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Gilbert Bawara justifie l’interpellation musclée du Dr Kodjo

Intervenant mercredi dans l’émission « Club de la Presse » sur la radio Kanal FM, le ministre Gilbert Bawara en charge de la Fonction publique s’est prononcé sur l’arrestation musclée du député Agbéyomé Kodjo. Il tance, au passage, la Conférence des évêques du Togo (CET) pour sa position dans cette affaire.

A en entendre Gilbert Bawara, l’interpellation musclée du Dr Kodjo mardi dernier à son domicile à Lomé est justifiable. Il estime que l’Etat et la justice ont vraiment fait preuve de « retenue » dans cette affaire. Il trouve que le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro a trop défié l’Etat.

« Tout le monde aurait observé qu’il y a eu une volonté d’apaisement, de retenue, de modération de la part de l’Etat, et des autorités judiciaires. La même personne dont les avocats disent qu’il était malade, c’est la même personne qui quotidiennement se livrait à des agissements, à des propos outranciers, démontrant qu’il n’était pas malade. Il procédait à des nominations, des mots orduriers à l’endroit du pouvoir, une volonté manifeste de défier l’autorité de l’Etat et la justice », a déclaré celui qui se fait passer pour le porte-parole du gouvernement.

Et de poursuivre : « Quand on se barricade et qu’on crée une situation où la collaboration pacifique n’est plus possible, il est évident que l’interpellation soit musclée. Nous sommes des êtres humains, ceux qui ont procédé à l’interpellation et qu’il y a eu des agissements excessifs, mais il faut aussi se demander quelles étaient les conditions dans lesquelles ils ont agi. Il y a beaucoup de gens qui cherchent à entretenir la confusion ».

Revenant sur le communiqué de la Conférence des évêques du Togo (CET), Gilbert Bawara dénonce une position partisane des prélats. Il va jusqu’à condamner le fait que les évêques tentent de donner des « injonctions » à l’Etat de procéder à la libération d’Agbéyomé Kodjo.

« Mais je voudrais dire ceci, la CET avait sorti un communiqué alambiqué, équivoque, avant le début de la campagne, elle disait que Mgr Kpodzro n’agissait pas au nom de l’Eglise, mais depuis le folklore qui avait été orchestré dans une église, la donne a changé. Beaucoup auraient souhaité que les mêmes évêques puissent agir et prévenir ce qui s’est passé. Nous sommes dans un Etat laïc. Je suis sûr que les Togolais n’accepteront pas qu’un groupe de chefs coutumiers ou de pasteurs donne des injonctions à l’Etat et la justice comme les évêques viennent de le faire », a-t-il indiqué.

Godfrey A.

 

 

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