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Togo : Faure Gnassingbé, l’Arnaque et le Leurre
faure gnassingbe comedie
Faune Gnassingbé déguisé en « homme simple » | Photo : DR / FK

Arnaque. J’aime bien ce mot. Il porte en lui quelque chose de malicieux, d’astucieux et de fourbu. Un mélange subtile du génie et du faux, dans une permanente concurrence entre les deux et où l’un ne prend pas l’avance sur l’autre. Le leurre est une illusion. Un « faux vrai » souvent pris pour un vrai sans en changer la fausse nature. Et pour qu’il brille et attire, le leurre a besoin d’une échéance, d’un horizon. L’horizon, une finalité qui recule au fur et à mesure qu’on avance. Dans cette histoire de Doing Business et du Plan national de développement (Pnd), c’est un peu de tout cela à la fois. Et comme si ça ne suffisait pas, le chef de l’Etat prend en personne sa plume pour signer, comme il le fait depuis quelques années, une Tribune dans Jeune Afrique, le très controversé et sulfureux média panafricain.

Repassons en revue les budgets exercice 2020 de quelques pays qui nous entourent. Bénin 1989,9 milliards CFA, soit une augmentation de 5,8%. A 2268,3 milliards contre 2552,4 de recettes, le Burkina augmente son budget de plus de 10% et épargne une réserve de plus de 300 milliards…. Les recettes étant largement au-dessus des dépenses. Ouadougou n’aura donc pas besoin d’appuis budgétaires extérieurs. Pourtant, il est pris en étau par le terrorisme. A 2236 milliards, le Niger a connu une hausse de près de 4% et avec ses 8061 milliards, la Côte d’Ivoire a augmenté de 9,9% son budget. Je m’arrête là pour ne pas ennuyer avec les chiffres. Le Togo, en passant de 1501,9 milliards en 2019 à 1346,2 milliards pour 2020 est le seul et unique pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) à avoir un budget 2020 en baisse alors que les défis n’ont jamais été, avec le Pnd, aussi élevés. Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont mis la pression pour éviter la supercherie de 2018 qui a engendré une augmentation vertigineuse de 11% alors que la corruption et la mauvaise gouvernance ne permettent pas au pays, en l’état de faire autant. Je ne suis pas économiste mais allons-y bêtement. Comment avoir un Plan national de développement de 4600 milliards dont on a réussi à rassembler que 10%, être en face de tant de défis dans un pays sous-développé et alors que les recettes s’augmentent en fiscalité et en taxes diverses, le budget, sans une perturbation liées à l’inflation, chute aussi drastiquement ? Pourtant, le Doing Business nous a délivré la palme d’or du meilleur réformateur en Afrique et donc du pays qui doit connaître le plus d’Investissements directs étrangers. Et qui dit Investissements directs étrangers (Ide) dit augmentation des recettes douanières et fiscales. Comment donc expliquer que le budget soit revu à la baisse alors qu’avec la décentralisation, le Togo a besoin de dizaines de milliards pour accompagner les nouvelles communes qui viennent à peine d’être mises en place ?

Officiellement, ce sont les recettes qui ont chuté. Mais dans la réalité, à force de créer des rubriques « Raisons d’Etat » ou « Aides au parti », les sociétés d’Etat ont fait passer par des tuyaux parallèles des centaines de millions en dix ans pour alimenter des réseaux souvent directement liés au président de la République. Malgré ses 20 milliards défiscalisés de fonds secrets, puisqu’il ne paie pas d’impôts. A cela, il faut ajouter la mauvaise gestion par manque de vision et de stratégies. Avec le bref passage de KodjoAdédzé à la tête de l’Office togolais des recettes (Otr), qu’il a géré comme une épicerie de campagne, l’Etat a perdu près de 40% de ses potentielles entrées en deux ans. Dans le même cas, entre 30 et 50 milliards selon diverses sources, ont alimenté la fameuse rubrique noire, au point où, même devenu ministre du commerce, le vice-président du parti au pouvoir traîne ses archives de « Affaires d’Etat » comme pour dire, « même si j’ai volé un peu, j’ai beaucoup aidé le parti ». Il faut ensuite compter avec la pression fiscale. En poussant les investisseurs à bout, l’Otr a dû mettre en faillite, précipitamment, un lot d’entreprises, perdant ainsi une rente substantielle. Pourtant, on bat le record des réformes économiques, selon le dernier classement du fameux Doing Business. Un classement remis en cause d’ailleurs par ceux qui l’ont inventé et qui ont dénoncé en 2018 « sa trop peu de fiabilité ».

Et sans se poser aucune question face à cette chute drastique de son budget et alors que son pays est à la veille d’une importante élection présidentielle, Faure Gnassingbé se livre, dans la dernière livraison de Jeune Afrique, en une longue et fastidieuse rengaine de vertus économiques, promettant « marcher plutôt que de maudire la route« . Mais comment marcher si on ne sait pas où on va ? Ou si on ne va nulle part ? Au lieu de s’éloigner de d’où l’on vient, mieux vaut s’asseoir au bord de la route… Ralentissant ainsi le précipice ! Mais passons. Je préfère les chiffres aujourd’hui.

Togo. 9 millions d’habitants, 2 millions hors du pays (du fait de la dictature ou d’une recherche de vie meilleure). Trois principales ressources. Le phosphate, le clinker et le marbre. Un géant poumon économique, le port. La première ressource a été bradée aux Israéliens et au Chinois, à travers Elenilto et Wengfu. Mises en holding de braqueurs, les deux sociétés ont fini de ruiner l’or gris. Alors qu’elle apportait jusqu’à 50 milliards au trésor dans les années 1980- 1990, l’exploitation des phosphates, qui a réduit de 70% son personnel et investi 20 milliards dans la modernisation, n’apportait plus que quelques centaines de millions essentiellement en fisc et taxes diverses avant que Chinois et Juifs n’arrachent la Société nationale des phosphates du Togo. Pire, à la veille de sa cession au groupe Sino-hébraïque, l’Etat avait entamé un investissement de redressement de 200 milliards dès 2011 et après un si colossal investissement, revend la société. Curieuse décision. Pourquoi investir autant dans une société à veille de la revendre ? Des 5 millions de tonnes promis en phosphate pur et dérivés agro pour 2016 et 2017, la société n’a jamais dépassé 1 million. Pire, l’Etat a signé avec les chinois et les israéliens un contrat de monopole total sur une décennie au moins, renouvelable tacitement, un véritable suicide. A la tête de l’opération, DamipiNoupokou. Un véritable dévoreur de mines. Il en avait été ministre entre 2007 et 2008, période du premier massacre du phosphate. A force de goinfrerie et de magouilleux contrats, bradant une grande

 

 

Togo : Faure Gnassingbé, l’Arnaque et le Leurre

Les membres du bureau du HCTE rendent visite à la présidente de l’AN
La présidente de l’Assemblée nationale a reçu ce mercredi 4 décembre 2019 le bureau du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE), au siège de l’institution à Lomé.
Conduits par son président, Kokouvi Atitso, les membres de l’équipe dirigeante du HCTE sont allés rendre visite à Mme Yawa Djigbodi Tségan, la présidente de l’Assemblée nationale. Une visite de courtoisie qui a permis à ces représentants des Togolais vivant à l’extérieur, « de recueillir les conseils pour mener à bien leur mission ».

L’interface entre la diaspora et le gouvernement, le Haut Conseil des Togolais de l’extérieur va permettre de mieux structurer et organiser la diaspora pour une meilleure contribution au développement du Togo.

Le 29 novembre dernier, le Premier ministre Selom Klassou a officiellement installé les 77 délégués pays de cette instance lors d’une cérémonie solennelle organisée en leur honneur dans un grand hôtel de la place.

Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères,

de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, grand artisan de la mise en place de ce Haut conseil, au cours de l’installation de ses membres, a déclaré que « La nation et le Gouvernement comptent sur votre sens de responsabilité et engagement à servir le Togo ».

Il a invité les délégués pays à « prendre parti pour le développement de notre pays et travailler chacun individuellement dans sa zone de représentation suivant les principes de décentralisation et de subsidiarité, mais aussi en synergie ».

A.H.

 

 

Les membres du bureau du HCTE rendent visite à la présidente de l’AN

 

Le Togo, une prison à ciel ouvert ?
Prof. Ayayi Togoata Apedo-Amah

Une jeune fille battue au sang par la sauvage soldatesque de Faure Gnassingbé à Sokodé, 22 novembre 2019 | Photo : Samari Tchadjobo

La lecture du rapport de la LTDH sur les cas de tortures et violences policières fait froid dans le dos. Non pas que n’étions pas au courant mais le fait de lire ces horreurs, avec témoignages à l’appui, provoque un choc.

Mais dans quel pays vivons-nous ? A quoi sert la loi sous le régime policier que l’on voudrait faire passer pour une démocratie ? Ceux qui veulent abuser les Togolais et surtout la communauté internationale sur la véritable nature du régime des Gnassingbé, ont-ils oublié que la démocratie, son socle c’est la loi, l’état de droit destinés à assurer le maximum de protection à l’individu ?

La culture criminelle de l’impunité qui sévit au Togo depuis la colonisation jusqu’à l’indépendance truquée, ne cesse de traumatiser les citoyens de ce pays martyr. Quand le peuple considère les corps professionnels payés à ses frais pour assurer sa sécurité comme des forces d’’insécurité, il y a là quelque chose de grave qui nous interpelle tous. En effet, un témoignage l’atteste, à la vue des patrouilles censées veiller sur notre sécurité, les Togolais, même en étant en règle, en général, préfèrent les éviter pour leur propre sécurité. On ne sait jamais, disent-ils.

Cette image détestable que se sont forgées nos forces de l’ordre et de sécurité, n’est pas un fantasme, mais l’expression du ressenti des Togolais à l’encontre des hommes en treillis. Les traitements cruels et dégradants, qu’ils infligent lâchement à leurs compatriotes, sont la manifestation de la vraie nature hideuse d’une dictature sanguinaire.
Ayayi Togoata Apedo-Amah
Ayayi Togoata Apedo-Amah

L’illégitimité du pouvoir requiert la force et la violence pour s’imposer au peuple. D’où l’impunité dont jouissent les bourreaux dans l’exercice des sévices abominables qu’ils infligent à des individus sans défense, privés de la protection de la justice. Quand les juges sont obligés de regarder ailleurs lorsque leurs concitoyens sont torturés, c’est que l’institution judiciaire est malade. Le citoyen, soumis à l’arbitraire et à la terreur, pour sa survie, doit se résigner où se battre pour changer le cours horrible et rétrograde de son histoire afin d’accélérer l’avènement de la démocratie et de la liberté.

Lire/Télécharger le rapport complet de la LTDH (PDF) : Rapport de la LTDH sur les cas de Tortures et de Violences Policières au Togo

Ayayi Togoata Apedo-Amah
Enseignant- Chercheur des Universités du Togo
Ancien Secrétaire Général de la LTDH

 

 

Le Togo, une prison à ciel ouvert ?

Togo, 19 août 2017 et présidentielle de 2020 : De l’espoir à l’impasse. Ce que doit faire l’opposition togolaise pour subsister
Liberté Togo

Moment fort de la C14 en 2017 : Brigitte Adjamagbo-Johnson, Jean-Pierre Fabre et Tikpi Atchadam (d) | Archives : DR

« Etre à la fois sot, fat et bête, c’est trop pour un seul homme qui n’est dépourvu d’intelligence ! Mais qu’est-ce qui lui manque donc ? La connaissance de sa niaiserie ! Ce qui l’étouffe est la pléthore de sa suffisance. Avec un amour-propre moins bouffi et moins bruyant, il serait moins naïf et moins ridicule…», écrit le célèbre philosophe suisse Henri-Frédéric Amiel dans son « Journal Intime ». C’est avec cette assertion qu’on se permet de traiter ce sujet consacré à l’opposition togolaise. Après avoir été « bête » pendant plus de 29 ans, il est temps qu’elle prenne conscience de sa « niaiserie » et qu’elle fasse sa mue dans l’optique des prochains défis politiques et électoraux. C’est le moment de tirer les leçons, de se demander pourquoi elle n’a pas pu bonifier l’élan né des manifestations du 19 août 2017, obligée de se retrouver pour la énième fois dans l’impasse.

De la contestation à l’espoir …

Le 19 août 2017, le Parti national panafricain (PNP) dirigé par Tikpi Atchadam a créé une nouvelle dynamique dans la lutte pour l’instauration d’un véritable Etat de droit au Togo. Des manifestations simultanées organisées aussi bien à Lomé que dans des villes de l’intérieur ont dégénéré faisant plusieurs victimes. « Des tensions sans précédent depuis les marches organisées par le Collectif Sauvons le Togo en juin 2012 », se souvient « Jeune Afrique ». Ceux qui s’étaient gaussés quelques jours plus tôt du PNP et de son leader en disant « PNP c’est qui ? Atchadam c’est qui ? », n’avaient eu recours qu’à la violence unanimement condamnée par les partis politiques de l’opposition et les organisations de la société civile.

Le lendemain, Atchadam qui avait pris ses distances vis-à-vis des autres formations politiques de l’opposition, a lancé un appel à l’endroit de Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance nationale de changement (ANC), alors chef de l’opposition togolaise : « Tout en condamnant la barbarie du 19 août 2017, je demande solennellement et humblement à tous les partis de l’opposition de prendre une part active à cette lutte. La libération du peuple, c’est maintenant ou jamais. Je demande au nom du peuple togolais, au leader de l’opposition, Monsieur Jean-Pierre Fabre, à prendre des mesures nécessaires dans le sens de l’amplification des mouvements à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Grand frère, l’heure de l’unicité d’actions a sonné. Le peuple togolais nous appelle, tu dois répondre ; et je sais que tu vas répondre ». « Nous répondons favorablement, nous disons que nous avons ouvert les oreilles grandes pour écouter l’appel lancé par Monsieur Atchadam. Et à l’heure où je vous parle, des initiatives sont en cours non seulement dans le sens du PNP, mais également en direction de toutes les forces démocratiques dans le seul but de parvenir au retour de la constitution de 1992 comme le demande le PNP », avait déclaré Patrick Lawson, 1er vice-président de l’ANC, à BBC à l’issue d’une réunion d’urgence du parti.

Bon an mal an, une coalition de 14 partis politiques (C14) voit le jour. Des manifestations regroupant des milliers de militants, se succédaient. L’opposition avait le vent en poupe. Le pouvoir était en perte de vitesse. Et pour sauver la face, Faure Gnassingbé s’est approché de certains de ses pairs de la région ouest-africaine afin de solliciter l’ouverture d’un dialogue, l’habituelle trouvaille gnassingbéenne pour calmer les ardeurs des opposants avant de les couillonner. Le dialogue annoncé allait-il connaître le même sort que la vingtaine déjà enregistrée ? Difficile d’y répondre à l’époque, surtout que l’optimisme était de mise du côté de l’opposition requinquée par le succès de ses manifestations.

« Au début, les présidents Nana Akufo-Addo et Alpha Condé étaient très attentifs à nos revendications qu’ils trouvaient légitimes, confie un membre de la C14 rencontré dans le cadre de la rédaction de cet article. Les réunions à Accra, à Conakry et à Lomé nous ont rassuré que les réformes constitutionnelles allaient être opérées. Des promesses nous ont été faites dans ce sens ».

Au nom de cette confiance absolue en les facilitateurs, la C14 n’a pu contester ouvertement la feuille de route que la CEDEAO a rendue publique le 31 juillet 2018. Alors que la Coalition a pris acte de cette feuille de route tout en relevant des insuffisances, le PNP a trouvé qu’elle est une victoire d’étape parce qu’elle aurait pris en compte 75% des exigences de l’opposition. Entre-temps, le Président nigérian Muhammadu Buhari était même présenté comme celui qui allait en finir avec l’avitaminose démocratique au Togo.

Puis au désenchantement

Plusieurs raisons expliquent ce revirement spectaculaire de la CEDEAO qui s’est finalement dédite en prenant le parti de la « dictature pluraliste ». Mais avant d’aborder ces raisons, il y a lieu de rappeler que le format du dialogue instauré par les facilitateurs n’avait pas permis de faire évoluer les positions. « Nous avons regretté qu’il n’y ait pas eu de discussions directes avec les représentants du pouvoir sous l’égide des facilitateurs. Nous sommes souvent reçus séparément et à la fin, il y avait un relevé de conclusions qui ne font même pas l’objet de débat. Lors de notre dernier voyage à Conakry, il n’a jamais été question d’un débat avec la partie gouvernementale sur les trois jours de recensement qui étaient accordés. Nous avons clairement dit au président guinéen qu’il fallait reprendre tout le recensement alors que lui, il nous disait que le gouvernement ne pouvait accorder que trois jours. Ce que nous avons refusé. Mais malheureusement, c’est la proposition du gouvernement qui s’est retrouvée plus tard le relevé de conclusions », explique un autre membre de la C14.

L’absence de discussion directe a tourné à l’avantage du pouvoir qui a mis en branle sa machine diplomatique. La diplomatie du verbe est allée de pair avec celle du « djembé » et des « valises ». « Au sein de la CEDEAO, chacun a un prix. Des chefs d’Etat aux fonctionnaires de la Commission de la CEDEAO. Plus en contact avec les chefs d’Etat, Faure Gnassingbé et ses réseaux ont su les convaincre. Mais à la C14, nous avons été défaillants sur le plan diplomatique. C’était une grande erreur », déplorent la plupart de ceux qu’on a rencontrés.

Selon les informations, au cours d’une concertation, le président ghanéen avait, compte tenu du blocage et l’urgence de la tenue des élections législatives, proposé à l’opposition qu’il y ait d’abord des discussions sur l’amélioration du cadre électoral avant les réformes constitutionnelles. Une option rejetée par la C14 qui aurait choqué Akufo-Addo. Pour nombre de chefs d’Etat, l’opposition était trop fermée et en avait trop demandé. Le président ivoirien Alassane Ouattara le leur avait même jeté au visage au cours d’une audience accordée à une délégation de la C14 dans la soirée du 31 juillet 2018 à l’hôtel 2 Février. « Il faut vous contenter du peu. C’est ce que j’ai fait en Côte d’Ivoire », leur aurait conseillé celui qui avait pris les armes de dernière génération pour chasser Gbagbo.

En effet, Ouattara avait joué un rôle non moins important dans le statu quo actuel au Togo et dans le dévoiement de la feuille de route. « Il a milité contre l’opposition, affirme une source diplomatique. Et au sein de la CEDEAO, quand il parle, les autres l’écoutent. Ce qu’il a refusé chez lui en Côte d’Ivoire, il nous l’impose au Togo ».

En outre, le fait que l’opposition ait refusé que ses 8 membres désignés, après moult tractations, prêtent serment pour siéger à la CENI, a été considéré par les chefs d’Etat comme une défiance à leur endroit. « On nous l’a reproché à Accra lors du dernier voyage en décembre. C’est comme si tous sont mécontents de l’opposition. A preuve, par rapport à la demande de report des élections, Akufo-Addo n’a rien dit après nous avoir écoutés », indique l’un de ceux qui y étaient.

L’idée de sécurité vendue par le pouvoir avait également marché. En montant une pile de dossiers avec les images des deux militaires tués à Sokodé à la « manière des djihadistes » et les copies des transactions bancaires de certaines ONG supposées proches du PNP, le régime cinquantenaire avait réussi à emballer beaucoup de chefs d’Etat hantés par les affres du terrorisme. « Ils ont cru à ça. Ils étaient choqués. Le pouvoir a même utilisé des images des réunions hebdomadaires où on voit des femmes à part et la non organisation des manifestations de l’opposition les vendredis pour discréditer le PNP, et par ricochet la C14 », avance un diplomate africain. Qu’a fait alors la Coalition de son côté pour changer la donne ? Qu’a fait le PNP lui-même pour apporter des preuves contraires ?

Dans le même temps, Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition en son temps, est présenté dans les milieux de la CEDEAO comme une alternative non crédible, « un éternel contestataire ». « Mais nous, nous n’avons rien fait, regrette un opposant. Nous avons été inefficaces sur le plan de la diplomatie. Nous sommes injustement accusés, traités de djihadistes, de radicaux mais nous n’avons rien fait pour amener les gens à changer d’opinion sur nous. Nous avons laissé les mensonges prospérer. Aujourd’hui, le seul fait d’avoir le peuple derrière soi, ne suffit plus. Il faut avoir des relations à mettre à contribution ».

La tenue des élections législatives du 20 décembre 2018 en dépit des incantations sur leur blocage puis sur leur annulation et le satisfécit de la CEDEAO au 54ème sommet tenu le 22 décembre 2018 à Abuja ont sonné le glas de cette opposition qui n’avait pas retenu les leçons du scénario catastrophique d’octobre 2002 qui avait permis plus tard à feu Eyadema de faire sauter le verrou de la limitation du mandat présidentiel.

Et aujourd’hui l’impasse … mais

« La Conférence regrette fortement la décision prise par la Coalition des quatorze partis politiques de l’opposition (C14) de ne pas participer aux élections législatives malgré les efforts considérables déployés par les Facilitateurs pour favoriser des élections inclusives avec une participation équitable de tous les acteurs à la Commission nationale électorale indépendante (CENI) … La Conférence réaffirme son attachement au respect de l’ordre constitutionnel et au renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit au Togo et dans la sous-région, conformément aux valeurs et aux normes prévues par les instruments de la CEDEAO, notamment le Protocole additionnel relatif à la démocratie et à la bonne gouvernance », avait indiqué le communiqué du 22 décembre 2018. Le Togo étant désormais un pays normal, selon les « arnaqueurs » de la CEDEAO, l’opposition togolaise n’avait qu’à rentrer dans les rangs. Et au lieu de profiter de cette bérézina pour se remettre en cause et réorienter la lutte, la C14, rongée par des querelles internes et des soupçons de corruption, s’est dépiécée. Chacun est retourné dans sa chapelle avec ses militants qui pour dézinguer les autres, qui pour ébaucher les meilleurs corrompus, qui pour couvrir de lauriers les meilleurs combattants avec leurs envolées lyriques, qui pour applaudir quand les militants du PNP sont zigouillés par la soldatesque…

C’est donc dans ce climat de division, de haine et de récrimination qu’une partie de l’opposition est allée à l’élection des conseillers municipaux organisée par UNIR et pour UNIR. S’étant fragilisée et discréditée sur le plan national et international, elle n’a pu amener le pouvoir à faire améliorer le cadre électoral. Résultante, elle n’a pu rien faire devant les fraudes massives et s’est fait laminer par le parti cinquantenaire et ses satellites. La plupart des localités qui votaient l’opposition, sont tombées dans le giron présidentiel. Même les villes réprimées où le PNP a le vent en poupe, ont, au nom des rancœurs, préféré leurs « zigouilleurs » à leurs amis de l’opposition.

Du 30 juin à ce jour, rien n’a changé sur le plan politique au Togo. La CENI d’UNIR est bien en place, la Cour constitutionnelle d’UNIR dont la recomposition est demandée par la CEDEAO, reste imperturbable, l’état de siège des villes de Sokodé et Bafilo se poursuit, l’opposition et la société civile ne sont pas autorisées à mener des activités dans la ville de Kara, les exactions sur les populations civiles sur la base d’une hypothétique « insurrection militaire » battent leur plein, le pouvoir est toujours autiste aux nombreuses revendications de l’opposition, la CEDEAO et le représentant du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest sont habituellement silencieux, la révision des listes électorales aussi bien à Lomé qu’à l’extérieur laisse à désirer. Bref, le scrutin présidentiel de 2020 sera organisé dans les mêmes conditions que l’élection des conseillers municipaux. Ce qui n’augure rien de bon pour l’opposition partagée entre participationnistes en rangs dispersés quitte à être ensemble après le premier tour (ANC, CAR, ADDI, PSR), participationnistes avec un candidat unique qui ne doit être membre d’aucun parti politique (C14 qui regroupe finalement la CDPA, l’UDS-Togo, les FDR, les Démocrates et les DSA) et non participationnistes qui se cramponnent à la révolution populaire (PNP). Sans oublier le candidat de la diaspora et les « amuseurs publics » des « boîtes de jour » religieuses qui écument la République.

Par ailleurs, les partisans de l’opposition sont fatigués des élections organisées et volées par les mêmes personnes. Beaucoup n’y croient plus. Déjà, il y avait eu un fort taux d’abstention lors des législatives de 2013. Tout comme à l’élection présidentielle de 2015 où plus d’un million de Togolais n’avaient pas souhaité voter. Et vu le contexte actuel, la situation sera pire en 2020.

De fait, l’opposition toutes tendances confondues a l’obligation de changer son fusil d’épaule. Il est encore temps que les différents courants aplanissent leurs divergences pour arriver à une solution unique et réaliste autour de laquelle l’opposition va réunir les Togolais qui sont lassés d’être la risée de leurs frères de la région ouest-africaine. Tikpi Atchadam doit aller au-delà de ses discours sur les réseaux sociaux et engager des discussions concrètes avec ses pairs surtout avec Jean-Pierre Fabre qui doit aussi faire preuve d’ouverture. Sinon ce n’est pas sage de faire les mêmes choses tout le temps pour les mêmes résultats …

Géraud A.

Source : Liberté

 

 

Togo, 19 août 2017 et présidentielle de 2020 : De l’espoir à l’impasse. Ce que doit faire l’opposition togolaise pour subsister

Révélations sur le décès des 3 étudiants Togolais au Maroc : Ventres et têtes ouverts, sexes portés disparus sur les corps...
Liberté Togo
Carte : Historia can mapa

Qu’est-il arrivé aux étudiants togolais décédés il y a quelques semaines au Maroc? La question est suscitée par une sortie de la Synergie des étudiants et élèves du Togo (SEET). L’association a apporté des éclaircissements sur te drame qui e frappé les familles de Noumouley Tchompion Yao Mawoussi, Adouley Kossi Amegno, Afotogbe Kokouvi Rodrigue.

La raison de cette sortie est que le gouvernement peine jusqu’à ce jour à situer l’opinion sur les vraies circonstances qui ont conduit à la mort des étudiants. Selon la SEET, les parents des étudiants décédés ont été plusieurs fois convoqués à la Gendarmerie et y ont subi des intimidations « afin qu’ils ne disent pas ce qui a été observé sur les corps de leurs enfants ». « Sur les corps, les parents ont remarqué que les ventres et les têtes ainsi que les oreilles ont été fendus et cousus, le sexe est porté disparu sur tous les corps », révèle la SEET.

Kodjo Bossiadé, maire de la commune de Wawa 2, aurait promis aux parents de l’étudiant Noumouley, quelques jours avant le décès de leur fils, qu’il ordonnera qu’on le déporte. La raison de cette menace, selon la SEET, est que le maire n’aurait pas encore reçu le terrain qu’il a exigé avant d’aider l’enfant pour obtenir la bourse.

Pour la SEET, le ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur, Robert Dussey doit situer l’opinion sur les vraies circonstances du décès des étudiants, les plaies observées sur les corps ainsi que les sexes qui ont disparu et remettre les résultats de l’autopsie aux parents.

Outre les révélations sur les décès des étudiants, la SEET interpelle les autorités universitaires et gouvernementales sur les conditions d’études, notamment les allocations et bourses et la présence des milices, « Par la présente conférence de presse, la SEET réaffirme que pour que l’année académique 2019-2020 soit sereine, les présidents des Universités publiques doivent dissoudre les milices qu’ils ont installées, respecter les clauses du système LMD, le respect de la liberté d’expression et d’association », avertit-elle, et d’ajouter : « Le ministre de l’Enseignement Supérieur, pour sa part, doit faire augmenter les aides des étudiants, sortir les allocations et bourses qu’il bloque dangereusement, car l’éclatement du magma souterrain est à l’horizon ».

Enfin, la SEET assure les familles victimes de son soutien sans faille malgré les menaces et intimidations auxquelles elles font face.

G.A.

Source : Liberté No.3057 Du Vendredi 29 Novembre 2019

 

 

Révélations sur le décès des 3 étudiants Togolais au Maroc : Ventres et têtes ouverts, sexes portés disparus sur les corps...

Togo, Loi imminente sur la déclaration des biens : L’application et de bonne foi, le vrai défi !
Liberté Togo
loi sur la declaration de bien au Togo
Caricature : Donisen Donald / Liberté

Enfin la déclaration des biens au Togo ? C’est à cela que l’on tend manifestement, à en croire le compte rendu du conseil des ministres de mercredi. Il a été adopté à cette fin un projet de loi devant être introduit à l’Assemblée nationale et voté. Mais le plus grand défi reste l’application de ladite loi, et la déclaration de bonne foi des biens. Et ce n’est pas garanti, avec des gouvernants adeptes de l’obscurantisme et ayant bâti leurs fortunes sur les détournements de deniers publics et autres crimes économiques.

Vers le vote d’une loi portant déclaration des biens

La question a été au menu du conseil des ministres du mercredi 27 novembre qui a adopté quatre (4) projets de loi, trois (3) projets de décret, écouté deux (2) communications et abordé des divers. C’est le contenu du premier projet de loi fixant « les conditions de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents publics ».

« L’adoption de ce projet de loi organique fixant les conditions de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents publics renforce les diverses mesures législatives et réglementaires déjà prises dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la corruption ainsi que de la promotion de la bonne gouvernance. On peut ainsi noter notamment la mise en place de plusieurs corps de contrôle, l’adoption du code des marchés publics ou encore du code d’éthique et de déontologie en matière de marchés publics et délégations de services. Il s’inscrit donc dans le cadre des efforts de l’Etat tendant à promouvoir la transparence dans l’exercice des fonctions publiques, à garantir l’intégrité et la probité des serviteurs de l’Etat et prévenir l’enrichissement illicite », rapporte le conseil des ministres.

« Le Togo a ratifié le Protocole de la CEDEAO du 21 décembre 2001 et de la Convention de l’Union africaine du 11 juillet 2003 sur la prévention et la lutte contre la corruption. Il devient nécessaire d’élargir la liste des personnes assujetties à l’obligation de déclaration des biens et avoirs pour prendre en compte tous les agents professionnellement exposés aux risques de corruption et d’infractions assimilées. La loi constitutionnelle n° 2019-003 du 15 mai 2019 portant modification de la Constitution du 14 octobre 1992 a prévu, non seulement de fixer, par une loi organique, les modalités de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités et des hauts fonctionnaires, mais aussi de généraliser la mesure et d’harmoniser la procédure. C’est l’objet du projet de loi organique qui fixe les conditions de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents publics », lit-on par ailleurs dans le compte rendu.

L’adoption de ce projet de loi est une suite de l’annonce faite par Faure Gnassingbé au sujet de la déclaration des biens et la lutte contre la corruption, dans son discours du 27 avril dernier sur l’état de la Nation. « Le gouvernement est déterminé à poursuivre l’amélioration de la gouvernance, notamment en mettant, dans les mois qui viennent, un accent particulier sur la lutte contre la corruption. Un projet de loi organique sera soumis à l’Assemblée nationale pour déterminer les conditions de mise en œuvre de la déclaration des biens et avoirs prévue par la constitution », avait-il déclaré.

Le défi de l’application et de bonne foi

Ouf, devrait-on crier devant ce projet de loi adopté par le conseil des ministres. L’initiative mériterait peut-être une belle fête et les « gouvernailleurs » congratulés pour avoir osé franchir le pas. Le chemin pour y parvenir a été très long, semé d’embuches. Le pouvoir a fait de la résistance, beaucoup de résistance face à cette problématique de la déclaration des biens qui, pourtant, faut-il le rappeler, est une prescription de la Constitution togolaise en son article 145 qui stipule : « Le Président de la République, le Premier Ministre, les membres du gouvernement, le Président et les membres du bureau de l’Assemblée nationale et du Sénat et les directeurs des administrations centrales et des entreprises publiques doivent faire devant la Cour Suprême une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leur fonction. Une loi détermine les conditions de mise en œuvre de la présente disposition ». Mais depuis trois décennies, le pouvoir RPT/UNIR n’a rien fait pour rendre effective cette disposition pourtant nécessaire à la lutte contre la corruption et à la bonne gouvernance chantée par les gouvernants, particulièrement Faure Gnassingbé qui avait promis une gestion bien meilleure à celle de son feu père et ne cesse de chanter ce combat dans ses discours pour séduire les partenaires en développement. L’opposition et la société civile engagées ont beau rappeler cette obligation, leurs cris sont toujours tombés dans des oreilles de sourd.

Mieux vaut tard que jamais, dira-t-on. On doit se réjouir que le pouvoir ait, enfin, adopté ce projet de loi pour formaliser cette prescription de la Constitution. Mais avec les gouvernants en place, une chose est de voter un texte, une autre est de l’appliquer. C’est une lapalissade que le Togo dispose des meilleurs textes au monde, mais c’est leur application qui a toujours posé problème. Il faut donc déjà souhaiter que le projet de loi soit rapidement introduit à l’Assemblée de godillots et voté le plus tôt possible. Parce que le rythme à imprimer aux processus de vote est exclusivement l’apanage du pouvoir qui sait faire preuve de célérité sur les initiatives qui l’arrangent, mais traine les pas devant celles qui ne font pas ses affaires. L’application, et de bonne foi de cette déclaration des biens, sera le vrai défi. Le commun des Togolais sera curieux de savoir que ces membres de la minorité pilleuse, devenus milliardaires en un rien de temps, qui ont bâti toutes leurs fortunes sur les détournements des deniers publics et autres ressources nationales, disposent des villas un peu partout sur le territoire national, s’offrent des suites et autres palaces dans les capitales occidentales, ont des comptes bancaires un peu partout, même dans des paradis fiscaux pour brouiller les pistes, vont accepter faire de bonne foi des déclarations de leurs biens et avoirs mal acquis…

Connaissant les relations de fidélité des « gouvernailleurs » togolais avec les détournements des deniers publics, la corruption, les malversations et autres crimes économiques, il faut être naïf pour croire à une application de bonne foi de cette loi qui viendrait à être votée. On peut légitimement en douter quand on considère toute la résistance dont le régime a toujours fait montre devant cette problématique de la déclaration des biens. On se rappelle que pour aider le pouvoir en place, l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI) avait introduit en novembre 2016 à l’Assemblée nationale, une proposition de loi dans ce sens. Mais elle n’avait pas prospéré. Autre paramètre, l’impunité traditionnelle garantie aux auteurs des détournements et autres crimes économiques. Même éclaboussés par des scandales, ces ministres, directeurs de sociétés d’Etat et autres cadres de l’administration, ont toujours bénéficié de la protection du sommet. Non seulement ils ne sont pas démis de leurs fonctions, mais en plus ils sont promus à des postes plus juteux. Illustration avec les ministres impliqués dans l’affaire du marché de la route Lomé-Vogan-Anfoin ; ils n’ont jamais été inquiétés et ne le seront peut-être jamais. Idem ces autres personnalités impliquées dans le scandale des fonds de la CAN 2017. Après la récente sortie de la HAPLUCIA annonçant avoir introduit ces dossiers à la justice, c’est le silence plat depuis plusieurs semaines et mois. Et on peut aisément comprendre. Ce sont des produits du pouvoir…

Tino Kossi

Source : Liberté

 

 

Togo, Loi imminente sur la déclaration des biens : L’application et de bonne foi, le vrai défi !

Togo : Et si le CAR, l'ANC et le reste de la C14 oubliaient les élections pour reprendre la lutte avec toute l'opposition?
Samari Tchadjobo
Quelques « opposants » politiques togolais. De gauche à droite: Jean Kissi (CAR), Brigitte Adjamagbo-Johnson (CDPA) et Jean-Pierre Fabre (ANC) | Photo : DR
Quelques « opposants » politiques togolais. De gauche à droite: Jean Kissi (CAR), Brigitte Adjamagbo-Johnson (CDPA) et Jean-Pierre Fabre (ANC) | Photo : DR

« Il n’y a pas de démarche plus stérile que celle qui consiste pour un opprimé à en appeler au coeur de ses oppresseurs…» – Frantz Fanon

C´est devenu une banalité au Togo que la mauvaise foi, la duplicité et le jusqu´au-boutisme dans le mal constituent la deuxième nature du régime Gnassingbé de père en fils. C´est pourquoi beaucoup s´étonnent qu´une frange de notre opposition, malgré les malheureux précédents de 2005, 2010 et surtout 2015 en termes de mascarades électorales, accompagnées de massives violations des droits de l´homme, n´ait pas suffisamment appris la leçon et se prépare à aller à des élections présidentielles avec un régime qui ne joue jamais franc jeu.

Le 19 novembre dernier des délégations de l´ANC, du CAR et de ce qui reste de la C14 étaient invitées par le Ministre de l´Administration Territoriale et des Collectivités Locales, M. Payadowa Boukpessi pour des causeries sur le scrutin présidentiel. Alors que les délégations de l´opposition demandaient l´inscription à l´ordre du jour de la question sur l´amélioration du cadre électoral, Payadowa Boukpessi, comme à son habitude fit la sourde oreille; car pour lui il s´agissait d´informer les acteurs politiques sur l´état d´avancement des préparatifs des élections, pas autre chose. Ce qui obligea Messieurs Jean-Pierre Fabre, Yaovi Agboyibo, Madame Brigitte Adjamago et leurs accompagnateurs à quitter la salle.

Eu égard au comportement antidémocratique de ce régime depuis des décennies, surtout en période électorale, beaucoup d´observateurs de la vie politique togolaise s´étonnent qu´il y ait encore des opposants qui se bousculent au portillon pour participer à un scrutin dont les conditions d´organisation sont très loin d´être consensuelles et transparentes. Surtout que toutes les violations des droits de l´homme, faites de tueries, de disparitions, de départs massifs en exil, les quinze dernières années au moins, lors d´élections présidentielles, sont là pour nous rappeler le jusqu´au-boutisme du régime Gnassingbé dans sa résistance contre l´alternance au sommet de l´État.

«…Il est de notoriété publique que les élections qui se déroulent au Togo depuis la réinstauration du multipartisme en 1990, se caractérisent toutes, par des fraudes massives qui manifestent la volonté du régime en place d´empêcher, par tous les moyens, l´alternance au pouvoir. L´opposition se retrouve cantonnée dans un rôle d´accompagnateur…»

Un constat pertinent de l´Alliance Nationale pour le Changement (ANC) qu´on peut lire dans la déclaration liminaire du Parti orange écrite après l´échec des pourparlers avec le Ministre de l´Administration Territoriale. Il est d´autant plus surprenant que l´ANC et les autres partis restent dans la logique électoraliste, bien que tous ces tristes précédents soient connus de tous. Messieurs Fabre, Agboyibo et Madame Adjamago seraient toujours prêts, selon leurs déclarations, à discuter avec le pouvoir sur l´amélioration du cadre électoral. Et rien n´est sûr que le régime RPT/UNIR reviendra à de meilleurs sentiments pour livrer le matériel qui permettra de scier la branche sur laquelle il est assis sans y être contraint d´une façon ou d´une autre.
S´il y a une formation politique qui est restée constante sur toute la ligne quant à sa position depuis le 19 août 2017, c´est bien le Parti National Panafricain de Salifou Tikpi Atchadam; pour le PNP, Faure Gnassingbé devrait officiellement renoncer à sa candidature en 2020 pour qu´une transition soit mise sur pied. Le parti à l´emblème du cheval a même publié et envoyé un mémorandum à cet effet aux représentations diplomatiques en poste à Lomé le 19 novembre dernier. Du côté du Mouvement En Aucun Cas c´est le même son de cloche. Cette association de la société civile n´a pas passé par quatre chemins pour marteler la position qui est la sienne quant à 2020: «…pour le Mouvement En Aucun Cas aucune élection ne résoudra le problème togolais. Elle ne fera qu´aggraver la situation et exacerber les tensions….La seule issue; pour nous; aujourd´hui c´est de continuer à nous battre pour le départ de Faure Gnassingbé à la fin de son mandat et la mise sur pied d´une transition.» Pour le moment la classe politique du côté de l´opposition est divisée entre deux positions: il y a d´un côté les partisans d´une hypothétique amélioration du cadre électoral par un régime qui traîne les pas, donc des partis prêts à aller aux élections avec Faure Gnassingbé en 2020. De l´autre côté on trouve la mouvance conduite par le PNP, hostile à une quatrième candidature de l´actuel Chef de l´État qui est à son troisième mandat.

Dans la situation actuelle de notre pays est -ce qu´un parti politique a le droit de faire ce qu´il veut d´après l´argument selon lequel un parti est créé pour aller aux élections? Ce raisonnement aurait son sens dans une démocratie, alors qu´au Togo nous sommes très loin d´une démocratie; nous avons à faire à une dictature impitoyable qui nécessite l´union de tous pour parler d´une voix et mener le combat qui ferait plier le régime têtu des Gnassingbé.

Entre ceux qui cherchent à discuter avec le pouvoir pour aller à des élections perdues d´avance, et ceux qui appellent à une résistance pour le départ de Faure Gnassingbé après son troisième mandat, et l´instauration d´une transition, quelle est la position qui arrange les populations togolaises? Le premier groupe devrait comprendre que ce ne sont pas des reformettes qui nous feront avoir l’alternance, il faut des réformes en profondeur; donc pendant une transition.
Samari Tchadjobo

Les réformes à faire ne seront pas à l’avantage de tel ou tel, mais dans l’intérêt d’un Togo démocratique comme dans les autres pays de la sous région. Et il est important que les uns et les aures adoptent dès lors une position claire qui évite de semer la confusion dans les esprits. Nous croyons à cet effet qu´une passerelle est toujours possible entre les deux camps de l´opposition pour parler d´une voix et reprendre la lutte là où elle s´est arrêtée avant que la C14 ne vole en éclats.

Samari Tchadjobo
Allemagne

 

 

Togo : Et si le CAR, l'ANC et le reste de la C14 oubliaient les élections pour reprendre la lutte avec toute l'opposition?

La Start-up togolaise DASHMAKE nominée finaliste du MED’INNOVANT AFRICA 2019,
La Start-up togolaise DASHMAKE nominée finaliste du MED’INNOVANT AFRICA 2019, le concours de solutions innovantes pour la ville durable méditerranéenne et africaine.
Les 5 et 6 décembre prochains, l’Etablissement Public d’Aménagement Euroméditérranée récompensera deux startups africaines parmi les cinq lauréats de la première édition du concours MED’INNOVANT AFRICA.

Ce challenge vise à détecter, promouvoir et accélérer les porteurs de projet africains, qui proposent des initiatives innovantes en phase avec les enjeux de la ville durable méditerranéenne et africaine.

La première édition du concours MED’INNOVANT AFRICA 2019 a attiré 129 projets de 22 pays d’Afrique, dont 3 au Togo. Et c’est donc la start-up DASHMAKE qui a su se démarquer, avec SOS System, un système informatique intelligent qui propose la gestion des informations de santé et qui assure la prédiction, la prévision, la prévention, la gestion, et la géolocalisation des sinistres/infractions; offrant u

n service d’assistance en temps réel et de proposition de services d’assurances et de micro-assurances.


Un concours d’innovation unique

La start-up DASHMAKE tentera à présent de gagner l’un des deux prix mis en jeu, à savoir le Prix du Jury et le Prix Coup de Cœur; aux côtés des start-up ECOVON (Ghana), PROMAGRIC (Cameroun), SEN or’dur (Sénégal) et CITY LOCKER (Algérie).

Les 5 startups sélectionnées seront conviées du 30 novembre au 5 décembre 2019 dans le sud de la France, à Marseille, afin de suivre boot camp coordonné par l’agence française de développement. Il s’agira d’un programme de coaching et de renfoncement des compétences dispensé par des experts du mentoring de startup et des investisseurs.

Prix du Jury : qui permettra au grand gagnant l’accès à de nombreux privilèges dont une dotation financière de 5.000 €, la mise à disposition d’un territoire d’expérimentation permettant de tester et démontrer la solution innovante : l’EcoCité Euroméditerranée (480 hectares localisés sur les 1er, 2ème, 3ème, 14ème et 15ème arrondissements de Marseille); une session de travail de deux heures avec le CEO d’Euroméditerranée pour définir les modalités d’implémentation de la solution primée sur le territoire d’intervention de l’EcoCité Euroméditerranée; 3 semaines de soft landing au sein de l’accélérateur.M situé au cœur de la Cité de l’innovation et des savoirs Aix-Marseille. Le lauréat bénéficiera aussi d’un accompagnement juridique dispensé par le cabinet d’avocats FIDAL.

Prix Coup de Coeur : le lauréat aura l’occasion de faire un pitch de 5 minutes lors de la remise du MED’INNOVANT AFRICA Award dans le cadre de la 3ème édition du sommet EMERGING VALLEY; 1 entretien d’une heure avec le CEO d’Euroméditerranée pour voir comment optimiser l’adaptation de la solution primée sur le territoire d’intervention de l’EcoCité Euroméditerranée ; 3 semaines de soft landing au sein de l’accélérateur.M situé au cœur de la Cité de l’innovation et des savoirs Aix-Marseille ; un accompagnement juridique par le cabinet d’avocats FIDAL d’une durée totale de 2 heures utilisables sur une période de 6 mois à compter de la cérémonie de remise des prix.

Les deux lauréats du challenge MED’INNOVANT AFRICA seront également pendant 1 an sous les feux des projecteurs. Grace à Euroméditerranée, ils bénéficieront d’une importante visibilité en Europe notamment en termes de communication pour commercialiser leurs produits, trouver des investisseurs et des partenaires industriels.

Marseille, une plateforme stratégique entre l’Afrique et l’Europe.

Depuis plus de vingt ans, l'Etablissement Public d'Aménagement (EPA) Euroméditerranée conçoit, développe et construit la ville méditerranéenne durable de demain, au cœur de la métropole Aix-Marseille-Provence. L’opération d’aménagement imbrique des équipements publics, des commerces, du logement, des infrastructures de transports et de stationnements, des parcs urbains, ... afin de favoriser le vivre-ensemble.

Avec plus de 5 300 entreprises implantées et 45 000 emplois présents, Euroméditerranée est aujourd’hui le 3ème quartier d’affaires en France.

Labellisé EcoCité et accompagné par le Programme Investissements d’Avenir, ce nouveau périmètre a également pour vocation d’être un territoire d’expérimentation de l’aménagement urbain pour tester, déployer et valoriser les services et technologies innovantes. L’ambition est de créer la ville méditerranéenne et littorale de demain, durable et innovante offrant une dimension internationale à Marseille avec 30 000 habitants supplémentaires et 20 000 nouveaux emplois.

C’est dans cette logique que l'Organisation a créé, cette année, le concours MED’INNOVANT AFRICA, ouvert à tous les porteurs de projets africains (start-up, petites et moyennes entreprises) apportant justement des solutions innovantes à des problématiques dans le domaine de la Smartcity. L’Afrique étant aujourd’hui un marché émergent majeur, l’innovation technologique s’y développe de façon exponentielle, stimulant le déploiement de nouveaux usages et la création de start-ups : « Au même titre que Miami se positionne comme la porte d’entrée de l’Amérique Latine, qu’Hong Kong et Singapour donnent un accès privilégié à l’Asie, Marseille a toutes les cartes en main pour offrir aux entreprises internationales une base idéale pour atteindre les marchés africains avec un objectif à moyen et long terme : faire de la métropole Aix-Marseille Provence le hub de l’innovation et du digital entre l’Europe et l’Afrique », Hugues PARANT, Président Directeur Général d’Euroméditerranée.

L'Établissement peut compter sur des partenaires engagés comme EMERGING VALLEY, L’AFD (Agence Française de Développement); ACCELERATEUR.M, le cabinet d’avocats FIDAL, la communauté d’entrepreneurs euro-africains AFRICA LINK, ainsi que la CCI MARSEILLE PROVENCE afin d’accompagner au mieux les lauréats de MED’INNOVANT AFRICA.

A propos d’Euroméditérranée : Depuis plus de vingt ans, l'Établissement Public d'Aménagement (EPA) Euroméditerranée conçoit, développe et construit la ville méditerranéenne durable au cœur de la Métropole Aix-Marseille Provence. Labélisé « ÉcoCité » depuis 2009, le territoire d’intervention d’Euroméditerranée de 480 hectares est un véritable laboratoire d’expérimentation pour tester des solutions, services et dispositifs innovants qui seront, demain, partie intégrante de la ville durable méditerranéenne.

Distribué par compagniegenerale.fr

 

 

La Start-up togolaise DASHMAKE nominée finaliste du MED’INNOVANT AFRICA 2019,

Aide au développement : Découvrez le pactole de l’UE en faveur du Togo sur la période 2014-2020
Plus de 270 millions d’euros. C’est la somme globale déboursée ou en cours de décaissement par l’Union européenne (UE), faisant d'elle le premier bailleur de fonds du Togo sur ces sept (7) dernières années.
D’après le document précité, cette somme a servi dans la réalisation des programmes et projets de développement.

L’Union européenne, renseigne maroc-diplamatique.net, citant un document de l’institution, apporte son appui financier au Togo « dans des programmes d’adduction d’eau au profit des communautés peu ou pas desservies en eau potable, dans l’appui à la gestion environnementale décentralisée (PAGED), la construction d’infrastructures scolaires et des infrastructures sociocommunautaires ».

Elle intervient également dans « des projets d’appui à l’équité genre et à l’autonomisation des femmes, l’hygiène et l’assainissement publics, notamment à travers le Projet d’Aménagement Urbain du Togo (PAUT) et la gestion des eaux usées », précise la même source.

Ce mardi, rappelons-le, l’UE et le Togo ont

encore signé une convention de financement de plus de 21 milliards FCFA sur une période de deux (2) ans, 2019-2022. Les fonds doivent servir à la mise en œuvre du PND.

 

 

Aide au développement : Découvrez le pactole de l’UE en faveur du Togo sur la période 2014-2020

21,6 milliards FCFA de l’UE en faveur du PND
Le Togo bénéficie d’un financement de 21, 6 milliards FCFA de l’Union européenne (UE) pour la mise en œuvre du Plan national de développement (PND) 2018-2022.
S’inscrivant dans la droite ligne du Contrat de Consolidation de l’Etat du Togo (Phase 3), cet accord va s’étendre sur une période de deux (2) ans.

Ayawovi Tignokpa, ministre de la Planification du développement et de la Coopération et Bruce Hanse, Chargé d’Affaires de la Délégation de l’Union européenne au Togo, ont paraphé mardi à Lomé les documents de cette convention de financement.

Appui budgétaire général, selon le chargé d’Affaires de la Délégation de l’UE au Togo, cette convention va permettre au pays d’améliorer sa gestion des finances publiques, le climat des affaires, le système statistique national et sa politique de décentralisation.

Edem A.

 

 

21,6 milliards FCFA de l’UE en faveur du PND

SOS : Atchou Atcha porté disparu
Depuis lundi, les familles et proches collaborateurs de Atsou Atcha, Porte-parole de la Coordination des syndicats de l'éducation au Togo (CSET), n’ont pas de nouvelles de ce dernier.
Selon les informations, Atchou Atcha a quitté son domicile ce lundi 02 décembre 2019 aux environs de 4 heures du matin après un coup de fil. Et depuis, plus de ses nouvelles, et toutes tentatives de joindre ce dernier sont vaines.

Les familles et proches collaborateurs s’inquiètent et lance une alerte à toute la population pour une mobilisation pouvant les aider à recueillir toutes sortes d’information qui puisse permettre de le retrouver.

Notons qu’Atsou Atcha est le Coordinateur général de la CSET (Coordination des syndicats de l’éducation au Togo). Il a été également porté à la tête du Syndicat national des professeurs de l’enseignement technique du Togo (SYNPETT) depuis janvier 2019 où il a promis peser dans la balance.

Il a promis faire rayonner ce syndicat sur le plan national et internationa

l en collaborant avec des organisations syndicales plus grandes, œuvrer au côté des syndicats frères de l’éducation pour la poursuite de la mise en application du protocole d’accord signé entre les syndicats, le gouvernement et les autres partenaires.


Nicolas K

 

 

SOS : Atchou Atcha porté disparu

L’Union européenne fait dons de matériels roulant à la Justice
La remise officielle s’est déroulée ce mardi 03 décembre 2019 à Lomé.
Il s’agit de huit (8) voitures dont 7 Pick up 4 x 4 double cabine climatisé d’origine et un SUV 4 x 2.

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, chargée des Rlations avec les Institutions de la République, Kokouvi Pius Agbetomey, a réceptionné ce mardi les matériels roulants.

Les véhicules ont été remis par le chargé d’Affaires de la Délégation de l’Union européenne au Togo, Mr Bruno Hanse.

Depuis quelques années, l'Union européenne appuie le Togo dans son programme de modernisation de la Justice.

 

 

L’Union européenne fait dons de matériels roulant à la Justice

 

55è session du CIBT : Les travaux ouverts à Lomé
Venus des 5 continents, les membres du Conseil International des Bois Tropicaux (CIBT), l’organe suprême de l'Organisation Internationale pour les bois tropicaux (OIBT), se réunissent du 02 au 07 décembre 2019 dans la capitale togolaise.
Pendant une semaine, il s’agit pour les 300 participants de discuter des sujets allant de la gestion durable des aires forestières protégées en Afrique à la conservation de la biodiversité.

La rencontre, ouverte par le Premier ministre Selom Kalassou, permettra également d’aborder les questions de financements des activités de l’organisation, ainsi que des questions relatives aux différents projets soumis par les nations.

Organisation intergouvernementale basée à Yokohama (Japon), l'Organisation Internationale pour les bois tropicaux (OIBT) a comme objectif la conservation et la valorisation des forêts tropicales dans une optique de gestion durable.

 

 

55è session du CIBT : Les travaux ouverts à Lomé

 

Les femmes UNIR évoquent la candidature de Faure Gnassingbé
Les militantes de l’Union pour la République (UNIR), étaient en conclave ce 30 novembre à Agoè Cacaveli. Elles ont parlé de deux sujets essentiels : la candidature de Faure Gnassingbé et la paix.
Les femmes UNIR ont profité une nouvelle fois de leurs retrouvailles pour dire tout le bien qu’elles pensent du chef de l’Etat et préciser que dans le contexte actuel, il est le seul à même de les représenter lors de la prochaine élection présidentielle.

Ibrahim Mémounatou, un des membres influents du Mouvement des Femmes Unir (MFU), structure organisatrice de cette rencontre, a rendu « hommage à Faure Gnassingbé qui a su instaurer la paix dans le pays ». Elle exhorte ses sœurs à « prier pour lui dans ses tâches » avant d’inviter celui qui est arrivé au pouvoir en 2005 à briguer un nouveau mandat, le quatrième, en début de l’année prochaine.

« En 2020, Faure Essozimna Gnassingbé est notre candidat naturel. Il est oint de Dieu. Il est le meilleur de tous. Restons mobilisés car en 2020, la victoire est nôtre », ajoute-t-elle.

De son côté, Raymonde Kayi Lawson de Souza, la déléguée nationale du MFU, a appelé ses camardes à œuvrer pour « préserver la paix pour que le chef de l’Etat puisse continuer sa politique de grands travaux », conformément au Plan national de développement (PND).

Et d’enchaîner : « Pour un développement du nord au sud, de l’est à l’ouest, la paix doit régner », en référence à la supposée tentative insurrectionnelle évoquée, il y a quelques jours en conférence de presse à Lomé, par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehame à travers un argumentaire trop simpliste.

Etait également présent à la mobilisation d’Agoè du samedi dernier, Atcholi Aklesso, le Secrétaire exécutif de l’UNIR et bien d’autres cadres du parti présidentiel.

Pour la présidentielle de 2020, 12 candidatures sont déjà annoncées. Faure Gnassingbé n’a pas encore annoncé la sienne. Il sera investi tout prochainement, assure son entourage. Dans les colonnes du magazine Jeune Afrique, il y a fait le bilan de sa politique des grands travaux ; lesquels, précise-t-il, a contribuer à baisser sensiblement le taux de chômage dans le pays. Une sortie médiatique diversement appréciée selon que l’on soit pro ou anti UNIR.

A.H.

 

 

Les femmes UNIR évoquent la candidature de Faure Gnassingbé

 

Présentielle 2020/Me Apévon : « Tous les jours, vous entendez une candidature, et cela amuse même la galerie »

Dans un peu plus de deux mois, les Togolais seront dans les urnes pour élire leur chef d’Etat. Malgré le nombre grandissant des prétendants à ce scrutin, la Coalition des 14 tient à son rêve de candidature unique de l’opposition.
Ce weekend à l’occasion de la célébration du troisième anniversaire de son parti, Me Dodji Apévon des Forces Démocratiques pour la République (FDR) est revenu sur la nécessité de l’unicité d’action de l’opposition en vue de la réalisation de l’alternance politique 2020.

Pour ce leader de la Coalition des 14, la démobilisation qu’on constate actuellement chez les Togolais s’explique par le simple fait que l’opposition reste divisée. Pour remobiliser les populations en ces périodes électorales, il préconise à ses pairs de parler d’une seule et unique voix, de se rassembler derrière une seule personne pour affronter dans les urnes le candidat du parti au pouvoir, le RPT/UNIR.

« Les Togolais sont démoralisés et fatigués. Nos querelles intestines les ont tellement échaudés qu’ils disent qu’il n’y a aucun intérêt à aller à des élections. Le seul électrochoc qui puisse mobiliser les Togolais, c’est comprendre finalement que l’opposition togolaise a décidé de faire le plus difficile en mettant quelqu’un devant. Cela les rassurerait et cela permettrait une mobilisation, une mise en commun de nos ressources pour aller à ce combat en tant que bloc en face de ces gens-là », a-t-il conseillé.

Selon le président des FDR, aller à la présidentielle avec des candidatures qui poussent comme des champignons, telles qu’on le voit aujourd’hui, n’avantagera personne, sauf le pouvoir. « Tous les jours, vous entendez une candidature, cela amuse même la galerie », a-t-il lâché.

Le responsable politique précise que la C14 ne choisira pas un candidat en son sein. « Mais si la procédure de candidature commune que nous avons enclenchée débouche sur le choix de quelqu’un, nous allons le soutenir », a-t-il conclu.

 

 

Présentielle 2020/Me Apévon : « Tous les jours, vous entendez une candidature, et cela amuse même la galerie »

Pour Bawara, les Evêques sont « une caisse de résonance » pour l’opposition
La dernière sortie de la Conférence des Evêques du Togo (CET) est mal perçue au Palais de la Marina. Dans une interview accordée à certains organes de la place, le porte-parole du pouvoir de Lomé, le ministre Gilbert Bawara accuse les Evêques du Togo de chercher insidieusement à répartir les blâmes tout en câlinant l’opposition aux dépens du régime RPT-UNIR.
« Accuser les uns d’être réfractaires à l’alternance et faire preuve de mansuétude à l’endroit de l’opposition gentiment taxée de manquer de vision, cela en dit long. Et on veut quand-même que ceux qui manquent de vision, qui n’ont ni idée, ni projet et ni programme pour le pays, incarnent l’alternance. C’est donner le sentiment que ce qui importe, c’est le départ de ceux qui sont aux affaires, peu importe les conséquences », a lâché, d’entrée de jeu, le ministre de la Fonction publique, de la Réforme administrative, du Travail et de la Protection sociale.

Même s’il ne conteste pas la mission pastorale et prophétique de l’Eglise dans la société, il estime que certaines prises de position des prélats sont « partisanes ». Ce qui donne à penser qu’ils sont une « caisse de résonnance des revendications d’un c

amp », celui de l’opposition bien attendu.

Le ministre Bawara dénonce également le fait que la Conférence des Evêques du Togo demande la suspension du processus électoral en cours pour la présidentielle de 2020. Pour lui, exiger la suspension ou l’arrêt du processus électoral actuel aurait pour effet d’ouvrir une période de doute et d’incertitude pour le pays avec toutes les conséquences dévastatrices et désastreuses sur le plan économique et social.

« Certaines prises de position des Évêques togolais sont perçues, à tort ou à raison, par nombre de nos concitoyens comme un parti pris et une caisse de résonance des revendications d’un camp. Certaines prises de position, à la veille des élections législatives de décembre 2018, ont donné le sentiment de conforter la C14 dans son intransigeance et son radicalisme avec les conséquences que nous savons.

Comme hier, les prises de position actuelles peuvent même avoir un effet démobilisateur. Il me parait excessif et pas raisonnable ni réaliste pour la Conférence épiscopale de demander la suspension ou l’arrêt du processus électoral pour enliser le pays dans des pourparlers interminables. Cela aurait pour effet d’ouvrir une période de doute et d’incertitude pour notre pays avec toutes les conséquences dévastatrices et désastreuses sur le plan économique et social », a-t-il souligné.

Pour finir, Gilbert Bawara trouve que les Evêques s’immiscent ou se prononcent trop souvent sur les questions d’ordre politique.

Godfrey Akpa

 

 

Pour Bawara, les Evêques sont « une caisse de résonance » pour l’opposition

 

La mouvance togolaise de la « Continuité » : Une opposition alimentaire trompe le Peuple togolais
Communiqué conjoint du 2 décembre 2019 adressé au peuple togolais

Réseau de la coordination de la diaspora togolaise indépendante (RCDTI) et Collectif pour la Vérité des Urnes – Togo – Diaspora (CVU-TOGO-DIASPORA)

Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra

Le Peuple togolais doit refuser d’être conduit à des élections de la contre-vérité des urnes comme des moutons. La raison est simple. A côté de Faure Gnassingbé qui endette le Togo, privatise sa dette sur le dos des populations togolaises, il existe une fausse opposition alimentaire qui trompe le Peuple togolais. Il importe donc de la dénoncer en expliquant comment les acteurs au pouvoir, acquis par la force et le sang organisent en amont, pendant et en aval la continuité du système RPT/UNIR.
1. FAURE GNASSINGBÉ ORGANISE LA « CONTINUITÉ » DU SYSTÈME RPT/UNIR
Les conditions et les modalités du renouvellement au pouvoir d’un système autocratique ésotérique-militaro-civil reposent sur sa capacité à sensibiliser en amont, souvent par l’achat des consciences, tout un processus d’organisation de la contrevérité des urnes. Cela ne peut se faire qu’avec un principe de socialisation et de convivialité avec une partie du peuple togolais, sans véritable conscientisation des conséquences de la gouvernance actuelle de Faure Gnassingbé sur les générations présentes et futures. Dans un pays où plus de 60 % de la population est pauvre et de nombreuses personnalités à la tête de structures sans budget, finissent par accepter l’impensable et la fatalité des inégalités causées par le système RPT/UNIR, il

y a lieu de dénoncer les formes perverses de « socialisation », de « convivialité », basées sur une servitude volontaire due à l’absence de perspective politique et d’opportunités de s’insérer dans la société togolaise de manière indépendante du système RPT/UNIR.

Il est question d’organiser la justification en amont de la falsification de la contre-vérité des urnes, par une technique d’intégration de la partie de la population qui se dit « apolitique, ou opportuniste, ou encore zélée », dès lors que ses besoins primordiaux sont satisfaits (argent, poste, honneur…). Sauf que la sommation obligatoire -officielle comme non officielle-, est d’accepter une servitude volontaire et de soumettre sa condition d’être humain libre à celui d’un être humain aligné sur le système RPT/UNIR, à condition que ce dernier « paye » le bon prix.

Faure Gnassingbé a besoin de faire croire à l’existence d’une démocratie qui fonctionne au Togo. Pour cela, il existe une vision minimaliste de la socialisation dans la mouvance de la « continuité ». Il s’agit d’un processus d’intégration du citoyen togolais au système RPT/UNIR par « inculturation ». Tout un ensemble de procédés légaux et illégaux sont mis en œuvre par le système au pouvoir – de manière visible comme invisible -, pour faire intérioriser par les membres et les sympathisants ainsi que les nouveaux arrivants, des modèles, des normes, des valeurs déviant de l’éthique et valorisant l’impunité et la haine de celle ou celui qui n’est pas membre du réseau au pouvoir.

On aboutit ainsi à une organisation institutionnalisée de l’assimilation des Togolaises et Togolais à une société togolaise transformée en une famille élargie du RPT/UNIR avec des groupes de zélés, de légitimateurs, de traitres à la cause du Peuple togolais. Le tout se fait avec en contrepartie de l’argent. Chacun doit alors se déterminer clairement pour intégrer « volontairement » ou par la force des choses (selon les compromissions et les corruptions passées) à une socialisation et une « convivialité » programmée autour d’une mouvance togolaise de la continuité du système RPT/UNIR. L’éthique, le bien, la justice, la vérité, la démocratie effective, étant graduellement devenus des priorités secondes, chacun se complaît à être « ensemble » au sein de cette mouvance du statu quo et de la continuité. Les interactions qui socialisent une large partie des citoyens togolais y compris dans la Diaspora finissent par faire d’eux des « moutons » qui acceptent le principe d’aller à des élections de la contrevérité des urnes lors de l’élection présidentielle de 2020. Dès lors que Faure Gnassingbé, accepte de payer le « juste prix » pour légitimer le système RPT/UNIR illégitime pour encore 5 ou 10 ans supplémentaires.

La socialisation des partis de la mouvance présidentielle avec les partis de l’opposition institutionnelle et des associations de la société civile, devenus de véritables légitimateurs du système de la fausse démocratie de la contrevérité des urnes, permet de faire perdurer un système d’intérêts communs bien compris. Sauf que ces intérêts se déclinent contre le Peuple togolais. La socialisation qui passe par l’adhésion collective à un processus électoral discriminant et fondé sur l’unilatéralisme des « suprémacistes du RPT/UNIR » devient paradoxalement un élément fédérateur et unificateur. En ce sens qu’il a permis de légitimer la contrevérité des urnes lors de toutes les élections passées au Togo, et s’apprête encore à le faire plus particulièrement lors de l’élection présidentielle qui s’annonce au premier trimestre de 2020. Le RPT/UNIR assisté d’un système militaire et ésotérique d’achat des consciences est en train d’hypnotiser les dirigeants togolais légitimateurs, en pratiquant la politique de l’achat de conscience, au prix fort parfois, pour satisfaire la volonté primordiale de certains responsables politiques et de la société civile d’être payés pour contrôler la « volonté du Peuple togolais ».

Togolaise, Togolais, Peuple togolais… Réveille-toi car tu ne pourras pas dire que tu n’auras pas été prévenu !!!

2. LA COALITION INFORMELLE DES LÉGITIMATEURS
Alors que faire face à la coalition informelle entre, d’une part le RPT/UNIR et, d’autre part, certains partis politiques, certains candidats sans parti, certaines organisations de la société civile togolaise, certains responsables religieux et certains membres de la Diaspora, tous légitimateurs ? S’organiser avec toutes les personnalités de bonne volonté qui conçoivent l’avenir du Togo sans le système de Faure Gnassingbé et ses légitimateurs.

Le système actuel du RPT/UNIR est organisé pour offrir une fausse image de la démocratie à la communauté internationale. Pour ce faire il faut absolument empêcher toutes formes de contestations de type insurrectionnel, mais accepter, voire susciter habilement, celles qui permettent de légitimer Faure Gnassingbé et son système. Ce système d’achat des consciences des dirigeants du RPT/UNIR comme ceux d’une opposition institutionnelle, a permis d’avoir déjà plus de 11 candidats déclarés pour l’élection présidentielle de 2020, fondée sur des réformes électorales effectuées de manière unilatérale sans concertation et donc sans consensus, donc non transparentes et opaques, imposées par le pouvoir. L’objectif affiché, avec l’appui des chancelleries légitimatrices – africaines comme occidentales -, est de présenter l’image de Faure Gnassingbé, comme celle d’un démocrate. En fait un « faux démocrate » car au service exclusif de la classe qui dirige et des multinationales qui ont des intérêts au Togo, au détriment de l’intérêt général du peuple togolais. Dès lors, les manifestations sont réprimées, empêchées ou réduites à ne plus avoir de capacité de nuisance politique pour le pouvoir. La démocratie dite « apaisée » du Togo trouve même des légitimateurs au sein des responsables religieux, qui vendent leur droit d’aller au paradis contre la paix des cimetières au Togo… Ceux qui ont choisi de jouer ce jeu sont non seulement des légitimateurs du statu quo du système mais des traitres envers le Peuple togolais. La vérité est que le Peuple togolais indépendant ainsi que sa Diaspora plurielle indépendante, n’ont jamais demandé d’aller à des élections de la contrevérité des urnes.

De ce fait, une fois que le prix fixé est acquis et que les modalités de versement se font dans les ténèbres et sous le couvert du financement des élections de la contrevérité des urnes, les légitimateurs togolais poursuivent la satisfaction de leurs intérêts personnels et n’ont pas d’objection pour s’aligner ou travailler avec Faure Gnassingbé, officiellement ou officieusement, avant ou après l’élection présidentielle de 2020. Ceci est d’autant plus facile pour ceux qui ont systématiquement travaillé avec le système de Faure Gnassingbé par le passé, mais aussi pour ceux qui par opportunisme se présentent sous les habits mal-taillés de l’opposition institutionnelle, de Centristes alignés sur le RPT/UNIR, ou encore de candidats dits « indépendants ». Il faut donc dénoncer cette hypocrisie nationale, à moins de chercher à rejoindre la liste de plus en plus longue des légitimateurs…

Le problème est que le Togo a des légitimateurs parmi les responsables des partis politiques, de la société civile et même parmi les candidats dits « autonomes ». Cette convergence sous forme de trahison du peuple togolais repose en fait sur l’émergence voilée d’une « mouvance togolaise de la « continuité ».

Cette convergence des responsables des partis politiques et d’associations vers la légitimation de Faure Gnassingbé et son système illégitime, doit être dénoncée et rejetée par la grande majorité du Peuple togolais, consciente des enjeux. Il s’agit en fait d’une arnaque électorale en préparation, que la CEDEAO a « magistralement préparée » en amont, lors de la contestation populaire massive née de l’insurrection du 19 août 2017, en instaurant un 28° faux dialogue 1 ayant comme support une vraie « fausse feuille de route » qui n’a jamais été respectée. Ne pas dire la vérité au Peuple togolais, c’est être complice de la contrevérité des urnes. Celles et ceux qui vont aller à ces élections falsifiées 2 en amont – tant au niveau de la préparation, de l’organisation, que de la partialité des institutions responsables du processus électoral -, devront tôt ou tard être considérés comme ayant choisi la trahison au profit de l’argent. La peur est malgré tout du côté du pouvoir, sinon ce pouvoir n’aurait pas fait quadriller de manière permanente, plusieurs villes du pays se trouvant aujourd’hui dans les faits en état de siège, par des éléments des forces militaires qui ne parlent pas souvent les langues vernaculaires du pays.

Par contre, ils savent, en toute impunité et avec dextérité, manier la langue dite de l’organisation des élections apaisées, que sont la bastonnade, les intimidations, les violences arbitraires et même la mort à bout portant. Mais le fait marquant est la convergence des intérêts bien compris où le système au pouvoir offre de l’argent, des facilités, des titres, ce sous toutes les formes imaginables, pour organiser, hiérarchiser et mettre sous servitude volontaire les légitimateurs. Faure Gnassingbé a donc réussi à changer la donne. Le Peuple togolais sera le dindon de la farce s’il en accepte les termes. Si tout processus démocratique de contestation est rendu impossible, il ne restera vraisemblablement que le kidnapping de Faure Gnassingbé, l’insurrection ou alors l’improbable coup d’Etat. Le Togo va connaître pour la énième fois une imposture électorale et les acteurs de la Légitimation du système n’en sont soit pas conscients, soit en acceptent les conditionnalités dès que l’argent circule vers eux. La solution sage est d’aller vers une conférence inclusive sans Faure Gnassingbé, puis une autre avec ceux du pouvoir pour négocier les termes d’une transition de refondation du Togo 3. Mais pour que cela advienne, le citoyen togolais ne doit pas être un mouton.

3. NE PLUS ÊTRE UN MOUTON AU TOGO
Pour ce faire, trois options s’offrent à ce Peuple :

La première option consiste à ne pas aller aux élections présidentielles de 2020 en attendant une refonte totale du processus électoral, des institutions et de l’organisation des élections, par application d’une partie des dispositions générales prévues par l’accord politique global de 2006 (APG) encore inappliquées à ce jour ;
La seconde option consiste à continuer à défier le pouvoir dictatorial en menant la lutte non violente basée sur la désobéissance civile et militaire, la non coopération et l’insoumission généralisée conformément à l’article 150 de la Constitution : « désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs ».
La troisième option consiste à aller aux élections présidentielles de 2020 en sachant d’avance qu’elles seront perdues. Mais qu’en retour, certains candidats déclarés d’une part, et les acteurs politiques d’autres part, qui sont dans le même stratégie d’accompagnateur du système RPT/UNIR à ces élections, auront fait une bonne opération financière, d’autres recevront en récompense de l’argent, des postes dans le nouveau gouvernement qui ne se gênera pas pour parler de gouvernement d’alliance nationale pour la continuité.
Alors sans un projet commun, il n’est pas possible d’avoir une vision commune, et donc un candidat commun. Le candidat unique ne pourra qu’être un autocrate qui va appliquer son programme et non celui du Peuple togolais.

4. LE TOGO N’A PAS BESOIN D’UNE CANDIDATURE UNIQUE, MAIS PLUTÔT D’UNE CANDIDATURE COMMUNE
Personne ne met en doute la détermination des uns et des autres pour une alternance des individus au pouvoir. Mais, une partie du Peuple togolais ne semble pas comprendre que l’avenir du Togo doit se bâtir sur un projet de société commun crédible, d’abord creuset puis socle solide d’une nouvelle unité nationale. A défaut, l’obsession de presque tous d’aller vers une candidature unique sans un projet de société unificateur et inclusif relève simplement d’un vœu pieux. D’ailleurs, le seul fait que l’Alliance Nationale pour le Changement, comme au demeurant, le Parti National Panafricain et d’autres partis qui refusent pour le moment d’y souscrire, témoigne de l’inconsistance de l’approche unitaire basée sur des personnalités sans projet de société commun. Seule une approche unitaire et collective permettra de dégager une candidature commune au Peuple togolais.

Le Togo n’a pas besoin d’une candidature unique, mais d’un processus d’élaboration du projet de société commun et crédible, à l’issue duquel émergera une candidature commune. Le risque induit par la candidature unique est de produire un nouvel « autocrate », sans projet de société pour l’avenir du Togo et qui, de fait, ne sera donc pas lié aux exigences exprimées depuis le mois d’août 2017 par le Peuple togolais. L’absence de projet de société commun conduit d’ailleurs à une escalade de promesses, toutes aussi budgétivores les unes que les autres, dès lors qu’il s’agit de faire plaisir aux populations. Mais la dette que cela pourrait engendrer est une marque du non-sérieux de certains.

5. ELECTIONS AU TOGO : INVESTIR POUR UN RETOUR SUR INVESTISSEMENT ENTRE 2 ET 20 FOIS PLUS
Comme d’accoutumée, en période électorale, certains partis d’opposition haussent la voix pour rappeler l’impartialité de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), de la Cour Constitutionnelle et du fichier électoral non fiable. Pourtant chacun sait que le parti au pouvoir ne réalisera pas les réformes nécessaires pour assurer des élections transparentes. S’en suivront des troubles tragiques pendant et après les élections. Comme les mêmes actions produiront les mêmes effets, nul ne doit attendre un changement dans la préparation des élections au Togo par le système RPT/UNIR. Pour eux, le système de la contrevérité des urnes a fait ses preuves et il ne faut pas le changer mais le perfectionner. Alors les responsables des partis d’opposition institutionnelle sont-ils des éternels perdants ? Personne ne peut espérer la victoire d’un des candidats, dits de l’opposition, dans les conditions actuelles et pourtant ils sont nombreux à s’aligner au départ de l’élection présidentielle de 2020. S’agit-il d’une opposition de façade ? Pourquoi se lancer dans une course dont le résultat et le vainqueur sont connus d’avance si ce n’est un théâtre dans lequel chaque candidat « opposant » joue sa partition de musique, partition réglée par Faure Gnassingbé ?

La réalité est tout autre. Le système togolais RPT/UNIR, qui gouverne le Togo depuis plusieurs décennies, a compris que la pauvreté, les inégalités et la soif des égos des dirigeants de l’opposition peuvent lui permettre de renouveler le registre des différentes techniques permettant d’amadouer le Peuple togolais. Il est question d’amener ce peuple togolais à participer à l’élection présidentielle de 2020, dans des conditions telles, que l’impossibilité d’expression de la vérité des urnes pourrait garantir la victoire au premier tour de scrutin du candidat du RPT/UNIR. Le tout sera assorti des félicitations d’une certaine communauté internationale, qui a choisi de systématiquement soutenir la contre-vérité des urnes au Togo, comme ce fut le cas en 2005, 2010 et 2015, nonobstant les imperfections relevées dans les rapports des différentes missions d’observation électorale, notamment les plus sérieuses entre toutes, celles de l’Union Européenne 4, et jamais corrigées par Faure Gnassingbé et le RPT/UNIR. Il suffit donc de transformer la participation aux élections en un fond d’investissement où le retour sur investissement varie entre deux (2) et vingt (20) en moyenne, selon l’importance de votre capacité de non-nuisance pour Faure Gnassingbé et son système militaro-civilo-ésotérique.

Vous déposez 20 millions de Francs CFA (FCFA) pour participer à des élections en acceptant le principe que le score que vous obtiendrez sera déterminé de manière unilatérale par le système au pouvoir.

Aussi, la participation à l’élection présidentielle de 2020 pour de nombreux candidats se résume à aller investir 20 millions de FCFA puis de négocier le niveau du retour sur investissement avec le système de Faure Gnassingbé. Dans la configuration actuelle de son pouvoir très autoritaire, voire dictatorial, cela fait de ce dernier le maître du jeu incontesté. Sans oublier qu’il existe une société civile. Mais là aussi, il y a une grande partie de cette société civile, qui joue le même jeu que la pléthore de partis politiques (plus de 110 au Togo) qui sont devenus des entités légitimatrices du système existant. C’est pour cela que la vigilance s’impose et que la Togolaise, ou le Togolais, y compris dans la Diaspora, devra renommer chacun des responsables de partis, d’associations de la société civile, des ecclésiastiques, etc., en fonction des actes posés et non des déclarations faites.

Les conditions ne sont pas réunies pour une élection présidentielle transparente et crédible. En fonction du retour sur investissement pour avoir accepté de perdre, il faut bien admettre que quiconque participe et se prête au jeu déloyal de cette élection présidentielle de 2020, avec la participation de Faure Gnassingbé ou de tout autre candidat éventuel présenté par le RPT /UNIR, et sachant que son score sera celui qu’annoncera le système au pouvoir, mais pas le score réel issu des bulletins de votes contenus dans les urnes, est un légitimateur qui accepte la contrepartie que constitue l’argent octroyé pour mener une campagne électorale de perdant.

6. L’ÉMERGENCE D’UNE ALLIANCE NATIONALE POUR LA CONTINUITÉ DU SYSTÈME ACTUEL
En effet, si l’on se réfère aux déclarations, les uns et les autres sont pour la plupart tous des « opposants ». Mais si vous faites une analyse objective de leur passé et surtout du caractère versatile et opportuniste de leur positionnement en fonction du temps et des enjeux, de nombreux partis politiques et associations de la société civile et des responsables religieux, sont devenus de véritables légitimateurs de ce qu’il faut bien appeler le nouveau parti de la mouvance togolaise de la continuité. Les partis prônant l’alternance et le changement d’individus et non un véritable projet de société, pourraient alors s’apparenter davantage à une alliance nationale pour la continuité. En effet, si vous déposez les 20 millions et vous récupérez dès le début de la campagne de sensibilisation qui sera suivie de la campagne électorale proprement dite, un multiple de la somme « investie » au départ, sans obligation d’avoir au moins 5 % des voix des électeurs, alors vous avez fait une très bonne opération financière avec un retour sur investissement pour le candidat et son parti. Mais pour le Peuple togolais, c’est une catastrophe, voire un scandale. Mais au Togo, la honte du scandale est un sentiment disparu depuis bien longtemps.

Faure Gnassingbé le sait pertinemment en en profite. De simple autocrate, il est devenu le chef des suprémacistes togolais et pour perpétuer son régime, il a besoin d’opposants hypocrites envers le Peuple et une partie du Peuple qui accepte ce jeu pervers. Aussi, les suprémacistes togolais au pouvoir ont autant besoin de vrais « faux opposants » que de vraies « fausses sociétés civiles » pour légitimer artificiellement leur pouvoir et renforcer leur contrôle sur un Peuple, qui en est réduit à déplorer l’absence d’organisation collective porteuse d’un projet de société commun.

Cette situation est politiquement désastreuse, dans le sens où elle sème la confusion la plus totale en agissant sur l’imaginaire collectif, car elle repousse très loin dans le temps l’idée même de la possibilité d’une alternative politique, d’un changement de gouvernance, et l’idée qu’un système politique alternatif est possible sans Faure Gnassingbé et son réseau.

7. LA CANDIDATURE « UNIQUE » DU TOGO S’APPELLE FAURE GNASSINGBÉ, MAIS…
Lorsque certains responsables religieux s’en mêlent, ceux-là même qui ont systématiquement approuvé et « béni » les faits, gestes et actes posées par le président illégitime qu’est Faure Gnassingbé, sont les mêmes à vouloir faire semblant de vouloir la paix, l’unité, et une candidature « unique » de leur « candidat dit « naturel ». Sauf qu’en fait la seule candidature « unique » du Togo s’appelle Faure GNASSINGBÉ. Son problème est qu’il n’arrive pas à déclarer sa candidature officielle, compte tenu des pressions internes et internationales pour un changement de « personne » au sein du RPT/UNIR.

Mais le vrai danger est qu’une nouvelle fois prononcée la contre-vérité des urnes au Togo, la vague de violences qui peut s’en suivre risque de ne pas permettre à ce président-illégitime de rester au pouvoir sans subir le revers d’une insurrection avant 2025. Donc pour garantir le maintien au pouvoir du système, le RPT/UNIR, les lobbies des multinationales françaises et étrangères au Togo, le Groupe des cinq (Allemagne, Etats-Unis, France, Union européenne et Nations Unies), sans oublier au niveau régional, la CEDEAO et l’Union africaine, s’interrogent sur la meilleure manière d’imposer au Peuple togolais ce qu’ils ont collectivement réussi contre son intérêt. Et surtout pour éviter de subir eux-mêmes les préjudices provoqués par des externalités négatives dirigées contre leur système, dont les conséquences ou les dégâts collatéraux, pourraient carrément mettre en cause leur sécurité personnelle dans le pays.

8. TOGOLAISE, TOGOLAIS, REJETEZ LE PARTI DE LA MOUVANCE TOGOLAISE POUR LE STATU QUO
On ne peut plus véritablement falsifier une liste électorale, organiser et approuver un processus électoral institutionnellement vicié, sans déboucher à défaut sur la fatalité de l’insurrection, ou pire sur un terrorisme incontrôlé. Ainsi va le Togo où tous les candidats s’organisent pour prendre la carte électorale du nouveau parti populiste togolais dont le faire-part tarde à être distribué : Le parti de la mouvance togolaise pour le statu quo.

Alors, chacun pourra comprendre pourquoi, de nombreux partis politiques, de nombreuses associations de la société civile, les institutions internationales, régionales et sous-régionales, ainsi que de nombreux responsables religieux militent « religieusement » pour que chaque togolaise et togolais puisse aller s’enregistrer dans le cadre d’un processus inique pour prendre sa carte d’électeur. Pour les Togolaises et Togolais de l’étranger, le problème est réglé, puisque Faure Gnassingbé et le RPT/UNIR ont réintroduit arbitrairement le suffrage censitaire pour éliminer les électeurs indésirables. En effet, seuls auront le droit de voter celles et ceux disposant d’une carte consulaire distribuée uniquement dans les pays où il y a plus de 300 citoyens togolais et à ceux qui font allégeance au pouvoir en place. Ce qui prouve – s’il y avait encore besoin de le démontrer -, à ceux qui en doutaient, qu’il y a bien des « légitimateurs » dans la Diaspora togolaise. Est-ce une surprise ?

Alors Peuple togolais, si tu sais que dans un tel système politique que celui du RPT/UNIR, organisé de manière unilatérale, fonctionnant sans contre-pouvoirs, donc sans démocratie, tu vas être finalement le seul véritable perdant de l’élection de la contrevérité des urnes de 2020, mais que tu préfères malgré tout et en toute connaissance de cause, opter en contrepartie pour « manger » dès lors que certains responsables politiques optent pour la politique du ruissellement, alors il faut aller aux élections de la contre-vérité des urnes. Mais demain, il ne faut plus venir se plaindre en déplorant que les résultats des élections ne reflètent pas la vérité des urnes ! La disette et la désillusion ne tarderont pas à faire le lit des révoltes incontrôlées.

Le Peuple togolais habitué des manœuvres perfides du régime togolais et à l’hypocrisie de la communauté internationale acceptera-t-il, comme à son habitude, ce passivement, au déroulement du scénario habituel de la contre-vérité des urnes ? Peuple togolais, rappelles-toi que « chaque Peuple a le droit de choisir les dirigeants qui défendront les intérêts du Peuple ». Pourquoi le Togo doit faire exception ? Il revient au Peuple togolais de s’organiser et de décider s’il veut continuer à souffrir dans les inégalités et la ségrégation instituée et nourrie par le système de Faure Gnassingbé et ses réseaux.

Pourquoi à ce jour et malgré des demandes répétées, aucun des principaux partis politiques togolais de la mouvance présidentielle, comme de l’opposition institutionnelle, ne sont en mesure de présenter leur projet de société, encore moins un projet de société commun au Peuple togolais. Personne ne peut véritablement savoir les alternatives sur des thèmes aussi importants que le social, l’économie et la création de richesses, la santé, la justice, l’éducation, l’urbanisme, la protection de l’environnement, la culture, etc.

Peuple togolais si tu insistes pour aller à l’élection de la contre-vérité des urnes, mais pour quel projet de société voteras tu ? Il n’y a pas, à ce jour, de projet de société commun au Peuple togolais qui a été présenté ou ébauché par l’un des candidats déjà en lice !!!

Toutefois, Face à une impossibilité de faire valoir le droit du Peuple togolais au plan démocratique, le courage c’est de faire le bon choix stratégique aujourd’hui ! Rien n’empêche le recours massif à la désobéissance civile et à l’insurrection populaire !

9. RECOMMANDATIONS DE RCDTI-CVU-TOGO-DIASPORA : EVITER LE PIÈGE DES POPULISTES TOGOLAIS
Pour éviter les fraudes et opter collectivement pour la transparence 5, c’est toute une stratégie électorale alternative qui est proposée au Peuple togolais. Aller en ordre dispersée à l’élection présidentielle est un risque que le peuple togolais doit imputer à ses responsables dits de « l’opposition ».

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA recommandent de

9.1 ne pas oublier de manifester contre la prolifération des légitimateurs du système RPT/UNIR agissant sous le masque de l’alternance des individus au pouvoir, sans un projet de société commun ;

9.2 se méfier des nombreux et tentants pièges des « nouveaux » populistes togolais, tant parmi les responsables de partis politiques, d’organisations de la société civile, les responsables dans la Diaspora et parmi les responsables religieux… ;

9.3 d’exiger la suspension et le report du processus électoral en cours pour engager immédiatement de manière inclusive, donc démocratique, la refonte totale du processus électoral et des institutions concernées qui le régissent ;

9.4 tenir en urgence la première conférence inclusive sans Faure Gnassingbé pour structurer une véritable mouvance pour l’alternative au Togo ; et

9.5 négocier, si nécessaire, les termes de la transition entre la mouvance pour l’alternative au Togo et la mouvance présidentielle, ce dans un cadre officiel et public.

Le 2 décembre 2019.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)



Comité de Rédaction RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA :

Dr. Yves Ekoué AMAÏZO

Jean-Pierre Akoété BALIKPO

Dr. Ernesto D’ALMEIDA

Mathieu D’ALMEIDA

Koffi DEKU

François FABREGAT

Apelete Félix KODJO

Antoine Koffi OKOUTA

Dr. Antoine RANDOLPH

Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet commun de société pour l’avenir du Togo.

rcdti-cvu-togo-diaspora-logo© RCDTI & CVU-TOGO-DIASPORA

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI)

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)

 

 

La mouvance togolaise de la « Continuité » : Une opposition alimentaire trompe le Peuple togolais

Faure Gnassingbé parle du PND à Dakar
Le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, séjourne depuis hier lundi à Dakar. Il y prend part à deux importantes réunions économiques.
Hier lundi, le locataire de la Marina a participé à la conférence internationale du Fonds Mondial International placée sous le thème : « Développement durable et dette soutenable : trouver le juste équilibre ».

Cette rencontre organisée par la Présidence du Sénégal en collaboration avec les Nations unies et le Cercle des Économistes, a vu la présence de plusieurs chefs d’Etats africains, des représentants des institutions partenaires et des organisations de la société civile.

Les travaux de cette conférence ont porté sur l’exploration des politiques économiques qui permettraient aux pays d'Afrique subsaharienne de répondre à leurs besoins de développement sans compromettre la soutenabilité de leur dette.

Le chef de l’Etat togolais a également profité de l’occasion pour évoquer la nouvelle dynamiqu

e du Togo avec le Plan national de développement (PND, 2018-2022).

Après cette conférence, Faure Gnassingbé prendra part, ce mardi toujours à Dakar, au sommet extraordinaire de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Ce sommet rassemblera les pays membres de l’UEMOA. Ils devront évoquer les préoccupations sécuritaires régionales.

 

 

Faure Gnassingbé parle du PND à Dakar

Cyril Ramaphosa annoncé à Lomé
Le président sud-africain Matamela Cyril Ramaphosa sera en visite de travail et d’amitié dans trois (3) capitales ouest-africains dont Lomé.
Déjà ce mardi 03 décembre 2019, le chef de la nation arc-en-ciel est attendu à Conakry (Guinée) pour une visite de 48 heures, rapporte les médias locaux citant un communiqué de la Présidence guinéenne.

Selon le communiqué cette visite du président Ramaphosa s’inscrit dans le « cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternité » entre les deux nations.

De sources bien renseignées, le président Ramaphosa est également attendu dans deux autres capitales de la sous-région, notamment Lomé et Accra toujours cette semaine.

Edem A.

 

 

Cyril Ramaphosa annoncé à Lomé

Révision des listes électorales : Ces situations qui font douter de la sérénité du processus
La révision des listes électorales, dans le cadre de l’élection présidentielle de 2020 au Togo, a pris fin dans la journée d’hier lundi 2 décembre 2019. Alors que le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) Ayassor Tchambakou annonce une forte mobilisation au cours du processus, des observateurs avisés parlent d’un fiasco.
Pour ces observateurs, la date de révision des listes électorales doit être encore prorogée en raison des divers problèmes constatés au cours de l’enrôlement qui a duré 4 jours seulement. Ces raisons évoquées font état du dysfonctionnement des machines, l’insuffisance des kits, il y a eu 5700 kits pour toute l’étendue du territoire togolais.

« Le choix opéré par le gouvernement togolais et la CENI a pour conséquence l’éloignement des CRV des populations à l’instar de Botokou dans Wawa1 ou le candidat à la révision doit parcourir 14 km pour atteindre le CRV le plus proche. Dans le CRV EPP Dikamé dans Agoè 4, sur environ 500 candidats à la révision, seul une centaine a pu faire l’opération du fait qu’il n’y a qu’un seul kit dans ce centre », a déploré le Centre de Promotion de l’Etat de Droit et de la Gouve

rnance Equitable (CEPREDGE).

Et d’ajouter : « Dans de le CRV centre EPP Bè-kpota Atchantimé, le groupe électrogène n’a jamais fonctionné, obligeant les populations à retourner à leurs maisons ».

Ces désagréments sont relevés dans plusieurs zones sur toute l’étendue du territoire togolais, notamment dans la commune de Vo 1 où l’opération n'a débuté que le samedi 30 décembre alors que la Commission électorale nationale indépendante a annoncé le début du processus vendredi 29 novembre 2019.

Par conséquent, nombreux sont ces citoyens togolais qui n’ont pas pu se faire enregistrer à cause des mêmes problèmes rencontrés lors de l’enrôlement des électeurs dans le cadre des législatives en décembre 2018, également lors des locales en juin de cette année.

Encore de la « pagaille » selon certains leaders d’opinion qui estiment que tout est fait sciemment pour enregistrer moins d’électeurs, surtout que le gouvernement togolais, dans ce désir de verrouiller le processus électoral, a opté pour une révision électorale au lieu d’un recensement tel que souhaité par la classe politique de l'opposition et des organisations de la société civile.

Le Centre de Promotion de l’Etat de Droit et de la Gouvernance Equitable (CEPREDGE) souhaite que le gouvernent togolais et la CENI prorogent la date de révision des listes électorales d’au moins 5 jours et de faire en sorte que les Kits de l’opération soient plus près des populations.

Nicolas K

 

 

KLATCHAA, ACTE QUATRIÈME
Klatchaa et ses équipes se préparent activement à enclencher une quatrième mascarade. Équipe masculine et féminine confondues ? Qu’importe ? Il s’agit, chacun dans son rôle, dans son coin ou tous collectivement, de bien encadrer le masque pour bien cacher le vrai visage de ces Messieurs et Dames, tous, de tous les continents, bien incorporés dans le vaste et complexe clan Klatchaa, prêts à en découdre, à défendre bec et ongles ce qu’ils considèrent comme la cuisine de Klatchaa, exclusivement.

Pacifiquement ? Oui, mais si les circonstances l’exigent, ne pas cacher les couleurs et recourir aux armes connues, car Klatchaa est avant tout kalachnikov-coupe-coupe-arc-et-carquois-kakla-koundrou, craquant, éclatant provoquant toutes sortes de cliquetis de tous côtés, usant de tous les coups constitutionnels et c

ontre-constitutionnels !

Et Klatchaa continue sa route, car détenteur du ticket cocorico claironné avant les époques Giscard-Mitterrand-Chirac-Sarko-Macron et consorts, tous maîtres de mise à sac dans leur pré-carré, des casques de commandant à l’éco en passant par la Françafrique, confère Côte d’Ivoire, et autres contrées qualifiées par les re-conquérants coloniaux de terres des macaques.

Klatchaa, convaincu d’être ainsi l’élu démocratique du Club des Cinq, ne recule devant aucun crime, aucune crise, sa carapace étant constituée par la Communauté qui ne conçoit pas de cruauté concernant le non-Occident.

Klatchaa connaît toutes les voies, toutes les combines, pécuniaires ou diplomatiques pour clouer le bec à quiconque voudrait compter les victimes.

Klatchaa peut donc cracher du feu partout sur de prétendus compatriotes : qu’ils brûlent, se consument, se calcinent…pourvu que le contrat avec les protecteurs extérieurs de Klatchaa soit conservé à l’abri dans la bonne cachette.

En tout cas, on ne fera pas à Klatchaa le coup des Burkinabé à Compaoré. Il ne faut pas comparer, surtout pas confondre car Klatchaa dispose du capital d’actes « héroïques », c’est-à-dire des plus macabres, accumulés par son papa, Klatchaa Ier, encore connu sous le nom de Klatchaa-Klikpoto depuis que ce dernier pratiquait la coutume digne des cannibales qui consiste à découper les entrailles des cadavres des ennemis. Un vrai « Nukpekpe » qu’il n’est pas recommandable de rencontrer sur son parcours.

Que Klatchaa crache donc du feu, et qu’il crache aussi sur les valeurs éthiques, en catimini et en sourdine ou avec un fracas éclaboussant ! En quoi cela gêne-t-il les calculs de nos bons Occidentaux ? Pourvu qu’à l’ombre des cocotiers, sur nos côtes, le trafic des armes fleurisse, qu’elles soient convoyées jusqu’à Boko Haram ou concédées à tous les braqueurs de nos campagnes et de nos capitales.

En vain vous vous cassez le crâne, disant que Klatchaa défraie la chronique. Vous avez trop de scrupules. Vous ne pouvez faire obstacle à sa volonté déclarée, obstinée, de faire acte de candidature, d’écrire l’acte quatrième de la comédie macabre et devenue classique depuis plus de cinquante ans. Et pour le faire, il n’hésite pas à tremper sa plume, non plutôt son bec d’ « aklasu-nukukuduto » dans un bain de sang et même d’excréments. Le clan le commande.

Sénouvo Agbota ZINSOU

 

 

KLATCHAA, ACTE QUATRIÈME

ECCE HOMO

Pas tremblant, l’homme marche vers son destin. (C’est tout comme !)
Mine grave, on peut dire, l’apercevant : voici l’homme !
Ferme, tête blanche, robe blanche, en silence, il cheminait
Abandonné tout au long d’un lugubre trottoir
Méditant sur le poids lourd qui seul peut l’émouvoir
Il avançait et on sent bien que le minait
Le sort d’une terre de plusieurs millions d’habitants
Dont il portait la charge, malgré le poids des ans
Il marchait, solitaire, comme pris entre des clôtures
Et une rue grouillante de piétons et de voitures
À gauche comme à droite, les branchages d’arbres étaient verts
Mais pour le prélat c’était le pire des déserts.
L’indifférence totale. Hommes, arbres, tout était vide
Car ce qui torture le prêtre est un acte livide
Conçu d’un bureau de cet endroit terrassant :
Meurtre

du Président d’un État indépendant
Et à partir du meurtre, de ce bureau obscur
D’autres actes du même registre pour rendre le système sûr
Sûr pour qui ? Leurs intérêts cela va sans dire
Ils n’ont jamais, vraiment pour dessein de conduire
Quelque peuple que ce soit vers l’épanouissement
Le système tue, le système blesse, le système ment
Il n’hésite pas devant les incendies des villes
Tâches grassement payées, exécutées par des individus
Capables de mettre le pays à feu et à sang
Auteurs, á leur manière de l’écriture du triste et macabre roman
Recherchés par les inventeurs de guerres civiles.
À l’œuvre dans d’autres pays d’Afrique, on les a vus.
Rwanda, Côte d’Ivoire, Centrafrique ou Libye,
Cette clique qui est pourtant par les peuples partout vomie
Veut partout donner des leçons de droits humains
Cependant qu’ici ils protègent des miliciens
Baptisés par le système « Groupe d’Autodéfense »
Dont le principe, il est clair, est la violence.
Le prélat tourmenté par cette vision macabre
Pouvait-il rester sourd, aveugle, muet, de marbre ?
Cela s’appelle « stabilité et pouvoir fort »
Le cycle infernal finira-t-il avant ma mort
M’est-il donné de conduire mon peuple au bonheur ?
S’est demandé continuellement le vieux pasteur
Dos contre le mur blanchi, le drapeau tricolore
Déchirant d’un geste les discours de stabilité
Niant « Liberté-Égalité-Fraternité »
Il exorcise le diable cruel qui le dévore.
Ce n’est pas hier, ni aujourd’hui qu’á ce prélat
On voudrait faire croire qu’un ancien tirailleur
Transformé par le geste brutal d’un coup d’État
Pour l’intérêt de ses maîtres en dictateur
Puisse devenir un apôtre de démocratie
On ne ferait pas croire non plus à ce vieux prêtre
Que massacrer, affamer les populations
Pourrait signifier leur apporter le bien-être.
L’évêque, sans équivoque dénonce l’hypocrisie,
Autant celle des hommes quecelle des nations
Qui ont la prétention d’être pour tous des modèles
Mais se constituent en associations criminelles,
À l’occasion, pour défendre leurs seuls intérêts
Enrobant cela dans un discours sur le progrès

Voilà l’homme, qui se reconnaît près du tombeau
Mais plus vivant que tous les jeunes, ecce homo
En croisade contre les aboiements des imbéciles
La foule qui croit que les choses publiques sont utiles
Seulement lorsqu’elles sont enfouies dans leurs poches
Que les arbres n’ont de fruits que pour eux et leurs proches
Voilà l’homme qu’écartèle la croix plantée en lui
Par le père hier et par le fils aujourd’hui.
D’une manière ou d’une autre, cette croix cinquantenaire
Pour le berger et ses brebis est le calvaire.

Sénouvo Agbota ZINSOU

 

 

ECCE HOMO

Politique : La Stature, l’Étoffe et l’Ethos
La politique ne peut être une occupation laissée entre les mains d’hommes ordinaires. Elle est une affaire trop sérieuse qui ne doit pas tomber, s’installer et s’étaler dans la basse cour de gens de besoins. Les indigents de tous genres qui sont déficients en morale, qui sont démunis de deniers et qui sont dépourvus de savoir ne peuvent pas s’occuper du destin d’un peuple. Ils noieront fatalement la nation dans les abysses de la misère et de la désolation. Celui qui ose descendre dans l’arène des charges publiques doit s’être soumis au préalable à une triple épreuve ; celle du souffle, celle du fluide et celle de la glaise. Tout autre voie en dehors de ce triplet initiatique sera une veine entreprise et restera sans issue.
De La Stature

La stature politique d’un homme se mesure à la grandeur de la vision qu’il porte, de l’idéal qu’il conçoit. Les contours de la hauteur et de l’ampleur d’une vision pour le vivre ensemble du grand nombre, le peule, sont tracés à l’aide de l’intelligence conceptuelle. Il s’agit de la capacité à concevoir un appareil sociétal autonome dont les pièces composantes et les rouages agencés tournent et interagissent dans une harmonie presque-parfait et toujours dans un processus d’amélioration. La matière saine consommable, le service adéquat à disposition et le loisir régénérant l’esprit sortent alors, à bons résultats, comme produits finis de cet appareil entrevu.

Celui qui n’est pas capable de concevoir un tel objet supérieur, humainement agencé et socialement mécanisé, qui tourne et s

ort des résultats concrets et bénéfiques constatables, n’est pas apte à la responsabilité politique. Il n’en a pas la stature. S’il ose, il est un imposteur abject.

Concevoir et piloter à la fois un tel appareil demande d’être détenteur de la science politique, d’être praticien de l’art de la tempérance éthique et dépositaire d’un courage martial. Prétendre avoir cette capacité et par conséquent se sentir le meilleur candidat ‘appelé’ pour montrer la Voie et tenir le gouvernail, est un sacerdoce nobiliaire.

Une candidature à la magistrature suprême d’une nation n’est pas une aventure de gueux en esprit et de hasardeux orpailleurs à la recherche d’une pitance pour faire la bombance dans les taudis de la tribu le temps d’une saison politique éphémère. Rien de nobiliaire ne réside en une telle aventure.

La stature prend toujours contour dans l’épreuve du feu, ce souffle ardent qui s’illumine dans l’imagination, l’intuition baptiste de la vision. La stature politique, c’est l’Esprit en partie qui s’incarne sous une forme intelligible, dans une représentation créative cohérente, programmable et matériellement constructible.

Dans l’histoire Akhenaton de l’Egypte Antique avec ses réformes socio-culturelles, Solon l’Athénien de la Grèce antique avec ses réformes socio-politiques, et Franklin Roosevelt des Etats-Unis d’Amérique avec ses réformes socio-économiques sont des exemples de grandes statures politiques exceptionnelles. Nos candidats doivent s’inspirer de ceux-là mis en commun pour se construire de la stature nécessaire pour les défis actuels. S’ils ne le peuvent, rien ne vaut les peines qu’ils se donnent à la face du Peuple.

De L’Étoffe

L’étoffe est par rapport à la stature ce que les strates géologiques sont à une chaîne rocheuse. C’est à dire des couches de sédiments solidifiés durant des âges. En l’homme cela s’appelle de l’expérience de vie pratique sur une durée lente de maturation de l’esprit qui, dans une tension vers une Vision, incorpore consciencieusement chaque idée apprise et chaque acte posé au quotidien.

Doté d’un tel patrimoine, l’homme étoffé a du répondant verbal et scriptural à propos. Car il a un champ de connaissance théorique et pratique générale assez large pour y puiser des éléments d’un propos quasi docte et franc, d’un discours construit et articulé qui fait sens chez tout esprit ordinaire. Le discours clair est le véhicule d’une étoffe polie, policée qui expose des évidences pratiques, utiles et avantageuses aux yeux de la majorité sensée.

Cette qualité tient surtout d’un calibrage de facteurs socioculturels multiples chez le sujet parlant et agissant. Les certifications académiques y jouent un rôle mais moindre par rapport à l’auto érudition encyclopédique et à l’apprentissage oratoire et dissertatif, puis à la répétition, l’entrainement qui forme le talent et le reflexe de la narration persuasive.

L’étoffe ne s’improvise pas ; quoique le propos d’un instant de l’aspirant peut être improvisé. Car ledit propos est prélevé spontanément et directement sur le patrimoine déjà assis et bien mature. Le don naturel, s’il y en ait, celle de la parole et de la graphie, doit toujours se sculpter dans le talent. Du don, il faut distinguer le talent.

Le talent est par rapport au don ce que le joyau est par rapport au minerais brut. On cultive, sculpte le don pour atteindre et acquérir le talent. En ce qui concerne en particulier l’étoffe politique, atteindre cet état d’être devient un précieux dosage raffiné du logos et du pathos. C’est-à-dire être en capacité de délivrer un discours construit et articulé, rationnel, qui pourtant irradie une émotion collective contagieuse qui devient force politique puissante.

C’est ce passage subtil du rationnel au travers des mailles de l’émotionnel qui fait réussir à l’étoffe l’épreuve du fluide. Le sujet politique aspirant s’il est étoffé, lorsqu’il parle et diffuse sa vision, sa grande stature épouse facilement le moule des consciences dans le peuple par la souplesse du verbe. Comme l’eau du fleuve s’écoule et se moule dans tous les creux et toutes les vases qu’elle atteint dans la grande vallée, l’étoffe politique se diffuse et pénètre à l’instant chaque conscience qu’elle touche dans le peuple.

Dans l’histoire, Périclès stratège de guerre et homme politique de la Grèce Antique, Alexander Hamilton un des pères fondateurs des Etats-Unis d’Amérique et maître Marc Bonnant avocat suisse contemporain sont des spécimen à prendre comme référence sur cette notion qu’est l’étoffe en politique.

De L’Ethos

L’ethos en politique est le principe qui suit une fin en soi, une valeur, que poursuit l’homme public. Cette fin est l’honneur moral. L’honneur moral acquis à bout d’efforts assidus par l’homme public, citoyen d’Etat, induit la valeur de dignité nationale dans la conscience du Peuple.

Tâchons vite de préciser que l’honneur moral est bien différent de l’honneur social. Il en est différent et supérieur d’ailleurs sur l’échelle des valeurs humaines. C’est une valeur propre de Citoyen d’Etat qui s’incarne dans la noblesse d’esprit, un prestige de vertu. Elle diverge donc de la valeur sociale de l’opulence, du gain matériel à profusion qui tend de nos jours à devenir une autre fin en soi, une pseudo finalité des désirs humains.

La conduite journalière personnelle recommandée au Citoyen d’Etat promis aux charges publiques suivra la bonne mesure. Comme choix de vertu, ce comportement classique de bonne mesure s’appelle la médiété. Et la médiété est la recherche du juste milieu entre des agissements de deux extrêmes contraires. Par exemple chez Aristote le courage est le juste milieu entre la témérité et la lâcheté.

Nous pouvons ajouter dans ce sens par exemple que sur le plan matériel, l’aisance est le juste milieu entre l’opulence et l’indigence ; que sur le plan de l’action sociale et politique directe, la tempérance est le juste milieu entre l’agressivité et l’inaction ; que sur le plan de la croyance (l’idéologie et la foi) le pragmatisme (le réalisme) est le juste milieu entre le fanatisme et l’incrédulité.

Mais toutefois, l’homme de grande stature et de bonne étoffe qui cultive en plus la médiété comme ethos saura en temps exceptionnels, moments rares, user d’une brève audace vers un pôle extrême afin de balancer vers le point d’équilibre une tendance ambiante contraire qui deviendrait menaçante pour le cour de l’action publique vers la grande Vision, la finalité collective, la destinée de la nation.

La constance dans la médiété et les rares balancements momentanés sont un exercice très délicat qui demande du don et de l’expérience. Ce don vient du suc mental naturel. Le type mental flegmatique, s’il est renseigné et sain d’esprit, sera plus apte à une telle tâche. Cela tient en grande partie d’un héritage génétique. Car nos caractères de comportements saillants dépendent en grande partie de nos tempéraments qui en sont les soubassements génétiques particuliers, donc de génotypes, soumis à une culture en des milieux donnés. Le suc mental est la glaise épaisse sur laquelle se dépose, s’imprègne et se consolide l’ethos.

En illustration contemporaine comme ethos de médiété en politique citons tout simplement Gandhi de l’Inde et Nelson Mandela de l’’Afrique du Sud ; et comme illustration relative dans le passé lointain le roi Salomon de la Jérusalem antique.

En Somme

En somme, le profil mis en exergue ici est un appel à l’homme public complet. C’est ce genre de candidat qui est nécessaire pour les défis politiques actuels, particulièrement pour des pays en crise larvée comme le Togo. Celui qui a une vision élevée, claire et cohérente (la stature), qui a la communication fluide et pertinente (l‘étoffe), qui a un caractère tempéré, probe et modulable (l’ethos) sera celui-là. Le visionnaire bâtisseur, le rassembleur mobilisateur et le rôle modèle éducateur ; tous cela en Un. Voilà l’ambition.

New York, le 18 Octobre 2019
Michel KINVI

 

 

Politique : La Stature, l’Étoffe et l’Ethos

Togo : Silence, Faure Gnassingbé prie !
Fabbi Kouassi

Des photos du chef de l’Etat togolais ont inondé la toile ce mercredi en début de soirée. Des images devenues virales en l’espace de quelques minutes et qui font le buzz sur les réseaux sociaux.
La performance ratée du grand comédien togolais Faure Gnassingbé dans sa pièce de théâtre « Je Prie Dieu » | Photo : DR

Faure Gnassingbé en presque 15 ans d’exercice du pouvoir, malgré son apparence angélique s’est révélé un dirigeant rancunier, pas clément, encore moins compatissant. Un journal allemand au temps fort de la crise d’Août 2017, l’a taxé de «Président crâneur». Voir cet homme habillé de façon débraillée donnant l’impression de prier a de quoi surprendre l’opinion togolaise.

Les commentaires sont légions et mettent en lumière l‘état de choc et d’hébétement de ceux que Faure Gnassingbé pense diriger.

« Cet homme-là, je ne le comprends pas, les enfants sont tués par ses forces de l’ordre il n’a pas pleuré et c’est ce vieux Chirac qui décède qui le met dans cet état’» ?
«Il prie pourquoi»’ ?
«Lui aussi se sent humain ? Il a quoi ? Des remords» ?
«Lui aussi sait se recueillir et prier» ?

Voilà qui dénote de l’état de surprise des togolais de constater qu’il peut arriver aussi à un Faure Gnassingbé de prier.

En effet, selon le dictionnaire, la prière est un acte par lequel on s’adresse à Dieu. Elle peut être d’intercession, de louange, de confession, d’adoration ou de gratitude.

Comment donc comprendre monsieur Faure Gnassingbé dont le pouvoir est caractérisé par la violence inouïe, la force brutale, des assassinats d’enfants alors qu’il prie ?

Comment peut-on prier et laisser des abus de toutes sortes prospérer, ainsi que des violations systématiques des droits les plus élémentaires des citoyens ?

Venu dans le sang, il gouverne dans le sang et pourtant il prie. Véritable paradoxe.

Que peut-il dire dans ses prières ? Implorer une quelconque bénédiction pour continuer à traumatiser le peuple du Togo ? Quelle prière peut-on dire si on maintient son propre frère en prison pendant plus de 10 ans ?

Si son frère Kpatcha Gnassingbé ne trouve pas grâce à ses yeux quel citoyen lambda peut en trouver ? La preuve le jeune étudiant Folly Satchivi et d’autres encore sont toujours en détention.

Si c’est un coup de communication comme le soutiennent certains observateurs, il est raté.

Ces images suscitent indignation et dédain de la part d’un peuple mutilé par des actes de violations de la dignité humaine que posent Faure Gnassingbé et affidés.

Un coup de communication pour vendre un Faure Gnassingbé simple et modeste, c’est raté. Le numéro 1 du Togo est plutôt apparu débraillé, dans le rôle d’un véritable comédien.

A quelques encablures des élections présidentielles de 2020, ces images d’un Faure Gnassingbé qui se reconnaitrait ‘’pauvre pécheur’’ fait plutôt sourire les moins naïfs. Le ‘’Non à un 4em mandat’’ n’a jamais autant retenti sur la toile.

Même le très ‘’saint Faure Gnassingbé’’, habillé en mère Térésa de Calcutta, dans un dénuement totalement apparent en réel ou en rêve, les togolais dans leur grande majorité n’en veulent pas.

Que les vrais Saints illuminent Faure Gnassingbé à prendre la sage décision de renoncer au pouvoir. Le ciel ne va pas tomber et la terre ne va pas trembler non plus. Il y a une fin à tout.

« Même le paradis est une prison lorsqu’on ne peut le quitter ». Clem Tor

Fabbi Kouassi

 

 

Togo : Silence, Faure Gnassingbé prie !

Togo : Présidentielle 2020, le Doute s’installe au RPT-UNIR ?
L'Alternative
Le sort d'une effigie du «messie»du RPT-UNIR Faure Kodjo Essozimna Gnassingbé
Le sort d’une effigie du «messie»du RPT-UNIR Faure Kodjo Essozimna Gnassingbé | Archives : DR

La présidentielle de 2020 se tiendra au premier trimestre de la nouvelle année. Au sein de tous les états-majors, c’est le branle-bas de combat. Chaque parti politique ou candidat déclaré affûte ses armes et affine les stratégies. Le ton monte au niveau de l’opposition sur les questions liées à la transparence, notamment les réformes de la CENI, de la Cour Constitutionnelle, le fichier électoral, etc. Les églises, les organisations de la société civile appellent à un processus transparent et consensuel. Du côté du pouvoir, c’est déjà la précampagne avant le choix du candidat qui sera sans nul doute Faure Gnassingbé. Ce dernier qui tient à briguer un 4è mandat décrié par les populations, n’est pas paradoxalement prêt à ouvrir le jeu électoral à la transparence. Comment peut-on vouloir briguer un 4è mandat dans ce contexte de réprobation générale non seulement au Togo, mais aussi en Afrique et chercher à frauder les élections comme toujours ?

Voilà l’autisme dans lequel baignent les tenants du régime RPT/UNIR. Malgré le verrouillage du système électoral par des institutions sous ordre, un fichier électoral corrompu et bidouillé, la mise en branle des candidats amuseurs publics pour brouiller les pistes, la grande sérénité n’est pas de mise au sein du parti au pouvoir. Et ceci, pour plusieurs raisons.

Une longévité au pouvoir pour un bilan calamiteux

Faure Gnassingbé boucle 15 ans années au pouvoir. Le système qu’il incarne gère le pays depuis plus de 53 ans. En 15 ans de régence, il a plus englouti les milliards dans les voyages à travers le monde que sur le terrain. 15 ans de pouvoir, aucun nouvel hôpital construit, aucune Université construite, aucun hôtel, aucun centre de conférence, et pourtant le pays croule sous le poids de la dette. Les milliards de prêts auprès des partenaires pour réaliser ce que son régime nomme les grands travaux, se sont évaporés dans la nature. Le Togo est le seul pays de la sous-région où les milliardaires ne sont pas des hommes d’affaires, mais des gouvernants. En 15 ans de règne de Faure Gnassingbé, il y a plus de crimes économiques qu’en 38 ans de pouvoir deson père et tout ceci, dans l’impunité totale.

Le bradage de toutes les ressources du pays aux étrangers est la preuve de l’échec patent du régime actuel. Nonobstant la propagande du régime qui fait croire que tout va bien, il est connu de tous que la pauvreté au Togo se lit sur tous les visages, le pays croule sous la dette, les jeunes n’ont plus d’avenir et cherchent à quitter le pays en masse, la corruption est devenue un phénomène banal, de même que l’enrichissement illicite. Dans les hameaux reculés, la situation de précarité et de pauvreté est encore plus alarmante. Les promesses saisonnières des barons du régime à chaque élection risquent de ne plus accrocher les populations fatiguées d’un long règne sans fin.

Les législatives et municipales ont accentué la guerre des clans au sein d’UNIR

Le parti au pouvoir est traversé par des crises internes, même si celles-ci ne s’étalent par sur la place publique. Le choix des candidats pendant les dernières élections législatives, de même que les municipales a provoqué des frustrations et accentué la guerre des clans au sein du régime. Au sein du parti, la préoccupation de ceux qui sont laissés sur le carreau, c’est de plomber les autres. Ils sont nombreux à dire clairement qu’ils s’abstiendront à la prochaine présidentielle. Parlant d’abstention, selon des sources, en 2015, le taux d’abstention était de 36 % dans les Savanes et 48% dans la région de la Kara que le pouvoir brandit souvent comme son fief. La région Centrale ayant totalement basculé dans la contestation et que 2/3 de l’électorat se trouvant dans les régions Maritime et des Plateaux, la situation est bien préoccupante pour le régime.

Manque de réservoir électoral et la peur du recensement

Le choix de trois jours de révision électorale de la CENI validé par le gouvernement en Conseil des ministres traduit une inquiétude au sein du régime. Il est tout de même scandaleux que pour une élection présidentielle, le régime n’accorde que trois petits jours pour la révision des listes électorales et ceci, après le recensement catastrophique de l’année dernière. La réalité, c’est que le régime n’a plus de réservoir de voix, pire, il en perd tous les jours à cause du bilan catastrophique, des frustrations de tous genres. En d’autres termes, ceux qui vont s’inscrire lors de la prochaine révision ne sont pas les partisans du régime.

Du coup, des inscriptions massives sur les listes remettraient en cause la stratégie de fraudes du régime. C’est la raison pour laquelle le RPT /UNIR ne veut pas accorder un trop grand délai pour la révision et s’offusque aussi de l’appel des églises et des organisations de la société civile aux populations à s’inscrire. Il n’est donc pas exclu qu’un sabotage, comme ce fut le cas lors du recensement pour les locales, soit organisé sur les kits afin de ne pas enrôler le plus grand nombre d’électeurs.

Le bradage des ressources aux étrangers fragilise le régime

En plus d’avoir un bilan calamiteux, le bradage des ressources stratégiques aux étrangers commence par faire des vagues. Le pouvoir craint que ses adversaires se servent de ces sujets pour le mettre en difficulté dans l’opinion. Les derniers contrats accordés à Aliko Dangote sur le clinker et les phosphates et surtout la privatisation opaque de Togocom par le couple Faure Gnassingbé-Cina Lawson et le sort réservé à l’actuel DG de Togocel Atcha Dedji Affo suscite la colère des vieux barons et de tous ceux qui dépendaient d’une manière ou d’une autre de cette société. Dans les discussions entre certains membres du régime, on peut même entendre cette phrase : « Le vieux ne ferait jamais un truc pareil ». Un baron s’est même lâché, parlant de la privatisation de Togocom, que ce sont des « méthodes de voyou ».

Le rôle de Cina Lawson est au cœur de toutes les discussions au sein du régime. Elle qui ne milite pas vraiment sur le terrain. Il faut tout de même être naïf pour faire croire que Cina Lawson peut agir sans l’aval de son patron Faure Gnassingbé dont la méthode est toujours d’utiliser les autres pour atteindre ses objectifs. La vente prochaine des deux dernières banques appartenant à l’État togolais en rajoute à l’inquiétude de voir l’opposition s’emparer de ces sujets pour remobiliser les populations contre le régime.

La balle est dans le camp des opposants « électoralistes »

Cette situation décrite inquiète le dernier cercle des caciques du régime. Bien évidemment, tant que le pouvoir gardera la mainmise sur les structures d’organisation des élections, notamment la CENI et la Cour constitutionnelle et contrôlera le fichier électoral, il peut manipuler les résultats à sa guise. Il peut transformer un score de 10% du pouvoir sur le terrain en 60% à la proclamation des résultats, comme cela est de coutume, en traficotant les procès-verbaux.

Il revient aux opposants ou à tous ceux qui sont engagés dans la course à la présidentielle d’accentuer les pressions, mais aussi de dégager la meilleure stratégie( mutualisation des forces, des moyens et des stratégies ) à travers les points soulevés pour mettre réellement en difficultés le régime.

Source : L’Alternative No.846 du 26 novembre 2019

 

 

Présidentielle 2020 : Qui peut être observateur électoral ?

L’organe chargé de d’organiser et de superviser les élections au Togo donne les conditions à remplir par l’observatoire togolais dans le cadre de l’élection présidentielle de 2020 qui avance à grands pas.

Un communiqué de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) rendu public le 30 novembre 2019 définit clairement ceux qui seront autorisés à couvrir la présidentielle de 2020 car pour cette élection, la couverture de l’observatoire nationale est conditionnée.

Pour toute organisation qui souhaite couvrir l’élection, il lui faut d’abord l’accréditation de la CENI. Et pour avoir l’accréditation de l’institution, l’organisation doit exercer dans le domaine électoral ou dans celui de la démocratie, des droits de l’homme et de la citoyenneté.

Elle doit également prouver qu’elle a déjà observé au moins une élection antérieurement. L’organisation doit être en mesure de prendre en charge ses observateurs et justifier ses sources de financement au-delà de 200 observateurs à déployer, selon les règles établie par le président de la CENI.

Une fois accréditée, l’organisation fournira ensuite à l’institution la liste, les contacts ainsi que les photos passeports de tous ses observateurs en vue de l’obtention d’un badge spécial pour l’occasion.

Par ailleurs, le président de l’institution chargé d’organiser et de superviser les élections informe que « toute organisation voulant observer cette élection présidentielle, ne doit pas appartenir à un organisme ayant exprimé antérieurement une ‘position partisane’ sur des questions politiques ».

« Au regard de ces critères, la CENI ne pourra délivrer l’accréditation à l’organisation que si toutes les conditions sont réunies. Elle peut retirer l’accréditation à celles qui, après leur accréditation violeraient les règles établies en matière d’observation électorale au Togo », soutient la CENI.

Quant aux observateurs particuliers, l’institution indique que les personnes membres d’un parti politique ou qui ne font pas partie des organisations qui font des demandes d’accréditations auprès de la CENI ne sont pas éligibles pour être observateur à l’élection présidentielle de 2020.

 

 

Présidentielle 2020 / Abass Kaboua : « Le Togo n’est pas en danger »
Le président du Mouvement des républicains centristes (MRC), Abass Kaboua annonçait à la presse dimanche la non-participation de son parti à l’élection présidentielle de 2020. « Nous ne serons candidat à rien », a-il lancé après le 5ème congrès ordinaire de cette formation politique tenu à Danyi, localité située à environ 200 km au nord-ouest de Lomé.

Durant deux jours, militants, membres du bureau du parti des Centristes se sont entretenus autour du thème : « Et des réformes et Après… ». Une thématique qui a nourrit le débat sur le climat politique au Togo, le cadre électoral dans le contexte de la présidentielle de 2020, et surtout la lutte pour l’alternance que mène l’opposition togolaise depuis des lustres.

A ceux qui pensent que le Togo est en danger, le député Abass Kaboua leur envoie un message précis : « Le Togo n’est pas en danger », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « Vous ne pouvez pas parler d’alternance et en même temps vous-même vous êtes contre cette alternance. Quand vous prenez certaines formations politiques, le président ou délégué national de la jeunesse a plus de 55 ans alors il y a un problème et vous parler d’alternance à qui ? », s’est-il demandé.

Outre le contexte politique, les travaux ont permis de dresser le bilan des 5 ans de la vie du parti et par la même occasion définir les nouveaux chantiers à explorer dans les années à venir dans la localité de Danyi, circonscription dans laquelle l’honorable Abass Kaboua est député.

A en croire le délégué national chargé des affaires politiques du MRC, M. Akpa Koudjo Nomessi, ce parti représenté aujourd’hui à la 6ème législature dispose de deux (2) conseillers municipaux. Et les réalisations de la formation politique font état d’une mise en place des dispensaires dans 5 villages. La prise en charge financière des enseignants volontaires des écoles primaires et secondaires ainsi que les infirmières des dispensaires, informe-t-il avant de préciser que la liste n'est pas exhaustive.

S’agissant des perspectives d’avenir du parti, le président du Mouvement républicain des centristes a confié que le mieux vivre des populations de la circonscription dans laquelle il est élu député demeure une priorité.

« Dans les prochaines semaines, nous allons continuer par accentuer sur les centres d’élevages agropastorales. Nous venons d’acquérir encore deux lots de terrain sur la route de Zogbégan ou nous allons démarrer avant le mois d’avril 2020 l’élevage du poulet et nous allons former les jeunes par groupes de 15 pour les envoyer sur le terrain », a souligné Abass Kaboua.

Aussi, a-t-il précisé, d’autres chantiers tels que le manque d’eau potable, la construction d’un hôpital dans la localité de Danyi sont prioritaires. Tels sont les défis auxquels le nouveau bureau du MRC élu compte faire face à l’issue du 5ème congrès du MRC.

Notons que dans le cadre de l’élection du nouveau bureau du MRC, l’honorable député Abass Kaboua est reconduit à la tête de son parti.

Nicolas K

 

 

Présidentielle 2020 / Abass Kaboua : « Le Togo n’est pas en danger »

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT FAURE (2ème Partie) : Résoudre l’énigme de la “grande muette”
Résumé : la réflexion ci-dessous est la deuxième partie d’une analyse qui lie la confiscation du pouvoir à la « peur du lendemain » ressentie par la classe dirigeante (Faure, la famille Gnassingbé, l’armée et les membres du RPT/UNIR). Elle défend la thèse selon laquelle le départ de Faure doit s’accompagner – en amont et dès maintenant – d’un ensemble de mesures qui réduiraient la vulnérabilité de l’armée dans l’après-Faure et empêcheraient une nouvelle instrumentalisation des forces armées. Bonne lecture !
« Le président ghanéen Akuffo-Addoh tenait Faure Gnassingbé par la gorge, lui demandant de renoncer au 4ème mandat pour mettre fin à la crise. En bon metteur en scène, Faure aurait fait venir ses généraux devant le président ghanéen et ceux-ci auraient répété ce qu’ils avaient précédemment dit à Faure lui-même : pas question qu’il renonce au pouvoir. » Ferdinand Ayité, journaliste togolais d’investigations.

L’énigme de la grande muette. Ce n’est pas là le titre d’un album de Tintin ou de tout autre héros de bande dessinée. C’est une expression sortie tout droit de ma lecture de la réalité politique togolaise, par rapport à l’armée togolaise.

Le deuxième volet de ma réflexion sur les voies et moyens par lesquels les Togolais peuvent mettre fin à la confiscation du pouvoir concerne l’attitude à adopter vis-à-vis de l’armée nationale, les forces armées togolaises, dont la perception au sein de la population civile est ambivalente.

D’un côté, certains Togolais s’échinent à présenter cette armée comme une respectable institution républicaine tenue au devoir de réserve, d’où son nom de “grande muette”, politiquement parlant. Les partisans de cette ligne insistent sur la discipline qui y règne, son obéissance à l’autorité établie et l’image professionnelle dont elle jouit surtout pendant ses déploiements à l’extérieur du pays. Bref l’armée serait un grand atout pour notre petite démocratie et notre grande nation.

D’autres Togolais par contre rechignent à n’y voir dans cette armée qu’une milice politique, clanique de surcroît, un agrégat d’hommes en armes qui, au nom de la conservation du pouvoir, sont prêts à tout pour affronter le seul ennemi qu’ils n’aient jamais connu et combattu : le peuple togolais dans la quête de ses droits légitimes. Pour eux, la “grande muette” n’est nullement pas muette politiquement, mais elle est grande, non pas seulement à cause de ses effectifs, mais parce qu’elle occupe un terrain politique trop grand, un terrain qui ne lui revient pas de droit.

Outre cette ambivalence, il y a deux certitudes frappantes en ce qui concerne l’armée togolaise. La première est que de nombreux Togolais considèrent que cette armée fait partie du “problème togolais”, politiquement parlant, depuis 1963.

La deuxième certitude c’est qu’on ne sait absolument rien ni des solutions que cette armée envisage pour s’extraire du bourbier politique (à supposer qu’elle y pense), ni des solutions externes qu’elle est susceptible d’accepter afin de s’extirper du terrain politique, terrain qu’elle occupe envers et contre tous depuis un matin de 13 janvier 1963.

Cette armée est aussi et surtout un allié, d’aucuns diraient la source, du régime RPT/UNIR, ce qui fait d’elle un des piliers de la confiscation du pouvoir. Cela étant, un peu comme l’on plaiderait pour des solutions uniques pour Faure Gnassingbé, pour le clan Gnassingbé, et pour le RPT/UNIR, la sortie de crise passe aussi par une solution spécifique à l’armée.

Et puisqu’il est mieux de proposer après avoir fait le constat, je dirais que le premier pas consiste à démêler les intérêts propres de l’armée des intérêts de Faure Gnassingbé, des intérêts du clan Gnassingbé et ceux du parti au pouvoir. Si on regarde de loin et on se réfère au passé, il serait très difficile de démêler ces intérêts car la confiscation du pouvoir arrange tout ce beau monde ; la confiscation du pouvoir est un éléphant dans la chambre. Mais au-delà d’un avantage commun que représente la confiscation du pouvoir, il y a forcément des différences entre les intérêts de tous ces acteurs, surtout par rapport à l’avenir.

Ce ne serait pas tâche facile, mais pour résoudre “l’énigme de la grande muette”, il faut connaître les éléments qui font d’elle une énigme, y compris les éléments que la majorité de la population civile ne juge pas importants puisqu’elle ne connait pas grand-chose de la vie des hommes en uniformes.

Une fois que ces intérêts seront identifiés, anticiper sur ce que leur disparition, ou leur non-réalisation représenterait pour l’armée est la voie idéale pour soustraire cette armée de sa vulnérabilité et de son instrumentalisation actuelles. Car c’est la protection, mieux la défense de ces intérêts spécifiques à l’armée qui constitue le nœud de la rigidité politique de l’armée depuis un demi-siècle.

Selon les récentes révélations faites par Ferdinand Ayité du journal L’Alternative, pendant la facilitation de sortie de crise, « le président ghanéen Akuffo-Addoh tenait Faure Gnassingbé par la gorge, lui demandant de renoncer au 4ème mandat pour mettre fin à la crise. En bon metteur en scène (ou plutôt maître chanteur), Faure aurait fait venir ses généraux devant le président ghanéen et ceux-ci auraient répété ce qu’ils avaient précédemment dit à Faure lui-même : pas question qu’il renonce au pouvoir. »

Si ces informations sont avérées, c’est que l’armée a confirmé son rôle dans la confiscation du pouvoir devant un témoin et pas des moindres, et par rapport à la thèse défendue dans la présente analyse, cela est lié au fait que Faure et l’armée, du moins les généraux, partagent la même peur : celle du lendemain, la peur de tout perdre en cas d’alternance politique. On ne peut donc pas sauver le soldat Faure tout en laissant ses généraux de côté.

Au-delà des réponses appropriées à la peur des généraux et autres officiers supérieurs, réduire la vulnérabilité et l’instrumentalisation de tous les hommes en uniformes revient à proposer une véritable réforme de l’institution, particulièrement dans sa gouvernance, une chose que le régime a toujours refusée de faire de peur de perdre son contrôle total sur cette institution. C’est la méthode par excellence pour s’assurer que l’alternance sera à l’avantage de tous les Togolais et d’inciter tous les Togolais, y compris les hommes en uniformes, à se joindre aux efforts pour faire entrer le Togo dans cette nouvelle ère.

Pour reprendre Swami Ramdas, “la vraie pauvreté est celle de l’âme, une pauvreté dans laquelle le mental est toujours dans un tourbillon créé par le doute, les soucis et la crainte.”

Sur ce, la grande muette, des généraux aux hommes de troupe, fait face à une vraie pauvreté de l’âme, et cette situation est un obstacle à l’alternance. Tous les Togolais, aussi bien ceux qui admirent que ceux qui détestent les hommes en treillis, doivent saisir la mesure de cette pauvreté de l’âme afin de comprendre que contribuer des solutions qui y mettent fin est un chemin essentiel pour l’alternance politique.

Appeler l’armée “à prendre ses responsabilités vis-à-vis du peuple” est vide de sens si on ne trouve pas la vraie solution à ce qui l’empêche de le faire. Il faut résoudre l’énigme de la grande muette. Ma première contribution a été de poser le débat. La vôtre commencera par vos réactions.

A. Ben Yaya
New York, 30 Novembre 2019

 

 

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT FAURE (2ème Partie) : Résoudre l’énigme de la “grande muette”

Me Dodji Apévon, président des Forces Démocratiques pour la République (FDR) a réagi à la déclaration de candidature de Dr Jean-Emmanuel Gnagnon, ex-Secrétaire à la Communication des FDR, qui a quitté le parti.
Les Forces démocratiques pour la République (FDR) ont trois (03) ans. A l'occasion de cet anniversaire, responsables et militants se sont retrouvés au siège de cette formation politique pour faire le bilan des activités. Une occasion saisie par le président national du parti pour revenir sur le cas Emmanuel Gnagnon.

Le président national des FDR n'est pas passé par quatre chemins pour fustiger le comportement de son ancien membre. Selon Me Apévon, la déclaration de candidature de Dr Gnagnon est totalement contre les idéaux de son parti (les FDR) dont il était membre.

« Un parti politique, c’est des règles qui le gouvernent. Un individu ne peut pas se lever contre l’option prise par le parti et dire qu’il est candidat. Non. Cette candidature de Dr Gnagnon est une candidature qui est quelque chose d’anachronique », a lâché le président des FDR.

A en croire Me Apévon, dans les jours à venir, le conseil de direction du parti (les FDR) prendra des sanctions appropriées à l’encontre de Dr Gnagnon. Il estime que le comportement déviant de cet ex-Secrétaire national chargé à la Communication des FDR est déloyal.

« C’est incompréhensible. Lorsque nous parlions d’union de l’opposition pour aller régler les problèmes qui est le nôtre, et à l’interne il y a des individus qui s’écartent de la ligne, ils ne sont plus dignes d’être dans nos rangs », a-t-il conclu.

Notons qu’avant même d’annoncer sa candidature, Dr Gnagnon a pris soin de publier sur sa page Facebook, son retrait des FDR. Tout porte à croire qu’il a tout préparé d’avance.

Mais comment quelqu’un qui n’a pas eu assez de voix pour être élu un simple maire lors des dernières élections municipales peut prétendre aller à la présidentielle pour briguer la magistrature suprême ?

Voilà l’une des questions qui brûlent les lèvres de nombreux observateurs, depuis que ce jeune politique a annoncé sa candidature pour le compte de la présidentielle de 2020.

Godfrey Akpa

 

 

Le ministre de la Fonction publique, de la Réforme administrative, du Travail et de la Protection sociale, dans une interview consultable dans certains organes de la place, comme à son habitude, nargue les opposants du régime cinquantenaire.
Gilbert Bawara tout d’abord, dans cet entretien, rappelle aux détracteurs de l’Union pour la République (UNIR) que toute discussion avec l’opposition avant l’élection présidentielle de l’année prochaine est exclue.

Le Togo, à son point de vue, ne se trouve « ni dans une situation de crise, ni de tensions ou de crispations politiques particulières pour ouvrir un dialogue ». En clair, le processus enclenché unilatéralement par le gouvernement et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) continuera et débouchera sur l’organisation du scrutin présidentiel de 2020.

Ce proche de Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat, va plus loin en accusant les partis politiques de l’opposition et une partie de la société civile réclamant des pourparlers visant l’amélioration du cadre électoral, de faire « des agitations habituelles…à la veille de chaque échéance électorale ».

Revenant ensuite sur les cas du fichier électoral, de la CENI, de la Cour constitutionnelle dont beaucoup exigent un consensus parce que le premier est truffé d'anomalies inacceptables et les deux dernières composées des partisans du pouvoir, Gilbert Bawara se montre encore une nouvelle fois catégorique : pas question d’ouvrir un quelconque dialogue sur ces sujets, convaincu que le cadre électoral existant respecte les normes internationales « en matière d’élections libres, démocratiques, fiables et transparentes ».

Ce membre du gouvernement de Komi Selom Klassou II va jusqu’à déclarer qu’en réalité, si le pouvoir a même accepté une révision des listes électorales de trois jours, prorogée ensuite d’une journée, c’est parce qu’il s’inscrit « dans un esprit d’écoute, d’ouverture, d’apaisement ». «… et c’est aussi parce que nous sommes soucieux de renforcer la transparence et de la fiabilité du fichier électoral. Il n’y a pas lieu de contester le fichier électoral togolais qui est un fichier fiable et crédible », ajoute-t-il.

Toute exigence de l’opposition n’est motivée que par la « logique de blocage », tacle celui qui fait office du porte-parole du gouvernement, l’invitant à « apprendre à respecter les lois et les règlements » du pays.

Gilbert Bawara montre-là encore une fois la position du parti UNIR incarné par Faure Gnassingbé, arrivé en 2005, réélu en 2010 et 2015 et qui fait tout pour s’éterniser au pouvoir.

Il n’a pas besoin de faire encore ces sorties médiatiques qui, certes, sont provocatrices puisque toutes les institutions intervenant dans l’organisation de l’élection au Togo sont verrouillées et programmées à ne connaître qu’un seul vainqueur depuis des lustres.

A.H.

 

 

Le Togo est-il une prison à ciel ouvert ?
La lecture du rapport de la LTDH sur les cas de tortures et violences policières fait froid dans le dos. Non pas que n’étions pas au courant mais le fait de lire ces horreurs, avec témoignages à l’appui, provoque un choc.

Mais dans quel pays vivons-nous ? A quoi sert la loi sous le régime policier que l’on voudrait faire passer pour une démocratie ? Ceux qui veulent abuser les Togolais et surtout la communauté internationale sur la véritable nature du régime des Gnassingbé, ont-ils oublié que la démocratie, son socle c’est la loi, l’état de droit destinés à assurer le maximum de protection à l’individu ?

La culture criminelle de l’impunité qui sévit au Togo depuis la colonisation jusqu’à l’indépendance truquée, ne cesse de traumatiser les citoyens de ce pays martyr. Quand le peuple considère les corps professionnels payés à ses frais pour assurer sa sécurité comme des forces d’’insécurité, il y a là quelque chose de grave qui nous interpelle tous. En effet, un témoignage l’atteste, à la vue des patrouilles censées veiller sur notre sécurité, les Togolais, même en étant en règle, en général, préfèrent les éviter pour leur propre sécurité. On ne sait jamais, disent-ils.

Cette image détestable que se sont forgées nos forces de l’ordre et de sécurité, n’est pas un fantasme, mais l’expression du ressenti des Togolais à l’encontre des hommes en treillis. Les traitements cruels et dégradants, qu’ils infligent lâchement à leurs compatriotes, sont la manifestation de la vraie nature hideuse d’une dictature sanguinaire.

L’illégitimité du pouvoir requiert la force et la violence pour s’imposer au peuple. D’où l’impunité dont jouissent les bourreaux dans l’exercice des sévices abominables qu’ils infligent à des individus sans défense, privés de la protection de la justice. Quand les juges sont obligés de regarder ailleurs lorsque leurs concitoyens sont torturés, c’est que l’institution judiciaire est malade. Le citoyen, soumis à l’arbitraire et à la terreur, pour sa survie, doit se résigner où se battre pour changer le cours horrible et rétrograde de son histoire afin d’accélérer l’avènement de la démocratie et de la liberté.

Le rapport complet de la LTDH est disponible ici (PDF)RAPPORT DE LA LTDH SUR LES CAS DE TORTURES ET DE VIOLENCES POLICIERES AU TOGO

Ayayi Togoata APEDO-AMAH
Enseignant- Chercheur des Universités du Togo
Ancien Secrétaire Général de la LTDH

 

 

Piraterie maritime : Une affaire de Rançon divise le Togo et la compagnie Total
L'Independant Express
faure et attaque securite maritime
A partir d’une caricature originale de Donisen Donald (Liberté)

Le clivage entretenu entre le ministre chargé du Haut Conseil à la mer et le préfet maritime sur la gestion de la sécurité maritime au Togo plombe l’efficacité de la lutte anti pirates. Les clients qui transbordent des produits sur nos côtes ne font plus confiance à la surveillance des agents de la sécurité maritime et doutent de la crédibilité des opérations en mer.

La compagnie française de pétrole Total ne voudrait pas se laisser faire dans la récente attaque des pirates contre son navire et le torchon brûle entre la société et les autorités de la sécurité maritime.

En effet, le 4 novembre dernier des pirates ont attaqué à l’aube autour de 3h un navire battant pavillon grec dans les eaux togolaises. Le bilan à la suite de l’attaque pirate sur le pétrolier Elka Aristotle a fait état d’un blessé et de quatre membres de l’équipage enlevés par des pirates. Les otages de l’équipage comprennent deux philippins, un grec et un géorgien. Dans un communiqué de la marine togolaise, le pétrolier Elka Aristotle a été attaqué à environ 18 kilomètres du port de Lomé par des individus armés.
Elka Aristotle
Photo : Marine Traffic

L’opération de la contre attaque a été mal ficelée. Ni l’un, ni l’autre du ministre Baba et du Préfet Takougnadi n’étaient là pour donner des orientations en vue de mener à bien une opération musclée. Les deux responsables étaient en mission en France pour 10 jours, alors que la méfiance extrême qui règne au sein du système n’autorisait personne à prendre les devants d’une opération du genre. Les deux hauts responsables n’ont pas crée des conditions d’intérim pour gérer leur absence. Ce qui a fait foirer l’opération qui a entraîné la prise d’otages.

Le rapport fourni par le HCM et le Préfet maritime contient des contre-vérités qui discréditent la maîtrise de l’opération. L’information contenue dans le rapport sur les 18 kilomètres de distance par rapport à la côte est fausse.

Par ailleurs, le rapport présente les pirates comme des anglophones, parce que parlant l’anglais et présentant un profil de nigérians. Faux, puisque d’après les investigations, les pirates parlaient aussi français. D’autres précisions ont été apportées aux ravisseurs du pétrolier Elka Aritotle. Ils n’avaient pas des réflexes de militaires. Ils seraient donc des civils venus opérer avec une complicité interne au système de sécurité maritime togolais.

Bref, il existe beaucoup de zones d’ombres dans les faits liés à l’attaque des pirates du navire grec.
compagnie petroliere total
DR

C’est dans cette confusion que l’Etat togolais demande au pétrolier de Total de décaisser de l’argent en vue de payer la rançon devant servir à obtenir la libération des otages enlevés lors de l’attaque. Une requête qui a reçu une réponse négative de la part des responsables de la société Total qui ne veulent aucunement payer des frais de rançon parce que engageant déjà des frais pour assurer la sécurité des navires.

D’après les informations, les navires en rade sur les côtes togolaises paient environ 1000 dollars US tous les jours. Ce sont des frais de surveillance et de sécurité des navires. S’il arrivait que cette sécurité s’avère défaillante, les autorités maritimes togolaises devaient assumer la responsabilité.

C’est le cas actuellement où la sécurité n’a pas su protéger le pétrolier de Total et le groupe Total se refuse de payer une quelconque rançon tout en menaçant d’assigner le Togo devant les tribunaux. Un bras de fer dont on ne mesure pas encore l’issue. Ceux qui maîtrisent le fonctionnement de la sécurité maritime au Togo n’hésitent pas à le traiter de pipo.

Géant au pied d’argile. C’est un véritable antagonisme auquel se livrent les premiers responsables.

L’un, le ministre qui a tendance à asphyxier la préfecture, malgré les financements qui atterrissent pour le compte du HCM. L’autre, Le Colonel Takougnadi, Préfet maritime qui, assis sur un fauteuil éjectable de retraite après un parcours tumultueux de trafics dans l’armée et la police ne veut s’attirer la foudre d’une de sa victime, une ambiance de méfiance qui sévit.

Quant au personnel à la préfecture, c’est le laxisme total. Le climat de mésentente entre les deux responsables crée une démotivation dans le travail. Le bras de fer se poursuit donc entre l’Etat togolais et Total, on attend de voir si les autorités togolaises vont rester intransigeantes sur le refus de payer la rançon et obtenir la libération des otages du navire du pétrolier français.

Quant à la sécurité maritime, elle est toujours en rade depuis l’organisation du sommet sur la sécurité maritime et le refus par les Etats de signer la charte proposée.

Les pirates ne craignent rient dans le Golfe de Guinée, surtout si les structures chargées de les combattre brillent dans l’amateurisme et les querelles intestines.

Carlos Ketohou

Source : L’Independant Express No.491 du 26 novembre 2019

 

 

25.04.2013 L’artiste WAW Takoudim, stysliste, humoriste
Interview exclusiv

Interview exclusive de l’artiste WAW Takoudim, stysliste, humoriste
"(…). Mon premier besoin reste à trouver un producteur et des gens de bonne volonté qui sont prêts à investir dans ce domaine pour moi ; ils ne seront pas déçus », Wawinime Takoudim.

Dans une interview exclusive accordée à iciLome.com, l’artiste togolaise, Wawinime Takoudim (abrégé Waw Tankoudim), son nom d’identité, ex Dari Pierty son nom d’artiste, nous parle de son ambition pour la musique. Styliste et patronne d’atelier, Wawinime TAKOUDIM fait également partie du club des humoristes "Les Gbadagog".

Très tôt à l’école, Waw Takoudim s’intéresse au récital et en 1997, elle fait partie d’un groupe chorégraphique baptisé « Forever girls » à l’âge de 14 ans. Faute de soutien à elle pour poursuivre les études, elle n’est pas femme à se décourager. Waw Tabkoudim a vite fait d’apprendre le métier de la couture qu’elle exerce aujourd’hui comme grande styliste avec à son actif, 13 apprenties. Elle est la première femme à faire le « One man show » lors de la chancellerie de l’humour qui avait réuni des humoristes étrangers au Palais des Congrès de Lomé.

Après la sortie de son premier album, vendu à plus de 2000 exemplaires et qui sera suivi plus tard par deux singles, l’artiste dans cette interview, parle de lui-même, et dresse un bilan positif sur le premier album. Elle profite de notre micro pour lancer un appel au peuple togolais à l’approche des elections, à venir à la Paix et à proscrire la violence. Elle lance un appel à toutes les bonnes volontés pour son sponsoring. Lisez l’interview.

iciLome.com : Bonjour

Wawinime Tankoudim : Bonjour

iciLome.com : Présentez-vous à nos internautes ?

Wawinime Tankoudim : Je m’appelle Wawinime Tankoudim, ex Dari Pierti. Je suis styliste, également actrice humoriste et je suis chanteuse.

iciLome.com : Actrice humoriste mais également chanteuse. Justement, vous avez déjà un album à votre actif, pouvez-vous nous un peu de cet album ?

Wawinime Tankoudim : Effectivement, j’ai déjà un album sur le marché depuis novembre 2011. L'album a été lancé sur les antennes de la Radio Zephyr (une radio privée au Togo). C’est un album de 10 chansons avec pour titre «Akpénamawou» (Merci Dieu).

iciLome.com : Pourquoi le titre « Akénamawou » ?

Wawinime Tankoudim : Au fait, ce n’est pas un titre pris au hasard, car je voudrais remercier Dieu pour tout ce qu’il a fait dans ma vie. Sans lui, je ne serai pas en vie. C’est pourquoi je dis à Dieu « merci » pour tout ce qu’il a fait et continue de faire dans ma vie

iciLome.com : Depuis la sortie de votre premier album, avez-vous constaté un engouement autour de votre premier bébé deux ans après?

Wawinime Tankoudim : Merci pour la question. Je peux sans vous tromper dire que, je dresse un bilan positif parce que, avec cet opus, j’ai eu à participer à des scènes à l’intérieur du Togo mais aussi en dehors du pays. C’est un bilan positif puisque, l’album été vendu à plus de 2000 exemplaires.

iciLome.com : Nous voici dans votre atelier de couture, dites-nous, comment vous arrivez à allier et le travail de la musique à votre seconde profession de styliste ?

Wawinime Takoudim : Je peux dire que, ce n’est pas une chose facile, mais Dieu m’aide à allier les deux, voire les trois puisque je suis aussi humoriste. Dans la journée, je consacre du temps à l’atelier, la nuit, je suis en studio ou bien à une prestation (…. ). Tôt le matin, je me livre à l’exercice de l’entrainement vocal.

Mes parents sont fiers de moi. Malheureusement mon père n’est plus là pour voir ce que je suis en train de réaliser, car à la maison, de son vivant, quand je chantais, il me taquinait en disant, "toi tu gênes avec tes chansons". J'aurai bien voulu qu'il soit à mes côtés aujourd'hui.
C’est un métier passionnant et je crois que, je ne reculerai pas, je vais mourir dedans (rire).

iciLome.com : De novembre 2011 à ce jour, on a l’impression que vous avez disparu. Pourquoi le deuxième album tarde à venir ?

Wawinime Tankoudim : J’ai déjà lancé deux singles après cet album, qui ont pour titres « Je vous aime » et « Oui à la Paix ». Je suis sur mon deuxième album en quelque sorte.

iciLome.com : Pourquoi « Oui à la Paix » ?

Wawinime Tankoudim : (Rire). Oui à la paix parce que, sans la paix, nous ne pouvons rien. C’est la paix qui fait vivre. La paix est une richesse pour tout un pays, donc « Oui à la paix ». C’est pour sensibiliser. Etant donné que le Togo organise d’ici peu des élections législatives, c’est le moment pour lancer un appel à tous pour la péservation de la paix dans notre pays. On a vu beaucoup de choses dans ce pays lorsqu’il y a des elections; on casse tout sur son passage, alors que, les casses font régresser le pays. A travers cet appel, je suis en train de sensibiliser tout le monde à dire non aux casses. Si on casse et que l’état reconstruit, comment fera-il pour nous construire des entreprises où les jeunes peuvent trouver de l’emploi.

iciLome.com : En dehors du premier album et les deux singles, quel est votre projet dans le domaine d’artiste ?

Wawinime Tankoudim : Mon projet concret, c’est pour faire des spectacles en dehors du pays, participer à des festivals.

iciLome.com : Mlle Takoudim, être artiste chanteuse, est-ce une chose facile ? Quels sont aujourd’hui vos besoins pour aller de l’avant ?

Wawinime Tankoudim : Ah !, être artiste n’est pas chose facile, car cela demande beaucoup de moyens financiers. Moi actuellement, mon premier besoin reste un producteur et des gens de bonne volonté qui sont prêts à investir dans ce domaine pour moi, ils ne seront pas déçus. J’ai beaucoup de choses à donner, mais les moyens manquent.

iciLome.com : Pouvez-nous donner le regard que vous portez sur le monde des artistes au Togo aujourd’hui ? L’artiste togolais vit-il de son travail ?

Wawinime Tankoudim : Maintenant, je pourrai dire que c’est mieux par rapport aux années passées. Les choses commencent à venir, mais on veut encore plus d’efforts au Togo dans ce sens. On veut plus de contrat et plus de scènes pour les artistes afin qu’ils pujissent vivre de leur art. Dire que l’artiste togolais vit de son job, c’est pas totalement vrai.

iciLome.com : Vote message à l’endroit des promoteurs, du gouvernement pour que le rêve des artistes togolais deviennent une réalité.

Wawinime Tankoudim : Je voudrais dire surtout aux promoteurs, d’aider les artistes, parce que, vous remarquerez qu'il n' y a qu'une poignée d'artistes qu'on voit partout. Il faut donner la chance aux autres de pouvoir évoluer. Si vous ne donnez pas des scènes à des artistes, comment seront-ils connus ? C’est par des scènes que l’on peut les connaître. Il faut donner la chance aux autres en les ajoutant aux anciens qui sont régulièrement sur scène.
A l’endroit de l’Etat, je dirai qu'il faut qu’il y ait plus d’aides aux artistes; pourquoi pas un studio où les artistes peuvent aller faire leur enregistrement à moindre coût. Quant au Bureau togolais des droits d’auteurs (BUTODRA), il doit accroître ses efforts dans lute contre la piraterie.

iciLome.com : Merci

Wawinime Tankoudim : C’est à moi de vous remercier.
Source :

 

 

L’artiste WAW Takoudim, stysliste, humoriste

La Déraison Au Pouvoir
Sénouvo Agbota Zinsou
Sénouvo Agbota Zinsou

« Moi, je dis que les bonbons
Valent bien mieux que la raison ».
J’entends la comptine enfantine
Mais n’entends pas qu’un homme d’âge mur,
Soit d’un entendement aussi dur
Qu’il nous tourmente, nous assassine
Devienne sanguinaire, farouche
Pour garder son bonbon en bouche,
Un adulte, oui, je suppose
Qui ne veuille pas entendre la chose
La plus commune aux humains,
Qu’on nomme simplement limite,
Ce qu’un enfant nie et évite
Pour s’accrocher de toutes ses mains
Des pieds, s’il le faut, au bonbon.

Mais il y a un peuple qui marche
Et même un prêtre patriarche
Qui disent : le bonbon rend fou
Ils l’ont dit le Dix-neuf Août
L’Enfant répond : « Non et non ! »
Trépignant furieusement,
Grondant comme un torrent.
« Même s’ils sont un million
Je ne cède pas mon bonbon
Mon père a tué pour ça
Je suis la voie de papa ».
Croyant son bonbon tombé
Il crie à tous, le bébé :
On le lui rend ou il meurt !
Là, tout le monde prend peur.
L’évêque lui dit, paternel :
« Trop de bonbon rend malade »
Mais prenant un accent cruel
L’Enfant menace : « Je meurs ou tue
Tout ce monde-là, dans la rue,
Voyez-vous, ne m’impressionne guère
Nous sommes en guerre !»
« Ce prêtre pour tous est un guide »
Lui murmure quelqu’un tout bas.
« Je ne l’écouterai pas ! »
Répète l’Enfant avec emphase.
S’il continue, je l’écrase.
Je refuse d’être lucide. »
C’est donc bien un bain de sang
Que nous promet cet Enfant.
Un bain de sang, tout un fleuve !
Et il en a fait la preuve,
Dès son accession au trône.
Quiconque le sait en frisonne :
Des morts, des morts par milliers.
Le meilleur des héritiers
Rassurait le clan Klitchaa
Par cette grande action d’éclat

Tyrannique, la hantise de bonbon,
Poursuit toujours le garçon,
Qui alors, frileux, tue, torture
Quinze ans déjà que cela dure !
Cinquante-trois, de feu et de sang,
Avec le père, cela s’entend.
Le fleuve coule toujours impétueux
Et l’Enfant crie toujours : je veux !
Le fleuve devient toujours plus rouge
Mais qui ôterait de la bouche
De l’Enfant ce bonbon si doux ?
Nos foules sont en vain en courroux !

Même au prix du sang des enfants,
De leurs pères et de leurs mamans
Qu’est-ce que cela peut bien lui faire ?
C’est une guerre cinquantenaire
Ceux qui la livrent dès le départ
Au peuple citadin ou campagnard
N’hésitent, ne reculent devant rien
Pour protéger leur suprême bien,
Le sacré bonbon du pouvoir
Qu’ils font tout pour toujours avoir,
Cela n’est plus à cacher.
Il peut prendre un goût de citron
Quand l’adversaire veut l’arracher.
L’Enfant au bonbon somme sa bande
Ordonne que celle-ci le défende.
Ils sortent de partout par milliers
Envahissent écoles, ateliers.
Tout un peuple devient otage
D’un tragique enfantillage.
Klitchaa ! Klitchaa ! Klatchaa ! Klatchaa !
Le bonbon par-ci ou par-là.
Clamer que quinze ans de succion
Suffit, mérite mort ou prison.
« Le bonbon ne se partage pas,
C’est la leçon de papa
Qu’un homme ou un animal,
Un frère se pose en rival
Pour le bonbon, gare á lui !
Je le traite, pire qu’un ennemi
Mes hommes ne redoutent personne
Ils considèrent qu’en vain raisonne
Dans son ensemble l’opposition. »
Pour la faire taire, il n’y a qu’un mot :
Allons, Messieurs, à l’élection !
Oui, il le faut ! Oui, il le faut !
Répètent partout les protecteurs
Du bambin qui aime le bonbon.

L’enfant, naturellement, s’entête
Et souffle partout dans sa trompette
« Je veux mon bonbon, je le veux ! »
Écumant, crachant tous les feux
Bébé Klatchaa va faire la guerre
Tout comme hier la fit son père
Pour garder le bonbon clanique
Que ceux qui veulent nomment République.
Et les protecteurs de toujours
L’assurent en tout de leurs amours
Et d’année en année plus fort
Ne cessant de semer la mort,
Bébé Klatchaa chante sa comptine.
Ses soutiens d’ici et d’ailleurs
Lui disent : « Ne manque pas de faire mine
De te soumettre aux électeurs
Hi ! hi ! hi ! Démocratie.
On joue bien la comédie. »

Sénouvo Agbota Zinsou
Munich, Allemagne
25 novembre 2019

 

 

Une fin de parcours humiliante pour Atcha-Dédji Affoh. L’ex-Directeur Général de Togocom a le moral dans les chaussettes. Écarté du processus de liquidation du Groupe Togocom, il a été expulsé (sic)de son bureau.
fin humiliante pour Atcha-Dédji Affoh atogocom
Caricature : Donisen Donald / Liberté

Découvrir à travers les médias que la société que l’on dirige et dont on se sert comme une propriété privée est vendue. Atcha-Dédji Affoh en a fait la douloureuse expérience il y a quelques semaines. En effet, tout comme la grande majorité des Togolais, le natif de la région Centrale a appris la privatisation sinon la liquidation de Togocom à travers les médias. Selon les informations de sources proches du dossier, celui qui était aux commandes de cette société de télécommunication n’a jamais été informé d’aucun processus de vente, ni de la finalisation du contrat entre le Togo et le Groupe Axian. Il a été tout simplement mis devant le fait accompli.

Et curieusement, il n’était pas le seul militant de premier plan du parti au pouvoir ou dignitaire du régime RPT/UNIR à avoir appris la privatisation de Togocom dans les médias ou sur les réseaux sociaux. La majorité des ministres du gouvernement Klassou n’a été informée de la liquidation de la société qu’en Conseil des ministres. « Comment cela est-il possible ? », s’interroge-t-on. Selon certaines indiscrétions, le projet a été piloté de bout en bout par le chef de l’État lui-même avec la collaboration, bien sûr, de la ministre des Postes, de l’Économie Numérique et des Innovations technologiques, Cina Lawson. Ce duo a été les vrais artisans de cette liquidation polémique.

Pour Atcha-Dédji Affoh, cette éviction représente en réalité une fin de parcours humiliante. Ce n’est pas le fait de ne pas avoir été informé de la privatisation qui constitue la seule humiliation pour cet homme qui est l’un des plus fervents soutiens du régime dictatorial RPT/UNIR. Depuis quelques jours, l’ex-Directeur Général de Togo Cellulaire puis de Togocom, après la fusion avec Togo Télécom, n’a plus de bureau. Il a été expulsé des locaux qu’il occupe à la Direction Générale de Togocom, et l’ordre viendrait de la Présidence de la République elle-même. « On lui a intimé l’ordre de déguerpir dans un bref délai et il s’est exécuté. Normalement, on devrait le laisser préparer la passation de service avec ses collaborateurs et organiser par la même occasion son départ. Cela n’a pas été le cas. Ils n’ont même pas attendu la passation de service qui a eu lieu ce lundi 25 novembre pour lui intimer l’ordre d’évacuer les lieux », rapporte une source.

Elle révèle aussi que cette douloureuse épreuve a impacté l’ex-DG qui aurait le moral dans les chaussettes, se sentant humilié par son chef. « Beaucoup de personnes lui ont rendu visite. Toutes rapportent qu’il est comme quelqu’un qui a été frappé par un deuil. Il est inconsolable. Le moral n’y est pas du tout », indique la source.

Et pourtant, comme nous l’avions effleuré, Atcha-Dédji Affoh fait partie des premiers contributeurs aux financements des activités propagandistes du parti au pouvoir. Il y a consacré les milliards détournés de la société de téléphonie mobile dont il était le premier responsable et qui lui servait de vache à lait, ainsi qu’à d’autres barons du régime. Des témoignages disent de lui qu’il faisait la pluie et le beau temps dans les localités du Nord du pays, surtout à Tchamba (dans la région Centrale) et les localités alentours. Avec les milliards de Togo Cellulaire et de Togocom, il organise les opérations d’achat des consciences des populations afin de garantir au RPT/UNIR le maximum des votes.

En plus de ses capacités à mobiliser des fonds pour servir les viles causes de la dictature, Atcha-Dédji Affoh avait également au sein de sa junte une multitude de journaux prêts à le défendre moyennant ce que l’on sait. Ses malversations financières dénoncées par des organes crédibles étaient démenties ou banalisées par d’autres.

Ses portes-voix étaient également au front lors de la fusion de Togo Cellulaire avec Togo Télécom en juillet 2017. A l’époque, la ministre Cina Lawson en avait eu pour sa dose, critiquée pour ses prises de positions en défaveur d’Atcha-Dédji Affoh. Cette guerre entre deux soutiens du régime avait alimenté le débat entre les « supporters » des deux clans. Est-ce le temps de la revanche pour Cina Lawson ? Nous ne le savons pas, même si certaines langues n’hésitent pas à faire le lien entre l’épisode de la fusion et l’humiliation présente de l’ex-DG de Togo Cellulaire.

Tout compte fait, les Togolais ont été surpris par cette liquidation de Togocom, l’une des dernières sociétés encore détenues par l’Etat. Ils se posent également de nombreuses questions devant le flou qui entoure les conditions de cette privatisation mal pensée par un régime en quête de statistiques internationales sans réels impacts sur le quotidien des populations.

G.A.

Source : Liberté No.3034 du 26 novembre 2019

 

 

Togo, Privatisation de Togocom : Révélations sur l’Humiliante fin d’Atcha-Dédji Affoh Liberté Togo

Togo, Privatisation de Togocom : Avons-nous vraiment une Assemblée Nationale ?
Fraternité
Togocom : L'ex-DG de Togocom Atcha Dedji Affoh (d) et le nouveau DG étranger (g). En médaillon, la présidente de «Gnassagbé Gnassional» Chantal Tsegan
Togocom : L’ex-DG de Togocom Atcha Dedji Affoh (d) et le nouveau DG étranger (g). En médaillon, la présidente de «Gnassagbé Gnassional» Chantal Tsegan | Infog : 27avril.com

Togocom, la Holding issue de la fusion entre Togotelecom et Togocel est passée sous pavillon malgache depuis quelques jours. L’Assemblée Nationale qui devrait être au cœur du processus de mutation, a été tout simplement tournée en bourrique, comme nous l’évoquions déjà dans notre parution n°336 du mercredi 13 novembre 2019. Face au tollé suscité par la privatisation du Groupe, les députés auraient décidé d’interpeller le Ministre des Postes, de l’Économie numérique et des Innovations technologiques, Cina Lawson. Ce rétropédalage de l’Assemblée Nationale sur un sujet aussi délicat lève le voile sur le rôle quasi-vide joué par la 6ème législature dans le contrôle de l’action gouvernementale.

Depuis le mercredi 6 novembre 2019, Agou Holding consortium malgache, détenu par Axian Group « Axian » et Emerging Capital Partners «ECP», a pris possession à 51% du Groupe Togocom-Holding détenant Togo Télécom et Togocel, pour 7 ans, «pour ne pas conférer un droit illimité à un acteur privé», a précisé une source proche du dossier. L’opération a rapporté à l’Etat environ 210 milliards de FCFA.

Sur la période de la concession, l’actionnaire majoritaire envisage un investissement de 245 millions d’euros (environ 160 milliards FCFA). « Cet investissement conséquent va catalyser la transformation digitale du pays et soutenir la croissance de notre économie », a souligné, Sani Yaya, Ministre de l’Economie et des Finances lors de la signature de l’accord. « Cette opération majeure marque une étape importante dans la feuille de route numérique du gouvernement. Elle va nous permettre de devenir le marché de référence des télécoms dans la région et de consolider notre leadership en matière de transformation digitale. Grâce au soutien de ces nouveaux actionnaires, Togocom va accélérer son développement au bénéfice de l’ensemble des Togolais, des entreprises et du rayonnement national », a déclaré, pour sa part, Cina Lawson, Ministre des Postes, de l’Économie numérique et des Innovations technologiques.

Malgré les belles déclarations des membres du gouvernement, de manière générale, l’opinion nationale a crié sa colère contre cette privatisation. Les Togolais ont le sentiment « d’une grande braderie des biens de la nation ». « C’est une aberration économique et une erreur stratégique. En outre, cette société à laquelle les Togolais s’identifient. C’est un patrimoine », a confié Martial, employé dans un cabinet d’expertise comptable.

L’Assemblée Nationale veut faire marche arrière…

« Cina Lawson pourrait retourner incessamment à l’hémicycle pour répondre aux questions des députés. La 6è législature a préparé une note d’interpellation qui devrait être envoyée à la ministre des Poste et de l’Économie numérique. Mme Lawson s’expliquera essentiellement sur le processus qui a conduit à la privatisation du Groupe Togocom », a écrit le confrère togobreakingnews.

Le site d’information, s’appuie sur une déclaration faite par Gerry Taama, président du groupe parlementaire NET-PDP. « Aujourd’hui tout ce qu’on peut faire, c’est d’interpeller le ministre des Postes et de l’économie numérique pour nous expliquer comment et pourquoi, Togocom a été vendu. Et nous avons préparé cela », a indiqué le député de l’Est-Mono. Cette interpellation de « la reine du gouvernement », se situe dans le cadre des questions au gouvernement, un exercice auquel Dame Cina rechigne à se plier depuis des années.

Il faut préciser qu’en novembre 2018, l’Assemblée nationale togolaise a voté une loi autorisant cette privatisation. Après l’adoption de la loi portant autorisation de la privatisation du groupe TOGOCOM, le gouvernement devrait prendre des textes réglementaires pour l’application de la mesure. Pour avoir l’aval du parlement, le gouvernement a dû donner des garantis pour la préservation de l’emploi et l’intérêt du pays dans les négociations avec les potentiels repreneurs. « Cette loi a été votée quand nous n’étions pas encore députés. Nous sommes venus la trouver ; maintenant nous allons jouer notre rôle parlementaire en cherchant à comprendre pourquoi cette privatisation », a ajouté le président national du Nouvel Engagement Togolais (NET). Cette démarche ressemble fortement à une marche arrière de l’Assemblée Nationale pour se soustraire de la polémique suscitée par cette privatisation.

Alors la question se pose de savoir, si cette loi a été adoptée dans les règles de l’art, pourquoi le député de l’Est-Mono ne consulterait pas les textes pour mieux s’informer du processus ayant abouti à la privatisation de Togocom. Ceci vient renforcer la thèse de ces togolais qui ont pointé du doigt un vote expéditif auquel les députés eux-mêmes n’ont rien compris.

L’Assemblée, une Chambre d’enregistrement ?

Pour nombre de Togolais, l’hémicycle s’est transformé en chambre d’enregistrement. En effet, l’Assemblée Nationale baptisée au tout début de la 6ème législature comme une assemblée « multicolore » en est devenue au gré du temps, une simple chambre d’enregistrements de lois votées nuitamment à l’insu de certains parlementaires. Une chambre d’enregistrement des désirs et caprices d’un pouvoir dont la légitimité est mise à rude épreuve. Le parlement est vidé de ses prérogatives, dont celle d’être à l’initiative des lois. Il se contente alors de valider, d’enregistrer les lois décidées par l’Exécutif.

A titre d’exemple, depuis le début de la première session ordinaire de l’année 2019, les députés n’ont jamais remis en cause une décision du gouvernement. Mais ces élus, que l’opposition qualifie de « députés nommés » ne voient pas les choses sous cet angle. « Je ne partage pas ce sentiment, même si, je peux comprendre l’expression de toute opinion contraire sur l’action du parlement. S’il est normal en démocratie de formuler des critiques et d’être en désaccord politique, il me parait cependant excessif que certains de nos compatriotes puissent qualifier l’Assemblée de chambre d’enregistrement », s’est défendue Abira Bonfoh, élue Unir.

Aujourd’hui, les modalités concrètes de la privatisation de Togocom ne sont pas connues. Et les députés qui devraient éclaircir la lanterne des Togolais, sont au même niveau d’informations que les citoyens lambda. Des faits qui montrent que le pouvoir législatif est réduit à un simple rôle d’enregistreur.

Source : Fraternité No.338 du 27 novembre 2019

 

 

Togo, Privatisation de Togocom : Avons-nous vraiment une Assemblée Nationale ?

Togo, Décès de Raïma Akondo / Grisaille avec RPT-UNIR : « Les fétiches » de Gerry Taama en panne !
Fraternité
Gerry Taama
Extrait de la Une de Fraternité No.338 du 27 novembre 2019

Nous l’avons vu très tôt. «Les masques tombent», avions-nous titré à l’époque déjà en 2012 quand cet ex-militaire Gerry Taama qui est passé malicieusement par une brève vie d’écrivain, a chuté en politique avec la création de son parti Le Net. Et nous avons eu plusieurs fois à alerter sur le caractère très tendancieux de cet homme nommé Gerry Taama. Aujourd’hui, l’opinion commence par le découvrir de mieux en mieux. «Taama commence par en faire trop», nous a confié un jeune cadre du parti au pouvoir il y a quelques jours. «Alors que tu sais qu’il n’est que l’appendice de Unir et c’est nous qui finançons tout pour lui», a renchéri son second. Mais depuis quelque temps, les choses sont grises pour ce bling bling man politique et la tragédie du samedi 21 novembre dernier n’a été qu’une petite cerise.

Les togolais ont appris avec emois le décès de l’animatrice de programme sur la Tv2, Raïma Akondo samedi dernier. Si les circonstances du décès de celle qui tenait sur ses épaules l’émission «Bonsoir Mesdames» sont à ce jour loin d’être élucidées, il se trouve qu’il constitue, malencontreusement, une mauvaise publicité pour Gerry Taama dont le nom revient avec insistance dans l’affaire.

Il était une fois, Raïma !

Elle faisait partie, jusqu’au soupire de son dernier souffle, du fleuron d’animatrices de programme télé actuellement à l’œuvre dans le pays. Ceci, après la belle époque de leurs aînées qui ont longtemps enchanté les Togolais par leur talent, charme et charisme, à l’instar de Edwige N’Zonou de la TVT ou encore Abide Mangbazim de la défunte LCF. Raïma Akondo, par ailleurs Directrice de l’Agence de Communication «Northern Évents» a quitté le monde des vivants ce week-end, dans la fine fleur de l’âge. 33 ans.

Entre évidence…

Si l’information a tourné en boucle sur les réseaux sociaux, avec des versions aussi variées que contradictoires, il est toutefois une certitude. La jeune prodige du micro qui avait épaté son auditoire et ses interviewés, en août dernier, lorsqu’elle accueillait, avec brio, dans le salon VIP de l’Aéroport International Gbassingbé Eyadema de Lomé, les anciennes gloires de football africain, en marge de l’événement «La nuit du football africain » et dont Abou Bakry Bâ garde l’image d’une «professionnelle» est décédée, au Bénin, loin de sa terre natale, et dans des conditions jusqu’alors lugubres.

…Et supputations

Pendant que certaines sources évoquent l’hypothèse d’une consultation de médecin traditionnel qui aura tourné mal, d’autres évoquent celle d’une mission professionnelle au pays de Patrice Talon. Qu’à cela ne tienne, l’irréparable est déjà commis. Et au banc des accusés, sort un nom qui revient avec insistance. Gerry Taama.

Selon les informations, la défunte qui serait l’amante du député et candidat à la prochaine présidentielle de 2020, soufrante, aurait été amenée pour consultations chez un prêtre traditionnel par l’homme politique, par le truchement de son chauffeur. Malheureusement, la consultation aurait tourné au vinaigre avec mort qui s’en suit. Ainsi se présentent donc les faits.

Une mauvaise publicité pour Gerry

Loin de rentrer au fond du sujet, ce mélodrame constitue, à ne point douter, une mauvaise publicité de plus pour le «député m’as-tu-vu» qui, par sa duplicité et son zèle, a déjà mauvaise presse auprès de l’opinion. Des vices que votre journal FRATERNITE, dans son rôle de lumière, a toujours dénoncé au travers de ses colonnes. Loin de se réjouir de la mauvaise passe que traverse actuellement l’ancien élève de Saint Cyr, ce feuilleton avec ses différents épisodes prouvent, que nos réserves sur la moralité de ce jeune politicien était bien fondées. Quand à ses valeurs et son étoffe les faits sont assez parlants au sujet. Au contraire, cela confirme tout son caractère d’un homme politique par accident, par conçu et promût par son bienfaiteur pouvoir de Lomé qui, dans sa gourmandise politique, l’entretien et l’érige en béquilles, dans le but de l’utiliser pour faire ombrage à l’opposition démocratique qui se bat, non pas pour ses propres intérêts, mais plutôt pour celui du peuple togolais qui croupit, depuis des années durant, sous le poids du désespoir.

Un politique, n’ayant pas de vie privée, se doit de soigner son image. C’est un détail qui aura peut-être échappé à Gerry qui, à force de trop faire du bling-bling, a certainement oublié d’envoyer sa dulcinée à l’hôpital pour se faire soigner par les bons soins de la médecine conventionnelle, plutôt qu’auprès des guérisseurs traditionnels. Et en politique, une telle maladresse rattrape. D’où certaines langues qui voient en l’homme, le gourou de Raïma Akondo qui se serait malheureusement fait «agneau sacrificiel».

Temps gris avec UNIR

Avant que ne survienne la tragi-polémique du 21 novembre dernier, ce natif de Siou et qui aussi la langue aussi prolixe que son oncle et mentor politique Gibert Bawara, avait déjà commencé de mauvais jours avec le parti au pouvoir, son vrai géniteur. Selon certains cadres de la maison bleue turquoise, il n’était point question selon les plans que ce jeune homme nourrisse des visées sur 2020. Du moins pas pour le moment. Les choses n’étaient pas bien arrondies quand patatras celui qui a toujours réclamé les écrans annonce sa candidature.

L’acte a été mal digéré au sein de certains caciques. Le rôle de Taama était principalement de râper les jeunes déçus de l’opposition ou ceux qui n’avaient pas d’orientation politique claire pour en faire un appendice du parti au pouvoir avec un joli maquillage. Mais le jeune partenaire a commencé par avoir des appétits plus démesurés que ce qu’on lui demande.

Ayant goûté aux 72 millions accordés aux candidats lors de la présidentielle de 2015, il a été l’un des premiers à se plaindre à mot à peine voilé devant les journalistes quand on leur a remis des miettes lors des dernières législatives. C’est donc le goût de 2015 qui l’a poussé à se réveiller très tôt pour chanter sa candidature oubliant que l’épiement et l’envie sont les règles du jeu chez son partenaire politique.

Problème avec Unir conjugué à une tragédie-polémique… Finalement tout semble dire que la nature s’est dressée contre Taama. Mais quand on sait que chez lui à Siou dans le Doufelgou, on vit en parfais équilibre entre l’église et le fétichisme, l’on peut donc estimer qu’il est grand temps pour l’ancien pensionnaire de Saint Cyr de retourner au village consulter les fétiches.

Source : Fraternité No.338 du 27 novembre 2019

 

 

Togo, Décès de Raïma Akondo / Grisaille avec RPT-UNIR : « Les fétiches » de Gerry Taama en panne !

« Insurrection armée avec machettes et gourdins » au Togo : Général Yark, des Togolais n’y croient pas !
Le Correcteur
el yarko demahame ment encore
A partir d’une caricature originale de Donisen Donald / Liberté

Au nom de la politique et pour la conservation des privilégiés liés à la gestion de l’Etat, des Togolais sont victimes des répressions et de violences volontaires. Plusieurs centaines de concitoyens ont perdu la vie, d’autres sont des mutilés à vie.

A quelques heures du meeting d’information du Front Citoyen Togo Debout le samedi 23 novembre dernier, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile a opéré une sortie tout au moins surprenante et diversement appréciée dans l’opinion publique. A cette conférence de presse à son Cabinet dans la matinée, il a informé d’une tentative d’insurrection armée au cours de laquelle quatre fusils d’assaut AK47 ont été emportés et cinq gendarmes grièvement blessés par des individus inconnus. Selon son récit, samedi vers 2 heures du matin, une patrouille de gendarmerie a été agressée à Lomé par un groupe de personnes habillées en noir armées de machettes et de gourdins. On signale 3 gendarmes blessés dont 1 poignardé, 1 brûlé au 2e degré et un molesté avec une ouverture à la tête. Deux autres gendarmes qui étaient de garde à la Banque Atlantique ont été attaqués et leurs armements emportés. Toujours selon le bilan, il y a eu un camion de clinker incendié et des passants pris à parti, leurs voitures saccagées. « Après, les meneurs ont tenté d’incendier le Commissariat de police d’Agoè. Ils ont été repoussés mais avec leurs cocktails Molotov, ils ont provoqué l’incendie de la voiture d’un policier gardée dans la cour », a ajouté le ministre de la Sécurité. A Sokodé, le gouvernement informe que 2 gendarmes qui étaient de service au niveau de la Station Total ont été attaqués. L’un d’entre eux a été blessé par machette et son arme emportée. « Au Total, il y a eu 5 fusils AK47 qui ont été emportés par ce groupe d’individus. Un a été retrouvé par un habitant d’Agoè et ramené à la Police », a précisé le ministre de la sécurité.

Selon le ministre Yark c’est une tentative d’insurrection a été orchestrée samedi à Lomé et à Sokodé par des individus inconnus, habillés en noir et armés de machettes. « Nous avons suivi depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, des groupes d’individus qui se disent révolutionnaires et qui projettent des actes de déstabilisation. Ces groupes se sont donnés pour objectif, à partir de ce 23 novembre, de s’attaquer aux édifices de l’État, aux stations d’essence et de résister aux forces de l’ordre et de sécurité par tous les moyens avec pour intention finale, de déboucher sur une insurrection armée. Ils ont choisi des villes comme Lomé, Sokodé, Kpalimé, Anié, Tchamba et Mango».

Plus loin, il ajoute que « les meneurs de ces groupes sont connus » et que « le gouvernement mettra tout en œuvre pour retrouvés ces meneurs et leurs coauteurs qui feront face à la justice… On est tous pour la démocratie et il y a une manière de s’exprimer. Mais la violence ne passera pas dans notre pays. Aujourd’hui, ils ont 4 AK47 mais il ne faut pas qu’ils croient qu’ils peuvent provoquer une insurrection armée. Ils n’iront pas loin et feront face à toutes les conséquences », soutient le ministre Yark qui conseille aux personnes en question de déposer les armes quelque part. Pour le ministre de la sécurité, les commanditaires seront également retrouvés. Selon lui, « les manipulateurs poussent les jeunes à commettre la violence et les abandonnent ensuite en prison où ils sont les seuls à purger leur peine ».

Insurrection armée, des Togolais n’y croient pas

Au vu des images choquantes qui circulent sur les réseaux sociaux, c’est déplorable que des concitoyens soient aussi sauvagement agressés pour des motifs officiellement inconnus. Tout en leur témoignant toute notre compassion et le souhait de prompt rétablissement, les faits tels que présentés paraissent invraisemblables selon plusieurs observateurs.

En ce sens qu’ils soulèvent plusieurs zones d’ombre. Le ministre Yark avance que le gouvernement est au courant depuis plusieurs jours que certains individus projettent des actes de déstabilisation du pays. Qu’est-ce qui a été fait alors pour éviter cette situation ?

En outre, comment des gendarmes armés de fusils d’assaut en patrouille n’ont pu maîtriser des individus munis de machettes et gourdins ? Ils sont parvenus à les tabasser jusqu’à emporter leurs armes sans qu’aucun n’a pu se défendre. Dans son développement, le Général Yark insinue que « les manipulateurs poussent les jeunes à commettre la violence et les abandonnent ensuite en prison où ils sont les seuls à purger leur peine ». Alors même que la nouvelle enquête annoncée n’a pas encore livré ses résultats, le ministre de la Sécurité a déjà une idée sur les manipulateurs. Par ailleurs, dans un communiqué du Président du Parti National Panafricain (PNP)-Sokodé, Fousseni Hasmiyou en date du 22 novembre 2019, il est indiqué que « le Préfet de Tchaoudjo vient de saisir, cette nuit même, vendredi 22 novembre 2019, le président du PNP Sokodé pour lui dire qu’il a eu une information selon laquelle, les jeunes du PNP Tchaoudjo se préparent à tuer les frères Kabyè de Tchaoudjo.

Cette allégation est une surprise totale à l’égard d’un parti panafricain, légaliste et pacifiste qui a fait ses preuves pendant cinq années de vie et d’activités par la méthode de la non violence ». Curieusement, c’est la même nuit que deux gendarmes ont été attaqués. Pardessus tout, ceci se passe à la veille du meeting du Front Citoyen Togo Debout à Akassimé à Lomé.

Bien plus, des actes similaires se sont produits au Togo sans aucune suite pour arrêter les vrais acteurs. Les incendies des marchés de Kara et de Lomé, les agressions des militants de l’opposition à Adewui.

Pendant longtemps, l’argument de la disparition des armes a été utilisé pour assiéger les villes de Sokodé et Bafilo et interdire les manifestations des forces démocratiques.

Curieusement, à l’annonce de la reprise des manifestations, des armes ont encore disparu. Hasard ou préméditation ?

Lorsque le gouvernement s’est longtemps illustré par des contre-vérités grotesques, des gens ont du mal à gober un scénario tel que raconté par le ministre de la Sécurité. Et lorsqu’il s’agit de la sécurité d’un Etat, il faut un minimum de confiance entre le gouvernement et les citoyens pour la garantir.

De toute évidence, il apparaît selon beaucoup d’observateurs, une manière de mettre le pays sous état d’urgence pour opérer une nouvelle mascarade électorale en 2020.

Ce faisant, aucun développement n’est possible dans cette précarité ambiante.

Kokou Agbemebio

Source : Le Correcteur No.905 du 25 Novembre 2019

 

 

LES LÉGITIMATEURS DU SYSTÈME RPT/UNIR AU TOGO : L’impossible alternance souhaitée par le Peuple sans report des élections !!
COMMUNIQUÉ CONJOINT DU 19 NOVEMBRE 2019 ADRESSÉ AU PEUPLE TOGOLAIS
RESEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES – TOGO – DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA)
Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra
Le Peuple togolais refuse de comprendre que le Togo est devenu la propriété de Faure Gnassingbé et d’une extrême minorité qui adhère au système politico-économique qu’il propose et qu’il dirige illégitimement depuis quinze ans, à la suite de son père Etienne Eyadema Gnassingbé. Le Peuple togolais doit se poser la question de savoir ce que ce système illégitime pourra leur apporter en plus ou en moins, s’il perdure encore durant les cinq années de mandature entre 2020 et 2025.

1. LES SUPREMACISTES TOGOLAIS ONT BE

SOIN D’OPPOSANTS LÉGITIMATEURS
Ceux qui ne sont pas considérés comme des soutiens ou adhérents de ce système autocratique et suprémaciste sont systématiquement éliminés, quelle que soient les formes subtiles employées.

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA rappellent que Faure Gnassingbé fonctionne comme un suprémaciste togolais. Les partisans du « suprémacisme togolais » fondent leur supériorité illégitime sur l’idéologie ségrégationniste d’un pouvoir politique usurpé par la contrevérité des urnes. Ils considèrent qu’une confrérie ésotérique, militaire et clanique organisée en réseaux hiérarchisés, peut et doit exercer une domination sur tout ou partie des citoyens togolais, dès lors que ces derniers cèdent à une forme volontaire ou involontaire de dépendance, d’asservissement et de servitude envers le système dominant au pouvoir. Toute contestation est réprimée brutalement dans le sang, dans l’abus de pouvoir et de droit, par des humiliations diverses notamment le déni du droit à avoir un emploi ou à générer des revenus décents au Togo, ce qui se termine en fait par un exil non sollicité. Le tout s’opère sous le vernis d’une démocratie de façade, fondée sur une altération du processus électoral (constitutionnel, législatif, institutionnel et juridique) avec comme conséquence une inversion des résultats électoraux ou une corruption de la vérité des urnes en faveur des suprématistes togolais. C’est cette opération léonine qui se prépare activement dans les arcanes du pouvoir RPT/UNIR et va s’opérer en 2020, lors de la prochaine élection présidentielle.

Pour que le système illégitime fonctionne, il suffit de l’abus du droit et du pouvoir avec l’appui de la France, de l’Allemagne, des Etats-Unis, de l’ONU et de la CEDEAO (Groupe des cinq). En réalité, pour que le système perdure et que le Peuple soit mystifié et ne sache pas contre qui diriger sa colère au détriment de l’efficacité de sa lutte de libération et d’autodétermination, les suprémacistes togolais, membres actifs de réseaux ésotériques, infiltrant tant les partis de la mouvance présidentielle que ceux de la mouvance pour l’alternance au Togo, ont besoin d’opposants institutionnalisés, dépendants d’eux, afin de mieux légitimer une vaste opération de démocratie de façade. C’est cette hypocrisie à vaste échelle, fédérant les opportunistes de tous bords, qui crée la confusion dans les esprits des citoyens togolais. Pourtant, il suffit de comprendre que s’il n’y avait pas un intérêt matériel et pécunier pour un retour sur investissement direct et immédiat, aucun des candidats déclarés et non-déclarés n’allait se précipiter pour aller aux élections qu’il ou elle est sûr de perdre par K. O. au premier tour des élections présidentielles, du fait :

d’une part, d’une liste électorale structurellement incomplète et falsifiée ; et d’autre part, d’un processus électoral institutionnellement vicié.
Mais, si certains partis d’opposition tentent de justifier leur budget par la réception d’au moins 1 million de Franc CFA par représentation dans une des 117 communes, certains partis se précipitent pour ouvrir des représentations ou des fédérations dans chacune des communes du pays. L’addiction à l’argent est devenue une plaie pour le Togo et la source d’une conception erronée de l’économie du ruissellement de l’argent vers les « en-bas-d’en-bas » qui ne posent plus de question, tant la pauvreté et la misère abjectes dans laquelle Faure Gnassingbé et son système les a plongés, les empêche de réagir à froid. Mais, le pouvoir n’est pas à l’abri de la fatalité de l’insurrection et de l’insoumission généralisée, dès lors que la supercherie collective de ceux et celles qui vont ou veulent participer aux élections de la contrevérité des urnes sera démasquée.

Cette tromperie électorale, issue du partenariat « gagnant-gagnant entre les suprémacistes togolais et les candidats aux élections de la contrevérité des urnes » finira par révéler sa nuisance en termes d’accentuation du mal-être pour l’avenir du Peuple togolais. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant que ces candidats, addicts de l’argent, n’aient pas de projet de société commun à proposer au Peuple togolais, et tentent désespérément et sans succès de s’approprier celui qui est en préparation.

Ainsi va le Togo où tous les candidats de l’opposition institutionnelle savent qu’ils vont perdre lors des élections de la contrevérité des urnes de 2020, mais ils y vont quand même !

La raison principale est que la loi sur la décentralisation découpant le Togo en 117 communes a permis à Faure Gnassingbé d’offrir un budget conséquent à chaque candidat aux élections présidentielles de la contrevérité des urnes de 2020. En effet, plus le parti -ou même certaines associations- sont représentés ou font des réunions de sensibilisation ou de campagne électorale dans ces 117 communes, plus les fonds publics affectés unilatéralement et à la discrétion de Faure Gnassingbé pour le candidat ou les associations racoleuses sont importantes. Aussi, chacun peut comprendre pourquoi les candidats aux élections de la contrevérité des urnes sont nombreux, sûrs qu’ils sont de perdre au premier tour par K.O. technique, mais sûrs qu’ils sont aussi d’avoir fait le meilleur investissement et retour sur investissement en termes de rentrée d’argent. De ce fait qui est fou ?

Quel rôle pour le Peuple togolais dans tout ceci ? Celui d’un bouc émissaire qui parfois, accepte de suivre aveuglement comme des moutons ces têtes de pont, pseudo-politiciens de carrière. Peut-être que l’échec prévisible et annoncé de ces opposants institutionnels lors des prochaines élections présidentielle permettra enfin de réveiller un Peuple togolais déconcerté. Les citoyens togolais, des deux sexes y compris ceux de la Diaspora, n’arrivent plus à distinguer entre :

ceux des candidats ou non-candidats qui défendent leur propre intérêt personnel ou celui de leur réseau ; et
ceux qui véritablement ont opté pour être au service du Peuple et défendre les intérêts de ce dernier.
Pourtant, l’avenir du Togo en dépend, surtout que Faure Gnassingbé institutionnalise la discrimination entre le citoyen togolais de l’intérieur et le citoyen togolais de l’extérieur. Le vote de la diaspora unilatéralement organisé par le Pouvoir a pour objet de reproduire la contrevérité des urnes à l’étranger en gonflant le nombre de votants en faveur de Faure Gnassingbé.

2. L’ONU ET LA CEDEAO ONT TOUJOURS LÉGITIMÉ LA FRAUDE ÉLECTORALE DES SUPRÉMACISTES TOGOLAIS
Par la voix de Mme Maryse Quashie, le regroupement d’associations et de personnalités membres des Forces Vives « Espérance pour le Togo » lors de leur Conférence de presse du 14 novembre 2019 1, ont clairement confirmé qu’aucune démarche pour obtenir une réforme électorale avant les élections n’a jamais abouti au Togo. Les nombreuses défaillances d’un système de révision des listes électorales en 3 jours lors des élections législatives passées ont été constatées. C’est le lieu de rappeler l’impossibilité d’obtenir le rapport de l’audit du système électoral effectué par les experts de la CEDEAO.

La CEDEAO sous le couvert de la « fausse » confidentialité, préfère-t-elle devenir un « légitimateur » du système de Faure Gnassingbé en refusant de rendre des comptes au Peuple togolais d’un rapport qui dénonce les fraudes institutionnelles du système au pouvoir, alors qu’une partie des salaires payés à ces fonctionnaires et experts proviennent des impôts des citoyens togolais ? Est-ce le lien ésotérique qui lie certains de ces membres influents avec le pouvoir Togolais qui empêche la vérité d’être révélée au Togo sur le processus électoral de la contre-vérité des urnes ?

Il faut un délai raisonnable pour réaliser un recensement selon les normes internationales pour la fiabilité d’un fichier électoral et une refonte des institutions sans unilatéralisme du pouvoir de Faure Gnassingbé pour des élections crédibles, transparentes et justes au Togo. Bref, des élections de la vérité des urnes !

Toutefois, Faure Gnassingbé, qui refuse toujours de démissionner, a choisi d’organiser un système de vote des Togolais et Togolaises de la Diaspora discriminatoire afin de pouvoir gagner au premier tour de l’élection présidentielle de 2020. Comment ? En éliminant tous ceux qui pourraient voter contre lui et surtout en supprimant des pays entiers dans la liste des pays où le droit de vote à l’étranger aurait pu s’appliquer. Mais il y a pire…

3. VOTE À L’ETRANGER : LA DIASPORA TOGOLAISE DISCRIMINÉE PAR FAURE GNASSINGBÉ
Les Togolaises et Togolais de l’étranger font partie des discriminés. En effet, jusqu’à ce jour, l’Etat togolais a systématiquement refusé de recenser les 2,3 millions de citoyens de la Diaspora non recensés. Le pouvoir de Faure Gnassingbé a unilatéralement opté pour faire voter uniquement les citoyens togolais qui pourront voter en sa faveur, ce uniquement dans six pays retenus et uniquement dans les capitales. Il s’agit de la France, des Etats-Unis, de la République démocratique du Congo, du Gabon, du Nigeria et du Maroc… Autrement dit, les citoyens de la Diaspora togolaise vivant au Bénin, au Burkina, en Côte d’Ivoire, Allemagne, Italie, Autriche, par exemple ne pourront pas voter. Comment s’opère la discrimination. C’est très subtil.

Pour qu’un citoyen togolais puisse voter, le pouvoir togolais exige la présence sur une liste électorale, actuellement incomplète et viciée, la présentation d’une carte d’électeur, qui elle-même est subordonnée à la possession et présentation d’une carte consulaire (obtenue depuis plus de six mois), d’une carte d’identité et souvent de manière cumulative, d’un passeport en cours de validité. En sachant que la carte consulaire n’a jamais été octroyée par le passé, et sélectivement aux citoyens togolais de la Diaspora. Mais si elle l’a été, cette carte consulaire n’a été délivrée qu’à ceux et celles auxquels le système de Faure Gnassingbé veut bien l’accorder. Le fait même de demander la présentation cumulative de tous ces documents permet d’exclure ceux des Togolais et Togolaises de l’extérieur qui sont susceptibles de ne pas voter en faveur du pouvoir. Le cas de l’Allemagne où le nombre de citoyens togolais est très important est patent.

En conséquence, il faut bien conclure que le pouvoir de Faure Gnassingbé institutionnalise un système de discrimination de la Diaspora en ne laissant voter que la partie de la Diaspora togolaise acquise à la cause du système RPT/UNIR.

Le fichier électoral actuel est obsolète, perverti et totalement altéré, autrement dit susceptible de faciliter la contre-vérité des urnes lors de l’élection présidentielle de 2020. L’assainissement de ce fichier électoral ne peut se faire sans une approche paritaire entre les représentants de la mouvance présidentielle et ceux de la mouvance pour l’alternance au Togo. Il suffit pourtant que les autorités togolaises acceptent la présentation d’une simple carte d’identité, d’un passeport ou d’un certificat de nationalité pour permettre de voter sans passer par la case de la carte d’électeurs, encore moins de celle de la carte consulaire. Au Togo, l’enregistrement pour l’obtention d’une carte d’électeur se réalise en moyenne entre 4 et 8 heures ou pas du tout. La période proposée par le Gouvernement pour mettre à jour ce fichier en pleine période de préparatifs des festivités de fin d’année est limitée à trois jours, entre le 29 novembre et le 1er décembre 2019 ce qui suppose que moins de 5 % de la population pourra s’inscrire au cours de ces quelques jours de réajustement unilatéral du fichier électoral par Faure Gnassingbé. Et la France comme les autres pays du groupe des cinq en acceptent le principe !!!

Et c’est dans ces conditions iniques que le fameux ministre des affaires étrangères, Robert Dussey, celui-là même qui a été condamné pour plagiat et n’a jamais obtenu son Doctorat d’Université de ce fait, a mis en place les commissions électorales d’Ambassades indépendantes (CEAI) où ses représentants, choisis au sein du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE), vont pouvoir influencer, orienter et s’assurer que les votes de la Diaspora togolaise alignée puissent massivement octroyer une victoire à leur candidat issu de RPT/UNIR au premier tour de l’élection présidentielle qui aura lieu entre le 19 février et le 5 mars 2020.

C’est dans ces conditions que ce ministre « invite la Diaspora à se réunir autour des valeurs républicaines d’unité, de paix, de fraternité 2 » suite à la révision unilatérale du code électoral permettant aux togolais de l’extérieur, alignés sur Faure Gnassingbé, de prendre part désormais à certaines consultations électorales. Quelle fourberie digne de la servitude zélée ! On comprend que toute alternance politique au Togo plongerait l’avenir de tels ministres et ses semblables dans un brouillard épais… C’est cette même nébuleuse non identifiée qui conduit certains agents à la solde de Faure Gnassingbé et ses affidés à tenter d’empêcher Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, de dire la vérité sur ce qui se passe au Togo.

4. MENACES DE MORT SUR MGR KPODZRO ET SES COLLABORATEURS : DES SUPRÉMACISTES LÂCHES ?
Il faut savoir que le combat qui est mené par la mouvance pour l’alternance au Togo contre le pouvoir de Faure Gnassingbé et la mouvance présidentielle est multiforme. Il est d’abord ésotérique, puis militaire et enfin civil. Autrement dit, personne ne peut prétendre faire tomber ce régime usurpateur et de contrefaçon de la vérité des urnes, si les combats pour la vérité des urnes, celui de la vérité des comptes publics et celui de la vérité tout court, ne sont pas menés à ces trois niveaux. Il n’est donc pas étonnant que le combat courageux, spirituel et d’engagement citoyen que mène Mgr Philippe Fanoko Kpodzro pour le bien-être du Togo et de son Peuple dérange et même neutralise partiellement les plans de Faure Gnassingbé, né le 6/6/66.

Il n’est pas acceptable qu’après avoir réussi l’impensable, à savoir mettre autour d’une table, une partie des opposants, -indépendants ou pas de Faure Gnassingbé, que Mgr Kpodzro et ses collaborateurs, notamment M. Marc Mondji 3 et d’autres, soient l’objet de menaces physiques de mort, de chantages divers, pour les empêcher de dire la « vérité » sur ce qui se passe au Togo. Il s’agit principalement de faits inacceptables et allant en l’encontre de la dignité et de la vie humaines. Le prélat est dans son rôle !

Alors pourquoi la vérité dérange-t-elle à ce point Faure Gnassingbé ? Pourquoi ce dernier refuse de rencontrer Mgr. Kpodzro ? Pourquoi des anciens collaborateurs du Prélat ont été kidnappés et sont portés disparus ? De quoi Faure Gnassingbé a-t-il peur, lui le chef suprême de certaines forces ésotériques au Togo ? Sur quel base la gendarmerie nationale convoque unilatéralement un citoyen innocent, libre et qui ne fait que donner son « temps libre » pour assister Mgr. Kpodzro octogénaire.

Est-ce que Faure Gnassingbé cherche à empêcher Mgr Kpodzro de travailler avec ses assistants ? Est-ce que Faure Gnassingbé et ses milices vont faire disparaître les assistants de Mgr Kpodzro comme de nombreuses voies l’affirment dans les réseaux sociaux, ce en référence à la disparition de l’assistance de Mgr Kpodzro, Mr. David Ahlonkon, un chrétien laïc, directeur de cabinet de Mgr Kpodzro lors de la Conférence nationale qui a été kidnappé et est porté disparu jusqu’à ce jour.

Suite à une ancienne entrevue entre Faure Gnassingbé et Mgr. Kpodzro qui avait demandé une audience pour s’enquérir des faits, il en a résulté qu’aucune enquête officielle n’a jamais été entreprise à ce sujet. Faure Gnassingbé aurait affirmé ne pas savoir où est-ce que ce Monsieur David Ahlonkon pourrait se trouver 4. Mgr Kpodzro confirme la disparition de ce dernier et vraisemblablement son exécution, restée inexplicable et impunie à ce jour. Est-ce que le fait qu’un citoyen togolais, fusse-t-il un Monseigneur, ne peut plus exprimer une pensée différente de la pensée unique des suprémacistes togolais, fascistes. Est-ce que Faure Gnassingbé et ses milices zélés n’ont d’autres choix démocratiques que de menacer de mort Mgr Kpodzro et ses collaborateurs dont Mr. Marc Mondji ? Pour est-ce que les Occidentaux se taisent quand le Peuple togolais défend la démocratie et souhaite une alternative politique différente de la politique actuellement menée par Faure Gnassingbé et son réseaux ésotériques et militaires. C’est d’autant plus inexplicables que le système de Faure Gnassingbé est fondé sur des fraudes électorales et économiques, de servitudes imposées, des injustices et des inégalités structurelles, bref, la mauvaise gouvernance.

Tout citoyen qui aime son pays a l’obligation et le devoir de faire prendre conscience à son peuple, en l’espèce le Peuple togolais, de ce que représente pour son mal-être, le fait d’accepter la servitude spirituelle, la dépendance envers un pouvoir autocrate, l’addiction envers l’argent et les honneurs octroyés par des dirigeants illégitimes, et enfin le fait de systématiquement accepter la contrevérité de Faure Gnassingbé comme la vérité.

5. TOGO : CONDITIONS DE TRANSPARENCE DES ÉLECTIONS, REFUS DE LA FRAUDE ET DE LA SERVITUDE
La contre-vérité des urnes n’est qu’une des déclinaisons de la gouvernance de la tromperie du Peuple et l’institutionnalisation de la falsification orchestrées par le système RPT/UNIR. Ce parti n’a pas d’avenir au Togo en cas d’alternance car il s’agit d’un parti ségrégationniste envers la grande majorité consciente du Peuple togolais. Suite aux menaces de mort de plus en plus insistantes de la part des agents zélés et proches du pouvoir de Faure Gnassingbé, Mgr Kpodzro a déclaré publiquement que « si quelque chose nous arrive, de n’importe où, il faut qu’on s’en prenne au Chef de l’Etat et ses collaborateurs. Je prends tous les Togolais, tous les Chrétiens à témoin. Si malheur arrive à l’un de nous, il faut qu’on sache que ce malheur ne peut venir que du Chef de l’Etat et de tous ceux qui collaborent avec lui 5 ». Comment est-ce que tous ceux qui connaissent la situation réelle de la dictature togolaise peuvent-ils ou elles rester encore silencieux ? Après Mgr Kpodzro, qui sera le prochain ?

Monseigneur Kpodzro, pasteur de paix, Archevêque et ancien Président du Haut Conseil de la République, ne cherche que le bien du Peuple togolais. Il a réussi à rassembler autour d’un groupe peu homogène, des responsables politiques qui s’affichent comme des « forces démocratiques ». Il faut bien constater que les membres de cette constellation sont enfin arrivés à la conclusion qu’il est impossible de proposer un énième dialogue avec le système RPT/UNIR sous la direction de Faure Gnassingbé et croire qu’il en résultera un dialogue sincère pour véritablement revoir, de manière effective et sur une base paritaire, les conditions de transparence effective des élections en général, et présidentielles en particulier.

D’ailleurs, depuis l’Accord Politique Global de 2006 (APG), les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales ont toujours été demandées par l’opposition mais le pouvoir de Faure Gnassingbé est resté sourd, a toujours refusé d’honorer sa signature en refusant la mise en œuvre l’APG et a systématiquement roulé l’opposition dans la farine de manioc :

soit en achetant certains d’entre eux ;
soit en faisant semblant de mettre en place un dialogue dont le résultat permet de valider le statu quo.
C’est d’ailleurs dans ce cadre que la CEDEAO et l’ONU et plus généralement les pays membres du groupe des cinq, servent de « légitimateurs » du système autocratique de Faure Gnassingbé, système qui maintient les citoyens togolais dans une servitude et un système contraire à la déclaration universelle des droits de l’Homme prônée par l’ONU elle-même.

Par ailleurs, tous les 27 dialogues politiques passés ont été des mascarades pour tromper le Peuple, gagner du temps, obtenir l’aval de l’ONU et de la CEDEAO, du Groupe des 5 (France, Allemagne, Etats-Unis, Union Européenne et surtout les Organisations des Nations Unies) pour justifier, sous le prétexte de la paix, le maintien de Faure Gnassingbé en place avec son aréopage de serviteurs qui lui doivent tout. Il est étonnant que les Etats-Unis, très jaloux en termes d’indépendance et de souveraineté d’actions, continuent à faire partie au Togo de ce cadre d’action qui légitime systématiquement la contrevérité des urnes au Togo.

Peut-être que chacun y gagne à défendre ses intérêts particuliers. La réalité est que tout ce beau monde n’a rien à faire de ces dirigeants du Peuple togolais qui sont connus pour être « achetables » ou « dociles » dès lors que l’on tue impunément. Si c’est cela le rôle de l’ONU, de la CEDEAO et du G5, quelle honte pour eux ! Quelle naïveté des dirigeants de certains partis de l’opposition togolaise de croire eux-mêmes – puis de faire croire en retour au Peuple togolais -, que ces organisations internationales vont venir résoudre une crise togolaise, sur laquelle elles n’ont cessé de souffler sur les braises qui couvent toujours, au point de risquer d’être mises à l’index en cas d’insurrection inopinée d’un Peuple en colère. Le réveil et la prise de conscience du Peuple togolais contre ces bureaucrates-diplomates dont la sincérité se mesure à l’aune de leur capacité à jouer double jeu et à dribbler le Peuple togolais grâce parfois à la naïveté des dirigeants des partis d’opposition – les révélations de Wikileaks sur l’Afrique en portent témoignage 6 -, risquent de ne pas être contrôlables.

Si, comme le soutient Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, l’union fait la force, encore faut-il s’assurer que l’union dont on parle s’opère entre des personnalités qui veulent effectivement une alternance politique au Togo. Sur ce point particulier, rien n’est moins sûr !!!

Certains des membres de la structure en cours de formation dénommée « Forces démocratiques » sont connus pour leur engagement et zèle contre l’avènement de la démocratie, contre la vérité des urnes et pour le maintien de Faure Gnassingbé au pouvoir, dès lors qu’il ou elle en tire un avantage pécunier officiellement ou discrètement. Mgr Kpodzro milite pour une candidature unique de l’opposition. Encore faut-il que le choix d’une candidature « unique » repose sur un projet de société unique. Or, il n’y a à ce jour aucune trace d’un projet de société unique, ni bien sûr d’une candidature unique puisque cette « bagarre » de leadership certaine entre les différents protagonistes a été repoussée à plus tard. En effet, Faure Gnassingbé et son système ésotérique-militaro-civil refusent tout dialogue. C’est donc une approche unilatérale effectuée dans l’opacité que le pouvoir va choisir pour :

organiser ses propres « conditions de « transparence » des élections » ; et
imposer son propre « processus de recensement électoral non exhaustif », en commençant par exclure 97 % de la Diaspora togolaise ; et
et empêcher près de 40 % des populations togolaises, empêchées par la bureaucratie d’obtenir une carte d’électeurs et de figurer sur une liste électorale vérifiable.
C’est donc ce système inique et léonin, donc illégitime, qui servira de cadre pour la prochaine élection présidentielle. Et l’ONU et la CEDEAO ont déjà dépêché leurs zélés commis de service pour préparer la légitimation de la contrevérité des urnes au Togo en 2020. On peut comprendre pourquoi les Etats-Unis se méfient de plus en plus de l’ONU.

6. L’ONU ET LA CEDEAO ONT SYSTÉMATIQUEMENT SOUTENU LE STATU QUO AU TOGO
L’élection présidentielle au Togo dès le premier trimestre de 2020 s’apparente à une forme moderne de recolonisation pour empêcher l’autodétermination du Peuple togolais. Quelles que soient les stratégies erronées passées, il faut bien reconnaître que les institutions des Nations Unies, de la Communauté économique et de développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union africaine et bien sûr les pays comme la France, et l’Union européenne ont systématiquement mis leur nez dans les affaires togolaises pour, in fine, faire invariablement valider la contre-vérité des urnes.

A la demande expresse de Faure Gnassingbé, une mission conjointe ONU-CEDEAO a séjourné au Togo les 12-13 novembre 2019 pour « aider » à organiser des élections pacifiques au Togo, comme par le passé ! C’est ainsi que le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en charge de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, M. Mohamed Ibn Chambas a été remis, de nouveau, en activité. Ses liens avec l’ex-Président du Nigéria, Olusegun Obasanjo, sont suspects, surtout qu’il s’agit en fait stratégiquement de défendre d’abord des intérêts du réseau d’appui et de soutien de Faure Gnassingbé. Comment le Peuple togolais peut-il croire que des personnalités aussi carriéristes, façonnées par l’ambiguïté et menant un jeu aussi trouble, puissent contribuer à un avenir meilleur pour le Togo ? Comment le Secrétaire général de l’ONU peut-il se faire représenter par des personnalités aussi troubles ? De tels personnalités peuvent-elles représenter la neutralité, symbole de l’ONU ? Assurément que non ! Le non-remplacement de celui-ci constituerait une preuve de plus de la légitimation du système en place par l’ONU.

Aussi, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA demandent publiquement au Secrétaire général de l’ONU, M. Antonio Guterres, ce pour l’honneur des Nations Unies et sa légendaire neutralité, de remplacer M. Mohamed Ibn Chambas pour le Togo. Il est demandé au Peuple togolais de ne plus jamais faire confiance à ces personnalités de la sous-région qui ont systématiquement fait échouer les efforts du Peuple togolais à faire émerger la vérité des urnes, et qui au fond sont co-responsables des 60 % de pauvreté et des inégalités qui affectent le Togo.

L’ONU et la CEDEAO se sont spécialisées dans l’organisation de « dialogues » dits constructifs qui aboutissent systématiquement au Togo au statu quo, c’est-à-dire qu’il y a bien une réforme constitutionnelle, institutionnelle et électorale mais celle-ci est unilatéralement décrétée et mise en œuvre afin de permettre à Faure Gnassingbé de perdurer de manière illégitime à la tête du pouvoir. L’ONU et la CEDEAO ont systématiquement minimisé le nombre de morts au Togo en 2005 (plus de 2000, alors que l’ONU a annoncé 500 morts, de toutes les façons inacceptables) et fait peu de cas des abus de droit, de pouvoir et des lois liberticides. En fait, l’ONU et la CEDEAO se contentent de réduire le niveau des tensions afin de faciliter le renouvellement au pouvoir du système de Faure Gnassingbé. L’ONU et la CEDEAO doivent être nettoyées de leurs influences ésotériques et organiquement.

L’ONU et la CEDEAO sont donc des légitimateurs du système illégitime des Gnassingbé. Ne pas le comprendre, c’est s’engager sur la voie d’une énième élection de la contrevérité des urnes au Togo en 2020. Aussi, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA demandent au Secrétaire général des Nations Unies et à celui de la CEDEAO de ne pas s’associer à cette mascarade électorale et de l’exprimer publiquement sans ambiguïté. RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA considèrent qu’il est urgent de faire stopper le processus électoral unilatéral en cours et d’engager immédiatement un cycle de conférences inclusives de réflexion, de décision et d’actions sur les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales sous l’égide d’un Gouvernement de transition.

Dans cette perspective, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA apportent leur soutien à toutes les actions et marches pacifiques, notamment celles annoncées par l’opposition togolaise et ayant pour thème : « Non au 4e mandat de Faure Gnassingbé », prévues en principe pour le 23 novembre 2019 ou à la nouvelle date en cas d’empêchement par le pouvoir de Faure Gnassingbé.

7. MANIFESTER CONTRE LES LÉGITIMATEURS DU SYSTÈME RPT/UNIR AU TOGO
Lors de ces manifestations pour l’alternance au Togo, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA appellent le Peuple togolais à associer les actuels représentants de l’ONU et la CEDEAO au système Gnassingbé qui les opprime. Au Togo, ces organisations sont des pompiers pyromanes qui s’organisent pour que les élections au Togo ne soient pas démocratiques du fait d’un système biaisé en amont, pendant et après le scrutin. Ce sont les mêmes qui viendront vous dire une fois la forfaiture commise, à savoir l’annonce de la contre-vérité des urnes, que le Peuple togolais est allé voter dans le calme et la paix et que le scrutin est « globalement » conforme à ce qui se passe dans les démocraties dites « africaines ». Aussi en cas de violences post-électorales du fait des scrutins ne reflétant pas la vérité des urnes exprimée par le Peuple togolais, ces organisations sont les premières à venir tenter de calmer le jeu, profitant au passage, pour faciliter la tâche d’une certaine France et d’une communauté internationale qui systématiquement ont en commun validé le statu quo au Togo. Une honte pour l’ONU et la CEDEAO au Togo !!!

Ce n’est pas seulement un « NON au quatrième mandat de Faure Gnassingbé » qui doit être scandé lors des préparatifs à l’insurrection du Peuple togolais, mais c’est un « NON à la trahison de l’ONU, de la CEDEAO et de la Communauté internationale envers le droit du Peuple togolais à la vérité des urnes ».

Ces agents de l’ONU et de la CEDEAO, fonctionnent comme des réseaux d’influence, gravitant autour du système de Faure Gnassingbé, souvent juste pour préserver leur poste, leur carrière ou tout simplement se faire payer avec l’argent du contribuable togolais pour « services rendus ». Ce sont aussi ces pratiques qui ont jusqu’à présent empêché l’alternance politique au Togo.

C’est donc contre un système insidieux, mafieux et en définitif criminel que RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA s’insurgent et demandent au Peuple togolais de s’insurger. Car grâce au silence de ces institutions, on tue impunément et à bout portant des enfants au Togo, et l’assassin circule sans être inquiété au Togo. Quelle honte pour les Nations Unies, pour la CEDEAO, pour la France, pour l’Allemagne, pour les Etats-Unis, pour l’Union européenne si prompts à dénoncer le non-respect de la dignité humaine partout dans le monde ! Ce sont pourtant les premiers à accepter la falsification des urnes, dès lors que leurs intérêts sont protégés ou préservés, ce bien sûr aux dépens du Peuple togolais. Au diable les considérations humanistes ! Il suffit alors en contrepartie de jeter quelques miettes en termes d’aide au développement, d’argent, d’équipement avec du personnel non qualifié, sans expérience, pour que le tour de passe-passe soit accompli et que les médias mainstream distillent leurs infox, à qui veut bien les écouter et les croire, louant les vertus des Occidentaux et de leurs valets locaux en train d’aider le « pauvre » Peuple togolais.

8. CELUI QUI A DES INTÉRÊTS A DÉFENDRE NE PEUT DÉFENDRE LES INTÉRÊTS DE CELUI QUI EST OPPRIMÉ
Le Peuple togolais ne doit plus continuer à croire à ce qui n’est pas en réalité une aide au développement, mais qui sert de levier à la corruption institutionnalisée et à l’impunité du fait de l’approche budgétaire choisie par les pays fournisseurs d’aide au pouvoir de Faure Gnassingbé. Pourtant c’est depuis 1967 que la grande majorité de ce Peuple, - plus de 60 % - continue à croupir dans l’indigence, dans la misère et dans l’indignité… et les statistiques n’arrivent pas à tomber à 5 % ou 10 %. La faute à qui ? Certainement pas au citoyen togolais, encore moins à la Diaspora togolaise qui envoie près de 30 % de l’équivalent du budget togolais pour éviter la déchéance humaine dans les familles togolaises.

Alors que le Conseil des ministres du 13 novembre 2019 vient d’annoncer les prévisions du budget de l’Etat pour 2020 s’établissant en ressources et en charges à 1 466,2 milliards de FCFA, la Banque mondiale dans une mise à jour parue au mois d’avril 2019 de son rapport sur les transferts de fonds, a indiqué que les Togolais vivant à l’étranger ont transféré plus de 500 millions de dollars au Togo en 2018, (294 milliards de FCFA (294 117 647 058 FCFA 7))représentant 8,5 % du PIB selon la Banque mondiale. Toutefois, il faut rappeler que la Banque mondiale ne prend en compte que les transferts d’argent de la Diaspora qui sont enregistrés. Les transferts non enregistrés ne sont pas pris en compte et sont plus de 4 fois supérieurs à ce qui apparaît dans les enregistrements de la Banque mondiale. Si un Togolais du Nigeria ou du Ghana rentre au Togo avec son argent et le dépense au Togo, cela n’est pas enregistré par la Banque mondiale.

Aussi, plus de 70 % des transferts de la Diaspora ne sont pas enregistrés. En réalité, les transferts de la Diaspora togolaise, représentent près de 30 % de la richesse nationale togolaise (Produit intérieur brut (PIB). C’est d’ailleurs pour cela qu’il n’y a pas encore eu d’insurrection massive. Mais si la Diaspora togolaise cessait d’envoyer ces transferts, alors le Peuple togolais acculé par la misère et les inégalités seraient déjà entré en insurrection et en désobéissance civile. La contribution de 8 % du PIB pour les transferts de la Diaspora togolaise et publié par la Banque mondiale n’est pas une référence de la vérité des transferts effectués. Cela a d’ailleurs pour conséquence de minimiser le rôle de la Diaspora et donner une justification pour le Togo de continuer à emprunter, au-delà de ses capacités d’endettement (plus de 70 %), et surtout sans rendre des comptes au Peuple, par la vérité des comptes publics.

Qu’est-ce qui se dit dans certaines chancelleries et dans les ministères en Occident ? Un Noir, pauvre et subissant l’indignité de ses bourreaux illégitimes à la tête de l’Etat togolais, c’est un problème entre eux… un problème de « nègre » … Ils n’ont qu’à s’entretuer… car si le citoyen togolais ne le sait pas, ce que l’on pense d’eux est qu’un « bon nègre, est un nègre mort » … C’est cela qui circule dans les milieux du politiquement correct où l’aide au développement est systématiquement remplacée par le retour sur investissement de l’aide. Cela n’enlève rien aux milliers d’acteurs de la société civile dédiés et qui soutiennent, dans des conditions parfois difficiles et précaires, le développement humain en Afrique, au Togo en particulier.

Autrement dit, comment augmenter la part du retour sur investissement de l’aide bilatérale, multilatérale en préservant et conservant, aux dépens du Peuple togolais, les autocrates illégitimes qui dirigent le Togo ? Si les dirigeants de l’opposition qui s’évertuent à faire appel aux Nations Unies, à l’Union européenne, à la CEDEAO, et aux bilatéraux comme la France ne comprennent pas que ces derniers ont subi une mutation et sont à l’image d’une partie des ecclésiastiques institutionnels qui légitiment le système de Faure Gnassingbé. Ces gens sont des ennemis du Peuple togolais, ce de manière structurelle.

Mgr Kpodzro, le Père Affognon et quelques-uns d’entre eux ont eu le courage de ne pas s’associer au « Mal ».

Sans tomber dans le travers d’une démarche binaire, l’alternative est finalement simple. Si le Peuple choisit d’accepter des miettes passagères pour faire valider la contrevérité des urnes, alors que ce Peuple subisse les foudres de son indignité ! Mais si ce Peuple retrouve les fondements de la MAÂT, à savoir l’innocence au sens ésotérique, politique, économique et social, alors ce Peuple ne peut et ne doit plus faire de compromissions avec ceux qui travaillent contre les intérêts du Peuple togolais et font semblant de lui donner du poulet congelé périmé à la place de son poulet bicyclette local et bio. La meilleure des techniques pour déresponsabiliser le citoyen togolais est de faire croire que la libération du Togo sera magique, automatique et viendra d’ailleurs. Mais c’est illusoire de croire que celui ou celle qui a des intérêts à défendre viendra défendre les intérêts de celui qui est opprimé, en raison justement de la primauté de la défense des intérêts étrangers et de ceux d’une oligarchie suprématiste togolaise adoubée par certains opposants légitimateurs.

A tel point que nombreux sont les citoyens togolais à n’avoir à la bouche que le mot magique « donne-moi », « c’est cadeau », « c’est magique », au point de confondre le mot « amène » avec « amen ».

9. AUCUN TOGOLAIS INDEPENDANT ET ENGAGÉ NE DOIT PARTICIPER AU PROCESSUS ELECTORAL DE LA CONTREVÉRITÉ DES URNES
Il n’est pas possible de croire au renouvellement entre 2020 et 2025 d’un système mafieux au Togo dont lesdites, Nations Unies, CEDEAO et plus largement la communauté internationale au Togo s’accommodent, voire structurent pour perdurer après 2020.

Peuple togolais, réveille-toi !!! On ne peut pas compter sur l’ONU, la CEDEAO. Il faut compter sur nous-mêmes, et s’assurer que celui ou celle qui veut l’alternance soit un acteur de ce changement. Ce n’est pas possible si le citoyen ou ses représentants ne sont pas indépendants de Faure Gnassingbé.

Le règlement de la crise togolaise ne peut être sous-traité à des étrangers, ni à des valets de puissances occidentales méprisant le Peuple togolais, et l’humiliant tous les jours par la mauvaise gouvernance économique pour laquelle des crédits sont systématiquement disponibles et renouvelés. Mais où va cet argent ? Peuple togolais, regarde ta poche ? Elle n’est pas trouée ! Les usurpateurs de la richesse togolaise sont connus.

L’unité du Peuple togolais passe par l’unité des personnalités responsables et engagées pour construire une Mouvance pour l’Alternance au Togo. Si les groupes constituant les « forces démocratiques » deviennent une réalité et non une juxtaposition de partis politiques dont les responsables veulent chacun aller à l’élection présidentielle de 2020, alors il importe de tenter de trouver une unité élargie. Ceci implique, non plus l’association des dirigeants de ces structures, mais celle très large des citoyens togolais membres des « forces démocratiques », de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), du Parti National Panafricain et tous les autres partis, associations, groupements et personnalités indépendants de Faure Gnassingbé. Cette nouvelle structuration de la vie politique aura l’avantage de clarifier le jeu et ne pas se retrouver avec un K.O. électoral au premier tour avec la contrevérité des urnes annoncée par le RPT/UNIR en tant que chef de file des partis politiques formant la mouvance présidentielle au Togo.

L’unité du Peuple togolais passe par l’engagement de chacun et de chacune mais sur une base de l’indépendance des uns et des autres vis-à-vis du système Faure Gnassingbé, tant en termes ésotériques, de refus de l’achat des consciences et une volonté d’aller vers l’insoumission généralisée, ce de manière pacifique.

Qu’aucun togolais indépendant et engagé, y compris dans la Diaspora, ne participe au processus électoral unilatéral organisé de manière illicite et trompeuse par Faure Gnassingbé et son système de la contrevérité des urnes.

10. RECOMMANDATIONS DE RCDTI-CVU-TOGO-DIASPORA : L’URGENCE DES CONFÉRENCES INCLUSIVES
RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA recommandent que :

10.1 la libération des tous les prisonniers politiques au Togo soit effective sans délai et que soit exigé de l’Etat togolais, un budget affecté au rétablissement de leur santé dégradée et aux compensations pour la destruction de leurs biens, et à la réhabilitation du fait des humiliations subies ;

10.2 la sécurité de Mgr Kpodzro et ses collaborateurs soit garantie par l’armée républicaine indépendante de Faure Gnassingbé et par le Peuple et les Zémidjans ;

10.3 le rejet des méthodes d’assassinats, de kidnappings et de chantage insidieux de Faure Gnassingbé et du pouvoir RPT/UNIR, envers les citoyens luttant pour la vérité des urnes et un meilleur avenir pour le citoyen togolais soit une constante dans les revendications pacifiques ;

10.4 le Peuple togolais tout entier comme au demeurant le RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA sortent pour soutenir la marche populaire du 23 novembre 2019 (ou toute date ultérieure) des citoyens engagés et indépendants de Faure Gnassingbé pour l’alternance au Togo. Le mot d’ordre principal demeure le « Non au 4e mandat de Faure Gnassingbé » et la « suspension/report du processus électoral en cours » en rappelant qu’il faudra concevoir que la légitimation de l’après-Faure Gnassingbé passera, entre autres, par le retour à la Constitution de 1992, l’organisation d’une transition politique, la refondation du processus électoral (recensement, fichier électoral, découpage électoral, indépendance des institutions électorales avec inclusivité et parité entre d’une part, la mouvance présidentielle et d’autre part, la mouvance pour l’alternative au Togo) et la participation à la proposition et à la mise en œuvre d’un projet de société commun ;

10.5 Les frais de la mise à disposition d’une carte d’identité togolaise ramenée à 1 000 FCFA et une structure unique de délivrance avec une délivrance en 48 heures sur la base d’une liste de moins de 2 documents à fournir (certificat de nationalité, certificat de naissance).

10.6 M. Mohamed Ibn Chambas de l’ONU et ses acolytes de la CEDEAO soient déclarés « PERSONA NON GRATA » par le Peuple togolais lors des manifestations à venir, parce qu’ils sont indésirables au Togo pour haute trahison diplomatique du Peuple, ce en sourdine ;

10.7 Faure Gnassingbé soit déclaré « PERSONA NON GRATA » au Togo par le Peuple togolais au cours de toutes manifestations pacifiques, ce pour avoir usurpé le pouvoir par la contre-vérité des urnes, la brutalité et les abus de tous ordres, ce ne sera que l’aboutissement naturel de plusieurs années d’illégitimité avec le retour à la Constitution de 1992 pour retrouver la légitimé du Peuple togolais ;

10.8 le principe de l’élaboration d’un projet de société commun soit accepté et adopté par le Peuple togolais indépendant de Faure Gnassingbé, afin de servir de document et de socle politique crédible d’unification de la mouvance pour l’alternance au Togo et conduire à une candidature commune et non une candidature unique ;

10.9 le processus de refonte électorale, institutionnelle et constitutionnelle soit obligatoire et ait lieu avant les élections présidentielles qui devront être repoussées dans le temps pour que le compteur soit « remis à zéro » pour le Peuple togolais, et non pour Faure Gnassingbé qui se prépare, sauf fatalité de l’insurrection, à rempiler pour deux mandats illégitimes de 5 ans ;

10.10 l’association du plus grand nombre de Togolais et Togolaises au processus de refondation de la démocratie se fasse par le biais d’un véritable cycle de conférences inclusives de réflexion et de décision, avec des représentants indépendants de Faure Gnassingbé et sans Faure Gnassingbé afin de clarifier la transparence du processus électoral et garantir l’expression effective de la vérité des urnes comme une alternative à la contrevérité des urnes programmée de Faure Gnassingbé ;

10.11 la simplification du paysage politique togolais structure le pays en deux grandes catégories, à savoir : les partis de la mouvance présidentielle d’une part, et les partis de la mouvance pour l’alternance au Togo d’autre part afin de faciliter l’émergence d’une équipe dirigeante pour porter une candidature commune sans interférence avec Faure Gnassingbé ;

10.12 la tenue urgente de conférences inclusives sans Faure Gnassingbé pour structurer la mouvance pour l’alternative du Togo en commençant par le processus paritaire et inclusive d’une offre politique commune sans les légitimateurs de Faure Gnassingbé.

Le 19 novembre 2019.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)

Comité de Rédaction RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA :

Dr. Yves Ekoué AMAÏZO

Jean-Pierre Akoété BALIKPO

Dr. Ernesto D’ALMEIDA

Mathieu D’ALMEIDA

Koffi DEKU

François FABREGAT

Apelete Félix KODJO

Antoine Koffi OKOUTA

Dr. Antoine RANDOLPH

Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet commun de société pour l’avenir du Togo.

rcdti-cvu-togo-diaspora-logo© RCDTI & CVU-TOGO-DIASPORA

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI)


Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)

 

 

LES LÉGITIMATEURS DU SYSTÈME RPT/UNIR AU TOGO : L’impossible alternance souhaitée par le Peuple sans report des élections !!

Insurrection armée avec machettes et gourdins : Habia ne croit pas à la « comédie » du Général Yark
Dans un message audio rendu public cette semaine sur les réseaux sociaux, l’ex-député Nicodème Habia est revenu sur la fameuse affaire « d’insurrection armée avec des machettes et gourdins », survenue, selon le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, dans la nuit du 22 au 23 novembre derniers.
Pour le président national de « Les Démocrates » (parti d’opposition membre de la C14), cette histoire d’insurrection armée avec des machettes et gourdins n’est qu’une « comédie », une « invention » du ministre Général Yark Damehame.

Nicodème estime qu’il s’agit tout simple d’un « prétexte », d’une « manœuvre lugubre » du régime en place afin de détourner l’attention du peuple togolais de l’essentiel de la lutte.

« Peuple togolais, aujourd’hui, il nous revient de nous battre, de résister afin de montrer au tyran Faure Gnassingbé et sa clique que l’heure de notre libération à sonner. Peuple togolais, je vous appelle à ignorer les comédies lugubres que nous présente Yark Damehame et ses amis du régime. En réalité, ils veulent seulement détourner notre attention de l’essentiel de not

re lutte », a-t-il déclaré.

Le gréviste de la faim est totalement certain « qu’aucun parti politique de l’opposition n’est à l’origine de ces attaques meurtrières contre nos frères gendarmes ». « Que Yark Damehame cherche les vrais coupables dans son poulailler, nous sommes au courant de ce qui se passe au sein du régime moribond », a-t-il lâché.

Le président de Les Démocrates reste convaincu que l’alternance politique est tout proche. « L’objectif devant nous est l’alternance et nous y sommes presque. Encore un peu de courage et nous aurons la liberté », a-t-il exhorté.

Au passage, il invite le chef de l’Etat Faure Gnassingbé à passer « par la grande porte de l’histoire » en renonçant à son désir ardant de briser un 4em mandat à la tête de l’Etat.

 

 

Insurrection armée avec machettes et gourdins : Habia ne croit pas à la « comédie » du Général Yark

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