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Togo : Deux options pour Faure Gnassingbé à la croisée des chemins

Germain Sossou
les choix de faure
Illustration : A partir d’une caricature originale de Donisen Donald / Liberté

Je me permets de vous livrer ma réflexion à propos de la candidature tintamarre du président Faure.

Il me semble que le président à la croisée des chemins, se trouve devant deux situations :

1 – Il a une opportunité unique et historique pour marquer le temps et les esprits en favorisant le véritable pardon et par ricochet la réconciliation. Dans ce cas il fera abstraction des vendeurs d’illusions qui en fait ne pensent pas à lui mais à leur intérêts en faisant de lui un épouvantail.

2 – il a une opportunité unique et historique pour se ridiculiser et ternir son image et à Jamais. Dans ce cas il écoute les vouvouzela. Conséquence, il est candidat, prend le pouvoir mais jamais il ne sera heureux. Je me demande si d’ailleurs il l’a jamais été.

Si Faure est candidat il prendra le pouvoir c’est un fait. Personne n’aura cru qu’il aura organisé une élection transparente même s’il se bat personnellement pour ça et devient lui même toutes les urnes pour garantir la transparence. Il pourrait céder et mettre un dauphin alors là son parti pourrait vraisemblablement prendre le pouvoir. Dans ce cas lui aura de l’audience surtout auprès de la communauté internationale et jouera un rôle à coup sûr.

Dans les deux cas, le président reste aujourd’hui le seul maître de son destin futur. Mais comme il a grandi dans l’abondance en ayant tout sans souffrir de rien jusqu’à la présidence, la tentation est plus que grande. Il faut avoir une grandeur d’âme et d’esprit pour échapper à ce piège qui finit toujours par se refermer sur le principal alors que les tambouriniers s’en sortent dans la plupart des cas.

*Épilogue*

Si Faure passe en 2020 il ne quittera plus javais le pouvoir. C’est démontré historiquement et politiquement sous les tropiques.

S’il passe, son adversaire désormais ce sera les gens de son camp : le syndrome de l’éternité se serait installé dans sa tête et la méfiance d’un coup d’état permanent également. Il sera convaincu que pour lui faire partir en ce moment, seuls les proches et l’armée pourraient être capables. Devra s’en suivre une véritable dérive ou la chasse à l’homme sera au sein de ceux là même qui aujourd’hui pensent se faire du bien en faisant de lui un président à vie. Sans peut-être le vouloir le Togo retournera dans un système de parti unique de fait et ceci seul pourrait garantir sa sécurité et sa désormais longévité.

Les vouvouzela gagneraient plutôt à protéger la démocratie et le Togo en le conseillant une sortie historique et politique pour sa dignité d’abord ensuite pour celle de tout un pays.

Germain Sossou

 

 

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