ARCHIVE


 

 

 

Plus de 10.000 artisans ont bénéficié de l’assurance maladie en 2019

Depuis mai 2019, les artisans togolais bénéficient d’une assurance maladie par le truchement de l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM). Plus de 10.000 artisans ont déjà souscrit à cette assurance, un projet qui s’inscrit dans l’axe 3 du Plan National de Développement (PND).

Dans le contexte des systèmes contributifs de sécurité sociale au secteur informel de l’économie togolaise, les artisans disposent désormais d’une assurance maladie leur permettant d’être pris en charge quand surviennent les risques liés aux maladies non professionnelles et de disposer des soins de qualité.

La ministre de tutelle Victoire Tomégah-Dogbé, pour sa part, souhaite une adhésion en masse des artisans pour l’atteinte de l’objectif selon lequel près de 100.000 artisans sont entendus d’ici trois ans. Elle a exhorté les bénéficiaires à cotiser pour faire prospérer le dispositif.

« Les soucis de prise en charge médicale ne feront plus désormais partie de votre quotidien. Ce dispositif ne saurait prospérer si vos cotisations ne sont pas à jour…Vous devez également éviter d’en faire un usage frauduleux au risque de le voir échouer », a conseillé la ministre.

Pour le président de l’Union des Chambres Régionales de Métiers (UCRM), M. Kodjo Eklou, le lancement du dispositif de couverture maladie est la concrétisation d’un rêve longtemps nourri par les artisans et donc de ce fait, tout sera mis en œuvre pour sa sauvegarde et son renforcement dans l’intérêt de tous les artisans togolais.

Pour rappel, l’Etat togolais a investi plus de 8,7 milliards de Fcfa dans le secteur de l’artisanat en guise d’investissements publics, et ce de l’année 2011 à 2017, selon un rapport rendu public par le ministère du Développement à la base, de l’Artisanat et de l’Emploi des jeunes.

Le document indiquait que les jeunes s’intéressent de plus en plus au secteur de l’artisanat. A cet effet, 53 360 artisans sont enregistrés dans le Système d’information sur l’artisanat (SIA). Aussi environ 20.000 nouveaux diplômés sortent chaque année des centres d’apprentissage.
_______________________
Communiqué de la CDPA-BT sur le scrutin du 22 février 2020

Convention Démocratique des Peuples Africains Branche – Togolaise

CDPA-BT
L'oppression se nourrit du silence... et de l'inaction

COMMUNIQUE DE LA CDPA-BT
SUR LE SCRUTIN DU 22 FEVRIER 2020

La situation politique évolue rapidement. Faure Gnassingbe vient de proclamer sa candidature. La CENI a finalement enregistré dix candidats dont deux candidats indépendants et sept candidats représentants des partis du courant majoritaire de l’opposition. Tout le débat politique se polarise désormais sur cette curieuse désignation du « candidat unique consensuel » de l’opposition par Mgr Kpodzro.

Tout se passe comme si les présidentielles du 22 février 2020 ne posent plus aucun problème pour la mouvance de l’opposition. Dans cette situation pré-électorale où la confusion atteint désormais son comble, la CDPA-BT déclare ce qui suit :

1- La CDPA-BT avait donné sa position sur ces élections présidentielles de 2020 dans un article publié le 1er décembre 2019 (voir cdpa-bt.com). Notre Parti a demandé à ses membres et à ses sympathisants de ne pas aller voter le 22 février, mais que chacun exploite l’occasion pour organiser, autant que possible, une campagne d’information autour de lui, afin d’expliquer à la population le pourquoi de ce boycott.

2- La CDPA-BT continue d’estimer en effet qu’à partir du moment où la nature du régime politique en vigueur depuis plus de cinq décennies maintenant empêche de réunir, cette fois-ci aussi, les conditions exigées par la transparence et l’équité des élections dans le pays, le scrutin de 2020 lui aussi permettra au régime autocratique de se proclamer, une fois encore, vainqueur des urnes contre la volonté populaire, comme il l’a fait à l’issue de tous les scrutins précédents organisés dans les mêmes conditions.

3- La CDPA-BT considère toujours qu’aller aux élections en sachant bien qu’elles sont organisées pour permettre à ce régime de se maintenir au pouvoir contre la volonté populaire, c’est l’accompagner dans sa volonté de se pérenniser ; c’est contribuer à le maintenir au pouvoir.
On ne peut pas prétendre combattre un régime politique impopulaire en faisant en même temps, et à chaque fois ce qui lui permet de continuer de confisquer le pouvoir d’Etat au profit d’une minorité de la population.

4- Dans ces conditions, la CDPA-BT estime qu’à la volonté du régime de se maintenir au pouvoir par de prétendues élections, l’opposition togolaise se doit d’opposer un boycott massif, c’est-à-dire un refus massif de participer à ce type d’élection. Mais il ne s’agit pas seulement de refuser d’aller voter ; il faut en plus exploiter l’occasion pour expliquer autour de soi que le boycott aussi est un acte civique, une manière, entre autres, d’exprimer son point de vue, en tant que citoyen, sur la gestion des affaires publiques.

5- Il s’agit donc d’un boycott actif, et non le « boycott soft » que les tenants du pouvoir jettent à la figure de leaders opposants fluctuants pour ridiculiser l’opposition toute entière, et faire passer encore ce régime de 57 ans pour un régime politique démocratique.

6- Depuis le 1er décembre 2019, absolument rien de nouveau n’est venu modifier l’environnement électoral du pays en faveur de l’opposition démocratique : La date du scrutin est fixée ; les élections auront lieu sans les réformes ; Faure Gnassingbe est investi pour un quatrième mandat, le choix de Kodjo Agbeyome comme « candidat de consensus » pour l’opposition semble plus catastrophique que bénéfique…

7- Au regard de cette situation, la CDPA-BT lance à nouveau son appelle au boycott actif des élections du 22 février 2020 :
a- ne pas aller voter ;
b- expliquer autour de soi pourquoi il faut boycotter ces élections ;
c- contribuer aux initiatives en cours pour amener la masse des opposants à se donner une organisation susceptible de lui permettre de jouer plus efficacement le rôle qui lui revient dans la lutte pour le changement démocratique dans le pays.

Fait à Lomé le 11 janvier 2020.

Pour la CDPA-BT
Son Premier Secrétaire.


Prof. E. GU-KONU

 

 

Plus de 10.000 artisans ont bénéficié de l’assurance maladie en 2019