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Piraterie maritime : Un otage tué, trois libérés

L’opération de libération des membres de l’équipage du navire Elka Aristotle suite à une prise en otage par des pirates, intervenue dans les eaux togolaises, aboutit à un décès et trois personnes libérées.

Selon une agence grecque, trois des quatre membres de l’équipage du navire Elka Aristotle ont retrouvé leur liberté. Malheureusement, un a trouvé la mort au cours de l’opération. Il s’agit d’un garçon de 20 ans. Il a été tué.

« Les otages de la piraterie survenue dans les eaux togolaises le 04 novembre dernier ont été libérés. Trois membres d’équipage sur quatre du pétrolier grec victimes de cette attaque des pirates au large du Togo sont en vie. Cependant, un quatrième homme, identifié comme un ressortissant philippin, a été tué, dans des circonstances non encore élucidées », précise cette course.

Le confrère independantexpress.net, lui, s’intéresse à l’inefficacité de la lutte contre la piraterie maritime dans les eaux togolaises. Et trouve que « les conflits de leadership » compliquent « la lutte anti pirates ».

En l’espèce, ajoute ce journal, après le rapt, les pirates ont demandé une rançon.

« Compte tenu de la défaillance des mesures de surveillance des agents de la sécurité maritime du Togo, la compagnie française de pétrole Total voulait donc faire porter la responsabilité aux autorités togolaises. C’est pourquoi la société ne voudrait pas céder sur les questions de la rançon qui devrait être, selon elle, payée par les autorités togolaises », croit-il savoir.

A.H.

 

 

Piraterie maritime : Un otage tué, trois libérés

l’Ecole supérieure des affaires forme ses enseignants sur la pédagogie

La problématique des enjeux et défis de la pédagogie dans l’enseignement supérieur a été au cœur d’une formation des enseignants de l’Ecole Supérieure des Affaires (ESA), le samedi 14 décembre 2019 à Lomé.

Importance de la formation pédagogique initiale et continue pour les enseignants du supérieur, la définition des objectifs d’enseignement, et enfin le choix d’une formule pédagogique appropriée; tels sont les thématiques qui ont meublé ce panel auquel des cadres du domaine éducatif, notamment les Professeurs Cyriaque Akakpo-Numado et Octave Nicoue BROOHM, l’ancien ministre togolais de l’Enseignement Supérieur ont été convié et y ont présenté des communications autour des thèmes du forum.

Au cours des travaux, il a été passé en revue les arcanes du métier d’enseignant, son rôle et son importance dans l’évolution de des sociétés.

« Les enseignants sont un élément clé dans la qualité de la formation des étudiants. Et donc, eux-mêmes doivent se mettre à niveau et être capables d’amener les apprenants à apprendre et à cerner à travers des techniques précises les connaissances et les compétences qu’on veut faire acquérir à ces étudiants », a indiqué le Professeur Octave Nicoue BROOHM.

Et Docteur Charles Birregah, PDG ESA, de renchérir : « Nous voulons que nos enseignants améliorent leur prestation, qu’ils puissent dispenser des cours et qu’ils soient parmi les meilleurs donc. Pour ce faire, on leur a donné les outils pédagogiques conformes aux normes du CAMES et internationale pour leur permettre de dispenser des cours de qualité aux étudiants ».

Il a poursuivi : « L’objectif, c’est d’arriver à 80% du taux de réussite à nos différentes évaluations au sein de l’ESA », une vision que l’Ecole supérieur des affaires inscrit dans une démarche qualité pour satisfaire ses clients.

S’agissant de la démarche qualité, l’institution a été primé dans la catégorie "Prix d’Excellence" lors de la cérémonie officielle de remise des trophées du "Prix Togolais de la qualité (PTQ)", un évènement qui encourage la promotion de la culture qualité au sein des populations, à renforcer la compétitivité et l’excellence dans les entreprises togolaises et à encourager la démarche qualité.

Nicolas K

 

 

l’Ecole supérieure des affaires forme ses enseignants sur la pédagogie

Noha aux chevets des enfants malades

L’Association à but lucratif Noha aidant les enfants nécessiteux togolais malades à se faire opérer a lancé une nouvelle campagne (15 novembre- 31 décembre 2019 à EHPAD des Vergers en France) de mobilisation de fonds destinés à venir en aide aux couches vulnérables.

A travers son projet « Un tableau acheté = un enfant opéré », elle compte utiliser les fonds qui sortiront de la vente des œuvres des artistes Ekouagou et Kukoff pour financer une mission chirurgicale au profit des enfants. La mission chirurgicale aura lieu le 20 janvier prochain. Ces artistes ont accepté contribuer à sa réussite en offrant leurs tableaux.

Ce n’est pas la première fois que l’association Noha organise une exposition de peinture pour récolter des fonds pour une mission humanitaire, afin de permettre à des enfants ayant une malformation de sourire à la vie.

Cette organisation finance les missions médicales des médecins-chirurgiens bénévoles, équipe les hôpitaux de matériels chirurgicaux reconditionnés, afin de garantir la sécurité des malades, soigne les pathologies infantiles à Lomé, transmet la compétence et l'expérience (orthopédiques et viscérales) aux équipes chirurgicales locales dans le but de faire de Lomé un pôle d'excellence.

‘’NOHA’’ ne veut pas sauver une vie, mais des vies par une action durable et non ponctuelle, à en croire ses responsables.

A.H.

 

 

Noha aux chevets des enfants malades

La SADD se ligue contre la maltraitance des ouvriers au sein des entreprises multinationales

Les responsables de l’ONG Solidarité et Action pour le Développement Durable (SADD) disent constater que les les conditions de vie et de travail des ouvriers dans les entreprises multinationales sont bafouées. Et ce, au nez et à la barbe des autorités togolaises.

Devant la presse vendredi dernier, l’organisation a dénoncé la maltraitance dont sont victimes les employés de ces entreprises et a rendu par la même occasion la Déclaration de principes tripartite sur les entreprises multinationales et la politique sociale.

En effet, ce document adopté par le Conseil d’administration du Bureau international du travail (BIT) depuis novembre 1977, amendée en novembre 2000 et en mars 2017, somme les entreprises multinationales à « respecter les droits souverains des États, d’observer les législations et réglementations nationales, de tenir dûment compte des pratiques locales et de se conformer aux normes internationales pertinentes ».

Selon Yves Dossou, le Coordonnateur du SADD, le contenu que regorge le doucement doit être vulgarisé.

"Il est devenu nécessaire de vulgariser la déclaration de principe lucratif qui est le seul document de l’OIT qui donne les directifs pertinents pour encadrer ces entreprises", a-t-il indiqué à la presse.

Le message phare de l’ONG SADD à l’endroit de ces entreprises multinationales est que celles-ci puissent œuvrer de façon positive pour le progrès économique et sociale du pays, d’autant plus que la déclaration des principes tripartite prône un climat de paix et une entente dans ces entreprises.

Enfin, l’ONG lance un appel pressant aux entreprises multinationales à se conformer aux normes relatives à un professionnalisme sans faille.

Aux gouvernants, elle leur demande de suivre ces entreprises dans leurs activités pour que des meilleures conditions de vie et de travail soient accordées aux employés.

 

 

La SADD se ligue contre la maltraitance des ouvriers au sein des entreprises multinationales

Antoine Rndolph : « Nous sommes déterminés à mettre fin à cette dictature démoniaque »

Voici une tribune de Dr Antoine Randolph, président du Rassemblement national pour la démocratie et le panafricanisme (RNDP). Lecture !

QUELS SONT LES RISQUES DE VIOLENCES POST-ÉLECTORALES LORSQUE L’ON SAIT QUE LE TOGO S’EST SOUVENT EMBRASÉ SUITE À CES SCRUTINS ?

Par Dr Antoine Ati Randolph

Chers Compatriotes,
Vaillant Peuple togolais,

Certains membres des forces démocratiques togolaises se sont réunis avec l’honorable député français Jean-Paul LECOQ, membre de la Commission des affaires étrangères, le 11 décembre 2019 à Paris, pour débattre du thème : » Togo, 1963 – 2020 : la fin d’un long cycle de violence politique ? ».

Cette rencontre était sous l’égide de monsieur le député en partenariat avec CODITOGO (Coalition de la diaspora togolaise pour l’alternance et la démocratie).

Je tiens ici à remercier chaleureusement monsieur Jean-Paul LECOQ de l’initiative de cette réunion et à le féliciter pour ses nombreuses interventions en faveur des droits de l’homme, pour sa large compréhension des problèmes du monde subsaharien et pour son humanisme.

Plusieurs questions avaient été abordées au cours de cette réunion dont celle qui fait le titre de cet article et que j’avais exposée.

Ce n’est pas un compte rendu de cette rencontre que je veux faire ici mais, compte tenu de la gravité de la question que j’avais traitée, j’ai jugé préférable que vous en preniez aussi connaissance intégralement afin d’agir selon votre conscience. Alors que notre pays s’enfonce progressivement dans le chaos économique et dans l’abîme de la violence d’État, le peuple profond reste dans l’incertitude du choix des légitimateurs d’aller au scrutin présidentiel du 22 février 2020 . Ce choix répond-il réellement à ses intérêts ? Ou sert-il seulement les intérêts de ces légitimateurs qui préfèrent sauver le système néocolonial qui s’est enraciné dans notre pays au lendemain du coup d’État du 13 janvier 1963 et dans lequel ils font carrière? Je pense que le moment de la grande rupture est venu : laisser en arrière ce qui est pourri, corrompu pour semer maintenant les graines de l’espoir ouvrant ainsi une ère démocratique et souveraine aux générations actuelles et futures. Cette alternative ne peut et ne pourra se faire que par la résistance populaire basée sur l’action non violente dont les trois principes cardinaux sont : la désobéissance civile et militaire, la non coopération et l’insoumission généralisée.

I) Observations préliminaires

Sept observations préliminaires nous permettront de situer l’importance de cette question et d’envisager la réponse.

1) Le coup d’État qui a renversé en 1963 le gouvernement patriotique et qui a mis fin à la vie de Sylvanus OLYMPIO, président démocratiquement élu, est un coup d’État néocolonial fait par la France pour installer un système néocolonial porté par les partis politiques qui lui étaient favorables : le parti togolais du progrès (PTP) de Nicolas Grunitzky et l’union des chefs traditionnels et des peuples du nord (UCPN) d’Antoine Méatchi. La néo-colonisation est un système inique, injuste et prédateur, portant en son sein les germes de la violence. La violence va s’installer, s’exercer, se développer et se perpétuer d’autant que la base sociale nationale, majoritairement patriotique est réfractaire, donc capable de s’opposer à ce système. Il faut donc la neutraliser, la contenir , la diviser voire la réduire par tous les moyens!

2) Irruption de l’armée sur la scène politique. D’abord dans l’antichambre du pouvoir pour apprendre à gérer les affaires, les militaires étaient pratiquement aux commandes de l’État. Après l’évincement du pouvoir civil bicéphale en janvier 1967, l’armée a pris les rênes du pouvoir et, à l’avènement d’Eyadéma Gnassingbé, le 14 avril 1967, s’est installée jusqu’à présent. Cet ancien sergent a dirigé d’une main de fer le pays comme sa propriété privée jusqu’à sa mort en février 2005. Le président français Jacques Chirac a imposé Faure Gnassingbé pour sa succession, celle-ci s’est faite dans un bain de sang.

3) C’est après le renversement du gouvernement patriotique que les accords secrets imposés aux anciennes colonies françaises d’Afrique ont été signés par le Togo. Ces accords ont permis à la France de dépouiller le Togo de son indépendance et de sa souveraineté ; Ils consacrent la mainmise de ce pays sur le Togo, d’où le soutien multiforme, indéfectible et inconditionnel de la France à la dictature des Gnassingbé père et fils et l’émergence de la culture de l’impunité. Le problème togolais résulte de la création par la France d’une armée néocoloniale d’occupation et d’accaparement, une sorte de tumeur maligne dans le tissu social.

4) Faure Gnassingbé est illégitime. C’est un usurpateur, un pyromane et un terroriste. Son 3ème mandat est usurpé au regard de la constitution de 1992. La soi-disant nouvelle constitution votée en mai 2019 par une assemblée nationale unicolore et illégitime est sur le plan de l’éthique judiciaire inacceptable. Faure Gnassingbé ne peut en aucun cas briguer un 4ème mandat présidentiel et son régime, étant illégitime, n’est pas logiquement habilité à organiser une quelconque élection.

5) Après deux ans de contestation populaire, seul le soutien de la communauté internationale – dont le groupe des 5 (ONU, l’UE, États-Unis d’Amérique, France et Allemagne), l’UA et la CEDEAO – régentée par la France maintient encore Faure Gnassingbé et son régime en place.

6) Stratégie éculée de la Françafrique. Cette stratégie qui a bien fonctionné depuis près de 30 ans dans notre pays et ailleurs doit être abandonnée au profit de la vérité des urnes et des droits de l’homme pour peu qu’on veuille respecter les valeurs universelles de liberté , de justice, d’intégrité, d’éthique et d’autodétermination des peuples. La France qui se targue d’être le berceau des droits de l’homme est en réalité, sur le continent africain et particulièrement au Togo, le cercueil des droits humains en voulant défendre ses intérêts. Pour cela, c’est la France qui choisit celui qui doit être élu !
Cette stratégie peut se résumer de la façon suivante :

MASCARADES ÉLECTORALES…..CONTESTATIONS POPULAIRES…. RÉPRESSIONS
PSEUDO-DIALOGUE GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE

7) L’importance de la diaspora est un peu plus de 25 % de la population togolaise. Elle est le reflet de la mauvaise gouvernance et des graves violations des droits de l’homme de la dictature des Gnassingbé

II) RISQUES DE VIOLENCES POST-ÉLECTORALES

Les risques seront énormes et très graves. Dans le contexte actuel de crise sociopolitique, ils vont s’échelonner tout au long du processus électoral, c’est-à-dire en amont, pendant et en aval. L e peuple togolais est pacifique, il a toujours manifesté à mains nues. Mais répondre à cette question nous amène à poser deux autres questions subsidiaires et tenter d’y répondre.
A) Pourquoi s’entête-t-on à imposer au peuple togolais les élections comme sortie de crise alors qu’il exige la démission de Faure Gnassingbé ?

Le système dictatorial RPT/UNIR et ses facteurs de violence. Alors que la base sociale de ce système est une infime minorité ne dépassant guère 3 %, la dictature concentre entre ses mains tous les pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire ainsi que ceux qui en découlent comme les pouvoirs administratif, économique, financier. Il a la mainmise sur les institutions et refuse de faire les réformes institutionnelles et électorales; il contrôle tout le processus électoral, en amont, pendant et en aval.

Il contrôle l’institution régalienne. D’ailleurs, c’est l’armée néocoloniale, non républicaine qui est le socle de la dictature et qui dirige le pays, le président n’étant qu’une marionnette. L’armée est de plus en plus infestée de mercenaires et de terroristes étrangers qui prennent le commandement des régiments à la place des officiers supérieurs togolais et qui provoquent la terreur partout même au sein de cette armée.

Les militaires sont à la tête d’au moins 50 % de préfectures. Il y a parmi les chefs traditionnels de nombreux anciens militaires.

Outre la Police, la Gendarmerie et cette armée pléthorique, le régime dispose d’un grand nombre de miliciens togolais et surtout non togolais.

Signalons en passant que le Togo est l’un des pays les plus militarisés du monde et que dans le cadre des accords de défense franco-togolais, ce sont des instructeurs français qui forment et encadrent les militaires et gendarmes togolais et que le conseiller militaire actuel du Chef de l’État est le général français 5 étoiles Raymond Germanos, pédophile notoire, radié du corps des armées françaises.

Le régime dictatorial RPT/UNIR, réduit à sa portion congrue, refuse les réformes institutionnelles et électorales. Pour sa survie, pour conserver le pouvoir, il ne peut organiser qu’une élection biaisée, une mascarade électorale, avec à l’appui la contrevérité des urnes, l’achat des consciences à tous les niveaux, le soutien de la communauté internationale et si cela ne suffit pas il recourra à la violence ; La communauté internationale a jusqu’à présent avalisé les faux résultats de la contre-vérité des urnes des élections présidentielles et législatives.

Donc, c’est par le biais des élections frauduleuses que la communauté internationale, manipulée par la France, voudrait maintenir Faure Gnassingbé ou son remplaçant éventuel au pouvoir pour perpétuer le système de pillage quel que soit le prix en vies humaines. Ce fait est d’ailleurs confirmé par Robert Bourgi, spécialiste français des affaires africaines et lobbyiste de la Françafrique : « Sans aucun doute, c’est la France qui choisit les dirigeants africains».

B) Pense-t-on pouvoir empêcher cette fois-ci le phénomène d’embrasement post-électoral de se produire tout en maintenant le processus électoral de la contrevérité des urnes ?

Dans la perspective de faire gagner Faure Gnassingbé ou un éventuel candidat du RPT/UNIR ou, à défaut, un candidat adoubé par Paris et la communauté internationale, l’on pense sérieusement pouvoir empêcher le phénomène d’embrasement post-électoral en ayant recours à toutes sortes de méthodes et de manœuvres pour déminer le terrain insurrectionnel avant les élections présidentielles ou même avant l’annonce de la candidature de Faure Gnassingbé pour un 4ème mandat.

a) Donner une base légale pour permettre un 4ème mandat et plus à Faure Gnassingbé et empêcher ou restreindre les manifestations pour justifier les violences ;

- nouvelle constitution personnalisée et taillée sur mesure pour Faure Gnassingbé (8 mai 2019 )
- loi liberticide de Boukpessi (7 août 2019)

b) Légitimer le régime en acceptant de participer à l’élection présidentielle et en faisant croire que l’alternance est même possible sans les réformes consensuelles institutionnelles et électorales. Pour cela l’appât du gain personnel est déterminant. Le candidat verse 20 millions de francs CFA comme caution et reçoit en retour pour sa campagne au moins 300 millions sans aucune condition selon un décret pris en conseil des ministres le 5 décembre dernier. A ce jour il y a 13 candidats déclarés. Le tourisme électoral est juteux !

c) User de l’art de la séduction et faire l’apologie de la paix sous la dictature pour tromper et endormir le peuple. L’achat des consciences se fait dans tous les milieux sociaux, religieux et politiques. Chamalières et la Banque mondiale ont prêté main forte au régime.


Beaucoup de mouvements et partis politiques, des associations de la société civile et des associations confessionnelles ont été arrosés ;

d) exercer la violence en ciblant les points de résistance comme le parti national panafricain dont les militants sont persécutés. Violations et saccages des domiciles pour interdire les réunions.

e) Pousser le peuple à l’exaspération, à la fatigue et au découragement en exerçant sur lui des méthodes violentes et humiliantes de voyous (arrogance, rafles, fouilles, viols, bastonnades, tortures, arrestations et incarcérations arbitraires, disparitions, etc) ; Le rapport 2019 de la Ligue togolaise des droits de l’homme intitulé « Togo : la terreur contre le peuple « en dit long sur le drame humain que les Togolais vivent quotidiennement. Dans sa préface « AU SECOURS ! ILS FUSILLENT LES ENFANTS !« cette organisation de défense des droits humains déclare que «l'actualité togolaise sur le plan des droits humains sous la dictature héréditaire des Gnassingbé, est une descente aux enfers pour le peuple martyr. D'horreur en horreur, on se dit que le pire est déjà passé. Mais la répression semble engagée dans une concurrence macabre avec elle-même : faire pire que la dernière fois sur le terrain sanglant de la terreur et de l'ignominie. « Le chef d’état-major des forces armées togolaises, le général Félix Abalo Kadanga, a porté la terreur et l’ignominie à leur comble en tuant à bout portant, le 9 décembre 2018, un enfant de 11 ans avec son fusil à lunette !

f) Maintenir certaines populations dans l’insécurité permanente, la peur, l’angoisse et le besoin en prolongeant l’état de siège des villes septentrionales.


g) Décréter le couvre-feu, c’est la dernière trouvaille pour mettre le peuple sous-pression et dans la frayeur, donc accentuer la peur et la crainte du régime pour pousser à l’inaction, à la passivité, voire à la fatalité.

h) Croire en la création de la FOSEP (Force de la sécurité des élections présidentielles) est une illusion dont le peuple est conscient. C’est un alibi pour la France et la communauté internationale de renforcer le matériel de sécurité- répression et de faire triompher la contrevérité des urnes ; Cette force a déjà participé à la falsification des résultats électoraux et aux massacres des manifestants.
i) Recevoir en utilisant l’art de la séduction le soutien de la communauté internationale et des milieux internationaux d’hommes d’affaires pour légitimer le régime, faire croire que tout va bien au Togo et que les élections prochaines se passeront paisiblement dans de bonnes conditions comme vient de le déclarer le ministre Gilbert Bawara, porte-parole du gouvernement, je cite : « Le cadre électoral actuel ne souffre d’aucune anomalie. Il respecte les normes internationales en matière d’élections libres, démocratiques, fiables et transparentes » Alors que tout le monde sait que le processus électoral en cours est vicié et corrompu et que le régime refuse de faire les réformes institutionnelles et électorales contenues dans l’accord politique global et reprises sur la feuille de route de la CEDEAO. La non fiabilité de ce fichier est dénoncée par les acteurs politiques de l’opposition et des organisations de la société civile. La révision électorale organisée du 29 novembre au 2 décembre derniers a été une mascarade selon plusieurs organisations de la société civile.

La propagande du Plan national de développement, les privatisations à tout vent, le Doing business, la 20 ème session de dialogue UE -Togo au cours de laquelle l’Union européenne « a salué les efforts déployés en vue d’aboutir à une élection libre, transparente et équitable »,visent tous le même but : redorer l’image du Togo et préparer l’opinion nationale et internationale à accepter les résultats de la contre-vérité des urnes ! A la congolaise ? Peut-être !

Quoi qu’il en soit, nous, patriotes togolais, n’avons pas attendu le ministre des droits de l’homme, Christian Trimua qui vient « d’inviter les Togolais à prendre les armes s’ils veulent une alternance au Togo » pour comprendre et savoir que sous cette dictature des Gnassingbé la voie électorale pour l’alternance politique est bloquée, a fortiori pour une alternative démocratique. Seule la résistance populaire basée sur l’action non violente de désobéissance civile, de non coopération et d’insoumission généralisée pourra redonner tout le pouvoir au peuple togolais !


III Conclusions

Les temps ont changé ! Ce n’est plus le peuple meurtri de 2005 qui a payé très lourd l’holocauste commis par Faure Gnassingbé pour s’emparer du pouvoir et succéder à son père adoptif, Eyadéma Gnassingbé. Le peuple togolais, qui est debout aujourd’hui, a déjà connu 15 ans de dictature de Faure Gnassingbé et il est déterminé à rester debout afin de tourner la page de la honte et de conquérir le droit de vivre libre sur son sol et d’être heureux. Ce peuple est poussé à l’exaspération par la dictature soutenue par la France et d’autres pays. Il a droit à la liberté, il a le droit de prendre son destin en main !

Il appartient à la France et à la communauté internationale de mettre fin à leur complicité active avec cette dictature, la plus vieille du continent, et de faire honneur à leurs propres valeurs, ces valeurs qu’elles qualifient d’universelles. Elles doivent exiger de leur encombrant poulain immoral des réformes consensuelles institutionnelles - visant la cour constitutionnelle, la commission électorale nationale indépendante et la haute autorité de l’audiovisuel et de la communication - et électorales de manière à rendre crédible et transparent le scrutin présidentiel 2020.

Nous, patriotes du Togo, nous sommes déterminés à mettre fin à cette dictature démoniaque, corrompue et pourrie des Gnassingbé. Nous mettons en garde la France et ses alliés qui coopèrent activement avec la dictature dans cette œuvre démoniaque de destruction de notre pays et de notre peuple! S’il doit y avoir élection, elle devra être transparente et exprimer la vérité des urnes !

Pour empêcher l’embrasement post-électoral, les militaires des FAT doivent être consignés dans les casernes. Des troupes de l’ONU et/ou de la CEDEAO impartiales et propres seraient chargées d’assurer la sécurité conjointement avec la FOSEP placée sous commandement onusien ou celui de la CDEAO.

Pour résoudre véritablement et durablement la question togolaise, nous patriotes et démocrates, continuons d’exiger la démission de Faure Gnassingbé et de préconiser la Transition avec le retour de la constitution originelle de 1992. Les réformes idoines seront faites sur la base d’un programme de société commun afin de restaurer l’État de droit, de toiletter la République en y introduisant la culture de valeurs universelles et de reconstruire notre pays. Des élections transparentes, libres et démocratiques seront réalisées à la fin de la Transition.

C’est par ce passage incontournable de la Transition démocratique que la paix, fondée enfin sur la liberté et la justice, et confortée par la réconciliation nationale, la vérité des urnes et la vérité des comptes publics, pourra revenir et perdurer dans le pays. Nous voulons construire une vraie démocratie dans notre pays ! Nous voulons une véritable alternative démocratique ! Nous voulons redevenir des hommes libres ! Nous voulons enfin vivre et non vivoter !

Paris, le 11 décembre 2019


Dr Antoine Ati Randolph
Président du Rassemblement national
pour la démocratie et le panafricanisme


Contact : antoinerand@hotmail.com

 

 

Antoine Rndolph : « Nous sommes déterminés à mettre fin à cette dictature démoniaque »

 

La Corée offre deux ambulances médicalisées au CHU Sylvanus Olympio

Le Togo vient de bénéficier des fruits de sa coopération avec la Corée. Le Centre hospitalier universitaire (CHU) Sylvanus Olympio (SO) est désormais équipé de deux ambulances médicalisées, un don de la Corée, estimé à 70 millions de francs CFA.

La Directrice de cabinet du ministre de la santé, Mme Midamegbe Akpakpo a réceptionné le don au nom de l’Etat togolais et a salué le partenariat de taille que le Togo entretient avec le gouvernement Coréen.

« Dans le domaine médical, le Togo fait partie des bénéficiaires des différents programmes mis en place en vue de renforcer les capacités sanitaires des pays partenaires de la Corée. Aujourd’hui, ce sont des ambulances flambant neuves équipées de boites de soins d’urgence, de médicaments et de consommables pour premiers soins », a-t-elle déclaré.

Dans la même perspective, l’ambassadeur Coréen Kim Sungsoo, présent à la cérémonie, pour sa part, a précisé que les ambulances ont été offertes sur demande du chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé.

Il est utile de rappeler que les relations entre le Togo et la Corée ont toujours été prospères et sont nettement diversifiées à ce jour. La République de la Corée soutient le Togo dans différents domaines, notamment l’Agriculture, le sport, social et à ceux-ci vient s’ajouter le domaine de la santé.

 

 

La Corée offre deux ambulances médicalisées au CHU Sylvanus Olympio

 

l’Ecole supérieure des affaires forme ses enseignants sur la pédagogie

La problématique des enjeux et défis de la pédagogie dans l’enseignement supérieur a été au cœur d’une formation des enseignants de l’Ecole Supérieure des Affaires (ESA), le samedi 14 décembre 2019 à Lomé.

Importance de la formation pédagogique initiale et continue pour les enseignants du supérieur, la définition des objectifs d’enseignement, et enfin le choix d’une formule pédagogique appropriée; tels sont les thématiques qui ont meublé ce panel auquel des cadres du domaine éducatif, notamment les Professeurs Cyriaque Akakpo-Numado et Octave Nicoue BROOHM, l’ancien ministre togolais de l’Enseignement Supérieur ont été convié et y ont présenté des communications autour des thèmes du forum.

Au cours des travaux, il a été passé en revue les arcanes du métier d’enseignant, son rôle et son importance dans l’évolution de des sociétés.

« Les enseignants sont un élément clé dans la qualité de la formation des étudiants. Et donc, eux-mêmes doivent se mettre à niveau et être capables d’amener les apprenants à apprendre et à cerner à travers des techniques précises les connaissances et les compétences qu’on veut faire acquérir à ces étudiants », a indiqué le Professeur Octave Nicoue BROOHM.

Et Docteur Charles Birregah, PDG ESA, de renchérir : « Nous voulons que nos enseignants améliorent leur prestation, qu’ils puissent dispenser des cours et qu’ils soient parmi les meilleurs donc. Pour ce faire, on leur a donné les outils pédagogiques conformes aux normes du CAMES et internationale pour leur permettre de dispenser des cours de qualité aux étudiants ».

Il a poursuivi : « L’objectif, c’est d’arriver à 80% du taux de réussite à nos différentes évaluations au sein de l’ESA », une vision que l’Ecole supérieur des affaires inscrit dans une démarche qualité pour satisfaire ses clients.

S’agissant de la démarche qualité, l’institution a été primé dans la catégorie "Prix d’Excellence" lors de la cérémonie officielle de remise des trophées du "Prix Togolais de la qualité (PTQ)", un évènement qui encourage la promotion de la culture qualité au sein des populations, à renforcer la compétitivité et l’excellence dans les entreprises togolaises et à encourager la démarche qualité.

Nicolas K

 

 

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Présidentielle 2020 : Dr Christian Spieker demande le report de la date du scrutin

En annonçant la date de la tenue des élections présidentielles (22 février 2020) et encore par communiqué du 13 décembre 2019 informant la population de la date des dépôts de candidatures alors qu´aucune des trois conditions exigées par l´opposition pour le minimum de transparence (la refonte du fichier électoral, la recomposition de la CENI et celle des membres de la Cour constitutionnelle) n´a été prise en compte, ce régime fonce droit au but et teste le degré de résistance de l´opposition. Mais en prenant appui contre le mur jusqu´auquel il la pousse, elle ne doit pas céder et aller aux élections les yeux fermés sans que les conditions minimales de transparence ne soient remplies. Au contraire elle va résister, dos au mur et exiger ensemble les conditions de transparence avant de participer à ces élections. Mais pour y arriver et amener le régime à la raison dans l´intérêt du pays, il faut former un bloc de l´opposition et parler d´une seule voix. Le temps presse et le peuple togolais est fatigué des leaders qui ne s´entendent pas pour travailler ensemble mais animés seulement des sentiments d´égoïsme et d´intérêts individuels. Cette lutte a trop duré. Il faut des pressions maximales sur ce régime avant les élections pour le faire fléchir. On n´a plus droit à l´erreur si on veut gagner en 2020.

Dans n´importe quel domaine de lutte, que ce soit politique, syndicale ou même militaire contre l´agression extérieure, les chefs de lutte ne mènent jamais leur groupe ou le peuple à la victoire sans stratégie adaptée face à l´adversaire redoutable ou l´ennemi. La stratégie est toujours au centre de toute lutte pour la victoire finale. C´est cette stratégie qui manque cruellement à l´opposition togolaise.

Partant de cela, on peut dire que ce n´est pas par manque des moyens financiers ou humains que l´opposition a échoué face à ce régime en 2017 mais par manque de stratégie adaptée à un adversaire redoutable, prêt à tout pour conserver le pouvoir, même prêt à vendre le pays aux puissances étrangères pour avoir leur estime et faveur. Certains au sein de l´opposition ont reconnu avec humilité cette responsabilité partagée de l´échec comme par exemple Me Dodji Apévon que j´apprécie beaucoup dans cette lutte et Madame Adjamagbo-Johnson. Je les félicite pour ce courage qu´ils ont eu pour reconnaître cette responsabilité collective ou partagée de cet échec de 2017 alors qu´ils avaient la victoire à portée de main. Ils connaissent le sens de la responsabilité et cela ne m´étonne pas puisqu´ils sont tous les deux des juristes de haut niveau. Par contre, certains n´aiment pas endosser cette responsabilité au sein de cette opposition. Or, un chef qui ne reconnaît jamais ses erreurs en cas d´échec n´a pas la qualité d´un bon chef. C´est le cas de Jean-Pierre Fabre. Je ne l´ai jamais entendu dire qu´ils ont eu une part de responsabilité dans l´échec de lutte en 2017. Je parie que si Fabre n´avait pas pris le devant pour cette lutte de 2017 la population aurait réussi à coup sûr le changement tant attendu. Tikpi Atchadam a réussi la mobilisation des Togolais que Fabre n´arrivait plus. Mais malheureusement ça n´a rien donné, faute de bonne stratégie de sa part en tant que chef de file.

Je vous raconte un fait où il a manqué de stratégie : pour la manifestation gigantesque des 6 et 7 septembre 2017, j´étais aussi à Lomé pour les vacances. Comme ma venue a coïncidé avec les manifestations d´août 2017, j´ ai pris part à celle du jeudi 7 sept 2017. Je dirais que c´est la première fois que je participais à une manifestation politique au Togo car depuis 1988 j´ai passé tout mon temps a l´étranger (Niger, France et Allemagne). À ce jour décisif, j´étais aussi parmi les leaders. La foule était immense, une marée humaine surchauffée. Arrivés au rond-pont Dékon ce jour là, la foule voulait continuer jusqu´à la présidence. Du rond-point Dékon jusqu´à la Colombe de la paix au niveau du Lycée de Tokoin, c´est une marée humaine avec un seul mot dans la bouche : démission, démission, démission. Les leaders de l´opposition de C14 ne savaient plus quelle décision prendre à Dékon. La foule très déterminée, attendait seulement leur mot d´ordre pour continuer leur marche vers la présidence et demander la démission du chef de l´État. Monsieur Attisso est monté sur une voiture garée au milieu de la foule en scandant avec le haut-parleur les chants de lutte pour galvaniser la foule. Devant cette tergiversation des leaders et surtout de Jean-Pierre Fabre entre les deux stratégies : laisser continuer la marche de la foule vers la Présidence comme la foule l´exigeait ou rester à Dékon comme point de chute, je me suis approché de Fabre en me présentant à lui que je suis venu des vacances de l´Allemagne. Donc je lui ai dit discrètement de ne pas prendre le haut-parleur mais de traîner les pas et laisser la foule continuer la marche vers la présidence en lui disant qu´il peut se justifier qu´il n´a pas pu contenir la foule déchaînée et éprise de liberté démocratique. Monsieur Fabre m´a répondu que s´il laisse la foule partir vers la présidence, ils vont tirer sur eux et ils viendront tirer aussi à Dékon. Moi, étant venu en vacances et ne jouant aucun rôle dans les partis politiques en 2017, je me suis tu après ce conseil de stratégie de lutte que je lui ai donné. Donc après concertation entre eux les leaders de C 14 de l´opposition, Fabre en tant que chef de file de l´opposition a pris le haut-parleur que Monsieur Atisso tenait pour dire à la foule qu´ils allaient rester à Dékon jusqu´à la démission de Faure Gnassingbé. Et on invitait les femmes d´amener à la foule de quoi manger. Ainsi on distribuait du pain à ceux qui étaient là et on disait à la foule qu´ils allaient rester là jusqu´à la démission du chef de l´État. Au même moment, j´ai soufflé à l´oreille de Madame Adjamagbo-Johnson aussi que si le régime ne tombe pas aujourd´hui c´est fini, il ne tombera plus jamais, vu la foule immense et très surchauffée ce jour là. Elle souriait toute confiante. Vers 19 heures, persuadant que la décision qu´ils ont prise de rester à Dékon n´était pas la bonne pour leur victoire, j´ai quitté les lieux pour aller à la maison. Vers 22 ou 23h, j´aurais appris que les forces de l´ordre étaient venues avec le gaz lacrymogène les disperser. L´espoir est subitement s´évaporé. C´est ce jour là que l´opposition avait raté une belle occasion. Si Monsieur Fabre auquel j´ai tous mes respects, avait laissé la foule continuer la marche vers la présidence, même s´elle n´avait pas atteint la présidence mais proche de là, le régime allait trembler le jour là et Dieu seul sait si ce jour là ne serait pas le jour de leur victoire. C´était un jour de toutes les chances pour l´opposition car la foule était immense et déterminée. Les gens sentaient la fin du régime proche même au sein du régime. Depuis ce jour-là, je me suis dit que Fabre a commis une erreur de stratégie pour mener le peuple à la victoire à un moment déterminant car il avait raté une belle occasion qu´il a eue. C´est quelqu´un que j´apprécie beaucoup mais il a manqué de stratégie. Le 7 septembre 2017 on était très proche de la victoire si les leaders n´avaient pas failli le jour là en terme de stratégie. Si Fabre avait laissé la foule marcher sur la présidence, le régime allait tomber le jour-là.

Alors, au vu de tous ces échecs répétés de stratégie, n´est-il pas utile et même urgent qu´il passe la main à un membre de son parti, surtout qu´il est de plus en plus contesté aussi au sein de la population depuis un certain dans sa manière de conduire cette lutte? S´il ne veut pas passer la main, au moins qu´il change de stratégie de lutte sinon il ne pourrait jamais offrir au peuple ce que celui-ci attend de lui.

En Europe, les présidents de partis politiques ou secrétaires généraux des partis selon l’appellation dans chaque pays, démissionnent de leur propre gré s´ils échouent ou s´ils n´arrivent pas à faire gagner leur parti à une élection. J´ai vu cela plusieurs fois dans le parti SPD en Allemagne où les secrétaires généraux successifs démissionnent d´eux-mêmes le soir même du vote si le parti a fait un très mauvais score. Quand moi j´entends parler au Togo des candidats naturels dans les partis politiques comme Jean-Pierre Fabre de l´ANC ou Faure Gnassingbé d´UNIR, cela me faire sourire.

Ayons le courage de poser cette question : n´est-il pas bon que Fabre laisse la place à un membre de son parti pour mener la lutte car c´est lui qui a le destin de l´opposition en main et prend le devant dans les manifestations. La preuve en est que quand les gens viennent en mission pour rencontrer le gouvernement et les partis de l´opposition, c´est lui qu´on rencontre. Donc à ce seul titre de leader, la population est en droit de dire ce qu´elle pense de lui à propos de ses stratégies de lutte car c´est comme un commandant de bord dans un avion ou un capitaine dans un bateau à un moment crucial. Donc à mon avis, Jean-Pierre Fabre a fait son temps. Mais aujourd´hui il ne peut pas faire gagner l´opposition face à ce régime. C´est quelqu’un que j´ai beaucoup apprécié pour sa rigueur et ténacité face à ce régime. Mais son temps est passé. Je l´ai même apprécié dans mon livre que j´ai publié en octobre à Paris. Je l´ai félicité. Mais je constate qu´il est maintenant contesté au sen de la population. Avec le temps que j´ai passé à Lomé, je me suis rendu compte qu´il n´a plus de popularité qu´il avait avant au sein de cette même population. Il doit en tirer les conséquences dans l´intérêt non seulement de son parti ANC mais aussi de l´opposition tout entière en tant que leader et chef de file de l´opposition.

Normalement en bon stratège, Jean-Pierre Fabre devrait appeler la population ces temps-ci à descendre dans la rue pour exiger du régime une élection transparente mais il ne dit rien. Ce sont seulement les mouvements de société civile comme « Togo Debout » ou « En aucun cas » qui prennent cette initiative pour exiger que ces conditions de transparence soient observées avant les élections de 2020. Or, c´est la 4è fois qu´il va aux élections et ce sera encore un échec.

En tant que candidat à cette élection, il faut qu´il fasse pressions énormes sur le régime pour qu´au moins, deux de ces trois conditions soient observées à savoir la refonte du fichier électoral pour sa fiabilité, ensuite la recomposition de la CENI avec les membres de l´opposition, sinon aucun candidat n´ira retirer à la CENI le formulaire de candidature. C´est la condition qu´on devrait poser au régime. Voilà ce que Fabre devrait dire au gouvernement en tant que leader mais il ne dit rien et le régime continue sa route en fixant la date des élections et invitant les candidats de venir déposer les dossiers.

Les conditions de transparence des élections ne sont pas remplies. En tant que candidat aussi, je demande à mes adversaires et compatriotes candidats de ne pas aller retirer leur fiche de candidature à la CENI mais d´attendre jusqu´à ce que le régime revienne à la raison et nous mette dans de bonnes conditions d´élections transparentes. Si on va à ces élections dans ces conditions sans exiger la transparence avec fermeté, quel argument solide pouvons-nous tenir devant ceux qui réclament d´abord la mise en place de la transition pour les réformes avant les élections? Ils auront certainement raison si nous allons à ces élections et si nous perdons. Le peuple sera très découragé encore si on perd cette élection en 2020. C´est pourquoi il faut bien la préparer pour la gagner.

Personnellement, c´est à ces trois conditions exigées que je vais prendre part à ces élections car si j´y vais c´est pour aller gagner et non pour aller perdre. Après ma déclaration de candidature en septembre 2019, j´ai été invité à l´émission matinale à la radio Nana FM dont le thème du débat était « Quelle personnalité pour gagner en 2020 face à UNIR ? » Le journaliste de la radio m´a posé la question : si les trois conditions que j´évoque ne sont pas remplies, est-ce que je vais aller aux élections? J´ai répondu non et tous ceux qui écoutaient cette émission matinale de ce jour-là ont entendu ma réponse. Je vais aller aux élections seulement si le fichier électoral est fiable, si la recomposition de la CENI est faite et si les membres de la Cour Constitutionnelle ont changé de visage. Or, au jour d´aujourd´hui aucune de ces conditions n´est remplie. Pour quelqu´un qui respecte sa parole, je ne vais pas mettre ma crédibilité en jeu. Nein c´est nein. Ja c´est Ja. Je vais tenir ma position jusqu´au bout. Je ne vais pas changer. La réponse que j´ai donnée à la radio sur les conditions, je la maintiens. Il est urgent que Fabre remobilise la population. Tikpi Atchadam lui a laissé le terrain en tant que leader de l´opposition car il est considéré comme chef de file de l´opposition même s´il perd de popularité au Togo.

On n´est pas obligé d´aller aux élections dans le délai imparti. Le plus important est de mettre en place d´abord les conditions de transparence. On ne va pas nous dire que la Constitution doit être respectée et que les élections doivent être tenues dans le délai imparti. Depuis quand les dispositions de la Cour constitutionnelle sont respectées quand ça touche un point qui n´arrange pas Faure Gnassingbé ?

On respecte à la lettre seulement les textes qui l´arrangent, sinon pourquoi les membres de la Cour constitutionnelle n´appliquent jamais l´article 145 à Faure Gnassingbé et lui demander de déclarer ses biens en tant que président de la République ? Le chef de l´Etat n´a jamais respecté l´article 145 de la Constitution depuis qu´il est président en 2005. On ne sait pas combien il gagne par mois alors que dans un pays démocratique le salaire du président est connu du peuple. On ne connaît pas non plus la composition de son patrimoine ni celle de ses ministres respectifs. C´est pourquoi la recomposition de cette Cour constitutionnelle doit être observée avant les élections car c´est une Cour partisane, ce qui n´honore pas la République. Mobilisons la population pour exiger la transparence avant ces élections.

 

 

Présidentielle 2020 : Dr Christian Spieker demande le report de la date du scrutin

 

Des organisations de de défense des droits de l'homme interdites de visite aux détenus

C'est l'Association des victimes de torture au Togo (ASVITTO) qui lance l'alerte à travers un communiqué. Lecture !

COMMUNIQUÉ DE L'ASVITTO

Dans le cadre de ses activités de monitoring des lieux de privation de liberté, le Vice-secrétaire général de l'Association des Victimes de Tortures au Togo (ASVITTO) s'est vu refuser l'accès à la prison civile de Lomé ce vendredi 13 décembre 2019. Cherchant à comprendre les raisons, il ressort que l'ordre est venu de l'autorité gouvernementale d'interdire l'accès aux organisations des droits de l'homme jusqu'à nouvel ordre.

L'ASVITTO dénonce une atteinte grave à la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société, de promouvoir et protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales universellement reconnus. Ces visites qui ont pour but d'apporter du réconfort aux prisonniers sont entravées depuis quelques semaines suite à la conférence de presse du gouvernement sur la prétendue '' tentative d'agression armée'' depuis le 23 novembre dernier. Ces manœuvres viseraient à empêcher les organisations crédibles d'être en contact avec les présumés agresseurs.

Ce mépris vis-à-vis des défenseurs des droits de l'homme n'est que la face visible de l'iceberg. Car, ce qui est caché et qui représente les conditions de détention des prisonniers est inacceptable et devra susciter un sentiment d'indignation chez tout être ayant un cœur d'homme et la crainte de Dieu.

Alarmée par cette situation, l'ASVITTO se demande comment un pays, membre d'une grande institution comme le Conseil des droits de l'homme de l'organisation des nations unies (ONU), puisse empêcher les personnes privées de liberté de recevoir les visites de leurs familles et proches dans de bonnes conditions ?

Profondément dérangée par ces violations des droits des prisonniers, l'ASVITTO cherche à savoir si le Conseil des droits de l'homme est aussi infecté par le virus de la corruption, sinon pourquoi l'élection des États membres n'est pas faite sur le mérite ?

Car, découvrant avec regret le constat dans notre pays, on peut se demander si l'institution onusienne des droits de l'homme fait la promotion de la médiocrité.

Depuis plusieurs semaines, les détenus de la prison civile de Lomé vivent de très mauvaises conditions, il ne leur est permis que cinq (5) minutes de temps de visite de leurs proches. Les visiteurs doivent être soumis à deux (2) fouilles systématiques des militaires sur fond d'arnaques avant de passer à la fouille régulière des Surveillants de l'Administration Pénitentiaire (SAP).

Tout un arsenal militaire est mis en place alors qu'il existe une unité paramilitaire, spécialement formée pour la cause.

Préoccupée, l'ASVITTO invite les sieurs Yark DAMEHANE et Christian TRIMUA, respectivement ministre de la Sécurité et ministre des Droits de l'homme, à faire cesser la torture morale qu'ils infligent en ce moment aux prisonniers et leurs familles.

Elle invite également, M. Pius AGBETOME, Garde des sceaux, ministre de la Justice à faire preuve de responsabilité en mettant fin à cette iniquité qui viole la Convention contre la torture et son protocole facultatif ratifiés par le Togo.

L'ASVITTO reste vivement préoccupée par la situation des droits de l'homme au Togo et interpelle l'ensemble de la communauté internationale sur les signaux sombres qui font craindre des lendemains incertains.

Fait à Lomé, le 16 décembre 2019

Pour L'ASVITTO
Le Président
M. ATCHOLI KAO Monzolouwè

 

 

Des organisations de de défense des droits de l'homme interdites de visite aux détenus

 

Vers la recomposition de la Cour constitutionnelle ?

Le renouvellement de la Cour constitutionnelle fait partie des revendications de l’opposition avant la tenue du scrutin présidentiel du 22 février prochain. L’Exécutif semble céder sur ce point. Mais comment se fera-t-il ?

L’une des bonnes nouvelles que la classe politique, de façon générale, à retenir suite à la rencontre entre Faure Gnassingbé et les membres des institutions de la République est que le chef de l’Etat a demandé que la Cour constitutionnelle soit recomposée.

La recomposition de cette institution qui joue un rôle important dans la proclamation des résultats définitifs est une exigence de l’opposition tout comme celle de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) contrôlée par le régime en place.

« A l’issue des échanges, le Président de la République a instruit le Gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour le renouvellement de la Cour Constitutionnelle conformément aux réformes constitutionnelles et institutionnelles du 15 mai 2019, en attendant la mise en place du sénat et la désignation par cette institution des membres restants », communique le gouvernement.

L’objectif de cette décision est de décrisper l’atmosphère sociopolitique afin que la prochaine présidentielle se déroule dans un climat serein.

Mais selon les observateurs, si l’Exécutif accepte finalement de réformer (sic) la Cour constitutionnelle, c’est parce qu’il a une autre stratégie en tête pour toujours fait basculer les résultats de la présidentielle en sa faveur.

« Sinon UNIR n’accepte rien sans rien, c’est-à-dire s’il n’est pas sûr d’avoir une contrepartie qui concourt au statu quo », explique un analyste. Ce dernier ajoute : « vous allez voir ce que le régime cinquantenaire va faire. Rien ne changera. L’opposition criera encore, mais le chien aboie la caravane passe ».

Jusqu’aujourd’hui, le pouvoir en place clame avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour que le scrutin du 22 février 2020 se passe dans la transparence, la neutralité, la crédibilité, la paix.

L’opposition de son côté souhaite l’arrêt du processus afin qu’un fichier électoral fiable soit mis en place, que la CENI soit recomposée, entre autres.

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui fait des va-et-vient dans le pays donne l’impression d’être satisfaite du processus en cours. Une attitude qui s’apparente à « un complot » que dénonce une partie de l’opposition et de la société civile.

A.H.

 

 

Vers la recomposition de la Cour constitutionnelle ?

Présidentielle 2020 : Mgr Kpodzro a rendu visite à Fabre

L’infatigable Archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro continue sa mission, celle d’unir les leaders de l’opposition autour d’une plateforme commune en vue de provoquer l’alternance au Togo en 2020. Dimanche, il est allé voir l’ex-chef de file de l’opposition.

Beaucoup ont apprécié la démarche du prélat qui a demandé à voir Jean-Pierre Fabre qui l’a reçu dans son domicile ce dimanche 15 décembre 2019. Il faut dire que le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) a manifesté son désir d’aller vers l’homme de Dieu. Mais ce dernier a jugé bon de faire lui-même le déplacement.

Pendant plus de deux (02) heures, selon les informations, les deux hommes ont eu un entretien. Selon de nombreux observateurs, cette rencontre était nécessaire pour apaiser les tensions entre les deux personnalités, surtout que Mgr Kpodzro, dans un passé très récent, avait tenu des propos désagréables à l’encontre de l’ANC qui a refusé de participer aux séances de travail entre les forces démocratiques sous la houlette du prélat.

Ce dernier est nourri par le désir de voir un candidat unique de l’opposition affronter celui du parti au pouvoir, UNIR, qui sera, sauf une surprise de dernière minute, Faure Gnassingbé.

Pour l’heure, on ne peut dire avec exactitude ce dont ont parlé Mgr Philippe Fanoko Kpodzro et Jean-Pierre Fabre. Mais toujours est-il que l’Archevêque émérite de Lomé a discuté de ses projets pour la présidentielle 2020 avec le président de l’ANC.

En tout cas, la prélat poursuit les contacts pour une stratégie commune des forces démocratiques et une alternance pacifique l’année prochaine.

 

 

Présidentielle 2020 : Mgr Kpodzro a rendu visite à Fabre

 

Le Nigeria menace de couper l'électricité au Togo pour facture impayée

S'exprimant à Abuja, Usman Mohammed, directeur général de la Transmission Company of Nigeria (TCN), a menacé ses mauvais clients dont le Togo, le Bénin et le Niger de leur couper l'électricité si ces pays ne payaient pas leurs factures.

"Vous ne pouvez pas tromper le Nigeria", a déclaré le directeur général de TNC. Il demande au Togo et au Bénin de payer leurs factures d'électricité de 9 millions de dollars.

Mohammed, qui est également le président du West African Power Pool (WAAP), a déclaré que les clients internationaux de l'électricité, notamment le Togo et le Bénin, avaient accumulé des factures impayées de plus de 100 millions de dollars lors de sa prise de fonction en février 2017. Maintenant cette dette est de 7 millions de dollars.

« Ce n'est pas parce que je suis le président du West African Power Pool (WAAP) que je permettrai aux clients internationaux de tromper le Nigeria. (...) Le gouvernement fournit de l'électricité aux clients internationaux sous contrat et ceux qui sont en défaut de paiement seront déconnectés.», a déclaré Mohammed.

«Le Togo et le Bénin nous doivent 7 millions de dollars. Le Niger doit moins de 2 millions de dollars. Bref, nous ne les quittons pas. Nous les déconnectons comme nous déconnectons les clients ici au Nigeria. L'électricité n'est pas de la charité. Nous ne pouvons pas simplement permettre aux gens de consommer de l'électricité et de nous laisser ainsi.»

Mr Mohammed, informe qu'à l'heure actuelle, la TCN a limité l'approvisionnement du Togo et du Bénin à leurs seuls contrats. Il insiste qu'ils s’acquittent de toutes leurs factures impayées.

 

 

Le Nigeria menace de couper l'électricité au Togo pour facture impayée

 

Togo : AGIRIS Sécurité, complice de cambriolages chez ses propres clients?

Miabe Togo Actu

Malhonnêteté, faux et usage de faux des sociétés de gardiennage et de sécurité. La société AGIRIS de Abdellah Tefridj en complicité avec le sieur Allassani Mounirou s’associent pour cambrioler une maison qu’elle est censée garder
Siège de Agiris Sécurité à Lomé, Togo | Photo : DR

De nos jours, elles sont nombreuses, ces sociétés dites de gardiennages à opérer dans notre pays telles des champignons après une pluie. Le grand banditisme et le vol à main armée étant devenus le sport favori de nombre de jeunes désœuvrés et paresseux, ils sont de plus en plus nombreux, ces togolais et togolaises à confier leur sécurité et aussi celle de leurs biens à ces établissements spécialisés dans le domaine de la sécurité et du gardiennage. Cependant, tout porte à croire que certaines d’entre elles sont non seulement dirigées par de sulfureux personnages qui n’augurent d’aucune confiance mais aussi que leurs établissements sont à l’image de leur dirigeant. Elles n’hésitent pas à s’associer aux brigands et voleurs pour nuire à leurs clients.

La société AGIRIS, établissement spécialisé dans le domaine de la sécurité et du gardiennage, dirigée par Abdellah Tefridj, un algérien devenu togolais, véreux homme d’affaires, donne l’impression d’être l’un des oiseaux de mauvais augure au sein de la famille des sociétés de gardiennages au TOGO. Alors que leurs agents assuraient la sécurité 24/24 dans le domicile d’une de leurs clientes dont nous préférons taire le nom. Cette dernière, alors en voyage, a été cambriolée par son chauffeur du nom d’Allassani Mounirou. Après une plainte à l’encontre du chauffeur et de l’agent Agiris auprès de la DCPJ, ceux-ci, après une légère garde à vue ont juste été relâchés à l’insu de la plaignante. La société AGIRIS, quant à elle, s’est juste permis de narguer la victime au lieu de l’assister pour qu’ensemble ils trouvent réparation.

La victime, notaire de son état, après avoir travaillé sur deux dossiers au profit d’Abdellah Tefridj, n’avait pas été payée. AGIRIS, dans l’incapacité de régler les honoraires de la notaire a proposé lui payer en nature, c’est-à-dire en positionnant à son domicile des agents de sécurité pour non seulement sa sécurité mais aussi celle de ses biens. Ce que cette dernière a accepté. N’ayant plus de chauffeur, elle engagea aussi un chauffeur du nom d’Allasani Mounirou, la cinquantaine révolue. Vu son âge, la victime fit très rapidement confiance à ce chauffeur. Il avait, selon nos informations, un salaire de 100.000frs et avait 1000frs tous les jours pour son manger. Cependant tout ceci n’a pas empêché Allassani Mounirou, en complicité avec un agent AGIRIS de dévaliser leur patronne.

Tout a commencé par des disparitions de biens dans la maison. La victime, naïvement, accusait les domestiques d’être les responsables de ces vols. Elle s’est plusieurs fois plaint auprès de la DCPJ, qui à chaque fois envoyait ses agents perquisitionner les domiciles des domestiques. Sauf que toutes ces perquisitions se sont révélées infructueuses. Elle n’a pu découvert le pot aux roses qu’a l’issue d’un petit voyage qu’elle a effectué. De retour de voyage, elle constata que sa maison a été dévalisée. Plusieurs de ses biens avaient été volées, alors qu’il y avait des agents de sécurité AGIRIS 24/24 au domicile. Après enquêtes, elle se rendit compte que le jour de son départ, alors qu’il convoyait les valises dans la voiture, Allassani Mounirou, son chauffeur personnel avait subtilement laissé ouverte la seule porte qui donnait lieu au salon, salon qui conduisait à l’étage, lieu où il y avait toutes les autres clés des autres chambres. Ses enquêtes, selon ce qu’elle a pu nous confier quand nous l’avons contacté, lui avaient également permis de découvrir qu’en son absence le chauffeur était venu régulièrement dans la maison et puisqu’il n’y avait personne en ce moment, il a donc profité pour opérer en toute complicité avec l’agent de sécurité AGIRIS du jour, le nommé Bondjaguili Lamboni. Interpellé, ce dernier nia les faits car il a pris le soin d’effacer toutes les traces en arrachant de leur cahier d’évènements toutes les feuilles qui signalaient les visites du chauffeur dans la maison, en l’absence de la victime. Ceci a ensuite été confirmé par le rapport en date du 6 septembre 2019 d’Afidouze Koudzo, contrôleur à AGIRIS. Selon son rapport, dont nous avons obtenu copie, il ressort que « les évènements de la faction du 19 juillet 2019, jour, assurée par l’agent Bondjaguili Lamboni qui avait révélée le passage du chauffeur Allassani Mounirou dans la maison de la victime. pendant des heures n’existent plus dans le cahier. Ces évènements sont remplacés par un petit rapport vide tout en bas du cahier ne contenant ni le passage du chauffeur ni celui du contrôleur de notre société. Or le départ du chauffeur Allassani de la maison de la victime. à 18h 23 est bien signalé dans la faction de nuit assurée par l’agent KOREKE. Même le rapport du mardi 16 juillet 2019 où c’était précisé auparavant suite à notre contrôle que le chauffeur était passé de 12 h 40 à 13h 10 aussi n’existe plus dans le cahier. Les dates du 27, 28 juillet jour, ces pages sont également arrachées et on passe des évènements du 26 juillet au 29 juillet 2019 ».

Il ressort clairement de ce rapport que le chauffeur personnel est à plusieurs reprises venu dans la maison, sans l’accord de sa patronne et surtout en son absence. Or avant de voyager tout était en place. Pourquoi l’agent AGIRIS a tripatouillé le cahier pour couvrir le chauffeur s’il n’y avait pas complicité ? Pourquoi après le rapport d’un contrôleur AGRIS confirmant cet acte criminel, Abdellah Tefrij a continué à couvrir le chauffeur et son agent ? Par cet acte, l’agent Bondjaguili prouve la complicité de la société AGIRIS et de ses agents avec le chauffeur et engage donc la responsabilité de la société AGIRIS qui est censée dédommager la victime. Autre chose inimaginable, Me Yentiaré Yobare, ancien greffier et conseiller juridique d’Abdellah Tefrij, après avoir profité des largesses de la victime à qui il a fait croire qu’il allait l’aider, se retourna contre elle et alla même jusqu’à lui dire qu’il aiderait AGIRIS à faire du dilatoire pendant 10 ans si la victime portait plainte.

Personnage du patron d’AGIRIS

La société AGIRIS, spécialisée dans le domaine de la sécurité et du gardiennage est dirigée par Abdellah Tefridj. Ce monsieur selon nos investigations serait un repris de justice, plusieurs fois interpellé, jugé et condamné. Il serait même fiché au grand banditisme, avec un casier judiciaire bien chargé dans des affaires de trafic de stupéfiants, braquage à mains armées de banques, d’escroquerie. Jugé dangereux par la France, ce multirécidiviste serait condamné par les autorités judiciaires de son pays d’accueil et expulsé à vie du territoire national et de l’espace SHENGEN. Cette information est facilement vérifiable auprès du ministère de l’intérieur Français et de l’ambassade de France à Lomé. Récupéré par certains officiers supérieurs et personnalités officielles douteuses, au mépris des principes du code de la nationalité de notre pays, il réussira à obtenir la nationalité togolaise sur de fausses déclarations. L’enquête de moralité effectuée à cet effet a été biaisée par ses protecteurs et complices pour lui accorder ce précieux sésame, position qui lui permettra d’exercer des activités mafieuses au profit de son réseau. Si non, comment a t-on pu délivrer un décret de naturalisation à un dangereux délinquant de sa trempe ? En plus, comment les autorités togolaises ont-elles délivré un agrément à l’infréquentable ABDELLAH, pour exercer dans une activité aussi sensible que la sécurité et le gardiennage ? Comment comprendre qu’on puisse donner les clés de la maison au voleur ?

Pire, selon des informations dignes de foi, la société AGIRIS travaillerait occasionnellement dans le mercenariat et le recyclage d’agents extérieur. Contacté, suite au cambriolage de la maison de la victime. il s’est permis juste de narguer cette dernière et de raconter à qui veut l’entendre que ses agents opéraient chez la dame gratuitement c’est-à-dire sans aucune rétribution financière. Ce qui est faux. Interpellé puis gardé à vue, Mounirou Allassani et son complice furent relâchés juste quelques jours sans tenir informé la victime et aussi sans qu’aucune réparation ne soit donnée à la victime. A ce jour, démoralisée et désorientée, la victime ne sait plus à quel saint se vouer. Nous interpellons le premier magistrat en tant que garant des institutions républicaines, notamment de la justice et de la sécurité de notre pays pour que justice soit faite. Ces malfrats, aux comportements douteux, doivent être traduits devant les tribunaux. Les clients et partenaires de la société AGIRIS doivent ouvrir les yeux et choisir entre confier leur sécurité ainsi que celle de leurs biens à une telle société ou aller voir.

Liste des effets volés dans le domicile de la victime

La victime dispose d’une maison bien équipée et en plus de tout ceci, elle avait sous sa responsabilité du matériel de bureau d’une grande société en faillite qu’elle avait rangé dans sa maison. Voici la liste de ce qui a été volé de son domicile :

Dans la chambre principale : une somme de 500.000frs cfa, une loupe, une porte carte de visite de couleur rouge, un appareil de massage du visage, un appareil médical pour la fatigue oculaire.

Dans la chambre à l’étage : matériel de plomberie, 4 mélangeurs d’eau (neufs), un sac de 320 crochets de sangle de rideaux, deux robinets neufs, un panel de douche (carton vidé), un carton entier de matériel de bureau, plusieurs serviettes de bain de différentes couleurs (grandes et petites), 25 couteaux à couper la viande (manche noire et à lame zigzag), 20 petites cuillères, 1 cuillère, 12 couteaux, 30 couteaux pointes aigues, un sceau à glace à verre, trois grandes cuillères de cuisine, un lot d’ustensiles de cuisine (neuf), un grand carton couteau de hachons de viande de couleur noire, un grand carton rempli d’effets divers, un lot d’ampoule divers (une trentaine, neuve dans leurs emballages), plusieurs enveloppes de différentes tailles, 3 costumes hommes, un lot de livres, un rouleau de tissu rouge (15 à 50 m) et tissus divers , des pinces sèche-linge, lot de verres, un lot de matériel de bureau (objets divers dont des agrafeuses), 6 serviettes de douches, un lot d’ustensiles de cuisine, des moules et des plats pour le four, un lot de 22 cd, 2 services de poissons en verres transparents, un tapis de gymnastique.

Dans la 2ème chambre : un appareil photo, un drap de lit, 3 albums photos. Boyerie : 2 climatiseurs, 2 ventilateurs muraux. A l’entrée du salon : une paire de chaussure de femme lanières roses. Dans le magasin : une grande bâche blanche et effets divers, 26 paquets de 12 verres.

Dans le salon : une carafe d’eau, des serviettes, un service vinaigrette, un service d’assaisonnement de pizza, une théière de couleur blanche, plusieurs assiettes et la moitie des bols en plastiques.

Dans la chambre du salon : 2 ordinateurs, un téléphone Sagem, un téléphone distributeur d’appels, un téléphone fax (Galeo 7100) 17 câbles d’ordinateurs, un autocom, 3 imprimantes (blanc, vert et blanc), un carton de lait, un carton de cocktail de fruits, une grande bite d’ovaltine, deux paquets de 12 savons parfumés, un savon de Marseille, 6 draps de lit et couvre tête d’oreillers, un lot de multiprises électriques, une rallonge électrique (grande résistance), 6 pagnes de femme, une douzaine de savon de lessive, 6 grands paquets de spaghettis, une douzaine de fleurs artificielles, un testeur de faux billets, un appareil de comptage de billets de banques, des rideaux et deux douzaines de porte-manteau en bois, un sac de riz de 25 kg.

Dans la chambre face à la piscine : un appareil de massage, 30 pierres de massage, 10.000fcfa l’unité, importées de la Thaïlande.

Dans le cabinet : un carton de matériels de bureau neuf, une chaise, un ventilateur de marque Binatone (noir).

Dans la voiture : 36 plumes de perroquet (100frs l’unité).

Dans le garage : 6 paquets de carreaux, plusieurs carreaux, plusieurs vitres coupées, 4 panneaux en aluminium (blanc laqué importés de France), deux imprimantes supplémentaires (blanc et gris), du matériel de bureau, une antenne parabolique avec ses accessoires et décodeur, télécopieur SMS de marque Galéo 7100, appareil masseur et facilitateur de circulation sanguine un grand miroir rectangulaire décoré, une valise d’effets vestimentaires (costumes, costards etc…), deux loupes, 25 ampoules Neon plus deux socles.

Voici au total, la liste des objets volés par son chauffeur personnel, le sieur Allassani Mounirou en complicité avec l’agent AGIRIS, Bondjaguili Lamboni, en l’absence cette dernière.

A suivre !
Source : Miabe Togo Actu / Atopani N°011 du 03 au 17 décembre 2019

 

 

Togo : AGIRIS Sécurité, complice de cambriolages chez ses propres clients?

 

Le Niger rend hommage aux 71 soldats tués dans une attaque jihadiste à Inatès

Africa News
soldats nigeriens tues inates
Photo : Africa News

Le président nigérien Mahamadou Issoufou et leurs familles ont rendu hommage vendredi aux 71 soldats tués mardi à Inatès, dans l’attaque jihadiste la plus meurtrière de l’histoire du Niger, sur la base aérienne de Niamey où les dépouilles sont arrivées tôt le matin, a constaté un journaliste de l’AFP.

“Votre mort est glorieuse : les armes à la main, c’est une des meilleures morts. Ce mardi (jour de l’attaque) est un jour funeste, un mardi noir. Ce fut une épreuve terrible pour notre armée”, a déclaré le chef de l’Etat devant les corps, disposés dans des sacs mortuaires enveloppés du drapeau du Niger, sur le tarmac, devant les familles des victimes.

Dans un hangar, sur les lieux de la cérémonie funèbre, des épouses, des enfants et des proches étaient assis, les yeux rougis.

L’attaque contre le camp militaire d’Inatès, dans l’ouest du Niger, tout proche de la frontière malienne, a fait 71 morts et des disparus. L’attaque revendiquée par le groupe Etat islamique est la plus meurtrière depuis le début des attaques jihadistes au Niger en 2015. Le pays a décrété un deuil de trois jours.

Source : Africa News / AFP

 

 

Le Niger rend hommage aux 71 soldats tués dans une attaque jihadiste à Inatès

 

Tefrij Abdallah : L’homme qui se croit en territoire conquis au Togo

Lynx Togo
Abdellah tefridj
Photo : DR

Il s’évertue chaque jour que Dieu fait, à s’affubler de titres pompeux pour arnaquer et escroquer les naïfs. Conseiller spécial du nouveau président du Niger Mahamadou Issifou, chargé de mission à la présidence togolaise, ami de Kpatcha Gnassingbé, d’Agbéyomé Kodjo, DG de sociétés, il ne manque pas d’astuces pour épater ses interlocuteurs auxquels il promet des choses inimaginables. Il raconte à qui veut l’entendre qu’il est très introduit dans le système du clan Gnassingbé. Son géniteur qui avait quitté son Algérie natale sans le moindre sous était devenu millionnaire par la suite sous Gnass père. Lui, c’est bien sûr TEFFRIJ Abdallah l’Algérien naturalisé togolais, le propriétaire du parc Abdallah au port autonome de Lomé, l’homme qui se targue d’avoir tout le gotha du pouvoir togolais dans sa poche.

Si le Togo ne se porte pas aussi bien sur tous les plans aujourd’hui, c’est par la faute d’individus comme TEFRIJ Abdallah, le parfait sosie du Libanais Maroune Saad qu’il n’apprécie d’ailleurs pas. Tous les coups fourrés de la République, TEFRIJ Abdallah y est trempé en complicité avec des officiers véreux dont certains émargent à l’Agence Nationale de Renseignements. Il dispose d’un redoutable mode opératoire toujours identique. Il approche sa proie, lui met en confiance par son allure cool et posée et finit par la baratiner avec son supposé carnet d’adresses épais comme la peau d’un éléphant. TEFRIJ Abdallah agit au sein du microcosme affairiste togolais comme ce sous officier de la gendarmerie dont nous taisons le nom, qui passait son temps à soutirer des sous aux naïfs sous prétexte qu’il va œuvrer pour que ceux-ci soient décorés. Un jour, ce quidam tombe sur la femme d’un ami d’un autre gendarme. Ce dernier tendit un piège à son collègue escroc qui dut son salut grâce aux interventions de relations qui supplièrent le gendarme justicier de tout faire pour que la hiérarchie n’en soit au courant. Tout le monde sait comment le pouvoir récompense ses fidèles à travers les décorations.

Allez y savoir ce que TEFRIJ Abdallah fait actuellement de sa société de gardiennage AGIRIS dont les employés impayés menacent de débrayage. Malheureusement, c’est avec les hommes comme TEFRIJ Abdallah que le régime togolais aime à dealer. Tous ceux qui se ressemblent, s’assemblent, cet adage n’a fait que voir juste. Au Togo, tous ceux qui n’aiment pas du tout les affaires propres dînent le soir ensemble à la même table sous la bénédiction de Satan leur idole. Ce n’est pour rien si Abdallah est allé se taper une villa dans la cité huppée de la résidence de la caisse à quelques encablures du big boss Faure et de certains mogos puissants du régime dont Ingrid Awadé, le contre amiral Awa Béléi…Pour pouvoir mieux arnaquer, TEFRIJ Abadallah n’hésite pas à jouer de sa proximité avec ces pontes du clan. Une véritable peste au Togo, cet homme a plus d’un tour dans son petit sac d’arnaqueur, d’escroc et de repris de justice. Mais où est Massina Yetrofei pour qu’un algérien fasse la loi au Togo sans aucune peur? Selon les recoupements du Lynx, Massina l’impénitent flic ou mieux l’espion à la solde de la DGSE et de la DST ne voit dans sa loupe que les pro Kpatcha. Comme si il y avait deux sortes de bandistisme sous le soleil. Bienvenue dans la jungle togolaise. Nous reviendrons abondamment sur ce pied nickelé algérien qui est devenu une menace à ciel ouvert pour la république.

Baba Tunde

Source : Lynxtogo.info

 

 

Tefrij Abdallah : L’homme qui se croit en territoire conquis au Togo

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