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Présidentielle 2020 : 348 électeurs seulement pour la diaspora

Le recensement comptant pour la présidentielle de 2020 a connu une faible mobilisation au niveau de la diaspora togolaise. Selon le bilan de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), seuls 348 électeurs ont été recensés durant le processus.

Lundi, l’institution en charge de l’organisation des élections au Togo a livré le bilan du processus de révision des listes électorales dans le cadre de la présidentielle de 2020. Pour le président de la CENI, les togolais vivants à l’extérieur ne sont pas habitués.

« A l’étranger, le nombre d'enregistrements est plutôt faible, parce que c'est une première opération de ce genre. Les compatriotes de la Diaspora n'ont pas l’habitude », a indiqué Ayassor Tchambakou.

Selon les chiffres de la CENI, au total 212.190 électeurs se sont enregistrées sur les listes. Les données en cours de traitement prennent fin en janvier. Le président de la CENI rappelle que le premier tour de la présidentielle est prévu pour le 22 février prochain.

Pour rappel, le parti au pouvoir, Union pour la République, n’a investi pour l’heure aucun candidat à cette élection, mais tout le connaît celui qui le sera.

Cependant, la manche de l’opposition continue d’enregistrer des candidatures et selon le quotidien « Liberté », on compte à ce jour 15 candidats en tout.

 

 

Présidentielle 2020 : 348 électeurs seulement pour la diaspora

 

Crash de Lungi : Les ayant droits des victimes assignent 3 entités en justice à Lomé

Les familles des 13 victimes du crash de Lungi intervenu le 3 juin 2007, ont saisi le Tribunal de Première Instance de Lomé ce 2 décembre pour réclamer à la Confédération africaine de football (CAF), la Fédération togolaise de football (FTF) et celle de la Sierra Leone la réparation de tous les préjudices subis...

Les ayant droits avec l’appui du cabinet de Me Martial Akakpo et associés exigent « une légitime et équitable indemnisation d’un montant de quatre-vingt-un millions huit cent trente-sept mille deux cent soixante-onze (81.837.271) Francs CFA en réparation de tous les préjudices confondus, soit au total un milliard soixante-trois millions huit cent quatre-vingt-quatre mille cinq cent vingt-trois (1.063.884.523) pour l’ensemble des treize (13) demandeurs ».

Selon la requête déposée début décembre 2019, les parties (CAF, FTF, Fédération sierra léonaise de football) « sont tenues de comparaître en personne à cette audience (fixée au 25 février 2020 à 8 heures) ou se faire représenter par un Conseil et qu’à défaut, elles s’exposent à ce qu’une décision soit rendue à leur encontre sur les seules pièces fournies par le requérant ».

13 Togolais ont trouvé la mort dans le crash de Lungi du 03 Juin 2007. Parmi eux figurent Richard Attipoé, ex-ministre des Sports, Théodore Amégnran, ancien Conseil de la Fédération togolaise de football…

A.H.

 

 

Crash de Lungi : Les ayant droits des victimes assignent 3 entités en justice à Lomé

 

Interview du Président du PDP et Candidat à la Présidentielle de 2020 :

Innocent KAGBARA : « Nous proposons aux Togolais le réalisme politique, l'humanisme, le progressisme et le pragmatisme »

Le porte-flambeau du Parti Démocratique Panafricain : PDP au scrutin présidentiel de 2020 au Togo, M. KAGBARA Innocent a bien accepté de répondre aux questions de la Rédaction de Plume Libre et de Referencetv.tg.

Dans cette interview, Innocent KAGBARA déclare entre autres : « Notre candidature en 2020 est d'abord motivée par notre jeunesse et l'espoir de changement que nous incarnerons dans le temps. Elle est motivée par le programme de société (offre politique) que nous proposons aux populations togolaises. Ce programme de société s'inscrit durablement dans les idéaux que nous incarnons au PDP à savoir l'humanisme, le pragmatisme, le réalisme et le progressisme. Notre candidature est également motivée par une vision solidaire du Togo que nous souhaitons construire ensemble. Et pour réaliser cette vision nous pensons que le temps sera notre meilleur allié et les plus septiques nous donneront raison dans 10 ans. Enfin notre candidature est motivée par la conviction que le centrisme triomphera au Togo.

Et à la question de la nouveauté du PDP aux Togolais, le Candidat KAGBARA Innocent répond : «Nous proposons aux Togolais le réalisme politique et le pragmatisme. Nous faisons au PDP la politique de nos moyens et tenons un discours franc, concis et précis à nos militants et sympathisants qui à leur tour relayeront l'idéologie aux populations ».

Lisez plutôt toute l’interview.


Plume Libre : Comment se porte votre formation politique ?

M. KAGBARA : Le PDP se porte très bien.


Plume Libre : Le Togo s'apprête à organiser la présidentielle de 2020, après les élections législatives de 2018 et les municipales de 2019.Tout d'abord comment appréciez vous les deux élections passées ?

M. KAGBARA : Notre pays a connu deux élections en deux ans notamment les législatives de 2018 et les élections communales de cette année.

Les résultats sortis de ces deux élections n'ont souffert d'aucunes contestations. Nous sommes sortis avec un député à Dankpen et huit conseillers dont un adjoint au maire à Notsè.

Je tiens sincèrement à tirer mon chapeau à l'ensemble des acteurs pour l'organisation de ces deux élections.

Au départ ce n'était pas gagné puisque ces deux élections ont été organisées sur fonds propres. Au final, tout s'est bien passé et nous en félicitons et saluons le courage du gouvernement togolais.


Plume Libre : Vous êtes candidat à l'élection présidentielle 2020.Qu'est ce qui a motivé votre candidature ?

M. KAGBARA: Oui, nous sommes candidat à la présidentielle de 2020.

Notre candidature en 2020 est d'abord motivée par notre jeunesse et l'espoir de changement que nous incarnerons dans le temps.

Ensuite notre candidature est motivée par le programme de société ( offre politique) que nous proposons aux populations togolaises.

Ce programme de société s'inscrit durablement dans les idéaux que nous incarnons au PDP à savoir l'humanisme, le pragmatisme, le réalisme et le progressisme.

Notre candidature est également motivée par une vision solidaire du Togo que nous souhaitons construire ensemble. Et pour réaliser cette vision nous pensons que le temps sera notre meilleur allié et les plus septiques nous donneront raison dans 10 ans.

Enfin notre candidature est motivée par la conviction que le centrisme triomphera au Togo.


Plume Libre : Que proposez-vous d'autre aux Togolais ?

M. KAGBARA : Nous proposons aux Togolais le réalisme politique et le pragmatisme. Nous faisons au PDP la politique de nos moyens et tenons un discours franc, concis et précis à nos militants et sympathisants qui à leur tour relayeront l'idéologie aux populations.


Plume Libre : Face à l'extrême pauvreté qui sévit dans le pays avez vous des remèdes ?

M. KAGBARA : Le remède du Parti Démocratique Panafricain face à l'extrême pauvreté dans le pays est la redistribution équitable des richesses pour que toutes les filles et tous les fils du pays puissent vivre décemment.

Et le programme de société de notre parti développe un chapitre entier pour enrayer véritablement ce fléau.


Plume Libre : Quelle sont vos relations avec les autres leaders politiques notamment de l'opposition et du pouvoir ?

M. KAGBARA : Le PDP entretient de bonnes relations avec tous les partis politiques quelle que soit leur obédience.

Pourquoi aurions-nous des rapports conflictuels avec un pouvoir s'il est disposé à nous écouter ?

Et avec nos collègues de l’opposition, nous échangeons dans le respect mutuel.

Si nous voulons vraiment construire notre pays, je crois que nous devons tous apporter chacun à notre niveau notre modeste contribution à l'édification de la nation.

Dans cette optique, nous entretenons de très bonnes relations avec tous les partis politiques.

Notre souci majeur est de parvenir à une alternance dans notre pays et nous partis politiques de l'opposition devront nous départir de discours alarmistes et opportunistes.


Plume Libre : Que pensez-vous du débat sur la candidature du président sortant?

M. KAGBARA : Le débat sur la candidature du président Faure Gnassingbé ne relève pas de notre compétence. Faure Gnassingbé est président d'un parti politique et nous estimons que seuls les militants de son parti UNIR peuvent se prononcer valablement sur sa candidature.

Maintenant si vous me demandez s'il a le droit de se présenter à la présidentielle de 2020, je vous dirai "oui" puisque aucun article de la constitution de notre pays ne l'interdit.Dire le contraire aux populations alors qu'on sait très bien que Faure sera bel et bien candidat, c' est faite preuve de non-réalisme, de naïveté ,de démagogie,et de fourberie politique.

Nous devons utiliser notre temps sur le terrain pour arracher l'alternance que de tromper les populations comme d'habitude et dire qu'on nous a volé pour expliquer notre manque de vision et de stratégie .

Nous luttons pour le dégagisme d'une certaine classe politique , il est temps de faire la politique autrement .

Plume Libre : Peut-on dire que le sujet de la candidature unique de l'opposition est dépassé ?

M. KAGBARA : Sur cette question nous avons exprimer notre point de vue et notre position est largement partagée par le groupe parlementaire NET-PDP dont nous faisons partie.

Le groupe NET-PDP a lutté et obtenu les réformes avec une élection à deux tours.

Nous estimons que tout parti politique qui a une ambition dans ce pays devrait participer à la présidentielle.

Si au deuxième tour, le schéma est favorable à l'opposition, notre parti s'alignera derrière le candidat de l'opposition le mieux placé et ceci après des discussions et des négociations constructives.

Autrement dit, la candidature unique de l'opposition dans le débat actuel est un faux débat.


Plume Libre : Les deux tours à la présidentielle est-ce une chance ou au contraire un risque ?

M. KAGBARA : Nous pensons que c'est une chance, avec les deux tours, il y aura une vraie redistribution des cartes, chaque parti connaîtra sa place sur l'échiquier politique.


Plume Libre : Que pensez-vous du vote de certains togolais de la diaspora?

M. KAGBARA : Le vote de la diaspora est un acquis. Cela faisait parti des revendications de l'opposition depuis le 19 août 2017. Aujourd'hui, c'est chose faite.

Soyons réaliste, le principe du vote de la diaspora est déjà un acquis. Nous obtiendrons plus lors des prochaines élections.

Vous me direz qu'après l'obtention de ce vote, c'est seulement six pays qui voteront. Nous sommes d'accord mais nous disons que c'est un acquis que nous devons capitaliser pour les cinq prochaines années.


Plume Libre : Votre message à l'endroit des togolais de la diaspora et ceux qui sont au pays?

M. KAGBARA : Pour finir, je lance un vibrant appel à mes frères togolais et togolaises.

Ce changement ne peut venir que du centre, vu les antagonismes depuis trente ans de lutte non aboutie.

Obtenons ce changement dans la paix, dans la réconciliation et le désir d'appartenir à une communauté de destin.

Joyeux Noël à tous

Plume Libre : Merci Monsieur le Président.

Propos recueillis par Emmanuel Vivien TOMI et

la Rédaction de Plume Libre et Referencetv.tg

 

 

Interview du Président du PDP et Candidat à la Présidentielle de 2020 :

 

Trafic des faux médicaments en Afrique : Faure Gnassingbé dénonce un « scandale humanitaire »

Dans une tribune signée sur Jeuneafrique.com, le chef de l'Etat togolais, Faure Gnassingbé est revenu sur la problématique de la prolifération des faux médicaments en Afrique. Un scandale humanitaire, dénonce l'homme d'Etat. Pour lui, le trafic de ces médicaments est l’une des sources du financement de la criminalité internationale, notamment du terrorisme. Faure Gnassingbé relève les dangers que représentent ces produits médicaux de qualité inférieure. Il invite par ailleurs ses pairs et tous les Africains à traiter le mal à la racine tout en asséchant les filières de distribution de ces produits dangereux voire mortels. Lecture !

L’Afrique se mobilise contre le trafic de faux médicaments

Depuis des années, un drame humanitaire se déroule sous nos yeux dans l’indifférence ou, pire, dans l’ignorance de la communauté internationale ; une urgence sanitaire qui ne dit pas son nom et dont personne, ou presque, ne parle jamais. Cette catastrophe touche principalement l’Afrique : le trafic de faux médicaments.

Il est temps d’agir ! C’est une ardente obligation. D’abord parce que les victimes se comptent par centaines de milliers chaque année, et que beaucoup d’enfants sont concernés. Ensuite, parce que ce trafic ne cesse de croître, le mal progresse et s’étend partout. Une nécessité, aussi, parce que ce trafic est l’une des sources du financement de la criminalité internationale, notamment du terrorisme, qui fait de trop nombreuses victimes en Afrique mais aussi à l’échelle de la planète.

Oui, le trafic de produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés est un scandale humanitaire qui se déroule chaque jour ; il touche des millions de personnes, soit indirectement parce que ces médicaments ne soignent pas ceux qui croient se soigner, soit directement parce que les produits utilisés falsifiés tuent.

Selon les experts, environ 10 % des produits pharmaceutiques vendus dans le monde seraient falsifiés. Sur notre continent, la situation est nettement pire, puisque ce taux atteindrait 60 % dans certaines régions.

120 000 enfants en meurent chaque année

La conséquence directe de ces chiffres épouvantables est que, chaque année, plus de 120 000 enfants de moins de cinq ans en meurent. C’est un drame humain insoutenable, qui se déroule quotidiennement sous les yeux du monde entier.

Les présidents de six pays d’Afrique – de la République du Congo, du Ghana, du Niger, de l’Ouganda, du Sénégal et moi-même – avons décidé de lancer une initiative africaine pour changer la donne en Afrique.

Dans la prolongation du Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par les Nations unies le 25 septembre 2015, nous avons décidé d’agir concrètement pour lutter contre ce trafic et assurer à nos citoyens un accès à des médicaments sûrs.

Nous nous réunirons les 17 et 18 janvier 2020 à Lomé, où je serai fier de les accueillir, pour passer à l’acte et prendre des décisions fortes.

Agir signifie que nous allons, dans le cadre d’un accord intergouvernemental qui nous engage, criminaliser le trafic de produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés. Cela suppose de faire évoluer nos législations rapidement, de s’assurer de l’harmonisation des normes de contrôle et de mettre en place des mécanismes visant à assurer l’application rigoureuse des sanctions pénales. Enfin, nous allons également signer et ratifier la Convention Medicrime et la Convention de Palerme contre la criminalité transnationale organisée.

Traiter le mal à la racine

Il s’agit d’attaquer le mal à la racine et d’assécher les filières de distribution de ces produits dangereux voire mortels. Plus que tout, nous désirons que nos populations aient un accès aux médicaments, mais nous sommes conscients qu’il faut en parallèle éradiquer l’approvisionnement en produits médicaux falsifiés.

Savoir que des mères vont acheter des médicaments qui tueront leurs enfants est insoutenable. Savoir qu’un groupe terroriste se finance en écoulant ces produits est inadmissible. C’est pourquoi ce trafic doit être puni de sanctions pénales très sévères.

Notre détermination est sans faille et c’est la raison pour laquelle notre initiative n’est qu’un début. Nous allons tout faire pour encourager d’autres États à se joindre à cette initiative. Nous comptons sur la Fondation Brazzaville pour poursuivre ses efforts dans la lutte contre ce trafic et, entre autres, jouer un rôle de soutien et de suivi dans cette initiative.

Il s’agit aussi pour nous d’alerter les décideurs internationaux et l’opinion publique du monde entier pour prendre à bras-le-corps ce combat, d’impliquer tous les acteurs possibles, de coordonner les actions des ONG, des entreprises, des organisations internationales et des États pour que ce drame humain cesse enfin.

Par Faure Essozimna Gnassingbe,
Chef de l'Etat togolais

 

 

Trafic des faux médicaments en Afrique : Faure Gnassingbé dénonce un « scandale humanitaire »

France-Togo : un partenariat universitaire misant sur des filières d’avenir

Les partenariats universitaires entre la France et les pays africains sont une des priorités de notre coopération avec la jeunesse africaine. Le Président de la République l’a souligné dans son discours de Ouagadougou.

« L’éducation sera la priorité absolue du nouveau partenariat que je vous propose » (Emmanuel Macron, novembre 2017)

Au Togo, le partenariat entre l’Ecole Supérieure d’Informatique et de Gestion (ESIG-Global Success), à Lomé, et l’IUT de Villetaneuse, université Paris 13, en est l’une des illustrations.

L’accord qui lie les deux établissements fait bénéficier chaque année une dizaine d’étudiants stagiaires français d’un enseignement centré sur des filières d’avenir au Togo. Le programme a également permis à 7 étudiants de l’ESIG-Global Success de poursuivre leurs études en France en génie électrique et informatique industrielle à l’université Paris 13 au cours de l’année scolaire 2018-2019.

Surtout, ce partenariat montre que les échanges universitaires entre le Togo et la France ne sont pas à sens unique. Ainsi une trentaine d’étudiants français se rendra pour un trimestre à l’ESIG dès le mois d’avril. Il s’agira de la quatrième cohorte. Ils effectueront des stages dans des entreprises togolaises et enrichiront leur expérience.

Des étudiants togolais se perfectionnent en France et des étudiants français se perfectionnent au Togo. C’est cet esprit d’échange équilibré qui guide désormais les relations universitaires entre l’Afrique et la France !

L’ambassadeur de France au Togo a donc échangé avec une délégation de l’ESIG-Global Success, accompagnée du directeur de l’IUT de Villetaneuse. Il s’est félicité de ce programme d’échanges qui favorise le brassage et les complémentarités entre étudiants togolais et français.

 

 

France-Togo : un partenariat universitaire misant sur des filières d’avenir

Togo : Journée de Déification de Faure Gnassingbé

Liberté Togo
Faure Gnassingbé (d) et son valet de zélé de PM Sélom K. Klassou (c) | Photo : DR

« Le gouvernement du tyran est donc le plus injuste qui soit » (Saint Thomas d’Aquin in « De regno »)

« Quand les impies règnent, c’est une ruine pour les hommes », enseignent les Saintes Ecritures. Dans cet ordre d’idée, Saint Thomas d’Aquin, « Docteur angélique » comme on l’appelle, estime que le pouvoir ou le fait de gouverner doit être nécessairement au service du bien commun. De ce fait, il affirme que la tyrannie ou le pouvoir qui opprime est à combattre. Le Togo est le prototype de cette tyrannie que décrit Saint Thomas d’Aquin. Une monarchie tenue par une oligarchie, la minorité pilleuse, qui depuis plus de cinq décennies, non seulement fait main basse sur les ressources et richesses du pays, mais aussi brime, opprime, martyrise les populations.

Tous les rapports et études des organismes internationaux l’ont toujours démontré de manière rationnelle, les Togolais font partie des peuples les plus malheureux de la planète. Aucun sacrifice n’est trop grand quand il s’agit de la jeunesse, avait l’habitude de dire père Gnassingbé. Le fils, lui, s’est attelé à sacrifier l’avenir de cette jeunesse. Oui, la jeunesse togolaise qui constitue la relève, l’avenir du pays, est tellement engloutie dans la crevasse toujours béante du chômage qu’elle n’a d’autre choix que de fuir le Togo pour un mieux-vivre et un mieux-être ailleurs. « Les Togolais ne vont pas bien. Du tout. Beaucoup de jeunes disent avoir l’impression que ce pays refuse de créer les conditions pour leur bonheur. Et c’est désolant. Dieu nous aide», s’alarmait il y a quelques jours un acteur de la société civile.

Malheureusement, c’est au service de ce régime autocratique et héréditaire, hostile au progrès, au changement, aux valeurs de démocratie, de justice, de liberté, de vérité que se mettent certains leaders religieux. Au lieu de demander au Seigneur de toucher le cœur des gouvernants, d’imposer sa bonté dans leur cœur, d’inspirer le chef de l’Etat avec ses principes les plus élevés pour qu’il ne tombe pas dans les mains des médiocres, certaines autorités religieuses organisent à grandes pompes une journée nationale dite de reconnaissance à Dieu qui ressemble à s’y méprendre à un cérémonial à la gloire de Faure Gnassingbé.

Tout l’attirail du pouvoir s’était mobilisé pour l’occasion, avec le fils du père haut perché qui trônait au premier rang aux côtés des membres du gouvernement, la haute hiérarchie militaire, les autorités coutumières, tout ce que le pays compte de « grands » était présent à cette journée qui, semble-t-il, s’est étendue à toutes les régions. Même les manifestations officielles ne mobilisent pas autant de monde.

Les promoteurs de cette journée auraient pu faire œuvre utile en transformant la journée en une mini-réconciliation nationale en y associant les autres chapelles politiques avec des invitations formelles. L’évènement aurait plus de crédibilité aux yeux des populations. Mais visiblement, leur Dieu ne serait que pour une catégorie de Togolais et non pour tout le monde.

Une journée de reconnaissance à Dieu est en fait une initiative noble. Quoi de plus normal qu’à la fin de l’année, on puisse témoigner, exprimer sa gratitude, sa reconnaissance, dire merci à Dieu d’avoir veillé sur le pays, les dirigeants, le peuple. C’est la meilleure reconnaissance qu’on puisse témoigner envers le Créateur et le glorifier pour ses bienfaits, ses merveilles.

Mais au fil des années, l’événement semble être détourné de son objectif initial pour se muer en un business, un cérémonial de flagornerie pour le locataire de Lomé 2. Surtout que les organisateurs de cette Journée de reconnaissance à Dieu (JNRD) sont connus pour être des visiteurs du soirau palais pour, dit-on, prier en faveur du maître du céans. On se demande où est la différence. De fait, on se met au service du plus offrant. On peut tromper les hommes, on peut tromper les Togolais, mais on ne peut jamais tromper Dieu.

Médard Ametepe

Source : Liberté N°3070 du Mercredi 18 Décembre 2019

 

 

Togo : Journée de Déification de Faure Gnassingbé

 

Présidentielle 2020/Prof. Wolou : « Si j’avais un doute sur ma capacité de gagner ces élections, je n’accepterai pas cette investiture »

Les prochaines consultations électorales pour le compte de la présidentielle de 2020 auront bientôt eu lieu sur toute l’étendue du territoire national, et pour la première fois dans l’histoire du Togo, dans la diaspora. Mais le nombre de prétendants au fauteuil présidentiel ne cesse d’augmenter chaque jour que Dieu fait. L’un des derniers candidats, investis ce weekend à Lomé pour participer à cette élection présidentielle de 2020, est le Prof. Wolou Komi, Secrétaire National du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR, ancien parti membre de la C14). C’était au cours d’un congrès tenu samedi dernier à Lomé.

L’opposant au régime de Faure Gnassingbé ne compte pas faire de la figuration à la prochaine échéance électorale de 2020. A l’en croire, si seulement il avait le moindre doute sur sa capacité à remporter ce scrutin présidentiel, il n’accepterait pas d’être investi candidat pour défendre les couleurs de son parti.

« Je suis pleinement conscient que cette investiture que j’accepte avec humilité, mais détermination implique une lourde responsabilité et surtout des défis que je situe à trois niveaux. Le premier sera de défendre efficacement les couleurs du parti et d’être à la hauteur des espérances de tous ceux qui ont souhaité cette candidature. Le deuxième défi sera de gagner ces élections dans la loyauté. Le troisième, le plus difficile et le plus important, c’est d’être en mesure de diriger notre pays de sorte à restaurer son image, à permettre une meilleure cohésion sociale.

Si j’avais un doute sur ma capacité à relever ces défis, je n’accepterais pas cette investiture. Je sais que je pourrai le faire, mais pas tout seul. Je sais que je le ferai avec chacun de vous. Je sais qu’ensemble nous y parviendrons », a adressé Prof. Komi Wolou, samedi dernier, aux militants et sympathisants du parti PSR.

Selon l'ancien Doyen de la Faculté des Droits à l’Université de Lomé, le premier « garanti » qu’il donne aux Togolais, une fois élu président de la République, c’est le respect scrupuleux des valeurs. Le respect des lois de la République. Il promet également de ressouder la cohésion nationale.

« L’exercice du pouvoir ne s’improvise pas. On peut de façon opportuniste prendre le pouvoir. Mais le plus difficile, c’est de savoir ce qu’il faut en faire pour qu’il ne devienne pas l’instrument d’un malheur collectif. Lorsque nous aurons porté au pouvoir une personne qui ne croit pas aux valeurs, nous manquerions de cohérence à attendre d’elle qu’elle respecte les valeurs. L’écoute dans l’humilité et l’action dans la concertation sera ma marque, les valeurs seront ma boussole. Je voudrais rappeler certaines valeurs qui vont sous-tendre nos actions.

Ma conviction est que le droit est le plus puissant moteur de développement. C’est pourquoi à tous les niveaux, le respect de la loi doit être une obligation pour tous. On ne réussit rien d’important sans la discipline. Le respect de la loi passe nécessairement par la transparence. Nous devons repenser et rétablir les fondements de notre vie commune, les bases de la nation. Ils passeront par la solidarité, la solidarité entre les générations, la solidarité entre les riches et les pauvres, la solidarité entre les régions », a souligné le Secrétaire National du PSR.

L’universitaire qui estime que l’obtention des diplômes ne devrait pas être une finalité des Togolais, compte revoir le système éducatif du pays.

Revenant sur les conditions d’organisation de la présidentielle de 2020 à laquelle il participe, Prof. Wolou invite le gouvernement togolais à jouer un franc jeu. Il souhait d’ailleurs qu’une discussion franche soit ouverte avec l’opposition, dans un délai raisonnable, afin de trouver des solutions acceptables pour tout le monde.

« L’organisation des élections ne saurait relever de la raison du plus fort. Mais la transparence des élections est une obligation pour chacun d’entre nous. Nous sommes tous débiteurs envers la patrie », a-t-il lâché.

Au passage, Prof. Wolou invite les militants du parti UNIR à ne pas redouter une alternance pacifique.

Pour rappel, c’est le 22 février 2020 que le premier tour de la prochaine présidentielle aura lieu. Les candidats déclarés à ce scrutin sont plus d’une dizaine. Et le nombre risque d’augmenter les jours à venir.

Godfrey Akpa

 

 

Présidentielle 2020/Prof. Wolou : « Si j’avais un doute sur ma capacité de gagner ces élections, je n’accepterai pas cette investiture »

 

Le PNUD lance deux prix pour les idées novatrices

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a lancé ce vendredi 20 décembre à Lomé deux « innovations challenges ».

Les deux prix sont dotés d’une enveloppe de 120 millions de FCFA. Le premier concerne les « solutions innovantes disponibles dans la construction durale alliant la valorisation des déchets et l’utilisation des matériaux locaux ».

En effet, le PNUD veut inciter les participants à cette compétitions à identifier des solutions qui contribuent à la réduction de l’impact des déchets sur la dégradation de l’environnement d’une part, et d’autre part, la promotion de l’utilisation des matériaux locaux disponibles pour la construction des infrastructures de qualité à un prix raisonnable en lien avec les Objectif de développement durable (ODD).

Ce concours est placé sous le parrainage du ministère de la Ville, de l’Urbanisation, de l’Habitat et de la Salubrité publique en concertation avec le Centre de construction et de logement (CCL) et l’Ecole nationale supérieure d’ingénieurs (ENSI).

La seconde catégorie met l’accent sur « les solutions permettant d’améliorer le service de délivrance des actes au sein des centres d’Etat civil du Togo ». Ici, le but visé est de contribuer à l’amélioration de la qualité des services de cette institution, notamment la transparence dans le processus de délivrance.

Elle est placée sous la supervision du ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales.

Le Représentant-Résidant du PNUD au Togo a donné l’importance des « innovations challenges ». « A travers ces concours, nous voulons que les solutions viennent des communautés elles-mêmes. Quand elles sont des solutions endogènes, elles intéressent les populations à la base et donnent plus d’impacts », a expliqué Alioun Dia.

Ce dernier a ajouté : « On va tester de nouvelles approches de développement et les collègues vont aider à trouver de solutions. Le travail au sein de notre Accelerator Lab va consister à explorer ; une fois qu’on explore et qu’on voit que c’est porteur, on fait un test pour mesurer son impact. L’exercice final consistera donc à développer à échelle pour inspirer d’autres communautés ».

Le Programme des Nations Unies pour le développement a mis en place des accelerator Labs pour mieux impacter sur le développement.

A.H.

 

 

Le PNUD lance deux prix pour les idées novatrices

 

Premier emprunt international réussi pour le Togo

Le Ministère de l’Economie et des Finances a annoncé vendredi la toute première entrée réussie du Togo sur le marché financier international.

La signature est intervenue le 18 décembre 2019. Selon le Ministère de l’Economie et des Finances, elle s’inscrit dans la stratégie des autorités du pays à « procéder à des opérations de reprofilage de certaines dettes domestiques contractées à des taux plus élevés et pour des maturités plus courtes ».

Assurée à 100% par l'Agence pour l'Assurance du Commerce en Afrique (ACA), cette première levée d’eurobond, en effet, est possible grâce aux conseils de la Banque d’affaires française Lazard Frères.

Selon le ministère de l’Economie et des Finances, elle porte sur une période de dix (10) ans pour un taux d’intérêt global inférieur à 5% par an.

 

 

Premier emprunt international réussi pour le Togo

 

Foncier : La Cour suprême épingle des magistrats

La Cour Suprême du Togo a effectué jeudi sa rentrée judiciaire 2019-2020. Et le thème retenu est : « La gestion des problèmes fonciers par la Cour Suprême ».

Visiblement, la Cour Suprême du Togo ne compte plus lésiner sur les dossiers fonciers. Elle veut en faire son cheval de bataille pour le compte de la nouvelle année judiciaire qu’elle vient de démarrer.

Selon Patrice Akakpovi Gamatho, président de cette institution judiciaire, plus de 70% des affaires sur lesquelles la Cour suprême est souvent appelée à se prononcer sont des problèmes fonciers. Et la plupart des dossiers sont liés aux problèmes de ventes multiples, de spoliation foncière, de falsification des titres fonciers…

Le président de la Cour suprême épingle tout de même les services du cadastre au sujet des irrégularités permettant d’obtenir plusieurs titres sur une même parcelle. Il a également dénoncé la complicité active ou passive ou la naïveté de certaines autorités judiciaires, administratives, militaires, traditionnelles, de certaines auxiliaires de justice et ordres professionnels.

« Pour la sécurité foncière, il urge d’éveiller notre conscience collective pour bâtir simplement le bien qui procède de la haute vocation de tout homme », a-t-il indiqué.

Notons que 525 saisines ont été enregistrées par la Cour suprême courant l’année judiciaire 2018-2019.

 

 

Foncier : La Cour suprême épingle des magistrats

 

L’artiste Prince MO se retrouve à l’hôpital psychiatrique de Zébé

Considéré comme meilleur rappeur de sa génération, l’artiste Prince Mo traverse des moments difficiles. Depuis dix (10) jours, à en croire Eric MC (que nous venons de contacter au téléphone), il est interné à l’hôpital psychiatrique de Zébé.

« Il connaît une dépression sévère, il dit des choses qui n’ont pas de sens. Prince Mo devient parfois violent au point où ce sont les forces de l’ordre qu’on appelle pour le maîtriser », confie Eric MC au téléphone.

Ce dernier ajoute qu’il prépare un clip avec lui, mais son état ne permet pas la réalisation de ce projet. L’état de ce rappeur talentueux inquiète sérieusement sa famille qui ne sait plus où se donner la tête.

« Son état dépressif est le résultat d’un certain nombre de situations qu’il traverse. Il n’est plus monté sur scène depuis longtemps, il doit faire des kilomètres à pied à Lomé pour joindre les deux bouts. A la maison, il est constamment sous pression de sa famille… Il m’a raconté tout cela. Ce sont toutes ces choses qui le rend hors de lui », a expliqué Eric MC.

Actuellement, des artistes, notamment Slapp Fire, Eric Mc, ont lancé un appel aux bonnes volontés pour sauver ce jeune artiste, car à les en croire, les médicaments que prend Prince Mo dans cet hôpital psychiatrique sont très chers.

 

 

L’artiste Prince MO se retrouve à l’hôpital psychiatrique de Zébé

 

Bénin, Burkina et Togo mutualisent leurs forces contre la traite transfrontalière des enfants

Une rencontre ouverte le 20 décembre dernier à Ouagadougou porte sur la protection des enfants victimes de la traite. Elle débouchera sur un accord tripartite entre le Bénin, le Burkina Faso et le Togo.

Les experts de ces trois pays se retrouvent dans la capitale burkinabé pour parler de la mobilité de cette couche vulnérable entre le Bénin, le Burkina Faso et le Togo. Après les réflexions et les recommandations, il revient à chaque pays de signer l’accord qui en sortira.

Le pays des hommes intègres, point de départ, d’accueil et de traite, a déjà conclu un accord luttant contre la traite transfrontalière avec la Côte d’Ivoire et le Mali.

La rencontre entamée ce 20 décembre incite ces trois Etats à prendre des mesures renforçant la protection des enfants victimes de traite ou en situation de mobilité transfrontalière. « Ce projet est innovateur à plusieurs titres », souligne Gurirlène Fréderic, chargée de la protection de l’enfance à l’UNICEF au Burkina, parce qu’« il va au-delà de la lutte contre la traite des enfants ».

En séance plénière, les participants vont finaliser le document en y apportant leurs amendements et suggestions. Après, chaque ministre le valide. Et il sera signé après par chacun de ces trois pays.

En 2017, au Burkina Faso, 1739 personnes auraient été victimes de traitre. Parmi elle, plus de 96 % sont des enfants. Un seul pays ne peut arriver à juguler ce fléau. D’où le travail en synergie entre le Bénin, le Burkina Faso et le Togo.

A.H.

 

 

Bénin, Burkina et Togo mutualisent leurs forces contre la traite transfrontalière des enfants

 

Programme AIDE de l’ANPE : Un bilan satisfaisant 8 ans après sa mise œuvre

Le programme d’Appui à l‘insertion et au développement de l’embauche (AIDE) lancé en 2011 par le gouvernement togolais pour régler, un tant soit peu, le problème d'emploi des jeunes, fait ses preuves. Vendredi, les responsables de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) ont dressé le bilan de la situation professionnelle des bénéficiaires de ce programme. Et les chiffres sont encourageant.

D’entrée de jeu, il faut préciser que ce programme d’Appui à l’insertion et au développement de l’embauche (AIDE) qui a vu le jour par la loi n°2011-004 du 18 février 2011 et dont les modalités de mise en œuvre ont été précisées par le décret n°2011-031 du 02 mars 2011, a pour objectif de permettre aux jeunes togolais demandeurs d’emploi de disposer à terme d’une main d’œuvre qualifiée. Le programme AIDE a également pour but de permettre aux primo-demandeurs d’acquérir de l’expérience professionnelle (grâce aux stages) tout en bénéficiant d’une indemnité mensuelle variant entre 30. 000fr et 70 000fr à l’aune du diplôme.

Les bénéficiaires de ce programme sont des jeunes togolais « sans emploi », dont l’âge compris entre 18 et 40 ans. Le diplôme minimum requis pour bénéficier de ce programme est le BAC II. Les structures d’accueil des primo-demandeurs d'emploi sont les entreprises privées et parapubliques.

Des résultats satisfaisants

Selon le Directeur Général de l’ANPE, Edmond Amoussou, ce programme du gouvernement a fait ses preuves. Et les chiffres en disent long. En effet, depuis la mise œuvre du programme AIDE en septembre 2011 jusqu’en 2018, plus de 8 800 jeunes togolais demandeurs d’emploi auprès de l’ANPE ont été bénéficiaires.

D’ailleurs pour cette année 2019, 866 jeunes ont été placés à la date du 30 septembre dernier. « Mais les placements se poursuivent, et l’objectif de ce placement est estimé à 1 400 jeunes avant la fin de l’année », a indiqué le DG de l’ANPE.

D’après les chiffres de l’ANPE, 72,1 % des jeunes inscrits au programme AIDE ont trouvé leur premier emploi, soit dans des entreprises d’accueil (pour 39,1 %), soit dans une autre structure (pour 60,9%). Et ce n’est pas tout. Certains de ces jeunes qui sont passés par le programme AIDE sont parvenus à s’installer par la suite à leur propre compte. Ils sont au nombre de 442.

Mais même si tout ceci relève des avancées obtenues par ce programme, Edmond Amoussou et son équipe disent avoir encore d’autres défis a relevé.

Défis et perspectives

Au rang des défis a relevé se figurent en tête, la mise en place d’un « mécanise d’insertion » des primo-demandeurs d’emploi avant le démarrage de leur stage dans leur structure d’accueil, le renforcement du suivi pendant et après les stages.

Quant aux perspectives, l’ANPE compte plaider auprès du gouvernement pour que l’enveloppe de financement du programme qui est actuellement à 700 millions F CFA soit revue à la hausse. Edmond Amoussou et ses collaborateurs promettent également « l'amélioration des procédures (offres en ligne…) » et la mise oeuvre d'un « programme d’adaptation au métier avant l’embauche (AME) ».

Le Directeur général de l’ANPE entend faire mieux dans les années à venir, surtout si l’enveloppe financière de l’Etat venait à être augmentée.

Godfrey Akpa

 

 

Programme AIDE de l’ANPE : Un bilan satisfaisant 8 ans après sa mise œuvre

 

L'ECO : A quand l’arrivée des nouveaux billets ?

Le président ivoirien Alassane Ouattara et Emmanuel Macron, son homologue français ont annoncé samedi à Abidjan la fin du franc CFA dans les huit (8) pays de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africain). Une des grandes questions qui taraudent les esprits, quand les populations de l’espace UEMOA pourront tenir réellement
les nouveaux billets.

Selon Romuald Wadagni, ministre béninois des Finances et président du Conseil économique de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africain), lequel justement a signé samedi cet accord pour le compte des huit (8) pays de l’UEMOA, les populations de cet espace doivent attendre encore quelques années.

« Je tiens à vous rappeler qu’en ce moment où on adopte une monnaie et la circulation des billets, il y a plusieurs années qui puissent passer », a-t-il indiqué au micro de RFI.

Parce qu’il y a, explique-t-il, tout un processus avec des dispositions qui prennent du temps. L’histoire de la monnaie commune, l’euro en Europe est assez édifiante dans ce sens.

A en croire Romuald Wadagni, à part le changement de nom qui a été acquis samedi, la mise en œuvre de la réforme sera possible au mois de juin prochain, le changement de billets interviendra quelques années plus tard.

« Il est techniquement impossible de changer de billet en 2020. Le processus prend du temps. Ce n’est pas un processus qui dure quelques jours », a-t-il ajouté.

Hérité de la colonisation française, le franc CFA est encore utilisé dans deux (2) zones monétaires en Afrique, UEMOA regroupant huit (8) pays dont le Togo et la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) qui rassemble le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la Centrafrique et le Tchad.

Edem A.

 

 

L'ECO : A quand l’arrivée des nouveaux billets ?

Agriculture : Le Glyphosate désormais interdit au Togo

L’importation, la commercialisation et l’utilisation du Glyphosate et tout produit le contenant sont désormais interdits au Togo. Un arrêté du ministère en charge de l’Agriculture, datant du 19 décembre 2019, met fin à l’emploi de cet herbicide au Togo.

Le gouvernement togolais prenait déjà des dispositions depuis avril 2018 à l’encontre de ce produit à effet nocif sur l’environnement et la santé, en interdisant l’importation et la commercialisation de l’herbicide total, contenant le glyphosate. Et ce, afin de préserver non seulement l’environnement, mais aussi la santé animale.

Aujourd’hui, la controverse autour du produit a atteint l’échelle internationale et nombreux sont ces pays qui ont même prohibés le Glyphosate. A en croire le ministre Kouétéra Bataka, les dispositions de l’arrêté s’appliquent au Glyphosate ou tout produit le contenant, convoyé directement sur le territoire togolais après le 30 décembre 2019.

« Les dispositions de l’arrêté ne s’appliquent pas au Glyphosate ou tout produit le contenant expédié directement au Togo avant le 30 décembre 2019 », précise le ministre qui a accordé un moratoire de 12 mois pour l’écoulement des produits introduits avant cette date.

Le glyphosate est un herbicide total foliaire systémique, exclusivement produit par Monsanto depuis 1974. Au cœur d’une polémique, le renouvellement de son autorisation ou non au sein de l’Union Européenne pour les cinq prochaines années alimente les débats.

Mais, le 27 novembre 2017, la Commission européenne décida de l’autorisation du Glyphosate jusqu'en 2022.

 

 

Agriculture : Le Glyphosate désormais interdit au Togo

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