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Dernier jour de la campagne électorale : Voici l’itinéraire de la caravane finale du candidat Agbéyomé Kodjo

Les différents candidats en course pour l’élection présidentielle donnent l’assaut final ce jeudi, dernier jour de la campagne électorale, pour convaincre l’électorat. En attendant le jour du scrutin samedi 22 février, le candidat de la dynamique Kpodzro a prévu une caravane finale dans les artères de la capitale.

Le candidat des forces démocratiques, Agbéyomé Kodjo compte sillonner les artères de la capitale togolaise à travers des points précis. Les repères sont entre autres le marché de Nukafu, le Carrefour St Joseph, Rond-point Amina, Bè-Kpota, le Grand contournement, puis le Rondpoint Cimao.

La caravane mettra ensuite le cap sur Baguida, en passant par le Rondpoint du Port, Akodésséwa, le marché de Bè, le Carrefour Fiata, Dekon, le Rond-point du Commissariat Central, Fleo Jardin. Elle continuera sa course à travers le Carrefour Casef, enchaînera sur Mivip Kodjoviakopé, Adjololo, lycée français, puis le Boulevard Circulaire.

La cavalerie passera ensuite par le Carrefour Lonato, le Collège protestant, Casablanca, Todman, Rond-point Douane Adidogomé, Sagbado, Ségbé, IPG, Entreprise de l’Union. Le cortège de la dynamique Kpodzor se dirigera ensuite à Avédji Limousine, Total Totsi, Lomégan, Controunement Campus, Forever, Nukafu, et la station MRS Novissi.

Pour finir, la caravane dans son itinéraire, sillonnera d’autres artères de la ville, notamment le Carrefour CHR Kégué, le Rond-point GTA, le Carrefour Bodjona, pour déboucher sur 2 Lions, ensuite le Marché Agoè Assiyéyé, la Station Oando, pour enfin chuter au CEG Kossigan.

Pour rappel, les corps habillés ont ouvert le bal du scrutin présidentiel mercredi 19 février 2020, à travers le vote par anticipation. L’électorat est convoqué aux urnes ce samedi 22 février 2020.

 

 

Dernier jour de la campagne électorale : Voici l’itinéraire de la caravane finale du candidat Agbéyomé Kodjo

 

Togo : Le G5 silencieux devant la violation répétée du Code électoral

Fraternité
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Samedi prochain, les quelques 3.600.000 électeurs togolais se rendront aux urnes pour le choix du prochain Président de la République. À la veille de la clôture de la compagne électorale, prévue pour demain jeudi, plusieurs faits et gestes témoignent, de tous points de vue, d’un processus électoral en pointillés…

Campagne électorale sur fond de concurrence déloyale

La campagne s’achève demain jeudi, conformément au code électoral qui stipule en son article 68 que la campagne électorale est déclarée ouverte quinze (15) jours francs avant la date du scrutin, pour s’achever vingt-quatre (24) heures avant le jour du scrutin. Toutefois, force est de constater que la loi portant financement de partis politiques et des campagnes électorales est cruellement en souffrance. Et pour cause, les 42 millions de FCFA au titre de l’accompagnement de l’État pour les sept candidats ne sont toujours pas débloqués, à quelques heures de la fermeture de la campagne. Entraînant, de fait, un jeu déséquilibré entre les sept challengers, avec un large avantage au Parti au pouvoir qui sort la lourde artillerie, avec en toile de fonds, les moyens et autres attributs de l’Etat mis à disposition.

Prises pour insinuations au départ, la rumeur s’est confirmée finalement. Au fil des jours, le pouvoir de Lomé confirme ses intentions cachées, celles de mener une concurrence déloyale aux adversaires politiques dans la course pour le 22 Février prochain. Ceci, par une série de violation systématique du code électoral qui, pourtant, trace le canevas d’un processus transparent et équitable. Ainsi, outre une constitution taillée sur mesure et des institutions aux ordres, comme la Cour Constitutionnelle et la Commission électorale nationale indépendante (Ceni ), le gouvernement vient de démontrer, une nouvelle fois, sa mauvaise foi en privant les candidats de la dotation prévue pour la campagne.

Violation du code électoral, socle de l’industrie de fraude

Mais comme cela ne suffisait pas, viennent s’ajouter, d’autres violations des dispositions électorales, notamment la privation de Sécurité de l’équipe de la Dynamique Kpodzro qui, vraisemblablement, constitue la bête noire du pouvoir pour un scrutin présidentiel dont l’enjeu reste la transparence. « Je défi quiconque apportera une preuve contraire !», s’est exclamé Dr Agbeyome Kodjo, mardi à Bafilo, répondant à une déclaration du ministre de la Sécurité, le Gal Damehame Yark qui a laissé croire que c’est un refus délibéré du candidat de la Dynamique Kpodzro de disposer d’une garde rapprochée de la force sécurité élection présidentielle (Fosep), dans le cadre du processus électoral, à l’instar des autres candidats en lice.

L’autre violation du code électoral porte sur le vote anticipé des forces de défense et de Sécurité. Si le nouveau code électoral révisé stipule en son article 137 que «les membres de l’Armée nationale et des corps de sécurité peuvent, en cas de besoin, exercer leur droit de vote par anticipation», aucune disposition ne précise par contre que le dépouillement devrait se faire en différé, comme veut l’imposer la Ceni dans son dernier communiqué. En effet, l’article 98 du code électoral mentionne, en des termes clairs, que «le dépouillement suit immédiatement la clôture du scrutin. Il est conduit sans interruption jusqu’à son achèvement par les membres du Bureau de vote concerné, en présence des délégués dès candidats, porte et fenêtres ouvertes». C’est donc clair que la démarche telle que maintenue à ce jour est une violation flagrante du code électoral en vigueur. Autrement, elle n’est donc qu’une stratégie de fraude telle que l’a toujours dénoncée, l’opposition.

Le G5 devant ses responsabilités

D’où justement le lieu d’en appeler à la responsabilité du Groupe des 5 sur cette batterie d’inconduites ayant toujours alimenté l’industrie de fraude au Togo. Si le pouvoir, par le biais du ministre Christian Trimua rejette toute idée de dépouillement bureau de vote par bureau de vote comme le réclame l’opposition, sous prétexte qu’elle n’est pas prévue par le code électoral, autant l’opposition est dans son droit de rejeter le principe de dépouillement en différé du vote des forces de défense et de Sécurité, pour éviter toute manipulation des résultats. Ces partenaires en développement qui accompagnent le processus de démocratisation au Togo se doivent d’œuvrer pour le respect de la loi, gage de transparence et de crédibilité du scrutin. En clair, au nom du consensus politique, toutes les parties prenantes se doivent d’épouser toute proposition qui, bien que non prévue par le code électoral, est néanmoins de nature à contribuer à l’assainissement du processus pour des résultats acceptés par tous.

Source : Fraternité

 

 

Togo : Le G5 silencieux devant la violation répétée du Code électoral

 

ScanMines Togo de groupe Heidelberg décriée en Allemagne

Fraternité
Manif contre Scantogo en Allemagne | Photo : DR

Installé au Togo depuis 1969, la branche Togo du groupe HeidelbergCement sous l’effet de la concurrence, s’est lancée dans une dynamique opération de communication et de relation marketing avec différents acteurs et groupes de pression ces derniers mois. Le paradoxe est que c’est au même moment que le groupe est de plus en plus décrié sur plusieurs flans. Assignation devant les tribunaux, manifestations d’indignation des populations au Togo comme à l’extérieur etc…L’un de ces actes a été enregistré samedi dernier en Allemagne devant le siège du groupe où des togolais soutenus par des allemands ont dénoncé les coups portés à l’environnement et à la santé par les activités de ScanMines Togo la branche de Heidelberg qui exploite le calcaire de Sika Kondji et de Tokpli dans le Yoto.

Organisé par plusieurs associations togolaises et allemandes telles Action Droit de Rester, Comité pour la Démocratie et le Développement en Afrique ( CDDA), Organisation Germano-Togolaise d’Aide Médicale Albatros et la Diaspora Togolaise en Allemagne ( DTA), ils ont été des centaines venus de France, de Belgique, de Suisse et d’Allemagne à défiler dans les rues de Heidelberg non loin de Fribourg pour dénoncer les réalités de la ville de Tabligbo totalement abandonnée avec la pollution et toutes ses conséquences sur les populations dont l’état de pauvreté ne fait que s’aggraver malgré les milliards qu’on tire de leur sous-sol.

Dans sa déclaration de circonstance le président de l’ONG Organisation d’Aide Médicale Germano-Togolaise Albatros Julien Abalo a dénoncé les conditions de vie exécrables à Tabligbo où « Il n’y a que la poussière après le passage des camions qui transportent des tonnes de ciment de l’entreprise Heidelberg ce qui rend la population malade. La ville de Tabligbo est sale, pas de route goudronnée, ni pavée. L’Allemagne lutte actuellement contre la pollution et en même temps l’usine Heidelberg ciment fait le contraire dans notre pays le Togo ». Il s’est indigné par ailleurs de la situation du Chp de Tabligbo laissé dans un état de délabrement révoltant où tout manque alors que des employés de ScanMines s’y rendent souvent pour des besoins de soin. »
CHP tabligbo | Photo : DR / Fraternité

Tout en soulignant que leur association est apolitque, Albatros Julien Abalo a invité Heidelberg à revoir ses collaborations avec le pouvoir togolais dans l’intérêt des populations de Yoto.

Des images illustratives de la déliquescence des infrastructures à Tabligbo ont été projetées lors de la manifestation.

Apres Wacem dans le calcaire et la Snpt dans le phosphate dont les déboires sociaux vis-à-vis des populations dans le Yoto ont été décriés c’est désormais HeidelbergCement dont la branche ScanMines exploite le sous-sol du Yoto qui succite désormais le tollé. ScanMines Togo est également présent à 425 Km de Lomé à Awandjelo dans la Kozah pour la même activité d’extraction et traitement du calcaire

ScanMines fait ses derniers jours objets de plusieurs plaintes devant les tribunaux de la part des propriétaires terriens pour des problèmes d’indemnisation. De leur côté les jeunes et les femmes de Yoto se plaignent d’autres conséquences inhumaines que leur créées les activités de ScanMines tant sur leur familles que dans leur milieu en général. Des dossiers sur lesquelles nous reviendrons.

Il est à noter que des organisations allemandes comme Freiday For Futur, Afrique-Europe Interakt une avocate spécialiste de droit des réfugiés, ainsi que plusieurs medias allemands étaient au côté des manifestants samedi dernier à Heidelberg.

Source : Fraternité

 

 

ScanMines Togo de groupe Heidelberg décriée en Allemagne

 

Lutte contre la corruption : Le Togo empile les organes

Fraternité
Photo : DR

Le week-end dernier, en campagne dans la région des Plateaux, le Président de la République et candidat du parti Unir, Faure Gnassingbé a annoncé, dans une intervention sur le contrôle des finances publiques, la création d’un nouvel organe de lutte contre la corruption et les crimes économiques. Il viendrait s’ajouter à Haute autorité de lutte contre la corruption. Un empilement d’organe pendant que dans le pays, la situation est dramatique.

« Nous avons mis en place des institutions à cet effet, pour contrôler les organes de l’État. Pour la prévention de la corruption, il y a la Haplucia. Nous allons compléter le dispositif avec un organe qui sera chargé aussi de la répression », a déclaré Faure Gnassingbé.

Il faut dire les organismes de lutte contre la corruption notamment la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (Haplucia) créée en 2015, tardent à montrer son efficacité. Pendant ce temps, le Togo est accablé dans les rapports internationaux crédibles.

Il y a quelques semaines, Transparency International a publié son indice de perception de la corruption. Dans ce rapport qui porte sur 180 pays, le Togo est dans la classe des mauvais élèves. Classé 130ème sur 180, avec une moyenne insuffisante de 29 sur 100, le pays de Faure Gnassingbé fait route avec d’autres pays du continent comme le Soudan ou encore la Lybie, des pays instables sur le plan politique. Ceci, pendant que d’autres pays de la sous-région ont été, par contre, bien cotés dans ce classement, avec des notes beaucoup plus encourageantes. C’est le cas notamment du Benin (80ème) ou encore du Burkina Faso (85ème).

La corruption à toutes les échelles…

La corruption est un mal, une gangrène nuisible pour le Togo. Ces dernières années, elle s’est amplifiée et est devenue une réalité qui mine la vie sociale, économique et politique du pays. On peut dire ici que le contexte politique dans lequel on se situe favorise la corruption en ce sens que ceux qui s’y adonnent savent qu’ils n’encourent aucun risque. C’est l’exemple du policier ou du fonctionnaire qui accepte de prendre 500 F CFA à un individu en infraction ; il sait qu’en fin de journée il aura accumulée une fortune facilement. Il sait surtout qu’en le faisant, il ne sera pas inquiété et l’autre paie parce qu’on lui dira que c’est la procédure habituelle dû au fait que le citoyen méconnaît ses droits et ses devoirs. Cette situation est devenue courante au Togo et on ne se rend même pas compte que c’est une forme de corruption tout le monde y trouvant son compte.

Au niveau de la classe dirigeante, la situation est plus que dramatique car c’est la course au trésor, au gain facile parce que cette classe pense être au-dessus des lois et surtout parce que l’appareil judiciaire leur est intrinsèquement lié. Bref, c’est à cause de l’impunité qu’il y a au Togo que d’autres pensent que tout leur est permis.

La justice muette…

«Les magistrats de tous ordres, de tous degrés ou services, ont un rôle primordial. C’est un truisme incontestable : il n’y a pas et ne saurait y avoir de lutte efficace contre la corruption sans justice», a insisté un avocat.

La Justice est aujourd’hui à la croisée des chemins. Malgré les fonds décaissés ces dernières pour sa modernisation, la justice togolaise peine à restaurer l’autorité de l’Etat et consacrer le droit des citoyens. En effet, l’échec de la lutte contre la corruption dépend en grande partie de l’indépendance, de l’intégrité et de la responsabilité du pouvoir judiciaire et du respect de l’État de droit. Les experts dans la lutte contre la corruption s’accordent sur le fait que, pour que le système judiciaire soit efficace dans la lutte contre la corruption, il doit non seulement être incorruptible mais aussi indépendante. Mais au Togo, la justice est mal perçue par les citoyens. Pour observateurs, elle se confond au pouvoir exécutif d’où sa manipulation par les tenants du pouvoir politique.

A la lumière de ce qui précède, il est évident que le problème du Togo pour vaincre la corruption se situe plutôt au niveau de la justice. De ce fait un empilement des organes ne servira à grande chose. A titre d’exemple, depuis plusieurs années, des dossiers pendant devant la justice, dans lesquelles certaines autorités du pays nommément citées, n’ont jamais été instruites. Egalement impliqués à plusieurs niveaux, les magistrats n’ont été que rarement inquiétés avec des sanctions.

Source : Fraternité

 

 

Lutte contre la corruption : Le Togo empile les organes

 

Togo, Campagne électorale : 10 millions pour acheter des consciences dans le Kloto

Fraternité
Photo : DR

Prévue pour s’achever ce jeudi, la campagne électorale dans la perspective de la présidentielle 2020 se poursuit avec ses lots de violations flagrantes du code électoral en vigueur. Après la perturbation, à des endroits divers, de plusieurs meetings des candidats de l’opposition, par des groupes d’individus se réclamant pro pouvoir, c’est le Parti Union pour la République (Unir ) qui opère une vaste opération d’achat de conscience dans la Préfecture de Kloto avec des cadeaux de diverses natures.

Le cas le plus frappant et ahurissant s’est produit dans le canton de Kuma, plus précisément à Kuma Adame, dans la commune de Kloto 3 quand, en plein culte, une délégation du Parti présidentiel s’introduit dans le temple pour offrir, en espèces, une enveloppe de 10 millions de FCFA à l’église évangélique presbytérienne du village. Remis au Modérateur par le Maire de Kloto 3 de la sensibilité Unir, nous informe notre correspondant à Kpalime, l’enveloppe devra servir à la construction du presbytère de Kuma Adame.

Cet acte qui a été abondamment relayé sur les réseaux sociaux, fait, depuis lors, objet de commentaires, de désapprobation et de raillerie à ne point finir, du fait qu’il a ni plus ni moins des allures de corruption et d’achat de conscience défendus par le Code électoral. « Si on ne refuse pas un cadeau, il faut néanmoins reconnaître que c’est un cadeau empoisonné qui va noyer les efforts des populations qui se battent, selon leur rythme en fonction des moyens, pour construire leur propre presbytère. Maintenant que c’est fait, il faut s’attendre à une récupération politique à la fin», se désole un originaire de Kuma Adame qui a requis l’anonymat. «
Si c’est seulement en période électorale qu’on se souviendra des gens de Kuma, alors il faut maximiser, puisque en même temps est mieux. Nous, nous souhaitons une voie goudronnée pour tout KUMA», ironise un autre, toujours au micro de notre correspondant Cleophas Dunya. «C’est tout simplement une méthode de banditisme politique qu’on ne doit pas cautionner. Encore qu’elle viole à volonté les textes qui garantissent l’organisation des élections libres et transparentes des élections. Et c’est malheureusement ça la vraie face du régime cinquantenaire qui s’est imposé aux togolais », ajoute, pour sa part un activiste proche de l’opposition.

Aux dernières nouvelles, on apprend que de Kuma Adame, cette vaste opération d’achat de conscience du Parti Unir s’est étendu dans le canton avec la construction inopinée de forages dans certains villages du canton, comme Bala et Apéyémé. Ainsi va malheureusement le Togo des Gnassingbé. , Rongé par l’usure du pouvoir, le régime n’a pour stratégie politique qu’appauvrir les populations pour mieux les dominer. Triste constat !

Source : Fraternité

 

 

Togo, Campagne électorale : 10 millions pour acheter des consciences dans le Kloto

 

Togo, Présidentielle 2020 : Sécurité du candidat Faure, Garde Républicaine ou « Garde Politique » ?

Fraternité
Extrait de la Une de Fraternité No.348

La campagne pour l’élection présidentielle du 22 février prochain a entamé, cette semaine, sa dernière ligne droite. Au cours de la première semaine de cette opération de charme, un constat saute aux yeux. Des militaires habillés en militant du parti au pouvoir s’exhibent lors des meetings. Et pas n’importe quel militaire, des éléments du Régiment commando de la garde présidentielle (RCGP). Une curiosité républicaine….

Le régime cinquantenaire togolais s’est appliqué à asseoir une politique sectorielle volontariste et planifiée notamment dans le domaine sécuritaire avec des moyens énormes en hommes et en financement, soutenue par une idéologie de conservation du pouvoir. De sorte que, la politisation de l’armée n’est qu’un secret de polichinelle. Et l’un des corps qui témoignent de cette situation est le Régiment commando de la garde présidentielle ou les Bérets Verts.

Créée en 1975 au lendemain l’accident de Sarakawa en janvier 1974, la Garde présidentielle affiche fidélité inébranlable au régime héréditaire à la tête du Togo depuis un demi siècle. En effet, présente aux côtés du Chef de l’Etat dans tous ses déplacements, la Garde présidentielle encore appelée les « Béret Vert » est un corps des forces armées spécialisées dont la mission est la garde et la protection du palais et du président de la République. En plus de cette mission principale, elle rend les honneurs au chef de l’Etat et aux chefs d’Etats étrangers. Selon les informations, la garde présidentielle issue de l’Armée de Terre dépend directement de Faure Gnassingbé qui n’est autre que le Ministre de la Défense et des anciens combattants. Un corps d’élite surentraîné et suréquipé façonné dernièrement à son goût par l’héritier du 05 février 2005.

Entre allegeance republicaine et allegeance politique…

Depuis le début de la campagne, on voit des éléments de la Garde présidentielle habillés en t-shirt et casquette du parti Unir, parti au pouvoir. Ceci au vu et au su du Président de la République et Chef suprême des Armées qui, visiblement, ne semble être gêné. Pourtant, la prise de partie de ces militaires jette encore une fois du discrédit sur l’Armée Togolaise. Elle lève ainsi le voile sur la neutralité théorique de cette armée dite républicaine. « Républicains, leur rôle (ndlr : de l’armée) n’est pas de soutenir des Hommes, mais de soutenir la République, les institutions républicaines», explique un politologue.

Si ce n’est pas la première fois que de tels faits s’observent dans les rangs de l’armée togolaise, cela devient récurrent à une époque où le gouvernement tambourine sur tous les toits que l’armée est apolitique. Surtout depuis le lancement par le Président de la République de ce chantier dénommé « Refondation de l’Armée ».

En effet depuis 2014, de grandes manœuvres ont été effectuées au sein de la grande muette pour dit-on la rendre plus moderne et capable de répondre aux défis de l’heure. Mais les constats de ces derniers jours montrent à suffisance que cette refondation décidée par le chef de l’État n’a d’autres objectifs que de faire de la grande muette un outil à son service de sa personne.

D’ailleurs la seule évocation de la RCGP suscite la méfiance immédiate chez la plupart des Togolais.

Le sort des militaires-militants…

Quoique le regime en place ait planifié un coup K.O pour son « messi » au soir du 22 février prochain, un jour ou l’autre, le fils du Feu Gal Gnassingbé Eyadéma quittera le pouvoir.

Selon une source bien introduite dans l’Armée, la sécurité présidentielle n’est pas gérée de la même façon au Togo. En effet, chaque pays a ses traditions militaires et de sécurité. Selon que l’on est en France, en Allemagne, en Chine, en Russie ou en Afrique du sud, la sécurité du président n’est pas gérée de la même façon. Mais au-delà de ces variables, la constante générale que l’on peut dégager est que la sécurité présidentielle est intimement liée au système politique et à la forme de régime. Ainsi, la garde présidentielle est à l’image du régime togolais.

A cet effet, la question de la protection étant pour base la confiance, l’on se demande si ces hommes en treillis qui se livrent à ce zèle pourront-ils toujours rester en poste après l’élection d’un nouveau président issu d’un autre bord politique.

A cette question, l’on est tenté de penser à la descente aux enfers de la garde présidentielle de Blaise Campaoré qui a été dissoute aux lendemains de la chute de l’ancien dictateur du Burkina Faso. Et justement l’une des raisons de la dissolution de la garde présidentielle au Burkina est son attachement affiché à Blaise Campaoré.

Source : Fraternité N°348 du 19 février 2020

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Sécurité du candidat Faure, Garde Républicaine ou « Garde Politique » ?

 

Togo : Faurevi, Il a peur de quoi au juste ?

Le Correcteur
le mauvais comedien faure gnassingbe
FEG | Photo : DR

Depuis son avènement cauchemardesque à la tête du Togo, c’est la première fois qu’il apparaît dans cet état. Lors des précédentes campagnes électorales, on a moins vu le candidat Gnassingbé Essozimna Faure. Pour cette année 2020 depuis l’ouverture de la campagne électorale, le candidat d’UNIR fait le tour du Togo à bord de l’hélicoptère. En réalité, après trois mandats, si le président-candidat avait véritablement impacté le pays, on ne le verrait pas dans cet état aussi fébrile voulant répondre point par point à ces adversaires. Le bilan parlera forcément pour lui.

Malheureusement, comme on ne peut se mentir à soi-même, malgré les proclamations, le Togo n’a guère changé. Pour s’assurer d’un énième mandat, il faut alors sillonner le pays, paralyser toute l’administration pour abuser de la confiance des pauvres populations.

Si après 15 ans de pouvoir, le candidat-président fait campagne comme si c’est sa première fois de briguer la magistrature suprême, c’est juste la preuve tangible qu’il souffre bien de la boulimie du pouvoir. En plus, il est conscient qu’il n’a pas du tout servi au développement du Togo. Au contraire, il a contribué à enrichir sauvagement un petit groupe d’individus autour de lui et, qui ne font que narguer la majorité des Togolais enfermés dans la misère. Conscient de son bilan fantomatique, il est allé jusqu’à priver les candidats en face du financement public de la campagne électorale prévu par la loi. Une manière de les empêcher de parcourir le pays et ouvrir les yeux aux populations.

Des pratiques contraires à l’élégance politique en cours dans la sous-région.

Fort heureusement, parmi les candidats, il y en a qui sont déterminés et engagés qui bravent les intimidations et les entraves pour faire le tour du pays.

Au-delà, le tour folklorique peut être aussi un moyen pour justifier un certain score. Le Togo a bien du chemin à faire.

Source : Le Correcteur

 

 

Togo : Faurevi, Il a peur de quoi au juste ?

 

Togo, Premières conséquences de la privatisation de Togocom : Un plan social inique dans un mandat social
De véreux syndicalistes du SAT et de SYNTEL-Togo complices

Liberté Togo
togocom Togo
Photo : RT

Le 5 novembre dernier, TOGOCOM a été privatisé avec une cession de 51% des parts au Groupe Agou Holding et depuis le 18 novembre 2019, Affoh ATCHA-DEDJI, ex-Directeur Général de TOGOCOM, a passé les services à Paulin ALAZARD.

Il est à noter que le processus de restructuration du groupe TOGO TELECOM devenu groupe TOGOCOM a commencé au mois de mars 2016. D’abord le 13 juillet 2017, la restructuration a produit une holding TOGOCOM et trois filiales. Le 3 octobre 2018, l’Etat, seul actionnaire, dissout les trois filiales, laissant TOGOCOM seul avec TOGO TELECOM et TOGO CELLULAIRE comme filiales et annonce l’ouverture du capital à hauteur de 35%.

Le 10 octobre 2018, le Directeur Général d’alors informe les travailleurs d’un plan social au sein du Groupe TOGOCOM avant la venue des nouveaux actionnaires. En ce moment, TOGO TELECOM comptait environ 745 salariés et TOGO CELLULAIRE, 410.

Les raisons du dégraissage de personnel

TOGO TELECOM est devenu depuis 1998 une entreprise où, après des élections, on déversait les militants et activistes du parti au pouvoir pour les récompenser de leur participation à la campagne électorale. C’est ainsi que la société s’est engorgée de travailleurs d’une incompétence avérée. On retrouvera des diplômés du Bac A4, des sociologues qui sont des techniciens de maintenance de lignes, des géographes (licence ou maitrise en géographie) qui sont responsables de la statistique ou de projets de réseaux télécoms. Les faux diplômes abondaient et étaient même encouragés. Au nom du népotisme et du clientélisme.

Les télécommunications qui sont un métier d’excellence ont été négligées par les Directeurs généraux qui se sont succédé à la tête des entreprises (Togocellulaire et Togo Telecom) jusqu’à ce jour, certains par militantisme, d’autres par incompétence. On a vu comment par exemple un directeur qui avait comme diplômes une licence en mathématiques et un diplôme universitaire (D.U) en statistiques se faisait passer pour un ingénieur des télécommunications. Un autre qui a fait l’ancienne URSS et n’avait même pas pu obtenir son diplôme d’ingénieur, donc ne disposant que d’une attestation prouvant qu’il a suivi des cours de télécommunications, se faisait passer également pour un ingénieur télécoms. Il est maintenant facile de comprendre que lorsque la tête est pourrie, on ne peut rien tirer du corps. Et cette situation a miné le développement de TOGO TELECOM qui est devenu insolvable auprès des banques de la place. Les chiffres d’audits sont là.

Les exemples font hérisser les cheveux. Ainsi, le plan social à TOGOCOM aura emporté à TOGO TELECOM 297 salariés sur 745, soit environ 40% de l’effectif ; et à TOGO CELLULAIRE, 30, soit environ 7% de l’effectif.

Le plan social à TOGOCOM à l’heure du mandat social : du pipo

Au lancement du fameux plan social le 3 décembre 2018, la Direction générale de TOGOCOM a usé de harcèlement sur le personnel afin de l’obliger à souscrire audit plan. Pour ce faire, une offre avait été faite. Elle précisait les indemnités de licenciement ainsi que les bonus auxquels les adhérents peuvent prétendre.

TOGOCOM a promis reverser aux travailleurs les arriérés de salaire et primes, les fonds (épargne et retraite complémentaire) des travailleurs qui ont précédemment été détournés. Les cotisations sociales aussi seront prises en charge par l’employeur.

Sur cette proposition, 297 salariés de TOGO TELECOM s’engagèrent à partir. On notera que les premiers responsables de la comptabilité ont tous adhéré à ce plan, car connaissant la santé financière de la société, ceux-ci redoutaient une liquidation qui hypothéquerait leurs droits et acquis.

Après que les travailleurs ont accepté la proposition de l’employeur, il est ressorti que derrière la proposition, il existe un dol, un vice caché que la plupart des employés ne pouvaient pas détecter. Explications.

Au mois de mars 2019, ATCHA-DEDJI Affoh convoque les responsables syndicaux et leur demande la méthode à adopter pour réduire les montants qu’il a initialement proposés aux travailleurs de TOGO TELECOM d’une part, et ensuite relever ceux des agents de TOGO CELLULAIRE d’autre part. Les syndicalistes avaient pris soin de demander à contrôler les calculs des montants pour ensuite lui revenir. Mais après vérification, ceux-ci constatent que les calculs étaient erronés et que les montants proposés sont à la baisse, contrairement au principe convenu. Les syndicalistes l’avaient ensuite informé.

Mais de façon unilatérale, le désormais ex-DG ATCHA-DEDJI Affoh décide de renoncer au paiement des arriérés de salaires et primes. Premier totem que l’ex-DG venait de manger. Il était revenu sur ce qui était convenu. Par trois fois, les syndicats qui étaient dans leur rôle de défenseurs des intérêts des travailleurs, saisissent la Direction Générale du Travail pour arbitrer. Mais pour des raisons que seule le responsable pourrait expliquer, cette direction a refusé d’intervenir alors qu’elle est censée s’occuper des conflits issus des contrats de travail.

Et c’est dans ces conditions qu’ATCHA-DEDJI Affoh va demander aux travailleurs qui ont adhéré au plan, de signer le 13 mai 2019, l’accord de rupture du contrat de travail. Cet accord qui a des contours bizarroïdes et ne respecte ni le code du travail, ni la règlementation en vigueur, fixe la date de rupture du contrat au 31 mars 2019 et le paiement d’une partie de ce que l’employeur doit aux déflatés (licenciés) au 31 janvier 2020. Pour une seconde fois, l’ex-DG venait de consommer le deuxième totem, cette fois-ci avec la complicité de deux syndicalistes du SAT et du SYNTEL-TOGO de triste réputation. Le 3ème syndicat, SYLPOSTEL-PECWU se serait opposé à ce règlement, car la loi dans le code du travail demande à l’employeur de tout liquider au travailleur au moment où ce dernier quitte l’entreprise.

ATCHA-DEDJI Affoh et les syndicalistes de basse moralité

Pour quelles raisons ces syndicalistes ont-ils encouragé leurs collègues à signer un tel accord qui viole le code du travail? Quelle assurance ont-ils reçue, qu’ont-ils reçu en compensation ou que leur a-t-on promis en retour? Selon nos recoupements, une mission à la Conférence internationale du travail à Genève, tous frais payés, leur aurait été promise contre « service rendu ». Aussi nous sommes-nous intéressés à connaitre la personnalité des deux syndicalistes qui ont conduit leurs collègues sur l’échafaud. Un article leur sera consacré en temps et lieu.

Les travailleurs ayant signé l’accord, étaient alors obligés d’attendre le 31 janvier 2020 passé avant de réclamer quoique ce soit, au cas où les choses ne se passaient pas selon ce qu’ils ont signé comme accord tordu.

Mais contre toute attente et sans encore que la date du 31 janvier ne soit échue, le 18 novembre 2019, au moment où ATCHA-DEDJI Affoh, contraint, passait les charges à son successeur, celui-ci annonce qu’il autait payé tous les droits aux travailleurs déflatés (sic). Et de trois pour son totem mangé.

Vous l’auriez deviné, il y a des accords qui tuent. Au 31 janvier 2020, les travailleurs déflatés de TOGO TELECOM sont restés les mains vides et ne savent plus à quel saint se vouer. Et c’est ce moment que les deux syndicalistes de basse moralité font leur apparition pour remuer le couteau dans la plaie en narguant encore plus leurs collègues déjà désemparés.

Aux dernières nouvelles, des discussions –encore- auraient lieu entre les différents responsables, mais il reste à savoir à quelle sauce les agents déflatés seront mangés cette fois-ci.

La période de campagne autorise-t-elle tous les excès envers des citoyens qui ne demandent qu’à rentrer dans leurs droits ? Que répondra ATCHA-DEDJI Affoh pour la légèreté avec laquelle il a joué avec la vie des agents de TOGO TELECOM et le non-respect des textes en vigueur ? Comment réagissent les deux syndicalistes pour la complicité et l’abus de confiance dont ils ont fait montre, puisqu’ils se reconnaîtront dans cet article ? Les nouveaux responsables de TOGOCOM veulent-ils prospérer sur la souffrance des agents licenciés, ou vont-ils résoudre les problèmes restants selon la législation et la règlementation en vigueur dans le monde du travail au Togo ?

L’affaire TOGOCOM est loin, très loin d’avoir livré tous ses secrets et actes de bassesse pour des fins inavouées. A l’heure où l’Etat togolais a décidé de brader un patrimoine dans la plus grande opacité, il convient que les citoyens togolais sachent comment cette structure qui engrangeait des bénéfices l’a été. D’autres épisodes suivront.

Abbé Faria

Source : Liberté N°3101 du Mardi 11 Février 2020

 

 

Togo, Premières conséquences de la privatisation de Togocom : Un plan social inique dans un mandat social De véreux syndicalistes du SAT et de SYNTEL-Togo complices

 

Pour un Togo nouveau. La misère au Togo, c'est les Gnassingbe

Après les 38 ans du père et les 15 ans du fils, le Togo est plus que ruiné.

En évolution, c’est actuellement le dernier pays de l’Afrique de l’Ouest.

Pays très endetté, les deux tiers de la population vivent sous le seuil de pauvreté. L’Education Nationale est en panne ( état des écoles, diplômés sans emplois, etc,), les hôpitaux sont reconnus pour leur délabrement, les infrastructures de base en état minable, il est plus que temps que cela change; il est plus que temps qu’un régime élu par le Peuple prenne la direction du pays.

A la mort de Eyadéma Gnassingbé, après un régime militaire de 42 ans, le Togo était, dixit un membre du RPT, " socialement délabré, économiquement ruiné, politiquement divisé ". A quoi a servi le régime militaire, régime qui à sa naissance en 1963, prétendait " lutter contre la corruption, développer le Nord, et mettre fin aux divisions politiques " ? Comme tous les régimes militaires, le régime d'Eyadéma aussi a échoué. Si tout le Togo s'est appauvri, la région nord est plus appauvrie que le reste; le système Eyadéma a tourné à la kleptocratie: toutes les ressources de l'Etat aboutissaient dans sa caisse personnelle; à sa disparition, sa fortune était estimée à 4OOO milliards de franc CFA ( soit 8 milliards de $US ou 6 milliards d'€ ). Aucun chef d'un état industriel développé ne peut prétendre au centième de ce butin. Son pays? Une tornade s'abat sur l'Afrique Occidentale en 2008, et au Togo, du sud au nord, tous les ponts s'écroulent, avant tout les ponts de la route- artère-routière vitale qui traverse le pays sur toute sa longueur. Sa région Nord? oubliée dans son dénuement!

Eyadéma disparu, le clan militaire impose le fils. Comme dans un royaume. Comme dans un pays d'esclaves. Faure GNASSINGBE n’a jamais été élu; Faure GNASSINGBE ne peut faire rien de bon. Après 15 ans du fils au Pouvoir, après trois mandats, le Togo n'est pas sorti de l'ornière. D'après un classement du FMI, en comptant le revenu par habitant, le Togo se classe parmi les pays les plus pauvres de la planète, 187ème/198.

Le temps est venu, oui! le temps est venu qu’un véritable élu du Peuple prenne la direction du pays.

Unissons nos forces, toutes nos forces, pour un véritable changement le 22 février 2020.

En avant pour un Togo Nouveau, en avant! Et que la lumière rejaillisse sur ce TOGO, TERRE DE NOS AÏEUX.

Lomé, le 17 Février 2020
John SEMUHA >jsemuha @free.fr
Association des Togolais Libres ( ATOL )

 

 

Pour un Togo nouveau. La misère au Togo, c'est les Gnassingbe

 

La Coordination de la campagne d'Agbéyomé indique qu' "aucune complicité n'existe entre le MPDD et UNIR"

L'équipe de campagne d'Agbéyomé Kodjo, le candidat de la dynamique Kpodzro, indique qu'il n'y a pas de complicité entre le Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) et l'Union pour la République (UNIR) comme certains individus tentent de le faire croire. Lire le communiqué !

Communiqué

La Coordination de la Dynamique Mgr Kpodzro tient à informer l’opinion nationale et internationale que nonobstant les engagements des autorités togolaises, la campagne présidentielle 2020 se déroule dans l’intimidation et menaces de la part des membres et certains responsables d’UNIR aussi bien que des responsables des forces de l’ordre.

En effet le 17 fevrier 2020, lors de la formation des membres des bureaux de vote à Tchifama dans la préfecture de Blitta, Mr Doumegan kossi, adjoint au maire de la commune de M'poti, s’est 'introduit dans la salle de formation et a ordonné que tous ceux qui sont présents au nom du MPDD soient remplacés par une liste présentée par UNIR en violation du code électoral.

Ces entorses au code électoral ne sont pas de nature à garantir la transparence du scrutin et la vérité des urnes. La Coordination de la Dynamique Mgr Kpodzro rappelle qu'il revient aux partis légalement constitués en lice de choisir leurs représentants dans les CELIs et bureaux de vote.

Elle relève qu'aucune complicité n'existe entre le MPDD et UNIR contrairement aux supputations en cours, et en appelle à la vigilance de toutes les filles et de tous les fils du Togo tout entier afin de faire échec à quelque forfaiture d'où qu'elle vienne.

Pour la Coordination

Le Coordinateur international

Mercredi, le 19 février 2019

Dr Edem Atsou Kwasi

 

 

La Coordination de la campagne d'Agbéyomé indique qu' "aucune complicité n'existe entre le MPDD et UNIR"

 

Présidentielle : Tchassona Traoré tient un grand meeting ce mercredi à Sokodé

Me Mouhamed Tchassona Traoré, le candidat du Mouvement Citoyen pour la Démocratie et la Développement (MCD), en lice pour la magistrature suprême tient un grand meeting à Sokodé ce jour, à quelques heures de la clôture de la campagne électorale issue du scrutin présidentiel prévu samedi 22 février

L’opposant cantonne actuellement dans la région centrale plus précisément à Sokodé, après avoir balayé la région des savanes et des plateaux, où il est censé tenir un grand meeting digne d’une opération de séduction.

Le candidat en course pour le scrutin présidentiel présentera son programme de société à l’électorat puis l’invitera à voter massivement pour le candidat du MCD, Me Tchassona Traoré.

Le notaire est attendu dans les villes périphériques pour ensuite se rendre à Kara (414km de Lomé) pour séduire les populations.

En attendant le jour du scrutin prévu pour samedi 22 février, les corps habillés ont ouvert le bal ce mercredi 19 février 2020 à travers le vote par anticipation conformément à l’article 117 du code électorale.

 

 

Présidentielle : Tchassona Traoré tient un grand meeting ce mercredi à Sokodé

 

Présidentielle 2020 : Un évêque fait campagne pour un candidat à l’élection présidentielle

Au Togo, la campagne électorale de la présidentielle du 22 février a démarré jeudi 6 février. Sur l’affiche d’ouverture de campagne du candidat Agbéyomé Kodjo, figure la photo de Mgr Philippe Kpodzro, archevêque émérite de Lomé qui l’a également accompagné en tournée électorale.

Situation inédite au Togo : sur l’affiche de campagne du candidat à l’élection présidentielle du 22 février Agbéyomé Kodjo, figure Mgr Philippe Kpodzro, archevêque émérite de Lomé, avec sa crosse et sa mitre, immortalisé dans un geste de bénédiction.

Cette semaine, Mgr Kpodzro a accompagné ce même candidat pour une tournée électorale à Togoville, à Vogan et ses environs.

Agbéyomé Kodjo est le candidat désigné par « Les Forces démocratiques », une coalition constituée de plusieurs partis de l’opposition et d’organisations de la société civile, à l’issue d’un processus conduit par Mgr Philippe Kpodzro, archevêque émérite de Lomé.

La désignation, le 31 décembre de Kodjo, président national du parti Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (Mpdd) et ancien premier ministre du Togo sous le président Gnassingbé Eyadéma comme candidat des « Forces démocratiques » est le résultat de plus de trois mois de tractations entre la coalition et l’archevêque émérite de Lomé.

Pendant de longs mois, les « Forces démocratiques » ont vainement appelé à la suspension du processus électoral et à un dialogue entre le pouvoir et l’opposition en vue de créer les conditions d’un scrutin transparent et crédible.

Un engagement politique qui suscite la controverse

À bientôt 89 ans, l’archevêque émérite de Lomé n’est pas en marge de la vie politique du pays qu’il connaît bien pour avoir joué un rôle important pour l’instauration de la démocratie. Du 1er juillet au 28 août 1991, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro avait été invité à diriger la Conférence nationale dont le but était de résoudre la grave crise sociopolitique que traversait le pays sous le régime de Gnassingbé Eyadéma, père de l’actuel président. La direction du Haut-Commissariat de la République dont les travaux ont produit la Constitution togolaise de la quatrième république adoptée en 1992 lui avait ensuite été confiée.

Près de 30 ans plus tard, son engagement politique suscite la controverse. Samedi 1er février au cours d’une messe d’action de grâce en l’église saint Kisito de Doumasséssé, à Lomé, Mgr Kpodzro a remis le drapeau togolais au candidat Agbéyomé Kodjo qui se réclame désormais « de la dynamique Kpodzro », pour « la cause des affligés, les malades, les laissés pour compte ».

Un acte critiqué et qualifié d’« abusif » par plusieurs voix au sein de l’exécutif togolais. « Tout responsable politique ou religieux doit respect aux symboles de la République », a déclaré le président sortant, Faure Gnassingbé, candidat à sa propre succession, pour un quatrième mandat après 15 ans au pouvoir.

Mise au point de la Conférence épiscopale

Dans un communiqué publié le 4 juillet, la Conférence épiscopale togolaise s’est désolidarisée des actions et prises de position de l’archevêque émérite de Lomé. Dans ce texte, l’épiscopat togolais affirme qu’il n’est pas responsable de « messages qu’il n’a pas publiés » et que ses prises de paroles officielles se font « à travers les lettres pastorales, les messages, les déclarations et les communiqués signés par tous les évêques ou par le secrétaire général en leur nom. »

Joint par la Croix Africa, l’entourage du prélat assume cette affiche comme étant « une chose tout à fait normale ».

Source: La Croix Afrique

 

 

Présidentielle 2020 : Un évêque fait campagne pour un candidat à l’élection présidentielle

 

Présidentielle 2020 : Mme Adjamagbo séduite par Agbéyomé

Dans quelques jours, les Togolais seront dans les urnes pour élire leur prochain président de la République. La campagne électorale démarrée depuis le jeudi 6 février se poursuit et prendra fin le 20 février prochain. Dans l’écurie de la dynamique Kpodzro, l’on ne jure que par Agbéyomé Kodjo.

A en croire Mme Adjamagbo-Johnson, Secrétaire générale de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA), le candidat Agbéyomé est l’homme idéal pouvant arracher l’alternance tant souhaitée par les Togolais depuis des décennies.

Selon elle, il a l’expérience, la côte et la carrure nécessaire pour assumer ce rôle de chef d’Etat, d’autant puisqu’il a plusieurs fois occupé les plus hautes fonctions dans ce pays.

La Coordinatrice de la C14 estime que le projet de société de l’ancien Premier ministre « répond bien aux difficultés quotidiennes auxquelles les Togolais sont confrontés ».

Pour Adjamagbo-Johnson, l’ancien président de l’Assemblée nationale et actuellement député de la sixième législature sera le candidat des « pauvres et des affamés, de la veuve et de l’orphelin ».

« Il sera le candidat des opprimés. Quand Agbéyomé disait : Je commencerai par libérer tous les prisonniers politiques. Vous vous rendez compte de combien de familles seront soulagées ? Agbéyomé veut faire les choses autrement », a-t-elle souligné.

Godfrey Akpa

 

 

Présidentielle 2020 : Mme Adjamagbo séduite par Agbéyomé

 

Présidentielle 2020 : Faure Gnassingbé se dote d'une application

La campagne présidentielle bat son plein. L'équipe de Faure Gnassingbé ne perd pas son temps. L’équipe de celui qui cherche un quatrième mandat à la tête du Togo, a mis en place une application mobile afin d’informer les militants du parti au pouvoir, Union pour la République (UNIR).

Cette application est surnommée « Tous Faure ».

Ainsi, les partisans de Faure Gnassingbé sont désormais au courant des faits et gestes de leur candidat durant cette campagne électorale. l'application compte donner le maximum de visibilité au candidat en dehors des meetings, des affichages et des actions sur les réseaux sociaux.

Notons que la campagne qui a démarré le 6 février sera encore plus suivie par les militants juste en téléchargeant l’application qui est disponible sur Google Play Store.

Et comme objectif final, l’équipe de Faure Gnassingbé souhaite que leur candidat soit réélu le 22 février prochain.


Yvette G. (Stagiaire)

 

 

Présidentielle 2020 : Faure Gnassingbé se dote d'une application

 

Komi Wolou promet la prison aux auteurs de détournement

Le Secrétaire national du Pacte socialiste pour le renouveau (PSR) promet que s’il est élu président de la République, la place des fossoyeurs de l’économie nationale sera la prison.

Le Professeur dans les universités publiques du Togo, l'Enseignant-Chercheur Komi Wolou poursuit sa campagne électorale, espérant sortir victorieux des urnes au soir du premier tour du scrutin présidentiel ou lors du second.

L’un des maux sur lesquels il consacrera toute son énergie une fois élu sera la lutte contre le détournement des deniers publics. La Gestion efficace et efficiente des ressources publiques sera la règle à respecter scrupuleusement par tout le monde.

« Moi président de la République, je respecterai la loi. Je dirigerai avec justice par la grâce du Seigneur. Tous les ministres respecteront la loi et je ferai respecter la loi par tous les citoyens. Les auteurs de détournement seront sanctionnés ».

Le candidat assure qu’il fera voter un texte donnant droit aux citoyens de consulter les documents administratifs dans ce sens, sauf s’ils relèvent d'un « secret d’Etat » ou « portent atteinte à la vie privée des citoyens ».

Le président du Conseil d’administration de l’Institut de hautes études des relations internationales et stratégiques (IHERIS) fait également d’autres promesses, allant dans le sens de l’amélioration des conditions de vie de ses compatriotes…

Même président de la République, Prof Komi Wolou promet que son numéro de téléphone sera accessible à tout le monde.

A.H.

 

 

Komi Wolou promet la prison aux auteurs de détournement

 

Scrutin du 22 février 2020 : Voici le parcours du vote

Les citoyens sont appelés aux urnes le 22 février prochain, date prévue pour le premier tour de l’élection présidentielle cette année. Afin d’aider les votants à bien effectuer leur devoir civique, la CENI a établi un processus pour le vote. Voici donc le parcours d’un vote réussi.

Le « parcours du vote » selon la CENI est constitué en trois étapes, notamment « entrée et identification », « le vote et pliage » et « urne et encre indélébile ».

Pour la première étape, le votant se présente d’abord au centre de vote où il s’était inscrit, ce dernier montre ensuite ses doigts pour faire constater qu’il ne porte aucune trace d’encre. Il fait constater la conformité de son identité avec la photo figurant sur sa carte d’électeur, se fait également constater son inscription sur la liste électorale de contrôle et en dernière position de la première étape, le votant prend lui-même possession du bulletin de vote.

Ainsi, l’électeur peut donc passer à la deuxième étape du parcours de vote en se rendant dans l’isoloir, applique ensuite son doigt au tampon encreur placé dans l’isoloir, appose son empreinte digitale à l’emplacement choisi sur le bulletin de vote, essuie minutieusement son doigt à l’aide du chiffon placé dans l’isoloir, et plie le bulletin de manière à cacher son vote.

Le votant passe à la troisième étape. Là, l’électeur introduit lui-même le bulletin de vote dans l’urne. Ce dernier poursuit avec la signature ou l’apposition de son empreinte digitale sur la fiche d’émargement, plonge son index gauche dans un flacon contenant de l’encre indélébile et pour finir, retire sa carte d’électeur et quitte le bureau de vote.

Dans le cadre du vote, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) précise par ailleurs que « Aucun électeur ne peut être porteur de plus d’une procuration », et d’ajouter que « tout électeur surpris en possession de plus d’une procuration subira la rigueur de la loi ».

 

 

Scrutin du 22 février 2020 : Voici le parcours du vote

 

Les Toofan appellent à voter Faure Gnassingbé, la toile s'emflamme

Le duo composé de Master Just et Barabas a partagé le visuel de son soutien au président candidat sur les réseaux sociaux. Les internautes dénoncent un soutien à la dictature et un manque de maturité.

« Soutenez bien l'abattage des enfants au Togo. Les morts iront à vos concerts », peste un internaute.

Pour un autre, les Toofan, artistes de leur état, devraient plutôt constituer un rempart face à la désescalade des politiques. Ils ne doivent pas se mêler à la politique.

« Je ne suis pas Togolais, mais je pense que ce n'est pas approprié pour des stars de la musique du monde que vous êtes d'appartenir à un parti politique. Même pour de l'argent, je dis non. Vous devez être la voix des sans voix, vous devez être impartial, s'il arrive que vous vous prononciez sur des questions politiques, ça serait plutôt pour dénoncer des actes que vous jugez pas conformes aux normes. Mais vous voir faire de la politique, je crois que c'est mal parti pour vous », écrit-il en commentaire.

Il poursuivra : « Inspirez-vous de Tiken Jah de la côte d'Ivoire par exemple, de Salif Keita et autres. Revoyez votre copie les bro ».

Quoique critiqué sur les réseaux sociaux le groupe s'est encore produit ce jeudi lors de la campagne de Faure Gnassingbé à l'intérieur du pays.

On compte également Éric MC dans le lot des artistes soutenant le candidat du parti UNIR pour la présidentielle du 22 février prochain.

Edem A.

74 Azouma | Vendredi, 14 Février 2020 - 10:23

Réponse à 71-mazama
Mon cher frère,

Bien venu au Togoland, une planète bizarre dans l' univers. Peux-tu imaginer que Togbe Agokoli et Klassou ont interdit à la population de Notse de manifester? Bien sûr que cette population qui souffre énormément pourrait désobéir à leur idiotie mais elle aussi n' a rien fait. J' ai un ami de Notse qui m' avait dit que Klassou n' a rien fait pour cette ville, et pire Klassou ne serait même pas de Notse.
Ceux qui considèrent les deux jeunes de Toufan comme diable, je pense qu' ils ne méritent pas ce nom "diable" car, diable est trop beau pour eux. Ils sont sudiste, complexé, corrompu et malhonnête. Ils ne sont pas les premiers et ne seront pas les derniers. Il suffit de regarder les intellectuels du Sud, des professeurs des Universités et aux autres. Combien de professeurs d' université se sont mobilisé pour l' alternance? si je ne me trompe pas, il y avait que 2.

Chaque jour, on insulte les militaires, mais nous savons très bien que le militaire ne peut pas tuer au-delà de 1000 en une seule journée, et puisqu' ils respect les ordres avant tout, ce qui est certain est que lorsque le nombre augmentera, le même militaire changera de position, ils ne sont pas des animaux comme certains le pense. Autrement dit, il faut leur donner le moyen de vous aider et ce sacrifice est importante avant tout.
Aucune dictature ne tombe sans sacrifice, le cas de notre voisin le Burkina Faso reste fraiche dans notre mémoire, plus de 30 morts, certains disent 200 morts, mais à la fin, ils ont eu leur alternance même si ajourd hui, la France finance les djihadistes pour semer la pagaille dans le pays.

Nos frères et sœurs Kotokoli et d' autres du Nord nous ont montré leur bravoures, seulement, si le reste du Sud fut soulevé au même moment qu' eux, je pense que notre pays le Togo aurait déjà obtenu son alternance.

Qui a sabote le succès de Tikpi Atchadam? C' est bien sûr les opposants du Sud surtout Jean Pierre Fabre.
Rappelez-vous du jour où il y eut une mobilisation énorme à Lomé ou les jeunes étaient prêt à descendre sur la présidence? qui les a empêché? ce ne sont pas quelques poigne de militaires et gendarmes mais les opposants du Sud.
Et qu' elle fut leur solution alternative? allez occuper la route de Dekon, s' asseoir, et certaines femmes stupides organisaient à préparer Akume sur la route. Mais voyons, ce fut de n' importe quoi, de l' amateurisme et sapidité.

RESULTAT: FAURE EST TOUJOURS LA.
73 Melomane | Vendredi, 14 Février 2020 - 10:14
TOOFAN ne chante pas des Chansons de conscientisation.
TOOFAN c'est la fête, l'ambiance , la Dance etc... bref du "Bling-Bling"

Donc ne vous attendez pas à voir TOOFAN faire la Compagnie des pauvres types de l'opposition togolaise.
72 ABIDJAN | Vendredi, 14 Février 2020 - 10:0
Des patriotes en actions.
Quand des artistes ont soutenu les manifestations de l'opposition dans ce pays, les gens n'ont rien trouvé a dire, maintenant que d'autres artiste manifestent leur soutien a autre parti qur vous ne supportez pas, vous les traiter de vendus.
Dans ces conditions, je m'inquiete pour mon pays sur le type de democration que nous voulons instaurer si la liberté n'est pas donnée a chacun d'exprimer son opinion et son appartenance politique.
C'EST UNE SITUATION INQUIETANTE QUI AU FAIT PARALYSE L'ESPRIT DE L'ALTERNANCE.
PENSONS-Y
71 mazama | Vendredi, 14 Février 2020 - 9:59

Réponse à 68-Azouma
Bonjour mon frère Azouma et merci pour ta sortie,

Effectivement, le problème du Togo se situe à ce niveau. Mais ils sont très malhonnêtes comme le sont la plupart des blancs lorsqu'on évoque leur responsabilité dans l'esclavage et la colonisation.

Les exemples que tu as données sont légion dans tous les domaines de notre société. Regarde un peu l'assemblée nationale fantoche actuelle. Tu verras bizarrement qu'elle est dominée par nos frères du sud. Tous les gouvernements jusqu'au début des années 90 étaient majoritairement dominés par nos frères du Sud. Encore aujourd'hui, ils sont nombreux dans les gouvernements, ministères, ambassades, bref, dans tous les leviers de la vie politique de notre pays.

Mais ce qui est terriblement incroyable, ils n'ont pas le courage de le reconnaître. C'est une constance chez eux, du plus ignorant au plus intellectuel de ce groupe ethnique.

Tu as aussi bien fait d'évoquer le cas Tikpi qui était plus combattu par les opposants du Sud que par le régime RPT/UNIR. La preuve, les grandes villes du Sud ne sont pas mobilisées pour accompagner ce mouvement.

Le Togo est une grande anomalie de par cette dictature atypique en Afrique. Et nos frères du Sud doivent avoir la modestie de reconnaître qu'ils ont pris une part active là-dedans, et qu'ils sont aussi hautement responsables de cette situation mortifère, plutôt que chercher tout le temps à incriminer nos frères du Nord. Sans cela, nous continuerons avec ce statu quo où nos frères du sud ne perdent pas vraiment, car ils arrivent, tant bien que mal, par la ruse, la roublardise, le double-jeu et l'hypocrisie, à tirer les marrons du feu.

Malheur aux aveugles qui conduisent!
Et malheur aux aveugles qui se laissent conduire!

70 Zahize | Vendredi, 14 Février 2020 - 9:45
Je vois 3 coureurs de jupons sur cette photo.Le reste pfffffff
69 Clement GAVI | Vendredi, 14 Février 2020 - 9:42
'Le duo composé de Master Just et Barabas a partagé le visuel de son soutien au président candidat sur les réseaux sociaux. Les internautes dénoncent un soutien à la dictature et un manque de maturité'

Ce duo est certainement une manifestation pratique du diable. Ces deux là sont habités par le diable. S'ils sont incapables de sentir la douleur et la souffrance du peuple Togolais, cette incapacité ne les autorise pas à mésestimer la colère des Togolais. Car, des milliers de Togolais ont été assassiné, des milliers d'autres disparus, des milliers emprisonnés, et ce, depuis presque soixante ans.
Faure Gnassingbé a pris le pouvoir en violation de la constitution en 2005 suite à la mort de son père Eyadéma Gnassingbé qui, pendant 38 ans, a fait souffrir le peuple Togolais. Après quinze ans de pouvoir, Faure Gnassingbé ne semble pas être satisfait, il lui faut davantage. Pour ce faire, il a emprisonné son propre frère Kpatcha Gnassingbé depuis 2009. Comment comprendre que ces deux, dans un tel contexte disent, au nom de je ne sais quelle popularité, de voter pour Faure Gnassingbé?
Ils ne sont pas servi de leur statut pour dire à ce Faure Gnassingbé d'avoir pitié de son propre frère Kpatcha Gnassingbé et de le libérer, ils n'agissent pas pour que la raison prévale, ils encouragent le pire. Ils sont habités par le diable. Ils sont l'oeuvre du diable. Le propre frère de ce Faure Gnassingbé est en prison depuis onze ans, Faure Gnassingbé est allé tellement loin dans le mal, qu'il est incapable de pardonner, de sentir la souffrance de son propre et lui pardonner.

Qu'est-ce que le monde, l'Afrique et les Africains peuvent attendre d'un tel être qui emprisonne depuis 2009 son propre frère Kpatcha Gnassingbé au motif qu'il a voulu faire au coup d'état, or, c'est ce même coup aux cotés de ce même Kpatcha Gnassingbé que le peuple Togolais peut reprocher à Faure Gnassingbé. Faure Gnassingbé est une imposture, une immaturité, une incompétence.

Ceux et celles qui parleraient de pardon, qui diraient au peuple Togolais de pardonner les crimes de ce régime auront raison. Et ceux et celles qui parleraient de soutien à Faure Gnassingbé ou à ce régime auront nécessairement tort.
68 Azouma | Vendredi, 14 Février 2020 - 9:38

Réponse à 65-mazama
Bonjour cher frère,

Vous venez de toucher un point intrinsèque dans la situation socio-politique du Togo. Beaucoup d' Africain partout où je me rende en Afrique me pose la question. Votre pays le Togo est un pays unique. Comment se fait qu' il est le seul pays dans la sous à être sensible à l' alternance? comment une population peut accepter une seule famille pendant plusieurs décennie?
Le problème du Togo est effectivement unique dans la sous-région. Ce n' est pas du tout la faute des gens du Nord que cette famille Gnassingbé résiste à l' alternance. Ce n' est pas non plus la faute des militaires que cette famille continue par prospérée sa dynastie dictatoriale au Togo. Mais à qui la faute alors?
OUI LES EWES, WATCHI, ADJA ET MINA. il suffit de regarder leur comportement depuis 1970 jusqu' à ce jour. Évaluer le comportement de Klassou, Togbe Agokoli IV, Dussey, Cina Lawson, Dogbe Tomegah pour ne citer effectivement que ceux-là. Mais derrière ces vieux s' ajoute le comportement des jeunes du Sud, un certain Kogoligo, les Toufans. Mais étonnant que vous pouvez le remarquer, la liste du lauréat de Réussit Diaspora. Savez-vous qu' au départ, il n' y avait pas un seul Nordiste parmi eux? ce n' est que plus tard que ce docteur du Nord a été ajoute à la liste. Autrement dit, le panel avait tout fait pour ne élire que des gens du sud.
Si vous regardez la liste de soi-disant les membre de HCTE ou je ne sais quoi, 98% sont tous du Sud.
Les sudistes du Togo sont très complexes, corrompu. C' est eux qui ont complote contre Tikpi Atchadam.
Les nordistes sont honnêtes et l' alternance au Togo ne peut venir que des gens du Nord.

Vue la situation, ce Faure sera réélu pas parce qu' il est le meilleur comme le prêche certains idiots de UNIR mais que les gens du Sud complexes vont lui vote en majorité, tout simple parce qu' on leur a fourni un sac du riz, une bouteille d' huile d' arachide et 1500 f.
Normalement, la population Togolaise dans son ensemble devrait voter une personne autre que Faure si cette population est intelligente et honnête avec elle-même. Puisque le régime a causé tellement du tort à cette population que intelligemment, elle ne devrait pas voter Faure même si ce dernier ou UNIR leur offrait une fortune.
Mais puisqu' il s'agit du Togo avec un sud complexe et malhonnête, Faure sera réélu.


67 caramba | Vendredi, 14 Février 2020 - 9:34
Compatriotes
Ces 2 petits ne font que rendre services à leurs bienfaiteurs.
Koffi Olomidé avait chanté pour Faure dans ce pays!
Le problème n'est pas les artistes.
Le problème, c'est qu'on a l'immoralité de toute la classe politique togolaise.
Que vont faire certains candidats comme Kuessan à cette élection?
Nous abons un pouvoir mauribond avide de s'éterniser au pouvoir et une opposition heteroclyte sans vision, ventrocrate , criarde, zélée.
Chuannn
66 Bernard Dovi | Vendredi, 14 Février 2020 - 9:15
Heureusement que les togolais sont suffisamment mûrs et ne suivant pas des soi-disant artistes qui sont en manque de repères.
Bon vent à vous, messieurs les artistes
65 mazama | Vendredi, 14 Février 2020 - 8:57

Réponse à 64-Ebizovo
L'ethnie est une composante importante de notre société , et je ne vois pas pourquoi vous avez peur d'en parler.


Toi qui a la science infuse, y-a-t-il plusieurs ethnies au Togo ou pas? Pourquoi es-tu complexé de parler des ethnies dans notre pays?

Les Toofan et Eric Mc sont la preuve que nos compatriotes du sud refusent de se regarder dans le miroir pour admettre qu'ils sont les racines du régime RPT/UNIR.

A chaque fois qu'on vous présente les preuves irréfutables de votre collaboration à ce régime, vous n'avez qu'un seul discours dans la bouche que vous avez inculqué à toutes les générations: "Le pouvoir est au nord et ce sont les nordistes qui sont à l'origine de nos malheurs".

Il faudra un jour admettre que certains de vos frères ont été et continuent d'être encore aujourd'hui des piliers de ce régime. Les traîtres de notre lutte de libération sont parmi vous et doivent être combattus en toutes circonstances. Mais cela n'a jamais été intégré dans l'imagine des EWES-WATCHI-ADJA-GUINS. C'est quand même ahurissant que vous avez encore du mal aujourd'hui à accepter que Victoire Dogbé, Klassou et Dussey pour ne citer que ceux-là sont des barons du régime. Cependant, vous êtes prompts à vilipender les gars comme Abass Kaboua pour la simple raison qu'il est du nord et qu'il soutient ouvertement le régime.

La fin de notre calvaire n'est pas pour aujourd'hui tant que vous n'avez pas encore intégré cela. Tant que vous resterez dans vos analyses binaires comme quoi, le Sud, c'est l'opposition et le Nord, le régime, la dictature mafieuse du régime RPT/UNIR aura encore de beaux jours devant elle. Malheureusement, cela va continuer, car tu seras le premier à aller encore voir les spectacles des Toofan et Eric Mc, à les supporter et les défendre pour la simple raison qu'ils sont tes frères de la même ethnie. C'est ça le mèdèfrérisme dangereux qui gangrène la société togolaise.





64 Ebizovo Vendredi, 14 Février 2020

Réponse à 63-mazama
Ils viennent de l'anus de ta mere.
Clone de compatriote c'est toujous toi qui amenes des histoires d'ethnies sur ce site.
I tu n'as rien á dire et á faire vas torcher le cui de ton pere
63 mazama Vendredi, 14 Février 2020

Réponse à 62-makoulaaa
Ils sont de quelle ethnie les Toofan? J'aimerais bien le savoir
62 makoulaaa Vendredi, 14 Février 2020

Réponse à 57-Espoir
il est ecarte mon frere

on ne lui a pas propose argent
61 Azionto Vendredi, 14 Février 2020
Oooo est-ce que ça c'est nouveau? Ce n'est Faure via une de ses copines qui a fait décoller Toofan.
C'est normal donc que Barabas, le hautain comme son nom l'indique entraine le pauvre Juste sir cettr voie satanique.
Il faut ajouter que le niveau d'éducation et de cultures quasi nuls de la majorité de nos pseudos artistes ne les aident pas vraiment.
Rien donc de nouveau.
60 Gnanouvide Vendredi, 14 Février 2020
Les togolais affamés et meurtris par ce regime vous ont porte pour faire de vous ce que vous êtes aujourd'hui

Désormais seul les millitant d'UNIR Seront vos fans enregistré bien cela

Dans mon quartier votre declin est déjà amorce "Toofan" est devenu "Rienfan"
Dans un bar hier soir ou un DJ jouait encore une de vos tubes a succes c'est tous les clients qui on rouspecter demandant aux gerant d'arreter cette insalubrite sous menace de vider le coin
Plein de succès a vous

Le sang des kotokoli verses a sokode par l'oppresseur que vous savourez en allant danser et chantez pour que les tem soient tuer et martyrises davantage comme Cain dans la bible vous porteront aux firmament de la gloire.

Bande d'insenses et d'incredules
59 Gnanouvide Vendredi, 14 Février 2020
Les togolais affamés et meurtris par ce regime vous ont porte pour faire de vous ce que vous êtes aujourd'hui

Désormais seul les millitant d'UNIR Seront vos fans enregistré bien cela

Dans mon quartier votre declin est déjà amorce "Toofan" est devenu "Rienfan"
Dans un bar hier soir ou un DJ jouait encore une de vos tubes a succes c'est tous les clients qui on rouspecter demandant aux gerant d'arreter cette insalubrite sous menace de vider le coin
Plein de succès a vous

Le sang des kotokoli verses a sokode par l'oppresseur que vous savourez en allant danser et chantez pour que les tem soient tuer et martyrises davantage comme Cain dans la bible vous porteront aux firmament de la gloire.

Bande d'insenses et d'incredules
58 Ebizovo Vendredi, 14 Février 2020
soit ils vont mourir avec lui ou soit et se en exil come lui quand ce jour viendra.Se sont des gens á bruler vivant pour donner un exemple á tout ceux qui vont supporte encore une dictatture dans ce pays.
On les attends de pieds fermes pour un concert au Togo apres la chute de faure.Les amis qui vivent en Europe vous devez boycotter leur concert et meme les jeter des oeufs pourits et tomades dés qu'ils mettront pieds en Europe.
Se sont des ennemis de la nation au juste titre que bawara yark Katanga et autres á bruler vivants á la palce des martyres.
57 Espoir Vendredi, 14 Février 2020
Pourquoi Adebayor ne le fait plus cette année
56 Kozah Nostra Vendredi, 14 Février 2020
Avis de recherche :
Pour l'intérêt de la campagne électorale pour les élections présidentielles togolaises du 22 février 2020, la communauté des icilomenautes est à la recherche du sieur GNAROU, digne (dingue) fils de Sotouboua, disparu depuis plus de 2 semaines après la publication des sondages donnant son maître le fainéant Faure Aveleleleble Gnassingbe en ballottage pour un second tour!!!
Prière contacter icilome.com au cas vous l'auriez retrouvé.
Merci!!!

 

 

Les Toofan appellent à voter Faure Gnassingbé, la toile s'emflamme

 

Présidentielle 2020 : La Cour constitutionnelle aura ses délégués dans les bureaux de vote

A quelques jours du scrutin présidentiel du 22 février 2020, la Cour constitutionnelle annonce ses représentants dans les bureaux de vote, ceci afin de rendre efficace le règlement du contentieux électoral, selon les responsables de cette institution.

Jeudi 13 février 2020, l’institution a initié une formation à l’endroit de ses mandataires dans le cadre de l’élection présidentielle et ce, simultanément dans les villes de Lomé et Kara. Il s’agit d’une formation basée sur la constitution et le code électoral.

« La formation de ce jour est la suite officielle des séminaires qui se sont faites il y a quelques jours dans le cadre de la préparation du scrutin du 22 février. Nous voulons que le scrutin se passe bien. Qu’il soit acceptable par tous en étant très transparent », a indiqué Amekoudi Gérome Koffi, juge à la Cour constitutionnelle.

C’est pour cela, a-t-il poursuivi, « que nous formons des délégués pour toutes les préfectures et les régions électorales. La formation se fait sur la base de deux textes fondamentaux, notamment la Constitution et le code électoral ».

Les délégués de la Cour selon les informations, auront « une observation muette avec une attitude plus ou moins passive, se contentant de relever ce qu’il a vu sans donner des instructions », a-t-on relevé.

Dans la même perspective, les mandataires, lors du déroulement du scrutin, se chargeront de relever « les entorses, les fraudes, les distorsions ». Ces derniers, à en croire les juges de la Cour, seront neutres.

 

 

Présidentielle 2020 : La Cour constitutionnelle aura ses délégués dans les bureaux de vote

 

Me Tchassona Traoré : « Dapaong doit être un pôle économique attrayant »

Les promesses de campagne continuent sur toute l’étendue du territoire. Le candidat du Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), Me Mohamed Tchassona Traoré était hier à Dapaong où il animé un grand meeting au stade municipal de la ville.

Le candidat engagé pour un « Togo soudé et émergent » a décliné devant la population de Dapaong son programme de société axé sur les réformes politiques, économiques et socio-culturelles. Il a demandé à Dapaong de voter pour lui pour le développement de la ville.

« Nous cultivons au MCD le vivre-ensemble et la paix dans des valeurs économiques et sociales. Vu sa situation géographique, Dapaong doit être un pôle économique attrayant. Malheureusement, le manque d’infrastructures surtout routières et sanitaires constitue un frein considérable au développement de la région et à l’épanouissement de ses habitants », a-t-il déclaré au cours du meeting.

Pour lui, l’épanouissement de la jeunesse est un axe important de son programme. Il promet donc à la jeunesse de cette ville la rénovation des infrastructures socio-collectives.

Ce vendredi, le Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD) déposera sa valise à Sokodé. Le candidat Tchassona Traoré a déjà parcouru Agou, Kpalimé, Kpélé Akata, Hihéatro où il a fait connaître les grands axes de son programme de société aux populations.

 

 

Me Tchassona Traoré : « Dapaong doit être un pôle économique attrayant »

 

Élection présidentielle 2020 au Togo : Capitulation Négociée d’une Certaine Opposition

Le Rendez-Vous
Extrait de la Une de Le Rendez-Vous No.346 du 13-02-2020

Nous le disions tantôt, « Les élections sont pour le régime togolais, un instrument efficace de légitimation de règne grâce aux parodies d’élections pour paraître démocratiques. Elles ne sont que des plébiscites rigoureusement contrôlés pour faire entériner par le public des choix de candidats déjà tranchés par le despote ». N’empêche, comme la politique est un choix, certains opposants n’ont pas trouvé d’inconvénients à participer à la présidentielle 2020 au Togo.

Dans leur gestion des hommes, les leaders peuvent sortir héros ou victimes de leurs choix politiques. Si tel est le cas, et qu’une analyse approfondie peut, à la lumière de ce que sont les élections au Togo, conclure que tout est plié et que les adversaires y vont en toute connaissance de cause, il y a donc débat. « Chat échaudé craint l’eau froide » ; considérer que l’organisation de l’élection présidentielle en cours est un dialogue inter-togolais sous une nouvelle formule n’est pas exagéré. Du moment où les résultats ou les effets des dialogues sont souvent connus avant leur début au Togo, vu le rejet de toute ouverture de la part de la dictature, tout ceci ajouté aux instruments et conditions dans lesquelles se préparent les élections en cours, on peut, sans risque de se tromper, se demander si cette élection n’est pas une capitulation négociée des participationnistes. Le Togo a déjà fait l’expérience de mille et un dialogues avec leur lot d’infortunes.

Et si les élections se négocient ?

A notre modeste point de vu, un dialogue ou une négociation, selon le degré d’opacité d’une dictature, peut prendre plusieurs formes : elle peut être une négociation au sens classique du terme, tout comme il peut prendre la forme d’une élection organisée en bonne et due forme avec des résultats préfabriqués connus de tous ceux qui y participent. Les dictateurs solidement retranchés dans leurs méthodes souvent uniques sont en position de sécurité avec une élection quelle qu’elle soit. Ceux qui sont disposés à éliminer, par des moyens militaires, une partie de leur population afin d’avoir les mains libres pour gouverner à vie ne peuvent avoir aucune envie de négocier de façon franche avec une opposition qui ambitionne elle aussi de gouverner. Alors de telles dictatures sont habituées à faire ce qu’aucune gouvernance n’a jamais fait ailleurs.

Devant un scandale, on peut avoir deux réactions, et toutes deux se valent. On peut se taire abasourdi par ce qui ressemble à du jamais vu, on peut crier haro sur le scandale. Pour des gens qui sont prêts à tout manger en temps de famine, la première réaction est un chèque en blanc. Qui ne dit rien consent. De telles dictatures font des lavages de cerveaux aussi bien au peuple qu’aux leaders de l’opposition. Alors, les anomalies politiques rentrent dans les habitudes et les mandants font avec. Dans ces conditions, ceux qui luttent pour libérer le peuple accompagnent le bourreau dans ses crimes de tous les jours. L’opinion laisse faire et l’adversaire en face, devant ce qu’il estime être une absence de choix, légitime des actes anticonstitutionnels.

Au Togo, on a connu 27 dialogues pour mettre le pays sur les rails, les uns sont mort-nés, les autres ont fini à mi-chemin, mais certain se sont achevés avec des conclusions signées de tous les camps. Sauf qu’aucun n’a vu ses recommandations appliquées. Finalement, les dialogues ont commencé à prendre le visage des élections. C’est ici le signe des fins, car lorsque de telles négociations à l’allure des élections auront abouti à un fiasco, l’adversaire qui perd disparaît à jamais politiquement.

Si une mauvaise entente avec une dictature peut enterrer un homme politique, comme ce fut le cas avec Gilchrist Olympio, une mauvaise élection peut, elle aussi, conduire un homme politique au cimetière. Pour nous, la participation d’un Agbeyomé à cette parade est un non-évènement, mais celle de Jean-Pierre Fabre peut être un débat. Alors, si cette farce en cours parvient aux résultats escomptés par les régents de la République, on se demande si Mr Fabre ne fera pas son deuil politique à la sortie de cette élection. L’adage qui dit « tel père tel fils » n’aura fait que se confirmer.

Avec les vieilles dictatures qui ont eu le temps de remplacer des générations, le seul avantage que l’adversaire peut tirer d’une élection telle que celle en téléchargement est de se retrouver victime d’une capitulation négociée. Le jeu ne devient clair pour le peuple en lutte qu’à l’heure du partage du gâteau électorale: poste ministériel par ici, direction ‘’juteuse’’ par- là, le décor est déjà planté avec les élections municipales récentes. Quand on fait un regard croisé entre ce qui se passe et l’élection présidentielle de 2015, on se demande si l’histoire a envie de se répéter. Avec des gouvernances très peu définies et donc hybrides qui ont fait leur ‘’preuve’’, la capitulation d’un opposant peut suivre plusieurs visages.

Il vous souvient qu’en 2015, une élection présidentielle s’est organisée et des partis politiques y ont participé à n’importe quelle condition comme c’est le cas actuellement d’ailleurs. A l’heure du forcing pour les résultats qui étaient né par césarienne, après avoir brandit les muscles, le régime n’a eu besoin que d’acheter le silence d’une formation politique qui avait de belles raisons de revendiquer une victoire. Contre des milliards versés en deux tranches dont le partage a d’ailleurs créé un froid dans la famille politique, ce parti politique a marchandé son silence. Nous vous disions que c’était un baron du RPT, en difficulté à l’époque, qui a servi de cordon de négociation entre cette formation politique et la dictature. C’était aussi le prix à payer pour que l’étau se desserre sur le baron en question. Après les élections, le silence de ce participationniste inoxydable a fait débat. Une telle situation peut saper la côte de popularité d’un clan politique.

Ensuite est venu le 19 Août 2017, les débats sont relancés. « Qui a bu boira », est-ce qu’un tel schéma où des opposants participent juste pour être le mauvais premier, le meilleur deuxième ou le meilleur troisième afin de marchander leur position est en cours de préparation contre les Togolais ? Depuis que Monsieur Faure Gnassingbé s’est assuré de la participation des participationnistes, il n’a plus eu besoin de ses classiques «jokers» tels que les Jerry Taama et comparse. Les «poids lourds» de l’accompagnement seraient plus crédibles pour que d’une légalité de façade, la dictature se légitime.

Différents cas de figures sont possibles en fin des dictatures. Tels de vieux baobabs, elles ne tombent jamais seules, elles ne meurent jamais seules. C’est alors à se demander si un échec des participationnistes ne risque pas de signer leur arrêt de mort dans l’opposition. Sur quel critère de tels messieurs pourront demain se prévaloir de l’opposition ?

Les individus ou les groupes qui s’opposent aux dictatures ont souvent de bonnes raisons de vouloir négocier encore que, en désespoir de cause, les dictatures comme celle de Faure Gnassingbé ne tardent d’ailleurs pas à en faire l’offre. Il se développera alors une certaine tentation d’explorer toutes les voies qui pourraient sauver. Dans un pays comme le Togo, le peuple a toujours été victime des arrière-pensées d’une race d’opposants.

La foire aux cancres

Un dialogue est donc ouvert au Togo, les plus sceptique ont refusé de vendre cher la peau de ce dialogue chapeauté par un certain regroupement régionale de chef d’Etat, la CEDEAO. Cette institution est venue confirmer le mal que l’opinion, surtout togolaise, pense depuis longtemps d’elle. Elle est venue afficher un certain gangstérisme international en foulant au pied les aspirations du peuple Togolais. Mais entre la CEDEAO et les Togolais eux-mêmes, qui devait prendre soin des aspirations des Togolais si tant est qu’elles existent? C’est bien les Togolais représentés par les leaders de l’opposition. Mais comment une race de ces leaders s’est comportée ? Ils étaient devenus de véritables hommes d’affaires, des négociants pour qui le peuple togolais est une matière première dont il faut chercher le plus offrant. Et le plus offrant dans des cas d’espèces, ce sont les dictatures qui ont déjà rassemblé une fortune de guerre au dos du même peuple. Ce dialogue était devenu un fonds de commerce où des opposants négocient et prennent de l’argent. A la veille de la signature du fameux accord, ils n’ont pas caché leur gloutonnerie. Ils ont pris des sous qui feront scandale même s’ils n’en n’ont déclaré qu’une infime partie.

Entre Accra, Lomé et Paris, chaque moment où il se décide des grands enjeux sur l’avenir du pays, ils sont les mêmes à marchander leur présence contre des milliards. La seule dame du groupe était d’ailleurs celle qui proposait aux autres les offres du régime et les encourageait à accepter. Pour elle, « On ne refuse pas l’argent, c’est des propositions qu’on refuse ». C’est ainsi que le dialogue est devenu une foire aux cancres. Un jour, en marge d’une rencontre à Accra, un leader de l’opposition a pris des sous et après avoir remplis les poches de toute la veste, il ne savait où en mettre et c’est un garde-corps de ceux qui dirigent le dialogue qui l’a aidé à transporter son trophée de guerre. Beaucoup de choses se sont passées pendant ces moments, il ne nous appartient pas d’en faire les révélations. Certaines se feront d’elles-mêmes le moment venu et les Togolais comprendront comment UNIR a acheté une bande de ses adversaires. Dans ses conditions, où vous dialoguez en négociant des prébendes, l’ennemi vous impose sa volonté. Voilà d’ailleurs la raison pour laquelle, malgré son influence pour tailler le résultat du dialogue inter-togolais à son goût, le régime a fini par s’opposer à son application. Il sait que la plupart des opposants ont le doigt dans sa bouche.

Les quelques rares partis politiques qui ont refusé de prendre l’argent des mains des émissaires de la dictature sont considérés comme des ennemis publics à abattre. Ils devaient ou se taire ou s’exiler. Si on demande aux barons du régime actuellement de dire ce qu’un leader comme Tikpi Salifou Atchadam a fait pour que sa tête soit mise à pris par le RPT-UNIR, ils ne sauront répondre. C’est ainsi que la dictature croit avoir eu de solution. Dans un pays où le peuple dispose d’une force morale crédible qui est soucieuse de l’avenir des populations, l’on devait déjà interroger tous les représentants à ce dernier dialogue sur le rôle qu’ils ont joué pour aider la dictature à corrompre la volonté des peuples.

Mgr Kpodjro a un affront à laver contre la dictature en place. Ce qu’il a connu au temps de la conférence n’était que la face visible. Les anciens retiennent que pour faire de ce prélat le remplaçant de son prédécesseur en tant que Evêque d’Atakpamé, Eyadema s’est opposé à la volonté du Vatican. Parfois par des actes de vandalisme du préfet d’Atakpamé de l’époque, même si ce dernier préfet finira écraser par le même régime. Les cérémonies d’investiture de Mgr ont ainsi connu de sérieux soucis et se sont déplacées d’un endroit à l’autre car Eyadema avait son Evêque dans la poche, un proche d’un emblématique baron, passons. Si en prenant pour une unième fois sa revanche sur la dictature, il peut aider les Togolais à obtenir l’alternance, c’est tant mieux. Mais en lavant le linge sale en famille avant de se lancer dans le choix d’un certain candidat unique pour l’opposition, le doyen a manqué d’information sur le rôle joué par les gens. Ainsi prendra-t-il les mêmes pour recommencer. Il a travaillé sur la base des accointances, il est arrivé avec des préfabrications pour construire son alternance et le résultat c’est un prétendu candidat unique de l’opposition.

En réalité, un candidat unique choisi avec des considérations mesquines dans un reliquat qui ne devait sa survie que dans de tels regroupements de circonstance. Agbeyomé, nous n’avons rien contre lui. Mais l’honnêteté souhaiterait qu’on reconnaisse que vues les conditions dans lesquelles il est choisi, vues les cuisines qu’il traîne, il a beau se repentir devant Mgr, cela ne fait pas de l’ancien premier ministre un saint ni touche. Le même Mgr qui a présidé la Conférence Nationale Souveraine où, acculé de révélations sur des crimes, l’ex fidèle d’Eyadema avait versé publiquement les larmes. Il y a des crimes économiques et humains qui ne s’oublient pas par une simple visite à un Evêque. Monsieur Agbeyomé est un véritable éléphant avec un pied cassé, on ne saura le dire autrement. Si à la sortie de cette élection, la dynamique Kpodjro a capté quelques ministères, c’est une bonne chose pour le «candidat unique».

Combattre une idéologie dans une lutte de classes?

La Dictature togolaise est forte, certes. Mais il existe désormais une résistance gênante qu’elle n’a pas pu corrompre. Elle a corrompu quelques leaders, elle n’a pas pu corrompre idéologie née avec l’arrivée du 19 août. Cette idéologie, cette prise de conscience collective, refuse de rentrer en cellule, elle refuse de s’exiler. La politique que véhicule désormais le 19 août n’est plus un cahier de charge d’une formation politique, c’est déjà une idéologie. On peut envoyer tout le monde en prison, mais idéologie survivra et fera son effet le moment venu.

A chacun son « talon d’Achille »

Achille, c’est ce guerrier que nul sabre ne pénétrait. La légende enseigne que, jeune enfant, « la mère d’Achille l’avait trempé dans les eaux de la rivière magique Styx. Cette eau devait protéger le guerrier en gestation de tous les dangers. Il avait toutefois une faille. « L’enfant était tenu par le talon pour ne pas être emporté par le courant. L’eau magique n’avait pas recouvert cette petite partie de son corps ». Ainsi, à l’âge adulte, Achille paraissait aux yeux de tous invulnérable aux armes de l’ennemi. Néanmoins, dans la bataille contre Troie, un soldat ennemi, instruit par quelqu’un qui connaissait la faiblesse d’Achille, visa de sa flèche le talon sans protection, seul point susceptible d’être blessé ». Le coup se révéla fatal. Ainsi, est née depuis lors, l’expression « talon d’Achille ». Ceci se réfère à l’endroit vulnérable d’un individu, le point faible d’un plan ou d’une institution.

Les dictatures impitoyables comme celle des Gnassingbé on des points faibles. On peut en énumérer à profusion, surtout avec le fils, les exemples crèvent les yeux.

Du RPT à UNIR, le système s’est installé dans la routine. Le régime n’a plus d’innovations à vendre à son peuple. Plus loin, il a perdu la capacité à s’adapter rapidement à de nouvelles initiatives qu’il importe parce qu’il y a eu succès ici ou là. Inutile de vous rappeler que les nombreux plans de développement dont raffolent Faure Gnassingbé et sa bande sont importés d’autres pays où l’expérience a été concluante. Même les expertises des experts qui ont fait leurs preuves ailleurs et dans de grandes institutions internationales, Dominique Strauss Kan, Tony Blair et que sais-je encore, sont souvent noyées dans la routine au Togo. La routine est un venin contre un monde en mutation.

Qui a l’information à la guerre. Mais pour ne pas déplaire à leurs supérieurs, des subordonnés peuvent ne pas rapporter les informations précises ou complètes dont les dictateurs ont besoin pour prendre des décisions. Le cas actuellement de l’affaire Tiger. Une vérité est servie à Faure Gnassingbé alors qu’une autre sévit sur le terrain juste parce que, si toute la vérité doit être dite, des officiers et grands barons dont nous gardons les noms seront en difficulté. Pour ne pas embarrasser le premier Togolais, une autre version lui est donc servie et la vie continue.

Comme toute formation politique, le RPT-UNIR est né avec une idéologie qui pouvait se vendre cher à ses débuts. Mais actuellement, le monde a déjà dépassé ces considérations où la paix, la solidarité de façade ne se limitent plus à de simples slogans d’animation populaire. Le temps où il est vertueux de regarder vers une même direction a vécu. L’idéologie s’est érodée, les mythes et symboles de la dictature sont tombés. Si elles survivent, elles sont rendues instables par les mutations.

Le népotisme a détérioré l’efficacité et de la compétence de la bureaucratie. Depuis quelques années, il est devenu un luxe au Togo de tomber sur un document administratif sans faute alors que les employés y travaillent avec les moyens de la République.

Les conflits entre les institutions de la République, des rivalités ou hostilités personnelles qui nuisent drastiquement au fonctionnement de la dictature, la gestion unipersonnelle des sociétés d’Etat. Le dernier exemple vivant est le cas de Togocel. Il vous souvient que dans un de ses rapports sur le Togo, le FMI a cru devoir relever que le Togo ne connaît pas exactement la valeur chiffrée de sa dette car « les trois compartiments qui doivent travailler à l’évaluation de la dette ne collaborent pas » et chacun fait son boulot indépendamment de l’autre. La classe intellectuelle se résume à la recherche du pain quotidien et ne réfléchit plus. Elle ne sait plus où commencent les valeurs où elles finissent, la vie de chacun se résume à avoir une maison, une voiture et de belles maitresses comme luxe. Bref, il faut vivre et laisser la dictature vivre.

Les Togolais dans leur grande majorité sont devenus indifférents et sceptiques face à l’avenir que peut représenter une telle gouvernance.

Dans une dictature séculaire, la hiérarchie est toujours instable. Nous portons depuis un an une information selon laquelle, parce qu’une femme s’y oppose, Monsieur Faure Gnassingbé n’a pas pu jusqu’ici remplacé le Directeur général du port autonome de Lomé. Nous avons connu des cas de détenus à qui monsieur le président a accordé la liberté mais qui ont passé encore des jours en prison parce que quelqu’un n’a pas intérêt à les voir libres. Un tel environnement est favorable à une instabilité qui peut naître des sources militaires à tout moment.

Partout, les rôles sont renversés. Par exemple dans l’armée, quand les militaires commencent par être ceux qui remontent les informations sensibles à la police et à la gendarmerie alors que c’est à ces derniers de faire des investigations pour remonter l’information quitte à demander renfort à l’armée le cas échéant, il y a hic.

Par souci de contrôler les centres névralgiques du pouvoir, si peu de personnes, pas forcément les compétentes, prennent assez trop de décisions le dictature en place est exposée aux erreurs de jugements et de politiques.

Pour éviter ces dangers, si le régime décentralise les contrôles et les pouvoirs de décision, il perd de sa maîtrise sur les leviers centraux du pouvoir. Ce n’est pas un hasard si un conseillé irremplaçable comme Barqué a laissé entendre que « le jour où le régime ferra une vraie décentralisation, il tombe ». Voici autant de talons d’Achille d’un système qui a fait de vieux os. L’opposition a une variété de choix si elle aussi n’avait pas affiché, elle aussi, son talon d’Achille à la recherche invétérée de : l’argent, l’argent, l’argent.

Au temps jadis au Togo, de courtes protestations ou manifestations de masse pouvaient produire des espoirs temporaires. Mais les taupes de l’opposition ont tout bazardé, il n’est plus possible de se mettre ensemble pour repenser la lutte, repenser un plan d’action qui inquiète le régime. Car ils sont prêts, à la première réunion, à vendre l’information au camp d’en face.

Les diplomates ou la «dictatovirus»

Les spécialistes de la santé savent mieux le danger qu’un virus peut être pour la santé publique. La peur est un virus répandu dans les masses par les dictatures, et les canaux diplomatiques sont un moyen excellent. Leurs comportements entretiennent le doute et accordent le sursis aux dictatures. Ils sont les premiers à alerter leur pays pour accroître la peur en situations d’instabilité alors que précédemment c’est encore eux qui disaient qu’il n y a rien, c’est le peuple qui craint.

Au Togo, tout comme dans beaucoup de longs règnes, la présence des représentations diplomatique est un virus dont il faut trouver l’antidote. Les virus, de quelques natures qu’ils soient, font toujours des ravages. En répandant ce virus, l’objectif du régime est d’acculer le peuple de façon à ce qu’il soit incapable de croire en sa capacité d’avoir une santé stable, de se libérer. Certains pensent trop vite qu’ils ne peuvent être sauvés que par l’intervention des tiers. Ils placent leur confiance à tort ou à raison en des forces extérieures: l’opinion publique, les Nations Unies, un autre pays, une puissance ou je ne sais quoi encore. Cette confiance accordée à des puissances extérieures peut être très mal placée. Le dernier gangstérisme de la CEDEAO dans la crise togolaise et le silence, pour ne pas dire, la complicité en cours des représentations diplomatiques dans notre pays sont éloquents.

Le plus régulièrement, les puissances étrangères tolèrent et même soutiennent une dictature afin de faire avancer leurs propres intérêts économiques et politiques. Inutile de rappeler que le Togo est dans la sous-région un territoire de non droit où tous les autres pays, y compris les puissances, essaient les politiques des plus cruelles sur des peuples devenus cobayes. Un territoire de trafic de drogue en quantités industrielles. Il vous souvient qu’il y a quelques semaines des containers transportant 4,5 tonnes de cocaïne en direction de Lomé sont saisis en URUGUAY.

Qui selon vous peut se payer l’audace de commander autant de quantités de drogue si ce n’est ceux qui ont le droit de vie et de mort sur les Togolais en complicité avec des puissances ? Nous ne croyons pas si bien dire quand dans une émission radio il y a un an, nous affirmions que s’il existe un trafic qui n’arrive pas à rentrer sur le continent noir par le port de Lomé, ce trafic ne pourra plus rentrer par aucun autre port africain. Il existe au Togo des noms de famille qui sont des codes dans le trafic de la drogue. Quand on appartient à leur cercle, on n’est pas inquiété.

Peut-être ailleurs, d’accord, mais dans le cas togolais, les interventions extérieures n’ont fait le plus souvent que trahir le peuple opprimé et quand une certaine opposition carriériste met son ventre devant, la tâche devient facile. Nous portons présentement une information selon laquelle un grand pays influent sur le Togo, dont nous gardons le nom, a donné le OK a la dictature togolaise de faire ce qu’elle peut pour décapiter un parti comme le PNP si elle veut survivre. Vous comprendrez les raisons de l’acharnement contre ce parti sans qu’un grand intérêt soit accordé par certains pays membres du fameux G5.

Certaines puissances, quand il leur plaît d’agir contre la dictature togolaise, c’est pour mieux maîtriser le pays aux plans économiques, politiques ou militaires. Quand tout ce monde est acheté par des intérêts stratégiques, la survie de la dictature de notre pays ne peut dépendre que de facteurs internes. Il va falloir donc renforcer la détermination de la population opprimée et sa confiance en elle-même puis améliorer ses compétences pour résister. Il faut créer une puissante force de résistance interne et sortir des clichés qui continuent par croire qu’il n y a que des Togolais d’une certaines région qui sont bons pour porter les aspirations des Togolais. Une lutte de libération est un temps d’affermissement de la confiance en soi et de renforcement de la cohérence dans les décisions de tous les jours venant des responsables de l’opposition. Quand une dictature doit faire face à une force solide, intègre et sûre d’elle-même, dotée d’une stratégie intelligente, désintéressée avec des actions disciplinées, elle finira par s’écrouler de ses mille et un « talons d’Achille ».

L’enjeu, c’est mettre fin à l’existence même d’une dictature cruelle. Lorsque les enjeux sont fondamentaux, qu’ils affectent des principes religieux, des libertés humaines ou le développement futur de toute la société, les négociations ne peuvent pas trouver une solution acceptable si elles sont portées par de petits « Libanais » prêts à sauter sur la première offre. Un tel changement s’obtiendra par la lutte. Dans ce type de conflit, tout devient une lutte de classes. Le chantier est encore ouvert au Togo. Quelle perspective s’offre alors à une partie pour atteindre ses objectifs si, à la table de négociations, l’autre ne prouve pas de volonté de progrès parce qu’elle tient les armes? Que peut faire une partie si, après être arrivée à un accord, l’autre ne le respecte pas et utilise ses forces sur le terrain pour agir unilatéralement de manière non conforme à l’accord ? Une entente négociée n’est pas obtenue par l’évaluation des raisons et des torts des uns et des autres quant aux questions en jeu. Mais elle est obtenue par la capacité du peuple à être une menace. Et un peuple, si soumis soit-il n’est jamais définitivement éteint. Ce que peut faire le pouvoir de Lomé pour rester au pouvoir et neutraliser les démocrates, est su de tous?

Que peut faire les Togolais pour que la dictature de Faure ne fasse pas tomber le mythe selon lequel «un peuple est invincible »?

Pour chuter cette analyse par une note d’espoir, nous citerons le plus connu des politiques qui a fait cas d’école pour les dictateurs, Machiavel. Il résumait le talon d’Achille des régimes totalitaires en ces termes: « Le Prince qui a l’ensemble de sa population pour ennemi ne sera jamais en sécurité; plus grande est sa cruauté, plus faible devient son régime. »

Abi-Alfa

Source : Le Rendez-vous N° 346 du jeudi 13 Février 2020

 

 

Élection présidentielle 2020 au Togo : Capitulation Négociée d’une Certaine Opposition

 

Togo : A Comportement d'État Voyou, Réaction de Monseigneur Kpodzro

David Kpelly
Mgr Kpdzro et son poulain Agbéyomé Kodjo | Photo : DR

Depuis deux jours, circule une vidéo en éwé de Monseigneur Kpodzro qui, en campagne pour son candidat, le Dr Agbeyomé, fait la différence entre ce dernier, légalement marié et responsable père de famille, et des candidats ‘ voyous vagabonds ‘ qui courtisent les femmes d’autrui, plantent des grossesses dans tous les utérus qui croisent leur chemin, et font des centaines d’enfants qu’ils mettent à la charge du Togo. Le prélat n’a cité aucun nom.

Mais voilà que parmi les 6 autres candidats, les larbins et autres porteurs de valise d’un seul candidat, ainsi que la bien-pensance colorée en bleu-unir ont commencé à s’agiter, traitant le prélat de tous les noms, l’accusant de peste, de choléra et du coronavirus, invoquant le respect des institutions, le respect de l’autre, la laïcité…

Ma mère ! Le jour où certains citoyens, arrivés à la tête de ce pays en foulant aux pieds la constitution et en piétinant la vie d’un millier de Togolais, des citoyens qui pour un oui ou un non écrasent, avec l’aide de leurs milices en treillis, d’autres citoyens, des citoyens qui utilisent le matériel logistique de l’État pour battre campagne, qui embrigadent les fonctionnaires pour leurs meetings, qui dilapident l’argent public d’un pays endetté jusqu’aux orteils pour commander des gadgets de campagne en Chine, qui chaque matin écrivent et promulguent une nouvelle constitution juste pour multiplier leurs mandats déjà effectués par zéro pour en faire de nouveaux, le jour où ces citoyens hors-la-lois au sommet de l’État commenceront à respecter les institutions et les libertés dans ce pays, tout citoyen, fût-il prélat ou brigand, les respectera.

Pour le moment, envoyons 10 tonnes de cristaux de menthe sur la vie de notre prélat pour qu’il continue de nous mettre en tas. A comportement d’État voyou, réaction de Monseigneur Kpodzro.

David Kpelly

 

 

Togo : A Comportement d'État Voyou, Réaction de Monseigneur Kpodzro

 

Togo : Nobel de la dictature et de la corruption

Liberté Togo
la peur de l usurpateur faure gnassingbe
FEG en campagne électorale | Photo : RT

« La médiocrité ne veut rien supporter de grand, elle ressemble à ce tyran qui ajustait tous les hommes à la mesure de son lit » (Cécile Fée)

Le Togo de Faure Gnassingbé collectionne les tristes records au monde. En quelques jours, l’ancien havre de paix et Suisse de l’Afrique a eu le Nobel de la dictature et de la corruption. De quoi ternir davantage l’image de ce petit pays singulier de l’Afrique de l’Ouest déjà pas très reluisante.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le Togo sous les Gnassingbé n’a pas très bonne réputation. Le régime actuel connu comme une curiosité sur le continent se révèle à la face du monde pas de très bonne manière. Il est classé comme une dictature et l’un des pays les plus corrompus au monde. Ces performances à l’envers dénotent ce que le père et le fils ont fait de ce pays depuis 53 ans de règne.De quoi ne pas être fier. Un pays pourtant destiné à un avenir radieux et que les pères fondateurs de la République surnommait « l’or de l’humanité. »

« Le Togo n’est pas une république, c’est une dictature», déclarait en 2013 l’ancien Pdg de la compagnie Elf Aquitaine, Loïk Le Floch-Prigent. Il était allé plus loin en comparant le Togo au régime nord-coréen.

Aujourd’hui, c’est le magazine britannique The Economist Group qui évalue le niveau de démocratie dans le monde qui donne raison au Français. Dans son dernier rapport, le journal qui se fonde sur divers critères comme les processus électoraux, le fonctionnement du gouvernement, les libertés publiques, etc. classe le Togo parmi les dictatures au même titre que la Corée du Nord.

Un classement qui n’étonne pas quand on sait que depuis que les Gnassingbé se sont emparés du pouvoir d’Etat en 1967 après avoir inauguré quatre ans plus tôt, le premier coup d’Etat sanglant en Afrique, le Togo n’a eu de cesse de régresser et ce, dans tous les domaines. Le clan n’offre aucune possibilité d’ouverture démocratique. C’est le seul pays d’ailleurs en Afrique de l’Ouest à ne jamais connaître l’alternance. Le pays est militarisé, le pouvoir est fermé, les institutions verrouillées et phagocytées, les libertés publiques remises en cause, la justice instrumentalisée, les élections tripatouillées, bref toutes les valeurs morales et spirituelles universellement admisessont foulées aux pieds pour garder le pouvoir dans le giron familial.

Après The Economist, c’est au tour de l’Ong internationale de lutte contre la corruption, Transparency International d’épingler le Togo de Faure Gnassingbé, classé parmi les champions de la corruption dans le monde. Au Togo, les crimes économiques, les scandales de détournements de deniers publics sur fond de rallonges budgétaires, surfacturations, rétro-commissions, prestations fictives sont les choses les mieux partagées. Comme l’avait reconnu Faure Gnassingbé lui-même.

Un demi-siècle de règne d’une famille est une aberration.Aussi curieux que cela puisse paraître, des intellectuels, universitaires, artistes, leaders d’opinion, etc. qui sont censés éclairés la masse, ne jurent que par un tel régime qui fait tant de mal à ce pays. On dirait que nous sommes maudits au Togo. Comme le préconise le rapport « Tournons la Page », il est temps de tourner la page des régimes autoritaires et construire les conditions d’une véritable démocratie en Afrique. Oui, il faut restaurer l’espoir, rompre avec l’ordre ancien pour permettre à notre pays de retrouver sa place dans le concert des nations démocratiques et civilisées.

Médard Ametepe

Source : Liberté

 

 

Togo : Nobel de la dictature et de la corruption

 

Togo : Le troisième «tigre» en gestation ? Exilez-vous, on Vote !

Le Rendez-Vous
yark damehame nous prepare un 3e tigre
L’épisode 3 du feuilleton « Insurrection armée Taïga » du scénariste, réalisateur et production en chef Yark Damehame (insertion) serait actuellement en développement | Infog : 27avril.com

On ne le dira jamais assez, le Togo est et demeure un pays atypique. A chaque période qui menace la survie de la dictature cinquantenaire, il s’invente des innovations pour le permettre de tenir les vagues de contestations. La manœuvre de ces dernières années est d’entretenir la culture de la peur pour pousser les jeunes à l’exil, de commettre les exactions sur les populations pour obliger ceux qui sont encore au pays à se contenter de ce que la dictature veut leur donner comme « paix », comme faveur en tant que citoyen.

C’est alors que depuis le 19 août 2017, il s’est développé un fichage systématique des jeunes et autres citoyens, surtout quand ils se réclament du PNP. Dans les marches, sur les forums WhatsApp, lors des interventions dans les cérémonies religieuses; toutes les occasions sont bonnes pour voir qui fait quoi. Les actes que posent les citoyens sont surveillés par des agents infiltrés, pour les écouter afin de les identifier comme menace et se débarrasser d’eux le cas échéant. Tout récemment, plus d’une vingtaine de militaires à la retraite ont été enlevés. Gardés en lieu secret, après des séances de torture, comme ils savent bien l’administrer à leurs otages, certains ont fini par la case prison. Ailleurs ont dira même, que, ce sont les plus chanceux qui sont admis en prison, c’est alors à comprendre qu’il y a eu des situations pires que la prison. Il est reproché à certains d’entre eux de tenir des propos contre la dictature dans les prises de parole lors des cérémonies de mariage, lors des baptêmes et autres. Ils ont des sbires pour recenser les indésirables.

Afin d’avoir ces anciens retraités, un jeune civile, avec une démarche percluse comme ses actes, répondant au nom de Nabédé et vivant à Agoè-Zongo a joué le rôle d’espion. Autant il est créé des fiches signalétiques pour les citoyens actifs dans les manifestations de l’opposition au Togo, autant il en est de même pour les Togolais de la diaspora. Après les marches, à partir des vidéos tournées, des photos prises, les sbires savent les reconnaître et s’occuper d’eux.

Dans l’une de nos parutions précédentes en 2019, nous vous avions publié une liste de citoyens de la diaspora dont les noms sont signalés dans les différentes frontières aériennes et terrestres avec le Togo. Ceci, afin que si d’aventure, ces indésirés rentrent au pays, on s’occupe d’eux. La liste des Togolais qui ont été inquiété quand ils sont revenus au Togo est longue, il en a actuellement en détention. Pour les Togolais vivant à l’extérieur, surtout les pays comme l’Allemagne ou la diaspora se mobilise contre le règne de Faure, il n’est pas facile de rentrer au pays. La parution dernière, on vous publiait le cas de Mr Ouro-Kofia Alilou, venu d’Allemagne, il a vu son domicile saccagé, portes et fenêtres en vitre brisées, lui-même arrêté avant d’être relâché sous prétexte qu’on l’avait pris pour un autre Alilou. Tout ceci sans dédommageant, son seul dédommagement est d’être revenu en famille en vie, il aura le temps de se soigner pour la torture subie.

Ils sont nombreux à la diaspora qui doivent réfléchir par deux fois avant de remettre pieds au Togo aussi longtemps que la dictature est en place. Soit parce qu’ils sont actifs lors des marches de la diaspora, soit ils sont organisateurs ou premiers responsables de ceci ou de cela. La plupart d’entre eux viennent se cacher au Ghana pour régler en catimini les problèmes qu’ils ont au Togo. Il vous souvient de l’activiste Omolou Jean Paul, quand il a balancé une vidéo de sa présence au Togo, à la place de l’indépendance, il a été recherché comme une aiguille alors qu’il décollait déjà par le Ghana. Kwasigan Agba, Inoussa Avé, la liste est longue, membre du PNP ou pas, il ne fait pas bon d’être actif contre la dictature dans la diaspora. Les Ali Akondo, les Romaricson Alognon, Ouro-Koura Malick, Dermane Moutakilou. Ce dernier, par exemple, actif dans les mobilisations en Allemagne, il s’est retrouvé en exil après avoir fait des témoignages contradictoires de la version officielle par rapport à l’assassinat de Zéhidine le 13 avril 2019 à Bafilo. Cette ville est l’un des épicentres de la contestation et tous les moyens sont bons pour réprimer. Dans notre dernière analyse nous informions qu’«ily a quelques jours, à Gandè par exemple, une localité à l’extrême Nord-Est de Bafilo dans le canton de Soudou, les militaires y ont commencé par ériger des tentes pour un poste permanent. Juste parce que, dans cette localité estimée rebelle, des jeunes y ont brûlés quelques pneus sur la route. L’un de ces jeunes qui croyaient ainsi exprimer un mécontentement a été poursuivi dans la brousse comme un gibier avec des coups de feu réels. Il n’a eu la vie sauve qu’en traversant la frontière ».

L’affaire Tiger, nous le disions tantôt, est en train d’être utilisé à fond pour pousser tous les jeunes à s’exiler. Chaque tigre qui sort du laboratoire arrive avec une ribambelle d’arrestations et d’exilés. Tout ceci pour faire croire à Faure Gnassingbé qu’on travaille pour lui alors que la tragicomédie du «Tiger», s’elle avait réussi, n’avait pour objectif que de dévorer monsieur la président lui-même. Le Hic est que les Tigres ont aussi des barons et des officiers parmi eux, d’où l’inquiétude et la fébrilité. Il faut alors travailler à convaincre Faure qu’on n’est pas un danger pour lui. Donc après la naissance du premier montage Tiger, « l’épisode N°1 du film n’ayant pas pu convaincre le premier des Togolais, l’épisode N° 2 est projeté sur les écrans. On nous a présenté des individus qu’on dit être des membres de l’affaire Tigre ».

Ce n’est pas tout, de sources informées, il nous revient qu’un troisième tigre s’annonce. Journalistes, êtes-vous prêts pour une conférence de presse ? Décidément, aussi longtemps que durera le procès, un menteur aura toujours des subterfuges pour rebondir à chaque révélation contre lui, il faut bien défendre son territoire. Le mal est qu’« aucun vice n’est beau, mais le plus laid de tous est de mentir» et enfin, « Menteur point de pitié pour vous», ces lignes des fables du cours primaire collent bien à l’actualité. Il est donc évident que de tous les efforts intellectuels auxquels l’être humain peut s’adonner, le plus difficile et laid, est de mentir, le chantier est donc encore ouvert avec l’affaire Tiger. D’ici peu, au nom d’un Tigre qui n’existe que pour les besoins de la cause, on commencera encore à embastiller des citoyens.

Au Togo, « on peut escalader les murs d’un domicile pour tirer un père de famille de son lit, on a vu des cas où le toit en tuile a été percé par des outils militaires pour extirper un transporteur du nom de Tchédré Tadjoudine alias ‘’Nous vaincrons’’. Le samedi 25 Janvier dernier, monsieur Yacoubou Moutawakilou, le SG du PNP section Kpalimé est enlevé à son domicile par toute une horde de corps habillés. Gardé au SRI, il est entre temps porté disparu de là avant que les bourreaux le ramènent au SRI. Dans la foulée, sa maman ayant appris la nouvelle a fait une crise dont elle en est morte au Ghana il ya quelques jours. La dynamique Kpodjro en a profité pour faire une récupération politique avec la présence de Kpodjro aux funérailles. N’ayant pas pu mettre la main sur Tikpi dans la maison de Moutawakilou, ils verront s’il est possible de coudre un chemise ‘’Tiger’’ pour l’habiller ».

Le nommé Aboubakar Tchatikpi dit Janvion, est enlevé à son domicile à Agoè le lendemain 26 janvier.
Akimou Abdoul-Wahid, un responsable du PNP section Nigéria en visite dans la préfecture de Blitta est arrêté le mercredi 15 janvier 2020 dans son village natal à Agbandi Tchallo et toujours détenu.
Amah Daouda, arrêté le Samedi 1er Février à Agoè-Demakpoè à son domicile vient au moins d’être libéré.
Ouro-Tagba Rabiou est arrêté à Dapaong le 30 janvier et déféré à Lomé.
Abevi Abdou-Razak, machiniste au 3e quai au port de Lomé est arrêté lui aussi le 5 décembre.
Tchabana Mounirou, employé au garage central également arrêté le 3 janvier 2020.

On a une petite idée de ceux qu’on arrête, mais la liste de ceux qui sont obligés d’élire domicile dans les pays voisins est longue et méconnue. La chasse à l’homme est systématisée afin que la dictature ait le calme pour les élections. Le film Tiger est la dernière sortie de Hollywood qui permet d’embastiller sans que personne ne bronche. Ceci nous rappelle un petit frère d’un officier Tem. Le petit frère vient voir l’officier pour demander conseil car il est recherché dans l’affaire Tiger alors qu’il estime n’en être pas mêlé. L’officier de répondre : « ce que tu peux, c’est de quitter le pays, moi je ne peux rien ». Oui, il ne peut vraiment rien, et tous autant qu’ils sont nos officiers Tem, ils rendent service à une dictature à laquelle personne ne peut demander une petite faveur pour protéger ni la famille ni la communauté. Et c’est à juste titre que dans nos écrits nous les appelons tous les esclaves de la monarchie.

On a vu des officiers assister impuissants à des séances de bastonnades dans leur quartier à Sokodé. C’est l’habitude de la maison. Avec le RPT-UNIR, quand un membre de la famille politique commet une gaffe, la famille biologique se retrouve pour le renier afin de calmer la dictature qui est offensée. Il vous souvient, au temps fort de la crise, c’est un officier de Kparatao, chef d’une garnison de son état, qui était le premier à suggérer la dissolution du PNP lors d’une réunion à l’hôtel central. Donc l’affaire Tiger, tout le monde a peur, c’est sensible, dit-on. Les metteurs en scène du Hollywood togolais ont compris. A moins qu’il ait eu une fausse couche, ils sont donc en grossesse pour accoucher d’un troisième tigre. Ils estiment que, même si la ‘’tigritude’’ des tigres qui se succèdent ne convainc pas Faure Gnassingbé, à partir du moment où ça permet de fragiliser la contestation, peut-être il fera d’une mauvaise fortune bon cœur. Togolais, restez à l’écoute pour l’arrivée d’un félin pas comme les autres.

Abi Alfa

Rendez-vous No.346 du 13 février 2020

 

 

Togo : Le troisième «tigre» en gestation ? Exilez-vous, on Vote !

 

Chronique de Kodjo Epou : Note d’éthique à nos agrégés.

Kodjo Epou
Le président de l'Université de Lomé Dodzi Kokoroko (droite) et ses acolytes militant pour le Faure/RPT-UNIR
Le président de l’Université de Lomé Dodzi Kokoroko (droite) et ses acolytes militant pour le Faure/RPT-UNIR | Photo : DR

Des intellectuels, présidents d’universités, en campagne pour un chef de clan bardé de cadavres qui brigue un quatrième mandat. Ces deux individus ont pourtant appris, à Poitiers et ailleurs, que leur rôle c’est d’être des penseurs justes, des éclaireurs désintéressés, sans militantisme politique, compte tenu du contrat moral tacite qui les lie à la société qu’ils ont pour devoir d’aider à briser les fers de l’oppression. Ne savent-ils pas, ces agrégés, qu’on attend d’eux qu’ils soient de bons universitaires, des “brain box”, des “think factory” qui rouvrent devant notre société un horizon d’espérance longtemps disparu? Faute de presser les démagogues du pouvoir à aller dans le sens d’une REFONTE de l’Etat togolais en dégénérescence, nos pitoyables professeurs trouvent qu’il est plus facile de colmater par-ci et par-là, de ravaler, par maquillage électoral, la façade décrépite de l’Etat, alors qu’ils se doivent d’en exiger une REFONTE totale. Quand on est universitaire, on appartient au peuple, on le représente! Voici quelques notes de recyclage et de mise à jour pour nos éminents (?) universitaires.

L’intellectuel, à notre avis, » c’est la femme ou l’homme formé pour jouer dans la société un rôle critique, bien entendu, pour apporter des solutions aux crises et aux problèmes précis que la société traverse. Albert Camus le définit comme celui qui ne peut pas, pour quel que motif que ce soit, se mettre au service de ceux qui font l’histoire mais de ceux qui la subissent ». Vu sous cet angle, il va s’en dire que l’intellectuel est appelé à réfléchir – c’est son métier – à comprendre et apprivoiser les problèmes de sa société. Ensuite il doit s’engager – c’est son devoir – à trouver les moyens, à formuler des idées et/ou inventer des cadres destinés à apporter des solutions équitables, beaucoup plus à l’avantage du peuple. Cela suggère donc qu’il est soumis à l’exigence de se détacher des petites combines politiciennes et s’inscrire dans l’honnêteté, le désintéressement par rapport à des rétributions c’est-à-dire sans attendre de la société ni compliment, ni éloges encore moins une promotion pour services accomplis.

L’universitaire qui mendie des postes – ils abondent au Togo – se désagrège et devient redevable au pouvoir; il ne peut plus, dans sa posture de demandeur, accomplir la mission qui est la sienne dans la société. Son objectif, ou son métier n’est pas de bénéficier de faveurs ou de privilèges de qui que ce soit, mais de veiller à ne pas altérer son indépendance, son intégrité morale.

Les Togolais attendaient de leurs élites intellectuelles de se soucier de l’objectivité, leur rôle étant beaucoup plus de jouer leur partition en tant que penseurs JUSTES ET HONORABLES. L’engagement de l’universitaire ne peut guère signifier un militantisme politique quand bien même qu’il est libre de choisir son camp. Mais quand il arbore T-shirts, foulards et casquettes à l’effigie du parti gouvernant, il tombe indubitablement dans une vulgarité qui le dévalorise, parce qu’il aura brisé l’écart qui devrait exister entre lui et le portefaix du marché qui, lui, à cause de l’indigence, pourrait aller battre campagne contre une modique somme d’argent.

En effet l’une des qualités, à notre avis, de l’universitaire, c’est qu’il doit savoir et pouvoir identifier les incertitudes, les erreurs, les imperfections des politiques, tout en ayant la capacité de ne pas tomber dans le piège des vils louanges en faveur d’un pouvoir autocratique qui n’est pas l’émanation du peuple. En ne rompant pas avec les petites ruses, les manipulations injustes ainsi que les calculs égoïstes des politiciens, l’intellectuel se transforme en un despote, en un potentat pour la société donc, ne pourra plus être cet éclaireur avisé ou encore en mesure de protéger la franchise universitaire vitale pour le bon fonctionnement de son institution.
Le président de l'Université de Lomé Dodzi Kokoroko (centre) et ses acolytes militant pour le Faure/RPT-UNIR
Le président de l’Université de Lomé Dodzi Kokoroko (centre) et ses acolytes militant pour le Faure/RPT-UNIR | Photo : DR

En référence à son statut ainsi décrit, l’on peut se demander si l’universitaire engagé dans une campagne de promotion de la tyrannie, peut se targuer d’être un intellectuel? Pas tres évident car, si l’instruction est essentielle et importante pour l’homme, elle est insuffisante pour faire de lui un intellectuel. Question: Est ce que le bling-bling Kokoroko, président de l’Université de Lomé et ses acolytes de Kara sont des intellectuels, eux qui, par leur engagement aux côtés du dictateur contre la société, cause tant de torts et d’énormes forfaits à ladite société? Ne nous disent-ils pas eux-mêmes, par leur choix de l’absurde, qu’ils sont des complices de l’état de terreur que combat notre peuple? Quel crime ce peuple a pu commettre pour mériter le sort qui lui est fait par ses propres enfants, trahi à la ronde par son armée, ses juges, ses universitaires, ses artistes etc …, ceux-là même qui sont supposés être ses soutiens de premier plan?

Pourquoi la plupart de nos universitaires n’arrivent pas à soutenir notre peuple dans ses efforts de libération? Pourquoi n’aident ils pas à la recherche sincère et engagée de solutions équitables et durables à tous les problèmes urgents: politique, institutionnel, sécuritaire, économique, social, en vue d’une réconciliation nationale. Ce sont là les tâches qu’on est en droit d’attendre de nos universitaires bardés de diplômes qui, à la différence du citoyen ordinaire, auraient dû être capables de dire à UNIR et à ses cadres que l’Etat doit rétablir le droit, les valeurs positives de respect de la vie humaine et des libertés individuelles et ce, à travers une justice indépendante. L’intellectuel qui ne peut pas parler en ces termes au nom de la société n’en n’est pas un de crédible ou, n’est pas assez qualifié pour aller vendre ses talents ailleurs si nécessaire.

Non, la refonte est une EXIGENCE qui part, dans le cas togolais, du constat que notre pays a connu un demi siècle d’exclusion, d’oppression et de frustrations diverses. L’alternance devient alors une exigence que nul ne doit convertir en argent liquide pour sa proche comme doivent le savoir, dans leur for intérieur, nos célèbres professeurs agrégés. A moins que dans leurs têtes apparemment contrefaites, l’alternance signifie, au Togo, reprendre les mêmes personnes avec le même parti et recommencer les mêmes forfaits, le même cycle de violences et de prédation.

Enfin, quelle que soit l’ampleur de la mauvaise foi de la classe dirigeante, nos intellectuels doivent s’organiser, se regrouper, se mobiliser pour ASSISTER le pays avec un agenda unique comprenant trois volets essentiels: L’Alternance dans la VERITE des urnes, la RECONCILIATION NATIONALE dans une forme authentique et une REFONTE TOTALE DE L’ETAT qui ne cherche pas à privilégier un camp sur l’autre. Ne pas pouvoir jouer ce rôle et, à l’opposé, s’engager dans une campagne en faveur du candidat du pouvoir qui cherche à prolonger son système de dictature, c’est apporter la preuve qu’on est qu’un universitaire « korokoko »c’est-à-dire fantoche, une figure peu ragoûtante dont ses étudiants ne peuvent rien attendre de prometteur pour leur avenir. C’est déroutant.

Kodjo Epou
Washington DC
USA
Kodjo Epou

 

 

Chronique de Kodjo Epou : Note d’éthique à nos agrégés.

 

Togo, Fixation ethnique et religieuse : Bafilo-Sokodé-Mango, Vers un Génocide à Huis clos ?

Le Rendez-Vous

« Il faudra élever la voix pour éviter qu’on lève les mains», c’est par ces mots de Gene Sharp, l’un des célèbres analystes des dictatures, que nous reprenons la plume.
faure-kadanga genocide des tems sokode-bafilo-mango togo
En haut : Les auteurs du génocide des Tem/Kotokoli, les criminels Abalo Félix Kadanga (g) le chef d’état major des Armées togolaises, et Faure Gnassingbé, le président usurpateur de la république et ministre de la Défense. Au centre, un convoi de quelques éléments du « goon squad » de l’armée qui sèment la terreur en violant, violentant et tuant les populations civiles tem/kotokoli dans les régions de Sokodé, Bafilo, Mango et autres quartiers à forte concentration de ces communautés dans d’autres villes du Togo comme Kpalimé et Lomé. En bas, quelques victimes de la barbarie du « Goon Squad » du couple Faure-Kadanga | Infog : 27avril.com

Depuis plusieurs années, un peuple en lutte construit son histoire. Le peuple Togolais peut s’en vouloir de n’avoir pas évité l’installation, sinon l’enracinement de l’une des dictatures les plus féroces du continent noir, certes. Cependant, croiser les bras par fatalisme sera encore un crime que l’histoire lui fera porter. Si le Togolais, comme beaucoup de ses compatriotes d’Afrique, n’a pas pu éviter que ça commence, il peut tout du moins empêcher que ça s’éternise.

Le long règne a construit un monstre que le peuple s’échine à détruire avec les moyens de bord. En toute connaissance de cause, le peuple en lutte a choisi l’arme de la non-violence qui met la dictature mal à l’aise. Les dictateurs ont presque toujours la supériorité en équipements militaires, en munitions, en moyens de transport et en forces disponibles. La Résistance togolaise a choisi de ne pas affronter la dictature sur son terrain de prédilection. Mais celle-ci, comme par déformation professionnelle, semble ne pouvoir répondre à la non-violence que par une violence insurmontable. Sauf que, pour le moment, cette violence est axée sur un peuple. Mais tel un candidat décide d’affronter une épreuve en commençant par les sujets les plus difficiles, la dictature Togolaise n’a fait que décider d’abord une élimination systématique des zones qu’elles jugent les plus remontées contre sa survie, la région tem en l’occurrence. Et, au-delà, la religion musulmane. De ce fait, les autres ethnies qui sont aussi les portes flambeaux de l’islam comme les Tchokossi et les Tchamba sont les bienvenus dans la zone rouge.

Devant la lassitude, on peut être tenté de dire que malgré la bravoure dont elle peut faire preuve, un peuple démocrate en lutte contre une dictature n’est quasiment jamais un adversaire à la hauteur. Évidemment, avec les longs règnes, les dures réalités militaires sont inévitables aussi longtemps qu’elles existent. Nonobstant, le Togolais reste toujours non violent, mais monsieur Faure Gnassingbé et ses sbires affichent toujours leurs dures réalités, le comble est qu’un groupe ethnique est pris pour cible de prédilection.

Le bourreau a catégorisé les sources de son mal- être

Depuis les années 90, la principale préoccupation du citoyen togolais est cette lutte de libération pendant que les autres pays ont fini la construction et pensent à un développement social exponentiel. Tout peuple qui ne prend pas vite conscience d’une dictature ne finit pas dominé, mais détruit par celle-ci. Cette analyse est renforcée par la réponse que la dictature en place à l’heure H au Togo, apporte à la soif poussée de liberté du Togolais d’une certaine région ou obédience. Il a alors fait de la destruction d’une catégorie de résistants une priorité pour sa survie. Ce n’est encore pas, peut-être, le moment de publier les témoignages, ou les récits à couper le souffle. Le temps, comme il sait bien le recenser et d’en faire usage au moment opportun, sera le meilleur témoin de l’histoire de notre peuple togolais encore en lutte.

Mieux, on ne demande pas à un esclave de faire des témoignages contre un maître dont il porte encore les chaînes. Ce n’est pas tout de même une raison pour se taire. Autant il est plus objectif d’écrire l’histoire de la chasse après la battu, autant il faut marquer le territoire au fur et à mesure des évènements pour ne pas se perdre à l’heure du bilan.

De Sokodé, Bafilo à Mango, il faut aller à la rencontre des gens qui ont résisté, des contacts personnels pour rejouer les cassettes, ceux qui résistent, ceux qui ont survécu, les familles des victimes, l’histoire de ceux qui ont péri, ceux qui sont en exil, qui sont en prison, le mythe des disparus que personne ne saura tracer ou ce beau monde des sans domicile fixe après avoir échappés des griffes des soldats de Faure Gnassingbé: voilà un chantier. Pour le moment, on ne conte pas une série qui n’est pas finie. Avec le père, c’était l’instrumentalisation du Nord contre le Sud et du Kabyè contre le reste des Togolais; avec le fils, celle de l’armée contre les Tem et les musulmans.

Mais les peuples ont tout compris, la mayonnaise a refusé de prendre. Là où une guerre inter-ethnique n’a pas trouvé ingrédients pour commencer parce que des peuples liés par un sort commun ne se font naturellement pas la guerre, il faut bien que l’armée fasse quelque chose. Et elle joue bien le rôle présentement à visage découvert. Elle est de pleins pieds dans une politique de la terreur institutionnalisée, la vertu du crime à grande échelle, l’extermination, le génocide contre un groupe ethnique, ‘’le Tem’’ s’est installé.

Les séances de bastonnades d’une race de Togolais sont érigées en méthodes de travail, on dirait qu’il existe désormais un corps de l’armée formé à la bastonnade. Mieux, pour être sûr que les exécutants sont sans pitiés sur les victimes, les séances de travail sont filmées par d’autres corps habillés. C’est ainsi que, au temps fort de la contestation, nos investigations nous ont permis de remonter à deux individus ramassés dans une brousse de la périphérie-Est de Lomé. Ils y étaient laissés pour morts : « Quand ils nous ont amené en brousse, nous sommes restés dans leur camion et ils nous amènent un à un dans une petite forêt pour bastonner. Tu te couches et ils se mettent trois-trois des deux côtes puis ils te frappent et un septième filme. « Vous les Kotokoli vous n’avez encore rien vu » scandent-ils entre deux coups. Nous, on « nous a laissé pour morts et des riverains nous ont sauvé », c’était les à côté d’une marche qui a dégénéré a Agoè.

En attendant que l’histoire fasse le récit des bourreaux, il faut du moins porter loin leurs faits d’armes : le barreau d’honneur d’une dictature qui n’a trouvé que le génocide à huis clos avec les moyens d’Etat en réponse à une soif de liberté d’une population en exil au pays natal. Journalistes, notre silence devant ce qui est en cours en milieux tem et musulman portera une lourde responsabilité, car les indices ressemblent assez trop à ce qui a précédé le génocide rwandais.

Tout récemment, des jeunes dans l’emblématique quartier rebelle Bè ont cru voler au secours d’un zemidjan man qui se débattait avec un policier pour infraction. Un renfort militaire est alors venu ratisser toute la zone puis les jeunes audacieux sont repérés et emportés. Après les interrogatoires, il se révèle que le conducteur de la moto était effectivement en infraction. On interroge l’un après l’autre les 11 jeunes arrêtés, chacun devait se justifier en déclinant son identité. A la fin de la séance, ils sont libérés après avoir reçu des leçons de morale, naturellement. Ceci est une bonne chose. Sauf qu’ils sont libérés en ces termes, « vous avez chance que vous n’êtes pas Kotokoli ».

Un peu plus au nord, il y a deux semaines, un bus de transport en commun en provenance de Lomé est vidé de ses passagers pour le contrôle de routine à l’entrée de la ville de Sokodé. Le contrôle fait, on demande à tous ceux qui ne sont pas tem de remonter, quant aux tem, ils devaient marcher sur les quelques kilomètres qui les séparent de leur destination finale, Sokodé. Ils se sont exécutés, les témoins de toutes ces scènes précitées sont encore vivants.

Plus on vit au Togo, plus on s’intéresse à la lutte de libération et plus on est en phase avec les victimes pour toucher du doigt les mille et une réalités quotidiennes prégnantes que le silence de la communauté internationale, si elle existe, banalise. Si présentement, il existe en Afrique, un pays qui doit servir de cas d’école pour étudier et comprendre les fonctionnements et les troublantes réalités des exterminations ethnico-religieuses et la nature insidieuse des dictatures, c’est bien le Togo. Mais la communauté internationale ne fait qu’observer. Ses représentants, de véritables hommes et femmes d’affaires, pourtant les plus informés au point d’être les premiers qui sauvent souvent les dictatures des coups d’Etat en préparation. Néanmoins, ils vous diront d’apporter des preuves devant ces scènes bien réelles qu’ils touchent du doigt.

Qui mérite d’être informé de ces situations ?

Le peuple qui vit l’outrage, les tenants de la dictature qui ne sont pas forcément sur le terrain, la communauté nationale et internationale, les spectateurs qui, dans leur calme de cimetière, pensent que ça n’arrive qu’aux autres. Nous disions plus haut que cet épisode n’est pour la dictature qu’une façon à un candidat de commencer par les questions difficiles. Donc tout le Togo est une épreuve à résoudre pour le candidat Faure Gnassingbé. Le danger n’est pas encore aboli, il n’est pas encore délocalisé de Tchaoudjo, Assoli, Mango ou Tchamba, ces contrées nord de la capitale. Jusqu’à l’heure où on met sous presse cette analyse, quand on s’est fait connaître comme contestataire, il faut être audacieux, capable de défier de grands dangers, pour y vivre. Ces zones abritent un peuple qui ose dire ‘’non’’ et qu’on a pris pour cible.

Si on était dans le contexte d’une guerre conventionnelle, on dirait que le camp envahi attend l’entrée des premiers blindés pour réagir. Les blindés y sont de jour comme de nuit à chaque fois qu’un quartier exprime un mécontentement. Il y a quelques jours, à Gandè par exemple, une localité à l’extrême Nord-Est de Bafilo dans le canton de Soudou, les militaires y ont commencé par ériger des tentes pour un poste permanent. Juste parce que dans cette localité estimée rebelle, des jeunes y ont brûlés quelques pneus sur la route. L’un de ces jeunes qui croyaient ainsi exprimer un mécontentement a été poursuivi dans la brousse comme un gibier avec des coups de feu réels. Il n’a eu la vie sauve qu’en traversant la frontière. Les militaires y étaient presque installés sous les soins de monsieur le préfet et une race de petits individus arrivistes zélés soi-disant cadres de Soudou. C’est dans ces conditions que l’imam adjoint du village de Tchalimdè, dans le canton de Soudou, le nommé Traoré Fousseni est arrêté et présentement détenu, pour aucun motif, à la prison civile de Lomé. Mais ils ont levé le camp par un ordre contraire. Bref, dans ces milieux tem, partout où la dictature sent une contestation contre elle, elle installe un petit camp où les militaires se relaient. Les faits sont là et peuvent être touchés du doigt.

En milieu tem, c’est une consigne, au gré des évènements, armées jusqu’aux dents, ils passent de maison en maison pour imposer la discipline par le bâton, les crosses, les gaz lacrymogènes au pire des cas, les balles réelles. On ne peut pas passer sous silence cette autre humiliation d’une femme, cadre du RPT-UNIR, à Assoli. Élue de sa localité, la dame était en visite chez elle quand elle tombe fortuitement sur une séance de correction corporelle des populations de son quartier. Quand elle a osé demander aux militaires de ne pas agir ainsi, il lui a été poliment demandé de rentrer chez elle au risque de se voir rouer de coups. Pendant ce temps, l’expédition continuait. Ceci nous ramène à Sokodé où les militants du RPT-UNIR, à travers des audio qui circulent encore, ont exprimé leur ras le bol. En effet, le jour où il plaît aux militaires de faire une descente punitives, ils ne distinguent pas qui est du PNP ou qui est d’UNIR; on ne voit qu’un territoire tem. Toutes les maisons sont passées au peigne fin, tout le monde est passé au tabac sans distinction; bras cassés par ici, pieds fracturés par-là, même dans les rangs des adeptes du régime qui n’ont pas hésité à se plaindre publiquement.

Les militaires jusqu’à présent peuvent circonscrire un quartier donné, rentrer dans les maisons par effraction, y molester tout le monde, casser tout, fouiller dans les coins et recoins emportant avec eux pièces d’identité tels que les naissances des enfants, les diplômes, les sous, sans que personne ne lève un doigt. Les jeunes et vieux, tout le monde cherche refuge dans les brousses périphériques et les montagnes le temps que la furie militaire se vide de la ville. Pour les militaires, l’essentiel est que tu sois tem, peu importe si tu es de leur bord politique, on te traite de la même manière. Et c’est ici des signes qui ne trompent que ceux qui refusent de regarder.

Depuis le vent de l’Est, la lutte de libération au Togo a connu des épisodes. On a connu des peuples qui, à la moindre trouble politique souvent consécutifs aux élections truquées, se préparent à élire domicile dans le pays voisin le plus proche du lieu de résidence le temps que ça se calme. On a vu des familles quitter une ville pour une autre par rapport au degré de contestation ou de répression ici ou là. On a aussi vu des peuples s’exiler le temps que le pays se calme et soit capable d’opportunités. On a aussi connu des Togolais qui sont admis dans des camps pour réfugiés momentanément. Mais ce qui arrive au peuple Tem sort de l’entendement. Quand des populations après chaque mouvement de contestation, pourtant pacifique, doivent quitter leurs maisons pour dormir deux ou trois jours en montagne entre les serpents, en forêt, sur les rives parce qu’une armée nationale a pris d’assaut la ville, il y a problème. Quand, après de telles sorties pour sauver leur vie, on ramasse des cadavres en putréfaction avancée dans un état difficile à identifier dans les périphéries de Sokodé, il y a problème. Quand les militaires circulent d’une ferme agricole à une autre pour passer les fermiers à tabac parce qu’en temps difficiles, ils osent accueillir les populations fugitives, il y a problème.

Depuis le 19 août 2017, il nous serait difficile de compter le nombre de fois que les populations de Sokodé et de Bafilo sont allées dormir à la belle étoile en brousse. Actuellement, presque tous ceux qu’on arrête, qu’on enlève de la façon la plus sauvage, après avoir tout cassé chez eux et exercé toutes formes de violence sur leur domicile, s’ils ne sont pas tem, ils sont musulmans. Il est triste de réaliser qu’après 50 ans de règne sans partage, c’est le souvenir d’un nouveau Rwanda que la gouvernance des Gnassingbé veut laisser aux Togolais.

Le Togo n’est pas dans la logique de deux camps qui s’opposent pour que nous vous décrivions les armes utilisées par les deux camps. Ici c’est la tragédie du maître et son esclave. La quiétude de l’esclave dépend de l’humeur du jour de celui qui le tient par les chaînes. Le jour où l’esclave est trop triste, on le frappe pour le réveiller, s’il est trop content, on le frappe pour le calmer, s’il exprime un besoin, soit-il naturel, on le réprime, s’il néglige un besoin, il en fait les frais. Sclérosé, atteint d’un cancer politique en phase irréversible, le règne des Gnassingbé refuse de surmonter l’inertie et s’obstine à vouloir résoudre les défis présents avec des formules valables hier. Mais le plus grand crime est qu’ils ont pu taire tout le monde. A quelques exceptions près, de la presse locale aux médias occidentaux, c’est la ration du silence. Il y a pourtant plusieurs solutions disponibles au Togo, mais un avenir respectueux des Droits de l’Homme n’est pas le souci des dictatures. Après avoir échoué à construire une démocratie, après avoir raté la construction du pays, le minimum aurait été de pouvoir inventer le futur pour qu’un jour, l’histoire juge. Mais hélas, leur plus grand héritage est ‘’la paix’’.

Laquelle paix donc ?

Les dictateurs et les démocrates n’ont pas la même explication de ce mot. Au Togo, même un officier qui tue de sang froid dans la rue au vu et au su des citoyens peut se révéler un apôtre de la paix. Il faut donc garder les idées claires, il y a amalgame. Tous ceux qui se servent du mot « paix » ne sont pas forcément ceux qui militent pour les libertés publiques et la justice. La paix pour Faure Gnassingbé et ses troupes, c’est le fruit d’une soumission passive à l’oppression cruelle, le béni oui-oui à un despote ayant fait subir des atrocités à des centaines de milliers de personnes qui sont obligés de proclamer la paix là où la mort est absente. Dans ses discours, quand Hitler abondait sur la paix, il évoquait « soumission à sa volonté ». La paix d’un monarque en train de mourir d’une famine politique faute d’alternative socio-économique crédible comme Faure Gnassigné, n’est rien de plus que la paix de la prison, la paix des camps de concentration, la paix du cimetière.

Jusqu’où de telles méthodes peuvent-elles aller ?

Comme le notait Karl W. Deutsch, le spécialiste allemand en sciences politiques: « Le pouvoir totalitaire n’est fort que s’il ne doit pas être utilisé trop souvent. S’il doit être constamment exercé sur l’ensemble de la population, il est vraisemblable qu’il ne durera pas longtemps.…. ». Du 19 août à nos jours, l’expérience vécue par les Togolais doit pouvoir permettre d’avoir un cas d’école, de tirer des enseignements des dictatures, des mouvements de résistance, de la pensée politique, des systèmes de gouvernement et porter une grande attention aux luttes non-violentes réalistes. Défier une dictature n’est pas une entreprise aisée et cela n’est pas sans risque, moins encore sans coûts. Toute lutte de libération a un coût et des complications ; elle revendique de ce fait des victimes. Mais quelle qu’elle soit, considérer une dictature comme trop ancrée pour être vulnérable est une lâcheté. Elles sont nombreuses celles qui se sont déjà montrées incapables de résister aux premiers mécontentements, à la défiance sociale et politique.

Grâce à des défis populaires principalement non-violents, depuis 1980 des effondrements ont eu lieu : Mali, Burkina Faso, la Libye… C’est en période de lutte de libération que le totalitarisme montre son instinct de conservation et l’instinct de conservation est ce qui, en l’homme, permet de le connaître le mieux. Les Togolais ont eu l’occasion de connaître leurs dirigeants. Après le vent des années 90, l’on a cru qu’il a été possible à la démocratie de s’installer au Togo, mais le 19 août a montré qu’il n’en est rien. Les Togolais luttent, certes, pour se libérer. Le mal Togolais est tellement profond. Qu’il ait lieu aujourd’hui ou demain, l’effondrement de notre dictature n’éradique pas tous les autres problèmes. La misère, la criminalité, l’inefficacité bureaucratique et la destruction de l’environnement, bref une telle gouvernance a un héritage. Tout de même, la chute met fin à la traversée du désert, à la souffrance des victimes et permet de jeter les bases d’une reconstruction, de rentrer dans un Etat de transition. A la lumière des études menées, « en janvier 2009, 34% des 6,7 milliards d’êtres humains vivaient dans des pays et des territoires indiqués « non libres », c’est-à-dire des régions où les droits politiques et les libertés civiques sont limités à l’extrême ». Les 42 pays de la catégorie ainsi désignés « non libres » sont dirigés par une série de dictatures militaires.

Au Togo, la dictature espère que plus ça dure, plus la population s’affaiblira, elle n’aura plus confiance en elle-même et se trouvera incapable de résister. L’objectif visé est que le togolais ait trop peur de partager sa haine de la dictature et sa soif de liberté même en famille et entre amis. Si les populations sont terrifiées à l’idée même de résistance publique, l’avenir s’envisagera en pointillés pour elles et la dictature peut prospérer. Le Togo est une République où les lois constitutionnelles et l’opinion publique sont ignorées du dictateur. Tout a été essayé et certains croient à la va vite que seule la violence pouvait abattre une telle dictature. Les raisons qu’ils avancent, quelle qu’elles soient montrent des limites. Car, si de guerre lasse, on place la confiance dans les moyens violents, l’on choisit le type même de lutte dans lequel les oppresseurs ont presque toujours la supériorité. Le champ de prédilection d’une telle dictature est d’inventer des coups d’Etat qui n’existent pas afin de liquider les indésirables comme c’est le cas actuellement avec l’épisode Tiger.

Arrestations arbitraires sans mandat d’amener.

On peut escalader les murs d’un domicile pour tirer un père de famille de son lit.

On a vu des cas où le toit en tuile a été percé par des outils militaires pour extirper un transporteur du nom de Tchédré Tadjoudine alias ‘’Nous vaincrons’’.

Le samedi 25 Janvier dernier, monsieur Yacoubou Moutawakilou, le SG du PNP section Kpalimé est enlevé à son domicile par toute une horde de corps habillés. Gardé au SRI, il est entre temps porté disparu de là avant que les bourreaux le ramènent au SRI. Dans la foulée, sa maman ayant appris la nouvelle a fait une crise dont elle en est morte au Ghana il y a quelques jours. De sources informées, l’objectif de la cabale contre lui est que les sbires ont eu des informations selon lesquelles Tikpi Atchadam serait en maquis dans sa maison à Kpalimé. N’ayant pas pu mettre la main sur Tikpi dans cette maison, ils verront s’il est possible de coudre un chemise ‘’Tiger’’ pour l’habiller.

Le nommé Aboubakar Tchatikpi dit Janvion, est enlevé à son domicile à Agoè le lendemain 26 janvier. Lui aussi est amené à un lieu tenu secret loin de sa famille avant d’être récemment déposé à la prison civile de Lomé.

Ouro-Kofia Alilou, venu d’Allemagne, il a vu son domicile saccagé et lui-même arrêté avant d’être libéré parce qu’on l’avait pris pour un autre Alilou actuellement recherché.

Akimou Abdoul-Wahid, un responsable du PNP section Nigéria en visite dans la préfecture de Blitta est arrêté le mercredi 15 janvier 2020 dans son village natal à Agbandi Tchallo et toujours détenu.

Amah Daouda, arrêté le Samédi 1er Février à Agoè-Demakpoè à son domicile.

Ouro-Tagba Rabiou est arrêté à Dapaong le 30 janvier et déféré à Lomé.

Abevi Abdou-Razak, machiniste au 3e quai au port de Lomé est arrêté lui aussi le 5 décembre.

Tchabana Mounirou, employé au garage central également arrêté le 3 janvier 2020.

La liste est longue, ces deux derniers mois, pour un oui ou pour un non, des citoyens ont été enlevés sans motifs valables si ce n’est une appartenance politique ou ethnique indésirée. Ils sont des dizaines détenus présentement le temps qu’un chef d’accusation leur soit trouvé, mais le chef d’accusation à la mode, qui peut permettre aux officiers de Faure d’être à l’aise, est l’accointance avec l’affaire Tiger.

Elections ?

Les élections sont pour le régime comme le nôtre, un instrument efficace de légitimation de règne grâce aux parodies d’élections pour paraître démocratiques. Elles ne sont que des plébiscites rigoureusement contrôlés pour faire entériner par le public des choix de candidats déjà tranchés par les despotes. Des dictateurs sous pression acceptent parfois des élections. Les dictateurs comme ceux du Togo ne vont pas se permettre d’organiser des élections qui pourraient les chasser de leur trône qu’ils considèrent comme un héritage de la famille. A une période d’une lutte, les uns s’installent dans une attitude de soumission passive, les autres ne voyant aucune possibilité d’aller vers la démocratie, concluent qu’ils doivent composer avec cette dictature apparemment indestructible. Ceci, en espérant que, grâce à la « conciliation », aux « compromis » et aux « négociations », il sera possible de sauver quelques éléments positifs et de mettre fin aux brutalités.

Une lutte sérieuse contre une dictature brutale n’est pas une perspective agréable. Pourquoi alors on l’envisage ? N’est-il pas possible de trouver des moyens de discuter, de négocier des solutions pour supprimer graduellement la dictature ? Est-il possible de faire appel à l’humanisme des dictateurs? Y a-t-il possibilité de proposer aux dictateurs des solutions gagnant-gagnant? L’opposition démocratique s’est contentée d’apaiser le conflit par des négociations au Togo. Le pouvoir du dictateur s’éteindra, lentement ou rapidement, par « famine politique ». Pendant ce temps, un acharnement aux allures d’un génocide s’installe contre une ethnie, une confession religieuse et personne ne dit rien. Jusqu’où ira ce silence ?

Abi-Alfa

Source : Le Rendez-vous N° 345 du jeudi 06 février 2020

 

 

Togo, Fixation ethnique et religieuse : Bafilo-Sokodé-Mango, Vers un Génocide à Huis clos ?

 

Togo, Affaire Microfinance Lumen : La Légèreté du Gouvernement en cause

Fraternité
lumen microfinance togo
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Depuis le 29 octobre 2019, le ministère de l’Economie et des Finances a retiré l’agrément de la caisse d’épargne et de crédit LUMEN. Par le même arrêté, cette institution de microfinance qui compte plus de dix mille membres statutaires et plus de cinquante mille membres auxiliaires a été radiée du registre des systèmes financiers décentralisés. Une situation bien fâcheuse et aux responsabilités partagées.

La fin de l’illégalité…

Ouverte le 18 janvier 2010 à la faveur de l’arrêté N°201/MEF/SG/CAS-IMEC du 28 juillet 2008, la Caisse d’Epargne et de Crédit Lumen n’a tenu que moins de dix (10) ans. Faute de manquements graves et répétées aux dispositions de la loi régissant le fonctionnement des microfinance au Togo, la microfinance LUMEN a été contrainte à la fermeture de ses portes. Au grand désarroi de ses 130 employés mis, de fait, en chômage, et ses quelques soixante mille membres aussi bien statutaires qu’auxiliaires.

Et sur le sujet les chiffres même divergent. Pendant que les autorités parlent de 60 000 clients tout confondu, les responsables de Lumen parlent de 220 000 membres auxiliaires que statutaires. Premier hic ! On y reviendra.

En effet, le gouvernement, par le truchement du ministère en charge de l’Economie et des Finances, reproche notamment à cette institution de microfinance, la signature d’un contrat de cession d’agrément par lequel SITSOPE SARL est devenu propriétaire de l’agrément de LUMEN originel qui avait entre-temps déposé les clés pour problème de gestion. Du coup, les agents collecteurs qui étaient estampillés hier Sitsopé ont changé de t-shirt estampillé désormais Lumen. Tout ceci sans autorisation aucune de l’autorité. Une gymnastique illégale qui n’a pourtant pas réussi à sauver l’épargne des membres de la Caisse d’Epargne et de Crédit LUMEN estimée à près d’un milliard tombé en souffrance. Situation bien inquiétante qui a conduit, le 19 décembre 2019, le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, à notifier à la direction générale d’Attijariwafa Bank Togo (ancienne BIA-TOGO), demandant la suspension immédiate de toute opération de retrait sur les comptes bancaires de LUMEN ouverts auprès de ladite banque. Ceci, pour souci de protection de l’épargne des membres de ladite Caisse explique le ministre.

Tentative de réparation

Dans la foulée, un liquidateur, Kouevidjin Folly Michel, expert-comptable du cabinet Tog’Audit Consulting, est nommé aux fins de procéder à la liquidation de LUMEN. Un processus de réparation de torts qui sera ponctué, très prochainement, selon les indiscrétions, par la vente des derniers actifs, des biens ou créances de ladite entreprise aux fins de récupérer des liquidités. Conduit par le Coordonnateur de la Cellule d’appui et de suivi des institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit (CAS-IMEC), ce processus devra permettre, in fine, aux adhérents de rentrer en possession de leurs fonds en souffrance.

La légèreté du gouvernement

Si l’on peut se féliciter de la tentative de sauvetage des fonds, le fruit des années de souffrance et de labeurs d’une frange de ces togolais qui n’ont rien ni personne sinon que leur précieux épargne, l’on peut néanmoins se questionner sur la responsabilité du gouvernement. En effet, c’est un secret de polichinelle que l’ouverture d’une microfinance nécessite, en amont, une implication rigoureuse des autorités compétentes. En clair, il est du ressort du ministère en charge de l’Economie et des finances, au travers de la Cellule d’appui et de suivi des institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit (Cas-Imec) de veiller à la régularité du processus par une étude mûrie et approfondie aussi bien sur les différentes constituantes que sur la moralité des personnes physiques conduisant le projet. Or, dans le cas d’espèce, nos recoupements révèlent que le Directeur général de la Microfinance LUMEN est connu, dans le monde de la microfinance au Togo, pour être un personnage peu scrupuleux, voire sulfureux. Il en est de même pour le Président du Conseil d’Administration, à en croire des sources concordantes, dont la moralité constamment sur le fil ne laisse pas bonne impression de lui.

Partant de ces éléments d’appréciation, il est plus que légitime que le doigt accusateur soit plus rigidement pointé, sur le gouvernement qui a choisi la légèreté en lieu et place de la rigueur dans la gestion du dossier d’agrément et pis dans l’exécution de son rôle de contrôle. Certes les soixante mille membres de LUMEN peuvent se féliciter de l’intervention du gouvernement qui leur fera éviter de justesse, le triste sort de leurs compatriotes victimes de IDH de l’ancien Premier ministre Kwassi Klutse, restés, depuis des années déjà, sans suite. Laissant donc ces derniers dans le dénouement total, sans savoir à quel saint se vouer. Toutefois, cela ne saurait occulter, le laxisme légendaire du gouvernement qui, dans le cas d’espèce, agit en médecin après la mort. Puisqu’il ne revient pas aux citoyens de faire l’enquête sur la moralité des promoteurs des institutions de microfinances. Mais bien le ministère en charge de l’Economie et des finances, par ses services techniques.

Et le ministère était bien au fait de l’escroquerie par laquelle Sitsope a pris l’acte de naissance de Lumen en son nom. Pis il était bien au fait du récent passé du DG de la nouvelle version de Lumen. Pourtant on a rien fait. Des sources confient qu’on a alerté les promoteurs pour se mettre en règle. Et quand ils ne se sont pas exécutés durant des années, qu’est-ce que l’État a fait ?

En Mai 2018, une mission de contrôle du ministère a découvert le faussé entre les collectes et les liquidités disponibles sur le compte de Lumen. Et sur le fait, on ne peut dire qu’on n’a pas vu les fils d’une supercherie quand une microfinance choisi d’avoir seulement le dixième de ses clients opérateurs comme membres statutaires et tout le reste en auxiliaires. Face à ce château de cartes, le ministère s’est contenté d’un avertissement au nom du strict respect des procédures en la matière. D’accord ! Mais de telles alertes ajoutées aux données existantes sur les deux responsables décisionnels de la boite, l’État aurait dû agir plus efficacement. Mais voilà que toute la vie de milliers de togolais de la plèbe est aujourd’hui rentrée dans les ténèbres parce que l’Etat les a laissés à la merci d’une fausse lumière (entendez Lumen en latin).

Nous y reviendrons.

Source : Fraternité

 

 

Togo, Affaire Microfinance Lumen : La Légèreté du Gouvernement en cause

 

Togo, Présidentielle 2020 : Après 15 ans de Dilatoires, Faure Gnassingbé s’abstient des promesses électorales

Fraternité
le mauvais comedien faure gnassingbe
FEG | Photo : DR

La campagne pour l’élection présidentielle du 22 février prochain bat son plein au Togo. De Aného à Cinkassé, les sept candidats engagés dans la course à la magistrature suprême rivalisent d’initiatives pour remporter le scrutin. Parmi eux, Faure Gnassingbé, candidat à sa propre succession.

Depuis le 06 février dernier, le Togo est au couleur de différents partis engagés dans la joute électorale dont le premier tour est fixé au 22 février prochain. De Lomé, la capitale, à l’extrême nord du pays, les différents postulants au fauteuil présidentiel vont à la rencontre des populations. Meetings, caravanes et des portes à portes sont organisés avec pour objectif de présenter aux électeurs les programmes de société.

Egalement candidat à cette élection, malgré une impopularité avérée, Faure Gnassingbé veut se distinguer des autres aspirants. Ainsi, le candidat du parti au pouvoir compte plus sur son bilan que d’offrir un nouveau projet de société pour conquérir les électeurs. « Nous avons un bon bilan, mais nous n’avons pas tout réussi. Soyez mes porte-paroles. Expliquez ce que nous avons fait, ce que nous n’avons pas pu faire et surtout pourquoi nous ne l’avons pas fait, et ce pourquoi nous sollicitons encore la confiance du peuple », a expliqué Faure Gnassingbé dès le début de sa campagne.

Un bilan contrasté…

Si le Président de la république juge lui-même son bilan « bon », ce n’est pas le cas de la majorité des togolais depuis son arrivée à la tête du pays en 2005. En effet, les mandats se sont succédés et les togolais n’ont pas véritablement vu leur quotidien améliorés. Le premier était dit sous le signe de la paix et de la réconciliation nationale, le second celui de la relance économique et du développement des infrastructures, puis le 3ème aux couleurs du social. Si l’on peut concéder une certaine réhabilitation des infrastructures socioéconomiques au second mandat, le bilan global, à l’épreuve des réalisations est d’une vacuité retentissante. La réconciliation est un mirage, les Togolais sont de plus en plus divisés avec les agissements du régime et leur quotidien ne s’est guère amélioré. La plus grande déception est sans doute cette incantation de mandat social où en cinq ans on a rien de fameux à se mettre sous la dent, la pauvreté et la misère se sont accentuées et le comble c’est à Lomé que les chiffres sont plus alarmant. L’« homme simple » n’a jamais respecté les rares engagements pris, et c’est un secret de Polichinelle. On se rappelle ses nombreuses promesses dans les fameux « 20 Plus » qu’il avait fait miroiter aux populations lors de sa drague électorale de 2005.

Après la vision 2030, aujourd’hui, c’est le Plan national de développement (PND) qui est à la mode. Et déjà, des économistes annoncent l’échec de ce plan dont la finalité serait de créer plus de 500000 emplois.

Rattrapé par ses promesses non tenues, le Chef de l’Etat annonce son intention de ne plus faire de promesse électorale. Un conseil inspiré peut-etre du feu Gal Gnassingbé Eyadéma, son géniteur.

Respecter un vieux conseil de son père…

« Je crois que certains d’entre vous ont vu le discours du père de la nation qui a circulé sur WhatsApp où il disait qu’il ne faisait pas de promesses. Maintenant qu’il a dit ça, je ne sais pas si je dois en faire ou pas », a laissé entendre Faure Gnassingbé à Bafilo, le 09 Février 2020. En effet, dans une vidéo qui a largement circulé sur les réseaux sociaux, on y voit, Feu Gal Gnassingbé Eyadema conseiller à ses députés d’éviter de faire de promesses pendant les campagnes électorales au risque de se voir rattraper par ses promesses.

Au-delà de cette campagne, cette déclaration trahit Faure Gnassingbé.

C’est en effet une façon pour lui de récupérer entièrement l’héritage de son père feu Eyadema. Pas étonnant en soi quand on sait qu’aux termes de 15 ans de gouvernance sans rupture avec les pratiques désuètes on ne peut rien offrir de mieux. La déclaration du Prince à Bafilo n’est rien d’autre que l’expression de l’usure. Mais au-delà, ces déclarations doivent en d’autres sens être sources de doutes sur la transparence et les résultats qui seront proclamés à l’issu de la joute du 22 février prochain. Dans la récupération fidèle de l’héritage aux pratiques exsangues de son père, pour emprunter l’expression du ministre vuvuzela Trimua, Faure annoncerait ainsi à travers ces mots à Bafilo que le scrutin du 22 février ne sera au fond qu’un simulacre d’élection pour légitimer son 4e mandat.

Aujourd’hui, un peu plus qu’hier, les togolais sont en train de découvrir le vrai visage de Faure Gnassingbé. Un fils à l’image de son père, prêt à tout pour pérenniser l’héritage familial, le pouvoir que lui a légué son père.

Source : Fraternité

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Après 15 ans de Dilatoires, Faure Gnassingbé s’abstient des promesses électorales

 

Annulation de la Présidentielle de Mai 2019 au Malawi : Aboudou Assouma pourra-t-il prendre exemple sur ce pays ?

Fraternité
des membres de la cour constitutionnelle de Malawi proteges par l armee
Des membres de la Cour constitutionnelle de Malawi protégés par l’Armée | Photo : The Hill

Au Malawi, le 3 février, la Cour constitutionnelle a annulé l’élection présidentielle de mai 2019 pour des irrégularités relevées durant le scrutin. Ainsi donc, de nouvelles élections seront organisées dans les 150 prochains jours. Sans doute un revers pour le président Peter Mutharika qui compte bien se défendre. La prise de responsabilité de la Cour Constitutionnelle du Malawi peut-elle faire tâche d’huile au Togo?

Coup de tonnerre !

Le fait est rare sur le continent au point de s’y attarder. Au Malawi, le président sortant, Peter Mutharika, au pouvoir depuis 2014, avait été réélu avec 38,5 % des voix à la dernière présidentielle qui remonte à mai 2019. Soit, 159 000 voix d’avance seulement sur le chef de l’opposition Lazarus Chakwera, qui avait dénoncé des fraudes et saisi la justice. Après presque neuf (09) mois de litige post électoral, la Cour constitutionnelle a donné raison à l’opposition en estimant que Peter Mutharika avait été « indûment élu ».

Dans son rendu, la Haute Cour du Malawi a estimé notamment que «l’usage répandu du Tipex et d’autres altérations manuelles sur les procès-verbaux a grandement sapé l’intégrité des élections». Un argument fondé sur le code électoral en vigueur du pays, avec pour mérite de remettre en cause, la crédibilité du processus électoral. Une sorte de coup de tonnerre dans le ciel démocratique du Malawi qui se fait illustrer, encore une fois, sur le continent de par la maturité de sa démocratie.

Déçu…mais pas vaincu

Incompréhensions et stupéfaction se sont emparées du camp présidentiel qui vient de subir, ainsi, une douche froide. «Nous considérons ce jugement comme une grave subversion de la justice, » a déclaré, le lendemain, Peter Mutharika dans un discours à la nation. « Nous ne faisons pas appel pour stopper la prochaine élection (…) Nous sommes prêts à faire campagne et à gagner comme nous l’avons toujours fait », a-t-il ajouté, tout en invoquant une erreur judiciaire et une attaque contre les fondements de la démocratie. Toutefois, loin de s’avouer vaincu, le Président dit rester confiant.

Leçon de démocratie

Le feuilleton auquel a assisté, avec grand intérêt, tous les observateurs n’est donc qu’une leçon de démocratie qu’administre le Malawi à tout le continent après celle de la Cour constitutionnelle kenyane qui a également annulé la dernière présidentielle qui avait initialement l’actuel président Uhuru Kenyata élu à tort. En effet, c’est un secret de polichinelle que la gouvernance politique en Afrique est gangrenée par l’assujettissement du pouvoir judiciaire à l’exécutif. Ce qui se caractérise généralement par la mise en place des institutions plutôt aux services d’un homme et d’un régime que du peuple. Et la conséquence qui s’en découle en est, le plus souvent, le toilettage de la Loi fondamentale par des élus et institutions à la solde, pour permettre à un Chef d’Etat de s’éterniser au pouvoir. Et les exemples sont légions. Faisant ainsi tristement du continent africain, un continent aux ressources inestimables mais qui se retrouve, malheureusement, à la traîne sur le plan démocratique. Un mal dénoncé en 2009 par l’ancien président américain Barack Obama qui, en guise de solution, estimait que «l’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais plutôt d’institutions fortes».

Assouma à l’école du Malawi?

Au Togo, de l’armée à la Cour Constitutionnelle en passant par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), entre autres, l’enracinement du régime cinquantenaire s’explique essentiellement par l’érection tant au sein qu’à la tête des institutions des hommes qui sont à la solde du régime et de ses tenants. Ce qui s’observe ces dernières années au travers des agissements et autres violations des textes et règles fondamentales qui concourent tous à offrir un quatrième mandat à Faure Gnassingbé. Ceci, par des manœuvres pour le moins ubuesques que dénoncent tout observateur.

Aujourd’hui, la question qui revient avec insistance est celle de savoir si la Cour Constitutionnelle du Togo que pilote le juge Aboudou Assouma est en mesure d’aller à l’école de son homologue malawite. Rien n’est moins sûr, quand on sait que ce pays a toujours donné force à la loi. Ce qui fait la force de la sa démocratie, et de ses institutions qui forcent estime et admiration. Tout le contraire au Togo où la Cour Constitutionnelle s’est toujours comportée en un véritable outil de consolidation du régime cinquantenaire. Le triste exemple de 1998 où dépassée par l’enjeu, notamment la défaite du Gal Eyadema, la présidente de la Cour d’alors, le juge Awa Nana a été contrainte de céder son fauteuil au ministre de l’Intérieur Seyi Mémène qui a plutôt proclamé les résultats voulus par le Président. Pathétique ! Qu’à cela ne tienne, c’est un défi qui n’est pas insupportable, si tant est qu’on est décidé à dire le «vrai» droit, et rien que le «vrai» droit.

Source : Fraternité

 

 

Annulation de la Présidentielle de Mai 2019 au Malawi : Aboudou Assouma pourra-t-il prendre exemple sur ce pays ?

 

Togo, Présidentielle de 2020 : Intrusion scélérate et intolérable du ministre de la Justice Pius Agbétomey

Liberté Togo
Le ministre de la Justice Pius Agbétomey | Infog : 27avril.com

Même lorsque le régime actuel est seul dans les starting-blocks pour une élection, il vole, triche, tripatouille. Les législatives de novembre 2018 l’ont montré. Mais face à une opposition –même divisée-, la frilosité est plus grande, la peur plus patente. Et le communiqué inique produit par le ministre de la Justice donne raison à ceux qui doutaient de la transparence des résultats du scrutin. Car, en se substituant à la Commission électorale nationale censée être indépendante (CENI), rien qu’au stade de la campagne électorale, il apparaît que tout résultat qui ne serait pas la volonté du pouvoir risque de ne jamais être porté à l’attention du public, au cas où il ne serait pas « modifié ».

Un ministre quelconque aurait effectué cette sortie honteuse qu’on comprendrait, en considérant qu’il méconnaîtrait les textes juridiques du code électoral. Mais quand c’est celui-là qui, avant son entrée au gouvernement en 2015, était qualifié de « bon juriste » qui se permet une intrusion grave qui, sous d’autres cieux, aurait remis tout le processus en cause, il urge qu’on en parle.

Que dit l’article 168 du code électoral togolais ? « La CENI est saisie de toute réclamation. Elle adresse, en cas de besoin, des injonctions aux autorités concernées ou au candidat dont l’attitude est incriminée. La CENI veille à la régularité de la campagne électorale ». Nulle part, il n’est fait mention d’une quelconque autorité, fût-elle Pius Agbétomey pour venir gambader dans le champ de la CENI.

Par son attitude, Pius Agbétomey dérape complètement en faisant des injonctions au candidat de Kpodzro en lieu et place de la CENI. Il s’autorise un communiqué pour mettre en garde ce candidat alors que l’article 168 du code électoral dispose que seule la CENI peut faire des injonctions en période de campagne.

Par son zèle, Pius Agbétomey fait une intrusion gouvernementale impensable dans le processus électoral, confirmant que la CENI n’est qu’un paravent et que le vrai conducteur du processus électoral, c’est le gouvernement togolais. Si en tant que parquet, il se permet de faire des injonctions aux candidats en période électorale, qui sera alors chargé de poursuivre lorsqu’il y a des infractions à la loi pénale, monsieur le ministre de la Justice ???

Beaucoup ignorent cet aspect. En effet, le parquet ne moralise pas, il poursuit simplement quand il y a infraction. La CENI pourrait même suspendre un candidat s’il existe des preuves que celui-ci a violé les dispositions du code électoral concernant la campagne. On ne comprend donc pas pourquoi bizarrement, Agbétomey prend la place du président de la CENI, Tchambakou AYASSOR.

D’ailleurs, nous avions appris qu’entre-temps, des juges du parquet avaient été nommés présidents de nouvelles CELI, mais avaient été remplacés immédiatement après. Justement pour préserver le rôle dévolu au parquet. Mais alors, que cherche encore le chef des « parquetiers » dans les élections, si ce n’est du pur zèle -dans l’espoir d’une suite favorable-, et un véritable dérapage du processus électoral ? En rappel, le contrôle de la régularité de la campagne d’un candidat au cours d’une élection présidentielle relève uniquement de la Ceni. Et si les candidats qui désapprouvent l’attitude du candidat du prélat ne saisissent pas la CENI, pourquoi c’est Pius Agbétomey, un externe au processus et qui n’est même pas candidat, qui se permet le luxe de réagir ? « De quoi je me mêle » ?

La CENI se taira-t-elle sur cet accaparement de son rôle par Pius Agbétomey ?Il faudrait que les autorités quelles qu’elles soient, se focalisent chacune dans le domaine de leur compétence telle que le dispose la loi électorale en vue d’avoir un processus électoral accepté parce que transparent. Ailleurs, le chef du gouvernement devrait demander des explications à ce ministre. Mais comme ici c’est le Togo, pays où l’impensable est toujours possible, on va certainement passer cette intrusion par partes et profits. Et bizarrement, le chef de l’Etat aussi, n’ayant pas réussi à se mettre au-dessus de la mêlée, s’est engouffré dans la brèche ouverte par son super ministre de la Justice pour saouler les populations de Doufelgou avec ce non-évènement, laissant de côté ses thèmes de campagne, c’est-à-dire…du vent !

Ci-dessous le communiqué du zélé ministre.

Communiqué du Garde des Sceaux, ministre de la Justice

Depuis quelques mois, il nous a été donné de constater que des déclarations, propos et comportements de certains acteurs politiques et religieux sont de nature à troubler l’ordre public et la paix sociale.

Cette situation s’amplifie au fur et à mesure que l’on avance dans le processus électoral en cours dans notre pays.

En effet, quelques jours avant l’ouverture de la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 22 février 2020, un des candidats avec l’appui d’un prélat s’est illustré par des déclarations provocatrices qui frisent un appel à la sédition.

En outre, ce même candidat et ce prélat ont fait un usage abusif des symboles et emblème du pays, en l’occurrence le drapeau et l’hymne national.

Ces agissements à la limite de la légalité appellent de la part du Garde des Sceaux, ministre de la justice, la nécessité d’un rappel à la loi et d’une invite à plus de responsabilité en ces périodes sensibles de l’histoire de notre pays.

Il est évident que l’exercice de la liberté d’expression est un droit dans notre pays. Cependant, ce droit constitutionnel doit s’exercer dans le respect de la loi à laquelle est soumis tout citoyen, quel que soit son rang social.

Le ministère de la Justice veillera par conséquent à l’application stricte de ces lois.

Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice en appelle à la sagesse et au bon sens de chaque acteur politique et de chaque citoyen pour la conduite d’un processus électoral exempt de violence de quelle que nature que ce soit, et de pratiques anti-républicaines en vue de préserver la paix et la sécurité dont notre pays, le Togo, a besoin pour son développement.

Fait à Lomé, le 06 février 2020

Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice
Pius Kokouvi Agbétomey

Abbé Faria

Source : Liberté N°3100 du Lundi 10 Février 2020

 

 

Togo, Présidentielle de 2020 : Intrusion scélérate et intolérable du ministre de la Justice Pius Agbétomey

 

Togo, Cour d’appel de Lomé : Dossier des 26ha à Agoè-Klévé, les acquéreurs bientôt situés avec le départ à la retraite de l’acteur principal ?

Il faut une justice sociale dans un mandat social
Liberté Togo
Cour d'appel, Lomé, Togo
Photo : DR

A mandat social, justice sociale. Depuis mars 2018 que l’affaire mettant en cause la collectivité BOBY et un très haut magistrat a éclaté, tout semble indiquer qu’il n’y aurait jamais justice dans ce dossier. Mais des informations récentes font état de ce que, loin des yeux et des oreilles indiscrets, le monde judiciaire et la présidence sont très bien informés du faux et usage de faux ayant entouré ce dossier. Et si la Cour d’appel de Lomé et la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) se sont gardées de poser quelqu’acte que ce soit, c’est à dessein. Mais avec l’admission prochaine à la retraite de l’acteur principal, cette affaire qui a jeté la honte sur le corps judiciaire risque de resurgir. Pour qu’enfin, la centaine d’acquéreurs soient situés, que justice soit rendue et que les coupables sont punis dans les règles.

« Bon anniversaire monsieur le président. Que vos oeuvres vous suivent dans la jouissance imminente de votre retraite », pourrions-nous lui souhaiter. Aujourd’hui en effet, ce président de cour fête ses 65 ans, l’âge requis pour partir à la retraite et jouir d’un repos bien mérité après des années de durs labeurs. Mais lorsqu’on se rappelle que par les actes posés par ce président pendant qu’il est encore en fonction, une épée de Damoclès reste suspendue au-dessus des têtes de plus de 100 acquéreurs, on se dit que sa future retraite pourrait se transformer en un doux…cauchemar.

Si depuis 2012 que les parties victimes ont fait appel du jugement du tribunal de Première instance de première classe de Lomé, la Cour d’appel n’est jamais arrivée à ouvrir ce dossier pour statuer, c’est certainement pour ne pas éclabousser la tête de la magistrature togolaise. En plus, la Constitution togolaise ne dispose pas de l’instance devant connaître des actes délictueux ou criminels posés par certaines personnalités. Nous voulons nommer la Haute cour de Justice. Mais lorsque ces personnalités viennent à être admises à la retraite, la donne devra changer. Et c’est de bonne guerre, car les actes d’appel formulés par les acquéreurs victimes ne sauraient demeurer indéfiniment à la cour d’appel sans être jugés, quitte à ce que l’affaire poursuive son chemin à la Cour suprême.

Aujourd’hui, la Haute cour de Justice n’est toujours pas mise en place certes, mais il existe la HAPLUCIA auprès de laquelle une plainte en bonne et due forme est déposée par les victimes pour corruption. Maintenant que la pesanteur principale liée à la fonction n’existera plus du fait de l’admission à la retraite de l’acteur principal, le président de la HAPLUCIA ainsi que les membres de cette institution se doivent de relever le défi pour mériter la confiance que les citoyens veulent placer en eux en déposant des plaintes à leur niveau.

A moins que le président Wiyao Essohavana et son équipe ne soient prompts qu’à sauter, tel un chat, sur une petite souris en laissant les plus grosses proies, il sera bientôt temps que la HAPLUCIA subisse son premier véritable baptême de feu. Car au bout du compte, il y va de la quiétude de la centaine d’acquéreurs dont, malheureusement, un a été délogé manu militari au mépris de la procédure judiciaire, sans que la Cour d’appel n’ait encore statuée sur l’affaire.

Des indiscrétions ont fait état de ce que les affectations des magistrats devraient avoir lieu depuis, mais on n’attendrait que l’admission à la retraite de ce président pour embrayer la machine. Parce qu’on trouvait que ce serait du non-sens que celui qui est éclaboussé dans une salle affaire, vienne encore à proposer des affectations parfois punitives pendant que lui-même n’est plus ce parangon de vertu longtemps affiché. Mieux, il aurait été pressenti pour être propulsé à la Cour constitutionnelle si cette affaire n’avait pas assombri son casier.

Le mandat social ne s’applique pas qu’aux secteurs de l’économie, de la santé, de l’éducation ; il concerne aussi et surtout la justice. La HAPLUCIA a le devoir de faire en sorte qu’« il n’y ait pas de justice juste pour les riches et injuste pour les pauvres, qu’elle soit la même, que vous soyez grand ou petit, riche ou pauvre ».

Aux dernières nouvelles, le décret d’admission à la retraite sortirait le 1er avril prochain.

Abbé Faria

Source : Liberté

 

 

Togo, Cour d’appel de Lomé : Dossier des 26ha à Agoè-Klévé, les acquéreurs bientôt situés avec le départ à la retraite de l’acteur principal ?

 

Même Couchés, Gardons les Yeux Ouverts

Dr Ati Antoine Randolph
dr ati randolph antoine
Dr Ati Antoine Randolph | Photo : DR

Nous faire passer une vipère pour une sainte couleuvre, ça c’est fort de café, même Darwin, le père de la théorie de l’évolution, n’y avait pensé !

Chers Compatriotes de la Diaspora et de l’Intérieur,
Peuple Martyr du Togo

Le 22 février ne devra pas être pour nous la fin de notre lutte de libération quel que soit le gagnant de l’élection présidentielle mais une nouvelle orientation de cette lutte basée sur la clarification qui s’en dégagera car aucun des candidats en lice n’incarne réellement les aspirations profondes et les intérêts démocratiques et économiques du peuple. Cette élection, dont la campagne a commencé le 6 février, servira simplement à désigner pour 5 ans le meilleur conducteur du système néocolonial qui étouffe notre pays et nous asphyxie depuis le 13 janvier 1963. Dans le meilleur des cas ce serait le changement dans la continuité. Or la victoire programmée du « président » sortant se fera par « un coup K .O. » dès le premier tour. Nous devons être clairs sur ces deux éventualités pour ne pas être surpris et déçus.

D’ailleurs ce rendez-vous électoral est un faux rendez-vous car tout le processus électoral est complètement vicié et est marqué du sceau de l’illégalité. En effet son illégalité découle de l’implication de la cour constitutionnelle dans ce processus. Or, selon l’article 100 de la constitution sur la composition et la durée de ses membres, cette cour constitutionnelle n’ayant que 7 membres au lieu de 9 d’une part, et parmi ces 7 membres la présence de 3 anciens dont le mandat n’est plus renouvelable, de l’autre, est anticonstitutionnelle et illégale. Nous demandons donc purement et simplement la suspension et le report de cette élection à une date ultérieure.

De surcroît, ce processus électoral renferme une singularité par la présence de deux des candidats en lice symbolisant l’un l’illégitimité et l’autre l’imposture déterminés à se livrer un duel fratricide dont l’objet est de rechercher la prééminence de l’un des deux partis cohabitant dans la même structure politique dirigeante en mettant à contribution les électeurs : l’un est le » champion » irremplaçable d’UNIR – Faure Gnassingbé – et l’autre l’espoir rêvé d’un retour aux affaires plus juteuses du RPT- dont Agbéyomé Kodjo fut trésorier et une figure emblématique !

Ce n’est pas parce que le peuple togolais semble fatigué et désemparé d’une part par la barbarie du régime et, d’autre part, par la forfaiture de la C14 qu’il faille, pour lui redonner espoir, lui faire passer une vipère pour une sainte couleuvre en guise de candidat » unique « de l’opposition. Darwin, le père de la théorie de l’évolution n’y avait pas pensé !

A) Le ciel est-il tombé sur la terre de nos aïeux ?

Depuis le coup d’État du 13 janvier 1963 au cours duquel le père de l’indépendance, feu Sylvanus Olympio, a été assassiné, le peuple togolais, malgré tous ses efforts de se libérer du joug dictatorial et néocolonial, reste soumis au diktat du nouvel ordre mondial . Tandis que les drames humains, économiques et écologiques se succèdent dans le pays la communauté internationale y défend l’indéfendable, y soutient l’insoutenable avec la complicité d’une large couche de l’intelligentsia nationale aliénée par la culture du parti dictatorial et acquise à l’addiction à l’argent . Dès lors, son raisonnement est biaisé et elle n’arrive pas à distinguer le vrai du faux, le bien du mal. c’est pourquoi nous tournons en rond et que le peuple togolais est perçu comme un cas singulier et isolé par rapport aux autres peuples. j’aborde juste ci-dessous quelques aspects de ce problème.

1- Culture du parti dictatorial RPT/UNIR

Depuis la fondation de la dictature, la culture du parti unique RPT, relayée ensuite par le RPT/UNIR au pouvoir, a été distillée profondément dans la conscience du peuple à tel point qu’elle est devenue sa deuxième nature. Elle est caractérisée avant tout par l’esprit de division et l’inversion des valeurs par exemple en mettant le bien à la place du mal et le mal à la place du bien. Il en résulte une dégringolade rapide de la moralité de la société et une cacophonie dès qu’il s’agit de travailler collectivement pour défendre l’intérêt général.

2- Trois faits marquants d’Agbéyomé Kodjo, candidat de Mgr Kpodzro

j’ai écrit dans mon article « un coup de force contre l’opposition patriotique et démocratique » (1) qu’il fallait être sournois et opportuniste pour faire carrière dans le système RPT. C’est bien le cas du sieur Agbéyomé Kodjo qui servait avec zèle le régime à tel point qu’il en était devenu une figure emblématique de la dictature et était considéré à un moment donné comme le dauphin du tyran dont il était l’un des gendres ! Parmi ses quatre cents coups tordus, au moins trois faits marquants s’opposent à ce qu’il atteigne la magistrature suprême à moins que le peuple soit devenu complètement amnésique ou ensorcelé par le délire mystique du nonagénaire prélat Mgr Kpodzro.

2a- Ministre de l’intérieur lors du massacre de Fréau Jardin

En tant que ministre de l’intérieur, Agbéyomé était chargé de la sécurité des manifestants rassemblés légalement par le COD 2 (Collectif de l’opposition démocratique ) à Fréau Jardin le 25 janvier 1993 pour manifester la volonté de changement du peuple togolais au ministre français Marcel Debarge délégué à la coopération et au développement et au secrétaire d’État allemand aux affaires étrangères venus résoudre la crise sociopolitique ouverte par la trahison du premier ministre Joseph Koffigoh rallié au tyran Eyadéma Gnassingbé . Pour couvrir et justifier a posteriori ce massacre, Agbéyomé Kodjo a accusé les manifestants d’avoir été les premiers à tirer une balle mortelle sur un policier du véhicule de prévention. Aucune enquête n’a été faite jusqu’à aujourd’hui. De toute façon qu’ Agbéyomé kodjo fût directement ou indirectement impliqué dans ce massacre il faisait partie du système et la seule attitude qui l’eût innocenté fut la démission que lui conseilla Fambaré Natchaba et qu’il refusa !

2b- Projet de loi de révision constitutionnelle le 31 décembre 2002

Agbéyomé Kodjo, Faure Gnassingbe, Barry Moussa Barqué et Fambaré Ouattara Natchaba ont joué un grand rôle dans le toilettage de la constitution de 1992 ouvrant la voie à la présidence à vie.

2c- Député MPDD vote la loi de révision constitutionnelle le 8 mai 2019 enterrant la constitution de 1992 réclamée par le peuple

Faisant partie de la mouvance présidentielle, il est « désigné » député aux élections législatives du 20 décembre 2018 largement boycottées par les partis politiques de l’opposition et par le peuple. L’assemblée nationale unicolore et Agbéyomé Kodjo ont adopté sans état d’âme le projet de loi de révision constitutionnelle le 8 mai 2019 ; Cette loi enterre la revendication fondamentale du retour de la constitution de 1992 exigée par le peuple durant la récente crise sociopolitique. Agbéyomé Kodjo avait-il des arrières pensées en votant cette loi dont l’article 75 accorde l’immunité aux anciens présidents ? En effet, selon cet article « Les anciens présidents de la République sont de plein droit, membres à vie du Sénat. Ils ne peuvent être ni poursuivis, ni arrêtés, ni détenus, ni jugés pour les actes posés pendant leurs mandats présidentiels » ! Est-ce pour cela qu’il veut être candidat unique de l’opposition pour être sûr d’être le prochain président ?

3- Compromission d’une certaine classe politique et religieuse, c’est un mépris du peuple !

L’on ne peut comprendre cette frénésie et cette tromperie qui entourent la désignation et la campagne électorale d’un soi-disant candidat » unique » de l’opposition dont le choix aurait été « inspiré » par Dieu à un prélat flirtant avec la Loge P2, proche du Vatican. Tout semble faire croire qu’on assiste à une scène surréaliste dans laquelle un bonimenteur sortirait du fumier un ange auquel le peuple devrait confier son destin! Ne serions-nous pas en présence d’une mission commandée ? Ce prélat n’est pas à son premier coup d’essai puisqu’il avait déjà proposé monsieur Dahuku Péré à l’élection de 2003 et feu Antoine Bodjona à celle de 2005. Il a juste amélioré le scénario !

3a- Critères de désignation du candidat « unique »

Le conseil dit des « sages » comprenant 3 anciens ministres du régime RPT/UNIR avait retenu 9 critères que j’ai brièvement commentés dans mon article cité plus haut (1) Je voudrais attirer votre attention sur le 3ème critère « avoir un profil rassurant pour l’armée » qui à première vue devrait rassurer le peuple et l’armée mais en réalité cache quelque chose . Qui devrait-on rassurer dans l’armée en cas d’alternance politique ? La partie républicaine de l’armée ne craint pas le changement ! C’est plutôt sa partie milicienne et suprématiste qui s’était livrée et se livre encore à des exactions et à des massacres qui redoute ce changement. Or, Agbéyomé Kodjo et cette bande de miliciens ont toujours travaillé ensemble , la main dans la main, et se connaissent bien. Ce qui voudrait dire in fine que la dictature serait maintenue sous une nouvelle forme ainsi que la culture de l’impunité.

Quant au 2ème critère relatif au carnet d’adresses bien fourni sur le plan diplomatique et international il s’avère insuffisant sur le terrain car le candidat du Prélat est impopulaire et c’est pourquoi le 4ème critère a été botté en touche par ce conseil. Être bien connu sur le plan international ne veut pas dire qu’on soit compétent et populaire dans son pays. La légitimité d’un candidat doit venir du peuple et non des étrangers. Agbéyomé Kodjo manque de références dans la population et cherche partout des soutiens. Il tombe dans la tromperie : faux et usage de faux pour faire croire qu’ Atchadam Tikpi et Gilchrist Olympio le soutiennent ; sur ses affiches de campagne il s’entoure des photos de Patrice Lumumba, Thomas Sankara, Mandela etc pour faire croire qu’il est révolutionnaire et qu’il a atteint le niveau de conscience de ces héros africains . Cet amalgame n’est-il pas une insulte à leur mémoire? Il a même eu une messe d’investiture le 1er février pour renforcer le « candidat de dieu » et ainsi duper le peuple.

3b- Imposture spirituelle et loge P2

j’ai établi clairement que dans mon article « Un coup de force contre l’opposition patriotique et démocratique »(1) que le choix de Mgr Kpodzro porté sur Agbéyomé comme candidat » unique » de l’opposition relevait d’une imposture spirituelle savamment orchestrée par le prélat lui-même et son conseil de trois anciens ministres du régime dictatorial dont la sagesse reste à prouver. Des 4 candidats qui avaient accepté de passer devant ce jury et qui s’étaient engagés à se désister au profit du candidat choisi, le président d’ADDI ( Alliance des démocrates pour le développement intégral ) Aimé Gogué est revenu sur son engagement, s’étant probablement aperçu de la supercherie. Il est en lice pour la présidentielle tout comme Agbéyomé Kodjo et 4 autres candidats de l’opposition démocratique. La démarche impulsive et autoritaire de Mgr Kpodzro est antidémocratique et l’amène même à commettre, lors de l’adoubement d’Agbéyomé Kodjo fait par ce prélat, le 1er février, un acte qui « est une profanation patente aussi bien des symboles de la République que de l’autel de dieu » selon le révérend père Jean-François Mawulé dans sa lettre ouverte à la communauté catholique du Togo, datée du 3 février(3).

L’esprit de division est considéré comme démoniaque. Le choix de Mgr Kpodzro qui divise l’opposition, sème la confusion dans l’esprit du peuple et la zizanie dans la communauté catholique est donc un choix démoniaque. Il relèverait d’une instance supérieure à laquelle Mgr Kpodzro fait allégeance , par exemple la Loge P2 ou « propaganda due » en italien.

Cette loge maçonnique dépendait jusqu’en 1976 du Grand Orient d’Italie et était considérée comme un État dans l’État, une structure de pouvoir ! Elle est devenue sulfureuse et rassemble francs-maçons, mafia, ecclésiastiques, CIA etc. Elle est fascisante et prône la dictature ou encore la démocratie » fortement encadrée » De nombreux ecclésiastiques africains dont des Togolais en sont membres et ont pour mission de renforcer la présence catholique en Afrique tout en favorisant le pillage et le mal-développement de ce continent. Dès qu’il s’agit de défendre leurs propres intérêts les ecclésiastiques togolais, tout comme la dictature, emploient la manière forte. En effet, deux mois après le mouvement de grève dans l’enseignement catholique, les meneurs de la grève viennent d’être licenciés pour « fautes lourdes », par leurs responsables.

L’hypocrisie de l’Église catholique essaie de faire croire aux différents peuples qu’elle lutte contre les « frères de lumière » alors qu’en son sein et à plusieurs niveaux de nombreux religieux sont initiés aux rites maçonniques de différentes obédiences. L’archevêque français Mgr Marcel Lefebvre a dit un jour que « lorsqu’on va au Vatican on ne sait pas si le cardinal qu’on rencontre est un cardinal ou un franc-maçon. Les membres du conseil des sages et Agbéyomé Kodjo sont tous francs-maçons !

3c- L’époque de Saint Paul est révolue

Selon la biographie de Saint Paul (Paul de Tarse) (2) et contrairement à l’immoralité du candidat de Mgr kpodzro qui était « rempli du zèle du tyran Eyadéma », Saul ou Paul de Tarse était dans la droiture. Il avait rencontré beaucoup de difficultés dans sa vie. Cela laisse supposer « qu’il avait un physique exceptionnel, une volonté de fer et une capacité d’adaptation extraordinaire pour supporter « ce qu’il avait enduré .« J’ai été élevé dans cette ville [Jérusalem], et c’est aux pieds de Gamaliel que j’ai été formé à l’exacte observance de la Loi de nos pères, et j’étais rempli du zèle de Dieu » (Ac 22,3) « Avec un tel zèle pour les traditions des pères, ce n’est pas étonnant qu’il se soit engagé à persécuter la jeune Église chrétienne (Ac 22,4s; 26,9-12; Ga 1,13), mettant en prison les chrétiens les plus influents, mettant en garde les autres. Il ne faudrait pas s’imaginer un Saul obstiné, étroit d’esprit, fanatique incapable de réfléchir: c’est avec bonne conscience, pour servir son Dieu, qu’il le faisait. « Nulle part dans sa biographie il n’est mentionné qu’il avait tué des chrétiens ! C’est parce qu’il était une très bonne personne formée à l’exacte observance de la loi que le Christ s’est révélé à lui en lui faisant voir la vérité et l’a appelé à se joindre à lui. Nous devons comparer des choses comparables et à des époques comparables. Ceux qui se sont basés sur l’exemple de Saint Paul pour justifier le choix de Mgr Kpodzro ont tout faux ! Ce sont des arnaqueurs ! C’est tout simplement parce qu’ils pensent que les bruits des casseroles que traîne Agbéyomé Kodjo sont suffisamment retentissants pour couvrir les bruits de leurs propres casseroles ! Leurs victimes demandent justice et la dette de sang ne peut être épongée par une imposture spirituelle !

3d- Equipe de campagne du candidat de Mgr Kpodzro

Curieusement, l’humanité titre sur la 1ère page du N° 197 du 31/01/2020 : Cabinet d’Agbéyomé Kodjo : Un conglomérat d’arrivistes, d’opportunistes et de taupes ? Paradoxalement, dans cette équipe de campagne figurent deux rescapés de la coalition dite C14 qui s’affrontaient au moment du dialogue : Fulbert Atisso, président national du micro-parti « Togo, autrement « qui se prenait pour un » révolutionnaire » et Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, présidente de la CDPA et coordinatrice de la C14, rompue aux ruses de la science mafieuse , c’est-à-dire la capacité de marteler des choses que le peuple veut entendre alors qu’on fait par-derrière le contraire. Par exemple, durant le dialogue elle mentait régulièrement pour rassurer le peuple en disant : nous ne lâcherons rien ! Un jour, je lui ai répondu dans l’un de mes écrits : dès le début vous avez déjà tout lâché ! La voilà devenue la porte-parole du candidat unique du collectif « les forces démocratiques » de Mgr Kpodzro !

Fulbert Atisso disait à ceux qui voulaient l’entendre que l’un de ses objectifs immédiats est de conscientiser les gens sur le terrain. S’est-il lui-même déjà conscientisé ? Devenu directeur général de campagne d’Agbéyomé kodjo, je crois qu’il devrait appeler maintenant son parti : Togo, pareillement !
Comment voulions-nous avec de telles figures et dans telle configuration que la C14 n’échouât pas dans sa mission salvatrice du peuple ?!

3e- Veau d’or, culte de la personnalité et dictature : un dangereux futur !

Tout au long de l’implantation et du maintien de la dictature, le régime RPT s’est appuyé solidement sur la mystification du peuple en exploitant à fond le slogan « Eyadéma vint et la lumière fut », la violence, l’achat des consciences et le régionalisme. De nombreux slogans ont été construits sur la base d’une certaine tentative de déification d’Éyadéma qui sous-tend « Eyadéma vint et la lumière fut » par exemple le guide éclairé, l’envoyé de dieu, le timonier national etc. Alors naquit le « veau d’or » togolais dont le culte de la personnalité était relayé et soutenu par l’animation politique, les cultes de toutes les religions y compris les religions traditionnelles et la sorcellerie et finalement par le peuple ; L’on s’était mis à adorer le « veau d’or « qui crachait alors des espèces sonnantes et trébuchantes pour récompenser ses thuriféraires pour leurs louanges et leur zèle.

En faisant le parallélisme avec le passé, je voudrais attirer l’attention de tout le peuple sur la dangereuse dynamique Mgr Kpodzro qui pourrait accoucher d’un nouveau « veau d’or » en la personne d’Agbéyomé Kodjo, prenant conscience d’être « le candidat de dieu, le candidat du Saint-Esprit, le « candidat inspiré », le candidat de Mgr Kpodzro, l’ »homme de dieu « ou « Saint-Paul » ou « Moïse » ou encore le » Pentateuque de la victoire 2020 »! Cette dictature RPT/UNIR pourrait faire le lit d’une nouvelle dictature si ce postulant atteignait la magistrature suprême ! Ce n’est pas à 66 ans lorsqu’on a baigné depuis toujours dans la culture de la dictature, qu’on en est même devenu la figure emblématique, qu’on devient un démocrate. On ne peut qu’être un OGM !

Sommes-nous un peuple bizarre, si singulier ? D’un côté le ministre français Marcel Debarge, pour protester contre le massacre de Fréau jardin et son impunité, démissionne deux mois après être venu au Togo et, 27 ans après cette tuerie, la présidente de la CPDA et coordinatrice de la C14, madame Brigitte Adjamagbo absout le principal responsable de ce massacre pour devenir sa porte-parole de campagne alors qu’il avait nommément été accusé au moment des faits par monsieur Léopold Gnininvi, premier président de la CDPA ! Et Mgr Kpodzro en fait son « candidat unique « de l’opposition !

Pour que nous ne soyons pas ridicules et un peuple sans conscience et sans mémoire, le délire mystique et l’imposture spirituelle que revêt la dynamique Mgr Kpodzro doivent cesser le plus tôt possible !

Notre lutte de libération nationale n’est ni une question de personnes ni remplacer une dictature par une autre. L’objectif de notre lutte c’est de créer une alternative durable dans notre pays, c’est de remplacer, pour le bien de tous, l’actuel système dictatorial et corrompu par un tout nouveau système démocratique basé sur un projet de société commun pour construire une nouvelle société libre, pacifique, prospère, bienveillante et souveraine.

B) L’oligarchie ésotérique comme moyen de conservation du pouvoir

1- Les fraternités ou confréries » ésotériques »

Dans le souci de conserver à tout prix le pouvoir, le régime néocolonial fait feu de tout bois : contrôler l’armée par une armée milicienne en son sein, remplacer les coups d’États militaires par des coups d’États électoraux permanents, privilégier la voie électorale conduisant à la contre-vérité des urnes, développer la misère dans le pays pour accroître la corruption et favoriser l’achat de conscience, fidéliser et permettre aux valets « ésotériques » d’occuper les postes importants dans l’administration, l’armée, le secteur privé, la société civile la direction des partis politiques. Ces valets font partie de l’élite engagée dans une voie de « développement psycho-spirituel ». Ils forment l’oligarchie ésotérique et fréquentent de nombreuses écoles traditionnelles et philosophiques. Ils pullulent dans le pays où ils occupent des postes de décision tant dans le secteur public que privé, civil que militaire, politique qu’associatif et même religieux. Regroupés en confréries « ésotériques » ils forment une sorte de chape de plomb pour contrôler et maîtriser les explosions sociales et les diriger finalement vers une voie sans issue : la voie électorale suivie ou précédée d’un pseudo-dialogue ! Un dogme est né : « on ne boycotte pas une élection » ou bien « un parti politique ne boycotte pas une élection »! C’est la capitulation d’une grande partie de l’intelligentsia pour ses intérêts égoïstes -avantages matériels, gain facile, célébrité, renommée, honneur etc – face au système néocolonial prédateur ! La récente crise sociopolitique, née le 19 août 2017, en est une parfaite et malheureuse illustration.

2- Date du scrutin présidentiel, date fétiche ? 22/02/2020 !

Le hasard n’existe pas ! Si la date du 22 février 2020 du 1er tour de l’élection présidentielle a été choisie par le système dictatorial il doit y avoir une raison que je me propose de décrypter d’autant plus que ce système n’envisage pas d’aller au 2ème tour. Le 1er tour devra se faire par un « coup K.O. ». L’addition des chiffres de cette date est égale à 10 ; or si on réduit 10 à sa plus simple expression – réduction théosophique – on obtient 1. Le 1 est le créateur et il engendre le multiple. Le 1 est aussi le début de quelque chose, le début d’un cycle, donc d’un nouveau cycle de règne dans notre pays!

3- Établissement d’une nouvelle lignée de la dictature dynastique et démoniaque

Interrogé récemment sur Rfi, le ministre des droits de l’homme, Christian Trimua a dit que le 4ème mandat sera la consolidation des acquis. Que voulait-il dire par là lorsque l’on sait que la gouvernance durant 15 ans est négative? Selon moi, les seuls acquis positifs pour le régime sont : la création d’UNIR pour prendre la succession du RPT et la nouvelle constitution taillée sur mesure et permettant à Faure Gnassingbé d’effectuer deux mandats successifs. Comme il voudra mourir au pouvoir pour le pouvoir la « constitution « du 15 mai 2019 pourrait être modifiée par voie référendaire au moment opportun !.

Faure Gnassingbé est-il réellement le fils biologique ou le fils adoptif d’Eyadéma Gnassingbé ? Quoi qu’il en soit, Faure Gnassingbé considère ses trois mandats accomplis comme une transition vers un nouveau cycle, un cycle personnalisé, qu’il veut marquer de son empreinte diabolique, lui qui est né le 6 juin 1966 ou encore 6x 666. Une nouvelle « lignée spirituelle » sera le nouveau souffle de cette dictature dynastique décadente!

Nous comprenons alors pourquoi le RPT, ne voulant pas disparaître, a fait, par l’entremise de Mgr Kpodzro, un clin d’oeil, à Agbéyomé Kodjo, ancien trésorier de ce parti !

4- Equation de collaboration et de compromission : 7= 1 + 6

La cour constitutionnelle illégale a retenu pour l’élection présidentielle 7 candidats dont le « président » sortant, illégitime. Les candidats dits de l’ opposition « alimentaire » qui participent à cette élection illégale, légitiment non seulement le système et son chef mais légitiment aussi la cour constitutionnelle et tout le processus électoral ! Dans ce processus nous avons, non pas 6 contre 1 mais 6 pour 1 ! Au soir du 22 février y aurait-il des agapes fraternelles ?

C) Incongruité, inutilité et illégalité de l’élection présidentielle du 22/02/20

1- La voie électorale sous cette dictature n’est pas la solution

De nombreux compatriotes sont maintenant convaincus que sous la dictature des Gnassingbé la voie électorale n’est pas la solution d’autant plus que le régime s’obstine à refuser de créer le sénat, faire des réformes consensuelles, faire le recensement de la population sur le territoire et dans la diaspora afin d’ élaborer un fichier électoral fiable et rendre le processus électoral complètement transparent et démocratique.

2- Les candidats ne sont pas à la hauteur des aspirations du peuple

2a- Insuffisance, immaturité et amateurisme des candidats issus de la C14

La coalition 14, après son hold-up de la direction de la lutte populaire, a montré son incapacité, son immaturité et sa légèreté dans la gestion du pseudo-dialogue Lomé 2018, alléchée plutôt par l’appât du gain facile. On remarque que 5 des 7 candidats en lice sont issus de cette C14. S’ils n’ont pas su gérer à 5 un simple dialogue, comment pourront-ils gérer individuellement la gouvernance d’un pays ?

2b- Immoralité du candidat de Mgr Kpodzro

Agbéyomé Kodjo s’est lui-même forgé une renommée sulfureuse dans la gouvernance faite par le tyran Eyadéma Gnassingbé qu’il servait avec zèle : « laissez-moi en paix, je travaille pour Eyadéma « disait-il souvent à ceux qui voulaient lui parler. Il s’était considérablement enrichi aussi

2c- Absence de véritables projets de société

Aucun des candidats n’a un véritable projet de société capable de redresser notre pays. Ce sont des catalogues de recettes collectées ici et là qu’ils présentent au peuple et le PND de Faure Gnassingbé n’a rien de national ; c’est juste son programme personnel pour enrichir la minorité déjà riche et les étrangers et appauvrir davantage le pays !

3- Illégalité et anticonstitutionnalité de la Cour constitutionnelle

Du fait de l’absence du sénat que le régime dictatorial refuse de créer depuis 1992, la cour constitutionnelle qui devrait avoir 9 membres n’en a que 7 car dans la nomination de ses membres, il est dit selon l’article 100 de la constitution du 15 mai 2019, entre autres, que le sénat doit choisir deux des 9 membres Une cour constitutionnelle incomplète est anticonstitutionnelle, illégale.

Pourquoi la dynamique Kpodzro et la CET ( Conférence des évêques du Togo) ne mettent pas en cause cette inconstitutionnalité de la cour constitutionnelle ? En maintenant Agbéyomé Kodjo dans la course présidentielle elles légitiment cette cour ! Cela n’échappe pas au Saint-Esprit qui aime la clarté et la droiture!

4- illégalité et suspension de l’élection présidentielle

La cour constitutionnelle illégale est impliquée dans le processus électoral : C’est elle qui validera les résultats électoraux proclamés par la CENI. Ces résultats sont illégaux puisque cette élection est elle-même anticonstitutionnelle et illégale. La saisine d’une juridiction internationale devrait permettre leur annulation. Cette élection est donc inutile malgré les milliards déjà engloutis. Nous demandons sa suspension et son report à une date ultérieure devant permettre la normalisation de la cour constitutionnelle après la création du sénat.

Par ailleurs, la multiplicité des candidatures de l’opposition dans un scrutin à deux tours n’est pas le problème, le vrai problème c’est l’illégalité et l’opacité de cette élection.

5- Retrait en bloc des 6 candidats de l’opposition

Je me joins aux nombreux compatriotes, agissant individuellement ou regroupés dans des associations de la société civile ou dans des mouvements et partis politiques qui ont demandé le retrait en bloc des 6 candidats de l’opposition ou de la totalité des candidats du processus électoral. On ne bâtit pas un pays sur le non-droit !

C’est de cette façon pacifique, sans effusion de sang, que nous pourrons créer une situation de rencontre avec nos sœurs et frères du RPT/UNIR -civils et militaires- pour résoudre les problèmes du Togo, notre bien commun

6- Conférence inclusive

Cette rencontre pourrait se faire sous la forme d’une conférence inclusive réunissant les acteurs politiques, militaires, les représentants de la société civile et de la diaspora. Cette conférence pourrait déboucher sur une transition sans Faure Gnassingbé pour faire des réformes consensuelles, créer un sénat intérimaire et organiser des élections transparentes libres et démocratiques

D) Résistance, seule et unique voie de libération !

Eu égard à la réalité que nous vivons dans notre pays depuis plus de 53 ans les dialogues et la voie électorale se sont avérés inefficaces. Beaucoup de compatriotes et moi-même pensons qu’il est temps d’explorer une autre voie, la troisième voie, afin de sortir de ce chaos et de construire un présent et un futur radieux à tous les Togolais pour faire de nous tous l’ »Or de l’humanité » ! Notre constitution en son article 150 nous indique la voie de la Résistance !

1- Lucidité et rationalité avant tout.

Depuis le 19 août 2017, le peuple , avec courage et détermination, s’est dressé et reste debout pour défier la plus vieille dictature d’Afrique. Il paie un lourd tribut pour cela. Les immenses sacrifices tant en pertes de vies humaines qu’en pertes de biens matériels, les innombrables souffrances qu’endurent les populations particulièrement celles des villes septentrionales assiégées et la persécution des militants du PNP ne sauraient arrêter la marche irréversible de notre peuple vers la liberté et la reconquête de sa souveraineté. La terreur et les coups de boutoir barbares l’ont quelques fois obligé à mettre un genou à terre, le temps de reprendre un souffle nouveau et d’accéder à une meilleure compréhension de la lutte . Le temps est venu de quitter l’émotionnel, d’abandonner les fausses croyances, le messianisme et le suivisme comme des moutons de Panurge . Le temps est venu d’être lucide et rationnel, de se battre pour des valeurs et des principes, pour son destin et sa mission contenus dans l’hymne national et la constitution originelle de1992. La date du 22 février n’est pas une date butoir où tout s’arrêtera, où tout rentrera dans l’ordre et la paix du dictateur après la proclamation de la contre-vérité des urnes. Le président bolivien Evo Morales a bien été renversé 3 semaines seulement après sa réélection à son 4ème mandat !

Le passage de la dictature à la démocratie, surtout après une longue dictature comme la nôtre, est semé d’embûches, de pièges. C’est pourquoi tout le monde doit faire bien attention pour qu’une dictature ne remplace pas une autre. C’est dans la résistance que des structures démocratiques sont créées ou renforcées pour combattre la vieille dictature et prévenir toute tentative d’émergence d’une nouvelle dictature. La résistance fait appel à tous les enfants de la Patrie pour préparer l’avènement du jour de gloire !

2- Rassemblement des forces patriotiques et démocratiques

2a- Alliance « intellectuels et peuple »

C’est cette alliance qui manque à l’accomplissement et à la plénitude des aspirations du peuple togolais car la plupart des intellectuels ont choisi la voie de la « défaite « en devenant des alliés objectifs et des valets ésotériques du système néocolonial. Ceux d’entre eux qui se sont réclamés de l’opposition que certains appellent « opposition alimentaire » et d’autres « opposition business » ont pris le peuple en otage et s’en servent comme tremplin pour atteindre et défendre leurs intérêts personnels. Il est temps que les intellectuels qui ont rejeté le système néocolonial et postcolonial remplissent leur mission historique ensemble avec le peuple car ils sont du peuple, de la même matrie, la Terre de nos aïeux, un bien commun à tous !

2b- Projet de société commun

Cette alliance « intellectuels-peuple » dans le rassemblement des forces patriotiques et démocratiques ne peut se faire que sur la base d’un projet de société commun créant la confiance, la détermination et la certitude de tous dans un avenir meilleur. Saisissons notre plume pour exprimer le génie de notre peuple et faisons connaître au monde ses véritables aspirations, son authenticité et son potentiel inépuisable !

2c- organisation de la résistance populaire

Forts de cette volonté de redéployer la lutte, nous devons la structurer dans l’espace et le temps dans une organisation nationale, solide et rationnelle capable de protéger le peuple, d’organiser et de conduire la lutte jusqu’à la victoire en s’appuyant sur une stratégie globale gagnante. Nous sommes les seuls artisans du bonheur et de l’avenir de notre pays et nous devons d’abord compter sur nos propres forces. C’est ainsi que nous exprimerons notre volonté d’existence et de puissance.

3- Poursuite de la lutte non-violente

La lutte non-violente trouve son cadre d’expression dans la structure de la résistance populaire. Jusqu’à maintenant elle a été incomprise, mutilée et partiellement appliquée par l’opposition alimentaire à ses propres fins. La lutte non-violente est efficace si on applique rigoureusement ses trois principes fondamentaux – désobéissance civile (parfois militaire) – non coopération – insoumission généralisée, en fonction de la stratégie globale et du chronogramme élaborés, dans tous les domaines de la vie publique y compris le domaine politique. La lutte non-violente n’est pas passive mais active et son action vise à paralyser, asphyxier et démanteler complètement le système dictatorial. C’est de cette façon que nous vaincrons et connaîtrons l’alternative démocratique, sans risque de voir surgir une nouvelle dictature. Ainsi nous ouvrirons la voie à la Transition sans Faure Gnassingbe, avec le retour de la constitution 1992, l’installation d’une Assemblée constituante pour effectuer des réformes justes, reflétant l’esprit du projet de société commun, une véritable réconciliation nationale et des élections transparentes, libres et démocratiques.

D) Conclusions

Même couchés, gardons les yeux ouverts pour que nous ne soyons pas dupés par toutes sortes de manipulateurs et bonimenteurs. Demeurons lucides et fermes! Nous ne devrions pas être en attente d’un soi-disant « messie » sous prétexte que nous sommes fatigués et que nous souffrons beaucoup. Nous observons juste une pause pour nous recentrer et transformer nos immenses souffrances en actions déterminantes pour reprendre l’avantage dans notre « marathon démocratique » car nous savons qu’un peuple déterminé est invincible et que la résistance, demeure la seule et unique voie de libération conduisant à une véritable alternance politique et démocratique en passant par la transition. Cette transition est d’ailleurs incontournable après une si longue dictature.

Notre lutte est juste, légitime et légale et se déroule en plusieurs phases. L’élection présidentielle prévue pour le 22 février prochain nous donne une occasion en or d’occuper fermement le terrain légal et d’avancer des arguments juridiques bien fondés et imparables. Il s’agit notamment de l’inconstitutionnalité de la présente cour constitutionnelle, ce qui entraîne ipso facto l’illégalité de l’élection présidentielle donc la nullité des résultats électoraux quel que soit le gagnant ! On ne bâtit pas un État de droit sur le non- droit ! Cette élection présidentielle est devenue inutile. Aussi sommes-nous nombreux à demander aux 6 candidats qui se réclament de l’opposition de sortir ensemble la tête haute de ce processus électoral. Ce faisant, ils cesseront de légitimer cette cour anticonstitutionnelle et illégale et l’exécutif de cette dictature. C’est aussi d’appliquer le deuxième principe de la lutte non-violente : la non coopération !

Il découle des deux paragraphes précédents que l’attitude juste et cohérente que le peuple doit avoir est de ne pas participer à cette élection, c’est-à-dire d’appliquer consciemment la non coopération avec la dictature en refusant de voter. De toute façon, les résultats donnant Faure Gnassingbé gagnant sont déjà préfabriqués, ils seront proclamés par la CENI illégitime et validés par la cour constitutionnelle illégale : ces résultats sont nuls et sans effet ! A quoi bon se déplacer ?!

C’est en étant rigoureux et fermes dans notre lutte, en allant toujours de l’avant et ne jamais nous décourager, ne jamais capituler que nous ferons avancer et progresser sur le droit chemin notre lutte de libération nationale et la conduire à la victoire. La joie ap proche !

Aussi, voudrais-je exhorter tout le peuple, les électrices et électeurs à ne pas prendre part au vote et à vaquer à vos occupations habituelles. J’espère du fond de mon cœur que vous ferez beaucoup mieux que lors des législatives et des locales ! Votre non-participation massive à ces élections est une blessure psychologique mortelle infligée à la dictature! Elle a perdu toute confiance en elle-même et devient folle de rage !

Pour les avoir endurées et traversées, vos souffrances et vos douleurs sont également miennes ! Ensemble nous vaincrons ! La Joie approche !

Gloire éternelle à nos martyrs civils et militaires !

Vive le Togo libre !

ABLODÉ

Colmar, le 8 février 2020

Dr Antoine Ati Randolph

e-mail : antoinerand@hotmail.com

Notes bibliographiques

(1) Antoine Randolph https://blogs.mediapart.fr/francois-fabregat/blog/130120/togo-randolph-un-coup-de-force-contre-l-opposition-patriotique-et-democratique

(2) http://biblissimo.com/article-biographie-saint-paul-59331339.html

(3) révérend père Jean-François Mawulé http://togoreveil.com/singlepost-un-pretre-veut-ramener–mgr-kpodzro-

 

 

Même Couchés, Gardons les Yeux Ouverts

 

Très critiqué, Eric MC justifie son soutien à Faure Gnassingbé

Il y a quelques mois seulement, Eric MC, le rappeur togolais, appelait la jeunesse à faire obstacle au quatrième mandat de Faure Gnassingbé. Un mandat qu'il qualifiait de trop. "Ce n'est pas Faure Gnassingbé seul qui est compétent pour gouverner ce pays", avait-il déclaré en octobre 2018 lors d'une interview qu'il a accordée à la Rédaction d'icilome.com. Mais depuis le début de la campagne électorale dans le cadre de la présidentielle du 22 février 2020, Eric MC semble changer de veste. Il s'affiche aux côtés de Faure Gnassingbé et appelle la jeunesse à voter pour ce dernier. Très critiqué sur les réseaux sociaux, il tente de justifier son soutien à Faure Gnassingbé à travers ce message.

Message à la jeunesse togolaise.

Nous ne sommes pas obligés de suivre les personnes qui sont elles-mêmes perdues. D’abord, nous présentons nos sincères excuses au peuple togolais, pour l’avoir incité à nous suivre sur un chemin radical sans moyen adéquat de la révolution.

Personnellement, nous nous sommes investis corps et âme dans ce combat et nous nous rendons compte aujourd’hui que ce n’était pas la bonne solution. Nous comprenons toutes les personnes aujourd’hui qui peuvent être déçues et surtout continuent par être passionné. Cela prouve la place que nous occupons dans vos cœurs. Il y a quelques mois passés, on aurait réagi de la même façon, parce que nous aurions considéré comme une trahison tout en n’allant pas dans le sens de la passion populaire, qui nous habitait.

Nous demandons à toutes ces personnes de prendre le recul et de dépassionner le débat politique, et avec le temps, ils comprendront, qui les a réellement trahis ? Nous nous sommes dit, « pas de réforme, pas d’élection ». Parce qu’il n’y a aucune chance de victoire à travers des élections organisées au Togo. Mais que voit-on ? Ceux-là mêmes qui nous incitaient à manifester dans les rues sont là à faire campagne paisiblement et tranquillement, comme si tout ce qui était passé n’est rien. Tous ces morts, blessés, réfugiés et prisonniers, les attaques physiques contre les artistes engagés sont ignorées.

Ça fait 30 ans que nous tournons en rond. Gilchrist lui-même a sagement compris que nous devons nous mettre ensemble pour discuter et nous attendre pour construire notre pays. Mais, nous n’avons pas compris sa démarche en ce moment. Aujourd’hui, il vaut mieux tard que jamais.

Dans les années à venir quand le leader de l’opposition actuel va se tromper, il y aura un autre dauphin qui l’accusera de trahison et prendra sa place et ainsi de suite. Si le cycle reprend, on tournera en rond. La chose est comment faire avancer notre pays, quel que soit celui qui le dirige. C’est ça le leitmotiv de Bâtir. C’est légitime d’avoir des ambitions présidentielles. Mais ça doit être dans le seul but de proposer un chemin pour le développement de la nation.

Et l’épanouissement de son peuple. Nous devons redonner à la politique son vrai sens, qui est loin de ce que nous faisons chez nous. La jeunesse doit avoir des ambitions nobles pour devenir des agriculteurs, des médecins, des ingénieurs, etc. Ça ne doit plus être seulement les politiciens parce qu’ils sont les seuls à sortir dedans.

Pendant des années, ils se sont garanti un salaire en nous incitant à voter pour eux. Les bonnes questions sont celles-ci aujourd’hui, qui souffrent de cette situation ? Nos politiques font quel travail ? Leurs enfants sont-ils chômeurs ? Qui meurt dans les rues ? Où sont les enfants de ces politiques ? Vont-ils dans des écoles EPP ?

Mes chers confrères collègues Artistes Engagés, nos sincères salutations et excuses à votre endroit pour l’aventure non aboutie dans la rue (depuis le Collectif Y en a marre, CST, C14, MAET). Avec le temps, vous aussi comprendriez.

Le leader doit être une boussole qui donne au peuple la bonne direction ; nous ne sommes pas obligés de suivre des personnes qui sont elles-mêmes perdues.

Adja n’a pas changé.

Togolais viens, bâtissons la cité.

51 Sylvain | Jeudi, 13 Février 2020 - 12:16
Qu'attendez-vous de quelqu'un qui a accompagne le petit en 2015 lors des elections d'alors (c'est lui meme quil'avait dit dans un interview).

Merde!!!
50 Ekam | Jeudi, 13 Février 2020 - 11:29
Eric a en partie raison concernant l'opposition togolaise. Meme si j'aurais voter Agbeyome (malgré moi), je ne pourrais pas m'aligner derriere cette opposition togolaise. On est pas oblige de devenir partisans de Faure quand on est pas d'accord avec l'opposition togolaise. J'avais aussi mentionne plusieurs fois que la stratégie de Gilchrist était la meilleur. Fabre qui s'était oppose a cette stratégie et trompe les togolais comme s'il était le messie pour les délivrer, il est ou maintenant? La transition serait deja fait si on avait laisse et suivi Gilchrist dans cette stratégie. Mieux vaux tard que jamais.
49 Yodi Banny | Jeudi, 13 Février 2020 - 10:29
Adja Mofo est un homme complet maintenant. Ceux qui le critiquent aujourd'hui utilisent les mêmes arguments que lui-même utilisaient hier pour vilipender ceux qui n'epousaient pas ses opinions. C'est comme ça on devient équilibré. Il faut vivre les deux faces de la vie pour comprendre la vie.
48 GODOOOOOO | Jeudi, 13 Février 2020 - 10:0
ca vous étonne que lui se range finalement de ce côté? regardez le bien, il cherche de l'argent pour acheter son bazooka à fumer. des chétifs comme ça qui nous pourrissent la vie au togo.
47 Tanga | Jeudi, 13 Février 2020 - 9:3
Ce Monsieur n' a pas pu resister a la corruption donc emporte par cette derniere.
46 Kadanga assa | Jeudi, 13 Février 2020 - 8:49
LA POLITIQUE DU VENTRE DANS TOUTE SA SPLENDEUR

WAOOOO ERIC MC ADJA MOFO TU AS FAIT FAURE

LA FAIM TE TENAILLE A CE POINT? VRAIMENT TU VAS MANGER CA CEST CERTAIN MAIS LA NOURRITUTE VA TE RESTER POUR TOUJOURS DANS LA GORGE
45 gui | Jeudi, 13 Février 2020 - 8:45

Réponse à 44-Danyi
au fait c est que le gar a faim.les artiste qui roule pour l autre partie roulent depuis des deceni a voiture. lui il doit toujours prendre des zemidjans de plus les leader de l opposition ne font que des betises
44 Danyi | Jeudi, 13 Février 2020 - 7:37
Eric MC, vous êtes tout simplement un traitre et l'histoire s'en souviendra. Vous avez décidé en votre âme et conscience de retourner votre kazakh; tant mieux pour vous. Votre salto arrière actuel s'appelle en politique une palinodie. La honte est totale pour vous. Un jour viendra où vous aussi vous comprendrez que vous avez avalez votre totem.
43 Kozah Nostra | Jeudi, 13 Février 2020 - 6:21
Au Cameroun, les artistes comme Eric MC alias Adja Mofo sont appelés "Artistes sardinards"

 

 

Très critiqué, Eric MC justifie son soutien à Faure Gnassingbé

 

Togo : 5 février 2005 - 5 février 2020, Quinze ans d’Eyadema…sans Eyadema

Liberté Togo
faure eyadema
A partir d’une caricature originale de Donisen Donald / Liberté

Le commun des Togolais ne s’en souvient sans doute pas, balloté qu’il est par les soucis personnels et politiques, notamment l’incertitude au sujet de l’issue de l’élection présidentielle du 22 février prochain. Aujourd’hui 5 février 2020, cela fait, mine de rien, quinze (15) ans jour pour jour que Gnassingbé Eyadema traversait l’autre rive. Autant de temps après la « catastrophe nationale», quel bilan peut-on établir en terme de démocratie et de bonne gouvernance, les deux vertus que les Togolais étaient en droit d’espérer avec le fils qui a été à l’école des Blancs ?

L’espoir d’un lendemain meilleur

Le 5 février 2005, c’était un samedi, personne ne s’attendait à cette nouvelle. L’annonce à la nuit tombée de la mort de Gnassingbé Eyadema, au pouvoir depuis 1967, intervint comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Difficile à croire d’autant plus que le commun des Togolais ne le savait pas malade. D’ailleurs la légende racontée dans la bande dessinée « Il était une fois Eyadema » dit qu’il n’est jamais tombé malade de toute sa vie, sauf une petite dysenterie chopée durant son adolescence qu’il a d’ailleurs vite vaincue. L’homme avait même une image d’immortel, dans la mémoire collective formatée par le régime durant les années de culte de la personnalité…C’était la stupeur générale. Dans les rues de certains quartiers, des gens qui ont appris la nouvelle de passage se sont mis à courir, comme poursuivis par son fantôme. Tout le monde retenait son souffle, devant l’incertitude sur ce qui pourrait arriver. Très vite, les accapareurs du pouvoir sont montés en scène pour faire ce qu’ils ont fait, installer Faure Gnassingbé sur le trône. S’en sont suivis le tripatouillage de la Constitution pour habiller le coup d’Etat, le tollé général et leurs suites…Faure Gnassingbé se retira du pouvoir pour y revenir par les urnes…

Passé cette période un peu mouvementée, le commun des Togolais, même si c’était à contrecœur, avait décidé de donner du temps à Faure Gnassingbé de faire ses preuves pour le juger à l’œuvre. Son avènement au pouvoir a suscité à partir d’un moment, un brin d’espoir au sein de la population. Le seul fait qu’il soit civil, instruit à l’école des Blancs, au contraire de son défunt père, donnait une certaine espérance à nombre de Togolais qu’il pourra mieux faire. Ils croyaient que la démocratie connaitrait un meilleur sort sous son règne, la gouvernance serait meilleure. Bref toutes les conditions étaient réunies pour qu’il fasse mieux et oublier son défunt père. L’adage le dit d’ailleurs, le fils qui n’est pas capable de faire mieux que son papa, n’est pas digne. Le « Prince » avait participé à faire pavlover les Togolais avec ses propos. L’un des plus retentissents était la fameuse phrase « Lui c’est lui, moi c’est moi », parlant de son père. Une façon habile de promettre le paradis sous sa gestion, en tout cas du mieux. Mais à l’épreuve du terrain, hum…

15 ans…d’Eyadema

L’un des traits caractéristiques d’Eyadema, c’est sa boulimie du pouvoir. Il avait égrainé trente-huit (38) ans au pouvoir avant de passer la main (sic). S’il n’était pas décédé, sûrement qu’il aurait continué à régner. Et avec tout ce que l’on connait comme méthode de gouvernance…

Le commun des Togolais croyait qu’avec son fils, présenté comme le plus instruit et policé de ses rejetons, qui plus est a fréquenté chez et avec les Blancs, les choses allaient être autrement. On était loin d’imaginer que l’envie de s’accrocher au pouvoir passera même par la tête à Faure Gnassingbé qui, d’ailleurs, au début, était très timide et faisait l’agneau. Mais plus le temps passait, plus il s’enhardissait. En quelques années seulement, il s’est débarrassé des généraux qui lui ont fait allégeance et l’ont déposé (sic) sur le trône cette nuit du 5 février 2005, a commencé à créer son empire et fini par montrer aux Togolais sa vraie nature. En 2015, Faure le démocrate n’a pas hésité à candidater à un troisième mandat, faisant comme son papa qui évoqua en 2003 la Constitution pour se justifier. On croyait à un bonus exceptionnel. Mais cinq ans plus tard, voilà le « p’ti » qui est en route pour s’offrir un quatrième mandat. Avec le goût immodéré qu’il a pour le pouvoir, c’est une illusion de croire qu’il se retirera en 2025 ou 2030, au terme de son cinquième mandat. Il aura alors fait vingt-cinq (25) ans de pouvoir. Il est parti sur les traces de son père.

En termes de gouvernance, le fils aura montré qu’il n’est pas mieux que le père. Tous les traits caractéristiques de la gouvernance politique de son géniteur se retrouvent sous son règne à lui. Assassinats politiques, massacre des populations civiles, y compris même des enfants, violations des droits de l’homme…tout y est. C’est un millier de Togolais qui ont été sacrifiés en 2005 afin qu’il monte au trône. Et sous sa régence, il a continue de fort belle manière la série noire, on tire même sur des enfants, aux mains nues. Sous Faure Gnassingbé, il ne fait pas bon de revendiquer l’alternance. Au meilleur des cas, tu te retrouves en prison. Incendie des marchés, accusation de djihadisme, le « Messi » togolais ne se défend rien pour coincer l’opposition. Les scandales se sont multipliés, écornant l’image du pays à l’international.

Eyadema n’était pas un parangon de vertu. Faure présenté comme un expert financier, un gestionnaire hors pair, on croyait à une belle ère pour le Togo. Mais en termes de gouvernance économique, la situation semble pire que sous son père. Les détournements de fonds existaient à l’époque, mais ils se faisaient de façon soft. Impossible pour les pilleurs d’opérer ostentatoirement et afficher leur fortune. Mais aujourd’hui sous le fils, on vole en plein midi, et des milliards, sans être inquiétés. Les pilleurs s’affichent même avec leurs fortunes indues. Faure n’a-t-il pas reconnu tacitement les pillages en 2012 ? Malheureusement, il n’a rien fait pour mettre fin à la série.

15 ans après la mort d’Eyadema, le Togo aura régressé de 100 ans en arrière, comme l’avait prédit le « vieux » lui-même. Tout ce qui aura changé depuis lors, c’est juste le petit nom de celui qui préside aux destinées du pays ; rien de plus. La démocratie et la bonne gouvernance espérées sont en tout cas restées des mirages…

Tino Kossi

Source : Liberté

 

 

Togo : 5 février 2005 - 5 février 2020, Quinze ans d’Eyadema…sans Eyadema

 

Togo, District autonome du Grand Lomé : Les Arriérés de Salaires des Agents s’accumulent...

Liberté Togo
Lomé, Togo | Archives

En décembre 2019, nous avons attiré l’attention de l’opinion nationale, mais surtout des gouvernants sur les difficultés que traversent depuis plusieurs mois les agents communaux ainsi que les temporaires recrutés par la Délégation spéciale de la ville de Lomé. Agents qui sont placés sous la direction des nouvelles communes, mais peinent à se retrouver. Décidément, rien n’est fait pour leur assurer leur salaire. Les salaires de décembre et de janvier sont toujours en souffrance. Ceux de novembre voire octobre, pour certains.

C’est l’impression que cela donne. Le District autonome de Lomé cher à Faure Gnassingbé est un projet mal ficelé. Et pour cause, depuis la tenue des élections municipales en juin 2019 et la fin des délégations spéciales, les nouvelles communes de Lomé et de Golfe placées sous la tutelle du district peinent à fonctionner. Les nouveaux élus semblent limités dans leurs actions, de nombreuses prérogatives devant leur revenir ayant été confiées au futur gouverneur de district. Au même moment, les instances dirigeantes du fameux district se font attendre.

Chose curieuse, c’est le silence radio chez le chef de l’Etat. Embourbé dans une campagne électorale pour se donner une certaine légitimité pour le 4ème mandat qu’il convoite, Faure Gnassingbé semble avoir perdu les repères. Les décisions prioritaires sont reléguées au second plan. Les employés des communes du district du Grand Lomé sont les premiers à payer le prix de cette cacophonie organisée par les gouvernants. Les salaires se raréfient.

Dans notre parution du 17 décembre 2019, nous avions fait cas des retards de paiement des salaires des agents municipaux et décrit les gymnastiques par lesquelles les agents ont pu finalement toucher une partie de leurs paies. Alors qu’en effet, percevoir le salaire au-delà du début du mois suivant, cela n’arrive pas tous les jours dans la fonction publique ou plus largement dans l’administration. « D’habitude, les agents de la mairie sont payés le 25 ou au plus tard le 27 du mois en cours et n’ont jamais attendu jusqu’au 11 du mois suivant pour être payés. Mais encore, selon les informations, les fonds ont été débloqués pour honorer les salaires afin d’avorter un mouvement d’humeur des agents », a indiqué une source. Et elle nous a relaté : « Les agents municipaux ont décidé de sortir de leur silence et d’organiser une manifestation le jeudi 12 décembre 2019. Une note avait été adressée au ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales pour lui notifier la décision. Quand ils ont appris cela, ils se sont arrangés pour trouver les fonds et faire les virements vers les comptes des employés ».

Malheureusement, le problème de paiement des salaires n’est pas encore résolu. Au contraire, la misère des agents municipaux se poursuit. Selon les informations, les salaires de décembre 2019 et janvier 2020 ne sont pas encore payés. « Les agents municipaux vivent encore ce qu’ils ont vécu en décembre 2019 lorsqu’ils ont dû attendre jusqu’à la mi-décembre pour toucher leurs salaires. La majorité est déjà à deux mois d’arriérés de salaires alors que certains n’ont même pas reçu celui d’octobre 2019. C’est le cas des temporaires. C’est du désordre depuis la passation des services », s’indigne notre source.

A l’en croire, le nœud du problème est que le gouvernement n’entend pas laisser les élus locaux travailler. Surtout qu’à Lomé et dans le Golfe, ces élus sont en majorité de l’opposition. Mais l’autre source de ces retards, c’est la gestion de l’ancienne administration, notamment les Délégations spéciales. Durant des décennies, ceux qui ont été placés à la tête de ces délégations les ont gérées comme une épicerie familiale. Les recettes municipales, les comptes administratifs, les biens mobiliers et immobiliers…tout était confondu à leur patrimoine privé.

Peut-être que Faure Gnassingbé attend sa frauduleuse réélection pour récompenser ceux qui l’ont soutenu dans la campagne électorale en les nommant au sein de l’administration du District autonome du Grand Lomé.

G.A.

Source : Liberté

 

 

Togo, District autonome du Grand Lomé : Les Arriérés de Salaires des Agents s’accumulent...

 

Togo, Politique et Religion : Faure Gnassingbé, le RPT-UNIR et…Dieu !

Liberté Togo
barrigah-benissan tacle faure presidentielle 2020
Caricature : Donisen Donald / Liberté

Le RPT/UNIR qui commande des messes, implore l’assistance de Dieu sur le processus électoral et pour la protection et la gagne de son « champion ». C’est ce à quoi on a assisté le week-end. Ce n’est pas la première fois que le pouvoir recourt au Tout-puissant. Mais cela fait tout de même cocasse lorsqu’on voit le type de gouvernance offerte par le régime en place et la méchanceté à outrance dont il fait preuve à l’égard des populations, le peuple de Dieu, depuis plus d’un demi-siècle…

Le RPT/UNIR implore Dieu sur son « champion »

La journée de samedi a été très divine. Dieu a été abondamment imploré par les acteurs politiques. C’est ce jour qu’a choisi Mgr Philippe Fanoko Kpodzro pour investir son candidat unique de l’opposition choisi … Agbeyome Kodjo, comme un sportif allant représenter le Togo dans une compétition à l’étranger, s’est vu remettre symboliquement le drapeau togolais en signe d’envoi en mission ou plutôt de victoire avant l’heure. Cette scène a suscité des commentaires sur les réseaux sociaux.

Dieu n’était pas seulement Kpodzro-Agbeyome. Dimanche était jour d’imploration tous azimuts de Dieu par le RPT/UNIR. Prier pour une présidentielle apaisée et implorer la bénédiction et la protection du Tout-Puissant sur son « champion » Faure Gnassingbé, candidat pour un quatrième mandat au pouvoir ; ce sont là les motivations de messes catholique à la paroisse Notre Dame de la Rédemption de Bè-Klikame, protestante à la paroisse d’Apégame et du culte musulman à la FOPADESC à Agoènyivé.

Le Secrétaire Exécutif Atchole Aklesso, le plus sage (sic) des militants Charles Kondi Agba, plusieurs autres cadres dont Solitoki Esso, bref la crème des dirigeants du parti au pouvoir était au rendez-vous, notamment à la messe catholique, faisant preuve de piété absolue, certains avec bougie en main. Il ne manquait que le « Messi » lui- même pour qui ces célébrations sont en fait spécialement commandées afin qu’il triomphe sans coup férir, allongeant ainsi la durée de vie du régime et du pillage à ciel ouvert des ressources nationales par la minorité, pour que la chose soit complète.

« Nous avons demandé cette messe pour confier notre pays au Créateur en cette période électorale et implorer la bénédiction et la protection divines sur notre champion, Faure Essozimna Gnassingbé», a déclaré le Délégué National du Mouvement des Sages Unir, Charles Kondi Agba. « Nous sommes venus rendre grâce à Dieu afin que les prochaines élections se passent dans la paix, car avec lui, rien n’est impossible », a renchéri Raymonde Kayi Lawson de Souza, Déléguée Nationale du Mouvement des Femmes Unir.

La méchanceté dans la gouvernance UNIR

Ce n’est pas la première fois que le RPT/UNIR recourt à Dieu et ce ne sera sans doute pas la dernière. En plus, tout le monde a le droit de l’implorer, même le plus grand pécheur du monde. C’est d’ailleurs écrit dans sa parole. Mais n’empêche que cela fait un peu cocasse d’entendre que le RPT/UNIR implore Dieu le Tout-Puissant pour cette élection, surtout la protection et la victoire de son « champion ». « Deux choses incompatibles », caricature un concitoyen en appréhendant les rapports entre les deux entités. Et ce n’est pas farfelu lorsqu’on y pense, avec tous ses neurones fonctionnels.

En effet, de toute son existence cinquantenaire, le RPT/UNIR a toujours fait preuve de méchanceté dans sa gouvernance à l’endroit du peuple togolais. Sur le plan politique, tous les droits des populations sont bafoués, les droits de l’Homme violés, les injustices et l’arbitraire érigés en norme…L’alternance que les populations sont en droit d’espérer après un demi-siècle de règne du même clan leur est refusée, avec Faure Gnassingbé qui candidate pour un 4e mandat consécutif au pouvoir. Et lorsqu’ils osent réclamer, c’est la force brute qui leur est opposée. La vie des pauvres citoyens n’a aucun sens chez les gouvernants en place. On les tue pour tout et rien, même les enfants se voient tirer dessus et abattre comme des chiens…Aucune pitié pour le peuple de Dieu, affamé à volonté. Mais pendant ce temps, eux, les gouvernants disposent des ressources nationales comme bon leur semble, sous la protection de celui-là même au profit de qui le Créateur est imploré.

Le pouvoir en place est manifestement l’incarnation de la méchanceté dans la gouvernance. On a affaire à des gens sans cœur. Mais ce sont eux qui viennent implorer la protection de Dieu, notamment pour la victoire de leur « Messi ». Simplement cocasse.

Il y a même de l’hypocrisie dans cette affaire. « Nous allons à une compétition et nous voulons qu’elle se déroule dans la paix ». Ces propos viendraient d’un opposant ou de tout autre acteur politique ou de la société civile ne détenant pas les rênes du pouvoir, qu’ils auraient tout leur sens. Mais là, ils émanent de Charles Condi Agba, un cadre du régime en place qui a toutes les manettes en main et conduit le processus électoral à sa guise.

La paix tant implorée à Dieu ce dimanche, sur fond de harcèlement du bon Dieu a des fondements. C’est un secret de Polichinelle, ce sont le manque de transparence et d’équité, la triche, la fraude, le hold-up qui alimentent la frustration et la contestation légitime des populations pour défendre leurs votes, injustement assimilées à la violence par le pouvoir, la répression militaire et son lot de morts. D’ailleurs le pouvoir a commencé à poser les jalons de ce qu’il entend faire au soir de l’élection, avec les brimades sur les militants du Parti national panafricain (PNP) et la terreur imposée aux populations des localités à eux assimilées comme Sokodé, Bafilo, Agoènyivé, sous le couvert de l’opération anti-insurrection. C’est drôle de venir prétendre implorer Dieu dans cette affaire après avoir crée les germes de tout ça déjà…Il suffit d’organiser le processus dans la clarté, le consensus, avec des règles équitables, respecter le verdict des urnes, éviter les fraudes et le hold-up et le tour serait joué…Le reste n’est qu’hypocrisie…

Tino Kossi

Source : Liberté

 

 

Togo, Politique et Religion : Faure Gnassingbé, le RPT-UNIR et…Dieu !

 

En Afrique le crime a un nom, Vincent Bolloré.

Fabbi Kouassi
Vincent Bolloré
Vincent Bolloré | Photo : Afrique sur 7

Présent sur le noir continent depuis une trentaine d’années, sulfureux homme d’affaires français, Vincent Bolloré, 68 ans d’âge, personnage in-sérieux dont la date de naissance semble une révélation loin d’une simple coïncidence ou d’un hasard de calendrier. Un monsieur plaisanterie, un personnage canular, un homme poisson d’avril pour tout dire. Il naquit en effet un 1er avril.

PDG de la financière de l’ODET, le tout Bolloré; actionnaire majoritaire de Bolloré S.A ; Président du conseil de surveillance de Vivendi et du Groupe Canal Plus ; 9em fortune de France selon le magazine Forbes avec près de 5,2 milliards de dollars US.

Présent dans 127 pays, le Groupe Bolloré emploie 81000 personnes, avec 23 milliards de chiffres d’affaires.

Le sieur Vincent Bolloré prévoirait de prendre sa retraite en 2022 notamment le 17 février, jour du bicentenaire de l’entreprise familiale et passer la main à ses enfants. Sans doute avec le sentiment de successives arnaques accomplies aux prix de centaines de milliers de vies brisées et un continent africain siphonné et saigné à loisir au nom d’une certaine impunité internationale dont il jouit.

Transport, logistique, fret maritime, communication ; Vincent Bolloré est un touche à tout pourvu que la manne financière tombe notamment du ciel africain où il règne en prédateur financier de connivence avec des dictateurs cinq étoiles avides de pouvoir plutôt que du bien-être de leurs concitoyens et du développement du noir continent.

Vincent Bolloré et les magouilles politiques en Afrique

Une hérédité en la matière. Pour la petite histoire, la grand-mère maternelle de Vincent Bolloré a eu un long parcours d’agent secret sous la couverture de la Croix Rouge assurant des échanges avec ses homologues israéliens. Une vie qu’elle a cachée à sa propre famille. Des informations générales qu’on peut lire à loisir sur la famille Bolloré.

Ses malsaines accointances avec des hommes politiques de par le monde et surtout en Afrique ne sont plus à démontrer.

Abidjan, Conakry, Lomé, Douala, pour ne citer que ces villes africaines. Avec au moins 18 terminaux à conteneurs. Une France-Afrique économique plus criminelle et sans état d’âme. Monsieur Bolloré confiait d’ailleurs au journal Le Monde que « les méthodes de son Groupe relèvent plus du commando que de l’armée régulière ».

C’est ainsi que la justice française s’intéresse aux conditions d’obtention de deux terminaux à conteneurs du Groupe Bolloré au Togo et en Guinée-Conakry où il a prospéré ces dernières décennies. Soupçon de corruption d’agent public étranger, complicité d’abus de confiance et complicité de faux. En effet, Bolloré aurait sous évalué le coût des activités de conseil politique de sa filiale Havas pour Faure Gnassingbé et Alpha Condé, respectivement Chefs d’Etats du Togo et de la Guinée.

Cas du Togo

En 2009 peu avant la campagne de la frauduleuse présidentielle de 2010, Vincent Bolloré obtenait par coup de baguette magique un bail de 35 ans sur la gestion du port de Lomé. A croire que le génie togolais est incapable de gérer ce port. Une vraie insulte à l’intelligence des fils et filles de ce pays qui regorge pourtant de talents avec l’expertise nécessaire en matière de manutention et ses domaines affiliés.

En réalité, La pérennité au pouvoir du clan cinquantenaire du Togo passe par Vincent Bolloré derrière qui il faut voir son pays la France. La France de Sarkozy et de Macron et de tous leurs prédécesseurs. Selon toujours le journal Le Monde, « les enquêteurs français sont intrigués par la sous facturation des prestations de la campagne électorale du président togolais. Estimées à 800.000 euros celles-ci auraient pourtant été facturées à seulement 100.000 euros sur instructions données par Vincent Bolloré et Gilles Alix », un de ses collaborateurs de poids.

Année 2020, une décennie après, rebelote dans le maintien au trône du Togo de l’héritier de la dictature.

Grâce à la politique de l’impunité qui tourne à plein régime dans la dictature du duo Vincent Bolloré-Faure Gnassingbé ; le Togo de nouveau en pleine période de cirque électoral avec un groupe Bolloré plus fort que jamais et un Faure Gnassingbé toute honte bue qui rempile pour un 4em illégitime et illégal mandat, avec en contrepartie les richesses du Togo à Bolloré et par ricochet à la France d’Emmanuel Macron et aux multinationales et prédateurs de tous poils qui violent sans scrupule toutes les normes internationales en matière de droit et de justice.

Le cas-Togo est donc emblématiquement révoltant et ahurissant.

Vincent Bolloré y règne en maitre absolu. Tirant les ficelles, plaçant ses pions, lui-même étant le pion de la France, de l’Israël et de tous les loups qui siphonnent les ressources du pays avec en contrepartie ; faire perdurer la monarchie-Togo et porter à bout de bras le monarque du Togo, Faure Gnassingbé dont lui et sa famille totalisent 53 ans de règne sans interruption à la faveur d’élections tronquées grâce à une démocratie maquillée qui arrange l’ensemble de la communauté internationale qui s‘accommode vaille que vaille de cette situation inédite et scandaleuse.

Le Cameroun, l’autre victime de Bolloré, 15 ans durant

Déjà en 2009, un reportage de Benoit Collombat intitulé « Cameroun, l‘empire noir de Vincent Bolloré », relayé par le site mediapart abouti à un procès en diffamation que Bolloré gagne à coups de corruption en mai 2010.

Janvier 2020, fracassantes révélations du très discret site camerounais http ://www.lequatrièmepouvoir.com relayé par http://www.camerounweb. com qui grâce à sa forte audience a déshabillé de nouveau le très controversé et décrié Vincent Bolloré.

Jeudi 26 décembre 2019, le tribunal administratif du Cameroun annule la procédure de Bolloré qui pensait reprendre son règne sans fin sur le port de Douala par des tours de passe-passe, basés sur la haute corruption dans un feuilleton judiciaire qui a duré 10 mois.

En seulement un mois de gestion par une équipe dynamique de camerounais, les recettes grimpent mettant en lumière le vol à ciel ouvert de Vincent Bolloré. 19,5 milliards de détourner et ceci pendant 15 bonnes années.

En seulement un mois de gestion par le génie camerounais, le compteur affiche 22 milliards contre 2,5 milliards pour le tout puissant Bolloré qui ne cesse de vanter pourtant une prétendue expertise de son groupe. Que nenni, si ce n’est une expertise en crimes économiques sans vergogne.

Les peuples d’Afrique ont l’obligation de faire mettre en prison Vincent Bolloré pour crimes contre l’humanité. Mais il est plausible que l’inaction des peuples lui sauve la mise et que Monsieur Bolloré se tire à bon compte, coule des jours heureux et meurt de sa belle mort pendant que va se perpétuer à travers sa progéniture et tous les associés du siphonage éhonté des ressources du continent africain, confirmant la citation d’Etienne François de Lantier : «la punition des crimes est le devoir de dieux ».

Fabbi Kouassi
7 février 2020
Fabbi Kouassi

 

 

En Afrique le crime a un nom, Vincent Bolloré.

 

Faure Gnassingbé : Les gènes de dictateur Etienne Eyadema

Jacob Ata-Ayi
Faure Gnassingbé (g) et Etienne Eyadema (Gnassingbé) | Infog : 27avril.com

« Permettez-moi de citer Blaise Pascal « La vérité est si obscurcie en ces temps et le mensonge si établi, qu’à moins d’aimer la vérité, on ne saurait la reconnaître ».

Depuis 1990 à ce jour, les inégalités se creusent, la pauvreté progresse, les ¾ de la population vivent dans la pauvreté absolue et ne mangent pas trois fois par jour, alors qu’une minorité autour de Faure Gnassingbé se gave comme des oies de la richesse du pays.

Tel père, tel fils, tout passe par la force, par la méchanceté, par la dramaturgie du politique, le fils Eyadema, un chef ubuesque, confirme par sa gestion mafieuse, cynique, cruelle, mesquine, vulgaire, et arbitraire, son incapacité à se défaire des gênes du papa Eyadema.

Aucune légitimité politique, aucun amour du peuple, tout par la force des baïonnettes, le colt de cow boy, la rackette commerciale, l’utilisation de l’armée pour des basses manœuvres politiques.

Le Togo du système Eyadema, mauvais élève de la sous région et de la CEDEAO, en gestion macroéconomique, de la démocratie sert de référence dans de nombreux débats en Afrique en ce qui concerne ce qu’il ne faut pas faire pour la dignité des peuples africains, ce qui est vil et répréhensible contre le citoyen togolais et africain.

Les références du système Eyadema, donnent l’impression d’être instrumentales, un modèle d’inefficacité, un repoussoir social basé sur les bases de l’idéologie tribalisme, sœur jumelle du fascisme tropical.

Ce système fait obstacle à une approche raisonnée des réponses possibles aux défis de l’économie contemporaine : le changement technique de l’économie moderne, la globalisation.

La plupart des programmes sociaux sont détournés dans l’impunité totale.

La corruption le cancer de l’économie fait de militants rpt-unir un mode de vie, une incompréhension des autres mais un étau sur la population

L’impunité et le forcing sont devenus le quotidien du citoyen togolais.

La vie privée est bafouée, l’intrusion dans les maisons par les milices et les militaires pour intimider les familles sont entrain d’être de devenir la règle au lieu d’être un délit et un crime.

Tout le pays assiste dans une paralysie sans faire une révolution à l’assassinat systématique des TEMS de Sokodé.

Des kidnappings de jour comme de nuit, des maisons privées bafouées dans un état d’arbitraire total dans une criminalité totale.

A) Une gestion à preuve des balles et de la torture.

Dans le miroir que le « pouvoir de fait » du rpt-unir tend aux médias internationaux, il veut que des journalistes gangrenés par la corruption du denier public des togolais parlent et écrivent des éloges d’un pays paisible, d’un pays en paix, d’un pays prospère bien géré, alors que le niveau de la délinquance, de la criminalité, de la dépravation, a été encouragé par le régime rpt-unir, soutenu par l’intimidation.

On voit la prolifération des « mafiosas » des jeunes filles de moins de 30 ans d’âge sans revenu fixe, sans commerce florissant, sans héritage, vivent dans des maisons de luxe, conduisant dès fois sans permis de conduire et sans assurance, des « SUV » voitures de luxes de millions de francs.

Du jour au lendemain, elles deviennent des intouchables, avec une arrogance qui dépassent l’entendement.

Des milices de jeunes sont installées dans les quartiers, surtout favorables à l’opposition avec des dépôts d’armes, financés par le pouvoir, à la surveillance des jeunes de quartiers favorables à l’opposition.

Ils s’habillent avec des tenues boubous en musulman, se font passer pour des sahéliens (Sénégalais, Maliens, Guinéens, Nigériens), et sont prêts à faire tonner les armes quand le pouvoir vacillera pour semer la terreur, la mort, la désolation dans les foyers et la population.

Les images des jeunes d’Adéwi, armés de bâtons cloutés, de coupe-coupe, de barre de fer, torses nus, et soutenus impunément par la gendarmerie, est une mythologie de rpt/unir qui est en droit ou en devoir de prendre les armes pour tuer les opposants et les militants d’opposition, même les élus du peuple quand l’on redoute la perte du pouvoir politique de la minorité et de ses intérêts par la majorité du peuple comme au Burkina Faso, et au Soudan tout récemment.

L’organisation politique et économique du Togo est gérée par la pyramide d’une centaine de fondés de pouvoir jusque dans la diaspora.

Chaque région, a son chef politique, économique, militaire pour contrôler en dehors des institutions de la république, les intérêts du rpt-unir.

Comme en Italie, il y a « un système mafieux », qui régente, intimide, rackette, menace les citoyens, encourage la dépravation des jeunes filles et des femmes mariées, afin de savoir ce qui se passe dans chaque foyer, chaque famille.

La délation, la dépravation, l’immoralité, la corruption sont érigées en mode de gestion politique.

Le pays est sous l’étau de rpt-unir et la surveillance militaire, tout commerçant riche doit payer sa dîme, un impôt occulte, ou subvenir aux besoins des fondés de pouvoir, au risque de voir son commerce fermé et de se voir en prison sans jugement ou quitter le pays.

Les juges obéissent au chef de région rpt-unir, qui le plus souvent est un officier ou soit le préfet de la région avec deux casquettes, une républicaine, et l’autre rpt-unir.

Les chefs traditionnels sont menacés, intimidés, les terres sont confisquées à des familles, des maisons familiales sont rachetées par des juges en complicité avec les auxiliaires de justice.

Le Togo de Faure Gnassingbé est une cocotte minute à exploser, comme le volcan de Vésuve qui balayera tout sur son chemin.

B) La demande de la liberté et l’exigence de la sécurite.

Les errements de la justice Togolaise.

C’est un échec total, la réforme judiciaire togolaise.

Les citoyens togolais ont perdu toute confiance en la justice togolaise, c’est une institution qui ne parvient pas à trouver son équilibre et qu’il faut remettre en permanence sur le chantier car elle est soumise totalement au pouvoir politique et au système mafieux de la gestion rpt-unir.

Des jeunes soldats militants rpt-unir sans état d’âmes ont mis à terre la juridiction togolaise qui fonctionne soit par des ordres venant du pouvoir que par la conscience juridique et l’application des lois de la république.

Le rpt-unir s’est approprié la justice qui est devenue une cour politique, où les jugements à tiroir sont fréquents, en provenance de Lomé II ou palais de la présidence, de l’état major ou des décisions des thuriféraires de régime.

L’arbitraire est devenue la recherche de la vérité, soit par ton ethnie, ton militantisme, ta famille.

La décision du fils d’Eyadema ou de son entourage suffit à triompher des lois de la république.

C) Le droit à l’insurrection et à l’autodefense

Les images des millions de citoyens de Burkina Faso, du Soudan ont fait la révolution suite au ras le bol des brimades dictatoriales, interpellent les togolais de la diaspora et de l’intérieur du pays.

Le peuple burkinabè a retrouvé sa dignité confisquée par la Francafrique.

Les jeunes de l’opposition devraient se mettre en groupe d’autodéfense dans chaque quartier des villes du Togo, pour savoir qui sont réellement les milices infiltrées pour assassiner la population, et qui sont réellement les étrangers afin d’informer l’ensemble de la population de chaque quartier pour diminuer les risques au moment des élections.

L’éthique de la responsabilité individuelle de l’autodéfense dans chaque quartier pour défendre ses biens, sa famille, c’est aussi participer à la défense de la communauté en luttant contre les déviances, c’est participer à la préservation d’un mode de vie, c’est d’être un citoyen au plein sens du terme.

Il faut mettre des avis de signalisation sur les maisons logeant les suspects, dans chaque quartier sur l’internet et en parler dans les médias.

Dans chaque quartier à l’approche des élections, il faut mettre la vigilance partout pour empêcher les vendeurs de deuil du rpt-unir de faire recettes avec leurs plans lugubres.

D) La cinquième colonne de RPT/UNIR

Depuis la conférence nationale, on assiste à une gestion de maintien au pouvoir rpt-unir principalement par certains partis politiques des satellites, des béquilles de rpt-unir dans une rivalité de collaboration sans aucun état d’âmes et sans se soucier de la singularité du grand retard du Togo de la sous région.

Au Togo d’Eyadema et de son fils Faure, la cinquième colonne prend une place prépondérante dans la conservation du pouvoir politique en plus de la barbarie habituelle du pouvoir.

L’action souterraine de la cinquième colonne dans la diaspora et au Togo, expliquait dès fois le désastre du peuple à prendre le pouvoir au TOGO.

En réalité qu’en a-t-il été ? Qui, Comment, pourquoi et pour combien s’est lié ou vendu à l’organisation rpt-unir préparant ainsi la défaite de l’opposition et la collaboration avec le régime de rpt-unir.

Des pièces explosives des archives de rpt-unir et totalement inédites pourraient endeuillées le peuple togolais.

Le rpt-unir fait établir une fiche des personnalités, des journalistes, des étudiants les plus influents dans la diaspora et au Togo.

Ces fiches contiennent des renseignements sur chaque personne, celui qui est cupide, acceptera facilement de l’argent, peut-on l’acheter ? Celui ou celle qui a des dispositions érotiques, quel type de femme préfère-t-il ? Quel type d’homme préfère-t-elle ? Est-il homosexuel ? Est-elle lesbienne ?

Comment peut-on financer votre parti ? Votre association dans la diaspora ? Des marchés de gré à gré, des aides pour les funéraires, billets d’avion, marchandises non dédouanées.

Plusieurs personnalités de la diaspora, pas les moindres sont des personnalités de la cinquième colonne, qui travaillent directement avec le service secret togolais, et aussi les consulats togolais.

Ils perçoivent leur solde de traite chaque fin du mois en plus d’un budget pour déstabiliser, corrompre, annihiler les manifestations, faire des retentions d’information à l’endroit de la masse, ou sont prêts à prendre la parole dans les meetings pour appeler le peuple à la modération.

Au Togo, la population connaît certains partis politiques qui fonctionnent uniquement par cette pratique détestable, pour une richesse personnelle au lieu de mettre en œuvre le budget de la nation pour construire les réseaux ferroviaires, les réseaux routiers, les hôpitaux, les lycées, les universités, les laboratoires et créer des zones industrielles et artisanales.

Le rôle de la cinquième colonne est de salir ce qui est bien, de dénaturer la bonne préparation en l’impréparation pour démoraliser la population.

Salir, diffamer, dénigrer, c’est l’objet à atteindre pour semer le doute dans la population.

Le rôle de la cinquième colonne, c’est de faire perdre du temps, débattre d’un sujet qui n’est pas important ou qui est évident pour ralentir l’élan de la population.

Le rôle de la cinquième colonne c’est de provoquer d’insulter pour changer l’atmosphère du sérieux en broutille puérile : « Objet ou fait de peu d’importance ou de peu de valeur ».

Le rôle de la cinquième colonne c’est de vous induire en erreur, sur les bons résultats.

Le rôle de la cinquième colonne c’est se précipiter pour prendre le devant afin de refuser la parole aux autres sur des critères subjectifs momentanés, c’est gagner du temps.

Au Togo aujourd’hui on a des personnalités connus du peuple togolais et certains politiques qui jouent ce rôle dangereux pour eux-mêmes et pour leur famille.

Dans les villes de Burkina Faso, la population de chaque ville s’est dirigée pour aller bruler et vandaliser les maisons de la cinquième colonne.

Au Togo, les mêmes conséquences vont se produire.

Conclusion :

« La colère est nécessaire, on ne triomphe pas sans elle ne remplit pas l’âme, si elle n’échauffe le cœur ; elle doit nous servir, non comme chef mais comme un soldat.» – Aristote

Le père de l’indépendance Sylvanus Olympio et ses compagnons voulaient faire du Togo l’or de l’humanité, le clan Eyadema en a fait un gros village où règne la loi de la jungle, où le citoyen est en enfer, où il est pauvre et esclave, où il est torturé pire comme un animal sauvage avec la complicité de la cinquième colonne.

Sous Sylvanus Olympio et même sous la colonisation les citoyens togolais ont eu droit à élire leur maire démocratiquement sans hold-up.

Seul le Togo en Afrique de l’ouest perçoit plus de taxes sur les compagnies aériennes et de télécommunications pour arnaquer encore et encore sa propre diaspora qui ne cesse de venir en aide à la population et échappe à la promotion chaque année du prix des billets et de la communication entre l’occident et l’Afrique.

Citoyens togolais de la diaspora, par tes soutiens, tes conseils, fils dignes et émérites de la diaspora lèvent la tête pour respirer le vent propre de la révolution, ensemble avec le peuple togolais de l’intérieur.

Bâtissons notre épopée pour la dignité de chaque togolais en respectant la feuille de route des compagnons fondateurs de la république togolaise.

Togolaise, Togolais, balayons comme un tsunami, ce pouvoir prédateur, qui avilit, souille, déshonore, dégrade et dévalue notre dignité.

Jacob Ata-Ayi

 

 

Faure Gnassingbé : Les gènes de dictateur Etienne Eyadema

 

Seconde lettre ouverte aux responsables religieux

Responsables Religieux de mon pays, encore une fois je ne peux faire autrement que de m’adresser à vous. En effet il y a deux semaines, je vous avais adressé une lettre à l’occasion d’une correspondance du Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales en date du 16 janvier2020.
Mon adresse à votre endroit était une lettre ouverte, beaucoup de personnes l’ont donc lue. Or, il se trouve que la Conférence des Evêques du Togo vient, le 2 février 2020, d’adresser une lettre aux fidèles, avec les mises au point indispensables à l’endroit de ce ministre et d’autres considérations. Autant mon interpellation a été publique, autant ma reconnaissance et mes félicitations pour votre dernière lettre doit passer par la même voie. C’est le premier sens de cette seconde lettre ouverte. Je vous remercie donc pour cette lettre qui clarifie la situation et indique bien les responsabilités de chacun. Je vous exprime aussi ma gratitude pour le ton employé qui a été sans violence mais ferme.

Je ne vous surprendrai pas en disant que ma première lettre n’a pas reçu l’assentiment de tous : si certains ont été d’accord avec mon initiative, d’autres y ont vu un manque de respect, et d’autres encore une occasion de critiques à votre endroit, ce n’était ni l’un ni l’autre mais je n’ai pas l’intention de me justifier ici.

Je voudrais juste attirer votre attention, et c’est la seconde raison de ma lettre, sur le fait que ces points de vue divergents viennent de ce que le citoyen togolais ne sait pas exactement quel doit être le rôle des églises, dans la vie politique d’un pays.

Le 27 avril 2016, à l'occasion du 56è anniversaire de l'indépendance du Togo, vous évêques togolais, vous avez adressé à vos concitoyens une lettre pastorale afin de rappeler à chacun sa "responsabilité politique sans laquelle toute vie commune est vouée à des égarements et à des errements sans répit".

Cette lettre donne toute lumière sur le rôle de l’Eglise dans la vie politique d’un pays, et sur l’engagement politique du citoyen croyant. Cependant, elle n’est guère connue, des fidèles catholiques en premier. C’est pourquoi je voudrais vous prier de faire diffuser et mieux connaitre cette lettre par tous les moyens dont nous disposons aujourd’hui, cycles de conférences, radios et réseaux sociaux, etc. sans oublier de prendre en charge l’épineuse question de la traduction dans nos langues.

Mais votre lettre devrait être connue aussi des autres citoyens, qui ne sont pas des fidèles catholiques, non pas parce qu’il s’agirait de leur faire connaître la position de l’Eglise Catholique mais parce que les Togolais sont en grande partie des croyants et que tous les croyants, et même les non croyants, gagneraient à être associés à ce débat important sur des relations entre la foi, la politique et le politique.

Dans ce sens, ne pourrait-il pas y avoir une rencontre entre vous tous, Responsables religieux de ce pays, autour du thème de la politique ? Ce serait d’abord le témoignage qu’on peut parler politique à la fois sans violence et sans langue de bois. En effet selon le pape François, cité par Mgr Barrigah à la messe du 11 janvier dernier, « la politique n’est pas simplement l’art d’administrer le pouvoir, les ressources ou les crises. La politique n’est pas la simple recherche de l’efficacité, de la stratégie et de l’action organisée. La politique est une vocation au service, une diaconie laïque qui permet l’amitié sociale pour générer le bien commun. »

Cette rencontre entre vous, responsable religieux, serait aussi l’occasion de donner ensemble à tous les croyants quelques éclairages et pistes sur les comportements que les fidèles des différentes religions pourraient adopter et développer pour apporter leur contribution à la construction de la cité. Cela est d’ailleurs d’autant plus important que certains se plaisent à brouiller les cartes à propos de ce que signifie faire de la politique et qui en a le droit. La récente lettre du Préfet de Vo se plaignant des propos d’un prêtre en est une preuve.

Vos clarifications à vous responsables religieux réconcilieraient les croyants avec ce monde de la politique dont beaucoup croient qu’il est voué au mensonge, à la recherche effrénée des biens matériels et à la corruption. Or votre dernière lettre le dit bien : la vérité peut constituer un terrain de rencontre pour les citoyens de bonne volonté, les croyants pouvant inciter à développer des points de jonction dans ce sens.

Enfin nous sommes en période électorale, depuis toujours période de tous les dangers dans notre pays. Beaucoup sont angoissés, tandis que d’autres sont découragés tant l’issue de la prochaine échéance électorale leur semble incertaine, des paroles fortes venant de vous Responsables religieux, tout au long de ce processus, aideraient beaucoup de citoyens à retrouver les chemins de l’espérance.

Vous tous fidèles catholiques, fidèles d’autres églises et religions, croyants et non croyants, vous tous hommes et femmes de bonne volonté, le moment est venu pour nous tous citoyens de prendre nos responsabilités dans la sphère politique pour la construction de notre cite, car notre avenir nous appartient.


Par Maryse Quashie

 

 

Seconde lettre ouverte aux responsables religieux

Agbéyomé Kodjo est convaincu qu’il y aura « l’alternance » au soir du 22 février

Le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), candidat de la dynamique Mgr Philippe Fanoko Kpodzro à l’élection présidentielle est sûr que Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat sortant, perdra le pouvoir au soir du premier tour fixé au 22 février prochain.

A en croire Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, candidat à l’élection présidentielle, l’alternance tant réclamée par ses compatriotes est proche…, elle sera effective au soir du premier tour de la présidentielle. C’est ce qu’il dit sur une radio privée de la place ce matin. « Je suis sûr que le 22 au soir, il y aura l’alternance », a-t-il insisté.

En effet, l’ancien Premier ministre du Togo se voit dans la peau du président de la République dans les tout prochains jours, demandant aux électeurs, « essayons de construire quelque chose », de se mobiliser pour la victoire.

« Nous serons ensemble pour redonner une nouvelle trajectoire à notre pays, trajectoire de paix, de justice, de dignité et de prospérité partagée. Je suis convaincu que nous allons gagner cette partie », a-t-il ajouté.

Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat sortant, est candidat à sa propre succession sous la bannière de l’Union pour la République (UNIR) pour un quatrième mandat. Il fait face à six (6) opposants dont Jean-Pierre Fabre de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et Agbéyomé Kodjo du MPDD…

Ce jeudi à minuit, la campagne a débuté sur l’ensemble du territoire national et dans la diaspora. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a, à la veille, appelé tous les candidats à faire preuve de hauteur d’esprit et de retenue. Une opération de séduction est avant un combat d’idées, a rappellé Tchambakou Ayassor, le président de cette institution.

A.H.

 

 

Agbéyomé Kodjo est convaincu qu’il y aura « l’alternance » au soir du 22 février

Togo, Présidentielle 2020 : L’Eglise Catholique reprend de volée Boukpessi

Fraternité
Archives : DR

Dans un communiqué rendu public le lundi 03 février 2020, la Conférence des Evêques du Togo (CET) a vivement protesté contre le rejet par le Ministre de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi de la demande d’accréditation pour l’observation de l’élection présidentielle introduite par le Conseil Episcopal Justice et Paix (CEJP). Dans sa sortie, la CET rejette en bloc les motifs avancés par Payadowa Boukpessi.

Le 20 janvier dernier, dans une note adressée à la CET dont le CEJP est issu, le Ministre de l’administration territoriale a indiqué que la CET, a pris «clairement des positions partisanes sur la situation politique» du pays. Le ministre argue notamment du refus des organes de l’Eglise de communiquer leurs sources de financement. Ce qui est selon lui «la preuve que cette opération (d’observation électorale) est téléguidée par une ou plusieurs organisations que vous ne voulez pas dévoiler, pour des raisons que nous ignorons».

Des arguments que la CET rejette en bloc dans son communiqué. « Au sujet de la demande d’observation électorale présentée à la CENI par le Conseil Épiscopal Justice et Paix, les Évêques tiennent à rappeler qu’il s’agit non seulement d’un droit reconnu par la constitution, mais aussi d’une mission ordinaire de toute Commission Justice et Paix rappelée par le Pape Benoît XVI dans l’exhortation apostolique « Africae Murus n° 23 » ». Un tel droit ayant été exercé à maintes reprises, dans le passé par ledit Conseil Épiscopal, les évêques récusent les allégations avancées par le ministre de l’Administration, accusant le Conseil Épiscopal Justice et Paix de collision avec des partis politiques de la place et de tirer ses financements de sources occultes.

Concernant les allégations de « financements obscurs », la CET a indiqué que « le Ministre de l’Administration Territoriale avait bien reçu le rapport d’activités du Conseil Justice et Paix où figurait un bilan clair de ses financements ». A cet effet, la CET considère les propos de Boukpessi comme « une insulte » adressée à l’Église. Pour elle, « les vraies raisons sont certainement à rechercher à ailleurs».

Il nous souvient qu’en décembre 2018, à l’occasion des élections législatives, Payadowa Boukpessi avait opposé un premier refus à la requête de la CEJP, d’envoyer 3000 observateurs. Il avait invoqué des «financements douteux» dont bénéficierait l’organisation. La Conférence épiscopale du Togo (CET) avait alors démenti ces allégations, rappelant que ses missions sont «dictées par la fidélité à l’évangile et la recherche du bien commun».

Et c’est pour éviter une telle situation qu’une délégation du Conseil Episcopal Paix et justice avait, en décembre 2019, rencontré les membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) pour s’imprégner des motifs ayant motivés le rejet de sa demande d’observation des élections législatives. Au terme de la rencontre, la CEJP croyait « qu’il n’y avait pas une mauvaise intention » de rejet de sa demande et parlait plutôt d’un « malentendu ».

Aujourd’hui, il se dégage que le pouvoir de Lomé veut éloigner de cette élection présidentielle, les yeux curieux qui pourraient dénicher le vrai du faux et surtout dire la vérité sur les faits observés. Il se dit que de toutes les missions d’observations qui s’annoncent, celle de la CEPJ est l’une des rares qui disposent de ressources humaines et financières conséquentes pour une observation impartiale. Ainsi, il s’agit clairement de refuser le droit à la CEJP de dire la vérité sur un processus que certains observateurs qualifient déjà de « vicié ».

Le refus au CEJP et le non intérêt de l’UE pour envoyer une mission d’observation sous-entend que les conditions sont réunies pour qu’on assiste à un scrutin dont les résultats sont déjà programmés. Aux candidats de l’opposition qui participent à cette élection de tirer toutes les leçons de ce qui s’annonce comme une mascarade électorale.

Source : Fraternité No.345 du 05 février 2020

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : L’Eglise Catholique reprend de volée Boukpessi

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