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Grogne des pêcheurs au nouveau port de pêche

Au nouveau port de pêche, inauguré tout récemment à Gbétsogbé, les pêcheurs dénoncent le paiement journalier d’un ticket de 100 FCFA avant d’aller en mer. Ils menacent…

Nouvelle infrastructure. Nouvelle méthode. A Harbour, c’est-à-dire, sur l’ancien site, seules les femmes mareyeuses payaient un ticket avant d’y avoir accès. A Gbétsopé, les pêcheurs aussi sont soumis à la même règle, créant de la frustration ajoutée à la colère.

« Pourquoi doit-on soumettre les pêcheurs au payement de taxe ? », se demande Richard au micro de lalettreagricole.com. « A Accra, au Bénin et sur la côte, les hommes ne paient pas de taxe avant d’entrer au port », rappelle-t-il révolté.

Richard va loin et crie : « Nous allons protester contre ces taxes en décrétant des journées sans pêche. Les pirogues resteront immobilisés à l’embarcadère ».

Prosper, lui, décrit une autre réalité à laquelle ils font face : « Il arrive que les tickets se perdent à la sortie. Si ces situations arrivent on doit encore payer un autre ticket. Il y a de ces désagréments qui surviennent et qui gâchent votre journée ». Ce pêcheur enchaîne en pointant du doigt l’opacité qui entoure la gestion des fonds récoltés.

Richard, très prolixe sur le sujet, donne l’impression d’être le porte-parole des autres. Selon lui, un autre problème se pose avec le nouveau port. En effet, il y relève certaines défaillances qui, précise-t-il, les empêchent de travailler en toute quiétude.

« Lors des marées, on ne peut pas aller en mer. Les pirogues restent bloquées à l’embarcadère. Alors que sur l’ancien site, on n’avait pas ce problème », regrette celui qui vit uniquement de la pêche.

Bien que doté d’une capacité pouvant accueillir jusqu’à 400 pirogues, le nouveau port composé d’un bassin de mouillage, de cales de halage, de fabriques de glace, de poissonneries, etc. ne comble pas pour le moment les attentes d’une partie du monde à qui il est destiné.

A.H.

 

 

Grogne des pêcheurs au nouveau port de pêche