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Fabre exhorte les jeunes à « s’approprier l’histoire des pères de l’indépendance »

Le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), à l’occasion du soixantième anniversaire de l'accession du Togo à la souveraineté internationale, appelle la jeunesse togolaise à suivre l’exemple des « pères de l’indépendance ».

Jean-Pierre Fabre, dans son message en ce jour anniversaire de l’indépendance du Togo, invite ses compatriotes, surtout les jeunes à s’investir dans les affaires publiques de la cité. « L’heure est venue pour la jeunesse de notre pays de s’approprier l’histoire des pères de l’indépendance, en s’engageant résolument sur la voie conduisant à la transformation de notre pays en une nation libre, prospère, débarrassée du tribalisme ».

En clair, il est temps pour elle de prendre le flambeau, de faire davantage sa part dans la lutte, se sacrifier pour la cause publique, pour l’alternance. C’est depuis les années 90 que cette lutte a commencé sans donner des résultats concrets jusqu’aujourd’hui. Un seul parti règne sur le pays depuis plus d’un demi-siècle. Toutes les élections qui y sont organisées sont toujours truquées, critiquent toujours l’opposition la plus représentative.

Le président de l’ANC donne l’impression à travers ce message que la situation peut basculer à tout moment, pour déboucher sur le changement si la jeunesse prend conscience de son rôle, de son importance parce que « qu’il n’y a pas de meilleur endroit que son pays pour vivre et s’épanouir ».

A la dernière élection présidentielle du samedi 22 février, Jean-Pierre Fabre a été classé troisième avec un peu plus de 4%, selon les résultats définitifs de la Cour constitutionnelle. Le chef de l’Etat sortant a été crédité de plus de 70%, un score lui ouvrant la voie d’un quatrième mandat.

A.H.

 

 

Fabre exhorte les jeunes à « s’approprier l’histoire des pères de l’indépendance »

 

Drame à Adakpamé : Jean-Pierre Fabre réclame justice pour la famille

D’entame, il faut préciser que la victime était militante dans la sous-section de l’ANC à Adakpamé. Ce qui explique la démarche du président de cette formation politique accompagné de son vice-président et d’autres responsables du parti.

Au cours de cette visite, la famille de la victime est revenue sur les faits tels qu’ils se sont déroulés et regrette le décès de leur fils. A son tour, Jean-Pierre Fabre a présenté ses vives condoléances à la famille éplorée et a promis réclamer justice pour cet ancien militant de son parti.

« Le Président Jean-Pierre Fabre a exprimé son indignation, sa peine, sa compassion et la solidarité de son parti à la famille endeuillée. Il lui a présenté ses condoléances et celles de l'ANC », écrit Francis Pédro AMUZUN, Conseiller chargé des relations avec les médias au sein du parti.

Le président de l’ANC, a-t-il poursuivi, a promis d'écrire aux autorités pour « exiger l’ouverture d’une enquête, afin que les responsabilités soient situées et que les auteurs de cet assassinat soient punis ».

Nicolas K

 

 

Drame à Adakpamé : Jean-Pierre Fabre réclame justice pour la famille

 

Jean-Pierre Fabre : « Il est inadmissible que nos compatriotes perdent la vie dans de simples opérations de sécurité sanitaire »

Dans son message à la nation à l’occasion du 60em anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale, le président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Jean-Pierre Fabre est revenu sur les grands faits ayant marqué, ces derniers jours, l’actualité sociopolitique et sanitaire du pays. Monsieur le maire de la commune Golfe 4, dénonce, déplore, fustige et critique la façon dont le régime de Faure Gnassingbé gère la situation en cette période de crise sanitaire liée au Covid-19.

D’entrée de jeu, le leader politique « dénonce » les graves irrégularités ayant émaillé l’élection présidentielle du 22 février 2020 et rejette, une fois encore, les résultats « fantaisistes » proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la Cour Constitutionnelle. L’opposant estime que le Prince de la Marina, depuis son accession sanglante au trône, ne fait que perpétuer le mode de gouvernance instauré par son père.

« L’illusion de changement proclamé par Monsieur Faure Gnassingbé n’a pas résisté à l’épreuve des faits. Comme pour confirmer que son pouvoir n’est que le continuateur du système instauré par son père, les mêmes méthodes inquisitoriales d'enquête, les procédures judiciaires arbitraires demeurent, mettant ainsi les hommes et les femmes de notre pays en état d’insécurité juridique et judiciaire permanente. C'est pour moi l'occasion d'insister une fois encore sur le respect des principes de l'État de droit, protecteur de tous », a souligné Jean-Pierre Fabre.

Sur le dossier d’Agbéyomé Kodjo, le président de l’ANC « fustige » le fait que le pouvoir instrumentalise la justice pour régler une affaire d’ordre politique. Il juge « infondée », la procédure judiciaire engagée contre l’ancien Premier ministre et ses camarades de la Dynamique Kpodzro. « Je demande qu’il soit mis fin à la procédure mal fondée, engagée contre Monsieur Agbéyomé Messan Kodjo et toutes les autres personnes citées dans la crise postélectorale actuelle. Il faut que cessent tous ces abus : déni de droit et abus de pouvoir auxquels nous assistons tous les jours dans notre pays », a indiqué l’homme politique.

Revenant sur la gestion de la crise sanitaire que traverse actuellement le pays, le maire du Golfe 4 « condamne » les actes de violences exercés par la force mixte anti-pandémie sur les citoyens lors des patrouilles dans le cadre du couvre-feu. Jean-Pierre Fabre trouve inadmissible que des « compatriotes » perdent la vie de simples opérations de sécurité sanitaire. Il demande à ce que les auteurs des bavures soient punis conformément à la loi.

« J’exprime ma sympathie aux blessés et mes condoléances aux familles affligées. Nous devons être unanimes à exiger que les auteurs soient effectivement recherchés, arrêtés et mis à la disposition de la justice pour être jugés et punis à la hauteur de leurs actes. Il est insupportable et inadmissible que nos compatriotes perdent la vie dans de simples opérations de sécurité sanitaire », a-t-il déploré.

Pour finir, l’ex-leader de la C14 invite les populations à observer les mesures barrières recommandées par les autorités sanitaires. « Protégeons-nous pour préserver notre pays », a-t-il conclu.

Godfrey A

 

 

Jean-Pierre Fabre : « Il est inadmissible que nos compatriotes perdent la vie dans de simples opérations de sécurité sanitaire »

 

TOGO-GRAND DOSSIER/ 60 ans déjà , 27 avril 1960 - 27avril 2020 : Une indépendance hypothéquée !

Le Togo célèbre ce 27 avril 2020, le 60ème anniversaire de son accession à la souveraineté International. Et la question que nous devons nous posez est : Est-ce que nous sommes réellement indépendant ? Peut-on oublié le jour où l’on nait ? Il s’agit d’une date que l’on ignore jamais mais une date à laquelle un bilan est fait du parcourt de vie après moult analyse. Ici, il s’agit d’une date où la terre de nos aïeux a vu le jour au prix du sang innocent comme pour parler d’agneaux immolés. Ce fut un grand boom et le peuple avait tellement cru. Ce n’était qu’un conte de fée… fut la réponse d’un octogénaire à son petit-fils après avoir observé les déboires de ces personnes avides d’esprits et d’idées qui ne cessent de faire entorse à l’histoire.

Abasourdi, le vieillard inclina subitement sa tête accompagné d’un grand soupire, signe de souvenirs atroces, accablants, tristes…beaucoup de choses passant par l’esprit, affaiblissant le rythme du pool humain. « L’histoire tant vers la perdition’ » a-t-il déclaré ; chose réelle, cette perdition est due aux multiples déboires, usurpations, perfidies, mensonges que pouvons-nous dire encore de ces personnes physiques ou morales qui la revendiquent et qui se battent pour la paternité de la chose nationale, cette liberté… Cette indépendance-là, assise sur la braise que le Togo est loin, très loin de s’offrir réellement.

Le Togo a été un gâteau juteux longtemps partagé par les puissances européennes ; il fut privé de ses fils et filles valides, de ses biens et richesses naturels. La division que nous vivons aujourd’hui reste ce grand cadeau que ces exploitations nous ont laissé, exploitations injustes qui ont interpellé un homme qui lutta fort pour lui offrir (Togo) une place dans le concert des nations. Le 27 avril 1960 mérite donc d’être célébrée par tous les togolais sans distinction. La joie fut très immense et la veille c’est-à-dire le 26 avril 1960, le financier du mouvement de l’indépendance s’en est allé ; Augustino Pa de SOUZA fut ce souffle qui a nourri les ambitions de Sylvanus OLYMPIO à atteindre l’objectif fixé. « Vous ne pouvez même pas produire une aiguille, comment voulez-vous être indépendants ? » Mais justement pourquoi nos pays ne pouvaient-ils pas produire une aiguille ? Parce que, pendant cent ans de colonisation, on nous avait affecté à ce rôle précis : ne pas produire même une aiguille, mais des matières premières, c’est-à-dire dépouiller tout un continent (Joseph Ki-Zerbo disait)» Le Togo qui, depuis 1884, a été successivement protectorat allemand, condominium Franco- britannique, territoire sous-tutelle de la France, retrouve en ce jour du 27 Avril 1960 sa liberté d'antan. La proclamation de l'indépendance était faite. Les nationalistes aussi érigeaient leur nouveau drapeau pour la république : bandes jaunes et vertes superposées horizontalement, une étoile blanche dans un carré rouge dans l'angle supérieur gauche, symbolisant la victoire sur le sang de nos aïeux.

En 1967, Etienne Eyadema Gnassingbé, celui-là qui a fait la guerre d'Indochine revenu au pays, prit le pouvoir pour le plonger dans un abîme indescriptible ; ceci en complicité avec certains de nos parents qui lisaient des motions pour gagner leur vie en vendant même leurs frères. Dans les années 90, avec le multipartisme, au moment même où le régime était à terre, c'est au sein de l'opposition que le pouvoir a trouvé des échappatoires pour revenir en force. Ce sont majoritairement les mêmes qui sont là encore actuellement. Le régime a sa responsabilité, les vis-à-vis du pouvoir en ont la leur et le peuple en a la sienne. L'assassinat de Sylvanus Olympio est intervenu dans un contexte politique et social hostile à sa gouvernance. Les citoyens de la jeune nation togolaise ne comprenaient pas du tout la politique économique de Sylvanus Olympio, la scission de la coalition Cut-Juvento avec de nombreux réfugiés politiques togolais au Bénin et au Ghana lui rendaient difficile sa tâche. Il avait une vision, une très belle vision pour son pays, sauf qu'il l'imposait. Mais en rien, cela ne justifiait son assassinat. Ce qui est beaucoup plus triste, c'est qu'aucun groupe organisé ne s'est levé contre ce crime et certaines personnes ont festoyé à l'annonce de sa mort. Eyadema accueilli en héros fait rentrer tous les réfugiés politiques quelques années plus tard et annonça un programme de réconciliation nationale. Nul ne peut effacer une page de l’histoire d’un pays nous dit-on. Mais là, l’histoire du Togo la terre de nos aïeux semble façonnée au rythme politique, triste réalité qui nous interpelle. Nul n’a besoin de réécrire l’histoire mais plutôt de la marquer d’encres indélébiles dans toute sa réalité afin que les générations futures en prennent connaissance et conscience.

Proclamation de l'indépendance du Togo sous tutelle de la France le 27 Avril 1960 par le Premier Ministre Sylvanus E.K. OLYMPIO.
Sentinelle, que dis-tu de la nuit? La nuit est longue, mais le jour vient, répond la sentinelle.

Le 27 avril 1960 à zéro heure, Sylvanus proclamait le discours de l'indépendance dont voici un extrait : « De ce moment et à jamais, affranchi de toute sujétion, de toute entrave, maître de ton destin, TOGO, mon pays, te voilà libre enfin ». Togo, mon pays, te voici libre enfin. Libre d'être toi-même, de suivre tes idées et tes inclinaisons… de choisir selon ta raison et tes sentiments, de décider d'après ta propre volonté, libre enfin, dans la dignité retrouvée, de prouver et d'affirmer ta personnalité. Notre joie est profonde, immense. Si profonde qu'elle ne peut s'empêcher d'être grande aussi. Le jour est venu, mais la nuit a été longue. Tant d'années avant d'avoir pu être compris, tant d'espoirs pour rester ferme tout au long de cette lutte semée de déceptions, tant de volonté pour connaître enfin cette heure que nous ne saurions vivre avec légèreté. Mais le jeune Togo est là, fier de sa force, impatient d'entrer dans l'arène. Il porte sur le front l'orgueil d'un peuple libre et son cœur ardent s'emplit d'enthousiasme devant la tâche, certes rude mais combien exaltante, qui lui est offerte. Que sa joie éclate ! Que dans tout le pays, nul autre sentiment ne partage les cœurs afin que cet instant, unique dans la vie d'une nation, reste pur dans le souvenir de ceux qui l'auront vécu. Instant historique aussi. A ce lieu, en ce jour, à cette heure, au nom du peuple Togolais, je proclame solennellement l'indépendance du TOGO, notre patrie. Et maintenant, Togolais et Togolaises, allons, comme l'hymne national nous le convie, allons tous ensemble bâtir la cité. Libre enfin dans ta dignité de retrouver, de prouver et d'affirmer ta personnalité. Que la joie du jeune Togo éclate (…)» Cette nuit-là, c'était l'écarlate tout entière ! 21 coups de canon avaient immédiatement suivi la fin du discours du Premier Ministre Olympio comme pour dire : « Togolais c'est la fin de l'ère coloniale, réjouis-toi à partir de ce moment d'être toi-même » La joie éclata dans tous les coins et recoins du pays. Tout cria de joie. Certaines personnes âgées, avaient exprimé leur émotion par les pleurs. Oui les pleurs, car pour eux, ils ne croyaient pas voir de leurs propres yeux le drapeau du jeune Togo indépendant monté, avant de mordre le trépas. Ils avaient touché du doigt leur plus grande espérance ! Certains allaient jusqu'à dire après la proclamation, qu'ils pouvaient en ce moment d'alors mourir paisiblement sans regret. C'était le cas d'Augustino de Souza l'ancien Président et financier du CUT qui en était mort la veille de la proclamation officielle Nous étions au 27 avril 1960, jour mémorable et inoubliable pour tous les Togolais. Le grand défilé a été l'apothéose suivie dans la soirée des réjouissances populaires. Le 27 avril 1960 appartient désormais à l'histoire. Différents régimes se sont succédés depuis 1956, c'est-à-dire de Nicolas Grunitzky, de 1956 à 1958 en passant par Sylvanus Olympio, de 1958 à 1963, Grunitzky bis, de 1963 à 1966, Kleber Dadjo de 1966-1967, Eyadema Etienne Gnassingbé de 1967 à 2005, Abass Bonfoh en 2005, puis Faure Essozimna Gnassingbé de 2005 à nos jours C'était par exemple le régime Grunitzky de 1956 à 1958 qui avait versé le sang sur la terre de nos aïeux pour la première fois en 1951 et 1957 le 2l juin. Lama Kara (21 personnes avaient trouvé la mort). Le régime de Sylvanus Olympio de 1958 à 1963 avait orchestré des arrestations sauvages très massives en 1961 et 1962. De 1961 en novembre 1962 plus de 2700 citoyens croupissaient en prison dans des conditions les plus ignobles et inhumaines sous le régime de Olympio.

Notre indépendance si chèrement acquise est à ce jour déficitaire

Aujourd’hui nous sommes incapables de gérer nos affaires politiques avec compétence et voir nos filles et fils vivre dans l’harmonie, dans l’unité nationale sur la terre de nos aïeux où tout le monde respectera les droits et libertés d’autrui. L’expérience nous enseigne que dans notre Togo, l’opposition que certains éléments créent au nom de la démocratie, n’est pas souvent inspirée par le souci du bien général ; la recherche de la gloriole et des intérêts personnels en est le principal, sinon l’unique mobile. L’existence d’une opposition intelligente, dynamique et constructive est indispensable afin d’équilibrer la vie politique et administrative du gouvernement au pouvoir. Nous vivons dans un pays presque en état de siège. Les Togolais vivent dans une situation de psychose permanente et s'affrontent dans des formations politiques qui s'opposent. Notre indépendance si chèrement acquise est à ce jour déficitaire ; c'est un Togo en faillite que nous risquons de laisser à la postérité si nous ne nous mettons pas maintenant, sans plus tarder à cultiver vertu et vaillance. Nous sommes « seuls artisans du bonheur de notre pays ainsi que de son avenir. Brisons les chaines de la traitrise et redevenons fidèles à notre serment de lui toujours rester fidèles, de faire encore de notre patrie chérie, L'OR de l'HUMANITE. Oui, c'est encore possible si nous unissons nos efforts sur l'immense chantier d'où naitra toute nouvelle, la grande humanité. Partout, au lieu de la misère apportons la félicité, Chassons du monde la haine rebelle. Finis l'esclavage et la captivité. A l'étoile de la liberté, renouons avec la solidarité des nations dans la fraternité. « Faire encore de toi sans nous lasser, TOGO CHERI L'OR DE HUMANITE (3èm couplet de notre hymne national)» Oui, c'est possible. Le peuple a faim, le peuple est malade, le peuple à peur. Les Togolais, qui le peuvent, s'exilent et vont construire des maisons dans les pays voisins pour fuir l'insécurité. Le peuple à peur des forces chargées d’assurer sa sécurité. Le peuple a peur, tout le monde se méfie de tout le monde. C’est notre devoir de faire du Togo, une terre de la justice, du droit, de la liberté et de la paix. Tout ceci ne sera possible et ne pourra se réaliser que si les hommes politiques et les dirigeants font preuve d’un esprit de solidarité, de concorde et de collaboration fraternelle dans la poursuite du bien commun de nos populations.

Plusieurs activités sont inscrites au programme du 59e anniversaire de notre accession à la souveraineté International.

Les activités démarrent ce mardi 23 avril avec l'inauguration de l'usine de production de fer à béton dans la zone franche à Kara. Au mercredi 24 avril, sera effectuée l'inauguration du nouveau centre administratif à Lomé, à côté de la nouvelle présidence. L'inauguration du nouveau port de pêche aura lieu ce même mardi dans la zone industrielle Golfe. Dans la matinée du jeudi 25 avril, l'inauguration de l'usine de fabrication de produits plastiques Africa Plastic Technology, à Tsévié dans le Zio. Une autre inauguration suivra, celle de l'usine de production de jus d'ananas, jus délice à Gbatopé, dans le Zio. La pose de la première pierre de l'usine de production d'habillement militaire à Adétikopé et le lancement du projet «Olé» bouclent la journée. La veille de la commémoration du 59e anniversaire de l'indépendance du Togo sera marquée par la cérémonie de décoration à la place de l'Indépendance. Elle sera suivie à 18h par la ranimation de la flamme de l'indépendance et de la retraite aux flambeaux. Au petit matin du samedi 27 avril, résonneront les traditionnels 21 Coups de Salve. À partir de 8h40 le grand défilé militaire et civile. Les réjouissances dans les quartiers démarreront sous le coup de 14h. À 20h, auront lieu des méga concerts à Lomé et dans les chefs-lieux de régions. Le dimanche 28 avril à 15h, sera disputée la finale de la Coupe de l'indépendance. Cette activité sportive refermera les rideaux sur le 59e anniversaire de l'indépendance du Togo.

La célébration

Peut-on parler de célébration ? De quelle célébration s’agit-il ? Et qui mérite d’être célébrant ? La réponse à chacun selon son appartenance politique mais elle reste commune et unique pour tous les togolais qui sont restés attachés à l’histoire de la TERRE DE NOS AÏEUX. ‘‘La vérité existe, on invente que le mensonge’’. Le mensonge, OUI le mensonge, on l’a tellement inventé qu’il finit par s’installer à la place de la vérité. Mais comme la vérité a toujours triomphé quel qu’en soit les cas et la durée, l’histoire réelle du Togo reste indélébile dans les cœurs. Pour pouvoir célébrer une cause, il faut au prime abord l’accepter dans sa réalité. Si nous avons aujourd’hui une double voir triple célébration, c’est parce que tout simplement, les uns reconnaissent l’histoire mais éprouvent du mal à l’accepter ; les autres ne la reconnaissent nullement tandis que certains la reconnaissent, l’acceptent et lui restent fidèlement attacher. Faut-il jubiler, pleurer la mémoire des combattants pour l’indépendance du Togo ? Entre l'assassin déclaré et l’orphelin, qui doit se recueillir ? Ou peuvent-ils le faire ensemble ? Comme ce jeu d’échec où l’on bouge les pions sans se soucier de l’aboutissement de la partie comme le font si bien les professionnels de la chose, nous conduit dans l’impasse ! Comme le dit si bien l’observateur, il serait très difficile à un homme affamé de célébrer, de jubiler comme les autres mais s’il le fait, cela prouve son attachement à la cause. Et c’est lui qui célèbre plus car sa joie très immense se mêle à sa tristesse et suscite l’admiration de ceux qui l’entourent. Le bilan est plus que négatif pour ces 59 ans passés. Le poussin a été étouffée dans l’œuf ; La vie a changé de sens pour la poule et le coq, lui, a pris son chemin. Ainsi va la vie. Famine, mort, chômage, haine, traitrise, insécurité, chasses à l’homme, non-respect des droits de l’homme, impunité, pillage accrue des biens du peuple, blanchiment de toute sorte, usurpation, dettes extérieures très élevées, immoralité, infamie bref instabilité socio-économico-politico-sanitaire restent le bilan de ces 59 années de gestion de la terre de nos aïeux.

Mon pays va mal, très mal. Son indépendance est ainsi hypothéquée par ces maux déjà cités, ceci dû à la mauvaise gestion de la chose publique. Toutes les forces politiques que ce soient celles de l’opposition ou le parti au pouvoir se convergent dans la dynamique de bâtir un « Togo nouveau » en terme de respect de la constitution, de bonne gestion de la Cité, et d’équité pour le bonheur de tous. La terre de nos aïeux est prise en étau entre, d’un côté, les voleurs de la République qui dirigent et qui ont envie d’acheter le silence de tout le monde pour piller à vie et, de l’autre côté, ces leaders de l’opposition qui marchandent leur silence contre quelque billet de nos francs ou des postes juteux. Triste réalité. Déjà au Togo, le chômage des jeunes et la précarité des emplois informels représentent une menace sérieuse pour la paix, le développement et la stabilité du pays. Nous devons tous taire nos querelles, nous remettre au travail et reconstruire notre Togo et que Dieu et nos ancêtres bénisse la terre de nos aïeux.

Le TOGO, es-tu réellement indépendant ? La réponse de l’octogénaire revient et c’est réelle ; Oui mais hélas ! D’où le NON en réponse nette qui ne sera peut-être pas partagé… En tout cas, ce qui est humainement impossible et divinement possible.

José Eric GAGLI / Céline N'DANIKOU

 

 

TOGO-GRAND DOSSIER/ 60 ans déjà , 27 avril 1960 - 27avril 2020 : Une indépendance hypothéquée !

 

Chronique politique/Covid-19 : une crise mondiale préméditée… !.

Ça devient persistant... Plusieurs langues se délient...et parlent déjà de crise sanitaire préméditée frisant le complot... Acteurs, médecins, simples citoyens du monde évoquent déjà un plan malthusien bien ficelé pour décimer une partie de la population mondiale... La position formelle, publique et documentée de certains acteurs internationaux, à l’image de Nicolas Sarkozy, d’Emmanuel Macron, de Bill Gates ou encore de Georges Soros renforcerait cette lecture de la situation mondiale actuelle...

Du drame ou de la manipulation!

Alors que l’on n’est seulement à moins de 200 000 morts au plan mondial pour plus de 200 pays contaminés, l’on assiste déjà à un deuil mondial dû finalement au choix diarrhéique de confinement fait en cascade par les gouvernements. N’est-il pas légitime de se demander pourquoi les gouvernements n’ont jamais confiné au paravent leurs populations lorsqu’on sait que presque chaque année la grippe saisonnière fait des ravages à des dimensions bien plus incomparables : 400 000 morts en Chine chaque hiver à cause de la grippe saisonnière, 13 000 en Italie, plus de 10 000 en France, ainsi de suite…. !!!Pourquoi le monde n’avait-il pas été largement informé et alerté par les médias pour ces données pourtant bien connues du monde médical et des gouvernements ? Par ailleurs, comment se fait-il qu’au début de l’année aucun de ces pays n’a parlé des morts « hivernaux » habituels ? Ou n’y a-t-il plus eu de morts par cause de la grippe saisonnière en 2019/2020 ? Voilà pourtant que pour un corona virus dont les symptômes sont étrangement similaires à ceux de la grippe, un corona virus qui n’a fait pour l’instant qu’un dégât humain bien inférieur, tous les gouvernements s’amusent à limiter l’exercice des libertés publiques de leurs populations. Et le monde se retrouve en deuil...

Aujourd’hui les chiffres commencent à baisser. Beaucoup de pays enregistrent des guéris sans aucune intervention médicale. Certains gouvernements ont même décidé de déconfiner, Allemagne, Danemark, France, etc. Dans une telle situation de régression de la pandémie, certains spécialistes prédisent que la situation serait beaucoup plus préoccupante à l'avenir. Et l'on parle de dizaines de millions de morts pour le continent noir...Comment une épidémie qui n’a jusqu’ici touché que très marginalement l’Afrique peut-elle entrainer à l’avenir tous ces morts sur le continent ? Les vaccins sont alors doigtés. En effet plusieurs autorités politiques et médicales en Occident ont parlé d’un vaccin contre le Corona virus qui serait bientôt proposé aux gouvernements africains.Ce que dénoncent les Africains avec véhémence. Doit-on citer Kemi Seba, Aminata Traore, Didier Drogba, Samuel Eto’o, etc… qui se sont tout de suite exprimé contre une telle tentative des industries pharmaceutiques ?!!

Tout cela fait réfléchir… Les opinions nationales n’ont eu droit à aucune explication sérieuse. Des tapages sur les mesures barrières… oui ! Des émissions pour justifier le confinement, pour justifier les décisions prises par les exécutifs pour restreindre les libertés fondamentales des citoyens…oui !! Mais rien…rien sur l’origine de cette épidémie…rien sur les responsabilités internationales… rien sur ce qui peut être derrière tout ce cirque très suspect… rien sur ce qui pourrait suivre…Comme si cela ne suffisait pas, on assiste à des abus de la part des forces de l’ordre contre les populations… Tout ceci doit faire réfléchir…Oui la presse nationale doit mieux interroger les faits… elle doit sortir des sentiers battus…elle doit cesser d’etre une caisse de résonance locale aux médias étrangers… les médecins locaux doivent cesser de répéter ce que disent les médecins européens … et les politiques doivent se poser les bonnes questions afin d’éclairer les populations…L’État est un bien commun. Il ne peut être un instrument au service de logiques exogènes que les gens ne comprennent ni n’épousent. .

On se demande tout d'abord commentun virus si artificiel peut-il avoir subitement son origine dans un régime alimentaire chinois pourtant ancien et traditionnel. Très vite cette thèse de la chauve-souris ou du pangolin a été abandonnée, tellement elle ne répondait pas à toutes les questions de certains esprits trop curieux. Ensuite on indexe un laboratoire P4 en Chine. Et là on se demande comment une simple négligence dans un laboratoire chinois pourrait faire autant de dégats… On pourrait se demander ensuite au cas cette négligence soit avérée, si elle n'était pas voulue, manipulée pour produire des conséquences bien calculées et minutieusement planifiées… On pourrait se demander enfin comment les médias ont pu inculquer autant de peur aux populations pour ce " simple virus" qui n’est que de la grippe, et de la grippe la plus facile à traiter si l’on se réfère aux déclarations du Medecin Professeur Français Didier Raoult… !?

Nicolas Sarkozy-Antonio Guterres..

2019. L'ancien Président français Nicolas Sarkozy invité sur un panel de la REF, Rencontre des Entrepreneurs Français, prend une position bien troublante face à un sujet pas des moindres..il dit " Je suis né en 1955, j'ai 64 ans... A ma naissance, nous étions à 2 milliards et demi d'habitants.. Dans 30 ans , nous serons à 9 milliards. Et à la fin du siècle, nous serons à 11 milliards d'habitants. Quoique nous décidions, c'est fait!". Sarkozy dénonce lors de cette rencontre l'absence de débat sur la surpopulation mondiale et précise plus loin :" Dans 30 ans, le Nigeria aura plus d'habitants que les États-Unis d'Amérique. Lagos(Nigeria) actuellement est à 22 millions. L'Afrique sera à 2 milliards et demi. Le choc n'est pas climatique mais démographique. La crise migratoire, nous l'avons pas encore connue." Sarkozy dit simplement qu'une grande crise migratoire est à venir. Et que faire devant cette situation du moment où l'Afrique est au moins à 5 enfants par famille et que les Chinois ont révisé leur politique natale? Meme son de cloche pour Emmanuel Macron aux Nations-Unies en 2018 et quelques mois plus tard à Ouagadougou.

Sarkozy appelle à créer un organisme pour gérer cette surpopulation. Et du coup, des voix s'élèvent et prédisent des dizaines de millions de morts en Afrique avec Covid-19... Le Coronavirus vient résoudre le problème de Nicolas Sarkozy surtout lorsqu'on entend aussi le Secrétaire Général des Nations-Unies dans la logique de cette prédiction..

Les Occidentaux se voient menacés. Autant les autres peuples seront nombreux, autant ils seront forts et ils décideront à la place des Occidentaux, ce qui n'en est pas le cas aujourd'hui. Aujourd'hui, l'Asie seule est à 4 milliards 800 millions d'habitants.. ça leur fait peur et "il faudrait trouver peut-être des moyens pour décimer une partie, ce qui rendrait la multiplication plus difficile"..peut-être Covid-19 serait leur solution.. C’est de la géopolitique.

Dans les propos de Sarkozy, ça sent la peur, il a peur que les Orientaux occupent la première place mondiale.. Le message serait bien passé et la réponse immédiate..

Autre Thèse: Luc Montagnier..

La Thèse du Prix Nobel de Médecine 2008 Luc Montagnier bouleverse. Montagnier affirme que Covid-19 serait une création chinoise à partir de molécules du VIH, notamment.. Pourquoi ?? il estime que le but de l’exercice était de créer un vaccin contre le VIH SIDA à partir d’une souche du covid-2 bien connu, et que malheureusement quelque chose n’a pas marché et le virus nouveau sorti de cet attelage étrange se serait échappé en se mutant dans les organismes humains hôtes. Sa version conforte les affirmations de ceux qui ont conjecturé très tôt une manœuvre médicale bine connue de l’OMS et de quelques puissances occidentales et des Chinois eux-mêmes, contre l’Afrique noire. Même s'il est critiqué, cela nourrit pleinement la réflexion et tendrait à conforter la thèse du complot... Covid-19 serait donc là pour décimer, réduire considérablement la population mondiale..

Le Plan ne serait-il pas bien contre la population noire en général, les Asiatiques et une partie de l'Europe.!?.

Des études montrent déjà qu'il y aurait plus de Noirs morts du Covid-19 aux USA.. Le Taux de procréation de la Population Noire américaine est beaucoup
plus élevé..

Que doivent faire les gouvernements africains face à tous ces faisceaux d’information ? Confiner indéfiniment les populations au risque de se voir renverser par des crises sociales et politiques qui s’’y grefferont….

Covid-19 ne serait-il pas un plan bien ficelé pour renverser des Régimes francophones d’Afrique ? Des documents n’existeraient-ils pas pour conforter cette thèse ?

En tout cas, en Afrique, les Africains pourront réciter et chanter quotidiennement ce poème ‘’Les Vautours’’ de David Diop «Malgré les villages désolés, l’Afrique écartelée, l’espoir vivait en nous comme une citadelle.. Et le Printemps paraîtra sous nos pas de clarté.. »



Firmin Teko-Agbo, journaliste-chroniqueur politique

 

 

Chronique politique/Covid-19 : une crise mondiale préméditée… !.

 

« L’Afrique d’après est déjà là : Créative, Solidaire, Résiliente »
LE RENDEZ-VOUS DES IDÉES. L’intellectuel ivoirien Franck Hermann Ekra livre un point de vue africain sur la crise sanitaire mondiale du coronavirus.

L’Afrique est, pour l’instant, moins touchée que le reste du monde par la pandémie de nouveau coronavirus. La grande majorité des Etats a réagi avec rapidité et fermeté pour tenter d’empêcher le « pire » : une propagation incontrôlée du virus dans les immenses centres urbains du continent, où les systèmes de santé publique sont souvent défaillants. Si la crise sanitaire mondiale a révélé les fragilités des Etats du continent, il a dans le même temps fait jaillir une sorte d’effervescence intellectuelle.

A la mi-avril, cinquante penseurs, activistes, artistes et décideurs africains, réunis par l’économiste togolais, Kako Nubukpo, et le sociologue sénégalais, Alioune Sall, ont signé un texte appelant à la mobilisation des « forces vives » contre la pandémie. Un appel à mettre en commun leurs réflexions pour repenser l’Afrique et contrer les récits prédisant la « fatalité » d’une catastrophe. « Ce qui pouvait ressembler jusqu’ici à une utopie est entré dans l’espace des possibles », affirment-ils.

Cocoordinateur de cette initiative, l’intellectuel ivoirien Franck Hermann Ekra livre un point de vue africain sur cette crise globale. Pour cet analyste politique et critique d’art, le Covid-19 peut être l’opportunité de penser « l’Afrique d’après ».

Que peuvent ou doivent faire les intellectuels d’Afrique en cette période de crise sanitaire globale ?

Franck Hermann Ekra : L’emballement médiatique provoqué simultanément par la réception de projections catastrophistes sur les conséquences de la pandémie pour l’Afrique, émanant du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et la fuite d’une note prospective de la diplomatie française à la tonalité de prophétie autoréalisatrice, nous ont poussés à dépasser nos contradictions pour parler d’une seule voix.

Des grandes figures de la pensée se sont positionnés publiquement, tel que l’écrivain nigérian Wole Soyinka, prix Nobel de littérature en 1986, les philosophes sénégalais Souleymane Bachir Diagne et ghanéen Kwame Anthony Appiah. Ils prennent part à ce mouvement qui se veut d’insurrection intellectuelle, de réveil africain.

En situation de double contrainte entre le risque de dénonciation d’une posture d’affichage et d’indexation par les contempteurs de la trahison des clercs, les intellectuels africains ont décidé d’assumer ensemble leur fonction d’éclairage. Agir, militer, travailler pour défendre la société face au péril épidémique suppose une mobilisation générale sans distinction de sensibilité idéologique, du spectre du post-marxisme à celui du libéralisme.

Cet appel est un point de départ, l’expression d’une foi et d’une espérance dans l’esprit de solidarité qui a donné naissance en 1963 à l’Organisation de l’Unité africaine, devenue Union africaine. Nous espérons d’ailleurs aller plus loin en engageant un dialogue et des actions avec nos instances continentales pour dessiner ensemble, pour nous et par nous-mêmes, l’Afrique d’après.

Comment analysez-vous l’impact de cette crise sanitaire mondiale sur le continent africain et que révèle-t-elle ?

Pour la première fois, nous sommes confrontés à la mondialisation autrement que virtuellement. Ce virus « manuporté » est une métaphore biologique et physique du village global qu’il matérialise en le vampirisant. Le flux d’images à haut débit, d’un Occident désorienté, cantonné à la gestion de la pénurie et la mise à nue des failles de ses systèmes médicaux en incapacité d’absorber le choc de l’épidémie, a achevé de nous convaincre d’un état d’impuissance mondiale, d’un renivèlement de l’ordre international.

L’idée qu’une meilleure réponse pourrait provenir d’une Afrique coutumière de l’épreuve, des arts de faire et de résistance, d’une économie de l’inventivité et de la débrouille, s’est progressivement imposée sous la forme d’un fol espoir : celui d’une exception africaine face aux dangers qui menacent la biosphère.

Cette pandémie est un événement « sursignifiant », comme disait le philosophe Paul Ricœur, dont l’impact transforme notre rapport au monde et à sa compréhension, puisque chacun reconnaît désormais les limites de ses certitudes. Les Africains sont confrontés aux mêmes difficultés que le reste du monde avec toutefois un paradoxe temporel : nos Etats subissent de plein fouet les conséquences économiques de la crise avant ses effets sanitaires. Cette situation illustre une interdépendance trop souvent réduite à la dépendance à une économie d’empire.

On peut craindre en outre des défaillances au niveau des infrastructures de santé publique. C’est le résultat conjugué de mauvais choix de gouvernance et de politiques d’ajustement structurel des années 1990, imposées par les institutions de Bretton Woods qui ont déstructuré le projet d’Etat postcolonial. Cette crise pourrait favoriser une nouvelle prise de conscience des acteurs continentaux sur la nécessité de répondre en premier lieu aux minima sociaux, aux attentes vitales des populations plutôt qu’aux artifices de l’imaginaire de progrès.

Quel regard portez-vous sur les mesures de confinement difficilement mises en place par certains Etats ?

L’Etat providence n’existe plus, ni en Afrique ni ailleurs. L’idée même de fermer des villes, d’inventer des frontières intérieures ad hoc pour contenir l’expansion de la pandémie métamorphose la territorialité. Ce que le confinement met au jour, ce sont d’abord les inégalités sociales renforcées, l’accès limitatif à l’approvisionnement de vivres et de biens de première nécessité, mais aussi la place cruciale de l’économie populaire.

Ces inégalités se traduisent par des recrudescences d’incivilité, de violence urbaine ou domestique. Lorsqu’un Etat impose des mesures de confinement dont il n’est pas en mesure de garantir le respect, les populations imaginent des voies de contournement dans le dos du pouvoir. Les émeutes résiduelles s’expliquent par des réflexes de survie plutôt que par la contestation en bloc des systèmes. Ce sont des réactions ordinaires dans les situations de restriction des libertés de mouvement et d’asphyxie économique.
Comment les pouvoirs et les oppositions réagissent-ils ?

Cette crise favorise pour l’instant une séquence de trêve politique : les pouvoirs et ceux qui les contestent, habitués à la polarisation, se trouvent parfois forcés de coopérer. Au Cameroun, les sécessionnistes anglophones respectent un cessez-le-feu préconisé par les Nations unies auquel restent sourds les groupes armés extrémistes. Les pouvoirs autoritaires et « sécurocrates » s’en trouvent renforcés.

Au Tchad par exemple, le président Idriss Déby a scénarisé une spectaculaire offensive contre Boko Haram en pleine crise du Covid-19. Au Rwanda, le président Paul Kagamé a usé de fermeté sur le plan de la « redevabilité » en limogeant, pour l’exemple, une ministre pour défaut d’honnêteté sur l’état de préparation du dépistage et de la riposte sanitaire.

Dans des cités africaines sous couvre-feu, on a systématiquement recours dans le maintien d’ordre à l’arsenal autoritaire de la chicote, du châtiment corporel. Cela révèle la faiblesse des ressources de négociation de certains pouvoirs avec leurs populations.

La fréquence des adresses présidentielles à la nation dans la gestion de la pandémie est aussi un indicateur de proximité et de respiration démocratique. Au Ghana, le président Nana Akufo-Addo s’est exprimé régulièrement, tandis qu’au Nigeria, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, on constate un mutisme qui accroît l’anxiété sociale.

Quid du rôle des sociétés civiles ?

Cette crise sanitaire stimule un regain d’énergie chez les militants francophones soutenus par des philanthropes anglophones, qui peuvent profiter de ce moment de renégociation du contrat social avec les pouvoirs publics. Le président sénégalais, Macky Sall, a reçu récemment des membres du mouvement citoyen Y’en a marre.

Ces derniers lui ont suggéré les mesures sociales sur la baisse tarifaire de l’électricité. Le chef de l’Etat a accepté de prendre en compte leur proposition en anticipant sur leur réaction une fois la crise passée. Il leur a signifié qu’il se doute qu’ils seront les premiers à lui reprocher de faire revenir le prix à son niveau initial.

Pour nombre d’acteurs de la société civile, ce moment est un point de retour à l’idéal initial de protection des plus fragiles. On est sorti d’un schéma réducteur assignant aux militants un rôle de trublions, de contestation de rue. Ils sont pleinement proactifs et suppléent les défaillances de l’Etat en se dévouant au service des communautés.

Comment les artistes contribuent-ils à cet effort dans la lutte contre le Covid-19 ?

Ils sont en première ligne de la riposte. Toujours au Sénégal, une vingtaine d’artistes de cultures urbaines se sont réunis au sein d’un collectif constitué par Youssou N’Dour et Didier Awadi pour venir en aide à l’Etat. Habituellement, les stars du mbalax et du hip-hop, plus proche de l’univers de la lutte, ne collaborent pas.

Une même stratégie de communication relie tous les courants autour de cette lutte contre le Covid-19, avec un parti pris d’agir à deux niveaux : la sensibilisation, puis la lutte contre la désinformation, la propagation virale de fausses informations à l’heure de la post-vérité. Par exemple, les graffeurs de street art se déploient dans la ville et utilisent les médias permanents que sont les murs pour relayer les gestes barrières.

Les artistes contemporains ne sont pas en reste. Le plasticien bissau-guinéen Nu Barreto a introduit dans une œuvre en plans séquences journaliers « Traços Diario », des compositions inspirées par le confinement. Ils représentent cette restriction de liberté par une mise en bouteille de personnages ou d’objets du quotidien. Le peintre sénégalais Soly Cissé a quant à lui commencé une série intitulée « Corona ».

Du côté des dessinateurs de presse, dans des pays comme la Côte d’Ivoire, l’Algérie ou l’Afrique du Sud, où Zohoré, Dilem et Zapiro sont des institutions au même titre que leur ami Plantu en France, le sujet inspire, que ce soit dans la veine du témoin de la société ou de la dérision politique.

Plasticiens, musiciens, caricaturistes portent le rêve d’un héroïsme ordinaire, d’une transfiguration du banal. « Nos héros nous ressemblent », chante le rappeur camerounais, Valsero qui vient d’être libéré des geôles du président Paul Biya. Ces héros du quotidien sont les blouses blanches et non pas les stars du ballon rond ou de l’afro-pop, les vedettes de la télévision ou les icônes défuntes du panafricanisme.

Comment regardez-vous la France particulièrement critiquée par une partie grandissante de la population en Afrique francophone, malgré l’aide apportée par Emmanuel Macron qui plaide pour une annulation de la dette ?

Il lui faut tenir compte d’un nouvel écosystème. L’Afrique n’a pas changé, mais nous avons changé d’Afrique, ne serait-ce que par la démographie et la dynamique ascendante de sa pyramide des âges. Les économistes parlent de dividendes en la matière ! Cela devrait amener Paris à chausser les lunettes du temps.

Vu d’Afrique il y a des Frances. L’une progressiste portée par le discours de renouveau de l’Elysée et d’une partie de l’administration du Quai d’Orsay, soucieuses comme nous de voir changer les modalités de la relation, de casser les codes rétrogrades de la domination. L’autre, plus conservatrice et récessive, s’accroche aux chimères de pré carré, au paradis perdu de l’époque impériale et soutient toujours les autocrates. A moins qu’il ne s’agisse là d’un double jeu ?

Quelle que soit la sympathie qu’on peut avoir pour la rhétorique de la réconciliation des images entre l’Afrique et la France postcoloniales inspirée par Emmanuel Macron, son attitude expose parfois la France à une crispation dans sa relation avec l’opinion continentale.

C’est une chose d’assumer le passé, ce qui signifie dans son entendement comme dans le nôtre qu’il est bien passé. C’en est une autre d’adopter une position de surplomb ou de reconduire des recettes de diplomatie de connivence perçues de l’autre côté de la Méditerranée comme relevant de l’imagerie d’Epinal, de la politique de « grand-papa ». Les gestes de solidarité sont toujours les bienvenus, mais la manière dont on donne vaut mieux que ce que l’on donne. Il faut se garder de se rêver en médecin au chevet d’un perpétuel patient africain.

A quoi ressemblera ce que vous appelez « l’Afrique d’après » ?

L’Afrique d’après est déjà là : je me l’imagine créative, solidaire, résiliente, c’est-à-dire par essence africaine. L’Afrique, nous le savons, est une totalité plurielle, c’est des Afriques dont il s’agit ! Elles sont si riches de leur diversité, de leur historicité, de leurs identités narratives. Poreuses aux vents du monde, elles se situent aujourd’hui du côté du tournant de l’innovation, de la digitalisation des sociétés urbaines 3.0, mais conservent un fort attachement à la ruralité qui constitue toujours un pan essentiel de leurs cultures et de leur production de chaîne de valeurs.

La terre y est encore une donnée fondamentale d’inscription sociale. Ces Afriques où l’individu s’affirme de plus en plus au-delà de pesanteurs communautaires aspirent au renouvellement des formes d’incarnation du leadership et à la construction d’un écosystème plus écologiquement responsable. Ce qui illustre ce moment africain, c’est l’un des symboles Akan (peuples d’Afrique de l’Ouest) les plus puissants, le Sankofa : un oiseau mythologique qui se nourrit de son passé et de lui-même pour se projeter vers l’avenir.

Joan Tilouine

Source : Le monde / Afrique

 

 

« L’Afrique d’après est déjà là : Créative, Solidaire, Résiliente »

 

Togo, Violences gratuites en période de couvre-feu : Yark Damehame et Yaovi Okpaoul, même combat

On sait que la force spéciale mixte anti-pandémie instaurée sévit aussi drastiquement que le nouveau coronavirus. Installée pour assurer le bouclage et la sécurisation des préfectures et du respect du couvre-feu à Lomé et à Sokodé, cette unité n’y regarde pas à deux fois pour extrapoler la mission républicaine qui est la sienne. Curieusement, et Yark Damehame (le ministre de la sécurité et de la protection civile) et le Lieutenant-Colonel Yaovi Okpaoul (commandant de la force spéciale mixte anti-pandémie) donnent dans un déni qui risque de compliquer le climat déjà bien tendu entre citoyens et forces de l’ordre.

Si le premier a récemment tenu à mettre les choses au clair, c’est avec regret que l’on peut constater que sa montagne d’intervention sur la télévision nationale n’a accouché que d’une piteuse souris qui aura le don de faire se pousser le col aux éléments de l’unité en question. Le Général dédouane, à mots à peine couverts, les éléments qui se livrent à d’ignobles actes sur les populations en période de couvre-feu. Des exactions attribuées aux soldats ne sont selon lui que des allégations. Il va plus loin : le jeune décédé à Avédji a été victime d’une épilepsie. Pourtant, les coups et blessures sont des pièces à conviction qui ne sauraient donner raison à Yark, à moins que celui-ci ne tienne pour vérité que l’éclatement des testicules et des coups sont aussi des conséquences d’épilepsie. Le Lieutenant-Colonel Yaovi Okpaoul y est allé aussi de sa sulfureuse musique. Le communiqué rendu public dans la nuit du jeudi à vendredi16 avril, dans le cadre des engins saisis pour non-respect du couvre-feu ou du bouclage de zone, a fait état de 27 motos, et 34 voitures interpelés.

De sa litanie, on n’aura retenu que l’arrestation de quatre agents indélicats soupçonnés de racket au barrage d’Akata dans la préfecture de Kpélé ont été également relevés et mis aux arrêts pour une sanction disciplinaire. Okpaoul semble s’écarter sciemment de son sujet. On aurait pu savoir où il en est des sanctions de ses éléments qui ont été convaincus de voies de fait depuis la mise en place des mesures. On ne le saura jamais. En tout cas pas pour le moment. L’intervention les deux hommes aura eu le mérite de nous montrer sur quel piédestal ils mettent la vie du commun des Togolais. Regrettable.

Source : Le Correcteur

 

 

Togo, Violences gratuites en période de couvre-feu : Yark Damehame et Yaovi Okpaoul, même combat

Togo : Les étudiants, les grands oubliés dans la lutte contre le coronavirus

En prenant la parole le 1er avril dernier, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a annoncé nombre de mesures devant être mises en place pour lutter contre le nouveau coronavirus. De l’état d’urgence à la mise en place de la force spéciale anti-pandémie composée de 5000 hommes en passant par le programme universel de solidarité dénommé »Novissi ». Conscient que la situation « est de toute évidence inquiétante face à un virus particulièrement dangereux », le fils de Gnassingbé Eyadema s’est voulu bon prince et s’est engagé à « aider les plus démunis d’entre nous, les plus faibles, les plus défavorisés ».Et d’ajouter dans la foulée qu’aucun Togolais « ne sera laissé pour compte dans cette bataille que nous engageons ensemble ».

On peut penser qu’avec cette annonce, beaucoup de citoyens se sont sentis quelque peu soulagés, surtout ceux qui font dans l’informel.Ceux-ci ont depuis un moment commencer par percevoir, mais à quel prix, les 5000 et 1000 francs à eux versés.Curieusement, ce n’est pas tout le monde qui est dans l’informel qui en est bénéficiaire, car les bénéficiaires sont ceux qui possèdent une carte d’électeur, rien de plus.On ne sait vraiment pas le sens qu’accorde le chef de l’Etat à son « aucun Togolais ne sera laissé ».

Mais passons.Les autres grands oubliés de ce programme qui sent son escroquerie gouvernementale, ce sont les étudiants à qui l’on refuse l’accès au programme universel de solidarité, sous prétexte qu’ils ont des allocations qu’on leur versera. Sauf que ces pauvres et maigrichonnes allocations, des milliers d’étudiants continuent, horresco referens, de l’attendre. N’est-ce pas trop abuser que de maintenir de pauvres apprenants dans cette misère à une époque aussi critique ? Non contentes de les avoir déjà fait suffisamment végéter, voilà que nos chères autorités deviennent regardantes, décidant de qui sera ou non éligible desdites allocations. De nos sources, l’on apprend que c’est une minorité, une centaine qui à ce jour aurait perçu ces presque-rien.

Si la Direction des bourses et stages (DBS) a mis en place une plateforme de consultation de statut de l’étudiant devant donner lieu à la vérification des dossiers, des étudiants se plaignent par centaines du fait que les résultats ne débouchent sur rien. Beaucoup sont ceux qui, bien qu’étudiants, sont littéralement éconduits. Jusqu’à quand ce mépris pour les étudiants, mystère.Le plus désespérant, c’est quand les autorités disent privilégier pour les étudiants l’enseignement à distance via Internet, mais qu’elles sont capables de leur fournir de quoi s’acheter des forfaits pour s’y mettre. C’est d’un grotesque intolérable.

Source : Le Correcteur

 

 

Togo : Les étudiants, les grands oubliés dans la lutte contre le coronavirus

 

Togo, le Dr Agbéyomé Libéré : Circulons, Aucune Victoire à Fêter !

Depuis hier nuit, à la libération du Dr Agbéyomé KODJO et de ses collaborateurs, placés sous contrôle judiciaire avec des conditions les plus farfelues les unes que les autres (on lui demande entre autres de ne plus réclamer sa victoire à la présidentielle passée), je vois des partisans jubiler ou parler d’une victoire d’étape. Je ne vois, moi, aucune victoire, même d’étape, dans cet événement.

Le fonctionnement du RPT-UNIR dans les contentieux avec ses adversaires, et je crois que nous devons être assez mûrs pour le comprendre maintenant, peut s’illustrer par la situation suivante. Un caïd arrache une vache à un éleveur propriétaire de deux vaches. Comme réponse aux protestations de l’éleveur réclamant sa vache, le caïd arrache la deuxième vache. Se retrouvant sans rien, l’éleveur se met à regretter le temps où il avait au moins une vache. Il commence alors à réclamer la deuxième vache que finit par lui restituer le caïd après de longues altercations. Sonné et épuisé par le duel, l’éleveur, se conformant à ce bon vieil adage stipulant qu’il vaut mieux être borgne qu’aveugle, voit la restitution de sa deuxième vache comme une victoire et oublie la première.

Chaque fois qu’il est acculé par un problème, le RPT-UNIR en crée un autre à côté sur lequel il concentre ses adversaires. Et après une longue bataille, il fait ce qu’il appelle une concession en lâchant prise sur le deuxième problème créé, ce que ses adversaires voient comme une victoire, oubliant le premier et vrai problème.

Ce que réclame Agbéyomé n’est pas sa liberté. Mais sa victoire à l’élection présidentielle passée. Le vrai problème est là. Il réclame, tout comme la majorité des Togolais, le recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote. Tout autre problème crée et greffé sur cette revendication n’est que pure diversion.

Nous n’aurons notre première victoire qu’au recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote. C’est de cela qu’il s’agit. Pas d’autre chose. La lutte doit donc continuer.

Ce n’est plus une question de parti politique. Il y a longtemps que cette lutte aurait dû ne plus être une affaire de parti politique. Que tout Togolais désirant l’alternance se joigne aujourd’hui, maintenant, à ce combat contre l’arbitraire. Les posts sur les réseaux sociaux ne suffisent pas (ce n’est d’ailleurs pas lutter, se contenter de ne faire que des posts sur les réseaux sociaux pour des amis virtuels).

La dynamique Monseigneur Kpodzro est muselée par la justice aux ordres de la dictature. A chacun de nous de prendre le relai avec ses moyens physiques, matériels, financiers… La victoire, la vraie, ne viendra qu’après l’engagement, le vrai engagement de chacun de nous.

David Kpelly

 

 

Togo, le Dr Agbéyomé Libéré : Circulons, Aucune Victoire à Fêter !

 

Togo : 60 années d’espoir assassiné.

Plus que quelques heures, notre chère Patrie, le Togo aura passé la barre de six fois dix années.

Un triste anniversaire qui remonte le temps d’un Espoir nourri par les pairs de l’indépendance de voir notre pays devenir l’OR DE L’HUMANITÉ.

Que d’espoirs assassinés quand, deux ans et demi après la grande liesse, le peuple Togolais s’est trouvé orphelin le 13 janvier 1963. Sa liberté d’autant, retrouvée avec la proclamation de l’indépendance le 27 avril 1960, est assassinée par une COMBINACIÒN franco-togolo-africaine.

Et, à partir de là, s’ouvre devant nous la voie d’une errance où se côtoient brimades, félonies, mensonges, dégradation des mœurs, injustes, et autres prévarications. Le plus délicat est la perte totale de notre âme de TOGOLAIS qui naguère, faisait la fièreté du peuple.

A la place de l’honnêteté, du respect des autres et du travail bien fait, le clan qui s’est saisi des rènes du pays s’est donné comme tâche de façonner un Togolais nouveau, celui-là qui ment, dénigre et se vautre dans l’oisiveté.

57 ans durant, ce clan à la tête duquel trône les Gnassingbé aura presque réussi. Le Togolais est clochardisé. Il fait peine à voir tant sa capacité de réflexion s’est amenuisée au point que cela fait peur en l’avenir de notre pays.

Au plan politique, les maîtres de la déconfiture togolaise ont purement simplement assassiné la conscience politique du peuple par leur résistance à s’ouvrir à la démocratie et à l’alternance. L’animation politique, les motions de soutien, les assassinats et les emprisonnements politiques, les brimades et autres tracasseries de tous genres exercées sur les citoyens et la volonté manifeste des autorités de fait de notre pays ont fini par catapulter notre Patrie dans un âbime où en sortir nécessite un électrochoc puissant.

Au plan économique, notre pays est exsangue, croulant sous le poids de la dette intérieure qu’extérieure. Cette dette qui dépasse largement les 80% du PIB du pays est la résultante d’une politique économique désastreuse, fait de rapines et de gabegie. Les ressources de notre pays sont détournées et ne servent que paillettes, flonflons et autres achats de conscience dans le but de se maintenir au pouvoir. Mieux, pour asservir le peuple, on préfère donner le pôle commercial aux étrangers et les opérateurs économiques Togolais sont soit embrigadés, soit réduits à mendier des marchés qui dans un pays qui veut se développer, devraient leur revenir de droit. L’exemple le plus patent est le grand marché de Lomé, incendié puis livré à des gens dont le devenir du Togo n’incombe pas forcément. Et nos ressources minières ainsi que nos régies financières sont entre des mains étrangères qui en font se qu’elles veulent

Au plan culturel c’est un vrai désastre. La politique de l’authenticité tant vantée n’a été qu’une supercherie qui a fini par opposer les ethnies autrefois soudées de notre pays. Nos coutûmes empreintes de morale et de valeurs sont quotidiennement transgressées et détournées à des fins politiques. Les chefs traditionnels garants de ces us & coutumes sont asservis pour les dévoyer de leur rôle d’équilibre de la nation. Les artistes et leurs oeuvres qui devaient être les vecteurs de notre identité sont réduits à chanter la gloire du régime décadent ou à disparaître. Le génie créateur a fui notre pays. Le tissu social a pris un sérieux coup tant notre système éducatif et familial a été réorienté sur la désinformation, la déformation, l’abêtissement et la dépravation des mœurs et des Esprits. Nos intellectuels préfèrent s’accoquiner avec le pouvoir rustre à qui ils vendent leurs sciences pour abrutir leurs concitoyens. Ce n’est plus la connaissance qui sauve mais celle-là qui tue.

Au plan social, notre pays est connu comme caracolant au pelleton de tête des pays les plus malheureux du monde. Partout le bien-être laisse la place à la misère. Pas de centres de santé, ceux qui existent, s’ils ne sont pas des mouroirs, ont un manque criard de matériels et de personnels soignants.

En ce 21e siècle, les enfants Togolais sont à étudier dans des écoles de fortune où la formation est bâclée.

À 60 ans bien sonnés, les Togolais n’ont pas d’eau potable pour satisfaire leurs besoins. Manger à sa faim est chose difficile en terre togolaise et pourtant, il y a tout pour valoriser notre agriculture. Les structures comme L’ANSALT mises en place pour aider les agriculteurs sont devenues les moyens par lesquels les dirigeants s’enrichissent où se lancent dans l’affairisme aux côtés de l’État. Même en période de catastrophes naturelles, nos dirigeants poussent l’outrecuidance à politiser les clopinettes qu’ils distribuent et de façon parcellaire.

Le bilan des 60 ans de d’indépendance de notre pays le Togo est, on peut plus, catastrophique. Et, la pandémie du coronavirus le démontre si bien. Un vrai gâchis dont nous devons avoir honte parce qu’au delà des autorités de fait, nous autres Togolais avions, par notre couardise et notre cupidité, aidé à enliser notre pays dans la boue.

Il nous faut nous ressaisir en prenant la résolution de faire de ces 60 ans un nouveau départ qui auréolera notre chère Patrie.

« »…QUE VIENNENT LES TYRANS TON COEUR SOUPIR VERS LA LIBERTÉ. TOGO DEBOUT, LUTTONS SANS DÉFAILLANCE. VAINQUONS OU MOURONS MAIS DANS LA DIGNITÉ… »‘

Bon anniversaire à nous tous

Francis Pédro Amuzun

 

 

Togo : 60 années d’espoir assassiné.

Togo : Tout faux dès le départ

La mise en liberté surveillée ce 24 avril 2020 d’un candidat à qui l’on reproche de revendiquer une victoire que les urnes lui ont donnée est le dernier avatar d’une affreuse erreur d’appréciation qui date depuis 1963.

Dans les années 1960, l’Afrique nouvellement indépendante baignait dans les coups d’état, civils ou militaires, qui mettaient aux prises deux parties de la classe politique : la mouvance et l’opposition. Quand l’opposition trouvait que la mouvance avait suffisamment rempli sa panse, elle n’attendait pas les élections, elle soudoyait une partie de l’Armée et celle-ci lui offrait le pouvoir par un coup d’état.

Quand celui du Togo est intervenu en 1963, le peuple togolais était dans cet état d’esprit. En effet, de 1956 à 1958, la mouvance c’était Nicolas Grunitsky, de 1958 à 1963, c’était Sylvanus Olympio. Cinq ans de mouvance ! Il était temps de laisser la place à Grunitsky. Ainsi pensait le bon peuple des chaumières et il n’avait pas tort puisque c’est effectivement Nicolas qui prit la place de Sylvanus à la suite du coup.

Mais le peuple se trompait, parce que ce n’est pas Grunitsky qui a fait le coup d’état de 1963. Le coup a été perpétré par une demi-douzaine de réformés des armées coloniales françaises pour le compte de la France. Une France qui ne voulait plus compter sur aucune partie de la classe politique, le plan du Général de Gaulle étant d’installer au pouvoir l’Armée togolaise, plus facile à tenir en laisse. Si elle a quand même fait appel à Nicolas Grunitsky pour trois ans, c’est pour se donner le temps de faire un bon casting au sein des sergents de service et de former le futur homme fort de demain. Personne n’ignore que pendant que Grunitsky gérait tant bien que mal « l’union et la réconciliation », Eyadéma, sorti vainqueur du casting, recevait des cours à domicile, son précepteur étant un coopérant spécialement dévolu à cette tâche.

Quand l’oiseau a été prêt pour voler de ses propres ailes, un nouveau 13 janvier a été organisé en 1967. Désormais le pays était géré à partir des casernes et les grandes réunions d’état se tenaient au camp militaire, lieu de résidence du Chef de l’état. Tout ce qui pouvait y avoir comme autorité dans le pays, syndicats, autorités traditionnelles, intellectuels de gros calibres, tous y passaient à tour de rôle pour recevoir chacun sa dose d’humiliation et de dressage.

Le Général de Gaulle et son agent Focart avaient atteint leur objectif : faire du Togo un pays dirigé non pas par une classe politique mais par l’Armée, une institution de l’Etat. L’Armée dirige le pays, recrute des mercenaires civils locaux ou étrangers pour les tâches politiques qu’elle ne peut pas assumer elle-même. Après avoir institué le monopartisme dans toutes ses anciennes colonies, la France instruisit l’Armée togolaise à l’effet de créer son parti et d’en faire le parti unique. Là encore il s’est trouvé des mercenaires civils togolais pour monter le parti et l’animer dans une perspective totalitaire.

En 1989-90 la Conférence nationale souveraine n’a pas su transformer la passe de la jeunesse Ekpemog en renvoyant l’Armée dans les casernes et en mettant fin à cette bizarrerie de parti de militaires qu’est le RPT. Ils ont maintenu l’institution Armée au pouvoir et ont considéré son parti comme un parti légitime qui méritait une place sur l’échiquier politique togolais. Du coup, tous les partis nés après la CNS ou confirmés par elle, eux partis civils et constitutionnels, ont continué depuis 20 ans de considérer un parti militaire, donc illégitime, le RPT et son avatar actuel UNIR, comme un parti légitime avec lequel il est possible de compétir lors des élections, avec qui on peut dialoguer.

L’Armée au pouvoir, son parti ne peut jamais perdre une élection. Cela a été vérifié du temps de Gnassingbé-père, cela se vérifie sous nos yeux sous Gnassingbé-fils. Si tu es député ou maire, ce n’est pas parce que tu as gagné aux urnes, c’est parce que l’Armée t’en a donné l’autorisation, parce que le poste que tu occupes ne la dérange pas ou, mieux, l’arrange.

Mr Agbéyomé Messan Kodjo n’est pas le premier à gagner dans les urnes pour ensuite perdre sa victoire par la volonté d’un Conseil constitutionnel. Si nous en sommes là c’est parce que ou bien nous n’avons pas encore compris que c’est l’Armée qui est au pouvoir ou bien que nous croyons naïvement que l’Armée puisse être au pouvoir et en même temps assurer un état de droit.

Si nous ne voulons plus perdre au Conseil constitutionnel ce que nous avons gagné dans les urnes, si nous ne voulons plus compter des morts au moindre couvre-feu, si nous ne voulons plus voir des officiers sortir en chasse dans la ville et tirer sur des enfants comme des lapins, si nous voulons ne plus assister à ces cortèges de morts au moindre mouvement des populations, faisons en sorte que l’Armée togolaise rejoigne les casernes et que ceux des corps habillés qui n’accepteraient pas d’être militaires s’ils ne sont plus au pouvoir soient libérés.

Les luttes futures en vue de ramener les soldats qui le souhaitent dans les casernes doivent commencer à dénoncer cette cohabitation incestueuse entre une classe politique et l’Armée dans l’exercice du pouvoir d’état. Les membres des partis politiques actuels qui acceptent cette perspective devraient quitter leurs partis respectifs car ceux-ci ont montré suffisamment leur inaptitude à lutter contre la dictature militaire actuelle. Ces luttes ne seront plus des luttes-spectacles : plus de marches, plus de meetings, plus de réunions, plus de recherche de reconnaissance par l’état. Il faut intégrer les populations qui souffrent là où elles souffrent, dans les marchés, les ateliers, les champs, les rivières, le tout dans la discrétion. Pour survire le poisson doit vivre sans bruit dans l’eau.

Zakari Tchagbalé

 

 

Togo : Tout faux dès le départ

 

Discours de Jean-pierre Fabre, président national de l'ANC, à l’occasion de la fête nationale du 27 avril 2020

ALLIANCE NATIONALE POUR LE CHANGEMENT
A. N. C.

*DISCOURS
DU PRESIDENT JEAN-PIERRE FABRE PRESIDENT NATIONAL DE L’ANC*

A l’occasion de la fête nationale du 27 avril 2020
(Lomé, le 26 avril 2020)

*Togolaises, Togolais,
Mes Chers Compatriotes,*

Il y a 60 ans, le 27 avril 1960, grâce aux sacrifices et aux efforts conjugués de tous les Togolais, et dans la droite ligne de la victoire historique des patriotes aux élections générales en 1958, notre pays s’affranchissait de la tutelle coloniale, guidés par les valeurs de l’Ablodé, valeurs de liberté, de justice,
de dignité, de progrès social et de prospérité partagée. Malheureusement, un coup d’arrêt a été porté, dès le 13 janvier 1963, à l’évolution harmonieuse du Togo, en le plongeant dans l’impasse et le chaos.

La réalisation des nobles objectifs visés s’est très tôt heurtée à des difficultés politiques liées à la mise en place d’une banque centrale togolaise, prélude à la création d’une monnaie nationale. La volonté de souveraineté de notre pays sur sa politique économique a coûté la vie au président Sylvanus Olympio.
La gouvernance et la vision des pères de l’indépendance et fondateurs de la nation togolaise sont réduites à néant pour faire place à une dictature militaire et clanique, qui s’est installée aux commandes de l’Etat et se maintient, dans la violence et la terreur, par la corruption, la fraude électorale, le pillage
systématique des ressources nationales, les violations massives des droits de l’homme. Bref un renversement total des valeurs de l’Ablodé, marqué par le règne de l’arbitraire, du tribalisme et de l’injustice.

Commence alors une intense action de réécriture de l’histoire de notre pays, qui prive ainsi des générations entières, de la mémoire des faits ayant conduit le Togo à l’indépendance.
En effet, contrairement à la plupart des Etats décolonisés dans les années 1960, l’indépendance du Togo a été le fruit d’une longue lutte, faite de subtilité et de volonté affirmée de conquérir la liberté et
la dignité pour les populations togolaises.
Mes chers compatriotes,
L’heure est venue pour la jeunesse de notre pays de s’approprier l’histoire des pères de
l’indépendance, en s’engageant résolument sur la voie conduisant à la transformation de notre pays en une nation libre, prospère, débarrassée du tribalisme. Une terre qui offre à chacun et à tous les mêmes chances de réussite.
Si le choix de certains jeunes de fuir le Togo peut se comprendre au regard de la déprime de la société togolaise, je leur réaffirme qu’il n’y a pas meilleur endroit que son pays pour vivre et s’épanouir. Il leur appartient de s’organiser pour défendre collectivement leur cause : le droit à l’éducation et à la formation, le droit à un emploi leur permettant de vivre et de vivre décemment. Ensemble, ils constituent un puissant mouvement. Qu’ils mettent leur énergie et leur intelligence dans la lutte pour
un meilleur Togo.

Ce 60ème anniversaire de la commémoration de l’indépendance de notre pays est l’occasion de rendre hommage aux artisans, aux compagnons et à tous les martyrs de la lutte héroïque de libération

nationale, de méditer sur leur parcours et de nous abreuver à la source de leur foi inébranlable, de leur courage exemplaire et de leurs sacrifices nobles et généreux.
Nous saluons également la mémoire de tous ceux et de toutes celles qui ont donné leur vie au cours de ces années de dictature, pour que le Togo retrouve sa dignité. Nous exprimons notre compassion et notre solidarité à tous nos compatriotes blessés dans leur chair, meurtris dans leur âme, injustement arrêtés, détenus, contraints à l’exil ou à la clandestinité.

Nous saluons enfin, le courage et la détermination des forces vives de notre pays qui, ‘’cultivant vertu, vaillance’’ poursuivent avec rigueur, discipline et persévérance, notre noble lutte contre l’oppression, au moment où le discours ambiant exalte la résignation voire la démission devant l’effort, tente de remettre en cause l’existence des partis politiques et d’anéantir la flamme du militantisme politique.

Togolaises, Togolais,
Mes chers compatriotes
Nous devons poursuivre cette lutte pour sortir notre pays de l’impasse. Pour que le Togo sorte enfin de la paralysie qui procède de la main mise d’une minorité sur le pays, une minorité qui utilise l’appareil d’Etat pour conserver le pouvoir, appauvrir les populations et bloquer toute possibilité d’alternance.

Malgré les perspectives de changement ouvertes par la Conférence Nationale Souveraine, depuis près de trente ans, notre pays est demeuré dans un cycle de crises politiques incessantes, marquées par des violences inouïes contre les populations, transformant les aspirations au changement en un cauchemar sans fin.

Mes chers compatriotes,
Notre pays vient de connaître une élection présidentielle, identique aux autres, avec son lot d’achats de conscience, de violences de toutes sortes sur les populations, de bourrages d’urnes et de falsifications de procès-verbaux, toutes choses qui ont conduit l’ANC à rejeter les résultats fantaisistes proclamés par la CENI et la Cour Constitutionnelle.

Mes chers compatriotes,
Nous ne devons pas considérer comme une fatalité ce qui arrive après chaque élection au Togo, comme en 1998, en 2003, en 2005, en 2010, en 2015.

L’illusion de changement proclamé par Monsieur Faure Gnassingbé n’a pas résisté à l’épreuve des
faits. Comme pour confirmer que son pouvoir n’est que le continuateur du système instauré par son père, les mêmes méthodes inquisitoriales d'enquête, les procédures judiciaires arbitraires demeurent, mettant ainsi les hommes et les femmes de notre pays en état d’insécurité juridique et judiciaire permanente.
C'est pour moi, l'occasion d'insister une fois encore sur le respect des principes de l'État de droit, protecteur de tous.

Je demande le retour et la garantie de sécurité pour ceux qui sont encore contraints de vivre loin de leur pays, la libération de tous ceux qui sont encore en détention dans les prisons togolaises pour troubles à l’ordre public, pour des personnes injustement accusées dans divers dossiers imaginaires et la fin de toutes les procédures volontairement laissées en suspens par le régime.

Tous les citoyens ont droit au respect et à la protection de leurs droits, consacrés par la Constitution togolaise et les engagements internationaux de l’Etat togolais.
C’est pourquoi, nous avons l’impérieux devoir de combattre de toutes nos forces l’arbitraire qui rend difficile la vie de nombreux citoyens engagés dans la défense de leurs droits et pour la démocratie.

Nous ne pouvons pas accepter que se perpétue l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Je demande qu’il soit mis fin à la procédure mal fondée, engagée contre Monsieur Agbéyomé Messan Kodjo et toutes les autres personnes citées dans la crise postélectorale actuelle.
Il faut que cessent tous ces abus : déni de droit et abus de pouvoir auxquels nous assistons tous les jours dans notre pays.

Togolaises, Togolais,
Mes chers compatriotes,
Je crois que l’heure est venue pour qu'ensemble, dans un sursaut patriotique, toutes les filles et tous les fils de notre cher pays puissent se mettre autour d'une même table, pour parvenir à un compromis historique, qui permettra au Togo de redémarrer et de réorganiser sa vie politique, sociale et économique sur des bases nouvelles. C'est la seule façon de saluer la mémoire de tous ceux qui ont donné leurs vies pour que le Togo soit libre.

Notre pays doit devenir une terre de vie heureuse pour tous ses enfants.
Je vous invite à refuser le découragement, à rester mobilisés pour continuer la lutte pour la démocratie et le bien-être. Notre détermination est notre arme pour obtenir les changements auxquels se refuse le pouvoir, mais qui seuls permettront de sauver le Togo, la terre de nos aïeux.

Je souhaite que nous prenions soin de notre santé en respectant scrupuleusement les gestes-barrières recommandés par les autorités sanitaires. C’est ainsi que nous pouvons nous prémunir contre ce redoutable virus, COVID-19, qui sème la mort dans le monde et ici au Togo. Protégeons-nous pour préserver notre pays.
Je me tourne vers les autorités togolaises, pour leur demander de faire cesser immédiatement, les actes de violences exercés par les éléments des forces de l’ordre, lors des couvres feu, entrainant des pertes en vies humaines. J’exprime ma sympathie aux blessés et mes condoléances aux familles affligées. nous devons être unanimes à exiger que les auteurs soient effectivement recherchés, arrêtés et mis à la disposition de la justice pour être jugés et punis à la hauteur de leurs actes. Il est Insupportable et inadmissible que nos compatriotes perdent la vie dans de simples opérations de sécurité sanitaire.
Togolaises, Togolais

Mes chers compatriotes
A vous toutes et à vous tous, je souhaite une bonne fête de l’indépendance !

Que Dieu Tout-Puissant vous bénisse

Qu’Il bénisse et protège notre cher pays le Togo !
Ablodé, Ablodé, Ablodé Gbadja !

Fait à Lomé, le 26 avril 2020

Le Président National de l’ANC
Jean-Pierre FABRE

 

 

Discours de Jean-pierre Fabre, président national de l'ANC, à l’occasion de la fête nationale du 27 avril 2020

 

L'Étermel recommencement

TOGO: L'ÉTERNEL RECOMMENCEMENT

Le Togo : une dictature qui organise une élection présidentielle
«transparente» et » démocratique» pour plaire à ses financeurs,
des opposants qui, bien que connaissant les résultats par avance, y
participent malgré tout, des résultats préfabriqués sortis d’où l’on
ne sait d’où, le candidat désigné second qui conteste haut et fort le
scrutin, puis qui finit par être arrêté et conduit en prison...bref, en
quatre mots : élection, participation, contestation, répression sous
couvre-feu... Voilà la triste réalité du régime de Gnassingbé.

Ainsi hier le 21 avril 2020, comme cela était prévisible depuis le 22
février dernier, les forces dites de sécurité sont venues arrêter M.
Kodjo à son domicile. Les membres de la famille du dirigeant
femmes et enfants, les soutiens présents, y compris un prélat de
l’Eglise catholique, archevêque de son état, les compagnons d’hier
et d’aujourd’hui...tous ont été molestés et la maison mise à sac!
Des actes d’une violence inouïe, des actes barbares...

Quoi que l'on pense du parcours de cet homme, je ne peux
admettre le sort qui lui est fait, ainsi qu'à sa famille et à ses
compagnons de lutte, par le tyran. Tout Togolais a le droit de
briguer un poste par une élection au Togo qui est une République et
non un royaume. M. Kodjo ne mérite pas plus et pas moins que le
zémidjan, le paysan de Ponyo ou le docker du port: le respect de sa
personne.
Contre l'injustice et l'arbitraire, contre ce régime fasciste qui
violente et assassine femmes, enfants, anciens, jeunes, hommes
d'église et jusqu'à ses propres militaires, je m'élève en ma qualité
d'humain pour dire solennellement à Faure Essozimna Gnassingbé:

ça suffit!
Monsieur le Président, vous qui prétendez avoir fait des grandes et
longues études et posséder des diplômes à faire pâlir de jalousie les
plus grands universitaires du monde, vous devez avoir appris et
retenu l'Histoire de l'Humanité : le pouvoir éternel n'existe pas !
Cela n'a jamais existé! Ni celui des Ramsès, ni celui d'Alexandre le
Grand, ni celui de Chaka le Zoulou, ni celui de Staline ni même celui
de votre feu père Eyadéma...et encore moins le vôtre, si précaire!
Que reste-t-il aux Togolais? Cet éternel recommencement, ce jour
sans fin, ne cessera que lorsque le peuple, dans un élan d'unité
nationale, chassera votre régime et ses sbires.

M. Faure Gnassingbé, libérez maintenant et sans condition M. Kodjo
et ses compagnons de lutte.

Pour le Mouvement SURSAUT TOGO, le Président, Kofi YAMGNANE

 

 

L'Étermel recommencement

 

Message de la présidente nationale du MPL à l'occasion des 60 ans d'indépendance du Togo

MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE NATIONALE DU Mouvement du Peuple pour la Liberté (MPL) A L'OCCASION DES: 60 ANS D'INDÉPENDANCE DU TOGO

Très chers camarades de lutte vaillants combattants du Mouvement du Peuple pour la Liberté, (M.P.L) Togolaises, togolais.

Le Togo notre pays vient de boucler ce jour du 27 avril 2020 les soixante années de son accession à la souveraineté internationale. Un triste anniversaire qui remonte le temps d'un espoir nourri par les pères de notre indépendance de voir notre pays devenir l'or de l'humanité.

Malheureusement l'espoir des togolais de voir leur pays décoller après une longue lutte pour les indépendances fut éteint suite à l'assassinat du père de l'indépendance trois années. Depuis lors, il peine à renaître de ses cendres. L' arrivée de la lumière que le père de l'independance, père de la nation nous avait promis qui viendra dissiper les ténèbres de la longue nuit n'est jamais arrivée.
A partir de là, s'ouvre devant nous la voie d'une errance où se côtoient brimades, félonie, mensonges, dégradation des mœurs, injustice et autres prévarications.
A l'aube des soixante ans de notre indépendance nous devons nous poser les vraies questions et trouver l'ultime solution aux maux de notre société d'aujourd'hui.
Nous devons trouver les moyens de nous tourner résolument vers un combat porteur d'espoir pour notre nation.

Aujourd'hui le sens du patriotisme, de l'amour et du sacrifice pour son pays ont disparu au profit du mensonge, de la recherche du gain facile, et la traîtrise même au sein des combattants du même bord politique laissant la voie libre à la dynastie qui nous opprime à volonté depuis plus de cinquante années.
Le bilan des soixante ans d'indépendance de notre pays est, plus que catastrophique et il nous faut nous ressaisir en prenant la résolution de faire de ces soixante ans un nouveau départ qui auréolera notre chère patrie.

La solution au problème dont nous souffrons depuis l'extinction de la lueur d'espoir 'espoir togolaise passe avant tout et inévitablement par la conscientisation de toutes les couches sociopolitiques sans distinction aucune.
Ce travail de conscientisation est sensé faire renaître en chacun de nous, l'amour pour notre patrie ; et c'est ce travail que nous appelons au M.P.L, LA RÉVOLUTION CITOYENNE.

C'est un devoir et c'est pour ça que nous sommes debout. Si nos pères ont pu réussir au milieu des inimitiés externes, coalisés à des adversités internes, nous devons être rassurés qu'avec un engagement patriotique plus fort et un dépassement de soi nous pouvons sortir notre pays de cette longue nuit si nous écoutons le cri de la sentinelle qui ne peut pas désespérer.

Togolaises, togolais, le chemin à parcourir pour atteindre cet objectif de la révolution citoyenne sera long et fastidieux mais il garantit au bout du rouleau un Togo uni et prospère pour les générations d'aujourd'hui et celles à venir.

Au nom du Mouvement du Peuple pour la Liberté, de son bureau et en mon nom propre, je souhaite à toutes les filles et à tous les fils de ce beau pays qui est le nôtre, une joyeuse fête de l'indépendance.

M.P.L UN SEUL PEUPLE, UNE SEULE FAMILLE

SEULE LA LUTTE LIBERE


LA PRÉSIDENTE NATIONALE.

KOUMI A-ley MAWUTO
Zone contenant les pièces jointes

 

 

Message de la présidente nationale du MPL à l'occasion des 60 ans d'indépendance du Togo

 

Communiqué de presse du 26 Avril 2020 de la Coordination Internationale de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (CIDMK)

TOGO : DE L'IMPERATIF DE LIBERATION DE TOUS LES DETENUS POLITIQUES SUITE AU COUP DE FORCE ELECTORAL ET MILITARO-JUDICIAIRE DU 21 AVRIL 2020


Alors que presque tous les pays du monde sont à l’arrêt en raison de la pandémie du coronavirus, Faure Gnassingbé a cru trouver le moyen de conclure son énième hold-up électoral par l’enlèvement rocambolesque et éhonté du Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo à son domicile le mardi 21 avril 2020.

Le film des événements succinctement relevés ci-dessous fait froid dans le dos et expose les véritables intentions du pouvoir de Lomé qui a eu recours à des contorsions juridiques couplées d’abus de pouvoir avec l’usage excessif et violent de la force, dans l’unique dessein de confisquer le pouvoir et s’imposer une fois de plus au Peuple togolais.

Dès la veille, des colonnes de militaires lourdement armés et équipés d’un arsenal de guerre prennent d’assaut le quartier où réside le Président démocratiquement élu du Togo. Toutes les maisons mitoyennes du Président sont investies par les militaires qui se sont livrés à des intimidations et autres voies de fait commises sur les occupants. Dans les rues adjacentes, tout autour, les forces de sécurités ont imposé le calme, plongeant les habitants dans l’anxiété.

Le 21 Avril 2020 peu après 10 heures, d’une violence rare et inouïe, le portail de la résidence du Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo fut défoncé. Les forces de sécurité ont procédé à un saccage en règle du domicile, violentant, torturant et humiliant la famille du Président. Après leur forfait, ils embarquèrent tous les occupants de la maison, à l’exception de l’épouse du Président et d'un de ses enfants vers le Service central de renseignements et d'investigations criminelles (SCRIC). Le Président élu y a passé 72 heures avant d’être placé sous contrôle judiciaire assorti de mesures préventives qui violent allègrement les principes élémentaires du droit. M. Fulbert Attisso et Mme Kafui Brigitte Adjamagbo tous les deux membres de la Dynamique Monseigneur Kpodzro, de même que Marc Kodjo Mondji, assistant du Patriarche de la Nation, Monseigneur Philippe Kossi Fanoko Kpodzro, sont également placés sous contrôle judiciaire.

Par le biais de mesures mesquines et scélérates, il leur est imposé l’obligation de déférer à toutes les convocations aussitôt qu’il en sera requis; l’interdiction de quitter le territoire national sans autorisation
expresse; l’interdiction de faire toute déclaration tendant à la remise en cause des résultats du dernier scrutin présidentiel du 22 février 2020; l’interdiction de tous propos, déclarations ou attitudes tendant à remettre en cause et à saper l’ordre constitutionnel et institutionnel existant.

Il apparaît clairement que l’objectif de ce véritable coup de force judiciaire qui vient parachever les coups de force constitutionnel du 03 mars 2020 et militaire du 21 avril 2020, est de museler la Dynamique Monseigneur Kpodzro et son candidat le Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo ; alors que plusieurs de ses collaborateurs sont sous mandat de dépôt pour des chefs d’accusation fallacieux de rébellion.

Face au plan loufoque du pouvoir décadent de Faure Gnassingbé qui a perdu toute crédibilité au terme de 15 années d’arbitraire, de mensonges et d’entourloupe, la Coordination Internationale de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (CIDMK) exige la libération immédiate de toutes les personnes enlevées le 21 avril 2020 et de M. Otto Koashie APEDO, Conseiller spécial chargé de la sécurité du Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo, enlevé nuitamment le 09 mars 2020 dans un contexte de violence d’État inouï et de violation des droits de l'Homme dans son domicile.

La CIDMK est de tout coeur solidaire de toutes les victimes de cette violence d’État à qui elle adresse toutes ses compassions, les assurant de sa disponibilité à les accompagner résolument en ces moments difficiles.

La CIDMK exprime sa Profonde gratitude au Peuple togolais et à toutes les bonnes volontés qui se sont indignés de ce coup de force militaro-judiciaire et politique, et les appelle à rester mobilisés et solidaires pour obtenir la libération sans condition des personnes injustement jetées en prison de même que le rétablissement de la vérité des urnes avec la prestation de serment du Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo.

La CIDMK en appelle à tous les Patriotes pour la Libération nationale à ce tournant décisif de l'histoire de la Terre de nos Aïeux, 60 ans après son accession à la souveraineté nationale.

TOGO DEBOUT, LUTTONS SANS DEFAILLANCE !

Dr Edem Atsou Kwasi
Coordinateur International

Coordination Internationale de la Dynamique Mgr Kpodzro

 

 

Communiqué de presse du 26 Avril 2020 de la Coordination Internationale de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (CIDMK)

 

La Chine, une Véritable Menace Mondiale

Dans la foulée de la pandémie, le temps est venu pour l’Occident de se demander s’il a créé un monstre

Le gouvernement du Parti communiste chinois est-il devenu un danger pour la Chine et pour l’humanité tout entière ? À voir la façon dont il gère la crise de la COVID-19, on est tenté de lui attribuer une grande part de responsabilité dans la pandémie actuelle. Mais ce parti est pour une bonne part une créature de l’Occident.

Il y a un siècle, la Chine était à ce point malade que plusieurs prévoyaient sa disparition.

Pendant des millénaires, sa brillante civilisation avait dominé le monde asiatique. Mais l’invasion des Mongols au 12e siècle, puis celle des Manchous au 16e siècle ont considérablement ralenti le développement de la Chine.

Si bien qu’au 19e siècle, l’Empire du Milieu, très affaibli, est incapable de résister aux pressions des pays occidentaux qui veulent commercer avec lui.

Au début du 20e siècle, cet empire chinois s’effondre. Il se fragmente en petits royaumes qui sont aux mains de militaires et de bandits qui se font la guerre les uns les autres.

Finalement, deux groupes domineront la Chine. L’un soutenu par Staline : les communistes de Mao, et l’autre, soutenu par les Américains : les démocrates de Tchang Kaï-chek.

Il appartiendra au Parti communiste chinois (PCC) de réunifier la Chine sous une même autorité, en 1949.

Aide des Russes et des Américains

La Chine aurait pu demeurer un vaste pays du tiers-monde.

Mais les dirigeants communistes chinois, formés au marxisme, combattaient pour le progrès et la modernisation. De plus, ils voulaient redonner à la Chine la place qu’elle occupait autrefois : celle du centre du monde.

Les dirigeants communistes chinois sont parvenus à transformer leur rêve en réalité grâce à l’aide des Russes et des Américains.

En 1950, au début de la Guerre froide, les Chinois et les Russes signeront un traité d’amitié qui accélérera la modernisation de la Chine, en particulier dans l’industrie lourde.

Éventuellement, le gouvernement soviétique réalisera que la Chine coopère avec lui de manière très limitée. Les relations entre les deux pays seront pratiquement rompues et des accrochages militaires éclateront à leurs frontières.

Ce sont les Américains, au début des années 1970, qui prendront le relais des Soviétiques.

De plus en plus autoritaire

Les gouvernements américain et chinois se rapprochent pour lutter contre leur ennemi commun, l’Union soviétique.

Grâce à de nombreux transferts de technologies, ils permettront à la Chine de se moderniser davantage. Les Américains diminueront beaucoup leur coopération avec la Chine après le massacre de Tian’anmen, en 1989.

Les Russes remplaceront les Américains. Pour survivre à l’effondrement de l’URSS, les Russes ont besoin d’argent, et ils consentent à vendre aux Chinois certaines de leurs technologies plus avancées.

Quelques années plus tard, les Américains se berceront dans l’illusion que le commerce et l’entrée en 2001 de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce pacifieront la Chine et la feront évoluer vers la démocratie.

Un réveil brutal

Cela ne s’est pas produit. Bien au contraire, le gouvernement chinois est devenu de plus en plus autoritaire et belliqueux.

Aujourd’hui, le réveil est brutal, en particulier pour les Américains.

Sans doute un peu par racisme, et beaucoup par appât du gain, ceux-ci croyaient que la Chine ne pourrait jamais les rattraper. C’est maintenant fait dans pratiquement tous les domaines.

L’Occident a-t-il créé un monstre ? D’une certaine manière, oui, quand on considère que le marxisme, les transferts de technologies et l’appât du gain proviennent de l’Occident. Mais il faut donner au Parti communiste chinois le mérite d’avoir su organiser la Chine.

La question qui se pose est de savoir si, dans sa forme actuelle, le PCC est toujours capable de gouverner adéquatement la Chine.

L’épisode de la COVID-19, l’hypercentralisation du gouvernement de Xi Jinping et la surveillance totalitaire des citoyens chinois laissent penser que non.

Notre dépendance manifeste

Dans cette crise de la COVID-19, la Chine est devenue bien malgré elle le centre de l’attention mondiale.

D’abord, toutes les indications laissent penser que le coronavirus est né en Chine et qu’il s’est répandu à partir de la Chine.

Ensuite, à mesure que les pays entraient en quarantaine les uns après les autres, la dépendance mondiale à l’égard de la Chine est devenue de plus en plus évidente.

Près de 40 % des médicaments du monde sont fabriqués là-bas. Ce pays produit aussi une part considérable des équipements médicaux qui sont utilisés dans les salles d’urgence de la planète.

Tout cela ne serait rien si le gouvernement chinois avait eu une attitude irréprochable. S’il avait eu l’intelligence de révéler au monde avec clarté et transparence les problèmes liés à l’épidémie.

La Chine n’est pas une quelconque république de bananes. Il s’agit de la première économie au monde en matière de parité de pouvoir d’achat.

Mensonges et cachotteries

Or, le gouvernement chinois a caché la naissance de l’épidémie. Il a ensuite prétendu que la maladie n’était pas transmissible entre humains, alors que les médecins sur le terrain savaient que le virus était extrêmement contagieux.

Il a manipulé les données sur la pandémie en minimisant le nombre de personnes infectées et le nombre de décès. Il a enfin transmis de manière très parcimonieuse les informations qu’il détenait sur le nouveau coronavirus.

Comme si tous ces gestes n’étaient pas déjà assez odieux, le gouvernement chinois a aussi alimenté de folles rumeurs sur la fabrication et la naissance de la COVID-19 aux États-Unis. Lorsque le virus s’est répandu en Italie, les ambassadeurs chinois ont même reçu la consigne d’appeler le nouveau coronavirus le « virus italien ».

Pire encore qu’en 2003

Pourtant, le gouvernement chinois avait l’expérience du virus du SRAS, en 2003.

Le gouvernement avait aussi menti à l’époque. Ses représentants avaient ensuite juré, la main sur le cœur, que plus jamais une telle situation ne se reproduirait, que les défaillances qui avaient mené à tant de mensonges avaient été corrigées.

Non seulement la situation vient de se reproduire, mais elle est encore plus grave qu’en 2003. Pourquoi ? Des constats désolants et dérangeants pour Xi Jinping et son équipe émergent.

Contrôle et terreur

Le style de gouvernement hypercentralisé de Xi Jinping est-il viable ? Le climat de surveillance tous azimuts des citoyens, et la terreur qui en découle, ont-ils freiné la divulgation de la maladie ?

La Chine, qui produit maintenant 25 % de tous les produits manufacturés dans le monde est-elle un partenaire fiable ?

À toutes ces questions, les réponses semblent négatives. En Chine même, des critiques pensent que le pays est devenu trop grand et trop complexe pour être gouverné de manière aussi centralisée.

La surveillance en continu des citoyens induit bien un climat de terreur et une lourdeur bureaucratique tragique.

La Chine a beau être devenue la manufacture du monde, elle ne peut plus fournir à la demande en cas de crise.

Une longue histoire d’amour et de haine entre deux antipodes

La Chine est longtemps demeurée à peu près inconnue en Occident.

Les premiers contacts politiques entre l’Europe et la Chine sont brutaux. Au 13e siècle, Louis XI, roi de France, a l’idée de conclure une alliance avec les Chinois pour attaquer les Arabes.

La réponse de l’empereur chinois, Mongka Khan, est sans équivoque : il sera généreux envers Louis XI si ce dernier devient son vassal, sinon, lui et son armée seront massacrés.

C’est à cette époque que remonte un sentiment de peur envers la Chine. Ce sentiment est accentué par les récits de voyage de Marco Polo, qui décrit un empire plus riche, plus avancé et plus puissant que tous ceux qui existent en Europe.

Aux 16e et 17e siècles naît un sentiment de curiosité et d’amour de la Chine. Des missionnaires rapportent des descriptions détaillées de ce pays. La Chine devient un exemple de la manière dont l’Europe devrait être gouvernée. L’écrivain Voltaire, entre autres, idéalise la Chine.

Entre crainte et admiration

Par la suite, la perception de la Chine en Occident évoluera toujours entre la crainte et l’admiration, entre l’amour et la haine, avec tantôt une domination d’un pôle, tantôt de l’autre, au gré des événements.

Par exemple, entre 1949 et 1972, la Chine était perçue comme un pays communiste allié à l’Union soviétique. Elle était donc un ennemi du monde libre et de l’Occident.

Mais en 1972, le président américain Richard Nixon ira en Chine rencontrer Mao Zedong. Il en résultera une alliance entre la Chine et les États-Unis contre l’Union soviétique.

Cela changera complètement la perception de la Chine en Occident, bien plus que le rétablissement, quelques années plus tôt, des relations diplomatiques entre la France et la Chine, puis entre le Canada et la Chine. La Chine est vue comme l’amie de l’Occident.

Les massacres autour des révoltes de la place Tian’anmen, en 1989, feront basculer la perception. Au point où pendant des années, le gouvernement chinois craindra que la nation remplace l’Union soviétique comme principal ennemi des États-Unis.

C’est ce qui aurait pu facilement se produire si les événements du 11 septembre 2001 n’étaient pas survenus. Dès lors, les Américains ont eu besoin que la Chine soit de leur côté dans la guerre en Afghanistan, puis dans les autres guerres au Moyen-Orient. Pendant ces années, un sentiment d’admiration envers la Chine renaît.

La période Trump

L’arrivée de Donald Trump au pouvoir change à nouveau les perceptions. Trump dit tout haut ce que beaucoup chuchotent : depuis des décennies, le commerce avec la Chine est inéquitable et il heurte les intérêts des vieilles puissances industrielles.

La crise de la COVID-19 et la gestion secrète que le gouvernement chinois en a faite accentuent un malaise général que plusieurs dirigeants mondiaux ressentaient déjà.

Loïc Tassé

Source : JDM

 

 

La Chine, une Véritable Menace Mondiale

 

Union de l'opposition togolaise (ou des opposants togolais) : et si on s'était trompé de solution jusqu'ici ?

« L’union Fait la Force ». Proverbe, devise de la République d’Haïti.

Depuis la promulgation de la charte des partis politiques le 12 avril 1991 et la transformation des partis nouvellement créés en outils de combat contre le régime militaire, s’il y a un une formule qui a toujours été sur toutes les lèvres, c’est celle de l’union de l’opposition (ou des opposants). Soit comme une solution miracle, soit comme un sparadrap. Il y a eu des Fronts, des Coalitions, des Alliances, des Groupes etc., mais le régime est toujours là. Pour expliquer cet échec, plusieurs raisons ont été invoquées, mais celle qui parait la plus plausible est celle-ci : les diverses unions se sont constituées sur la base de fausses solutions, dans un paradigme favorable à la dictature. Je m’explique.

Si vous demandez à un enfant de CP1 quel nombre on obtient en additionnant 2 et 2, il vous dira que 2+2=4. C'est la bonne réponse et il en sera ainsi jusqu'à la fin des temps.

Mais supposez que cinq individus que vous connaissez bien donnent des réponses différentes : Le premier dit que 2+2=5 ; Le second dit que 2+2=7 ; Le troisième dit que 2+2=6 ; Le quatrième dit que 2+2=3 ; Le cinquième dit que 2+2=9. Ce sont certes des résultats à la mesure des aptitudes intellectuelles de ces individus, mais comme vous voyez, aucune de ces cinq personnes n'a trouvé la bonne réponse.

Maintenant, si on demandait à ces cinq individus de se mettre ensemble pour acheter un nombre d'oranges équivalent au résultat de 2+2, il est certain que personne d'entre eux ne proposera aux autres d'acheter 4 oranges. Pas du tout ! Au contraire chacun d'eux essaiera de convaincre les autres qu'il faut acheter un nombre d'oranges équivalent au résultat qu’il a trouvé, donc un faux résultat. Et si chacun des 5 individus campe sur sa solution et rejette les résultats des autres, il aura raison, mais cela ne signifie pas qu'il est détenteur de la bonne réponse.

Tant que ces 5 individus seront envoyés au marché, celui qui a commandé et attend de consommer les 4 oranges ne les aura jamais, et le marchand qui attend de vendre les 4 oranges ne pourra jamais les vendre et gagner de l'argent.

Ce schéma est le tableau le plus fidèle de l'union de l'opposition togolaise depuis 1991. Aujourd'hui comme avant, on demande aux opposants de s'unir et on désespère quand ils refusent de s’unir. Ce n'est pas que les opposants sont incapables de s'unir ; en fait l'union est la chose la plus aisée à faire. Mais l'union ne peut rien donner si elle repose sur un conglomérat de fausses solutions.

Chaque parti de l'opposition togolaise est détenteur d'une fausse solution qui a un rapport avec les élections ; chacun de ces partis propose une approche électoraliste, certains sans réformes, d'autres avec réformes. Sous une dictature, les deux solutions sont deux faces de la même médaille. L'électoralisme est une solution fondamentalement fausse dans le contexte politique actuel du Togo, le contexte d'une dictature militaire.

Les opposants, même unis, ne viendront pas à bout du régime en mettant ensemble des fausses solutions. Mettre ensemble 5, 10 ou 14 fausses solutions ne donne pas une vraie solution, cela donne toujours 5, 10 ou 14 fausses solutions et cela jusqu'à la fin des temps.

Ce ne sont pas les unions qu'il faut multiplier ; c'est plutôt la solution qu'il faut changer. Chaque élection est une opération de dialyse pour la dictature et l’électoralisme est le souffle de vie du régime togolais. C'est pourquoi il faut l'abandonner et s'organiser autour d'une autre solution qu’il est inutile de rappeler ici, puisque tous ceux qui savent que 2+2=4 connaissent déjà cette solution.

A. Ben Yaya

 

 

Union de l'opposition togolaise (ou des opposants togolais) : et si on s'était trompé de solution jusqu'ici ?

 

Chronique de Kodjo Epou : Notre armée, une pénible Croix

Le problème de nos soldats, c’est l’ignorance, l’inculture; c'est aussi la formation reçue de l'instructeur français. Ils sont catéchisés, bourrés avec des histoires de maltraitance - fausses ou vraies - qu'auraient vécues leurs grands parents dans les autres régions du pays. Ils en sont devenus des revenchards et se comportent en zonards dangereux, repliés. Comment et par qui doit être réglé ce casse-tête si l'on veut que la nation se reconcilie avec elle-même et que les citoyens ne se mettent pas à ramper, paniqués, à la vue du militaire, du gendarme, du policier? C'est un problème sérieux que le Togo doit affronter en urgence et prendre à bras le corps, toute considération politique et ethnique tue, en vue de son règlement définitif et durable. L'existence même du Togo en tant qu'une Nation indivisible, nous semble t-il, y est liée. En d'autres termes, cette armée nécessite d'être traitée, exorcisée et remise dans son rôle au sein de la nation. Sans delai.

Par Kodjo Epou

Misérables, c'est ce qu'ils sont, nos soldats. Comme beaucoup de Togolais d'ailleurs. Parce que leurs salaires - c'est peu dire - sont dans l'ordre du trop peu. Cette situation les aurait-elle transformés en des monstres aigris sans âme? Non! Ils sont des hommes bien constitués, normaux, valides, qui "baisent" pour engendrer des enfants, donc des gens pour qui la vie humaine compte. Ce qu'ils oublient, c'est que l’enfer qu’ils vivent avec leurs familles provient du paradis de ceux qu’ils appellent chefs; que lorsqu'une loi est injuste personne n’est tenu de la respecter; et qu’à côté de l’autorité promotrice des lois iniques et perverses, il y a la Foi, c’est-à-dire leur conscience individuelle. Elles pêchent, ces forces de l'ordre, quand elles refusent de comprendre que l’honneur de leur métier, ce n’est pas seulement LA LOI ou le respect scrupuleux de l’ordre reçu, mais aussi LA FOI c’est-à-dire leur conscience qui leur demande de faire preuve d’un peu de jugement. On en voit souvent ailleurs.

Le triste constat qu'on fait est que tous nos soldats ou presque parlent la même langue, donc le même langage, et prennent pour étrangers tous ceux qui s’expriment différemment, par conséquent, de potentiels ennemis. Le Togo récolte ce que le RPT avait semé dans les années 80. Les Sanvi de Tové, de Souza, Lawson, Johnson, Olympio, Fabre et autres Gomez n'étaient-ils pas désignés, publiquenent, à la télévision nationale comme étant des étrangers? C'est au nom de cette politique d'exclusion d'hier, héritage encore encré dans beaucoup de subconscients, que nos militaires, aujourd'hui, peuvent bastonner les "parasites", les torturer, les tuer sans remords. Comment une armée, dans un tel état d'esprit, peut-elle subitement se rebeller contre ses maîtres en faveurs des "étrangers". La muette a plutôt choisi son camp et le fait savoir. Ce sont les autres Togolais (les étrangers) qui sont sourds.

Là où le bât blesse, c’est quand Faure Gnassingbé, un président sous serment, qui a juré de protéger son peuple, lui qui est supposé mettre la pendule à l'heure du 21ème siècle en tenant compte tant de notre histoire que de toutes les frustrations que son père a fait subir aux Togolais pendant quatre décennies, choisisse de gouverner, lui aussi, avec une police politique appuyée d’une milice, donc d’asseoir son pouvoir sur la baïonnette. Sous sa veille, les cas où les militaires sortent de leur camp pour prendre en chasse et tabasser in live abondent. Alors que le pays n’est pas envahi. Il n’est pas en guerre. Toutes ces bestialités juste pour faire taire, installer la peur, au nom d’un parti qui a passé plus de cinquante ans à la tête du pays à ne rien faire sauf enrichir ses pontes? En principe, dans un état respectueux de la vie humaine, même si les forces de l’ordre ont des griefs à l’encontre d’un citoyen, d’une catégorie ou un groupe de citoyens, elles y mettent la forme pour que « force reste à la loi ».

Malheureusement, les autorités, parce qu’elles veulent à tout prix rester là où il y a de l’argent à se faire, ne font aucune preuve de hauteur pour concevoir la sacralité de la vie humaine. Elles laissent faire. Alors, c’est la porte ouverte à ces sauvageries militaires à différents endroits du pays. En pareils cas, il revenait à ces soldats aux ordres de l’autorité véreuse de se rebeller, de faire comprendre à leur chef, suprême soit-il, qu’ils n’ont pas vocation à embastiller la République, à supprimer des vies humaines à l’intérieur des frontières nationales. Une LOI n’est pas sans s’accompagner d’une FOI qui la rend humaine. Autrement dit, une loi sans conscience de l’exécutant est comme une hache entre les mains d’un psychopathe.

Un soldat qui défonce les portes d'un domicile privé, y rentre, tabasse les résidents, un policier ou gendarme qui balance des grenades dans le salon du paisible citoyen, celui qui fait exploser les testicules de son semblable à coup de bâton ne sont pas dignes des armoiries qu’ils portent. Ils ne sauraient, vis-à-vis du peuple, mériter le respect et le statut des forces de l’ordre mais, au contraire, de bêtes immondes, méprisables.

A l’analyse, c’est l'esprit de la haine reçu en legs qui pousse nos corps habillés à croire que tuer les autres est une activité ordinaire. Au reste, leur comportement violent révèle des survivances du péché originel fondateur du régime datant du 13 janvier 1963. Qui une fois a tué tuera. Le RPT a perpétué la tradition des assassinats politiques, des meurtres gratuits, en toute impunité, dans le but d’assouvir ses desseins. Ce sera, demain, une tâche prioritaire d’affranchir nos soldats de cette mentalité des temps anciens qui veut que l’ordre et l’autorité reposent essentiellement sur la peur, laquelle mentalité dispose que “tant que le citoyen a peur, l’ordre est sauf”.

Face à une telle situation, il revient, de façon impérieuse, à l'INTELLIGENCE NATIONALE DE TOUT BORD (historiens, sociologues, juristes, anthropologues, démographes et autres universitaires de tous les domaines inhérent au sujet) de réfléchir, de chercher à comprendre, en remontant dans notre histoire, dans la genèse de cette armée, avec pour objectif de proposer des solutions visant à guérir nos corps habillés, un état dans l'Etat, de ce qui ressemble à un repli communautaire que d'ailleurs rien ne justifie. Les chances de faisabilité ne sont pas nulles si l'on sait s'y prendre. La contribution des églises, catholique, presbytérienne et méthodiste pourrait beaucoup peser. Une démarche sans faux-fuyant ni langue de bois.

Cette issue serait à l'avantage de ces soldats car, la situation du Togo ne peut rester ainsi à l'infini et l'injustice ne saurait prospérer éternellement. C'est le moment pour eux, nos soldats, de changer de fusil d’épaule, de se mettre à l’abri, du côté du peuple et de l’histoire car, en exécutant les ordres iniques comme ils le font, ils ruinent les chances de la réconciliation nationale. Ne dit-on pas qu’un gendarme sans FOI n’est que ruine de la nation c'est-à-dire une négation de la volonté commune de vivre ensemble?

Kodjo Epou
Washington DC
USA

 

 

Chronique de Kodjo Epou : Notre armée, une pénible Croix

 

Dr Kodjo sous contrôle judiciaire : Quid des dégâts causés dans son domicile ?

Le « président démocratiquement élu de la République togolaise », selon la dynamique Mgr Kpodzro, Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, son directeur de campagne, Fulbert Sassou Attisso et sa porte-parole, Mme Kafui Brigitte Adjamagbo-Johnson ont été libérés hier nuit, mais placés sous contrôle judiciaire. L’ancien Premier ministre est rentré à la maison, mais la retrouve dans un état indescriptible.

Le Procureur de la République et le doyen des juges d’instruction se sont contentés de dicter à Agbéyomé Kodjo et ses collaborateurs la conduite à tenir dans l’avenir. Sans pour autant les informer de qui va réparer les dégâts causés par le passage énergique des forces de défense et de sécurité dans sa maison.

« Agbeyomé Kodjo est chez lui. Avec sa famille. Il ne pouvait en être autrement d’autant qu’il n’a commis aucun crime, il s’est battu de la meilleure manière et du côté du peuple togolais. Malheureusement, sa maison a été cassée, sa famille et ses proches initialement traumatisés. C’est une sauvagerie insoutenable pour laquelle il donnera la suite qu’il jugera utile », a regretté Carmel Max Savi, son Directeur de communication.

Et d’ajouter : « Mais aucune dictature africaine n’est tombée sans passer par des étapes d’agonie qui font que Faure Gnassingbé panique et s’en prend violemment à ses opposants ».

Le silence imposé au président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) n’est pas du goût du chargé à la communication et au lobbying média.

« Quant aux conditions de libérations, elles n’engagent que le juge d’instruction. Il est inacceptable et incompréhensible de dire à un homme politique de ne pas évoquer un scrutin qu’il a gagné. Et de se taire pour de bon. C’est une abolition de sa carrière politique et cela ne correspond à rien », a souligné Max Carmel Savi.

Toujours est-il que la question demeure : qui va régler la facture des dommages causés dans le domicile de l’ancien Premier ministre ?

 

 

Dr Kodjo sous contrôle judiciaire : Quid des dégâts causés dans son domicile ?

 

CEDEAO : Muhammadu Buhari prend les commandes de la lutte contre Covid-19

C’est la décision majeure issue du sommet extraordinaire de la CEDEAO qui s’est déroulé jeudi. Ce sommet, tenu par visioconférence entre les chefs d’Etats membre de l’organisation, a désigné le président nigérian Muhammadu Buhari pour diriger la lutte contre le coronavirus dans la sous-région.

La mission du chef d’Etat nigérian consistera donc à coordonner l’organisation d’une riposte efficace contre la pandémie dans l’espace CEDEAO. Une mission de veille qui impliquera une étroite collaboration de tous les comités ministériels de coordination sur la santé.

Il a été également relevé au cours de cette entrevue entre les chefs d’Etats, que les pays membres de la communauté participent au fonds de solidarité de l’Union Africaine (UA). Et dans le cadre d’une meilleure stratégie de riposte contre le Covid-19, renforcer la coopération entre le CDC et l’OOAS.

Autres décisions relatives à la lutte contre le coronavirus dans l’espace communautaire, ce sont l’augmentation des tests de dépistage, la prise en charge des cas suspects, la sensibilisation des populations face aux dangers du Covid-19 et l’aménagement des corridors de transports humanitaires dont les agents de santé et autres maillons humains essentiels dans la lutte contre la maladie seront bénéficiaires.

Aussi, note-t-on, des programmes d’accompagnement seront mises en place dans chaque Etat membre de la CEDEAO. Ajouté à cela, au moins 15% du budget annuel de ces pays sera dédié au renforcement des systèmes santé ainsi que d’autres dispositions allant dans le sens de la résolution de la crise sanitaire au sein de la communauté.

 

 

CEDEAO : Muhammadu Buhari prend les commandes de la lutte contre Covid-19

 

Libération de Kodjo/Me Darius Atsoo: « Nous allons maintenant travailler à démontrer qu’il n’y a rien dans ce dossier »

Hier vendredi tard dans la nuit, la justice togolaise a procédé à la libération sous conditions d’Agbéyomé Kodjo et ses compagnies. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils sont tirés d’affaires.

Intervenant ce matin sur les ondes de RFI, Me Atsoo Darius, l’un des avocats de la dynamique Mgr Kpodzro se montre satisfait du fait que ses clients aient été relâchés.

« Nous avons passé une journée très longue, assez lassante, dans l’espoir que notre client Kodjo Agbéyomé puisse être présenté très rapidement au Procureur de la République. Finalement, c’est chose faite en fin de journée. Le Procureur a décidé d’ouvrir une information, ce n’est pas une surprise non plus. Agbéyomé a été inculpé en compagnie d’autres, notamment Mme Adjamagbo-Johnson, Fulbert Attisso, et Marc Mondji. Finalement, on est quand même content de rentrer à la maison avec eux », a déclaré l’avocat.

A l’en croire, c’est maintenant que le plus dure commence pour tirer Agbéyomé Kodjo et ses camarades de cette scabreuse affaire.

« Nous allons maintenant travailler tranquillement à démontrer qu’il n’y a rien dans ce dossier. Et nous le ferons avec la plus grande énergie, la plus grande détermination. Nous espérons tout simplement que nos clients auront la garantie d’un procès équitable et en face des juges indépendants et impartiaux », a-t-il ajouté.

Notons que les 3 leaders de la dynamique ont recouvré leur liberté hier nuit. Mais le doyen des juges d’instruction leur avait édicté quatre (4) conditions qu’ils doivent désormais observer, notamment l’obligation de déférer aux différentes convocations du parquet aussitôt qu’il en sera requis. L'interdiction de quitter le territoire national sans notre autorisation expresse, l'interdiction de faire toute déclaration tendant à la remise en cause des résultats du dernier scrutin présidentiel du 22 février 2020 et l'interdiction de tout propos, déclaration, ou attitudes tendant à remettre en cause et à saper l'ordre constitutionnel et institutionnel existant.

Godfrey A.

 

 

Libération de Kodjo/Me Darius Atsoo: « Nous allons maintenant travailler à démontrer qu’il n’y a rien dans ce dossier »

 

Drame à Adakpamé : Enquête ouverte pour trouver les assassins, dixit Gal Yark

Dans un communiqué rendu public vendredi, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Yark Damehame s'est prononcé sur les événements malheureux qui se sont déroulés le 23 avril dernier à Adakpamé, banlieue Est de Lomé. Le Général est revenu sur les circonstances du décès du nommé Koutwati Dodji.

« Selon les éléments recueillis des constatations faites sur place en présence de la famille et du chef quartier, il ressort qu’il s’agit du corps du nommé Koutwati Dodji, âgé de 40 ans environ, revendeur de portable au TP3 au Port autonome de Lomé, marié et père d’une fille. Des informations recoupées sur les lieux font état de ce que la victime qui dormait avec son épouse serait sortie aux environs de 23h dans la nuit du 22 au 23 avril 2020 pour des besoins à proximité de son domicile.

Ayant constaté l’absence prolongée de son époux, la femme a alerté vers 2h du matin les voisins qui malheureusement ne pouvaient entreprendre des recherches du fait du couvre-feu. Ce n’est qu’au lendemain aux environs de 5h au petit matin que le corps inanimé de l’intéressé est découvert devant la maison », a expliqué le ministre Yark Damehame.

Selon le communiqué, l’examen relève des hématomes sur tout le corps laissant présumé des sévices corporelles au moyen de bâton dont aurait été victime le défunt.

Pour le ministre Yark Damehame, il s'agit là d'un "acte crapuleux suffisamment grave qui mérite d’être rapidement élucidé". Il affirme avoir instruit la Gendarmerie nationale de mener une enquête pour retrouver dans les plus brefs délais, les auteurs de cette barbarie.

Tout en présentant ses condoléances à la famille éplorée, le Général de bridage rassure la population que toutes personnes impliquées dans cette barbarie répondront de leurs actes devant la loi.


Godfrey A.

 

 

Drame à Adakpamé : Enquête ouverte pour trouver les assassins, dixit Gal Yark

 

Messan Agbéyomé KODJO et ses alliés sont libérés

Monsieur Messan Agbéyomé KODJO, Madame Adjamagbo Johnson, Atisso et leurs collaborateurs ont été libérés dans la nuit de ce 24 avril mais placés sous contrôle judiciaire avec quatre conditions

La note de leur libération est signé par Mr Awi ADJOLI, le doyen des juges d'instruction.

Les conditions du contrôle judiciaires sous lesquelles ils sont soumis sont les suivantes:

1. Obligation de déférer à nos différentes convocations aussitôt qu'il en sera requis;

2. Interdiction de quitter le territoire national sans notre autorisation expresse;

3. Interdiction de faire toute déclaration tendant à la remise en cause des résultats du dernier scrutin présidentiel du 22 février 2020;

4. Interdiction de tout propos, déclaration, ou attitudes tendant à remettre en cause et à saper l'ordre constitutionnel et institutionnel existant

 

 

Messan Agbéyomé KODJO et ses alliés sont libérés

 

Agbéyomé Kodjo sous contrôle judiciaire : Me François Boko relève l'incompétence du juge d'instruction

Après 72 heures passées au Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la Gendarmerie, Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo a été libéré, mais placé sous contrôle judiciaire assorti de 04 conditions, dont l’interdiction de faire de « déclaration tendant à la remise en cause des résultats du scrutin présidentiel du 22 février 2020 ».

Pour François Boko, il revient « au doyen des juges d’instruction de tirer les conséquences des moyens de cette 3è condition en se déclarant incompétent pour instruire ».

Selon l’ancien ministre de l’intérieur, « Le Contrôle judiciaire d’Agbéyomé Kodjo est une victoire d’étape pour la vérité des urnes ».

A part le candidat de la Dynamique Kpodzro, ses compagnons de combat ont été également libérés. Tous sont placés sous contrôle judiciaire.

Rayan Naël

 

 

Agbéyomé Kodjo sous contrôle judiciaire : Me François Boko relève l'incompétence du juge d'instruction

 

Retour au calme à Adakpamé avec présence des forces de l’ordre partout

L’assassinat de Dodji Koutwati dont le corps sans vie a été retrouvé dans le quartier d’Adakpamé, derrière le centre de santé jeudi matin, a provoqué la colère des habitants qui ont manifesté bruyamment toute la journée. Quelques minutes après l’enterrement de ce jeune homme qui a laissé derrière lui une femme et un enfant, les jeunes du quartier se sont organisés pour, disaient-ils, mettre fin au couvre-feu.

A en croire ces jeunes qui ont manifesté dans les rues d’Adakpamé hier, aucun homme en uniforme ne doit plus circuler dans le quartier sous prétexte de couvre-feu. « C’est fini le couvre-feu à Adakpamé », criaient-ils, convaincus que ce sont les éléments de la force anti-pandémie qui ont assassiné leur frère qui avait senti le besoin, la nuit, d’aller se mettre à l’aise.

Les manifestations ont commencé dans le quartier dans l’après-midi. Les jeunes manifestants ont bloqué les rues, brûlé les pneus. En face les forces de l’ordre venues pour les en empêcher. Aux tirs des grenades lacrymogènes, ces jeunes répondaient avec des jets de pierres et autres projectiles. La course-poursuite a duré jusque tard dans la soirée. Mais les forces de l’ordre ont quand même réussi à maîtriser la situation.

Ce matin, le calme est revenu dans le quartier. Mais l’indignation et la consternation liées à l’assassinat du jeune homme se lisaient encore sur les visages. Il reste d’ailleurs le seul sujet de conversation chez les habitants d’Adakpamé, vingt-quatre (24) heures après les événements.

Les habitants interrogés par notre Rédaction parlent d’une nuit relativement calme et sans bavure des forces de l’ordre. « Ils ne sont plus rentrés dans le quartier la nuit. Les soldats sont restés au bord de la grande route. Depuis le début du couvre-feu, ils rentrent dans les coins et recoins du quartier. C’est comme s’ils ont entendu les menaces de ces jeunes qui disent qu’ils ne veulent plus voir d’hommes en uniforme dans le quartier », nous a indiqué un habitant au téléphone.

Du carrefour du contournement en passant par l’Eglise Catholique, le marché et la station d’Adakpamé, les éléments des forces de l’ordre font la ronde, mais se limitent au niveau de la route principale. C’est un calme précaire qui y règne.

Quant à la famille de la victime, elle continue de porter son deuil. La femme de Dodji Koutwati ne se relève pas des événements. Faible, regard dans le vide, elle ne comprend visiblement pas jusqu'ici ce qui lui arrive.

 

 

Retour au calme à Adakpamé avec présence des forces de l’ordre partou

 

Togo : Le dircom de Agbéyomé Kodjo proteste contre un article tendancieux du journal français « Libération »

A la suite de l’article « Au Togo, l’autoproclamé président Kodjo arrêté » et qui a été publié ce 21 avril sur le site http://www.liberation.fr, MAX-SAVI Carmel, journaliste et Directeur de la Communication de Agbéyomé Kodjo a écrit une lettre ci-dessus à Laurent Joffrin, directeur de Libération, pour lui exprimer ses inquiétudes et constater la partie prise en ambage de Celian Mace, auteur de l’article. Le Togo étant tout de même une dictature, de pareils papiers viennent conforter un régime pourtant si décrié. Ci-dessus l’intégralité de la lettre du dircom

MAX-SAVI Carmel
Directeur de la Communication
De Agbéyome Kodjo
Mail : tribune.magazine@yahoo.fr
Tél : 0033 6 08 08 99 91

Tunis, le 22 Avril 2020

Objet : « Au Togo, l’autoproclamé président Kodjo arrêté »
Un article publié le 21/04/2020 en fin de journée sur
www.liberation.fr

A

Monsieur Laurent Joffrin
Directeur de Publication et
de Rédaction de Libération

Monsieur Joffrin,

Nous avons lu avec beaucoup d’étonnement « Au Togo, l’autoproclamé président Kodjo arrêté », publié par l’édition en ligne de votre journal Libération. Le contenu, le style utilisé, la forme et même le choix des expressions ainsi que les insinuations ont eu pour effet de nous choquer d’autant que nous sommes aussi journaliste et partageons avec vous la contrainte d’objectivité et surtout de la vérité dans « sa totalité possible » que nous impose notre métier.

Présenter tout au long du papier Agbéyomé Kodjo comme un simple vulgaire et candidat malheureux qui « refuse de reconnaître sa défaite » ne peut que choquer et indigner le peuple togolais dont l’attachement à l’Alternance est irrévocable et qui l’a massivement exprimé à travers son vote du 22 février dernier. L’auteur de l’article est allé jusqu’à présenter Faure Gnassingbé comme « l’autre président, le vrai », ce qui n’est peut-être pas faux, mais sans avoir la moindre honnêteté, et je sais qu’elle est devenue rare dans la presse française quand il s’agit de l’Afrique, d’évoquer la situation particulière du Togo où, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1963, Gnassingbé Eyadema y est resté 40 ans avant que son fils, Faure Gnassingbé, encore au pouvoir ne lui succède en 2005, à l’initiative exclusive de l’armée et à la suite d’un triste massacre. Celian Macé, puisqu’il est l’auteur de cet article a, je veux croire de bonne foi, occulté tout cet aspect sans la moindre référence à cette dictature qui dirige le pays depuis plus d’un demi siècle.

Etant moi-même journaliste, j’ai été choqué qu’il qualifie la résistance de Monsieur Kodjo de « mascarade » et de « comédie » sans prendre l’élémentaire élégance de mettre ces épithètes, à la sémantique insultante, entre griffes ni guillemets. Il n’a pas non plus, et je suppose que c’est parce qu’il a écrit ses papiers depuis ses conforts parisiens sans aller sur le terrain, été capable de faire cas des irrégularités massives, de la fraude et de l’impartialité pourtant dénoncées par l’ambassadeur des Etats-Unis et d’autres diplomates ainsi que la société civile togolaise systématiquement écartée de tout le processus électoral. Ce papier a eu le mérite de reprendre, sans citer, pour le compte de l’auteur, les argumentaires et des expressions des communiqués officiels de Faure Gnassingbé et de son clan. C’est d’autant plus écœurant que Monsieur Macé qualifie de « légers blindés » le dispositif de guerre qui a encerclé la maison et le quartier de Agbéyomé Kodjo. L’auteur a sans doute là encore, oublié de préciser dans son article que l’épouse Kodjo, ses filles, son fils et tout le personnel de la maison ainsi que des visiteurs ont été menottés, étalés au sol avant d’être embarqués et qu’aucun meuble ni porte de la résidence n’a résisté à la violence des forces de l’ordre.

J’ai cru, en lisant le papier, qu’il a été écrit par le porte-parole du gouvernement togolais, un très influent ministre avec qui votre journaliste et moi partageons l’amitié, en tout cas, il échange assez régulièrement avec lui. Je ne veux pas oser croire qu’il est, de ce blessant brulot, un coauteur même si les mots choisis, l’argumentaire, la présentation des faits est si poche de ce que le ministre de fonction publique répète sur les médias.

Tout en vous remerciant, Monsieur Joffrin, de l’attention que vous porterez à ce courrier, je vous prie de croire en mes considérations distinguées.

MAX-SAVI Carmel
Directeur de la Communication
De Agbéyomé Kodjo

 

 

Togo : Le dircom de Agbéyomé Kodjo proteste contre un article tendancieux du journal français « Libération »

 

Une nouvelle intrusion des hommes en uniforme dans le domicile d’Agbéyomé Kodjo

Une conférence de presse imaginée par ceux qui tentent de décapiter la dynamique Mgr Kpodzro. C’est ce qui était à l’origine de la nouvelle descente d’un détachement de gendarmes dans le domicile d’Agbéyomé Kodjo ce jeudi, pendant que ce dernier est détenu dans les locaux du Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la Gendarmerie nationale.

La scène était ridicule, malgré l’indignation qu’elle a suscitée chez les uns et les autres. Selon les informations, ces gendarmes ont fait irruption dans la maison de l’ancien Premier ministre pour mettre fin à une conférence de presse imaginaire. « On ne sait même pas d’où ils détiennent cette information », s’est étonné un habitant de la maison.

Toute honte bue, la dizaine de gendarmes s’est retirée lorsqu’elle a constaté qu’il n’y avait rien qui se passait dans la maison. Mais avant de partir, les gendarmes ont indiqué aux habitants de la maison d’Agbéyomé Kodjo, avec un ton menaçant, qu’il ne s’y déroulera plus de conférence de presse.

Ces hommes en uniforme, à en croire les proches de l’ancien Premier ministre, ont laissé entendre qu’ils reviendront très souvent dans la maison. Une forme d’intimidation, à en croire des observateurs.

Ce matin, certains collaborateurs du président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), dont Mme Kafui Brigitte Adjamagbo-Johnson et Fulbert Sassou Attisso sont retournés au SCRIC pour la suite des interrogatoires. Agbéyomé Kodjo, lui, y est détenu depuis mardi.

 

 

Une nouvelle intrusion des hommes en uniforme dans le domicile d’Agbéyomé Kodjo

 

Covid-19 : Des soignants limogés au CHR-Lomé Commune

Jeudi, 38 soignants ont été limogés au CHR- Lomé Commune, centre réquisitionné pour la prise en charge des malades du coronavirus. Leur faute, avoir réclamé des conditions de protection et des primes.

Face à la pandémie, le Togo, à l’instar de tous les autres pays du monde, a besoin de soignants pour traiter les patients. Malheureusement, 38 de ces agents sont limogés hier et remplacés par des infirmiers militaires.

Malgré le besoin en personnel soignant, au CHR-Lomé Commune, le seul centre dédié au traitement des malades du coronavirus, on trouve mieux de renvoyer des agents de santé. Ces agents de santé engagés pour sauver les malades du Covid-19, évoquent des « menaces du Professeur Majesté Ihou-Wateba », responsable de centre de santé.

« Il m'a été donné d'apprendre que certains d'entre vous planifient des mouvements de nature à saper la sérénité et le sérieux du travail que nous nous tuons à faire. Je voudrais vous rappeler qu'il n'y a aucune obligation pour qui que ce soit de travailler dans le centre, et ceux qui pensent qu'ils sont plus importants et méritent mieux que les gratifications que nous avons négociées et obtenues sont inférieures à leur vraie valeur ne sont pas obligés de poursuivre la mission encore mieux de semer du désordre », a indiqué Professeur Majesté Ihou-Wateba, dans un audio qui circule sur les réseaux sociaux, notamment WhatsApp.

Ce dernier a rapidement ouvert une liste en demandant à ceux qui sont intéressés de s'inscrire pour travailler dans ce centre de santé. Toutefois, les « gens à problèmes » (comme il appelle ceux qui réclament de meilleures conditions) ne sont plus autorisés à faire partie de la liste.

Tout est parti de l'arrivée au centre mercredi d'un homme en uniforme qui a demandé aux agents de mettre leurs noms sur une liste et de signer pour percevoir 75 000 FCFA pour les infirmiers et 50.000 FCFA pour les garde-malades. Selon le militaire, les agents percevront les mêmes montants à la fin du mois. Une situation incompréhensible pour les agents de santé qui ont refusé de signer la liste et demandé une clarification.

Dans un autre audio qui circule sur les réseaux sociaux, les agents de santé expliquent n'avoir jamais organisé de mouvement dans le centre, et donc n'ont pas observé une cessation de travail.

« Le personnel sur le site de prise en charge réitère son engagement à continuer d’effectuer les tâches pour lesquelles il a été réquisitionné jusqu’à l’éradication totale de la pandémie », a indiqué ces agents dans une lettre adressée au Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT).

En réalité, ces agents de santé manquent cruellement de matériels de travail dans ce centre. Même la nourriture qu'on leur sert laisse à désirer. Ils protestent contre cela.

Dans cette atmosphère, les responsables du CHR-Lomé commune ont préféré limoger ces agents de santé qui n'ont fait que réclamer de meilleures conditions de vie et de travail.

Rayan Naël

 

 

Covid-19 : Des soignants limogés au CHR-Lomé Commune

 

Agbéyomé Kodjo toujours détenu au SCRIC, la CEDEAO planche sur la crise aujourd’hui

Contrairement aux informations qui continuent de circuler dans certains sérails, le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), candidat de la dynamique Mgr Kpodzro à l'élection présidentielle du 22 février dernier, Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo est toujours détenu dans les locaux du Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la Gendarmerie.

Le « président démocratiquement élu de la République togolaise », selon la dynamique Mgr Kpodzro a passé sa troisième nuit au SCRIC. Ses proches et collaborateurs défilent dans ce service où ils sont interrogés par les agents de renseignement.

A en croire des informations venant des sources proches de la dynamique Mgr Kpodzro, des individus mal intentionnés ont envoyé des messages à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) comme quoi Agbéyomé Kodjo a été libéré. Une information qu’a rapidement démentie cette dynamique en saisissant l’institution communautaire.

Ce vendredi, la CEDEAO se réunit pour évaluer la riposte contre le Covid-19 dans la sous-région et voir dans quelle mesure elle peut élaborer des actions concertées pour une lutte efficace contre cette maladie virale.

Toutefois, selon les informations, les chefs d’Etat de l’institution ont également inscrit à l'ordre du jour la crise politique née au Togo après l’élection présidentielle du 22 février dernier.

Une chose est sûre, Agbéyomé Kodjo est toujours en détention. La CEDEAO réussira-t-elle à faire plier le régime togolais et obtenir la libération du président du MPDD ? A suivre donc.

 

 

Agbéyomé Kodjo toujours détenu au SCRIC, la CEDEAO planche sur la crise aujourd’hui

 

La CPP exige la libération d'Agbéyomé Kodjo

La Convergence patriotique panafricaine (CPP) est aussi consternée par la brutalité avec laquelle les forces de défense et de sécurité ont procédé à l'arrestation d'Agbéyomé Kodjo mardi dernier. Le parti exige sa libération sans condition.

COMMUNIQUE DE LA CONVERGENCE PATRIOTIQUE PANAFRICAINE (CPP)

La CPP (CONVERGENCE PATRIOTIQUE PANAFRICAINE) a appris avec désolation et consternation les mesures musclées et les dispositifs armés qui ont menés à l’arrestation du Dr Gabriel Messan Agbeyomé KODJO, ce 21 Avril 2020.

La CPP dénonce et condamne ces manœuvres, exactions et violences commises et exercées à l’endroit de toutes victimes de ces actes regrettables.

La CPP reprouve toute brutalité quelle qu’elle soit et invite tous les politiques à promouvoir la paix, la quiétude et le respect mutuel, piliers indispensables pour un solide vivre ensemble harmonieux.

Elle appelle en conséquence à la libération du Dr Gabriel Messan Agbeyomé KODJO et toutes les personnes interpellées lors de cette opération, lance un fort appel à l’apaisement par un dialogue politique entre tous les acteurs.

Faut-il le rappeler, notre pays affronte une période sensible et délicate qui interroge la construction de notre cohésion sociale.

Cette situation nous interpelle tous plus que par le passé et impose à tous, l’impératif immédiat et catégorique de la cohésion, de la paix et de l’unité.

Forte de cette évidence inévitable, la CPP exhorte la classe politique à opter pour une solution essentiellement politique, faite de négociation, de concertation, de dialogue et de compréhension.

Pour ce faire, la CPP, invite à l’apaisement afin de donner priorité au respect des Droits ; seule et ultime voie qui éloigne notre pays du tunnel des incompréhensions. Un choix salutaire qui mène à l’espérance pour de meilleurs lendemains dans un Togo réconcilié.

Fait à Lomé, le 23 Avril 2020

Le Président,

Anani Emmanuel AKOLLY

 

 

La CPP exige la libération d'Agbéyomé Kodjo

 

Mme Adjamagbo-Johnson et Fulbert Attisso de nouveau attendus ce vendredi au SCRIC

Mme Adjamagbo-Johnson de la Convention Démocratique des Peuples Africains(CDPA) et Fulbert Attisso du « Togo Autrement » retournent ce vendredi matin au Service central des recherches et d’investigations criminelles (SCRIC). Hier jeudi, les deux membres de la dynamique Mgr Kpodzro ont été interrogés par les agents de la Gendarmerie.

Le régime de Faure Gnassingbé ne veut rien lâcher. Il compte « secouer toute la dynamique et l’empêcher de continuer le combat ». Hier jeudi, Mme Adjamagbo-Johnson et Fulbert Attisso n’ont pas débouté l’invitation du SCRIC. Les deux pontes de la Dynamique Mgr Kpodzro ont favorablement répondu à la convocation.

La Secrétaire générale de la CDPA, présente le matin à 9 heures, était repartie avant de revenir dans l’après-midi en présence de son avocat Me Atsou Darius. Les interrogatoires ont démarré à 14 heures et prenaient fin vers 18 heures. La dernière élection présidentielle avec le candidat d’Agbéyomé Kodjo était au cœur des discussions.

De son côté, Fulbert Attisso lui avait presque passé toute la journée dans les locaux du SCRIC. L’homme politique a été également soumis aux interrogatoires.

Ce vendredi matin, les deux membres de la dynamique vont retourner au SCRIC pour la suite de la procédure.

Mis à part le député Agbéyomé Kodjo, ils sont au total 38 personnes actuellement gardées à vue au SCRIC. Parmi ces personnes, figurent l’ex-député Targone Sambiri du parti les Démocrates Socialistes Africains (DSA), et Marc Mondji, assistant de Mgr Kpodzro.

Hier, toutes les tentatives de l’archevêque émérite de Lomé pour avoir accès aux locaux du SCRIC en vue de prendre les nouvelles de ses "protégés" ont été vaines.

Rappelons que plusieurs formations politiques des forces démocratiques du pays plaident pour la libération de Dr Agbéyomé Kodjo et de toutes les personnes arrêtées mardi dernier à son domicile.

Godfrey A.4

 

 

Mme Adjamagbo-Johnson et Fulbert Attisso de nouveau attendus ce vendredi au SCRIC

 

L’UDS-Togo exige la libération sans délai de Dr Kodjo

Aucun parti des forces démocratiques du pays n’apprécie la façon dont les forces de défense et de sécurité ont procédé mardi dernier à l’arrestation "arbitraire" Dr Kodjo. A l’Union des Démocrates Socialistes du Togo (UDS-Togo), l’on déplore la « brutalité » et les « violences excessives » commises par les éléments de la Gendarmerie chargés de cette opération.

« L’UDS-Togo déplore et condamne les actes de brutalité, de violence et d’humiliation, ainsi que les traitements inhumains et dégradants dont semblent avoir été victime Agbéyomé Kodjo lui-même, les membres de sa famille et ceux de son entourage, dont Mgr Kpodzro, présents sur les lieux au moment des faits », peut-on lire dans le communiqué signé par Etienne Tchangolé, 1er Délégué général adjoint de l’UDS-Togo.

Pour cette formation politique, la crise post-électorale consécutive à la présidentielle du 22 février 2020, tout comme celles qui ont suivi les élections de 1998, 2003, 2005, 2010 et 2015 n’est que la « conséquence logique des carences d’un cadre électoral qui ne favorise pas l’organisation d’élection réellement transparente et équitable aux résultats non contestables ».

Face à la gravité de la situation, l’UDS Togo en appelle directement au chef de l’Etat afin que des mesures soient immédiatement prises en vue de l’arrêt de toutes les procédures judiciaires en cours contre Dr Agbéyomé Kodjo et tous les autres responsables de la dynamique Mgr Kpodzro. Le parti demande également la libération sans délai et sans condition de l’ancien Premier ministre.

L’UDS Togo préconise aussi l’organisation d’une concertation politique inclusive pour l’élaboration d’une plateforme d’entente nationale permettant non seulement de régler une bonne fois pour toutes, les récurrentes questions du contentieux électoral national, mais aussi d’œuvrer ensemble au relèvement des grands défis économiques, sociaux et sociétaux auxquels le pays est confronté.

Au passage, l’UDS Togo appelle les forces démocratiques du Togo à taire leurs divergences et à s’inscrire résolument dans une dynamique unitaire sincère pour trouver ensemble les solutions politiques permettant de mieux préparer l’avenir.

Godfrey A

 

 

L’UDS-Togo exige la libération sans délai de Dr Kodjo

 

Appel du MO5 à la jeunesse togolaise à la suite de l’arrestation de Gabriel Messan Agbéyomé KODJO

Le Mouvement Patriotique du 5 octobre (MO5) fait l’amer constat que depuis que le père Eyadéma GNASSINGBE a ordonné l’assaut de la Primature de la Transition en 1991 à coup de chars militaires et d’obus, on savait le fils issu du système et son RPT-UNIR capables du même.

En effet ILS L’ONT FAIT ! Dans la matinée du 21 avril 2020 !
Le pouvoir cinquantenaire togolais, conscient d’avoir perdu comme toujours dans une compétition démocratique, où la force de l’argument l’emporte sur l’argument de la force brute, élément constitutif de ce régime politique et de sa pérennisation, procède éhontément à la normalisation par des arrestations tous azimuts.

La violence inouïe, l’arbitraire et le déni des droits humains continuent donc de prospérer dans le pays dans un silence complice d’une partie de la Communauté dite internationale.

En pleine crise sanitaire Covid19, et pendant que bon nombre de nos compatriotes sont privés du minimum vital, après plusieurs intimidations et encerclements du domicile d’Agbéyomé Kodjo par des forces armées les jours précédents, plusieurs centaines d’hommes lourdement armés ont pris position, bouclé le quartier et éloigné les citoyens notamment les jeunes venus au secours à l’appel du prélat KPODZRO.

Après avoir brouillé toutes les communications, un détachement spécial de cagoulés armés, entre autres, de mitraillettes et de pistolets automatiques a défoncé des portails et portes pour molester, injurier et menotter face à terre, les occupants de la maison du Président élu Gabriel Messan Agbéyomé KODJO.

Mgr Philippe Kossi Fanoko KPODZRO a été évacué manu militari des lieux. Le Président Agbéyomé KODJO ainsi que son épouse et ses enfants et tous ceux qui étaient arrêtés dans la maison étaient conduits à la gendarmerie, au nord de la ville de Lomé. Agbéyomé KODJO y est gardé depuis lors.

D’autres membres de la Dynamique, notamment le Prélat de 90 ans retenu durant des heures le lendemain alors qu’il rendait visite au Président détenu, sont convoqués au SCRIC (Service Central de Recherches d’Investigations Criminelles) le Jeudi 23 Avril, dont Mme Brigitte ADJAMAGBO-JOHNSON porte-parole et M. Fulbert ATTISSO Coordinateur Général. En attendant d’autres…

Nombreuses sont les réactions pour exiger la libération de ces prisonniers politiques du contentieux électoral du 22 février 2020. Le Mouvement patriotique du 5 octobre (MO5) dénonce fermement le climat de terreur instauré dans le pays et exige la libération immédiate et inconditionnelle de Gabriel Messan Agbéyomé KODJO ainsi que tous ses proches détenus.

Depuis les jours qui ont suivi le scrutin, rares ont été les candidats de l’opposition à se prononcer clairement sur les résultats et la victoire au premier tour du candidat Agbéyomé KODJO, acquis largement grâce à ses bons résultats dans la région Maritime et la région des Plateaux qui concentrent plus de 50% des électeurs. Les forces démocratiques doivent éviter les supputations qui démobilisent les populations qui soutiennent le Président élu Agbéyomé KODJO.
JEUNESSE TOGOLAISE Tu te demandes quand finira l’oppression du RPT-UNIR sur la Terre de nos Aïeux ?

La réponse se trouve au sein du peuple bien organisé qui lutte, particulièrement la jeunesse.

JEUNES, élèves, étudiants à l’université ou réduits au chômage ou à faire les Zémidjan, jeunes salariés, jeunes sans travail et sans ressources, dans les villes et les villages, CETTE LUTTE EST D’ABORD LA VÔTRE! ET VOTRE AVENIR EN DÉPEND!

C’EST VOTRE LUTTE parce que vous en avez les raisons objectives qui sont vos conditions misérables de survie quotidienne, de misère et votre avenir bouché !

JEUNESSE TOGOLAISE DU COURAGE !

C’EST VOTRE LUTTE car elle demande les qualités premières que sont le Courage, la fougue, un brin de folie comme l’avaient vos aînés des années 88-90-92, rappelez-vous !

Vous le pouvez aussi; suivez la voie du courage et de l’audace qu’ils vous ont tracée, face à EYADEMA malgré la terreur qu’inspiraient alors ses sbires.

Eux- mêmes avaient suivi la voie tracée naguère dans les années 50 par la Jeunesse nationaliste de la JUVENTO et du CUT, prouvant que la jeunesse Togolaise est capable de grandes choses.

Mais la seule volonté ne suffit pas ! Profitez de l’expérience des anciens, il y en a !

Et démarquez-vous de ceux qui vous vendent des « conseils » d’immobilisme tels que « restez tranquilles et ça passera ».
Edifiez-vous des expériences historiques et contemporaines des luttes des peuples opprimés et du rôle de la Jeunesse.

JEUNESSE TOGOLAISE, SOIS CLAIRVOYANTE !

Maintenant qu’ils ont l’air d’avoir réussi leur méfait, tous les responsables de la dynamique Kpodzro, à commencer par le prélat et d’autres, vont subir le même traitement, convocation, arrestation musclée, traitements dégradants et inhumains.

Pour quels objectifs ?
Tous les moyens et tactiques actuellement déployés par la clique militaro clanique du RPT- UNIR, la prise d’assaut du domicile du Président élu, le couvre-feu, la convocation par un Procureur de la République aux ordres, les détentions et des interrogatoires soi-disant « courtois » visent finalement à :
- terroriser davantage les populations, et particulièrement les citoyens actifs comme ceux de la Dynamique Kpodzro ou les
jeunes zémidjans ;
- vous faire abandonner la lutte ; vous acculer à subir en silence dans vos quartiers ou quitter le pays et abandonner la lutte sur le terrain, devenir réfugiés quelque part au Ghana, au Bénin au Burkina Faso…

EN AVANT JEUNESSE TOGOLAISE DEBOUT

Fait à Lomé, le 23 avril 2020
Pour le MO5,
Le Coordinateur général
Eloi Koussawo

 

 

Appel du MO5 à la jeunesse togolaise à la suite de l’arrestation de Gabriel Messan Agbéyomé KODJO

 

Arrestation d’Agbeyome : Quelle Bande de Vieux Plaisantins Nous Sommes !

Le Dr Gabriel Agbéyomé Kodjo a été arrêté il y a trois jours, à son domicile, avec une sauvagerie inouïe orchestrée par des dizaines de corps habillés, et détenu à la gendarmerie. La dictature togolaise lui reproche, entre autres crimes, de s’être proclamé vainqueur de l’élection présidentielle de février passé, d’avoir nommé des ministres…

Je n’ai, depuis mardi, écrit un seul mot sur cette arrestation. Pas parce qu’elle ne me touche pas. Au contraire. Agbéyomé, il est vrai, et je ne l’ai jamais caché, ne fait pas partie des hommes politiques togolais que je porte dans mon cœur. Mais durant ce processus électoral, il a fait preuve d’une force et d’une détermination qui ne peuvent que forcer l’admiration.

Des hérauts et larbins de la dictature nous avaient juré qu’au soir du 22 février il appellerait Faure Gnassingbé pour le féliciter de sa victoire, avant de commencer à négocier des postes au gouvernement… Agbéyomé a déjoué les fausses prophéties de ces calomniateurs et a tenu ferme sur sa position, revendiquant sa victoire même entre les dents de la dictature.

Mais depuis mardi, chaque fois que je décide d’écrire un mot sur le sujet, me vient une question qui m’éloigne de mon clavier: Que dirai-je et que je n’ai pas encore dit ?

La dictature togolaise, même avec tout l’arsenal de guerre de l’univers, n’aurait pas pu arrêter celui qui est devenu son cauchemar si tous les Togolais qui crient alternance parlaient d’une seule voix. Aucune force militaire n’aurait pu arrêter Agbéyomé en sachant qu’elle aura contre elle l’écrasante majorité de Togolais qui rêvent de la fin de cette dictature.

Mais tout semble avoir été écrit contre nous, scellé d’un cachet de malédiction. Quand on ouvre les pages internet, on ne voit que des attaques puériles, des injures fratricides, des calomnies entre combattants du même camp, le camp de ceux qui se proclament adeptes de l’alternance. Alternance : absolument ! Le mot est crié par toutes les bouches. Mais sûrement que dans toutes les têtes il prend un autre sens.

Dans le même camp de cette alternance, on se hait, s’insulte, se calomnie, et jamais on ne s’autorise même une petite trêve pour affronter l’adversaire commun au moment où il nous assène les coups les plus durs. Au moment où l’armada militaire défonçait le portail de sa proie, menottait femmes, filles et enfants, violentait un patriarche de 90 ans qui ne doit plus rien à un pays auquel il a consacré toute sa vie, les attaques entre les partisans d’Agbéyomé et de l’ANC battaient leur plein sur internet, à la joie jouissive des porteurs de valises de la dictature. Et c’est cela notre lutte.

Celui que nous avons élu dort dans les geôles de l’oppresseur, mais sur Facebook et Whatsapp nous nous insultons. Et nous continuons d’avoir l’indécence d’appeler cette énorme puérilité lutte pour l’alternance ! Quelle bande de vieux plaisantins nous sommes !

David Kpelly
[ 23 Avril 2020 ]

 

 

Arrestation d’Agbeyome : Quelle Bande de Vieux Plaisantins Nous Sommes !

 

Togo : Une nouvelle victime de la Force mixte anti-Covid? Un jeune homme retrouvé mort à Adakpamé.

Le corps sans vie d’un homme a été retrouvé au petit matin du 23 avril dans le quartier Adakpamé à Lomé. La victime, Dodji Koutwati, le visage ensanglanté avec des hématomes, l’œil droit complètement couvert de sang et de sable, a été vraisemblablement battue à mort les soldats de la Force anti-Covid.

U moins trois indices pointent raisonnablement vers une nouvelle bavure des patrouilleurs « anti-covidiens » : 1) les traces de violence évidentes sur le corps de la victime, 2) les actes de barbaries et d’assassinats antérieurs similaires commis sur des citoyens par cette tristement célèbre Force anti-Covid du couple Faure Gnassingbé – Damehame Yark depuis de le début de l’instauration du couvre-feu, et 3) le fait que les seules personnes vivantes dans les rues de Lomé entre 20H et 6H sont les sauvages en treillis de ladite maudite Force mixte anti-covid.

Les proches de la victime et les habitants d’Adakpamé semblent aborder dans le même sens.

Le journaliste Isidore Kouwonou, qui s’est déplacé sur les lieux, a été fortement ébranlé par ce qu’il a vu et entendu. Il fait un récit troublant de sur sa page Facebook :

« Il était 5h55 min ce matin lorsque j’ai été réveillé par un coup de fil. A l’autre bout, j’entendais des pleurs, des lamentations et autres gémissements. La personne qui m’a appelé (un très cher ami à moi), m’a demandé de venir voir ce qui se passe dans son quartier. Lorsque je me suis rendu à Adakpamé, derrière le Centre de santé, j’ai vu le corps sans vie d’un homme étendu au sol, visage ensanglanté.

« Elle l’a tué, la patrouille l’a tué. Les soldats l’ont tué… », criaient les femmes et les jeunes autour du corps et dans tout le quartier. Dodzi, la quarantaine, était sorti la nuit, selon sa femme que je suis allé voir dans leur maison, pour faire ses besoins (ils n’ont pas de toilettes dans la maison et c’est dans une broussaille à l’intérieur d’une clôture abandonnée dans le quartier qu’ils font leurs besoins). Mais malheureusement, il s’était retrouvé nez à nez avec la patrouille. Il n’est pas sorti vivant de cette rencontre.

J’ai rencontré une femme désemparée, perdue, très affectée, qui parfois, prononce des mots dont elle-même ne comprenait même pas le sens. « Cherchez-moi mon mari ! », ne cessait-elle de crier. Mes larmes ont commencé par couler lorsque leur petite fille d’à peine 10 ans a demandé à son oncle : « Où est papa ? ».

J’ai rapidement quitté la maison, parce que mes larmes commençaient par mouiller mon bloc-notes dans lequel je prenais notes de tous ces événements. C’est insupportable, cette scène. Je me réserve de publier l’image du corps sans vie ici.

Quel crime Dodzi a-t-il commis pour être battu à mort ? Parce qu’il n’y a pas de toilettes dans leur maison ? Pourquoi battre à mort un innocent ? Un jour, nous rendrons compte de nos actes. »

La pandémie de Covid-19 a donné des alibis à plusieurs régimes totalitaires d’exercer plus de contrôle sur leurs populations. Le Togo n’y échappe pas. Déjà connu comme la deuxième dictature familiale la plus sanglante au monde, juste après celle du joufflu Kim Jong Un en Corée du Nord, le régime de Faure Gnassingbé étale maintenant plus que jamais ses tares à la place public. Détesté par la grande majorité du peuple, ce régime de Faure se maintient au pouvoir à coup de fraudes électorales et à coup de force brute grace aux Forces Armées Togolaises, un « gang de rue » de sauvages en treillis à la solde des Gnassingbé. Le pauvre Dodji Koutwati vient rejoindre les autres Togolais morts des suites des actes de barbarie de ces animaux de la famille Gnassingbé payés pourtant par le contribuable

Ainsi va le Togo…

Papa Sow, 27avril.com

 

 

Togo : Une nouvelle victime de la Force mixte anti-Covid? Un jeune homme retrouvé mort à Adakpamé.

 

Pourtant… Agbéyomé est Vainqueur

Deux mois déjà… Deux mois de violences verbales et physiques, deux mois d’impostures sur fond d’ignorance et d’invouloir… En réalité, deux mois d’une nouvelle honte nationale orchestrée par la bande à Faure Gnassingbé…

Et pourtant… C’est bien une obligation constitutionnelle –sans même que cela ne leur soit demandé, une prescription qui s’impose exclusivement aux organisateurs de la Présidentielle du 22 février 2020, de produire toutes les données jusqu’au plus petit niveau, urne par urne, bureau de vote par bureau de vote, et sur toute l’étendue du territoire électoral.

Pendant trop longtemps et par, nul ne sait quelle magie, toute la classe politique de l’opposition avait comme consentie à faire le travail de la CENI et du gouvernement, les organisateurs des élections au Togo, faire le boulot de ces deux entités à leur place : la collecte des procès-verbaux des bureaux de vote desquels les représentants des partis politiques et candidats de l’opposition étaient le plus souvent chassés et violentés d’ailleurs…

C’est le défaut par la CENI et le gouvernement de remplir leurs obligations constitutionnelles et celles relevant du droit international qui les y astreint qui, une fois que l’ANC s’est recalée dans le contexte togolais, c’est ça qui fait droit à Agbéyomé Kodjo de prétendre à la victoire et de la réclamer, avec une grande conviction scientifique qui n’a pas besoin d’être 100% des PV. Aucunement…

Au lieu de la victoire, c’est un procès inique qui est servi au gagnant légitime et légal de la Présidentielle, aujourd’hui même, deux mois jour pour jour… Une inculpation et un procès de la honte qui ne peuvent exister que devant une juridiction partiale et aux ordres… Agbéyomé Kodjo ne s’est pas autoproclamé Président ; Agbéyomé Kodjo est bel et bien le Président élu des Togolais…

Les faits de droit, de sociologie, de démographie, de politique et d’Éthique donnent parfaitement raison à Agbéyomé Kodjo. Aussi longtemps que le Togo est concerné, Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo est le gagnant de la Présidentielle du 22 février 2020…

PSA
[22 février 2020 – 22 avril 2020]

 

 

Pourtant… Agbéyomé est Vainqueur

 

Arrêstaton d’Agbéyomé Kodjo : ASSVITO et la LTDH dénoncent une violation des droits de l’homme

L’Association des Victimes de Tortures au Togo (ASVITTO) et la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH), deux organisations de défense des droits de l’homme, dénoncent une violation des droits de l’homme et méthodes foncièrement arbitraires, suite à l’arrestation du président du MPDD, Agbéyomé Kodjo, mardi à son domicile.

Dans un communiqué conjoint en date du 22 avril, les deux organisations ont décrié les conditions rocambolesques dans lesquelles Agbéyomé Kodjo a été arrêté, « après de multiples actes d’intimidation sur les membres de la Dynamique qui le soutient ».

« La LTDH et l’ASVITTO dénoncent fermement l’opération militaire qui a conduit à l’arrestation du président Agbéyomé Kodjo à son domicile ce 21 avril 2020. On dénombre plusieurs arrestations et des personnes violentées dont le prélat de 90 ans qui n’a pas été épargné », lit-on dans le communiqué.

Il est à préciser qu’après la descente musclée des forces de l’ordre au domicile du candidat de la dynamique Kpodzro, les images recueillies sur la toile affichent « une résidence saccagée ».

Des informations font état d’une « violence excessive », exercée par des gendarmes sur des civils qui sont passés à tabac. Pour ces défenseurs des droits de l’Homme au Togo, cette violence inouïe des forces de l’ordre, est « sauvage et inadmissible ».

Au vue de toutes ces « mauvaises exactions », l’Association des Victimes de Tortures au Togo (ASVITTO) et la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH), se demandent si le Togo n’est plus une république.

Les deux organisations invitent « le gouvernement au respect des droits civils et politiques de M. Agbéyomé Kodjo et de toutes les personnes arrêtées en mettant fin à leur détention arbitraire par leur libération pure et simple ».

 

 

Arrêstaton d’Agbéyomé Kodjo : ASSVITO et la LTDH dénoncent une violation des droits de l’homme

 

Gaz lacrymogènes à Adakpamé

Le quartier d’Adakpamé est sous le feu des projecteurs. C’est là qu’a été assassinat Dodji Koutwati, dont le corps sans vie a été découvert ce matin derrière le centre de santé. La colère et l’indignation de la population a provoqué des mouvements dans le quartier.

Il était aux environs de 14 heures lorsque la dépouille de la victime a été conduite à sa dernière demeure. Mais en route pour le cimetière, les jeunes ont promené le cercueil dans tout le quartier en criant la fin du couvre-feu.

Après l’enterrement, les jeunes du quartier sont revenus barricader les voies, brûlé les pneus. « Il n’y a plus de couvre-feu à Adakpamé. On ne tuera plus personne ici », crient-ils face aux forces de l’ordre appuyées par des militaires.

Actuellement dans le quartier d’Adakpamé, c’est la course-poursuite entre les forces de l’ordre qui tirent les grenades lacrymogènes et les jeunes manifestants qui répondent avec des jets de pierres.

 

 

Gaz lacrymogènes à Adakpamé

 

Le corps sans vie d'un homme découvert à Adakpamé : Bavure militaire ?

Émoi, stupéfaction, lamentation, pleures, etc., le corps sans vie d’un homme a été retrouvé ce matin à Adakpamé (Lomé), derrière le centre de santé. Les populations riverains indiquent que c'est la patrouille qui l'a battu à mort la nuit.

Ce jeudi matin, un jeune homme, la quarantaine, a été retrouvé mort, roué de coups, derrière le centre de santé d’Adakpamé, banlieue ouest de Lomé. Il aurait été victime de bavure policière. Notamment de la Force Mixte Anti-pandémique Covid-19.

Selon sa femme que nous avons pu rencontrer, son mari était sorti la nuit pour faire ses besoins dans une broussaille à l’intérieur d’une clôture abandonnée. Car n’ayant pas de lieux d’aisance dans la maison où ils habitent.

Il s'est retrouvé entre la main de la patrouillé qui l'aurait battu à mort. "Il n'y a pas de brigand dans notre quartier. Nous sommes tranquille ici. Notre frère a été tué par la patrouille. Les soldats sont venus à plusieurs reprises dans le quartier ces derniers jours. Ils ont battu des gens. Notre frère a senti le besoin au milieu de la nuit, et il est tombé sur eux. Ils ne lui ont pas laissé la vie sauve. Le crime que nous avons commis, c'est d'être pauvre ?", se demande une femme dans une lamentation.

Et l'oncle de la victime que nous avons rencontré sur les lieux, d'ajouter : "Mon fils, comme tout le monde le dit ici, est un homme calme qui ne parle même pas. C'est sa femme qui m'a appelé ce matin, me disant que son mari est sorti la nuit pour aller faire ses besoins, mais n'est plus revenu se coucher auprès d'elle. Et lorsque ce matin nous avons commencé à le chercher, c'est ici par terre que nous l'avons retrouvé".

Dodji Koutwati, c'est le nom de la victime, a le visage ensanglanté avec des hématomes, l’œil droit complètement couvert de sang et de sable. Il était juste dans un slip, étendu au sol.

"Lorsque nous entendions l'appel au secours, nous avons voulu sortir. Mais comme ce sont les soldats qui tabassent les gens la nuit depuis quelque temps maintenant, on n'a pas pu sortir", a confié un autre habitant de la maison voisine à la victime.

Sa femme et sa fille de huit (08) ans sont inconsolables. La dame fait d'ailleurs des crises répétitives. "Je n'ai que lui", ne cessait-elle de répéter lorsque notre équipe était allé pour l'interviewer. Ce qui était presqu'impossible, vu l'état dans lequel elle se trouve.

Quelques heurs plus tard, une patrouille de jour, arrivé sur les lieux, a essuyé la colère des habitants du quartier qui ont voulu la lapider. Elle a rebroussé chemin, avant de revenir un peu plus tard avec trois autres camions remplis d'hommes en uniforme.

Pour les riverains, c'est la patrouille de la force anti-pandémie qui est l'auteure de ce énième acte abject. Nos investigations se poursuivent pour plus de lumière sur cette affaire. Pour le moment, aucune réaction des autorités sécuritaires.

Nous y reviendrons !

 

 

Le corps sans vie d'un homme découvert à Adakpamé : Bavure militaire ?

 

...Et le mouvement "En Aucun Cas" (aussi) condamne l'arrestation musclée de Dr Kodjo

Devant la presse ce matin, le mouvement "En Aucun Cas" a dénoncé la "forfaiture" qui s'est déroulée dans le domicile d'Agbéyomé Kodjo, mardi dernier. Pour Folly Satchivi et ses amis, c'est Faure Gnassingbé qui doit être arrêté.

DÉCLARATION :
Relative à l'arrestation de Agbéyomé KODJO, de Monseigneur KPODZRO et des membres de la dynamique

Les Togolais assistent depuis quelques jours à des scènes déconcertantes et choquantes, caractérisées par l'arrestation musclée, barbare et sauvage du vrai vainqueur des élections présidentielles, M. Agbéyomé KODJO et de tous ceux qui se trouvaient dans la maison avec lui le 21 avril 2020.

Si jusqu'alors nous nous sommes gardés de prendre d'assaut les rues de Lomé comme le pouvoir s'y attendait ou d'appeler les concitoyens à des rassemblements spontanés, c'est simplement pour ne pas exposer nos frères et sœurs au COVID-19 qui fait ravage partout et qui devrait plutôt constituer la priorité du gouvernement. Mais l'on constate, d'heures en heures, que le gouvernement, au lieu de se ressaisir, persiste dans va volonté suffocante de taire toute forme d'opposition en procédant à l'interpellation et à l'arrestation d'autres leaders politiques et d'opinion.

En effet, alors qu'il rendait, en bon berger, visite aux personnes arrêtées, le vieux archevêque émérite de Lomé (90 ans), Monseigneur Phillipe KPODZRO a été retenu prisonnier jusque tard dans la soirée et soumis à un interrogatoire de plus de deux (2) heures.

Dans la foulée, une convocation est envoyé au directeur de campagne du candidat Agbéyomé KODJO, Président du parti Togo Autrement et à à son Porte-parole Mme Brigitte ADJAMAGBO-JOHNSON. Les deux sont invités, aux termes des convocations respectives reçues, à comparaître ce jeudi 23 avril 2020 à 09H.

Il nous revient également que Monsieur Agbéyomé KODJO, ses filles, l'honorable Targone Sambiri et tous les membres de la dynamique arrêtés sont détenus dans des conditions inhumaines, humiliantes et dégradantes: Monsieur Agbéyomé KODJO se couche à même le sol. Les autres sont assis dans le sable à côté des herbes sauvages.

Le Mouvement En Aucun Cas dénonce et condamne avec fermeté l'attitude provocatrice et dictatoriale du pouvoir en place et demande :

√ Le respect des droits des personnes détenus au SCRIC;
√ La libération de toutes les personnes arrêtés, en l'occurrence M. Agbéyomé KODJO, ses filles et collaborateurs;
√ La suspension de la procédure et l'abandon totale des procédures enclenchées contre eux;
√ La fin du harcèlement Judiciaire et des persécutions dont sont victimes tous les opposants au quatrième mandat de Faure Gnassingbé ;

Le Mouvement En Aucun Cas tient, en outre, à rappeler au Procureur de la République que s'il est des gens qui doivent être convoqués et entendus pour les crimes qu'on reproche à toutes ces personnes, c'est plutôt Faure Gnassingbé et tous ceux qui l'ont aidé à s'autoproclamer Président de la République dans la nuit du 05 février 2005 et à massacrer nos proches et concitoyens.

La justice doit cesser d'être le bras armé de la dictature pour se mettre véritablement au service de la justice et des citoyens victimes d'oppressions et d'injustices. Il y a des dossiers beaucoup plus importantes sur lesquels le ministère public doit accorder toute son attention. Nous pouvons citer, entre autres dossiers, l'assassinat du père de l'indépendance Sylvanus OLYMPIO, le génocide de 2005, l'assassinat de Atsutsè AGBOBLI, de Tavio AMORIN, de Djobo BOUKARI, le massacre de la lagune de bè, l'assassinat des élèves de Dapaong lors de la grève syndical de 2013, le meurtre sanglant du jeune ALABI, de JOJO, des manifestants en 2017 et 2018, le détournement des moustiquaires, des fonds de la CAN et de ceux alloués à la construction de la route Lomé-Vogan, l'incendie criminel des marchés de Lomé et de Kara, etc...

Le Mouvement En Aucun Cas invite, par ailleurs toutes les forces sociales et politiques engagés pour le changement à taire leurs différences et divergences pour se consacrer exclusivement à la défense de la liberté.

Le Mouvement En Aucun Cas demande, à cet effet, au camarade Foly SATCHIVI d'engager des discussions avec l'ensemble de l'opposition et de la société civile pour une réponse collective d'urgence.

Libérez Agbéyomé
Et
Arrêtez Faure

Libérez le député Targone et les membres de la dynamique KPODZRO
et Arrêtez Faure et ses complices.

Fait à Lomé, le 23 avril 2020


 

 

...Et le mouvement "En Aucun Cas" (aussi) condamne l'arrestation musclée de Dr Kodjo

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