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Mobilisation du Peuple Togolais pour la Troisième Voie : L’Indispensable Transition

RCDTI et CVU-Togo Diaspora
Source : CVU-Togo-Diaspora

Communiqué conjoint du 25 février2020 adressé au peuple togolais

Réseau de la Coordination de la Diaspora Togolaise Independante (RCDTI) et Collectif pour la Vérité des Urnes -Togo- Diaspora (CVU-Togo-Diaspora)

Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra

*****

Au Togo, l’élection présidentielle du 22 février 2020 s’est déroulée dans un climat de rapport de force asymétrique.

1. Proclamation Unilatérale par un Système Autocratique : Quelle Légalité ?

L’un des sept (7) candidats à la présidence de la République, Faure Gnassingbé, le Président sortant, utilisait les moyens de l’Etat, notamment l’armée et les autres se contentaient de gérer le peu d’argent mis à leur disposition pour la campagne. Sans convergence de vue, il était difficile pour une opposition institutionnelle qui a choisi d’aller à des élections dont les règles principales de base sont faussées et ne correspondent pas à ce que le Peuple togolais souhaitait à savoir : procéder aux réformes électorales avant d’aller à cette élection ou tout au moins, ne pas aller à des élections illégales avec une cour constitutionnelle anticonstitutionnelle et un fichier excluant une partie importante des citoyens tout particulièrement ceux de la Diaspora.

Mais, l’opposition qui a choisi d’aller à cette élection a peut-être oublié que le pouvoir en place a clairement indiqué que le comptage ne s’effectuera pas « bureau de vote par bureau de vote ». Accentuant le caractère asymétrique et anti-démocratique du scrutin, le pouvoir RPT/UNIR a retiré à la dernière minute, sans concertation en invoquant comme justificatif, une éventuelle ingérence étrangère, l’accréditation pour observer cette élection présidentielle à plusieurs organisations. Il s’agit principalement de l’Union européenne, le « National Development Institute » des Etats-Unis, la Concertation Nationale de la Société Civile (CNSC) ou encore la Conférence épiscopale des Evêques du Togo. Cette attitude est conforme aux décisions et agissements d’un pays autocratique.

Sur cette base, il y a lieu de constater que la légalité, selon le pouvoir togolais, est celle voulue et imposée de force par l’autocrate et ses institutions anticonstitutionnelles. Ainsi il revient à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de proclamer officiellement les résultats provisoires. Mais le jeu de va et vient, opéré dans l’opacité la plus totale entre celle-ci, le Ministre de l’Administration du Territoire de la décentralisation et des collectivités locales et la Cour constitutionnelle, est de nature à entacher d’irrégularité la proclamation des résultats définitifs. Dans de telles conditions, les résultats définitifs ne doivent, au mieux, ne jamais intervenir, au pire être annulés par tous les moyens légaux, à moins que dans les réajustements des rapports de force, l’imprévu ne vienne changer les plans de Faure Gnassingbé, touché dans son intimité familiale.

2. Rejeter les Résultats Bureau de Vote par Bureau de Vote : Une Contrevérité des Urnes

Selon la CENI donc, le candidat-président Faure Gnassingbé de l’Union pour la République aurait été élu au 1er tour avec 72,36 % des suffrages, soit 1 938 889 voix sur les 2 769 286 votants. Le candidat Messan Kodjo Agbéyomé du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD aurait recueilli 18,37 % des suffrages, Jean-Pierre Fabre de l’Alliance nationale pour le Changement 4,35 %, le Professeur Aimé Gogué 2,38 %, M. Wolou Komi 1,14 %, M. Georges Kouessan 0,77 % et M. Tchassona Traoré 0,63 %1.

Il est impossible pour la CENI de prouver la véracité de ses affirmations dès lors qu’il est question de procéder à des vérifications entre les procès-verbaux « électroniques » et les procès-verbaux physiques qui sont issus des bureaux de vote. Il y a donc lieu de déposer un recours devant la Cour Constitutionnelle illégale et anticonstitutionnelle pour qu’elle puisse constater elle-même son illégalité. Il va de soi que nul n’est tenu d’attendre la décision d’une Cour constitutionnelle illégale pour déposer en urgence, si possible, un recours juridique devant les juridictions de la CEDEAO et de l’Union africaine. Il s’agira de demander l’annulation des élections pour de nombreux manquements au Togo quant aux règles électorales en vigueur dans les pays démocratiques.

Il suffit de rappeler entre autres les nombreux dysfonctionnements du système du Vote au Togo. En principe, sur la base des comptages au niveau des bureaux de vote, les procès-verbaux sont envoyés du bureau de vote à la CELI. Il va de soi que si les présidents des bureaux de vote sont payés directement par le pouvoir en place, la neutralité risque de ne plus être garantie. Entre la CELI et la CENI qui doit centraliser tous les procès-verbaux électroniques et physiques, seules des personnes dépendantes de Faure Gnassingbé sont habilitées à gérer les transferts des documents. Là encore, la neutralité n’est pas garantie. Il n’y a pas de vérification des procès-verbaux physiques, encore moins des bulletins versés dans les urnes. La CENI se contente de vérifier des procès-verbaux électroniques, sauf en cas de contestations. Il y a là manifestement une volonté préméditée d’organiser la contre-vérité des urnes au Togo, ce par les plus hautes autorités de l’Etat et du gouvernement.

Le problème est que l’appareil de direction du RPT/UNIR a les moyens de convaincre les membres de la CENI avec des sommes que « radio trottoir » estime varier entre 5 et 15 millions FCFA (7 200 et 21 500 Euros).

La France et les autres pays du Groupe des cinq (G5) vont-t-ils, une nouvelle fois, prendre acte sans émettre la moindre remarque, de tous ces dysfonctionnements électoraux qui se déroulent au grand jour et sans retenue, sous les yeux de leurs représentants accrédités au Togo ? Le Togo ne doit pas renouveler l’expérience de la France et des Nations Unies en Côte d’Ivoire avec une crise politique qui s’en est suivie lors de l’élection présidentielle de 2010, en refusant le recomptage des bulletins de vote physique et non électronique, ce bureau de vote par bureau de vote. La vérité des urnes est à ce prix même si un faisceau d’indices et des déclarations de certains ministres de Faure Gnassingbé laissent à penser que le pouvoir en place n’est pas disposé à respecter la vérité des urnes. Alors, le G5 va-t-il prendre acte de la contrevérité de urnes ?

3. Les Probabilités Incroyables mais Vraies : Un Quatrième Mandat de Trop

Ce que d’aucuns croyaient improbable, est désormais pour la énième fois, consommé. À savoir : l’annonce de résultats de l’élection présidentielle sans lien réel – et vérifiable de manière contradictoire comme il sied dans les pays démocratiques, par les délégués et représentants de tous les candidats -, avec les preuves physiques des bulletins dans les urnes ou les procès-verbaux physiques. Soit dans les faits, un véritable système de la contre-vérité des urnes.

En effet, les procès-verbaux sont signés en blanc par les Présidents des CELI et de la CENI, qui sont pourtant des magistrats assermentés. Comment un magistrat peut-il accepter de signer un procès verbal non rempli, sans faillir aux règles d’éthique, de droit et de déontologie qui s’imposent à sa profession ? Pourtant ces signatures ont eu lieu et il y a des témoins qui pourront en témoigner avec des vidéos à l’appui, au moment opportun devant les juridictions compétentes.

Il arrive même que des Présidents de CELI reçoivent l’injonction de se déplacer à Lomé pour remplir ensuite les Procès-verbaux à Lomé au siège de la CENI. Ainsi, outre le fait que les CELI et la CENI ne sont pas crédibles, il faut, de fait, constater qu’il n’y a également personne pour auditer ou contrôler de manière contradictoire tout ce processus, ni à priori, ni à postériori. Faut-il rappeler que lors de l’élection présidentielle de 2015, un expert malien nommé par la CEDEAO en la personne du Général Siaka Toumani Sangaré, pour pallier aux insuffisances du gouvernement RPT/UNIR à son incapacité à conduire un processus électoral crédible, a voulu aller récupérer lui-même auprès des CELI les preuves de l’existence physique des procès-verbaux et des bulletins censés être dans des urnes scellées et les ramener à Lomé pour tenter d’assurer la fiabilité du dépouillement. Or cette opération, censée apporter la transparence du scrutin, s’est soldée par un échec cuisant. Les militaires, dans un excès de zèle ou tout simplement en mission commandée, l’ont obligé à proclamer les résultats. De ce fait en 2020, comme ce fut déjà le cas en 2015, aucun des résultats issus des CELI et de la CENI ne sont fiables et donc susceptibles de s’imposer au Peuple togolais.

Il faut savoir partir à temps. A vouloir forcer le destin, il se peut que le destin soit moins facile à manipuler lorsqu’on insulte tout un Peuple qui ne doute pas de la justice immanente. On ne peut pas forcer Faure Gnassingbé à suspendre son 4e mandat illégitime et anticonstitutionnel. Mais, le Peuple peut, s’il le décide collectivement, opter pour la désobéissance civile et obtenir in fine ce départ précipité de celui qui s’est imposé à la tête de l’Etat togolais par la violence et le non-droit.

4. Quatrième Président Togolais Légitime contre 4e Mandat Illégitime de Faure Gnassingbé

Alors, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA souhaitent rappeler que les estimations sorties des urnes et collectées par les membres fiables de l’opposition et de la société civile ont aussi une base légale. Par ailleurs les coupures de l’internet et des communications lors du processus de transfert des résultats des urnes et les procès-verbaux vers les CELI et CENI, ont vicié le déroulement du scrutin et constituent des moyens de preuve de nature à faire accepter devant un tribunal, les résultats au moins partiels, collectés par chacun des membres des six partis qui ont participé à l’élection malgré les nombreuses mises en garde sur l’iniquité du scrutin, qui leur ont été adressées de tous horizons, dont RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA. Sauf si ces membres ont été « achetés » et se contentent du statu quo aux dépens de la volonté du Peuple togolais.

Mais au demeurant, Gilchrist Olympio, Bob Akitani, Jean-Pierre Fabre et maintenant Agbéyomé Kodjo ont gagné l’élection présidentielle sur la base des preuves physiques. Mais n’ayant pas un rapport de force favorable, car ayant sous-estimé la volonté et la capacité de nuisance anti-démocratique de l’armée togolaise, préférant depuis 54 ans défendre les intérêts d’un clan, au détriment de l’intérêt général du Peuple togolais, les quatre « présidents présumés » du Togo n’ont jamais pu exercer la délégation de pouvoir que le Peuple togolais leur a remis dans les urnes.

En effet, il y avait chaque fois un usurpateur de la vérité des urnes, appartenant toujours à la même famille et au même clan. Le nom est connu de toutes les Togolaises et de tous les Togolais.

5. Recommandations de RCDTI et CVU-Togo-Diaspora : L’Alternative de la Troisième Voie

Aucune femme togolaise ne doit « donner satisfaction » à un seul militaire togolais qui trahit le Peuple togolais dont il est issu.

Aussi, RCDTI ET CVU-TOGO-DIASPORA recommandent au Peuple togolais :

5.1- de se mobiliser pour mener une lutte multiforme tant sur un plan juridique que du côté de la désobéissance civile à laquelle l’autorise, sinon l’y invite, la Constitution du Togo ; une manifestation du Peuple togolais doit avoir lieu conformément à la Loi fondamentale togolaise pour rejeter la contre-vérité des urnes et le recomptage manuel des bulletins de vote physique ;

5.2- d’accepter que des structures indépendantes déposent, au plan juridique, des recours contentieux, notamment un recours auprès de la Cour constitutionnelle togolaise pour constater son anti-constitutionnalité, et en concomitance, un recours en urgence devant la Cour de Justice de la CEDEAO et devant les juridictions de l’Union africaine, notamment la commission et la Cour africaine des Droits de l’Homme et des Peuples pour faire annuler ces élections entachées d’innombrables irrégularités afin de faire fermer une Cour Constitutionnelle anticonstitutionnelle qui, de ce fait, n’a aucune autorité pour proclamer des résultats définitifs ; la suspension des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 22 février 2020 doit être exigée par le Peuple togolais ;

5.3- d’organiser toutes les associations qui pourront se présenter comme « partie civile » afin de faire constater l’impunité des nombreux crimes de sang, de crimes économiques, des fraudes électorales et des abus divers et surtout le bafouement systématique de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ; la justice africaine doit pouvoir enfin défendre le droit des victimes de l’Etat togolais, mettre fin à l’impunité, sanctionner la responsabilité des décideurs et les élites à tête du Togo, et exiger des réparations ;

5.4- de demander à chaque citoyenne et citoyen togolais de retrouver sa culture de combat pour sa dignité en contribuant à partir de 10 euros ou l’équivalent en Franc CFA (7 000 FCFA) au financement de tous ces recours. Les avocats choisis seront des avocats panafricains et maîtrisant la problématique de la lutte asymétrique au Togo ; il importe de suivre les instructions en allant à l’adresse électronique suivante : https://cvu-togo-diaspora.org/2020/02/13/mobilisation-du-peuple-togolais-pour-des-recours-juridiques-violation-de-la-charte-africaine-des-droits-de-lhomme-et-des-peuples/17408 ;

5.5- de ne pas céder aux intimidations, car toutes victoires basées sur l’anti-constitutionnalité des institutions et sur la fraude massive électronique obligent tous juges sérieux à procéder à des comparaisons entre les procès-verbaux physiques et ceux « électroniques » qui ne reposent sur aucune preuve tangible ; le Peuple togolais doit exiger la comparaison entre les bulletins de vote physique, les procès-verbaux physiques d’une part, et les mêmes électroniques qui ne reposent sur aucun fondement tangible, mais proclamés de manière provisoire par la CENI ;

5.6- de demander aux pays constituant la Communauté internationale ayant une représentation au Togo, notamment les membres décisionnels du G5 (Allemagne, Etats-Unis, France, Union européenne, Nations Unies) de ne pas prendre acte comme par le passé des résultats du scrutin du 22 février 2020, proclamés unilatéralement, mais de faire preuve d’un peu d’humanisme et d’exigence de vérité en sollicitant des preuves concrètes de la part du Gouvernement, de la CENI et de la Cour constitutionnelle sur le lien de causalité évident et vérifiable entre les procès-verbaux électroniques et les procès-verbaux physiques (écrits) ; Le G5 gagnerait à ne pas aligner ses positions sur des affirmations sans preuves du Gouvernement togolais ;

5.7- se de rendre à l’évidence qu’au niveau de la CENI, même pour des résultats provisoires, dans de très nombreux cas il y a eu des bourrages d’urnes, une comptabilisation de procès-verbaux fictifs et non vérifiables et un refus de confronter les résultats proclamés avec ceux compilés par des sources indépendantes ; de ce fait, les résultats définitifs sont entachés d’irrégularités flagrantes et ne doivent pas être proclamés par une Cour constitutionnelle anti-constitutionnelle ;

5.8- de constater que les termes de référence des missions d’observations de la CEDEAO et de l’Union africaine se sont limités à produire un rapport sur le climat dans lequel s’est opéré l’élection présidentielle. En aucun cas, il n’a été demandé au Chef de mission des observateurs de l’Union africaine, M. Hery Rajaonarimanpianina, ancien Président de Madagascar, d’observer et de vérifier la fiabilité du processus de comptage, ni le caractère régulier et légal du transfert des procès-verbaux et des bulletins de vote, des bureaux de vote vers les CELI et la CENI, encore moins de s’assurer de la véracité des résultats proclamés. A ce titre, il est permis de s’interroger : si les élections qu’il organisait à Madagascar se passaient comme au Togo, cela permettrait de comprendre pourquoi il a été balayé par la transparence et la vérité des urnes dans son pays ; le Chef de mission de l’Union africaine a certainement plus observé la probabilité d’être payé par la contribution du Togo à l’Union africaine que le niveau d’auto-amnésie dont il a fait preuve, ce de manière indépendante, dans le processus de proclamation de résultats électoraux ;

5.9- de demander à tous les responsables de partis politiques qui ont refusé de participer à cette élection, du fait de l’absence de garantie de transparence du scrutin, de s’organiser dans une démarche collective et inclusive sur le terrain pour l’avènement de la Troisième voie. RCDTI et CVU TOGO-DIASPORA qui dans cette perspective ont commencé un travail déjà bien avancé sur ce chantier, regroupant les personnalités indépendantes de Faure Gnassingbé et de son système, sont disponibles pour apporter une contribution constructive et décisive sur l’avenir de Togo ;

5.10- de demander à tous les responsables de partis politiques qui ont choisi d’aller à cette élection présidentielle, malgré les multiples mises en garde de tous horizons quant à l’iniquité du scrutin, de repenser leur stratégie pour au mieux déposer les recours contentieux suggérés plus haut. À défaut, ils peuvent contribuer à l’aboutissement des recours déjà entrepris par RCDTI et CVU-TOGO DIASPORA, en fournissant les preuves tangibles dont ils disposent et décident d’apporter le budget d’accompagnement qui sied (voir la recommandation 4 plus haut). Mais, ceux qui légitiment le maintien de Faure Gnassingbé et contribuent à diviser le mouvement de l’alternance politique ne pourront pas faire partie de la « Troisième voie » ;

5.11- Rappelons tout de même que l’article 7 de cette Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuple stipule que « toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue », notamment le droit de saisir les juridictions, le droit à la présomption d’innocence, le droit à la défense, et le droit d’être jugé dans un délai raisonnable par une juridiction impartiale ».

5.12- Ne pas tenter de faire invalider cette élection présidentielle togolaise pour offrir une transition telle que demandée par le Peuple togolais, c’est trahir le Peuple togolais.

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA et plusieurs autres structures et citoyens indépendants ont choisi de poursuivre par des voies pacifiques et juridiques, une lutte pour le rétablissement de l’Etat de droit au Togo. Ceux des ambassadeurs du G5 qui estiment et même ont déclaré que le « Peuple » était leur candidat, devraient désormais assumer la portée de leur déclaration en passant de la parole à l’acte. D’une part, il est poliment demandé de soutenir en soutenant concrètement les initiatives pour le retour de la vérité des urnes et les recours contentieux engagés, en apportant leur expertise, les preuves d’abus des droits et de pouvoir et en mettant des moyens de tous ordres à disposition d’une équipe de coordonnateurs de la troisième voie.

D’autre part, il est proposé au groupe du G5 de participer, hors du Togo, par exemple à Washington, à une première conférence inclusive avec tous les représentants effectifs de la Troisième voie, ce en respectant leur diversité plurielle. La société civile au Togo, notamment les Forces du Consensus Démocratique et la Diaspora plurielle indépendante proposeront des éléments fédérateurs pour un nouveau consensus devant mener à une transition pacifique. Les partis politiques défendant l’alternance politique au Togo seront invités à faire des contributions constructives.

Le 25 février 2020.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes de la mouvance présidentielle au Togo.

Comité de Rédaction :

RCDTI, CVU-TOGO-DIASPORA, SURSAUT-TOGO, RASSEMBLEMENT NATIONAL POUR LA DEMOCRATIE ET LE PANAFRICANISME (RNDP), FORCES DU CONSENSUS DÉMOCRATIQUE ET PARTENAIRES :

1. Messan Ata Zeus AJAVON, Me.
2. Yves Ekoué AMAÏZO, Dr.
3. Jean-Pierre Akoété BALIKPO
4. Ernesto D’ALMEIDA, Dr.
5. Mathieu D’ALMEIDA
6. Koffi DEKU, Ing.
7. François FABREGAT
8. Apélété Félix KODJO
9. Moussa Avé INOUSSA
10. Christian MENSAH
11. Antoine Koffi OKOUTA
12. Antoine RANDOLPH, Dr.
13. Tchatikpi OURO-DJIKPA
14. Folly SATCHIVI
15. Kofi YAMGNANE, Ing.

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Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet de société commun pour l’avenir du Togo en vue d’une transition.

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1- République togolaise, Site officiel (2020). « Faure Gnassingbé élu au premier tour de la Présidentielle avec 72,36% des suffrages (Résultats provisoires) ». In www.republiquetogolaise .com. 24 février 2020. Accédé le 24 février 2020. Voir https://www.republiquetogolaise .com//gouvernance/2402-4071-faure-gnassingbe-elu-au-premier-tour-de-la-presidentielle-avec-76-63-des%20suffrages-resultats-provisoires

 

 

Mobilisation du Peuple Togolais pour la Troisième Voie : L’Indispensable Transition

 

A la suite de Yark, Bawara prévient Mgr Kpodzro et Kodjo

Les avertissements des autorités togolaises envers la coordination de la dynamique Kpodzro se suivent. A la suite du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Yark Damehame qui a presque menacé Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo lundi lors de la présentation des rapports des missions d’observations électorales, Gilbert Bawara aussi s’y met. Il met en garde Mgr Kpodzro et le candidat de sa dynamique.

« Je crois qu’il serait sage pour ce candidat (Ndlr, Agbéyomé Kodjo) de se mettre dans les rangs », a indiqué Yark Damehame lundi. Il est allé plus loin en qualifiant la contestation des résultats de « méthode voyou ». Pour Gilbert Bawara, les lois s’appliqueront de manière ferme, qu’on soit ancien Premier ministre ou un prélat émérite.

« S’ils s’amusaient à vouloir poser des actes qui sont contraires à l’ordre public et à la loi, la réaction des autorités compétentes sera ferme », a fait savoir le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et de la Protection sociale.

Pour lui, les règles n’échappent pas aux deux personnalités qui contestent les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 22 février dernier. Elles les connaissent bien, selon M. Bawara qui souligne que les Togolais se sont désintéressés de Mgr Kpodzro et d’Agbéyomé Kodjo.

« Les 2 personnages devraient tirer un certain nombre de conséquences et d’enseignements par rapport au désintérêt que les citoyens sont en train de manifester à leur égard. Les Togolais vaquent à leurs occupations », a-t-il affirmé.

Et de critiquer avec véhémence l’attitude du prélat : « A cet âge-là, avec les responsabilités religieuses qu’il a jouées, nous aurions aimé qu’il soit là en train de méditer et de prier pour la paix dans le pays et non pas qu’il devienne un élément d’agitation et quelqu’un qui œuvre pour le désordre et la confusion ».

Il faut noter que la dynamique Kpodzro rejette catégoriquement les résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), qui créditent Faure Gnassingbé de 72,36% des suffrages contre 18,37% pour le candidat du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), Agbéyomé Kodjo.

 

 

A la suite de Yark, Bawara prévient Mgr Kpodzro et Kodjo

 

Hold-up électoral: La diaspora togolaise d'Allemagne (DTA) appelle le peuple togolais à la résistance.

HOLD-UP ÉLECTORAL (DTA) APPELLE LE PEUPLE TOGOLAIS À LA RÉSISTANCE

Le hold-up électoral orchestré par le régime de Faure Gnassingbé, qui s'est attribué un score à la soviétique de 72, 36% alors même qu'il est battu dans les urnes par le candidat de la Dynamique de Mgr KPODZRO, Gabriel Agbeyomé KODJO, est une forfaiture.

C'est une insulte à l'intelligence des Togolaises et des Togolais qu'un chef d'État qui se présente pour un quatrième mandat et dont la gestion est un désastre ait pu bénéficier d'un tel score. Ces résultats fabriqués par la CENI sont faux et contraires à la volonté populaire exprimée à travers les urnes le 22 février 2020.
Le seul et unique vainqueur du scrutin présidentiel du 22.02.2020 au Togo est Mr. Gabriel Agbeyomé KODJO, le candidat du peuple Togolais.

Par conséquent la DTA fidèle à sa volonté d‘oeuvrer pour le changement démocratique total :
ü condamne le hold-up électoral du régime RPT/UNIR,
ü apporte son soutien au peuple togolais et au président élu
KODJO
ü exhorte toute la classe politique togolaise à taire ses
mettre fin au système RPT/UNIR et à la dynastie des Gnassingbé
ü convie toutes les forces vives du Togo et de la diaspora à entrer dans la résistance jusqu'à ce que la vérité des urnes soit dite, que Agbéyomé KODJO soit proclamé Président de la République du Togo et que la volonté exprimée par les électeurs et électrices en faveur de l'alternance soit respectée.
ü demande à tous les candidats se réclamant de l'opposition
société civile, de se retrouver pour mener la résistance en vue d'arracher la victoire du peuple.

Enfin la DTA appelle toutes les togolaises et tous les togolais de se tenir prêts pour des actions futures.

Nous encourageons donc tous les concitoyens de la Diaspora comme du pays à dépasser les clivages politiques et autres
autre considération partisane.

Fait à Wuppertal, le 24.02.2020

Le présidium
Mr. Bassirou AYEVA, Mr. Comi AMOUZOUVI et Mr. Djibril GAFFAR
DIASPORA

Diaspora Togolaise d’Allemagne
Wolkenburg 100 * 42119 Wuppertal
dta-executif@web.de

 

 

Hold-up électoral: La diaspora togolaise d'Allemagne (DTA) appelle le peuple togolais à la résistance.

 

Mgr Kpodzro : « Faure Gnassingbé me trouvera sur son chemin »

« Moi, Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro, déclare être décidé résolument à ne plus laisser Faure voler la victoire du peuple cette fois-ci encore », a déclaré le prélat devant la presse.

Et d’ajouter : « Comme le Christ Jésus a bloqué Paul sur le chemin de Damas, Faure me trouvera sur son chemin jusqu’à ce qu’il ne laisse au peuple des misérables, des affamés, des laissés pour compte, des opprimés, leur victoire ».

Il fait ensuite savoir que l’on avait voulu l’empêcher de participer à la campagne électorale en l’invitant à un séminaire international de Konrad Adenauer à Abidjan. « Je leur ai dit non, que je suis occupé à suivre la marche de mon pays dans cette crise, pour être témoin et opérer la victoire cette fois-ci. Quant au séminaire, on le faire une autrefois s’ils trouvent que mon intervention leur sera utile », a-t-il indiqué.

Mgr Philippe Kpodzro regrette que les Togolais ne soient pas sortis dans les rues dimanche lorsque la commission électorale nationale indépendante (CENI) proclamait les faux résultats de l’élection présidentielle. « Il faut que les Togolais se mobilisent pour atteindre Cana », a-t-il dit.

« Une injustice est une injustice. Levez-vous tous ! N’ayez pas peur de fusil, les soldats même en ont marre. ne restez pas dans vos chambre avec la peur, sortez massivement dans les rues pour arracher la victoire », a lancé Mgr Kpodzro.

Il faut rappeler que le prélat convie les personnes du troisième âge à une marche à Lomé ce vendredi 28 février 2020. Il demande également aux Togolais d’observer trois jours de jeûnes, de prière et de louange pour « pour la délivrance de la Terre de nos aïeux sans effusion de sang avant la fin de ce mois de février ».

 

 

Mgr Kpodzro : « Faure Gnassingbé me trouvera sur son chemin »

 

Me Mouhamed Tchassona Traoré dit prendre acte de son score

0,63% pour le candidat du Mouvement Citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), Me Mouhamed Tchassona Traoré selon les résultats communiqués par la CENI. L’opposant dit avoir pris acte de ce score en attente des résultats définitifs et souhaite que toutes revendications se déroulent dans la paix.

Contrairement à certains candidats de l’opposition qui dénoncent un coup de force électoral, le président du MCD pense que l’opposition togolaise serait à la base de son propre échec à l’issue du scrutin présidentiel.

L’opposant, dans une déclaration lundi, a dénoncé des irrégularités dans le déroulement du scrutin et estimé que « les résultats obtenus par l’ensemble de l’opposition à ce scrutin sont la conséquence de la conjonction de plusieurs facteurs ».

Ces facteurs selon le notaire sont, entre autres, « la conservation des CENI politiques, le boycott du recensement électoral et des législatives de 2018, qui ont produit la situation que nous vivons aujourd’hui ».

Le président du Mouvement Citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), a par ailleurs témoigné sa gratitude aux populations qui ont voté pour lui et espère que tout contentieux relatif au scrutin se règle pacifiquement.

A celui que la CENI a proclamé gagnant de cette élection présidentielle, le candidat du MCD lui conseille de mettre « l’intérêt des Togolais au centre des actions de son gouvernement ».

 

 

Me Mouhamed Tchassona Traoré dit prendre acte de son score

Changerons-nous jamais… ?

Changerons-nous jamais de musique
Dans cet opéra, fou drolatique ?
Quand le fraudeur, toujours hors-la-loi
Dont le monde entier connaît la mauvaise foi
Nous joue une pièce supposée nouvelle
Mais bien dans le genre de son papa
Qui laisse le peuple écrasé, baba
Face à cette composition pêle-mêle
Dénommée élection-farine-riz
Ou scrutin- à-renfort-de billets
Où les électeurs sont bien nourris
ET à ceux qui disent non, mille regrets
Ils seront par tout moyen contraints
Qu’ils se vouent aux démons ou aux saints
Enlèvements, tueries, torture
Ou encore exil les obligent bien
À dire au clan Gnassingbé : amen
Ainsi se poursuit l’aventure
Dans le bain des années soixante-trois
Le régime parfois est aux abois
Et se demande sur quel pied il danse
Pour nous l’espoir alors est immense
Le clan hésite, observe un instant
Cachant la tête, puis la ressortant
Recourt de nouveau à sa machine
Ruse, riz, billets de banque et farine
Lorsque le dispositif échoue
Il sort promptement l’arme dont il joue
Dès le début de la tragédie :
La terreur dans toute l’ignominie
Dont un être dit humain est capable
Un être qui, à voir de près, ressemble
Aux fauves dans une grotte préhistorique
En quoi a-t-elle donc changé, la musique ?
Et, en quoi doit-on changer de danse ?
Elle ne sera pas de réjouissance
On ne l’appellera pas Kamu
Quand la confusion s’installe partout
On ne l’appellera pas Lawa
Car elle n’exprime pas du tout la joie
Et elle ne ressemble pas à Akpè
Pour quiconque au Togo s’y connaît
De cette danse les pas ne sont pas
Ceux de Bankonsiek, Abal, Simpa
Ni à Kondona, ni Tumewoe
Comme déjà vous tous vous le voyez
C’est une danse macabre et diabolique
Sur un air lugubre et chaotique
Aux gesticulations incertaines
Aux grimaces forcées françafricaines
Aux mimiques communautaires bien payées
Pirouettes et voltiges intéressées
Vifs sauts, soubresauts et cabrioles
Cette danse n’a rien de celles de chez nous
Mais ressemble à celle que dansent les loups
Tout prend des allures colorées folles
Les loups n’accordent pas de chance aux moutons
Ceux-ci n’ont qu’á fuir, saisis de frissons
Musique de facture européenne
Qu’on interprète comme bien onusienne
Autour d’un homme qui rêve d’être empereur
Montagne d’ossements et fleuve de sang
Font partie de la géographie
De cette bien bizarre démocratie
L’homme fait régner partout la terreur
Usant de tout pour défendre son clan
Mais, jusqu’à quand ? Réveillez-vous donc !
Chers Compatriotes, changeons de ton.


Sénouvo Agbota ZINSOU

 

 

Changerons-nous jamais… ?

 

4,35% pour Jean-Pierre Fabre : Un score fantaisiste selon l’ANC

L’alliance nationale pour le changement (ANC) contexte les résultats provisoires du scrutin présidentiel du 22 février dernier, proclamés par la CENI dimanche dernier. Le directeur de campagne de cette formation politique, Patrick Lawson, pense que le score attribué à son candidat a été fabriqué. Pour lui, il s’agit d’un énième braquage électoral.

« Ce score manifestement fabriqué, a été préparé par la violence et la fraude sans compter un cadre électoral et institutionnel fortement partisan et antidémocratique, l’utilisation illégale des moyens de l’Etat par le candidat du parti au pouvoir, la rétention du financement public de la campagne des candidats de l’opposition », a écrit Patrick Lawson.

Le collaborateur de l’ancien chef de file de l’opposition a également avancé que sur toute l’étendue du territoire national, il a été opéré des falsifications de procès-verbaux, bourrages d’urnes et bien d’autres manœuvres peu orthodoxes.

Patrick Lawson dénonce un énième « coup de force électoral », avec la complicité de la Commission électorale nationale indépendante qui, selon lui, a commis « une forfaiture qui violerait son serment ».

Le directeur de campagne de l’ANC rassure cependant qu’ils ne comptent pas baisser les bras. A l’en croire, « une élection n’est qu’une étape de la lutte », a-t-il indiqué.

Il est à préciser que le parti orange n’est pas la seule formation politique qui a rejeté les résultats provisoires proclamés par la CENI. Le candidat des forces démocratiques a également protesté contre ces résultats qui sont contraire à « la volonté populaire clairement affichée à travers les urnes ».

En sa « qualité de président démocratiquement élu de la République togolaise », le candidat de la dynamique Kpodzro appelle les citoyens togolais à défendre « résolument la vérité des urnes ».

Nicolas K

 

 

4,35% pour Jean-Pierre Fabre : Un score fantaisiste selon l’ANC

 

Yark menace Kodjo

Le candidat de la dynamique Kpodzro conteste les résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Le Directeur de campagne d’Agbéyomé Kodjo, Fulbert Sassou Attisso a, quelques heures après la proclamation de ces résultats, appelé les Togolais à la résistance. Un appel que ne tolère pas le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Yark Damehame.

« Je crois qu’il serait sage pour ce candidat (Ndlr, Agbéyomé Kodjo) de se mettre dans les rangs. On n’a pas besoin de ça », a-t-il déclaré hier en marge de la présentation des rapports par les missions d’observation. Pour beaucoup, cela sonne comme une menace envers le candidat de la dynamique Kpodzro.

A en croire Yark Damehame, le Togo doit poursuivre son développement dans « une situation calme et apaisée ».

Pour lui, le fait que Agbéyomé Kodjo proclame les résultats avant la CENI relève d’une méthode de voyou. « Cela fait voyou. Il faut éviter des choses comme ça. La résistance ne sert à rien », a indiqué le ministre de la Sécurité et de la Protection civile.

Se rabattre sur la Cour constitutionnelle qui, seule, peut connaître des contentieux électoraux, c’est ce que conseille Yark Damehame à Agbéyomé Kodjo.

Pour rappel, il revient à la Cour constitutionnelle de proclamer les résultats définitifs dans un délai de six (06) jours.

 

 

Yark menace Kodjo

 

Présidentielle 2020 : Mgr Kpodzro supplie à genou le Saint Père d’intervenir

Mgr Philippe Kpodzro ne digère pas les résultats provisoires de la présidentielle proclamés dimanche dernier par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Dans un message audio rendu public, l’archevêque émérite de Lomé invite les Togolais à la résistance.

« J’ai suivi avec une grande indignation la plaisanterie de mauvais goût que nous a servi la CENI en proclamant les soi-disant résultats du scrutin présidentiel du samedi 22 février 2020. Elle a donné pour gagnant le chef de l’Etat sortant, pourtant manifestement vomi par la population, à plus de 72%, et attribué au candidat unique de ma dynamique, visiblement soutenu par la majorité des électeurs, seulement 18% des suffrages exprimés. (…) En conséquence, je lance un vibrant solennel appel à tous les Togolais à se mobiliser en vue de faire échec à cette manœuvre grotesque digne d’une époque longtemps révolue », a déclaré l’homme de Dieu.

Le prélat estime que le pouvoir de Lomé et sa CENI ont une fois encore « volé la victoire du peuple togolais ». Il demande à tous les acteurs religieux, en l'occurrence ses collègues évêques du pays, à se mobiliser à ses côtés pour arracher cette énième victoire du peuple que le régime RPT-UNIR tente de confisquer.

Mgr Kpodzro « supplie la communauté internationale de ne pas se rendre complice des tenants de ce hold-up électoral ». Il exhorte les pays partenaires du Togo à user de tous leurs pouvoirs pour faire « établir la vérité des urnes de ce peuple togolais qui n’a que trop souffert des injustices d’un régime inique ».

L’archevêque émérite de Lomé va plus loin en demandant « à genou » au Saint Père de « s’autosaisir du dossier togolais comme le ferait le Christ lui-même pour faire triompher la justice, la liberté et l’équité conformément aux recommandations des Saintes Ecriture ».

« Je demande à tout le peuple de Dieu, d’observation de 3 jours de jeûnes, de prière et de louange au Seigneur pour la délivrance du Togo sans effusion du sang avant la fin de ce mois de février 2020 », a-t-il recommandé.

Le vieux prélat dénonce au passage l’état de siège de sa résidence par les militaires du régime pendant 48 heures. A l’en croire, ce comportement du régime est un signe manifeste de son aveux d’échec à ses élections.

Pour finir, Mgr Kpodzro invite les personnes du 3eme âge à une manifestation pacifique ce vendredi 28 février pour revendiquer la victoire de son candidat Agbéyomé Kodjo.

Godfrey Akpa

 

 

Présidentielle 2020 : Mgr Kpodzro supplie à genou le Saint Père d’intervenir

 

Appel du Front de Libération Nationale au peuple togolaise

« Togo debout, luttons sans défaillance ! »

Chers Compatriotes,
Peuple Togolais,

Togo debout, luttons sans défaillance !

L’élection présidentielle du 22 février 2020 s’est apparemment déroulée dans le calme. Contrairement aux précédentes, elle est marquée par une plus grande vigilance des candidats de l’opposition dont les représentants dans de nombreux bureaux de vote ont pu faire circuler sur les réseaux sociaux, avec photos à l’appui, la presque totalité des résultats obtenus par comptage bureau de vote par bureau de vote. Cette façon innovante d’agir a permis à la population tant à l’intérieur du pays que dans la diaspora ainsi qu’à la communauté internationale de pronostiquer la victoire de Agbéyomé Kodjo, candidat de la dynamique Mgr Kpodzro, à près de 57 à 62 %, dès le premier tour.

Mais voici que la CENI, aux ordres, vient de proclamer, comme à l’accoutumée, le président sortant, Faure Gnassingbé, vainqueur à 72,36 % devançant Agbéyomé Kodjo avec seulement 18,37 %. Cette nouvelle contre-vérité des urnes sanctionne la démarche collaborationniste des partis politiques et leurs leaders légitimateurs qui acceptent de participer à des mascarades électorales en l’absence de réformes consensuelles constitutionnelles, institutionnelles et électorales telles qu’elles sont définies dans l’Accord politique global et inscrites sur la feuille de route de la CEDEAO.
Rappelons juste pour mémoire que lors de l’élection présidentielle du 25 avril 2015, Agbéyomé Kodjo avait appelé dans le Yoto à voter Faure Gnassingbé et avait personnellement participé avec les militants RPT/UNIR à bourrer les urnes dans les bureaux de vote de cette préfecture. N’est-ce pas aujourd’hui le cas de l’arroseur arrosé ?

Que faire maintenant contre ce nouveau coup d’État électoral, ce hold-up électoral ? Nous exhortons la communauté internationale y compris la CEDEAO à ne pas reconnaître ces résultats non conformes à la vérité des urnes et à exiger de leur protégé Faure Gnassingbé l’abandon du pouvoir. Nous n’accepterons aucun compromis, aucune compromission, ou aucune combinaison de type République démocratique du Congo.
Nous exhortons le peuple à prendre ses responsabilités en organisant la résistance pacifique pour défendre son vote, défendre ses aspirations légitimes à la liberté, la démocratie, la paix et la justice !
Transformons ce moment historique en une révolution pacifique de notre avenir et de l’avenir de notre pays !
Ce coup d’État électoral est le dernier acte liberticide qui vient clore le pseudo-dialogue « Lomé 2018 « et qui prouve aux yeux des Togolais et du monde entier que la voie électorale ne peut , en aucun cas, être la sortie de crise sous cette longue dictature mafieuse. Bien au contraire, elle ouvre la voie à une nouvelle période de défiance politique.

En effet toute nouvelle contestation populaire, s’inscrivant dans un décalage temporel, prend sa source dans la mascarade électorale précédente suivie d’un dialogue qui se termine par un accord de dupes qui ne sera même pas respecté par la dictature. Ainsi, chemin faisant, nous sommes arrivés à 27 dialogues qui n’ont pu apporter une solution idoine pour combler les aspirations du peuple à la liberté, la justice et l’alternance politique.

La coalition de 14 partis politiques encore appelée C14, usurpant la direction de la contestation populaire née de l’insurrection du 19 août 2017 et l’engageant dans la voie du dialogue endosse une lourde responsabilité historique de l’échec de cette lutte et de la situation chaotique dans laquelle le peuple se trouve aujourd’hui. Elle a maintenant le devoir d’en tirer toutes les conséquences et de faire avec humilité son mea-culpa au peuple.

En nous plaçant sur le plan juridique, bien que cette élection ait donné la victoire de la contre -vérité des urnes à Faure Gnassingbé, président sortant illégitime pour accomplir un 4ème mandat contesté par le peuple, la CEDEAO et l’UA , elle revêt un caractère illégal ce qui entraîne ipso facto la nullité de ses résultats. En effet, la Cour constitutionnelle qui est impliquée dans le processus électoral est elle-même inconstitutionnelle et illégale car elle est incomplète, n’étant composée que de 7 membres au lieu de 9 selon l’article 100 de la constitution du 15 mai 2019. L’opposition devrait saisir cette occasion pour déposer un recours devant une juridiction internationale pour annuler les résultats de cette élection illégale et faire condamner l’État togolais pour ses innombrables violations des droits de l’homme et des peuples.

Aujourd’hui force est de constater que parmi les résultats les plus manifestes de cette confiscation de la volonté populaire, le renforcement de la mainmise du pouvoir RPT/UNIR sur la vie politique et sa persistance à vider les institutions nationales de leur fonction vitale y compris celle du contrôle et à écarter le peuple de l’exercice de sa mission principale qui est d’assurer la légitimité du pouvoir et de préserver la souveraineté nationale.

A cet effet, la poursuite de la lutte de libération nationale pour satisfaire les revendications légitimes, pour l’instauration de la souveraineté du peuple sur l’État et ses institutions indique clairement que le processus enclenché depuis le 5 octobre 1990 ne s’est pas seulement limité à l’empêchement de l’illimitation du mandat présidentiel, il s’est étendu au rejet des pratiques et de la mauvaise gouvernance ayant conduit le pays à la situation que nous vivons aujourd’hui.

Cette détermination exprime aussi l’aspiration à l’ouverture d’une ère nouvelle qui verra l’émergence d’une nouvelle société fondée sur un programme commun et la mise en place d’un État de droit selon les critères contenus dans notre constitution originelle de 1992 et dans notre hymne national – La Terre de nos Aïeux -. pour cela, l’heure n’est pas au découragement ou à l’évocation de la fatalité mais au raffermissement de la volonté populaire pour que celle-ci soit exaltée par dieu et nos ancêtres.

De nouveaux regroupements de citoyennes et de citoyens libres de la société civile, de la diaspora et des partis politiques indépendants du pouvoir s’avèrent nécessaires pour parfaire la lutte et la conduire à la victoire . C’est ainsi que notre patrie sera à jamais débarrassée de ce système politique voyou et corrompu qui n’hésite pas à employer la violence , la terreur, le mensonge et l’achat de conscience pour conserver le pouvoir maintenant ainsi le peuple sous le joug néocolonial et dictatorial producteur de misère et d’humiliation.

Face à cette situation et considérant le chemin serpentin de notre lutte jusqu’au soir du 22 février, il est plus qu’évident que pour gagner nous devions changer le fusil d’épaule . La restauration de l’État de droit et l’alternance politique passent désormais par une autre alternative qui est la troisième voie que nous confère l’article 150 de notre constitution : la Résistance pacifique.

Par cette vision objective de l’article 150 et pour cause, des patriotes, dont le passé militant est intègre et exemplaire, ont décidé de reprendre le flambeau et de le porter encore plus haut, créant un nouveau cadre de lutte dénommé Front de libération nationale. La Flamme de la résistance patriotique ne doit , en aucun cas, s’éteindre et ne s’éteindra pas !
Aussi lançons-nous un appel vibrant et solennel à tous les patriotes, civils comme militaires, épris de liberté et d’amour pour la patrie, à nous rejoindre dans le Front de libération nationale pour la rédemption du Togo, notre bien commun, car nous sommes les seuls artisans de son bonheur et de son avenir !
« Dans l'unité nous voulons te servir,
C'est bien là de nos cœurs, le plus ardent désir,
…………………………………………..
Faire encore de toi sans nous lasser,
Togo chéri, l'or de l'humanité.»

Honneur et gloire à nos Martyrs !

Vive le Togo libre !

Fait à Paris , le 24 février 2020

pour le Front de Libération Nationale

Dr Antoine Ati Randolph

Contact : antoinerand@hotmail.com

 

 

Appel du Front de Libération Nationale au peuple togolaise

Présidentielle 2020 : Les missions de l’UA et la CEDEAO relèvent des élections « sans incidents majeurs »

Les missions d’observation de l’Union africaine (UA) et de la Cédéao, accréditées pour observer la présidentielle du 22 février passé, ont donné lundi leur rapport final.

Au Togo, la présidentielle s’est tenue le 22 février passé. La CENI (Commission électorale nationale indépendante), dans la nuit de dimanche 23 au lundi 24 février, a donné les résultats qui créditent Faure Gnassingbé de 72,36% des suffrages exprimés contre 18, 37% pour Agbéyomé Kodjo. Les 5 autres opposants totalisent 5% des voix.

La délégation de la Cédéao, conduite par Ernest Baï Koroma (Ancien président sierra léonais), estime que l’élection présidentielle « s’est déroulé dans la paix et conformément à la loi électorale et aux lois en vigueur au Togo ».

Par ailleurs, la délégation de la Cédéao exhorte le peuple togolais à préserver le climat de paix qui règne à présent dans le pays et, surtout à l’entretenir jusqu’au-delà des résultats définitifs qui seront donnés par la Cour constitutionnelle. Quant aux candidats, les contestataires notamment, la mission de la Cédéao les invite à recourir aux voies légales pour les contentieux.

La mission de l’UA, à l’instar des observateurs de la Cédéao, n’a pas non plus constaté d’incidents importants.

« Nous avons constaté que les électeurs ont voté dans la sérénité sans incidents majeurs. Nous félicitons le peuple, le gouvernement, les partis politiques et l’ensemble des acteurs », a indiqué l’ancien président malgache, Hery Rajaonarimanpianina, chef de mission de l’UA.

Edem A.

 

 

Présidentielle 2020 : Les missions de l’UA et la CEDEAO relèvent des élections « sans incidents majeurs »

 

Faute de consensus, l’OIF quitte le processus électoral

En Guinée, le processus électoral se poursuit désormais sans l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qui dénonce le manque de consensus entre les acteurs politiques.

Ce lundi 24 février, l’instance de promotion de la langue française a publié une déclaration annonçant qu’elle ne va plus « soutenir le processus électoral » en cours dans le pays et qui débouchera le 1er mars prochain sur l’organisation des législatives et du référendum constitutionnel.

Cette décision qui intervient une semaine avant le vote est motivée par le fait que les acteurs politiques ne s’accordent pas sur l’essentiel, c’est-à-dire le fichier électoral.

« Il est important de rappeler que le fichier électoral de 2015 comportait 2.490.664 électeurs problématiques qui continuent malgré tout de figurer dans la base de données actuelle », pointe du doigt l’Organisation internationale de la Francophonie, relevant par ailleurs qu’« au total, il s’avère que 98% de ces 2.490.664 électeurs ne disposent pas de documents permettant leur identification ».

L’OIF ne veut pas néanmoins se montrer sentencieuse lorsqu’elle ajoute : « Ce n’est pas notre rôle de dire ce que la Guinée doit faire ou ne pas faire ». En clair, malgré les irrégularités constatées, elle ne veut pas valider ou invalider le fichier électoral au centre du désaccord entre le pouvoir et son opposition.

« Nous disons que c’est difficile de continuer à soutenir le processus électoral en Guinée au vu de la confusion qui l’entoure. C’est problématique qu’on ait encore plus de deux millions d’électeurs pas identifiables ou décédés sur les listes », poursuit toutefois le communiqué rendu public en début de semaine.

Le fond du problème guinéen est que le président, Prof Alpha Condé veut modifier la Constitution pour s’offrir un troisième mandat. Et il veut passer par tous les moyens pour que la nouvelle Loi fondamentale passe par voie référendaire.

Le retrait de l’OIF du processus électoral en cours sonne comme un camouflet à son régime.

A.H.

 

 

Faute de consensus, l’OIF quitte le processus électoral

 

Togo, Présidentielle 2020 : Le Candidat Agbéyomé Kodjo revendique la victoire

27avril.com
Agbéyomé Kodjo (c) lors d’une conférence de presse à Lomé, 22 février 2020 | Photo : icilome

« Faure et son gouvernement sont conscients qu’ils ont été laminés aujourd’hui » dixit Agbeyome Kodjo. Ce dernier annonce, lors d’une conférence de presse, être arrivé en tête des résultats.

Un peu plus tôt l’ANC a confirme les mêmes tendances préliminaires en stipulant dans un communiqué entre autre ceci : « Le scrutin présidentiel s’est déroulé ce samedi 22 février 2020 sur toute l’étendue du territoire. Les premières tendances placent en tête les candidats du MPDD et d’UNIR » (voir communiqué intégral ci-dessous)
Source : FB/FL

Les autres candidats ne sont pas encore prononcés ni la CENI unicolore qui dit annoncer les « résultats » au plus tard lunidi.

Source : 27avril.com, vidéo : Togovisions

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Le Candidat Agbéyomé Kodjo revendique la victoire

 

Entendra-t-il enfin raison pour partir ou voudra-t-il être poussé par la petite porte?

Samari Tchadjobo
L'usurpateur Faure Gnassingbé | Photo : RT

« …le pouvoir des Gnassingbé qui a fait de l’armée nationale sa branche armée, et qui entretient des miliciens en toute impunité, acceptera-t-il le verdict des urnes pour laisser les Togolais goûter enfin à l’alternance? C´est la grande inconnue. Faure Gnassingbé aura-t-il la sagesse de conseiller à ses jusqu’au-boutistes d’abandonner enfin la stratégie de la terreur? Acceptera-t-il de laisser scier la branche sur laquelle il est assis?»

Voilà les questions que nous nous posions en concluant notre dernier article d´avant les élections. Pour nous, il ne faisait aucun doute qu´un candidat de l´opposition sorte vainqueur du scrutin de samedi dernier. Comment pourrait-il d´ailleurs en être autrement face à un régime impopulaire, vomi par tous? L’éternelle question qui fait vibrer les lèvres des Togolais à chaque élection présidentielle est celle liée au comportement de la classe dirigeante quant à l’acceptation ou non des résultats sortis des urnes qui ont toujours été du côté du peuple. Faure Gnassingbé, comme d’ailleurs son père, n’a jamais gagné les élections au Togo, mais s’impose par la force militaire.

Les élections présidentielles du 22 février 2020 étaient pour beaucoup de Togolais des élections comme toutes les précédentes qui ne serviront à rien, sinon à accompagner et à légitimer le dictateur. Le manque de réformes politiques, le caractère inique du fichier électoral, toutes les institutions s’occupant de l’organisation des élections étant acquises au pouvoir en place, l’opposition s’était divisée en deux camps: les participationnistes et les non-participationnistes. Mais l’irruption de Monseigneur Fanoko Kpodzro dans le jeu politique avec le candidat que personne n’attendait vraiment, fut le déclic que personne n’avait vu venir et qui risque aujourd’hui d’emporter le système politique Gnassingbé qui a fait tant de mal aux Togolais.

Agbéyomé Kodjo, en effet, est le candidat du prélat qui est largement en tête des résultats du premier tour du scrutin présidentiel du 22 février 2020. Dans un pays normal où l’alternance est déjà entrée dans les habitudes, il est celui qui devrait être proclamé vainqueur des élections dès le premier tour à la fermeture des bureaux de vote. Au cours d’une conférence de presse tenue le jour du vote à 22 h GMT à leur QG de campagne, Agbéyomé Kodjo et son équipe se sont réjouis d’avoir fait le meilleur score, et ont demandé aux populations d’être vigilantes pour que cette fois-ci la victoire du peuple pour l’alternance lui revienne. Selon les derniers chiffres en notre possession le candidat de la dynamique Kpodzro disposerait d´une nette avance avoisinant les 57%, de telle sorte que s’agissant d’un scrutin uninominal majoritaire à deux tours, la majorité absolue obtenue par l’un quelconque des candidats au premier tour (c’est-à-dire plus de 50% des suffrages exprimés), exlut ipso facto la tenue du second tour. Il va sans dire que l’alternance tant souhaitée est réalisée, et que le Togo a un nouveau Président.

Mais le régime de dictature des Gnassingbé, habitué à régner sans partage, habitué à rejeter le verdict des urnes qui leur est défavorable, multiplie depuis samedi soir des réunions pour éviter que la CENI proclame Agbéyomé Kodjo vainqueur des élections présidentielles de 2020; c´est pourtant le résultat sorti des urnes, c’est pourtant la volonté du peuple. Il faut une grande résistance de la part de tous les Togolais qui ont soif d´alternance pour que cette ènième humiliation ne soit infligée au peuple. Pour que le Président librement choisi, soit celui qui dirige le Togo. C’est pourquoi nous estimons que les autres candidats malheureux, comme ceux de l’ANC, l’ADDI, le PSR….doivent aller au-delà des déclarations de principe pour fermement soutenir le candidat élu de la coalition du prélat, et insister surtout qu’il n’y ait pas de deuxième tour. L’heure a sonné surtout pour ces petits partis de prouver qu´ils sont vraiment de l´opposition, donc du côté du peuple. Nous estimons également qu’il est grand temps que tous les leaders des formations politiques qui n’étaient pas pour les élections, entrent dans la danse en insistant sur la victoire au premier tour du Dr Agbéyomé Messan Kodjo, et en demandant aux populations d´être à tout moment prêtes pour défendre les résultats sortis des urnes.

Tout ce qui arrive aujourd’hui est une conséquence heureuse du mouvement du 19 août 2017 initié par le Parti National Panafricain (PNP) de Salifou Tikpi Atchadam. C’est un couronnement heureux des rêves inachevés de la C14 que tout les démocrates togolais devraient apprécier comme tel et soutenir pour que le Togo puisse être remis sur les rails de l’humanisme, de la démocratie et de l’état de droit. Quant à Faure Gnassingbé, le peuple lui demande pour la ènième fois et poliment de partir. Partira-t-il sagement ou voudra-t-il être poussé par la petite porte? En tout cas, cette fois-ci les Togolais sont décidés à goûter à l´alternance.

PS: Aux dernières nouvelles la CENI a publié des résultats des plus fantaisistes donnant Faure Gnassingbé vainqueur avec 72,36% des voix. Le véritable vainqueur Agbéyomé Kodjo est relégué à la deuxième place avec un score de 18,37%. Une nouvelle humiliation pour le peuple togolais. Résistance! Résistance! Résistance! Tel doit être désormais le slogan de tous les Togolais.

Samari Tchadjobo
23 février 2020
Hanovre, Allemagne
Samari Tchadjobo

 

 

Entendra-t-il enfin raison pour partir ou voudra-t-il être poussé par la petite porte?

 

Togo : Leçon amère, mais leçon magistrale quand même

Zakari Tchagbale
bulettins de vote prevotes au nord togo fevrier 2020
Un des bulletins de vote pré-votés Faure pour bourrer les urnes lors de la présidentielle 2020 au Togo | Photo : DR/FB

Un régime démocratique qui a le respect pour les droits du citoyen peut organiser des élections et les perdre. Mais un régime de dictature, militaire de surcroît, ne peut organiser des élections et les perdre. La leçon togolaise est claire.

Face à l’échec du 22 févier 2020, il n’est pas question de disperser les énergies pour contester, pour laver la honte. Le peuple et ses vrais patriotes doivent réserver le peu d’énergie qui leur reste à refaire le diagnostic du Togo. Les participationnistes ont certes aggravé la situation en légitimant l’élection de Faure Gnassingbé pour un quatrième mandat, mais ils ne sont pas les auteurs de l’actuel échec. Les auteurs sont ailleurs.

L’échec du 22 vient du fourvoiement de la Conférence nationale souveraine des années 1990. Pour l’ouverture du pays à la pluralité politique, la CNS a édicté les conditions de création de parti, dont celle-ci : le fondateur d’un parti ne peut être un juge ni un militaire en activité. C’était l’occasion de dissoudre le RPT dont tout le monde savait qu’il a été créé par un militaire en activité hébergeant dans une caserne militaire. Sous prétexte d’être un organe démocratique la CNS a laissé le loup dans la bergerie. Elle a oublié le fait qu’un Président qui a tué pour arriver au pouvoir, qui a créé un parti et interdit les autres est un dictateur et qu’il fallait l’éjecter du pouvoir.

Insouciante, la Conférence nationale souveraine a légitimé un dictateur et son parti. C’est avec l’esprit de cette CNS que certains ont accepté aujourd’hui de se mesurer au RPT/UNIR et du fils du dictateur, lui-même dictateur.

Ce que Dieu nous a donné de plus précieux, c’est une partie de lui-même, logée dans notre tête. Inutile de fouiller les pages de la Bible ou du Coran pour chercher où il est. Grâce à notre cerveau nous pouvons soulever des montagnes et voler dans l’espace. Ce qui nous est demandé à nous Togolais, c’est d’utiliser notre cerveau pour faire le bon diagnostic et trouver les bonnes solutions.

Le bon diagnostic pour comprendre les scores fleuve répétés (réels ou fraudés) de certaines régions du pays en faveur de la dictature. Les cerveaux faibles vont y voir des affiliations ethniques. Faux. Ce sont des zones de sous-scolarisation, d’ignorance, d’analphabétisme. Or justement la dictature se nourrit de l’ignorance.

Togolais, si nous aimons dieu, apprenons à réfléchir. Dieu préfère ceux qui use de leur tête pour trouver les solutions à leurs problèmes. Alors, réfléchissons !

Zakari Tchagbalé

 

 

Togo : Leçon amère, mais leçon magistrale quand même

 

Togo, Présidentielles 2020 : Au delà du Hold Up grandeur nature, la Vraie Nature des citoyens de ce pays que nous sommes, mieux révélée.

Fabbi Kouassi
traore tchassona traite vendu
Sieur Tchassona Traoré | Photo : RT

Triste mais nécessaire pour la suite.

Ce que nous n’avons pas, les ghaneens, les sénégalais, les burkinabes et autres l’ont. « L’amour de la patrie » seul objectif qui vaille.

C’est ainsi que nous renforçons par notre irresponsabilité, la dictature et beaucoup en tout scandale en sont fiers.

Les spécimens de la trempe du sieur Tchassona Traore qui prend acte du score imaginaire de 72% du chef de la junte tout en se faisant appelé « opposant », des vendus preneurs de 2000 pour tout saborder, les adeptes du moi ou personne, ce rectangle de pays en compte par milliers.

L’hypocrisie, la rancœur, la jalousie et souvent sans raison nos plats de prédilection et de délectation.

Le refus de reconnaître nos erreurs, pensant toujours que ce sont les autres qui nous font échouer et que nous n’en sommes pour rien. C’est ce que nous sommes, jamais situer les responsabilités, analyser nos actes et réajuster… jamais…

Triste mais nécessaire et bon à savoir pour la suite.

Que la providence malgré nos méchants travers veille sur le cher Togo qui a la malchance d’abriter des spécimens hors série.

Fabbi Kouassi
24 février 2020
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Togo, Présidentielles 2020 : Au delà du Hold Up grandeur nature, la Vraie Nature des citoyens de ce pays que nous sommes, mieux révélée.

 

Togo, Présidentielle 2020 : Hold Up Électoral et Désillusion de l’Électoralisme Impénitent

Prof. Ayayi Togoata Apedo-Amah
Hold up électoral permanent du clan gnassingbé de père en fils | Infog : 27avril.com

La présidentielle du 22 février 2020 avait des airs de déjà-vu. On a pris les mêmes et on a recommencé: le dictateur et ses figurants indispensables à sa caution démocratique. Chacun des complices a joué son rôle en offrant un énorme cirque pour distraire le brave peuple, le cœur bourré d’espoir de se débarrasser d’une dictature immonde et archaïque. Comme il fallait s’y attendre, ce fut un coup d’épée dans l’eau. La machine infernale à fraudes a fonctionné à plein régime en s’offrant un score à la soviétique en sciant les jambes des électeurs volés.

Le Hold Up Permanent du Clan Gnassingbé

Le Togo est un pays qui tourne en rond en faisant du surplace à cause d’une dictature cinquantenaire. Le régime militaire vient encore une fois d’effectuer une simple formalité avec une élection présidentielle frauduleuse, une de plus. Encouragée en cela par une opposition officielle qui s’est inscrite sur le mode de l’accompagnement et non de la rupture, contrairement aux vœux du peuple togolais. Ce nouveau mandat frauduleux est la perspective de grands malheurs pour les Togolais. Les violations massives des droits humains et la culture de l’impunité ont devant elles un boulevard. Le dictateur a devant lui un mandat à vie. Plus que jamais, la Constitution est un chiffon de papier que l’on tripatouillera à volonté.

Dans ce pauvre pays, toutes les élections sont des coups d’État fomentés par la minorité qui opprime et exploite le peuple martyr. Le score à la soviétique du tyran fait sourire quand l’on sait qu’il est vomi avec son régime par l’écrasante majorité de la population. Il faut être honnête et reconnaître que les faux opposants de service lui ont beaucoup facilité la tâche.

La Gueule de Bois de l’Électoralisme Impénitent

Faut-il encore le répéter ? On ne chasse pas une dictature militaire avec des bulletins de vote. Ceux qui ont feint de l’ignorer en sont encore pour leurs frais et c’est dommage eu égard à la mobilisation massive des électeurs pour chasser le dictateur et son régime vomis. Les électeurs patriotes ont été abusés par les marchands d’illusions qui leur ont fait accroire que la carte d’électeur pouvait être un sésame pour supprimer la dictature. La présidentielle du 22 février a été une escroquerie politique du RPT/ URINE et des opposants partisans impénitents de l’électoralisme. L’électoralisme au Togo est une stratégie politique qui condamne l’opposition au rôle de figurant pour cautionner les fraudes électorales dont elle est victime. Masochisme ou complicité ?

Les Leçons de la Farce Électorale

Il appert, au regard des résultats proclamés par la CENI et les choix des électeurs, que Jean-Pierre Fabre et l’ANC ont été sanctionnés comme principaux acteurs politiques de l’opposition électoraliste. Le raz-de-marée suscité par la dynamique Kpodzro/Agbeyome Kodjo leur ont été fatal. Pourquoi ? La propagande anti-Fabre et ANC a fait croire aux populations naïves qu’il fallait un candidat qui rassure l’armée et auquel celle-ci céderait le pouvoir après la victoire. L’ampleur et la vigueur de la pré-campagne contre Fabre et l’ANC, à coups de dénigrements et de haine, ont donné une idée du rejet de sa personnalité clivante et du refus de l’hégémonie de l’ANC. Trop d’arrogance, trop de mépris envers les petits partis, lesquels se sont coalisés, en s’appuyant sur le prélat Kpodzro, pour écarter Fabre et l’ANC. Dans le paysage politique togolais, ce scénario n’est pas nouveau. Il a fonctionné à merveille contre la dominance d’Agboyibo et du CAR dans les années 1990. Ils ont été victimes de dénigrements et d’une propagande selon laquelle ils ne pourraient pas, malgré la défaite d’Eyadema à la présidentielle de 1998, prendre le pouvoir. Celui qui le pourrait était Gilchrit Olympio qui posséderait une armée et serait épaulé par le président Rawlings du Ghana et par des Marines de l’armée américaine. Eh oui, rien que ça, s’il vous plaît ! Olympio s’élimina lui-même, plus tard, en pactisant avec le diable, fatigué par les échecs répétés de sa stratégie électoraliste.

La sanction qui a frappé Fabre, auquel l’on a attribué 4%, est l’expression de ses trois échecs électoraux à l’élection présidentielle. Les électeurs ne comptaient plus sur un perdant. D’où la préférence pour Agbeyome Kodjo. Fabre a reconnu la victoire de son frère ennemi. Fabre a été condamné à cause de sa roublardise politique. N’a-t-il pas juré aux Togolais « Pas de réformes, pas d’élections » ? tout en s’inscrivant le premier aux élections sans lesdites réformes ? N’a-t-il pas boycotté les législatives pour absence de transparence tout en se précipitant aux communales et à la présidentielle sans ces garanties de transparence ? Il a été la victime de son inconséquence et de sa volonté compulsive d’apparaître comme le premier des élèves électoralistes du régime RPT.

Cette déroute de Fabre et de l’ANC constitue une nouvelle alternance humiliante au sein de l’opposition officielle, car celui qui en est le bénéficiaire est un transfuge du RPT de malheur. Ce fait doit interpeller tous les vrais opposants à la dictature. Il s’agit de la troisième alternance après celles qu’ont subi le CAR présidé par Agboyibo et l’UFC d’Olympio. Le seul événement de la présidentielle de février 2020, est la déroute de Fabre, chef de file de l’opposition participationniste. A part ça, R.A.S.

Et Maintenant ?

La dynamique Agbeyome Kodjo que les électeurs ont placé à la tête de la présidentielle et donc comme nouveau président, est victime du hold up électoral. Agbeyome Kodjo ne peut s’arrêter à ce triste constat, il a le devoir d’aller chercher sa victoire. Il nous a vendu son acceptation par l’armée, tout comme les équilibristes du confusionnisme politique nous ont vendu une politique de compromissions et de reniements pour combattre la dictature par la renonciation aux valeurs morales et démocratiques et à la qualité des individus censés nous représentés ; alors, au boulot, Monsieur Agbeyome Kodjo, pour récupérer la victoire du peuple !

Ayayi Togoata Apedo-Amah

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Hold Up Électoral et Désillusion de l’Électoralisme Impénitent

 

Appel à la résistance : Gilbert Bawara met en garde

Dans un communiqué rendu public hier nuit, tout juste après la publication des résultats provisoires de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), la coordination de la dynamique Kpodzro a dénoncé un « hold-up électoral » et appelé les Togolais à la « résistance ».

« Le holdup électoral orchestré par le régime de Faure Gnassingbé, qui s'est attribué un score stalinien de 72, 36% alors même qu'il est battu dans les urnes par le candidat de la dynamique de Mgr Kpodzro, Agbéyomé Kodjo, est la forfaiture de trop. C'est une insulte à l'intelligence des Togolaises et des Togolais qu'un chef d'État qui se présente pour un quatrième mandat et dont la gestion est un désastre ait pu bénéficier d'un tel score.

(…) En ma qualité de Coordinateur général de la campagne de la Dynamique de Mgr Kpodzro, je convie toutes les forces vives du Togo et de la diaspora à entrer dans la résistance jusqu'à ce que la vérité des urnes soit dite et que Agbéyomé Kodjo soit proclamé Président de la République du Togo et que la volonté exprimée par les électeurs et électrices en faveur de l'alternance soit respectée », indique le communiqué signé par Fulbert Attisso, Coordinateur général de la campagne du candidat Agbéyomé.

Mais intervenant ce matin sur les ondes de la radio RFI, le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et de la Protection sociale, Gilbert Bawara a mis en garde tout citoyen qui tenterait de troubler le climat de paix qui règne actuellement en ces périodes postélectorales.

« Certains entourages du candidat Agbéyomé Kodjo qui utilisent les réseaux sociaux pour appeler à des contestations et à des actes violence, naturellement cela ne sera pas sans conséquence du point de vue juridique et personne ne sera autorisée à agir d’une manière qui remette en cause la concorde, la paix et l’ordre public. Toute action ou tout agissement qui serait contraire à l’ordre public fera l’objet des conséquences prévues par les lois et règlements applicables en République togolaise », a souligné le ministre Bawara.

Rappelons que les résultats provisoires proclamés hier nuit par la CENI donnent une large victoire à Faure Gnassingbé avec un score de 72,36%. Le candidat Agbéyomé Kodjo qui conteste ces résultats a obtenu 18, 37%. Il est suivi de Jean-Pierre Fabre (4,35%), Aimé Gogué (2,38%), Wolou Komi (1,14%), Georges-Williams Kouessan (0,77%) et Tchassona Traoré (0,63%).

Godfrey Akpa

 

 

Appel à la résistance : Gilbert Bawara met en garde

 

Les premiers mots d'Agbéyomé Kodjo après la publication des résultats provisoires

Le candidat de la dynamique Kpodzro rejette les résultats proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui donnent vainqueur Faure Gnassingbé. Agbéyomé Kodjo appelle les Togolais à défendre leur victoire.

Message d’Agbéyomé Kodjo

Mes chers compatriotes, Togolaises et Togolais,

Contrairement à la volonté populaire clairement affichée à travers les urnes, la CENI vient de proclamer vainqueur le président sortant que nous avons régulièrement battu à l’issue de la présidentielle du 22 février 2020.

En ma qualité de président démocratiquement élu de la République togolaise, j’appelle les populations sur toute l’étendue du territoire national et dans la diaspora à défendre résolument la vérité des urnes.

J’en appelle à la retenue et à la neutralité des forces de défense et de sécurité.

Vive la République et que Dieu bénisse le Togo et chacun de ses enfants

 

 

Les premiers mots d'Agbéyomé Kodjo après la publication des résultats provisoires

 

Faure Gnassingbé : « Merci pour la confiance renouvelée »

72,36% des suffrages exprimés, c’est le score obtenu par Faure Gnassingbé proclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 22 février par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) hier nuit. Le candidat de l’Union pour la République (UNIR) se voit donc offrir un quatrième mandat.

es résultats provisoires créditent le candidat de la dynamique Kpodzro, Agbéyomé Kodjo de 18,37% des voix. Pendant que ce dernier conteste ces résultats et parle de « hold up électoral », Faure Gnassingbé, quant à lui, a commencé déjà par remercier les Togolais pour avoir porté leur choix sur lui.

« Merci pour la confiance renouvelée. Oui, allons-y ! », a-t-il publié sur son compte twitter quelques minutes après la proclamation des résultats par la CENI.

Ces résultats seront envoyés à la Cour constitutionnelle qui publiera les résultats définitifs dans un délai de six (06) jours.

 

 

Faure Gnassingbé : « Merci pour la confiance renouvelée »

 

Présidentielle 2020/Fulbert Attisso : « Il est inadmissible d’accepter ce score qu’on nous a donné »

Les résultats provisoires proclamés hier nuit par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) suscitent de vives réactions. Intervenant ce lundi matin sur les ondes de la radio RFI, Fulbert Attisso, Coordinateur général de la campagne du candidat Agbéyomé Kodjo, hausse le ton. Il conteste les « résultats fabriqués » par la CENI.

Selon le responsable de la formation politique « Togo Autrement », c’est inadmissible que Faure Gnassingbé qui rempile pour un 4eme mandat et dont le bilan est négatif, puisse obtenir 72,36% à l’issue de cette élection présidentielle. Pour Fulbert Attisso, ces résultats provisoires proclamés hier par la CENI sont « faux », parce que ce sont des résultats obtenus par « la fraude et le bourrage d’urnes ».

« Même si nous pouvons accepter que ce scrutin s’est déroulé avec beaucoup de fraudes, il n’est pas possible que le président sortant puisse obtenir ce score 72,36%. Depuis qu’il a commencé à participer aux élections en 2005, en 2010, en 2015, son score a toujours varié entre 50 et 60%. Qu’il obtienne 72,36% alors qu’il est vomi par les populations, ce n’est pas possible », a-t-il analysé.

Le directeur de campagne de la dynamique Kpodzro conteste le score attribué à son candidat. A l’en croire, les compilations des résultats à travers les procès-verbaux obtenus confèrent une large victoire au candidat Agbéyomé avec un score avoisinant 61%.

Dans les jours à venir, le directeur de campagne de la dynamique Kpodzro promet de démontrer à l’opinion nationale et internationale que les résultats de la CENI sont faux.

Godfrey Akpa

 

 

Présidentielle 2020/Fulbert Attisso : « Il est inadmissible d’accepter ce score qu’on nous a donné »

 

Réélection de Faure Gnassingbé : Une grande percée, selon le ministre Bawara

La Commission nationale électorale indépendante (CENI) a donné les résultats officiels provisoires de la présidentielle du 22 février. Faure Gnassingbé, réélu dès le premier tour, devra encore rester aux affaires pour les 5 prochaines années.

Le fils du Général Gnassingbé Eyadema est crédité de 72,36% des voix contre 18,37% pour son challenger Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo. Vient après Jean-Pierre Fabre 4,35%, Aimé Tchabouré Gogué 2,38%, Komi Wolou 1,14%, Georges William Kouessan 0,77%, puis Tchassona Traoré 0,63%.

Le ministre de la Fonction publique, Travail, de la Réforme administrative et de la Protection sociale, Gilbert Bawara, un des hommes du régime, parle d’une « grande percée », « un véritable plébiscite ».

« Actuellement c’est un score inédit. […] Faure Essozimna Gnassingbé a opéré une grande percée dans des localités autrefois difficiles et dans le reste des localités de notre pays c’est un véritable plébiscite », fait-il savoir au micro de BBC Afrique.

Sur son compte Twitter, Faure Gnassingbé, reconduit donc pour un 4è mandat, a remercié « la jeunesse togolaise spontanément pour célébrer cette victoire au nom de la démocratie ».

Du côté de l’opposition, on parle des « résultats fabriqués ».

 

 

Réélection de Faure Gnassingbé : Une grande percée, selon le ministre Bawara

 

Interview d'El-Hadj Arimiyao Tchagnao, président du CONAPP : « Nous ne voulons pas que le mal vienne de la presse... »

L'élection présidentielle du 22 février 2020 s'est globalement bien déroulée partout sur le territoire national. Les médias, selon les observateurs, ont fait leur part de travail dans le bon déroulement de ce scrutin.

C'est aussi ce que relève dans cette interview accordée à radio Lomé et reprise par l'Agence de presse AfreePress, le président du Conseil national des patrons de presse (CONAPP), El-Hadj Arimiyao Tchagnao.

Lire plutôt.

Bonjour M. le président. Quel regard portez-vous sur le travail abattu par les professionnels des médias dans le processus électoral en cours ?

El-Hadj Arimiyao Tchagnao : Bien avant que le jour du vote n’arrive, au Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP) nous savions que dans tout pays, la presse a un grand rôle à jouer. C’est fort de cela que depuis le mois de novembre 2018, le CONAPP a trouvé utile de rassembler l’ensemble des journalistes du pays pour aller à l’école de la couverture médiatique d’une élection. Nous avons fait cet exercice en 2018, mais nous avons jugé utile de le refaire en 2019 parce que la répétition n’est pas mauvaise quand il s’agit de bien faire les choses. Nous avons au même moment, réuni les journalistes et les forces de sécurité et de défense, pour parler du rôle qu’est celui de chacun de nous. Vous n’êtes pas sans savoir que pendant la campagne, les forces de l’ordre et de sécurité et les journalistes sont souvent appelés à se frotter chacun dans la mission qui lui est dévolue. Parfois, les choses ne se passent pas très bien. Donc nous avons travaillé à ce que chacun connaisse son rôle et sache où ce rôle se limite et ce qu’on peut faire ensemble pour faire avancer les choses et faire du bon boulot. La dernière fois, c'est-à-dire dans le mois de janvier, toujours dans notre envie de faire à ce que la presse puisse faire un travail décent et professionnel, nous avons lors des Journées portes ouvertes tenues à Kara, appelé les journalistes à revisiter leurs connaissances en matière de couverture d'une élection. Nous voulons aussi les amener à savoir faire une utilisation décente des nouveaux médias. Vous aurez pu constater que tout ce qui a été fait lors de la campagne jusqu’à ce jour, a été bien fait. Aucun journaliste n’a envoyé des messages alarmants. Nous faisons toujours allusion lors de nos formations, à la radio Mille collines du Rwanda que le monde entier connaît aujourd’hui de par ce qu'elle a fait dans l'histoire du génocide. Nous ne voulons pas que le mal vienne de la presse. Parce que la presse, est là pour faire en sorte que lors d’un scrutin comme celui-ci, le travail puisse se faire dans l’équité totale et que les populations observent de la retenue et la discipline. Nous sommes heureux parce que nous sentons que tout ce nous avons eu à faire avec les collègues, est en train de porter ses fruits. Vous avez vu que de Lomé à Cinkassé et dans tous les coins du pays, aucun journaliste n’a été inquiété, ni par les militants des partis politiques ni par des forces de l’ordre. C’est là qu’il faut saluer la maturité des journalistes, mais aissi des agents de sécurité et surtout, de tous les acteurs politiques du pays. Tout ce qui se réalise aujourd’hui est à l'actif du Togo tout entier et c’est nos couleurs nationales qui en sortent finalement gagnantes. Nous abordons la période la plus sensible du processus, c’est-à-dire, la proclamation des résultats.

Est-ce que vous avez pris les dispositions nécessaires pour éviter tout débordement au niveau de vos membres ?

El-Hadj Arimiyao Tchagnao : Quand je signale qu’en amont, nous avons eu des séquences de formation, cela veut dire que nous avons pris en compte la retenue nécessaire qu’il faut que les journalistes observent pour que toujours la flamme ne vienne pas de nous. Il y a des instances qui ont le pouvoir régalien de faire porter à la connaissance de l’ensemble de la population, les résultats sortis des urnes.

Donc tous les journalistes togolais, jusqu’à ce jour sont-ils dans cette attente ?

Nous avons quelques tendances. Mais aucun de nous ne peut se permettre le luxe de publier ces résultats. Nous attendons que la CENI elle-même donne ces tendances pour que la presse qui fait désormais les choses d’une manière officielle, puisse les relayer au public. Donc cette discipline jusqu’à cette heure est observée et nous en sommes fiers parce que très tôt, nous nous sommes levés et aujourd’hui nous gagnons le fruit de ce que nous avons eu à faire comme sensibilisation. Au niveau du CONAPP, il faut le dire, en dehors de tout ce que nous avons fait comme formation, nous sommes allés depuis Cinkassé, Dapaong, Kara Sokodé, Atakpamé, Kpalimé, jusqu’à Lomé, pour passer des messages de sensibilisation et d'appel à la retenue et à faire en sorte que tout se passe dans l’apaisement. Ce qui a été salué par tous les observateurs, acteurs politiques et la population.

Dites-nous, si on vous demande de placer un œil de citoyen et non celui du professionnel de média, quel regard porterez-vous sur le déroulement de la campagne électorale qui a abouti au vote ?

Il faut dire que la campagne, avec mon œil d’observateur ou de citoyen, s’est déroulée en toute quiétude. J’ai vu tous les candidats battent campagne partout et comme ils le veulent dans les dimensions autorisées par la loi. On a vu des candidats battre campagne dans le respect strict de la loi. Je crois que c’est fort de cela que les Togolais sont également massivement sortis pour aller accomplir leur devoir civique. En bref, c’était une campagne bon enfant, où les gens ont fait montre d'un respect mutuel. Où chacun a pu passer son message au peuple togolais. Mon souhait en tant que Togolais est de faire en sorte que le verdict des urnes soit respecté. On ne fait pas en réalité une élection pour embraser un pays. Mais on va à une élection pour relancer le développement. Et qui que la personne soit, que le reste des six candidats s’alignent et que nous voyons un faire-play total. Tout le monde sait que le Togo vient de très loin. Quand vous regardez ce que nous avons connu depuis les années 90, jusqu’à cette élection dans laquelle chacun a accepté de mouiller le maillot, c’est dire que quelque part, il y a une avancée notoire, un professionnalisme dans la marche démocratique qui se vit dans le Togo. Vivement que tous puissent respecter le verdict des urnes. C’est pour le bien de vous, c’est pour le bien de moi qui suis ici et c’est pour le bien des Togolais qui sont sur le territoire et à la diaspora.

Interview réalisée par radio Lomé et transcrite par AfreePress

 

 

Interview d'El-Hadj Arimiyao Tchagnao, président du CONAPP : « Nous ne voulons pas que le mal vienne de la presse... »

 

Présidentielle 2020 : La CENI surprend les Togolais

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a rendu publics hier les résultats provisoires de la présidentielle de 2020. Et ce, juste 24 heures après la tenue du scrutin. Une véritable « prouesse », selon certains observateurs.

L’élection présidentielle du 22 février 2020 est désormais rentrée dans l’histoire. Mais s’il faut énumérer les grands faits qui ont marqué ce scrutin, la réélection de Faure Gnassingbé ne sera certainement pas sur la liste. Puisque cela était déjà prévisible, quand on sait que le processus électoral pour le compte de ce scrutin est totalement contrôlé par le régime RPT-UNIR.

Ce qui a le plus marqué certains Togolais, c’est le fait que la CENI ait proclamé les résultats provisoires du scrutin en seulement 24 heures après sa tenue.

« C’est la première fois dans l’histoire du Togo que la CENI proclame les résultats provisoires des élections juste 24 heures après la tenue du scrutin. Avant, il faut attendre des jours pour connaitre ces résultats. C’est une prouesse. Mais reste à savoir si ces résultats sont conforment aux voix exprimées dans les urnes », a posté un internaute togolais sur son compte Facebook.

Certains observateurs avisés de la scène sociopolitique partagent également cet avis. Ils estiment que c’est une avancée.

Notons qu’aucun représentant des (6) candidats de l’opposition n’a été aperçu hier nuit au siège de la CENI, lors de la proclamation des résultats provisoires de la CENI.

Godfrey Akpa

 

 

Présidentielle 2020 : La CENI surprend les Togolais

 

Fulbert Attisso appelle à la résistance

Après la proclamation des résultats par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), donnant Faure Gnassingbé pour vainqueur avec 72,36%, la Coordination de la dynamique Kpodzro réagit et appelle à la résistance pour faire échec au "hold up électoral".

PPEL A LA RESISTANCE

Le hold up électoral orchestré par le régime de Faure Gnassingbé, qui s'est attribcué un score stalinien de 72, 36% alors même qu'il est battu dans les urnes par le candidat de la Dynamique de Mgr KPODZRO, Agbeyomé KODJO, est la forfaiture de trop.

C'est une insulte à l'intelligence des Togolaises et des Togolais qu'un chef d'État qui se présente pour un quatrième mandat et dont la gestion est un désastre ait pu bénéficier d'un tel score.

Ces résultats proclamés par la CENI sont faux et contraires à la volonté populaire exprimée à travers les urnes le 22 février 2020.

Le seul et unique vainqueur du dernier scrutin présidentiel est Agbeyomé KODJO, le candidat de la Dynamique de Mgr KPODZRO.

L'engouement suscité par cette candidature tout au long de la campagne électorale, du Sud au Nord, est la preuve éloquente que c'est Agbeyomé KODJO qui est le vrai vainqueur de l'élection présidentielle du 22 février 2020.

En ma qualité de Coordinateur général de la campagne de la Dynamique de Mgr KPODZRO, je convie toutes les forces vives du Togo et de la diaspora à entrer dans la résistance jusqu'à ce que la vérité des urnes soit dite et que Agbeyomé KODJO soit proclamé Président de la République du Togo et que la volonté exprimée par les électeurs et électrices en faveur de l'alternance soit respectée.

Le Coordinateur général de la campagne

Fulbert Sassou ATTISSO

 

 

Fulbert Attisso appelle à la résistance

 

Dr Christian Spieker "Le choix du peuple est mon choix"

Dr Christian Spieker se range derrière le choix du peuple qui n'est autre que le candidat de la dynamique Kpodzro, Agbéyomé Kodjo.

À travers les dépouillements depuis hier nuit et les résultats qui se communiquent au fur et à mesure, la tendance qui se dessine nous amène à dire que le choix du peuple est clair. Ce choix est porté sur Agbéyomé Kodjo. Etant moi-même toujours du côté du peuple, je ne peux que me ranger derrière Agbéyomé Kodjo comme le peuple l´a fait pour le soutenir. Au départ avant la campagne du premier tour, j´étais réticent à me prononcer, croyant que ce n´était pas le bon choix qui a été fait par Monseigneur Kpodzro. Mais vu la tendance des choses qui se dessine au premier tour, on n´a d´autres choix que de donner la raison à Monseigneur Kpodzro pour avoir porté le choix du candidat unique sur Agbéyomé Kodjo.

Pour ce faire, j´appelle tous les Togolais à soutenir massivement Agbéyomé Kodjo pour défendre sa victoire qui est à portée de la main. On doit se tenir prêt pour défendre cette victoire s´il le fallait. Car on ne doit pas rater l´occasion de l´alternance qui se voit de tout près et qui nous a été offerte par Monseigneur Kpodzro. Par conséquent j´appelle tous les leaders de l´opposition qui n´ont pas été candidats à cette élection pour raison de transparence redoutée, à sortir de leur réserve pour soutenir Agbéyomé Kodjo sans réserve. Il en est de même des cinq autres candidats de l´opposition qui ont été candidats mais battus au premier tour, de soutenir Agbéyomé Kodjo s´il doit aller au second tour face au président sortant.

Il faut du courage, de la détermination et surtout de la vigilance de tous pour arracher cette victoire tant attendue par le peuple togolais. Notre souhait est qu´Agbéyomé Kodjo soit élu dès ce premier tour. Mais si ce n´était pas le cas et qu´il faudrait qu´il affronte le président sortant au second tour, j´appelle tous les Togolais et surtout les filles et fils de l´Ogou à sortir massivement pour faire barrage au président sortant dans la région des plateaux et porter leur choix de vote du second tour s´il y en aura, sur Agbéyomé Kodjo pour faire de lui le prochain président du Togo. C´est une occasion à ne pas rater.

En même temps, j´exhorte au président de la République de ne pas rater l´occasion de rentrer dans l´histoire si son rival est proclamé vainqueur en l´appelant pour le féliciter et même avant cette proclamation, si lui-même constate que c´est Agbéyomé Kodjo qui a gagné, étant donné qu´ il est chef de l´État sortant et qu´il est en mesure d´avoir toutes les informations sur les résultats du vote avant quiconque. C´est l´occasion pour lui de devancer même la proclamation officielle en appelant son adversaire et le féliciter. Ce geste fera de lui un vrai démocrate et en plus il rentrera dans l´histoire par ce même geste.

Dr. Christian Spieker

 

 

Dr Christian Spieker "Le choix du peuple est mon choix"

 

Réélection de Faure Gnassingbé : Abass Kaboua a un sentiment mitigé

Le président du Mouvement des Républicains Centristes (MRC), Abass Kaboua a donné ses impressions dès les premières minutes qui ont suivi la proclamation des résultats provisoires du scrutin présidentiel du 22 février. Le député dit avoir un sentiment mitigé. Pour lui, il s’agit d’un signal fort, mais il souhaite que le chef de l’Etat réélu tende la main aux compétences du Togo, afin qu’il réussisse son mandat.

« C’est un sentiment un peu mitigé parce que lorsqu’on entend le score 72%, c’est un signal fort que le peuple vient d’adresser à l’ancien président réélu », a indiqué Abass Kaboua. Pour le centriste, un tel suffrage prouve que le peuple togolais donne une chance à Faure Gnassingbé de se relancer.

« C’est pour cela que je ne veux pas trop enthousiasmer par rapport à certains qui crient victoire », a-t-il ajouté. Il a par ailleurs précisé que le travail doit continuer dès demain matin.

« Faure Gnassingbé a dit beaucoup de choses dans sa campagne, il faut qu’il concrétise. C’est en cela que les Togolais lui font une fois de plus confiance. Quand vous regardez des régions où des préfectures, tels que Tchaoudjo où il est sorti premier, alors je vous dis, c’est un signal fort », a indiqué le président du MRC.

Abass Kaboua pense qu’il s’agit d’une « catastrophe » dans le rang de l’opposition togolaise. « C’est pour cela je vous dis que c’est mitigé pour moi. Je vous dis tout simplement que c’est ça la leçon que le peuple réserve toujours à ceux qui ne veulent pas entendre raison », a-t-il déploré.

Il a également relevé sur le rôle qu’a joué Mgr Kpodzro aux côtés du candidat des forces démocratiques Agbéyomé Kodjo vis-à-vis de l’opposition togolaise. A l’en croire, l’échec de l’opposition n’est rien d’autre que les conséquences de ces actions.

« Ce n’est pas aux religieux de nous imposer des candidats, au Sénégal ça se passe, mais c’est plutôt les politiques qui vont vers les religieux. Quand je vois l’ancien chef de file de l’opposition rasé dans sa propre circonscription où il est élu difficilement maire, alors là, je dis qu’il y a un problème », a-t-il souligné.

Et de poursuivre : « Mais je termine en disant qu’il tende la main à toutes les compétences de ce pays pour pouvoir concrétiser, réussir et prouver qu’il mérite réellement les 72% que les Togolais lui ont librement accordé. Le décor est planté, nous allons gérer ça ».

Il est à noter que les résultats provisoires donnés par la Commission électorale indépendante reconduisent le chef de de l’Etat togolais Faure Gnassingbé au pouvoir avec un taux de 72, 36%, suivi du candidat des forces démocratiques, Agbéyomé Kodjo avec 18, 37%, et 4℅ pour le candidat de l’ANC, Jean-Pierre Fabre.

Nicolas K

 

 

Réélection de Faure Gnassingbé : Abass Kaboua a un sentiment mitigé

 

Présidentielle 2020/Gilbert Bawara : « Ç’a été plus qu’un coup K.O »

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) vient de proclamer les résultats provisoires de la présidentielle du 22 février 2020. Sans surprise, le président sortant Faure Gnassingbé est déclaré vainqueur avec 72, 36%.

Interviewé à la fin de la proclamation des résultats provisoires par la CENI, le ministre en charge de la Fonction publique, Gilbert Bawara affiche un grand satisfécit. Il affirme ne pas être surpris par les résultats de la CENI. A l’en croire, il suffit de voir le niveau de mobilisation des Togolais autour du chef de l’Etat lors de la campagne électorale pour se rendre compte de l’évidence.

« Naturellement, c’est un score inédit. Vous tous, vous avez remarqué que le niveau de mobilisation et d’engouement dans les meetings du candidat Faure Gnassingbé, dans les meetings des cadres du parti UNIR. L’on constate aujourd’hui que Faure Gnassingbé a opéré une grande percée dans des localités autrefois difficiles. Mais dans les autres localités de notre pays, c’est un véritable plébiscite », a indiqué Gilbert Bawara.

Pour lui, cette victoire annonce l’avènement d’une nouvelle ère pour travailler davantage afin d’assurer le développement économique et sociale du pays.

« Naturellement, Faure Gnassingbé va prendre cette victoire avec humilité, mais également avec le sens de responsabilité en étant conscient, comme il avait dit pendant la campagne, que nous avons besoin d’une gouvernance concertée, nous avons besoin de conjuguer davantage les énergies et les efforts parce qu’il faut amplifier les réalisations et les résultats. Parce qu’il s’agit d’intensifier le développement économique et sociale et d’offrir un bien-être partagé à l’ensemble de nos concitoyens », a-t-il ajouté.

A en entendre le porte-parole du gouvernement togolais, cette victoire à 72, 36% du candidat Faure Gnassingbé est plus qu’un coup K.O. « C’est plus que le K.O », a-t-il lâché.

Godfrey Akpa

 

 

Présidentielle 2020/Gilbert Bawara : « Ç’a été plus qu’un coup K.O »

 

Agbéyomé Kodjo annonce la nomination de son Premier ministre

Visiblement, il y a deux présidents de la République qui se dégagent de l’élection présidentielle de cette année. Depuis hier, le candidat de la dynamique Kpodzro a annoncé sa victoire et demandé à Faure Gnassingbé, le président sortant de reconnaître sa défaite.

Mais la Commission électorale nationale indépendante (CENI) vient de proclamer les résultats provisoires qui donnent Faure Gnassingbé vainqueur avec 72,36% des suffrages exprimés. Elle crédite le candidat de la dynamique Kpodzro de 18,37%. Le bras de fer commence donc entre les deux candidats qui se revendiquent la victoire.

Au quartier général de la Coordination Mgr Kpodzro, on annonce la nomination, dans les heures qui suivent, du Premier ministre qui doit former le gouvernement Agbéyomé Kodjo. « Dès l’instant, je deviens le président démocratiquement élu, et je m’engage à former un gouvernement inclusif », a déclaré le président du MPDD dans la journée de dimanche.

« La nomination du Premier Ministre de la dynamique de Mgr KPODZRO dans les heures qui arrivent. Faure s’amuse et il va finir tragiquement dans les prochains jours », a indiqué Fulbert Sassou Attisso, Coordinateur de la campagne d’Agbéyomé Kodjo.

Il a ajouté : « La résistance vient de commencer ».

 

 

Agbéyomé Kodjo annonce la nomination de son Premier ministre

 

Présidentielle 2020 : La CENI proclame Faure Gnassingbé vainqueur avec 72,36%

La proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle du samedi 22 février 2020 vient de prendre fin au siège de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). L’institution a proclamé Faure Gnassingbé vainqueur de la présidentielle.

Selon la CENI, Faure Gnassingbé, candidat de l’Union pour la République (UNIR) a gagné l’élection avec 72,36% des voix. Il est suivi par Agbéyomé Kodjo, candidat de la dynamique Kpodzro, 18,37%. Jean-Pierre Fanre arrive en 3e position avec 4%.

Faure Gnassingbé part ainsi pour un quatrième mandat. Voici les résultats proclamés par la CENI.

Faure Gnassingbé
1 938 889 voix soit 72,36%

Agbeyome Kodjo
492 336 voix soit 18,37%

Jean-Pierre Fabre
116 685 voix soit 4,35%

Aimé Gogue
63 690 voix soit 2,38%

Komi Wolou
30 577 voix soit 1,14%

Georges Kouessan
20 598 voix soit 0,77%

Traoré Tchasona
16 782 voix soit 0,63%

 

 

Présidentielle 2020 : La CENI proclame Faure Gnassingbé vainqueur avec 72,36%

 

Agbéyomé Kodjo : « Je m’engage à former un gouvernement inclusif »

Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo est le président démocratiquement élu du Togo à l’issue du scrutin présidentiel du 22 février 2020. C’est en tout cas ce qu’indique le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro dans un message solennel adressé aux Togolais ce dimanche.

A l’en croire, il a gagné cette élection présidentielle au premier tour avec un score oscillant entre 57 et 61% des suffrages. « Dès l’instant, je deviens le président démocratiquement élu, et je m’engage à former un gouvernement inclusif », a indiqué Agbéyomé Kodjo.

Il félicite Faure Gnassingbé qui devient « le premier ancien président de la République vivant dans l’histoire ». Il réitère une fois encore ses promesses de campagne et s’engage à les respecter dès sa prise de fonction en tant que nouveau président de la République.

« Je demande aux forces vives de s’approprier cette victoire historique et de la célébrer avant la proclamation officielle. Je lance un appel solennel à la communauté internationale afin qu’elle soutienne le peuple togolais dans sa lutte pour une alternance pacifique et apaisée au Togo », a-t-il lancé.

Il appelle les forces de défense et de sécurité à ne céder à aucune manipulation et à rester républicaine.

 

 

Agbéyomé Kodjo : « Je m’engage à former un gouvernement inclusif »

 

Agbéyomé désavoue le Général Yark

Au cours de sa rencontre avec la presse, le candidat Agbéyomé est également revenu sur l’encerclement de sa maison par les forces de l’ordre et de défense, hier en début d’après-midi.

Le candidat qui se voit déjà vainqueur de la présidentielle de 2020, dit qu’il ne connait pas ce qui a motivé cette opération tactique des éléments de la gendarmerie devant son domicile.

« Madame Adjamagbo et les autres étaient donc sur le terrain pour nous ramener les PV quand on est venu nous signaler que nous sommes séquestrés. D’abord même, on avait appris pour Monseigneur Kpodzro. On nous a dit que sa maison est encerclée. Et on se demandait quelle est encore cette histoire-là. Et puis on cherchait des voies et moyens pour demander cette levée de siège. C’est en ce moment qu’on me fait signe que moi-même je suis séquestré. Donc j’étais obligé de revenir à nouveau pour plaider pour ma cause et celle de Kpodzro. Chez moi, ils sont venus à 17 heures mais à 20 heures ils se sont retirés. Et sincèrement, je ne connais pas les motifs d’une telle opération », a indiqué l’ancien Président de l’Assemblée nationale.

Selon le député Agbéyomé, certainement que le régime a peur de la liesse des Togolais devant son domicile. Il estime que tous les arguments avancés par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile ne tiennent pas la route.

« J’ai vu les dépêches. Le Directeur de la gendarmerie disait qu’il avait déployé ses éléments pour me protéger, parce qu’il aurait appris que des individus incontrôlés veulent m’agresser. Le plus surprenant dans cette histoire c’est que pendant la campagne électorale, ces mêmes éléments ne m’ont pas protégé. C’est maintenant qu’ils comptent me protéger. Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile aurait déclaré qu’il m’a proposé des services de sécurité pour me protéger et que c’est moi-même qui avais décliné l’offre. Mais tout ça, ce sont des mensonges », a regretté Agbéyomé Kodjo.

Le candidat de la dynamique Kpodzro et tout son staff se sont plaints. Ils se disent être victimes de coupure de leur numéro de téléphone pendant au moins des heures. « J’ai même essayé de contacter Jean-Pierre Fabre pour lui informer de ce qui m’arrivait, mais la communication ne passait pas. Mon numéro a été coupé », a confié Agbéyomé Kodjo avant de dénoncer ce comportement du régime de Faure Gnassingbé.

Godfrey Akpa

 

 

Agbéyomé désavoue le Général Yark

 

Présidentielle 2020 : Agbéyomé Kodjo reconnaît être arrivé en tête des résultats

La rencontre avec la presse vient de prendre fin au domicile du candidat de la Dynamique Kpodzro. Ce qu’on retient, c’est que le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et de développement (MPDD), Agbéyomé Kodjo reconnaît être arrivé en tête des résultats.

Agbéyomé Kodjo a d’abord salué la mobilisation des Togolais dans les urnes. « On note une nette amélioration du taux de participation, aussi bien à Lomé la capitale qu’à l’intérieur du pays », indique la déclaration liminaire, avant de poursuivre : « Le candidat de la dynamique Kpodzro, Agbéyomé Kodjo tient à remercier vivement les populations togolaises pour les suffrages exprimés en sa faveur. Il exprime sa gratitude à toutes celles et à tous ceux qui l’ont soutenu durant tout le processus électoral et dont la mobilisation ce jour le place en tête du scrutin ».

Le président du MPDD est largement en tête dans le Grand Lomé et dans la région Maritime, et il « a réalisé de bons scores dans les autres régions du Togo ».

Il rappelle que le scrutin de ce samedi a été émaillé de nombreuses irrégularités, avec les bourrages d’urnes, des bureaux de vote fictifs, des votes multiples, des procurations irrégulières, l’ouverture d’un registre d’omis dont les votants dépassent largement le nombre d’inscrits dans les bureaux de vote. « Par ailleurs, des délégués du candidat Agbéyomé Kodjo, dans certains bureaux de vote, ont été chassés, violentés et dépossédés de leur moto », fait-il savoir dans la déclaration.

Après avoir dénoncé ces violations flagrantes du code électoral, le candidat de la dynamique Kpodzro manifeste son indignation quant au siège de son domicile par les forces de l’ordre de la Gendarmerie nationale « pour des motifs inconnus ». A l’heure actuelle, selon Agbéyomé Kodjo, le siège n’est pas encore levé au domicile de l’Archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro.

Il lance un appel à toutes les forces vives du pays à rester mobilisées pour « faire triompher la vérité des urnes afin de réaliser l’alternance en 2020 ».

 

 

Présidentielle 2020 : Agbéyomé Kodjo reconnaît être arrivé en tête des résultats

 

Présidentielle 2020 : L’ANC proclame vainqueur Agbéyomé Kodjo, suivi de Faure Gnassingbé…

L’Alliance nationale pour le changement (ANC), à travers un communiqué qu’elle vient de rendre public, reconnaît la victoire du candidat de la Dynamique Kpodzro, Agbéyomé Kodjo. Voici le communiqué.

Communiqué

Le scrutin présidentiel s’est déroulé ce samedi 22 février 2020 sur toute l’étendue du territoire. Les premières tendances placent en tête les candidats du MPDD et d’UNIR.

La mise hors service du système de compilation de l’ANC par TogoCom, ne permet pas de collecter toutes les informations nécessaires à une analyse plus complète des résultats.

L’ANC remercie ses militants et sympathisants qui se sont mobilisés autour de son candidat pendant cette période électorale.


Fait à Lomé, le 22 Février 2020

Le Directeur de campagne

Patrick Lawson Banku

 

 

Présidentielle 2020 : L’ANC proclame vainqueur Agbéyomé Kodjo, suivi de Faure Gnassingbé…

 

Dernière minute : Le domicile d’Agbéyomé Kodjo libéré

L’information vient de nous parvenir. Les militaires armés jusqu’aux dents, viennent d’abandonner leur position au domicile du candidat de la Dynamique Kpodzro.

A en croire la Coordination de la Dynamique Kpodzro, c’est sur pression extérieure que les militaires ont replié. Le siège autour du domicile d’Agbéyomé Kodjo a donc été levé. Gendarmes et militaires ont quitté les lieux.

Mais pour le moment, le staff du candidat reste injoignable. Une conférence de presse est donc prévue pour tout à l’heure à 21h30 TU.

Nous y reviendrons.

 

 

Dernière minute : Le domicile d’Agbéyomé Kodjo libéré

 

Le domicile d’Agbéyomé Kodjo encerclé, Yark parle de sécurisation du candidat

Personne ne sort, personne ne rentre. C’est la consigne de mise actuellement au domicile du candidat de la Dynamique Kpodzro, Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo.

En début d’après-midi de ce samedi, le domicile du président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) a été encerclé par des hommes en uniforme, des forces de défense et de l’ordre donc.

L’ordre est intimé à tout le monde de ne rentrer ni de sortir. Toutes les voies d’accès au domicile du candidat des forces démocratiques sont bouclées. Le candidat et son staff sont restés cloîtrés dans le domicile. C’est l’indignation au sein de la Coordination du candidat de la Dynamique Kpodzro.

Joint par l’AFP, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Yark Damehame confirme et dit avoir déployé un dispositif pour assurer la sécurité du candidat qui, selon certaines informations, risquait d’être « agressé par des individus incontrôlés ».

Le domicile de l’Archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, est également encerclé par des hommes en uniforme.

 

 

Le domicile d’Agbéyomé Kodjo encerclé, Yark parle de sécurisation du candidat

 

Présidentielle 2020 : La CENI annonce les résultats au plus tard lundi

Les opérations de vote viennent de terminer sur l’étendue du territoire. Les Commissions électorales locales indépendantes (CELIs) devraient commencer par recevoir les Procès-verbaux pour la compilation des résultats à envoyer à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

« Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) informe les partie prenante au processus électoral que conformément aux dispositions du code électoral, les opérations de vote ont pris fin ce samedi 22 février à 16 heures sur toute l’étendue du territoire national. Les électeurs ont exprimé dans le calme leur choix dans les 9 389 bureaux de vote », a indiqué Ayassor Tchambakou dans un communiqué.

Il adresse ses remerciements à la population togolaise, aux candidats, aux responsables des partis politiques, aux missions d’observation nationale et internationale et à tous les acteurs impliqués dans le processus électoral pour leur civisme, leur mobilisation et leurs apports multiformes.

« La CENI compte mettre tout en œuvre pour proclamer les résultats provisoires au plus tard le lundi 24 février 2020 à 20 heures », a annoncé le communiqué.

 

 

Présidentielle 2020 : La CENI annonce les résultats au plus tard lundi

 

Les responsables de l’ANC victime de coupure de leur téléphone !

Les premiers responsables de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) rencontreraient des difficultés à joindre leurs délégués dans les bureaux de vote.

Dans un tweet, le parti de Jean-Pierre Fabre indique que ces responsables « sont actuellement victimes de coupure de leur téléphone. Ce qui entrave nos communications avec nos délégués dans les bureaux de vote ».

Le parti orange dit s'insurger « contre ces pratiques du pouvoir RPT-UNIR qui annonce la fraude ».

Ils étaient 3,6 millions Togolais ce samedi à se rendre aux urnes pour élire un nouveau président. Le dépouillement se poursuit actuellement dans les bureaux de vote.

Si Facebook a été hors service au Togo peu après le début du dépouillement, Twitter, WhatsApp, Instagram, Telegram par contre fonctionne pour le moment.

 

 

Les responsables de l’ANC victime de coupure de leur téléphone !

 

Face aux méthodes du régime, Agbéyomé Kodjo appelle à la mobilisation

Des informations, à en croire le candidat de la dynamique Kpodzro, font état de bourrage d'urnes et d'autres méthodes de fraudes électorales. Agbéyomé Kodjo, à travers ce communiqué, appelle à la mobilisation.

Communiqué du Candidat du Candidat Unique de l’Opposition de la dynamique Monseigneur KPODZRO, Agbéyomé KODJO

L’attention des électrices et des électeurs est appelée relativement aux constats qu’il y a matière à porter à la connaissance de tous nos compatriotes.

Alors que se poursuivent les opérations de vote sur toute l’étendue du territoire national, il nous a paru utile d’informer instantanément les électrices et les électeurs des remontées portant constats de bourrage d’urnes, et de fraudes systématiques en plusieurs endroits du territoire national.

Le bilan intermédiaire de vigilance nous permet de dresser constat des premières manœuvres frauduleuses à portée massive qui sont en cours. Lesdites manœuvres frauduleuses revêtent un caractère parfois déroutant, parfois riche d’enseignement.

Plus que jamais, les manœuvres savamment ourdies incitent à la plus grande vigilance ainsi qu’à une totale mobilisation en vue de déjouer les agissements frauduleux en cours d’exécution.

Nous demandons expressément au Président de la CENI et aux présidents des CELI de prendre des dispositions adéquates tendant d’une part, à scrupuleusement se conformer aux dispositions prévues et édictées au Code électoral ; et d’autre part, de faire rigoureusement respecter l’ensemble des règles régissant la procédure électorale en toutes les étapes du processus électoral en cours.

Face à l’approche de la formation politique d’ UNIR qui n’est mue que par l’orchestration des fraudes électorales à grande échelle pour aux fins de fausser la vérité des unes, nous demandons à nos délégués déployés dans les bureaux de vote d’inscrire des réserves formelles et caractérisées sur les procès-verbaux avant de les signer dès lors qu’ils constatent que le nombre de bulletins dans l’urne dépasse le nombre d’inscrits.

Une méthode quantitative comparative pourrait ainsi permettre de déceler des « anomalies », de poser la question de l’origine de ces écarts et de formuler l’hypothèse de l’existence de l’intention de manipulations du scrutin.

Par ailleurs nous invitons la CENI à veiller à ce que nos délégués dans les bureaux de vote reçoivent chacun une copie du procès-verbal sanctionnant les opérations électorales dans chaque bureau de vote conformément aux prescriptions du code électorale.

Enfin, il est à signaler les obstacles de diverses nature qui sont opposés à nos délégués à l’instar de leur éviction arbitraire des bureaux de vote depuis 6 heures du matin des bureaux de vote notamment dans les cantons de Namon, de Natchibore, Naki-Tikpi.

Je rappelle que conformément aux dispositions de la loi électorale, les délégués sont censés représentés chacun des candidats en lice.

Qu’ainsi, leur présence au sein des bureaux de vote est à tous égards légitimes et leur habilitation établie.

Au regard de tout ce qui précède, nous exhortons les populations dont nous saluons la totale détermination, à une totale mobilisation pour faire triompher la vérité des urnes et à croire aux forces divines qui portent notre candidature.

Agbéyomé KODJO

 

 

Face aux méthodes du régime, Agbéyomé Kodjo appelle à la mobilisation

 

Présidentielle 2020/Agbéyomé Kodjo : « Nous disons que pour ce scrutin, il est interdit de voler »

En conférence de presse cette nuit à son domicile à Lomé, le candidat Agbéyomé Kodjo s’est montré confiant. Il croit dur comme fer qu’il sera proclamé vainqueur de ce scrutin présidentiel.

Le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) est sûr et certain de sa victoire. Il ne parle pas sans preuve. Il a dit avoir presque tous les chiffres à sa possession. Mais pour le respect des Institutions de la République, il ne veut pas présenter « ses chiffres ». Cependant, s’il y a une chose dont il est certain, c’est que le président sortant Faure Gnassingbé ne peut être, en aucun cas, proclamé vainqueur de cette élection présidentielle.

« Faure Gnassingbé lui-même sait qu’il ne peut pas gagner cette élection au premier tour. Dire qu’ils sont en train de fêter la victoire de Faure Gnassingbé, je crois que c’est une blague, je crois que c’est pour faire diversion. D’une manière ou d’une autre, Faure lui-même et son gouvernement sont conscients qu’ils ne gagneront pas. Le taux de participation est très élevé, et je dis que cela fait longtemps qu’au Togo ici, nous n’avons plus connu un scrutin avec un tel taux de participation. Ils sont au pouvoir et veulent s’amuser un peu, mais en conscience, ils savent qu’ils n’ont pas gagné. Nous disons que pour ce scrutin, il est interdit de voler », a lâché le candidat Agbéyomé.

Et de poursuivre : « Je veux respecter les institutions de notre pays, je ne veux pas anticiper sur quoi que ce soit, sinon j’aurai donné les chiffres que j’ai ici à ma possession. Mais je dis, la CENI ne peut proclamer autre chose que ce que nous avons ici. Mais si elle se hasarde, je suis sûr qu’elle aura la réponse de la part des populations. Et moi-même je prendrai le devant ».

Le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro rassure qu’il passera par tous les moyens pour que la vérité des urnes soit établie.

Des vacances méritées à Faure

L’ancien Premier ministre ne craint pas un bis repetita de 2005. Il pense que Faure Gnassingbé prendra toutes les responsabilités pour éviter qu’un tel drame se répète. « Je crois que Faure Gnassingbé ne va pas hasarder à créer davantage des problèmes dans le pays », a-t-il souligné.

L’homme politique est sûr de battre Faure Gnassingbé au deuxième tour, si cela devrait avoir lieu.

Une fois président, Agbéyomé dit qu’il peut éventuellement travailler avec certains cadres du régime, mais pas avec Faure Gnassingbé. « 15 ans au pouvoir, ça épuise. Je crois qu’il est temps pour lui de prendre des vacances », a-t-il conclu.

Godfrey Akpa

 

 

Présidentielle 2020/Agbéyomé Kodjo : « Nous disons que pour ce scrutin, il est interdit de voler »

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