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Présidentielle 2020 : Le dépôt des dossiers de candidature démarre ce vendredi

Comme annoncé par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), c’est ce vendredi 27 décembre que démarre le dépôt des dossiers de candidature des prétendants au fauteuil présidentiel.

Selon un communiqué rendu public depuis plusieurs jours, c’est ce vendredi 27 décembre que comme le dépôt des dossiers de candidatures. Et cette étape fait suite à celle du retrait du formulaire et de la liste des pièces à joindre au dossier.

Les dépôts se feront au siège de l’institution tous les jours ouvrables de 07h30 à 17h30 jusqu’au 08 janvier 2020 à minuit.

Ils sont plus d’une quinzaine à déclarer leur candidature pour le compte de la présidentielle de 2020. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les choses sérieuses commencent déjà, surtout pour les candidats indépendants qui viennent tout droit de la diaspora à l’instar de Dr Aubin Thon, Dr Spieker, Sotter-Dovi et Kpodar Gamessou.

Jusqu’au 08 janvier 2020, date de clôture des dépôts de dossiers, on en saura un peu plus sur les candidats y c

ompris celui qui portera les couleurs du parti au pouvoir.

Godfrey Akpa

 

 

Présidentielle 2020 : Le dépôt des dossiers de candidature démarre ce vendredi

 

Togo, Cour constitutionnelle : Assouma remis en selle pour rééditer ses « exploits » en 2020

Fabbi Kouassi
Aboudou Assouma, l'homme de main de Faure Gnassingbé à la Cour constitutionnelle | Infog : 27avril.com

Les sieurs Assouma et Amados sont «élus» par le fameux parlement à 89 voix chacun sur 90 «députés»présents pour siéger dans l’ancienne nouvelle cour constitutionnelle. Seul le MPDD a voté pour un autre candidat.

Tout est entrain d’être mis en place pour le scandaleux 4em mandat et ça n’offusque pas la grande et intouchable opposition du Togo.

Vous vous êtes empressés pour déclarer vos candidatures au lieu de faire bloc contre le 4em mandat et publier vos intentions de candidatures même début janvier. Mais non, vous êtes si pressés d’accompagner le chantre des 3em et 4em mandats qui garde pour sa part un silence sans surprise.

Vous dites que vous ne voulez pas d’un candidat unique par pur égoïsme et inconscience politique. Arguant d’un faux second tour aux élections sous l’ère Faure Gnassingbé.

Vous ne voulez pas vous émouvoir de la souffrance de ce peuple que vous manipulez à loisir ni respecter la mémoire des martyrs tombés pour la cause que vous clamez défendre. Soit…

Et la contre expertise du fichier? Et la supervision du cirque électoral par des structures crédibles comme l’a demandé la sous secrétaire des USA aux affaires politiques? A savoir la transparence totale du processus électoral qui mettra en lumière la base électorale réelle des candidats afin de garantir la vérité des urnes.

( il ne s’agit pas ici de faire confiance à la Cedeao de Gbéhanzin ou de Kassi Brou ou l’Onu de Ibn Chambas).

Il est dépassé la demande cinéma et sur le bout des lèvres de l’amélioration du cadre électoral dans le seul but de faire de la figuration à une élection aux résultats connus.

Les déclarations scandaleuses du genre « malgré les problèmes liés au fichier nous maintenons nos candidatures » qui ont été servies en 2015 relèvent d’une escroquerie politique.

Vous voulez allez aux élections en rangs bien dispersés ? Ok, mais de grâce mouiller pour de vrai les maillots pour qu’elles soient transparentes à même de faire démissionner l’héritier de la dictature qui s’octroie très facilement des bails illimités à la tête du Togo avec la bénédiction tacite à peine indirecte de la très spéciale opposition togolaise.

Au quel cas, messieurs les candidats, vous participez à la pérennisation de la monarchie dans une République et vous n’êtes pas mieux que la junte cinquantenaire.

Le pays est confisqué et cadenassé au lieu que nos grands opposants soient ingénieux et mettent le Togo au dessus de tout ils sont là à jouer de ruse et à perdre du temps à la grande masse qui est loin de comprendre l’éternelle supercherie.

Pauvre Togo.
Fabbi Kouassi
Fabbi Kouassi

 

 

Togo, Cour constitutionnelle : Assouma remis en selle pour rééditer ses « exploits » en 2020

 

Marche contre un 4è mandant de Faure Gnassingbe : Boukpessi impose ses itinéraires aux manifestants

Dans une correspondance réponse adressée au Mouvement « En Aucun Cas », le ministre de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, Payadowa Boukpessi dit non aux itinéraires proposés par les organisateurs pour la marche du 28 décembre prochain contre un quatrième mandant de Faure Gnassingbé. Voici la déclaration du Mouvement « En Aucun Cas », l'un des organisateurs de cette manifestation.

DÉCLARATION LIMINAIRE

Réuni en conférence de presse, il y a deux semaines, le Mouvement En Aucun Cas a lancé un appel à une mobilisation générale le samedi 28 décembre 2019 pour protester contre la volonté manifeste du Chef de l'État, M. Faure Gnassingbé de briguer un quatrième (4ème) mandat et demander la libération des détenus politiques.

Nous avons, à cet effet adressé une lettre au Ministre de l'administration territoriale pour lui demander de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer l'encadrement de notre manifestation que nous voulons pacifique. Comme itinéraires, nous avions choisi :

1- Kpota AGIP - GAKPOTO - Marché de Bè - DECKON - Colombe de la Paix - 3K - GTA

2- Agoè échangeur - État Major - GTA

En réponse à notre missive, il rejeta les itinéraires que nous avons c

hoisi et proposa plutôt ROND POINT GAKPOTO - ÉGLISE DES ASSEMBLÉES DE DIEU DE DZIFA KPOTA.

Après y avoir longuement réfléchi, nous avons décidé d'accepter, pour un début l'itinéraire proposé. L'essentiel pour nous étant de montrer ce 28, au monde entier que les Togolais ne veulent plus de Faure Gnassingbé.

Aussi, avons-nous le plaisir de vous informer que le Mouvement En Aucun Cas ne sera pas seul dans la rue ce 28.

En effet, le parti des Démocrates, les Mouvements Patriotes Togolais, Bindjé Gué Bindjé, MRP, des Mouvements Étudiants et d'autres organisations de jeunes, partageant les mêmes convictions que le Mouvement En Aucun Cas ont répondu favorablement à notre appel. Nous tenons à les remercier et les féliciter pour ce sursaut patriotique. Nous osons croire que les autres partenaires de l'opposition et de la société civile ne manquerons pas eux-aussi de rejoindre la dynamique afin qu'ensemble, unis et déterminés nous puissions amener le Président Faure Gnassingbé à renoncer à briguer son quatrième (4ème) mandat.

Pour finir, nous demandons à tous les Patriotes de venir ce jour avec un cadeau que nous offrirons ensemble aux forces de sécurité. Ceci pour leur montrer notre amour et leur demander de cesser de brimer et réprimer la population.

Fait à Lomé, le 26 décembre 2019

Pour les Mouvements Citoyens,
Foly SATCHIVI.

 

 

Marche contre un 4è mandant de Faure Gnassingbe : Boukpessi impose ses itinéraires aux manifestants

 

Chronique de Kodjo Epou : Quand Ouattara Rime avec Imposture et Indignité.

Kodjo Epou
Le président ivoirien Alassane Ouattara | Photo : DR

L’erreur est humaine. Le journaliste, qui n’est pas un génie infaillible, peut en commettre. Il peut lui arriver, en situation, de rater les inévidences, de tomber dans un enthousiasme béat au lieu de le tempérer pour rapporter que les choses ne sont pas ce qu’il voit et entend. Lorsque l’erreur est commise, il faut, peu importe la durée, la rectifier, s’en excuser et amener le lecteur à se refaire une opinion, la vraie, sur les faits. Sur les deux chapitres libyen et ivoirien, Chronique de Kodjo Epou, lourdement, avait alors manqué sa cible, pour prendre parti, par erreur, en faveur d’un faux César, d’un imposteur qui sera, dix ans plus tard, la honte de tout le continent noir.

Ils sont énormes les risques que court le faiseur d’opinion à vouloir commenter les évènements, en temps réel, sans prendre assez de recul, sans suffisamment se donner le temps de lire toutes les contingences. C’est en cela qu’une plume, quelle que pointue ou impétueuse soit elle, peut se fausser, et tomber sous l’emprise des nombreux pièges que cachent, très souvent, les tourbillons de l’actualité. C’est ce qui était arrive. Il importe, lorsque le cas se présente, que celui qui s’est assigné pour mission d’analyser cette actualité revienne sur ses pas pour désavouer les discours trompeurs qui l’avaient emporté, ceux des manipulateurs qui l’ont induit en erreur. Dans les cas de la Côte d’Ivoire et de la Libye, en 2011, c’est le plus retors et le plus corrompu des Français, Nicolas Sarkozy qui avait mené le monde entier en bateau, à commencer par l’homme le plus puissant d’alors, Barack Obama. Le vile rapace hongrois, Sarkozy, n’avait pas lesiné sur les moyens pour destituer Laurent Gbagbo et faire assassiner le guide Libyen Mouammar El Kadhafi.

Le reporter se doit de confesser son faux jugement. Se dérober de cette tâche qui alourdit sa conscience. C’est le lieu de dire – mieux vaut tard que jamais – que « Chronique de Kodjo Epou », sur les deux dossiers, avait totalement failli et fait fausse route dans ses publications relatives à la chute des deux dignes fils du continent, Gbagbo et Kadhafi.

Le temps, l’autre nom de Dieu, a fait son travail. Il nous rapporte, ce temps souverain, que l’ancien Président ivoirien, avait été plutôt victime d’un complot international lâchement achevé le 11 Avril 2011, par le tonitruant hongrois Paul Stéphane Nicolas de Nagy Bocsa Sarkozy. Des mêmes révélations du temps, on décelé que le leader libyen a été emporté, non pas par une quelconque révolution orchestrée par son peuple, mais par les mains obscures de l’impérialisme Occidental dont les empreintes montrent clairement, des années plus tard, l’implication au premier degré de l’ancien président français, le même tombeur de Gbagbo. Ces deux évènements sont solidement liés et ne sauraient être dissociés des actes hégémonie mercantile et de voyoucratie qu’orchestre la France mesquine partout sur le continent africain.

Ces interventions étrangères, c’est le lieu de le dire, froissent l’orgueil et sont inacceptables pour tout Africain digne de ce nom. Dans le cas de la Cote d’Ivoire, que voyons-nous depuis 2011 si ce n’est qu’un grotesques tyran qui se comporte en monarque tout puissant et qui ne cherche qu’à protéger les intérêts de ses bienfaiteurs français sur le continent. Alassane Ouattara représente un danger pour l’Afrique. Si les Ivoiriens n’y prennent garde il ne leur faudra, pour changer de pouvoir à Abidjan, que la voie sanglante, très coûteuse et même suicidaire.

La francophobie, sur le continent noir, n’a jamais été aussi forte. Et tous les chefs d’État qui ont du mal à cacher leur soutien inconditionnel aux intérêts français contre la volonté de leur peuple, l’un après l’autre, mordront leurs propres cendres. En bonne place dans la catégorie de cette race de chef de clan haïs et vomis, l’on peut citer Alassane Ouattara, plus un agent de Paris que le chef d’un État souverain. Ce président(?) ivoirien suscite répugnance et dégoût. Pour le peindre, l’ancien leader sud-africain, Tabo Mbeki n’avait d’ailleurs pas cru nécessaire de policer ses mots. A juste titre: « Alassane Ouattara est un homme qui n’a ni foi en l’honneur ni parole d’honneur. Je serai toujours surpris de la distance qu’il est prêt à parcourir dans le seul but de contenter ceux qu’il y a seulement 50 ans mettaient son peuple dans les chaînes de l’oppression. Je me sens un peu responsable de la situation ivoirienne dans la mesure où c’est moi qui ai persuadé le Président Gbagbo à permettre à Ouattara d’être candidat. Je n’ai pas assez de mots pour vous dire le dégoût que m’inspire cet homme ».

Ce monsieur (Alassane Ouattara) est des plus infidèles des chefs d’Etat que le continent ait connus. Un truand avéré, un intrus dangereux pour la Cote d’Ivoire et, au-delà, pour l’Afrique indépendante éprise de paix pour ses peuples, dans sa partie francophone en particulier. Pendant combien de temps encore le beau pays de Felix Houphouet-Boigny va-t-il se laisser gouverner par la peur et la violence introduites sur son sol par ce valet des intérêts mafieux français, un homme aux origines d’ailleurs douteuses? Rien n’est moins sur!

Il est évident, par contre, que le temps a fini par révéler un traître éhonté dans toutes ses dimensions de nuisance. Ouattara, désormais, pour la plupart des Africains, rime avec infamie et imposture; il est le prototype même d’Africain qui fournit des arguments aux détracteurs du continent et valide la façon dont nous sommes vus et juges au-delà de nos frontières: pour les autres, occidentaux comme asiatiques, l’Africain n’est pas un homme de parole; les serments, pour lui, n’étant que des mots, et les mots que du vent. La Côte d’Ivoire peut trouver mieux parmi ses fils et filles pour gérer son destin.
Kodjo Epou
Kodjo Epou

Kodjo Epou
Washington DC
USA

 

 

Chronique de Kodjo Epou : Quand Ouattara Rime avec Imposture et Indignité.

 

Burkina Faso : Vivant, le Capitaine Thomas Sankara aurait fêté ses 70 ans le 21 décembre dernier

Autre presse
thomas sanakara
Thomas Sankara | Infog : Imgur

Anti-impérialiste, panafricaniste mais aussi socialiste révolutionnaire et tiers -mondiste, Thomas Noel Sankara était un officier de l’armée de l’ex-Haute Volta, aujourd’hui Burkina Faso. Il devint Président de la République de ce pays sahélien à la suite des évènements de la première révolution du 4 août 1983 jusqu’à la tragique date du jeudi 15 octobre 1987 où il fut assassiné. Vivant, il aurait soufflé ses soixante-dix printemps le samedi 21 décembre 2019.

Quatre ans durant, cet officier qui assuma brièvement les responsabilités de Secrétaire d’Etat à l’information sous le régime de Saye Zerbo, et celui de premier ministre sous Jean Baptiste Ouédraogo, mena une véritable campagne politique d’émancipation nationale caractérisée notamment par le changement du nom du pays. La Haute Volta, un nom affecté au pays lors de la période coloniale sera changé en un autre de racine africaine : Burkina Faso, qui n’est autre qu’un mélange de Moré et de Dioula (Pays ou Patrie) des hommes intègres. Il y a également eu sous le magistère du bouillant officier qui n’avait pas sa langue dans la poche, d’instances activités incitant et motivant les populations à contribuer au développement national. Une âpre lutte contre la corruption et l’autonomie des femmes compte parmi les actions menées sous son régime.

Leader et icône ayant marqué son époque sur bien de tableaux notamment au Burkina, son pays natal, en Afrique, son continent d’appartenance mais aussi à travers le monde, le Capitaine Thomas Noel Isidore Sankara vit le jour le 21 décembre 1949 à Yako, une ville et aussi chef-lieu du Département de même nom et de la Province de Passoré dans la partie septentrionale du Burkina Faso.

Eveilleur des consciences, le Capitaine Thomas Sankara était aussi un héros ayant œuvré dans la défense et la protection des intérêts des peuples pour leur développement endogène, leur liberté et leur dignité.

Sémillant officier, il a été abattu lors d’un coup d’État de l’après-midi du 15 octobre 1987 à Ouagadoudou. Ce sera la fin de son régime et la montée au pouvoir de son plus que frère, Blaise Compaoré dans un processus de rectification. Ils furent quatre figures majeures à mener la révolution.

Après son assassinat, le Commandant Jean-Baptiste Boukary Lingani et Henri Zongo, un autre officier furent exécutés en septembre 1989. En désaccord avec le modèle de réforme économique enclenchée par Blaise Compaoré, ils furent accusés d’avoir comploté pour faire tomber le nouveau régime qui restera à la barre jusqu’au 31 octobre 2014, emporté par une insurrection populaire.

Proclamé modèle par la jeunesse africaine en 2006 au Forum social africain tenu à Bamako au Mali, et en 2007 au Forum social mondial de Nairobi au Kenya, le Capitaine Thomas Sankara est considéré à la fois comme un « Che Guevara » africain et une figure majeure de la scène politique africaine à l’image du Congolais Patrice Lumumba assassiné en 1961.

© Ekoué Satchivi

Source : Liberté

 

 

Burkina Faso : Vivant, le Capitaine Thomas Sankara aurait fêté ses 70 ans le 21 décembre dernier

Togo, Piraterie maritime : Un journal américain confirme l’enlèvement de 20 marins indiens au large des côtes togolaises

Autre presse
pétrolier Duke attaqué et marins indiens kidnappés cotes togolaises
Caricature : Donisen Donald / LibertÉ

Le dimanche 15 décembre 2019, 20 marins indiens ont été kidnappés au large des côtes togolaises. L’information publiée sur les réseaux sociaux n’avait pas été confirmée par les autorités togolaises qui semblent avoir opté pour le silence sur le sujet. Ci-dessous traduit, un article du journal américain Maritime Executive.

Des pirates enlèvent vingt marins indiens au large du Togo

Le pétrolier Duke, battant pavillon des Îles Marshall, a été attaqué dimanche alors qu’il a quitté le port de Luanda (Angola) à destination de Lomé, au Togo. Six pirates sont montés à bord du navire à environ 115 miles marins au Sud-Est de Lomé et ont kidnappé tous les marins sauf un, identifié comme étant un ressortissant nigérian. L’équipage restant de 20 marins indiens a été enlevé.

Selon les analystes de Dryad Maritime (une société spécialisée dans les opérations maritimes basée au Royaume-Uni, Ndlr), la méthodologie spécifique utilisée n’est pas clairement définie, mais étant donné que l’incident s’est produit à une distance importante des côtes, il est possible que les pirates aient eu recours à un navire-mère pour les aider dans les opérations.

L’incident est le plus grand kidnapping enregistré en Afrique de l’Ouest cette année, et il suit l’enlèvement de 19 ressortissants indiens de la Nave Constellation, le 4 décembre. Le navire a été arraisonné et quatre membres du personnel ont été enlevés, dont trois ont récemment été libérés et le quatrième est mort de maladie en captivité.

Cela porte à 10 le nombre d’incidents de sécurité maritime et est le 4ème incident d’enlèvement dans les eaux du Togo en 2019. Cependant, Dryad Maritime note qu’il ne s’agit pas du plus grand enlèvement de la région. En février 2018, 22 marins indiens ont été enlevés du Marine Express au large du Bénin.

Dryad Maritime déclare : «Les eaux du Togo et du Bénin ont jusqu’à présent connu une très légère réduction du nombre d’incidents par rapport à ceux de 2018. Cependant, avec cinq enlèvements en 2019 contre zéro en 2018, il y a une augmentation significative des la criminalité maritime et une augmentation directe du risque encouru par les navires et les équipages dans cette zone ».

Un nombre croissant d’enlèvements se produisent au-delà de la ZEE nigériane, et Dryad Maritime dit que cela pourrait faire penser à une surveillance plus efficace dans la zone. Les pirates pourraient maintenant considérer que les coûts de travail plus loin du rivage nécessitent un remboursement plus important – l’enlèvement plutôt que le vol. «Cela pourrait, de façon réaliste, expliquer la récente augmentation des enlèvements au cours des 18 derniers mois contre une tendance plus large montrant une réduction des incidents».

Source : Maritime Executive via libertetogo.info/

 

 

Togo, Piraterie maritime : Un journal américain confirme l’enlèvement de 20 marins indiens au large des côtes togolaises

 

Togo, Dossiers CAN 2013 et Chantier Lomé-Vogan-Anfoin : Bientôt deux mois après saisie du Procureur, Simple fanfaronnade de la HAPLUCIA ?

Liberté Togo
togo corruption Haplucia
Wiyao Essohana et sa HAPLUCIA | Infog : 27avril.com

Dossiers CAN 2013 et chantier Lomé-Vogan-Anfoin transmis au Procureur de la République. L’information rendue publique par la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) le 4 novembre avait fait l’effet d’une bombe. Les détourneurs bientôt sous les verrous, avait crié en chœur une bonne partie de la presse emballée parce qu’il ne s’agissait de menus fretins, mais de « gros morceaux », des ministres. Mais bientôt deux mois après, aucune suite. Simple coup de com de la HAPLUCIA ?

Transmission des dossiers CAN 2013 et chantier Lomé-Vogan-Anfoin à la justice

La nouvelle était tombée comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Le 4 novembre 2020, la HAPLUCIA a transmis les dossiers de la CAN 2013 et du chantier Lomé-Vogan-Anfoin au Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Lomé, EssolisamPoyodi ! Et ce, après plusieurs mois d’investigations sans doute concluantes et ayant permis de confirmer les soupçons de détournement ou de corruption. Bonne nouvelle dans la lutte contre l’impunité au Togo.

Dans le premier, faut-il le rappeler, c’est un trou de 628 millions FCFA qui a été découvert dans les comptes. Pour parler directement, c’est un tel pactole qui a été détourné. Pour le second cas, le détournement se chiffre à des milliards de FCFA. Le chantier débuté en 2014 devrait être bouclé en dix-huit (18) mois, et sur 36 milliards prévus, ce sont 26 milliards qui ont été débloqués au profit de CECO BTP qui avait en main l’exécution du chantier. Mais les fonds ont été détournés. Conséquence, le chantier n’a pu être exécuté à la fin du délai. En 2016, le gouvernement a dû contracter un autre prêt d’une trentaine de milliards pour faire reprendre les travaux. Ce qui fait revenir le chantier au finish à environ 57 milliards de FCFA, une dette que le contribuable devra payer…

Le détournement dans ces deux dossiers a été mis en exergue par des faits. C’est un audit formel dans le cas de la CAN 2013 exécuté par le cabinet IIC Sarl de Nathalie Bitho qui a confirmé. Dans le second, même si les personnalités citées ont mis leurs dix doigts au feu et nié, elles ont été confondues par les faits sur le terrain dont l’abandon du chantier. Et l’opinion était curieuse de connaitre la suite qui serait réservée à ces dossiers et aux concernés par la justice…

Les belles promesses de la HAPLUCIA

Ces deux affaires tombaient à pic car plusieurs mois à l’avance, la HAPLUCIA et ses premiers responsables faisaient saliver les Togolais par leurs déclarations et profession de foi à lutter contre la corruption au Togo. « Nous allons insister sur la lutte contre l’impunité. Ce qui veut dire que très bientôt, nous allons travailler les plaintes et les différents rapports que nous avons reçus sur les affaires des 2 CAN et sur la route Lomé-Vogan-Anfoin (…) Nous allons finaliser rapidement les rapports et les remettre à la justice », déclamait EssohanamWiyao. On était en février.

« Déjà, je peux vous dire que toutes les grosses affaires qui intéressent les Togolais nous préoccupent aussi. Je peux citer les affaires tristement célèbres comme les CAN 2013 et 2017 et l’affaire du tronçon Lomé-Vogan-Anfoin qui passe devant le siège de la HAPLUCIA. Nous sommes en train de collecter les dossiers, les rapports sur ces dossiers. Très bientôt nous allons les étudier et, s’il y a des cas avérés de corruption, nous allons les transmettre à la justice. Ainsi vous, les journalistes et la population, vous en serez informés », déclarait-il dans une interview accordée à l’époque au confrère Togo First.

Aucune suite depuis bientôt deux mois

A l’annonce de la transmission de ces deux dossiers au Procureur de la République, la presse et l’opinion toute entière étaient emballées. Certains sont allés jusqu’à écrire en caractères intelligibles que les détourneurs seront bientôt sous les verrous. Il y avait de quoi l’être car il ne s’agissait pas de menus fretins, du genre de ces petits agents de la Fonction publique comme ceux de l’Office togolais des recettes (OTR) entre-temps appréhendés, mais de « gros morceaux ».

En effet dans le dossier de la CAN 2013, un homme particulièrement était impliqué, en tout cas devrait répondre du trou de 628 millions FCFA. ArthèmeAhoomey-Zunu, à l’époque Premier ministre et surtout Président du Comité de supervision des fonds de cette CAN. Avec les antécédents de malversations, il avait même juré que personne ne gardera par-devers lui un seul centime des fonds mobilisés pour la participation du Togo à cette compétition. Mais les faits l’ont démenti et jusqu’aux investigations et à la transmission du dossier à la justice, il n’a pas pu justifier ce gap.

Dans l’autre, ce sont les noms de deux ministres qui sont cités : NinsaoGnofam, à l’époque ministre des Transports et des Travaux publics et AdjiOtethAyassor, son collèguede l’Economie et des Finances. On se rappelle que les journaux qui avaient osé révéler ce détournement ont été trimballés devant la justice. NinsaoGnofam était même allé à l’Assemblée nationale baratiner les députés et l’opinion comme quoi, les fonds ont été utilisés par le patron de CECO BTP, Constantin Amouzou pour acheter des équipements. Mais personne n’est dupe, c’était pour brouiller les pistes. Une chose était certaine, le chantier n’a jamais pu être exécuté au terme du délai des 18 mois et le gouvernement a dû contracter un autre prêt pour faire reprendre les travaux qui, mine de rien, avancent.

Ces deux dossiers sont très sensibles et symbolisent la corruption au haut lieu et la lutte contre la corruption au Togo. Avec la sortie de la HAPLUCIA, le commun des Togolais croyait vraiment à l’arrestation sous peu des personnalités impliquées. Une suite favorable serait un message fort envoyé aux personnes impliquées dans des actes de corruption au Togo que l’impunité est terminée pour eux. Le commun des citoyens était donc curieux de savoir la suite qui leur serait donnée. Malheureusement, rien à signaler bientôt deux mois après l’annonce de leur transmission au Procureur de la République. Et Dieu sait s’il y en aura même. Tout porte à croire que la sortie du Président de la HAPLUCIA EssohanamWiyao n’était qu’un simple coup de com destiné à se donner bonne conscience…Pendant ce temps sous d’autres cieux, comme au Gabon, la justice n’hésite pas à mettre la main sur des ministres et même le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat Brice LaccrucheAlihanga impliqués dans une affaire de détournement de deniers publics…

Tino Kossi

Source : Liberté

 

 

Togo, Dossiers CAN 2013 et Chantier Lomé-Vogan-Anfoin : Bientôt deux mois après saisie du Procureur, Simple fanfaronnade de la HAPLUCIA ?

 

Togo, Réalisations virtuelles sous Faure Gnassingbé : L’hôpital Saint Pérégrin ouvre à la Saint Glinglin

Liberté Togo
Hôpital Saint-Pérégrin : La farce de la pose de la première pierre par FEG | Photo : DR
Hôpital Saint-Pérégrin : La farce de la pose de la première pierre par FEG | Photo : DR

Faure Gnassingbé l’a promis, il ne l’a pas fait. Le vendredi 15 février 2019, le chef de l’Etat posait la première pierre de l’hôpital Saint Pérégrin. Il avait à ses côtés de nombreux ministres ainsi que la Directrice Générale de la Caisse nationale de Sécurité Sociale (CNSS), Ingrid Awadé. C’est elle qui pilote financièrement ce projet dont le but, pour certains, était de servir d’objet de campagne électorale en 2020. A trois mois du délai, les travaux sont toujours à l’étape embryonnaire. Un autre retard qui porte le sceau de l’échec de la gouvernance des Gnassingbé.

La fiche technique de l’hôpital Saint Pérégrin, qui sera construit sur un site de 6 hectares pour un coût estimatif de 17 milliards FCFA et certifié aux normes et standards internationaux, a été présentée sur le site internet de la CNSS. « Le projet innove surtout en alliant la qualité des soins à l’abord du coût… Il apporte également une solution durable aux carences du plateau technique national pour la prise en charge des victimes d’accidents du travail et des maladies professionnelles. Le projet est un pari ambitieux de par sa situation au cœur du Grand Lomé, avec un vaste plateau technique de consultations et d’interventions, un hôtel 4 étoiles de 64 chambres pour accueillir les patients en phase de récupération et un héliport. Dans l’hôpital de 11 000 m2, on pratiquera la médecine, la chirurgie, la maternité et les explorations fonctionnelles. L’Hôpital recevra, par ailleurs, 80 000 consultations par an et 10 000 hospitalisations de très courte durée. Il est associé à un hôtel de 7 000 m2 qui porte la capacité à près de 120 lits en phase 01 », lit-on.

Le projet serait si ambitieux que même les occidentaux nous envieraient déjà. Voilà pourquoi le site internet de la CNSS a rapporté : « Saint Pérégrin, un hôpital de référence certes, mais qui innove dans ses références conceptuelle, médicale, architecturale et écologique, au point de laisser dire par le Chef de Service Radiologie et Imagerie médicale de l’Hôpital Américain de Paris, M. Jean-Luc Sarrasin, qui représentait son Directeur Général : “ Je crains même qu’un jour, les Européens ne copient cette référence togolaise” ».

Le site de la propagande republicoftogo.com annonce, le 03 avril 2019, soit deux mois après la pose de la première pierre, que « les travaux ont débuté rapidement. La livraison est annoncée dans un an. L’étape des fondations est en cours. Le chantier est géré par Sogea Satom ». Ils doivent donc être finis dans le premier trimestre de l’année prochaine. Certains journaux de la maison bleue ont même indiqué le 31 mars 2020 comme date butoir.

Nous sommes déjà en décembre 2019 et il ne reste que trois mois pour que cet hôpital, dont les travaux sont toujours dans la phase des fondations, sorte de terre et commence à accueillir ses premiers patients. Entre-temps, le site et son voisinage se sont transformés en bassin de rétention d’eau. Sans jouer aux mauvaises langues, nous disons que Faure Gnassingbé, dame Ingrid Awadé et toute la clique de pilleurs ne peuvent pas tenir dans le délai. Comme toujours, ils ont encore échoué, même s’ils ont réussi à faire croire à certains Togolais qu’ils peuvent encore respecter leurs engagements.

Depuis 15 ans, cela a été ainsi. Les projets sont lancés en grande pompe avec la communication à coût de millions francs CFA autour et au finish, les populations ne voient que dalle. C’est le cas de la Blue Line. En avril 2014, à la veille de la fête de l’indépendance, Faure Gnassingbé et le PDG du Groupe Bolloré, Vincent Bolloré ont procédé au lancement officiel de la Blue Line Togo. Un projet présenté comme un ensemble de moyens de transports avec une technologie qui offre la possibilité de stocker l’énergie solaire et de pouvoir l’utiliser. Le chef de l’Etat et l’homme d’affaire français ont accompli la prouesse de faire démarrer le train de la gare puis ramener les wagons au point de départ. Depuis ce jour, plus aucun passager n’est monté à bord. La supercherie s’est arrêtée là. Seuls souvenirs, les belles images des travaux de réhabilitation de la ligne ferroviaire disponibles sur le site de la Blue Solutions.

Prions qu’il n’en soit pas ainsi du Saint Pérégrin dont l’ouverture semble reportée à la saint glinglin.

G.A.

Source : Liberté ( libertetogo.info)

 

 

Togo, Réalisations virtuelles sous Faure Gnassingbé : L’hôpital Saint Pérégrin ouvre à la Saint Glinglin

 

Du Franc CFA à l’ECO : Évolution et Renforcement de la Servitude Volontaire !

Dr. Yves Ékoué Amaïzo
du franc cfa a eco
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Lorsque le Président français Emmanuel Macron annonce la « réforme historique majeure » du Franc CFA en précisant que « l’ECO verra le jour en 2020 », il a implicitement reconnu que le franc CFA était « perçu comme l’un des vestiges de la Françafrique », une arme invisible que l’ECO risque de préserver avec l’obligation de convertibilité de l’ECO en EURO via le Trésor français, une obligation postcoloniale restée inchangée. Cette réforme ne concernera pour le moment que les huit pays de l’Union économique monétaire ouest-africaine à savoir : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Trois changements majeurs sont à noter :

le changement du nom avec le passage du Franc CFA à l’ECO ;

la fin de la centralisation de 50 % des réserves de change auprès du Trésor français accompagnée de la fermeture des comptes d’opération à la fin de 2020 ; et enfin

le retrait des représentants de la France de tous les organes de décision et de gestion de l’UEMOA, autrement dit la fin d’un droit de véto visible au sein du conseil d’administration de la zone franc en UEMOA.

Il faudra être vigilant que le FCFA considérée comme « l’arme invisible de la Françafrique » n’évolue pas en un ECO, une arme invisible de la France postcoloniale. Ne faut-il pas rappeler que la première banque de la zone franc a vu le jour en 1953 au Sénégal et appartenait à des propriétaires d’esclaves qui ont troqué leur « titre de propriétés » des esclaves noirs contre des actions dans la première banque de la zone franc? De même, l’ECO ne devrait plus avoir de lien informel ou direct avec le Trésor français.

1. Franc CFA : Usurpation par l’UEMOA de la terminologie « ECO » choisie par la CEDEAO

Le franc CFA est une évolution de la tutelle française au cours d’une période postcoloniale où il a fallu trouver les chefs d’Etats africains près à systématiquement et subtilement parfois placer les intérêts français, les leurs propres et ceux de leurs réseaux clientélistes, avant ceux de leurs populations respectives. Né officiellement le 26 décembre 1945 d’une copie conforme des pratiques monétaires héritées du nazisme, ce Franc des Colonies françaises d’Afrique a systématiquement évolué au niveau des terminologies. Il fut question de Franc de la Communauté française d’Afrique en 1958, puis Franc de la Communauté Financière d’Afrique pour l’Afrique de l’Ouest et Franc de la Coopération Financière d’Afrique centrale pour bien marquer le fait que les deux zones sont tout sauf une zone d’intégration financière et la convertibilité entre ces deux zones se fait avec des pénalités exorbitantes, limitant sinon empêchant les échanges entre les deux zones.

C’est le 1er juin 1983 que la création de la monnaie commune – et dite « unique » – de la Communauté économique et de développement de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a pris corps à Conakry en Guinée. En 1999 à Lomé au Togo, il a été question de faire converger les pays non-membres de la zone franc vers une intégration dans une zone franc dite « élargie ». La réponse des pays anglophones comme le Nigéria et le Ghana a été sanglante. Il n’en est pas question.

La dénomination de la monnaie unique « ECO » était le nom choisi pour par les 15 pays de la CEDEAO pour désigner une monnaie régionale indépendante et sans lien avec la France. Le fait que certains chefs d’Etat francophones se soient usurpées cette dénomination sans prendre en compte les critiques acerbes des dirigeants des pays non membres pourraient à terme même remettre en cause l’unité de la CEDEAO. La fermeture des frontières jusqu’en fin janvier 2020 entre le Nigeria et les pays de la zone franc ayant des frontières communes avec celui-ci et les menaces de coupures d’électricité pour non-paiement des factures pour certains pays francophones dont le Togo ne sont que des signes annonciateurs d’un refus d’une tutelle directe ou indirecte de la France au sein de la CEDEAO. Cela n’exclut pas la servitude volontaire des dirigeants africains de l’UEMOA de se poursuivre sous d’autres formes plus subtiles.

Il y a donc eu usurpation du nom « ECO » par les chefs d’Etat francophones, qui font le pari perdu de voir les pays non-membres comme le Nigéria accepter une forme ou une autre de tutelle française. C’est oublier le niveau élevé de « nationalisme et patriotisme » des dirigeants nigérians confortés par un refus de concurrence déloyale des produits européens entrant au Nigeria par les pays de la zone franc.

Le Franc CFA des huit (8) pays de l’Union économique monétaire de l’ouest africaine (UEMOA), qui doit devenir l’ECO uniquement pour ces 8 pays francophones, s’apparente à une sorte de coup d’Etat monétaire contre les pays non-membres de la zone franc. Au sommet de la CEDEAO du 29 juin 2019 à Abuja au Nigeria, le nom ECO a été adopté pour l’ensemble des 15 pays membres. Pourtant ce sont les 8 pays de la zone franc qui ont pris l’initiative, conseillés ou forcés – c’est selon – pour annoncer l’évolution du FCFA en ECO avec une entrée en vigueur dès 2020.

2. La Conscientisation des Peuples et le Rôle efficace des Activistes africains

Les indépendances conquises et parfois octroyées dans les années 1960 à de nombreuses colonies africaines se révèlent aujourd’hui n’être qu’une indépendance juridique structurée autour de l’intangibilité des frontières coloniales établies par les puissances occidentales en 1885 à Berlin et une dépendance ésotérique, militaire et monétaire, voire culturelle.

Suite à une recrudescence ces dernières années de la contestation par le Peuple africain du rôle de la France dans les pays africains ayant accepté les accords secrets signés entre certaines anciennes colonies françaises en Afrique et l’ancienne puissance coloniale, le temps est venu de constater que si la France n’agit pas, elle sera surprise par la détermination des citoyens africains de l’intérieur comme de l’extérieur du continent, de trouver des solutions pour retrouver leur souveraineté par la réorganisation d’une nouvelle indépendance, notamment économique, militaire et demain culturelle.

De nombreux activistes africains anticolonisation au rang desquelles Kémi Seba, sa femme Etouma Séba, Guy Marius Sagna ou encore récemment Nathalie Yamb interdit de séjour en France et expulsée de la Côte d’Ivoire suite à un discours de vérité lors du sommet Russie-Afrique de Sotchi en Russie (24 octobre 2019) sur les conséquences néfastes du la tutelle française sur le Franc CFA et les conséquences sur le retard de développement et d’épanouissement du Peuple africain ne suffisent plus à hypnotiser la critique envers l’usurpation d’une partie des richesses du Peuple africain par une oligarchie françafricaine ésotérique, politique, militaire, financier, économique et culturel. La vérité ne peut s’étouffer.

Certains intellectuels et anciens ministres africains ont offerts de nombreux arguments tentant à démontrer qu’au cours des 60 dernières années, les inconvénients du système de la zone franc ne compensent pas les avantages. Aussi, plus que des activistes, ils sont devenus les symboles des défenseurs de l’autodétermination politique et économique.

Personne ne peut affirmer que le Franc CFA ait contribué à l’industrialisation des pays de la zone franc, mais l’inverse n’est pas vérifié. Alors que la valeur ajoutée manufacturière du monde en 2018 était estimée par la Banque mondiale à 16 % de la part de la richesse mondiale (Produit intérieur brut), elle situerait entre 5 % (Burkina Faso) et 19 % (Sénégal) avec une moyenne autour de 10 % pour les 8 pays de l’UEMOA, identique à la moyenne de l’Afrique subsaharienne et à la France en déclin industriel avec seulement 10 % de VAM entre 2010 et 2018 alors que l’Allemagne est passé de 20 % à 21 % au cours de la même période. En comparaison, le Togo est passé de 7 % à 8 % comme au demeurant le Nigeria, de 7 % à 8 % de VAM. La corruption et la mauvaise gouvernance des dirigeants africains, avec ou sans les corrupteurs étrangers, ne doivent pas être exclus du débat pour des raccourcis courts qui empêchent un débat sain.

3. La Nouvelle Garantie : Le Choix du dirigeant Africain qui Protègerait le Mieux les Intérêts Français

Le problème de fond est que de nombreux chefs d’Etat et de dirigeants africains qui ont accepté le principe de la soumission volontaire au système de gouvernance de la France en Afrique ont rajouté une condition non écrite aux accords secrets : il s’agit de la corrélation entre :

d’une part, entre le maintien au pouvoir des dirigeants africains contre l’avis du Peuple africain par la modification de la Constitution en vigueur ou par la contre-vérités des urnes ; et

d’autre part, le soutien de la France à celui des dirigeants africains qui protègeraient au mieux les intérêts de la France que ce soit le secteur public et l’Etat français, comme au demeurant le secteur privé, notamment les multinationales françaises (les plus connus : AXA, BNP-Paribas, Bouygues, le groupe CFAO (Compagnie Française de l’Afrique de l’Ouest) Bolloré, France Telecom, Technip, Total ou leur prête nom africain)dont les liens avec l’Etat français n’ont jamais été imperméables.

Alors quand un chef ou plusieurs chefs d’Etat africains de la zone franc font des annonces, chaque citoyen africain doit systématiquement se poser la question suivante : est-ce que chacun des chefs d’Etat parle en priorité au nom de la majorité de sa population -locale comme dans la Diaspora- ou s’il parle d’abord et parfois sous contrainte au nom des intérêts étrangers, dont principalement une certaine France du secteur public comme du secteur privé ? Car que personne ne s’y trompe, ce ne sont pas les citoyens français, ni les citoyens africains qui avalise ces liens incestueux entre la France et certains pays ayant opté pour une gouvernance de la postcolonie. Ce sont les dirigeants des Etats (France comme Pays de la zone franc) et les dirigeants des multinationales installées en Afrique. Il faut donc s’abstenir de faire l’amalgame et idéaliser une lutte pour l’autodétermination du Peuple africain, même à l’intérieur des frontières héritées de la colonisation.

C’est donc en ayant en perspective ce passé non-soldé qu’il faut s’interroger sur la volonté de la France de concentrer sa réaction sur quelques chefs d’Etat africains prêts d’abord à écouter la France avant d’écouter leur Peuple. C’est ainsi que le choix ne s’est pas porté sur l’Afrique centrale mais sur l’Afrique occidentale.

4. Pas de Souveraineté Monétaire Sans des Alternatives à la Fin des Accords Secrets

Il y a lieu de rappeler d’ailleurs que les trois zones monétaires du Franc lié à la France en Afrique sont les Comores, les pays d’Afrique centrale et celles de l’Afrique de l’Ouest. Il y a donc en fait trois zones monétaires sous le contrôle partiel de la France en Afrique.

La vague de contestation et le fait d’interdire à tel ou tel activiste de se rendre librement dans tel ou tel pays n’arrêtera pas la contestation. Merci aux réseaux sociaux quels que soient leur faiblesse pour avoir neutralisé partiellement l’impact des médias « politiquement corrects » et alignés sur les lobbies et les oligarchies au pouvoir, tant en Afrique qu’en France. La prise de conscience que l’avenir de la jeunesse africaine en zone francophone est compromis et même « violé » par un système de gouvernance associant des dirigeants africains ayant comme priorité la défense des intérêts de la France avant celle des citoyens africains.

C’est dans ce contexte que l’annonce de deux chefs d’Etat sur le changement de nom de Franc CFA en ECO relève plus d’une annonce politique pour désamorcer partiellement une colère des populations africaines qui refusent que les dirigeants africains de la zone franc continuent de respecter les termes des onze principales composantes des accords secrets et iniques signés lors des indépendances juridiques à savoir :

4.1. Les pays de la zone franc devenus indépendants doivent payer en priorité une dette coloniale à la France. Cette dette justifiée unilatéralement par l’Etat français repose sur le remboursement des infrastructures, des actions diverses et des investissements et frais engagés par la France au bénéfice des pays colonisés ; ce remboursement de la dette coloniale s’est graduellement mué en une demande de retour sur investissement des 0,3 % de la richesse française (Produit intérieur brut) de l’aide française au développement et des prêts concessionnels ou non accordés, souvent sans véritables résultats pour les populations africaines.

4.2. Le dépôt total ou partiel mais obligatoire et automatique des excédents et réserves financières des pays africains de la zone franc auprès du Trésor français via la Banque de France, ce depuis 1961, soit principalement des 15 pays concernés : le Bénin, le Burkina Faso, les Comores, la Guinée Bissau, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée Equatoriale et le Gabon. C’est cela qui explique que la gouvernance des politiques monétaires de ces pays sont contrôlées et manœuvrées directement ou indirectement par la France via les banques centrales et les organes de pilotage monétaire dans les zones d’Afrique centrale CEMAC (communauté économique et monétaire d’Afrique centrale), les zones d’Afrique occidentale UEAMO (Union économique et monétaire ouest-africaine) et les Comores. L’essentiel de ces réserves internationales (de 100 % à 50 %) notamment les réserves de change ainsi que les frais induits liés à des risques financiers hypothétiques et déterminés unilatéralement par la France doivent passer par plusieurs comptes d’opérations (au moins cinq connus et d’autres secrets). La conséquence de cet état de fait et qu’au-delà de 20 % des fonds confisqués auprès du Trésor français qui unilatéralement fait des placements boursiers sans l’avis des dirigeants africains, il y a lieu de demander une autorisation pour dépenser son propre argent. Les pertes enregistrées à la Bourse par le Trésor français sont répercutées sur l’Afrique avec comme exemple la retentissante fermeture unilatérale de l’ensemble des banques rentables qu’étaient le réseau des BIAO (banques internationales pour l’Afrique Occidentale) alors que les bénéfices enregistrés par le Trésor français ne font l’objet d’aucune publication, encore moins de versement au profit des pays africains, tout au moins officiellement puisque les Banques centrales africaines sont interdites d’accéder à ces informations Entre 500 et 1000 milliards de dollars des réserves africaines seraient détenues sans contreparties par le Trésor français. Même le feu Président Jacques Chirac en a fait l’aveu après en avoir profité : « Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques viennent précisément de l’exploitation du continent africain ».Les décideurs africains peuvent librement décider sur les 20 % de leurs recettes placées auprès du Trésor français et au-delà, ils doivent emprunter leur propre argent à des taux du marché et la France disposait d’un droit de veto.

4.3. Le droit « d’achat » prioritaire de la France sur toute ressource naturelle dans les pays signataires des accords secrets, autrement dit, l’interdiction de choisir un partenaire compétitif pour exploiter les ressources africaines.

4.4. La priorité accordée aux entreprises françaises et plus globalement aux intérêts français notamment lors de l’attribution des marchés publics, ce qui excluent quasi-systématiquement les entreprises européennes et internationales, plus compétitives au risque, pour le chef d’Etat de se retrouver avec un coup d’Etat ou une rébellion savamment orchestrée. La réalité est que lorsque vous tentez d’identifier les dirigeants du secteur privé africain, vous risquez de ne rencontrer que des prête-noms ou carrément et ce de manière décomplexée, des immigrés français savamment appelées des « expatriées ».

4.5. L’exclusivité de la France de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires. Cela a pour conséquence que de nombreux militaires gradés font d’abord allégeance à leur chef français qui, parfois sont les premiers à décider des activités de « neutralisation des manifestations anti-chef d’Etat africain » ou de protection de ce même dirigeant au service de causes étrangères. La démocratie ne devient dans ces systèmes que l’ombre d’elle-même, une démocratie de façade basée sur la falsification de la vérité des urnes et des annonces d’inversion de résultats électoraux, ce avec l’approbation de l’ex-puissance coloniale. Il est difficile alors de parler d’armée républicaine puisque les formations à l’étranger ont pour mission première de créer des militaires obéissants d’abord à la France ou à celui que la France a désigné en Afrique francophone sous influence.

4.6. Le fait de considérer tout territoire en zone franc comme une base militaire où la France peut, sans aucune autorisation préalable du chef d’Etat africain, déployer des troupes gérées par l’exécutif français, sur une longue durée et d’intervenir militairement dans le pays pour défendre les intérêts français, publics ou privés, mais aussi du chef d’Etat s’il devait être menacé. Le cas du Togo avec le Président François Mitterrand choisissant de remettre le feu général Etienne Eyadéma Gnassingbé au pouvoir (1991) en alors que celui-ci avait été destitué et le pouvoir était aux mains d’un gouvernement civil dirigé à l’époque par Joseph Koffigoh suite à une conférence nationale.

4.7. Au plan culturel l’obligation des dirigeants africains d’avoir le français comme la langue officielle du pays.

4.8. Au plan monétaire et financier, l’obligation pour les dirigeants africains de la zone franc de faire usage du Franc CFA et de ne détenir leur avoir en aucune autre devise sans une convertibilité et une déclaration à la France via les banques centrales et le Trésor français ; avec cette obligation, toute entreprise de la zone franc peut se voir bloquer ses commandes auprès d’un pays non français par un refus de convertibilité de ses avoirs placés auprès des banques centrales de la zone franc en Afrique. Autrement dit, avec l’obligation de convertibilité du Franc CFA et demain de l’ECO en Euro, il faut que tous les citoyens de la zone UEMOA sache que l’ECO ne sera pas convertible si la France le décide. Autrement dit, l’ECO ne sera pas reconnu par aucun pays de l’Union européenne, encore moins au plan international si la France le décide. Si c’est cela le retour de la souveraineté monétaire alors les chefs d’Etat qui ont opté pour ce choix doivent s’expliquer devant leur Peuple et démissionner si les Peuples le décident au motif que le passage du Franc CFA à l’ECO, présentée comme une évolution, relève au mieux d’une supercherie sur le nom puisque le taux de change fixe reste inchangé et au pire, d’une manipulation perverse où une dévaluation de 100 % pourrait intervenir lors de la fixation définitive de la valeur de l’ECO que la plupart des pays de l’UEMOA ont des difficultés à respecter la discipline monétaire fondée sur le respect des convergences monétaires.

4.9. Au plan comptable et du recensement des avoirs africains, il y a dans les accords secrets de défense une obligation de fournir à la France l’état de toutes les transactions effectuées sous la forme d’un bilan annuel et surtout un état des excédents réalisés sous la forme d’un état des excédents de la balance des paiements et des réserves. Ces excédents sont intégrés dans le bilan de la France via le Trésor français.

4.10. Au plan militaire et de la sécurité nationale, tous pays de la zone franc et donc de l’UEMOA doivent renoncer à toute alliance militaire avec un autre pays ami, sauf s’il y a une autorisation expresse de la France. Mais face aux échecs répétés notamment en Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra, le Président de ce pays, a réussi à obtenir l’appui des forces militaires russes, au grand dam de la France, une première brèche qui ne demande qu’à s’élargir. Mais en UEMOA, le poids de la servitude volontaire des chefs d’Etat est une constante difficile à soulever. Paradoxalement, lors de la guerre en Côte d’Ivoire sous Laurent Gbagbo, ce dernier, a naïvement cru au respect des engagements de la France et n’avait pas trouvé indispensable de s’allier avec la Russie ou l’Afrique du sud. Chacun connaît aujourd’hui le choix effectué par la France à son dépens.

4.11. En cas de guerre et de conflit mondial, peu d’Africains le savent mais ils auront l’obligation de s’allier avec la France et de mourir pour elle en priorité, et se voir refuser par la suite les droits réservés aux rescapés de la guerre, comme lors des guerres de 1914-1918 et de 1939-1945.

5. Évolution politique Ne Signifie Pas Courage politique des dirigeants

Si à côté de la modification du nom, il est prévu « l’arrêt de la centralisation de 50 % des réserves auprès du Trésor français » ainsi que le « retrait de la France des instances de gouvernance dans lesquelles elle était présente », c’est que ce vol, car il faut bien appeler un chat un chat, ce vol des richesses africaines était devenu insoutenable tant pour la France que pour les dirigeants africains complices. L’avenir pourra alors soit identifier les boucs-émissaires uniquement au niveau des chefs d’Etat avec comme conséquences que les populations africaines devront elles-aussi cesser de se complaire dans le jeu du clientélisme dès lors que par cercles concentriques, chacun bénéficie de près ou de loin des subsides de ce vol en bandes organisées, au lieu de se consacrer à proposer des alternatives politiques crédibles et validées par la vérité des urnes.

Peut-on alors parler de courage politique pour la « réforme historique majeure » des propriétaires d’esclaves de mettre en œuvre la décision d’abolition de l’esclavage de 1848 en « libérant les esclaves » pour mieux les contrôler par les instruments d’une banque « commerciale et d’émission » ? Peut-on parler de courage politique des présidents français et africains de la zone franc lorsque le coût politique et d’image de leur capacité de nuisance collective ressentie par les populations africaines en zone franc était devenu insupportable ? Assurément pas ! Il y a eu un transfert de responsabilité. De même que le propriétaire d’esclaves n’avait plus d’obligation vis-à-vis d’un esclave « non performant » et donc « jetable » grâce au salariat, de même la mutation du Franc CFA en ECO pourrait transférer l’entière responsabilité de la mauvaise gouvernance et ses conséquences sur les dirigeants africains, notamment ceux qui continue d’accepter la servitude volontaire par l’obligation de convertibilité restée pour le moment inchangée !

6. La Servitude Volontaire Ne Relève Ni de la Liberté, Ni de la Démocratie

Au-delà de la déclaration politique faite par les représentants de la France et de l’UEMOA, la nouvelle monnaie ECO conservera une parité fixe avec l’EURO, ce qui devrait refroidir le Nigeria, le Ghana et peut-être pas la Guinée si la France soutient la modification de la Constitution en cours par le Président guinéen, Alpha Condé, activement intéressée à la réalisation d’un troisième mandat contrairement à la Loi fondamentale actuelle de son pays.

La longue marche des Africains vers leur autodétermination subira d’autres soubresauts. Mais le seul fait d’avoir conduit à une modification des arrangements institutionnels ne signifie pas que le « cordon ombilical » est coupé, mais consolidé avec l’obligation de convertibilité de l’ECO garantie par la France. Mais cette garantie de la France ne reposera plus sur les réserves de change. En réalité, la garantie n’a pratiquement jamais joué. Donc la vraie garantie risque d’être politique, c’est-à-dire que la France devra s’assurer qu’il n’y ait aucune alternance politique où des responsables africains remettraient en cause les accords secrets avec la France. La contre-vérité des urnes a encore de l’avenir si les Peuples africains ne prennent conscience de structurent la désobéissance civile face aux élections réalisées dans une environnement de la « paix des cimetières ».

Le discours de Patrice Lumumba donc reste d’actualité : « Africains, levons-nous ! ». Les Africains indépendants et non-adeptes de la servitude volontaire devront rester vigilants et se méfier des opposants alimentaires. La crédibilité des chefs d’Etat africains ne peut reposer sur la servitude volontaire.

Lorsque la France annonce qu’elle se retire officiellement des instances de gouvernance mais qu’elle reste l’unique garante des arrangements financiers de l’UEMOA par la voie de l’ouverture d’une « ligne de crédit », il n’y a manifestement pas d’émancipation monétaire des pays de l’UEMOA. Aussi, la mutation du Franc CFA à l’ECO est certes une évolution imposée par la pression de la rue, mais s’apparente à un renforcement de la servitude volontaire. Il n’y a rien qui s’apparente à une amélioration en termes de liberté d’autodétermination, encore moins en termes de démocratie.

7. FCFA ou ECO : Attention à la Manipulation du Nom, des Institutions et des Experts

En Afrique, les « morts » ne sont pas « morts » ! De même et selon le Professeur Mamadou Koulibaly, le Franc CFA n’est pas mort». Est-ce que tout ce remue-ménage n’annonce pas la volonté de certains chefs d’Etat d’évoluer vers le Franc de la CEDEAO en commençant par l’ECO de l’UEMOA ?

Certains experts économistes pourraient, à force de tenter de jouer la carte du politiquement correct se retrouver piéger dans un système de manipulation du nom, des institutions et nécessairement des experts du Franc CFA. YEA.

24 décembre 2019.
YEA

Dr. Yves Ekoué Amaïzo,
Directeur Afrocentricity Think Tank
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Du Franc CFA à l’ECO : Évolution et Renforcement de la Servitude Volontaire !

 

King Mensah a déjeuné avec 1 000 orphelins

Dimanche à Agbodrafo, dans la préfecture des Lacs, King Papavi Mensah, le roi de la musique togolaise affectueusement surnommé « le père des enfants » a déjeuné avec des orphelins venus de quatorze orphelinats du Togo, dont il est parrain.

Placée sous le concept : « déjeuner avec 1000 orphelins », cette action sociale qui s’est déroulée à la Fondation King Mensah à Agbodrafo, n’est pas à sa première édition. Selon l’artiste togolais, l’idée c’est non seulement de célébrer la Noël avec ces enfants qui n’ont pas de parents, mais aussi de témoigner sa reconnaissance à Dieu.

« Ce n’est pas la première fois que j’organise cet évènement. Cela fait plus de 5 ans que je l’organise. C’est notre façon à nous de remercier Dieu de nous avoir accompagné du début jusqu’à la fin de l’année. Quand la fin de l’année approche comme ça, je me pose des questions. Il est vrai que nous préparons les fêtes de Noël et du nouvel an pour nos enfants dans nos différentes maisons, mais je me demande comment les orphelinats, eux, font ? Donc pour moi, c’est très important de partager ce repas avec ces enfants à la fin de l’année. C’est aussi ma façon à moi de dire merci à Dieu. C’est notre joie à nous tous. Ce n’est pas un travail personnel, c’est un travail à nous tous », a indiqué Papavi Mensah.

Tous les enfants qui ont pris part à cette festivité ont porté un T-Shirt sur lequel est écrit : « La vie m’a appris à partager parce que je sais exactement comment on se sent quand on n’a rien ». Pour King Mensah, ce message a tout son sens.

« Etant moi-même très tôt orphelin de père, je sais à peu près ce que c'est qu’être orphelin et je sais ce qui se passe dans les orphelinats. Et c’est justement la raison pour laquelle j’ai toujours voulu partager ce moment avec les enfants, particulièrement les orphelins », a précisé l’artiste.

Au cours de ce déjeuner, chaque enfant a eu droit à trois (3) repas, ce qui fait trois mille (3 000) repas offerts à ses orphelins venus de plusieurs orphelinats. Ces enfants ont également reçu des dons de vivres, des kits scolaires… Diverses activités ludiques ont meublé cet évènement, notamment des jeux, des sketchs, des danses chorégraphiques. Sur scène, certains enfants ont même démontré au roi de la musique togolaise qu’ils savent eux aussi danser et chanter.

« Quand je vois les enfants danser comme ça, quand je vois les enfants s’amuser comme ça, c’est une grande joie pour moi », a témoigné King Mensah.

En bon « père des enfants », ils n’a pas manqué de leur prodiguer des conseils utiles. « Il ne faut pas se mettre dans la tête que nous sommes orphelins donc nous ne pouvons pas réussir dans la vie. Moi-même je suis arrivé là où je suis parce que j’ai perdu mon père très jeune. La mort de mon père ne m’a pas poussé à baisser les bras. Cela m’a plutôt donné le courage à avancer. Il y a un père pour tout le monde. Il y a un père des orphelins qui est Dieu. Tout ce que je peux vous dire, c’est de travailler dure, de ne pas baisser les bras. Il faut continuer le combat, la réussite c’est pour les gens courageux, c’est pour les gens qui ont la force », a-t-il indiqué.

Le parrain de 14 orphelinats a promis passer dans les orphelinats, le 1er janvier 2020, pour « leur donner encore des vivres pour la fin de l’année ».

Godfrey Akpa

 

 

King Mensah a déjeuné avec 1 000 orphelins

 

Problématique d’accès aux soins de santé en zones rurales : AIMES-AFRIQUE promet des améliorations grâce à des initiatives crédibles

Bientôt 15 ans, AIMES-AFRIQUE œuvre pour l’accès aux soins de santé en zones rurales. Du 16 au 20 décembre 2019, l’organisation a organisé une conférence à Genève sur cette thématique. Au terme de la rencontre, des alternatives ont été proposées pour un accès équitable aux soins de santé.

Les zones rurales de l’Afrique subsaharienne connaissent, depuis plusieurs années, une pénurie de personnel soignant. Paradoxalement, la majorité des médecins se trouvent dans les capitales et les grandes villes régionales, alors que les zones rurales, qui représentent 60 à 80 % de la population selon les pays, restent aujourd’hui encore des déserts médicaux.

« Les petits agriculteurs, les pêcheurs, les éleveurs et les autres personnes travaillant dans les zones rurales représentent près de la moitié de l’humanité, cependant leurs droits sont souvent bafoués dans de nombreux pays. Pauvreté, déplacements de population, manque de ressources financières, manque d’eau et surtout inégalité voire inexistence d’accès à des soins de santé de qualité, ne sont que quelques-uns des problèmes auxquels ils sont confrontés régulièrement », souligne Dr Michel Kodom, Président de l’ONG AIMES-AFRIQUE.

Pour réduire cet écart dans l’accès aux soins, un droit consacré par la déclaration des droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales adopté par les Nations Unies le 17 décembre 2018, AIMES-AFRIQUE, pionnière en Afrique en matière de soins de santé en milieu rural, propose des pistes de solution.

Il s’agit, entre autres, de créer un institut de formation en santé environnementale pour soutenir la formation des leaders locaux, promouvoir l’assainissement en milieu rural à travers des projets novateurs, investir dans les soins de santé en créant un fonds mondial d’appui aux organisations de la société civile et initiatives ciblant la promotion du droit à la santé et la mise en place des infrastructures sanitaires en zones rurales, prioriser les politiques nationales de santé en zones rurales dans les actions gouvernementales.

De plus, AIMES-AFRIQUE prône la promotion des bonnes pratiques à savoir l’éducation à l’hygiène, l’hygiène de l’environnement, la promotion de la santé et la protection de l’environnement, associés à des activités socio-économiques pour atteindre l’auto-suffisance alimentaire dans les régions concernées.

« L’accès des populations rurales aux soins de santé est un enjeu de développement durable qu’il est de notre ressort en tant qu’OSC d’adresser pour soutenir les efforts de nos gouvernements afin de construire l’Afrique que nous voulons à l’horizon 2030 », a conclu Dr Kodom.

 

 

Problématique d’accès aux soins de santé en zones rurales : AIMES-AFRIQUE promet des améliorations grâce à des initiatives crédibles

 

Présidentielle 2020 : Tikpi Atchadam aux candidats déclarés

Dans son message audio rendu public lundi sur les réseaux sociaux, le président du Parti national panafricain (PNP) a dressé un tableau sombre de la situation sociopolitique et économique du pays.

L’opposant en exil dénonce la mauvaise gouvernance du régime des Gnassingbé. Il estime que le pays vit aujourd’hui les mêmes choses ayant prévalu au temps du feu Général Eyadema.

Revenant sur la prochaine élection présidentielle, Tikpi Atchadam trouve que la candidature de Faure Gnassingbé est « le nœud » du problème togolais. Le leader du PNP demande à Faure Gnassingbé de renoncer à son désir de briguer un 4em mandat au sommet de l’Etat.

Le natif de Kparatao invite les candidats déclarés à retirer leur candidature pour permettre une remobilisation du peuple, car selon lui, 2020 doit être l’année de la refondation et la seule façon de régler le problème togolais, c’est d’aller à une transition.

Tikpi Atchadam appelle également à des manifestations sur toute l’étendue du territoire à partir du 30 décembre 2019 jusqu’au renoncement de Faure.

Suivez plutôt !

 

 

Présidentielle 2020 : Tikpi Atchadam aux candidats déclarés

 

Le ministère des affaires étrangères fête Noël aux enfants du personnel

Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, Robert Dussey a distribué ce mardi 24 décembre 2019, des cadeaux aux enfants du personnel de son département, un geste comptant pour la fête de Noël.

Il s’agit d’une œuvre pérenne que le ministre togolais des Affaires étrangères, de l'Intégration africaine et des Togolais de l'extérieur, Prof Robert Dussey organise chaque année et ce, depuis 2011. Environ, 290 enfants ont obtenus des cadeaux.

L’évènement de cette année a vu la participation des personnalités du monde diplomatique, notamment l’Ambassadeur de Chine et le Consul honoraire de l’Inde, les principaux partenaires de l’initiative.

Le Directeur des Affaires administratives et financières du ministère n’a pas manqué l’occasion d’adresser les remerciements au nom du personnel, au ministre Robert Dussey et aux donateurs pour la pérennité de cette initiative qui, dit-il, a le mérite d’apporter la joie dans le cœur des enfants et dans les ménages.

 

 

Le ministère des affaires étrangères fête Noël aux enfants du personnel

 

La une des jounaux parus ce mardi 24 décembre 2019

Les journaux parus ce lundi 24 décembre 2019, à la veille de la fête de la Nativité, traitent plusieurs sujets brûlant de l’actualité du pays.

« Présidentielle de 2020 : Tikpi Atchadam invite les religieux à ‘’sauver la situation en appelant à une transition », affiche Liberté.

Le quotidien privé poursuit dans ces colonnes avec ce titre : « Mandat de réconciliation, mandat social… Dans l’attente de la prochaine escroquerie de Faure Gnassingbé ».

« Scrutin présidentiel 2020 : Une pléthore de candidatures : Est-ce une pagaille organisée par ces candidats de pacotille ou un sincère engagement d’arracher le pouvoir à Faure ? », se demande La Lanterne.

Et au confrère Le Bâtisseur d'ajouter : « 4eme candidature de Faure Gnassingbé : Pourquoi tout ce tintamarre ?»

 

 

La une des jounaux parus ce mardi 24 décembre 2019

 

15 candidats déjà pour 2020 : Sérieux challengers ou bradeurs de la lutte?

« Il faut faire la part des choses : créer un cadre de discussion, moi je n’en veux plus pour la simple raison que les ministres qui y viendront ne céderont sur rien. Vous pouvez tout dire. Peut-être, ils n’ont pas reçu d’instructions. Celui qui peut donner ces instructions, il faut aller le voir directement, discuter avec lui... ».

C´est en ces termes que s´exprimait le Professeur Komi Wolou, leader du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), il y a quelques semaines lors d´une émission. Bizarres propos venant de quelqu´un qui se dit opposant d´un régime de dictature, et qui devrait normalement avoir une stratégie pour faire pression sur le pouvoir qu´il prétend combattre, afin que ce dernier soit obligé de lâcher du lest. Mais au lieu de cela, notre professeur se plaint du fait que les émissaires du régime, pendant d´éventuelles discussions avec l´opposition, ne cèderaient rien et resteraient sur leurs positions. Si un opposant tient de tels propos fatalistes, quel est alors son rôle? Pourquoi est-il opposant? Est-on opposant qui veut, ou doit-on avoir une certaine carrrure, un certain courage, une certaine stratégie ?

Ce comportement du Professeur Komi Wolou n´est-il pas symptomatique de celui d´une certaine opposition togolaise en mal de stratégie, manquant de courage et se mélangeant surtout les pédales depuis l´éclatement de la Coaltion des 14, la C14? Cette multitude de candidatures pour des élections présidentielles de février 2020 dont le fichier électoral et les conditions d´organisation sont très loin d´être optimaux, n´est-elle pas la suite logique de ce refus par certains leaders de mener la lutte ensemble jusqu´à la victoire ?

Les évènements du 19 août 2017 avaient fait bouger les choses de façon positive et avaient permis à une opposition désemparée de se retrouver ensemble pour exercer une pression sans précédent sur le pouvoir de dictature. Acculé, le jeune dictateur avait dû parcourir les capitales ouest-africaines pour quémander un dialogue qu´il piégera lui-même. La suite, tout le monde la connaît: la peur de perdre leur supposé leadership pour certains, les querelles internes sur la meilleure stratégie ont fini par faire de la coalition des 14 un marché de dupes, qui finit par voler en éclats. Depuis, on a l´impression qu´au sein de l´opposition beaucoup semblent se complaire dans cette méthode qui consiste à caresser le méchant pouvoir de Lomé dans le sens du poil. On va même jusqu´à supplier le régime Gnassingbé d´accepter un dialogue pour qu´on parle de l´amélioration du cadre électoral. Et tout ça, sans aucune pression dans la rue. Certains semblent avoir oublié qu´un régime de dictature n´offre jamais sur un plateau d´or les instruments pour sa propre chute; d´où cette maladroite déclaration du professeur Wolou que j´ai citée plus haut.

Pire, au sein de l´opposition on semble avoir la mémoire courte en oubliant les mascarades électorales suivies de morts de 2005, 2010 et surtout la honteuse comédie de Tafa Tabiou de 2015. On se bouscule au portillon pour la prochaine mascarade de février 2020, alors que les conditions sont toujours à l´avantage de la bande à Faure Gnassingbé. Si on soustrait les candidatures de ceux qui se disent de l´opposition, mais ne le sont pas, nous comptons plus d´une demi-douzaine de candidats déclarés de l´opposition ou proches. Si nous prenons en compte le caractère bancal du fichier électoral et tous les instruments de fraude difficilement contrôlables par l´opposition, on se demande pourquoi cet engouement pour un scrutin joué d´avance. Y a-t-il d´autres intérêts en jeu pour les différents candidats que nous ignorons? Certains observateurs de la vie politique togolaise n´hésitent plus à parler de sabotage délibéré de la lutte du peuple.

Monsieur Jean-Pierre Fabre que nous avons joint au téléphone, il y a plus d´une semaine, s´étonnait que M. Satchivi ait choisi le siège de son parti ANC pour démarrer sa grève de la faim. Pour le leader du parti orange, tout avait été clair lors de leur dernier congrès quant à la problématique de la candidature de Faure Gnassingbé en 2020; c´était niet pour la candidature du Président de fait du Togo qui est entrain de boucler son troisième mandat. Mais ce que beaucoup de Togolais ne comprennent pas, c´est le fait que la formation politique de Monsieur Fabre n´entreprenne rien pour empêcher Faure d´être candidat, mais exprime plutôt sa volonté de se présenter aux élections de février 2020.

Nous estimons qu´il y a contradiction quand on dit être contre Faure Gnassingbé comme candidat en 2020 et en même temps on ne fait rien pour l´en dissuader, mais on reste dans les starting-blocks pour les présidentielles dont tout le monde vilipende le fichier électoral et les institutions à la botte du régime. Nous déplorons ce manque de prise de position claire pour un"non à la quatrième candidature de Faure Gnassingbé en 2020" de la part d´anciens partis de la C14, comme la CDPA, le CAR, Le Parti des Togolais... et surtout l´ANC qui reste l´une des plus grandes formations politiques au Togo.

Une chose est sûre: sans avoir auparavant lutté et libéré le Togo du système Gnassingbé, les vraies valeurs démocratiques, qui ont cours autour de nous, auront de la peine à s´inscruster durablement sur la terre de nos aieux. Aucun parti politique de l´opposition n´a le droit de faire ce qu´il veut tant que notre pays reste une dictature. C´est ensemble que nous devons lutter et gagner, et si nous ne prenons garde, c´est ensemble que nous allons périr. C´est pourquoi même après trois décennies, le slogan de Tchèkpo du Professeur Gnininvi est toujours d´actualité: "Démocratie d´abord, multipartisme après." Et dans la même logique, le leader du Parti National Panafricain, Salifou Tikpi Atchadam rappelait, il y a quelques mois, le vrai sens de notre lutte: « Liberté d´abord, démocratie après... cette lutte est d´abord une lutte pour la liberté, et non une lutte pour le pouvoir… »


Samari Tchadjobo
23 décembre 2019
Hanovre, Allemagne

 

 

15 candidats déjà pour 2020 : Sérieux challengers ou bradeurs de la lutte?

 

Des journalistes s’engagent pour la promotion des produits locaux

Les Togolais n’aiment pas consommer local. Et ce ne sont pas les habitués des supermarchés de la place qui diront le contraire. C’est justement pour changer la tendance et inciter les populations togolaises à consommer les produits « made in Togo » qu’une plateforme des médias vient d’initier un projet dénommé « Bouge avec le 228 ».

Hier lundi à Lomé, le ministre Agriculture et de la Production animale et halieutique, Noël Koutéra Bataka a lancé la plateforme. Selon les initiateurs, l’objectif c’est surtout d'encourager les entrepreneurs agroalimentaires togolais à mettre sur les marchés des produits de qualité. Il s'agit également d’inciter les populations à la consommation locale.

D'après cette plateforme des médias qui sont d’ailleurs partenaires du ministère de l'Agriculture, de la Production animale et halieutique (MAPAH), il est primordial de soutenir les entrepreneurs, vu qu'ils constituent un maillon clé du développement économique du pays.

« Il va de soi que l’avenir de l’agriculture togolaise réside dans le monde entrepreneurial agricole. Mais après l’échec de la campagne ‘’Consommer produits togolais’’ des années 1980 et la réticence de la majeure partie des Togolais à se tourner définitivement vers les produits locaux et les apprécier à leur juste valeur, nous trouvons nécessaire que les hommes et femmes des médias que nous sommes, ne peuvent pas rester en marge de cette lutte pour la consommation des produits togolais. Mieux, nous devons créer le débat, le nourrir et même initier des projets pour aider nos frères et sœurs les entrepreneurs agricoles à réussir ce pari ô combien élogieux », a déclaré Koffi Telli, Coordonnateur national de la plateforme, et Directeur du site d’informations Global Actu.

Par des initiatives ingénieuses et authentiques, ces confrères journalistes comptent aller au-delà des encouragements pour rappeler aux Togolais que la consommation des produits locaux est une nécessité.

Notons que le lancement du projet « Bouge avec le 228 » a vu la présence de Loïc Lawson, président de l’Union de la presse francophone branche Togo (UPF-Togo), des entrepreneurs, des leaders d’opinion et des acteurs engagés pour une véritable consommation des produits locaux.

Godfrey Akpa

 

 

Des journalistes s’engagent pour la promotion des produits locaux

 

Grogne des pêcheurs au nouveau port de pêche

Au nouveau port de pêche, inauguré tout récemment à Gbétsogbé, les pêcheurs dénoncent le paiement journalier d’un ticket de 100 FCFA avant d’aller en mer. Ils menacent…

Nouvelle infrastructure. Nouvelle méthode. A Harbour, c’est-à-dire, sur l’ancien site, seules les femmes mareyeuses payaient un ticket avant d’y avoir accès. A Gbétsopé, les pêcheurs aussi sont soumis à la même règle, créant de la frustration ajoutée à la colère.

« Pourquoi doit-on soumettre les pêcheurs au payement de taxe ? », se demande Richard au micro de lalettreagricole.com. « A Accra, au Bénin et sur la côte, les hommes ne paient pas de taxe avant d’entrer au port », rappelle-t-il révolté.

Richard va loin et crie : « Nous allons protester contre ces taxes en décrétant des journées sans pêche. Les pirogues resteront immobilisés à l’embarcadère ».

Prosper, lui, décrit une autre réalité à laquelle ils font face : « Il arrive que les tickets se perdent à la sortie. Si ces situations arrivent on doit encore payer un autre ticket. Il y a de ces désagréments qui surviennent et qui gâchent votre journée ». Ce pêcheur enchaîne en pointant du doigt l’opacité qui entoure la gestion des fonds récoltés.

Richard, très prolixe sur le sujet, donne l’impression d’être le porte-parole des autres. Selon lui, un autre problème se pose avec le nouveau port. En effet, il y relève certaines défaillances qui, précise-t-il, les empêchent de travailler en toute quiétude.

« Lors des marées, on ne peut pas aller en mer. Les pirogues restent bloquées à l’embarcadère. Alors que sur l’ancien site, on n’avait pas ce problème », regrette celui qui vit uniquement de la pêche.

Bien que doté d’une capacité pouvant accueillir jusqu’à 400 pirogues, le nouveau port composé d’un bassin de mouillage, de cales de halage, de fabriques de glace, de poissonneries, etc. ne comble pas pour le moment les attentes d’une partie du monde à qui il est destiné.

A.H.

 

 

Grogne des pêcheurs au nouveau port de pêche

 

Guillaume Soro : "Tout ce dilatoire est la résultante de la décision de M. Alassane Ouattara de faire un 3e mandat"

Empêché de faire un retour sur sa terre natale, l'ancien président de l'Assemblée nationale de la Côte d'Ivoire, Guillaume Soro Kigbafori a dénoncé le triste spectacle offert par les autorités ivoiriennes au monde entier. A travers cette déclaration, il lance un appel à ses militants et aux autres forces du pays.

Déclaration de Soro Guillaume Kigbafori :

" Chers Tous,

la journée du 23 décembre 2019 demeurera dans ma mémoire un bien triste et douloureux souvenir. La brutalité de la répression qui s’est abattue sur les adhérents de GPS et de tous les Partis politiques et mouvements politiques proches ainsi que des citoyens innocents est inacceptable.

Les instances de #GPS, des Partis et Mouvements politiques doivent monter au créneau.

Avant d’aller plus loin dans mon propos j’adresse mes encouragements aux innocents et collaborateurs qui ont été arrêtés: seul crime, accueillir le candidat déclaré à la Présidentielle d’Octobre 2020.

Déjà en Septembre 2019 suite aux révélations d’un sondage qui établissait mon avance en cas de la tenue l’élection présidentielle la décision avait été prise de m’écarter de la course.

En réalité, tout ce dilatoire est la résultante de la décision de M. Alassane Ouattara de faire un 3e mandat. Et se prévaudrait du soutien de la France.

Pour autant nous ne l’accepterons pas.

Pour revenir à la sinistre journée du 23 décembre 2019, Il est à noter que nous avons tenu à ce que notre retour au pays natal se fasse dans le strict respect des lois.

L’autorisation d’atterrissage a été dûment obtenue. Rien ne s’opposait donc à ce voyage du citoyen-candidat déclaré à la présidentielle "

 

 

Guillaume Soro : "Tout ce dilatoire est la résultante de la décision de M. Alassane Ouattara de faire un 3e mandat"

Une femme arrêtée pour trafic de faux billet à Lomé

La Police a procédé ce mardi à l’arrestation d’une femme trouvée en possession de faux billets de banque, à Gbossimé (Lomé), dans le marché aux moutons.

La dame, rapporte kpatimanews, est venue acheter des moutons. Les vendeurs se sont rendus compte que la dame avait à sa possession de faux billets dont le montant n'a pas été révélé.

Alertée, la Police ne s'est pas fait prier avant d'arriver sur les lieux. La femme sera mise aux arrêts quelques minutes plus tard, puis conduite dans un commissariat pour de probables enquêtes.

Trafic de faux billets de banque, certes, on en rencontre souvent, mais c’est le lieu encore une fois de rappeler aux populations que nous sommes en périodes des fêtes de fin d’année.

Il est donc nécessaire de doubler de vigilance pour ne pas tomber dans le piège des individus véreux qui s'adonnent à tout genre d'activités ces moments-ci, pour se faire des sous.

 

 

Une femme arrêtée pour trafic de faux billet à Lomé

 

Mgr Kpodzro à l’opposition togolaise : « Si vous allez en rangs dispersés à ce scrutin, vous allez échouer »

L’Archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro fête ses 60 ans de sacerdoce. Dimanche dernier à Brother Home, il a célébré avec Mgr Denis Amuzu-Dzakpah une messe d’action pour marquer cet anniversaire.

La célébration de ces 60 ans de vie sacerdotale de l’ancien Président du Haut Conseil de la République (Parlement de la Transition) a vu la présence d’un public hétéroclite composé notamment des diverses autorités morales et politiques, des fidèles catholiques, des femmes victimes des incendies des marchés du Togo de 2013.

Après la lecture des textes liturgiques du jour et la proclamation de l’Evangile de Saint Matthieu tiré du chapitre premier, le père évêque a essentiellement consacré son homélie au récit douloureux mais passionnant de sa vie de pasteur ! Un parcours riche de divers événements malheureux qu’heureux. Des vicissitudes qui amènent Mgr Kpodzro à affirmer sans détour : «Tout est dans l’accomplissement de la volonté de Dieu».

L’Archevêque émérite dont l’engagement dans la lutte pour l’alternance n’est plus à démontrer, n’a pas manqué, dans son homélie, d’adresser quelques messages aux Togolais et aux leaders politiques qui se préparent pour scrutin présidentiel en vue.

L’homme de Dieu n’a pas changé de langage, au contraire, il a plutôt insisté sur la nécessité d’une candidature unique de l’opposition à la prochaine échéance électorale. Selon lui, le salut du peuple togolais dépend uniquement et seulement de cette candidature unique.

« L’alternance passera par la candidature unique de l’opposition. Si vous allez en rangs dispersés à ce scrutin, vous allez échouer. Oubliez vos egos », a-t-il martelé !

Parmi les politiques présents à cette messe, on peut citer Dr Agbéyomé Kodjo, Soter-Caius Dovi, Kafui Adjamagbo-Johnson, S. Targone, Fulbert Attisso, Dr James Amaglo.

Rappelons que Mgr Kpodzro a récemment lancé une opération de collecte de 7 milliards pour soutenir un candidat unique de l’opposition. Mais pour l’heure, le nom de ce mystérieux candidat n’est pas encore connu.

 

 

Mgr Kpodzro à l’opposition togolaise : « Si vous allez en rangs dispersés à ce scrutin, vous allez échouer »

 

Noël : Le message de Faure Gnasssingbe aux Togolais

Mardi 24 décembre 2019. Le chef de l’Etat Faure Gnassingbe a adressé ses vœux de Noël au peuple togolais.

« Joyeux Noël à tous nos concitoyens de la communauté chrétienne et à nos enfants », a écrit Faure Gnassingbe dans un tweet.

Il a poursuivi : « Je souhaite à tous de passer de très bons moments de joie dans la paix, le partage, la solidarité et le don de soi ».

Pour le moment, la seule question que l’on se pose encore est de savoir si les Togolais ont-ils la tête à la fête, dans un contexte fait de crises sociopolitiques caractérisée par la morosité des activités.

 

 

Noël : Le message de Faure Gnasssingbe aux Togolais

 

Les députés adoptent la loi sur la recomposition de la Cour constitutionnelle

C’est à l’unanimité que, au cours de la 13è séance de la deuxième session ordinaire de l’année 2019 de la sixième législature de la IVè République, les députés ont adopté la loi organique relative à la recomposition de la Cour constitutionnelle.

La recomposition de cette institution est l’une des revendications d’une grande partie de l’opposition. En mai dernier, une réforme a été adoptée à cet effet. On trouve la représentation de la magistrature, du barreau et des enseignants de droit au sein de cet organe qui joue un grand rôle dans la proclamation des élections au Togo.

Désormais, le mandat des membres de la Cour constitutionnelle est de 6 ans renouvelable une seule fois.

Selon Christian Trimuna, le ministre des Droits de l’Homme chargé des Relations avec les Institutions de la République, « la révision constitutionnelle a rendu possible la refonte de la loi organique sur la Cour constitutionnelle en vigueur, pour permettre la désignation de nouveaux membres et rendre effective la recomposition de la Cour ».

Sous pression, Faure Gnassingbé a accepté, semble-t-il, la recomposition de cette institution. Depuis quelques jours, on connait certaines nouvelles têtes de la Cour constitutionnelle actuellement présidé par l’inamovible Aboudou Assouma.

Il s’agit des juges Sogoyou, Petchelebia et Tagbé en plus de Coulibaley, professeur de droit, doyen de la Faculté de droit de l’Université de Kara.

A.H.

 

 

Les députés adoptent la loi sur la recomposition de la Cour constitutionnelle

 

Crise au Chili : Violents affrontements entre Policiers et Manifestants à Santiago

AFP

De violents affrontements entre policiers et manifestants ont éclaté vendredi dans le centre de Santiago du Chili, selon des journalistes de l’AFP sur place, alors que le pays est secoué depuis deux mois par une profonde crise sociale.

Des incidents ont notamment éclaté aux alentours de la Plaza Italia, haut lieu de la contestation, qui avait été bouclée et occupée en grand nombre par les forces antiémeutes pour empêcher toute manifestation.

Cela n’a pas empêché plusieurs groupes de protestataires, principalement des jeunes, de tenter d’accéder à la place, la police ripostant à coups de jets d’eau et de gaz lacrymogène.

Après une heure d’affrontements, les manifestants ont renversé les barrières métalliques qui bloquaient l’accès à la place et ont débordé les forces de l’ordre, qui ont dû se replier vers les rues avoisinantes.

Un autre groupe de manifestants a marché vers le palais gouvernemental de La Moneda, où ils ont lancé des pierres sur la police qui les a dispersés à l’aide de gaz lacrymogène.

Le mouvement de contestation sociale qui secoue le Chili depuis le 18 octobre est le plus grave depuis le retour de la démocratie en 1990. Il a fait 24 morts et des milliers de blessés.

Une hausse du prix du ticket de métro dans la capitale a été le détonateur de cette fronde sociale inédite contre le gouvernement du président Sebastian Piñera. Malgré la suspension de la mesure, le mouvement s’est amplifié, nourri par le ressentiment face aux inégalités sociales.

Source : AFP

 

 

Crise au Chili : Violents affrontements entre Policiers et Manifestants à Santiago

 

Aéronautique : Démission du PDG de Boeing Dennis Muilenburg

AFP
Démission du PDG de Boeing Dennis Muilenburg
L’ex-PDG de Boeing Dennis Muilenburg | AFP

Le patron exécutif de Boeing, Dennis Muilenburg, en difficulté depuis des mois en raison de la crise du 737 MAX, a démissionné, a annoncé lundi l’avionneur américain, estimant qu’un changement à la direction est indispensable pour restaurer la confiance dans le groupe.

Les fonctions de M. Muilenburg avaient déjà été réduites en octobre. Celui-ci avait en effet perdu son titre de président du conseil d’administration au profit de David Calhoun, un directeur indépendant.

C’est précisément ce dernier qui le remplacera à partir du 13 janvier, a détaillé Boeing.

«Le directeur financier de Boeing, Greg Smith, exercera les fonctions de directeur général par intérim pendant la brève période de transition», a ajouté le groupe.

«Le conseil d’administration a décidé qu’un changement de direction était nécessaire pour restaurer la confiance dans la société alors qu’elle s’efforce de rétablir les liens avec les autorités de réglementation, les clients et toutes les autres parties prenantes», a commenté Boeing.

Deux accidents de son avion vedette, le 737 MAX, en moins de cinq mois ont plongé Boeing dans la plus grave crise de son histoire.

Dans une décision inédite pour un avion moderne, toute la flotte des 737 MAX est interdite de vol depuis le 13 mars.

Les différentes enquêtes techniques et administratives ont mis en lumière de nombreux dysfonctionnements notamment dans le processus de certification du 737 MAX.

Jusqu’à présent, Dennis Muilenburg s’était refusé à démissionner, affirmant qu’il était de son devoir de surmonter la crise.

Mais neuf mois après l’interdiction de vol, les autorités de sécurité aérienne n’ont toujours pas donné leur feu vert à la remise en service de l’appareil.

La semaine dernière, le groupe a dû se résigner à arrêter la production du MAX à partir de janvier, faute de savoir quand les livraisons pourraient reprendre.

«Sous la nouvelle direction, Boeing fonctionnera avec un engagement renouvelé de transparence totale, y compris une communication efficace et proactive avec la FAA [le régulateur américain], d’autres régulateurs mondiaux et ses clients», a également estimé Boeing.

L’avionneur fait valoir que David Calhoun possède «une grande expérience de l’industrie» aéronautique ainsi qu’une solide expérience en tant que patron.

«Je crois fermement en l’avenir de Boeing et du 737 MAX. Je suis honoré de diriger cette grande entreprise et les 150 000 employés dévoués qui travaillent dur pour créer l’avenir de l’aviation», a commenté le futur patron cité dans le communiqué.

À la Bourse, l’annonce a été bien accueillie, le titre Boeing bondissant de 3,6% peu après à l’ouverture.

Source : AFP

 

 

Aéronautique : Démission du PDG de Boeing Dennis Muilenburg

 

Incendies persistants en Australie : Sydney étouffe, au moins 30 000 Km carrés ravagés par les feux

AFP

Au moins 30 000 kilomètres carrés, l’équivalent de la superficie de l’île de Vancouver, ont été détruits depuis septembre par les flammes en Australie, et la région de Sydney se battait toujours samedi contre des sinistres qui ne font qu’empirer.

La côte orientale de l’Australie étouffe sous une vague de chaleur accablante, venue de l’ouest et qui a allumé des centaines d’incendies sur son chemin.

Sydney, la plus grande ville du pays avec ses 5,2 millions d’habitants, est asphyxiée par la fumée des incendies qui brûlent au nord, au sud et à l’ouest de la ville. Certains ne sont qu’à environ 130 kilomètres de la métropole.

Les conditions autour de la ville sont « catastrophiques, ce qui signifie que n’importe quel feu actif peut rapidement devenir très dangereux », a prévenu la première ministre de la Nouvelle-Galles-du-Sud, Gladys Berejiklian.

« Aujourd’hui a été une journée affreuse », a constaté samedi après-midi le commissaire aux incendies de la Nouvelle-Galles-du-Sud, Shane Fitzsimmons.

« Nous ne viendrons pas à bout de ces feux tant que nous n’aurons pas de véritables pluies », a déclaré Shane Fitzsimmons, commissaire aux incendies de la Nouvelle-Galles-du-Sud.

Quelque 3000 pompiers se battent face à un vent devant changer de direction, annonciateur de « conditions dangereuses, difficiles et instables », a poursuivi le responsable.

Les températures pourraient monter jusqu’à 47 °C dans certaines parties de l’État.

Plus de 460 000 hectares ont été ravagés par les flammes au nord de Sydney. Celles-ci ont encore repris de la vigueur samedi, tout comme de multiples autres foyers dans la région des Blue Mountains, à l’ouest de la ville, où un nombre indéterminé de propriétés ont été détruites.

Dix personnes ont péri à ce jour dans le pays à cause des incendies.

L’Australie a l’habitude d’être touchée par des incendies de brousse tous les ans, mais la précocité et la violence des sinistres cette année, accompagnées de températures records, n’ont fait qu’accroître les inquiétudes quant au réchauffement climatique.

Des habitants de la petite ville de Bargo, à une centaine de kilomètres au sud-est de Sydney, ont été évacués en raison de l’avancée du feu. Pas moins de 185 000 hectares ont été détruits jeudi dans la région.

« C’est horrible, c’est décourageant de conduire dans le secteur. On se sent assez isolé avec les barrages sur les routes. Nos proches ne peuvent pas venir nous voir », explique Corey Cartes, un résident de cette ville d’environ 4000 habitants.

M. Cartes a reçu l’ordre de quitter la région il y a deux jours, mais il est resté pour tenter de protéger sa propriété. L’incendie s’est approché tout près et a brûlé presque entièrement sa clôture.

« Tout le monde propose son aide, mais il n’y a rien qu’on puisse faire, juste rester loin du danger et espérer que les pompiers pourront faire leur boulot », poursuit-il.

En Australie-Méridionale, un autre État terrassé par la vague de chaleur, 1500 pompiers ont combattu les flammes qui ont détruit plus de 40 000 hectares. Deux personnes ont péri ces deux derniers jours, et des dizaines de pompiers et d’habitants ont dû être traités pour différentes blessures ou pour avoir inhalé de la fumée.

Canicule et fumées toxiques

Les équipes de secours sont également sur le qui-vive dans l’État de Victoria, où règnent des températures caniculaires.

Les autorités médicales ont parlé d’un « état d’urgence en matière de santé publique » en raison des fumées toxiques qui étouffent Sydney.

« C’est pour ainsi dire l’ensemble des habitants de la Nouvelle-Galles-du-Sud qui est confronté à des émanations prolongées de fumées et comme nous n’avons jamais connu cela auparavant, nous ignorons ce qu’il en adviendra. Des mois, voire des années » seront nécessaires pour le savoir, a déclaré à l’AFP

Kim Loo, membre de l’ONG Docteurs pour l’environnement.

Les personnes âgées, les enfants et les gens qui travaillent à l’extérieur sont particulièrement vulnérables, a-t-il mentionné, soulignant que les services médicaux ne sont pas préparés à une telle situation.

Les hôpitaux sont débordés alors qu’ils accueillent un grand nombre de patients se plaignant d’épuisement ou de problèmes respiratoires causés par les températures caniculaires.

Len Renekov, 67 ans, un habitant de Sydney, a confié à l’AFP qu’il était inquiet de « toutes les particules de fumée dans ses poumons et son coeur ». Il portait un masque et ajoutait, philosophe : « Il y a une semaine, c’était pire. Je ne pouvais même pas voir l’Opéra [de Sydney] ».

Source : AFP

 

 

Incendies persistants en Australie : Sydney étouffe, au moins 30 000 Km carrés ravagés par les feux

Renouvellement de l’Accord-cadre sur la coopération transfrontalière Togo-Bénin

Le ministre togolais des Affaires étrangères, de l'Intégration africaine et des Togolais de l'extérieur et son homologue béninois ont signé un nouvel Accord-cadre de coopération transfrontalière ce lundi 23 décembre à Grand Popo.

Le renouvellement de l’Accord-cadre de coopération transfrontalière entre ces deux pays est soutenu par la coopération allemande. Après sa signature, Prof Robert Dussey et Aurélien Agbenonci ont signé également un mémorandum d’entente sur la sécurité, le renseignement et la protection civile.

Ledit mémorandum dans lequel un accent particulier est mis sur la libre circulation des biens et des personnes a pour objectif d’éliminer les barrières frontalières d’une part et d’autre part de renforcer l’intégration entre le Togo et le Bénin.

« L’accord-cadre de coopération transfrontalière et le mémorandum d’entente que nous avons signés aujourd’hui viennent doter les relations entre nos deux Etats de nouveaux cadres normatifs dans un temps historique où il nous faut coopérer plus pour le développement, coopérer plus pour l’intégration régionale et africaine, coopérer plus pour la sécurité et la stabilité de chacun de nos pays et de la sous-région. Plus de coopération pour le développement puisque nos deux pays ont des défis communs liés à l’émergence, plus de coopération pour l’intégration régionale et africaine puisqu’une Afrique mieux intégrée ne peut qu’être crédible et audible sur la scène du monde, plus de coopération pour la sécurité, un bien public premier, dont la jouissance conditionne et favorise la réalisation du droit humain fondamental de nos populations et de nos Etats au développement », a indiqué Prof Robert Dussey.

Dans le domaine foncier, les deux pays ont signé en 2017 un Accord-cadre relatif à la gestion des ressources naturelles transfrontalières.

A.H.

 

 

Renouvellement de l’Accord-cadre sur la coopération transfrontalière Togo-Bénin

 

Concert 15 ans de carrière : Les Toofan ont enflammé Canal Olympia à Lomé

Dimanche 22 décembre, Masta Just et Barabas, duo togolais de « Toofan », ont clôturé en beauté la deuxième étape de leur top show prévu dans le cadre de la célébration de leurs 15 ans de carrière musicale. C’était à travers un méga concert live à Canal Olympia qui a regroupé un monde fou, reparti très satisfait de la soirée.

C’était l’euphorie à Canal Olympia Godopé dimanche dernier. Comme d’habitude, les Toofan n'ont pas fait les choses à moitié. Ils ont mis du boom au cœur de leurs fans qui ont massivement fait le déplacement. Comme lors du Concert VIP tenu à l’Hôtel 2 Février, 48 heures auparavant, les "Fils du vent" ont donné un spectacle de haut niveau. Ils ont refait le tour de leurs tubes cultes depuis 2004.

A la fin du spectacle live, les Toofan ont tenu à rendre hommage aux Togolais qui ont été de leur côté depuis le début de leur carrière.

« Une fierté d’être Togolais et nous remercions vraiment du fond du cœur les Togolais dans leur ensemble. Lorsque nous avions commencé, ils ont été là pour nous et nous ont toujours soutenus. Et c’est aussi grâce à eux qu’on a aujourd’hui cette renommée internationale. La mobilisation d’aujourd’hui nous va droit au cœur », a laissé entendre Masta Just du duo Toofan.

Et à Barabas d'enchaîner : « Ça a toujours été pour nous le début du commencement et c’est ce qui nous donne toujours la force de continuer et aller à l’école de la musique, d’apprendre chaque jour. On prend tout ce que Dieu nous donne de positif et on essaye d’avancer. Nous sommes très contents. Dans un futur proche, nous serons le 31 décembre au Tchad où nous attendons plus de 10 000 personnes à place de la nation. Après, nous allons entamer une tournée nationale pour sillonner toutes les grandes villes du Togo. À l’agenda, il y a aussi des Marathons, des dons aux orphelinats, beaucoup de singles. Bref en 2020, ça va beaucoup bouger du côté des Toofan, toujours avec le soutien du peuple ».

Les "Fils du vent" n’ont pas manqué de témoigner leur reconnaissance aux partenaires qui les soutiennent de manière indéfectible. Par ailleurs, ils annoncent de nombreuses actions et surprises pour cette nouvelle année qui s’annoncent.

 

 

Concert 15 ans de carrière : Les Toofan ont enflammé Canal Olympia à Lomé

Réduction des droits de douane des véhicules en 2020

Il est prévu, dans le budget 2020 adopté le 20 décembre dernier par l’Assemblée nationale, des dispositions devant permettre une réduction considérable des prix de vente des véhicules neufs et d'occasions sur toute l'étendue du territoire national.

Selon les informations, ces dispositions entrent dans le cadre de la mise en œuvre des réformes pour l’amélioration du climat des affaires au Togo. Les droits de douane sur un véhicule seront désormais de 5,3% au lieu de 53% précédemment.

Les véhicules hybrides et électriques sont exonérés de taxes. Il est également prévu l'abattement sur la valeur en douane des véhicules neufs, et cela passe à 90%.

Le but poursuivi par le gouvernement, c’est d’améliorer le niveau de vie des populations togolaises, dit-on.

 

 

Réduction des droits de douane des véhicules en 2020

 

Présidentielle de 2020 : Dr Christian SPIEKER : « Nous allons mettre en place le système parlementaire et faire du Togo un pays modèle en s’inspirant de la pratique politique allemande »

C’est en substance ce qu’a déclaré le Candidat Indépendant à la Présidentielle de 2020 au Togo : Dr Christian SPIEKER dans une interview accordée à la Rédaction de Plume Libre et de Referencetv.tg.

‘’Nous allons mettre en place le système parlementaire à la place du système semi-présidentiel. Cela veut dire qu´avec le système parlementaire il n´y aura plus d´élections présidentielles au Togo mais seulement des élections législatives comme il en est le cas dans presque tous les pays de l´Union européenne à l´exception de la France dont nous suivons le système depuis les indépendances mais qui malheureusement engendre des conflits politiques en Afrique’’, c’est ce qu’a déclaré entre autres Dr Christian SPIEKER.

A propos de ce qui a motivé sa candidature, Dr SPIEKER répond :’’Le désir de faire du Togo un pays modèle dans la sous-région en m´inspirant du système politique allemand dont la force économique et son efficacité sont incontestables en Europe comme dans le monde. Le « made in Germany » fascine toujours les gens. Alors, nous, on est historiquement proche de l´Allemagne, il faut autant en profiter pour le Togo’’.

Nous vous proposons de lire l’intégralité de son interview.

Comment se porte votre formation politique?

Je n´ai pas créé un parti politique. Donc je ne suis pas un leader de parti politique. Je n´appartiens pas non plus à un parti politique. Je suis un candidat indépendant de la diaspora, venu d´Allemagne juste pour aider mon pays avec le modèle allemand que je connais très bien et qui peut nous permettre de transformer le Togo en un pays modèle. Moi, j´aime toujours suivre un bon élève quand j´étais enfant pour devenir meilleur aussi. Donc le système allemand est un bon élève pour moi pour le suivre.

Le Togo s´apprête à organiser la présidentielle de 2020, après les élections législatives de 2018 et les municipales de 2019. Tout d´abord comment appréciez-vous les deux élections passées ?

Les élections législatives du 20 décembre 2018 n´ont pas répondu aux critères démocratiques, d´autant plus que les grands partis de l´opposition les ont boycottées. Pour cette raison les lois que les députés issus de ces élections votent sont des lois partisanes, taillées sur mesure pour le parti au pouvoir car elles ne prennent pas en compte l´aspiration du peuple togolais mais uniquement de ce que le parti au pouvoir souhaite.

Les élections communales organisées le 30 juin 2019 aussi ne sont pas transparentes non plus, vu les résultats écrasants du parti au pouvoir. En plus il y avait un taux d´abstention des électeurs de l´opposition très élevé car ils ne se sont pas rendus aux urnes pour voter. Ils ne croient plus à une élection transparente au Togo.

Pour la présidentielle de 2020 dont la date est fixée au 22 février 2020, cette date n´est pas bonne et son report est vivement souhaitable car aucune des trois conditions exigées par l´opposition pour la transparence (refonte du fichier électoral, recomposition de la CENI et recomposition de la Cour constitutionnelle) n´a été prise en compte. Aller aux élections dans les mêmes conditions que celles des législatives et communales ne garantira pas la transparence des urnes. Pour éviter ce piège relatif à cette date, il faudrait demander le report et c´est ce que moi, j´ai fait. Pour obtenir cet report il faut nous mobiliser et faire la pression sur le gouvernement car sans pression il ne cédera pas. Il est ainsi.

Vous êtes candidat à l´élection présidentielle 2020. Qu´est-ce qui a motivé votre candidature ?

C´est l´amour pour mon pays. Le sentiment patriotique. Le désir de faire du Togo un pays modèle dans la sous-région en m´inspirant du système politique allemand dont la force économique et son efficacité sont incontestables en Europe comme dans le monde. Le « made in Germany » fascine toujours les gens. Alors, nous, on est historiquement proche de l´Allemagne, il faut autant en profiter pour le Togo.

Que proposez-vous d´autre aux Togolais ?

Je vais mettre en place le système parlementaire à la place du système semi-présidentiel. Cela veut dire qu´avec le système parlementaire il n´y aura plus d´élections présidentielles au Togo mais seulement des élections législatives comme il en est le cas dans presque tous les pays de l´Union européenne à l´exception de la France dont nous suivons le système depuis les indépendances mais qui malheureusement engendre des conflits politiques en Afrique. Ce système parlementaire préconisé nous servira de fondation solide avec des institutions indépendantes pour bâtir ensemble notre pays. Avec le système parlementaire, le parti qui gagnera les élections gouvernera seul s´il arrive à avoir la majorité requise pour gouverner, sinon il fera alliance avec un autre parti de son choix. L´avantage de ce régime parlementaire est l´économie d´argent pour l´Etat car il n´y aura plus des élections présidentielles qui coûtent très chères financièrement. Ce régime proposé va aussi contribuer à la cohésion sociale et la paix dans notre pays. En plus, il obligera les partis politiques à travailler ensemble dans le gouvernement et à l´Assemblée nationale car avec le système parlementaire, l´alliance est souvent la règle, faute de majorité requise pour gouverner seul.

Dans mon programme, j´envisage la suppression de fonction du préfet.

Les gouverneurs dans les régions seront aussi élus et non nommés par le Président de la république comme il est prévu actuellement dans le nouveau code des collectivités locales.

L´école sera réformée aussi complètement. On va créer deux voies possibles : Une voie qui mènera vers le Lycée et l´autre vers les écoles professionnelles. L´orientation commencera à partir de la classe de 6è avec cette nouvelle réforme. Ceci permettra à tous les jeunes togolais d´avoir un métier en main avec une formation professionnelle dans l´entreprise.

Pour ce qui concerne les universités publiques du Togo, leur président sera élu par leurs collègues Enseignants et le représentant des étudiants. Avec le système actuel, ils sont nommés par le Président de la république. La nomination des présidents des universités ne permet pas de défendre efficacement les intérêts des Enseignants et ceux des étudiants car ils sont obligés de faire ce que veut la personne qui les a nommés.

Face à l´extrême pauvreté qui sévit dans le pays avez-vous des remèdes ?

Nous allons chercher ces remèdes. Ils se trouvent dans les réformes que nous allons engager et qui concerneront la Constitution, les institutions, le système éducatif, le secteur de la santé et notre engagement pour la création des entreprises de transformation de nos produits agricoles et fruitiers sur place au lieu de les exporter vers l´Europe à bas prix. Ceci sera possible par mes relations que je vais tisser avec les industriels allemands en tant que président élu. Cela permettra d´embaucher massivement nos frères et sœurs qui ont des diplômes mais ne trouvent pas à faire. On va lutter aussi contre la corruption et prôner la bonne attitude. On va faciliter l´accès au crédit aux femmes pour leur commerce car nos sœurs jouent un rôle capital dans les foyers et dans notre société. Les Togolaises sont des grandes commerçantes. On va les aider encore de plus à prospérer leur commerce.

Quelles sont vos relations avec les autres leaders politiques notamment de l´opposition et du Pouvoir ?

Avec les partis de l´opposition, mes relations sont bonnes. Mais je n´ai aucune relation particulière avec tel ou tel leader de parti politique. Je n´ai que des relations de courtoisie avec tous les leaders de partis sans exception. Je peux travailler avec n´importe quel leader du parti si le cas se présentait dans le cadre d´alliance et si le programme et la vision de ce parti pour le pays ressemblaient à mon projet que je porte pour rendre le Togo rayonnant et économiquement solide. Par contre avec le parti au pouvoir (UNIR) je n´ai aucune relation car la politique de ce parti est contraire à l´intérêt général du pays et bloque aussi l´alternance, ce qui met le Togo dans une situation difficile que nous vivons depuis des décennies.

Que pensez-vous du débat sur la candidature du président sortant ?

Je l´ai dit dans ma déclaration de candidature quand la question m´a été posée en septembre 2019.

Si moi j´étais à la place du président de la République Faure Gnassingbé, je ne me représenterais plus. Donc, c´est une question personnelle et de conscience. Même si les députés de ce parti et ceux des partis qui lui sont proches à l´assemblée nationale ont modifié certains articles de la constitution qui lui permettent de se représenter, il peut penser à l´intérêt du pays et renoncer à son 4è mandat afin de préserver la paix et la cohésion sociale dans le pays.

Peut-on dire que le sujet de la candidature unique de l´opposition est dépassé ?

Si cette idée est souvent évoquée, c´est pour rendre possible l´alternance qui est difficile à réaliser au Togo. Mais je pense que le candidat unique favoriserait plutôt ce régime cinquantenaire de se maintenir au pouvoir. Mais avec cinq candidats potentiels de l´opposition qui peuvent être issus de chaque région du pays, on peut priver le président sortant des voix des électeurs dans chaque région. C´est cette stratégie que je trouve gagnante face à n´importe quel candidat du parti au pouvoir.

Les deux tours à la présidentielle est-ce une chance ou au contraire un risque ?

L´élection présidentielle avec un scrutin à deux tours est une chance si les règles de la transparence électorale sont respectées. Mais si les règles de la transparence ne sont pas respectées, cela ne changera rien. La fraude existe partout, que ce soit avec un scrutin à seul tour ou à deux tours. Ce sont les conditions d´organisation des élections qui conditionnent toute transparence. La preuve en est que le parti au pouvoir refuse de faire les réformes avant ces élections de 2020 et sans les réformes les résultats seront comme si c´était les élections avec un tour puisque le parti au pouvoir va sortir gagnant par la possibilité avérée de fraude.

Que pensez-vous du vote de certains togolais de la diaspora ?

Le vote est un droit citoyen aussi bien pour les Togolais vivant au pays comme ceux vivant à l´étranger. Malheureusement ce droit est refusé à ceux-ci. Maintenant il vient d´être accordé. Mais les conditions qui l´entourent pour avoir la carte d´électeur ne sont pas faciles à remplir : carte nationale d´identité, passeport et carte consulaire, or les deux premières pièces citées ne sont pas établies à l´étranger mais seulement au Togo. C´est pour dire que le gouvernement sait pertinemment que c´est impossible pour eux d´avoir ces pièces en un rien de temps pour cette élection fixée en février 2020 dont je demande le report car on ne peut pas organiser l´élection le 22 février et espérer une victoire pour l´opposition alors que les conditions pour une élection transparente ne sont pas réunies.

Ce qui est paradoxal, c´est que les Togolais de la diaspora aident beaucoup leurs proches au pays par l´envoi de l´argent dont le montant est souvent communiqué chaque année par le gouvernement lui-même. Mais quand il s´agit du droit de vote de ces mêmes Togolais de la diaspora, on leur refuse ce droit. On dirait que nos frères et sœurs de la diaspora n´ont que des devoirs envers leur pays mais pas des droits.

Votre message à l´endroit des Togolais de la diaspora et ceux qui sont au pays.

À Mes chers compatriotes, C´est un rendez-vous à ne pas manquer en 2020. Je leur demande du courage et de la persévérance pour arracher la victoire et permettre l´alternance car sans alternance on ne peut jamais faire de notre pays un modèle. Pour cette élection de 2020 dont les conditions de transparence ne sont pas encore réunies, il faut les exiger et demander le report de la date car si on va à cette élection dans les conditions actuelles, l´opposition va perdre.

Pour ce qui concerne mon projet que je leur présente, c´est un projet qui fera du Togo un pays modèle et rayonnant dans lequel tout le monde sera heureux demain si je suis élu président de la république. Tout est calqué sur le système allemand car ce système favorise une économie forte et une démocratie très rapprochée avec les citoyens et les représentants du peuple qui sont les députés. C´est pourquoi l´Allemagne est économiquement très forte en Europe. Copions son modèle que je connais très bien pour développer le Togo. Pour y arriver, j´ai besoin du soutien de tous les Togolais qui sont au pays et ceux de la diaspora en 2020. Ensemble, nous allons bâtir notre pays. En plus si je gagne, il n´y aura pas la chasse aux sorciers pour les dirigeants du parti au pouvoir quand ils vont se retrouver dans l´opposition. C´est le jeu de la démocratie. Je vais leur garantir la sécurité et aussi pour leurs biens acquis légalement.

Merci.

Merci.


Propos recueillis par Emmanuel Vivien TOMI de la Rédaction de Plume Libre et Referencetv.tg

 

 

Présidentielle de 2020 : Dr Christian SPIEKER : « Nous allons mettre en place le système parlementaire et faire du Togo un pays modèle en s’inspirant de la pratique politique allemande »

Les chefs traditionnels outillés sur la sécurité maritime

Les chefs traditionnels du littoral étaient en formation samedi dernier sur la sécurité maritime. Objectif : « Réfléchir sur les voies et moyens à rendre la plage de Lomé et de ses environs propres et à sécuriser la vie de tous ceux qui exercent une activité sur le littoral ».

Cette rencontre organisée par la Préfecture maritime a permis aux garants des us et coutumes du littoral d’avoir les armes nécessaires pour sensibiliser leurs populations respectives sur la notion de la sécurité maritime, l’occupation anarchique du littorale ainsi que l’état d’insalubrité engendrée par les occupants du littorale.

C’était l’occasion pour les participants de soulever certaines préoccupations de l’heure sur le sujet, notamment une sensibilisation plus vague, non seulement à l’endroit des chefs traditionnels du littorale, mais aussi à l’endroit des acteurs du monde de la pêche, des riverains et tous ceux qui interviennent dans le secteur de l’économie bleue.

Outre cette mesure, le but de cette formation est d’établir dans l’intérêt de la Préfecture maritime, un réseau de collecte d’informations sur le littoral relativement au secteur maritime. Des suggestions ont été faites à cet effet à savoir rendre opérationnel le 110, un numéro vert pour alerter les autorités en cas d’anomalies.

A l’issue des travaux, il est recommandé aux chefs traditionnels du littoral d’organiser des séances de sensibilisation de masse sur la notion de la sécurité maritime, l’entretien de la plage, avec le concours de la préfecture maritime afin de permettre aux populations d’être suffisamment outillés sur l’intérêt de la sécurité maritime.

 

 

Les chefs traditionnels outillés sur la sécurité maritime

 

King Mensah a déjeuné avec 1 000 orphelins

Dimanche à Agbodrafo, dans la préfecture des Lacs, King Papavi Mensah, le roi de la musique togolaise affectueusement surnommé « le père des enfants » a déjeuné avec des orphelins venus de quatorze orphelinats du Togo, dont il est parrain.

Placée sous le concept : « déjeuner avec 1000 orphelins », cette action sociale qui s’est déroulée à la Fondation King Mensah à Agbodrafo, n’est pas à sa première édition. Selon l’artiste togolais, l’idée c’est non seulement de célébrer la Noël avec ces enfants qui n’ont pas de parents, mais aussi de témoigner sa reconnaissance à Dieu.

« Ce n’est pas la première fois que j’organise cet évènement. Cela fait plus de 5 ans que je l’organise. C’est notre façon à nous de remercier Dieu de nous avoir accompagné du début jusqu’à la fin de l’année. Quand la fin de l’année approche comme ça, je me pose des questions. Il est vrai que nous préparons les fêtes de Noël et du nouvel an pour nos enfants dans nos différentes maisons, mais je me demande comment les orphelinats, eux, font ? Donc pour moi, c’est très important de partager ce repas avec ces enfants à la fin de l’année. C’est aussi ma façon à moi de dire merci à Dieu. C’est notre joie à nous tous. Ce n’est pas un travail personnel, c’est un travail à nous tous », a indiqué Papavi Mensah.

Tous les enfants qui ont pris part à cette festivité ont porté un T-Shirt sur lequel est écrit : « La vie m’a appris à partager parce que je sais exactement comment on se sent quand on n’a rien ». Pour King Mensah, ce message a tout son sens.

« Etant moi-même très tôt orphelin de père, je sais à peu près ce que c'est qu’être orphelin et je sais ce qui se passe dans les orphelinats. Et c’est justement la raison pour laquelle j’ai toujours voulu partager ce moment avec les enfants, particulièrement les orphelins », a précisé l’artiste.

Au cours de ce déjeuner, chaque enfant a eu droit à trois (3) repas, ce qui fait trois mille (3 000) repas offerts à ses orphelins venus de plusieurs orphelinats. Ces enfants ont également reçu des dons de vivres, des kits scolaires… Diverses activités ludiques ont meublé cet évènement, notamment des jeux, des sketchs, des danses chorégraphiques. Sur scène, certains enfants ont même démontré au roi de la musique togolaise qu’ils savent eux aussi danser et chanter.

« Quand je vois les enfants danser comme ça, quand je vois les enfants s’amuser comme ça, c’est une grande joie pour moi », a témoigné King Mensah.

En bon « père des enfants », ils n’a pas manqué de leur prodiguer des conseils utiles. « Il ne faut pas se mettre dans la tête que nous sommes orphelins donc nous ne pouvons pas réussir dans la vie. Moi-même je suis arrivé là où je suis parce que j’ai perdu mon père très jeune. La mort de mon père ne m’a pas poussé à baisser les bras. Cela m’a plutôt donné le courage à avancer. Il y a un père pour tout le monde. Il y a un père des orphelins qui est Dieu. Tout ce que je peux vous dire, c’est de travailler dure, de ne pas baisser les bras. Il faut continuer le combat, la réussite c’est pour les gens courageux, c’est pour les gens qui ont la force », a-t-il indiqué.

Le parrain de 14 orphelinats a promis passer dans les orphelinats, le 1er janvier 2020, pour « leur donner encore des vivres pour la fin de l’année ».

 

 

King Mensah a déjeuné avec 1 000 orphelins

 

L’avion de Guillaume Soro interdit d’atterrir à Abidjan

Gillaume Soro ne mettra pas les pieds aujourd'hui à Abidjan comme il est prévu dans son programme. Les autorités ivoiriennes n’ont pas voulu lui donner autorisation d’entrer dans le pays.

La foule de militants venus pour accueillir leur leader à l’aéroport reçoit actuellement des grenades lacrymogènes. L’avion de Guillaume Soro a été détourné sur Accra où il se trouve en ce moment.

Président du mouvement Génération Peuple Solidaire (GPS), Guillaume Soro doit prendre son mal en patience.

A suivre.

 

 

L’avion de Guillaume Soro interdit d’atterrir à Abidjan

 

Réunion de Paris 11-12-19 - Déclaration finale

Communiqué de Coditogo à la suite de la rencontre qui a eu lieu dans les locaux de l'Assemblée nationale française au sujet des élections présidentielles de 2020

Nous, membres des Forces démocratiques, réunis à l’Assemblée nationale française à Paris le 11 décembre 2019, sous l’égide du député Jean-Paul Lecoq, membre de la Commission des Affaires étrangères, après analyse approfondie de la situation politique togolaise, sous le prisme « Togo, 1963-2020 : la fin d’un long cycle de violences politiques ? » présentons la déclaration suivante.

Cette présente déclaration s’adresse d’abord au Gouvernement togolais, à toute la classe politique togolaise, aux autorités françaises et à la Communauté internationale. Elle prend ensuite à témoin le Peuple togolais et l’opinion internationale sur la nécessité de faire bouger les lignes au Togo. Enfin, elle vient exhorter la jeunesse et la diaspora togolaises à continuer d’œuvrer inlassablement aux côtés des Forces démocratiques pour l’alternance et la démocratie, et à opérer une rupture dès 2020 par une fin de non-recevoir aux mascarades cycliques qui ont cours au Togo en lieu et place de vraies élections qui livrent la vérité des urnes.

LES FAITS
Considérant le crime originel de 1963, un coup d’État néocolonial enlevant la vie à Sylvanus Olympio, président démocratiquement élu, renversant ainsi le gouvernement patriotique.

Considérant l’irruption de l’armée sur la scène politique le 14 avril 1967, avec à sa tête Eyadéma Gnassingbé, scène qu’elle n’a toujours pas quittée jusqu’à ce jour ; puisqu’en 2005, un quarteron d’officiers a fait allégeance au fils du père, Faure Gnassingbé, qui prit le pouvoir dans un bain de sang avec l’aide précieuse du président français d’alors, Jacques Chirac.

Considérant la dernière sortie de l’un des chantres bien connus de la Françafrique, Robert Bourgi, nous rappelant en ces termes : « c’est la France qui choisit les dirigeants africains francophones ! ».
Considérant les accords secrets imposés aux anciennes colonies françaises d’Afrique dont le Togo, nous conduisant à cette stratégie cyclique de la Françafrique, à savoir, mascarade électorale –contestation populaire – pseudo-dialogue – gouvernement d’union nationale…, et qui fait du Togo le cercueil des droits humains.
Il va sans dire qu’au Togo le statu quo n’est plus acceptable et il est urgent qu’un changement de régime soit en 2020 ! Aucune explication au monde ne saurait justifier que l’on continue à maintenir le peuple togolais dans ces chaînes d’un « esclavage » désuet au 21ème siècle ; et ce pour des intérêts égoïstes et étrangers !

LA RÉSISTANCE
Nonobstant la nouvelle constitution votée en mai 2019 par « un Parlement » unicolore et illégitime sur le plan de l’éthique judiciaire inacceptable.

Considérant que les réformes tant attendues des institutions de la République font plus l’objet d’effet d’annonces et de communication et deviennent très vite des réformettes en lieu et place des vraies réformes en profondeur, durables et impartiales.

Considérant que les vrais enjeux d’une élection présidentielle, c’est de garantir les libertés fondamentales, dont la liberté de penser, la liberté d’expression, la liberté de choisir ses propres dirigeants c’est-à-dire le choix de son environnement social, économique, et politique.

Vu les moyens colossaux déployés par le pouvoir en place dans le financement de la campagne de l’élection présidentielle, l’achat des consciences, et ce, dans les conditions de vérifications inexistantes, l’argent sans limites dépensé dans les campagnes électorales posant de réelles questions d’égalité et d’équité des candidats.

Il va sans dire que Faure Gnassingbé ne peut en aucun cas briguer un 4ème mandat présidentiel et son régime, étant illégitime, n’est pas logiquement habilité à organiser une quelconque élection.
De surcroît, la Cour Constitutionnelle, la Commission Électorale Nationale « Indépendante », le fichier électoral truffé de faux et incomplet, la composition biaisée des différentes Commissions Électorales Locales, la non-publication des résultats bureau de vote par bureau de vote, la transmission des procèsverbaux falsifiés, l’observation nationale et internationale verrouillée…, voilà un registre de contentieux sur lesquels le peuple togolais attend des réformes substantielles ; mais, si rien n’y est fait, c’est encore un
copier-coller des élections présidentielles précédentes, surtout celle de 2005 avec de gros risques qui se profilent à l’horizon de février 2020. 2020 sera alors un copier-décaler de 2005 avec toutes les conséquences désastreuses que l’on pourrait imaginer : instabilité et insécurité croissantes, voire le chaos.

Car la fièvre pour l’alternance et la démocratie a atteint son paroxysme dans le pays.

ÉTAT DE SIÈGE ET CRIMINALISATION CROISSANTE
Considérant le propos du ministre des Droits de l’Homme, Christian Trimua qui dit en substance « j’invite les Togolais à prendre les armes s’ils veulent une alternance au Togo », voilà une expression qui a au moins le mérite de la clarté pour faire comprendre que sous cette dictature des Gnassingbé, la voie électorale pour l’alternance politique est bloquée.

Vu que le Togo est l’un des pays les plus militarisés du monde et que dans le cadre des accords de défense franco-togolais, ce sont des instructeurs français qui forment et encadrent les militaires, les gendarmes et les policiers togolais – c’est le fameux « savoir-faire français » connu depuis le printemps arabe ; l’armée est de plus en plus infestée de mercenaires et de terroristes étrangers qui prennent le commandement des régiments à la place des officiers supérieurs togolais et provoquent la terreur partout au Togo et même au
sein de cette armée.


DECLARATION FINALE DE LA REUNION DE
PARIS LE 11 DECEMBRE 2019

Faisant le constat que nombre de villes, surtout dans le septentrion togolais, marquées comme fiefs de l’opposition, notamment celui du Parti National Panafricain (PNP), font l’objet de l’état de siège permanent ; les jeunes et tout bras valide sont devenus la cible d’une chasse à l’homme, nouvel exercice de la milice aux ordres.

Entendu que le rapport 2019 de la Ligue togolaise des Droits de l’Homme intitulé « Togo : la terreur contre le peuple » en dit long sur le drame humain que les Togolais vivent quotidiennement ; dans sa préface « AU SECOURS ! ILS FUSILLENT LES ENFANTS ! », cette organisation de défense des droits humains déclare que « l’actualité togolaise sur le plan des droits humains sous la dictature héréditaire des Gnassingbé, est une descente aux enfers pour le peuple martyr. »

Considérant que la création de la FOSEP (Force de la Sécurité des Élections Présidentielles) est une illusion dont le peuple est bien conscient et un alibi pour la France et la communauté internationale de renforcer le matériel de sécurité-répression et de faire triompher la contre-vérité des urnes ; cette innovation de la dictature togolaise est une singularité dans sa conception comme dans sa pratique.

Vu le soutien indéfectible de la communauté internationale et des milieux internationaux d’hommes d’affaires pour légitimer le régime ; en effet, la propagande du Plan National de Développement (PND), les privatisations à tout vent, le Doing Business, la 20ème session de dialogue UE-Togo au cours de laquelle l’Union européenne « a salué les efforts déployés en vue d’aboutir à une élection libre, ransparente et équitable », tout cela vise le même but, redorer l’image du Togo et préparer l’opinion nationale et internationale à accepter les résultats de la contre-vérité des urnes !

Considérant la non-fiabilité du fichier électoral dénoncée par les acteurs politiques de l’opposition et des organisations de la société civile, corroborée par les images qui ont fait le tour de la toile quand il s’est agi à Paris d’une révision d’une liste électorale inexistante de la Diaspora ; alors qu’il n’y a jamais eu de recensement de la Diaspora auparavant ! Cette révision du 29 novembre au 2 décembre dernier a été un fiasco total selon plusieurs organisations de la société civile et il n’y avait pas l’ombre d’un chat dans cette
rue d’Alfred Roll du 17ème arrondissement de Paris. Et pourtant, comme à l’accoutumée, comme pour le « tristement célèbre » Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE), une liste d’électeurs fabriqués pour nos Ambassades sortira du chapeau de nos prestidigitateurs de la Commission Nationale Électorale.

Il va sans dire que les dernières opérations cosmétiques de lifting des institutions, effectuées maintenant aux pas de charge, ne suffiront pas à faire des élections prochaines un rendez-vous paisible, de fêtes, de joie et d’alternance comme on pourrait le voir sous d’autres cieux non loin du Togo.

S’agissant du vote par anticipation des Forces de Sécurité, cette singularité togolaise, alors même que tout le corps électoral du Togo n’avoisine même pas celui de l’Île-de-France, c’est une fenêtre ouverte à la fraude pour s’assurer un matelas de votes favorables au dictateur. Surtout avec un dépouillement insensé des votes qui exige de mélanger ceux des Forces de Sécurité avec ceux du corps électoral restant, trois jours après.

Non au vote par anticipation de la FOSEP ! C’est purement du vol !
De l’état de siège permanent de plusieurs villes, ajouté à la chasse à l’homme sur la jeunesse, il en découle que c’est ni plus ni moins un terrorisme institutionnel qui sévit donc au Togo !
Seule la résistance populaire, basée sur l’action non violente de désobéissance civile, de non-coopération et d’insoumission généralisée, pourra redonner tout le pouvoir au Peuple togolais pour une alternative démocratique et souveraine.

QUELLES ALTERNATIVES ?
Nous croyons que l’heure est enfin venue de tourner cette longue parenthèse funeste de l’histoire de notre bien commun, le Togo.

SOUCIEUX de voir la Politique, la vraie, devenir un fonds de commerce au Togo pour toute obédience qui prétend lutter pour l’intérêt général.

FAISANT LE CONSTAT que dans une contextualisation géopolitique de la sous-région, avant les élections de Guinée Conakry et celles de Côte d’Ivoire, l’élection présidentielle au Togo, si le chronogramme restait le même, s’avèrerait être le test grandeur nature pour la politique extérieure de la France depuis 2017, qui doit nécessairement changer de braquet. Dans ce cas, de la réussite des élections crédibles, transparentes et apaisées au Togo, dépendront la suite des évènements à Conakry et à Abidjan. C’est ici que le président Macron est interpellé et prévenu devant le sentiment anti-français grandissant en Afrique francophone et surtout en Afrique de l’Ouest.

APPELLE la Communauté internationale à s’impliquer maintenant au Togo, pour l’instauration d’un véritable État de Droit que le Peuple togolais désire ardemment ; à se départir des « gentlemen agreement » qui veulent fermer les yeux sur les dérives criardes des autocrates contre services rendus, alors qu’ils commettent de nombreux crimes sur leurs paisibles populations.
RÉITÈRE notre engagement en faveur d’un État de droit au Togo et une alternative crédible qui, par l’unification des Forces démocratiques, passe par un programme de société commun et une transition qui devra nettoyer les écuries d’Augias.
FORMULE le vœu d’en finir définitivement au Togo avec la culture du crime et de la terreur pour investir la culture d’un vivre-ensemble harmonieux respectueux des valeurs fondamentales de notre République, notre bien commun, notre « DENYIGBAN préféré ».
C’est pourquoi il est dans l’intérêt de tous les Togolais que l’élection présidentielle soit reportée, le temps qu’une transition politique sans Faure Gbassingbé réunisse les conditions favorables pour un scrutin libre crédible et transparent.


Un peuple n’abdique jamais ! Tôt ou tard, il vaincra !
Fait à Paris, le 11 décembre 2019
La Réunion des Forces démocratiques


Ont pris part à cette réunion organisée en partenariat avec CODITOGO, les organisations suivantes :
- Le Rassemblement National pour la Démocratie et le Panafricanisme (RNDP)
- La Diaspora Togolaise en Allemagne (DTA)
- La Fondation Gabriel PERI
- Le Parti Communiste Français (PCF)
- La Plateforme Panafricaine

 

 

Réunion de Paris 11-12-19 - Déclaration finale

 

Arrestation de plus de 300 personnes à Lomé ce lundi

Hier lundi 23 décembre, au cours d’une opération de lutte et de prévention contre la criminalité qui a duré du matin au soir dans la capitale et dans une ville de l'intérieur, les forces de sécurité et de défense ont procédé à l’arrestation de 337 individus.

L’information a circulé comme une rumeur dans la matinée de ce lundi avant d’être confirmée dans la soirée par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile. En effet, 337 personnes ont été arrêtées pendant une opération de lutte contre la criminalité. Elle s’est déroulée à Agoè Atchanvé, Lomé, Zongo et Kpalimé.

Selon le communiqué de Yark Damehame, cette opération vise à prévenir tout acte délictueux et assurer la sécurité des populations et de leurs biens à cette fin d’année où l’insécurité semble prendre une tournure inquiétante.

Ces actions de contrôle et de perquisition ont permis, en dehors de l’interpellation, de saisir 3 fusils de fabrication artisanale, 4 sabres, 3 cartons de pétards, 153 motos sans pièces et 2 vélos.

Au domicile d’un marabout, les forces de l’ordre et de sécurité ont également trouvé un coupe-coupe, des produits en bouteille, un lot de vêtement de couleur rouge, 9 bonnets et 1 paire de rangers, entre autres.

Les personnes arrêtées ont été conduites à la Gendarmerie. Selon toujours le communiqué, elles vont être identifiées. L’enquête se poursuit, ajoute la note du ministre.


A.H.

 

 

Arrestation de plus de 300 personnes à Lomé ce lundi

 

Présidentielle 2020 : 348 électeurs seulement pour la diaspora

Le recensement comptant pour la présidentielle de 2020 a connu une faible mobilisation au niveau de la diaspora togolaise. Selon le bilan de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), seuls 348 électeurs ont été recensés durant le processus.

Lundi, l’institution en charge de l’organisation des élections au Togo a livré le bilan du processus de révision des listes électorales dans le cadre de la présidentielle de 2020. Pour le président de la CENI, les togolais vivants à l’extérieur ne sont pas habitués.

« A l’étranger, le nombre d'enregistrements est plutôt faible, parce que c'est une première opération de ce genre. Les compatriotes de la Diaspora n'ont pas l’habitude », a indiqué Ayassor Tchambakou.

Selon les chiffres de la CENI, au total 212.190 électeurs se sont enregistrées sur les listes. Les données en cours de traitement prennent fin en janvier. Le président de la CENI rappelle que le premier tour de la présidentielle est prévu pour le 22 février prochain.

Pour rappel, le parti au pouvoir, Union pour la République, n’a investi pour l’heure aucun candidat à cette élection, mais tout le connaît celui qui le sera.

Cependant, la manche de l’opposition continue d’enregistrer des candidatures et selon le quotidien « Liberté », on compte à ce jour 15 candidats en tout.

 

 

Présidentielle 2020 : 348 électeurs seulement pour la diaspora

 

Crash de Lungi : Les ayant droits des victimes assignent 3 entités en justice à Lomé

Les familles des 13 victimes du crash de Lungi intervenu le 3 juin 2007, ont saisi le Tribunal de Première Instance de Lomé ce 2 décembre pour réclamer à la Confédération africaine de football (CAF), la Fédération togolaise de football (FTF) et celle de la Sierra Leone la réparation de tous les préjudices subis...

Les ayant droits avec l’appui du cabinet de Me Martial Akakpo et associés exigent « une légitime et équitable indemnisation d’un montant de quatre-vingt-un millions huit cent trente-sept mille deux cent soixante-onze (81.837.271) Francs CFA en réparation de tous les préjudices confondus, soit au total un milliard soixante-trois millions huit cent quatre-vingt-quatre mille cinq cent vingt-trois (1.063.884.523) pour l’ensemble des treize (13) demandeurs ».

Selon la requête déposée début décembre 2019, les parties (CAF, FTF, Fédération sierra léonaise de football) « sont tenues de comparaître en personne à cette audience (fixée au 25 février 2020 à 8 heures) ou se faire représenter par un Conseil et qu’à défaut, elles s’exposent à ce qu’une décision soit rendue à leur encontre sur les seules pièces fournies par le requérant ».

13 Togolais ont trouvé la mort dans le crash de Lungi du 03 Juin 2007. Parmi eux figurent Richard Attipoé, ex-ministre des Sports, Théodore Amégnran, ancien Conseil de la Fédération togolaise de football…

A.H.

 

 

Crash de Lungi : Les ayant droits des victimes assignent 3 entités en justice à Lomé

 

Interview du Président du PDP et Candidat à la Présidentielle de 2020 :

Innocent KAGBARA : « Nous proposons aux Togolais le réalisme politique, l'humanisme, le progressisme et le pragmatisme »

Le porte-flambeau du Parti Démocratique Panafricain : PDP au scrutin présidentiel de 2020 au Togo, M. KAGBARA Innocent a bien accepté de répondre aux questions de la Rédaction de Plume Libre et de Referencetv.tg.

Dans cette interview, Innocent KAGBARA déclare entre autres : « Notre candidature en 2020 est d'abord motivée par notre jeunesse et l'espoir de changement que nous incarnerons dans le temps. Elle est motivée par le programme de société (offre politique) que nous proposons aux populations togolaises. Ce programme de société s'inscrit durablement dans les idéaux que nous incarnons au PDP à savoir l'humanisme, le pragmatisme, le réalisme et le progressisme. Notre candidature est également motivée par une vision solidaire du Togo que nous souhaitons construire ensemble. Et pour réaliser cette vision nous pensons que le temps sera notre meilleur allié et les plus septiques nous donneront raison dans 10 ans. Enfin notre candidature est motivée par la conviction que le centrisme triomphera au Togo.

Et à la question de la nouveauté du PDP aux Togolais, le Candidat KAGBARA Innocent répond : «Nous proposons aux Togolais le réalisme politique et le pragmatisme. Nous faisons au PDP la politique de nos moyens et tenons un discours franc, concis et précis à nos militants et sympathisants qui à leur tour relayeront l'idéologie aux populations ».

Lisez plutôt toute l’interview.


Plume Libre : Comment se porte votre formation politique ?

M. KAGBARA : Le PDP se porte très bien.


Plume Libre : Le Togo s'apprête à organiser la présidentielle de 2020, après les élections législatives de 2018 et les municipales de 2019.Tout d'abord comment appréciez vous les deux élections passées ?

M. KAGBARA : Notre pays a connu deux élections en deux ans notamment les législatives de 2018 et les élections communales de cette année.

Les résultats sortis de ces deux élections n'ont souffert d'aucunes contestations. Nous sommes sortis avec un député à Dankpen et huit conseillers dont un adjoint au maire à Notsè.

Je tiens sincèrement à tirer mon chapeau à l'ensemble des acteurs pour l'organisation de ces deux élections.

Au départ ce n'était pas gagné puisque ces deux élections ont été organisées sur fonds propres. Au final, tout s'est bien passé et nous en félicitons et saluons le courage du gouvernement togolais.


Plume Libre : Vous êtes candidat à l'élection présidentielle 2020.Qu'est ce qui a motivé votre candidature ?

M. KAGBARA: Oui, nous sommes candidat à la présidentielle de 2020.

Notre candidature en 2020 est d'abord motivée par notre jeunesse et l'espoir de changement que nous incarnerons dans le temps.

Ensuite notre candidature est motivée par le programme de société ( offre politique) que nous proposons aux populations togolaises.

Ce programme de société s'inscrit durablement dans les idéaux que nous incarnons au PDP à savoir l'humanisme, le pragmatisme, le réalisme et le progressisme.

Notre candidature est également motivée par une vision solidaire du Togo que nous souhaitons construire ensemble. Et pour réaliser cette vision nous pensons que le temps sera notre meilleur allié et les plus septiques nous donneront raison dans 10 ans.

Enfin notre candidature est motivée par la conviction que le centrisme triomphera au Togo.


Plume Libre : Que proposez-vous d'autre aux Togolais ?

M. KAGBARA : Nous proposons aux Togolais le réalisme politique et le pragmatisme. Nous faisons au PDP la politique de nos moyens et tenons un discours franc, concis et précis à nos militants et sympathisants qui à leur tour relayeront l'idéologie aux populations.


Plume Libre : Face à l'extrême pauvreté qui sévit dans le pays avez vous des remèdes ?

M. KAGBARA : Le remède du Parti Démocratique Panafricain face à l'extrême pauvreté dans le pays est la redistribution équitable des richesses pour que toutes les filles et tous les fils du pays puissent vivre décemment.

Et le programme de société de notre parti développe un chapitre entier pour enrayer véritablement ce fléau.


Plume Libre : Quelle sont vos relations avec les autres leaders politiques notamment de l'opposition et du pouvoir ?

M. KAGBARA : Le PDP entretient de bonnes relations avec tous les partis politiques quelle que soit leur obédience.

Pourquoi aurions-nous des rapports conflictuels avec un pouvoir s'il est disposé à nous écouter ?

Et avec nos collègues de l’opposition, nous échangeons dans le respect mutuel.

Si nous voulons vraiment construire notre pays, je crois que nous devons tous apporter chacun à notre niveau notre modeste contribution à l'édification de la nation.

Dans cette optique, nous entretenons de très bonnes relations avec tous les partis politiques.

Notre souci majeur est de parvenir à une alternance dans notre pays et nous partis politiques de l'opposition devront nous départir de discours alarmistes et opportunistes.


Plume Libre : Que pensez-vous du débat sur la candidature du président sortant?

M. KAGBARA : Le débat sur la candidature du président Faure Gnassingbé ne relève pas de notre compétence. Faure Gnassingbé est président d'un parti politique et nous estimons que seuls les militants de son parti UNIR peuvent se prononcer valablement sur sa candidature.

Maintenant si vous me demandez s'il a le droit de se présenter à la présidentielle de 2020, je vous dirai "oui" puisque aucun article de la constitution de notre pays ne l'interdit.Dire le contraire aux populations alors qu'on sait très bien que Faure sera bel et bien candidat, c' est faite preuve de non-réalisme, de naïveté ,de démagogie,et de fourberie politique.

Nous devons utiliser notre temps sur le terrain pour arracher l'alternance que de tromper les populations comme d'habitude et dire qu'on nous a volé pour expliquer notre manque de vision et de stratégie .

Nous luttons pour le dégagisme d'une certaine classe politique , il est temps de faire la politique autrement .

Plume Libre : Peut-on dire que le sujet de la candidature unique de l'opposition est dépassé ?

M. KAGBARA : Sur cette question nous avons exprimer notre point de vue et notre position est largement partagée par le groupe parlementaire NET-PDP dont nous faisons partie.

Le groupe NET-PDP a lutté et obtenu les réformes avec une élection à deux tours.

Nous estimons que tout parti politique qui a une ambition dans ce pays devrait participer à la présidentielle.

Si au deuxième tour, le schéma est favorable à l'opposition, notre parti s'alignera derrière le candidat de l'opposition le mieux placé et ceci après des discussions et des négociations constructives.

Autrement dit, la candidature unique de l'opposition dans le débat actuel est un faux débat.


Plume Libre : Les deux tours à la présidentielle est-ce une chance ou au contraire un risque ?

M. KAGBARA : Nous pensons que c'est une chance, avec les deux tours, il y aura une vraie redistribution des cartes, chaque parti connaîtra sa place sur l'échiquier politique.


Plume Libre : Que pensez-vous du vote de certains togolais de la diaspora?

M. KAGBARA : Le vote de la diaspora est un acquis. Cela faisait parti des revendications de l'opposition depuis le 19 août 2017. Aujourd'hui, c'est chose faite.

Soyons réaliste, le principe du vote de la diaspora est déjà un acquis. Nous obtiendrons plus lors des prochaines élections.

Vous me direz qu'après l'obtention de ce vote, c'est seulement six pays qui voteront. Nous sommes d'accord mais nous disons que c'est un acquis que nous devons capitaliser pour les cinq prochaines années.


Plume Libre : Votre message à l'endroit des togolais de la diaspora et ceux qui sont au pays?

M. KAGBARA : Pour finir, je lance un vibrant appel à mes frères togolais et togolaises.

Ce changement ne peut venir que du centre, vu les antagonismes depuis trente ans de lutte non aboutie.

Obtenons ce changement dans la paix, dans la réconciliation et le désir d'appartenir à une communauté de destin.

Joyeux Noël à tous

Plume Libre : Merci Monsieur le Président.

Propos recueillis par Emmanuel Vivien TOMI et

la Rédaction de Plume Libre et Referencetv.tg

 

 

Interview du Président du PDP et Candidat à la Présidentielle de 2020 :

 

Trafic des faux médicaments en Afrique : Faure Gnassingbé dénonce un « scandale humanitaire »

Dans une tribune signée sur Jeuneafrique.com, le chef de l'Etat togolais, Faure Gnassingbé est revenu sur la problématique de la prolifération des faux médicaments en Afrique. Un scandale humanitaire, dénonce l'homme d'Etat. Pour lui, le trafic de ces médicaments est l’une des sources du financement de la criminalité internationale, notamment du terrorisme. Faure Gnassingbé relève les dangers que représentent ces produits médicaux de qualité inférieure. Il invite par ailleurs ses pairs et tous les Africains à traiter le mal à la racine tout en asséchant les filières de distribution de ces produits dangereux voire mortels. Lecture !

L’Afrique se mobilise contre le trafic de faux médicaments

Depuis des années, un drame humanitaire se déroule sous nos yeux dans l’indifférence ou, pire, dans l’ignorance de la communauté internationale ; une urgence sanitaire qui ne dit pas son nom et dont personne, ou presque, ne parle jamais. Cette catastrophe touche principalement l’Afrique : le trafic de faux médicaments.

Il est temps d’agir ! C’est une ardente obligation. D’abord parce que les victimes se comptent par centaines de milliers chaque année, et que beaucoup d’enfants sont concernés. Ensuite, parce que ce trafic ne cesse de croître, le mal progresse et s’étend partout. Une nécessité, aussi, parce que ce trafic est l’une des sources du financement de la criminalité internationale, notamment du terrorisme, qui fait de trop nombreuses victimes en Afrique mais aussi à l’échelle de la planète.

Oui, le trafic de produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés est un scandale humanitaire qui se déroule chaque jour ; il touche des millions de personnes, soit indirectement parce que ces médicaments ne soignent pas ceux qui croient se soigner, soit directement parce que les produits utilisés falsifiés tuent.

Selon les experts, environ 10 % des produits pharmaceutiques vendus dans le monde seraient falsifiés. Sur notre continent, la situation est nettement pire, puisque ce taux atteindrait 60 % dans certaines régions.

120 000 enfants en meurent chaque année

La conséquence directe de ces chiffres épouvantables est que, chaque année, plus de 120 000 enfants de moins de cinq ans en meurent. C’est un drame humain insoutenable, qui se déroule quotidiennement sous les yeux du monde entier.

Les présidents de six pays d’Afrique – de la République du Congo, du Ghana, du Niger, de l’Ouganda, du Sénégal et moi-même – avons décidé de lancer une initiative africaine pour changer la donne en Afrique.

Dans la prolongation du Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté par les Nations unies le 25 septembre 2015, nous avons décidé d’agir concrètement pour lutter contre ce trafic et assurer à nos citoyens un accès à des médicaments sûrs.

Nous nous réunirons les 17 et 18 janvier 2020 à Lomé, où je serai fier de les accueillir, pour passer à l’acte et prendre des décisions fortes.

Agir signifie que nous allons, dans le cadre d’un accord intergouvernemental qui nous engage, criminaliser le trafic de produits médicaux de qualité inférieure et falsifiés. Cela suppose de faire évoluer nos législations rapidement, de s’assurer de l’harmonisation des normes de contrôle et de mettre en place des mécanismes visant à assurer l’application rigoureuse des sanctions pénales. Enfin, nous allons également signer et ratifier la Convention Medicrime et la Convention de Palerme contre la criminalité transnationale organisée.

Traiter le mal à la racine

Il s’agit d’attaquer le mal à la racine et d’assécher les filières de distribution de ces produits dangereux voire mortels. Plus que tout, nous désirons que nos populations aient un accès aux médicaments, mais nous sommes conscients qu’il faut en parallèle éradiquer l’approvisionnement en produits médicaux falsifiés.

Savoir que des mères vont acheter des médicaments qui tueront leurs enfants est insoutenable. Savoir qu’un groupe terroriste se finance en écoulant ces produits est inadmissible. C’est pourquoi ce trafic doit être puni de sanctions pénales très sévères.

Notre détermination est sans faille et c’est la raison pour laquelle notre initiative n’est qu’un début. Nous allons tout faire pour encourager d’autres États à se joindre à cette initiative. Nous comptons sur la Fondation Brazzaville pour poursuivre ses efforts dans la lutte contre ce trafic et, entre autres, jouer un rôle de soutien et de suivi dans cette initiative.

Il s’agit aussi pour nous d’alerter les décideurs internationaux et l’opinion publique du monde entier pour prendre à bras-le-corps ce combat, d’impliquer tous les acteurs possibles, de coordonner les actions des ONG, des entreprises, des organisations internationales et des États pour que ce drame humain cesse enfin.

Par Faure Essozimna Gnassingbe,
Chef de l'Etat togolais

 

 

Trafic des faux médicaments en Afrique : Faure Gnassingbé dénonce un « scandale humanitaire »

France-Togo : un partenariat universitaire misant sur des filières d’avenir

Les partenariats universitaires entre la France et les pays africains sont une des priorités de notre coopération avec la jeunesse africaine. Le Président de la République l’a souligné dans son discours de Ouagadougou.

« L’éducation sera la priorité absolue du nouveau partenariat que je vous propose » (Emmanuel Macron, novembre 2017)

Au Togo, le partenariat entre l’Ecole Supérieure d’Informatique et de Gestion (ESIG-Global Success), à Lomé, et l’IUT de Villetaneuse, université Paris 13, en est l’une des illustrations.

L’accord qui lie les deux établissements fait bénéficier chaque année une dizaine d’étudiants stagiaires français d’un enseignement centré sur des filières d’avenir au Togo. Le programme a également permis à 7 étudiants de l’ESIG-Global Success de poursuivre leurs études en France en génie électrique et informatique industrielle à l’université Paris 13 au cours de l’année scolaire 2018-2019.

Surtout, ce partenariat montre que les échanges universitaires entre le Togo et la France ne sont pas à sens unique. Ainsi une trentaine d’étudiants français se rendra pour un trimestre à l’ESIG dès le mois d’avril. Il s’agira de la quatrième cohorte. Ils effectueront des stages dans des entreprises togolaises et enrichiront leur expérience.

Des étudiants togolais se perfectionnent en France et des étudiants français se perfectionnent au Togo. C’est cet esprit d’échange équilibré qui guide désormais les relations universitaires entre l’Afrique et la France !

L’ambassadeur de France au Togo a donc échangé avec une délégation de l’ESIG-Global Success, accompagnée du directeur de l’IUT de Villetaneuse. Il s’est félicité de ce programme d’échanges qui favorise le brassage et les complémentarités entre étudiants togolais et français.

 

 

France-Togo : un partenariat universitaire misant sur des filières d’avenir

Togo : Journée de Déification de Faure Gnassingbé

Liberté Togo
Faure Gnassingbé (d) et son valet de zélé de PM Sélom K. Klassou (c) | Photo : DR

« Le gouvernement du tyran est donc le plus injuste qui soit » (Saint Thomas d’Aquin in « De regno »)

« Quand les impies règnent, c’est une ruine pour les hommes », enseignent les Saintes Ecritures. Dans cet ordre d’idée, Saint Thomas d’Aquin, « Docteur angélique » comme on l’appelle, estime que le pouvoir ou le fait de gouverner doit être nécessairement au service du bien commun. De ce fait, il affirme que la tyrannie ou le pouvoir qui opprime est à combattre. Le Togo est le prototype de cette tyrannie que décrit Saint Thomas d’Aquin. Une monarchie tenue par une oligarchie, la minorité pilleuse, qui depuis plus de cinq décennies, non seulement fait main basse sur les ressources et richesses du pays, mais aussi brime, opprime, martyrise les populations.

Tous les rapports et études des organismes internationaux l’ont toujours démontré de manière rationnelle, les Togolais font partie des peuples les plus malheureux de la planète. Aucun sacrifice n’est trop grand quand il s’agit de la jeunesse, avait l’habitude de dire père Gnassingbé. Le fils, lui, s’est attelé à sacrifier l’avenir de cette jeunesse. Oui, la jeunesse togolaise qui constitue la relève, l’avenir du pays, est tellement engloutie dans la crevasse toujours béante du chômage qu’elle n’a d’autre choix que de fuir le Togo pour un mieux-vivre et un mieux-être ailleurs. « Les Togolais ne vont pas bien. Du tout. Beaucoup de jeunes disent avoir l’impression que ce pays refuse de créer les conditions pour leur bonheur. Et c’est désolant. Dieu nous aide», s’alarmait il y a quelques jours un acteur de la société civile.

Malheureusement, c’est au service de ce régime autocratique et héréditaire, hostile au progrès, au changement, aux valeurs de démocratie, de justice, de liberté, de vérité que se mettent certains leaders religieux. Au lieu de demander au Seigneur de toucher le cœur des gouvernants, d’imposer sa bonté dans leur cœur, d’inspirer le chef de l’Etat avec ses principes les plus élevés pour qu’il ne tombe pas dans les mains des médiocres, certaines autorités religieuses organisent à grandes pompes une journée nationale dite de reconnaissance à Dieu qui ressemble à s’y méprendre à un cérémonial à la gloire de Faure Gnassingbé.

Tout l’attirail du pouvoir s’était mobilisé pour l’occasion, avec le fils du père haut perché qui trônait au premier rang aux côtés des membres du gouvernement, la haute hiérarchie militaire, les autorités coutumières, tout ce que le pays compte de « grands » était présent à cette journée qui, semble-t-il, s’est étendue à toutes les régions. Même les manifestations officielles ne mobilisent pas autant de monde.

Les promoteurs de cette journée auraient pu faire œuvre utile en transformant la journée en une mini-réconciliation nationale en y associant les autres chapelles politiques avec des invitations formelles. L’évènement aurait plus de crédibilité aux yeux des populations. Mais visiblement, leur Dieu ne serait que pour une catégorie de Togolais et non pour tout le monde.

Une journée de reconnaissance à Dieu est en fait une initiative noble. Quoi de plus normal qu’à la fin de l’année, on puisse témoigner, exprimer sa gratitude, sa reconnaissance, dire merci à Dieu d’avoir veillé sur le pays, les dirigeants, le peuple. C’est la meilleure reconnaissance qu’on puisse témoigner envers le Créateur et le glorifier pour ses bienfaits, ses merveilles.

Mais au fil des années, l’événement semble être détourné de son objectif initial pour se muer en un business, un cérémonial de flagornerie pour le locataire de Lomé 2. Surtout que les organisateurs de cette Journée de reconnaissance à Dieu (JNRD) sont connus pour être des visiteurs du soirau palais pour, dit-on, prier en faveur du maître du céans. On se demande où est la différence. De fait, on se met au service du plus offrant. On peut tromper les hommes, on peut tromper les Togolais, mais on ne peut jamais tromper Dieu.

Médard Ametepe

Source : Liberté N°3070 du Mercredi 18 Décembre 2019

 

 

Togo : Journée de Déification de Faure Gnassingbé

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