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Message de la présidente nationale du MPL à l'occasion des 60 ans d'indépendance du Togo

MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE NATIONALE DU Mouvement du Peuple pour la Liberté (MPL) A L'OCCASION DES: 60 ANS D'INDÉPENDANCE DU TOGO

Très chers camarades de lutte vaillants combattants du Mouvement du Peuple pour la Liberté, (M.P.L) Togolaises, togolais.

Le Togo notre pays vient de boucler ce jour du 27 avril 2020 les soixante années de son accession à la souveraineté internationale. Un triste anniversaire qui remonte le temps d'un espoir nourri par les pères de notre indépendance de voir notre pays devenir l'or de l'humanité.

Malheureusement l'espoir des togolais de voir leur pays décoller après une longue lutte pour les indépendances fut éteint suite à l'assassinat du père de l'indépendance trois années. Depuis lors, il peine à renaître de ses cendres. L' arrivée de la lumière que le père de l'independance, père de la nation nous avait promis qui viendra dissiper les ténèbres de la longue nuit n'est jamais arrivée.
A partir de là, s'ouvre devant nous la voie d'une errance où se côtoient brimades, félonie, mensonges, dégradation des mœurs, injustice et autres prévarications.
A l'aube des soixante ans de notre indépendance nous devons nous poser les vraies questions et trouver l'ultime solution aux maux de notre société d'aujourd'hui.
Nous devons trouver les moyens de nous tourner résolument vers un combat porteur d'espoir pour notre nation.

Aujourd'hui le sens du patriotisme, de l'amour et du sacrifice pour son pays ont disparu au profit du mensonge, de la recherche du gain facile, et la traîtrise même au sein des combattants du même bord politique laissant la voie libre à la dynastie qui nous opprime à volonté depuis plus de cinquante années.
Le bilan des soixante ans d'indépendance de notre pays est, plus que catastrophique et il nous faut nous ressaisir en prenant la résolution de faire de ces soixante ans un nouveau départ qui auréolera notre chère patrie.

La solution au problème dont nous souffrons depuis l'extinction de la lueur d'espoir 'espoir togolaise passe avant tout et inévitablement par la conscientisation de toutes les couches sociopolitiques sans distinction aucune.
Ce travail de conscientisation est sensé faire renaître en chacun de nous, l'amour pour notre patrie ; et c'est ce travail que nous appelons au M.P.L, LA RÉVOLUTION CITOYENNE.

C'est un devoir et c'est pour ça que nous sommes debout. Si nos pères ont pu réussir au milieu des inimitiés externes, coalisés à des adversités internes, nous devons être rassurés qu'avec un engagement patriotique plus fort et un dépassement de soi nous pouvons sortir notre pays de cette longue nuit si nous écoutons le cri de la sentinelle qui ne peut pas désespérer.

Togolaises, togolais, le chemin à parcourir pour atteindre cet objectif de la révolution citoyenne sera long et fastidieux mais il garantit au bout du rouleau un Togo uni et prospère pour les générations d'aujourd'hui et celles à venir.

Au nom du Mouvement du Peuple pour la Liberté, de son bureau et en mon nom propre, je souhaite à toutes les filles et à tous les fils de ce beau pays qui est le nôtre, une joyeuse fête de l'indépendance.

M.P.L UN SEUL PEUPLE, UNE SEULE FAMILLE

SEULE LA LUTTE LIBERE


LA PRÉSIDENTE NATIONALE.

KOUMI A-ley MAWUTO
Zone contenant les pièces jointes

 

 

Message de la présidente nationale du MPL à l'occasion des 60 ans d'indépendance du Togo

 

Communiqué de presse du 26 Avril 2020 de la Coordination Internationale de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (CIDMK)

TOGO : DE L'IMPERATIF DE LIBERATION DE TOUS LES DETENUS POLITIQUES SUITE AU COUP DE FORCE ELECTORAL ET MILITARO-JUDICIAIRE DU 21 AVRIL 2020


Alors que presque tous les pays du monde sont à l’arrêt en raison de la pandémie du coronavirus, Faure Gnassingbé a cru trouver le moyen de conclure son énième hold-up électoral par l’enlèvement rocambolesque et éhonté du Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo à son domicile le mardi 21 avril 2020.

Le film des événements succinctement relevés ci-dessous fait froid dans le dos et expose les véritables intentions du pouvoir de Lomé qui a eu recours à des contorsions juridiques couplées d’abus de pouvoir avec l’usage excessif et violent de la force, dans l’unique dessein de confisquer le pouvoir et s’imposer une fois de plus au Peuple togolais.

Dès la veille, des colonnes de militaires lourdement armés et équipés d’un arsenal de guerre prennent d’assaut le quartier où réside le Président démocratiquement élu du Togo. Toutes les maisons mitoyennes du Président sont investies par les militaires qui se sont livrés à des intimidations et autres voies de fait commises sur les occupants. Dans les rues adjacentes, tout autour, les forces de sécurités ont imposé le calme, plongeant les habitants dans l’anxiété.

Le 21 Avril 2020 peu après 10 heures, d’une violence rare et inouïe, le portail de la résidence du Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo fut défoncé. Les forces de sécurité ont procédé à un saccage en règle du domicile, violentant, torturant et humiliant la famille du Président. Après leur forfait, ils embarquèrent tous les occupants de la maison, à l’exception de l’épouse du Président et d'un de ses enfants vers le Service central de renseignements et d'investigations criminelles (SCRIC). Le Président élu y a passé 72 heures avant d’être placé sous contrôle judiciaire assorti de mesures préventives qui violent allègrement les principes élémentaires du droit. M. Fulbert Attisso et Mme Kafui Brigitte Adjamagbo tous les deux membres de la Dynamique Monseigneur Kpodzro, de même que Marc Kodjo Mondji, assistant du Patriarche de la Nation, Monseigneur Philippe Kossi Fanoko Kpodzro, sont également placés sous contrôle judiciaire.

Par le biais de mesures mesquines et scélérates, il leur est imposé l’obligation de déférer à toutes les convocations aussitôt qu’il en sera requis; l’interdiction de quitter le territoire national sans autorisation
expresse; l’interdiction de faire toute déclaration tendant à la remise en cause des résultats du dernier scrutin présidentiel du 22 février 2020; l’interdiction de tous propos, déclarations ou attitudes tendant à remettre en cause et à saper l’ordre constitutionnel et institutionnel existant.

Il apparaît clairement que l’objectif de ce véritable coup de force judiciaire qui vient parachever les coups de force constitutionnel du 03 mars 2020 et militaire du 21 avril 2020, est de museler la Dynamique Monseigneur Kpodzro et son candidat le Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo ; alors que plusieurs de ses collaborateurs sont sous mandat de dépôt pour des chefs d’accusation fallacieux de rébellion.

Face au plan loufoque du pouvoir décadent de Faure Gnassingbé qui a perdu toute crédibilité au terme de 15 années d’arbitraire, de mensonges et d’entourloupe, la Coordination Internationale de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (CIDMK) exige la libération immédiate de toutes les personnes enlevées le 21 avril 2020 et de M. Otto Koashie APEDO, Conseiller spécial chargé de la sécurité du Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo, enlevé nuitamment le 09 mars 2020 dans un contexte de violence d’État inouï et de violation des droits de l'Homme dans son domicile.

La CIDMK est de tout coeur solidaire de toutes les victimes de cette violence d’État à qui elle adresse toutes ses compassions, les assurant de sa disponibilité à les accompagner résolument en ces moments difficiles.

La CIDMK exprime sa Profonde gratitude au Peuple togolais et à toutes les bonnes volontés qui se sont indignés de ce coup de force militaro-judiciaire et politique, et les appelle à rester mobilisés et solidaires pour obtenir la libération sans condition des personnes injustement jetées en prison de même que le rétablissement de la vérité des urnes avec la prestation de serment du Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo.

La CIDMK en appelle à tous les Patriotes pour la Libération nationale à ce tournant décisif de l'histoire de la Terre de nos Aïeux, 60 ans après son accession à la souveraineté nationale.

TOGO DEBOUT, LUTTONS SANS DEFAILLANCE !

Dr Edem Atsou Kwasi
Coordinateur International

Coordination Internationale de la Dynamique Mgr Kpodzro

 

 

Communiqué de presse du 26 Avril 2020 de la Coordination Internationale de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (CIDMK)

 

La Chine, une Véritable Menace Mondiale

Dans la foulée de la pandémie, le temps est venu pour l’Occident de se demander s’il a créé un monstre

Le gouvernement du Parti communiste chinois est-il devenu un danger pour la Chine et pour l’humanité tout entière ? À voir la façon dont il gère la crise de la COVID-19, on est tenté de lui attribuer une grande part de responsabilité dans la pandémie actuelle. Mais ce parti est pour une bonne part une créature de l’Occident.

Il y a un siècle, la Chine était à ce point malade que plusieurs prévoyaient sa disparition.

Pendant des millénaires, sa brillante civilisation avait dominé le monde asiatique. Mais l’invasion des Mongols au 12e siècle, puis celle des Manchous au 16e siècle ont considérablement ralenti le développement de la Chine.

Si bien qu’au 19e siècle, l’Empire du Milieu, très affaibli, est incapable de résister aux pressions des pays occidentaux qui veulent commercer avec lui.

Au début du 20e siècle, cet empire chinois s’effondre. Il se fragmente en petits royaumes qui sont aux mains de militaires et de bandits qui se font la guerre les uns les autres.

Finalement, deux groupes domineront la Chine. L’un soutenu par Staline : les communistes de Mao, et l’autre, soutenu par les Américains : les démocrates de Tchang Kaï-chek.

Il appartiendra au Parti communiste chinois (PCC) de réunifier la Chine sous une même autorité, en 1949.

Aide des Russes et des Américains

La Chine aurait pu demeurer un vaste pays du tiers-monde.

Mais les dirigeants communistes chinois, formés au marxisme, combattaient pour le progrès et la modernisation. De plus, ils voulaient redonner à la Chine la place qu’elle occupait autrefois : celle du centre du monde.

Les dirigeants communistes chinois sont parvenus à transformer leur rêve en réalité grâce à l’aide des Russes et des Américains.

En 1950, au début de la Guerre froide, les Chinois et les Russes signeront un traité d’amitié qui accélérera la modernisation de la Chine, en particulier dans l’industrie lourde.

Éventuellement, le gouvernement soviétique réalisera que la Chine coopère avec lui de manière très limitée. Les relations entre les deux pays seront pratiquement rompues et des accrochages militaires éclateront à leurs frontières.

Ce sont les Américains, au début des années 1970, qui prendront le relais des Soviétiques.

De plus en plus autoritaire

Les gouvernements américain et chinois se rapprochent pour lutter contre leur ennemi commun, l’Union soviétique.

Grâce à de nombreux transferts de technologies, ils permettront à la Chine de se moderniser davantage. Les Américains diminueront beaucoup leur coopération avec la Chine après le massacre de Tian’anmen, en 1989.

Les Russes remplaceront les Américains. Pour survivre à l’effondrement de l’URSS, les Russes ont besoin d’argent, et ils consentent à vendre aux Chinois certaines de leurs technologies plus avancées.

Quelques années plus tard, les Américains se berceront dans l’illusion que le commerce et l’entrée en 2001 de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce pacifieront la Chine et la feront évoluer vers la démocratie.

Un réveil brutal

Cela ne s’est pas produit. Bien au contraire, le gouvernement chinois est devenu de plus en plus autoritaire et belliqueux.

Aujourd’hui, le réveil est brutal, en particulier pour les Américains.

Sans doute un peu par racisme, et beaucoup par appât du gain, ceux-ci croyaient que la Chine ne pourrait jamais les rattraper. C’est maintenant fait dans pratiquement tous les domaines.

L’Occident a-t-il créé un monstre ? D’une certaine manière, oui, quand on considère que le marxisme, les transferts de technologies et l’appât du gain proviennent de l’Occident. Mais il faut donner au Parti communiste chinois le mérite d’avoir su organiser la Chine.

La question qui se pose est de savoir si, dans sa forme actuelle, le PCC est toujours capable de gouverner adéquatement la Chine.

L’épisode de la COVID-19, l’hypercentralisation du gouvernement de Xi Jinping et la surveillance totalitaire des citoyens chinois laissent penser que non.

Notre dépendance manifeste

Dans cette crise de la COVID-19, la Chine est devenue bien malgré elle le centre de l’attention mondiale.

D’abord, toutes les indications laissent penser que le coronavirus est né en Chine et qu’il s’est répandu à partir de la Chine.

Ensuite, à mesure que les pays entraient en quarantaine les uns après les autres, la dépendance mondiale à l’égard de la Chine est devenue de plus en plus évidente.

Près de 40 % des médicaments du monde sont fabriqués là-bas. Ce pays produit aussi une part considérable des équipements médicaux qui sont utilisés dans les salles d’urgence de la planète.

Tout cela ne serait rien si le gouvernement chinois avait eu une attitude irréprochable. S’il avait eu l’intelligence de révéler au monde avec clarté et transparence les problèmes liés à l’épidémie.

La Chine n’est pas une quelconque république de bananes. Il s’agit de la première économie au monde en matière de parité de pouvoir d’achat.

Mensonges et cachotteries

Or, le gouvernement chinois a caché la naissance de l’épidémie. Il a ensuite prétendu que la maladie n’était pas transmissible entre humains, alors que les médecins sur le terrain savaient que le virus était extrêmement contagieux.

Il a manipulé les données sur la pandémie en minimisant le nombre de personnes infectées et le nombre de décès. Il a enfin transmis de manière très parcimonieuse les informations qu’il détenait sur le nouveau coronavirus.

Comme si tous ces gestes n’étaient pas déjà assez odieux, le gouvernement chinois a aussi alimenté de folles rumeurs sur la fabrication et la naissance de la COVID-19 aux États-Unis. Lorsque le virus s’est répandu en Italie, les ambassadeurs chinois ont même reçu la consigne d’appeler le nouveau coronavirus le « virus italien ».

Pire encore qu’en 2003

Pourtant, le gouvernement chinois avait l’expérience du virus du SRAS, en 2003.

Le gouvernement avait aussi menti à l’époque. Ses représentants avaient ensuite juré, la main sur le cœur, que plus jamais une telle situation ne se reproduirait, que les défaillances qui avaient mené à tant de mensonges avaient été corrigées.

Non seulement la situation vient de se reproduire, mais elle est encore plus grave qu’en 2003. Pourquoi ? Des constats désolants et dérangeants pour Xi Jinping et son équipe émergent.

Contrôle et terreur

Le style de gouvernement hypercentralisé de Xi Jinping est-il viable ? Le climat de surveillance tous azimuts des citoyens, et la terreur qui en découle, ont-ils freiné la divulgation de la maladie ?

La Chine, qui produit maintenant 25 % de tous les produits manufacturés dans le monde est-elle un partenaire fiable ?

À toutes ces questions, les réponses semblent négatives. En Chine même, des critiques pensent que le pays est devenu trop grand et trop complexe pour être gouverné de manière aussi centralisée.

La surveillance en continu des citoyens induit bien un climat de terreur et une lourdeur bureaucratique tragique.

La Chine a beau être devenue la manufacture du monde, elle ne peut plus fournir à la demande en cas de crise.

Une longue histoire d’amour et de haine entre deux antipodes

La Chine est longtemps demeurée à peu près inconnue en Occident.

Les premiers contacts politiques entre l’Europe et la Chine sont brutaux. Au 13e siècle, Louis XI, roi de France, a l’idée de conclure une alliance avec les Chinois pour attaquer les Arabes.

La réponse de l’empereur chinois, Mongka Khan, est sans équivoque : il sera généreux envers Louis XI si ce dernier devient son vassal, sinon, lui et son armée seront massacrés.

C’est à cette époque que remonte un sentiment de peur envers la Chine. Ce sentiment est accentué par les récits de voyage de Marco Polo, qui décrit un empire plus riche, plus avancé et plus puissant que tous ceux qui existent en Europe.

Aux 16e et 17e siècles naît un sentiment de curiosité et d’amour de la Chine. Des missionnaires rapportent des descriptions détaillées de ce pays. La Chine devient un exemple de la manière dont l’Europe devrait être gouvernée. L’écrivain Voltaire, entre autres, idéalise la Chine.

Entre crainte et admiration

Par la suite, la perception de la Chine en Occident évoluera toujours entre la crainte et l’admiration, entre l’amour et la haine, avec tantôt une domination d’un pôle, tantôt de l’autre, au gré des événements.

Par exemple, entre 1949 et 1972, la Chine était perçue comme un pays communiste allié à l’Union soviétique. Elle était donc un ennemi du monde libre et de l’Occident.

Mais en 1972, le président américain Richard Nixon ira en Chine rencontrer Mao Zedong. Il en résultera une alliance entre la Chine et les États-Unis contre l’Union soviétique.

Cela changera complètement la perception de la Chine en Occident, bien plus que le rétablissement, quelques années plus tôt, des relations diplomatiques entre la France et la Chine, puis entre le Canada et la Chine. La Chine est vue comme l’amie de l’Occident.

Les massacres autour des révoltes de la place Tian’anmen, en 1989, feront basculer la perception. Au point où pendant des années, le gouvernement chinois craindra que la nation remplace l’Union soviétique comme principal ennemi des États-Unis.

C’est ce qui aurait pu facilement se produire si les événements du 11 septembre 2001 n’étaient pas survenus. Dès lors, les Américains ont eu besoin que la Chine soit de leur côté dans la guerre en Afghanistan, puis dans les autres guerres au Moyen-Orient. Pendant ces années, un sentiment d’admiration envers la Chine renaît.

La période Trump

L’arrivée de Donald Trump au pouvoir change à nouveau les perceptions. Trump dit tout haut ce que beaucoup chuchotent : depuis des décennies, le commerce avec la Chine est inéquitable et il heurte les intérêts des vieilles puissances industrielles.

La crise de la COVID-19 et la gestion secrète que le gouvernement chinois en a faite accentuent un malaise général que plusieurs dirigeants mondiaux ressentaient déjà.

Loïc Tassé

Source : JDM

 

 

La Chine, une Véritable Menace Mondiale

 

Union de l'opposition togolaise (ou des opposants togolais) : et si on s'était trompé de solution jusqu'ici ?

« L’union Fait la Force ». Proverbe, devise de la République d’Haïti.

Depuis la promulgation de la charte des partis politiques le 12 avril 1991 et la transformation des partis nouvellement créés en outils de combat contre le régime militaire, s’il y a un une formule qui a toujours été sur toutes les lèvres, c’est celle de l’union de l’opposition (ou des opposants). Soit comme une solution miracle, soit comme un sparadrap. Il y a eu des Fronts, des Coalitions, des Alliances, des Groupes etc., mais le régime est toujours là. Pour expliquer cet échec, plusieurs raisons ont été invoquées, mais celle qui parait la plus plausible est celle-ci : les diverses unions se sont constituées sur la base de fausses solutions, dans un paradigme favorable à la dictature. Je m’explique.

Si vous demandez à un enfant de CP1 quel nombre on obtient en additionnant 2 et 2, il vous dira que 2+2=4. C'est la bonne réponse et il en sera ainsi jusqu'à la fin des temps.

Mais supposez que cinq individus que vous connaissez bien donnent des réponses différentes : Le premier dit que 2+2=5 ; Le second dit que 2+2=7 ; Le troisième dit que 2+2=6 ; Le quatrième dit que 2+2=3 ; Le cinquième dit que 2+2=9. Ce sont certes des résultats à la mesure des aptitudes intellectuelles de ces individus, mais comme vous voyez, aucune de ces cinq personnes n'a trouvé la bonne réponse.

Maintenant, si on demandait à ces cinq individus de se mettre ensemble pour acheter un nombre d'oranges équivalent au résultat de 2+2, il est certain que personne d'entre eux ne proposera aux autres d'acheter 4 oranges. Pas du tout ! Au contraire chacun d'eux essaiera de convaincre les autres qu'il faut acheter un nombre d'oranges équivalent au résultat qu’il a trouvé, donc un faux résultat. Et si chacun des 5 individus campe sur sa solution et rejette les résultats des autres, il aura raison, mais cela ne signifie pas qu'il est détenteur de la bonne réponse.

Tant que ces 5 individus seront envoyés au marché, celui qui a commandé et attend de consommer les 4 oranges ne les aura jamais, et le marchand qui attend de vendre les 4 oranges ne pourra jamais les vendre et gagner de l'argent.

Ce schéma est le tableau le plus fidèle de l'union de l'opposition togolaise depuis 1991. Aujourd'hui comme avant, on demande aux opposants de s'unir et on désespère quand ils refusent de s’unir. Ce n'est pas que les opposants sont incapables de s'unir ; en fait l'union est la chose la plus aisée à faire. Mais l'union ne peut rien donner si elle repose sur un conglomérat de fausses solutions.

Chaque parti de l'opposition togolaise est détenteur d'une fausse solution qui a un rapport avec les élections ; chacun de ces partis propose une approche électoraliste, certains sans réformes, d'autres avec réformes. Sous une dictature, les deux solutions sont deux faces de la même médaille. L'électoralisme est une solution fondamentalement fausse dans le contexte politique actuel du Togo, le contexte d'une dictature militaire.

Les opposants, même unis, ne viendront pas à bout du régime en mettant ensemble des fausses solutions. Mettre ensemble 5, 10 ou 14 fausses solutions ne donne pas une vraie solution, cela donne toujours 5, 10 ou 14 fausses solutions et cela jusqu'à la fin des temps.

Ce ne sont pas les unions qu'il faut multiplier ; c'est plutôt la solution qu'il faut changer. Chaque élection est une opération de dialyse pour la dictature et l’électoralisme est le souffle de vie du régime togolais. C'est pourquoi il faut l'abandonner et s'organiser autour d'une autre solution qu’il est inutile de rappeler ici, puisque tous ceux qui savent que 2+2=4 connaissent déjà cette solution.

A. Ben Yaya

 

 

Union de l'opposition togolaise (ou des opposants togolais) : et si on s'était trompé de solution jusqu'ici ?

 

Chronique de Kodjo Epou : Notre armée, une pénible Croix

Le problème de nos soldats, c’est l’ignorance, l’inculture; c'est aussi la formation reçue de l'instructeur français. Ils sont catéchisés, bourrés avec des histoires de maltraitance - fausses ou vraies - qu'auraient vécues leurs grands parents dans les autres régions du pays. Ils en sont devenus des revenchards et se comportent en zonards dangereux, repliés. Comment et par qui doit être réglé ce casse-tête si l'on veut que la nation se reconcilie avec elle-même et que les citoyens ne se mettent pas à ramper, paniqués, à la vue du militaire, du gendarme, du policier? C'est un problème sérieux que le Togo doit affronter en urgence et prendre à bras le corps, toute considération politique et ethnique tue, en vue de son règlement définitif et durable. L'existence même du Togo en tant qu'une Nation indivisible, nous semble t-il, y est liée. En d'autres termes, cette armée nécessite d'être traitée, exorcisée et remise dans son rôle au sein de la nation. Sans delai.

Par Kodjo Epou

Misérables, c'est ce qu'ils sont, nos soldats. Comme beaucoup de Togolais d'ailleurs. Parce que leurs salaires - c'est peu dire - sont dans l'ordre du trop peu. Cette situation les aurait-elle transformés en des monstres aigris sans âme? Non! Ils sont des hommes bien constitués, normaux, valides, qui "baisent" pour engendrer des enfants, donc des gens pour qui la vie humaine compte. Ce qu'ils oublient, c'est que l’enfer qu’ils vivent avec leurs familles provient du paradis de ceux qu’ils appellent chefs; que lorsqu'une loi est injuste personne n’est tenu de la respecter; et qu’à côté de l’autorité promotrice des lois iniques et perverses, il y a la Foi, c’est-à-dire leur conscience individuelle. Elles pêchent, ces forces de l'ordre, quand elles refusent de comprendre que l’honneur de leur métier, ce n’est pas seulement LA LOI ou le respect scrupuleux de l’ordre reçu, mais aussi LA FOI c’est-à-dire leur conscience qui leur demande de faire preuve d’un peu de jugement. On en voit souvent ailleurs.

Le triste constat qu'on fait est que tous nos soldats ou presque parlent la même langue, donc le même langage, et prennent pour étrangers tous ceux qui s’expriment différemment, par conséquent, de potentiels ennemis. Le Togo récolte ce que le RPT avait semé dans les années 80. Les Sanvi de Tové, de Souza, Lawson, Johnson, Olympio, Fabre et autres Gomez n'étaient-ils pas désignés, publiquenent, à la télévision nationale comme étant des étrangers? C'est au nom de cette politique d'exclusion d'hier, héritage encore encré dans beaucoup de subconscients, que nos militaires, aujourd'hui, peuvent bastonner les "parasites", les torturer, les tuer sans remords. Comment une armée, dans un tel état d'esprit, peut-elle subitement se rebeller contre ses maîtres en faveurs des "étrangers". La muette a plutôt choisi son camp et le fait savoir. Ce sont les autres Togolais (les étrangers) qui sont sourds.

Là où le bât blesse, c’est quand Faure Gnassingbé, un président sous serment, qui a juré de protéger son peuple, lui qui est supposé mettre la pendule à l'heure du 21ème siècle en tenant compte tant de notre histoire que de toutes les frustrations que son père a fait subir aux Togolais pendant quatre décennies, choisisse de gouverner, lui aussi, avec une police politique appuyée d’une milice, donc d’asseoir son pouvoir sur la baïonnette. Sous sa veille, les cas où les militaires sortent de leur camp pour prendre en chasse et tabasser in live abondent. Alors que le pays n’est pas envahi. Il n’est pas en guerre. Toutes ces bestialités juste pour faire taire, installer la peur, au nom d’un parti qui a passé plus de cinquante ans à la tête du pays à ne rien faire sauf enrichir ses pontes? En principe, dans un état respectueux de la vie humaine, même si les forces de l’ordre ont des griefs à l’encontre d’un citoyen, d’une catégorie ou un groupe de citoyens, elles y mettent la forme pour que « force reste à la loi ».

Malheureusement, les autorités, parce qu’elles veulent à tout prix rester là où il y a de l’argent à se faire, ne font aucune preuve de hauteur pour concevoir la sacralité de la vie humaine. Elles laissent faire. Alors, c’est la porte ouverte à ces sauvageries militaires à différents endroits du pays. En pareils cas, il revenait à ces soldats aux ordres de l’autorité véreuse de se rebeller, de faire comprendre à leur chef, suprême soit-il, qu’ils n’ont pas vocation à embastiller la République, à supprimer des vies humaines à l’intérieur des frontières nationales. Une LOI n’est pas sans s’accompagner d’une FOI qui la rend humaine. Autrement dit, une loi sans conscience de l’exécutant est comme une hache entre les mains d’un psychopathe.

Un soldat qui défonce les portes d'un domicile privé, y rentre, tabasse les résidents, un policier ou gendarme qui balance des grenades dans le salon du paisible citoyen, celui qui fait exploser les testicules de son semblable à coup de bâton ne sont pas dignes des armoiries qu’ils portent. Ils ne sauraient, vis-à-vis du peuple, mériter le respect et le statut des forces de l’ordre mais, au contraire, de bêtes immondes, méprisables.

A l’analyse, c’est l'esprit de la haine reçu en legs qui pousse nos corps habillés à croire que tuer les autres est une activité ordinaire. Au reste, leur comportement violent révèle des survivances du péché originel fondateur du régime datant du 13 janvier 1963. Qui une fois a tué tuera. Le RPT a perpétué la tradition des assassinats politiques, des meurtres gratuits, en toute impunité, dans le but d’assouvir ses desseins. Ce sera, demain, une tâche prioritaire d’affranchir nos soldats de cette mentalité des temps anciens qui veut que l’ordre et l’autorité reposent essentiellement sur la peur, laquelle mentalité dispose que “tant que le citoyen a peur, l’ordre est sauf”.

Face à une telle situation, il revient, de façon impérieuse, à l'INTELLIGENCE NATIONALE DE TOUT BORD (historiens, sociologues, juristes, anthropologues, démographes et autres universitaires de tous les domaines inhérent au sujet) de réfléchir, de chercher à comprendre, en remontant dans notre histoire, dans la genèse de cette armée, avec pour objectif de proposer des solutions visant à guérir nos corps habillés, un état dans l'Etat, de ce qui ressemble à un repli communautaire que d'ailleurs rien ne justifie. Les chances de faisabilité ne sont pas nulles si l'on sait s'y prendre. La contribution des églises, catholique, presbytérienne et méthodiste pourrait beaucoup peser. Une démarche sans faux-fuyant ni langue de bois.

Cette issue serait à l'avantage de ces soldats car, la situation du Togo ne peut rester ainsi à l'infini et l'injustice ne saurait prospérer éternellement. C'est le moment pour eux, nos soldats, de changer de fusil d’épaule, de se mettre à l’abri, du côté du peuple et de l’histoire car, en exécutant les ordres iniques comme ils le font, ils ruinent les chances de la réconciliation nationale. Ne dit-on pas qu’un gendarme sans FOI n’est que ruine de la nation c'est-à-dire une négation de la volonté commune de vivre ensemble?

Kodjo Epou
Washington DC
USA

 

 

Chronique de Kodjo Epou : Notre armée, une pénible Croix

 

Dr Kodjo sous contrôle judiciaire : Quid des dégâts causés dans son domicile ?

Le « président démocratiquement élu de la République togolaise », selon la dynamique Mgr Kpodzro, Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, son directeur de campagne, Fulbert Sassou Attisso et sa porte-parole, Mme Kafui Brigitte Adjamagbo-Johnson ont été libérés hier nuit, mais placés sous contrôle judiciaire. L’ancien Premier ministre est rentré à la maison, mais la retrouve dans un état indescriptible.

Le Procureur de la République et le doyen des juges d’instruction se sont contentés de dicter à Agbéyomé Kodjo et ses collaborateurs la conduite à tenir dans l’avenir. Sans pour autant les informer de qui va réparer les dégâts causés par le passage énergique des forces de défense et de sécurité dans sa maison.

« Agbeyomé Kodjo est chez lui. Avec sa famille. Il ne pouvait en être autrement d’autant qu’il n’a commis aucun crime, il s’est battu de la meilleure manière et du côté du peuple togolais. Malheureusement, sa maison a été cassée, sa famille et ses proches initialement traumatisés. C’est une sauvagerie insoutenable pour laquelle il donnera la suite qu’il jugera utile », a regretté Carmel Max Savi, son Directeur de communication.

Et d’ajouter : « Mais aucune dictature africaine n’est tombée sans passer par des étapes d’agonie qui font que Faure Gnassingbé panique et s’en prend violemment à ses opposants ».

Le silence imposé au président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) n’est pas du goût du chargé à la communication et au lobbying média.

« Quant aux conditions de libérations, elles n’engagent que le juge d’instruction. Il est inacceptable et incompréhensible de dire à un homme politique de ne pas évoquer un scrutin qu’il a gagné. Et de se taire pour de bon. C’est une abolition de sa carrière politique et cela ne correspond à rien », a souligné Max Carmel Savi.

Toujours est-il que la question demeure : qui va régler la facture des dommages causés dans le domicile de l’ancien Premier ministre ?

 

 

Dr Kodjo sous contrôle judiciaire : Quid des dégâts causés dans son domicile ?

 

CEDEAO : Muhammadu Buhari prend les commandes de la lutte contre Covid-19

C’est la décision majeure issue du sommet extraordinaire de la CEDEAO qui s’est déroulé jeudi. Ce sommet, tenu par visioconférence entre les chefs d’Etats membre de l’organisation, a désigné le président nigérian Muhammadu Buhari pour diriger la lutte contre le coronavirus dans la sous-région.

La mission du chef d’Etat nigérian consistera donc à coordonner l’organisation d’une riposte efficace contre la pandémie dans l’espace CEDEAO. Une mission de veille qui impliquera une étroite collaboration de tous les comités ministériels de coordination sur la santé.

Il a été également relevé au cours de cette entrevue entre les chefs d’Etats, que les pays membres de la communauté participent au fonds de solidarité de l’Union Africaine (UA). Et dans le cadre d’une meilleure stratégie de riposte contre le Covid-19, renforcer la coopération entre le CDC et l’OOAS.

Autres décisions relatives à la lutte contre le coronavirus dans l’espace communautaire, ce sont l’augmentation des tests de dépistage, la prise en charge des cas suspects, la sensibilisation des populations face aux dangers du Covid-19 et l’aménagement des corridors de transports humanitaires dont les agents de santé et autres maillons humains essentiels dans la lutte contre la maladie seront bénéficiaires.

Aussi, note-t-on, des programmes d’accompagnement seront mises en place dans chaque Etat membre de la CEDEAO. Ajouté à cela, au moins 15% du budget annuel de ces pays sera dédié au renforcement des systèmes santé ainsi que d’autres dispositions allant dans le sens de la résolution de la crise sanitaire au sein de la communauté.

 

 

CEDEAO : Muhammadu Buhari prend les commandes de la lutte contre Covid-19

 

Libération de Kodjo/Me Darius Atsoo: « Nous allons maintenant travailler à démontrer qu’il n’y a rien dans ce dossier »

Hier vendredi tard dans la nuit, la justice togolaise a procédé à la libération sous conditions d’Agbéyomé Kodjo et ses compagnies. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils sont tirés d’affaires.

Intervenant ce matin sur les ondes de RFI, Me Atsoo Darius, l’un des avocats de la dynamique Mgr Kpodzro se montre satisfait du fait que ses clients aient été relâchés.

« Nous avons passé une journée très longue, assez lassante, dans l’espoir que notre client Kodjo Agbéyomé puisse être présenté très rapidement au Procureur de la République. Finalement, c’est chose faite en fin de journée. Le Procureur a décidé d’ouvrir une information, ce n’est pas une surprise non plus. Agbéyomé a été inculpé en compagnie d’autres, notamment Mme Adjamagbo-Johnson, Fulbert Attisso, et Marc Mondji. Finalement, on est quand même content de rentrer à la maison avec eux », a déclaré l’avocat.

A l’en croire, c’est maintenant que le plus dure commence pour tirer Agbéyomé Kodjo et ses camarades de cette scabreuse affaire.

« Nous allons maintenant travailler tranquillement à démontrer qu’il n’y a rien dans ce dossier. Et nous le ferons avec la plus grande énergie, la plus grande détermination. Nous espérons tout simplement que nos clients auront la garantie d’un procès équitable et en face des juges indépendants et impartiaux », a-t-il ajouté.

Notons que les 3 leaders de la dynamique ont recouvré leur liberté hier nuit. Mais le doyen des juges d’instruction leur avait édicté quatre (4) conditions qu’ils doivent désormais observer, notamment l’obligation de déférer aux différentes convocations du parquet aussitôt qu’il en sera requis. L'interdiction de quitter le territoire national sans notre autorisation expresse, l'interdiction de faire toute déclaration tendant à la remise en cause des résultats du dernier scrutin présidentiel du 22 février 2020 et l'interdiction de tout propos, déclaration, ou attitudes tendant à remettre en cause et à saper l'ordre constitutionnel et institutionnel existant.

Godfrey A.

 

 

Libération de Kodjo/Me Darius Atsoo: « Nous allons maintenant travailler à démontrer qu’il n’y a rien dans ce dossier »

 

Drame à Adakpamé : Enquête ouverte pour trouver les assassins, dixit Gal Yark

Dans un communiqué rendu public vendredi, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Yark Damehame s'est prononcé sur les événements malheureux qui se sont déroulés le 23 avril dernier à Adakpamé, banlieue Est de Lomé. Le Général est revenu sur les circonstances du décès du nommé Koutwati Dodji.

« Selon les éléments recueillis des constatations faites sur place en présence de la famille et du chef quartier, il ressort qu’il s’agit du corps du nommé Koutwati Dodji, âgé de 40 ans environ, revendeur de portable au TP3 au Port autonome de Lomé, marié et père d’une fille. Des informations recoupées sur les lieux font état de ce que la victime qui dormait avec son épouse serait sortie aux environs de 23h dans la nuit du 22 au 23 avril 2020 pour des besoins à proximité de son domicile.

Ayant constaté l’absence prolongée de son époux, la femme a alerté vers 2h du matin les voisins qui malheureusement ne pouvaient entreprendre des recherches du fait du couvre-feu. Ce n’est qu’au lendemain aux environs de 5h au petit matin que le corps inanimé de l’intéressé est découvert devant la maison », a expliqué le ministre Yark Damehame.

Selon le communiqué, l’examen relève des hématomes sur tout le corps laissant présumé des sévices corporelles au moyen de bâton dont aurait été victime le défunt.

Pour le ministre Yark Damehame, il s'agit là d'un "acte crapuleux suffisamment grave qui mérite d’être rapidement élucidé". Il affirme avoir instruit la Gendarmerie nationale de mener une enquête pour retrouver dans les plus brefs délais, les auteurs de cette barbarie.

Tout en présentant ses condoléances à la famille éplorée, le Général de bridage rassure la population que toutes personnes impliquées dans cette barbarie répondront de leurs actes devant la loi.


Godfrey A.

 

 

Drame à Adakpamé : Enquête ouverte pour trouver les assassins, dixit Gal Yark

 

Messan Agbéyomé KODJO et ses alliés sont libérés

Monsieur Messan Agbéyomé KODJO, Madame Adjamagbo Johnson, Atisso et leurs collaborateurs ont été libérés dans la nuit de ce 24 avril mais placés sous contrôle judiciaire avec quatre conditions

La note de leur libération est signé par Mr Awi ADJOLI, le doyen des juges d'instruction.

Les conditions du contrôle judiciaires sous lesquelles ils sont soumis sont les suivantes:

1. Obligation de déférer à nos différentes convocations aussitôt qu'il en sera requis;

2. Interdiction de quitter le territoire national sans notre autorisation expresse;

3. Interdiction de faire toute déclaration tendant à la remise en cause des résultats du dernier scrutin présidentiel du 22 février 2020;

4. Interdiction de tout propos, déclaration, ou attitudes tendant à remettre en cause et à saper l'ordre constitutionnel et institutionnel existant

 

 

Messan Agbéyomé KODJO et ses alliés sont libérés

 

Agbéyomé Kodjo sous contrôle judiciaire : Me François Boko relève l'incompétence du juge d'instruction

Après 72 heures passées au Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la Gendarmerie, Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo a été libéré, mais placé sous contrôle judiciaire assorti de 04 conditions, dont l’interdiction de faire de « déclaration tendant à la remise en cause des résultats du scrutin présidentiel du 22 février 2020 ».

Pour François Boko, il revient « au doyen des juges d’instruction de tirer les conséquences des moyens de cette 3è condition en se déclarant incompétent pour instruire ».

Selon l’ancien ministre de l’intérieur, « Le Contrôle judiciaire d’Agbéyomé Kodjo est une victoire d’étape pour la vérité des urnes ».

A part le candidat de la Dynamique Kpodzro, ses compagnons de combat ont été également libérés. Tous sont placés sous contrôle judiciaire.

Rayan Naël

 

 

Agbéyomé Kodjo sous contrôle judiciaire : Me François Boko relève l'incompétence du juge d'instruction

 

Retour au calme à Adakpamé avec présence des forces de l’ordre partout

L’assassinat de Dodji Koutwati dont le corps sans vie a été retrouvé dans le quartier d’Adakpamé, derrière le centre de santé jeudi matin, a provoqué la colère des habitants qui ont manifesté bruyamment toute la journée. Quelques minutes après l’enterrement de ce jeune homme qui a laissé derrière lui une femme et un enfant, les jeunes du quartier se sont organisés pour, disaient-ils, mettre fin au couvre-feu.

A en croire ces jeunes qui ont manifesté dans les rues d’Adakpamé hier, aucun homme en uniforme ne doit plus circuler dans le quartier sous prétexte de couvre-feu. « C’est fini le couvre-feu à Adakpamé », criaient-ils, convaincus que ce sont les éléments de la force anti-pandémie qui ont assassiné leur frère qui avait senti le besoin, la nuit, d’aller se mettre à l’aise.

Les manifestations ont commencé dans le quartier dans l’après-midi. Les jeunes manifestants ont bloqué les rues, brûlé les pneus. En face les forces de l’ordre venues pour les en empêcher. Aux tirs des grenades lacrymogènes, ces jeunes répondaient avec des jets de pierres et autres projectiles. La course-poursuite a duré jusque tard dans la soirée. Mais les forces de l’ordre ont quand même réussi à maîtriser la situation.

Ce matin, le calme est revenu dans le quartier. Mais l’indignation et la consternation liées à l’assassinat du jeune homme se lisaient encore sur les visages. Il reste d’ailleurs le seul sujet de conversation chez les habitants d’Adakpamé, vingt-quatre (24) heures après les événements.

Les habitants interrogés par notre Rédaction parlent d’une nuit relativement calme et sans bavure des forces de l’ordre. « Ils ne sont plus rentrés dans le quartier la nuit. Les soldats sont restés au bord de la grande route. Depuis le début du couvre-feu, ils rentrent dans les coins et recoins du quartier. C’est comme s’ils ont entendu les menaces de ces jeunes qui disent qu’ils ne veulent plus voir d’hommes en uniforme dans le quartier », nous a indiqué un habitant au téléphone.

Du carrefour du contournement en passant par l’Eglise Catholique, le marché et la station d’Adakpamé, les éléments des forces de l’ordre font la ronde, mais se limitent au niveau de la route principale. C’est un calme précaire qui y règne.

Quant à la famille de la victime, elle continue de porter son deuil. La femme de Dodji Koutwati ne se relève pas des événements. Faible, regard dans le vide, elle ne comprend visiblement pas jusqu'ici ce qui lui arrive.

 

 

Retour au calme à Adakpamé avec présence des forces de l’ordre partou

 

Togo : Le dircom de Agbéyomé Kodjo proteste contre un article tendancieux du journal français « Libération »

A la suite de l’article « Au Togo, l’autoproclamé président Kodjo arrêté » et qui a été publié ce 21 avril sur le site http://www.liberation.fr, MAX-SAVI Carmel, journaliste et Directeur de la Communication de Agbéyomé Kodjo a écrit une lettre ci-dessus à Laurent Joffrin, directeur de Libération, pour lui exprimer ses inquiétudes et constater la partie prise en ambage de Celian Mace, auteur de l’article. Le Togo étant tout de même une dictature, de pareils papiers viennent conforter un régime pourtant si décrié. Ci-dessus l’intégralité de la lettre du dircom

MAX-SAVI Carmel
Directeur de la Communication
De Agbéyome Kodjo
Mail : tribune.magazine@yahoo.fr
Tél : 0033 6 08 08 99 91

Tunis, le 22 Avril 2020

Objet : « Au Togo, l’autoproclamé président Kodjo arrêté »
Un article publié le 21/04/2020 en fin de journée sur
www.liberation.fr

A

Monsieur Laurent Joffrin
Directeur de Publication et
de Rédaction de Libération

Monsieur Joffrin,

Nous avons lu avec beaucoup d’étonnement « Au Togo, l’autoproclamé président Kodjo arrêté », publié par l’édition en ligne de votre journal Libération. Le contenu, le style utilisé, la forme et même le choix des expressions ainsi que les insinuations ont eu pour effet de nous choquer d’autant que nous sommes aussi journaliste et partageons avec vous la contrainte d’objectivité et surtout de la vérité dans « sa totalité possible » que nous impose notre métier.

Présenter tout au long du papier Agbéyomé Kodjo comme un simple vulgaire et candidat malheureux qui « refuse de reconnaître sa défaite » ne peut que choquer et indigner le peuple togolais dont l’attachement à l’Alternance est irrévocable et qui l’a massivement exprimé à travers son vote du 22 février dernier. L’auteur de l’article est allé jusqu’à présenter Faure Gnassingbé comme « l’autre président, le vrai », ce qui n’est peut-être pas faux, mais sans avoir la moindre honnêteté, et je sais qu’elle est devenue rare dans la presse française quand il s’agit de l’Afrique, d’évoquer la situation particulière du Togo où, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1963, Gnassingbé Eyadema y est resté 40 ans avant que son fils, Faure Gnassingbé, encore au pouvoir ne lui succède en 2005, à l’initiative exclusive de l’armée et à la suite d’un triste massacre. Celian Macé, puisqu’il est l’auteur de cet article a, je veux croire de bonne foi, occulté tout cet aspect sans la moindre référence à cette dictature qui dirige le pays depuis plus d’un demi siècle.

Etant moi-même journaliste, j’ai été choqué qu’il qualifie la résistance de Monsieur Kodjo de « mascarade » et de « comédie » sans prendre l’élémentaire élégance de mettre ces épithètes, à la sémantique insultante, entre griffes ni guillemets. Il n’a pas non plus, et je suppose que c’est parce qu’il a écrit ses papiers depuis ses conforts parisiens sans aller sur le terrain, été capable de faire cas des irrégularités massives, de la fraude et de l’impartialité pourtant dénoncées par l’ambassadeur des Etats-Unis et d’autres diplomates ainsi que la société civile togolaise systématiquement écartée de tout le processus électoral. Ce papier a eu le mérite de reprendre, sans citer, pour le compte de l’auteur, les argumentaires et des expressions des communiqués officiels de Faure Gnassingbé et de son clan. C’est d’autant plus écœurant que Monsieur Macé qualifie de « légers blindés » le dispositif de guerre qui a encerclé la maison et le quartier de Agbéyomé Kodjo. L’auteur a sans doute là encore, oublié de préciser dans son article que l’épouse Kodjo, ses filles, son fils et tout le personnel de la maison ainsi que des visiteurs ont été menottés, étalés au sol avant d’être embarqués et qu’aucun meuble ni porte de la résidence n’a résisté à la violence des forces de l’ordre.

J’ai cru, en lisant le papier, qu’il a été écrit par le porte-parole du gouvernement togolais, un très influent ministre avec qui votre journaliste et moi partageons l’amitié, en tout cas, il échange assez régulièrement avec lui. Je ne veux pas oser croire qu’il est, de ce blessant brulot, un coauteur même si les mots choisis, l’argumentaire, la présentation des faits est si poche de ce que le ministre de fonction publique répète sur les médias.

Tout en vous remerciant, Monsieur Joffrin, de l’attention que vous porterez à ce courrier, je vous prie de croire en mes considérations distinguées.

MAX-SAVI Carmel
Directeur de la Communication
De Agbéyomé Kodjo

 

 

Togo : Le dircom de Agbéyomé Kodjo proteste contre un article tendancieux du journal français « Libération »

 

Une nouvelle intrusion des hommes en uniforme dans le domicile d’Agbéyomé Kodjo

Une conférence de presse imaginée par ceux qui tentent de décapiter la dynamique Mgr Kpodzro. C’est ce qui était à l’origine de la nouvelle descente d’un détachement de gendarmes dans le domicile d’Agbéyomé Kodjo ce jeudi, pendant que ce dernier est détenu dans les locaux du Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la Gendarmerie nationale.

La scène était ridicule, malgré l’indignation qu’elle a suscitée chez les uns et les autres. Selon les informations, ces gendarmes ont fait irruption dans la maison de l’ancien Premier ministre pour mettre fin à une conférence de presse imaginaire. « On ne sait même pas d’où ils détiennent cette information », s’est étonné un habitant de la maison.

Toute honte bue, la dizaine de gendarmes s’est retirée lorsqu’elle a constaté qu’il n’y avait rien qui se passait dans la maison. Mais avant de partir, les gendarmes ont indiqué aux habitants de la maison d’Agbéyomé Kodjo, avec un ton menaçant, qu’il ne s’y déroulera plus de conférence de presse.

Ces hommes en uniforme, à en croire les proches de l’ancien Premier ministre, ont laissé entendre qu’ils reviendront très souvent dans la maison. Une forme d’intimidation, à en croire des observateurs.

Ce matin, certains collaborateurs du président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), dont Mme Kafui Brigitte Adjamagbo-Johnson et Fulbert Sassou Attisso sont retournés au SCRIC pour la suite des interrogatoires. Agbéyomé Kodjo, lui, y est détenu depuis mardi.

 

 

Une nouvelle intrusion des hommes en uniforme dans le domicile d’Agbéyomé Kodjo

 

Covid-19 : Des soignants limogés au CHR-Lomé Commune

Jeudi, 38 soignants ont été limogés au CHR- Lomé Commune, centre réquisitionné pour la prise en charge des malades du coronavirus. Leur faute, avoir réclamé des conditions de protection et des primes.

Face à la pandémie, le Togo, à l’instar de tous les autres pays du monde, a besoin de soignants pour traiter les patients. Malheureusement, 38 de ces agents sont limogés hier et remplacés par des infirmiers militaires.

Malgré le besoin en personnel soignant, au CHR-Lomé Commune, le seul centre dédié au traitement des malades du coronavirus, on trouve mieux de renvoyer des agents de santé. Ces agents de santé engagés pour sauver les malades du Covid-19, évoquent des « menaces du Professeur Majesté Ihou-Wateba », responsable de centre de santé.

« Il m'a été donné d'apprendre que certains d'entre vous planifient des mouvements de nature à saper la sérénité et le sérieux du travail que nous nous tuons à faire. Je voudrais vous rappeler qu'il n'y a aucune obligation pour qui que ce soit de travailler dans le centre, et ceux qui pensent qu'ils sont plus importants et méritent mieux que les gratifications que nous avons négociées et obtenues sont inférieures à leur vraie valeur ne sont pas obligés de poursuivre la mission encore mieux de semer du désordre », a indiqué Professeur Majesté Ihou-Wateba, dans un audio qui circule sur les réseaux sociaux, notamment WhatsApp.

Ce dernier a rapidement ouvert une liste en demandant à ceux qui sont intéressés de s'inscrire pour travailler dans ce centre de santé. Toutefois, les « gens à problèmes » (comme il appelle ceux qui réclament de meilleures conditions) ne sont plus autorisés à faire partie de la liste.

Tout est parti de l'arrivée au centre mercredi d'un homme en uniforme qui a demandé aux agents de mettre leurs noms sur une liste et de signer pour percevoir 75 000 FCFA pour les infirmiers et 50.000 FCFA pour les garde-malades. Selon le militaire, les agents percevront les mêmes montants à la fin du mois. Une situation incompréhensible pour les agents de santé qui ont refusé de signer la liste et demandé une clarification.

Dans un autre audio qui circule sur les réseaux sociaux, les agents de santé expliquent n'avoir jamais organisé de mouvement dans le centre, et donc n'ont pas observé une cessation de travail.

« Le personnel sur le site de prise en charge réitère son engagement à continuer d’effectuer les tâches pour lesquelles il a été réquisitionné jusqu’à l’éradication totale de la pandémie », a indiqué ces agents dans une lettre adressée au Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT).

En réalité, ces agents de santé manquent cruellement de matériels de travail dans ce centre. Même la nourriture qu'on leur sert laisse à désirer. Ils protestent contre cela.

Dans cette atmosphère, les responsables du CHR-Lomé commune ont préféré limoger ces agents de santé qui n'ont fait que réclamer de meilleures conditions de vie et de travail.

Rayan Naël

 

 

Covid-19 : Des soignants limogés au CHR-Lomé Commune

 

Agbéyomé Kodjo toujours détenu au SCRIC, la CEDEAO planche sur la crise aujourd’hui

Contrairement aux informations qui continuent de circuler dans certains sérails, le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), candidat de la dynamique Mgr Kpodzro à l'élection présidentielle du 22 février dernier, Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo est toujours détenu dans les locaux du Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la Gendarmerie.

Le « président démocratiquement élu de la République togolaise », selon la dynamique Mgr Kpodzro a passé sa troisième nuit au SCRIC. Ses proches et collaborateurs défilent dans ce service où ils sont interrogés par les agents de renseignement.

A en croire des informations venant des sources proches de la dynamique Mgr Kpodzro, des individus mal intentionnés ont envoyé des messages à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) comme quoi Agbéyomé Kodjo a été libéré. Une information qu’a rapidement démentie cette dynamique en saisissant l’institution communautaire.

Ce vendredi, la CEDEAO se réunit pour évaluer la riposte contre le Covid-19 dans la sous-région et voir dans quelle mesure elle peut élaborer des actions concertées pour une lutte efficace contre cette maladie virale.

Toutefois, selon les informations, les chefs d’Etat de l’institution ont également inscrit à l'ordre du jour la crise politique née au Togo après l’élection présidentielle du 22 février dernier.

Une chose est sûre, Agbéyomé Kodjo est toujours en détention. La CEDEAO réussira-t-elle à faire plier le régime togolais et obtenir la libération du président du MPDD ? A suivre donc.

 

 

Agbéyomé Kodjo toujours détenu au SCRIC, la CEDEAO planche sur la crise aujourd’hui

 

La CPP exige la libération d'Agbéyomé Kodjo

La Convergence patriotique panafricaine (CPP) est aussi consternée par la brutalité avec laquelle les forces de défense et de sécurité ont procédé à l'arrestation d'Agbéyomé Kodjo mardi dernier. Le parti exige sa libération sans condition.

COMMUNIQUE DE LA CONVERGENCE PATRIOTIQUE PANAFRICAINE (CPP)

La CPP (CONVERGENCE PATRIOTIQUE PANAFRICAINE) a appris avec désolation et consternation les mesures musclées et les dispositifs armés qui ont menés à l’arrestation du Dr Gabriel Messan Agbeyomé KODJO, ce 21 Avril 2020.

La CPP dénonce et condamne ces manœuvres, exactions et violences commises et exercées à l’endroit de toutes victimes de ces actes regrettables.

La CPP reprouve toute brutalité quelle qu’elle soit et invite tous les politiques à promouvoir la paix, la quiétude et le respect mutuel, piliers indispensables pour un solide vivre ensemble harmonieux.

Elle appelle en conséquence à la libération du Dr Gabriel Messan Agbeyomé KODJO et toutes les personnes interpellées lors de cette opération, lance un fort appel à l’apaisement par un dialogue politique entre tous les acteurs.

Faut-il le rappeler, notre pays affronte une période sensible et délicate qui interroge la construction de notre cohésion sociale.

Cette situation nous interpelle tous plus que par le passé et impose à tous, l’impératif immédiat et catégorique de la cohésion, de la paix et de l’unité.

Forte de cette évidence inévitable, la CPP exhorte la classe politique à opter pour une solution essentiellement politique, faite de négociation, de concertation, de dialogue et de compréhension.

Pour ce faire, la CPP, invite à l’apaisement afin de donner priorité au respect des Droits ; seule et ultime voie qui éloigne notre pays du tunnel des incompréhensions. Un choix salutaire qui mène à l’espérance pour de meilleurs lendemains dans un Togo réconcilié.

Fait à Lomé, le 23 Avril 2020

Le Président,

Anani Emmanuel AKOLLY

 

 

La CPP exige la libération d'Agbéyomé Kodjo

 

Mme Adjamagbo-Johnson et Fulbert Attisso de nouveau attendus ce vendredi au SCRIC

Mme Adjamagbo-Johnson de la Convention Démocratique des Peuples Africains(CDPA) et Fulbert Attisso du « Togo Autrement » retournent ce vendredi matin au Service central des recherches et d’investigations criminelles (SCRIC). Hier jeudi, les deux membres de la dynamique Mgr Kpodzro ont été interrogés par les agents de la Gendarmerie.

Le régime de Faure Gnassingbé ne veut rien lâcher. Il compte « secouer toute la dynamique et l’empêcher de continuer le combat ». Hier jeudi, Mme Adjamagbo-Johnson et Fulbert Attisso n’ont pas débouté l’invitation du SCRIC. Les deux pontes de la Dynamique Mgr Kpodzro ont favorablement répondu à la convocation.

La Secrétaire générale de la CDPA, présente le matin à 9 heures, était repartie avant de revenir dans l’après-midi en présence de son avocat Me Atsou Darius. Les interrogatoires ont démarré à 14 heures et prenaient fin vers 18 heures. La dernière élection présidentielle avec le candidat d’Agbéyomé Kodjo était au cœur des discussions.

De son côté, Fulbert Attisso lui avait presque passé toute la journée dans les locaux du SCRIC. L’homme politique a été également soumis aux interrogatoires.

Ce vendredi matin, les deux membres de la dynamique vont retourner au SCRIC pour la suite de la procédure.

Mis à part le député Agbéyomé Kodjo, ils sont au total 38 personnes actuellement gardées à vue au SCRIC. Parmi ces personnes, figurent l’ex-député Targone Sambiri du parti les Démocrates Socialistes Africains (DSA), et Marc Mondji, assistant de Mgr Kpodzro.

Hier, toutes les tentatives de l’archevêque émérite de Lomé pour avoir accès aux locaux du SCRIC en vue de prendre les nouvelles de ses "protégés" ont été vaines.

Rappelons que plusieurs formations politiques des forces démocratiques du pays plaident pour la libération de Dr Agbéyomé Kodjo et de toutes les personnes arrêtées mardi dernier à son domicile.

Godfrey A.4

 

 

Mme Adjamagbo-Johnson et Fulbert Attisso de nouveau attendus ce vendredi au SCRIC

 

L’UDS-Togo exige la libération sans délai de Dr Kodjo

Aucun parti des forces démocratiques du pays n’apprécie la façon dont les forces de défense et de sécurité ont procédé mardi dernier à l’arrestation "arbitraire" Dr Kodjo. A l’Union des Démocrates Socialistes du Togo (UDS-Togo), l’on déplore la « brutalité » et les « violences excessives » commises par les éléments de la Gendarmerie chargés de cette opération.

« L’UDS-Togo déplore et condamne les actes de brutalité, de violence et d’humiliation, ainsi que les traitements inhumains et dégradants dont semblent avoir été victime Agbéyomé Kodjo lui-même, les membres de sa famille et ceux de son entourage, dont Mgr Kpodzro, présents sur les lieux au moment des faits », peut-on lire dans le communiqué signé par Etienne Tchangolé, 1er Délégué général adjoint de l’UDS-Togo.

Pour cette formation politique, la crise post-électorale consécutive à la présidentielle du 22 février 2020, tout comme celles qui ont suivi les élections de 1998, 2003, 2005, 2010 et 2015 n’est que la « conséquence logique des carences d’un cadre électoral qui ne favorise pas l’organisation d’élection réellement transparente et équitable aux résultats non contestables ».

Face à la gravité de la situation, l’UDS Togo en appelle directement au chef de l’Etat afin que des mesures soient immédiatement prises en vue de l’arrêt de toutes les procédures judiciaires en cours contre Dr Agbéyomé Kodjo et tous les autres responsables de la dynamique Mgr Kpodzro. Le parti demande également la libération sans délai et sans condition de l’ancien Premier ministre.

L’UDS Togo préconise aussi l’organisation d’une concertation politique inclusive pour l’élaboration d’une plateforme d’entente nationale permettant non seulement de régler une bonne fois pour toutes, les récurrentes questions du contentieux électoral national, mais aussi d’œuvrer ensemble au relèvement des grands défis économiques, sociaux et sociétaux auxquels le pays est confronté.

Au passage, l’UDS Togo appelle les forces démocratiques du Togo à taire leurs divergences et à s’inscrire résolument dans une dynamique unitaire sincère pour trouver ensemble les solutions politiques permettant de mieux préparer l’avenir.

Godfrey A

 

 

L’UDS-Togo exige la libération sans délai de Dr Kodjo

 

Appel du MO5 à la jeunesse togolaise à la suite de l’arrestation de Gabriel Messan Agbéyomé KODJO

Le Mouvement Patriotique du 5 octobre (MO5) fait l’amer constat que depuis que le père Eyadéma GNASSINGBE a ordonné l’assaut de la Primature de la Transition en 1991 à coup de chars militaires et d’obus, on savait le fils issu du système et son RPT-UNIR capables du même.

En effet ILS L’ONT FAIT ! Dans la matinée du 21 avril 2020 !
Le pouvoir cinquantenaire togolais, conscient d’avoir perdu comme toujours dans une compétition démocratique, où la force de l’argument l’emporte sur l’argument de la force brute, élément constitutif de ce régime politique et de sa pérennisation, procède éhontément à la normalisation par des arrestations tous azimuts.

La violence inouïe, l’arbitraire et le déni des droits humains continuent donc de prospérer dans le pays dans un silence complice d’une partie de la Communauté dite internationale.

En pleine crise sanitaire Covid19, et pendant que bon nombre de nos compatriotes sont privés du minimum vital, après plusieurs intimidations et encerclements du domicile d’Agbéyomé Kodjo par des forces armées les jours précédents, plusieurs centaines d’hommes lourdement armés ont pris position, bouclé le quartier et éloigné les citoyens notamment les jeunes venus au secours à l’appel du prélat KPODZRO.

Après avoir brouillé toutes les communications, un détachement spécial de cagoulés armés, entre autres, de mitraillettes et de pistolets automatiques a défoncé des portails et portes pour molester, injurier et menotter face à terre, les occupants de la maison du Président élu Gabriel Messan Agbéyomé KODJO.

Mgr Philippe Kossi Fanoko KPODZRO a été évacué manu militari des lieux. Le Président Agbéyomé KODJO ainsi que son épouse et ses enfants et tous ceux qui étaient arrêtés dans la maison étaient conduits à la gendarmerie, au nord de la ville de Lomé. Agbéyomé KODJO y est gardé depuis lors.

D’autres membres de la Dynamique, notamment le Prélat de 90 ans retenu durant des heures le lendemain alors qu’il rendait visite au Président détenu, sont convoqués au SCRIC (Service Central de Recherches d’Investigations Criminelles) le Jeudi 23 Avril, dont Mme Brigitte ADJAMAGBO-JOHNSON porte-parole et M. Fulbert ATTISSO Coordinateur Général. En attendant d’autres…

Nombreuses sont les réactions pour exiger la libération de ces prisonniers politiques du contentieux électoral du 22 février 2020. Le Mouvement patriotique du 5 octobre (MO5) dénonce fermement le climat de terreur instauré dans le pays et exige la libération immédiate et inconditionnelle de Gabriel Messan Agbéyomé KODJO ainsi que tous ses proches détenus.

Depuis les jours qui ont suivi le scrutin, rares ont été les candidats de l’opposition à se prononcer clairement sur les résultats et la victoire au premier tour du candidat Agbéyomé KODJO, acquis largement grâce à ses bons résultats dans la région Maritime et la région des Plateaux qui concentrent plus de 50% des électeurs. Les forces démocratiques doivent éviter les supputations qui démobilisent les populations qui soutiennent le Président élu Agbéyomé KODJO.
JEUNESSE TOGOLAISE Tu te demandes quand finira l’oppression du RPT-UNIR sur la Terre de nos Aïeux ?

La réponse se trouve au sein du peuple bien organisé qui lutte, particulièrement la jeunesse.

JEUNES, élèves, étudiants à l’université ou réduits au chômage ou à faire les Zémidjan, jeunes salariés, jeunes sans travail et sans ressources, dans les villes et les villages, CETTE LUTTE EST D’ABORD LA VÔTRE! ET VOTRE AVENIR EN DÉPEND!

C’EST VOTRE LUTTE parce que vous en avez les raisons objectives qui sont vos conditions misérables de survie quotidienne, de misère et votre avenir bouché !

JEUNESSE TOGOLAISE DU COURAGE !

C’EST VOTRE LUTTE car elle demande les qualités premières que sont le Courage, la fougue, un brin de folie comme l’avaient vos aînés des années 88-90-92, rappelez-vous !

Vous le pouvez aussi; suivez la voie du courage et de l’audace qu’ils vous ont tracée, face à EYADEMA malgré la terreur qu’inspiraient alors ses sbires.

Eux- mêmes avaient suivi la voie tracée naguère dans les années 50 par la Jeunesse nationaliste de la JUVENTO et du CUT, prouvant que la jeunesse Togolaise est capable de grandes choses.

Mais la seule volonté ne suffit pas ! Profitez de l’expérience des anciens, il y en a !

Et démarquez-vous de ceux qui vous vendent des « conseils » d’immobilisme tels que « restez tranquilles et ça passera ».
Edifiez-vous des expériences historiques et contemporaines des luttes des peuples opprimés et du rôle de la Jeunesse.

JEUNESSE TOGOLAISE, SOIS CLAIRVOYANTE !

Maintenant qu’ils ont l’air d’avoir réussi leur méfait, tous les responsables de la dynamique Kpodzro, à commencer par le prélat et d’autres, vont subir le même traitement, convocation, arrestation musclée, traitements dégradants et inhumains.

Pour quels objectifs ?
Tous les moyens et tactiques actuellement déployés par la clique militaro clanique du RPT- UNIR, la prise d’assaut du domicile du Président élu, le couvre-feu, la convocation par un Procureur de la République aux ordres, les détentions et des interrogatoires soi-disant « courtois » visent finalement à :
- terroriser davantage les populations, et particulièrement les citoyens actifs comme ceux de la Dynamique Kpodzro ou les
jeunes zémidjans ;
- vous faire abandonner la lutte ; vous acculer à subir en silence dans vos quartiers ou quitter le pays et abandonner la lutte sur le terrain, devenir réfugiés quelque part au Ghana, au Bénin au Burkina Faso…

EN AVANT JEUNESSE TOGOLAISE DEBOUT

Fait à Lomé, le 23 avril 2020
Pour le MO5,
Le Coordinateur général
Eloi Koussawo

 

 

Appel du MO5 à la jeunesse togolaise à la suite de l’arrestation de Gabriel Messan Agbéyomé KODJO

 

Arrestation d’Agbeyome : Quelle Bande de Vieux Plaisantins Nous Sommes !

Le Dr Gabriel Agbéyomé Kodjo a été arrêté il y a trois jours, à son domicile, avec une sauvagerie inouïe orchestrée par des dizaines de corps habillés, et détenu à la gendarmerie. La dictature togolaise lui reproche, entre autres crimes, de s’être proclamé vainqueur de l’élection présidentielle de février passé, d’avoir nommé des ministres…

Je n’ai, depuis mardi, écrit un seul mot sur cette arrestation. Pas parce qu’elle ne me touche pas. Au contraire. Agbéyomé, il est vrai, et je ne l’ai jamais caché, ne fait pas partie des hommes politiques togolais que je porte dans mon cœur. Mais durant ce processus électoral, il a fait preuve d’une force et d’une détermination qui ne peuvent que forcer l’admiration.

Des hérauts et larbins de la dictature nous avaient juré qu’au soir du 22 février il appellerait Faure Gnassingbé pour le féliciter de sa victoire, avant de commencer à négocier des postes au gouvernement… Agbéyomé a déjoué les fausses prophéties de ces calomniateurs et a tenu ferme sur sa position, revendiquant sa victoire même entre les dents de la dictature.

Mais depuis mardi, chaque fois que je décide d’écrire un mot sur le sujet, me vient une question qui m’éloigne de mon clavier: Que dirai-je et que je n’ai pas encore dit ?

La dictature togolaise, même avec tout l’arsenal de guerre de l’univers, n’aurait pas pu arrêter celui qui est devenu son cauchemar si tous les Togolais qui crient alternance parlaient d’une seule voix. Aucune force militaire n’aurait pu arrêter Agbéyomé en sachant qu’elle aura contre elle l’écrasante majorité de Togolais qui rêvent de la fin de cette dictature.

Mais tout semble avoir été écrit contre nous, scellé d’un cachet de malédiction. Quand on ouvre les pages internet, on ne voit que des attaques puériles, des injures fratricides, des calomnies entre combattants du même camp, le camp de ceux qui se proclament adeptes de l’alternance. Alternance : absolument ! Le mot est crié par toutes les bouches. Mais sûrement que dans toutes les têtes il prend un autre sens.

Dans le même camp de cette alternance, on se hait, s’insulte, se calomnie, et jamais on ne s’autorise même une petite trêve pour affronter l’adversaire commun au moment où il nous assène les coups les plus durs. Au moment où l’armada militaire défonçait le portail de sa proie, menottait femmes, filles et enfants, violentait un patriarche de 90 ans qui ne doit plus rien à un pays auquel il a consacré toute sa vie, les attaques entre les partisans d’Agbéyomé et de l’ANC battaient leur plein sur internet, à la joie jouissive des porteurs de valises de la dictature. Et c’est cela notre lutte.

Celui que nous avons élu dort dans les geôles de l’oppresseur, mais sur Facebook et Whatsapp nous nous insultons. Et nous continuons d’avoir l’indécence d’appeler cette énorme puérilité lutte pour l’alternance ! Quelle bande de vieux plaisantins nous sommes !

David Kpelly
[ 23 Avril 2020 ]

 

 

Arrestation d’Agbeyome : Quelle Bande de Vieux Plaisantins Nous Sommes !

 

Togo : Une nouvelle victime de la Force mixte anti-Covid? Un jeune homme retrouvé mort à Adakpamé.

Le corps sans vie d’un homme a été retrouvé au petit matin du 23 avril dans le quartier Adakpamé à Lomé. La victime, Dodji Koutwati, le visage ensanglanté avec des hématomes, l’œil droit complètement couvert de sang et de sable, a été vraisemblablement battue à mort les soldats de la Force anti-Covid.

U moins trois indices pointent raisonnablement vers une nouvelle bavure des patrouilleurs « anti-covidiens » : 1) les traces de violence évidentes sur le corps de la victime, 2) les actes de barbaries et d’assassinats antérieurs similaires commis sur des citoyens par cette tristement célèbre Force anti-Covid du couple Faure Gnassingbé – Damehame Yark depuis de le début de l’instauration du couvre-feu, et 3) le fait que les seules personnes vivantes dans les rues de Lomé entre 20H et 6H sont les sauvages en treillis de ladite maudite Force mixte anti-covid.

Les proches de la victime et les habitants d’Adakpamé semblent aborder dans le même sens.

Le journaliste Isidore Kouwonou, qui s’est déplacé sur les lieux, a été fortement ébranlé par ce qu’il a vu et entendu. Il fait un récit troublant de sur sa page Facebook :

« Il était 5h55 min ce matin lorsque j’ai été réveillé par un coup de fil. A l’autre bout, j’entendais des pleurs, des lamentations et autres gémissements. La personne qui m’a appelé (un très cher ami à moi), m’a demandé de venir voir ce qui se passe dans son quartier. Lorsque je me suis rendu à Adakpamé, derrière le Centre de santé, j’ai vu le corps sans vie d’un homme étendu au sol, visage ensanglanté.

« Elle l’a tué, la patrouille l’a tué. Les soldats l’ont tué… », criaient les femmes et les jeunes autour du corps et dans tout le quartier. Dodzi, la quarantaine, était sorti la nuit, selon sa femme que je suis allé voir dans leur maison, pour faire ses besoins (ils n’ont pas de toilettes dans la maison et c’est dans une broussaille à l’intérieur d’une clôture abandonnée dans le quartier qu’ils font leurs besoins). Mais malheureusement, il s’était retrouvé nez à nez avec la patrouille. Il n’est pas sorti vivant de cette rencontre.

J’ai rencontré une femme désemparée, perdue, très affectée, qui parfois, prononce des mots dont elle-même ne comprenait même pas le sens. « Cherchez-moi mon mari ! », ne cessait-elle de crier. Mes larmes ont commencé par couler lorsque leur petite fille d’à peine 10 ans a demandé à son oncle : « Où est papa ? ».

J’ai rapidement quitté la maison, parce que mes larmes commençaient par mouiller mon bloc-notes dans lequel je prenais notes de tous ces événements. C’est insupportable, cette scène. Je me réserve de publier l’image du corps sans vie ici.

Quel crime Dodzi a-t-il commis pour être battu à mort ? Parce qu’il n’y a pas de toilettes dans leur maison ? Pourquoi battre à mort un innocent ? Un jour, nous rendrons compte de nos actes. »

La pandémie de Covid-19 a donné des alibis à plusieurs régimes totalitaires d’exercer plus de contrôle sur leurs populations. Le Togo n’y échappe pas. Déjà connu comme la deuxième dictature familiale la plus sanglante au monde, juste après celle du joufflu Kim Jong Un en Corée du Nord, le régime de Faure Gnassingbé étale maintenant plus que jamais ses tares à la place public. Détesté par la grande majorité du peuple, ce régime de Faure se maintient au pouvoir à coup de fraudes électorales et à coup de force brute grace aux Forces Armées Togolaises, un « gang de rue » de sauvages en treillis à la solde des Gnassingbé. Le pauvre Dodji Koutwati vient rejoindre les autres Togolais morts des suites des actes de barbarie de ces animaux de la famille Gnassingbé payés pourtant par le contribuable

Ainsi va le Togo…

Papa Sow, 27avril.com

 

 

Togo : Une nouvelle victime de la Force mixte anti-Covid? Un jeune homme retrouvé mort à Adakpamé.

 

Pourtant… Agbéyomé est Vainqueur

Deux mois déjà… Deux mois de violences verbales et physiques, deux mois d’impostures sur fond d’ignorance et d’invouloir… En réalité, deux mois d’une nouvelle honte nationale orchestrée par la bande à Faure Gnassingbé…

Et pourtant… C’est bien une obligation constitutionnelle –sans même que cela ne leur soit demandé, une prescription qui s’impose exclusivement aux organisateurs de la Présidentielle du 22 février 2020, de produire toutes les données jusqu’au plus petit niveau, urne par urne, bureau de vote par bureau de vote, et sur toute l’étendue du territoire électoral.

Pendant trop longtemps et par, nul ne sait quelle magie, toute la classe politique de l’opposition avait comme consentie à faire le travail de la CENI et du gouvernement, les organisateurs des élections au Togo, faire le boulot de ces deux entités à leur place : la collecte des procès-verbaux des bureaux de vote desquels les représentants des partis politiques et candidats de l’opposition étaient le plus souvent chassés et violentés d’ailleurs…

C’est le défaut par la CENI et le gouvernement de remplir leurs obligations constitutionnelles et celles relevant du droit international qui les y astreint qui, une fois que l’ANC s’est recalée dans le contexte togolais, c’est ça qui fait droit à Agbéyomé Kodjo de prétendre à la victoire et de la réclamer, avec une grande conviction scientifique qui n’a pas besoin d’être 100% des PV. Aucunement…

Au lieu de la victoire, c’est un procès inique qui est servi au gagnant légitime et légal de la Présidentielle, aujourd’hui même, deux mois jour pour jour… Une inculpation et un procès de la honte qui ne peuvent exister que devant une juridiction partiale et aux ordres… Agbéyomé Kodjo ne s’est pas autoproclamé Président ; Agbéyomé Kodjo est bel et bien le Président élu des Togolais…

Les faits de droit, de sociologie, de démographie, de politique et d’Éthique donnent parfaitement raison à Agbéyomé Kodjo. Aussi longtemps que le Togo est concerné, Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo est le gagnant de la Présidentielle du 22 février 2020…

PSA
[22 février 2020 – 22 avril 2020]

 

 

Pourtant… Agbéyomé est Vainqueur

 

Arrêstaton d’Agbéyomé Kodjo : ASSVITO et la LTDH dénoncent une violation des droits de l’homme

L’Association des Victimes de Tortures au Togo (ASVITTO) et la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH), deux organisations de défense des droits de l’homme, dénoncent une violation des droits de l’homme et méthodes foncièrement arbitraires, suite à l’arrestation du président du MPDD, Agbéyomé Kodjo, mardi à son domicile.

Dans un communiqué conjoint en date du 22 avril, les deux organisations ont décrié les conditions rocambolesques dans lesquelles Agbéyomé Kodjo a été arrêté, « après de multiples actes d’intimidation sur les membres de la Dynamique qui le soutient ».

« La LTDH et l’ASVITTO dénoncent fermement l’opération militaire qui a conduit à l’arrestation du président Agbéyomé Kodjo à son domicile ce 21 avril 2020. On dénombre plusieurs arrestations et des personnes violentées dont le prélat de 90 ans qui n’a pas été épargné », lit-on dans le communiqué.

Il est à préciser qu’après la descente musclée des forces de l’ordre au domicile du candidat de la dynamique Kpodzro, les images recueillies sur la toile affichent « une résidence saccagée ».

Des informations font état d’une « violence excessive », exercée par des gendarmes sur des civils qui sont passés à tabac. Pour ces défenseurs des droits de l’Homme au Togo, cette violence inouïe des forces de l’ordre, est « sauvage et inadmissible ».

Au vue de toutes ces « mauvaises exactions », l’Association des Victimes de Tortures au Togo (ASVITTO) et la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH), se demandent si le Togo n’est plus une république.

Les deux organisations invitent « le gouvernement au respect des droits civils et politiques de M. Agbéyomé Kodjo et de toutes les personnes arrêtées en mettant fin à leur détention arbitraire par leur libération pure et simple ».

 

 

Arrêstaton d’Agbéyomé Kodjo : ASSVITO et la LTDH dénoncent une violation des droits de l’homme

 

Gaz lacrymogènes à Adakpamé

Le quartier d’Adakpamé est sous le feu des projecteurs. C’est là qu’a été assassinat Dodji Koutwati, dont le corps sans vie a été découvert ce matin derrière le centre de santé. La colère et l’indignation de la population a provoqué des mouvements dans le quartier.

Il était aux environs de 14 heures lorsque la dépouille de la victime a été conduite à sa dernière demeure. Mais en route pour le cimetière, les jeunes ont promené le cercueil dans tout le quartier en criant la fin du couvre-feu.

Après l’enterrement, les jeunes du quartier sont revenus barricader les voies, brûlé les pneus. « Il n’y a plus de couvre-feu à Adakpamé. On ne tuera plus personne ici », crient-ils face aux forces de l’ordre appuyées par des militaires.

Actuellement dans le quartier d’Adakpamé, c’est la course-poursuite entre les forces de l’ordre qui tirent les grenades lacrymogènes et les jeunes manifestants qui répondent avec des jets de pierres.

 

 

Gaz lacrymogènes à Adakpamé

 

Le corps sans vie d'un homme découvert à Adakpamé : Bavure militaire ?

Émoi, stupéfaction, lamentation, pleures, etc., le corps sans vie d’un homme a été retrouvé ce matin à Adakpamé (Lomé), derrière le centre de santé. Les populations riverains indiquent que c'est la patrouille qui l'a battu à mort la nuit.

Ce jeudi matin, un jeune homme, la quarantaine, a été retrouvé mort, roué de coups, derrière le centre de santé d’Adakpamé, banlieue ouest de Lomé. Il aurait été victime de bavure policière. Notamment de la Force Mixte Anti-pandémique Covid-19.

Selon sa femme que nous avons pu rencontrer, son mari était sorti la nuit pour faire ses besoins dans une broussaille à l’intérieur d’une clôture abandonnée. Car n’ayant pas de lieux d’aisance dans la maison où ils habitent.

Il s'est retrouvé entre la main de la patrouillé qui l'aurait battu à mort. "Il n'y a pas de brigand dans notre quartier. Nous sommes tranquille ici. Notre frère a été tué par la patrouille. Les soldats sont venus à plusieurs reprises dans le quartier ces derniers jours. Ils ont battu des gens. Notre frère a senti le besoin au milieu de la nuit, et il est tombé sur eux. Ils ne lui ont pas laissé la vie sauve. Le crime que nous avons commis, c'est d'être pauvre ?", se demande une femme dans une lamentation.

Et l'oncle de la victime que nous avons rencontré sur les lieux, d'ajouter : "Mon fils, comme tout le monde le dit ici, est un homme calme qui ne parle même pas. C'est sa femme qui m'a appelé ce matin, me disant que son mari est sorti la nuit pour aller faire ses besoins, mais n'est plus revenu se coucher auprès d'elle. Et lorsque ce matin nous avons commencé à le chercher, c'est ici par terre que nous l'avons retrouvé".

Dodji Koutwati, c'est le nom de la victime, a le visage ensanglanté avec des hématomes, l’œil droit complètement couvert de sang et de sable. Il était juste dans un slip, étendu au sol.

"Lorsque nous entendions l'appel au secours, nous avons voulu sortir. Mais comme ce sont les soldats qui tabassent les gens la nuit depuis quelque temps maintenant, on n'a pas pu sortir", a confié un autre habitant de la maison voisine à la victime.

Sa femme et sa fille de huit (08) ans sont inconsolables. La dame fait d'ailleurs des crises répétitives. "Je n'ai que lui", ne cessait-elle de répéter lorsque notre équipe était allé pour l'interviewer. Ce qui était presqu'impossible, vu l'état dans lequel elle se trouve.

Quelques heurs plus tard, une patrouille de jour, arrivé sur les lieux, a essuyé la colère des habitants du quartier qui ont voulu la lapider. Elle a rebroussé chemin, avant de revenir un peu plus tard avec trois autres camions remplis d'hommes en uniforme.

Pour les riverains, c'est la patrouille de la force anti-pandémie qui est l'auteure de ce énième acte abject. Nos investigations se poursuivent pour plus de lumière sur cette affaire. Pour le moment, aucune réaction des autorités sécuritaires.

Nous y reviendrons !

 

 

Le corps sans vie d'un homme découvert à Adakpamé : Bavure militaire ?

 

...Et le mouvement "En Aucun Cas" (aussi) condamne l'arrestation musclée de Dr Kodjo

Devant la presse ce matin, le mouvement "En Aucun Cas" a dénoncé la "forfaiture" qui s'est déroulée dans le domicile d'Agbéyomé Kodjo, mardi dernier. Pour Folly Satchivi et ses amis, c'est Faure Gnassingbé qui doit être arrêté.

DÉCLARATION :
Relative à l'arrestation de Agbéyomé KODJO, de Monseigneur KPODZRO et des membres de la dynamique

Les Togolais assistent depuis quelques jours à des scènes déconcertantes et choquantes, caractérisées par l'arrestation musclée, barbare et sauvage du vrai vainqueur des élections présidentielles, M. Agbéyomé KODJO et de tous ceux qui se trouvaient dans la maison avec lui le 21 avril 2020.

Si jusqu'alors nous nous sommes gardés de prendre d'assaut les rues de Lomé comme le pouvoir s'y attendait ou d'appeler les concitoyens à des rassemblements spontanés, c'est simplement pour ne pas exposer nos frères et sœurs au COVID-19 qui fait ravage partout et qui devrait plutôt constituer la priorité du gouvernement. Mais l'on constate, d'heures en heures, que le gouvernement, au lieu de se ressaisir, persiste dans va volonté suffocante de taire toute forme d'opposition en procédant à l'interpellation et à l'arrestation d'autres leaders politiques et d'opinion.

En effet, alors qu'il rendait, en bon berger, visite aux personnes arrêtées, le vieux archevêque émérite de Lomé (90 ans), Monseigneur Phillipe KPODZRO a été retenu prisonnier jusque tard dans la soirée et soumis à un interrogatoire de plus de deux (2) heures.

Dans la foulée, une convocation est envoyé au directeur de campagne du candidat Agbéyomé KODJO, Président du parti Togo Autrement et à à son Porte-parole Mme Brigitte ADJAMAGBO-JOHNSON. Les deux sont invités, aux termes des convocations respectives reçues, à comparaître ce jeudi 23 avril 2020 à 09H.

Il nous revient également que Monsieur Agbéyomé KODJO, ses filles, l'honorable Targone Sambiri et tous les membres de la dynamique arrêtés sont détenus dans des conditions inhumaines, humiliantes et dégradantes: Monsieur Agbéyomé KODJO se couche à même le sol. Les autres sont assis dans le sable à côté des herbes sauvages.

Le Mouvement En Aucun Cas dénonce et condamne avec fermeté l'attitude provocatrice et dictatoriale du pouvoir en place et demande :

√ Le respect des droits des personnes détenus au SCRIC;
√ La libération de toutes les personnes arrêtés, en l'occurrence M. Agbéyomé KODJO, ses filles et collaborateurs;
√ La suspension de la procédure et l'abandon totale des procédures enclenchées contre eux;
√ La fin du harcèlement Judiciaire et des persécutions dont sont victimes tous les opposants au quatrième mandat de Faure Gnassingbé ;

Le Mouvement En Aucun Cas tient, en outre, à rappeler au Procureur de la République que s'il est des gens qui doivent être convoqués et entendus pour les crimes qu'on reproche à toutes ces personnes, c'est plutôt Faure Gnassingbé et tous ceux qui l'ont aidé à s'autoproclamer Président de la République dans la nuit du 05 février 2005 et à massacrer nos proches et concitoyens.

La justice doit cesser d'être le bras armé de la dictature pour se mettre véritablement au service de la justice et des citoyens victimes d'oppressions et d'injustices. Il y a des dossiers beaucoup plus importantes sur lesquels le ministère public doit accorder toute son attention. Nous pouvons citer, entre autres dossiers, l'assassinat du père de l'indépendance Sylvanus OLYMPIO, le génocide de 2005, l'assassinat de Atsutsè AGBOBLI, de Tavio AMORIN, de Djobo BOUKARI, le massacre de la lagune de bè, l'assassinat des élèves de Dapaong lors de la grève syndical de 2013, le meurtre sanglant du jeune ALABI, de JOJO, des manifestants en 2017 et 2018, le détournement des moustiquaires, des fonds de la CAN et de ceux alloués à la construction de la route Lomé-Vogan, l'incendie criminel des marchés de Lomé et de Kara, etc...

Le Mouvement En Aucun Cas invite, par ailleurs toutes les forces sociales et politiques engagés pour le changement à taire leurs différences et divergences pour se consacrer exclusivement à la défense de la liberté.

Le Mouvement En Aucun Cas demande, à cet effet, au camarade Foly SATCHIVI d'engager des discussions avec l'ensemble de l'opposition et de la société civile pour une réponse collective d'urgence.

Libérez Agbéyomé
Et
Arrêtez Faure

Libérez le député Targone et les membres de la dynamique KPODZRO
et Arrêtez Faure et ses complices.

Fait à Lomé, le 23 avril 2020


 

 

...Et le mouvement "En Aucun Cas" (aussi) condamne l'arrestation musclée de Dr Kodjo

 

Voici comment vit Agbéyomé Kodjo depuis 48 heures au SCRIC

Le « président démocratiquement élu de la République togolaise », selon la dynamique Mgr Kpodzro, a passé sa deuxième nuit au Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la Gendarmerie.

Selon ses proches, l’ancien Premier ministre va bien. « Agbéyomé Kodjo est gardé dans un bureau transformé en chambre au Service des renseignements et d'informations criminels (Sric) de la gendarmerie, derrière la Cour d'appel au nord de Lomé. La chambre, environ 26 mètres carrés est relativement propre. Une climatisation s'y trouve et même si la chasse d'eau des toilettes ne marche pas, et que la douche se trouve à l'extérieur, c'est déjà mieux que sa cellule à la prison de Kara (452 km de Lomé) en 2005 », a indiqué Max Carmel Savi, son Directeur de communication, dans une publication sur les réseaux sociaux.

Il ajoute que le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) est interrogé de façon relativement courtoise par les agents du SCRIC.

Rappelons que le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro a été arrêté manu militari dans son domicile le mardi 21 avril dernier. Tous ceux qui étaient dans la maison au moment de son arrestation musclée ont été passés à tabac.

 

 

Voici comment vit Agbéyomé Kodjo depuis 48 heures au SCRIC

 

Bouc émissaire : Qui est responsable ?

Actuellement, en Occident, on commence à sentir que l’épidémie de COVID-19 est en train de perdre tout doucement du terrain, et pendant que recommencent les tâtonnements pour savoir comment procéder au déconfinement sans que le virus ne se propage de nouveau, on commence à se poser cette question tout à fait humaine : « A qui la faute ? »

A la Chine sûrement puisque c’est chez elle que tout a commencé, puisqu’elle a caché la maladie, puisqu’à présent elle ment sur le nombre de morts, etc… Des scientifiques de renom prétendent que la Chine était en train de procéder à des manipulations sur le VIH responsable du Sida, qu’il y aurait eu une erreur qui a provoqué l’épidémie,…

Pourtant, pourquoi y avait-il tant d’européens à Wu-Han ? Ce sont des chefs d’entreprise et des membres de leur personnel, nous dira-t-on, et c’est vrai, mais sait-on que des pays européens et par exemple la France finançait un laboratoire de recherches justement à Wu-Han ?

Et puis, de toutes les façons, il y a très longtemps que la recherche n’est pas que philanthropique ; elle s’attelle aussi à trouver des armes sophistiquées. Ainsi, le napalm, essence gélifiée qui brûle en collant aux objets et aux personnes, et qui tue donc spécialement les humains, fut inventé à l’Université Harvard en 1942 : il fut largement utilisé par les Américains durant la guerre du Viêt-Nam avant d’être interdit en 1980.

Mais il parait que les armes chimiques et bactériologiques seraient autrement plus puissantes que le napalm. Ainsi en est-il du sarin, gaz extrêmement toxique, mortel à très faible dose, interdit par les Nations Unies en 1991, mais qui, lors d’un attentat organisé par une secte, fit 12 morts dans le métro à Tokyo en 1995. On soupçonne la Syrie d’utiliser ce gaz, la Syrie qui fait partie avec la Corée du Nord, la Somalie, l’Angola, l’Egypte, le Soudan du Sud et Israël des pays qui n’ont pas ratifié la Convention de l’ONU interdisant l’usage et la fabrication d’armes chimiques. On peut être sûr que ce ne sont pas ces huit pays seuls qui s’intéressent à la fabrication des armes chimiques et bactériologique dans le monde…

Mais revenons à notre question : pandémie du COVID-19, « A qui la faute ? »
Les dirigeants européens, tout en détournant l’attention de leurs compatriotes sur les autres pays, se préparent déjà à les affronter sur la gestion de la crise, justifiant à l’avance leurs choix.


Et chez nous ? Pour tous ceux qui pouvaient encore douter de la réalité de l’épidémie, le fait que 48 soignants aient été en contact avec deux patients décédés au sein du Centre Hospitalier Universitaire Sylvanus OLYMPIO, leur donne largement de quoi s’inquiéter. Comment cela a-t-il pu arriver ? Avec des explications très embarrassées, le Chef du service de Pneumo-phtisiologie chez qui cela s’est passé, a affirmé que ce n’était pas sa faute : on ne lui a pas donné suffisamment de matériel de protection pour les soignants ! Qui n’a pas donné ? Alors que tous les jours on fait état de dons de diverses provenances ?

Pourtant, on peut s’étonner du fait que ce matériel qui manque, on trouve des gens qui en vendent dans les rues de Lomé. Comment cela se fait-il ? A ce n’est pas notre faute « Il y a toujours des gens corrompus, vous savez ! » Personne ne sait qui est responsable de la présence de ce matériel dans ces points de vente.

Et où sont les respirateurs annoncés avec fracas ? Personne ne peut en parler vraiment !

Finalement qui est responsable de cette gestion chaotique de la crise sanitaire ? Chacun rejette la faute sur un autre. Il faut dire que cela est relativement facile dans une administration réputée pour sa non-transparence.

Cependant, depuis de longues années, ce système perdure par le fait que toutes les décisions sont prises au plus haut niveau, même si on parle de décentralisation. C’est pourquoi, en principe on devrait avoir la réponse à la question « A qui la faute ? ». Mais on l’annonce déjà, dans cette « remontée » des responsabilités, il est sûr qu’après la crise, des têtes tomberont, c’est sûr !

Oui, c’est vrai, les chefs de tel ou tel service n’ont pas pris les bonnes décisions. Mais, en avaient-ils vraiment et effectivement la possibilité ? Et les écoutait-on lorsqu’auparavant, ils se plaignaient de manquer de moyens ? Progressivement ils se sont tus, ayant souvent à choisir entre continuer à se plaindre et ne plus être gardés à leur poste…

Finalement, dans notre pays on remonte difficilement la chaine des responsabilités :

- Quelqu’un a été tabassé dans la rue telle nuit à 20h30 et on va dire c’est sa faute ; que faisait-il là-bas alors qu’il y a couvre-feu ? Mais… et celui qui l’a tabassé pourquoi n’a-t-il pas pris le temps de lui poser quelques questions ?

- Et si une vieille sort la nuit, elle n’a qu’à s’en prendre à elle-même. Et si ceux qui sont chargés de faire régner l’ordre sont obligés de lui rappeler la règle en vigueur ?
Mais… étaient-ils obligés de la blesser ?

- Quelqu’un a été sauvagement battu à un poste de péage ; on dira c’est sa faute, car on a bien dit que la circulation entre les villes est interdite. Mais… et celui qui n’a pas voulu écouter ses explications avant de le rouer de coups ?

- Vous n’arrivez pas à toucher ce que NOVISSI promet, on vous répond : c’est la faute de tous ceux qui ont organisé une arnaque avec les numéros de carte d’électeurs ! Oui mais… et celui qui a conçu ce système uniquement basé sur la carte d’électeur ?

Et si les scientifiques se sont mis assez tardivement au travail pour donner les informations fiables sur cette maladie, ce n’est pas leur faute, on ne leur en pas rapidement donné les moyens ! Alors si quelqu’un ne sait comment se protéger correctement contre le virus, s’il est contaminé et si par hasard la maladie l’emporte, mais ça sera de sa faute, l’information était disponible partout, non ?

Et c’est toujours ainsi, ce sont les citoyens qui en définitive paient les pots cassés : s’ils ont faim, s’ils sont pauvres, mais c’est parce qu’ils ne savent pas se débrouiller et qu’ils attendent tout de l’Etat, qui fait pourtant tant d’effort : tant de programmes ont été mis en œuvre ! Pays les Moins Avancés, Pays Pauvres Très Endettés, Programme National de Développement. La pauvreté, ce n’est donc pas la faute du Gouvernement, il faut aussi tenir compte de la conjoncture internationale, du prix du baril de pétrole, de la chute des prix des matières premières, etc.

Et puis, après tout cela, ces citoyens, ils sont toujours au mauvais endroit, au mauvais moment, au cœur de manifestations de rues, où ils ne devraient pas se trouver, c’est leur faute s’ils ramassent coups aveugles et balles perdues, pourquoi ne restent-ils pas chez eux, quand on le leur demande ?

Et pourquoi se laissent-ils manipuler et votent-ils pour qui ne peut pas assurer leur bonheur ? De quoi peuvent-ils se plaindre après, c’est leur faute. Ils ont choisi leur malheur !

Et voilà, la boucle est bouclée, on a la réponse à la question « A qui la faute ? » : si les citoyens meurent du COVID-19, s’ils meurent de faim ou sous les coups, c’est de leur faute !

Au fait, savez-vous comment on décrit le bouc émissaire ? C’est une personne ou un groupe innocent sur lequel va s’acharner un autre groupe pour s’exonérer de sa propre faute ou masquer son échec. Cela fait référence à une pratique juive où le prêtre prononçait sur la tête d’un bouc tous les péchés des fils d’Israël, en chargeait la tête du bouc et envoyait le bouc au désert pour mourir.

Citoyens, voulez-vous continuer à être pris pour des boucs émissaires alors que les principaux responsables s’en tirent toujours ?

Que diriez-vous de vous donner l’occasion et les moyens pour remonter la chaîne des responsabilités jusqu’au plus haut niveau ? Plus précisément, et si vous vous mobilisez pour avoir enfin une réponse satisfaisante à la question : « A qui la faute ? ».


Par Maryse QUASHIE et Roger E. FOLIKOUE
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Bouc émissaire : Qui est responsable ?

 

Le CAR demande la libération immédiate d’Agbéyomé Kodjo

Le Comité d’action pour le renouveau (CAR) s'insurge contre l’arrestation d’Agbéyomé Kodjo. Mardi, « le président démocratiquement élu » a été enlevé à son domicile manu militari par les forces de défense et de sécurité, après avoir saccagé la maison. Le parti de Me Yaovi Agboyibo exige sa libération immédiate.

Le CAR se dit consterné par les « conditions horribles » dans lesquelles Agbéyomé Kodjo a été arrêté. Cette formation politique de l’opposition a conclu que « le régime RPT/UNIR a décidé de donner un coup d’arrêt au contentieux du scrutin présidentiel du 22 février 2020 ».

Le parti condamne donc l’arrestation du président du MPDD, ainsi que les actes de violence et de vandalisme perpétrés par les Forces de défense et de sécurité dans son domicile. Il demande que l’ancien Premier ministre « soit immédiatement libéré ».

En rappel, Agbéyomé Kodjo a été amené de force au Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC), parce que, selon le Procureur de la République, il a manqué de répondre à trois convocations dans le cadre d’une enquête judiciaire.

Dans le cadre de cette enquête, plusieurs charges, notamment troubles aggravés à l’ordre public, de diffusion de fausses nouvelles, dénonciation calomnieuse et atteinte à la sécurité intérieure de l’État sont retenues contre celui qui s’autoproclame « président démocratiquement élu ».

Relativement à la levée de l’immunité parlementaire d’Agbéyomé Kodjo, le Comité d’action pour le renouveau rappelle que cette situation engendrée par le contentieux électoral en question, est « essentiellement politique ».

« Il faut y rechercher dans un cadre politique à définir une solution politique, incluant entre autres objectifs, les réformes institutionnelles et les mesures transitoires à prendre pour surmonter la crise et en prévenir la réédition à l’avenir », a ajouté le parti de Me Yaovi Agboyibo.

Nicolas K

 

 

Le CAR demande la libération immédiate d’Agbéyomé Kodjo

 

Habia reconnait la victoire d’Agbéyomé à la présidentielle de 2020 et exige sa libération

L’arrestation musclée du député Agbéyomé Kodjo fait couler beaucoup d'encre et de salive. Au parti « Les Démocrates », l’on condamne une interpellation arbitraire et exige la libération de l’ancien Premier ministre.

« C’est avec amertume que le parti politique Les Démocrates a appris le énième coup de force politique exercé par le pouvoir dictatorial et sanguinaire RPT-UNIR. Au moment où le monde entier lutte contre la pandémie du Covid-19 et s’attelle à trouver une solution à cette calamité, le pouvoir togolais a jugé bon de régler un contentieux électoral dans les locaux du SCRIC », peut-on lire dans le communiqué signé par Nicodème Habia, président dudit parti.

La formation politique « Les Démocrates » dénonce et condamne la violation du domicile du candidat de la dynamique Kpodzro et son arrestation « arbitraire dans des conditions horribles ». Le parti de Nicodème Habia condamne aussi l’interpellation arbitraire des personnes qui se trouvaient au domicile de Dr Kodjo au moment de la « forfaiture ».

Le parti politique Les Démocrates dit reconnaître la victoire du candidat Agbéyomé Kodjo à la présidentielle du 22 février 2020. Il demande à la Cour constitutionnelle de dire le droit et de proclamer Agbéyomé Kodjo comme « le président élu » au dernier scrutin présidentiel.

Au passage, le parti « Les Démocrates » demande au régime de procéder à la libération sans condition d’Agbéyomé Kodjo et de toutes les personnes interpellées mardi dernier.

Godfrey A

 

 

Habia reconnait la victoire d’Agbéyomé à la présidentielle de 2020 et exige sa libération

 

Mme Adjamagbo-Johnson : 'Nous sommes sereins'

Vague de convocations des membres de la Dynamique Kpodzro. Après Agbéyomé Kodjo, c’est au tour de Mme Adjamagbo-Johnson et de Fulbert Attisso de comparaitre devant le Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la Gendarmerie.

d’investigations criminelles (SCRIC) de la Gendarmerie.


C’est à croire que le régime veut en finir définitivement avec la Dynamique Mgr Kpodzro. Après l’arrestation musclée d’Agbéyomé Kodjo à son domicile mardi dernier, le pouvoir revient à la charge et envoie une convocation à Mme Adjamagbo-Johnson, porte-parole de la dynamique Mgr Kpodzro et à Fulbert Attisso, Coordinateur général de cette dynamique.

Ces deux pontes de la dynamique Kpodzro devraient comparaitre ce jeudi matin 9 heures au Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la Gendarmerie nationale pour être écoutés dans le cadre de l’ouverture d’une enquête judiciaire du Procureur de la République contre le candidat Agbéyomé Kodjo.

Mais intervenant ce matin sur les ondes de la radio Victoire FM, Mme Adjamagbo Johnson porte-parole de la dynamique se dit être sereine.

« Je suis convoquée avec Monsieur Fulbert Attisso ce matin. On s’attendait à ce que le régime veuille secouer toute la dynamique et l’empêcher de continuer le combat. Je ne suis pas surprise, nous sommes sereins », a indiqué la Secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA).

Notons que hier mercredi, Mgr Philippe Kpodzro s’est lui-même rendu au SCRIC pour prendre les nouvelles de son protégé Agbéyomé Kodjo. Mais le prélat a dû passer de longues heures d’interrogatoire de la part des agents du SCRIC avant de rentrer tard chez lui.

Agbéyomé Kodjo, de son côté, vient de passer sa deuxième nuit de garde à vue au SCRIC.

Godfrey A

 

 

Mme Adjamagbo-Johnson : 'Nous sommes sereins'

 

Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson convoquée à son tour par la gendarmerie

La porte-parole du candidat de la Dynamique Kpodzro, Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson est convoquée ce jeudi 23 avril 2020, devant le Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la Gendarmerie nationale.

Elle est invitée à se présenter à la gendarmerie ce matin à 09 heures 00 minutes. Femme politique et militante des droits de l’homme, Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson devrait être écoutée dans le cadre d’une enquête judiciaire.

Cette convocation intervient 24 heures après l’arrestation manu militari à son domicile, de l’ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo, arrivé 2è lors de la présidentielle du 22 février dernier, selon la Cour constitutionnelle.

Des résultats que conteste toujours le président du MPDD ( Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement).

Rayan Naël

 

 

Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson convoquée à son tour par la gendarmerie

 

Gilbert Bawara justifie l’interpellation musclée du Dr Kodjo

Intervenant mercredi dans l’émission « Club de la Presse » sur la radio Kanal FM, le ministre Gilbert Bawara en charge de la Fonction publique s’est prononcé sur l’arrestation musclée du député Agbéyomé Kodjo. Il tance, au passage, la Conférence des évêques du Togo (CET) pour sa position dans cette affaire.

A en entendre Gilbert Bawara, l’interpellation musclée du Dr Kodjo mardi dernier à son domicile à Lomé est justifiable. Il estime que l’Etat et la justice ont vraiment fait preuve de « retenue » dans cette affaire. Il trouve que le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro a trop défié l’Etat.

« Tout le monde aurait observé qu’il y a eu une volonté d’apaisement, de retenue, de modération de la part de l’Etat, et des autorités judiciaires. La même personne dont les avocats disent qu’il était malade, c’est la même personne qui quotidiennement se livrait à des agissements, à des propos outranciers, démontrant qu’il n’était pas malade. Il procédait à des nominations, des mots orduriers à l’endroit du pouvoir, une volonté manifeste de défier l’autorité de l’Etat et la justice », a déclaré celui qui se fait passer pour le porte-parole du gouvernement.

Et de poursuivre : « Quand on se barricade et qu’on crée une situation où la collaboration pacifique n’est plus possible, il est évident que l’interpellation soit musclée. Nous sommes des êtres humains, ceux qui ont procédé à l’interpellation et qu’il y a eu des agissements excessifs, mais il faut aussi se demander quelles étaient les conditions dans lesquelles ils ont agi. Il y a beaucoup de gens qui cherchent à entretenir la confusion ».

Revenant sur le communiqué de la Conférence des évêques du Togo (CET), Gilbert Bawara dénonce une position partisane des prélats. Il va jusqu’à condamner le fait que les évêques tentent de donner des « injonctions » à l’Etat de procéder à la libération d’Agbéyomé Kodjo.

« Mais je voudrais dire ceci, la CET avait sorti un communiqué alambiqué, équivoque, avant le début de la campagne, elle disait que Mgr Kpodzro n’agissait pas au nom de l’Eglise, mais depuis le folklore qui avait été orchestré dans une église, la donne a changé. Beaucoup auraient souhaité que les mêmes évêques puissent agir et prévenir ce qui s’est passé. Nous sommes dans un Etat laïc. Je suis sûr que les Togolais n’accepteront pas qu’un groupe de chefs coutumiers ou de pasteurs donne des injonctions à l’Etat et la justice comme les évêques viennent de le faire », a-t-il indiqué.

Godfrey A.

 

 

Gilbert Bawara justifie l’interpellation musclée du Dr Kodjo

 

Les FDR exigent la libération du Dr Kodjo

L'arrestation d'Agbéyomé Kodjo, mardi dernier à son domicile à Lomé, ne laisse personne indifférent. Dans un communiqué rendu public, les Forces Démocratiques pour la République (FDR) demandent au gouvernement de faire libérer l'ancien Premier ministre et de créer ainsi un climat favorable pour le règlement politique de la crise post électorale. Lecture !

FORCES DEMOCRATIQUE POUR LA REPUBLIQUE (FDR)

Communiqué

(Relatif à l’arrestation de M. KODJO Messan Agbéyomé)

Les Forces Démocratiques pour la République (FDR) ont appris avec consternation à travers les médias, l’arrestation de M. KODJO Messan Agbéyomé dans la journée de mardi 21 avril 2020 par des éléments des Forces de Défense et de Sécurité qui l’ont conduit au Service Central de Renseignement et d’Investigation Criminelle où il a été interrogé et gardé.

Les FDR tiennent à rappeler que dans leur communiqué du 18 mars 2020, rendu public après la levée de l’immunité parlementaire du sieur KODJO Agbéyomé, elles ont exhorté le régime à privilégier l’apaisement social en cette période particulière où la pandémie du COVID 19 et ses conséquences économiques, actuelles et à venir, créent déjà une très grande angoisse chez tous les Togolais, ce qui oblige les tenants du pouvoir et l’opposition à rechercher une cohésion sociale pour surmonter le grand désastre auquel nous sommes confrontés.

Les FDR demandent en conséquence et avec insistance au Gouvernement de faire libérer M. KODJO Agbéyomé et de créer ainsi un climat favorable pour le règlement politique de la crise post électorale

Fait à Lomé, le 22 avril 2020 ;
Le Président National

Me Paul Dodji APEVON

 

 

Les FDR exigent la libération du Dr Kodjo

 

Les Eglises Catholique, Méthodiste et Presbytérienne appellent clairement à la libération d'Agbéyomé Kodjo

Malgré le Covid-19 qui sévit actuellement, obligeant la plupart des habitants à sortir moins de chez eux, les responsables des Eglises Catholique, Méthodiste et Evangélique Presbytérienne du Togo ont eu, mercredi, urgence de se réunir. Sans lange de bois, ils demandent qu'Agbéyomé Kodjo soit libéré.

Principalement, les responsables des Églises Méthodistes, Évangéliques Presbytérienne et Catholiques du Togo. L'objectif c'est de trouver une solution à la crise.

Dans un communiqué cosigné, les responsables de ces églises expriment leur souhait de rencontrer les différents protagonistes. Notamment le chef de l'État Faure Gnassingbé, les membres de la Dynamique Kpodzro ainsi que ceux de l'ANC (Alliance nationale pour le changement), le parti à l'opposant Jean-Pierre Fabre.

Pour mener à bien cette mission, les les responsables des Eglises Catholique, Méthodiste et Evangélique Presbytérienne du Togo demande clairement la libération d'Agbéyomé Kodjo arrivé 2è lors de la présidentielle du 22 février dernier, selon la Cour constitutionnelle.

L'ancien Premier ministre, en effet, a été enlevé mardi à son domicile par les éléments de la gendarmerie, puis conduit dans les locaux du Service central des recherches et d'investigations criminelles (SRIC).

Il devrait être écouté dans le cadre d'une affaire "d'atteinte à la sûreté de l'État".

Rayan Naël

 

 

Les Eglises Catholique, Méthodiste et Presbytérienne appellent clairement à la libération d'Agbéyomé Kodjo

 

Togo, Violente arrestation d’Agbéyomé Kodjo : Le récit de son dircom Max-Savi Carmel

Lundi 20 avril 2020 en fin de journée, le quartier Tokoin Forever (centre ville de Lomé, capitale du Togo) où habite Agbéyomé Kodjo a été bouclé. Environs 300 à 350 militaires dans un premier temps ont été déployés. Ils ont cerclé sa maison, bloqué toutes les rues d’accès et investi toutes les maisons collées à la sienne, de force. Ils étaient armées d’armes diverses. Plusieurs témoins ont pu constater quelques mitraillettes, des Ak 47 et une équipe spéciale d’une trentaine de personnes disposaient de pistolets automatiques.

Sachant que les Togolais sont nombreux à vouloir savoir où en est le président Kodjo, j’ai voulu vous donner les premières informations crédibles dont je dispose. Je voudrais d’abord vous dire qu’à l’heure actuelle, il n’est pas libéré. Agbéyomé Kodjo se trouve aux mains de la gendarmerie togolaise.

Au milieu de la nuit, alors que personne n’a pu fermer l’œil dans la maison Kodjo, un renfort a été envoyé. Un soldat, sans doute un officier, est venu s’entretenir avec les hommes en groupe, leur donnant des ordres et consignes. Il a fait le tour des lieux et installé un appareil pour brouiller la communication. Dès lors et à 5h du matin, plus personne n’est joignable dans la maison d’autant que les téléphones ont été mis hors réseaux grâce à la brouille installée. Peu avant 6h, un autre renfort est arrivé. Entre 150 et 200 hommes, pointés de part et d’autres dans les environs. Puis, un détachement spécial de cagoulés est arrivé un peu après 7h. Ils sont accompagnés d’un médecin, présumé militaire ainsi que de deux infirmiers, apparemment des civils. L’assaut sera donné 1h plus tard.

Les militaires foncent sur le portail en acier derrière lequel se trouvaient des briques et autres objets lourds pour se protéger de l’intérieur. Mais il a cédé sous la violence des coups. Puis les soldats criaient, tout « le monde à terre ». La panique est infernale, pleurs, cris de détresse, des coups ayant engendré quelques blessés. Les premières personnes rencontrées à l’intérieur ont reçu coups et gifles, distribués au hasard des matraques et autres coups de poings qui allaient dans tous les sens.

Dans la maison, se trouvait Agbéyomé Kodjo, son épouse, Mama Amorin et 4 de ses enfants. Quand à peu près entre 60 et 70 militaires sont rentrés dans la maison, ont molestés toute la famille Kodjo, le personnel ainsi que les gardiens et toutes les personnes en visite ou en court séjour notamment Mgr Philippe Kpodzro et son assistant Marc Mondji. Ils étaient menottés deux par deux et étalés dans le sable.

Agbéyomé Kodjo est resté calme et ferme, très courageux jusqu’à la fin. Alors que le prélat insistait pour partir avec lui, le président a demandé qu’il reste sur place et se calme, compte tenu de sa santé. Pendant ce temps, l’épouse de Kodjo, menottée avec l’une de ses filles se trouvait couchée au sol, devant la maison, dans le sable, assistant au mépris des forces de l’ordre dont certains proféraient des propos injurieux et dégradants. La scène a duré une dizaine de minutes quand dans le lot, quelqu’un a ciré « et les médicaments de papa ? ». C’est alors que deux soldats ont daigné accompagner Madame Kodjo les chercher.

Puisqu’elle était attachée à l’une de ses filles (par menotte), les deux montent dans le salon du premier étage et perdent, inspirées, quelques minutes. Entre temps, un coup de fil demande d’amener les personnes arrêtées et un officier intime aux deux femmes l’ordre de les rejoindre au Camp avec les médicaments, laissant sur les lieux des soldats qui les raccompagneraient, libres.

C’est ainsi que deux membres de la famille ont échappé miraculeusement à l’arrestation. Des contacts que j’ai eus à la gendarmerie, il ressort que les membres de la famille seront libérés cette nuit et conduits chez eux. Mais les collaborateurs, les autres acteurs politiques interpellés sur place « passeront au moins une nuit » selon l’officier que j’ai eu au téléphone, n’étant pas moi-même sur le sol togolais.

A l’heure actuelle, 21h10, heure de Tunis, les autres personnes arrêtées sont en interrogatoire et pourraient être libérées, Agbéyomé Kodjo, lui, est tenu à la gendarmerie, au Camp derrière la Cour d’Appel au nord de la ville de Lomé. Le patron de cette structure interne d’informations de la gendarmerie a pris soins de donner la seule information, selon laquelle le président Kodjo sera présenté au Procureur de la République, ce qui devrait intervenir tard, après le couvre-feu en rigueur à Lomé à cause du Covid-19, à partir de 20h, locale.

Mgr Kpodzro est actuellement à son domicile à Amadahomè, remmené chez lui par les forces de sécurité. Je n’ai pas pu lui parler mais j’ai réussi à faire vérifier l’information auprès d’un autre évêque togolais ainsi que par un membre de la cellule de communication du président Kodjo.

En écoutant les enregistrements que j’ai pu obtenir auprès de la famille, j’ai été tétanisé par la violence que cache chaque cri, l’impudeur que dissipe chaque injonction, le mépris qui sous-tend chaque raillerie. Et surtout la violence de chaque instant, des carrosses d’armes ayant servi à briser vitres et biens personnels. Car même les meubles bourrés ont été tous saccagés pour vérifier que personne ne s’y cache.

La Dynamique Kpodzro réagira sans doute dans les prochaines heures, cette réaction n’étant pas un communiqué, mais une réaction de fait, pour situer les Togolaises et Togolais, l’Afrique et le monde, sur ce qui est arrivé, de façon spontanée et factuelle. Les autres aspects seront abordés par des personnes indiquées.

MAX-SAVI Carmel,
Directeur de la communication de Agbéyomé Kodjo

 

 

Togo, Violente arrestation d’Agbéyomé Kodjo : Le récit de son dircom Max-Savi Carmel

 

Togo, Coopération /Défense : La France livre des hélicoptères Gazelle SA 341 à plus de 13 milliards FCFA au régime de Faure Gnassingbé

Le projet de vente des hélicoptères Gazelle au régime autocratique cinquantenaire au Togo par la France avait soulevé une polémique il y a deux ans. Plusieurs journaux en avaient fait écho et attiraient l’attention de l’usage que le pouvoir de Lomé, souvent accusé de violations massives des droits de l’homme, pourrait faire de ces aéronefs. On pensait ce projet mis au placard. Que non !

Selon les révélations de nos confrères d’Africa Intelligence en date du 17 avril 2020, le Togo de Faure Gnassingbé a reçu ses premiers hélicoptères Gazelle en novembre 2019. « Secaro, spécialisé dans la modernisation d’appareils issus des stocks de l’armée française, ne livrera finalement que trois des cinq appareils commandés en 2016 par le Togo. Au terme de nombreux rebondissements, les hélicoptères militaires SA 341 Gazelle commandés en 2016 par le Togo prennent finalement leur envol. Mais le président Faure Gnassingbé, impatient de voir ces machines issues du surplus de l’Aviation légère de l’armée de terre (ALAT) française entrer en service au sein de sa garde présidentielle, a dû revoir ses ambitions à la baisse », écrit le journal sous le titre : « La garde présidentielle de Gnassingbé ne recevra pas tous ses hélicoptères Gazelle », avant de mettre en relief la question du coût en ces termes : « Selon nos informations, le Togo, qui a reçu deux premiers appareils en novembre, n’en commandera finalement que trois au total, sur les cinq appareils souhaités au moment de l’achat, en 2016. Une question de budget ; avant tout : la licence d’exportation accordée en 2016 par le gouvernement français estimait ce contrat à 30, 5 millions d’euros, au lieu de la vingtaine de millions d’euros initialement évoquée».

Tensions et bisbilles autour du contrat

Les révélations d’Africa Intelligence ne s’arrêtent pas là. Le journal évoque non seulement les tensions et bisbilles autour de l’exécution du contrat, mais aussi de potentielles irrégularités qui ont nécessité des vérifications poussées avant la livraison. « L’exécution du contrat a aussi souffert de tensions autour de Secaro, la PME française chargée de moderniser les appareils et de les équiper (canon de 20 mn, boule optronique L3Harris Wescam, etc.). Anciennement dénommée AEROTEC Group, la firme fondée en 1992 par Raoul Rossini et basée sur l’aérodrome de Chabeuil-Valence a été reprise en 2017, après son placement en liquidation judiciaire, par le groupe Secamic, un négociant de pièces de rechange et équipements aéronautiques militaires. La transition entre l’ancienne et la nouvelle direction ne s’est pas passée en douceur et le nouveau propriétaire a remanié une partie des équipes. Par ailleurs, la Direction générale de l’armement (DGA) française, alertée sur de potentielles irrégularités entachant le contrat togolais, a procédé à des vérifications poussées juste avant la livraison des deux».

Un pays pauvre débloque plus de 13 milliards pour acquérir trois hélicoptères

Sous le joug d’une dictature civilo-militaire incarnée par une seule famille depuis plus de 54 ans, le Togo est l’un des pays les plus pauvres et très endettés de l’Afrique de l’Ouest. La crise sanitaire liée au COVID-19 a révélé au monde entier l’état désastreux des infrastructures sanitaires. Il n’existe aucun hôpital digne de ce nom dans le pays. Les populations très pauvres frappées de plein fouet par la crise du COVID-19 reçoivent 6000 F (15 euros) toutes les deux semaines. Le régime cinquantenaire qui tient son pouvoir d’une armée clanique ne cesse d’investir dans l’achat du matériel de répression. La France, principal soutien de ce régime autocratique depuis 54 ans, ne cesse de mettre à disposition conseillers militaires et matériels de répression.

En déboursant plus de 13 milliards pour acquérir des hélicoptères pour sa garde présidentielle, Faure Gnassingbé, parvenu au pouvoir en 2005 à la suite d’un coup d’Etat constitutionnel sur fond d’un massacre de plus d’un millier de ses concitoyens, ne pense qu’à la sécurisation de son trône. Depuis 15 ans, son règne oscille entre répression féroce, brutale, élections frauduleuses et traque des opposants moins dociles.

La France en livrant les deux premiers hélicoptères Gazelle au régime despotique de Faure Gnassingbé dont l’un est souvent utilisé pour surveiller les manifestants de l’opposition, vient de prouver une fois de plus au monde entier son soutien indéfectible à un pouvoir réfractaire à toute idée démocratique. L’ancienne colonie a d’ailleurs réussi ces derniers temps à faire suspendre par la HAAC trois journaux qui ont révélé les dessous de ses combines et manœuvres au Togo. Les fameux hélicoptères Gazelle SA 341 livrés à la garde présidentielle de Faure Gnassingbé, et donc à une garde prétorienne, serviront à réprimer les manifestants si les circonstances l’exigent, tout comme c’est le cas actuellement du GILAT (Groupe d’Intervention Leger Anti Terroriste) basé à l’aéroport de Lomé dont certains éléments interviennent dans la répression et la traque des leaders de l’opposition.

Source : L’Alternative (https://presse-alternative.info)

 

 

Togo, Coopération /Défense : La France livre des hélicoptères Gazelle SA 341 à plus de 13 milliards FCFA au régime de Faure Gnassingbé

 

DSA: «Les DSA exigent la libération sans delai du président Agbéyomé Kojo »

LES DEMOCRATES SOCIALISTES AFRICAINS (DSA) EXIGENT LA LIBERATION SANS DELAI DU PRESIDENT AGBEYOME KODJO ET DE SAMBIRI N. TARGONE, LEUR SECRETAIRE GENERAL

Dans un peu moins d’une semaine, notre pays s’apprête à commémorer le 60 e anniversaire de son accession à la souveraineté internationale, dans un contexte particulier bien connu de tous. Un tel environnement, déjà pénible pour les populations, devrait nous imposer une attitude plus responsable à
commencer par les personnes qui ont encore en charge la gestion des affaires publiques.

Malheureusement, celles-ci ne l’entendent pas de cette oreille et, pour aggraver la situation politique délétère suite à la contestation des résultats du 22 février 2020, elles ont procédé, dans des conditions dignes de la nature surannée de leur régime, à l’enlèvement, à son domicile, hier matin 21 avril 2020, du candidat de la Dynamique Mgr Kpodzro, Dr Messan Gabriel Agbéyomé Kodjo, et des autres responsables de cette alliance, dont le Secrétaire général des Démocrates Socialistes Africains, le camarade Sambiri N’Wakin TARGONE.

Profondément indignés par cet acte qui ne fait qu’enfoncer littéralement notre pays dans la crise postélectorale et diviser davantage les Togolais, les DSA le condamnent fermement et exigent la libération sans délai du président démocratiquement élu et de son ancien Coordonnateur de campagne pour les Régions Centrale, de la Kara et des Savanes, M. Sambiri N’Wakin TARGONE, de même que l’abandon de toutes les charges retenues contre le candidat de la Dynamique Mgr Kpodzro. Le parti aurait bien voulu que le Procureur de la République, défenseur de l’intérêt de la société, se saisisse d’autres dossiers qui ont profondément causé des torts aux Togolais que les prétendus chefs d’accusation portés contre le président démocratiquement élu, afin que justice soit rendue au nom et pour le peuple togolais, dont il détient tous les pouvoirs.

Pour leur part, les DSA signent et persistent que la solution idoine, pour connaître le vainqueur incontestable du scrutin du 22 février dernier, reste bien la publication des résultats bureau de vote par
bureau de vote, comme l’ont déjà exigé les autres candidats à cette élection et l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Togo. Toute autre méthode de résolution de cette crise ne peut être
qu’un déni avéré de démocratie et d’Etat de droit pour lequels le peuple togolais se bat obstinément depuis trois bonnes décennies.

En ces circonstances très périlleuses pour notre communauté nationale, nous en appelons à la synergie des Forces démocratiques en lutte et à la forte mobilisation des populations togolaises pour obtenir la libération du président démocratiquement élu et des autres leaders en détention. Il y aura bientôt 60 ans, nos parents ont uni leurs forces pour arracher l’indépendance à la puissance administrante, la France. C’est une belle leçon dont nous devons faire nôtre, pour venir à bout de ce régime avilissant.

Les DSA invitent la communauté internationale(ONU , CEDEAO ,l'UA , l'EU ,etc ) à s'impliquer sérieusement dans la résolution de la
crise politique togolaise.

Les errements du pouvoir sortant ne doivent pas nous conduire à oublier l’essentiel. Respectons les gestes barrières préconisés par l’OMS pour nous prémunir contre le Covid-19

La lutte populaire est divine et invincible

Que l’Eternel délivre, bénisse le Togo et ses enfants.
Fait à Bassar, le 22 avril 2020
Pour le Bureau Exécutif,
Le Secrétaire Administratif,
Gbaré NABINE

 

 

DSA: «Les DSA exigent la libération sans delai du président Agbéyomé Kojo »

 

Chronique de Kodjo Epou: Note à mon amie Sabine

J'y ai cru jusqu'au bout. Certainement la grande majorité des Togolais aussi. La soif de l'alternance était tellement grande que la dynamique Kpodzro a emballé. L'adhésion était populaire, l'enthousiame massif. Le taux très élevé de participation en dit long. Mais la machine à fraude a tourné. A plein régime. Plus infernale qu'auparavant. UNIR, en la matière, a battu, le 22 Février, son propre record. Je n'ai aucun regret d'avoir cru en l'initiative Kpodzro. C'était la meilleure voie. Ma conscience, comme celle du pauvre peuple du Togo est tranquille, en paix. En fin de compte, parmi nous, parmi tous les fils et filles du Togo, il y a une personne, une seule, qui s'en est sorti avec du plomb dans son tribunal intérieur, du sang dans son âme déjà très sale. Il s'agit de Faure Gnassingbé. Sa victoire, à l'instar des trois précédentes, n'a été qu'une obscène filouterie, une victoire chargée de lacrymogène mortifère, de poudre asphyxiante. Le résultat, le vrai, ce ne sont pas les 70% déclarés par les hommes de main du despote; il est d'un tout autre genre, invisible mais réel: il s’agit de l'inapaisable rebellion qui s'est amplifiée dans les cœurs. Contre cette seule personne. Qu'à cela ne tienne, bonne chance au malheureux gagnant, plein succès à son quatrième mandat, bon vent à tous ses soutiens et parents. Contrairement au président pour qui très peu de ses concitoyens ont de la considération, la palme d'or va à un vieux très catholique prélat: Fanouko Kpodro. Gloire et honneur à lui, le patriarche qui n'attendait rien, mais alors RIEN, de son engagement. Ce prélat émérite ne voyait que le peuple, nous le bas peuple. En souffrance. Aussi, merci à Agbéyomé Kodjo, ce candidat qui nous a tenu en haleine avec des mots, nous a fait rêver debout, vibrer et secouer les esprits longtemps résignés d'un peuple qui, avec lui, aura tout essayé. Respect à cet ancien du sérail. Pourquoi ne pas croire en ses mots interpellateurs, en ses pas de danse provocateurs? Chez lui à Tokpli, en milieu Ouatchi, tout comme chez nous en terre Ewé, il existe un proverbe populaire qui dit que lorsqu'un aveugle menace de te lapider, c'est que forcément il a son pied sur les pierres. L'aveugle Gabriel avait les mots pour faire frémir l'adversaire, le faire trembler dans ses petits souliers, mais il se trouve, malheureusement, qu'il n'avait pas les pierres ou ne les avait pas assez. On ne peut pas, pour faire amende honorable, finir sans rendre un vibrant hommage à l’épouse du candidat: Mama Amorin. Une femme qui pourrait être une Sabine, une Valérie ou une Fortunée, digne et respectable.. Son seul tort est d’avoir épousé un homme qu’elle aime pour le meilleur et pour le pire. Quand les barbares, émissaires du célibataire immoral, étaient allés commettre leur forfaiture, cassant tout sur leur passage, ils n’ont pas eu l’élégance d’épargner cette mère de famille, la femme de Kodjo. La description de la scène est horrible et il faut avoir le coeur bien accoroché pour écouter l’épisode. On ressent un goulot dans la gorge comme si on allait en être étranglé. La scène qui a eu lieu chez Agbéyomé a été insoutenable. Mon coeur a cessé de battre, presque, pendant quelques secondes, quand j’ai écouté ce témoin. Selon lui, L'EPOUSE DE KODJO AVAIT ETE MENOTTEE, ENSEMBLE AVEC UNE DE SES FILLES, LES DEUX JETEES A MEME LE SOL DEVANT LA MAISON, DANS LE SABLE,TRAITEES AVEC DES PROPOS ORDURIERS PENDANT DES MINUTES. Une femme qui n'a commis aucun crime? Je n'ai pas de mots, je dépose ça ici, n’en pouvant plus de te décrire, chère Sabine, le reste de ce qui m’a été narré par une source de première main.

Kodjo Epou
Washington DC
USA

 

 

Chronique de Kodjo Epou: Note à mon amie Sabine

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