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Togo, Piraterie maritime : Nouvelle attaque des pirates, 20 personnes kidnappées

L'Independant Express
Le navire DUKE | Photo : Maritine Traffic

Un nouveau navire a été attaqué par des pirates dans le golfe de Guinée à proximité du 04 00N 002 05E, à 130 nm au sud-est de Lomé Togo selon Maritime Security, à 8 h 00 UTC le 15 décembre, dimanche dernier donc.

Le navire n’a pas été identifié, mais selon les informations disponibles, il s’agit du pétrolier DUKE, en route de Luanda à Lomé. Un seul équipage aurait évité les pirates, les autres auraient été enlevés.

Les gestionnaires du pétrolier (pétrolier «DUKE») signalent que le contact a été perdu avec le navire aux premières heures de la matinée (15 décembre), heure locale. Le navire battant pavillon de l’île Marshal se trouvait à quelques 110 milles au sud-est de Lomé, au Togo, où il se dirigeait vers le déchargement d’une cargaison de mazout chargée à Luanda.

Il est entendu par le centre de signalement du piratage de l’IMB et le MDAT-GOG qu’il y a eu une attaque de pirate entre 7 h 00 et 8 h 00, heure locale, impliquant l’enlèvement de l’équipage, laissant un jeune marin nigérian à bord. Il reste à confirmer que cette attaque impliquait le MV DUKE qui a à son bord un équipage de 20 ressortissants indiens et un ressortissant nigérian.

Les propriétaires et les gestionnaires du MV DUKE travaillent en étroite collaboration avec les autorités locales compétentes et l’État du pavillon pour essayer d’établir un contact avec le navire et l’équipage, leur bien-être et leur sécurité étant au centre des préoccupations et des préoccupations actuelles d’après des informations parvenues à notre rédaction.

Les managers contactent les familles des membres d’équipage pour les tenir pleinement informées de la situation.

Cette nouvelle attaque aux abords des côtes togolaises est la preuve indéniable de l’insécurité qui y règne depuis des années, et que nous rappelons à la moindre occasion.

Les causes sont connues. La Guéguerre historique entre le Colonel Takougnadi (Préfet maritime) et le Ministre conseiller à la mer, Stanislas Baba que nous exposions dans nos précédentes parutions est sans doute la cause principale de cette insécurité sur nos côtes.

En outre, comme nous le disions, d’autres problèmes non diffusés minent la préfecture maritime et sont à l’origine d’incidents récurrents.

En matière de lutte contre la piraterie, le Togo est loin d’assurer une meilleure sécurité maritime aux opérateurs. L’incompétence des autorités en charge n’est plus à démontrer.

La défaillance constatée fait planer des soupçons sur les autorités togolaises qui ne semblent pas ménager des efforts professionnels pour endiguer le mal. La sécurité maritime d’après un coopérant est en panne au Togo. Sur toute la côte, il n’ y a que le Togo qui se trouve être la cible. Ce qui revient à douter de la crédibilité et la bonne foi des autorités togolaises sur la lutte. D’aucuns vont jusqu’à établir une complicité des gardiens togolais avec les pirates. Informations qui restent à confirmer.

Pourtant, promesse a été faite depuis le sommet sur la sécurité maritime et les moyens ont été engagés avec les partenaires pour lutter contre la piraterie maritime. Contre toute attente, c’est l’effet contraire que nous observons et les attaques des pirates deviennent de plus en plus fréquentes.

Les sociétés de gardiennage et les agents chargés de la sécurité sont interpellés si le gouvernement, à travers le Haut Conseil à la Mer n’est pas informé du dysfonctionnement de la sécurité maritime au Togo.

De plus amples informations seront fournies au fur et à mesure que nos investigations se poursuivent.

Eric G.

Source : independantexpress .net

 

 

Togo, Piraterie maritime : Nouvelle attaque des pirates, 20 personnes kidnappées

 

Togo, Présidentielle 2020 : Mise à contribution prématurée des militaires pour le mandat de trop de Faure Gnassingbé ?

Le Correcteur
militaires pour faure gnassingbe
La soldatesque de Faure Gnassingbé dans les rues de Lomé, Togo | Archives : DR

Il y a un peu plus d’un mois, nous faisions écho de la manière dont des Togolais ont été ramassés de nuit par un camion militaire aux environs de 21 heures à Avédji et transportés pour une destination inconnue. Certains seront libérés trois mois après. Pendant tout ce séjour dans un camp de travaux forcés sans raison, ils ne trouveront même pas d’eau pour se laver, ne serait-ce qu’une seule fois.

Aujourd’hui, il s’agit de deux compatriotes parmi tant d’autres dont la mésaventure entre les mains de nos militaires dans la nuit du 27 au 28 novembre met largement en lumière l’arbitraire et les violations systématiques des Droits de l’Homme dans le pays à quelques mois de la présidentielle de trop à laquelle cherche à se présenter coûte que coûte Faure Gnassingbé. Suivez la narration par l’une des victimes de l’événement.

« Dans la nuit du 27 au 28 novembre 2019, l’un de mes cousins dont la femme venait d’accoucher à Davié arrive chez moi. Son objectif, bénéficier de mon assistance pour enterrer le Placenta. Il arrive chez moi après lui avoir demandé de venir me trouver au bord du goudron de Togblé. De là, je l’ai pris sur ma moto à mon domicile. La cérémonie faite, il s’est ensuite lavé et nous avons pris le dîner ensemble. Vu l’heure qu’il faisait, je lui ai demandé de passer la nuit chez moi. Il m’a dit qu’il doit partir parce qu’il a garé sa voiture au rond-point de Davié et craint qu’on n’en vole des éléments ou le véhicule carrément. Il m’a alors demandé de le déposer au bord du goudron de Togblé. Ainsi il prend un transport en commun pour aller prendre la voiture à Davié.

Je l’ai pris sur ma moto et nous sommes arrivés à Alenka dans le secteur de Togblé où nous avons été arrêtés par des militaires qui nous ont demandé là où nous allons. Je lui ai répondu que c’est un cousin dont la femme a accouché et je l’ai aidé à enterrer le placenta. Je suis en train d’aller le déposer au bord du goudron pour qu’il aille chercher sa voiture. Ils nous ont demandé nos cartes, nous les avons sorties. Ensuite ils ont demandé les pièces de la moto. Je les ai sorties aussi. Ils nous ont laissés là un instant puis nous ont demandé de disposer. Un peu plus loin, on croise un autre groupe de militaires qui nous demandent nos cartes et les pièces de la moto. Nous les avons sorties puis ils nous intiment l’ordre de les mettre en poche. Ce qui a été fait. L’autre question est de savoir là où nous avons laissé les armes que nous avons prises. Nous leur avons répondu que nous n’avons pris aucune arme. Brusquement, ils nous ont tous encerclés avec des bâtons en l’air et nous demandent de nous coucher à plat ventre. Commence alors la séance de bastonnades.

Il y avait d’autres usagers de la voie publique arrêtés comme nous. Un monsieur à bord de son véhicule avec sa femme. J’ai identifié une vieille aussi. Sans ménagement, nous avons subi la foudre de ces hommes en uniforme. Là où je me trouve présentement, mes fesses sont enflées et couvertes d’hématomes. Je ne peux pas m’asseoir, mes bras sont enflés, tout mon corps endolori. Maintenant ils me demandent de courir. Je cours et ils me demandent de m’arrêter et de revenir prendre ma moto. Je reviens et le temps d’enfourcher la moto, des coups pleuvent à nouveau. Je démarre la moto et j’arrive vers les rails au niveau de Togo Grain et un autre groupe nous arrête. Je leur explique que nous venons d’être frappés par leurs collègues plus loin et ils portent eux aussi leurs bâtons sur nous. A leur niveau ils ont aussi arrêté des passants qu’ils rouaient de coups de bâtons. Le fils de mon oncle est resté au sol sous l’effet des bâtons et ne peut se relever. J’ai pris la moto et j’ai fui pour aller me cacher dans l’obscurité »

C’est aussi ça le Togo.

Nicolas S.

Source : Le Correcteur

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Mise à contribution prématurée des militaires pour le mandat de trop de Faure Gnassingbé ?

De l’illusion à la réalité : Le Togo classé 204è sur 228 pays à l’IDH du PNUD

Liberté Togo
Faure Gnassingbe echec d une doctrine
Faure Gnassingbé et l’énorme poids de l’échec de sa gouvernance sur les épaules | Infog : 27avril.com

Depuis la surprise du classement du rapport Doing business sur le Togo, plus aucune autorité publique n’a le droit de prononcer de discours sans faire allusion au « bond spectaculaire ». A commencer par le candidat non encore déclaré du RPT/UNIR. Mais lorsqu’un autre rapport, considéré plus réaliste au vu des éléments qui le fondent, vient rappeler que le Togo n’est pas vraiment ce que la Représentante de la Banque Mondiale chante, on se demande ce que donnent l’intersection de ces deux rapports d’une part, et leur union avec les rapports successifs du Fonds monétaire international (FMI) en matière de croissance inclusive au Togo d’autre part.

Le classement 2019 de l’Indice de développement humain (IDH) ne doit pas faire sourire à la présidence togolaise. Parce que deux mois ne sont pas encore passés depuis la jubilation suite au classement Doing Business de la Banque Mondiale que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) vient doucher l’élan des autorités togolaises.

Le Togo vient d’être classé 204ème sur 228 pays. Lu dans l’autre sens, le Togo fait partie des 25 pays où le développement est loin des standards. Mais quels sont les critères pris en compte pour en arriver là ?

L’Indicateur de Développement Humain, ou I.D.H. a comme objectif d’essayer de mesurer le niveau de développement des pays, sans en rester simplement à leur poids économique mesuré par le Produit intérieur brut (PIB) ou le PIB par habitant. Il intègre donc des données plus qualitatives. C’est un indicateur qui fait la synthèse (on l’appelle indicateur composite ou synthétique) de trois séries de données :

La santé / longévité (mesurées par l’espérance de vie à la naissance), qui permet de mesurer indirectement la satisfaction des besoins matériels essentiels tels que l’accès à une alimentation saine, à l’eau potable, à un logement décent, à une bonne hygiène et aux soins médicaux.

Le savoir ou niveau d’éducation. Il est mesuré par la durée moyenne de scolarisation pour les adultes de plus de 25 ans et la durée attendue de scolarisation pour les enfants d’âge scolaire. Il traduit la satisfaction des besoins immatériels tels que la capacité à participer aux prises de décision sur le lieu de travail ou dans la société.

Le niveau de vie (logarithme du revenu brut par habitant en parité de pouvoir d’achat), afin d’englober les éléments de la qualité de vie qui ne sont pas décrits par les deux premiers indices tels que la mobilité ou l’accès à la culture.

L’I.D.H. est calculé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (P.N.U.D.). Il se présente comme un nombre sans unité compris entre 0 et 1. Plus l’I.D.H. se rapproche de 1, plus le niveau de développement du pays est élevé. Le calcul de l’I.D.H. permet l’établissement d’un classement annuel des pays.

Et Faure Gnassingbé inventa son classement !

Dans une tribune publiée dans le journal panafricain « Jeune Afrique », le « plus grand réformateur en Afrique » estime que « le Togo a compris que son potentiel réside dans la capacité à s’ouvrir et à s’adapter dans un monde en pleine mutation…Aujourd’hui, grâce à ces actions, nous avons le taux de chômage le plus bas en Afrique ». Autrement dit, le rapport de la Banque Mondiale serait incomplet ! Puisqu’en plus d’être 3ème réformateur du monde et 1er en Afrique, Faure Gnassingbé apprend aux populations togolaises que le pays compte le plus bas taux de chômage du continent ! Faut-il en rire ou pleurer ? Les probables futurs licenciés de la société privatisée Togocom apprécieront. Et pourtant, un rapport du PNUD affirme qu’entre 2011 et 2015, le taux de sous-emploi a progressé, passant de 22% à 24,9% malgré une baisse du taux de chômage ; 53,5% de la population vit sous le seuil de pauvreté ; la pauvreté endémique dans le monde des agriculteurs a atteint 72,6%.

« L’homme nouveau » a poursuivi dans l’embellie. « Beaucoup de chemin a été parcouru par le peuple togolais et nous sommes déterminés à créer les conditions d’un partage de la prospérité partagée, mais nous le faisons avec méthode, engagement et détermination…Tout est désormais à notre portée pour une prospérité de tous et pour tous », a embrayé Faure. En d’autres termes, plus besoin de croire au taux de croissance du FMI sur le Togo, à court et moyen terme ; désormais, « sous le leadership éclairé » de Faure Gnassingbé, le lait et le miel sont pour très bientôt ! Car, « tout est désormais à notre portée ». Soit dit en passant, à moins que le taux de croissance actuel qui oscille entre 5,1 et 5,4% à moyen terme ne connaisse un bond spectaculaire pour atteindre au moins 7%, le Togo végètera dans les catacombes des pays pauvres sans ressources naturelles. Puisque ses ressources naturelles n’arrivent pas à atteindre 20% des recettes d’exportation à ce jour.

Godson K.

Spurce : Liberté

 

 

De l’illusion à la réalité : Le Togo classé 204è sur 228 pays à l’IDH du PNUD

 

Togo, Pascal Bodjona, la Chronique d’une symphonie inachevée : Sortir maintenant ou Disparaître à jamais !

Kpatima News
pascal bodjona togo
Pascal Bodjona | Infog : 27avril.com

Pascal A. Bodjona ! Ce nom, jadis incontournable dans la politique togolaise est en train de rentrer peu à peu dans la triste liste des gens ordinaires. La dernière apparition de cet ogre politique remonte au mois de septembre 2019 avec le somptueux mariage avec « sa chère, tendre et bien-aimée » Zaïna.

Depuis sa mise à l’écart du système Faure Gnassingbé, dont il a été l’un des architectes si ce n’est le ciment, Pascal est toujours resté à la périphérie du jeu politique togolais. Seulement, sa tentative de retour officielle dans la politique togolais par effraction au détour des locales n’a été qu’une parenthèse. Ses anciens camarades du RPT-UNIR, habitués à prendre des libertés avec le droit et le bon sens sont passés par là. Mais ce personnage, l’un des moins clivant sur la scène politique a été vu comme une alternative à Faure Gnassingbé. Oui, et pour cela, il a deux atouts. Il a le génie de pouvoir parler à tout le monde et il a une carrure d’homme d’État, même si ce second point est discutable.

Malgré tout, une partie de l’opinion croit toujours au retour au premier plan de l’ancien bras droit de Faure Gnassingbé. 2020 aiguisant les appétits, à part lui-même, qui a des ambitions aussi lourdes que son poids, beaucoup de regards se sont tournée vers. Mais le désespoir est en train de gagner les cœurs. À voir de près, Bodjona se dirige vers une retraite prématurée. Sinon c’est maintenant ou jamais

Deux retours ratés…

Pascal Bodjona a connu sa traversée du désert. Après sa sortie de prison, au-delà que quelques apparitions publiques, l’ex ministre Gros Format s’est retranché dans sa palace à Agbalépedo. Seuls quelques visiteurs du soir encore courageux et restés fidèle à lui, le visitent de temps en autre. Durant toutes ces années, l’homme de Kouméa n’aura fait aucune déclaration publique. Néanmoins il entretenait de belles et cordiales relations avec quelques leaders de l’opposition qui allaient s’entretenir régulièrement avec lui.

La crise née avec les malheureux évènements de 19 août 2017 aura le mérite de propulser à nouveau Pascal Bodjona au-devant de la scène. Et ceci grâce à son « ami » Nana Akufo-Addo. Au détour de la médiation menée dans la crise togolaise, plusieurs acteurs politiques togolais ont été consultés à plusieurs reprises aussi bien au Togo qu’à l’extérieur du pays. Parmi les personnalités qui ne sont pas directement des « crisologues » figurent l’ancien bras droit de Faure Gnassingbé. Ce dernier a été reçus au Ghana et au Togo par Nana Akuffo Ado nombre de fois.

Sa proximité avec le président ghanéen avait d’ailleurs fait couler beaucoup d’encre et de salive. A un moment donné, certains ont tenté (vainement) de le vendre comme une alternative pouvant conduire une transition démocratie après un éventuel départ de Faure Gnassingbé qui trotte à la tête du Togo depuis plus de 15 ans après 38 bouclés par son géniteur.

Selon certaines indiscrétions, Faure Gnassingbé et son ancien Directeur de cabinet dans cette période se sont discrètement rencontrés. Il se murmurait que « l’homme simple » aurait même dissuadé son ancien collaborateur de continuer à entretenir les supposées relations qu’il aurait avec le Parti national panafricain de Tikpi Atchadam et l’ensemble de la Coalition de l’opposition. Mais en bon animal politique, Pascal Akoussoulèlou Bodjona su tirer son épingle du jeu et à continuer à jouer à équilibriste, espérant que son heure allait arriver. Mais c’est compter sans les maladresses de l’opposition togolaise et l’obsession du pouvoir en place à maintenir le statu quo sans oublier le jeu clair-obscur de la CEDEAO dans la gestion de cette crise. Dans une ambiance anxiogène, le pouvoir de Faure Gnassingbé a réussi à reprendre la main grâce à son nième passage en force avec les élections législative de décembre 2018 auxquelles n’ont pris part qu’UNIR et ses alliés naturels. Ainsi, peu à peu, Bodjona a vu ses chances de revenir sur la scène politique avec cette crise politique s’étioler.

L’autre tentative de retour dans le jeu politique pour Pascal Bodjona aura été les élections locales de juin 2019. Alors qu’il espérait devenir Conseiller municipal dans la commune d’Agoè 1, il finira par voir sa liste « sagement » invalidée par les tenants de l’ordre ancien.

Sa liste « Ensemble pour le Togo, E-Togo » de Pascal Bodjona. Liste qui a été invalidée par la Cour suprême après une pantalonnade judicaire. L’ancien ministre de l’administration territoriale, avait dénoncé « des méthodes peu orthodoxes … des gens tapis dans l’ombre » pour invalider sa candidature. Pour autant, M. Bodjona n’avait pas abandonné pas son désir et sa volonté d’agir pour un Togo épanoui.

Dans un communiqué rendu, Pascal Bodjona a indiqué que son équipe a été écartée de la course aux prochaines élections locales. L’ancien ministre de Faure Gnassingbé indexe des gens tapis dans l’ombre qui ont usé des méthodes peu orthodoxes pour parvenir à cette fin. « Par des méthodes peu orthodoxes, relevant des siècles antérieurs, des gens tapis dans l’ombre ont délibérément empêché ce désir de se réaliser », désapprouve Pascal Bodjona.

« Je voudrais les rassurer que je reste toujours mu par ce désir et cette volonté de servir et d’aider toute initiative visant à garantir l’épanouissement effectif de chaque togolaise et chaque togolais, même si cette possibilité de participer à ces élections m’a été arrachée de force par des artifices ubuesques et manifestement vils qui souillent l’image de notre cher pays », disait-il.

Dans sa note, M. Bodjona se dit convaincu que « c’est ensemble et par l’œuvre de chacune et de chacun des togolais que nous pourrons bâtir un Togo uni et prospère ».

C’est maintenant ou jamais…

Quoiqu’on dise, une partie de l’opinion a toujours vu en Bodjona un ticket gagnant pour prendre la succession de Faure Gnassingbé. De toute façon et à quelque exception, il fera l’unanimité au sein de l’opposition traditionnelle avec qui, il a toujours entretenu de bonnes relations.

Seulement, il est évident que l’ancien Directeur de cabinet de Faure Gnassingbé a raté d’innombrables occasions pour revenir dans le jeu. Il était attendu sur beaucoup de débats. Malheureusement les calculs politiciens auront eu raison de lui. Peut-être par peur de représailles (celui-ci ayant toujours une affaire somnolente au niveau de la justice que Faure utilise pour le chanter) ou carrément par choix personnel.

Dans l’opinion aussi et surtout au niveau des partisans de l’opposition, on voit Pascal Akoussoulèlou Bodjona désomais comme un opportuniste qui voudra à un moment donné profiter du fruit de la lutte des uns et des autres. Il lui est aussi reprocher sa position ambiguë après le rejet de sa liste lors des locales. « Quand on subit une injustice aussi flagrante comme cela, on ne se contente pas de faire de la littérature avec de bons mots pour dénoncer mais on agit en conséquence. Aussi on ne sait pas vraiment dans quel camp Pascal Bodjona se situe aujourd’hui. Si vous prenez quelqu’un comme François Boko, il ne rate pas d’accession pour prendre position sur les dérives du régime et on sait clairement sa position », évoque un analyste politique. Ce dernier prédit une retraite prématurée pour le ministre gros format avec la configuration actuelle de la classe politique et les prévisions pour l’élection présidentielle de 2020. « Je suis convaincu que c’est l’occasion en or pour le ministre Bodjona de se positionner clairement pour donner une idée claire aux gens. S’il ne le fait pas, quels que soient les résultats en 2020, il y a de forte chance pour que ce dernier disparaisse totalement du jeu. D’ailleurs personne n’évoque même plus son nom et on ne le voit pas rebondir de si-tôt. S’il s’enferme dans son mutisme, il a tout à perdre », ajoute-t-il.

Va-t-il sortir de son mutisme pour, ne serait-ce soutenir un candidat ? L’avenir nous réserve beaucoup de surprises surtout que le premier tour de la présidentielle de 2020 est annoncée sur le 22 février.

Source : Kpatimanews.com

 

 

Togo, Pascal Bodjona, la Chronique d’une symphonie inachevée : Sortir maintenant ou Disparaître à jamais !

 

Togo : Recomposition de la Cour Constitutionnelle, Qui veut tromper qui ?

Fraternité
L'éternel président de la Cour constitutionnelle du Togo, le sieur Aboudou Assouma
L’éternel président de la Cour constitutionnelle du Togo, le sieur Aboudou Assouma | Photo : DR

Au terme d’une rencontre tenue le vendredi 13 décembre dernier avec les Présidents des Institutions de la République, le Chef de l’Etat a ordonné la recomposition de la Cour Constitutionnelle, institution chargée notamment de la proclamation des résultats définitifs des élections au Togo. Une décision pour, dit-on, pour se conformer aux recommandations de la feuille de route de la CEDEAO. Cette décision loin d’être de gré de la part du chef de l’Etat aurait été plutôt activée, selon certaines sources, par les dernières évolutions diplomatiques. Et sans compter avec la loi fondamentale tissue le 08 Mai.

« A l’issue des échanges, le Président de la République a instruit le Gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour le renouvellement de la Cour Constitutionnelle, conformément aux réformes constitutionnelles et institutionnelles du 15 mai 2019 en attendant la mise en place du Sénat et la désignation, par cette institution, des membres restants », renseigne un communiqué du gouvernement en date du vendredi 13 décembre dernier. Ceci, au terme d’une rencontre entre tenue Faure Gnassingbé et les présidents des institutions pour faire le point de l’avancement du processus électoral. Ainsi, à deux mois de la présidentielle prévue pour le 22 février 2020, le Chef de l’Etat a demandé au gouvernement de prendre les dispositions pour la recomposition de la Cour constitutionnelle.

De sources indiscrètes, ce pas du Président togolais aurait été précipité par la visite effectuée, la semaine dernière, par la Sous-Secrétaire américaine adjointe pour les affaires ouest-africaines ou sécuritaires. Celle qui, au terme de sa mission, a invité les autorités togolaises « à tout mettre en œuvre pour faire de la prochaine élection présidentielle, une élection libre, juste, inclusive et transparente afin de faire du Togo un pays plus stable et plus démocratique ». Un message diplomatique aux allures d’injonction avec toutes les consonances nécessaires pour ce qui doit participer à l’assainissement des règles du rendez-vous ultime annoncé pour le 22 février 2020.

En effet, il se souvient que depyuis 2017, aucun des rapports du département d’Etat ou autres instances américaines n’a point été positif sur la situation des droits de l’homme au Togo.

Recomposition, dites-vous ?

La recomposition de la Cour constitutionnelle est l’une des recommandations de la CEDEAO après la crise sociopolitique de 2017. Elle a été pris en compte dans la nouvelle réforme constitutionnelle votée le 08 mai 2019 par l’Assemblée Nationale et n’avait pas eu l’approbation d’une bonne partie de la classe politique. L’opposition démocratique reprochait aux textes de favoriser une mainmise de Faure Gnassingbé sur la Cour Constitutionnelle. En effet, dans son article 100, la nouvelle constitution dispose : « La Cour Constitutionnelle est composée de neuf (09) membres de probité reconnue désignés pour un mandat de six (06) ans renouvelable une seule fois. Deux (02) sont désignés par le Président de la République dont un (01) en raison de ses compétences et de son expérience professionnelle en matière juridique et administrative. Deux (02) sont élus par l’Assemblée nationale, en dehors des députés, à la majorité absolue de ses membres dont un (01) en raison de ses compétences et de son expérience professionnelle en matière juridique et administrative. Deux (02) sont élus par le Senat, en dehors des sénateurs, à la majorité absolue de ses membres dont un (01) en raison de ses compétences et de son expérience professionnelle en matière juridique et administrative. Un (01) magistrat ayant au moins quinze (15) ans d’ancienneté, élu par le Conseil Supérieur de la Magistrature. Un (01) avocat élu par ses pairs et ayant au moins quinze (15) ans d’ancienneté. Un (01) enseignant-chercheur en droit de rang A des universités publiques du Togo, élu par ses pairs et ayant au moins quinze (15) ans d’ancienneté ». Or jusque-là le Sénat au Togo n’est toujours pas mis en place et la révision constitutionnelle de mai dernier a abrogé la disposition autorisant l’Assemblée nationale à le faire.

A cette question du Sénat, le pouvoir seul ne peut pas prendre des décisions. Les tenants du régime de Lomé sont obligés de discuter avec les autres acteurs de la scène politique notamment les partis extraparlementaires tels que l’ANC, la C14, ou encore le CAR. Puisque, le Protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance indique qu’« aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six mois précédant les élections, sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques » ; et plus loin que « les organes chargés des élections doivent être indépendants et/ou neutres et avoir la confiance des acteurs et protagonistes de la vie politique ».

Pourtant, il y a quelques jours, quand les leaders de ces partis ou regroupements de formations politiques ont voulu évoquer cette question, le ministre de l’Administration territoriale n’avait rien voulu savoir. Mieux, un autre membre du gouvernement en la personne de Gilbert Bawara a annoncé explicitement que le gouvernement n’engagera aucune réforme avant l’élection présidentielle de 2020.

En outre, c’est un secret de polichinelle, le pouvoir de Lomé a étendu ses influences dans tous les secteurs du pays, notamment la justice et l’Enseignement supérieur où la majeure partie des universitaires sont des conseillers officieux du Chef l’Etat. Aussi, faut-il rappeler que l’Assemblée Nationale, comme nous l’avons souligné dans notre parution 239 se comporte plus en chambre d’enregistrement que de contrôler les actions du gouvernement.

Ce n’est pas tout. La constitution dans son article 101 dispose ce qui suit : « Le Président de la Cour Constitutionnelle est nommé par le Président de la République parmi les membres de la Cour pour une durée de six (06) ans. Il a voix prépondérante en cas de partage ». Dans ce cas, et dans le contexte général africain, l’on se demande comment Faure Gnassingbé peut désigner l’arbitre d’un jeu où lui-même est un probable participant. Puisque, comme susmentionnée, l’une des prérogatives de cette cour est de « juger de la régularité des élections présidentielles » et de proclamer les résultats définitifs.

Qui plus est sur les neuf membres, le président de la République choisit deux (2) pendant que le parlement qui est sous son contrôle choisis également deux (2) autres. Les cinq sièges restant sont repartis entre les magistrats qui sont au Togo des fonctionnaires aux ordres, les avocats sur qui le peuple ne sait plus trop compter comme hier dans les années 90, les universitaires qui suscitent simplement un bluff au sein de l’opinion, puis le reste des deux sièges qui seront certainement partagés par le Senat bleu turquoise (la couleur du parti au pouvoir) entre le parti au pouvoir annoncé comme majoritaire à la chambre haute et l’opposition.

A la lumière de ce qui précède, la recomposition de la Cour Constitutionnelle est un leurre savamment orchestré, à quelques semaines de l’élection présidentielle, pour faire croire que le pouvoir adopte les mesures nécessaires pour assurer la transparence du scrutin. Certes, le premier magistrat du pays dit vouloir respecter les dispositions constitutionnelles mais, ce n’est pas là, la décision magique qui donnerait de la crédibilité à cette élection. De ce fait, cette recomposition ne trompe personne.

Source : Fraternité N°341 du 18 décembre 2019

 

 

Togo : Recomposition de la Cour Constitutionnelle, Qui veut tromper qui ?

 

Présidentielle 2020 au Togo : 13 jours… plus que déterminants !

Fraternité
presidentielle 2020 au togo
Infog : RT

Les candidats à la présidentielle de 2020 sont tenus de formaliser leurs candidatures, entre le 27 décembre de l’année finissante et le 8 Janvier 2020, auprès de la Commission Électorale Nationale Indépendante (Ceni). C’est ce qu’a annoncé, il y a quelques jours, l’institution que dirige Tchambakou Ayassor. En somme 13 jours qui se révèlent déterminants pour la suite du processus électoral.

L’heure du rassemblement

Le premier tour de la présidentielle de 2020 est prévu le 22 Février. Mais déjà, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a informé, au travers d’un communiqué en date du 13 décembre dernier, l’opinion nationale et toute personne désireuse de faire acte de candidature que les dossiers de candidature et le formulaire de déclaration de candidature dûment rempli doivent être déposés au siège de ladite institution à partir du 27 décembre 2019, tous les jours ouvrables de 07h30 à 17h30 contre récépissé. Par ailleurs, la date de clôture des dossiers, informe toujours la Ceni est fixée au 08 janvier 2020 à minuit. Ainsi, vient de sonner, l’heure du rassemblement pour le prochain scrutin présidentiel qui actera soit la continuité, soit le changement au sommet de l’Etat.

13 jours…

C’est dire donc que tous ceux qui aspirent briguer la magistrature suprême disposent donc de 13 jours pour formaliser leurs intentions. Et dans le lot des potentiels candidats, figure le président sortant, Faure Gnassingbé qui achève ainsi 15 ans à la tête du Togo. Ceci, après avoir pris les rênes du pays sur un plateau d’or maculé, en Février 2005, par le truchement de l’armée, à la faveur du décès de son géniteur, feu Gal Gnassingbé Eyadema qui aura, lui, comptabilisé 38 ans.

… Plus que déterminants

Dans treize (13) jours donc, les togolais seront situés sur les différents appels aussi bien des convoitant que d’autres vuvuzelas en faveur d’un quatrième mandat de Faure. Un appel pressant qu’ils motivent par la nécessité de donner à celui qu’ils présentent comme leur champion, la chance de poursuivre non seulement sa politique des grands travaux qui, soulignons- le, auront permis de d’endetter plus le pays, mais aussi «sa politique de développement et de paix». Une réponse favorable de l’intéressé à cet appel déterminera, à bien d’égards, l’allure que prendra le processus.

En effet, accepter briguer une nouvelle mandature sera pour Faure Gnassingbé, une manière implicite d’attester un processus vicié et corrompu. Surtout lorsqu’on sait que sous nos tropiques, il est rare pour les chefs d’Etat d’organiser et perdre les élections à l’exception de quelques exemples typiques comme la Sierra Léone pour sa dernière présidentielle, la Gambie avec Yahya Jammeh ou encore le Sénégal en 2014 avec Wade. Ceci, au péril des libertés individuelles et autres droits humains souvent bâclés en de telles circonstances, dans la seule intention de conserver le pouvoir. Ainsi donc, une candidature de Faure en 2020 donnnerait raison aux critiques qui voient en la réforme constitutionnelle de mai 2019, un outil juridique actant deux nouveaux mandats pour Faure, partant de 2020. En exemple, la retouche de l’article 101 qui donne pleine et entière latitude au Président de la République de choisir le président de la Cour Constitutionnelle. Et dans ces conditions, il est fort à parier sur l’évidence qu’il ramène les mêmes pions, sinon d’autres quidams pires que ceux déjà vus et connus.

Mais en même temps, ces 13 jours qui ramènent au chiffre 13 visiblement hautement symbolique dans l’histoire politique du Togo constituent une aubaine pour l’opposition de jouer ses dernières et ultimes cartes susceptibles de provoquer l’alternance. C’est dire donc la période de dépôt des candidatures est particulièrement déterminante pour ce processus électoral qui sera soldé, le 22 février 2020, par le premier tour de la présidentielle.

Source : Fraternité N°341 du 18 décembre 2019

 

 

Présidentielle 2020 au Togo : 13 jours… plus que déterminants !

 

Togo / Présidentielle 2020 et « Communauté internationale »: L'hypocrisie constipante dans la complicité active

Le Correcteur
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Ces pousse-papiers de la soi-disant « communauté internationale » qui soutiennent l’indéfendable régime Gnassingbé au Togo | Photo : DR

La 20ème session du Dialogue politique Togo – Union européenne s’est tenue le mardi 26 novembre 2019 à Lomé sous la présidence conjointe du Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’Extérieur Robert Dussey et du Chargé d’Affaires de la Délégation de l’Union européenne Bruno Hanses. La rencontre a permis d’échanger sur les questions politiques, économiques et sociales intéressant le Togo et l’Union européenne.

Lors de cette rencontre, « les deux parties ont tiré le bilan des élections municipales de juin 2019 et abordé les préparatifs de l’élection présidentielle de 2020. Elles ont souhaité que cette élection se déroule dans les meilleures conditions de transparence, d’équité et de paix», indique-t-on dans le communiqué ayant sanctionné la rencontre. Bien plus, le dialogue politique entre le Togo et l’Union européenne, qualifié de « grand rendez-vous annuel » par le Ministre des Affaires étrangères, et de l’Intégration africaine et des Togolais de l’Extérieur est devenu « un espace de dialogue privilégié afin de faire le bilan de notre coopération et de se projeter dans l’avenir dans le cadre d’une démarche commune », conclut-on.

Malgré plusieurs appels des forces démocratiques à des discussions autour de l’amélioration du cadre électoral, le pouvoir fonce droit de façon unilatérale. Aujourd’hui, la présidentielle de 2020 est très mal engagée étant donné que le code électoral, la CENI et la Cour Constitutionnelle, sont contestés par l’opposition crédible et la société civile. Si l’Union Européenne avait véritablement tiré les conséquences du fiasco autour de l’organisation des élections municipales, elle devait œuvrer pour que quelque chose soit fait pour d’abord se crédibiliser. Curieusement, dans son hypocrisie constipante habituelle, elle répète après le pouvoir pernicieux des Gnassingbé le souhait des élections dans « les meilleures conditions de transparence, d’équité et de paix ». Lorsque le fichier électoral est totalement plombé et confidentiel, on ne peut parler de meilleures conditions de transparence.

Généralement, le régime s’adosse à des institutions rétrogrades et complices comme l’UE pour foutre le bordel dans le pays.

Bawara et ses diarrhées verbales insipides

Au lendemain de la rencontre Togo-UE, on a encore vu Gilbert Badjilembayena Bawara se répandre dans une incontinence verbale accrue.

« Qu’il s’agisse du fichier électoral, du code électoral, de la CENI, de la Cour constitutionnelle, c’est un débat récurrent… C’est pratiquement une habitude et c’est entré dans les usages », dit-il. Pour le ministre de la fonction publique, la vérité est que le cadre électoral togolais est conforme aux standards internationaux en matière d’élections libres, démocratiques, fiables et transparentes. En effet, au sujet du fichier électoral, Gilbert Bawara avance que le gouvernement a, dans un souci d’apaisement, décidé de faire une « révision exceptionnelle ». Il explique que la dernière révision date d’il y a moins d’un an.

« Nous n’étions pas obligés de le faire. Si nous le faisons, c’est parce que nous nous inscrivons dans un esprit d’écoute, d’ouverture, d’apaisement et c’est aussi parce que nous sommes soucieux de renforcer la transparence et la fiabilité du fichier électoral. Il n’y a pas lieu de contester le fichier électoral togolais qui est un fichier fiable et crédible », note l’ancien ministre de l’administration territoriale.

« A partir du moment où les gens sont dans une logique de blocage, pourquoi s’intéresser à ce qu’ils disent. Ils ne sont pas intéressés à ce que les élections aient lieu aux dates prévues et notre pays ne va pas s’enliser dans des pourparlers et des dialogues permanents et interminables ni se payer le luxe d’une période de doute et d’incertitude aux conséquences économiques et sociales évidentes. Ce sont des revendications qui sont irréalistes», a déclaré Gilbert Bawara qui se félicite toutefois des appels de plusieurs partis politiques invitant les citoyens à se faire enrôler dans le cadre de la révision électorale.

Sur le cas spécifique de la Cour Constitutionnelle, il a débité sa ritournelle : « Il suffirait de lire les modifications intervenues dans la Constitution… Tout bon juriste sait que la loi ne peut pas rétroagir et s’appliquer à des mandats acquis antérieurement, sauf dispositions expresses. Certaines dispositions transitoires prévues par la réforme constitutionnelle de mai 2019 peuvent même s’appliquer par analogie, mutatis mutandis. Le débat devrait être posé différemment en termes de mesure d’ouverture et d’esprit d’apaisement et de décrispation.», soutient-il.

Si Bawara estime que depuis 2013, les revendications de l’opposition sont les mêmes, il fait semblant de ne pas ajouter que son régime n’a jamais daigné apporter les réponses suffisantes. Pour effectivement permettre à la démocratie de s’exprimer, une seule partie ne saurait imposer ses lubies et désidérata aux autres.

Et dans le cas précis d’organisation unilatérale des élections, le Togo est bien dans une dictature rampante. Ceci étant, Bawara ne peut à travers ses boursoufflures langagières, vouloir tromper qui que ce soit. Son incontinence verbale n’a d’égale que son one man show. Mais rien n’est éternel. Au demeurant, l’UE aura démontré au passage qu’elle n’est digne d’aucune confiance. Elle n’a d’yeux que pour les intérêts de ses pays membres. La vie des Togolais leur importe peu.

Kokou Agbemebio

Source : Le Correcteur

 

 

Togo / Présidentielle 2020 et « Communauté internationale »: L'hypocrisie constipante dans la complicité active

 

Togo : L'histoire de Tchaoudjo nous donne des leçons

Zakari Tchagbale
guerrier tem tchaoudjo togo
Statue d’un guerrier de Tchaoudjo, Togo | Photo : Google

Autour du 13e siècle, les premières populations desquelles va naître le peuple tem actuel s’installent sur cinq montagnes de l’Atakora : Alédjo, Koronga, Malfakassa, Bassar et Fazao. Elles y ont trouvé refuge dans la fuite des razzias des soldats des empires sahéliens. Début 17e siècle, elles sont rejointes par des réfugiés qui fuyaient le djihad de l’empereur Askia Mohamed. Eux avaient l’expérience d’une gestion centralisée du pouvoir. Sous leur instigation, le système de royauté supplante celui des classes d’âge. Il se crée ainsi sur l’espace des cinq montagnes des dizaines de royaumes autonomes et coopératifs.

La vie paisible des royaumes tem fait accroître la population et la terre cultivable devient de plus en plus rare sur les sommets. Au sud de Koronga et Malfakassa s’étendent les plaines arables des affluents de l’Anié. Mais personne n’ose s’y aventurer. Depuis le 15e siècle ces plaines sont le lieu de chasse des coupeurs de têtes (ɩraangʋʋraa, en tem) et des chasseurs d’esclaves travaillant pour les négriers de la côte maritime.

Prêts à affronter le danger, sept jeunes gens décident de descendre de Malfakassa pour s’installer dans la vallée de la Na, un affluent de l’Anié. Ils y créent sept cités. Au début chaque cité organise sa défense individuellement. S’étant rendues compte qu’il est plus efficace de se défendre en commun, les sept cités, entre temps devenues royaumes, créent une armée commune. Pour une armée commune il faut un chef unique. D’un commun accord, les sept royaumes décident de confier la direction de l’armée à l’un des sept rois, et d’en faire une direction tournante. Ainsi naît, à la fin du 18e siècle une Confédération paisible de sept royaumes sous le nom de Tchaoudjo.

Ce que le Tchaoudjo a fait il y a quatre siècles aurait pu servir de leçon à l’opposition togolaise quand elle a engagé une nouvelle phase de lutte contre la dictature militaire le 19 août 2017.

Ce que le Tchaoudjo a réalisé pour donner une vie paisible aux populations, les pays sahéliens et leurs voisins auraient pu, dans l’unité, le faire pour bouter hors de leurs territoires les nouveaux agents de l’impérialisme qui se camouflent sous le manteau du djihadisme.

Il se trouve qu’aujourd’hui, au Togo comme au Sahel, l’ennemi a compris ce qu’il faut faire pour empêcher l’union : la désinformation. Au Togo c’est le pouvoir qui organise les rumeurs autour des valises d’argent offertes à tel parti d’opposition, des soi-disant rencontres nocturnes pouvoir-opposition, ou des mensonges sur le caractère soi-disant ethnique ou religieux de tel autre parti. Au Sahel, c’est l’Occident-OTAN qui fait croire que le Mali et ses voisins ont affaire à des religieux enragés et dans le même temps encourage la corruption des hommes qu’il a lui-même placés à la tête des États.

A chaque époque l’impérialisme fabrique une méthode de mise en esclavage des peuples africains. Aujourd’hui, pour faire de l’Afrique une simple source des matières premières dont il a besoin, c’est la pratique de la désinformation et la manipulation. Pour sortir de l’esclavage, les Togolais, les Africains, n’ont pas d’autre solution que de s’unir comme l’ont fait les royaumes de Tchaoudjo au 18e siècle.
Zakari Tchagbélé
Zakari Tchagbélé

Zakari Tchagbalé
17 décembre 2019

 

 

Togo : L'histoire de Tchaoudjo nous donne des leçons

 

Togo : Alcootest, Quelle garantie pour la traçabilité des amendes?

Fraternité
alcootest au Togo
Caricature : Donisen Donald / Liberté

Depuis le 16 décembre dernier, le contrôle d’alcoolémie est effectif sur les principales routes nationales. Une mesure prise par le ministre de la sécurité et de la protection civile, Yark Damehame afin de réduire le nombre d’accidents sur les routes togolaises. Mais certaines implications de cette mesure n’ont pas été clairement définies. Et cela suscite des interrogations dans l’opinion.

Comme annoncé par le ministre, les tests d’alcoolémie sont effectués par la gendarmerie et la police lors des contrôles inopinés sur les usagers de la route soupçonnés d’être sous l’influence de l’alcool. Le lancement de cette mesure à l’approche des fêtes de fin d’année devrait permettre de réduire considérablement les accidents liés à l’alcool sur les routes, fréquents à cette période. « Il n’est pas interdit de boire de l’alcool mais il ne faudra pas dépasser le seuil autorisé qui est en l’occurrence de 0,5 grammes dans le sang », a précisé le patron de la protection civile. L’objectif du gouvernement selon le ministre de la sécurité, c’est « d’arriver à zéro mort sur les routes ».

En effet, l’excès de vitesse, les conduites en état d’ébriété ou sous l’influence de substances psychotropes sont les premières causes d’accident au Togo selon les services du Ministère de la Sécurité et de la protection. Ces deux causes conduit inévitablement au non-respect des dispositions de sécurité (casques, ceinture de sécurité, siège-auto pour enfants), la distraction au volant en raison de l’usage du téléphone portable, et le non-respect du code de la route.

Si la mesure en elle-même est appréciable, reste que certaines questions substantielles surgissent. En effet, certains togolais se demandent, en cas de contrôle positif à l’alcool et donc de contraventions, où, comment sera payé l’amende. Mais ce n’est pas tout. « Où ira l’amende que les usagers vont payer ? », s’interroge Koami, conducteur de taxi-moto.

Quelle garantie pour les amendes ?

Les amendes payées en sommes liquide, après les contraventions dressées par les policiers, sont en principe encadrer par des garde-fous pour prévenir les fraudes et les détournements. « Les contraventions au code de la route sont constatées en premier lieu sur le terrain par des officiers ou agents de police judiciaire qui établissent un procès-verbal. D’habitude dans les autres pays, il y a toujours un gradé qui s’occupe de contrôler les procès-verbaux dressés et l’argent collecté. Ensuite, un rapport est dressé », explique un ancien Commissaire de Police.

De même, la gestion des fonds collectés doit suivre une procédure bien établie. « Chaque année, le ministère de la sécurité et de la protection civile doit établir un bilan détaillé des amendes perçues par les policiers », ajoute notre interlocuteur. Et pour cause, dans les pays où les amendes sont instaurées, les recettes sont notamment allouées notamment à la prévention et à la sécurité routière, et même une partie sert au désendettement de l’Etat.

Mais au Togo, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile n’a annoncé aucune procédure dans ce sens d’où les interrogations de certains concitoyens.

En effet, c’est un secret de polichinelle : la police togolaise est gangrénée par la corruption. Et pour preuve, selon le rapport annuel de Transparency International sur le niveau de perception de la corruption dans le secteur public en 2018, 55% des Togolais pensent que la police togolaise est corrompue.

Partant de ce constat amer, « l’Etat gagnerait à éviter une gestion opaque de ces amendes de circulation », indique le Commissaire retraité.

A ce jour, aucune garantie sur la traçabilité des amendes de circulations n’a été annoncée. De tout évidence, il impératif que des décisions soit prises dans ce sens avant que des millions de FCFA atterrissent à des destinations inconnues.

Source : Fraternité No.341 du 18 décembre 2019

 

 

Togo : Alcootest, Quelle garantie pour la traçabilité des amendes?

 

Togo : Tchambakou Ayassor et Aboudou Assouma annoncent des élections réduites aux kermesses. Pourquoi Faure Gnassingbé n'aime que ça?

Le Correcteur
Tchambakou Ayassor et Aboudou Assouma
Deux des comploteurs contre l’Alternance politique au Togo : Le président de la CENI Tchambakou Ayassor (g) et le président de la Cour constitutionnelle Aboudou Assouma (d) | Infog : 27avril.com

A travers un courrier du Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) adressé au ministre des Enseignements Primaire et Secondaire en date du 25 octobre dernier demandant la disponibilité des salles de classe pour la révision des listes électorales entre le 29 novembre et le 1er décembre, on découvre les dates de la révision des listes électorales annoncées. Pour l’élection présidentielle de 2020, le président de la CENI Tchambakou Ayassor ne retient que trois jours sur toute l’étendue du territoire.

Dans la foulée, la Cour Constitutionnelle avance les dates du scrutin. Selon la Cour, aux termes de l’article 61 de la Constitution du 14 octobre 1992, le scrutin relatif à l’élection présidentielle est ouvert 75 jours au plus tôt avant la fin du mandat présidentiel et 60 jours avant la fin du mandat présidentiel en cours.

« Le mandat du président en exercice qui a débuté le 04 mai 2015, date de prestation de serment, prend fin le 03 mai 2020. Par conséquent, le prochain scrutin doit être ouvert sur convocation du corps électoral au plus tôt le 19 février 2020 et au plus tard le 05 mars 2020 », précise Aboudou Assouma, le Président de la Cour Constitutionnelle.

De ce fait, la haute cour en matière constitutionnelle demande au gouvernement de tout mettre en œuvre pour que le prochain scrutin soit ouvert sur convocation du corps électoral au plus tôt le 19 février 2020 et au plus tard 05 mars 2020.

« La Cour invite le gouvernement et les personnes concernés par ce scrutin à se conformer auxdites dispositions et à l’ensemble des textes en vigueur régissant le scrutin », conclut la note.

Des élections réduites aux kermesses au Togo

Des deux sorties de la CENI et de la Cour Constitutionnelle, on constate simplement que la chienlit et la pagaille ont atteint le comble au Togo de sorte que l’élection présidentielle est devenue un jouet entre les mains de certains individus. Unanimement, tous les acteurs ont relevé les carences insoupçonnables de la CENI dirigée par Tchambakou Ayassor lors des élections municipales du 30 juin dernier.

Sur toute la ligne, c’est la CENI la plus médiocre. Pour un minimum de respect au peuple togolais, la mise en place d’une CENI plus inclusive et compétente s’impose. Malheureusement, on prend les mêmes et on recommence.

Plus grave, lors de la révision des listes électorales pour les élections municipales, on a vu plusieurs Togolais laisser sur le quai. Les machines étant défaillantes en plus d’autres anomalies ont empêché d’honnêtes citoyens de se faire enregistrer. Pour l’élection du Président de la République, en lieu et place d’un recensement intégral, on parle d’une révision de trois jours en même temps sur l’ensemble du territoire un peu comme lors des municipales. Comment peut-on s’amuser à ce point ?

Rien que cette provocation de la CENI, plusieurs Togolais seront privés de cartes d’électeurs. Le pouvoir ayant déjà à disposition un fichier corrompu à même d’assurer son maintien, les citoyens honnêtes par ce délai déraisonnable de trois jours, pourraient ne pas avoir leur carte d’électeur. Des germes de frustrations avant même le scrutin.

D’autre part, c’est la Cour Constitutionnelle dirigée par Aboudou Assouma qui indique la voie à suivre. Pourtant, il est demandé sa recomposition dans la feuille de route de la CEDEAO.

Cette feuille de route que le pouvoir de Gnassingbé dit respecter jusque-là. Cette cour a déjà fait ses preuves de partialité et ne suscite aucune confiance entre les acteurs politiques. Même les modifications constitutionnelles du 8 mai par l’Assemblée Nationale unicolore ont décidé de sa recomposition. Curieusement, on fait semblant d’avancer avec cette Cour.

Pourquoi Faure n’aime pas le Togo ?

A quand une élection sensée, crédible et démocratique au Togo ? Tout ce qui se passe actuellement en dépit des appels des forces démocratiques démontre bruyamment que Faure Gnassingbé n’aime pas le Togo.

Pour lui, seul le fauteuil qui lui confère les privilèges compte. Il sait que des élections frauduleuses débouchent sur les violences. Mais depuis 15 ans qu’il gère le Togo, il ne fait que ça et feint des réactions contraires.

Lors de la présentation du Rapport-pays du Doing Business le jeudi 31 octobre dernier, il déclarait « Nous devons savoir que nous sommes en compétition avec les autres. Ce que nous avons réussi aujourd’hui, si nous ne maintenons pas le cap, demain nous pouvons reculer. Et si nous reculons, je crois que l’impact sera encore plus négatif. Les mauvaises langues nous diront que c’est par hasard, mais non. Cela fait 2 ans que nous avons entamé cela, il faut que l’année prochaine, nous puissions maintenir le cap, même si les périodes de campagne électorale ne sont pas propices aux réformes. Il faut que dès maintenant, c’est l’instruction que j’ai donné à l’administration, nous prenions de l’avance sur les réformes que nous devons réaliser pour l’année prochaine. Comme je l’ai dit tout à l’heure, je ne veux pas avoir honte l’année prochaine.

Il faut que l’année prochaine, le rythme des réformes puisse s’accélérer. C’est vrai que quand on dit élection présidentielle en Afrique, il y a toujours une période d’incertitudes, les gens sont attentistes, mais nous nos élections, je l’espère, auront lieu tôt pour que nous puissions nous consacrer à ce que nous voulons de plus. La croissance inclusive, le développement et la prospérité pour notre pays. C’est possible!».

Ce n’est pas dans tous les pays que les élections riment avec les incertitudes. Tout dépend de la meilleure organisation. Des pays comme le Ghana, la Namibie, le Cap-Vert… font de leurs élections des moments de fête pour la simple raison que les jeux sont clairs. C’est triste que Faure Gnassingbé finit par tout banaliser dans le pays au point de transformer l’élection présidentielle à un jeu d’enfants.

Kokou Agbemebio

Source : Le Correcteur

 

 

Togo : Tchambakou Ayassor et Aboudou Assouma annoncent des élections réduites aux kermesses. Pourquoi Faure Gnassingbé n'aime que ça?

Attaques de Christian Trimua contre le PNP motivées plus par l'arrogance que la raison

Samari Tchadjobo
christian trimua
Christian Trimua | Archives : DR

Christian Trimua, c’est ce monsieur qui, dans un pays normal, serait aujourd’hui en prison pour quelques dizaines d’années, pour avoir été cité comme cerveau dans l’affaire d’assassinats à des fins rituelles de jeunes filles, il y a quelques années à Agoue, au nord de Lomé. « C’est un véritable contraste et une insulte à la mémoire des jeunes filles assassinées à Agoue au Togo, que de voir la personnalité de Christian Trimua conduire une délégation gouvernementale pour défendre le Togo sur le Chapitre de la torture.» Pouvait-on lire dans L’Indépendant Express -, dans sa parution du 29 juillet 2019

Christian Trimua, c´est le même personnage dangereux, comme on en trouve beaucoup dans le sérail du pouvoir Gnassingbé, qui, dans une interview sur une chaîne de télévision internationale, demandait à l´opposition de prendre les armes, si elle n´était pas d´accord avec leurs méthodes antidémocratiques.

Aujourd’hui c’est le même figurant de Ministre, tuant le temps à ne rien faire, voyant s’égréner chaque jour de flagrantes violations des droits de l´homme sur ses concitoyens, ne trouve mieux à faire, que de s´attaquer sans raison à une formation politique légalement constituée. Le Parti National Panafricain (PNP), pour avoir décidé de rester digne, refusé la compromission et le rasage des murs dans les couloirs du pouvoir, est devenu la bête noire du règime Gnassingbé. Et ceci est connu de tous, sauf hypocrisie. Et Christian Trimua sait que ce qu´il dit sur ou contre le PNP est faux.

Voici quelques extraits des déclarations de notre grand Ministre des Droits de l´homme

«…quand le PNP a choisi de ne jamais aller à une élection démocratique, parce que leur mode d´accession au pouvoir n´est pas basée sur l´élection. Comment un parti politique peut-il décider de faire de l´alternance, de combattre un parti qui est au pouvoir sans utiliser les armes de la démocratie?»

Je voudrais poliment que M. Trimua nous montre des extraits d´un discours d´un responsable du Parti National Panafricain (PNP) où il a été dit que cette formation n´ira jamais à une élection démocratique. Le régime Gnassingbé est pourri de la tête aux pieds, ceux qui l´animent aujourd’hui avec en tête Faure Gnassingbé et vous M. Trimua compris, sont disqualifiés pour prétendre continuer à présider aux destinées du Togo. Les nombreux crimes humains et économiques qu´ils ont commis et continuent de commettre les mettent hors-jeu. C´est pourquoi beaucoup de Togolais estiment qu´il faut que l´opposition vraie les organise pour chasser ce régime qui fait la honte de la sous-région ouest-africaine, et de toute l´Afrique. Faure Gnassingbé, ayant été toléré comme Président pendant trois mandats, ça suffit. Il faut qu´il comprenne que le Togo n´est pas une monarchie et qu´il dégage à la fin de son troisième mandat pour faire place à une transition qui ferait les réformes nécessaires pour pouvoir aller à des élections démocratiques, libres et transparentes. Élections auxquelles toutes les formations politiques, y compris le RPT/UNIR, pourraient participer.

Monsieur Trimua, comme vous le voyez, les conditions ne sont pas réunies pour une élection démocratique. Et vous le savez mieux que moi. Le PNP fait partie des partis politiques qui ne sont pas prêts à toujours aller à des élections pour faire de la figuration, accompagner et légitimer l´usurpateur Faure Gnassingbé. Et si toutes les formations politiques qui se disent de l´opposition, veulent vraiment libérer le Togo, c´est la position que j´ai décrite plus haut qui devrait être celle de toute l´opposition démocratique. Donc le PNP est prêt à participer aux élections, mais pas à n´importe quel prix. Ceux qui sont prêts à vous accompagner pour légitimer de nouveau votre champion, sont seuls à savoir pourquoi ils le font. Tenir de tels propos comme vous le faites s´appelle faire de la diversion.

«...Un exemple que je vous donne: lorsque le PNP décide aujourd´hui de faire des manifestations par exemple dans les carrefours ou de délocaliser des manifestations hebdomadaires dans des lieux qui nous sont connus vers des lieux en disant domicile. Attention, comment le domicile se précise….? Il appartient à la gendarmerie, à la police nationale et à toutes les forces de securité qui concourent à l´application des lois de les rappeler à l´ordre….

«…Le PNP a choisi de se mettre en marge de la loi..»

Ici Christian Trimua oublie de nous préciser ce qu´on appelle domicile. En tant que Ministre des Droits de l´Homme, M. Trimua ne s´émeut pas quand une formation légalement constituée est empêchée manu militari de tenir ses réunions sur toute l´étendue du territoire. La réunion hebdomadaire du PNP se tient depuis la création du parti au même lieu à Lomé, mais c´est à partir de 2019 que ça commence à devenir un problème pour l´ordre public. Curieux, non?!

Quand des militaires d´une armée dite nationale assiègent des préfectures entières depuis deux ans et y commettent des exactions contre des populations civiles qu´ils sont sensés protéger en temps de guerre, notre Ministre qui est sensé s´occuper du respect des droits de l´homme, regarde ailleurs. Quand des militaires envahissent, comme il y a quelques semaines, Sokodé et Kparatao, et ensuite le nord de Lomé, et se mettent à frapper sur tout ce qui bouge, sans raison aucune, notre Ministre appelle ça les armes de la démocratie avec lesquelles le PNP devrait aller aux élections. Le président du Parti politique PNP est obligé de se faire discret pour sa sécurité, son village natal est régulièrement pris d´assaut par des militaires lourdement armés qui torturent les habitants et les obligent à se réfugier en brousse. Ceci est-il inscrit dans la constitution togolaise? Entre le PNP et le pouvoir incarné par Faure Gnassingbé, qui est hors-la-loi?

Pourquoi un parti sur 114 aurait à se plaindre pour cela?

Sincèrement entre nous, Monsieur Trimua, sur 114 partis politiques, combien de partis animent des réunions régulières pour informer, sensibiliser et éduquer leurs militants sur la chose politique depuis leur création? Combíen de partis ont-ils pris une position claire et sans ambiguité quant à la façon de nous libérer? Combien ont une stratégie claire contre votre envie de vous éterniser au pouvoir?

Monsieur le Ministre, vous savez mieux que moi, pourquoi vous et la branche armée de votre parti UNIR, l´armée, persécutez le Parti National Panafricain, ses militants et ses responsables. C´est aujourd´hui le seul parti qui vous fait peur, mais vous n´avez pas besoin d´avoir peur. Rappelez-vous de cet extrait du discours de Salifou Tikpi Atchadam dimanche 02 juillet 2017 au stade d’Agoeyivé:

« Nous ne nous battons pas pour un Togo contre X, Y ou Z. Il s’agit de tourner la page et gouverner autrement le Togo. Reconnecter le Togo, voilà l’enjeu principal.Pour rebâtir le Togo, il urge de déconstruire et de reconstruire le Togolais. Pour cela, il faut arracher le Togo à la minorité au profit de la majorité et de la minorité….Il ne s’agit pas de libérer le Togo contre des Togolais. Ainsi, ni rancœur, ni vengeance, nous avons aussi pour devoir de libérer cette minorité prise dans son propre piège…»
Samari Tchadjobo

Samari Tchadjobo
Hanovre, Allemagne
17 décembre 2019

 

 

Attaques de Christian Trimua contre le PNP motivées plus par l'arrogance que la raison

 

Le Candidat à la Présidentielle de 2020 Dr GNAGNON parle de ses perspectives et de son parcours dans un livre

Dr Jean Emmanuel GNAGNON, candidat à l'élection présidentielle de 2020 au Togo, raconte, dans un livre intitulé ‘’demain sera meilleur’’, son parcours (entre apprentissage et idéal), son analyse du Togo de la longue nuit, ses perspectives pour le Togo du nouveau jour.

La Rédaction de Plume Libre et de Referencetv.tg vous propose de lire un extrait de ce livre inédit de l’un des plus jeunes candidat au scrutin présidentiel de 2020 au Togo.

Extrait du livre ...

‘’Car nous sommes des étrangers devant Vous, et des voyageurs, comme tous nos pères.’’ 1 Chroniques 29 : 15



Les années d’études : un long chemin vers la liberté

Le début de la marche…

Les années 90 marqueront à jamais le peuple togolais … Elles s’ouvrirent sur l’ère des luttes pour l’avènement de la démocratie !

Elles marqueront peut-être plus ma famille, mes parents, mon frère cadet et moi. C’est paradoxalement un repère pour moi dans mes méditations sur la libération des peuples… Mais aussi sur le lien entre l’éducation et la liberté !

En septembre 1988, j’ai été inscrit au Cours Élémentaire Première Année (CP1) à l’École Primaire Publique d’Anfamé. J’avais alors à peine six ans. C’est aussi le cas de plusieurs enfants de ma génération. Nous devrions nous engager sur le long et harassant chemin de l’instruction, cette forme de clé qui nous permettra plus tard d’ouvrir les portes de la promotion sociale.

Il est important que les dirigeants, que nous sommes appelés aujourd’hui à être, puissent garder précisément à l’esprit l’importance du lien nécessaire entre l’éducation, l’instruction et la liberté. Tout ou tout au moins la capacité à disposer de soi-même ou de son propre destin passe obligatoirement par notre acceptation de nous initier à la lumière de l’instruction qui a pour vocation de conférer un pouvoir d’exister et d’agir à l’être humain. Il n’y a en effet pas de doute que pour construire une nation forte et prospère, l’on puisse mettre l’éducation et tous ses corollaires sur la liste des priorités politiques.

Je ne peux jamais oublier les conditions souvent difficiles dans lesquelles, mon frère et moi, nous étions obligés de faire nos études.

Je me souviens que mon père avait loué une chambre dans une maison vers Ahadji-Kpota. C’était à presque trente minutes de marche du lieu où se situe encore l’école. Toutes ces dernières années, je suis repassé dans ce quartier qui semble resté le même, ainsi que l’école elle aussi, près de 30 ans après.

En fait, les quartiers Anfamé, Ahadji-Kpota, Akodessewa, Attiégou, Adakpamé, etc., ont gardé presque les mêmes visages sur les trois dernières décennies… Ces quartiers m’ont vu naître et grandir… Ils n’ont pas tellement changé après toute une génération !

Aujourd’hui encore, je suis frappé d’une grande tristesse, chaque fois que je repasse par ces endroits. Aucun plan de construction montrant un quelconque engagement de la part de l’État ! Des quartiers laissés pour compte, obligeant les populations à se débrouiller. Ce n’est donc pas surprenant de voir l’état de délabrement qui caractérise ces quartiers de Lomé, fortement populeux et symptomatiques des conséquences désastreuses de la démission coupable des gouvernements successifs encastrés dans le monolithisme du régime en place depuis plusieurs décennies.

Le logement est et reste un problème crucial dans les sociétés togolaises, surtout dans les milieux urbains. Et pour être clair, l’État semble n’avoir malheureusement jamais pensé à garantir un logement digne aux populations !

J’ai vécu ce qu’a vécu et continue de vivre l’immense majorité des enfants du Togo au cours de leurs études, des situations de vie commune avec les parents dans des conditions intolérables, dans une petite pièce aux commodités rébarbatives, dans des maisons remplies de colocataires dont certains n’étaient pas toujours une source de sécurité pour les autres.

Je ne suis jamais parvenu à oublier un de ces jours où l’huissier qui devait passer pour collecter les frais de loyer eut une longue discussion avec mon père … Il était question de frais de loyer impayés. Le monsieur nous obligea pendant au moins trois heures de rester dehors sans pouvoir aller chercher nos effets pour faire la toilette et aller à l’école. Il insista pour retirer les clés des mains de mon père et exigea que la somme lui soit versée avant que nous ne puissions réintégrer la chambre. Je vécus cette scène avec beaucoup d’amertume et je sais que beaucoup de familles togolaises ont connu un tel drame, et que plusieurs sont en train de subir actuellement le même sort tandis que certaines sont pratiquement des sans-abri. Même si on ne saurait venir totalement à bout d’un tel drame social, on aurait pu au moins montrer la volonté à travers un certain nombre d’actions qui auraient pu donner une lueur d’espoir aux familles.

Aucun autre choix ne nous était possible de toute façon. Je commençai donc l’école primaire et eus aussi le temps de faire parfois l’école buissonnière. En effet, l’école était bien une fascination et un mystère, lorsque nous voyions d’abord les aînés partir les matins à la file indienne et revenir les midis avant de repartir l’après-midi. Ma mère témoigne encore aujourd’hui que j’étais souvent inconsolable quand les élèves de la maison, où nous vivions, s’affairaient pour l’école.

Et lorsque vint le jour de mon inscription, c’était une grande joie… Je me souviens encore nettement de ce jour-là, un jour de septembre 1988, ma mère me traîna par la main et nous arrivâmes dans l’enceinte de l’établissement scolaire. Je n’avais pas encore exactement les six ans révolus comme il était requis alors. J’étais à presque mois de cela… Selon le témoignage de ma mère, le directeur ne voulait pas me recevoir et proposait de revenir l’année suivante. Sur ce, j’éclatai en sanglots et criai au monsieur : « Maître, moi-même je désirais venir à l’école depuis ! ». Le directeur, surpris, se rendit compte que l’enfant qui était en face de lui pouvait s’exprimer assez clairement. C’était sur ces entrefaites que je fus reçu.

Mais très vite, le petit enfant que j’étais déchanta devant les nouvelles exigences qu’impose l’instruction.

Je faisais alors quelquefois l’école buissonnière jusqu’au jour où l’information, de fil en aiguille, tomba dans les oreilles de ma mère. Ce fut pour moi un désastre ! Le jour suivant, ma mère en personne m’accompagna à l’école avec des coups de bâton dans le derrière… Désormais, j’étais l’élève qu’il fallait surveiller de très près, et dont on devait interdire les sorties intempestives. Je pris alors conscience de l’enjeu de l’école et me résolus fermement à me mettre au travail. Je réalisai alors que je n’avais plus d’autres choix que d’être assidu à l’école. C’était ainsi le début d’un long et difficile parcours…

Le 05 octobre 1990, nous étions à l’école, quand des gaillards firent subitement irruption au grand dam de tous et commencèrent par déloger les élèves. J’étais en ce moment-là en classe de CE1. La débandade était réelle : nous courrions dans tous les sens. C’était des cris d’affolement de tous côtés et des pleurs fusaient de partout. Je me faufilai entre les gens devenus fous, à la recherche de mon frère cadet qui faisait alors le CP1. Je le cherchai sans succès pendant un bon bout de temps avant de m’éclater en sanglots. « Oh, je vais devenir seul ! », m’écriai-je. Je n’ai que ce seul frère… Nous sommes deux pour les parents.

Ce jour-là, je compris déjà ce que peut être la douleur quand on perd un être cher presque soudainement et gratuitement dans des troubles socio-politiques. Il est vrai que je n’y appréhendais pas grand-chose en ce moment-là, mais je pouvais réaliser la présence du danger, de l’angoisse, de l’absence et surtout de l’incapacité à agir pour obliger les choses à être autrement.

Je mesure avec une grande sympathie la peine et la tristesse de tous ceux qui perdent des enfants, des frères ou des sœurs, des maris ou des épouses, bref des parents dans les manifestations qui sont violemment réprimées, ou encore ces derniers qui trouvent la mort dans des circonstances créées par les actes de vandalisme. Ce n’est une envie, ce me semble évident, pour personne de s’adonner volontiers à de telles situations de grandes incertitudes… Car nul n’est dans ces cas à l’abri du danger ! Le malheur peut frapper aveuglément ici ou ailleurs…Enfant, je tentais déjà de comprendre la portée de la tragédie humaine !

Des pneus étaient brûlés à tous les carrefours et on pouvait entendre les toits en tôle craquer aux jets de pierres. C’était la première fois que j’assistais à un tel tohu bohu… Je ne trouvai toujours pas mon petit-frère et, pour moi, c’était mauvais présage. Je continuai tout de même à crier son prénom et à pleurer comme un forcené. Je voyais des parents venir chercher leurs enfants, soit sur des motos, soit dans des voitures, et même au dos. Sans avoir une idée claire de ce qui se passait, je pouvais du moins constater que les choses n’étaient plus à leurs places, que rien n’était plus normal… La désolation semblait s’emparer de tous !

Beaucoup de peuples sont passés par des soulèvements populaires pour en découdre avec les systèmes dictatoriaux et antipopulaires. Les exemples sont légion !

J’appris bien plus tard que c’était ce jour-là que notre peuple a manifesté, au plus haut niveau de son désir de liberté, son mécontentement et sa volonté inextinguible de rompre avec le règne tyrannique.

Quand je rencontrai, près de vingt ans plus tard, Hilaire Logo Dossouvi, une des figure de proue du 05 octobre 1990, je compris mieux que la liberté appartient aux audacieux et que seuls les courageux sont faits pour oser.

Peut-être avais-je déjà en moi dès l’enfance la force qui affermit les audacieux et la puissance qui ragaillardit les courageux.

De toute façon, en ce jour-là d’octobre 1990, je ne pouvais faire aucune preuve de courage ni de d’audace. C’était plutôt la peur, l’angoisse et la désolation. L’adage dit vrai : la liberté a un prix !

Je continuai finalement et désespérément ma recherche en m’engageant dans la direction vers la maison. On transportait en toute urgence un élève dont la tenue était éclaboussée de sang vers un dispensaire situé non loin de l’école : je n’ai pu savoir jusqu’à aujourd’hui comment il a pu être blessé à la tête. C’est vrai que je verrais plus grave des années plus tard même d’autres étaient carrément tués à balles réelles, mais je reste inconsolable devant un tel épisode de mes souvenirs d’enfance.

Je puis comprendre à présent, que la longue marche de notre nation vers la liberté encore à conquérir est jonchée de profondes douleurs et de peines immenses. Mais devons-nous continuer indéfiniment à nous battre contre nous-mêmes ? Notre salut commun viendra certainement de l’acceptation de tous de vivre ensemble et de savoir que l’ennemi réel n’est pas endogène.

Comment un enfant peut-il comprendre le fait que les frères et sœurs d’une même nation se battent jusqu’à ouvrir une porte béante à l’animosité, la haine et la discorde au point où ils soient quasiment irréconciliables ?

Il faut dire que je ne suis pas resté indifférent devant cette situation où j’ai eu le même sentiment que ceux qui perdent les êtres chers au nom des luttes politiques.

Il est vrai que je retrouvai plus tard mon frère cadet qui avait pu courageusement pris la route de la maison après m’avoir aussi vainement cherché, mais la seule peur et l’idée de l’avoir peut-être perdu m’ont marqué pour toujours.

Je vécus tous ces moments de grande insécurité avec beaucoup de sensibilité au point que je me souviens encore dans les moindres détails de cet épisode macabre de l’histoire de notre pays, marquant la douloureuse et calamiteuse époque de la grève illimitée qui permit à beaucoup d’enfants de ma génération, nés dans la capitale, de faire l’expérience de la vie dans les zones rurales.

Après le sombre avènement de la grève illimitée, beaucoup familles regagnèrent Lomé, une ville devenue plus que jamais fantomatique et délabrée. Le drame était vaste et la désolation presque générale ! Des gens ont perdu des biens inestimables et la renaissance de l’espoir était un processus plus lent et très incertain.

Quant à ma famille, mes parents sont revenus à Lomé divisés. C’était la séparation… le divorce. Il s’agit d’une autre dure réalité à laquelle je dus faire face, avec courage et obstination. La vie n’a jamais été une ligne sainement droite comme chacun l’aurait naïvement souhaité. Dieu a toujours eu un plan qui prime sur nos desiderata. Il organise les événements de telle sorte que l’enchaînement des circonstances s’appréhende mieux à partir d’une optique plus globale et extérieure. J’ai dû voir mes parents désunis et devenus presque irréconciliables… Mon frère et moi étions condamnés à vivre désormais avec notre père et à nous prendre en charge. Je devins obligé de prendre des responsabilités énormes à si bas âge.

Je ne puis dire aujourd’hui à qui d’entre les deux parents incomber la faute. Il est plutôt certain que ces durs moments ont contribué à éveiller en moi le sens de la responsabilité et l’esprit de leadership. Je devais alors prendre soin de mon frère cadet qui faisait alors la classe de CE1. C’était une expérience à la fois douloureuse et extraordinaire ! J’acquis dès ce temps-là des capacités d’organisation, de planification, de prévisions, d’analyse et surtout de prise de décisions. J’étais devenu celui qui était la maitresse de maison et qui s’occupait de tout pour que tout soit dans l’ordre. Cela n’est pas fait sans peine, car j’ai eu aussi le temps de pleurer quelquefois dans le calme et le silence, quand je voyais les amis qui semblaient plus choyés que nous…

L’histoire des grands hommes, comme le disent beaucoup de personnes, montre à bien des égards que la vie prend le temps de les former dans le secret, durement peut-être même âprement, jusqu’à maturation avant de les propulser devant les événements.

Du CEG de Bè-Kpota au lycée de Lomé-Port : des années de grande prise de conscience

Après le CEPD, j’entrai au Collège d’Enseignement Général de Bè-Kpota. C’était pour nous comme un nouveau monde avec d’autres réalités que j’ai pris du temps pour analyser et comprendre bien plus tard. Je me rappelle la fameuse salle de 6e C dans laquelle nous étions plus de cent élèves entassés comme dans un four et dans des conditions insoutenables. Mais nous y trouvions en ce moment-là un moyen de nous amuser dans une sorte d’insouciance. Très peu pouvaient sortir véritablement du lot et c’était justement le cas. Il n’était pas évident que la réussite des élèves soit garantie dans de telles conditions qui ne pouvaient en aucun cas faciliter une transmission efficace du savoir.

Il faut absolument saluer le courage de nos enseignants qui devaient stoïquement prendre en charge de tels effectifs pléthoriques et braver la monotonie et l’ « ingratitude » du métier d’enseignant… pour donner le meilleur d’eux-mêmes comme de dignes patriotes. Je me suis souvent surpris de remarquer que de tels combattants ne sont guère honorés de voir certains parmi eux qui soient décorés en signe de reconnaissance par l’État. Je pense que c’est vraiment injuste d’occulter les efforts de tous les citoyens, mais il me semble encore plus injuste que la témérité, le dévouement et le sacrifice de ces hommes et femmes puissent être tout simplement ignorés ou méconnus. Je garde en mémoire leur noble rôle dans l’édification des citoyennes et des citoyens capables que nous sommes aujourd’hui.

Il n’était pas évident, au prime abord, que nous puissions acquérir de bonnes aptitudes dans les conditions-là qui sont d’ailleurs actuellement les mêmes aujourd’hui, où les besoins individuels des élèves ne sont jamais pris en charge ; ce qui noie malheureusement le talent de beaucoup et leur impose des limitations factuelles. Nombreux étaient les camarades qui s’étaient vu convaincre qu’ils étaient médiocres alors que leurs situations étaient juste dues, pour la grande partie, aux contingences défavorables liées notamment au manque d’infrastructures adéquates.

C’est avec beaucoup de peine qu’on constate que même à l’heure actuelle, dans plusieurs localités du pays, les salles de classe sont plutôt des hangars de claie en paille livrés piteusement aux affres et aux supplices des intempéries. Cela est une infamie nationale ! Il s’agit bel et bien d’un drame humain tout simplement, parce que, après près de soixante ans d’indépendance, l’État togolais s’est trop souvent trompé d’objectifs et de priorités. Il est tout à fait inadmissible de parler constamment de développement pendant toutes ces trois dernières décennies et que le système éducatif dans tout son ensemble soit comme relégué paradoxalement au dernier plan. Et quand je parle de système éducatif, je fais allusion au programme scolaire, aux infrastructures et au personnel enseignant dont les conditions de vie et de travail restent une préoccupation évidente aux yeux de toute personne véritablement engagée pour une véritable indépendance de son peuple vis-à-vis du néocolonialisme sous toutes ses formes. Le défi reste presqu’entier et il nous incombe de le relever avec dignité et honneur…

Les années passées au CEG de Bè-Kpota m’ont permis de prendre conscience de l’enjeu des études. Auparavant, on donnait vraiment l’impression d’aller à l’école parce que les parents le voulaient et tout le plaisir paraissait leur être destiné. Je suis resté dans les enfantillages parallèlement aux cours ; le football et les parties de vidéoclub remplissaient mes heures libres comme c’était le cas de beaucoup de camarades également. Il n’existait pas, et comme de même pour aujourd’hui d’ailleurs, des centres ou des maisons de jeunes avec des équipements adéquats ayant pour objectif de contenir les besoins socio-éducatifs et d’assurer l’épanouissement intégral de la jeunesse.

Nous étions malheureusement laissés à nous-mêmes et beaucoup se sont engouffrés dans des expériences de non-retour.

Je crois qu’il appartient à l’État de jouer ce rôle de canalisation de la jeunesse en mettant à sa disposition des infrastructures de base appropriées à ses besoins d’épanouissement. L’inexistence de telles infrastructures ainsi que d’un programme idoine à cet effet, expose inéluctablement les jeunes aux dangers de la déperdition qui aboutit généralement à la délinquance juvénile et à ses corollaires.

Nos quartiers tels qu’ils étaient et fonctionnaient ne nous prédisposaient à rien de bon ! C’est pourquoi rares sont les camarades qui ont pu sortir la tête du lot. Nos chances de devenir des hommes et des femmes utiles pour notre pays n’étaient pas optimales et il nous était plutôt plus facile de sombrer dans la déperdition scolaire ou carrément dans le banditisme et même dans la criminalité. Tout y prédisposait en tout cas chacun d’entre nous.

Mais je crois qu’en l’absence de l’État qui devait prendre des mesures pour nous, Dieu a organisé savamment les événements et les circonstances pour nous préserver du mal. Cependant, de mon côté personnellement, j’y ai laissé quelques plumes… je redoublai au grand dam de tous la classe de 4e. C’est à partir de cet échec, le premier et le seul dans mon parcours scolaire, que ma prise de conscience véritable de l’importance des études est née.

Je me rendis compte en ce moment-là que je n’étais pas fait pour traîner les pas. Nous étions dans l’année scolaire 1998-1999. Notre génération venait également de vivre consciemment pour la première fois des élections présidentielles de 1998 qui renforcèrent une fois de plus le pouvoir du Général Gnassingbé Éyadéma au détriment des forces incarnées par Gilchrist Olympio.

Nous avons vu passer les liesses populaires, les grandes mobilisations portant le flambeau d’un espoir vainement attendu face à l’enracinement décisif d’un système tyrannique et aux pratiques dégradantes et rétrogrades.

Il est vrai qu’on entendait parler du RPT et de son « invincible » chef, des autres partis politiques incarnés par des noms comme Edem Kodjo, Me Yaovi Agboyibo, Léopold Gnininvi, Zarifou Ayéva, Me Joseph Kokou Koffigoh, etc., mais il ne nous venait pas encore clairement à l’esprit que le débat politique pouvait devenir aussi une affaire de génération, de devoir de liberté et de vérité.

Comme bon nombre de ma génération, les événements politiques de l’année 98 sont vécus comme un éveil de conscience et un appel ainsi qu’une fascination.

Il nous arrivait même en ce temps-là de nous attribuer des noms d’hommes politiques et nous nous amusions à nous dire que nous pouvions venir à bout du régime en place.

Beaucoup de mes anciens camarades peuvent aujourd’hui témoigner que, personnellement, je révélais déjà mon goût prononcé pour la politique et surtout pour apporter des solutions à nos problèmes depuis cette année-là. Je me souviens ici de tous mes anciens camarades très proches comme Amouzou Nélou, Kpotor Afantchao, Quenum Kodjo, Binkagni Abdoul Ganiou, Togné Messan, Dam Pligou, Kpotoli Kodjo, etc., avec qui ces premiers moments d’éveil de conscience se sont opérés. Je n’oublie pas nos débats politiques sous les arbres pendant les récréations, qu’il s’agisse de l’actualité politique togolaise ou internationale. Les radios Africa N°1 et RFI étaient pour nous des références et nos idées du débat politique se forgeaient ainsi.

C’était alors le temps des premiers rêves et l’époque des premières révélations… J’avais compris que seul le travail bien fait, l’assiduité et l’abnégation pouvaient permettre d’ouvrir devant nous de grandes portes, celles d’un avenir meilleur rempli de grandes responsabilités…

Quand je montai en classe de 3e, c’était désormais en jeune homme averti et déterminé ! J’étais bel et bien l’un des meilleurs élèves et réussis brillamment au BEPC avec une moyenne de près de 16 sur 20. C’était vraiment le réveil et je pouvais croire à partir de ce moment-là en mon étoile patronale.

Cette étape franchie, je voulus d’abord, au regard des moyens très limités, m’orienter vers les séries techniques en vue trouver tôt quelque chose à faire. Je pensai à la série F4 après les conseils de la part de certains aînés de quartier. Je crois que c’est cela aussi un autre problème de notre système éducatif : la question d’orientation scolaire. Il existe là également un réel vide, un vrai trou noir dans lequel s’engouffrent quelquefois de façon irrécupérable beaucoup d’élèves et d’étudiants. Ceux-ci sont toujours pour la plupart des cas abandonnés à eux-mêmes sans conseils ni accompagnements réels et adéquats. J’ai aussi pratiquement été avalé par ce même monstre, tueur de destin et briseur d’avenir.

Après être allé au lycée technique d’Adidogomé pour les renseignements possibles, en vue d’une inscription, j’eus un entretien avec mon père qui voyait plutôt en moi des prédispositions pour réussir dans le domaine des lettres. Mais moi j’étais déjà confus et me trouvais capable de réussir finalement dans tous les domaines, ce qui était apparemment vrai.

Je me résolus alors à m’inscrire en Seconde série A4 au lycée de Lomé-Port, mais, pour défaut de place disponible, je fus obligé d’aller en série CD, puisque, de toute façon j’avais bien sûr obtenu de très excellentes notes dans les matières scientifiques au BEPC. Je ne puis donc plus aller à Adidogomé. Il faut dire qu’en un moment donné, j’y étais de toute façon obligé par faute de moyens pour les frais de loyer au cas où je devais aller au lycée technique. Le choix était donc dicté par les circonstances et peut-être le plan de Dieu était-il comme cela en marche.

Je m’inscrivis et commençai cette rentrée scolaire 2000-2001 avec enthousiasme et optimisme. C’était un nouveau monde qui s’ouvrait à moi et certainement à plusieurs autres camarades. Nous étions désormais conscients et savions bien ce que nous cherchions et là où nous voulions aller. J’étais devenu lycéen !

Au lycée de Lomé-Port, je ne fis que le premier semestre en série CD… Je réalisai que mes talents de littéraire prenaient le pas sur les autres. Après les compositions du premier semestre, je demandai dans une lettre adressée au censeur, M. Eyessi, une réorientation pour revenir en série A4. L’option n’était pas évidente, parce que nous ne faisions pas l’allemand en série CD alors que ce cours avait déjà été dispensé pendant tout un semestre en série A4.

Je me rappelle encore ce moment-là comme si c’était hier… En effet, je dus avoir la caution morale que l’un de mes enseignants apporta. Il s’agissait de Monsieur Jules Kokouvi Logo, le frère cadet d’Hilaire Dossouvi Logo, l’un des hommes-symboles de l’avènement de la démocratie dans notre pays. En fait, les Logo sont originaires de la même localité que moi, ils sont d’ailleurs des oncles, à la fois paternels que maternels. C’est ainsi que Monsieur Jules Logo, enseignant de français de son état et en poste alors au lycée de Lomé-Port, me prit en charge et marqua pour toujours et très grandement l’homme que je suis devenu. Cet homme-là m’a fait !

Quand j’obtins de revenir en seconde A4, il était l’enseignant chargé du cours de français… Avec lui, c’était une alchimie ! Les séances de cours avec lui étaient pour moi les plus enthousiastes, car il avait l’art d’enseigner et le savoir à transmettre. Grâce à ses cours sur la littérature française, notamment le siècle des lumières et ses auteurs à l’instar de Montesquieu, Rousseau, d’Alembert, Voltaire, je commençai par découvrir et à être fasciné par les idées de liberté, de justice, de loi, de démocratie, de gouvernement, de droits de l’homme, de révolution et de changement, de régime et de peuple, etc. De même, des noms prestigieux et des idées nobles me fascinèrent dans la littérature africaine : Léopold Sédar Senghor, Aimé Césaire, David Diop, Franz Fanon, Wolé Soyinka, bref le fameux mouvement de la Négritude et ses valeurs ainsi que les idées d’indépendance, de dignité des Africains, d’égalité entre les races, etc. C’était fait : j’avais trouvé mon chemin de Damas !

Très vite, je me fis remarquer à l’occasion des séances de déclamation de poèmes, instituées par Monsieur Logo, généralement dix minutes avant la fin de ses heures. Je passai comme la figure marquante lors de ces moments de partage, d’apprentissage et de fierté. Beaucoup de poèmes que j’ai publiés en 2002 dans Offenses sont nés au cours de ces séances. Je me rappelle que ce recueil ne fut jamais divulgué pour la simple raison que le proviseur d’alors, Monsieur Karim Barboza, y vit des écrits tendancieux contre le régime en place et plus gravement contre le Général Éyadéma. J’étais alors en classe de Première. Monsieur Logo fut accusé d’avoir aidé à écrire de tels textes. Je fus sommé de ramener tous les exemplaires encore auprès de l’imprimeur, et le proviseur garda tout le lot. C’était ce que je devais faire avant de retirer ma carte d’élève pour aller cette année-là à l’Examen du Probatoire.

Déjà élève, je venais de faire l’incompréhensible et redoutable expérience de la censure. Je n’avais jamais imaginé que des poèmes dans lesquels je parlais de liberté du peuple, de démocratie, de la nécessité de mettre fin à la dictature ou encore d’oser nommer naïvement l’alternance au pouvoir, pouvaient représenter un danger pour l’enfant, le jeune lycéen que j’étais. Je ne compris pas grand-chose, mais Monsieur Karim Barboza était clair et sans ambages dans ses avertissements le jour où il fit irruption dans notre salle de classe et vociféra : « Est-ce que l’élève Gnagnon Kossi est présent ? Tu veux bien m’apporter tous les exemplaires de ce fameux bouquin ? Tu te crois où toi là ? Tu veux nous créer des ennuis ici ? Mais dis donc, ils vont t’écraser comme une mouche ! Apporte-moi tous les exemplaires demain à la première heure ! Compris ? » Il régna à ces paroles un silence de cimetière dans la salle. Des bourdonnements absurdes s’arborèrent après qu’il fut parti, et je vis sa haute silhouette défiler derrière les claustras comme Colosse lui-même. Je compris que je venais de commettre une bourde ! Mon cœur battait la chamade… et je commençai par douter de moi-même, de cette liberté d’écrire, et d’écrire sur la liberté ; je remis mes rêves en cause, plus de possibilité d’écrire des poèmes pour s’amuser ou pour rire entre camarades. Et s’il fallait continuer à écrire forcément, il fallait le faire à la manière de Pierre de Ronsard et non comme David Diop, ni comme Léon-Gontran Damas ou encore comme l’Incarcéré de Yves-Emmanuel Dogbé, un roman que je savourais aussi en ce moment-là.

De ces événements très révélateurs, je commençais à réaliser que je vivais dans un pays qui avait sûrement des difficultés à résoudre. Pour moi désormais, il y avait des choses à restaurer ! Ce que je lisais dans les livres étaient différents de ce que je vivais dans la réalité : cela allait vraiment de soi.

Des idées de liberté et de démocratie, même si elles n’avaient pas encore pris clairement forme en moi, commencèrent à germer. Mon militantisme était né !

Avec des amis et des camarades, nous fondâmes le Journal Senghor, une première dans la vie de ce jeune lycée, consacré fondamentalement à la promotion de la poésie et à la diffusion de l’actualité sur la vie au sein du lycée. Je devins le directeur de publication, ce qui était une grande fierté.

Je commençai également à militer au sein des associations comme Amnesty International Togo, Association Togolaise pour le Bien-être Familial, pour ne citer que ceux-là. Je devins un « homme public » au sein du lycée ! Nous étions alors ceux-là qui passaient de salle en salle pour passer les communiqués de réunion, pour rappeler les dates et les programmes des évènements. C’était bien évidemment l’entrainement à l’action publique qui était ainsi inauguré, et cela s’est poursuivi sur plusieurs années.

Des enseignants aussi engagés pour la chose sociale étaient sur notre chemin.

Basile Agboh, enseignant et journaliste, directeur de publication du Journal Akéklé (Scorpion) me découvrit quand j’étais en classe de Terminale et m’initia au journalisme professionnel sur le tas. Je devins plus tard membre du comité de rédaction puis secrétaire de rédaction de son journal dans les années suivantes.

Je me souviens de Joël Messan Gavo, enseignant de mathématiques mais aussi très engagé pour la promotion de l’éducation. Il fonda le magazine Lumière de l’Éducation dont je fus chef reporter et fis plusieurs expériences en parcourant les établissements scolaires de Lomé pour faire la promotion des différents numéros ou pour aller couvrir des événements culturels.

Quant à mon engagement dans Amnesty International, il faut dire que mon désir de voir la justice s’appliquer, en fut le moteur. Monsieur Léonard Attoh, enseignant d’histoire, facilita notre adhésion à cette grande organisation. Les participations aux sessions et aux multiples activités ont contribué à bâtir le socle de notre engagement pour le respect des droits de l’Homme et de la justice.

Je crois que c’est véritablement au cours de ces années d’intense apprentissage que mon goût pour l’action politique s’est aiguisé et que mon sens du devoir citoyen s’est éclairci.

En 2004, je réussis brillamment au baccalauréat série A4, philosophie et lettres. Ma fierté et celle des parents étaient grandes. Une longue étape venait d’être bouclée. Tout était désormais possible, comme nous le pensions alors. Un autre monde s’ouvrait alors au lycéen plein de rêves que j’étais.

Dr Jean Emmanuel Gnagnon, ‘’Demain Sera Meilleur’’ (Livre Inédit)

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre et Referencetv.tg

 

 

Le Candidat à la Présidentielle de 2020 Dr GNAGNON parle de ses perspectives et de son parcours dans un livre

 

Piraterie maritime : Un otage tué, trois libérés

L’opération de libération des membres de l’équipage du navire Elka Aristotle suite à une prise en otage par des pirates, intervenue dans les eaux togolaises, aboutit à un décès et trois personnes libérées.

Selon une agence grecque, trois des quatre membres de l’équipage du navire Elka Aristotle ont retrouvé leur liberté. Malheureusement, un a trouvé la mort au cours de l’opération. Il s’agit d’un garçon de 20 ans. Il a été tué.

« Les otages de la piraterie survenue dans les eaux togolaises le 04 novembre dernier ont été libérés. Trois membres d’équipage sur quatre du pétrolier grec victimes de cette attaque des pirates au large du Togo sont en vie. Cependant, un quatrième homme, identifié comme un ressortissant philippin, a été tué, dans des circonstances non encore élucidées », précise cette course.

Le confrère independantexpress.net, lui, s’intéresse à l’inefficacité de la lutte contre la piraterie maritime dans les eaux togolaises. Et trouve que « les conflits de leadership » compliquent « la lutte anti pirates ».

En l’espèce, ajoute ce journal, après le rapt, les pirates ont demandé une rançon.

« Compte tenu de la défaillance des mesures de surveillance des agents de la sécurité maritime du Togo, la compagnie française de pétrole Total voulait donc faire porter la responsabilité aux autorités togolaises. C’est pourquoi la société ne voudrait pas céder sur les questions de la rançon qui devrait être, selon elle, payée par les autorités togolaises », croit-il savoir.

A.H.

 

 

Piraterie maritime : Un otage tué, trois libérés

l’Ecole supérieure des affaires forme ses enseignants sur la pédagogie

La problématique des enjeux et défis de la pédagogie dans l’enseignement supérieur a été au cœur d’une formation des enseignants de l’Ecole Supérieure des Affaires (ESA), le samedi 14 décembre 2019 à Lomé.

Importance de la formation pédagogique initiale et continue pour les enseignants du supérieur, la définition des objectifs d’enseignement, et enfin le choix d’une formule pédagogique appropriée; tels sont les thématiques qui ont meublé ce panel auquel des cadres du domaine éducatif, notamment les Professeurs Cyriaque Akakpo-Numado et Octave Nicoue BROOHM, l’ancien ministre togolais de l’Enseignement Supérieur ont été convié et y ont présenté des communications autour des thèmes du forum.

Au cours des travaux, il a été passé en revue les arcanes du métier d’enseignant, son rôle et son importance dans l’évolution de des sociétés.

« Les enseignants sont un élément clé dans la qualité de la formation des étudiants. Et donc, eux-mêmes doivent se mettre à niveau et être capables d’amener les apprenants à apprendre et à cerner à travers des techniques précises les connaissances et les compétences qu’on veut faire acquérir à ces étudiants », a indiqué le Professeur Octave Nicoue BROOHM.

Et Docteur Charles Birregah, PDG ESA, de renchérir : « Nous voulons que nos enseignants améliorent leur prestation, qu’ils puissent dispenser des cours et qu’ils soient parmi les meilleurs donc. Pour ce faire, on leur a donné les outils pédagogiques conformes aux normes du CAMES et internationale pour leur permettre de dispenser des cours de qualité aux étudiants ».

Il a poursuivi : « L’objectif, c’est d’arriver à 80% du taux de réussite à nos différentes évaluations au sein de l’ESA », une vision que l’Ecole supérieur des affaires inscrit dans une démarche qualité pour satisfaire ses clients.

S’agissant de la démarche qualité, l’institution a été primé dans la catégorie "Prix d’Excellence" lors de la cérémonie officielle de remise des trophées du "Prix Togolais de la qualité (PTQ)", un évènement qui encourage la promotion de la culture qualité au sein des populations, à renforcer la compétitivité et l’excellence dans les entreprises togolaises et à encourager la démarche qualité.

Nicolas K

 

 

l’Ecole supérieure des affaires forme ses enseignants sur la pédagogie

Noha aux chevets des enfants malades

L’Association à but lucratif Noha aidant les enfants nécessiteux togolais malades à se faire opérer a lancé une nouvelle campagne (15 novembre- 31 décembre 2019 à EHPAD des Vergers en France) de mobilisation de fonds destinés à venir en aide aux couches vulnérables.

A travers son projet « Un tableau acheté = un enfant opéré », elle compte utiliser les fonds qui sortiront de la vente des œuvres des artistes Ekouagou et Kukoff pour financer une mission chirurgicale au profit des enfants. La mission chirurgicale aura lieu le 20 janvier prochain. Ces artistes ont accepté contribuer à sa réussite en offrant leurs tableaux.

Ce n’est pas la première fois que l’association Noha organise une exposition de peinture pour récolter des fonds pour une mission humanitaire, afin de permettre à des enfants ayant une malformation de sourire à la vie.

Cette organisation finance les missions médicales des médecins-chirurgiens bénévoles, équipe les hôpitaux de matériels chirurgicaux reconditionnés, afin de garantir la sécurité des malades, soigne les pathologies infantiles à Lomé, transmet la compétence et l'expérience (orthopédiques et viscérales) aux équipes chirurgicales locales dans le but de faire de Lomé un pôle d'excellence.

‘’NOHA’’ ne veut pas sauver une vie, mais des vies par une action durable et non ponctuelle, à en croire ses responsables.

A.H.

 

 

Noha aux chevets des enfants malades

La SADD se ligue contre la maltraitance des ouvriers au sein des entreprises multinationales

Les responsables de l’ONG Solidarité et Action pour le Développement Durable (SADD) disent constater que les les conditions de vie et de travail des ouvriers dans les entreprises multinationales sont bafouées. Et ce, au nez et à la barbe des autorités togolaises.

Devant la presse vendredi dernier, l’organisation a dénoncé la maltraitance dont sont victimes les employés de ces entreprises et a rendu par la même occasion la Déclaration de principes tripartite sur les entreprises multinationales et la politique sociale.

En effet, ce document adopté par le Conseil d’administration du Bureau international du travail (BIT) depuis novembre 1977, amendée en novembre 2000 et en mars 2017, somme les entreprises multinationales à « respecter les droits souverains des États, d’observer les législations et réglementations nationales, de tenir dûment compte des pratiques locales et de se conformer aux normes internationales pertinentes ».

Selon Yves Dossou, le Coordonnateur du SADD, le contenu que regorge le doucement doit être vulgarisé.

"Il est devenu nécessaire de vulgariser la déclaration de principe lucratif qui est le seul document de l’OIT qui donne les directifs pertinents pour encadrer ces entreprises", a-t-il indiqué à la presse.

Le message phare de l’ONG SADD à l’endroit de ces entreprises multinationales est que celles-ci puissent œuvrer de façon positive pour le progrès économique et sociale du pays, d’autant plus que la déclaration des principes tripartite prône un climat de paix et une entente dans ces entreprises.

Enfin, l’ONG lance un appel pressant aux entreprises multinationales à se conformer aux normes relatives à un professionnalisme sans faille.

Aux gouvernants, elle leur demande de suivre ces entreprises dans leurs activités pour que des meilleures conditions de vie et de travail soient accordées aux employés.

 

 

La SADD se ligue contre la maltraitance des ouvriers au sein des entreprises multinationales

Antoine Rndolph : « Nous sommes déterminés à mettre fin à cette dictature démoniaque »

Voici une tribune de Dr Antoine Randolph, président du Rassemblement national pour la démocratie et le panafricanisme (RNDP). Lecture !

QUELS SONT LES RISQUES DE VIOLENCES POST-ÉLECTORALES LORSQUE L’ON SAIT QUE LE TOGO S’EST SOUVENT EMBRASÉ SUITE À CES SCRUTINS ?

Par Dr Antoine Ati Randolph

Chers Compatriotes,
Vaillant Peuple togolais,

Certains membres des forces démocratiques togolaises se sont réunis avec l’honorable député français Jean-Paul LECOQ, membre de la Commission des affaires étrangères, le 11 décembre 2019 à Paris, pour débattre du thème : » Togo, 1963 – 2020 : la fin d’un long cycle de violence politique ? ».

Cette rencontre était sous l’égide de monsieur le député en partenariat avec CODITOGO (Coalition de la diaspora togolaise pour l’alternance et la démocratie).

Je tiens ici à remercier chaleureusement monsieur Jean-Paul LECOQ de l’initiative de cette réunion et à le féliciter pour ses nombreuses interventions en faveur des droits de l’homme, pour sa large compréhension des problèmes du monde subsaharien et pour son humanisme.

Plusieurs questions avaient été abordées au cours de cette réunion dont celle qui fait le titre de cet article et que j’avais exposée.

Ce n’est pas un compte rendu de cette rencontre que je veux faire ici mais, compte tenu de la gravité de la question que j’avais traitée, j’ai jugé préférable que vous en preniez aussi connaissance intégralement afin d’agir selon votre conscience. Alors que notre pays s’enfonce progressivement dans le chaos économique et dans l’abîme de la violence d’État, le peuple profond reste dans l’incertitude du choix des légitimateurs d’aller au scrutin présidentiel du 22 février 2020 . Ce choix répond-il réellement à ses intérêts ? Ou sert-il seulement les intérêts de ces légitimateurs qui préfèrent sauver le système néocolonial qui s’est enraciné dans notre pays au lendemain du coup d’État du 13 janvier 1963 et dans lequel ils font carrière? Je pense que le moment de la grande rupture est venu : laisser en arrière ce qui est pourri, corrompu pour semer maintenant les graines de l’espoir ouvrant ainsi une ère démocratique et souveraine aux générations actuelles et futures. Cette alternative ne peut et ne pourra se faire que par la résistance populaire basée sur l’action non violente dont les trois principes cardinaux sont : la désobéissance civile et militaire, la non coopération et l’insoumission généralisée.

I) Observations préliminaires

Sept observations préliminaires nous permettront de situer l’importance de cette question et d’envisager la réponse.

1) Le coup d’État qui a renversé en 1963 le gouvernement patriotique et qui a mis fin à la vie de Sylvanus OLYMPIO, président démocratiquement élu, est un coup d’État néocolonial fait par la France pour installer un système néocolonial porté par les partis politiques qui lui étaient favorables : le parti togolais du progrès (PTP) de Nicolas Grunitzky et l’union des chefs traditionnels et des peuples du nord (UCPN) d’Antoine Méatchi. La néo-colonisation est un système inique, injuste et prédateur, portant en son sein les germes de la violence. La violence va s’installer, s’exercer, se développer et se perpétuer d’autant que la base sociale nationale, majoritairement patriotique est réfractaire, donc capable de s’opposer à ce système. Il faut donc la neutraliser, la contenir , la diviser voire la réduire par tous les moyens!

2) Irruption de l’armée sur la scène politique. D’abord dans l’antichambre du pouvoir pour apprendre à gérer les affaires, les militaires étaient pratiquement aux commandes de l’État. Après l’évincement du pouvoir civil bicéphale en janvier 1967, l’armée a pris les rênes du pouvoir et, à l’avènement d’Eyadéma Gnassingbé, le 14 avril 1967, s’est installée jusqu’à présent. Cet ancien sergent a dirigé d’une main de fer le pays comme sa propriété privée jusqu’à sa mort en février 2005. Le président français Jacques Chirac a imposé Faure Gnassingbé pour sa succession, celle-ci s’est faite dans un bain de sang.

3) C’est après le renversement du gouvernement patriotique que les accords secrets imposés aux anciennes colonies françaises d’Afrique ont été signés par le Togo. Ces accords ont permis à la France de dépouiller le Togo de son indépendance et de sa souveraineté ; Ils consacrent la mainmise de ce pays sur le Togo, d’où le soutien multiforme, indéfectible et inconditionnel de la France à la dictature des Gnassingbé père et fils et l’émergence de la culture de l’impunité. Le problème togolais résulte de la création par la France d’une armée néocoloniale d’occupation et d’accaparement, une sorte de tumeur maligne dans le tissu social.

4) Faure Gnassingbé est illégitime. C’est un usurpateur, un pyromane et un terroriste. Son 3ème mandat est usurpé au regard de la constitution de 1992. La soi-disant nouvelle constitution votée en mai 2019 par une assemblée nationale unicolore et illégitime est sur le plan de l’éthique judiciaire inacceptable. Faure Gnassingbé ne peut en aucun cas briguer un 4ème mandat présidentiel et son régime, étant illégitime, n’est pas logiquement habilité à organiser une quelconque élection.

5) Après deux ans de contestation populaire, seul le soutien de la communauté internationale – dont le groupe des 5 (ONU, l’UE, États-Unis d’Amérique, France et Allemagne), l’UA et la CEDEAO – régentée par la France maintient encore Faure Gnassingbé et son régime en place.

6) Stratégie éculée de la Françafrique. Cette stratégie qui a bien fonctionné depuis près de 30 ans dans notre pays et ailleurs doit être abandonnée au profit de la vérité des urnes et des droits de l’homme pour peu qu’on veuille respecter les valeurs universelles de liberté , de justice, d’intégrité, d’éthique et d’autodétermination des peuples. La France qui se targue d’être le berceau des droits de l’homme est en réalité, sur le continent africain et particulièrement au Togo, le cercueil des droits humains en voulant défendre ses intérêts. Pour cela, c’est la France qui choisit celui qui doit être élu !
Cette stratégie peut se résumer de la façon suivante :

MASCARADES ÉLECTORALES…..CONTESTATIONS POPULAIRES…. RÉPRESSIONS
PSEUDO-DIALOGUE GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE

7) L’importance de la diaspora est un peu plus de 25 % de la population togolaise. Elle est le reflet de la mauvaise gouvernance et des graves violations des droits de l’homme de la dictature des Gnassingbé

II) RISQUES DE VIOLENCES POST-ÉLECTORALES

Les risques seront énormes et très graves. Dans le contexte actuel de crise sociopolitique, ils vont s’échelonner tout au long du processus électoral, c’est-à-dire en amont, pendant et en aval. L e peuple togolais est pacifique, il a toujours manifesté à mains nues. Mais répondre à cette question nous amène à poser deux autres questions subsidiaires et tenter d’y répondre.
A) Pourquoi s’entête-t-on à imposer au peuple togolais les élections comme sortie de crise alors qu’il exige la démission de Faure Gnassingbé ?

Le système dictatorial RPT/UNIR et ses facteurs de violence. Alors que la base sociale de ce système est une infime minorité ne dépassant guère 3 %, la dictature concentre entre ses mains tous les pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire ainsi que ceux qui en découlent comme les pouvoirs administratif, économique, financier. Il a la mainmise sur les institutions et refuse de faire les réformes institutionnelles et électorales; il contrôle tout le processus électoral, en amont, pendant et en aval.

Il contrôle l’institution régalienne. D’ailleurs, c’est l’armée néocoloniale, non républicaine qui est le socle de la dictature et qui dirige le pays, le président n’étant qu’une marionnette. L’armée est de plus en plus infestée de mercenaires et de terroristes étrangers qui prennent le commandement des régiments à la place des officiers supérieurs togolais et qui provoquent la terreur partout même au sein de cette armée.

Les militaires sont à la tête d’au moins 50 % de préfectures. Il y a parmi les chefs traditionnels de nombreux anciens militaires.

Outre la Police, la Gendarmerie et cette armée pléthorique, le régime dispose d’un grand nombre de miliciens togolais et surtout non togolais.

Signalons en passant que le Togo est l’un des pays les plus militarisés du monde et que dans le cadre des accords de défense franco-togolais, ce sont des instructeurs français qui forment et encadrent les militaires et gendarmes togolais et que le conseiller militaire actuel du Chef de l’État est le général français 5 étoiles Raymond Germanos, pédophile notoire, radié du corps des armées françaises.

Le régime dictatorial RPT/UNIR, réduit à sa portion congrue, refuse les réformes institutionnelles et électorales. Pour sa survie, pour conserver le pouvoir, il ne peut organiser qu’une élection biaisée, une mascarade électorale, avec à l’appui la contrevérité des urnes, l’achat des consciences à tous les niveaux, le soutien de la communauté internationale et si cela ne suffit pas il recourra à la violence ; La communauté internationale a jusqu’à présent avalisé les faux résultats de la contre-vérité des urnes des élections présidentielles et législatives.

Donc, c’est par le biais des élections frauduleuses que la communauté internationale, manipulée par la France, voudrait maintenir Faure Gnassingbé ou son remplaçant éventuel au pouvoir pour perpétuer le système de pillage quel que soit le prix en vies humaines. Ce fait est d’ailleurs confirmé par Robert Bourgi, spécialiste français des affaires africaines et lobbyiste de la Françafrique : « Sans aucun doute, c’est la France qui choisit les dirigeants africains».

B) Pense-t-on pouvoir empêcher cette fois-ci le phénomène d’embrasement post-électoral de se produire tout en maintenant le processus électoral de la contrevérité des urnes ?

Dans la perspective de faire gagner Faure Gnassingbé ou un éventuel candidat du RPT/UNIR ou, à défaut, un candidat adoubé par Paris et la communauté internationale, l’on pense sérieusement pouvoir empêcher le phénomène d’embrasement post-électoral en ayant recours à toutes sortes de méthodes et de manœuvres pour déminer le terrain insurrectionnel avant les élections présidentielles ou même avant l’annonce de la candidature de Faure Gnassingbé pour un 4ème mandat.

a) Donner une base légale pour permettre un 4ème mandat et plus à Faure Gnassingbé et empêcher ou restreindre les manifestations pour justifier les violences ;

- nouvelle constitution personnalisée et taillée sur mesure pour Faure Gnassingbé (8 mai 2019 )
- loi liberticide de Boukpessi (7 août 2019)

b) Légitimer le régime en acceptant de participer à l’élection présidentielle et en faisant croire que l’alternance est même possible sans les réformes consensuelles institutionnelles et électorales. Pour cela l’appât du gain personnel est déterminant. Le candidat verse 20 millions de francs CFA comme caution et reçoit en retour pour sa campagne au moins 300 millions sans aucune condition selon un décret pris en conseil des ministres le 5 décembre dernier. A ce jour il y a 13 candidats déclarés. Le tourisme électoral est juteux !

c) User de l’art de la séduction et faire l’apologie de la paix sous la dictature pour tromper et endormir le peuple. L’achat des consciences se fait dans tous les milieux sociaux, religieux et politiques. Chamalières et la Banque mondiale ont prêté main forte au régime.


Beaucoup de mouvements et partis politiques, des associations de la société civile et des associations confessionnelles ont été arrosés ;

d) exercer la violence en ciblant les points de résistance comme le parti national panafricain dont les militants sont persécutés. Violations et saccages des domiciles pour interdire les réunions.

e) Pousser le peuple à l’exaspération, à la fatigue et au découragement en exerçant sur lui des méthodes violentes et humiliantes de voyous (arrogance, rafles, fouilles, viols, bastonnades, tortures, arrestations et incarcérations arbitraires, disparitions, etc) ; Le rapport 2019 de la Ligue togolaise des droits de l’homme intitulé « Togo : la terreur contre le peuple « en dit long sur le drame humain que les Togolais vivent quotidiennement. Dans sa préface « AU SECOURS ! ILS FUSILLENT LES ENFANTS !« cette organisation de défense des droits humains déclare que «l'actualité togolaise sur le plan des droits humains sous la dictature héréditaire des Gnassingbé, est une descente aux enfers pour le peuple martyr. D'horreur en horreur, on se dit que le pire est déjà passé. Mais la répression semble engagée dans une concurrence macabre avec elle-même : faire pire que la dernière fois sur le terrain sanglant de la terreur et de l'ignominie. « Le chef d’état-major des forces armées togolaises, le général Félix Abalo Kadanga, a porté la terreur et l’ignominie à leur comble en tuant à bout portant, le 9 décembre 2018, un enfant de 11 ans avec son fusil à lunette !

f) Maintenir certaines populations dans l’insécurité permanente, la peur, l’angoisse et le besoin en prolongeant l’état de siège des villes septentrionales.


g) Décréter le couvre-feu, c’est la dernière trouvaille pour mettre le peuple sous-pression et dans la frayeur, donc accentuer la peur et la crainte du régime pour pousser à l’inaction, à la passivité, voire à la fatalité.

h) Croire en la création de la FOSEP (Force de la sécurité des élections présidentielles) est une illusion dont le peuple est conscient. C’est un alibi pour la France et la communauté internationale de renforcer le matériel de sécurité- répression et de faire triompher la contrevérité des urnes ; Cette force a déjà participé à la falsification des résultats électoraux et aux massacres des manifestants.
i) Recevoir en utilisant l’art de la séduction le soutien de la communauté internationale et des milieux internationaux d’hommes d’affaires pour légitimer le régime, faire croire que tout va bien au Togo et que les élections prochaines se passeront paisiblement dans de bonnes conditions comme vient de le déclarer le ministre Gilbert Bawara, porte-parole du gouvernement, je cite : « Le cadre électoral actuel ne souffre d’aucune anomalie. Il respecte les normes internationales en matière d’élections libres, démocratiques, fiables et transparentes » Alors que tout le monde sait que le processus électoral en cours est vicié et corrompu et que le régime refuse de faire les réformes institutionnelles et électorales contenues dans l’accord politique global et reprises sur la feuille de route de la CEDEAO. La non fiabilité de ce fichier est dénoncée par les acteurs politiques de l’opposition et des organisations de la société civile. La révision électorale organisée du 29 novembre au 2 décembre derniers a été une mascarade selon plusieurs organisations de la société civile.

La propagande du Plan national de développement, les privatisations à tout vent, le Doing business, la 20 ème session de dialogue UE -Togo au cours de laquelle l’Union européenne « a salué les efforts déployés en vue d’aboutir à une élection libre, transparente et équitable »,visent tous le même but : redorer l’image du Togo et préparer l’opinion nationale et internationale à accepter les résultats de la contre-vérité des urnes ! A la congolaise ? Peut-être !

Quoi qu’il en soit, nous, patriotes togolais, n’avons pas attendu le ministre des droits de l’homme, Christian Trimua qui vient « d’inviter les Togolais à prendre les armes s’ils veulent une alternance au Togo » pour comprendre et savoir que sous cette dictature des Gnassingbé la voie électorale pour l’alternance politique est bloquée, a fortiori pour une alternative démocratique. Seule la résistance populaire basée sur l’action non violente de désobéissance civile, de non coopération et d’insoumission généralisée pourra redonner tout le pouvoir au peuple togolais !


III Conclusions

Les temps ont changé ! Ce n’est plus le peuple meurtri de 2005 qui a payé très lourd l’holocauste commis par Faure Gnassingbé pour s’emparer du pouvoir et succéder à son père adoptif, Eyadéma Gnassingbé. Le peuple togolais, qui est debout aujourd’hui, a déjà connu 15 ans de dictature de Faure Gnassingbé et il est déterminé à rester debout afin de tourner la page de la honte et de conquérir le droit de vivre libre sur son sol et d’être heureux. Ce peuple est poussé à l’exaspération par la dictature soutenue par la France et d’autres pays. Il a droit à la liberté, il a le droit de prendre son destin en main !

Il appartient à la France et à la communauté internationale de mettre fin à leur complicité active avec cette dictature, la plus vieille du continent, et de faire honneur à leurs propres valeurs, ces valeurs qu’elles qualifient d’universelles. Elles doivent exiger de leur encombrant poulain immoral des réformes consensuelles institutionnelles - visant la cour constitutionnelle, la commission électorale nationale indépendante et la haute autorité de l’audiovisuel et de la communication - et électorales de manière à rendre crédible et transparent le scrutin présidentiel 2020.

Nous, patriotes du Togo, nous sommes déterminés à mettre fin à cette dictature démoniaque, corrompue et pourrie des Gnassingbé. Nous mettons en garde la France et ses alliés qui coopèrent activement avec la dictature dans cette œuvre démoniaque de destruction de notre pays et de notre peuple! S’il doit y avoir élection, elle devra être transparente et exprimer la vérité des urnes !

Pour empêcher l’embrasement post-électoral, les militaires des FAT doivent être consignés dans les casernes. Des troupes de l’ONU et/ou de la CEDEAO impartiales et propres seraient chargées d’assurer la sécurité conjointement avec la FOSEP placée sous commandement onusien ou celui de la CDEAO.

Pour résoudre véritablement et durablement la question togolaise, nous patriotes et démocrates, continuons d’exiger la démission de Faure Gnassingbé et de préconiser la Transition avec le retour de la constitution originelle de 1992. Les réformes idoines seront faites sur la base d’un programme de société commun afin de restaurer l’État de droit, de toiletter la République en y introduisant la culture de valeurs universelles et de reconstruire notre pays. Des élections transparentes, libres et démocratiques seront réalisées à la fin de la Transition.

C’est par ce passage incontournable de la Transition démocratique que la paix, fondée enfin sur la liberté et la justice, et confortée par la réconciliation nationale, la vérité des urnes et la vérité des comptes publics, pourra revenir et perdurer dans le pays. Nous voulons construire une vraie démocratie dans notre pays ! Nous voulons une véritable alternative démocratique ! Nous voulons redevenir des hommes libres ! Nous voulons enfin vivre et non vivoter !

Paris, le 11 décembre 2019


Dr Antoine Ati Randolph
Président du Rassemblement national
pour la démocratie et le panafricanisme


Contact : antoinerand@hotmail.com

 

 

Antoine Rndolph : « Nous sommes déterminés à mettre fin à cette dictature démoniaque »

 

La Corée offre deux ambulances médicalisées au CHU Sylvanus Olympio

Le Togo vient de bénéficier des fruits de sa coopération avec la Corée. Le Centre hospitalier universitaire (CHU) Sylvanus Olympio (SO) est désormais équipé de deux ambulances médicalisées, un don de la Corée, estimé à 70 millions de francs CFA.

La Directrice de cabinet du ministre de la santé, Mme Midamegbe Akpakpo a réceptionné le don au nom de l’Etat togolais et a salué le partenariat de taille que le Togo entretient avec le gouvernement Coréen.

« Dans le domaine médical, le Togo fait partie des bénéficiaires des différents programmes mis en place en vue de renforcer les capacités sanitaires des pays partenaires de la Corée. Aujourd’hui, ce sont des ambulances flambant neuves équipées de boites de soins d’urgence, de médicaments et de consommables pour premiers soins », a-t-elle déclaré.

Dans la même perspective, l’ambassadeur Coréen Kim Sungsoo, présent à la cérémonie, pour sa part, a précisé que les ambulances ont été offertes sur demande du chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé.

Il est utile de rappeler que les relations entre le Togo et la Corée ont toujours été prospères et sont nettement diversifiées à ce jour. La République de la Corée soutient le Togo dans différents domaines, notamment l’Agriculture, le sport, social et à ceux-ci vient s’ajouter le domaine de la santé.

 

 

La Corée offre deux ambulances médicalisées au CHU Sylvanus Olympio

 

l’Ecole supérieure des affaires forme ses enseignants sur la pédagogie

La problématique des enjeux et défis de la pédagogie dans l’enseignement supérieur a été au cœur d’une formation des enseignants de l’Ecole Supérieure des Affaires (ESA), le samedi 14 décembre 2019 à Lomé.

Importance de la formation pédagogique initiale et continue pour les enseignants du supérieur, la définition des objectifs d’enseignement, et enfin le choix d’une formule pédagogique appropriée; tels sont les thématiques qui ont meublé ce panel auquel des cadres du domaine éducatif, notamment les Professeurs Cyriaque Akakpo-Numado et Octave Nicoue BROOHM, l’ancien ministre togolais de l’Enseignement Supérieur ont été convié et y ont présenté des communications autour des thèmes du forum.

Au cours des travaux, il a été passé en revue les arcanes du métier d’enseignant, son rôle et son importance dans l’évolution de des sociétés.

« Les enseignants sont un élément clé dans la qualité de la formation des étudiants. Et donc, eux-mêmes doivent se mettre à niveau et être capables d’amener les apprenants à apprendre et à cerner à travers des techniques précises les connaissances et les compétences qu’on veut faire acquérir à ces étudiants », a indiqué le Professeur Octave Nicoue BROOHM.

Et Docteur Charles Birregah, PDG ESA, de renchérir : « Nous voulons que nos enseignants améliorent leur prestation, qu’ils puissent dispenser des cours et qu’ils soient parmi les meilleurs donc. Pour ce faire, on leur a donné les outils pédagogiques conformes aux normes du CAMES et internationale pour leur permettre de dispenser des cours de qualité aux étudiants ».

Il a poursuivi : « L’objectif, c’est d’arriver à 80% du taux de réussite à nos différentes évaluations au sein de l’ESA », une vision que l’Ecole supérieur des affaires inscrit dans une démarche qualité pour satisfaire ses clients.

S’agissant de la démarche qualité, l’institution a été primé dans la catégorie "Prix d’Excellence" lors de la cérémonie officielle de remise des trophées du "Prix Togolais de la qualité (PTQ)", un évènement qui encourage la promotion de la culture qualité au sein des populations, à renforcer la compétitivité et l’excellence dans les entreprises togolaises et à encourager la démarche qualité.

Nicolas K

 

 

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Présidentielle 2020 : Dr Christian Spieker demande le report de la date du scrutin

En annonçant la date de la tenue des élections présidentielles (22 février 2020) et encore par communiqué du 13 décembre 2019 informant la population de la date des dépôts de candidatures alors qu´aucune des trois conditions exigées par l´opposition pour le minimum de transparence (la refonte du fichier électoral, la recomposition de la CENI et celle des membres de la Cour constitutionnelle) n´a été prise en compte, ce régime fonce droit au but et teste le degré de résistance de l´opposition. Mais en prenant appui contre le mur jusqu´auquel il la pousse, elle ne doit pas céder et aller aux élections les yeux fermés sans que les conditions minimales de transparence ne soient remplies. Au contraire elle va résister, dos au mur et exiger ensemble les conditions de transparence avant de participer à ces élections. Mais pour y arriver et amener le régime à la raison dans l´intérêt du pays, il faut former un bloc de l´opposition et parler d´une seule voix. Le temps presse et le peuple togolais est fatigué des leaders qui ne s´entendent pas pour travailler ensemble mais animés seulement des sentiments d´égoïsme et d´intérêts individuels. Cette lutte a trop duré. Il faut des pressions maximales sur ce régime avant les élections pour le faire fléchir. On n´a plus droit à l´erreur si on veut gagner en 2020.

Dans n´importe quel domaine de lutte, que ce soit politique, syndicale ou même militaire contre l´agression extérieure, les chefs de lutte ne mènent jamais leur groupe ou le peuple à la victoire sans stratégie adaptée face à l´adversaire redoutable ou l´ennemi. La stratégie est toujours au centre de toute lutte pour la victoire finale. C´est cette stratégie qui manque cruellement à l´opposition togolaise.

Partant de cela, on peut dire que ce n´est pas par manque des moyens financiers ou humains que l´opposition a échoué face à ce régime en 2017 mais par manque de stratégie adaptée à un adversaire redoutable, prêt à tout pour conserver le pouvoir, même prêt à vendre le pays aux puissances étrangères pour avoir leur estime et faveur. Certains au sein de l´opposition ont reconnu avec humilité cette responsabilité partagée de l´échec comme par exemple Me Dodji Apévon que j´apprécie beaucoup dans cette lutte et Madame Adjamagbo-Johnson. Je les félicite pour ce courage qu´ils ont eu pour reconnaître cette responsabilité collective ou partagée de cet échec de 2017 alors qu´ils avaient la victoire à portée de main. Ils connaissent le sens de la responsabilité et cela ne m´étonne pas puisqu´ils sont tous les deux des juristes de haut niveau. Par contre, certains n´aiment pas endosser cette responsabilité au sein de cette opposition. Or, un chef qui ne reconnaît jamais ses erreurs en cas d´échec n´a pas la qualité d´un bon chef. C´est le cas de Jean-Pierre Fabre. Je ne l´ai jamais entendu dire qu´ils ont eu une part de responsabilité dans l´échec de lutte en 2017. Je parie que si Fabre n´avait pas pris le devant pour cette lutte de 2017 la population aurait réussi à coup sûr le changement tant attendu. Tikpi Atchadam a réussi la mobilisation des Togolais que Fabre n´arrivait plus. Mais malheureusement ça n´a rien donné, faute de bonne stratégie de sa part en tant que chef de file.

Je vous raconte un fait où il a manqué de stratégie : pour la manifestation gigantesque des 6 et 7 septembre 2017, j´étais aussi à Lomé pour les vacances. Comme ma venue a coïncidé avec les manifestations d´août 2017, j´ ai pris part à celle du jeudi 7 sept 2017. Je dirais que c´est la première fois que je participais à une manifestation politique au Togo car depuis 1988 j´ai passé tout mon temps a l´étranger (Niger, France et Allemagne). À ce jour décisif, j´étais aussi parmi les leaders. La foule était immense, une marée humaine surchauffée. Arrivés au rond-pont Dékon ce jour là, la foule voulait continuer jusqu´à la présidence. Du rond-point Dékon jusqu´à la Colombe de la paix au niveau du Lycée de Tokoin, c´est une marée humaine avec un seul mot dans la bouche : démission, démission, démission. Les leaders de l´opposition de C14 ne savaient plus quelle décision prendre à Dékon. La foule très déterminée, attendait seulement leur mot d´ordre pour continuer leur marche vers la présidence et demander la démission du chef de l´État. Monsieur Attisso est monté sur une voiture garée au milieu de la foule en scandant avec le haut-parleur les chants de lutte pour galvaniser la foule. Devant cette tergiversation des leaders et surtout de Jean-Pierre Fabre entre les deux stratégies : laisser continuer la marche de la foule vers la Présidence comme la foule l´exigeait ou rester à Dékon comme point de chute, je me suis approché de Fabre en me présentant à lui que je suis venu des vacances de l´Allemagne. Donc je lui ai dit discrètement de ne pas prendre le haut-parleur mais de traîner les pas et laisser la foule continuer la marche vers la présidence en lui disant qu´il peut se justifier qu´il n´a pas pu contenir la foule déchaînée et éprise de liberté démocratique. Monsieur Fabre m´a répondu que s´il laisse la foule partir vers la présidence, ils vont tirer sur eux et ils viendront tirer aussi à Dékon. Moi, étant venu en vacances et ne jouant aucun rôle dans les partis politiques en 2017, je me suis tu après ce conseil de stratégie de lutte que je lui ai donné. Donc après concertation entre eux les leaders de C 14 de l´opposition, Fabre en tant que chef de file de l´opposition a pris le haut-parleur que Monsieur Atisso tenait pour dire à la foule qu´ils allaient rester à Dékon jusqu´à la démission de Faure Gnassingbé. Et on invitait les femmes d´amener à la foule de quoi manger. Ainsi on distribuait du pain à ceux qui étaient là et on disait à la foule qu´ils allaient rester là jusqu´à la démission du chef de l´État. Au même moment, j´ai soufflé à l´oreille de Madame Adjamagbo-Johnson aussi que si le régime ne tombe pas aujourd´hui c´est fini, il ne tombera plus jamais, vu la foule immense et très surchauffée ce jour là. Elle souriait toute confiante. Vers 19 heures, persuadant que la décision qu´ils ont prise de rester à Dékon n´était pas la bonne pour leur victoire, j´ai quitté les lieux pour aller à la maison. Vers 22 ou 23h, j´aurais appris que les forces de l´ordre étaient venues avec le gaz lacrymogène les disperser. L´espoir est subitement s´évaporé. C´est ce jour là que l´opposition avait raté une belle occasion. Si Monsieur Fabre auquel j´ai tous mes respects, avait laissé la foule continuer la marche vers la présidence, même s´elle n´avait pas atteint la présidence mais proche de là, le régime allait trembler le jour là et Dieu seul sait si ce jour là ne serait pas le jour de leur victoire. C´était un jour de toutes les chances pour l´opposition car la foule était immense et déterminée. Les gens sentaient la fin du régime proche même au sein du régime. Depuis ce jour-là, je me suis dit que Fabre a commis une erreur de stratégie pour mener le peuple à la victoire à un moment déterminant car il avait raté une belle occasion qu´il a eue. C´est quelqu´un que j´apprécie beaucoup mais il a manqué de stratégie. Le 7 septembre 2017 on était très proche de la victoire si les leaders n´avaient pas failli le jour là en terme de stratégie. Si Fabre avait laissé la foule marcher sur la présidence, le régime allait tomber le jour-là.

Alors, au vu de tous ces échecs répétés de stratégie, n´est-il pas utile et même urgent qu´il passe la main à un membre de son parti, surtout qu´il est de plus en plus contesté aussi au sein de la population depuis un certain dans sa manière de conduire cette lutte? S´il ne veut pas passer la main, au moins qu´il change de stratégie de lutte sinon il ne pourrait jamais offrir au peuple ce que celui-ci attend de lui.

En Europe, les présidents de partis politiques ou secrétaires généraux des partis selon l’appellation dans chaque pays, démissionnent de leur propre gré s´ils échouent ou s´ils n´arrivent pas à faire gagner leur parti à une élection. J´ai vu cela plusieurs fois dans le parti SPD en Allemagne où les secrétaires généraux successifs démissionnent d´eux-mêmes le soir même du vote si le parti a fait un très mauvais score. Quand moi j´entends parler au Togo des candidats naturels dans les partis politiques comme Jean-Pierre Fabre de l´ANC ou Faure Gnassingbé d´UNIR, cela me faire sourire.

Ayons le courage de poser cette question : n´est-il pas bon que Fabre laisse la place à un membre de son parti pour mener la lutte car c´est lui qui a le destin de l´opposition en main et prend le devant dans les manifestations. La preuve en est que quand les gens viennent en mission pour rencontrer le gouvernement et les partis de l´opposition, c´est lui qu´on rencontre. Donc à ce seul titre de leader, la population est en droit de dire ce qu´elle pense de lui à propos de ses stratégies de lutte car c´est comme un commandant de bord dans un avion ou un capitaine dans un bateau à un moment crucial. Donc à mon avis, Jean-Pierre Fabre a fait son temps. Mais aujourd´hui il ne peut pas faire gagner l´opposition face à ce régime. C´est quelqu’un que j´ai beaucoup apprécié pour sa rigueur et ténacité face à ce régime. Mais son temps est passé. Je l´ai même apprécié dans mon livre que j´ai publié en octobre à Paris. Je l´ai félicité. Mais je constate qu´il est maintenant contesté au sen de la population. Avec le temps que j´ai passé à Lomé, je me suis rendu compte qu´il n´a plus de popularité qu´il avait avant au sein de cette même population. Il doit en tirer les conséquences dans l´intérêt non seulement de son parti ANC mais aussi de l´opposition tout entière en tant que leader et chef de file de l´opposition.

Normalement en bon stratège, Jean-Pierre Fabre devrait appeler la population ces temps-ci à descendre dans la rue pour exiger du régime une élection transparente mais il ne dit rien. Ce sont seulement les mouvements de société civile comme « Togo Debout » ou « En aucun cas » qui prennent cette initiative pour exiger que ces conditions de transparence soient observées avant les élections de 2020. Or, c´est la 4è fois qu´il va aux élections et ce sera encore un échec.

En tant que candidat à cette élection, il faut qu´il fasse pressions énormes sur le régime pour qu´au moins, deux de ces trois conditions soient observées à savoir la refonte du fichier électoral pour sa fiabilité, ensuite la recomposition de la CENI avec les membres de l´opposition, sinon aucun candidat n´ira retirer à la CENI le formulaire de candidature. C´est la condition qu´on devrait poser au régime. Voilà ce que Fabre devrait dire au gouvernement en tant que leader mais il ne dit rien et le régime continue sa route en fixant la date des élections et invitant les candidats de venir déposer les dossiers.

Les conditions de transparence des élections ne sont pas remplies. En tant que candidat aussi, je demande à mes adversaires et compatriotes candidats de ne pas aller retirer leur fiche de candidature à la CENI mais d´attendre jusqu´à ce que le régime revienne à la raison et nous mette dans de bonnes conditions d´élections transparentes. Si on va à ces élections dans ces conditions sans exiger la transparence avec fermeté, quel argument solide pouvons-nous tenir devant ceux qui réclament d´abord la mise en place de la transition pour les réformes avant les élections? Ils auront certainement raison si nous allons à ces élections et si nous perdons. Le peuple sera très découragé encore si on perd cette élection en 2020. C´est pourquoi il faut bien la préparer pour la gagner.

Personnellement, c´est à ces trois conditions exigées que je vais prendre part à ces élections car si j´y vais c´est pour aller gagner et non pour aller perdre. Après ma déclaration de candidature en septembre 2019, j´ai été invité à l´émission matinale à la radio Nana FM dont le thème du débat était « Quelle personnalité pour gagner en 2020 face à UNIR ? » Le journaliste de la radio m´a posé la question : si les trois conditions que j´évoque ne sont pas remplies, est-ce que je vais aller aux élections? J´ai répondu non et tous ceux qui écoutaient cette émission matinale de ce jour-là ont entendu ma réponse. Je vais aller aux élections seulement si le fichier électoral est fiable, si la recomposition de la CENI est faite et si les membres de la Cour Constitutionnelle ont changé de visage. Or, au jour d´aujourd´hui aucune de ces conditions n´est remplie. Pour quelqu´un qui respecte sa parole, je ne vais pas mettre ma crédibilité en jeu. Nein c´est nein. Ja c´est Ja. Je vais tenir ma position jusqu´au bout. Je ne vais pas changer. La réponse que j´ai donnée à la radio sur les conditions, je la maintiens. Il est urgent que Fabre remobilise la population. Tikpi Atchadam lui a laissé le terrain en tant que leader de l´opposition car il est considéré comme chef de file de l´opposition même s´il perd de popularité au Togo.

On n´est pas obligé d´aller aux élections dans le délai imparti. Le plus important est de mettre en place d´abord les conditions de transparence. On ne va pas nous dire que la Constitution doit être respectée et que les élections doivent être tenues dans le délai imparti. Depuis quand les dispositions de la Cour constitutionnelle sont respectées quand ça touche un point qui n´arrange pas Faure Gnassingbé ?

On respecte à la lettre seulement les textes qui l´arrangent, sinon pourquoi les membres de la Cour constitutionnelle n´appliquent jamais l´article 145 à Faure Gnassingbé et lui demander de déclarer ses biens en tant que président de la République ? Le chef de l´Etat n´a jamais respecté l´article 145 de la Constitution depuis qu´il est président en 2005. On ne sait pas combien il gagne par mois alors que dans un pays démocratique le salaire du président est connu du peuple. On ne connaît pas non plus la composition de son patrimoine ni celle de ses ministres respectifs. C´est pourquoi la recomposition de cette Cour constitutionnelle doit être observée avant les élections car c´est une Cour partisane, ce qui n´honore pas la République. Mobilisons la population pour exiger la transparence avant ces élections.

 

 

Présidentielle 2020 : Dr Christian Spieker demande le report de la date du scrutin

 

Des organisations de de défense des droits de l'homme interdites de visite aux détenus

C'est l'Association des victimes de torture au Togo (ASVITTO) qui lance l'alerte à travers un communiqué. Lecture !

COMMUNIQUÉ DE L'ASVITTO

Dans le cadre de ses activités de monitoring des lieux de privation de liberté, le Vice-secrétaire général de l'Association des Victimes de Tortures au Togo (ASVITTO) s'est vu refuser l'accès à la prison civile de Lomé ce vendredi 13 décembre 2019. Cherchant à comprendre les raisons, il ressort que l'ordre est venu de l'autorité gouvernementale d'interdire l'accès aux organisations des droits de l'homme jusqu'à nouvel ordre.

L'ASVITTO dénonce une atteinte grave à la Déclaration sur le droit et la responsabilité des individus, groupes et organes de la société, de promouvoir et protéger les droits de l'homme et les libertés fondamentales universellement reconnus. Ces visites qui ont pour but d'apporter du réconfort aux prisonniers sont entravées depuis quelques semaines suite à la conférence de presse du gouvernement sur la prétendue '' tentative d'agression armée'' depuis le 23 novembre dernier. Ces manœuvres viseraient à empêcher les organisations crédibles d'être en contact avec les présumés agresseurs.

Ce mépris vis-à-vis des défenseurs des droits de l'homme n'est que la face visible de l'iceberg. Car, ce qui est caché et qui représente les conditions de détention des prisonniers est inacceptable et devra susciter un sentiment d'indignation chez tout être ayant un cœur d'homme et la crainte de Dieu.

Alarmée par cette situation, l'ASVITTO se demande comment un pays, membre d'une grande institution comme le Conseil des droits de l'homme de l'organisation des nations unies (ONU), puisse empêcher les personnes privées de liberté de recevoir les visites de leurs familles et proches dans de bonnes conditions ?

Profondément dérangée par ces violations des droits des prisonniers, l'ASVITTO cherche à savoir si le Conseil des droits de l'homme est aussi infecté par le virus de la corruption, sinon pourquoi l'élection des États membres n'est pas faite sur le mérite ?

Car, découvrant avec regret le constat dans notre pays, on peut se demander si l'institution onusienne des droits de l'homme fait la promotion de la médiocrité.

Depuis plusieurs semaines, les détenus de la prison civile de Lomé vivent de très mauvaises conditions, il ne leur est permis que cinq (5) minutes de temps de visite de leurs proches. Les visiteurs doivent être soumis à deux (2) fouilles systématiques des militaires sur fond d'arnaques avant de passer à la fouille régulière des Surveillants de l'Administration Pénitentiaire (SAP).

Tout un arsenal militaire est mis en place alors qu'il existe une unité paramilitaire, spécialement formée pour la cause.

Préoccupée, l'ASVITTO invite les sieurs Yark DAMEHANE et Christian TRIMUA, respectivement ministre de la Sécurité et ministre des Droits de l'homme, à faire cesser la torture morale qu'ils infligent en ce moment aux prisonniers et leurs familles.

Elle invite également, M. Pius AGBETOME, Garde des sceaux, ministre de la Justice à faire preuve de responsabilité en mettant fin à cette iniquité qui viole la Convention contre la torture et son protocole facultatif ratifiés par le Togo.

L'ASVITTO reste vivement préoccupée par la situation des droits de l'homme au Togo et interpelle l'ensemble de la communauté internationale sur les signaux sombres qui font craindre des lendemains incertains.

Fait à Lomé, le 16 décembre 2019

Pour L'ASVITTO
Le Président
M. ATCHOLI KAO Monzolouwè

 

 

Des organisations de de défense des droits de l'homme interdites de visite aux détenus

 

Vers la recomposition de la Cour constitutionnelle ?

Le renouvellement de la Cour constitutionnelle fait partie des revendications de l’opposition avant la tenue du scrutin présidentiel du 22 février prochain. L’Exécutif semble céder sur ce point. Mais comment se fera-t-il ?

L’une des bonnes nouvelles que la classe politique, de façon générale, à retenir suite à la rencontre entre Faure Gnassingbé et les membres des institutions de la République est que le chef de l’Etat a demandé que la Cour constitutionnelle soit recomposée.

La recomposition de cette institution qui joue un rôle important dans la proclamation des résultats définitifs est une exigence de l’opposition tout comme celle de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) contrôlée par le régime en place.

« A l’issue des échanges, le Président de la République a instruit le Gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour le renouvellement de la Cour Constitutionnelle conformément aux réformes constitutionnelles et institutionnelles du 15 mai 2019, en attendant la mise en place du sénat et la désignation par cette institution des membres restants », communique le gouvernement.

L’objectif de cette décision est de décrisper l’atmosphère sociopolitique afin que la prochaine présidentielle se déroule dans un climat serein.

Mais selon les observateurs, si l’Exécutif accepte finalement de réformer (sic) la Cour constitutionnelle, c’est parce qu’il a une autre stratégie en tête pour toujours fait basculer les résultats de la présidentielle en sa faveur.

« Sinon UNIR n’accepte rien sans rien, c’est-à-dire s’il n’est pas sûr d’avoir une contrepartie qui concourt au statu quo », explique un analyste. Ce dernier ajoute : « vous allez voir ce que le régime cinquantenaire va faire. Rien ne changera. L’opposition criera encore, mais le chien aboie la caravane passe ».

Jusqu’aujourd’hui, le pouvoir en place clame avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour que le scrutin du 22 février 2020 se passe dans la transparence, la neutralité, la crédibilité, la paix.

L’opposition de son côté souhaite l’arrêt du processus afin qu’un fichier électoral fiable soit mis en place, que la CENI soit recomposée, entre autres.

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui fait des va-et-vient dans le pays donne l’impression d’être satisfaite du processus en cours. Une attitude qui s’apparente à « un complot » que dénonce une partie de l’opposition et de la société civile.

A.H.

 

 

Vers la recomposition de la Cour constitutionnelle ?

Présidentielle 2020 : Mgr Kpodzro a rendu visite à Fabre

L’infatigable Archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro continue sa mission, celle d’unir les leaders de l’opposition autour d’une plateforme commune en vue de provoquer l’alternance au Togo en 2020. Dimanche, il est allé voir l’ex-chef de file de l’opposition.

Beaucoup ont apprécié la démarche du prélat qui a demandé à voir Jean-Pierre Fabre qui l’a reçu dans son domicile ce dimanche 15 décembre 2019. Il faut dire que le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) a manifesté son désir d’aller vers l’homme de Dieu. Mais ce dernier a jugé bon de faire lui-même le déplacement.

Pendant plus de deux (02) heures, selon les informations, les deux hommes ont eu un entretien. Selon de nombreux observateurs, cette rencontre était nécessaire pour apaiser les tensions entre les deux personnalités, surtout que Mgr Kpodzro, dans un passé très récent, avait tenu des propos désagréables à l’encontre de l’ANC qui a refusé de participer aux séances de travail entre les forces démocratiques sous la houlette du prélat.

Ce dernier est nourri par le désir de voir un candidat unique de l’opposition affronter celui du parti au pouvoir, UNIR, qui sera, sauf une surprise de dernière minute, Faure Gnassingbé.

Pour l’heure, on ne peut dire avec exactitude ce dont ont parlé Mgr Philippe Fanoko Kpodzro et Jean-Pierre Fabre. Mais toujours est-il que l’Archevêque émérite de Lomé a discuté de ses projets pour la présidentielle 2020 avec le président de l’ANC.

En tout cas, la prélat poursuit les contacts pour une stratégie commune des forces démocratiques et une alternance pacifique l’année prochaine.

 

 

Présidentielle 2020 : Mgr Kpodzro a rendu visite à Fabre

 

Le Nigeria menace de couper l'électricité au Togo pour facture impayée

S'exprimant à Abuja, Usman Mohammed, directeur général de la Transmission Company of Nigeria (TCN), a menacé ses mauvais clients dont le Togo, le Bénin et le Niger de leur couper l'électricité si ces pays ne payaient pas leurs factures.

"Vous ne pouvez pas tromper le Nigeria", a déclaré le directeur général de TNC. Il demande au Togo et au Bénin de payer leurs factures d'électricité de 9 millions de dollars.

Mohammed, qui est également le président du West African Power Pool (WAAP), a déclaré que les clients internationaux de l'électricité, notamment le Togo et le Bénin, avaient accumulé des factures impayées de plus de 100 millions de dollars lors de sa prise de fonction en février 2017. Maintenant cette dette est de 7 millions de dollars.

« Ce n'est pas parce que je suis le président du West African Power Pool (WAAP) que je permettrai aux clients internationaux de tromper le Nigeria. (...) Le gouvernement fournit de l'électricité aux clients internationaux sous contrat et ceux qui sont en défaut de paiement seront déconnectés.», a déclaré Mohammed.

«Le Togo et le Bénin nous doivent 7 millions de dollars. Le Niger doit moins de 2 millions de dollars. Bref, nous ne les quittons pas. Nous les déconnectons comme nous déconnectons les clients ici au Nigeria. L'électricité n'est pas de la charité. Nous ne pouvons pas simplement permettre aux gens de consommer de l'électricité et de nous laisser ainsi.»

Mr Mohammed, informe qu'à l'heure actuelle, la TCN a limité l'approvisionnement du Togo et du Bénin à leurs seuls contrats. Il insiste qu'ils s’acquittent de toutes leurs factures impayées.

 

 

Le Nigeria menace de couper l'électricité au Togo pour facture impayée

 

Togo : AGIRIS Sécurité, complice de cambriolages chez ses propres clients?

Miabe Togo Actu

Malhonnêteté, faux et usage de faux des sociétés de gardiennage et de sécurité. La société AGIRIS de Abdellah Tefridj en complicité avec le sieur Allassani Mounirou s’associent pour cambrioler une maison qu’elle est censée garder
Siège de Agiris Sécurité à Lomé, Togo | Photo : DR

De nos jours, elles sont nombreuses, ces sociétés dites de gardiennages à opérer dans notre pays telles des champignons après une pluie. Le grand banditisme et le vol à main armée étant devenus le sport favori de nombre de jeunes désœuvrés et paresseux, ils sont de plus en plus nombreux, ces togolais et togolaises à confier leur sécurité et aussi celle de leurs biens à ces établissements spécialisés dans le domaine de la sécurité et du gardiennage. Cependant, tout porte à croire que certaines d’entre elles sont non seulement dirigées par de sulfureux personnages qui n’augurent d’aucune confiance mais aussi que leurs établissements sont à l’image de leur dirigeant. Elles n’hésitent pas à s’associer aux brigands et voleurs pour nuire à leurs clients.

La société AGIRIS, établissement spécialisé dans le domaine de la sécurité et du gardiennage, dirigée par Abdellah Tefridj, un algérien devenu togolais, véreux homme d’affaires, donne l’impression d’être l’un des oiseaux de mauvais augure au sein de la famille des sociétés de gardiennages au TOGO. Alors que leurs agents assuraient la sécurité 24/24 dans le domicile d’une de leurs clientes dont nous préférons taire le nom. Cette dernière, alors en voyage, a été cambriolée par son chauffeur du nom d’Allassani Mounirou. Après une plainte à l’encontre du chauffeur et de l’agent Agiris auprès de la DCPJ, ceux-ci, après une légère garde à vue ont juste été relâchés à l’insu de la plaignante. La société AGIRIS, quant à elle, s’est juste permis de narguer la victime au lieu de l’assister pour qu’ensemble ils trouvent réparation.

La victime, notaire de son état, après avoir travaillé sur deux dossiers au profit d’Abdellah Tefridj, n’avait pas été payée. AGIRIS, dans l’incapacité de régler les honoraires de la notaire a proposé lui payer en nature, c’est-à-dire en positionnant à son domicile des agents de sécurité pour non seulement sa sécurité mais aussi celle de ses biens. Ce que cette dernière a accepté. N’ayant plus de chauffeur, elle engagea aussi un chauffeur du nom d’Allasani Mounirou, la cinquantaine révolue. Vu son âge, la victime fit très rapidement confiance à ce chauffeur. Il avait, selon nos informations, un salaire de 100.000frs et avait 1000frs tous les jours pour son manger. Cependant tout ceci n’a pas empêché Allassani Mounirou, en complicité avec un agent AGIRIS de dévaliser leur patronne.

Tout a commencé par des disparitions de biens dans la maison. La victime, naïvement, accusait les domestiques d’être les responsables de ces vols. Elle s’est plusieurs fois plaint auprès de la DCPJ, qui à chaque fois envoyait ses agents perquisitionner les domiciles des domestiques. Sauf que toutes ces perquisitions se sont révélées infructueuses. Elle n’a pu découvert le pot aux roses qu’a l’issue d’un petit voyage qu’elle a effectué. De retour de voyage, elle constata que sa maison a été dévalisée. Plusieurs de ses biens avaient été volées, alors qu’il y avait des agents de sécurité AGIRIS 24/24 au domicile. Après enquêtes, elle se rendit compte que le jour de son départ, alors qu’il convoyait les valises dans la voiture, Allassani Mounirou, son chauffeur personnel avait subtilement laissé ouverte la seule porte qui donnait lieu au salon, salon qui conduisait à l’étage, lieu où il y avait toutes les autres clés des autres chambres. Ses enquêtes, selon ce qu’elle a pu nous confier quand nous l’avons contacté, lui avaient également permis de découvrir qu’en son absence le chauffeur était venu régulièrement dans la maison et puisqu’il n’y avait personne en ce moment, il a donc profité pour opérer en toute complicité avec l’agent de sécurité AGIRIS du jour, le nommé Bondjaguili Lamboni. Interpellé, ce dernier nia les faits car il a pris le soin d’effacer toutes les traces en arrachant de leur cahier d’évènements toutes les feuilles qui signalaient les visites du chauffeur dans la maison, en l’absence de la victime. Ceci a ensuite été confirmé par le rapport en date du 6 septembre 2019 d’Afidouze Koudzo, contrôleur à AGIRIS. Selon son rapport, dont nous avons obtenu copie, il ressort que « les évènements de la faction du 19 juillet 2019, jour, assurée par l’agent Bondjaguili Lamboni qui avait révélée le passage du chauffeur Allassani Mounirou dans la maison de la victime. pendant des heures n’existent plus dans le cahier. Ces évènements sont remplacés par un petit rapport vide tout en bas du cahier ne contenant ni le passage du chauffeur ni celui du contrôleur de notre société. Or le départ du chauffeur Allassani de la maison de la victime. à 18h 23 est bien signalé dans la faction de nuit assurée par l’agent KOREKE. Même le rapport du mardi 16 juillet 2019 où c’était précisé auparavant suite à notre contrôle que le chauffeur était passé de 12 h 40 à 13h 10 aussi n’existe plus dans le cahier. Les dates du 27, 28 juillet jour, ces pages sont également arrachées et on passe des évènements du 26 juillet au 29 juillet 2019 ».

Il ressort clairement de ce rapport que le chauffeur personnel est à plusieurs reprises venu dans la maison, sans l’accord de sa patronne et surtout en son absence. Or avant de voyager tout était en place. Pourquoi l’agent AGIRIS a tripatouillé le cahier pour couvrir le chauffeur s’il n’y avait pas complicité ? Pourquoi après le rapport d’un contrôleur AGRIS confirmant cet acte criminel, Abdellah Tefrij a continué à couvrir le chauffeur et son agent ? Par cet acte, l’agent Bondjaguili prouve la complicité de la société AGIRIS et de ses agents avec le chauffeur et engage donc la responsabilité de la société AGIRIS qui est censée dédommager la victime. Autre chose inimaginable, Me Yentiaré Yobare, ancien greffier et conseiller juridique d’Abdellah Tefrij, après avoir profité des largesses de la victime à qui il a fait croire qu’il allait l’aider, se retourna contre elle et alla même jusqu’à lui dire qu’il aiderait AGIRIS à faire du dilatoire pendant 10 ans si la victime portait plainte.

Personnage du patron d’AGIRIS

La société AGIRIS, spécialisée dans le domaine de la sécurité et du gardiennage est dirigée par Abdellah Tefridj. Ce monsieur selon nos investigations serait un repris de justice, plusieurs fois interpellé, jugé et condamné. Il serait même fiché au grand banditisme, avec un casier judiciaire bien chargé dans des affaires de trafic de stupéfiants, braquage à mains armées de banques, d’escroquerie. Jugé dangereux par la France, ce multirécidiviste serait condamné par les autorités judiciaires de son pays d’accueil et expulsé à vie du territoire national et de l’espace SHENGEN. Cette information est facilement vérifiable auprès du ministère de l’intérieur Français et de l’ambassade de France à Lomé. Récupéré par certains officiers supérieurs et personnalités officielles douteuses, au mépris des principes du code de la nationalité de notre pays, il réussira à obtenir la nationalité togolaise sur de fausses déclarations. L’enquête de moralité effectuée à cet effet a été biaisée par ses protecteurs et complices pour lui accorder ce précieux sésame, position qui lui permettra d’exercer des activités mafieuses au profit de son réseau. Si non, comment a t-on pu délivrer un décret de naturalisation à un dangereux délinquant de sa trempe ? En plus, comment les autorités togolaises ont-elles délivré un agrément à l’infréquentable ABDELLAH, pour exercer dans une activité aussi sensible que la sécurité et le gardiennage ? Comment comprendre qu’on puisse donner les clés de la maison au voleur ?

Pire, selon des informations dignes de foi, la société AGIRIS travaillerait occasionnellement dans le mercenariat et le recyclage d’agents extérieur. Contacté, suite au cambriolage de la maison de la victime. il s’est permis juste de narguer cette dernière et de raconter à qui veut l’entendre que ses agents opéraient chez la dame gratuitement c’est-à-dire sans aucune rétribution financière. Ce qui est faux. Interpellé puis gardé à vue, Mounirou Allassani et son complice furent relâchés juste quelques jours sans tenir informé la victime et aussi sans qu’aucune réparation ne soit donnée à la victime. A ce jour, démoralisée et désorientée, la victime ne sait plus à quel saint se vouer. Nous interpellons le premier magistrat en tant que garant des institutions républicaines, notamment de la justice et de la sécurité de notre pays pour que justice soit faite. Ces malfrats, aux comportements douteux, doivent être traduits devant les tribunaux. Les clients et partenaires de la société AGIRIS doivent ouvrir les yeux et choisir entre confier leur sécurité ainsi que celle de leurs biens à une telle société ou aller voir.

Liste des effets volés dans le domicile de la victime

La victime dispose d’une maison bien équipée et en plus de tout ceci, elle avait sous sa responsabilité du matériel de bureau d’une grande société en faillite qu’elle avait rangé dans sa maison. Voici la liste de ce qui a été volé de son domicile :

Dans la chambre principale : une somme de 500.000frs cfa, une loupe, une porte carte de visite de couleur rouge, un appareil de massage du visage, un appareil médical pour la fatigue oculaire.

Dans la chambre à l’étage : matériel de plomberie, 4 mélangeurs d’eau (neufs), un sac de 320 crochets de sangle de rideaux, deux robinets neufs, un panel de douche (carton vidé), un carton entier de matériel de bureau, plusieurs serviettes de bain de différentes couleurs (grandes et petites), 25 couteaux à couper la viande (manche noire et à lame zigzag), 20 petites cuillères, 1 cuillère, 12 couteaux, 30 couteaux pointes aigues, un sceau à glace à verre, trois grandes cuillères de cuisine, un lot d’ustensiles de cuisine (neuf), un grand carton couteau de hachons de viande de couleur noire, un grand carton rempli d’effets divers, un lot d’ampoule divers (une trentaine, neuve dans leurs emballages), plusieurs enveloppes de différentes tailles, 3 costumes hommes, un lot de livres, un rouleau de tissu rouge (15 à 50 m) et tissus divers , des pinces sèche-linge, lot de verres, un lot de matériel de bureau (objets divers dont des agrafeuses), 6 serviettes de douches, un lot d’ustensiles de cuisine, des moules et des plats pour le four, un lot de 22 cd, 2 services de poissons en verres transparents, un tapis de gymnastique.

Dans la 2ème chambre : un appareil photo, un drap de lit, 3 albums photos. Boyerie : 2 climatiseurs, 2 ventilateurs muraux. A l’entrée du salon : une paire de chaussure de femme lanières roses. Dans le magasin : une grande bâche blanche et effets divers, 26 paquets de 12 verres.

Dans le salon : une carafe d’eau, des serviettes, un service vinaigrette, un service d’assaisonnement de pizza, une théière de couleur blanche, plusieurs assiettes et la moitie des bols en plastiques.

Dans la chambre du salon : 2 ordinateurs, un téléphone Sagem, un téléphone distributeur d’appels, un téléphone fax (Galeo 7100) 17 câbles d’ordinateurs, un autocom, 3 imprimantes (blanc, vert et blanc), un carton de lait, un carton de cocktail de fruits, une grande bite d’ovaltine, deux paquets de 12 savons parfumés, un savon de Marseille, 6 draps de lit et couvre tête d’oreillers, un lot de multiprises électriques, une rallonge électrique (grande résistance), 6 pagnes de femme, une douzaine de savon de lessive, 6 grands paquets de spaghettis, une douzaine de fleurs artificielles, un testeur de faux billets, un appareil de comptage de billets de banques, des rideaux et deux douzaines de porte-manteau en bois, un sac de riz de 25 kg.

Dans la chambre face à la piscine : un appareil de massage, 30 pierres de massage, 10.000fcfa l’unité, importées de la Thaïlande.

Dans le cabinet : un carton de matériels de bureau neuf, une chaise, un ventilateur de marque Binatone (noir).

Dans la voiture : 36 plumes de perroquet (100frs l’unité).

Dans le garage : 6 paquets de carreaux, plusieurs carreaux, plusieurs vitres coupées, 4 panneaux en aluminium (blanc laqué importés de France), deux imprimantes supplémentaires (blanc et gris), du matériel de bureau, une antenne parabolique avec ses accessoires et décodeur, télécopieur SMS de marque Galéo 7100, appareil masseur et facilitateur de circulation sanguine un grand miroir rectangulaire décoré, une valise d’effets vestimentaires (costumes, costards etc…), deux loupes, 25 ampoules Neon plus deux socles.

Voici au total, la liste des objets volés par son chauffeur personnel, le sieur Allassani Mounirou en complicité avec l’agent AGIRIS, Bondjaguili Lamboni, en l’absence cette dernière.

A suivre !
Source : Miabe Togo Actu / Atopani N°011 du 03 au 17 décembre 2019

 

 

Togo : AGIRIS Sécurité, complice de cambriolages chez ses propres clients?

 

Le Niger rend hommage aux 71 soldats tués dans une attaque jihadiste à Inatès

Africa News
soldats nigeriens tues inates
Photo : Africa News

Le président nigérien Mahamadou Issoufou et leurs familles ont rendu hommage vendredi aux 71 soldats tués mardi à Inatès, dans l’attaque jihadiste la plus meurtrière de l’histoire du Niger, sur la base aérienne de Niamey où les dépouilles sont arrivées tôt le matin, a constaté un journaliste de l’AFP.

“Votre mort est glorieuse : les armes à la main, c’est une des meilleures morts. Ce mardi (jour de l’attaque) est un jour funeste, un mardi noir. Ce fut une épreuve terrible pour notre armée”, a déclaré le chef de l’Etat devant les corps, disposés dans des sacs mortuaires enveloppés du drapeau du Niger, sur le tarmac, devant les familles des victimes.

Dans un hangar, sur les lieux de la cérémonie funèbre, des épouses, des enfants et des proches étaient assis, les yeux rougis.

L’attaque contre le camp militaire d’Inatès, dans l’ouest du Niger, tout proche de la frontière malienne, a fait 71 morts et des disparus. L’attaque revendiquée par le groupe Etat islamique est la plus meurtrière depuis le début des attaques jihadistes au Niger en 2015. Le pays a décrété un deuil de trois jours.

Source : Africa News / AFP

 

 

Le Niger rend hommage aux 71 soldats tués dans une attaque jihadiste à Inatès

 

Tefrij Abdallah : L’homme qui se croit en territoire conquis au Togo

Lynx Togo
Abdellah tefridj
Photo : DR

Il s’évertue chaque jour que Dieu fait, à s’affubler de titres pompeux pour arnaquer et escroquer les naïfs. Conseiller spécial du nouveau président du Niger Mahamadou Issifou, chargé de mission à la présidence togolaise, ami de Kpatcha Gnassingbé, d’Agbéyomé Kodjo, DG de sociétés, il ne manque pas d’astuces pour épater ses interlocuteurs auxquels il promet des choses inimaginables. Il raconte à qui veut l’entendre qu’il est très introduit dans le système du clan Gnassingbé. Son géniteur qui avait quitté son Algérie natale sans le moindre sous était devenu millionnaire par la suite sous Gnass père. Lui, c’est bien sûr TEFFRIJ Abdallah l’Algérien naturalisé togolais, le propriétaire du parc Abdallah au port autonome de Lomé, l’homme qui se targue d’avoir tout le gotha du pouvoir togolais dans sa poche.

Si le Togo ne se porte pas aussi bien sur tous les plans aujourd’hui, c’est par la faute d’individus comme TEFRIJ Abdallah, le parfait sosie du Libanais Maroune Saad qu’il n’apprécie d’ailleurs pas. Tous les coups fourrés de la République, TEFRIJ Abdallah y est trempé en complicité avec des officiers véreux dont certains émargent à l’Agence Nationale de Renseignements. Il dispose d’un redoutable mode opératoire toujours identique. Il approche sa proie, lui met en confiance par son allure cool et posée et finit par la baratiner avec son supposé carnet d’adresses épais comme la peau d’un éléphant. TEFRIJ Abdallah agit au sein du microcosme affairiste togolais comme ce sous officier de la gendarmerie dont nous taisons le nom, qui passait son temps à soutirer des sous aux naïfs sous prétexte qu’il va œuvrer pour que ceux-ci soient décorés. Un jour, ce quidam tombe sur la femme d’un ami d’un autre gendarme. Ce dernier tendit un piège à son collègue escroc qui dut son salut grâce aux interventions de relations qui supplièrent le gendarme justicier de tout faire pour que la hiérarchie n’en soit au courant. Tout le monde sait comment le pouvoir récompense ses fidèles à travers les décorations.

Allez y savoir ce que TEFRIJ Abdallah fait actuellement de sa société de gardiennage AGIRIS dont les employés impayés menacent de débrayage. Malheureusement, c’est avec les hommes comme TEFRIJ Abdallah que le régime togolais aime à dealer. Tous ceux qui se ressemblent, s’assemblent, cet adage n’a fait que voir juste. Au Togo, tous ceux qui n’aiment pas du tout les affaires propres dînent le soir ensemble à la même table sous la bénédiction de Satan leur idole. Ce n’est pour rien si Abdallah est allé se taper une villa dans la cité huppée de la résidence de la caisse à quelques encablures du big boss Faure et de certains mogos puissants du régime dont Ingrid Awadé, le contre amiral Awa Béléi…Pour pouvoir mieux arnaquer, TEFRIJ Abadallah n’hésite pas à jouer de sa proximité avec ces pontes du clan. Une véritable peste au Togo, cet homme a plus d’un tour dans son petit sac d’arnaqueur, d’escroc et de repris de justice. Mais où est Massina Yetrofei pour qu’un algérien fasse la loi au Togo sans aucune peur? Selon les recoupements du Lynx, Massina l’impénitent flic ou mieux l’espion à la solde de la DGSE et de la DST ne voit dans sa loupe que les pro Kpatcha. Comme si il y avait deux sortes de bandistisme sous le soleil. Bienvenue dans la jungle togolaise. Nous reviendrons abondamment sur ce pied nickelé algérien qui est devenu une menace à ciel ouvert pour la république.

Baba Tunde

Source : Lynxtogo.info

 

 

Tefrij Abdallah : L’homme qui se croit en territoire conquis au Togo

 

Togo : Bientôt des femmes couchées dans la rue pour réclamer une candidature « Faurcée »!

Liberté Togo

S’achemine-t-on vers le même scénario des années 70-80 ? L’actuel chef de l’Etat qui n’a jamais caché son envie de marcher sur les pas de son feu père, se fait désirer par son fan club.
faure se fait desire pour 4e mandat
Caricature : Donisen Donald / Liberté

La Cour constitutionnelle a rendu publique la date de la présidentielle de 2020. Ce sera le 22 février prochain, mais Faure Gnassingbé fait durer exprès le suspense. C’est à croire qu’il cherche à se faire supplier. Comme l’a fait son feu père il y a des décennies.

On se rappelle le temps où, exprès des femmes s’étaient constituées pour aller faire le pied de grue devant Gnassingbé Eyadema, pour, disaient-elles, le supplier de ne pas laisser le pouvoir. Et, toute honte bue, l’homme avait réagi en disant avoir entendu l’appel de celles-ci. Depuis, il n’a plus tenté ce jeu de dupes.

Aujourd’hui, 13 candidats –réels ou supposés- se sont déclarés. Mais aucun n’ose se positionner sous la bannière du régime. Gare à celui-là. Parce qu’ils savent tous le jeu auquel ils jouent : faire durer le suspense –une opération de bas étage- pour enfin se déclarer et monopoliser toutes les attentions.

Abbé Faria

Source : Liberté

 

 

Togo : Bientôt des femmes couchées dans la rue pour réclamer une candidature « Faurcée »!

 

Algérie : Abdelmadjid Tebboune, un ex-fidèle de Bouteflika, « élu » président, la rue le conspue


Autre presse

Abdelmadjid Tebboune
Abdelmadjid Tebboune, vu ici alors qu’il votait jeudi à Alger, a obtenu 58 % des voix | Photo : AFP

Une marée humaine a envahi vendredi le centre d’Alger pour conspuer le nouveau chef de l’État élu, Abdelmadjid Tebboune, un ex-fidèle du président déchu Abdelaziz Bouteflika, au lendemain d’un scrutin largement boycotté par les Algériens.

M. Tebboune, 74 ans, a été élu dès le premier tour de la présidentielle, avec 58,15 % des suffrages, selon l’Autorité nationale des élections (ANIE).

Il a fait carrière au sein de l’appareil d’État algérien, notamment au côté de M. Bouteflika qui en fera très brièvement son premier ministre, avant une brutale disgrâce.

C’est le premier président de l’Algérie à ne pas être issu des rangs des anciens combattants de la Guerre d’indépendance contre le pouvoir colonial français (1954-1962).

Le scrutin a été marqué par une abstention record et boycotté par un « mouvement » (Hirak) de contestation populaire inédit en Algérie depuis l’indépendance en 1962, qui a contraint en avril M. Bouteflika à la démission, après 20 ans à la tête de l’État.
« Tebboune, ton mandat est un mandat mort-né »

« Le vote est truqué. Vos élections ne nous concernent pas et votre président ne nous gouvernera pas », scandent les manifestants qui défilent en masse à Alger en ce 43e vendredi de mobilisation depuis le déclenchement en février du Hirak en février.

Selon une journaliste de l’AFP, la mobilisation est aussi importante que le vendredi précédent, lorsqu’une foule immense avait défilé dans le centre de la capitale pour rejeter ce scrutin présidentiel.

Les contestataires brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire : « Tebboune, ton mandat est un mandat mort-né » ou « Votre président ne me représente pas ».

Ils sont de tout âge et condition sociale, hommes et femmes ensemble, certaines voilées, d’autres en jeans et baskets.

Manifestants et internautes moquent le « président cocaïne », allusion au fait qu’un fils d’Abdelmadjid Tebboune, soit en détention provisoire dans une affaire de trafic d’influence liée à la saisie de 700 kg de cocaïne dans un port algérien en mai 2018.

Le nouveau président doit tenir une conférence de presse à 17 h, heure locale, à son quartier général de campagne algérois, où sa victoire a été accueillie par une cinquantaine de personnes poussant des youyous, avec le slogan « Peuple et armée avec Tebboune ».

Il a devancé l’islamiste Abdelkader Bengrina (17,38 %) puis Ali Benflis (10,55 %), Azzedine Mihoubi (7,26 %) et Abdelaziz Belaïd (6,66 %), tous anciens proches ou alliés de M. Bouteflika.

Paris « prend note » du résultat

Première réaction à l’étranger, le président français Emmanuel Macron a « pris note » de l’élection d’Abdelmadjid Tebboune et appelé les autorités à engager un « dialogue « avec le peuple algérien,.

Aucun des cinq candidats n’a trouvé grâce aux yeux du Hirak, qui les considère tous comme de purs produits d’un régime abhorré, dont ils étaient accusés d’être la caution.

Les résultats définitifs seront publiés entre le 16 et le 25 décembre, après examen d’éventuels recours.

« Les résultats? On leur a ajouté de la levure pour qu’ils augmentent », raille Farida, une retraitée sexagénaire, pour dénoncer la manipulation, selon elle, des chiffres de la participation.

Sur Twitter, où démarre une campagne sur le thème « Tebboune n’est pas mon président », le mot-clic du jour est « Le Hirak continue », en arabe.

L’ANIE a légèrement revu le taux de participation à 39,83 %, le plus faible de l’histoire des scrutins présidentiels pluralistes en Algérie. Il est inférieur de plus de 10 points à celui du précédent scrutin – le plus faible jusqu’ici –, qui en 2014 avait vu la 4e victoire de M. Bouteflika.

Avec de nombreux bureaux de vote désertés, la journée de jeudi avait été dominée à Alger par une démonstration, déjà imposante, du Hirak bravant à nouveau un important déploiement policier pour défiler en masse.

Un vote perturbé en Kabylie

Les contestataires continuent d’exiger la fin du « système » aux manettes depuis l’indépendance et le départ de tous les anciens soutiens ou collaborateurs des 20 ans de présidence Bouteflika.

Après une première tentative d’élection avortée en juillet, le haut commandement de l’armée, pilier du régime, ouvertement aux commandes depuis le départ de M. Bouteflika, a tenu coûte que coûte à organiser ce scrutin pour sortir de la crise politico-institutionnelle, qui a aggravé la situation économique.

Visage de ce haut commandement, le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée, assurait depuis des semaines que la participation serait « massive ».

Le vote s’est déroulé sans incident majeur à travers le pays sauf dans la région traditionnellement frondeuse et majoritairement berbérophone de Kabylie, théâtre de sérieux troubles.

« Ô Kabyles, on est fier de vous. À Tizi Ouzou (NDLR : grande ville de Kabylie), l’État est à genou », chantent les manifestants à Alger.

Source : AFP + Euronews

 

 

Algérie : Abdelmadjid Tebboune, un ex-fidèle de Bouteflika, « élu » président, la rue le conspue

 

Le Général veut tout contrôler en ces périodes des fêtes de fin d’année

Devant la presse jeudi soir à Lomé, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Yark Damehame a annoncé une nouvelle mesure pour réduire les accidents de circulation en ces périodes des fêtes de fin d’année.

Cette fois, le Général Yark Damehame ne blague pas, il ne veut visiblement prendre aucun risque, il veut tout contrôler. Après avoir interdit formellement l’utilisation des pétards souvent à l’origine des accidents et blessures en ces périodes de fête de fin d’année, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile revient à la charge avec une nouvelle mesure, que lui-même nomme « un nouveau produit ». Il s’agit de l’introduction très prochainement de l’alcooltest.

Selon le Général de brigade, à compter de lundi 16 décembre prochain, le contrôle d’alcoolémie sera systématique auprès de tous les usagers, que ce soit de moto, de voiture légère, de bus, d’autocar ou de gros camions.

A en croire le ministre Yark, la mise en vigueur de cette mesure en ces périodes de fêtes de fin d’année n’insinue pas que les usagers ne doivent pas prendre des boissons alcoolisées. Mais s’il advient que l’alcootest révèle plus de 0,5 gramme d’alcool dans le sang d’un conducteur, ce dernier sera frappé par la loi. Il devrait payer une amende de 10.000 F CFA.

« Les patrouilles vont faire souffler les conducteurs dans l’appareil d’alcoolémie et lorsque l’alcool dans le sang du conducteur dépasse 0,5 gramme, une amende lui sera appliquée. Il va payer 10.000 F CFA. Cette mesure est déjà prévue dans le code de la route et dans un arrêté interministériel », a précisé le Général de brigade.

Pour lui, cette mesure n’est pas introduite pour soutirer de l’argent aux usagers. « Nous voulons en fait conscientiser les usagers. Si vous voulez fêter, si vous aimez boire les boissons alcoolisées, rester à la maison et faites le plein, puis allez dormir. C’est mieux comme ça », a indiqué le ministre.

Notons que pour le second semestre de cette année 2019, le nombre des accidents de circulation a connu une baisse.

Godfrey Akpa

 

 

Le Général veut tout contrôler en ces périodes des fêtes de fin d’année

 

Lagune qui dessert Hanoukopé plus infestée que jamais

L'odeur pestilentielle qui persiste au bord de la lagune située Boulevard de la Libération n'en finit plus d'indisposer passants et riverains. Cette odeur est loin d'être une première dans ce milieu. Si le long de la lagune sent son insalubrité, l'émanation est encore plus insoutenable lorsque l'on arrive aux feux tricolores du carrefour situé non loin de la salle de cinéma Canal Olympia Godopé.

Nous avons poussé la curiosité pour savoir la cause d'une telle situation invivable. Et nous avons reçu comme notre Madeleine de Proust. La cause est bien simple. En effet, des jeunes dont on ne saurait dire s'ils ont ou non un toit, passent le plus clair de leur temps au bord de la lagune. Plus d'une fois on les a vus qui prenaient leur bain avec l'eau de la lagune, cette lagune qui est pourtant assez verdâtre pour dissuader tout être bien portant d'y mettre son nez.

On en a vu d'autres qui y faisaient leurs besoins, déféquant en pleine journée et au vu et au su des passagers. Ce n'est donc pas une surprise si des odeurs se font sentir à une certaine période de l'année à cet endroit. Bien que le phénomène ne soit pas nouveau, les autorités n'ont jamais daigné agir pour assainir l'endroit. On n'oublie pas que c'est dans la même lagune que plus d'un pêcheur trouve ses poissons.

On n'oublie pas les maladies que peut contenir une lagune laissée sans soin, parce que jamais soignée. On n'oublie pas davantage les risques liés aux défécations de ces adolescents. Rien que pour ces raisons, les autorités compétentes doivent agir pour le bien des populations.

À Bè également, même si le phénomène n'est pas aussi récurrent qu'à Hanoukopé, les mêmes faits se donnent sporadiquement. Il serait temps que la chienlit cesse.

 

 

Lagune qui dessert Hanoukopé plus infestée que jamais

 

Ama Nomegnon s’en est allée

Sa voix a bercé beaucoup de personnes de cette génération dans leur plus tendre enfance. C’est elle qui présentait le journal en langue locale (éwé) sur Radio Lomé, ensuite à la Télévision nationale. Depuis 10 ans, elle est en retraite.

Ama Nomegnon, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a tiré sa révérence lundi dernier, à la suite d’une courte maladie, selon ses proches. Elle avait 75 ans.

Malgré sa retraite, elle continuait d’officier sur la radio confessionnelle « Ephata, la voix du Presbytérien ». Elle avait beaucoup d’admirateurs à cause du timbre de sa voix avec laquelle elle charmait les auditeurs à travers la lecture des avis et communiqués, et les autres informations.

2019 aura été une année qui a vu partir beaucoup de journalistes togolais. Repos éternel à Ama Nomegnon !

10 tedlesaint1 | Samedi, 14 Décembre 2019 - 9:35
Paix à son âme, elle pratiquait son métier avec passion et professionnalisme, un journalisme qui sans nul doute à fait beaucoup d'émule, La Dame modulait le ton en fonction du temps et l'on suivait l'information aisément. Elle fut sans nul doute une pionnière en ce qui s'agit du journalisme au Togo.Encore une fois que son âme repose en paix.

 

 

Ama Nomegnon s’en est allée

 

La une des journaux parus ce vendredi 13 décembre 2019

Les journaux parus dans les kiosques ce vendredi 13 décembre 2019 abordent plusieurs sujets de l’actualité sociopolitique du pays.

Le quotidien Liberté revient sur l’affaire d’insurrection et tire : « Affaire d’insurrection armée avec gourdins et manchettes rouillés : Condamnés (par Yark Damehame) avant d’être… jugés », dénonce le journal.

Le bimensuel Imagine Demain parle de la prochaine élection présidentielle et affiche à sa une : « Présidentielle de 2020 : La réélection du Président Faure en ligne de mire ».

« Présidentielle 2020/ Va et vient de la CEDEAO à Lomé : ça sent déjà le complot », alerte le bihebdomadaire L’Alternative.

Suivez plutôt!

 

 

La une des journaux parus ce vendredi 13 décembre 2019

 

Pour la Francophonie, un partenariat entre la France et le Village du Bénin

La France et le Village du Bénin (le centre international de recherche et d’études de langue de l’université de Lomé) s’associent pour l’enseignement de la langue française au Togo au profit de personnes venant principalement de pays anglophones.

Une nouvelle convention a été signée entre l’ambassade et le Village de Bénin, scellant un partenariat entre les deux entités pour les trois prochaines années. Coordonnée par le centre de langues de l’Institut Français du Togo (IFT), cette convention permettra de renforcer l’apprentissage du français et la certification en français langue étrangère au Togo

Concrètement, le centre de langue de l’IFT coordonnera trois sessions annuelles d’examen de certifications en français langue étrangère (DELF et DALF) au profit d’environ 700 candidats chaque année.

La convention permettra également aux enseignants de bénéficier de formations :
- L’ensemble des enseignants du Village du Bénin bénéficiera d’une formation par an dispensée par un expert français ;
- Chaque année, un enseignant bénéficiera également d’une bourse pour développer et perfectionner ses compétences en enseignement du français langue étrangère en France ;
- Début 2020, les enseignants du village du Bénin suivront une formation à l’habilitation des examinateurs / correcteurs des examens du DELF et du DALF.

Le Village du Bénin et l’ambassade renouvellent ainsi la relation de confiance qui les lie depuis plusieurs années. La précédente convention avait permis de développer considérablement la certification en français langue étrangère au Togo.

Cette relation s’exprimait également à travers la mise en commun d’acquis et de compétences. La semaine prochaine, une formation à l’usage des smartphones en classe de langue sera d’ailleurs dispensée au profit de 22 enseignants du Village du Bénin et de l’IFT, dans les locaux de l’institut français.

 

 

Pour la Francophonie, un partenariat entre la France et le Village du Bénin

Edem Tengue prend les commandes de Navi Togo

A l’issue de l’Assemblée générale élective de l’Association des professionnels des compagnies de navigation et de consignation de navires au Togo (NaviTogo), Edem Kokou Tengue a été élu président hier à Lomé.

Auguste Dogbo cède la présidence de l’Association des professionnels des compagnies de navigation et de consignation de navires au Togo au Directeur général de Maersk Line Togo ce vendredi 13 décembre à Lomé pour une durée de trois ans.

Le nouveau président a décliné les défis dont il est appelé à relever. Il promet s’employer pour davantage de l’attractivité du Port autonome de Lomé (Pal), à la fluidité des échanges…

« Nous sommes en concurrence avec les autres plateformes portuaires de la sous-région, notamment Tema, Cotonou, Abidjan et Apapa dans une moindre mesure… Ce à quoi nous allons nous atteler est de tout faire pour que nous soyons cette plateforme privilégiée que les importateurs, les exportateurs, minéraliers et pétroliers choisissent pour faire leurs affaires », a-t-il ajouté.

Auguste Dogbo s’est estimé heureux de ce qu’il a cédé sa place à quelqu’un plus jeune, travailleur. Il reste toutefois à la disposition de la nouvelle équipe dirigeante pour des éventuels conseils.

A.H.

 

 

Edem Tengue prend les commandes de Navi Togo

La 5è édition de la foire du soja, de l’anacarde et de karité a commencé hier à Tsévié

L’acte 5 de la foire nationale du Soja, de l’anacarde et de karité a été officiellement lancé ce vendredi 13 décembre dans la ville de Tsévié, située à une trentaine kg de Lomé.

Regroupant plusieurs producteurs, des transformateurs et des exportateurs, cette rencontre foraine vise à valoriser la culture du soja et ses produits dérivés, entre autres.

Au cours de cette foire, on peut noter des expositions et ventes des différentes variétés du soja et types de semence ; les produits dérivés du soja ; de la sensibilisation des producteurs sur les techniques de production, de récolte, de stockage et de transformation; de la dégustation de mets à base de dérivés du soja.

Pendant les trois dernières années, la production de cette culture a augmenté en passant de 24.000 à 35.000 tonnes. Pour la campagne 2019-2020, les prévisions tablent sur 78.000 tonnes de soja-graine, le prix-plancher étant fixé à 189 FCFA/kg.

A.H.

 

 

La 5è édition de la foire du soja, de l’anacarde et de karité a commencé hier à Tsévié

 

Editions 5 et 6 du Prix togolais de la qualité : Les lauréats primés ce vendredi

Plusieurs entreprises ont été récompensées pour leurs efforts dans la démarche qualité au cours d’une cérémonie officielle de remise de prix qui s'est déroulée hier 13 décembre 2019 à Lomé. Ce sont des distinctions initiées par le Prix Togolais de la qualité (PTQ).

Les initiateurs du Prix Togolais de la Qualité ont exprimé leur satisfecit quant à la réussite de cette soirée de remise de prix aux lauréats des 5ème et 6ème éditions.

Le ministre du Commerce, de l’Industrie, du Développement du Secteur privé et de la Promotion de la Consommation locale, Kodjo Adedjé, présent à la cérémonie, n’a pas manqué de saluer l’initiative et d’encourager les lauréats à faire davantage car selon lui, il s’agit d’un puissant instrument d’indication pour les opérateurs économiques togolais.

« Le Prix togolais de la qualité est un puissant instrument d’indication des opérateurs économiques nationaux à intégrer la démarche qualité dans les activités de leur organisme, afin de les rendre plus performants, plus compétitifs et accroître ainsi leurs parts sur les marchés », a indiqué Kodjo Adédjé.

Le PTQ a récompensé cours de la cérémonie, 8 entreprises pour la 5ème édition et 5 pour la 6ème. Les lauréats ont été choisis selon des critères spécifiques, notamment par catégorie et par niveau.

On note la catégorie C : entreprise ayant un effectif de 01 à 20 salariés, Catégorie B : entreprise ayant un effectif de 21 à 100 salariés et la Catégorie A : entreprise ayant un effectif de plus de 100 salariés.

S’agissant des niveaux, on note le Prix d’Excellence, le Prix Spécial Leadership, le prix Spécial Réalisation produit, le Prix Spécial Management des Ressources et le Prix d’Orientation des Parties Intéressées.

Pour la 5ème édition, les prix sont répartis comme suit : Pour la catégorie C, le prix d’Excellence est attribué à l’entreprise Cabinet Décisions, le Cabinet de Gestion, de Conseil en Finances et d’informatique (CAGECFI) décroche le prix de Maitrise de la Qualité, celui du prix d’Encouragement dans la Qualité à l’Imprimerie La Semeuse, tandis que l’Ecole Supérieur des Affaires (ESA), l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) et Coris Bank Internationale Togo S.A se partagent le prix d’Excellence, tous dans la catégorie B.

Enfin, le Laboratoire National du Bâtiment et des Travaux Publics (LNBTP) et le Port Autonome de Lomé (PAL) sont respectivement lauréats du prix d’Encouragement dans la Qualité et du prix d’Excellence dans la catégorie A.

En ce qui concerne la 6ème édition, l’ONG OADEL et le cabinet d’avocat Dogbeavou s’en sortent lauréats au Prix d’Engagement dans la qualité respectivement dans les catégories C et catégorie B niveau 1, le cabinet DOGBEAVOU et le Laboratoire National du Bâtiment et Travaux Publics ont eu droit au prix d’Excellence, notamment Catégorie C niveau 1 pour l’OADEL et la Catégorie A niveau 4 pour le LNBTP.

Enfin, le Prix d’Encouragement dans la qualité est attribué au Cabinet de gestion, de conseils en finances et d’informatique (CAGEFI) dans la Catégorie B niveau 3.

Pour rappel, le Prix Togolais de la Qualité (PTQ) vise la promotion de la culture qualité au sein des populations, à renforcer la compétitivité et l’excellence dans les entreprises togolaises et à encourager la démarche qualité.

 

 

Editions 5 et 6 du Prix togolais de la qualité : Les lauréats primés ce vendredi

 

Présidentielle de 2020 : Les candidats seront connus à partir du 8 janvier prochain

La Commission électorale nationale indépendante (CENI), invite toute personne désireuse de faire acte de candidature au scrutin de la présidentielle de 2020 dont le premier tour est prévu pour le 22 février prochain, à faire le dépôt de candidature à partir du 27 décembre 2019.

L’institution a fait mention des pièces à fournir selon ce qui est prévu dans l’article 62 de la constitution de la 4ème République, et aux articles 150 et 151 du code électoral, les potentiels candidats doivent fournir : la déclaration de candidature dûment remplie et signée, un extrait d’acte de naissance ou le jugement supplétif en tenant lieu, une copie légalisée de certificat de nationalité togolaise, un bulletin du casier judicaire datant de moins de 03 mois, un acte de domiciliation par l’autorité compétente.

Outre ces pièces précitées, les candidats en lice pour la magistrature suprême doivent également fournir pour leurs dossiers de candidature, une attestation par laquelle un parti politique légalement constitué ou une coalition de partis politiques légalement constitués déclare que ledit parti ou ladite coalition a investi un(e) candidat (e) à l’élection présidentielle, un certificat médical et bien d’ autres conditions de dépôt de candidature.

« Les dossiers de candidature et le formulaire de déclaration de candidature dûment remplis doivent être déposés au siège de la Commission Électorale Nationale Indépendante à partir de 27 décembre 2019, tous les jours ouvrables de 07h30 à 17h30 contre récépissé. La date de clôture de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 08 janvier 2020 à minuit », indique la CENI.

L’organe précise par ailleurs que le formulaire de déclaration de candidature et la liste des pièces à joindre sont à retirer auprès de la CENI à partir du 18 décembre 2019, de 07h30 à 17h30.

 

 

Présidentielle de 2020 : Les candidats seront connus à partir du 8 janvier prochain

 

Présidentielle 2020/Les va-et-vient de la CEDEAO à Lomé : Ça sent déjà le complot !

Elle est dans toutes les sauces pourries au Togo et dans la sous-région. La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été la principale complice de la succession dynastique en 2005 au Togo, avec 1 000 morts, selon le rapport de la Ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH) et 500, à en croire les enquêtes de l’ONU. Elle n’en est pas restée là. En 2010 et 2015, cette institution communautaire a cautionné la mascarade électorale au Togo, permettant ainsi au clan Gnassingbé de garder le pouvoir. Cette fois encore, elle revient. Quelle crédibilité peut-on encore accorder à la CEDEAO dans la gestion des crises politiques dans la sous-région, surtout au Togo ? Aucune. La réponse n’est pas surprenante.

Depuis quelques jours, l’on observe des allers et retours de Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la CEDEAO et sa suite à Lomé. Elle a rencontré la société civile, notamment le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) et des leaders des formations politiques de l’opposition. La délégation de la CEDEAO est venue s’enquérir des informations sur « le mécanisme de remontée des résultats des bureaux de vote vers la CENI, la méthode de proclamation des résultats que la CENI entend adopter, la question du vote par anticipation des corps habillés et la présence des observateurs des partis politiques non représentés à la CENI dans les bureaux de vote». Et c’est tout. De tout ce que disent les Togolais sur le processus électoral conduit unilatéralement par le régime cinquantenaire, cette institution, comme elle sait toujours le faire, semble fermer les yeux sur les graves anomalies et pense accompagner la CENI dans ce travail.

D’abord la CEDEAO a laissé en 2018 une feuille de route qui, si le RPT/UNIR la respecte bien, résoudrait la plupart des problèmes politiques togolais. Mais dans sa complaisance, elle n’a même plus pensé à demander des comptes au régime de Faure Gnassingbé. Elle se contente de ce qu’on lui présente en terme « d’efforts » que brandissent ses émissaires qui font des va-et-vient aux frais du contribuable. C’est la CEDEAO qui a demandé la recomposition de la Cour constitutionnelle. Aujourd’hui, cette cour est restée en l’état, complètement acquise au régime en place qui l’utilise dans la fraude électorale. Elle a également exigé la composition équitable de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). A l’heure actuelle, ce sont deux membres de l’opposition qui s’y trouvent, mais n’ont visiblement aucun pouvoir de décision. D’ailleurs, des voix s’élèvent pour leur demander de démissionner s’ils ne veulent pas se rendre complices de la mascarade que prépare le régime. C’est aussi la CEDEAO qui a demandé l’audit du fichier électoral, une opération dont les résultats ont été rendus à qui de droit. Mais jusqu’aujourd’hui, l’institution refuse de rendre public le rapport pour situer l’opinion nationale et internationale. Que révèle cet audit du fichier électoral ?

Seule la CEDEAO connaît la réponse; mais visiblement, dans son souci de protéger le pouvoir de Faure Gnassingbé, elle fait un black-out sur le document. En tout cas, la C14 a eu à le lui rappeler mardi dernier lors de la rencontre avec la délégation. « La C14 a réitéré son étonnement face au refus persistant de la CEDEAO à publier ou à mettre à la disposition des acteurs politiques le rapport de l’audit du fichier électoral (2018) », peut-on lire dans la déclaration de ce regroupement de partis de l’opposition.

On se demande le sens que donne cette institution à son protocole additionnel sur la bonne gouvernance et la limitation à deux des mandats présidentiels quand on sait que Faure Gnassingbé veut entamer son quatrième. Le bon sens voudrait que ces émissaires de la CEDEAO qui sont en fait des suppôts de la dictature cinquantenaire qui régente le Togo, tentent de ramener le fils du père à la raison en lui faisant comprendre la nécessité de partir par la grande porte. Au moment où dans le pays, les voix s’élèvent pour dénoncer le quatrième mandat de Faure Gnassingbé, la CEDEAO ne semble pas préoccupée par le sujet. Elle promet plutôt accompagner le processus qui est d’ailleurs verrouillé par le régime dont elle se rend complice. Le moins qu’elle puisse faire, c’est de demander au système cinquantenaire de remettre les choses à plat et partir sur de bonnes bases, afin d’organiser une élection présidentielle crédible, transparente et acceptée par tous. Ainsi, elle pourrait éviter aux Togolais les violences qu’ils ont toujours connues en période électorale dans le pays.

Face à la situation, il est clair que des observateurs demandent aux leaders politiques de l’opposition de faire preuve de fermeté envers cette institution sous-régionale. La CEDEAO se révèle davantage un syndicat des chefs d’Etat qui soutient la dictature au Togo. Pour cela, il est inutile que la classe politique accepte rencontrer ces émissaires qui arrivent à Lomé dans la seule intention d’aider la dictature à sortir d’affaire. Discuter avec la CEDEAO des conditions de transparence et d’équité de la présidentielle 2020 au Togo, c’est perdre du temps devant une institution qui a déjà choisi son camp.

 

 

Présidentielle 2020/Les va-et-vient de la CEDEAO à Lomé : Ça sent déjà le complot !

 

Grande marche à reculons dans l'histoire : Faure entre malaise et honte autour d'une nouvelle candidature

Contre tout bon sens, le pouvoir avance au galop vers une nouvelle comédie électorale. Pour la présidentielle de 2020, en plus du fait que les forces démocratiques sont tenues à distance de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et ses démembrements, il a été organisé une révision bâclée des listes électorales en lieu et place d'un recensement en bonne et due en vue de constituer un fichier fiable.

Ceci étant, l'élection annoncée pour le 22 février 2020 risque, si on n'y prend garde, d'être la mascarade de trop. En conseil des ministres le jeudi 5 décembre dernier, le troisième décret adopté fixe la date du 1er tour de l'élection présidentielle de 2020 et convoque le corps électoral pour le premier tour de cette élection présidentielle. Le code électoral prévoit en son article 79 que la date du scrutin soit fixée par décret en Conseil des ministres. Cette loi précise également que le corps électoral est convoqué par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Ce décret précise les heures d'ouverture et de clôture du scrutin.

Aussi, l'article 65 de la constitution du 14 octobre 1992 dispose-t-il que « le scrutin est ouvert sur convocation du corps électoral par décret pris en Conseil des ministres 60 jours au moins et 75 jours au plus avant l'expiration du mandat du Président en exercice».

C'est donc en application des dispositions desdits articles que le présent décret fixe la date du 1er tour de l'élection présidentielle de 2020 au 22 févier 2020 et convoque le corps électoral pour la même date.

Le quatrième décret fixe le montant du cautionnement pour l'élection présidentielle de 2020 à vingt millions (20 000 000) de francs CFA. Le sixième décret fixe le montant de la contribution de l'Etat au financement de la campagne électorale pour l'élection présidentielle de 2020 à cinq cent millions (500 000 000) de francs CFA. Cette contribution de l'Etat est répartie comme suit : 60% du montant sont répartis à égalité entre tous les candidats ; 40% du montant de la contribution financée par l'Etat sont répartis proportionnellement aux suffrages obtenus entre les candidats ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés. Le montant de l'aide proposée tient compte de l'organisation de la campagne électorale pour les deux (2) tours par les candidats à l'élection présidentielle. Ce montant est fonction du nombre de candidats qui seront retenus par la Cour constitutionnelle.

Dans cette ambiance controversée, Faure Gnassingbé entend briguer un 4ème mandat et conscient de son impopularité criarde, verrouille tout.

Faure et la honte d'une nouvelle candidature

Après trois mandats à la tête du Togo, le Président du RPT et d'UNIR n'a pas changé grand-chose à la gouvernance du Togo. La plupart de ses projets de société sont de la promesse de Gascon. Bien plus, Faure Gnassingbé a déclaré de façon péremptoire que pour que la démocratie progresse en Afrique, il faut limiter le mandat à deux ou trois.

S'il a une parole dans sa vie, il ne doit plus se représenter en 2020 pour un 4ème mandat. Un affront pour le Togo en pleine déconfiture. A deux mois de ce scrutin et contrairement à 2010 et 2015, on constate des manifestations des ailes marchantes d'UNIR pour réclamer la candidature de l'enfant de Eyadèma. Après Kpalimé le 23 novembre, c'est carrément à travers une marche des militants et sympathisants du parti Union pour la République (UNIR), parti au pouvoir, ont manifesté samedi 7 décembre 2019 dans les rues de Blitta (260 km au nord de Lomé) pour réclamer sa candidature.

Le Mouvement de Soutien au Président Faure (MSF) organisateur de cette manifestation avait laissé entendre à travers son Coordonnateur Poro Katanga que « Faure est le seul Togolais qui a une vision pour le Togo ». A Blitta, on pouvait entendre. « Pour nous, c'est Faure », « Pour 2020, c'est Faure », « Pour 2020, mon choix c'est Faure », « Ici c'est Faure », voilà les messages écrits sur les pancartes et banderoles exhibées par quelques militants dans la foule. « Nous sommes sereins, même si nous sommes impatients d'attendre le Oui du président du parti, comme notre candidat naturel à la présidentielle de 2020 ». « Le Président-fondateur de notre parti a beaucoup fait pour le pays. Sans épargner, nous les femmes, nous obtenons des prêts pour démarrer nos activités. Il fait beaucoup aussi pour améliorer la santé des populations. Aujourd'hui tout le monde est autonome. La population togolaise, en particulier, celle de Blitta est prête à voter à 100% Faure Gnassingbé », a débité Azia Laouratou Zibo, responsable des femmes UNIR de Blitta.

Ces manifestations d'une époque révolue, sont apanage des dictateurs tropicaux.

Dans le cas d'espèce du Togo, elles sont organisées pour permettre à Faure de se donner une certaine conscience. En clair, de par son bilan chétif et catastrophique en 15 ans, l’ancien député RPT de Blitta est bien mal à l'aise et a honte pour se porter à nouveau pour une candidature. De surcroît, il est arrivé au pouvoir à la suite de 38 ans de règne calamiteux de son père Eyadèma.

A scruter de près le folklore malodorant des profiteurs du régime, il apparaît que Faure Gnassingbé est entre un malaise aigu et la honte prononcée autour d'une nouvelle candidature.

Au demeurant, la plupart de ceux qui organisent ces manifestations de l'ignominie sont des retraités, anciens ministres qui forcent leur existence à travers celui qui s'est fait appelé en 2005 « l'esprit nouveau ». Doiton rappeler au chef de l'Etat que ces lugubres individus cherchent plutôt à le faire rentrer dans l'histoire à reculons et qu'il lui revient de prendre la bonne décision pour son honneur et sa dignité ?

Kokou AGBEMEBIO

 

 

Grande marche à reculons dans l'histoire : Faure entre malaise et honte autour d'une nouvelle candidature

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