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King Mensah a déjeuné avec 1 000 orphelins

Dimanche à Agbodrafo, dans la préfecture des Lacs, King Papavi Mensah, le roi de la musique togolaise affectueusement surnommé « le père des enfants » a déjeuné avec des orphelins venus de quatorze orphelinats du Togo, dont il est parrain.

Placée sous le concept : « déjeuner avec 1000 orphelins », cette action sociale qui s’est déroulée à la Fondation King Mensah à Agbodrafo, n’est pas à sa première édition. Selon l’artiste togolais, l’idée c’est non seulement de célébrer la Noël avec ces enfants qui n’ont pas de parents, mais aussi de témoigner sa reconnaissance à Dieu.

« Ce n’est pas la première fois que j’organise cet évènement. Cela fait plus de 5 ans que je l’organise. C’est notre façon à nous de remercier Dieu de nous avoir accompagné du début jusqu’à la fin de l’année. Quand la fin de l’année approche comme ça, je me pose des questions. Il est vrai que nous préparons les fêtes de Noël et du nouvel an pour nos enfants dans nos différentes maisons, mais je me demande comment les orphelinats, eux, font ? Donc pour moi, c’est très important de partager ce repas avec ces enfants à la fin de l’année. C’est aussi ma façon à moi de dire merci à Dieu. C’est notre joie à nous tous. Ce n’est pas un travail personnel, c’est un travail à nous tous », a indiqué Papavi Mensah.

Tous les enfants qui ont pris part à cette festivité ont porté un T-Shirt sur lequel est écrit : « La vie m’a appris à partager parce que je sais exactement comment on se sent quand on n’a rien ». Pour King Mensah, ce message a tout son sens.

« Etant moi-même très tôt orphelin de père, je sais à peu près ce que c'est qu’être orphelin et je sais ce qui se passe dans les orphelinats. Et c’est justement la raison pour laquelle j’ai toujours voulu partager ce moment avec les enfants, particulièrement les orphelins », a précisé l’artiste.

Au cours de ce déjeuner, chaque enfant a eu droit à trois (3) repas, ce qui fait trois mille (3 000) repas offerts à ses orphelins venus de plusieurs orphelinats. Ces enfants ont également reçu des dons de vivres, des kits scolaires… Diverses activités ludiques ont meublé cet évènement, notamment des jeux, des sketchs, des danses chorégraphiques. Sur scène, certains enfants ont même démontré au roi de la musique togolaise qu’ils savent eux aussi danser et chanter.

« Quand je vois les enfants danser comme ça, quand je vois les enfants s’amuser comme ça, c’est une grande joie pour moi », a témoigné King Mensah.

En bon « père des enfants », ils n’a pas manqué de leur prodiguer des conseils utiles. « Il ne faut pas se mettre dans la tête que nous sommes orphelins donc nous ne pouvons pas réussir dans la vie. Moi-même je suis arrivé là où je suis parce que j’ai perdu mon père très jeune. La mort de mon père ne m’a pas poussé à baisser les bras. Cela m’a plutôt donné le courage à avancer. Il y a un père pour tout le monde. Il y a un père des orphelins qui est Dieu. Tout ce que je peux vous dire, c’est de travailler dure, de ne pas baisser les bras. Il faut continuer le combat, la réussite c’est pour les gens courageux, c’est pour les gens qui ont la force », a-t-il indiqué.

Le parrain de 14 orphelinats a promis passer dans les orphelinats, le 1er janvier 2020, pour « leur donner encore des vivres pour la fin de l’année ».

 

 

King Mensah a déjeuné avec 1 000 orphelins

 

L’avion de Guillaume Soro interdit d’atterrir à Abidjan

Gillaume Soro ne mettra pas les pieds aujourd'hui à Abidjan comme il est prévu dans son programme. Les autorités ivoiriennes n’ont pas voulu lui donner autorisation d’entrer dans le pays.

La foule de militants venus pour accueillir leur leader à l’aéroport reçoit actuellement des grenades lacrymogènes. L’avion de Guillaume Soro a été détourné sur Accra où il se trouve en ce moment.

Président du mouvement Génération Peuple Solidaire (GPS), Guillaume Soro doit prendre son mal en patience.

A suivre.

 

 

L’avion de Guillaume Soro interdit d’atterrir à Abidjan

 

Réunion de Paris 11-12-19 - Déclaration finale

Communiqué de Coditogo à la suite de la rencontre qui a eu lieu dans les locaux de l'Assemblée nationale française au sujet des élections présidentielles de 2020

Nous, membres des Forces démocratiques, réunis à l’Assemblée nationale française à Paris le 11 décembre 2019, sous l’égide du député Jean-Paul Lecoq, membre de la Commission des Affaires étrangères, après analyse approfondie de la situation politique togolaise, sous le prisme « Togo, 1963-2020 : la fin d’un long cycle de violences politiques ? » présentons la déclaration suivante.

Cette présente déclaration s’adresse d’abord au Gouvernement togolais, à toute la classe politique togolaise, aux autorités françaises et à la Communauté internationale. Elle prend ensuite à témoin le Peuple togolais et l’opinion internationale sur la nécessité de faire bouger les lignes au Togo. Enfin, elle vient exhorter la jeunesse et la diaspora togolaises à continuer d’œuvrer inlassablement aux côtés des Forces démocratiques pour l’alternance et la démocratie, et à opérer une rupture dès 2020 par une fin de non-recevoir aux mascarades cycliques qui ont cours au Togo en lieu et place de vraies élections qui livrent la vérité des urnes.

LES FAITS
Considérant le crime originel de 1963, un coup d’État néocolonial enlevant la vie à Sylvanus Olympio, président démocratiquement élu, renversant ainsi le gouvernement patriotique.

Considérant l’irruption de l’armée sur la scène politique le 14 avril 1967, avec à sa tête Eyadéma Gnassingbé, scène qu’elle n’a toujours pas quittée jusqu’à ce jour ; puisqu’en 2005, un quarteron d’officiers a fait allégeance au fils du père, Faure Gnassingbé, qui prit le pouvoir dans un bain de sang avec l’aide précieuse du président français d’alors, Jacques Chirac.

Considérant la dernière sortie de l’un des chantres bien connus de la Françafrique, Robert Bourgi, nous rappelant en ces termes : « c’est la France qui choisit les dirigeants africains francophones ! ».
Considérant les accords secrets imposés aux anciennes colonies françaises d’Afrique dont le Togo, nous conduisant à cette stratégie cyclique de la Françafrique, à savoir, mascarade électorale –contestation populaire – pseudo-dialogue – gouvernement d’union nationale…, et qui fait du Togo le cercueil des droits humains.
Il va sans dire qu’au Togo le statu quo n’est plus acceptable et il est urgent qu’un changement de régime soit en 2020 ! Aucune explication au monde ne saurait justifier que l’on continue à maintenir le peuple togolais dans ces chaînes d’un « esclavage » désuet au 21ème siècle ; et ce pour des intérêts égoïstes et étrangers !

LA RÉSISTANCE
Nonobstant la nouvelle constitution votée en mai 2019 par « un Parlement » unicolore et illégitime sur le plan de l’éthique judiciaire inacceptable.

Considérant que les réformes tant attendues des institutions de la République font plus l’objet d’effet d’annonces et de communication et deviennent très vite des réformettes en lieu et place des vraies réformes en profondeur, durables et impartiales.

Considérant que les vrais enjeux d’une élection présidentielle, c’est de garantir les libertés fondamentales, dont la liberté de penser, la liberté d’expression, la liberté de choisir ses propres dirigeants c’est-à-dire le choix de son environnement social, économique, et politique.

Vu les moyens colossaux déployés par le pouvoir en place dans le financement de la campagne de l’élection présidentielle, l’achat des consciences, et ce, dans les conditions de vérifications inexistantes, l’argent sans limites dépensé dans les campagnes électorales posant de réelles questions d’égalité et d’équité des candidats.

Il va sans dire que Faure Gnassingbé ne peut en aucun cas briguer un 4ème mandat présidentiel et son régime, étant illégitime, n’est pas logiquement habilité à organiser une quelconque élection.
De surcroît, la Cour Constitutionnelle, la Commission Électorale Nationale « Indépendante », le fichier électoral truffé de faux et incomplet, la composition biaisée des différentes Commissions Électorales Locales, la non-publication des résultats bureau de vote par bureau de vote, la transmission des procèsverbaux falsifiés, l’observation nationale et internationale verrouillée…, voilà un registre de contentieux sur lesquels le peuple togolais attend des réformes substantielles ; mais, si rien n’y est fait, c’est encore un
copier-coller des élections présidentielles précédentes, surtout celle de 2005 avec de gros risques qui se profilent à l’horizon de février 2020. 2020 sera alors un copier-décaler de 2005 avec toutes les conséquences désastreuses que l’on pourrait imaginer : instabilité et insécurité croissantes, voire le chaos.

Car la fièvre pour l’alternance et la démocratie a atteint son paroxysme dans le pays.

ÉTAT DE SIÈGE ET CRIMINALISATION CROISSANTE
Considérant le propos du ministre des Droits de l’Homme, Christian Trimua qui dit en substance « j’invite les Togolais à prendre les armes s’ils veulent une alternance au Togo », voilà une expression qui a au moins le mérite de la clarté pour faire comprendre que sous cette dictature des Gnassingbé, la voie électorale pour l’alternance politique est bloquée.

Vu que le Togo est l’un des pays les plus militarisés du monde et que dans le cadre des accords de défense franco-togolais, ce sont des instructeurs français qui forment et encadrent les militaires, les gendarmes et les policiers togolais – c’est le fameux « savoir-faire français » connu depuis le printemps arabe ; l’armée est de plus en plus infestée de mercenaires et de terroristes étrangers qui prennent le commandement des régiments à la place des officiers supérieurs togolais et provoquent la terreur partout au Togo et même au
sein de cette armée.


DECLARATION FINALE DE LA REUNION DE
PARIS LE 11 DECEMBRE 2019

Faisant le constat que nombre de villes, surtout dans le septentrion togolais, marquées comme fiefs de l’opposition, notamment celui du Parti National Panafricain (PNP), font l’objet de l’état de siège permanent ; les jeunes et tout bras valide sont devenus la cible d’une chasse à l’homme, nouvel exercice de la milice aux ordres.

Entendu que le rapport 2019 de la Ligue togolaise des Droits de l’Homme intitulé « Togo : la terreur contre le peuple » en dit long sur le drame humain que les Togolais vivent quotidiennement ; dans sa préface « AU SECOURS ! ILS FUSILLENT LES ENFANTS ! », cette organisation de défense des droits humains déclare que « l’actualité togolaise sur le plan des droits humains sous la dictature héréditaire des Gnassingbé, est une descente aux enfers pour le peuple martyr. »

Considérant que la création de la FOSEP (Force de la Sécurité des Élections Présidentielles) est une illusion dont le peuple est bien conscient et un alibi pour la France et la communauté internationale de renforcer le matériel de sécurité-répression et de faire triompher la contre-vérité des urnes ; cette innovation de la dictature togolaise est une singularité dans sa conception comme dans sa pratique.

Vu le soutien indéfectible de la communauté internationale et des milieux internationaux d’hommes d’affaires pour légitimer le régime ; en effet, la propagande du Plan National de Développement (PND), les privatisations à tout vent, le Doing Business, la 20ème session de dialogue UE-Togo au cours de laquelle l’Union européenne « a salué les efforts déployés en vue d’aboutir à une élection libre, ransparente et équitable », tout cela vise le même but, redorer l’image du Togo et préparer l’opinion nationale et internationale à accepter les résultats de la contre-vérité des urnes !

Considérant la non-fiabilité du fichier électoral dénoncée par les acteurs politiques de l’opposition et des organisations de la société civile, corroborée par les images qui ont fait le tour de la toile quand il s’est agi à Paris d’une révision d’une liste électorale inexistante de la Diaspora ; alors qu’il n’y a jamais eu de recensement de la Diaspora auparavant ! Cette révision du 29 novembre au 2 décembre dernier a été un fiasco total selon plusieurs organisations de la société civile et il n’y avait pas l’ombre d’un chat dans cette
rue d’Alfred Roll du 17ème arrondissement de Paris. Et pourtant, comme à l’accoutumée, comme pour le « tristement célèbre » Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE), une liste d’électeurs fabriqués pour nos Ambassades sortira du chapeau de nos prestidigitateurs de la Commission Nationale Électorale.

Il va sans dire que les dernières opérations cosmétiques de lifting des institutions, effectuées maintenant aux pas de charge, ne suffiront pas à faire des élections prochaines un rendez-vous paisible, de fêtes, de joie et d’alternance comme on pourrait le voir sous d’autres cieux non loin du Togo.

S’agissant du vote par anticipation des Forces de Sécurité, cette singularité togolaise, alors même que tout le corps électoral du Togo n’avoisine même pas celui de l’Île-de-France, c’est une fenêtre ouverte à la fraude pour s’assurer un matelas de votes favorables au dictateur. Surtout avec un dépouillement insensé des votes qui exige de mélanger ceux des Forces de Sécurité avec ceux du corps électoral restant, trois jours après.

Non au vote par anticipation de la FOSEP ! C’est purement du vol !
De l’état de siège permanent de plusieurs villes, ajouté à la chasse à l’homme sur la jeunesse, il en découle que c’est ni plus ni moins un terrorisme institutionnel qui sévit donc au Togo !
Seule la résistance populaire, basée sur l’action non violente de désobéissance civile, de non-coopération et d’insoumission généralisée, pourra redonner tout le pouvoir au Peuple togolais pour une alternative démocratique et souveraine.

QUELLES ALTERNATIVES ?
Nous croyons que l’heure est enfin venue de tourner cette longue parenthèse funeste de l’histoire de notre bien commun, le Togo.

SOUCIEUX de voir la Politique, la vraie, devenir un fonds de commerce au Togo pour toute obédience qui prétend lutter pour l’intérêt général.

FAISANT LE CONSTAT que dans une contextualisation géopolitique de la sous-région, avant les élections de Guinée Conakry et celles de Côte d’Ivoire, l’élection présidentielle au Togo, si le chronogramme restait le même, s’avèrerait être le test grandeur nature pour la politique extérieure de la France depuis 2017, qui doit nécessairement changer de braquet. Dans ce cas, de la réussite des élections crédibles, transparentes et apaisées au Togo, dépendront la suite des évènements à Conakry et à Abidjan. C’est ici que le président Macron est interpellé et prévenu devant le sentiment anti-français grandissant en Afrique francophone et surtout en Afrique de l’Ouest.

APPELLE la Communauté internationale à s’impliquer maintenant au Togo, pour l’instauration d’un véritable État de Droit que le Peuple togolais désire ardemment ; à se départir des « gentlemen agreement » qui veulent fermer les yeux sur les dérives criardes des autocrates contre services rendus, alors qu’ils commettent de nombreux crimes sur leurs paisibles populations.
RÉITÈRE notre engagement en faveur d’un État de droit au Togo et une alternative crédible qui, par l’unification des Forces démocratiques, passe par un programme de société commun et une transition qui devra nettoyer les écuries d’Augias.
FORMULE le vœu d’en finir définitivement au Togo avec la culture du crime et de la terreur pour investir la culture d’un vivre-ensemble harmonieux respectueux des valeurs fondamentales de notre République, notre bien commun, notre « DENYIGBAN préféré ».
C’est pourquoi il est dans l’intérêt de tous les Togolais que l’élection présidentielle soit reportée, le temps qu’une transition politique sans Faure Gbassingbé réunisse les conditions favorables pour un scrutin libre crédible et transparent.


Un peuple n’abdique jamais ! Tôt ou tard, il vaincra !
Fait à Paris, le 11 décembre 2019
La Réunion des Forces démocratiques


Ont pris part à cette réunion organisée en partenariat avec CODITOGO, les organisations suivantes :
- Le Rassemblement National pour la Démocratie et le Panafricanisme (RNDP)
- La Diaspora Togolaise en Allemagne (DTA)
- La Fondation Gabriel PERI
- Le Parti Communiste Français (PCF)
- La Plateforme Panafricaine

 

 

Réunion de Paris 11-12-19 - Déclaration finale

 

Arrestation de plus de 300 personnes à Lomé ce lundi

Hier lundi 23 décembre, au cours d’une opération de lutte et de prévention contre la criminalité qui a duré du matin au soir dans la capitale et dans une ville de l'intérieur, les forces de sécurité et de défense ont procédé à l’arrestation de 337 individus.

L’information a circulé comme une rumeur dans la matinée de ce lundi avant d’être confirmée dans la soirée par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile. En effet, 337 personnes ont été arrêtées pendant une opération de lutte contre la criminalité. Elle s’est déroulée à Agoè Atchanvé, Lomé, Zongo et Kpalimé.

Selon le communiqué de Yark Damehame, cette opération vise à prévenir tout acte délictueux et assurer la sécurité des populations et de leurs biens à cette fin d’année où l’insécurité semble prendre une tournure inquiétante.

Ces actions de contrôle et de perquisition ont permis, en dehors de l’interpellation, de saisir 3 fusils de fabrication artisanale, 4 sabres, 3 cartons de pétards, 153 motos sans pièces et 2 vélos.

Au domicile d’un marabout, les forces de l’ordre et de sécurité ont également trouvé un coupe-coupe, des produits en bouteille, un lot de vêtement de couleur rouge, 9 bonnets et 1 paire de rangers, entre autres.

Les personnes arrêtées ont été conduites à la Gendarmerie. Selon toujours le communiqué, elles vont être identifiées. L’enquête se poursuit, ajoute la note du ministre.


A.H.

 

 

Arrestation de plus de 300 personnes à Lomé ce lundi

 

Présidentielle 2020 : 348 électeurs seulement pour la diaspora

Le recensement comptant pour la présidentielle de 2020 a connu une faible mobilisation au niveau de la diaspora togolaise. Selon le bilan de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), seuls 348 électeurs ont été recensés durant le processus.

Lundi, l’institution en charge de l’organisation des élections au Togo a livré le bilan du processus de révision des listes électorales dans le cadre de la présidentielle de 2020. Pour le président de la CENI, les togolais vivants à l’extérieur ne sont pas habitués.

« A l’étranger, le nombre d'enregistrements est plutôt faible, parce que c'est une première opération de ce genre. Les compatriotes de la Diaspora n'ont pas l’habitude », a indiqué Ayassor Tchambakou.

Selon les chiffres de la CENI, au total 212.190 électeurs se sont enregistrées sur les listes. Les données en cours de traitement prennent fin en janvier. Le président de la CENI rappelle que le premier tour de la présidentielle est prévu pour le 22 février prochain.

Pour rappel, le parti au pouvoir, Union pour la République, n’a investi pour l’heure aucun candidat à cette élection, mais tout le connaît celui qui le sera.

Cependant, la manche de l’opposition continue d’enregistrer des candidatures et selon le quotidien « Liberté », on compte à ce jour 15 candidats en tout.

 

 

Présidentielle 2020 : 348 électeurs seulement pour la diaspora

 

Crash de Lungi : Les ayant droits des victimes assignent 3 entités en justice à Lomé

Les familles des 13 victimes du crash de Lungi intervenu le 3 juin 2007, ont saisi le Tribunal de Première Instance de Lomé ce 2 décembre pour réclamer à la Confédération africaine de football (CAF), la Fédération togolaise de football (FTF) et celle de la Sierra Leone la réparation de tous les préjudices subis...

Les ayant droits avec l’appui du cabinet de Me Martial Akakpo et associés exigent « une légitime et équitable indemnisation d’un montant de quatre-vingt-un millions huit cent trente-sept mille deux cent soixante-onze (81.837.271) Francs CFA en réparation de tous les préjudices confondus, soit au total un milliard soixante-trois millions huit cent quatre-vingt-quatre mille cinq cent vingt-trois (1.063.884.523) pour l’ensemble des treize (13) demandeurs ».

Selon la requête déposée début décembre 2019, les parties (CAF, FTF, Fédération sierra léonaise de football) « sont tenues de comparaître en personne à cette audience (fixée au 25 février 2020 à 8 heures) ou se faire représenter par un Conseil et qu’à défaut, elles s’exposent à ce qu’une décision soit rendue à leur encontre sur les seules pièces fournies par le requérant ».

13 Togolais ont trouvé la mort dans le crash de Lungi du 03 Juin 2007. Parmi eux figurent Richard Attipoé, ex-ministre des Sports, Théodore Amégnran, ancien Conseil de la Fédération togolaise de football…

A.H.

 

 

Crash de Lungi : Les ayant droits des victimes assignent 3 entités en justice à Lomé

 

Interview du Président du PDP et Candidat à la Présidentielle de 2020 :

Innocent KAGBARA : « Nous proposons aux Togolais le réalisme politique, l'humanisme, le progressisme et le pragmatisme »

Le porte-flambeau du Parti Démocratique Panafricain : PDP au scrutin présidentiel de 2020 au Togo, M. KAGBARA Innocent a bien accepté de répondre aux questions de la Rédaction de Plume Libre et de Referencetv.tg.

Dans cette interview, Innocent KAGBARA déclare entre autres : « Notre candidature en 2020 est d'abord motivée par notre jeunesse et l'espoir de changement que nous incarnerons dans le temps. Elle est motivée par le programme de société (offre politique) que nous proposons aux populations togolaises. Ce programme de société s'inscrit durablement dans les idéaux que nous incarnons au PDP à savoir l'humanisme, le pragmatisme, le réalisme et le progressisme. Notre candidature est également motivée par une vision solidaire du Togo que nous souhaitons construire ensemble. Et pour réaliser cette vision nous pensons que le temps sera notre meilleur allié et les plus septiques nous donneront raison dans 10 ans. Enfin notre candidature est motivée par la conviction que le centrisme triomphera au Togo.

Et à la question de la nouveauté du PDP aux Togolais, le Candidat KAGBARA Innocent répond : «Nous proposons aux Togolais le réalisme politique et le pragmatisme. Nous faisons au PDP la politique de nos moyens et tenons un discours franc, concis et précis à nos militants et sympathisants qui à leur tour relayeront l'idéologie aux populations ».

Lisez plutôt toute l’interview.


Plume Libre : Comment se porte votre formation politique ?

M. KAGBARA : Le PDP se porte très bien.


Plume Libre : Le Togo s'apprête à organiser la présidentielle de 2020, après les élections législatives de 2018 et les municipales de 2019.Tout d'abord comment appréciez vous les deux élections passées ?

M. KAGBARA : Notre pays a connu deux élections en deux ans notamment les législatives de 2018 et les élections communales de cette année.

Les résultats sortis de ces deux élections n'ont souffert d'aucunes contestations. Nous sommes sortis avec un député à Dankpen et huit conseillers dont un adjoint au maire à Notsè.

Je tiens sincèrement à tirer mon chapeau à l'ensemble des acteurs pour l'organisation de ces deux élections.

Au départ ce n'était pas gagné puisque ces deux élections ont été organisées sur fonds propres. Au final, tout s'est bien passé et nous en félicitons et saluons le courage du gouvernement togolais.


Plume Libre : Vous êtes candidat à l'élection présidentielle 2020.Qu'est ce qui a motivé votre candidature ?

M. KAGBARA: Oui, nous sommes candidat à la présidentielle de 2020.

Notre candidature en 2020 est d'abord motivée par notre jeunesse et l'espoir de changement que nous incarnerons dans le temps.

Ensuite notre candidature est motivée par le programme de société ( offre politique) que nous proposons aux populations togolaises.

Ce programme de société s'inscrit durablement dans les idéaux que nous incarnons au PDP à savoir l'humanisme, le pragmatisme, le réalisme et le progressisme.

Notre candidature est également motivée par une vision solidaire du Togo que nous souhaitons construire ensemble. Et pour réaliser cette vision nous pensons que le temps sera notre meilleur allié et les plus septiques nous donneront raison dans 10 ans.

Enfin notre candidature est motivée par la conviction que le centrisme triomphera au Togo.


Plume Libre : Que proposez-vous d'autre aux Togolais ?

M. KAGBARA : Nous proposons aux Togolais le réalisme politique et le pragmatisme. Nous faisons au PDP la politique de nos moyens et tenons un discours franc, concis et précis à nos militants et sympathisants qui à leur tour relayeront l'idéologie aux populations.


Plume Libre : Face à l'extrême pauvreté qui sévit dans le pays avez vous des remèdes ?

M. KAGBARA : Le remède du Parti Démocratique Panafricain face à l'extrême pauvreté dans le pays est la redistribution équitable des richesses pour que toutes les filles et tous les fils du pays puissent vivre décemment.

Et le programme de société de notre parti développe un chapitre entier pour enrayer véritablement ce fléau.


Plume Libre : Quelle sont vos relations avec les autres leaders politiques notamment de l'opposition et du pouvoir ?

M. KAGBARA : Le PDP entretient de bonnes relations avec tous les partis politiques quelle que soit leur obédience.

Pourquoi aurions-nous des rapports conflictuels avec un pouvoir s'il est disposé à nous écouter ?

Et avec nos collègues de l’opposition, nous échangeons dans le respect mutuel.

Si nous voulons vraiment construire notre pays, je crois que nous devons tous apporter chacun à notre niveau notre modeste contribution à l'édification de la nation.

Dans cette optique, nous entretenons de très bonnes relations avec tous les partis politiques.

Notre souci majeur est de parvenir à une alternance dans notre pays et nous partis politiques de l'opposition devront nous départir de discours alarmistes et opportunistes.


Plume Libre : Que pensez-vous du débat sur la candidature du président sortant?

M. KAGBARA : Le débat sur la candidature du président Faure Gnassingbé ne relève pas de notre compétence. Faure Gnassingbé est président d'un parti politique et nous estimons que seuls les militants de son parti UNIR peuvent se prononcer valablement sur sa candidature.

Maintenant si vous me demandez s'il a le droit de se présenter à la présidentielle de 2020, je vous dirai "oui" puisque aucun article de la constitution de notre pays ne l'interdit.Dire le contraire aux populations alors qu'on sait très bien que Faure sera bel et bien candidat, c' est faite preuve de non-réalisme, de naïveté ,de démagogie,et de fourberie politique.

Nous devons utiliser notre temps sur le terrain pour arracher l'alternance que de tromper les populations comme d'habitude et dire qu'on nous a volé pour expliquer notre manque de vision et de stratégie .

Nous luttons pour le dégagisme d'une certaine classe politique , il est temps de faire la politique autrement .

Plume Libre : Peut-on dire que le sujet de la candidature unique de l'opposition est dépassé ?

M. KAGBARA : Sur cette question nous avons exprimer notre point de vue et notre position est largement partagée par le groupe parlementaire NET-PDP dont nous faisons partie.

Le groupe NET-PDP a lutté et obtenu les réformes avec une élection à deux tours.

Nous estimons que tout parti politique qui a une ambition dans ce pays devrait participer à la présidentielle.

Si au deuxième tour, le schéma est favorable à l'opposition, notre parti s'alignera derrière le candidat de l'opposition le mieux placé et ceci après des discussions et des négociations constructives.

Autrement dit, la candidature unique de l'opposition dans le débat actuel est un faux débat.


Plume Libre : Les deux tours à la présidentielle est-ce une chance ou au contraire un risque ?

M. KAGBARA : Nous pensons que c'est une chance, avec les deux tours, il y aura une vraie redistribution des cartes, chaque parti connaîtra sa place sur l'échiquier politique.


Plume Libre : Que pensez-vous du vote de certains togolais de la diaspora?

M. KAGBARA : Le vote de la diaspora est un acquis. Cela faisait parti des revendications de l'opposition depuis le 19 août 2017. Aujourd'hui, c'est chose faite.

Soyons réaliste, le principe du vote de la diaspora est déjà un acquis. Nous obtiendrons plus lors des prochaines élections.

Vous me direz qu'après l'obtention de ce vote, c'est seulement six pays qui voteront. Nous sommes d'accord mais nous disons que c'est un acquis que nous devons capitaliser pour les cinq prochaines années.


Plume Libre : Votre message à l'endroit des togolais de la diaspora et ceux qui sont au pays?

M. KAGBARA : Pour finir, je lance un vibrant appel à mes frères togolais et togolaises.

Ce changement ne peut venir que du centre, vu les antagonismes depuis trente ans de lutte non aboutie.

Obtenons ce changement dans la paix, dans la réconciliation et le désir d'appartenir à une communauté de destin.

Joyeux Noël à tous

Plume Libre : Merci Monsieur le Président.

Propos recueillis par Emmanuel Vivien TOMI et

la Rédaction de Plume Libre et Referencetv.tg

 

 

Interview du Président du PDP et Candidat à la Présidentielle de 2020 :

 

Trafic des faux médicaments en Afrique : Faure Gnassingbé dénonce un « scandale humanitaire »

Dans une tribune signée sur Jeuneafrique.com, le chef de l'Etat togolais, Faure Gnassingbé est revenu sur la problématique de la prolifération des faux médicaments en Afrique. Un scandale humanitaire, dénonce l'homme d'Etat. Pour lui, le trafic de ces médicaments est l’une des sources du financement de la criminalité internationale, notamment du terrorisme. Faure Gnassingbé relève les dangers que représentent ces produits médicaux de qualité inférieure. Il invite par ailleurs ses pairs et tous les Africains à traiter le mal à la racine tout en asséchant les filières de distribution de ces produits dangereux voire mortels. Lecture !

L’Afrique se mobilise contre le trafic de faux médicaments

Depuis des années, un drame humanitaire se déroule sous nos yeux dans l’indifférence ou, pire, dans l’ignorance de la communauté internationale ; une urgence sanitaire qui ne dit pas son nom et dont personne, ou presque, ne parle jamais. Cette catastrophe touche principalement l’Afrique : le trafic de faux médicaments.

Il est temps d’agir ! C’est une ardente obligation. D’abord parce que les victimes se comptent par centaines de milliers chaque année, et que beaucoup d’enfants sont concernés. Ensuite, parce que ce trafic ne cesse de croître, le mal progresse et s’étend partout. Une nécessité, aussi, parce que ce trafic est l’une des sources du financement de la criminalité internationale, notamment du terrorisme, qui fait de trop nombreuses victimes en Afrique mais aussi à l’échelle de la planète.

Oui, le trafic de produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés est un scandale humanitaire qui se déroule chaque jour ; il touche des millions de personnes, soit indirectement parce que ces médicaments ne soignent pas ceux qui croient se soigner, soit directement parce que les produits utilisés falsifiés tuent.

Selon les experts, environ 10 % des produits pharmaceutiques vendus dans le monde seraient falsifiés. Sur notre continent, la situation est nettement pire, puisque ce taux atteindrait 60 % dans certaines régions.

120 000 enfants en meurent chaque année

La conséquence directe de ces chiffres épouvantables est que, chaque année, plus de 120 000 enfants de moins de cinq ans en meurent. C’est un drame humain insoutenable, qui se déroule quotidiennement sous les yeux du monde entier.

Les présidents de six pays d’Afrique – de la République du Congo, du Ghana, du Niger, de l’Ouganda, du Sénégal et moi-même – avons décidé de lancer une initiative africaine pour changer la donne en Afrique.

Dans la prolongation du Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par les Nations unies le 25 septembre 2015, nous avons décidé d’agir concrètement pour lutter contre ce trafic et assurer à nos citoyens un accès à des médicaments sûrs.

Nous nous réunirons les 17 et 18 janvier 2020 à Lomé, où je serai fier de les accueillir, pour passer à l’acte et prendre des décisions fortes.

Agir signifie que nous allons, dans le cadre d’un accord intergouvernemental qui nous engage, criminaliser le trafic de produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés. Cela suppose de faire évoluer nos législations rapidement, de s’assurer de l’harmonisation des normes de contrôle et de mettre en place des mécanismes visant à assurer l’application rigoureuse des sanctions pénales. Enfin, nous allons également signer et ratifier la Convention Medicrime et la Convention de Palerme contre la criminalité transnationale organisée.

Traiter le mal à la racine

Il s’agit d’attaquer le mal à la racine et d’assécher les filières de distribution de ces produits dangereux voire mortels. Plus que tout, nous désirons que nos populations aient un accès aux médicaments, mais nous sommes conscients qu’il faut en parallèle éradiquer l’approvisionnement en produits médicaux falsifiés.

Savoir que des mères vont acheter des médicaments qui tueront leurs enfants est insoutenable. Savoir qu’un groupe terroriste se finance en écoulant ces produits est inadmissible. C’est pourquoi ce trafic doit être puni de sanctions pénales très sévères.

Notre détermination est sans faille et c’est la raison pour laquelle notre initiative n’est qu’un début. Nous allons tout faire pour encourager d’autres États à se joindre à cette initiative. Nous comptons sur la Fondation Brazzaville pour poursuivre ses efforts dans la lutte contre ce trafic et, entre autres, jouer un rôle de soutien et de suivi dans cette initiative.

Il s’agit aussi pour nous d’alerter les décideurs internationaux et l’opinion publique du monde entier pour prendre à bras-le-corps ce combat, d’impliquer tous les acteurs possibles, de coordonner les actions des ONG, des entreprises, des organisations internationales et des États pour que ce drame humain cesse enfin.

Par Faure Essozimna Gnassingbe,
Chef de l'Etat togolais

 

 

Trafic des faux médicaments en Afrique : Faure Gnassingbé dénonce un « scandale humanitaire »

France-Togo : un partenariat universitaire misant sur des filières d’avenir

Les partenariats universitaires entre la France et les pays africains sont une des priorités de notre coopération avec la jeunesse africaine. Le Président de la République l’a souligné dans son discours de Ouagadougou.

« L’éducation sera la priorité absolue du nouveau partenariat que je vous propose » (Emmanuel Macron, novembre 2017)

Au Togo, le partenariat entre l’Ecole Supérieure d’Informatique et de Gestion (ESIG-Global Success), à Lomé, et l’IUT de Villetaneuse, université Paris 13, en est l’une des illustrations.

L’accord qui lie les deux établissements fait bénéficier chaque année une dizaine d’étudiants stagiaires français d’un enseignement centré sur des filières d’avenir au Togo. Le programme a également permis à 7 étudiants de l’ESIG-Global Success de poursuivre leurs études en France en génie électrique et informatique industrielle à l’université Paris 13 au cours de l’année scolaire 2018-2019.

Surtout, ce partenariat montre que les échanges universitaires entre le Togo et la France ne sont pas à sens unique. Ainsi une trentaine d’étudiants français se rendra pour un trimestre à l’ESIG dès le mois d’avril. Il s’agira de la quatrième cohorte. Ils effectueront des stages dans des entreprises togolaises et enrichiront leur expérience.

Des étudiants togolais se perfectionnent en France et des étudiants français se perfectionnent au Togo. C’est cet esprit d’échange équilibré qui guide désormais les relations universitaires entre l’Afrique et la France !

L’ambassadeur de France au Togo a donc échangé avec une délégation de l’ESIG-Global Success, accompagnée du directeur de l’IUT de Villetaneuse. Il s’est félicité de ce programme d’échanges qui favorise le brassage et les complémentarités entre étudiants togolais et français.

 

 

France-Togo : un partenariat universitaire misant sur des filières d’avenir

Togo : Journée de Déification de Faure Gnassingbé

Liberté Togo
Faure Gnassingbé (d) et son valet de zélé de PM Sélom K. Klassou (c) | Photo : DR

« Le gouvernement du tyran est donc le plus injuste qui soit » (Saint Thomas d’Aquin in « De regno »)

« Quand les impies règnent, c’est une ruine pour les hommes », enseignent les Saintes Ecritures. Dans cet ordre d’idée, Saint Thomas d’Aquin, « Docteur angélique » comme on l’appelle, estime que le pouvoir ou le fait de gouverner doit être nécessairement au service du bien commun. De ce fait, il affirme que la tyrannie ou le pouvoir qui opprime est à combattre. Le Togo est le prototype de cette tyrannie que décrit Saint Thomas d’Aquin. Une monarchie tenue par une oligarchie, la minorité pilleuse, qui depuis plus de cinq décennies, non seulement fait main basse sur les ressources et richesses du pays, mais aussi brime, opprime, martyrise les populations.

Tous les rapports et études des organismes internationaux l’ont toujours démontré de manière rationnelle, les Togolais font partie des peuples les plus malheureux de la planète. Aucun sacrifice n’est trop grand quand il s’agit de la jeunesse, avait l’habitude de dire père Gnassingbé. Le fils, lui, s’est attelé à sacrifier l’avenir de cette jeunesse. Oui, la jeunesse togolaise qui constitue la relève, l’avenir du pays, est tellement engloutie dans la crevasse toujours béante du chômage qu’elle n’a d’autre choix que de fuir le Togo pour un mieux-vivre et un mieux-être ailleurs. « Les Togolais ne vont pas bien. Du tout. Beaucoup de jeunes disent avoir l’impression que ce pays refuse de créer les conditions pour leur bonheur. Et c’est désolant. Dieu nous aide», s’alarmait il y a quelques jours un acteur de la société civile.

Malheureusement, c’est au service de ce régime autocratique et héréditaire, hostile au progrès, au changement, aux valeurs de démocratie, de justice, de liberté, de vérité que se mettent certains leaders religieux. Au lieu de demander au Seigneur de toucher le cœur des gouvernants, d’imposer sa bonté dans leur cœur, d’inspirer le chef de l’Etat avec ses principes les plus élevés pour qu’il ne tombe pas dans les mains des médiocres, certaines autorités religieuses organisent à grandes pompes une journée nationale dite de reconnaissance à Dieu qui ressemble à s’y méprendre à un cérémonial à la gloire de Faure Gnassingbé.

Tout l’attirail du pouvoir s’était mobilisé pour l’occasion, avec le fils du père haut perché qui trônait au premier rang aux côtés des membres du gouvernement, la haute hiérarchie militaire, les autorités coutumières, tout ce que le pays compte de « grands » était présent à cette journée qui, semble-t-il, s’est étendue à toutes les régions. Même les manifestations officielles ne mobilisent pas autant de monde.

Les promoteurs de cette journée auraient pu faire œuvre utile en transformant la journée en une mini-réconciliation nationale en y associant les autres chapelles politiques avec des invitations formelles. L’évènement aurait plus de crédibilité aux yeux des populations. Mais visiblement, leur Dieu ne serait que pour une catégorie de Togolais et non pour tout le monde.

Une journée de reconnaissance à Dieu est en fait une initiative noble. Quoi de plus normal qu’à la fin de l’année, on puisse témoigner, exprimer sa gratitude, sa reconnaissance, dire merci à Dieu d’avoir veillé sur le pays, les dirigeants, le peuple. C’est la meilleure reconnaissance qu’on puisse témoigner envers le Créateur et le glorifier pour ses bienfaits, ses merveilles.

Mais au fil des années, l’événement semble être détourné de son objectif initial pour se muer en un business, un cérémonial de flagornerie pour le locataire de Lomé 2. Surtout que les organisateurs de cette Journée de reconnaissance à Dieu (JNRD) sont connus pour être des visiteurs du soirau palais pour, dit-on, prier en faveur du maître du céans. On se demande où est la différence. De fait, on se met au service du plus offrant. On peut tromper les hommes, on peut tromper les Togolais, mais on ne peut jamais tromper Dieu.

Médard Ametepe

Source : Liberté N°3070 du Mercredi 18 Décembre 2019

 

 

Togo : Journée de Déification de Faure Gnassingbé

 

Présidentielle 2020/Prof. Wolou : « Si j’avais un doute sur ma capacité de gagner ces élections, je n’accepterai pas cette investiture »

Les prochaines consultations électorales pour le compte de la présidentielle de 2020 auront bientôt eu lieu sur toute l’étendue du territoire national, et pour la première fois dans l’histoire du Togo, dans la diaspora. Mais le nombre de prétendants au fauteuil présidentiel ne cesse d’augmenter chaque jour que Dieu fait. L’un des derniers candidats, investis ce weekend à Lomé pour participer à cette élection présidentielle de 2020, est le Prof. Wolou Komi, Secrétaire National du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR, ancien parti membre de la C14). C’était au cours d’un congrès tenu samedi dernier à Lomé.

L’opposant au régime de Faure Gnassingbé ne compte pas faire de la figuration à la prochaine échéance électorale de 2020. A l’en croire, si seulement il avait le moindre doute sur sa capacité à remporter ce scrutin présidentiel, il n’accepterait pas d’être investi candidat pour défendre les couleurs de son parti.

« Je suis pleinement conscient que cette investiture que j’accepte avec humilité, mais détermination implique une lourde responsabilité et surtout des défis que je situe à trois niveaux. Le premier sera de défendre efficacement les couleurs du parti et d’être à la hauteur des espérances de tous ceux qui ont souhaité cette candidature. Le deuxième défi sera de gagner ces élections dans la loyauté. Le troisième, le plus difficile et le plus important, c’est d’être en mesure de diriger notre pays de sorte à restaurer son image, à permettre une meilleure cohésion sociale.

Si j’avais un doute sur ma capacité à relever ces défis, je n’accepterais pas cette investiture. Je sais que je pourrai le faire, mais pas tout seul. Je sais que je le ferai avec chacun de vous. Je sais qu’ensemble nous y parviendrons », a adressé Prof. Komi Wolou, samedi dernier, aux militants et sympathisants du parti PSR.

Selon l'ancien Doyen de la Faculté des Droits à l’Université de Lomé, le premier « garanti » qu’il donne aux Togolais, une fois élu président de la République, c’est le respect scrupuleux des valeurs. Le respect des lois de la République. Il promet également de ressouder la cohésion nationale.

« L’exercice du pouvoir ne s’improvise pas. On peut de façon opportuniste prendre le pouvoir. Mais le plus difficile, c’est de savoir ce qu’il faut en faire pour qu’il ne devienne pas l’instrument d’un malheur collectif. Lorsque nous aurons porté au pouvoir une personne qui ne croit pas aux valeurs, nous manquerions de cohérence à attendre d’elle qu’elle respecte les valeurs. L’écoute dans l’humilité et l’action dans la concertation sera ma marque, les valeurs seront ma boussole. Je voudrais rappeler certaines valeurs qui vont sous-tendre nos actions.

Ma conviction est que le droit est le plus puissant moteur de développement. C’est pourquoi à tous les niveaux, le respect de la loi doit être une obligation pour tous. On ne réussit rien d’important sans la discipline. Le respect de la loi passe nécessairement par la transparence. Nous devons repenser et rétablir les fondements de notre vie commune, les bases de la nation. Ils passeront par la solidarité, la solidarité entre les générations, la solidarité entre les riches et les pauvres, la solidarité entre les régions », a souligné le Secrétaire National du PSR.

L’universitaire qui estime que l’obtention des diplômes ne devrait pas être une finalité des Togolais, compte revoir le système éducatif du pays.

Revenant sur les conditions d’organisation de la présidentielle de 2020 à laquelle il participe, Prof. Wolou invite le gouvernement togolais à jouer un franc jeu. Il souhait d’ailleurs qu’une discussion franche soit ouverte avec l’opposition, dans un délai raisonnable, afin de trouver des solutions acceptables pour tout le monde.

« L’organisation des élections ne saurait relever de la raison du plus fort. Mais la transparence des élections est une obligation pour chacun d’entre nous. Nous sommes tous débiteurs envers la patrie », a-t-il lâché.

Au passage, Prof. Wolou invite les militants du parti UNIR à ne pas redouter une alternance pacifique.

Pour rappel, c’est le 22 février 2020 que le premier tour de la prochaine présidentielle aura lieu. Les candidats déclarés à ce scrutin sont plus d’une dizaine. Et le nombre risque d’augmenter les jours à venir.

Godfrey Akpa

 

 

Présidentielle 2020/Prof. Wolou : « Si j’avais un doute sur ma capacité de gagner ces élections, je n’accepterai pas cette investiture »

 

Le PNUD lance deux prix pour les idées novatrices

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a lancé ce vendredi 20 décembre à Lomé deux « innovations challenges ».

Les deux prix sont dotés d’une enveloppe de 120 millions de FCFA. Le premier concerne les « solutions innovantes disponibles dans la construction durale alliant la valorisation des déchets et l’utilisation des matériaux locaux ».

En effet, le PNUD veut inciter les participants à cette compétitions à identifier des solutions qui contribuent à la réduction de l’impact des déchets sur la dégradation de l’environnement d’une part, et d’autre part, la promotion de l’utilisation des matériaux locaux disponibles pour la construction des infrastructures de qualité à un prix raisonnable en lien avec les Objectif de développement durable (ODD).

Ce concours est placé sous le parrainage du ministère de la Ville, de l’Urbanisation, de l’Habitat et de la Salubrité publique en concertation avec le Centre de construction et de logement (CCL) et l’Ecole nationale supérieure d’ingénieurs (ENSI).

La seconde catégorie met l’accent sur « les solutions permettant d’améliorer le service de délivrance des actes au sein des centres d’Etat civil du Togo ». Ici, le but visé est de contribuer à l’amélioration de la qualité des services de cette institution, notamment la transparence dans le processus de délivrance.

Elle est placée sous la supervision du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales.

Le Représentant-Résidant du PNUD au Togo a donné l’importance des « innovations challenges ». « A travers ces concours, nous voulons que les solutions viennent des communautés elles-mêmes. Quand elles sont des solutions endogènes, elles intéressent les populations à la base et donnent plus d’impacts », a expliqué Alioun Dia.

Ce dernier a ajouté : « On va tester de nouvelles approches de développement et les collègues vont aider à trouver de solutions. Le travail au sein de notre Accelerator Lab va consister à explorer ; une fois qu’on explore et qu’on voit que c’est porteur, on fait un test pour mesurer son impact. L’exercice final consistera donc à développer à échelle pour inspirer d’autres communautés ».

Le Programme des Nations Unies pour le développement a mis en place des accelerator Labs pour mieux impacter sur le développement.

A.H.

 

 

Le PNUD lance deux prix pour les idées novatrices

 

Premier emprunt international réussi pour le Togo

Le Ministère de l’Economie et des Finances a annoncé vendredi la toute première entrée réussie du Togo sur le marché financier international.

La signature est intervenue le 18 décembre 2019. Selon le Ministère de l’Economie et des Finances, elle s’inscrit dans la stratégie des autorités du pays à « procéder à des opérations de reprofilage de certaines dettes domestiques contractées à des taux plus élevés et pour des maturités plus courtes ».

Assurée à 100% par l'Agence pour l'Assurance du Commerce en Afrique (ACA), cette première levée d’eurobond, en effet, est possible grâce aux conseils de la Banque d’affaires française Lazard Frères.

Selon le ministère de l’Economie et des Finances, elle porte sur une période de dix (10) ans pour un taux d’intérêt global inférieur à 5% par an.

 

 

Premier emprunt international réussi pour le Togo

 

Foncier : La Cour suprême épingle des magistrats

La Cour Suprême du Togo a effectué jeudi sa rentrée judiciaire 2019-2020. Et le thème retenu est : « La gestion des problèmes fonciers par la Cour Suprême ».

Visiblement, la Cour Suprême du Togo ne compte plus lésiner sur les dossiers fonciers. Elle veut en faire son cheval de bataille pour le compte de la nouvelle année judiciaire qu’elle vient de démarrer.

Selon Patrice Akakpovi Gamatho, président de cette institution judiciaire, plus de 70% des affaires sur lesquelles la Cour suprême est souvent appelée à se prononcer sont des problèmes fonciers. Et la plupart des dossiers sont liés aux problèmes de ventes multiples, de spoliation foncière, de falsification des titres fonciers…

Le président de la Cour suprême épingle tout de même les services du cadastre au sujet des irrégularités permettant d’obtenir plusieurs titres sur une même parcelle. Il a également dénoncé la complicité active ou passive ou la naïveté de certaines autorités judiciaires, administratives, militaires, traditionnelles, de certaines auxiliaires de justice et ordres professionnels.

« Pour la sécurité foncière, il urge d’éveiller notre conscience collective pour bâtir simplement le bien qui procède de la haute vocation de tout homme », a-t-il indiqué.

Notons que 525 saisines ont été enregistrées par la Cour suprême courant l’année judiciaire 2018-2019.

 

 

Foncier : La Cour suprême épingle des magistrats

 

L’artiste Prince MO se retrouve à l’hôpital psychiatrique de Zébé

Considéré comme meilleur rappeur de sa génération, l’artiste Prince Mo traverse des moments difficiles. Depuis dix (10) jours, à en croire Eric MC (que nous venons de contacter au téléphone), il est interné à l’hôpital psychiatrique de Zébé.

« Il connaît une dépression sévère, il dit des choses qui n’ont pas de sens. Prince Mo devient parfois violent au point où ce sont les forces de l’ordre qu’on appelle pour le maîtriser », confie Eric MC au téléphone.

Ce dernier ajoute qu’il prépare un clip avec lui, mais son état ne permet pas la réalisation de ce projet. L’état de ce rappeur talentueux inquiète sérieusement sa famille qui ne sait plus où se donner la tête.

« Son état dépressif est le résultat d’un certain nombre de situations qu’il traverse. Il n’est plus monté sur scène depuis longtemps, il doit faire des kilomètres à pied à Lomé pour joindre les deux bouts. A la maison, il est constamment sous pression de sa famille… Il m’a raconté tout cela. Ce sont toutes ces choses qui le rend hors de lui », a expliqué Eric MC.

Actuellement, des artistes, notamment Slapp Fire, Eric Mc, ont lancé un appel aux bonnes volontés pour sauver ce jeune artiste, car à les en croire, les médicaments que prend Prince Mo dans cet hôpital psychiatrique sont très chers.

 

 

L’artiste Prince MO se retrouve à l’hôpital psychiatrique de Zébé

 

Bénin, Burkina et Togo mutualisent leurs forces contre la traite transfrontalière des enfants

Une rencontre ouverte le 20 décembre dernier à Ouagadougou porte sur la protection des enfants victimes de la traite. Elle débouchera sur un accord tripartite entre le Bénin, le Burkina Faso et le Togo.

Les experts de ces trois pays se retrouvent dans la capitale burkinabé pour parler de la mobilité de cette couche vulnérable entre le Bénin, le Burkina Faso et le Togo. Après les réflexions et les recommandations, il revient à chaque pays de signer l’accord qui en sortira.

Le pays des hommes intègres, point de départ, d’accueil et de traite, a déjà conclu un accord luttant contre la traite transfrontalière avec la Côte d’Ivoire et le Mali.

La rencontre entamée ce 20 décembre incite ces trois Etats à prendre des mesures renforçant la protection des enfants victimes de traite ou en situation de mobilité transfrontalière. « Ce projet est innovateur à plusieurs titres », souligne Gurirlène Fréderic, chargée de la protection de l’enfance à l’UNICEF au Burkina, parce qu’« il va au-delà de la lutte contre la traite des enfants ».

En séance plénière, les participants vont finaliser le document en y apportant leurs amendements et suggestions. Après, chaque ministre le valide. Et il sera signé après par chacun de ces trois pays.

En 2017, au Burkina Faso, 1739 personnes auraient été victimes de traitre. Parmi elle, plus de 96 % sont des enfants. Un seul pays ne peut arriver à juguler ce fléau. D’où le travail en synergie entre le Bénin, le Burkina Faso et le Togo.

A.H.

 

 

Bénin, Burkina et Togo mutualisent leurs forces contre la traite transfrontalière des enfants

 

Programme AIDE de l’ANPE : Un bilan satisfaisant 8 ans après sa mise œuvre

Le programme d’Appui à l‘insertion et au développement de l’embauche (AIDE) lancé en 2011 par le gouvernement togolais pour régler, un tant soit peu, le problème d'emploi des jeunes, fait ses preuves. Vendredi, les responsables de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) ont dressé le bilan de la situation professionnelle des bénéficiaires de ce programme. Et les chiffres sont encourageant.

D’entrée de jeu, il faut préciser que ce programme d’Appui à l’insertion et au développement de l’embauche (AIDE) qui a vu le jour par la loi n°2011-004 du 18 février 2011 et dont les modalités de mise en œuvre ont été précisées par le décret n°2011-031 du 02 mars 2011, a pour objectif de permettre aux jeunes togolais demandeurs d’emploi de disposer à terme d’une main d’œuvre qualifiée. Le programme AIDE a également pour but de permettre aux primo-demandeurs d’acquérir de l’expérience professionnelle (grâce aux stages) tout en bénéficiant d’une indemnité mensuelle variant entre 30. 000fr et 70 000fr à l’aune du diplôme.

Les bénéficiaires de ce programme sont des jeunes togolais « sans emploi », dont l’âge compris entre 18 et 40 ans. Le diplôme minimum requis pour bénéficier de ce programme est le BAC II. Les structures d’accueil des primo-demandeurs d'emploi sont les entreprises privées et parapubliques.

Des résultats satisfaisants

Selon le Directeur Général de l’ANPE, Edmond Amoussou, ce programme du gouvernement a fait ses preuves. Et les chiffres en disent long. En effet, depuis la mise œuvre du programme AIDE en septembre 2011 jusqu’en 2018, plus de 8 800 jeunes togolais demandeurs d’emploi auprès de l’ANPE ont été bénéficiaires.

D’ailleurs pour cette année 2019, 866 jeunes ont été placés à la date du 30 septembre dernier. « Mais les placements se poursuivent, et l’objectif de ce placement est estimé à 1 400 jeunes avant la fin de l’année », a indiqué le DG de l’ANPE.

D’après les chiffres de l’ANPE, 72,1 % des jeunes inscrits au programme AIDE ont trouvé leur premier emploi, soit dans des entreprises d’accueil (pour 39,1 %), soit dans une autre structure (pour 60,9%). Et ce n’est pas tout. Certains de ces jeunes qui sont passés par le programme AIDE sont parvenus à s’installer par la suite à leur propre compte. Ils sont au nombre de 442.

Mais même si tout ceci relève des avancées obtenues par ce programme, Edmond Amoussou et son équipe disent avoir encore d’autres défis a relevé.

Défis et perspectives

Au rang des défis a relevé se figurent en tête, la mise en place d’un « mécanise d’insertion » des primo-demandeurs d’emploi avant le démarrage de leur stage dans leur structure d’accueil, le renforcement du suivi pendant et après les stages.

Quant aux perspectives, l’ANPE compte plaider auprès du gouvernement pour que l’enveloppe de financement du programme qui est actuellement à 700 millions F CFA soit revue à la hausse. Edmond Amoussou et ses collaborateurs promettent également « l'amélioration des procédures (offres en ligne…) » et la mise oeuvre d'un « programme d’adaptation au métier avant l’embauche (AME) ».

Le Directeur général de l’ANPE entend faire mieux dans les années à venir, surtout si l’enveloppe financière de l’Etat venait à être augmentée.

Godfrey Akpa

 

 

Programme AIDE de l’ANPE : Un bilan satisfaisant 8 ans après sa mise œuvre

 

L'ECO : A quand l’arrivée des nouveaux billets ?

Le président ivoirien Alassane Ouattara et Emmanuel Macron, son homologue français ont annoncé samedi à Abidjan la fin du franc CFA dans les huit (8) pays de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africain). Une des grandes questions qui taraudent les esprits, quand les populations de l’espace UEMOA pourront tenir réellement
les nouveaux billets.

Selon Romuald Wadagni, ministre béninois des Finances et président du Conseil économique de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africain), lequel justement a signé samedi cet accord pour le compte des huit (8) pays de l’UEMOA, les populations de cet espace doivent attendre encore quelques années.

« Je tiens à vous rappeler qu’en ce moment où on adopte une monnaie et la circulation des billets, il y a plusieurs années qui puissent passer », a-t-il indiqué au micro de RFI.

Parce qu’il y a, explique-t-il, tout un processus avec des dispositions qui prennent du temps. L’histoire de la monnaie commune, l’euro en Europe est assez édifiante dans ce sens.

A en croire Romuald Wadagni, à part le changement de nom qui a été acquis samedi, la mise en œuvre de la réforme sera possible au mois de juin prochain, le changement de billets interviendra quelques années plus tard.

« Il est techniquement impossible de changer de billet en 2020. Le processus prend du temps. Ce n’est pas un processus qui dure quelques jours », a-t-il ajouté.

Hérité de la colonisation française, le franc CFA est encore utilisé dans deux (2) zones monétaires en Afrique, UEMOA regroupant huit (8) pays dont le Togo et la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) qui rassemble le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la Centrafrique et le Tchad.

Edem A.

 

 

L'ECO : A quand l’arrivée des nouveaux billets ?

Agriculture : Le Glyphosate désormais interdit au Togo

L’importation, la commercialisation et l’utilisation du Glyphosate et tout produit le contenant sont désormais interdits au Togo. Un arrêté du ministère en charge de l’Agriculture, datant du 19 décembre 2019, met fin à l’emploi de cet herbicide au Togo.

Le gouvernement togolais prenait déjà des dispositions depuis avril 2018 à l’encontre de ce produit à effet nocif sur l’environnement et la santé, en interdisant l’importation et la commercialisation de l’herbicide total, contenant le glyphosate. Et ce, afin de préserver non seulement l’environnement, mais aussi la santé animale.

Aujourd’hui, la controverse autour du produit a atteint l’échelle internationale et nombreux sont ces pays qui ont même prohibés le Glyphosate. A en croire le ministre Kouétéra Bataka, les dispositions de l’arrêté s’appliquent au Glyphosate ou tout produit le contenant, convoyé directement sur le territoire togolais après le 30 décembre 2019.

« Les dispositions de l’arrêté ne s’appliquent pas au Glyphosate ou tout produit le contenant expédié directement au Togo avant le 30 décembre 2019 », précise le ministre qui a accordé un moratoire de 12 mois pour l’écoulement des produits introduits avant cette date.

Le glyphosate est un herbicide total foliaire systémique, exclusivement produit par Monsanto depuis 1974. Au cœur d’une polémique, le renouvellement de son autorisation ou non au sein de l’Union Européenne pour les cinq prochaines années alimente les débats.

Mais, le 27 novembre 2017, la Commission européenne décida de l’autorisation du Glyphosate jusqu'en 2022.

 

 

Agriculture : Le Glyphosate désormais interdit au Togo

Réforme du franc Cfa, création de l`Eco, … : Les grandes décisions prises au 56ème sommet de la Cedeao à Abuja

Le Président de la République, S.E.M. Alassane OUATTARA, a pris part aux côtés de ses pairs, ce samedi 21 décembre 2019, à Abuja (Nigéria), au 56e Sommet Ordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le Président de la République Fédérale du Nigeria, S.E.M. Muhammadu BUHARI, a, dans son discours de bienvenue, remercié ses pairs pour leur présence et a indiqué les enjeux de cette réunion qui porte sur les questions d’ordre sécuritaire et d’intégration régionale de nos pays.

Pour sa part, le Président de la Commission de la CEDEAO, Monsieur Jean-Claude Kassi BROU, a rendu un hommage mérité au Président en exercice de l’organisation, S.E.M. MAHAMADOU Issoufou, pour son leadership à la tête de l’Institution et son engagement dans la lutte contre le terrorisme.

Il a également salué les progrès enregistrés dans le cadre de la démocratisation de nos nations. A ce propos, il s’est félicité de la tenue du premier tour de l’Election Présidentielle en Guinée Bissau, dans le calme et la sérénité, en novembre dernier.
Quant au Président de la République du Niger, S.E.M. Issoufou MAHAMADOU, par ailleurs Président en exercice de la CEDEAO, il est revenu, dans son discours d’ouverture, sur l’objectif de l’organisation qui est de promouvoir la coopération et l’intégration, en vue de la création d’une monnaie économique en Afrique de l’Ouest, afin d’améliorer les conditions de vie des populations et d’assurer la croissance économique et le développement du continent africain.

Poursuivant, il a souligné l’intérêt de nos Etats à respecter les critères de convergence pour la monnaie unique et a fait remarquer que sept (07) pays sont à jour sur l’ensemble des quatre critères de premier rang et six (06) pays sont à jour sur trois des quatre derniers critères.

Par ailleurs, il a indiqué que plus de solidarité et d’union de nos pays pourraient servir de bouclier contre la menace terroriste qui gagne en intensité tout notre espace commun.

Pour terminer, il a exprimé ses condoléances et toute sa compassion aux familles des victimes des récentes attaques terroristes.

Le Représentant Spécial du Secrétaire General des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Monsieur Mohamed Ibn CHAMBAS, a pour sa part, indiqué que ces assises qui se tiennent dans un contexte d’attaque terroriste, suivi de déplacement des populations, imposent à nos Etats l’Union de toutes les forces et le soutien total à la lutte menée par le G5 Sahel.
Il a ensuite lancé un appel à la solidarité entre les Etats et à la mutualisation des moyens pour relever les défis majeurs liés à l’insécurité au sein de l’espace communautaire.

Dernier intervenant à cette cérémonie, le Dr Akinwumi ADESINA, Président de la Banque Africaine de Développement (BAD), s’est honoré du partenariat entre son Institution et la CEDEAO. Il a fait le point des avancées de la BAD au cours de ces quatre (04) dernières années durant lesquelles des investissements considérables à hauteur de vingt milliards de dollar US ont été faits au sein de l’espace CEDEAO.
Il a également réaffirmé le soutien de la BAD aux pays de la sous-région pour la réalisation des projets structurants dans les domaines de la santé, de l’électricité, des infrastructures, de l’agriculture et de la lutte contre le changement climatique.
Au terme de la cérémonie d’ouverture, les Chefs d’Etat et de Gouvernement se sont retrouvés pour une session à huis clos, à l’issue de laquelle le Président de la République a quitté Abuja pour Abidjan.

Notons qu’en marge de ce Sommet, le Président de la République s’est entretenu avec son homologue Nigérian, S.E.M. Muhammadu BUHARI, au Palais de la Présidence de la République.Le Président de la République, S.E.M. Alassane OUATTARA, a pris part aux côtés de ses pairs, ce samedi 21 décembre 2019, à Abuja (Nigéria), au 56e Sommet Ordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le Président de la République Fédérale du Nigeria, S.E.M. Muhammadu BUHARI, a, dans son discours de bienvenue, remercié ses pairs pour leur présence et a indiqué les enjeux de cette réunion qui porte sur les questions d’ordre sécuritaire et d’intégration régionale de nos pays.

Pour sa part, le Président de la Commission de la CEDEAO, Monsieur Jean-Claude Kassi BROU, a rendu un hommage mérité au Président en exercice de l’organisation, S.E.M. MAHAMADOU Issoufou, pour son leadership à la tête de l’Institution et son engagement dans la lutte contre le terrorisme.

Il a également salué les progrès enregistrés dans le cadre de la démocratisation de nos nations. A ce propos, il s’est félicité de la tenue du premier tour de l’Election Présidentielle en Guinée Bissau, dans le calme et la sérénité, en novembre dernier.
Quant au Président de la République du Niger, S.E.M. Issoufou MAHAMADOU, par ailleurs Président en exercice de la CEDEAO, il est revenu, dans son discours d’ouverture, sur l’objectif de l’organisation qui est de promouvoir la coopération et l’intégration, en vue de la création d’une monnaie économique en Afrique de l’Ouest, afin d’améliorer les conditions de vie des populations et d’assurer la croissance économique et le développement du continent africain.

Poursuivant, il a souligné l’intérêt de nos Etats à respecter les critères de convergence pour la monnaie unique et a fait remarquer que sept (07) pays sont à jour sur l’ensemble des quatre critères de premier rang et six (06) pays sont à jour sur trois des quatre derniers critères.

Par ailleurs, il a indiqué que plus de solidarité et d’union de nos pays pourraient servir de bouclier contre la menace terroriste qui gagne en intensité tout notre espace commun.

Pour terminer, il a exprimé ses condoléances et toute sa compassion aux familles des victimes des récentes attaques terroristes.

Le Représentant Spécial du Secrétaire General des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, Monsieur Mohamed Ibn CHAMBAS, a pour sa part, indiqué que ces assises qui se tiennent dans un contexte d’attaque terroriste, suivi de déplacement des populations, imposent à nos Etats l’Union de toutes les forces et le soutien total à la lutte menée par le G5 Sahel.
Il a ensuite lancé un appel à la solidarité entre les Etats et à la mutualisation des moyens pour relever les défis majeurs liés à l’insécurité au sein de l’espace communautaire.

Dernier intervenant à cette cérémonie, le Dr Akinwumi ADESINA, Président de la Banque Africaine de Développement (BAD), s’est honoré du partenariat entre son Institution et la CEDEAO. Il a fait le point des avancées de la BAD au cours de ces quatre (04) dernières années durant lesquelles des investissements considérables à hauteur de vingt milliards de dollar US ont été faits au sein de l’espace CEDEAO.
Il a également réaffirmé le soutien de la BAD aux pays de la sous-région pour la réalisation des projets structurants dans les domaines de la santé, de l’électricité, des infrastructures, de l’agriculture et de la lutte contre le changement climatique.
Au terme de la cérémonie d’ouverture, les Chefs d’Etat et de Gouvernement se sont retrouvés pour une session à huis clos, à l’issue de laquelle le Président de la République a quitté Abuja pour Abidjan.

Notons qu’en marge de ce Sommet, le Président de la République s’est entretenu avec son homologue Nigérian, S.E.M. Muhammadu BUHARI, au Palais de la Présidence de la République.

 

 

Réforme du franc Cfa, création de l`Eco, … : Les grandes décisions prises au 56ème sommet de la Cedeao à Abuja

 

Un Togolais fonctionnaire au Canada et sa femme accusés de fraude dans un programme de subventions pour aînés

Associations bidon, activités fictives, fausses signatures : un fonctionnaire fédéral et sa conjointe ont élaboré un ingénieux stratagème pour piger pendant des années dans un programme de subventions pour aînés de Service Canada. Le fonctionnaire corrompu a ainsi mis la main sur des dizaines de milliers de dollars en autorisant ses propres demandes de subventions frauduleuses.

Cinq ans après son accusation, Roger Adama Klouvi a été reconnu coupable le mois dernier de six chefs d’accusation de fraude, de complot et de fraudes envers le gouvernement alors qu’il était fonctionnaire. Sa conjointe Ameoli Quambah Aquerebourou a aussi été reconnue coupable de fraude et de complot au palais de justice de Montréal.

« M. Klouvi savait pertinemment ce qu’il faisait », résume le juge Christian M. Tremblay dans sa décision. En effet, l’ex-employé de Service Canada traitait à l’époque les demandes de subventions du Programme Nouveaux Horizons pour les aînés (PNHA), une initiative fédérale. Ce programme verse à des organismes sans but lucratif jusqu’à 25 000 $ par projet pour aider les aînés.

Organismes communautaires fictifs
L’homme de 46 ans a alors flairé la bonne affaire. Aidé par des complices, M. Klouvi a mis sur pied des organismes communautaires bidon liés à la communauté congolaise de Montréal, comme le Club social de développement ou l’Association culturelle d’entraide et d’épanouissement. Entre 2007 et 2010, il a tiré les ficelles pour une dizaine de subventions frauduleuses au PNHA, obtenant en échange plusieurs chèques de milliers de dollars. Le montant exact de la fraude n’est toutefois pas précisé dans la décision.

Roger Adama Klouvi contrôlait presque toutes les étapes du stratagème. Il révisait les faux projets de subventions, obtenait de fausses lettres d’appui et de fausses signatures et autorisait finalement la subvention dans son rôle de fonctionnaire fédéral.

Un administrateur complice encaissait les fonds et partageait l’argent entre les complices. Pour éviter tout soupçon, le fonctionnaire ne faisait jamais partie des administrateurs. Parfois, il obtenait une subvention pour de véritables associations, mais à l’insu de certains administrateurs.

Usage de faux
En 2009, le Club social de développement créé par M. Klouvi, sa conjointe et deux complices a ainsi obtenu 45 000 $ en subventions pour des immobilisations et des activités de rencontre qui n’ont jamais eu lieu. À la fin de l’année 2010, Ameoli Quambah Aquerebourou avait vidé les coffres de l’organisme. Le rapport et les pièces justificatives soumis à Service Canada étaient contrefaits ou fournis par M. Klouvi.

Également en 2009, M. Klouvi a aidé un ami à obtenir une subvention pour son organisme fraîchement créé. Le fonctionnaire fédéral a rempli et accueilli la demande de 21 600 $. Deux mois plus tard, il touchait un pot-de-vin de 10 000 $ en argent comptant. Encore une fois, toutes les informations soumises à Service Canada étaient fausses.

À une occasion, M. Klouvi et son complice Frédéric Hébert Zonnon – anciennement Messan Nagode Ayite Zonnon – ont tenté de leurrer un administrateur d’une association qui venait d’obtenir 24 000 $ en subvention bidon. Ils ont alors fabriqué une fausse lettre de Service Canada dans le but de mettre la main sur le chèque. Ils ont fini par se partager à trois la subvention en 2010.

M. Zonnon, qui a plaidé coupable à un chef de fraude dans cette affaire, a témoigné pour la poursuite au procès du couple Klouvi-Aquerebourou. Il n’a « jamais essayé de minimiser les faits » pendant son témoignage « clair et complet », selon le juge Tremblay. Ce dernier n’a pas cru à la défense des accusés, qui se représentaient seuls.

Le procureur de la Couronne fédéral, Me Frédéric Carle, a déjà annoncé à la cour son intention de réclamer une peine « sévère » de 24 à 30 mois d’emprisonnement ferme pour M. Klouvi et de 9 à 12 mois à purger dans la collectivité pour Mme Aquerebourou, selon les conclusions du rapport présentenciel. « Des personnes âgées n’ont pas bénéficié de fonds », a fait valoir Me Carle.

L’affaire revient en cour le 21 février prochain. Notons que les deux accusés ont porté la décision en appel.

Source : Lapresse.ca

 

 

Un Togolais fonctionnaire au Canada et sa femme accusés de fraude dans un programme de subventions pour aînés

Présidentielle 2020 : Synergie-Togo dénonce un processus électoral vicié

C'est à travers une déclaration dont voici la teneur.

TOGO : UN PROCESSUS ELECTORAL DEJA FRAPPE DU SCEAU DE L’ILLEGALITE

Selon un communiqué du Gouvernement daté du 13 décembre 2019, « Le Président de la République a eu une audience et des échanges avec les présidents des institutions de la République afin de faire le point sur l’état d’avancement du processus électoral ». Ce communiqué met en évidence au moins trois anomalies qui entachent lourdement la crédibilité du processus électoral en cours :

- Par cette audience, le Chef de l’Etat sortant reconnait qu’il est juge et parti dans cette compétition. Cette rencontre et son contenu altèrent le caractère « libre » et « égal » de ce scrutin tel que réaffirmé par l’article 59 de la Constitution entrée en vigueur le 15 Mai 2019. Car à l’évidence, selon les déclarations du Secrétaire exécutif de son parti, le chef de l’Etat sortant « sera candidat pour son premier mandat le 22 février 2020 ».

- La deuxième anomalie réside dans le fait que la CENI, institution chargée conformément à l’article 3 du code électoral « d’organiser et de superviser les consultations électorales et référendaires » semble aphone dans ce compte-rendu, laissant la main au gouvernement qui reste en réalité l’organisateur, voire le superviseur de cette élection présidentielle.

- Enfin, au terme de cette audience, en instruisant le gouvernement « de prendre les dispositions nécessaires pour le renouvellement de la Cour constitutionnelle conformément aux réformes constitutionnelles et institutionnelles du 15 mai 2019 », le chef de l’Etat sortant reconnait que le processus électoral en cours risque de s’avérer lourdement compromis par le caractère illégal de la plus haute juridiction de la République : la Cour constitutionnelle.

Car même si, comme l’indique le communiqué, le gouvernement doit suivre les instructions du Chef de l’Etat, il ne peut le faire que dans la légalité, c’est-à-dire conformément aux dispositions normatives en vigueur. Or, à ce jour, la Cour constitutionnelle ne s’est pas conformée aux dispositions de l’article 100 nouveau qui modifie sa composition et limite la durée du mandant de ses juges à un maximum de deux mandats de 6 ans1 . La loi portant révision constitutionnelle a été pourtant adoptée par l’Assemblée nationale le 9 mai 2019, promulguée et publiée au Journal officiel de la République le 15 mai 2019.

Il y a donc lieu de se demander quelle Cour constitutionnelle statuera sur la validité des candidatures au terme du délai fixé par la CENI pour le dépôt des dossiers, soit le 8 janvier 2020.

S’il s’agit de la Cour constitutionnelle actuelle, sa composition viole la constitution en vigueur dont l’article 104 précise que « La Cour constitutionnelle est la juridiction chargée de veiller au respect des dispositions de la Constitution ».

En ce qui concerne les membres de la Cour constitutionnelle nommés par le Sénat, une autre institution de la République sera-t-elle appelée à se substituer au Sénat qui n’existe pas encore ? Dans l’affirmative, ce sera de nouveau une violation de la Constitution en vigueur.

Conformément à l’article 100 nouveau, le gouvernement s’orientera-t-il plutôt vers la mise en place préalable du Sénat afin que celui-ci puisse élire deux des neuf membres qui doivent être élus par cette institution ? Cela semble inéluctable. Car dans un empressement difficile à comprendre, les députés ont, au cours de la révision constitutionnelle de mai 2019, abrogé l’article 155 qui permettait à l’Assemblée nationale d’exercer provisoirement les compétences dévolues au Sénat pour la désignation des membres de la Cour Constitutionnelle.

Cet acte des députés les prive des prérogatives transitoires qu’ils assumaient depuis la révision constitutionnelle de 2002. Ceci confirme le caractère précipité, anticonstitutionnel et non conforme au règlement intérieur de l’Assemblée nationale des 26 modifications discrètement et illégalement ajoutées au projet de révision constitutionnelle de trois articles introduit par le gouvernement, prétendument selon les prescriptions de la feuille de route de la CEDEAO.

La composition actuelle de la Cour constitutionnelle ou son éventuelle recomposition sans le Sénat, disqualifie les membres de cette institution comme juges de la validation des candidatures de la prochaine élection présidentielle ainsi que de la proclamation des résultats définitifs du vote, après transmission des résultats provisoires par la CENI.

Le non-respect des dispositions constitutionnelles confirme définitivement le caractère illégal du processus électoral en cours et constitue un nouveau coup d’Etat constitutionnel et institutionnel, ouvrant la voie à la réédition du scénario de 2005.

Le Front Citoyen Togo Debout et Synergie-Togo lancent un appel solennel à toute la population togolaise, aux forces démocratiques et aux amis du Togo afin qu’ils se remobilisent et qu’ils unissent leurs forces pour mettre un terme à un processus électoral vicié.

Fait le 21 décembre 2019

Pour Le Front Citoyen Togo-Debout

Professeur David Ekoué DOSSEH

Pour Synergie-Togo

Le Président, Kanyi AMOUZOUGAH

« Togo Debout, Luttons sans défaillance » !

 

 

Présidentielle 2020 : Synergie-Togo dénonce un processus électoral vicié

 

Présidentielle de 2020 : La liste des candidats s'agrandit avec Me Mouhamed Tchassona-Traoré

Le Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD) a tenu samedi dernier son conseil national à l’issue duquel le parti a investi son président Me Mouhamed Tchassona-Traoré comme candidat à la présidentielle de 2020.

Le notaire dit vouloir avec le peuple togolais, briser les murailles, remblayer les fossés, construire les ponts pour un autre Togo. Les congressistes ont donc échangé autour de ces concepts qui ont aboutis à la candidature du premier responsable du parti. Car au MCD, la prochaine élection présidentielle représente un rendez-vous avec la démocratie.

« Ce n’est pas une candidature de trop. Ma candidature veut rompre avec l’éternelle lecture binaire qui fait croire en la magie de l’homme providentiel contre l’Etat-providence qui réglerait tout. Je place ma candidature sous le signe de ce que j’ai de plus cher de mes valeurs morales que sont la vérité, la sincérité, l’humilité, la tolérance », a déclaré Me Mouhamed Tchassona-Traoré.

Et d’ajouter : « L’élection prochaine ne doit pas être perçue comme du déjà-vu. Si le passé électoral du Togo est suffisant pour incliner le peuple au défaitisme et au fatalisme, la gouvernance durant les cinq prochaines années ne peut plus se faire comme avant ».

Nombreux sont ces observateurs et acteurs politiques qui saluent l’initiative de l’Archevêque Emérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko KPODZRO qui lutte pour l’unicité d’action de l’opposition dans le cadre de la présidentielle de 2020.

Dans cette même perspective, le président national du MCD a vanté les mérites du prélat dans sa lutte pour l’alternance au Togo et a assuré que ses efforts ne seront pas vains.

« Mgr Philippe Fanoko KPODZRO est un symbole de la lutte pour plus de démocratie au Togo. Comme le phénix qui renaît de ses cendres, le prélat, malgré le poids de l’âge, a repris son bâton de pèlerin pour tenter de rassembler les principaux acteurs de l’opposition autour d’un idéal commun : la candidature unique », a-t-il déclaré.

Il a poursuivi : « Nous croyons fortement en l’avènement d’un Togo où seul le mérite fait du citoyen, un homme heureux et fier d’appartenir à cette communauté d’humains que la providence a réuni sur un espace de 56.600 Km2 ».

Pour rappel, le premier tour de la présidentielle de 2020 est prévu pour le 22 février prochain.

 

 

Présidentielle de 2020 : La liste des candidats s'agrandit avec Me Mouhamed Tchassona-Traoré

 

Du CFA à l’Eco, ce qui a changé…

Le président français Emmanuel Macron et celui de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara ont annoncé, samedi dernier, la fin du Franc des colonies français d’Afrique (FCFA).

Désormais, les pays de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) vont utiliser une monnaie unique, l’Eco. Qu’est-ce qui va donc changer ?

La question est pendante sur beaucoup de lèvres. Trois choses vont changer avec la nouvelle monnaie. D’abord, il y a le nom. On ne parlera plus de Franc CFA, mais de l’Eco. Il y a ensuite l’arrêt de la centralisation de 50% des réserves au trésor français. Et puis, le retrait de la France des instances de gouvernance dans lesquelles elle se trouvait.

Cependant, du côté de la parité fixe, rien n’a changé. 1 Euro donne toujours 655, 96 Eco, comme c'était avec le FCFA. Selon les informations, cette disposition pourrait évoluer avec le temps, eu égard à la volonté des autres Etats qui voudront rejoindre la monnaie.

De plus, la France n’est plus cogestionnaire. Toutefois, elle intervient lorsqu’il y a crise. Il est convenu que chaque Etat peut, s’il le souhaite, retirer ses réserves de change du compte du trésor français, jusqu'à ce qu'ils soient totalement indépendants en matière de politique monétaire.

 

 

Du CFA à l’Eco, ce qui a changé…

 

Eco : Joie de Kako Nubukpo, déception de Nathalie Yamb !

Des réactions fusent de partout depuis l’annonce par Emmanuel Macron et Alassane Ouattara, samedi dernier, de la fin du Franc CFA. Sur les réseaux sociaux, les commentaires vont bon train.

Les activistes contre le Franc CFA ont également vite fait de réagir. Kako Nubukpo, l’un des pourfendeurs de la monnaie de la servitude, le Franc CFA, se dit heureux de la « bonne nouvelle ». Pour lui, c’est un moment historique que vivent les Africains.

« Le moment historique que nous vivons aujourd’hui fait écho à notre engagement pour le changement ! Le passage du FCFA à l’Eco est une merveilleuse nouvelle pour l’avenir des pays qui l’utilisent ! », a déclaré l’ancien ministre de la Prospective et de l’Evaluation des Politiques publiques.

Mais Nathalie Yamb, l’autre activiste contre la françafrique, ne partage pas le même avis. Les réformes engagées pour changer le Franc CFA, ont été faites sans associer les peuples africains. Ce qui ne peut se faire en Europe.

« M. Macron, vous en France, vous pouvez engager une réforme de l’Euro sans consulter votre peuple ou sans passer par l’Assemblée nationale ? Nous ne voulons plus de votre garantie », a-t-elle interpellé. Nathalie Yamb, expulsé récemment de la Côte d’Ivoire pour ses prises de positions contre la France, ne se réjouit pas de l’annonce de Macron et Ouattara.

Il est à noter aussi que malgré son enthousiasme, le Togolais Kako Nubukpo appelle tout de même à la vigilance vis-à-vis du fonctionnement de la nouvelle monnaie.

« Nous resterons tout de même vigilants sur la question du régime de change qui devrait bientôt être résolue, la parité fixe étant transitoire », a-t-il indiqué.

 

 

Eco : Joie de Kako Nubukpo, déception de Nathalie Yamb !

 

Togo : Cour constitutionnelle, Qui ne doit pas être candidat ?

Liberté Togo
cours consitutionnelle togo
Photo : DR

« La probité et la délicatesse sont deux vertus infiniment plus faciles à pratiquer quand on ne manque de rien, que lorsqu’on est dénué de tout » (Anatole France)

Si d’ici fin du premier trimestre 2020, il ne trouve pas une porte de sortie pour dribbler la justice et prolonger son semblant d’immunité il nous revient que Faure lui-même est au courant de ce dossier-, alors il risque de partir à la retraite avec la peur d’être rappelé pour justifier la plainte dont lui et d’autres magistrats font l’objet.

Aussi, lorsque la possibilité offerte par l’ouverture des candidatures pour le poste à la Cour constitutionnelle s’est présentée, il nous revient que l’homme ne veut pas rater l’occasion pour prolonger son immunité.

Dans l’optique de renouveler ou d’équilibrer les membres de cette Cour, il est lancé la recherche de neuf magistrats dont un ayant au moins quinze ans d’ancienneté. Les conditions requises sont telles qu’il faut être togolais de nationalité, avoir la qualité d’électeur, ne pas être membre d’un bureau exécutif ou des instances dirigeantes d’une formation politique, n’avoir jamais subi une condamnation civile ou pénale et un casier judiciaire avec une demande adressée au président du Conseil supérieur de la magistrature. Jusque-là, il semble éligible. Mais quand on découvre qu’il est expressément demandé que les neuf membres soient de « probité reconnue », alors bonjour les démangeaisons intellectuelles.

Ce n’est pas parce qu’on joue avec la justice togolaise en évitant de répondre de ses actes du fait de sa position dans la hiérarchie du corps judiciaire qu’on peut pour autant se prévaloir d’être éligible. Parce que cet homme n’est plus d’une grande probité. Depuis qu’il se débat, tel le diable dans de l’eau bénite, pour se sortir d’affaire dans un dossier foncier puant. L’homme est allé jusqu’à faire pondre par le président du Tribunal de Première Instance de Première Classe de Lomé un jugement qui devrait l’absoudre de la gaffe commise des années plus tôt. Mais c’est justement en se débattant qu’il a prouvé sa petitesse de moralité. Et pourtant, il ne jure que par le bréviaire.

La Cour constitutionnelle ne saurait être un repaire pour faussaires. L’homme n’hésite pas à alourdir sa main quand il s’agit de prendre des sanctions contre des juges faibles, sans défense. Il n’hésite pas à fermer les yeux sur les faits répréhensibles de son rejeton, lesquels faits qui, commis par d’autres magistrats, leur vaudraient la sévérité de leur hiérarchie. Il ne se fait pas prier pour monter sur ses ergots quand il s’agit de pérorer dans des phraséologies susceptibles de le faire passer pour le plus « clean » des magistrats du Togo.

Mais ne dit-on pas « tant la cruche va à l’eau qu’à la fin, elle se casse» ? La justice immanente a voulu qu’il accapare clandestinement des lots d’acquéreurs de bonne foi et qu’il ignore que ses « donateurs faux et ayant fait usage de faux » consignent dans un jugement de reddition et partage l’acte de donation. Depuis, il rase les murs, boude les cérémonies et semble de plus en plus vouté. La Cour constitutionnelle ne doit pas être un paravent pour ce magistrat qui devra répondre de ses actes. Comme il sait si bien le faire pour les autres.

Godson Ketomagnan

Source : Liberté N°3072 du Vendredi 20 Décembre 2019

 

 

Togo : Cour constitutionnelle, Qui ne doit pas être candidat ?

Get Sylvia - J.J.B.
Out soon ...

 

 

Mannequinat : Une femme « handicapée » fait parler d’elle

De nationalité sénégalaise, Yama Ndiaye est une femme « handicapée » qui secoue le monde du mannequinat. Ce n’est pas tous les jours qu’on croise les gens en fauteuil roulant qui réussissent dans le domaine du mannequinat, mais elle en est le porte flambeau des autres.

Bien qu’elle ne soit visiblement pas en condition physique pour pratiquer le mannequinat, son courage et sa détermination pour ce métier ont eu raison de ses craintes les plus profondes.

Elle a su se tailler une place dans ce domaine avec le soutien de sa fille, suscitant ainsi l’admiration, respect et un modèle pour les personnes « handicapées ». A l’en croire, c’est un métier qu’elle adore.

« Ça ne fait pas longtemps que j’évolue dans le mannequinat, mais les gens m’adorent, ils m’encouragent de partout. C’est un métier que j’adore », a-t-elle indiqué, et n’a pas manqué l’occasion de rendre un hommage mérité à sa fille car selon Yama Ndiaye, elle lui doit en partie sa réussite.

« Ma fille m’a motivé. Elle m’a dit maman je veux te voir défiler sur des plateaux. Je lui ai répondu qu’elle sait que cela ne pourrait jamais arriver. Mais elle m’a dit qu’elle croit en moi, qu’elle me fait confiance et que si je le fais, je vais réussir. Et c’est comme cela que j’ai décidé de me lancer », a-t-elle confié

Yama Ndiaye aujourd’hui fait non seulement la fierté de toute la nation sénégalaise, mais aussi celle de tout le continent africain et se dit très heureuse lorsqu’elle défile sur les plateaux.

« Je me sens très bien. Je suis heureuse quand je le fais. On dit souvent que quand on est handicapé, on ne peut pas le faire…. je ne crois pas à ça. Je me bats chaque jour pour faire ce que les autres peuvent faire », a-t-elle laissé entendre

 

 

Mannequinat : Une femme « handicapée » fait parler d’elle

 

Coopération germano-togolaise : 22,107 milliards de F CFA pour les secteurs de la formation, de la santé et de l’énergie

Il s’agit d’un appui financier additionnel de l’Allemagne dans le cadre de la coopération germano-togolaise au développement par le truchement de la mise en œuvre des programmes dans trois secteurs, notamment la formation, la santé, et l’énergie.

Dans le cadre de ce financement, Mme Ayawovi DembaTignokpa, la ministre de la Planification du Développement et de la Coopération, et l’ambassadeur d’Allemagne au Togo, M. Matthias Veltin ont signé un accord de coopération financière.

Ainsi, conformément aux dispositions de cet accord, environ 7 milliards francs CFA seront dédiés à la formation professionnelle et emploi des jeunes (phase IV). Ceci, impliquera la réhabilitation, l’élargissement et l’équipement d’institutions de formations publiques et privées.

5 milliards de francs CFA dans le cadre du Programme de renforcement du système sanitaire-santé reproductive et droits sexuels (phase II) pour la réhabilitation, l’extension et l’équipement des formations sanitaires dans la région de la Kara.

Et 10 milliards de francs CFA pour l’approvisionnement en énergie relativement au projet d’Approvisionnement en énergie (phase II).

L’ambassadeur de l’Allemagne au Togo M. Matthias Veltin, a réitéré encore une fois l’engagement de l’Allemagne à accompagner le Togo dans ses efforts pour le développement économique durable, l’amélioration de l’approvisionnement des services publics de base, la formation et l’emploi des jeunes.

Pour sa part, la ministre Mme Ayawovi DembaTignokpa a adressé ses remerciements au nom du gouvernement togolais à l’Allemagne pour ce soutien de taille qu’il accorde au Togo.

 

 

Coopération germano-togolaise : 22,107 milliards de F CFA pour les secteurs de la formation, de la santé et de l’énergie

 

L’UE expulse à son tour le représentant béninois

L'Union européenne (UE) a annoncé jeudi sur son site d'information l'expulsion de l'ambassadeur du Bénin à Bruxelles.

L’ambassadeur béninois accrédité auprès de Bruxelles, Zacharie Richard Akplogan devra bientôt faire ses valises. "Le Conseil a décidé aujourd'hui que le chef de la mission de la République du Bénin auprès de l'Union européenne sera déclaré persona non gratta", peut-on lire sur le site de l'UE. "Cette décision fait suite à la décision du gouvernement béninois de déclarer le chef de la délégation de l'UE au Bénin persona non gratta", explique Bruxelles. "L'UE considère que cette déclaration est totalement injustifiée et contraire à l'objectif de l'UE de développer les relations et de construire des partenariats dans les pays tiers", poursuit la source.

Le chef de la délégation de l'Union européenne au Bénin, Oliver Nette, a été déclaré, le 20 novembre, persona non gratta dans le pays. Cette décision était relative à des accusations d'ingérence et de subversion portée par le gouvernement béninois. Alain Orounla, le porte-parole du gouvernement béninois, avait alors signalé que le diplomate disposait d'un délai s'achevant le 30 novembre pour quitter le pays. Il était reproché à M. Nette de prendre des "décisions contraires à la nature de ses fonctions". "Le comportement de l'ambassadeur, chef de la délégation de l'Union Européenne, depuis sa prise de fonctions n'a pas été au dessus des critiques", avait-il indiqué.

 

 

L’UE expulse à son tour le représentant béninois

 

Trafic de stupéfiants : Plus de 200 Kg de chanvres indiens saisis dans le Borgou-Alibori

Un communiqué de la Direction générale de la douane béninoise informe ce vendredi que les disciples de Saint Mathieu opérant dans les départements du Borgou et de l’Alibori ont intercepté au cours de la semaine, 204 kg de chanvres indiens.

Le Service d'intervention rapide de la douane béninoise des départements du Borgou et d'Alibori, dans le nord-est du Bénin, a intercepté dans la nuit du mercredi au jeudi dernier, sur l'axe Djougou-N'Dali à hauteur du village de Wèkèrè, un véhicule d'immatriculation béninoise en provenance de Lomé au Togo, contenant 204 kilogrammes de plaquettes de chanvre indiens, annonce vendredi, un communiqué de la direction générale des douanes du Bénin.

Ces produits prohibés ont été soigneusement dissimulés dans des bagages des voyageurs, indique la douane béninoise. Il faut rappeler que le Bénin est envahi depuis quelques années par des trafiquants qui y ont trouvé une nouvelle route pour faire acheminer la drogue en Europe, en Asie et dans d'autres pays du monde.

Mais face à cette situation, le gouvernement béninois avec l'assistance technique et financière des Etats-Unis, a doté le Bénin, d'un Manuel de procédure des affaires de stupéfiants visant à renforcer et à harmoniser les stratégies de lutte contre le trafic de stupéfiants sur toute l'étendue du territoire national du pays.

 

 

Trafic de stupéfiants : Plus de 200 Kg de chanvres indiens saisis dans le Borgou-Alibori

 

Quinze agents de l’Etat intègrent l’Ordre national

Au total, quinze agents de l’Etat ont été admis dans l’Ordre national du Bénin, ce jeudi 19 décembre, en présence des parents, amis et collaborateurs des récipiendaires.

Ces quinze agents ont été reçus dans divers ordres de mérite. Une distinction, signe de l’expression suprême de la reconnaissance de l’Etat à l’endroit de ceux qui, par leurs mérites exceptionnels et leurs éminents services, ont le mieux contribué à l’épanouissement du peuple et de la nation, selon Koubourath Osséni, grande chancelière de l’Ordre national du Bénin. Appelés au service de l’Etat depuis plus de 30 années pour certains, 20 ans pour d’autres et 10 années pour d’autres encore, ces citoyens ont reçu leurs médailles ainsi que leur certificat des mains de la grande chancelière, Koubourath Osséni, à la faveur d’une cérémonie fort simple, ce jeudi 19 décembre, en présence des parents, amis et collaborateurs. On y dénombre des magistrats, juristes, ingénieurs, économistes, planificateurs, médecins, administrateurs, techniciens de divers ordres, cadres de divers grades et agents de soutien, rapporte la quotidien national d’information, La Nation.

Au Bénin l’Ordre national est administré par la grande chancellerie de l’Ordre national du Bénin sous autorité du grand maître de l’Ordre, le président de la République. Il est axé sur le mérite, rien que le mérite et est destiné à récompenser les services éminents rendus à la Nation à titre civil ou sous les armes. « Etre distingué dans l’Ordre national du Bénin, c’est être distingué par chacun des Béninois pris individuellement ; c’est être distingué par la Nation tout entière. C’est voir sa carrière saluée, sa compétence reconnue et ses qualités individuelles et professionnelles récompensées par la République », a expliqué Koubourath Osséni. C’est dans cette dynamique que le gouvernement et son chef ont décidé de promouvoir les récipiendaires dans divers ordres pour saluer leur parcours, attirer les attentions et susciter de saines et vivifiantes émulations, précise-t-elle.

 

 

Quinze agents de l’Etat intègrent l’Ordre national

 

Privatisation Sauvage des Sociétés d'Etat au Togo : Les Raisons Cachées de l'Acharnement de Faure Gnassingbé

Le Correcteur
Caricature : Donisen Donald / Liberté

Une partie des 38 ans du règne de Gnassingbé Eyadèma a été consacrée à la nationalisation de certaines sociétés d’Etat dont la plus retentissante est celle de la CTMB devenue OTP en 1974 et tout le cinéma qui l’avait entouré par la suite. Mais avec son fils Faure, c’est bien la privatisation à outrance et de façon sauvage.

Sous ses trois mandats improductifs, il a fait disparaître plusieurs structures notamment BTD, Togo Cellulaire, Togo Telecom, SNI… UTB et BTCI sont aussi sur le point de disparaître tout comme l’aéroport. Le cas de la fusion Togo Cellulaire -Togotelecom pour en faire Togocom vendue officiellement aux Malgaches continue de défrayer la chronique.

En conseil des ministres le vendredi 13 décembre dernier, on apprend l’adoption d’un projet de loi de finances rectificative, gestion 2019.

« Ce second projet de loi de finances rectificative, qui intervient en fin d’année budgétaire, à la suite de l’opération de privatisation de TOGOCOM, répond au souci de transparence et de sincérité budgétaire prôné par le Gouvernement. En effet, le 22 novembre 2019, le Gouvernement a décidé de céder 51% des actions de l’Etat dans le groupe TOGOCOM, tout en gardant la participation de l’Etat à 49%. Un montant de 48.257.744.904 de francs CFA, correspondant au transfert des actions de l’Etat vient ainsi s’ajouter aux recettes de l’Etat. Pour des raisons de sincérité budgétaire, il est apparu nécessaire de prendre en compte cette évolution et de modifier le collectif budgétaire 2019 en cours d’exécution », lit-on.

En clair, la cession de Togocom à Agou Holding a rapporté 48.257.744.904 FCFA à l’Etat togolais. Qui peut croire à ces chiffres quand on se réfère à la grande opacité qui a entouré la cession de Togocom ? Bien plus, on n’a aperçu nulle part dans le budget 2020 les traces de ces fonds. Au-delà, beaucoup de Togolais s’interrogent sur les raisons cachées de ces privatisations tous azimuts.

De par son profil, l’ancien député de Blitta est un flibustier et qui a un faible pour l’argent et les affaires. De ce fait, ces manœuvres sont plus que visibles. Dans la plupart des privatisations, ce sont des prête-noms et certains observateurs estiment que Faure n’est pas souvent loin des deals. Dans le cas précis de privatisations, certains croient dur comme fer que le président du RPT devenu UNIR est bien conscient de son impopularité et bien conscient qu’il pourrait quitter le pouvoir à tout moment. Il est aussi conscient que beaucoup dans son entourage seraient mécontents de sa façon de tout contrôler, lui et une partie de sa famille biologique.

Ceci étant, la série de privatisations est une manière de faire main basse sur tout. Même s’il venait à perdre le pouvoir, son trésor de guerre serait intouchable. Bien plus, son successeur qu’il soit de son bord politique ou de l’opposition, serait dans l’incapacité de gouverner, parce que privé de toutes les ressources de l’État. Une posture qui montre clairement que l’État togolais aux yeux de Faure Gnassingbé est une entreprise privée. Sous ce prisme, que Faure Gnassingbé soit au pouvoir ou non, c’est un Togo asphyxié et sous anesthésie.

De ces calculs mesquins, le chef de l’État et son groupe de bradage du patrimoine national doivent juste prendre exemple sur d’autres pays pour faire amende honorable. Cette affaire de privatisation incontrôlée risque de se retourner contre M. Gnassingbé. Le sens de la gestion d’Etat recommande une certaine hauteur et de responsabilité.

Source: Le Correcteur

 

 

Privatisation Sauvage des Sociétés d'Etat au Togo : Les Raisons Cachées de l'Acharnement de Faure Gnassingbé

 

Declaration de Unicite Diaspora concernant le renouvellement de la cour constitutionnelle

Unicité Diaspora Togolaise
USA

DÉCLARATION DE L'UNICITE DIASPORA EN REPONSE AU COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT TOGOLAIS SUR LE RENOUVELLEMENT DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE

Le désir du peuple togolais de connaitre enfin l'alternance en 2020 n'est plus à démontrer. Alors que, depuis 2017, ce peuple s'est à nouveau mis debout pour conclure sa lutte pour l'alternance, nous assistons, une fois encore, à des manœuvres dilatoires visant à remettre en cause ce désir qui est désormais irréversible et non-négociable.

Pour l'UNICITE DIASPORA USA, il n'est plus question de se laisser distraire par ces tractations dont la dernière en date émane de Faure Gnassingbé lui-même.

En effet, le 13 décembre 2019, le gouvernement togolais a publié un communiqué informant les citoyens togolais et la communauté internationale d'une injonction de Faure Gnassingbé concernant la cour constitutionnelle.

Selon ledit communiqué, le président de la République a enjoint le gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour le renouvellement de la Cour Constitutionnelle, conformément aux révisions constitutionnelles du 15 mai 2019, en attendant la mise en place du Sénat qui, subséquemment, aura le devoir de désigner les membres restants.

L'UNICITE DIASPORA USA rejette formellement ce saupoudrage des institutions car cette manœuvre vise à donner l'impression à l'opinion internationale que Faure Gnassingbé a la volonté d'opérer les réformes que réclame le peuple togolais.

Pour l'UNICITE DIASPORA USA, le renouvellement complet ou partiel de la Cour Constitutionnelle n’a aucune conséquence positive sur la vie du peuple togolais. Tant s’en faut.

Le peuple doit saisir cette opportunité pour réitérer son exigence principale, notamment :
• le renoncement de Faure Gnassingbé à briguer un quatrième mandat.
Enfin, l'UNICITE DIASPORA
• Réaffirme son soutien à tout mouvement ou groupement politique qui œuvre contre un quatrième mandat de Faure Gnassingbé
• Demande aux acteurs politiques d'éviter toute action ou démarche susceptible de légitimer une éventuelle candidature de Faure Gnassingbé.
• Exhorte le peuple Togolais à rester vigilant à l’égard des personnes ou partis politiques dont les velléités demeurent le sabotage de sa détermination à obtenir l'alternance au sommet de l’État en 2020.
• Propose pour une résolution en profondeur de la crise togolaise, une transition d'une durée d'un an dirigé par une personnalité civile qui ne soit ni de l'opposition, ni du régime, afin d'opérer les réformes nécessaires qui conduiront ensuite à une élection libre et transparente.

Fait aux USA, Jeudi, le 19 décembre 2019

Pour l'UNICITÉ,

Le Coordinateur,
Timothy K. DOE

 

 

Declaration de Unicite Diaspora concernant le renouvellement de la cour constitutionnelle

 

États-Unis / Destitution : Donald J. Trump Mis en Accusation pour Abus de pouvoir et Entrave au travail du Congrès

AFP
Trump empeached
Donald Trump mis en accusation par le Congrès américain dans le procès en destitution qui lui pend au cou comme un boulet | Photo : DR

Donald Trump a été mis en accusation pour abus de pouvoir et entrave au travail du Congrès, mercredi soir, lors d’un vote de la Chambre des représentants, synonyme de procès en destitution. L’ex-homme d’affaires a immédiatement dénoncé la « haine » des démocrates.

La Chambre des représentants, dominée par les démocrates, s’est prononcée en faveur de l’ «impeachement» du milliardaire républicain de 73 ans à l’issue d’un débat acrimonieux entre deux camps aux vues irréconciliables reflétant les profondes divisions de l’Amérique.

Il appartiendra désormais au Sénat de juger Donald Trump, sans doute en janvier. Les républicains, qui contrôlent la chambre haute, ont déjà prévenu qu’ils avaient la ferme intention d’acquitter leur président.

Trump dénonce «la haine» des démocrates

Trump a dénoncé depuis le Michigan la «haine» des démocrates du Congrès, peu après sa mise en accusation.

«Pendant que nous créons des emplois et que nous nous battons pour le Michigan, la gauche radicale au Congrès est rongée par l’envie, la haine et la rage, vous voyez ce qu’il se passe», a-t-il lancé lors d’un meeting de campagne depuis la ville de Battle Creek.

«Les démocrates essayent d’annuler le vote de dizaines de millions d’Américains», a-t-il ajouté.

Ce vote à la Chambre, qui intervient à moins d’un an du scrutin présidentiel, est en tout point historique. Seuls deux autres présidents – Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998 – ont vécu une mise en accusation. Le républicain Richard Nixon, empêtré dans le scandale du Watergate, avait préféré démissionner en 1974 avant de subir telle avanie.

Dans un spectaculaire télescopage, la décision est tombée au moment même où Donald Trump était à la tribune pour une réunion de campagne à Battle Creek, dans le Michigan, à environ 1.000 km de Washington.

Le 45e président des États-Unis, qui entend briguer un deuxième mandat en novembre 2020, était visé par deux articles de mise en accusation –abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès– parce qu’il a demandé à l’Ukraine d’enquêter sur un de ses rivaux potentiels à la présidentielle.

«Protéger la démocratie »

Le vote a suivi, à une poignée de voix près, de strictes lignes partisanes.
La présidente du Congrès américain et chef d'orchestre de l'impeachment de Trump, Nancy Pelosi | Photo : Reuters
La présidente du Congrès américain et chef d’orchestre de l’impeachment de Trump, Nancy Pelosi | Photo : Reuters

Pour les républicains, la procédure de destitution est « une blague absolue », une « supercherie », qui ne s’appuie sur « aucun fait » et est motivée par l’aversion des démocrates pour un président qui brise les codes.

« Ils ne détestent pas seulement Donald Trump, ils détestent les 63 millions d’Américains qui ont voté pour ce président », a lancé l’élu républicain Steve Scalise.

Faux, ont répondu à l’unisson les parlementaires démocrates. Les poursuites contre le président n’ont rien à voir avec des considérations personnelles ou des divergences politiques, ont-ils assuré. Il s’agit, selon eux, de « protéger la Constitution », « la démocratie » ou encore « l’état de Droit » menacés par un président qui se croit « au-dessus des lois » comme « un monarque ».

Un seul point d’accord a émergé entre les deux camps: cette « triste » journée entrera dans les livres d’Histoire.

«Tas d’absurdités »

Le tempétueux président septuagénaire veut transformer cette épreuve en victoire politique. Objectif affiché? Utiliser cette procédure pour galvaniser sa base et, grâce à la réussite de l’économie américaine, arracher sa réélection dans onze mois.

Il affirme, et les républicains avec lui, que la procédure de destitution est de moins en moins populaire auprès des Américains.

Mais les sondages montrent que les lignes ont peu bougé. Selon une étude NBC News/Wall Street Journal rendue publique quelques heures seulement avant le vote de la chambre basse, 48% des Américains sont favorables à la destitution de Donald Trump et… 48% des Américains y sont opposés.
La rue en faveur de la destitution de Trump | Photo : AFP
La rue en faveur de la destitution de Trump | Photo : AFP

«Il a été pris »

Mais pour les démocrates, l’ancien homme d’affaires a trahi le serment de sa fonction.

« Il était prêt à sacrifier notre sécurité nationale (…) pour améliorer ses chances de réélection », a accusé Adam Schiff, qui a supervisé l’enquête contre le milliardaire républicain.

« Il a essayé de tricher et il a été pris », a-t-il ajouté depuis la tribune, en assurant que « le danger persistait ».

En cause, un chantage auquel Donald Tump et quelques uns de ses proches auraient soumis le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Le 25 juillet, un échange téléphonique entre les deux dirigeants met le feu aux poudres.

Donald Trump demande à ce président novice en politique, en proie à un conflit armé avec la Russie, d’annoncer une enquête anti-corruption contre le démocrate Joe Biden et son fils Hunter, ex-membre du conseil d’administration d’une entreprise gazière ukrainienne.

Ancien vice-président, Joe Biden mène la danse dans la primaire démocrate pour l’élection présidentielle et apparaît comme l’adversaire le plus dangereux pour le sortant républicain.

Un faisceau d’informations concordantes et de témoignages semble de plus attester qu’un lien avait été établi entre une annonce éventuelle de ces investigations et le déboursement d’une aide militaire américaine pour l’Ukraine.

Source : AFP

 

 

États-Unis / Destitution : Donald J. Trump Mis en Accusation pour Abus de pouvoir et Entrave au travail du Congrès

 

Togo : Bradage de Togocom et Insincérité budgétaire : Les recettes de la privatisation « portées disparues » de la trésorerie en 2020 !

L’art de dépenser plus de 48 milliards F CFA en moins de deux semaines au Togo
Liberté Togo
Privatisation de Togocom cina lawson et yaya
Le représentant des nouveaux acquéreurs de Togocom (g) avec la ministre des Postes et l’Économie numériques Cina Lawson et le ministre de l »Économie et des Finances Sani Yaya (d) | Photo : DR

Tout projet de loi de finances dispose pour le futur. Mais est-il possible qu’un gouvernement prenne un projet de loi de finances rectificative à moins de deux semaines de la fin d’année, qui porte sur des projets futurs, mais que le trésor public ne fasse pas apparaître des ressources de plus de 48 milliards, fruit de la privatisation de Togocom ? Pire, ces nouvelles ressources sont considérées comme dépensées alors même que l’Assemblée nationale ne s’est pas encore réunie à propos. S’il est des économistes et des politiques qui pensent à la transparence des finances publiques, c’est l’occasion pour éclairer la lanterne des citoyens.

Vendredi 13 décembre 2019 en conseil des ministres. « Le conseil des ministres a adopté le second projet de loi de finances rectificative, gestion 2019. Ce second projet de loi de finances rectificative, qui intervient en fin d’année budgétaire, à la suite de l’opération de privatisation de TOGOCOM, répond au souci de transparence et de sincérité budgétaire prôné par le Gouvernement. En effet, le 22 novembre 2019, le Gouvernement a décidé de céder 51% des actions de l’Etat dans le groupe TOGOCOM, tout en gardant la participation de l’Etat à 49%. Un montant de 48.257.744.904 de francs CFA, correspondant au transfert des actions de l’Etat vient ainsi s’ajouter aux recettes de l’Etat. Pour des raisons de sincérité budgétaire, il est apparu nécessaire de prendre en compte cette évolution et de modifier le collectif budgétaire 2019 en cours d’exécution. Le présent projet de loi vise donc à présenter ce changement intervenu dans les grandes masses budgétaires. Au niveau des opérations budgétaires, le solde déficitaire de 71,6 milliards de francs CFA du collectif initial reste inchangé et entièrement couvert par le solde excédentaire des opérations de trésorerie. Les ressources de trésorerie passent de 514,5 milliards de francs CFA à 562,8 milliards de francs CFA et les charges de trésorerie de 442,9 milliards de francs CFA à 491,1 milliards de francs CFA, soit une hausse de 48,3 milliards de francs CFA. Il en résulte un solde excédentaire de trésorerie de 71,6 milliards de francs CFA qui finance entièrement le déficit du solde budgétaire. Au total, le second projet de loi de finances rectificative, gestion 2019, équilibré en recettes et en dépenses, est projeté à 1430,1 milliards de francs CFA contre 1381,9 milliards de francs CFA dans le collectif initial, soit une hausse de 3,5% ».

Dans la 1ère loi de finances rectificative signée par Sélom Komi Klassou et Faure Gnassingbé le 15 novembre 2019, on découvre dans les dispositions relatives aux ressources et charges de l’Etat : sont annulées au budget général, gestion 2019, les recettes et les dépenses ci-après : 223.275.816.000 FCFA pour les recettes et 198.371.515.000 FCFA pour les dépenses. Et sont ouvertes dans le même budget général des lignes de recettes de 144.107.137.000 FCFA et des dépenses de 119.202.836.000 FCFA.

Les articles 3 et 7 nouveaux s’accordent pour dire d’une part, que les recettes affectées et le plafond des crédits applicables au budget général, gestion 2019, s’élèvent à 1.378.683.859.000 FCFA [Ndlr, certainement sans avoir inclu les recettes des comptes spéciaux, puisque le budget initial premièrement rectifié et adopté porte sur 1.381,9 milliards FCFA].

L’article 15 nouveau de cette 1ère loi détaille les dépenses du budget rectifié à la date du 15 novembre 2019 comme suit :

Intérêts de la dette publique : 78.148.936.000 FCFA
Amortissement de la dette publique : 442.882.918.000 FCFA
Dépenses de personnel : 211.734.320.000 FCFA
Dépenses de biens et services : 161.338.717.000 FCFA
Transferts et subventions : 125.720.510.000 FCFA
Dépenses en atténuation des recettes : 84.264.000.000 FCFA
Dépenses d’investissement : 274.594.458.000 FCFA.

Les arguments ayant poussé l’Assemblée nationale au vote du budget rectifié étaient ainsi libellés sur le site du gouvernement togoreforme : « Ce collectif budgétaire permet de modifier, de manière significative, les dispositions de la loi de finances initiale (LFI) concernant notamment le plafond des dépenses du budget de l’Etat et les données générales de l’équilibre budgétaire. Le budget rectifié, gestion 2019, est désormais de 1381,8 milliards FCFA. Cette loi rectificative, visant à s’ajuster avec les nouvelles orientations de politique économique et budgétaire, vient aussi en réponse à la nouvelle conjoncture économique mondiale. On note ainsi des recettes en baisse de 2% par rapport à la LFI, pour s’affaisser à 864,2 milliards FCFA, alors que les prévisions de dépenses budgétaires grimpent de 40,8 milliards, soit une hausse de 4,6%. Cette hausse des dépenses est attribuable notamment aux nouveaux besoins tels que les préparatifs des présidentielles de 2020, les préparatifs de l’équipe nationale de football pour les éliminatoires de la Can Cameroun 2021 et de la Coupe du monde Qatar 2022, les exigences en matière sécuritaire, et surtout la mise en œuvre de la politique de décentralisation, à l’issue des élections communales du 30 juin 2019 ».

Quelque chose ne tourne pas rond !

Ce sont des suppositions qui donnent l’éclairage. En supposant, comme le justifient le gouvernement et l’Assemblée nationale, que la hausse des dépenses soit le fruit des préparatifs des présidentielles de 2020, des préparatifs de l’équipe nationale de football pour Cameroun 2021 et la coupe du monde 2022, de la politique de décentralisation –et c’est là que ça ne s’explique pas-, est-ce en moins de deux semaines, soit d’ici le 31 décembre 2019 que toutes ces dépenses vont être engagées ??? Parce que qu’en lisant le communiqué du conbseil des ministres du vendredi 13 décembre 2019, il est apparu que « Les ressources de trésorerie passent de 514,5 milliards de francs CFA à 562,8 milliards de francs CFA et les charges de trésorerie de 442,9 milliards de francs CFA à 491,1 milliards de francs CFA, soit une hausse de 48,3 milliards de francs CFA » !!! Comment les 48,3 milliards FCFA peuvent-ils être engloutis par des charges de trésorerie pour ne pas être reconduits comme excédent de trésorerie en 2020 ???

C’est à croire que le produit de la privatisation qui devrait servir à faire face à des dépenses qui profitent à tous, aura survolé le triangle des Bermudes et disparu sans plus laisser de trace au 31 décembre prochain.

Ils se disent « élus » du peuple, ou « nommés » du peuple, c’est selon. Eux, ce sont ceux qui ont la charge de surveiller l’action du gouvernement au profit du peuple. Mais qui, parmi eux, osera lever le doigt et réclamer que les recettes issues de la privatisation de Togocom figurent comme un excédent de trésorerie en début de l’exercice 2020 ? Qui parmi ces 91 « députains » ?

Des universitaires économistes, des politiques, le pays en compte. Que pensent-ils de cette décision du conseil des ministres de vendredi passé ? La présidentielle, la Can, la Coupe du monde ou les questions sécuritaires sont-elles des raisons suffisantes pour que les fruits de cette privatisation soient « portés disparus » ?

Pendant qu’on y pense, si, comme le communiqué du gouvernement l’a dit, la valeur d’entreprise totale du Groupe Togo dépasse 210 milliards FCFA, ne serait-il pas plus « transparent » si le Premier ministre expliquait aux citoyens la gymnastique arithmétique qui a abouti à 48,3 milliards ? Parce que, mathématiquement parlant, on ne sait quel capital a fait l’objet de ce montant.

Godson K.

Source : Liberté

 

 

Togo : Bradage de Togocom et Insincérité budgétaire : Les recettes de la privatisation « portées disparues » de la trésorerie en 2020 !

 

Togo : Le 4e mandat, l'unique bouée de sauvetage de Faure

Zakari Tchagbale

Faure Gnassingbé | Photo : RT

Faure Ganassingbé a rendu l’acharnement à un mandat indu si impopulaire dans le monde que même Paul Kagamé qui croyait que le développement du Rwanda était lié à sa vie vient, dit-on, de renoncer à un quatrième mandat.

Intellectuellement, Faure peut manquer de tout sauf de lucidité. Il sait que son premier mandat acquis pour lui par l’Armée de son père n’était pas légitime. Il sait qu’il doit les mandats suivants à la même Armée. Que c’est la même Armée qui lui assure le prochain et quatrième mandat. Au point que lui-même se demande pourquoi l’Opposition appelle ses règnes des mandats puisque sans l’avis du peuple il n’y a pas de mandat.

Si Faure s’acharne pour un quatrième mandat, puis un cinquième, puis les suivants, c’est parce qu’il sait qu’il n’a que deux abris en face de lui : la présidence et la prison. La prison parce qu’en 2005, il a dû forcer la main au peuple avec pas moins de mille morts pour s’emparer d’un pouvoir qui ne lui était pas destiné. La prison parce que pour conquérir les deux mandats suivants, il a fallu qu’il tue, emprisonne ou force à l’exil. La prison enfin parce que depuis le 19 août 2017, il nourrit de sérieuses velléités de génocide contre le peuple tem. Il y a des crimes prescriptibles, mais les crimes de sang commis par Faure Gnassingbé sont imprescriptibles. Si les Togolais venaient à lui pardonner, l’opinion internationale ne les suivrait pas et trouverait les voies et moyens de le traduire à la Cour Pénale Internationale.

C’est conscient de tout cela que Faure Gnassingbé s’accroche au pouvoir, son unique bouée de sauvetage. Tout ce qu’il souhaite pour 2020, c’est de ne pas se retrouver seul candidat. Il lui faut des concurrents afin que le vote soit légitimé. Il est prêt à en acheter s’il le faut. C’est ce qui rend suspects les candidats annoncés et à venir. Il est vrai qu’un pouvoir peut organiser les élections et les perdre. Pas loin du Togo, on peut en trouver des cas témoins. Mais, au pouvoir, l’Armée ne peut pas organiser des élections et les perdre. Même si elle les perd dans les urnes, elle les gagne à l’annonce des résultats. Cela s’est vérifié plusieurs fois ici même, au Togo. Alors, quel dessein nourrissent les candidats secondaires de 2020, qui veulent participer à des élections encadrées par une Assemblée-maison, une CENI-maison, une Cour constitutionnelle-maison, le tout sous l’œil vigilent de l’Armée togolaise ?
Zakari Tchagbélé

Zakari Tchagbalé
20 décembre 2019

 

 

Togo : Le 4e mandat, l'unique bouée de sauvetage de Faure

 

Une année apaisée

2019 aura été calme et apaisée dans notre pays, en tous points de vue. Même les « déclinologues » habituels, les adeptes du « Togo bashing » ou encore les cassandres de nature, pourront difficilement soutenir le contraire. Cette année a été loin de ses devancières de 2018, et surtout 2017. Les tensions qui ont émaillé cette dernière sont un lointain souvenir.

Indubitablement grâce aux réformes institutionnelles et constitutionnelles enfin opérées après une dizaine d’années d’attente et de polémiques, vidant ainsi de leurs substances, les revendications classiques de l’opposition ; l’ultime marche étant l’annonce de la recomposition de la Cour Constitutionnelle. Sur le front social, ces 12 derniers mois ont été tout aussi calmes, en comparaison à des périodes où grèves, débrayages et marches se succédaient.

Au surplus, le Togo a été à l’abri des affres du terrorisme qui sévit dans la sous-région et qui essaime des morts. Même dame nature nous a épargnés de grands drames recensés ailleurs. Pour tout cela, les croyants rendront grâce, chacun au dieu qu’il adore, tandis que athées et agnostiques y trouveront des explications plus rationnelles. Bien évidemment, le souhait de tous est que ce climat soit préservé et maintenu.

Pour y arriver, les prières ne suffiront pas. Chacun devra faire sa part, assumer sa responsabilité. D’autant que 2020 connaîtra la présidentielle, la mère de toutes les élections, celles qui cristallisent davantage les tensions, celles de tous les dangers.

Notre pays en organisera le 22 février sa quatrième, en 15 ans. En dehors de la tragique 2005, les successives se sont plutôt déroulées sans incidents majeurs. Il est important que tout concoure à ce que les prochaines s’inscrivent sur cette liste vertueuse : de la transparence du scrutin aux discours des candidats, en passant par le rôle de la presse.

La proximité de la « trêve des confiseurs » que constitue traditionnellement la période des fêtes de fin d’année, est un facteur favorisant pour un début de campagne et des élections non heurtés. Engageons nous, chacun à son niveau pour qu’il en soit ainsi. Qu’il en soit ainsi. Bonnes fêtes !

Jean-Paul AGBOH

 

 

Une année apaisée

 

Transhumance : pas de blessé ni de mort en 2019

C’est l’heure du bilan pour la campagne de la transhumance comptant pour l’année 2019. Un atelier national sur le bilan de la transhumance s’est tenu à Blitta sous l’autorité du ministre l’Agriculture et de la Production animale et halieutique pour l’occasion. Au terme de cette année, aucun conflit mortel n’a été enregistré, de même que les deux dernières années.

On note quand même 8 incidents mineurs et 10 370 têtes de bovins enregistrés pour une perception de taxe de plus de 56 millions de francs CFA, relativement au bilan de fin de campagne 2019 de la transhumance, selon le confère "Globalactu".

Le ministre Koutéra Bataka, à l’endroit des participants, a encore insisté sur le bien-fondé de la prise de conscience générale dans la gestion de la transhumance. Il a par ailleurs invité tous les acteurs à cultiver la paix, la cohésion sociale pour le développement du Togo.

Cet atelier placé sous le thème « Transhumance plus apaisée dans le contexte de la mise en œuvre du PND » a permis de nourrir le débat sur une mobilité apaisée au Togo. On note également qu’au cours de l’atelier, le processus d’identification et de traçabilité animale a été mentionné ainsi que la délimitation des espaces pastoraux sous forme de ranching.

S’agissant des aspects liés aux entrées précoces, au pâturage nocturne, et bien d’autres préoccupations, il a été décidé le renforcement du dispositif sécuritaire aux ponts d'entrée, la sensibilisation des populations.

Aussi l’implication des maires et les élus locaux et le renforcement du contrôle physique aux frontières dans la gestion de la transhumance, comptant pour la campagne de 2020.

 

 

Transhumance : pas de blessé ni de mort en 2019

 

L’artiste Togbé Agbodjan Jad Fozis prépare ses 25 ans de carrière

Le reggaeman togolais vivant en Allemagne annonce une série de concerts pour marquer ses 25 ans de carrière musicale à travers une tournée…

Très apprécié pour les messages qu’il délivre dans ses chansons, Togbé Agbodjan Jad Fozis peaufine actuellement les détails de son retour sur scène. Un retour qui aura une couleur spéciale. Celui qui s’appelle à l’état-civil François Djadoo fêtera l’année prochaine ses 25 ans dans le show biz.

Deux évènements majeurs sont prévus pour immortaliser le 25è anniversaire : la sortie de son huitième album baptisé « Ata » et une série de concerts placés sous le signe « de la paix et de remerciement à Jah », précise l’artiste.

Ce sera une tournée qu’il entamera en 2020 par la Jamaïque, source de la musique reggae avant d’atterrir au pays de l’Oncle Sam. Aux Etats Unis, Togbé Agbodjan Jad Fozis retrouvera ses fans de Colorado le 9 mai, les 24 et 30 mai ceux de New York et enfin le 29 juin à Texas.

Dans son pays, le Togo, il donne rendez-vous aux mélomanes à l’Institut français de Lomé, sur le terrain Olympio de Kagomé, au Collège Saint Joseph et au stade municipal de Kpalimé.

Des rencontres au cours desquelles, l’artiste promet donner tout ce qu’il a dans ses tripes pour égayer le public. Il montrera également que bien que les années passent, il demeure un « fou » sur scène.

A.H.

 

 

L’artiste Togbé Agbodjan Jad Fozis prépare ses 25 ans de carrière

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