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Yark Damehame explique les circonstances du décès de Zéphania Akator

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a réagi par rapport au décès de l’étudiante de la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) de l’Université de Lomé, suite à un accident intervenu dans la matinée de ce dimanche 5 décembre sur la route du marché de Hédzranawoé à Lomé.

L’accident s’est produit autour de 10 heures le dimanche matin dernier. Zephania Akator qui rentrait à la maison après une course a été tamponnée, selon les informations, par un véhicule du convoi présidentiel alors qu’elle était remorquée sur taxi-moto. Elle décédera plus tard, dit-on.

Selon les informations, c’est dans la soirée que ses parents ont été avertis de la mort de leur enfant. C’est la première version qui a circulé et reprise par plusieurs médias de la place.

L’indignation suscitée par le décès de cette jeune fille dont le père est un cadre dans une banque de la place oblige le ministre de la Sécurité et de la Protection civile à faire une sortie pour situer le contexte dans lequel l’accident s’est produit.

En effet, Yark Damehame confirme que la moto sur laquelle se trouvait l'étudiante a été heurtée par un véhicule de la Présidence de la République se rendant à l’aéroport pour une mission de routine.

« Cet accident a occasionné deux blessés graves qui ont été évacués au CHU Sylvanus Olympio. Malheureusement, la passagère du taxi-moto succombera plus tard des suites de ses blessures », indique-t-il dans des propos rapportés par un journal local en ligne.

Mais, ajoute-t-il, « Contrairement aux allégations qui circulent sur les réseaux sociaux », « cet accident est survenu plus d’une heure de temps après le passage du convoi présidentiel ».

L’autorité politique en veut pour preuve le fait que la circulation est toujours bloquée aux usagers ordinaires lors du passage du cortège du chef de l'Etat.


A.H.

 

 

Yark Damehame explique les circonstances du décès de Zéphania Akator

Le convoi présidentiel fait un mort dans un accident dimanche

Qu’est-ce qui se cache derrière les accidents répétés du convoi présidentiel au Togo ? Bien malin celui qui peut répondre à cette interrogation. Mais le drame devient de plus en plus fréquent et appelle à des réflexions. Hier dimanche, c’est une jeune étudiante qui a été victime de ce convoi.

Il était 10 heures ce dimanche matin lorsque Zephania Akator, 19 ans, étudiante en 2e année de FASEG à l’Université de Lomé rentrait à la maison (après une petite course dans le quartier) qui se trouve derrière l’Institut Défitech, sur la route de Hédzranawoé (Lomé).

Elle a malheureusement été tamponnée par un véhicule du convoi présidentiel. Il faut rappeler que Faure Gnassingbé était en route pour l’aéroport international de Lomé où il devrait prendre un vol pour se rendre à Kara.

L’accident s’était produit vers 10 heures. Mais c’est finalement vers 19 heures que les parents ont été informés du décès de leur fille dont le corps, entre-temps, a été déposée à la morgue par des militaires. Une délégation de l’Etat-major, selon les informations, va se rendre à la maison mortuaire ce matin. Cette visite est prévue pour 11 heures.

Le père de la victime, cadre dans une banque de la place, est inconsolable depuis hier.

Les accidents du convoi présidentiel sont réguliers sur la route de Hédzranawoé. Les riverains ont été toujours inquiétés par la vitesse à laquelle se déplace ce convoi. Combien de victimes fera encore le passage de Faure Gnassingbé, de la Présidence à l’aéroport ?

Au moment où on prend des mesures (permis de conduire catégorie A, test d’alcoolémie, etc.) pour limiter les accidents de la route, il est curieux que ce soit le convoi présidentiel lui-même qui fait l’exception à la règle.

Paix à l’âme de Zephania Akator !

 

 

Le convoi présidentiel fait un mort dans un accident dimanche

 

Présidentielle 2020 : Lettre ouverte du Père Affognon aux candidats

Presqu'une vingtaine de candidats se sont déclarés pour l'élection présidentielle du 22 février prochain. D'autres candidatures pourraient se faire connaître dans les jours à venir. Un président de la République pour quel projet pour les populations empêtrées dans une misère indescriptible depuis plusieurs années ? Le Père Pierre Marie-Chanel Affognon, Coordonnateur des Forces Vives "Espérance pour le Togo", dans une lettre ouverte, interpelle les candidats sur la situation sociopolitique du pays.

Objet : Lettre ouverte aux candidats réels et potentiels à l’élection présidentielle de 2020 ainsi qu’à chaque citoyen(ne) togolais(e)

Lomé, le 06 janvier 2020

Messieurs,
Mesdames,
Très chers concitoyens,

Je vous adresse cette correspondance en toute humilité, en ma qualité de citoyen togolais, pour vous appeler à mettre au cœur de votre désir de conquête ou de conservation du pouvoir, l’intérêt supérieur de nos pauvres populations, l’amélioration des conditions de vie de chaque citoyen en général et en particulier une sérieuse prise en compte du présent et du futur de nos enfants et de nos jeunes.

Quand j’observe l’actualité socio-politique de notre pays, j’ai l’impression que tout se cristallise sur la conquête ou la conservation du pouvoir politique. Les acteurs politiques ne semblent pas être tenus de présenter le bilan de leurs actions à la nation ou aux membres de leurs partis, encore moins aux organisations de la société civile ou aux autres entités sociales de la nation. On ne note pas non plus de véritables débats ou discussions citoyennes entre acteurs afin que soient abordés les vrais problèmes et aspirations de nos populations dont la majorité croupit dans la misère au quotidien. On a l’impression que la bipolarisation « politique » de notre vie sociale, doublée d’actes qui découragent le peuple, prennent le dessus avec des décisions et des initiatives qui semblent décourager d’avantage les togolais et les togolaises.

Malgré cette situation, je voudrais exprimer ma profonde gratitude aux différents acteurs pour tous les efforts déployés par l’ensemble des acteurs politiques, les organisations de la société civile, les leaders religieux et d’opinions, les medias et les citoyens. Cela dit, une question demeure : Les candidats actuels et potentiels pour l’élection présidentielle de 2020 entrent-ils dans cette course de candidature pour travailler véritablement à l’avènement d’un Togo nouveau où le bonheur de tous les togolaises et togolais sera la priorité des priorités ?

En effet, la Constitution de notre pays, qui est la loi fondamentale, déclare : « La souveraineté appartient au peuple… » Il me semble donc indispensable que chaque candidat réel ou potentiel se rappelle cette vérité constitutionnelle et arrête toute manipulation et toute approche machiavélique de la conquête ou de la conservation du pouvoir. Comment voudriez-vous recevoir mandat de nous alors que vous ne nous écoutez pas suffisamment et vous ne tenez pas compte de notre désir profond exprimé comme suit dans notre Constitution :

« Nous, Peuple togolais, nous plaçant sous la protection de Dieu,

- conscient que depuis son accession à la souveraineté internationale le 27 avril 1960, le Togo, notre pays, a été marqué par de profondes mutations sociopolitiques dans sa marche vers le progrès ;
- conscient de la solidarité qui nous lie à la communauté internationale et plus particulièrement aux peuples africains ;

- décidé à bâtir un État de Droit dans lequel les droits fondamentaux de l'homme, les libertés publiques et la dignité de la personne humaine doivent être garantis et protégés ;

- convaincu qu'un tel État ne peut être fondé que sur le pluralisme politique, les principes de la démocratie et de la protection des droits de l'homme tels que définis par la Charte des Nations unies de 1945, la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 et les pactes internationaux de 1966, la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples adoptée en 1981 par l'Organisation de l'unité africaine ;

Proclamons solennellement notre ferme volonté de combattre tout régime politique fondé sur l'arbitraire, la dictature, l'injustice ;

Affirmons notre détermination à coopérer dans la paix, l'amitié et la solidarité avec tous les peuples du monde épris de l'idéal démocratique, sur la base des principes d'égalité, de respect mutuel de la souveraineté ;… »

Par ailleurs, postulant à la magistrature suprême de notre pays, si vous êtes élus, vous prêterez serment en ces termes :

« Devant Dieu et devant le peuple togolais, seul détenteur de la souveraineté populaire,
Nous..., élu président de la République, conformément aux lois de la République, jurons solennellement :

- de respecter et de défendre la Constitution que le Peuple togolais s'est librement donnée ;
- de remplir loyalement les hautes fonctions que la Nation nous a confiées ;
- de ne nous laisser guider que par l'intérêt général et le respect des droits de la personne humaine, de consacrer toutes nos forces à la promotion du développement, du bien commun, de la paix et de l'unité nationale ;
- de préserver l'intégrité du territoire national ;
- de nous conduire en tout, en fidèle et loyal serviteur du peuple. »

Le contenu de ce serment sacré est ce que nous voulons et attendons d’un Président de la république. Il mérite que vous y prêtiez sérieusement attention. Ainsi, j’espère que vous avez pris le temps de réfléchir, de méditer et de vous préparer réellement à la mission du Président de la République conformément à ce serment que celui d’entre vous qui sera élu fera devant Dieu et devant le peuple. Avez-vous réellement la crainte sacrée de Dieu et le respect absolu du peuple ?

En votre qualité de candidats réels ou potentiels, prenez très au sérieux le fait que vous avez l’obligation absolue de ne vous « laisser guider que par l'intérêt général et le respect des droits de la personne humaine, de consacrer toutes (vos) forces à la promotion du développement, du bien commun, de la paix et de l'unité nationale ». Sachez-le, le Président de la République est « un serviteur du peuple », et non le contraire, et cela est constitutionnel. Car vous devez vous « conduire en tout, en fidèle et loyal serviteur du peuple. » Dans ce sens, son Excellence Monsieur le Président de la république, Faure GNASSIMGBE, disait : « La société que nous entendons bâtir est avant tout une société d’ouverture et d’inclusion. Les hommes et les femmes qui la composent doivent bénéficier de l’égalité des chances : égalité des chances devant la loi, égalité face à l’école, égalité face à l’emploi… De même, la société d’ouverture et d’inclusion implique aussi la solidarité : la plus forte des injustices n’est-elle pas le développement inégalitaire ? Lorsque le plus petit nombre accapare les ressources au détriment du plus grand nombre, alors s’instaure un déséquilibre nuisible qui menace jusqu’en ses tréfonds la démocratie et le progrès. » 4 Etre Président de la République, c’est être serviteur c’est-à-dire être un homme ou une femme juste qui organise le vivre ensemble dans l’égalité et la bonne gouvernance afin que les biens de la nation ne soient pas accaparés par un petit groupe de « prédateurs » au détriment de la majorité qui croupit dans la misère. Peut-on croire que c’est vraiment ce qui vous pousse à être candidat ou à vous présenter pour un nouveau mandat?

Aujourd’hui, l’agitation manifeste est autour de la candidature unique ou multiple ou encore de la candidature actuelle ou non de l’actuel chef de l’Etat. Tout cela est en lien avec vos visions politiques que je respecte. Mais, est-ce là l’essentiel pour notre peuple ?

Dans tous les cas, pour nos populations, l’unique urgence, c’est que le prochain chef de l’Etat soit un véritable serviteur du peuple et qu’il travaille de façon à ce que chaque togolais et chaque togolaise jouissent des droits de l’Homme dans ses différentes générations.

Par conséquent, aucun de vous ne doit être candidat dans l’intention de s’enrichir en toute impunité ou, comme le disait l’actuel chef de l’Etat, pour être au service du « plus petit nombre (qui) accapare les ressources au détriment du plus grand nombre ». Dans ce sens, au nom de votre liberté de conscience et de votre responsabilité, vous ne devez être candidat ni sous pression ni par souci de ne pas trahir. Car, une fois devenu Président de la république, vous serez le Président de tous les togolais et togolaises et non celui de vos partis respectifs ou de votre base, au cas où vous êtes candidats indépendants. Vous aurez à répondre devant Dieu, devant votre conscience, devant le peuple souverain et devant l’histoire de la mauvaise ou de la bonne gouvernance que vous ferez. Restez donc libre et ne suivez ni des groupuscules de concitoyens manipulateurs, mauvais conseillers et assoiffés d’intérêts personnels ni des personnes « charismatiques ». Car aucun d’eux ne répondra à votre place. Osez jouir de vos droits pour ne pas être candidat sous pression de qui que ce soit. En effet, « toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience … » 5 . De même : « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression… » 6 . Si vous êtes candidat par contrainte, comment pourriez-vous, au cas où vous serez élus, exercer librement le pouvoir exécutif en « serviteur du peuple » ?

De ce qui précède, j’estime que, ce qui doit vous préoccuper comme des candidats à l’élection présidentielle de 2020, c’est une seule chose : Le respect de la vérité des urnes à travers une élection libre, crédible et transparente. Quel que soit votre bord ou votre sensibilité politique, engagez-vous à travailler ensemble pour atteindre cet objectif. La paix et la stabilité du pays dont vous prétendez devenir « serviteur », en dépendront nécessairement.

C’est ce seul objectif que la communauté nationale et celle internationale doivent soutenir et rien d’autres. Voilà pourquoi, chaque togolais et chaque togolaise doit faire sa part, conformément à l’éthique démocratique et aux textes juridiques au niveau national et international, afin que l’élection présidentielle de 2020 respecte la vérité exprimée par le vote des togolais et des togolaises.

Par conséquent, chaque citoyen doit sensibiliser au moins sa famille, son quartier et son village, à ne pas se laisser corrompre ni par les billets de banque ni par la nourriture et autres gadgets pacotilles et éphémères que les candidats savent utiliser comme appât à cause de notre misère.

Aussi les chefs de quartiers, de villages et de cantons, gardiens de nos valeurs de justice et de vérité et qui sont aussi garants de nos us et coutumes, doivent-ils jouer, honnêtement, leur rôle jusqu’au bout. Car, c’est une véritable malédiction et un vrai malheur, au nom de Dieu et des mânes de nos ancêtres, qui accablent tôt ou tard la vie d’un chef traditionnel ou d’un leader religieux qui sacrifie sa population ou sa communauté à cause de l’argent. Regardons la grande misère de nos populations et des familles. Elles sont sans eau potable ni électricité, sans routes ni infrastructures socio-éducatives, sans accès à des structures adéquates de santé ni à une éducation de qualité de ses enfants. La couverture sanitaire qui est un des droits fondamentaux de l’Homme est encore une utopie pour nos populations... Comme le dit une parole de sagesse de nos ancêtres : « Même en période de famine, ce n’est pas tout ce qu’on trouve qu’on mange sans discernement ». Cette sagesse est valable pour nous tous et surtout pour les jeunes et les femmes qui constituent la majorité de nos populations. Soyons lucides et discernons toutes sollicitations. Même si vous prenez de l’argent et d’autres biens des candidats à cause de la misère matérielle ; sachez-le, devant l’urne, vous devez voter pour celui qui va travailler en vue de réduire cette misère et non pour celui qui va œuvrer à l’aggraver pour vous-mêmes, vos enfants et votre communauté.

Le projet de Dieu pour notre peuple est un projet de bonheur. Les fondateurs de notre nation le savaient avec clarté. Il suffit de reprendre notre hymne et les symboles de notre république pour s’en convaincre. Qu’aucun acteur politique, quel qu’il soit, n’obtienne d’un citoyen le oui pour organiser les violences contre ses propres frères et sœurs togolais durant le processus électoral. Qu’aucun acteur politique, quel qu’il soit, n’obtienne d’aucun citoyen la complicité pour la fraude électorale.

En remerciant de tout cœur, nos Forces de l’ordre et de sécurité, et surtout les officiers, je voudrais les exhortons, humblement, à écouter la voix de Dieu et de leur conscience pour être aux côtés de nos populations, dont ils sont des fils et des filles, sans intimidation, abus ou violence à leur égard. Aussi, les membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), des Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI), des Centres et Bureaux de vote ainsi que ceux de la Cour Constitutionnelle, doivent-ils agir conformément à leur à leur serment et dans le respect total de leur mandat qui est censé s’exercer en toute indépendance et dans la vérité.

Notre seul grand bien et notre unique héritage commun, c’est le Togo et donc ses populations. Faisons tout concourir au bien de tous, au bonheur de notre peuple.

Puisse le Grand Dieu, qui seul nous a exaltés, nous bénir et combler de bénédictions notre pays afin que vous les candidats à l’élection présidentielle de 2020, ainsi que chacun de nous, puissions faire consciencieusement notre part pour que par l’élection en vue, nous parvenions ensemble, en tant que fils et filles de la même nation, à bâtir, véritablement et de mieux en mieux, notre pays pour en faire « l’Or de l’humanité. »

« Avec Dieu et pour la patrie, nous vaincrons… »

Père Pierre Marie Chanel AFFOGNON

Prêtre de Jésus-Christ et citoyen togolais
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6 Le Vrai Jay Bon Jeu | Mardi, 7 Janvier 2020 - 20:57
Au lieu d'ecouter la voix de DIEU.. ecoutez vous !! vous memes !!
dieu/Dieu ne le fere pas a' votre place !!

c'est une honte !!

la tete de tous gros togolais bourres de diplomes sont incapables d'inventer et mettre en place une ou des elections"primaires" et degager un seul Candidat ?????

et vous appelez dieu ?? la tete au ciel et les mains corrompues dans vos poches ??
Hiiii...

Quel echapatoire ???
5 Vodoua | Mardi, 7 Janvier 2020 - 19:56

Réponse à 1-Clement GAVI
Moi j'admire pas et jai pas non plus le respect aux prêtres et pasteurs. Cela car la domination des blancs sur l'être humain noirs par le blanc a travers la traite des noirs l'esclave a été bel et bien prouver par le 1er pape. Et cest cette forme de domination qui continu à nos jours. Le Vatican joue un grand rôle en complicité avec l'Occident de la destruction de l'Afrique dou les guerres alors que l'Afrique ne fabrique pas les armes. Mon seigneur Dossè Agnron avait jouer beaucoup de rôle dans le règne du puissant Eyadema
4 Akonta | Mardi, 7 Janvier 2020 - 15:31

Réponse à 3-Tanga
Honnêtement je me demande si ces hommes en soutane sont sincères avec eux-mêmes en disant aux Togolais qu'on peut évincer le violent régime militaro-clanique de Faure Gnassingbé par des élections truquées d'avance!
Qui ne sait pas au Togo et dans le monde entier que les résultats des élections au Togo sont fabriqués d'avance et que ce n'est pas le vote des citoyens qui est proclamé!?
Que feront Kpodzro, Affognon et leurs brebis égarées quand les militaires vont débarquer à la CENI pour obliger Tchambakou machin à proclamer les résultats qu'ils souhaitent?
Cette comédie de mauvais goût allait faire rire s'il ne s'agissait pas de l'avenir de toute une Nation!
3 Tanga | Mardi, 7 Janvier 2020 - 12:35
Peut on aller aux elections dans cette condition?
-Les membres de la cour constitutionelles incomples
-Le senat n' existe meme pas.
Que pensent les candidats a cette elections presidentielle? Accompagner Faure ou gagner cette election?
Les processus legalitaires refusees aux opposant, ces derniers ont le droit seulement d' aller voter et
attendent qu' ont les informent s' ils ont gagnes ou perdus. Dans ce cas le DICTATEUR se proclamme
gagnant car il n a aucune contreinte.
2 Peter02 | Mardi, 7 Janvier 2020 - 11:9

Réponse à 1-Clement GAVI
Je suis entièrement d'accord avec toi
1 Clement GAVI | Mardi, 7 Janvier 2020 - 10:23
Dieu sait combien j'admire et respecte les Prêtres. Mais, ici je dois dire que le Père Affognon que j'estime beaucoup a tort. Il a tort de faire référence aux déclarations de Faure Gnassingbé, qui a pris le pouvoir en violant la constitution et en assassinant des centaines de Togolais en 2005 et en 2009, a emprisonné son propre frère Kpatcha Gnassingbé jusqu'à aujourd'hui sans pouvoir le pardonner et qui, après 15 ans de pouvoir, a changé la constitution afin de pouvoir davantage conserver le pouvoir. Le Père Affognon aurait raison s'il appelait au pardon des crimes de ce régime. Mais certainement pas de rappeler au peuple meurtri au Togo mais aussi dans certains pays Européens par ce régime de terreur qui est l'expression pratique d'une idéologie raciste et esclavagiste. Faure Gnassingbé est le problème. Il ne peut jamais être la solution. Les Togolais ne peuvent jamais élire Faure Gnassingbé, ils ne l'ont jamais élu. Il est le produit de la violence, des privations et des assassinats. Il faut avoir vécu ce dont ils sont capables pour comprendre jusqu'où ils peuvent aller dans le mal. Nous peuple Togolais, nous pouvons et devons pardonner les crimes de ce régime. Mais nous avons l'obligation de nous libérer de cette sanglante dictature. Faure Gnassingbé est l'incarnation de ce mal absolu.

 

 

Présidentielle 2020 : Lettre ouverte du Père Affognon aux candidats

 

UL : Le professeur Koffi Ahadzi-Nonou à l’honneur

Agrégé de droit public et de sciences politiques, le professeur titulaire Koffi Ahadzi-Nonu, considéré comme l’un des meilleurs dans sa discipline, est à l’honneur ce mardi à l’Université de Lomé (UL).

En effet, un colloque international auquel prennent part des universitaires venus d’Afrique et d’ailleurs se tient aujourd'hui à l'Université de Lomé pour rendre hommage à celui qui a présidé cette instituition de 2006 à 2014.

L’auteur du livre « Droits de l’homme et développement en Afrique sub-saharienne : théorie et réalités », publié dans les Presses de l’Université de Toulouse I Capitole et dans lequel il relance les débats sur les relations entre droits de l’homme, développement, droit dans les Universités togolaises, sur le continent…

Aujourd’hui âgé de 65 ans, l’homme titulaire d’un Doctorat d’Etat en droit public, thèse soutenue à l’Université de Poitiers en France, a été membre de la Cour constitutionnelle du Togo.

A.H.

 

 

UL : Le professeur Koffi Ahadzi-Nonou à l’honneur

 

Présidentielle 2020 : Faure Gnassingbé finalement investi ce matin

La tentative a été avortée dimanche dernier à Kara. Finalement, c’est ce mardi 7 janvier 2020 que le « champion » d’UNIR, Faure Gnassingbé est investi candidat pour l’élection présidentielle dont le premier tour est prévu pour le 22 février prochain.

Actuellement, responsables et militants de l’Union pour la République sont réunis au siège du parti à Lomé pour investir le candidat. Visiblement, c’est la fin du suspens entretenu pendant plusieurs mois par celui qui a déjà fait trois mandats à la tête du Togo.

Selon les responsables fédéraux du parti, seul Faure Gnassingbé incarne la meilleure vision pour le Togo. Il sera investi par les sages du parti, selon les informations.

Le chef de l’Etat vient d’arriver au siège d’UNIR à Lomégan. Une foule de militants l’accueille. Son investiture n’est plus qu’une question de minutes. On attend donc ses premières réactions.

A suivre.

 

 

Présidentielle 2020 : Faure Gnassingbé finalement investi ce matin

 

La une des journaux parus ce mardi 07 janvier 2020

Les journaux parus dans les kiosques ce mardi 07 janvier 2020 abordent plusieurs sujets brûlants de l’actualité sociopolitique du pays.

Dans sa toute première parution de l’année 2020, L’Alternative revient sur l’affaire de Cabinda et affiche à sa une : « Sport/Drame de Cabinda : 10 ans après, où sont passés les millions d’indemnisation de la CAF et de l’Etat angolais ? »

Le bihebdomadaire poursuit dans ses colonnes avec ce titre : « Politique : Diversion et manipulation autour de la candidature de Faure Gnassingbé ».

« Religion/Polémique : Catholique ou Franc-maçon, il faudra désormais choisir », peut-on lire au pied de page du journal du confrère Ferdinand Ayité.

« Présidentielle 2020 : Faure Gnassingbé otage d’un système », titre L’Indépendant Express dans sa parution N°494 de ce mardi 07 janvier 2020.

Selon l’hebdomadaire, « face à l’impasse, le peuple a le dernier mot ». Le journal avertit également que « l’année 2020 s’annonce très agitée… »

« Politique/Opposition : l’élu de Kpodzro a tout pour perdre », annonce le journal Le Médium.

« Interview de Agbéyomé Kodjo : Seul l’amour présidera notre gouvernance qui sera plurielle et inclusive… », affiche le quotidien Liberté à sa une.

« Drame à Hédranawoé, le cortège de Faure Gnassingbé tue une jeune fille de 19 ans », poursuit le confrère dans ses colonnes.

 

 

La une des journaux parus ce mardi 07 janvier 2020

 

Faure Gnassingbé : « En toute humilité, j’accepte »

Le 20e candidat à la présidentielle de 2020 au Togo, vient de se déclarer officiellement. Sans surprise, c’est Faure Gnassingbé, candidat à sa propre succession. La réunion vient de se terminer au siège de l’Union pour la République (UNIR) à Lomé.

Faure Gnassingbé vient de descendre dans l’arène pour briguer un quatrième mandat. « Ce n’est pas un congrès, c’est juste une réunion pour m’informer du souhait des militants de me voir porter les couleurs du parti à l’élection présidentielle. J’ai remercié et en toute humilité j’ai accepté simplement », a déclaré le candidat de UNIR à la présidentielle de 2020.

A en croire certaines informations, le dossier de Faure Gnassingbé sera déposé à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dans la soirée de ce mercredi 8 janvier 2020, dernier délai pour les dépôts de candidature.

« Nous travaillons ensemble et vous verrez… », a ajouté Faure Gnassingbé, après son investiture ce mardi.

C’est devant les principaux cadres du parti au pouvoir, et des militants que celui qui a déjà fait trois mandats a dit « oui ».
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70 Avouantheboss | Mercredi, 8 Janvier 2020 - 13:37

Réponse à 68-El Niño

L'Homme "Faure" du Togo est vraiment "Fauremidable", et il sera là "Fauréver"!!! A mon "Faure" intérieur, "Faurecément", il y aura une "Faurêt" d'électeurs pour "Fauremaliser" la "Faurece" de vaincre de notre Champion hors catégorie!
69 Honviwo | Mercredi, 8 Janvier 2020 - 13:12

Réponse à 66-le fou
Oui je te repete que tout pouvoir vient de Dieu. Tu n'es qu'un cafard qui pourras rien comprendre du monde des humains.⁸î

Qui a créé le monde c'est Dieu
Qui a créé les humains c'est Dieu
Qui a créé l humain Hitler c'est Dieux
Pour finir rien n'est au hasard tout a été créé pour un but .
Pour finir peuple togolais comprenez que rien ne peut contre la volonté du créateur Jésus .Faure gouvernera le togo autant d'années que Dieu voudra a chaque peuple son rois ca vient de Dieu
68 El Niño | Mercredi, 8 Janvier 2020 - 13:11
Sans Congres ni investiture et Miabé Vaurien se dit candidat a la suite d'une simple réunion satanique de la minorité pilleuse du Rpt_Nuire. Tchrrrrrr! Quel est ce genre d'investiture clandestine??
67 le fou | Mercredi, 8 Janvier 2020 - 12:16

Réponse à 53-Honviwo
lire "te satisfait."
66 le fou | Mercredi, 8 Janvier 2020 - 12:14

Réponse à 53-Honviwo
"tout pouvoir viens de Dieu"
Donc c'est DIEU qui avait mis Hitler, le nazi au pouvoir!!!
Dieu n'est pas aussi mechant que ca!

En tout cas, Ton pseudo en dit long sur ta personnalite.
Franchement, tu ne merites pas un cerveau humain puisqu'une moelle epiniere le satisfait.
Je te plains!!!
65 Ewo N'zinzin | Mercredi, 8 Janvier 2020 - 11:16
TOUT CE SCENARIO POUR CECI. FAURE EST MECHANT, ARROGANT, OPPORTUNISTE ET DE MAUVAISE FOI. IL N'AIME PAS LE TOGO ET LES TOGOLAIS QU'IL PRETEND DIRIGER. A CAUSE DE LUI LA MAJORITE DES TOGOLAIS SOUFFRENT ET NON PAS TROIS REPAS PAR JOUR COMME IL SE DOIT. IL EST CYNIQUE CE MONSIEUR. QUE VEUT-IL AU JUSTE ? CROIT-IL ETRE IMMORTEL OU PLUS INTELLIGENT QUE TOUS LES AUTRES TOGOLAIS ? NON ET NON. RIEN N'EST ETERNEL DANS CE MONDE. FAURE ET TOUS CEUX QUI LE SOUTIENNENT DANS SA MESAVENTURE DOIVENT AVOIR LA CRAINTE DE LA NATURE S'ILS N'ONT PAS CELLE DE DIEU TOUT PUISSANT. MEDITEZ, VOUS QUI FAITES SOUFFRIR LA MAJORITE DU PEUPLE TOGOLAIS.
64 Ewo N'zinzin | Mercredi, 8 Janvier 2020 - 11:0
TOUT CE SCENARIO POUR CECI. FAURE EST MECHANT, ARROGANT, OPPORTUNISTE ET DE MAUVAISE FOI. IL N'AIME PAS LE TOGO ET LES TOGOLAIS QU'IL PRETEND DIRIGER. A CAUSE DE LUI LA MAJORITE DES TOGOLAIS SOUFFRENT ET NON PAS TROIS REPAS PAR JOUR COMME IL SE DOIT. IL EST CYNIQUE CE MONSIEUR. QUE VEUT-IL AU JUSTE ? CROIT-IL ETRE IMMORTEL OU PLUS INTELLIGENT QUE TOUS LES AUTRES TOGOLAIS ? NON ET NON. RIEN N'EST ETERNEL DANS CE MONDE. FAURE ET TOUS CEUX QUI LE SOUTIENNENT DANS SA MESAVENTURE DOIVENT AVOIR LA CRAINTE DE LA NATURE S'ILS N'ONT PAS CELLE DE DIEU TOUT PUISSANT. MEDITEZ, VOUS QUI FAITES SOUFFRIR LA MAJORITE DU PEUPLE TOGOLAIS.
63 Tanga | Mercredi, 8 Janvier 2020 - 7:10
Qui va donc risquer sa propre vie en se portant canditat dans ce parti en dehors de Faure?
62 TsaléviSimple | Mercredi, 8 Janvier 2020 - 2:57
Tsalévi simple parle de quelle humilité?

Humilité dans la mesquinerie, dans le flou et dans le vol sur tous les aspects.
61 Ahleras | Mercredi, 8 Janvier 2020 - 2:50

Réponse à 57-Honviwo
Regarde dans ton propre foyer. Regarde tes freres et soeurs, tes enfants, oncles, tantes et a la fin TOI MEME. Ils ne peuvent pas diriger le TOGO? BON, REVIENS SUR TOI MEME AVEC TON CRANE DEGARNIE ET LISSE ON DIRAIT LE MIROIR DANS LEQUEL TU TE REGARDE LA, TU NE PEUX DIRIGER LE TOGO? Bon, alors tu insultes qui meme? TOI MEME, avec tes pieds de Filopat on dirait kloklo adzakple. Je n' insulate pas d' habitude mais tu m' as vraiment enerve cette nuit.

60 Une Togolaise Mercredi, 8 Janvier 2020
Bravo !!! Vive Faure Gnassingbé Vive un Togo stable en toute sécurité.
A bas les Djihadistes au Sahel
Je suis contente que mon pays serait encore hors du danger(attaque Djihadiste) pendant au moins 5 prochaines années.
59 X Mercredi, 8 Janvier 2020

Réponse à 58-Le Vrai Jay Bon Jeu
Faure vaut mieux que vos opposants Mr.
58 Le Vrai Jay Bon Jeu Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 14-JACKO
Si possible va sur youtube.com

et ecoute ce Mec : Phillippe Pascot:

""Un hélicoptère était prêt à évacuer Macron dans un autre pays" - Interview Philippe Pascot 13/12/19
et qui a dit dans un autre interview toujours sur youtube que :

" Le President Macron est un menteur" et sa video est toujours et "librement "sur youtube.cpm


Au Togo.. le frodeur a' la tete du pays qui pretend accepter avec "Hu-Mi-lite", Alors que la Constitution, c'est lui et son frangin kpatcha et un klan des FAT qu'il avait Modifie' en 3 jours !!

On SE MOQUE DE QUI Maaaaahhhh ????????????Jacko !!!!!!!!!
57 Honviwo Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 54-Ebizovo
Regardez bien ce qui se passe dans vos foyers respectifs,dans vos cartiers,villages et villes....méchancetés,sorcelleries mêmes à l'étranger vous êtes des maudits.il y'a qu'un président comme Faure pour vous diriger.
Que ne le nom de Jésus soit loué car lui seul connaît quel rois donner à un peuple.
56 Honviwo Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 48-President encombrant
Vous connaissez quoi de la politique?99% des Togolais en Europe sont des plongeurs ,occupés vous des assiettes et casseroles et laissés la politique au politiciens ok .
55 Koromsa Mardi, 7 Janvier 2020
"Le convoi présidentiel fait un mort dans un accident dimanche"
Togo - Faits divers

RIP! RIP! RIP!
Et pourtant:
- "aucun sacrifice n'est trop grand quand il s'agit de la jeunesse togolaise": Ahaan, vous avez dit "sacrifice"?
- "la jeunesse, relève de demain"
- "tant vaut l'école, tant vaut la nation " ou encore
- "Tant vaut la femme, tant vaut la nation"

Une victime de plus, à l'actif d'un long règne sanglant. Bien sûr il n 'y aura, ni justice, donc ni coupables. Tout au moins, on verra dans les prochains jours, des millions pris au contribuable, cyniquement déversés sur la dite famille en guise de "réparation"(SIC), en dehors de toute procédure. Puisque l'assurance-accidents de ce cortège n'est autre que LOMEII, lui-même!
Par balles, ou par "accident", toutes , je dis bien "TOUTES" les victimes de Faure Gnassingbé restent des matyrs!

Alors candidature de Faure Gnassingbé, 2 jours après avoir fauché une jeune fille, "fait divers" aussi ou pas "fait divers"?
54 Ebizovo Mardi, 7 Janvier 2020
vous croyez que ce mongole de faure est un etre humain?c'est un vampire personalisé.son frere est mort le 6 janvier et son cortege a tuer une jeune fille de 19 ans et pourtant ce monstre et pourtant ce monstre est parti á cette machin de reunion pour dire oui á la tuerie des togolais en fevrier 2020 car c'est de ca qu'il s'agit.
Donc organisons nous pour nous defender en fevrier.Tous les moyens sont bons.
53 Honviwo Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 46-Kassanda
Honvi be honvi ,tout pouvoir viens de Dieu ok .
On a vue aujourd'hui ceux-là même qui ont lutté dans l'opposition dans les pays limitrophes arrivés au pouvoir ce qu'ils sont devenu .ferme là c'est Faure qui peut diriger ce pays où ils y'a que des opposants sans boulot et affamés.
52 Ahleras Mardi, 7 Janvier 2020
Tant pis pour lui. IL IRA MORDRE LA POUSSIERE. Tous derriere AGBEYOME.
51 Ebizovo Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 48-President encombrant
Mon frere tu as raison le mandat sexuel vient de terminer et c'est le mandate de l'endettement du pays qui va commencer
50 Djindjinkoudjin Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 47-El Niño

Man, attends le 13 janvier pour recevoir ta bonne parole, qui visiblement ne doit manquer qu'à toi. Attends donc notre Noël, "avènement du christ togolais", ( comparaison feu Mgr Dosseh) ou, notre nouvel an chinois, c'est selon, mais patience...
RDV le 13 janvier à 13h13!
49 Djindjinkoudjin Mardi, 7 Janvier 2020
Man, attends le 13 janvier pour recevoir ta bonne parole, qui visiblement ne doit manquer qu'à toi. Attends donc notre Noël, "avènement du christ togolais", ( comparaison feu Mgr Dosseh) ou, notre nouvel an chinois, c'est selon, mais patience...
RDV le 13 janvier à 13h13!
48 President encombrant Mardi, 7 Janvier 2020
Tout le monde connait bien l'electorat du Rpt unir: moins de 5%.Qui va voter un celibataire endurci de plus de 50 ans d'age? Personne!!!Tant qu'un president fornique ,rien ne marchera pour le peuple.Le mandat "sexuel" vient de se terminer .
Bye bye celibataire national!!!!
47 El Niño Mardi, 7 Janvier 2020
Si je comprends bien, les togolais n'auront aucun discours de fin d'année de la part de notre Tchalévi Simple?
Quel est donc ce soi-disant président Simple?
Tchrrrrr!

46 Kassanda Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 35-Sonacom
Sonacom Pourquoi cette question ?
J'espère que dans la vie tu ne regardes pas la tête d'une victime d'injustices avant de crier à l'injustice.
Si La candidature de Agbeyome kodjo est invalidée tu verras notre réaction même si un autre candidat de l'opposition.

Je ne pige même pas ta question.
45 gbaoooo Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 32-Guillotine
C'est la mêmechose qu'on avait dit du père pour ne retrouver 38 ans après dans une république exangue, sans route, sans écoles, sans hopital de référence,.... un pays pauvre économiquement. Vous dites encore la même chose du fils. Ca fait presque 15 ans que nous baignons dans les mêmes eaux de nullité, de surplace. Le Togo est un pays moqué par les voisins d'Afrique en term de pauvreté, de manque de routes, d'écoles, d'hopital de référence,......... Nous avons honte de décliner notre provénance.
44 Togolais je vous aime Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 43-AGBODRAFO
" En tem, quand un sourd rêve; le lendemain, ne pouvant ni parler ni écrire, seul son ventre connaît son rêve."

Monsieur, je vous prie avec humilité de rejoindre agbéyomé car il a besoin de votre GRANDE SAGESSE.

Alors là, quelle grande sagesse vous avez??? Je vous répète avec humilité : " En tem, quand un sourd rêve; le lendemain, ne pouvant ni parler ni écrire, seul son ventre connaît son rêve."

AGBÉYOMÉ A GRAND BESOIN D'UN HOMME SAGE COMME VOUS.

AGBÉYOMÉ CONNAIT TOUT. IL VOIT TOUT. c'est lui qui dit tous les soirs au Soleil je cite : t'as assez brillé, va te coucher maintenant.

IL VA CHASSER FAUREVI.

le 22 février Faurevi va fuir le pays pour une destination inconnue.

Agbéyomé Président.

Monsieur agbodrado, balancez toutes les heures vos sagesses TEM sur icilomé jusqu'à la vistoire finale c'est-à-dire LA SUBITE FUITE FINALE de Faurevi.

Akpé Nami.
43 AGBODRAFO Mardi, 7 Janvier 2020
Au nom de Dieu notre créateur!
Au nom de tous nos Aïeux!
Au nom de TCHÉDÉLI!
Au nom de BILANG!
Au nom de TCHITCHIDÈ!
Au nom de AWOYOU!
Au nom de TCHAADAA!
Au nom de KAWAA!
Au nom de ATIKANLIN!
Au nom de BOULOU!
Aux noms de tous les vaudous
Au noms de tous les Ancêtres de tout le TOGO; du Nord au Sud; De l'Est à l'Ouest; du Centre!
Au nom du peuple Togolais qui détient seul le pouvoir!
En tem, quand une sourd rêve; le lendemain, ne pouvant ni parler ni écrire seul son ventre qui connaît son rêve.
Merci
42 Fernando garcia Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 37-Clement GAVI
Ne pleurer pas mon petit. Si c'est la candidature de Faure qui vous fait agiter alors vous allez attendre encore 100 ans. On vous dit le pouvoir ne se donne pas. Ca s'arrache par la force ou ca se gagne par les urnes. Des deux vous n'avez aucune chance car le vrai peuple togolais n'est pas avec vous. Apres 2020 rendez-vous en 2025.

41 Le Vrai Jay Bon Jeu Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 37-Clement GAVI
En... toute Dictature !!! j'accepte !!

on modifie la constitution en toute humilite'!!!
on corrompt les legislateurs en toute humilite' !!!
La cour su(b)reme est royalement corrompu par le frodeur en toute Humilite' !!!
et Bollore' ( pas la france de Macron.. Hiiiii) dans tout cela, le style gere en toute Humilite' !!!


et Jeuneafrique et la plus part meme de nos reporters togolais, y compris Icilome.com en toute Humilite

avalent .. sans honte un tel affront.
40 Etiko Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 24-JOHN
Heureusement que tu ne manges qu'une fois par jour.

 

 

Faure Gnassingbé : « En toute humilité, j’accepte »

 

Brouille entre Ouro-Djikpa Tchatikpi et le bureau national du PNP: Qu'est-ce qui s'est vraiment passé?

Samari Tchadjobo
L'ex-conseil spécial du président national du PNP, Ouro-Djikpa Tchatikpi | Photo : DR

Une décision portant décharge de responsabilités circule depuis jeudi soir sur les réseaux sociaux. Il s´agit d´un document officiel émanant du Parti National Panafricain (PNP) d´après l´en-tête du papier. La décision de décharge de responsabilités concerne le désormais ex-conseiller du Président National du PNP, Monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi, qui est démis desdites responsabilités à compter du 31 décembre 2019 pour cause d´indiscipline. Depuis cette nuit du 02 janvier 2020 commentaires, analyses et tentatives de justification des plus passionnés se sont emparés de la toile. Une véritable aubaine pour les détracteurs de la formation politique à l´emblème du cheval qui n´attendaient que ça pour déverser leur haine sur cette formation politique. Ayant voulu en savoir plus, nous avons approché certains responsables du staff dirigeant du Parti National Panafricain. Voici ce qui a conduit à cette décision inattendue:

Après sa libération des geôles du Service des Renseignements et d´Investigation (SRI), Monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi se rend en Allemagne vers la fin du mois de septembre 2019 pour un contrôle sanitaire. Le bureau national du PNP lui reproche, d´avoir, pendant son séjour en Europe, tenu des propos de nature à salir l´image et semer une confusion quant à l´orientation politique du parti, lors de réunions ou d´entretiens entre amis. L´ex-conseiller du président du PNP se serait également rendu en Suède, en Italie et en Suisse pour rencontrer les militants du Parti National Panafricain; initiatives tout à fait normales et louables, si ses supérieurs étaient au courant, lui en avaient donné le mandat ou étaient informés après coup du résultat de toutes ces démarches. Mais Monsieur Ouro-Djikpa n´a daigné informer personne au sein du bureau exécutif de tous ces déplacements, et du contenu des messages passés. Et ce ne sont pas les rappels à l´ordre qui avaient manqué de la part des membres du bureau national de sa formation politique.

Samedi 16 novembre 2019, Ouro-Djikpa assiste à une Assemblée Générale du PNP-Belgique à Anvers, fait un exposé et se fait recevoir, quelques jours plus tard, au siège de l´Union Européenne à Bruxelles. Évidemment au nom du Parti National Panafricain (PNP), évidemment sans mandat de personne et sans compte rendu à personne sur le motif, la teneur des entretiens et sur la ou les personnes avec qui il a parlé. L´information a fuité quand une délégation de la diaspora togolaise cherchait à être reçue auprès de l´Union Européenne à l´issue de la marche organisée par ladite diaspora à Bruxelles le samedi 11 janvier prochain.

De retour au pays, le natif de Yèlivo prend contact avec Messieurs Nathaniel Olympio du Parti des Togolais et Djimon Oré du Front des Patriotes pour la Démocratie pour mettre sur pied ceux qu´ils appellent un « Projet d´Occupation du Terrain ». Ouro-Djikpa se lance donc dans la création d´une nouvelle coalition de l´opposition avec ces deux personnalités à l´insu du bureau exécutif de son parti. D´après nos investigations, Dr Kossi Samah, SG du PNP, après avoir appris que Ouro-Djikpa assisterait à des réunions au nom de leur parti sans leur avis, aurait écrit au moins deux lettres aux Sieurs Djimon Oré et Nathaniel Olympio pour leur signifier qu´ils étaient entrain de travailler avec quelqu´un qui n´a reçu aucun mandat de sa formation politique mère; et que ce qu´ils mettront sur pied n´engagerait pas le PNP. Le Numéro 2 du parti rouge, sur le même sujet, aurait même parlé au téléphone avec le leader du Parti des Togolais, M. Olympio.

Malgré ce rappel à l´ordre, aussi bien en direction des deux chefs de partis, qu´en direction de Ouro-Djikpa, à qui ses supérieurs ont rappelé l´illégalité de l´acte qu´il était entrain de poser, les réunions s´étaient succédé comme si de rien n´était. L´ex-conseiller envoie le document rédigé par les trois pour leur coalition, et dénommé « Projet d´Occupation du Terrain » à un responsable de la Diaspora Togolaise d´Allemagne, à travers lequel il sollicite l´aide de la Diaspora pour son projet; alors qu´il existe bel et bien une représentation du PNP au pays d´Angela Merkel; et n´oublions pas que M. Djikpa agit toujours au nom du Parti National Panafricain.

D´autres conseillers du PNP, en désaccord avec le projet de Monsieur Ouro-Djikpa, l´amènent chez le Secrétaire Général pour une réunion d´explication. Il est mis en minorité et prié de tout laisser tomber. Il fit semblant d´avoir accepté, mais revint à la charge quelques jours plus tard pour annoncer au SG du PNP la tenue imminente, au tout début de janvier 2020, d´une conférence de presse qui porterait sur les fonts baptismaux la nouvelle coalition à trois. C´était la goutte d´eau qui fit déborder le vase. Pour éviter que le comportement de Monsieur Ouro ne fasse de dégâts sur le parti, Dr Kossi Samah décide d´informer qui de droit avant de prendre la décision qui fait aujourd´hui couler beaucoup d´encre et de salive.

Pour la petite histoire, apprenons que Monsieur Ouro-Djikpa n´était pas le seul conseiller du président national du PNP; il y en a beaucoup d´autres; et qu´il ne faisait pas partie du bureau exécutif. Que les choses soient claires, insistent les responsables du Parti National Panafricain: L´ex-conseiller n´est pas exclu du parti. Il a été tout simplement déchargé des responsabilités qui étaient les siennes pour faute grave, comme le ferait tout autre parti politique. Ceux qui critiquent et vilipendent le parti pour avoir démis de ses responsabilités le conseiller du président national, gagneraient à se renseigner sur la manière dont fonctionnent tous les partis politiques au Togo ou ailleurs, ayant des règles et des statuts comme le PNP. Continuer à critiquer et à dénigrer les responsables du Parti National Panafricain sans être allé aux informations, releverait de la pure haine, d´une ignorance criarde des textes régissant les partis politiques et d´une carence intellectuelle.

Et la lettre qui circule sur les réseaux sociaux, portant sur la décision de décharge de responsabilités à l´encontre de Monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi, lui avait été remise par le bureau national qui n´est pas responsable de sa publication sur les réseaux sociaux. Pour terminer, précisons que nous avons plusieurs fois tenté de contacter le concerné lui-même pour savoir ce qu´il en pense; mais à chaque fois nos appels ont été purement et simplement repoussés.

Ci-joint le document, «Projet d´Occupation du Terrain».

Merci aux responsables du PNP, aussi bien en Allemagne, qu´au Togo, qui ont bien voulu nous renseigner!

Samari Tchadjobo
05 janvier 2020
Hanovre, Allemagne
Samari Tchadjibo
Samari Tchadjibo

 

 

Brouille entre Ouro-Djikpa Tchatikpi et le bureau national du PNP: Qu'est-ce qui s'est vraiment passé?

 

Inde : 4 hommes seront pendus pour le viol et le meurtre d’une étudiante

AFP

New Delhi | Un tribunal indien a ordonné mardi l’exécution par pendaison le 22 janvier de quatre hommes condamnés pour le viol et le meurtre d’une étudiante dans un bus de New Delhi en 2012, qui avait à l’époque suscité l’indignation dans le pays et au-delà.
viol et meurtre etudiante inde
La famille Singh s’est dite satisfaite de la décision du juge. « Ce jugement va rétablir la confiance des femmes dans la justice », a déclaré la mère (photo) de Jyoti Singh, Asha Devi, à la presse. « Ma fille va enfin obtenir justice » | Photo : AP

Six hommes avaient été accusés initialement d’avoir pris part à ce crime atroce dans un bus privé, mais l’un d’entre eux a été relâché après une brève détention parce qu’il était mineur, et un autre s’est suicidé avant le procès.

Mardi, le juge Satish Kumar a lancé un mandat ordonnant que les quatre hommes se trouvant dans le couloir de la mort soient exécutés le 22 janvier à 7 h.

La condamnation à la peine capitale avait été confirmée par la Cour suprême indienne en mai 2017.

Les condamnés ont toujours une possibilité de faire appel. Ils peuvent également demander la grâce du président indien.

Jyoti Singh, 23 ans, avait été attaquée en décembre 2012 après être allée au cinéma avec un ami.

Ses agresseurs l’avaient violée à tour de rôle, eux-mêmes et avec une barre métallique, tandis que le bus roulait dans la capitale. Ils l’avaient ensuite abandonnée dans un fossé au bord de la route, son ami roué de coups à ses côtés.

Jyoti Singh était morte des suites de ses blessures deux semaines plus tard à Singapour, où elle avait été transportée pour recevoir des soins spécialisés. Des dizaines de milliers d’Indiens étaient descendus dans les rues pour protester.

Ce drame a entraîné un vaste remaniement des lois concernant les atteintes sexuelles. Il a également engendré un documentaire qui a reçu plusieurs prix et une série sur Netflix.

La famille Singh s’est dite satisfaite de la décision du juge. « Ce jugement va rétablir la confiance des femmes dans la justice », a déclaré la mère de Jyoti Singh, Asha Devi, à la presse. « Ma fille va enfin obtenir justice ».

Badrinath Singh, le père de la victime, a salué une « bonne décision pour l’ensemble du pays ». « Mais notre combat se poursuivra pour les nombreuses autres femmes qui sont dans une situation similaire en Inde », a-t-il ajouté.

Selon la presse indienne, la prison de Tihar, où les quatre hommes sont détenus, a récemment organisé des exécutions factices pour tester le gibet.

Source : AFP

 

 

Inde : 4 hommes seront pendus pour le viol et le meurtre d’une étudiante

 

Pérou : 16 morts dans un accident de la route

AFP

Lima | Au moins seize personnes, dont deux Allemands, ont été tués, et 40 autres blessées dans un accident d’autobus lundi dans le sud du Pérou, ont indiqué les autorités.
accident de la route au perou
L’accident s’est produit sur la principale autoroute côtière qui relie la capitale Lima et Arequipa, empruntée par de nombreux autobus de touristes | Photo : Reuters

Un Espagnol, deux Brésiliens et deux Américains figurent parmi les blessés, selon le ministère de la Santé.

L’accident s’est produit sur la principale autoroute côtière qui relie la capitale Lima et Arequipa (sud), empruntée par de nombreux autobus de touristes.

Deux Allemands, dix Péruviens et quatre autres personnes dont les nationalités n’ont pas été identifiées, figurent parmi les tués, ont précisé lundi soir les services du procureur dans un communiqué.

L’autobus a quitté sa voie et a heurté huit véhicules garés sur le bord de la route, au kilomètre 571 de la route panaméricaine dans la région d’Arequipa, aux premières heures de la journée de lundi.

Les policiers et pompiers ont hospitalisé les blessés dans les villes touristiques d’Arequipa et Nazca.

Parti de Lima, l’autobus se dirigeait vers Arequipa, un voyage de 16 heures.

Les accidents de la route meurtriers sont fréquents au Pérou, en particulier pendant la saison des pluies, mais aussi en raison du mauvais état des routes ou d’une signalisation insuffisante.

En 2019, 1123 personnes ont trouvé la mort dans des accidents de la route au Pérou, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

Source : AFP

 

 

Pérou : 16 morts dans un accident de la route

 

Togo : La candidature de Faure Gnassingbé et la Chèvre de Tony Feda

David Kpelly
chevre toby feda candidat contre faure
Photo : DR

Il y a quatre ou cinq jours, lorsque j’ai donné ma position sur le choix du docteur Gabriel Messan Agbéyomé comme candidat unique de l’opposition à la présidentielle de 2020, une candidature qui ne m’a pas convaincu, un compatriote et ami, qui voit plutôt d’un bon œil le choix de l’ancien directeur général du port autonome de Lomé, m’a appelé au téléphone pour m’expliquer son point de vue.

Le choix de Monsieur Agbéyomé, m’a-t-il expliqué, est le seul moyen pour pousser Faure Gnassingbé à renoncer à un nouveau mandat. Selon lui, Faure Gnassingbé et son clan n’ont jamais accepté s’en aller par peur de représailles si le pouvoir tombait entre les mains d’un opposant radical, Jean-Pierre Fabre par exemple. Donc, le choix d’Agbéyomé, ancien baron du RPT devenu un opposant (ou quelque chose de ce genre), ami à beaucoup de caciques du pouvoir accrochés à leurs privilèges, est un bon moyen pour pousser la dictature à lâcher prise.

Je n’ai pas voulu tirer avec lui et lui ai juste fait comprendre qu’on reparlerait après la déclaration de Faure Gnassingbé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat. J’étais persuadé que cette déclaration ne viendrait jamais, puisque j’avais déjà la certitude que le fils d’Eyadema allait se représenter.

Faure Gnassingbé vient de se représenter. Et s’il l’a fait, c’est parce que la milice tribale appelée armée qui a maintenu son père au pouvoir durant 38 ans, cette milice qui l’a intronisé en 2005 dans le sang de milliers de Togo, l’a déjà rassuré qu’elle le maintiendra au pouvoir.

Ni Jean-Pierre Fabre, l’opposant le plus populaire du Togo actuellement, ni Agbéyomé, avec tous ses supposés réseaux ne seront déclarés vainqueurs à l’issue de l’élection du 22 février prochain. Cette élection n’a donc plus aucun enjeu pour nous, militants pour l’alternance au Togo. Aucun !

Mais si nous tenons à y présenter un candidat, je propose celui sur la photo. Cette chèvre blanc-noire a été proposée depuis quelques semaines déjà par le journaliste togolais Tony Feda comme le seul challenger possible de Faure Gnassingbé pour la présidentielle à venir. J’adhère désormais à ce choix.

Habillons cette chèvre, cherchons-lui un slogan, établissons-lui des affiches de campagne et présentons-la. Faure Gnassingbé ne mérite plus aucun Togolais qui se respecte pour l’affronter. Donnons-lui le challenger à son niveau, un challenger qui le vaut !

David Kpelly / FB
David Kpelly

 

 

Togo : La candidature de Faure Gnassingbé et la Chèvre de Tony Feda

 

Togo, Impunité : Le cortège de Faure Gnassingbé tue une jeune fille de 19 ans à Hédranawoé

Liberté Togo
zephania Akator
Zephania Akator | Photo : DR

Dimanche dernier, une rumeur s’est emparée de la toile faisant état d’un supposé congrès extraordinaire du parti Unir à Kara qui devrait entériner la candidature de Faure Gnassingbé. Cette information a été très vite démentie par d’autres personnes. Seulement, une chose était certaine, le « Prince » était attendu à Kara où il devrait s’entretenir avec les Maires, les préfets et d’autres cadres de la région. Alors qu’il se rendait à l’aéroport pour prendre son hélicoptère pour se rendre à Kara, son convoi a malheureusement eu un accident grave en cours de route. Un des véhicules a mortellement « ramassé » une jeune fille au niveau de Hédranawoé.

Il n’est de secret pour personne que les convois de Faure Gnassingbé roulent à vive allure. Malgré les multiples accidents déplorés avec leur lot de victimes, aucune précaution n’est prise pour limiter les dégâts. Ce dimanche matin aux alentours de 10heures, le convoi présidentiel a fait un accident mortel au niveau de l’institut Defitech. La victime rentrait à la maison derrière l’institut privé. Selon les informations, elle s’appelle Akator Zephania et est en 2ème année à la FASEG. Après l’accident depuis 10h c’est vers 19h que la famille a été informée du décès de sa fille que les militaires sont allés déposer à la morgue. Hier matin, il était prévue qu’une délégation de l’Etat-Major se rende dans la maison mortuaire.

C’est l’occasion d’inviter la cellule qui s’occupe des déplacements internes de Faure Gnassingbé à revoir son plan afin de limiter le nombre de victimes. Déjà lorsque les convois passent, la vie s’arrête. S’il faut ajouter à ces pertes de temps, des pertes en vies humaines, alors l’addition devient très salée pour les Togolais.

S.A

Source : Liberté

 

 

Togo, Impunité : Le cortège de Faure Gnassingbé tue une jeune fille de 19 ans à Hédranawoé

 

Agbeyomé fait déjà appel à Fabre

Dans un contexte fait de polémique autour de son choix pour représenter les forces démocratiques à l’élection présidentielle du 22 février prochain, le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), Gabriel Messan Agbeyomé Kodjo se voit obligé de composer avec les autres leaders de l’opposition. Il ne peut d'ailleurs faire autrement.

Sur radio Nana FM ce matin, l’ancien Premier ministre n'a pas hésité à montrer qu'il compte s’appuyer sur le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), Jean-Pierre Fabre pour la victoire du peuple togolais à l’issue de l’élection présidentielle du 22 février 2020. « Jean-Pierre Fabre est incontournable dans toute démarche visant à l’alternance au Togo », a déclaré Agbeyomé Kodjo.

Depuis sa désignation comme candidat unique des forces démocratiques, Agbeyomé Kodjo, selon les indiscrétions, mènerait des tractations pour rencontrer et discuter avec l’ex-chef de file de l’opposition qui était arrivé en seconde position lors de la dernière présidentielle au Togo. Dans tous les cas, M. Kodjo reconnaît avoir besoin des autres pour la réalisation de l’alternance cette année.

« Je ne prétends pas avoir plus d’intelligence que les autres, mais je suis mieux outillé qu’eux, parce que je connais bien les rouages du pouvoir et de l’opposition », a-t-il indiqué avec une teinte d’humilité.

Pour lui, « la victoire du peuple togolais est acquise en 2020 ». Et ce n’est pas Faure Gnassingbé et son régime qui vont l’empêcher. « Même s’il y va, Faure Gnassingbé aura un handicap sérieux : la communauté internationale ne sera pas d’accord pour que le Togo continue d’être une exception en Afrique de l’ouest en 2020 », a-t-il souligné.

Agbeyomé Kodjo appelle donc le candidat non encore déclaré de UNIR à suivre les exemples de Paul Kagame, Alassane Ouattara et Pierre Nkurunziza qui renoncent à se présenter pour un nouveau mandat à la tête de leur pays.
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48 Huumm | Mardi, 7 Janvier 2020 - 18:36

Réponse à 47-UORANG
tu as oublié les Mines et les transports !!!
Il paraît qu' il y a du pétrole á Aneho
47 UORANG | Mardi, 7 Janvier 2020 - 18:34

Réponse à 7-JO
qu' est-ce qu' on va faire? Avaler ou ne pas avaler ?

Moi je pense que si on nous promet le Ministère de la Défense, de L' Economie sur les Finances, la Justice, des Affaires étrangéres etrangéres et de la Communication pour le Chef Dupuy nous pouvons souteni8r le candidat unique de l' opposition.

46 Kapi Ten | Mardi, 7 Janvier 2020 - 18:24

Réponse à 45-GILETS JAUNES
la question est de savoir si l' ANC peut laisser tomber son ego habituel et en sage mettre l' intérêt national au-dessus de tout ?
45 GILETS JAUNES | Mardi, 7 Janvier 2020 - 18:22
vraiment le candidat unique est un rassembleur d' hommes.
Il sait qu' il faut un peu de tout pour faire un monde et il est prêt á travailler même avec Fabre et son parti !
44 7777 | Mardi, 7 Janvier 2020 - 18:15
si le candidat unique de l' opposition est élu l' ancien Chef de FIle peut-il encore faire un discours à la nation en fin d' année?
43 L' AMI de JO & RAY | Mardi, 7 Janvier 2020 - 18:14

Réponse à 42-import export
va apprendre á écrire pilule d' abord avant de faire ces rappels à JO
42 import export | Mardi, 7 Janvier 2020 - 17:35

Réponse à 14-JO
JO si jamais Agbeyomé Kodjo est élu ce sera la fin de l' ANC et je comprends tes soucis en ce moment.
Quand je considère tout ce que vous avez fait je ne sais même pas si on peut parler d' ironie du sort, la plillule de Kpodzro est très très amère á avaler !
- tout le folklore dans les rues et à la plage
- les marches exécutées à Codjindji
- toutes les protestations
- les insultes aux Ministres et autres Ministrons ( terme de l' académicien Dupuy)
- le Carnaval chaque samedi á la plage pendant 5 ans
- les vidéo truquées où devant l' hôtel Ibis vous nous faisiez croire que vous êtes devant la Présidence
- les nombreuses démarches au Quai d' Orsay
- le théâtre de rue pendant 5 ans sans oublier celui de Beniglanto (cimetière)
- la chefferie de file et son refus de reconnaitre certains opposants
- les démonstrations de courroux à l'assemblée Nationale
- la soumission complète de l' ancien chef de file au jeune Tikpi
- la course de Dupuy á Deckon et le gazage de sa voiture
- la fuite de l' ancien chef de file á la vue du dispositif sécuritaire mis en place pour les maifestants
- le millions de manifestants que tu comtais souvent á Deckon
- le point de chute " bafond St Joseph" au lieu de Lomé 2
- le point de chute Agoè-Zongo au lieu de Lomé 2 (Causes = Piles GPS déchargées)
- l' autoproclamation de l' ancien Chef de file comme chef d' état (un état inconnu)
- tournées européennes et fréquentes séances de travail avec des hommes politiques
- toutes les émotions fortes ressenties lorsque Tikpi a failli ravir la vedette à l' ancien Chef de file
- l' envoi de Tikpi en exil en lui faisant croire que vos antennes vous ont sifflé que sa vie était en danger
- plus de vingt morts pendant que l' ancien chef de file conduisait les manifestations de la C14
- toutes ces coalitions.....
- le boycott des recensements malgré les prières de Bawara
- le Fiasco de Conakry
- l' autoproclamation du candidat naturel de l' ANC et contestation du mode de choix par Dupuy
- tous les soutiens discrets du Chef de l' Etat

TOUS CES EFFORTS DE LA PART DE L' ANC POUR FAIRE ELIRE AGBEYOME KODJO ?
JO, la pillule KPodzro est amère très amère mais fais un effort et tu l'avaleras sans problème, je connais ton courage et ta détermination pour l' alternance en 2020.
JO je sais que tu mets les intérêts nationnaux, les intérêts des populations au dessus de tout!
Le jour du scrutin comme un enfant ferme les yeux pour avaler la nivaquine, ferme les yeux et vote Agbeyomé !

VIVE LE TOGO

41 JE MANJE | Mardi, 7 Janvier 2020 - 16:45

Réponse à 21-JO
" c' est moi ou personne !"
n' oublions pas ces mots de la Femmelette
40 KONSEYE DAMI | Mardi, 7 Janvier 2020 - 16:42

Réponse à 20-JO
" inepties, incongruités "

je te suggère de te référer á un dictionnaire des synonymes pour remplacer de temps en temps ces deux mots qui te sont si chers
Pour incomgruité je me permets de te faire des propositions:
Absurdité, affront, barbarisme, faute, gaffe, grossièreté. Le premier et le deuxième ont souvent été par notre cher et ancien chef de file, Maire de Golfe 4 grâce à Agbeyomé KOdjo selon certains
39 KESSION | Mardi, 7 Janvier 2020 - 16:34

Réponse à 7-JO
" En quoi et comment c'est grâce à AGBEYOME que FABRE a été élu maire? (Avant même d'être élu maire, il a été élu conseiller municipal)."


JO comme nous le savons tous pour être, devenir millionnaire il faut détenir posséder le million.

Si tu possèdes déjá 600.000 et que je t' ajoute 400.000 tu deviens millionnaire, n' est-ce pas? Bien mon apport soit inférieur á ton avoir ne peut-on pas dire que c' est grace á moi que tu es devenu millionnaire?

38 Parodie Politique Mardi, 7 Janvier 2020
Il y a plusieurs catégories de togoalais qui se me'fient d' une eventuelle élection d' Agbeyomé KOdjo:
- ceux qui bénéficiaient des "soutiens discrets du CHef de l' Etat" , bien sûr par chef d' état interposé á certains qui annoncent déjà qu' ils ne soutiendront qu' un candidat sorti de leurs rangs
- ceux dont le radicalisme est devenu trop criard et qui hier encore étaient des militants convaincus du RPT et aujourd' hui leaders de l' opposition vraie. Agbeyomé les connait tous et devant lui ils ne peuvent plus jouer à leur théâtre....
- les naifs qui croient que c' est vraiment lui qui a donné l' ordre au Fréau Jardin
- ceux qui croient que le Pouvoir leur revient de droit parce qu' ils ont fait humer la poussière d' argile et de charbon á leurs militants
- ceux qui ont fait des négociations au Quai d' Orsay et rêvent de réaliser leurs ambitions politiques
37 oak oak Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 31-kao kao
c' est déjà fait
36 Peter02 Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 35-Comptage
Bonne question j'ai besoin des références aussi je suis à Singapour.. Je peux soutenir notre candidat à coup de 5million de francs cfa.. J'ai besoin des références sûre merci..
35 Comptage Mardi, 7 Janvier 2020
Chers compatriotes journalistes,

Pourriez vous nous rappeler les comptes ouverts sous l'initiative de Mgr KPODJRO? FONDS DE LIBÉRALISATION DU TOGO 2020.

- Intitulé du compte par pays
- Nom du compte par pays
- Nom de la banque par pays

Vive le Togo libre
34 Comptage Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 33-Peter02
Cher compatriote Peter02, bonnes interrogations!!! RPT-UNIR est sur sa voie.

Nous, assoiffés de la libération du Togo, devons être concentrés sur notre objectif. C'est à dire, accepter notre candidat. Ça doit être notre seule lutte et préoccupation actuelles; et les moyens nécessaires pour sensibiliser le PEUPLE meurtri à cet effet (le langage, les moyens matériels et financiers...).

Vive le Togo libre.
33 Peter02 Mardi, 7 Janvier 2020
Dans tout cas compatriotes pardon répondez moi.. Où est passé UFC de Gilchrist olympio ? On le sens plus et à quand le congrès de lunir et leur choix plusqu'il reste 24h pour déposer la candidature
32 Comptage Mardi, 7 Janvier 2020
Cher compatriote, le choix de Monsieur AGBEYOME pour moi, tout comme d'autres, est une pilule amère. L'histoire est là, et c'est l'histoire qui fait un peuple. Il a été l'un des piliers forts du régime sanguinaire, assoiffé de pouvoir, prêt à tout pour l'honneur en fêtant ses milliards lorsque le peuple mourait de faim. Il faut reconnaître qu'il a un parcours sombre et sulfureux, ce qui fait son impopularité. La forte encrage de l'ANC sur le territoire national s'explique par l'adhésion massive de la vision du parti par le PEUPLE, laquelle consiste à ne pas se corrompre, d'où sa scission d'avec l'UFC (aujourd'hui fort allié du régime sanguinaire), fortement applaudie. Il y a lieu de reconnaître la lutte sans relâche du parti pour l'alternance, avec toutes les conséquences subies. De même que beaucoup d'autres partis de l'opposition.

Chers compatriotes, rappelons nous de l'un de nos slogans "MÊME SI C'EST POUR UN MOUTON, JE LE VOTERAI PLUTÔT QUE DE VOTER UN HUMAIN DE LA SECTE RPT-UNIR".

Alors chers compatriotes, si c'est avec Monsieur AGEYOME qu'il est possible d'obtenir l'ALTERNANCE en 2020, allons y! Les cartes seront bien distribuées par le PEUPLE au moment venu. Je nous invite à ne pas vilipender des propos désobligeants les uns envers les autres. NOUS LUTTONS POUR LA MÊME CAUSE.

Si une pilule est amère, et c'est bien celle là qui est le remède à notre maladie, nous la prenons. ALORS faisons un effort quinquennal supplémentaire à supporter l'un des nôtres même si par moment ses positions nous contrarient. Ne soyons pas dispersés. NE JETONS PAS DE PIERRES A l'ANC, NI AU PNP, NI AUX AUTRES PARTIS dont l'ALTERNANCE EST LE PRINCIPAL OBJECTIF POUR 2020.

Chers compatriotes, fils et fille de ma mère, l'UNITE sera notre force à réclamer notre victoire au cas où il y aurait de fraude. SOYONS SOUDES, SI C'EST POUR LA LIBÉRATION DU PEUPLE, CONCÉDONS. PRENONS LA PILULE AMÈRE POUR NOTRE LIBÉRATION DE LA DICTATURE SANGLANTE.

L'ALTERNANCE, C'EST MAINTENANT.

Vive le Togo libre.
31 kao kao Mardi, 7 Janvier 2020
Le revenant Agbeyome doit compléter son dépôt de candidature avec un certificat d'honnêteté dûment signé par 7 oracles du Togo.
30 Ebizovo Mardi, 7 Janvier 2020

Réponse à 28-abawe
hahahah compatriot Abawe á l'époque Kpodzro etait encore jeune de 5 ans et ne pouvais pas faire ce cauchemar de dans lequel il avait vu Agbeyomé president hahaha
Du n'importe quoi dans ce pays,si c'est pas faure qui vole les elections ,c'est un opposant qui sait lui meme qu''il n'obtiendrait pas 1/100 des suffrages qui veut á tout prix etre candidat unique et va jusqu'a tendre la main á celui qui fait plus de 10 fois le poids de son electora.Vraaaaaaaaaaaaaaiment quell pays?
29 Ebizovo Mardi, 7 Janvier 2020
si ce pays etait un pys normal comment Agbeyomé qui ne represente meme pas 1/100 de l'electora Togolais peut faire appel á Fabre un des poids de l''opposition?
si ces opposant ne sont pas á la recherche de leur gain personnel comment peut on expliquer ca si bien que Agbeyomé lui meme sais que s'il va sans l'accord de l'opposition on ne votera pas pour lui.Alors pourquoi ne pas faire ce sacrifice et laisser ceux qui font le poids dans l'electora aller faire face á faure?
Bref chacun veut faire parler de lui au leiu de faire parler le peuple.
28 abawe Mardi, 7 Janvier 2020

Apparenment, Mgr Kpodzro ne savait pas que les "dieux" avaient déjà choisi son candidat unique depuis 2015

 

 

Agbeyomé fait déjà appel à Fabre

 

Présidentielle 2020 : La C14 prend acte du choix d'Agbeyomé Kodjo

Le président du MPDD, Agbéyomé Kodjo a été choisi candidat unique des forces démocratiques par l’archevêque Emérite de Lomé Mgr Kpodzro, dans le cadre de la présidentielle du 22 février prochain. La C14 a affirmé prendre acte de ce choix.

La C14, dans un communiqué, a indiqué que la démarche de la candidature unique initiée depuis plusieurs mois par Mgr Philippe Fanoko KPODZRO, Archevêque Émérite de Lomé, s’est achevée, le mardi 31 Décembre 2019 par la désignation de Gabriel Messan Agbéyomé KODJO comme candidat unique des Forces démocratiques à la prochaine élection présidentielle au Togo.

A cet effet, « La C14 prend acte de la désignation de Monsieur Gabriel Messan Agbeyomé KODJO comme candidat issu du processus conduit par Monseigneur KPODZRO », lit-on dans le communiqué signé par la coordonnatrice Mme Adjamagbo-Johnson.

Dans le contexte d’une possible alternance à la prochaine présidentielle, la C14 revient sur la lutte collective pour l’amélioration du cadre électoral, de meilleures conditions de transparence lors des prochaines élections.

« En outre, pour la C14, le combat pour l’obtention des meilleures conditions de transparence des prochaines élections autour d’un candidat consensuel reste entier et doit être une préoccupation commune de tous ceux qui sont attachés à la réalisation de l’alternance en 2020. Elle lance un appel vibrant à tous les Togolais de l’intérieur et de l’extérieur à faire de ce combat une priorité dans les jours à venir », poursuit le communiqué.

Par ailleurs, nombreux sont ces voix qui s’élèvent contre la désignation de Agbéyomé Kodjo comme candidat unique des forces démocratiques. Certains parlent d'une manipulation du prélat.

Pour sa défense, l’Archevêque Emérite de Lomé a laissé entendre qu’il n’a pas été manipulé, mais c'est un choix divin.

« Je suis parti au Bénin et les journalistes béninois m’ont dit : Mgr les Togolais sont-ils aveugles ? Il y a Agbeyome Kodjo qui est l’homme le plus préparé. Et cela m’a conforté dans l’inspiration que je reçois du Seigneur pour dire que c’est lui qu’il faut choisir », a-t-il indiqué.

 

 

Présidentielle 2020 : La C14 prend acte du choix d'Agbeyomé Kodjo

 

Les "Forces du consensus démocratique" relèvent les manquements graves du processus électoral

Réunies les 3 et 4 janvier derniers à Lomé, les "Forces du consensus démocratique", après analyse de la situation sociopolitique du pays, notamment du processus électoral en cours, ont décidé de faire barrage aux dysfonctionnements dans les préparatifs pour la présidentielle. Lire la déclaration !

DECLARATION DES FORCES DU CONSENSUS DEMOCRATIQUE

Nous, forces du consensus démocratique, composées de partis politiques, d’organisations de la société civile, de candidats à l’élection présidentielle, de citoyens sans étiquette, réunies à la Maison de la santé à Lomé les 3 et 4 janvier 2020, à l’initiative du Front Citoyen Togo Debout, avons décidé d’échanger sur la situation actuelle en vue de donner une chance à notre pays de bénéficier d’élections transparentes et crédibles en 2020.

A l’analyse, un constat s’impose : celui d’une diversité d’appréciations sur les options de candidature multiple ou unique. Par-delà cette diversité, les organisations de la société civile, les partis politiques et les candidats à l’élection présidentielle de 2020 se sont néanmoins prononcés sur le processus électoral en cours qui n’offre pas de garanties de transparence permettant de faire une confiance absolue aux résultats issus des urnes.

Les participants à la rencontre de ces deux jours, prenant conscience de tous ces éléments et après avoir analysé les mesures prises par le Gouvernement, à la lumière des standards internationaux en matière électorale et avec l’appui des expériences nationales antérieures, ont décidé de mutualiser leurs ressources en vue de faire barrage aux dysfonctionnements prévisibles dans l’organisation des élections, notamment en mettant au point un ensemble de stratégies communes, dont la première est d’adresser les demandes suivantes au Gouvernement :

- Mettre, d’ici à fin janvier, à la disposition des organisations de la société civile, des partis politiques et des candidats le fichier électoral audité par des experts indépendants qui va servir à l’élection présidentielle.
- Publier immédiatement le nombre exact de bureaux de vote et leur localisation géographique précise sur l’ensemble du territoire national afin d’éviter les bureaux de vote fictifs.
- Demander au Gouvernement de permettre l’authentification des bulletins de vote par la signature de deux délégués de tendances différentes.
- Demander à la CENI de donner la possibilité à toutes les organisations de la société civile du Togo qui le souhaitent de pouvoir déployer des observateurs sur le territoire national.
- Procéder à l’affichage et à la proclamation des résultats bureau de vote par bureau de vote conformément à l’article 101 du code électoral.
- Revoir la situation actuelle de la Cour Constitutionnelle, installée dans la précipitation le 30 décembre 2019 et qui est dans une illégalité totale, alors qu’elle doit être garante de la légalité de tout le processus électoral.

Les forces du consensus démocratique, malgré le contexte sociopolitique difficile caractérisé notamment par la militarisation injustifiée et à des fins politiques de certaines régions administratives du Togo, continuent de croire à l’alternance par les urnes et demandent à tous les citoyens togolais de toutes les ethnies et de toutes les religions de saisir 2020 comme une année décisive pour opérer le changement tant attendu. Et parce que l’intérêt national, le bien-être de tous est au centre des préoccupations, les forces du consensus démocratique demandent à la population de rester vigilante et prête à défendre son droit au vote et son droit à la vérité des urnes. Elles demandent par ailleurs à la diaspora togolaise de poursuivre sa contribution à la lutte de libération en s’inscrivant dans le code de bonne conduite qui sera publié.

Parce que l’amélioration des conditions de vie de tous les Togolais est le premier enjeu des prochaines élections, les forces du consensus démocratique demandent aux différents partis politiques et aux candidats de ne pas se tromper d’adversaire et de rester unis dans la mise en œuvre de stratégies gagnantes en respectant un code de bonne conduite qui nous permet de donner une réelle chance à l’alternance.

Peuple togolais, l’heure de la remobilisation a sonné si tu veux que 2020 réponde à tes aspirations profondes.

Peuple togolais l’heure de dire à tout notre continent que tu n’es pas un peuple éternellement assujetti a sonné ; lève-toi comme un seul homme pour défendre ta liberté et ton droit d’être un peuple heureux, vaillant et déterminé. Oui seule la détermination est notre arme de combat.

Peuple togolais, ne cède pas alors au découragement, en disant que la lutte est longue ou que tel responsable politique a posé tel acte ou tel autre. Le pouvoir est entre tes mains et uniquement entre les mains des citoyens que nous sommes, et la démocratie est le pouvoir des citoyens.

Prenons tous ce pouvoir et utilisons le pour donner un nouveau sens à notre histoire collective car plus rien ne sera comme avant. 2020 doit être une année décisive, l’année de la victoire du peuple et non d’un clan contre un autre. Pour cela nous demandons expressément à la jeunesse de prendre ses responsabilités en s’impliquant dans le processus électoral.

Parce qu’aucun d’entre nous ne peut parvenir seul à cette victoire, nous demandons à tous les hommes et femmes de bonne volonté, appartenant à des régions, ethnies et religions différentes mais ayant tous soif de liberté et de bonheur de rejoindre les forces du consensus démocratique pour concrétiser enfin les vœux de nos aïeux : faire du Togo l’Or de l’humanité.

LA LUTTE CONTINUE ET LA VICTOIRE EST AU PEUPLE.

Fait à Lomé le 4 janvier 2020

Les Forces du consensus démocratique

 

 

Les "Forces du consensus démocratique" relèvent les manquements graves du processus électoral

 

Le premier bébé de l’année 2020 est né au CMS Baguida

Le tout premier nouveau-né de la nouvelle année est venu au monde au CMS (Centre médico-social) de Baguida,13 km environ à l’est de Lomé.

De sexe masculin, né le 1er janvier à 00 h14 minutes, le bébé a été accouché par Solim Yabga, sage-femme d’État au CMS de ce quartier périphérique de la capitale togolaise qui, selon la légende, a été créée à la fin du XVIIè siècle par Sani, un chasseur venu de Bè, un autre quartier populaire de Lomé. Le nouveau-né pèse 3kg250g.

Un autre bébé a vu le jour dans les premières minutes de l’année, mais cette fois-ci au CMS D de Korbongou, une localité située à 13 km de la ville de Dapaong, dans la région des Savanes au nord du pays.

Des événements célébrés par le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique avec l’appui de l’UNFPA TOGO (Fonds des Nations Unies pour la population), à travers des cadeaux offerts aux mamans, aux bébés et aux sages-femmes qui accompagnent la mère et le nouveau-né et contribuent considérablement à la réduction des décès maternels.

D'autres naissances seront également enregistrées au cours de l’année. Une façon pour l’UNFPA Togo de se conformer non seulement aux directives de UNFPA et de ICM de faire de 2020, l’année de Sage-Femme.

Edem A.

 

 

Le premier bébé de l’année 2020 est né au CMS Baguida

 

Faure Gnassingbé, un « candidat incontestable et incontesté »

Tout porte à croire que c’est un faux mystère qui entoure la candidature de Faure Gnassingbé à la présidentielle du 22 février prochain. Puisque visiblement, tout le monde à l’Union pour la République (UNIR, parti au pouvoir) sait que le « champion » est candidat à cette élection.

En tout cas, ce n’est pas Christian Trimua, ministre en charge des Droits de l’Homme qui dit le contraire. Faure Gnassingbé est un « candidat incontestable et incontesté », a-t-il déclaré sur le plateau de New World TV ce dimanche. « Par ce que s’il est candidat, il va gagner », a-t-il ajouté.

A l’en croire, c’est Faure Gnassingbé qui a la vision de développer le Togo. Et c’est ce qu’il fait depuis 2005, année où il a pris le pouvoir dans des conditions qu’on sait.

« La question de la candidature se situe à deux niveaux à savoir, le choix des militants du parti et l’autodétermination du candidat choisi. Donc c’est au Président de la République de déclarer sa candidature », a souligné Christian Trimua.

Ce dernier demande à l’opposition de chercher à négocier avec le chef de l’Etat, afin qu’il renonce à sa candidature. Pour lui, seul le parti au pouvoir incarne l’alternance.

« Nous avons alterné à tous les niveaux. Le gouvernement togolais compte aujourd’hui 27 ministres et peu de ces ministres ont fait le système ancien. L’alternance politique consiste à faire l’alternance au niveau des hommes, avant de parler de l’alternance au niveau du système. Parce que ce n’est pas le système qui réfléchit, mais c’est les hommes qui réfléchissent dans le système », a-t-il indiqué.

 

 

Faure Gnassingbé, un « candidat incontestable et incontesté »

 

Togo Debout et Synergie-Togo saisissent Faure Gnassingbé sur le caractère anticonstitutionnel de la Cour constitutionnelle

Sept (07) des neuf (09) membres de la Cour constitutionnelle ont prêté serment devant Faure Gnassingbé la semaine dernière. Il reste les deux membres que devrait nommer le Sénat. Or le Togo ne dispose pas encore de Sénat. Sur le sujet, le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) et Synergie-Togo réagissent et saisissent Faure Gnassingbé sur l'illégalité de la Cour constitutionnelle telle qu'elle se présente aujourd'hui. C'est à travers une lettre ouverte.

Lomé, le 06 Janvier 2020
A
Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE
Président de la République togolaise,

Lomé-TOGO


Objet : L’actuelle Cour Constitutionnelle est anticonstitutionnelle !
Monsieur le Président de la République,

Le 30 décembre 2019, vous avez dirigé, à la Présidence de la République, la cérémonie de prestation de serment des « nouveaux membres » de la Cour Constitutionnelle, conformément aux dispositions de la Loi portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle.

Cet acte hautement politique, reste juridiquement encadré et tout le processus devant y aboutir doit, scrupuleusement, se conformer aux dispositions de notre LOI FONDAMENTALE.

En effet, Monsieur le Président de la République, et nonobstant cette cérémonie, la Cour Constitutionnelle n'existe pas. Celle que vous venez d'installer est anticonstitutionnelle ; d’une part parce que la procédure qui a abouti à la mise en place de cette Cour constitutionnelle ne respecte pas les dispositions de l’article 92 de la Constitution. La Cour constitutionnelle est d’autre part anticonstitutionnelle parce qu’aux termes des dispositions de l'article 100 de la Constitution en vigueur, la Cour Constitutionnelle est composée de neuf (09) membres. Mais à cette cérémonie, vous avez reçu seulement le serment de sept (07) « membres ». Où sont les deux (02) autres !

L’organe qui en est le résultat n’est donc pas une Cour Constitutionnelle ; ni au sens des articles 92 et 100 de la LOI FONDAMENTALE de la République Togolaise d’une part, ni au sens de la LOI ORGANIQUE N°2004-004 du 1er mars 2004 portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle, d’autre part.

Car pour servir les besoins de la cause, cette loi organique qui fonde votre démarche du 30 décembre 2019, a été opportunément modifiée le 23 décembre 2019, soit une semaine avant la prestation de serment des « membres » de la Cour Constitutionnelle.

Cinq (5) raisons expliquent ainsi l’illégalité et partant la nullité de la cérémonie de prestation de serment du 30 décembre 2019 :

1. La cérémonie de prestation de serment que vous avez présidée le 30 décembre 2019 est nulle et de nul effet, car fondée sur une loi organique anticonstitutionnelle, dépourvue de décret d’application, donc elle-même nulle.

En effet la modification de la LOI ORGANIQUE N°2004-004 du 1er mars 2004 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle a été faite en violation de l’article 92 de la CONSTITUTION TOGOLAISE DE LA IVème REPUBLIQUE dont l’alinéa 1 dispose que :
« Les propositions ou projets de lois organiques sont soumis à la délibération et au vote de l'Assemblée nationale à l'expiration d'un délai de quinze jours après leur dépôt. »

Selon l’alinéa 2 du même article 92 de la constitution, « Les lois organiques ne peuvent être promulguées qu'après la déclaration par la Cour constitutionnelle de leur conformité à la Constitution ».

Des questions se posent alors à ce stade :

­ La loi organique adoptée le 23 décembre 2019 a-t-elle été soumise à l’ancienne Cour constitutionnelle pour déclaration de sa conformité à la constitution ?

­ Si oui, à quelle date ? Comment se fait-il dans ce cas que la Cour constitutionnelle - qui selon l’article 104 de la constitution, « est la juridiction chargée de veiller au respect des dispositions de la Constitution » - n’ait pas, dans ces circonstances, relevé le manquement aux prescriptions de l’article 92 de la constitution ?
­
­ Enfin, selon l’article 51 de cette « Loi organique », « Les modalités d’application de la présente Loi Organique sont déterminées par décret en Conseil des Ministres ».
­
Or il se fait qu’entre le 23 et le 30 décembre 2019, à notre connaissance aucun Conseil des Ministres n’a eu lieu, donc il n’y a pas de décret d’application. Comment, suivant quelles modalités cette Loi a-t-elle finalement trouvé application ?

2. Par ailleurs, la loi organique (ancienne comme nouvelle) qui organise le serment des membres de la Haute Juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle renvoie toujours et constamment à l’article 100 de la LOI FONDAMENTALE en ce qui concerne le nombre de personnes devant la composer. Il est donc clair qu’aucune prestation de serment de la Cour Constitutionnelle ne peut être faite, et valablement reçue par vous, tant que tous les neuf (09) membres prévus par cet article ne sont pas élus.

En acceptant d’installer une institution de cette envergure, alors que ses membres ne sont pas au complet, vous confirmez que le Togo n’est pas un Etat de droit démocratique, et que certaines lois y sont faites pour une catégorie de citoyens seulement, alors que d’autres lois sont taillées sur mesure pour une minorité de citoyens privilégiés. Le tout donc en violation des articles 1er, 2, 92 et 100 de la constitution togolaise .

3. L’article 3 de la LOI ORGANIQUE N°2004-004 du 1er mars 2004 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle dispose :

« Avant d’entrer en fonction, les membres de la Cour constitutionnelle prêtent serment au cours d’une cérémonie solennelle d’installation devant le Président de la République, en présence du Président de l’Assemblée nationale et du Président du Sénat… »

Nous savons tous que les sept membres de votre la Cour constitutionnelle n’ont pu prêter serment en présence du Président du Sénat, puisque le Sénat n’existe pas. Ceci constitue un autre manquement grave à la loi organique sur la Cour constitutionnelle, cette loi organique dont on ne sait à ce jour si elle est promulguée, dans sa nouvelle version, malgré les multiples violations de la constitution sur laquelle la Cour constitutionnelle et vous-même avez fermé les yeux.

4. Or l’alinéa 2 de l’article 7 de cette même loi organique sur la Cour constitutionnelle dispose que :

« Tout manquement aux obligations prescrites par la présente loi organique constitue un acte de forfaiture ».

Ceci nous ramène dangereusement aux modifications constitutionnelles du 6 février 2005, qui ont eu lieu en période de vacance de pouvoir, en violation de l’article 144 de la Constitution ; le Président de la République prêtant serment le 7 février, sur la constitution qu’il avait promulguée la veille, soit avant son entrée en fonction.

5. La possibilité organisée par la Loi organique pour une Cour de fonctionner en l’absence de quelques-uns de ses membres, ne peut être confondue avec l’acte de création qui ne saurait souffrir d’aucune dérogation.

Monsieur le Président, pour le Front Citoyen « Togo Debout » et pour Synergie-Togo, en acceptant, juste pour les besoins d’une élection et afin de satisfaire les intérêts politiques de votre parti, de recevoir le serment des membres de la Haute Juridiction dans ces conditions, vous confirmez que notre pays est loin d’être un Etat de droit ; à moins que nous-mêmes, nous ne comprenions pas l’esprit des lois que nous nous donnons, ou que nous ne nous les donnons que par complaisance ou par pure fantaisie.

Il nous semble donc primordial de porter ci-après à votre attention, les éléments d’information documentant les cinq (5) manquements graves relevés ci-dessus.

Monsieur le Président de la République, il n’a pu échapper au « garant du respect de la constitution » que vous êtes, selon l’article 58 de la constitution, que le délai de quinze jours prescrit par l’article 92 de la LOI FONDAMENTALE n’a pu être respecté.

En effet, selon un communiqué du gouvernement daté du 13 décembre 2019, vous avez eu « une audience et des échanges avec les présidents des institutions de la République afin de faire le point sur l’état d’avancement du processus électoral ». Au terme de cette audience, vous avez instruit le gouvernement « de prendre les dispositions nécessaires pour le renouvellement de la Cour constitutionnelle, conformément aux réformes constitutionnelles et institutionnelles du 15 mai 2019 ».

Comme vous le savez, le Premier Ministre, Mr Selom KLASSOU a signé dès ce 13 décembre 2019, l’exposé des motifs d’un projet de relecture de la loi organique sur la Cour constitutionnelle, projet adopté par le Gouvernement. Selon cet exposé des motifs, le projet de loi organique propose la refondation de la loi organique sur la Cour constitutionnelle, objectif fort louable compte tenu des modifications importantes introduites par la réforme constitutionnelle du 8 mai 2019 concernant la composition de la Cour constitutionnelle, ses prérogatives ainsi que la durée du mandat de ses membres. Le Rapport de l’étude au fond du projet de loi organique est daté du 19 décembre 2019 soit six (6) jours à peine après le dépôt présumé du projet sur le bureau de l’Assemblée nationale, si l’on suppose que ce dépôt a été fait le jour même de l’adoption de l’exposé des motifs par le gouvernement. Le vote de cette loi organique ayant eu lieu le 23 décembre de la même année, au maximum, dix jours le séparent de l’adoption par le gouvernement le 13 décembre 2019 de l’exposé des motifs du projet de loi organique sur la Cour constitutionnelle du vote de la loi organique.

Monsieur le Président de la République, il est certain, dans ces circonstances, que le délai et les procédures prescrits par l’article 92 de la constitution n’ont pu être respectés, ce qui est grave, s’agissant de « la plus haute juridiction de l'État en matière constitutionnelle », laquelle, selon l’article 104 de la constitution :

« Juge de la régularité des consultations référendaires, des élections présidentielles, législatives et sénatoriales, statue sur le contentieux de ces consultations et élections, est juge de la constitutionnalité des lois ».

L’alinéa 2 du même article 92 de la constitution ordonne la déclaration par la Cour constitutionnelle de la conformité à la Constitution des lois organiques avant leur promulgation qui relève de vos attributions. Or il est plus que certain que la loi organique sur la Cour constitutionnelle adoptée le 23 décembre 2019 est le fondement de la désignation et de la prestation de serment de sept des neuf membres de la Cour constitutionnelle qui a eu lieu le 30 décembre, soit une semaine plus tard.
En effet, l’exposé des motifs du projet de loi organique précise le caractère impérieux de la révision de cette loi organique eu égard à la révision constitutionnelle de mai 2019 .

C’est donc bien que la loi organique modifiée le 23 décembre 2019 qui fonde votre démarche du 30 décembre 2019. Et elle aurait été, préalablement à cette cérémonie de prestation de serment et dans un délai d’une semaine, soumise à l’avis de la Cour constitutionnelle avant d’être promulguée, ce dont il est permis de douter, compte tenu des délais.

En tout état de cause, Monsieur le Président de la République, dans son ancienne comme dans sa nouvelle version, aux termes des dispositions de l’article 2 de LOI ORGANIQUE portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle, « Les membres de la Cour Constitutionnelle sont nommés ou élus conformément aux dispositions de l’article 100 de la Constitution ».

Et l’article 3 de poursuivre :

« Avant d’entrer en fonction, les membres de la Cour Constitutionnelle prêtent serment au cours d’une cérémonie solennelle d’installation devant le Président de la République, en présence du Président de l’Assemblée nationale et du Président du Sénat dans les termes suivants : « Je jure de bien et fidèlement accomplir mes fonctions en toute impartialité dans le respect de la constitution, de garder le secret des votes et des délibérations, de ne prendre aucune consultation sur les questions relevant de la compétence de la Cour Constitutionnelle. »

Si la Loi organique qui organise le serment des membres de la Haute Juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle renvoie toujours et constamment à l’article 100 de la LOI FONDAMENTALE (Cf. aussi article 11 de la ladite LOI, même dans sa nouvelle formulation après la relecture du 23 décembre 2019 ), il est plus que clair qu’aucune prestation de serment ne peut être faite et valablement reçue par vous si tous les neuf (09) membres ne sont pas élus, et qui plus est en l’absence du Président du Sénat.

En outre, si cette même Loi organique prévoit la possibilité de remplacer les membres de la Cour Constitutionnelle lorsque l’occasion se présente, c’est parce que cette Institution-norme ne doit souffrir d’aucune carence ou d’aucune infirmité, dans sa composition que dans son fonctionnement. Car, l’organisation et le fonctionnement d’un organe ou d’une institution sont intimement liés, en sorte que si elle est mal composée, mal organisée, elle risque forcément un dysfonctionnement.

Institution-norme et organe collégial, la Cour Constitutionnelle n’est pas une équipe gouvernementale, elle n’est non plus une commission politique, administrative quelconque qu’on peut nommer, composer et compléter ensuite. NON Monsieur le Président de la République, il s’agit, au sens de l’article 99 de notre Constitution, de « la plus haute juridiction de l'Etat en matière constitutionnelle, du juge de la constitutionnalité des lois, de la garante des droits fondamentaux de la personne humaine et des libertés publiques, de l'organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l'activité des pouvoirs publics » ; en somme, de l’ « INSTITUTION des institutions ». Son cadre d’installation doit de ce fait être à l’abri de toute manipulation et de toute instrumentalisation.

Selon votre entourage immédiat, le vote par l’Assemblée Nationale le 23 décembre 2019 de la Loi portant modification de la Loi Organique sur la Cour Constitutionnelle aurait réglé cette carence ! Mais il n’en est rien en réalité.

Car, à la lecture de l’Exposé des motifs du Projet de loi organique sur la Cour Constitutionnelle adopté par le Gouvernement le 13 décembre 2019 et du Rapport de l'étude au fond dudit projet produit par la Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale , on se rend compte qu’il s’agissait en réalité d’un scénario destiné à tromper la vigilance de l’opinion nationale et internationale quant à la réalisation des réformes, et plus particulièrement celle concernant la recomposition de la Cour Constitutionnelle préconisée par la loi portant révision constitutionnelle promulguée et publiée au Journal officiel de la République depuis le 15 mai 2019.

Au demeurant, pourquoi nous précipitons-nous si les réformes institutionnelles ont pour objectif de combler le déficit démocratique, grâce à des bases, des normes et des institutions justes dans l’intérêt du peuple souverain ?

Le 21 décembre 2019, SYNERGIE-TOGO et le Front Citoyen « Togo Debout », soucieux de cet intérêt de notre peuple toujours désabusé par l’autorité politique, faisaient observer, dans une déclaration, que « même si le gouvernement doit suivre vos instructions et prendre des dispositions nécessaires pour le renouvellement de la Cour Constitutionnelle comme l’indique le communiqué du gouvernement du 13 décembre 2019, il ne peut le faire que dans la légalité, c’est-à-dire dans le respect et conformément aux dispositions normatives en vigueur », dans la mesure où, en droit togolais, ce communiqué n’a pas fondement juridique. Et suivant ces dispositions normatives en vigueur, la Cour Constitutionnelle est composée de neuf (09) membres.

La préoccupation n’est pas juste de forme ; elle est fondamentale. En effet, selon l’article 25 de la révision intervenue le 23 décembre 2019 :

« La Cour constitutionnelle se réunit sur convocation de son Président. En cas d’empêchement du Président, la Cour dispose conformément à son règlement intérieur. Elle peut également se réunir à la demande du tiers (1/3) de ses membres. »

Comment, sans aucune autre précision, déterminer les 1/3 des membres de la Cour pour la tenue régulière de ses réunions lorsque son Président et le plus âgé de ses membres présents venaient à être empêchés ? Cela est de nature à enlever aux autres membres de la Cour leur réel pouvoir, et donc l’indépendance qu’ils doivent revêtir, et par voie de conséquence, à les rendre tributaires du Président de la Cour, nommé par le Président de la République, alors qu’en cas de partage de voix ce Président dispose déjà d’un pouvoir prépondérant en matière décisionnelle.

Pour assurer de manière républicaine les attributions conférées par la Constitution en matière consultative, juridictionnelle (contentieux électoral et référendaire, contrôle de constitutionnalité), politique (constat de la vacance de la fonction présidentielles), la Cour Constitutionnelle ne doit pas être privée de certains de ses « bras valides », alors même que ses décisions ne sont susceptibles d’aucun recours et s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités civiles, militaires et juridictionnelles.

En outre, aucun amalgame ne doit être fait entre les dispositions de l’article 100 de la Constitution et celles de l’article 24 de la Loi Organique portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle qui dispose que :
« Les décisions de la Cour constitutionnelle sont rendues à la majorité de ses membres. En cas de partage de voix, celle du président est prépondérante ».

Rappelons-le avec insistance, la possibilité organisée par la Loi organique pour une Cour de fonctionner en l’absence de quelques-uns de ses membres, ne doit pas être confondue avec l’acte de création qui ne saurait souffrir d’aucune dérogation.

Car à l’évidence, avant de fonctionner, c’est-à-dire de juger du quorum nécessaire à la régularité de la tenue ses audiences, de ses réusions, et à la validité de ses délibérations, la Cour Constitutionnelle doit exister. La règle fonctionnelle du quorum ne peut couvrir ni suppléer à la légalité existentielle de la Cour Constitutionnelle. Et c’est d’ailleurs très simple ; avant de fonctionner, l’institution doit exister.

Ce faisant, vos juristes conseils vous auraient induit en erreur en vous faisant croire en une confusion entre la création ou la constitution d’une institution, et les conditions de fonctionnement de cette institution. Et en votre double qualité de garant et défenseur de la Constitution, il est important d’y remédier.

En effet, Monsieur le Président de la République, l’article 58 de la Constitution fait de vous « ---le garant du respect de la Constitution », et avant que vous n’entriez en fonction, vous avez prêté serment devant la Cour Constitutionnelle, légalement constituée, et réunie en audience solennelle, en ces termes, conformément à l’article 68 de la même Constitution :

« Devant Dieu et devant le peuple togolais, seul détenteur de la souveraineté populaire,
Nous, Faure Essozimna GNASSINGBE, élu Président de la République conformément aux lois de la République, jurons solennellement :
- De respecter et de défendre la Constitution que le Peuple togolais s'est librement donnée ;
- De remplir loyalement les hautes fonctions que la Nation nous a confiées ;
- De ne nous laisser guider que par l'intérêt général et le respect des droits de la personne humaine, de consacrer toutes nos forces à la promotion du développement, du bien commun, de la paix et de l'unité nationale ;
- De préserver l'intégrité du territoire national ;
- De nous conduire en tout, en fidèle et loyal serviteur du peuple ».


Vous êtes donc redevable au peuple togolais et à la Constitution, dont vous êtes à la fois garant et défenseur, à plus d’un titre.

Dans la déclaration conjointe rendue publique le 21 décembre 2019 et intitulée « Togo : un processus électoral déjà frappé du sceau de l’illégalité », le Front Citoyen « Togo Debout » et Synergie-Togo écrivaient ceci :

« Dans un empressement difficile à comprendre, les députés ont, au cours de la révision constitutionnelle de mai 2019, abrogé l’article 155 qui permettait à l’Assemblée nationale d’exercer provisoirement les compétences dévolues au Sénat pour la désignation des membres de la Cour Constitutionnelle. »

La Session parlementaire de mai 2019 portant modification des dispositions des articles 13, 52, 54, 55, 59,60, 65, 75, 94, 100, 101, 104, 106, 107, 108, 109, 110, 111, 115, 116, 117, 120, 125, 127, 128, 141, 145,155 et 158 de la constitution du 14 octobre 1992, tenue presqu’à huis clos et dans la précipitation, a sans doute commis une erreur ou une maladresse , peut- être voulue par la Providence parce que le chemin emprunté ne rimait guère avec la volonté du peuple qui, dit-on souvent, est celle de Dieu.

Vous devez alors assumer cette erreur, pleinement et positivement, et en toute responsabilité, prendre vos dispositions pour engager courageusement et en toute humilité une transition permettant de remettre notre Cher Togo, l’Or de l’humanité, sur le chemin de la démocratie, de l’Etat de droit et du développement pour un VIVRE ENSEMBLE HARMONIEUX ET DURABLE.

Il redevient donc impérieux, voire indispensable, au regard de tout ce qui précède, en votre qualité de Président de la République, garant du respect de la Constitution et des institutions de la République, de suspendre le processus électoral illégal en cours, d’ouvrir une période transitoire au cours de laquelle des discussions permettront d’asseoir des institutions justes et crédibles pour des compétitions électorales libres et transparentes. Vous redonnerez, ce faisant, un nouvel espoir à votre peuple !

Dans cette attente, nous vous souhaitons bonne réception de la présente et vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre très haute considération.


Pour Synergie-Togo

Le Président, Kanyi AMOUZOUGAH

Pour Le Front Citoyen Togo-Debout

Professeur David Ekoué DOSSEH

 

 

Togo Debout et Synergie-Togo saisissent Faure Gnassingbé sur le caractère anticonstitutionnel de la Cour constitutionnelle

 

Explosion d'un engin artisanal au Burkina Faso : Au moins 14 civils, dont des élèves, morts

Africa News

Au moins quatorze civils, dont des élèves, ont été tués samedi par l’explosion d’un engin artisanal au passage d’un car dans le nord-ouest du Burkina Faso, a-t-on appris de sources sécuritaires.
des civils morts dans l explosion burkina faso
Un gendarme burkinabé à côté des carcasses de véhicules calcinés | Photo : Africa News

“Un véhicule de transport en commun a sauté sur un engin artisanal ce matin sur l’axe Toeni-Tougan (province du Sourou, frontalière du Mali). Le bilan provisoire est de 14 morts et quatre blessés graves qui ont été pris en charge”, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.

“L’incident a eu lieu aux environs de 09h00 (locales et GMT) et les missions de sécurisation et de secours ont été aussitôt déployées sur les lieux”, a précisé la même source.

“Les victimes sont essentiellement des élèves (d’un collège) qui regagnaient leur localité d’études après avoir passés les fêtes de fin d’année en famille”, a expliqué une autre source sécuritaire, confirmant le “bilan provisoire”.

Dans un communiqué samedi, l’état-major général des armées burkinabè a par ailleurs fait cas d’une attaque contre une unité de gendarmerie à Inata (nord) survenu “vendredi 3 janvier, vers 05h00 du matin”.

“Faisant preuve d’un sang-froid et d’une réactivité exemplaires, les éléments ont réussi à mettre en échec les assaillants. Le bilan fait état d’une dizaine de terroristes neutralisés” , indique le communiqué.

“De l’armement, des munitions et divers matériels dont des stupéfiants ont également été récupérés”.

Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est confronté à des attaques jihadistes qui ont fait environ 750 morts et 560.000 déplacés depuis 2015.

Le Nord et l’Est sont particulièrement touchés. Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises.

Les attaques avec des engins artisanaux, débutées en août 2018, se sont multipliées depuis.

Mardi, dans une adresse télévisée à la nation à l’occasion du Nouvel An, le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré a assuré que la “victoire” sur le “terrorisme” était “certaine”.

Source : Africa News / AFP

 

 

Explosion d'un engin artisanal au Burkina Faso : Au moins 14 civils, dont des élèves, morts

 

Togo, Rétrospective: 15 Années de Négativisme

Francis Pedro Amuzun
Faure Gnassingbe loser en chef du togo
Kodjo Essozimna Faure Gnassingbé Eyadema | Infog : 27avril.com

Le refus systématique de la démocratie, du bien être du peuple et le non respect de l’État de droit, ont amené, à n’en point douter, Faure GNASSINGBÉ et son clan aux confins de l’abîme dans lequel ils sont actuellement.

Il n’est un secret pour personne, sauf les incrédules, qu’à vouloir tout pour soi et rien pour les autres, on finit toujours par tout perdre. Inexhaurablement, le régime plus que cinquantenaire est sur sa pente la plus glissante au point où sa boulimie débordante du pouvoir s’effiloche sans qu’il ne s’en rende compte.

Sans coup férir donc, la junte au pouvoir poursuit sa descente aux enfers, en mettant en place une Cour constitutionnelle incomplète en toute violation de la Constitution qu’il s’est taillée seul sur mesure par une Assemblée nationale qui n’est rien d’autre que sa fabrication..

Comment le chef de l’État a-t-il pu arriver à une telle prouesse, lui qui est le garant de la Constitution de par ses prérogatives si ce n’est la frilosité qui le gagne, lui son entourage ? A vrai dire c’est le serpent qui se mord sa queue montrant par ce fait, que le bateau est entrain de prendre de l’eau et suffisamment.

Il revient donc aux soutiens internes et externes de ce régime, devant pareille démonstration, au risque de devenir ridicules, dire stop à Faure GNASSINGBÉ et son clan en vue du respect, par eux, des lois de la République.

Pour mémoire, c’est donc par un triple coups d’État que le fils du père se saisit du pouvoir en 2005 au mépris de la loi fondamentale qui prescrivait un mode de dévolution du pouvoir par élection en République Togolaise.

Le premier de ces trois coups d’État est militaire. L’opinion se souvient que c’est sur la télévision nationale et en direct que les togolais ont suivi éberlués le quarteron d’officiers d’opérette se mettant au garde-vous devant Faure GNASSINGBÉ affublé de son demi frère Kpatcha GNASSINGBÉ. Ces officiers qui n’avaient aucun mandat du peuple, se sont substitués à celui-ci pour mettre les rênes du pouvoir entre les mains indues de gens qui n’avaient aucune qualité pour ce faire.

Au passage, la dépouille de GNASSINGBÉ Eyadéma décédé ce 05 février 2005 était abandonné par ses fils qui ont préféré aller s’accaparer indument du pouvoir d’État au lieu de pleurer leur pater.

Le deuxième est un coup d’État parlementaire et constitutionnel

La même nuit du 05 février 2005, dans un cirque au parlement, le putschiste Faure fait réviser la Constitution surtout en son article 144 et devint coup sur coup, député de la nation sans être élu, président de l’Assemblée nationale et président par intérim de la République. Le tour est joué et Faure prêtera serment devant une Cour constitutionnelle dirigée par Atsou Koffi AMÉGA qui, pour se donner bonne conscience, dira « » qu’il préférait l’injustice à l’anarchie » », oubliant que c’est l’injustice qui créé l’anarchie.

Le tollé soulevé par la prise inique de pouvoir en ce 05 février 2005 au Togo a obligé Faure GNASSINGBÉ à rétropédaler. Mais c’est mal connaître l’homme. Abass BONFOH, un faire valoir fut propulsé à la tête de l’Assemblée nationale et devient président de la République par intérim avec mission d’organiser l’élection présidentielle anticipée.

Le troisième du triptyque des coups d’État est électoral. En effet, de dénies de droit aux violations des droits de l’homme, le scrutin présidentiel fut tenu le 24 mars 2005 avec sa suite funeste. Alors que le peuple souverain s’est prononcé sur Emmanuel Bob AKITANI , le candidat de l’opposition, Kissem TCHANGAÎ WALLA alors présidente de la CENI, proclama contre toute attente, Faure GNASSINGBÉ gagnant de cette élection. A peine cette proclamation faite que le pays tout entier s’est embrasé. La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) dénombrera 1114 personnes fauchées par des balles tirées par des forces de défense et de sécurité togolaises.

Faure GNASSINGBÉ entame, de ce fait, un quinquenat sur fond de crise ouverte dans le pays. Une crise qui a conduit les acteurs politiques et deux organisations de la société civile à un dialogue politique sous l’égide de Blaise COMPAORÉ mandaté par la CEDEAO.

De ce dialogue naît l’ Accord Politique Global (APG) jamais respecté par Faure GNASSINGBÉ qui en a tiré profit pour se maintenir au pouvoir 15 ans durant avec la complicité sans cesse renouvelée de la CEDEAO et l’entièreté de la communauté internationale qui n’avait aucun égard pour le peuple togolais meurtri et blessé dans son amour propre.

La suite, tout le monde le sait. Depuis 15 ans, Faure GNASSINGBÉ se permet tout, décide de tout sans un regard bienveillant envers le peuple qu’il dit diriger.

En 2010, cinq ans plus tard après la sanglante épopée de 2005, Faure GNASSINGBÉ se présente à la présidentielle avec une victoire à la pyrus sans satisfaire aux conclusions de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR). Il botta à la touche, les réformes constitutionnelles et institutionnelles. Il bâcle l’indemnisation des victimes, met en quarantaine l’organisation parfaite des élections et pire, dresse de nouveau l’armée et les forces de sécurité contre les populations togolaises.

En 2015, battu une seconde fois par Jean Pierre FABRE de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Taffa TABIOU, président de la CENI d’alors, proclame Faure vainqueur malgré qu’il soit pris la main dans le sac et en direct entrain de vouloir proclamer des résultats qui ne correspondent pas à la réalité des urnes.

Ce n’est plus un secret que les trois mandats de Faure GNASSINGBÉ sont assis sur du faux. Ces trois mandats ont nuit fortement au développement et à la paix dans notre pays en plus des 42 ans de son père qui lui aussi a assassiné Sylvanus OLYMPIO, le premier président du Togo pour s’emparer du pouvoir.

C’est dire que la gouvernance de Faure GNASSINGBÉ a impacté négativement le vivre ensemble national ces 15 dernières années sur plusieurs plans, notamment, socio-économique et culturel sur lesquels je reviendrai.

Francis Pédro Amuzun

 

 

Togo, Rétrospective: 15 Années de Négativisme

 

Brouille entre Ouro-Djikpa Tchatikpi et le bureau national du PNP: Qu'est-ce qui s'est vraiment passé?

Samari Tchadjobo
L’ex-conseil spécial du président national du PNP, Ouro-Djikpa Tchatikpi | Photo : DR

Une décision portant décharge de responsabilités circule depuis jeudi soir sur les réseaux sociaux. Il s´agit d´un document officiel émanant du Parti National Panafricain (PNP) d´après l´en-tête du papier. La décision de décharge de responsabilités concerne le désormais ex-conseiller du Président National du PNP, Monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi, qui est démis desdites responsabilités à compter du 31 décembre 2019 pour cause d´indiscipline. Depuis cette nuit du 02 janvier 2020 commentaires, analyses et tentatives de justification des plus passionnés se sont emparés de la toile. Une véritable aubaine pour les détracteurs de la formation politique à l´emblème du cheval qui n´attendaient que ça pour déverser leur haine sur cette formation politique. Ayant voulu en savoir plus, nous avons approché certains responsables du staff dirigeant du Parti National Panafricain. Voici ce qui a conduit à cette décision inattendue:

Après sa libération des geôles du Service des Renseignements et d´Investigation (SRI), Monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi se rend en Allemagne vers la fin du mois de septembre 2019 pour un contrôle sanitaire. Le bureau national du PNP lui reproche, d´avoir, pendant son séjour en Europe, tenu des propos de nature à salir l´image et semer une confusion quant à l´orientation politique du parti, lors de réunions ou d´entretiens entre amis. L´ex-conseiller du président du PNP se serait également rendu en Suède, en Italie et en Suisse pour rencontrer les militants du Parti National Panafricain; initiatives tout à fait normales et louables, si ses supérieurs étaient au courant, lui en avaient donné le mandat ou étaient informés après coup du résultat de toutes ces démarches. Mais Monsieur Ouro-Djikpa n´a daigné informer personne au sein du bureau exécutif de tous ces déplacements, et du contenu des messages passés. Et ce ne sont pas les rappels à l´ordre qui avaient manqué de la part des membres du bureau national de sa formation politique.

Samedi 16 novembre 2019, Ouro-Djikpa assiste à une Assemblée Générale du PNP-Belgique à Anvers, fait un exposé et se fait recevoir, quelques jours plus tard, au siège de l´Union Européenne à Bruxelles. Évidemment au nom du Parti National Panafricain (PNP), évidemment sans mandat de personne et sans compte rendu à personne sur le motif, la teneur des entretiens et sur la ou les personnes avec qui il a parlé. L´information a fuité quand une délégation de la diaspora togolaise cherchait à être reçue auprès de l´Union Européenne à l´issue de la marche organisée par ladite diaspora à Bruxelles le samedi 11 janvier prochain.

De retour au pays, le natif de Yèlivo prend contact avec Messieurs Nathaniel Olympio du Parti des Togolais et Djimon Oré du Front des Patriotes pour la Démocratie pour mettre sur pied ceux qu´ils appellent un « Projet d´Occupation du Terrain ». Ouro-Djikpa se lance donc dans la création d´une nouvelle coalition de l´opposition avec ces deux personnalités à l´insu du bureau exécutif de son parti. D´après nos investigations, Dr Kossi Samah, SG du PNP, après avoir appris que Ouro-Djikpa assisterait à des réunions au nom de leur parti sans leur avis, aurait écrit au moins deux lettres aux Sieurs Djimon Oré et Nathaniel Olympio pour leur signifier qu´ils étaient entrain de travailler avec quelqu´un qui n´a reçu aucun mandat de sa formation politique mère; et que ce qu´ils mettront sur pied n´engagerait pas le PNP. Le Numéro 2 du parti rouge, sur le même sujet, aurait même parlé au téléphone avec le leader du Parti des Togolais, M. Olympio.

Malgré ce rappel à l´ordre, aussi bien en direction des deux chefs de partis, qu´en direction de Ouro-Djikpa, à qui ses supérieurs ont rappelé l´illégalité de l´acte qu´il était entrain de poser, les réunions s´étaient succédé comme si de rien n´était. L´ex-conseiller envoie le document rédigé par les trois pour leur coalition, et dénommé « Projet d´Occupation du Terrain » à un responsable de la Diaspora Togolaise d´Allemagne, à travers lequel il sollicite l´aide de la Diaspora pour son projet; alors qu´il existe bel et bien une représentation du PNP au pays d´Angela Merkel; et n´oublions pas que M. Djikpa agit toujours au nom du Parti National Panafricain.

D´autres conseillers du PNP, en désaccord avec le projet de Monsieur Ouro-Djikpa, l´amènent chez le Secrétaire Général pour une réunion d´explication. Il est mis en minorité et prié de tout laisser tomber. Il fit semblant d´avoir accepté, mais revint à la charge quelques jours plus tard pour annoncer au SG du PNP la tenue imminente, au tout début de janvier 2020, d´une conférence de presse qui porterait sur les fonts baptismaux la nouvelle coalition à trois. C´était la goutte d´eau qui fit déborder le vase. Pour éviter que le comportement de Monsieur Ouro ne fasse de dégâts sur le parti, Dr Kossi Samah décide d´informer qui de droit avant de prendre la décision qui fait aujourd´hui couler beaucoup d´encre et de salive.

Pour la petite histoire, apprenons que Monsieur Ouro-Djikpa n´était pas le seul conseiller du président national du PNP; il y en a beaucoup d´autres; et qu´il ne faisait pas partie du bureau exécutif. Que les choses soient claires, insistent les responsables du Parti National Panafricain: L´ex-conseiller n´est pas exclu du parti. Il a été tout simplement déchargé des responsabilités qui étaient les siennes pour faute grave, comme le ferait tout autre parti politique. Ceux qui critiquent et vilipendent le parti pour avoir démis de ses responsabilités le conseiller du président national, gagneraient à se renseigner sur la manière dont fonctionnent tous les partis politiques au Togo ou ailleurs, ayant des règles et des statuts comme le PNP. Continuer à critiquer et à dénigrer les responsables du Parti National Panafricain sans être allé aux informations, releverait de la pure haine, d´une ignorance criarde des textes régissant les partis politiques et d´une carence intellectuelle.

Et la lettre qui circule sur les réseaux sociaux, portant sur la décision de décharge de responsabilités à l´encontre de Monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi, lui avait été remise par le bureau national qui n´est pas responsable de sa publication sur les réseaux sociaux. Pour terminer, précisons que nous avons plusieurs fois tenté de contacter le concerné lui-même pour savoir ce qu´il en pense; mais à chaque fois nos appels ont été purement et simplement repoussés.

Ci-joint le document, «Projet d´Occupation du Terrain».

Merci aux responsables du PNP, aussi bien en Allemagne, qu´au Togo, qui ont bien voulu nous renseigner!

Samari Tchadjobo
05 janvier 2020
Hanovre, Allemagne
Samari Tchadjibo
Samari Tchadjibo

 

 

Brouille entre Ouro-Djikpa Tchatikpi et le bureau national du PNP: Qu'est-ce qui s'est vraiment passé?

Togo : Le vice du 4e mandat

Liberté Togo

« La question du troisième, quatrième voire cinquième mandat tient lieu de divan : elle nous révèle la part la plus obscure des êtres qui nous gouvernent » (Tierno Monénembo)
vice du 4e mandat faurique
Source : Sika’a

Le temps des monarchies est révolu. Nous sommes à l’ère des Républiques et de plus en plus, on assiste à une levée de boucliers sur le continent contre le règne ou la présidence à vie. En ce début de 21ème siècle, il n’est plus dans l’ordre des choses qu’un dirigeant, aussi fort soit-il, collectionne les mandats présidentiels comme des objets d’art.

Bien qu’au Togo, le fils du père se soit fait tailler « un costume sur mesure » par une Assemblée monolithique dont les membres ont été tous nommés, lui traçant ainsi l’autoroute pour la présidence à vie, son quatrième mandat auquel Premier ministres, ministres, cadres d’UNIR, simples militants et courtisans l’appellent avec insistance à faire, est de plus en plus contesté.

Après 38 ans de règne sans partage de son père et les 15 années qu’il est en train de boucler à la tête du Togo, il n’est pas bienséant que Faure Gnassingbé cherche encore à tout prix à s’y accrocher. Cinquante-trois (53) ans de règne d’une seule famille, ça suffit ! La terre de nos aïeux est notre propriété collective et ne saurait rester l’apanage d’un clan, d’une famille qui la considère comme un legs éternel.

Le rapport de la Campagne « Tournons la page » précisait en 2015 que 90% des Togolais n’ont connu que la seule famille Gnassingbé au pouvoir. Oui, on est toujours dans les mêmes histoires de Gnassingbé depuis 1967. Et dans ce pays où l’espérance de vie est de 60,23 ans, selon les données de la Banque Mondiale, il est donc loisible de naître et de mourir en n’ayant connu qu’un seul président : Gnassingbé. Pourtant nous ne sommes pas dans une monarchie.

De fait, les Togolais sont fatigués de cette famille, de cette engeance, de ce régime, de voir les mêmes têtes et les mêmes choses tout le temps comme si la vie s’est arrêtée, comme si le temps a cessé de couler. Si chacun, dans son for intérieur, maugrée silencieusement contre un 4ème mandat de Faure, et partant, le règne sans fin de la famille Gnassingbé, c’est le jeune activiste Folly Satchivi qui a eu le courage de remettre le sujet sur le tapis en organisant ce qu’il appelle « une grève de la faim itinérante » au siège des principales formations politiques du pays aux fins d’appeler à l’union et à la mobilisation de tous contre ce 4ème mandat.

Même s’il y a quelques semaines, la Coalition de l’opposition (C14) avait appelé Faure Gnassingbé à renoncer de lui-même à être candidat en 2020 dans l’intérêt du pays. « Cette décision créerait les conditions pour une réconciliation des Togolais aux lendemains d’élections aux résultats acceptés par tous ; en posant cet acte, l’actuel chef de l’Etat rentrerait dans l’histoire comme celui qui a donné une chance à la démocratie de s’installer au Togo », avaient insisté les premiers responsables.

Le leader du Parti national panafricain (PNP), Tikpi Atchadam, demeure le farouche opposant au quatrième mandat du fils du père. Ce qui vaut tous les ennuis à ses partisans et à son parti.

Quoi qu’on dise, le pouvoir à vie corrompt à vie. Comme le souligne Mamoudou Gazibo, professeur de science politique à l’Université de Montréal, le pouvoir à vie « transforme le système économique en capitalisme de bandits, car les contrats sont rarement respectés, les entreprises sont accaparées par les dirigeants et leurs familles, et la richesse des uns est amassée sur le vol et l’exploitation des faibles ». On retrouve le Togo de Faure Gnassingbé en filigrane.

Médard Ametepe

Liberté

 

 

Togo : Le vice du 4e mandat

 

Le parti « Les Démocrates » fête ses 4 ans et appelle le peuple à la mobilisation

Le parti « Les Démocrates » a soufflé ses 4 bougies le 21 décembre 2019. Hier après-midi au siège du parti à Lomé, les responsables ont réaffirmé leur engagement à lutter au côté du peuple togolais, surtout œuvrer en sorte qu’il y ait l’alternance au Togo en cette année 2020.

L’éveil de conscience des masses pour reconquérir la dignité du peuple souverain, la lutte pour l’alternance, la non inscription dans une dynamique électoraliste, le Togo étant une dictature, le refus d’une course au pouvoir et l’adhésion dans une dynamique de lutte pour la libération nationale sont autant d’objectifs que s’est assigné le parti de Nicodème Habia depuis sa création.

« A l’orée d’une nouvelle année où il amorce ses 05 ans, fidèle à sa philosophie, le parti tient à présenter ses vœux les meilleurs au peuple togolais Souverain ; 2020 sera une année lumière dans l’histoire politique du Togo, que le soleil luise enfin pour que chacun de nous, citoyen de la Terre de nos Aïeux, et que nous ayons en partage au quotidien le pain et la démocratie, que nos prières s’élèvent vers le Dieu Tout-Puissant et que nos actions soient couronnées de succès pour arracher l’alternance », lit-on dans la déclaration issue du Conseil national extraordinaire tenu ce vendredi.

En ce qui concerne le processus électoral en cours, le parti Les Démocrates dénonce son caractère illégal et appelle le peuple togolais à la mobilisation. Nicodème Habia et ses collaborateurs n’entendent pas se mêler de ce processus. Ils appellent cependant les forces démocratiques à œuvrer ensemble pour arracher une transition devant permettre l’installation d’institutions crédibles avant l’organisation de toute élection au Togo.

Le parti Les Démocrates « appelle le peuple togolais à rester mobilisé et à se tenir prêt à agir le moment venu, partout sur la Terre de nos Aïeux, pour arracher l’alternance ».

 

 

Le parti « Les Démocrates » fête ses 4 ans et appelle le peuple à la mobilisation

 

Mgr Kpodzro : « Personne ne m’a manipulé »

Depuis qu’il a porté son choix sur Dr Agbeyome Kodjo comme candidat unique de l’opposition à la présidentielle de 2020, nombreux sont ces internautes qui tirent à boulet rouge sur le prélat. Certains vont jusqu’à affirmer que le vieux s’est fait manipuler.

Mais visiblement, tous ces critiques ne semblent pas égratigner la conscience de l’homme de Dieu. Au contraire, il est plutôt sûr et certain que le choix de Dr Agbeyome comme candidat unique de l’opposition est le meilleur.

« Je suis parti au Bénin et les journalistes béninois m’ont dit : Mgr les Togolais sont-ils aveugles ? Il y a Agbeyome Kodjo qui est l’homme le plus préparé. Et cela m’a conforté dans l’inspiration que je reçois du Seigneur pour dire que c’est lui qu’il faut choisir », a-t-il indiqué.

L’ancien Président du Haut Conseil de la République a précisé qu’il n’a imposé le choix d’Agbeyome à personne. Il justifie ce choix par le fait qu’il connait bien le régime.

L’homme de Dieu dit qu’il n’a pas été manipulé. Selon lui, c’est à l’issue d’un long processus d’exploration, d’entretiens qu’un collège de sages a porté son choix sur Agbeyome Kodjo en qualité de candidat unique de l’opposition pour l’élection présidentielle de 2020.

« Personne ne m’a manipulé. Moi je prie seulement le Seigneur de nous aider à mettre fin à la dictature qui nous malmène depuis plus de cinquante ans », a-t-il souligné.

Notons que le collège de sages ayant procédé au choix du député Agbeyome est composé d’Issa Samarou, Prosper Yaovi Adodo et Fidèle Nubukpo, tous des anciens ministres du Togo.

 

 

Mgr Kpodzro : « Personne ne m’a manipulé »

 

Tous les 13 jours, un homme meurt des suites de violences conjugales

Il n’y a pas que les hommes qui violentent leurs épouses au foyer. Les violences conjugales coûtent aussi la vie aux être dits virils.

Bien que les chiffres soient étonnants, ils sont réels et traduisent une réalité souvent tue. En effet, les violences conjugales entraînent le décès d’un homme tous les 13 jours, annonce un média français.

Un exemple pour illustre cette conclusion. L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) estime que 7136 hommes ont souffert ou été victimes des violences volontaires de leur conjointe en 2013.

En moyenne 26 masculins y trouvent la mort chaque année. Ces hommes qui sont battus par leur femme se murent dans un silence, de peur d’être la risée de leur voisinage.

Selon madame.lefigaro.fr, « si leurs histoires permettent de mieux comprendre le système de soumission psychologique des victimes de violences conjugales, les hommes se heurtent à une justice pas toujours impartiale à leur égard ».

Certains hommes se laissent faire, surtout dans les pays occidentaux, parce qu’ils « risquent de se retrouver en garde à vue ou mis en examen », raconte l’avocate Samira Meziani qui a l’habitude de défendre les victimes mâles des violences conjugales.

A.H

 

 

Tous les 13 jours, un homme meurt des suites de violences conjugales

 

ONU Femmes consacre l’année 2020 à l’égalité des sexes

L’agence onusienne « ONU Femmes » qui milite pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, veut faire de 2020, l'année de la lutte pour « l’égalité de genre ». Plusieurs évènements majeurs sont annoncés au cours de cette année, selon l’organisation.

La communauté internationale de l’ONU Femmes dit s’accorder à reconnaître qu’en dépit de certains progrès, la situation de la plupart des femmes et des filles dans le monde évolue de façon lente. « Aucun pays n’est en mesure, à ce jour, d’affirmer avoir atteint l’égalité des sexes. Les nombreux obstacles rencontrés tant sur le plan juridique que sur le plan culturel semblent immuables », dénoncent les femmes onusiennes.

« Les femmes et les filles restent sous-évaluées, elles travaillent plus et gagnent moins, avec des perspectives plus limitées. Elles subissent des formes diverses de violence chez elles et dans les lieux publics. Un recul des avancées féministes durement acquises est par ailleurs à craindre », on-t-elles déplorées.

A cet effet, l’entité entend susciter une action sur le plan international, pouvant aboutir à l’égalité des sexes et au respect des droits fondamentaux pour toutes les femmes et les filles du monde. D’ailleurs, le thème retenu pour le 8 mars prochain, journée internationale des femmes, « Je suis de la Génération Égalité : Levez-vous pour les droits des femmes », s’inscrit dans la même perspective.

A cette occasion, une cérémonie dans les locaux du Secrétariat des Nations Unies à New York le vendredi 6 mars 2020 afin de rassembler les nouvelles générations de femmes et de filles leaders, tous les acteurs qui interviennent dans la défense des droits de la gente féminine, qui ont œuvré pour l’élaboration du Programme d’action de Beijing 20 ans plus tôt.

« La rencontre donnera l’occasion de fêter les artisans du changement sans distinction d’âge et de sexe et elle examinera comment ils peuvent ensemble s’attacher à résoudre au cours des prochaines années le problème non réglé de l’autonomisation de toutes les femmes et de toutes les filles. Cette cérémonie sera ponctuée d’interventions des hauts représentants des Nations Unies, d’un dialogue intergénérationnel avec des militants de l’égalité des sexes et des spectacles musicaux », précise ONU Femmes.

Il est à noter que d’autres évènements, notamment le 10e anniversaire de la création d’ONU Femmes, le 20e anniversaire de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU sur les femmes, la paix et la sécurité, et un cap quinquennal dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), sont annoncés au cours de l’année 2020 pour la promotion de l’égalité des sexes.

 

 

ONU Femmes consacre l’année 2020 à l’égalité des sexes

 

Eventuel 3è mandat : Muhammadu Buhari met fin aux spéculations

Dans son message de nouvel an à la nation nigeriane, le président Muhammadu Buhari a réaffirmé son attachement aux principes démocratiques dans son pays et dans toute la sous-région ouest africaine, en annonçant son retrait aux affaires en 2023.

« Je me retirerai en 2023 et ne serai pas disponible lors des prochaines élections. Mais je suis déterminé à contribuer au renforcement du processus électoral au Nigeria, et dans toute la région où plusieurs membres de la CEDEAO se rendent aux urnes cette année », a-t-il affirmé dans son discours de nouvel an.

Muhammadu Buhari met ainsi fin aux spéculations faisant état de sa volonté de rester au pouvoir à la fin de son mandant.

Élu en 2015 puis réélu en 2019, Muhammadu Buhari fait à la tête du pays son deuxième mandat censé être son dernier.

Edem A.

 

 

Eventuel 3è mandat : Muhammadu Buhari met fin aux spéculations

 

Gbénodou, leaders des partis d’opposition et de la société civile s’apprêtent à lancer une stratégie commune

Une rencontre se déroule depuis ce matin à Lomé entre les leaders des partis d’opposition et ceux des organisations de la société civile togolaise. « Gbénodou » (reconnaissance de la diversité), c’est le nom que porte l’initiative.

Prouver aux initiateurs eux-mêmes et au peuple togolais qu’ils sont capables de se parler au-delà des différentes étiquettes, définir les conditions indispensables pour les élections de 2020 et permettre la relance de la mobilisation de la population, ce sont les objectifs poursuivis par cette rencontre qui se déroule aujourd’hui et demain.

« En donnant à cette rencontre le nom « Gbénodou » et non celui de l’arbre à palabres, une intention est clairement exprimée : la reconnaissance de chaque entité, la reconnaissance de chaque voix avec sa tonalité et sa différence, mais aussi la nécessité de parvenir à un consensus. C’est donc avant tout le refus de l’idée de l’unité qui signifierait l’unanimisme pour accorder la place à une unité dans la pluralité », indiquent les initiateurs de la rencontre.

Initiative du Front Citoyen Togo Debout (FCTD), cette rencontre permettra de « travailler pour que 2020 soit effectivement le début d’une nouvelle expérience, celle d’un Etat de droit démocratique ».

« Le contexte actuel de notre pays nous oblige à puiser dans nos traditions pour trouver une issue heureuse de la crise socio-politique qui secoue notre pays depuis des décennies. Notre peuple, après l’expérience de tant d’années de dictature et de déchirure, aspire à une ère nouvelle dans laquelle chacun sa place ; nul ne prend la place de l’autre et nul n’est inutile », proclament les organisateurs.

Toutes les formations politiques de l’opposition prennent part à cette rencontre. Elle prend fin demain avec un document final sur la stratégie commune à mettre en œuvre pour la mobilisation populaire et l’avènement de l’alternance cette année 2020.

 

 

Gbénodou, leaders des partis d’opposition et de la société civile s’apprêtent à lancer une stratégie commune

 

Un membre de la famille royale britannique attendu à Lomé

Le prince Michael de Kent, cousin germain de la reine Élizabeth II va fouler le sol togolais dans les prochains jours.

Aux côtés des présidents gambien, ghanéen, congolais, nigérien, ougandais, sénégalais et togolais, le prince Michael de Kent prendra part dans la capitale togolaise au lancement de « l’initiative de Lomé ».

Porté par la Fondation Brazzaville au sein de laquelle le prince Michael de Kent est actif, « l’initiative de Lomé » est un projet dont la finalité est d’intensifier la lutte contre le trafic de faux médicament en Afrique.

Le lancement officiel du projet est prévu les 17 et 18 janvier 2020 dans la capitale togolaise.

 

 

Un membre de la famille royale britannique attendu à Lomé

 

Tchassona Traoré : « Nous nous retrouvons dans une démarche de solution par l’absurde »

Dans son message de vœux à la nation togolaise, le président du mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), Me Tchassona Traoré est revenu sur la désignation du Dr Agbeyomé Kodjo comme candidat unique de l'opposition pour la présidentielle de cette année.

Message de vœux de Me Mouhamed Tchassona Traoré

Lentement, mais sûrement, 2019 a fini d’égrener ses jours pour laisser place à 2020. Qu’il me soit permis de rendre grâce à Dieu Tout-puissant qui a conduit le peuple togolais durant toute l’année 2019 et qui lui permet encore d’humer l’air de l’année nouvelle.

Que cette nouvelle année soit celle des réussites, des joies, des accomplissements, de l’amour, de la tolérance et de la paix pour tous les fils et filles du Togo.

2020 est une année cruciale pour le Togo, car c’est une année électorale. Cette élection, qui arrive dans quelques semaines, est celle de grands enjeux pour notre pays dans ce sens qu’elle aiguise tous les appétits, suscite beaucoup d’espoir chez un peuple fatigué de plusieurs décennies de gestion chaotique et de politique politicienne.

L’espérance dans une possible alternance en cette année 2020 est si grande que tous les acteurs, chacun en ce qui le concerne, s’est véritablement impliqué pour proposer des pistes de solution pouvant permettre au rêve de se réaliser. C’est le cas notamment de Mgr Fanoko Kpodzro qui, malgré le poids de l’âge, a repris son bâton de pélerin pour amener les acteurs de l’opposition à se trouver un candidat commun pour ce scrutin.

Le Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD) a appris la nouvelle de désignation de monsieur Agbéyomé Kodjo comme candidat unique des “forces démocratiques” à l’élection présidentielle du 22 février 2020.

Le MCD prend acte de ce choix qui est l’aboutissement de plusieurs semaines de tractations initiées par Mgr Fanoko Kpodzro en vue d’amener l’ensemble des acteurs de l’opposition à faire front commun contre le candidat du pouvoir pour une alternance cette année 2020.

Toutefois, le MCD tient à faire quelques observations par rapport à la démarche de Mgr Kpodzro. Le Togo qui peine à construire des bases solides pour son évolution se trouve depuis près de 30 ans dans une impasse sur la stratégie à même de régler la double équation de construction d’une véritable démocratie et du besoin d’alternance.

Tous les obstacles entretenus par le régime en place ont alimenté toutes les formes de désespoir difficilement surmontables par les plus optimistes. Et pour couronner le tout, la démarche du Prélat qui devait se concevoir en termes de médiation, a plutôt compliqué la mise.

Nous nous retrouvons dans une démarche de solution par l’absurde. Comme quoi, lorsqu’on l’on fait face à une difficulté insurmontable, par l’absurde, on complique la difficulté dans l’espoir que la solution se dessine. Devant une telle attitude, la solution devient le problème et conforte l’impasse.

Le MCD résume cette démarche en ces mots : de l’embarras de choix au choix de l’embarras. Qu’est-ce que cela veut dire ?

D’abord, il s’agit ni plus ni moins d’un embarras de choix dans ce sens que le peuple est mis dans un embarras de choix entre résignation et espoir.

Ensuite, c’est un embarras entre Révolutionnaires et partisans de la démarche républicaine de (changement par les urnes).

C’est également un embarras entre pluralité de candidatures et candidature unique.

Enfin, il s’agit d’un embarras de choix du mécanisme d’approche entre candidatures multiples et candidature unique (société civile, concertation entre acteurs politiques) ou par personnalités neutres (religieux ou autres hommes de bonne volonté).

En tout état de cause, le mécanisme par lequel les acteurs politiques et de la société civile ont cédé à la poussée volontaire du Prélat qui a fini par compliquer le jeu. Absence de critères objectifs dans la désignation du candidat, refus de prise en compte des observations et propositions faites au Prélat et ses collaborateurs pour améliorer le mécanisme. Le MCD a par exemple proposé la signature par les partis politiques et candidats d’une charte de bonne conduite au premier tour, la mutualisation des moyens pour minimiser l’impact de la fraude, l’engagement pour les candidats au premier tour à soutenir celui qui viendrait en tête pour le second tour.

De plus, il n’est pas certain que la démarche puisse conduire à une véritable candidature unique pour l’ensemble de l’opposition. Le choix unilatéral opéré par le Prélat est source d’autres inquiétudes qui sont d’ordre légal et constitutionnel. En effet, le caractère laïc du pays en a pris un coup, la constitution, prévoyant désormais un mode de scrutin à deux tours, rien ne saurait justifier cette obsession à confiner toute l’opposition dans une démarche de candidature unique.

Enfin, le MCD note que la solution du Prélat conduit plutôt au choix de l’embarras. La désignation de monsieur Agbéyomé Kodjo semble être un choix à peine compréhensible. D’abord du fait des acteurs politiques en présence au début de cette démarche, mais qui ont fini par se retirer du processus. Ensuite, le MCD pense que le choix d’un candidat unique de l’opposition pour le premier tour du scrutin, si cela était une condition sine-qua-non, devrait se s’opérer en tenant compte du poids politique des acteurs impliqués dès le début du processus enclenché par Mgr Kpodzro, mais également de la sociologie électorale du Togo.

Au regard, de tout ce qui précède, le MCD réaffirme sa position qu’il a déjà clairement expliquée à plusieurs reprises au Prélat. La candidature unique de l’opposition n’est pas la clé de l’alternance en 2020. Vouloir confiner les acteurs de l’opposition dans une dynamique de candidature unique est une entorse à la démocratie dans le contexte actuel.

Le MCD réitère son approche de mutualisation des moyens par l’ensemble des candidats de l’opposition pour une présence effective de ses représentants dans tous les bureaux de vote. Le report des voix en faveur du candidat de l’opposition qui viendrait en tête pour le second tour paraît plus réaliste.

Convaincu que les électeurs inscrits en 2018 ne sont pas uniquement militants du parti au pouvoir malgré ce que certains tentent de faire croire, le MCD appelle les populations togolaises à se mobiliser massivement le 22 février pour voter contre le système politique qui a régenté le pays ces cinq dernières décennies.

Bonne et heureuse année 2020 à toutes et à tous !

Le président du MCD

Me Mouhamed Tchassona Traoré

 

 

Tchassona Traoré : « Nous nous retrouvons dans une démarche de solution par l’absurde »

 

Présidentielle de 2020 : L’ANC ne soutient pas la candidature d’Agbeyome

Depuis quelques jours, il circule sur les réseaux sociaux un message audio dans lequel un « prétendu ex-président fédéral de l’ANC-Suisse » dit apporter son soutien à Agbeyome Kodjo, candidat unique de l’opposition, choisi par Mgr Kpodzro pour la présidentielle de 2020.

Dans un communiqué rendu public ce vendredi, les « vrais » responsables de l’ANC en Suisse ont réagi par rapport à ce message audio. Ils estiment que l’auteur de ce canular n’est qu’un « usurpateur » qui se cache derrière « des pseudos ».

« La section ANC-Suisse tient à informer l’opinion et à rassurer les militants et sympathisants de l’ANC, qu’il s’agit d’un faux usage du nom du parti par un usurpateur qui seul connait ses intentions. Car, depuis sa création, la section de l’ANC en Suisse est encore dirigée par la même équipe et à cet effet, il n’existe à ce jour aucun ex-président de cette section de l’ANC. Le bureau actuel est au complet, est en place et opérationnel. En plus, nous n’avons pas de fédération en Suisse mais une section », lit-on dans le communiqué.

Selon les responsables de la section ANC-Suisse, cet « individu en mal de sensation » cherche seulement « à semer la confusion dans les esprits et à faire des procès d’intention aux personnes honnêtes, dévouées à servir loyalement le peuple togolais ».

En tout cas, le moins qu’on puisse dire c’est que l’ANC ne compte pas apporter son soutien à Agbeyome Kodjo pour le compte de la présidentielle de 2020. D’ailleurs, le samedi 28 décembre dernier, lors d'un meeting à Bè-Kondjindji, le leader dudit parti, Jean-Pierre Fabre a été on ne peut plus clair.

L'ex-chef de file de l'opposition a bien précisé que l'ANC ne soutiendra aucun candidat en dehors de l’ANC.

 

 

Présidentielle de 2020 : L’ANC ne soutient pas la candidature d’Agbeyome

 

Présidentielle 2020 : Le CAR s'apprête à dévoiler son candidat

Le Comité action pour le renouveau (CAR) qui a laissé croire qu’il ne participera pas à la prochaine élection présidentielle, s’apprête à annoncer le nom de son candidat.

Vendredi dernier, un de ses cadres, Nador Awokou, sur une radio privée de la place, indiquait que les caristes auront leur candidat pour le scrutin du 22 février prochain. Il est allé loin jusqu’à déclarer que « par respect aux textes, même si vous connaissez celui qui va porter nos couleurs, il faut le faire conformément aux statuts ».

En réalité, l’homme providentiel de ce parti a été toujours Me Yawovi Agboyio, 76 ans, président-fondateur comme certains l’appellent affectueusement. C’est sans surprise pour ceux qui connaissent bien l’homme de Kouvé.

Ceux qui ont cru que le CAR ne prendra pas part à ce rendez-vous politique peuvent se raviser. Ces dernières semaines, sur les radios, les plateaux de télévision et à travers les communiqués, le mot d’ordre était pas de participation sans un processus électoral transparent et inclusif.

Finalement, cette formation politique de l’opposition, malgré les vices dans le processus électoral, présentera son porte flambeau pour cette compétition.

A.H.

 

 

Présidentielle 2020 : Le CAR s'apprête à dévoiler son candidat

 

18 personnes ont péri jeudi dans le crash d’un avion militaire

L’Antonov 12, a indiqué le porte-parole militaire Amer Mohammed Al-Hassan, s’est écrasé après son décollage d’El-Geneina. Pas de survivants.

L’appareil militaire s’est écrasé cinq (5) minutes après son décollage ce jeudi 02 janvier 2020. Dix-huit (18) personnes dont quatre (4) enfants ont trouvé la mort. A en croire l’armée soudanaise, une enquête est en cours pour préciser les causes du crash.

L’avion, en effet, transportait de l’aide humanitaire à destination de Darfour, une région de l’Ouest du Soudan en proie à des violences entre tributs ces derniers jours.

Ces violences meurtrières, a indiqué le Croissant-Rouge local cité par lemonde.fr, ont fait au moins quarante-huit (48) morts et deux cent quarante-un (241) blessés dimanche et lundi, dont dix-neuf (19) dans un état grave, ont été transférés à Khartoum, capitale du pays.

Le Darfour, rappelons-le, est confronté à des violences meurtrières depuis 2003.

 

 

18 personnes ont péri jeudi dans le crash d’un avion militaire

 

Alternance en 2020 : Agbeyome Kodjo mise sur son « expérience politique » pour atteindre cet objectif

L’on connait depuis le 31 décembre 2019, le mystérieux candidat unique de l’opposition choisi par Mgr Philippe Kpodzro. Il s’agit bien du député Agbeyome Kodjo, président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD).

L’homme politique qui se dit très « surpris » que le « choix divin » du prélat soit porté sur sa « modeste personne » en qualité de candidat unique de l’opposition pour l’élection présidentielle de 2020, compte mener à bien la mission à lui confiée.

A l’en croire, ce n’est pas le moment de décevoir le peuple togolais en lutte depuis des décennies pour une alternance politique au sommet de l’Etat.

Dr Agbeyome Kodjo qui fut président de l’Assemblée Nationale, Premier ministre, ministre de l’Intérieur… au temps du feu Général Eyadema, mise sur son expérience, ses connaissances et ses relations pour concrétiser cette alternance en 2020. Il compte également travailler en synergie avec les forces démocratiques du pays pour que cet objectif soit atteint.

« Nous allons rapidement créer une synergie avec tous les acteurs de l’opposition surtout notre jeunesse. Parce que c’est d’elle qu’il s’agit, c’est lui qui est au cœur de notre démarche. Ce sont les jeunes qui animeront la vie de ce pays. Nous allons montrer le chemin avec l’expérience que nous avons. Nous allons rassembler autour… Et je peux vous assurer que si nous suivons le paradigme que nous allons définir, il y a l’alternance en 2020 », a-t-il déclaré juste après sa désignation.

Notons que c’est à l’issue d’un long processus d’exploration, d’entretiens, de quasi primaires internes puis de l’activation des modalités transparentes de désignation que l’Archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro et d’un Collège de sages, portèrent leur choix sur Agbeyome Kodjo en qualité de candidat unique de l’opposition pour l’élection présidentielle de 2020.

Godfrey Akpa

 

 

Alternance en 2020 : Agbeyome Kodjo mise sur son « expérience politique » pour atteindre cet objectif

 

Agbeyome Kodjo, candidat unique de l'opposition : « Durant cette nouvelle année 2020, nous élirons un Président de la République »

A peine choisi par Monseigneur Kpodzro comme « candidat unique de l’opposition », le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et Développement (MPDD), Dr Agbeyome Kodjo, adresse son discours à la nation. Dans son message, l’ancien président de l’Assemblée Nationale est revenu sur le processus à l’issue duquel le choix du candidat unique a été porté sur sa « modeste personne ». Tout en invitant les Togolais à lui faire confiance, l’homme politique promet travailler en synergie avec les forces démocratiques du pays pour que l’alternance politique soit une réalité en 2020. Lecture !

Discours à la nation de Gabriel Messan Agbeyome Kodjo

Togolaises, Togolais,
Mes chers compatriotes,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis de l’extérieur,

C’est avec dévouement qu’il me plaît tout particulièrement de satisfaire à la tradition de présentation des vœux du nouvel an à vous toutes et tous, Togolaises et Togolais.

Dans ce temps porté par l’exultation générale, qu’accompagnent nos élans sincères, la pureté de nos pensées, et notre générosité désintéressée, s’incarne la véritable magie des fêtes du Nouvel An.

L’année 2019 s’est achevée avec son contingent de fortunes diverses : des succès, des joies, des béatitudes, mais aussi des désarrois, des tourments, des révélations, des désillusions, des contrariétés et des épreuves.

Nulle existence humaine, nulle âme qui vive n’échappe à ces enjouements et à ces impénitences sur son chemin de vie.

Partout à travers le monde, nous vivons une époque agitée, dynamique et en même temps contrastée. Pour autant, nous pouvons et nous devons tout faire pour que notre cher pays le Togo connaisse l’apaisement, et un développement fructueux, pour que tout dans nos vies change uniquement en bien.

Nos projets personnels et nos rêves sont indissociables du Togo : de son présent, de son avenir. L’avenir de nos enfants dépend des efforts et de la contribution de chacun d’entre nous en tous les points du maillon national. C’est ensemble et unis que nous résoudrons les problèmes qui se posent aujourd’hui à notre société et à notre pays. Si nous restons unis, nous atteindrons tous les plus grands objectifs pour un Togo démocratique, pour un Togo apaisé, pour un Togo prospère, pour un Togo qui gagne.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises, Togolais,

Durant cette nouvelle année 2020, nous élirons un Président de la République.

La grande histoire retiendra qu’à la faveur de la vaillante détermination et du très respectable engagement personnel de l’Archevêque émérite de Lomé, Monseigneur Philippe Fanoko Kossi KPODZRO, la fin de l’année 2019 a été marquée par le choix du candidat unique de l’opposition pour l’élection présidentielle de 2020.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises, Togolais,
Permettez-moi de porter à votre connaissance que c’est à l’issue d’un long processus d’exploration, d’entretiens, de quasi primaires internes puis de l’activation des modalités transparentes de désignation que l’Archevêque émérite de Lomé Monseigneur Philippe Fanoko Kossi KPODZRO entouré d’un Collège de sages, portèrent leur choix sur ma personne en qualité de candidat unique de l’opposition pour l’élection présidentielle de 2020.

Je rappelle que toutes les étapes procédurales préalables que j’ai énoncées furent non dépourvues d’obstacles de toute nature, qui auraient pu conduire les initiateurs de ce projet à l’abandon.

Je voudrais ici exprimer ma sincère gratitude, et saluer le courage, la grâce efficace, mais aussi magnifier l’abnégation des forces démocratiques notamment la C14 ainsi que celle de tous les autres parties prenantes et acteurs de la société civile, pour leur ferme engagement, pour leur discernement, et pour leur sacrifice citoyen en vue de l’avènement de l’alternance politique dans notre cher pays le Togo en 2020.

Je mesure la gravité de ce temps politique fédérateur, car trop longtemps, la classe politique issue de l’opposition politique togolaise n’a eu de cesse de ritualiser tous les cinq (5) ans, la chronique de sa défaite annoncée.

Le choix porté sur ma modeste personne fut pour moi une grande et non moins généreuse surprise, car les salves de critiques infondées, malveillantes, outrageantes et cyniques qui s’ensuivirent m’ont presque conduit au renoncement.

J’ai vécu ces commentaires désobligeants et mal fondés comme une dure épreuve.

À l’instar de toutes les créatures humaines, je me sais imparfait. Pour l’anecdote, après son admonestation contre une fidèle le mardi 31 décembre 2019 sur le parvis de la basilique Saint-Pierre à Rome (Italie), je me permets de me référer avec piété au contenu du propos développé par le Pape François, le lendemain, mercredi 1er janvier 2020, avant la traditionnelle prière de l’Angélus : je cite le Pape François « Tant de fois nous perdons patience. Cela m’arrive à moi aussi. Je m’excuse pour le mauvais exemple donné hier. »

Ainsi, à l’égal de tout être humain, je suis conscient de ce que j’ai vraisemblablement plus de défauts que de qualités. En toute humilité, soyez assurés mes chers compatriotes de ce que je déploie mes meilleurs efforts pour précisément rectifier mes défauts.
Je sais aussi qu’au sein de la classe politique togolaise issue de l’opposition en lutte pour l’alternance politique, nombreux ont un profil meilleur que le mien et que l’un en leur nombre pourrait être mieux indiqué à l’accomplissement de la mission que l’homme de Dieu après plusieurs mois de méditation et d’analyse en lien avec un Collège de sages ont librement considéré bienséant de confier à ma personne.

Je suis très honoré de la confiance qui m’est ainsi témoigné et je mesure le poids de la responsabilité qui m’incombe. C’est pourquoi, j’ai accepté en toute humilité la mission qui m’échet dorénavant, avec gravité et sans badinage.

J’en appelle à la mobilisation de toutes les citoyennes togolaises et de tous les citoyens togolais pour la réussite du temps politique nouveau qui est à la portée de notre peuple meurtri.

J’ai toujours servi l’État avec détermination, professionnalisme, rigueur, abnégation, probité morale et avec une obligation de résultats assortie d’un rythme d’évaluations discrétionnaires.

S’agissant des imputations particulièrement fantasmées, portées contre ma personne, j’affirme ici avec solennité sans risque d’être démenti que les accusations chuchotées de détournement des fonds au Port Autonome de Lomé procèdent d’une malsaine manipulation politique ainsi qu’en témoignent les conclusions du Pôle financier près le Tribunal de Grande Instance de Paris en (France) saisi d’une commission rogatoire internationale, après un scrupuleux contrôle conjoint d’une part, des autorités bancaires ; et d’autre part, des investigations du Parquet financier français agissant sur commission rogatoire internationale délivrée par le Parquet togolais.

Par ailleurs, afin que cesse la prolifération des infamies jetées en pâture, et afin que nul n’en ignore, je tiens à rappeler que la Chambre d’accusation de la formation de jugement togolaise, compétente pour en connaître stipula en sa décision judiciaire, dont je cite le dispositif du jugement intervenu « le délit reproché à l’ancien Premier Ministre Agbéyomé KODJO relève du domaine de l’impossible. » Conséquemment, cette affaire imaginaire qui fut falsifiée au moyen d’un empilement abracadabrantesque est définitivement close depuis 2005 et tout soupçon de malversations fut judiciairement écarté.

Sur un autre sujet et non des moindres, je voudrais à nouveau fortement rappeler en toute clarté, afin que nul n’en ignore, que je ne suis ni de près ou de loin mêlé au drame de Fréau Jardin ainsi qu’en attestent formellement la correspondance du 13 mai 1993 de Maître Ahlonko DOVI, Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Togo (CNDH) au Secrétaire Général des Nations Unies, le rapport du 5 Octobre 1993 d’Amnesty International, le rapport du 20 janvier 1994 de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU sur la situation des droits de l’homme au Togo ; qu’au surplus, le témoignage sous serment déposé de l’ancien Premier Ministre Monsieur Edem KODJO me disculpe entièrement, de façon étayée ; que le contenu exhaustif dudit témoignage déposé sous serment est consigné dans les archives de la CVJR et peut être consulté par tous les citoyens togolais qui en feront la demande.

Mon audition publique devant la CVJR ainsi que le contenu argumenté et amplement étayé de la lettre ouverte au peuple togolais publiée par mes soins le 19 novembre 2011 sont autant d’éléments matériels qui infirment en tous points les imputations hasardeuses ourdies contre ma personne.

La vérité relative à ma totale innocence dans la tragédie de Fréau Jardin n’est pas méconnue de tous les acteurs du Collectif de l’opposition démocratique (COD) 2 qui n’ignorent absolument rien et ce, par le menu détail, des vrais auteurs de cette tragédie du 25 janvier 1993.

J’ai une pensée émue pour tous nos compatriotes tombés sur le champ de l’honneur pour leur combat pour la démocratie et la justice sociale.

Mes chers compatriotes,
Togolaises, Togolais,

A la lumière de la clarification et de la vérité dans sa simplicité nue que je viens d’énoncer relativement au regrettable drame de Fréau Jardin, convenez de ce que je ne peux être tenu pour responsable des turpitudes d’autrui.

Sur ma trajectoire professionnelle, politique et personnelle, j’ai certainement, inconsciemment offensé ou blessé plus d’un, par mes propos, ou par mes actes ; à toutes celles et à tous ceux-ci, j’implore humblement leur pardon. Mais, je ne peux assumer des faits dont je ne suis à aucun égard comptable.

S’agissant des incendies des marchés de Lomé et de Kara, il s’est avéré dès la connaissance de ces faits criminels que ce fut un montage grotesque du pouvoir aux fins de polluer, d’entacher gravement et de paralyser les activités du -Collectif Sauvons le Togo-. J’ai payé de ma personne des souffrances arbitraires et je fus jeté en prison pour un acte criminel dont je n’ai jamais rêvé.
Le récent revirement du dénommé Mohamed Loum constitue à tous égards, un cinglant camouflet pour le pouvoir dont le silence assourdissant témoigne de l’embarras dans lequel il se trouve depuis l’aveu et le repentir public de celui qui fut manipulé et instrumentalisé.

Le devoir de vérité et l’exigence de morale publique requièrent une clarification du pouvoir suite au témoignage accablant et troublant impliquant des hauts responsables de l’État. La dignité commande de laver de tout soupçon les innocentes victimes expiatoires qui furent arbitrairement violentées, outragées et qui traînent à ce jour, le traumatisme, le pretium doloris, le préjudice moral et le préjudice matériel qu’occasionnèrent les souffrances qui nous furent imposées.

Les magistrats qui ont accepté de se livrer à cette hérésie juridique et judiciaire doivent faire un acte de contrition au-devant du peuple togolais au nom duquel ils disent le droit, prennent des actes de procédure et rendent des décisions de justice.

Les obscurs inspirateurs ainsi que les auteurs de ces crimes perpétrés à Kara puis à Lomé doivent avoir sur leur conscience le fait que les femmes victimes de leurs agissements criminels ont perdu leur fonds de commerce et subissent à ce jour, le harcèlement de leurs créanciers. En la circonstance, je comprends parfaitement que chaque togolaise et chaque togolais atteint dans sa chair par cette sordide affaire criminelle puisse se poser la question de savoir si au Togo, la justice est égale et la même pour tous les citoyens, ou si elle est protectrice des puissants et autres criminels en col blanc ?

Mes Chers compatriotes,
Togolaises et Togolais.

L’heure a sonné ! Rassemblons-nous et mobilisons-nous pour aller à l’essentiel en vue de la réalisation de l’alternance politique au Togo en 2020. La division n’a jamais été féconde pour la réalisation d’un idéal partagé.

J’appelle avec force et vigueur toute la classe politique, la société civile, la diaspora et toutes les bonnes volontés, au Grand Rassemblement Citoyen pour que l’alternance devienne réalité lors de la prochaine élection présidentielle pour la refondation de la république.

La campagne que nous allons mener ensemble ne doit pas s’inscrire dans un format classique de campagne électorale. Elle devra être atypique à tous les niveaux. Ce devra être une campagne explicative, une campagne pour expliquer, surtout aux jeunes, mais pas seulement, comment le peuple souverain, comment les citoyennes et les citoyens peuvent avec d’autres outils démocratiques notamment par les suffrages qu’ils exprimeront, être les principaux acteurs du changement et de l’alternance politique tant souhaités.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises et Togolais,

Nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la marche de l’histoire de la gouvernance politique au Togo. Les stratégies politiques novatrices et fédératrices de conquêtes politiques sont à tous égards les seules qui vaillent et demeurent éminemment avantageuses.

En ce début d’une année nouvelle plein de défis et de belles promesses, je voudrais présenter mes chaleureux vœux au peuple togolais.

Aux malades sur leur lit d’hôpital, j’adresse tous mes vœux de prompte guérison.

Aux prisonniers, je forme à votre endroit, mes vœux ardents d’une prochaine libération.

À celles et ceux qui vivent dans le dénuement le plus abject et pour lesquels la vie paraît un supplice, je vous invite à tenir bon dans l’espérance.

À nos vaillantes Forces de défense et de sécurité qui assurent inlassablement nuit et jour l’intégrité de notre territoire national, je rends hommage.

Je salue l’engagement et la bravoure de nos Forces de défense et de sécurité qui sont engagées en opérations extérieures, au service de la paix dans le monde, au péril de leur vie. Je salue votre courage et vos actions sacrificielles.

En mémoire de toutes celles et de tous ceux qui nous ont quitté au cours de l’année 2019, je joins mes prières aux vôtres, pour leur repos dans la lumière céleste.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises et Togolais,

Aujourd’hui, la majorité silencieuse des togolaises et des togolais désirent ardemment une alternance politique paisible pour la restauration de leur dignité, habités par l’espoir de ce que demain leurs besoins les plus simples soient un tant soit peu satisfaits, par exemple que l’école ouverte à tous donne à chacun les moyens de s’insérer et de s’épanouir dans la société, notamment grâce à un emploi décent, ou que l’hôpital soit un lieu de soins et de guérison, ou encore que la pension de retraite perçue après une vie de travail ait un autre visage que celui de l’indigence.

C’est en réponse aux cris du cœur de toutes les filles et tous les fils du Togo tout entier qu’ensemble nous voulons mettre en mouvement une gouvernance plurielle et vertueuse au service du bien-être du peuple togolais.

Nous sommes déterminés à œuvrer pour l’émergence d’une démocratie apaisée et d’une prospérité partagée que tous les togolais appellent de tous leurs vœux.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises et Togolais,

Je voudrais, en ce temps de grâce et de félicité, vous rappeler que la rancune et les récriminations n’ont pas leur place dans le combat que nous menons pour un Togo démocratique et prospère.
Nous nous inclinons avec vénération et foi devant notre génie créateur et nous comptons fédérer toutes les compétences et toutes les intelligences au service du bien-être commun de notre Chère patrie le Togo.

Ensemble, faisons aimer le Togo à nos enfants et aux générations futures.
À ce travail exaltant, à ce travail plein de belles promesses, la Nation nous invite pour le bonheur de chacun et de tous.

Togolaises et Togolais,
Mes Chers Compatriotes,

Du fond du cœur, je souhaite d’heureuses fêtes à celles et ceux de nos compatriotes qui demeurèrent mobilisés aux avant-postes ainsi qu’à celles et ceux de nos compatriotes qui assurèrent l’arrière-plan et qui ont enduré la rudesse et les épreuves des manifestations sur la voie publique pour que notre patrie et nous tous ayons un meilleur avenir ainsi que des perspectives d’avenir plus engageantes.
Qu’il vous en soit rendu hommage mes chers compatriotes !

Tout indique que de nouvelles pages, les plus belles de notre histoire commune vont commencer par s’écrire pour le peuple togolais, pour qui sur le plan divin tout est déjà accompli en cette année 2020.

Que Dieu soit béni, et qu’il bénisse davantage le Togo et chacun de ses enfants !

À toutes et à tous, je souhaite mes meilleurs vœux d’heureuse Année 2020.

Fait à Lomé, le 03 janvier 2020
Agbéyomé Messan KODJO

 

 

Agbeyome Kodjo, candidat unique de l'opposition : « Durant cette nouvelle année 2020, nous élirons un Président de la République »

 

La pilule « Agbéyomé » de Mgr Kpodzro est très amère

Si les togolais assoiffés de l’alternance savaient que la formule cachée derrière les litanies et les pèlerinages politiques de Monseigneur Kpodzro était Messan Agbéyomé Kodjo, il y a longtemps qu’ils auraient confié à l’octogénaire d’arrêter de prêcher dans le désert.

De source digne de foi, le candidat « en emballage » de l’archevêque pour être la solution de l’alternance contre le régime de Faure Gnassingbé est le patron de la confusion RPT/OBUTS/MPDD.

D’après des confidences, un groupuscule d’individus jouent sur la naïveté et la bonne foi de l’archevêque pour lui proposer des genres de formules suicidaires à la Agbéyomé pour la être le porte flambeau de l’opposition à la prochaine élection présidentielle.

Agbéyomé Kodjo aurait pu répondre à ce profil s’il était resté dans la même logique d’engagement depuis qu’il a décidé de tourner avec fracas le dos à Gnassingbé Eyadéma.

Ministre, Premier Ministre, président de l’Assemblée sous Eyadéma, compétent, intelligent et influent, l’homme de Tokpli aurait pu convaincre s’il ne se donnait pas du plaisir à zézayer entre la défense du système et l’engagement aux côtés de l’opposition.

Attitude qui pose un problème de stabilité et de sincérité à convaincre les togolais.

De son parti OBUTS au MPDD en passant par le collectif Sauvons le Togo et le FRAC, de ses prises de position contradictoires pour ou contre le système en place, de ses deals secrets aux missions suspectes pour Faure Gnassingbé, de sa nostalgie de la gloire du passé à son ambition d’un paradis perdu, Agbéyomé Kodjo a brulé toutes les cartouches et ne devrait pas être qualifié pour répondre à ce besoin de candidature unique incarné par Mgr Kpodzro.

« Si c’est Agbéyomé, mieux pour l’archevêque lui-même de se positionner pour aider à une transition politique au Togo ; il n’a rien à perdre… » nous a confié un expatrié qui connaît l’histoire politique du Togo.

Pour les autres, la demande pressante est faite à Mgr Kpodzro d’ouvrir les yeux sur les manipulations en faveur de l’homme du Fréau Jardin pour éviter de perdre du temps.

L’élection présidentielle au Togo est prévue pour le 22 février 2020. 17 candidats sont déjà annoncé, dont le plus sérieux, Jean-Pierre Fabre de l’ANC, principal parti de l’opposition.

Monseigneur Kpodzro, lui, s’est engagé dans des pérégrinations politiques pour convier la classe politique à choisir un candidat unique pour affronter celui du pouvoir. Il devrait être Faure Gnassingbé, à moins d’un miracle. Le congrès du parti UNIR est attendu dans la première semaine de janvier 2020.

Carlos KETOHOU/Indépendant Express

 

 

La pilule « Agbéyomé » de Mgr Kpodzro est très amère

 

Tchatikpi viré du PNP

Le Conseiller au bureau du Parti national panafricain (PNP), Ouro-Dzikpa Tchatikpi est déchargé de ses fonctions au sein de cette formation politique. Selon la direction de ce parti, ce dernier a commis des actes graves qui portent entorse à la discipline du PNP.

« Lors de son voyage de contrôle de santé en Allemagne, suite à sa détention arbitraire au Service de renseignements et d’investigations (SRI), monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi, Conseiller du président national, a pris et mené des initiatives de façon solitaire, sans mandat, sans avis et sans consultation avec le Bureau national. Les multiples rappels à l’ordre du Bureau national ont été systématiquement rejetés par monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi », peut-on lire dans une décision datée du 31 décembre dernier.

Il est également accusé de prendre des initiatives, sans consulter le bureau, visant à créer une nouvelle coalition. Une façon de faire qui va à l’encontre de la discipline du PNP. Et donc tout en le remerciant pour « services rendus » et lui exprimant sa « profonde gratitude », le parti lui demande de ne plus parler ou agir en son nom.

« En conséquence, monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi est déchargé, à compter de ce jour du 31 décembre 2019, de ses responsabilités de Conseiller du président national du Parti national panafricain (PNP) », précise la décision

 

 

Tchatikpi viré du PNP

 

Face à la situation politique, Antoine Randolph appelle à la résistance populaire

C'est à travers une tribune dont voici la teneur.

APPEL PATRIOTIQUE À LA RÉSISTANCE POPULAIRE AU TOGO :
La DÉFIANCE POLITIQUE

« L’action non violente réfléchie, planifiée et organisée offre le moyen le plus réaliste de passer de la dictature à la démocratie. » Mayeul Kauffmann (1)

par Dr Antoine Ati Randolph
e-mail : antoinerand@hotmail.com


Chers compatriotes,

Peuple Martyr du Togo,

Le temps est venu d’agir et de ne point te laisser aller à la facilité en optant pour la voie électorale ou à la résignation en pensant qu’elle est dictée par la fatalité. Ni l’une ni l’autre ne peuvent t’ouvrir la porte de la paix, de la liberté, de la prospérité et du bonheur qui donne accès au futur grandiose et glorieux auquel tu as droit en tant que peuple de Dieu ; c’est seulement si tu prends ton destin en main , dans la droiture et avec détermination ,que cette porte s’ouvrira grande à toi !

A) Voie électorale sous la dictature des Gnassingbé, une voie facile, mais sans issue !

1° »Processus illégitimes et illégaux de la confiscation du pouvoir :coups d’État militaires et coups d’État électoraux !

L’Afrique post-coloniale a connu, en moins de 70 ans, plus de 200 coups d’État militaires parmi lesquels beaucoup ont été organisés par le réseau Jacques Foccart au bénéfice de la France dont 4 dans notre pays ( 13 janvier 1963, 13 janvier 1967, 14 avril 1967 et 5 février 2005). Hormis quelques-uns qui avaient suscité, selon moi, un sursaut national comme en Libye (Mouammar Kadhafi), au Ghana ( Jerry John Rawlings ), Burkina Faso ( Thomas Sankara ) et Bénin ( Mathieu Kérékou ) tous les autres défendaient des intérêts corporatistes et surtout les intérêts des pays occidentaux dont d’anciens colonisateurs.

Ces coups d’État qui fragilisaient de plus en plus les pays africains furent progressivement décriés et condamnés par l’Organisation de l’unité africaine devenue en 2013 l’Union Africaine et le reste de la communauté internationale. Ainsi ils cédèrent la place au pouvoir par les urnes. Mais très rapidement, la voie électorale a pris le chemin de la contre-vérité des urnes dans les pays africains peu démocratiques ou carrément dictatoriaux. Elle est perçue comme un coup d’État électoral ou un hold-up électoral, donc sans légitimité aucune. Elle se revêt d’une « fausse légalité » et s’inscrit dans un cycle de violences, souvent tragique, qui se résume de la façon suivante : mauvaise gouvernance mascarade électorale contestation populaire répressions sauvages pseudo-dialogue pseudo-gouvernement d’union nationale. Mais dans la réalité des faits, tout se déroule en fonction de l’urgence de la défense et de l’importance des intérêts des pays occidentaux et de leurs multinationales et, selon les cas, le pouvoir par les urnes peut émigrer au bout du fusil et vice versa.

C’est ainsi que la France agit en Afrique et surtout dans son « pré-carré « en y déversant des juristes mafieux pour tripatouiller les constitutions, des experts en fraudes électorales, en manipulant des demi-soldes démobilisés, en utilisant des mercenaires, en soutenant des rébellions, en s’appuyant sur l’ONU pour intervenir militairement ou, selon certains observateurs, en encourageant ou en téléguidant des groupes terroristes tels que les Djihadistes ou Boko Haram car, de toute évidence, comme l’a affirmé Robert Bourgi, spécialiste français des affaires africaines et lobbyiste de la Françafrique :« Aucun doute, c’est la France qui choisit les dirigeants Africains » (2). Dans le même ordre d’idée, - sans vouloir offenser personne - l’ex-président du parti des Républicains, Laurent Wauquiez, a dit en parlant de « ….la Côte d’Ivoire où le dictateur Dramane Outtara fait souffrir le pays par un endettement insensé. Quel con de dictateur ! Nous avons tué des milliers d’Ivoiriens pour ce salaud incompétent ! » (3) Le Togo a connu, après le coup d’État ignominieux du 13 janvier 1963, 4 présidents non élus du peuple, tous, des marionnettes de la France! Ceci a été rappelé dans le discours du 23 décembre 2019 du Président national du Parti national panafricain – PNP -, Me Atchadam Salifou Tikpi !

2) Campagne électorale de la dictature néocoloniale et démoniaque RPT/UNIR

Immédiatement après les législatives du 20 décembre, le régime RPT/UNIR est entré en campagne électorale pour marquer son omniprésence abasourdissante aux bruits de bottes prenant souvent l’apparence d’une occupation spatiale du territoire à la recherche de l’ennemi intérieur : le peuple ! Pourtant c’est ce même peuple qu’il a appelé aux urnes le 30 juin 2019 et appelle encore le 22 février 2020 pour élire le prochain président de la République.

a) Bomber le torse après son désaveu populaire du 20 décembre 2018

Le boycott massif ( près de 90%) lors des élections législatives a complètement mis à nu le régime dictatorial RPT/UNIR et lui a infligé une blessure psychologique profonde dont il ne peut se guérir . En effet, selon le paragraphe 3 de l’article 21 de la déclaration universelle des droits de l’homme « La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes... » les tenants de la dictature ne peuvent donc plus représenter le peuple togolais ; ils ne représentent que leur propre ombre et ne peuvent, par conséquent, organiser un quelconque scrutin présidentiel qui soit légitime et crédible. C’est pourquoi ils ont bombé le torse – adoption d’une constitution scélérate le 8 mai 2019 et de la loi Boukpessi restreignant la liberté de manifester le 7 août 2019 - et opter pour le « tout répressif » pour montrer à leurs soutiens internes et externes qu’ils peuvent encore tenir la route en pillant et massacrant le peuple ! Le rapport 2019 de la Ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH) intitulé « Togo : la terreur contre le peuple « en dit long sur le drame humain que les Togolais vivent quotidiennement(4)

b) Recherche éperdue d’une légitimité introuvable

C’est comme chercher une aiguille dans une botte de paille ! Mais ici, c’est encore plus incertain, c’est même impossible, car une dictature est intrinsèquement illégitime, c’est-à-dire est illégitime de nature ! Seulement que ses soutiens internes et externes pour leurs intérêts feignent de l’ignorer. De même, l’institutionnalisation de l’achat des consciences à tous les niveaux de la société et à tous moments et surtout à l’approche des consultations électorales ne peut effacer ce péché originel ; l’achat des consciences ne peut créer que des adhérences éphémères et non des adhésions. Né d’un coup d’État militaire sanglant avec la bénédiction du président français Jacques Chirac et maintenu au pouvoir par des coups de force constitutionnels dont le Français « togolisé » Charles Debbasch a le secret et la récurrente contre-vérité des urnes, Faure Gnassingbé est illégitime ; c’est un criminel dont le crime est imprescriptible selon la constitution originelle de 1992 ! Il est complètement vomi par le peuple ! Si son 4ème mandat était officiellement annoncé, ce serait alors une déclaration de guerre au peuple togolais !

c) Prévenir toute insurrection populaire tout en maintenant le processus électoral de la contrevérité des urnes

Comme je l’ai mentionné plus haut, la stratégie axée sur la mascarade électorale en vue de conquérir ou de conserver le pouvoir a engendré un cycle tragique de violences post-électorales auquel notre pays est confronté sous cette dictature et qui est vraiment sa hantise. Aussi, dans la perspective de faire gagner Faure Gnassingbé ou un éventuel candidat du RPT/UNIR ou, à défaut, un candidat adoubé par Paris et la communauté internationale, l’on pense sérieusement pouvoir empêcher le phénomène d’embrasement post-électoral en ayant recours à toutes sortes de méthodes et de manœuvres pour déminer le terrain insurrectionnel avant les élections présidentielles ou même avant l’annonce de la candidature de Faure Gnassingbé pour un 4ème mandat. Les légitimateurs – politiques, sociaux et religieux – et ses soutiens extérieurs font l’apologie de la paix sous la dictature, sans dire toutefois que cette paix est celle des cimetières et des prisons, font miroiter une possible alternance, font aussi croire que cette élection se déroulera dans des conditions acceptables. L’Union européenne « a salué les efforts déployés en vue d’aboutir à une élection libre, transparente et équitable » lors de la 20ème session de dialogue UE -Togo N’est-ce pas se moquer du peuple togolais ? Tout laisse croire que la communauté internationale cherche à avaliser préalablement en amont le processus électoral pour mieux soulager sa conscience lorsqu’elle avalisera les résultats de la contre-vérité des urnes. Quelle honte ! Les grands hommes appellent honte le fait de perdre et non celui de tromper pour gagner(5). La récente révision de la cour constitutionnelle inféodée au pouvoir exécutif, s’est révélée être une formalité ; étant superficielle et n’étant pas consensuelle, elle ne modifiera en rien le comportement de cette institution. Ce régime extrêmement minoritaire ne peut que recourir à des méthodes malhonnêtes, mafieuses pour conserver le pouvoir par la contre-vérité des urnes; Peuple, comprends-le une fois pour toutes et perds tes illusions électorales !

Par ailleurs, la communauté internationale, les institutions financières internationales tels que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, et les milieux internationaux des hommes d’affaires se comportent comme des thuriféraires pour ravaler et redorer les façades fissurées du régime dictatorial en pleine déliquescence.

d) Quête du meilleur moment pour annoncer la candidature de Faure Gnassingbé : j’y vais ou j’y vais pas ?

Pourchassant jour comme nuit le peuple pour lui retirer toute velléité de défier le pouvoir, la dictature attend, comme un maître horloger, le moment opportun de présenter officiellement son candidat » naturel » pour accomplir un 4ème mandat. L’annonce officielle de la candidature du tyran a probablement été retardée par l’irruption inopinée de Mgr Fanoko Philippe Kpodzro sur la scène politique en novembre dernier. L’archevêque émérite de Lomé a traité les tenants de cette dictature de » criminels pervers » et a dit qu’il fallait définitivement tourner courageusement « cette déchirante et douloureuse page de notre histoire en libérant tous ensemble, cœur à cœur et main dans la main, du nord au sud, de l’est à l’ouest, la Terre de nos Aïeux, de tous ces criminels et faire renaître des cendres le Togo » Il les a accusés aussi d’avoir commandité les incendies des grands marchés de Kara et de Lomé.

L’intervention de Nicéphore Soglo, ancien président du Bénin, sur RFI, le 17 décembre, est un grain de sable dans les préparatifs de la déclaration officielle de la candidature de Faure Gnassingbé : « Il faut que chacun prenne conscience que la période des monarchies qui ne disent pas leur nom est révolue. Parce que nous connaissons la musique. On a un chef d'État qui a dit, j'ai une nouvelle constitution. On fait comme si rien ne s'est passé avant. C'est terminé cette comédie ».

Le doute a envahi l’esprit de Faure Gnassingbé et la perspective d’une insurrection populaire le dévore, bref, c’est pourquoi la manifestation de la jeunesse sous l’égide du mouvement « En aucun cas » et d’autres associations, qui aurait dû avoir lieu le 28 décembre, a été annulée à la dernière minute par le liberticide ministre Payadowa Boukpessi. La famille Gnassingbé dont Faure lui-même et les officiers supérieurs de l’armée togolaise viennent d’être rattrapés par une affaire récente de cocaïne ( 4,418 tonnes) saisie en Uruguay. Notre État voyou est aussi un Narco-État !Wait and see !

3) Cas de Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro

Parce que Mgr kpodzro, « cherchant uniquement le bien du Togo » ,a appelé le peuple à se débarrasser de cette dictature démoniaque, il a subi avec ses collaborateurs les foudres du régime allant jusqu’à des menaces de mort. Le Vatican a promptement réagi et envoyé deux cardinaux pour rencontrer tous les protagonistes et éteindre le feu. Les évêques du Togo, après avoir rencontré Faure Gnassingbé sans la présence de leur doyen, ont publié une déclaration commune, mi-figue mi-raisin, dans laquelle ils appellent le peuple à voter le 22 février 2020. L’archevêque émérite a été recadré par son institution religieuse et ses pairs ; comme eux il est devenu légitimateur en abandonnant derrière lui l’inspiration divine qui l’avait animé pendant douze jours !

Il a créé un fonds « Mgr Kpodzro » pour soutenir le candidat unique dont il est à la recherche. Il vient de proposer, Ô surprise, monsieur Messan Agbéyomé Kodjo, un cacique du régime dictatorial ! C’est sans commentaire ! Nous aurions aimé voir Mgr Kpodzro dans le rôle de l’évêque brésilien, Mgr Dom Hélder Camara, professer la théologie de la libération plutôt que de légitimer le nazisme togolais!

C’est parce que Mgr Kpodzro avait demandé solennellement au peuple et à sa diaspora une mobilisation générale sans précédent sous tous les cieux pour la libération du Togo des forces de l’oppression et du non amour et qu’il avait exigé la démission immédiate de Faure Gnassingbé que je joignis ma voix à la sienne dans mon article intitulé « Au nom du droit d’être libre »!(6)
La Conférence des évêques du Togo est « légimatrice «;rien de surprenant, car le goupillon et le fusil ont toujours fait bon ménage dans notre pays et ailleurs ! Elle est sourde à la théologie de la libération ; elle est très conservatrice ! Faure Gnassingbé a une partie de sa fortune à la banque du Vatican.

En définitif, pour conclure cette première partie du présent article, je dirai que c’est par le biais de la prochaine mascarade électorale programmée que la communauté internationale, manipulée par la France, voudrait maintenir Faure Gnassingbé ou son remplaçant éventuel au pouvoir pour perpétuer le système néocolonial de pillage quel que soit le prix en vies humaines. Il faut drainer le peuple vers les urnes et éviter à tout prix le boycott massif du 20 décembre, d’où l’entrée en jeu des religieux conduits par Mgr Kpodzro ! La voie électorale, si elle est facile, elle demeure néanmoins jonchée d’obstacles et sans issue sous la dictature néocoloniale des Gnassingbés.

B) De la résignation à la fatalité !

Il est vrai que notre lutte traîne en longueur depuis plus de 53 ans sans que nous arrivions à la conclure au bénéfice du peuple ; mais à chaque fois qu’il y a eu des avancées démocratiques, l’espace de liberté s’amenuisait de façon drastique quelques mois ou quelques années plus tard compte tenu de l’évolution du rapport de forces. Il y a de nombreuses raisons à cela que je n’évoquerai pas ici. Le citoyen isolé pense généralement que cette dictature sous laquelle ploie le peuple togolais est forte et indéracinable. En fait, elle ne l’est pas du tout car son sort ne dépend pas du tyran mais du peuple qui a accepté la servitude volontaire. Le Mahatma Gandhi, libérateur de l’Inde et apôtre de la non-violence, nous le confirme d’ailleurs « À l’instant où l’esclave décide qu’il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent »(7). Nicolas Machiavel affirme de son côté : La meilleure forteresse des tyrans, c’est l’inertie des peuples ( 8 ). Ces deux affirmations semblent antagonistes mais en fait exposent l’état d’esprit que le peuple devra avoir s’il veut se libérer réellement.

Devant nos échecs récurrents dus à nos multiples errances dans la voie électorale et nos égarements dans des pseudo-dialogues monnayés qui se terminent par des accords de dupes qui ne seront même pas respectés, une grande partie du peuple debout, perdant toute confiance dans des leaders « légitimateurs » et divisés, pourrait se démobiliser, se résigner et retomber dans l’inertie en pensant que ce qui lui arrive est une fatalité ! C’est la volonté de dieu ! Dieu le fera !

C’est justement ce que le régime RPT/UNIR souhaite : voir le peuple retomber dans l’inertie ; n’est-ce pas la meilleure forteresse pour conserver le pouvoir et les coffres-forts ? C’est pourquoi il veut semer la zizanie, la peur, la terreur et pousser le peuple à se haïr, à l’exaspération, à la fatigue, au découragement, à l’obéissance et à la soumission en exerçant sur lui des méthodes violentes et humiliantes de voyous et même des menaces de mort, des exécutions extra-judiciaires….

Poursuivant le même objectif, la dictature démoniaque RPT/UNIR maintient certaines populations dans l’insécurité permanente, la peur, l’angoisse et le besoin en prolongeant l’état de siège des villes septentrionales. Elle invente des complots telle cette « insurrection armée » du 23 novembre pour arrêter des innocents et décréter le couvre-feu afin de mettre davantage le peuple sous-pression et dans la frayeur. Le pays le plus militarisé du monde a eu peur de quelques haches, machettes, coupe-coupes et couteaux rouillés ! C’est ça, l’insurrection armée ?! C’est ridicule !
Elle recourt aussi à l’achat des consciences dans tous les milieux sociaux et à la distribution de repas à certains indigents.

C) Prendre son destin en main : la défiance politique !

Nous venons d’exposer pourquoi ni la fatalité que sous-tend l’inertie ni la voie électorale complètement verrouillée ne peuvent nous libérer des chaînes néocoloniales et néo-libérales mafieuses. Alors si nous désirons vraiment la liberté et si nous sommes prêts à en payer le prix il ne nous restera plus qu’à prendre notre destin en main et défier le pouvoir dictatorial. Aller aux élections c’est tout simplement sauver et pérenniser le système néocolonial qui porte en lui des germes de la violence et qui a trouvé dans notre pays un terreau fertile pour prospérer et produire toutes sortes de monstres. Pour les légitimateurs et les barons du régime c’est un choix politique voire existentiel car hors du système néocolonial, point de salut !

J’ai plusieurs fois traité de la lutte non-violente dans mes articles notamment ceux intitulés « Diaspora togolaise, accomplissons ensemble la tâche historique qui nous incombe » (9) et « Au nom du droit d’être libre »( 6). Je ne ferai que rappeler brièvement ici le cadre conceptuel de l’action ou lutte non-violente. Mais auparavant je voudrais préciser certains points qui permettront au peuple de bien comprendre les enjeux démocratiques et sociaux de notre lutte de libération nationale afin de s’y engager massivement. Les intérêts du régime et des légitimateurs diffèrent de ceux du peuple !

1) Sortir de la servitude étrangère : nécessité de reconquérir l’indépendance et la souveraineté nationales

Après le coup d’État du 13 janvier, la France a réussi à faire signer au nouveau président du Togo, Nicolas Grunitzky, des accords secrets qui lient désormais les deux pays, les mêmes que, deux ans plus tôt, les anciennes colonies d’Afrique francophone avaient signés avec l’ancienne métropole. Ces accords qui relèvent d’un véritable gangstérisme ont permis à la France de mettre ses anciennes colonies en servitude pour mieux les piller. Ils couvrent tous les domaines vitaux d’une nation : défense, monétaire, économique, commercial, éducatif etc... Ces accords mortifères contrecarrent d’ailleurs tout développement réel de ces pays francophones dont la plupart des habitants vivent dans la misère. Ils sont la principale cause du non décollage de leur développement et l’immigration subsaharienne en Europe. En plus, dans notre pays, la France s’appuie sur la dictature des Gnassingbé qu’elle a contribué à créer et à maintenir au pouvoir par le truchement de la contre -vérité des urnes. La France est le principal obstacle au bonheur des Togolais et à celui des autres peuples d’Afrique francophone! C’est seulement par la lutte non-violente que nous pourrons recouvrer notre indépendance et notre souveraineté pour mettre en œuvre notre projet de société avant-gardiste afin de reconstruire notre pays pour le bien de tous.

2) Immoralité, facteur de dégénérescence et de corruption

Que ce soit un individu ou une nation l’absence de moralité est un facteur de dégradation et de corruption. Les grands empires se sont écroulés et ont disparu justement à cause de cela. Dans notre pays, l’immoralité a atteint son paroxysme et est due à la culture démoniaque du parti dictatorial. Ce parti a réussi à inverser l’ordre des valeurs morales en mettant le mal à la place du bien et le bien à la place du mal, la méchanceté à la place de la bonté et la bonté à la place de la méchanceté etc...Tous les caciques du régime, anciens et nouveaux, civils et militaires, dissidents et fidèles, à l’image de leur maître, sont foncièrement corrompus et beaucoup d’entre eux ont les mains rouges comme par exemple le ministre des droits de l’homme Christian Trimua, présumé coupable de l’assassinat d’une dizaine de jeunes filles d’Agoè (10). Son dossier a mystérieusement disparu du tribunal chargé d’instruire cette affaire criminelle !!! Faure Gnassingbé est, lui-même, le chef suprême de cette immoralité et de la criminalité dans notre pays! La corruption a atteint l’opposition dite alimentaire qui a développé une forte addiction pour l’argent, ce qui la rend peu crédible. Cette dépendance à l’argent est visible dans toutes les couches sociales de la société. L’achat de conscience a de beaux jours devant lui pour garantir la contrevérité des urnes!

3) Se battre pour la vie et la liberté

L’être humain est le bien le plus précieux de la nature ; c’est dire combien la vie humaine est précieuse. Elle est protégée et garantie par notre constitution de 1992 ainsi que par l’article 3 de la déclaration universelle des droits de l’homme : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. » Pourtant tout se passe ici comme si les tenants de cette dictature avaient le droit de vie ou de mort sur leurs « sujets », sur le peuple. « On fusille ici comme on déboise (11) avait écrit Antoine de Saint-Exupéry en 1936 dans l’un de ses reportages sur la guerre d’Espagne ; Ici nous ne sommes pas théoriquement en guerre mais ce que nous vivons, c’est la terreur. Dans la préface du rapport 2019 de la LTDH, cette organisation lance un cri strident « AU SECOURS ! ILS FUSILLENT LES ENFANTS !« et elle déclare que «l'actualité togolaise sur le plan des droits humains sous la dictature héréditaire des Gnassingbé, est une descente aux enfers pour le peuple martyr. D'horreur en horreur, on se dit que le pire est déjà passé. Mais la répression semble engagée dans une concurrence macabre avec elle-même : faire pire que la dernière fois sur le terrain sanglant de la terreur et de l'ignominie. «(4). Le chef d’état-major des forces armées togolaises, le général Félix Abalo Kadanga, a porté la terreur et l’ignominie à leur comble en tuant à bout portant, le 9 décembre 2018, un enfant de 11 ans avec son fusil à lunette ! La communauté internationale feigne de ne rien voir , de ne rien savoir et continue à être complice de cette dictature dont l’armée « agit par professionnalisme » selon l’ambassadeur de France, Marc Vizy .

La mauvaise gouvernance de cette dictature a développé la misère partout dans le pays . Une large portion de la population est en situation d’urgence humanitaire tandis que l’infime minorité dirigeante vit dans l’opulence et l’arrogance. Les équipements sanitaires sont désuets et les hôpitaux sont des mouroirs. La situation est devenue telle que l’existence du Togolais, de la Togolaise ne tient qu’à un fil. Alors la lutte que nous menons est d’abord pour garantir notre existence, notre droit de vivre décemment et librement en paix et, ensuite, en démocratie. Appliquons le droit à l’auto-défense pour protéger notre vie !

4) Bases légales de notre lutte et bref rappel des principes de la lutte non violente

-a)Bases légales
Dans le préambule de notre constitution, nous « Proclamons solennellement notre ferme volonté de combattre tout régime politique fondé sur l'arbitraire, la dictature, l'injustice ».et selon son article 150 Dans ces circonstances, pour tout Togolais, désobéir et s'organiser pour faire échec à l'autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs et considérant notre hymne national, tout Togolais a le droit et le devoir de combattre ce régime dictatorial. Nous devons donc organiser la résistance pacifique, la désobéissance sous la forme de l’action non-violente. « L’action non violente réfléchie, planifiée et organisée offre le moyen le plus réaliste de passer de la dictature à la démocratie. » Mayeul Kauffmann (1)

b) Bref rappel des principes de la lutte non-violente

La lutte non-violente ne relève pas de l’improvisation mais du bon sens ; elle est scientifique c’est-à-dire qu’elle est rigoureuse et repose sur trois principes cardinaux – la désobéissance civile, la non coopération et l’insoumission généralisée – qui s’opposent aux besoins de la dictature si celle-ci veut exister et conserver le pouvoir. La dictature exige du peuple l’obéissance, la coopération et la soumission. Nous devons donc appliquer résolument les trois principes de la lutte non violente dans tous les domaines de la vie publique : culturel, sportif, social, politique et économique en combinant à la fois plusieurs méthodes. La lutte non violente ne se résume pas seulement en des marches, « Togo mort « ou en meetings. Elle est plus que cela ! Elle doit reposer sur une organisation solide, crédible dotée d’un projet de société, d’une stratégie globale et d’un chronogramme. La lutte se structure dans l’espace et le temps.

D) Appel au Peuple !

Notre peuple ne peut pas continuellement se soumettre aux lois de la dictature établies contre sa volonté et qui ne servent pas ses intérêts, des lois qui l’humilient et qui le spolient de ses richesses,
des accords secrets passés avec la France comme ceux de la monnaie et de la défense qui le saignent , qui le tuent et qui éloignent ses enfants de la mère patrie : La tombe ou l’exil !

L’heure a sonné pour que tu te défasses de tes multiples entraves et de tes chaînes ; ce n’est pas pour transformer le 22 février 2020 la nature de tes chaînes en fer en or que je t’appelle car c’est le souci majeur du RPT/UNIR et de ses légitimateurs – laïcs et religieux-. Inspire-toi du monument de l’indépendance symbolisant un gigantesque esclave briser sa chaîne ! Cet esclave, c’est toi aujourd’hui ! Si belle que soit une chaîne, nul ne doit rester esclave ! Fais de ta vie un rêve, et du rêve, une réalité (12 ) ! Ce rêve commun de liberté que nous avons fait nous allons le concrétiser, le transformer en réalité ! Non par des élections mais par la lutte : dès cet instant nous sommes libres !

Nous allons reconstruire notre pays sur la base d’un projet de société avant-gardiste que la Diaspora togolaise plurielle et indépendante te soumettra au moment opportun pour être discuté et amendé, ensuite réalisé !

C’est pourquoi, je lance un appel patriotique et solennel à tout le peuple dans toutes ses composantes et, tout particulièrement, à sa jeunesse. Formons l’Union patriotique sacrée et indivisible comme vient de nous le demander notre doyen Godwin TÉTÉ qui aura le 16 janvier 2020 92 ans ! Portons haut notre flambeau et notre Étendard de la Résistance à l’arbitraire, la dictature et l’injustice ! Soyez résolus de ne servir plus, et vous serez libres ! A dit Étienne de La Boétie.(13).

En cette fin d’année, je souhaite pour toi, ô Peuple martyr, en 2020, la victoire acquise grâce à la confiance, à l’amour et à la détermination que tu mettras dans la résistance patriotique pour te libérer définitivement de la domination étrangère qui t’a imposé depuis 56 ans un régime politique démoniaque pour t’avilir, te ruiner et , finalement, te détruire ! Souviens-toi dans ton cœur que tu es un peuple de dieu devant devenir l’Or de l’humanité pour participer à la naissance de « la nouvelle et grande Humanité » ! C’est ta mission ! Et c’est ta responsabilité ! Vox Populi, Vox Dei !

Togo, la Joie approche !

A nos Martyrs civils et militaires, vos demeures ne sont pas dans le néant, mais dans le Panthéon de l’histoire de notre pays et de notre continent. Que la lumière éternelle brille sur vous !

Vive le Togo libre !

ABLODÉ !

Fait à Colmar, le 31 décembre 2019

Dr Antoine Ati Randolph



Notes bibliographiques

(1) Mayeul Kauffmann in postface de la dictature à la démocratie, Gene Sharp, éditions L’Harmattan ISBN 978 2 29610872 1

(2)https://www.senenews.com/actualites/multimedia/video/robert-bourgi-aucun-doute-cest-la-france-qui-choisit-les-dirigeants-africains_165829.htm

(3) https://www.yerimpost.com/linsulte-de-laurent-wauquiez-contre-alassane-ouattara/

(4) http://societecivilemedia.com/togo-terreur-contre-peuple-laccablant-rapport-de-ltdh/

(5)https://citations.ouest-france.fr/citations-nicolas-machiavel-976.html

(6)http://cvu-togo-diaspora.org/2019/11/23/au-nom-du-droit-detre-libre-peuple-togolais-en-avant/18112

(7)https://citations.ouest-france.fr/citation-gandhi/instant-ou-esclave-decide-sera-9010.html

(8) https://citations.ouest-france.fr/citation-nicolas-machiavel/meilleure-forteresse-tyrans-inertie-peuples-125252.html

(9)https://www.27avril.com/blog/diaspora/diaspora-togolaise-accomplissons-ensemble-la-tache-historique-qui-nous-incombe-a-tous

(10)https://togo-online.net/togo/arreter-et-juger-le-ministre-christian-trimua-pour-crimes-et-tortures/

(11)https://www.antoinedesaintexupery.com/ouvrage/reportages-sur-la-guerre-despagne-1936-1937/

(12)https://citations.ouest-france.fr/citation-antoine-de-saint-exupery/fais-vie-reve-reve-realite-19201.html

(13)https://dicocitations.lemonde.fr/citations/citation-7874.php

 

 

Face à la situation politique, Antoine Randolph appelle à la résistance populaire

 

Présidentielle 2020 : Qui sont ces médecins qui vont examiner les candidats ?

Le processus électoral comptant pour la présidentielle 2020 dont le premier tour est fixé pour le 22 février prochain, suit son chemin. Trois médecins ont été désignés par la Cour constitutionnelle pour l’examen des candidats déclarés à cette élection.

Les professeurs Yaotsè Anoumou Dagnra (Chef de Service Bactériologie, Virologie et Parasitologie, CHU Sylvanus Olympio), Soodougoua Baragou, Chef de Service Cardiologie, (CHU Sylvanus Olympio) et Toyi Palokinam Pitché, Chef de Service de Dermato-vénéréologie, (CHU Sylvanus Olympio), ont été mandatés par la Cour constitutionnelle pour vérifier l’état de santé physique et mental des différents candidats afin de dresser un certificat médical à ces derniers.

« Je jure de bien et fidèlement remplir ma mission dans le respect des lois de la République, de faire le rapport et de donner mon avis en mon honneur et en ma conscience, et de respecter le secret professionnel », ont déclaré les médecins devant la Cour.

Pour information, chaque médecin a reçu acte des prestations de serment de la part de l’institution qui n’a pas manqué de féliciter ces missionnaires choisies pour l’occasion.

Plus que quelques semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle. A ce jour, on compte 15 candidats qui se sont déclarés publiquement.

Le parti au pouvoir, Union pour la République (UNIR) n’a pas encore investi de candidat, mais tout semble désigner le président de ce parti, le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé.

 

 

Présidentielle 2020 : Qui sont ces médecins qui vont examiner les candidats ?

 

Agbeyome Kodjo, candidat unique de l'opposition : « Durant cette nouvelle année 2020, nous élirons un Président de la République »

A peine choisi par Monseigneur Kpodzro comme « candidat unique de l’opposition », le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et Développement (MPDD), Dr Agbeyome Kodjo, adresse son discours à la nation. Dans son message, l’ancien président de l’Assemblée Nationale est revenu sur le processus à l’issue duquel le choix du candidat unique a été porté sur sa « modeste personne ». Tout en invitant les Togolais à lui faire confiance, l’homme politique promet travailler en synergie avec les forces démocratiques du pays pour que l’alternance politique soit une réalité en 2020. Lecture !

Discours à la nation de Gabriel Messan Agbeyome Kodjo

Togolaises, Togolais,
Mes chers compatriotes,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis de l’extérieur,

C’est avec dévouement qu’il me plaît tout particulièrement de satisfaire à la tradition de présentation des vœux du nouvel an à vous toutes et tous, Togolaises et Togolais.

Dans ce temps porté par l’exultation générale, qu’accompagnent nos élans sincères, la pureté de nos pensées, et notre générosité désintéressée, s’incarne la véritable magie des fêtes du Nouvel An.

L’année 2019 s’est achevée avec son contingent de fortunes diverses : des succès, des joies, des béatitudes, mais aussi des désarrois, des tourments, des révélations, des désillusions, des contrariétés et des épreuves.

Nulle existence humaine, nulle âme qui vive n’échappe à ces enjouements et à ces impénitences sur son chemin de vie.

Partout à travers le monde, nous vivons une époque agitée, dynamique et en même temps contrastée. Pour autant, nous pouvons et nous devons tout faire pour que notre cher pays le Togo connaisse l’apaisement, et un développement fructueux, pour que tout dans nos vies change uniquement en bien.

Nos projets personnels et nos rêves sont indissociables du Togo : de son présent, de son avenir. L’avenir de nos enfants dépend des efforts et de la contribution de chacun d’entre nous en tous les points du maillon national. C’est ensemble et unis que nous résoudrons les problèmes qui se posent aujourd’hui à notre société et à notre pays. Si nous restons unis, nous atteindrons tous les plus grands objectifs pour un Togo démocratique, pour un Togo apaisé, pour un Togo prospère, pour un Togo qui gagne.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises, Togolais,

Durant cette nouvelle année 2020, nous élirons un Président de la République.

La grande histoire retiendra qu’à la faveur de la vaillante détermination et du très respectable engagement personnel de l’Archevêque émérite de Lomé, Monseigneur Philippe Fanoko Kossi KPODZRO, la fin de l’année 2019 a été marquée par le choix du candidat unique de l’opposition pour l’élection présidentielle de 2020.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises, Togolais,
Permettez-moi de porter à votre connaissance que c’est à l’issue d’un long processus d’exploration, d’entretiens, de quasi primaires internes puis de l’activation des modalités transparentes de désignation que l’Archevêque émérite de Lomé Monseigneur Philippe Fanoko Kossi KPODZRO entouré d’un Collège de sages, portèrent leur choix sur ma personne en qualité de candidat unique de l’opposition pour l’élection présidentielle de 2020.

Je rappelle que toutes les étapes procédurales préalables que j’ai énoncées furent non dépourvues d’obstacles de toute nature, qui auraient pu conduire les initiateurs de ce projet à l’abandon.

Je voudrais ici exprimer ma sincère gratitude, et saluer le courage, la grâce efficace, mais aussi magnifier l’abnégation des forces démocratiques notamment la C14 ainsi que celle de tous les autres parties prenantes et acteurs de la société civile, pour leur ferme engagement, pour leur discernement, et pour leur sacrifice citoyen en vue de l’avènement de l’alternance politique dans notre cher pays le Togo en 2020.

Je mesure la gravité de ce temps politique fédérateur, car trop longtemps, la classe politique issue de l’opposition politique togolaise n’a eu de cesse de ritualiser tous les cinq (5) ans, la chronique de sa défaite annoncée.

Le choix porté sur ma modeste personne fut pour moi une grande et non moins généreuse surprise, car les salves de critiques infondées, malveillantes, outrageantes et cyniques qui s’ensuivirent m’ont presque conduit au renoncement.

J’ai vécu ces commentaires désobligeants et mal fondés comme une dure épreuve.

À l’instar de toutes les créatures humaines, je me sais imparfait. Pour l’anecdote, après son admonestation contre une fidèle le mardi 31 décembre 2019 sur le parvis de la basilique Saint-Pierre à Rome (Italie), je me permets de me référer avec piété au contenu du propos développé par le Pape François, le lendemain, mercredi 1er janvier 2020, avant la traditionnelle prière de l’Angélus : je cite le Pape François « Tant de fois nous perdons patience. Cela m’arrive à moi aussi. Je m’excuse pour le mauvais exemple donné hier. »

Ainsi, à l’égal de tout être humain, je suis conscient de ce que j’ai vraisemblablement plus de défauts que de qualités. En toute humilité, soyez assurés mes chers compatriotes de ce que je déploie mes meilleurs efforts pour précisément rectifier mes défauts.
Je sais aussi qu’au sein de la classe politique togolaise issue de l’opposition en lutte pour l’alternance politique, nombreux ont un profil meilleur que le mien et que l’un en leur nombre pourrait être mieux indiqué à l’accomplissement de la mission que l’homme de Dieu après plusieurs mois de méditation et d’analyse en lien avec un Collège de sages ont librement considéré bienséant de confier à ma personne.

Je suis très honoré de la confiance qui m’est ainsi témoigné et je mesure le poids de la responsabilité qui m’incombe. C’est pourquoi, j’ai accepté en toute humilité la mission qui m’échet dorénavant, avec gravité et sans badinage.

J’en appelle à la mobilisation de toutes les citoyennes togolaises et de tous les citoyens togolais pour la réussite du temps politique nouveau qui est à la portée de notre peuple meurtri.

J’ai toujours servi l’État avec détermination, professionnalisme, rigueur, abnégation, probité morale et avec une obligation de résultats assortie d’un rythme d’évaluations discrétionnaires.

S’agissant des imputations particulièrement fantasmées, portées contre ma personne, j’affirme ici avec solennité sans risque d’être démenti que les accusations chuchotées de détournement des fonds au Port Autonome de Lomé procèdent d’une malsaine manipulation politique ainsi qu’en témoignent les conclusions du Pôle financier près le Tribunal de Grande Instance de Paris en (France) saisi d’une commission rogatoire internationale, après un scrupuleux contrôle conjoint d’une part, des autorités bancaires ; et d’autre part, des investigations du Parquet financier français agissant sur commission rogatoire internationale délivrée par le Parquet togolais.

Par ailleurs, afin que cesse la prolifération des infamies jetées en pâture, et afin que nul n’en ignore, je tiens à rappeler que la Chambre d’accusation de la formation de jugement togolaise, compétente pour en connaître stipula en sa décision judiciaire, dont je cite le dispositif du jugement intervenu « le délit reproché à l’ancien Premier Ministre Agbéyomé KODJO relève du domaine de l’impossible. » Conséquemment, cette affaire imaginaire qui fut falsifiée au moyen d’un empilement abracadabrantesque est définitivement close depuis 2005 et tout soupçon de malversations fut judiciairement écarté.

Sur un autre sujet et non des moindres, je voudrais à nouveau fortement rappeler en toute clarté, afin que nul n’en ignore, que je ne suis ni de près ou de loin mêlé au drame de Fréau Jardin ainsi qu’en attestent formellement la correspondance du 13 mai 1993 de Maître Ahlonko DOVI, Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Togo (CNDH) au Secrétaire Général des Nations Unies, le rapport du 5 Octobre 1993 d’Amnesty International, le rapport du 20 janvier 1994 de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU sur la situation des droits de l’homme au Togo ; qu’au surplus, le témoignage sous serment déposé de l’ancien Premier Ministre Monsieur Edem KODJO me disculpe entièrement, de façon étayée ; que le contenu exhaustif dudit témoignage déposé sous serment est consigné dans les archives de la CVJR et peut être consulté par tous les citoyens togolais qui en feront la demande.

Mon audition publique devant la CVJR ainsi que le contenu argumenté et amplement étayé de la lettre ouverte au peuple togolais publiée par mes soins le 19 novembre 2011 sont autant d’éléments matériels qui infirment en tous points les imputations hasardeuses ourdies contre ma personne.

La vérité relative à ma totale innocence dans la tragédie de Fréau Jardin n’est pas méconnue de tous les acteurs du Collectif de l’opposition démocratique (COD) 2 qui n’ignorent absolument rien et ce, par le menu détail, des vrais auteurs de cette tragédie du 25 janvier 1993.

J’ai une pensée émue pour tous nos compatriotes tombés sur le champ de l’honneur pour leur combat pour la démocratie et la justice sociale.

Mes chers compatriotes,
Togolaises, Togolais,

A la lumière de la clarification et de la vérité dans sa simplicité nue que je viens d’énoncer relativement au regrettable drame de Fréau Jardin, convenez de ce que je ne peux être tenu pour responsable des turpitudes d’autrui.

Sur ma trajectoire professionnelle, politique et personnelle, j’ai certainement, inconsciemment offensé ou blessé plus d’un, par mes propos, ou par mes actes ; à toutes celles et à tous ceux-ci, j’implore humblement leur pardon. Mais, je ne peux assumer des faits dont je ne suis à aucun égard comptable.

S’agissant des incendies des marchés de Lomé et de Kara, il s’est avéré dès la connaissance de ces faits criminels que ce fut un montage grotesque du pouvoir aux fins de polluer, d’entacher gravement et de paralyser les activités du -Collectif Sauvons le Togo-. J’ai payé de ma personne des souffrances arbitraires et je fus jeté en prison pour un acte criminel dont je n’ai jamais rêvé.
Le récent revirement du dénommé Mohamed Loum constitue à tous égards, un cinglant camouflet pour le pouvoir dont le silence assourdissant témoigne de l’embarras dans lequel il se trouve depuis l’aveu et le repentir public de celui qui fut manipulé et instrumentalisé.

Le devoir de vérité et l’exigence de morale publique requièrent une clarification du pouvoir suite au témoignage accablant et troublant impliquant des hauts responsables de l’État. La dignité commande de laver de tout soupçon les innocentes victimes expiatoires qui furent arbitrairement violentées, outragées et qui traînent à ce jour, le traumatisme, le pretium doloris, le préjudice moral et le préjudice matériel qu’occasionnèrent les souffrances qui nous furent imposées.

Les magistrats qui ont accepté de se livrer à cette hérésie juridique et judiciaire doivent faire un acte de contrition au-devant du peuple togolais au nom duquel ils disent le droit, prennent des actes de procédure et rendent des décisions de justice.

Les obscurs inspirateurs ainsi que les auteurs de ces crimes perpétrés à Kara puis à Lomé doivent avoir sur leur conscience le fait que les femmes victimes de leurs agissements criminels ont perdu leur fonds de commerce et subissent à ce jour, le harcèlement de leurs créanciers. En la circonstance, je comprends parfaitement que chaque togolaise et chaque togolais atteint dans sa chair par cette sordide affaire criminelle puisse se poser la question de savoir si au Togo, la justice est égale et la même pour tous les citoyens, ou si elle est protectrice des puissants et autres criminels en col blanc ?

Mes Chers compatriotes,
Togolaises et Togolais.

L’heure a sonné ! Rassemblons-nous et mobilisons-nous pour aller à l’essentiel en vue de la réalisation de l’alternance politique au Togo en 2020. La division n’a jamais été féconde pour la réalisation d’un idéal partagé.

J’appelle avec force et vigueur toute la classe politique, la société civile, la diaspora et toutes les bonnes volontés, au Grand Rassemblement Citoyen pour que l’alternance devienne réalité lors de la prochaine élection présidentielle pour la refondation de la république.

La campagne que nous allons mener ensemble ne doit pas s’inscrire dans un format classique de campagne électorale. Elle devra être atypique à tous les niveaux. Ce devra être une campagne explicative, une campagne pour expliquer, surtout aux jeunes, mais pas seulement, comment le peuple souverain, comment les citoyennes et les citoyens peuvent avec d’autres outils démocratiques notamment par les suffrages qu’ils exprimeront, être les principaux acteurs du changement et de l’alternance politique tant souhaités.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises et Togolais,

Nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la marche de l’histoire de la gouvernance politique au Togo. Les stratégies politiques novatrices et fédératrices de conquêtes politiques sont à tous égards les seules qui vaillent et demeurent éminemment avantageuses.

En ce début d’une année nouvelle plein de défis et de belles promesses, je voudrais présenter mes chaleureux vœux au peuple togolais.

Aux malades sur leur lit d’hôpital, j’adresse tous mes vœux de prompte guérison.

Aux prisonniers, je forme à votre endroit, mes vœux ardents d’une prochaine libération.

À celles et ceux qui vivent dans le dénuement le plus abject et pour lesquels la vie paraît un supplice, je vous invite à tenir bon dans l’espérance.

À nos vaillantes Forces de défense et de sécurité qui assurent inlassablement nuit et jour l’intégrité de notre territoire national, je rends hommage.

Je salue l’engagement et la bravoure de nos Forces de défense et de sécurité qui sont engagées en opérations extérieures, au service de la paix dans le monde, au péril de leur vie. Je salue votre courage et vos actions sacrificielles.

En mémoire de toutes celles et de tous ceux qui nous ont quitté au cours de l’année 2019, je joins mes prières aux vôtres, pour leur repos dans la lumière céleste.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises et Togolais,

Aujourd’hui, la majorité silencieuse des togolaises et des togolais désirent ardemment une alternance politique paisible pour la restauration de leur dignité, habités par l’espoir de ce que demain leurs besoins les plus simples soient un tant soit peu satisfaits, par exemple que l’école ouverte à tous donne à chacun les moyens de s’insérer et de s’épanouir dans la société, notamment grâce à un emploi décent, ou que l’hôpital soit un lieu de soins et de guérison, ou encore que la pension de retraite perçue après une vie de travail ait un autre visage que celui de l’indigence.

C’est en réponse aux cris du cœur de toutes les filles et tous les fils du Togo tout entier qu’ensemble nous voulons mettre en mouvement une gouvernance plurielle et vertueuse au service du bien-être du peuple togolais.

Nous sommes déterminés à œuvrer pour l’émergence d’une démocratie apaisée et d’une prospérité partagée que tous les togolais appellent de tous leurs vœux.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises et Togolais,

Je voudrais, en ce temps de grâce et de félicité, vous rappeler que la rancune et les récriminations n’ont pas leur place dans le combat que nous menons pour un Togo démocratique et prospère.
Nous nous inclinons avec vénération et foi devant notre génie créateur et nous comptons fédérer toutes les compétences et toutes les intelligences au service du bien-être commun de notre Chère patrie le Togo.

Ensemble, faisons aimer le Togo à nos enfants et aux générations futures.
À ce travail exaltant, à ce travail plein de belles promesses, la Nation nous invite pour le bonheur de chacun et de tous.

Togolaises et Togolais,
Mes Chers Compatriotes,

Du fond du cœur, je souhaite d’heureuses fêtes à celles et ceux de nos compatriotes qui demeurèrent mobilisés aux avant-postes ainsi qu’à celles et ceux de nos compatriotes qui assurèrent l’arrière-plan et qui ont enduré la rudesse et les épreuves des manifestations sur la voie publique pour que notre patrie et nous tous ayons un meilleur avenir ainsi que des perspectives d’avenir plus engageantes.
Qu’il vous en soit rendu hommage mes chers compatriotes !

Tout indique que de nouvelles pages, les plus belles de notre histoire commune vont commencer par s’écrire pour le peuple togolais, pour qui sur le plan divin tout est déjà accompli en cette année 2020.

Que Dieu soit béni, et qu’il bénisse davantage le Togo et chacun de ses enfants !

À toutes et à tous, je souhaite mes meilleurs vœux d’heureuse Année 2020.

Fait à Lomé, le 03 janvier 2020
Agbéyomé Messan KODJO

 

 

Agbeyome Kodjo, candidat unique de l'opposition : « Durant cette nouvelle année 2020, nous élirons un Président de la République »

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