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Communiqué sanctionnant le conseil des ministres du jeudi 5 décembre 2019

Le Conseil des ministres s’est réuni ce jeudi 5 décembre 2019 au Palais de la Présidence de la République, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République.

Le Conseil des ministres, au cours de ses travaux, a adopté :
– un (1) projet de loi ;
– sept (7) projets de décret ; – abordé des divers.


Au titre des projets de loi

Le conseil des ministres a adopté le projet de loi portant création de l’Ordre national des ingénieurs du Togo et réglementation de l’exercice de la profession d’ingénieur.

L’ingénieur est à la base des activités de tous les secteurs socio-économiques et œuvre pour le développement et la création des richesses dans un pays en vue de l’amélioration de la qualité de vie.

La formation et l’exercice de la profession

d’ingénieur doivent donc satisfaire à des standards et à une éthique qui permettent au public d’être assuré de la prestation efficace de l’ingénieur dans ses différents domaines de spécialité.
Aussi, est-il nécessaire que l’exercice de la profession d’ingénieur soit encadré et réglementé.

Pour contrôler le respect des normes de qualité et l’éthique par les professionnels de ces secteurs d’activités, le présent projet de loi institue un Ordre national des ingénieurs du Togo.

Au titre des décrets :

Le premier décret adopté par le Conseil des ministres porte attributions, organisation et fonctionnement de la commission d’expropriation (COMEX).
La réalisation des projets portés par l’Etat au profit des populations nécessite de procéder à des expropriations pour cause d’utilité publique et à l’indemnisation des personnes affectées.

Le cadre juridique existant pour la gestion des expropriations n’étant plus adapté, un Comité interministériel d’indemnisation (CII) a été mis en place en 2009 pour gérer d’une manière participative et systématique le processus d’indemnisation et de compensation des personnes affectées par les projets.

Avec l’adoption de la loi n° 2014-014 du 22 octobre 2014 portant modernisation de l’action publique de l’Etat en faveur de l’économie et de la loi n° 2018-005 du 14 juin 2018 portant code foncier et domanial, il devient nécessaire de revoir le cadre de gestion des expropriations.

En effet, l’article 78 de la loi n° 2014-014 du 22 octobre 2014 a créé la commission d’expropriation (COMEX) et a laissé le soin au Gouvernement de préciser, par décret en Conseil des ministres, les modalités de son organisation et de son fonctionnement.

C’est l’objet du présent décret qui définit la composition de la COMEX, les modalités de désignation des membres, ainsi que de son fonctionnement.

Le deuxième décret adopté par le Conseil des ministres porte création des trésoreries.

La loi n° 2017-008 du 29 juin 2017 portant création de communes, modifiée par la loi n° 2019-001 du 9 janvier 2019 a consacré la communalisation intégrale du territoire togolais.

Son application s’est traduite par l’élection des conseillers municipaux et des maires, installés dans leurs fonctions les 14, 15 et 16 octobre 2019 mettant ainsi fin aux délégations spéciales.
Conformément à la réglementation financière et comptable en vigueur, et surtout dans le cadre de la mise en œuvre des budgets communaux qui incombent aux maires (ordonnateurs) et aux comptables publics, il s’avère indispensable de doter chaque commune d’un poste comptable placé sous l’autorité d’un comptable public.

L’adoption de ce présent décret contribuera à la gestion transparence et efficiente des ressources financières de ces collectivités locales grâce notamment à la séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable.

Le troisième décret adopté par le Conseil des ministres fixe la date du 1er tour de l’élection présidentielle de 2020 et convoque le corps électoral pour le premier tour de cette élection présidentielle.

Le code électoral prévoit en son article 79 que la date du scrutin soit fixée par décret en Conseil des ministres. Cette loi précise également que le corps électoral est convoqué par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Ce décret précise les heures d’ouverture et de clôture du scrutin.

Aussi, l’article 65 de la constitution du 14 octobre 1992 dispose-t-il que « le scrutin est ouvert sur convocation du corps électoral par décret pris en Conseil des ministres 60 jours au moins et 75 jours au plus avant l’expiration du mandat du Président en exercice ».

C’est donc en application des dispositions desdits articles que le présent décret fixe la date du 1er tour de l’élection présidentielle de 2020 au 22 févier 2020 et convoque le corps électoral pour la même date.

Les bureaux de vote sont ouverts de sept (7) heures à seize (16) heures en heure UTC/GMT sur toute l’étendue du territoire national et en heure locale pour les bureaux de vote dans les ambassades retenues pour le vote des Togolais vivant à l’étranger.

Le quatrième décret adopté par le Conseil des ministres fixe le montant du cautionnement à verser pour l’élection présidentielle de 2020.

La loi n° 2012-002 du 29 mai 2012 portant code électoral dispose en son article 155 que : « les candidats sont astreints au dépôt au Trésor public d’un cautionnement dont le montant est fixé par décret en Conseil des ministres sur proposition conjointe de la CENI et du ministre chargé de l’administration territoriale ».

Le présent décret fixe le montant du cautionnement pour l’élection présidentielle de 2020 à vingt millions (20 000 000) de francs CFA.

Le cinquième décret adopté par le Conseil des ministres porte ouverture et clôture de la campagne électorale pour le premier tour de l’élection présidentielle de 2020.

Le premier tour de l’élection présidentielle de 2020 est précédé de la campagne électorale animée par les candidats à l’élection présidentielle et les partis politiques reconnus, conformément à l’article 67 de la loi portant code électoral.

L’article 68 de la même loi dispose que : « la campagne électorale est déclarée ouverte quinze (15) jours francs avant la date du scrutin. Elle s’achève vingt-quatre (24) heures avant le jour du scrutin ».
C’est en application de ces dispositions que le présent décret ouvre la campagne électorale pour l’élection présidentielle le jeudi 6 février 2020 à zéro heure ; elle prend fin le jeudi 20 février 2020 à minuit.

Le sixième décret adopté par le Conseil des ministres porte contribution de l’Etat au financement de la campagne électorale pour les deux tours de l’élection présidentielle de 2020.

La loi n° 2013-013 du 7 juin 2013 portant financement public des partis politiques et des campagnes électorales dispose à son article 1er que « L’Etat alloue une aide pour le financement des activités des partis et regroupements de partis politiques… ». L’article 10 de la même loi prévoit que « L’Etat contribue au financement des campagnes électorales des partis et regroupements de partis politiques ainsi que des candidats ou listes de candidats dans le cadre des élections législatives et présidentielles.
Le montant de cette contribution est inscrit dans la loi de finances de l’année de l’élection visée. S’il n’a pas été prévu dans la loi de finances de l’exercice en cours, ce montant est fixé par décret en Conseil des ministres.».

Le présent décret fixe donc le montant de la contribution de l’Etat au financement de la campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2020 à cinq cent millions (500 000 000) de francs CFA. Cette contribution de l’Etat est répartie comme suit :

– 60% du montant sont répartis à égalité entre tous les candidats ;
– 40% du montant de la contribution financée par l’Etat sont répartis proportionnellement aux suffrages obtenus entre les candidats ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés.

Le montant de l’aide proposée tient compte de l’organisation de la campagne électorale pour les deux (2) tours par les candidats à l’élection présidentielle.
Ce montant est fonction du nombre de candidats qui seront retenus par la Cour constitutionnelle.

Le septième décret adopté par le Conseil des ministres porte vote par anticipation des forces de défense et de sécurité pour l’élection présidentielle de 2020.

La loi portant code électoral prévoit en son article 117 que les membres des forces de défense et de sécurité peuvent, en cas de besoin exercer leur droit de vote par anticipation.
Cette mesure est prévue par le code électoral pour permettre aux forces de défense et de sécurité de garantir la sécurité des électeurs et des opérations électorales le jour du scrutin. Elle est d’autant plus pertinente au vu de l’environnement sécuritaire qui prévaut dans la sous-région.

En application du code électoral, le présent décret fixe ainsi la date du vote des forces de défense et de sécurité à soixante-douze (72) heures avant la date du scrutin général.

A l’issue des échanges et des délibérations relatifs aux questions électorales, le Président de la République a donné des instructions au Gouvernement de maintenir l’esprit d’ouverture et d’écoute avec l’ensemble des acteurs politiques et la société civile avec le souci primordial d’assurer le déroulement serein et pacifique du processus électoral et de garantir par des mesures concrètes et pratiques, la tenue d’un scrutin présidentiel libre, équitable, transparent et crédible.

Le Chef de l’Etat a également exhorté les membres du Gouvernement à demeurer concentrés sur leurs mission et tâches et à garder le cap des réformes et des efforts visant à répondre aux besoins de nos concitoyens.

Fait à Lomé, le 5 décembre 2019 Le Conseil des ministres

 

 

Communiqué sanctionnant le conseil des ministres du jeudi 5 décembre 2019

Présidentielle 2020 : Le premier tour le 22 février prochain

On connait un peu plus depuis hier soir les contours de l’élection présidentielle du début de l’année prochaine.

En Conseil des ministres de ce jeudi 5 décembre, en présence de Faure Gnassingbé, l’Exécutif a fixé au 22 février 2020 la date du premier tour du scrutin présidentiel à travers un décret.

Celui-ci est conforme aux dispositions légales qui obligent à convoquer le corps électoral à « 60 jours au moins et 75 jours au plus avant l’expiration du mandat du Président en exercice ».

Ce jour-là, les bureaux de vote seront ouverts de 7h à 16h GMT sur l’ensemble du territoire national et en heure locale pour les bureaux de vote dans les 06 ambassades retenues pour le vote de la diaspora.

La campagne électorale commencera le jeudi 6 février à zéro heure pour finir le jeudi 20 février à minuit. Ceci par rapport à l’article 68 de la loi qui stipule que « la campagne électorale est déclarée ouverte quinze (15) jo

urs francs avant la date du scrutin. Elle s’achève vingt-quatre (24) heures avant le jour du scrutin ».

En ce qui concerne le financement des candidats engagés dans les campagnes électorales, « L’Etat alloue une aide pour le financement des activités des partis et regroupements de partis politique » conformément à l’article 1.

Et cette enveloppe sera de 500 millions de FCFA répartie comme : 60% du montant sont répartis à égalité entre tous les candidats et 40% du montant de la contribution financée par l’Etat sont répartis proportionnellement aux suffrages obtenus entre les candidats ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés.

Le vote par anticipation de la grande muette aura lieu 72 heures avant la date du scrutin général.

A.H.

 

 

Présidentielle 2020 : Le premier tour le 22 février prochain

Cyril Ramaphosa en terre togolaise pour 48 heures

Le président sud-africain est arrivé au Togo dans la soirée de ce jeudi 5 décembre 2019. Accueilli par son homologue togolais à sa descente d’avion sur le tarmac de l’aéroport international de Lomé, Cyril Ramaphosa vient dans le pays pour la première fois pour une visite de travail de deux jours.

Après la phase protocole et des échanges amicaux, le cortège du successeur de Jacob Zuma s’est ébranlé pour l’Hôtel 2 février, lieu où il va résider pendant son séjour dans le pays. Après s’être changé, le visiteur s’est rendu à un cocktail dinatoire organisé en son honneur.

Faure Gnassingbé est « Très heureux de recevoir en terre togolais, SEM Cyril Ramaphosa pour une visite de travail et d’amitié », écrit-t-il d’abord sur son compte twitter, avant d’ajouter qu’il se réjouit « de voir (son) homologue fouler pour la première fois le sol de notre Denyignan ».

Les sources proches de la Présidence togolaise renseignent que l’ancien bras droit de Nelson Mandela et son hôte vont se rendre dans la journée de ce vendredi au Port autonome de Lomé afin qu’il visite ses installations et s’informer des opportunit

és qu’il présente.

Une seconde visite est prévue au Centre d’entraînement aux opérations de maintien de la paix. Suivra une séance de travail entre les deux personnalités avant de se faire rejoindre par leurs équipes respectives.

Selon Faure Gnassingbé, le Plan national de développement (PND) occupera une partie importante des séances de travail. « Ensemble, nous discuterons de plusieurs volets dans sa mise en œuvre et d’autres sujets d’intérêt commun pour nos deux pays », souligne le chef de l'Etat togolais.

Les deux parties vont également signer plusieurs accords, notamment dans l’agroalimentaire, la gestion des ports, les mines et l’énergie, entre autres.

L’axe Lomé-Pretoria se porte, dit-on, bien. Cette visite de Cyril Ramaphosa va le renforcer et redynamiser les échanges commerciaux entre les deux pays.

A.H.

 

 

Cyril Ramaphosa en terre togolaise pour 48 heures

 

"Espérance pour le Togo" craint des violences au lendemain de la présidentielle

Ce n'est un secret pour personne. Le processus électoral en cours au Togo est vicié. A l'origine, un fichier électoral corrompu que dénonce les acteurs politiques de l'opposition et des organisations de la société civile. La révision électorale organisée du 29 novembre au 2 décembre derniers a été une mascarade, selon plusieurs organisations de la société civile. Une situation qui fait craindre des violences au lendemain du scrutin présidentiel. Les Forces vives "Espérance pour le Togo" rappelle à tous les acteurs le rôle qui est le leur pour un scrutin apaisé.

DECLARATION

IL EST ENCORE TEMPS !

Le 13 novembre 2019, le mouvement des Forces Vives Espérance pour le Togo avait fait une déclaration publique pour appeler à un consensus en vue de prendre le temps nécessaire pour disposer d’un fichier fiable et penser à un pilotage consensuel du processus électoral, notamment en revoyant la composition de la CENI.

Le gouvernement a tenu à maintenir la période du 29 novembre au 1er décembre pour une révision des listes électorales, trois journées auxquelles il a ajouté une journée supplémentaire car tout le monde a pu l’observer, les mêmes problèmes que ceux du mois de mai 2019 se sont posés : insuffisance, dysfonctionnement et lenteur des kits, attente interminable des citoyens… Le lundi 2 décembre à 16 heures des citoyens ont dû retourner chez eux sans être in

scrits.

Ainsi ce que nous craignions est en train de se réaliser : du fait qu’il y ait des doutes sur la fiabilité du fichier dont certains sont exclus, il y a possibilité de contestation des résultats de la consultation électorale, germe de conflits et de nouvelles violences dans le pays. Et déjà un climat de terreur se développe à Lomé, et à l’intérieur du pays, notamment à Sokodé, à cause d’actes de violence, à en croire le gouvernement, contre les forces de l’ordre, alors que des civils se plaignent d’être victimes de brutalités de la part des forces de l’ordre au cours des patrouilles.

Face à cette situation, nous nous voyons donc dans l’obligation de lancer un nouvel appel car il nous semble qu’il est encore temps de tout tenter pour éviter une issue négative pour tous, il est encore possible de se donner du temps pour que le fichier devienne tout à fait fiable, et pour s’entendre sur un pilotage consensuel du processus électoral.

Dans cette perspective, le Mouvement des Forces vives Espérance pour le Togo adresse :

• ses félicitations à tous les citoyens qui ont tout mis en œuvre pour s’inscrire sur les listes malgré les difficultés,

• ses remerciements aux organisations de la société civile, aux partis politiques, aux acteurs de la vie sociale du pays qui ont encouragé les citoyens à s’enrôler malgré les tracas,

• ses remerciements à la Conférence Episcopale du Togo pour son exhortation au gouvernement à revoir, de façon plus concertée, la composition de la CENI et de la Cour Constitutionnelle, réviser le code électoral, établir un fichier d’électeurs fiable et crédible. Parce qu’il est encore temps, Espérance pour le Togo

• exhorte le gouvernement à tout mettre en œuvre pour trouver un consensus avec les autres acteurs de la vie sociopolitique du pays pour le fichier et pour le pilotage du processus électoral,

• encourage les organisations de la société civile et les autres acteurs de la vie sociopolitique qui ont initié des actions en vue d’un fichier électoral fiable et d’un autre pilotage du processus électoral à poursuivre ces actions,

• encourage particulièrement ses membres à œuvrer dans ce sens selon leur sensibilité propre, comme c’est le cas pour le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) et le Centre de Promotion de l’Etat de Droit et de la Gouvernance Equitable (CEPREDGE) qui a attiré l’attention le 2 décembre 2019 sur la question du délai nécessaire pour une simple révision ;

• demande à la communauté internationale de soutenir toute action tendant à ce que le processus électoral au Togo soit, dans sa mise en œuvre, effectivement conforme aux normes et standards internationaux.

Parce qu’il est encore temps, Espérance pour le Togo exhorte chaque citoyenne, chaque citoyen, à tout mettre en œuvre pour que l’on évite la violence dans notre pays, en réclamant la mise en place dès maintenant d’un fichier fiable et l’instauration d’un pilotage consensuel du processus électoral, car c’est aux citoyens de se mobiliser pour être considérés comme des électeurs à part entière ;

Demande aux médias, aux citoyens, femmes et hommes de tous âges, de toutes couches sociales et toutes confessions religieuses, à toutes les personnes de bonne volonté, de diffuser ce message dans toutes les villes, les villages, les hameaux les plus reculés de notre pays qui a besoin de paix pour son développement :

Pour des élections crédibles et transparentes, il est encore temps !

Lomé le 6 décembre 2019

Maryse QUASHIE

 

 

"Espérance pour le Togo" craint des violences au lendemain de la présidentielle

 

Présidentielle 2020 : Dr Christian Spieker appelle à résister à l'argent d'UNIR

L'achat massif de conscience des électeurs, cela ne manque pas aux rendez-vous électoraux au Togo. Et c'est surtout le parti au pouvoir qui s'adonne à ce jeu, selon de nombreux acteurs politiques de l'opposition. Dr Christian Spieker, candidat à l'élection présidentielle de 2020, appelle les Togolais à ne pas céder à "l'argent d'UNIR".

Appel aux Togolais en âge de voter

Appel lancé aux Togolaises et Togolais en âge de voter aux élections présidentielles de 2020 car celles-ci ne seront pas comme les autres : les candidats de la diaspora, un de l´Allemagne et un des Etats-Unis (Christian Spieker et Pierre Ékué Kpodar) sont venus en renfort pour aider les partis d´opposition et non pour les concurrencer. Cela devrait déjà remonter la confiance du peuple et son espoir en l´avenir du pays. Cependant pour faciliter leur tâche en 2020, les électeurs et ceux qui seront chargés de veiller au bon déroulement des élections tels que les transporteurs des urnes et ceux qui vont travailler dans les bureaux de vote sont priés de respecter les consignes qui leur seront données dans la phase que nous abordons aujourd´hui jusqu´au jour du vote pou

r pouvoir gagner ces élections présidentielles. L´une de ces consignes très importantes est la résistance à l´argent facile de l´UNIR qui est son arme efficace pendant ces périodes. Il faut démonter cette stratégie qui leur est propre. Ne vous laissez pas acheter. C´est à ce seul prix que nous, candidats de la diaspora, nous pouvons amener le peuple à la victoire finale tant attendue. Nous avons besoin de votre soutien total et de votre mobilisation le jour du vote avec un comportement irréprochable face à l´argent d´UNIR qui pourrait vous être proposé. Si vous êtes approchés par les donneurs d´argent d´UNIR, dites-leur gentiment et poliment que vous ne voulez pas d´argent mais du changement démocratique. Mais ne criez pas sur eux sauf s´ils insistent, là vous êtes en droit de dénoncer publiquement le corrupteur.


Résistance à la corruption et à l´achat de conscience pendant la période des élections

Le changement ou la victoire escomptée n´est jamais obtenue par la parole ou par le simple souhait mais par les actes. On ne peut pas s´engager que les choses changent et en même temps faire le contraire dans les actes. C´est pourquoi je lance un appel de patriotisme à mes compatriotes, un appel vibrant pour les sensibiliser dans ces moments qui s´avèrent cruciaux pour notre pays, le Togo.

Comme d´habitude pendant les élections, le pouvoir actuel et sortant, va vouloir chercher à recourir à l´une de ses armes les plus efficaces : l´achat de conscience car il sait que les gens ont faim et qu´ils ne peuvent pas résister devant ce gain facile qu´on peut obtenir sans rien faire. Aucun geste magnanime envers les électeurs n´est trop grand pour ce régime pour atteindre ses objectifs et rester au pouvoir. Ce recours à cette arme fatale à la démocratie peut intervenir avant, au moment ou après les votes. Je vous prie de résister à ce cadeau facile contre votre gré que vous n´avez pas demandé tout en gardant toujours à l´esprit cette pensée d´Albert Einstein : « Ne fais jamais rien contre votre conscience, même si l´État te le demande. »

Je sais que ce n´est pas facile pour vous de résister contre cet appât en ces jours, semaines et mois difficiles où les gens n´arrivent même pas à joindre les deux bouts ou à se soigner quand ils sont malades. Mais faites un effort pour résister si le cas se présentait à vous. Ces miettes pour quelques jours seulement de soulagement qu´on va vous remettre pour voter pour eux ne vont pas effacer vos souffrances de la durée d´un mandat de cinq années et pire encore de deux mandats qui finiront en 2030. Donc, entre la souffrance de 5 ou 10 années avec 5000f CFA qui serviront seulement à assoupir vos besoins d´un seul ou deux jours maximum, le choix de la souffrance d´un ou de deux jours s´impose à vous car avec ce choix vous contribuez au renforcement de la démocratie et à la vérité des urnes plutôt que de prendre 5000 f CFA avec la souffrance de cinq ou de dix années encore.

Ceux qui seront dans les bureaux de vote, soyez patriotes et maîtrisez-vous devant un tel appât de gain facile. C´est à ce prix qu´on pourrait triompher. Si on vous propose de l´argent il faut refuser. Ne dites pas que vous allez prendre leur argent sans faire ce qu´ils veulent ou voter pour eux. Ça n´a aucun sens. Refusez carrément cet argent. C´est comme si une femme dit qu´elle ne voulait pas un homme qui la drague mais acceptait quand même l´argent que cet homme lui donnait. Si vous ne voulez pas la personne, ne lui prenez pas non plus son argent et lui donnez l´impression que vous avez consenti. Cela vaut aussi en politique. Si on vous propose de l´argent, que ce soit avant, pendant ou après les élections pour un objectif bien précis, il faut refuser carrément pour montrer à celui qui vous le donne qu´il ne peut pas acheter votre conscience. Là, vous allez commencer par décourager même le régime car il saura et finira par comprendre que ce n´est plus possible de corrompre les gens. Mais si vous le prenez, même si vous ne votez pas pour le régime en place, puisque vous avez pris cet argent, ils vont se dire que leur victoire est assurée. Même s´ils n´ont pas gagné, ils ne peuvent jamais accepter que leur argent investi soit perdu. C´est ce qui aboutit souvent aux résultats proclamés non conformes à la réalité des urnes car ceux qui ont reçu de l´argent ont donné de faux espoir au régime mais le régime, lui, n´acceptera pas la perte de son argent. D´où leur victoire truquée.

Esprit de sacrifice et de désintéressement de tous les Togolais pour un Togo modèle

Pour cette lutte qui dure depuis des années, il faut qu´on mette nos efforts ensemble pour venir à bout de ce régime. Cela nécessite du sacrifice et de l´abnégation de nous tous. Abandonnez l´habitude qui consiste à attendre des candidats ou des leaders de partis politiques qu´ils vous distribuent de l´argent avant de les soutenir. Cela aussi constitue un achat de conscience. Ce qu´on reproche au parti au pouvoir, les candidats ou leaders d´opposition ne peuvent pas le faire. Si le parti au pouvoir le faire, c´est parce qu´il a les moyens de l´Etat à sa disposition. Un simple candidat ou leader de l´opposition n´en a pas pour ce jeu malsain. Donc, essayez plutôt d´encourager et soutenir les politiques ou leaders de partis plutôt que d´attendre qu´ils vous distribuent de l´argent. Ce régime cinquantenaire vous a habitués à ces gestes contraires à la démocratie mais on peut lutter contre cela par la sensibilisation. En Europe ce n´est pas les partis qui distribuent de l´argent aux militants ou sympathisants pour les attirer d´adhérer à leur parti mais c´est l´inverse qui se produit pour soutenir les partis politiques car les gens adhèrent avec conviction. Si telle habitude n´est pas effacée dans l´esprit on ne peut jamais vaincre ce régime car il a les moyens financiers de l´Etat à sa disposition et les leaders de l´opposition ne pourront jamais le concurrencer sur ce terrain. Donc c´est une mauvaise habitude à ne pas copier.
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Si on arrive à sensibiliser les gens et qu´ils le comprennent, ce serait déjà une victoire d´un grand pas pour le peuple qui souhaite un changement. Il y a un seul parti au Togo qui fait l´exception où le leader ne distribue pas de l´argent aux militants pour les attirer de venir dans le parti mais c´est plutôt les militants ou sympathisants qui financent ou cotisent à leur réunion hebdomadaire partout dans le pays pour l´activité du parti. C´est le parti de Tikpi Atchadam, le PNP. Ce parti fonctionne comme en Europe.

L´argent que vous, mes chers compatriotes, vous versez aux pasteurs chaque dimanche depuis 1990 et qui n´a rien changé dans vos quotidiens par rapport à ce régime, un ¼ de cela pourrait soutenir les politiques ou les partis politiques. Mais malheureusement on a toujours attendu en Afrique qu´un politique ou leader de parti donne de l´argent aux militants ou sympathisants alors que c´est le contraire qui se produit entre les pasteurs et leurs fidèles. Ce n´est pas les pasteurs qui donnent leur argent à leurs fidèles mais c´est plutôt eux qui cotisent chaque dimanche à leurs pasteurs. Pourquoi en politique les électeurs aimeraient que les chefs de partis ou politiques leur distribuent de l´argent ? C´est en changeant cette mentalité d´achat de conscience que les partis politiques pourront jouer leur rôle.

Je souhaite que le soir de la proclamation des résultats, tout le Togo soit dans la joie y compris le camp du régime. Et que Faure Gnassingbé lui-même, appelle au téléphone son successeur pour le féliciter de sa victoire et lui souhaiter bonne chance tout en lui disant qu´il reste à sa disposition s´il a besoin de lui pour tel ou tel dossier en cours. C´est ce Togo que nous voulons construire à partir de 2020. Que le président sortant appelle le président entrant pour le féliciter comme en Europe. C´est ça la démocratie.

Message fraternel et patriotique aux décideurs du régime en place

À l´endroit du parti au pouvoir, je leur lance aussi un appel, de ne pas chercher à dépenser une somme colossale pour acheter la conscience des électeurs. Cet argent est un manque pour l´Etat togolais. Il serait mieux que cette somme énorme, programmée pour ces gestes soit consacrée à l´achat des scanners pour les hôpitaux publics. Les malades en ont besoin. Les gens meurent à cause de ça.

On sait pourquoi vous voulez à tout prix vous maintenir au pouvoir. C´est la peur du lendemain et de votre sécurité. N´ayez pas peur mes chers frères d´UNIR. Le président Faure Gnassingbé sera protégé comme ancien président. Avec moi, il n´y aura pas chasse aux sorciers. Je vous promets que si moi je gagne les élections présidentielles de 2020, votre sécurité et celle de vos biens seront assurées. Faites-moi confiance. Je suis sincère. Ce que je dis, je le fais, c´est ça la vraie politique. Il faut respecter sa parole. Je respecterai mes paroles si je suis élu et devenu le dirigeant au Togo. Je dois ajouter aussi que vous aurez un président direct avec son franc parler. Je ne cache jamais ma pensée par peur. Même face à des puissants de ce monde je dirai ce que je dois dire pour défendre mon pays le Togo.

À mes frères militaires de tous les rangs et de tous les grades confondus

Pendant ma campagne électorale, il n´y aura aucun sujet qui sera considéré intouchable pour moi. Je dirai à mes frères militaires de l´armée qu´ils ne seront pas poursuivis pour exactions commises sur la population si l´opposition venait au pouvoir, du moins si moi je venais au pouvoir. Mais en même temps ils vont devoir demander pardon publiquement au peuple pour apaiser les cœurs. La sécurité de tous sera assurée. Nous sommes tous des frères. Regardons ensemble l´avenir et non le passé. Faisons ensemble la paix pour que notre pays progresse. En 2020 il faut que l´intérêt du peuple prévale sur toutes autres considérations ethniques, tribales ou régionalistes. C´est à ce seul prix que nous allons pouvoir faire du Togo un pays modèle, rayonnant et économiquement solide dans la sous-région.

L´amélioration de la situation sociale et familiale des militaires pour leur retraite

Comme le salaire des militaires n´est pas souvent élevé, si je suis élu, je vais revaloriser leur salaire. Pour ceux qui sont à la retraite, on va envisager la construction des logements sociaux pour eux pour qu´ils puissent loger leur famille après la retraite. On va mettre aussi en place une sorte de formation pour adulte leur permettrant de se reconvertir pour ceux qui le souhaitent. Toutes ces mesures vont contribuer à la démocratie et à la cohésion sociale dans notre pays. Ainsi, ils doivent pouvoir se mettre au service d´un peuple et non d´un seul homme. Avec moi on va bâtir un pays très démocratique.

Mes chers compatriotes militaires, on vous fait souvent croire que si ce régime cinquantenaire n´est plus là, votre vie de militaire ou votre sécurité sera menacée et cela est inculqué dans l´esprit. Loin de là. C´est faux. Au contraire votre salaire sera revalorisé et la vie sociale de votre famille sera améliorée. Vous-mêmes vous allez profiter de ce Togo modèle que j´envisage de construire ensemble. L´Etat va mettre certaines dispositions en place pour aider les militaires dans la vie sociale après leur retraite. Je prendrai en compte vos doléances de la vie du citoyen comme les autres. Déjà, quand la campagne présidentielle va commencer, je vais demander à nos frères militaires, policiers et gendarmes de me présenter leurs doléances sur le plan professionnel, civil et familial pour améliorer leur condition de vie et maintenir la cohésion sociale entre militaires et civils car en tant que candidat aux élections présidentielles je dois m´intéresser à la vie de tous mes compatriotes, qu´ils soient civils ou militaires. Je considère tous comme des citoyens égaux qui ont les mêmes droits et devoirs pour leur vie personnelle et familiale en dehors de la vie professionnelle. Les militaires sont nos frères et amis et non nos ennemis. Ils sont là pour leurs compatriotes que nous sommes et à ce seul titre, ils doivent assurer notre sécurité, nous défendre et protéger l´intégrité de notre territoire. On se doit mutuellement du respect et de la considération au regard des lois en vigueur. Ainsi demain notre pays sera un modèle.

 

 

Présidentielle 2020 : Dr Christian Spieker appelle à résister à l'argent d'UNIR

 

Togo : Vive Faure Gnassingbé pour que vive la minorité pilleuse!

Liberté Togo
faure gnassingbe content de sa minorite pilleuse au togo
Faure Gnassingbé amoureux de sa minorité pilleuse de la république |
Illustration adaptée par 27avril.com à partir d’une caricature originale de Donisen Donald / Liberté

« Une seule et unique raison de vivre: le bakchich, le pot de vin, la prébende! Bouffer à n’importe quel prix quitte à ramper devant Médor et à aboyer à sa place » (Tierno Monénembo)

Une agitation inhabituelle, s’est emparée des membres de la minorité pilleuse et du «grand parti » UNIR à l’approche de l présidentielle de 2020. Depuis quelques jours, ministres, cadres du parti, la bande de gérontes qui se sont autoproclamés « sages » d’UNIR, diverses associations et mouvements, ailes marchantes du parti.. occupent à grands frais l’espace médiatique pour appeler leur champion, Faure Essozimna Gnassingbé, le «.candidat naturel et inné » à se présenter à un 4ème mandat à la présidentielle de 2020. Après les 38 années sans partage de son père.

La horde de courtisans et de profiteurs ne jurent que par Faure Gnassingbé. Le « seul qui a une vision pour le Togo », « le seul leader éclairé de la République à même de diriger le pays en assurant la paix et la sécurité à tous les Togolais », « le Messi, le champion le plus aguerri et expérimenté », etc. des titres ronflants et autres louanges de quatre sous que s’ingénient à chanter les griots de la cour en l’honneur de Faure Gnassingbé.

«Un chef d’Etat qui pense qu’il doit forcément rester au pouvoir, et qu’il est le seul garant de la prospérité et de la stabilité de son pays, est un leader qui a échoué. Cela veut aire que pendant ses mandats réglementaires, il n’a pas pu apporter cette prospérité et cette stabilité à son pays. S’il lui faut plus de deux mandats pour y arriver, c’est qu’il n’est pas celui qu’il faut », avait observé Barack Obama, en 2015 lors de son passage au siège de l’Union Africaine à Addis-Abeba.

N’empêche, au Togo, les mêmes laquais qui, de longues années durant, avaient applaudi et présenté le père comme le dieu de la terre, le seul à pouvoir diriger le Togo, ont repris service avec le fils qu’ils dépeignent aussi comme le seul « leader éclairé », le seul parmi les 8 millions de Togolais à avoir une vision pour le Togo. Comme si sans Faure Gnassingbé, le Togo, notre nation, la chère terre de nos aïeux, serait un néant. Les margoulins avaient ressassé les mômes balourdises avec le père ; il est part il y a l5 ans et la vie connue.

Elle serait plus belle pour les Togolais et ceux-ci vivraient dignement si le fils ne s’était évertué à faire « reculer le pays 100 ans en arrière » comme l’avait prophétisé le père. Depuis qu’il a fait effraction dans la vie dès Togolais, ceux-ci, du moins l’écrasante majorité sombrent lentement dans l’abandon et l’honneur perdu. Faire Gnassingbé n’est président de la République que pour une partie des Togolais, pour la minorité pilleuse et les courtisans qui gravitent autour du pouvoir et tirent d’énormes profits du pouvoir d’Etat. Accrochés à leurs privilèges et prébendes, ils ne veulent pour rien au monde que le fils à papa lâche le trône: Afin de continuer à piller le pays et à étaler un luxe insolent et de mauvais goût pendant que la grande majorité des Togolais ploient dans une misère indicible.

Après le Premier ministre, Selom Klassou, le ministre de la Fonction publique Gilbert Bawara, les fameux « sages » UNIR, les associations fantoches, etc., c’est au tour des Femmes UNLR de supplier Faure Gnassingbé à se présenter pour un 4ème mandat. Les vieilles rombières d’UNIR ont décrété que le fils du père doit briguer un nouveau mandat en 2020 pour parachever son œuvre, « Nous devons préserver la paix pour que le chef de l’Etat puisse continuer sa politique de grands travaux, dérouler tous les axes du Plan National de Développement (PND) et autres programmes», a dardé dame Kayi Lawson de Souza. Et Meimounatou d’embrayer: « En 2020, Faure Essozimna Gnassingbé est notre candidat naturel. Il est oint de Dieu. II est e meilleur de tous. Restons mobilisés car en 2020, la victoire est nôtre. »

Bienvenue dans la République des margoulins et des imposteurs!

Médard Ametepe

Source : Liberté No.3060 du Mercredi 04 Décembre 2019

 

 

Togo : Vive Faure Gnassingbé pour que vive la minorité pilleuse!

 

Média : Lancement officiel du site web de l'association des médias en ligne du Togo

L'Association togolaise des organes de presse privée en ligne (ATOPPEL), dispose désormais d'une plateforme en ligne pour sa visibilité. C'est le www.atoppel.tg, destiné à la vulgarisation des informations et idées de cette association qui a vu le jour il y a sept (7) ans dans le but de regrouper dans un seul et unique creuset, les professionnels et acteurs des médias en ligne togolais et de défendre leurs intérêts.

A travers ce site web, ATOPPEL attend fournir un répertoire de médias en ligne du pays au public et offrir la possibilité aux Togolais d'accéder à des dizaines de médias en ligne du Togo en un seul clic. Cette plateforme offre également la possibilité aux autres patrons des médias en ligne de faire rapidement leur demande d'adhésion pour devenir membre de l'association.

C'est Hélène Doubidji, la présidente de cette association qui a procédé jeudi 5 décembre 2019, au lancement officiel de ce site web en présence des premiers responsables des principales associations des médias togolais ainsi que des représentants de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC), et du ministère de la Communication.

Le « www.atoppel.tg est une plateforme numérique qui va permettre à l'association de re

ndre plus visible ses activités afin de se faire mieux connaître du public, de communiquer et de rester en contact avec ses membres. Mais encore de nouer des partenariats sur le plan national et international », a indiqué Hélène Doubidji à la fin de la cérémonie.

Dans son ensemble, le projet a été salué par le président de l'Observatoire togolais des médias (OTM), Aimé Ekpé, qui a adressé ses félicitations au bureau de l'ATOPPEL et rappelé à l'assistance, le rôle et l'importance de la presse en ligne dans le paysage médiatique togolais. Il a profité de cette occasion pour inviter les professionnels de la presse privée en ligne au respect du Code d'éthique et de déontologie des médias du Togo.

Par ailleurs, le bureau exécutif de l'association a profité de l'occasion pour présenter aux invités une série de projets qu'il compte mettre en œuvre dans le cadre des prochaines échéances électorales afin d'aider les médias en ligne du Togo à jouer leurs rôles dans la préservation d'un climat de paix et de tranquillité, avant, pendant et après l'élection présidentielle de 2020.

Anika A.

 

 

Média : Lancement officiel du site web de l'association des médias en ligne du Togo

Les recettes de l’ACAT-Togo pour l’enracinement des droits de l’homme

L’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Togo (ACAT-Togo) a lancé, ce lundi 2 décembre à Lomé, un projet destiné à l’enracinement des droits humains dans le pays.

Pour ce faire, l’ACAT-Togo veut renforcer les capacités des organisations de défense des droits de l’homme et des organisations professionnelles des médias. Avec pour objectif qu’elles puissent travailler en synergies et en interactions en mutualisant leurs forces.

Le projet « Renforcement des capacités des organisations de droits humains en matière de documentation et de monitoring de la situation des droits humains au Togo » s’appuie sur trois piliers non négligeables : la promotion, la protection et la prévention des violations des droits de l’homme (3P).

« Le renforcement des capacités des organisations de la société civile togolaise en vue de monitorer et de documenter les violations des droits humains est de contribuer à l’accroissement des synergies et interactions entre les organisations de la

société civile togolaise en vue de la mutualisation de leurs forces pour mieux écrire des rapports », explique Bruno Haden, le premier responsable de l’ACAT-Togo.

Ce projet initié par l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Togo, vise à ce « qu’au final, les droits de l’homme soient vraiment une garantie par rapport au développement de notre cher pays », indique M. Haden.

Les journalistes vont être outillés afin d’accompagner ce projet financé par le National Endowment for Democraty (NED) dans son exécution.

A.H.

 

 

Les recettes de l’ACAT-Togo pour l’enracinement des droits de l’homme

Voici les armes avec lesquelles on veut déstabiliser le Togo

Ce mardi à Lomé, les responsables de la Police Nationale ont présenté à la presse, les auteurs présumés de « l’insurrection armée » survenue dans la nuit du 23 novembre dernier à Lomé.

Ils étaient au total 18 individus. Selon le Directeur de la Police Nationale, Lieutenant-Colonel Yaovi Okpaoul, ces individus « malintentionnés » qui ont voulu renverser le régime de Faure Gnassingbé, ce 23 novembre, à coup des machettes ; des gourdins ; des lances pierres ; des flèches, des gris-gris… comme au temps de David et Goliath, faisaient partie d’un réseau bien organisé dénommé « Tigre Révolution ».

« On a trouvé 86 machettes dans une perquisition chez un seul individu, les frondes avec les projectiles qui sont fabriqués en fer, des lances, des flèches qui sont traditionnellement empoisonnés », a débité l’officier qui, certainement, se doutait qu’il n’arrivait pas à convaincre les hommes des médias.

« Il faut voir la dangerosité de ces petits canifs qui étaient préparés par centaine. Lorsqu’

ils vous croisent et que vous ne voulez pas obtempérer, ils vous l’enfoncent dans l’abdomen », a-t-il ajouté pour étayer son argutie.

Pour rappel, cette attaque, selon le bilan humain dressé par la police, a fait 4 gendarmes grièvement blessés dont un aurait succombé et un policier blessé par balle.

Sur le plan matériel, 5 Kalachnikovs garnis emportés dont 1 retrouvé, 1 camion remorque brûlé, 3 véhicules endommagés…

 

 

Voici les armes avec lesquelles on veut déstabiliser le Togo

Et Yark met la main sur les 'poules' qui auraient tenté l’insurrection du 23 novembre 2019

Le Général Yark Damehame avait promis mettre la main sur les auteurs présumés de l’insurrection survenu dans la nuit du 23 novembre dernier, "comme des poules". 18 individus ont été présentés ce mardi 03 décembre 2019 comme étant les responsables de l’assaut contre les forces de l’ordre.

Selon la police nationale, ces 18 individus appartiennent à un groupe nommé « Tigre révolution ». Un clan supposé appartenir à un certain Touré Adidou, résidant en Belgique. A en croire le Lieutenant-Colonel Yaovi Okpaoul, Directeur général de la Police nationale, tout est orchestré par le chef de la bande depuis la Belgique.

Dans le cadre de l’insurrection, les informations font état d’une tentative d’approche des membres de la « Tigre révolution » lors des réunions du Parti National Panafricain (PNP) à qui ils ont fait des propositions d’intégrer leurs rangs. Ces derniers n’ont pas hésité à fournir leurs adresses qui ont permis au "El Professor" de l’équipe (Touré Adidou) de les intégrer sur les plateformes WhatsApp créées pour l’occasion, ce qui annonce le début des activités de l’organisation.

Pour

Yaovi Okpaoul, l’objectif ultime de ce mouvement est d’organiser une révolution nationale afin de déstabiliser les Institutions de la République en trois jours. Ce qui n’a pas été le cas, puisque un des leaders du groupe a été touché par balle quand la Police tentait de riposter contre les assaillants, ce qui a obligé la troupe à se replier.

Si on en croit la Police, l’attaque devait durer 3 jours, vu les ramifications dont dispose le groupe de Lomé, Sokodé, Tchamba et Anié. Et pour venir à bout de leur mission, selon toujours la Police, les assaillants se sont subdivisés en trois groupes, notamment le premier chargé d’aller en affrontement directe avec les éléments de la gendarmerie, le second doit user de tous les stratèges pour empêcher tout renfort en faveur du camp adverse et le troisième est sommés de semer la panique générale.

Par ailleurs, informent les sources policières, les présumés auteurs de l’attaque sont vêtus des gilets qui portent des objets mystiques sensé les protéger des balles. Avec la riposte des forces de l’ordre qui a fini par mettre à terre l’un des chefs de la bande, les assaillants ont pris la fuite.

Après investigations, 18 personnes ont été interpellées dont 15 à Lomé, 2 à Sokodé et 1 à Sogan-Kopé (Ghana). La Police déplore un décès et plusieurs blessés graves dans son camp. Quant aux cinq AK47 emportés, seule une arme a été retrouvée.

Les responsables de la Police en appelle à une franche collaboration des populations togolaises afin que les 4 autres armes qui circulent dans la nature soient retrouvées.

 

 

Et Yark met la main sur les 'poules' qui auraient tenté l’insurrection du 23 novembre 2019

Présidentielle 2020 : La HAAC peaufine ses textes pour une couverture médiatique équitable

Les membres de la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la communication (HAAC) animent depuis lundi à Kpalimé (environ 120 km au nord de Lom), leur « session spéciale » en vue d’adopter les textes devant réglementer la couverture médiatique de la présidentielle de 2020

Durant les cinq jours que vont durer les travaux de cette session spéciale, le président de la HAAC, Télou Pitalounani et son équipe comptent rédiger des textes devant servir de code de bonne conduite des hommes des médias en ces périodes électorales.

Ils entendent fixer un arrêté relatif à l’accès équitable de tous les candidats aux médias officiels (TVT, Radio Lomé, Radio Kara, Togo presse et ATOP). Il sera question de déterminer les temps d’antenne et la surface rédactionnelle auxquels aura droit chaque candidat. Il sera également question de rédiger une décision relative à l’accès équilibrée de tous les candidats aux médias privés.

« Les textes devant régir l’élection présidentielle prochaine doivent permettre d’aboutir à un scrutin transparent, équitable et démocratique. Ces textes réglementaires

que nous allons adopter, comportent des innovations, notamment l’organisation d’un débat entre les candidats ou leurs représentants pour présenter aux électeurs leurs programmes de société », a précisé le président de la HAAC dans son discours d'ouverture des travaux.

A en croire les responsables de la HAAC, les médias confessionnels sont exclus de la couverture médiatique de la campagne électorale. Les médias commerciaux, quant eux, sont d’office autorisés. Il y a certaines radios communautaires qui seront également désignées pour couvrir cette élection.

Durant les travaux, les membres de la HAAC vont examiner aussi les dossiers de demande déclarations de parutions nationales, de délivrance et de renouvellement de la carte de presse.

 

 

Présidentielle 2020 : La HAAC peaufine ses textes pour une couverture médiatique équitable

Dr Aubin Thon et son « Plan National » pour l’alternance en 2020

Dr Kodjovi Aubin Thon, président de Nouvelle Vision (NoVi) et candidat à la prochaine présidentielle, reste convaincu que l’alternance politique tant souhaitée par les Togolais sera une réalité en 2020.

Devant la presse mercredi à Lomé, l’homme politique a proposé un « Plan National » pour une alternance démocratique, pacifique et productive en 2020 au Togo. Selon ce prétendant à la magistrature suprême, trois (3) éléments fondamentaux constituent le pilier de ce plan national.

« Les acteurs engagés dans la lutte togolaise doivent tous se mettre en accord pour défendre d’abord l’intérêt de la nation, et c’est ce qui nous a poussé à partager ce plan national de l’alternance qui a mis en exergue trois éléments fondamentaux. Le premier, c’est le pacifisme de cette alternance que recherche notre population. Au second point, nous avons parlé du caractère démocratique de l’alternance et en troisième point nous avons parlé de l’alternance productive. Donc ce sont ces trois éléments qui constituent les fondament

aux, le triangle de notre plan national », a indiqué Dr Aubin Thon.

A l’en croire, 2020 est une année d’alternance qui permettra de construire une nation émergente et soudée. « L’année 2019 progressivement s’achève. Et l’année 2020 nous ouvrira bientôt ses portes. Pour le Togo, cette nouvelle année sera celle de l’alternance. 2020 est le nouveau départ de notre nation, un départ vers une destination commune et objective. 2020, c’est l’année d’un nouveau leadership », a-t-il déclaré.

Lui qui aspire briguer la magistrature suprême en 2020, invite ses pairs de l'opposition à se mettre ensemble pour réaliser cette alternance politique.

Godfrey Akpa

 

 

Dr Aubin Thon et son « Plan National » pour l’alternance en 2020

Togo : Faure Gnassingbé, l’Arnaque et le Leurre
faure gnassingbe comedie
Faune Gnassingbé déguisé en « homme simple » | Photo : DR / FK

Arnaque. J’aime bien ce mot. Il porte en lui quelque chose de malicieux, d’astucieux et de fourbu. Un mélange subtile du génie et du faux, dans une permanente concurrence entre les deux et où l’un ne prend pas l’avance sur l’autre. Le leurre est une illusion. Un « faux vrai » souvent pris pour un vrai sans en changer la fausse nature. Et pour qu’il brille et attire, le leurre a besoin d’une échéance, d’un horizon. L’horizon, une finalité qui recule au fur et à mesure qu’on avance. Dans cette histoire de Doing Business et du Plan national de développement (Pnd), c’est un peu de tout cela à la fois. Et comme si ça ne suffisait pas, le chef de l’Etat prend en personne sa plume pour signer, comme il le fait depuis quelques années, une Tribune dans Jeune Afrique, le très controversé et sulfureux média panafricain.

Repassons en revue les budgets exercice 2020 de quelques pays qui nous entourent. Bénin 1989,9 milliards CFA, soit une augmentation de 5,8%. A 2268,3 milliards contre 2552,4 de recettes, le Burkina augmente son budget de plus de 10% et épargne une réserve de plus de 300 milliards…. Les recettes étant largement au-dessus des dépenses. Ouadougou n’aura donc pas besoin d’appuis budgétaires extérieurs. Pourtant, il est pris en étau par le terrorisme. A 2236 milliards, le Niger a connu une hausse de près de 4% et avec ses 8061 milliards, la Côte d’Ivoire a augmenté de 9,9% son budget. Je m’arrête là pour ne pas ennuyer avec les chiffres. Le Togo, en passant de 1501,9 milliards en 2019 à 1346,2 milliards pour 2020 est le seul et unique pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) à avoir un budget 2020 en baisse alors que les défis n’ont jamais été, avec le Pnd, aussi élevés. Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont mis la pression pour éviter la supercherie de 2018 qui a engendré une augmentation vertigineuse de 11% alors que la corruption et la mauvaise gouvernance ne permettent pas au pays, en l’état de faire autant. Je ne suis pas économiste mais allons-y bêtement. Comment avoir un Plan national de développement de 4600 milliards dont on a réussi à rassembler que 10%, être en face de tant de défis dans un pays sous-développé et alors que les recettes s’augmentent en fiscalité et en taxes diverses, le budget, sans une perturbation liées à l’inflation, chute aussi drastiquement ? Pourtant, le Doing Business nous a délivré la palme d’or du meilleur réformateur en Afrique et donc du pays qui doit connaître le plus d’Investissements directs étrangers. Et qui dit Investissements directs étrangers (Ide) dit augmentation des recettes douanières et fiscales. Comment donc expliquer que le budget soit revu à la baisse alors qu’avec la décentralisation, le Togo a besoin de dizaines de milliards pour accompagner les nouvelles communes qui viennent à peine d’être mises en place ?

Officiellement, ce sont les recettes qui ont chuté. Mais dans la réalité, à force de créer des rubriques « Raisons d’Etat » ou « Aides au parti », les sociétés d’Etat ont fait passer par des tuyaux parallèles des centaines de millions en dix ans pour alimenter des réseaux souvent directement liés au président de la République. Malgré ses 20 milliards défiscalisés de fonds secrets, puisqu’il ne paie pas d’impôts. A cela, il faut ajouter la mauvaise gestion par manque de vision et de stratégies. Avec le bref passage de KodjoAdédzé à la tête de l’Office togolais des recettes (Otr), qu’il a géré comme une épicerie de campagne, l’Etat a perdu près de 40% de ses potentielles entrées en deux ans. Dans le même cas, entre 30 et 50 milliards selon diverses sources, ont alimenté la fameuse rubrique noire, au point où, même devenu ministre du commerce, le vice-président du parti au pouvoir traîne ses archives de « Affaires d’Etat » comme pour dire, « même si j’ai volé un peu, j’ai beaucoup aidé le parti ». Il faut ensuite compter avec la pression fiscale. En poussant les investisseurs à bout, l’Otr a dû mettre en faillite, précipitamment, un lot d’entreprises, perdant ainsi une rente substantielle. Pourtant, on bat le record des réformes économiques, selon le dernier classement du fameux Doing Business. Un classement remis en cause d’ailleurs par ceux qui l’ont inventé et qui ont dénoncé en 2018 « sa trop peu de fiabilité ».

Et sans se poser aucune question face à cette chute drastique de son budget et alors que son pays est à la veille d’une importante élection présidentielle, Faure Gnassingbé se livre, dans la dernière livraison de Jeune Afrique, en une longue et fastidieuse rengaine de vertus économiques, promettant « marcher plutôt que de maudire la route« . Mais comment marcher si on ne sait pas où on va ? Ou si on ne va nulle part ? Au lieu de s’éloigner de d’où l’on vient, mieux vaut s’asseoir au bord de la route… Ralentissant ainsi le précipice ! Mais passons. Je préfère les chiffres aujourd’hui.

Togo. 9 millions d’habitants, 2 millions hors du pays (du fait de la dictature ou d’une recherche de vie meilleure). Trois principales ressources. Le phosphate, le clinker et le marbre. Un géant poumon économique, le port. La première ressource a été bradée aux Israéliens et au Chinois, à travers Elenilto et Wengfu. Mises en holding de braqueurs, les deux sociétés ont fini de ruiner l’or gris. Alors qu’elle apportait jusqu’à 50 milliards au trésor dans les années 1980- 1990, l’exploitation des phosphates, qui a réduit de 70% son personnel et investi 20 milliards dans la modernisation, n’apportait plus que quelques centaines de millions essentiellement en fisc et taxes diverses avant que Chinois et Juifs n’arrachent la Société nationale des phosphates du Togo. Pire, à la veille de sa cession au groupe Sino-hébraïque, l’Etat avait entamé un investissement de redressement de 200 milliards dès 2011 et après un si colossal investissement, revend la société. Curieuse décision. Pourquoi investir autant dans une société à veille de la revendre ? Des 5 millions de tonnes promis en phosphate pur et dérivés agro pour 2016 et 2017, la société n’a jamais dépassé 1 million. Pire, l’Etat a signé avec les chinois et les israéliens un contrat de monopole total sur une décennie au moins, renouvelable tacitement, un véritable suicide. A la tête de l’opération, DamipiNoupokou. Un véritable dévoreur de mines. Il en avait été ministre entre 2007 et 2008, période du premier massacre du phosphate. A force de goinfrerie et de magouilleux contrats, bradant une grande

 

 

Togo : Faure Gnassingbé, l’Arnaque et le Leurre

Les membres du bureau du HCTE rendent visite à la présidente de l’AN
La présidente de l’Assemblée nationale a reçu ce mercredi 4 décembre 2019 le bureau du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE), au siège de l’institution à Lomé.
Conduits par son président, Kokouvi Atitso, les membres de l’équipe dirigeante du HCTE sont allés rendre visite à Mme Yawa Djigbodi Tségan, la présidente de l’Assemblée nationale. Une visite de courtoisie qui a permis à ces représentants des Togolais vivant à l’extérieur, « de recueillir les conseils pour mener à bien leur mission ».

L’interface entre la diaspora et le gouvernement, le Haut Conseil des Togolais de l’extérieur va permettre de mieux structurer et organiser la diaspora pour une meilleure contribution au développement du Togo.

Le 29 novembre dernier, le Premier ministre Selom Klassou a officiellement installé les 77 délégués pays de cette instance lors d’une cérémonie solennelle organisée en leur honneur dans un grand hôtel de la place.

Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères,

de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, grand artisan de la mise en place de ce Haut conseil, au cours de l’installation de ses membres, a déclaré que « La nation et le Gouvernement comptent sur votre sens de responsabilité et engagement à servir le Togo ».

Il a invité les délégués pays à « prendre parti pour le développement de notre pays et travailler chacun individuellement dans sa zone de représentation suivant les principes de décentralisation et de subsidiarité, mais aussi en synergie ».

A.H.

 

 

Les membres du bureau du HCTE rendent visite à la présidente de l’AN

 

Le Togo, une prison à ciel ouvert ?
Prof. Ayayi Togoata Apedo-Amah

Une jeune fille battue au sang par la sauvage soldatesque de Faure Gnassingbé à Sokodé, 22 novembre 2019 | Photo : Samari Tchadjobo

La lecture du rapport de la LTDH sur les cas de tortures et violences policières fait froid dans le dos. Non pas que n’étions pas au courant mais le fait de lire ces horreurs, avec témoignages à l’appui, provoque un choc.

Mais dans quel pays vivons-nous ? A quoi sert la loi sous le régime policier que l’on voudrait faire passer pour une démocratie ? Ceux qui veulent abuser les Togolais et surtout la communauté internationale sur la véritable nature du régime des Gnassingbé, ont-ils oublié que la démocratie, son socle c’est la loi, l’état de droit destinés à assurer le maximum de protection à l’individu ?

La culture criminelle de l’impunité qui sévit au Togo depuis la colonisation jusqu’à l’indépendance truquée, ne cesse de traumatiser les citoyens de ce pays martyr. Quand le peuple considère les corps professionnels payés à ses frais pour assurer sa sécurité comme des forces d’’insécurité, il y a là quelque chose de grave qui nous interpelle tous. En effet, un témoignage l’atteste, à la vue des patrouilles censées veiller sur notre sécurité, les Togolais, même en étant en règle, en général, préfèrent les éviter pour leur propre sécurité. On ne sait jamais, disent-ils.

Cette image détestable que se sont forgées nos forces de l’ordre et de sécurité, n’est pas un fantasme, mais l’expression du ressenti des Togolais à l’encontre des hommes en treillis. Les traitements cruels et dégradants, qu’ils infligent lâchement à leurs compatriotes, sont la manifestation de la vraie nature hideuse d’une dictature sanguinaire.
Ayayi Togoata Apedo-Amah
Ayayi Togoata Apedo-Amah

L’illégitimité du pouvoir requiert la force et la violence pour s’imposer au peuple. D’où l’impunité dont jouissent les bourreaux dans l’exercice des sévices abominables qu’ils infligent à des individus sans défense, privés de la protection de la justice. Quand les juges sont obligés de regarder ailleurs lorsque leurs concitoyens sont torturés, c’est que l’institution judiciaire est malade. Le citoyen, soumis à l’arbitraire et à la terreur, pour sa survie, doit se résigner où se battre pour changer le cours horrible et rétrograde de son histoire afin d’accélérer l’avènement de la démocratie et de la liberté.

Lire/Télécharger le rapport complet de la LTDH (PDF) : Rapport de la LTDH sur les cas de Tortures et de Violences Policières au Togo

Ayayi Togoata Apedo-Amah
Enseignant- Chercheur des Universités du Togo
Ancien Secrétaire Général de la LTDH

 

 

Le Togo, une prison à ciel ouvert ?

Togo, 19 août 2017 et présidentielle de 2020 : De l’espoir à l’impasse. Ce que doit faire l’opposition togolaise pour subsister
Liberté Togo

Moment fort de la C14 en 2017 : Brigitte Adjamagbo-Johnson, Jean-Pierre Fabre et Tikpi Atchadam (d) | Archives : DR

« Etre à la fois sot, fat et bête, c’est trop pour un seul homme qui n’est dépourvu d’intelligence ! Mais qu’est-ce qui lui manque donc ? La connaissance de sa niaiserie ! Ce qui l’étouffe est la pléthore de sa suffisance. Avec un amour-propre moins bouffi et moins bruyant, il serait moins naïf et moins ridicule…», écrit le célèbre philosophe suisse Henri-Frédéric Amiel dans son « Journal Intime ». C’est avec cette assertion qu’on se permet de traiter ce sujet consacré à l’opposition togolaise. Après avoir été « bête » pendant plus de 29 ans, il est temps qu’elle prenne conscience de sa « niaiserie » et qu’elle fasse sa mue dans l’optique des prochains défis politiques et électoraux. C’est le moment de tirer les leçons, de se demander pourquoi elle n’a pas pu bonifier l’élan né des manifestations du 19 août 2017, obligée de se retrouver pour la énième fois dans l’impasse.

De la contestation à l’espoir …

Le 19 août 2017, le Parti national panafricain (PNP) dirigé par Tikpi Atchadam a créé une nouvelle dynamique dans la lutte pour l’instauration d’un véritable Etat de droit au Togo. Des manifestations simultanées organisées aussi bien à Lomé que dans des villes de l’intérieur ont dégénéré faisant plusieurs victimes. « Des tensions sans précédent depuis les marches organisées par le Collectif Sauvons le Togo en juin 2012 », se souvient « Jeune Afrique ». Ceux qui s’étaient gaussés quelques jours plus tôt du PNP et de son leader en disant « PNP c’est qui ? Atchadam c’est qui ? », n’avaient eu recours qu’à la violence unanimement condamnée par les partis politiques de l’opposition et les organisations de la société civile.

Le lendemain, Atchadam qui avait pris ses distances vis-à-vis des autres formations politiques de l’opposition, a lancé un appel à l’endroit de Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance nationale de changement (ANC), alors chef de l’opposition togolaise : « Tout en condamnant la barbarie du 19 août 2017, je demande solennellement et humblement à tous les partis de l’opposition de prendre une part active à cette lutte. La libération du peuple, c’est maintenant ou jamais. Je demande au nom du peuple togolais, au leader de l’opposition, Monsieur Jean-Pierre Fabre, à prendre des mesures nécessaires dans le sens de l’amplification des mouvements à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Grand frère, l’heure de l’unicité d’actions a sonné. Le peuple togolais nous appelle, tu dois répondre ; et je sais que tu vas répondre ». « Nous répondons favorablement, nous disons que nous avons ouvert les oreilles grandes pour écouter l’appel lancé par Monsieur Atchadam. Et à l’heure où je vous parle, des initiatives sont en cours non seulement dans le sens du PNP, mais également en direction de toutes les forces démocratiques dans le seul but de parvenir au retour de la constitution de 1992 comme le demande le PNP », avait déclaré Patrick Lawson, 1er vice-président de l’ANC, à BBC à l’issue d’une réunion d’urgence du parti.

Bon an mal an, une coalition de 14 partis politiques (C14) voit le jour. Des manifestations regroupant des milliers de militants, se succédaient. L’opposition avait le vent en poupe. Le pouvoir était en perte de vitesse. Et pour sauver la face, Faure Gnassingbé s’est approché de certains de ses pairs de la région ouest-africaine afin de solliciter l’ouverture d’un dialogue, l’habituelle trouvaille gnassingbéenne pour calmer les ardeurs des opposants avant de les couillonner. Le dialogue annoncé allait-il connaître le même sort que la vingtaine déjà enregistrée ? Difficile d’y répondre à l’époque, surtout que l’optimisme était de mise du côté de l’opposition requinquée par le succès de ses manifestations.

« Au début, les présidents Nana Akufo-Addo et Alpha Condé étaient très attentifs à nos revendications qu’ils trouvaient légitimes, confie un membre de la C14 rencontré dans le cadre de la rédaction de cet article. Les réunions à Accra, à Conakry et à Lomé nous ont rassuré que les réformes constitutionnelles allaient être opérées. Des promesses nous ont été faites dans ce sens ».

Au nom de cette confiance absolue en les facilitateurs, la C14 n’a pu contester ouvertement la feuille de route que la CEDEAO a rendue publique le 31 juillet 2018. Alors que la Coalition a pris acte de cette feuille de route tout en relevant des insuffisances, le PNP a trouvé qu’elle est une victoire d’étape parce qu’elle aurait pris en compte 75% des exigences de l’opposition. Entre-temps, le Président nigérian Muhammadu Buhari était même présenté comme celui qui allait en finir avec l’avitaminose démocratique au Togo.

Puis au désenchantement

Plusieurs raisons expliquent ce revirement spectaculaire de la CEDEAO qui s’est finalement dédite en prenant le parti de la « dictature pluraliste ». Mais avant d’aborder ces raisons, il y a lieu de rappeler que le format du dialogue instauré par les facilitateurs n’avait pas permis de faire évoluer les positions. « Nous avons regretté qu’il n’y ait pas eu de discussions directes avec les représentants du pouvoir sous l’égide des facilitateurs. Nous sommes souvent reçus séparément et à la fin, il y avait un relevé de conclusions qui ne font même pas l’objet de débat. Lors de notre dernier voyage à Conakry, il n’a jamais été question d’un débat avec la partie gouvernementale sur les trois jours de recensement qui étaient accordés. Nous avons clairement dit au président guinéen qu’il fallait reprendre tout le recensement alors que lui, il nous disait que le gouvernement ne pouvait accorder que trois jours. Ce que nous avons refusé. Mais malheureusement, c’est la proposition du gouvernement qui s’est retrouvée plus tard le relevé de conclusions », explique un autre membre de la C14.

L’absence de discussion directe a tourné à l’avantage du pouvoir qui a mis en branle sa machine diplomatique. La diplomatie du verbe est allée de pair avec celle du « djembé » et des « valises ». « Au sein de la CEDEAO, chacun a un prix. Des chefs d’Etat aux fonctionnaires de la Commission de la CEDEAO. Plus en contact avec les chefs d’Etat, Faure Gnassingbé et ses réseaux ont su les convaincre. Mais à la C14, nous avons été défaillants sur le plan diplomatique. C’était une grande erreur », déplorent la plupart de ceux qu’on a rencontrés.

Selon les informations, au cours d’une concertation, le président ghanéen avait, compte tenu du blocage et l’urgence de la tenue des élections législatives, proposé à l’opposition qu’il y ait d’abord des discussions sur l’amélioration du cadre électoral avant les réformes constitutionnelles. Une option rejetée par la C14 qui aurait choqué Akufo-Addo. Pour nombre de chefs d’Etat, l’opposition était trop fermée et en avait trop demandé. Le président ivoirien Alassane Ouattara le leur avait même jeté au visage au cours d’une audience accordée à une délégation de la C14 dans la soirée du 31 juillet 2018 à l’hôtel 2 Février. « Il faut vous contenter du peu. C’est ce que j’ai fait en Côte d’Ivoire », leur aurait conseillé celui qui avait pris les armes de dernière génération pour chasser Gbagbo.

En effet, Ouattara avait joué un rôle non moins important dans le statu quo actuel au Togo et dans le dévoiement de la feuille de route. « Il a milité contre l’opposition, affirme une source diplomatique. Et au sein de la CEDEAO, quand il parle, les autres l’écoutent. Ce qu’il a refusé chez lui en Côte d’Ivoire, il nous l’impose au Togo ».

En outre, le fait que l’opposition ait refusé que ses 8 membres désignés, après moult tractations, prêtent serment pour siéger à la CENI, a été considéré par les chefs d’Etat comme une défiance à leur endroit. « On nous l’a reproché à Accra lors du dernier voyage en décembre. C’est comme si tous sont mécontents de l’opposition. A preuve, par rapport à la demande de report des élections, Akufo-Addo n’a rien dit après nous avoir écoutés », indique l’un de ceux qui y étaient.

L’idée de sécurité vendue par le pouvoir avait également marché. En montant une pile de dossiers avec les images des deux militaires tués à Sokodé à la « manière des djihadistes » et les copies des transactions bancaires de certaines ONG supposées proches du PNP, le régime cinquantenaire avait réussi à emballer beaucoup de chefs d’Etat hantés par les affres du terrorisme. « Ils ont cru à ça. Ils étaient choqués. Le pouvoir a même utilisé des images des réunions hebdomadaires où on voit des femmes à part et la non organisation des manifestations de l’opposition les vendredis pour discréditer le PNP, et par ricochet la C14 », avance un diplomate africain. Qu’a fait alors la Coalition de son côté pour changer la donne ? Qu’a fait le PNP lui-même pour apporter des preuves contraires ?

Dans le même temps, Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition en son temps, est présenté dans les milieux de la CEDEAO comme une alternative non crédible, « un éternel contestataire ». « Mais nous, nous n’avons rien fait, regrette un opposant. Nous avons été inefficaces sur le plan de la diplomatie. Nous sommes injustement accusés, traités de djihadistes, de radicaux mais nous n’avons rien fait pour amener les gens à changer d’opinion sur nous. Nous avons laissé les mensonges prospérer. Aujourd’hui, le seul fait d’avoir le peuple derrière soi, ne suffit plus. Il faut avoir des relations à mettre à contribution ».

La tenue des élections législatives du 20 décembre 2018 en dépit des incantations sur leur blocage puis sur leur annulation et le satisfécit de la CEDEAO au 54ème sommet tenu le 22 décembre 2018 à Abuja ont sonné le glas de cette opposition qui n’avait pas retenu les leçons du scénario catastrophique d’octobre 2002 qui avait permis plus tard à feu Eyadema de faire sauter le verrou de la limitation du mandat présidentiel.

Et aujourd’hui l’impasse … mais

« La Conférence regrette fortement la décision prise par la Coalition des quatorze partis politiques de l’opposition (C14) de ne pas participer aux élections législatives malgré les efforts considérables déployés par les Facilitateurs pour favoriser des élections inclusives avec une participation équitable de tous les acteurs à la Commission nationale électorale indépendante (CENI) … La Conférence réaffirme son attachement au respect de l’ordre constitutionnel et au renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit au Togo et dans la sous-région, conformément aux valeurs et aux normes prévues par les instruments de la CEDEAO, notamment le Protocole additionnel relatif à la démocratie et à la bonne gouvernance », avait indiqué le communiqué du 22 décembre 2018. Le Togo étant désormais un pays normal, selon les « arnaqueurs » de la CEDEAO, l’opposition togolaise n’avait qu’à rentrer dans les rangs. Et au lieu de profiter de cette bérézina pour se remettre en cause et réorienter la lutte, la C14, rongée par des querelles internes et des soupçons de corruption, s’est dépiécée. Chacun est retourné dans sa chapelle avec ses militants qui pour dézinguer les autres, qui pour ébaucher les meilleurs corrompus, qui pour couvrir de lauriers les meilleurs combattants avec leurs envolées lyriques, qui pour applaudir quand les militants du PNP sont zigouillés par la soldatesque…

C’est donc dans ce climat de division, de haine et de récrimination qu’une partie de l’opposition est allée à l’élection des conseillers municipaux organisée par UNIR et pour UNIR. S’étant fragilisée et discréditée sur le plan national et international, elle n’a pu amener le pouvoir à faire améliorer le cadre électoral. Résultante, elle n’a pu rien faire devant les fraudes massives et s’est fait laminer par le parti cinquantenaire et ses satellites. La plupart des localités qui votaient l’opposition, sont tombées dans le giron présidentiel. Même les villes réprimées où le PNP a le vent en poupe, ont, au nom des rancœurs, préféré leurs « zigouilleurs » à leurs amis de l’opposition.

Du 30 juin à ce jour, rien n’a changé sur le plan politique au Togo. La CENI d’UNIR est bien en place, la Cour constitutionnelle d’UNIR dont la recomposition est demandée par la CEDEAO, reste imperturbable, l’état de siège des villes de Sokodé et Bafilo se poursuit, l’opposition et la société civile ne sont pas autorisées à mener des activités dans la ville de Kara, les exactions sur les populations civiles sur la base d’une hypothétique « insurrection militaire » battent leur plein, le pouvoir est toujours autiste aux nombreuses revendications de l’opposition, la CEDEAO et le représentant du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest sont habituellement silencieux, la révision des listes électorales aussi bien à Lomé qu’à l’extérieur laisse à désirer. Bref, le scrutin présidentiel de 2020 sera organisé dans les mêmes conditions que l’élection des conseillers municipaux. Ce qui n’augure rien de bon pour l’opposition partagée entre participationnistes en rangs dispersés quitte à être ensemble après le premier tour (ANC, CAR, ADDI, PSR), participationnistes avec un candidat unique qui ne doit être membre d’aucun parti politique (C14 qui regroupe finalement la CDPA, l’UDS-Togo, les FDR, les Démocrates et les DSA) et non participationnistes qui se cramponnent à la révolution populaire (PNP). Sans oublier le candidat de la diaspora et les « amuseurs publics » des « boîtes de jour » religieuses qui écument la République.

Par ailleurs, les partisans de l’opposition sont fatigués des élections organisées et volées par les mêmes personnes. Beaucoup n’y croient plus. Déjà, il y avait eu un fort taux d’abstention lors des législatives de 2013. Tout comme à l’élection présidentielle de 2015 où plus d’un million de Togolais n’avaient pas souhaité voter. Et vu le contexte actuel, la situation sera pire en 2020.

De fait, l’opposition toutes tendances confondues a l’obligation de changer son fusil d’épaule. Il est encore temps que les différents courants aplanissent leurs divergences pour arriver à une solution unique et réaliste autour de laquelle l’opposition va réunir les Togolais qui sont lassés d’être la risée de leurs frères de la région ouest-africaine. Tikpi Atchadam doit aller au-delà de ses discours sur les réseaux sociaux et engager des discussions concrètes avec ses pairs surtout avec Jean-Pierre Fabre qui doit aussi faire preuve d’ouverture. Sinon ce n’est pas sage de faire les mêmes choses tout le temps pour les mêmes résultats …

Géraud A.

Source : Liberté

 

 

Togo, 19 août 2017 et présidentielle de 2020 : De l’espoir à l’impasse. Ce que doit faire l’opposition togolaise pour subsister

Révélations sur le décès des 3 étudiants Togolais au Maroc : Ventres et têtes ouverts, sexes portés disparus sur les corps...
Liberté Togo
Carte : Historia can mapa

Qu’est-il arrivé aux étudiants togolais décédés il y a quelques semaines au Maroc? La question est suscitée par une sortie de la Synergie des étudiants et élèves du Togo (SEET). L’association a apporté des éclaircissements sur te drame qui e frappé les familles de Noumouley Tchompion Yao Mawoussi, Adouley Kossi Amegno, Afotogbe Kokouvi Rodrigue.

La raison de cette sortie est que le gouvernement peine jusqu’à ce jour à situer l’opinion sur les vraies circonstances qui ont conduit à la mort des étudiants. Selon la SEET, les parents des étudiants décédés ont été plusieurs fois convoqués à la Gendarmerie et y ont subi des intimidations « afin qu’ils ne disent pas ce qui a été observé sur les corps de leurs enfants ». « Sur les corps, les parents ont remarqué que les ventres et les têtes ainsi que les oreilles ont été fendus et cousus, le sexe est porté disparu sur tous les corps », révèle la SEET.

Kodjo Bossiadé, maire de la commune de Wawa 2, aurait promis aux parents de l’étudiant Noumouley, quelques jours avant le décès de leur fils, qu’il ordonnera qu’on le déporte. La raison de cette menace, selon la SEET, est que le maire n’aurait pas encore reçu le terrain qu’il a exigé avant d’aider l’enfant pour obtenir la bourse.

Pour la SEET, le ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur, Robert Dussey doit situer l’opinion sur les vraies circonstances du décès des étudiants, les plaies observées sur les corps ainsi que les sexes qui ont disparu et remettre les résultats de l’autopsie aux parents.

Outre les révélations sur les décès des étudiants, la SEET interpelle les autorités universitaires et gouvernementales sur les conditions d’études, notamment les allocations et bourses et la présence des milices, « Par la présente conférence de presse, la SEET réaffirme que pour que l’année académique 2019-2020 soit sereine, les présidents des Universités publiques doivent dissoudre les milices qu’ils ont installées, respecter les clauses du système LMD, le respect de la liberté d’expression et d’association », avertit-elle, et d’ajouter : « Le ministre de l’Enseignement Supérieur, pour sa part, doit faire augmenter les aides des étudiants, sortir les allocations et bourses qu’il bloque dangereusement, car l’éclatement du magma souterrain est à l’horizon ».

Enfin, la SEET assure les familles victimes de son soutien sans faille malgré les menaces et intimidations auxquelles elles font face.

G.A.

Source : Liberté No.3057 Du Vendredi 29 Novembre 2019

 

 

Révélations sur le décès des 3 étudiants Togolais au Maroc : Ventres et têtes ouverts, sexes portés disparus sur les corps...

Togo, Loi imminente sur la déclaration des biens : L’application et de bonne foi, le vrai défi !
Liberté Togo
loi sur la declaration de bien au Togo
Caricature : Donisen Donald / Liberté

Enfin la déclaration des biens au Togo ? C’est à cela que l’on tend manifestement, à en croire le compte rendu du conseil des ministres de mercredi. Il a été adopté à cette fin un projet de loi devant être introduit à l’Assemblée nationale et voté. Mais le plus grand défi reste l’application de ladite loi, et la déclaration de bonne foi des biens. Et ce n’est pas garanti, avec des gouvernants adeptes de l’obscurantisme et ayant bâti leurs fortunes sur les détournements de deniers publics et autres crimes économiques.

Vers le vote d’une loi portant déclaration des biens

La question a été au menu du conseil des ministres du mercredi 27 novembre qui a adopté quatre (4) projets de loi, trois (3) projets de décret, écouté deux (2) communications et abordé des divers. C’est le contenu du premier projet de loi fixant « les conditions de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents publics ».

« L’adoption de ce projet de loi organique fixant les conditions de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents publics renforce les diverses mesures législatives et réglementaires déjà prises dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la corruption ainsi que de la promotion de la bonne gouvernance. On peut ainsi noter notamment la mise en place de plusieurs corps de contrôle, l’adoption du code des marchés publics ou encore du code d’éthique et de déontologie en matière de marchés publics et délégations de services. Il s’inscrit donc dans le cadre des efforts de l’Etat tendant à promouvoir la transparence dans l’exercice des fonctions publiques, à garantir l’intégrité et la probité des serviteurs de l’Etat et prévenir l’enrichissement illicite », rapporte le conseil des ministres.

« Le Togo a ratifié le Protocole de la CEDEAO du 21 décembre 2001 et de la Convention de l’Union africaine du 11 juillet 2003 sur la prévention et la lutte contre la corruption. Il devient nécessaire d’élargir la liste des personnes assujetties à l’obligation de déclaration des biens et avoirs pour prendre en compte tous les agents professionnellement exposés aux risques de corruption et d’infractions assimilées. La loi constitutionnelle n° 2019-003 du 15 mai 2019 portant modification de la Constitution du 14 octobre 1992 a prévu, non seulement de fixer, par une loi organique, les modalités de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités et des hauts fonctionnaires, mais aussi de généraliser la mesure et d’harmoniser la procédure. C’est l’objet du projet de loi organique qui fixe les conditions de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents publics », lit-on par ailleurs dans le compte rendu.

L’adoption de ce projet de loi est une suite de l’annonce faite par Faure Gnassingbé au sujet de la déclaration des biens et la lutte contre la corruption, dans son discours du 27 avril dernier sur l’état de la Nation. « Le gouvernement est déterminé à poursuivre l’amélioration de la gouvernance, notamment en mettant, dans les mois qui viennent, un accent particulier sur la lutte contre la corruption. Un projet de loi organique sera soumis à l’Assemblée nationale pour déterminer les conditions de mise en œuvre de la déclaration des biens et avoirs prévue par la constitution », avait-il déclaré.

Le défi de l’application et de bonne foi

Ouf, devrait-on crier devant ce projet de loi adopté par le conseil des ministres. L’initiative mériterait peut-être une belle fête et les « gouvernailleurs » congratulés pour avoir osé franchir le pas. Le chemin pour y parvenir a été très long, semé d’embuches. Le pouvoir a fait de la résistance, beaucoup de résistance face à cette problématique de la déclaration des biens qui, pourtant, faut-il le rappeler, est une prescription de la Constitution togolaise en son article 145 qui stipule : « Le Président de la République, le Premier Ministre, les membres du gouvernement, le Président et les membres du bureau de l’Assemblée nationale et du Sénat et les directeurs des administrations centrales et des entreprises publiques doivent faire devant la Cour Suprême une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leur fonction. Une loi détermine les conditions de mise en œuvre de la présente disposition ». Mais depuis trois décennies, le pouvoir RPT/UNIR n’a rien fait pour rendre effective cette disposition pourtant nécessaire à la lutte contre la corruption et à la bonne gouvernance chantée par les gouvernants, particulièrement Faure Gnassingbé qui avait promis une gestion bien meilleure à celle de son feu père et ne cesse de chanter ce combat dans ses discours pour séduire les partenaires en développement. L’opposition et la société civile engagées ont beau rappeler cette obligation, leurs cris sont toujours tombés dans des oreilles de sourd.

Mieux vaut tard que jamais, dira-t-on. On doit se réjouir que le pouvoir ait, enfin, adopté ce projet de loi pour formaliser cette prescription de la Constitution. Mais avec les gouvernants en place, une chose est de voter un texte, une autre est de l’appliquer. C’est une lapalissade que le Togo dispose des meilleurs textes au monde, mais c’est leur application qui a toujours posé problème. Il faut donc déjà souhaiter que le projet de loi soit rapidement introduit à l’Assemblée de godillots et voté le plus tôt possible. Parce que le rythme à imprimer aux processus de vote est exclusivement l’apanage du pouvoir qui sait faire preuve de célérité sur les initiatives qui l’arrangent, mais traine les pas devant celles qui ne font pas ses affaires. L’application, et de bonne foi de cette déclaration des biens, sera le vrai défi. Le commun des Togolais sera curieux de savoir que ces membres de la minorité pilleuse, devenus milliardaires en un rien de temps, qui ont bâti toutes leurs fortunes sur les détournements des deniers publics et autres ressources nationales, disposent des villas un peu partout sur le territoire national, s’offrent des suites et autres palaces dans les capitales occidentales, ont des comptes bancaires un peu partout, même dans des paradis fiscaux pour brouiller les pistes, vont accepter faire de bonne foi des déclarations de leurs biens et avoirs mal acquis…

Connaissant les relations de fidélité des « gouvernailleurs » togolais avec les détournements des deniers publics, la corruption, les malversations et autres crimes économiques, il faut être naïf pour croire à une application de bonne foi de cette loi qui viendrait à être votée. On peut légitimement en douter quand on considère toute la résistance dont le régime a toujours fait montre devant cette problématique de la déclaration des biens. On se rappelle que pour aider le pouvoir en place, l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI) avait introduit en novembre 2016 à l’Assemblée nationale, une proposition de loi dans ce sens. Mais elle n’avait pas prospéré. Autre paramètre, l’impunité traditionnelle garantie aux auteurs des détournements et autres crimes économiques. Même éclaboussés par des scandales, ces ministres, directeurs de sociétés d’Etat et autres cadres de l’administration, ont toujours bénéficié de la protection du sommet. Non seulement ils ne sont pas démis de leurs fonctions, mais en plus ils sont promus à des postes plus juteux. Illustration avec les ministres impliqués dans l’affaire du marché de la route Lomé-Vogan-Anfoin ; ils n’ont jamais été inquiétés et ne le seront peut-être jamais. Idem ces autres personnalités impliquées dans le scandale des fonds de la CAN 2017. Après la récente sortie de la HAPLUCIA annonçant avoir introduit ces dossiers à la justice, c’est le silence plat depuis plusieurs semaines et mois. Et on peut aisément comprendre. Ce sont des produits du pouvoir…

Tino Kossi

Source : Liberté

 

 

Togo, Loi imminente sur la déclaration des biens : L’application et de bonne foi, le vrai défi !

Togo : Et si le CAR, l'ANC et le reste de la C14 oubliaient les élections pour reprendre la lutte avec toute l'opposition?
Samari Tchadjobo
Quelques « opposants » politiques togolais. De gauche à droite: Jean Kissi (CAR), Brigitte Adjamagbo-Johnson (CDPA) et Jean-Pierre Fabre (ANC) | Photo : DR
Quelques « opposants » politiques togolais. De gauche à droite: Jean Kissi (CAR), Brigitte Adjamagbo-Johnson (CDPA) et Jean-Pierre Fabre (ANC) | Photo : DR

« Il n’y a pas de démarche plus stérile que celle qui consiste pour un opprimé à en appeler au coeur de ses oppresseurs…» – Frantz Fanon

C´est devenu une banalité au Togo que la mauvaise foi, la duplicité et le jusqu´au-boutisme dans le mal constituent la deuxième nature du régime Gnassingbé de père en fils. C´est pourquoi beaucoup s´étonnent qu´une frange de notre opposition, malgré les malheureux précédents de 2005, 2010 et surtout 2015 en termes de mascarades électorales, accompagnées de massives violations des droits de l´homme, n´ait pas suffisamment appris la leçon et se prépare à aller à des élections présidentielles avec un régime qui ne joue jamais franc jeu.

Le 19 novembre dernier des délégations de l´ANC, du CAR et de ce qui reste de la C14 étaient invitées par le Ministre de l´Administration Territoriale et des Collectivités Locales, M. Payadowa Boukpessi pour des causeries sur le scrutin présidentiel. Alors que les délégations de l´opposition demandaient l´inscription à l´ordre du jour de la question sur l´amélioration du cadre électoral, Payadowa Boukpessi, comme à son habitude fit la sourde oreille; car pour lui il s´agissait d´informer les acteurs politiques sur l´état d´avancement des préparatifs des élections, pas autre chose. Ce qui obligea Messieurs Jean-Pierre Fabre, Yaovi Agboyibo, Madame Brigitte Adjamago et leurs accompagnateurs à quitter la salle.

Eu égard au comportement antidémocratique de ce régime depuis des décennies, surtout en période électorale, beaucoup d´observateurs de la vie politique togolaise s´étonnent qu´il y ait encore des opposants qui se bousculent au portillon pour participer à un scrutin dont les conditions d´organisation sont très loin d´être consensuelles et transparentes. Surtout que toutes les violations des droits de l´homme, faites de tueries, de disparitions, de départs massifs en exil, les quinze dernières années au moins, lors d´élections présidentielles, sont là pour nous rappeler le jusqu´au-boutisme du régime Gnassingbé dans sa résistance contre l´alternance au sommet de l´État.

«…Il est de notoriété publique que les élections qui se déroulent au Togo depuis la réinstauration du multipartisme en 1990, se caractérisent toutes, par des fraudes massives qui manifestent la volonté du régime en place d´empêcher, par tous les moyens, l´alternance au pouvoir. L´opposition se retrouve cantonnée dans un rôle d´accompagnateur…»

Un constat pertinent de l´Alliance Nationale pour le Changement (ANC) qu´on peut lire dans la déclaration liminaire du Parti orange écrite après l´échec des pourparlers avec le Ministre de l´Administration Territoriale. Il est d´autant plus surprenant que l´ANC et les autres partis restent dans la logique électoraliste, bien que tous ces tristes précédents soient connus de tous. Messieurs Fabre, Agboyibo et Madame Adjamago seraient toujours prêts, selon leurs déclarations, à discuter avec le pouvoir sur l´amélioration du cadre électoral. Et rien n´est sûr que le régime RPT/UNIR reviendra à de meilleurs sentiments pour livrer le matériel qui permettra de scier la branche sur laquelle il est assis sans y être contraint d´une façon ou d´une autre.
S´il y a une formation politique qui est restée constante sur toute la ligne quant à sa position depuis le 19 août 2017, c´est bien le Parti National Panafricain de Salifou Tikpi Atchadam; pour le PNP, Faure Gnassingbé devrait officiellement renoncer à sa candidature en 2020 pour qu´une transition soit mise sur pied. Le parti à l´emblème du cheval a même publié et envoyé un mémorandum à cet effet aux représentations diplomatiques en poste à Lomé le 19 novembre dernier. Du côté du Mouvement En Aucun Cas c´est le même son de cloche. Cette association de la société civile n´a pas passé par quatre chemins pour marteler la position qui est la sienne quant à 2020: «…pour le Mouvement En Aucun Cas aucune élection ne résoudra le problème togolais. Elle ne fera qu´aggraver la situation et exacerber les tensions….La seule issue; pour nous; aujourd´hui c´est de continuer à nous battre pour le départ de Faure Gnassingbé à la fin de son mandat et la mise sur pied d´une transition.» Pour le moment la classe politique du côté de l´opposition est divisée entre deux positions: il y a d´un côté les partisans d´une hypothétique amélioration du cadre électoral par un régime qui traîne les pas, donc des partis prêts à aller aux élections avec Faure Gnassingbé en 2020. De l´autre côté on trouve la mouvance conduite par le PNP, hostile à une quatrième candidature de l´actuel Chef de l´État qui est à son troisième mandat.

Dans la situation actuelle de notre pays est -ce qu´un parti politique a le droit de faire ce qu´il veut d´après l´argument selon lequel un parti est créé pour aller aux élections? Ce raisonnement aurait son sens dans une démocratie, alors qu´au Togo nous sommes très loin d´une démocratie; nous avons à faire à une dictature impitoyable qui nécessite l´union de tous pour parler d´une voix et mener le combat qui ferait plier le régime têtu des Gnassingbé.

Entre ceux qui cherchent à discuter avec le pouvoir pour aller à des élections perdues d´avance, et ceux qui appellent à une résistance pour le départ de Faure Gnassingbé après son troisième mandat, et l´instauration d´une transition, quelle est la position qui arrange les populations togolaises? Le premier groupe devrait comprendre que ce ne sont pas des reformettes qui nous feront avoir l’alternance, il faut des réformes en profondeur; donc pendant une transition.
Samari Tchadjobo

Les réformes à faire ne seront pas à l’avantage de tel ou tel, mais dans l’intérêt d’un Togo démocratique comme dans les autres pays de la sous région. Et il est important que les uns et les aures adoptent dès lors une position claire qui évite de semer la confusion dans les esprits. Nous croyons à cet effet qu´une passerelle est toujours possible entre les deux camps de l´opposition pour parler d´une voix et reprendre la lutte là où elle s´est arrêtée avant que la C14 ne vole en éclats.

Samari Tchadjobo
Allemagne

 

 

Togo : Et si le CAR, l'ANC et le reste de la C14 oubliaient les élections pour reprendre la lutte avec toute l'opposition?

La Start-up togolaise DASHMAKE nominée finaliste du MED’INNOVANT AFRICA 2019,
La Start-up togolaise DASHMAKE nominée finaliste du MED’INNOVANT AFRICA 2019, le concours de solutions innovantes pour la ville durable méditerranéenne et africaine.
Les 5 et 6 décembre prochains, l’Etablissement Public d’Aménagement Euroméditérranée récompensera deux startups africaines parmi les cinq lauréats de la première édition du concours MED’INNOVANT AFRICA.

Ce challenge vise à détecter, promouvoir et accélérer les porteurs de projet africains, qui proposent des initiatives innovantes en phase avec les enjeux de la ville durable méditerranéenne et africaine.

La première édition du concours MED’INNOVANT AFRICA 2019 a attiré 129 projets de 22 pays d’Afrique, dont 3 au Togo. Et c’est donc la start-up DASHMAKE qui a su se démarquer, avec SOS System, un système informatique intelligent qui propose la gestion des informations de santé et qui assure la prédiction, la prévision, la prévention, la gestion, et la géolocalisation des sinistres/infractions; offrant u

n service d’assistance en temps réel et de proposition de services d’assurances et de micro-assurances.


Un concours d’innovation unique

La start-up DASHMAKE tentera à présent de gagner l’un des deux prix mis en jeu, à savoir le Prix du Jury et le Prix Coup de Cœur; aux côtés des start-up ECOVON (Ghana), PROMAGRIC (Cameroun), SEN or’dur (Sénégal) et CITY LOCKER (Algérie).

Les 5 startups sélectionnées seront conviées du 30 novembre au 5 décembre 2019 dans le sud de la France, à Marseille, afin de suivre boot camp coordonné par l’agence française de développement. Il s’agira d’un programme de coaching et de renfoncement des compétences dispensé par des experts du mentoring de startup et des investisseurs.

Prix du Jury : qui permettra au grand gagnant l’accès à de nombreux privilèges dont une dotation financière de 5.000 €, la mise à disposition d’un territoire d’expérimentation permettant de tester et démontrer la solution innovante : l’EcoCité Euroméditerranée (480 hectares localisés sur les 1er, 2ème, 3ème, 14ème et 15ème arrondissements de Marseille); une session de travail de deux heures avec le CEO d’Euroméditerranée pour définir les modalités d’implémentation de la solution primée sur le territoire d’intervention de l’EcoCité Euroméditerranée; 3 semaines de soft landing au sein de l’accélérateur.M situé au cœur de la Cité de l’innovation et des savoirs Aix-Marseille. Le lauréat bénéficiera aussi d’un accompagnement juridique dispensé par le cabinet d’avocats FIDAL.

Prix Coup de Coeur : le lauréat aura l’occasion de faire un pitch de 5 minutes lors de la remise du MED’INNOVANT AFRICA Award dans le cadre de la 3ème édition du sommet EMERGING VALLEY; 1 entretien d’une heure avec le CEO d’Euroméditerranée pour voir comment optimiser l’adaptation de la solution primée sur le territoire d’intervention de l’EcoCité Euroméditerranée ; 3 semaines de soft landing au sein de l’accélérateur.M situé au cœur de la Cité de l’innovation et des savoirs Aix-Marseille ; un accompagnement juridique par le cabinet d’avocats FIDAL d’une durée totale de 2 heures utilisables sur une période de 6 mois à compter de la cérémonie de remise des prix.

Les deux lauréats du challenge MED’INNOVANT AFRICA seront également pendant 1 an sous les feux des projecteurs. Grace à Euroméditerranée, ils bénéficieront d’une importante visibilité en Europe notamment en termes de communication pour commercialiser leurs produits, trouver des investisseurs et des partenaires industriels.

Marseille, une plateforme stratégique entre l’Afrique et l’Europe.

Depuis plus de vingt ans, l'Etablissement Public d'Aménagement (EPA) Euroméditerranée conçoit, développe et construit la ville méditerranéenne durable de demain, au cœur de la métropole Aix-Marseille-Provence. L’opération d’aménagement imbrique des équipements publics, des commerces, du logement, des infrastructures de transports et de stationnements, des parcs urbains, ... afin de favoriser le vivre-ensemble.

Avec plus de 5 300 entreprises implantées et 45 000 emplois présents, Euroméditerranée est aujourd’hui le 3ème quartier d’affaires en France.

Labellisé EcoCité et accompagné par le Programme Investissements d’Avenir, ce nouveau périmètre a également pour vocation d’être un territoire d’expérimentation de l’aménagement urbain pour tester, déployer et valoriser les services et technologies innovantes. L’ambition est de créer la ville méditerranéenne et littorale de demain, durable et innovante offrant une dimension internationale à Marseille avec 30 000 habitants supplémentaires et 20 000 nouveaux emplois.

C’est dans cette logique que l'Organisation a créé, cette année, le concours MED’INNOVANT AFRICA, ouvert à tous les porteurs de projets africains (start-up, petites et moyennes entreprises) apportant justement des solutions innovantes à des problématiques dans le domaine de la Smartcity. L’Afrique étant aujourd’hui un marché émergent majeur, l’innovation technologique s’y développe de façon exponentielle, stimulant le déploiement de nouveaux usages et la création de start-ups : « Au même titre que Miami se positionne comme la porte d’entrée de l’Amérique Latine, qu’Hong Kong et Singapour donnent un accès privilégié à l’Asie, Marseille a toutes les cartes en main pour offrir aux entreprises internationales une base idéale pour atteindre les marchés africains avec un objectif à moyen et long terme : faire de la métropole Aix-Marseille Provence le hub de l’innovation et du digital entre l’Europe et l’Afrique », Hugues PARANT, Président Directeur Général d’Euroméditerranée.

L'Établissement peut compter sur des partenaires engagés comme EMERGING VALLEY, L’AFD (Agence Française de Développement); ACCELERATEUR.M, le cabinet d’avocats FIDAL, la communauté d’entrepreneurs euro-africains AFRICA LINK, ainsi que la CCI MARSEILLE PROVENCE afin d’accompagner au mieux les lauréats de MED’INNOVANT AFRICA.

A propos d’Euroméditérranée : Depuis plus de vingt ans, l'Établissement Public d'Aménagement (EPA) Euroméditerranée conçoit, développe et construit la ville méditerranéenne durable au cœur de la Métropole Aix-Marseille Provence. Labélisé « ÉcoCité » depuis 2009, le territoire d’intervention d’Euroméditerranée de 480 hectares est un véritable laboratoire d’expérimentation pour tester des solutions, services et dispositifs innovants qui seront, demain, partie intégrante de la ville durable méditerranéenne.

Distribué par compagniegenerale.fr

 

 

La Start-up togolaise DASHMAKE nominée finaliste du MED’INNOVANT AFRICA 2019,

Aide au développement : Découvrez le pactole de l’UE en faveur du Togo sur la période 2014-2020
Plus de 270 millions d’euros. C’est la somme globale déboursée ou en cours de décaissement par l’Union européenne (UE), faisant d'elle le premier bailleur de fonds du Togo sur ces sept (7) dernières années.
D’après le document précité, cette somme a servi dans la réalisation des programmes et projets de développement.

L’Union européenne, renseigne maroc-diplamatique.net, citant un document de l’institution, apporte son appui financier au Togo « dans des programmes d’adduction d’eau au profit des communautés peu ou pas desservies en eau potable, dans l’appui à la gestion environnementale décentralisée (PAGED), la construction d’infrastructures scolaires et des infrastructures sociocommunautaires ».

Elle intervient également dans « des projets d’appui à l’équité genre et à l’autonomisation des femmes, l’hygiène et l’assainissement publics, notamment à travers le Projet d’Aménagement Urbain du Togo (PAUT) et la gestion des eaux usées », précise la même source.

Ce mardi, rappelons-le, l’UE et le Togo ont

encore signé une convention de financement de plus de 21 milliards FCFA sur une période de deux (2) ans, 2019-2022. Les fonds doivent servir à la mise en œuvre du PND.

 

 

Aide au développement : Découvrez le pactole de l’UE en faveur du Togo sur la période 2014-2020

21,6 milliards FCFA de l’UE en faveur du PND
Le Togo bénéficie d’un financement de 21, 6 milliards FCFA de l’Union européenne (UE) pour la mise en œuvre du Plan national de développement (PND) 2018-2022.
S’inscrivant dans la droite ligne du Contrat de Consolidation de l’Etat du Togo (Phase 3), cet accord va s’étendre sur une période de deux (2) ans.

Ayawovi Tignokpa, ministre de la Planification du développement et de la Coopération et Bruce Hanse, Chargé d’Affaires de la Délégation de l’Union européenne au Togo, ont paraphé mardi à Lomé les documents de cette convention de financement.

Appui budgétaire général, selon le chargé d’Affaires de la Délégation de l’UE au Togo, cette convention va permettre au pays d’améliorer sa gestion des finances publiques, le climat des affaires, le système statistique national et sa politique de décentralisation.

Edem A.

 

 

21,6 milliards FCFA de l’UE en faveur du PND

SOS : Atchou Atcha porté disparu
Depuis lundi, les familles et proches collaborateurs de Atsou Atcha, Porte-parole de la Coordination des syndicats de l'éducation au Togo (CSET), n’ont pas de nouvelles de ce dernier.
Selon les informations, Atchou Atcha a quitté son domicile ce lundi 02 décembre 2019 aux environs de 4 heures du matin après un coup de fil. Et depuis, plus de ses nouvelles, et toutes tentatives de joindre ce dernier sont vaines.

Les familles et proches collaborateurs s’inquiètent et lance une alerte à toute la population pour une mobilisation pouvant les aider à recueillir toutes sortes d’information qui puisse permettre de le retrouver.

Notons qu’Atsou Atcha est le Coordinateur général de la CSET (Coordination des syndicats de l’éducation au Togo). Il a été également porté à la tête du Syndicat national des professeurs de l’enseignement technique du Togo (SYNPETT) depuis janvier 2019 où il a promis peser dans la balance.

Il a promis faire rayonner ce syndicat sur le plan national et internationa

l en collaborant avec des organisations syndicales plus grandes, œuvrer au côté des syndicats frères de l’éducation pour la poursuite de la mise en application du protocole d’accord signé entre les syndicats, le gouvernement et les autres partenaires.


Nicolas K

 

 

SOS : Atchou Atcha porté disparu

L’Union européenne fait dons de matériels roulant à la Justice
La remise officielle s’est déroulée ce mardi 03 décembre 2019 à Lomé.
Il s’agit de huit (8) voitures dont 7 Pick up 4 x 4 double cabine climatisé d’origine et un SUV 4 x 2.

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, chargée des Rlations avec les Institutions de la République, Kokouvi Pius Agbetomey, a réceptionné ce mardi les matériels roulants.

Les véhicules ont été remis par le chargé d’Affaires de la Délégation de l’Union européenne au Togo, Mr Bruno Hanse.

Depuis quelques années, l'Union européenne appuie le Togo dans son programme de modernisation de la Justice.

 

 

L’Union européenne fait dons de matériels roulant à la Justice

 

55è session du CIBT : Les travaux ouverts à Lomé
Venus des 5 continents, les membres du Conseil International des Bois Tropicaux (CIBT), l’organe suprême de l'Organisation Internationale pour les bois tropicaux (OIBT), se réunissent du 02 au 07 décembre 2019 dans la capitale togolaise.
Pendant une semaine, il s’agit pour les 300 participants de discuter des sujets allant de la gestion durable des aires forestières protégées en Afrique à la conservation de la biodiversité.

La rencontre, ouverte par le Premier ministre Selom Kalassou, permettra également d’aborder les questions de financements des activités de l’organisation, ainsi que des questions relatives aux différents projets soumis par les nations.

Organisation intergouvernementale basée à Yokohama (Japon), l'Organisation Internationale pour les bois tropicaux (OIBT) a comme objectif la conservation et la valorisation des forêts tropicales dans une optique de gestion durable.

 

 

55è session du CIBT : Les travaux ouverts à Lomé

 

Les femmes UNIR évoquent la candidature de Faure Gnassingbé
Les militantes de l’Union pour la République (UNIR), étaient en conclave ce 30 novembre à Agoè Cacaveli. Elles ont parlé de deux sujets essentiels : la candidature de Faure Gnassingbé et la paix.
Les femmes UNIR ont profité une nouvelle fois de leurs retrouvailles pour dire tout le bien qu’elles pensent du chef de l’Etat et préciser que dans le contexte actuel, il est le seul à même de les représenter lors de la prochaine élection présidentielle.

Ibrahim Mémounatou, un des membres influents du Mouvement des Femmes Unir (MFU), structure organisatrice de cette rencontre, a rendu « hommage à Faure Gnassingbé qui a su instaurer la paix dans le pays ». Elle exhorte ses sœurs à « prier pour lui dans ses tâches » avant d’inviter celui qui est arrivé au pouvoir en 2005 à briguer un nouveau mandat, le quatrième, en début de l’année prochaine.

« En 2020, Faure Essozimna Gnassingbé est notre candidat naturel. Il est oint de Dieu. Il est le meilleur de tous. Restons mobilisés car en 2020, la victoire est nôtre », ajoute-t-elle.

De son côté, Raymonde Kayi Lawson de Souza, la déléguée nationale du MFU, a appelé ses camardes à œuvrer pour « préserver la paix pour que le chef de l’Etat puisse continuer sa politique de grands travaux », conformément au Plan national de développement (PND).

Et d’enchaîner : « Pour un développement du nord au sud, de l’est à l’ouest, la paix doit régner », en référence à la supposée tentative insurrectionnelle évoquée, il y a quelques jours en conférence de presse à Lomé, par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehame à travers un argumentaire trop simpliste.

Etait également présent à la mobilisation d’Agoè du samedi dernier, Atcholi Aklesso, le Secrétaire exécutif de l’UNIR et bien d’autres cadres du parti présidentiel.

Pour la présidentielle de 2020, 12 candidatures sont déjà annoncées. Faure Gnassingbé n’a pas encore annoncé la sienne. Il sera investi tout prochainement, assure son entourage. Dans les colonnes du magazine Jeune Afrique, il y a fait le bilan de sa politique des grands travaux ; lesquels, précise-t-il, a contribuer à baisser sensiblement le taux de chômage dans le pays. Une sortie médiatique diversement appréciée selon que l’on soit pro ou anti UNIR.

A.H.

 

 

Les femmes UNIR évoquent la candidature de Faure Gnassingbé

 

Présentielle 2020/Me Apévon : « Tous les jours, vous entendez une candidature, et cela amuse même la galerie »

Dans un peu plus de deux mois, les Togolais seront dans les urnes pour élire leur chef d’Etat. Malgré le nombre grandissant des prétendants à ce scrutin, la Coalition des 14 tient à son rêve de candidature unique de l’opposition.
Ce weekend à l’occasion de la célébration du troisième anniversaire de son parti, Me Dodji Apévon des Forces Démocratiques pour la République (FDR) est revenu sur la nécessité de l’unicité d’action de l’opposition en vue de la réalisation de l’alternance politique 2020.

Pour ce leader de la Coalition des 14, la démobilisation qu’on constate actuellement chez les Togolais s’explique par le simple fait que l’opposition reste divisée. Pour remobiliser les populations en ces périodes électorales, il préconise à ses pairs de parler d’une seule et unique voix, de se rassembler derrière une seule personne pour affronter dans les urnes le candidat du parti au pouvoir, le RPT/UNIR.

« Les Togolais sont démoralisés et fatigués. Nos querelles intestines les ont tellement échaudés qu’ils disent qu’il n’y a aucun intérêt à aller à des élections. Le seul électrochoc qui puisse mobiliser les Togolais, c’est comprendre finalement que l’opposition togolaise a décidé de faire le plus difficile en mettant quelqu’un devant. Cela les rassurerait et cela permettrait une mobilisation, une mise en commun de nos ressources pour aller à ce combat en tant que bloc en face de ces gens-là », a-t-il conseillé.

Selon le président des FDR, aller à la présidentielle avec des candidatures qui poussent comme des champignons, telles qu’on le voit aujourd’hui, n’avantagera personne, sauf le pouvoir. « Tous les jours, vous entendez une candidature, cela amuse même la galerie », a-t-il lâché.

Le responsable politique précise que la C14 ne choisira pas un candidat en son sein. « Mais si la procédure de candidature commune que nous avons enclenchée débouche sur le choix de quelqu’un, nous allons le soutenir », a-t-il conclu.

 

 

Présentielle 2020/Me Apévon : « Tous les jours, vous entendez une candidature, et cela amuse même la galerie »

Pour Bawara, les Evêques sont « une caisse de résonance » pour l’opposition
La dernière sortie de la Conférence des Evêques du Togo (CET) est mal perçue au Palais de la Marina. Dans une interview accordée à certains organes de la place, le porte-parole du pouvoir de Lomé, le ministre Gilbert Bawara accuse les Evêques du Togo de chercher insidieusement à répartir les blâmes tout en câlinant l’opposition aux dépens du régime RPT-UNIR.
« Accuser les uns d’être réfractaires à l’alternance et faire preuve de mansuétude à l’endroit de l’opposition gentiment taxée de manquer de vision, cela en dit long. Et on veut quand-même que ceux qui manquent de vision, qui n’ont ni idée, ni projet et ni programme pour le pays, incarnent l’alternance. C’est donner le sentiment que ce qui importe, c’est le départ de ceux qui sont aux affaires, peu importe les conséquences », a lâché, d’entrée de jeu, le ministre de la Fonction publique, de la Réforme administrative, du Travail et de la Protection sociale.

Même s’il ne conteste pas la mission pastorale et prophétique de l’Eglise dans la société, il estime que certaines prises de position des prélats sont « partisanes ». Ce qui donne à penser qu’ils sont une « caisse de résonnance des revendications d’un c

amp », celui de l’opposition bien attendu.

Le ministre Bawara dénonce également le fait que la Conférence des Evêques du Togo demande la suspension du processus électoral en cours pour la présidentielle de 2020. Pour lui, exiger la suspension ou l’arrêt du processus électoral actuel aurait pour effet d’ouvrir une période de doute et d’incertitude pour le pays avec toutes les conséquences dévastatrices et désastreuses sur le plan économique et social.

« Certaines prises de position des Évêques togolais sont perçues, à tort ou à raison, par nombre de nos concitoyens comme un parti pris et une caisse de résonance des revendications d’un camp. Certaines prises de position, à la veille des élections législatives de décembre 2018, ont donné le sentiment de conforter la C14 dans son intransigeance et son radicalisme avec les conséquences que nous savons.

Comme hier, les prises de position actuelles peuvent même avoir un effet démobilisateur. Il me parait excessif et pas raisonnable ni réaliste pour la Conférence épiscopale de demander la suspension ou l’arrêt du processus électoral pour enliser le pays dans des pourparlers interminables. Cela aurait pour effet d’ouvrir une période de doute et d’incertitude pour notre pays avec toutes les conséquences dévastatrices et désastreuses sur le plan économique et social », a-t-il souligné.

Pour finir, Gilbert Bawara trouve que les Evêques s’immiscent ou se prononcent trop souvent sur les questions d’ordre politique.

Godfrey Akpa

 

 

Pour Bawara, les Evêques sont « une caisse de résonance » pour l’opposition

 

La mouvance togolaise de la « Continuité » : Une opposition alimentaire trompe le Peuple togolais
Communiqué conjoint du 2 décembre 2019 adressé au peuple togolais

Réseau de la coordination de la diaspora togolaise indépendante (RCDTI) et Collectif pour la Vérité des Urnes – Togo – Diaspora (CVU-TOGO-DIASPORA)

Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra

Le Peuple togolais doit refuser d’être conduit à des élections de la contre-vérité des urnes comme des moutons. La raison est simple. A côté de Faure Gnassingbé qui endette le Togo, privatise sa dette sur le dos des populations togolaises, il existe une fausse opposition alimentaire qui trompe le Peuple togolais. Il importe donc de la dénoncer en expliquant comment les acteurs au pouvoir, acquis par la force et le sang organisent en amont, pendant et en aval la continuité du système RPT/UNIR.
1. FAURE GNASSINGBÉ ORGANISE LA « CONTINUITÉ » DU SYSTÈME RPT/UNIR
Les conditions et les modalités du renouvellement au pouvoir d’un système autocratique ésotérique-militaro-civil reposent sur sa capacité à sensibiliser en amont, souvent par l’achat des consciences, tout un processus d’organisation de la contrevérité des urnes. Cela ne peut se faire qu’avec un principe de socialisation et de convivialité avec une partie du peuple togolais, sans véritable conscientisation des conséquences de la gouvernance actuelle de Faure Gnassingbé sur les générations présentes et futures. Dans un pays où plus de 60 % de la population est pauvre et de nombreuses personnalités à la tête de structures sans budget, finissent par accepter l’impensable et la fatalité des inégalités causées par le système RPT/UNIR, il

y a lieu de dénoncer les formes perverses de « socialisation », de « convivialité », basées sur une servitude volontaire due à l’absence de perspective politique et d’opportunités de s’insérer dans la société togolaise de manière indépendante du système RPT/UNIR.

Il est question d’organiser la justification en amont de la falsification de la contre-vérité des urnes, par une technique d’intégration de la partie de la population qui se dit « apolitique, ou opportuniste, ou encore zélée », dès lors que ses besoins primordiaux sont satisfaits (argent, poste, honneur…). Sauf que la sommation obligatoire -officielle comme non officielle-, est d’accepter une servitude volontaire et de soumettre sa condition d’être humain libre à celui d’un être humain aligné sur le système RPT/UNIR, à condition que ce dernier « paye » le bon prix.

Faure Gnassingbé a besoin de faire croire à l’existence d’une démocratie qui fonctionne au Togo. Pour cela, il existe une vision minimaliste de la socialisation dans la mouvance de la « continuité ». Il s’agit d’un processus d’intégration du citoyen togolais au système RPT/UNIR par « inculturation ». Tout un ensemble de procédés légaux et illégaux sont mis en œuvre par le système au pouvoir – de manière visible comme invisible -, pour faire intérioriser par les membres et les sympathisants ainsi que les nouveaux arrivants, des modèles, des normes, des valeurs déviant de l’éthique et valorisant l’impunité et la haine de celle ou celui qui n’est pas membre du réseau au pouvoir.

On aboutit ainsi à une organisation institutionnalisée de l’assimilation des Togolaises et Togolais à une société togolaise transformée en une famille élargie du RPT/UNIR avec des groupes de zélés, de légitimateurs, de traitres à la cause du Peuple togolais. Le tout se fait avec en contrepartie de l’argent. Chacun doit alors se déterminer clairement pour intégrer « volontairement » ou par la force des choses (selon les compromissions et les corruptions passées) à une socialisation et une « convivialité » programmée autour d’une mouvance togolaise de la continuité du système RPT/UNIR. L’éthique, le bien, la justice, la vérité, la démocratie effective, étant graduellement devenus des priorités secondes, chacun se complaît à être « ensemble » au sein de cette mouvance du statu quo et de la continuité. Les interactions qui socialisent une large partie des citoyens togolais y compris dans la Diaspora finissent par faire d’eux des « moutons » qui acceptent le principe d’aller à des élections de la contrevérité des urnes lors de l’élection présidentielle de 2020. Dès lors que Faure Gnassingbé, accepte de payer le « juste prix » pour légitimer le système RPT/UNIR illégitime pour encore 5 ou 10 ans supplémentaires.

La socialisation des partis de la mouvance présidentielle avec les partis de l’opposition institutionnelle et des associations de la société civile, devenus de véritables légitimateurs du système de la fausse démocratie de la contrevérité des urnes, permet de faire perdurer un système d’intérêts communs bien compris. Sauf que ces intérêts se déclinent contre le Peuple togolais. La socialisation qui passe par l’adhésion collective à un processus électoral discriminant et fondé sur l’unilatéralisme des « suprémacistes du RPT/UNIR » devient paradoxalement un élément fédérateur et unificateur. En ce sens qu’il a permis de légitimer la contrevérité des urnes lors de toutes les élections passées au Togo, et s’apprête encore à le faire plus particulièrement lors de l’élection présidentielle qui s’annonce au premier trimestre de 2020. Le RPT/UNIR assisté d’un système militaire et ésotérique d’achat des consciences est en train d’hypnotiser les dirigeants togolais légitimateurs, en pratiquant la politique de l’achat de conscience, au prix fort parfois, pour satisfaire la volonté primordiale de certains responsables politiques et de la société civile d’être payés pour contrôler la « volonté du Peuple togolais ».

Togolaise, Togolais, Peuple togolais… Réveille-toi car tu ne pourras pas dire que tu n’auras pas été prévenu !!!

2. LA COALITION INFORMELLE DES LÉGITIMATEURS
Alors que faire face à la coalition informelle entre, d’une part le RPT/UNIR et, d’autre part, certains partis politiques, certains candidats sans parti, certaines organisations de la société civile togolaise, certains responsables religieux et certains membres de la Diaspora, tous légitimateurs ? S’organiser avec toutes les personnalités de bonne volonté qui conçoivent l’avenir du Togo sans le système de Faure Gnassingbé et ses légitimateurs.

Le système actuel du RPT/UNIR est organisé pour offrir une fausse image de la démocratie à la communauté internationale. Pour ce faire il faut absolument empêcher toutes formes de contestations de type insurrectionnel, mais accepter, voire susciter habilement, celles qui permettent de légitimer Faure Gnassingbé et son système. Ce système d’achat des consciences des dirigeants du RPT/UNIR comme ceux d’une opposition institutionnelle, a permis d’avoir déjà plus de 11 candidats déclarés pour l’élection présidentielle de 2020, fondée sur des réformes électorales effectuées de manière unilatérale sans concertation et donc sans consensus, donc non transparentes et opaques, imposées par le pouvoir. L’objectif affiché, avec l’appui des chancelleries légitimatrices – africaines comme occidentales -, est de présenter l’image de Faure Gnassingbé, comme celle d’un démocrate. En fait un « faux démocrate » car au service exclusif de la classe qui dirige et des multinationales qui ont des intérêts au Togo, au détriment de l’intérêt général du peuple togolais. Dès lors, les manifestations sont réprimées, empêchées ou réduites à ne plus avoir de capacité de nuisance politique pour le pouvoir. La démocratie dite « apaisée » du Togo trouve même des légitimateurs au sein des responsables religieux, qui vendent leur droit d’aller au paradis contre la paix des cimetières au Togo… Ceux qui ont choisi de jouer ce jeu sont non seulement des légitimateurs du statu quo du système mais des traitres envers le Peuple togolais. La vérité est que le Peuple togolais indépendant ainsi que sa Diaspora plurielle indépendante, n’ont jamais demandé d’aller à des élections de la contrevérité des urnes.

De ce fait, une fois que le prix fixé est acquis et que les modalités de versement se font dans les ténèbres et sous le couvert du financement des élections de la contrevérité des urnes, les légitimateurs togolais poursuivent la satisfaction de leurs intérêts personnels et n’ont pas d’objection pour s’aligner ou travailler avec Faure Gnassingbé, officiellement ou officieusement, avant ou après l’élection présidentielle de 2020. Ceci est d’autant plus facile pour ceux qui ont systématiquement travaillé avec le système de Faure Gnassingbé par le passé, mais aussi pour ceux qui par opportunisme se présentent sous les habits mal-taillés de l’opposition institutionnelle, de Centristes alignés sur le RPT/UNIR, ou encore de candidats dits « indépendants ». Il faut donc dénoncer cette hypocrisie nationale, à moins de chercher à rejoindre la liste de plus en plus longue des légitimateurs…

Le problème est que le Togo a des légitimateurs parmi les responsables des partis politiques, de la société civile et même parmi les candidats dits « autonomes ». Cette convergence sous forme de trahison du peuple togolais repose en fait sur l’émergence voilée d’une « mouvance togolaise de la « continuité ».

Cette convergence des responsables des partis politiques et d’associations vers la légitimation de Faure Gnassingbé et son système illégitime, doit être dénoncée et rejetée par la grande majorité du Peuple togolais, consciente des enjeux. Il s’agit en fait d’une arnaque électorale en préparation, que la CEDEAO a « magistralement préparée » en amont, lors de la contestation populaire massive née de l’insurrection du 19 août 2017, en instaurant un 28° faux dialogue 1 ayant comme support une vraie « fausse feuille de route » qui n’a jamais été respectée. Ne pas dire la vérité au Peuple togolais, c’est être complice de la contrevérité des urnes. Celles et ceux qui vont aller à ces élections falsifiées 2 en amont – tant au niveau de la préparation, de l’organisation, que de la partialité des institutions responsables du processus électoral -, devront tôt ou tard être considérés comme ayant choisi la trahison au profit de l’argent. La peur est malgré tout du côté du pouvoir, sinon ce pouvoir n’aurait pas fait quadriller de manière permanente, plusieurs villes du pays se trouvant aujourd’hui dans les faits en état de siège, par des éléments des forces militaires qui ne parlent pas souvent les langues vernaculaires du pays.

Par contre, ils savent, en toute impunité et avec dextérité, manier la langue dite de l’organisation des élections apaisées, que sont la bastonnade, les intimidations, les violences arbitraires et même la mort à bout portant. Mais le fait marquant est la convergence des intérêts bien compris où le système au pouvoir offre de l’argent, des facilités, des titres, ce sous toutes les formes imaginables, pour organiser, hiérarchiser et mettre sous servitude volontaire les légitimateurs. Faure Gnassingbé a donc réussi à changer la donne. Le Peuple togolais sera le dindon de la farce s’il en accepte les termes. Si tout processus démocratique de contestation est rendu impossible, il ne restera vraisemblablement que le kidnapping de Faure Gnassingbé, l’insurrection ou alors l’improbable coup d’Etat. Le Togo va connaître pour la énième fois une imposture électorale et les acteurs de la Légitimation du système n’en sont soit pas conscients, soit en acceptent les conditionnalités dès que l’argent circule vers eux. La solution sage est d’aller vers une conférence inclusive sans Faure Gnassingbé, puis une autre avec ceux du pouvoir pour négocier les termes d’une transition de refondation du Togo 3. Mais pour que cela advienne, le citoyen togolais ne doit pas être un mouton.

3. NE PLUS ÊTRE UN MOUTON AU TOGO
Pour ce faire, trois options s’offrent à ce Peuple :

La première option consiste à ne pas aller aux élections présidentielles de 2020 en attendant une refonte totale du processus électoral, des institutions et de l’organisation des élections, par application d’une partie des dispositions générales prévues par l’accord politique global de 2006 (APG) encore inappliquées à ce jour ;
La seconde option consiste à continuer à défier le pouvoir dictatorial en menant la lutte non violente basée sur la désobéissance civile et militaire, la non coopération et l’insoumission généralisée conformément à l’article 150 de la Constitution : « désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs ».
La troisième option consiste à aller aux élections présidentielles de 2020 en sachant d’avance qu’elles seront perdues. Mais qu’en retour, certains candidats déclarés d’une part, et les acteurs politiques d’autres part, qui sont dans le même stratégie d’accompagnateur du système RPT/UNIR à ces élections, auront fait une bonne opération financière, d’autres recevront en récompense de l’argent, des postes dans le nouveau gouvernement qui ne se gênera pas pour parler de gouvernement d’alliance nationale pour la continuité.
Alors sans un projet commun, il n’est pas possible d’avoir une vision commune, et donc un candidat commun. Le candidat unique ne pourra qu’être un autocrate qui va appliquer son programme et non celui du Peuple togolais.

4. LE TOGO N’A PAS BESOIN D’UNE CANDIDATURE UNIQUE, MAIS PLUTÔT D’UNE CANDIDATURE COMMUNE
Personne ne met en doute la détermination des uns et des autres pour une alternance des individus au pouvoir. Mais, une partie du Peuple togolais ne semble pas comprendre que l’avenir du Togo doit se bâtir sur un projet de société commun crédible, d’abord creuset puis socle solide d’une nouvelle unité nationale. A défaut, l’obsession de presque tous d’aller vers une candidature unique sans un projet de société unificateur et inclusif relève simplement d’un vœu pieux. D’ailleurs, le seul fait que l’Alliance Nationale pour le Changement, comme au demeurant, le Parti National Panafricain et d’autres partis qui refusent pour le moment d’y souscrire, témoigne de l’inconsistance de l’approche unitaire basée sur des personnalités sans projet de société commun. Seule une approche unitaire et collective permettra de dégager une candidature commune au Peuple togolais.

Le Togo n’a pas besoin d’une candidature unique, mais d’un processus d’élaboration du projet de société commun et crédible, à l’issue duquel émergera une candidature commune. Le risque induit par la candidature unique est de produire un nouvel « autocrate », sans projet de société pour l’avenir du Togo et qui, de fait, ne sera donc pas lié aux exigences exprimées depuis le mois d’août 2017 par le Peuple togolais. L’absence de projet de société commun conduit d’ailleurs à une escalade de promesses, toutes aussi budgétivores les unes que les autres, dès lors qu’il s’agit de faire plaisir aux populations. Mais la dette que cela pourrait engendrer est une marque du non-sérieux de certains.

5. ELECTIONS AU TOGO : INVESTIR POUR UN RETOUR SUR INVESTISSEMENT ENTRE 2 ET 20 FOIS PLUS
Comme d’accoutumée, en période électorale, certains partis d’opposition haussent la voix pour rappeler l’impartialité de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), de la Cour Constitutionnelle et du fichier électoral non fiable. Pourtant chacun sait que le parti au pouvoir ne réalisera pas les réformes nécessaires pour assurer des élections transparentes. S’en suivront des troubles tragiques pendant et après les élections. Comme les mêmes actions produiront les mêmes effets, nul ne doit attendre un changement dans la préparation des élections au Togo par le système RPT/UNIR. Pour eux, le système de la contrevérité des urnes a fait ses preuves et il ne faut pas le changer mais le perfectionner. Alors les responsables des partis d’opposition institutionnelle sont-ils des éternels perdants ? Personne ne peut espérer la victoire d’un des candidats, dits de l’opposition, dans les conditions actuelles et pourtant ils sont nombreux à s’aligner au départ de l’élection présidentielle de 2020. S’agit-il d’une opposition de façade ? Pourquoi se lancer dans une course dont le résultat et le vainqueur sont connus d’avance si ce n’est un théâtre dans lequel chaque candidat « opposant » joue sa partition de musique, partition réglée par Faure Gnassingbé ?

La réalité est tout autre. Le système togolais RPT/UNIR, qui gouverne le Togo depuis plusieurs décennies, a compris que la pauvreté, les inégalités et la soif des égos des dirigeants de l’opposition peuvent lui permettre de renouveler le registre des différentes techniques permettant d’amadouer le Peuple togolais. Il est question d’amener ce peuple togolais à participer à l’élection présidentielle de 2020, dans des conditions telles, que l’impossibilité d’expression de la vérité des urnes pourrait garantir la victoire au premier tour de scrutin du candidat du RPT/UNIR. Le tout sera assorti des félicitations d’une certaine communauté internationale, qui a choisi de systématiquement soutenir la contre-vérité des urnes au Togo, comme ce fut le cas en 2005, 2010 et 2015, nonobstant les imperfections relevées dans les rapports des différentes missions d’observation électorale, notamment les plus sérieuses entre toutes, celles de l’Union Européenne 4, et jamais corrigées par Faure Gnassingbé et le RPT/UNIR. Il suffit donc de transformer la participation aux élections en un fond d’investissement où le retour sur investissement varie entre deux (2) et vingt (20) en moyenne, selon l’importance de votre capacité de non-nuisance pour Faure Gnassingbé et son système militaro-civilo-ésotérique.

Vous déposez 20 millions de Francs CFA (FCFA) pour participer à des élections en acceptant le principe que le score que vous obtiendrez sera déterminé de manière unilatérale par le système au pouvoir.

Aussi, la participation à l’élection présidentielle de 2020 pour de nombreux candidats se résume à aller investir 20 millions de FCFA puis de négocier le niveau du retour sur investissement avec le système de Faure Gnassingbé. Dans la configuration actuelle de son pouvoir très autoritaire, voire dictatorial, cela fait de ce dernier le maître du jeu incontesté. Sans oublier qu’il existe une société civile. Mais là aussi, il y a une grande partie de cette société civile, qui joue le même jeu que la pléthore de partis politiques (plus de 110 au Togo) qui sont devenus des entités légitimatrices du système existant. C’est pour cela que la vigilance s’impose et que la Togolaise, ou le Togolais, y compris dans la Diaspora, devra renommer chacun des responsables de partis, d’associations de la société civile, des ecclésiastiques, etc., en fonction des actes posés et non des déclarations faites.

Les conditions ne sont pas réunies pour une élection présidentielle transparente et crédible. En fonction du retour sur investissement pour avoir accepté de perdre, il faut bien admettre que quiconque participe et se prête au jeu déloyal de cette élection présidentielle de 2020, avec la participation de Faure Gnassingbé ou de tout autre candidat éventuel présenté par le RPT /UNIR, et sachant que son score sera celui qu’annoncera le système au pouvoir, mais pas le score réel issu des bulletins de votes contenus dans les urnes, est un légitimateur qui accepte la contrepartie que constitue l’argent octroyé pour mener une campagne électorale de perdant.

6. L’ÉMERGENCE D’UNE ALLIANCE NATIONALE POUR LA CONTINUITÉ DU SYSTÈME ACTUEL
En effet, si l’on se réfère aux déclarations, les uns et les autres sont pour la plupart tous des « opposants ». Mais si vous faites une analyse objective de leur passé et surtout du caractère versatile et opportuniste de leur positionnement en fonction du temps et des enjeux, de nombreux partis politiques et associations de la société civile et des responsables religieux, sont devenus de véritables légitimateurs de ce qu’il faut bien appeler le nouveau parti de la mouvance togolaise de la continuité. Les partis prônant l’alternance et le changement d’individus et non un véritable projet de société, pourraient alors s’apparenter davantage à une alliance nationale pour la continuité. En effet, si vous déposez les 20 millions et vous récupérez dès le début de la campagne de sensibilisation qui sera suivie de la campagne électorale proprement dite, un multiple de la somme « investie » au départ, sans obligation d’avoir au moins 5 % des voix des électeurs, alors vous avez fait une très bonne opération financière avec un retour sur investissement pour le candidat et son parti. Mais pour le Peuple togolais, c’est une catastrophe, voire un scandale. Mais au Togo, la honte du scandale est un sentiment disparu depuis bien longtemps.

Faure Gnassingbé le sait pertinemment en en profite. De simple autocrate, il est devenu le chef des suprémacistes togolais et pour perpétuer son régime, il a besoin d’opposants hypocrites envers le Peuple et une partie du Peuple qui accepte ce jeu pervers. Aussi, les suprémacistes togolais au pouvoir ont autant besoin de vrais « faux opposants » que de vraies « fausses sociétés civiles » pour légitimer artificiellement leur pouvoir et renforcer leur contrôle sur un Peuple, qui en est réduit à déplorer l’absence d’organisation collective porteuse d’un projet de société commun.

Cette situation est politiquement désastreuse, dans le sens où elle sème la confusion la plus totale en agissant sur l’imaginaire collectif, car elle repousse très loin dans le temps l’idée même de la possibilité d’une alternative politique, d’un changement de gouvernance, et l’idée qu’un système politique alternatif est possible sans Faure Gnassingbé et son réseau.

7. LA CANDIDATURE « UNIQUE » DU TOGO S’APPELLE FAURE GNASSINGBÉ, MAIS…
Lorsque certains responsables religieux s’en mêlent, ceux-là même qui ont systématiquement approuvé et « béni » les faits, gestes et actes posées par le président illégitime qu’est Faure Gnassingbé, sont les mêmes à vouloir faire semblant de vouloir la paix, l’unité, et une candidature « unique » de leur « candidat dit « naturel ». Sauf qu’en fait la seule candidature « unique » du Togo s’appelle Faure GNASSINGBÉ. Son problème est qu’il n’arrive pas à déclarer sa candidature officielle, compte tenu des pressions internes et internationales pour un changement de « personne » au sein du RPT/UNIR.

Mais le vrai danger est qu’une nouvelle fois prononcée la contre-vérité des urnes au Togo, la vague de violences qui peut s’en suivre risque de ne pas permettre à ce président-illégitime de rester au pouvoir sans subir le revers d’une insurrection avant 2025. Donc pour garantir le maintien au pouvoir du système, le RPT/UNIR, les lobbies des multinationales françaises et étrangères au Togo, le Groupe des cinq (Allemagne, Etats-Unis, France, Union européenne et Nations Unies), sans oublier au niveau régional, la CEDEAO et l’Union africaine, s’interrogent sur la meilleure manière d’imposer au Peuple togolais ce qu’ils ont collectivement réussi contre son intérêt. Et surtout pour éviter de subir eux-mêmes les préjudices provoqués par des externalités négatives dirigées contre leur système, dont les conséquences ou les dégâts collatéraux, pourraient carrément mettre en cause leur sécurité personnelle dans le pays.

8. TOGOLAISE, TOGOLAIS, REJETEZ LE PARTI DE LA MOUVANCE TOGOLAISE POUR LE STATU QUO
On ne peut plus véritablement falsifier une liste électorale, organiser et approuver un processus électoral institutionnellement vicié, sans déboucher à défaut sur la fatalité de l’insurrection, ou pire sur un terrorisme incontrôlé. Ainsi va le Togo où tous les candidats s’organisent pour prendre la carte électorale du nouveau parti populiste togolais dont le faire-part tarde à être distribué : Le parti de la mouvance togolaise pour le statu quo.

Alors, chacun pourra comprendre pourquoi, de nombreux partis politiques, de nombreuses associations de la société civile, les institutions internationales, régionales et sous-régionales, ainsi que de nombreux responsables religieux militent « religieusement » pour que chaque togolaise et togolais puisse aller s’enregistrer dans le cadre d’un processus inique pour prendre sa carte d’électeur. Pour les Togolaises et Togolais de l’étranger, le problème est réglé, puisque Faure Gnassingbé et le RPT/UNIR ont réintroduit arbitrairement le suffrage censitaire pour éliminer les électeurs indésirables. En effet, seuls auront le droit de voter celles et ceux disposant d’une carte consulaire distribuée uniquement dans les pays où il y a plus de 300 citoyens togolais et à ceux qui font allégeance au pouvoir en place. Ce qui prouve – s’il y avait encore besoin de le démontrer -, à ceux qui en doutaient, qu’il y a bien des « légitimateurs » dans la Diaspora togolaise. Est-ce une surprise ?

Alors Peuple togolais, si tu sais que dans un tel système politique que celui du RPT/UNIR, organisé de manière unilatérale, fonctionnant sans contre-pouvoirs, donc sans démocratie, tu vas être finalement le seul véritable perdant de l’élection de la contrevérité des urnes de 2020, mais que tu préfères malgré tout et en toute connaissance de cause, opter en contrepartie pour « manger » dès lors que certains responsables politiques optent pour la politique du ruissellement, alors il faut aller aux élections de la contre-vérité des urnes. Mais demain, il ne faut plus venir se plaindre en déplorant que les résultats des élections ne reflètent pas la vérité des urnes ! La disette et la désillusion ne tarderont pas à faire le lit des révoltes incontrôlées.

Le Peuple togolais habitué des manœuvres perfides du régime togolais et à l’hypocrisie de la communauté internationale acceptera-t-il, comme à son habitude, ce passivement, au déroulement du scénario habituel de la contre-vérité des urnes ? Peuple togolais, rappelles-toi que « chaque Peuple a le droit de choisir les dirigeants qui défendront les intérêts du Peuple ». Pourquoi le Togo doit faire exception ? Il revient au Peuple togolais de s’organiser et de décider s’il veut continuer à souffrir dans les inégalités et la ségrégation instituée et nourrie par le système de Faure Gnassingbé et ses réseaux.

Pourquoi à ce jour et malgré des demandes répétées, aucun des principaux partis politiques togolais de la mouvance présidentielle, comme de l’opposition institutionnelle, ne sont en mesure de présenter leur projet de société, encore moins un projet de société commun au Peuple togolais. Personne ne peut véritablement savoir les alternatives sur des thèmes aussi importants que le social, l’économie et la création de richesses, la santé, la justice, l’éducation, l’urbanisme, la protection de l’environnement, la culture, etc.

Peuple togolais si tu insistes pour aller à l’élection de la contre-vérité des urnes, mais pour quel projet de société voteras tu ? Il n’y a pas, à ce jour, de projet de société commun au Peuple togolais qui a été présenté ou ébauché par l’un des candidats déjà en lice !!!

Toutefois, Face à une impossibilité de faire valoir le droit du Peuple togolais au plan démocratique, le courage c’est de faire le bon choix stratégique aujourd’hui ! Rien n’empêche le recours massif à la désobéissance civile et à l’insurrection populaire !

9. RECOMMANDATIONS DE RCDTI-CVU-TOGO-DIASPORA : EVITER LE PIÈGE DES POPULISTES TOGOLAIS
Pour éviter les fraudes et opter collectivement pour la transparence 5, c’est toute une stratégie électorale alternative qui est proposée au Peuple togolais. Aller en ordre dispersée à l’élection présidentielle est un risque que le peuple togolais doit imputer à ses responsables dits de « l’opposition ».

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA recommandent de

9.1 ne pas oublier de manifester contre la prolifération des légitimateurs du système RPT/UNIR agissant sous le masque de l’alternance des individus au pouvoir, sans un projet de société commun ;

9.2 se méfier des nombreux et tentants pièges des « nouveaux » populistes togolais, tant parmi les responsables de partis politiques, d’organisations de la société civile, les responsables dans la Diaspora et parmi les responsables religieux… ;

9.3 d’exiger la suspension et le report du processus électoral en cours pour engager immédiatement de manière inclusive, donc démocratique, la refonte totale du processus électoral et des institutions concernées qui le régissent ;

9.4 tenir en urgence la première conférence inclusive sans Faure Gnassingbé pour structurer une véritable mouvance pour l’alternative au Togo ; et

9.5 négocier, si nécessaire, les termes de la transition entre la mouvance pour l’alternative au Togo et la mouvance présidentielle, ce dans un cadre officiel et public.

Le 2 décembre 2019.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)



Comité de Rédaction RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA :

Dr. Yves Ekoué AMAÏZO

Jean-Pierre Akoété BALIKPO

Dr. Ernesto D’ALMEIDA

Mathieu D’ALMEIDA

Koffi DEKU

François FABREGAT

Apelete Félix KODJO

Antoine Koffi OKOUTA

Dr. Antoine RANDOLPH

Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet commun de société pour l’avenir du Togo.

rcdti-cvu-togo-diaspora-logo© RCDTI & CVU-TOGO-DIASPORA

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI)

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)

 

 

La mouvance togolaise de la « Continuité » : Une opposition alimentaire trompe le Peuple togolais

Faure Gnassingbé parle du PND à Dakar
Le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, séjourne depuis hier lundi à Dakar. Il y prend part à deux importantes réunions économiques.
Hier lundi, le locataire de la Marina a participé à la conférence internationale du Fonds Mondial International placée sous le thème : « Développement durable et dette soutenable : trouver le juste équilibre ».

Cette rencontre organisée par la Présidence du Sénégal en collaboration avec les Nations unies et le Cercle des Économistes, a vu la présence de plusieurs chefs d’Etats africains, des représentants des institutions partenaires et des organisations de la société civile.

Les travaux de cette conférence ont porté sur l’exploration des politiques économiques qui permettraient aux pays d'Afrique subsaharienne de répondre à leurs besoins de développement sans compromettre la soutenabilité de leur dette.

Le chef de l’Etat togolais a également profité de l’occasion pour évoquer la nouvelle dynamiqu

e du Togo avec le Plan national de développement (PND, 2018-2022).

Après cette conférence, Faure Gnassingbé prendra part, ce mardi toujours à Dakar, au sommet extraordinaire de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Ce sommet rassemblera les pays membres de l’UEMOA. Ils devront évoquer les préoccupations sécuritaires régionales.

 

 

Faure Gnassingbé parle du PND à Dakar

Cyril Ramaphosa annoncé à Lomé
Le président sud-africain Matamela Cyril Ramaphosa sera en visite de travail et d’amitié dans trois (3) capitales ouest-africains dont Lomé.
Déjà ce mardi 03 décembre 2019, le chef de la nation arc-en-ciel est attendu à Conakry (Guinée) pour une visite de 48 heures, rapporte les médias locaux citant un communiqué de la Présidence guinéenne.

Selon le communiqué cette visite du président Ramaphosa s’inscrit dans le « cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternité » entre les deux nations.

De sources bien renseignées, le président Ramaphosa est également attendu dans deux autres capitales de la sous-région, notamment Lomé et Accra toujours cette semaine.

Edem A.

 

 

Cyril Ramaphosa annoncé à Lomé

Révision des listes électorales : Ces situations qui font douter de la sérénité du processus
La révision des listes électorales, dans le cadre de l’élection présidentielle de 2020 au Togo, a pris fin dans la journée d’hier lundi 2 décembre 2019. Alors que le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) Ayassor Tchambakou annonce une forte mobilisation au cours du processus, des observateurs avisés parlent d’un fiasco.
Pour ces observateurs, la date de révision des listes électorales doit être encore prorogée en raison des divers problèmes constatés au cours de l’enrôlement qui a duré 4 jours seulement. Ces raisons évoquées font état du dysfonctionnement des machines, l’insuffisance des kits, il y a eu 5700 kits pour toute l’étendue du territoire togolais.

« Le choix opéré par le gouvernement togolais et la CENI a pour conséquence l’éloignement des CRV des populations à l’instar de Botokou dans Wawa1 ou le candidat à la révision doit parcourir 14 km pour atteindre le CRV le plus proche. Dans le CRV EPP Dikamé dans Agoè 4, sur environ 500 candidats à la révision, seul une centaine a pu faire l’opération du fait qu’il n’y a qu’un seul kit dans ce centre », a déploré le Centre de Promotion de l’Etat de Droit et de la Gouve

rnance Equitable (CEPREDGE).

Et d’ajouter : « Dans de le CRV centre EPP Bè-kpota Atchantimé, le groupe électrogène n’a jamais fonctionné, obligeant les populations à retourner à leurs maisons ».

Ces désagréments sont relevés dans plusieurs zones sur toute l’étendue du territoire togolais, notamment dans la commune de Vo 1 où l’opération n'a débuté que le samedi 30 décembre alors que la Commission électorale nationale indépendante a annoncé le début du processus vendredi 29 novembre 2019.

Par conséquent, nombreux sont ces citoyens togolais qui n’ont pas pu se faire enregistrer à cause des mêmes problèmes rencontrés lors de l’enrôlement des électeurs dans le cadre des législatives en décembre 2018, également lors des locales en juin de cette année.

Encore de la « pagaille » selon certains leaders d’opinion qui estiment que tout est fait sciemment pour enregistrer moins d’électeurs, surtout que le gouvernement togolais, dans ce désir de verrouiller le processus électoral, a opté pour une révision électorale au lieu d’un recensement tel que souhaité par la classe politique de l'opposition et des organisations de la société civile.

Le Centre de Promotion de l’Etat de Droit et de la Gouvernance Equitable (CEPREDGE) souhaite que le gouvernent togolais et la CENI prorogent la date de révision des listes électorales d’au moins 5 jours et de faire en sorte que les Kits de l’opération soient plus près des populations.

Nicolas K

 

 

KLATCHAA, ACTE QUATRIÈME
Klatchaa et ses équipes se préparent activement à enclencher une quatrième mascarade. Équipe masculine et féminine confondues ? Qu’importe ? Il s’agit, chacun dans son rôle, dans son coin ou tous collectivement, de bien encadrer le masque pour bien cacher le vrai visage de ces Messieurs et Dames, tous, de tous les continents, bien incorporés dans le vaste et complexe clan Klatchaa, prêts à en découdre, à défendre bec et ongles ce qu’ils considèrent comme la cuisine de Klatchaa, exclusivement.

Pacifiquement ? Oui, mais si les circonstances l’exigent, ne pas cacher les couleurs et recourir aux armes connues, car Klatchaa est avant tout kalachnikov-coupe-coupe-arc-et-carquois-kakla-koundrou, craquant, éclatant provoquant toutes sortes de cliquetis de tous côtés, usant de tous les coups constitutionnels et c

ontre-constitutionnels !

Et Klatchaa continue sa route, car détenteur du ticket cocorico claironné avant les époques Giscard-Mitterrand-Chirac-Sarko-Macron et consorts, tous maîtres de mise à sac dans leur pré-carré, des casques de commandant à l’éco en passant par la Françafrique, confère Côte d’Ivoire, et autres contrées qualifiées par les re-conquérants coloniaux de terres des macaques.

Klatchaa, convaincu d’être ainsi l’élu démocratique du Club des Cinq, ne recule devant aucun crime, aucune crise, sa carapace étant constituée par la Communauté qui ne conçoit pas de cruauté concernant le non-Occident.

Klatchaa connaît toutes les voies, toutes les combines, pécuniaires ou diplomatiques pour clouer le bec à quiconque voudrait compter les victimes.

Klatchaa peut donc cracher du feu partout sur de prétendus compatriotes : qu’ils brûlent, se consument, se calcinent…pourvu que le contrat avec les protecteurs extérieurs de Klatchaa soit conservé à l’abri dans la bonne cachette.

En tout cas, on ne fera pas à Klatchaa le coup des Burkinabé à Compaoré. Il ne faut pas comparer, surtout pas confondre car Klatchaa dispose du capital d’actes « héroïques », c’est-à-dire des plus macabres, accumulés par son papa, Klatchaa Ier, encore connu sous le nom de Klatchaa-Klikpoto depuis que ce dernier pratiquait la coutume digne des cannibales qui consiste à découper les entrailles des cadavres des ennemis. Un vrai « Nukpekpe » qu’il n’est pas recommandable de rencontrer sur son parcours.

Que Klatchaa crache donc du feu, et qu’il crache aussi sur les valeurs éthiques, en catimini et en sourdine ou avec un fracas éclaboussant ! En quoi cela gêne-t-il les calculs de nos bons Occidentaux ? Pourvu qu’à l’ombre des cocotiers, sur nos côtes, le trafic des armes fleurisse, qu’elles soient convoyées jusqu’à Boko Haram ou concédées à tous les braqueurs de nos campagnes et de nos capitales.

En vain vous vous cassez le crâne, disant que Klatchaa défraie la chronique. Vous avez trop de scrupules. Vous ne pouvez faire obstacle à sa volonté déclarée, obstinée, de faire acte de candidature, d’écrire l’acte quatrième de la comédie macabre et devenue classique depuis plus de cinquante ans. Et pour le faire, il n’hésite pas à tremper sa plume, non plutôt son bec d’ « aklasu-nukukuduto » dans un bain de sang et même d’excréments. Le clan le commande.

Sénouvo Agbota ZINSOU

 

 

KLATCHAA, ACTE QUATRIÈME

ECCE HOMO

Pas tremblant, l’homme marche vers son destin. (C’est tout comme !)
Mine grave, on peut dire, l’apercevant : voici l’homme !
Ferme, tête blanche, robe blanche, en silence, il cheminait
Abandonné tout au long d’un lugubre trottoir
Méditant sur le poids lourd qui seul peut l’émouvoir
Il avançait et on sent bien que le minait
Le sort d’une terre de plusieurs millions d’habitants
Dont il portait la charge, malgré le poids des ans
Il marchait, solitaire, comme pris entre des clôtures
Et une rue grouillante de piétons et de voitures
À gauche comme à droite, les branchages d’arbres étaient verts
Mais pour le prélat c’était le pire des déserts.
L’indifférence totale. Hommes, arbres, tout était vide
Car ce qui torture le prêtre est un acte livide
Conçu d’un bureau de cet endroit terrassant :
Meurtre

du Président d’un État indépendant
Et à partir du meurtre, de ce bureau obscur
D’autres actes du même registre pour rendre le système sûr
Sûr pour qui ? Leurs intérêts cela va sans dire
Ils n’ont jamais, vraiment pour dessein de conduire
Quelque peuple que ce soit vers l’épanouissement
Le système tue, le système blesse, le système ment
Il n’hésite pas devant les incendies des villes
Tâches grassement payées, exécutées par des individus
Capables de mettre le pays à feu et à sang
Auteurs, á leur manière de l’écriture du triste et macabre roman
Recherchés par les inventeurs de guerres civiles.
À l’œuvre dans d’autres pays d’Afrique, on les a vus.
Rwanda, Côte d’Ivoire, Centrafrique ou Libye,
Cette clique qui est pourtant par les peuples partout vomie
Veut partout donner des leçons de droits humains
Cependant qu’ici ils protègent des miliciens
Baptisés par le système « Groupe d’Autodéfense »
Dont le principe, il est clair, est la violence.
Le prélat tourmenté par cette vision macabre
Pouvait-il rester sourd, aveugle, muet, de marbre ?
Cela s’appelle « stabilité et pouvoir fort »
Le cycle infernal finira-t-il avant ma mort
M’est-il donné de conduire mon peuple au bonheur ?
S’est demandé continuellement le vieux pasteur
Dos contre le mur blanchi, le drapeau tricolore
Déchirant d’un geste les discours de stabilité
Niant « Liberté-Égalité-Fraternité »
Il exorcise le diable cruel qui le dévore.
Ce n’est pas hier, ni aujourd’hui qu’á ce prélat
On voudrait faire croire qu’un ancien tirailleur
Transformé par le geste brutal d’un coup d’État
Pour l’intérêt de ses maîtres en dictateur
Puisse devenir un apôtre de démocratie
On ne ferait pas croire non plus à ce vieux prêtre
Que massacrer, affamer les populations
Pourrait signifier leur apporter le bien-être.
L’évêque, sans équivoque dénonce l’hypocrisie,
Autant celle des hommes quecelle des nations
Qui ont la prétention d’être pour tous des modèles
Mais se constituent en associations criminelles,
À l’occasion, pour défendre leurs seuls intérêts
Enrobant cela dans un discours sur le progrès

Voilà l’homme, qui se reconnaît près du tombeau
Mais plus vivant que tous les jeunes, ecce homo
En croisade contre les aboiements des imbéciles
La foule qui croit que les choses publiques sont utiles
Seulement lorsqu’elles sont enfouies dans leurs poches
Que les arbres n’ont de fruits que pour eux et leurs proches
Voilà l’homme qu’écartèle la croix plantée en lui
Par le père hier et par le fils aujourd’hui.
D’une manière ou d’une autre, cette croix cinquantenaire
Pour le berger et ses brebis est le calvaire.

Sénouvo Agbota ZINSOU

 

 

ECCE HOMO

Politique : La Stature, l’Étoffe et l’Ethos
La politique ne peut être une occupation laissée entre les mains d’hommes ordinaires. Elle est une affaire trop sérieuse qui ne doit pas tomber, s’installer et s’étaler dans la basse cour de gens de besoins. Les indigents de tous genres qui sont déficients en morale, qui sont démunis de deniers et qui sont dépourvus de savoir ne peuvent pas s’occuper du destin d’un peuple. Ils noieront fatalement la nation dans les abysses de la misère et de la désolation. Celui qui ose descendre dans l’arène des charges publiques doit s’être soumis au préalable à une triple épreuve ; celle du souffle, celle du fluide et celle de la glaise. Tout autre voie en dehors de ce triplet initiatique sera une veine entreprise et restera sans issue.
De La Stature

La stature politique d’un homme se mesure à la grandeur de la vision qu’il porte, de l’idéal qu’il conçoit. Les contours de la hauteur et de l’ampleur d’une vision pour le vivre ensemble du grand nombre, le peule, sont tracés à l’aide de l’intelligence conceptuelle. Il s’agit de la capacité à concevoir un appareil sociétal autonome dont les pièces composantes et les rouages agencés tournent et interagissent dans une harmonie presque-parfait et toujours dans un processus d’amélioration. La matière saine consommable, le service adéquat à disposition et le loisir régénérant l’esprit sortent alors, à bons résultats, comme produits finis de cet appareil entrevu.

Celui qui n’est pas capable de concevoir un tel objet supérieur, humainement agencé et socialement mécanisé, qui tourne et s

ort des résultats concrets et bénéfiques constatables, n’est pas apte à la responsabilité politique. Il n’en a pas la stature. S’il ose, il est un imposteur abject.

Concevoir et piloter à la fois un tel appareil demande d’être détenteur de la science politique, d’être praticien de l’art de la tempérance éthique et dépositaire d’un courage martial. Prétendre avoir cette capacité et par conséquent se sentir le meilleur candidat ‘appelé’ pour montrer la Voie et tenir le gouvernail, est un sacerdoce nobiliaire.

Une candidature à la magistrature suprême d’une nation n’est pas une aventure de gueux en esprit et de hasardeux orpailleurs à la recherche d’une pitance pour faire la bombance dans les taudis de la tribu le temps d’une saison politique éphémère. Rien de nobiliaire ne réside en une telle aventure.

La stature prend toujours contour dans l’épreuve du feu, ce souffle ardent qui s’illumine dans l’imagination, l’intuition baptiste de la vision. La stature politique, c’est l’Esprit en partie qui s’incarne sous une forme intelligible, dans une représentation créative cohérente, programmable et matériellement constructible.

Dans l’histoire Akhenaton de l’Egypte Antique avec ses réformes socio-culturelles, Solon l’Athénien de la Grèce antique avec ses réformes socio-politiques, et Franklin Roosevelt des Etats-Unis d’Amérique avec ses réformes socio-économiques sont des exemples de grandes statures politiques exceptionnelles. Nos candidats doivent s’inspirer de ceux-là mis en commun pour se construire de la stature nécessaire pour les défis actuels. S’ils ne le peuvent, rien ne vaut les peines qu’ils se donnent à la face du Peuple.

De L’Étoffe

L’étoffe est par rapport à la stature ce que les strates géologiques sont à une chaîne rocheuse. C’est à dire des couches de sédiments solidifiés durant des âges. En l’homme cela s’appelle de l’expérience de vie pratique sur une durée lente de maturation de l’esprit qui, dans une tension vers une Vision, incorpore consciencieusement chaque idée apprise et chaque acte posé au quotidien.

Doté d’un tel patrimoine, l’homme étoffé a du répondant verbal et scriptural à propos. Car il a un champ de connaissance théorique et pratique générale assez large pour y puiser des éléments d’un propos quasi docte et franc, d’un discours construit et articulé qui fait sens chez tout esprit ordinaire. Le discours clair est le véhicule d’une étoffe polie, policée qui expose des évidences pratiques, utiles et avantageuses aux yeux de la majorité sensée.

Cette qualité tient surtout d’un calibrage de facteurs socioculturels multiples chez le sujet parlant et agissant. Les certifications académiques y jouent un rôle mais moindre par rapport à l’auto érudition encyclopédique et à l’apprentissage oratoire et dissertatif, puis à la répétition, l’entrainement qui forme le talent et le reflexe de la narration persuasive.

L’étoffe ne s’improvise pas ; quoique le propos d’un instant de l’aspirant peut être improvisé. Car ledit propos est prélevé spontanément et directement sur le patrimoine déjà assis et bien mature. Le don naturel, s’il y en ait, celle de la parole et de la graphie, doit toujours se sculpter dans le talent. Du don, il faut distinguer le talent.

Le talent est par rapport au don ce que le joyau est par rapport au minerais brut. On cultive, sculpte le don pour atteindre et acquérir le talent. En ce qui concerne en particulier l’étoffe politique, atteindre cet état d’être devient un précieux dosage raffiné du logos et du pathos. C’est-à-dire être en capacité de délivrer un discours construit et articulé, rationnel, qui pourtant irradie une émotion collective contagieuse qui devient force politique puissante.

C’est ce passage subtil du rationnel au travers des mailles de l’émotionnel qui fait réussir à l’étoffe l’épreuve du fluide. Le sujet politique aspirant s’il est étoffé, lorsqu’il parle et diffuse sa vision, sa grande stature épouse facilement le moule des consciences dans le peuple par la souplesse du verbe. Comme l’eau du fleuve s’écoule et se moule dans tous les creux et toutes les vases qu’elle atteint dans la grande vallée, l’étoffe politique se diffuse et pénètre à l’instant chaque conscience qu’elle touche dans le peuple.

Dans l’histoire, Périclès stratège de guerre et homme politique de la Grèce Antique, Alexander Hamilton un des pères fondateurs des Etats-Unis d’Amérique et maître Marc Bonnant avocat suisse contemporain sont des spécimen à prendre comme référence sur cette notion qu’est l’étoffe en politique.

De L’Ethos

L’ethos en politique est le principe qui suit une fin en soi, une valeur, que poursuit l’homme public. Cette fin est l’honneur moral. L’honneur moral acquis à bout d’efforts assidus par l’homme public, citoyen d’Etat, induit la valeur de dignité nationale dans la conscience du Peuple.

Tâchons vite de préciser que l’honneur moral est bien différent de l’honneur social. Il en est différent et supérieur d’ailleurs sur l’échelle des valeurs humaines. C’est une valeur propre de Citoyen d’Etat qui s’incarne dans la noblesse d’esprit, un prestige de vertu. Elle diverge donc de la valeur sociale de l’opulence, du gain matériel à profusion qui tend de nos jours à devenir une autre fin en soi, une pseudo finalité des désirs humains.

La conduite journalière personnelle recommandée au Citoyen d’Etat promis aux charges publiques suivra la bonne mesure. Comme choix de vertu, ce comportement classique de bonne mesure s’appelle la médiété. Et la médiété est la recherche du juste milieu entre des agissements de deux extrêmes contraires. Par exemple chez Aristote le courage est le juste milieu entre la témérité et la lâcheté.

Nous pouvons ajouter dans ce sens par exemple que sur le plan matériel, l’aisance est le juste milieu entre l’opulence et l’indigence ; que sur le plan de l’action sociale et politique directe, la tempérance est le juste milieu entre l’agressivité et l’inaction ; que sur le plan de la croyance (l’idéologie et la foi) le pragmatisme (le réalisme) est le juste milieu entre le fanatisme et l’incrédulité.

Mais toutefois, l’homme de grande stature et de bonne étoffe qui cultive en plus la médiété comme ethos saura en temps exceptionnels, moments rares, user d’une brève audace vers un pôle extrême afin de balancer vers le point d’équilibre une tendance ambiante contraire qui deviendrait menaçante pour le cour de l’action publique vers la grande Vision, la finalité collective, la destinée de la nation.

La constance dans la médiété et les rares balancements momentanés sont un exercice très délicat qui demande du don et de l’expérience. Ce don vient du suc mental naturel. Le type mental flegmatique, s’il est renseigné et sain d’esprit, sera plus apte à une telle tâche. Cela tient en grande partie d’un héritage génétique. Car nos caractères de comportements saillants dépendent en grande partie de nos tempéraments qui en sont les soubassements génétiques particuliers, donc de génotypes, soumis à une culture en des milieux donnés. Le suc mental est la glaise épaisse sur laquelle se dépose, s’imprègne et se consolide l’ethos.

En illustration contemporaine comme ethos de médiété en politique citons tout simplement Gandhi de l’Inde et Nelson Mandela de l’’Afrique du Sud ; et comme illustration relative dans le passé lointain le roi Salomon de la Jérusalem antique.

En Somme

En somme, le profil mis en exergue ici est un appel à l’homme public complet. C’est ce genre de candidat qui est nécessaire pour les défis politiques actuels, particulièrement pour des pays en crise larvée comme le Togo. Celui qui a une vision élevée, claire et cohérente (la stature), qui a la communication fluide et pertinente (l‘étoffe), qui a un caractère tempéré, probe et modulable (l’ethos) sera celui-là. Le visionnaire bâtisseur, le rassembleur mobilisateur et le rôle modèle éducateur ; tous cela en Un. Voilà l’ambition.

New York, le 18 Octobre 2019
Michel KINVI

 

 

Politique : La Stature, l’Étoffe et l’Ethos

Togo : Silence, Faure Gnassingbé prie !
Fabbi Kouassi

Des photos du chef de l’Etat togolais ont inondé la toile ce mercredi en début de soirée. Des images devenues virales en l’espace de quelques minutes et qui font le buzz sur les réseaux sociaux.
La performance ratée du grand comédien togolais Faure Gnassingbé dans sa pièce de théâtre « Je Prie Dieu » | Photo : DR

Faure Gnassingbé en presque 15 ans d’exercice du pouvoir, malgré son apparence angélique s’est révélé un dirigeant rancunier, pas clément, encore moins compatissant. Un journal allemand au temps fort de la crise d’Août 2017, l’a taxé de «Président crâneur». Voir cet homme habillé de façon débraillée donnant l’impression de prier a de quoi surprendre l’opinion togolaise.

Les commentaires sont légions et mettent en lumière l‘état de choc et d’hébétement de ceux que Faure Gnassingbé pense diriger.

« Cet homme-là, je ne le comprends pas, les enfants sont tués par ses forces de l’ordre il n’a pas pleuré et c’est ce vieux Chirac qui décède qui le met dans cet état’» ?
«Il prie pourquoi»’ ?
«Lui aussi se sent humain ? Il a quoi ? Des remords» ?
«Lui aussi sait se recueillir et prier» ?

Voilà qui dénote de l’état de surprise des togolais de constater qu’il peut arriver aussi à un Faure Gnassingbé de prier.

En effet, selon le dictionnaire, la prière est un acte par lequel on s’adresse à Dieu. Elle peut être d’intercession, de louange, de confession, d’adoration ou de gratitude.

Comment donc comprendre monsieur Faure Gnassingbé dont le pouvoir est caractérisé par la violence inouïe, la force brutale, des assassinats d’enfants alors qu’il prie ?

Comment peut-on prier et laisser des abus de toutes sortes prospérer, ainsi que des violations systématiques des droits les plus élémentaires des citoyens ?

Venu dans le sang, il gouverne dans le sang et pourtant il prie. Véritable paradoxe.

Que peut-il dire dans ses prières ? Implorer une quelconque bénédiction pour continuer à traumatiser le peuple du Togo ? Quelle prière peut-on dire si on maintient son propre frère en prison pendant plus de 10 ans ?

Si son frère Kpatcha Gnassingbé ne trouve pas grâce à ses yeux quel citoyen lambda peut en trouver ? La preuve le jeune étudiant Folly Satchivi et d’autres encore sont toujours en détention.

Si c’est un coup de communication comme le soutiennent certains observateurs, il est raté.

Ces images suscitent indignation et dédain de la part d’un peuple mutilé par des actes de violations de la dignité humaine que posent Faure Gnassingbé et affidés.

Un coup de communication pour vendre un Faure Gnassingbé simple et modeste, c’est raté. Le numéro 1 du Togo est plutôt apparu débraillé, dans le rôle d’un véritable comédien.

A quelques encablures des élections présidentielles de 2020, ces images d’un Faure Gnassingbé qui se reconnaitrait ‘’pauvre pécheur’’ fait plutôt sourire les moins naïfs. Le ‘’Non à un 4em mandat’’ n’a jamais autant retenti sur la toile.

Même le très ‘’saint Faure Gnassingbé’’, habillé en mère Térésa de Calcutta, dans un dénuement totalement apparent en réel ou en rêve, les togolais dans leur grande majorité n’en veulent pas.

Que les vrais Saints illuminent Faure Gnassingbé à prendre la sage décision de renoncer au pouvoir. Le ciel ne va pas tomber et la terre ne va pas trembler non plus. Il y a une fin à tout.

« Même le paradis est une prison lorsqu’on ne peut le quitter ». Clem Tor

Fabbi Kouassi

 

 

Togo : Silence, Faure Gnassingbé prie !

Togo : Présidentielle 2020, le Doute s’installe au RPT-UNIR ?
L'Alternative
Le sort d'une effigie du «messie»du RPT-UNIR Faure Kodjo Essozimna Gnassingbé
Le sort d’une effigie du «messie»du RPT-UNIR Faure Kodjo Essozimna Gnassingbé | Archives : DR

La présidentielle de 2020 se tiendra au premier trimestre de la nouvelle année. Au sein de tous les états-majors, c’est le branle-bas de combat. Chaque parti politique ou candidat déclaré affûte ses armes et affine les stratégies. Le ton monte au niveau de l’opposition sur les questions liées à la transparence, notamment les réformes de la CENI, de la Cour Constitutionnelle, le fichier électoral, etc. Les églises, les organisations de la société civile appellent à un processus transparent et consensuel. Du côté du pouvoir, c’est déjà la précampagne avant le choix du candidat qui sera sans nul doute Faure Gnassingbé. Ce dernier qui tient à briguer un 4è mandat décrié par les populations, n’est pas paradoxalement prêt à ouvrir le jeu électoral à la transparence. Comment peut-on vouloir briguer un 4è mandat dans ce contexte de réprobation générale non seulement au Togo, mais aussi en Afrique et chercher à frauder les élections comme toujours ?

Voilà l’autisme dans lequel baignent les tenants du régime RPT/UNIR. Malgré le verrouillage du système électoral par des institutions sous ordre, un fichier électoral corrompu et bidouillé, la mise en branle des candidats amuseurs publics pour brouiller les pistes, la grande sérénité n’est pas de mise au sein du parti au pouvoir. Et ceci, pour plusieurs raisons.

Une longévité au pouvoir pour un bilan calamiteux

Faure Gnassingbé boucle 15 ans années au pouvoir. Le système qu’il incarne gère le pays depuis plus de 53 ans. En 15 ans de régence, il a plus englouti les milliards dans les voyages à travers le monde que sur le terrain. 15 ans de pouvoir, aucun nouvel hôpital construit, aucune Université construite, aucun hôtel, aucun centre de conférence, et pourtant le pays croule sous le poids de la dette. Les milliards de prêts auprès des partenaires pour réaliser ce que son régime nomme les grands travaux, se sont évaporés dans la nature. Le Togo est le seul pays de la sous-région où les milliardaires ne sont pas des hommes d’affaires, mais des gouvernants. En 15 ans de règne de Faure Gnassingbé, il y a plus de crimes économiques qu’en 38 ans de pouvoir deson père et tout ceci, dans l’impunité totale.

Le bradage de toutes les ressources du pays aux étrangers est la preuve de l’échec patent du régime actuel. Nonobstant la propagande du régime qui fait croire que tout va bien, il est connu de tous que la pauvreté au Togo se lit sur tous les visages, le pays croule sous la dette, les jeunes n’ont plus d’avenir et cherchent à quitter le pays en masse, la corruption est devenue un phénomène banal, de même que l’enrichissement illicite. Dans les hameaux reculés, la situation de précarité et de pauvreté est encore plus alarmante. Les promesses saisonnières des barons du régime à chaque élection risquent de ne plus accrocher les populations fatiguées d’un long règne sans fin.

Les législatives et municipales ont accentué la guerre des clans au sein d’UNIR

Le parti au pouvoir est traversé par des crises internes, même si celles-ci ne s’étalent par sur la place publique. Le choix des candidats pendant les dernières élections législatives, de même que les municipales a provoqué des frustrations et accentué la guerre des clans au sein du régime. Au sein du parti, la préoccupation de ceux qui sont laissés sur le carreau, c’est de plomber les autres. Ils sont nombreux à dire clairement qu’ils s’abstiendront à la prochaine présidentielle. Parlant d’abstention, selon des sources, en 2015, le taux d’abstention était de 36 % dans les Savanes et 48% dans la région de la Kara que le pouvoir brandit souvent comme son fief. La région Centrale ayant totalement basculé dans la contestation et que 2/3 de l’électorat se trouvant dans les régions Maritime et des Plateaux, la situation est bien préoccupante pour le régime.

Manque de réservoir électoral et la peur du recensement

Le choix de trois jours de révision électorale de la CENI validé par le gouvernement en Conseil des ministres traduit une inquiétude au sein du régime. Il est tout de même scandaleux que pour une élection présidentielle, le régime n’accorde que trois petits jours pour la révision des listes électorales et ceci, après le recensement catastrophique de l’année dernière. La réalité, c’est que le régime n’a plus de réservoir de voix, pire, il en perd tous les jours à cause du bilan catastrophique, des frustrations de tous genres. En d’autres termes, ceux qui vont s’inscrire lors de la prochaine révision ne sont pas les partisans du régime.

Du coup, des inscriptions massives sur les listes remettraient en cause la stratégie de fraudes du régime. C’est la raison pour laquelle le RPT /UNIR ne veut pas accorder un trop grand délai pour la révision et s’offusque aussi de l’appel des églises et des organisations de la société civile aux populations à s’inscrire. Il n’est donc pas exclu qu’un sabotage, comme ce fut le cas lors du recensement pour les locales, soit organisé sur les kits afin de ne pas enrôler le plus grand nombre d’électeurs.

Le bradage des ressources aux étrangers fragilise le régime

En plus d’avoir un bilan calamiteux, le bradage des ressources stratégiques aux étrangers commence par faire des vagues. Le pouvoir craint que ses adversaires se servent de ces sujets pour le mettre en difficulté dans l’opinion. Les derniers contrats accordés à Aliko Dangote sur le clinker et les phosphates et surtout la privatisation opaque de Togocom par le couple Faure Gnassingbé-Cina Lawson et le sort réservé à l’actuel DG de Togocel Atcha Dedji Affo suscite la colère des vieux barons et de tous ceux qui dépendaient d’une manière ou d’une autre de cette société. Dans les discussions entre certains membres du régime, on peut même entendre cette phrase : « Le vieux ne ferait jamais un truc pareil ». Un baron s’est même lâché, parlant de la privatisation de Togocom, que ce sont des « méthodes de voyou ».

Le rôle de Cina Lawson est au cœur de toutes les discussions au sein du régime. Elle qui ne milite pas vraiment sur le terrain. Il faut tout de même être naïf pour faire croire que Cina Lawson peut agir sans l’aval de son patron Faure Gnassingbé dont la méthode est toujours d’utiliser les autres pour atteindre ses objectifs. La vente prochaine des deux dernières banques appartenant à l’État togolais en rajoute à l’inquiétude de voir l’opposition s’emparer de ces sujets pour remobiliser les populations contre le régime.

La balle est dans le camp des opposants « électoralistes »

Cette situation décrite inquiète le dernier cercle des caciques du régime. Bien évidemment, tant que le pouvoir gardera la mainmise sur les structures d’organisation des élections, notamment la CENI et la Cour constitutionnelle et contrôlera le fichier électoral, il peut manipuler les résultats à sa guise. Il peut transformer un score de 10% du pouvoir sur le terrain en 60% à la proclamation des résultats, comme cela est de coutume, en traficotant les procès-verbaux.

Il revient aux opposants ou à tous ceux qui sont engagés dans la course à la présidentielle d’accentuer les pressions, mais aussi de dégager la meilleure stratégie( mutualisation des forces, des moyens et des stratégies ) à travers les points soulevés pour mettre réellement en difficultés le régime.

Source : L’Alternative No.846 du 26 novembre 2019

 

 

Présidentielle 2020 : Qui peut être observateur électoral ?

L’organe chargé de d’organiser et de superviser les élections au Togo donne les conditions à remplir par l’observatoire togolais dans le cadre de l’élection présidentielle de 2020 qui avance à grands pas.

Un communiqué de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) rendu public le 30 novembre 2019 définit clairement ceux qui seront autorisés à couvrir la présidentielle de 2020 car pour cette élection, la couverture de l’observatoire nationale est conditionnée.

Pour toute organisation qui souhaite couvrir l’élection, il lui faut d’abord l’accréditation de la CENI. Et pour avoir l’accréditation de l’institution, l’organisation doit exercer dans le domaine électoral ou dans celui de la démocratie, des droits de l’homme et de la citoyenneté.

Elle doit également prouver qu’elle a déjà observé au moins une élection antérieurement. L’organisation doit être en mesure de prendre en charge ses observateurs et justifier ses sources de financement au-delà de 200 observateurs à déployer, selon les règles établie par le président de la CENI.

Une fois accréditée, l’organisation fournira ensuite à l’institution la liste, les contacts ainsi que les photos passeports de tous ses observateurs en vue de l’obtention d’un badge spécial pour l’occasion.

Par ailleurs, le président de l’institution chargé d’organiser et de superviser les élections informe que « toute organisation voulant observer cette élection présidentielle, ne doit pas appartenir à un organisme ayant exprimé antérieurement une ‘position partisane’ sur des questions politiques ».

« Au regard de ces critères, la CENI ne pourra délivrer l’accréditation à l’organisation que si toutes les conditions sont réunies. Elle peut retirer l’accréditation à celles qui, après leur accréditation violeraient les règles établies en matière d’observation électorale au Togo », soutient la CENI.

Quant aux observateurs particuliers, l’institution indique que les personnes membres d’un parti politique ou qui ne font pas partie des organisations qui font des demandes d’accréditations auprès de la CENI ne sont pas éligibles pour être observateur à l’élection présidentielle de 2020.

 

 

Présidentielle 2020 / Abass Kaboua : « Le Togo n’est pas en danger »
Le président du Mouvement des républicains centristes (MRC), Abass Kaboua annonçait à la presse dimanche la non-participation de son parti à l’élection présidentielle de 2020. « Nous ne serons candidat à rien », a-il lancé après le 5ème congrès ordinaire de cette formation politique tenu à Danyi, localité située à environ 200 km au nord-ouest de Lomé.

Durant deux jours, militants, membres du bureau du parti des Centristes se sont entretenus autour du thème : « Et des réformes et Après… ». Une thématique qui a nourrit le débat sur le climat politique au Togo, le cadre électoral dans le contexte de la présidentielle de 2020, et surtout la lutte pour l’alternance que mène l’opposition togolaise depuis des lustres.

A ceux qui pensent que le Togo est en danger, le député Abass Kaboua leur envoie un message précis : « Le Togo n’est pas en danger », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « Vous ne pouvez pas parler d’alternance et en même temps vous-même vous êtes contre cette alternance. Quand vous prenez certaines formations politiques, le président ou délégué national de la jeunesse a plus de 55 ans alors il y a un problème et vous parler d’alternance à qui ? », s’est-il demandé.

Outre le contexte politique, les travaux ont permis de dresser le bilan des 5 ans de la vie du parti et par la même occasion définir les nouveaux chantiers à explorer dans les années à venir dans la localité de Danyi, circonscription dans laquelle l’honorable Abass Kaboua est député.

A en croire le délégué national chargé des affaires politiques du MRC, M. Akpa Koudjo Nomessi, ce parti représenté aujourd’hui à la 6ème législature dispose de deux (2) conseillers municipaux. Et les réalisations de la formation politique font état d’une mise en place des dispensaires dans 5 villages. La prise en charge financière des enseignants volontaires des écoles primaires et secondaires ainsi que les infirmières des dispensaires, informe-t-il avant de préciser que la liste n'est pas exhaustive.

S’agissant des perspectives d’avenir du parti, le président du Mouvement républicain des centristes a confié que le mieux vivre des populations de la circonscription dans laquelle il est élu député demeure une priorité.

« Dans les prochaines semaines, nous allons continuer par accentuer sur les centres d’élevages agropastorales. Nous venons d’acquérir encore deux lots de terrain sur la route de Zogbégan ou nous allons démarrer avant le mois d’avril 2020 l’élevage du poulet et nous allons former les jeunes par groupes de 15 pour les envoyer sur le terrain », a souligné Abass Kaboua.

Aussi, a-t-il précisé, d’autres chantiers tels que le manque d’eau potable, la construction d’un hôpital dans la localité de Danyi sont prioritaires. Tels sont les défis auxquels le nouveau bureau du MRC élu compte faire face à l’issue du 5ème congrès du MRC.

Notons que dans le cadre de l’élection du nouveau bureau du MRC, l’honorable député Abass Kaboua est reconduit à la tête de son parti.

Nicolas K

 

 

Présidentielle 2020 / Abass Kaboua : « Le Togo n’est pas en danger »

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT FAURE (2ème Partie) : Résoudre l’énigme de la “grande muette”
Résumé : la réflexion ci-dessous est la deuxième partie d’une analyse qui lie la confiscation du pouvoir à la « peur du lendemain » ressentie par la classe dirigeante (Faure, la famille Gnassingbé, l’armée et les membres du RPT/UNIR). Elle défend la thèse selon laquelle le départ de Faure doit s’accompagner – en amont et dès maintenant – d’un ensemble de mesures qui réduiraient la vulnérabilité de l’armée dans l’après-Faure et empêcheraient une nouvelle instrumentalisation des forces armées. Bonne lecture !
« Le président ghanéen Akuffo-Addoh tenait Faure Gnassingbé par la gorge, lui demandant de renoncer au 4ème mandat pour mettre fin à la crise. En bon metteur en scène, Faure aurait fait venir ses généraux devant le président ghanéen et ceux-ci auraient répété ce qu’ils avaient précédemment dit à Faure lui-même : pas question qu’il renonce au pouvoir. » Ferdinand Ayité, journaliste togolais d’investigations.

L’énigme de la grande muette. Ce n’est pas là le titre d’un album de Tintin ou de tout autre héros de bande dessinée. C’est une expression sortie tout droit de ma lecture de la réalité politique togolaise, par rapport à l’armée togolaise.

Le deuxième volet de ma réflexion sur les voies et moyens par lesquels les Togolais peuvent mettre fin à la confiscation du pouvoir concerne l’attitude à adopter vis-à-vis de l’armée nationale, les forces armées togolaises, dont la perception au sein de la population civile est ambivalente.

D’un côté, certains Togolais s’échinent à présenter cette armée comme une respectable institution républicaine tenue au devoir de réserve, d’où son nom de “grande muette”, politiquement parlant. Les partisans de cette ligne insistent sur la discipline qui y règne, son obéissance à l’autorité établie et l’image professionnelle dont elle jouit surtout pendant ses déploiements à l’extérieur du pays. Bref l’armée serait un grand atout pour notre petite démocratie et notre grande nation.

D’autres Togolais par contre rechignent à n’y voir dans cette armée qu’une milice politique, clanique de surcroît, un agrégat d’hommes en armes qui, au nom de la conservation du pouvoir, sont prêts à tout pour affronter le seul ennemi qu’ils n’aient jamais connu et combattu : le peuple togolais dans la quête de ses droits légitimes. Pour eux, la “grande muette” n’est nullement pas muette politiquement, mais elle est grande, non pas seulement à cause de ses effectifs, mais parce qu’elle occupe un terrain politique trop grand, un terrain qui ne lui revient pas de droit.

Outre cette ambivalence, il y a deux certitudes frappantes en ce qui concerne l’armée togolaise. La première est que de nombreux Togolais considèrent que cette armée fait partie du “problème togolais”, politiquement parlant, depuis 1963.

La deuxième certitude c’est qu’on ne sait absolument rien ni des solutions que cette armée envisage pour s’extraire du bourbier politique (à supposer qu’elle y pense), ni des solutions externes qu’elle est susceptible d’accepter afin de s’extirper du terrain politique, terrain qu’elle occupe envers et contre tous depuis un matin de 13 janvier 1963.

Cette armée est aussi et surtout un allié, d’aucuns diraient la source, du régime RPT/UNIR, ce qui fait d’elle un des piliers de la confiscation du pouvoir. Cela étant, un peu comme l’on plaiderait pour des solutions uniques pour Faure Gnassingbé, pour le clan Gnassingbé, et pour le RPT/UNIR, la sortie de crise passe aussi par une solution spécifique à l’armée.

Et puisqu’il est mieux de proposer après avoir fait le constat, je dirais que le premier pas consiste à démêler les intérêts propres de l’armée des intérêts de Faure Gnassingbé, des intérêts du clan Gnassingbé et ceux du parti au pouvoir. Si on regarde de loin et on se réfère au passé, il serait très difficile de démêler ces intérêts car la confiscation du pouvoir arrange tout ce beau monde ; la confiscation du pouvoir est un éléphant dans la chambre. Mais au-delà d’un avantage commun que représente la confiscation du pouvoir, il y a forcément des différences entre les intérêts de tous ces acteurs, surtout par rapport à l’avenir.

Ce ne serait pas tâche facile, mais pour résoudre “l’énigme de la grande muette”, il faut connaître les éléments qui font d’elle une énigme, y compris les éléments que la majorité de la population civile ne juge pas importants puisqu’elle ne connait pas grand-chose de la vie des hommes en uniformes.

Une fois que ces intérêts seront identifiés, anticiper sur ce que leur disparition, ou leur non-réalisation représenterait pour l’armée est la voie idéale pour soustraire cette armée de sa vulnérabilité et de son instrumentalisation actuelles. Car c’est la protection, mieux la défense de ces intérêts spécifiques à l’armée qui constitue le nœud de la rigidité politique de l’armée depuis un demi-siècle.

Selon les récentes révélations faites par Ferdinand Ayité du journal L’Alternative, pendant la facilitation de sortie de crise, « le président ghanéen Akuffo-Addoh tenait Faure Gnassingbé par la gorge, lui demandant de renoncer au 4ème mandat pour mettre fin à la crise. En bon metteur en scène (ou plutôt maître chanteur), Faure aurait fait venir ses généraux devant le président ghanéen et ceux-ci auraient répété ce qu’ils avaient précédemment dit à Faure lui-même : pas question qu’il renonce au pouvoir. »

Si ces informations sont avérées, c’est que l’armée a confirmé son rôle dans la confiscation du pouvoir devant un témoin et pas des moindres, et par rapport à la thèse défendue dans la présente analyse, cela est lié au fait que Faure et l’armée, du moins les généraux, partagent la même peur : celle du lendemain, la peur de tout perdre en cas d’alternance politique. On ne peut donc pas sauver le soldat Faure tout en laissant ses généraux de côté.

Au-delà des réponses appropriées à la peur des généraux et autres officiers supérieurs, réduire la vulnérabilité et l’instrumentalisation de tous les hommes en uniformes revient à proposer une véritable réforme de l’institution, particulièrement dans sa gouvernance, une chose que le régime a toujours refusée de faire de peur de perdre son contrôle total sur cette institution. C’est la méthode par excellence pour s’assurer que l’alternance sera à l’avantage de tous les Togolais et d’inciter tous les Togolais, y compris les hommes en uniformes, à se joindre aux efforts pour faire entrer le Togo dans cette nouvelle ère.

Pour reprendre Swami Ramdas, “la vraie pauvreté est celle de l’âme, une pauvreté dans laquelle le mental est toujours dans un tourbillon créé par le doute, les soucis et la crainte.”

Sur ce, la grande muette, des généraux aux hommes de troupe, fait face à une vraie pauvreté de l’âme, et cette situation est un obstacle à l’alternance. Tous les Togolais, aussi bien ceux qui admirent que ceux qui détestent les hommes en treillis, doivent saisir la mesure de cette pauvreté de l’âme afin de comprendre que contribuer des solutions qui y mettent fin est un chemin essentiel pour l’alternance politique.

Appeler l’armée “à prendre ses responsabilités vis-à-vis du peuple” est vide de sens si on ne trouve pas la vraie solution à ce qui l’empêche de le faire. Il faut résoudre l’énigme de la grande muette. Ma première contribution a été de poser le débat. La vôtre commencera par vos réactions.

A. Ben Yaya
New York, 30 Novembre 2019

 

 

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT FAURE (2ème Partie) : Résoudre l’énigme de la “grande muette”

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