TSEGAN, Présidente de l’Assemblée nationale. Selon le confrère en ligne, togobreakingnews .info, l’affaire Pétrolgate dans laquelle est citée la famille Adjakly et fils. « En effet, suite aux allégations du journal l’Alternative dans sa parution N°879 du 09 juin 2020 faisant état d’un détournement de 400 à 500 milliards de FCFA par la famille Adjakly, le ministre en charge du Commerce, par lettre en date du 06 juillet, a transmis à la Présidente de l’Assemblée nationale, des éléments de langage sous forme de questionnaire pour expliquer le mécanisme d’approvisionnement et de distribution des produits pétroliers au Togo », a expliqué togobreakingnews.info.

Une démarche curieuse…

En attendant que la Présidente du parlement communique la date à laquelle est programmée cette affaire, la démarche même interroge. Et pour cause, suite à la publication du journal l’Alternative, Fabrice Adjakly, un membre du CSFPPP a décidé de porter plainte contre le Directeur de publication. Le procès prévu pour le 19 août dernier, a été reporté au 16 septembre prochain.

En plus, en juillet dernier, le Coordonnateur par intérim du comité, Komlan Kondo, dans une émission sur la télévision nationale, a laissé entendre que le ministre du commerce Kodzo Adédze a commandé un audit des commandes de pétrole effectuées par le comité de suivi des fluctuations des prix des produits pétroliers.

Plus d’un mois après, les résultats de cet audit ne sont toujours pas connus. Et le procès qui devrait permettre à l’opinion de se faire une idée claire sur cette affaire est toujours en instance. De ce fait, la démarche de l’Assemblée nationale semble curieuse. Sachant que l’affaire étant devant les tribunaux et les résultats de l’audit inconnus, elle ne peut avoir que des réponses superficielles. Par conséquent, les députés ne vont que caresser le dossier. On se demande d’ailleurs à quelle fin une telle initiative a été prise, si ce n’est pour distraire l’opinion sans pouvoir lui apporter les réponses précises qu’elle attend.

Surtout que l’opinion a des raisons d’être plus perplexe. En effet, ces députés ont plus l’étoffe des parlementaires nommés que des gens élus. Et pour mémoire, lorsque le parlement était même le mieux composé (opposition réelle-pouvoir) aucune initiative de cette institution n’est arrivée à donner des réponses solides à des dossiers de corruption soulevés par la presse. Les 26 milliards de la route Lomé-Anfoin-Vogan, les fonds de la Can 2013 et 2017 sont entre autres dossiers sur lesquels le parlement n’a fait que figuration.

Source : Fraternité

 

 

Togo, Assemblée nationale : Les députés vont caresser l’affaire Adjakly

 

Togo, Lutte contre la corruption : Essohana Wiyao enterre la HAPLUCIA

06 août 2020. Une enquête publiée sur la perception et le coût de la corruption au Togo, par l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), place la classe dirigeante à la tête des acteurs de la corruption. Même si cette enquête n’a fait que lever le voile sur un petit pan du phénomène de la corruption au Togo, il semble qu’elle a créé des insomnies dans certaines hautes sphères du pays. Au point que le président de la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA), initiateur de l’enquête, a dû présenter publiquement ses excuses.

Les conclusions de l’enquête de l’Inseed avaient fait l’effet d’une bombe. A ce titre, elle a été abondamment relayée par les médias. En effet, selon cet institut chargé de réaliser les différentes études pour les institutions étatiques, la corruption coûte près de 10 milliards de FCFA au Togo chaque année. Cette enquête révèle également que la corruption fait intervenir d’un côté les initiateurs constitués de riches (77,2%), d’hommes puissants tels que les ministres, les préfets ou les magistrats (57,2%), et de l’autre côté, les composantes de la société qui cèdent le plus à la corruption comme les agents de la justice (70%), les financiers et comptables (43,3%).

Ainsi, désormais les togolais peuvent mettre un visage sur les initiateurs de la corruption. « Le présent rapport constitue un outil-diagnostic de la corruption au Togo. Les données illustrent bien que le phénomène n’est pas étranger dans notre pays », avait expliqué Essohana Wiyao, le président de la HAPLUCIA.

Mais deux semaines plus tard, M. Essohana Wiyao a convoqué la presse pour une conférence de presse expresse, pour dit-on resituer le contexte exact et l’objet de l’étude sur la perception et le coût de la corruption au Togo.

La fuite de responsabilité de Essohana Wiyao

Selon le Président de l’organe de lutte contre la corruption au Togo, l’étude n’était aucunement destinée à « épingler certaines personnalités du pays », comme bon nombre de médias l’ont indûment relayé dans leurs colonnes et à travers leurs antennes. «Nous présentons donc toutes nos excuses aux personnalités qui ont été affectées par le mauvais relais médiatique qui a été fait de notre atelier du 6 août au Relais de la Caisse », a-t-il conclu. Mais alors quelle autorité le rapport a-t-il clairement cité pour que M. Wiyao soit obligé de lui presenter des excuses.

Plus étonnant, Essohana Wiyao a tenu à préciser que l’étude n’a porté que sur la petite corruption, à savoir les pots-de-vin versés par les citoyens aux agents publics au cours des 12 derniers mois qui l’ont précédé. «Tous les pays qui ont eu à réaliser une enquête sur la perception et le coût de la corruption se sont aussi limités à l’estimation des pots-de-vin», a-t-il nuancé, soulignant qu’en ce qui concerne la grande corruption, « aucun pays n’a encore pu la capter, en raison de sa complexité ».

A bien comprendre l’ancien doyen des juges d’instruction au tribunal de première instance de Lomé, les pots-de-vin uniquement coûtent près de 10 milliards de FCFA au Togo chaque année. « Quid alors de la grande corruption ? », se demande un observateur avisé.

Dans tous les cas, les excuses du président de la Haplucia, met au gout du jour la peur de responsabilité de cet homme. Un homme sensé prouver sa détermination à faire face aux corrupteurs se revele tremblotant à assumer les conclusions d’une simple étude dont il a justement vanté la pertinence quelques jours plutôt. On comprend alors pourquoi cette institution fait du surplace depuis quatre ans qu’elle a été créée.

D’ailleurs, il nous souvient que le président Wiyao avait déjà fait une sortie similaire, il y a trois ans. «La situation au Togo n’est pas aussi alarmante que ça, du point de vue corruption », avait déclaré Essohana Wiyao en 2017.

Dans un pays comme le Togo où la corruption est érigée en système qui gangrène tous les secteurs de la vie socioéconomique, les propos tendancieux de l’ancien président des tribunaux de Sokodé et Mango ont sans aucun doute enlevé le peu de crédibilité qui restait à son institution.

La messe requiem de la HAPLUCIA

Il n’échappe à aucun esprit que la course au trésor, au gain facile s’est amplifiée ces dernières années au sein de la classe dirigeante togolaise qui se voit désormais au-dessus des lois et surtout de l’appareil judiciaire qui leur est intrinsèquement lié. Bref, c’est à cause de l’impunité qui est au Togo que d’autres pensent que tout leur est permis. Et les différents rapports de Transparency International attestent cette impunité érigée en norme sous le régime de Faure Gnassingbé.

A cet effet, en créant, la Haplucia en 2015, certains togolais ont voulu croire à une réelle volonté de lutter contre ce fléau. Mais grande a été leur déception de constater que cette institution reste totalement apathique devant les faits dénoncés notamment par les médias.

Et au lieu de chercher à lui redonner une certaine crédibilité, son président a plutôt prononcé sa messe de requiem avec ses excuses à des auteurs qui, jusqu’ici, ne sont que de puissants présumés. Désormais, la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées arpente la même voie que son ancêtre la Commission nationale de lutte contre la corruption et le sabotage économique qui, durant plusieurs années, n’a fait que somnoler pendant que les deniers publics sont pillés. Sa léthargie a fini par l’emporter en 2008, sept ans seulement après sa création. Chose curieuse, Essohana Wiyao a été membre de la Brigade économique et financière auprès de cette commission.

Source : Fraternité

 

 

Togo, Lutte contre la corruption : Essohana Wiyao enterre la HAPLUCIA

 

Entre Coup d’Etat permanent et Coup d’Etat militaire, qui crée véritablement le désordre constitutionnel ?
En quoi la légitimité se distingue-t-elle de la légalité ?

Le contraste est terriblement saisissant: alors même que les militaires du Comité national du salut du peuple (CNSP), responsables de la chute d’Ibrahima Boubakar Keita, Président de la République du Mali, défilent tranquillement et paisiblement dans les rues de Bamako, acclamés par une foule en liesse qui fête la «victoire du peuple », l’ONU, l’UE, l’UA, la CEDEAO, les États-Unis, la France, la Russie, et les Chefs d’Etats de la sous-région n’ont pas de mots assez durs pour fustiger un Coup d’Etat, crier à la violation de l’ordre constitutionnel, demander le retour du Chef d’Etat démissionné et imposer des sanctions….

Pourtant, si les auteurs de ce « Coup d’Etat » semblent bénéficier d’une réelle sympathie de la part de la population malienne, mais aussi d’une bonne partie de la jeunesse africaine, c’est avant tout parce qu’ils répondent simplement à une forte demande de la rue, mais aussi de la majorité des maliens qui réclamaient la démission d’IBK depuis juin 2020, à la suite des vives contestations relatives aux conditions d’organisation des élections législatives de mars 2020 et de la proclamation des résultats.

On ne le rappelle pas assez, mais en juillet dernier, ces manifestations avaient déjà dégénéré à Bamako et avaient provoqué plus de 23 morts et pas moins de 150 blessés.

La Cour constitutionnelle, instrumentalisée, comme souvent dans cette partie du continent, est accusée d’avoir favorisé ces irrégularités électorales. Cette Cour avait été recomposée, pour calmer la fureur populaire, dans des conditions de légalité tout aussi contestables que douteuses. Malgré de multiples tentatives de médiation de plusieurs chefs d’États de la CEDEAO la situation est restée tendue et comme sans issue….

« Coup d’Etat », « ordre constitutionnel », les deux notions sont énoncées pour évoquer et dénoncer une situation de crise qui n’est pas pourtant pas sans précèdent dans un pays miné par la mal-gouvernance. Mais, ne cherchez pas une définition juridique de ces deux notions ! Je n’en ai trouvé aucune qui soit suffisamment complète ou tout au moins satisfaisante pour englober la diversité des situations juridiques et socio-politiques existantes. L’analyste travaille généralement sur la base d’hypothèses, voire de fictions et d’abstractions!!

Brandir des concepts tels que « Coup d’Etat » « ordre constitutionnel » pour mettre en évidence la rupture de la légalité et imposer un blocus à un pays pauvre et enclavé mérite bien plus de clarté. Une théorie dont aurait besoin la science du droit aujourd’hui doit être un tant soit peu opératoire : j’entends par là qu’elle devrait pouvoir rendre compte, de la façon dont, par exemple, les ordres constitutionnels contemporains se conçoivent et fonctionnent réellement. Elle devrait donner des clés pour comprendre et analyser l’irruption d’un phénomène plus ou moins prévisible comme un «Coup d’Etat» qui impacte si brutalement et si dangereusement la mise en œuvre de la Constitution.

Comment qualifier le Coup d’Etat tel qu’il se pratique en Afrique ? Il importe de le faire d’autant plus nettement que dans le langage courant, certaines confusions tendent souvent à s’introduire et à fausser toutes les notions. Un Coup d’Etat n’est pas seulement et toujours l’œuvre de militaires. Il n’a pas non plus pour unique objectif la conquête du pouvoir, il peut aussi tendre à le conserver ou à s’y renforcer. Il existe des Coups d’Etat qui s’exercent sous la forme non d’une action mais d’une décision ; décision évidemment illégale.

Il en est ainsi des révisions autoritaires de la Constitution pour permettre au Président en place de s’imposer et étendre ainsi son mandat au-delà de la durée et du nombre prévus par la Loi fondamentale. En ce cas, il s’agit bien d’un Coup d’Etat émanant de l’exécutif en rupture avec l’ordre constitutionnel.

Il peut s’agir également de la situation où à l’approche, des élections présidentielles, le Président candidat identifie ses adversaires politiques les plus dangereux et sous des prétextes fallacieux les écarte du jeu démocratique en les emprisonnant, en les privant de liberté ou en les contraignant à l’exil. C’est purement un acte de désordre constitutionnel.

C’est encore le cas lorsque le Président de la République garantit protection, immunité et impunité à ses proches, sa famille, ses partisans et autres affidés plus ou moins impliqués dans de gigantesques scandales financiers et autres détournements de derniers publics. Il ne peut s’agir en ce cas de bon fonctionnement de l’ordre constitutionnel qui garantit le principe de légalité et l’égalité des citoyens devant la loi.

Le Coup d’Etat, sans constituer par lui-même un système politique, peut, en fait et dans certaines circonstances, être considéré comme faisant partie intégrante du régime politique dans un pays. Il y a certains pays en effet où les Coups d’Etat se manifestent à l’état endémique. C’est en l’occurrence le cas du Mali qui en est à son quatrième Coup d’Etat après ceux de 1968, 1991 et 2012.

De temps à autres, à intervalles rapprochés, le personnel gouvernemental est renversé par ce procédé ou, inversement, celui-ci l’utilise pour se maintenir au pouvoir. Ce phénomène se renouvelle si fréquemment, malgré toutes les précautions légales : constitutions, traités internationaux, lois que cela finit par être considéré en fait comme le mode normal de “règlement ” des conflits politiques. Ce mode apparait d’autant plus normal que ceux-là mêmes qui le condamnent avec autant de virulence l’emploient finalement comme les autres et que par ailleurs, les conséquences individuelles de ces coups de force ont de moins en moins d’importance pour la vie du pays, se réduisent au fond à une simple question de maintien ou de changement du personnel politique.

Dans les pays ainsi concernés, le procédé du Coup d’Etat s’introduit donc peu à peu dans les mœurs et devient en fait partie intégrante du système politique. De ce point de vue, on peut en effet parler du « régime des Coups d’Etat ». C’était le cas en France il y a un siècle et demi avec le Directoire. Le Coup d’Etat est par lui-même un acte d’autorité. Qui dit autorité dit ordre. Et l’on est ainsi amené à constater qu’il est surtout utilisé contre un état de choses que certaines personnes considèrent comme un désordre. Contre par exemple un régime autoritaire ayant peu d’égards pour le respect des libertés fondamentales et individuelles.

Paradoxalement, le Coup d’Etat peut se concevoir donc dans ces conditions comme «un rétablissement de l’ordre constitutionnel» qui garantit le respect des libertés fondamentales et l’état de droit bafoués par le régime en place.

L’accueil de l’opinion publique et de la jeunesse de ce Coup d’Etat perpétré au Mali ne signifie rien d’autre que la manifestation éclatante de la décadence morale et éthique des dirigeants politiques africains dans leur ensemble. Il ne fait que matérialiser une volonté réelle et profonde de changement et de rupture de l’ensemble des peuples africains en faveur de la justice et de l’équité.

Il s’ensuit que le Coup d’Etat n’est pas interprété à leurs yeux comme un désordre qui fait irruption dans le fonctionnement « normal » de l’État. Tout au contraire, il apparait comme une réaction légitime contre le désordre permanant crée par les gouvernants. Le Coup d’État est ici considéré comme un facteur nécessaire du changement (il permet le changement). Ce sont des nécessités et les circonstances qui réclament le recours au Coup d’État.

Or lorsqu’on pose la question de la nécessité, on est d’entrée de jeu dans la théorie de l’exception. La nécessité fonde l’exigence de la dérogation. Ce qui est à la base de l’État d’exception et du Coup d’État en l’occurrence c’est donc le concept de « nécessité » : « Necessitas legem non habet ».

À notre époque, par exemple, plus personne ne discute du bien-fondé du droit à la révolution. Ce même droit à la révolution qui a amené le mouvement du Printemps arabe en 2010. Ce droit à la révolution est précisément un cas de l’État d’exception dans la mesure où il présuppose la suspension du fonctionnement normal du droit donc de la Constitution pour instaurer un nouvel ordre. Le « status necessitatis » se présente dans la forme de la révolution et peut donc procéder d’un Coup d’Etat.

Bakary Diallo, Docteur en Droit, Avocat au Barreau de Paris

Source : financialafrik.com

 

 

Entre Coup d’Etat permanent et Coup d’Etat militaire, qui crée véritablement le désordre constitutionnel ? En quoi la légitimité se distingue-t-elle de la légalité ?

 

Le Togo, la queue qui sert de locomotive…

« Un mauvais exemple est comme une tache d’huile qui va toujours s’étendant » (Sosthène de La Rochefoucauld-Doudeauville)

Tant démographiquement et territorialement qu’économiquement et stratégiquement, le Togo ne pèse pas très lourd dans la région ouest-africaine ni sur le continent. Curieusement, c’est ce p’tit pays entre le Ghana et le Bénin qui semble porter le capitanat communautaire et de toute l’Afrique par ses mauvais exemples.

On se souvient, c’est notre pays qui avait donné de façon sanglante un revers aux prémices de la démocratie aux lendemains des indépendances, avec l’assassinat du premier président Sylvanus Olympio le 13 janvier 1963. Cet acte ignoble a ouvert la voie aux coups d’Etat sur le continent.

Gnassingbé père qui avait revendiqué aux premières heures cet assassinat pour se rétracter par la suite, s’était donné les moyens de s’accrocher frénétiquement au pouvoir envers et contre la volonté des Togolais, en usant des fraudes électorales avec la bénédiction de la France. En matière de hold-up électoraux, le Togo est champion toutes catégories confondues. Ce mauvais exemple a également fait tache d’huile dans de nombreux pays dont les dirigeants organisent des mascarades électorales pour rester indéfiniment au pouvoir.

Le Togo va également expérimenter la dévolution monarchique du pouvoir. Même si dans ce domaine, il s’est fait damer le pion par la RD Congo qui fut la première à inaugurer en 2001 la succession dynastique postindépendance sur le continent africain. Quatre plus tard, en 2005, à la suite de ce qu’on avait appelé la « catastrophe nationale », le décès de Gnassingbé Eyadema, un triple coup d’Etat militaire, constitutionnel, électoral a été opéré et le pouvoir confié à son fils, Faure Gnassingbé à qui l’armée fit allégeance.

Le Gabon va s’inspirer parfaitement de l’exemple togolais. A la mort de Bongo père en 2009, le fils, Ali Bongo Ondimba, s’empara du pouvoir avec le soutien de l’armée. D’autres pays à l’instar du Sénégal avec Abdoulaye Wade, l’Egypte sous Hosni Moubarak ou encore la Libye de Mouammar Kadhafi préparaient leur fils Karim Wade, Gamal Moubarak et Saif El Islam à leur succéder au pouvoir mais avaient lamentablement échoué.

Ce n’est pas pour autant que l’idée de la dévolution monarchique du pouvoir s’est estompée. La Guinée Equatoriale, le Congo-Brazzaville, le Tchad sont aujourd’hui en lice pour expérimenter la succession dynastique au pouvoir. Teodoro Obiang Nguema, Denis Sassou Nguesso et Idriss Déby Itno pourront faire de leur fils leurs successeurs potentiels.

« Le Togo blotti entre le Ghana et le Bénin devrait s’apercevoir des délices de l’alternance démocratique et de ses retombées », disait un observateur. C’est encore notre pays qui assombrit l’avenir de la CEDEAO à cause des ambitions démesurées de son dirigeant qui inhibe les efforts de l’espace communautaire à bâtir des Etats véritables de droit. D’abord, en s’opposant à la limitation du mandat présidentiel à deux dans les 15 pays qui composent la CEDEAO, ensuite en rusant pour s’autoriser un 3ème puis un 4ème mandat présidentiel alors que tous les dirigeants se sont engagés à s’en aller au terme de leur second mandat.

L’exemple du Togo contamine aujourd’hui la Guinée et la Côte d’Ivoire. Alpha Condé a préféré s’inscrire dans la médiocrité en se servant comme argument le mauvais exemple de son homologue togolais pour se maintenir lui aussi au pouvoir. « N’y a-t-il pas d’autres pays où les présidents peuvent faire un troisième mandat ? » Voilà l’argument saugrenu brandi par le vieil homme pour s’autoriser un 3ème mandat. Et il ne sera pas surprenant que d’autres pays emboîtent le pas.

C’est le Togo, la queue qui est aujourd’hui la locomotive de la CEDEAO. Bien triste !

Médard Ametepe

Source : Liberté Togo

 

 

Le Togo, la queue qui sert de locomotive…

 

Du Togo aux opérations de maintien de la paix : Les deux visages de l’armée togolaise

L’armée togolaise dont le professionnalisme est vanté dans les opérations de maintien de la paix, est mal perçue à l’intérieur du pays. Elle peine à se départir de sa légendaire réputation d’armée partisane.

Les contributions du Togo dans les contingents des opérations de maintien de la paix à travers le monde ne sont pas négligeables. Dans de nombreux pays en guerre, le pays a soutenu les efforts des Nations Unies. Cette sollicitude du Togo a été récompensée à travers une remise de médaille au personnel togolais pour son travail en faveur de la paix au Mali. Une nième reconnaissance dont la cérémonie s’est déroulée sur la base de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) à Mopti dans le centre du pays.

Selon les informations, les 850 casques bleus togolais déployés dans la région de Mopti ont reçu chacun la médaille des Nations Unies, décernée par l’organisation aux membres de son personnel militaire ou de la police civile, pour leur service. A en croire le Général de Brigade Sadou Maiga, Commandant du secteur centre de la Minusma dans la région, les Togolais ont « fait preuve de flexibilité et de proactivité dans les missions confiées, malgré les difficultés liées au terrain et les menaces explosives comme les mines et les dispositifs explosifs de circonstance ». Depuis novembre 2019, ils ont effectué plus de 1000 patrouilles de sécurité dans les zones à risque et participé à plusieurs opérations militaires de protection des civils.

Depuis 2008, le Togo est l’un des pays d’Afrique de l’Ouest à abriter un Centre d’Entrainement aux Opérations de Maintien de la Paix (CEOMP) dont la mission est de préparer les contingents avant leur déploiement dans les opérations de maintien de la paix. C’est également une distinction pour le pays d’abriter ce centre de formation qui ambitionne de devenir un centre d’excellence dans l’Afrique de l’Ouest.

A la lecture de ces prouesses, l’on est tenté de se demander si les casques bleus dont le professionnalisme est salué par les Nations Unies sont bel et bien issus des rangs des Forces armées togolaises (FAT). Et pour cause, les corps habillés togolais traînent une légendaire réputation de violence diamétralement opposée au professionnalisme dont ils font preuve à l’extérieur du pays. Depuis 1963, l’Armée togolaise a posé des actes qui l’ont éloignée de sa mission première qu’est la protection des personnes et des biens sans considération de leur appartenance politique, ethnique ou religieuse. Militaires, gendarmes et policiers passent pour des êtres supérieurs et écrasent leurs compatriotes. Les violations des droits de l’homme dont ils se rendent coupables sont innombrables. Ils se signalent particulièrement pendant les périodes électorales par leur soutien à la dictature.

Et pourtant, ce sont les mêmes hommes – qui affichent une aptitude violente au pays – qui sont envoyés dans les missions de maintien de la paix et s’y comportent en professionnels. Ils sont des milliers à avoir participé à ces opérations depuis 1981, année au cours de laquelle une centaine de soldats togolais ont été déployés au sein de la Force neutre de l’OUA au Tchad encore appelée Force Interafricaine (FIA). Avec l’arrivée au pouvoir de Faure Gnassingbé, les missions se sont multipliées, et jusqu’à 700 soldats ont été déployés en 2012, en Côte d’Ivoire et au Darfour. Ces milliers de compatriotes reviennent au pays et au lieu d’impacter le comportement de leurs pairs, se conforment, ignorant les principes du respect des droits de l’homme qu’ils ont appris sous la bannière des Nations Unies.

Si les contingents togolais réagissent bien lors des opérations de maintien de la paix, c’est la preuve qu’ils peuvent bien se comporter envers leurs compatriotes aussi. L’Armée togolaise peut être républicaine, assumer professionnellement sa mission et se départir du parti-Etat si en son sein les intérêts ne sont pas mis en avant. Dans la situation qui prévaut au Mali, l’esprit républicain de l’Armée a pris le dessus. Et cela doit inspirer.

G.A

Source : Liberté

 

 

Du Togo aux opérations de maintien de la paix : Les deux visages de l’armée togolaise

 

Togo, Bouclage de la préfecture de Tchamba : Accusée d’être l’instigatrice de la propagation de Covid-19 à Tchamba, la préfet Aïssatou Titikpina, virée

Depuis jeudi 27 août 2020 et en plein confinement, Aïssatou Titikpina, épouse Mohamed, n’est plus préfet de Tchamba. Par décret n°2020-067/PR du 27 août 2020, IssakaLaguébandé, géographe, a été nommé en remplacement de celle qui se prenait pour la boussole des femmes de la localité. Il lui est reproché sa gestion « cruelle » de la localité, spécialement lors de la dernière fête de la Tabaski. Initiatrice d’un regroupement qui aurait été fatal aux populations présentes, elle est accusée d’avoir fait percevoir une taxe sauvage de 17.000 FCFA et d’avoir par cette voie, ouvert la « boite à virus » ayant conduit aujourd’hui au confinement de Tchamba.

La préfecture de Tchamba est comme celles de Sotouboua et Tchaoudjo bouclée depuis le 25 août 2020. Beaucoup avaient pensé au départ que ces bouclages répondaient à de sombres desseins politiques, mais il n’en est rien. Au moins pour Tchamba, on en sait aujourd’hui un peu plus sur la principale qui a motivé cette mesure.

48 heures après le bouclage de Tchamba, un décret vient de sauter de son poste de préfet dame Aïssatou Titikpina, désormais ex-préfet. Le confrère « Le Rendez-Vous » a pu percer les deux raisons ayant motivé ce dégommage.

Chaque année, une Ong turque vient en aide aux plus démunis de la localité à participer à la fête de la Tabaski, après un mois de jeûne et prières des musulmans. Par ces temps au Togo, jeûner est très facile à faire pour le pauvre qui tire déjà le diable par la queue, mais trouver le mouton ou le bœuf nécessaire pour fêter relève de la magie et donc, l’Ong offre des bœufs aux musulmans moins nantis de la zone. Mais c’est sur ces dons que dame Aïssatou Titikpina a jugé opportun de faire son business, en faisant payer par les bénéficiaires des dons, une taxe de…17.000 FCFA sur chaque bœuf offert de l’Ong. Une situation jamais arrivé auparavant. Cupidité, envie de faire mal, ou zèle d’une femme en mal de sensation ? Passons ! Mais toujours est-il que l’imam de Sokodé n’avait pas manqué de dénoncer ces agissements.

Une réunion en urgence a été organisée par des zélés haut-perchés du régime originaires du milieu, histoire de redresser la barre déjà tordue. Parce que les attroupements occasionnés par dame préfet lors du paiement des taxes et les enlèvements des dons ont débouché sur ce qu’il ne fallait surtout pas en ces périodes. Le coronavirus adore les attroupements et à Tchamba, il y a eu des attroupements et des réunions. Booom ! Des « Cadres » de la localité et une frange d la population sont atteints. Mise en demeure de s’expliquer, la dame aurait argué que les taxes seraient destinées à soutenir l’équipe de football de la préfecture de Tchamba, une équipe, qui selon les informations, est déjà prise en charge par l’ancien Directeur général de Togocel. Quid de la dizaine de bœufs mis de côté par dame préfet ? Bredouillements, emmêlements de propos, bégaiements. Le coup est parti, Aïssatou Titikpina a été l’instigatrice du bouclage de Tchamba. Et le moindre mal a été de la « sauter » de son poste. « Ma nomination a rendu les femmes de ma localité plus confiantes. Elles se sentent représentées dans la gestion et l’administration de la cité », s’était fendue dame Titikpina peu après sa nomination. A l’épreuve, il ressort que face à la covid-19, la perception indue de taxe sauvage peut être préjudiciable aux zélés du régime. Avec le virus, l’enfer, ce n’est pas seulement les autres.

En rappel, dame Aïssatou n’aura pas fait un seul « mandat présidentiel» ; elle a été nommée en 2016 et quitte le « bateau préfectoral » quatre années plus tard.

source : Godson K.

Source : Liberté Togo

 

 

Togo, Bouclage de la préfecture de Tchamba : Accusée d’être l’instigatrice de la propagation de Covid-19 à Tchamba, la préfet Aïssatou Titikpina, virée

 

Togo - L’Adjudant Faré Djawé toujours introuvable : La famille rejette la piste de la « désertion »

Où est passé l’Adjudant Djawé Faré ? L’employé de Brigade des recherches en poste à Dongoyo à Kara, dans la préfecture de la Kozah, au nord du pays, est toujours sans nouvelles depuis le 11 août dernier.

Pendant que la Direction de la Gendarmerie Nationale parle d’une « désertion », la famille et les proches dudit gendarme craignent plutôt le pire. Ils rejettent cette hypothèse de « désertion ».

A les entendre, s’il s’agit vraiment d’une « désertion », leur frère aurait déjà donné un signe de vie. Ne serait-ce que contacter sa femme et ses enfants. Ce qui n’est toujours pas le cas.

« Jusqu’à présent, le Monsieur n’a pas donné signe de vie. Si la Gendarmerie estime qu’il s’agit d’une désertion, moi je crois qu’elle se trompe. Sinon, nous n’avons vu aucun signe de désertion. Le frère n’a laissé aucun mot aux membres de sa famille. Au moins pour déserter, il allait laisser un mot à sa famille, du moins à sa femme. Depuis le 11 août jusqu’à ce jour, on n’a pas un simple coup d’appel de sa part », a indiqué Faré Binatéfam, le frère du gendarme disparu, ce mercredi matin au micro de nos confrères de la radio Victoire FM.

Selon lui, l’adjudant Faré Djawé n’a aucune raison de fuguer, après 26 ans de service, et à 4 ans de sa retraite. Il estime que la Gendarmerie n’a mené aucune enquête avant de déclarer que son frère aurait « déserté ».

« La gendarmerie avait dit que le Monsieur a laissé son treillis au bureau, donc il aurait déserté. Mais le treillis était contaminé, c’est pourquoi. L’adjudant Faré Djawé a été placé en quarantaine au même moment que deux autres de ses collègues en poste à la Brigade de Kara. C’est durant leur séjour à l’Hôtel de France qu’il a été libéré alors que ses camarades y étaient encore. Pourquoi la Gendarmerie ne dit pas des autres qu’ils ont tenté une désertion puisque tous ont laissé leurs treillis et rangers dans leur bureau avant d’aller pour la mise en quarantaine ? », s’est-il interrogé.

Pour Binatéfam Faré, il y a tout un mystère autour de cette disparation. Il demande à la Gendarmerie nationale d’expliquer à la famille ce qui s’est réellement passé.

« Comme la gendarmerie parlait de désertion, on avait attendu si le frère lui-même va nous faire signe, mais toujours rien. La femme du Monsieur est là. Elle est là avec ses 3 enfants. Nous sommes dans l’angoisse, si la gendarmerie à certaines pistes de sa désertion, il faut qu’on nous le dise. Qu’ils nous aident à retrouver notre frère. On ne peut pas déserter et se cacher », a-t-il lancé.

Le mystère sur cette disparition reste donc entier.

 

 

Togo - L’Adjudant Faré Djawé toujours introuvable : La famille rejette la piste de la « désertion »

 

Togo - Les conseils de Faure Gnassingbé au nouveau président de la BOAD

Le nouveau patron de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) a été reçu à la Présidence de la République par le locataire des lieux.

Le tête-à-tête entre le Béninois Serge Ekué et le chef de l'Etat togolais s’est déroulé peu après la prise de fonction du successeur de Christian Adovelande.

Les échanges ont porté sur le bilan de la BOAD pendant les dernières décennies et ce que l’institution bancaire ouest africaine compte faire pour mieux répondre aux exigences de la mondialisation et de la globalisation.

« Le chef de l’Etat a souligné un élément important que l’on devrait intégrer dans ma feuille de route, liée essentiellement au développement de notre région. Je suis à la fois très enchanté et honoré de pouvoir bénéficier de ses conseils, appui et soutien », a confié le visiteur peu après son audience.

Faure Gnassingbé l’a rassuré de son soutien et promet l’accompagnement de son pays dans la réalisation de son objectif.
Le nouveau président de la BOAD, avant d’accéder à ses nouvelles responsabilités, conseillait son prédécesseur. Il est en partie l’auteur de la finalisation du Plan stratégique 2021-2021 de l’institution.

Le diplômé d’HEC Paris, du DESS Banques-Finances de Paris V et de l’Institut d’études politiques de Bordeaux, a un passé riche : ancien patron de la Banque de financement et d’investissement de Natixis pour le Royaume Uni, ex-responsable de la direction des solutions des marchés publics pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique…

A.H.

 

 

Togo - Les conseils de Faure Gnassingbé au nouveau président de la BOAD

 

Togo - Le PNP Hambourg fait l'autopsie du discours d'Atchadam

Vent debout contre la dictature. Le samedi 29 août 2020 la fédération du PNP Allemagne a commémoré le 3ème anniversaire du soulèvement du 19 Août 2017. Mot d'ouverture, revu du discours de tchamba, discours du responsable de la coordination, intervention des participants à travers des questions réponses. Ce soulèvement organisé et mené par le Parti Nation Panafricain de SALIFOU TIKPI ATCHADAM le samedi 19 Août 2017.

La rencontre a été axé sur quelques points clé concernant la vie et les activés menées par le partie du cheval depuis sa création en Avril 2014 il y'a six (6) ans. Militants, militantes, sympathisants et autres Togolais Venus de divers horizons d'Allemagne ont pris part à cette rencontre dirigée de main de maître par le coordonnateur fédérale du PNP Allemagne Monsieur BEMBA Masahoudou et son bureau.

Les discussions ont porté sur l'explication ou le rappelle de ce qui est le 19 Août. Ceci à l'attention des militants, militants et sympathisants du PNP et aux Togolais dans le sens de leur libération d'une dictature cinquantenaire qui régente le Togo depuis 1963, date de l'assassinat du premier président démocratiquement élu. Ensuite, la réunion s'est penchée sur la déclaration de Tchamba. Une déclaration toujours d'actualité. Par ce rappel, le PNP réitère que le 4éme mandats de Faure GNASSIGBÉ ne tient pas. Et pour cela, le parti martel toujours qu'il est important de tout faire pour obtenir une transition sans Faure GNASSIGBÉ avant d'avoir de bonnes élections sur la terre togolaise. Pour cela, le Parti Nationale panafricain exhorte les togolais à opter pour la mobilisation et la sensibilisation en vue d'éveiller les consciences, ce qui aboutira, à coup sûr, à un soulèvement total du pays et qui donnera la victoire à la majorité et à la minorité.

Il a été rappelé également aux militants ce que TIKPI ATCHADAM avait dit avant les élections législatif du 20 décembre 2018, les locales du 19 juin 2019 et aussi avant les présidentielles de 22 février 2020. Ceci pour souligner une fois encore que les élections ne sont pas une solution et ne seront pas une solution aux problèmes togolais. Pour que les militants et militantes aient le vrais sens du discours que le président du PNP SALIFOU TIKPI ATCHADAM a livré aux Togolais le jeudi 27 Août dernier, 72 heures avant la réunion de Hambourg, une explication du fond et de la forme dudit discours a été servi aux militants. Ceci leur à permit de mieux comprendre le discours du président. Ils ont promis en faire un bon usage. La commémoration du 19 août à Hambourg a commencé à 15h dans une salle de réunion qui dans le stricte respect des mesures barrières a débordé de monde au point où une partie des citoyens présents fut obligée de suivre du dehors les messages livrés. Tout est bien qui finit bien, la réunion s'est achevée dans une ambiance de fête sur fond de satisfaction à l'aune des différentes interventions qui sont passées. En plus d'une relecture de la déclaration de Tchamba que nous vous reprenons, au Podium avec son staff et autres responsables, le président Bamba de la coordination a livré un discours dont le contenu que voici vous édifiera :





SAMEDI 29.08.20.
19 Août 2017 19 Août 2020
3 années de lutte

———————————————
1) REMERCIEMENTS

Très chers compatriotes
Très chers militantes et militants
Sympathisants et amis du Parti National Panafricain PNP recevez nos sincères salutations et vœux d’anniversaire du 19 Août 2020

Recevez également les salutations et remerciements du bureau national par le biais de son président Maître SALIFOU TIKPI ATCHADAM.

Le bureau national vous remercie non seulement pour votre soutien au parti mais également du fait que vous soyez surtout le poumon économique du pays actuellement ;

- les médicaments pour les soins,
- les inscriptions pour les formations,
- les dépenses aux différentes fêtes,
- les constructions..... etc pour ne citer que ces quelques exemples.

Alors même que nous sommes ici des Togolaises et Togolais qui ont fondés des familles et ont alors des responsabilités.

Pourtant nous sommes des filles et fils d’un pays dont les gouvernements ont en principe la première responsabilité de prendre les populations en charge.

2). LA FATALITÉ EST DEVENUE
TOGOLAIS >>>> DIEU MERCI
* ) Quelqu’un qui n‘a pas à manger. >>>> DIEU MERCI
*) Quelqu’un après une formation universitaire qui devient Z-Man >>>> DIEU MERCI
*) Quelqu’un qui fait un accident grave (état des routes) >>>
*) Même celui qui tombe malade et ne peut pas se soigner et meurt >>>> beaucoup étaient à son enterrement; DIEU MERCI

Bien entendu nous sommes des croyants et il faut se remettre à DIEU dans n’importe quelle situation.

Après une analyse objective nous connaissons ceux qui sont à l’origine des malheurs qui s’abattent sur les populations au Togo, notre pays d’origine.

3) TOGO : Nous sommes tous Togolais.
#) Le Togo a eu sa souveraineté internationale le 27 avril 1960 dans un système de multipartisme avec le président Sylvanus Olympio .
#) Le 13 Janvier 1963 ce jeune pays connaît le premier coup d’état en Afrique par Gnassingbé Eyadema matérialisé par l’assassinat de ce premier président.
#) Sans élections le pouvoir est remis à Nicola Grunisky .
#) En 1967 soit 4 ans après un second coup d’état est réalisé par Gnassingbé Eyadema et sans élections le pouvoir passe entre les mains de Cleber Dadjo, un officier de l’armée.
#) Dans la même année (1967) Eyadema fait un troisième coup d’état et prend le pouvoir lui-même.

- Il crée le parti politique dénommé RPT (Rassemblement du Peuple Togolais) en 1969 et instaure le système de parti unique.
- REMARQUES :

*) LE PLURALISME est un système d’organisation politique qui reconnaît et accepte la diversité des opinions et de leurs représentants.
PAR CONTRE

*) LA DICTATURE est un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exerce(nt) tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu’aucune loi ou institution ne le(s) limite(nt) .>>>> Exemple des villages en
Afrique.

#) Le 05 Octobre 1990 le peuple togolais se soulève et exige la démocratisation du pays.
Une charte des partis politiques est adoptée.

#) La constitution du 14 Octobre 1992 fut adoptée par référendum à plus de 98% .

Cette construction consacre la limitation du pouvoir dans les prérogatives et dans le temps.
En effet le président de la république est élu à un scrutin majoritaire à deux tours pour un mandat de 5 ans renouvelable une (1) fois ; en aucun cas nul ne peut faire plus de deux (2) mandats.

#) En 2002 cette constitution est révisée unilatéralement afin de permettre à Gnassingbé Eyadema de se représenter en 2003.

#) En 2005 , après 38 années (1967 à 2005 ) de pouvoir, Gnassingbé Eyadema décède et dans la foulée la constitution subit des révisions unilatérales à la suite desquelles Faure Gnassingbé remplace son père faisant des centaines de morts .

#) Pour régler la crise née de cette situation qui a fait plusieurs centaines de morts, de nombreux blessés et exilés, l’Accord politique global (APG) fut signé en 2006 en vue des réformes. Aucune réforme ne sera faite jusqu’en 2017.

4 ) LE 19 AOÛT 2017 .

. Aucune réforme ne sera faite jusqu’en 2017.

Le 19 août 2017, le peuple togolais, à l’appel du Parti National Panafricain (PNP), est dans les rues sur le territoire national et dans la diaspora pour exiger le retour à la Constitution du 14 octobre 1992 et l’effectivité du droit de vote de la diaspora. A l’appel du pouvoir, un dialogue s’ouvre sous l’égide de la CEDEAO. Une feuille de route est imposée aux deux parties le 31 juillet 2018. La CEDEAO recrute un spécialiste constitutionaliste qui propose une Constitution harmonisée avec les Constitutions des Etats de la CEDEAO. Le pouvoir rejette la feuille de route et le texte de l’expert de la CEDEAO, puis organise les élections législatives qui connaitront une abstention record de 95%.

5) DÉCRYPTER LES DISCOURS DE MAÎTRE SALIFOU TIKPI ATCHADAM ; PRÉSIDENT NATIONAL DE PNP

Une analyse poussée de la problématique principale socio-politique nous impose ensemble à faire barrage à la candidature de Faure Gnassingbé en 2020. (LA DÉCLARATION DE TCHAMBA)

Le PNP demande un rassemblement des forces vives de la nation (les partis politiques, les organisations de la société civile, les différents mouvements, les religieux, les chefferies traditionnelles, les syndicats...)

afin d´ empêcher un quatrième (4ème ) mandat de Faure.

#) Les élections comme moyen politique de détourner l’attention (préciser de qui).
Depuis le 19 août 2017 le gouvernement a perdu le pouvoir

L’organisation des élections est le seul moyen:

- de regagner la confiance de la communauté internationale et du peuple, brisant ainsi le mouvement de contestation des populations du 19 Août.

- Les élections législatives et locales sont une manière de légitimer la candidature de Faure Gnassingbé en 2020. Donc faire un forcing pour continuer à gouverner.

#) AUSSI LE POUVOIR AU TOGO
NE CONNAÎT QU’UNE SEULE FAÇON DE GOUVERNER :

- ACHAT DE CONSCIENCES.

C’est la première arme du pouvoir au Togo. Ici sont ciblés Les responsables politiques porte-flambeau de la lutte de libération du peuple. Les populations paupérisées sont très marchandées.

- DES CHANTAGES :

Sont concernés ceux qui ont des affaires judiciaires en cours notamment des dossiers à traiter ou bien ceux qui enfin auraient commis des délits ou crimes. Par des chantages l‘on étreint leurs luttes.

- EMPRISONNEMENTS
ARBITRAIRES :
La troisième (3ème) arme du pouvoir qui est parfois très violente entraînant des victimes
#) LES ÉLECTIONS; COMMENT DÉFENDRE LES URNES.

- La cour constitutionnelle, La CENI, le découpage électoral sont conçus pour le pouvoir en place.

- certains villages sont assiégés par l’armée qui devrait sécuriser les bureaux de vote.
#) UNE DÉMOCRATIE AU TOGO

SANS ALTERNANCE AU SOMMET DE L’ÉTAT N’ N’EST pas UNE DÉMOCRATIE
La décentralisation au Togo est un émiettement conçu, une dislocation, un démembrement du territoire national. C’est une balkanisation très poussée du pays pour renforcer le pouvoir.
- La décentralisation est une stratégie du pouvoir de diviser pour opposer les régions, les préfectures et les cantons.

- les conflits entre les communes urbaines, les communes rurales,
- La décentralisation est le système politique vivace du régime. LA LOI DU 13 MARS 2007 définissant la chefferie traditionnelle anéantira ces coutumes qui sont les fondements profonds sur lesquels reposent les populations.

- LES ÉLECTIONS LOCALES sont UNE CONFÉRENCE DE BERLIN RÉDUITE.

*) Les communes seront attribuées aux RPT-UNIR et pour les autres participants ce sera à prendre ou à laisser.
*) Les plus grandes communes reviendront à la minorité au pouvoir qu‘on remettra dans les mains des caciques du régime et les hommes des milices qui savent bien harceler les responsables des opposants aux niveaux locaux.

- UNE FUITE DES

RESPONSABILITÉ DU POUVOIR .

*) Vous êtes dirigés par vous-même, par vos frères et sœurs.
*) Avec quelles ressources les communes vont avoir le financement de leurs développements.
*) Création des taxes fictives: terrains, manioc, ignames, maïs.

- QUAND LE POUVOIR EST AGONISSANT ILS CHERCHENT PAR TOUS LES MOYENS À RETROUVER DES FORCES.

Depuis 1990 il y a une confusion qui mérite un questionnement:

*) À chaque fois que l’opposition est près de la victoire; c’est au sein de celle-ci que le pouvoir trouve la barque pour traverser la rivière.

*) L’opposition se met à se poser les questions suivantes; qui va achever le dinosaure, qui sera le prochain président.

*) DJOBO BOUKARI : " le fauteuil pour lequel nous nous battons n’est pas vide "
*) AU PNP DE MAÎTRE SALIFOU ATCHADAM C’EST PLUS IMPORTANT DE SAVOIR COMMENT ( LA MANIÈRE ) PLUTÔT QUE QUI ( LA PERSONNE ) .
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6) PROPOSITION DE SOLUTIONS D’UNE SORTIE DE PLUS DE 54 ANNÉES DE DICTATURE AU TOGO
(6.1 ) LA SOUVERAINETÉ DU PEUPLE
(6.2) UNITÉ D’ACTION DE
L’OPPOSITION : MAILLAGE
TERRITOIRE.
(6.3) ARRÊT ?? DU QUATRIÈME
(4ème) Mandat /
TRANSITION
ÉLECTIONS


DECLARATION DE TCHAMBA

Après les soulèvements des années 90 survenus dans notre pays le Togo et qui n ´ont malheureusement pas connu un aboutissement heureux, la classe politique de l ´opposition s ´est essoufflée. Une frange de celle-ci a rejoint avec armes et bagages le régime en place pour gouverner ensemble et se livrer systématiquement au pillage des ressources du pays à telle enseigne que la minorité au pouvoir, à un moment donné, se frottait les mains comme si elle avait en face d’elle un boulevard.

C ´est dans cette ambiance que le Togo a vu naître en 2014 un nouveau parti politique dénommé Parti National Panafricain - PNP.

Le PNP, après une analyse profonde de la situation politique d ´alors, s ´est donné pour mission de conscientiser le peuple à travers des séances de mobilisation et de sensibilisation. Dans un langage simple et accessible à tous, le PNP explique au peuple la façon dont il est gouverné et comment il aurait dû être gouverné.

Six ans après, le constat est resté malheureusement le même, nous dirions d ´ailleurs que la situation politique s’est empirée. C ´est pourquoi la stratégie du PNP demeure la même à savoir : la mobilisation à fond du peuple togolais et ce, sur toute l ´étendue du territoire d ´où l ´expression « maillage du territoire » jusqu’ à la victoire. Nous dirions aussi que c ´est pour cela que la déclaration de Tchamba que voici reste toujours d ´actualité :

En ce jour, et de façon solennelle, nous déroulons ce que nous avons appelé la déclaration de Tchamba. Elle est en trois phases qui correspondent à des pas.

Premier pas : Faure annonce l’arrêt de son mandat en cours en 2017. Rappelons que de 1967 à 2017, nous comptons cinquante (50) ans de règne. En fait, depuis 1963, Eyadema tirait déjà les ficelles. En tout cas, cela fait un demi-siècle que la famille Gnassingbé est au pouvoir. L’arrêt du mandat présidentiel va sonner le début de la réconciliation nationale.

Deuxième pas : Faure considère 2017 comme l’année des réformes. Donc toutes les réformes sont opérées au plus tard fin décembre 2017, avec la reconnaissance du droit de vote de la diaspora. Le pays aura jeté les bases d’une démocratie véritable.

Troisième pas : Faure, sans interférence aucune, laisse organiser les élections présidentielles, législatives et locales en 2018. C’est l’année des élections. Et, comme il a déjà annoncé l’arrêt de son mandat, il n’est candidat à aucune de ces élections. Il donne des instructions fermes et veille personnellement à la transparence totale du processus. Alors, Faure verra ce que va lui réserver le nouveau pouvoir légitime du Togo et les Togolais dans leur ensemble. En revanche, si le pouvoir n’est pas dans cette logique, tous les Togolais, sur le territoire national et à l’extérieur, devront se mobiliser pour obtenir les reformes. S’il opère les reformes, le peuple devra se lever et rester debout jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à l’alternance. En clair, obtenir les réformes et tout mettre en œuvre pour arracher l’alternance.

Ma question maintenant à vous : toutes ces conditions sont-elles remplies ?

La balle reste alors dans le camp du peuple togolais.

Restons debout !

Je vous remercie pour votre attention.

 

 

Togo - Le PNP Hambourg fait l'autopsie du discours d'Atchadam

 

Togo - Reprise de la lutte politique : Tikpi donne la recette pour un second « 19 août »

« L’alternance est encore possible au Togo ». Voilà en quelques mots le résumé du long discours de Tikpi Atchadam, publié hier sur les réseaux sociaux.

Le leader du Parti National Panafricain (PNP) a repris du service. L’opposant togolais contraint à l’exil revient à la charge, et ce après avoir observé un long omerta.

Dans son long message (de plus de 50 minutes) publié ce jeudi sur les réseaux sociaux, le natif de Kparatao a encore asséné quelques coups au régime de Faure Gnassingbé et à certains de ses collègues de l’opposition. Il a tenté de galvaniser les Togolais assoiffés d’alternance politique et de liberté. Il a aussi essayé de conscientiser les « esprits naïfs » qui continuent de croire qu’on peut chasser un régime cinquantenaire dans les urnes.

Au moment où certains Togolais perdent tout espoir à cause des multiples échecs essuyés dans le cadre la lutte politique au Togo, Tikpi Atchadam, tel un coach de développement personnel, exhorte à reprendre courage. « L’alternance est encore possible au Togo », semble-t-il indiquer.

A l’entendre, tout est encore possible si l’on y tient vraiment. L’homme qui n’écarte pas une « transition sans Faure », précise qu’il faut reprendre la lutte. Tikpi Atchadam mise encore sur la « pression de la rue » pour faire déguerpir le régime cinquantenaire des Gnassingbé. Il semble placer une grande confiance en la diaspora togolaise qui, selon lui, n’a jamais baissé les bras.

« A ceux et celles qui faillent essayer autres choses que les manifestations pacifiques, nous répondons ceci. Autre chose, c’est que les toutes les villes du Togo sortent, soutenus par les villages. Nous ne l’avons totalement fait. Heureusement, en ce moment, observant la trêve, des villes entières, des quartiers entiers et des villages entiers, n’ont pas désarmé, ils sont prêts. La diaspora togolaise de par le monde n’a pas désarmée », a indiqué Tikpi Atchadam.

Pour des manifestations pacifiques réussies au Togo, comme celle synchronisée du 19 août 2017, le natif de Kparatao préconise un travail de « sensibilisation, d’information, de conscientisation et de mobilisation à la base » afin que tous les Togolais soient au même niveau de compréhension du « mal » qui détruit le pays.

« L’effort de conscientisation, sensibilisation et de mobilisation, s’adressant aux citoyens, pour être efficace et productif sur le terrain, doit être géographiquement ciblé. Il convient donc de réfléchir pour comprendre ceux qui détiennent encore certaines villes, certains quartiers, certains villages afin de trouver la clé permettant de les mobiliser massivement pour les prochaines manifestations pacifiques », a poursuivi Tikpi Atchadam.

Le leader du PNP va jusqu’à citer les villes où ce travail de sensibilisation, de conscientisation et de mobilisation doit être accru. Il s’agit notamment des villes comme Cinkassé, Dapaong, Kara, Bassar, Niamtougou, Blitta, Atakpamé, Tsévié…

« Si la mobilisation est bien menée, et que la société gronde de partout, dans toutes les villes, dans tous les quartiers et dans tous les villages, nous n’aurons plus besoin de sortir pour constater la fin du régime et fêter la victoire de la souveraineté du peuple », a conclu Tikpi Atchadam depuis son exil.

Suivez plutôt le message dans son intégralité!

Godfrey A

 

 

Togo - Reprise de la lutte politique : Tikpi donne la recette pour un second « 19 août »

 

Togo - Selon Dr Kodjo, la France n’a jamais reconnu la « supposée » victoire de Faure Gnassingbé

Le bras de fer entre le régime de Faure Gnassingbé et Agbéyomé Kodjo de la Dynamique Mgr Kpodzro est loin de connaitre son épilogue. Depuis sa cache, l’ancien Premier ministre continue de réclamer sa victoire.

« Pour l’heure, personne ne peut m’enlever ma conviction que je suis le gagnant de l’élection présidentielle du février 2020. Je dors avec, je vis avec… Mon cœur saigne… Je porte la victoire de la Dynamique en moi jusqu’à mon dernier souffle. Le prélat est Simon, il verra l’alternance avant sa mort », avait déclaré l’opposant.

A en croire Dr Kodjo, le document qui avait circulé entre-temps sur les réseaux sociaux comme quoi la France aurait salué la réélection de Faure Gnassingbé à l’issue de la dernière présidentielle, n’était qu’un simple canular. Il s’agit d’une manœuvre du régime, en complicité avec un journaliste de RFI, pour flouer les Togolais.

« Un faux document remis par le pouvoir RPT-UNIR à un journaliste de RFI venu pour couvrir la campagne présidentielle du 22 février 2020 a servi d’éblouir les Togolais sur une supposée reconnaissance de la victoire de Faure Gnassingbé par nos partenaires européens », a posté Dr Agbéyomé Kodjo sur son compte Twitter.

Selon lui, la France n’a jamais reconnu la « supposée » victoire de Faure Gnassingbé à la dernière élection présidentielle. L’ancien Premier ministre indique que son « équipe fait le travail nécessaire pour qu’enfin la vérité éclate ».

« Nous avons une vision pour le peuple togolais et nous lui devons vérité. Ce énième mensonge ne passera pas », a poursuivi le député.

Rappelons que Dr Kodjo a été candidat de la Dynamique Mgr Kpodzro au scrutin présidentiel du 22 février. L’homme qui s’autoproclame « président démocratiquement élu » estime qu’il est le « vrai vainqueur » de ladite présidentielle.

L’opposant qui craint pour sa vie, a pris le maquis. Un mandat d’arrêt a été lancé contre lui.

 

 

Togo - Selon Dr Kodjo, la France n’a jamais reconnu la « supposée » victoire de Faure Gnassingbé

 

Togo : Sokode, Tchamba, les revers d’une usure politique. Le coronavirus, personne ne croit et pourtant, même de hautes autorités sont atteintes

Sokode, Tchamba, Bafilo, le comportement des populations est synonyme de l’usure d’un pouvoir cinquantenaire. Dans ces zones, c’est la guerre d’usure entre, d’une part les populations et leurs décideurs locaux et d’autres part, l’autorité centrale, la dictature et ses sbires.

Le récent bouclage de certains villages d’Assoli est voulu et entretenu par Faure Gnassingbé lui-même, par le truchement d’un hideux préfet en déphasage avec les intérêts des populations. Ceci, pour des motifs beaucoup plus politiques que médicaux. Le bouclage y est finalement levé le lundi dernier. Les populations de Soudou, Gandes et Kolo ont payé le prix fort, elles ont passé la Tabaski en brousse, elles ont reçu de sauvages visites militaires du camp rouge de kara qui cassent tout sur leur passage. Mais cette histoire de « Mlle Corona » qui a fait bouclé la zone était un faux fuyant, Faure Gnassingbé »Himself » avait sa main dernière et c’est pourquoi le préfet en était au sommet de sa hargne contre les vaillantes populations qu’il cherchait depuis. Ministres, députés et autres, personne ne pouvait contrarier ce préfet qui se sert désormais de Kara comme bras armée contre sa population.


De Google Maps
Si la politique a donc bouclé Assoli, l’actuel bouclage de Sokode est bel et bien médical. Le virus est menaçant, il est partout avec ses pieds et ses oreilles. Tchamba et Sokode traversent une mauvaise passe socio-médicale. Sauf que personne n’y croit et quand un habitant porte un masque, l’opinion publique le prend pour un extra-terrestre. Pour les populations, les discours d’alertes sont plus politiques que sanitaires. Des jeunes se partagent des bouffées de chicha dangereusement en vogue, les tasses d’Ataya, la distanciation est un vain mot. Et pourtant, le virus est bien présent, ABI-ALFA Izotou vous le dit sur sa page ici. Dans les pires moments d’ exactions et montages politiques contre Sokode, aucun journaliste, même les fils et filles de Sokode qui sont de la presse écrite, n’a pu prendre le risque de dénoncer ce que nous avions dénoncé. Si hier il y a eu montages pour boucler cette zone à des fins politiques, aujourd’hui le virus est réel et les populations doivent savoir raison garder.

C’est vrais, le chien ne change pas sa façon de s’asseoir, la dictature vit de la ruse et du mensonge. Le comportement réfractaire des populations est parfaitement compréhensible. Sokode est une ville cobaye sur laquelle la monarchie a expérimenté les pires atrocités de son règne devant des cadres ou complices ou lâches. Au coeur de la crise, quand des officiers choisissent dans les camps des militaires criminels pour aller passer de maison en maison afin de réprimer à Sokode, Bafilo, Tchamba ou Mango, on les avertissait: que celui d’entre vous qui ne peut pas voir mourir un nourrisson, un vieillard, achever un malades ou infliger les pires atrocités sur un être humain ne s’inscrive pas pour la mission. C’est ainsi que des bourreaux sans coeur sont choisis pour être envoyés en purges ethnico-religieuses dans ces milieux tem, tchamba, tchokossi et musulmans. Les actuelles populations de ces localités ne sont que les survivants d’une répression qui n’a pas joué son dernier disque. Des malades, des vieillards y sont morts achevés par l’armée, des femmes à terme ont fait les frais, des corps sans vie ont pourri dans les brousses périphériques pendant l’exil forcé où d’honnêtes gens devraient se cacher de la mort et de la chicote distribuées à coeur joie. Donc, une telle population ne peut pas croire que le même régime peut les vouloir du bien au point de boucler leur zone pour arrêter un virus, soit-il à un stade pandémique.

D’ailleurs, pour un rien Sokode est devenu depuis longtemps un siège militaire sur font d’exactions. C’est normal qu’on ne croit pas que le sorcier d’hier puisse être l’ange d’aujourd’hui qui avertit et sensibilise quand on se rappelle les montages et tâtonnements qui ont accompagné l’entrée du virus dans ces zones par le truchement d’un réseau rastafari.

Actuellement, Sokode, mais surtout Tchamba saigne du virus. Même les sphères décisionnelles n’y échappent pas. La dame préfet Titikpina de Tchamba, du haut de son arrogance, sa cupidité, son manque d’égard aux autres cadres d’Unir et sa méchanceté contre les populations, vient d’être remplacée hier nuit. Monsieur Issaka Laguébandé, titulaire d’un diplôme d’études approfondies en géographie, est nommé préfet, peut-on lire dans l’article 1er du décret n°2020-067/PR rendu public ce jeudi 27 août 2020. Il remplace Dam Titikpina, pour cause: toute puissante et aux allures de son parent Général qui a fait sa promotion, dans le cadre des dons humanitaires de la récente Tabaski, dame préfet a instauré une taxe de 17000 FCfa sur chaque boeuf offert par une ONG internationale turque qui aide les démunis à faire la fête. Chaque bénéficiaire devrait verser à l’incontestable préfet une somme de 17000 FCFA avant de prendre son Cadeau de fête aux mains des donateurs, or par le passé, c’était pas le cas. L’affaire a fait scandale et l’inoxydable Imam Hassan Mollah de Sokode a dénoncé cette escroquerie à travers une intervention publique. Les autorités et cadres alertés se sont saisies de l’affaire. Comme une dinde mouillée, Mme le préfet n’a pu donner d’arguments qui tiennent. Elle marmonnait avoir prélevé ces fonds pour aider l’équipe de football de Tchamba, balivernes. Aux lieux du partage, ces faux frais ont créé l’occasion aux attroupements inutiles qui ont fait circuler la maladie.

Parallèlement, le préfet a mis de côte quelques dizaines de têtes de bœufs pour elle-même. Il fallait se réunir pour corriger le tir. La réunion a connu la participation de certains cadres de Tchamba et autres autorités locaux de Tchamba et Sokode. Après, il s’avère que la rencontre a été un canal de transmission du Coronavirus. L’un des acteurs présents en était porteur et a transmis à beaucoup de cadres. Présentement, ministre de son état après de loyaux services à Togocel, voulant redresser les ratés de la politique de son milieux où le RPT-UNIR ne vit et ne respire que par lui, une grosse pointure comme Atcha Dedji et son épouse sont en soins.

De tous les cadres touchés, seul un Maire est déjà guéri. Voilà comment l’indelicate préfet a mis la zone Tchamba- Sokode en débandade dans les rangs des grands et des familles. Le bouclage, c’est donc aussi pour les autorités. Il n’en faut pas plus pour que le préfet à qui ont reproche, depuis longtemps, des écarts de comportements et qui s’autorise tout comme si son parent Général était au cime de sa gloire, soit remercié.

Tchamba est donc un foyer sérieux, et ça n’arrive pas qu’aux autres. Si on sait que la dictature se sert de cette pandémie pour tout politiser et obtenir la quiétude, il est aussi vrai que les populations doivent prendre conscience de certaines réalités. Sokode,Tchamba, Bafilo, même si certains bouclages ressemblent à deux poids deux mesures entre les régions, selon qu’elles soient loin ou proches du régime, respectons les mesures barrières. Si la maladie existe, on aurait gagné, si elle n’existe pas, on a rien perdu, ces mesures ne sont pas pour Faure Gnassingbé. Ce virus est une peste, une galle, qu’il ne faut souhaiter même à son pire ennemie. Bonne guérison à tous ces cadres et autres populations touchés. Qu’Allah ait pitié des populations déjà essoufflées par la méchanceté des dirigeants et qu’Il enterre cette pandémie qui fais des victimes aussi bien dans les bourreaux que leurs victimes. Votre serviteur a parlé.

Abi-Alfa

 

 

Togo : Sokode, Tchamba, les revers d’une usure politique. Le coronavirus, personne ne croit et pourtant, même de hautes autorités sont atteintes

 

Togo : Si Adjakly FC pistait Léo Messi ?

Depuis 72 heures, le monde s’est arrêté. Pour cause, Messi, le vrai, pas celui de « la vache qui rit », a décidé de quitter le Barça. Cette information a retenti aux 4 coins de la planète et a semé encore des doutes dans la tête des supporters blaugranas qui n’ont pas encore fini de digérer les huit patates chaudes bavaroises. Le Messi veut abandonner le bateau en pleine tempête. Mais les regards se tournent davantage vers sa probable destination. Certains clubs se signalent pour s’offrir les services de la Pulga, mais c’est juste des effets d’annonce dans la majorité des cas. Mais comme le nain a tellement de fanatiques au «Gnassingbéland», nous avons un plan béton pour le faire venir dans un club ici. C’est du sérieux et du solide.

Bon pour aller droit au but, on va solliciter les Adjakly pour qu’ils mettent très vite en place une équipe Adjakly FC en vue d’enrôler le sextuple ballon d’or. Ce qui est sûr, c’est la seule famille, avec les 500 milliards détournés, qui pourrait faire vivre ce rêve aux Togolais. Ce qu’on dit comme une plaisanterie, est une piste est sérieuse. Sinon, c’est eux les seuls pétroliers au royaume qui pourraient rivaliser avec les Qatari du PSG et de Man City. La concurrence sera rude. Seuls les pétroliers peuvent rêver de s’offrir les services de Léo et les Adjakly en sont capables. S’ils arrivent à réaliser ce coup, les «Gnassingbélandais» vont leur pardonner le « pétrolegate ».

On imagine un peu Adjakly FC avec Messi en attaque. Le père Francis sera gardien du temple. Le jeune Fabrice sera milieu de terrain. La manière dont il est agité là, il peut beaucoup apporter dans son secteur. Et bien évidemment à la défense, l’avocaillon Eric Sossah, avocat des causes perdues. Le groupe des « cons de frères » qui sont allés demander les 5 blocs (millions) ne seront ni titulaires ni réservistes mais que de simples ramasseurs de balles lors des matchs.

Liberté N°3217 du Jeudi 27 Août 2020

 

 

Togo : Si Adjakly FC pistait Léo Messi ?

 

[ Audio ] Tikpi Atchadam, le 27 août 2020 : « Il faut libérer l’armée, et faire une transition sans Faure Gnassingbé »

Tikpi Salifou Atchadam s’est prononcé jeudi sur l’actualité sociopolitique du Togo. Dans un long audio, le président du Parti national panafricain (PNP) maintient sa ligne politique qui est de faire tomber le pouvoir de Lomé par de monstres manifestations populaires dans toutes les villes et villages du pays. Pour celui qui pense que l’armée togolaise n’est pas une armée de libération, il appartient au peuple togolais de se libérer et libérer ensuite l’armée. Me Atchadam accuse les partis d’opposition de légitimer la « dictature » en participant aux élections organisées. Pour lui, la solution de refondation du Togo passe par une transition sans Faure Gnassingbé.

« Depuis le 19 août 2017, tout ce que cherche le peuple togolais, c’est de retrouver le plein pouvoir pour se gouverner par lui-même et par lui-même sans interférence », a déclaré Tikpi Atchadam à l’entame de son adresse.

Le président du PNP continue de croire que les dernières élections organisées au Togo ont fourni la preuve selon laquelle il est « impossible de se débarrasser d’une dictature par des élections ». De même, Me Atchadam affirme que l’argument selon lequel il faut essayer un candidat produit du système est complètement discrédité.

« Il est clair que les élections ne sont qu’un rituel quinquennal de remise en œuvre du pouvoir avec à chaque fois, des vues humaines sacrifiées », se convainc-t-il.

L’armée ne peut pas libérer le pays

Faisant le parallèle avec les évènements en cours au Mali, le président du PNP note que les togolais ont la certitude que leur pays ne sera jamais libéré par l’armée.

« Le contraste entre, d’une part, l’injustice, la violence, la misère extrême au sein des Forces armées togolaises, et d’autre part, le zèle qui anime les militaires réprimant les populations se battant pour le peuple entier le démontrent à suffisance », dit-il.

Au surplus, Tikpi Atchadam avance que la peur est très forte au sein de l’armée togolaise qu’il décrit comme « un serpent dont la tête est Faure Gnassingbé ». Pour lui, le corps est otage de la tête.

«Faure Gnassingbé n’a pas peur de l’armée togolaise. Il sait que cette armée ne lui barrera pas la route dans son projet de monarchisation du Togo… », a-t-il insisté avant d’ajouter : « l’armée togolaise est plutôt à libérer ».

Concluant ce chapitre de l’armée togolaise, l’opposant actuellement en exil précise que cette « armée ne peut pas être une armée de libération faute d’esprit de corps ». Les militaires, selon lui, ont peur les uns des autres.

En outre, Tikpi Atchadam note que l’Union Africaine et la CEDEAO ne peuvent rien faire pour le peuple togolais. Pour lui, ces deux institutions n’ont pas compris que le Togo est une « maladie très contagieuse » depuis 1963 en matière de coups d’Etat et de monarchie.

A l’occasion de cette sortie, Tikpi Atchadam ne rate pas ses collègues de l’opposition. L’instigateur des évènements du 19 août 2017 est convaincu que les partis d’opposition qui participent aux élections ou encore au gouvernement dit d’union nationale sont ceux qui ont fait échouer la lutte du peuple jusque-là. Pour lui, l’échec des 27 dialogues politiques s’explique par le fait que « l’opposition n’a pas de frontière avec la dictature qu’elle prétend combattre ».

La transition, l’urgence pour le Togo

Précisant le fond de sa pensée, Me Atchadam déclare : « le système politique de contribution, de participation ou de collaboration est l’ennemi du peuple togolais ». Partant, il relève que l’histoire politique du Togo enseigne que la solution au problème du pays passe par une transition politique.

« Transition sans Faure Gnassingbé, voilà l’urgence pour le Togo. Le dénominateur commun qu’aucun patriote de bonne foi ne peut rejeter… Il n’y aucun problème à défendre ce dénominateur commun non partisan », pointe-il avant de se fendre dans un appel à la mobilisation.

En effet, pour défendre cet idéal, le président du PNP en appelle aux partis politiques, aux universités, à la société civile et associative, aux responsables religieux, aux organisations de femmes, de jeunes, artistes de la chanson à œuvrer dans une convergence avec des actions effectives sur le terrain.

Tikpi Atchadam explique que la transition sera chargée de libérer les détenus politiques, de réaliser des réformes indispensables pour la refondation du pays avant l’organisation de toute élection.

Abordant le 4e mandat en cours de Faure Gnassingbé, le président du PNP estime que le serment prêté par le chef de l’Etat le 03 mai 2020 est illégal et illusoire. L’élection présidentielle du 22 février est un non-sens sous une dictature, assure-t-il avant d’indiquer qu’il n’y a même pas eu élection.

2e indépendance

L’opposant actuellement en exil affirme que la lutte doit permettre d’aboutir à la 2e indépendance du Togo. La 1ère étant confisquée depuis le 13 janvier 1963, selon lui. De ce fait, il appelle à renforcer la sensibilisation autour de l’objectif de la transition. Cela devra permettre d’engager de nouvelles manifestations populaires à travers le pays.

Le patron du PNP pense que quelques jours de manifestations suffisent pour déposer le régime de Faure Gnassingbé afin de libérer le pays. Il invite ainsi chaque togolais à sortir pour investir les rues de sa localité. Lomé doit déployer tout son potentiel démographique pour déborder les forces de l’ordre en même tant que les grandes villes du pays.

« Bientôt la fin de la trêve. Préparons-nous… Avec une détermination, exigeons et obtenons de la manière la plus pacifique et la plus élégante possible, le départ de Faure Gnassingbé et la mise en place d’une transition. Ce régime doit déguerpir dans une ambiance incroyablement festive. Chasser ce régime est la seule façon pour nous d’honorer tous nos martyrs », a-t-il martelé.

Tikpi Atchadam n’a pas manqué d’égratigner la HAAC qu’il considère comme une machine à broyer des journalistes qui ont la plume droite. Quant à la justice, il estime qu’elle n’existe pas.

Source : Togo Breaking News; Audio : One Drive

 

 

[ Audio ] Tikpi Atchadam, le 27 août 2020 : « Il faut libérer l’armée, et faire une transition sans Faure Gnassingbé »

 

Togo - Tikpi Atchadam rompt enfin le silence

Le leader du Parti national panafricain (PNP), resté pendant longtemps silencieux, renoue avec ses messages destinés à galvaniser les assoiffés de l’alternance et donner aussi des coups.

Tikpi Salifou Atchadam s’est une nouvelle fois prononcé sur la lutte politique au Togo à l’occasion du troisième anniversaire des grandes manifestations du 19 août 2017, un évènement qui a fait trembler le pays et fait davantage connaître cet homme de droit devenu un opposant virulent du régime cinquantenaire.

Son intervention est relayée sur le réseau social wathasapp, comme il en a l’habitude de le faire depuis qu’il a choisi le maquis parce que sa vie serait menacée.

En effet, l’homme politique est revenu sur les raisons de la mobilisation grandiose d’il y a trois ans en soulignant que « notre objectif n’était pas d’avoir raison. Avoir raison ne saurait être un objectif sérieux et noble pour un peuple en quête de liberté, de démocratie et de prospérité après plus d’un demi-siècle de dictature féroce ».

Pour lui, le problème du Togo reste Faure Gnassingbé et une partie des officiers de son armée. Ce qui fait qu’il est impossible que l’alternance se produise à travers un scrutin. « Il est clair que les élections ne sont qu’un rituel quinquennal de remis en œuvre de la dictature avec à chaque fois des vies humaines sacrifiées », dénonce-t-il.

Le président du PNP a abordé aussi l’actualité malienne faite du renversement du régime d’Ibrahim Boubacar Kéité (IBK). Une petite comparaison avec le Togo. A l’en croire, « L’armée togolaise est un serpent dont la tête est Faure. Et comme vous le savez, s’agissant de la locomotion chez le serpent, le corps suit la tête à travers son mouvement. Le corps est otage de la tête. Comme chacun de nous peut le saisir aisément, Faure GNASSINGBE n’a pas peur de l’armée togolaise. Il sait que cette armée qu’il désigne par l’armée de mon père ne lui barrera pas la route vers la monarchisation politique. De façon générale, l’armée togolaise est l’otage de la famille GNASSINGBE. Cette armée est à libérer. Cette armée ne peut être une armée de libération. C’est trop de demander à une personne qui ne peut se sauver de vous sauver ».

En ce qui concerne la médiation de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest dans la crise politique malienne, l’homme du 19 août 2017 n’attend pas grand-chose d’elle. « Si la CEDEAO n’a pas dit la vérité au Togo, à Faure, elle ne dira la vérité nulle part ailleurs. Si la CEDEAO avec une constitution élaborée par l’expert qu’elle a elle-même recruté n’a pas sauvé le peuple togolais, elle ne sauvera aucun peuple africain. Les Togolais ont parfaitement compris que leur pays ne sera pas libéré par une puissance extérieure », croit-il sincèrement.

L’opposition aussi dans son ensemble en a pris pour son grade. M. Atchadam affirme que « l’opposition sans frontière » plombe la lutte de libération. Et continue d’insister sur une transition politique devant conduire à une alternance tant souhaitée par ses compatriotes depuis plusieurs décennies.

A.H.

 

 

Togo - Tikpi Atchadam rompt enfin le silence

 

Togo - 15 détenus, membres de la Dynamique Mgr Kpodzro libérés

Les membres de la Dynamique Mgr Kpodzro arrêtés et jetés en prison depuis le mois d’avril dernier, viennent d’être libérés.

Ils sont au total 15 détenus politiques libérés ce mercredi matin. Et ce, après 4 mois d’emprisonnement. Ces derniers étaient des militants de la Dynamique Mgr Kpodzro.

Ils ont été arrêtés le 21 avril 2020 à Lomé, lors d’une descente musclée des forces de l’ordre et de sécurité au domicile de l’ancien Premier ministre, Agbéyomé Kodjo.

Leur seule faute était d’avoir soutenu Dr Kodjo, candidat de la Dynamique Mgr Kpodzro à la dernière présidentielle. Ces détenus étaient accusés injustement de fragrant délit de rébellion et de complicité de rébellion. Certains d’entre eux ont été jugés sans la présence de leur avocat.

Rappelons que la Dynamique a toujours exigé la libération de ces détenus.

 

 

Togo - 15 détenus, membres de la Dynamique Mgr Kpodzro libérés

 

Plongeon de la démocratie dans la CEDEAO

« La CEDEAO continue à agir contre son propre slogan» (Nathaniel Olympio)

Dans une Afrique où les dirigeants sont obnubilés par la jouissance du pouvoir, la décision d’Alassane Dramane Ouattara de renoncer publiquement à se représenter pour un troisième mandat, avait suscité une multitude d’éloges à son endroit. Certains analystes l’avaient hissé au piédestal de grands hommes Africains à l’instar de Nelson Mandela, Amilcar Cabral ou encore Kofi Annan. Cette sage décision devrait sceller, estiment-ils, la réconciliation de tous les Ivoiriens.

« La soif de pouvoir est celle qui s’éteint la dernière dans le cœur de l’homme», disait Machiavel. Groggy par les délices du pouvoir, Alassane Ouattara qui affirmait vouloir transférer le pouvoir à la nouvelle génération en 2020, fait un rétropédalage spectaculaire pour se porter candidat pour un troisième mandat. Il a abandonné l’engagement qu’il avait pris devant les Ivoiriens, accréditant la thèse largement répandue selon laquelle il n’est pas un homme de parole. Oui, la parole d’Alassane Ouattara est passée à la trappe de ses appétences pathologiques pour le pouvoir.

Dans le starting-block pour un troisième mandat il y a son compère de la Guinée, le vieux Alpha Condé qui est aussi prêt à tout pour prolonger la jouissance du pouvoir. Après s’être taillé une Constitution sur mesure, rien n’empêche le vieil homme de prolonger son bail à la tête de la Guinée. Son parti, le Rassemblement du peuple de Guinée (RGP) l’ayant désigné comme porte-étendard pour l’élection présidentielle d’octobre 2020 par son parti le Rassemblement du peuple de Guinée, Alpha Condé a laissé planer un suspense trompe-l’œil.

« Je vous ai entendus, je prends acte », a-t-il déclaré. On imagine mal le président guinéen opérer son coup d’Etat constitutionnel et massacrer ses compatriotes pour finalement renoncer à se présenter à la prochaine élection présidentielle surtout quand on connaît l’obsession ravageuse qu’il nourrit pour le 3ème mandat. Son régime peaufine déjà l’odieux stratagème à la togolaise avec la remise de « compteurs à zéro », une escroquerie politique pour se maintenir au pouvoir indéfiniment.

Justement, c’est Faure Gnassingbé qui avait ouvert le bal du vice du 3ème mandat. Alors que tous les chefs d’Etat dans l’espace régional mettaient un point d’honneur à s’éclipser après deux mandats présidentiels, Faure Gnassingbé va ruser pour s’autoriser un troisième mandat avec la bénédiction d’Alassane Ouattara. Pour endormir l’opinion, il se présentera même comme la sentinelle de la démocratie sur le continent prônant une limitation du mandat à deux ou à trois. Mais cela ne l’a pas empêché de tripatouiller la Constitution pour se faire remettre le « compteur à zéro », ce qui lui permet de rester au pouvoir jusqu’en 2030. Il passera 25 années au pouvoir après les 38 ans de règne sans partage de son père Il est aujourd’hui à son 4ème mandat. Les protestations des Togolais n’y ont rien fait.

Aujourd’hui, c’est Alassane Ouattara et Alpha Condé qui, après avoir soutenu Faure Gnassingbé à se maintenir au pouvoir contre la volonté des Togolais, lui emboîtent le pas en portant des coups de canifs contre la démocratie dans leur pays. Avec les dérives autoritaristes de Patrice Talon au Bénin, on se dirige vers le scénario à la CEMAC, Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale où les chefs d’Etat, hostiles aux valeurs démocratiques, battent des records de longévité au pouvoir.

Médard Ametepe

Source : Liberté

 

 

Plongeon de la démocratie dans la CEDEAO

 

L’heure est venue de généraliser la lutte dans tous les pays de l’Afrique de l’Ouest

Il y a de cela 3 ans avec la chute de Yaya Djammey, le Togo était devenu la seule anomalie de l’Afrique de l’Ouest. Les Togolais se battaient seuls avec leurs maigres moyens sous le regard moqueur d’autres peuples de la région. Certains sont allés jusqu’à déclarer que les Togolais sont des peureux, d’autres comme des voisins de l’Est sont venus en renfort à la dictature togolaise. Et pourtant il est de notoriété publique que si la gangrène que constitue le régime togolais n’est pas circonscrite et extirpée, elle risque de contaminer les autres pays surtout francophone.

Nous voici aujourd’hui devant le fait accompli avec Alassane Ouattara et Alpha Condé qui ont décidé le même jour à l’unisson de briguer un 3e mandat après avoir taillé des constitutions à l’aune de leur projet macabre. Ce qui se passe aujourd’hui en Afrique de l’Ouest est un défi non seulement lancé à toute la jeunesse mais aussi une prise en otage de ces pays par une élite corrompue sans vision au service de la France coloniale. La réponse à cette provocation de trop ne saurait être circonscrite à l’intérieur de chaque pays où chaque peuple de façon isolée essaye vaille que vaille de se débarrasser de son petit potentat. L’heure est venue de généraliser la lutte dans tous les pays de l’Afrique de l’Ouest pour se débarrasser de cette pègre. Autant les chefs d’Etat ont mis en place leur syndicat pour se soutenir et s’éterniser au pouvoir, autant les peuples doivent s’unir pour se débarrasser d’eux. Les Togolais, Ivoiriens, Guinéens, Maliens, etc doivent rapidement se retrouver pour définir une stratégie d’ensemble, mutualiser leurs forces, leurs moyens, leurs relations pour se débarrasser de ces petits potentats locaux et leur parrain la France.

C’est l’avenir des peuples de l’Afrique de l’Ouest qui est en danger et il est temps de sortir de nos petits enclos coloniaux pour mener une lutte sans merci contre ces voyous et bandits de grand chemin qui se font appeler chefs d’Etat. « Prolétaires de tous les pays unissez-vous » disait un grand philosophe. Patriotes de tous les pays unissons-nous pour mettre fin à cette honte. Ce combat n’est pas un combat de leaders politiques qui sont du reste aussi corrompus que les potentats. C’est un combat de la jeunesse africaine, c’est un combat des peuples et c’est à ce prix que nous réussirons à nous débarrasser de cette pègre. L’heure n’est plus aux discours mais aux actions.

Ferdinand Ayité

 

 

L’heure est venue de généraliser la lutte dans tous les pays de l’Afrique de l’Ouest

 

Togo - Petrolegate : CODITOGO demande des comptes

Le scandale dans la gestion de la commande du pétrole au Togo continue de faire des vagues. En attendant le procès du 19 août, suite à la plainte déposée par la famille Adjakly contre le journal L'Alternative, la Coalition de la Diaspora Togolaise pour l’Alternance et la Démocratie (CODITOGO) demande des comptes.

LE SCANDALE DE TROP!
500 MILLIARS DE FRANCS CFA DETOURNES, C’EST :
- DE L’EAU POTABLE DANS LES 117 COMMUNES DU TOGO !
- DES HÔPITAUX DE QUALITE DANS LES 117 COMMUNES DU TOGO !
- DES ECOLES ET UNIVERSITES NANTIES D’ENSEIGNANTS BIEN PAYES PARTOUT AU TOGO ! ETC.
CODITOGO EXIGE QUE L’ARGENT SOIT RENDU IMMEDIATEMENT ET LES PILLEURS SANCTIONNES POUR L’EXEMPLE !

Le journal l’Alternative dans sa parution numéro 877 du 09 juillet 2020 a publié un article dans lequel 500 milliards de francs CFA d’argent public auraient été détournés par un réseau de mafieux dirigé par la famille Adjakly, depuis 2014, dans un stratagème sophistiqué et en toute impunité !

Plus grave encore, c’est le présumé voleur Francis Adjakly, fils de l’ex directeur délégué de la société TERIM CONSUKT SARLU (TCS), complice du délit du détournement qui intente un procès au journal l’Alternative pour le faire taire.

C’est avec une grande indignation que la Coalition de la Diaspora Togolaise pour l’Alternance et la Démocratie (CODITOGO) constate le peu d’intérêt et d’empressement avec lesquels les autorités politiques, judiciaires et parlementaires du Togo traitent ce nième scandale de la République.

Tout porte à croire que le Togo s’est mué stricto sensu en un hub de dilapidation des ressources publiques, de vols systématiques des deniers publics, de corruption endémique, de bradage du patrimoine national, de trafic en tous genres et devient la plaque tournante d’une économie de prédation et de prébende mafieuse.

Un simple regard sur la gestion économique du Togo, la Terre de Nos Aïeux, donne la mesure et l’ampleur du sinistre qui laisse le pays économiquement exsangue, socialement étranglé par une paupérisation galopante, et politiquement sclérosé.

De 2005 à 2010, la Société Nationale des Phosphates (SNPT) annonce une perte de flux financiers estime à 215 milliards.

Entre 2010 et 2016, 26 milliards destinés à la construction de la route de Lomé Anfoin- Vogan se sont volatilisés sans aucune forme de procès.

En 2014, 250 milliards ont disparu de Togo Telecom.

En 2015, 400 milliards manquent dans les livres de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT).

En 2016, 20 milliards se sont évaporés de la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET).

En 2019, 17 milliards disparaissent des comptes de l’OTR (Office Togolais des Recettes).

Voilà quelques morceaux choisis de la partie visible de l’iceberg du siphonage systématique des ressources du Togo, ce qui ne prend pas en compte de l’enrichissement extravagant du prince monarque, dont la fortune personnelle accumulée en 15 ans de pouvoir a triplé celle héritée de son père, et estimée à plus de 15 000 milliards de francs aujourd’hui.

Sur ce registre tristement célèbre, le Togo caracole au palmarès des pays les plus corrompus au monde. Il est classé au 130ème rang sur 180, selon le rapport de l’ONG Transparency International, dans son rapport de janvier 2019.

Le détournement des 500 milliards de produits pétroliers apparu ces derniers jours, s’inscrit dans une hémorragie continuelle des ressources nationales, avec cette particularité que ce casse du siècle dévalise tous les Togolais, puisqu’il affecte directement le prix du pétrole acheté par les ménages togolais et indirectement toute la diaspora dans le soutien financier qu’elle apporte aux familles au pays.

Chers compatriotes togolais, les 500 milliards volés proviennent de chacune de nos poches !

Nous devons tous nous mobiliser pour réclamer justice dans notre pays, la restitution immédiate et sans condition de la totalité de ces fonds en plus des intérêts et des pénalités. C’est le scandale de trop !

CODITOGO invite le peuple togolais et sa Diaspora à faire une union sacrée autour du journal l’Alternative pour reprendre ce qui leur revient de droit; auquel cas, les Togolais spoliés n’auront d’autre choix que de faire feu de tout bois pour chasser du pouvoir les criminels, les voleurs, les pilleurs de tout poil et les bandits de grands chemins qui se sont accaparés les richesses du Togo tout en maintenant les populations dans la misère, la pauvreté et le dénuement total. Que viennent les tyrans, ton cœur soupire vers la liberté. Un peuple n’abdique jamais !

Pour CODITOGO,

Raymond Ayivi

Coordinateur général

 

 

Togo - Petrolegate : CODITOGO demande des comptes

 

Alpha Condé, Alassane Ouattara et la soif du 3ème mandat: Des faits qui expliquent le jeu trouble de la CEDEAO dans la crise togolaise

En 2017, des manifestations populaires réclamant la fin du règne des Gnassingbé ont eu lieu au Togo. Alors qu’ils nourrissaient eux-mêmes l’envie de s’éterniser au pouvoir, Alpha Condé et Alassane Ouattara s’impliquent dans la résolution de la crise et pèsent sur les décisions prises par la CEDEAO. Avec leur soif pour un 3ème mandat aujourd’hui, on peut aisément comprendre les raisons de l’échec de la médiation de la CEDEAO.

En 2017, le vent de la révolution populaire s’est encore levé sur le Togo. A l’initiative du Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam, toute la population réclame la fin de la dynastie des Gnassingbé. Devant l’ampleur de la contestation, Faure Gnassingbé fait appel à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour tenter une médiation. Une première vague de médiateurs parmi lesquels l’ancienne ministre de la Guinée Aïchatou Mindaoudou et Mohamed Ibn Chambas, Représentant spécial des Nations Unies en Afrique de l’Ouest est récusée par l’opposition togolaise. En cause, la personnalité de ces médiateurs qui ont aidé Faure Gnassingbé à se maintenir au pouvoir en 2005.

Devant ce refus, la CEDEAO nomme le président ghanéen Nana Akufo-Addo à la tête de la médiation. Il est secondé par son homologue guinéen Alpha Condé. Mais en décembre 2018, avec la tenue des élections législatives organisées de façon unilatérale par le RPT/UNIR, les Togolais sont unanimes à conclure à un échec de la médiation de la CEDEAO.

Des chefs d’Etat favorables à la dictature au Togo

Si dans les débats, certains observateurs accusent l’opposition togolaise de n’avoir pas été pragmatique dans sa lutte, ils doivent aussi convenir que l’organisation communautaire qui s’est impliquée dans la résolution de la crise a joué un rôle déterminant, mais assez trouble dans l’enlisement de cette crise.

En 2018, alors qu’il était médiateur dans la crise togolaise, Alpha Condé nourrissait l’envie de se présenter pour un 3ème mandat dans son pays, en violation de la Constitution qui limitait le mandat présidentiel à deux. Il ne pouvait que jouer dans le camp de Faure Gnassingbé qui, lui, se préparait à entamer un 4ème quinquennat à la tête du pays. Ce n’est qu’après l’épisode Togo qu’Alpha Condé que l’on disait démocrate et contre le pouvoir à vie, s’est mis à dérouler son programme dans son pays. Il commence d’abord par faire distiller au sein de l’opinion nationale son envie de rempiler pour un 3ème mandat en modifiant la Constitution. Il entretenait lui-même le suspens autour de la question jusqu’à l’annonce officielle du référendum constitutionnel qui s’est tenu le 22 mars 2020. Avec la nouvelle Constitution, Alpha Condé peut s’offrir son 3ème mandat.

Avec son homologue guinéen, Alassane Ouattara fut un acteur clé des négociations entre le pouvoir et l’opposition togolaise. Il est souvent intervenu et consulté même par les acteurs politiques togolais. Alors qu’il affichait une attitude favorable aux revendications de limitation de mandat présidentiel portées par l’opposition à Faure Gnassingbé, le président ivoirien se voyait bien président de la République pour un 3ème mandat. Même si, malgré le référendum du 30 octobre 2016 qui a vu sauter le verrou de la limitation du mandat présidentiel, il a toujours affirmé ne plus vouloir être président de la République après 2020.

Il vient de surprendre le monde entier en faisant découvrir son vrai visage, celui d’un homme avide de pouvoir. « J’ai décidé de répondre favorablement à l’appel de mes concitoyens me demandant d’être candidat… Je suis donc candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020… Le risque que notre pays recule dans bien des domaines, tout cela m’amène à reconsidérer ma position », a déclaré Alassane Ouattara. Lui qui se disait conscient de son âge avancé et déclamait son envie de passer la main à une jeune génération se voit tout d’un coup rajeuni par le décès de son Premier ministre Amadou Gon Coulibaly et le seul capable de diriger son pays. D’ailleurs, nombre d’observateurs estiment que la parenthèse Amadou Gon Coulibaly n’était qu’une diversion. Si Alassane Ouattara voulait réellement passer la main, ce ne sont pas les ressources humaines qui manquent au sein de son parti, encore moins dans la Côte d’Ivoire tout entière.

En dehors d’Alassane Ouattara et Alpha Condé, le Nigérian Muhammadu Buhari et le Béninois Patrice Talon préparaient aussi, chacun dans son pays, des coups de forces électoraux. Ils ne pouvaient qu’agir en solidarité avec leur pair togolais.

En réalité, Alpha Condé et Alassane Ouattara qui furent des acteurs de taille de la médiation de la CEDEAO dans la crise togolaise avaient intérêt à faire gagner Faure Gnassingbé, histoire de se donner bonne conscience dans leur soif du pouvoir à vie. S’ils avaient la moindre envie de quitter le pouvoir en cette année 2020, ils auraient volontiers laissé tomber leur filleul togolais. La CEDEAO a échoué à faire respecter ses recommandations par les autorités togolaises parce que ceux qui la constituent nourrissaient les mêmes ambitions que Faure Gnassingbé.

G.A.

Source : Liberté

 

 

Alpha Condé, Alassane Ouattara et la soif du 3ème mandat: Des faits qui expliquent le jeu trouble de la CEDEAO dans la crise togolaise

 

Togo - Agbéyomé annonce la nomination de ses Ambassadeurs

Le "président démocratiquement élu de la République togolaise" à l’issue de la présidentielle de 2020, Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo ne lâche rien. Il annonce la nomination très prochaine des Ambassadeurs qui auront pour mission de plaider la cause du pays auprès de la communauté internationale.

« J’envisage de procéder dans les prochains jours à la nomination des ambassadeurs qui auront pour mission de plaider la cause du Togo auprès de la communauté internationale afin qu’elle soutienne le peuple togolais dans sa quête de liberté et de justice sociale », peut-on lire sur le compte Twitter du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD), parti dont est président Dr Kodjo.

Selon lui, l’objectif politique visé est de sortir le pays de la crise née de la « confiscation de la plus Haute Charge de l’Etat du Togo par le président sortant, Faure Gnassingbé, nettement vaincu électoralement le 22 février dernier ».

Agbéyomé Kodjo de la Dynamique Mgr Kpodzro clame toujours sa victoire à l'issue de la dernière présidentielle. Et il se dit prêt à défendre cette victoire au péril de sa vie.

« Le libre choix du peuple souverain à l'issue d'une consultation électorale, ne saurait être foulé aux pieds, ni faire l'objet d'aucun marchandage », a-t-il soutenu.

Rappelons qu'actuellement l'ancien Premier ministre qui se réclame "président démocratiquement élu" est introuvable. Il a pris le maquis. Il craint pour sa vie. La justice togolaise qui l'accuse de trouble aggravé à l'ordre public, de diffusion de fausses informations et d'atteinte à la sûreté de l'État, a lancé un mandat d'arrêt international contre lui.

Godfrey A

 

 

Togo - Agbéyomé annonce la nomination de ses Ambassadeurs

 

Togo - Lutte pour l’alternance politique : Nicodème Habia invite les Togolais à garder le cap de la détermination

Dans un communiqué rendu public, le président national du parti « Les Démocrates », Nicodème Habia, s’est prononcé sur la crise post-électorale que traverse le Togo actuellement.

L’ex-député exprime son indignation par rapport aux « arrestations anormales de certains citoyens en passant par l’assassinat de certains hauts gradés de l’armée togolaise et le suicide de certains de nos concitoyens dépassés par la souffrance ».

Nicodème Habia dénonce également « le manque d’entente entre les leaders politiques qui se livrent à une guerre incompréhensible entre eux pour la recherche de leur intérêt personnel au lieu de l’intérêt national ».

« Tous ces scénarios ne font qu’enfoncer le citoyen lambda qui ne vise que l’alternance et une condition de vie meilleure », a indiqué le président national de « Les Démocrates ».

Tout en exhortant les Togolais à garder le cap de la détermination dans la lutte pour l’alternance politique tant souhaite, l’ex-leader de la C14 invite les forces vives de la nation à « ne céder à aucune tentative de roublardise et de mise en scène qui se profile à l’horizon »

 

 

Togo - Lutte pour l’alternance politique : Nicodème Habia invite les Togolais à garder le cap de la détermination

 

«Petrolegate », le trésor public évalue les dégâts : Les non-dits d’une réduction des prix à la pompe. Adjakly, le fusible qui sauve Adedjé ?
La raquette à ciel ouvert des Togolais par Adjakly et Fils, une vieille vérité que l’occultisme de la gestion publique a institutionnalisée. Retour sur les révélations de 2017 et les dernières évolutions de ce scandale de plus au pays de Faure Gnassingbé

Le 09 Juin 2020 dernier, dans leur édition 879 nos confrères du bihebdomadaire l’Alternative publiaient, dans un dossier qui deviendra le «petrolegate», des informations scandaleuses sur la gestion de l’or noir au Togo. Il nous sied de revenir sur ce dossier, mais on se demande s’il reste encore à dire si tant est que les décideurs ont réellement envie de décider. Du coup, pour ceux qui trouvent l’occasion de nier l’évidence au point d’ester le confrère devant leur «cour martiale», nous avons préféré rafraîchir la mémoire par la réédition de notre Rendez-vous N°300 du jeudi 16-03-2017.

En temps normal, la Rédaction de notre confrère n’a pas de souci à se faire. Mais une sagesse a été virale ces derniers jours dans les échanges sociaux : l’anecdote de la police, la chèvre, l’antilope et l’éléphant. Au Togo du fils du «père de la Nation», notre expérience personnelle nous enseigne que la justice c’est cette anecdote: « un éléphant croise une antilope qui courait à la vitesse de croisière. A la question de savoir le pourquoi elle courait ainsi, l’animal répond que la police arrête toutes les chèvres du village. « Mais tu es bien différente d’une chèvre, dis-donc ». La biche rétorque : « avec la justice actuelle, ça me prendra 20 ans pour prouver que je ne suis pas une chèvre ». Devant cette réponse, l’éléphant à son tour, se mit à courir ». C’est devant cette justice que Ferdinand Ayité est convoqué, pour dit-on, le 19 Août prochain, la Rédaction et toute la corporation est alors aux aguets. L’affaire fait grand bruit et l’impunité qui règne en maître accorde une marge de triomphe aux débats et masturbations judiciaires. Mais en attendant un dossier en bonne et due forme si ça vaut la peine du moment où une équipe dirigeante corrompue n’a que faire des révélations de journalistes, nous voulons avancer quelques nouveaux éléments indispensables à la compréhension de ce qui se trame.

En effet, monsieur Adjakly a déjà une pierre dans la chaussure au moins une semaine avant même que le journal n’étale ses puanteurs et pour cause.

Primo, de nos investigations, grâce à la multinationale Ethiopian Airlines, notre aviation internationale a un Hub. Mais depuis toujours, cette compagnie aérienne comme toutes les autres d’ailleurs, se plaint de la cherté des produits pétroliers, principalement le Jet-A1, et autres nécessaires au fonctionnement de ses avions et engins roulants. Par rapport au Togo, la compagnie éthiopienne achète tous ces produits à moitié prix en Côte-d’Ivoire, au Burkina-Faso, au Ghana et au Bénin. C’est alors que Ethiopian Airlines, après de vains espoirs de trouver au Togo ces combustibles au prix des autres pays, a mis sur la table l’option de déplacer ses avions à Accra donc le Hub avec. Car, entre occultisme administratif et mystification du mécanisme des prix à l’international, les Adjakly et compagnie, Adedjé en bonne place, s’opposent aux doléances de la compagnie qui a vainement caressé l’espoir d’obtenir une réduction sur ces produits auprès de nos autorités compétentes. Devant la menace de la compagnie de déplacer sa base du Togo vers le Ghana, ce qui réduirait notre aéroport à une coquille vide. Inutile de rappeler que Asky n’est plus dans les bonnes grâces depuis que des soupçons de financement d’Agbéyomé pèsent sur Djondo, le promoteur. Les hautes sommités de la République ont pris l’affaire au sérieux. Piqué au vif devant l’escroquerie qui enveloppe la gestion du secteur pétrolier au point d’obliger les compagnies de poids à partir, Faure est tombé dans une colère noire. La tâche fut difficile au Ministre Adédjé et Adjakly. In fine, le 15 mai 2020, Adjakly Sossah est sauté de sa place de coordonnateur du CSFPP, Comité de Suivi, des Fluctuation des Produits Pétroliers. Remplacé par Monsieur Kondo Comlan Koffi en intérim. Adjakly devient conseiller technique au Ministère. La réduction des prix des produits pétroliers que les compagnies négociaient pour elle seule a été étendue à tous les consommateurs, donc vous et moi. Depuis 08 juin 2020 les Togolais se sont réveillés par une réduction des prix des produits pétroliers. Voilà le motif de la dernière baisse.

Quant à Ethiopian Airlines, pour l’amener à abandonner son projet, un tarif préférentiel lui est accordé. A combien il s’approvisionnait au Togo et ailleurs ? A combien revient le prix préférentiel qui lui est accordé présentement ? Bon à suivre. Mieux des avantages parallèles lui ont été offerts, entre autres. L’autorité compétente avait quasiment fermé les yeux quand Ethiopian n’a presque pas souffert de l’arrêt des vols aériens dans le cadre de la lutte contre la pandémie en cours. Cette compagnie a toujours eu l’avantage du silence des responsables togolais devant des atterrissages d’avions qu’on disait uniquement pour les marchandises même si les voyageurs figuraient en bonne place entre le Togo et les différents pays africains transits de la multinationale. Même Air France n’a pas eu cet avantage similaire au passe-droit qu’on peut accorder, bon an mal an, à une jeune fille courtisée. Bref, la situation a arrangé la multinationale qui d’ailleurs était déjà celle qui, à un moment donné, si ça ne continue pas, loue les avions à Faure parfois au prix de scandales dans le processus de paiement au dos de l’Etat.

Secundo, parlant de la gestion Adjakly, nous vous disions depuis 2017 dans l’édition que vous allez relire ceci : « …l’opacité est totale, il est même arrivé un temps où, le sieur Adjakly fut interpellé par des services de sécurité togolaises afin qu’il s’explique sur la gestion de son département ». De quoi a-t-il été interrogé ? Les services du ministre Yark en savent beaucoup. On se demande si au gré des révélations qui suivront, les trafiquants de l’or noir ne seront pas gardés comme ça a failli se produire il y a quelques années. Nous vous en dirons.

Tertio, présentement, un comité mixte, dont la tête et la racine est au Trésor public, est en travail de fourmis pour évaluer les dégâts. Des experts du trésor Public, HAPLUCIA, IGS, IGT, des têtes pensantes de toute une armada sont en investigation et ce comité qui interroge déjà les mis en cause a un mois pour faire l’Etat des lieux et déposer un rapport. Course contre la montre, espérons qu’entre transactions financières des marqueteurs aux bénéficiaires, évaluation du montant réel de l’escroquerie institutionnalisée, le comité pourra mettre la main sur les documents compromettants. Il est de toute façon question de mettre en évidence le clair-obscur de la gestion d’une famille. L’arrogant fils Adjakly, entre temps à l’extérieur, est revenu au pays pour les besoins de la cause.

Des spécialistes du secteur pétrolier que nous avions croisés ont laissé entendre que la gestion Adjakly du pétrole était trop émaillée d’atouts de fraudes, les dysfonctionnements sont trop criards pour un véritable enrichissement illicite au dos des populations. Pire, ils affirment que si la machine a pu exploiter toutes les failles qui s’offrent à ce CSFPP, Comité de Suivi, des Fluctuation des Produits Pétroliers pendant ses années d’existence du père en fils, les 500 milliards CFA dont a parlé le confrère seraient un petit chiffre. Avec une telle faille financière aux mains d’un père et son fils, un commis de l’Etat, si fidèle soit-il, peut à tout moment entretenir une rébellion. Au sommet, on est amère devant ce scandale et si Adédjé ne bénéficiait pas d’une certaine carapace qui ne dit pas son nom, c’est bien lui qui tombait le premier dans ce scandale. Comment est-on arrivé là ? Si depuis 2017, au lieu que nous recevions des menaces pour cet article qui n’était que la première série de 4 publications déjà rédigées, au point d’arrêter les publications, une autorité sérieuse avait ouvert les yeux sur nos informations, on aurait pu arrêter tôt l’hémorragie. 500 milliards, quand Faure arrivait au pouvoir en 2005, le budget annuel du pays n’en n’était pas loin.

En attendant que le «Rendez-vous» aussi soit assigné, voici, en intégralité, ce que notre journal disait de la gestion Adjakly au couvent du ministère du commerce depuis mars 2017. Lisez plutôt : « Dossier : Gestion de l’or noir au Togo, la face émergée d’une déconfiture. Délogés de la mer en eaux profondes, les dieux du pétrole se déplacent à la pompe »

Source : Le Rendez-Vous N°351 du 11 août 2020

 

 

«Petrolegate », le trésor public évalue les dégâts : Les non-dits d’une réduction des prix à la pompe. Adjakly, le fusible qui sauve Adedjé ?

 

Dossier à lire. Sans faute : Gestion de l’or noir au Togo, la face émergée d’une déconfiture.
Délogés de la mer en eaux profondes, les dieux du pétrole se déplacent à la pompe...

S’il existe un pan de la vie publique togolaise qui reflète une réelle opacité atypique à la gestion nationale, c’est bel et bien la gestion des produits pétroliers. Plus le temps avance, plus la vérité se dégage sur la gestion de la manne pétrolière.

Il faut aller au-delà des récents événements pour comprendre le comportement des autorités face à l’or noir. Nous mettons, du coup, à contribution, le résultat partiel d’une épineuse enquête que nous avions fait dans le monde pétrolier togolais pour vous aider à mieux cerner la réalité, la triste par rapport à l’actualité pétrolière au Togo.

Depuis le mardi 28 février 2017, les prix des produits pétroliers connaissent effectivement une nouvelle augmentation à la pompe. Selon un communiqué du gouvernement, cette augmentation des prix est motivée par la hausse des prix à l’international. On dirait qu’elles ont un environnement international différent de celui des autres pays. Dans la note conjointe des ministres en charge du Commerce, de l’économie et des Finances puis des Mines et de l’énergie, l’autorité togolaise estime que cette hausse répond à la politique de vérité des prix mise en place. C’est sur cette base que le super sans plomb sera désormais vendu à 524 FCFA contre 476 Francs précédemment, soit une augmentation de 48 francs CFA. Le gas-oil qui coûtait 478 francs le litre sera vendu à 526 francs, soit une hausse de 48 Francs également. Le pétrole lampant qui était de 425 francs, coûtera 468 francs CFA, soit une augmentation de 43 francs CFA. En ce qui concerne le mélange à deux temps, il connaît une hausse de 44 Francs et se vend désormais à 623 francs au lieu de 579 francs.

Cette hausse des prix se fait un mois seulement après la dernière hausse du 27 janvier dernier

Le régime en place est sclérosé, il a perdu tout repère et ne voit plus que devant son nez dans la prise des décisions. Il n’arrive plus à porter les gans, tout est sens dessus-dessous. Les réseaux d’intérêts se sont divisés l’économie nationale et chacun gère sa part du lègue au gré de ses besoins. Peu importe les méthodes, c’est le bénéfice à tirer qui justifie les moyens. Le secteur qui meuble l’actualité ces moments-ci, est donc la manipulation de l’or noir. Toutes les acrobaties sont bonnes pour que de l’importation à la distribution en passant par le stockage, l’environnement couvert par l’or noir continue par être un ‘‘Nomansland’’ où se bousculent les intérêts au prix du labeur des citoyens.

Il y a quelques mois, une ONG suisse de renommée, du nom de ‘‘Public Eye’’, révélait un scandale pétrolier en eaux profondes togolaises. Cinq mois avant le rapport de l’ONG suisse sur le scandale du pétrole toxique en eau profonde de notre pays, sans aller dans les détails, notre directeur de publication annonçait sur les ondes de ‘’fréquence 1’’ que « la plus grande partie des produits pétroliers consommés au Togo est un cocktail frelaté, fruit d’un trafic nocturne entre la mer en eau profonde et le port de pêche de la capitale». Mais pendant que nous cherchions difficilement les moyens pour boucler ce dossier, des structures plus imposantes y ont investi une énergie conséquente pour sortir la vérité de la mer à travers une minutieuse investigation.

Si nos investigations nous ont permis de plonger dans les secrets du brigandage de la vie économique dans le domaine pétrolier, la face mondiale du trafic nous restera méconnue jusqu’au jour où ‘’Public Eye’’ décide de publier son rapport de 160 pages. La respectable Organisation Non Gouvernementale a fait le boulot en publiant un rapport sur la face mondiale d’un trafic inédit. Le rapport était sans équivoque. La face hideuse d’un scandaleux commerce, sur une mer noire à quelques coups de pagaies des côtes togolaises est dévoilée. Coup de chapeau à l’ONG. Même si étant donné que le trafic se faisait aux larges du Togo, il aurait été mieux que les experts de l’ONG visitent le Togo comme ils l’ont fait au Ghana voisin. Ainsi, de la zone Amsterdam-Rotterdam-Anvers, ARA, aux 8 pays africains desservis, les liaisons internationales de la pratique sont dévoilées.

Mais les Togolais sont restés sur leur soif par rapport à la face togolaise du scandale. C’est cet aspect qui a focalisé nos investigations même si, de par les acteurs mis en jeu, nous ne pourrions pour le moment pas vous publier tout ce qui a pu être collectée comme informations pour des raisons de sécurité personnelle. De toute évidence, nous prenons déjà assez de risques pour en ajouter et nous ne sommes pas de ceux qui pensent qu’ « un bon journaliste est un journaliste mort ».

Toutefois, avec les dernières évolutions sur les prix des produits pétroliers, nous estimons qu’il est grand temps de vous servir un aspect d’un dossier aux multiples inconnus.

La plongée dans les eaux noires

Le rapport suisse est donc venu confirmer ces informations et nous encourager à terminer les investigations même si tout n’est pas à publier. On sait désormais à quoi ressembles les décideurs togolais quand ils s’invitent dans le juteux jardin de l’or noir. Au pays de la patience, c’est le temps qui soigne tous les maux.

Depuis que ce scandale en eau profonde est révélé, les bateaux tankers et autres pétroliers qui mouillaient sur les 50 km de côtes togolaises se font un peu désirer. Et l’opinion croit à tort que le scandale est fini, non. Dans le cas togolais, le rapport suisse, loin d’avoir guéri le mal, n’a pu que le déplacer de la mer à la terre ferme. Désormais sur orbite, ces trafiquants n’ayant plus un avenir certain en eau profonde semblent revenir en terre ferme pour garder leur marge de manœuvre dans les activités pétrolières. Et c’est ça qui justifie les augmentations anarchiques des prix sur le pétrole où on parle au nom du gouvernement sans le gouvernement.

En réalité, c’est un réseau qui décide. Un baron encore en activité autour du prince héritier a déclaré, suite aux derniers événements : « C’est sur WhatsApp que certains ministres ont été informés des nouveaux prix». Mais on vous dira officiellement que le gouvernement est auteur des prix.

De toute évidence, depuis que la mer en eaux profonde n’est plus une destination sûre pour le trafic, l’activité se déplace à la pompe avec un autre visage, l’essentiel est que les bénéfices tombent. Le réseau qui gère le pétrole a goûté aux délices de l’or noir et il n’est pas prêt à céder à quoi que ce soit. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si c’est en ces périodes que l’emblématique pétrolier ‘’SHELL’’ est présentement renvoyé du territoire togolais. Ses stations-services sont désormais dépourvues de ses logos et marques distinctives puis gérées sous administration transitoire d’un an par les traditionnels gérants. Après cette transition, une société, très proche de la minorité dirigeante prendra la relève.

Évidemment, le trafic dénoncé par l’ONG a permis aux importateurs togolais de découvrir qu’il fait beau de ‘‘surfer’’ sur le business pétrolier. Du coup, ce pétrolier, qui d’ailleurs n’était pas un saint et qui avait maillé presque tout le pays, est renvoyé. Peut-être demain un autre suivra. Les actionnaires se choisissent déjà présentement pour se partager les parts de SHELL. Après avoir mis en faillite l’exploitation des ressources minières, le port et autres sociétés d’État, l’or noir reste encore une aire pleine d’avenir d’où ils peuvent se sucrer au dos des populations sans inquiétude. Ils le font à merveille grâce au silence maladif d’une population sans grands repères. C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre les deux dernières majorations sur les produits pétroliers au Togo. En un mois, deux majorations spectaculaires que rien ne justifie.

L’environnement international

Sur le plan international nous n’avons trouvé aucun indice qui justifie cette majoration contrairement aux arguties avancés par la majoration récente. Il est fondé en effet, une unité de mesure traditionnelle datant du XIXe siècle, le baril. Un baril équivaut à 159 litres. Même s’il est de plus en plus fréquent que le pétrole soit de nos jours transporté en vrac par oléoducs, tankers ou encore par trains, cette unité reste la référence commerciale.

Les cours du baril de pétrole brut ont connu au fil des décennies des évolutions considérables. De 1860 à 1940, les prix du baril ont oscillé selon les bouleversements mondiaux, grimpant pendant la première guerre mondiale, baissant pendant la crise de 1929. Entre 1948 et 1970, ils sont restés relativement stables et bas, avant d’entrer dans une série de crises, appelées « chocs pétroliers ». Le « premier choc pétrolier » s’est dessiné en 1971 au moment de l’abandon du système financier international de Bretton Woods. Il s’est amplifié en 1973, lors de la guerre du Kippour, lorsque les États producteurs de pétrole du monde arabe annoncèrent un embargo contre les pays soutenant Israël. En un an, le prix du baril fut multiplié par quatre.

La révolution iranienne en 1978 puis la guerre Iran-Irak en 1980 provoquèrent le « deuxième choc pétrolier » avec un doublement du prix. Le « troisième choc pétrolier » désigne un mouvement de hausse qui a commencé en 2003, poussé par la demande croissante des nouvelles économies telles que la Chine, l’Inde, le Brésil pour se limiter à un échantillon.

À l’été 2014, les cours s’effondrent, tombant en dessous de la barre des 50 dollars lorsque s’ouvre l’année 2015. La cause principale en est un excès d’offre alimenté par la production de pétrole de schiste aux États-Unis. Décidée à défendre ses parts de marché, l’Arabie Saoudite maintient les niveaux de production de l’OPEP. Elle entend ainsi obliger les producteurs de pétrole de schiste américains à réduire leur propre production. Un « bras de fer » s’engage. Le cours du Brent passe sous la barre des 30 dollars le baril en janvier 2016, le plus bas niveau depuis 2003. À partir de février 2016, les cours ont remonté jusqu’à atteindre 50 dollars en juin, grâce notamment à une décision de l’Arabie Saoudite, du Venezuela, du Qatar et de la Russie de geler la production. Ces mouvements de baisse ont fait décroître les investissements. Ceci risque d’hypothéquer la disponibilité du pétrole dans les prochaines années et entraîner en retour des hausses substantielles de prix.

En attendant, les prix de pétrole sont soumis à la géopolitiques, aux décisions des pays producteurs, aux innovations technologiques qui agissent sur le rendement financier des exploitations, aux cycles de l’activité économique mondiale. Et les consommateurs devaient normalement continuer à profiter de la situation actuelle en attendant cette éventuelle hausse.

Il faut rappeler que, à mi- 2016, pendant que le baril se négociait à plus de 130 dollars, le super sans plomb, par exemple, se vendait à plus de 600 F CFA à la pompe au Togo. De nos jours, le baril est à moins de 50 dollars mais le litre du même super est à 524 à la pompe, comparez vous-mêmes.

La drogue des pipe-lines

Dans les pays comme le nôtre, l’or noir est devenu la drogue des temps modernes. Ainsi, l’instinct de conservation des autorités en place ne laisse aucune chance à la lutte pour la survie des populations. La diplomatie fonctionne en plein régime pour donner une autre image au pays, mais de la mer au continent, en passant par les réseaux de distribution de l’essence, les objectifs ne sont pas identiques d’une couche sociale à l’autre.

Historique d’un atout plombé

Nous étions dans les années 70, la guerre du Biafra entretenait encore l’actualité. La France crée la CEAO, Communauté Économique de l’Afrique de l’Ouest. Celle-ci soutient les sécessionnistes Ibo au Nigeria. Étienne Eyadema est déjà président du Togo et l’un des rares appuis du Nigeria fédéral de Yakubu Gowon. Il sert de partenaire stratégique. Même les armes ont transité par Lomé pour Lagos. Dans la foulé, celui qu’on finira par baptiser ‘’le père de la Nation’’ envoie Edem Kodjo auprès de son homologue nigérian éprouvé par la guerre. Il fallait créer la CEDEAO. L’idée a germée au Togo, elle prend corps au Nigeria. Ce dernier regroupement aidera le Nigeria à gagner la guerre contre ODJOUKU.

Entre autres dispositions pour encourager les adhésions à la CEDEAO et décourager la CEAO, tous les États membres, à commencer par le Togo, avaient des avantages inouïs dans les puits pétroliers nigérians. Entre autres, les pays membres avaient « un crédit fournisseur’’ de 90 jours », c’est-à-dire, quand ils achètent leur pétrole au Nigeria, ils avaient trois mois pour payer après enlèvement des barils. La NNPC, Nigerian National Petrol Company, a reçu des instructions fermes pour faire des largesses aux États membres de la CEDEAO. La CEAO est essoufflée et fini par disparaître après plusieurs démissions au profit du nouveau-né du couple Eyadema-Yacubu Gowon.

Au même moment, le monde venait de sortir de la première crise pétrolière de 1973. Les États africains prennent des mesures pour être à l’abri d’une autre crise, voici donc une aubaine à saisir. Le Togo se fait le devoir de monter une raffinerie en comptant, bien sûr, sur le brut nigérian et les avantages y afférant. Le Togo devait raffiner le pétrole Nigérian non seulement pour sa consommation nationale mais aussi au profit des pays de l’hinterland. Une raffinerie, montée à 11 milliards de CFA pour une capacité annuelle de 1 millions de tonnes de brut est installée.

Commencée en 1974, les travaux de la raffinerie dureront 3 ans. Mais le projet ne semble pas avoir été bien réfléchi. De l’avis des spécialistes à qui nous avions tendu le micro, une raffinerie est une lourde machine techniquement et financièrement parlant. Quand elles sont lancés, il faut au moins un mois pour que tous les compartiments rentrent en fonction. Il faut alors s’assurer d’avoir en permanence le brut-non-stop, pendant au moins 5 ans avant de lancer la machine. Étouffée dans l’œuf par les difficultés diplomatiques avec le Nigeria, des salaires démesurés d’un personnel pléthorique et peu qualifié, les syndromes de la faillite des sociétés d’état, la raffinerie ne fonctionne en plein temps que de 1978 à 1981. Un éléphant blanc de plus venait de naître.

Au Nigeria, les lignes bougent, les présidents se succèdent sur fond de brouilles diplomatiques et les avantages accordés aux membres de la CEDEAO sur le pétrole du Nigeria tombent les uns après les autres. Le Togo, le seul pays qui, sans être producteur, a compté sur le brut nigérian pour installer une raffinerie prendra un terrible coup. Notre pays n’achète plus au Nigeria. Mais déjà on s’est endetté de 16 milliards CFA face au géant fournisseur.

Toutefois, un premier allégement de la dette, consécutif à la coupure de la coopération avec le Togo, réduit l’ardoise à 11 milliards. Ensuite un second, sous Faure Gnassingbé, à 5 milliards, mais jusqu’à un passé récent rien n’a toujours été fait pour effacer cette dette restante.

L’unité de traitement de l’or noir est, quant à lui, totalement essoufflée. Mais ses cuves avec une capacité de stockage de 240.000 m3 deviendront un dépôt côtier loué au pétrolier SHELL et suivi dans un premier temps par une commission interministérielle. D’un demi-milliard de dividendes la première année, la location des cuves gérées par la commission interministérielle générait un milliard et demi quand elle est transformée en une société d’économie mixte. On y compte dans la nouvelle gérance des investisseurs togolais, SHELL et l’État togolais. Qui se cache derrière cette gestion scabreuse qui, bien qu’elle aussi ait démontré ses limites dès les premières années, a résisté aux aléas ? Il y a quelque mois que SHELL s’est vu retirer la gestion des cuves de la raffinerie. L’on nous fait comprendre que c’est un pan stratégique de la vie nationale. Il faut noter que, longtemps géré par SHELL, la STSL est un dépôt côtier pour plusieurs pays, pendant que la STE reste un dépôt pour le besoin national.

Le trafic en mer qui bloque toute relance de la Raffinerie de Lomé

Tout récemment, entre fin 2008 et début 2009, une société nigériane du nom de ‘’UNIGLOBAL’’ se pointe et ouvre les négociations avec le Togo. La raffinerie a trouvé preneur. Elle devait être réhabilitée, le ministre Damipi Noupokou des Mines de l’énergie et de l’Eau ayant avancé avec le Nigérian basée en Sierra Leone. Celui-ci s’engageait aussi à effacer les 5 milliards de dette entre le Togo et son pays. Le Business pétrolier entre le Togo et le producteur nigérian devait reprendre. Le Togo pouvait renouer avec l’approvisionnement chez le voisin et donc faire tomber les prix quand on sait qu’à un moment donné, les pétroliers togolais s’approvisionnent jusqu’au Venezuela. Mais les magnas du pétrole empêchent le Nigérian de reprendre la raffinerie malgré l’aval du gouvernement. Leurs intérêts sont ailleurs, peut-être sur la mer. Pour les produits pétroliers bruts, le marché international a trois grands pôles d’approvisionnement, Londres, New-York et Singapour. Mais les produits finis existent partout car la politique commerciale est de s’approcher de plus en plus des consommateurs. Après le clash avec le Nigeria, les pétroliers togolais se seraient tournés vers la Libye mais après le départ de Kadhafi, ils doivent avoir côtoyé le milieu arabe.

Le ver dans le fruit

Par souci de transparence, à la lumière des normes internationales, un État ne peut pas être à la fois fournisseur et fixateur des prix. Ce sont les pétroliers qui achètent et l’État fixe les prix en tenant compte des marges bénéficiaires, les fluctuations du baril, le lieu d’approvisionnement, les taxes et autres. Normalement, pour fixer les prix, il y a trois grands volets à considérer.

Il y a le FOB, Free On Board, c’est-à-dire le prix à l’usine. Le FOB se dit d’une transaction commerciale maritime dans laquelle le prix convenu comprend les frais que supporte la marchandise jusqu’à son chargement sur le navire désigné par l’acquéreur.
Le FRET, c’est la rémunération due par l’affréteur, ou expéditeur de marchandises, pour le transport de marchandises par un navire, avion, camion, ou par chemin de fer. Le coulage est la perte de marchandises due au vol ou au gaspillage ou encore aux évaporations.
Le tout accouche de la CAF qui se dit d’une vente maritime dont le prix convenu comprend, outre le coût de la marchandise, le transport jusqu’au port de destination, assurance comprise, le prix du transport (assurance, et autres) et enfin les pertes sur la mer (évaporation et autres fuites liées au déplacement des produits). Le prix CAF est un aspect important dans la structure des prix.
Quand la transparence se joue sur ces aspects, on peut croire en un début de vérité des prix. Mais le contenu et les évolutions liés à ces terminologies n’existent que de nom dans nos structures des prix. Ce volet est occulté car les ‘’sorciers’’ du business pétrolier ne veulent surtout pas que les populations sachent d’où ils importent. Par rapport à la prétendue « vérité des prix », la cellule qui gère le pétrole opère comme une secte. La fameuse commission prend toutes les dispositions pour rendre la fixation des prix la plus opaque possible.

Quand un pays est juge et parti

D’après les informations recueillies auprès des experts d’un géant pétrolier de la place et de certains pétrochimistes indépendants, qui nous ont parlé sous couvert de l’anonymat, « avant 2008, ce sont les sociétés pétrolières qui importaient et l’État suit la fixation des prix». Ainsi, quand les produits sont livrés, pour que l’État ne se trompe pas, il existe une cellule pour le suivi. Il y avait donc une cellule interministérielle à cette fin. Mais à un moment donné, sans crier gare, la cellule de suivi est devenue importatrice sur la base d’un conflit survenu dans les activités pétrolières. L’État togolais est donc juge et partie par le truchement de l’ex-cellule de suivi devenue importatrice.

La structure étatique qui importe jusqu’ici est logée au premier étage du ministère du commerce. Monsieur Adjakali, est le maître du couvent. Formé en Chimie organique, il a d’abord travaillé à CIMAO avant de parachuter à SHELL d’où il se retrouvera actuellement le prêtre des dieux du pétrole. En retraite depuis des années, il gère ‘’le Sésame’’ avec son propre fils. A côté, un autre fils veille au grain, le fils à Barry Moussa Barqué. C’est ainsi que, si aux débuts le Togo avait des pôles d’importation bien connus, depuis un temps, la quasi-totalité des produits pétroliers consommés au Togo sort d’une nébuleuse. L’État achète principalement les produits pétroliers auprès de ‘‘Trafigura’’, un ‘‘trader’’. Ce ‘‘marcketeur’’ est l’un de ceux qui sont épinglés dans les mélanges toxiques en eaux togolaises pour la sous-région.

Et pourtant, dans les normes reconnues par la banque mondiale, un pays n’achète pas les produits pétroliers gré à gré. C’est après un appel d’offre international que le fournisseur est désigné pour tous produits confondus. L’opacité est totale, il est même arrivé un temps où, le sieur Adjakli fut interpellé par des services de sécurité togolaises afin qu’il s’explique sur la gestion de son département. Les petits dieux de l’or noir vous diront qu’ils lancent les appels d’offre pour la fourniture des produits. Mais la grande surprise est que c’est toujours le même marqueteur qui arrache les marchés, une forme de marchés bloqués, ne cherchez pas à en savoir plus. Dans la pratique, les pétroliers peuvent utiliser ‘‘l’achat à terme’’, où ils achètent une certaine quantité à livrer dans trois mois, ou encore ils utilisent ‘’le marché spot’’ qui est un achat de jour le jour selon les besoins.

La mafia en eau profonde

Le rapport de l’ONG a été sans équivoque, « des mélanges toxiques dangereux, mais non interdits, se font en eaux profondes sur la côte togolaise pour 8 pays africains et le Togo».

En effet, pendant des années l’activité a tourné en plein régime et des dizaines de bateaux étaient toujours en attente pour être servi. Mais au-delà de ce volet international, c’est la branche togolaise de cette activité qui nous a poussées à faire cette enquête.

D’après nos enquêtes, le trafic des produits pétroliers de la mer vers le consommateur togolais commence aux environs de 20 heures. S’il est vrai qu’il existait des bateaux qui accostent régulièrement au quai pétrolier et dépotent leur contenu de manière légale, il est autant vrai que d’importantes quantités des mêmes produits sortent nuitamment de la Mer par le port de pêche. Présentement est-ce que le trafic est totalement arrêté ? Il y a des doutes, mais ce qui est sûr est que l’activité a pris un sérieux coup depuis le rapport de l’ONG. Les deux canaux d’approvisionnement du pétrole, soient-ils officiel par le quai pétrolier ou officieux par le dépotage en eau profonde, sont malheureusement alimentés par le réseau des marqueteurs qui mouillent dans les eaux profondes togolaises. Une petite partie passe par les canaux officiels, une autre par une véritable contrebande nocturne entre la mer et la terre ferme. Toute destination confondue, et selon l’envergure des pétroliers en activité, il arrive des jours où les tankers pompent des dizaines de milliers de litres dans nos eaux.

Pour la filière qui sort illégalement par le port de pêche, c’est le cash-and-carry. Les camions citernes remplis commencent par sortir déjà aux environs de 22 heures en direction de certaines stations d’essence. Dans le rapport des stations d’essence togolaises ont été citées. S’il n’est pas exclu que les transactions licitent utilisent ce canal, le port de pêche est la sortie principale des citernes qui transportent vers les stations le carburant frelaté dépoté en pleine mer. Pendant ce temps, toute une unité des corps habillés traque les petits vendeurs de ‘’boudè’’ alors qu’au-delà des frontières terrestres, une bonne partie de cette substance combattue vient de la mer. Quand le mélange se fait en eau profonde, les autres bateaux étrangers sont servis pour approvisionner 8 pays de la sous-région. Le reste est vendu au Togo pour la consommation nationale. C’est le cash and cary. Le business était très rentable. La quasi-totalité des bateaux qui attendaient sur les eaux togolaises ne transportaient pas du fret en direction du Port autonome de Lomé, mais des produits pétroliers. La mafia a tourné depuis des années.

A un moment donné, le Togolais se faisait une interprétation erronée quand il voit cette ribambelle de bateaux en attente à nos côtes. Les profanes pensaient que ces bâtiments flottant étaient en attente au Togo parce que les eaux togolaises étaient les plus sécurisées de la sous-région. Faux, ils attendaient pour se partager un poison lent, le carburant aux mélanges hors normes. Une fois le mélange toxique fini, la nouvelle composition est transvasée dans les autres navires qui prennent leur direction. Les sources nous ont confirmé que personne ne perçoit les impôts sur cette activité internationale au Togo.

L’indifférence complice du port autonome de Lomé

Du moment où l’activité est maritime, quel rôle a joué le port autonome de Lomé ? Dans nos enquêtes, le courrier dont le contenu suit a été adressé à la direction du port. « Est-ce que le port a connaissance des activités pétrolières en eaux profondes togolaises ? Depuis quand remonte l’activité ? Combien de bateaux sont passés par là ? Est-ce qu’ils versent quelque chose à la caisse du port, si oui, combien ? ». Mais nous n’avons pas eu de suite. Toutefois, les sources officieuses au port nous ont renseigné que le port n’a pas la maîtrise de tous les navires qui mouillent en eau profondes étant donné que ce n’est pas la marine marchande qui gèrent la sécurité de ces bateaux mais plutôt la base marine encore appelée base navale. C’est donc ce département qui relève de la défense nationale qui a les moyens avec les patrouilleurs pour exercer le contrôle en eaux profondes.

Au début, le port avait un contrôle un peu poussé sur leur présence. « Il est arrêté que chaque navire paie 1.500.000 FCFA par quinzaine de stationnement sur les eaux togolaises. Si un navire fait un jour de plus au-delà de la quinzaine, il paie 3.000.000 FCFA et le paiement se fait à la caisse du port. Mais à un moment donné, ce qui s’y passe est devenu de plus en plus une chasse gardée pour certains et le contrôle du port n’est plus que limité. Mieux, c’est devenu un grand marché occulte». On y recense des pétroliers qui transportent des produits pétroliers de différents combustibles, des gaziers qui transportent différentes sortes de gaz, des bitumiers qui transportent le bitume.

Selon la destination finale du navire, c’est-à-dire le produit qu’il est appelé à transporter à un moment donné, un pétrolier peut subir un lavage des maisons spécialisées pour se convertir en gazier, bitumier et vice versa. Ceux qui passent sur les eaux togolaises sont des tankers, ou bateau citernes, de grande capacité qui arrivent remplis et des petits ou moyens navires qui arrivent vident et transbordent des mélanges opérés dans les tankers. Une fois le transbordement terminé, ils prennent la destination d’autres pays. Le reste est versé en territoire togolais par plusieurs canaux. La quasi-totalité des navires qui arrive ne rentre jamais au port marchand de Lomé. C’est grâce aux radars et services de contrôle que le port arrive à savoir que tel ou tel type de bateau est arrivé à telle ou telle autre date. C’est ainsi que, le nombre de bateaux toujours en attente varie d’une date à l’autre.

De la côte, les bateaux visibles en transbordement ou en attente de transbordement varie de 50 à 100. On a une moyenne de 70 bateaux et le vendredi 29 septembre 2016 à 21 Heures GMT, le contrôle aérien des images radars nous ont permis de dénombrer 70 bateaux citernes et transbordeurs confondus, en attente. Depuis le temps que l’activité a duré, le minimum journalier de bateaux qu’on pouvait compter était de 50. La plupart de ces navires arrivent et quittent de là sans appeler le port. C’est par les systèmes d’écoute maritimes et les images radars que la capitainerie du port arrive à savoir qu’ils sont là.

Les risques sont énormes pour la santé des populations et le danger immédiat est à tout moment présent. C’est ainsi qu’un navire du nom de ‘’AFRODITE’’ a pris feu dans un passé récent lors d’une opération de transbordement. Heureusement que les flammes ont été vite maîtrisées et que l’explosion entendue jusqu’aux côtes n’est pas celle d’une citerne, cela aurait causé un dégât écologique comme en Côte d’Ivoire.

Le côté clair-obscur d’un trafic

L’activité entraîne toute une chaîne d’affaires. Quand les bateaux quittent les pays d’origine, les affréteurs appellent des agences de sécurité privée maritime au Togo pour prendre les dispositions afin de sécuriser leur séjour. L’agence de sécurité ne pouvant pas être autorisée à avoir des armes pour faire la sécurité sur la mer, elle signe un contrat avec l’armée togolaise. De là, une fois qu’un besoin de sécurité lui est introduit par un affréteur, elle exprime à son tour le besoin à l’armée nationale qui met à sa disposition 4 agents par bateaux. Un agent de la gendarmerie, un de la marine, un militaire et un de la GILAT. Cette dernière est une unité spéciale entre-temps levée pour la sécurité présidentielle mais après le besoins ne s’est plus fait senti de ce côté.

Une opération coûte 4000 dollars à l’affréteur, l’agence de sécurité verse à l’armée sa part et retient son bénéfice. Tout se fait sous haute surveillance militaire. Mais les sources militaires que nous avions rencontrées ont laissé entendre que leur rôle est l’intégrité des navires contre d’éventuels pirates, le contenu du transbordement n’est pas leur préoccupation. A la date où nous récoltions ces informations en milieu militaire, onze contrats étaient déjà signés par l’armée togolaise à des structures privées pour la sécurité sur la mer. Jusqu’ici, rien de scandaleux, car d’après nos recoupements dans les activités maritimes d’une bonne partie des pays, c’est l’armée qui assure la sécurité des bâtiments flottants à partir d’une certaine distance de la terre ferme. Ce qui se payait même pour des fins sécuritaires n’était qu’un menu fretin par rapport aux bénéfices indus que le trafic lui-même engrangeait.

Qui est l’interlocuteur direct, le parrain de ce trafic sous régional sur la Mer ?

Pour le moment contentez-vous de ce que le terrain nous permet de divulguer. Au moment où nous plongions dans les eaux profondes pour réunir les infos, l’unité de mesure, le litre de super par exemple, se négociait sur la Mer entre 150 et 200 FCFA pendant que la même unité se vendait à plus de 600 CFA à la pompe pour le consommateur final. Les camions citernes qui attendent au port de pêche sont servis et se dirigent vers des stations-service. Les trafiquants se remplissent les poches, les agents de sécurité ont aussi leur part du gâteau. Le choix des agents était très sélectif, tant la mission de deux ou trois jour en mer, si elle était risquée, elle était aussi rentable.

Du retour de la mer, certains agents de sécurité échangent souvent les billets verts en CFA devant la grande mosquée du port. Mais tous les agents ne sont pas logés à la même enseigne. C’est ainsi qu’il arrive que des agents soient en poste sur un maillon de la chaîne sans savoir ce qui se passe. Le cas de ce gendarme qui, chef de poste de son état, a fermé à clé l’entrée du port de pêche pour aller manger dans les environs alors qu’il est 22 heures, heure fétiche pour le trafic. Les citernes s’alignent pour sortir, mais les grilles sont verrouillées. Il a fallu remuer terre et ciel pour le retrouver avec la clef. Le monsieur ne savait pas qu’il y avait des camions citernes « signalés » qui devaient rentrer ou sortir. Ce fut une altercation qui n’a pas été facile à gérer entre le pauvre chef de poste et le reste des agents apparemment initiés.

Les activités connexes

C’est tout un marché noir qui s’anime dans des nuits noires distillées de phares sur la mer et des allers-retours des petites embarcations qui jouent le rôle de liaison. A propos, il faut dire que l’approvisionnement de l’équipage en besoins de bord est un autre business que gèrent des petits engins flottants. Au-delà des quantités livrées parfois eux aussi échangent leurs prestations et livraisons de produits de première nécessité contre quelques bidons de produits pétroliers. Plusieurs activités lucratives sont donc liées à ce business.

Outres les sociétés de sécurité privées et l’armée dont les entrées sont largement insignifiantes par rapport à l’activité pétrolière elle-même, d’autres sociétés de prestation sont très présentes dans les eaux au chevet des bateaux. Certains y sont avec de très gros remorqueurs pour stabiliser les bâtiments. Elles utilisent ses remorqueurs pour assister les bateaux, avec leur défenses, c’est-à-dire, les par chocs qui permettent aux navires de se toucher sans grand risque.

Il y a aussi et surtout la très lucrative activité des ravitailleurs. Ce sont ceux qui achètent les ravitaillements aux équipages. Il se révèle que les équipages utilisent ou les agences maritimes, ou les armateurs ou encore les affréteurs pour lancer les commandes de ravitaillement en vivres et autres pièces dont ils ont besoin sur le continent. Les avitailleurs à leur tour louent les petits bateaux et chalutiers très présents dans la zone du port de pêche pour aller livrer la commande en mer. De bateau en bateau, en un rien de temps, les ravitailleurs livrent leur marchandise aux clients. Ils font de grands bénéfices sur les rapports des prix et les combinent sur les factures. Un capitaine de bateau peut commander 2 millions de marchandises pour son équipage et demander aux ravitailleurs de facturer à 5 millions et ils se partagent la différence. Ce n’est que la face émergée de notre dossier.

Depuis que les sources de revenue se tarissent faute d’une gestion scabreuse, les autorités pensent aux secteurs porteurs. C’est du Togo que les pays de l’hinterland prennent leurs commandes pétrolières. Il faut remettre les cuves de la raffinerie dans leur traditionnel rôle de stock stratégique sous régionale, SHELL est renvoyé. On aurait pu dire bravo, si l’on avait la certitude que la prochaine gestion des cuves profiterait aux Togolais ordinaires. Le départ de SHELL laisse un double héritage, la gestion des stations-service et les cuves. A défaut de prendre le pétrole à 15 km de la côte pour revendre très cher et engranger les bénéfices, il faut des majorations anarchiques même si le baril continue par tomber.

« Qui a bu boira », ils ne lâcheront plus ce secteur et d’autres surprises arrivent. Quelles sont les personnalités qui se sont longtemps cachées derrière ce crime sous régional en eau profonde contre le Togo ? Quel contrôle l’Etat fait-il sur les qualités et les quantités des produits vendus à la pompe? A quoi ressemble la métrologie légale? Quel rôle joue le laboratoire national ? Quels sont les dégâts de cette consommation de produits de mauvaise qualité sur le parc auto ?

Bon à suivre.

Source : Abi-Alfa, Rendez-vous N° 300 du 16 mars 2017

 

 

Dossier à lire. Sans faute : Gestion de l’or noir au Togo, la face émergée d’une déconfiture. Délogés de la mer en eaux profondes, les dieux du pétrole se déplacent à la pompe...

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