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Brouille entre Ouro-Djikpa Tchatikpi et le bureau national du PNP: Qu'est-ce qui s'est vraiment passé?

Samari Tchadjobo
L'ex-conseil spécial du président national du PNP, Ouro-Djikpa Tchatikpi | Photo : DR

Une décision portant décharge de responsabilités circule depuis jeudi soir sur les réseaux sociaux. Il s´agit d´un document officiel émanant du Parti National Panafricain (PNP) d´après l´en-tête du papier. La décision de décharge de responsabilités concerne le désormais ex-conseiller du Président National du PNP, Monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi, qui est démis desdites responsabilités à compter du 31 décembre 2019 pour cause d´indiscipline. Depuis cette nuit du 02 janvier 2020 commentaires, analyses et tentatives de justification des plus passionnés se sont emparés de la toile. Une véritable aubaine pour les détracteurs de la formation politique à l´emblème du cheval qui n´attendaient que ça pour déverser leur haine sur cette formation politique. Ayant voulu en savoir plus, nous avons approché certains responsables du staff dirigeant du Parti National Panafricain. Voici ce qui a conduit à cette décision inattendue:

Après sa libération des geôles du Service des Renseignements et d´Investigation (SRI), Monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi se rend en Allemagne vers la fin du mois de septembre 2019 pour un contrôle sanitaire. Le bureau national du PNP lui reproche, d´avoir, pendant son séjour en Europe, tenu des propos de nature à salir l´image et semer une confusion quant à l´orientation politique du parti, lors de réunions ou d´entretiens entre amis. L´ex-conseiller du président du PNP se serait également rendu en Suède, en Italie et en Suisse pour rencontrer les militants du Parti National Panafricain; initiatives tout à fait normales et louables, si ses supérieurs étaient au courant, lui en avaient donné le mandat ou étaient informés après coup du résultat de toutes ces démarches. Mais Monsieur Ouro-Djikpa n´a daigné informer personne au sein du bureau exécutif de tous ces déplacements, et du contenu des messages passés. Et ce ne sont pas les rappels à l´ordre qui avaient manqué de la part des membres du bureau national de sa formation politique.

Samedi 16 novembre 2019, Ouro-Djikpa assiste à une Assemblée Générale du PNP-Belgique à Anvers, fait un exposé et se fait recevoir, quelques jours plus tard, au siège de l´Union Européenne à Bruxelles. Évidemment au nom du Parti National Panafricain (PNP), évidemment sans mandat de personne et sans compte rendu à personne sur le motif, la teneur des entretiens et sur la ou les personnes avec qui il a parlé. L´information a fuité quand une délégation de la diaspora togolaise cherchait à être reçue auprès de l´Union Européenne à l´issue de la marche organisée par ladite diaspora à Bruxelles le samedi 11 janvier prochain.

De retour au pays, le natif de Yèlivo prend contact avec Messieurs Nathaniel Olympio du Parti des Togolais et Djimon Oré du Front des Patriotes pour la Démocratie pour mettre sur pied ceux qu´ils appellent un « Projet d´Occupation du Terrain ». Ouro-Djikpa se lance donc dans la création d´une nouvelle coalition de l´opposition avec ces deux personnalités à l´insu du bureau exécutif de son parti. D´après nos investigations, Dr Kossi Samah, SG du PNP, après avoir appris que Ouro-Djikpa assisterait à des réunions au nom de leur parti sans leur avis, aurait écrit au moins deux lettres aux Sieurs Djimon Oré et Nathaniel Olympio pour leur signifier qu´ils étaient entrain de travailler avec quelqu´un qui n´a reçu aucun mandat de sa formation politique mère; et que ce qu´ils mettront sur pied n´engagerait pas le PNP. Le Numéro 2 du parti rouge, sur le même sujet, aurait même parlé au téléphone avec le leader du Parti des Togolais, M. Olympio.

Malgré ce rappel à l´ordre, aussi bien en direction des deux chefs de partis, qu´en direction de Ouro-Djikpa, à qui ses supérieurs ont rappelé l´illégalité de l´acte qu´il était entrain de poser, les réunions s´étaient succédé comme si de rien n´était. L´ex-conseiller envoie le document rédigé par les trois pour leur coalition, et dénommé « Projet d´Occupation du Terrain » à un responsable de la Diaspora Togolaise d´Allemagne, à travers lequel il sollicite l´aide de la Diaspora pour son projet; alors qu´il existe bel et bien une représentation du PNP au pays d´Angela Merkel; et n´oublions pas que M. Djikpa agit toujours au nom du Parti National Panafricain.

D´autres conseillers du PNP, en désaccord avec le projet de Monsieur Ouro-Djikpa, l´amènent chez le Secrétaire Général pour une réunion d´explication. Il est mis en minorité et prié de tout laisser tomber. Il fit semblant d´avoir accepté, mais revint à la charge quelques jours plus tard pour annoncer au SG du PNP la tenue imminente, au tout début de janvier 2020, d´une conférence de presse qui porterait sur les fonts baptismaux la nouvelle coalition à trois. C´était la goutte d´eau qui fit déborder le vase. Pour éviter que le comportement de Monsieur Ouro ne fasse de dégâts sur le parti, Dr Kossi Samah décide d´informer qui de droit avant de prendre la décision qui fait aujourd´hui couler beaucoup d´encre et de salive.

Pour la petite histoire, apprenons que Monsieur Ouro-Djikpa n´était pas le seul conseiller du président national du PNP; il y en a beaucoup d´autres; et qu´il ne faisait pas partie du bureau exécutif. Que les choses soient claires, insistent les responsables du Parti National Panafricain: L´ex-conseiller n´est pas exclu du parti. Il a été tout simplement déchargé des responsabilités qui étaient les siennes pour faute grave, comme le ferait tout autre parti politique. Ceux qui critiquent et vilipendent le parti pour avoir démis de ses responsabilités le conseiller du président national, gagneraient à se renseigner sur la manière dont fonctionnent tous les partis politiques au Togo ou ailleurs, ayant des règles et des statuts comme le PNP. Continuer à critiquer et à dénigrer les responsables du Parti National Panafricain sans être allé aux informations, releverait de la pure haine, d´une ignorance criarde des textes régissant les partis politiques et d´une carence intellectuelle.

Et la lettre qui circule sur les réseaux sociaux, portant sur la décision de décharge de responsabilités à l´encontre de Monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi, lui avait été remise par le bureau national qui n´est pas responsable de sa publication sur les réseaux sociaux. Pour terminer, précisons que nous avons plusieurs fois tenté de contacter le concerné lui-même pour savoir ce qu´il en pense; mais à chaque fois nos appels ont été purement et simplement repoussés.

Ci-joint le document, «Projet d´Occupation du Terrain».

Merci aux responsables du PNP, aussi bien en Allemagne, qu´au Togo, qui ont bien voulu nous renseigner!

Samari Tchadjobo
05 janvier 2020
Hanovre, Allemagne
Samari Tchadjibo
Samari Tchadjibo

 

 

Brouille entre Ouro-Djikpa Tchatikpi et le bureau national du PNP: Qu'est-ce qui s'est vraiment passé?

 

Inde : 4 hommes seront pendus pour le viol et le meurtre d’une étudiante

AFP

New Delhi | Un tribunal indien a ordonné mardi l’exécution par pendaison le 22 janvier de quatre hommes condamnés pour le viol et le meurtre d’une étudiante dans un bus de New Delhi en 2012, qui avait à l’époque suscité l’indignation dans le pays et au-delà.
viol et meurtre etudiante inde
La famille Singh s’est dite satisfaite de la décision du juge. « Ce jugement va rétablir la confiance des femmes dans la justice », a déclaré la mère (photo) de Jyoti Singh, Asha Devi, à la presse. « Ma fille va enfin obtenir justice » | Photo : AP

Six hommes avaient été accusés initialement d’avoir pris part à ce crime atroce dans un bus privé, mais l’un d’entre eux a été relâché après une brève détention parce qu’il était mineur, et un autre s’est suicidé avant le procès.

Mardi, le juge Satish Kumar a lancé un mandat ordonnant que les quatre hommes se trouvant dans le couloir de la mort soient exécutés le 22 janvier à 7 h.

La condamnation à la peine capitale avait été confirmée par la Cour suprême indienne en mai 2017.

Les condamnés ont toujours une possibilité de faire appel. Ils peuvent également demander la grâce du président indien.

Jyoti Singh, 23 ans, avait été attaquée en décembre 2012 après être allée au cinéma avec un ami.

Ses agresseurs l’avaient violée à tour de rôle, eux-mêmes et avec une barre métallique, tandis que le bus roulait dans la capitale. Ils l’avaient ensuite abandonnée dans un fossé au bord de la route, son ami roué de coups à ses côtés.

Jyoti Singh était morte des suites de ses blessures deux semaines plus tard à Singapour, où elle avait été transportée pour recevoir des soins spécialisés. Des dizaines de milliers d’Indiens étaient descendus dans les rues pour protester.

Ce drame a entraîné un vaste remaniement des lois concernant les atteintes sexuelles. Il a également engendré un documentaire qui a reçu plusieurs prix et une série sur Netflix.

La famille Singh s’est dite satisfaite de la décision du juge. « Ce jugement va rétablir la confiance des femmes dans la justice », a déclaré la mère de Jyoti Singh, Asha Devi, à la presse. « Ma fille va enfin obtenir justice ».

Badrinath Singh, le père de la victime, a salué une « bonne décision pour l’ensemble du pays ». « Mais notre combat se poursuivra pour les nombreuses autres femmes qui sont dans une situation similaire en Inde », a-t-il ajouté.

Selon la presse indienne, la prison de Tihar, où les quatre hommes sont détenus, a récemment organisé des exécutions factices pour tester le gibet.

Source : AFP

 

 

Inde : 4 hommes seront pendus pour le viol et le meurtre d’une étudiante

 

Pérou : 16 morts dans un accident de la route

AFP

Lima | Au moins seize personnes, dont deux Allemands, ont été tués, et 40 autres blessées dans un accident d’autobus lundi dans le sud du Pérou, ont indiqué les autorités.
accident de la route au perou
L’accident s’est produit sur la principale autoroute côtière qui relie la capitale Lima et Arequipa, empruntée par de nombreux autobus de touristes | Photo : Reuters

Un Espagnol, deux Brésiliens et deux Américains figurent parmi les blessés, selon le ministère de la Santé.

L’accident s’est produit sur la principale autoroute côtière qui relie la capitale Lima et Arequipa (sud), empruntée par de nombreux autobus de touristes.

Deux Allemands, dix Péruviens et quatre autres personnes dont les nationalités n’ont pas été identifiées, figurent parmi les tués, ont précisé lundi soir les services du procureur dans un communiqué.

L’autobus a quitté sa voie et a heurté huit véhicules garés sur le bord de la route, au kilomètre 571 de la route panaméricaine dans la région d’Arequipa, aux premières heures de la journée de lundi.

Les policiers et pompiers ont hospitalisé les blessés dans les villes touristiques d’Arequipa et Nazca.

Parti de Lima, l’autobus se dirigeait vers Arequipa, un voyage de 16 heures.

Les accidents de la route meurtriers sont fréquents au Pérou, en particulier pendant la saison des pluies, mais aussi en raison du mauvais état des routes ou d’une signalisation insuffisante.

En 2019, 1123 personnes ont trouvé la mort dans des accidents de la route au Pérou, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Source : AFP

 

 

Pérou : 16 morts dans un accident de la route

 

Togo : La candidature de Faure Gnassingbé et la Chèvre de Tony Feda

David Kpelly
chevre toby feda candidat contre faure
Photo : DR

Il y a quatre ou cinq jours, lorsque j’ai donné ma position sur le choix du docteur Gabriel Messan Agbéyomé comme candidat unique de l’opposition à la présidentielle de 2020, une candidature qui ne m’a pas convaincu, un compatriote et ami, qui voit plutôt d’un bon œil le choix de l’ancien directeur général du port autonome de Lomé, m’a appelé au téléphone pour m’expliquer son point de vue.

Le choix de Monsieur Agbéyomé, m’a-t-il expliqué, est le seul moyen pour pousser Faure Gnassingbé à renoncer à un nouveau mandat. Selon lui, Faure Gnassingbé et son clan n’ont jamais accepté s’en aller par peur de représailles si le pouvoir tombait entre les mains d’un opposant radical, Jean-Pierre Fabre par exemple. Donc, le choix d’Agbéyomé, ancien baron du RPT devenu un opposant (ou quelque chose de ce genre), ami à beaucoup de caciques du pouvoir accrochés à leurs privilèges, est un bon moyen pour pousser la dictature à lâcher prise.

Je n’ai pas voulu tirer avec lui et lui ai juste fait comprendre qu’on reparlerait après la déclaration de Faure Gnassingbé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat. J’étais persuadé que cette déclaration ne viendrait jamais, puisque j’avais déjà la certitude que le fils d’Eyadema allait se représenter.

Faure Gnassingbé vient de se représenter. Et s’il l’a fait, c’est parce que la milice tribale appelée armée qui a maintenu son père au pouvoir durant 38 ans, cette milice qui l’a intronisé en 2005 dans le sang de milliers de Togo, l’a déjà rassuré qu’elle le maintiendra au pouvoir.

Ni Jean-Pierre Fabre, l’opposant le plus populaire du Togo actuellement, ni Agbéyomé, avec tous ses supposés réseaux ne seront déclarés vainqueurs à l’issue de l’élection du 22 février prochain. Cette élection n’a donc plus aucun enjeu pour nous, militants pour l’alternance au Togo. Aucun !

Mais si nous tenons à y présenter un candidat, je propose celui sur la photo. Cette chèvre blanc-noire a été proposée depuis quelques semaines déjà par le journaliste togolais Tony Feda comme le seul challenger possible de Faure Gnassingbé pour la présidentielle à venir. J’adhère désormais à ce choix.

Habillons cette chèvre, cherchons-lui un slogan, établissons-lui des affiches de campagne et présentons-la. Faure Gnassingbé ne mérite plus aucun Togolais qui se respecte pour l’affronter. Donnons-lui le challenger à son niveau, un challenger qui le vaut !

David Kpelly / FB
David Kpelly

 

 

Togo : La candidature de Faure Gnassingbé et la Chèvre de Tony Feda

 

Togo, Impunité : Le cortège de Faure Gnassingbé tue une jeune fille de 19 ans à Hédranawoé

Liberté Togo
zephania Akator
Zephania Akator | Photo : DR

Dimanche dernier, une rumeur s’est emparée de la toile faisant état d’un supposé congrès extraordinaire du parti Unir à Kara qui devrait entériner la candidature de Faure Gnassingbé. Cette information a été très vite démentie par d’autres personnes. Seulement, une chose était certaine, le « Prince » était attendu à Kara où il devrait s’entretenir avec les Maires, les préfets et d’autres cadres de la région. Alors qu’il se rendait à l’aéroport pour prendre son hélicoptère pour se rendre à Kara, son convoi a malheureusement eu un accident grave en cours de route. Un des véhicules a mortellement « ramassé » une jeune fille au niveau de Hédranawoé.

Il n’est de secret pour personne que les convois de Faure Gnassingbé roulent à vive allure. Malgré les multiples accidents déplorés avec leur lot de victimes, aucune précaution n’est prise pour limiter les dégâts. Ce dimanche matin aux alentours de 10heures, le convoi présidentiel a fait un accident mortel au niveau de l’institut Defitech. La victime rentrait à la maison derrière l’institut privé. Selon les informations, elle s’appelle Akator Zephania et est en 2ème année à la FASEG. Après l’accident depuis 10h c’est vers 19h que la famille a été informée du décès de sa fille que les militaires sont allés déposer à la morgue. Hier matin, il était prévue qu’une délégation de l’Etat-Major se rende dans la maison mortuaire.

C’est l’occasion d’inviter la cellule qui s’occupe des déplacements internes de Faure Gnassingbé à revoir son plan afin de limiter le nombre de victimes. Déjà lorsque les convois passent, la vie s’arrête. S’il faut ajouter à ces pertes de temps, des pertes en vies humaines, alors l’addition devient très salée pour les Togolais.

S.A

Source : Liberté

 

 

Togo, Impunité : Le cortège de Faure Gnassingbé tue une jeune fille de 19 ans à Hédranawoé

 

Agbeyomé fait déjà appel à Fabre

Dans un contexte fait de polémique autour de son choix pour représenter les forces démocratiques à l’élection présidentielle du 22 février prochain, le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), Gabriel Messan Agbeyomé Kodjo se voit obligé de composer avec les autres leaders de l’opposition. Il ne peut d'ailleurs faire autrement.

Sur radio Nana FM ce matin, l’ancien Premier ministre n'a pas hésité à montrer qu'il compte s’appuyer sur le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), Jean-Pierre Fabre pour la victoire du peuple togolais à l’issue de l’élection présidentielle du 22 février 2020. « Jean-Pierre Fabre est incontournable dans toute démarche visant à l’alternance au Togo », a déclaré Agbeyomé Kodjo.

Depuis sa désignation comme candidat unique des forces démocratiques, Agbeyomé Kodjo, selon les indiscrétions, mènerait des tractations pour rencontrer et discuter avec l’ex-chef de file de l’opposition qui était arrivé en seconde position lors de la dernière présidentielle au Togo. Dans tous les cas, M. Kodjo reconnaît avoir besoin des autres pour la réalisation de l’alternance cette année.

« Je ne prétends pas avoir plus d’intelligence que les autres, mais je suis mieux outillé qu’eux, parce que je connais bien les rouages du pouvoir et de l’opposition », a-t-il indiqué avec une teinte d’humilité.

Pour lui, « la victoire du peuple togolais est acquise en 2020 ». Et ce n’est pas Faure Gnassingbé et son régime qui vont l’empêcher. « Même s’il y va, Faure Gnassingbé aura un handicap sérieux : la communauté internationale ne sera pas d’accord pour que le Togo continue d’être une exception en Afrique de l’ouest en 2020 », a-t-il souligné.

Agbeyomé Kodjo appelle donc le candidat non encore déclaré de UNIR à suivre les exemples de Paul Kagame, Alassane Ouattara et Pierre Nkurunziza qui renoncent à se présenter pour un nouveau mandat à la tête de leur pays.
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48 Huumm | Mardi, 7 Janvier 2020 - 18:36

Réponse à 47-UORANG
tu as oublié les Mines et les transports !!!
Il paraît qu' il y a du pétrole á Aneho
47 UORANG | Mardi, 7 Janvier 2020 - 18:34

Réponse à 7-JO
qu' est-ce qu' on va faire? Avaler ou ne pas avaler ?

Moi je pense que si on nous promet le Ministère de la Défense, de L' Economie sur les Finances, la Justice, des Affaires étrangéres etrangéres et de la Communication pour le Chef Dupuy nous pouvons souteni8r le candidat unique de l' opposition.

46 Kapi Ten | Mardi, 7 Janvier 2020 - 18:24

Réponse à 45-GILETS JAUNES
la question est de savoir si l' ANC peut laisser tomber son ego habituel et en sage mettre l' intérêt national au-dessus de tout ?
45 GILETS JAUNES | Mardi, 7 Janvier 2020 - 18:22
vraiment le candidat unique est un rassembleur d' hommes.
Il sait qu' il faut un peu de tout pour faire un monde et il est prêt á travailler même avec Fabre et son parti !
44 7777 | Mardi, 7 Janvier 2020 - 18:15
si le candidat unique de l' opposition est élu l' ancien Chef de FIle peut-il encore faire un discours à la nation en fin d' année?
43 L' AMI de JO & RAY | Mardi, 7 Janvier 2020 - 18:14

Réponse à 42-import export
va apprendre á écrire pilule d' abord avant de faire ces rappels à JO
42 import export | Mardi, 7 Janvier 2020 - 17:35

Réponse à 14-JO
JO si jamais Agbeyomé Kodjo est élu ce sera la fin de l' ANC et je comprends tes soucis en ce moment.
Quand je considère tout ce que vous avez fait je ne sais même pas si on peut parler d' ironie du sort, la plillule de Kpodzro est très très amère á avaler !
- tout le folklore dans les rues et à la plage
- les marches exécutées à Codjindji
- toutes les protestations
- les insultes aux Ministres et autres Ministrons ( terme de l' académicien Dupuy)
- le Carnaval chaque samedi á la plage pendant 5 ans
- les vidéo truquées où devant l' hôtel Ibis vous nous faisiez croire que vous êtes devant la Présidence
- les nombreuses démarches au Quai d' Orsay
- le théâtre de rue pendant 5 ans sans oublier celui de Beniglanto (cimetière)
- la chefferie de file et son refus de reconnaitre certains opposants
- les démonstrations de courroux à l'assemblée Nationale
- la soumission complète de l' ancien chef de file au jeune Tikpi
- la course de Dupuy á Deckon et le gazage de sa voiture
- la fuite de l' ancien chef de file á la vue du dispositif sécuritaire mis en place pour les maifestants
- le millions de manifestants que tu comtais souvent á Deckon
- le point de chute " bafond St Joseph" au lieu de Lomé 2
- le point de chute Agoè-Zongo au lieu de Lomé 2 (Causes = Piles GPS déchargées)
- l' autoproclamation de l' ancien Chef de file comme chef d' état (un état inconnu)
- tournées européennes et fréquentes séances de travail avec des hommes politiques
- toutes les émotions fortes ressenties lorsque Tikpi a failli ravir la vedette à l' ancien Chef de file
- l' envoi de Tikpi en exil en lui faisant croire que vos antennes vous ont sifflé que sa vie était en danger
- plus de vingt morts pendant que l' ancien chef de file conduisait les manifestations de la C14
- toutes ces coalitions.....
- le boycott des recensements malgré les prières de Bawara
- le Fiasco de Conakry
- l' autoproclamation du candidat naturel de l' ANC et contestation du mode de choix par Dupuy
- tous les soutiens discrets du Chef de l' Etat

TOUS CES EFFORTS DE LA PART DE L' ANC POUR FAIRE ELIRE AGBEYOME KODJO ?
JO, la pillule KPodzro est amère très amère mais fais un effort et tu l'avaleras sans problème, je connais ton courage et ta détermination pour l' alternance en 2020.
JO je sais que tu mets les intérêts nationnaux, les intérêts des populations au dessus de tout!
Le jour du scrutin comme un enfant ferme les yeux pour avaler la nivaquine, ferme les yeux et vote Agbeyomé !

VIVE LE TOGO

41 JE MANJE | Mardi, 7 Janvier 2020 - 16:45

Réponse à 21-JO
" c' est moi ou personne !"
n' oublions pas ces mots de la Femmelette
40 KONSEYE DAMI | Mardi, 7 Janvier 2020 - 16:42

Réponse à 20-JO
" inepties, incongruités "

je te suggère de te référer á un dictionnaire des synonymes pour remplacer de temps en temps ces deux mots qui te sont si chers
Pour incomgruité je me permets de te faire des propositions:
Absurdité, affront, barbarisme, faute, gaffe, grossièreté. Le premier et le deuxième ont souvent été par notre cher et ancien chef de file, Maire de Golfe 4 grâce à Agbeyomé KOdjo selon certains
39 KESSION | Mardi, 7 Janvier 2020 - 16:34

Réponse à 7-JO
" En quoi et comment c'est grâce à AGBEYOME que FABRE a été élu maire? (Avant même d'être élu maire, il a été élu conseiller municipal)."


JO comme nous le savons tous pour être, devenir millionnaire il faut détenir posséder le million.

Si tu possèdes déjá 600.000 et que je t' ajoute 400.000 tu deviens millionnaire, n' est-ce pas? Bien mon apport soit inférieur á ton avoir ne peut-on pas dire que c' est grace á moi que tu es devenu millionnaire?

38 Parodie Politique Mardi, 7 Janvier 2020
Il y a plusieurs catégories de togoalais qui se me'fient d' une eventuelle élection d' Agbeyomé KOdjo:
- ceux qui bénéficiaient des "soutiens discrets du CHef de l' Etat" , bien sûr par chef d' état interposé á certains qui annoncent déjà qu' ils ne soutiendront qu' un candidat sorti de leurs rangs
- ceux dont le radicalisme est devenu trop criard et qui hier encore étaient des militants convaincus du RPT et aujourd' hui leaders de l' opposition vraie. Agbeyomé les connait tous et devant lui ils ne peuvent plus jouer à leur théâtre....
- les naifs qui croient que c' est vraiment lui qui a donné l' ordre au Fréau Jardin
- ceux qui croient que le Pouvoir leur revient de droit parce qu' ils ont fait humer la poussière d' argile et de charbon á leurs militants
- ceux qui ont fait des négociations au Quai d' Orsay et rêvent de réaliser leurs ambitions politiques
37 oak oak Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 31-kao kao
c' est déjà fait
36 Peter02 Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 35-Comptage
Bonne question j'ai besoin des références aussi je suis à Singapour.. Je peux soutenir notre candidat à coup de 5million de francs cfa.. J'ai besoin des références sûre merci..
35 Comptage Mardi, 7 Janvier 2020
Chers compatriotes journalistes,

Pourriez vous nous rappeler les comptes ouverts sous l'initiative de Mgr KPODJRO? FONDS DE LIBÉRALISATION DU TOGO 2020.

- Intitulé du compte par pays
- Nom du compte par pays
- Nom de la banque par pays

Vive le Togo libre
34 Comptage Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 33-Peter02
Cher compatriote Peter02, bonnes interrogations!!! RPT-UNIR est sur sa voie.

Nous, assoiffés de la libération du Togo, devons être concentrés sur notre objectif. C'est à dire, accepter notre candidat. Ça doit être notre seule lutte et préoccupation actuelles; et les moyens nécessaires pour sensibiliser le PEUPLE meurtri à cet effet (le langage, les moyens matériels et financiers...).

Vive le Togo libre.
33 Peter02 Mardi, 7 Janvier 2020
Dans tout cas compatriotes pardon répondez moi.. Où est passé UFC de Gilchrist olympio ? On le sens plus et à quand le congrès de lunir et leur choix plusqu'il reste 24h pour déposer la candidature
32 Comptage Mardi, 7 Janvier 2020
Cher compatriote, le choix de Monsieur AGBEYOME pour moi, tout comme d'autres, est une pilule amère. L'histoire est là, et c'est l'histoire qui fait un peuple. Il a été l'un des piliers forts du régime sanguinaire, assoiffé de pouvoir, prêt à tout pour l'honneur en fêtant ses milliards lorsque le peuple mourait de faim. Il faut reconnaître qu'il a un parcours sombre et sulfureux, ce qui fait son impopularité. La forte encrage de l'ANC sur le territoire national s'explique par l'adhésion massive de la vision du parti par le PEUPLE, laquelle consiste à ne pas se corrompre, d'où sa scission d'avec l'UFC (aujourd'hui fort allié du régime sanguinaire), fortement applaudie. Il y a lieu de reconnaître la lutte sans relâche du parti pour l'alternance, avec toutes les conséquences subies. De même que beaucoup d'autres partis de l'opposition.

Chers compatriotes, rappelons nous de l'un de nos slogans "MÊME SI C'EST POUR UN MOUTON, JE LE VOTERAI PLUTÔT QUE DE VOTER UN HUMAIN DE LA SECTE RPT-UNIR".

Alors chers compatriotes, si c'est avec Monsieur AGEYOME qu'il est possible d'obtenir l'ALTERNANCE en 2020, allons y! Les cartes seront bien distribuées par le PEUPLE au moment venu. Je nous invite à ne pas vilipender des propos désobligeants les uns envers les autres. NOUS LUTTONS POUR LA MÊME CAUSE.

Si une pilule est amère, et c'est bien celle là qui est le remède à notre maladie, nous la prenons. ALORS faisons un effort quinquennal supplémentaire à supporter l'un des nôtres même si par moment ses positions nous contrarient. Ne soyons pas dispersés. NE JETONS PAS DE PIERRES A l'ANC, NI AU PNP, NI AUX AUTRES PARTIS dont l'ALTERNANCE EST LE PRINCIPAL OBJECTIF POUR 2020.

Chers compatriotes, fils et fille de ma mère, l'UNITE sera notre force à réclamer notre victoire au cas où il y aurait de fraude. SOYONS SOUDES, SI C'EST POUR LA LIBÉRATION DU PEUPLE, CONCÉDONS. PRENONS LA PILULE AMÈRE POUR NOTRE LIBÉRATION DE LA DICTATURE SANGLANTE.

L'ALTERNANCE, C'EST MAINTENANT.

Vive le Togo libre.
31 kao kao Mardi, 7 Janvier 2020
Le revenant Agbeyome doit compléter son dépôt de candidature avec un certificat d'honnêteté dûment signé par 7 oracles du Togo.
30 Ebizovo Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 28-abawe
hahahah compatriot Abawe á l'époque Kpodzro etait encore jeune de 5 ans et ne pouvais pas faire ce cauchemar de dans lequel il avait vu Agbeyomé president hahaha
Du n'importe quoi dans ce pays,si c'est pas faure qui vole les elections ,c'est un opposant qui sait lui meme qu''il n'obtiendrait pas 1/100 des suffrages qui veut á tout prix etre candidat unique et va jusqu'a tendre la main á celui qui fait plus de 10 fois le poids de son electora.Vraaaaaaaaaaaaaaiment quell pays?
29 Ebizovo Mardi, 7 Janvier 2020
si ce pays etait un pys normal comment Agbeyomé qui ne represente meme pas 1/100 de l'electora Togolais peut faire appel á Fabre un des poids de l''opposition?
si ces opposant ne sont pas á la recherche de leur gain personnel comment peut on expliquer ca si bien que Agbeyomé lui meme sais que s'il va sans l'accord de l'opposition on ne votera pas pour lui.Alors pourquoi ne pas faire ce sacrifice et laisser ceux qui font le poids dans l'electora aller faire face á faure?
Bref chacun veut faire parler de lui au leiu de faire parler le peuple.
28 abawe Mardi, 7 Janvier 2020

Apparenment, Mgr Kpodzro ne savait pas que les "dieux" avaient déjà choisi son candidat unique depuis 2015

 

 

Agbeyomé fait déjà appel à Fabre

 

Présidentielle 2020 : La C14 prend acte du choix d'Agbeyomé Kodjo

Le président du MPDD, Agbéyomé Kodjo a été choisi candidat unique des forces démocratiques par l’archevêque Emérite de Lomé Mgr Kpodzro, dans le cadre de la présidentielle du 22 février prochain. La C14 a affirmé prendre acte de ce choix.

La C14, dans un communiqué, a indiqué que la démarche de la candidature unique initiée depuis plusieurs mois par Mgr Philippe Fanoko KPODZRO, Archevêque Émérite de Lomé, s’est achevée, le mardi 31 Décembre 2019 par la désignation de Gabriel Messan Agbéyomé KODJO comme candidat unique des Forces démocratiques à la prochaine élection présidentielle au Togo.

A cet effet, « La C14 prend acte de la désignation de Monsieur Gabriel Messan Agbeyomé KODJO comme candidat issu du processus conduit par Monseigneur KPODZRO », lit-on dans le communiqué signé par la coordonnatrice Mme Adjamagbo-Johnson.

Dans le contexte d’une possible alternance à la prochaine présidentielle, la C14 revient sur la lutte collective pour l’amélioration du cadre électoral, de meilleures conditions de transparence lors des prochaines élections.

« En outre, pour la C14, le combat pour l’obtention des meilleures conditions de transparence des prochaines élections autour d’un candidat consensuel reste entier et doit être une préoccupation commune de tous ceux qui sont attachés à la réalisation de l’alternance en 2020. Elle lance un appel vibrant à tous les Togolais de l’intérieur et de l’extérieur à faire de ce combat une priorité dans les jours à venir », poursuit le communiqué.

Par ailleurs, nombreux sont ces voix qui s’élèvent contre la désignation de Agbéyomé Kodjo comme candidat unique des forces démocratiques. Certains parlent d'une manipulation du prélat.

Pour sa défense, l’Archevêque Emérite de Lomé a laissé entendre qu’il n’a pas été manipulé, mais c'est un choix divin.

« Je suis parti au Bénin et les journalistes béninois m’ont dit : Mgr les Togolais sont-ils aveugles ? Il y a Agbeyome Kodjo qui est l’homme le plus préparé. Et cela m’a conforté dans l’inspiration que je reçois du Seigneur pour dire que c’est lui qu’il faut choisir », a-t-il indiqué.

 

 

Présidentielle 2020 : La C14 prend acte du choix d'Agbeyomé Kodjo

 

Les "Forces du consensus démocratique" relèvent les manquements graves du processus électoral

Réunies les 3 et 4 janvier derniers à Lomé, les "Forces du consensus démocratique", après analyse de la situation sociopolitique du pays, notamment du processus électoral en cours, ont décidé de faire barrage aux dysfonctionnements dans les préparatifs pour la présidentielle. Lire la déclaration !

DECLARATION DES FORCES DU CONSENSUS DEMOCRATIQUE

Nous, forces du consensus démocratique, composées de partis politiques, d’organisations de la société civile, de candidats à l’élection présidentielle, de citoyens sans étiquette, réunies à la Maison de la santé à Lomé les 3 et 4 janvier 2020, à l’initiative du Front Citoyen Togo Debout, avons décidé d’échanger sur la situation actuelle en vue de donner une chance à notre pays de bénéficier d’élections transparentes et crédibles en 2020.

A l’analyse, un constat s’impose : celui d’une diversité d’appréciations sur les options de candidature multiple ou unique. Par-delà cette diversité, les organisations de la société civile, les partis politiques et les candidats à l’élection présidentielle de 2020 se sont néanmoins prononcés sur le processus électoral en cours qui n’offre pas de garanties de transparence permettant de faire une confiance absolue aux résultats issus des urnes.

Les participants à la rencontre de ces deux jours, prenant conscience de tous ces éléments et après avoir analysé les mesures prises par le Gouvernement, à la lumière des standards internationaux en matière électorale et avec l’appui des expériences nationales antérieures, ont décidé de mutualiser leurs ressources en vue de faire barrage aux dysfonctionnements prévisibles dans l’organisation des élections, notamment en mettant au point un ensemble de stratégies communes, dont la première est d’adresser les demandes suivantes au Gouvernement :

- Mettre, d’ici à fin janvier, à la disposition des organisations de la société civile, des partis politiques et des candidats le fichier électoral audité par des experts indépendants qui va servir à l’élection présidentielle.
- Publier immédiatement le nombre exact de bureaux de vote et leur localisation géographique précise sur l’ensemble du territoire national afin d’éviter les bureaux de vote fictifs.
- Demander au Gouvernement de permettre l’authentification des bulletins de vote par la signature de deux délégués de tendances différentes.
- Demander à la CENI de donner la possibilité à toutes les organisations de la société civile du Togo qui le souhaitent de pouvoir déployer des observateurs sur le territoire national.
- Procéder à l’affichage et à la proclamation des résultats bureau de vote par bureau de vote conformément à l’article 101 du code électoral.
- Revoir la situation actuelle de la Cour Constitutionnelle, installée dans la précipitation le 30 décembre 2019 et qui est dans une illégalité totale, alors qu’elle doit être garante de la légalité de tout le processus électoral.

Les forces du consensus démocratique, malgré le contexte sociopolitique difficile caractérisé notamment par la militarisation injustifiée et à des fins politiques de certaines régions administratives du Togo, continuent de croire à l’alternance par les urnes et demandent à tous les citoyens togolais de toutes les ethnies et de toutes les religions de saisir 2020 comme une année décisive pour opérer le changement tant attendu. Et parce que l’intérêt national, le bien-être de tous est au centre des préoccupations, les forces du consensus démocratique demandent à la population de rester vigilante et prête à défendre son droit au vote et son droit à la vérité des urnes. Elles demandent par ailleurs à la diaspora togolaise de poursuivre sa contribution à la lutte de libération en s’inscrivant dans le code de bonne conduite qui sera publié.

Parce que l’amélioration des conditions de vie de tous les Togolais est le premier enjeu des prochaines élections, les forces du consensus démocratique demandent aux différents partis politiques et aux candidats de ne pas se tromper d’adversaire et de rester unis dans la mise en œuvre de stratégies gagnantes en respectant un code de bonne conduite qui nous permet de donner une réelle chance à l’alternance.

Peuple togolais, l’heure de la remobilisation a sonné si tu veux que 2020 réponde à tes aspirations profondes.

Peuple togolais l’heure de dire à tout notre continent que tu n’es pas un peuple éternellement assujetti a sonné ; lève-toi comme un seul homme pour défendre ta liberté et ton droit d’être un peuple heureux, vaillant et déterminé. Oui seule la détermination est notre arme de combat.

Peuple togolais, ne cède pas alors au découragement, en disant que la lutte est longue ou que tel responsable politique a posé tel acte ou tel autre. Le pouvoir est entre tes mains et uniquement entre les mains des citoyens que nous sommes, et la démocratie est le pouvoir des citoyens.

Prenons tous ce pouvoir et utilisons le pour donner un nouveau sens à notre histoire collective car plus rien ne sera comme avant. 2020 doit être une année décisive, l’année de la victoire du peuple et non d’un clan contre un autre. Pour cela nous demandons expressément à la jeunesse de prendre ses responsabilités en s’impliquant dans le processus électoral.

Parce qu’aucun d’entre nous ne peut parvenir seul à cette victoire, nous demandons à tous les hommes et femmes de bonne volonté, appartenant à des régions, ethnies et religions différentes mais ayant tous soif de liberté et de bonheur de rejoindre les forces du consensus démocratique pour concrétiser enfin les vœux de nos aïeux : faire du Togo l’Or de l’humanité.

LA LUTTE CONTINUE ET LA VICTOIRE EST AU PEUPLE.

Fait à Lomé le 4 janvier 2020

Les Forces du consensus démocratique

 

 

Les "Forces du consensus démocratique" relèvent les manquements graves du processus électoral

 

Le premier bébé de l’année 2020 est né au CMS Baguida

Le tout premier nouveau-né de la nouvelle année est venu au monde au CMS (Centre médico-social) de Baguida,13 km environ à l’est de Lomé.

De sexe masculin, né le 1er janvier à 00 h14 minutes, le bébé a été accouché par Solim Yabga, sage-femme d’État au CMS de ce quartier périphérique de la capitale togolaise qui, selon la légende, a été créée à la fin du XVIIè siècle par Sani, un chasseur venu de Bè, un autre quartier populaire de Lomé. Le nouveau-né pèse 3kg250g.

Un autre bébé a vu le jour dans les premières minutes de l’année, mais cette fois-ci au CMS D de Korbongou, une localité située à 13 km de la ville de Dapaong, dans la région des Savanes au nord du pays.

Des événements célébrés par le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique avec l’appui de l’UNFPA TOGO (Fonds des Nations Unies pour la population), à travers des cadeaux offerts aux mamans, aux bébés et aux sages-femmes qui accompagnent la mère et le nouveau-né et contribuent considérablement à la réduction des décès maternels.

D'autres naissances seront également enregistrées au cours de l’année. Une façon pour l’UNFPA Togo de se conformer non seulement aux directives de UNFPA et de ICM de faire de 2020, l’année de Sage-Femme.

Edem A.

 

 

Le premier bébé de l’année 2020 est né au CMS Baguida

 

Faure Gnassingbé, un « candidat incontestable et incontesté »

Tout porte à croire que c’est un faux mystère qui entoure la candidature de Faure Gnassingbé à la présidentielle du 22 février prochain. Puisque visiblement, tout le monde à l’Union pour la République (UNIR, parti au pouvoir) sait que le « champion » est candidat à cette élection.

En tout cas, ce n’est pas Christian Trimua, ministre en charge des Droits de l’Homme qui dit le contraire. Faure Gnassingbé est un « candidat incontestable et incontesté », a-t-il déclaré sur le plateau de New World TV ce dimanche. « Par ce que s’il est candidat, il va gagner », a-t-il ajouté.

A l’en croire, c’est Faure Gnassingbé qui a la vision de développer le Togo. Et c’est ce qu’il fait depuis 2005, année où il a pris le pouvoir dans des conditions qu’on sait.

« La question de la candidature se situe à deux niveaux à savoir, le choix des militants du parti et l’autodétermination du candidat choisi. Donc c’est au Président de la République de déclarer sa candidature », a souligné Christian Trimua.

Ce dernier demande à l’opposition de chercher à négocier avec le chef de l’Etat, afin qu’il renonce à sa candidature. Pour lui, seul le parti au pouvoir incarne l’alternance.

« Nous avons alterné à tous les niveaux. Le gouvernement togolais compte aujourd’hui 27 ministres et peu de ces ministres ont fait le système ancien. L’alternance politique consiste à faire l’alternance au niveau des hommes, avant de parler de l’alternance au niveau du système. Parce que ce n’est pas le système qui réfléchit, mais c’est les hommes qui réfléchissent dans le système », a-t-il indiqué.

 

 

Faure Gnassingbé, un « candidat incontestable et incontesté »

 

Togo Debout et Synergie-Togo saisissent Faure Gnassingbé sur le caractère anticonstitutionnel de la Cour constitutionnelle

Sept (07) des neuf (09) membres de la Cour constitutionnelle ont prêté serment devant Faure Gnassingbé la semaine dernière. Il reste les deux membres que devrait nommer le Sénat. Or le Togo ne dispose pas encore de Sénat. Sur le sujet, le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) et Synergie-Togo réagissent et saisissent Faure Gnassingbé sur l'illégalité de la Cour constitutionnelle telle qu'elle se présente aujourd'hui. C'est à travers une lettre ouverte.

Lomé, le 06 Janvier 2020
A
Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE
Président de la République togolaise,

Lomé-TOGO


Objet : L’actuelle Cour Constitutionnelle est anticonstitutionnelle !
Monsieur le Président de la République,

Le 30 décembre 2019, vous avez dirigé, à la Présidence de la République, la cérémonie de prestation de serment des « nouveaux membres » de la Cour Constitutionnelle, conformément aux dispositions de la Loi portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle.

Cet acte hautement politique, reste juridiquement encadré et tout le processus devant y aboutir doit, scrupuleusement, se conformer aux dispositions de notre LOI FONDAMENTALE.

En effet, Monsieur le Président de la République, et nonobstant cette cérémonie, la Cour Constitutionnelle n'existe pas. Celle que vous venez d'installer est anticonstitutionnelle ; d’une part parce que la procédure qui a abouti à la mise en place de cette Cour constitutionnelle ne respecte pas les dispositions de l’article 92 de la Constitution. La Cour constitutionnelle est d’autre part anticonstitutionnelle parce qu’aux termes des dispositions de l'article 100 de la Constitution en vigueur, la Cour Constitutionnelle est composée de neuf (09) membres. Mais à cette cérémonie, vous avez reçu seulement le serment de sept (07) « membres ». Où sont les deux (02) autres !

L’organe qui en est le résultat n’est donc pas une Cour Constitutionnelle ; ni au sens des articles 92 et 100 de la LOI FONDAMENTALE de la République Togolaise d’une part, ni au sens de la LOI ORGANIQUE N°2004-004 du 1er mars 2004 portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle, d’autre part.

Car pour servir les besoins de la cause, cette loi organique qui fonde votre démarche du 30 décembre 2019, a été opportunément modifiée le 23 décembre 2019, soit une semaine avant la prestation de serment des « membres » de la Cour Constitutionnelle.

Cinq (5) raisons expliquent ainsi l’illégalité et partant la nullité de la cérémonie de prestation de serment du 30 décembre 2019 :

1. La cérémonie de prestation de serment que vous avez présidée le 30 décembre 2019 est nulle et de nul effet, car fondée sur une loi organique anticonstitutionnelle, dépourvue de décret d’application, donc elle-même nulle.

En effet la modification de la LOI ORGANIQUE N°2004-004 du 1er mars 2004 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle a été faite en violation de l’article 92 de la CONSTITUTION TOGOLAISE DE LA IVème REPUBLIQUE dont l’alinéa 1 dispose que :
« Les propositions ou projets de lois organiques sont soumis à la délibération et au vote de l'Assemblée nationale à l'expiration d'un délai de quinze jours après leur dépôt. »

Selon l’alinéa 2 du même article 92 de la constitution, « Les lois organiques ne peuvent être promulguées qu'après la déclaration par la Cour constitutionnelle de leur conformité à la Constitution ».

Des questions se posent alors à ce stade :

­ La loi organique adoptée le 23 décembre 2019 a-t-elle été soumise à l’ancienne Cour constitutionnelle pour déclaration de sa conformité à la constitution ?

­ Si oui, à quelle date ? Comment se fait-il dans ce cas que la Cour constitutionnelle - qui selon l’article 104 de la constitution, « est la juridiction chargée de veiller au respect des dispositions de la Constitution » - n’ait pas, dans ces circonstances, relevé le manquement aux prescriptions de l’article 92 de la constitution ?
­
­ Enfin, selon l’article 51 de cette « Loi organique », « Les modalités d’application de la présente Loi Organique sont déterminées par décret en Conseil des Ministres ».
­
Or il se fait qu’entre le 23 et le 30 décembre 2019, à notre connaissance aucun Conseil des Ministres n’a eu lieu, donc il n’y a pas de décret d’application. Comment, suivant quelles modalités cette Loi a-t-elle finalement trouvé application ?

2. Par ailleurs, la loi organique (ancienne comme nouvelle) qui organise le serment des membres de la Haute Juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle renvoie toujours et constamment à l’article 100 de la LOI FONDAMENTALE en ce qui concerne le nombre de personnes devant la composer. Il est donc clair qu’aucune prestation de serment de la Cour Constitutionnelle ne peut être faite, et valablement reçue par vous, tant que tous les neuf (09) membres prévus par cet article ne sont pas élus.

En acceptant d’installer une institution de cette envergure, alors que ses membres ne sont pas au complet, vous confirmez que le Togo n’est pas un Etat de droit démocratique, et que certaines lois y sont faites pour une catégorie de citoyens seulement, alors que d’autres lois sont taillées sur mesure pour une minorité de citoyens privilégiés. Le tout donc en violation des articles 1er, 2, 92 et 100 de la constitution togolaise .

3. L’article 3 de la LOI ORGANIQUE N°2004-004 du 1er mars 2004 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle dispose :

« Avant d’entrer en fonction, les membres de la Cour constitutionnelle prêtent serment au cours d’une cérémonie solennelle d’installation devant le Président de la République, en présence du Président de l’Assemblée nationale et du Président du Sénat… »

Nous savons tous que les sept membres de votre la Cour constitutionnelle n’ont pu prêter serment en présence du Président du Sénat, puisque le Sénat n’existe pas. Ceci constitue un autre manquement grave à la loi organique sur la Cour constitutionnelle, cette loi organique dont on ne sait à ce jour si elle est promulguée, dans sa nouvelle version, malgré les multiples violations de la constitution sur laquelle la Cour constitutionnelle et vous-même avez fermé les yeux.

4. Or l’alinéa 2 de l’article 7 de cette même loi organique sur la Cour constitutionnelle dispose que :

« Tout manquement aux obligations prescrites par la présente loi organique constitue un acte de forfaiture ».

Ceci nous ramène dangereusement aux modifications constitutionnelles du 6 février 2005, qui ont eu lieu en période de vacance de pouvoir, en violation de l’article 144 de la Constitution ; le Président de la République prêtant serment le 7 février, sur la constitution qu’il avait promulguée la veille, soit avant son entrée en fonction.

5. La possibilité organisée par la Loi organique pour une Cour de fonctionner en l’absence de quelques-uns de ses membres, ne peut être confondue avec l’acte de création qui ne saurait souffrir d’aucune dérogation.

Monsieur le Président, pour le Front Citoyen « Togo Debout » et pour Synergie-Togo, en acceptant, juste pour les besoins d’une élection et afin de satisfaire les intérêts politiques de votre parti, de recevoir le serment des membres de la Haute Juridiction dans ces conditions, vous confirmez que notre pays est loin d’être un Etat de droit ; à moins que nous-mêmes, nous ne comprenions pas l’esprit des lois que nous nous donnons, ou que nous ne nous les donnons que par complaisance ou par pure fantaisie.

Il nous semble donc primordial de porter ci-après à votre attention, les éléments d’information documentant les cinq (5) manquements graves relevés ci-dessus.

Monsieur le Président de la République, il n’a pu échapper au « garant du respect de la constitution » que vous êtes, selon l’article 58 de la constitution, que le délai de quinze jours prescrit par l’article 92 de la LOI FONDAMENTALE n’a pu être respecté.

En effet, selon un communiqué du gouvernement daté du 13 décembre 2019, vous avez eu « une audience et des échanges avec les présidents des institutions de la République afin de faire le point sur l’état d’avancement du processus électoral ». Au terme de cette audience, vous avez instruit le gouvernement « de prendre les dispositions nécessaires pour le renouvellement de la Cour constitutionnelle, conformément aux réformes constitutionnelles et institutionnelles du 15 mai 2019 ».

Comme vous le savez, le Premier Ministre, Mr Selom KLASSOU a signé dès ce 13 décembre 2019, l’exposé des motifs d’un projet de relecture de la loi organique sur la Cour constitutionnelle, projet adopté par le Gouvernement. Selon cet exposé des motifs, le projet de loi organique propose la refondation de la loi organique sur la Cour constitutionnelle, objectif fort louable compte tenu des modifications importantes introduites par la réforme constitutionnelle du 8 mai 2019 concernant la composition de la Cour constitutionnelle, ses prérogatives ainsi que la durée du mandat de ses membres. Le Rapport de l’étude au fond du projet de loi organique est daté du 19 décembre 2019 soit six (6) jours à peine après le dépôt présumé du projet sur le bureau de l’Assemblée nationale, si l’on suppose que ce dépôt a été fait le jour même de l’adoption de l’exposé des motifs par le gouvernement. Le vote de cette loi organique ayant eu lieu le 23 décembre de la même année, au maximum, dix jours le séparent de l’adoption par le gouvernement le 13 décembre 2019 de l’exposé des motifs du projet de loi organique sur la Cour constitutionnelle du vote de la loi organique.

Monsieur le Président de la République, il est certain, dans ces circonstances, que le délai et les procédures prescrits par l’article 92 de la constitution n’ont pu être respectés, ce qui est grave, s’agissant de « la plus haute juridiction de l'État en matière constitutionnelle », laquelle, selon l’article 104 de la constitution :

« Juge de la régularité des consultations référendaires, des élections présidentielles, législatives et sénatoriales, statue sur le contentieux de ces consultations et élections, est juge de la constitutionnalité des lois ».

L’alinéa 2 du même article 92 de la constitution ordonne la déclaration par la Cour constitutionnelle de la conformité à la Constitution des lois organiques avant leur promulgation qui relève de vos attributions. Or il est plus que certain que la loi organique sur la Cour constitutionnelle adoptée le 23 décembre 2019 est le fondement de la désignation et de la prestation de serment de sept des neuf membres de la Cour constitutionnelle qui a eu lieu le 30 décembre, soit une semaine plus tard.
En effet, l’exposé des motifs du projet de loi organique précise le caractère impérieux de la révision de cette loi organique eu égard à la révision constitutionnelle de mai 2019 .

C’est donc bien que la loi organique modifiée le 23 décembre 2019 qui fonde votre démarche du 30 décembre 2019. Et elle aurait été, préalablement à cette cérémonie de prestation de serment et dans un délai d’une semaine, soumise à l’avis de la Cour constitutionnelle avant d’être promulguée, ce dont il est permis de douter, compte tenu des délais.

En tout état de cause, Monsieur le Président de la République, dans son ancienne comme dans sa nouvelle version, aux termes des dispositions de l’article 2 de LOI ORGANIQUE portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle, « Les membres de la Cour Constitutionnelle sont nommés ou élus conformément aux dispositions de l’article 100 de la Constitution ».

Et l’article 3 de poursuivre :

« Avant d’entrer en fonction, les membres de la Cour Constitutionnelle prêtent serment au cours d’une cérémonie solennelle d’installation devant le Président de la République, en présence du Président de l’Assemblée nationale et du Président du Sénat dans les termes suivants : « Je jure de bien et fidèlement accomplir mes fonctions en toute impartialité dans le respect de la constitution, de garder le secret des votes et des délibérations, de ne prendre aucune consultation sur les questions relevant de la compétence de la Cour Constitutionnelle. »

Si la Loi organique qui organise le serment des membres de la Haute Juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle renvoie toujours et constamment à l’article 100 de la LOI FONDAMENTALE (Cf. aussi article 11 de la ladite LOI, même dans sa nouvelle formulation après la relecture du 23 décembre 2019 ), il est plus que clair qu’aucune prestation de serment ne peut être faite et valablement reçue par vous si tous les neuf (09) membres ne sont pas élus, et qui plus est en l’absence du Président du Sénat.

En outre, si cette même Loi organique prévoit la possibilité de remplacer les membres de la Cour Constitutionnelle lorsque l’occasion se présente, c’est parce que cette Institution-norme ne doit souffrir d’aucune carence ou d’aucune infirmité, dans sa composition que dans son fonctionnement. Car, l’organisation et le fonctionnement d’un organe ou d’une institution sont intimement liés, en sorte que si elle est mal composée, mal organisée, elle risque forcément un dysfonctionnement.

Institution-norme et organe collégial, la Cour Constitutionnelle n’est pas une équipe gouvernementale, elle n’est non plus une commission politique, administrative quelconque qu’on peut nommer, composer et compléter ensuite. NON Monsieur le Président de la République, il s’agit, au sens de l’article 99 de notre Constitution, de « la plus haute juridiction de l'Etat en matière constitutionnelle, du juge de la constitutionnalité des lois, de la garante des droits fondamentaux de la personne humaine et des libertés publiques, de l'organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l'activité des pouvoirs publics » ; en somme, de l’ « INSTITUTION des institutions ». Son cadre d’installation doit de ce fait être à l’abri de toute manipulation et de toute instrumentalisation.

Selon votre entourage immédiat, le vote par l’Assemblée Nationale le 23 décembre 2019 de la Loi portant modification de la Loi Organique sur la Cour Constitutionnelle aurait réglé cette carence ! Mais il n’en est rien en réalité.

Car, à la lecture de l’Exposé des motifs du Projet de loi organique sur la Cour Constitutionnelle adopté par le Gouvernement le 13 décembre 2019 et du Rapport de l'étude au fond dudit projet produit par la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale , on se rend compte qu’il s’agissait en réalité d’un scénario destiné à tromper la vigilance de l’opinion nationale et internationale quant à la réalisation des réformes, et plus particulièrement celle concernant la recomposition de la Cour Constitutionnelle préconisée par la loi portant révision constitutionnelle promulguée et publiée au Journal officiel de la République depuis le 15 mai 2019.

Au demeurant, pourquoi nous précipitons-nous si les réformes institutionnelles ont pour objectif de combler le déficit démocratique, grâce à des bases, des normes et des institutions justes dans l’intérêt du peuple souverain ?

Le 21 décembre 2019, SYNERGIE-TOGO et le Front Citoyen « Togo Debout », soucieux de cet intérêt de notre peuple toujours désabusé par l’autorité politique, faisaient observer, dans une déclaration, que « même si le gouvernement doit suivre vos instructions et prendre des dispositions nécessaires pour le renouvellement de la Cour Constitutionnelle comme l’indique le communiqué du gouvernement du 13 décembre 2019, il ne peut le faire que dans la légalité, c’est-à-dire dans le respect et conformément aux dispositions normatives en vigueur », dans la mesure où, en droit togolais, ce communiqué n’a pas fondement juridique. Et suivant ces dispositions normatives en vigueur, la Cour Constitutionnelle est composée de neuf (09) membres.

La préoccupation n’est pas juste de forme ; elle est fondamentale. En effet, selon l’article 25 de la révision intervenue le 23 décembre 2019 :

« La Cour constitutionnelle se réunit sur convocation de son Président. En cas d’empêchement du Président, la Cour dispose conformément à son règlement intérieur. Elle peut également se réunir à la demande du tiers (1/3) de ses membres. »

Comment, sans aucune autre précision, déterminer les 1/3 des membres de la Cour pour la tenue régulière de ses réunions lorsque son Président et le plus âgé de ses membres présents venaient à être empêchés ? Cela est de nature à enlever aux autres membres de la Cour leur réel pouvoir, et donc l’indépendance qu’ils doivent revêtir, et par voie de conséquence, à les rendre tributaires du Président de la Cour, nommé par le Président de la République, alors qu’en cas de partage de voix ce Président dispose déjà d’un pouvoir prépondérant en matière décisionnelle.

Pour assurer de manière républicaine les attributions conférées par la Constitution en matière consultative, juridictionnelle (contentieux électoral et référendaire, contrôle de constitutionnalité), politique (constat de la vacance de la fonction présidentielles), la Cour Constitutionnelle ne doit pas être privée de certains de ses « bras valides », alors même que ses décisions ne sont susceptibles d’aucun recours et s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités civiles, militaires et juridictionnelles.

En outre, aucun amalgame ne doit être fait entre les dispositions de l’article 100 de la Constitution et celles de l’article 24 de la Loi Organique portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle qui dispose que :
« Les décisions de la Cour constitutionnelle sont rendues à la majorité de ses membres. En cas de partage de voix, celle du président est prépondérante ».

Rappelons-le avec insistance, la possibilité organisée par la Loi organique pour une Cour de fonctionner en l’absence de quelques-uns de ses membres, ne doit pas être confondue avec l’acte de création qui ne saurait souffrir d’aucune dérogation.

Car à l’évidence, avant de fonctionner, c’est-à-dire de juger du quorum nécessaire à la régularité de la tenue ses audiences, de ses réusions, et à la validité de ses délibérations, la Cour Constitutionnelle doit exister. La règle fonctionnelle du quorum ne peut couvrir ni suppléer à la légalité existentielle de la Cour Constitutionnelle. Et c’est d’ailleurs très simple ; avant de fonctionner, l’institution doit exister.

Ce faisant, vos juristes conseils vous auraient induit en erreur en vous faisant croire en une confusion entre la création ou la constitution d’une institution, et les conditions de fonctionnement de cette institution. Et en votre double qualité de garant et défenseur de la Constitution, il est important d’y remédier.

En effet, Monsieur le Président de la République, l’article 58 de la Constitution fait de vous « ---le garant du respect de la Constitution », et avant que vous n’entriez en fonction, vous avez prêté serment devant la Cour Constitutionnelle, légalement constituée, et réunie en audience solennelle, en ces termes, conformément à l’article 68 de la même Constitution :

« Devant Dieu et devant le peuple togolais, seul détenteur de la souveraineté populaire,
Nous, Faure Essozimna GNASSINGBE, élu Président de la République conformément aux lois de la République, jurons solennellement :
- De respecter et de défendre la Constitution que le Peuple togolais s'est librement donnée ;
- De remplir loyalement les hautes fonctions que la Nation nous a confiées ;
- De ne nous laisser guider que par l'intérêt général et le respect des droits de la personne humaine, de consacrer toutes nos forces à la promotion du développement, du bien commun, de la paix et de l'unité nationale ;
- De préserver l'intégrité du territoire national ;
- De nous conduire en tout, en fidèle et loyal serviteur du peuple ».


Vous êtes donc redevable au peuple togolais et à la Constitution, dont vous êtes à la fois garant et défenseur, à plus d’un titre.

Dans la déclaration conjointe rendue publique le 21 décembre 2019 et intitulée « Togo : un processus électoral déjà frappé du sceau de l’illégalité », le Front Citoyen « Togo Debout » et Synergie-Togo écrivaient ceci :

« Dans un empressement difficile à comprendre, les députés ont, au cours de la révision constitutionnelle de mai 2019, abrogé l’article 155 qui permettait à l’Assemblée nationale d’exercer provisoirement les compétences dévolues au Sénat pour la désignation des membres de la Cour Constitutionnelle. »

La Session parlementaire de mai 2019 portant modification des dispositions des articles 13, 52, 54, 55, 59,60, 65, 75, 94, 100, 101, 104, 106, 107, 108, 109, 110, 111, 115, 116, 117, 120, 125, 127, 128, 141, 145,155 et 158 de la constitution du 14 octobre 1992, tenue presqu’à huis clos et dans la précipitation, a sans doute commis une erreur ou une maladresse , peut- être voulue par la Providence parce que le chemin emprunté ne rimait guère avec la volonté du peuple qui, dit-on souvent, est celle de Dieu.

Vous devez alors assumer cette erreur, pleinement et positivement, et en toute responsabilité, prendre vos dispositions pour engager courageusement et en toute humilité une transition permettant de remettre notre Cher Togo, l’Or de l’humanité, sur le chemin de la démocratie, de l’Etat de droit et du développement pour un VIVRE ENSEMBLE HARMONIEUX ET DURABLE.

Il redevient donc impérieux, voire indispensable, au regard de tout ce qui précède, en votre qualité de Président de la République, garant du respect de la Constitution et des institutions de la République, de suspendre le processus électoral illégal en cours, d’ouvrir une période transitoire au cours de laquelle des discussions permettront d’asseoir des institutions justes et crédibles pour des compétitions électorales libres et transparentes. Vous redonnerez, ce faisant, un nouvel espoir à votre peuple !

Dans cette attente, nous vous souhaitons bonne réception de la présente et vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.


Pour Synergie-Togo

Le Président, Kanyi AMOUZOUGAH

Pour Le Front Citoyen Togo-Debout

Professeur David Ekoué DOSSEH

 

 

Togo Debout et Synergie-Togo saisissent Faure Gnassingbé sur le caractère anticonstitutionnel de la Cour constitutionnelle

 

Explosion d'un engin artisanal au Burkina Faso : Au moins 14 civils, dont des élèves, morts

Africa News

Au moins quatorze civils, dont des élèves, ont été tués samedi par l’explosion d’un engin artisanal au passage d’un car dans le nord-ouest du Burkina Faso, a-t-on appris de sources sécuritaires.
des civils morts dans l explosion burkina faso
Un gendarme burkinabé à côté des carcasses de véhicules calcinés | Photo : Africa News

“Un véhicule de transport en commun a sauté sur un engin artisanal ce matin sur l’axe Toeni-Tougan (province du Sourou, frontalière du Mali). Le bilan provisoire est de 14 morts et quatre blessés graves qui ont été pris en charge”, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.

“L’incident a eu lieu aux environs de 09h00 (locales et GMT) et les missions de sécurisation et de secours ont été aussitôt déployées sur les lieux”, a précisé la même source.

“Les victimes sont essentiellement des élèves (d’un collège) qui regagnaient leur localité d’études après avoir passés les fêtes de fin d’année en famille”, a expliqué une autre source sécuritaire, confirmant le “bilan provisoire”.

Dans un communiqué samedi, l’état-major général des armées burkinabè a par ailleurs fait cas d’une attaque contre une unité de gendarmerie à Inata (nord) survenu “vendredi 3 janvier, vers 05h00 du matin”.

“Faisant preuve d’un sang-froid et d’une réactivité exemplaires, les éléments ont réussi à mettre en échec les assaillants. Le bilan fait état d’une dizaine de terroristes neutralisés” , indique le communiqué.

“De l’armement, des munitions et divers matériels dont des stupéfiants ont également été récupérés”.

Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est confronté à des attaques jihadistes qui ont fait environ 750 morts et 560.000 déplacés depuis 2015.

Le Nord et l’Est sont particulièrement touchés. Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises.

Les attaques avec des engins artisanaux, débutées en août 2018, se sont multipliées depuis.

Mardi, dans une adresse télévisée à la nation à l’occasion du Nouvel An, le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré a assuré que la “victoire” sur le “terrorisme” était “certaine”.

Source : Africa News / AFP

 

 

Explosion d'un engin artisanal au Burkina Faso : Au moins 14 civils, dont des élèves, morts

 

Togo, Rétrospective: 15 Années de Négativisme

Francis Pedro Amuzun
Faure Gnassingbe loser en chef du togo
Kodjo Essozimna Faure Gnassingbé Eyadema | Infog : 27avril.com

Le refus systématique de la démocratie, du bien être du peuple et le non respect de l’État de droit, ont amené, à n’en point douter, Faure GNASSINGBÉ et son clan aux confins de l’abîme dans lequel ils sont actuellement.

Il n’est un secret pour personne, sauf les incrédules, qu’à vouloir tout pour soi et rien pour les autres, on finit toujours par tout perdre. Inexhaurablement, le régime plus que cinquantenaire est sur sa pente la plus glissante au point où sa boulimie débordante du pouvoir s’effiloche sans qu’il ne s’en rende compte.

Sans coup férir donc, la junte au pouvoir poursuit sa descente aux enfers, en mettant en place une Cour constitutionnelle incomplète en toute violation de la Constitution qu’il s’est taillée seul sur mesure par une Assemblée nationale qui n’est rien d’autre que sa fabrication..

Comment le chef de l’État a-t-il pu arriver à une telle prouesse, lui qui est le garant de la Constitution de par ses prérogatives si ce n’est la frilosité qui le gagne, lui son entourage ? A vrai dire c’est le serpent qui se mord sa queue montrant par ce fait, que le bateau est entrain de prendre de l’eau et suffisamment.

Il revient donc aux soutiens internes et externes de ce régime, devant pareille démonstration, au risque de devenir ridicules, dire stop à Faure GNASSINGBÉ et son clan en vue du respect, par eux, des lois de la République.

Pour mémoire, c’est donc par un triple coups d’État que le fils du père se saisit du pouvoir en 2005 au mépris de la loi fondamentale qui prescrivait un mode de dévolution du pouvoir par élection en République Togolaise.

Le premier de ces trois coups d’État est militaire. L’opinion se souvient que c’est sur la télévision nationale et en direct que les togolais ont suivi éberlués le quarteron d’officiers d’opérette se mettant au garde-vous devant Faure GNASSINGBÉ affublé de son demi frère Kpatcha GNASSINGBÉ. Ces officiers qui n’avaient aucun mandat du peuple, se sont substitués à celui-ci pour mettre les rênes du pouvoir entre les mains indues de gens qui n’avaient aucune qualité pour ce faire.

Au passage, la dépouille de GNASSINGBÉ Eyadéma décédé ce 05 février 2005 était abandonné par ses fils qui ont préféré aller s’accaparer indument du pouvoir d’État au lieu de pleurer leur pater.

Le deuxième est un coup d’État parlementaire et constitutionnel

La même nuit du 05 février 2005, dans un cirque au parlement, le putschiste Faure fait réviser la Constitution surtout en son article 144 et devint coup sur coup, député de la nation sans être élu, président de l’Assemblée nationale et président par intérim de la République. Le tour est joué et Faure prêtera serment devant une Cour constitutionnelle dirigée par Atsou Koffi AMÉGA qui, pour se donner bonne conscience, dira « » qu’il préférait l’injustice à l’anarchie » », oubliant que c’est l’injustice qui créé l’anarchie.

Le tollé soulevé par la prise inique de pouvoir en ce 05 février 2005 au Togo a obligé Faure GNASSINGBÉ à rétropédaler. Mais c’est mal connaître l’homme. Abass BONFOH, un faire valoir fut propulsé à la tête de l’Assemblée nationale et devient président de la République par intérim avec mission d’organiser l’élection présidentielle anticipée.

Le troisième du triptyque des coups d’État est électoral. En effet, de dénies de droit aux violations des droits de l’homme, le scrutin présidentiel fut tenu le 24 mars 2005 avec sa suite funeste. Alors que le peuple souverain s’est prononcé sur Emmanuel Bob AKITANI , le candidat de l’opposition, Kissem TCHANGAÎ WALLA alors présidente de la CENI, proclama contre toute attente, Faure GNASSINGBÉ gagnant de cette élection. A peine cette proclamation faite que le pays tout entier s’est embrasé. La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) dénombrera 1114 personnes fauchées par des balles tirées par des forces de défense et de sécurité togolaises.

Faure GNASSINGBÉ entame, de ce fait, un quinquenat sur fond de crise ouverte dans le pays. Une crise qui a conduit les acteurs politiques et deux organisations de la société civile à un dialogue politique sous l’égide de Blaise COMPAORÉ mandaté par la CEDEAO.

De ce dialogue naît l’ Accord Politique Global (APG) jamais respecté par Faure GNASSINGBÉ qui en a tiré profit pour se maintenir au pouvoir 15 ans durant avec la complicité sans cesse renouvelée de la CEDEAO et l’entièreté de la communauté internationale qui n’avait aucun égard pour le peuple togolais meurtri et blessé dans son amour propre.

La suite, tout le monde le sait. Depuis 15 ans, Faure GNASSINGBÉ se permet tout, décide de tout sans un regard bienveillant envers le peuple qu’il dit diriger.

En 2010, cinq ans plus tard après la sanglante épopée de 2005, Faure GNASSINGBÉ se présente à la présidentielle avec une victoire à la pyrus sans satisfaire aux conclusions de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR). Il botta à la touche, les réformes constitutionnelles et institutionnelles. Il bâcle l’indemnisation des victimes, met en quarantaine l’organisation parfaite des élections et pire, dresse de nouveau l’armée et les forces de sécurité contre les populations togolaises.

En 2015, battu une seconde fois par Jean Pierre FABRE de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Taffa TABIOU, président de la CENI d’alors, proclame Faure vainqueur malgré qu’il soit pris la main dans le sac et en direct entrain de vouloir proclamer des résultats qui ne correspondent pas à la réalité des urnes.

Ce n’est plus un secret que les trois mandats de Faure GNASSINGBÉ sont assis sur du faux. Ces trois mandats ont nuit fortement au développement et à la paix dans notre pays en plus des 42 ans de son père qui lui aussi a assassiné Sylvanus OLYMPIO, le premier président du Togo pour s’emparer du pouvoir.

C’est dire que la gouvernance de Faure GNASSINGBÉ a impacté négativement le vivre ensemble national ces 15 dernières années sur plusieurs plans, notamment, socio-économique et culturel sur lesquels je reviendrai.

Francis Pédro Amuzun

 

 

Togo, Rétrospective: 15 Années de Négativisme

 

Brouille entre Ouro-Djikpa Tchatikpi et le bureau national du PNP: Qu'est-ce qui s'est vraiment passé?

Samari Tchadjobo
L’ex-conseil spécial du président national du PNP, Ouro-Djikpa Tchatikpi | Photo : DR

Une décision portant décharge de responsabilités circule depuis jeudi soir sur les réseaux sociaux. Il s´agit d´un document officiel émanant du Parti National Panafricain (PNP) d´après l´en-tête du papier. La décision de décharge de responsabilités concerne le désormais ex-conseiller du Président National du PNP, Monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi, qui est démis desdites responsabilités à compter du 31 décembre 2019 pour cause d´indiscipline. Depuis cette nuit du 02 janvier 2020 commentaires, analyses et tentatives de justification des plus passionnés se sont emparés de la toile. Une véritable aubaine pour les détracteurs de la formation politique à l´emblème du cheval qui n´attendaient que ça pour déverser leur haine sur cette formation politique. Ayant voulu en savoir plus, nous avons approché certains responsables du staff dirigeant du Parti National Panafricain. Voici ce qui a conduit à cette décision inattendue:

Après sa libération des geôles du Service des Renseignements et d´Investigation (SRI), Monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi se rend en Allemagne vers la fin du mois de septembre 2019 pour un contrôle sanitaire. Le bureau national du PNP lui reproche, d´avoir, pendant son séjour en Europe, tenu des propos de nature à salir l´image et semer une confusion quant à l´orientation politique du parti, lors de réunions ou d´entretiens entre amis. L´ex-conseiller du président du PNP se serait également rendu en Suède, en Italie et en Suisse pour rencontrer les militants du Parti National Panafricain; initiatives tout à fait normales et louables, si ses supérieurs étaient au courant, lui en avaient donné le mandat ou étaient informés après coup du résultat de toutes ces démarches. Mais Monsieur Ouro-Djikpa n´a daigné informer personne au sein du bureau exécutif de tous ces déplacements, et du contenu des messages passés. Et ce ne sont pas les rappels à l´ordre qui avaient manqué de la part des membres du bureau national de sa formation politique.

Samedi 16 novembre 2019, Ouro-Djikpa assiste à une Assemblée Générale du PNP-Belgique à Anvers, fait un exposé et se fait recevoir, quelques jours plus tard, au siège de l´Union Européenne à Bruxelles. Évidemment au nom du Parti National Panafricain (PNP), évidemment sans mandat de personne et sans compte rendu à personne sur le motif, la teneur des entretiens et sur la ou les personnes avec qui il a parlé. L´information a fuité quand une délégation de la diaspora togolaise cherchait à être reçue auprès de l´Union Européenne à l´issue de la marche organisée par ladite diaspora à Bruxelles le samedi 11 janvier prochain.

De retour au pays, le natif de Yèlivo prend contact avec Messieurs Nathaniel Olympio du Parti des Togolais et Djimon Oré du Front des Patriotes pour la Démocratie pour mettre sur pied ceux qu´ils appellent un « Projet d´Occupation du Terrain ». Ouro-Djikpa se lance donc dans la création d´une nouvelle coalition de l´opposition avec ces deux personnalités à l´insu du bureau exécutif de son parti. D´après nos investigations, Dr Kossi Samah, SG du PNP, après avoir appris que Ouro-Djikpa assisterait à des réunions au nom de leur parti sans leur avis, aurait écrit au moins deux lettres aux Sieurs Djimon Oré et Nathaniel Olympio pour leur signifier qu´ils étaient entrain de travailler avec quelqu´un qui n´a reçu aucun mandat de sa formation politique mère; et que ce qu´ils mettront sur pied n´engagerait pas le PNP. Le Numéro 2 du parti rouge, sur le même sujet, aurait même parlé au téléphone avec le leader du Parti des Togolais, M. Olympio.

Malgré ce rappel à l´ordre, aussi bien en direction des deux chefs de partis, qu´en direction de Ouro-Djikpa, à qui ses supérieurs ont rappelé l´illégalité de l´acte qu´il était entrain de poser, les réunions s´étaient succédé comme si de rien n´était. L´ex-conseiller envoie le document rédigé par les trois pour leur coalition, et dénommé « Projet d´Occupation du Terrain » à un responsable de la Diaspora Togolaise d´Allemagne, à travers lequel il sollicite l´aide de la Diaspora pour son projet; alors qu´il existe bel et bien une représentation du PNP au pays d´Angela Merkel; et n´oublions pas que M. Djikpa agit toujours au nom du Parti National Panafricain.

D´autres conseillers du PNP, en désaccord avec le projet de Monsieur Ouro-Djikpa, l´amènent chez le Secrétaire Général pour une réunion d´explication. Il est mis en minorité et prié de tout laisser tomber. Il fit semblant d´avoir accepté, mais revint à la charge quelques jours plus tard pour annoncer au SG du PNP la tenue imminente, au tout début de janvier 2020, d´une conférence de presse qui porterait sur les fonts baptismaux la nouvelle coalition à trois. C´était la goutte d´eau qui fit déborder le vase. Pour éviter que le comportement de Monsieur Ouro ne fasse de dégâts sur le parti, Dr Kossi Samah décide d´informer qui de droit avant de prendre la décision qui fait aujourd´hui couler beaucoup d´encre et de salive.

Pour la petite histoire, apprenons que Monsieur Ouro-Djikpa n´était pas le seul conseiller du président national du PNP; il y en a beaucoup d´autres; et qu´il ne faisait pas partie du bureau exécutif. Que les choses soient claires, insistent les responsables du Parti National Panafricain: L´ex-conseiller n´est pas exclu du parti. Il a été tout simplement déchargé des responsabilités qui étaient les siennes pour faute grave, comme le ferait tout autre parti politique. Ceux qui critiquent et vilipendent le parti pour avoir démis de ses responsabilités le conseiller du président national, gagneraient à se renseigner sur la manière dont fonctionnent tous les partis politiques au Togo ou ailleurs, ayant des règles et des statuts comme le PNP. Continuer à critiquer et à dénigrer les responsables du Parti National Panafricain sans être allé aux informations, releverait de la pure haine, d´une ignorance criarde des textes régissant les partis politiques et d´une carence intellectuelle.

Et la lettre qui circule sur les réseaux sociaux, portant sur la décision de décharge de responsabilités à l´encontre de Monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi, lui avait été remise par le bureau national qui n´est pas responsable de sa publication sur les réseaux sociaux. Pour terminer, précisons que nous avons plusieurs fois tenté de contacter le concerné lui-même pour savoir ce qu´il en pense; mais à chaque fois nos appels ont été purement et simplement repoussés.

Ci-joint le document, «Projet d´Occupation du Terrain».

Merci aux responsables du PNP, aussi bien en Allemagne, qu´au Togo, qui ont bien voulu nous renseigner!

Samari Tchadjobo
05 janvier 2020
Hanovre, Allemagne
Samari Tchadjibo
Samari Tchadjibo

 

 

Brouille entre Ouro-Djikpa Tchatikpi et le bureau national du PNP: Qu'est-ce qui s'est vraiment passé?

Togo : Le vice du 4e mandat

Liberté Togo

« La question du troisième, quatrième voire cinquième mandat tient lieu de divan : elle nous révèle la part la plus obscure des êtres qui nous gouvernent » (Tierno Monénembo)
vice du 4e mandat faurique
Source : Sika’a

Le temps des monarchies est révolu. Nous sommes à l’ère des Républiques et de plus en plus, on assiste à une levée de boucliers sur le continent contre le règne ou la présidence à vie. En ce début de 21ème siècle, il n’est plus dans l’ordre des choses qu’un dirigeant, aussi fort soit-il, collectionne les mandats présidentiels comme des objets d’art.

Bien qu’au Togo, le fils du père se soit fait tailler « un costume sur mesure » par une Assemblée monolithique dont les membres ont été tous nommés, lui traçant ainsi l’autoroute pour la présidence à vie, son quatrième mandat auquel Premier ministres, ministres, cadres d’UNIR, simples militants et courtisans l’appellent avec insistance à faire, est de plus en plus contesté.

Après 38 ans de règne sans partage de son père et les 15 années qu’il est en train de boucler à la tête du Togo, il n’est pas bienséant que Faure Gnassingbé cherche encore à tout prix à s’y accrocher. Cinquante-trois (53) ans de règne d’une seule famille, ça suffit ! La terre de nos aïeux est notre propriété collective et ne saurait rester l’apanage d’un clan, d’une famille qui la considère comme un legs éternel.

Le rapport de la Campagne « Tournons la page » précisait en 2015 que 90% des Togolais n’ont connu que la seule famille Gnassingbé au pouvoir. Oui, on est toujours dans les mêmes histoires de Gnassingbé depuis 1967. Et dans ce pays où l’espérance de vie est de 60,23 ans, selon les données de la Banque Mondiale, il est donc loisible de naître et de mourir en n’ayant connu qu’un seul président : Gnassingbé. Pourtant nous ne sommes pas dans une monarchie.

De fait, les Togolais sont fatigués de cette famille, de cette engeance, de ce régime, de voir les mêmes têtes et les mêmes choses tout le temps comme si la vie s’est arrêtée, comme si le temps a cessé de couler. Si chacun, dans son for intérieur, maugrée silencieusement contre un 4ème mandat de Faure, et partant, le règne sans fin de la famille Gnassingbé, c’est le jeune activiste Folly Satchivi qui a eu le courage de remettre le sujet sur le tapis en organisant ce qu’il appelle « une grève de la faim itinérante » au siège des principales formations politiques du pays aux fins d’appeler à l’union et à la mobilisation de tous contre ce 4ème mandat.

Même s’il y a quelques semaines, la Coalition de l’opposition (C14) avait appelé Faure Gnassingbé à renoncer de lui-même à être candidat en 2020 dans l’intérêt du pays. « Cette décision créerait les conditions pour une réconciliation des Togolais aux lendemains d’élections aux résultats acceptés par tous ; en posant cet acte, l’actuel chef de l’Etat rentrerait dans l’histoire comme celui qui a donné une chance à la démocratie de s’installer au Togo », avaient insisté les premiers responsables.

Le leader du Parti national panafricain (PNP), Tikpi Atchadam, demeure le farouche opposant au quatrième mandat du fils du père. Ce qui vaut tous les ennuis à ses partisans et à son parti.

Quoi qu’on dise, le pouvoir à vie corrompt à vie. Comme le souligne Mamoudou Gazibo, professeur de science politique à l’Université de Montréal, le pouvoir à vie « transforme le système économique en capitalisme de bandits, car les contrats sont rarement respectés, les entreprises sont accaparées par les dirigeants et leurs familles, et la richesse des uns est amassée sur le vol et l’exploitation des faibles ». On retrouve le Togo de Faure Gnassingbé en filigrane.

Médard Ametepe

Liberté

 

 

Togo : Le vice du 4e mandat

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