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Coronavirus : Faure Gnassingbé décrète l'État d'urgence sanitaire

Faure Gnassingbé a décrète ce 1er avril, l'État d'urgence sanitaire de 3 mois, pour lutter contre le coronavirus.

"La pandémie du coronavirus nous impose des défis exceptionnels, d’immenses sacrifices. Elle appelle à prendre de nouvelles mesures et des dispositions courageuses pour protéger nos vaillantes populations. C’est ainsi que pour aller plus vite et plus loin dans la prise de décisions, le gouvernement a sollicité et obtenu, conformément aux dispositions de l’article 86 de la Constitution, une autorisation de l’Assemblée nationale pour une période de six (06) mois afin de pouvoir prendre par voie d’ordonnances toutes les mesures nécessaires à la lutte contre la pandémie de COVID-19 et ses effets. Face à la gravité de la situation et en conformité avec les dispositions constitutionnelles, je décrète l'État d’urgence sanitaire au Togo pour une période de trois mois", a donc déclaré le Chef de l'État togolais.

Une annonce surprise un mois après le premier cas confirmé mettant ainsi fin aux nombreuses spéculations. Elle est intervenue lors d'un discours d'environ 25 minutes au cours duquel Faure Gnassingbé a détaillé le bilan des mesures prises avant puis après le début de cette crise sanitaire.

Au total, 36 personnes infectées ont été recensées, dont 24 sous traitement, 10 guérisons et 02 décès.

Edem A.

 

 

Coronavirus : Faure Gnassingbé décrète l'État d'urgence sanitaire

 

Covid-19 : Faure accorde la grâce présidentielle à 1048 détenus

Après plusieurs appels incessants des citoyens togolais, le locataire de la Marina a finalement décidé de sortir de son bunker. Hier soir sur la Télévision Togolaise (TVT), dans le journal de 20 heures, le chef de l’Etat a prononcé son tout premier discours sur la menace de Covid-19 au Togo. Faure Gnassingbé a décrété un Etat d’urgence sanitaire pour trois mois, et a également pris un certain nombre de mesures dites « exceptionnelles », visant à endiguer la propagation de coronavirus.

Parmi les mesures prises par le chef de l’Etat y figurent, la mise en place d’un couvre-feu à compter de ce jeudi 2 avril 2020, la création d’une force spéciale anti-pandémie composée de 5 000 hommes, le lancement dans les prochains jours, d’un programme de transferts monétaires pour les plus vulnérables, la gratuité de l’eau et de l’électricité pour les tranches sociales pour trois mois.

La réflexion sur la situation des jeunes entrepreneurs qui viennent de lancer leur activités, la mise en place de mesures spécifiques d’accompagnement pour soutenir la production agricoles et assurer l’autosuffisance alimentaire, la réflexion en cours avec le secteur privé en vue et de l’adoption de mesures de soutien à la consommation, à la production et à la sauvegarde de l’emploi, l’étude par le gouvernement de la situation fiscale des entreprises, et pour combler le tout, la création d’un fonds national de solidarité et de relance économique de 400 milliards de francs CFA.

Quid des prisonniers ?

Même si dans son discours, Faure Gnassingbé n’a mentionné aucune mesure allant dans le sens des détenus, il n’a pas pour autant ignoré les nombreuses interpellations des acteurs de la société civile appelant à un désengorgement des prisons civiles du pays afin d’éviter une hécatombe en cette période de crise sanitaire.

Tout juste après avoir prononcé son discours, le fils du Général Eyadema a accordé une grâce présidentielle à 1048 détenus. Aussitôt prise, la décision est rentrée dans sa phase effective à l’instant même avec la mobilisation des magistrats et des greffiers au-devant desquels se trouve le ministre en charge de la Justice, Puis Agbétomey.

Selon les informations, ce jeudi matin, les prisonniers qui ont bénéficié de cette grâce présidentielle sont en train de faire les formalités pour regagner leur domicile.

Pour rappel, jusqu’à ce jour 39 cas de covid-19 ont été enregistrés au Togo, 20 cas sous traitements, 17 cas guéris et 2 décès.

Godfrey Akpa

 

 

Covid-19 : Faure accorde la grâce présidentielle à 1048 détenus

 

Liberté de presse : L’UPF-Togo inquiète de la suspension des journaux

La section togolaise de l’Union internationale de la presse francophone (UPF-Togo) est vivement préoccupée par la suspension tous azimuts des journaux par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC).

En effet, le lundi 23 mars dernier, la HAAC a rendu une décision suspendant le quotidien Liberté (pour deux semaines) et le bihebdomadaire L’Alternative (pour deux mois). C’est à la suite d’une plainte de l’ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy pour diffamation. Ce dernier n’a pas voulu envoyer de droit de réponse aux deux journaux. Une semaine plus tard, l’hebdomadaire Fraternité a également été suspendu pour avoir critiqué la décision de la HAAC.

Cette avalanche de suspensions inquiète l’UPF-Togo. « L’UPF-Togo (section togolaise de l’Union internationale de la presse francophone) s’inquiète de la succession de ces sanctions qui font entorse à la liberté de la presse au Togo et portent atteinte au droit du citoyens à l’information, surtout en ce moment où la presse dans son ensemble est plus sollicitée dans la sensibilisation contre la crise sanitaire mondiale du Covid-19 », indique Loïc Lawson, président l’UPF-Togo dans un communiqué.

Pour ce dernier, les parties auraient pu explorer la piste d’un règlement à l’amiable. « Au regard de la texture de la plainte qui est à l’origine de cette série de mesures disciplinaires, l’UPF-Togo estime qu’il demeure possible pour les parties d’explorer la voie d’une résolution à l’amiable de l’affaire originelle, objet de la double saisine de la HAAC par M. VIZY », souligne-t-il.

Après avoir appelé l’ensemble de la presse togolaise à plus de professionnalisme, Loïc Lawson a invité l’ensemble des parties à des discussions.

« Pour ce faire, l’UPF-Togo compte sur la sagacité d’esprit des uns et des autres et invite toutes les parties à la pondération. Aussi bien les membres de la HAAC que les autres acteurs du monde des médias promeuvent quotidiennement la défense de l’exercice de la liberté de la presse dans leurs attributions professionnelles. Entre professionnels de la communication, il est toujours possible de dégager des solutions consensuelles quand on s’attable autour de discussions franches et ouvertes. L’UPF-Togo y convie toutes les parties », conclut-il.

 

 

Liberté de presse : L’UPF-Togo inquiète de la suspension des journaux

 

Coronavirus : Les chercheurs togolais à pieds d'oeuvre

Les enseignants-chercheurs du Togo, réunis au sein d'une commission ad-hoc, travaillent sur un potentiel traitement local contre le coronavirus. Les travaux seront dirigés par Professeur Kouami Kokou, Directeur national de la recherche scientifique.

Cette commission ad-hoc est composée de biologistes et de microbiologistes, des infectiologues, virologues, pharmaciens, pharmacologues, juristes, économistes, sociologues, psychologues et anthropologues.

Mise en place le 30 mars dernier à l'Université de Lomé, sa mission est de tenter de trouver, à l'instar de leurs collègues du Bénin et du Burkina Faso, un traitement typiquement togolais au virus.

« Les moyens de riposte contre le Covid 19 sont à la fois préventifs et autant dans une perspective curative. Nous devons impérativement réagir parce que nous avons décelé des talents pour de véritables solutions », a indiqué le président de l'Université de Lomé Dodzi Kokoroko.

Bénéficiant d'une enveloppe de 40.000.000 francs CFA, cette commission s'appuiera sur les laboratoires et équipements de pointe du Centre d’Excellence Régional sur les Sciences Aviaires (CERSA) et du Laboratoire de microbiologie et de contrôle de qualité des denrées alimentaires (LAMICODA) de l’ESTBA.

 

 

Coronavirus : Les chercheurs togolais à pieds d'oeuvre

 

Convocation d’Agbéyomé Kodjo au SCRIC : Herman Cohen met en garde le régime de Faure Gnassingbé

Le « président démocratiquement élu de la République togolaise », selon la dynamique Kpodzro, Agbéyomé Kodjo est convoqué ce matin au Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC), l’ex-SRI (Service de recherches et d’investigations) pour « la nécessité d’une enquête ». Cette convocation est mal vue par les défenseurs des droits de l’homme.

Le candidat de la dynamique Kpodzro lors de la présidentielle du 22 février 2020 est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de troubles aggravés à l’ordre public, de dénonciations calomnieuses, etc. A la demande du Procureur général, son immunité parlementaire a été levée par l’Assemblée nationale.

Sa convocation ce matin au SCRIC de la Gendarmerie nationale n’est pas du goût de l’ancien Sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines (1989-1993). « Le Togo a convoqué Agbéyomé Kodjo pour l’interroger demain sur sa prétention qu’il est le vainqueur légitime des élections du 22 février 2020. Plus le gouvernement essaie de l’intimider, plus il semble qu’il ait raison », a-t-il tweeté.

Il prévient ensuite le régime de Faure Gnassingbé : « S’il lui arrive quelque chose, il y aura une forte réaction internationale ».

Il faut rappeler que Herman Cohen a déjà dénoncé les résultats de l’élection présidentielle du 22 février dernier proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), entérinés par la Cour constitutionnelle. Il a proposé un recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote sous l’observation internationale.

 

 

Convocation d’Agbéyomé Kodjo au SCRIC : Herman Cohen met en garde le régime de Faure Gnassingbé

 

Coronavirus au Nigeria : La vibrante Lagos devient ville fantôme…

Lagos, vibrante mégalopole de 20 millions d’habitants et capitale économique du Nigeria, vit d’habitude dans le bruit, la sueur, la débrouille, le labeur, la fête, les klaxons et les embouteillages. Mais mardi, au premier jour de confinement total, la plus grande ville d’Afrique subsaharienne ressemblait à une ville fantôme.

Le président Muhammadu Buhari a pris tout le monde de court en annonçant dimanche soir une “restriction de tout mouvement” à partir de lundi 23 heures à Lagos et Abuja, la capitale fédérale, les deux centres urbains qui enregistrent la grande majorité des 135 cas officiels (dont deux morts) de coronavirus recensés dans le pays.

Lagos vit toujours sous le spectre d’Ebola, qui aurait pu être “une épidémie urbaine apocalyptique” en 2014 selon l’OMS, mais que les autorités ont réussi à limiter à 19 contaminations et 7 décès.

Alors, six ans plus tard, face au Covid-19, la ville s’est pliée aux obligations de confinement sans trop de protestation.

Mardi, Lagos s’est réveillée sous le chant des coqs, dans un silence assourdissant. Dans les quartiers résidentiels, on entendait le seul ronron des générateurs à diesel, qui continuent à palier les coupures d‘électricité dans les foyers les plus aisés.

Les eaux de la lagune étaient propres et calmes. Les ponts, autrefois impraticables, congestionnées de voitures et de vendeurs à la sauvette, étaient vides.

Sur l’autoroute dantesque qui relie Lagos à Abeokuta, capitale de l’Etat voisin d’Ogun, des enfants s’accaparaient les triples voies pour jouer au football.

Barrages de Police

A la frontière entre les deux Etats, les forces de sécurité ont dressé des barricades pour empêcher les véhicules de quitter Lagos.

De l’autre côté du check-point, au moins deux cents camions chargés de ciment appartenant au milliardaire nigérian Aliko Dangote sont à l’arrêt, en file indienne, interdits d’entrer dans Lagos.

“Nous avons reçu l’ordre de ne laisser passer que les denrées de première nécessité”, explique à l’AFP un agent de police, protégé par un masque et des gants.

La police, appuyée par de nombreuses agences de sécurité de l’Etat, inspecte les cartes d’identité des automobilistes avant de les autoriser ou non à traverser la frontière et prélève parfois au passage quelques milliers de nairas en guise de pot-de-vin.

Les agents de sécurité ont reçu l’ordre ce matin d’user de “la force” si les automobilistes ne se plient pas aux règles pour contrer la propagation du Covid-19 dans le pays.

“Les fournisseurs de nourriture, d’eau, les pharmaciens, les médecins, les journalistes peuvent passer”, explique l’un d’eux. “Pour l’instant, c’est calme. Les gens sont conciliants”.

Sur le grand axe routier de Lekki, quartier de la classe moyenne, les magasins de matelas, les échoppes de paris sportifs ou de cordonnerie, les églises, les vendeurs de fleurs, de ferrailles ou de tapis ont fermé leurs portes.

“On a faim”

Mais en s’enfonçant dans les plus petites rues populaires d’Ajah, la tension et la colère sont déjà palpables.

Ici, personne ou presque n’a d‘économies d’avance. On travaille la journée pour manger le soir.

La police est passée quelques heures auparavant pour disperser les derniers récalcitrants, mais quelques passants s’agglutinent toujours autour du “Mama Put” du quartier, où Margaret Ajeji prépare du poisson-chat fumé et des portions d’igname.

Il n‘était pas clair si ces mini-cuisines de rue étaient toujours autorisées. Pas clair non plus si les magasins d’alimentation pouvaient rester ouverts, car les clients n’ont en théorie pas le droit de se déplacer pour s’y rendre.

Pour l’instant, le “Mama Put” de Margaret est toujours toléré par les forces de l’ordre. “Mais personne n’a assez d’argent pour acheter quoique ce soit”, se désole la cuisinière, qui a dû quadrupler ses prix en quelques jours, face à la rupture d’approvisionnement des fournisseurs.

Son amie Tewole, elle, vend des sachets d’eau: seule source d’eau potable pour des millions de Nigérians. “Je n’en ai vendus que deux depuis ce matin”, explique la vieille dame, en pidgin, le créole nigérian. “J’ai 100 nairas (25 cts d’euros), c’est tout ce que j’ai pour nourrir les six enfants dont je m’occupe”, se lamente-t-elle, brandissant le billet imbibé de sueur.

“Si mes enfants tombent malades, je ne peux même pas les emmener à l’hôpital, il ne me reste que Dieu à prier”, confie Tewole, qui ne connaît ni son âge ni l’orthographe exacte de son nom.

“Vous savez, au Nigeria, déjà quand on travaille, on a faim”, interpelle Samuel Agber. “Alors imaginez si on ne travaille pas!”. Le jeune homme a dû interrompre ses études l’année dernière par manque d’argent, et travaille désormais comme réparateur de climatisation.

“On sait bien que le coronavirus s’attrape en se touchant, et qu’il faut restreindre les activités, mais alors, il faut nous donner de la nourriture”, s’indigne le jeune homme. “Nous sommes des êtres humains, nous avons besoin de manger”.

Source : Africa News + AFP

 

 

Coronavirus au Nigeria : La vibrante Lagos devient ville fantôme…

 

Covid-19 : Toute honte bue, le Togo a demandé au Ghana de traiter certains ministres togolais infectés? Demande Refusée !

Selon les informations qui nous sont parvenus depuis le Ghana, le ministre de l’information Ghanéenne aurait confirmé que les autorités togolaises leur aurait effectivement formulé la demande de prendre en traitement contre le coronavirus certains ministres togolais qui seraient en ce moment dans un état critique.

Loin de nous l’idée de nous réjouir de cette situation. Mais je me rappelle encore tout le bruit et coup de gueule que les autorités togolaises avaient affiché à l’égard de ce pays voisin lorsque ce dernier avait émis le désir de recevoir le Président du parti politique Les Démocrates lors de sa grève de la faim.

N’avait-on pas refusé de voir l’avion Ghanéen arrivé à l’aéroport? N’avait-on pas affirmé qu’on avait pas besoin du Ghana?

Et aujourd’hui on appelle le Ghana au secours. Au moins le Ghana n’a pas passé son temps pendant 15 ans de pouvoir a volé les élections en bourrant les urnes.

Quand on vous disait que vous avez l’impérieux devoir de mettre à l’aise les togolais on nous traitait de tous les noms d’oiseaux. Quand on vous demandait de satisfaire les revendications des praticiens hospitaliers du SYNPHOT on nous accusait d’être à la solde de l’opposition. Voilà où nous en sommes. Au moins la pauvre population est habituée à cette souffrance.

Que dirons-nous?

Que les frontières restent bloquées et que les autorités Ghanéennes disent non pour que ces ministres soient envoyés de gré ou de force au CHR Lomé Commune où ils ont oublié Dominique Alizou et tous ces togolais laissés à leur propre compte.

Allons-y seulement

Jean-Luc Assiakoley

 

 

Covid-19 : Toute honte bue, le Togo a demandé au Ghana de traiter certains ministres togolais infectés? Demande Refusée !

 

Togo / Ghana : « Affaire Coronavirus »

Le Service de santé du Ghana « Ghana Health Service » (GHS) annonce avoir arrêté dix (10) Guinéens en provenance du Burkina-Faso et du Togo. Ce travail a été fait par les agents du comité régional de la sécurité au nord du Ghana.

Appréhendés par le comité sécuritaire de la région du Nord, les dix détenus, selon le GHS, ont immédiatement été mis en isolement à Tamale. Les testes médicaux réalisés sur ces infortunés sont positifs, c’est-à-dire qu’ils sont tous les dix porteurs du COVID-19.

En effet, certaines autorités de la sous région, en l’occurrence celles du Togo, ne sont pas conscientes du dégât que cause la pandémie au coronavirus puisqu’elles n’ont pas jusqu’àlors pris des mesures idoines pour combattre ce virus meurtrier qui ravage tout sur son passage.

A en croire le site COVID-19 animé par le service de santé, qui faisait le point sur la situation de la pandémie, les informations font état de ce que les dix Guinéens ont été arrêtés grâce aux renseignements reçus et ce, dans le cadre de la réduction du risque de propagation sur le territoire ghanéen. Toutes les frontières sont hermétiquement bouclées, pas de sorties ni d’entrée.

Cette directive permet au gouvernement de lutter contre la pandémie et par la même occasion de contenir les cas déjà déclarés sur le territoire.

Au lieu d’encourager les hommes de média qui malgré les risques qu’ils courent pour éduquer et informer les populations sur le mal invisible qui sévit l’univers tout entier, ces derniers sont malheureusement pris pour cible, surtout au Togo.

Le cas du Togo devient délicat puisque les autorités gouvernementales ne sont là que pour apporter des démentis et non pour donner des soins adéquats aux cas infectés en cette période de crise.

Un journaliste fait le point des conditions dans lesquelles les malades sont mis avec preuve, quelques heures après c’est un député à l’assemblée qui, sans vergogne tente de flouer les populations alors que nous avons vu ce que son collègue du Ghana a fait dans la réduction du risque de propagation du virus. L’élu du peuple ghanéen n’a pas hésité de faire des dons pour aider son gouvernement à combattre le virus. Il a fallu que Ferdinand Ayite décrive l’insalubrité dans et autour du CHR qui abrite les cas suspectés et infectés pour mettre les autorités au pas : badigeonnage par ici, WC par là, honte à vous, autorités gouvernementales du Togo.

Il urge de relever cette différence entre un élu du peuple qui a effectivement reçu l’adhésion populaire et quelqu’un qui se prétend avoir été « élu » à travers une élection dont le taux de participation n’atteint même pas 10%. Celui-là ne mérite pas le titre d’élu du peuple parce qu’il n’a pas reçu l’adhésion du peuple.

Un autre journaliste, Bonéro Lawson-Bethum, propose la mise en quarantaine de quelques ministres du gouvernement de Faure Gnassingbé qui, selon les informations étaient eux aussi en déplacement au pic de la pandémie, Europe avec un de ses confrères qui quelques jours qu’il soit rentré au pays, a développé la maladie au coronavirus et a succombé. Si un journaliste demande qu’on mette en isolement des ministres revenus tout fraîchement de l’Europe pendant que la pandémie sévit, a-t-il commis un crime de lez-majesté pour que sa vie soit menacée ou qu’on cherche à l’interpeler ?

De quoi ont-ils peur ces autorités revenues de l’Europe avec feu Dominique Aliziou? N’est-ce pas dans le monde des hautes autorités sont déclarées infectées à l’instar de la chancelière Angela Merkel, du 1er Ministre Anglais Borris Jonhson …? Ces autorités togolaises sont-elles mieux que ses autorités-la?

Suite à la publication des informations sur le COVID-19, les Nations-Unies demandent aux états de décongestionner les centres de détentions pour éviter la propagation dudit virus.

Au Togo, malheureusement les autorités se préparent pour en rajouter. Pas que les cellules sont vides de prisonniers ni qu’elles ont ouvert des laboratoires de recherche pour trouver des vaccins contre le coronavirus mais pour pure méchanceté, arrogance, incompétence….

Quant au voleur des élections depuis 2005, c’est silence radio. Remets le pouvoir à qui de droit.

Des incapables, Matehuinto

Foussena Djagba

 

 

Togo / Ghana : « Affaire Coronavirus »

 

Le président Emmanuel Macron bénit la dictature de Faure Gnassingbé et insulte les citoyens du Togo [Communiqué]

InterTogo

│COMMUNIQUÉ│

Le président Emmanuel Macron bénit la dictature de Faure Gnassingbé et insulte les citoyens du Togo.

L’histoire du Togo est celle d’une minorité clanique qui a toujours confisqué le destin de ses concitoyens, depuis plus d’un demi-siècle.

Le samedi 22 février 2020, de manière irrévocable et à travers l’élection présidentielle indélicatement organisée par le gouvernement togolais et la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le Peuple a saisi l’occasion pour rejeter le régime qui l’étouffe et l’assujetti.

Le défaut par la CÉNI, la Cour Constitutionnelle et le gouvernement sortant de Faure Gnassingbé d’apporter la preuve de la régularité et de la sincérité des résultats fantaisistes publiés, en toute conformité avec « l’idéal démocratique » prescrit par la Constitution togolaise, assure et renforce la victoire de Gabriel Messan Agbéyomé KODJO, comme le choix légal et légitime de la majorité des citoyens du Togo, en tant que Président élu lors de la Présidentielle du 22 février 2020.

InterTogo considère la reconnaissance du président togolais sortant, M. Faure Gnassingbé, par le président de la République française, M. Emmanuel Macron, comme une insulte au Peuple togolais en lutte pour sa dignité ainsi que pour la reconquête de la République confisquée par la dictature cinquantaine des Gnassingbé, père et fils ; un régime despotique bien connu de la France officielle.

InterTogo considère également que, le long délai observé par les autorités françaises, joint à la suspension de certains journaux togolais en réponse à une requête de l’ambassadeur de France, au Togo, ainsi que le contenu multiple et asymptotique de la Lettre de félicitations soumise à la signature du président Emmanuel Macron, dépeignent gravement l’acte d’absolution adressé à la dictature togolaise comme une contrepartie éhontée du « commerce des indulgences » des temps nouveaux, entre les autorités françaises et le régime despotique togolais devenu rentable à une filière aux intérêts obscurs assumés.

1er avril 2020

InterCitoyens & InterAmis du Togo

Contact :
[Pierre S. Adjété, porte-parole ● Téléphone : +1(819) 770-6969]

 

 

Le président Emmanuel Macron bénit la dictature de Faure Gnassingbé et insulte les citoyens du Togo [Communiqué]

 

Suspension de Liberté et L'Alternative : Le CAR dénonce des "sanctions abusives" de la HAAC et fustige le comportement de Marc Vizy

Des "sanctions abusives", c'est en ce terme que le Comité d'action pour le renouveau (CAR) qualifie la suspension du quotidien Liberté (pour deux semaines) et du bihebdomadaire L'Alternative (pour deux mois).

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) a été très surpris par les sanctions prononcées à l’encontre du quotidien Liberté et du bihebdomadaire Alternative suite à la saisine de l’Ambassadeur de France qui a reproché aux deux organes de l’avoir diffamé.

On se rappelle qu’à quelques semaines de l’enclenchement du processus du scrutin présidentiel du 22 février, l’opposition et le pouvoir menaient un vif débat au sujet des conditions de transparence et de régularité de l’élection présidentielle en vue.

Prenant le contre pieds des efforts entrepris par les organisations internationales en vue de trouver des solutions aux préoccupations exprimées par l’opposition, l’UE dont la France constitue l’un des pivots au Togo a sifflé la fin des débats, à l’issue d’une rencontre qu’elle a eue avec le Gouvernement en déclarant que les conditions sont réunies pour l’équité du scrutin présidentiel du 22 février, qui au contraire a plutôt aggravé la crise togolaise.

Si l’Ambassadeur de France avait joué un rôle digne du berceau des Droits de l’Homme et des libertés publiques, l’élection présidentielle n’aurait pas plongé le Togo dans une nouvelle crise. On ne réalise donc pas de quoi l’Ambassadeur pouvait légitimement se plaindre.

Le CAR déclare abusives les sanctions prises contre les deux organes de presse et demande qu’elles soient purement et simplement rétractées.

Fait à Lomé, le 30 mars 2020

Pour le CAR,

Le 1er Vice-président

KONLANI Yendouban

 

 

Suspension de Liberté et L'Alternative : Le CAR dénonce des "sanctions abusives" de la HAAC et fustige le comportement de Marc Vizy

 

Coronavirus en Iran : Plus de 40 000 cas et au moins 2757 morts

Téhéran a annoncé lundi que le nouveau coronavirus touchait désormais plus de 40 000 personnes en Iran, où la maladie a fait officiellement 2757 morts.

La République islamique fait partie des pays les plus touchés par la pandémie de nouveau coronavirus. Elle a annoncé le 19 février de premiers cas de contamination sur son sol, mais un haut responsable a reconnu récemment que le virus était vraisemblablement déjà présent en Iran en janvier.

La maladie a fait 117 morts supplémentaires au cours des dernières 24 heures, a déclaré lundi Kianouche Jahanpour, porte-parole du ministère de la Santé lors de son point de presse télévisé quotidien.

Dans le même temps, a-t-il ajouté, les autorités sanitaires ont recensé 3186 nouveaux cas de contamination à la COVID-19, ce qui porte à 41 495 le nombre de cas officiellement confirmés et déclarés en Iran.

M. Jahanpour a également indiqué que le pays comptait 3511 patients de la COVID-19 dans un état « critique » et que, à ce jour, 13 911 malades se sont rétablis à la suite de leur hospitalisation.

Après avoir tout fait pour éviter d’imposer des mesures de confinement ou de quarantaine, le gouvernement a décidé le 25 mars d’interdire tout déplacement entre les villes. La mesure est entrée en vigueur deux jours plus tard, s’applique jusqu’au 8 avril, et pourrait être prolongée.

Sans être officiellement confinés, les habitants sont appelés depuis plusieurs semaines à rester chez eux « autant que possible ».

Selon l’agence semi-officielle Isna, le chef de l’autorité judiciaire Ebrahim Raïssi a estimé que le nouveau coronavirus « aurait pu être maîtrisé plus rapidement selon l’opinion des experts du ministère de la Santé si la mise en œuvre de la distanciation sociale et des restrictions sociales avait été prise en compte plus tôt ».

Ultraconservateur, M. Raïssi a été le rival malheureux du président Hassan Rohani lors de la dernière présidentielle, en 2017.

Source : AFP

 

 

Coronavirus en Iran : Plus de 40 000 cas et au moins 2757 morts

Togo, le respect de la vie et pour tout citoyen.

Cette valeur cardinale est bafouée dans notre pays depuis des décennies. Son respect est à géométrie variable.

Il est temps d’apprendre à respecter la vie et d’arrêter de traiter les togolais de sans cœurs. S’ils l’étaient il y a longtemps qu’ils se seraient pris à certains pontes et leurs proches. Non dans certaines circonstances privées le togolais transcende ses blessures et porte secours à ceux qui les oppriment contre toute attente. Cette dame, proche du pouvoir, tombée dans les pommes au cours d’une veillée funèbre a eu la vie sauve grâce aux citoyens lambda qui ont fait de leur mieux pour la ramener à la réalité. Elle doit s’en rappeler le restant de sa vie si elle a un brin d’humanité en elle. C’est le togolais dans sa plénitude. « le trop bon, trop con » mais le togolais dans son humanité. Et cette qualité il ne l’a pas perdu malgré les brimades les plus inouïes. Comment ? Nul ne peut y répondre avec précision.

Non le peuple du Togo est d’un pacifisme qui frise des fois l’idiotie. Une anormale soumission vis à vis des dirigeants sans scrupule et qui ne méritent aucun respect.

Ça fait mal de perdre un proche…parce que la vie est sacrée.
C’est ainsi que les familles des victimes de 2005 ont mal.

Des vies brisées juste parce que quelqu un porteur d’un simple patronyme veut prendre la place de son père dans des conditions antidémocratiques. Ces vies enlevées ne reviendront plus. Ces familles sont endeuillées à vie. Et plus rien n’est plus comme avant pour elles. Parce que contrairement à l’axiome, le temps ne guéri rien et ne panse aucune plaie, on tente de vivre avec.

Pour ceux qui ont eu l’honneur de rencontrer la mère de Tavio Amorin ils savent que cette douleur ne cicatrise pas avec le temps. On vit avec et on l’emporte dans la tombe.

Même sentiment chez les parents de Joseoh Zoumeke. « comment vais-je vivre sans Jojo » s’est interrogé triste son papa ?

Même état d’esprit dans la famille d’Étienne Yakanou. Une épouse inconsolable, des enfants attristés à vie.

Meme deuil, même sentiment d’être dévasté, déchiré de l’intérieur dans la famille du jeune mécanicien abattu à Agoe.

Anselme Sinandare, Douti Sinalengue, Agrigna et tous ces milliers de familles dont les cœurs sont en lambeaux.

Sans oublier ces milliers de citoyens qui perdent la vie du fait de la faillite de l’Etat en tout anonymat et silence.

Ces milliers de togolais qui ne peuvent s’offrir à minima des soins de santé et qui perdent la vie en tentant de la réparer pour se remettre au travail ironie du destin pour enrichir la minorité condescendante.

Le pouvoir monarchique et ses proches sont très mal placés pour faire des leçons de civisme et d’humanisme à des citoyens maltraités à loisir, torturés comme par permis.

Les crimes d’Etats qui jalonnent la vie des citoyens sont légions et les togolais font l’effort de vivre avec et de supporter leurs auteurs ainsi que leurs proches tant bien que mal.

Une nouvelle prise de conscience est possible. Elle commence à compatir, à respecter la dignité de l’autre, à se mettre à la place de son semblable, à se rendre compte de sa situation d’ephemerite et donc de mortel.

On ne peut applaudir les autorités quand des vies sont fauchées. Ça n’est tolérable dans aucune culture humaine et surtout africaine.

Ça s’est vu et entendu dans ce pays où des citoyens trouvaient des justificatifs à des bavures de toutes sortes.

Et ça continue…

Arrêtons l’hypocrisie et redevenons humains.

Il suffit de se mettre à la place de ceux qui subissent les affres démesurées de ceux qui dirigent ce pays sans aucune humanité.
Comment font ils pour nous subir toutes ces décennies ? À leur place serions nous capables de vivre cet esclavage d’un autre âge ? Devrait se demander la minorité, sa progéniture et ses adeptes.

De quel droit des dirigeants peuvent tuer toutes ces décennies sans aucune justice ?

De quel droit affament ils le peuple ?

De quel droit ils ont laissé l’hôpital mourir toutes ces années ?

De quels droits violent ils les droits les plus élémentaires à chaque fois ?

De quel droit ça reprime, ça jette en prison des citoyens sans armes ?

De quels droit on incendie les marchés du pays ?
De quel droit ?

Nul n’a le droit d’ôter la vie à son semblable. c’est la base du vivre ensemble. Aucun miracle n’est possible en dehors.

Que la providence veille sur chacun.

Fabbi Kouassi

 

 

Togo, le respect de la vie et pour tout citoyen.

 

Un bon chef ne peut en permanence travailler avec de mauvais sujets

Je vois depuis quelques jours des larbins, porteurs de valises et autres petits personnages de moindre importance gravitant autour de la dictature togolaise qui, chauffés par la peur de la mort qu’ils sentent si proche d’eux, le système sanitaire dont leurs mentors ont doté le Togo ne pouvant les sauver, s’agitent de gauche à droite.

Et comme il est de coutume chez les lâches, ils s’attaquent aux branches sans oser toucher à la racine. Ils mettent le tort sur les ministres et collaborateurs du régime qui, selon eux, ont entraîné le Togo dans son état de délabrement. La bonne vieille récitation: le Président travaille, c’est son entourage qui est mauvais.

Zozos, un bon président ne peut en permanence se faire entourer de médiocres. Et le développement d’un pays a toujours été avant tout porté à l’actif du Président. On parle de J.J Rawlings qui a placé le Ghana sur la voie du développement. Qui retient encore le nom d’un de ses ministres et collaborateurs ? On loue Thomas Sankara. Qui retient le nom d’un de ses ministres et collaborateurs ? Aujourd’hui tout le monde cite en Afrique le Rwanda comme modèle de développement. Qui connaît et associe directement le nom d’un seul de ses ministres à ce succès ? Demain, on dira : c’est le président Kagamé qui a développé le Rwanda.

Donc, si le Togo doit se développer, c’est avant tout l’oeuvre de celui qui a sa destinée en main. Et s’il est dans l’état honteux actuel, c’est la faute à la même personne. Laissez donc, bande de lâches, les médiocres ministres en paix et allez accuser le médiocre Président qui les nomme et les maintient.

Quand la tortue, dit l’adage, va en voyage, elle loge chez l’escargot. Car ils sont tous deux des animaux lents cachés sous une coquille.

David Kpelly

 

 

Un bon chef ne peut en permanence travailler avec de mauvais sujets

 

Dr Christian Spieker : « Nous allons nous battre dès maintenant pour démolir ce régime »

Pendant cette crise sanitaire mondiale provoquée par coronavirus, ouvrons désormais grandement les yeux pour voir ce qui va et ce qui ne va pas afin de comparer les bons systèmes pour bâtir un État solide et rassurant au Togo. Nous ne devons pas être toujours guidés ou aveuglés pas nos propres intérêts. Diriger un pays, c´est prendre le destin de tout un peuple en main. C´est comme un pilote qui veut décoller avec des passagers et pour qui le moment de décollage et d´atterrissage sont toujours critiques non seulement pour les passagers qu´il embarque mais aussi pour les membres de l´équipage auquel lui-même fait partie. C´est de la même manière pour un dirigeant politique. On ne fait pas n´importe quoi quand vous détenez le destin de tout un peuple entre vos mains. Cela nécessite certaines qualités et capacités humaines.

Ayons la culture d´anticipation et de prévoyance quand on veut diriger un pays. On ne devient pas président parce que votre père est président mais on devient président si vous avez les caractéristiques d´un chef pour diriger un pays, c´est-à-dire le reflet ou l´instinct d´anticipation et de prévoyance. La fonction du président n´est pas une profession, moins encore une profession libérale pour laquelle le père prépare le fils pour le remplacer ou le succéder après. sa mort. C´est l´anticipation et la prévoyance à résoudre les problèmes du peuple qui caractérisent le chef d´Etat. Ne dit-on pas souvent que diriger c´est prévoir? C´est la capacité de pouvoir faire face aux problèmes en faisant les bons choix pour le peuple et pour son pays. Notre président actuel Faure Gnassingbé en est-il capable? Je doute fort quand je vois comment il a dirigé le pays pendant 15 ans. À part le bitumage des routes à Lomé, qu´est-ce qu´il a fait à l´intérieur du pays ? À mon avis rien du tout. Le Togo ne se milite pas à la seule ville de Lomé. Au terme de son bilan de 15 ans son passif est doublement et même triplement plus lourd que son actif. Le secteur sanitaire à lui seul est terriblement édifiant.

L´heure n´est plus au bricolage ou copinage entre amis mais aux bons choix de systèmes politique, éducatif, juridique, économique et surtout sanitaire pour notre pays.

Entre-temps, le système allemand dans son ensemble que j´ai défendu dans mon projet de candidature aux élections présidentielles passées a encore prouvé son efficacité pendant cette crise de coronavirus en Allemagne. Au moment où ses voisins enregistrent chaque jour le nombre de décès emportés par ce virus auquel aucun dirigeant au monde ne résiste sur son passage (que ce soit en France, aux Etats-Unis, en Espagne ou encore Italie), l´Allemagne quant à elle a enregistré pour le moment moins de décès, bien que le nombre d´infectés soit plus élevé en Allemagne qu´en France. La stratégie en Allemagne a consisté au test massif de la population très tôt au début de la crise, couplé avec les matériels disponibles dans les cliniques et hôpitaux pour faire face aux patients infectés de ce virus, ce qui n´est pas le cas en France ou en Italie et Espagne. L´efficacité est dans le gène du peuple allemand.

En France les spécialistes en virologie ne cessent de se poser cette question intrigante, relative à la mortalité due au virus, dont le nombre est nettement en dessous en Allemagne que celui qui est souvent communiqué dans les autres grands pays de l´Union européenne, lourdement touchés comme par exemple la France, l´Italie et l´Espagne. Pour certains c´est que l´Allemagne a commencé très tôt par anticipation en faisant le choix de test massif au moment où le virus sévissait en Chine ou en Italie afin qu´il n´y ait pas la propagation partout dans le pays. Pour d´autres c´est que les matériels sont en nombre suffisant en Allemagne pour faire face au pire. Dans tout cela, ce qu´on peut dire et retenir c´est que l´Allemagne a combiné les deux stratégies: la prévoyance et l´anticipation pour le test massif de sa population très tôt et ensuite la disposition en nombre suffisant des matériels dans les cliniques et hôpitaux pour faire face à ce virus. C´est ce qui a d´ailleurs permis actuellement à l´Allemagne de venir en aide à la France dans la région d´Alsace par évacuation des patients français en réanimation vers l´Allemagne à Stuttgart.

Au-delà même du cas de ce virus et les précautions prises par l´Allemagne, c´est tout son système qui est bon et moi, je ne lâcherai pas à le préconiser pour notre pays, le Togo. Je me battrai pour l´exporter un jour au Togo dans ma lutte politique car je veux un Togo rayonnant, solide pour en faire un modèle dans la sous-région.

On ne va pas prendre ce pays en otage tout le temps sous prétexte qu´on ne peut pas être président au Togo ou en Afrique francophone en général sans l´aval de la France. Lavons ce mythe dans l´esprit si on veut emprunter un chemin qui nous mènera vers un État solide et rayonnant. Le destin et l´orientation d´un pays se trouvent entre les mains de ses citoyens et non ailleurs à moins que nous options pour cette servitude et obéissance perpétuelle en acceptant que la France décide à notre place et fasse du pays, ce qu´elle veut pour ses intérêts.

Nous nous laissons faire et le régime va encore nous diriger avec la médiocrité du système français pour 5 ans à venir. Mais en 2025 nous devrons prendre un autre chemin. C´est pourquoi nous allons nous battre dès maintenant pour démolir ce régime. Quand ses racines seront toutes coupées, il tombera de lui-même en 2025 par une vague démocratique incontestable et c´est maintenant que nous allons commencer et non demain ni lendemain.

Si ce qui se passe actuellement en Europe avec tant de morts chaque jours avec le coronavirus malgré leur niveau de médecine avancé, c´était au Togo, combien de concitoyens resteraient encore en vie avec notre système sanitaire abandonné complètement par manque de volonté et de négligence? Les dirigeants de notre pays doivent ouvrir les yeux pour voir et prendre la bonne direction pour le pays en matière sanitaire. En 2025 qu´ils partent d´eux-mêmes sans chercher même à frauder car ça ne marchera plus. On doit tout faire pour changer ce régime pour pouvoir améliorer notre système sanitaire car on nous conduit à l´abîme par cette façon de diriger le pays. Le président n´a pas la qualité d´un chef d´Etat et ceux qui l´entourent n´ont aucun souci aussi ni pour le pays ni pour leurs concitoyens.

Normalement en président prévoyant face à cette crise de virus, il devrait mettre à la disposition des hôpitaux des grandes villes du pays dans chaque région aussi, le matériel permettant de faire le test de ce virus en cas des symptômes chez un patient à l´intérieur du pays. Mais je parie qu´actuellement au moment où j´écris cet article le 30 mars 2020, seul le CHR dans une commune de Lomé est en mesure de recevoir les malades infectés. C´est aussi seulement à Lomé qu´on peut faire ce test de virus. C´est ça le manque de prévoyance et d´anticipation au sommet de l´Etat togolais. La vie ne se limite pas seulement à Lomé. Quel sort réservé à nos concitoyens de l´intérieur du pays face à ce virus?

En plus, aucune mesure d´accompagnement n´est annoncée pour soulager la population confinée à la maison dans le pays. On ne dirige pas ce Togo car l´amour pour son peuple n´y est pas. Et avec tout ça, on veut que les Togolais soient encore sous ce régime pendant 5 ans ? Soyons sérieux.


Dr Christian Spieker

 

 

Dr Christian Spieker : « Nous allons nous battre dès maintenant pour démolir ce régime »

 

La route CU9, financée par la Banque africaine de développement, désenclave le nord du Togo

Chaque mardi, le marché d’Alemondji grouille de monde. Au milieu de cette foule compacte, des commerçants burkinabè et ghanéens proposent des vêtements et ustensiles de cuisine. D’autres, plus bruyants viennent des contrées voisines : Lawagnon, Moreta et Issati. Leurs étals regorgent d’arachides, de mil, de sorgho, de sésame ou encore d’haricots.

Il y a encore quelques années, atteindre ce marché n’était pas chose aisée. Il était animé pendant trois jours successifs, du mardi au jeudi, puis le dimanche. Nous ne venions ici qu’une journée parce que notre principale route d’accès au marché était impraticable », raconte Robiro Kadokah, vendeuse de mil. Son taxi, emprunté à Issati, passe à vive allure sur le pont d’Alemondji. À 200 kilomètres au nord de Lomé, la capitale du Togo, ce pont est le symbole du désenclavement de nombreuses localités agricoles de la région.

« Avant, au départ de Lawagnon, Moreta et Issati, nous étions obligés de faire un détour de 50 kilomètres, avant de rejoindre la route nationale. Ensuite, nous mettions le cap sur Alemondji pour aller au marché. Cela prenait deux à trois heures et nous perdions des clients. Mais aujourd’hui en 10 à 15 minutes, nous sommes sur place », explique fièrement cette cinquantenaire, à sa descente de la gare routière.

Magasso Akilasso est collecteur de taxes. Il a, lui aussi, moins de soucis qu’auparavant. « Nous étions véritablement coupés du reste du monde. Seules quelques motos parvenaient à franchir la route boueuse pour se rendre à Alemondji. Depuis que ce pont a été construit, nous avons retrouvé le sourire », dit-t-il avec enthousiasme.

Le pont d’Alemondi, long de 120 mètres, a été construit dans le cadre de la mise en œuvre de la rénovation des routes sur le corridor CU9 entre Lomé, Cinkansé et Ouagadougou. Ce projet, d’un montant de 325 millions de dollars américains, a été financé à 70% par le Fonds africain de développement, guichet de financement concessionnel de la Banque africaine de développement, et par la Facilité en faveur des États fragiles.

Les travaux ont porté sur 150 kilomètres de route au Togo et 153 autres au Burkina Faso. Du côté togolais, les tronçons Atakpamé-Blitta (102 km) et Blitta-Aouda (48 km) ont été rénovés tandis que 55 kilomètres de pistes connexes ont été aménagées et le pont d’Alémondji reconstruit. Résultat : depuis 2016, le trafic en volume, à destination ou en provenance du Burkina Faso, du Niger et du Mali, a atteint deux millions de tonnes de marchandises par an. Par ailleurs, le temps de transport entre la capitale burkinabè, Ouagadougou, et le port de Lomé, a été divisé par deux entre 2011 et 2016, passant de 6 à 3 jours.

https://www.afdb.org/sites/default/files/2020/01/16/alimondji-market.jpg« Toutes les conditions sont réunies pour effectuer un voyage en toute quiétude de jour comme de nuit. Mieux, nous enregistrons chaque semaine la présence de nombreux commerçants des pays frontaliers comme le Ghana et le Burkina sur le marché d’Alemondji. Cette route et surtout ce pont ont apporté de la vitalité à notre région », se réjouit Robiro Kadokah.

Outre le marché, la région bénéficie de l’activité de l’Institut de formation en alternance pour le développement de la pisciculture de Lawagnon et du grand hôpital de l’ordre de Malte, très accessible en traversant le pont.

« Des malades sont envoyés régulièrement dans cet hôpital. Ils viennent, pour la plupart, de la capitale Lomé. Le pont, remis en état, a permis de sauver des vies », se félicite Akilasso Magasso.

« Cet ouvrage (CU9) permet d’assurer un écoulement de la production agricole et d’améliorer l’accès aux marchés d’intrants et de produits. Aussi, il stimule l’économie et facilite l’intégration de la zone dans l’économie nationale et internationale », note Georges Bohoussou, responsable-pays de la Banque.

Selon Bohoussou, le projet de la route CU9 a fortement désenclavé les localités agricoles de Gbécon et de Morétan et amélioré la fourniture d’eau potable des populations riveraines rurales de 15 villages. « Pour améliorer les revenus des femmes, le projet a également procédé à la réhabilitation et l’extension du marché international de Anié, ainsi que du marché hebdomadaire de Doufio (nord du Togo).

 

 

La route CU9, financée par la Banque africaine de développement, désenclave le nord du Togo

 

COVID-19 dans le Monde : Plus de 31 000 morts et près de 667 000 cas confirmés dont au moins 28 au Togo

La COVID-19 a fait au moins 31 412 morts dans le monde, où l’on compte plus de 667 090 cas dans 183 pays et territoires depuis le début de l’épidémie.

Le bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles dimanche matin fait également état d’au moins 134 700 cas considérés comme guéris.

C’est toujours en Italie que l’on compte le plus grand nombre de morts avec 10 023 décès pour 92 472 cas. Les autorités indiquent que quelque 12 384 personnes sont considérées comme guéries.

Avec 6528 morts pour 78 747 cas, l’Espagne est le pays le plus touché après l’Italie.

La Chine continentale rapporte 3295 morts (81 394 cas), l’Iran compte 2640 morts (38 309 cas), et la France fait état d’un bilan de 2314 morts (37 575 cas).

La France a engagé dimanche la plus importante opération d’évacuation de malades contaminés : deux trains médicalisés avec 36 patients à leur bord ont quitté Nancy et Mulhouse pour la Nouvelle-Aquitaine. Un avion militaire allemand a également transféré deux malades de Strasbourg vers un hôpital d’Ulm, dans le sud-ouest de l’Allemagne. De nombreux patients du Grand Est français – l’une des régions les plus touchées – ont aussi été transférés par voie aérienne, terrestre et ferroviaire vers d’autres régions françaises et les pays frontaliers.

Au Royaume-Uni, où l’on fait état de 1019 morts et 17 089 personnes touchées, on se prépare à « une longue période » de confinement, selon Michael Gove, bras droit du premier ministre, Boris Johnson.

Le confinement devrait rester en place « probablement jusqu’à fin mai, peut-être même début juin. Mai est optimiste », a estimé l’épidémiologiste Neil Ferguson de l’Imperial College London, qui conseille le gouvernement.

Dans une lettre adressée aux Britanniques, le premier ministre Johnson, lui-même déclaré positif, a prévenu que la situation allait « s’aggraver avant de s’améliorer ».

Mais c’est aux États-Unis où l’on trouve le plus grand nombre de cas avec 124 686 contaminations officiellement recensées, dont 2191 décès.

Après l’avoir envisagé, le président Donald Trump a renoncé à placer en « quarantaine » l’État de New York, où l’on trouve près de la moitié des cas de COVID-19 dans le pays.

Le pape pour un cessez-le-feu mondial

S’associant à l’appel de l’ONU en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et mondial afin de préserver les civils les plus vulnérables face au coronavirus, le pape François a invité à cesser « toute forme d’hostilité, en favorisant la création de couloirs pour l’aide humanitaire, l’ouverture à la diplomatie et l’attention envers ceux qui se trouvent dans une situation d’une grande vulnérabilité ».

Sans citer un pays particulier, le pape a également mis en garde contre « le risque d’une tragédie » dans les prisons en raison de la combinaison de la COVID-19 et de la surpopulation carcérale. Il a demandé aux autorités d’être « sensibles » à ce problème.

Togo

A en croire les autorités locales, il y aurait 28 cas confirmés dans le pays, un décès et un cas est guéri. Pour l’instant, contrairement aux chefs d’État des pays voisins activement visibles, Faure Gnassingbé, frauduleusement « réélu » il y a quelques semaines, se cache et se mure dans un silence assourdissant devant le Togolais en désarroi

Source : AFP + Reuters + Radio Canada + 27avril.com

 

 

COVID-19 dans le Monde : Plus de 31 000 morts et près de 667 000 cas confirmés dont au moins 28 au Togo

 

TOGO : De l'impératif de la mise en application de l'article 150 de la constitution

Coordination Internationale de la Dynamique Mgr Kpodzro

Déclaration du 28 mars 2020

TOGO : De l'impératif de la mise en application de l'article 150 de la constitution

Le gangstérisme d’État avec lequel a été opéré contre tout bon sens le hold-up électoral du 22 février 2020 ne peut que remémorer le précédent du 05 février 2005 où l'acteur principal demeure l'inénarrable Faure Gnassingbé, criminel et putschiste invétéré.
Il ne peut être Président de la République selon les dispositions de l’article 150 de la Constitution du Togo, en raison du crime imprescriptible dont il est comptable.

Il ne peut l’être non plus, de par le vol éhonté de nos suffrages massivement exprimés en faveur du Dr Gabriel Agbeyomé Mensah Kodjo, le Président démocratiquement élu du Togo au terme du scrutin du 22 février 2020.

En effet, en 2005, après le décès du dictateur Eyadema Gnassingbé, Faure Gnassingbé avec l’aide de ses milicien-militaires, ont empêché le président de l’Assemblée nationale de l’époque, Fambaré Natchaba de revenir au Togo pour assurer l’intérim de la vacance au sommet de l’État conformément à l’article 65 de la Constitution de 1992 plébiscitée à 97% lors du référendum constitutionnel du 27 septembre 1992 organisé avec succès par le Ministre de l'Administration territoriale de l'époque, Dr Gabriel Agbeyomé Mensah Kodjo.

Le 06 février 2005, grâce à un rocambolesque tour de passe-passe juridique à la faveur d’un coup d’État constitutionnel, le criminel Faure Gnassingbé est passé de Ministre à Député, et de Député au Président de l’Assemblée nationale pour finir par s’accaparer illégalement du pouvoir d’État au mépris total de l’article 65 de la Loi fondamentale du 14 octobre 1992.

Au regard de l’article 150 de ladite Loi fondamentale toujours en vigueur, Faure Gnassingbé est donc un putschiste, un criminel qui doit être traduit devant les tribunaux, puisqu'il a commis un crime imprescriptible.

Par ailleurs, le Code pénal togolais (CP) en son article 229 condamne d’une peine de réclusion à perpétuité, quiconque, dans le but de détruire ou de renverser les institutions du pays, aura incité les citoyens à s’armer contre l’autorité de l’État ou aura armé des mercenaires pour cette besogne.

Plus loin, l’article 230 du CP précise que le crime d’attentat contre la sûreté intérieure de l’État est punissable dès que les criminels auront pris la résolution d’attaquer l’État.

Il est donc clair que la tentative suffit pour tomber sous le coup de l’article 229 du CP.

Or, en 2005, Faure a armé des citoyens déguisés en militaires pour perpétrer un coup de force en violation de l’article 65 de la Loi fondamentale au vu et au su de tous; en empêchant entre autres avec ses putschistes, le Président de l’Assemblée nationale en mission en France de revenir au Togo pour assurer la vacance du pouvoir après le décès du Général Eyadema, son père.

Le coup d’État ayant été donc consommé au regard de l’article 230 du code pénal,et étant donné l’imprescriptibilité de l’action pénale en cas de coup de force au regard de l’article 150 de la Constitution togolaise, Faure Gnassingbé reste et demeure reste un criminel devant être traduit devant les juridictions nationales et internationales s’il y a lieu.

Il faut observer que Faure Gnassingbé était Ministre des mines à l’époque de la commission du crime en 2005, donc un fonctionnaire de l’État.

À ce titre, l’article 442 et suivant du Code de procédure pénal togolais (CPP) s’appliquent dans la mise en action de l’information judiciaire.

Par ailleurs, sur le fondement de l’article 443 du CPP, le procureur général près la chambre judiciaire de la Cour suprême, est compétent pour requérir l’ouverture de l’information judiciaire auprès du Président de ladite chambre.

Les dispositions de l’article 442 du CPP permettent au procureur général de s’autosaisir d’office, sur plainte ou sur dénonciation. Il peut mener les enquêtes personnellement ou peut les confier à un juge d’instruction avant de requérir l’information judiciaire.
Une fois l’ordonnance de la chambre judiciaire rendue, le procès de Faure Gnassingbé, de ses coauteurs et comparses, pourra s’ouvrir auprès de la Cour suprême.

La Coordination Internationale, représentant l’Initiative du Patriarche de la Nation, l’Archevêque émérite de Lomé, Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro, agissant en dehors du pays, entend déposer dans les prochains jours, une dénonciation devant les juridictions internationales et auprès du procureur général près la chambre d’instruction de la Cour suprême pour faire arrêter le criminel et usurpateur Faure Gnassingbé qui vient une fois de plus de commettre de façon grotesque un énième coup d’État. Il doit répondre du hold-up électoral du 22 février 2020 par lequel il s’est accaparé illégalement des suffrages du Souverain Peuple togolais après le rejet populaire massif de sa mauvaise gouvernance.

Peuple togolais, Citoyennes Togolaises, Citoyens Togolais!
Ces crimes ne doivent point rester impunis.

Faure Gnassingbé n’est pas digne de nous représenter. Sa place n’est pas dans le palais de la Marina!

Elle est bel et bien en prison pour que justice soit rendue aux milliers de personnes lâchement assassinées en 2005 de même qu’à des personnes meurtries dans leur chair, portant à vie les stigmates de sa dictature durant ses années d’exercice d’une gouvernance calamiteuse.

Engagé, et déterminé, un peuple est invincible!
La peur doit changer de camp!

TOGO BEBOUT, LUTTONS SANS DEFAILLANCE DANS LA DIGNITE!


Dr Edem Atsou Kwasi
Coordinateur Général

 

 

TOGO : De l'impératif de la mise en application de l'article 150 de la constitution

 

Message de la Présidente Nationale du Mouvement du Peuple pour la Liberté (MPL) au peuple togolais.

Mes chers compatriotes, très chers camarades de lutte, chers frères et sœurs de la diaspora,
Cet après-midi, c’est avec au cœur l’amour et la fierté de la terre de nos aïeux que je me présente devant vous.

Nous avons fait des remarques, et ces remarques nous ont poussé aujourd’hui à revoir la ligne politique de MPL qui se résume en deux (2) mots : Révolution citoyenne !

Loin d’être qu’un slogan de campagne politique, il s’agit d’une transformation sociale en profondeur menée par le peuple, pour la reconquête de sa citoyenneté et redonner un sens au politique.
Comme le disait Jean Luc MELENCHON en Octobre 2010, je cite : « La révolution citoyenne, c'est une révolution dans les têtes, dans les cœurs et pas seulement dans le quotidien de la lutte sociale et politique. ».

Comme pourraient le dire certains, le Togo n’est pas un cas à part, mon pays n’est pas une bête noire Il nous faut tout simplement repenser la lutte.

Il est urgent, de donner les moyens aux citoyens togolais, de reprendre le pouvoir qui est leur.

Pour paraphraser notre hymne national, nous sommes les seuls artisans de notre bonheur, ainsi que de notre avenir. Loin d’être une simple phrase, ceci est une mise en garde et aussi le flambeau ardent que nous ont laissé nos aïeux et que nous devrons transmettre, plus brûlant et plus ardent à notre descendance. Cette flamme, qui doit nous pousser à la recherche d’un futur meilleur pour nous, ne doit jamais s’éteindre au fond de notre cœur.

Togo debout, luttons sans défaillance.

Notre génération est une génération sacrifiée comme j’aime bien le dire. Mais allons-nous sacrifier aussi l’avenir de nos enfants ? Allons-nous laisser cette misère à nos enfants ? Allons-nous faire de nos enfants des apatrides ? Telles sont les questions que nous devrons nous poser. Chaque citoyen togolais doit se poser la question « Que vais-je léguer à mes enfants ? »

La réponse parait pourtant évidente ! Un amour indéfectible de la mère patrie, Une volonté sans faille de bâtir une cité meilleure.
Ceci n’est possible que par une rééducation et sensibilisation depuis les plus petites cellules de notre société : la famille.

Aux pères, aux mères, aux frères et sœurs, allez sensibiliser vos familles. Aux leaders politiques, religieux et d’opinion, allez sensibiliser vos communautés. Pas pour leur dire de suivre tel ou de chasser tel, mais de toujours lutter pour bâtir un avenir meilleur à notre descendance. De lutter pour bâtir un Togo meilleur, de faire face à l’ennemi commun, qu’il vienne de l’intérieur tout comme de l’extérieur.

Pour terminer, je lance un appel solennel au chef de l’Etat de voir avec humanisme la situation des otages politiques et de les libérer sans délai ; A nos forces de l’ordre beaucoup de courage et de savoir que nous sommes tous des frères ; Aux leaders politiques de l’opposition de faire la lutte avec un degré de sincérité plus élevé et à la jeunesse togolaise de rester mobilisés pour un TOGO meilleur.
MPL : Un Seul Peuple, Une Seule Famille.

La Présidente Nationale
KOUMI A – LEY MAWUTO

 

 

Message de la Présidente Nationale du Mouvement du Peuple pour la Liberté (MPL) au peuple togolais.

 

La Banque africaine de développement place un emprunt obligataire social, « Combattre le COVID-19 », d’un montant record de 3 milliards de dollars

La Banque africaine de développement notée triple-A a levé un montant remarquable de trois milliards de dollars sur les marchés financiers internationaux à travers un emprunt obligataire social, destiné à atténuer les effets de la pandémie de Covid-19 sur la vie des populations africaines et les économies du continent.

Cette émission obligataire sociale « Combattre le COVID-19 », a remporté un vif succès auprès d’investisseurs de premier plan, y compris les investisseurs socialement responsables. Elle a ainsi bénéficié d’un carnet d’ordres de très grande qualité de plus de 4,6 milliards de dollars.

« Combattre le COVID-19 » est aujourd’hui le plus gros emprunt social libellé en dollars américains, ayant jamais été place par un émetteur sur les marchés financiers internationaux. Il représente aussi le plus gros emprunt global de référence jamais émis par la Banque africaine de développement. L’émission porte un coupon de 0,75%, et une échéance de trois ans.

Le Groupe de la Banque africaine de développement prend des initiatives pour apporter des réponses flexibles visant à réduire les graves effets économiques et sociaux de la pandémie de Covid-19 sur ses pays membres régionaux et sur le secteur privé africain.

« Il s’agit d’une période critique pour l’Afrique, à un moment où elle doit relever les défis induits par le Covid-19. La Banque africaine de développement prend actuellement des mesures audacieuses pour soutenir les pays africains. Cette émission obligataire « Covid-19 » de trois milliards de dollars est la première partie de notre réponse globale qui fera l’objet d’une prochaine annonce, a déclaré Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement. Cette émission est la plus importante obligation sociale jamais émise en dollars sur les marchés de capitaux. Nous sommes là pour l’Afrique et nous apporterons rapidement un soutien important au continent. »

Le montant record d’ordres pour cette obligation met en évidence le soutien des investisseurs, dont jouit la Banque africaine de développement, selon les banques chefs de file de cette transaction.

« L’épidémie du Covid-19 menaçant dangereusement l’Afrique, la Banque africaine de développement veut être à la hauteur de ses énormes responsabilités et déployer des fonds pour aider et préparer les populations africaines en contribuant à l’accès à la santé et à la totalité des autres biens, services et infrastructures essentiels », a estimé Tanguy Claquin, le Responsable mondial Sustainable banking, du Crédit agricole CIB.

Les cas de patients infectés par le virus ont été lents à se manifester en Afrique, mais le Covid-19 se propage rapidement et a contaminé près de 3 000 personnes dans 45 pays, mettant sous forte pression des systèmes de santé déjà fragiles.

Des milliards de dollars sont nécessaires pour venir en aide aux pays africains touché par la pandémie. Des mesures d’urgence, ont déjà été lancées par les pays, allant dans certains cas jusqu’à l’arrêt des activités économiques, afin de freiner la propagation du virus. Partout dans le monde, des entreprises sont fermées et les travailleurs sont rentrés chez eux, ce qui a eu pour effet de perturber les chaînes d’approvisionnement, le commerce et les voyages, et d’entraîner l’économie mondiale vers la récession.

Selon George Sager, directeur exécutif de l’activité de syndication SSA chez Goldman Sachs, « à un moment où la volatilité des marchés est sans précédent, la Banque africaine de développement a été capable de braver les marchés de capitaux et lever des volumes importants destinés à aider le continent africain à soutenir les efforts du continent dans sa lutte contre le Covid-19. Mais de surcroit, elle a a placé le plus gros emprunt social de référence en dollars américains. C’est un résultat remarquable, non seulement par l’objectif visé, mais aussi par l’exécution du financement en dollars. »

La Banque a créé son propre cadre d’obligations sociales en 2017 et a déjà levé l’équivalent de deux milliards de dollars par des émissions libellées en euros et en couronnes norvégiennes durant ces trois dernières années. Fait marquant, en 2018, la Banque africaine de développement a été désignée par les marchés des capitaux « deuxième institution la plus impressionnante pour les émissions d’obligations sociales et de durabilité » lors de l’attribution des prix de Global Capital pour les activités ISR (Investissements Socialement Responsables).

« Nous apprécions le niveau d’intérêt exceptionnel que notre émission ‘Combattre Covid-19’ a soulevé à travers le monde, à un moment crucial pour l’Afrique. La Banque africaine de développement s’attelle à fournir les efforts nécessaires pour atténuer l’impact social et économique de cette pandémie sur notre continent déjà fortement affaibli, a déclaré Hassatou Diop N’Sele, Trésorière du Groupe de la Banque africaine de développement. Avec nos émissions obligataires sociales, nous offrons aux investisseurs l’opportunité de participer à l’amélioration des conditions de vie des populations d’Afrique. L’émission Combattre Covid-19 est un résultat exceptionnel pour une cause exceptionnelle. »

Distribution par type d’investisseurs : Banques et institutions officielles (53%), trésoreries de banques (27%), gestionnaires d’actifs (20%).

Distribution géographique : Europe (37%), Amériques (36%), Asie (17%), Afrique (8%), t Moyen-Orient (1%).

afdb.org

 

 

La Banque africaine de développement place un emprunt obligataire social, « Combattre le COVID-19 », d’un montant record de 3 milliards de dollars

 

SURSAUT−TOGO: Appel solennel au peuple togolais!

Le CORONAVIRUS (COVID-19) court le globe entier. Il n’épargne personne, aucun continent, aucun pays! Le nôtre, le Togo n’y a pas échappé! Les gouvernements de tous les pays du monde, même les plus avancés, sont penchés sur le sort de leurs peuples: ils appliquent les consignes de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
- se laver les mains au savon plusieurs fois par jour
- saluer ses interlocuteurs sans leur serrer la main
- cesser les embrassades
- éternuer, se moucher ou cracher dans un mouchoir puis le jeter

Comme vous le savez, au Togo il n’y a pas d’Etat et donc aucune des tâches régaliennes (éduquer, protéger, soigner…) n’est prise en compte par ce gouvernement de prédateurs mafieux à la tête du pays et qui ne pense qu’à sa survie et à ses intérêts. Ils sont incapables de protéger la population. Le changement de régime est une urgence absolue et vitale.

Le peuple togolais, contrairement à tous les autres peuples du monde, est donc abandonné à lui-même y compris dans ces circonstances douloureuses: la preuve en est que les malades atteints par le virus, ne sont pas soignés mais ils sont éloignés, regroupés au CHR de Lomé-Commune où il n'y a aucun médecin, aucun infirmier, aucun aide-soignant, même pas un seul comprimé de paracétamol et même pas d’eau!

C’est pourquoi moi, Kofi YAMGNANE, président du Mouvement patriotique SURSAUT-TOGO, conscient de mes responsabilités, je lance un appel solennel à tout le peuple togolais souverain afin qu’il se prenne en charge immédiatement, de façon totalement autonome en appliquant de lui-même strictement les consignes de l’OMS: il en va de sa survie!

Il en va de l’avenir de notre pays. A l’issue de cette épreuve, le peuple devra repartir au combat pour sa libération définitive des griffes et des crocs de cette équipe de mafieux: grandes manifestations à travers tout le pays pour exiger le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir confisqué depuis 2005: 15 ans de règne absolu après les 38 ans de règne non moins absolu de son père, ça suffit!

Peuple togolais, prépare-toi à retrouver TA dignité, TA dignité en reprenant TON pouvoir et enfin t’occuper du développement du pays.

VIVE LE PEUPLE TOGOLAIS!
Kofi YAMGNANE, président de SURSAUT−TOGO

 

 

SURSAUT−TOGO: Appel solennel au peuple togolais!

 

Togo : Comment le coronavirus a mis nos systèmes à nu !

« Nous sommes en guerre », disait Emmanuel Macron. Cette guerre mondiale déclenchée contre la planète terre par un virus, continue son désastre. Le monde s’est arrêté d’avancer, il ne suit plus le rythme cadencé de l’aiguille d’une horloge. Le temps passe, mais le monde n’avance plus, les habitudes ont littéralement changé.

Confinement, isolement, mise en quarantaine… Voilà à quoi rime désormais le quotidien des habitants de la terre. Que sont-ils devenus, ceux qui ont très tôt vu le mal qui frappait la Chine et demandaient aux autres pays de préparer la guerre ? De l’inconscience à l’urgence, le pas a été vite franchi et les pays européens en paient le lourd tribut. C’est face à ce drame que l’alerte a été sonnée sur le continent africain pour éviter le pire.

De l’irresponsabilité à l’urgence, le pas a été de nouveau vite franchi et le pire est à nos portes. La RDC, la Sierra Leone, la Côte d’Ivoire, le Sénégal ont déclaré l’état d’urgence.

Les autres pays du continent y sont presque. Au Togo, nous avons croisé les doigts pour que ce mal ne franchisse pas nos frontières parce que le pays manque cruellement d’équipements, parce que le pays n’a aucune politique de santé pour les populations, ceux qui sont chargés d’élaborer cette politique ne se soignent pas au pays.

Le Togo n’avait donc pas les moyens de préparer cette guerre à part de se prémunir. Malheureusement, sa diaspora irresponsable et inconsciente au-devant de laquelle on retrouve amis, cousins, cousines, frères, sœurs, enfants, petits- fils de la minorité pilleuse du pays, l’y a poussé. Cette diaspora fuyant l’eldorado a atterri sur la Terre de nos Aïeux et sans se soucier de la chaîne de propagation du virus contre lequel luttent les autorités, a pris d’assaut discothèques, bars et restaurants que le gouvernement, par mégarde, a laissé ouverts.

Le mal est désormais dans nos murs, il faut commencer par se battre en comptant sur des appuis extérieurs et en faisant des efforts pour que les différents cas recensés soient guéris. C’est ce qui nous reste à faire tout en continuant la sensibilisation, puisque la guerre continue et chaque pays est en train d’en tirer des leçons.

Les Présidents africains comprendront que l’éducation et la santé restent les plus grands cadeaux pour lesquels il faut se battre pour être Président. Beaucoup de choses, à l’issue de cette guerre, vont changer. Déjà les rivalités pour le contrôle de l’Economie mondiale sont ravivées entre Pékin et Washington.

Le Covid-19 va servir d’élément catalyseur qui va chambouler les tendances. Nous sommes à la fin du monde, une fin qui ne signifie pas l’élimination de tous les êtres vivants sur la terre, car l’apocalypse ne se contera pas sans les peuples. Une nouvelle ère va s’ouvrir sur la planète terre lorsque la fin de cette guerre sera décrétée.

Source : Flambeau des Démocrates No 631

 

 

Togo : Comment le coronavirus a mis nos systèmes à nu !

 

Togo / Coronavirus : L’effroyable réalité au CHR de Lomé Commune. Agir avant qu’il ne soit trop tard

Cette publication aurait dû faire l’objet d’un article de presse, mais comme L’Alternative est suspendue pour deux (02) mois par la HAAC sous les ordres de l’ambassadeur de France au Togo, nous nous permettons de passer par ce canal pour informer les Togolais. Il ne s’agit pas d’une critique stérile, mais la description d’une situation qui doit nous inquiéter tous. Les faits décrits ici ne seront pas en français académique mais en un français facile accessible à tous.

Dans un premier communiqué rendu public par le gouvernement, il avait été dit que le CHU Campus était réquisitionné pour accueillir les personnes testées positifs au Coronavirus. Après plus d’une semaine de confusion et de pilotage à vue, le ministre de la Santé s’est résolu à changer de cadre. C’est ainsi qu’il a jeté son dévolu sur le CHR Lomé Commune à Kégué qui semble, par son aspect extérieur, le seul lieu convenable en ces temps. Le personnel de ce centre et tous les malades ont été mis dehors manu militari.

Le samedi le 21 mars dernier, le centre a commencé par accueillir les premiers patients. En dehors de ce que les autorités racontent tous les jours sur les médias, nous avons voulu malgré le risque faire un tour dans ce centre pour voir ce qui se passe réellement. Notre curiosité est d’autant plus grande qu’en faisant le tour dans la zone, on ne remarque aucun dispositif de sécurité à l’entrée du bâtiment. Il faut rappeler que les abords du CHR Lomé commune sont jonchés des tas d’ordures, l’entrée principale laisse à désirer. Pour un hôpital réquisitionné pour les cas testés au coronavirus, avouons qu’il y a déjà un souci. Et comme personne ne surveille le centre, ni les entrées ni les sorties, nous sommes invités à l’intérieur pour toucher la réalité et arracher un mot aux malades malgré les risques.

De notre infiltration dans ce centre et les témoignages reçus, il ressort ceci. Le CHR Lomé commune n’a pas été désinfecté avant l’admission des premiers patients. Vu l’état de saleté à l’intérieur du centre et aux alentours, il était plus que nécessaire de désinfecter les lieux. Rien n’a été fait dans ce sens. Lorsque les premiers patients sont arrivés, il n’y avait pas d’eau dans le centre. Il a fallu attendre mardi, c’est-à-dire 4 jours après l’arrivée des premiers patients pour réparer le suppresseur et remettre de l’eau dans les robinets. Jusque dans la journée d’hier, nous avons détecté 22 malades dont 5 cas testés négatifs, mais qui sont curieusement encore dans le CENTRE. Des 22 malades seuls trois ont reçu des produits composés d’une boite de Plaquénil (200 mg) et d’une boite d’Azifair 500 que vous pouvez voir en photo. Les autres patients sont laissés sans soin. Dans le centre, il n’existe pas encore de personnel déployé depuis plus d’une semaine. Il n’existe pas de médecin de garde, ni d’infirmier encore moins d’agents d’entretien. Les malades se débrouillent eux-mêmes pour nettoyer les toilettes et désinfecter les couloirs et les chambres au « detol ». L’état des toilettes et des douches du CHR laisse à vomir. Les lits sont sans draps et les malades eux-mêmes doivent se débrouiller.

Ils sont pour certains 4 ou 6 par chambre sans climatisation. Lorsqu’ils ouvrent les volets (fenêtres) pour avoir un peu d’air, ils sont systématiquement envahis par les moustiques. Une situation de plus en plus insupportable pour les expatriés (Une Allemande, une française) admis au centre. (Nous publions les photos des lits et des toilettes pour que chacun puisse avoir une idée de la triste réalité). Ces photos ont été prises hier dans la journée et la soirée.

Le soir pour évacuer le stress les malades se dispersent sur la cour comme on peut le voir sur ces images sans aucune protection. Les poubelles non évacués sont aussi à côté. Sans aucun agent de sécurité à l’entrée, sans les forces de l’ordre, certains malades, selon les témoignages, sortent brièvement du centre pour revenir après. C’est en voyant ces conditions désastreuses et l’abandon des patients que le Béninois testés positifs a pris la poudre d’escampette pour se retrouver dans son pays, laissant son sac (confère photo) sous le lit de l’hôpital.

Selon les patients, on leur apporte régulièrement à manger, du moins trois fois par jour. Le menu est assez curieux. Pour le petit déjeuner, on leur donne un sachet de milo qu’on vend à 50 f dans les boutiques (A bas prix), du sucre, un pain au beurre et une bouteille d’eau. A midi, ils reçoivent « Ayimolou ou Attieke » avec une bouteille d’eau et le soir la pâte (Akumè) avec sauce gboma et une bouteille d’eau. Il n’y a pas de carton d’eau en permanence auprès des patients qui doivent en acheter eux-mêmes. Les familles de certains leur apporte à manger et les ambassades s’occupent aussi des expatriés. Il n’existe donc aucune prise en charge.

Selon les patients, les visites du personnel soignant sont rares. Ils notent néanmoins la disponibilité d’un médecin militaire qui passe souvent s’entretenir avec eux et leur remonte le moral. Parmi les 22 patients, il y a comme nous le disions des expatriés, le chauffeur de taxi qui aurait conduit le premier cas détecté dans une clinique de la place avec ses deux enfants (de 1 an et demi et 4 ans), un journaliste dans une situation préoccupante. Certains patients sont diabétiques et ne disposent pas de glucomètre pour prendre leur glycémie. Il n’y a personne pour prendre la température en permanence des patients, puisqu’il n’y a aucun personnel du corps médical sur les lieux. Dans cette situation lorsqu’un patient se retrouve dans une situation désespérée comme ce fut le cas hier de ce confrère, ce sont les patients eux-mêmes parmi lesquels il y a un médecin et une infirmière d’une clinique de la place, qui portent les premiers secours. Il n’y a pas de radio qui fonctionne, faute de personnel. Pas de respiratoire.

Parmi les patients admis dans ce centre, certains revenus d’Europe ont passé plusieurs jours à la maison avec leurs familles, reçu des visites des amis et proches avant de se voir testés positifs. Et tous ces gens avec qui ils ont eu des contacts sont dans la nature. Nous avons néanmoins remarqué que dans un des blocs du CHR, il se déroule des travaux de rénovation depuis une semaine, mais la question est de savoir face à l’urgence on a besoin de temps pour rendre optimum ce petit centre de santé.

Voilà chers compatriotes, la situation telle qu’elle se présente au CHR Lomé Commune. Si d’aventure dans les deux semaines qui arrivent on atteint un pic de propagation dans la ville de Lomé, puisque de potentiels infectés sont dans la nature, ce sera la catastrophe. Si les Européens et Américains sont lourdement touchés aujourd’hui avec le décompte sans cesse des milliers de morts, c’est qu’il y a eu un retard à l’allumage. Nous ne devons pas répéter les mêmes erreurs ici, surtout que nous n’avons pas les structures. Il y a urgence, la situation est grave et les autorités doivent retrousser rapidement les manches pour mettre fin aux petites querelles d’intérêts qui opposent le ministre de la Santé et certains spécialistes afin de déployer au plus vite le personnel soignant avec le matériel de protection au CHR de Lomé commune. Le risque de voir certains patients quitter le CHR pour se fondre dans la nature est grand.

Le palais présidentiel de Faure Gnassingbé est à 500 m de CHR Lomé Commune, il doit sortir de son confort pour aller toucher du doigt la réalité sur le terrain au lieu de se contenter des rapports qui sont loin de la réalité. En France, en Russie, en Chine, les dirigeants enfilent leurs combinaisons pour se rendre dans les hôpitaux et vérifier eux-mêmes ce qui se passe. Il faut agir vite sinon il sera trop tard.

Aux Togolais, il faut chacun prenne ses responsabilités en se protégeant. Vu les structures sanitaires et le pilotage en vue qui est en cours, nous sommes tous en danger de mort. Voilà les informations que nous avons voulu partager avec nos compatriotes sur la situation au CHR Lomé commune en espérant que les autorités vont vraiment se mettre au travail avant qu’il ne soit trop tard. Il faut mettre rapidement un dispositif de sécurité au CHR Lomé commune ne serait-ce que pour contrôler qui rentre et qui sort.

Nous partageons avec vous les photos des chambres, des lits, de certains patients qui sont à l’air libre la nuit. Vous pouvez voir également un sac noir abandonné par le Béninois sous un lit avant sa fuite. Il faut agir et maintenant. Nous nous excusons pour les coquilles.

Ferdinand Ayité (Directeur de publication du journal suspendu)

Source : L’Alternative (presse-alternative.info)

 

 

Togo / Coronavirus : L’effroyable réalité au CHR de Lomé Commune. Agir avant qu’il ne soit trop tard

 

Au 228 il y a…des individus plus riches que l’Etat…

Des individus qui ont planqués dans les murs, les bafanas, les trous, les paradis fiscaux des sommes collossales détournées aux populations et ceux depuis 54 ans.

Des médecins, des avocats, des artistes, des hommes d’affaires, des politiques, des journalistes, des étrangers naturalisés togolais etc… Tous ceux qui gagnent des marchés gré à gré à des centaines et des centaines de millions.

Ils sont nombreux à mener des vies de cresus, à voyager en classe affaire, à sabler les champagnes de marque, les vins petrus, à commander chocolats et friandises par vol spécial, à s’offrir des vacances sur Îles paradisiaques, à s’offrir des parcs automobiles 5 étoiles et d’autres folies grandeur nature.

Au 228 la cagnotte du Togo est sous leurs aisselles ça puise des millions de dollars, d’euros pour acheter silence, conscience et allégeance de part le monde pour les besoins du trône royal.

Et dans cette cagnotte mange toutes sortes d’individus aux profils variés.

Ils sont 400 à 500 personnes identifiables nommément qui peuvent fournir scanners, blocs opératoires, gants, masques, gels hydro alcooliques, et tout ce qu’il faut pour faire face au Covid 19.

Il suffit de les appeler au téléphone pour qu’ une fois de leur vie qu’il fassent œuvre utile. Eux très habitués à se moquer de la vie et de la dignité des citoyens de ce pays.

Si en 15 ans vous n’avez pu opérer de miracles dans le domaine sanitaire prenez en conscience au lieu de donner des faux espoirs.

Les initiatives de dons appelées par ci par là doivent être ciblées et nominatives sans hypocrisie aucune. C’est cela le pragmatisme, c’est cela parer à l’urgence.

Les chefs mafias sont là… Demandez leur directement.

Que la providence veille.

Fabbi Kouassi / FB

 

 

Au 228 il y a…des individus plus riches que l’Etat…

 

Togo : Suspension de Liberté et de l’Alternative, le Coup de grâce au « Compact » du Millennium Challenge Account (MCA)

Le Togo n’est pas épargné par la crise sanitaire mondiale liée au coronavirus qui s’accompagne d’ores et déjà de graves conséquences économiques et sociales. Le pays fait face à cette situation désastreuse avec un système de santé presque inexistant et un « chef de guerre » totalement absent. Curieusement, c’est cette période délicate que les apparatchiks de Faure Gnassingbé ont choisi pour porter un coup de plus à la jeune et balbutiante « démocratie » en sanctionnant les deux grands journaux indépendants du pays (Alternative et Liberté) suite à une plainte l’ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy. Une décision jugée très sévère mais aussi inopportune. Cette maladresse de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) pour faire plaisir à un « petit colon » risque d’être assez préjudiciable pour le Togo surtout vis-à-vis de ses partenaires. Après avoir porté l’estocade sur la liberté de presse en sanctionnant indument ces organes, Faure Gnassingbé et son gouvernement peuvent déjà tirer une croix sur programme « Compact » du Millennium Challenge Account (MCA).

La décision a du mal à passer dans l’opinion. C’est la consternation qui règne. Deux semaines de suspension pour le Quotidien Liberté et deux mois pour le Bi-hebdomadaire l’Alternative. Leur seul tort, c’est d’avoir « osé » critiquer le diplomate français Marc Vizy et dénoncé les pratiques « pernicieuses » de la Françafrique qui rongent le Togo depuis des décennies. Pour faire plaisir au « colon », les « négriers » togolais n’ont pas hésité à appuyer sur la « gâchette » et non sans zèle.

En prenant cette décision liberticide, le Président de la HAAC et ses collègues n’ont manifestement pas mesuré les retombées « négatives » sur le pays. Pour eux, il était juste question d’assouvir leur obsession maladive qui était de mettre sous éteignoir les deux journaux critiques du pays. Or, le Togo nourrissait l’espoir d’être sélectionner pour le programme « Compact » du Millennium Challenge Account (MCA). C’est d’ailleurs pour se donner toute les chances de décrocher ses « millions de dollars » des Américains, qu’après le « Threshold », les autorités togolaises s’époumonent à prouver au monde entier qu’il est un bon élève en matière de démocratie et de bonne gouvernance.

Après la série d’élections (législatives, municipales, présidentielle) les chances du Togo d’être éligible au programme « Compact » se sont amenuisées de manière considérable. Il n’est plus à démontrer le caractère frauduleux et antidémocratique de ces scrutins. Il est aussi de notoriété publique que la liberté de presse reste l’un des indicateurs essentiels qui rentrent dans le cadre de validation de ce programme. Or, le régime de Faure Gnassingbé vient de porter un coup énorme à cette liberté fondamentale en sanctionnant ces journaux qui n’ont fait que leur boulot avec patriotisme et objectivité.

« Le Togo s’est déjà mis à dos les Américains avec la présidentielle de février 2020 en refusant l’accréditation aux techniciens du NDI mais aussi avec des critiques au vitriol de l’Ambassadeur des USA qui n’a demandé que la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote. Il faut également souligner que les Américains accordent une importance capitale à la liberté de presse. Toutes ces maladresses cumulées, le Togo peut d’ores et déjà oublier les sous du Millennium Challenge Account », regrette un compatriote qui se demande à son tour si Willybrond Télou Pitalounani (Pdt HAAC) a mesuré les conséquences de sa décision. « Je suis convaincu qu’à travers cette décision, il n’a pas rendu service ni à son bienfaiteur ni au pays », a-t-il renchéri

Selon les indiscrétions, plusieurs autorités du pays ne digèrent pas non plus cette décision qu’elles jugent inopportunes et désastreuses pour l’image du pays.

Source : Autre Presse

 

 

Togo : Suspension de Liberté et de l’Alternative, le Coup de grâce au « Compact » du Millennium Challenge Account (MCA)

 

Prof. Nubukpo : «L'Afrique continuera d’être vulnérable aux chocs exogènes tant qu’elle ne trouvera pas de réponse aux défis de son développement »

Dans une tribune signée dans Jeune Afrique, Prof. Kako Nubukpo invite les dirigeants africains à tirer les leçons de cette crise sanitaire liée au Covid-19. Il leur demande également de renoncer aux discours néolibéraux des bailleurs de fonds qui ont toujours conduit à négliger la construction d’États dignes de ce nom. Pour l'économiste togolais, l'urgence africaine, c’est la transformation sur place des matières premières qui, seule, est véritablement capable de créer de la valeur, des emplois et de diversifier la base productive de l’économie. Lecture !

Les dirigeants africains doivent comprendre que le discours de leurs collègues occidentaux a toujours été à géométrie variable. Espérons que cette crise rappelle à l’Afrique que sous-traiter à d’autres les attributs de sa souveraineté économique est une erreur.

« Le temps du monde fini commence. » Cette pensée du poète français Paul Valéry traduit bien l’atmosphère de fin d’époque qui englobe la planète, avecl’accélération des décès dus à la pandémie de Covid-19.L’Afrique n’échappe pas à la panique, même si ce sentiment est plus observé parmi ses élites urbaines mondialisées qu’au sein des populations rurales. Ces dernières, traditionnellement laissées en marge de « l’émergence », savent bien qu’en dépit de sa dangerosité le coronavirus ne causera pas autant de décès parmi les Africains que le fléau du paludisme.

Un FMI en plein aggiornamento et toujours plus keynésien

Et pourtant, le paludisme n’a jamais fait l’objet de mesures d’état d’urgence ou de « riposte coordonnée » chez nombre de dirigeants africains, pourtant plus prompts à imiter la sémantique guerrière de leurs congénères occidentaux, dans un mimétisme qui confine souvent au ridicule, qu’à être attentifs aux besoins vitaux de leurs populations.

Il n’empêche, cette pandémie du coronavirus a le potentiel, si l’on accepte de tirer les leçons de son impact, encore mal évalué, d’engendrer un changement de vision salutaire sur la marche économique à adopter en Afrique, à court terme et à moyen terme.

À court terme, les annonces de mobilisation de ressources donnent le tournis : 3 000 milliards de dollars aux États-Unis, 2 500 milliards d’euros en Europe et plus de 450 milliards de F CFA (environ 700 millions d’euros) en provenance de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, une véritable prouesse de la part d’un régulateur financier peu habitué à autant de prodigalité en matière de création monétaire.


Même le FMI n’en finit plus de faire son aggiornamento intellectuel, devenant à chaque crise majeure plus keynésien que les plus orthodoxes des disciples de l’économiste britannique John Maynard Keynes, avec des liquidités faramineuses prêtes à être injectées dans l’économie mondiale.

Cruel déficit de financement des activités génératrices de revenus

Ces mesures conjoncturelles sont d’autant plus bienvenues que les économies africaines souffrent cruellement d’un déficit de financement des activités génératrices de revenus et de la chute drastique de la demande mondiale. Parmi ces conséquences : un dévissage du cours mondial du baril du pétrole, tombé en deçà de 25 dollars, et la fin d’une forme de tourisme mondialisé, avalisée par la fermeture généralisée des frontières.

L’Afrique, déjà exposée au risque de surendettement, subit, elle, de plein fouet ce choc sur la demande mondiale. Trois de ses six premières économies (Nigeria, Afrique du Sud, Égypte, Algérie, Angola et Maroc, soit 65 % du PIB du continent) sont fortement dépendantes du pétrole (Nigeria, Angola et Algérie). Dans la zone CFA, en Afrique centrale, les États devront subir le même cycle dépressif qu’en 2015-2016. Ce qui renouvelle les craintes d’une dévaluation du franc CFA expérimentées au second semestre de 2016.

Renoncer aux discours néolibéraux des bailleurs de fonds

Cette période constitue peut-être une occasion inouïe pour le continent de renoncer aux discours néolibéraux des bailleurs de fonds qui nous ont conduits à négliger la construction d’États dignes de ce nom et celle de secteurs clés (santé, éducation…) dans le cadre des programmes d’ajustement structurel et de leurs multiples avatars récents. Nos dirigeants devraient comprendre que le discours de leurs collègues occidentaux est – et a toujours été – à géométrie variable. Aujourd’hui, les gardiens intraitables de l’austérité se montrent soudain plus pragmatiques, loin de leurs propos habituels sur les urgences de « l’équilibre budgétaire » et de « la stabilité monétaire ».

Trouver une réponse structurelle aux défis du développement

Pour l’Afrique, le principal enseignement à moyen terme de la crise du coronavirus est celui-ci : le continent continuera d’être vulnérable aux chocs exogènes tant qu’il ne trouvera pas de réponse structurelle aux défis de son développement. Une chose est claire : la perpétuation d’une insertion primaire du continent au sein du commerce international, à savoir se limiter à exporter des matières premières vers le reste du monde et attendre passivement en retour des ressources financières volatiles qui alimentent les économies de rente, est proprement mortifère.

Transformer sur place les matières premières

L’urgence africaine, c’est la transformation sur place des matières premières, qui seule est véritablement capable de créer de la valeur, des emplois, et de diversifier la base productive de l’économie. C’est de cette manière que l’Afrique pourra alimenter son futur marché intérieur de plus de 2 milliards d’habitants grâce à sa propre production et réduire sa vulnérabilité vis-à-vis du reste du monde.

L’historien burkinabè Joseph Ki-Zerbo ne cessait de dire : « Il ne faut pas dormir sur la natte des autres, car c’est comme dormir par terre. » Aujourd’hui, l’Afrique est à terre et attend une énième fois un secours en provenance du reste du monde. Gageons qu’elle saura se relever par elle-même et qu’elle comprendra enfin qu’elle ne pourra pas sous-traiter à l’infini tous les attributs de sa souveraineté économique.

Source: Jeune Afrique

 

 

Prof. Nubukpo : «L'Afrique continuera d’être vulnérable aux chocs exogènes tant qu’elle ne trouvera pas de réponse aux défis de son développement »

 

Covid-19 : Le journaliste Dominique Aliziou inhumé hier nuit

L’information a secoué le monde de la presse au Togo hier soir. Le patron du journal « Chronique de la Semaine » est décédé dans la soirée de ce vendredi du coronavirus, au CHR Lomé Commune, le centre de santé retenu pour traiter les malades de cette pandémie.

C’était jeudi que le DP a été admis au CHR Lomé Commune. Dominique Aliziou a été testé positif au Covid-19, après son retour d’une mission à Bruxelles. Son décès endeuille toute la presse togolaise.

Ce vendredi très tard dans la nuit, le confrère a été inhumé dans la stricte intimité au cimetière de Bè-Kpota. Seuls deux membres de la famille ont été autorisés à assister à l’enterrement.

Paix à son âme !

 

 

Covid-19 : Le journaliste Dominique Aliziou inhumé hier nuit

 

Coronavirus: Quelle gestion des 2 milliards décaissés ?

Pour une meilleure gestion de la situation face à l’avancée vertigineuse du Coronavirus (Covid -19), avec déjà au compteur, 20 cas confirmés au Togo, le Gouvernement avait annoncé, il y a quelques, le décaissement d’une enveloppe de deux milliards de FCFA. Une réaction certes salutaire mais à la fois problématique de l’exécutif national.

L’ogre Covid -19

Plus les jours passent, plus l’inquiétude devient grandissante. Des fortunés au dernier de la classe sociale, nul n’est à l’abri. De son apparition en décembre 2019 à ce jour, les statistiques actualisées de l’Agence France Presse (AFP) estiment à 15.189, le nombre décès des suites de Coronavirus à travers le monde entier. Parmi les victimes de cet ogre, les star de la musique africains, le congolais Orlus Mabele et le camerounais Manu Dibango. La panique et la psychose sont au paroxysme de leur manifestation, avec l’Italie qui en paie la lourde tribu avec plus de 6.000 morts.

Le Togo sur la défensive

Au Togo, le gouvernement a sonné l’alerte avec la prise de mesures de barrières contre le Covid -19. Entre autres mesures préventives, la fermeture jusqu’à nouvel ordre, des universités, ecoles et centres d’apprentissage, celles des frontières terrestres et aériennes aux pays à risque, des discothèques, l’interdiction de rassemblement de plus de 100 personnes, la restriction à 15, le nombre total de personnes devant assister aux enterrements. «J’en appelle à notre sens de responsabilité individuelle et collective », a indiqué Faure Gnassingbé, sur son compte Tweeter. Un appel qui n’aura malheureusement pas estompé l’allure effrénée du virus qui, à hier, a officiellement causé 20 cas confirmés, 19 actifs et un cas complètement guéri. Seule note d’espoir, le pays n’a pour l’heure enregistré aucun décès. D’où la pertinence de mettre en pratique, les consignes de prévention des autorités, notamment le lavage régulier des mains, la désinfection des mains par des gels hydroalcooliques, éternuer dans le creux du coude et le port du cache nez chirurgical.

L’attente rationnelle des populations

Toutefois, bien que le numéro vert (111) reste opérationnel et mis à disposition pour la signalisation de tout cas suspect, la question de la gestion des deux milliards FCA décaissés pour servir à la campagne de lutte contre le Covid -19 revient avec insistance sur le tapis.

En effet, après quelques jours de tatonnement, le gouvernement s’est finalement plié devant les appels incessants des médias, en ce qui concerne la prise de mesures drastiques pour prévenir le mal qui est officiellement dans nos murs depuis le 06 Mars dernier. Une réaction que d’aucuns qualifient certes de tardifs, mais qui demeure salutaire. Toutefois, il convient aujourd’hui, au regard des précédents fâcheux encore vivaces dans les mémoires collectives, de passer à la loupe, la la gestion de cette ressource spéciale.

Le présent à l’épreuve du passé

Si le requisionnement de l’hôtel Lebene, anciennement Hôtel Ibis ou encore Hôtel le Bénin, pour le confinement des cas suspects est une décision appréciable du gouvernement, ce n’est pas non plus un secret qu’elle peut porter en elle, les germes de dilapidation et de détournements de deniers publics. Et pour cause, cette tare est érigée en habitude au Togo. Ceci, au point de devenir un phénomène à la peau dure qui fait prospérer, en de pareilles circonstances de crises ou de situations exceptionnelles, nombre de fonctionnaires et agents de l’État indélicats qui en font leurs fonds de commerce. Les tristement célèbres cas de la gestion approximative des fonds alloués pour la participation des Éperviers aux Can 2010 et 2015, puis de celle de la route Lomé -Vogan – Anfoin demeurent des cas qui restent au travers de la gorge des togolais qui n’ont obtenu aucune réponse jusqu’à ce jour malgré les promesses de compte rendu et punitions brandies ici et là par les autorités.

Outre la Hapulcia, FRATERNITE veille au grain

Et pour cette expédition, «Certains ont déjà prévu construire de nouvelles maisons, voitures, renflouer leurs comptes bancaires et alimenter leurs copines dans cet argent», a insinué Koffi, un jeune observateur de la scène socio-politique du pays. Mais cette fois-ci, avance-t-il, ceux-ci trouveront visiblement garçons sur leurs chemins. En premier, le journal FRATERNITE qui se donnera la peine de veiller scrupuleusement à la gestion qui sera faite de cette enveloppe. «Ils (NDLR : les membres du comité de crise) sont donc à suivre de près par les yeux et oreilles de FRATERNITÉ», promet Joël Égah, Directeur de Publication de l’hebdomadaire togolais d’informations.

C’est donc le lieu d’en appeler également à l’urgence pour la Hapulcia et la Cour des comptes, deux institutions placées à l’avant garde de la lutte contre la délinquance économique au Togo de veiller à la transparence des ressources financières mises à disposition par le gouvernement à cet effet.

FRATERNITE

 

 

Coronavirus: Quelle gestion des 2 milliards décaissés ?

 

Coronavirus : L’effroyable réalité au CHR de Lomé Commune. Agir avant qu’il ne soit trop tard

Cette publication aurait dû faire l’objet d’un article de presse, mais comme L’Alternative est suspendue pour deux (02) mois par la HAAC sous les ordres de l’ambassadeur de France au Togo, nous nous permettons de passer par ce canal pour informer les Togolais. Il ne s’agit pas d’une critique stérile, mais la description d’une situation qui doit nous inquiéter tous. Les faits décrits ici ne seront pas en français académique mais en un français facile accessible à tous.

Dans un premier communiqué rendu public par le gouvernement, il avait été dit que le CHU Campus était réquisitionné pour accueillir les personnes testées positifs au Coronavirus. Après plus d’une semaine de confusion et de pilotage à vue, le ministre de la Santé s’est résolu à changer de cadre. C’est ainsi qu’il a jeté son dévolu sur le CHR Lomé Commune à Kégué qui semble, par son aspect extérieur, le seul lieu convenable en ces temps. Le personnel de ce centre et tous les malades ont été mis dehors manu militari.

Le samedi le 21 mars dernier, le centre a commencé par accueillir les premiers patients. En dehors de ce que les autorités racontent tous les jours sur les médias, nous avons voulu malgré le risque faire un tour dans ce centre pour voir ce qui se passe réellement. Notre curiosité est d’autant plus grande qu’en faisant le tour dans la zone, on ne remarque aucun dispositif de sécurité à l’entrée du bâtiment. Il faut rappeler que les abords du CHR Lomé commune sont jonchés des tas d’ordures, l’entrée principale laisse à désirer. Pour un hôpital réquisitionné pour les cas testés au coronavirus, avouons qu’il y a déjà un souci. Et comme personne ne surveille le centre, ni les entrées ni les sorties, nous sommes invités à l’intérieur pour toucher la réalité et arracher un mot aux malades malgré les risques.

De notre infiltration dans ce centre et les témoignages reçus, il ressort ceci. Le CHR Lomé commune n’a pas été désinfecté avant l’admission des premiers patients. Vu l’état de saleté à l’intérieur du centre et aux alentours, il était plus que nécessaire de désinfecter les lieux. Rien n’a été fait dans ce sens. Lorsque les premiers patients sont arrivés, il n’y avait pas d’eau dans le centre. Il a fallu attendre mardi, c’est-à-dire 4 jours après l’arrivée des premiers patients pour réparer le suppresseur et remettre de l’eau dans les robinets. Jusque dans la journée d’hier, nous avons détecté 22 malades dont 5 cas testés négatifs, mais qui sont curieusement encore dans le CENTRE. Des 22 malades seuls trois ont reçu des produits composés d’une boite de Plaquénil (200 mg) et d’une boite d’Azifair 500 que vous pouvez voir en photo. Les autres patients sont laissés sans soin. Dans le centre, il n’existe pas encore de personnel déployé depuis plus d’une semaine. Il n’existe pas de médecin de garde, ni d’infirmier encore moins d’agents d’entretien. Les malades se débrouillent eux-mêmes pour nettoyer les toilettes et désinfecter les couloirs et les chambres au « detol ». L’état des toilettes et des douches du CHR laisse à vomir. Les lits sont sans draps et les malades eux-mêmes doivent se débrouiller.

Ils sont pour certains 4 ou 6 par chambre sans climatisation. Lorsqu’ils ouvrent les volets (fenêtres) pour avoir un peu d’air, ils sont systématiquement envahis par les moustiques. Une situation de plus en plus insupportable pour les expatriés (Une Allemande, une française) admis au centre. (Nous publions les photos des lits et des toilettes pour que chacun puisse avoir une idée de la triste réalité). Ces photos ont été prises hier dans la journée et la soirée.

Le soir pour évacuer le stress les malades se dispersent sur la cour comme on peut le voir sur ces images sans aucune protection. Les poubelles non évacués sont aussi à côté. Sans aucun agent de sécurité à l’entrée, sans les forces de l’ordre, certains malades, selon les témoignages, sortent brièvement du centre pour revenir après. C’est en voyant ces conditions désastreuses et l’abandon des patients que le Béninois testés positifs a pris la poudre d’escampette pour se retrouver dans son pays, laissant son sac (confère photo) sous le lit de l’hôpital.

Selon les patients, on leur apporte régulièrement à manger, du moins trois fois par jour. Le menu est assez curieux. Pour le petit déjeuner, on leur donne un sachet de milo qu’on vend à 50 f dans les boutiques (A bas prix), du sucre, un pain au beurre et une bouteille d’eau. A midi, ils reçoivent « Ayimolou ou Attieke » avec une bouteille d’eau et le soir la pâte (Akumè) avec sauce gboma et une bouteille d’eau. Il n’y a pas de carton d’eau en permanence auprès des patients qui doivent en acheter eux-mêmes. Les familles de certains leur apporte à manger et les ambassades s’occupent aussi des expatriés. Il n’existe donc aucune prise en charge.

Selon les patients, les visites du personnel soignant sont rares. Ils notent néanmoins la disponibilité d’un médecin militaire qui passe souvent s’entretenir avec eux et leur remonte le moral. Parmi les 22 patients, il y a comme nous le disions des expatriés, le chauffeur de taxi qui aurait conduit le premier cas détecté dans une clinique de la place avec ses deux enfants (de 1 an et demi et 4 ans), un journaliste dans une situation préoccupante. Certains patients sont diabétiques et ne disposent pas de glucomètre pour prendre leur glycémie. Il n’y a personne pour prendre la température en permanence des patients, puisqu’il n’y a aucun personnel du corps médical sur les lieux. Dans cette situation lorsqu’un patient se retrouve dans une situation désespérée comme ce fut le cas hier de ce confrère, ce sont les patients eux-mêmes parmi lesquels il y a un médecin et une infirmière d’une clinique de la place, qui portent les premiers secours. Il n’y a pas de radio qui fonctionne, faute de personnel. Pas de respiratoire.

Parmi les patients admis dans ce centre, certains revenus d’Europe ont passé plusieurs jours à la maison avec leurs familles, reçu des visites des amis et proches avant de se voir testés positifs. Et tous ces gens avec qui ils ont eu des contacts sont dans la nature. Nous avons néanmoins remarqué que dans un des blocs du CHR, il se déroule des travaux de rénovation depuis une semaine, mais la question est de savoir face à l’urgence on a besoin de temps pour rendre optimum ce petit centre de santé.

Voilà chers compatriotes, la situation telle qu’elle se présente au CHR Lomé Commune. Si d’aventure dans les deux semaines qui arrivent on atteint un pic de propagation dans la ville de Lomé, puisque de potentiels infectés sont dans la nature, ce sera la catastrophe. Si les Européens et Américains sont lourdement touchés aujourd’hui avec le décompte sans cesse des milliers de morts, c’est qu’il y a eu un retard à l’allumage. Nous ne devons pas répéter les mêmes erreurs ici, surtout que nous n’avons pas les structures. Il y a urgence, la situation est grave et les autorités doivent retrousser rapidement les manches pour mettre fin aux petites querelles d’intérêts qui opposent le ministre de la Santé et certains spécialistes afin de déployer au plus vite le personnel soignant avec le matériel de protection au CHR de Lomé commune. Le risque de voir certains patients quitter le CHR pour se fondre dans la nature est grand.

Le palais présidentiel de Faure Gnassingbé est à 500 m de CHR Lomé Commune, il doit sortir de son confort pour aller toucher du doigt la réalité sur le terrain au lieu de se contenter des rapports qui sont loin de la réalité. En France, en Russie, en Chine, les dirigeants enfilent leurs combinaisons pour se rendre dans les hôpitaux et vérifier eux-mêmes ce qui se passe. Il faut agir vite sinon il sera trop tard.

Aux Togolais, il faut chacun prenne ses responsabilités en se protégeant. Vu les structures sanitaires et le pilotage en vue qui est en cours, nous sommes tous en danger de mort. Voilà les informations que nous avons voulu partager avec nos compatriotes sur la situation au CHR Lomé commune en espérant que les autorités vont vraiment se mettre au travail avant qu’il ne soit trop tard. Il faut mettre rapidement un dispositif de sécurité au CHR Lomé commune ne serait-ce que pour contrôler qui rentre et qui sort.

Nous partageons avec vous les photos des chambres, des lits, de certains patients qui sont à l’air libre la nuit. Vous pouvez voir également un sac noir abandonné par le Béninois sous un lit avant sa fuite. Il faut agir et maintenant. Nous nous excusons pour les coquilles.


Ferdinand AYITE (Directeur de publication du journal suspendu)

 

 

Coronavirus : L’effroyable réalité au CHR de Lomé Commune. Agir avant qu’il ne soit trop tard

 

06 mois, délai de délivrance du titre foncier

Au Togo, chaque région administrative est désormais dotée d’un conservateur foncier. Cette décentralisation du processus d’acquisition de la propriété foncière permettra de délivrer le titre foncier dans un délai record.

Selon Essoham Labari, Conservateur national, avec cette réforme « toutes les procédures se feront dans les chefs-lieux des régions », sous le regard « du conservateur régional nommé ».

Au total, 4 des 5 conservateurs régionaux ont été nommés récemment par le ministre de l’Économie et des Finances, Sani Yaya.

Il s’agit de Yawo Defly pour la région des Savanes, Awesso Kossi Komossi, pour la région de la Kara. Les deux autres sont Yakpo Ankou Agbenyo et Dotsè Kodjo Nyaku, respectivement pour la région des Plateaux et Maritime.

Cette révolution permettra au Togo de délivrer les titres fonciers dans un délai de 06 mois. Elle s'inscrit dans l'amélioration du climat des affaires.
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06 mois, délai de délivrance du titre foncier

 

Faure Gnassingbé : 15 ans d’impéritie

« Existe-t-il pour l’homme un bien plus précieux que la Santé ? » (Socrate). Quand on a de la vision pour son pays, quand on l’aime véritablement, on n’a pas besoin de passer de longues années au pouvoir pour imprimer la marque de développement au pays. Quand un jour on sera appelé à partir, que les compatriotes puissent dire : « ceci fut son œuvre. » Contrairement à ce que pensent certains, les hommes sont mortels, ils vont passer, mais le pouvoir reste. Les Togolais n’avaient pas imaginé que Gnassingbé Eyadema était mortel, mais il est passé.

Aujourd’hui, après 53 ans de règne sans partage de la famille Gnassingbé, on ne peut mettre aucune réalisation sur le compte du père et du fils. Ils n’ont strictement rien laissé à la postérité si ce n’est un pays pillé et dépouillé de ses richesses, un pays profondément divisé par leur politique politicienne.

Si le père peut bénéficier d’une circonstance atténuante pour avoir eu comme seule compétence le métier des armes et avoir servi comme cordon bleu dans la guerre d’Indochine, on ne peut pas dire la même chose du fils qu’on dit avoir suivi de grands préceptes dans de prestigieuses universités occidentales. Il aurait donc a priori toutes les compétences et qualités requises pour développer le Togo, construire un pays moderne et démocratique qui susciterait envie dans la région ouest-africaine.

Mais après 15 ans de gouvernance de celui-là qui était auréolé d’un MBA et dont on disait du bien, louait l’intelligence et la perspicacité, le bilan est fort négatif. Il n’y a rien à mettre à son actif. Aujourd’hui, le monde fait face à une grave crise de santé publique liée au coronavirus, dévoilant les tares du régime. Après plus de cinq décennies de règne, ni Faure Gnassingbé ni son père n’ont été en mesure de construire un seul hôpital digne de ce nom où leurs concitoyens pouvaient se soigner convenablement, convaincus qu’ils pourront toujours être évacués, au frais du contribuable, vers les capitales occidentales.

« Les deux cas les plus scandaleux sont ceux du Gabonais Omar Bongo Ondimba et du Togolais Eyadema Gnassingbé. Le premier est mort en 2009 à Barcelone, en Espagne, après avoir dirigé son pays pendant quarante-deux ans sans avoir eu à cœur de bâtir un centre sanitaire dans lequel il rendrait son dernier souffle. Le second est mort en 2005 dans l’avion qui le transportait de Lomé vers une capitale occidentale après trente-huit ans d’un règne au cours duquel il avait eu les moyens suffisants de doter le Togo d’un centre hospitalier qui lui aurait permis de recevoir les premiers soins avant son évacuation. Cela lui aurait peut-être sauvé la vie ! », s’est indigné Seidik Abba dans une chronique.

On pensait que le fils aurait la sagesse de tirer leçon des erreurs fatales commises par le père et rectifier le tir. Que nenni ! Depuis 2005 qu’il est au pouvoir, il s’est illustré par la même impéritie. Non seulement le doyen des chefs d’Etat de l’Afrique de l’Ouest n’a pas doté son pays d’un seul hôpital moderne de référence en ce 21è siècle comme l’ont fait la plupart de ses pairs, mais plus grave, les rares structures sanitaires qui existent au Togo sont en ruine et manquent de tout.

D’après la Deutsche Welle, « le système sanitaire togolais est un des plus précaires dans la sous-région. » Au Togo, l’hôpital devient lui-même malade, faute d’équipements. En cette période où le coronavirus sévit gravement, chaque Togolais doit se tenir la tête entre les mains…


Source : Liberté/Médard AMETEPE

 

 

Faure Gnassingbé : 15 ans d’impéritie

 

Lutte contre le coronavirus : Un appel de fonds de solidarité est lancé

Afin de doter le Togo des moyens de financement dans la lutte contre la pandémie du COVID-19, un appel de fonds citoyens a été lancé hier jeudi via un manifeste par des fils et filles du Togo de tous les horizons. Objectif, accompagner les mesures mises en œuvre par le gouvernement, de même renforcer l’engagement des professionnels de santé.

Ce fonds de solidarité lancé à l’endroit des Togolais de tout bord, serviront au « financement de l’acquisition de matériels de base pour la prévention du Covid-19, l’amélioration des équipements des centres de prise en charge des personnes atteintes, l’approvisionnement des centres de prise en charge en médicaments, l’accompagnement des actions de sensibilisation des citoyens », a-t-on appris.

Aussi, une équipe composée de personnalités de haute probité morale et aux compétences avérées, prendront en compte la gestion des fonds. De plus, « les ressources collectées et les dépenses publiées à intervalles réguliers et un cabinet d’expertise comptable désigné pour assurer le rôle de commissaire aux comptes et procéder à des audits », informe les initiateurs.

Les contributions sont recevables via ORABANK TOGO, SOLIDARITE TOGO VAINCRE COVID 19, CODE BANQUE : TG116, CODE GUICHET : 01101

N° DE COMPTE : 074196300101, RIB : 58IBAN : TG53TG1160110107419630010158 CODE BIC : ORBKTGTG

Pour plus de renseignements, les numéros (+228) 99 47 40 40 / 90 02 10 38 / 90 11 05 06, sont disposés pour rendre service.

Ils sont médecins, des avocats, des responsables de structures privées, des journalistes, des personnalités issues d’autres domaines à lancer cet appel de fonds.

 

 

Lutte contre le coronavirus : Un appel de fonds de solidarité est lancé

 

Covid-19 : Devant le non-respect des mesures, Gilbert Tsolényanu demande au gouvernement de durcir le ton

Le Covid-19 fait assez de ravages dans le monde. Au Togo, plus d’une vingtaine de cas confirmés ont été déjà enregistrés. Le nombre des cas suspectés ne cessent de grimper. Et le comble, c’est que bon nombre des Togolais ne prennent pas encore conscience de la situation. Ils minimisent le danger.

C’est à croire que les Togolais sont immunisés contre le coronavirus. Malgré le danger que représente cette pandémie, certaines « brebis galeuses » refusent d’observer les consignes et les dispositions prises par le gouvernement togolais afin d’éviter la propagation de cette maladie dans le pays. Mêmes les mesures barrières recommandées pour se protéger ne sont pas respectées.

A Lomé, les bars et les boites de nuit fonctionnent toujours en plein régime. Certains lieux de culte continuent d’être animés. La situation indigne plus d’un. Dans une interview accordée à nos confrères de « Savoir News », Dr Gilbert Tsolényanu, l’un des médecins de l’unité opérationnelle de prise en charge des malades de covid-19, a vivement déploré cette « insouciance » dont fait preuve certains Togolais face à la menace du virus mortel.

« Nous tenons à saluer le gouvernement, surtout le chef de l’Etat pour les mesures prises. Il faut dire que ces mesures sont importantes. Ce sont des mesures qui, quoi qu’on dise, font leurs effets. Mais le problème, c’est l’application de ces mesures et aussi son observance scrupuleuse par la population. Nous invitons nos compatriotes à prendre conscience de la situation et à observer de manière scrupuleuse les mesures. Et moi j’invite à la discipline collective et individuelle. Soyons responsables individuellement pour ne pas mourir collectivement », a interpellé le Secrétaire général du Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT).

Dr Gilbert Tsolényanu demande au gouvernement de durcir le ton et de sanctionner sévèrement ces « brebis galeuses » qui font fi des dispositions en vigueur.

« Pour ma part, je pense qu’on n’a pas besoin de prendre d’autres mesures dans l’immédiat, mais appliquer les mesures qui sont prises. Exemple, les débits de boissons. Il est quand même dommage de constater que dans les rues de Lomé, les nuits, des bars sont encore pleins à craquer, bondés de monde sans respect des mesures de distanciations sociales. Si on ne veut pas aller à la fermeture des débits de boisson, il faut au moins interdire la consommation sur place, que des gens ne restent pas agglutinés dans les bars à boire, en ne respectant aucune mesure. Il va falloir que le ministère en charge de ce secteur puisse prendre les décisions idoines pour veiller à cela. C’est quand même important de le souligner. Il y aussi le cas des transports en commun. Nous devons donc nous appliquer des rigueurs et savoir que nous sommes tenus de faire des choses pour nous tous », a-t-il indiqué.

A en croire Dr Gilbert Tsolényanu, dans les prochains jours, le SYNPHOT lancera une vaste campagne de sensibilisation sur le terrain de Lomé à Cinkassé pour pouvoir expliquer la situation à la population tout en prenant soin de respecter les mesures de protection pour que les gens puissent comprendre ce qui se passe réellement.

Rappelons qu’actuellement, 24 cas de coronavirus ont été officiellement enregistrés.

 

 

Covid-19 : Devant le non-respect des mesures, Gilbert Tsolényanu demande au gouvernement de durcir le ton

 

Agbéyomé Kodjo invite l’opposition à parler d’une seule et même voix

Le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), Agbéyomé Kodjo lance une invitation à ses pairs de l’opposition pour une rencontre de concertation à Lomé. L’ancien président de l’Assemblée nationale se veut une meilleure organisation pour la concrétisation de l’alternance cette année 2020.

Le candidat de la dynamique Kpodzro, "président démocratiquement élu de la République togolaise" lors du scrutin présidentiel du 22 février, désire une « rencontre de concertation et d’échanges » avec ses pairs de l’opposition. La rencontre est prévue samedi 28 mars à 9h 30mn à Brother Home.

L’initiative, selon son porteur, tend à « asseoir une réflexion sur le processus électoral et permettre à l’opposition de parler d’une seule et même voix face aux irrégularités » relevées au cours du processus électoral.

Il s’agit également au cours de cette entrevue, de « trouver la meilleure organisation qui permette à l’opposition de donner la chance à l’alternance de se concrétiser en cette année 2020 », selon le premier responsable du MPDD.

 

 

Agbéyomé Kodjo invite l’opposition à parler d’une seule et même voix

 

Covid-19 : Togbui Dagban invite le gouvernement à implorer les mânes des ancêtres pour contrer le virus

Si la médecine moderne ne fait pas le poids devant le Covid-19, pourquoi ne pas essayer d'explorer la piste des divinités africaines pour conjurer le mauvais sort ? Voilà ce que proposent les défenseurs des us et coutumes du Togo pour contrer le coronavirus.

Intervenant ce vendredi matin sur les ondes de la radio Victoire FM, Togbui Dagban Ayivon IV qui n’est plus à présenter, a souligné qu’il faut aborder ce virus sur une dimension spirituelle.

A l’en croire, en Afrique, lorsqu’une épidémie ou une pandémie fait ravage, le seul moyen de la contrer est de questionner le « Fâ ».

« Nous avons notre façon de contrer une épidémie ou une pandémie dans nos milieux. Parce que toutes maladies, dans nos croyances, a une dimension spirituelle. Et nos parents ont des rites. Lorsqu’il y a une pandémie qui s’annonce, il y a des procédures. D’abord, on questionne le Fâ pour savoir les mesures à prendre pour que cette maladie s’arrête.

Et c’est en ce moment qu’on fait appel aux oracles qui sont autochtones du milieu. Et de ce qui ressort de l’oracle, on prend des dispositions conséquentes. Il y a des rituels qui aboutissent à ce qu’on prenne un peu d’ordure dans chaque maison, on les rassemble de façon symbolique, et après on consulte l’oracle pour savoir où on doit aller jeter l’ensemble de ces détritus. Ça peut être dans la mer, ou dans le zio (ndlr, fleuve)… C’est l’oracle qui indique où les détritus doivent être jetés. Une fois ce rituel observé, tout devient normal et la pandémie ou l’épidémie disparait », a expliqué Togbui Dagban.

Selon lui, ces rituels qui ont toujours fait leurs preuves ne coûtent absolument rien. Il déplore le fait que les autorités togolaises n’ont pas encore pensé à explorer la voie des ancêtres pour en finir avec le Covid-19.

« Pourquoi jusqu’ici on n’a pas encore fait appel à ces genres de pratiques. Au moins qu’on les essaye avant dire que ça ne donnera aucun effet. Au moment où on nous dit de nous confiner chez nous, de ne pas aller à l’Eglise, de ne pas aller dans les couvents, à quelle sauce on voudrait nous manger. Nous avons nos pratiques, allons à nos pratiques pour voir ce que ça peut donner. On n’a pas besoin d’un milliard pour faire ces rituels. Sur toute l’étendue du territoire, si on alloue des petits sous par communauté, je crois que ça peut se faire. Parfois c’est vraiment banal qu’on y croit pas », a regretté Togbui Dagban.

Notons que plus d’une vingtaine de cas de Covid-19 ont été déjà enregistrés au Togo.

Godfrey Akpa

 

 

Covid-19 : Togbui Dagban invite le gouvernement à implorer les mânes des ancêtres pour contrer le virus

Togo, Coronavirus : Quelle gestion des 2 milliards FCFA décaissés ?

our une meilleure gestion de la situation face à l’avancée vertigineuse du Coronavirus (Covid -19), avec déjà au compteur, 20 cas confirmés au Togo, le Gouvernement avait annoncé, il y a quelques, le décaissement d’une enveloppe de deux milliards de FCFA. Une réaction certes salutaire mais à la fois problématique de l’exécutif national.

L’ogre Covid -19

Plus les jours passent, plus l’inquiétude devient grandissante. Des fortunés au dernier de la classe sociale, nul n’est à l’abri. De son apparition en décembre 2019 à ce jour, les statistiques actualisées de l’Agence France Presse (AFP) estiment à 15.189, le nombre décès des suites de Coronavirus à travers le monde entier. Parmi les victimes de cet ogre, les star de la musique africains, le congolais Orlus Mabele et le camerounais Manu Dibango. La panique et la psychose sont au paroxysme de leur manifestation, avec l’Italie qui en paie la lourde tribu avec plus de 6.000 morts.

Le Togo sur la défensive

Au Togo, le gouvernement a sonné l’alerte avec la prise de mesures de barrières contre le Covid -19. Entre autres mesures préventives, la fermeture jusqu’à nouvel ordre, des universités, ecoles et centres d’apprentissage, celles des frontières terrestres et aériennes aux pays à risque, des discothèques, l’interdiction de rassemblement de plus de 100 personnes, la restriction à 15, le nombre total de personnes devant assister aux enterrements. «J’en appelle à notre sens de responsabilité individuelle et collective », a indiqué Faure Gnassingbé, sur son compte Tweeter. Un appel qui n’aura malheureusement pas estompé l’allure effrénée du virus qui, à hier, a officiellement causé 20 cas confirmés, 19 actifs et un cas complètement guéri. Seule note d’espoir, le pays n’a pour l’heure enregistré aucun décès. D’où la pertinence de mettre en pratique, les consignes de prévention des autorités, notamment le lavage régulier des mains, la désinfection des mains par des gels hydroalcooliques, éternuer dans le creux du coude et le port du cache nez chirurgical.

L’attente rationnelle des populations

Toutefois, bien que le numéro vert (111) reste opérationnel et mis à disposition pour la signalisation de tout cas suspect, la question de la gestion des deux milliards FCA décaissés pour servir à la campagne de lutte contre le Covid -19 revient avec insistance sur le tapis.

En effet, après quelques jours de tatonnement, le gouvernement s’est finalement plié devant les appels incessants des médias, en ce qui concerne la prise de mesures drastiques pour prévenir le mal qui est officiellement dans nos murs depuis le 06 Mars dernier. Une réaction que d’aucuns qualifient certes de tardifs, mais qui demeure salutaire. Toutefois, il convient aujourd’hui, au regard des précédents fâcheux encore vivaces dans les mémoires collectives, de passer à la loupe, la la gestion de cette ressource spéciale.

Le présent à l’épreuve du passé

Si le requisionnement de l’hôtel Lebene, anciennement Hôtel Ibis ou encore Hôtel le Bénin, pour le confinement des cas suspects est une décision appréciable du gouvernement, ce n’est pas non plus un secret qu’elle peut porter en elle, les germes de dilapidation et de détournements de deniers publics. Et pour cause, cette tare est érigée en habitude au Togo. Ceci, au point de devenir un phénomène à la peau dure qui fait prospérer, en de pareilles circonstances de crises ou de situations exceptionnelles, nombre de fonctionnaires et agents de l’État indélicats qui en font leurs fonds de commerce. Les tristement célèbres cas de la gestion approximative des fonds alloués pour la participation des Éperviers aux Can 2010 et 2015, puis de celle de la route Lomé -Vogan – Anfoin demeurent des cas qui restent au travers de la gorge des togolais qui n’ont obtenu aucune réponse jusqu’à ce jour malgré les promesses de compte rendu et punitions brandies ici et là par les autorités.

Outre la Hapulcia, FRATERNITE veille au grain

Et pour cette expédition, «Certains ont déjà prévu construire de nouvelles maisons, voitures, renflouer leurs comptes bancaires et alimenter leurs copines dans cet argent», a insinué Koffi, un jeune observateur de la scène socio-politique du pays. Mais cette fois-ci, avance-t-il, ceux-ci trouveront visiblement garçons sur leurs chemins. En premier, le journal FRATERNITE qui se donnera la peine de veiller scrupuleusement à la gestion qui sera faite de cette enveloppe. «Ils (NDLR : les membres du comité de crise) sont donc à suivre de près par les yeux et oreilles de FRATERNITÉ», promet Joël Égah, Directeur de Publication de l’hebdomadaire togolais d’informations.

C’est donc le lieu d’en appeler également à l’urgence pour la Hapulcia et la Cour des comptes, deux institutions placées à l’avant garde de la lutte contre la délinquance économique au Togo de veiller à la transparence des ressources financières mises à disposition par le gouvernement à cet effet.

Source : Fraternité

 

 

Togo, Coronavirus : Quelle gestion des 2 milliards FCFA décaissés ?

Togo, Mesures contre le Covid-19 : Quand on s’amuse avec la vie des employés de la zone franche

Face à la menace de la maladie à coronavirus, le gouvernement togolais depuis le 16 mars dernier a pris une bactérie de mesures afin de juguler la propagation du virus. Ces mesures barrières contre le Covid-2019 imposent notamment aux entreprises une adaptation urgente pour protéger les employés. Mais, dans la zone franche togolaise c’est le dos de la loi.

Entre autres mesures du gouvernement, on note le lavage régulier des mains avec de l’eau et du savon, ou la désinfection des mains avec du gel hydro-alcoolique, l’interdiction des regroupements de plus de 100 personnes, l’espacement d’au moins un mètre entre les personnes et le port du masque ou du cache-nez. Ces mesures imposent aux entreprises de mettre à disposition des employés notamment à l’entrée le gel hydro-alcoolique, les masques et une nouvelle organisation du travail pour les entreprises comptant plus de 100 employés travaillant dans un espace relativement réduit.

La Zone franche en marge des mesures barrières…

Mais curieusement certaines usines installées dans la zone franche rechignent à se soumettre aux mesures du gouvernement. C’est le cas notamment de Amina Togo Sarl, une entreprise spécialisée dans la fabrication des mèches et perruques. Souvent décriée pour ses conditions de travail presque moyenâgeux, cette société depuis le début de la pandémie n’a pris aucune mesure barrière en adéquation avec celle du gouvernement. Pourtant, Amina Togo Sarl compte plusieurs dizaines d’employés exerçant dans la promiscuité. Lundi dernier, il a fallu un mouvement d’humeur général pour que les responsables de la société se décident à distribuer des cache-nez aux employés. « Dans notre atelier, il suffit qu’une personne soit contaminée pour que tout le groupe soit atteint. Notre système de travail est propice à la propagation du virus mais l’employeur ne semble pas gêner. En venant travailler, nous mettons notre vie en danger mais si tu ne viens pas, tu risques le renvoi », a expliqué une salariée qui demande au « gouvernement d’obliger par tous les moyens ces sociétés à se plier aux mesures barrières».

Malheureusement, cette entreprise n’est pas la seule. Selon nos informations d’autres sociétés opérant dans la zone franche et conditions de travail similaires à celle mentionnée plus haut, n’ont pas daigné prendre les mesures qui s’imposent pour protéger leurs employés. « Nos conditions de travail restent les mêmes. Il n’y a aucun changement. Nous travaillons la peur au ventre parce que nous sommes nombreux et donc plus exposé au virus », a confié un contractuel d’une société de fabrication de produits cosmétiques.

Les salariés en danger…

Sachant que la transmission du virus se fait par un « contact étroit » avec une personne déjà contaminée, notamment par l’émission de gouttelettes infectieuses lors d’éternuements ou de toux qui pénètrent dans les voies respiratoires, le rassemblement de plusieurs personnes non testées augmente les risques de contaminations, la vie de ces employés est en danger. D’où la décision du gouvernement de limiter les rassemblements ou dans le pire des cas le port des masques ou du cache-nez.

Selon les médecins, lorsque les contacts sont prolongés et proches, il y a lieu de compléter les mesures barrières par exemple par l’installation d’une zone de courtoisie d’un mètre, par le nettoyage des surfaces avec un produit approprié, ainsi que par le lavage des mains. Mais dans ces entreprises aucune de ces mesures n’a été mise en place.

Pourtant, au-delà des mesures gouvernementales, sur le plan légal, le Code du travail exige de l’employeur « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs » en cas de risque d’épidémie. Une obligation qui prend toute sa dimension au moment où des dizaines de milliers de travailleurs sont susceptibles d’être touchés par le virus venu de Chine. D’ailleurs dans certains touchés par la pandémie du Covid-2019, le regroupement des salariés dans des espaces réduits est formellement interdit.

Source : Fraternité

 

 

Togo, Mesures contre le Covid-19 : Quand on s’amuse avec la vie des employés de la zone franche

 

Togo, Suspension des journaux « L’Alternative » et « Liberté » : La HAAC approuve le coup de massue de l’Ambassadeur de France à la liberté de la presse et à notre indépendance

Dans les républiques bananières, comme au Togo, la liberté de la presse et d’expression acquise de haute lutte est à double tranchant. Les journaux sérieux qui ont le courage de donner l’information qui met certains mal à l’aise, qui dénoncent l’injustice et les abus de toutes sortes, jouent à quitte ou double à chacune de leur parution. Par un coup de tête d´un ministre ou du Chef de l´État lui-même un journal peut se faire interdire du jour au lendemain, le journaliste ou le directeur de publication jeté en prison sans autre forme de procès. C´est à peu près ce qui vient de se passer avec nos deux journaux qui méritent vraiment l’adjectif sérieux. En effet, « L’Alternative » et « Liberté » qui font du vrai journalisme de combat comme on en connaît dans les pays où les peuples vivent sous une chape de plomb et tentent de se libérer, sont victimes d’un grave abus de la part d’un étranger, fût-il Ambassadeur, dans l´exercice de leur fonction.

Ce sont deux articles contenus dans les parutions N° 169 du 28 février 2020 du bihebdomadaire «L’Alternative» et N° 3116 daté du 03 mars 2020 du quotidien «Liberté» qui ont fait réagir l’Ambassadeur de France au Togo qui a estimé que les deux journaux seraient allés très loin, selon ses termes, en publiant des textes qui porteraient atteinte à son honneur, à celui du Chef de l’État français et de son collaborateur. Le diplomate français n’est pas d´accord que le bihebdomadaire togolais ait présenté la Françafrique comme une monstrueuse créature, une entreprise criminelle et une obscure organisation qui permet encore aujourd’hui à la France de maintenir son emprise et piller le continent noir. Monsieur Marc VIZY estime également que la présentation par « L’Alternative » du Conseiller d’Emmanuel Macron, Frank Paris comme principal pilier des relations incestueuses entre la France et les régimes autoritaires africains…ne serait étayée par aucune preuve et que toutes ces accusations ne reposeraient que sur la seule imagination de l’auteur de l’article, et seraient animées par une intention délibérée de porter atteinte à l’honneur de la France. Les passages de l’article du journal qui comportent les accusations selon lesquelles le Président français Emmanuel Macron percevrait de l´argent en contrepartie du soutien au régime togolais, et l’insinuation que l’adjudicataire de la privatisation de Togocom serait lié à un important chef d’entreprise, ami d’Emmanuel Macron, ont aussi contribué à mettre l´Ambassadeur dans tous ses états.


Des articles valant la suspension des journaux « L’Alternative » et « Liberté » | Infog : Fraternité
Du côté du quotidien « Liberté » c´est les mêmes récriminations de Marc VIZY. Pour avoir, dans sa parution N° 3116 du 03 mars 2020, accusé M. l’Ambassadeur de remonter de fausses informations à Paris, d’agir pour des intérêts personnels et de jouir des générosités du régime, le Chef de la mission diplomatique de la France au Togo reproche au journal des manquements à la déontologie du journaliste au sens de l´article 32 de la loi 2020-001 du 7 janvier 2020 au code de la presse et de la communication en République togolaise. Dans les deux cas, que ce soit pour « L’Alternative » que pour « Liberté », l’Ambassadeur parle de diffusion de fausses nouvelles, étayées par aucune preuve.

Mais les preuves que la Françafrique soit une réalité et fasse des dégâts maintenant les pays africains francophones dans le sous-développement, sont quasi quotidiennes, et ne sont l´invention d´aucun journal quel qu´il soit. Des personnalités obscures, envoyées par des réseaux français non moins obscurs, rasant presque quotidiennement les murs dans nos palais présidentiels d’Afrique, et repartant avec des mallettes bien remplies, sont légion. Et il y a, un jour ou l´autre, des fuites au sein de l’entourage de ces Chefs d´État indélicats. Il n’y a pas de preuves; c’est l’argument derrière lequel se cachent les corrupteurs et les corrompus jusqu´au jour où tout éclate au grand jour. Qui a oublié l’affaire Bourgi ou les djembés du Faso? Une affaire qui avait défrayé la chronique au pays des hommes intègres et partant, dans toute l’Afrique en 2011.

Robert Bourgi, « porteur de valises », comme on le surnomme, avait affirmé avoir fait transiter des mallettes remplies de diamants ou des Djembés bourrés de billets de banque entre des présidents africains et des personnalités politiques françaises afin d’obtenir le soutien de la France pour s’éterniser au pouvoir. Il a révélé que l’ex-dictateur du Burkina Faso Blaise Compaoré avait envoyé son ministre de l’Agriculture de l’époque, Salif Diallo avec trois millions de dollars en petites coupures cachées dans des Djembés pour l’Elysée. Denis Sassou Nguesso, Abdoulaye Wade, son fils Karim, Omar et Ali Bongo, Laurent Gbagbo etc. n’étaient pas en reste. Ils ont tous participé aux financements occultes des politiques français…

Comme on le voit, les relations incestueuses entre certains hommes politiques français et des dictateurs africains, des mallettes ou Djembés remplis d´espèces sonnantes et trébuchantes en direction de Paris, ne sont pas une invention des deux journaux togolais incriminés par l´Ambassadeur de France. Ça existe bel et bien, hélas! À la fin de la lettre, tenant lieu de plainte, que Monsieur Marc VIZY a envoyée à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et dont nous avons copie, le diplomate français demande que la HAAC puisse faire usage de ses pouvoirs de mise en garde, voire en cas de récidive, des pouvoirs de sanction qui lui sont reconnus par l´article 65 de la loi organique N° 2018-029 du 10 décembbre 2018 relative à la HAAC. Pour terminer il a insisté sur le fait qu´il ne sollicite pas de droit de réponse prévue par la loi.


Marc Vizy | Infog : Fair Luci’s
Nous trouvons gauche le fait que l´Ambassadeur, qui dit ne pas être intéressé par une poursuite judiciaire, s´adresse à la HAAC pour lui demander indirectement de sanctionner les deux organes togolais. Soit notre diplomate a des arguments que les deux articles ne sont soutenus par aucune preuve, et il porte plainte en bonne et due forme pour que l´affaire arrive devant un tribunal; soit il envoie un droit de réponse que les journaux concernés seraient obligés de publier conformément à la loi. Mais écrire une lettre, qui ressemble plutôt à une injonction d´exécuter, à une institution de la République dans un pays souverain, pour exiger que les deux organes soient punis, ne sort-il pas des droits et devoirs d´un Ambassadeur représentant son pays à l´étranger? Les deux articles en question n´ont fait que présenter une petite partie visible de l´iceberg. Si en France des medias comme „Le Canard Enchaîné », « Médiapart » …, si en Allemagne le tabloïd « Bild » et d´autres journaux devraient être sanctionnés pour ce qu´ils dénoncent ou critiquent de façon encore plus brutale, avec des titres provocateurs et quelquefois à la limite de la diffamation, la liberté de la presse et d´expression aurait déjà pris fin dans ces pays-là.

Dommage que la Haute Autorité de l´Audiovisuel et de la Communication (HAAC) ait cédé à l´injonction de Marc VIZY qui se comporte comme en territoire conquis. Dommage que cette institution, qui a aussi un rôle de veille pour que la liberté de la presse et d´expression ne soit pas bafouée, ait manqué l´occasion de se racheter et faire mentir ses détracteurs pour qui la HAAC n´est qu´une coquille vide affiliée au pouvoir de dictature. Gardait-on une dent ici contre les deux meilleurs journaux du Togo, et attendait-on le moment propice pour frapper fort? Monsieur Marc VIZY n’est qu’un représentant de son pays au Togo au même titre que les autres Ambassadeurs. La HAAC est une institution de la République togolaise qui n´avait pas à céder aux injonctions de qui que ce soit.

Monsieur l´Ambassadeur de France est allé trés loin en portant un coup à la liberté d´expression et de la presse acquise de haute lutte par les Togolais. La complaisance ou l´incompétence de la HAAC a fait naître un précedent dangereux au moment où toute l’Afrique prend de plus en plus conscience pour que sa souveraineté et son indépendance soient respectées. Empêchons par tous les moyens que de tels comportements ne fassent école! Ce sera désormais notre combat aux côtés des responsables de «L’Alternative» et de «Liberté» avec qui nous sympathisons.

Samari Tchadjobo
Allemagne

 

 

Togo, Suspension des journaux « L’Alternative » et « Liberté » : La HAAC approuve le coup de massue de l’Ambassadeur de France à la liberté de la presse et à notre indépendance

 

Cité au Quotidien / Crises Actuelles : Du Droit à la Sante au Droit à L’Information

Le mot connu de tout le monde entier et qui est devenu un code qui traverse, sans visa, sans aucune autorisation, toutes les frontières continentales, culturelles, économiques, politiques, boursières, sportives, religieuses et même scientifiques est sans aucun doute le COVID-19.

Non seulement il a échappé à tous les plus puissants radars du monde mais il fait trembler toute une planète qui n’avait peur avant que des armes nucléaires, bactériologiques. C’est dire que ses ravages dépassent en termes d’expansion, de rapidité et de dégâts la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Il a même conduit au report des jeux olympiques prévus en juillet prochain au Japon qui a finalement cédé à son implacable force. Jamais dans l’histoire, ces jeux n’ont été reportés même en cas de guerre. Le COVID-19 se révèle non pas comme le virus le plus dangereux mais il dévoile surtout la fragilité de ce qui faisait notre fierté : la puissance scientifique et technologique.

En effet, la puissance informatique et technologique des pays de l’Asie comme le Japon, la Corée du Sud, la Chine n’ont pu tenir devant le COVID-19. La grande puissance mondiale, le gendarme du monde, les Etats-Unis avec leurs grands laboratoires de recherches de renom n’ont pas pu tenir devant les exigences de ce virus. L’Europe qui vantait les mérites de ses structures sanitaires est devenue en peu de temps et malheureusement l’épicentre du virus après la Chine avec des dégâts humains inédits (cf. l’Italie, l’Espagne la France etc. ) Et que dire du pauvre continent africain qui non seulement n’a pas les structures adéquates au niveau de la santé et de la recherche mais brille souvent par son manque d’anticipation dans les évènements. Et que dire enfin de l’OMS, une organisation internationale certes nécessaire mais doit- elle continuer, sans évaluation critique, à fonctionner de la même manière au niveau de certaines procédures de validation après le passage du COVID-19 ?
Le COVID-19 a créé une crise sanitaire de grandes envergures. Il dévoile donc, au plan mondial, l’extrême fragilité de la vie humaine et nous invite, tout en reconnaissant tout ce dont nous sommes capables au niveau de nos multiples laboratoires, à la reconnaissance des limites de nos différentes puissances et peut-être il met l’accent sur la solidarité qui doit nous permettre de remettre l’humain au cœur de tout progrès et de tout développement.

Au plan national, le COVID-19 met le doigt sur le manque cruel de structures sanitaires et de recherches dans les pays africains mais d’une façon particulière dans notre pays le Togo. S’il est vrai que le nombre de lits disponibles dans les services de réanimation dans les pays développés s’est révélé insuffisant, chez nous, au Togo, c’est vraiment dérisoire, lamentable et inquiétant si on a suivi l’interview du Dr. Gilbert TSOLENYANOU, responsable du SYMPHOT. Sur le nombre de lits disponibles, sur la formation du personnel soignant, sur le matériel et sur la gestion de la crise du COVID-19, il y a lieu de se poser beaucoup de questions. Beaucoup de zones d’ombres ont conduit des citoyens à des lettres ouvertes à l’instar de celle de Mme Maryse QUASHIE Maryse et celle du Père Pierre Marie Chanel AFFOGNON.

Mais non seulement il y a un manque de structures mais le COVID-19 a révélé deux autres problèmes fondamentaux : le manque d’anticipation dans les prises de décision et le défaut de prévision qui caractérise le pouvoir politique.

Ne pouvait-on pas en cas de prise de conscience de manque de structures sanitaires se donner l’obligation d’anticiper en faisant de la prévention notre premier remède au COVID-19 en nous rappelant les paroles de ce chant connu depuis le cours primaire que « prévenir vaut mieux que guérir » ? Aurions-nous oublié les leçons d’EDUCIVIP ou d’EDUCIMO ?
La politique aurait-elle pris le dessus sur la prévention et l’obligation d’anticiper ? Le COVID-19 ne nous renseigne-t-il pas une fois de plus que l’un de nos problèmes en Afrique et au Togo est que nous ne voyons pas les crises venir et nous attendons pour les subir comme le disait Maurice KAMTO dans L’Urgence de la pensée ? Penser c’est savoir aussi anticiper. Et savoir anticiper doit être une des qualités de tout pouvoir politique car gouverner c’est non seulement savoir ordonner et gérer ce qui existe mais c’est aussi et surtout prévoir.

Si gouverner c’est prévoir, pour prévoir il faut avoir une vision et surtout faire de la prospective. Pourrions-nous continuer comme cela sans évaluation de notre mentalité sur la politique et du rôle du pouvoir dans une communauté politique ? Peut-on encore longtemps oublier ces mots de GHANDI : « le jour où le pouvoir de l’amour dépassera l’amour du pouvoir le monde connaîtra la paix ». Ici il s’agit d’abord de rechercher la paix sociale pour notre pays le Togo constamment en crise, une crise à laquelle s’est ajoutée celle du COVID-19.

Le COVID-19 ne peut pas faire oublier la crise socio politique qui perdure et qui est encore là après les élections du 22 février 2020. Par ces élections, avec des institutions non crédibles et non transparentes, le Togo peut-il être un modèle pour les autres pays africains qui feront aussi des élections présidentielles en cette année de 2020 ? La finalité du pouvoir politique doit être autre chose que le simple amour du pouvoir. La crise du pouvoir politique en Afrique et au Togo est une réalité.

Le COVID-19 en tant que crise sanitaire a dévoilé deux lacunes du pouvoir politique dans nos Etats et cela doit nous faire réfléchir car pour faire face aux problèmes il faut être ensemble et être ensemble ne peut se faire efficacement que dans la justice et par des institutions crédibles et reconnues de tous et par tous. La politique devient ainsi l’organisation du vivre ensemble et non la recherche du pouvoir pour le pouvoir. Si toute crise, tout en révélant un dysfonctionnement, est un moment de croissance, il serait temps d’accepter la crise dans notre pays afin d’y trouver une véritable solution, celle qui commence par la désignation et la dévolution du pouvoir dans la communauté politique.

L’actualité dans notre pays, c’est aussi celle d’une décision prise le 23 mars dernier et qui est relative à la suspension temporaire de deux organes de presse : L’Alternative (2 mois) et Liberté (2 semaines). La liberté d’expression est un droit inaliénable car c’est un droit de l’homme. Et comme tout droit, il n’est pas absolu, il s’exerce dans les limites de la Loi et donc des libertés publiques. La question que l’on pourrait se poser après la lecture des deux décisions est la suivante : la suspension serait elle l’unique forme de sanctions dans le cas d’espèce ? Ne pourrait-on pas insister d’abord sur le droit de réponse reconnu à tout individu qui contesterait une information à son sujet ? Dans un pays où l’information a du mal à être connue, où la liberté d’expression n’est pas pleinement établie comme un droit inaliénable des individus, la suspension temporaire ne risque-t-elle pas d’être prise comme une mesure dissuasive sur des sujets délicats et complexes ? L’objectif pédagogique ne peut-il être uniquement atteint que par cette sanction ?

Nous exprimons notre solidarité aux deux organes de presse qui malgré les conditions difficiles d’exercice informent le peuple et contribuent ainsi à l’effectivité du droit à l’information des citoyens. Par vous les médias, le droit à l’information n’est plus un droit purement abstrait mais il est réel et concret. Vous êtes ainsi l’un des baromètres pour différents pays en Afrique qui luttent pour le changement de régime : un vrai régime démocratique. Car de nos jours avoir l’information c’est être capable de comprendre, d’agir et de réagir, de construire et surtout d’avancer ensemble. On peut bloquer un canal pour informer mais on ne peut plus empêcher, au XXIe siècle et donc à l’ère de l’internet et des réseaux sociaux, la libre circulation de l’information pour l’édification de sociétés justes et démocratiques.
Toute crise, comme toute sanction, quand elle est vécue autrement, permet de croître et devient une chance de progrès. Nous espérons qu’il en serait ainsi pour tous les Togolais.

Par Maryse Quashie et Roger E. Folikoué

Source : L’Alternative (presse-alternative.info)

 

 

Cité au Quotidien / Crises Actuelles : Du Droit à la Sante au Droit à L’Information

 

Togo, Suspension des journaux «L’Alternative» et «Liberté» par la HAAC : Du zèle… rien d’autre !

Pour avoir publié le présent article, le journal « Fraternité » vient d'être convoqué à son tour par la HAAC, une institution de la honte gérée par des nègres au service du colon français. Cette HAAC du zélé pathétique Willibronde Pitalounani Télou semble déterminée à bâillonner les meilleurs journaux togolais, les seuls critiques à l'endroit de la France de Macron pour sa Duplicité, sa Fourberie et son Soutien malsain au régime frauduleux de Faure Gnassingbé réfractaire à l'Alternance au Togo.

La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a sanctionné, cette semaine, «Liberté « et «L’Alternative», deux journaux très critiques envers le Pouvoir de Lomé. Ceci, à la suite d’une plainte de Marc Vizy, l’ambassadeur de France au Togo qui estime avoir été calomnié, ensemble avec son pays, par ses organe dans leur publications fin février et début Mars dernier.

La hache de la HAAC…

Une plainte d’un ambassadeur. Puis derrière, la sanction. L’on se croirait dans une fiction. Mais c’est pourtant vrai. Vrai au pays de Faure Gnassingbé où la liberté d’expression est pourtant prise pour réalité. Pathétique !

 

 

Togo, Suspension des journaux «L’Alternative» et «Liberté» par la HAAC : Du zèle… rien d’autre !

 

En effet, par décision N°13/Haac/20/P du 23 mars 2020, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac)

suspend, pour deux (02) mois, à compter du 23 mars, date de signature de la décision, le journal «L’Alternative». A l’origine, une plainte de l’ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy. Pour cause, le diplomate français reproche au bihebdomadaire togolais d’informations, d’investigation, d’analyse et de publicité dirigé par Ferdinand Ayité, un traitement subjectif d’un article titré «Franck Paris, l’intrigant», à la Une de sa parution N°869 du 28 février 2020. Un article qui, aux yeux de M. Vizy, comporte deux accusations graves, infondées et calmnieuses contre le Conseiller pour l’Afrique du Président français. D’une part !

Et de l’autre, une autre décision, cette fois-ci N°14/Haac/20/P, portant suspension pour quinze (15) jours, à compter de ce mercredi 25 mars 2020, du Quotidien «Liberté». A l’instar du premier cas, toujours sur plainte du diplomate français qui reproche à l’organe de presse que dirige Médard Amétépé, des accusations graves, infondées et calomnieuses contenues dans l’article «Marc Vizy, l’autre ennemi de la démocratie au Togo» publié dans sa parution N*3116 du mardi 03 mars 2020. Lequel article aurait eu pour cibles, sa personne et son pays : la France.

Jugeant moins convaincants, les argumentaires des responsables des deux journaux, à l’audience, il a plu à la Haac de Telou Pitalonani de passer à sa hache, ces deux organes à ligne éditoriale bien critique. Une décision pour le moins convaincante, en ce sens que l’exercice et la réglementation de la presse est contenue dans un canevas juridique en vigueur : Le code de la presse.

Que dit la VAR ?

A son chapitre II, notamment à son article 46, le code prévoit que «Toute personne physique ou morale ayant fait l’objet d’une information contenant des faits erronés, des assertions ou des déclarations malveillantes de nature à causer un préjudice moral ou matériel, dispose d’un droit de réponse». Et de préciser, en cas de «refus ou de silence», le plaignant peut donc saisir la Haac. Une situation que résous d’ailleurs, plus loin, l’article 76 qui stipule qu’ «En cas de refus d’insertion ou de diffusion de la réponse, malgré l’ordonnance de référé prévus à l’article 53 du présent code, le Directeur de l’organe de publication ou de diffusion en cause est passible d’une peine de cinq cent mille (500.000) à un million (1.000.000) FCFA.

Une suspension de parution ou d’émission de quinze (15) jours à trois (03) mois peut être prononcée contre l’organe de publication ou de diffusion en cause sans préjudice de la peine d’amende à l’alinéa précédent».

Il en est de même pour l’article 82 qui rajoute en précisant que «La diffusion ou la publication d’informations contraires à la réalité dans le but manifeste de manipuler les consciences ouvre déformer l’information où les faits est passible d’une peine d’amende de cinq cent mille (500.000) à un million (1.000.000) FCFA.

C’est donc ce que prévoit le code de la presse en vigueur.

Observations

Dans sa plainte, l’ambassadeur a refusé délibérément d’exercer le droit de réponse. M. Marc Vizy aurait souhaité selon la Haac, un règlement à l’amiable. Un amiable qui selon la Haac devrait consister en un rectificatif à l’initiative des deux journaux. Une offre paradoxale de la part de cette instance pourtant Haute en ce sens que le rectificatif n’est fait que sur la base d’éléments correctifs tangibles versés par la partie plaignante, et non sur initiative du journal incriminé. Sinon comment une publication sérieuse peut-elle affirmer une chose lundi et revenir le lendemain se dédire, juste au nom d’un amiable aussi sincère soit-il.

Par ailleurs, il ressort que l’ambassadeur dans sa plainte, a demandé à la Haac d’utiliser ses pouvoirs de mise en garde et en cas de récidive de sanction. Mais la Haac après avoir demandé de façon surréaliste et en vain aux deux organes d’apporter la preuve des affirmations dans leurs publications a choisi d’aller directement à la sanction. Si ce n’est la manifestation d’un zèle de godillot c’est purement de l’acharnement. Mais qu’à cela ne tienne. En quoi une institution de « journalistes » peut-elle demander à des confrères d’apporter la preuve de leurs écrits, autrement dit leurs sources. On serait en face de novices qu’on pourrait trouver une situation atténuante à une telle demande. Passons !

Posture de Godillot ?

Loin de donner raison aux observateurs qui estiment que ce jugement n’est plus ou moins que l’expression de la force, visiblement téléguidée, l’on peut, en vrais leaders d’opinion et démocrates s’en offusquer lorsqu’on se rend compte que ce sont les institutions de la république, censées faire respecter la loi qui la violent plutôt à loisir. Car, lorsqu’on veut donner force à la loi, on l’applique dans son entièreté. Et en la matière, la Haac dans l’article 22 de sa loi organique a pour attributions de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse. Elle n’a donc pas pour missions de s’acharner contre la presse pour un hi ou pour un ha. Qui plus est, la même loi organique fait obligation à l’équipe de Pitalounani Telou de procéder graduellement par une mise en demeure (article 58) avant de décider d’une suspension de parution de la publication (article 65). Et c’est là qu’on se rend compte que l’expatrié du moins à la lumière des lignes de sa plainte, fait une meilleure lecture des textes qui régissent la Haac que les membres de la Haac eux-mêmes. La preuve, on n’en eu que cure de toutes ces dispositions de toutes ces dispositions de la loi organique mais on a plutôt choisi le zèle.

Pour sa vraie indépendance et son développement intégral africain, l’ancien président américain, Barack Obama n’a-t-il donc pas recommandé des institutions fortes, en lieu et place des hommes forts ? A chacun sa réponse !

Source : Fraternité /

Sous-titre / Intro : 27avril.com

N.B. Pour avoir publié l’article ci-dessus, le journal « Fraternité » vient d’être convoqué à son tour par la HAAC du nègre Télou


Convocation du journal « Fraternité » par la HAAC pour avoir publié un article critique de la décision de cette institution de la honte de suspendre les journaux « L’Alternative » et « Liberté » | Source : F.K/FB

 

 

En effet, par décision N°13/Haac/20/P du 23 mars 2020, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac)

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