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Jésus a multiplié le pain, Faure multiplie les bulletins de vote

Liberté Togo
Des bulletins de vote, objets de la fraude
Des bulletins de vote, objets de la fraude à grande échelle du régime Faure/RPT-UNIR lors de la présidentielle de février 2020

« Ce qui compte ce n’est pas le vote, c’est comment on compte les votes » (Staline)

Depuis que Mgr Philippe Fanoko Kpodzro (90 ans) a pris la décision d’œuvrer pour l’avènement de l’alternance démocratique sur la terre de ses aïeux avant d’être rappelé à son Dieu, le scrutin présidentiel du 22 février 2020 est entré dans une nouvelle dimension. Il a raison le prélat. Le Togo, notre nation, la chère terre de nos aïeux, est notre propriété collective. Il reste une République et non une monarchie pour être, en ce 21è siècle, confisquée depuis plus de cinq décennies par une seule famille.

Comme si le Saint-Esprit est à l’œuvre, pour le processus électoral actuel, plusieurs miracles ont été réalisés. Le premier concerne la percée spectaculaire opérée par le candidat de la Dynamique Kpodzro ou candidat du Saint-Esprit qui a réussi à bouleverser l’ordre établi. Il est donné vainqueur du scrutin si la vérité des urnes devrait être rétablie.

Mais c’était sans compter avec les spécialistes de la fraude -ceux qui transforment la lumière en ténèbres- à opérer leur miracle…à l’envers. Ils n’ont pas fait dans la dentelle. La présidentielle de cette année marquera négativement l’histoire du Togo comme la plus frauduleuse depuis l’avènement du processus démocratique. Les bourrages d’urnes sont si grossiers et aberrants, surtout dans la partie septentrionale, que la plupart des bureaux de vote ont affiché des taux au-delà de 100%, c’est-à-dire qu’il y avait plus d’électeurs que de nombres inscrits. On peut aisément comprendre qu’au finish, Faure Gnassingbé puisse sortir « grand vainqueur » de ce scrutin avec un score à la soviétique de 72,36%.

Ce braquage électoral spectaculaire a inspiré un compatriote qui fait une allégorie entre le miracle accompli par Jésus-Christ qui avait multiplié du pain et du poisson suffisamment pour nourrir une grande foule, environ 5000 qui le suivaient, et le scrutin du 22 février où Faure Gnassingbé réussit un miracle similaire de multiplier en grande quantité les bulletins prévotés en sa faveur. Faure Gnassingbé est le seul pour l’instant en Afrique et dans le monde à réaliser un tel exploit.

« Ce qui compte ce n’est pas le vote, c’est comment on compte les votes», disait Staline le bolchévique. Faure Gnassingbé et ses apôtres du coup K.O. se sont approprié cette philosophie. Pour surclasser les adversaires et passer sans coup férir au premier tour, ils savaient qu’il fallait non pas seulement avoir plus de bulletins de vote que ses concurrents, mais aussi mettre en branle les astuces ou recettes infaillibles qui leur ont toujours permis de remporter à tous les coups toutes les élections au Togo : achats de votes, expulsions des délégués des candidats et des membres de l’opposition des bureaux de vote, enlèvements et de bourrages d’urnes, substitutions d’urnes et de procès-verbaux, intimidations, harcèlements, etc.

La CENI est censée être la seule institution habilitée à détenir les bulletins de vote. Mais on ne sait par quelle magie les bulletins authentiques se sont retrouvés en grand nombre dans les domiciles privés des cadres du parti au pouvoir qui en ont usé et abusé pour bourrer les urnes. D’après le candidat de la Dynamique Kpodzro, Agbéyomé Kodjo, les bulletins ont été confectionnés dans une imprimerie au Bénin. Et on en a produit à tel point qu’ils « dépassent » le corps électoral.

Comble d’ignominie, l’addition des scores attribués aux sept candidats par la CENI dépasse largement les 2.769.286 de suffrages exprimés déclarés. Partant de ce suffrage, Faure Gnassingbé, avec ses 72,36%, devrait en réalité obtenir 2.003.855 voix et non 1.938.889 comme l’a annoncé l’expert en élection truquée, Tchambakou Ayassor.

Somme toute, la présidentielle du 22 février est une aberration. Mieux une abomination à bannir.

Médard Ametepe

Source : Liberté

 

 

Jésus a multiplié le pain, Faure multiplie les bulletins de vote

 

L’Acteur et le Système Gnassingbé

Pierre S. Adjété
Faure Gnassingbé | Photo : DR

À vrai dire, c’est plus qu’un des slogans de l’Université d’Oxford, c’est plutôt l’imposante réalité : « Les défis d’aujourd’hui exigent des leaders audacieux. » [Today’s challenges demand bold leaders]. À y voir de près, une telle réalité est une constante que l’acteur, les acteurs, les personnalités publiques, prennent toujours à défaut le système, et finissent par triompher des systèmes les plus récalcitrants et rétrogrades. L’audace est la clé du Togo…

Nous le savons et nous l’avons tous expérimenté au Togo et ailleurs, pour ce qui est des personnes qui ont influencé leur pays en bien, changeant du tout au tout l’avenir de leur nation, conditionnant positivement la destinée de leur pays au point de féconder pour toujours leur histoire.

N’allons pas loin, en termes d’exemples impérissables : Sylvanus Olympio au Togo, J. J. Rawlings au Ghana, Thomas Sankara au Burkina et Mathieu Kérékou au Bénin. L’histoire de chacun de ces pays sait en produire, diversement, dans le temps et à travers les opportunités. Pour paraphraser Martin Luther King Jr, la fontaine des bienfaits n’est fermée à aucune génération.

Si Faure Gnassingbé était moindrement capable de transformer le Togo, il y a bien longtemps qu’il l’aurait fait. C’est un fait que l’incapacité de Faure Gnassingbé à transformer le Togo, en démocratie, est notoire. Cela ne tient pas du simple hasard ou d’un mauvais sort jeté par une tante sorcière. Faure Gnassingbé n’a pas de ressources intérieures suffisantes pour élever le Togo à un niveau appréciable autre que celle, évanescente, qu’il a déjà offert.

Faure Gnassingbé est là seulement du seul fait qu’il est le fils de son père, Gnassingbé Eyadema… Point de suspension… Tout fils de Gnassingbé qu’il est, il pouvait… Mais il n’en est pas capable, il n’en est pas outillé… Et son passage à Washington DC n’a d’ailleurs laissé aucune trace de son diplôme universitaire… Point final.

Le Togo n’est pas Faure, et… Un Koffi peut en cacher un Autre

C’est en cela que le potentiel intérieur de certaines personnes devient intéressant pour le Togo dans l’espace politique courant, notoirement : une intégrité publique sans pareil pour Jean Pierre Fabre, une habileté de gestion sans équivalent pour Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo.

Aux commandes, aujourd’hui, se retrouve Agbéyomé Kodjo comme Président élu par les Togolais, majoritairement et légitimement, en dehors de la forfaiture électorale consacrée par la prétendue Cour Constitutionnelle. Voilà que de cette habileté de gestionnaire, le Togo des démocrates a le plus grand besoin. Voilà que se servant d’un Koffi autre que le Yamgnane que l’un n’avait pas réussi à amener au front, Agbéyomé Kodjo fait appel à Koffi Nadjombé pour faire face au système Gnassingbé. L’audace politique doit forcément être l’ingrédient unificateur du duo…

Indubitablement, c’est du caractère audacieux qu’il faut pour affronter le système dévastateur qui a pris le Togo en otage. C’est probablement ce profil audacieux qui se retrouve dans la paire Agbéyomé Kodjo-Koffi Nadjombé pour amorcer, efficacement, la bataille nouvelle contre l’imposture qui assiège le Togo. Indépendamment de l’apport du Peuple togolais, tout système se fragilise et se dégrade devant l’acharnement de l’acteur audacieux et avisé. Le caractère de l’acteur audacieux sait toujours triompher du système imposteur.

C’est notre conviction raisonnée que rien n’est joué au Togo. C’est une conviction ancrée chez chaque Togolaise, chaque Togolais, que la bataille contre le système fraudeur sera rude, mais aucunement impossible. C’est ce qui justifie amplement le soutien républicain à renouveler au président élu, le choix des Togolais, pour arriver au but suprême du retour à la République au Togo. Rien n’est joué… L’acteur audacieux Agbéyomé est toujours en phase.

PSA
[4 mars 2020]
Pierre S. Adjété

 

 

L’Acteur et le Système Gnassingbé

 

Qui est Antoine Koffi Nadjombé, Premier ministre du « président élu » Agbéyomé Kodjo ?

Tôt ce mardi matin, le candidat Agbéyomé Kodjo qui s’est autoproclamé « président élu de la République togolaise » a dévoilé le nom de celui qui va diriger son gouvernement. Il s’agit de Monsieur Antoine Koffi Nadjombé, un togolais de la diaspora.

Inconnu du grand public, le sieur Antoine Koffi Nadjombé est effectivement un togolais. Il a fait ses études de Philosophie à l’Université du Bénin (aujourd’hui Université de Lomé). Il a enseigné la Philosophie au collège Protestant.

Défenseur des droits de l’homme, Antoine Koffi Nadjombé a été membre actif d’Amnesty International Togo. Sa position vis-à-vis de la gouvernance du feu Général Eyadema lui avait coûté la prison en mai 1999.

En 2002, il s'est réfugié au Canada. En 2012, il a été élu Vice-président du Mouvement pour un Togo Nouveau (MNT), une association de la diaspora togolaise qui milite pour le changement du régime des Gnassingbé.

Aujourd’hui, le sieur Antoine Nadjombé vit avec sa famille (sa femme et ses enfants) à Montréal (au Canada) où il officie en tant qu’enseignant à l’école primaire Saint-Catherine-Labouré. Il est également auteur de l’ouvrage : « Devenir prof. Les secrets de l'entrevue d'embauche », un guide qui s'adresse aux stagiaires ou futurs enseignants qui se préparent à l'entrevue d'embauche en fonction des 12 compétences professionnelles attendues par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Canada.

Notons qu’en 2007, il a également publié un livre intitulé : « Togo, Quand la répression oblige à fuir ». Un ouvrage dans lequel il a raconté les dérives du pouvoir des Gnassingbé.

Godfrey Akpa

 

 

Qui est Antoine Koffi Nadjombé, Premier ministre du « président élu » Agbéyomé Kodjo ?

 

Voici le Premier ministre nommé par Agbéyomé Kodjo

Pendant que la Cour constitutionnelle se prépare à proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 22 février dernier, le « Président élu de la République togolaise », Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo nomme son Premier ministre.

« Vu l’article 66 de la Constitution du 14 octobre 1992 ; vu les résultats réels de l’élection présidentielle du 22 février 2020 décrète : Article 1 : Monsieur Antoine Koffi Nadjombé, Professeur de philosophie et enseignant titulaire est nommé Premier ministre, chef du gouvernement. Article 2 : le présent décret sera publié partout où besoin sera », a écrit Agbéyomé Kodjo.

C’est le premier décret pris par le président « démocratiquement élu » à l’issue de l’élection présidentielle du 22 février 2020.

Faut-il le rappeler, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a proclamé Faure Gnassingbé vainqueur avec 72,36% des suffrages contre 18,37% pour Agbéyomé Kodjo. La Cour constitutionnelle publie les résultats définitifs cet après-midi.

Selon les informations, le Premier ministre formera son gouvernement dans les heures qui suivent.

 

 

Voici le Premier ministre nommé par Agbéyomé Kodjo

 

Koffi Yamgnane : « 72,36% dès le premier tour, c’est tout simplement invraisemblable »

Se prononçant sur les résultats provisoires proclamés par la CENI dans le cadre de l’élection présidentielle du 22 février dernier, Kofi Yamgnane tout comme bon nombre d’observateur togolais, est tombé des nus. L’acteur politique trouve que le score attribué au chef de l’Etat sortant dès le 1er tour est tout simplement « invraisemblable ».

A quelques heures du verdict de la Cour constitutionnelle, Kofi Yamgnane rejette les résultats provisoires de la Commission électorale nationale indépendante. Pour lui, tous ses chiffres communiqués par l’institution sont faux.

« 72,36% dès le premier tour, c’est tout simplement invraisemblable parce qu’au Togo, les gens vont voter, mais la vérité des urnes ne sort jamais. Le nombre de voix que le prince a accordé à ses concurrents, notamment à Jean-Pierre Fabre et à Agbéyomé Kodjo, tout le monde sait que c’est des chiffres qui sont faux et fantaisistes de bout en bout », a indiqué l’acteur politique.

Le politique au cours de son intervention, s'est également prononcé sur la crise que traverse la Guinée Conakry en ce moment, surtout avec le recul d’Alpha Condé quant à son ambition de briguer un 3ème mandat alors que son homologue Faure Gnassingbé veut faire passer un 4ème.

« La CEDEAO, l’UA, même la France, sans compter le peuple guinéen et l’opposition, tout le monde s’est opposé à cette affaire-là. Alpha Condé ne pouvait pas rester isolé sur la scène internationale », a-t-il tenté d’expliquer. A la question de savoir pourquoi cette même pression n’a pas été exercé sur le chef d’Etat togolais, Kofi Yamgnane estime que Faure Gnassingbé, tout « comme son père, achète le pouvoir ».

Et d’ajouter : « Le port de Lomé est un fric fou. Il distribue l’argent à qui veut et il sait que ces gens-là vont le soutenir ».

L’ancien candidat à la présidentielle au Togo a par ailleurs indiqué que les seuls à avoir tenu tête à Faure Gnassingbé lors du dialogue inter togolais sont Muhammadu Buhari et Nana Akufo-Addo respectivement présidents du Nigérian et du Ghana. « C’est les seuls qui ont effectivement tenté de trouver des solutions torpillées par Alpha Condé en 2018 parce qu’il avait son propre agenda », a-t-il confié.

S’agissant de la situation qui prévaut actuellement sur le territoire togolais, l’auteur du livre « Afrique, démocratie introuvable » indique que le peuple togolaise ne s’est pas encore remis du traumatisme de 2005.

« Je pense que le traumatisme de 2005 n’est pas absorbé. Lorsque Faure est arrivé au pouvoir à la mort du général, il y a eu plus de 1100 morts, ont dit les enquêteurs. Il y a un rapport de l’ONU qui est sur la table de Faure qui dit 500 morts. Le peuple togolais est traumatisé », a-t-il déclaré.

 

 

Koffi Yamgnane : « 72,36% dès le premier tour, c’est tout simplement invraisemblable »

 

Présidentielle 2020 : Agbéyomé Kodjo met au défi Faure Gnassingbé

En conférence de presse hier lundi à son domicile à Lomé, le candidat Agbéyomé a encore affirmé qu’il est le seul et unique vainqueur de la présidentielle du 22 février dernier. Il n’exclut pas l’idée d’un second tour entre lui et le président sortant Faure Gnassingbé.

Le candidat de la dynamique Kpodzro continue de clamer sa victoire. Lundi, le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) et son équipe de campagne ont dévoilé à la presse, les éléments de preuve qui montrent à suffisance que le scrutin du 22 février dernier n’a été (pour le régime RPT-UNIR) qu’une vaste opération de bourrage d’urnes, surtout dans la partie septentrionale du pays. Ils disent être déterminés à rétablir la vérité des urnes par tous les moyens possibles.

« UNIR a lamentablement perdu les élections, c’est pourquoi nous sommes déterminés à revendiquer notre victoire et nous aurons notre victoire par tous les moyens légaux. Si UNIR a l’habitude de voler, UNIR ne peut pas nous voler. La preuve, ils ont volé, mais nous sommes debout jusqu’à présent. Dans les cas précédent, personne ne s’est levé pour dire que Faure tu n’as pas gagné, mais cette fois-ci les Américains se sont levés. Et ils ne seront plus seuls dans les heures et jours à venir », a indiqué le candidat de Mgr Kpodzro.

Même s’il conteste les résultats provisoires proclamés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), l’ancien Premier ministre rejette carrément l’idée d’une annulation pure et simple du dernier scrutin présidentiel. A en croire Agbéyomé Kodjo, la facture d’une élection présidentielle coûte très chère. Mais la seule façon de les départager -lui et Faure Gnassingbé- c’est d’organiser un second tour.

« Une élection présidentielle coûte chère, c’est des milliards. Le gouvernement a dit qu’il n’a plus suffisamment de ressources dans les caisses pour pouvoir payer le financement public de la campagne aux candidats de l’opposition. Autant ça coûte pour l’Etat, autant elles coûtent pour les individus et donc on est essoufflé. On n’a pas fini de liquider toutes nos factures, dire qu’on va annuler les élections, ce sera un gâchis. Néanmoins toute forme de solution qui nous permettrait de sauver une partie de ce que nous avons fait de ce premier tour sera bien. C'est-à-dire que par exemple comme on ne sait pas si Faure a effectivement gagné qu’il y ait un deuxième tour. On va y aller et les résultats seront beaucoup plus lamentables pour UNIR », a-t-il indiqué.

Au cours de la conférence de presse d’hier, le candidat Agbéyomé a également fait savoir qu’il est en contact avec les autres candidats de l’opposition. Bientôt des actions concertées seront annoncées, a-t-il confié.

Godfrey Akpa

 

 

Présidentielle 2020 : Agbéyomé Kodjo met au défi Faure Gnassingbé

 

Présidentielle 2020/Résultats définitifs : Le Cour constitutionnelle sort le grand jeu cet après-midi

Les yeux sont tournés vers la Cour constitutionnelle qui doit proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 22 février 2020. Après les résultats provisoires rendus publics par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui les a transmis à la haute cour, le moment est enfin arrivé pour connaître la décision de cette juridiction.

Dans un communiqué rendu public ce lundi, le président de la Cour constitutionnelle, Aboudou Assouma a informé l’opinion que les résultats définitifs de l’élection présidentielle du samedi 22 février dernier seront proclamés ce mardi 3 mars 2020 à 15 heures GMT au siège de cette institution.

Les résultats provisoires donnés par la CENI créditent le candidat d’UNIR, Faure Gnassingbé de 72,36%. Le candidat de la dynamique Kpodzro à qui la commission électorale a donné 18,37%, rejette ces chiffres et conteste les résultats. Agbéyomé Kodjo a introduit un recours à la Cour constitutionnelle. Celle-ci lui donnera-t-elle raison ?

On connaîtra la réponse dans quelques heures. En attendant, Agbéyomé Kodjo brandit de nouvelles preuves qui font état de fraudes massives lors de cette présidentielle. Nous y reviendrons.

 

 

Présidentielle 2020/Résultats définitifs : Le Cour constitutionnelle sort le grand jeu cet après-midi

 

Battu et laissé pour mort par les forces de l’ordre

Certains sont pourchassés, battus et même blessés. D’autres sont arrêtés et conduits vers des destinations inconnues. Dans tous les cas, les manifestants qui ont pointé leur nez au bas-fond du Collège Saint Joseph ce soir, récoltent des fortunes diverses.

C’est le cas de cet infortuné Togolais qui n’aspire qu’à l’alternance et a répondu à l’appel de Mgr Kpodzro cet après-midi pour la marche contre la fraude électorale. Il respirait à peine au sol quand nous avons posé nos caméras sur lui.

A en croire les femmes qui l’entourent et tentent de le ranimer, il a été roué de coups par plusieurs éléments des forces de l’ordre qui l’ont pourchassé jusque dans son dernier retranchement qu’est la cantine du Collège Saint Joseph. C’est là où les hommes en uniforme l’ont eu et en ont fait un « repas » pour satisfaire leur envie.

Peu à peu, il a retrouvé ses esprits, mais se trouve dans un état lamentable. « J’ai mal partout », peut-il à peine dire, avec une voix inaudible. Dans tous les cas, ils l’ont amoché.

 

 

Battu et laissé pour mort par les forces de l’ordre

 

Bastonnade dans l’enceinte du Collège Saint Joseph

« Agbéyomé président » ou encore « nous voulons changement », c’est le cri qu’émettent les manifestants au bas-fond du Collège Saint Joseph actuellement, malgré le dispositif répressif sur les lieux.

Incapables de contenir la foule ou de la disperser, les forces de l’ordre se voient dans l’obligation de la confiner dans l’enceinte du Collège Saint Joseph où les cris se font de plus en plus entendre.

Les forces de l’ordre, sans hésiter, ont lancé des grenades lacrymogènes dans l’enceinte du collège. Mais les cris continuent de plus bel. Finalement, les hommes en uniforme ont commencé par bastonner les manifestants dans l’enceinte du collège.

Plusieurs manifestants sont arrêtés et conduits vers une destination inconnue pour le moment.

 

 

Bastonnade dans l’enceinte du Collège Saint Joseph

 

Les premiers gaz lacrymogènes au bas-fond du Collège Saint Joseph

L’interdiction par le ministre en charge de l’Administration territoriale, de la marche prévue par Mgr Kpodzro cet après-midi n’enlève rien de la détermination de la population. Elles sont nombreuses à se rendre sur les lieux.

Le point de départ de la marche, le bas-fond du Collège Saint Joseph est quadrillé depuis ce matin par les forces de l’ordre et des militaires. Mais cela n’a pas empêché les gens d’y aller.

Les premières détonations des grenades lacrymogènes viennent de retentir sur les lieux. La foule des manifestants qui se trouve sur les lieux refusent de partir. Les forces de l’ordre, à pied, et les militaires dans leur jeep, dispersent tout attroupement.

Un manifestant vient d’être arrêté, selon les informations.

 

 

Les premiers gaz lacrymogènes au bas-fond du Collège Saint Joseph

 

Togo… Faure est Imposture

Il le disait si bien, l’intarissable citoyen du monde Victor Hugo : « Après la mitraille, le scrutin » comme arme fatale des imposteurs de tous les pays. Depuis bien longtemps, c’est bien écrit dans le ciel des fâcheux empires. Juste les pieds sur terre, lever la tête et le voir : « Non. En trois lettres. Ce mot dit tout. » Non, c’est un non à l’imposture et à l’invouloir sans fin au Togo. Non, c’est un non à l’abus du Togo. Le Peuple togolais n’a pas voté pour dire qu’il n’existe pas !

Il est temps de le dire et de le redire à Faure Gnassingbé : l’alternance, c’est maintenant au Togo. Depuis février 2005, au décès de son père Gnassingbé Eyadema, Faure Gnassingbé a pris soin, scrupuleusement, de rater toutes les occasions de réaliser l’alternance pacifique au Togo, et d’accomplir la réconciliation dont le pays a tant besoin.

Il est temps de rappeler à Faure Gnassingbé que les femmes et les hommes du Togo lui ont laissé assez de temps et d’opportunités pour faire son devoir, filial et républicain, de racheter la mémoire de son père. La dernière des occasions, quoique forcée, est l’archétype de Parlement en exercice au Togo. Soumis à son seul désir, Faure Gnassingbé n’a fait qu’utiliser la présente Assemblée Nationale pour se convaincre que personne ne peut l’arrêter au Togo, et que le pouvoir il en a besoin pour l’arrogance d’en disposer jusqu’à l’humiliation totale, non pas de ses adversaires politiques, mais de son Peuple.

Il est temps d’interpeller Faure Gnassingbé qu’une fois de plus, le 22 février 2020, il n’a pas été élu ni plébiscité à 72% par les citoyens du Togo, et qu’il fait la honte des Togolais et de sa propre famille, les militaires y compris, en refusant l’évidence des Togolaises et des Togolais de passer leur pays, enfin, sans lui, à la démocratie, à la réconciliation et au développement. La fraude électorale ne peut continuer à prospérer au Togo où tous les observateurs électoraux malveillants aiment converger, se précipiter à chaque élection, pour y faire leur beurre. C’est connu de partout : Faure Gnassingbé, c’est du risible, c’est de la rigolade, c’est de l’argent facile à prendre…

Le coup d’État qui s’habille en scrutin

Effectivement, un Non est bien écrit dans le ciel togolais, et il est tout le contraire d’un plébiscite, tout le contraire d’une présidentielle gagnée. Et, le contraire d’une présidentielle gagnée est un coup d’État, un coup de force :

« Le plébiscite essaye d’opérer un miracle : faire accepter l’Empire à la conscience humaine… C’est étrange un plébiscite. C’est le coup d’État qui se fait morceau de papier. Après la mitraille, le scrutin. Peuple, vote que tu n’existes pas. Et le peuple vote. Et le maître compte les voix. Il en a tout ce qu’il a voulu avoir et il met le peuple dans sa poche. Seulement il ne s’est pas aperçu que ce qu’il croit avoir saisi est insaisissable. Une nation, cela n’abdique pas. Pourquoi ? Parce que cela se renouvelle… Nous disons non. »

Il est temps de signifier à Faure Gnassingbé qu’aucune imposture n’est éternelle. Les peuples sont en colère. Les citoyens sont passés de la simple désobéissance civile à la puissante désobéissance électorale. Au Togo, en France, au Bénin, aux États-Unis, en Allemagne, partout ailleurs les gouvernants sont en difficulté. Aucun de ces dirigeants ne peut raisonnablement assurer sa réélection, encore moins prétendre se faire adouber à 72, 36% de son électorat. Prouvez-le-nous donc, bureau de vote par bureau de vote… Une simple logique républicaine, un inébranlable chêne républicain qui n’a besoin d’aucune disposition légale particulière. Prouvez-nous le plébiscite.

Il est temps de rappeler à Faure Gnassingbé qu’au Togo, un Grand Pardon l’attend toujours, et qu’il est temps qu’il puisse se décider à mériter une si grande et exceptionnelle bonté. Une justice républicaine pour tous, et une particulière attention pour lui et certains de ses proches. Le Togo doit avancer. Car, au Togo aussi, « Chacun de nous contient le chêne République. Chacun de nous contient le chêne Vérité… » Vérité des urnes au Togo. Fini l’imposture Faure… Retournons à la République !

PSA
[28 février 2020]

 

 

Togo… Faure est Imposture

 

Togo, Présidentielle 2020 : Trois erreurs qui vont coûter très cher au régime Faure/RPT-UNIR !

La sortie de l’ambassade des États Unis d’Amérique sur le scrutin présidentielle au Togo n’est pas anodine. Elle constitue plus une gifle assénée aux chiffres avancés par la CENI qui donnent Faure Gnassingbe gagnant du scrutin.

La présidentielle du 22 février qui s’est déroulée dans un climat plutôt paisible était plutôt un calme qui précédait la tempête. L’opacité dénoncée par des candidats qui entoure ce scrutin ne cesse de susciter des réactions de partout. Comme de coutume, selon les observateurs, les autorités togolaises sont prêtes à tous pour faire avaler la pilule des 72,36% du score en faveur de Faure Gnassingbe.

Mais cette fois ci, le vent semble tourner en défaveur. La contestation des candidats malheureux, qui dénoncent des résultats fabriqués et la grogne sur les réseaux sociaux ne cesse de faire réagir. Si plusieurs pays se réservent et évitent de se prononcer sur la situation, pour les États-Unis d’Amérique, c’est le moment de le faire. Cette prouesse (72% des voix) du candidat Faure Gnassingbé, qui devait susciter des félicitations tous azimuts si transparence il y avait, met beaucoup de partenaires du Togo dans la reserve.

Loin de féliciter le candidat du parti UNIR pour cet “exploit“, les Etats-Unis se contentent d’encourager la CENI à traiter les réclamations sur les irrégularités. En effet, dans une déclaration publiée le 26 février 2020 par l’Ambassade des Etats-Unis au Togo, la CENI est exhortée à prendre des mesures pour accroitre la transparence des élections notamment en publiant les résultats bureau de vote par bureau de vote afin d’accroître la confiance de tous en attendant les résultats finaux.

Cette annonce sonne comme un revers pour le parti au pouvoir qui s’est mis à dos les observateurs crédibles. En effet, l’Etat togolais d’après les observateurs a commis trois (3) erreurs qui lui couteront probablement très chères:

La première erreur est d’avoir exclu la société civile de l’observation de ce scrutin. La CENI avait tout mis en œuvre pour annuler et retirer l’accréditation de la Concertation Nationale de la Société Civile (CNSC), l’empêchant ainsi de prendre part au processus électoral.

Evoluant dans la même logique, le régime a commis une deuxième erreur en refusant l’accréditation à une autre organisation nationale crédible et proche du Vatican : le Conseil Episcopal Justice et Paix (CEJP). Une manœuvre qui a bien sûr été mal perçue par les religieux. Le pouvoir se mettait ainsi à dos deux observateurs nationaux influents, les empêchant de déployer des observateurs sur des motifs qui ne convainquent pas les partenaires.

Et la grosse bourde, soit la troisième erreur est d’avoir contraint les observateurs du National democratic institute (NDI) de rebrousser chemin ; Une decision humiliante pour les USA qui apportera son lot de conséquences au régime de 53 ans. Expulser les membres de cette institution soutenue par les États-Unis d’Amérique était sans doute l’erreur à ne pas commettre. Pour les États-Unis, ne pas permettre à ces organisations neutres de participer pleinement à l’observation du scrutin était une occasion manquée pour le gouvernement togolais.

Dans sa farouche volonté de conserver le pouvoir, le régime de Faure Gnassingbé a commis des fautes graves…. Et ces erreurs lui seront sans doute préjudiciables.

En attendant de gérer cette crise qui enfle, la contestation s’accentue chez les candidats et la population. Cela attire sasn doute des regards circonspects sur le Togo. Pas du tout fameux.

Source : independantexpress. net

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Trois erreurs qui vont coûter très cher au régime Faure/RPT-UNIR !

 

Pourquoi Agbéyomé Kodjo doit-il livrer seul le Combat qui nous concerne tous?

Ce qui se passe depuis dimanche nuit de la part de ce qu´on appelle encore l´opposition togolaise nous laisse songeurs. Depuis le nouveau hold-up électoral opéré par ce manchin de CENI à la manière des gangsters, le candidat de la dynamique de Monseigneur Kpodzro, le vrai vainqueur de l´élection présidentielle du 22 février 2020 se bat presque seul pour arracher des mains de l´usurpateur Faure Gnassingbé et ses complices la victoire qui revient au peuple. Nous disons bien au peuple, et non à Agbéyomé Kodjo seul. S´il arrivait à faire partir Faure Gnassingbé et sa bande, la victoire reviendra sans nul doute à tous les Togolais; il aura alors réussi à réaliser ce pour quoi nous nous battions depuis des décennies: la fin du système Gnassingbé. Pourquoi alors le laisser seul face à la machine à fraudes d´un régime qui sait qu´il est vomi par tous, mais se maintient par la force?

Venu de nulle part, le candidat de la coalition du prélat, Agbéyomé Kodjo, était au début acceuilli par des sourires moqueurs. Pour les uns c´est un transfuge du RPT, donc un faux opposant auquel on ne pouvait faire confiance; pour les autres, en tant que Ministre de l´intérieur en Janvier 1993, il serait responsable des massacres de Fréau-Jardin, perpétrés par des militaires en civil et certains activistes du RPT d´alors. Ce qui est bien sûr discutable. L´ex- chef de file de l´opposition, le leader de l´ANC, Monsieur Jean-Pierre Fabre, ne s´est pas caché pour douter que Agbéyomé Kodjo soit un vrai opposant. C´est d´ailleurs l´une des raisons qui avaient poussé le chef de la formation orange à décliner l´offre du prélat qui consistait à soutenir le candidat de sa dynamique. Malgré les risques de fraudes du pouvoir en place, que la solidarité et l´unité de l´opposition pouvaient amoindrir, l´ANC maintient son candidat dans la course, et de petites formations dont l´audience dépasse à peine le cadre familial, avaient également tenu à présenter leurs présidents comme candidats; alors qu´en dehors de leur rôle de figurants, ces petits partis politiques n´avaient aucune chance de peser sur les résultats finaux.

Une campagne électorale faite à travers le pays avec des thèmes bien choisis, l´apport non négligeable de l´infatigable vieux prélat Fanoko Kpodzro avaient fini par faire d´Agbéyomé Kodjo un candidat de l´espoir à la veille du scrutin. Et les résultats sortis des urnes, qui sont largement en faveur de l´ancien premier ministre d´Éyadéma, sont à expliquer par la soif des Togolais à avoir coûte que coûte l´alternance et se débarrasser du poison RPT/UNIR. Pourquoi alors recourir à la politique politicienne qui a montré ses limites en refusant de soutenir quelqu´un dont les résultats incarnent aujourd´hui l´une des rares chances pour atteindre le but que nous convoitions depuis plusieurs décennies et pour lequel beaucoup de Togolais sont morts? Qui peut comprendre que les candidats malheureux à ces élections se soient détournés du candidat vainqueur, après avoir pour certains, publié des communiqués de principe pour reconnaître que le candidat de la dynamique Kpodzro a le meilleur score? Qui peut comprendre que les leaders de partis politiques de l´opposition qui n´étaient pas favorables aux élections, gardent ce silence de cimetière? Toutefois nous saluons au passage la réaction positive du leader du parti ADDI, Prof Aimé Gogué qui, dans un communiqué, rejette les résultats proclamés par la CENI et demande un audit d’un « échantillonnage aléatoire d’urnes pour vérifier la régularité des bulletins de vote actuellement stockés dans les CELI. » Nous pensons que si nos leaders de l´opposition prenaient fait et cause pour le candidat élu et faisaient comme M. Gogué, Bawara et Yark n´auraient plus d´arguments pour défendre le vol et se tairaient.

Certes, tout le monde a droit d´avoir son point de vue quant aux conditions d´organisation de ces élections et au caractère non-démocratique des institutions qui s´en occupent. Et c´est ce qui s´était passé: il y eut les participationnistes et les non-participationnistes; mais quand le miracle auquel personne n´avait cru, est en passe de se réaliser, pourquoi ne pas se mettre ensemble pour crier au voleur et faire pression sur la bande à Faure Gnassingbé pour que la victoire revienne enfin au peuple? Vu ce comportement incompréhensible de l´opposition, beaucoup d´observateurs de la scène politique togolaise parlent déjà de jalousie et d´égoïsme. Le slogan serait-il: „si ce n´est pas moi, donc le chaos?“

«Même si nous ne faisons pas partie de la mouvance de l´opposition favorable aux élections dans les conditions que tout le monde connaît, ceux qui y vont, engagent, que nous le veuillions ou non, et quels que soient les résultats, le destin du Togo en notre nom à tous. C´est pourquoi ces élections présidentielles du 22 février 2020, organisées à notre corps défendant, doivent nous interpeller, ne doivent pas nous laisser indifférents. Et comme à chaque scrutin présidentiel depuis 2005, malgré l´imperfection des conditions d´organisation, malgré la terreur et malgré le caractère opaque des conditions de proclamation des résultats, il y avait toujours eu du côté du peuple ce brin d´espoir inexpliqué, ce brin d´illusions qui repose toujours sur un hypothétique miracle qui viendrait de quelque part, bien que les miracles soient rares en politique…»

Voilà ce que nous écrivions dans l´introduction de l´article que nous avions publié avant le scrutin du 22 février 2020. Aujourd´hui le miracle est en train de se réaliser à travers un candidat que personne n´attendait vraiment, Agbéyomé Kodjo. Avons-nous le droit d´avancer des arguments peu convaincants pour l´abandonner? Et l´abandonner voudrait dire laisser pour longtemps un grand boulevard à Faure Gnassingbé pour continuer à piller le pays dans le compte de son clan, et pour continuer à perpétrer des violations des droits de l´homme sur ses concitoyens en toute impunité. Je ne crois pas que nos leaders se sont engagés en politique pour de tels résultats pour leur peuple. C´est pourquoi il est un devoir pour tout Togolais qui veut la fin de la dictature militaro-clanique, de s´engager autour du Président démocratiquement élu, Agbéyomé Gabriel Messan Kodjo, pour faire échouer le hold-up électoral en cours.

Samari Tchadjobo
27 février 2020
Hanovre, Allemagne

 

 

Pourquoi Agbéyomé Kodjo doit-il livrer seul le Combat qui nous concerne tous?

 

Retour des députés à l’hémicycle la semaine prochaine après la présidentielle

Après la campagne électorale suivie de l’élection présidentielle avec les résultats provisoires que tout le monde connaît, les députés font leur rentrée au parlement. Ils reprennent le chemin de l’hémicycle le 3 mars prochain.

L’information a été donné par la présidente de l’Assemblée nationale, Mme Yawa Djgbodi Tségan qui invite les honorables députés de la 6eme législature à prendre part à la première session ordinaire 2020 de l’Assemblé Nationale, qui s’ouvrira le premier mardi de mars, conformément à l’article 55 al 2 de la constitution Togolaise.

Plusieurs sujets sont inscrits à l’ordre du jour au cours de cette première session ordinaire de 2020.

On a vu la plupart de ces députés battre campagne, notamment pour le parti au pouvoir. Raison pour laquelle ils ont déserté l’Assemblée nationale. La présidente, quant à elle, a organisé une réjouissance cette semaine à Kpélé pour célébrer la « victoire » de Faure Gnassingbé.

 

 

Retour des députés à l’hémicycle la semaine prochaine après la présidentielle

 

Marche silencieuse contre la fraude électorale : Le message de Mgr Kpodzro aux Togolais

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Mgr Philippe Kpodzro invite tous les Togolais épris de justice et d’alternance politique au sommet de l’Etat, à sortir massivement dans les rues de Lomé ce vendredi 28 février, pour réclamer la victoire du candidat Agbéyomé Kodjo.

« Chers Togolais et Togolaises, bien aimé dans le Seigneur. Le lundi 24 février dernier, j’ai lancé un appel solennel à la mobilisation des personnes du 3eme âge pour donner à la jeunesse de notre pays une leçon historique sur ce que c’est que le sens de l’honneur et de la dignité lorsque l’avenir de la nation. Je donne donc rendez-vous à tous ceux qu’ils veulent m’accompagner en ces moments immémoriaux de la lutte pour la libération de notre pays ce vendredi 28 février 2020 », a indiqué le prélat.

Selon le programme, cette grande marche silencieuse de revendication démarrera à 14 heures au bas-fond du collège Saint Joseph (à Lomé). Mais pour l’heure, aucun itinéraire n’a été communiqué.

Cette marche silencieuse initiée par le doyen des Evêque du Togo vise essentiellement à dénoncer les « faux » résultats provisoires de la présidentielle de 2020 proclamés dimanche nuit par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

« On ne vole pas un homme. On ne vole pas Dieu, car c’est Dieu lui-même qui a décidé de libérer ce pays du joug de la dictature cinquantenaire. Je vous attends nombreux à ce rendez-vous », a-t-il lancé.

 

 

Marche silencieuse contre la fraude électorale : Le message de Mgr Kpodzro aux Togolais

 

Fraude électorale : Les confidences d’un observateur de l’UA à Mgr Kpodzro

Monseigneur Philippe Kpodzro reste convaincu que son candidat Agbéyomé Kodjo est le « vrai gagnant » de l’élection présidentielle du 22 février dernier. Devant la presse mardi à Lomé, le prélat a soulevé les informations confidentielles à lui faites par un observateur de l'Union Africaine, quelques jours avant la tenue de la présidentielle.

« Bien avant la tenue de la présidentielle, le chef de mission d’observation électorale de l’Union Africaine, le malgache Hery Rajaonarimampianina et son assistant m’ont appelé pour échanger avec moi. Ils étaient logés à l’hôtel 2 Février. Je me suis rendu à l’hôtel aussi avec mon assistant Marc Mondji. Au cours de nos échanges, ils m’ont demandé comment ma dynamique se prépare pour la présidentielle. Je leur raconté l’ardeur, l’enthousiasme du peuple pour l’accueil de notre candidat unique. Ils m’ont écouté. Ils m’ont dit que c’est bon et ils me demandaient pourquoi j’insiste sur un tour unique pour la présidentielle. Et je leur ai répondu que Faure Gnassingbé va faire tout pour gagner au 1er tour, il n’aimera pas faire un 2eme tour. C’est pourquoi nous avons, nous aussi, misé tous nos efforts pour pouvoir gagner au 1er tour. Mes chers amis, après avoir affiché mon intention pour gagner au 1er tour, le chef de mission d’observation de l’UA m’a rigolé finement au nez. Et il me demandait : Si au 1er tour mon candidat ne gagne pas, il peut toutefois aller au second tour non ? J’ai répondu Non, on gagnera au 1er tour. Et il m’a encore ri au nez », raconte le prélat.

Pour Mgr Kpodzro, la seule raison qui peut expliquer cette réaction de l’ancien chef d’Etat malgache, c’est qu’il sait d’avance que l’élection sera truquée et que Faure Gnassingbé sera proclamé vainqueur au premier tour.

« Il savait déjà que tout est préparé pour que Faure Gnassingbé soit proclamé vainqueur au premier tour. Il est informé. Il savait. Alors il me priait de faire doucement. Il me disait que s’il devait avoir un second tour, il faut qu’on fasse tout pour que la paix règne dans le pays », a poursuivi l’homme de Dieu.

Ce qui conforte encore le prélat dans sa thèse d’une éventuelle fraude électorale par le régime de Faure Gnassingbé, ce sont les confidences que l’assistant du chef de mission d’observation électorale lui avait fait au sortir des échanges.

« Son assistance qui m’a accompagné en bas me disait ceci : Monseigneur, je vais vous dire la vérité. Nous, nous avons déjà pris nos perdiems. Par conséquent, tout le reste, ça dépend de vous les Togolais. Nous ferons plus ou moins 10 jours et nous partirons. Nous avons déjà touché nos perdiems… Voilà ce que cet observateur de l’UA m’a dit avant même la tenue de l’élection. Cela explique tout. A bon entendeur salut ! Togolais, réveillez-vous ! », a-t-il martelé.

Toujours au cours de la rencontre avec la presse, Dr Agbéyomé Kodjo, le candidat de la dynamique Kpodzro a également fait quelques révélations. Il dit avoir même déjeuné avec un des observateurs dont les confidences sont révélatrices.

« Un des observateurs que je connais bien me disait ceci : Même si Faure Gnassingbé veut tricher, nous irons au 2eme tour, mais il ne peut pas gagner au 1er tour. Il est venu me le dire hier (ndlr, lundi). Aujourd’hui (ndlr, mardi) même je l’ai reçu à ma table, on a déjeuné. Tous savent, mais ils sont liés par l’intérêt du groupe », a indiqué Agbéyomé.

Et d'ajouter : « C’est dans l’avion qui convoyait le président des CELI du grand nord que le crime a été commis. Mais cette fois, ça ne passera pas comme les fois d’avant. Nous n’avons pas d’armes, nous n’avons pas d’argent, mais on a Dieu de notre côté. Et le peuple avec nous ».

Notons qu’une marche est également prévue ce vendredi à Lomé pour réclamer la victoire du candidat Agbéyomé Kodjo.

Godfrey Akpa

 

 

Fraude électorale : Les confidences d’un observateur de l’UA à Mgr Kpodzro

 

Religion : Les fidèles catholiques ont débuté le carême hier

Mercredi des cendres, premier jour du carême chez les fidèles catholiques. Hier, les Catholiques du Togo ont reçu le cendre au front pour leur rappeler qu’ils sont poussière et qu’ils retourneront poussière.

Le carême un temps de préparation à la commémoration de la passion et de la résurrection du Christ.

Le nom carême provient du mot latin quadragesima, qui signifie « quarantième ». C’est une période de dévotion à Dieu associé à des jeûnes et prières pendant quarante jours, du mercredi des cendres au samedi saint, la veille de Pâques.

Comme précisé précédemment, le mercredi des cendres est le premier jour du carême qui est marqué par l’imposition des cendres sur le front de chaque fidèle, en signe de fragilité de l’homme, mais aussi de l’espérance en la miséricorde de Dieu. Les jours marquants le temps de carême sont : mercredi des cendres, dimanches des rameaux, jeudi saint, vendredi saint et le samedi saint.

Cette période doit être pour les fidèles une période d’approfondissement dans la foi, de prière, de pénitence et de détachement des biens matériels, afin de bien se préparer pour la fête de Pâques qui est la résurrection du Seigneur Jésus-Christ.

En ce sens pendant le carême, les fidèles sont appelés à s’abstenir de viande et de plat à base de graisse animale les mercredis et vendredis. Notons que le temps de carême est un temps qui incite à une mise à l’écart pour faire silence et être réceptif à la parole de Dieu.


Yvette G. (Stagiaire

 

 

Religion : Les fidèles catholiques ont débuté le carême hier

 

Présidentielle 2020 : La Dynamique Kpodzro forte de la position des Etats-Unis

Les Etats Unis demandent la publication des résultats de la présidentielle du 22 février dernier, bureau de vote par bureau de vote. Une position soutenue et défendue par la dynamique Kpodzro depuis le début de la campagne électorale. Agbéyomé Kodjo accueille avec satisfaction cette position de l'ambassade des USA et demande aussi u audit d'un échantillon des bulletins de vot

COMMUNIQUÉ DE LA DYNAMIQUE MGR KPODZRO

Les membres de la dynamique Kpodzro accueillent avec satisfaction le communiqué publié par l'Ambassade des Etats-Unis au Togo qui encourage la CENI à travailler de manière constructive avec toutes les parties pour traiter toute réclamation concernant toute irrégularité constatée le jour du scrutin et interpelle le gouvernement à publier les résultats bureau de vote par bureau de vote pour accroître la transparence et la confiance dans les résultats.

Les membres de la dynamique Kpodzro soutiennent la position des États-Unis, une position développée par Agbéyomé Kodjo tout au long du processus électoral et réitèrent l'exigence de la publication des résultats provisoires bureau de vote par bureau de vote.

En outre, ils exigent l'audit d'un échantillon de bulletins votés afin d'en certifier l'authenticité.

Les membres de la dynamique Kpodzro réaffirment leur contestation des résultats provisoires publiés par la CENI et demandent aux autres États de la communauté internationale de suivre l'exemple des États-Unis.

Fait à Lomé le 27 février 2020
Dr Agbéyomé KODJO

 

 

Présidentielle 2020 : La Dynamique Kpodzro forte de la position des Etats-Unis

 

Dr Georges-Williams Kouessan : « Je reste toujours solidaire des forces démocratiques »

Depuis quelques jours, circulent sur les réseaux sociaux, des informations selon lesquelles le parti politique Santé du Peuple aurait demandé à ses militants de ne pas descendre dans la rue aux côtés des forces démocratiques pour réclamer la victoire du candidat Agbéyomé Kodjo. Dans un communiqué rendu public hier mercredi, le président national de cette formation politique apporte un démenti formel. Dr Georges-Williams Kouessan souligne qu’il n’a jamais demandé à ses militants de ne pas descendre la rue pour exiger la vérité des urnes. Le candidat à la présidentielle de 2020 promet qu’il restera toujours solidaire des forces démocratiques. Lecture !

Communiqué du parti politique Santé du Peuple

Le parti politique Santé du Peuple a suivi, ce jeudi 26 février 2020, avec étonnement, une information qui circule depuis hier (ndlr, mercredi) sur les réseaux sociaux selon laquelle, le Dr Kouessan aurait appelé ses partisans à ne pas descendre dans la rue.

En effet, en date du 24 février 2020, le Dr Kouessan a donné une interview à « Republic of Togo », où il lui a été demandé s’il reconnait sa défaite. Il a répondu oui, il la reconnaissait puisqu’il avait même déjà fait sortir un communiqué reconnaissant que c’est Agbéyomé Kodjo et Faure Gnassingbé qui étaient en avance dans les dépouillements, et au journaliste de lui demander, est-ce que vous allez appeler vos partisans à descendre dans la rue, et il répondit, comment vais-je appeler mes partisans à descendre dans la rue si je reconnais que c’est Agbéyomé Kodjo et Faure Gnassingbé qui sont en avance dans les dépouillements ? Il continue en disant, il appartiendra à l’opposition de se réunir pour analyser la situation et voir la conduite d’ensemble à tenir.

D’après les recoupements, c’est le journal en ligne « Afreepress » qui aurait travesti ces propos pris sur le site de « Republic of Togo »
Le parti politique Santé du Peuple rappelle au peuple togolais qu’il ne s’écartera jamais de ses convictions, qu’il ne trahira jamais l’espoir qu’il a placé en lui, et qu’il reste solidaire, comme toujours, des forces démocratiques.

Faites à Lomé le 26 février 2020

Le président

Dr Georges-Williams Kouessan

 

 

Dr Georges-Williams Kouessan : « Je reste toujours solidaire des forces démocratiques »

 

Année académique 2019-2020 : Voici les dates des examens de fin d'année

L’année académique 2019-2020 tire progressivement à sa fin avec bientôt la fin du 2ème trimestre. Ensuite suivra, le 3ème qui s’achèvera avec les examens de fin d’année, puis les grandes vacances. Voici donc les dates des examens de fin d’année.

Selon le découpage de l’année académique en cours, les candidats en quête du Baccalauréat 1ère partie (Bac I) ouvriront le bal. Ils seront en examen du 26 au 30 mai 2020.

Les apprenants en course pour l’obtention du Brevet d’étude du premier cycle (BEPC) suivront en composant dans la période du 09 au 12 juin 2020. Ensuite viendra le tour des candidats en lice pour le Baccalauréat 2ème partie (Bac II) qui auront à composer du 17 au 22 juin 2020.

Les apprenants en quête du Certificat d’étude du premier degré (CEPD) composeront du 23 au 25 juin 2020 tandis que les Examens Professionnels sont programmés du 3 au 4 septembre 2020.

Les grandes vacances débutent au soir du 03 juillet et prennent fin le dimanche 13 septembre 2020. La rentrée académique de l’année 2020-2021 est donc prévue pour le 14 septembre 2020.

 

 

Année académique 2019-2020 : Voici les dates des examens de fin d'année

 

Résultats de la Présidentielle 2020 au Togo : Bienvenue au Gondwana !

Fraternité
La Une de Fraternité No.349 du 25 février 2020

Samedi 22 février 2020. Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, la Ceni communique qu’elle procédera à la proclamation des résultats provisoire dans la journée de Lundi. Le dimanche 23 Février, dans l’après-midi, le candidat du MPDD, Dr Agbeyome Kodjo porté par la dynamique Mgr Kpodzro, annonce devant la presse, sa victoire au premier tour avec un pourcentage qui se situe entre 57 et 61%. Les Togolais qui avaient alors cru à un saut d’élégance de la part de la Ceni rangée, avaient alors retenu leur souffle, pour crier leur hourra le lundi soir et embrasser bien sûr leurs bourreaux d’hier pour cette sortie honorable. C’est alors qu’ils apprennent qu’au lieu de lundi, la Ceni a précipité les choses pour être près déjà le dimanche même à 22h. La victoire autoproclamée d’Agbeyome aurait apporté un coup de magie dans les veines de cet organe dominée à 95% par les minci dominici du régime cinquantenaire. Et la scène sur la Télé nationale, a été celle de l’Union Soviétique (actuelle Russie). Seulement qu’ici c’est le Ministre de l’administration seul qui a applaudi les 72% déclarés pour le Prince Gnassingbé.

L’évangile selon la CENI

L’équipe à Tchambagou Ayassor a ainsi donné vainqueur, au premier tour, le président sortant et candidat de l’Union pour la République Unir, Faure Gnassingbé, avec 72,36%. Il est suivi des candidats Agbeyome Kodjo du Mpdd avec 18,37% et Jean Pierre Fabre de l’Anc avec 4,35% des suffrages. Les candidats Aimé Gogue, Wolou Komi, Kuessan Gorges et Tchassona Traoré se partagent le reste des suffrages avec respectivement 2,38%, 1,14%, 0,77% et 0,63%. Ainsi dit l’évangile selon la CENI de Tchambakou Ayassor. Des résultats que conteste, dans son ensemble, l’opposition qui fait cas de bourrages d’urnes et de fraudes massives qui remettent en cause, la crédibilité du scrutin.

Le Niet de Agbeyome…

Apres sa victoire déclarée dimanche dernier, Agbeyomé est revenu devant la presse, lundi, au lendemain de la proclamation des résultats provisoires. Le candidat des forces démocratiques dit rejeter catégoriquement les chiffres communiqués par la CENI et interpelle les missions d’observations électorales ainsi que la communauté internationale afin qu’elles prennent des dispositions idoines aux fins de rétablir la vérité des urnes. «Le taux de participation qui a progressé, de façon substantielle, relativement aux dernières élections, suscité par l’engouement de la Dynamique de Mgr Kpodzro, est largement en faveur du candidat des Forces démocratiques…Il est donc indéniable que cette élection est gagnée par le candidat du Mpdd, Dr Agbeyome Kodjo. En conséquence, les acteurs de la Dynamique Kpodzro rejettent catégoriquement les résultats proclamés par la CENI», a déclaré l’ancien Premier ministre qui a, dans la foulée, annoncé l’imminence de la composition de son gouvernement de transition qu’il annonce inclusif. Toutefois, après avoir interpellé les missions d’observation électorale et la communauté internationale à œuvrer pour le «rétablissement de la vérité des urnes, il appelle à la mobilisation et à la résistance de la population aux fins de rejeter ce qu’il appelle une «mascarade électorale» et défendre son vote.

…Appuyé par ses camarades de l’opposition

Malgré les sordides manœuvres du candidat Faure Gnassingbé sur toute l’étendue du territoire national, plus particulièrement au Nord du pays, les tendances montrent une percée indiscutable du candidat Agbeyome Kodjo, reconnaît de son côté le part Addi du candidat Aimé Gogue. «Malgré les irrégularités avérées, il paraît que le candidat Agbeyome a réalisé au sein de l’opposition une réelle percée devant permettre légitimement d’espérer l’alternance tant souhaitée par les togolais», écrit de son côté le parti Psr du candidat Wolou Komi. Pour l’Anc, par la plume de son premier vice-président, Patrick Lawson, par ailleurs Directeur de campagne du candidat Fabre, après que les accréditations aient été refusées ou retirées à des observateurs nationaux et internationaux sérieux et crédibles, il est donc indiscutable que ce score fantaisiste attribué à Faure Gnassingbé, manifestement fabriqué, a été préparé par la violence et la fraude, sans compter un cadre électoral et institutionnel partisan et antidémocratique, l’utilisation illégale des moyens de l’Etat par le candidat du parti au pouvoir et la rétention du financement public de la campagne des candidats de l’opposition. Sans compter que l’Anc a été le premier avant Addi et le Psr à annoncer l’arrivée du MPDD en tête du scrutin.

Joie et remontrances du pouvoir

Du côté du pouvoir où des milliers de militants ont été convoyés expressément de partout, y compris des villes de l’intérieur du pays, à la Présidence de la République à Lomé pour célébrer cette farce de victoire de Faure, l’on dit voir manifestement en ces dénonciations de l’opposition, des agitations de mauvais perdants qui ont du mal à encaisser leur défaite. « Ça fait voyou ! Il faut éviter des choses comme ça», lance le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Gal Damehame Yark, qui reproche au candidat Agbeyome Kodjo de devancer les institutions de la République en annonçant des chiffres qui, à en croire le Président de la mission d’observation de l’Union Africaine, n’engage que lui. Une mission d’observation qui, comme toujours et sans surprise, et à l’instar de celle de la Cedeao, juge le scrutin présidentiel globalement appréciable et sans imperfections et incidents majeures. «Un langage démodé «, répond, sans ambages, Fulbert Attiso, le Directeur de campagne du candidat Agbeyome qui, avant d’échanger longuement avec la mission d’observation de l’OIF, a promis l’ouverture d’un bras de fer avec le candidat déclaré élu, Faure Gnassingbé. « Ces agitations ne sont pas sans conséquences juridiques dans une démocratie «, menace, pour sa part, Gilbert Bawara qui fait office de porte-parole du gouvernement.

Bienvenue au Gondwana

Dans l’ensemble, les résultats tels que proclamés par la Ceni semblent ouvrir une nouvelle crise politique et post-électorale en perspective, si l’on s’en tient aux déclarations du camp Agbeyome qui clame toujours sa victoire. Mais qu’à cela ne tienne, une analyse objective des chiffres, quoique provisoires, amène à douter sérieusement de l’évidence du coup KO de Faure Gnassingbé. En effet, depuis son arrivée au pouvoir en 2005, c’est la première fois que Faure atteint ce score à la soviétique. Ceci, alors même que les problèmes de l’heure comme la misère, le sous-emploi et l’injustice sociale sont plus grands et perceptibles qu’avant. Lesquels ont failli, il n’y a pas longtemps, faire tomber le pouvoir des mains du régime cinquantenaire, au travers de la crise d’août 2017 qui a déchaîné et déversée dans les rues, des millions de togolais. L’on se demande donc légitimement par quelle alchimie Faure, en l’espace de deux ans, peut être plébiscité par une population qui l’a pourtant rejeté en grande partie. C’est un secret de polichinelle que le silence précaire qui règne actuellement dans le pays l’est par la force de la baïonnette, en témoignent les nombreux cas d’état de siège imposés à nombre de villes comme Sokode, Bafilo, Mango et Kpalime. De même que l’interdiction de fait à toute manifestation de rue.

Il est certes vrai que la désunion de l’opposition se veut un facteur régressif pour cette classe politique, il est tout de même claire que les chiffres tels que dispatchés donnent l’air d’un plat très indigeste de nouveau imposé à un peuple affamé à dessein. Mieux, le Togo est vraisemblablement à l’image de Gondwana, ce pays virtuel où tout est fait pour la gloire du Monarque absolu. Au Togo, du père au fils, les élections ont été tout sauf crédibles et la présidentielle de 2020 en est une illustration parfaite où la logique brute des esprits sans relief, la boulimie et le complexe de gribouille l’ont encore emporté sur la volonté du peuple à passer à autre chose sans règlement de compte, mais plutôt dans la résilience pour rattraper les autres nations où la lumière du sourire et de l’amour brille depuis les premières années où le vent de l’Est a soufflé sur leur territoire . Il faut donc être naïf ou limité dans son sens d’analyse pour croire à un tel score fleuve du candidat Faure, alors même que pour la première fois ces dernières années, le taux de participation a atteint le seuil de 76%.

Le boycott était-elle plus raisonnable ?

A voir le manque d’élégance des grues d’en face, ceux qui avaient hier critiqué la C14 pour son boycott du machin de législatives du 20 décembre 2018 vont certainement chercher à retourner ravaler leur vomis. Déjà en 2019 Fraternité avait demandé ce qui a changé de décembre 2018 à Juin 2019 pour que l’opposition qui avait hier boycotté les législatives pour les vices du cadre électoral choisisse alors de participer aux locales organisées avec le même cadre, sans changement d’un iota.

Aujourd’hui le score stalinien du 23 Février 2020, va on l’espère ramener au bon endroit ces esprits qui critiquaient hier le boycott de la C14 rien que pour critiquer. C’est ici qu’on comprend Tikpi Atchadam quand il disait qu’on ne peut parler d’élection sous ce régime. Et le Christ l’avait bien dit que nul n’est prophète chez soi. Vivement que les togolais reconnaissent prochainement les lignes prophétiques qu’un autre leader leur donnerait prochainement. Et cela ne sera possible qu’en faisant abstraction des considérations pernicieuses de région, de religion, du passé ou patati patata.

Source : Fraternité N°349 du 25 février 2020

 

 

Résultats de la Présidentielle 2020 au Togo : Bienvenue au Gondwana !

 

Togo : Malheureux d’avoir un esprit Gogoligo !

Fraternité
L’energumène Gogoligo (gauche) | Photo : DR

Au pays des aveugles, le Borgne est roi. Cet adage contemporain siet parfaitement au Togo de Faure Gnassingbé où, par zèle et militantisme aveugle, tout cartouchard peut tout se permettre. Il restera ainsi en mémoire le cas Gogoligo qui dans une vidéo publiée au lendemain de la publication des résultats par la CENI, donnant vainqueur Faure Gnassingbé. Elément visuel dans lequel cet artiste arriviste mué dans la peau d’un militant s’est royalement donné des airs d’irrespect en s’attaquant ouvertement, toute honte bue, à l’Archevêque Émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro.

La dérive de trop

On le connaît déjà par ses égarements faits d’écarts de langages et de comportements, de calomnies et de délations envers ses détracteurs. Des agissements qui sont moins bruissants et attirent moins d’attention, dans un ring de congénères en mal de sensations, de popularité et surtout, d’estime. Mais cette fois-ci, il a franchi le rubicond. Par des mimes et insinuations délirantes, le Sieur N’tsuley Komi Emmanuel alias Gogoligo, dans une vidéo d’une minute trente-cinq secondes, s’en prend verbalement à Mgr Kpodzro. Ceci, pour avoir servi de parrain au candidat Agbeyome Kodjo, principal challenger au président sortant lors du scrutin de samedi. Quelle bassesse !

Comme cela ne suffisait pas, ce dernier, au devant d’une procession de militants de Unir déchaînés, s’est rendu, toujours lundi, au quartier Amadahome, plus précisément en face de la résidence du Prélat pour célébrer, en pompe, au sons et rythme de fanfare, la réélection de Faure. Le comble ! Pire, au-delà de la provocation, cette résidence comprend une infirmerie, donc des malades internés qui avaient besoin de repos mais dont la quiétude a été sérieusement mise à rudes épreuves par l’insolent concert d’un revanchard à deux balles. Malheureusement encore, les regards curieux ont intercepté, dans la masse, le véhicule de commandement du Maire de Golfe 5, Kossi Agbenyegan Aboka, certainement au cœur de la machination. Ce que ne dément fort heureusement pas son cabinet. «Est-ce interdit qu’une caravane passe devant la maison du prélat qui plus est une ruelle de la Commune Golfe 5?», se demande, sans égards, sur une plateforme de discussions WhatsApp, un de ses Conseillers. Et de poursuivre d’un raisonnement ubuesque, semblable à celle d’un véritable clochard : « C’est normal pour un Maire de sillonner son territoire pour plusieurs raisons. Gogoligo est un citoyen togolais comme toi et moi. Il peut emprunter n’importe quelle voie de la capitale pour ses besoins». C’est donc clair que c’est une machination bien orchestrée dont a été victime le doyen des Évêques du Togo qui culmine, cette année, ses 90 ans. Une dérive de trop qui mérite qu’on s’y attarde, même si cela n’est pas de la tradition de notre Rédaction de s’intéresser à des scènes si viles et puériles.

Pour qui se prend-on ?

L’attitude adoptée par le natif de Agome Kpodzi (Kpalime), convient-il de le dire, n’est, en d’autres termes, que celle de ces esprits hooligantistes qui croient que les liasses de CFA suffisent pour se dire Dieu. Oh lala ! Voilà l’autre visage de la douleur des togolais qui sont obligés du supporter les zèles révoltants de cette clique qui n’a rien fait de plus méritant que d’être opportuniste au rendez-vous du vice et de la déshumanisation. Leur trophée, c’est un semblant de succès qui leur monte aveuglement à la tête. Normal ! Comme Patrice Talon le dit si bien, ceux qui font le zele, la delation et autres n’ont tres souvent aucun contenu. Du haut de son éphémère gloire, ce dernier ne nourrit aucun respect à son semblable. Mieux encore, preuves à l’appui, il se transforme en véritable gourou contre les habitants de son quartier qu’il torture, aussi bien physiquement par le truchement de ses gros bras, que psychologiquement par ses agissements au nom de Faure Gnassingbé.

Pourtant, ce dernier pour qui Gogoligo ne jure que ces dernières années pour narguer les togolais n’a daigné égratigner, dans ses propos, lors des campagnes, Mgr Kpodzro, pendant qu’il avait toutes les raisons de se laisser aller lorsque le Prélat s’en était pris à lui, et en des termes très peu courtois. Il en est de même pour les collaborateurs directs du Chef de l’Etat, notamment ses ministres qui n’ont, en aucun moment, évoqué le nom du Prélat dans leurs speechs. Non parce qu’ils ne pouvaient pas le faire, mais en vertu du respect à l’autorité qu’incarne Mgr Kpodzro. Qui est donc Gogoligo pour oser manquer de respect à ce point au patriarche de l’église catholique au Togo? Aucune raison ne saurait le dédouaner si ce n’est l’inconscience et la petitesse d’esprit. Mais alors…

A qui la faute ?

Sans ambages, au pouvoir cinquantenaire qui excelle dans la promotion de la médiocrité. Lequel dont les pontes ont maladroitement hissé à une place qu’il ne mérite guerre, au milieu d’un parterre de talents laissés pour compte, un humoriste provocateur. Et c’est sans nul doute le fruit à payer en voulant faire d’un type de ce genre, la caisse à résonance d’un parti qui a, pourtant, des têtes bien faites et pensantes. Aujourd’hui, il est d’une urgence au Parti Unir, par le biais de son comité de Sages que préside Charles Kondi Agba de vite rappeler à l’ordre, cet individu qui prend de plus en plus la posture d’une pourriture. Pourquoi pas le Chef de l’Etat qui, sans nul doute, ne serait pas content de la prestation piteuse de son poulain. Sans oublier une autorité communale comme Aboka qui cautionne une telle singerie qui ne dit pas son nom. Mais en attendant, que Sieur Gogoligo, s’il a encore une personnalité, médite si profondément sur une citation de l’ancien Président béninois Hubert Maga qui dit: «Il n’existe que des intouchables de l’instant, des timoniers du temps, des maîtres du moment. Le temps est le maître de tous les maîtres. Il faut rire de tout. Mais devant les grandes décisions de la vie réfléchissez à hier et pensez à demain. Parce que la nature dans sa comptabilité est incorruptible et aucune facture ne restera impayée. La nature est juste».

Certes, Gogoligo est libre de son choix politique. De même qu’embêter qui il veut, si bon lui semble, puisqu’il a démontré à plusieurs reprises que l’humilité l’a quitté bien longtemps. Mais de grâce, embêter par des railleries un vieillard du rang de Kpodzro, qui plus est un Homme de Dieu et autorité morale, pour un jeune qu’il est, fait partie des œuvres que la nature comptabilise précieusement.

Source : Fraternité N°349 du 25 février 2020 (fraternitenews.info)

 

 

Togo : Malheureux d’avoir un esprit Gogoligo !

 

Les Togolais des Etats-Unis marchent contre la fraude électorale

Selon les résultats provisoires du scrutin présidentiel du 22 février 2020, publiés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dans la nuit de dimanche, les Togolais vivant aux Etats-Unis ont voté Faure Gnassingbé à 100%. Un score qui étonne plus d’un quand on sait les manifestations contre le régime RPT/UNIR organisées par les Togolais dans ce pays depuis 2017.

Quelques jours après ces résultats, la diaspora togolaise aux USA, qui ne se reconnaît pas dans ce qu’elle qualifie de « hold up électoral », descend dans les rues de New York pour protester contre ces chiffres.

« Nous prions toute la diaspora togolaise aux USA de sortir massivement pour réclamer la vérité des urnes et dire à Faure de dégager et laisser la place au président élu Mr. Gabriel Messan Kodjo Agbeyomé », indique le communiqué de l’Unicité de la Diaspora USA.

La manifestation a lieu ce samedi 29 février 2020 à New York, au siège des Nations Unies. L’Unicité de la Diaspora USA invite les Togolais des Etats-Unis à sortir massivement pour dire non à ces résultats fabriqués par la CENI.

« Nous voulons aussi dire à la communauté internationale de mettre en garde à Faure Gnassingbé contre toutes violences à l'endroit de son peuple lorsqu'il sortira dans les rues réclamer sa victoire », souligne le communiqué.

Et lancer un appel solennel au peuple togolais : « Peuple togolais, levons-nous, seule la lutte nous donnera l’alternance ».

 

 

Les Togolais des Etats-Unis marchent contre la fraude électorale

 

«Caresser le monde », Evénement de vernissage de Richard Lawson-Body ce 6 Mars à Lomé

Maitre Joseph K. Koffigoh, ancien Premier Ministre, et Docteur Martial Akakpo, avocat, ont le plaisir de convier le public au vernissage de l'exposition « Caresser le monde » du plasticien togolais, Richard Lawson-Body

Selon l'artiste, « Caresser le monde » est une exposition qui s’inscrit dans la mouvance du développement durable et a pour ambition de
concilier l’éthique, le social, l’économique et le sociétal.

L’oeuvre
D’un côté, on perçoit sur ses toiles des gestes rapides, sauvages ou un peu plus maîtrisés qui s’apparentent au tachisme, ce courant qui était était une réaction au cubisme et à l’abstraction géométrique. L’abstraction lyrique de Richard Laté Lawson-Body laisse la matière s’exprimer elle-même : transparence, superposition, mélange de techniques et d’écriture. Il faut prendre du recul pour entrer dans son travail. La lecture automatique anthropomorphique permet de dégager quelques formes, symboles, silhouettes ou dessins de petits personnages empêtrés dans des univers des fois en noir et blanc. Matière et/ou gestualité sont affirmées puis détournées en quelques points pour y inscrire une « histoire » repérable…

On découvre vite une abstraction plutôt onirique. Selon certains critiques, son travail se rapproche de Max Ernst et de Vassily Kandinsky. La vie même n’est –ce pas une unité résultante de la dualité de deux éléments différents : l’âme et le corps ? Une unité engendrée par la dualité de forces contradictoires ou complémentaires ? Il est à cheval entre l’abstrait et le surréaliste. Son oeuvre est un peu difficile d’accès car Richard Laté Lawson est la nature elle-même. Son regard qui fait corps avec la nature et le laisse circuler dans des forêts symboles. Il établit des correspondances entre la nature et sa vision de la vie. C’est un brut, un écorché vif qui ne fait pas juste dans des effets chromatiques. Il s’efface de son oeuvre comme s’il faisait la photographie de l’intérieur du fromage, d’une grotte, d’un marécage, …

Biographie de Richard laté lawson-body
Depuis l’âge de 9ans Richard laté lawson-body a toujours cumulé études scolaires et pratiques artistiques. Il a débuté avec la calligraphie ancienne avant de s’adonner au dessin puis à plusieurs autres expressions artistiques. Il est titulaire d’une licence en Gestion.
Aujourd’hui, il travaille aussi bien la peinture, la calligraphie, le dessin , la vidéo artistique, la photo, et l’art numérique.

Richard Laté Lawson-body est représenté par la Galerie AF à Lomé, et, par M. Babacar Mbaye DIOP (Directeur de l’Institut Supérieur des Arts et de la Communication de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Ancien Directeur de la Biennale des Arts Contemporains DAK’ART 2014) et par M . Jean-Pierre PUYAL (Agent artistique, Adjoint au Maire de Valence sur Baïse ,France).

 

 

«Caresser le monde », Evénement de vernissage de Richard Lawson-Body ce 6 Mars à Lomé

 

Car, du Togo, tout le monde se fout.

Tchak Sami
Tchak Sami | Photo : Wikipedia

Au Togo, depuis quelques décennies, les élections présidentielles se passent dans la plus grande simplicité:
le président sortant est forcément un Gnassingbé,
Le vainqueur est forcément le président sortant,
un Gnassingbé.
Les urnes ne lui sont en vérité pas nécessaires,
Car, en vérité, il a déjà niqué les constitutions
Qui, en vérité, ne constituent rien du tout.
Parmi ceux qui ont joué, jouent le rôle de concurrents,
comme dans une pièce de théâtre,
il y avait, il y a toujours un vainqueur,
Peut-être, un vrai vainqueur,
Qui sait?
Mais cela n’a aucune importance,
car lui, il était, est le président des Togolais
pour la forme.
Cela nous aurait semblé amusant,
très amusant,
si cette comédie n’avait pas été assez meurtrière.
Ben oui, pour ça,
il y a des gens qui meurent.
Les militaires cassent des gueules,
Des dents,
Des bras,
Des jambes,
Des couilles…
Faure Gnassingbé a été réélu samedi
pour son 4e mandat.
Mais de cela, le monde se fout.
Le Togo, ce n’est pas l’Iran.
Nous ne pouvons cependant pas nous en foutre, nous,
Car, sur cette bande de terre,
Il y a des millions de femmes et d’hommes,
sept, ou dix,
enfin, beaucoup,
qui portent dans leur cœur
des rêves de changement
devenus, au fil du temps,
des braises ardentes.
Ils en meurent, en mourront…
Et les présidents sortant gagneront toujours
des élections dont ils n’ont jamais eu besoin.
Au jugement des asticots,
le seul jugement dernier
(l’incinération,
pour ne citer qu’elle,
sauve de ce rendez-vous),
au jugement des asticots,
je ne sais comment on justifierait
de tels bilans.
Triste pays que ce fragment d’Afrique,
le Togo,
Qui n’avance ni ne recule,
Mais ne sait même pas mourir
ni devenir une belle pute
pour se vendre au Ghana
ou au Bénin.
Et là, j’aurais pu jouer un rôle politique de premier plan:
être son proxénète
et manger l’argent issu de la sueur de ses fesses.
Dommage, le Togo n’aura même pas ce brillant destin,
Celui d’une pute,
Car, du Togo, tout le monde se fout.

Tchak Sami

 

 

Car, du Togo, tout le monde se fout.

 

Présidentielle 2020 : Les Etats-Unis doutent de la crédibilité des résultats

Publier les résultats bureau de vote par bureau de vote, c'est ce que recommande l'ambassade des Etats-Unis au Togo, pour "accroître la transparence" du scrutin du 22 février dernier. Lire le communiqué de l'ambassade.

Élections présidentielles au Togo

Lomé le 26 février 2020—Les États-Unis d’Amérique félicitent le peuple togolais pour son élection pacifique. Nous encourageons la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à travailler de manière constructive avec toutes les parties pour traiter toute réclamation concernant toute irrégularité constatée le jour du scrutin. Une mesure que le gouvernement du Togo pourrait prendre pour accroître la transparence est de publier les résultats bureau de vote par bureau de vote afin d’accroître la confiance de tous en les résultats finaux.

Les États-Unis d’Amérique restent préoccupés par les efforts d'observation limités, notamment la décision décevante de la CENI de révoquer l'accréditation d'une organisation de la société civile neutre accompagnée par les États-Unis en vue d'observer le processus électoral. L'observation des élections et la participation active de la société civile apportent crédibilité, transparence et intégrité au processus électoral. Ne pas permettre leur pleine participation était une occasion manquée pour le gouvernement et le peuple togolais.

Les États-Unis d’Amérique continueront de travailler avec le gouvernement et le peuple togolais pour promouvoir des valeurs communes de santé, de sécurité, d'éducation et de croissance économique tout en renforçant les institutions démocratiques.

 

 

Présidentielle 2020 : Les Etats-Unis doutent de la crédibilité des résultats

 

Présidentielle 2020 : Aimé Gogué rejette les résultats proclamés par la CENI

Le candidat de l'Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), le Prof Aimé Gogué n'est pas d'accord avec les résultats proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dimanche nuit. Il demande un audit d'un "échantillonnage aléatoire d’urnes pour vérifier la régularité des bulletins de vote actuellement stockés dans les CELI". Lire son communiqué !

Communiqué de l'ADDI suite à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 22 février 2020

Dans la nuit du 23 février 2020, la CENI a rendu public les résultats provisoires de l'élection présidentielle du 22 février 2020 et crédite le candidat Faure GNASSINGBE du parti UNIR de 72.36%. Ce score n'est que la résultante des diverses manœuvres entreprises par les autorités en place depuis la préparation de cette élection pour maintenir un homme au pouvoir. Les actes de corruption, d'intimidation, de fraudes et de violence de la part de militants du parti au pouvoir qui ont caractérisé ce 22 février, ont favorisé la généralisation des bourrages d'urnes dans la très grande majorité des bureaux de vote sur toute l'étendue du territoire national et surtout dans les Régions Centrale, de la Kara et des Savanes. Ces résultats, qui ne reflètent pas du tout ce que serait l'expression des populations dans une situation d'élection libre et transparente, ne sont donc pas crédibles. Ils ne permettent pas d'octroyer la victoire au candidat de UNIR comme proclamé par la CENI.

Le parti ADDI et son candidat demandent comme solution, un audit d’un échantillonnage aléatoire d’urnes pour vérifier la régularité des bulletins de vote actuellement stockés dans les CELI. Les résultats de cet audit, mené sur la base d’une méthodologie rigoureusement scientifique, une fois extrapolés à l’ensemble des bureaux de vote, montrera aux yeux du monde entier les vrais résultats du scrutin du 22 février 2020 et permettra de mettre fin à toutes les spéculations et tourner la page à la crise politique.

En conséquence, ADDI invite les militants et les forces de l'alternance démocratique à une large concertation pour faire éclater la vérité au grand jour et redonner la victoire au peuple.

Le parti et son candidat renouvellent leur admiration à ses militants et sympathisants pour leur courage et leur détermination et les invite encore une fois à rester mobilisés autour du camp de l'alternance en 2020 et à l'écoute des orientations du parti.

Fait à Lomé, le 26 février 2020.

Tchabouré Aimé GOGUÉ, Candidat, du parti ADD

 

 

Présidentielle 2020 : Aimé Gogué rejette les résultats proclamés par la CENI

 

Bas-fond du collège Saint Joseph, point de départ de la marche de la dynamique Kpodzro ce vendredi

La dynamique Kpodzro est décidé à aller au bout dans la lutte pour l’alternance au Togo. Les résultats provisoires de la CENI ne reflétant pas la vérité des urnes, selon l’archevêque émérite de Lomé, suscitent des actions à l’endroit du peuple togolais. Par conséquent, le prélat a lancé une invitation à toutes les personnes de 3ème âge à se joindre à lui pour une marche pacifique de revendication de la victoire du peuple togolais vendredi 28 février 2020.

Devant la presse hier mardi, la dynamique Kpodzro a dénoncé une fois de plus, le « coup de force électorale » dont a été victime le peuple togolais lors du scrutin présidentiel du 22 février.

Le candidat des forces démocratiques selon les résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante, s’en sort de cette élection avec 18,37% des voix. Un score « inadmissible » à l’appréciation de la dynamique.

Le prélat annonce par conséquent, une série d’actions de revendication de la victoire du peuple togolais dont l’un notamment l’observation de trois jours de jeûne, de prières et de louanges adressées à Dieu, débute mercredi 26 jusqu’au vendredi 28 février 2020 pour la délivrance du Togo.

Aussi, le prélat a invité « les personnes de 3ème âge de tout le pays » à se joindre à lui dans « le cadre d’une marche pacifique de revendication de la victoire des forces du bien sur celles du mal ce vendredi 28 février 2020 sur l’ensemble du territoire national », a-t-il indiqué.

« Les itinéraires seront communiqués ultérieurement pour Lomé, le point de rassemblement sera le bas fond du collège Saint Joseph. Pour l’intérieur du pays, les dispositions doivent être prises par les responsables préfectoraux de la dynamique kpodzro », a ajouté Mgr Kpodzro.

Pour le prélat, 2020 signe la fin de carrière de « Messi » Faure Gnassingbé.

 

 

Bas-fond du collège Saint Joseph, point de départ de la marche de la dynamique Kpodzro ce vendredi

 

Incendie à Gamé : Une semi-remorque prend feu en pleine circulation

Les habitants de Gamé (40km au nord de Lomé), ont été témoins de l’incendie d’un camion semi-remorque chargé de marchandises en provenance de Lomé sur la nationale N°1. Aucune perte en vies humaines n’est à déplorer, mais le véhicule a été entièrement consumé par le feu.

L’incendie, selon les sources, s’est déclenché au niveau du moteur de l’engin et a vite atteint la cabine.

A en croire les témoins de cette horrible scène, le chauffeur et son apprentie ont eu le réflexe de s’échapper à bord avant que le feu n’embrase toute la cabine.

Mais le pire a été évité grâce au dynamisme des populations de Gamé qui ont aidé les occupants du camion à éteindre l’incendie et ce, avant même que les sapeurs-pompiers ne viennent en renfort. Le constat fait état d’un problème relatif à l’électricité de la voiture.

Pour information, le camion en question, transportait des cartons de thé et la mission de sauvetage a pu tirer d'affaire une bonne partie des marchandises, selon les informations.

 

 

Incendie à Gamé : Une semi-remorque prend feu en pleine circulation

 

25 millions FCFA pour rénover le mausolée de Sarakawa

L’Exécutif autorise le ministère des Infrastructures et des Transports à réhabiliter le mausolée de Sarakawa. Une dotation de 25 millions de FCFA est prévue pour les travaux.

La réhabilitation de ce site historique sera faite par le département en charge des Infrastructures publiques. La dotation sera puisée dans le budget 2020.

Un petit détour en arrière. Le 24 janvier 1974, l’avion Douglas C-47 Skytrain à bord duquel se trouva le feu président Gnassingbé Eyadéma s’écrasa dans la brousse tout près de Sarakawa.

Le chef de l’Etat d’alors s’en sort sans problème. A l’époque, l’hexagone était accusé d’être à l’origine de ce crash.

Pour mémoire, un mausolée a été construit sur le site du crash. On y retrouve une statue de feu Gnassingbé Eyadéma, entre autres.

A.H

 

 

25 millions FCFA pour rénover le mausolée de Sarakawa

 

MO5: Peuple togolais ! l’heure est à la résistance. L'heure est à la défense de ta victoire.

Malgré les conditions désavantageuses érigées par la dictature togolaise sur le chemin des élections, les Togolais se sont rendus en grand nombre pour voter à la présidentielle du 22 Février 2020.
Ils l’ont fait dans un sursaut patriotique pour barrer la route au 4 è mandat de Faure GNASSINGBE et non pour «accompagner le régime».

Bien nous en a pris, car la vérité des urnes a encore parlé! Et le candidat de la minorité pilleuse du RPT-UNIR a été battu au 1er tour, écrasé selon les premiers chiffres connus dès le soir du 22 Février.
Prise de court, la Commission Electorale Nationale dite Indépendante (CENI) à la botte du régime s’est précipitée pour publier des scores fantaisistes à la nord-coréenne, comme elle en a pris l’habitude depuis des décennies.

Face à cet énième vol de résultat électoral, PEUPLE TOGOLAIS DEBOUT POUR DEFENDRE TA VICTOIRE !
Peuple togolais, femmes et hommes, jeunesse des villes et des campagnes, ne cédons pas devant les usurpateurs battus dans les urnes: après les urnes, la rue, la lutte continue par les manifestations.
Mgr KPODZRO nous indique la voie de la RESISTANCE malgré les menaces et les intimidations honteuses contre sa personne. À son exemple, à nous de nous dresser courageusement pour que le RPT-UNIR RENDE LA VICTOIRE DU PEUPLE MAINTENANT ET SANS CONDITION !

Et au candidat de la Dynamique Kpodzro que le peuple a élu, Gabriel Messan Agbéyomé KODJO, de défendre sans faille et sans hésitation le vote du peuple.

Nous ne devons pas céder à la peur et au découragement qui font de nous des spectateurs de notre misère.
Nous ne devons pas écouter les sirènes de la division et les partisans de l’inaction.

Nous ne suivrons pas les faux conseils d’hommes politiques visiblement résignés qui capitulent déjà et se rallient au hold-up électoral du RPT-UNIR. Ils trahissent la confiance du peuple et son vote!

Il est clair pour le Mouvement patriotique du 5 Octobre (MO5) que seule la voie de la RESISTANCE ET DE LA LUTTE NOUS RENDRA ENFIN LIBRES.

Et notre liberté ne viendra jamais de l’oppresseur !
Nos ancêtres et l’Histoire nous regardent.
LUTTONS SANS DEFAILLANCE !
Pour le MO5, le Coordinateur Général,
Eloi Koussawo.

 

 

MO5: Peuple togolais ! l’heure est à la résistance. L'heure est à la défense de ta victoire.

 

Présidentielle 2020 : Hold up électoral et désillusion de l'électoralisme impénitent

La présidentielle du 22 février 2020 avait des airs de déjà-vu. On a pris les mêmes et on a recommencé: le dictateur et ses figurants indispensables à sa caution démocratique. Chacun des complices a joué son rôle en offrant un énorme cirque pour distraire le brave peuple, le cœur bourré d'espoir de se débarrasser d'une dictature immonde et archaïque. Comme il fallait s'y attendre, ce fut un coup d'épée dans l'eau. La machine infernale à fraudes a fonctionné à plein régime en s'offrant un score à la soviétique en sciant les jambes des électeurs volés.

LE HOLD UP PERMANENT DU CLAN GNASSINGBÉ

Le Togo est un pays qui tourne en rond en faisant du surplace à cause d'une dictature cinquantenaire. Le régime militaire vient encore une fois d'effectuer une simple formalité avec une élection présidentielle frauduleuse, une de plus. Encouragée en cela par une opposition officielle qui s'est inscrite sur le mode de l'accompagnement et non de la rupture, contrairement aux vœux du peuple togolais. Ce nouveau mandat frauduleux est la perspective de grands malheurs pour les Togolais. Les violations massives des droits humains et la culture de l'impunité ont devant elles un boulevard. Le dictateur a devant lui un mandat à vie. Plus que jamais, la Constitution est un chiffon de papier que l'on tripatouillera à volonté.
Dans ce pauvre pays, toutes les élections sont des coups d'État fomentés par la minorité qui opprime et exploite le peuple martyr. Le score à la soviétique du tyran fait sourire quand l'on sait qu'il est vomi avec son régime par l'écrasante majorité de la population. Il faut être honnête et reconnaître que les faux opposants de service lui ont beaucoup facilité la tâche.

LA GUEULE DE BOIS DE L'ÉLECTORALISME IMPÉNITENT

Faut-il encore le répéter ? On ne chasse pas une dictature militaire avec des bulletins de vote. Ceux qui ont feint de l'ignorer en sont encore pour leurs frais et c'est dommage eu égard à la mobilisation massive des électeurs pour chasser le dictateur et son régime vomis. Les électeurs patriotes ont été abusés par les marchands d'illusions qui leur ont fait accroire que la carte d'électeur pouvait être un sésame pour supprimer la dictature. La présidentielle du 22 février a été une escroquerie politique du RPT/ URINE et des opposants partisans impénitents de l'électoralisme. L'électoralisme au Togo est une stratégie politique qui condamne l'opposition au rôle de figurant pour cautionner les fraudes électorales dont elle est victime. Masochisme ou complicité ?

LES LEÇONS DE LA FARCE ÉLECTORALE

Il appert, au regard des résultats proclamés par la CENI et les choix des électeurs, que Jean-Pierre Fabre et l'ANC ont été sanctionnés comme principaux acteurs politiques de l'opposition électoraliste. Le raz-de-marée suscité par la dynamique Kpodzro/Agbeyome Kodjo leur ont été fatal. Pourquoi ? La propagande anti-Fabre et ANC a fait croire aux populations naïves qu'il fallait un candidat qui rassure l'armée et auquel celle-ci céderait le pouvoir après la victoire.

L'ampleur et la vigueur de la pré-campagne contre Fabre et l'ANC, à coups de dénigrements et de haine, ont donné une idée du rejet de sa personnalité clivante et du refus de l'hégémonie de l'ANC. Trop d'arrogance, trop de mépris envers les petits partis, lesquels se sont coalisés, en s'appuyant sur le prélat Kpodzro, pour écarter Fabre et l'ANC. Dans le paysage politique togolais, ce scénario n'est pas nouveau. Il a fonctionné à merveille contre la dominance d'Agboyibo et du CAR dans les années 1990. Ils ont été victimes de dénigrements et d'une propagande selon laquelle ils ne pourraient pas, malgré la défaite d'Eyadema à la présidentielle de 1998, prendre le pouvoir. Celui qui le pourrait était Gilchrit Olympio qui posséderait une armée et serait épaulé par le président Rawlings du Ghana et par des Marines de l'armée américaine. Eh oui, rien que ça, s'il vous plaît ! Olympio s'élimina lui-même, plus tard, en pactisant avec le diable, fatigué par les échecs répétés de sa stratégie électoraliste.

La sanction qui a frappé Fabre, auquel l'on a attribué 4%, est l'expression de ses trois échecs électoraux à l'élection présidentielle. Les électeurs ne comptaient plus sur un perdant. D'où la préférence pour Agbeyome Kodjo. Fabre a reconnu la victoire de son frère ennemi. Fabre a été condamné à cause de sa roublardise politique. N'a-t-il pas juré aux Togolais "Pas de réformes, pas d'élections" ? tout en s'inscrivant le premier aux élections sans lesdites réformes ? N'a-t-il pas boycotté les législatives pour absence de transparence tout en se précipitant aux communales et à la présidentielle sans ces garanties de transparence ? Il a été la victime de son inconséquence et de sa volonté compulsive d'apparaître comme le premier des élèves électoralistes du régime RPT.

Cette déroute de Fabre et de l'ANC constitue une nouvelle alternance humiliante au sein de l'opposition officielle, car celui qui en est le bénéficiaire est un transfuge du RPT de malheur. Ce fait doit interpeller tous les vrais opposants à la dictature. Il s'agit de la troisième alternance après celles qu'ont subi le CAR présidé par Agboyibo et l'UFC d'Olympio. Le seul événement de la présidentielle de février 2020, est la déroute de Fabre, chef de file de l'opposition participationniste. A part ça, R.A.S.

ET MAINTENANT ?

La dynamique Agbeyome Kodjo que les électeurs ont placé à la tête de la présidentielle et donc comme nouveau président, est victime du hold up électoral. Agbeyome Kodjo ne peut s'arrêter à ce triste constat, il a le devoir d'aller chercher sa victoire. Il nous a vendu son acceptation par l'armée, tout comme les équilibristes du confusionnisme politique nous ont vendu une politique de compromissions et de reniements pour combattre la dictature par la renonciation aux valeurs morales et démocratiques et à la qualité des individus censés nous représentés ; alors, au boulot, Monsieur Agbeyome Kodjo, pour récupérer la victoire du peuple !

Ayayi Togoata APEDO-AMAH

 

 

Présidentielle 2020 : Hold up électoral et désillusion de l'électoralisme impénitent

 

Présidentielle 2020 : Agbéyomé va saisir la Cour Constitutionnelle pour la « forme »

« Faure Gnassingbé n’a pas gagné cette élection présidentielle ». C’est que Mgr Kpodzro et son candidat Agbéyomé Kodjo ont encore répété hier au cours d’une conférence à Lomé. Le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) compte saisir la Cour Constitutionnelle pour exiger la vérité des urnes.

Même s’il sait qu’il n’aura pas gain de cause, le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro veut être légaliste tout espérant une « surprise » de la part d’Abdou Assouma et ses collègues de la Cour Constitutionnelle.

« Nous allons saisir la Cour Constitutionnelle pour la forme. Parce que vous savez que les 7 juges qui sont là-bas sont tous de la maison, en commençant par le président Abdou Assouma dont les liens avec le régime des Gnassingbé sont historiques. Donc on va saisir la Cour pour la forme », a-t-il indiqué.

Et de poursuivre : « La foi joue un rôle déterminant dans tout ce nous faisons. Je ne veux pas donner de date. Mais Faure n’ira pas loin. Je suis un homme très optimiste. C’est pourquoi nous allons saisir la Cour Constitutionnelle. Est-ce que vous savez que Abdou Assouma va rencontrer Dieu dans son sommeil pour lui recommander de dire la vérité pour une fois ? Personne n’en sait rien. Mais il y a des surprises dans la vie ».

Au cours de son intervention, le député Agbéyomé n’a pas hésité à lancer un pic aux tenants du régime qui le menacent de se conformer aux résultats proclamés dimanche dernier par la CENI. « Je n’ai posé aucun acte qui soit contraire aux dispositions des lois du pays. Pour l’heure, les résultats de la CENI sont des résultats provisoires. Ils ne s’imposeront à moi que lorsqu’ils seront entérinés par la Cour Constitutionnelle. Nous contestons ces résultats et nous allons déposer un recours », a-t-il déclaré.

Notons qu'une marche pacifique est même prévue ce vendredi à Lomé pour revendiquer la victoire du candidat Agbéyomé Kodjo.

 

 

Présidentielle 2020 : Agbéyomé va saisir la Cour Constitutionnelle pour la « forme »

 

Déperdition des plantes médicinales : La problématique débattue à Lome

Du 18 au 20 février 2020, une trentaine d’acteurs [des tradithérapeutes, des directeurs et coordonnateurs de médecine traditionnelle, des membres du comité d’experts en médecine traditionnelle de l’Organisation ouest africaine de la Santé (OOAS), etc.], se sont réunis à Lomé. Venus de 11 pays de l’espace CEDEAO, ils ont discuté de la problématique de raréfaction des plantes médicinales, matière de base dans la fabrication des produits traditionnels.

Ce rendez-vous de Lomé a rassemblé des participants venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger, du Nigeria, du Sénégal et du Togo.

Pr Anne Vovor, représentant le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique du Togo a présidé les cérémonies d’ouverture et de clôture des travaux. Dr Kofi Busia, représentant le Directeur général de l’OOAS y était également présent.

Cette formation des formateurs, motivée par la conservation des plantes médicinales en vue de leur utilisation efficiente, vise à former les participants sur la création de jardins botaniques, la conservation des plantes médicinales. Alors que ces dernières se font rares sous l’action humaine doublée des effets du réchauffement climatique.

Plusieurs travaux et communications ont marqué la rencontre. Ils ont essentiellement porté sur l’état actuel des jardins botaniques, les principales espèces disponibles, le mode de protection et la durabilité, les forces et faiblesses et valeur ajoutée à la promotion de la médecine traditionnelle, etc.

Au cours de la rencontre, les participants ont également réfléchi sur les innovations à opérer dans chaque État, en vue de faire de la CEDEAO une zone de grande naturalité et de sauvegarde de la biodiversité. Ils ont enfin formulé des recommandations à l’endroit de la CEDEAO, de l’OOAS ou encore à l’endroit des tradipraticiens, entre autres.

 

 

Déperdition des plantes médicinales : La problématique débattue à Lome

 

Mgr Kpodzro à Faure Gnassingbé : « Je serai ton cauchemar »

En conférence de presse mardi à Lomé, Mgr Philippe Kpodzro a encore rejeté les résultats provisoires de la présidentielle du 22 février 2020, proclamés dimanche dernier par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

L’homme de Dieu dénonce toujours un hold-up électoral. Malgré son âge avancé, il se dit être prêt à mener le combat pour arracher la victoire du peuple togolais que Faure Gnassingbé et son gouvernement tentent de confisquer une fois encore. « Cette fois-ci, ça ne passera pas. Malgré mon âge, je suis plus jeune que vous ici », a-t-il lancé en souriant. « Non je vais me battre, je vais faire tout pour ramener cette victoire au peuple togolais », a-t-il promis.

L’Archevêque émérite de Lomé compte utiliser tous les moyens dont il dispose pour atteindre son objectif. Il promet de ne plus lâcher Faure Gnassingbé, jusqu’à ce qu’il quitte ce pays.

« Je ne suis rien, mais je compte sur Dieu. Aller dire à Faure Gnassingbé que comme la colle, je me collerai à ses fesses, et je m’accrocherai à ses bottes jusqu’à ce qu’il ne restitue au peuple sa victoire éclatante qu’il tente de voler, je serai son cauchemar, je serai la cause de son insomnie, de son manque d’appétit jusqu’à ce qu’il décide de nous rendre notre victoire », a déclaré Mgr Kpodzro.

Même s'il dit être prêt à lutter pour arracher cette victoire, l’homme de Dieu regrette cette peur qui anime actuellement les Togolais. A l’en croire, s’ils ne se lèvent pas aujourd’hui pour réclamer leur victoire, c’est encore parti pour un demi-siècle de règne des Gnassingbé.

Selon le prélat octogénaire, normalement tout le peuple togolais devrait sortir dans les rues après la proclamation des faux résultats par la CENI. Mais à l’entendre, il n’est pas encore trop tard.

Par ailleurs, Mgr Kpodzro invite tous les Evêques, les Imams et les Togolais en général à descendre dans les rues ce vendredi pour réclamer la victoire de son candidat Agbéyomé Kodjo.

 

 

Mgr Kpodzro à Faure Gnassingbé : « Je serai ton cauchemar »

 

Fraude électorale : Agbéyomé connait « l’arme du crime »

Devant la presse hier à son domicile à Lomé, le candidat Agbéyomé Kodjo de la dynamique Mgr Kpodzro a fait des révélations croustillantes sur comment les résultats de la présidentielle de 2020 ont été truqués par le régime de Faure Gnassingbé.

A en croire le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD), c’est dans un avion que le « crime » a été commis contre le peuple togolais.

« Le pouvoir a envoyé un avion au nord pour récupérer les présidents, notamment de Dankpen, Cinkassé, Dapaong, Mango, Kara, Sotouboua, Sokodé, Bafilo et de Blitta pour les amener à Lomé. Que s’est-il passé dans l’avion pour que le taux de participation soit de 97 et 97% ? Je crois que l’arme du crime se trouve dans l’avion qui a été envoyé aux présidents de CELI au nord », a indiqué Agbéyomé Kodjo.

Et de poursuivre : « Tout cela explique pourquoi la CENI s’est précipitée pour annoncer les résultats. Sinon, les résultats provisoires devraient être proclamés lundi 24 février à 20 heures. Comment est-on arrivé à la proclamation des résultats le dimanche dans la nuit ? »

A l’instar de Mgr Kpodzro, Agbéyomé Kodjo dit également être prêt à lutter pour arracher cette victoire que le régime tente de confisquer. Le natif de Tokpli (dans la préfecture de Yoto) précise qu’il ne craint pas pour sa vie. Il est prêt à aller en prison si cela permettra de libérer le peuple togolais.

« Un leader qui n’est pas prêt à mourir pour une cause n’est pas un leader, moi Dieu m’a beaucoup donné, je peux partir maintenant, ce n’est pas un problème. Mais le peuple sera libéré. Je peux aller à la prison. La prison, je l’ai déjà connue 2 fois, aller pour une 3eme fois, ça ne m’inquiète pas. Cette fois, ça ne passera pas comme avant. Nous n’avons pas d’arme, nous n’avons pas d’argent, mais on Dieu de notre côté et le peuple avec nous. Même en croisant les bras, Faure Gnassingbé et son régime vont tomber, parce que personne ne peut accepter cela. Ils vont tomber. Ils ont pris un plat chaud, ils vont le laisser tomber », a-t-il souligné.

Notons qu’une marche pacifique est prévue ce vendredi à Lomé pour revendiquer la victoire du candidat Agbéyomé Kodjo.

Godfrey Akpa

 

 

Fraude électorale : Agbéyomé connait « l’arme du crime »

 

L’Afrique subs. francophone demeure la locomotive de la croissance africaine

En 2019, pour la sixième année consécutive et la septième fois en huit ans, l’Afrique subsaharienne francophone a globalement réalisé les meilleures performances économiques du continent. La tendance devrait se maintenir en 2020, mais une certaine vigilance s’impose à moyen terme avec le passage de certains pays à l’Eco, dont l’élargissement ne doit se faire dans la précipitation.

Pour la sixième année consécutive et pour la septième fois en huit ans, l’Afrique subsaharienne francophone a affiché les meilleures performances du continent, selon les données fournies par la Banque mondiale dans son rapport « Perspectives économiques mondiales », publié en janvier dernier. Cet ensemble de 22 pays a ainsi enregistré une croissance globale de 4,5 % (4,9 % hors cas très particulier de la Guinée équatoriale), tandis que le reste de l’Afrique subsaharienne enregistrait un taux de 1,9 % *.


Une croissance globale en hausse

La croissance de l’Afrique subsaharienne francophone a donc connu une hausse par rapport à l’année précédente (4,3 %, ou 4,9 % hors Guinée équatoriale). Dans le même temps, l’écart s’est accru avec le reste de l’Afrique subsaharienne (2,0 % en 2018), et dont la croissance avait été quatre fois inférieure en 2016 (0,7 % contre 2,8 %). Cette hausse résulte du redémarrage progressif de l’activité dans certains pays d’Afrique centrale encore très dépendants des hydrocarbures. En zone CFA, qui regroupe 13 des 22 pays francophones (dont la Guinée équatoriale, ancienne colonie espagnole et partiellement francophone), ainsi que la Guinée Bissau (lusophone et ancienne colonie portugaise), la croissance est passée de 4,0 % en 2018 à 4,4 % (ou de 4,9 % à 5,1 %, hors Guinée équatoriale). Une moyenne est à nouveau tirée par l’espace UEMOA, qui continue à être la plus vaste zone de forte croissance du continent (> 6 % par an). Ce léger écart entre la hausse du PIB de l’ensemble de la zone CFA et celle de l’ensemble de l’Afrique subsaharienne francophone, en faveur de cette dernière, s’explique par l’absence de pays dépendants des hydrocarbures en dehors de la zone CFA.

Pour le reste de l’Afrique subsaharienne, la croissance globale demeure notamment affectée par les graves difficultés des trois principales économies de la zone (le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Angola), par la stagnation ou le recul de l’activité dans la majorité des pays d’Afrique australe, en plus de l’Afrique du Sud (en Namibie, en Zambie, au Zimbabwe, au Mozambique et au Swaziland, désormais dénommé Eswatini), ainsi que par les taux de croissance négatifs observés au Liberia (en Afrique de l’Ouest) et au Soudan (en Afrique de l’Est, une région également secouée par les deux conflits les plus meurtriers d’Afrique subsaharienne, proportionnellement à la population locale, en l’occurrence en Somalie et au Soudan du Sud). En 2019, cinq des six pays d’Afrique subsaharienne ayant enregistré une croissance négative se situent en dehors de la partie francophone (et trois sur quatre en 2018).

Au Nigeria, en Afrique du Sud et en Angola, la situation reste très difficile, notamment en raison du déclin progressif de leur très importante production pétrolière (pour le Nigéria et l’Angola, respectivement premier et deuxième producteur d’hydrocarbures d’Afrique subsaharienne), ou aurifère (cas de l’Afrique du Sud, désormais second producteur du continent, après avoir été récemment dépassé par le Ghana). Ces pays ont ainsi respectivement affiché une croissance de 2,0 %, de 0,4 % et une évolution négative de -0,7 %, contre respectivement 1,9 %, 0,8 % et -1,2 % en 2018. Pour l’Afrique du Sud, cette croissance anémique se poursuit depuis plusieurs années, et semble durablement installée selon les prévisions de la Banque mondiale, qui prévoit également de faibles hausses pour les PIB du Nigeria et de l’Angola pour les quelques années à venir, au moins. Le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Angola sont donc des pays en voie d’appauvrissement, puisqu’ils affichent désormais constamment des taux de croissance largement inférieurs à leur croissance démographique (contrairement, donc, aux pays francophones qui leur sont proches). À titre d’exemple, au Nigeria, qui enregistre les taux de croissance le plus élevés parmi ces trois pays, la hausse du PIB n’a été que 1,1 % en moyenne annuelle sur les cinq dernières années (2015-2019), contre une croissance démographique annuelle de 2,6 % en moyenne sur la même période. Par ailleurs le Nigeria et l’Angola ont connu une importante dépréciation de leur monnaie, dont la valeur a baissé d’environ 55 % et 80 %, respectivement, par rapport au dollar depuis novembre 2014. Avec à la clé une forte inflation et le maintien d’une forte dollarisation de leur économie (utilisation du dollar pour une partie importante des transactions, par refus de la monnaie locale considérée comme risquée).

Sur la période 2012-2019, soit huit années, la croissance annuelle de l’Afrique subsaharienne francophone s’est donc établie à 4,4 % en moyenne (5,0 % hors Guinée équatoriale, et 6,4 % pour la zone UEMOA). Ce taux a été de 2,8 % pour le reste de l’Afrique subsaharienne. Sur cette même période, les quatre premières économies de l’Afrique subsaharienne francophone, à savoir la Côte d’Ivoire, la RDC, le Cameroun et le Sénégal, ont respectivement enregistré une croissance annuelle de 8,4 %, de 6,0 %, de 4,7 % et de 5,9 % en moyenne. De leur côté, les quatre premières économies du reste de l’Afrique subsaharienne, à savoir le Nigeria, l’Afrique du Sud, l’Angola et le Kenya, ont respectivement connu une progression annuelle de 2,8 %, de 1,3 %, de 1,7 % et de 5,6 % (croissance tirée par les trois premières années de la période, pour les trois premiers pays).

Une Afrique de l’Ouest francophone particulièrement dynamique

Pour la sixième année consécutive et la septième fois en huit ans, la zone UEMOA (huit pays, dont la lusophone, mais très francophile, Guinée-Bissau) a enregistré une croissance globale supérieure à 6 % (6,4 % en 2019, et 6,6 % un an plus tôt). En 2019, les sept pays francophones de la zone monétaire ont enregistré une croissance supérieure ou égale à 5 %, et cinq d’entre eux ont connu une progression supérieure 6 % (le taux le plus faible, de 5,0%, ayant été enregistré aux Mali, qui pâtit de problèmes sécuritaires affectant une partie de son territoire). La zone UEMOA conforte ainsi son statut de plus vaste zone de forte croissance du continent, et d’important relais de la croissance mondiale.

Hors UEMOA, la Guinée confirme le redémarrage de son économie depuis 2016, avec une hausse de son PIB de 5,9 % (5,8 % en 2018). De son côté, la Mauritanie (située hors zone CFA comme la Guinée), et après avoir affiché d’assez décevantes performances ces dernières années, a enregistré une croissance de 6,4% en 2019, et devrait également connaître une progression d’environ 6 % dans les quelques années à venir. Pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest francophone (Guinée et Mauritanie incluses), la croissance globale a aussi été de 6,4 %.

Le statut de plus vaste zone de forte croissance du continent constitue une réelle performance pour la zone UEMOA, vu que celle-ci n’est pas la plus pauvre du continent, cette place étant occupée par l’Afrique de l’Est. Ainsi, à titre d’exemple, et hors Djibouti (pays francophone), seul un pays d’Afrique de l’Est continentale affichait début 2019 un PIB par habitant dépassant clairement la barre des 1 000 dollars, à savoir le Kenya (1 710 dollars, suivi loin derrière par la Tanzanie, 1 051 dollars). À la même date, deux pays francophones de l’espace UEMOA dépassaient largement ce seuil symbolique, en l’occurrence la Côte d’Ivoire (1 715 dollars) et le Sénégal (1 522 dollars). Et même trois pays pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest francophone, en tenant compte de la Mauritanie, aux importantes richesses minières (et auxquels s’ajoutent, pour toute l’Afrique de l’Ouest continentale, le Nigeria pétrolier et le Ghana, à la production pétrolière grandissante et aujourd’hui premier producteur d’or du continent). Par ailleurs, l’Afrique de l’Est abrite les quatre pays les plus pauvres du continent, à savoir le Soudan du Sud (désormais en dernière position), la Somalie, le Malawi et le Burundi (trois pays anglophones et un francophone, ayant tous un PIB par habitant inférieur à 400 dollars, début 2019, selon les dernières données disponibles).

Avec une croissance 7,3 % en 2019, la Côte d’Ivoire a de nouveau affiché la meilleure performance de l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. Après avoir dépassé le Kenya en 2018 (pays anglophone le plus prospère d’Afrique de l’Est continentale), en matière de richesse par habitant, la Côte d’Ivoire creuse ainsi l’écart avec ce dernier, qui a affiché une croissance de 5,9 % en 2019, et qui devrait également être prochainement dépassé par le Sénégal (dont la hausse du PIB a été de 6,3 %, et qui devrait connaître une progression annuelle de près de 7 % pour les quelques prochaines années, contre une croissance inférieure ou égale à 6,0 % pour le Kenya).

Toujours selon les prévisions de la Banque mondiale, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, pays pauvres en richesses naturelles, devraient également bientôt réaliser une autre importante performance, à savoir celle de dépasser en richesse par habitant des pays très bien dotés en matières premières comme le Nigeria (2028 dollars par habitant, début 2019, et premier producteur de pétrole du continent) et le Ghana (2202 dollars, premier producteur d’or du continent, et en passe de devenir le troisième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne).

Enfin, il convient de noter que la Côte d’Ivoire est parvenue à réaliser le troisième taux de croissance le plus élevé d’Afrique en 2019, après l’Éthiopie (9,0 %) et le Rwanda (8,5 %), et ce, malgré son niveau de richesse déjà assez élevé pour le continent. En effet, l’Éthiopie et Rwanda sont des pays d’Afrique de l’Est faisant partie des pays les plus pauvres du continent, ce qui explique en bonne partie leur taux de croissance élevé. Ainsi, l’Éthiopie (qui était le deuxième pays le moins développé au monde en 2011) et le Rwanda avaient, début 2019, un PIB par habitant inférieur à des pays comme le Mali et le Bénin, qui ne comptent pourtant pas parmi les plus riches d’Afrique de l’Ouest (772 dollars pour l’Éthiopie, 773 dollars pour Rwanda, contre 900 dollars pour le Mali et 901 dollars pour le Bénin).

Par ailleurs, il est utile de rappeler que les performances affichées par le Rwanda doivent continuer à être prises avec la plus grande précaution, et ce, pour les trois raisons suivantes : premièrement, parce que de nombreux experts indépendants remettent régulièrement en cause les taux de croissance officiels affichés par le régime rwandais. Deuxièmement, parce que le Rwanda est depuis 2013 le premier producteur et exportateur mondial de tantale, un élément stratégique obtenu à partir d’un minerai appelé coltan, mais qu’il extrait en bonne partie et en toute illégalité du territoire de la RDC voisine (qui en détient, à elle seule, plus de 60 % des réserves mondiales). Un pillage de type « colonial », dont l’existence n’est plus contestée et qui constitue un cas unique dans le monde d’aujourd’hui. Enfin, troisièmement, parce que le Rwanda est depuis plus de deux décennies l’un des tous premiers pays bénéficiaires des aides publiques au développement dans le monde (alors que le régime répète régulièrement que les pays africains ne doivent compter que sur eux-mêmes…). Ainsi, le pays s’est classé troisième sur le continent en la matière sur la période de cinq années allant de 2013 à 2017, proportionnellement à sa population (selon les données de l’OCDE, et hors pays en guerre, comme le Soudan du Sud, et très petits pays de moins d’un million d’habitants, essentiellement insulaires). Avec une enveloppe annuelle de 1,116 milliard de dollars en moyenne, il n’a été devancé, par habitant, que par le Liberia et la Sierra Leone (deux pays anglophones faisant partie des trois pays le plus pauvres d’Afrique de l’Ouest, avec le Niger). À titre de comparaison, le Burundi voisin et le Bénin, dont la population est à peu près égale à celle du Rwanda, n’ont reçu que 522 et 572 millions de dollars d’aide par année en moyenne. En d’autres termes, le Rwanda a bénéficié de 91 % et de 81 % d’aides par habitant en plus que le Burundi et le Bénin, respectivement. De même, le pays a proportionnellement reçu 116 % d’aides supplémentaires par habitant par rapport à l’Ouganda, son voisin du nord (et huitième pays le pauvre du continent, avec un PIB de 643 dollars, début 2019).

Ces aides massives proviennent principalement des États-Unis et du Royaume-Uni, et s’expliquent par l’alliance stratégique (géopolitique, militaire et financière) scellée entre ces deux puissances et les hauts dignitaires du régime rwandais actuel, alors en exil, à la fin des années 1980. Et suite à laquelle se multiplièrent les attaques terroristes et meurtrières au Rwanda, à partir de l’Ouganda, créant ainsi un climat de peur et paranoïa collective qui mena, hélas, au triste génocide (déclenché le lendemain de l’assassinat simultané de deux présidents, ceux du Rwanda et du Burundi, par le tir d’un missile ayant abattu l’avion qui les transportait. Un double assassinat unique dans l’histoire de l’humanité). Le Rwanda qui demeure, malheureusement, l’une des quatre dictatures les plus totalitaires du continent africain, qui sont au degré « zéro » en matière de liberté d’expression (avec trois autres pays non francophones, à savoir l’Érythrée, l’Égypte, au régime bien plus autoritaire que sous Moubarak, et le Eswatini, dernière monarchie absolue du continent).

Si le niveau raisonnable des cours des matières premières a également eu un impact positif, les bonnes performances de l’Afrique de l’Ouest francophone s’expliquent principalement par les nombreuses réformes mises en œuvre par les pays de la région, aussi bien sur le plan économique qu’en matière de bonne gouvernance. Des plans de diversification ont ainsi été mis en place, comme le « Plan Sénégal émergent » (PSE), ou encore la « Stratégie de croissance accélérée et de développement durable » (SCADD) au Burkina Faso, dont la croissance s’est établie à 6,0 % en 2019 (6,8 % en 2018). Pour ce qui du climat des affaires, certains pays ont réalisé un bon considérable entre les classements Doing Business 2012 et 2020, et notamment le Togo (passé de la 162e à la 97e place), la Côte d’Ivoire (de la 167e place à la 110e place), le Sénégal (de la 154e à la 123e) ou encore le Niger (passé de la 173e à la 132e place, talonnant ainsi le Nigeria, 131e). Pays francophone le moins bien classé d’Afrique de l’Ouest, la Guinée est toutefois passée de la 179e à la 156e place sur la même période.

À titre de comparaison, il convient de savoir, par exemple, que la Nigeria et l’Angola, respectivement première et troisième économie d’Afrique subsaharienne (du fait de leur très importante production pétrolière), se classent à la 131e et à la 177e place, respectivement. Par ailleurs, il est à noter que le dernier classement Doing Business met en évidence une détérioration considérable de climat des affaires en Éthiopie, passée de la 111e à la 159e place entre les années 2012 et 2020. Ce pays, qui peine à développer ses zones rurales et où les répressions policières et les tensions interethniques ont fait plusieurs centaines de morts ces quelques dernières années, est d’ailleurs l’un des pays connaissant les plus fortes tensions sociales sur le continent, avec en particulier l’Afrique du Sud (où l’on compte plus de 15 000 homicides par an). Enfin, il est à noter que plus aucun pays francophone ne figure désormais parmi les six derniers pays de ce classement international, places désormais majoritairement occupées par des pays anglophones (en 2012, cinq des six derniers pays étaient francophones).

Dans un autre registre, il est utile de souligner que la croissance économique de l’Afrique de l’Ouest francophone continue à être globalement deux fois supérieure à sa croissance démographique, pourtant légèrement supérieure à la moyenne subsaharienne. Grâce au cadre plus favorable instauré par les différentes réformes en matière d’économie et de bonne gouvernance, cet essor démographique contribue donc à son tour au dynamisme économique, en permettant notamment au marché intérieur de ces pays d’atteindre une masse critique nécessaire au développement de nombreuses activités économiques. Par ailleurs, la plupart des pays de la région demeurent encore assez faiblement peuplés. À titre d’exemple, la Guinée et le Burkina Faso, légèrement plus étendus que le Royaume-Uni (et non deux à trois fois plus petits comme l’indique la majorité, trompeuse, des cartes en circulation), ne comptent respectivement que 12 et 20 millions d’habitants, contre 67 millions pour le Royaume-Uni.


Une croissance en hausse en Afrique centrale

Grâce, notamment, à l’assouplissement progressif des mesures d’austérité budgétaire dans les pays pétroliers de la zone CEMAC, faisant lui-même suite à la remontée des cours du pétrole observée fin 2017, la croissance globale en Afrique centrale francophone a poursuivi sa hausse pour s’établir à 2,7 % en 2019, contre 2,3 % un an plus tôt (et 0,7 % en 2017). Au Cameroun, qui dispose de l’économie la plus diversifiée de la région, la croissance s’est maintenue à environ 4 % (4,0 %, et 4,1 % en 2018). Avec une hausse annuelle du PIB qui devrait continuer à être au moins deux fois supérieure à celle du Nigeria voisin, le Cameroun devrait lui aussi, prochainement, dépasser ce pays en termes de richesse par habitant, comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal (le PIB par habitant du pays étant de 1 534 dollars début 2019). Pour sa part, la République démocratique du Congo (RDC), située en dehors de la zone CEMAC (et donc du franc CFA), est parvenue à atteindre une croissance de 4,3 % (contre 5,8 % un an plus tôt), ce qui reste toutefois assez décevant pour un pays qui demeure un des plus pauvres du continent (562 dollars par habitant, début 2019).

En zone CEMAC, la variation du PIB est passée de 1,2 % en 2018 à 2,1 % en 2019, Guinée équatoriale incluse (ou de 2,6 % à 3,3 %, hors Guinée équatoriale). Ce pays constitue, en effet, un cas très particulier qu’il convient systématiquement de rappeler, car de nature à fausser l’interprétation des statistiques régionales. Peuplé d'environ un million d’habitants, seulement, ce pays partiellement francophone et ancienne colonie espagnole était subitement devenu l’un des principaux producteurs africains de pétrole à la fin des années 1990, avant de voir rapidement sa production commencer à décliner, au début des années 2010. N’étant pas encore parvenu à diversifier suffisamment son économie, il vient donc d’enregistrer sa cinquième année consécutive de croissance négative en huit ans (-4,3 % en 2019, et une moyenne annuelle fortement négative de -6,6 % sur les cinq dernières années).

Au Gabon, la croissance est passée de 0,8 % en 2018 à 2,9 % en 2019, et devrait de nouveau dépasser la barre des 3,0 % pour les trois prochaines années. Ce qui constitue une performance assez remarquable (mais toutefois insuffisante) pour un pays avant l’un des PIB par habitant les plus élevés du contient (7 952 dollars, devant l’Afrique du Sud, dont la croissance stagne pourtant autour de 1 % chaque année). Ceci s’explique notamment par les efforts réalisés en matière de diversification (Plan stratégique Gabon émergent - PSGE), qui lui permettent d’afficher une croissance hors hydrocarbures supérieure à celle des deux grands et proches pays pétroliers que sont le Nigeria et l’Angola. Sur la période triennale 2016-2018, et selon le FMI (dans son rapport « Perspectives économiques régionales », publié en octobre 2018), la croissance hors hydrocarbures aurait ainsi atteint une moyenne annuelle de 2,4 % au Gabon, contre seulement 0,6 % au Nigeria et 1,3 % en Angola. Sur la même période, la variation totale du PIB s’était établie à 1,1 % pour le Gabon, en moyenne annuelle, contre 0,4 % au Nigéria et -1,3 % en Angola.

Si le Gabon et le Cameroun s’emploient à reformer et à diversifier leur économie (et dans une moindre mesure le Tchad, dont la croissance est passée de 2,6 % à 3,0 %, et devrait remonter au-dessus des 5 % en 2020), force est de constater que pareils efforts n’ont pas encore été réellement entrepris au Congo voisin, qui a enregistré une évolution de son PIB de seulement 2,2 % (contre 1,6 % en 2018), et dont la croissance devrait demeurer assez faible d’ici 2022, au moins. Autre indicateur allant dans ce sens, ce pays, et en dépit de ses nombreux atouts, continue à occuper l’une des dernières places du classement Doing Business, en arrivant 180e sur un total de 190 pays étudiés (et se classant donc, à peu près, au même

niveau que l’Angola, 177e et autre pays pétrolier, ou encore que la RDC, 183e). Néanmoins, et si d’importants efforts restent donc à accomplir, il convient toutefois de saluer les grands efforts réalisés par le pays afin de réduire considérablement une dette publique qui s’établissait à 119 % du PIB début 2017, et qui faisait du Congo le 5e pays le plus endetté du continent (et le premier pays francophone). Grâce, entre autres, à ces efforts, et notamment suite à une ambitieuse politique d’assainissement des finances publiques, le Congo a ainsi vu sa dette baisser spectaculairement à 78 % du PIB début 2020 (soit un niveau inférieur à celui de plusieurs pays d’Europe de l’Ouest), ce qui le classe désormais à la dixième place des pays les plus endettés du continent. Une évolution positive, et qui devrait aider et « encourager » à instaurer un environnement plus favorable à une croissance économique plus forte. Enfin, et toujours en matière d’endettement, il est utile de rappeler que l’Afrique francophone est globalement la partie la moins endettée du continent. Ainsi, et à titre d’exemple, seuls deux pays francophones font partie des dix pays les plus endettés du continent (nombre assez stable depuis plusieurs années). Début 2020, il s’agit de la Mauritanie (9e) et du Congo (ou République du Congo, 10e).


Une croissance stable en Afrique de l’Est francophone

La croissance de cette partie du continent est restée stable à 4,2 % en 2019. Plus grand pays de la région, Madagascar confirme le redémarrage progressif de son économie, entamé en 2016, et semble être enfin sorti d’une longue période de stagnation économique, due à une instabilité politique. Le pays a ainsi enregistré une progression de son PIB de 4,7 % en 2019 (5,1 % en 2018), et devrait de nouveau repasser au-dessus de la barre des 5 % en 2020.

De son côté, Djibouti a connu une forte croissance de 7,2 % en 2019 (contre 5,5 % l’année précédente), réalisant ainsi une progression annuelle de 6,8 % en moyenne sur la période de huit années allant de 2012 à 2019. Ce pays continue à tirer pleinement profit de sa situation géographique stratégique, et est en passe de devenir une plaque tournante du commerce international, grâce notamment à des investissements massifs en provenance de Chine. Pourtant, seule une dizaine d’entreprises françaises sont implantées dans ce pays, avec lequel la compagnie aérienne Air France n’assure qu’un seul vol hebdomadaire direct avec Paris. Contraste saisissant avec les sept vols directs assurés par Turkish Airlines en direction d’Istanbul, ou encore avec les trois liaisons assurées par le groupe Emirates vers Dubaï.

Cette très faible présence économique de la France à Djibouti, tout comme en RDC, premier pays francophone du monde et où l’hexagone ne pèse que pour environ 3 % du commerce extérieur (contre environ 30 % pour la Chine, importations et exportations confondues), en dit long sur la méconnaissance dont souffrent nombre d’acteurs économiques tricolores au sujet du monde francophone, et ce, … au plus grand bénéfice d’autres puissances.

Enfin, le Burundi (1,8 %) et les Comores (1,7 %) continuent à afficher les moins bonnes performances de la région (la croissance devant toutefois rebondir à près de 5 %, en 2020, pour les Comores), tandis que Maurice et les Seychelles maintiennent une croissance honorable compte tenu de leur niveau de développement, déjà assez élevé (quasi stable à 3,9 % pour le premier, et en baisse à 3,5 % pour le second).

Un dynamisme global qui devrait se maintenir en 2020

Même s’il convient toujours de demeurer prudent au sujet des prévisions faites en cours d’année pour les pays en développement, l’Afrique francophone subsaharienne devrait une nouvelle fois être la partie la plus dynamique du continent en 2020.

Les pays de la zone CFA, telle que définie fin de 2019 (soit 13 des 22 pays francophones subsahariens et la Guinée Bissau, et auxquels l’ont peut aussi rajouter les Comores, dont la monnaie est également arrimée à l’euro), devraient continuer à bénéficier d’un euro assez bon marché, compte tenu de la baisse importante de la croissance allemande et des menaces qui pèsent sur elle pour l’année à venir. D’ailleurs, l’Allemagne, première puissance exportatrice d’Europe, et qui a historiquement toujours été en faveur d’un euro fort, au risque de pénaliser les pays de la zone CFA dont la monnaie y est arrimée (et de nuire ainsi, doublement, aux intérêts de la France), n’a aujourd’hui d’autre choix que de maintenir l’euro à un niveau raisonnable. Et ce, d’une part car son économie souffre de la baisse de la croissance chinoise, accentuée par la crise liée au coronavirus (désormais nommé Covid-19), et d’autre part, parce qu’elle devrait aussi être prochainement pénalisée par l’accord commercial signé récemment entre les États-Unis et la Chine, et selon lequel celle-ci s’engage à importer pour 200 milliards de dollars de produits et services américains supplémentaires au cours des deux prochaines années (au détriment donc, probablement, d’un certain nombre de produits et de services allemands).

Par ailleurs, et compte tenu du contexte international, le prix des hydrocarbures devrait également se maintenir à un niveau raisonnable pour les pays importateurs de pétrole et de gaz, et soutenir ainsi la croissance de la majorité des pays francophones, assez pauvre en richesses naturelles (et par conséquent, assez peu exposée au ralentissement de l’économie chinoise, aux importants besoins en matières premières).

Un élargissement de l’Eco à entreprendre avec rationalité et sans précipitation

Pour revenir aux pays de la zone CFA, et bien que le taux de change fixe par rapport à l’euro n’ait objectivement pas entravé le développement économique des pays concernés ces dernières années (l’Afrique francophone étant la partie la plus dynamique du continent, et en particulier la zone UEMOA), l’arrimage à l’euro, ou à toute autre monnaie étrangère, constitue toutefois une menace potentielle pour les économies de la zone (comme pour tous les autres pays dans le monde à être dans le même cas, à l’instar du Cap Vert, membre de la CEDEAO situé au large du Sénégal, et dont le cours de la monnaie est également fixe par rapport à l’euro). La volonté réaffirmée des pays de l’espace UEMOA, qui ont récemment décidé d’abandonner le franc CFA pour passer à l’Eco, de parvenir à terme à une monnaie commune à taux de change flexible, et dont le cours serait, par exemple, basé sur un panier de devises (en particulier l’euro, le dollar et le yuan chinois), constitue donc une nouvelle rassurante pour l’avenir des pays de la région. De même, le caractère progressif de cette transition et à saluer, car de nature à ne pas provoquer de fuite brutale de capitaux et à ne pas déstabiliser cette zone qui est la plus dynamique du continent.

Ceci est d’ailleurs l’occasion de rappeler, et comme le savent tous les experts en la matière, que la décision qui avait été prise par les pays de la CEDEAO d’instaurer dès l’année 2020 une monnaie unique à l’ensemble des pays de la zone, francophones, anglophones et lusophones, n’a bien évidemment aucune chance d’être respectée. Et ce, pour la simple raison qu’aucun des pays de la région, à l’exception du Togo, ne respecte les critères de convergence. Et en particulier les pays anglophones (+ le Cap Vert) qui ne sont pas habitués, à l’inverse de leurs voisins francophones de l’UEMOA, aux principes de discipline budgétaire et monétaire qu’impose l’adoption d’une monnaie unique. Par conséquent, les pays de la CEDEAO se réuniront une nouvelle fois, au cours de l’année 2020, pour annoncer un énième report de quelques années de la création de cette monnaie ouest-africaine, comme ils l’ont déjà fait à plusieurs reprises au cours des dernières décennies (le Nigeria vient d’ailleurs de demander ce report, le 10 février dernier).

L’attitude de certains commentateurs et responsables politiques de la région, faisant croire que la non adoption d’une monnaie unique pour l’ensemble de la zone dès 2020 résulterait d’un « court-circuitage » de la France, relève donc d’une habitude, tristement bien enracinée chez certains, de rejeter systématiquement sur autrui la responsabilité de leurs échecs, plutôt que sur eux-mêmes. Dans le même registre, il est intéressant de noter que la plupart des détracteurs les plus médiatiques du franc CFA considèrent aujourd’hui que la fin de l’obligation historique de centraliser en France 50 % des réserves en devises des pays de la zone UEMOA, n’est qu’un détail sans grande importance par rapport à la question du maintien - provisoire - d’un taux de change fixe pour l’eco vis-à-vis de l’euro (comme avec le franc CFA). Or, ces mêmes personnes considéraient il y a encore quelques mois que ce dépôt obligatoire de la moitié des devises constituait l’aspect le plus inacceptable du franc CFA, étant même présenté comme un symbole du soi-disant pillage des ressources financières de ces pays africains. Ce changement soudain d’attitude sur cette question (qui n’a, en réalité, et en tenant compte de l’ensemble des paramètres, toujours été qu’un détail technique, sans incidence sur le développement des pays de la zone, notamment parce que tous les pays du monde mettent toujours de côté une partie importante de leurs réserves en devises) est assez révélateur du manque cruel d’objectivité de certaines personnes, qui profitent, hélas, de leur accès aux médias pour manipuler les masses.

Puisque la volonté d’aller vers une monnaie commune partagée par le plus grand nombre de pays d’Afrique de l’Ouest semble être assez largement répandue auprès des opinions publiques, les pays francophones de la zone UEMOA devraient alors bien se garder de faire preuve de précipitation en la matière, et privilégier une approche purement rationnelle, et non « affective ». Et ce, surtout lorsqu’il s’agira d’examiner une éventuelle adhésion du Nigeria, dont le poids démographique, d’une part, et les graves difficultés économiques, d’autre part, constituent une menace réelle pour les intérêts de l’ensemble des pays de la région, qu’ils soient francophones, lusophones ou anglophones (comme le Ghana, par exemple). En effet, et bien qu’en voie d’appauvrissement, le Nigeria continuera toute de même à peser assez lourdement en Afrique de l’Ouest du fait de son poids démographique (et, in fine, économique). Une adhésion de sa part à une monnaie ouest-africaine représenterait ainsi une grave menace pour la souveraineté de l’ensemble des pays de la région, qui n’auraient pas vraiment leur mot à dire sur la gestion de cette monnaie supranationale. La fermeture récente des frontières du Nigeria aux marchandises venant des pays frontaliers de la CEDEAO, sans concertation préalable et en dehors des règles mêmes de l’organisation, est d’ailleurs assez révélatrice de ce que pourrait être l’attitude du pays dans le cadre de la gestion d’une monnaie commune ouest-africaine (qui aurait probablement pour principal objectif de servir avant tout les intérêts du Nigeria).

À cela, s’ajoutent donc les graves difficultés structurelles auxquelles fait face le Nigeria, qui connait une croissance économique très faible depuis plusieurs années (largement inférieure à sa croissance démographique, contrairement aux pays francophones frontaliers), une inflation assez forte (11,7 % en moyenne annuelle sur les sept années de la période 2012-2018, soit à peu près comme le Ghana, 12,9 %, mais très largement au-dessus de la Côte d’Ivoire ou du Sénégal, respectivement 1,1 % et 0,5 %), une monnaie ayant perdu plus de 50 % de sa valeur face au dollar depuis 2014 (et plus de 99 % de sa valeur depuis sa création en 1973, lorsque la livre sterling valait 2 nairas, contre 474 au 15 février 2020), et dont 95 % environ des exportations reposent encore sur le pétrole et le gaz (le pays n’étant toujours pas parvenu à mettre en place un tissu industriel capable de le sortir de sa dépendance aux hydrocarbures, en en diversifiant les exportations).

L’intégration d’une économie en aussi mauvaise santé et en déclin comme celle du Nigeria à une monnaie ouest-africaine est incontestablement de nature à déstabiliser profondément les économies de tous les autres pays qui partageraient la même monnaie, à travers une importante perte de valeur de celle-ci, accompagnée, de surcroît, d’une politique monétaire plus adaptée à un pays en crise (le Nigeria, par son poids démographique et donc économique, dictant l’essentiel de cette politique), et ne correspondant donc pas aux besoins des pays dynamiques de la région. À commencer par ceux de l’UEMOA, plus vaste zone de forte croissance du continent, qui verraient ainsi leur dynamisme baisser significativement et assez rapidement.

Par ailleurs, et dans un autre registre, indépendant de la question d’une éventuelle monnaie régionale, il convient de souligner que le déclin de l’économie nigériane est de nature, à terme, à accroître considérablement l’émigration de Nigérians, en quête d’une vie meilleure, vers des pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, et en particulier vers le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Ghana. Ces pays doivent donc se préparer à faire face à ce qui pourrait être un véritable choc migratoire, compte tenu de la population du Nigeria, et notamment les pays de la CEDEAO dont les règles prévoient la liberté de circulation et de résidence pour les ressortissants des pays membres. Des règles qu’il faudra peut-être songer à revoir en fonction des intérêts des autres pays de la région, francophones et anglophones.

Enfin, et pour revenir à la question d’une monnaie commune, il est utile de rappeler que l’argument selon lequel une monnaie ouest-africaine permettrait de stimuler les échanges commerciaux entre les pays de la région, est un argument erroné qui ne correspond pas à la réalité des choses (et qui rappelle, d’ailleurs, une certaine propagande ayant précédé la création de l’Euro, pour une partie des pays de l’Union européenne. Une monnaie à laquelle n’auraient, d’ailleurs, probablement jamais accepté d’adhérer des pays comme la France et l’Italie si l’Allemagne comptait 600 millions d’habitants…). À titre d’exemple, les échanges entre les pays francophones de la zone UEMOA n’ont que très marginalement bénéficié de l’existence d’une monnaie commune à ces pays, et demeurent même encore globalement très faibles. Autre exemple intéressant, la part de la zone euro dans le commerce extérieur de la France a baissé depuis la mise en place de la monnaie unique, suite à une augmentation plus importante des échanges entre la France et le reste du monde qu’avec les pays de la zone euro. Ce qui permet, d’ailleurs, de constater que les flux commerciaux entre la France et les autres pays de la zone monétaire étaient déjà très importants avant la création de la monnaie unique… Ainsi, la hausse des échanges entre pays ne dépend pas de l’existence d’une même monnaie, mais simplement de la capacité des pays à exporter des produits, à travers la mise en place préalable d’un environnement favorable pour y parvenir (cadres juridique, réglementaire et fiscal, infrastructures, formation, accords commerciaux, et en s’appuyant, dans le cas de certaines industries nécessitant de lourds investissements, sur un marché assez important… comme le sont déjà ceux de l’UEMOA et de la CEDEAO).


* Faute de données disponibles, les estimations relatives aux taux de croissance de l'Érythrée, du Soudan du Sud, de Sao Tomé-et-Principe et de la République centrafricaine sont tirées du dernier rapport « Perspectives économiques régionales » du FMI (octobre 2019).

Par ailleurs, et ayant la particularité d’être à la fois francophones et anglophones (pour avoir connu dans le passé une double présence française et britannique, successivement), Maurice et les Seychelles sont comptabilisés deux fois, aussi bien pour le calcul de la croissance globale de l’Afrique subsaharienne francophone que pour le calcul de la croissance de l’Afrique subsaharienne non francophone. Ce qui n’a, toutefois, aucune incidence sur ces mêmes taux de croissance (arrondis à une décimale), compte tenu du faible poids économique de ces deux pays par rapport aux deux ensembles cités.

 

 

L’Afrique subs. francophone demeure la locomotive de la croissance africaine

 

Coronavirus/Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus : « Nous travaillons dur pour préparer les pays africains à l’arrivée potentielle du virus »

Le Coronavirus (COVID-19) pourrait causer une catastrophe sur le continent noir, vu qu’il dispose un système sanitaire très fragile et peu développé. C’est ce qu’a indiqué samedi le Directeur Général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

« Les signes croissants de transmission en dehors de la Chine (d’où est partie la maladie) montrent que la fenêtre d’opportunité que nous avons pour contenir ce virus se rétrécit. Nous appelons tous les pays à investir d’urgence dans la préparation », a-t-il révélé. Et d’ajouter : « Notre plus grande préoccupation reste le potentiel de propagation de COVID-19 dans les pays où les systèmes de santé sont plus faibles. Nous travaillons dur pour préparer les pays africains à l’arrivée potentielle du virus ».

75.569 cas de contamination dont 2.239 décès en Chine, c’est le bilan dressé par l’OMS. Pour le Directeur général de cette organisation, ces chiffres montrent une baisse de la contamination en Chine. « C’est une bonne nouvelle, mais elle doit être interprétée avec beaucoup de prudence. Il est beaucoup trop tôt pour faire des prédictions sur cette épidémie », a-t-il fait savoir.

Plusieurs pays africains ont analysé des cas suspects qui se sont révélés négatifs. Seul l’Egypte a confirmé un cas. Outre la Chine, 1.200 cas dans 26 pays avec 8 décès ont été recensés. « Avec chaque jour qui passe, nous en savons un peu plus sur ce virus et la maladie qu’il provoque », a indiqué Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus qui s’inquiète de l’augmentation des cas en Irlande (18 cas et 4 décès), en Corée du Sud et en Italie.

13 pays prioritaires sont identifiés en Afrique par l’OMS en raison de leurs liens avec la Chine. Les populations de ces pays voyagent beaucoup en Chine et sont exposées au COVID-19. Beaucoup de pays africains sont aujourd’hui en mesure de faire des tests sur le virus, grâce aux matériels à eux fournis par l’OMS.

Plus de 30.000 ensembles d’équipements de protection individuelle dans plusieurs pays d’Afrique sont expédiés par l’OMS qui est également prête à expédier près de 60.000 ensembles supplémentaires dans 19 pays au cours des prochaines semaines.

 

 

Coronavirus/Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus : « Nous travaillons dur pour préparer les pays africains à l’arrivée potentielle du virus »

 

ZLECA : Le président ghanéen prêt pour l’opérationnalisation dès mars prochain

Le Ghana, choisi pour abriter le siège de la ZLECA (Zone de Libre-échange continentale africaine), dit être prêt pour l’opérationnalisation « d’ici le 31 mars 2020 ».

Devant le Parlement, lors de son discours sur l’État de la nation, Nana Akufo-Addo, le président du Ghana, a déclaré que l’exécutif ghanéen et la Commission de l’UA s’activent « pour assurer un processus rapide et efficace de création d’un secrétariat permanent pour la ZLECA à Accra d’ici le 31 mars 2020 ».

Les préparatifs, à en croire le président ghanéen, ont déjà englouti un investissement de 3 millions de dollars.

Nana Akufo-Addo a souligné que le continent présente « une excellente opportunité, car aujourd’hui, lorsque nous examinons le commerce intra-pays en Afrique, je comprends qu’il est inférieur à 25% ».

« Alors oui, nous ne pourrons peut-être pas lutter contre les gros canons, mais nous pouvons nous créer des opportunités en favorisant plus de commerce dans la région », a précisé le président du ghanéen.

Projet phare de l’Union africaine, la ZLECA a été lancé en juillet 2019, lors du sommet de l’UA à Niamey (Niger). Cette initiative de l’UA devrait constituer « le plus grand espace commercial au monde ».

Ces principaux objectifs sont, entre autres, de créer un marché continental unique pour les biens et services, permettre la libre circulation des hommes d’affaires.

 

 

ZLECA : Le président ghanéen prêt pour l’opérationnalisation dès mars prochain

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