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Togo, Présidentielle 2020 : Révision des listes électorales, la Pagaille du régime Faure/RPT-UNIR Continue...

L'Alternative
pagaille rpt-unir liste electorale
Extrait de la Une de L’Alternative No.848 du 3 décembre 2019

Le clan au pouvoir n’est visiblement pas près de lâcher. C’est un secret de Polichinelle. Les institutions qui interviennent dans l’organisation des élections au Togo sont toutes verrouillées. Malgré les appels à une organisation consensuelle du processus électoral, le système cinquantenaire, accroché à son projet de conservation à tout prix du pouvoir, continue seul le processus, faisant fi des textes que lui-même a modelés à sa façon et qui demandent la recomposition de la Cour constitutionnelle.

Au lieu d’un recensement électoral voulu par les formations politiques de l’opposition et des organisations de la société civile, le régime RPT/UNIR a organisé trois jours de révision des listes électorales. Une opération qui laisse à désirer.

Dimanche, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a prorogé de 24 heures cette révision des listes électorales. Ce qui participe à la propagande du régime qui tente de montrer aux yeux de l’opinion nationale et internationale qu’il veut bien faire les choses. Mais la comédie est assez connue des Togolais, surtout ceux qui sont en âge de voter et qui ont eu toutes les difficultés à se faire enrôler pendant ces quatre (04) jours.

En effet, l’opération de révision des listes électorales organisée les 29, 30 novembre et 1er et 2 décembre 2019 n’a rien à envier à celle organisée en mai dernier. Une fois encore, tout est préparé de sorte que les populations, surtout celles qui n’ont pas pu se faire enregistrer, ne puissent le faire. Retard dans l’acheminement des kits, matériels en panne, lenteur dans l’enregistrement des électeurs sont les anomalies observées lors de cette opération. Nombreux sont ceux qui ont passé toute une journée dans les CRV sans se faire enregistrer. Dans certains centres, le groupe électrogène qui devrait faire fonctionner les machines, n’a pu être mis en marche durant les trois jours. Ce qui fait que les populations ont fait des va-et-vient entre leur maison et les CRV.

Dans certaines localités, pour décourager les populations à aller se faire enrôler, on a éloigné les CRV. Ainsi, les gens (ceux qui sont téméraires) font des kilomètres avant de rallier ces centres. Ne pouvant pas faire cette distance, nombreux sont ceux qui abandonnent.

« Le choix opéré par le gouvernement et la CENI a pour conséquence l’éloignement des CRV des populations à l’instar de Botokou dans Wawa 1 où le candidat à la révision doit parcourir 14km pour atteindre le CRV le plus proche. Dans le CRV de l’EPP Dikamé dans Agoé 4, sur environs 500 candidats à la révision, seule une centaine ont pu faire l’opération du fait qu’il n’y ait qu’un seul kit dans ce centre. Dans le CRV EPP Bè-Kpota Atchantimé, le groupe électrogène n’a jamais fonctionné pendant les 3 jours, obligeant les populations à retourner à la maison. D’autres exemples sont légion dans tout le pays », a constaté le Centre de promotion de l’Etat de droit et de la gouvernance équitable (CEPREDGE).

Dans plusieurs localités, la révision n’a commencé que samedi ou dimanche. Et donc, ces localités n’ont fait que deux ou trois jours d’opération. Beaucoup n’ont pas pu se faire enregistrer. D’ailleurs, cette révision des listes électorales, peu importe la manière dans laquelle elle s’est déroulée, ne résout pas le problème de fichier électoral corrompu avec lequel la CENI persiste à organiser cette présidentielle.

Quoi que disent les « perroquets du régime », le fichier électoral togolais est corrompu et n’augure pas d’une élection transparente, équitable et acceptée par tous. En fait, le RPT/UNIR n’a pas renoncé à la pagaille qu’il a entreprise depuis décembre 2018. La présidentielle en sera encore victime.

Source : L’Alternative N°848 du 03 ddécembre 2019

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Révision des listes électorales, la Pagaille du régime Faure/RPT-UNIR Continue...

 

Togo, Présidentielle de 2020 : Le CAR dans la tourmente

Fraternité
Jean Kissi et Yawovi Agboyibo du Car
Jean Kissi (g) et son mentor Yawovi Agboyibo | Photo : DR/TBN

Dans la perspective de l’élection présidentielle, les candidatures se font de plus en plus nombreuses. Mais le Comité d’action pour le renouveau (CAR) n’a pas toujours pas encore annoncé le nom de son candidat. Selon nos informations, l’état-major du parti de Me Yawovi Agboyibo n’arrive pas à s’attendre sur le bon candidat.

L’élection présidentielle de 2020, c’est dans deux mois. A cet effet, certains partis politiques, mouvements citoyens ou des personnalités indépendantes ont déjà annoncé leurs candidatures. Ce sont celles de Dr Kodjovi Aubin Thon, responsable de l’ONG NOVI qui mène des actions sur le terrain depuis quelque temps, Pierre Ekué Kpodar, ancien fonctionnaire du Fonds Monétaire International (FMI) qui veut faire profiter son expérience au peuple togolais si, bien sûr, ce dernier lui accorde sa confiance, de Dr Christian Spieker, un Togolais vivant en Allemagne qui est revenu au bercail dans le cadre de cette présidentielle.

Parmi les leaders politiques, on a la candidature du président du Nouvel engagement togolais (NET), Gerry Taama, de celui de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), Jean-Pierre Fabre, de Kodjo Agbéyomé du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) et de Innocent Kagbara du Parti démocratique panafricain (PDP).

Ce sont là les challengers du parti au pouvoir qui prend du temps pour annoncer le nom de son candidat. C’est aussi le cas du Comité d’action pour le renouveau (CAR). Mais pas pour les même raisons.

Brouille entre Jean Kissi et Me Yawovi Agboyibo

« Le CAR présentera un candidat pour la présidentielle de 2020 », c’est qu’a laissé entendre, il y a quelques semaines, l’un des responsables de ce parti politique. Mais depuis, plus rien. Pendant ce temps, le parti de l’ancien Premier Ministre, Me Agboyibo multiplie les communiqués pour exiger de meilleures conditions de transparences du scrutin.

Selon les indiscrétions, il y aurait « de profondes divergences au sein du parti » sur le profil du candidat pour l’élection présidentielle. Tout serait parti d’une déclaration du Président du parti des déshérités, Me Agboyibo qui a indiqué en substance que le CAR n’a pas de candidat naturel. Laissant, ainsi, le choix au bureau exécutif du parti de dénicher le bon candidat. Une sortie qui n’aurai vraisemblablement pas plu au Secrétaire Général et numéro2 du parti, Jean Kissi.

Selon certaines sources, l’ex-député « a très mal pris cette sortie du président. Tout simplement parce qu’il se considère comme son successeur. Donc, si le CAR doit présenter un candidat, il n’y a pas mieux que lui ». Et selon nos informations en guise de protestation, le Secrétaire Général se fait rare aux réunions du parti. « Pour lui, c’est un affront », a ajouté notre source.

Dans une tribune publiée dans plusieurs médias fin novembre, Jean Kissi n’a mentionné qu’une seule fois le nom de son parti. Mieux, il a signé sa tribune en tant qu’ancien député et Conseiller municipal de Golfe 5. Alors, pourquoi n’a-t-il pas fait mention de son poste de Secrétaire Général du CAR ? Selon un observateur avisé de la scène politique togolaise, Jean Kissi qui « se voyait légitimement successeur de Me Agboyibo, 75 ans, revenu de « sa retraite politique » en 2016, est dans l’impasse ». « Ses camarades de lutte comme Brigitte Adjamagbo-Johnson qui a pris la tête de la CDPA en étant longtemps numéro de Léopold Gnininvi, lui a certainement donné des raisons de croire à une passation complicité du témoin entre lui et le bélier noir qui a été son mentor depuis le campus universitaire. Normal ! dira l’autre puisque les secrétaires généraux sont toujours les vrais porteurs de l’âme d’un parti politique. Un peu comme Jean-Pierre Fabre qui a succédé indirectement à Gilchrist Olympio chez les revanchards. 2020, c’est le moment idéal.

Sur les traces de Apévon ?…

Ça doit cogiter en ce moment dans l’esprit du protégé de Me Agboyibo qui doit se poser des questions sur les réelles intentions de son mentor. En effet, on se souvient de ce come-back évoqué plus haut par l’ancien Premier Ministre en 2016, pour reprendre «sa chose» après avoir cédé la place à Me Dodji Apévon en 2008. Après la longue crise qui a opposé les deux hommes, Apévon a créé son parti, les Forces démocratiques pour la République (FDR) rejoint par plus de la moitié des cadres du CAR.

Quelques semaines plus tard, Me Yawovi Agboyibo a signé son retour à la tête du CAR en grande pompe. Il est évident que le bélier noir de Kouvé a du mal à passer la main. Et connaissant, l’avocat de Kouvé, il peut se trouver candidat à cette élection.

A contrario, au-delà des intentions de successions qu’on lui prête à la tête du CAR, l’ex-député a appelé dans sa tribune publiée à la semaine dernière à une unicité de candidature. Une solution légitime et réaliste selon lui pour donner la chance à l’alternance en 2020. Une position qui s’oppose de façon surprenante à celle dictée par le gourou de son parti et mentor personnel Yawovi Agboyibo.

Kissi, dans sa sortie se retrouve aujourd’hui qu’il le veuille ou pas dans la même posture que Apevon en 2016. Approché, l’ex-député de Vo confie que sa proposition va au-delà de sa personne et il ne veut point passer par-là pour prêter flanc à quelque polémique que ce soit qui le mettrait en front avec le bélier noir.

Tout compte fait, il se révèle aujourd’hui qu’entre les valeurs enseignées au CAR et la philosophie profonde d’Agboyibo, il y a un abysse.

Source : Fraternité N°339 du 04 décembre 2019

 

 

Togo, Présidentielle de 2020 : Le CAR dans la tourmente

 

Togo, Processus électoral : Y a-t-il eu vraiment révision des listes électorales ?

Fraternité
revision de liste electorale
Photo : DR

Initialement prévue se tenir du 29 novembre au 1er décembre, sur toute l’étendue du territoire, l’opération de révision électorale a été prolongée au lundi 02 Décembre dernier. Soit, quatre vingt seize (96) heures d’opération d’enrôlement qui restent malheureusement bien loin du temps à impartir en faveur d’un fichier complètement actualisé.

Tel qu’annoncé par le gouvernement, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), dans la droite ligne de sa course effrénée, amorcée depuis peu, pour un scrutin présidentiel au processus bâclé, est passée à l’acte. L’institution que préside Tchambakou Ayassor a effectivement déployé sur le terrain, dans le temps imparti, opérateurs de saisie (Ops) et matériels.

La révision vue par les Ops

Entre volonté et dévouement d’être au service de la nation et les réalités du terrain, les agents recenseurs n’ont pu satisfaire entièrement l’audience mobilisée à différents niveaux pour la circonstance. En effet, si la Ceni s’est employée à déployer, dans le temps, les agents dans leur centre de recensement respectif, les difficultés techniques ont été constatées ici et là. «La difficulté majeure que nous avons tous rencontré, puis que nous avons pu contacter aussi nos collègues, c’est celle liée à la lenteur des machines», nous a confié Sika, agent recenseur affectée au centre de recensement du CEG Boka, à Nyekonakpoe, à Lomé. Cette dernière, bien que relativisant les difficultés rencontrées, a reconnu l’impact négatif de cette lenteur sur l’ensemble de leur prestation. «Les machines ont trop traîné. Et à cause de cette lenteur, bien que nous avons réussi à enrôler entre 115 et 120 par jour, il y a malheureusement eu un grand nombre de gens que nous n’avons pas pu servir. Plus de 100 personnes sont restés sur le carreau», indique t-elle.

Pour Israël, affecté au centre d’enrôlement de l’Epp Zomayi, à Kpalime, les difficultés ont été beaucoup plus d’ordre organisationnel . «Normalement, le travail devrait démarrer le vendredi. Mais nous, jusqu’à midi, on était encore en attente à la Celi de Kloto, installant les kits et dans l’espoir de redéploiement», a-t-il constaté. « Notre équipe est arrivée en poste à 14h et les installations finissaient autour de15h. Ce qui fait qu’au premier jour, nous n’avons pu enrôler que 7 personnes», a-t-il précisé, avant de révéler que «la deuxième journée a essentiellement marquée par un problème d’imprimante. Mais nous avons pu enregistrer 23 personnes . C’est au dimanche qu’il y a eu un début d’affluence et nous avons pu enrôler 78 personnes. Dans l’ensemble, nous avons recensé 227 personnes », a-t-il précisé. Cependant, il n’a pas hésité à émettre son avis sur l’ensemble de l’opération. «Les précédentes opérations sont largement mieux que celle-ci », a estimé Israël.

«A notre niveau, le souci majeur a été un problème d’alimentation. Au premier jour, l’autonomie que les Pc ont n’a pas pu permettre d’enrôler plus de 4 personnes avant qu’ils ne s’éteignent. Ce souci n’a été réparé qu’au lendemain, deuxième jour de l’opération vers 10h. Donc on n’a pu travailler convenablement. Il y a donc eu une affluence impressionnante au dernier jour mais que notre retard accusé en début n’a pu permettre de régler. Nous étions dans l’obligation de dire à toutes ces personnes pourtant venues se faire enrôler de retourner chez elles », nous explique, pour sa part, Roland qui a opéré à l’Epc Immaculée Conception, toujours à Nyekonakpoe.

Révision, dites-vous ?

À la lumière de ces témoignages, l’on est en droit de légitimer la position de l’opposition et celle de la société civile qui réclament toutes, en lieu et place d’une simple révision électorale, un recensement électoral en bonne et due forme, garantie d’un scrutin crédible dont les résultats pourraient s’imposer à tous. Mais dans le cas d’espèce, les réalités du terrain viennent conforter ces acteurs lorsqu’on sait que la révision, par essence n’est pas de nature à garantir un fichier fiable. Déjà même que l’opération de recensement qui a conduit à la mise en place de fait du fichier actuel a été tout sauf crédible. Au point que les USA n’ont pu trouver de notes favorables pour le comptabiliser dans les critères d’éligibilité au programme MCC.

C’est à croire donc que la méthode de restriction volontairement imposée par le pouvoir de Lomé pour empêcher la majorité d’électeurs à se mettre dans les conditions, puisque se reposant sur le fichier actuel renfermant en majorité un électorat acquis à la cause du pouvoir, a été mis à nu par Dame nature.

Et dans la posture actuelle, l’on tend encore à avaliser cette forfaiture qui n’a de sens que pour légitimer l’illégalité, par la force de la force, de l’arbitraire et de la roublardise.

De ce fait, la révision telle qu’a été menée, malgré la prolongation jouée, ne s’apparente à rien, si ce n’est une mise en scène pour renforcer une dictature qui n’a que trop duré.

Fraternité N°339 du 04 décembre 2019

 

 

Togo, Processus électoral : Y a-t-il eu vraiment révision des listes électorales ?

 

Togo, Mauvaise Gouvernance : Ça coince pour les 275 milliards de Francs CFA du MCC

Fraternité
Stanislas Baba, coordonnateur MCC Togo
Stanislas Baba, coordonnateur MCC Togo | Photo : DR

Le processus électoral devant aboutir à l’élection présidentielle de 2020 au Togo est conduit d’une main de fer. Une posture dénoncée par l’opposition et certaines organisations de la société civile qui réclament de meilleures conditions d’organisations. Des critiques profondes qui pourraient plomber le sésame du Togo pour le Programme « Compact » du Millennium Challenge Account en 2021. Explications !

Le Millennium Challenge Corporation (Mcc) qui conduit Millennium Challenge Account, un fonds de développement bilatéral des Etats Unis, tiendra sa traditionnelle réunion de fin d’année en ce mois de Décembre pour approuver l’éligibilité de certains pays aux différents programmes dont le Compact Program. Un programme accompagné d’une enveloppe financière d’environ 500 millions de dollars (environ 250 milliards de FCFA), désiré ardemment par le gouvernement togolais après avoir obtenu des financements du « Threshold Program » (Programme de Seuil). Surtout que pour l’année 2020, le Togo n’a pas réuni les conditions d’éligibilité à ce programme prisé par les pays en voie de développement, faute à l’organisation unilatérale des élections législatives de décembre 2019.

Programme Compact en 2020, c’est raté…

En effet, selon la carte des scores publiée début novembre par le Millenium Challenge Corporation (MCC), le Togo a validé 14 indicateurs sur les 20. Ainsi, le Conseil d’administration du MCC a indiqué que le Togo a montré une certaine amélioration dans des domaines tels que l’égalité des sexes et la gouvernance. Le pays a progressé dans l’intégration des femmes dans tous les aspects de l’économie et a donné la priorité à l’éducation des filles. Le Togo a poursuivi sa performance relative sur les indicateurs clés de la santé, tels que les dépenses relatives à la santé et au relèvement des taux de vaccination. Mais, il n’a pas validé l’indicateur critique et important qui concerne le droit politique. Sur cet indicateur le pays de Faure Gnassingbé est accrédité d’une note lamentable de 15 sur 100.

Ce qui suscite des remous au sein de la Cellule nationale du MCC. « Le Togo a en réalité validé 15 critères, y compris les droits politiques qui n’ont pas été pris en compte. Nous avons manifesté notre désaccord au MCC. Il n’est pas possible qu’une institution de cette importance ne sache pas que les élections législatives ont eu lieu conformément à la feuille de route de la CEDEAO et que c’est en toute liberté que l’opposition a choisi de ne pas y participer. Il n’est pas normal que le MCC ne sache pas que le Togo a organisé avec succès des élections législatives », a protesté Stanislas Baba, coordonnateur de MCA/MCC-Togo, le 13 novembre dernier, après la publication de la carte des scores.

Sans les principaux partis d’opposition qui avaient dénoncé des « irrégularités » et demandé des réformes avant la tenue du scrutin, UNIR, le parti au pouvoir a conservé à l’Assemblée Nationale sa majorité avec 59 sièges sur 91. Le parlement connaît par ailleurs une forte hausse du nombre de députés indépendants (18) dont la plupart ont des affinités avec le pouvoir. L’Union des forces de changement (UFC), alliés du parti au pouvoir et quatre autres formations se partagent les quelques sièges restants.

Cependant, le 08 mai 2019, le gouvernement parvient à faire voter à la quasi-unanimité une révision constitutionnelle permettant à Faure Gnassingbé de se maintenir au moins jusqu’en 2030. Ce dernier, en réinstaurant la limite du nombre de mandats présidentiels tout en la « remettant à zéro », peut se maintenir au pouvoir au-delà de son troisième mandat en cours, devant s’achever en 2020. « Une réforme taillée sur mesure » pour le fils du Feu Gal Gnassingbé Eyadéma a dénoncé l’opposition.

Les chances de voir le Millennium Challenge Corporation MCC validé l’indicateur droit politique sont quasi nulles. Cette institution américaine est réputée pour sa rigueur et son indépendance vis-à-vis des politiques. Et malheureusement, la Togo pourrait vivre la même désillusion en 2021.

C’est déjà mal parti pour 2021 …

Depuis l’enclenchement du processus électoral pour la présidentielle de 2020, les partis politiques de l’opposition et la société civile réclament toujours de meilleures conditions de transparences. Spécifiquement, ils demandent un fichier électoral fiable, la recomposition de la CENI et ses démembrements et la Cour constitutionnelle. Pour ce scrutin qui recèle plusieurs enjeux, l’opposition refuse d’être « cantonnée dans un rôle d’accompagnateur ». Le Mercredi 27 novembre dernier, le Front citoyen Togo debout qui regroupe d’autres organisations de la société civile a battu le pavé à cet effet.

Ainsi, les remarques pertinentes du MCC qui l’on obligé, à ne pas accorder le programme Impact au Togo sont en train d’être réunies pour la présidentielle 2020. Avec un rejet généralisé du processus électoral. L’organisation consensuelle de cette élection est donc une obligation si le Togo veut obtenir les 500 millions de dollars du programme. Mais, à en croire Gilbert Bawara, ministre de la fonction publique, le processus ne peut plus faire marche arrière.

En outre, le gouvernement n’a toujours pas procédé à la révision de la loi sur les manifestations comme indiquée par les rapporteurs des Nations Unies. Pour s’y soustraire, les sécurocrates du pouvoir inventent des stratagèmes qui n’ont rien à envier aux scénarii des films hollywoodiens.

En somme, le Togo est déjà mal parti pour espérer être éligible au programme Compact en 2021. De toutes les façons, cette manne financière destinée principalement à la réduction de la pauvreté, face à la corruption érigée au sommet de l’Etat, risque de ne pas profiter aux populations. Toutefois, pour revenir dans la course au compact, les autorités du pays savent quoi faire.

Source : Fraternité N°339 du 04 décembre 2019

 

 

Togo, Mauvaise Gouvernance : Ça coince pour les 275 milliards de Francs CFA du MCC

 

Togo, Présidentielle 2020 : Fourmis, Pangolins et Zouaves chauffent la forêt… en attendant les Fauves

Fraternité
Elections au Togo

La présidentielle de 2020 devra se tenir dans la période du 19 Février au 05 mars. Sous peu donc, les togolais se donneront rendez-vous dans les urnes pour l’élection de leur Président de la République. À quelques semaines de cette échéance cruciale dans l’agenda politique du pays, les candidatures affluent de tout part. A ce jour, elles sont au total douze (12). Une belle brochette de candidats et courtisans aux ambitions tant diverses que démesurées.

Ça se précise !

Plus les jours passent, plus les choses se précisent. De trois jours annoncés par le gouvernement, la révision des listes électorales a été prolongée de vingt quatre (24) heures supplémentaires. A la rigueur, que de problèmes, de Lomé à Dapaong en passant par Aného, Kpalimé, Sokodé ou encore Kara. Panne de l’imprimante, souci d’énergie électrique, lenteur des opérateurs de saisie (Ops)… les conditions étaient donc réunies pour ne pas satisfaire les électeurs. Qu’à cela ne tienne, les cris de détresse aussi bien des agents techniques de la Ceni que des potentiels électeurs n’auraient pas suffit à contraindre le gouvernement à revoir sa copie. Au contraire, l’exécutif national continue de dérouler son agenda, mettant donc le cap sur la prochaine étape, celle de publication des listes électorales qui se seraient actualisées au gré, en attendant la convocation du corps électoral. Pendant ce temps, dans sa dernière sortie médiatique, Gilbert Bawara a sifflé la fin de tout espoir de la moindre réforme espérée avant 2020.

Toutefois, les dissensions restent énormes au sujet du processus devant mener au scrutin de 2020. Ceci, au point que des organisations de la société civile et partis de l’opposition montent au créneau pour dénoncer, à travers des marches de protestation, un processus biaisé, de nature à hypothéquer la crédibilité, la transparence et la sérénité du scrutin.

2020… les candidatures s’empilent

Pendant que les courtisans, des politiciens affairistes, des militants vuvuzelas du pouvoir et autres associations fantoches appellent, à tout cri, à la candidature de Faure, sujet au coeur des débats, tout semble dire que le prochain scrutin présidentiel sera, à ne point douter, le plus pléthorique en termes de candidatures enregistrées. Et pour cause, l’on a déjà enregistré une bonne douzaine de postulants.

«Après analyse des enjeux inhérents à la situation politique de notre pays, le bureau politique de notre parti décide que Agbéyomé Messan KODJO est désigné comme candidat du MPDD à la prochaine élection présidentielle de 2020 », lit-on dans la note du bureau Directeur du parti Mpdd. Mais avant, l’opinion nationale a déjà compté les candidatures d’autres acteurs dont celle de Jean-Pierre Fabre de l’Anc. «J’accepte la mission que vous me confiez. J’accepte de poursuivre avec vous, sans relâche, la lutte commune de libération du Togo et du peuple togolais. J’accepte d’être le porte-étendard de l’ANC et de l’ensemble des populations togolaises qui ont toujours soutenu notre combat », a déclaré le Président du parti orange, à la clôture des travaux du deuxième congrès ordinaire de l’Anc, tenu mi octobre dernier. Outre M. Kodjo et Fabre, Ekoué Gamessou Kpodar, un ex fonctionnaire du FMI qui prône «l’idéal d’un Togo nouveau», le député Gerry Taama, président du parti Nouvel Engagement Togolais et Aubin Thon, Président de Nouvelle Vision (Novi), rentré des Etats-Unis sont également sur la ligne de départ. Complétant ainsi la liste des acteurs politiques, en attendant celui sur qui portera le choix du parti l’Unir pour être le porte-étendard du régime cinquantenaire de Lomé.

La foire des plaisantins

La suite des candidatures déclarées n’aura donc été qu’un conglomérat d’acteurs jusque-là méconnus du grand public qui veulent solliciter le suffrage du peuple pour la réalisation de leur rêve. Dans l’ensemble, cela ressemble d’ores et déjà à une foire de plaisantins. Mieux, une représentatinon comique qu’orchestrent des aventuriers, conteurs de fée et amuseurs de galeries. En quelque sorte, une sorte de gesticulations bien motivées par le business politique pour n’importe quel animal de la forêt, en mal de sensation et qui veut se donner des airs en s’invitant à la table des fauves. Sans doute une ruée sans précédent bien motivée par les 75 millions Cfa de butin en attente d’être servis, à encore nombre d’observateurs.

Nécessité de restaurer l’image du pays

En plus d’être une bonne blague, une analyse objective de cette panoplie de candidatures enregistrées exprime bien l’inquiétude et la peur du lendemain, des sentiments toujours exprimées par les togolais tout au long de ces dernières années. Autrement, la soif de l’alternance des togolais qui, pris entre la politique dogmatique d’un pouvoir avide et insaisissable et une opposition en manque de stratégie, se jettent à l’eau, corps défendant, dans l’espoir d’incarner, avec l’aide d’un coup de baguette magique, l’espoir tant nourri mais toujours dissipé.

Aussi, cela exprime combien le Togo est à la merci de la nature au point où tout quidam, soit par utopie, soit victime de l’injustice sociale et la prospérité non partagée, sort de son carcan pour prétendre le diriger. Et l’un mis dans l’autre, il ressort que le Togo a besoin de faire redorer son image. Et cela passera par une politique de transparence qui garantira l’équité et l’alternance. Et non la manipulation des chiffres aux fins de se faire passer pour un des pays réformateurs en vue dans le monde, sans Grand impact sur le quotidien du togolais.

Source : Fraternité N°339 du 04 décembre 2019

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Fourmis, Pangolins et Zouaves chauffent la forêt… en attendant les Fauves

 

Les Labo du régime militaro-clanique des Gnassingbé fabriquent de faux révolutionnaires d'une insurrection qui n'a jamais existé


Samari Tchadjobo

Les supposés insurrectionnels à la machette dans le mauvais film du grand réalisateur Yark Damehame | Photo : DR

À peine les débats retombés sur le cynisme du pouvoir quant à l’affaire de l´incendie des marchés de Kara et Lomé ravivée par le duo Kpodzro-Loum, les jusqu’au-boutistes du régime, assurés d’une impunité totale, décident de nous servir une nouvelle énormité aussi ridicule que stupide. Cette fois-ci ils eurent la lumineuse idée de corrompre et manipuler un pantin au sein de la diaspora togolaise en Europe pour pouvoir mettre en branle leur nouvelle pièce de théâtre de la honte. En effet, même si quelques naïfs ont pu se faire berner par l’homme de main manipulé du pouvoir, tapi dans l’ombre à Bruxelles, nous pouvons affirmer sans nous tromper qu’aucun début d’insurrection armée n’a eu lieu ni à Sokodé, ni à Lomé, ni ailleurs au Togo cette nuit du 23 novembre 2019.

Pour étayer notre assertion il suffit de relever les nombreuses incohérences contenues dans les propos du ministre Yark la semaine passée, et surtout dans ceux du directeur général de la police le Lieutenant-Colonel Okpaoul Yaovi pendant sa présentation des supposés insurgés.

Tout d’abord au petit matin du 23 novembre 2019 des témoins oculaires ont dit avoir vu des éléments des forces de sécurité ou de défense arrêter la circulation au niveau de l’échangeur et allumer eux-mêmes le feu sous le pont. Le camion-klinker dont parle notre Colonel aurait également été brûlé par les mêmes éléments de la gendarmerie. Quant au soldat gravement brûlé, dont les images circulent sur les réseaux sociaux et dont le DG de la police impute la responsabilité à des assaillants imaginaires, ses blessures proviendraient d’un dépôt de munitions à Agoenyvé qui aurait accidentellement pris feu. Plusieurs soldats qui y faisaient la garde auraient été blessés. Quant aux autres soldats poignardés ou morts, et dont les images inondent la toile, nous laissons la responsabilité à la hiérarchie militaire de notre pays de dire la vérité aux familles des victimes. Comme nous attendons toujours d’elle la clarification des circonstances dans lesquelles sont tués les deux militaires au domicile du Ministre Agadazi à Sokodé en 2017. Autrement, continuer à mentir et à inventer des histoires à dormir debout dans les deux cas, équivaudrait à un non-respect des victimes, de leurs familles et à une profanation de leur mémoire.

L’autre grosse incohérence, c’est le fait que des soldats togolais en patrouille, connus pour avoir la gâchette facile contre leurs concitoyens, ne puissent pas réagir pour prévaloir leur droit à la légitime défense. Des gendarmes en poste devant une banque qui se laissent facilement arracher leurs armes de service par des assaillants civils, même par surprise; ceci doit faire réfléchir les responsables à la formation de nos militaires. Des agents de police dont le commissariat est attaqué par des insurgés armés, tirent en l’air et cherchent même à parlementer, à les raisonner pour qu’ils cessent de tirer. Personne ne croit à ce gros mensonge mal cousu, mon Lieutenant-Colonel Okpaoul. Cerise sur le gâteau pour agrémenter votre comédie, les supposés assaillants arrivent même à s’enfuir avec l’un des leurs gravement atteint, sans qu’aucun d’eux ne puisse être blessé, ni arrêté.

Aujourd’hui on nous présente d’innocents pères de famille arrêtés chez eux comme ceux qui auraient semé la terreur dans la nuit du 23 movembre 2019 à Lomé et à Sokodé.

Fadel Ouattara par exemple, artiste-chanteur de son état, est arrêté chez lui à la maison au quartier Agonyivé en présence de sa femme,
le jeune Moustafa à l’accoutrement bardé de talismans, est tôlier de métier et a été arrêté sur son lieu de travail à Adidogomé; on l’a obligé à porter cet habit et ce chapeau couverts de talismans pour pouvoir jouer la pièce de théâtre à la Okpaoul; il n’a jamais mis pied à l’école, donc tout ce qu’il a dit lui a été soufflé à l’oreille.
Il y a également l’entraîneur de Sémassi et ancien entraîneur de l’équipe nationale junior du Togo, M. Samer Abraw, cueilli innocemment chez lui.
Beaucoup d´anonymes innocents font partie du groupe sans comprendre ce qui leur arrive.

Des coupe-coupe rouillés, des massues, des talismans saisis chez de paisibles citoyens à coup de bastonnades à Tchaoudjo et au nord de Lomé sont présentés comme l’arsenal de guerre avec lequel le groupe des insurgés projetait de renverser les institutions de la république en trois jours. Un peu de sérieux quand même!
Samari Tchadjobo

Si nous étions dans un pays normal, aucun procureur n’accepterait instruire une telle affaire fausse de bout en bout. Mais malheureusement nous sommes au Togo où la justice est aux bottes de nos bourreaux. Il ne reste qu’à implorer Dieu et à demander aux organisations de défense des droits de l’homme, qui font du bon travail malgré les actes d’ntimidation du pouvoir, à mettre ce régime devant ses responsabilités, à lui faire savoir que ni le mensonge, ni la corruption, ni la terreur ne peuvent asseoir l’autorité sur une base solide. Ces organisations de défense des droits humains doivent surtout demander au gouvernement de laisser tous ces innocents regagner librement leurs familles, et de mettre fin à la militarisation à outrance du pays.

Samari Tchadjobo
Allemagne

 

 

Les Labo du régime militaro-clanique des Gnassingbé fabriquent de faux révolutionnaires d'une insurrection qui n'a jamais existé

 

Togo:Présidentielle de 2020 - Classes préparatoires - Le désir de sagesse - vérité -connaissance

Est-il vrai de dire que l'homme a des désirs quand l'animal n'a que des besoins ?

phrase à méditer sur la vie

Je vous prie à tous les partis politiques de revisiter ce lien: https://www.youtube.com/channel/UC3nbgW7-4bgeixmUIT6ROvQ vous même avant de prendre des bonnes décisions.

La Parole efficace de "Efo Beto Basile"

 

 

Togo:Présidentielle de 2020 - Classes préparatoires - Le désir de sagesse - vérité -connaissance

 

« Le Togo comme il va » : Chronique des insurrections armées/coups d’Etat…à la togolaise

Liberté Togo

supposés insurrectionnels
Les supposés insurrectionnels à la machette dans le film du grand réalisateur Yark Damehame | Photo : DR

Le Togo est une curiosité confirmée dans le monde. Au-delà des cocasseries et autres faits divers animés, le pays sous Faure Gnassingbé a cette particularité de connaître de ces histoires de coups d’Etat, tentatives d’insurrections à la togolaise et autres faits connexes qui doivent faire pouffer de rire sous des cieux normaux et donner aux Togolais l’image de clowns. Le dernier cas en date, c’est sans doute cette affaire d’insurrection armée avec machettes et gourdins qui a connu un rebondissement mardi, avec la présentation des « insurgés » et le corps du délit dont des habits préparés mystiquement…Petit tour d’horizon.

Insurrection armée au 21e siècle avec machettes, gourdins… !

Les Togolais qui avaient cru à la « yarkerie » du samedi 23 novembre dernier se comptaient déjà sur le bout des doigts. Des individus habillés en noir, munis de machettes et de gourdins qui arrachent aux gendarmes armés d’AK47 et en patrouille à 2 heures du matin leurs armes ! La sortie n’avait pas fini de faire marrer que le substitut occasionnel de YarK Damehame en rajoute. Machettes, gourdins, lance-pierres, flèches, gris-gris, habits mystiquement préparés…c’est là le corps du délit, l’arsenal lourd (sic) qui aurait servi à mener l’insurrection, à en croire le Directeur Général de la Police nationale, le Lieutenant-colonel Yaovi Okpaoul. « Comme au temps de David et Goliath », glose un confrère.

« On a trouvé 86 machettes dans une perquisition chez un seul individu, les frondes avec les projectiles qui sont fabriqués en fer, des lance-pierres, des flèches qui sont traditionnellement empoisonnés (…) », a débité Okpaoul qui était manifestement conscient qu’il n’arrivait pas à convaincre les journalistes qui lui avaient tendu le micro, au point d’être obligé de dire, comme pour agrémenter sa thèse : « Il faut voir la dangerosité de ces petits canifs qui étaient préparés par centaine. Lorsqu’ils vous croisent et que vous ne voulez pas obtempérer, ils vous l’enfoncent dans l’abdomen ». Un confrère appréhende ces propos comme mettre un peu de bouillon (cube) dans la sauce pour lui donner du goût. L’exercice doit être dur pour lui, n’y étant pas habitué, au contraire de son patron Yark Damehame qui en est devenu un érudit. Le plus cocasse dans tout cela, c’est que les quatre (04) AK47 que les insurgés (sic) armés seulement de machettes et de gourdins auraient arrachés, comme dans un dessin animé, aux gendarmes en patrouille à 2 heures du matin ce samedi 23 novembre, n’ont pas été présentés. Pas un mot n’a été pipé là-dessus.

Les Togolais ont eu plutôt l’impression d’avoir assisté à un concert-party et n’ont pas manqué de se marrer. Quelques réactions concoctées sur la toile : « Une vraie comédie ! C’est avec ces vieux coupe-coupe et couteaux rouillés qui n’ont plus été aiguisés de longues dates qu’on fait une insurrection pour déstabiliser le Togo ? Il fallait au moins aiguiser ces objets pour tenter de faire croire vos montages et mensonges ! » ; « Rions un peu. On a de sérieux problèmes avec nos dirigeants. Coupe-coupe rouillés, lance-pierres, gourdins, ils vont à la chasse aux animaux ou c’est pour une réelle insurrection ? Sans aucune honte, ils nous présentent ça? » ; « Heureusement que nos forces armées sont bien équipées, sinon ces « insurrecteurs » allaient même embraser la sous-région (…) Vive le Togo libre » ; « Franchement, ils sont bien armés pour déstabiliser l’équipe de Yark! En tout cas, le ridicule ne tue pas. Qu’avons-nous fait au bon Dieu pour mériter ces médiocres gens? ».

Le cas MCA en 2010

Fulbert Attisso, Nicodème Habia, Guillaume Coco. Les deux premiers sont aujourd’hui responsables de partis politiques, respectivement Togo Autrement et Les Démocrates, et font tranquillement leur politique ; le troisième est le Président de l’Association pour le bien-être juvénile (ABEJ), mais s’est manifestement mis en retrait de la lutte. Ce trio avait défrayé la chronique en 2010, dans le cadre de l’élection présidentielle d’alors, avec une structure commune appelée Mouvement pour l’alternance et le changement (MCA). Il était présenté comme le cerveau d’un soulèvement populaire, d’un complot de déstabilisation ou d’insurrection armée – c’est selon – à l’époque coïncidant avec l’élection présidentielle. Comme dans le cas d’actualité, le corps du délit était aussi très lourd (sic), composé de gris-gris, de préparation mystique…Quelques extraits d’un compte rendu de la Gendarmerie à l’époque.

« Les services de la Gendarmerie du Togo ont été renseignés que certains individus venus spécialement de l’étranger, s’apprêtaient à commanditer des actes de nature à perturber le bon déroulement du processus électoral. Il s’agit de Kouma Kodjo Jérôme, Benissan Tetevi Jacob, Glokpo Kokou et leur chauffeur nommé Gbadekpe Yawo. Ces individus sont les soutiens financiers d’un mouvement clandestin dénommé MCA qui prône la violence. La Gendarmerie était à leur trousse lorsque dans la nuit du 03 mars 2010, aux environs de 09 heures 30 minutes, ils ont été signalés au poste de contrôle de Kégué alors qu’ils se rendaient à Akoumapé. Ils ont été aussitôt interpellés et gardés à vue à la Gendarmerie sur instruction du Procureur de la République. Poursuivant les investigations, nous interpellons dans la même nuit cinq autres individus au domicile d’un charlatan à Akoumapé. Ils étaient en possession des amulettes devant les rendre invulnérables lors des affrontements avec les forces de l’ordre (…) Interrogés, ceux-ci déclarent avoir été envoyés par Attisso Fulbert et Koko Guillaume, responsables du MCA. Ils ont été également gardés à vue sur instruction du Procureur. Les recherches entreprises ont permis le 06 mars 2010 d’appréhender les susnommés dans leur cachette au quartier Kagomé. Une perquisition opérée à leur domicile a permis de découvrir les listes des jeunes recrutés par le mouvement, les listes de présence aux réunions, les procès-verbaux de ces réunions, les communiqués dont l’un devait être lu le 07 mars après la proclamation des résultats. Ce communiqué appelait les jeunes à un soulèvement populaire au lendemain de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle (…) ».

Même si personne n’était convaincu, Yark Damehame, à l’époque Lieutenant-Colonel et patron de la Force spéciale élection présidentielle (FOSEP) 2010, était très appliqué dans son rôle. Tout était fait pour présenter ces trois personnes comme les auteurs d’une insurrection armée. Mais en fait, c’est leur culot (sic) d’avoir créé le MCA qui avait pour objectif fondamental l’alternance et leur détermination à faire réaliser cet idéal recherché depuis de longues dates par le peuple togolais, qui avaient créé la trouille au sein du sérail. Ils étaient vus en obstacles au dessein secret de Faure Gnassingbé de garder le pouvoir et s’y éterniser plus tard. Le slogan du mouvement, « L’alternance ou la mort, nous vaincrons » offrait le prétexte idéal. Il fallait simplement éliminer tout risque.

Affaire Kpatcha Gnassingbé

Comment oublier dans cette histoire l’affaire Kpatcha Gnassingbé que certains avaient légitimement appelé la fable de coup d’Etat ? Si l’ancien ministre de la Défense et député est loin d’être un parangon de vertus, difficile de croire tout de même à la version officielle servie par le pouvoir et avec tous les à-côtés. Tout démontre un complot pour coincer Kpatcha Gnassingbé qui lorgnait trop le fauteuil présidentiel et devenait une réelle menace pour les desseins de règne no limit de son demi-frère.

L’attaque à l’arme lourde du domicile de Kpatcha Gnassingbé, dans la nuit du 12 au 13 avril 2009, avait fini de convaincre les derniers sceptiques des véritables intentions de son détracteur en chef. Le député n’eut la vie sauve que grâce à l’intervention des éléments du Régiment blindé de reconnaissance et d’appui (RBRA) alors dirigé par son demi-frère Rock Gnassingbé. Une audace que paiera plus tard ce dernier qui, manifestement, avait contrarié les plans. Si ici, le corps du délit présenté était vraisemblable et avait de quoi convaincre – il y avait des armes automatiques, pas de machettes rouillées, gourdins et autres blagues, comme on les présente actuellement -, ce sont les contours de l’affaire qui empêchent d’y croire comme parole d’évangile.

Tout un montage sera fait pour donner de la consistance à l’accusation. On verra une clef USB, des discours, des plans d’attaque, des programmes de gouvernance après le coup d’Etat, entre autres. Mais le fait majeur, c’est le déluge de torture qui s’est abattu sur certains inculpés pour leur soutirer des aveux et ainsi conforter l’accusation contre Kpatcha Gnassingbé. On se rappelle les révélations au cours du procès en septembre 2011 de certains à la barre sur les tortures subies. Ils avaient désigné ouvertement des dignitaires de l’armée comme Yotroféi Massina, Atcha Titikpina et autres comme auteurs de ces actes, mais ces derniers nieront. Les actes de torture seront confirmés plus tard par le rapport d’enquête de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH). Un culot qui démonta la fable et valut l’exil à son président d’alors Koffi Kounté.

Les révélations devraient pousser le juge à l’époque, Abalo Pétchélébia à annuler le procès tel que requis par les avocats de la défense. Mais il avait usé de gymnastiques pour aller au bout, requalifiant les faits, condamnant les inculpés à de lourdes peines de prison. Kpatcha Gnassingbé, le cerveau présumé avait écopé de vingt (20) ans de réclusion avec déchéance de ses droits civiques. Preuve de plus d’un dossier signalé, la plupart des coaccusés ont été libérés, mais pas Kpatcha lui-même. Faure reste opaque aux injonctions de la Cour de justice de la CEDEAO, des Nations Unies, aux démarches de Mgrs Nicodème Barrigah, et Philippe Fanoko Kpodzro, des présidents ghanéen Nana-Akufo-Addo et gabonais Ali Bongo, entre autres.

Dans cette chronique des insurrections armées, coups d’État et autres tentatives de déstabilisation du pouvoir à la togolaise, comment ne pas évoquer les accusations fantoches de rébellion contre le jeune activiste Folly satchivi suite son arrestation en août 2018, de déstabilisation collées aux membres du mouvement citoyen Nubueke pour avoir trouvé des jumelles dans la charme de l’un, entre autres cocasseries ? Le point commun est que toutes ces accusations manquent de consistance et ont de la peine à convaincre. Le Togo sous Faure Gnassingbé apparaît au demeurant comme un cirque géant…

Tino Kossi

 

 

« Le Togo comme il va » : Chronique des insurrections armées/coups d’Etat…à la togolaise

 

La rougeole a tué 142 000 personnes en 2018

La lutte contre la rougeole stagne et le nombre de morts est reparti à la hausse en 2018, ont alerté l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités sanitaires américaines, jeudi 5 décembre.

Au total, 142 000 personnes en sont mortes dans le monde en 2018. C'est quatre fois moins qu'en 2000, mais en hausse de 15% par rapport à 2017. La plupart des morts sont des enfants. Ce virus est l'un des plus contagieux, et peut rester dans une pièce deux heures après le passage d'une personne infectée. Il a provoqué des épidémies sur cinq continents depuis 2018, explosant dans les villes ou les quartiers où trop peu de gens sont vaccinés.

Cinq pays ont concentré près de la moitié des cas en 2018 : République démocratique du Congo, Liberia, Madagascar, Somalie et Ukraine, selon un rapport publié par les Centres de contrôle et de prévention des maladies américains (CDC). Mais le virus voyage facilement. Israël a ainsi vu l'importation d'une centaine de cas venus d'ailleurs, des Philippines et d'Ukraine…

De là, quelques voyageurs infectés ont transmis la maladie dans les quartiers juifs de New York et contribué à la plus grande épidémie aux Etats-Unis depuis 1992. Dans les pays riches, la rougeole tue pas, ou très peu. Mais en RDC, elle tue deux fois plus qu'Ebola : 5 000 morts cette année.

Tout le monde sait qu'il y a un vaccin contre la rougeole sûr, efficace, disponible partout depuis cinquante ans (...) C'est vraiment un échec collectif de voir ces épidémies.Kate O'Brien, directrice de la vaccination à l'OMS à l'AFP. Un chiffre illustre cet échec. Depuis 2010, la proportion de la population mondiale ayant reçu la première dose du vaccin (sur deux recommandées) stagne à environ 86%. Pour empêcher les épidémies, l'objectif est 95%. "On n'a fait aucun progrès pour la couverture vaccinale contre la rougeole depuis une décennie", résume Kate O'Brien, directrice de la vaccination à l'OMS.

Mais les moyennes sont trompeuses. Seuls 61% des pays ont atteint la barre de 90% pour la première dose de vaccin. Il y en avait davantage en 2013. L'Europe est quasiment à l'objectif en moyenne, ce qui n'a pas empêché des épidémies car il suffit qu'une communauté soit sous-vaccinée pour que le virus s'y implante. En Afrique, les trois quarts de la population sont vaccinés, mais cela cache de fortes disparités régionales. Moins d'un pays africain sur trois a vacciné au moins 90% de sa population. Les infrastructures de santé restent insuffisantes.

 

 

La rougeole a tué 142 000 personnes en 2018

 

Me Kadjaka-Abougnima, lauréate de Tam-Tam d’Afrique Awards à Cotonou

Notaire de profession, élue députée, la présidente de l’Association aide et action à la veuve, à l’orphelin et à l’enfant déshérité (AAVOED), a reçu le Prix Tam-Tam d’Afrique Awards lors de la 17è édition de cet évènement.

Le prestigieux prix a été remis à Me Françoise Molgah Kadjaka-Abougnima le samedi 30 novembre dernier à Cotonou au Bénin, récompensant ses actions dans les œuvres sociales pour le développement de l’Afrique.

La native de la préfecture de Doufelgou est désormais lauréate de la Palme d’or de la femme leader de l’année 2019. Devant 300 personnalités venues d’une vingtaine de pays, celle qui défend les causes humanitaires a déclaré que ce prix sera une source de motivation supplémentaire à poursuivre son engagement.

« En choisissant de nous honorer, vous renforcez en nous le désir de toujours bien faire. Votre récompense nous motive davantage et suscite en nous plus d’engouement et d’engagement pour la cause des femmes et des démunis dans notre pays et partout ailleurs », relève la présidente de l’AAVOED.



Me Françoise Molgah Kadjaka-Abougnima fait partie de la Commission nationale OHADA, vice-présidente de l’Association des femmes juristes du Togo.

A l’Assemblée nationale, l’ancienne présidente de Chambre nationale des notaires du Togo est rapporteur de la commission des lois…

A.H.

 

 

Me Kadjaka-Abougnima, lauréate de Tam-Tam d’Afrique Awards à Cotonou

 

Vers le l’accompagnement des activités génératrices de revenus au sein du Conseil de Entente

Le Conseil de l’Entente entend venir en aide aux jeunes et aux femmes en soutenant les activités génératrices de revenus dans l’espace. La décision a été prise lors de la 15ème rencontre de l’organisation à Lomé.

Le conseil a adopté, après les travaux présidé par le ministre togolais des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, un important document qui définit une stratégie d’intervention à l’endroit des jeunes et des femmes dans l’espace que couvre le Conseil de l’Entente.

Les réflexions à l’issue de cette rencontre entre les ministres a également permis l’adoption du budget programme 2020-2022. Il s’agit d’un outil de pilotage conseillé à toutes les institutions et Etats à en croire le Secrétaire exécutif du CE, Patrice Kouame.

« L’introduction du budget-programme est un outil de pilotage qui est aujourd’hui conseillé à tous les institutions et Etats. Le conseil de l’Entente adopte désormais ce budget-programme si bien qu’il fait une programmation sur 3 années de ses dé

penses. Le budget programme concerne les exercices 2020, 2021 et 2022 », a-t-il expliqué

Outre ces décisions, le conseil de l'Entente a donné son approbation par rapport au bilan de l’exercice 2018 et a procédé au renouvellement du mandat du commissaire au compte pour les exercices 2019 et 2020.

 

 

Vers le l’accompagnement des activités génératrices de revenus au sein du Conseil de Entente

 

Togo : Enrichissement illicite et conflits d’intérêt à l’INAM

Le Commissariat aux comptes confirme les magouilles révélées par l’Audit Interne. Attributions gré à gré, rétention de publication des appels d’offres

La gestion de Mme Myriam Dossou-d’Almeida, Directrice générale de l’Institut national d’assurance maladie (INAM) a été mise à nu dans un audit interne dont Liberté a obtenu copie. Suite à la publication d’un extrait de ce rapport, une riposte médiatique a été lancée et des agents de l’Institut sont interpellés la semaine dernière par la Police judiciaire. Le but, c’est de dénicher la taupe qui aurait filé le rapport top secret à la presse. Mais comme rien ne résiste à la vérité, le rapport du Commissaire aux comptes vient confirmer les allégations de l’audit interne.

La Banque mondiale définit la bonne gouvernance comme la capacité du gouvernement à gérer efficacement ses ressources, à mettre en œuvre des politiques pertinentes, le respect des citoyens et de l’État pour les institutions, ainsi que l’existence d’un contrôle démocratique sur les agents chargés de l’autorité. De fait, les audites internes et externes sont entre autres des mécanismes dont la mise en œuvre permet d’atteindre des performances. Un audit est un ensemble de procédures de contrôle de la comptabilité et de la gestion d’une entreprise ou d’une organisation. Selon l’Association française de l’audit et du conseil informatiques (AFAI), « l’audit interne est une activité indépendante et objective qui donne à une organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les améliorer et contribue à créer de la valeur ajoutée. L’objectif de l’audit interne est d’aider une organisation à atteindre ses objectifs en évaluant son processus de management des risques, de contrôle et de gouvernement d’entreprise. En cas de dysfonctionnement au sein de l’entreprise, l’audit interne est tenu de décrire de façon détaillée le problème et les risques (diagnostic et pronostic) en vue d’une mise au point. Ce processus comporte des contrôles réguliers (bien que la définition ne le mentionne pas) dans le cadre d’investigations chargées de veiller au bon déroulement des opérations ».

Ceci nous amène à nous demander la raison pour laquelle le département d’Audit Interne de l’INAM n’avait jamais produit de rapport depuis cinq ans qu’il est installé ? Effectivement, le rythme de l’Audit interne à l’INAM est anormal. C’est la première fois depuis la création de l’INAM en 2011 qu’un audit est réalisé et cela ne porte que sur le volet marchés publics exercice 2018. A quand donc les rapports sur les audits comptable et financier, les ressources humaines, le management et la qualité des services offerts ? Selon nos informations, même le présent rapport aurait été bloqué par la DG et n’a pas été transmis au Conseil d’administration. C’est grâce à la presse que la PCA Mme Gnakou Namalo, actuelle Directrice Générale de l’EPAM, aurait découvert pour la première fois ce rapport d’audit de l’INAM.

La minorité autour de Faure Gnassingbé continue le pillage en toute impunité. Les pratiques de la DG Myriam Dossou-d’Almeida n’ont rien à envier à celles de l’ancien ministre de l’Agriculture, le colonel Ouro-Koura Agadazi, sur la gestion des fonds FIDA.

Tableau 18 : Situation des marchés prévus dans le PPM validé par le DNCMP

Tableau 19 : Situation des marchés prévus et signés au cours de l’exercice 2018 par INAM

Une analyse des données contenues dans les tableaux 18 et 19 du Commissaire aux comptes révèle beaucoup d’anomalies. Après investigations, cette mission conclut qu’au total cinquante-neuf (59) marchés ont été prévus sur la base de deux modes de passation de marchés à savoir, l’Appel d’offres ouvert et l’Avis à manifestation d’intérêt dont seize (16) sont des prestations intellectuelles, c’est-à-dire la conception de progiciel, et quarante-trois (43) marchés pour les fournitures et travaux. Sur les 59 marchés autorisés prévus dans la passation des marchés, 54 marchés ont été signés par l’INAM.

L’anomalie dans toutes ces signatures de contrat est que la Directrice de l’INAM a violé le cadre réglementaire de la passation des marchés publics en attribuant 32 marchés de gré à gré, soit 37% environ de la valeur. Le même dysfonctionnement est constaté dans la rubrique « Mode non spécifié dans le contrat signé » qui représente 17% des marchés. En plus, le rapport révèle que le mode de passation de 10 autres marchés (18% de la valeur) n’a pas été défini dans les contrats signés entre l’INAM et les prestataires de services ou fournisseurs de biens et travaux. Bref, le rapport énumère qu’au cours de l’exercice sous revu, plusieurs de ces marchés signés l’ont été par entente directe (ED) et certains parmi eux n’ont pas été prévus dans le PPM (Plan de passation des marchés publics). Tous les marchés sont à financer sur fonds propres de l’INAM. Or, en ce qui concerne le gré à gré, la Direction nationale de contrôle des marchés publics (DNCMP) est censée veiller à ce que l’autorité contractante ne dépasse pas 10% du montant total des marchés publics passés par ladite autorité. Mais dans le cas d’espèce, l’on constate un dépassement de 27% de la valeur sans que la DNCMP ne réagisse.

Paradoxalement, les lignes budgétaires qui ont été validées par le PPM en 2018 n’ont pas été consommées. Le Rapport du commissaire aux comptes fait ressortir que l’«Appel d’offres ouvert » d’une valeur de 1 ,083 milliards FCFA et l’« Avis à manifestation d’intérêt » d’une valeur de 320 millions de FCFA n’ont été consommés respectivement qu’à hauteur de 270 millions FCFA et 29 millions FCFA.

La raison est toute simple. Mme la Directrice de l’INAM n’aime pas passer par les appels d’offre publics qui ne lui donnent pas l’opportunité d’obtenir ses commissions. Elle ne donnerait les marchés que si elle était certaine d’obtenir ses dessous de table. Car tout ce qui n’est pas dans son intérêt ne passe pas. Et c’est la raison pour laquelle le gré à gré est la chose la mieux partagée dans la boîte. Quelle est alors la part des marchés des jeunes et femmes entrepreneurs togolais dans cette escroquerie ? Mystère.

Outre les mauvaises pratiques dans la technique de passation de marché et la rétention d’informations ou de documents énumérés par le Commissaire aux comptes, l’on s’interroge sur les contrats relatifs au progiciel métier. La mise en place de ce progiciel devrait permettre de réaliser l’extension de la couverture d’assurance à d’autres corps sociaux à savoir les artisans, les agriculteurs, etc. A ce jour, l’INAM a déjà débloqué plus de 500millions de FCFA en faveur des prestataires. La totalité du contrat a été payée en plus des avenants alors que le produit n’est pas encore livré pour être testé. Donc pour un logiciel non livré, ni testé, la DG de l’INAM commence à débourser les cotisations des pauvres fonctionnaires pour la maintenance.

En effet, la conception de ce progiciel dénommé Projet SAP INAM porte deux volets confiés à deux cabinets externes. Le concepteur est une entreprise ivoirienne au nom de ALINK TELECOM et l’autre désigné Assistance au maître d’ouvrage (AMO) est de droit togolais en l’occurrence le cabinet Deloitte-Togo SA du controversé Grand Maître de la Loge Nationale Togolaise Ignace Kokouvi Clomegah.

Le contrat lié au volet technique du progiciel SAP INAM a été signé en 2018 entre ALINK TELECOM et l’INAM pour un montant de 290 058 678 de Francs CFA. Ce montant a été totalement réglé en 2018. Mme la DG en personne entretient une opacité autour de ce projet à travers de nombreuses missions en République de Côte d’Ivoire. Le plus surprenant est que Mme Myriam Dossou-d’Almeida exécute un nouvel ordre de virement n°04/07/CF/2019/INAM/DG/DAF d’un montant de 30 000 000 de Francs CFA en date du 12 juillet 2019. Selon nos informations, ce nouveau virement correspond au montant d’un avenant au contrat initial dont l’objet serait la maintenance du logiciel SAP INAM. Comment peut-on faire la maintenance d’un logiciel qui n’a pas encore existé ? Pourquoi donc un cabinet étranger pour implémenter un progiciel métier quand le Togo dispose d’une université qui a en son sein un Centre informatique et de calcul (CIC) ? N’est-ce pas le CIC qui, depuis deux ans, développe tous les logiciels qui gèrent de façon efficace le cursus des étudiants et toute la logistique académique ? L’argent ainsi gaspillé ne pouvait-il pas servir à l’Université de Lomé qui, en retour, offrira une production plus adaptée et à moindre coût ?

Disons-le, le Togo regorge de talents mais le gangstérisme économique au sommet de l’Etat pousse les décideurs à faire appel à une expertise externe et incertaine. Pis encore, l’INAM dispose d’un département informatique et a recruté un Directeur informatique (programmeur) qui a fait ses preuves en Tunisie dans l’Enseignement supérieur. Mais pour pouvoir magouiller, Mme la DG aurait transformé le génie autochtone en un simple Chargé d’étude de projet. Pendant ce temps, plusieurs charlatans informaticiens extérieurs défilent à l’INAM. Certains mêmes venus des USA sans adresse, auraient pris de l’argent à l’INAM et se seraient volatilisés dans la nature.

Le second volet destiné au contrôle de la livraison de ce logiciel informatique ERP-SAP conduit par le Cabinet Deloitte-Togo SA se trouve également trempé dans la valse de détournement. Le contrat n° 021/2018/INAM/DG dont l’objet est intitulé : « Relatif à une mission complémentaire d’assistance à maitre d’ouvrage pour l’implémentation du progiciel de gestion intégrée (ERP-SAP) » a été signé le 07 mai 2018 pour une valeur initiale de 105 825 000 de FCFA pour une durée de 240 jours, soit environ 08 mois. Ce qui veut dire que le contrat initial qui a été totalement réglé par virement sur le compte ORABANK de AAC Deloitte prenait fin au plus tard en janvier 2019. A la grande surprise et sans la production d’aucun rapport sur le déroulement du Projet SAP INAM, la DG signe au même Deloitte-Togo SA un premier avenant de 50 000 000 de FCFA correspondant à 2 mois 5 jours de travaux. Et ce n’est pas fini, puisque le 2 juillet 2019, elle accordera un second avenant n°0016/0016/2019/INAM/DG pour un montant total de 50 716 040 FCFA.

Ainsi, pour une entreprise publique à vocation sociale, la DG se permet de signer des contrats gré à gré à plus de 500 millions de FCFA pour l’implémentation de logiciel qui n’est pas encore livré. A cette allure, le montant final du simple progiciel risque de dépasser la barre du milliard.

L’économiste John Kenneth Galbraith dans son ouvrage « Les mensonges de l’économie : Vérité pour notre temps » écrit : «Le pouvoir dans l’entreprise (organisation) appartient à l’équipe de direction, bureaucratie qui contrôle sa tâche et sa rémunération. Une rémunération qui frise le vol. C’est parfaitement évident. C’est cela qu’on a appelé à certaines occasions récentes, le ‘scandale d’entreprise’». Oui, la DG Myriam Dossou-d’Almeida se la coule douce sous les tropiques. Même son recrutement à l’INAM à travers l’ANPE sur un CDI depuis 2012 est mystérieux. Normalement, elle aurait dû être recrutée comme agent de l’INAM avant d’être nommée DG par le Conseil d’Administration. Ce faisant c’est comme elle a été imposée au CA et donc n’a pas de compte à rendre à l’instance. Selon les fiches de paie, elle serait rémunérée à plus de 3 millions de FCFA net le mois comme salaire. Elle bénéficie de nombreux avantages en nature (Voiture, logement, communication…).

C’est inadmissible que la minorité pilleuse autour du chef de l’Etat continue de détourner les cotisations sociales qui ont pour but d’alléger la souffrance des fonctionnaires et retraités. Il s’agit des prélèvements effectués sur le salaire des pauvres Togolais et la gouvernance doit rendre compte. Affaire à suivre.

B. Douligna

Source : Liberté

 

 

Togo : Enrichissement illicite et conflits d’intérêt à l’INAM

 

Communiqué sanctionnant le conseil des ministres du jeudi 5 décembre 2019

Le Conseil des ministres s’est réuni ce jeudi 5 décembre 2019 au Palais de la Présidence de la République, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République.

Le Conseil des ministres, au cours de ses travaux, a adopté :
– un (1) projet de loi ;
– sept (7) projets de décret ; – abordé des divers.


Au titre des projets de loi

Le conseil des ministres a adopté le projet de loi portant création de l’Ordre national des ingénieurs du Togo et réglementation de l’exercice de la profession d’ingénieur.

L’ingénieur est à la base des activités de tous les secteurs socio-économiques et œuvre pour le développement et la création des richesses dans un pays en vue de l’amélioration de la qualité de vie.

La formation et l’exercice de la profession

d’ingénieur doivent donc satisfaire à des standards et à une éthique qui permettent au public d’être assuré de la prestation efficace de l’ingénieur dans ses différents domaines de spécialité.
Aussi, est-il nécessaire que l’exercice de la profession d’ingénieur soit encadré et réglementé.

Pour contrôler le respect des normes de qualité et l’éthique par les professionnels de ces secteurs d’activités, le présent projet de loi institue un Ordre national des ingénieurs du Togo.

Au titre des décrets :

Le premier décret adopté par le Conseil des ministres porte attributions, organisation et fonctionnement de la commission d’expropriation (COMEX).
La réalisation des projets portés par l’Etat au profit des populations nécessite de procéder à des expropriations pour cause d’utilité publique et à l’indemnisation des personnes affectées.

Le cadre juridique existant pour la gestion des expropriations n’étant plus adapté, un Comité interministériel d’indemnisation (CII) a été mis en place en 2009 pour gérer d’une manière participative et systématique le processus d’indemnisation et de compensation des personnes affectées par les projets.

Avec l’adoption de la loi n° 2014-014 du 22 octobre 2014 portant modernisation de l’action publique de l’Etat en faveur de l’économie et de la loi n° 2018-005 du 14 juin 2018 portant code foncier et domanial, il devient nécessaire de revoir le cadre de gestion des expropriations.

En effet, l’article 78 de la loi n° 2014-014 du 22 octobre 2014 a créé la commission d’expropriation (COMEX) et a laissé le soin au Gouvernement de préciser, par décret en Conseil des ministres, les modalités de son organisation et de son fonctionnement.

C’est l’objet du présent décret qui définit la composition de la COMEX, les modalités de désignation des membres, ainsi que de son fonctionnement.

Le deuxième décret adopté par le Conseil des ministres porte création des trésoreries.

La loi n° 2017-008 du 29 juin 2017 portant création de communes, modifiée par la loi n° 2019-001 du 9 janvier 2019 a consacré la communalisation intégrale du territoire togolais.

Son application s’est traduite par l’élection des conseillers municipaux et des maires, installés dans leurs fonctions les 14, 15 et 16 octobre 2019 mettant ainsi fin aux délégations spéciales.
Conformément à la réglementation financière et comptable en vigueur, et surtout dans le cadre de la mise en œuvre des budgets communaux qui incombent aux maires (ordonnateurs) et aux comptables publics, il s’avère indispensable de doter chaque commune d’un poste comptable placé sous l’autorité d’un comptable public.

L’adoption de ce présent décret contribuera à la gestion transparence et efficiente des ressources financières de ces collectivités locales grâce notamment à la séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable.

Le troisième décret adopté par le Conseil des ministres fixe la date du 1er tour de l’élection présidentielle de 2020 et convoque le corps électoral pour le premier tour de cette élection présidentielle.

Le code électoral prévoit en son article 79 que la date du scrutin soit fixée par décret en Conseil des ministres. Cette loi précise également que le corps électoral est convoqué par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Ce décret précise les heures d’ouverture et de clôture du scrutin.

Aussi, l’article 65 de la constitution du 14 octobre 1992 dispose-t-il que « le scrutin est ouvert sur convocation du corps électoral par décret pris en Conseil des ministres 60 jours au moins et 75 jours au plus avant l’expiration du mandat du Président en exercice ».

C’est donc en application des dispositions desdits articles que le présent décret fixe la date du 1er tour de l’élection présidentielle de 2020 au 22 févier 2020 et convoque le corps électoral pour la même date.

Les bureaux de vote sont ouverts de sept (7) heures à seize (16) heures en heure UTC/GMT sur toute l’étendue du territoire national et en heure locale pour les bureaux de vote dans les ambassades retenues pour le vote des Togolais vivant à l’étranger.

Le quatrième décret adopté par le Conseil des ministres fixe le montant du cautionnement à verser pour l’élection présidentielle de 2020.

La loi n° 2012-002 du 29 mai 2012 portant code électoral dispose en son article 155 que : « les candidats sont astreints au dépôt au Trésor public d’un cautionnement dont le montant est fixé par décret en Conseil des ministres sur proposition conjointe de la CENI et du ministre chargé de l’administration territoriale ».

Le présent décret fixe le montant du cautionnement pour l’élection présidentielle de 2020 à vingt millions (20 000 000) de francs CFA.

Le cinquième décret adopté par le Conseil des ministres porte ouverture et clôture de la campagne électorale pour le premier tour de l’élection présidentielle de 2020.

Le premier tour de l’élection présidentielle de 2020 est précédé de la campagne électorale animée par les candidats à l’élection présidentielle et les partis politiques reconnus, conformément à l’article 67 de la loi portant code électoral.

L’article 68 de la même loi dispose que : « la campagne électorale est déclarée ouverte quinze (15) jours francs avant la date du scrutin. Elle s’achève vingt-quatre (24) heures avant le jour du scrutin ».
C’est en application de ces dispositions que le présent décret ouvre la campagne électorale pour l’élection présidentielle le jeudi 6 février 2020 à zéro heure ; elle prend fin le jeudi 20 février 2020 à minuit.

Le sixième décret adopté par le Conseil des ministres porte contribution de l’Etat au financement de la campagne électorale pour les deux tours de l’élection présidentielle de 2020.

La loi n° 2013-013 du 7 juin 2013 portant financement public des partis politiques et des campagnes électorales dispose à son article 1er que « L’Etat alloue une aide pour le financement des activités des partis et regroupements de partis politiques… ». L’article 10 de la même loi prévoit que « L’Etat contribue au financement des campagnes électorales des partis et regroupements de partis politiques ainsi que des candidats ou listes de candidats dans le cadre des élections législatives et présidentielles.
Le montant de cette contribution est inscrit dans la loi de finances de l’année de l’élection visée. S’il n’a pas été prévu dans la loi de finances de l’exercice en cours, ce montant est fixé par décret en Conseil des ministres.».

Le présent décret fixe donc le montant de la contribution de l’Etat au financement de la campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2020 à cinq cent millions (500 000 000) de francs CFA. Cette contribution de l’Etat est répartie comme suit :

– 60% du montant sont répartis à égalité entre tous les candidats ;
– 40% du montant de la contribution financée par l’Etat sont répartis proportionnellement aux suffrages obtenus entre les candidats ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés.

Le montant de l’aide proposée tient compte de l’organisation de la campagne électorale pour les deux (2) tours par les candidats à l’élection présidentielle.
Ce montant est fonction du nombre de candidats qui seront retenus par la Cour constitutionnelle.

Le septième décret adopté par le Conseil des ministres porte vote par anticipation des forces de défense et de sécurité pour l’élection présidentielle de 2020.

La loi portant code électoral prévoit en son article 117 que les membres des forces de défense et de sécurité peuvent, en cas de besoin exercer leur droit de vote par anticipation.
Cette mesure est prévue par le code électoral pour permettre aux forces de défense et de sécurité de garantir la sécurité des électeurs et des opérations électorales le jour du scrutin. Elle est d’autant plus pertinente au vu de l’environnement sécuritaire qui prévaut dans la sous-région.

En application du code électoral, le présent décret fixe ainsi la date du vote des forces de défense et de sécurité à soixante-douze (72) heures avant la date du scrutin général.

A l’issue des échanges et des délibérations relatifs aux questions électorales, le Président de la République a donné des instructions au Gouvernement de maintenir l’esprit d’ouverture et d’écoute avec l’ensemble des acteurs politiques et la société civile avec le souci primordial d’assurer le déroulement serein et pacifique du processus électoral et de garantir par des mesures concrètes et pratiques, la tenue d’un scrutin présidentiel libre, équitable, transparent et crédible.

Le Chef de l’Etat a également exhorté les membres du Gouvernement à demeurer concentrés sur leurs mission et tâches et à garder le cap des réformes et des efforts visant à répondre aux besoins de nos concitoyens.

Fait à Lomé, le 5 décembre 2019 Le Conseil des ministres

 

 

Communiqué sanctionnant le conseil des ministres du jeudi 5 décembre 2019

Présidentielle 2020 : Le premier tour le 22 février prochain

On connait un peu plus depuis hier soir les contours de l’élection présidentielle du début de l’année prochaine.

En Conseil des ministres de ce jeudi 5 décembre, en présence de Faure Gnassingbé, l’Exécutif a fixé au 22 février 2020 la date du premier tour du scrutin présidentiel à travers un décret.

Celui-ci est conforme aux dispositions légales qui obligent à convoquer le corps électoral à « 60 jours au moins et 75 jours au plus avant l’expiration du mandat du Président en exercice ».

Ce jour-là, les bureaux de vote seront ouverts de 7h à 16h GMT sur l’ensemble du territoire national et en heure locale pour les bureaux de vote dans les 06 ambassades retenues pour le vote de la diaspora.

La campagne électorale commencera le jeudi 6 février à zéro heure pour finir le jeudi 20 février à minuit. Ceci par rapport à l’article 68 de la loi qui stipule que « la campagne électorale est déclarée ouverte quinze (15) jo

urs francs avant la date du scrutin. Elle s’achève vingt-quatre (24) heures avant le jour du scrutin ».

En ce qui concerne le financement des candidats engagés dans les campagnes électorales, « L’Etat alloue une aide pour le financement des activités des partis et regroupements de partis politique » conformément à l’article 1.

Et cette enveloppe sera de 500 millions de FCFA répartie comme : 60% du montant sont répartis à égalité entre tous les candidats et 40% du montant de la contribution financée par l’Etat sont répartis proportionnellement aux suffrages obtenus entre les candidats ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés.

Le vote par anticipation de la grande muette aura lieu 72 heures avant la date du scrutin général.

A.H.

 

 

Présidentielle 2020 : Le premier tour le 22 février prochain

Cyril Ramaphosa en terre togolaise pour 48 heures

Le président sud-africain est arrivé au Togo dans la soirée de ce jeudi 5 décembre 2019. Accueilli par son homologue togolais à sa descente d’avion sur le tarmac de l’aéroport international de Lomé, Cyril Ramaphosa vient dans le pays pour la première fois pour une visite de travail de deux jours.

Après la phase protocole et des échanges amicaux, le cortège du successeur de Jacob Zuma s’est ébranlé pour l’Hôtel 2 février, lieu où il va résider pendant son séjour dans le pays. Après s’être changé, le visiteur s’est rendu à un cocktail dinatoire organisé en son honneur.

Faure Gnassingbé est « Très heureux de recevoir en terre togolais, SEM Cyril Ramaphosa pour une visite de travail et d’amitié », écrit-t-il d’abord sur son compte twitter, avant d’ajouter qu’il se réjouit « de voir (son) homologue fouler pour la première fois le sol de notre Denyignan ».

Les sources proches de la Présidence togolaise renseignent que l’ancien bras droit de Nelson Mandela et son hôte vont se rendre dans la journée de ce vendredi au Port autonome de Lomé afin qu’il visite ses installations et s’informer des opportunit

és qu’il présente.

Une seconde visite est prévue au Centre d’entraînement aux opérations de maintien de la paix. Suivra une séance de travail entre les deux personnalités avant de se faire rejoindre par leurs équipes respectives.

Selon Faure Gnassingbé, le Plan national de développement (PND) occupera une partie importante des séances de travail. « Ensemble, nous discuterons de plusieurs volets dans sa mise en œuvre et d’autres sujets d’intérêt commun pour nos deux pays », souligne le chef de l'Etat togolais.

Les deux parties vont également signer plusieurs accords, notamment dans l’agroalimentaire, la gestion des ports, les mines et l’énergie, entre autres.

L’axe Lomé-Pretoria se porte, dit-on, bien. Cette visite de Cyril Ramaphosa va le renforcer et redynamiser les échanges commerciaux entre les deux pays.

A.H.

 

 

Cyril Ramaphosa en terre togolaise pour 48 heures

 

"Espérance pour le Togo" craint des violences au lendemain de la présidentielle

Ce n'est un secret pour personne. Le processus électoral en cours au Togo est vicié. A l'origine, un fichier électoral corrompu que dénonce les acteurs politiques de l'opposition et des organisations de la société civile. La révision électorale organisée du 29 novembre au 2 décembre derniers a été une mascarade, selon plusieurs organisations de la société civile. Une situation qui fait craindre des violences au lendemain du scrutin présidentiel. Les Forces vives "Espérance pour le Togo" rappelle à tous les acteurs le rôle qui est le leur pour un scrutin apaisé.

DECLARATION

IL EST ENCORE TEMPS !

Le 13 novembre 2019, le mouvement des Forces Vives Espérance pour le Togo avait fait une déclaration publique pour appeler à un consensus en vue de prendre le temps nécessaire pour disposer d’un fichier fiable et penser à un pilotage consensuel du processus électoral, notamment en revoyant la composition de la CENI.

Le gouvernement a tenu à maintenir la période du 29 novembre au 1er décembre pour une révision des listes électorales, trois journées auxquelles il a ajouté une journée supplémentaire car tout le monde a pu l’observer, les mêmes problèmes que ceux du mois de mai 2019 se sont posés : insuffisance, dysfonctionnement et lenteur des kits, attente interminable des citoyens… Le lundi 2 décembre à 16 heures des citoyens ont dû retourner chez eux sans être in

scrits.

Ainsi ce que nous craignions est en train de se réaliser : du fait qu’il y ait des doutes sur la fiabilité du fichier dont certains sont exclus, il y a possibilité de contestation des résultats de la consultation électorale, germe de conflits et de nouvelles violences dans le pays. Et déjà un climat de terreur se développe à Lomé, et à l’intérieur du pays, notamment à Sokodé, à cause d’actes de violence, à en croire le gouvernement, contre les forces de l’ordre, alors que des civils se plaignent d’être victimes de brutalités de la part des forces de l’ordre au cours des patrouilles.

Face à cette situation, nous nous voyons donc dans l’obligation de lancer un nouvel appel car il nous semble qu’il est encore temps de tout tenter pour éviter une issue négative pour tous, il est encore possible de se donner du temps pour que le fichier devienne tout à fait fiable, et pour s’entendre sur un pilotage consensuel du processus électoral.

Dans cette perspective, le Mouvement des Forces vives Espérance pour le Togo adresse :

• ses félicitations à tous les citoyens qui ont tout mis en œuvre pour s’inscrire sur les listes malgré les difficultés,

• ses remerciements aux organisations de la société civile, aux partis politiques, aux acteurs de la vie sociale du pays qui ont encouragé les citoyens à s’enrôler malgré les tracas,

• ses remerciements à la Conférence Episcopale du Togo pour son exhortation au gouvernement à revoir, de façon plus concertée, la composition de la CENI et de la Cour Constitutionnelle, réviser le code électoral, établir un fichier d’électeurs fiable et crédible. Parce qu’il est encore temps, Espérance pour le Togo

• exhorte le gouvernement à tout mettre en œuvre pour trouver un consensus avec les autres acteurs de la vie sociopolitique du pays pour le fichier et pour le pilotage du processus électoral,

• encourage les organisations de la société civile et les autres acteurs de la vie sociopolitique qui ont initié des actions en vue d’un fichier électoral fiable et d’un autre pilotage du processus électoral à poursuivre ces actions,

• encourage particulièrement ses membres à œuvrer dans ce sens selon leur sensibilité propre, comme c’est le cas pour le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) et le Centre de Promotion de l’Etat de Droit et de la Gouvernance Equitable (CEPREDGE) qui a attiré l’attention le 2 décembre 2019 sur la question du délai nécessaire pour une simple révision ;

• demande à la communauté internationale de soutenir toute action tendant à ce que le processus électoral au Togo soit, dans sa mise en œuvre, effectivement conforme aux normes et standards internationaux.

Parce qu’il est encore temps, Espérance pour le Togo exhorte chaque citoyenne, chaque citoyen, à tout mettre en œuvre pour que l’on évite la violence dans notre pays, en réclamant la mise en place dès maintenant d’un fichier fiable et l’instauration d’un pilotage consensuel du processus électoral, car c’est aux citoyens de se mobiliser pour être considérés comme des électeurs à part entière ;

Demande aux médias, aux citoyens, femmes et hommes de tous âges, de toutes couches sociales et toutes confessions religieuses, à toutes les personnes de bonne volonté, de diffuser ce message dans toutes les villes, les villages, les hameaux les plus reculés de notre pays qui a besoin de paix pour son développement :

Pour des élections crédibles et transparentes, il est encore temps !

Lomé le 6 décembre 2019

Maryse QUASHIE

 

 

"Espérance pour le Togo" craint des violences au lendemain de la présidentielle

 

Présidentielle 2020 : Dr Christian Spieker appelle à résister à l'argent d'UNIR

L'achat massif de conscience des électeurs, cela ne manque pas aux rendez-vous électoraux au Togo. Et c'est surtout le parti au pouvoir qui s'adonne à ce jeu, selon de nombreux acteurs politiques de l'opposition. Dr Christian Spieker, candidat à l'élection présidentielle de 2020, appelle les Togolais à ne pas céder à "l'argent d'UNIR".

Appel aux Togolais en âge de voter

Appel lancé aux Togolaises et Togolais en âge de voter aux élections présidentielles de 2020 car celles-ci ne seront pas comme les autres : les candidats de la diaspora, un de l´Allemagne et un des Etats-Unis (Christian Spieker et Pierre Ékué Kpodar) sont venus en renfort pour aider les partis d´opposition et non pour les concurrencer. Cela devrait déjà remonter la confiance du peuple et son espoir en l´avenir du pays. Cependant pour faciliter leur tâche en 2020, les électeurs et ceux qui seront chargés de veiller au bon déroulement des élections tels que les transporteurs des urnes et ceux qui vont travailler dans les bureaux de vote sont priés de respecter les consignes qui leur seront données dans la phase que nous abordons aujourd´hui jusqu´au jour du vote pou

r pouvoir gagner ces élections présidentielles. L´une de ces consignes très importantes est la résistance à l´argent facile de l´UNIR qui est son arme efficace pendant ces périodes. Il faut démonter cette stratégie qui leur est propre. Ne vous laissez pas acheter. C´est à ce seul prix que nous, candidats de la diaspora, nous pouvons amener le peuple à la victoire finale tant attendue. Nous avons besoin de votre soutien total et de votre mobilisation le jour du vote avec un comportement irréprochable face à l´argent d´UNIR qui pourrait vous être proposé. Si vous êtes approchés par les donneurs d´argent d´UNIR, dites-leur gentiment et poliment que vous ne voulez pas d´argent mais du changement démocratique. Mais ne criez pas sur eux sauf s´ils insistent, là vous êtes en droit de dénoncer publiquement le corrupteur.


Résistance à la corruption et à l´achat de conscience pendant la période des élections

Le changement ou la victoire escomptée n´est jamais obtenue par la parole ou par le simple souhait mais par les actes. On ne peut pas s´engager que les choses changent et en même temps faire le contraire dans les actes. C´est pourquoi je lance un appel de patriotisme à mes compatriotes, un appel vibrant pour les sensibiliser dans ces moments qui s´avèrent cruciaux pour notre pays, le Togo.

Comme d´habitude pendant les élections, le pouvoir actuel et sortant, va vouloir chercher à recourir à l´une de ses armes les plus efficaces : l´achat de conscience car il sait que les gens ont faim et qu´ils ne peuvent pas résister devant ce gain facile qu´on peut obtenir sans rien faire. Aucun geste magnanime envers les électeurs n´est trop grand pour ce régime pour atteindre ses objectifs et rester au pouvoir. Ce recours à cette arme fatale à la démocratie peut intervenir avant, au moment ou après les votes. Je vous prie de résister à ce cadeau facile contre votre gré que vous n´avez pas demandé tout en gardant toujours à l´esprit cette pensée d´Albert Einstein : « Ne fais jamais rien contre votre conscience, même si l´État te le demande. »

Je sais que ce n´est pas facile pour vous de résister contre cet appât en ces jours, semaines et mois difficiles où les gens n´arrivent même pas à joindre les deux bouts ou à se soigner quand ils sont malades. Mais faites un effort pour résister si le cas se présentait à vous. Ces miettes pour quelques jours seulement de soulagement qu´on va vous remettre pour voter pour eux ne vont pas effacer vos souffrances de la durée d´un mandat de cinq années et pire encore de deux mandats qui finiront en 2030. Donc, entre la souffrance de 5 ou 10 années avec 5000f CFA qui serviront seulement à assoupir vos besoins d´un seul ou deux jours maximum, le choix de la souffrance d´un ou de deux jours s´impose à vous car avec ce choix vous contribuez au renforcement de la démocratie et à la vérité des urnes plutôt que de prendre 5000 f CFA avec la souffrance de cinq ou de dix années encore.

Ceux qui seront dans les bureaux de vote, soyez patriotes et maîtrisez-vous devant un tel appât de gain facile. C´est à ce prix qu´on pourrait triompher. Si on vous propose de l´argent il faut refuser. Ne dites pas que vous allez prendre leur argent sans faire ce qu´ils veulent ou voter pour eux. Ça n´a aucun sens. Refusez carrément cet argent. C´est comme si une femme dit qu´elle ne voulait pas un homme qui la drague mais acceptait quand même l´argent que cet homme lui donnait. Si vous ne voulez pas la personne, ne lui prenez pas non plus son argent et lui donnez l´impression que vous avez consenti. Cela vaut aussi en politique. Si on vous propose de l´argent, que ce soit avant, pendant ou après les élections pour un objectif bien précis, il faut refuser carrément pour montrer à celui qui vous le donne qu´il ne peut pas acheter votre conscience. Là, vous allez commencer par décourager même le régime car il saura et finira par comprendre que ce n´est plus possible de corrompre les gens. Mais si vous le prenez, même si vous ne votez pas pour le régime en place, puisque vous avez pris cet argent, ils vont se dire que leur victoire est assurée. Même s´ils n´ont pas gagné, ils ne peuvent jamais accepter que leur argent investi soit perdu. C´est ce qui aboutit souvent aux résultats proclamés non conformes à la réalité des urnes car ceux qui ont reçu de l´argent ont donné de faux espoir au régime mais le régime, lui, n´acceptera pas la perte de son argent. D´où leur victoire truquée.

Esprit de sacrifice et de désintéressement de tous les Togolais pour un Togo modèle

Pour cette lutte qui dure depuis des années, il faut qu´on mette nos efforts ensemble pour venir à bout de ce régime. Cela nécessite du sacrifice et de l´abnégation de nous tous. Abandonnez l´habitude qui consiste à attendre des candidats ou des leaders de partis politiques qu´ils vous distribuent de l´argent avant de les soutenir. Cela aussi constitue un achat de conscience. Ce qu´on reproche au parti au pouvoir, les candidats ou leaders d´opposition ne peuvent pas le faire. Si le parti au pouvoir le faire, c´est parce qu´il a les moyens de l´Etat à sa disposition. Un simple candidat ou leader de l´opposition n´en a pas pour ce jeu malsain. Donc, essayez plutôt d´encourager et soutenir les politiques ou leaders de partis plutôt que d´attendre qu´ils vous distribuent de l´argent. Ce régime cinquantenaire vous a habitués à ces gestes contraires à la démocratie mais on peut lutter contre cela par la sensibilisation. En Europe ce n´est pas les partis qui distribuent de l´argent aux militants ou sympathisants pour les attirer d´adhérer à leur parti mais c´est l´inverse qui se produit pour soutenir les partis politiques car les gens adhèrent avec conviction. Si telle habitude n´est pas effacée dans l´esprit on ne peut jamais vaincre ce régime car il a les moyens financiers de l´Etat à sa disposition et les leaders de l´opposition ne pourront jamais le concurrencer sur ce terrain. Donc c´est une mauvaise habitude à ne pas copier.
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Si on arrive à sensibiliser les gens et qu´ils le comprennent, ce serait déjà une victoire d´un grand pas pour le peuple qui souhaite un changement. Il y a un seul parti au Togo qui fait l´exception où le leader ne distribue pas de l´argent aux militants pour les attirer de venir dans le parti mais c´est plutôt les militants ou sympathisants qui financent ou cotisent à leur réunion hebdomadaire partout dans le pays pour l´activité du parti. C´est le parti de Tikpi Atchadam, le PNP. Ce parti fonctionne comme en Europe.

L´argent que vous, mes chers compatriotes, vous versez aux pasteurs chaque dimanche depuis 1990 et qui n´a rien changé dans vos quotidiens par rapport à ce régime, un ¼ de cela pourrait soutenir les politiques ou les partis politiques. Mais malheureusement on a toujours attendu en Afrique qu´un politique ou leader de parti donne de l´argent aux militants ou sympathisants alors que c´est le contraire qui se produit entre les pasteurs et leurs fidèles. Ce n´est pas les pasteurs qui donnent leur argent à leurs fidèles mais c´est plutôt eux qui cotisent chaque dimanche à leurs pasteurs. Pourquoi en politique les électeurs aimeraient que les chefs de partis ou politiques leur distribuent de l´argent ? C´est en changeant cette mentalité d´achat de conscience que les partis politiques pourront jouer leur rôle.

Je souhaite que le soir de la proclamation des résultats, tout le Togo soit dans la joie y compris le camp du régime. Et que Faure Gnassingbé lui-même, appelle au téléphone son successeur pour le féliciter de sa victoire et lui souhaiter bonne chance tout en lui disant qu´il reste à sa disposition s´il a besoin de lui pour tel ou tel dossier en cours. C´est ce Togo que nous voulons construire à partir de 2020. Que le président sortant appelle le président entrant pour le féliciter comme en Europe. C´est ça la démocratie.

Message fraternel et patriotique aux décideurs du régime en place

À l´endroit du parti au pouvoir, je leur lance aussi un appel, de ne pas chercher à dépenser une somme colossale pour acheter la conscience des électeurs. Cet argent est un manque pour l´Etat togolais. Il serait mieux que cette somme énorme, programmée pour ces gestes soit consacrée à l´achat des scanners pour les hôpitaux publics. Les malades en ont besoin. Les gens meurent à cause de ça.

On sait pourquoi vous voulez à tout prix vous maintenir au pouvoir. C´est la peur du lendemain et de votre sécurité. N´ayez pas peur mes chers frères d´UNIR. Le président Faure Gnassingbé sera protégé comme ancien président. Avec moi, il n´y aura pas chasse aux sorciers. Je vous promets que si moi je gagne les élections présidentielles de 2020, votre sécurité et celle de vos biens seront assurées. Faites-moi confiance. Je suis sincère. Ce que je dis, je le fais, c´est ça la vraie politique. Il faut respecter sa parole. Je respecterai mes paroles si je suis élu et devenu le dirigeant au Togo. Je dois ajouter aussi que vous aurez un président direct avec son franc parler. Je ne cache jamais ma pensée par peur. Même face à des puissants de ce monde je dirai ce que je dois dire pour défendre mon pays le Togo.

À mes frères militaires de tous les rangs et de tous les grades confondus

Pendant ma campagne électorale, il n´y aura aucun sujet qui sera considéré intouchable pour moi. Je dirai à mes frères militaires de l´armée qu´ils ne seront pas poursuivis pour exactions commises sur la population si l´opposition venait au pouvoir, du moins si moi je venais au pouvoir. Mais en même temps ils vont devoir demander pardon publiquement au peuple pour apaiser les cœurs. La sécurité de tous sera assurée. Nous sommes tous des frères. Regardons ensemble l´avenir et non le passé. Faisons ensemble la paix pour que notre pays progresse. En 2020 il faut que l´intérêt du peuple prévale sur toutes autres considérations ethniques, tribales ou régionalistes. C´est à ce seul prix que nous allons pouvoir faire du Togo un pays modèle, rayonnant et économiquement solide dans la sous-région.

L´amélioration de la situation sociale et familiale des militaires pour leur retraite

Comme le salaire des militaires n´est pas souvent élevé, si je suis élu, je vais revaloriser leur salaire. Pour ceux qui sont à la retraite, on va envisager la construction des logements sociaux pour eux pour qu´ils puissent loger leur famille après la retraite. On va mettre aussi en place une sorte de formation pour adulte leur permettrant de se reconvertir pour ceux qui le souhaitent. Toutes ces mesures vont contribuer à la démocratie et à la cohésion sociale dans notre pays. Ainsi, ils doivent pouvoir se mettre au service d´un peuple et non d´un seul homme. Avec moi on va bâtir un pays très démocratique.

Mes chers compatriotes militaires, on vous fait souvent croire que si ce régime cinquantenaire n´est plus là, votre vie de militaire ou votre sécurité sera menacée et cela est inculqué dans l´esprit. Loin de là. C´est faux. Au contraire votre salaire sera revalorisé et la vie sociale de votre famille sera améliorée. Vous-mêmes vous allez profiter de ce Togo modèle que j´envisage de construire ensemble. L´Etat va mettre certaines dispositions en place pour aider les militaires dans la vie sociale après leur retraite. Je prendrai en compte vos doléances de la vie du citoyen comme les autres. Déjà, quand la campagne présidentielle va commencer, je vais demander à nos frères militaires, policiers et gendarmes de me présenter leurs doléances sur le plan professionnel, civil et familial pour améliorer leur condition de vie et maintenir la cohésion sociale entre militaires et civils car en tant que candidat aux élections présidentielles je dois m´intéresser à la vie de tous mes compatriotes, qu´ils soient civils ou militaires. Je considère tous comme des citoyens égaux qui ont les mêmes droits et devoirs pour leur vie personnelle et familiale en dehors de la vie professionnelle. Les militaires sont nos frères et amis et non nos ennemis. Ils sont là pour leurs compatriotes que nous sommes et à ce seul titre, ils doivent assurer notre sécurité, nous défendre et protéger l´intégrité de notre territoire. On se doit mutuellement du respect et de la considération au regard des lois en vigueur. Ainsi demain notre pays sera un modèle.

 

 

Présidentielle 2020 : Dr Christian Spieker appelle à résister à l'argent d'UNIR

 

Togo : Vive Faure Gnassingbé pour que vive la minorité pilleuse!

Liberté Togo
faure gnassingbe content de sa minorite pilleuse au togo
Faure Gnassingbé amoureux de sa minorité pilleuse de la république |
Illustration adaptée par 27avril.com à partir d’une caricature originale de Donisen Donald / Liberté

« Une seule et unique raison de vivre: le bakchich, le pot de vin, la prébende! Bouffer à n’importe quel prix quitte à ramper devant Médor et à aboyer à sa place » (Tierno Monénembo)

Une agitation inhabituelle, s’est emparée des membres de la minorité pilleuse et du «grand parti » UNIR à l’approche de l présidentielle de 2020. Depuis quelques jours, ministres, cadres du parti, la bande de gérontes qui se sont autoproclamés « sages » d’UNIR, diverses associations et mouvements, ailes marchantes du parti.. occupent à grands frais l’espace médiatique pour appeler leur champion, Faure Essozimna Gnassingbé, le «.candidat naturel et inné » à se présenter à un 4ème mandat à la présidentielle de 2020. Après les 38 années sans partage de son père.

La horde de courtisans et de profiteurs ne jurent que par Faure Gnassingbé. Le « seul qui a une vision pour le Togo », « le seul leader éclairé de la République à même de diriger le pays en assurant la paix et la sécurité à tous les Togolais », « le Messi, le champion le plus aguerri et expérimenté », etc. des titres ronflants et autres louanges de quatre sous que s’ingénient à chanter les griots de la cour en l’honneur de Faure Gnassingbé.

«Un chef d’Etat qui pense qu’il doit forcément rester au pouvoir, et qu’il est le seul garant de la prospérité et de la stabilité de son pays, est un leader qui a échoué. Cela veut aire que pendant ses mandats réglementaires, il n’a pas pu apporter cette prospérité et cette stabilité à son pays. S’il lui faut plus de deux mandats pour y arriver, c’est qu’il n’est pas celui qu’il faut », avait observé Barack Obama, en 2015 lors de son passage au siège de l’Union Africaine à Addis-Abeba.

N’empêche, au Togo, les mêmes laquais qui, de longues années durant, avaient applaudi et présenté le père comme le dieu de la terre, le seul à pouvoir diriger le Togo, ont repris service avec le fils qu’ils dépeignent aussi comme le seul « leader éclairé », le seul parmi les 8 millions de Togolais à avoir une vision pour le Togo. Comme si sans Faure Gnassingbé, le Togo, notre nation, la chère terre de nos aïeux, serait un néant. Les margoulins avaient ressassé les mômes balourdises avec le père ; il est part il y a l5 ans et la vie connue.

Elle serait plus belle pour les Togolais et ceux-ci vivraient dignement si le fils ne s’était évertué à faire « reculer le pays 100 ans en arrière » comme l’avait prophétisé le père. Depuis qu’il a fait effraction dans la vie dès Togolais, ceux-ci, du moins l’écrasante majorité sombrent lentement dans l’abandon et l’honneur perdu. Faire Gnassingbé n’est président de la République que pour une partie des Togolais, pour la minorité pilleuse et les courtisans qui gravitent autour du pouvoir et tirent d’énormes profits du pouvoir d’Etat. Accrochés à leurs privilèges et prébendes, ils ne veulent pour rien au monde que le fils à papa lâche le trône: Afin de continuer à piller le pays et à étaler un luxe insolent et de mauvais goût pendant que la grande majorité des Togolais ploient dans une misère indicible.

Après le Premier ministre, Selom Klassou, le ministre de la Fonction publique Gilbert Bawara, les fameux « sages » UNIR, les associations fantoches, etc., c’est au tour des Femmes UNLR de supplier Faure Gnassingbé à se présenter pour un 4ème mandat. Les vieilles rombières d’UNIR ont décrété que le fils du père doit briguer un nouveau mandat en 2020 pour parachever son œuvre, « Nous devons préserver la paix pour que le chef de l’Etat puisse continuer sa politique de grands travaux, dérouler tous les axes du Plan National de Développement (PND) et autres programmes», a dardé dame Kayi Lawson de Souza. Et Meimounatou d’embrayer: « En 2020, Faure Essozimna Gnassingbé est notre candidat naturel. Il est oint de Dieu. II est e meilleur de tous. Restons mobilisés car en 2020, la victoire est nôtre. »

Bienvenue dans la République des margoulins et des imposteurs!

Médard Ametepe

Source : Liberté No.3060 du Mercredi 04 Décembre 2019

 

 

Togo : Vive Faure Gnassingbé pour que vive la minorité pilleuse!

 

Média : Lancement officiel du site web de l'association des médias en ligne du Togo

L'Association togolaise des organes de presse privée en ligne (ATOPPEL), dispose désormais d'une plateforme en ligne pour sa visibilité. C'est le www.atoppel.tg, destiné à la vulgarisation des informations et idées de cette association qui a vu le jour il y a sept (7) ans dans le but de regrouper dans un seul et unique creuset, les professionnels et acteurs des médias en ligne togolais et de défendre leurs intérêts.

A travers ce site web, ATOPPEL attend fournir un répertoire de médias en ligne du pays au public et offrir la possibilité aux Togolais d'accéder à des dizaines de médias en ligne du Togo en un seul clic. Cette plateforme offre également la possibilité aux autres patrons des médias en ligne de faire rapidement leur demande d'adhésion pour devenir membre de l'association.

C'est Hélène Doubidji, la présidente de cette association qui a procédé jeudi 5 décembre 2019, au lancement officiel de ce site web en présence des premiers responsables des principales associations des médias togolais ainsi que des représentants de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC), et du ministère de la Communication.

Le « www.atoppel.tg est une plateforme numérique qui va permettre à l'association de re

ndre plus visible ses activités afin de se faire mieux connaître du public, de communiquer et de rester en contact avec ses membres. Mais encore de nouer des partenariats sur le plan national et international », a indiqué Hélène Doubidji à la fin de la cérémonie.

Dans son ensemble, le projet a été salué par le président de l'Observatoire togolais des médias (OTM), Aimé Ekpé, qui a adressé ses félicitations au bureau de l'ATOPPEL et rappelé à l'assistance, le rôle et l'importance de la presse en ligne dans le paysage médiatique togolais. Il a profité de cette occasion pour inviter les professionnels de la presse privée en ligne au respect du Code d'éthique et de déontologie des médias du Togo.

Par ailleurs, le bureau exécutif de l'association a profité de l'occasion pour présenter aux invités une série de projets qu'il compte mettre en œuvre dans le cadre des prochaines échéances électorales afin d'aider les médias en ligne du Togo à jouer leurs rôles dans la préservation d'un climat de paix et de tranquillité, avant, pendant et après l'élection présidentielle de 2020.

Anika A.

 

 

Média : Lancement officiel du site web de l'association des médias en ligne du Togo

Les recettes de l’ACAT-Togo pour l’enracinement des droits de l’homme

L’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Togo (ACAT-Togo) a lancé, ce lundi 2 décembre à Lomé, un projet destiné à l’enracinement des droits humains dans le pays.

Pour ce faire, l’ACAT-Togo veut renforcer les capacités des organisations de défense des droits de l’homme et des organisations professionnelles des médias. Avec pour objectif qu’elles puissent travailler en synergies et en interactions en mutualisant leurs forces.

Le projet « Renforcement des capacités des organisations de droits humains en matière de documentation et de monitoring de la situation des droits humains au Togo » s’appuie sur trois piliers non négligeables : la promotion, la protection et la prévention des violations des droits de l’homme (3P).

« Le renforcement des capacités des organisations de la société civile togolaise en vue de monitorer et de documenter les violations des droits humains est de contribuer à l’accroissement des synergies et interactions entre les organisations de la

société civile togolaise en vue de la mutualisation de leurs forces pour mieux écrire des rapports », explique Bruno Haden, le premier responsable de l’ACAT-Togo.

Ce projet initié par l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Togo, vise à ce « qu’au final, les droits de l’homme soient vraiment une garantie par rapport au développement de notre cher pays », indique M. Haden.

Les journalistes vont être outillés afin d’accompagner ce projet financé par le National Endowment for Democraty (NED) dans son exécution.

A.H.

 

 

Les recettes de l’ACAT-Togo pour l’enracinement des droits de l’homme

Voici les armes avec lesquelles on veut déstabiliser le Togo

Ce mardi à Lomé, les responsables de la Police Nationale ont présenté à la presse, les auteurs présumés de « l’insurrection armée » survenue dans la nuit du 23 novembre dernier à Lomé.

Ils étaient au total 18 individus. Selon le Directeur de la Police Nationale, Lieutenant-Colonel Yaovi Okpaoul, ces individus « malintentionnés » qui ont voulu renverser le régime de Faure Gnassingbé, ce 23 novembre, à coup des machettes ; des gourdins ; des lances pierres ; des flèches, des gris-gris… comme au temps de David et Goliath, faisaient partie d’un réseau bien organisé dénommé « Tigre Révolution ».

« On a trouvé 86 machettes dans une perquisition chez un seul individu, les frondes avec les projectiles qui sont fabriqués en fer, des lances, des flèches qui sont traditionnellement empoisonnés », a débité l’officier qui, certainement, se doutait qu’il n’arrivait pas à convaincre les hommes des médias.

« Il faut voir la dangerosité de ces petits canifs qui étaient préparés par centaine. Lorsqu’

ils vous croisent et que vous ne voulez pas obtempérer, ils vous l’enfoncent dans l’abdomen », a-t-il ajouté pour étayer son argutie.

Pour rappel, cette attaque, selon le bilan humain dressé par la police, a fait 4 gendarmes grièvement blessés dont un aurait succombé et un policier blessé par balle.

Sur le plan matériel, 5 Kalachnikovs garnis emportés dont 1 retrouvé, 1 camion remorque brûlé, 3 véhicules endommagés…

 

 

Voici les armes avec lesquelles on veut déstabiliser le Togo

Et Yark met la main sur les 'poules' qui auraient tenté l’insurrection du 23 novembre 2019

Le Général Yark Damehame avait promis mettre la main sur les auteurs présumés de l’insurrection survenu dans la nuit du 23 novembre dernier, "comme des poules". 18 individus ont été présentés ce mardi 03 décembre 2019 comme étant les responsables de l’assaut contre les forces de l’ordre.

Selon la police nationale, ces 18 individus appartiennent à un groupe nommé « Tigre révolution ». Un clan supposé appartenir à un certain Touré Adidou, résidant en Belgique. A en croire le Lieutenant-Colonel Yaovi Okpaoul, Directeur général de la Police nationale, tout est orchestré par le chef de la bande depuis la Belgique.

Dans le cadre de l’insurrection, les informations font état d’une tentative d’approche des membres de la « Tigre révolution » lors des réunions du Parti National Panafricain (PNP) à qui ils ont fait des propositions d’intégrer leurs rangs. Ces derniers n’ont pas hésité à fournir leurs adresses qui ont permis au "El Professor" de l’équipe (Touré Adidou) de les intégrer sur les plateformes WhatsApp créées pour l’occasion, ce qui annonce le début des activités de l’organisation.

Pour

Yaovi Okpaoul, l’objectif ultime de ce mouvement est d’organiser une révolution nationale afin de déstabiliser les Institutions de la République en trois jours. Ce qui n’a pas été le cas, puisque un des leaders du groupe a été touché par balle quand la Police tentait de riposter contre les assaillants, ce qui a obligé la troupe à se replier.

Si on en croit la Police, l’attaque devait durer 3 jours, vu les ramifications dont dispose le groupe de Lomé, Sokodé, Tchamba et Anié. Et pour venir à bout de leur mission, selon toujours la Police, les assaillants se sont subdivisés en trois groupes, notamment le premier chargé d’aller en affrontement directe avec les éléments de la gendarmerie, le second doit user de tous les stratèges pour empêcher tout renfort en faveur du camp adverse et le troisième est sommés de semer la panique générale.

Par ailleurs, informent les sources policières, les présumés auteurs de l’attaque sont vêtus des gilets qui portent des objets mystiques sensé les protéger des balles. Avec la riposte des forces de l’ordre qui a fini par mettre à terre l’un des chefs de la bande, les assaillants ont pris la fuite.

Après investigations, 18 personnes ont été interpellées dont 15 à Lomé, 2 à Sokodé et 1 à Sogan-Kopé (Ghana). La Police déplore un décès et plusieurs blessés graves dans son camp. Quant aux cinq AK47 emportés, seule une arme a été retrouvée.

Les responsables de la Police en appelle à une franche collaboration des populations togolaises afin que les 4 autres armes qui circulent dans la nature soient retrouvées.

 

 

Et Yark met la main sur les 'poules' qui auraient tenté l’insurrection du 23 novembre 2019

Présidentielle 2020 : La HAAC peaufine ses textes pour une couverture médiatique équitable

Les membres de la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la communication (HAAC) animent depuis lundi à Kpalimé (environ 120 km au nord de Lom), leur « session spéciale » en vue d’adopter les textes devant réglementer la couverture médiatique de la présidentielle de 2020

Durant les cinq jours que vont durer les travaux de cette session spéciale, le président de la HAAC, Télou Pitalounani et son équipe comptent rédiger des textes devant servir de code de bonne conduite des hommes des médias en ces périodes électorales.

Ils entendent fixer un arrêté relatif à l’accès équitable de tous les candidats aux médias officiels (TVT, Radio Lomé, Radio Kara, Togo presse et ATOP). Il sera question de déterminer les temps d’antenne et la surface rédactionnelle auxquels aura droit chaque candidat. Il sera également question de rédiger une décision relative à l’accès équilibrée de tous les candidats aux médias privés.

« Les textes devant régir l’élection présidentielle prochaine doivent permettre d’aboutir à un scrutin transparent, équitable et démocratique. Ces textes réglementaires

que nous allons adopter, comportent des innovations, notamment l’organisation d’un débat entre les candidats ou leurs représentants pour présenter aux électeurs leurs programmes de société », a précisé le président de la HAAC dans son discours d'ouverture des travaux.

A en croire les responsables de la HAAC, les médias confessionnels sont exclus de la couverture médiatique de la campagne électorale. Les médias commerciaux, quant eux, sont d’office autorisés. Il y a certaines radios communautaires qui seront également désignées pour couvrir cette élection.

Durant les travaux, les membres de la HAAC vont examiner aussi les dossiers de demande déclarations de parutions nationales, de délivrance et de renouvellement de la carte de presse.

 

 

Présidentielle 2020 : La HAAC peaufine ses textes pour une couverture médiatique équitable

Dr Aubin Thon et son « Plan National » pour l’alternance en 2020

Dr Kodjovi Aubin Thon, président de Nouvelle Vision (NoVi) et candidat à la prochaine présidentielle, reste convaincu que l’alternance politique tant souhaitée par les Togolais sera une réalité en 2020.

Devant la presse mercredi à Lomé, l’homme politique a proposé un « Plan National » pour une alternance démocratique, pacifique et productive en 2020 au Togo. Selon ce prétendant à la magistrature suprême, trois (3) éléments fondamentaux constituent le pilier de ce plan national.

« Les acteurs engagés dans la lutte togolaise doivent tous se mettre en accord pour défendre d’abord l’intérêt de la nation, et c’est ce qui nous a poussé à partager ce plan national de l’alternance qui a mis en exergue trois éléments fondamentaux. Le premier, c’est le pacifisme de cette alternance que recherche notre population. Au second point, nous avons parlé du caractère démocratique de l’alternance et en troisième point nous avons parlé de l’alternance productive. Donc ce sont ces trois éléments qui constituent les fondament

aux, le triangle de notre plan national », a indiqué Dr Aubin Thon.

A l’en croire, 2020 est une année d’alternance qui permettra de construire une nation émergente et soudée. « L’année 2019 progressivement s’achève. Et l’année 2020 nous ouvrira bientôt ses portes. Pour le Togo, cette nouvelle année sera celle de l’alternance. 2020 est le nouveau départ de notre nation, un départ vers une destination commune et objective. 2020, c’est l’année d’un nouveau leadership », a-t-il déclaré.

Lui qui aspire briguer la magistrature suprême en 2020, invite ses pairs de l'opposition à se mettre ensemble pour réaliser cette alternance politique.

Godfrey Akpa

 

 

Dr Aubin Thon et son « Plan National » pour l’alternance en 2020

Togo : Faure Gnassingbé, l’Arnaque et le Leurre
faure gnassingbe comedie
Faune Gnassingbé déguisé en « homme simple » | Photo : DR / FK

Arnaque. J’aime bien ce mot. Il porte en lui quelque chose de malicieux, d’astucieux et de fourbu. Un mélange subtile du génie et du faux, dans une permanente concurrence entre les deux et où l’un ne prend pas l’avance sur l’autre. Le leurre est une illusion. Un « faux vrai » souvent pris pour un vrai sans en changer la fausse nature. Et pour qu’il brille et attire, le leurre a besoin d’une échéance, d’un horizon. L’horizon, une finalité qui recule au fur et à mesure qu’on avance. Dans cette histoire de Doing Business et du Plan national de développement (Pnd), c’est un peu de tout cela à la fois. Et comme si ça ne suffisait pas, le chef de l’Etat prend en personne sa plume pour signer, comme il le fait depuis quelques années, une Tribune dans Jeune Afrique, le très controversé et sulfureux média panafricain.

Repassons en revue les budgets exercice 2020 de quelques pays qui nous entourent. Bénin 1989,9 milliards CFA, soit une augmentation de 5,8%. A 2268,3 milliards contre 2552,4 de recettes, le Burkina augmente son budget de plus de 10% et épargne une réserve de plus de 300 milliards…. Les recettes étant largement au-dessus des dépenses. Ouadougou n’aura donc pas besoin d’appuis budgétaires extérieurs. Pourtant, il est pris en étau par le terrorisme. A 2236 milliards, le Niger a connu une hausse de près de 4% et avec ses 8061 milliards, la Côte d’Ivoire a augmenté de 9,9% son budget. Je m’arrête là pour ne pas ennuyer avec les chiffres. Le Togo, en passant de 1501,9 milliards en 2019 à 1346,2 milliards pour 2020 est le seul et unique pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) à avoir un budget 2020 en baisse alors que les défis n’ont jamais été, avec le Pnd, aussi élevés. Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont mis la pression pour éviter la supercherie de 2018 qui a engendré une augmentation vertigineuse de 11% alors que la corruption et la mauvaise gouvernance ne permettent pas au pays, en l’état de faire autant. Je ne suis pas économiste mais allons-y bêtement. Comment avoir un Plan national de développement de 4600 milliards dont on a réussi à rassembler que 10%, être en face de tant de défis dans un pays sous-développé et alors que les recettes s’augmentent en fiscalité et en taxes diverses, le budget, sans une perturbation liées à l’inflation, chute aussi drastiquement ? Pourtant, le Doing Business nous a délivré la palme d’or du meilleur réformateur en Afrique et donc du pays qui doit connaître le plus d’Investissements directs étrangers. Et qui dit Investissements directs étrangers (Ide) dit augmentation des recettes douanières et fiscales. Comment donc expliquer que le budget soit revu à la baisse alors qu’avec la décentralisation, le Togo a besoin de dizaines de milliards pour accompagner les nouvelles communes qui viennent à peine d’être mises en place ?

Officiellement, ce sont les recettes qui ont chuté. Mais dans la réalité, à force de créer des rubriques « Raisons d’Etat » ou « Aides au parti », les sociétés d’Etat ont fait passer par des tuyaux parallèles des centaines de millions en dix ans pour alimenter des réseaux souvent directement liés au président de la République. Malgré ses 20 milliards défiscalisés de fonds secrets, puisqu’il ne paie pas d’impôts. A cela, il faut ajouter la mauvaise gestion par manque de vision et de stratégies. Avec le bref passage de KodjoAdédzé à la tête de l’Office togolais des recettes (Otr), qu’il a géré comme une épicerie de campagne, l’Etat a perdu près de 40% de ses potentielles entrées en deux ans. Dans le même cas, entre 30 et 50 milliards selon diverses sources, ont alimenté la fameuse rubrique noire, au point où, même devenu ministre du commerce, le vice-président du parti au pouvoir traîne ses archives de « Affaires d’Etat » comme pour dire, « même si j’ai volé un peu, j’ai beaucoup aidé le parti ». Il faut ensuite compter avec la pression fiscale. En poussant les investisseurs à bout, l’Otr a dû mettre en faillite, précipitamment, un lot d’entreprises, perdant ainsi une rente substantielle. Pourtant, on bat le record des réformes économiques, selon le dernier classement du fameux Doing Business. Un classement remis en cause d’ailleurs par ceux qui l’ont inventé et qui ont dénoncé en 2018 « sa trop peu de fiabilité ».

Et sans se poser aucune question face à cette chute drastique de son budget et alors que son pays est à la veille d’une importante élection présidentielle, Faure Gnassingbé se livre, dans la dernière livraison de Jeune Afrique, en une longue et fastidieuse rengaine de vertus économiques, promettant « marcher plutôt que de maudire la route« . Mais comment marcher si on ne sait pas où on va ? Ou si on ne va nulle part ? Au lieu de s’éloigner de d’où l’on vient, mieux vaut s’asseoir au bord de la route… Ralentissant ainsi le précipice ! Mais passons. Je préfère les chiffres aujourd’hui.

Togo. 9 millions d’habitants, 2 millions hors du pays (du fait de la dictature ou d’une recherche de vie meilleure). Trois principales ressources. Le phosphate, le clinker et le marbre. Un géant poumon économique, le port. La première ressource a été bradée aux Israéliens et au Chinois, à travers Elenilto et Wengfu. Mises en holding de braqueurs, les deux sociétés ont fini de ruiner l’or gris. Alors qu’elle apportait jusqu’à 50 milliards au trésor dans les années 1980- 1990, l’exploitation des phosphates, qui a réduit de 70% son personnel et investi 20 milliards dans la modernisation, n’apportait plus que quelques centaines de millions essentiellement en fisc et taxes diverses avant que Chinois et Juifs n’arrachent la Société nationale des phosphates du Togo. Pire, à la veille de sa cession au groupe Sino-hébraïque, l’Etat avait entamé un investissement de redressement de 200 milliards dès 2011 et après un si colossal investissement, revend la société. Curieuse décision. Pourquoi investir autant dans une société à veille de la revendre ? Des 5 millions de tonnes promis en phosphate pur et dérivés agro pour 2016 et 2017, la société n’a jamais dépassé 1 million. Pire, l’Etat a signé avec les chinois et les israéliens un contrat de monopole total sur une décennie au moins, renouvelable tacitement, un véritable suicide. A la tête de l’opération, DamipiNoupokou. Un véritable dévoreur de mines. Il en avait été ministre entre 2007 et 2008, période du premier massacre du phosphate. A force de goinfrerie et de magouilleux contrats, bradant une grande

 

 

Togo : Faure Gnassingbé, l’Arnaque et le Leurre

Les membres du bureau du HCTE rendent visite à la présidente de l’AN
La présidente de l’Assemblée nationale a reçu ce mercredi 4 décembre 2019 le bureau du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE), au siège de l’institution à Lomé.
Conduits par son président, Kokouvi Atitso, les membres de l’équipe dirigeante du HCTE sont allés rendre visite à Mme Yawa Djigbodi Tségan, la présidente de l’Assemblée nationale. Une visite de courtoisie qui a permis à ces représentants des Togolais vivant à l’extérieur, « de recueillir les conseils pour mener à bien leur mission ».

L’interface entre la diaspora et le gouvernement, le Haut Conseil des Togolais de l’extérieur va permettre de mieux structurer et organiser la diaspora pour une meilleure contribution au développement du Togo.

Le 29 novembre dernier, le Premier ministre Selom Klassou a officiellement installé les 77 délégués pays de cette instance lors d’une cérémonie solennelle organisée en leur honneur dans un grand hôtel de la place.

Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères,

de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, grand artisan de la mise en place de ce Haut conseil, au cours de l’installation de ses membres, a déclaré que « La nation et le Gouvernement comptent sur votre sens de responsabilité et engagement à servir le Togo ».

Il a invité les délégués pays à « prendre parti pour le développement de notre pays et travailler chacun individuellement dans sa zone de représentation suivant les principes de décentralisation et de subsidiarité, mais aussi en synergie ».

A.H.

 

 

Les membres du bureau du HCTE rendent visite à la présidente de l’AN

 

Le Togo, une prison à ciel ouvert ?
Prof. Ayayi Togoata Apedo-Amah

Une jeune fille battue au sang par la sauvage soldatesque de Faure Gnassingbé à Sokodé, 22 novembre 2019 | Photo : Samari Tchadjobo

La lecture du rapport de la LTDH sur les cas de tortures et violences policières fait froid dans le dos. Non pas que n’étions pas au courant mais le fait de lire ces horreurs, avec témoignages à l’appui, provoque un choc.

Mais dans quel pays vivons-nous ? A quoi sert la loi sous le régime policier que l’on voudrait faire passer pour une démocratie ? Ceux qui veulent abuser les Togolais et surtout la communauté internationale sur la véritable nature du régime des Gnassingbé, ont-ils oublié que la démocratie, son socle c’est la loi, l’état de droit destinés à assurer le maximum de protection à l’individu ?

La culture criminelle de l’impunité qui sévit au Togo depuis la colonisation jusqu’à l’indépendance truquée, ne cesse de traumatiser les citoyens de ce pays martyr. Quand le peuple considère les corps professionnels payés à ses frais pour assurer sa sécurité comme des forces d’’insécurité, il y a là quelque chose de grave qui nous interpelle tous. En effet, un témoignage l’atteste, à la vue des patrouilles censées veiller sur notre sécurité, les Togolais, même en étant en règle, en général, préfèrent les éviter pour leur propre sécurité. On ne sait jamais, disent-ils.

Cette image détestable que se sont forgées nos forces de l’ordre et de sécurité, n’est pas un fantasme, mais l’expression du ressenti des Togolais à l’encontre des hommes en treillis. Les traitements cruels et dégradants, qu’ils infligent lâchement à leurs compatriotes, sont la manifestation de la vraie nature hideuse d’une dictature sanguinaire.
Ayayi Togoata Apedo-Amah
Ayayi Togoata Apedo-Amah

L’illégitimité du pouvoir requiert la force et la violence pour s’imposer au peuple. D’où l’impunité dont jouissent les bourreaux dans l’exercice des sévices abominables qu’ils infligent à des individus sans défense, privés de la protection de la justice. Quand les juges sont obligés de regarder ailleurs lorsque leurs concitoyens sont torturés, c’est que l’institution judiciaire est malade. Le citoyen, soumis à l’arbitraire et à la terreur, pour sa survie, doit se résigner où se battre pour changer le cours horrible et rétrograde de son histoire afin d’accélérer l’avènement de la démocratie et de la liberté.

Lire/Télécharger le rapport complet de la LTDH (PDF) : Rapport de la LTDH sur les cas de Tortures et de Violences Policières au Togo

Ayayi Togoata Apedo-Amah
Enseignant- Chercheur des Universités du Togo
Ancien Secrétaire Général de la LTDH

 

 

Le Togo, une prison à ciel ouvert ?

Togo, 19 août 2017 et présidentielle de 2020 : De l’espoir à l’impasse. Ce que doit faire l’opposition togolaise pour subsister
Liberté Togo

Moment fort de la C14 en 2017 : Brigitte Adjamagbo-Johnson, Jean-Pierre Fabre et Tikpi Atchadam (d) | Archives : DR

« Etre à la fois sot, fat et bête, c’est trop pour un seul homme qui n’est dépourvu d’intelligence ! Mais qu’est-ce qui lui manque donc ? La connaissance de sa niaiserie ! Ce qui l’étouffe est la pléthore de sa suffisance. Avec un amour-propre moins bouffi et moins bruyant, il serait moins naïf et moins ridicule…», écrit le célèbre philosophe suisse Henri-Frédéric Amiel dans son « Journal Intime ». C’est avec cette assertion qu’on se permet de traiter ce sujet consacré à l’opposition togolaise. Après avoir été « bête » pendant plus de 29 ans, il est temps qu’elle prenne conscience de sa « niaiserie » et qu’elle fasse sa mue dans l’optique des prochains défis politiques et électoraux. C’est le moment de tirer les leçons, de se demander pourquoi elle n’a pas pu bonifier l’élan né des manifestations du 19 août 2017, obligée de se retrouver pour la énième fois dans l’impasse.

De la contestation à l’espoir …

Le 19 août 2017, le Parti national panafricain (PNP) dirigé par Tikpi Atchadam a créé une nouvelle dynamique dans la lutte pour l’instauration d’un véritable Etat de droit au Togo. Des manifestations simultanées organisées aussi bien à Lomé que dans des villes de l’intérieur ont dégénéré faisant plusieurs victimes. « Des tensions sans précédent depuis les marches organisées par le Collectif Sauvons le Togo en juin 2012 », se souvient « Jeune Afrique ». Ceux qui s’étaient gaussés quelques jours plus tôt du PNP et de son leader en disant « PNP c’est qui ? Atchadam c’est qui ? », n’avaient eu recours qu’à la violence unanimement condamnée par les partis politiques de l’opposition et les organisations de la société civile.

Le lendemain, Atchadam qui avait pris ses distances vis-à-vis des autres formations politiques de l’opposition, a lancé un appel à l’endroit de Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance nationale de changement (ANC), alors chef de l’opposition togolaise : « Tout en condamnant la barbarie du 19 août 2017, je demande solennellement et humblement à tous les partis de l’opposition de prendre une part active à cette lutte. La libération du peuple, c’est maintenant ou jamais. Je demande au nom du peuple togolais, au leader de l’opposition, Monsieur Jean-Pierre Fabre, à prendre des mesures nécessaires dans le sens de l’amplification des mouvements à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Grand frère, l’heure de l’unicité d’actions a sonné. Le peuple togolais nous appelle, tu dois répondre ; et je sais que tu vas répondre ». « Nous répondons favorablement, nous disons que nous avons ouvert les oreilles grandes pour écouter l’appel lancé par Monsieur Atchadam. Et à l’heure où je vous parle, des initiatives sont en cours non seulement dans le sens du PNP, mais également en direction de toutes les forces démocratiques dans le seul but de parvenir au retour de la constitution de 1992 comme le demande le PNP », avait déclaré Patrick Lawson, 1er vice-président de l’ANC, à BBC à l’issue d’une réunion d’urgence du parti.

Bon an mal an, une coalition de 14 partis politiques (C14) voit le jour. Des manifestations regroupant des milliers de militants, se succédaient. L’opposition avait le vent en poupe. Le pouvoir était en perte de vitesse. Et pour sauver la face, Faure Gnassingbé s’est approché de certains de ses pairs de la région ouest-africaine afin de solliciter l’ouverture d’un dialogue, l’habituelle trouvaille gnassingbéenne pour calmer les ardeurs des opposants avant de les couillonner. Le dialogue annoncé allait-il connaître le même sort que la vingtaine déjà enregistrée ? Difficile d’y répondre à l’époque, surtout que l’optimisme était de mise du côté de l’opposition requinquée par le succès de ses manifestations.

« Au début, les présidents Nana Akufo-Addo et Alpha Condé étaient très attentifs à nos revendications qu’ils trouvaient légitimes, confie un membre de la C14 rencontré dans le cadre de la rédaction de cet article. Les réunions à Accra, à Conakry et à Lomé nous ont rassuré que les réformes constitutionnelles allaient être opérées. Des promesses nous ont été faites dans ce sens ».

Au nom de cette confiance absolue en les facilitateurs, la C14 n’a pu contester ouvertement la feuille de route que la CEDEAO a rendue publique le 31 juillet 2018. Alors que la Coalition a pris acte de cette feuille de route tout en relevant des insuffisances, le PNP a trouvé qu’elle est une victoire d’étape parce qu’elle aurait pris en compte 75% des exigences de l’opposition. Entre-temps, le Président nigérian Muhammadu Buhari était même présenté comme celui qui allait en finir avec l’avitaminose démocratique au Togo.

Puis au désenchantement

Plusieurs raisons expliquent ce revirement spectaculaire de la CEDEAO qui s’est finalement dédite en prenant le parti de la « dictature pluraliste ». Mais avant d’aborder ces raisons, il y a lieu de rappeler que le format du dialogue instauré par les facilitateurs n’avait pas permis de faire évoluer les positions. « Nous avons regretté qu’il n’y ait pas eu de discussions directes avec les représentants du pouvoir sous l’égide des facilitateurs. Nous sommes souvent reçus séparément et à la fin, il y avait un relevé de conclusions qui ne font même pas l’objet de débat. Lors de notre dernier voyage à Conakry, il n’a jamais été question d’un débat avec la partie gouvernementale sur les trois jours de recensement qui étaient accordés. Nous avons clairement dit au président guinéen qu’il fallait reprendre tout le recensement alors que lui, il nous disait que le gouvernement ne pouvait accorder que trois jours. Ce que nous avons refusé. Mais malheureusement, c’est la proposition du gouvernement qui s’est retrouvée plus tard le relevé de conclusions », explique un autre membre de la C14.

L’absence de discussion directe a tourné à l’avantage du pouvoir qui a mis en branle sa machine diplomatique. La diplomatie du verbe est allée de pair avec celle du « djembé » et des « valises ». « Au sein de la CEDEAO, chacun a un prix. Des chefs d’Etat aux fonctionnaires de la Commission de la CEDEAO. Plus en contact avec les chefs d’Etat, Faure Gnassingbé et ses réseaux ont su les convaincre. Mais à la C14, nous avons été défaillants sur le plan diplomatique. C’était une grande erreur », déplorent la plupart de ceux qu’on a rencontrés.

Selon les informations, au cours d’une concertation, le président ghanéen avait, compte tenu du blocage et l’urgence de la tenue des élections législatives, proposé à l’opposition qu’il y ait d’abord des discussions sur l’amélioration du cadre électoral avant les réformes constitutionnelles. Une option rejetée par la C14 qui aurait choqué Akufo-Addo. Pour nombre de chefs d’Etat, l’opposition était trop fermée et en avait trop demandé. Le président ivoirien Alassane Ouattara le leur avait même jeté au visage au cours d’une audience accordée à une délégation de la C14 dans la soirée du 31 juillet 2018 à l’hôtel 2 Février. « Il faut vous contenter du peu. C’est ce que j’ai fait en Côte d’Ivoire », leur aurait conseillé celui qui avait pris les armes de dernière génération pour chasser Gbagbo.

En effet, Ouattara avait joué un rôle non moins important dans le statu quo actuel au Togo et dans le dévoiement de la feuille de route. « Il a milité contre l’opposition, affirme une source diplomatique. Et au sein de la CEDEAO, quand il parle, les autres l’écoutent. Ce qu’il a refusé chez lui en Côte d’Ivoire, il nous l’impose au Togo ».

En outre, le fait que l’opposition ait refusé que ses 8 membres désignés, après moult tractations, prêtent serment pour siéger à la CENI, a été considéré par les chefs d’Etat comme une défiance à leur endroit. « On nous l’a reproché à Accra lors du dernier voyage en décembre. C’est comme si tous sont mécontents de l’opposition. A preuve, par rapport à la demande de report des élections, Akufo-Addo n’a rien dit après nous avoir écoutés », indique l’un de ceux qui y étaient.

L’idée de sécurité vendue par le pouvoir avait également marché. En montant une pile de dossiers avec les images des deux militaires tués à Sokodé à la « manière des djihadistes » et les copies des transactions bancaires de certaines ONG supposées proches du PNP, le régime cinquantenaire avait réussi à emballer beaucoup de chefs d’Etat hantés par les affres du terrorisme. « Ils ont cru à ça. Ils étaient choqués. Le pouvoir a même utilisé des images des réunions hebdomadaires où on voit des femmes à part et la non organisation des manifestations de l’opposition les vendredis pour discréditer le PNP, et par ricochet la C14 », avance un diplomate africain. Qu’a fait alors la Coalition de son côté pour changer la donne ? Qu’a fait le PNP lui-même pour apporter des preuves contraires ?

Dans le même temps, Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition en son temps, est présenté dans les milieux de la CEDEAO comme une alternative non crédible, « un éternel contestataire ». « Mais nous, nous n’avons rien fait, regrette un opposant. Nous avons été inefficaces sur le plan de la diplomatie. Nous sommes injustement accusés, traités de djihadistes, de radicaux mais nous n’avons rien fait pour amener les gens à changer d’opinion sur nous. Nous avons laissé les mensonges prospérer. Aujourd’hui, le seul fait d’avoir le peuple derrière soi, ne suffit plus. Il faut avoir des relations à mettre à contribution ».

La tenue des élections législatives du 20 décembre 2018 en dépit des incantations sur leur blocage puis sur leur annulation et le satisfécit de la CEDEAO au 54ème sommet tenu le 22 décembre 2018 à Abuja ont sonné le glas de cette opposition qui n’avait pas retenu les leçons du scénario catastrophique d’octobre 2002 qui avait permis plus tard à feu Eyadema de faire sauter le verrou de la limitation du mandat présidentiel.

Et aujourd’hui l’impasse … mais

« La Conférence regrette fortement la décision prise par la Coalition des quatorze partis politiques de l’opposition (C14) de ne pas participer aux élections législatives malgré les efforts considérables déployés par les Facilitateurs pour favoriser des élections inclusives avec une participation équitable de tous les acteurs à la Commission nationale électorale indépendante (CENI) … La Conférence réaffirme son attachement au respect de l’ordre constitutionnel et au renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit au Togo et dans la sous-région, conformément aux valeurs et aux normes prévues par les instruments de la CEDEAO, notamment le Protocole additionnel relatif à la démocratie et à la bonne gouvernance », avait indiqué le communiqué du 22 décembre 2018. Le Togo étant désormais un pays normal, selon les « arnaqueurs » de la CEDEAO, l’opposition togolaise n’avait qu’à rentrer dans les rangs. Et au lieu de profiter de cette bérézina pour se remettre en cause et réorienter la lutte, la C14, rongée par des querelles internes et des soupçons de corruption, s’est dépiécée. Chacun est retourné dans sa chapelle avec ses militants qui pour dézinguer les autres, qui pour ébaucher les meilleurs corrompus, qui pour couvrir de lauriers les meilleurs combattants avec leurs envolées lyriques, qui pour applaudir quand les militants du PNP sont zigouillés par la soldatesque…

C’est donc dans ce climat de division, de haine et de récrimination qu’une partie de l’opposition est allée à l’élection des conseillers municipaux organisée par UNIR et pour UNIR. S’étant fragilisée et discréditée sur le plan national et international, elle n’a pu amener le pouvoir à faire améliorer le cadre électoral. Résultante, elle n’a pu rien faire devant les fraudes massives et s’est fait laminer par le parti cinquantenaire et ses satellites. La plupart des localités qui votaient l’opposition, sont tombées dans le giron présidentiel. Même les villes réprimées où le PNP a le vent en poupe, ont, au nom des rancœurs, préféré leurs « zigouilleurs » à leurs amis de l’opposition.

Du 30 juin à ce jour, rien n’a changé sur le plan politique au Togo. La CENI d’UNIR est bien en place, la Cour constitutionnelle d’UNIR dont la recomposition est demandée par la CEDEAO, reste imperturbable, l’état de siège des villes de Sokodé et Bafilo se poursuit, l’opposition et la société civile ne sont pas autorisées à mener des activités dans la ville de Kara, les exactions sur les populations civiles sur la base d’une hypothétique « insurrection militaire » battent leur plein, le pouvoir est toujours autiste aux nombreuses revendications de l’opposition, la CEDEAO et le représentant du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest sont habituellement silencieux, la révision des listes électorales aussi bien à Lomé qu’à l’extérieur laisse à désirer. Bref, le scrutin présidentiel de 2020 sera organisé dans les mêmes conditions que l’élection des conseillers municipaux. Ce qui n’augure rien de bon pour l’opposition partagée entre participationnistes en rangs dispersés quitte à être ensemble après le premier tour (ANC, CAR, ADDI, PSR), participationnistes avec un candidat unique qui ne doit être membre d’aucun parti politique (C14 qui regroupe finalement la CDPA, l’UDS-Togo, les FDR, les Démocrates et les DSA) et non participationnistes qui se cramponnent à la révolution populaire (PNP). Sans oublier le candidat de la diaspora et les « amuseurs publics » des « boîtes de jour » religieuses qui écument la République.

Par ailleurs, les partisans de l’opposition sont fatigués des élections organisées et volées par les mêmes personnes. Beaucoup n’y croient plus. Déjà, il y avait eu un fort taux d’abstention lors des législatives de 2013. Tout comme à l’élection présidentielle de 2015 où plus d’un million de Togolais n’avaient pas souhaité voter. Et vu le contexte actuel, la situation sera pire en 2020.

De fait, l’opposition toutes tendances confondues a l’obligation de changer son fusil d’épaule. Il est encore temps que les différents courants aplanissent leurs divergences pour arriver à une solution unique et réaliste autour de laquelle l’opposition va réunir les Togolais qui sont lassés d’être la risée de leurs frères de la région ouest-africaine. Tikpi Atchadam doit aller au-delà de ses discours sur les réseaux sociaux et engager des discussions concrètes avec ses pairs surtout avec Jean-Pierre Fabre qui doit aussi faire preuve d’ouverture. Sinon ce n’est pas sage de faire les mêmes choses tout le temps pour les mêmes résultats …

Géraud A.

Source : Liberté

 

 

Togo, 19 août 2017 et présidentielle de 2020 : De l’espoir à l’impasse. Ce que doit faire l’opposition togolaise pour subsister

Révélations sur le décès des 3 étudiants Togolais au Maroc : Ventres et têtes ouverts, sexes portés disparus sur les corps...
Liberté Togo
Carte : Historia can mapa

Qu’est-il arrivé aux étudiants togolais décédés il y a quelques semaines au Maroc? La question est suscitée par une sortie de la Synergie des étudiants et élèves du Togo (SEET). L’association a apporté des éclaircissements sur te drame qui e frappé les familles de Noumouley Tchompion Yao Mawoussi, Adouley Kossi Amegno, Afotogbe Kokouvi Rodrigue.

La raison de cette sortie est que le gouvernement peine jusqu’à ce jour à situer l’opinion sur les vraies circonstances qui ont conduit à la mort des étudiants. Selon la SEET, les parents des étudiants décédés ont été plusieurs fois convoqués à la Gendarmerie et y ont subi des intimidations « afin qu’ils ne disent pas ce qui a été observé sur les corps de leurs enfants ». « Sur les corps, les parents ont remarqué que les ventres et les têtes ainsi que les oreilles ont été fendus et cousus, le sexe est porté disparu sur tous les corps », révèle la SEET.

Kodjo Bossiadé, maire de la commune de Wawa 2, aurait promis aux parents de l’étudiant Noumouley, quelques jours avant le décès de leur fils, qu’il ordonnera qu’on le déporte. La raison de cette menace, selon la SEET, est que le maire n’aurait pas encore reçu le terrain qu’il a exigé avant d’aider l’enfant pour obtenir la bourse.

Pour la SEET, le ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur, Robert Dussey doit situer l’opinion sur les vraies circonstances du décès des étudiants, les plaies observées sur les corps ainsi que les sexes qui ont disparu et remettre les résultats de l’autopsie aux parents.

Outre les révélations sur les décès des étudiants, la SEET interpelle les autorités universitaires et gouvernementales sur les conditions d’études, notamment les allocations et bourses et la présence des milices, « Par la présente conférence de presse, la SEET réaffirme que pour que l’année académique 2019-2020 soit sereine, les présidents des Universités publiques doivent dissoudre les milices qu’ils ont installées, respecter les clauses du système LMD, le respect de la liberté d’expression et d’association », avertit-elle, et d’ajouter : « Le ministre de l’Enseignement Supérieur, pour sa part, doit faire augmenter les aides des étudiants, sortir les allocations et bourses qu’il bloque dangereusement, car l’éclatement du magma souterrain est à l’horizon ».

Enfin, la SEET assure les familles victimes de son soutien sans faille malgré les menaces et intimidations auxquelles elles font face.

G.A.

Source : Liberté No.3057 Du Vendredi 29 Novembre 2019

 

 

Révélations sur le décès des 3 étudiants Togolais au Maroc : Ventres et têtes ouverts, sexes portés disparus sur les corps...

Togo, Loi imminente sur la déclaration des biens : L’application et de bonne foi, le vrai défi !
Liberté Togo
loi sur la declaration de bien au Togo
Caricature : Donisen Donald / Liberté

Enfin la déclaration des biens au Togo ? C’est à cela que l’on tend manifestement, à en croire le compte rendu du conseil des ministres de mercredi. Il a été adopté à cette fin un projet de loi devant être introduit à l’Assemblée nationale et voté. Mais le plus grand défi reste l’application de ladite loi, et la déclaration de bonne foi des biens. Et ce n’est pas garanti, avec des gouvernants adeptes de l’obscurantisme et ayant bâti leurs fortunes sur les détournements de deniers publics et autres crimes économiques.

Vers le vote d’une loi portant déclaration des biens

La question a été au menu du conseil des ministres du mercredi 27 novembre qui a adopté quatre (4) projets de loi, trois (3) projets de décret, écouté deux (2) communications et abordé des divers. C’est le contenu du premier projet de loi fixant « les conditions de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents publics ».

« L’adoption de ce projet de loi organique fixant les conditions de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents publics renforce les diverses mesures législatives et réglementaires déjà prises dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la corruption ainsi que de la promotion de la bonne gouvernance. On peut ainsi noter notamment la mise en place de plusieurs corps de contrôle, l’adoption du code des marchés publics ou encore du code d’éthique et de déontologie en matière de marchés publics et délégations de services. Il s’inscrit donc dans le cadre des efforts de l’Etat tendant à promouvoir la transparence dans l’exercice des fonctions publiques, à garantir l’intégrité et la probité des serviteurs de l’Etat et prévenir l’enrichissement illicite », rapporte le conseil des ministres.

« Le Togo a ratifié le Protocole de la CEDEAO du 21 décembre 2001 et de la Convention de l’Union africaine du 11 juillet 2003 sur la prévention et la lutte contre la corruption. Il devient nécessaire d’élargir la liste des personnes assujetties à l’obligation de déclaration des biens et avoirs pour prendre en compte tous les agents professionnellement exposés aux risques de corruption et d’infractions assimilées. La loi constitutionnelle n° 2019-003 du 15 mai 2019 portant modification de la Constitution du 14 octobre 1992 a prévu, non seulement de fixer, par une loi organique, les modalités de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités et des hauts fonctionnaires, mais aussi de généraliser la mesure et d’harmoniser la procédure. C’est l’objet du projet de loi organique qui fixe les conditions de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents publics », lit-on par ailleurs dans le compte rendu.

L’adoption de ce projet de loi est une suite de l’annonce faite par Faure Gnassingbé au sujet de la déclaration des biens et la lutte contre la corruption, dans son discours du 27 avril dernier sur l’état de la Nation. « Le gouvernement est déterminé à poursuivre l’amélioration de la gouvernance, notamment en mettant, dans les mois qui viennent, un accent particulier sur la lutte contre la corruption. Un projet de loi organique sera soumis à l’Assemblée nationale pour déterminer les conditions de mise en œuvre de la déclaration des biens et avoirs prévue par la constitution », avait-il déclaré.

Le défi de l’application et de bonne foi

Ouf, devrait-on crier devant ce projet de loi adopté par le conseil des ministres. L’initiative mériterait peut-être une belle fête et les « gouvernailleurs » congratulés pour avoir osé franchir le pas. Le chemin pour y parvenir a été très long, semé d’embuches. Le pouvoir a fait de la résistance, beaucoup de résistance face à cette problématique de la déclaration des biens qui, pourtant, faut-il le rappeler, est une prescription de la Constitution togolaise en son article 145 qui stipule : « Le Président de la République, le Premier Ministre, les membres du gouvernement, le Président et les membres du bureau de l’Assemblée nationale et du Sénat et les directeurs des administrations centrales et des entreprises publiques doivent faire devant la Cour Suprême une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leur fonction. Une loi détermine les conditions de mise en œuvre de la présente disposition ». Mais depuis trois décennies, le pouvoir RPT/UNIR n’a rien fait pour rendre effective cette disposition pourtant nécessaire à la lutte contre la corruption et à la bonne gouvernance chantée par les gouvernants, particulièrement Faure Gnassingbé qui avait promis une gestion bien meilleure à celle de son feu père et ne cesse de chanter ce combat dans ses discours pour séduire les partenaires en développement. L’opposition et la société civile engagées ont beau rappeler cette obligation, leurs cris sont toujours tombés dans des oreilles de sourd.

Mieux vaut tard que jamais, dira-t-on. On doit se réjouir que le pouvoir ait, enfin, adopté ce projet de loi pour formaliser cette prescription de la Constitution. Mais avec les gouvernants en place, une chose est de voter un texte, une autre est de l’appliquer. C’est une lapalissade que le Togo dispose des meilleurs textes au monde, mais c’est leur application qui a toujours posé problème. Il faut donc déjà souhaiter que le projet de loi soit rapidement introduit à l’Assemblée de godillots et voté le plus tôt possible. Parce que le rythme à imprimer aux processus de vote est exclusivement l’apanage du pouvoir qui sait faire preuve de célérité sur les initiatives qui l’arrangent, mais traine les pas devant celles qui ne font pas ses affaires. L’application, et de bonne foi de cette déclaration des biens, sera le vrai défi. Le commun des Togolais sera curieux de savoir que ces membres de la minorité pilleuse, devenus milliardaires en un rien de temps, qui ont bâti toutes leurs fortunes sur les détournements des deniers publics et autres ressources nationales, disposent des villas un peu partout sur le territoire national, s’offrent des suites et autres palaces dans les capitales occidentales, ont des comptes bancaires un peu partout, même dans des paradis fiscaux pour brouiller les pistes, vont accepter faire de bonne foi des déclarations de leurs biens et avoirs mal acquis…

Connaissant les relations de fidélité des « gouvernailleurs » togolais avec les détournements des deniers publics, la corruption, les malversations et autres crimes économiques, il faut être naïf pour croire à une application de bonne foi de cette loi qui viendrait à être votée. On peut légitimement en douter quand on considère toute la résistance dont le régime a toujours fait montre devant cette problématique de la déclaration des biens. On se rappelle que pour aider le pouvoir en place, l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI) avait introduit en novembre 2016 à l’Assemblée nationale, une proposition de loi dans ce sens. Mais elle n’avait pas prospéré. Autre paramètre, l’impunité traditionnelle garantie aux auteurs des détournements et autres crimes économiques. Même éclaboussés par des scandales, ces ministres, directeurs de sociétés d’Etat et autres cadres de l’administration, ont toujours bénéficié de la protection du sommet. Non seulement ils ne sont pas démis de leurs fonctions, mais en plus ils sont promus à des postes plus juteux. Illustration avec les ministres impliqués dans l’affaire du marché de la route Lomé-Vogan-Anfoin ; ils n’ont jamais été inquiétés et ne le seront peut-être jamais. Idem ces autres personnalités impliquées dans le scandale des fonds de la CAN 2017. Après la récente sortie de la HAPLUCIA annonçant avoir introduit ces dossiers à la justice, c’est le silence plat depuis plusieurs semaines et mois. Et on peut aisément comprendre. Ce sont des produits du pouvoir…

Tino Kossi

Source : Liberté

 

 

Togo, Loi imminente sur la déclaration des biens : L’application et de bonne foi, le vrai défi !

Togo : Et si le CAR, l'ANC et le reste de la C14 oubliaient les élections pour reprendre la lutte avec toute l'opposition?
Samari Tchadjobo
Quelques « opposants » politiques togolais. De gauche à droite: Jean Kissi (CAR), Brigitte Adjamagbo-Johnson (CDPA) et Jean-Pierre Fabre (ANC) | Photo : DR
Quelques « opposants » politiques togolais. De gauche à droite: Jean Kissi (CAR), Brigitte Adjamagbo-Johnson (CDPA) et Jean-Pierre Fabre (ANC) | Photo : DR

« Il n’y a pas de démarche plus stérile que celle qui consiste pour un opprimé à en appeler au coeur de ses oppresseurs…» – Frantz Fanon

C´est devenu une banalité au Togo que la mauvaise foi, la duplicité et le jusqu´au-boutisme dans le mal constituent la deuxième nature du régime Gnassingbé de père en fils. C´est pourquoi beaucoup s´étonnent qu´une frange de notre opposition, malgré les malheureux précédents de 2005, 2010 et surtout 2015 en termes de mascarades électorales, accompagnées de massives violations des droits de l´homme, n´ait pas suffisamment appris la leçon et se prépare à aller à des élections présidentielles avec un régime qui ne joue jamais franc jeu.

Le 19 novembre dernier des délégations de l´ANC, du CAR et de ce qui reste de la C14 étaient invitées par le Ministre de l´Administration Territoriale et des Collectivités Locales, M. Payadowa Boukpessi pour des causeries sur le scrutin présidentiel. Alors que les délégations de l´opposition demandaient l´inscription à l´ordre du jour de la question sur l´amélioration du cadre électoral, Payadowa Boukpessi, comme à son habitude fit la sourde oreille; car pour lui il s´agissait d´informer les acteurs politiques sur l´état d´avancement des préparatifs des élections, pas autre chose. Ce qui obligea Messieurs Jean-Pierre Fabre, Yaovi Agboyibo, Madame Brigitte Adjamago et leurs accompagnateurs à quitter la salle.

Eu égard au comportement antidémocratique de ce régime depuis des décennies, surtout en période électorale, beaucoup d´observateurs de la vie politique togolaise s´étonnent qu´il y ait encore des opposants qui se bousculent au portillon pour participer à un scrutin dont les conditions d´organisation sont très loin d´être consensuelles et transparentes. Surtout que toutes les violations des droits de l´homme, faites de tueries, de disparitions, de départs massifs en exil, les quinze dernières années au moins, lors d´élections présidentielles, sont là pour nous rappeler le jusqu´au-boutisme du régime Gnassingbé dans sa résistance contre l´alternance au sommet de l´État.

«…Il est de notoriété publique que les élections qui se déroulent au Togo depuis la réinstauration du multipartisme en 1990, se caractérisent toutes, par des fraudes massives qui manifestent la volonté du régime en place d´empêcher, par tous les moyens, l´alternance au pouvoir. L´opposition se retrouve cantonnée dans un rôle d´accompagnateur…»

Un constat pertinent de l´Alliance Nationale pour le Changement (ANC) qu´on peut lire dans la déclaration liminaire du Parti orange écrite après l´échec des pourparlers avec le Ministre de l´Administration Territoriale. Il est d´autant plus surprenant que l´ANC et les autres partis restent dans la logique électoraliste, bien que tous ces tristes précédents soient connus de tous. Messieurs Fabre, Agboyibo et Madame Adjamago seraient toujours prêts, selon leurs déclarations, à discuter avec le pouvoir sur l´amélioration du cadre électoral. Et rien n´est sûr que le régime RPT/UNIR reviendra à de meilleurs sentiments pour livrer le matériel qui permettra de scier la branche sur laquelle il est assis sans y être contraint d´une façon ou d´une autre.
S´il y a une formation politique qui est restée constante sur toute la ligne quant à sa position depuis le 19 août 2017, c´est bien le Parti National Panafricain de Salifou Tikpi Atchadam; pour le PNP, Faure Gnassingbé devrait officiellement renoncer à sa candidature en 2020 pour qu´une transition soit mise sur pied. Le parti à l´emblème du cheval a même publié et envoyé un mémorandum à cet effet aux représentations diplomatiques en poste à Lomé le 19 novembre dernier. Du côté du Mouvement En Aucun Cas c´est le même son de cloche. Cette association de la société civile n´a pas passé par quatre chemins pour marteler la position qui est la sienne quant à 2020: «…pour le Mouvement En Aucun Cas aucune élection ne résoudra le problème togolais. Elle ne fera qu´aggraver la situation et exacerber les tensions….La seule issue; pour nous; aujourd´hui c´est de continuer à nous battre pour le départ de Faure Gnassingbé à la fin de son mandat et la mise sur pied d´une transition.» Pour le moment la classe politique du côté de l´opposition est divisée entre deux positions: il y a d´un côté les partisans d´une hypothétique amélioration du cadre électoral par un régime qui traîne les pas, donc des partis prêts à aller aux élections avec Faure Gnassingbé en 2020. De l´autre côté on trouve la mouvance conduite par le PNP, hostile à une quatrième candidature de l´actuel Chef de l´État qui est à son troisième mandat.

Dans la situation actuelle de notre pays est -ce qu´un parti politique a le droit de faire ce qu´il veut d´après l´argument selon lequel un parti est créé pour aller aux élections? Ce raisonnement aurait son sens dans une démocratie, alors qu´au Togo nous sommes très loin d´une démocratie; nous avons à faire à une dictature impitoyable qui nécessite l´union de tous pour parler d´une voix et mener le combat qui ferait plier le régime têtu des Gnassingbé.

Entre ceux qui cherchent à discuter avec le pouvoir pour aller à des élections perdues d´avance, et ceux qui appellent à une résistance pour le départ de Faure Gnassingbé après son troisième mandat, et l´instauration d´une transition, quelle est la position qui arrange les populations togolaises? Le premier groupe devrait comprendre que ce ne sont pas des reformettes qui nous feront avoir l’alternance, il faut des réformes en profondeur; donc pendant une transition.
Samari Tchadjobo

Les réformes à faire ne seront pas à l’avantage de tel ou tel, mais dans l’intérêt d’un Togo démocratique comme dans les autres pays de la sous région. Et il est important que les uns et les aures adoptent dès lors une position claire qui évite de semer la confusion dans les esprits. Nous croyons à cet effet qu´une passerelle est toujours possible entre les deux camps de l´opposition pour parler d´une voix et reprendre la lutte là où elle s´est arrêtée avant que la C14 ne vole en éclats.

Samari Tchadjobo
Allemagne

 

 

Togo : Et si le CAR, l'ANC et le reste de la C14 oubliaient les élections pour reprendre la lutte avec toute l'opposition?

La Start-up togolaise DASHMAKE nominée finaliste du MED’INNOVANT AFRICA 2019,
La Start-up togolaise DASHMAKE nominée finaliste du MED’INNOVANT AFRICA 2019, le concours de solutions innovantes pour la ville durable méditerranéenne et africaine.
Les 5 et 6 décembre prochains, l’Etablissement Public d’Aménagement Euroméditérranée récompensera deux startups africaines parmi les cinq lauréats de la première édition du concours MED’INNOVANT AFRICA.

Ce challenge vise à détecter, promouvoir et accélérer les porteurs de projet africains, qui proposent des initiatives innovantes en phase avec les enjeux de la ville durable méditerranéenne et africaine.

La première édition du concours MED’INNOVANT AFRICA 2019 a attiré 129 projets de 22 pays d’Afrique, dont 3 au Togo. Et c’est donc la start-up DASHMAKE qui a su se démarquer, avec SOS System, un système informatique intelligent qui propose la gestion des informations de santé et qui assure la prédiction, la prévision, la prévention, la gestion, et la géolocalisation des sinistres/infractions; offrant u

n service d’assistance en temps réel et de proposition de services d’assurances et de micro-assurances.


Un concours d’innovation unique

La start-up DASHMAKE tentera à présent de gagner l’un des deux prix mis en jeu, à savoir le Prix du Jury et le Prix Coup de Cœur; aux côtés des start-up ECOVON (Ghana), PROMAGRIC (Cameroun), SEN or’dur (Sénégal) et CITY LOCKER (Algérie).

Les 5 startups sélectionnées seront conviées du 30 novembre au 5 décembre 2019 dans le sud de la France, à Marseille, afin de suivre boot camp coordonné par l’agence française de développement. Il s’agira d’un programme de coaching et de renfoncement des compétences dispensé par des experts du mentoring de startup et des investisseurs.

Prix du Jury : qui permettra au grand gagnant l’accès à de nombreux privilèges dont une dotation financière de 5.000 €, la mise à disposition d’un territoire d’expérimentation permettant de tester et démontrer la solution innovante : l’EcoCité Euroméditerranée (480 hectares localisés sur les 1er, 2ème, 3ème, 14ème et 15ème arrondissements de Marseille); une session de travail de deux heures avec le CEO d’Euroméditerranée pour définir les modalités d’implémentation de la solution primée sur le territoire d’intervention de l’EcoCité Euroméditerranée; 3 semaines de soft landing au sein de l’accélérateur.M situé au cœur de la Cité de l’innovation et des savoirs Aix-Marseille. Le lauréat bénéficiera aussi d’un accompagnement juridique dispensé par le cabinet d’avocats FIDAL.

Prix Coup de Coeur : le lauréat aura l’occasion de faire un pitch de 5 minutes lors de la remise du MED’INNOVANT AFRICA Award dans le cadre de la 3ème édition du sommet EMERGING VALLEY; 1 entretien d’une heure avec le CEO d’Euroméditerranée pour voir comment optimiser l’adaptation de la solution primée sur le territoire d’intervention de l’EcoCité Euroméditerranée ; 3 semaines de soft landing au sein de l’accélérateur.M situé au cœur de la Cité de l’innovation et des savoirs Aix-Marseille ; un accompagnement juridique par le cabinet d’avocats FIDAL d’une durée totale de 2 heures utilisables sur une période de 6 mois à compter de la cérémonie de remise des prix.

Les deux lauréats du challenge MED’INNOVANT AFRICA seront également pendant 1 an sous les feux des projecteurs. Grace à Euroméditerranée, ils bénéficieront d’une importante visibilité en Europe notamment en termes de communication pour commercialiser leurs produits, trouver des investisseurs et des partenaires industriels.

Marseille, une plateforme stratégique entre l’Afrique et l’Europe.

Depuis plus de vingt ans, l'Etablissement Public d'Aménagement (EPA) Euroméditerranée conçoit, développe et construit la ville méditerranéenne durable de demain, au cœur de la métropole Aix-Marseille-Provence. L’opération d’aménagement imbrique des équipements publics, des commerces, du logement, des infrastructures de transports et de stationnements, des parcs urbains, ... afin de favoriser le vivre-ensemble.

Avec plus de 5 300 entreprises implantées et 45 000 emplois présents, Euroméditerranée est aujourd’hui le 3ème quartier d’affaires en France.

Labellisé EcoCité et accompagné par le Programme Investissements d’Avenir, ce nouveau périmètre a également pour vocation d’être un territoire d’expérimentation de l’aménagement urbain pour tester, déployer et valoriser les services et technologies innovantes. L’ambition est de créer la ville méditerranéenne et littorale de demain, durable et innovante offrant une dimension internationale à Marseille avec 30 000 habitants supplémentaires et 20 000 nouveaux emplois.

C’est dans cette logique que l'Organisation a créé, cette année, le concours MED’INNOVANT AFRICA, ouvert à tous les porteurs de projets africains (start-up, petites et moyennes entreprises) apportant justement des solutions innovantes à des problématiques dans le domaine de la Smartcity. L’Afrique étant aujourd’hui un marché émergent majeur, l’innovation technologique s’y développe de façon exponentielle, stimulant le déploiement de nouveaux usages et la création de start-ups : « Au même titre que Miami se positionne comme la porte d’entrée de l’Amérique Latine, qu’Hong Kong et Singapour donnent un accès privilégié à l’Asie, Marseille a toutes les cartes en main pour offrir aux entreprises internationales une base idéale pour atteindre les marchés africains avec un objectif à moyen et long terme : faire de la métropole Aix-Marseille Provence le hub de l’innovation et du digital entre l’Europe et l’Afrique », Hugues PARANT, Président Directeur Général d’Euroméditerranée.

L'Établissement peut compter sur des partenaires engagés comme EMERGING VALLEY, L’AFD (Agence Française de Développement); ACCELERATEUR.M, le cabinet d’avocats FIDAL, la communauté d’entrepreneurs euro-africains AFRICA LINK, ainsi que la CCI MARSEILLE PROVENCE afin d’accompagner au mieux les lauréats de MED’INNOVANT AFRICA.

A propos d’Euroméditérranée : Depuis plus de vingt ans, l'Établissement Public d'Aménagement (EPA) Euroméditerranée conçoit, développe et construit la ville méditerranéenne durable au cœur de la Métropole Aix-Marseille Provence. Labélisé « ÉcoCité » depuis 2009, le territoire d’intervention d’Euroméditerranée de 480 hectares est un véritable laboratoire d’expérimentation pour tester des solutions, services et dispositifs innovants qui seront, demain, partie intégrante de la ville durable méditerranéenne.

Distribué par compagniegenerale.fr

 

 

La Start-up togolaise DASHMAKE nominée finaliste du MED’INNOVANT AFRICA 2019,

Aide au développement : Découvrez le pactole de l’UE en faveur du Togo sur la période 2014-2020
Plus de 270 millions d’euros. C’est la somme globale déboursée ou en cours de décaissement par l’Union européenne (UE), faisant d'elle le premier bailleur de fonds du Togo sur ces sept (7) dernières années.
D’après le document précité, cette somme a servi dans la réalisation des programmes et projets de développement.

L’Union européenne, renseigne maroc-diplamatique.net, citant un document de l’institution, apporte son appui financier au Togo « dans des programmes d’adduction d’eau au profit des communautés peu ou pas desservies en eau potable, dans l’appui à la gestion environnementale décentralisée (PAGED), la construction d’infrastructures scolaires et des infrastructures sociocommunautaires ».

Elle intervient également dans « des projets d’appui à l’équité genre et à l’autonomisation des femmes, l’hygiène et l’assainissement publics, notamment à travers le Projet d’Aménagement Urbain du Togo (PAUT) et la gestion des eaux usées », précise la même source.

Ce mardi, rappelons-le, l’UE et le Togo ont

encore signé une convention de financement de plus de 21 milliards FCFA sur une période de deux (2) ans, 2019-2022. Les fonds doivent servir à la mise en œuvre du PND.

 

 

Aide au développement : Découvrez le pactole de l’UE en faveur du Togo sur la période 2014-2020

21,6 milliards FCFA de l’UE en faveur du PND
Le Togo bénéficie d’un financement de 21, 6 milliards FCFA de l’Union européenne (UE) pour la mise en œuvre du Plan national de développement (PND) 2018-2022.
S’inscrivant dans la droite ligne du Contrat de Consolidation de l’Etat du Togo (Phase 3), cet accord va s’étendre sur une période de deux (2) ans.

Ayawovi Tignokpa, ministre de la Planification du développement et de la Coopération et Bruce Hanse, Chargé d’Affaires de la Délégation de l’Union européenne au Togo, ont paraphé mardi à Lomé les documents de cette convention de financement.

Appui budgétaire général, selon le chargé d’Affaires de la Délégation de l’UE au Togo, cette convention va permettre au pays d’améliorer sa gestion des finances publiques, le climat des affaires, le système statistique national et sa politique de décentralisation.

Edem A.

 

 

21,6 milliards FCFA de l’UE en faveur du PND

SOS : Atchou Atcha porté disparu
Depuis lundi, les familles et proches collaborateurs de Atsou Atcha, Porte-parole de la Coordination des syndicats de l'éducation au Togo (CSET), n’ont pas de nouvelles de ce dernier.
Selon les informations, Atchou Atcha a quitté son domicile ce lundi 02 décembre 2019 aux environs de 4 heures du matin après un coup de fil. Et depuis, plus de ses nouvelles, et toutes tentatives de joindre ce dernier sont vaines.

Les familles et proches collaborateurs s’inquiètent et lance une alerte à toute la population pour une mobilisation pouvant les aider à recueillir toutes sortes d’information qui puisse permettre de le retrouver.

Notons qu’Atsou Atcha est le Coordinateur général de la CSET (Coordination des syndicats de l’éducation au Togo). Il a été également porté à la tête du Syndicat national des professeurs de l’enseignement technique du Togo (SYNPETT) depuis janvier 2019 où il a promis peser dans la balance.

Il a promis faire rayonner ce syndicat sur le plan national et internationa

l en collaborant avec des organisations syndicales plus grandes, œuvrer au côté des syndicats frères de l’éducation pour la poursuite de la mise en application du protocole d’accord signé entre les syndicats, le gouvernement et les autres partenaires.


Nicolas K

 

 

SOS : Atchou Atcha porté disparu

L’Union européenne fait dons de matériels roulant à la Justice
La remise officielle s’est déroulée ce mardi 03 décembre 2019 à Lomé.
Il s’agit de huit (8) voitures dont 7 Pick up 4 x 4 double cabine climatisé d’origine et un SUV 4 x 2.

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, chargée des Rlations avec les Institutions de la République, Kokouvi Pius Agbetomey, a réceptionné ce mardi les matériels roulants.

Les véhicules ont été remis par le chargé d’Affaires de la Délégation de l’Union européenne au Togo, Mr Bruno Hanse.

Depuis quelques années, l'Union européenne appuie le Togo dans son programme de modernisation de la Justice.

 

 

L’Union européenne fait dons de matériels roulant à la Justice

 

55è session du CIBT : Les travaux ouverts à Lomé
Venus des 5 continents, les membres du Conseil International des Bois Tropicaux (CIBT), l’organe suprême de l'Organisation Internationale pour les bois tropicaux (OIBT), se réunissent du 02 au 07 décembre 2019 dans la capitale togolaise.
Pendant une semaine, il s’agit pour les 300 participants de discuter des sujets allant de la gestion durable des aires forestières protégées en Afrique à la conservation de la biodiversité.

La rencontre, ouverte par le Premier ministre Selom Kalassou, permettra également d’aborder les questions de financements des activités de l’organisation, ainsi que des questions relatives aux différents projets soumis par les nations.

Organisation intergouvernementale basée à Yokohama (Japon), l'Organisation Internationale pour les bois tropicaux (OIBT) a comme objectif la conservation et la valorisation des forêts tropicales dans une optique de gestion durable.

 

 

55è session du CIBT : Les travaux ouverts à Lomé

 

Les femmes UNIR évoquent la candidature de Faure Gnassingbé
Les militantes de l’Union pour la République (UNIR), étaient en conclave ce 30 novembre à Agoè Cacaveli. Elles ont parlé de deux sujets essentiels : la candidature de Faure Gnassingbé et la paix.
Les femmes UNIR ont profité une nouvelle fois de leurs retrouvailles pour dire tout le bien qu’elles pensent du chef de l’Etat et préciser que dans le contexte actuel, il est le seul à même de les représenter lors de la prochaine élection présidentielle.

Ibrahim Mémounatou, un des membres influents du Mouvement des Femmes Unir (MFU), structure organisatrice de cette rencontre, a rendu « hommage à Faure Gnassingbé qui a su instaurer la paix dans le pays ». Elle exhorte ses sœurs à « prier pour lui dans ses tâches » avant d’inviter celui qui est arrivé au pouvoir en 2005 à briguer un nouveau mandat, le quatrième, en début de l’année prochaine.

« En 2020, Faure Essozimna Gnassingbé est notre candidat naturel. Il est oint de Dieu. Il est le meilleur de tous. Restons mobilisés car en 2020, la victoire est nôtre », ajoute-t-elle.

De son côté, Raymonde Kayi Lawson de Souza, la déléguée nationale du MFU, a appelé ses camardes à œuvrer pour « préserver la paix pour que le chef de l’Etat puisse continuer sa politique de grands travaux », conformément au Plan national de développement (PND).

Et d’enchaîner : « Pour un développement du nord au sud, de l’est à l’ouest, la paix doit régner », en référence à la supposée tentative insurrectionnelle évoquée, il y a quelques jours en conférence de presse à Lomé, par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehame à travers un argumentaire trop simpliste.

Etait également présent à la mobilisation d’Agoè du samedi dernier, Atcholi Aklesso, le Secrétaire exécutif de l’UNIR et bien d’autres cadres du parti présidentiel.

Pour la présidentielle de 2020, 12 candidatures sont déjà annoncées. Faure Gnassingbé n’a pas encore annoncé la sienne. Il sera investi tout prochainement, assure son entourage. Dans les colonnes du magazine Jeune Afrique, il y a fait le bilan de sa politique des grands travaux ; lesquels, précise-t-il, a contribuer à baisser sensiblement le taux de chômage dans le pays. Une sortie médiatique diversement appréciée selon que l’on soit pro ou anti UNIR.

A.H.

 

 

Les femmes UNIR évoquent la candidature de Faure Gnassingbé

 

Présentielle 2020/Me Apévon : « Tous les jours, vous entendez une candidature, et cela amuse même la galerie »

Dans un peu plus de deux mois, les Togolais seront dans les urnes pour élire leur chef d’Etat. Malgré le nombre grandissant des prétendants à ce scrutin, la Coalition des 14 tient à son rêve de candidature unique de l’opposition.
Ce weekend à l’occasion de la célébration du troisième anniversaire de son parti, Me Dodji Apévon des Forces Démocratiques pour la République (FDR) est revenu sur la nécessité de l’unicité d’action de l’opposition en vue de la réalisation de l’alternance politique 2020.

Pour ce leader de la Coalition des 14, la démobilisation qu’on constate actuellement chez les Togolais s’explique par le simple fait que l’opposition reste divisée. Pour remobiliser les populations en ces périodes électorales, il préconise à ses pairs de parler d’une seule et unique voix, de se rassembler derrière une seule personne pour affronter dans les urnes le candidat du parti au pouvoir, le RPT/UNIR.

« Les Togolais sont démoralisés et fatigués. Nos querelles intestines les ont tellement échaudés qu’ils disent qu’il n’y a aucun intérêt à aller à des élections. Le seul électrochoc qui puisse mobiliser les Togolais, c’est comprendre finalement que l’opposition togolaise a décidé de faire le plus difficile en mettant quelqu’un devant. Cela les rassurerait et cela permettrait une mobilisation, une mise en commun de nos ressources pour aller à ce combat en tant que bloc en face de ces gens-là », a-t-il conseillé.

Selon le président des FDR, aller à la présidentielle avec des candidatures qui poussent comme des champignons, telles qu’on le voit aujourd’hui, n’avantagera personne, sauf le pouvoir. « Tous les jours, vous entendez une candidature, cela amuse même la galerie », a-t-il lâché.

Le responsable politique précise que la C14 ne choisira pas un candidat en son sein. « Mais si la procédure de candidature commune que nous avons enclenchée débouche sur le choix de quelqu’un, nous allons le soutenir », a-t-il conclu.

 

 

Présentielle 2020/Me Apévon : « Tous les jours, vous entendez une candidature, et cela amuse même la galerie »

Pour Bawara, les Evêques sont « une caisse de résonance » pour l’opposition
La dernière sortie de la Conférence des Evêques du Togo (CET) est mal perçue au Palais de la Marina. Dans une interview accordée à certains organes de la place, le porte-parole du pouvoir de Lomé, le ministre Gilbert Bawara accuse les Evêques du Togo de chercher insidieusement à répartir les blâmes tout en câlinant l’opposition aux dépens du régime RPT-UNIR.
« Accuser les uns d’être réfractaires à l’alternance et faire preuve de mansuétude à l’endroit de l’opposition gentiment taxée de manquer de vision, cela en dit long. Et on veut quand-même que ceux qui manquent de vision, qui n’ont ni idée, ni projet et ni programme pour le pays, incarnent l’alternance. C’est donner le sentiment que ce qui importe, c’est le départ de ceux qui sont aux affaires, peu importe les conséquences », a lâché, d’entrée de jeu, le ministre de la Fonction publique, de la Réforme administrative, du Travail et de la Protection sociale.

Même s’il ne conteste pas la mission pastorale et prophétique de l’Eglise dans la société, il estime que certaines prises de position des prélats sont « partisanes ». Ce qui donne à penser qu’ils sont une « caisse de résonnance des revendications d’un c

amp », celui de l’opposition bien attendu.

Le ministre Bawara dénonce également le fait que la Conférence des Evêques du Togo demande la suspension du processus électoral en cours pour la présidentielle de 2020. Pour lui, exiger la suspension ou l’arrêt du processus électoral actuel aurait pour effet d’ouvrir une période de doute et d’incertitude pour le pays avec toutes les conséquences dévastatrices et désastreuses sur le plan économique et social.

« Certaines prises de position des Évêques togolais sont perçues, à tort ou à raison, par nombre de nos concitoyens comme un parti pris et une caisse de résonance des revendications d’un camp. Certaines prises de position, à la veille des élections législatives de décembre 2018, ont donné le sentiment de conforter la C14 dans son intransigeance et son radicalisme avec les conséquences que nous savons.

Comme hier, les prises de position actuelles peuvent même avoir un effet démobilisateur. Il me parait excessif et pas raisonnable ni réaliste pour la Conférence épiscopale de demander la suspension ou l’arrêt du processus électoral pour enliser le pays dans des pourparlers interminables. Cela aurait pour effet d’ouvrir une période de doute et d’incertitude pour notre pays avec toutes les conséquences dévastatrices et désastreuses sur le plan économique et social », a-t-il souligné.

Pour finir, Gilbert Bawara trouve que les Evêques s’immiscent ou se prononcent trop souvent sur les questions d’ordre politique.

Godfrey Akpa

 

 

Pour Bawara, les Evêques sont « une caisse de résonance » pour l’opposition

 

La mouvance togolaise de la « Continuité » : Une opposition alimentaire trompe le Peuple togolais
Communiqué conjoint du 2 décembre 2019 adressé au peuple togolais

Réseau de la coordination de la diaspora togolaise indépendante (RCDTI) et Collectif pour la Vérité des Urnes – Togo – Diaspora (CVU-TOGO-DIASPORA)

Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra

Le Peuple togolais doit refuser d’être conduit à des élections de la contre-vérité des urnes comme des moutons. La raison est simple. A côté de Faure Gnassingbé qui endette le Togo, privatise sa dette sur le dos des populations togolaises, il existe une fausse opposition alimentaire qui trompe le Peuple togolais. Il importe donc de la dénoncer en expliquant comment les acteurs au pouvoir, acquis par la force et le sang organisent en amont, pendant et en aval la continuité du système RPT/UNIR.
1. FAURE GNASSINGBÉ ORGANISE LA « CONTINUITÉ » DU SYSTÈME RPT/UNIR
Les conditions et les modalités du renouvellement au pouvoir d’un système autocratique ésotérique-militaro-civil reposent sur sa capacité à sensibiliser en amont, souvent par l’achat des consciences, tout un processus d’organisation de la contrevérité des urnes. Cela ne peut se faire qu’avec un principe de socialisation et de convivialité avec une partie du peuple togolais, sans véritable conscientisation des conséquences de la gouvernance actuelle de Faure Gnassingbé sur les générations présentes et futures. Dans un pays où plus de 60 % de la population est pauvre et de nombreuses personnalités à la tête de structures sans budget, finissent par accepter l’impensable et la fatalité des inégalités causées par le système RPT/UNIR, il

y a lieu de dénoncer les formes perverses de « socialisation », de « convivialité », basées sur une servitude volontaire due à l’absence de perspective politique et d’opportunités de s’insérer dans la société togolaise de manière indépendante du système RPT/UNIR.

Il est question d’organiser la justification en amont de la falsification de la contre-vérité des urnes, par une technique d’intégration de la partie de la population qui se dit « apolitique, ou opportuniste, ou encore zélée », dès lors que ses besoins primordiaux sont satisfaits (argent, poste, honneur…). Sauf que la sommation obligatoire -officielle comme non officielle-, est d’accepter une servitude volontaire et de soumettre sa condition d’être humain libre à celui d’un être humain aligné sur le système RPT/UNIR, à condition que ce dernier « paye » le bon prix.

Faure Gnassingbé a besoin de faire croire à l’existence d’une démocratie qui fonctionne au Togo. Pour cela, il existe une vision minimaliste de la socialisation dans la mouvance de la « continuité ». Il s’agit d’un processus d’intégration du citoyen togolais au système RPT/UNIR par « inculturation ». Tout un ensemble de procédés légaux et illégaux sont mis en œuvre par le système au pouvoir – de manière visible comme invisible -, pour faire intérioriser par les membres et les sympathisants ainsi que les nouveaux arrivants, des modèles, des normes, des valeurs déviant de l’éthique et valorisant l’impunité et la haine de celle ou celui qui n’est pas membre du réseau au pouvoir.

On aboutit ainsi à une organisation institutionnalisée de l’assimilation des Togolaises et Togolais à une société togolaise transformée en une famille élargie du RPT/UNIR avec des groupes de zélés, de légitimateurs, de traitres à la cause du Peuple togolais. Le tout se fait avec en contrepartie de l’argent. Chacun doit alors se déterminer clairement pour intégrer « volontairement » ou par la force des choses (selon les compromissions et les corruptions passées) à une socialisation et une « convivialité » programmée autour d’une mouvance togolaise de la continuité du système RPT/UNIR. L’éthique, le bien, la justice, la vérité, la démocratie effective, étant graduellement devenus des priorités secondes, chacun se complaît à être « ensemble » au sein de cette mouvance du statu quo et de la continuité. Les interactions qui socialisent une large partie des citoyens togolais y compris dans la Diaspora finissent par faire d’eux des « moutons » qui acceptent le principe d’aller à des élections de la contrevérité des urnes lors de l’élection présidentielle de 2020. Dès lors que Faure Gnassingbé, accepte de payer le « juste prix » pour légitimer le système RPT/UNIR illégitime pour encore 5 ou 10 ans supplémentaires.

La socialisation des partis de la mouvance présidentielle avec les partis de l’opposition institutionnelle et des associations de la société civile, devenus de véritables légitimateurs du système de la fausse démocratie de la contrevérité des urnes, permet de faire perdurer un système d’intérêts communs bien compris. Sauf que ces intérêts se déclinent contre le Peuple togolais. La socialisation qui passe par l’adhésion collective à un processus électoral discriminant et fondé sur l’unilatéralisme des « suprémacistes du RPT/UNIR » devient paradoxalement un élément fédérateur et unificateur. En ce sens qu’il a permis de légitimer la contrevérité des urnes lors de toutes les élections passées au Togo, et s’apprête encore à le faire plus particulièrement lors de l’élection présidentielle qui s’annonce au premier trimestre de 2020. Le RPT/UNIR assisté d’un système militaire et ésotérique d’achat des consciences est en train d’hypnotiser les dirigeants togolais légitimateurs, en pratiquant la politique de l’achat de conscience, au prix fort parfois, pour satisfaire la volonté primordiale de certains responsables politiques et de la société civile d’être payés pour contrôler la « volonté du Peuple togolais ».

Togolaise, Togolais, Peuple togolais… Réveille-toi car tu ne pourras pas dire que tu n’auras pas été prévenu !!!

2. LA COALITION INFORMELLE DES LÉGITIMATEURS
Alors que faire face à la coalition informelle entre, d’une part le RPT/UNIR et, d’autre part, certains partis politiques, certains candidats sans parti, certaines organisations de la société civile togolaise, certains responsables religieux et certains membres de la Diaspora, tous légitimateurs ? S’organiser avec toutes les personnalités de bonne volonté qui conçoivent l’avenir du Togo sans le système de Faure Gnassingbé et ses légitimateurs.

Le système actuel du RPT/UNIR est organisé pour offrir une fausse image de la démocratie à la communauté internationale. Pour ce faire il faut absolument empêcher toutes formes de contestations de type insurrectionnel, mais accepter, voire susciter habilement, celles qui permettent de légitimer Faure Gnassingbé et son système. Ce système d’achat des consciences des dirigeants du RPT/UNIR comme ceux d’une opposition institutionnelle, a permis d’avoir déjà plus de 11 candidats déclarés pour l’élection présidentielle de 2020, fondée sur des réformes électorales effectuées de manière unilatérale sans concertation et donc sans consensus, donc non transparentes et opaques, imposées par le pouvoir. L’objectif affiché, avec l’appui des chancelleries légitimatrices – africaines comme occidentales -, est de présenter l’image de Faure Gnassingbé, comme celle d’un démocrate. En fait un « faux démocrate » car au service exclusif de la classe qui dirige et des multinationales qui ont des intérêts au Togo, au détriment de l’intérêt général du peuple togolais. Dès lors, les manifestations sont réprimées, empêchées ou réduites à ne plus avoir de capacité de nuisance politique pour le pouvoir. La démocratie dite « apaisée » du Togo trouve même des légitimateurs au sein des responsables religieux, qui vendent leur droit d’aller au paradis contre la paix des cimetières au Togo… Ceux qui ont choisi de jouer ce jeu sont non seulement des légitimateurs du statu quo du système mais des traitres envers le Peuple togolais. La vérité est que le Peuple togolais indépendant ainsi que sa Diaspora plurielle indépendante, n’ont jamais demandé d’aller à des élections de la contrevérité des urnes.

De ce fait, une fois que le prix fixé est acquis et que les modalités de versement se font dans les ténèbres et sous le couvert du financement des élections de la contrevérité des urnes, les légitimateurs togolais poursuivent la satisfaction de leurs intérêts personnels et n’ont pas d’objection pour s’aligner ou travailler avec Faure Gnassingbé, officiellement ou officieusement, avant ou après l’élection présidentielle de 2020. Ceci est d’autant plus facile pour ceux qui ont systématiquement travaillé avec le système de Faure Gnassingbé par le passé, mais aussi pour ceux qui par opportunisme se présentent sous les habits mal-taillés de l’opposition institutionnelle, de Centristes alignés sur le RPT/UNIR, ou encore de candidats dits « indépendants ». Il faut donc dénoncer cette hypocrisie nationale, à moins de chercher à rejoindre la liste de plus en plus longue des légitimateurs…

Le problème est que le Togo a des légitimateurs parmi les responsables des partis politiques, de la société civile et même parmi les candidats dits « autonomes ». Cette convergence sous forme de trahison du peuple togolais repose en fait sur l’émergence voilée d’une « mouvance togolaise de la « continuité ».

Cette convergence des responsables des partis politiques et d’associations vers la légitimation de Faure Gnassingbé et son système illégitime, doit être dénoncée et rejetée par la grande majorité du Peuple togolais, consciente des enjeux. Il s’agit en fait d’une arnaque électorale en préparation, que la CEDEAO a « magistralement préparée » en amont, lors de la contestation populaire massive née de l’insurrection du 19 août 2017, en instaurant un 28° faux dialogue 1 ayant comme support une vraie « fausse feuille de route » qui n’a jamais été respectée. Ne pas dire la vérité au Peuple togolais, c’est être complice de la contrevérité des urnes. Celles et ceux qui vont aller à ces élections falsifiées 2 en amont – tant au niveau de la préparation, de l’organisation, que de la partialité des institutions responsables du processus électoral -, devront tôt ou tard être considérés comme ayant choisi la trahison au profit de l’argent. La peur est malgré tout du côté du pouvoir, sinon ce pouvoir n’aurait pas fait quadriller de manière permanente, plusieurs villes du pays se trouvant aujourd’hui dans les faits en état de siège, par des éléments des forces militaires qui ne parlent pas souvent les langues vernaculaires du pays.

Par contre, ils savent, en toute impunité et avec dextérité, manier la langue dite de l’organisation des élections apaisées, que sont la bastonnade, les intimidations, les violences arbitraires et même la mort à bout portant. Mais le fait marquant est la convergence des intérêts bien compris où le système au pouvoir offre de l’argent, des facilités, des titres, ce sous toutes les formes imaginables, pour organiser, hiérarchiser et mettre sous servitude volontaire les légitimateurs. Faure Gnassingbé a donc réussi à changer la donne. Le Peuple togolais sera le dindon de la farce s’il en accepte les termes. Si tout processus démocratique de contestation est rendu impossible, il ne restera vraisemblablement que le kidnapping de Faure Gnassingbé, l’insurrection ou alors l’improbable coup d’Etat. Le Togo va connaître pour la énième fois une imposture électorale et les acteurs de la Légitimation du système n’en sont soit pas conscients, soit en acceptent les conditionnalités dès que l’argent circule vers eux. La solution sage est d’aller vers une conférence inclusive sans Faure Gnassingbé, puis une autre avec ceux du pouvoir pour négocier les termes d’une transition de refondation du Togo 3. Mais pour que cela advienne, le citoyen togolais ne doit pas être un mouton.

3. NE PLUS ÊTRE UN MOUTON AU TOGO
Pour ce faire, trois options s’offrent à ce Peuple :

La première option consiste à ne pas aller aux élections présidentielles de 2020 en attendant une refonte totale du processus électoral, des institutions et de l’organisation des élections, par application d’une partie des dispositions générales prévues par l’accord politique global de 2006 (APG) encore inappliquées à ce jour ;
La seconde option consiste à continuer à défier le pouvoir dictatorial en menant la lutte non violente basée sur la désobéissance civile et militaire, la non coopération et l’insoumission généralisée conformément à l’article 150 de la Constitution : « désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs ».
La troisième option consiste à aller aux élections présidentielles de 2020 en sachant d’avance qu’elles seront perdues. Mais qu’en retour, certains candidats déclarés d’une part, et les acteurs politiques d’autres part, qui sont dans le même stratégie d’accompagnateur du système RPT/UNIR à ces élections, auront fait une bonne opération financière, d’autres recevront en récompense de l’argent, des postes dans le nouveau gouvernement qui ne se gênera pas pour parler de gouvernement d’alliance nationale pour la continuité.
Alors sans un projet commun, il n’est pas possible d’avoir une vision commune, et donc un candidat commun. Le candidat unique ne pourra qu’être un autocrate qui va appliquer son programme et non celui du Peuple togolais.

4. LE TOGO N’A PAS BESOIN D’UNE CANDIDATURE UNIQUE, MAIS PLUTÔT D’UNE CANDIDATURE COMMUNE
Personne ne met en doute la détermination des uns et des autres pour une alternance des individus au pouvoir. Mais, une partie du Peuple togolais ne semble pas comprendre que l’avenir du Togo doit se bâtir sur un projet de société commun crédible, d’abord creuset puis socle solide d’une nouvelle unité nationale. A défaut, l’obsession de presque tous d’aller vers une candidature unique sans un projet de société unificateur et inclusif relève simplement d’un vœu pieux. D’ailleurs, le seul fait que l’Alliance Nationale pour le Changement, comme au demeurant, le Parti National Panafricain et d’autres partis qui refusent pour le moment d’y souscrire, témoigne de l’inconsistance de l’approche unitaire basée sur des personnalités sans projet de société commun. Seule une approche unitaire et collective permettra de dégager une candidature commune au Peuple togolais.

Le Togo n’a pas besoin d’une candidature unique, mais d’un processus d’élaboration du projet de société commun et crédible, à l’issue duquel émergera une candidature commune. Le risque induit par la candidature unique est de produire un nouvel « autocrate », sans projet de société pour l’avenir du Togo et qui, de fait, ne sera donc pas lié aux exigences exprimées depuis le mois d’août 2017 par le Peuple togolais. L’absence de projet de société commun conduit d’ailleurs à une escalade de promesses, toutes aussi budgétivores les unes que les autres, dès lors qu’il s’agit de faire plaisir aux populations. Mais la dette que cela pourrait engendrer est une marque du non-sérieux de certains.

5. ELECTIONS AU TOGO : INVESTIR POUR UN RETOUR SUR INVESTISSEMENT ENTRE 2 ET 20 FOIS PLUS
Comme d’accoutumée, en période électorale, certains partis d’opposition haussent la voix pour rappeler l’impartialité de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), de la Cour Constitutionnelle et du fichier électoral non fiable. Pourtant chacun sait que le parti au pouvoir ne réalisera pas les réformes nécessaires pour assurer des élections transparentes. S’en suivront des troubles tragiques pendant et après les élections. Comme les mêmes actions produiront les mêmes effets, nul ne doit attendre un changement dans la préparation des élections au Togo par le système RPT/UNIR. Pour eux, le système de la contrevérité des urnes a fait ses preuves et il ne faut pas le changer mais le perfectionner. Alors les responsables des partis d’opposition institutionnelle sont-ils des éternels perdants ? Personne ne peut espérer la victoire d’un des candidats, dits de l’opposition, dans les conditions actuelles et pourtant ils sont nombreux à s’aligner au départ de l’élection présidentielle de 2020. S’agit-il d’une opposition de façade ? Pourquoi se lancer dans une course dont le résultat et le vainqueur sont connus d’avance si ce n’est un théâtre dans lequel chaque candidat « opposant » joue sa partition de musique, partition réglée par Faure Gnassingbé ?

La réalité est tout autre. Le système togolais RPT/UNIR, qui gouverne le Togo depuis plusieurs décennies, a compris que la pauvreté, les inégalités et la soif des égos des dirigeants de l’opposition peuvent lui permettre de renouveler le registre des différentes techniques permettant d’amadouer le Peuple togolais. Il est question d’amener ce peuple togolais à participer à l’élection présidentielle de 2020, dans des conditions telles, que l’impossibilité d’expression de la vérité des urnes pourrait garantir la victoire au premier tour de scrutin du candidat du RPT/UNIR. Le tout sera assorti des félicitations d’une certaine communauté internationale, qui a choisi de systématiquement soutenir la contre-vérité des urnes au Togo, comme ce fut le cas en 2005, 2010 et 2015, nonobstant les imperfections relevées dans les rapports des différentes missions d’observation électorale, notamment les plus sérieuses entre toutes, celles de l’Union Européenne 4, et jamais corrigées par Faure Gnassingbé et le RPT/UNIR. Il suffit donc de transformer la participation aux élections en un fond d’investissement où le retour sur investissement varie entre deux (2) et vingt (20) en moyenne, selon l’importance de votre capacité de non-nuisance pour Faure Gnassingbé et son système militaro-civilo-ésotérique.

Vous déposez 20 millions de Francs CFA (FCFA) pour participer à des élections en acceptant le principe que le score que vous obtiendrez sera déterminé de manière unilatérale par le système au pouvoir.

Aussi, la participation à l’élection présidentielle de 2020 pour de nombreux candidats se résume à aller investir 20 millions de FCFA puis de négocier le niveau du retour sur investissement avec le système de Faure Gnassingbé. Dans la configuration actuelle de son pouvoir très autoritaire, voire dictatorial, cela fait de ce dernier le maître du jeu incontesté. Sans oublier qu’il existe une société civile. Mais là aussi, il y a une grande partie de cette société civile, qui joue le même jeu que la pléthore de partis politiques (plus de 110 au Togo) qui sont devenus des entités légitimatrices du système existant. C’est pour cela que la vigilance s’impose et que la Togolaise, ou le Togolais, y compris dans la Diaspora, devra renommer chacun des responsables de partis, d’associations de la société civile, des ecclésiastiques, etc., en fonction des actes posés et non des déclarations faites.

Les conditions ne sont pas réunies pour une élection présidentielle transparente et crédible. En fonction du retour sur investissement pour avoir accepté de perdre, il faut bien admettre que quiconque participe et se prête au jeu déloyal de cette élection présidentielle de 2020, avec la participation de Faure Gnassingbé ou de tout autre candidat éventuel présenté par le RPT /UNIR, et sachant que son score sera celui qu’annoncera le système au pouvoir, mais pas le score réel issu des bulletins de votes contenus dans les urnes, est un légitimateur qui accepte la contrepartie que constitue l’argent octroyé pour mener une campagne électorale de perdant.

6. L’ÉMERGENCE D’UNE ALLIANCE NATIONALE POUR LA CONTINUITÉ DU SYSTÈME ACTUEL
En effet, si l’on se réfère aux déclarations, les uns et les autres sont pour la plupart tous des « opposants ». Mais si vous faites une analyse objective de leur passé et surtout du caractère versatile et opportuniste de leur positionnement en fonction du temps et des enjeux, de nombreux partis politiques et associations de la société civile et des responsables religieux, sont devenus de véritables légitimateurs de ce qu’il faut bien appeler le nouveau parti de la mouvance togolaise de la continuité. Les partis prônant l’alternance et le changement d’individus et non un véritable projet de société, pourraient alors s’apparenter davantage à une alliance nationale pour la continuité. En effet, si vous déposez les 20 millions et vous récupérez dès le début de la campagne de sensibilisation qui sera suivie de la campagne électorale proprement dite, un multiple de la somme « investie » au départ, sans obligation d’avoir au moins 5 % des voix des électeurs, alors vous avez fait une très bonne opération financière avec un retour sur investissement pour le candidat et son parti. Mais pour le Peuple togolais, c’est une catastrophe, voire un scandale. Mais au Togo, la honte du scandale est un sentiment disparu depuis bien longtemps.

Faure Gnassingbé le sait pertinemment en en profite. De simple autocrate, il est devenu le chef des suprémacistes togolais et pour perpétuer son régime, il a besoin d’opposants hypocrites envers le Peuple et une partie du Peuple qui accepte ce jeu pervers. Aussi, les suprémacistes togolais au pouvoir ont autant besoin de vrais « faux opposants » que de vraies « fausses sociétés civiles » pour légitimer artificiellement leur pouvoir et renforcer leur contrôle sur un Peuple, qui en est réduit à déplorer l’absence d’organisation collective porteuse d’un projet de société commun.

Cette situation est politiquement désastreuse, dans le sens où elle sème la confusion la plus totale en agissant sur l’imaginaire collectif, car elle repousse très loin dans le temps l’idée même de la possibilité d’une alternative politique, d’un changement de gouvernance, et l’idée qu’un système politique alternatif est possible sans Faure Gnassingbé et son réseau.

7. LA CANDIDATURE « UNIQUE » DU TOGO S’APPELLE FAURE GNASSINGBÉ, MAIS…
Lorsque certains responsables religieux s’en mêlent, ceux-là même qui ont systématiquement approuvé et « béni » les faits, gestes et actes posées par le président illégitime qu’est Faure Gnassingbé, sont les mêmes à vouloir faire semblant de vouloir la paix, l’unité, et une candidature « unique » de leur « candidat dit « naturel ». Sauf qu’en fait la seule candidature « unique » du Togo s’appelle Faure GNASSINGBÉ. Son problème est qu’il n’arrive pas à déclarer sa candidature officielle, compte tenu des pressions internes et internationales pour un changement de « personne » au sein du RPT/UNIR.

Mais le vrai danger est qu’une nouvelle fois prononcée la contre-vérité des urnes au Togo, la vague de violences qui peut s’en suivre risque de ne pas permettre à ce président-illégitime de rester au pouvoir sans subir le revers d’une insurrection avant 2025. Donc pour garantir le maintien au pouvoir du système, le RPT/UNIR, les lobbies des multinationales françaises et étrangères au Togo, le Groupe des cinq (Allemagne, Etats-Unis, France, Union européenne et Nations Unies), sans oublier au niveau régional, la CEDEAO et l’Union africaine, s’interrogent sur la meilleure manière d’imposer au Peuple togolais ce qu’ils ont collectivement réussi contre son intérêt. Et surtout pour éviter de subir eux-mêmes les préjudices provoqués par des externalités négatives dirigées contre leur système, dont les conséquences ou les dégâts collatéraux, pourraient carrément mettre en cause leur sécurité personnelle dans le pays.

8. TOGOLAISE, TOGOLAIS, REJETEZ LE PARTI DE LA MOUVANCE TOGOLAISE POUR LE STATU QUO
On ne peut plus véritablement falsifier une liste électorale, organiser et approuver un processus électoral institutionnellement vicié, sans déboucher à défaut sur la fatalité de l’insurrection, ou pire sur un terrorisme incontrôlé. Ainsi va le Togo où tous les candidats s’organisent pour prendre la carte électorale du nouveau parti populiste togolais dont le faire-part tarde à être distribué : Le parti de la mouvance togolaise pour le statu quo.

Alors, chacun pourra comprendre pourquoi, de nombreux partis politiques, de nombreuses associations de la société civile, les institutions internationales, régionales et sous-régionales, ainsi que de nombreux responsables religieux militent « religieusement » pour que chaque togolaise et togolais puisse aller s’enregistrer dans le cadre d’un processus inique pour prendre sa carte d’électeur. Pour les Togolaises et Togolais de l’étranger, le problème est réglé, puisque Faure Gnassingbé et le RPT/UNIR ont réintroduit arbitrairement le suffrage censitaire pour éliminer les électeurs indésirables. En effet, seuls auront le droit de voter celles et ceux disposant d’une carte consulaire distribuée uniquement dans les pays où il y a plus de 300 citoyens togolais et à ceux qui font allégeance au pouvoir en place. Ce qui prouve – s’il y avait encore besoin de le démontrer -, à ceux qui en doutaient, qu’il y a bien des « légitimateurs » dans la Diaspora togolaise. Est-ce une surprise ?

Alors Peuple togolais, si tu sais que dans un tel système politique que celui du RPT/UNIR, organisé de manière unilatérale, fonctionnant sans contre-pouvoirs, donc sans démocratie, tu vas être finalement le seul véritable perdant de l’élection de la contrevérité des urnes de 2020, mais que tu préfères malgré tout et en toute connaissance de cause, opter en contrepartie pour « manger » dès lors que certains responsables politiques optent pour la politique du ruissellement, alors il faut aller aux élections de la contre-vérité des urnes. Mais demain, il ne faut plus venir se plaindre en déplorant que les résultats des élections ne reflètent pas la vérité des urnes ! La disette et la désillusion ne tarderont pas à faire le lit des révoltes incontrôlées.

Le Peuple togolais habitué des manœuvres perfides du régime togolais et à l’hypocrisie de la communauté internationale acceptera-t-il, comme à son habitude, ce passivement, au déroulement du scénario habituel de la contre-vérité des urnes ? Peuple togolais, rappelles-toi que « chaque Peuple a le droit de choisir les dirigeants qui défendront les intérêts du Peuple ». Pourquoi le Togo doit faire exception ? Il revient au Peuple togolais de s’organiser et de décider s’il veut continuer à souffrir dans les inégalités et la ségrégation instituée et nourrie par le système de Faure Gnassingbé et ses réseaux.

Pourquoi à ce jour et malgré des demandes répétées, aucun des principaux partis politiques togolais de la mouvance présidentielle, comme de l’opposition institutionnelle, ne sont en mesure de présenter leur projet de société, encore moins un projet de société commun au Peuple togolais. Personne ne peut véritablement savoir les alternatives sur des thèmes aussi importants que le social, l’économie et la création de richesses, la santé, la justice, l’éducation, l’urbanisme, la protection de l’environnement, la culture, etc.

Peuple togolais si tu insistes pour aller à l’élection de la contre-vérité des urnes, mais pour quel projet de société voteras tu ? Il n’y a pas, à ce jour, de projet de société commun au Peuple togolais qui a été présenté ou ébauché par l’un des candidats déjà en lice !!!

Toutefois, Face à une impossibilité de faire valoir le droit du Peuple togolais au plan démocratique, le courage c’est de faire le bon choix stratégique aujourd’hui ! Rien n’empêche le recours massif à la désobéissance civile et à l’insurrection populaire !

9. RECOMMANDATIONS DE RCDTI-CVU-TOGO-DIASPORA : EVITER LE PIÈGE DES POPULISTES TOGOLAIS
Pour éviter les fraudes et opter collectivement pour la transparence 5, c’est toute une stratégie électorale alternative qui est proposée au Peuple togolais. Aller en ordre dispersée à l’élection présidentielle est un risque que le peuple togolais doit imputer à ses responsables dits de « l’opposition ».

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA recommandent de

9.1 ne pas oublier de manifester contre la prolifération des légitimateurs du système RPT/UNIR agissant sous le masque de l’alternance des individus au pouvoir, sans un projet de société commun ;

9.2 se méfier des nombreux et tentants pièges des « nouveaux » populistes togolais, tant parmi les responsables de partis politiques, d’organisations de la société civile, les responsables dans la Diaspora et parmi les responsables religieux… ;

9.3 d’exiger la suspension et le report du processus électoral en cours pour engager immédiatement de manière inclusive, donc démocratique, la refonte totale du processus électoral et des institutions concernées qui le régissent ;

9.4 tenir en urgence la première conférence inclusive sans Faure Gnassingbé pour structurer une véritable mouvance pour l’alternative au Togo ; et

9.5 négocier, si nécessaire, les termes de la transition entre la mouvance pour l’alternative au Togo et la mouvance présidentielle, ce dans un cadre officiel et public.

Le 2 décembre 2019.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)



Comité de Rédaction RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA :

Dr. Yves Ekoué AMAÏZO

Jean-Pierre Akoété BALIKPO

Dr. Ernesto D’ALMEIDA

Mathieu D’ALMEIDA

Koffi DEKU

François FABREGAT

Apelete Félix KODJO

Antoine Koffi OKOUTA

Dr. Antoine RANDOLPH

Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet commun de société pour l’avenir du Togo.

rcdti-cvu-togo-diaspora-logo© RCDTI & CVU-TOGO-DIASPORA

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI)

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)

 

 

La mouvance togolaise de la « Continuité » : Une opposition alimentaire trompe le Peuple togolais

Faure Gnassingbé parle du PND à Dakar
Le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, séjourne depuis hier lundi à Dakar. Il y prend part à deux importantes réunions économiques.
Hier lundi, le locataire de la Marina a participé à la conférence internationale du Fonds Mondial International placée sous le thème : « Développement durable et dette soutenable : trouver le juste équilibre ».

Cette rencontre organisée par la Présidence du Sénégal en collaboration avec les Nations unies et le Cercle des Économistes, a vu la présence de plusieurs chefs d’Etats africains, des représentants des institutions partenaires et des organisations de la société civile.

Les travaux de cette conférence ont porté sur l’exploration des politiques économiques qui permettraient aux pays d'Afrique subsaharienne de répondre à leurs besoins de développement sans compromettre la soutenabilité de leur dette.

Le chef de l’Etat togolais a également profité de l’occasion pour évoquer la nouvelle dynamiqu

e du Togo avec le Plan national de développement (PND, 2018-2022).

Après cette conférence, Faure Gnassingbé prendra part, ce mardi toujours à Dakar, au sommet extraordinaire de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Ce sommet rassemblera les pays membres de l’UEMOA. Ils devront évoquer les préoccupations sécuritaires régionales.

 

 

Faure Gnassingbé parle du PND à Dakar

Cyril Ramaphosa annoncé à Lomé
Le président sud-africain Matamela Cyril Ramaphosa sera en visite de travail et d’amitié dans trois (3) capitales ouest-africains dont Lomé.
Déjà ce mardi 03 décembre 2019, le chef de la nation arc-en-ciel est attendu à Conakry (Guinée) pour une visite de 48 heures, rapporte les médias locaux citant un communiqué de la Présidence guinéenne.

Selon le communiqué cette visite du président Ramaphosa s’inscrit dans le « cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternité » entre les deux nations.

De sources bien renseignées, le président Ramaphosa est également attendu dans deux autres capitales de la sous-région, notamment Lomé et Accra toujours cette semaine.

Edem A.

 

 

Cyril Ramaphosa annoncé à Lomé

Révision des listes électorales : Ces situations qui font douter de la sérénité du processus
La révision des listes électorales, dans le cadre de l’élection présidentielle de 2020 au Togo, a pris fin dans la journée d’hier lundi 2 décembre 2019. Alors que le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) Ayassor Tchambakou annonce une forte mobilisation au cours du processus, des observateurs avisés parlent d’un fiasco.
Pour ces observateurs, la date de révision des listes électorales doit être encore prorogée en raison des divers problèmes constatés au cours de l’enrôlement qui a duré 4 jours seulement. Ces raisons évoquées font état du dysfonctionnement des machines, l’insuffisance des kits, il y a eu 5700 kits pour toute l’étendue du territoire togolais.

« Le choix opéré par le gouvernement togolais et la CENI a pour conséquence l’éloignement des CRV des populations à l’instar de Botokou dans Wawa1 ou le candidat à la révision doit parcourir 14 km pour atteindre le CRV le plus proche. Dans le CRV EPP Dikamé dans Agoè 4, sur environ 500 candidats à la révision, seul une centaine a pu faire l’opération du fait qu’il n’y a qu’un seul kit dans ce centre », a déploré le Centre de Promotion de l’Etat de Droit et de la Gouve

rnance Equitable (CEPREDGE).

Et d’ajouter : « Dans de le CRV centre EPP Bè-kpota Atchantimé, le groupe électrogène n’a jamais fonctionné, obligeant les populations à retourner à leurs maisons ».

Ces désagréments sont relevés dans plusieurs zones sur toute l’étendue du territoire togolais, notamment dans la commune de Vo 1 où l’opération n'a débuté que le samedi 30 décembre alors que la Commission électorale nationale indépendante a annoncé le début du processus vendredi 29 novembre 2019.

Par conséquent, nombreux sont ces citoyens togolais qui n’ont pas pu se faire enregistrer à cause des mêmes problèmes rencontrés lors de l’enrôlement des électeurs dans le cadre des législatives en décembre 2018, également lors des locales en juin de cette année.

Encore de la « pagaille » selon certains leaders d’opinion qui estiment que tout est fait sciemment pour enregistrer moins d’électeurs, surtout que le gouvernement togolais, dans ce désir de verrouiller le processus électoral, a opté pour une révision électorale au lieu d’un recensement tel que souhaité par la classe politique de l'opposition et des organisations de la société civile.

Le Centre de Promotion de l’Etat de Droit et de la Gouvernance Equitable (CEPREDGE) souhaite que le gouvernent togolais et la CENI prorogent la date de révision des listes électorales d’au moins 5 jours et de faire en sorte que les Kits de l’opération soient plus près des populations.

Nicolas K

 

 

KLATCHAA, ACTE QUATRIÈME
Klatchaa et ses équipes se préparent activement à enclencher une quatrième mascarade. Équipe masculine et féminine confondues ? Qu’importe ? Il s’agit, chacun dans son rôle, dans son coin ou tous collectivement, de bien encadrer le masque pour bien cacher le vrai visage de ces Messieurs et Dames, tous, de tous les continents, bien incorporés dans le vaste et complexe clan Klatchaa, prêts à en découdre, à défendre bec et ongles ce qu’ils considèrent comme la cuisine de Klatchaa, exclusivement.

Pacifiquement ? Oui, mais si les circonstances l’exigent, ne pas cacher les couleurs et recourir aux armes connues, car Klatchaa est avant tout kalachnikov-coupe-coupe-arc-et-carquois-kakla-koundrou, craquant, éclatant provoquant toutes sortes de cliquetis de tous côtés, usant de tous les coups constitutionnels et c

ontre-constitutionnels !

Et Klatchaa continue sa route, car détenteur du ticket cocorico claironné avant les époques Giscard-Mitterrand-Chirac-Sarko-Macron et consorts, tous maîtres de mise à sac dans leur pré-carré, des casques de commandant à l’éco en passant par la Françafrique, confère Côte d’Ivoire, et autres contrées qualifiées par les re-conquérants coloniaux de terres des macaques.

Klatchaa, convaincu d’être ainsi l’élu démocratique du Club des Cinq, ne recule devant aucun crime, aucune crise, sa carapace étant constituée par la Communauté qui ne conçoit pas de cruauté concernant le non-Occident.

Klatchaa connaît toutes les voies, toutes les combines, pécuniaires ou diplomatiques pour clouer le bec à quiconque voudrait compter les victimes.

Klatchaa peut donc cracher du feu partout sur de prétendus compatriotes : qu’ils brûlent, se consument, se calcinent…pourvu que le contrat avec les protecteurs extérieurs de Klatchaa soit conservé à l’abri dans la bonne cachette.

En tout cas, on ne fera pas à Klatchaa le coup des Burkinabé à Compaoré. Il ne faut pas comparer, surtout pas confondre car Klatchaa dispose du capital d’actes « héroïques », c’est-à-dire des plus macabres, accumulés par son papa, Klatchaa Ier, encore connu sous le nom de Klatchaa-Klikpoto depuis que ce dernier pratiquait la coutume digne des cannibales qui consiste à découper les entrailles des cadavres des ennemis. Un vrai « Nukpekpe » qu’il n’est pas recommandable de rencontrer sur son parcours.

Que Klatchaa crache donc du feu, et qu’il crache aussi sur les valeurs éthiques, en catimini et en sourdine ou avec un fracas éclaboussant ! En quoi cela gêne-t-il les calculs de nos bons Occidentaux ? Pourvu qu’à l’ombre des cocotiers, sur nos côtes, le trafic des armes fleurisse, qu’elles soient convoyées jusqu’à Boko Haram ou concédées à tous les braqueurs de nos campagnes et de nos capitales.

En vain vous vous cassez le crâne, disant que Klatchaa défraie la chronique. Vous avez trop de scrupules. Vous ne pouvez faire obstacle à sa volonté déclarée, obstinée, de faire acte de candidature, d’écrire l’acte quatrième de la comédie macabre et devenue classique depuis plus de cinquante ans. Et pour le faire, il n’hésite pas à tremper sa plume, non plutôt son bec d’ « aklasu-nukukuduto » dans un bain de sang et même d’excréments. Le clan le commande.

Sénouvo Agbota ZINSOU

 

 

KLATCHAA, ACTE QUATRIÈME

ECCE HOMO

Pas tremblant, l’homme marche vers son destin. (C’est tout comme !)
Mine grave, on peut dire, l’apercevant : voici l’homme !
Ferme, tête blanche, robe blanche, en silence, il cheminait
Abandonné tout au long d’un lugubre trottoir
Méditant sur le poids lourd qui seul peut l’émouvoir
Il avançait et on sent bien que le minait
Le sort d’une terre de plusieurs millions d’habitants
Dont il portait la charge, malgré le poids des ans
Il marchait, solitaire, comme pris entre des clôtures
Et une rue grouillante de piétons et de voitures
À gauche comme à droite, les branchages d’arbres étaient verts
Mais pour le prélat c’était le pire des déserts.
L’indifférence totale. Hommes, arbres, tout était vide
Car ce qui torture le prêtre est un acte livide
Conçu d’un bureau de cet endroit terrassant :
Meurtre

du Président d’un État indépendant
Et à partir du meurtre, de ce bureau obscur
D’autres actes du même registre pour rendre le système sûr
Sûr pour qui ? Leurs intérêts cela va sans dire
Ils n’ont jamais, vraiment pour dessein de conduire
Quelque peuple que ce soit vers l’épanouissement
Le système tue, le système blesse, le système ment
Il n’hésite pas devant les incendies des villes
Tâches grassement payées, exécutées par des individus
Capables de mettre le pays à feu et à sang
Auteurs, á leur manière de l’écriture du triste et macabre roman
Recherchés par les inventeurs de guerres civiles.
À l’œuvre dans d’autres pays d’Afrique, on les a vus.
Rwanda, Côte d’Ivoire, Centrafrique ou Libye,
Cette clique qui est pourtant par les peuples partout vomie
Veut partout donner des leçons de droits humains
Cependant qu’ici ils protègent des miliciens
Baptisés par le système « Groupe d’Autodéfense »
Dont le principe, il est clair, est la violence.
Le prélat tourmenté par cette vision macabre
Pouvait-il rester sourd, aveugle, muet, de marbre ?
Cela s’appelle « stabilité et pouvoir fort »
Le cycle infernal finira-t-il avant ma mort
M’est-il donné de conduire mon peuple au bonheur ?
S’est demandé continuellement le vieux pasteur
Dos contre le mur blanchi, le drapeau tricolore
Déchirant d’un geste les discours de stabilité
Niant « Liberté-Égalité-Fraternité »
Il exorcise le diable cruel qui le dévore.
Ce n’est pas hier, ni aujourd’hui qu’á ce prélat
On voudrait faire croire qu’un ancien tirailleur
Transformé par le geste brutal d’un coup d’État
Pour l’intérêt de ses maîtres en dictateur
Puisse devenir un apôtre de démocratie
On ne ferait pas croire non plus à ce vieux prêtre
Que massacrer, affamer les populations
Pourrait signifier leur apporter le bien-être.
L’évêque, sans équivoque dénonce l’hypocrisie,
Autant celle des hommes quecelle des nations
Qui ont la prétention d’être pour tous des modèles
Mais se constituent en associations criminelles,
À l’occasion, pour défendre leurs seuls intérêts
Enrobant cela dans un discours sur le progrès

Voilà l’homme, qui se reconnaît près du tombeau
Mais plus vivant que tous les jeunes, ecce homo
En croisade contre les aboiements des imbéciles
La foule qui croit que les choses publiques sont utiles
Seulement lorsqu’elles sont enfouies dans leurs poches
Que les arbres n’ont de fruits que pour eux et leurs proches
Voilà l’homme qu’écartèle la croix plantée en lui
Par le père hier et par le fils aujourd’hui.
D’une manière ou d’une autre, cette croix cinquantenaire
Pour le berger et ses brebis est le calvaire.

Sénouvo Agbota ZINSOU

 

 

ECCE HOMO

Politique : La Stature, l’Étoffe et l’Ethos
La politique ne peut être une occupation laissée entre les mains d’hommes ordinaires. Elle est une affaire trop sérieuse qui ne doit pas tomber, s’installer et s’étaler dans la basse cour de gens de besoins. Les indigents de tous genres qui sont déficients en morale, qui sont démunis de deniers et qui sont dépourvus de savoir ne peuvent pas s’occuper du destin d’un peuple. Ils noieront fatalement la nation dans les abysses de la misère et de la désolation. Celui qui ose descendre dans l’arène des charges publiques doit s’être soumis au préalable à une triple épreuve ; celle du souffle, celle du fluide et celle de la glaise. Tout autre voie en dehors de ce triplet initiatique sera une veine entreprise et restera sans issue.
De La Stature

La stature politique d’un homme se mesure à la grandeur de la vision qu’il porte, de l’idéal qu’il conçoit. Les contours de la hauteur et de l’ampleur d’une vision pour le vivre ensemble du grand nombre, le peule, sont tracés à l’aide de l’intelligence conceptuelle. Il s’agit de la capacité à concevoir un appareil sociétal autonome dont les pièces composantes et les rouages agencés tournent et interagissent dans une harmonie presque-parfait et toujours dans un processus d’amélioration. La matière saine consommable, le service adéquat à disposition et le loisir régénérant l’esprit sortent alors, à bons résultats, comme produits finis de cet appareil entrevu.

Celui qui n’est pas capable de concevoir un tel objet supérieur, humainement agencé et socialement mécanisé, qui tourne et s

ort des résultats concrets et bénéfiques constatables, n’est pas apte à la responsabilité politique. Il n’en a pas la stature. S’il ose, il est un imposteur abject.

Concevoir et piloter à la fois un tel appareil demande d’être détenteur de la science politique, d’être praticien de l’art de la tempérance éthique et dépositaire d’un courage martial. Prétendre avoir cette capacité et par conséquent se sentir le meilleur candidat ‘appelé’ pour montrer la Voie et tenir le gouvernail, est un sacerdoce nobiliaire.

Une candidature à la magistrature suprême d’une nation n’est pas une aventure de gueux en esprit et de hasardeux orpailleurs à la recherche d’une pitance pour faire la bombance dans les taudis de la tribu le temps d’une saison politique éphémère. Rien de nobiliaire ne réside en une telle aventure.

La stature prend toujours contour dans l’épreuve du feu, ce souffle ardent qui s’illumine dans l’imagination, l’intuition baptiste de la vision. La stature politique, c’est l’Esprit en partie qui s’incarne sous une forme intelligible, dans une représentation créative cohérente, programmable et matériellement constructible.

Dans l’histoire Akhenaton de l’Egypte Antique avec ses réformes socio-culturelles, Solon l’Athénien de la Grèce antique avec ses réformes socio-politiques, et Franklin Roosevelt des Etats-Unis d’Amérique avec ses réformes socio-économiques sont des exemples de grandes statures politiques exceptionnelles. Nos candidats doivent s’inspirer de ceux-là mis en commun pour se construire de la stature nécessaire pour les défis actuels. S’ils ne le peuvent, rien ne vaut les peines qu’ils se donnent à la face du Peuple.

De L’Étoffe

L’étoffe est par rapport à la stature ce que les strates géologiques sont à une chaîne rocheuse. C’est à dire des couches de sédiments solidifiés durant des âges. En l’homme cela s’appelle de l’expérience de vie pratique sur une durée lente de maturation de l’esprit qui, dans une tension vers une Vision, incorpore consciencieusement chaque idée apprise et chaque acte posé au quotidien.

Doté d’un tel patrimoine, l’homme étoffé a du répondant verbal et scriptural à propos. Car il a un champ de connaissance théorique et pratique générale assez large pour y puiser des éléments d’un propos quasi docte et franc, d’un discours construit et articulé qui fait sens chez tout esprit ordinaire. Le discours clair est le véhicule d’une étoffe polie, policée qui expose des évidences pratiques, utiles et avantageuses aux yeux de la majorité sensée.

Cette qualité tient surtout d’un calibrage de facteurs socioculturels multiples chez le sujet parlant et agissant. Les certifications académiques y jouent un rôle mais moindre par rapport à l’auto érudition encyclopédique et à l’apprentissage oratoire et dissertatif, puis à la répétition, l’entrainement qui forme le talent et le reflexe de la narration persuasive.

L’étoffe ne s’improvise pas ; quoique le propos d’un instant de l’aspirant peut être improvisé. Car ledit propos est prélevé spontanément et directement sur le patrimoine déjà assis et bien mature. Le don naturel, s’il y en ait, celle de la parole et de la graphie, doit toujours se sculpter dans le talent. Du don, il faut distinguer le talent.

Le talent est par rapport au don ce que le joyau est par rapport au minerais brut. On cultive, sculpte le don pour atteindre et acquérir le talent. En ce qui concerne en particulier l’étoffe politique, atteindre cet état d’être devient un précieux dosage raffiné du logos et du pathos. C’est-à-dire être en capacité de délivrer un discours construit et articulé, rationnel, qui pourtant irradie une émotion collective contagieuse qui devient force politique puissante.

C’est ce passage subtil du rationnel au travers des mailles de l’émotionnel qui fait réussir à l’étoffe l’épreuve du fluide. Le sujet politique aspirant s’il est étoffé, lorsqu’il parle et diffuse sa vision, sa grande stature épouse facilement le moule des consciences dans le peuple par la souplesse du verbe. Comme l’eau du fleuve s’écoule et se moule dans tous les creux et toutes les vases qu’elle atteint dans la grande vallée, l’étoffe politique se diffuse et pénètre à l’instant chaque conscience qu’elle touche dans le peuple.

Dans l’histoire, Périclès stratège de guerre et homme politique de la Grèce Antique, Alexander Hamilton un des pères fondateurs des Etats-Unis d’Amérique et maître Marc Bonnant avocat suisse contemporain sont des spécimen à prendre comme référence sur cette notion qu’est l’étoffe en politique.

De L’Ethos

L’ethos en politique est le principe qui suit une fin en soi, une valeur, que poursuit l’homme public. Cette fin est l’honneur moral. L’honneur moral acquis à bout d’efforts assidus par l’homme public, citoyen d’Etat, induit la valeur de dignité nationale dans la conscience du Peuple.

Tâchons vite de préciser que l’honneur moral est bien différent de l’honneur social. Il en est différent et supérieur d’ailleurs sur l’échelle des valeurs humaines. C’est une valeur propre de Citoyen d’Etat qui s’incarne dans la noblesse d’esprit, un prestige de vertu. Elle diverge donc de la valeur sociale de l’opulence, du gain matériel à profusion qui tend de nos jours à devenir une autre fin en soi, une pseudo finalité des désirs humains.

La conduite journalière personnelle recommandée au Citoyen d’Etat promis aux charges publiques suivra la bonne mesure. Comme choix de vertu, ce comportement classique de bonne mesure s’appelle la médiété. Et la médiété est la recherche du juste milieu entre des agissements de deux extrêmes contraires. Par exemple chez Aristote le courage est le juste milieu entre la témérité et la lâcheté.

Nous pouvons ajouter dans ce sens par exemple que sur le plan matériel, l’aisance est le juste milieu entre l’opulence et l’indigence ; que sur le plan de l’action sociale et politique directe, la tempérance est le juste milieu entre l’agressivité et l’inaction ; que sur le plan de la croyance (l’idéologie et la foi) le pragmatisme (le réalisme) est le juste milieu entre le fanatisme et l’incrédulité.

Mais toutefois, l’homme de grande stature et de bonne étoffe qui cultive en plus la médiété comme ethos saura en temps exceptionnels, moments rares, user d’une brève audace vers un pôle extrême afin de balancer vers le point d’équilibre une tendance ambiante contraire qui deviendrait menaçante pour le cour de l’action publique vers la grande Vision, la finalité collective, la destinée de la nation.

La constance dans la médiété et les rares balancements momentanés sont un exercice très délicat qui demande du don et de l’expérience. Ce don vient du suc mental naturel. Le type mental flegmatique, s’il est renseigné et sain d’esprit, sera plus apte à une telle tâche. Cela tient en grande partie d’un héritage génétique. Car nos caractères de comportements saillants dépendent en grande partie de nos tempéraments qui en sont les soubassements génétiques particuliers, donc de génotypes, soumis à une culture en des milieux donnés. Le suc mental est la glaise épaisse sur laquelle se dépose, s’imprègne et se consolide l’ethos.

En illustration contemporaine comme ethos de médiété en politique citons tout simplement Gandhi de l’Inde et Nelson Mandela de l’’Afrique du Sud ; et comme illustration relative dans le passé lointain le roi Salomon de la Jérusalem antique.

En Somme

En somme, le profil mis en exergue ici est un appel à l’homme public complet. C’est ce genre de candidat qui est nécessaire pour les défis politiques actuels, particulièrement pour des pays en crise larvée comme le Togo. Celui qui a une vision élevée, claire et cohérente (la stature), qui a la communication fluide et pertinente (l‘étoffe), qui a un caractère tempéré, probe et modulable (l’ethos) sera celui-là. Le visionnaire bâtisseur, le rassembleur mobilisateur et le rôle modèle éducateur ; tous cela en Un. Voilà l’ambition.

New York, le 18 Octobre 2019
Michel KINVI

 

 

Politique : La Stature, l’Étoffe et l’Ethos

Togo : Silence, Faure Gnassingbé prie !
Fabbi Kouassi

Des photos du chef de l’Etat togolais ont inondé la toile ce mercredi en début de soirée. Des images devenues virales en l’espace de quelques minutes et qui font le buzz sur les réseaux sociaux.
La performance ratée du grand comédien togolais Faure Gnassingbé dans sa pièce de théâtre « Je Prie Dieu » | Photo : DR

Faure Gnassingbé en presque 15 ans d’exercice du pouvoir, malgré son apparence angélique s’est révélé un dirigeant rancunier, pas clément, encore moins compatissant. Un journal allemand au temps fort de la crise d’Août 2017, l’a taxé de «Président crâneur». Voir cet homme habillé de façon débraillée donnant l’impression de prier a de quoi surprendre l’opinion togolaise.

Les commentaires sont légions et mettent en lumière l‘état de choc et d’hébétement de ceux que Faure Gnassingbé pense diriger.

« Cet homme-là, je ne le comprends pas, les enfants sont tués par ses forces de l’ordre il n’a pas pleuré et c’est ce vieux Chirac qui décède qui le met dans cet état’» ?
«Il prie pourquoi»’ ?
«Lui aussi se sent humain ? Il a quoi ? Des remords» ?
«Lui aussi sait se recueillir et prier» ?

Voilà qui dénote de l’état de surprise des togolais de constater qu’il peut arriver aussi à un Faure Gnassingbé de prier.

En effet, selon le dictionnaire, la prière est un acte par lequel on s’adresse à Dieu. Elle peut être d’intercession, de louange, de confession, d’adoration ou de gratitude.

Comment donc comprendre monsieur Faure Gnassingbé dont le pouvoir est caractérisé par la violence inouïe, la force brutale, des assassinats d’enfants alors qu’il prie ?

Comment peut-on prier et laisser des abus de toutes sortes prospérer, ainsi que des violations systématiques des droits les plus élémentaires des citoyens ?

Venu dans le sang, il gouverne dans le sang et pourtant il prie. Véritable paradoxe.

Que peut-il dire dans ses prières ? Implorer une quelconque bénédiction pour continuer à traumatiser le peuple du Togo ? Quelle prière peut-on dire si on maintient son propre frère en prison pendant plus de 10 ans ?

Si son frère Kpatcha Gnassingbé ne trouve pas grâce à ses yeux quel citoyen lambda peut en trouver ? La preuve le jeune étudiant Folly Satchivi et d’autres encore sont toujours en détention.

Si c’est un coup de communication comme le soutiennent certains observateurs, il est raté.

Ces images suscitent indignation et dédain de la part d’un peuple mutilé par des actes de violations de la dignité humaine que posent Faure Gnassingbé et affidés.

Un coup de communication pour vendre un Faure Gnassingbé simple et modeste, c’est raté. Le numéro 1 du Togo est plutôt apparu débraillé, dans le rôle d’un véritable comédien.

A quelques encablures des élections présidentielles de 2020, ces images d’un Faure Gnassingbé qui se reconnaitrait ‘’pauvre pécheur’’ fait plutôt sourire les moins naïfs. Le ‘’Non à un 4em mandat’’ n’a jamais autant retenti sur la toile.

Même le très ‘’saint Faure Gnassingbé’’, habillé en mère Térésa de Calcutta, dans un dénuement totalement apparent en réel ou en rêve, les togolais dans leur grande majorité n’en veulent pas.

Que les vrais Saints illuminent Faure Gnassingbé à prendre la sage décision de renoncer au pouvoir. Le ciel ne va pas tomber et la terre ne va pas trembler non plus. Il y a une fin à tout.

« Même le paradis est une prison lorsqu’on ne peut le quitter ». Clem Tor

Fabbi Kouassi

 

 

Togo : Silence, Faure Gnassingbé prie !

Togo : Présidentielle 2020, le Doute s’installe au RPT-UNIR ?
L'Alternative
Le sort d'une effigie du «messie»du RPT-UNIR Faure Kodjo Essozimna Gnassingbé
Le sort d’une effigie du «messie»du RPT-UNIR Faure Kodjo Essozimna Gnassingbé | Archives : DR

La présidentielle de 2020 se tiendra au premier trimestre de la nouvelle année. Au sein de tous les états-majors, c’est le branle-bas de combat. Chaque parti politique ou candidat déclaré affûte ses armes et affine les stratégies. Le ton monte au niveau de l’opposition sur les questions liées à la transparence, notamment les réformes de la CENI, de la Cour Constitutionnelle, le fichier électoral, etc. Les églises, les organisations de la société civile appellent à un processus transparent et consensuel. Du côté du pouvoir, c’est déjà la précampagne avant le choix du candidat qui sera sans nul doute Faure Gnassingbé. Ce dernier qui tient à briguer un 4è mandat décrié par les populations, n’est pas paradoxalement prêt à ouvrir le jeu électoral à la transparence. Comment peut-on vouloir briguer un 4è mandat dans ce contexte de réprobation générale non seulement au Togo, mais aussi en Afrique et chercher à frauder les élections comme toujours ?

Voilà l’autisme dans lequel baignent les tenants du régime RPT/UNIR. Malgré le verrouillage du système électoral par des institutions sous ordre, un fichier électoral corrompu et bidouillé, la mise en branle des candidats amuseurs publics pour brouiller les pistes, la grande sérénité n’est pas de mise au sein du parti au pouvoir. Et ceci, pour plusieurs raisons.

Une longévité au pouvoir pour un bilan calamiteux

Faure Gnassingbé boucle 15 ans années au pouvoir. Le système qu’il incarne gère le pays depuis plus de 53 ans. En 15 ans de régence, il a plus englouti les milliards dans les voyages à travers le monde que sur le terrain. 15 ans de pouvoir, aucun nouvel hôpital construit, aucune Université construite, aucun hôtel, aucun centre de conférence, et pourtant le pays croule sous le poids de la dette. Les milliards de prêts auprès des partenaires pour réaliser ce que son régime nomme les grands travaux, se sont évaporés dans la nature. Le Togo est le seul pays de la sous-région où les milliardaires ne sont pas des hommes d’affaires, mais des gouvernants. En 15 ans de règne de Faure Gnassingbé, il y a plus de crimes économiques qu’en 38 ans de pouvoir deson père et tout ceci, dans l’impunité totale.

Le bradage de toutes les ressources du pays aux étrangers est la preuve de l’échec patent du régime actuel. Nonobstant la propagande du régime qui fait croire que tout va bien, il est connu de tous que la pauvreté au Togo se lit sur tous les visages, le pays croule sous la dette, les jeunes n’ont plus d’avenir et cherchent à quitter le pays en masse, la corruption est devenue un phénomène banal, de même que l’enrichissement illicite. Dans les hameaux reculés, la situation de précarité et de pauvreté est encore plus alarmante. Les promesses saisonnières des barons du régime à chaque élection risquent de ne plus accrocher les populations fatiguées d’un long règne sans fin.

Les législatives et municipales ont accentué la guerre des clans au sein d’UNIR

Le parti au pouvoir est traversé par des crises internes, même si celles-ci ne s’étalent par sur la place publique. Le choix des candidats pendant les dernières élections législatives, de même que les municipales a provoqué des frustrations et accentué la guerre des clans au sein du régime. Au sein du parti, la préoccupation de ceux qui sont laissés sur le carreau, c’est de plomber les autres. Ils sont nombreux à dire clairement qu’ils s’abstiendront à la prochaine présidentielle. Parlant d’abstention, selon des sources, en 2015, le taux d’abstention était de 36 % dans les Savanes et 48% dans la région de la Kara que le pouvoir brandit souvent comme son fief. La région Centrale ayant totalement basculé dans la contestation et que 2/3 de l’électorat se trouvant dans les régions Maritime et des Plateaux, la situation est bien préoccupante pour le régime.

Manque de réservoir électoral et la peur du recensement

Le choix de trois jours de révision électorale de la CENI validé par le gouvernement en Conseil des ministres traduit une inquiétude au sein du régime. Il est tout de même scandaleux que pour une élection présidentielle, le régime n’accorde que trois petits jours pour la révision des listes électorales et ceci, après le recensement catastrophique de l’année dernière. La réalité, c’est que le régime n’a plus de réservoir de voix, pire, il en perd tous les jours à cause du bilan catastrophique, des frustrations de tous genres. En d’autres termes, ceux qui vont s’inscrire lors de la prochaine révision ne sont pas les partisans du régime.

Du coup, des inscriptions massives sur les listes remettraient en cause la stratégie de fraudes du régime. C’est la raison pour laquelle le RPT /UNIR ne veut pas accorder un trop grand délai pour la révision et s’offusque aussi de l’appel des églises et des organisations de la société civile aux populations à s’inscrire. Il n’est donc pas exclu qu’un sabotage, comme ce fut le cas lors du recensement pour les locales, soit organisé sur les kits afin de ne pas enrôler le plus grand nombre d’électeurs.

Le bradage des ressources aux étrangers fragilise le régime

En plus d’avoir un bilan calamiteux, le bradage des ressources stratégiques aux étrangers commence par faire des vagues. Le pouvoir craint que ses adversaires se servent de ces sujets pour le mettre en difficulté dans l’opinion. Les derniers contrats accordés à Aliko Dangote sur le clinker et les phosphates et surtout la privatisation opaque de Togocom par le couple Faure Gnassingbé-Cina Lawson et le sort réservé à l’actuel DG de Togocel Atcha Dedji Affo suscite la colère des vieux barons et de tous ceux qui dépendaient d’une manière ou d’une autre de cette société. Dans les discussions entre certains membres du régime, on peut même entendre cette phrase : « Le vieux ne ferait jamais un truc pareil ». Un baron s’est même lâché, parlant de la privatisation de Togocom, que ce sont des « méthodes de voyou ».

Le rôle de Cina Lawson est au cœur de toutes les discussions au sein du régime. Elle qui ne milite pas vraiment sur le terrain. Il faut tout de même être naïf pour faire croire que Cina Lawson peut agir sans l’aval de son patron Faure Gnassingbé dont la méthode est toujours d’utiliser les autres pour atteindre ses objectifs. La vente prochaine des deux dernières banques appartenant à l’État togolais en rajoute à l’inquiétude de voir l’opposition s’emparer de ces sujets pour remobiliser les populations contre le régime.

La balle est dans le camp des opposants « électoralistes »

Cette situation décrite inquiète le dernier cercle des caciques du régime. Bien évidemment, tant que le pouvoir gardera la mainmise sur les structures d’organisation des élections, notamment la CENI et la Cour constitutionnelle et contrôlera le fichier électoral, il peut manipuler les résultats à sa guise. Il peut transformer un score de 10% du pouvoir sur le terrain en 60% à la proclamation des résultats, comme cela est de coutume, en traficotant les procès-verbaux.

Il revient aux opposants ou à tous ceux qui sont engagés dans la course à la présidentielle d’accentuer les pressions, mais aussi de dégager la meilleure stratégie( mutualisation des forces, des moyens et des stratégies ) à travers les points soulevés pour mettre réellement en difficultés le régime.

Source : L’Alternative No.846 du 26 novembre 2019

 

 

Présidentielle 2020 : Qui peut être observateur électoral ?

L’organe chargé de d’organiser et de superviser les élections au Togo donne les conditions à remplir par l’observatoire togolais dans le cadre de l’élection présidentielle de 2020 qui avance à grands pas.

Un communiqué de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) rendu public le 30 novembre 2019 définit clairement ceux qui seront autorisés à couvrir la présidentielle de 2020 car pour cette élection, la couverture de l’observatoire nationale est conditionnée.

Pour toute organisation qui souhaite couvrir l’élection, il lui faut d’abord l’accréditation de la CENI. Et pour avoir l’accréditation de l’institution, l’organisation doit exercer dans le domaine électoral ou dans celui de la démocratie, des droits de l’homme et de la citoyenneté.

Elle doit également prouver qu’elle a déjà observé au moins une élection antérieurement. L’organisation doit être en mesure de prendre en charge ses observateurs et justifier ses sources de financement au-delà de 200 observateurs à déployer, selon les règles établie par le président de la CENI.

Une fois accréditée, l’organisation fournira ensuite à l’institution la liste, les contacts ainsi que les photos passeports de tous ses observateurs en vue de l’obtention d’un badge spécial pour l’occasion.

Par ailleurs, le président de l’institution chargé d’organiser et de superviser les élections informe que « toute organisation voulant observer cette élection présidentielle, ne doit pas appartenir à un organisme ayant exprimé antérieurement une ‘position partisane’ sur des questions politiques ».

« Au regard de ces critères, la CENI ne pourra délivrer l’accréditation à l’organisation que si toutes les conditions sont réunies. Elle peut retirer l’accréditation à celles qui, après leur accréditation violeraient les règles établies en matière d’observation électorale au Togo », soutient la CENI.

Quant aux observateurs particuliers, l’institution indique que les personnes membres d’un parti politique ou qui ne font pas partie des organisations qui font des demandes d’accréditations auprès de la CENI ne sont pas éligibles pour être observateur à l’élection présidentielle de 2020.

 

 

Présidentielle 2020 / Abass Kaboua : « Le Togo n’est pas en danger »
Le président du Mouvement des républicains centristes (MRC), Abass Kaboua annonçait à la presse dimanche la non-participation de son parti à l’élection présidentielle de 2020. « Nous ne serons candidat à rien », a-il lancé après le 5ème congrès ordinaire de cette formation politique tenu à Danyi, localité située à environ 200 km au nord-ouest de Lomé.

Durant deux jours, militants, membres du bureau du parti des Centristes se sont entretenus autour du thème : « Et des réformes et Après… ». Une thématique qui a nourrit le débat sur le climat politique au Togo, le cadre électoral dans le contexte de la présidentielle de 2020, et surtout la lutte pour l’alternance que mène l’opposition togolaise depuis des lustres.

A ceux qui pensent que le Togo est en danger, le député Abass Kaboua leur envoie un message précis : « Le Togo n’est pas en danger », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « Vous ne pouvez pas parler d’alternance et en même temps vous-même vous êtes contre cette alternance. Quand vous prenez certaines formations politiques, le président ou délégué national de la jeunesse a plus de 55 ans alors il y a un problème et vous parler d’alternance à qui ? », s’est-il demandé.

Outre le contexte politique, les travaux ont permis de dresser le bilan des 5 ans de la vie du parti et par la même occasion définir les nouveaux chantiers à explorer dans les années à venir dans la localité de Danyi, circonscription dans laquelle l’honorable Abass Kaboua est député.

A en croire le délégué national chargé des affaires politiques du MRC, M. Akpa Koudjo Nomessi, ce parti représenté aujourd’hui à la 6ème législature dispose de deux (2) conseillers municipaux. Et les réalisations de la formation politique font état d’une mise en place des dispensaires dans 5 villages. La prise en charge financière des enseignants volontaires des écoles primaires et secondaires ainsi que les infirmières des dispensaires, informe-t-il avant de préciser que la liste n'est pas exhaustive.

S’agissant des perspectives d’avenir du parti, le président du Mouvement républicain des centristes a confié que le mieux vivre des populations de la circonscription dans laquelle il est élu député demeure une priorité.

« Dans les prochaines semaines, nous allons continuer par accentuer sur les centres d’élevages agropastorales. Nous venons d’acquérir encore deux lots de terrain sur la route de Zogbégan ou nous allons démarrer avant le mois d’avril 2020 l’élevage du poulet et nous allons former les jeunes par groupes de 15 pour les envoyer sur le terrain », a souligné Abass Kaboua.

Aussi, a-t-il précisé, d’autres chantiers tels que le manque d’eau potable, la construction d’un hôpital dans la localité de Danyi sont prioritaires. Tels sont les défis auxquels le nouveau bureau du MRC élu compte faire face à l’issue du 5ème congrès du MRC.

Notons que dans le cadre de l’élection du nouveau bureau du MRC, l’honorable député Abass Kaboua est reconduit à la tête de son parti.

Nicolas K

 

 

Présidentielle 2020 / Abass Kaboua : « Le Togo n’est pas en danger »

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT FAURE (2ème Partie) : Résoudre l’énigme de la “grande muette”
Résumé : la réflexion ci-dessous est la deuxième partie d’une analyse qui lie la confiscation du pouvoir à la « peur du lendemain » ressentie par la classe dirigeante (Faure, la famille Gnassingbé, l’armée et les membres du RPT/UNIR). Elle défend la thèse selon laquelle le départ de Faure doit s’accompagner – en amont et dès maintenant – d’un ensemble de mesures qui réduiraient la vulnérabilité de l’armée dans l’après-Faure et empêcheraient une nouvelle instrumentalisation des forces armées. Bonne lecture !
« Le président ghanéen Akuffo-Addoh tenait Faure Gnassingbé par la gorge, lui demandant de renoncer au 4ème mandat pour mettre fin à la crise. En bon metteur en scène, Faure aurait fait venir ses généraux devant le président ghanéen et ceux-ci auraient répété ce qu’ils avaient précédemment dit à Faure lui-même : pas question qu’il renonce au pouvoir. » Ferdinand Ayité, journaliste togolais d’investigations.

L’énigme de la grande muette. Ce n’est pas là le titre d’un album de Tintin ou de tout autre héros de bande dessinée. C’est une expression sortie tout droit de ma lecture de la réalité politique togolaise, par rapport à l’armée togolaise.

Le deuxième volet de ma réflexion sur les voies et moyens par lesquels les Togolais peuvent mettre fin à la confiscation du pouvoir concerne l’attitude à adopter vis-à-vis de l’armée nationale, les forces armées togolaises, dont la perception au sein de la population civile est ambivalente.

D’un côté, certains Togolais s’échinent à présenter cette armée comme une respectable institution républicaine tenue au devoir de réserve, d’où son nom de “grande muette”, politiquement parlant. Les partisans de cette ligne insistent sur la discipline qui y règne, son obéissance à l’autorité établie et l’image professionnelle dont elle jouit surtout pendant ses déploiements à l’extérieur du pays. Bref l’armée serait un grand atout pour notre petite démocratie et notre grande nation.

D’autres Togolais par contre rechignent à n’y voir dans cette armée qu’une milice politique, clanique de surcroît, un agrégat d’hommes en armes qui, au nom de la conservation du pouvoir, sont prêts à tout pour affronter le seul ennemi qu’ils n’aient jamais connu et combattu : le peuple togolais dans la quête de ses droits légitimes. Pour eux, la “grande muette” n’est nullement pas muette politiquement, mais elle est grande, non pas seulement à cause de ses effectifs, mais parce qu’elle occupe un terrain politique trop grand, un terrain qui ne lui revient pas de droit.

Outre cette ambivalence, il y a deux certitudes frappantes en ce qui concerne l’armée togolaise. La première est que de nombreux Togolais considèrent que cette armée fait partie du “problème togolais”, politiquement parlant, depuis 1963.

La deuxième certitude c’est qu’on ne sait absolument rien ni des solutions que cette armée envisage pour s’extraire du bourbier politique (à supposer qu’elle y pense), ni des solutions externes qu’elle est susceptible d’accepter afin de s’extirper du terrain politique, terrain qu’elle occupe envers et contre tous depuis un matin de 13 janvier 1963.

Cette armée est aussi et surtout un allié, d’aucuns diraient la source, du régime RPT/UNIR, ce qui fait d’elle un des piliers de la confiscation du pouvoir. Cela étant, un peu comme l’on plaiderait pour des solutions uniques pour Faure Gnassingbé, pour le clan Gnassingbé, et pour le RPT/UNIR, la sortie de crise passe aussi par une solution spécifique à l’armée.

Et puisqu’il est mieux de proposer après avoir fait le constat, je dirais que le premier pas consiste à démêler les intérêts propres de l’armée des intérêts de Faure Gnassingbé, des intérêts du clan Gnassingbé et ceux du parti au pouvoir. Si on regarde de loin et on se réfère au passé, il serait très difficile de démêler ces intérêts car la confiscation du pouvoir arrange tout ce beau monde ; la confiscation du pouvoir est un éléphant dans la chambre. Mais au-delà d’un avantage commun que représente la confiscation du pouvoir, il y a forcément des différences entre les intérêts de tous ces acteurs, surtout par rapport à l’avenir.

Ce ne serait pas tâche facile, mais pour résoudre “l’énigme de la grande muette”, il faut connaître les éléments qui font d’elle une énigme, y compris les éléments que la majorité de la population civile ne juge pas importants puisqu’elle ne connait pas grand-chose de la vie des hommes en uniformes.

Une fois que ces intérêts seront identifiés, anticiper sur ce que leur disparition, ou leur non-réalisation représenterait pour l’armée est la voie idéale pour soustraire cette armée de sa vulnérabilité et de son instrumentalisation actuelles. Car c’est la protection, mieux la défense de ces intérêts spécifiques à l’armée qui constitue le nœud de la rigidité politique de l’armée depuis un demi-siècle.

Selon les récentes révélations faites par Ferdinand Ayité du journal L’Alternative, pendant la facilitation de sortie de crise, « le président ghanéen Akuffo-Addoh tenait Faure Gnassingbé par la gorge, lui demandant de renoncer au 4ème mandat pour mettre fin à la crise. En bon metteur en scène (ou plutôt maître chanteur), Faure aurait fait venir ses généraux devant le président ghanéen et ceux-ci auraient répété ce qu’ils avaient précédemment dit à Faure lui-même : pas question qu’il renonce au pouvoir. »

Si ces informations sont avérées, c’est que l’armée a confirmé son rôle dans la confiscation du pouvoir devant un témoin et pas des moindres, et par rapport à la thèse défendue dans la présente analyse, cela est lié au fait que Faure et l’armée, du moins les généraux, partagent la même peur : celle du lendemain, la peur de tout perdre en cas d’alternance politique. On ne peut donc pas sauver le soldat Faure tout en laissant ses généraux de côté.

Au-delà des réponses appropriées à la peur des généraux et autres officiers supérieurs, réduire la vulnérabilité et l’instrumentalisation de tous les hommes en uniformes revient à proposer une véritable réforme de l’institution, particulièrement dans sa gouvernance, une chose que le régime a toujours refusée de faire de peur de perdre son contrôle total sur cette institution. C’est la méthode par excellence pour s’assurer que l’alternance sera à l’avantage de tous les Togolais et d’inciter tous les Togolais, y compris les hommes en uniformes, à se joindre aux efforts pour faire entrer le Togo dans cette nouvelle ère.

Pour reprendre Swami Ramdas, “la vraie pauvreté est celle de l’âme, une pauvreté dans laquelle le mental est toujours dans un tourbillon créé par le doute, les soucis et la crainte.”

Sur ce, la grande muette, des généraux aux hommes de troupe, fait face à une vraie pauvreté de l’âme, et cette situation est un obstacle à l’alternance. Tous les Togolais, aussi bien ceux qui admirent que ceux qui détestent les hommes en treillis, doivent saisir la mesure de cette pauvreté de l’âme afin de comprendre que contribuer des solutions qui y mettent fin est un chemin essentiel pour l’alternance politique.

Appeler l’armée “à prendre ses responsabilités vis-à-vis du peuple” est vide de sens si on ne trouve pas la vraie solution à ce qui l’empêche de le faire. Il faut résoudre l’énigme de la grande muette. Ma première contribution a été de poser le débat. La vôtre commencera par vos réactions.

A. Ben Yaya
New York, 30 Novembre 2019

 

 

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT FAURE (2ème Partie) : Résoudre l’énigme de la “grande muette”

Me Dodji Apévon, président des Forces Démocratiques pour la République (FDR) a réagi à la déclaration de candidature de Dr Jean-Emmanuel Gnagnon, ex-Secrétaire à la Communication des FDR, qui a quitté le parti.
Les Forces démocratiques pour la République (FDR) ont trois (03) ans. A l'occasion de cet anniversaire, responsables et militants se sont retrouvés au siège de cette formation politique pour faire le bilan des activités. Une occasion saisie par le président national du parti pour revenir sur le cas Emmanuel Gnagnon.

Le président national des FDR n'est pas passé par quatre chemins pour fustiger le comportement de son ancien membre. Selon Me Apévon, la déclaration de candidature de Dr Gnagnon est totalement contre les idéaux de son parti (les FDR) dont il était membre.

« Un parti politique, c’est des règles qui le gouvernent. Un individu ne peut pas se lever contre l’option prise par le parti et dire qu’il est candidat. Non. Cette candidature de Dr Gnagnon est une candidature qui est quelque chose d’anachronique », a lâché le président des FDR.

A en croire Me Apévon, dans les jours à venir, le conseil de direction du parti (les FDR) prendra des sanctions appropriées à l’encontre de Dr Gnagnon. Il estime que le comportement déviant de cet ex-Secrétaire national chargé à la Communication des FDR est déloyal.

« C’est incompréhensible. Lorsque nous parlions d’union de l’opposition pour aller régler les problèmes qui est le nôtre, et à l’interne il y a des individus qui s’écartent de la ligne, ils ne sont plus dignes d’être dans nos rangs », a-t-il conclu.

Notons qu’avant même d’annoncer sa candidature, Dr Gnagnon a pris soin de publier sur sa page Facebook, son retrait des FDR. Tout porte à croire qu’il a tout préparé d’avance.

Mais comment quelqu’un qui n’a pas eu assez de voix pour être élu un simple maire lors des dernières élections municipales peut prétendre aller à la présidentielle pour briguer la magistrature suprême ?

Voilà l’une des questions qui brûlent les lèvres de nombreux observateurs, depuis que ce jeune politique a annoncé sa candidature pour le compte de la présidentielle de 2020.

Godfrey Akpa

 

 

Le ministre de la Fonction publique, de la Réforme administrative, du Travail et de la Protection sociale, dans une interview consultable dans certains organes de la place, comme à son habitude, nargue les opposants du régime cinquantenaire.
Gilbert Bawara tout d’abord, dans cet entretien, rappelle aux détracteurs de l’Union pour la République (UNIR) que toute discussion avec l’opposition avant l’élection présidentielle de l’année prochaine est exclue.

Le Togo, à son point de vue, ne se trouve « ni dans une situation de crise, ni de tensions ou de crispations politiques particulières pour ouvrir un dialogue ». En clair, le processus enclenché unilatéralement par le gouvernement et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) continuera et débouchera sur l’organisation du scrutin présidentiel de 2020.

Ce proche de Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat, va plus loin en accusant les partis politiques de l’opposition et une partie de la société civile réclamant des pourparlers visant l’amélioration du cadre électoral, de faire « des agitations habituelles…à la veille de chaque échéance électorale ».

Revenant ensuite sur les cas du fichier électoral, de la CENI, de la Cour constitutionnelle dont beaucoup exigent un consensus parce que le premier est truffé d'anomalies inacceptables et les deux dernières composées des partisans du pouvoir, Gilbert Bawara se montre encore une nouvelle fois catégorique : pas question d’ouvrir un quelconque dialogue sur ces sujets, convaincu que le cadre électoral existant respecte les normes internationales « en matière d’élections libres, démocratiques, fiables et transparentes ».

Ce membre du gouvernement de Komi Selom Klassou II va jusqu’à déclarer qu’en réalité, si le pouvoir a même accepté une révision des listes électorales de trois jours, prorogée ensuite d’une journée, c’est parce qu’il s’inscrit « dans un esprit d’écoute, d’ouverture, d’apaisement ». «… et c’est aussi parce que nous sommes soucieux de renforcer la transparence et de la fiabilité du fichier électoral. Il n’y a pas lieu de contester le fichier électoral togolais qui est un fichier fiable et crédible », ajoute-t-il.

Toute exigence de l’opposition n’est motivée que par la « logique de blocage », tacle celui qui fait office du porte-parole du gouvernement, l’invitant à « apprendre à respecter les lois et les règlements » du pays.

Gilbert Bawara montre-là encore une fois la position du parti UNIR incarné par Faure Gnassingbé, arrivé en 2005, réélu en 2010 et 2015 et qui fait tout pour s’éterniser au pouvoir.

Il n’a pas besoin de faire encore ces sorties médiatiques qui, certes, sont provocatrices puisque toutes les institutions intervenant dans l’organisation de l’élection au Togo sont verrouillées et programmées à ne connaître qu’un seul vainqueur depuis des lustres.

A.H.

 

 

Le Togo est-il une prison à ciel ouvert ?
La lecture du rapport de la LTDH sur les cas de tortures et violences policières fait froid dans le dos. Non pas que n’étions pas au courant mais le fait de lire ces horreurs, avec témoignages à l’appui, provoque un choc.

Mais dans quel pays vivons-nous ? A quoi sert la loi sous le régime policier que l’on voudrait faire passer pour une démocratie ? Ceux qui veulent abuser les Togolais et surtout la communauté internationale sur la véritable nature du régime des Gnassingbé, ont-ils oublié que la démocratie, son socle c’est la loi, l’état de droit destinés à assurer le maximum de protection à l’individu ?

La culture criminelle de l’impunité qui sévit au Togo depuis la colonisation jusqu’à l’indépendance truquée, ne cesse de traumatiser les citoyens de ce pays martyr. Quand le peuple considère les corps professionnels payés à ses frais pour assurer sa sécurité comme des forces d’’insécurité, il y a là quelque chose de grave qui nous interpelle tous. En effet, un témoignage l’atteste, à la vue des patrouilles censées veiller sur notre sécurité, les Togolais, même en étant en règle, en général, préfèrent les éviter pour leur propre sécurité. On ne sait jamais, disent-ils.

Cette image détestable que se sont forgées nos forces de l’ordre et de sécurité, n’est pas un fantasme, mais l’expression du ressenti des Togolais à l’encontre des hommes en treillis. Les traitements cruels et dégradants, qu’ils infligent lâchement à leurs compatriotes, sont la manifestation de la vraie nature hideuse d’une dictature sanguinaire.

L’illégitimité du pouvoir requiert la force et la violence pour s’imposer au peuple. D’où l’impunité dont jouissent les bourreaux dans l’exercice des sévices abominables qu’ils infligent à des individus sans défense, privés de la protection de la justice. Quand les juges sont obligés de regarder ailleurs lorsque leurs concitoyens sont torturés, c’est que l’institution judiciaire est malade. Le citoyen, soumis à l’arbitraire et à la terreur, pour sa survie, doit se résigner où se battre pour changer le cours horrible et rétrograde de son histoire afin d’accélérer l’avènement de la démocratie et de la liberté.

Le rapport complet de la LTDH est disponible ici (PDF)RAPPORT DE LA LTDH SUR LES CAS DE TORTURES ET DE VIOLENCES POLICIERES AU TOGO

Ayayi Togoata APEDO-AMAH
Enseignant- Chercheur des Universités du Togo
Ancien Secrétaire Général de la LTDH

 

 

Piraterie maritime : Une affaire de Rançon divise le Togo et la compagnie Total
L'Independant Express
faure et attaque securite maritime
A partir d’une caricature originale de Donisen Donald (Liberté)

Le clivage entretenu entre le ministre chargé du Haut Conseil à la mer et le préfet maritime sur la gestion de la sécurité maritime au Togo plombe l’efficacité de la lutte anti pirates. Les clients qui transbordent des produits sur nos côtes ne font plus confiance à la surveillance des agents de la sécurité maritime et doutent de la crédibilité des opérations en mer.

La compagnie française de pétrole Total ne voudrait pas se laisser faire dans la récente attaque des pirates contre son navire et le torchon brûle entre la société et les autorités de la sécurité maritime.

En effet, le 4 novembre dernier des pirates ont attaqué à l’aube autour de 3h un navire battant pavillon grec dans les eaux togolaises. Le bilan à la suite de l’attaque pirate sur le pétrolier Elka Aristotle a fait état d’un blessé et de quatre membres de l’équipage enlevés par des pirates. Les otages de l’équipage comprennent deux philippins, un grec et un géorgien. Dans un communiqué de la marine togolaise, le pétrolier Elka Aristotle a été attaqué à environ 18 kilomètres du port de Lomé par des individus armés.
Elka Aristotle
Photo : Marine Traffic

L’opération de la contre attaque a été mal ficelée. Ni l’un, ni l’autre du ministre Baba et du Préfet Takougnadi n’étaient là pour donner des orientations en vue de mener à bien une opération musclée. Les deux responsables étaient en mission en France pour 10 jours, alors que la méfiance extrême qui règne au sein du système n’autorisait personne à prendre les devants d’une opération du genre. Les deux hauts responsables n’ont pas crée des conditions d’intérim pour gérer leur absence. Ce qui a fait foirer l’opération qui a entraîné la prise d’otages.

Le rapport fourni par le HCM et le Préfet maritime contient des contre-vérités qui discréditent la maîtrise de l’opération. L’information contenue dans le rapport sur les 18 kilomètres de distance par rapport à la côte est fausse.

Par ailleurs, le rapport présente les pirates comme des anglophones, parce que parlant l’anglais et présentant un profil de nigérians. Faux, puisque d’après les investigations, les pirates parlaient aussi français. D’autres précisions ont été apportées aux ravisseurs du pétrolier Elka Aritotle. Ils n’avaient pas des réflexes de militaires. Ils seraient donc des civils venus opérer avec une complicité interne au système de sécurité maritime togolais.

Bref, il existe beaucoup de zones d’ombres dans les faits liés à l’attaque des pirates du navire grec.
compagnie petroliere total
DR

C’est dans cette confusion que l’Etat togolais demande au pétrolier de Total de décaisser de l’argent en vue de payer la rançon devant servir à obtenir la libération des otages enlevés lors de l’attaque. Une requête qui a reçu une réponse négative de la part des responsables de la société Total qui ne veulent aucunement payer des frais de rançon parce que engageant déjà des frais pour assurer la sécurité des navires.

D’après les informations, les navires en rade sur les côtes togolaises paient environ 1000 dollars US tous les jours. Ce sont des frais de surveillance et de sécurité des navires. S’il arrivait que cette sécurité s’avère défaillante, les autorités maritimes togolaises devaient assumer la responsabilité.

C’est le cas actuellement où la sécurité n’a pas su protéger le pétrolier de Total et le groupe Total se refuse de payer une quelconque rançon tout en menaçant d’assigner le Togo devant les tribunaux. Un bras de fer dont on ne mesure pas encore l’issue. Ceux qui maîtrisent le fonctionnement de la sécurité maritime au Togo n’hésitent pas à le traiter de pipo.

Géant au pied d’argile. C’est un véritable antagonisme auquel se livrent les premiers responsables.

L’un, le ministre qui a tendance à asphyxier la préfecture, malgré les financements qui atterrissent pour le compte du HCM. L’autre, Le Colonel Takougnadi, Préfet maritime qui, assis sur un fauteuil éjectable de retraite après un parcours tumultueux de trafics dans l’armée et la police ne veut s’attirer la foudre d’une de sa victime, une ambiance de méfiance qui sévit.

Quant au personnel à la préfecture, c’est le laxisme total. Le climat de mésentente entre les deux responsables crée une démotivation dans le travail. Le bras de fer se poursuit donc entre l’Etat togolais et Total, on attend de voir si les autorités togolaises vont rester intransigeantes sur le refus de payer la rançon et obtenir la libération des otages du navire du pétrolier français.

Quant à la sécurité maritime, elle est toujours en rade depuis l’organisation du sommet sur la sécurité maritime et le refus par les Etats de signer la charte proposée.

Les pirates ne craignent rient dans le Golfe de Guinée, surtout si les structures chargées de les combattre brillent dans l’amateurisme et les querelles intestines.

Carlos Ketohou

Source : L’Independant Express No.491 du 26 novembre 2019

 

 

25.04.2013 L’artiste WAW Takoudim, stysliste, humoriste
Interview exclusiv

Interview exclusive de l’artiste WAW Takoudim, stysliste, humoriste
"(…). Mon premier besoin reste à trouver un producteur et des gens de bonne volonté qui sont prêts à investir dans ce domaine pour moi ; ils ne seront pas déçus », Wawinime Takoudim.

Dans une interview exclusive accordée à iciLome.com, l’artiste togolaise, Wawinime Takoudim (abrégé Waw Tankoudim), son nom d’identité, ex Dari Pierty son nom d’artiste, nous parle de son ambition pour la musique. Styliste et patronne d’atelier, Wawinime TAKOUDIM fait également partie du club des humoristes "Les Gbadagog".

Très tôt à l’école, Waw Takoudim s’intéresse au récital et en 1997, elle fait partie d’un groupe chorégraphique baptisé « Forever girls » à l’âge de 14 ans. Faute de soutien à elle pour poursuivre les études, elle n’est pas femme à se décourager. Waw Tabkoudim a vite fait d’apprendre le métier de la couture qu’elle exerce aujourd’hui comme grande styliste avec à son actif, 13 apprenties. Elle est la première femme à faire le « One man show » lors de la chancellerie de l’humour qui avait réuni des humoristes étrangers au Palais des Congrès de Lomé.

Après la sortie de son premier album, vendu à plus de 2000 exemplaires et qui sera suivi plus tard par deux singles, l’artiste dans cette interview, parle de lui-même, et dresse un bilan positif sur le premier album. Elle profite de notre micro pour lancer un appel au peuple togolais à l’approche des elections, à venir à la Paix et à proscrire la violence. Elle lance un appel à toutes les bonnes volontés pour son sponsoring. Lisez l’interview.

iciLome.com : Bonjour

Wawinime Tankoudim : Bonjour

iciLome.com : Présentez-vous à nos internautes ?

Wawinime Tankoudim : Je m’appelle Wawinime Tankoudim, ex Dari Pierti. Je suis styliste, également actrice humoriste et je suis chanteuse.

iciLome.com : Actrice humoriste mais également chanteuse. Justement, vous avez déjà un album à votre actif, pouvez-vous nous un peu de cet album ?

Wawinime Tankoudim : Effectivement, j’ai déjà un album sur le marché depuis novembre 2011. L'album a été lancé sur les antennes de la Radio Zephyr (une radio privée au Togo). C’est un album de 10 chansons avec pour titre «Akpénamawou» (Merci Dieu).

iciLome.com : Pourquoi le titre « Akénamawou » ?

Wawinime Tankoudim : Au fait, ce n’est pas un titre pris au hasard, car je voudrais remercier Dieu pour tout ce qu’il a fait dans ma vie. Sans lui, je ne serai pas en vie. C’est pourquoi je dis à Dieu « merci » pour tout ce qu’il a fait et continue de faire dans ma vie

iciLome.com : Depuis la sortie de votre premier album, avez-vous constaté un engouement autour de votre premier bébé deux ans après?

Wawinime Tankoudim : Merci pour la question. Je peux sans vous tromper dire que, je dresse un bilan positif parce que, avec cet opus, j’ai eu à participer à des scènes à l’intérieur du Togo mais aussi en dehors du pays. C’est un bilan positif puisque, l’album été vendu à plus de 2000 exemplaires.

iciLome.com : Nous voici dans votre atelier de couture, dites-nous, comment vous arrivez à allier et le travail de la musique à votre seconde profession de styliste ?

Wawinime Takoudim : Je peux dire que, ce n’est pas une chose facile, mais Dieu m’aide à allier les deux, voire les trois puisque je suis aussi humoriste. Dans la journée, je consacre du temps à l’atelier, la nuit, je suis en studio ou bien à une prestation (…. ). Tôt le matin, je me livre à l’exercice de l’entrainement vocal.

Mes parents sont fiers de moi. Malheureusement mon père n’est plus là pour voir ce que je suis en train de réaliser, car à la maison, de son vivant, quand je chantais, il me taquinait en disant, "toi tu gênes avec tes chansons". J'aurai bien voulu qu'il soit à mes côtés aujourd'hui.
C’est un métier passionnant et je crois que, je ne reculerai pas, je vais mourir dedans (rire).

iciLome.com : De novembre 2011 à ce jour, on a l’impression que vous avez disparu. Pourquoi le deuxième album tarde à venir ?

Wawinime Tankoudim : J’ai déjà lancé deux singles après cet album, qui ont pour titres « Je vous aime » et « Oui à la Paix ». Je suis sur mon deuxième album en quelque sorte.

iciLome.com : Pourquoi « Oui à la Paix » ?

Wawinime Tankoudim : (Rire). Oui à la paix parce que, sans la paix, nous ne pouvons rien. C’est la paix qui fait vivre. La paix est une richesse pour tout un pays, donc « Oui à la paix ». C’est pour sensibiliser. Etant donné que le Togo organise d’ici peu des élections législatives, c’est le moment pour lancer un appel à tous pour la péservation de la paix dans notre pays. On a vu beaucoup de choses dans ce pays lorsqu’il y a des elections; on casse tout sur son passage, alors que, les casses font régresser le pays. A travers cet appel, je suis en train de sensibiliser tout le monde à dire non aux casses. Si on casse et que l’état reconstruit, comment fera-il pour nous construire des entreprises où les jeunes peuvent trouver de l’emploi.

iciLome.com : En dehors du premier album et les deux singles, quel est votre projet dans le domaine d’artiste ?

Wawinime Tankoudim : Mon projet concret, c’est pour faire des spectacles en dehors du pays, participer à des festivals.

iciLome.com : Mlle Takoudim, être artiste chanteuse, est-ce une chose facile ? Quels sont aujourd’hui vos besoins pour aller de l’avant ?

Wawinime Tankoudim : Ah !, être artiste n’est pas chose facile, car cela demande beaucoup de moyens financiers. Moi actuellement, mon premier besoin reste un producteur et des gens de bonne volonté qui sont prêts à investir dans ce domaine pour moi, ils ne seront pas déçus. J’ai beaucoup de choses à donner, mais les moyens manquent.

iciLome.com : Pouvez-nous donner le regard que vous portez sur le monde des artistes au Togo aujourd’hui ? L’artiste togolais vit-il de son travail ?

Wawinime Tankoudim : Maintenant, je pourrai dire que c’est mieux par rapport aux années passées. Les choses commencent à venir, mais on veut encore plus d’efforts au Togo dans ce sens. On veut plus de contrat et plus de scènes pour les artistes afin qu’ils pujissent vivre de leur art. Dire que l’artiste togolais vit de son job, c’est pas totalement vrai.

iciLome.com : Vote message à l’endroit des promoteurs, du gouvernement pour que le rêve des artistes togolais deviennent une réalité.

Wawinime Tankoudim : Je voudrais dire surtout aux promoteurs, d’aider les artistes, parce que, vous remarquerez qu'il n' y a qu'une poignée d'artistes qu'on voit partout. Il faut donner la chance aux autres de pouvoir évoluer. Si vous ne donnez pas des scènes à des artistes, comment seront-ils connus ? C’est par des scènes que l’on peut les connaître. Il faut donner la chance aux autres en les ajoutant aux anciens qui sont régulièrement sur scène.
A l’endroit de l’Etat, je dirai qu'il faut qu’il y ait plus d’aides aux artistes; pourquoi pas un studio où les artistes peuvent aller faire leur enregistrement à moindre coût. Quant au Bureau togolais des droits d’auteurs (BUTODRA), il doit accroître ses efforts dans lute contre la piraterie.

iciLome.com : Merci

Wawinime Tankoudim : C’est à moi de vous remercier.
Source :

 

 

L’artiste WAW Takoudim, stysliste, humoriste

La Déraison Au Pouvoir
Sénouvo Agbota Zinsou
Sénouvo Agbota Zinsou

« Moi, je dis que les bonbons
Valent bien mieux que la raison ».
J’entends la comptine enfantine
Mais n’entends pas qu’un homme d’âge mur,
Soit d’un entendement aussi dur
Qu’il nous tourmente, nous assassine
Devienne sanguinaire, farouche
Pour garder son bonbon en bouche,
Un adulte, oui, je suppose
Qui ne veuille pas entendre la chose
La plus commune aux humains,
Qu’on nomme simplement limite,
Ce qu’un enfant nie et évite
Pour s’accrocher de toutes ses mains
Des pieds, s’il le faut, au bonbon.

Mais il y a un peuple qui marche
Et même un prêtre patriarche
Qui disent : le bonbon rend fou
Ils l’ont dit le Dix-neuf Août
L’Enfant répond : « Non et non ! »
Trépignant furieusement,
Grondant comme un torrent.
« Même s’ils sont un million
Je ne cède pas mon bonbon
Mon père a tué pour ça
Je suis la voie de papa ».
Croyant son bonbon tombé
Il crie à tous, le bébé :
On le lui rend ou il meurt !
Là, tout le monde prend peur.
L’évêque lui dit, paternel :
« Trop de bonbon rend malade »
Mais prenant un accent cruel
L’Enfant menace : « Je meurs ou tue
Tout ce monde-là, dans la rue,
Voyez-vous, ne m’impressionne guère
Nous sommes en guerre !»
« Ce prêtre pour tous est un guide »
Lui murmure quelqu’un tout bas.
« Je ne l’écouterai pas ! »
Répète l’Enfant avec emphase.
S’il continue, je l’écrase.
Je refuse d’être lucide. »
C’est donc bien un bain de sang
Que nous promet cet Enfant.
Un bain de sang, tout un fleuve !
Et il en a fait la preuve,
Dès son accession au trône.
Quiconque le sait en frisonne :
Des morts, des morts par milliers.
Le meilleur des héritiers
Rassurait le clan Klitchaa
Par cette grande action d’éclat

Tyrannique, la hantise de bonbon,
Poursuit toujours le garçon,
Qui alors, frileux, tue, torture
Quinze ans déjà que cela dure !
Cinquante-trois, de feu et de sang,
Avec le père, cela s’entend.
Le fleuve coule toujours impétueux
Et l’Enfant crie toujours : je veux !
Le fleuve devient toujours plus rouge
Mais qui ôterait de la bouche
De l’Enfant ce bonbon si doux ?
Nos foules sont en vain en courroux !

Même au prix du sang des enfants,
De leurs pères et de leurs mamans
Qu’est-ce que cela peut bien lui faire ?
C’est une guerre cinquantenaire
Ceux qui la livrent dès le départ
Au peuple citadin ou campagnard
N’hésitent, ne reculent devant rien
Pour protéger leur suprême bien,
Le sacré bonbon du pouvoir
Qu’ils font tout pour toujours avoir,
Cela n’est plus à cacher.
Il peut prendre un goût de citron
Quand l’adversaire veut l’arracher.
L’Enfant au bonbon somme sa bande
Ordonne que celle-ci le défende.
Ils sortent de partout par milliers
Envahissent écoles, ateliers.
Tout un peuple devient otage
D’un tragique enfantillage.
Klitchaa ! Klitchaa ! Klatchaa ! Klatchaa !
Le bonbon par-ci ou par-là.
Clamer que quinze ans de succion
Suffit, mérite mort ou prison.
« Le bonbon ne se partage pas,
C’est la leçon de papa
Qu’un homme ou un animal,
Un frère se pose en rival
Pour le bonbon, gare á lui !
Je le traite, pire qu’un ennemi
Mes hommes ne redoutent personne
Ils considèrent qu’en vain raisonne
Dans son ensemble l’opposition. »
Pour la faire taire, il n’y a qu’un mot :
Allons, Messieurs, à l’élection !
Oui, il le faut ! Oui, il le faut !
Répètent partout les protecteurs
Du bambin qui aime le bonbon.

L’enfant, naturellement, s’entête
Et souffle partout dans sa trompette
« Je veux mon bonbon, je le veux ! »
Écumant, crachant tous les feux
Bébé Klatchaa va faire la guerre
Tout comme hier la fit son père
Pour garder le bonbon clanique
Que ceux qui veulent nomment République.
Et les protecteurs de toujours
L’assurent en tout de leurs amours
Et d’année en année plus fort
Ne cessant de semer la mort,
Bébé Klatchaa chante sa comptine.
Ses soutiens d’ici et d’ailleurs
Lui disent : « Ne manque pas de faire mine
De te soumettre aux électeurs
Hi ! hi ! hi ! Démocratie.
On joue bien la comédie. »

Sénouvo Agbota Zinsou
Munich, Allemagne
25 novembre 2019

 

 

Une fin de parcours humiliante pour Atcha-Dédji Affoh. L’ex-Directeur Général de Togocom a le moral dans les chaussettes. Écarté du processus de liquidation du Groupe Togocom, il a été expulsé (sic)de son bureau.
fin humiliante pour Atcha-Dédji Affoh atogocom
Caricature : Donisen Donald / Liberté

Découvrir à travers les médias que la société que l’on dirige et dont on se sert comme une propriété privée est vendue. Atcha-Dédji Affoh en a fait la douloureuse expérience il y a quelques semaines. En effet, tout comme la grande majorité des Togolais, le natif de la région Centrale a appris la privatisation sinon la liquidation de Togocom à travers les médias. Selon les informations de sources proches du dossier, celui qui était aux commandes de cette société de télécommunication n’a jamais été informé d’aucun processus de vente, ni de la finalisation du contrat entre le Togo et le Groupe Axian. Il a été tout simplement mis devant le fait accompli.

Et curieusement, il n’était pas le seul militant de premier plan du parti au pouvoir ou dignitaire du régime RPT/UNIR à avoir appris la privatisation de Togocom dans les médias ou sur les réseaux sociaux. La majorité des ministres du gouvernement Klassou n’a été informée de la liquidation de la société qu’en Conseil des ministres. « Comment cela est-il possible ? », s’interroge-t-on. Selon certaines indiscrétions, le projet a été piloté de bout en bout par le chef de l’État lui-même avec la collaboration, bien sûr, de la ministre des Postes, de l’Économie Numérique et des Innovations technologiques, Cina Lawson. Ce duo a été les vrais artisans de cette liquidation polémique.

Pour Atcha-Dédji Affoh, cette éviction représente en réalité une fin de parcours humiliante. Ce n’est pas le fait de ne pas avoir été informé de la privatisation qui constitue la seule humiliation pour cet homme qui est l’un des plus fervents soutiens du régime dictatorial RPT/UNIR. Depuis quelques jours, l’ex-Directeur Général de Togo Cellulaire puis de Togocom, après la fusion avec Togo Télécom, n’a plus de bureau. Il a été expulsé des locaux qu’il occupe à la Direction Générale de Togocom, et l’ordre viendrait de la Présidence de la République elle-même. « On lui a intimé l’ordre de déguerpir dans un bref délai et il s’est exécuté. Normalement, on devrait le laisser préparer la passation de service avec ses collaborateurs et organiser par la même occasion son départ. Cela n’a pas été le cas. Ils n’ont même pas attendu la passation de service qui a eu lieu ce lundi 25 novembre pour lui intimer l’ordre d’évacuer les lieux », rapporte une source.

Elle révèle aussi que cette douloureuse épreuve a impacté l’ex-DG qui aurait le moral dans les chaussettes, se sentant humilié par son chef. « Beaucoup de personnes lui ont rendu visite. Toutes rapportent qu’il est comme quelqu’un qui a été frappé par un deuil. Il est inconsolable. Le moral n’y est pas du tout », indique la source.

Et pourtant, comme nous l’avions effleuré, Atcha-Dédji Affoh fait partie des premiers contributeurs aux financements des activités propagandistes du parti au pouvoir. Il y a consacré les milliards détournés de la société de téléphonie mobile dont il était le premier responsable et qui lui servait de vache à lait, ainsi qu’à d’autres barons du régime. Des témoignages disent de lui qu’il faisait la pluie et le beau temps dans les localités du Nord du pays, surtout à Tchamba (dans la région Centrale) et les localités alentours. Avec les milliards de Togo Cellulaire et de Togocom, il organise les opérations d’achat des consciences des populations afin de garantir au RPT/UNIR le maximum des votes.

En plus de ses capacités à mobiliser des fonds pour servir les viles causes de la dictature, Atcha-Dédji Affoh avait également au sein de sa junte une multitude de journaux prêts à le défendre moyennant ce que l’on sait. Ses malversations financières dénoncées par des organes crédibles étaient démenties ou banalisées par d’autres.

Ses portes-voix étaient également au front lors de la fusion de Togo Cellulaire avec Togo Télécom en juillet 2017. A l’époque, la ministre Cina Lawson en avait eu pour sa dose, critiquée pour ses prises de positions en défaveur d’Atcha-Dédji Affoh. Cette guerre entre deux soutiens du régime avait alimenté le débat entre les « supporters » des deux clans. Est-ce le temps de la revanche pour Cina Lawson ? Nous ne le savons pas, même si certaines langues n’hésitent pas à faire le lien entre l’épisode de la fusion et l’humiliation présente de l’ex-DG de Togo Cellulaire.

Tout compte fait, les Togolais ont été surpris par cette liquidation de Togocom, l’une des dernières sociétés encore détenues par l’Etat. Ils se posent également de nombreuses questions devant le flou qui entoure les conditions de cette privatisation mal pensée par un régime en quête de statistiques internationales sans réels impacts sur le quotidien des populations.

G.A.

Source : Liberté No.3034 du 26 novembre 2019

 

 

Togo, Privatisation de Togocom : Révélations sur l’Humiliante fin d’Atcha-Dédji Affoh Liberté Togo

Togo, Privatisation de Togocom : Avons-nous vraiment une Assemblée Nationale ?
Fraternité
Togocom : L'ex-DG de Togocom Atcha Dedji Affoh (d) et le nouveau DG étranger (g). En médaillon, la présidente de «Gnassagbé Gnassional» Chantal Tsegan
Togocom : L’ex-DG de Togocom Atcha Dedji Affoh (d) et le nouveau DG étranger (g). En médaillon, la présidente de «Gnassagbé Gnassional» Chantal Tsegan | Infog : 27avril.com

Togocom, la Holding issue de la fusion entre Togotelecom et Togocel est passée sous pavillon malgache depuis quelques jours. L’Assemblée Nationale qui devrait être au cœur du processus de mutation, a été tout simplement tournée en bourrique, comme nous l’évoquions déjà dans notre parution n°336 du mercredi 13 novembre 2019. Face au tollé suscité par la privatisation du Groupe, les députés auraient décidé d’interpeller le Ministre des Postes, de l’Économie numérique et des Innovations technologiques, Cina Lawson. Ce rétropédalage de l’Assemblée Nationale sur un sujet aussi délicat lève le voile sur le rôle quasi-vide joué par la 6ème législature dans le contrôle de l’action gouvernementale.

Depuis le mercredi 6 novembre 2019, Agou Holding consortium malgache, détenu par Axian Group « Axian » et Emerging Capital Partners «ECP», a pris possession à 51% du Groupe Togocom-Holding détenant Togo Télécom et Togocel, pour 7 ans, «pour ne pas conférer un droit illimité à un acteur privé», a précisé une source proche du dossier. L’opération a rapporté à l’Etat environ 210 milliards de FCFA.

Sur la période de la concession, l’actionnaire majoritaire envisage un investissement de 245 millions d’euros (environ 160 milliards FCFA). « Cet investissement conséquent va catalyser la transformation digitale du pays et soutenir la croissance de notre économie », a souligné, Sani Yaya, Ministre de l’Economie et des Finances lors de la signature de l’accord. « Cette opération majeure marque une étape importante dans la feuille de route numérique du gouvernement. Elle va nous permettre de devenir le marché de référence des télécoms dans la région et de consolider notre leadership en matière de transformation digitale. Grâce au soutien de ces nouveaux actionnaires, Togocom va accélérer son développement au bénéfice de l’ensemble des Togolais, des entreprises et du rayonnement national », a déclaré, pour sa part, Cina Lawson, Ministre des Postes, de l’Économie numérique et des Innovations technologiques.

Malgré les belles déclarations des membres du gouvernement, de manière générale, l’opinion nationale a crié sa colère contre cette privatisation. Les Togolais ont le sentiment « d’une grande braderie des biens de la nation ». « C’est une aberration économique et une erreur stratégique. En outre, cette société à laquelle les Togolais s’identifient. C’est un patrimoine », a confié Martial, employé dans un cabinet d’expertise comptable.

L’Assemblée Nationale veut faire marche arrière…

« Cina Lawson pourrait retourner incessamment à l’hémicycle pour répondre aux questions des députés. La 6è législature a préparé une note d’interpellation qui devrait être envoyée à la ministre des Poste et de l’Économie numérique. Mme Lawson s’expliquera essentiellement sur le processus qui a conduit à la privatisation du Groupe Togocom », a écrit le confrère togobreakingnews.

Le site d’information, s’appuie sur une déclaration faite par Gerry Taama, président du groupe parlementaire NET-PDP. « Aujourd’hui tout ce qu’on peut faire, c’est d’interpeller le ministre des Postes et de l’économie numérique pour nous expliquer comment et pourquoi, Togocom a été vendu. Et nous avons préparé cela », a indiqué le député de l’Est-Mono. Cette interpellation de « la reine du gouvernement », se situe dans le cadre des questions au gouvernement, un exercice auquel Dame Cina rechigne à se plier depuis des années.

Il faut préciser qu’en novembre 2018, l’Assemblée nationale togolaise a voté une loi autorisant cette privatisation. Après l’adoption de la loi portant autorisation de la privatisation du groupe TOGOCOM, le gouvernement devrait prendre des textes réglementaires pour l’application de la mesure. Pour avoir l’aval du parlement, le gouvernement a dû donner des garantis pour la préservation de l’emploi et l’intérêt du pays dans les négociations avec les potentiels repreneurs. « Cette loi a été votée quand nous n’étions pas encore députés. Nous sommes venus la trouver ; maintenant nous allons jouer notre rôle parlementaire en cherchant à comprendre pourquoi cette privatisation », a ajouté le président national du Nouvel Engagement Togolais (NET). Cette démarche ressemble fortement à une marche arrière de l’Assemblée Nationale pour se soustraire de la polémique suscitée par cette privatisation.

Alors la question se pose de savoir, si cette loi a été adoptée dans les règles de l’art, pourquoi le député de l’Est-Mono ne consulterait pas les textes pour mieux s’informer du processus ayant abouti à la privatisation de Togocom. Ceci vient renforcer la thèse de ces togolais qui ont pointé du doigt un vote expéditif auquel les députés eux-mêmes n’ont rien compris.

L’Assemblée, une Chambre d’enregistrement ?

Pour nombre de Togolais, l’hémicycle s’est transformé en chambre d’enregistrement. En effet, l’Assemblée Nationale baptisée au tout début de la 6ème législature comme une assemblée « multicolore » en est devenue au gré du temps, une simple chambre d’enregistrements de lois votées nuitamment à l’insu de certains parlementaires. Une chambre d’enregistrement des désirs et caprices d’un pouvoir dont la légitimité est mise à rude épreuve. Le parlement est vidé de ses prérogatives, dont celle d’être à l’initiative des lois. Il se contente alors de valider, d’enregistrer les lois décidées par l’Exécutif.

A titre d’exemple, depuis le début de la première session ordinaire de l’année 2019, les députés n’ont jamais remis en cause une décision du gouvernement. Mais ces élus, que l’opposition qualifie de « députés nommés » ne voient pas les choses sous cet angle. « Je ne partage pas ce sentiment, même si, je peux comprendre l’expression de toute opinion contraire sur l’action du parlement. S’il est normal en démocratie de formuler des critiques et d’être en désaccord politique, il me parait cependant excessif que certains de nos compatriotes puissent qualifier l’Assemblée de chambre d’enregistrement », s’est défendue Abira Bonfoh, élue Unir.

Aujourd’hui, les modalités concrètes de la privatisation de Togocom ne sont pas connues. Et les députés qui devraient éclaircir la lanterne des Togolais, sont au même niveau d’informations que les citoyens lambda. Des faits qui montrent que le pouvoir législatif est réduit à un simple rôle d’enregistreur.

Source : Fraternité No.338 du 27 novembre 2019

 

 

Togo, Privatisation de Togocom : Avons-nous vraiment une Assemblée Nationale ?

Togo, Décès de Raïma Akondo / Grisaille avec RPT-UNIR : « Les fétiches » de Gerry Taama en panne !
Fraternité
Gerry Taama
Extrait de la Une de Fraternité No.338 du 27 novembre 2019

Nous l’avons vu très tôt. «Les masques tombent», avions-nous titré à l’époque déjà en 2012 quand cet ex-militaire Gerry Taama qui est passé malicieusement par une brève vie d’écrivain, a chuté en politique avec la création de son parti Le Net. Et nous avons eu plusieurs fois à alerter sur le caractère très tendancieux de cet homme nommé Gerry Taama. Aujourd’hui, l’opinion commence par le découvrir de mieux en mieux. «Taama commence par en faire trop», nous a confié un jeune cadre du parti au pouvoir il y a quelques jours. «Alors que tu sais qu’il n’est que l’appendice de Unir et c’est nous qui finançons tout pour lui», a renchéri son second. Mais depuis quelque temps, les choses sont grises pour ce bling bling man politique et la tragédie du samedi 21 novembre dernier n’a été qu’une petite cerise.

Les togolais ont appris avec emois le décès de l’animatrice de programme sur la Tv2, Raïma Akondo samedi dernier. Si les circonstances du décès de celle qui tenait sur ses épaules l’émission «Bonsoir Mesdames» sont à ce jour loin d’être élucidées, il se trouve qu’il constitue, malencontreusement, une mauvaise publicité pour Gerry Taama dont le nom revient avec insistance dans l’affaire.

Il était une fois, Raïma !

Elle faisait partie, jusqu’au soupire de son dernier souffle, du fleuron d’animatrices de programme télé actuellement à l’œuvre dans le pays. Ceci, après la belle époque de leurs aînées qui ont longtemps enchanté les Togolais par leur talent, charme et charisme, à l’instar de Edwige N’Zonou de la TVT ou encore Abide Mangbazim de la défunte LCF. Raïma Akondo, par ailleurs Directrice de l’Agence de Communication «Northern Évents» a quitté le monde des vivants ce week-end, dans la fine fleur de l’âge. 33 ans.

Entre évidence…

Si l’information a tourné en boucle sur les réseaux sociaux, avec des versions aussi variées que contradictoires, il est toutefois une certitude. La jeune prodige du micro qui avait épaté son auditoire et ses interviewés, en août dernier, lorsqu’elle accueillait, avec brio, dans le salon VIP de l’Aéroport International Gbassingbé Eyadema de Lomé, les anciennes gloires de football africain, en marge de l’événement «La nuit du football africain » et dont Abou Bakry Bâ garde l’image d’une «professionnelle» est décédée, au Bénin, loin de sa terre natale, et dans des conditions jusqu’alors lugubres.

…Et supputations

Pendant que certaines sources évoquent l’hypothèse d’une consultation de médecin traditionnel qui aura tourné mal, d’autres évoquent celle d’une mission professionnelle au pays de Patrice Talon. Qu’à cela ne tienne, l’irréparable est déjà commis. Et au banc des accusés, sort un nom qui revient avec insistance. Gerry Taama.

Selon les informations, la défunte qui serait l’amante du député et candidat à la prochaine présidentielle de 2020, soufrante, aurait été amenée pour consultations chez un prêtre traditionnel par l’homme politique, par le truchement de son chauffeur. Malheureusement, la consultation aurait tourné au vinaigre avec mort qui s’en suit. Ainsi se présentent donc les faits.

Une mauvaise publicité pour Gerry

Loin de rentrer au fond du sujet, ce mélodrame constitue, à ne point douter, une mauvaise publicité de plus pour le «député m’as-tu-vu» qui, par sa duplicité et son zèle, a déjà mauvaise presse auprès de l’opinion. Des vices que votre journal FRATERNITE, dans son rôle de lumière, a toujours dénoncé au travers de ses colonnes. Loin de se réjouir de la mauvaise passe que traverse actuellement l’ancien élève de Saint Cyr, ce feuilleton avec ses différents épisodes prouvent, que nos réserves sur la moralité de ce jeune politicien était bien fondées. Quand à ses valeurs et son étoffe les faits sont assez parlants au sujet. Au contraire, cela confirme tout son caractère d’un homme politique par accident, par conçu et promût par son bienfaiteur pouvoir de Lomé qui, dans sa gourmandise politique, l’entretien et l’érige en béquilles, dans le but de l’utiliser pour faire ombrage à l’opposition démocratique qui se bat, non pas pour ses propres intérêts, mais plutôt pour celui du peuple togolais qui croupit, depuis des années durant, sous le poids du désespoir.

Un politique, n’ayant pas de vie privée, se doit de soigner son image. C’est un détail qui aura peut-être échappé à Gerry qui, à force de trop faire du bling-bling, a certainement oublié d’envoyer sa dulcinée à l’hôpital pour se faire soigner par les bons soins de la médecine conventionnelle, plutôt qu’auprès des guérisseurs traditionnels. Et en politique, une telle maladresse rattrape. D’où certaines langues qui voient en l’homme, le gourou de Raïma Akondo qui se serait malheureusement fait «agneau sacrificiel».

Temps gris avec UNIR

Avant que ne survienne la tragi-polémique du 21 novembre dernier, ce natif de Siou et qui aussi la langue aussi prolixe que son oncle et mentor politique Gibert Bawara, avait déjà commencé de mauvais jours avec le parti au pouvoir, son vrai géniteur. Selon certains cadres de la maison bleue turquoise, il n’était point question selon les plans que ce jeune homme nourrisse des visées sur 2020. Du moins pas pour le moment. Les choses n’étaient pas bien arrondies quand patatras celui qui a toujours réclamé les écrans annonce sa candidature.

L’acte a été mal digéré au sein de certains caciques. Le rôle de Taama était principalement de râper les jeunes déçus de l’opposition ou ceux qui n’avaient pas d’orientation politique claire pour en faire un appendice du parti au pouvoir avec un joli maquillage. Mais le jeune partenaire a commencé par avoir des appétits plus démesurés que ce qu’on lui demande.

Ayant goûté aux 72 millions accordés aux candidats lors de la présidentielle de 2015, il a été l’un des premiers à se plaindre à mot à peine voilé devant les journalistes quand on leur a remis des miettes lors des dernières législatives. C’est donc le goût de 2015 qui l’a poussé à se réveiller très tôt pour chanter sa candidature oubliant que l’épiement et l’envie sont les règles du jeu chez son partenaire politique.

Problème avec Unir conjugué à une tragédie-polémique… Finalement tout semble dire que la nature s’est dressée contre Taama. Mais quand on sait que chez lui à Siou dans le Doufelgou, on vit en parfais équilibre entre l’église et le fétichisme, l’on peut donc estimer qu’il est grand temps pour l’ancien pensionnaire de Saint Cyr de retourner au village consulter les fétiches.

Source : Fraternité No.338 du 27 novembre 2019

 

 

Togo, Décès de Raïma Akondo / Grisaille avec RPT-UNIR : « Les fétiches » de Gerry Taama en panne !

« Insurrection armée avec machettes et gourdins » au Togo : Général Yark, des Togolais n’y croient pas !
Le Correcteur
el yarko demahame ment encore
A partir d’une caricature originale de Donisen Donald / Liberté

Au nom de la politique et pour la conservation des privilégiés liés à la gestion de l’Etat, des Togolais sont victimes des répressions et de violences volontaires. Plusieurs centaines de concitoyens ont perdu la vie, d’autres sont des mutilés à vie.

A quelques heures du meeting d’information du Front Citoyen Togo Debout le samedi 23 novembre dernier, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile a opéré une sortie tout au moins surprenante et diversement appréciée dans l’opinion publique. A cette conférence de presse à son Cabinet dans la matinée, il a informé d’une tentative d’insurrection armée au cours de laquelle quatre fusils d’assaut AK47 ont été emportés et cinq gendarmes grièvement blessés par des individus inconnus. Selon son récit, samedi vers 2 heures du matin, une patrouille de gendarmerie a été agressée à Lomé par un groupe de personnes habillées en noir armées de machettes et de gourdins. On signale 3 gendarmes blessés dont 1 poignardé, 1 brûlé au 2e degré et un molesté avec une ouverture à la tête. Deux autres gendarmes qui étaient de garde à la Banque Atlantique ont été attaqués et leurs armements emportés. Toujours selon le bilan, il y a eu un camion de clinker incendié et des passants pris à parti, leurs voitures saccagées. « Après, les meneurs ont tenté d’incendier le Commissariat de police d’Agoè. Ils ont été repoussés mais avec leurs cocktails Molotov, ils ont provoqué l’incendie de la voiture d’un policier gardée dans la cour », a ajouté le ministre de la Sécurité. A Sokodé, le gouvernement informe que 2 gendarmes qui étaient de service au niveau de la Station Total ont été attaqués. L’un d’entre eux a été blessé par machette et son arme emportée. « Au Total, il y a eu 5 fusils AK47 qui ont été emportés par ce groupe d’individus. Un a été retrouvé par un habitant d’Agoè et ramené à la Police », a précisé le ministre de la sécurité.

Selon le ministre Yark c’est une tentative d’insurrection a été orchestrée samedi à Lomé et à Sokodé par des individus inconnus, habillés en noir et armés de machettes. « Nous avons suivi depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, des groupes d’individus qui se disent révolutionnaires et qui projettent des actes de déstabilisation. Ces groupes se sont donnés pour objectif, à partir de ce 23 novembre, de s’attaquer aux édifices de l’État, aux stations d’essence et de résister aux forces de l’ordre et de sécurité par tous les moyens avec pour intention finale, de déboucher sur une insurrection armée. Ils ont choisi des villes comme Lomé, Sokodé, Kpalimé, Anié, Tchamba et Mango».

Plus loin, il ajoute que « les meneurs de ces groupes sont connus » et que « le gouvernement mettra tout en œuvre pour retrouvés ces meneurs et leurs coauteurs qui feront face à la justice… On est tous pour la démocratie et il y a une manière de s’exprimer. Mais la violence ne passera pas dans notre pays. Aujourd’hui, ils ont 4 AK47 mais il ne faut pas qu’ils croient qu’ils peuvent provoquer une insurrection armée. Ils n’iront pas loin et feront face à toutes les conséquences », soutient le ministre Yark qui conseille aux personnes en question de déposer les armes quelque part. Pour le ministre de la sécurité, les commanditaires seront également retrouvés. Selon lui, « les manipulateurs poussent les jeunes à commettre la violence et les abandonnent ensuite en prison où ils sont les seuls à purger leur peine ».

Insurrection armée, des Togolais n’y croient pas

Au vu des images choquantes qui circulent sur les réseaux sociaux, c’est déplorable que des concitoyens soient aussi sauvagement agressés pour des motifs officiellement inconnus. Tout en leur témoignant toute notre compassion et le souhait de prompt rétablissement, les faits tels que présentés paraissent invraisemblables selon plusieurs observateurs.

En ce sens qu’ils soulèvent plusieurs zones d’ombre. Le ministre Yark avance que le gouvernement est au courant depuis plusieurs jours que certains individus projettent des actes de déstabilisation du pays. Qu’est-ce qui a été fait alors pour éviter cette situation ?

En outre, comment des gendarmes armés de fusils d’assaut en patrouille n’ont pu maîtriser des individus munis de machettes et gourdins ? Ils sont parvenus à les tabasser jusqu’à emporter leurs armes sans qu’aucun n’a pu se défendre. Dans son développement, le Général Yark insinue que « les manipulateurs poussent les jeunes à commettre la violence et les abandonnent ensuite en prison où ils sont les seuls à purger leur peine ». Alors même que la nouvelle enquête annoncée n’a pas encore livré ses résultats, le ministre de la Sécurité a déjà une idée sur les manipulateurs. Par ailleurs, dans un communiqué du Président du Parti National Panafricain (PNP)-Sokodé, Fousseni Hasmiyou en date du 22 novembre 2019, il est indiqué que « le Préfet de Tchaoudjo vient de saisir, cette nuit même, vendredi 22 novembre 2019, le président du PNP Sokodé pour lui dire qu’il a eu une information selon laquelle, les jeunes du PNP Tchaoudjo se préparent à tuer les frères Kabyè de Tchaoudjo.

Cette allégation est une surprise totale à l’égard d’un parti panafricain, légaliste et pacifiste qui a fait ses preuves pendant cinq années de vie et d’activités par la méthode de la non violence ». Curieusement, c’est la même nuit que deux gendarmes ont été attaqués. Pardessus tout, ceci se passe à la veille du meeting du Front Citoyen Togo Debout à Akassimé à Lomé.

Bien plus, des actes similaires se sont produits au Togo sans aucune suite pour arrêter les vrais acteurs. Les incendies des marchés de Kara et de Lomé, les agressions des militants de l’opposition à Adewui.

Pendant longtemps, l’argument de la disparition des armes a été utilisé pour assiéger les villes de Sokodé et Bafilo et interdire les manifestations des forces démocratiques.

Curieusement, à l’annonce de la reprise des manifestations, des armes ont encore disparu. Hasard ou préméditation ?

Lorsque le gouvernement s’est longtemps illustré par des contre-vérités grotesques, des gens ont du mal à gober un scénario tel que raconté par le ministre de la Sécurité. Et lorsqu’il s’agit de la sécurité d’un Etat, il faut un minimum de confiance entre le gouvernement et les citoyens pour la garantir.

De toute évidence, il apparaît selon beaucoup d’observateurs, une manière de mettre le pays sous état d’urgence pour opérer une nouvelle mascarade électorale en 2020.

Ce faisant, aucun développement n’est possible dans cette précarité ambiante.

Kokou Agbemebio

Source : Le Correcteur No.905 du 25 Novembre 2019

 

 

LES LÉGITIMATEURS DU SYSTÈME RPT/UNIR AU TOGO : L’impossible alternance souhaitée par le Peuple sans report des élections !!
COMMUNIQUÉ CONJOINT DU 19 NOVEMBRE 2019 ADRESSÉ AU PEUPLE TOGOLAIS
RESEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES – TOGO – DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA)
Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra
Le Peuple togolais refuse de comprendre que le Togo est devenu la propriété de Faure Gnassingbé et d’une extrême minorité qui adhère au système politico-économique qu’il propose et qu’il dirige illégitimement depuis quinze ans, à la suite de son père Etienne Eyadema Gnassingbé. Le Peuple togolais doit se poser la question de savoir ce que ce système illégitime pourra leur apporter en plus ou en moins, s’il perdure encore durant les cinq années de mandature entre 2020 et 2025.

1. LES SUPREMACISTES TOGOLAIS ONT BE

SOIN D’OPPOSANTS LÉGITIMATEURS
Ceux qui ne sont pas considérés comme des soutiens ou adhérents de ce système autocratique et suprémaciste sont systématiquement éliminés, quelle que soient les formes subtiles employées.

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA rappellent que Faure Gnassingbé fonctionne comme un suprémaciste togolais. Les partisans du « suprémacisme togolais » fondent leur supériorité illégitime sur l’idéologie ségrégationniste d’un pouvoir politique usurpé par la contrevérité des urnes. Ils considèrent qu’une confrérie ésotérique, militaire et clanique organisée en réseaux hiérarchisés, peut et doit exercer une domination sur tout ou partie des citoyens togolais, dès lors que ces derniers cèdent à une forme volontaire ou involontaire de dépendance, d’asservissement et de servitude envers le système dominant au pouvoir. Toute contestation est réprimée brutalement dans le sang, dans l’abus de pouvoir et de droit, par des humiliations diverses notamment le déni du droit à avoir un emploi ou à générer des revenus décents au Togo, ce qui se termine en fait par un exil non sollicité. Le tout s’opère sous le vernis d’une démocratie de façade, fondée sur une altération du processus électoral (constitutionnel, législatif, institutionnel et juridique) avec comme conséquence une inversion des résultats électoraux ou une corruption de la vérité des urnes en faveur des suprématistes togolais. C’est cette opération léonine qui se prépare activement dans les arcanes du pouvoir RPT/UNIR et va s’opérer en 2020, lors de la prochaine élection présidentielle.

Pour que le système illégitime fonctionne, il suffit de l’abus du droit et du pouvoir avec l’appui de la France, de l’Allemagne, des Etats-Unis, de l’ONU et de la CEDEAO (Groupe des cinq). En réalité, pour que le système perdure et que le Peuple soit mystifié et ne sache pas contre qui diriger sa colère au détriment de l’efficacité de sa lutte de libération et d’autodétermination, les suprémacistes togolais, membres actifs de réseaux ésotériques, infiltrant tant les partis de la mouvance présidentielle que ceux de la mouvance pour l’alternance au Togo, ont besoin d’opposants institutionnalisés, dépendants d’eux, afin de mieux légitimer une vaste opération de démocratie de façade. C’est cette hypocrisie à vaste échelle, fédérant les opportunistes de tous bords, qui crée la confusion dans les esprits des citoyens togolais. Pourtant, il suffit de comprendre que s’il n’y avait pas un intérêt matériel et pécunier pour un retour sur investissement direct et immédiat, aucun des candidats déclarés et non-déclarés n’allait se précipiter pour aller aux élections qu’il ou elle est sûr de perdre par K. O. au premier tour des élections présidentielles, du fait :

d’une part, d’une liste électorale structurellement incomplète et falsifiée ; et d’autre part, d’un processus électoral institutionnellement vicié.
Mais, si certains partis d’opposition tentent de justifier leur budget par la réception d’au moins 1 million de Franc CFA par représentation dans une des 117 communes, certains partis se précipitent pour ouvrir des représentations ou des fédérations dans chacune des communes du pays. L’addiction à l’argent est devenue une plaie pour le Togo et la source d’une conception erronée de l’économie du ruissellement de l’argent vers les « en-bas-d’en-bas » qui ne posent plus de question, tant la pauvreté et la misère abjectes dans laquelle Faure Gnassingbé et son système les a plongés, les empêche de réagir à froid. Mais, le pouvoir n’est pas à l’abri de la fatalité de l’insurrection et de l’insoumission généralisée, dès lors que la supercherie collective de ceux et celles qui vont ou veulent participer aux élections de la contrevérité des urnes sera démasquée.

Cette tromperie électorale, issue du partenariat « gagnant-gagnant entre les suprémacistes togolais et les candidats aux élections de la contrevérité des urnes » finira par révéler sa nuisance en termes d’accentuation du mal-être pour l’avenir du Peuple togolais. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant que ces candidats, addicts de l’argent, n’aient pas de projet de société commun à proposer au Peuple togolais, et tentent désespérément et sans succès de s’approprier celui qui est en préparation.

Ainsi va le Togo où tous les candidats de l’opposition institutionnelle savent qu’ils vont perdre lors des élections de la contrevérité des urnes de 2020, mais ils y vont quand même !

La raison principale est que la loi sur la décentralisation découpant le Togo en 117 communes a permis à Faure Gnassingbé d’offrir un budget conséquent à chaque candidat aux élections présidentielles de la contrevérité des urnes de 2020. En effet, plus le parti -ou même certaines associations- sont représentés ou font des réunions de sensibilisation ou de campagne électorale dans ces 117 communes, plus les fonds publics affectés unilatéralement et à la discrétion de Faure Gnassingbé pour le candidat ou les associations racoleuses sont importantes. Aussi, chacun peut comprendre pourquoi les candidats aux élections de la contrevérité des urnes sont nombreux, sûrs qu’ils sont de perdre au premier tour par K.O. technique, mais sûrs qu’ils sont aussi d’avoir fait le meilleur investissement et retour sur investissement en termes de rentrée d’argent. De ce fait qui est fou ?

Quel rôle pour le Peuple togolais dans tout ceci ? Celui d’un bouc émissaire qui parfois, accepte de suivre aveuglement comme des moutons ces têtes de pont, pseudo-politiciens de carrière. Peut-être que l’échec prévisible et annoncé de ces opposants institutionnels lors des prochaines élections présidentielle permettra enfin de réveiller un Peuple togolais déconcerté. Les citoyens togolais, des deux sexes y compris ceux de la Diaspora, n’arrivent plus à distinguer entre :

ceux des candidats ou non-candidats qui défendent leur propre intérêt personnel ou celui de leur réseau ; et
ceux qui véritablement ont opté pour être au service du Peuple et défendre les intérêts de ce dernier.
Pourtant, l’avenir du Togo en dépend, surtout que Faure Gnassingbé institutionnalise la discrimination entre le citoyen togolais de l’intérieur et le citoyen togolais de l’extérieur. Le vote de la diaspora unilatéralement organisé par le Pouvoir a pour objet de reproduire la contrevérité des urnes à l’étranger en gonflant le nombre de votants en faveur de Faure Gnassingbé.

2. L’ONU ET LA CEDEAO ONT TOUJOURS LÉGITIMÉ LA FRAUDE ÉLECTORALE DES SUPRÉMACISTES TOGOLAIS
Par la voix de Mme Maryse Quashie, le regroupement d’associations et de personnalités membres des Forces Vives « Espérance pour le Togo » lors de leur Conférence de presse du 14 novembre 2019 1, ont clairement confirmé qu’aucune démarche pour obtenir une réforme électorale avant les élections n’a jamais abouti au Togo. Les nombreuses défaillances d’un système de révision des listes électorales en 3 jours lors des élections législatives passées ont été constatées. C’est le lieu de rappeler l’impossibilité d’obtenir le rapport de l’audit du système électoral effectué par les experts de la CEDEAO.

La CEDEAO sous le couvert de la « fausse » confidentialité, préfère-t-elle devenir un « légitimateur » du système de Faure Gnassingbé en refusant de rendre des comptes au Peuple togolais d’un rapport qui dénonce les fraudes institutionnelles du système au pouvoir, alors qu’une partie des salaires payés à ces fonctionnaires et experts proviennent des impôts des citoyens togolais ? Est-ce le lien ésotérique qui lie certains de ces membres influents avec le pouvoir Togolais qui empêche la vérité d’être révélée au Togo sur le processus électoral de la contre-vérité des urnes ?

Il faut un délai raisonnable pour réaliser un recensement selon les normes internationales pour la fiabilité d’un fichier électoral et une refonte des institutions sans unilatéralisme du pouvoir de Faure Gnassingbé pour des élections crédibles, transparentes et justes au Togo. Bref, des élections de la vérité des urnes !

Toutefois, Faure Gnassingbé, qui refuse toujours de démissionner, a choisi d’organiser un système de vote des Togolais et Togolaises de la Diaspora discriminatoire afin de pouvoir gagner au premier tour de l’élection présidentielle de 2020. Comment ? En éliminant tous ceux qui pourraient voter contre lui et surtout en supprimant des pays entiers dans la liste des pays où le droit de vote à l’étranger aurait pu s’appliquer. Mais il y a pire…

3. VOTE À L’ETRANGER : LA DIASPORA TOGOLAISE DISCRIMINÉE PAR FAURE GNASSINGBÉ
Les Togolaises et Togolais de l’étranger font partie des discriminés. En effet, jusqu’à ce jour, l’Etat togolais a systématiquement refusé de recenser les 2,3 millions de citoyens de la Diaspora non recensés. Le pouvoir de Faure Gnassingbé a unilatéralement opté pour faire voter uniquement les citoyens togolais qui pourront voter en sa faveur, ce uniquement dans six pays retenus et uniquement dans les capitales. Il s’agit de la France, des Etats-Unis, de la République démocratique du Congo, du Gabon, du Nigeria et du Maroc… Autrement dit, les citoyens de la Diaspora togolaise vivant au Bénin, au Burkina, en Côte d’Ivoire, Allemagne, Italie, Autriche, par exemple ne pourront pas voter. Comment s’opère la discrimination. C’est très subtil.

Pour qu’un citoyen togolais puisse voter, le pouvoir togolais exige la présence sur une liste électorale, actuellement incomplète et viciée, la présentation d’une carte d’électeur, qui elle-même est subordonnée à la possession et présentation d’une carte consulaire (obtenue depuis plus de six mois), d’une carte d’identité et souvent de manière cumulative, d’un passeport en cours de validité. En sachant que la carte consulaire n’a jamais été octroyée par le passé, et sélectivement aux citoyens togolais de la Diaspora. Mais si elle l’a été, cette carte consulaire n’a été délivrée qu’à ceux et celles auxquels le système de Faure Gnassingbé veut bien l’accorder. Le fait même de demander la présentation cumulative de tous ces documents permet d’exclure ceux des Togolais et Togolaises de l’extérieur qui sont susceptibles de ne pas voter en faveur du pouvoir. Le cas de l’Allemagne où le nombre de citoyens togolais est très important est patent.

En conséquence, il faut bien conclure que le pouvoir de Faure Gnassingbé institutionnalise un système de discrimination de la Diaspora en ne laissant voter que la partie de la Diaspora togolaise acquise à la cause du système RPT/UNIR.

Le fichier électoral actuel est obsolète, perverti et totalement altéré, autrement dit susceptible de faciliter la contre-vérité des urnes lors de l’élection présidentielle de 2020. L’assainissement de ce fichier électoral ne peut se faire sans une approche paritaire entre les représentants de la mouvance présidentielle et ceux de la mouvance pour l’alternance au Togo. Il suffit pourtant que les autorités togolaises acceptent la présentation d’une simple carte d’identité, d’un passeport ou d’un certificat de nationalité pour permettre de voter sans passer par la case de la carte d’électeurs, encore moins de celle de la carte consulaire. Au Togo, l’enregistrement pour l’obtention d’une carte d’électeur se réalise en moyenne entre 4 et 8 heures ou pas du tout. La période proposée par le Gouvernement pour mettre à jour ce fichier en pleine période de préparatifs des festivités de fin d’année est limitée à trois jours, entre le 29 novembre et le 1er décembre 2019 ce qui suppose que moins de 5 % de la population pourra s’inscrire au cours de ces quelques jours de réajustement unilatéral du fichier électoral par Faure Gnassingbé. Et la France comme les autres pays du groupe des cinq en acceptent le principe !!!

Et c’est dans ces conditions iniques que le fameux ministre des affaires étrangères, Robert Dussey, celui-là même qui a été condamné pour plagiat et n’a jamais obtenu son Doctorat d’Université de ce fait, a mis en place les commissions électorales d’Ambassades indépendantes (CEAI) où ses représentants, choisis au sein du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE), vont pouvoir influencer, orienter et s’assurer que les votes de la Diaspora togolaise alignée puissent massivement octroyer une victoire à leur candidat issu de RPT/UNIR au premier tour de l’élection présidentielle qui aura lieu entre le 19 février et le 5 mars 2020.

C’est dans ces conditions que ce ministre « invite la Diaspora à se réunir autour des valeurs républicaines d’unité, de paix, de fraternité 2 » suite à la révision unilatérale du code électoral permettant aux togolais de l’extérieur, alignés sur Faure Gnassingbé, de prendre part désormais à certaines consultations électorales. Quelle fourberie digne de la servitude zélée ! On comprend que toute alternance politique au Togo plongerait l’avenir de tels ministres et ses semblables dans un brouillard épais… C’est cette même nébuleuse non identifiée qui conduit certains agents à la solde de Faure Gnassingbé et ses affidés à tenter d’empêcher Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, de dire la vérité sur ce qui se passe au Togo.

4. MENACES DE MORT SUR MGR KPODZRO ET SES COLLABORATEURS : DES SUPRÉMACISTES LÂCHES ?
Il faut savoir que le combat qui est mené par la mouvance pour l’alternance au Togo contre le pouvoir de Faure Gnassingbé et la mouvance présidentielle est multiforme. Il est d’abord ésotérique, puis militaire et enfin civil. Autrement dit, personne ne peut prétendre faire tomber ce régime usurpateur et de contrefaçon de la vérité des urnes, si les combats pour la vérité des urnes, celui de la vérité des comptes publics et celui de la vérité tout court, ne sont pas menés à ces trois niveaux. Il n’est donc pas étonnant que le combat courageux, spirituel et d’engagement citoyen que mène Mgr Philippe Fanoko Kpodzro pour le bien-être du Togo et de son Peuple dérange et même neutralise partiellement les plans de Faure Gnassingbé, né le 6/6/66.

Il n’est pas acceptable qu’après avoir réussi l’impensable, à savoir mettre autour d’une table, une partie des opposants, -indépendants ou pas de Faure Gnassingbé, que Mgr Kpodzro et ses collaborateurs, notamment M. Marc Mondji 3 et d’autres, soient l’objet de menaces physiques de mort, de chantages divers, pour les empêcher de dire la « vérité » sur ce qui se passe au Togo. Il s’agit principalement de faits inacceptables et allant en l’encontre de la dignité et de la vie humaines. Le prélat est dans son rôle !

Alors pourquoi la vérité dérange-t-elle à ce point Faure Gnassingbé ? Pourquoi ce dernier refuse de rencontrer Mgr. Kpodzro ? Pourquoi des anciens collaborateurs du Prélat ont été kidnappés et sont portés disparus ? De quoi Faure Gnassingbé a-t-il peur, lui le chef suprême de certaines forces ésotériques au Togo ? Sur quel base la gendarmerie nationale convoque unilatéralement un citoyen innocent, libre et qui ne fait que donner son « temps libre » pour assister Mgr. Kpodzro octogénaire.

Est-ce que Faure Gnassingbé cherche à empêcher Mgr Kpodzro de travailler avec ses assistants ? Est-ce que Faure Gnassingbé et ses milices vont faire disparaître les assistants de Mgr Kpodzro comme de nombreuses voies l’affirment dans les réseaux sociaux, ce en référence à la disparition de l’assistance de Mgr Kpodzro, Mr. David Ahlonkon, un chrétien laïc, directeur de cabinet de Mgr Kpodzro lors de la Conférence nationale qui a été kidnappé et est porté disparu jusqu’à ce jour.

Suite à une ancienne entrevue entre Faure Gnassingbé et Mgr. Kpodzro qui avait demandé une audience pour s’enquérir des faits, il en a résulté qu’aucune enquête officielle n’a jamais été entreprise à ce sujet. Faure Gnassingbé aurait affirmé ne pas savoir où est-ce que ce Monsieur David Ahlonkon pourrait se trouver 4. Mgr Kpodzro confirme la disparition de ce dernier et vraisemblablement son exécution, restée inexplicable et impunie à ce jour. Est-ce que le fait qu’un citoyen togolais, fusse-t-il un Monseigneur, ne peut plus exprimer une pensée différente de la pensée unique des suprémacistes togolais, fascistes. Est-ce que Faure Gnassingbé et ses milices zélés n’ont d’autres choix démocratiques que de menacer de mort Mgr Kpodzro et ses collaborateurs dont Mr. Marc Mondji ? Pour est-ce que les Occidentaux se taisent quand le Peuple togolais défend la démocratie et souhaite une alternative politique différente de la politique actuellement menée par Faure Gnassingbé et son réseaux ésotériques et militaires. C’est d’autant plus inexplicables que le système de Faure Gnassingbé est fondé sur des fraudes électorales et économiques, de servitudes imposées, des injustices et des inégalités structurelles, bref, la mauvaise gouvernance.

Tout citoyen qui aime son pays a l’obligation et le devoir de faire prendre conscience à son peuple, en l’espèce le Peuple togolais, de ce que représente pour son mal-être, le fait d’accepter la servitude spirituelle, la dépendance envers un pouvoir autocrate, l’addiction envers l’argent et les honneurs octroyés par des dirigeants illégitimes, et enfin le fait de systématiquement accepter la contrevérité de Faure Gnassingbé comme la vérité.

5. TOGO : CONDITIONS DE TRANSPARENCE DES ÉLECTIONS, REFUS DE LA FRAUDE ET DE LA SERVITUDE
La contre-vérité des urnes n’est qu’une des déclinaisons de la gouvernance de la tromperie du Peuple et l’institutionnalisation de la falsification orchestrées par le système RPT/UNIR. Ce parti n’a pas d’avenir au Togo en cas d’alternance car il s’agit d’un parti ségrégationniste envers la grande majorité consciente du Peuple togolais. Suite aux menaces de mort de plus en plus insistantes de la part des agents zélés et proches du pouvoir de Faure Gnassingbé, Mgr Kpodzro a déclaré publiquement que « si quelque chose nous arrive, de n’importe où, il faut qu’on s’en prenne au Chef de l’Etat et ses collaborateurs. Je prends tous les Togolais, tous les Chrétiens à témoin. Si malheur arrive à l’un de nous, il faut qu’on sache que ce malheur ne peut venir que du Chef de l’Etat et de tous ceux qui collaborent avec lui 5 ». Comment est-ce que tous ceux qui connaissent la situation réelle de la dictature togolaise peuvent-ils ou elles rester encore silencieux ? Après Mgr Kpodzro, qui sera le prochain ?

Monseigneur Kpodzro, pasteur de paix, Archevêque et ancien Président du Haut Conseil de la République, ne cherche que le bien du Peuple togolais. Il a réussi à rassembler autour d’un groupe peu homogène, des responsables politiques qui s’affichent comme des « forces démocratiques ». Il faut bien constater que les membres de cette constellation sont enfin arrivés à la conclusion qu’il est impossible de proposer un énième dialogue avec le système RPT/UNIR sous la direction de Faure Gnassingbé et croire qu’il en résultera un dialogue sincère pour véritablement revoir, de manière effective et sur une base paritaire, les conditions de transparence effective des élections en général, et présidentielles en particulier.

D’ailleurs, depuis l’Accord Politique Global de 2006 (APG), les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales ont toujours été demandées par l’opposition mais le pouvoir de Faure Gnassingbé est resté sourd, a toujours refusé d’honorer sa signature en refusant la mise en œuvre l’APG et a systématiquement roulé l’opposition dans la farine de manioc :

soit en achetant certains d’entre eux ;
soit en faisant semblant de mettre en place un dialogue dont le résultat permet de valider le statu quo.
C’est d’ailleurs dans ce cadre que la CEDEAO et l’ONU et plus généralement les pays membres du groupe des cinq, servent de « légitimateurs » du système autocratique de Faure Gnassingbé, système qui maintient les citoyens togolais dans une servitude et un système contraire à la déclaration universelle des droits de l’Homme prônée par l’ONU elle-même.

Par ailleurs, tous les 27 dialogues politiques passés ont été des mascarades pour tromper le Peuple, gagner du temps, obtenir l’aval de l’ONU et de la CEDEAO, du Groupe des 5 (France, Allemagne, Etats-Unis, Union Européenne et surtout les Organisations des Nations Unies) pour justifier, sous le prétexte de la paix, le maintien de Faure Gnassingbé en place avec son aréopage de serviteurs qui lui doivent tout. Il est étonnant que les Etats-Unis, très jaloux en termes d’indépendance et de souveraineté d’actions, continuent à faire partie au Togo de ce cadre d’action qui légitime systématiquement la contrevérité des urnes au Togo.

Peut-être que chacun y gagne à défendre ses intérêts particuliers. La réalité est que tout ce beau monde n’a rien à faire de ces dirigeants du Peuple togolais qui sont connus pour être « achetables » ou « dociles » dès lors que l’on tue impunément. Si c’est cela le rôle de l’ONU, de la CEDEAO et du G5, quelle honte pour eux ! Quelle naïveté des dirigeants de certains partis de l’opposition togolaise de croire eux-mêmes – puis de faire croire en retour au Peuple togolais -, que ces organisations internationales vont venir résoudre une crise togolaise, sur laquelle elles n’ont cessé de souffler sur les braises qui couvent toujours, au point de risquer d’être mises à l’index en cas d’insurrection inopinée d’un Peuple en colère. Le réveil et la prise de conscience du Peuple togolais contre ces bureaucrates-diplomates dont la sincérité se mesure à l’aune de leur capacité à jouer double jeu et à dribbler le Peuple togolais grâce parfois à la naïveté des dirigeants des partis d’opposition – les révélations de Wikileaks sur l’Afrique en portent témoignage 6 -, risquent de ne pas être contrôlables.

Si, comme le soutient Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, l’union fait la force, encore faut-il s’assurer que l’union dont on parle s’opère entre des personnalités qui veulent effectivement une alternance politique au Togo. Sur ce point particulier, rien n’est moins sûr !!!

Certains des membres de la structure en cours de formation dénommée « Forces démocratiques » sont connus pour leur engagement et zèle contre l’avènement de la démocratie, contre la vérité des urnes et pour le maintien de Faure Gnassingbé au pouvoir, dès lors qu’il ou elle en tire un avantage pécunier officiellement ou discrètement. Mgr Kpodzro milite pour une candidature unique de l’opposition. Encore faut-il que le choix d’une candidature « unique » repose sur un projet de société unique. Or, il n’y a à ce jour aucune trace d’un projet de société unique, ni bien sûr d’une candidature unique puisque cette « bagarre » de leadership certaine entre les différents protagonistes a été repoussée à plus tard. En effet, Faure Gnassingbé et son système ésotérique-militaro-civil refusent tout dialogue. C’est donc une approche unilatérale effectuée dans l’opacité que le pouvoir va choisir pour :

organiser ses propres « conditions de « transparence » des élections » ; et
imposer son propre « processus de recensement électoral non exhaustif », en commençant par exclure 97 % de la Diaspora togolaise ; et
et empêcher près de 40 % des populations togolaises, empêchées par la bureaucratie d’obtenir une carte d’électeurs et de figurer sur une liste électorale vérifiable.
C’est donc ce système inique et léonin, donc illégitime, qui servira de cadre pour la prochaine élection présidentielle. Et l’ONU et la CEDEAO ont déjà dépêché leurs zélés commis de service pour préparer la légitimation de la contrevérité des urnes au Togo en 2020. On peut comprendre pourquoi les Etats-Unis se méfient de plus en plus de l’ONU.

6. L’ONU ET LA CEDEAO ONT SYSTÉMATIQUEMENT SOUTENU LE STATU QUO AU TOGO
L’élection présidentielle au Togo dès le premier trimestre de 2020 s’apparente à une forme moderne de recolonisation pour empêcher l’autodétermination du Peuple togolais. Quelles que soient les stratégies erronées passées, il faut bien reconnaître que les institutions des Nations Unies, de la Communauté économique et de développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union africaine et bien sûr les pays comme la France, et l’Union européenne ont systématiquement mis leur nez dans les affaires togolaises pour, in fine, faire invariablement valider la contre-vérité des urnes.

A la demande expresse de Faure Gnassingbé, une mission conjointe ONU-CEDEAO a séjourné au Togo les 12-13 novembre 2019 pour « aider » à organiser des élections pacifiques au Togo, comme par le passé ! C’est ainsi que le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en charge de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, M. Mohamed Ibn Chambas a été remis, de nouveau, en activité. Ses liens avec l’ex-Président du Nigéria, Olusegun Obasanjo, sont suspects, surtout qu’il s’agit en fait stratégiquement de défendre d’abord des intérêts du réseau d’appui et de soutien de Faure Gnassingbé. Comment le Peuple togolais peut-il croire que des personnalités aussi carriéristes, façonnées par l’ambiguïté et menant un jeu aussi trouble, puissent contribuer à un avenir meilleur pour le Togo ? Comment le Secrétaire général de l’ONU peut-il se faire représenter par des personnalités aussi troubles ? De tels personnalités peuvent-elles représenter la neutralité, symbole de l’ONU ? Assurément que non ! Le non-remplacement de celui-ci constituerait une preuve de plus de la légitimation du système en place par l’ONU.

Aussi, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA demandent publiquement au Secrétaire général de l’ONU, M. Antonio Guterres, ce pour l’honneur des Nations Unies et sa légendaire neutralité, de remplacer M. Mohamed Ibn Chambas pour le Togo. Il est demandé au Peuple togolais de ne plus jamais faire confiance à ces personnalités de la sous-région qui ont systématiquement fait échouer les efforts du Peuple togolais à faire émerger la vérité des urnes, et qui au fond sont co-responsables des 60 % de pauvreté et des inégalités qui affectent le Togo.

L’ONU et la CEDEAO se sont spécialisées dans l’organisation de « dialogues » dits constructifs qui aboutissent systématiquement au Togo au statu quo, c’est-à-dire qu’il y a bien une réforme constitutionnelle, institutionnelle et électorale mais celle-ci est unilatéralement décrétée et mise en œuvre afin de permettre à Faure Gnassingbé de perdurer de manière illégitime à la tête du pouvoir. L’ONU et la CEDEAO ont systématiquement minimisé le nombre de morts au Togo en 2005 (plus de 2000, alors que l’ONU a annoncé 500 morts, de toutes les façons inacceptables) et fait peu de cas des abus de droit, de pouvoir et des lois liberticides. En fait, l’ONU et la CEDEAO se contentent de réduire le niveau des tensions afin de faciliter le renouvellement au pouvoir du système de Faure Gnassingbé. L’ONU et la CEDEAO doivent être nettoyées de leurs influences ésotériques et organiquement.

L’ONU et la CEDEAO sont donc des légitimateurs du système illégitime des Gnassingbé. Ne pas le comprendre, c’est s’engager sur la voie d’une énième élection de la contrevérité des urnes au Togo en 2020. Aussi, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA demandent au Secrétaire général des Nations Unies et à celui de la CEDEAO de ne pas s’associer à cette mascarade électorale et de l’exprimer publiquement sans ambiguïté. RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA considèrent qu’il est urgent de faire stopper le processus électoral unilatéral en cours et d’engager immédiatement un cycle de conférences inclusives de réflexion, de décision et d’actions sur les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales sous l’égide d’un Gouvernement de transition.

Dans cette perspective, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA apportent leur soutien à toutes les actions et marches pacifiques, notamment celles annoncées par l’opposition togolaise et ayant pour thème : « Non au 4e mandat de Faure Gnassingbé », prévues en principe pour le 23 novembre 2019 ou à la nouvelle date en cas d’empêchement par le pouvoir de Faure Gnassingbé.

7. MANIFESTER CONTRE LES LÉGITIMATEURS DU SYSTÈME RPT/UNIR AU TOGO
Lors de ces manifestations pour l’alternance au Togo, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA appellent le Peuple togolais à associer les actuels représentants de l’ONU et la CEDEAO au système Gnassingbé qui les opprime. Au Togo, ces organisations sont des pompiers pyromanes qui s’organisent pour que les élections au Togo ne soient pas démocratiques du fait d’un système biaisé en amont, pendant et après le scrutin. Ce sont les mêmes qui viendront vous dire une fois la forfaiture commise, à savoir l’annonce de la contre-vérité des urnes, que le Peuple togolais est allé voter dans le calme et la paix et que le scrutin est « globalement » conforme à ce qui se passe dans les démocraties dites « africaines ». Aussi en cas de violences post-électorales du fait des scrutins ne reflétant pas la vérité des urnes exprimée par le Peuple togolais, ces organisations sont les premières à venir tenter de calmer le jeu, profitant au passage, pour faciliter la tâche d’une certaine France et d’une communauté internationale qui systématiquement ont en commun validé le statu quo au Togo. Une honte pour l’ONU et la CEDEAO au Togo !!!

Ce n’est pas seulement un « NON au quatrième mandat de Faure Gnassingbé » qui doit être scandé lors des préparatifs à l’insurrection du Peuple togolais, mais c’est un « NON à la trahison de l’ONU, de la CEDEAO et de la Communauté internationale envers le droit du Peuple togolais à la vérité des urnes ».

Ces agents de l’ONU et de la CEDEAO, fonctionnent comme des réseaux d’influence, gravitant autour du système de Faure Gnassingbé, souvent juste pour préserver leur poste, leur carrière ou tout simplement se faire payer avec l’argent du contribuable togolais pour « services rendus ». Ce sont aussi ces pratiques qui ont jusqu’à présent empêché l’alternance politique au Togo.

C’est donc contre un système insidieux, mafieux et en définitif criminel que RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA s’insurgent et demandent au Peuple togolais de s’insurger. Car grâce au silence de ces institutions, on tue impunément et à bout portant des enfants au Togo, et l’assassin circule sans être inquiété au Togo. Quelle honte pour les Nations Unies, pour la CEDEAO, pour la France, pour l’Allemagne, pour les Etats-Unis, pour l’Union européenne si prompts à dénoncer le non-respect de la dignité humaine partout dans le monde ! Ce sont pourtant les premiers à accepter la falsification des urnes, dès lors que leurs intérêts sont protégés ou préservés, ce bien sûr aux dépens du Peuple togolais. Au diable les considérations humanistes ! Il suffit alors en contrepartie de jeter quelques miettes en termes d’aide au développement, d’argent, d’équipement avec du personnel non qualifié, sans expérience, pour que le tour de passe-passe soit accompli et que les médias mainstream distillent leurs infox, à qui veut bien les écouter et les croire, louant les vertus des Occidentaux et de leurs valets locaux en train d’aider le « pauvre » Peuple togolais.

8. CELUI QUI A DES INTÉRÊTS A DÉFENDRE NE PEUT DÉFENDRE LES INTÉRÊTS DE CELUI QUI EST OPPRIMÉ
Le Peuple togolais ne doit plus continuer à croire à ce qui n’est pas en réalité une aide au développement, mais qui sert de levier à la corruption institutionnalisée et à l’impunité du fait de l’approche budgétaire choisie par les pays fournisseurs d’aide au pouvoir de Faure Gnassingbé. Pourtant c’est depuis 1967 que la grande majorité de ce Peuple, - plus de 60 % - continue à croupir dans l’indigence, dans la misère et dans l’indignité… et les statistiques n’arrivent pas à tomber à 5 % ou 10 %. La faute à qui ? Certainement pas au citoyen togolais, encore moins à la Diaspora togolaise qui envoie près de 30 % de l’équivalent du budget togolais pour éviter la déchéance humaine dans les familles togolaises.

Alors que le Conseil des ministres du 13 novembre 2019 vient d’annoncer les prévisions du budget de l’Etat pour 2020 s’établissant en ressources et en charges à 1 466,2 milliards de FCFA, la Banque mondiale dans une mise à jour parue au mois d’avril 2019 de son rapport sur les transferts de fonds, a indiqué que les Togolais vivant à l’étranger ont transféré plus de 500 millions de dollars au Togo en 2018, (294 milliards de FCFA (294 117 647 058 FCFA 7))représentant 8,5 % du PIB selon la Banque mondiale. Toutefois, il faut rappeler que la Banque mondiale ne prend en compte que les transferts d’argent de la Diaspora qui sont enregistrés. Les transferts non enregistrés ne sont pas pris en compte et sont plus de 4 fois supérieurs à ce qui apparaît dans les enregistrements de la Banque mondiale. Si un Togolais du Nigeria ou du Ghana rentre au Togo avec son argent et le dépense au Togo, cela n’est pas enregistré par la Banque mondiale.

Aussi, plus de 70 % des transferts de la Diaspora ne sont pas enregistrés. En réalité, les transferts de la Diaspora togolaise, représentent près de 30 % de la richesse nationale togolaise (Produit intérieur brut (PIB). C’est d’ailleurs pour cela qu’il n’y a pas encore eu d’insurrection massive. Mais si la Diaspora togolaise cessait d’envoyer ces transferts, alors le Peuple togolais acculé par la misère et les inégalités seraient déjà entré en insurrection et en désobéissance civile. La contribution de 8 % du PIB pour les transferts de la Diaspora togolaise et publié par la Banque mondiale n’est pas une référence de la vérité des transferts effectués. Cela a d’ailleurs pour conséquence de minimiser le rôle de la Diaspora et donner une justification pour le Togo de continuer à emprunter, au-delà de ses capacités d’endettement (plus de 70 %), et surtout sans rendre des comptes au Peuple, par la vérité des comptes publics.

Qu’est-ce qui se dit dans certaines chancelleries et dans les ministères en Occident ? Un Noir, pauvre et subissant l’indignité de ses bourreaux illégitimes à la tête de l’Etat togolais, c’est un problème entre eux… un problème de « nègre » … Ils n’ont qu’à s’entretuer… car si le citoyen togolais ne le sait pas, ce que l’on pense d’eux est qu’un « bon nègre, est un nègre mort » … C’est cela qui circule dans les milieux du politiquement correct où l’aide au développement est systématiquement remplacée par le retour sur investissement de l’aide. Cela n’enlève rien aux milliers d’acteurs de la société civile dédiés et qui soutiennent, dans des conditions parfois difficiles et précaires, le développement humain en Afrique, au Togo en particulier.

Autrement dit, comment augmenter la part du retour sur investissement de l’aide bilatérale, multilatérale en préservant et conservant, aux dépens du Peuple togolais, les autocrates illégitimes qui dirigent le Togo ? Si les dirigeants de l’opposition qui s’évertuent à faire appel aux Nations Unies, à l’Union européenne, à la CEDEAO, et aux bilatéraux comme la France ne comprennent pas que ces derniers ont subi une mutation et sont à l’image d’une partie des ecclésiastiques institutionnels qui légitiment le système de Faure Gnassingbé. Ces gens sont des ennemis du Peuple togolais, ce de manière structurelle.

Mgr Kpodzro, le Père Affognon et quelques-uns d’entre eux ont eu le courage de ne pas s’associer au « Mal ».

Sans tomber dans le travers d’une démarche binaire, l’alternative est finalement simple. Si le Peuple choisit d’accepter des miettes passagères pour faire valider la contrevérité des urnes, alors que ce Peuple subisse les foudres de son indignité ! Mais si ce Peuple retrouve les fondements de la MAÂT, à savoir l’innocence au sens ésotérique, politique, économique et social, alors ce Peuple ne peut et ne doit plus faire de compromissions avec ceux qui travaillent contre les intérêts du Peuple togolais et font semblant de lui donner du poulet congelé périmé à la place de son poulet bicyclette local et bio. La meilleure des techniques pour déresponsabiliser le citoyen togolais est de faire croire que la libération du Togo sera magique, automatique et viendra d’ailleurs. Mais c’est illusoire de croire que celui ou celle qui a des intérêts à défendre viendra défendre les intérêts de celui qui est opprimé, en raison justement de la primauté de la défense des intérêts étrangers et de ceux d’une oligarchie suprématiste togolaise adoubée par certains opposants légitimateurs.

A tel point que nombreux sont les citoyens togolais à n’avoir à la bouche que le mot magique « donne-moi », « c’est cadeau », « c’est magique », au point de confondre le mot « amène » avec « amen ».

9. AUCUN TOGOLAIS INDEPENDANT ET ENGAGÉ NE DOIT PARTICIPER AU PROCESSUS ELECTORAL DE LA CONTREVÉRITÉ DES URNES
Il n’est pas possible de croire au renouvellement entre 2020 et 2025 d’un système mafieux au Togo dont lesdites, Nations Unies, CEDEAO et plus largement la communauté internationale au Togo s’accommodent, voire structurent pour perdurer après 2020.

Peuple togolais, réveille-toi !!! On ne peut pas compter sur l’ONU, la CEDEAO. Il faut compter sur nous-mêmes, et s’assurer que celui ou celle qui veut l’alternance soit un acteur de ce changement. Ce n’est pas possible si le citoyen ou ses représentants ne sont pas indépendants de Faure Gnassingbé.

Le règlement de la crise togolaise ne peut être sous-traité à des étrangers, ni à des valets de puissances occidentales méprisant le Peuple togolais, et l’humiliant tous les jours par la mauvaise gouvernance économique pour laquelle des crédits sont systématiquement disponibles et renouvelés. Mais où va cet argent ? Peuple togolais, regarde ta poche ? Elle n’est pas trouée ! Les usurpateurs de la richesse togolaise sont connus.

L’unité du Peuple togolais passe par l’unité des personnalités responsables et engagées pour construire une Mouvance pour l’Alternance au Togo. Si les groupes constituant les « forces démocratiques » deviennent une réalité et non une juxtaposition de partis politiques dont les responsables veulent chacun aller à l’élection présidentielle de 2020, alors il importe de tenter de trouver une unité élargie. Ceci implique, non plus l’association des dirigeants de ces structures, mais celle très large des citoyens togolais membres des « forces démocratiques », de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), du Parti National Panafricain et tous les autres partis, associations, groupements et personnalités indépendants de Faure Gnassingbé. Cette nouvelle structuration de la vie politique aura l’avantage de clarifier le jeu et ne pas se retrouver avec un K.O. électoral au premier tour avec la contrevérité des urnes annoncée par le RPT/UNIR en tant que chef de file des partis politiques formant la mouvance présidentielle au Togo.

L’unité du Peuple togolais passe par l’engagement de chacun et de chacune mais sur une base de l’indépendance des uns et des autres vis-à-vis du système Faure Gnassingbé, tant en termes ésotériques, de refus de l’achat des consciences et une volonté d’aller vers l’insoumission généralisée, ce de manière pacifique.

Qu’aucun togolais indépendant et engagé, y compris dans la Diaspora, ne participe au processus électoral unilatéral organisé de manière illicite et trompeuse par Faure Gnassingbé et son système de la contrevérité des urnes.

10. RECOMMANDATIONS DE RCDTI-CVU-TOGO-DIASPORA : L’URGENCE DES CONFÉRENCES INCLUSIVES
RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA recommandent que :

10.1 la libération des tous les prisonniers politiques au Togo soit effective sans délai et que soit exigé de l’Etat togolais, un budget affecté au rétablissement de leur santé dégradée et aux compensations pour la destruction de leurs biens, et à la réhabilitation du fait des humiliations subies ;

10.2 la sécurité de Mgr Kpodzro et ses collaborateurs soit garantie par l’armée républicaine indépendante de Faure Gnassingbé et par le Peuple et les Zémidjans ;

10.3 le rejet des méthodes d’assassinats, de kidnappings et de chantage insidieux de Faure Gnassingbé et du pouvoir RPT/UNIR, envers les citoyens luttant pour la vérité des urnes et un meilleur avenir pour le citoyen togolais soit une constante dans les revendications pacifiques ;

10.4 le Peuple togolais tout entier comme au demeurant le RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA sortent pour soutenir la marche populaire du 23 novembre 2019 (ou toute date ultérieure) des citoyens engagés et indépendants de Faure Gnassingbé pour l’alternance au Togo. Le mot d’ordre principal demeure le « Non au 4e mandat de Faure Gnassingbé » et la « suspension/report du processus électoral en cours » en rappelant qu’il faudra concevoir que la légitimation de l’après-Faure Gnassingbé passera, entre autres, par le retour à la Constitution de 1992, l’organisation d’une transition politique, la refondation du processus électoral (recensement, fichier électoral, découpage électoral, indépendance des institutions électorales avec inclusivité et parité entre d’une part, la mouvance présidentielle et d’autre part, la mouvance pour l’alternative au Togo) et la participation à la proposition et à la mise en œuvre d’un projet de société commun ;

10.5 Les frais de la mise à disposition d’une carte d’identité togolaise ramenée à 1 000 FCFA et une structure unique de délivrance avec une délivrance en 48 heures sur la base d’une liste de moins de 2 documents à fournir (certificat de nationalité, certificat de naissance).

10.6 M. Mohamed Ibn Chambas de l’ONU et ses acolytes de la CEDEAO soient déclarés « PERSONA NON GRATA » par le Peuple togolais lors des manifestations à venir, parce qu’ils sont indésirables au Togo pour haute trahison diplomatique du Peuple, ce en sourdine ;

10.7 Faure Gnassingbé soit déclaré « PERSONA NON GRATA » au Togo par le Peuple togolais au cours de toutes manifestations pacifiques, ce pour avoir usurpé le pouvoir par la contre-vérité des urnes, la brutalité et les abus de tous ordres, ce ne sera que l’aboutissement naturel de plusieurs années d’illégitimité avec le retour à la Constitution de 1992 pour retrouver la légitimé du Peuple togolais ;

10.8 le principe de l’élaboration d’un projet de société commun soit accepté et adopté par le Peuple togolais indépendant de Faure Gnassingbé, afin de servir de document et de socle politique crédible d’unification de la mouvance pour l’alternance au Togo et conduire à une candidature commune et non une candidature unique ;

10.9 le processus de refonte électorale, institutionnelle et constitutionnelle soit obligatoire et ait lieu avant les élections présidentielles qui devront être repoussées dans le temps pour que le compteur soit « remis à zéro » pour le Peuple togolais, et non pour Faure Gnassingbé qui se prépare, sauf fatalité de l’insurrection, à rempiler pour deux mandats illégitimes de 5 ans ;

10.10 l’association du plus grand nombre de Togolais et Togolaises au processus de refondation de la démocratie se fasse par le biais d’un véritable cycle de conférences inclusives de réflexion et de décision, avec des représentants indépendants de Faure Gnassingbé et sans Faure Gnassingbé afin de clarifier la transparence du processus électoral et garantir l’expression effective de la vérité des urnes comme une alternative à la contrevérité des urnes programmée de Faure Gnassingbé ;

10.11 la simplification du paysage politique togolais structure le pays en deux grandes catégories, à savoir : les partis de la mouvance présidentielle d’une part, et les partis de la mouvance pour l’alternance au Togo d’autre part afin de faciliter l’émergence d’une équipe dirigeante pour porter une candidature commune sans interférence avec Faure Gnassingbé ;

10.12 la tenue urgente de conférences inclusives sans Faure Gnassingbé pour structurer la mouvance pour l’alternative du Togo en commençant par le processus paritaire et inclusive d’une offre politique commune sans les légitimateurs de Faure Gnassingbé.

Le 19 novembre 2019.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)

Comité de Rédaction RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA :

Dr. Yves Ekoué AMAÏZO

Jean-Pierre Akoété BALIKPO

Dr. Ernesto D’ALMEIDA

Mathieu D’ALMEIDA

Koffi DEKU

François FABREGAT

Apelete Félix KODJO

Antoine Koffi OKOUTA

Dr. Antoine RANDOLPH

Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet commun de société pour l’avenir du Togo.

rcdti-cvu-togo-diaspora-logo© RCDTI & CVU-TOGO-DIASPORA

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI)


Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)

 

 

LES LÉGITIMATEURS DU SYSTÈME RPT/UNIR AU TOGO : L’impossible alternance souhaitée par le Peuple sans report des élections !!

Insurrection armée avec machettes et gourdins : Habia ne croit pas à la « comédie » du Général Yark
Dans un message audio rendu public cette semaine sur les réseaux sociaux, l’ex-député Nicodème Habia est revenu sur la fameuse affaire « d’insurrection armée avec des machettes et gourdins », survenue, selon le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, dans la nuit du 22 au 23 novembre derniers.
Pour le président national de « Les Démocrates » (parti d’opposition membre de la C14), cette histoire d’insurrection armée avec des machettes et gourdins n’est qu’une « comédie », une « invention » du ministre Général Yark Damehame.

Nicodème estime qu’il s’agit tout simple d’un « prétexte », d’une « manœuvre lugubre » du régime en place afin de détourner l’attention du peuple togolais de l’essentiel de la lutte.

« Peuple togolais, aujourd’hui, il nous revient de nous battre, de résister afin de montrer au tyran Faure Gnassingbé et sa clique que l’heure de notre libération à sonner. Peuple togolais, je vous appelle à ignorer les comédies lugubres que nous présente Yark Damehame et ses amis du régime. En réalité, ils veulent seulement détourner notre attention de l’essentiel de not

re lutte », a-t-il déclaré.

Le gréviste de la faim est totalement certain « qu’aucun parti politique de l’opposition n’est à l’origine de ces attaques meurtrières contre nos frères gendarmes ». « Que Yark Damehame cherche les vrais coupables dans son poulailler, nous sommes au courant de ce qui se passe au sein du régime moribond », a-t-il lâché.

Le président de Les Démocrates reste convaincu que l’alternance politique est tout proche. « L’objectif devant nous est l’alternance et nous y sommes presque. Encore un peu de courage et nous aurons la liberté », a-t-il exhorté.

Au passage, il invite le chef de l’Etat Faure Gnassingbé à passer « par la grande porte de l’histoire » en renonçant à son désir ardant de briser un 4em mandat à la tête de l’Etat.

 

 

Insurrection armée avec machettes et gourdins : Habia ne croit pas à la « comédie » du Général Yark

Ne doutez jamais qu'un petit groupe de personnes peuvent changer le monde. En fait, c'est toujours ainsi que le monde a changé."Margaret Mead (1901----1978) anthropologue américaine (1)

Par Dr Antoine Ati Randolph
e-mail : antoinerand@hotmail.com

Peuple Togolais appelé à devenir l’Or de L’humanité,
Chers Compatriotes de l’Intérieur et de la Diaspora,

Avançons méthodiquement et avec lucidité sur notre chemin de libération nationale, un chemin d’espoir ! Exigeons la démission de Faure Gnassingbé dès maintenant !

Au moment où j’adressais le 30 septembre mon message principalement à la diaspora et à travers celle-ci au peuple togolais, maître Salifou Atchadam Tikpi, président national du PNP – Parti National Panafricain -, lança à celui-ci son vibrant appel politique,

disant non au 4ème mandat présidentiel de Faure Gnassingbé, prônant l’insurrection pour empêcher celui-ci et ouvrant ainsi la voie de la transition politique. J’applaudis des deux mains son discours très mobilisateur car il n’y a que par l’insurrection populaire que nous puissions nous libérer et changer l’actuel système dictatorial corrompu et moribond. Bien que nous ayons le même objectif final, je tiens cependant à préciser la manière rationnelle de concevoir notre lutte et la place que l’insurrection doit y prendre car il s’agit avant tout d’une lutte de libération nationale. Cette lutte a pour objectif de conquérir tout le pouvoir afin de restaurer l’État de droit, les attributs d’un État souverain et, pour la reconstruction du pays, de proposer une alternative sérieuse sur la base d’un programme de société commun dont la mise en application résoudra positivement et efficacement les problèmes du présent et jettera les bases d’un futur meilleur et harmonieux. Ainsi la confiance sera rétablie et la paix régnera car celle-ci sera fondée sur la liberté, la justice, la protection et la défense des citoyennes et des citoyens. Ce sera alors une véritable paix et non la paix du cimetière de la dictature.
Nous devrons bâtir notre nation autour des valeurs et des principes nobles, une nation dans laquelle le « tous pour un » cédera le pas à l’ » ensemble pour tous » !
Mais pour atteindre ces nobles objectifs il y a des préalables qui découlent du pourquoi et du comment devons nous lutter ? J’ai traité de ces questions dans mes écrits précédents (2); je les aborde une nouvelle fois ici sous une forme différente.


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Table des matières
A) Pourquoi devons-nous lutter ? 2
1) La liberté est un droit inaliénable. La liberté est ontologique. 2
2) Reconquérir l’indépendance et la souveraineté nationales. 3
3) Mettre fin à la mauvaise gouvernance et aux graves violations des droits de l’homme 3
4) Rejeter Faure Gnassingbé pour son illégitimité 4
5) Révéler au grand jour l’usurpation de Faure Gnassingbé 5
6) Révoquer Faure Gnassingbé pour ses crimes et son immoralité 5
7) Mettre fin au système dictatorial corrompu, pourri et démoniaque. 6
8) Construire le Togo autrement 6
9) Bases légales de la lutte de libération nationale. 6
B) Comment devons-nous lutter ? 7
1) Choix de la forme de la lutte de libération nationale 7
2) Manifester la détermination de sortir de la servitude volontaire 8
a) Importance de respecter les principes et les valeurs 8
b) Illégitimité et devoir moral d’obéissance 8
c) Démystifier le tyran général Eyadéma Étienne Gnassingbé 9
d) Révolution des consciences 9
3) Ressources humaines 10
a) Mouvance présidentielle, légitimateurs et inconscients corrompus 10
b) Associations de la société civile, Syndicats, Jeunesse et Diaspora 10
c) Mouvements et partis politiques patriotiques 11
e) Le sort de la dictature est entre nos mains. 11
4) Mettre sur pied une organisation puissante 11
5) Principes de la lutte non violente 11
6) Structurer la lutte dans le temps et dans l’espace 12
C) Conclusions 12

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A) Pourquoi devons-nous lutter ?

1) La liberté est un droit inaliénable. La liberté est ontologique.

Dieu a créé l’homme libre et à son image nous révèlent les saintes écritures. L’on peut dire que la liberté est un aspect de la nature humaine. Dans le monde humain, la notion de liberté a beaucoup évolué et est devenue un droit inscrit dans des textes internationaux relatifs aux droits de l’homme telles que la déclaration universelle des droits de l’homme et la charte africaine des droits de l’homme et des peuples et dans les constitutions nationales de tous les pays. Et c’est au nom du droit à l’autodétermination des peuples contenu dans la déclaration universelle des droits de l’homme que le Togo, appuyé par les pays de la Conférence de Bandoeng, a accédé à l’indépendance le 27 avril 1960 après une longue lutte non-violente menée par les partis politiques indépendantistes. J’exprime ici ma profonde gratitude à cette génération d’hommes et de femmes qui a assumé ses responsabilités historiques et qui a consenti beaucoup d’efforts et d’innombrables sacrifices pour que naquît la Nation togolaise.
Mais bien que la liberté soit un droit, beaucoup de systèmes politiques voyous -dictatoriaux, totalitaires ou mafieux – la restreignent drastiquement. C’est pourquoi, on dit que la liberté ne se donne pas mais qu’elle s’arrache !
Au Togo, nous vivons depuis 1967 sous une dictature féroce qui a réduit le peuple en esclavage sur son propre sol. Nous devons alors combattre la dictature pour recouvrer notre liberté !

2) Reconquérir l’indépendance et la souveraineté nationales.
Le rêve togolais a été brisé par le coup d’État du 13 janvier 1963 organisé par la France pour renverser le gouvernement patriotique et assassiner le président Sylvanus Olympio qui voulait dégager le Togo de la servitude monétaire et du pacte néocolonial. La France a ainsi confisqué l’indépendance et la souveraineté de notre pays et a consolidé sa position en installant à partir du 13 janvier 1967 l’armée au pouvoir, encourageant et soutenant l’installation de la dictature, à seule fin de préserver ses intérêts à travers les accords secrets qui la lient à ses anciennes colonies d’Afrique. Ces accords mortifères contrecarrent d’ailleurs tout développement réel de ces pays francophones dont la plupart des habitants vivotent dans la misère. Ils sont la principale cause du non décollage de leur développement. La Françafrique est justement la structure politico-mafieuse chargée d’appliquer et de pérenniser ces accords. Leur abolition s’impose maintenant après 60 ans d’indépendance. La France est le principal soutien et le parrain de la dictature des Gnassingbé. Elle est le principal obstacle au bonheur des Togolais et à celui des autres peuples d’Afrique francophone!

3) Mettre fin à la mauvaise gouvernance et aux graves violations des droits de l’homme
La dictature néocoloniale de plus de 52 ans des Gnassingbé père et fils se caractérise par de très graves violations des droits de l’homme et par une mauvaise gouvernance néolibérale et mafieuse fondée sur le vol et le pillage des ressources et des richesses du pays. Plus de morts sous cette dictature que durant toute la colonisation directe que notre pays a subie de 1884 à 1960 ! Et tout cela dans une totale impunité !Les organisations de défense des droits de l’homme tant nationales – LTDH, LTDE, ACAT-Togo, CNDH, Groupe Initiatives-Droits de l’Homme, REJADD, RAIDHS, CACIT, ASVITTO etc –qu’internationales – AMNESTY INTERNATIONAL, FIDH, CIMADE, FIACAT, HUMAN RIGHT WORLD , Commission d’enquête des Nations Unies etc - ont révélé au grand jour et à différents moments la torture , les assassinats ciblés et les massacres de population, l’existence de camps de concentration et de charniers humains, des largages de corps humains dans l’atlantique. Le rapport d’Amnesty International publié le 5 mai 1999 a pour titre : Togo, Etat de terreur. Depuis quelques années et surtout depuis le 19 août 2017 des réseaux sociaux fiables ont fait circuler de nombreuses, nombreuses images insoutenables montrant ainsi la sauvagerie, la barbarie de Faure Gnassingbé et de son système dictatorial. Les répressions des manifestations pacifiques ont fait plus de 100 morts dont plus d’une dizaine d’enfants de moins de 15 ans parmi lesquels le jeune apprenti mécanicien de 11 ans abattu à bout portant, en décembre 2018, par le chef d’état-major des forces armées togolaises. Un nourrisson de 3 mois a même été brutalisé le 7 novembre 2017 à Sokodé par un militaire sous prétexte que s’il devient grand il lancera des cailloux aux soldats. L’ambassadeur français, Marc Vizy, après avoir tenté de minimiser l’ampleur des manifestations pacifiques du second semestre de 2017 trouve que l’armée togolaise« agit avec professionnalisme » !
Bien sûr, avec l’aide de la France, le Togo est l’un des pays les plus militarisés du monde. Son armée est surtout utilisée dans une politique sécuritaire de conservation du pouvoir plutôt que dans une politique de défense nationale du territoire et de protection des citoyens. Pour les Gnassingbé le peuple est leur ennemi intérieur !
Quant à la mauvaise gouvernance, elle est induite par l’immoralité et l’incompétence des dirigeants, leur choix du système néo-libéral mafieux et les exigences liées aux accords secrets françafricains mentionnés plus haut. Les résultats de cette mauvaise gouvernance sont catastrophiques, terribles. Le Togo, classé dans le groupe des PPTE, est devenu un pays apocalyptique dans lequel se manifestent l’abus de pouvoir, de force et de droit, la corruption, la contre-vérité des urnes, l’absence de la vérité des comptes, l’impunité, la gabegie, le vol, le pillage des ressources naturelles et minières, l’évasion fiscale, les détournements du denier public, la misère noire partout dans tous les domaines de la vie publique et particulièrement le domaine social engendrant de graves problèmes sociaux et sociétaux . La rupture du contrat social est manifeste:une infime minorité de Togolais vit dans l’opulence et l’arrogance laissant la majorité croupir dans la misère. Recours à des pratiques malhonnêtes comme celles des incendies des marchés de Kara et Lomé pour accuser l’opposition. La dette dépasse 79 % du PIB . Le budget annuel de la présidence est passé de 5 milliards de francs CFA en 2005 à 23 milliards de francs CFA depuis 2017 et la fortune personnelle de Faure Gnassingbé est estimée à plus de 8 mille milliards de francs CFA. Les barons du régime, qu’ils soient militaires ou civils, sont eux aussi immensément riches. L’exploitation du pétrole offshore et celle de l’or relèvent du pur gangstérisme car elles se font à l’insu du peuple depuis plus de 16 ans. Le système dictatorial RPT/UNIR est un système destructeur, prédateur et corrupteur, exploitant le peuple au profit de cette minorité de Togolais, de la communauté étrangère, des entreprises multinationales, des intérêts ésotérico-religieux et des communautés étrangères vivant au Togo. Le Togo, modelé par le système véreux et corrompu du RPT / UNIR, est instable aujourd’hui et ingouvernable demain. Seule la libération du Togo redonnera l’espoir et la confiance à son peuple et aux investisseurs intègres.

4) Rejeter Faure Gnassingbé pour son illégitimité
A la mort d’Eyadéma Gnassingbé, le 5 février 2005, son fils a accédé au pouvoir grâce à un coup d’État militaire et constitutionnel, passant successivement, en une nuit, du statut de ministre à ceux de député, président de l’assemblée nationale et président de la république. Il est au regard de la constitution en vigueur un criminel dont le crime est imprescriptible ( art 150 : tout renversement du régime constitutionnel est considéré comme un crime imprescriptible contre la nation et sanctionné conformément aux lois de la République).
Ce coup d’État et la grotesque mascarade électorale du 24 avril 2005, contestés par le peuple, ont provoqué des massacres jusqu’alors inconnus dans le pays. Dans le rapport de la LTDH, intitulé « Stratégie de la terreur » publié en mars 2005, cette organisation reconnaît 811 personnes tuées et 4508 blessés et plus de 20000 réfugiés dans les pays voisins. Le rapport de la mission des nations unies, publié le 26 septembre ne mentionne que 500 personnes tuées ; En réalité, à la fin de cette période tragique le bilan des répressions peut s’établir comme suit : plus de 2000 morts, 5000 blessés et 50000 réfugiés !
La CEDEAO, organisation régionale, a indiqué que le « scrutin a globalement répondu aux critères et aux principes universellement admis en matière d’élection ».C’est cette formule laconique que la CEDEAO, fonctionnant comme un syndicat de chefs d’État, utilise pour avaliser les résultats de la contre-vérité des urnes et masquer sa complicité. Faure Gnassingbé n’a gagné réellement aucune élection présidentielle et les élections législatives du 20 décembre 2018 et les municipales du 30 juin ont été massivement boycottées par le peuple, surtout les législatives qui ont complètement mis à nu le régime dictatorial dont la base sociale représente à peine 3 % de la population.
En effet, le peuple a transformé ces législatives dont le taux de participation est d’environ 10 %, en un référendum révocatoire. Selon le paragraphe 3 de l’article 21 de la déclaration universelle des droits de l’homme « La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes... » le régime RPT/UNIR et Faure Gnassingbé sont illégitimes. Faure Gnassingbé ne représente plus le peuple togolais ! Par conséquent, à partir du 20 décembre 2018, Faure Gnassingbé et son gouvernement ne représentant plus notre pays, toutes les décisions, tous les actes, engagements et accords qu’ils prennent, font ou signent sont illégitimes et illégaux, donc nuls et sans effet. Faure Gnassingbé doit démissionner !

5) Révéler au grand jour l’usurpation de Faure Gnassingbé
Faure Gnassingbé est triplement un usurpateur !
- Son 3ème mandat finissant est usurpé au regard de la constitution de 1992 largement votée par 97, 8 % de la population.
- Faure n’est pas le fils biologique d’Eyadéma Gnassingbé mais son fils adoptif ; C’est ce qu’ont dit ceux qui l’ont connu et côtoyé depuis sa plus tendre enfance et c’est ce qu’ont affirmé les vrais enfants de feu Eyadéma Gnassingbé dont Ernest (décédé) et surtout Kpatcha emprisonné depuis une dizaine d’années. Il aurait dû porter le nom de Bolouvi, c’est le nom de l’époux légitime de sa mère Sabine...Un test ADN de paternité pourrait se réaliser dans un laboratoire indépendant pour confirmer ou infirmer les dires ou affirmations de ces Togolais. En toute chose nous devons rechercher la vérité. Faure n’est donc pas Kabyè ! Et il n’est pas du nord non plus !
- Faure a profité de sa position de chef de l’État pour usurper une grande partie de l’héritage de feu Eyadéma Gnassingbé.

6) Révoquer Faure Gnassingbé pour ses crimes et son immoralité

Faure Gnassingbé – président du Togo, chef suprême des forces armées et ministre de la défense - a commis de nombreux délits répréhensibles par la loi qui l’ont complètement et définitivement discrédité. Il est en effet coupable de : terrorisme, crimes contre l’humanité, crimes économiques, enrichissement illicite, corruption, mauvaise gouvernance, fraudes électorales en 2005, 2010 et 2015 et falsification des résultats électoraux, dépravation de la vie morale publique, atteintes aux mœurs, luxure, inceste, association de malfaiteurs..pyromane dans les incendies des grands marchés de Kara et Lomé.
Nous devons rester fidèles à la revendication fondamentale de la rue qui est la démission de Faure Gnassingbé car elle contient toutes les autres revendications. Celles-ci seront en effet faites par la Transition immédiatement ou quelques semaines qui suivront sa démission. Le gouvernement restaurera immédiatement la constitution originelle de 1992. Faure Gnassingbé, craignant la rue a déclaré dans l’un de ses discours que « dans un État de droit, le pouvoir ne se prend pas par la rue mais par les urnes ». Ce qu’il oublie de dire c’est que l’État togolais est un État voyou, un État incendiaire, un État de non-droit, autrement dit dictatorial, qu’il a la mainmise sur toutes les institutions et qu’il contrôle de ce fait tout le processus électoral.
Le pouvoir de la rue échappe à tous les dictateurs ; c’est ce dont ils ont le plus peur parce que sa manifestation est imprévisible et soudaine !
La rue vient de faire tomber le premier ministre libanais Saad Harirri après 13 jours de manifestations. La lutte continue car les Libanais sont déterminés à faire le grand nettoyage comme l’affirme Hala, une jeune libanaise : « Nous avons gagné une première bataille, mais nous allons continuer à bloquer les routes et à manifester jusqu'à ce que toute notre classe politique corrompue quitte le pouvoir »,.
En Bolivie, après 3 semaines de protestations contre sa réélection à un 4ème mandat et sous la pression de l’armée et de la police – donc la désobéissance militaire - le président Evo Morales, au pouvoir depuis 2006, a démissionné !
Aux États-Unis, le président Donald Trump, soupçonné ( seulement) d’avoir utilisé le pouvoir que lui confère sa fonction à des fins personnelles, fait l’objet d’un processus de destitution à la chambre des représentants… Et que faisons-nous au Togo pour ne pas dégager Faure Gnassingbé maintenant? Chaque jour qui passe est une catastrophe nationale, tant les souffrances du peuple sont grandes, le vol et le pillage des richesses importants, l’évasion fiscale élevée !

7) Mettre fin au système dictatorial corrompu, pourri et démoniaque.
Il est évident que l’on ne puisse rien attendre de meilleur d’un tel système qui, durant plus de 52 ans, a fait tant de mal au Togo et à son peuple. C’est un système néocolonial, démoniaque irréformable qui est parvenu à son apogée de médiocrité, de nuisance et qui a trop duré. Or, une chose parvenue à l’extrême se transforme toujours en son contraire. C’est une loi de la nature ! Par ailleurs, dans le monde humain, la lutte entre le mal et le bien est permanente. Le triomphe du mal dans une nation conduit au chaos et à des drames humains, le triomphe du bien conduit à la paix, à la prospérité et au bonheur. Ayant expérimenté le mal il est temps que tout le peuple se tourne vers le bien ; C’est pour cela qu’il a reçu le mandat céleste de l’accomplir ! Vox populi, vox dei !

8) Construire le Togo autrement
C’est justement pour mettre en place un nouveau système capable de conduire le peuple à la paix, la prospérité, la bienveillance et le bonheur que l’ancien système néocolonial doit être complètement détruit. Lors de la transition démocratique, une nouvelle société, fondée sur un programme commun et la vision d’un Togo resplendissant émergera sur la Terre de nos Aïeux pour accomplir son destin d’être « l’Or de l’humanité « et sa mission de participer à l’édification d’une « nouvelle grande humanité « !
La question togolaise n’est pas une question électorale. Trop complexe, aucun candidat à la prochaine élection présidentielle ne peut la résoudre. Elle sera débattue et résolue au cours de la transition démocratique, pacifique et bienveillante, sans Faure Gnassingbé, avec tous les représentants du peuple tant de l’intérieur que de l’extérieur.

9) Bases légales de la lutte de libération nationale.
Notre lutte de libération est juste, légitime et constitutionnelle. Elle repose sur des bases solides et légales. Notre hymne national et la constitution nous commandent de combattre les tyrans et la dictature :
Hymne national « la Terre de nos Aïeux »
Que viennent les tyrans
Ton cœur soupire vers la liberté
Togo debout, luttons sans défaillance,
Vainquons ou mourons mais dans la dignité…

Constitution de 1992
- préambule : Proclamons solennellement notre ferme volonté de combattre tout régime politique fondé sur l'arbitraire, la dictature, l'injustice ;
- article 150 : Dans ces circonstances, pour tout Togolais, désobéir et s'organiser pour faire échec à l'autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs.
En plus, la déclaration universelle des droits de l’homme et la charte africaine des droits de l’homme et des peuples reconnaissent toutes deux le droit des peuples à l’autodétermination et à la liberté.
B) Comment devons-nous lutter ?

Le comment faire est une question cruciale qui relève globalement de la stratégie ; je ne peux que survoler quelques aspects tout en essayant de rester dans un cadre conceptuel de la résistance populaire pacifique. Contrairement à l’idée très répandue, le sort d’une dictature est entre les mains du peuple et non celles du tyran ; La résistance héroïque des Norvégiens à l’occupation nazie en est un bel exemple. Refusons de servir et nous voilà libres !

1) Choix de la forme de la lutte de libération nationale
Le choix de la forme de la lutte d’un peuple se fait objectivement en fonction d’un grand nombre de facteurs mais principalement en fonction de la culture et de la capacité du peuple à mener cette lutte. Mais l’on ne doit jamais au début attaquer l’ennemi sur les terrains où il manifeste sa nette supériorité.
Bien que cette dictature essaie parfois d’attirer l’opposition « radicale » sur le terrain militaire, elle préfère de loin, avec le soutien complice de la communauté internationale dont la CEDEAO, le terrain électoral qu’elle maîtrise le mieux en ayant recours à l’achat des consciences et surtout à l’arme secrète de la contre- vérité des urnes la mettant à l’abri de toute surprise . C’est pourquoi Faure Gnassingbé, ses partis politiques et associations de la société civile satellites et ses légitimateurs claironnent à l’approche de chaque élection « Dans un État de droit, le pouvoir ne se prend pas par la rue mais par les urnes .» Mais l’expérience électorale dans notre pays nous fait dire et répéter que la voie électorale telle qu’elle est sous la dictature des Gnassingbé n’est pas la solution. Et pourtant plus de huit candidats d’une certaine opposition se bousculent déjà aux portillons du scrutin présidentiel de 2020, prêts à faire du tourisme électoral !
Contrairement aux carpillons de la fable de Claris de Florian (3) qui, ayant désobéi à leur mère carpe qu’ils trouvaient radoteuse, furent pris et frits, les leaders des partis légitimateurs auxquels s’ajoutent des candidats sans parti, friands des élections et des dialogues, sont plutôt abondamment récompensés après leur forfaiture et ce, depuis la Conférence Nationale Souveraine. A des moments différents la trahison a des visages différents et pour des objectifs différents la trahison se manifeste de différentes manières. C’est pourquoi nous n’avons pu conclure jusqu’à présent notre lutte de libération !!!
Incontestablement et traditionnellement c’est l’action ou la lutte non-violente que nous privilégions et qui, en aval, pourrait devenir insurrectionnelle.
2) Manifester la détermination de sortir de la servitude volontaire

a) Importance de respecter les principes et les valeurs
Des principes nobles et des valeurs élevées sont inscrits dans les constitutions et hymnes nationaux et dans bon nombre de textes internationaux traitant des droits de l’homme et de l’éthique. Beaucoup de gouvernants ne les respectent plus et l’homme en général les considère comme de simples mots ; mais ces mots sont des reflets dans la pensée humaine des principes et valeurs cosmiques contenus dans les lois naturelles que l’humanité rechigne à observer. Leur non observance par des gouvernants crée des drames humains dans leurs pays. Lorsqu’un peuple est laxiste, flexible à leur égard, il subit la sujétion ou la dictature. C’est bien le cas de notre peuple qui, de peur ou par opportunisme, a laissé trop faire les Gnassingbé. Il est temps que le peuple togolais suive rigoureusement les injonctions contenues dans l’hymne national et la constitution de 1992 approuvée à plus de 97,8 % car c’est une obligation morale, un devoir patriotique pour toutes et tous de combattre la dictature. Et il n’est dit nulle part dans ces deux textes qu’il faille recourir aux élections pour combattre la dictature car celle-ci, en elle-même, est une monstruosité anticonstitutionnelle !,

b) Illégitimité et devoir moral d’obéissance
Les citoyens sont tenus d’obéir à un président et un gouvernement légitimes, issus de la vérité des urnes. Mais dès que leur illégitimité est établie le devoir moral d’obéissance est aboli. En m’appuyant sur des faits réels, j’ai clairement établi que Faure Gnassingbé est illégitime et que la volonté du peuple est l’alternance politique sans lui ! En conséquence, la désobéissance civile s’impose à toutes les citoyennes et à tous les citoyens conformément à la constitution de 1992 votée à plus 97, 8 %. La responsabilité des électeurs va au-delà des bulletins déposés dans les urnes.
Par ailleurs, beaucoup de nos sœurs et de nos frères Kabyè ou du nord, qu’ils soient civils ou militaires, soutiennent inconditionnellement ou aveuglément Faure Kodjo Essozimna Gnassingbé parce qu’il est Kabyè mais en fait il ne l’est pas ! Il est « du sud » et il n’est que le fils adoptif de feu Éyadéma Gnassingbé.

c) Démystifier le tyran général Eyadéma Étienne Gnassingbé

S’il était vivant il devrait répondre de tous ses crimes et révéler la vérité cachée par ses mensonges !
En réalité, selon les sages de la région Kara, Eyadéma ne connaissait pas ses parents ; Il était orphelin de mère et de père ; Sa mère était morte en couches en 1935 et son père, immigré séjournant dans la région était mort de maladie quelques jours avant la naissance de son fils. Eyadéma fut confié à l’une des épouses du chef Assih. Il n’avait ni frère ni sœur. Maman N’Danida, connue tardivement des Togolais comme étant la mère d’Eyadéma, naquit vers 1878. C’était juste pour la propagande. Devenu un jeune homme, Éyadéma fut un moment racoleur de passagers à l’autogare de Lomé. Il fut enrôlé en 1954 à Ouidah ( ex- Dahomey) dans les cuisines de l’armée coloniale française qui mena une guerre coloniale contre les peuples indochinois et algérien réclamant l’indépendance de leurs pays. De retour au Togo en 1962, le sergent Eyadéma fit partie des demi-soldes Togolais – ayant tous aussi la nationalité française - que la France manipula et instrumentalisa pour perpétrer le coup d’État du 13 janvier 1963 dirigé par Georges Maîtrier – coopérant français et conseiller militaire du chef de l’État – et supervisé par l’ambassadeur français Henri Mazoyer.. Il semble qu’Éyadéma endossa seulement la responsabilité de l’assassinat de Sylvanus Olympio pour couvrir le vrai meurtrier. Devenu président du Togo, le 14 avril 1967, le tyran Eyadéma dirigea d’une main de fer le pays, pendant 38 ans, comme sa propriété privée et y instaura le culte de la personnalité . Nous savons que plus un produit est de moindre qualité plus sa publicité est forte. Éyadéma mourut le 5 février 2005 en laissant le Togo exsangue.
Profitant de l’incertitude de la succession dynastique confrontée à de vives contestations populaires, les services secrets français, tels des pirates, écumèrent début mai 2005 la présidence togolaise et d’autres services administratifs et rapatrièrent en France à bord d’un avion Grumman les archives compromettantes y compris les » billets doux » envoyés à Eyadéma qui s’y trouvaient !

Peuple togolais, débarrasse-toi de la peur que t’inspirait Éyadéma. Il était tout à fait un homme ordinaire, un agent de l’impérialisme français ayant combattu la liberté en Indochine et en Algérie et s’étant ensuite emparé de notre liberté. Nous devons l’arracher maintenant à son fils adoptif ! !

d) Révolution des consciences
Le succès de notre lutte de libération passe par la conscientisation et la détermination de notre peuple à devenir libre, indépendant, responsable et maître de son destin. Cela passe nécessairement par l’abandon progressif de la culture de dictature, l’abandon total de la peur, la compréhension de la nature du pouvoir dictatorial etc. Selon le Chinois Yu-zu-li (4 ) « certains hommes, dans le monde, dominent leur peuple par l’imposture et non pas par la justice….Dès que leur peuple comprend la chose, leurs ruses ne fonctionnent plus. » La dictature des Gnassingbé est une imposture et un château de mensonges ! Le théoricien du droit John Austin (5) renchérit: « Si la majorité de la population était déterminée à détruire le gouvernement et était prête pour cela à endurer la répression, alors les forces gouvernementales et tous leurs appuis ne pourraient préserver le gouvernement haï même avec l’assistance de l’étranger. » Frères et sœurs comptons sur nos propres forces car nous sommes les seuls artisans du bonheur et de l’avenir de notre patrie ! Nous opposerons sans cesse la vérité aux ruses et mensonges du régime RPT / UNIR pour convaincre, persuader et devenir de plus en plus lucides et rationnels pour mener à son terme victorieux cette œuvre divine de libération de notre peuple ;

3) Ressources humaines

Le Togo est un bien commun à nous tous et personne d’extérieur ne viendra le construire à notre place ; aucune portion de sa population ne peut être exclue ou exemptée de sa construction. C’est pourquoi, dans notre lutte de libération nationale qui s’apparente à la révolution des colibris chacun doit faire sa part, si minime soit-elle pour assurer la victoire! Une victoire de tout le peuple, lui permettant, après un long processus de transformation et d’élévation, d’atteindre le stade de l’ »Or de l’humanité « ! La véritable réconciliation des Togolais ne se fera pas par décret, elle se fera avec bienveillance dans le feu de la lutte de libération nationale nécessitant la participation de toutes ses filles et de tous ses fils. C’est pourquoi, je demande à celles et à ceux – civils comme militaires – qui soutiennent encore le régime dictatorial pourri de le laisser tomber!

a) Mouvance présidentielle, légitimateurs et inconscients corrompus
Le Togo est aussi un livre ouvert dans lequel sont marqués tous les crimes de la dictature néocoloniale et dynastique des Gnassingbé et les souffrances infligées au peuple. Beaucoup de ses pages sont gorgées du sang du peuple et d’autres par ses larmes devenues amères au fil du temps !
L’heure est venue de fermer ce livre de la honte ! Que ressentez-vous lorsque vous chantez l’hymne national, la Terre de nos Aïeux ? Et pourquoi ne défendez-vous pas et ne réclamez-vous pas la constitution que vous avez probablement approuvée en 1992 ? Ne continuez pas à maintenir et à soutenir Faure Gnassingbé qui a fait incendier les marchés de Kara et Lomé. Ne continuez pas à maintenir et à fortifier le chef de l’État que le peuple a vomi ! Seule une petite minorité de 3 % de la population soutient encore le régime. C’est pourquoi celui-ci, de plus en plus isolé, désemparé et affolé, élabore des lois liberticides pour se protéger ; Peine perdue, car sa forteresse est trop lézardée et chancelante pour être emportée par l’harmattan...Pour Mgr Fanoko Philippe Kpodzro, archevêque émérite de Lomé, notre pays est pris en otage par « des criminels pervers » et il faut définitivement tourner courageusement « cette déchirante et douloureuse page de notre histoire en libérant tous ensemble, cœur à cœur et main dans la main, du nord au sud, de l’est à l’ouest, la Terre de nos Aïeux, de tous ces criminels et faire renaître des cendres le Togo ».
Que vous soyez civils ou militaires, religieux ou laïcs, fonctionnaires ou privés, chefs traditionnels ou simples citoyens, élus nationaux ou locaux, syndiqués ou non, hommes ou femmes, jeunes ou adultes le devoir patriotique nous appelle tous à répondre à l’appel de Mgr Kpodzro, à agir pour le bien de tous, à fonder un système politique juste, démocratique et respectueux des droits de l’homme et de l’égale dignité des citoyens. Qu’un archevêque arrive à s’exprimer ainsi, c’est que la situation du Togo et de son peuple est extrêmement grave ; J’exhorte toutes les organisations confessionnelles – la CET, l’EEPT, l’EMT, l’UMT - y compris les organisations religieuses traditionnelles à emboîter le pas de l’archevêque émérite .

b) Associations de la société civile, Syndicats, Jeunesse et Diaspora
Tout le monde aime la paix et veut la sécurité. Mais la paix du dictateur et de ses amis est différente de la paix du peuple. La paix sans liberté et sans justice, sans la sécurité du citoyen est la paix du cimetière et de la prison. Nous n’en voulons plus, n’est-ce pas ? Nous ne voulons pas, non plus, utiliser la vieille formule « élection-dialogue » qui n’a jamais fonctionné sous cette dictature pour obtenir l’alternance seule capable de résoudre les problèmes de la société civile, des syndicats, de la jeunesse et de la diaspora. Tous les problèmes que nous rencontrons ont une origine commune : la politique faite par cette dictature. C’est pourquoi nous devons apprendre à travailler ensemble, collectivement, la main dans la main, pour abattre cette vieille dictature démoniaque et mafieuse ; la résistance que nous organisons est une résistance civile non violente. Elle a besoin de nous tous qui sommes indépendants du pouvoir! Et résister, c’est le début de la victoire, a déclaré Adolfo Pérez Esquivel (6). C’est ce que j’ai expliqué dans mon appel à la diaspora (2)..que MGR Kpodzro vient de renforcer en demandant solennellement à cette diaspora une mobilisation générale sans précédent sous tous les cieux pour la libération du Togo des forces de l’oppression et du non amour ».

c) Mouvements et partis politiques patriotiques
La résistance est construite dans la société civile et a besoin d’un encadrement politique, mature, compétent, dynamique et intègre que les mouvements et partis politiques patriotiques peuvent fournir.

e) Le sort de la dictature est entre nos mains.
Accepter la dictature ou s’en débarrasser dépendent du peuple quelle que soit la gravité des répressions. Si nous voulons que la dictature tombe aujourd’hui elle tombera. Mais il n’existe pas de baguette magique pour produire un tel effet ! La chute de la dictature dépendra de l’importance de notre mobilisation permanente, de notre détermination, de notre capacité organisationnelle nous permettant la mise en œuvre intelligente et habile d’une stratégie globale, de notre refus de coopérer avec elle et de ne plus rien accepter d’elle.
Refusons la corruption et cette vieille dictature corrompue tombera comme un fruit mûr !
Refusons de la servir et elle mourra d’anémie !

4) Mettre sur pied une organisation puissante

L’esprit de division distillé dans le mental des Togolais persiste toujours chez bon nombre de compatriotes et beaucoup d’autres ne veulent pas ou ne sont pas habitués à travailler collectivement. La formule « unicité d’actions » prônée par la coalition des 14 n’a pas fait long feu. Alors que faire ? C’est de mettre au point une organisation centralisée et puissante regroupant des associations de la société civile interne et externe, les syndicats, les mouvements de la jeunesse, des mouvements et des partis politiques patriotiques. Toutes ces structures doivent être indépendantes du pouvoir dictatorial. Peu importe le nom de cette structure . Son organigramme sera discuté et adopté par ses membres.

5) Principes de la lutte non violente

Toute dictature a besoin de ce triptyque formé par l’obéissance, la coopération et la soumission des citoyens pour exister et pour exercer et conserver le pouvoir. Elle utilise toutes sortes de moyens pour parvenir à ses fins, des moyens violents, sanctions et punitions, ruses, mensonges , tromperies, séduction, corruption et achat des consciences etc.
Or, dès que le peuple a compris le jeu et qu’il en a marre, il lui suffit de se débarrasser de la peur et de décider résolument de ne plus se soumettre à jamais à ce triptyque, donc de désobéir, de refuser sa coopération et ne plus se soumettre. Il applique donc la désobéissance civile – qui peut aussi englober la désobéissance militaire - , la non coopération et l’insoumission généralisée constamment dans tous les domaines de la vie publique : culturel, sportif, social, politique économique, financier.
L’application de ces principes, pour être efficace, s’insère dans la stratégie globale de l’organisation chargée de mener la lutte.

6) Structurer la lutte dans le temps et dans l’espace

Structurer la lutte dans le temps et l’espace est un art remarquable qu’exerce la direction de l’organisation chargée de mener la lutte en organisant, planifiant et dirigeant les actions de celle-ci, tel un virtuose chef d’orchestre. C’est sa capacité à prévoir, mobiliser et déplacer les ressources humaines selon les stratégies partielles contenues dans la stratégie globale pour utiliser conjointement ou non des méthodes et des moyens variés, adaptés au terrain et au moment en tenant compte du chronogramme préétabli. Tout au long de la lutte elle veillera à développer, exercer et renforcer son pouvoir démocratique. La démocratie se construit en même temps que la conquête de la liberté !
La lutte non violente nécessite la participation d’une grande et large partie de la population qui sera massivement mobilisée à différents moments selon les besoins stratégiques de la lutte. Lorsqu’elle est bien menée en amont, le pays est paralysé, ingouvernable et asphyxié. Le président jette souvent l’éponge et démissionne...
Je reproduis ici l’appel pressant et récent de Mgr Kpodzro « Je vous invite tous à triompher de la peur et sortir massivement dans les rues pour exiger la démission de Faure Gnassingbé et tous ses collaborateurs impliqués dans les incendies des grands marchés de Lomé et de Kara, et que véritablement et sans condition, justice soit faite aux victimes et à la Nation toute entière. »
La menace de mort dont fait l’objet Mgr Kpodzro et ses collaborateurs a suscité l’indignation de
nous tous et la colère du Vatican. L’archevêque émérite, serein, pointe un doigt accusateur sur le responsable de cette menace de mort : « je viens déclarer publiquement que si quelque chose nous arrive de n’importe où, il faut qu’on s’en prenne au chef de l’État qui nous dirige. Je dis bien , si malheur arrivait à l’un de nous qu’on sache que ce malheur ne peut venir que du chef de l’État et de ceux qui collaborent avec lui pour le maintien du Togo dans la servitude, le malheur. Je prends tous les Togolais, chrétiens ou non à témoin pour cela »

C) Conclusions
Les raisons pour lesquelles et par quel moyen nous devons nous débarrasser du régime dictatorial de Faure Gnassingbé ont clairement été exposés afin d’exécuter le mandat céleste d’accomplir cette œuvre divine de libération nationale ; puisque ce n’est pas la voie électorale qui est indiquée, inutile que nous restions figés à attendre l’échéance électorale de 2020. Engouffrons-nous dans ce vent libérateur qui souffle depuis quelques mois sur la planète pour pousser certains peuples qui l’osent à se libérer. Laissons-nous porter par lui car c’est un vent cyclique, qui ne souffle pas tout le temps. C’est ce même vent qui a soufflé sur l’Europe de l’est fin 1990 et qui a soufflé sur les pays arabes pour provoquer le printemps arabe. C’est pourquoi l’archevêque émérite de Lomé, Mgr Kpodzro, d’ordinaire prudent, nous a délivré, par sa bouche d’homme de Dieu, son message de nous libérer de ce régime pervers et criminel et d’exiger la démission immédiate de Faure Gnassingbé, devenu pyroman !

Les crimes contre l’humanité, les crimes économiques et d’autres crimes comme les incendies des marchés de Kara et Lomé commis par Faure Gnassingbé et son appareil de répression ( armées, gendarmerie, police, milice et juges inféodés ) .Si tous ces crimes sont commis c’est que ce régime illégitime et hors la loi est soutenu de façon indéfectible par la France. En vertu des accords secrets qui lient la France et le Togo et tout particulièrement les accords de défense, ce sont des instructeurs français qui encadrent, forment et instruisent nos militaires, gendarmes et policiers. C’est la France qui fournit en grande partie le matériel militaire, le matériel de sécurité et de répression à tout ce monde chargé d’appliquer la politique sécuritaire du pouvoir, donc de réprimer le peuple dès qu’il ose défier ce pouvoir. C’est la France qui transfère son savoir-faire à ce régime criminel ! L’on se souvient que le seul fait d’avoir exprimé le souhait de transférer le « savoir-faire français » des forces de l’ordre au régime de Ben Ali confronté à la révolution tunisienne la ministre des affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, avait dû démissionné. L’ambassadeur de France Marc Vizy trouve que les forces armées togolaises agissent avec « professionnalisme » alors qu’elles se livrent à des barbaries d’un autre âge et que leur chef d’état-major, le général Félix abalo Kadanga, impliqué également dans les incendies des marchés, a tué à bout portant un enfant de 11 ans, en décembre 2018! En vertu de ces accords secrets, J’accuse la France de complicité active avec le régime criminel et hors-la-loi de Faure Gnassingbé ! La France aide les hors-la-loi de notre pays !
Le peuple veut dans les meilleurs délais la vérité sur les incendies des marchés de Kara et Lomé pour que justice soit faite. Le peuple veut les noms de leurs commanditaires et de leurs auteurs ainsi que les noms des magistrats qui ont instruit ces affaires criminelles pour dissimuler la vérité et condamner des innocents ! Voilà ce régime criminel que la France d’Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian et Marc Vizy et la CEDEAO protègent encore !!!

Je salue l’initiative, le courage de Mgr Kpodzro ; je joins ma voix à celle de l’homme de dieu appelant tout le peuple et sa diaspora à se mobiliser massivement pour se débarrasser de ce régime criminel. Je joins aussi ma voix à celle de l’initiateur du 19 août 2017, Me Atchadam Tipki, qui a appelé tout le peuple, le 30 septembre dernier, à sortir pour dire non au 4ème mandat de Faure Gnassingbé ! L’heure de la libération du peuple est maintenant ! Dégageons Faure Gnassingbé dès maintenant ! Démission !

Je dis à la communauté internationale et surtout à la France que, nous Togolais, nous ne voulons plus voir sur la Terre de nos Aïeux, Faure Gnassingbé entamer un quatrième mandat ! Cela est exclu ! Il doit démissionner ! L’avenir du Togo passe par la transition avec le retour de la constitution de 1992 et une assemblée constituante. Au cours de cette transition nous réglerons nous-mêmes pacifiquement et avec bienveillance tous nos problèmes sur la base d’un programme de société commun et ferons triompher la vérité des comptes et la vérité des urnes pour le bien de tous !

Peuple togolais, debout et avançons sans peur, sans crainte pour la renaissance de notre Patrie dans la liberté, la justice et la tolérance ! Pour accomplir le rêve togolais ! La joie approche !

Vive le Togo libre !

ABLODÉ !

Fait à Colmar, le 19 novembre 2019

Dr Antoine Ati Randolph



Notes bibliographiques

(1) Margaret Mead http://www.linternaute.com/citation/34691/ne-doutez-jamais-qu-un-petit-groupe-de-personnes-peuvent-changer-margaret-mead/
(2) Antoine Randolph Diaspora togolaise, accomplissons ensemble la tâche historique qui nous incombe! https://www.togoactualite.com/diaspora-togolaise-accomplissons-ensemble-la-tache-historique-qui-nous-incombe-a-tous/
(3) Claris de Florian, poésie française https://www.poesie-francaise.fr/jean-pierre-claris-de-florian/fable-la-carpe-et-les-carpillons.php
(4) Yu-Li-Zi de Liu Ji La règle de la ruse cité in De la dictature à la démocratie, Editions L’Harmattan, ISBN 978 2 296 10872 1
(5) John Austin cité in, De la dictature à la démocratie, Editions L’Harmattan, ISBN 978 2 296 10872 1
(6) Adolfo Pérez Esquivel cité in préface II de la dictature à la démocratie, Edition l’Harmattan, ISBN 978 2 296 10872 1


Signification des sigles

LTDH Ligue togolaise des droits de l’homme
LTDE Ligue togolaise des droits des étudiants
ACAT-Togo Action des chrétiens pour l’abolition de la torture-Togo
CNDH Commission nationale des droits de l’homme
REJADD Regroupement des jeunes Africains pour la démocratie et le développement
RAIDHS Réseau africain pour les initiatives de droits de l’homme et de solidarité
CACIT Collectif des associations contre l’impunité au Togo
ASVITTO Association des victimes de la torture au Togo
FIDH Fédération internationale des droits de l’homme
CIMADE Comité inter-mouvements auprès des évacués
FIACAT Fédération internationale de l’action des chrétiens pour l’abolition de la torture
PPTE Pays pauvres très endettés
RPT/UNIR Rassemblement du peuple togolais/Union pour la république
CET Conférence des évêques du Togo
EEPT Église évangélique presbytérienne du Togo
EMT Église méthodiste du Togo
UMT Union musulmane du Togo

 

 

Ne doutez jamais qu'un petit groupe de personnes peuvent changer le monde. En fait, c'est toujours ainsi que le monde a changé."Margaret Mead (1901----1978) anthropologue américaine (1)

Présidentielle 2020 : Le doute s’installe au RPT/UNIR
La présidentielle de 2020 se tiendra au premier trimestre de la nouvelle année. Au sein de tous les états-majors, c’est le branle-bas de combat. Chaque parti politique ou candidat déclaré affûte ses armes et affine les stratégies. Le ton monte au niveau de l’opposition sur les questions liées à la transparence, notamment les réformes de la CENI, de la Cour Constitutionnelle, le fichier électoral, etc. Les églises, les organisations de la société civile appellent à un processus transparent et consensuel. Du côté du pouvoir, c’est déjà la précampagne avant le choix du candidat qui sera sans nul doute Faure Gnassingbé. Ce dernier qui tient à briguer un 4è mandat décrié par les populations, n’est pas paradoxalement prêt à ouvrir le jeu électoral à la transparence. Comment peut-on vouloir briguer un 4è mandat dans ce contexte de réprobation générale non seulement au Togo, mais aussi en Afrique et chercher à frauder les élections comme toujours ?

Voilà l’autisme dans lequel baignent les tenants du régime RPT/UNIR. Malgré le verrouillage du système électoral par des institutions sous ordre, un fichier électoral corrompu et bidouillé, la mise en branle des candidats amuseurs publics pour brouiller les pistes, la grande sérénité n’est pas de mise au sein du parti au pouvoir. Et ceci, pour plusieurs raisons.

Une longévité au pouvoir pour un bilan calamiteux

Faure Gnassingbé boucle 15 ans années au pouvoir. Le système qu’il incarne gère le pays depuis plus de 53 ans. En 15 ans de régence, il a plus englouti les milliards dans les voyages à travers le monde que sur le terrain. 15 ans de pouvoir, aucun nouvel hôpital construit, aucune Université construite, aucun hôtel, aucun centre de conférence, et pourtant le pays croule

sous le poids de la dette. Les milliards de prêts auprès des partenaires pour réaliser ce que son régime nomme les grands travaux, se sont évaporés dans la nature. Le Togo est le seul pays de la sous-région où les milliardaires ne sont pas des hommes d’affaires, mais des gouvernants. En 15 ans de règne de Faure Gnassingbé, il y a plus de crimes économiques qu’en 38 ans de pouvoir deson père et tout ceci, dans l’impunité totale.

Le bradage de toutes les ressources du pays aux étrangers est la preuve de l’échec patent du régime actuel. Nonobstant la propagande du régime qui fait croire que tout va bien, il est connu de tous que la pauvreté au Togo se lit sur tous les visages, le pays croule sous la dette, les jeunes n’ont plus d’avenir et cherchent à quitter le pays en masse, la corruption est devenue un phénomène banal, de même que l’enrichissement illicite. Dans les hameaux reculés, la situation de précarité et de pauvreté est encore plus alarmante. Les promesses saisonnières des barons du régime à chaque élection risquent de ne plus accrocher les populations fatiguées d’un long règne sans fin.

Les législatives et municipales ont accentué la guerre des clans au sein d’UNIR

Le parti au pouvoir est traversé par des crises internes, même si celles-ci ne s’étalent par sur la place publique. Le choix des candidats pendant les dernières élections législatives, de même que les municipales a provoqué des frustrations et accentué la guerre des clans au sein du régime. Au sein du parti, la préoccupation de ceux qui sont laissés sur le carreau, c’est de plomber les autres. Ils sont nombreux à dire clairement qu’ils s’abstiendront à la prochaine présidentielle. Parlant d’abstention, selon des sources, en 2015, le taux d’abstention était de 36 % dans les Savanes et 48% dans la région de la Kara que le pouvoir brandit souvent comme son fief. La région Centrale ayant totalement basculé dans la contestation et que 2/3 de l’électorat se trouvant dans les régions Maritime et des Plateaux, la situation est bien préoccupante pour le régime.

Manque de réservoir électoral et la peur du recensement

Le choix de trois jours de révision électorale de la CENI validé par le gouvernement en Conseil des ministres traduit une inquiétude au sein du régime. Il est tout de même scandaleux que pour une élection présidentielle, le régime n’accorde que trois petits jours pour la révision des listes électorales et ceci, après le recensement catastrophique de l’année dernière. La réalité, c’est que le régime n’a plus de réservoir de voix, pire, il en perd tous les jours à cause du bilan catastrophique, des frustrations de tous genres. En d’autres termes, ceux qui vont s’inscrire lors de la prochaine révision ne sont pas les partisans du régime.

Du coup, des inscriptions massives sur les listes remettraient en cause la stratégie de fraudes du régime. C’est la raison pour laquelle le RPT /UNIR ne veut pas accorder un trop grand délai pour la révision et s’offusque aussi de l’appel des églises et des organisations de la société civile aux populations à s’inscrire. Il n’est donc pas exclu qu’un sabotage, comme ce fut le cas lors du recensement pour les locales, soit organisé sur les kits afin de ne pas enrôler le plus grand nombre d’électeurs.

Le bradage des ressources aux étrangers fragilise le régime

En plus d’avoir un bilan calamiteux, le bradage des ressources stratégiques aux étrangers commence par faire des vagues. Le pouvoir craint que ses adversaires se servent de ces sujets pour le mettre en difficulté dans l’opinion. Les derniers contrats accordés à Aliko Dangote sur le clinker et les phosphates et surtout la privatisation opaque de Togocom par le couple Faure Gnassingbé-Cina Lawson et le sort réservé à l’actuel DG de Togocel Atcha Dedji Affo suscite la colère des vieux barons et de tous ceux qui dépendaient d’une manière ou d’une autre de cette société. Dans les discussions entre certains membres du régime, on peut même entendre cette phrase : « Le vieux ne ferait jamais un truc pareil ». Un baron s’est même lâché, parlant de la privatisation de Togocom, que ce sont des « méthodes de voyou ».

Le rôle de Cina Lawson est au cœur de toutes les discussions au sein du régime.Elle qui ne milite pas vraiment sur le terrain. Il faut tout de même être naïf pour faire croire que Cina Lawson peut agir sans l’aval de son patron Faure Gnassingbé dont la méthode est toujours d’utiliser les autres pour atteindre ses objectifs. La vente prochaine des deux dernières banques appartenant à l’Etat togolais en rajoute à l’inquiétude de voir l’opposition s’emparer de ces sujets pour remobiliser les populations contre le régime.
La balle est dans le camp des opposants « électoralistes »
Cette situation décrite inquiète le dernier cercle des caciques du régime. Bien évidemment, tant que le pouvoir gardera la mainmise sur les structures d’organisation des élections, notamment la CENI et la Cour constitutionnelle et contrôlera le fichier électoral, il peut manipuler les résultats à sa guise. Il peut transformer un score de 10% du pouvoir sur le terrain en 60% à la proclamation des résultats, comme cela est de coutume, en traficotant les procès-verbaux.

Il revient aux opposants ou à tous ceux qui sont engagés dans la course à la présidentielle d’accentuer les pressions, mais aussi de dégager la meilleure stratégie( mutualisation des forces, des moyens et des stratégies ) à travers les points soulevés pour mettre réellement en difficultés le régime.

 

 

Des nominations au conseil des ministres du mercredi 27 novembre 2019
Le Conseil des ministres s’est réuni mercredi au palais de la présidence. Il a été procédé à cinq (5) nominations.
Il s’agit d’abord de trois (3) nominations au ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Est nommé Commandant de la Force de sécurité élection présidentielle 2020 (FOSEP 2020), le Colonel Kodjo Amana de la Gendarmerie Nationale. Le Lieutenant-colonel Karimou Adjayi de la Gendarmerie Nationale et son collègue de la police nationale Essonana Gbamazi, Commissaire Divisionnaire de police sont respectivement nommés Commandant adjoint gendarmerie de la FOSEP 2020 puis Commandant adjoint police de la FOSEP 2020.

Au ministère des Infrastructures et des Transports, il s’agit de :

- Directeur de cabinet, M. Bignoite Komia, administrateur civil de classe exceptionnelle
- Directeur Général des travaux publics, M. Nayadjakina Ama, ingénieur de conception en génie civil de classe exceptionnelle.

 

 

Des nominations au conseil des ministres du mercredi 27 novembre 2019

Insurrection armée avec machettes et gourdins au Togo : Général Yark, des Togolais n'y croient pas
Au nom de la politique et pour la conservation des privilégiés liés à la gestion de l'Etat, des Togolais sont victimes des répressions et de violences volontaires. Plusieurs centaines de concitoyens ont perdu la vie, d'autres sont des mutilés à vie.
A quelques heures du meeting d'information du Front Citoyen Togo Debout le samedi 23 novembre dernier, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile a opéré une sortie tout au moins surprenante et diversement appréciée dans l'opinion publique. A cette conférence de presse à son Cabinet dans la matinée, il a informé d'une tentative d'insurrection armée au cours de laquelle quatre fusils d'assaut AK47 ont été emportés et cinq gendarmes grièvement blessés par des individus inconnus. Selon son récit, samedi vers 2 heures du matin, une patrouille de gendarmerie a été agressée à Lomé par un groupe de personnes habillées en noir armées de machettes et de gourdins. On signale 3 gendarmes blessés dont 1 poignardé, 1 brûlé au 2e degré et un molesté avec une ouverture à la tête. Deux autres gendarmes qui étaient de garde à la Banque Atlantique ont été attaqués et leurs armements emportés. Toujours selon le bilan, il y a eu un camion de clinker incendié et des passants pris à parti, leurs voitures saccagées. « Après, les meneurs ont tenté d'incendier le Commissariat de police d'Agoè. Ils ont été repoussés mais avec leurs cocktails Molotov, ils ont provoqué l'incendie de la voiture d'un policier gardée dans la cour », a ajouté le ministre de la Sécurité. A Sokodé, le gouvernement informe que 2 gendarmes qui étaient de service au niveau de la Station Total ont été attaqués. L'un d'entre eux a été blessé par machette et son arme emportée. « Au Total, il y a eu 5 fusils AK47 qui ont été emportés par ce groupe d'individus. Un a été retrouvé par un habitant d'Agoè et ramené à la Police », a précisé le ministre de la sécurité.

Selon le ministre Yark c'est une tentative d'insurrection a été orchestrée samedi à Lomé et à Sokodé par des individus inconnus, habillés en noir et armés de machettes. « Nous avons suivi depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, des groupes d'individus qui se disent révolutionnaires et qui projettent des actes de déstabilisation. Ces groupes se sont donnés pour objectif, à partir de ce 23 novembre, de s'attaquer aux édifices de l'État, aux stations d'essence et de résister aux forces de l'ordre et de sécurité par tous les moyens avec pour intention finale, de déboucher sur une insurrection armée. Ils ont choisi des villes comme Lomé, Sokodé, Kpalimé, Anié, Tchamba et Mango».

Plus loin, il ajoute que « les meneurs de ces groupes sont connus » et que « le gouvernement mettra tout en œuvre pour retrouvés ces meneurs et leurs coauteurs qui feront face à la justice… On est tous pour la démocratie et il y a une manière de s'exprimer. Mais la violence ne passera pas dans notre pays. Aujourd'hui, ils ont 4 AK47 mais il ne faut pas qu'ils croient qu'ils peuvent provoquer une insurrection armée. Ils n'iront pas loin et feront face à toutes les conséquences », soutient le ministre Yark qui conseille aux personnes en question de déposer les armes quelque part. Pour le ministre de la sécurité, les commanditaires seront également retrouvés. Selon lui, « les manipulateurs poussent les jeunes à commettre la violence et les abandonnent ensuite en prison où ils sont les seuls à purger leur peine ».

Insurrection armée, des Togolais n'y croient pas

Au vu des images choquantes qui circulent sur les réseaux sociaux, c'est déplorable que des concitoyens soient aussi sauvagement agressés pour des motifs officiellement inconnus. Tout en leur témoignant toute notre compassion et le souhait de prompt rétablissement, les faits tels que présentés paraissent invraisemblables selon plusieurs observateurs.

En ce sens qu'ils soulèvent plusieurs zones d'ombre. Le ministre Yark avance que le gouvernement est au courant depuis plusieurs jours que certains individus projettent des actes de déstabilisation du pays. Qu'est-ce qui a été fait alors pour éviter cette situation ?

En outre, comment des gendarmes armés de fusils d'assaut en patrouille n'ont pu maîtriser des individus munis de machettes et gourdins ? Ils sont parvenus à les tabasser jusqu'à emporter leurs armes sans qu'aucun n'a pu se défendre. Dans son développement, le Général Yark insinue que « les manipulateurs poussent les jeunes à commettre la violence et les abandonnent ensuite en prison où ils sont les seuls à purger leur peine ». Alors même que la nouvelle enquête annoncée n'a pas encore livré ses résultats, le ministre de la Sécurité a déjà une idée sur les manipulateurs. Par ailleurs, dans un communiqué du Président du Parti National Panafricain (PNP)-Sokodé, Fousseni Hasmiyou en date du 22 novembre 2019, il est indiqué que « le Préfet de Tchaoudjo vient de saisir, cette nuit même, vendredi 22 novembre 2019, le président du PNP Sokodé pour lui dire qu'il a eu une information selon laquelle, les jeunes du PNP Tchaoudjo se préparent à tuer les frères Kabyè de Tchaoudjo.

Cette allégation est une surprise totale à l'égard d'un parti panafricain, légaliste et pacifiste qui a fait ses preuves pendant cinq années de vie et d'activités par la méthode de la non violence ». Curieusement, c'est la même nuit que deux gendarmes ont été attaqués. Pardessus tout, ceci se passe à la veille du meeting du Front Citoyen Togo Debout à Akassimé à Lomé.

Bien plus, des actes similaires se sont produits au Togo sans aucune suite pour arrêter les vrais acteurs. Les incendies des marchés de Kara et de Lomé, les agressions des militants de l'opposition à Adewui.

Pendant longtemps, l'argument de la disparition des armes a été utilisé pour assiéger les villes de Sokodé et Bafilo et interdire les manifestations des forces démocratiques.

Curieusement, à l'annonce de la reprise des manifestations, des armes ont encore disparu. Hasard ou préméditation ?

Lorsque le gouvernement s'est longtemps illustré par des contre-vérités grotesques, des gens ont du mal à gober un scénario tel que raconté par le ministre de la Sécurité. Et lorsqu'il s'agit de la sécurité d'un Etat, il faut un minimum de confiance entre le gouvernement et les citoyens pour la garantir.

De toute évidence, il apparaît selon beaucoup d'observateurs, une manière de mettre le pays sous état d'urgence pour opérer une nouvelle mascarade électorale en 2020.

Ce faisant, aucun développement n'est possible dans cette précarité ambiante.

 

 

Insurrection armée avec machettes et gourdins au Togo : Général Yark, des Togolais n'y croient pas

Présidentielle 2020 : Dr Emmanuel Gnagnon est candidat !
Il a fait sa déclaration de candidature hier à Lomé. Dr Emmaniel Gnagnon, ancien Secrétaire à la Communication des Forces Démocratiques pour la République (FDR, parti dont Me Paul Dodji Apevon est président), a fait connaître son intention de briguer la magistrature suprême en 2020. Lisez plutôt sa déclaration !
DECLARATION DE DR JEAN EMMANUEL GNAGNON

Sentinelle, que dis-tu de la nuit ?
La nuit a été longue, mais le jour est venu !

Mesdames et messieurs, Avant tout propos, je tiens à bénir le Nom Puissant du Très HAUT à cause du plan de Bonheur et de Gloire qu’il a fait pour la terre togolaise, pour les Togolaises et les Togolais, avant la fondation des Temps ! C’est donc Lui qui a permis ce jour qui sera écrit, j’en suis certain, dans les annales dorées de l’histoire de notre pays.

Je voudrais à présent vous remercier pour avoir répondu à notre invitation ici dans cette salle de la Concorde de l’Hôtel Avenida. Je sens soudainement le devoir de vous féliciter pour votre consécration et votre courage dans l’exercice de votre métier, si noble et si utile pour le progrès.

En effet, aujourd’hui, nous nous apprêtons à franchir une étape importante que nous avons commencé à préparer depuis plusieurs semaines, parce que j’ai compris qu’une aube nouvelle s’annonce pour le Togo et que nous devons accepter d’affronter la réalité dans une dynamique d’audace pour redonner espoir aux uns et aux autres. Une pareille révélation est un immense défi pour nous.

J’ai entendu beaucoup de Togolais, jeunes ou adultes, femmes ou hommes, qui pensent que notre pays ne connaitra plus sûrement la lumière de la justice ni les beaux éclats du progrès, le rayonnement de prospérité. J’ai lu hier seulement dans un groupe de discussion Whatsapp, un commentateur qui dit avoir rêvé de 2 l’alternance en 2020 dans notre pays ; mais, très vite, un autre commentateur lui assène : « C’est dans ton cauchemar ! ». Une telle réaction sur fond pessimiste devant une profession d’optimisme, n’est pas surprenante. C’est ce que beaucoup de nos compatriotes sont devenus. Ils sont des millions à désirer ce en quoi ils ne croient plus après les nombreuses déceptions et attentes trahies. Beaucoup prophétisent même longue vie au régime en place, au système politique actuel, parce qu’ils estiment que les tenants du pouvoir sont devenus presque des dieux sur terre et qu’il est absolument impossible que le pouvoir leur tombe de la main. Oui, c’est vrai, cela apparaît ainsi très nettement ! Devant une telle situation, d’autres concitoyens proposent carrément le repli tandis que certains se sont enfermés dans une tour d’apathie et d’indifférence, la résignation et carrément l’exil. Il est donc un constat général que notre pays ne fait que descendre en pente douce dans une forme de régression atypique et déconcertante.

S’ajoutent à cela, les querelles politiques sempiternelles et presque programmées habilement entre un pouvoir devenu usé et obsolète, et une opposition stationnaire et enlisée, avec les mêmes visages, les mêmes hommes, les mêmes pratiques et les mêmes résultats toujours improductifs depuis de nombreuses années.

Je suis aujourd’hui très convaincu que le pouvoir de même que la classe politique de l’opposition font du tort au peuple, à sa valeureuse jeunesse, aux femmes battantes et infatigables, aux enfants dont les yeux brillent comme un avenir à peine difficilement couvé.

Et il faut oser le dire, parce que ce sont leurs modèles, leurs modes opératoires et leurs modes de pensée qui se sont usés à cause de la longue lutte pour l’alternance. Je l’affirme donc avec fierté que les aînés ont fait de leur mieux, ont donné de leur meilleur, ont sûrement fait preuve de volonté, et il faut saluer leur génération en les regardant droit dans les yeux et leur dire : « Vous n’avez pas démérité, parce que vous avez fait de votre mieux ! Peut-être que l’histoire a été un peu cruelle envers vous en vous confiant des rôles dans lesquels on n’est pas forcément des gagnants ! ».

Mais je puis rassurer que le Togolais du plus profond de lui-même sait qu’il doit gagner, progresser, se transformer et briller. Voilà qui explique la fracture sociale, le divorce entre le peuple et ses gouvernants.

Je sens et je sais que notre pays a la force, l’énergie et l’envie d’avancer parce qu’il a l’histoire et le peuple qui savent se donner rendez-vous à des moments décisifs, parce que notre pays a toujours été un pays-pilote des grandes expériences sous-régionales et continentales.

Notre peuple est un peuple fort, brave, courageux avec des talents divers et des potentialités énormes.

Au cours des luttes pour les indépendances, notre peuple a fait preuve d’une grande témérité qui continue d’inspirer quand on nous raconte cet épisode de notre histoire commune : c’était le temps de la fierté et de la dignité.

Mais aujourd’hui, le Togo n’a plus ce lien sacré avec lui-même. Après plusieurs décennies où nous avons lutté contre nous-mêmes, un régime oppressif, une opposition dépressive, un peuple réprimé, notre peuple a perdu la confiance en lui-même, laissant le doute s’installer dans un contexte d’injustices sociales fondées sur une gouvernance oligarchique et antipopulaire.

A l’heure actuelle, des solutions viables ne sont pas trouvées aux problèmes politiques de divisions internes, de droits de l’homme ainsi que de l’indépendance des institutions de la république, au chômage des jeunes, au manque d’infrastructures adéquates pour le système de santé et de l’éducation, au logement, à la corruption, etc. Notre pays est bloqué par le népotisme de tous ordres exacerbant la fracture sociale.

Alors que de nos jours, le monde entier est en train de rentrer dans une ère nouvelle, la mondialisation, le numérique, le changement climatique, le terrorisme, les inégalités croissantes, les crises politiques liées à des réformes profondes, restent bien des signes d’un monde en pleins bouleversements.

Il est plus que jamais clair que les grandes transformations qui s’imposent à nos sociétés et à notre nation, nous ne pouvons plus y faire face avec les mêmes hommes, les mêmes modes d’action pour finir par avoir les mêmes résultats qui 4 seront toujours inadéquats, inappropriés et déphasés, parce que cela viendra encore décupler nos déceptions et le désespoir de beaucoup.

Face à une telle situation de léthargie politique et économique, nous ne pouvons tout simplement proposer d’ajuster les structures fondamentales de notre gouvernance politique infructueuse jusqu’à ce jour.

Il nous faut être véritablement conscients de la gravité de l’histoire et des moments capitaux que nous traversons pour être capables de prendre des décisions qui s’imposent pour faire avancer le pays. Ainsi, malgré l’horizon trouble et inquiétant, il y a également pour notre peuple, des opportunités, des promesses, des chances que l’histoire offre et nous fait tout en nous invitant au discernement. Nous ne pouvons plus demander aux Togolais d’attendre encore et encore. Nous devons oser regarder la vérité en face, débattre des grands changements contemporains, de la situation de la démocratie et de l’Etat de droit dans notre pays, et décider de la direction que nous devons prendre pour nous engager véritablement sur la voie du renouveau politique, économique et sociale.

Les Togolais, j’en suis éminemment convaincu, sont conscients des nouvelles exigences de notre temps. Ils le sont quelquefois même plus que la classe politique dans tout son ensemble, perdue dans les guerres de leadership et de pouvoir effréné. Lorsque je dis tout ce que je dis, retenez bien que je n’accuse personne, mais je prends le courage d’attirer l’attention sur une menace contre l’avenir de notre génération. Nous n’allons pas permettre qu’elle soit sacrifiée sur les mêmes autels et par les mêmes personnes qui ont vu la leur connaître les affres tumultueuses de plus de trois décennies de convulsions politiques sans repères. Il est pour moi clair que nous devons sortir des vieilles logiques politiciennes qui ont paralysé et bloqué l’appareil de l’Etat ainsi que la vie politique elle-même.

Je ne saurais donc éviter à ma logique d’être plus claire et faisant comprendre qu’il existe une certaine vacuité dans notre système politique actuel, dont les leaders tous bords confondus, ne semblent plus se battre pour l’intérêt général, mais plutôt se donnent les moyens des luttes pour les intérêts privés et partisans. Quand le régime semble privatiser le pouvoir, les opposants paraissent privatiser la lutte du peuple pour la démocratie !

J’ai pu me rendre à l’évidence durant ces dernières semaines ce qu’il en coûte de refuser les règles obsolètes d’un système politique qui est devenu le principal obstacle au progrès de notre peuple. Je suis conscient des critiques et de la fougue de l’adversité face à notre élan de réformateur, je suis prêt à l’éprouver, car cela ne fait que redonner de la force à ma détermination.

Parce que ce système politique, où les choses semblent être un deal entre pouvoir et opposition sur le dos du peuple, de l’immense majorité des Togolais, un tel système, je le refuse et je le dénonce !

Face à cette forme de complot, je crois en l’énergie du peuple togolais qui ne se laissera plus faire. Car désormais nous devons nous libérer des calculs politiciens, aux querelles stériles, de la concussion, du sabotage, et d’autres maladies chroniques qui gangrènent ceux en qui nous avons placé sa confiance jusque-là.

Il arrive, souvent dans la succession des générations, que l’histoire tente par elle-même de se libérer du cycle presque certain de sa propre régularité, en rompant la dynamique du désarroi et du trouble intérieur, dont elle porte les stigmates des souffrances et des douleurs de ceux qui attendent des jours nouveaux.

Je veux dire plus clairement que, aussi longtemps que le sauveur qui est attendu tardera plus encore et encore, le martyrisé tournera sa déception en une arme redoutable dont il se servira pour se libérer finalement de deux bourreaux : l’oppresseur réel et le soi-disant libérateur.

C’est aussi dire que pendant longtemps, la jeunesse a combattu l’illégitimité au pouvoir, mais prise aujourd’hui dans le tourbillon d’une surenchère de déception et de désespoir, elle prend aujourd’hui l’audace de remettre en cause fondamentalement la légitimité de l’opposition qui continue de la faire attendre.

Il est donc temps que nous puissions porter l’optimisme de la volonté populaire. Les Togolais ont trop souffert sans leur chair et il est vraiment de tout restaurer !

Dans quelques mois, il sera organisé des élections présidentielles dans notre pays, un rendez-vous de notre peuple avec son histoire profonde, ses craintes et ses doutes, son pessimisme ou son optimisme. Beaucoup disent déjà que tout est déjà calé, que rien n’est plus à faire, que les jeux sont déjà faits.

Mais, je voudrais dire au peuple du Togo que plus rien, plus rien ne se fera sans nous, parce que nous sommes la solution à la crise politique dans notre pays ; notre génération est l’alternative crédible.

De toute évidence, les élections présidentielles de 2020 nous donnent une opportunité pour refuser le statu quo actuel et tous ses corolaires et choisir d’avancer et ouvrir une porte nouvelle sur un jour nouveau pour notre pays.

Je suis conscient des exigences de la fonction de Président de la République, surtout dans un pays après de nombreuses années de gestion calamiteuse et avec une grave crise politique. Je le sais ! J’en prends la mesure. Elle sera plus dynamique dès que nous l’abordons avec des idées nouvelles et des paradigmes nouveaux, c’est pourquoi je suis candidat à la Présidence de la République et nous allons gagner, parce que je crois plus que tout qu’une aube nouvelle s’ouvre pour notre beau pays, notre nation afin de l’ériger dans son destin de l’or de l’humanité.

Je crois fermement que notre génération va créer la surprise parce que nous sommes nombreux ceux qui ont trop attendu, nous sommes trop nombreux ceux qui ne peuvent pas se soigner, nous sommes trop nombreux ceux qui n’ont pas accès à une éducation de qualité, nous sommes trop nombreux ceux qui sont sans emploi, nous sommes trop nombreux ceux qui sont violentés, nous sommes trop nombreux ceux qui sont obligés d’aller à l’exil pour survivre, nous sommes trop nombreux ceux souffrent du manque de logement, nous sommes trop nombreux ceux qui attendent encore et encore !

Nous ne pouvons plus attendre : nous prenons notre destin en main à partir de maintenant, car c’est notre heure qui a sonné et rien ne pourra l’arrêter !

Il faut restaurer le Togo ! Redonner une place à tout le monde qui qu’il soit, les anciens dirigeants auront toujours une place digne de même que tous les citoyens. Restaurer la vie politique, l’Etat de droit, la justice sociale, l’économie, les droits de l’homme, la dignité des Togolaises et des Togolais.

Nous avons foi que pour un Togo nouveau, plus de Togolais trop riches, plus de Togolais trop pauvres, nous serons tous des Togolais, des frères et sœurs, des compatriotes qui mettent leur savoir et leur énergie au service de la prospérité et 7 de la paix. C’est pourquoi je place ma candidature sous le signe de l’espoir et de la restauration nationale.

L’heure est là pour d’inviter tous ceux qui ont trop attendu sous la tente jubilaire, venant de toutes les couches sociales, de tous les horizons et de toutes les obédiences ; nous sommes majoritaires et nous sommes la force du Togo Nouveau.

Nous appelons toutes les citoyennes et tous les citoyens à s’apprêter pour faire leur devoir suprême dans les jours à venir pour marquer notre liberté totale, pour se faire inscrire sur les listes électorales. Notre victoire passera par là.

Notre combat n’est dirigé contre personne, c’est le combat de la majorité des Togolais, c’est un combat pour la paix, la restauration, la fin des crises sempiternelles.

Notre candidature est l’espoir de notre génération et le secours de celle qui nous a précédés. J’en appelle à tous pour ouvrir les portes d’un Togo nouveau où nous aurons enfin un ancien président de la République vivant et consultable à tout moment, où les anciens leaders sont disponibles et accompagnent, où la jeunesse donne le meilleur d’elle-même dans une révolution de mentalités et où la fierté nationale et la gloire sont restaurées !

C’est ce que nous ferons car demain il fera beau sur la terre de nos aieux !

Vive la restauration du Togo !

Vive le Togo nouveau et prospère !

Vive la République togolaise !

Que Dieu bénisse et protège le Togo nouveau !

Je vous remercie !

 

 

Présidentielle 2020 : Dr Emmanuel Gnagnon est candidat !

Jean Kissi : "Nous avons encore la chance de sauver les meubles si nous changeons le régime"
Le Secrétaire national du Comité d'action pour le renouveau (CAR), Jean Kissi analyse, à travers cette tribune, le quotidien des Togolais et montre l'échec de la gouvernance de Faure Gnassingbé. Pour lui, il faut changer ce régime pour espérer amorcer le développement du Togo.
Le Togo notre pays se trouve dans une situation délétère avec une crise socio-politique vieille de 30 ans qui engendre trop souvent des explosions sanglantes comme ce fut le cas en 1993 avec les événements de Fréau jardin, en mars et avril 2005 à la suite de la mort d’Eyadema Gnassingbé père et récemment en août 2017.
Ces explosions proviennent de la répression d’un peuple qui veut se libérer d’une dictature qui le gouverne depuis 60 ans, le Togo étant le seul pays de l’Afrique de l’ouest à n’avoir jamais connu d’alternance.

Au-delà de cette cocote politique bouillante, le Togo pourtant pays riche se trouve dans un état où les populations sont plongées dans une misère exécrable à cause du pillage des ressources, de la corruption et de la mal gouvernance d’un petit clan qui a fait main basse sur le pays.

Les infrastructures socio-éducatives et sanitaires sont dans le délabrement total. Nos hôpitaux, des mouroirs. Le niveau scolaire a drastiquement baissé et la formation dans nos universités, très encombrées, en totale inadéquation avec le marché de l’emploi.

Les infrastructures ferroviaires n’existent presque plus. Le peu de routes et de retenues d’eau mal construites, parce que les financements détournés, provoquent des inondations dès la première pluie. C’est le cas sur la route de Kpalimé devant le supermarché champion, la nouvelle voie Agoe Adidogonmé devant l’ancienne CECO BTP ou la route d’Aného au niveau du Port et de Baguida. Et ce sont là, les seuls axes bitumés existant à part le Grand contournement. Imaginez le cas des autres routes non goudronnées et sans rigoles.

Du coup, dans les quartiers, la moitié des populations de Lomé est obligée de rentrer dans les eaux sales et boueuses pour pouvoir les vider de leurs maisons avec tous les risques de choléras que cela comporte.

Les capitales régionales instituées par le régime n’échappent pas au délabrement relevé et ne sont même pas comparables à de gros villages de notre ère.

Les axes Lomé-Vogan –Anfoin, Kara-Pagouda et des portions entières de la Nationale N°1 sont une patente illustration de la décadence de la gouvernance dynastique Essozimna-Eyadéma.

Nous avons encore la chance de sauver les meubles si nous changeons le régime. C’est donc maintenant et non demain qu’il faut sauver le pays des mains du système et construire un Togo du 21ème siècle en refondant de fond en comble, l’État togolais.

I- LA NÉCESSAIRE REFONDATION DE LA RÉPUBLIQUE TOGOLAISE

L’analyse faite ci-dessus démontre que toutes les bases de l’Etat sont cassées. Tous les pouvoirs, toutes les institutions, toutes les richesses, toutes les régies financières, sont aux mains d’une minorité. Même le droit de prospérer dans l’entrepreneuriat est conditionné à l’allégeance au clan. Comme si cela ne leur suffisait pas, ils ont usé de tous les subterfuges pour s’accaparer des mairies. Ce n’est un secret pour personne que c’est à coup de fraudes et de bourrage systématiques d’urnes qu’ils se sont inconfortablement taillé la quasi-totalité des mairies.

Constatant que certaines mairies un peu nanties leur échappent à Lomé, ils utilisent leur Assemblée nommée pour arracher les compétences des maires au profit d’un district dont plus de la moitié des membres sont appelés à être nommés alors que les textes précisent que ‘’les collectivités territoriales s’administrent librement par des conseils élus’’. Quelqu’un disait à ce propos qu’ils ont tellement ramassé que même les miettes qui tombent par terre et que l’on veut récupérer pour le peuple, ils se bousculent encore pour s’en saisir. Si nous ne refondons pas cette manière de gouverner, comment pouvons-nous reconstruire une économie émergente et réduire la pauvreté?

Le mal qui frappe le Togo est très profond, c’est comme un cancer et ce n’est pas avec le doliprane qu’on va le guérir.

Du coup, l’impérieuse nécessité de la refondation de l’État togolais tout en demeurant une question politique, présente dans notre vision, un enjeu hautement économique avec pour objectif véritable de : ‘’réduire drastiquement le train de vie de l’État afin d’utiliser la plus-value pour rehausser le SMIG, financer les services sociaux de santé et de l’éducation et investir dans l’industrie et dans les économies locales’’.

Pour ce faire il faut :

Primo : Réduire la pléthore d’élections en une seule au bout de cinq ans

Nous constatons tous que chaque élection au Togo est entourée par 9 mois d’instabilité, de contestations et de violences mettant l’économie du pays sous anesthésie. Les 9 mois de ralentissement des activités économiques évaluées sur les 3 élections minimum que tient le Togo en cinq ans, font perdre pratiquement 27 mois à l’économie togolaise en chaque quinquennat.

Par conséquent, pour donner la chance à l’économie togolaise d’émerger et le temps nécessaire aux togolais de travailler, la première innovation à faire est de ramener le processus de dévolution des pouvoirs locaux, régionaux et de l’Etat à un seul scrutin au suffrage universel direct en cinq ans couplant les législatives et les locales.

Nous savons aussi que chaque élection bien organisée coûte entre douze et quinze milliard à notre pays, c’est à dire entre 36 et 45 milliard et au-delà si les régionales devaient être organisées à part.
Le fait de réduire tous ces processus à une élection législative couplée avec les locales ramène le coût de toutes ces élections à moins de 20 milliards faisant ainsi à l’Etat en cinq ans une économie de plus de 20 milliards à consacrer principalement à la santé, à l’éducation et à la production agroalimentaire et à l’amélioration des salaires.

Secundo : Réduire le nombre des institutions et des postes politiques

Il faut nécessairement balayer la maison politique togolaise.
Comment le Togo peut-il se permettre le luxe avec une population d’à peine 7 millions d’habitants, de reproduire, avec les incidences budgétaires que cela entraîne, le nombre des institutions et des postes qui existent dans les pays qui ont au-delà de 50 ou 80 millions de contribuables? On comprend dans ces conditions pourquoi tout quidam se donne le plaisir de créer un parti pour pouvoir négocier au moment opportun, l’un de ces postes auprès du régime sans jamais avoir obtenu un petit mandat auprès du peuple.

L’État et ses institutions ne peuvent constituer des bonbons qu’on offre à chaque paresseux qui vient jouer au courtisan.

Il faut donc assainir l’échiquier politique en améliorant et en appliquant avec plus de rigueur la charte des partis politiques et réduire le nombre de postes politiques à prendre en charge par les contribuables togolais aux suivants :

- au niveau local, les conseillers municipaux, les maires et leurs adjoints, les conseillers régionaux, les gouverneurs et leurs adjoints.
- au niveau national, en dehors du parlement mono ou bicaméral, du chef de l’exécutif à une seule tête et son gouvernement, du Conseil Supérieur de la Magistrature et sa cour suprême (avec en son sein une chambre constitutionnelle et administrative en dehors de la chambre judiciaire).

Comme autres institutions utiles, on conçoit aisément celle qui s’occupe des droits humains, économiques et sociaux auxquels il faut ajouter le volet protection des consommateurs et la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC).

Nous considérons en ce sens que l’État n’a pas besoin d’un Conseil économique et social et qu’il faut transférer ses compétences au Sénat qui doit devenir ainsi une chambre des communes, des us et coutumes et en même temps la chambre chargée des avis sur le volet économique et social de la gouvernance du pays.
Tertio : Faire de la cogestion, la base de la composition des pouvoirs et institutions

A l’instar de ce qui s’est passé en Afrique du sud à la suite des négociations initiées en décembre 1991 par la Convention pour une Afrique du Sud démocratique (CODESA) qui a garanti les libertés fondamentales et géré toutes les divergences ethniques par la cogestion du pouvoir, le Togo ne peut faire économie de cette expérience s’il veut parvenir à une démocratie stable et à l’unité nationale.

Autant les forces démocratiques ne peuvent plus se résoudre à laisser le pouvoir aux mains du clan qui pille le pays depuis 60 ans, autant il est évident que si l’opposition prend le pouvoir et veut en écarter les partisans du régime actuel, nous ne ferons pas six mois avant qu’ils ne cherchent à reprendre le pouvoir par la violence, puisque nous avons en face des gens qu’on a instrumentalisés en leur inculquant dans le cerveau que ce n’est que par les postes d’État, les institutions, les régies financières et les projets dont l’État bénéficie de la communauté internationale que eux aussi peuvent acquérir la puissance financière et l’ascension sociale.

C’est à cause de ces pesanteurs socioculturelles que le seul moyen de réaliser l’alternance et de garder le pays stable et uni, c’est la cogestion du pays.

Il faudra donc consacrer dans la constitution que : ‘’les membres du Gouvernement sont choisis au sein ou par cooptation des formations politiques en tenant compte de la répartition des sièges à la Chambre des députés. Toutefois, la formation politique majoritaire à la Chambre des députés ne peut avoir plus de cinquante pour cent (50%) des postes au Gouvernement.

Au Parlement et dans toutes les autres institutions de régulation, le principe de représentation des différentes entités est respecté en faisant en sorte que la principale institution anticorruption chargée de moraliser la vie publique soit logée au Congrès et composée de manière paritaire entre le pouvoir et l’opposition et présidée pour un mandat de ‘’un an’’ de manière alternée par les deux sensibilités.
Pour que la cogestion marche, il faut régler le problème de longévité au pouvoir et de concentration de pouvoir entre une seule main. Le principe de la cogestion ne peut s’accommoder d’une présidence à vie et induit automatiquement la question de l’alternance au pouvoir. On ne peut convaincre toutes les entités représentatives de co-gouverner avec un même Président que s’il est garanti qu’après deux mandats la voie sera libérée et que le Président sortant deviendra un arbitre qui ne sera plus dans la compétition, d’où l’impérium du respect scrupuleux de la limitation des mandats.

Dans la nouvelle formulation de l’Etat et des collectivités que nous proposons, les pouvoirs se déclinent et seront dévolus de la manière suivante :

A la suite des élections générales (présidentielle couplée avec les législatives et les locales) si la constitution prévoit que le président de la République soit élu au suffrage direct ou pour faire plus simple, scrutin unique (législatives couplées avec les locales) si la constitution prévoit que le parlement ou les grands électeurs élisent le président de la République comme en Afrique du sud ou aux États-Unis, chacun de ses conseils ou assemblée se réunit successivement pour élire les autres conseils ou exécutifs locaux régionaux et nationaux. Ainsi :

- les conseillers municipaux de chaque commune se réunissent pour élire les maires et un, deux ou au plus 3 adjoints;
- les conseillers municipaux de chaque préfecture se réunissent pour élire les conseillers régionaux et le sénateur à envoyer au Sénat ;
- les conseillers régionaux se réunissent pour élire le gouverneur et deux ou au plus 3 vice gouverneurs (à la mise en œuvre de la réforme, le Togo va être réorganisé en 7 régions administratives notamment la région des plateaux subdivisée en deux (plateaux ouest et plateaux Est) et le grand Lomé érigé en région).
- l’Assemblée nationale et le sénat se réunissent en Congrès pour élire le président de la République et approuver son équipe gouvernementale (seuls les citoyens qui ont un mandat parlementaire ou de chef d’exécutif régional ou local peuvent être nommés membres du gouvernement).

II- LA MARCHE RÉPUBLICAINE VERS L’ALTERNANCE

A voir la façon dont se prépare la présidentielle en face, il est clair que le pouvoir et une partie de la communauté internationale veulent encore nous conduire insidieusement vers une mascarade électorale qui maintienne le système en place. Nous n’en voulons pour preuve que le passage de la délégation conjointe de l’ONU et de la CEDEAO conduite dans notre pays début novembre par le représentant spécial de l’ONU en Afrique de l’Ouest Ibn Chambas pour s’enquérir de l’état de préparation des élections.

Mais en fait, ont-ils besoin de venir au Togo pour savoir le minimum à faire pour avoir une élection crédible et transparente?

N’est-ce pas la CEDEAO elle-même qui a compilé dans une feuille de route les conditions minimales qu’il faut pour une élection transparente ? Y figurent en bonne place :

1. La question du fichier électoral

Le fichier électoral pour être propre doit être conçu sur la base d’un recensement consensuel opéré de manière contradictoire et audité de manière transparente. Ce qui n’est pas le cas pour l’actuel fichier. Il y a donc lieu à défaut d’annuler et de reprendre le recensement unilatéral opéré par le gouvernement, de fournir à tous les acteurs politiques le rapport d’audit de la CEDEAO sur le fichier actuel pour que chacun puisse se prononcer !


2. Le déverrouillage des institutions

La feuille de route préconise la recomposition de la Cour constitutionnelle et le renforcement du processus électoral, notamment une CENI inclusive.

Cette demande de la CEDEAO à propos de la CENI rejoint ce que préconisait déjà l’APG, en l’occurrence une CENI composée de manière équilibrée entre le pouvoir et l’opposition.

Cela va de soi car c’est une logique universelle que lorsqu’on va à une compétition, l’arbitrage à défaut d’être neutre, doit être égalitaire entre les deux camps.

La parodie du 20 décembre 2018 et les alliances au sommet pour les élections des maires nous ont prouvé que l’Unir, l’UFC, le NET et le PDP constituent la mouvance du pouvoir face à l’opposition.

Si le pouvoir n’a pas la répétition de la fraude dans son plan et n’a pas peur d’une présidentielle transparente, il doit tenir compte de ces éléments pour recomposer la CENI et ses démembrements.

3. Le vote de la diaspora

En exigeant des membres de la diaspora une carte consulaire datant de 6 mois, le pouvoir construit des blocages au vote de la diaspora et viole ainsi les droits de nos concitoyens installés à l’extérieur qui contribuent massivement à l’économie nationale. Le recensement électoral doit se faire sur la même base pour tous et des CLC et bureaux de vote doivent être rapprochés au plus de 100 km de chaque électeur de la diaspora ou à défaut être installés dans tous les consulats.

Tous ces points essentiels de la feuille de route n’ont nullement été mis en œuvre à ce jour . La manière dont le régime en place se comporte depuis 60 ans nous démontre à satiété que ce pouvoir réfractaire au changement ne nous donnera même pas la démocratie sur un plateau de bronze.

Le comble, c’est quand nous nous enfermons dans la fatalité religieuse en disant que c’est Dieu lui-même qui viendra régler le problème togolais. Dieu ne descend pas du ciel en boubou blanc pour accomplir ses œuvres. Il passe par des hommes. Il passe par nous.

Je dis qu’il y a très longtemps que Dieu est accroupi à nos pieds les mains suspendues en l’air attendant que nous portions le fardeau juste aux genoux qu’il puisse nous le porter sur la tête mais nous continuons de rester sourds.

N’est-ce pas la même remarque que nos évêques qui ont pour premier devoir de nous dire la vérité nous font dans leur message à la nation togolaise de ce 21 novembre 2019, en nous disant être ‘’une opposition qui semble ne pas savoir ce qu’elle veut’’ et ‘’qu’à peine les dates des prochaines élections présidentielles annoncées, on assiste à une avalanche de déclarations de candidatures apparemment plus préoccupées les unes et les autres par des intérêts personnels que par une réelle volonté de conquérir et d’exercer le pouvoir pour le bien de toute la nation’’.

Il est souvent dit que le criminel, ce n’est pas seulement celui qui déverse des armes et des gourdins pour torturer, blesser et tuer la population mais le criminel, c’est aussi celui qui a la possibilité de contribuer au mouvement de libération du peuple mais qui pour des intérêts égoïstes et partisans refuse de le faire ou même compromet sciemment le mouvement en cours.

Oui notre problème dans l’opposition, c’est que nous sommes habités par des égos individuels et partisans très surdimensionnés. Le cancer qui gangrène l’opposition depuis le début du combat démocratique, c’est de considérer chaque compétition électorale comme un moyen d’écraser les autres pour démontrer qu’on est le plus fort de l’opposition de sorte que si on a l’impression qu’un autre pourrait nous dépasser, on manœuvre pour entraîner l’opposition au boycott.

Il faut un sursaut patriotique de tous les Leaders de l’opposition avec un immense esprit de sacrifice et un sens profond du sacerdoce pour construire une nouvelle dynamique, un nouveau mouvement d’ensemble très fort avec pour mission de se battre ensemble pour les conditions des élections, former nos membres des bureaux de vote ensemble, se battre ensemble dans les alentours des bureaux de vote pour empêcher la fraude puis, sauvegarder les résultats à rendre publics afin que les populations puissent défendre ensemble la victoire de l’opposition et se mobiliser pour que le vrai vainqueur des élections accède au pouvoir.

Sur le combat pour les conditions des élections, Mgr Kpodzro a déjà fait un grand travail, mais il faut maintenant aller plus loin et aborder la stratégie électorale en bloc.

Oui, c’est un combat bloc contre bloc, entendu que le bloc de l’opposition est un bloc pluraliste dont l’autre mission est d’harmoniser et d’accompagner les candidatures représentatives de l’opposition comme c’était le cas avec ‘’Y en a marre’’ et ‘’Benno siguil Sénégal’’ face à Wade ou à l’instar du RHDP en 2010 en Côte d’ivoire.

Tout doit se passer comme une corbeille dans laquelle chacune des forces démocratiques représentatives doit venir verser sa candidature ainsi que celles d’un certain nombre de personnalités politiques indépendantes :

- on imagine dans ce cas que le CAR qui a gagné ce régime aux législatives de 1994 et qui a continué par avoir un minimum de mandat à toutes les législatives est légitime d’y verser une candidature. ;
- l’ANC avec le nombre de sièges gardé après son départ de l’UFC, ses scores aux législatives de 2013 et aux dernières locales est légitime pour y verser un candidat ;
- l’ADDI avec ses mandats dans l’Assemblée de 2013 est légitime pour y verser un candidat ;
- nos frères qui sont restés à la C14 ont leur mot à dire
- le MPDD avec son positionnement dans les récentes alliances pour les mairies peut jouer dans cette corbeille.
- le Professeur Wolou dont le parti vient de quitter la C14 sur cette question de candidature doit être impliqué dans ce débat.
- le PNP s’il accepte participer à l’élection est légitime pour se retrouver dans cette corbeille.
On ne peut pas exclure de cette corbeille certaines personnalités dont le nom circule avec insistance comme celui de Kako NUBUKPO.

Il est un peu tard mais tout n’est pas perdu. En 2005, il a fallu juste deux mois et demi pour mettre le pouvoir en difficulté. Nous avons presque le même délai devant nous. Les choses doivent évoluer très vite. Il faut impérativement que toutes ces formations et personnalités déclarent leurs candidatures au plus tard le 05 décembre 2019 qui se situe exactement à 3 mois de la date limite avec pour précision utile que chacun inscrit sa candidature dans la dynamique unitaire.

Ensuite lors d’un processus regroupant les états-majors des principaux partis et regroupements politiques autour de ces candidats, il faut procéder à l’harmonisation des candidatures, en obtenant des désistements à la suite de concessions faites sur des responsabilités présentes et futures aux uns et aux autres afin de pouvoir ramener la liste à trois, deux candidatures stratégiques et même par miracle une candidature commune.

C’est le minimum que le peuple et la nature des événements nous commandent.

C’est le lieu de m’adresser à nos frères du PNP pour dire que je comprends et je partage leur position : ‘’ pas de quatrième mandat pour Faure’’.

Cette position se justifie d’autant plus que le peuple togolais, la seule fois qu’il s’est prononcé sur la constitution a posé un sacrément qu’aucun président quel qu’il soit ne fasse plus de deux mandats au pouvoir.

Quels que soient les faits historiques, juridiques ou sociaux, nous ne pouvons pas en tant que combattants de la démocratie, admettre que celui qui a déjà fait trois mandats en piétinant le sacrément du peuple, veuille encore se donner un quatrième mandat.

Mais faisons attention que cela ne se résume pas en un simple boycott de la présidentielle comme ce fut le cas pour la parodie du 20 décembre 2018.

Il me semble que c’est Ché Guévara qui disait que la révolution est comme un pédalage de vélo, quand tu t’arrêtes, tu tombes ! C’est pourquoi nous devons intégrer le fait que c’est mettre plusieurs cartes de notre côté que de démontrer que c’est la violation de leurs droits électoraux qui autorise les populations à se soulever légitimement sans pouvoir être critiquées ni par la CEDEAO ni par la communauté internationale en général. C’est ce levier qui a été utilisé en Gambie et récemment en Bolivie.

Nous savons par contre que chaque fois qu’un peuple s’enferme dans une posture révolutionnaire et fait la chaise vide dans le processus électoral, la communauté internationale dit au régime en place d’avancer et nous savons tous que dans ce monde où nous sommes, aucun pays ne peut évoluer en autarcie.

Les deux courants paraissant diamétralement opposés peuvent constituer les deux faces d’une même dynamique.

C’est-à-dire, si la dynamique de l’opposition constate malgré toutes ses actions que le pouvoir persiste dans la fraude et la parodie avec des résultats préparés d’avance et gardés en coffre-fort, c’est ensemble que nous devons décider de nous replier sur la rue, par contre si l’opposition constate qu’elle ne dispose d’aucun moyen pour arrêter le processus en cours mais que des efforts ont été faits pour limiter les dégâts, alors, que ceux du courant PNP se mobilisent ensemble avec les autres pour défendre la victoire de l’opposition.
En définitive, ce que je propose, c’est une Dynamique pour le Changement en 2020, je dirai une DC20 en m’inspirant de cette ancienne gloire de l’aéronautique appelée DC10.

J’interpelle ici mes aînés, car il y a péril en la demeure. Le combat dans lequel nous sommes engagés est un combat pour sauver le Togo. Ne faisons pas du ‘’chacun pour soi’’ ou du ‘’c’est nous le plus fort de l’opposition’’. On ne va pas à une pareille compétition avec pour objectif inavoué d’être le meilleur des recalés !

Aux forces démocratiques, je dis qu’Il n’y a pas de répit car le combat continue de plus belle. Tu dois choisir entre l’acceptation illimitée de la tyrannie et une résistance salvatrice pour toi et pour les générations à venir. Il n’y a point de dignité pour un peuple qui ne sait résister à la tyrannie.

Peuple Togolais, ton destin est entre tes mains.

Jean KISSI

Ancien député
Conseiller municipal de Golfe 5

 

 

Jean Kissi :

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 27 Novembre 2019
Le gouvernement s'est réuni en Conseil des ministres ce mercredi 27 Novembre au Palais de la Présidence à Lomé. Voici le communiqué ayant sanctionné les travaux.
Le gouvernement s'est réuni en Conseil des ministres ce mercredi 27 Novembre au Palais de la Présidence à Lomé. Voici le communiqué ayant sanctionné les travaux.

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 27 novembre 2019 au
Palais de la Présidence de la République, sous la présidence de Son
Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la
République.

Au cours des travaux, le Conseil a adopté :
- quatre (4) projets de loi ;
- trois (3) projets de décret ;
- écouté deux (2) communications ; et
- abordé des divers.

Au titre des projets de loi :

Le premier projet de loi adopté par le Conseil des ministres fixe les conditions de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents publics.

L’adoption de ce projet de loi organique fixant les conditions de
déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts
fonctionnaires et autres agents publics renforce les diverses mesures
législatives et réglementaires déjà prises dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la corruption ainsi que de la promotion de la bonne gouvernance. On peut ainsi noter notamment la mise en place de plusieurs corps de contrôle, l’adoption du code des marchés publics ou encore du code d’éthique et de déontologie en matière de marchés publics et délégations de services.

Il s’inscrit donc dans le cadre des efforts de l’Etat tendant à promouvoir la transparence dans l’exercice des fonctions publiques, à garantir l’intégrité et la probité des serviteurs de l’Etat et prévenir l’enrichissement illicite.

Le Togo a ratifié le Protocole de la CEDEAO du 21 décembre 2001 et de la Convention de l’Union africaine du 11 juillet 2003 sur la prévention et la lutte contre la corruption.

Il devient nécessaire d’élargir la liste des personnes assujetties à
l’obligation de déclaration des biens et avoirs pour prendre en compte tous les agents professionnellement exposés aux risques de corruption et d’infractions assimilées.

La loi constitutionnelle n° 2019-003 du 15 mai 2019 portant modification de la Constitution du 14 octobre 1992 a prévu, non seulement de fixer, par une loi organique, les modalités de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités et des hauts fonctionnaires, mais aussi de généraliser la mesure et d’harmoniser la procédure.

C’est l’objet du projet de loi organique qui fixe les conditions de
déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts
fonctionnaires et autres agents publics.

Le deuxième projet de loi adopté par le Conseil des ministres est relatif à la loi de règlement, gestion 2018.

Pour l’année 2018, les autorisations budgétaires initiales accordées par la loi n° 2017-014 du 27 décembre 2017 portant loi de finances, sont arrêtées à 1.321,9 milliards de francs CFA.
Au cours de l’année 2018, il est intervenu une loi de finances rectificative dont le vote a été rendu nécessaire essentiellement par :
- les difficultés relevées dans la mobilisation des ressources internes notamment fiscales dues essentiellement aux effets de la crise socio-
politique que notre pays a connue de la fin du second semestre 2017
au premier trimestre 2018 ;
- la satisfaction de nouveaux besoins sociaux liés, notamment les
revendications des agents du secteur de l’éducation ;
- la prise en compte de nouvelles demandes d’investissement financées sur ressources propres.

Ainsi, le budget initial a été revu à la baisse par la loi de finances
rectificative n° 2018-008 du 27 juin 2018 pour s’établir à 1. 307,6
milliards de francs CFA contre 1. 318,5 milliards de francs CFA prévus
initialement, soit une diminution de près de 11,0 milliards de francs CFA.

Il convient de rappeler que la loi de finances, gestion 2018, a été exécutée dans un contexte où notre pays s’est engagé sur la voie de mise en œuvre de nouvelles réformes structurelles et institutionnelles visant à renforcer l’assainissement des finances publiques. Elle a été aussi axée sur l’atteinte des objectifs du Plan national de développement (PND) 2018-2022.

Le présent projet de loi rend donc compte de l’utilisation qui a été faite des crédits conformément à l’article 5 de la loi organique n° 2014-013 du 27 juin 2014 relative aux lois de finances.

Le troisième projet de loi adopté par le Conseil des ministres porte code de la presse et de la communication en République togolaise.

Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des états
généraux de la presse togolaise du 30 juin au 2 juillet 2014, et de la prise en compte des évolutions techniques et technologiques intervenues dans le secteur des médias, notamment l’émergence de nouveaux vecteurs de l’information et de la communication encore appelés « nouveaux médias », il est apparu nécessaire de procéder à la refonte du code de la presse et de la communication en vigueur.

En termes d’innovations, le présent projet de code :
- prend en compte les médias en lignes ;
- consacre la notion d’entreprise de presse en lieu et place des organes de presse ;
- définit le profil et les conditions pour avoir la qualité de journaliste, de technicien de médias ou d’auxiliaire de presse ;
- fixe le cadre de délivrance, de retrait, de renouvellement ou de
suspension de la carte de presse ;
- consacre la création d’un seul organe d’autorégulation ;
- crée un fonds de soutien et de développement de la presse.

L’adoption de ce présent projet de loi contribuera à rendre plus
professionnel le secteur des médias et de la communication au Togo. Elle permettra également à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la
communication (HAAC) d’assurer plus efficacement sa mission de
régulation des entreprises de presse.

Le quatrième projet de loi adopté par le Conseil des ministres porte modification de la loi n° 2018-028 du 10 décembre 2018 instituant des juridictions commerciales en République togolaise.

Le gouvernement, dans le souci d’améliorer le climat des affaires, a fait voter la loi n° 2018-028 du 10 décembre 2018 instituant des juridictions commerciales en République togolaise. En application de cette loi, le tribunal de commerce de Lomé a été créé par décret n° 2018-020/PR du 10 décembre 2018.

Près d’un an après la mise en œuvre de cette loi, des insuffisances dans certains domaines spécifiques sont apparues et qu’il importe de les corriger.

Le présent projet de loi a donc pour objet de remédier à ces insuffisances, en apportant des modifications idoines.

Au titre des décrets :
Le premier décret adopté par le Conseil des ministres porte admission en grade hors hiérarchie de deux (2) magistrats.
La loi organique n°96-11 du 21 août 1996 fixant statut des magistrats, modifiée par la loi organique n° 2013-007 du 25 février 2013 prévoit en son article 17 que « sont classés hors hiérarchie par décret en conseil des ministres, les magistrats ayant couvert les trois (3) grades de la hiérarchie des magistrats ».

L’admission à ce grade des intéressés a été proposée par la commission d’avancement des magistrats et validée par le conseil supérieur de la magistrature.

Le deuxième projet de décret adopté par le Conseil des ministres est
relatif à la nomination des doyens et vice-doyens des facultés et à la
nomination des directeurs et directeurs adjoints des écoles de l’Université de Lomé après les élections qui ont eu lieu dans ces facultés et écoles.

Les facultés et écoles concernées sont : la faculté des sciences de l’homme et de la société (FSHS) ; la faculté des sciences de la santé (FSS) ; la faculté des lettres, langues et arts (FLLA) ; la faculté de droit (FDD) ; la faculté des sciences (FDS) ; la faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) ; l’école supérieure d’agronomie (ESA) ; l’école supérieure des techniques biologiques et alimentaires (ESTBA) ; l’école nationale supérieure d’ingénieurs (ENSI).

Le troisième décret adopté par le conseil des ministres porte création
de la Force sécurité, élection présidentielle 2020, FOSEP 2020, chargée de garantir la sécurité avant, pendant et après l’élection présidentielle.

Elle est placée sous la supervision de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le commandement opérationnel du ministère chargé de la sécurité.

Au titre des communications :

La première communication écoutée par le Conseil des ministres est
relative à l’organisation de la première édition du marché international de l’artisanat du Togo, (MIATO) organisée du 25 octobre au 3 novembre 2019.

Le gouvernement a inscrit la promotion de l’artisanat dans l’axe 2 du PND dans le but de rendre les entreprises artisanales compétitives, créatrices de richesses et d’emplois qui participent au développement industriel et touristique.

C’est dans cette perspective que le Marché international de l’artisanat du Togo (MIATO) a été initié pour se tenir désormais, tous les deux (2) ans.

Le MIATO vise à promouvoir le génie créateur des artisans togolais à
travers l’exposition des produits artisanaux, la présentation des services artisanaux et la création d’un cadre d’échanges de savoir-faire.

Cette édition a été un réel succès car elle a connu la participation de cinq cent trente (530) exposants et accompagnateurs du Togo et de onze (11) pays étrangers ainsi que six (6) acheteurs professionnels étrangers. Elle a enregistré également près de cent mille (100 000) visiteurs.

A l’issue de cette édition, des recommandations sont faites en vue de
mobiliser plus d’exposants et acheteurs professionnels, pérenniser le
MIATO et le promouvoir au plan national et international.

La deuxième communication présentée par le ministre de la justice
porte sur les maisons de justice.

Dans le but de désengorger les tribunaux et d’instaurer une justice de proximité à la fois efficace et moins onéreuse, le gouvernement a institué par décret n° 2018-034/PR du 27 février 2018, les maisons de justice dont la mission essentielle porte sur la médiation, la conciliation, l’information et l’orientation. En application de ce décret, quatre (4) maisons de justice pilotes ont été mises en place par arrêté à Cinkassé, Dapaong, Agoe-Nyivé et Baguida.

En un an d’activité, ces maisons de justice ont montré une forte adhésion des communautés et ont réalisé trois cent soixante-deux (362) médiations et conciliations et sept cent quatre-vingt-dix-huit (798) consultations juridiques.

Au vu des résultats encourageants enregistrés et la volonté des
partenaires techniques et financiers d’accompagner notre pays dans cette initiative, le ministère de la justice a identifié cinq (5) localités
susceptibles d’accueillir de nouvelles maisons de justice. Il s’agit de :
- Kétao dans la préfecture de la Binah ;
- Soudou dans la préfecture de l’Assoli ;
- Anié dans la préfecture d’Anié ;
- Kpélé-Adéta dans la préfecture de Kpélé ;
- Zanguéra dans la préfecture d’Agoe-Nyivé.

Au titre des divers :
Le ministre chargé de la sécurité a fait le point de la situation sécuritaire après les évènements violents du samedi 23 novembre 2019 enregistrés à Lomé, Sokodé.

Le gouvernement tient à rassurer nos concitoyens que leur sécurité est garantie et que toutes les mesures sont prises pour préserver le climat de paix et de sérénité que connaît notre pays.

Le ministre chargé des infrastructures a porté à la connaissance du
conseil l’inauguration, le jeudi 28 novembre 2019 par le Président de la République de deux nouveaux ponts sur Koumongou et Kara, réalisés avec le concours des partenaires japonais.

Par ailleurs, le conseil a procédé à des nominations.
Fait à Lomé, le 27 novembre 2019
Le Conseil des ministres

 

 

Le Forum « HCTE réussites diaspora » s'est ouvert aujourd'hui à Lomé

Tous les 77 Délégués Pays élus en septembre dernier dans le cadre de la mise en place du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) sont actuellement à Lomé. Ils prennent part à un grand Forum « HCTE Réussite Diaspora » ce jeudi à l’hôtel Sarakawa.
Au cours de cette rencontre initiée par le ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Togolais de l’Extérieur, il sera question de présenter le bureau du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE), d’adopter le règlement intérieur de l’instance et le projet de feuille de route devant servir du cadre de travail des Délégués pays.

Plusieurs thématiques sont également inscrites au programme de ce Forum en vue d’édifier ces Délégués pays sur la portée de leur mission et de leurs responsabilités. Ils seront fixés sur leurs rôles, leurs attributions et leur statut. Ils seront aussi situés sur la nature des relations qui devraient exister entre eux et les missions diplomatiques et consulaires du pays.

Dans son discours d’ouverture officielle de cette rencontre qui va durer deux jours, le ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur, Prof. Robert Dussey n’a pas hésité à inviter ces Délégués pays à remplir leur mission afin de défendre convenablement les intérêts des Togolais de la diaspora auprès du gouvernement togolais.

« Vous avez choisi d’accomplir une mission noble, celle d’être les ambassadeurs de vos pairs de la diaspora auprès du Gouvernement et dans vos pays de résidence. La nation et le Gouvernement comptent sur votre sens de responsabilité et engagement à servir le Togo. Vous devez prendre parti pour le développement de notre pays et travailler chacun individuellement dans sa zone de représentation suivant les principes de décentralisation et de subsidiarité, mais aussi en synergie. Vous devez oser agir et mutualiser vos expériences pour plus d’efficacité dans vos actions. Quand la diaspora réussit, et c’est la conviction du Gouvernement, c’est le Togo qui gagne », a-t-il indiqué.

Notons qu'à travers ce Haut Conseil des Togolais de l'Extérieur, le gouvernement espère mobiliser l'ensemble de la diaspora à investir davantage au Togo notamment dans le cadre du plan national de développement (PND 2018-2022).

Pour rappel, ce forum « HCTE réussites diaspora » prendra fin demain vendredi 29 novembre avec l’installation officielle des Délégués pays devant siéger au Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE).

 

 

Le bureau du HCTE connu

C'est un bureau composé de cinq (5) membres, élu à l'issue de la première journée des travaux du forum "HCTE Réussites Diaspora".

Communiqué de presse

Mise en place du Bureau du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE)

Sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République, le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur a procédé à l’ouverture des travaux du Forum « HCTE-Réussites Diaspora » prévu à Lomé, les 28 et 29 novembre 2019.

A l’issue de cette première journée, les Délégués pays du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) ont désigné par consensus les membres du bureau de leur institution pour un mandat de trois (03) ans.

Ce bureau se compose comme suit :

- Président : ATITSO Kodzovi, Délégué Pays Côte d’Ivoire ;
- Vice-président zone Afrique : DEVOTSU Komi, Délégué Pays Kenya ;
- Vice-président zone Amériques : AMAH KPATCHA Bawubadi, Délégué Pays Etats Unis ;
- Vice-président zone Asie Océanie : MAGLO Komi, Délégué Pays Japon ;
- Vice-président zone Europe : SANOUSSI A. R. Kag, Délégué Pays France.


Le Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur félicite les membres du bureau du HCTE et remercie les Délégués pays pour leur sens civique et patriotique.


Fait à Lomé, le 28 novembre 2019

 

 

Le bureau du HCTE connu

Le gouvernement togolais l'a finalement fait. Il a réussi le pari d’impliquer davantage la diaspora togolaise dans les « programmes et stratégies de développement du pays ». Ce vendredi matin à l’hôtel 2 Février, le Premier Ministre Selom Klassou a procédé à l’installation officielle du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur, l’organe devant servir désormais « d’interface » entre le gouvernement de Faure Gnassingbé et la diaspora togolaise sur toutes les questions d'intérêt commun.

Dans son discours de circonstance, le chef du gouvernement togolais est revenu sur le bienfondé de la mise en place de cette instance spécialement dédiée à la diaspora togolaise. Selon le Premier ministre, l’installation de ce Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur traduit la volonté de Faure Gnassingbé, à canaliser les ressources, capacités et compétences dont regorge la diaspora en faveur du développement durable du pays.

« Aucune nation ne peut se construire et assurer son épanouissement, si elle n’associe tous les filles et fils à la gestion de la chose commune. La diaspora togolaise constitue aujourd’hui un réservoir par excellence de femmes et d’hommes pétris des compétences, de talents, de ressources et de potentialités susceptibles de contribuer à la l’émergence de notre nation. Aucun citoyen togolais vivant à l’étranger, ne doit pas être mis de côté à l’heure où notre pays ambitionne de fédérer toutes les énergies externes et internes, pour promouvoir l’émergence du Togo », a déclaré Selom Klassou, devant les 77 Délégués Pays élus en septembre dans le cadre de la mise en place du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE).

Et de poursuivre : « Le HCTE attend de vous de concilier rigueur, travail, abnégation, patriotisme pour donner un gage de responsabilité, d’écoute et de solidarité à l’égard de l’ensemble de nos compatriotes à l’extérieur ».

Selom Klassou a invité ces 77 Délégués Pays du Haut Conseil de la diaspora togolaise à s’approprier le Plan national du développement (PND 2018-2022).

Notons qu’hier à l’issue du Forum « HCTE-Réussites Diaspora » ouvert par le chef de la diplomatie togolaise, Prof. Robert Dussey, ces 77 Délégués Pays ont procédé à l’élection des membres du bureau du HCTE pour un mandat de trois (03) ans.

Le bureau est présidé par Kodzovi Atitso, Délégué Pays Côte d’Ivoire. Il a pour Vice-président zone Afrique, Komi Devotsu, Délégué Pays Kenya. Bawubadi Amah-Kpatcha, Délégué Pays Etats Unis est désigné comme Vice-président zone Amériques. Le Vice-président zone Asie Océanie est Komi Maglo, Délégué Pays Japon. Enfin, le Vice-président zone Europe est Kag Sanoussi, Délégué Pays France.

Devant les autorités togolaises ce vendredi matin, ces 77 Délégués Pays ont promis de remplir leur mission, celle d’être porte-paroles de la diaspora togolaise auprès du gouvernement togolais.

 

 

Klassou installe officiellement le Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur

L’Accord Acoustiq – Die sonst akustisch besetzte Band (Finalist bei Creole 2008) tauscht ihre akustischen Instrumente gegen elektrische und lädt zum Tanz. Die Musiker kommen aus Togo, Ghana und Deutschland präsentieren einen spannenden Mix aus traditionellen Sounds mit Afrobeat, Highlife, Makossa, Zouk, Reggae, Latin. Vorsicht es wird heiß!!!

Wo:
Ada’s Buka
Felsberg 3
64686 Lautertal

Tel: +49 (0)6254-1349
+49 (0)174-2168955
Email: info@adas-buka.de
Web: www.adas-buka.de

Africa Party Lounge: Jeden ersten Freitag im Monat (April-November) mit afrikanischem Buffet und wechselnden afrikanischen Künstlern. Bei gutem Wetter feiern wir auf der Terrasse.

Im Eintritt von 29,50 Euro enthalten sind der Eintritt zum Livekonzert (12,-) sowie ein Begrüßungssekt und das afrikanische Buffet (17,50). Weitere Getränke gehen extra.
Kinder bis 12 Jahre: 15 Euro.

Wann:
08.11.2019
Einlass jeweils ab 18:30
Buffeteröffnung ca. 19:30
Konzert ab ca. 20:30

Bitte unbedingt reservieren: online oder telefonisch 06254-1349

 

 

L’Accord Acoustiq Live im Ada's Buka!

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