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Mgr Kpodzro : « Bawara n’ouvre sa bouche que pour offenser Dieu ...»

Ce n’est un secret pour personne. Depuis son entrée dans le cercle fermé de Faure Gnassingbé, le ministre Gilbert Bawara est mal vu par des Togolais, notamment certains acteurs politiques et de la société civile, surtout quand il s'agit d'intervenir sur des questions d’ordre politique et social. Ce technocrate à qui on prête le rôle du porte-parole du gouvernement n’hésite pas à tancer vertement mêmes les personnalités morales et religieuses du pays, quand ces dernières tentent d’appeler son « patron » à la raison.

Récemment, l’homme qui saute de portefeuille ministériel en portefeuille ministériel, et ce depuis plus de 10 ans déjà sous le règne de Faure Gnassingbé, a traité Mgr Philippe Kpodzro, l’Archevêque émérite de Lomé, d’être à l’origine de l’échec sinon le dévoiement et les dérives de la Conférence nationale souveraine.

« Mgr Kpodzro devrait faire acte de contrition, en ce qui concerne l’échec sinon le dévoiement et les dérives de la Conférence nationale, il devrait s’interroger sur sa responsabilité personnelle quant à l’échec de la conférence nationale, faire preuve de plus de retenue, d’humilité et de sagesse », avait déclaré Gilbert Bawara avant de chambrer le prélat octogénaire qu’il est trop agité.

Selon ce militant du régime RPT-UNIR, l’homme de Dieu serait même manipulé par les responsables de la classe politique de l’opposition, surtout ceux de la Coalition des 14. Mais contre tous ces "propos déplacés" du ministre Bawara, le prélat ne riposte. Au contraire, il fait preuve de miséricorde et lui pardonne tout, tel un bon père. L’Evêque émérite de Lomé est convaincu en lui-même que cet « enfant » ne sait pas ce qu’il fait.

Pas plus tard qu’hier lundi lors de sa conférence de presse pour lancement officiel de l’opération de collecte de fonds pour soutenir le candidat unique de l’opposition pour la présidentielle de 2020, Mgr Kpodzro a encore profité de l’occasion pour appeler à la raison « son fils » Faure Gnassingbé et ses amis, en l'occurrence Gilbert Bawara qui, selon le prélat, « n'ouvre sa bouche que pour offenser Dieu et ses semblables sans vergogne » .

Il leur demande de faire bien les choses pendant qu'ils sont encore aux affaires, car soutient-il, il y a une vie après le pouvoir.

Godfrey Akpa

 

 

Mgr Kpodzro : « Bawara n’ouvre sa bouche que pour offenser Dieu ...»

La CNDH célèbre la journée internationale des droits de l’homme à Atakpamé

Une délégation de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) séjourne dans la ville aux mille collines pour commémorer la Journée internationale des droits de l’homme (JIDH).

L’équipe arrivée lundi dernier à Atakapmé, est composée des Commissaires Sanvee Ohini, Atitso Afi, Assih-Aissah Ashira, Dosseh Sohey, Kodaga Wéngbama, et Bessi-Kama Lidi, ainsi qu’une partie du personnel de l’institution.

Ce 9 décembre, le Commissaire Atitso Afi, présidente de la sous-commission promotion et protection a animé une émission sur une radio de la place. Elle a porté sur la Journée internationale des droits de l’homme, la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) signée le 10 décembre 1948 à Paris et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP).

Ce mardi 10 décembre donc, la CNDH célèbre la JIDH par une série d’activités. D’abord une séance de sensibilisation au profit des étudiants de l’Ecole Normale supérieure (ENS). Elle a été précédée d’une journée portes ouvertes à l’antenne de la CNDH d’Atakpamé. Se déroule, actuellement, un atelier sur le Mécanisme National de Prévention de la torture (MNP) dont les travaux viennent d’être lancés.

Mme Atitso rappelle qu’en termes de compétence de la CNDH, « toute personne qui s’estime victime de violation des droits de l’Homme peut saisir la Commission, ainsi qu’une tierce personne ou une organisation de la société civile ».

Cette institution de défense et de promotion des droits humains, ajoute-t-elle, n’est compétente que pour des affaires qui opposent un individu à une administration. Les autres cas sont réglés par l’administration judiciaire.

A.H.

 

 

La CNDH célèbre la journée internationale des droits de l’homme à Atakpamé

 

Mgr Kpodzro sur l’affaire d’insurrection armée : « Qui me dit qu’on ne débarquerait pas un jour chez moi pour saisir les couteaux de table et me présenter à la TVT comme un djihadiste ? »

Lundi lors de sa conférence de presse pour le lancement officiel du « fonds Mgr Kpodzro », l’Archevêque émérite de Lomé est revenu sur l'affaire d’insurrection armée qui défraie la chronique depuis quelques jours déjà. L’homme de Dieu a dénoncé les « dérives outrageuses des tenants du régime qui, à travers l’instrumentalisation abject et ignominieuse de l’armée, viole allègrement les domiciles d’honnêtes citoyens qui sont sauvagement battus, femmes et enfants compris, pour de motifs nébuleux résultant de montages sadiques et grotesques qu’eux seuls sont capables de comprendre ».

Pour Monseigneur Philippe Kpodzro, il est inadmissible que dans un (soi-disant) pays de droits, que les populations méprisées pour leurs opinions politiques fassent l’objet de tant de traitements outranciers et révoltants, dignes d’une époque révolue.

« Je m’insurge vigoureusement, en ma qualité de prélat, pasteur de brebis de Dieu, contre les traitement infligés aux Tem qui sont régulièrement flagellés, massacrés à sang et à feu, contraints de fuir leurs domiciles et se réfugier dans la forêt, poussés par leurs propres frères et sœurs qui jouissent de l’avantage d’être aujourd’hui du parti au pouvoir », a martelé le prélat.

Et de poursuivre : « Sokodé, Bafilo, Mango, Agoè et sa périphérie sont devenus par les faits têtus de l’actualité, des zones non gratae, où il ne fait plus bon vivre, puisqu’il suffit d’avoir couteau, coupe-coupe et même une aiguille chez soi pour être considéré comme un djihadiste (surtout lorsque vous arborez par malheur un habit rouge) bon à arrêter, torturer et jeter, sans aucune forme de procès, en prison ».

L’ancien président du Haut Conseil de la République trouve inacceptable que le Parti National Panafricain (PNP), qui est un parti politique régulièrement constitué, voit son siège régulièrement investi par des militaires qui viennent molester ses militants à qui on refuse le droit de réunion, en violation fragrante de la loi fondamentale.

A en croire Mgr Kpodzro, à cette allure où vont les choses dans ce pays, personne n’est à l’abri des dérives du régime cinquantenaire de Faure Gnassingbé. Il craint qu’un de ses jours on le présente au journal de 20 heures à la TVT comme djihadiste, tout juste parce qu’on aurait trouvé une aiguille ou un couteau de table dans son domicile.

« Qui me dit qu’on ne débarquerait pas un de ces jours (comme ce fut déjà le cas dans quartier Bè) chez moi pour défoncer portes et fenêtres, saisir les couteaux de table et aiguilles et m’embarquer pour le lendemain me présenter au journal de 20 heures à la TVT comme un djihadiste avec présentation de mes couteaux et aiguilles comme corps de délit ? N’avais-je pas raison de tirer la sonnette d’alarme lorsque les premières menaces de morts (qui continuent d’ailleurs) m’étaient parvenues ? », se demande le prélat.

Monseigneur Kpodzro dénonce au passage, le silence complice et coupable de la communauté internationale face aux dérives du régime de Faure Gnassingbé.

« Quel crime le Togo et les Togolais ont-ils commis pour ne bénéficier d’aucun de vous la moindre marque de compassion ? Non, non et non ! Pitié, ayez pitié des pauvres brebis que Dieu m’a confiées. Pardonnez-moi si je vous ai offensé, mais je ne suis pas un politicien, je suis un vieux pasteur moribond qui est prêt à donner sa vie pour ses brebis, à lui confier par Dieu », a-t-il conclu.

Rappelons qu’hier lors de sa conférence, le prélat a lancé une opération de collecte de fonds pour soutenir le candidat unique de l’opposition pour une alternance politique pacifique en 2020. La mobilisation de ce fonds évalué à 7 milliards de francs CFA se fera d’ici le 20 février 2020.

Godfrey Akpa

 

 

Mgr Kpodzro sur l’affaire d’insurrection armée : « Qui me dit qu’on ne débarquerait pas un jour chez moi pour saisir les couteaux de table et me présenter à la TVT comme un djihadiste ? »

 

Présidentielle 2020 : Le 13e candidat est un animateur de projet

Une dizaine de candidatures est déjà enregistrée pour défier le scrutin présidentiel de l'année prochaine. Parmi ces candidature, figure celle d'Edem Agbessi Y. Tsédé.

Edem Agbessi Y. Tsédé est la treizième personne à avoir annoncé sa candidature pour l’élection présidentielle de 2020. « Ayant trop longtemps côtoyé des politiciens de toutes obédiences, et après multiples observations de la situation géopolitique, j’ai décidé de me porter comme candidat aux élections présidentielles prochaines pour une alternance souhaitée par le peuple », justifie-t-il.

Ce candidat veut briser les chaînes de l’impérialisme qui continuent de retarder le développement des anciens pays colonisés. Dans ce contexte, « nous n’avons aucun droit de baisser les bras » de continuer « la lutte en faveur de la vraie démocratie ».

« C’est pourquoi malgré les efforts multiples des acteurs politiques et de la société civile, nous trouvons aujourd’hui légitime et impérieux d’apporter notre contribution pour la délivrance et la victoire de ce peuple qui a tant souffert », insiste-t-il.

Natif d’Atakpamé, né un jour de septembre 1974, M. Tsédé a fait ses études primaires et secondaires au Togo. Dans sa biographie, il est mentionné qu’il a fait les sciences politiques à Phillip Universtaet de Marbourg en Allemagne. Depuis son retour au bercail en 2005, il est animateur de projet.

A.H.

 

 

Présidentielle 2020 : Le 13e candidat est un animateur de projet

 

Au mouvement "En Aucun Cas", le 4e mandat de Faure ne passera pas

Le mouvement "En Aucun Cas" était devant la presse hier. Objectif, annoncer des actions contre le 4e mandat de Faure Gnassingbé. Voici la déclaration du mouvement.

DÉCLARATION LIMINAIRE :

Tous debout contre le 4ème mandat de Faure Gnassingbé

Il est des moments où les mots seuls ne suffisent plus pour exprimer et décrire clairement ce que l'on ressent.

C'est donc dire que le temps des dénonciations, des condamnations virtuelles, des lamentations et de la passivité a expiré. L'heure de l'action a donc sonné pour tous ceux qui rêvent d'un Togo libre, démocratique et prospère. Chacun a le devoir de choisir maintenant de quel côté de l'histoire il veut être: Parmi les patriotes ou parmi les lâches et complices de la dictature.

En effet, après trois (3) mandats, passés à la tête du Togo, Faure Gnassingbé, le fils du dictateur EYADEMA, arrivé au pouvoir, après le décès de son père qui, lui-même y a passé 38 ans, se prépare à nous voler encore cinq (5) années de notre existence. Mais ça, nous ne l'accepterons jamais. Nous ne le lui permettrons jamais. Nous le lui avons déjà signifié, plusieurs fois, à travers des interpellations virtuelles et passives. Mais apparemment, ses oreilles sont tellement dures qu'il faudrait plus que des mots pour le contraindre à renoncer à son hideux et funeste projet de 4ème mandat.

C'est pourquoi, nous lançons, aujourd'hui un appel solennel à une immense mobilisation citoyenne aux quatres coins du Togo le 28 décembre 2019, à travers des marches et actions pacifiques pour dire d'une seule et unique voix NON AU 4ème MANDAT DE FAURE.

L'objectif de cette mobilisation générale est clair:

1- Rappeler haut et fort que le peuple n'accordera pas une seule année de plus à Faure Gnassingbé et son régime, au-delà de mai 2020;

2- Exiger la libération des détenus politiques;

3- Exiger la mise en place d'une transition politique en Mai 2020.

Cet appel patriotique s'adresse à tous ceux qui aiment le Togo.

Quelque soit votre appartenance politique, ethnique et religieuse, vous êtes interpellés.

Alors Togolais DEBOUT !

Ce 28 décembre 2019, levons-nous tous sans violence, Hommes et Femmes, Jeunes et vieux, et descendons dans les rues de toutes les villes du Togo et devant les ambassades de nos pays d'accueil pour exprimer notre mécontentement, notre ras-le-bol, notre rejet total de la dictature, notre refus d'être dirigé, encore pendant cinq (5) ans comme des moutons par Faure Gnassingbé et notre soif de liberté et de changement.

Les divisions et les égos sont les meilleurs cadeaux que Faure et ses amis espèrent de nous. Surpassons-nous donc et, au-delà de nos étiquettes et intérêts personnels montrons l'image d'un peuple uni et déterminé à finir avec la dictature, la mauvaise gouvernance, l'inpunité, l'oppression, l'exploitation et la misère. Cet appel doit sonner comme une interpellation de Sylvanus OLYMPIO, de Tavio AMORIN et de tous ceux qui ont laissés leurs vies pour que VIVE LE TOGO.

Nous appelons, de ce fait les organisations et corporations professionnelles, les entités politiques et de la société civile, les autorités religieuses et traditionnelles, les musiciens, artistes et autres leaders d'opinion, les associations de jeunes, les partis politiques et organisations de la société civile qui sont réellement du côté du peuple, les médecins, enseignants, Étudiants, élèves, commerçants, conducteurs, ouvriers, artisans, militaires, policiers, avocats et magistrats à soutenir et participer à cette mobilisation inédite.

Mais d'ores et déjà, le camarade Foly SATCHIVI observer, à compter du vendredi 13 décembre 2019, une grève itinérante de la FAIM pour appeler à l'union et à la mobilisation de tous contre la volonté de Faure de s'éterniser au pouvoir, dénoncer la complaisance de certains leaders politiques et exiger la libération de ses anciens camarades de prison.

Pour les itinéraires, nous vous reviendrons dans les prochains jours.

Fait à Lomé, le 09 décembre 2019


Pour le Mouvement En Aucun Cas,
La Cellule communication

 

 

Au mouvement "En Aucun Cas", le 4e mandat de Faure ne passera pas

La Population urbaine atteindra 43,5% en 2020

La population urbaine, actuellement estimée à 42,1% au Togo, passera à 43,5% l’année prochaine, soit 3,352 millions d’âmes.

Lomé, la capitale, concentre 63,2% d’habitants. Ce qui équivaut à 23% de la population togolaise sur 0,49 % du territoire national.

La concentration urbaine non maîtrisée cause des problèmes : ils vont de la cherté du crédit mobilier bancaire au coût élevé des matériaux de construction en passant par l’absence de structures de l’aménagement foncier à la production et au financement de logements sociaux et économiques, la faiblesse des revenus, l’expansion de la spéculation foncière.

S’ajoutent à cette liste le chômage, la densité de la circulation, la pollution, les actes de banditisme, les vices sociaux, entre autres.

Avec un soutien de l’Association internationale de développement (IDA), la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) compte financer la construction de logements abordables dans son espace.

Au Togo, elle prévoie réaliser des opérations d’aménagement urbain.

A.H.

 

 

La Population urbaine atteindra 43,5% en 2020

 

10 nouvelles arrestations dans la fameuse affaire d’insurrection

Après l’interpellation et la présentation à la presse de 18 personnes impliquées dans l’affaire de la révolution dite manquée du 23 novembre dernier, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile parle de l’arrestation de 10 autres individus.

Hier lundi à Lomé, trois ministres du gouvernement (Sécurité et Protection civile ; Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collection locales ; Droits de l’Homme) ont rencontré le corps diplomatique accrédité au Togo. Objectif, expliquer aux diplomates, ce qui a été préparé et comment les assaillants comptaient mener leur révolution qui sera finalement un échec.

Dans son intervention, Yark Damehame parle de l’interpellation de 10 autres personnes impliquées dans ce dossier. En effet, précise-t-il, « à ce jour, nous sommes à 28 personnes sous les verrous. Elles seront traduites en justice pour répondre de leurs actes. Les investigations se poursuivent car c’est une plateforme sur laquelle ils sont nombreux ».

Ont participé à cette rencontre, côté corps diplomatique, Eric Stromayer (USA), Chao Weidong (Chine), Marc Vizy (France), Garba Lompo (représentant permanent de la CEDEAO), Damien Mama (Coordonnateur résident du système des nations unies au Togo)…

« Tigre révolution », le nom du groupe destiné à l’insurrection, selon le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, a été créé et dirigé par un certain Master Tiger. Celui-ci est Togolais résident en Belgique. Il est aidé dans ses œuvres par un gendarme ayant déserté l’armée togolaise.

Tous ceux qui ont été arrêtés se retrouveraient sur une plateforme dont ils connaîtraient l’objectif, assure cette autorité politique. Il appartiendra à la Justice de situer les responsabilités des uns et des autres.

« Nous disons bien que c’est une plateforme et tant que vous faites partie de cette plateforme, vous êtes impliqués car vous connaissez bien les idéologies de la plateforme. Maintenant, il appartient à la justice d’apprécier votre degré d’implication et d'en juger », ajoute le Général Yark.

Le même ministre souligne que « le gouvernement n'a aucune intention de restreindre la liberté de manifestation ou de circulation ». Néanmoins, laisse-t-il entendre, « il est aussi de son devoir de prendre les dispositions pour prévenir tout acte de violence dont il a confirmation après recoupements ».

Dans la nuit du 22 au 23 novembre 2019, un groupe de personnes ont posé des actes violents à Lomé et à Sokodé. Bilan : La mort d’un gendarme des suites de ses blessures et la disparition de 4 armes AK47, selon les autorités togolaises.

A.H.

 

 

10 nouvelles arrestations dans la fameuse affaire d’insurrection

 

Le PNP révèle des manœuvres en cours pour impliquer des détenus, militants du partis, dans l'affaire d'insurrection

Dans un communiqué rendu public, le Parti national panafricain (PNP) dénonce des manœuvres en cours pour impliqués ses militants détenus dans les prisons depuis avril 2019, dans l'affaire d'insurrection armée. Le parti de Tikpi Atchadam met en garde le gouvernement et prend l'opinion nationale et internationale à témoin.

COMMUNIQUÉ

À la suite de l'appel à la manifestation pacifique comptant pour le 13 avril 2019, Monsieur Guéfé Nouridine, enseignant de philosophie et trésorier général adjoint du Parti National Panafricain (PNP), et Monsieur Moumouni Ganiou, mécanicien de son état, et chargé de sécurité au sein du PNP, ont été mis aux arrêts avec d’autres militants du parti.

Au total, trente trois personnes, membres du PNP, victimes de procédures arbitraires, croupissent toujours dans les geôles.

Jugés, comme leurs compagnons d’infortune, de manière expéditive et inique, sans le moindre respect de leurs droits, Monsieur Guéfé et Monsieur Moumouni ont pour chacun écopé d'une peine de douze mois dont neuf sont presque purgés.

Selon des informations provenant de sources concordantes et dignes de foi, sur instigation des autorités togolaises des opérations de conspiration sont envisagées, avec pour but de les impliquer dans des infractions de nature delictuelle, voire criminelle.

L'objectif des commanditaires est de les maintenir en detention en évoquant leur supposée implication dans de sordides affaires,- dont au demeurant ils ne sont mêlés ni de près ni de loin -, et par là-même, ternir l'image du PNP.

Le PNP dénonce de telles pratiques d'un autre âge, et tiens pour responsables le gouvernement togolais, et plus particulièrement les ministres de tutelle.

Le PNP saisit l'occasion pour interpeller le gouvernement togolais sur la nécessité de veiller à l'intégrité physique de ses détenus politiques.

Le PNP rappelle à nouveau que les pratiques que l'on envisage de rendre imputables à ses détenus sont manifestement aux antipodes des valeurs qu'il a toujours prônées.

Face à de tels agissements, au demeurant abjects, le PNP prend à témoin les instances internationales, les organisations régionales et sous-régionales, ainsi que les organismes de défense de droits de l'homme.

Enfin, le PNP réitère son exigence de libération immédiate et sans condition de tous les détenus dont l'incarcération fait suite à l'exercice pur et simple d'une liberté constitutionnelle qu'est la liberté de manifestation, ainsi que la libération de tous les détenus politiques.

Fait à Lomé, le 9 décembre 2019.

Me Kwasigan Arnaud AGBA
Conseiller juridique du Président du PNP
Salutations distinguées

 

 

Le PNP révèle des manœuvres en cours pour impliquer des détenus, militants du partis, dans l'affaire d'insurrection

 

Présidentielle 2020 : Mgr Kpodzro lance une collecte de 7 milliards F CFA pour barrer la route à Faure

L’Archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Kpodzro ne désarme pas. Il est convaincu que l’alternance politique sera une réalité en 2020. Lundi soir devant la presse à Lomé, l’homme de Dieu a lancé une opération de collecte de fonds dénommée « fonds Mgr Kpodzro » en vue de réaliser une alternance pacifique en 2020 au Togo.

« Je vous propose aujourd’hui et maintenant notre mobilisation à tous pour alimenter un fonds qui porte mon nom en vue de rassembler les ressources suffisantes pour prendre en charge un seul candidat de l’ensemble de l’opposition démocratique et des forces vives de la nation, financer sa campagne dans une dynamique unitaire soutenue sans réserve par tous, assurer la représentation et la prise en charge complète de ses délégués dans les 9 000 bureaux de vote sur l’ensemble du territoire, constituer des comités de veille citoyenne autour de tous les bureaux de vote en vue de décourager toute manœuvre frauduleuse et assurer la compilation des résultats, bureau de vote par bureau de vote, pour une victoire éclatante de notre candidat de manière libre, honnête et transparente », a indiqué Mgr Philippe Kpodzro devant les acteurs politiques et de la société civile présents à la conférence de presse d’hier.

Selon le prélat octogénaire, ce fonds dont la fourchette se situe entre 4 et 7 milliards de francs CFA permettra pour une fois de mettre en place la logistique adéquate pour gagner de façon incontestable la présidentielle de 2020.

L'Archevêque émérite de Lomé reste convaincu qu’à la faveur de ce fonds, le peuple togolais ne se laissera plus surprendre par des
« résultats hideux » du régime RPT-UNIR. Par ailleurs, l’opposition disposera des moyens adéquats tant matériels roulant, technique qu’en ressources humaines et financières pour maîtriser le processus électoral avant, pendant et après le scrutin sur l’ensemble du territoire national.

« Loins de se limiter au processus électoral, le fonds vise à mettre en place au Togo les conditions idoines et durables d’une vraie démocratie en veillant à la mise en place des fondamentaux d’une vraie société démocratique. Il veillera à une éducation citoyenne des populations sur les questions de bonne gouvernance à la base, et au contrôle citoyen du rôle régalien de l’Etat. Il favorisera la mise en place de programmes de Communication pour le Changement de Comportement en matières de civisme et de respect du bien public pendant au moins 30 années suivant l’arrivée de l’alternance démocratique et à compter de 2020 », a souligné Mgr Kpodzro.

La mobilisation de fonds pour l’alternance pacifique en 2020 au Togo se fera à travers tous les différents mécanismes de transferts d’argent possible. Cinq comptes bancaires au nom de Mgr Kpodzro sont créés à cet effet, dont un au Togo, un au Bénin, un au Ghana et trois en outre-mer (1 en France, 1 aux Etats-Unis et 1 en chine).

Les fonds pourraient être envoyés sur les comptes ouverts dans les pays identifiés par virement bancaire, transfert d’argent via Western-Union, Moneygram, Ria, et sur le plan national par Tmoney, Flooz, Wari, etc.

Des activités spéciales de collecte de fonds seront également organisées à travers différents groupes de lobbying en vue de maximiser les ressources à collecter. Des kermesses, des ventes de charité, des soirées VIP, des spectacles, etc. pourraient être organisés à cet effet.

Les transferts d’argent par le mécanisme habituels seront encouragés jusqu’à 100 F CFA en vue de faciliter une grande adhésion des populations quels que soient leur pouvoir d’achat. Les contributions pourront se faire sur une base journalière, hebdomadaire ou mensuelle.

Les numéros sur lesquels les fonds peuvent être envoyés sont les suivants : Tmoney sur le numéro 91 29 55 64, Flooz sur le numéro 79 44 37 99, compte Ecobank N° 70 10 11 14 09 11 56 01.

« Plus qu’une mobilisation citoyenne, c’est un acte de foi auquel je vous invite », a déclaré l’homme de Dieu.

Pour finir, le prélat met au défi le pouvoir de Faure Gnassingbé d’organiser de façon libre et transparente le scrutin de la présidentielle de 2020, d’en confier l’arbitrage aux Nations unies et de l’emporter à la régulière pour démontrer au Togolais qu’il est « un vrai Faure, pardon, un vrai Fort ».

Godfrey Akpa

 

 

Présidentielle 2020 : Mgr Kpodzro lance une collecte de 7 milliards F CFA pour barrer la route à Faure

 

Robert Dussey participe au 9e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des ACP à Naïrobi

Les chefs d’Etat et de gouvernement des pays d’Afrique, Caraïbes et du Pacifique (ACP) sont réunis depuis hier lundi 9 décembre à Naïrobi au Kenya.

Le ministre togolais des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’Extérieur, Prof Robert Dussey prend également part à ce sommet.

Une opportunité décisive pour obtenir l'approbation par les dirigeants, de l'organisation de l'accord post-Cotonou, en vue de sa signature en début d'année 2020, c’est le sens que donne Patrick Gomez, Secrétaire Général des ACP, à ce 9e sommet dont le thème est « une ACP transformée et engagée dans le multilatéralisme ».

Les grandes orientations de la politique générale des ACP pour les années à venir seront au menu des échanges entre les participants à ce sommet.

Avant la tenue de ce sommet, il y a eu une réunion préparatoire. Elle a permis de réfléchir sur les opportunités de développement d’un meilleur climat des affaires dans les pays ACP.

 

 

Robert Dussey participe au 9e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des ACP à Naïrobi

Le SYNBANK outille ses adhérents pour plus de responsabilités dans la gestion des entreprises

La formation est indispensable à tout syndiqué, dit-on. Visiblement, les responsables du Syndicat des Employés et Cadres des Banques, des Etablissements Financiers et des Assurances du Togo (SYNBANK) ont bien compris cette assertion. Samedi dernier à Lomé, ils ont initié un séminaire de formation l’intention de tous les membres dudit syndicat.

« Responsabilité syndicale et contribution des syndiqués à la gestion efficiente de nos entreprises », c’est le thème principal retenu pour cette rencontre qui a vu la présence de presque tous les syndiqués.

Pour Mme Joséphine Patassé, Secrétaire Générale du SYNBANK, l’idée c'est d’outiller davantage les syndiqués, surtout ceux qui sont des délégués du personnel dans les différents établissements financiers, à pouvoir assumer convenablement leur mission. Il était également question de former ces cadres des institutions financières à être responsables dans la gestion des entreprises dans lesquelles ils sont employés.

« Il s’agit en fait d’un séminaire de renforcement des capacités. Vous savez, en syndicalisme on ne finit pas d’apprendre. Nous avons des délégués que nous renouvelons chaque année. Et certains de ces délégués ne maîtrisent pas vraiment leur rôle. Donc nous nous sommes dit qu’il faut les former afin qu’ils puissent connaître leur mission.

En plus, le second volet de cette formation, c'est de dire aux syndiqués que nous devons être responsables dans la gestion de nos entreprises. Parce qu’une entreprise, c’est pour les employeurs et les employés. Mais quand ça ne marche pas, ce sont les employés qui subissent les conséquences. Et surtout qu’un agent de banque à toute une famille derrière. Donc c’est pour cela que nous sommes obligés de nous former pour que nous soyons tous responsables dans nos entreprises », a souligné Mme Joséphine Patassé.

Selon elle, le syndiqué doit être à l’avant-garde pour suivre de près la gestion des entreprises dans laquelle il est employé.

« Nous ne sommes pas là seulement pour revendiquer. Nous sommes là pour suivre aussi la gestion de nos banques, de nos assurances, de nos établissements financiers. Aujourd’hui, nous avons de ces responsables qui vont vous faire couler si vous ne faites pas attention, et eux, ils ramassent tout. Mais si nous sommes à l’avant-garde, si nous voyons certains chiffres qui ne marchent pas, nous devons interpeller le Directeur. Et nos textes nous donnent ces droits », a-t-elle précisé.

Au cours de ce séminaire de formation, les participants ont été entretenus sur quatre (4) communications. Il s’agit de : « Délégués du personnel : Rôle, Droits et Devoir », « Gestion du temps : Outils pour l’amélioration des performances des salariés et de la rentabilité des entreprises », « Le Syndicalisme : Dialogue pour anticiper les conflits », « Ethique et la Déontologie sur les lieux de travail ».

 

 

Le SYNBANK outille ses adhérents pour plus de responsabilités dans la gestion des entreprises

Le CIPEA organise le « dîner du paysan » le 14 décembre prochain à Lomé

« Dîner du pays », un cadre d’échanges entre les agriculteurs et les partenaires financiers le samedi prochain à la Maison des jeunes d’Amadahomé à Lomé. L’initiative est portée par le Centre interafricain pour la promotion économique et les affaires (CIPEA).

Il s’agit d’une rencontre entre les agriculteurs, entrepreneurs agricoles du Togo et les partenaires financiers qui interviennent dans le financement des projets agricoles. L’évènement est organisé en concertation avec le ministre de l’Agriculture, de la Production animale et halieutique.

Placée sous le thème « Consommons les produits locaux, boostons l’économie locale », la première édition du « Dîner du paysan » offrira un cadre aux participants de parler de leurs expériences, d’échanger sur leur savoir-faire.

Il s'agit en fait d'« amener les jeunes entrepreneurs agricoles à connaître les secrets pour mieux réussir dans le domaine, de leur faire découvrir les mécanismes mis en place par le gouvernement togolais pour accompagner les paysans dans le financement de leur projet, notamment le Mécanisme Incitative et de Financement Agricole ».

Au programme, des rencontres B to B, de la dégustation des plats locaux, la sensibilisation sur le MIFA, les opportunités et stratégies d’affaires, l’information sur le projet Telefood et le système de taxation douanière sur les produits agricoles, entre autres.

A.H.

 

 

Le CIPEA organise le « dîner du paysan » le 14 décembre prochain à Lomé

Kozah : Les Comité locaux citoyens déjà à l’œuvre

A peine installés, les Comités locaux citoyens, une initiative du Programme Campus Citoyen de l’Université de Kara dans les cantons de la préfecture de la Kozah et dans la ville de Kara, sont activement engagés sur terrain pour le développement de leurs milieux. Ce week-end, les cantons de Kouméa et Landa ont manifesté cet engagement à travers plusieurs activités d’utilité publique. Une grande rencontre s’est ensuite déroulée entre la jeunesse de Yadè et ses aînés dans ce canton.

En effet, très tôt dans la matinée du 07 décembre 2019, le Comité local citoyen du canton de Landa a mobilisé la jeunesse qui est sortie massivement pour rendre propre les locaux de l'Unité de Soins Périphériques et le marché du canton. A Kouméa, c’est le Centre Médical et ses alentours qui ont été pris d’assaut par les jeunes qui n’ont ménagé aucun effort pour leur donner un aspect plus attrayant. Au Centre social de Yadè, les jeunes ont pu bénéficier des conseils et des orientations des aînés pour mieux œuvrer pour leur autopromotion et le développement du canton de Yadè.

Selon le Coordonnateur adjoint du Programme Campus Citoyen, BOZIKE Passima, ces jeunes œuvrent pour assurer leur propre développement. « Les Comités locaux citoyens installés dans les 15 cantons de la préfecture de la Kozah et dans les quartiers de la ville de Kara sont d’une part un véritable réceptacle où les jeunes unissent leur force, leurs talents et leur volonté pour favoriser leur propre développement et celui de leurs localités. D’autre part, ces comités sont des moteurs qui permettent le déploiement de la politique de paix, de sécurité, de développement du Chef de l’Etat, son Excellence Faure E. Gnassingbé, Chef du Grand parti UNIR », a-t-il indiqué.

Il faut donc préciser que le Programme Campus Citoyen, initié par le Président de l’Université de Kara, Professeur SANDA Komla, reçoit le soutien et l’appui financier du Chef de l’Etat, son Excellence Faure E. Gnassingbé pour la mise en œuvre de ses activités.

Pour rappel, les groupements d’épargne et de crédit de l’Université de Kara (GEC-UK) sont déployés par le Programme Campus Citoyen dans les cantons de Soumdina, Tchitchao, Landa, Djamdè et Awendjelo.

A ce jour, le programme a permis la mise en place depuis avril 2019 de 13 groupements. Ce système d’épargne et de crédit qui permet aux communautés à la base de bénéficier des services financiers et de pouvoir faire une activité génératrice de revenus, a débuté ce dimanche 08 décembre 2019 dans les cantons de Pya (où les 08 villages seront bénéficiaires), en plus de Lama, Tcharè, Sara-Kawa, Kouméa et 04 quartiers de la ville de Kara. D’ici la fin de l’année 2019, le Programme Campus Citoyen ambitionne installer 30 groupements.

Le programme a également fourni un appui technique et financier à 28 jeunes entrepreneurs de la préfecture de la Kozah pour démarrer des activités génératrices de revenus.

 

 

Kozah : Les Comité locaux citoyens déjà à l’œuvre

 

Présidentielle de 2020: Le candidat Soter-Caïus DOVI promet trois repas par jour au Togolais

Interview exclusive du Président de la Coalition des Rassembleurs et Candidat à la présidentielle de 2020 Soter-Caïus DOVI : ‘’ Mon projet s’articule autour d’une vision : « TROIS REPAS PAR JOUR » qui est un « GÂTEAU ÉCONOMIQUE » à se partager au travers de la relance économique par le pouvoir d’achat’’.

Le Togo s’apprête à organiser en début d’année 2020, un scrutin présidentiel. Le gouvernement vient de fixer la date du 22 février 2020 pour le premier tour de cette élection. L’un des candidats déclarés à cette présidentielle est le Président de la Coalition des Rassembleurs M. Soter-Caïus Dotegan DOVI.

Celui-ci déclare entre autres : ‘’Le problème du Togo n’est pas un problème électoral, mais plutôt politique. J’ai une vraie vision pour mon pays’’, Mon projet s’articule autour d’une vision : « TROIS REPAS PAR JOUR »Mais Trois repas par jour, c’est un « GÂTEAU ÉCONOMIQUE » à se partager au travers de la relance économique par le pouvoir d’achat, ajoute M.DOVI.

Le candidat a accordé une interview exclusive à la Rédaction de Plume Libre et de Reference.tv. Le leader des Rassembleurs parle de sa motivation, son ambition pour son pays et se prononce sur certains sujets notamment la candidature unique de l’opposition, la question des deux tours de la présidentielle et autres encore. L’homme explique son projet de société basé sur le concept de’’ trois repas par jour’’, un véritable programme qui vise entre autre à relever l’économie, le niveau de vie des Togolais.

Nous vous proposons de lire l’intégralité de l’interview de M. Soter-Caïus DOVI, un candidat qui se veut celui du peuple.

Plume Libre : Monsieur Soter DOVI Comment se porte votre formation politique ?

M. DOVI Soter : Bonjour. La coalition des Rassembleurs est un conglomérat de partis politiques, des organisations de la société civile, des femmes et des hommes y compris de la diaspora. En clair, notre formation politique a le vent en poupe. Nous ambitionnons devenir la première force politique au Togo dans les années à venir.

Plume Libre: Le Togo s'apprête à organiser la présidentielle de 2020, après les élections législatives de 2018 et les municipales de 2019.Tout d'abord comment appréciez vous les deux élections passées ?

M. DOVI Soter : A chaque fois qu’il y’a une élection dans notre pays, ce sont des tensions permanentes de tout genre. Le 20 décembre dernier, nous savons dans quelles conditions, les législatives ont eu lieu, avec un taux record d’abstentionnistes, un boycott de toute la classe politique, sauf quelques affidés du parti au pouvoir qui y sont allés et le résultat est là, une Assemblée Nationale qui ne reflète pas le vrai visage de tous les clivages politiques...

Quand, c’est seulement 5% de la population active qui vote, on ne peut pas avoir une assemblée hétéroclite...

Quant aux municipales, les choses ont été différentes, mais là aussi, il y’a eu quelques irrégularités. Dans tous les cas c’est toujours le parti au pouvoir qui gagne avec des fraudes massives.

Le problème du Togo n’est pas un problème électoral, mais plutôt politique.

Plume Libre : Vous êtes candidat à l'élection présidentielle 2020. Qu'est ce qui a motivé votre candidature ?

M. DOVI Soter : Pour moi la politique, plus qu’une ambition, c’est une vocation. C’est depuis que j’étais en classe de CM2 que je disais qu’un jour, j’allais prendre la place du feu Eyadema.

Je ne savais pas que cette petite phrase que j’ai prononcée, il y’a de cela plus de 50 ans, allait me revenir comme un boomerang.

J’ai une vraie vision pour mon pays,

Comme l’écrivait Leibniz, le principal père spirituel de la révolution américaine, on peut lire dans la déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776, les visions suivantes : « Nous tenons les vérités suivantes pour évidence en soi : Que tous les Hommes sont créés égaux ; qu’ils sont dotés de la part du créateur d’un certain des droits inaliénables ; que parmi ces droits figurent la vie, la liberté et la recherche du Bonheur ». Voilà ma vision et ma vocation pour mon pays dans les années à venir.



Plume Libre: Que proposez-vous d'autre aux Togolais ?

M. DOVI Soter : Mon projet s’articule autour d’une vision : « TROIS REPAS PAR JOUR » .

Mais Trois repas par jour, c’est un « GÂTEAU ÉCONOMIQUE » à se partager au travers de la relance économique par le pouvoir d’achat. Pour y arriver, nous devons miser en permanence sur l’introduction des nouvelles technologies, de nouvelles méthodes de production, et le rôle de la recherche scientifique dans l’économie pour répondre aux futurs défis. C’est la responsabilité́ unique et l’obligation de l’État-nation que nous proposons.

Il s’agit de créer les conditions du bien-être général , de sa postérité́, en accroissant le champ des possibles.

L'État-nation dépasse les oppositions car il doit être le seul champs favorisant la créativité, la solidarité, tout en veillant sur les spécificités ethniques, religieuses, régionalistes, ou individuelles, et c’est à ce seul prix que nous aurons le bonheur national brut.

« TROIS REPAS PAR JOUR », c’est pour la première fois la mise en place du « CREDIT PRODUCTIF PUBLIC » AU SERVICE DE NOTRE ECONOMIE ;

une éducation, un système de santé moderne.

C’est pourquoi, comme les pays émergents, nous devons nous aussi repenser notre modèle économique dès maintenant.

Une économie organisée a besoin de beaucoup d’investissements afin de répondre aux besoins futurs d’une population en croissance.

Or aujourd’hui, nous ne disposons pas des outils nécessaires pour injecter massivement de l’argent afin de permettre un développement global du pays, et atteindre ainsi le Bonheur National Brut, par le développement économique, humain et social.

Nous ne sommes pas naïfs.

Nous savons bien que la mise en place d’un tel plan nécessite des changements structurels majeurs : la création de nouvelles institutions, la nationalisation de la Banque Centrale et la création d’une banque nationale, un changement de paradigme, une rupture.

Néanmoins, nous sommes convaincus que c’est en plaçant les Togolaises et les Togolais au sein des processus de décisions que nous pourrons, ensemble, définir notre futur commun. Le projet que nous portons demande à chacun de se responsabiliser en prenant sa place en tant que citoyen, dans notre conquête commune du Bonheur.

Le Crédit productif public sera donc sous contrôle de l’ensemble de la société, par la mise en place d’un Conseil national du crédit qui se composera de tous les corps constitués de notre pays (ouvriers, agriculteurs, chefs d’entreprises, professeurs, docteurs, avocats, élus locaux, etc.). Ce crédit public est le cœur de notre projet car seul il permettra de financer une plateforme de développement économique, social et humain à long terme. Nous positionnons de ce fait, l’État comme stratège et autorité agissant pour l’intérêt général, en se réappropriant le contrôle du crédit et de la monnaie.

« TROIS REPAS PAR JOUR », c’est le renforcement du Ministère du plan

qui nous permettra d’orchestrer notre politique de développement. Il est important que nous ayons une cohérence aussi grande que possible dans le comportement de tous les producteurs de notre Nation.

Notre effort doit être sur les deux fronts, c’est pourquoi le plan économique doit être complété́ par un plan social.

Notre logique démocratique veut que la prise de décision au sein du processus de planification vienne de la base, en intégrant chaque Togolaise et chaque Togolais dans les choix que nous devrons prendre en tant que Nation. Ce qui nous conduit à mettre en place des organes décentralisés dans les régions au plus près des citoyens.

Dans le même temps que nous mettons en place une responsabilisation des citoyens, nous lançons un programme d’information afin de doter la population d’une culture économique et sociale. Sans quoi, vous ne serez pas outillés pour veiller et accompagner la transformation de notre pays dans notre conquête du Bonheur.

Nous considérons que l’institution idoine pour déterminer les priorités en fonction des besoins et des ressources disponibles est le Parlement. Notre parlement est le représentant du peuple souverain dans notre démocratie représentative. Nous savons qu’il a donc à cœur de mettre en œuvre les moyens physiques et financiers pour atteindre les objectifs que nous aurons souverainement définis en tant que Nation.

Cette responsabilité implique un sens profond du bien collectif ainsi qu’un patriotisme ardent car les femmes et les hommes qui composeront ce Parlement doivent être convaincus de leur autorité législative mais aussi que les sacrifices consentis auront un sens et permettront le développement de notre pays.

L’Etat doit pouvoir émettre du crédit productif public pour financer les grands projets, les infrastructures et renflouer le service public et les collectivités territoriales pour réaliser leurs projets.

Ainsi nous mettrons fin aux prétendus problèmes de la dette. La dette qui est sans cesse creusée par les taux d’intérêts usuriers qu’imposent les banques privées.

Les nouveau crédits émis sur l’ordre du trésor sont déposés à la banque nationale. Une première partie de ces crédits se trouve dans une caisse spéciale vouée à la reconstruction et à l’investissement productif ( elle peut être jumelée avec certains crédits consentis par l’administration, à partir des revenus fiscaux), une seconde partie est déposée dans un fonds international de développement auquel contribue d’autres nations. La dernière partie est prêtée aux banques privées sous formes d’escompte de lettre de changes et de prêts consentis par celle-ci à l’industrie ou à d’autres usages productifs.

Notez que les nouveaux crédits ne servent en aucun cas à financer des dépenses courantes.

« TROIS REPAS PAR JOUR », C’est le lancement de l’Economie Bleue,

L’économie bleue est la mise en action d’une philosophie politique. Cela consiste à développer un système de production et de consommation qui ne dépend que des ressources disponibles.

Les solutions sont avant tout basées sur la physique avec comme facteurs décisifs la pression et la température :

- La nature évolue de la suffisance à l’abondance.

- Tout est biodégradable, les déchets sont sources de nouveaux produits.

- Les innovations sont constantes car le changement y est permanent.

L’Économie Bleue, c’est s’inspirer des écosystèmes naturels pour produire les biens et services dont les citoyens ont besoin, tout en respectant les valeurs environnementales avec une responsabilité partagée le droit des générations futures. C’est la seule Économie où, on trouve à la fois l’Économie de la connaissance et l’Économie circulaire.

Voilà le cercle vertueux qu’il faut atteindre pour pouvoir relancer la croissance et générer de la richesse, tout en apportant des améliorations et des solutions concrètes aux expressions implicites explicites de la population.

Qu’est ce qui permet de relancer la croissance, si ce n’est la consommation ?

Mais pour consommer, il faut disposer du pouvoir d’achat, pour avoir le pouvoir d’achat, encore faut-il avoir du travail, et pour avoir du travail ou de l’emploi, il faut le créer.

« TROIS REPAS PAR JOUR », c’est la Conquête du Bonheur.

Ce nouveau contrat dépasse le cadre d’un mouvement politique mais s’adresse à l’ensemble de la nation en leur proposant de définir un nouveau cadre et une nouvelle organisation de la société. Notre inspiration vient du Bhoutan, pays d’Asie qui mesure ses politiques selon quatre facteurs distincts :

- La croissance et le développement économique responsable et durable - La conservation et la préservation de la culture

- La protection de l’environnement et développement durable

- La gouvernance responsable

Comment atteindre cet objectif ?

Afin de mettre en place notre modèle de société, cela implique de changer nos curseurs avec notamment la prise en compte de l’apport nutritionnel réel par habitant et non seulement la somme d’aliments vendus ou achetés dans notre économie.

En déplaçant notre manière de penser, nous mettons sur une échelle similaire la valeur de notre famille, de la vie communautaire, des océans, des grands espaces que des biens meubles tels les voitures, les sacs de blé, etc.

Pour se faire, nous devons doter l’État de moyens afin de collecter et d’analyser des données qui mettent en lien l’économie matérielle et bien-être réel. En effet, depuis 1995, la banque mondiale a sorti un indice de riches qui estime que la richesse des nations consiste à 60% du « capital humain» (organisation sociale, compétences humaines et connaissances), à 20% du capital construit (entreprises et capital). Entre temps, en 1990, les Nations-Unies avaient lancé l’Indice de Développement Humain (IDH) qui prend en compte des facteurs tels que l’éducation, l’espérance de vie ou les droits de l’homme.

L’indice de progrès véritable permet d’évaluer des éléments que l’économie classique ignore. Par exemple, la prise en compte des revenus, les dégâts causés à la santé, à l’agriculture, aux habitations, etc ...

Cet outils de mesure peut être mis à la disposition de chaque région afin que celle-ci soit en mesure de vérifier leur propre situation au regard des indicateurs.


Plume Libre : Face à l'extrême pauvreté qui sévit dans le pays avez vous des remèdes ?

M. DOVI Soter : La pauvreté n’est pas l’apanage du peuple Togolais, d’ailleurs le point quatre résume parfaitement nos actions en faveur de la création de richesse et de la valeur ajoutée pour endiguer cette gangrène qui est la pauvreté.

Comme disait Henri IV : « Je veux que chaque laboureur de mon royaume puisse mettre la poule au pot le dimanche. », plus personne au Togo, n’aurait du mal a avoir les « Les Trois Repas par Jour ». C’est ma vision.

Plume Libre : Quelle sont vos relations avec les autres leaders politiques notamment de l'opposition et du pouvoir ?

M. DOVI Soter : Les relations sont très cordiales, j’ai participé à toutes les tables rondes initiées par l’archevêque Émérite, Monseigneur Philippe Fanoko Kpodjro, qui a réuni toutes les forces démocratiques et les membres de la société civile.

J’ai participé également au meeting du 23 Novembre et la marche du 27 Novembre 2019, organisé par le front Citoyen TOGO Debout.

Toutes les forces démocratiques parlent à l’unisson, du un certain nombre de questions relatives à la transparence des scrutins et son bon déroulement.

Plume Libre : Que pensez-vous du débat sur la candidature du président sortant?

M. DOVI Soter : Je n’ai pas de conseils à lui donner, c’est un grand garçon, c’est à lui de faire le bilan de pratiquement quinze ans de gouvernance où on note encore que le peuple ne mange pas à sa faim, où la fracture sociale est loi, et la misère une règle. Le chômage quand à lui, il est exponentiel...

Face à ce climat délétère où la violence policière épouse la misère d’une manière incestueuse, doit-il y aller ? C’est à lui de voir.

Mais s’il n’y va pas, il aura posé un acte grandiose, il rentrera dans l’histoire par la grande porte.

Plume Libre : Peut-on dire que le sujet de la candidature unique de l'opposition est dépassé ?

M. DOVI Soter : A l’heure actuelle, c’est une équation à variables multiples et c’est difficile à résoudre.

Nous les rassembleurs, nous, nous sommes battus pour qu’il y ait une candidature unique mais force est de constater que cette équation a eu du mal à trouver un développement efficient... mais à l’impossible, nul n’est tenu.


Plume Libre : Les deux tours à la présidentielle est-ce une chance ou au contraire un risque ?

M. DOVI Soter : Les deux tours sont une chance formidable, en fonction des résultats, on pourra en ce moment là, collaborer avec les uns et les autres pour des report de votes. Le second tour est le champ favorable à tous les calculs.



Plume Libre : Que pensez-vous du vote de certains togolais de la diaspora?

M. DOVI Soter : En tant que candidat issu de la diaspora, je trouve dommage qu’on ait pas pris le temps de mieux organiser les choses. J’ai l’impression que souvent, le gouvernement ignore un principe élémentaire de la gouvernance ; Gouverner, c’est prévoir. Ce n’est pas aujourd’hui qu’on sait qu’il y aura des élections en 2020. On aura pu anticiper les choses de façon à ce que chaque membre de la diaspora ou chaque ressortissant togolais ait eu le temps matériel de faire sa carte consulaire et de facto, disposer des trois pièces justificatives exigées.

Un État doit planifier, et doit mettre en place un tableau bord qui est un outil de remise en cause permanente et c’est ça qui va permettre de vérifier si ce qu’on est train de faire, correspond à ce qui prévu, sinon on recommence le processus jusqu’à le parfaire. Quel gâchis !!!!

Ainsi va le TOGO....



Plume Libre: Votre message à l'endroit des togolais de la diaspora et ceux qui sont au pays?

M. DOVI Soter : Je vais lancer plusieurs messages solennels ;

Je fais écho au travers de votre ligne éditoriale pour que toutes les forces vives de la nation Togolaise nous rejoignent au sein de la la coalition des rassembleurs.

Je me fais le chantre d’esprit de conquête de la nation en demandant aux jeunes togolais de la diaspora et des nationaux de reprendre le goût de la nation.

Je propose un contrat avec toutes les filles Togolaise et les fils Togolais, pour que nous réécrivions une nouvelle page de l’histoire Togolaise avec les Rassembleurs pour bâtir la nation Togolaise dans 30 années à venir.

Nous sommes des bâtisseurs, nous sommes la Pierre qu’on rejetée ceux qui bâtissent et qui deviendra la principale de l’angle.

Vive les Rassembleurs !

Vive le TOGO !


Plume Libre : Merci Monsieur Soter-Caïus DOVI.

M. DOVI Soter : Merci à vous Monsieur TOMI et à votre Rédaction.

Propos recueillis par Emmanuel Vivien TOMI et la Rédaction de Plume Libre et de Referencetv.tg

 

 

Présidentielle de 2020: Le candidat Soter-Caïus DOVI promet trois repas par jour au Togolais

 

ASVITTO émet des doutes sur l’« insurrection armée »

L’histoire de l’insurrection armée dont les présumés auteur ont été présentés à la presse la semaine dernière, ne convainc pas l’Association des victimes de la torture au Togo (ASVITTO). Lisez plutôt sa déclaration !

DECLARATION RELATIVE A LA ‘’TENTATIVE D’AGRESSION ARMEE’’
L’ASVITTO prend acte de la narration des évènements faite par la police et invite le gouvernement au respect des garanties de procédures judiciaires des personnes interpellées.

Suite à la conférence de presse du gouvernement, la police nationale a procédé à la narration dans les détails des faits qui seraient survenus dans la nuit du 22 au 23 novembre dernier relatif à une ‘’tentative d’insurrection armée’’ selon le communiqué de presse du gouvernement. Le bilan selon la police fait état des pertes de vies humaines, des blessés graves et des dégâts matériels parmi les militaires et les civils. L’ASVITTO condamne toute forme de violence d’où qu’elle vienne et par la même occasion exprime toute sa compassion aux familles endeuillées et souhaite prompt rétablissement à tous les blessés. Elle constate également que les personnes interpellées aient été présentées à visage découvert à la presse et à l’opinion sans que leur culpabilité soit démontrée par une juridiction compétente. L’ASVITTO déplore ainsi le non-respect du principe de la présomption d’innocence et invite les autorités gouvernementales au respect des garanties de procédures judiciaires et exige une justice équitable à toutes les personnes interpellées.

L’ASVITTO tout en félicitant les autorités en charge de la sécurité pour leur promptitude dans la communication, prend aussi acte de la narration des évènements livrée par le responsable de la police nationale. Toutefois, pour donner plus de crédibilité aux accusations et éléments de preuves fournies, certaines interrogations pertinentes ont besoin de la lumière compte tenu de la gravité de l’infraction.

Il ressort que du groupe des « cinq (5) gendarmes» qui étaient de patrouille au niveau du pont d’Agoè-nyévé, trois étaient partis en mission de reconnaissance d’un groupe d’agresseurs. Stratégiquement, les deux (2) restants devraient servir de couverture aux trois autres. Que sont-ils devenus avec leurs armes quand trois (3) de leurs camarades sont maitrisés par les agresseurs ?

Ou ont-ils délibérément refusé de porter assistance à leurs camarades en danger ?

Ensuite, après l’attaque du commissariat, il est aussi dit que l’objectif des policiers n’était pas de « tuer pour tuer » mais était de «limiter les dégâts» et « voulaient raisonner » les agresseurs. Ce point également paraît flou car comment peut-on prétendre «raisonner» des individus qui détiennent et font un usage illégal, inapproprié et dangereux des armes à feu ?

En tout état de cause les Togolais veulent vivre en sécurité pour vaquer librement à leurs occupations, mais ils accordent également de valeurs à la vérité et à la justice qui sont des fondements importants de la paix et la cohésion sociale. Le gouvernement a intérêt à jouer à la clarté pour éviter toute suspicion de la théorie du complot qui occupe la pensée collective de l’opinion dans l’affaire de ‘’tentative d’insurrection armée’’, car il existe beaucoup de similitudes entre ces accusations et bien d’autres qui se sont révélées fausses dans un passé récent.

Enfin l’ASVITTO demande à la présidente de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) à observer une attitude impartiale et doter l’institution de son devoir de contrôle pour la protection des droits des personnes interpellées.


Fait à Lomé, le 09 décembre 2019.
Pour l’ASVITTO
Le Président
M. ATCHOLI KAO Monzolouwè

 

 

ASVITTO émet des doutes sur l’« insurrection armée »

Togo : Le Président de la CENI Tchambakou Ayassor trempé dans un scandale de 7 milliards de FCFA

L'Independant Express
Ayassor Tchambakou
Le président de la CENI Tchambakou Ayassor | Photo : DR/RT

En République togolaise, chacun a sa petite histoire de vol, de pillage et de malversations. Chacun, surtout ceux qui, en toute impunité, font le va-et-vient entre une pause d’après détournement et un retour goguenard aux affaires, au grand dam des citoyens au détriment desquels les détournements sont commis.

Le présent article relate l’histoire d’une casserole que traîne l’actuel Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante.

Tchambakou Ayassor est rattrapé par une affaire de détournement d’un montant de 7 milliards. Une lointaine affaire qui refait surface et dévoile le profil peu luisant, pudibond à la limite des personnes appelées à refléter des institutions aussi importantes que la CENI.

Les faits remontent à septembre 1996. Le 06 septembre 1996, nommé Premier ministre de Gnassingbé Eyadéma, Koffi Sama quittait la Direction Générale de la Société Togolaise du Coton, la SOTOCO.

Il laissait plus de 7 milliards à son successeur Tchambakou Ayassor nommé aujourd’hui Président de la CENI et donc, celui-même qui va diriger le processus de l’élection présidentielle de 2020.

A sa prise de fonction, la gestion a tourné au vinaigre. La caisse a été éventrée. Ayassor multipliait des dépenses dit-on, faramineuses d’enrichissement, de népotisme et de dilapidation.

Avec le système Gnassingbé, père comme fils, le crime économique n’est pas puni. Il suffit de justifier les détournements par le financement des activités du parti au pouvoir ou des actions budgétivores en faveur du Chef de l’Etat ou de son entourage, hommes comme femmes et on bénéficie du parapluie de protection du pouvoir.

Tchambakou Ayassor a réussi dans ce pillage à vider le passif et l’actif de la SOTOCO en l’espace de 4 ans de direction.

Interpellé après un sommaire bilan révélé négatif, il s’est mis en genou devant le Chef de l’Etat pour avouer sa faute et demander pardon….avec des larmes nous a-t-on confié de crocodiles. Avec Eyadéma, cela suffisait pour être acquitté.

Il a passé quelques mois d’hivernage avant de connaître le Printemps : propulsé à l’UEMOA, il a dirigé, ingénieur agronome de son état, le département de l’agriculture et de la sécurité alimentaire. La commission de l’UEMOA se trouve être visiblement le panthéon des parias de la république togolaise, trempé dans les détournements. Beaucoup s’y réfugient pour effacer les crimes économiques commis au Togo.

Admis la retraite à la CEDEAO, Ayassor revient sur le lieu du crime. Il est appelé à organiser les élections les plus controversées de la république togolaise : Législatives 2018 et locales 2019. Il est encore à la charge de la Présidentielle de 2020, celle de tous les enjeux.

La crédibilité des institutions de la République et les résultats laissés dans les archives profitent à la nation, si les personnages qui ont incarné ces institutions sont sérieux et honnêtes.

Le scandale financier des 7 milliards qui tache aujourd’hui le Président de la CENI devrait permettre de comprendre le profil des hommes qui animent l’histoire politique et économique du Togo. Ayassor n’est pas indiqué pour incarner une élection. Sa place est d’ailleurs.

Quant à la SOTOCO, elle est restée minée par les malversations à elle inculquée par Tchabakou AYASSOR. Les successions à la tête du coton togolais, de Lekessime à Ewovor et de Djangni à Nanfame et les mutations de titre et de noms de la SOTOCO n’ont jamais permis à la SOTOCO de connaître la sérénité.

L’actuel Président de la CENI a infecté le coton togolais du virus de la corruption et de la malversation. Il continuera à être impuni jusqu’au retour de Jésus. C’est ça le Togo.

A plusieurs reprises, nous avons tenté d’avoir des informations supplémentaires sur ce scandale chez le sieur Ayassor Tchambakou, il a brillé par une fin de non-recevoir à nos requêtes.

Carlos Ketohou

Source : L’Independant Express

 

 

Togo : Le Président de la CENI Tchambakou Ayassor trempé dans un scandale de 7 milliards de FCFA

 

La Justice dans ses travers au Togo : Un consultant abusivement détenu sous la pression d'un réseau dont un officier des FAT...

Liberté Togo
Le ministre de la « Justice » sans réel pouvoir, le sieur Pius Agbétomey

La justice togolaise est loin de tourner le dos aux mauvaises habitudes que nous dénonçons régulièrement dans nos colonnes. Alors que cette institution devrait être le dernier rempart pour les populations, elle se retrouve malheureusement comme un instrument de règlement de compte dans les mains des plus forts. Les juges parfois cèdent aux pressions extérieures (soit par peur de représailles ou contre espèces sonnantes et trébuchantes) pour maintenir de présumés innocents dans les geôles. Aujourd’hui, nous allons évoquer le cas d’un compatriote écroué suite à des manœuvres d’un réseau dont un officier des FAT, qui use de son influence pour le maintenir en détention malgré son état de santé fragile.

Depuis presqu’un an, un compatriote dont nous préférons taire le nom pour le moment, a eu un différend avec un Colonel des FAT et un cadre de la CEB. L’homme est le Directeur général d’une organisation éducative internationale travaillant depuis 2006 dans la facilitation de l’obtention des visas étudiants pour les jeunes africains désireux de poursuivre leurs études dans les pays occidentaux. Seulement, il y a eu un différend entre le consultant et l’officier des FAT sur un dossier pourtant bien réussi par le DG actuellement en prison, selon nos informations. Mais il se fait que cet officier a pris sur lui de séquestrer sa victime avant de l’amener dans un commissariat où il passa plus de 5 jours menotté.

Selon les informations, le haut gradé des FAT en tenue militaire a, le 26 décembre 2018 intimidé le consultant international dans son bureau à l’aide d’une arme à feu, puis l’a aspergé de gaz lacrymogène afin de l’obliger à lui produire une décharge de reconnaissance de remise de fonds. Il aurait accompli cette basse besogne sans aucune convocation, ni soit-transmis, ni mandat d’arrêt. Il finira par obtenir le document sous tortures. Aujourd’hui, la victime l’accuse de cacher le document à la justice, mettant uniquement en avant le faux engagement daté du « 28 décembre 2019 » obtenu aussi après les 5 jours de tortures. La victime se plaint également d’une extorsion de fonds de plus de 5 000 000 de CFA plus deux documents fonciers originaux. Tout ceci n’apparaissant pas dans le procès-verbal établi pourtant dans ce commissariat.

Il se fait que les plaignants étant des haut placés, ont usé de tous les moyens pour faire condamner le compatriote par le « jugement 968/19 ». Ce jugement a miraculeusement omis dans son prononcé les éléments sus évoqués et s’est fondé sur de fausses conclusions injustifiées jusqu’alors. La cour d’appel, depuis la première audience, qui a vu cet officier FAT refuser de comparaître, avec le responsable de la CEB et autres ne parvient pas à délibérer pour dire le droit.

Ces personnalités, de par leurs manœuvres, ont induit en erreur une organisation suisse à laquelle le consultant est lié depuis 2006 en lui écrivant par e-mails interposés aux fins de discréditer le consultant, chose que l’organisme suisse a découverte avec stupéfaction, selon nos informations.

Les proches du détenu dénoncent un acharnement puisque pour eux, le dossier (N°103) est vide. Actuellement, le dossier est en appel, et chose extraordinaire, chaque fois qu’il devrait être enrôlé, son nom disparaît curieusement sur la fiche des audiences. Cette situation fait dire aux proches qu’il y a des mains obscures bien connues qui manœuvrent pour garder le consultant en prison, surtout que ce dernier est dans un état critique depuis quelque temps.

Nous y reviendrons…

Pierre C

Source : Liberté

 

 

La Justice dans ses travers au Togo : Un consultant abusivement détenu sous la pression d'un réseau dont un officier des FAT...

 

Les opérateurs touristiques sensibilisés sur l’importance des données statistiques

Un atelier sur les statistiques du tourisme s’est tenu les 05 et 06 décembre 2019 à Lomé. Cette initiative du ministère de la Culture, du Tourisme et des Loisirs.

Kossivi Egbetonyo, le ministre en charge du Tourisme a ouvert les travaux de la rencontre. Pendant deux (2) jours, des acteurs concernés par ont été sensibilisés sur l’intérêt des données statistiques, formés sur les outils de collecte, pour l’essor du secteur du tourisme au Togo.

L’objectif, a indiqué Mme Koriko-Sanvee Lamie, Directrice de la planification et du Développement touristique, c’est d’améliorer les données statistiques au niveau de l’hébergement, maîtriser les flux au niveau des entrées frontières et de l’aéroport.

A l’en croire, les données statistiques sont largement jugées en dessous des attentes, très insuffisantes.

« Sur 1022 Établissements de tourisme, c’est à peine une trentaine qui nous fournit des données. Ce que nous publions est jugé insuffisant et non fiable », a-t-elle martelé.

Prochainement, d’autres régions du Togo vont également abriter des ateliers de formation sur les statistiques touristiques.

 

 

Les opérateurs touristiques sensibilisés sur l’importance des données statistiques

La CPP met en place ses structures dirigeantes

Face aux enjeux de l’alternance au Togo, la Convergence Patriotique Panafricaine (CPP) était en congrès ordinaire samedi 07 décembre à Lomé. Les congressistes ont échangé sur l’orientation et la redynamisation de leur parti dans le contexte d’une restructuration de cette formation politique et sa position dans le cadre de la présidentielle de 2020.

Abordant la question de l’élection présidentielle de 2020, la CPP a décidé de ne présenter aucun candidat pour diverses raisons, notamment la proximité de l’échéance de l’élection, l’impératif d’informations de militants et militantes, la nécessité de redynamisation des fédérations du parti.

Parlant de la redynamisation du parti, le congrès tenu samedi dernier, a permis au CPP dans toute sa composante de remettre cette formation politique qui a longtemps donné l’impression qu’elle bat de l’ail, sur les rails.

Les congressistes ont donc élu un nouveau bureau composé de 15 membres qui vont œuvrer pour la mise en place des fédérations sur toute l’étendue du territoire togolais.

« Nous venons de très loin, la CPP a traversé des périodes un peu difficile, mais avec la nouvelle équipe que nous mettons en

place, nous avons décidé de remettre en place les structures qui vont nous permettre de pouvoir aller loin et de remettre nos structures sur tout le territoire », a indiqué le nouveau président du CPP, Emmanuel Akolly.

Pour l’heure, la nouvelle équipe se donne pour mission la mise en place de ses structures dans la fédération du grand Lomé, ensuite à Aného, Tsévié, Notsè, dans le Kpendjal et à Kara au nord du pays, a-t-il souligné.

Nicolas K

 

 

La CPP met en place ses structures dirigeantes

Une Sud-africaine couronnée Miss Univers 2019

Miss Afrique du Sud a décroché le graal à Miss Univers ce dimanche 8 décembre à Atlanta aux Etats Unis au cours d’une soirée dominée par les questions liées aux droits des femmes.

Zozibini Tunzi, 26 ans, a été couronnée Miss Univers 2019, devançant les candidates de Porto Rico et de Mexique. Le jury, composé de sept (7) femmes, a choisi la jeune femme noire.

L’élue s’est départie de ses concurrentes par son dernier discours dans lequel elle ambitionne de motiver les jeunes filles à avoir confiance en elles. « J’ai grandi dans un monde où une femme comme moi, avec mon type de peau et mon type de cheveux, n’a jamais été considérée comme étant belle », relève Zozibini Tunzi.

Et de lancer : « Je pense qu’il est temps que ça change aujourd’hui ». Elle a été applaudie longuement après ses mots touchants.

La Sud-africaine est sortie vainqueur du 68è concours de beauté auquel ont pris part 90 candidates. Elle succède à la Philippine Catriona Gray.

A.H.

 

 

Une Sud-africaine couronnée Miss Univers 2019

 

Voiture électrique à énergie solaire : Le Togo, un modèle pour ses voisins de l’Afrique de l’ouest ?

Au total trois cent véhicules électriques solaires ont été fabriqués au Togo. Aujourd’hui malheureusement, cette innovation a dû connaitre un coup d’arrêt, a indiqué Sena Alouka, Directeur exécutif des Jeunes volontaires pour l’environnement (JVE). C’était à l’occasion d’un panel à la conférence de Madrid sur les changements climatiques (COP25) qui se déroule du 02 au 13 décembre 2019.

A en croire Sena Alouka, plusieurs raisons expliquent cet arrêt, notamment les problèmes techniques, financiers et politiques.

« C’est clair que cet effort pilote a ouvert la voie si bien qu'aujourd'hui on voit beaucoup de ces voitures solaires, d'ailleurs l'année prochaine se tiendra le 1er forum de voiture électrique solaire à Accra », a-t-il souligné à agridigitale.net.

Précédemment, le Directeur exécutif des Jeunes volontaires pour l’environnement (JVE) a souligné que ces voitures électriques solaires viennent aujourd’hui du Nigeria, du Ghana et également de Jacksonville en Côte d'Ivoire.

Convaincu par ce domaine porteur d’avenir, charles Coutères, le chargé de mission changement climatique à la Direction générale de l’environnement et des forêts de l’Union des Comores, veut engager son pays d

ans des projets innovants comme celui-ci. Et pour y arriver, il compte surtout sur les jeunes comoriens.

 

 

Voiture électrique à énergie solaire : Le Togo, un modèle pour ses voisins de l’Afrique de l’ouest ?

Tikpi ATCHADAM en 2015: « Le PNP entend œuvrer à court terme pour l’alternance…Le Peuple prendra sa responsabilité dans la légalité »

Retour sur l’Interview exclusive du Président du PNP à Plume Libre Tikpi ATCHADAM : « Le PNP entend œuvrer à court terme pour l’alternance…Le Peuple prendra sa responsabilité dans la légalité »

C’était en 2015, plus précisément le 2 mars 2015. Beaucoup de personnes ne le comptaient pas parmi les opposants qui pouvaient remuer le pays. Le Président National du Parti National Panafricain ( PNP), Salifou Tikpi ATCHADAM, avait accordé une interview exclusive à la Rédaction de Plume Libre. Dans cet entretien, il expliquait déjà le plan de son parti, sa vision sur les élections au Togo, les reformes et autres encore. A la veille de la présidentielle de 2020, la Rédaction de Plume Libre vous propose de lire une fois encore cette interview qui explique mieux les projets du Leader du PNP, Tikpi ATCHADAM.

Voici cette interview de mars 2015.

PLUME LIBRE : M.Tikpi Salifou ATCHADAM, vous êtes le Président National du PNP : le Parti National Panafricain. Est-ce que vous pouvez vous présente

r encore mieux pour ceux qui vont vous lire ou vous écouter ?

ATCHADAM: Merci de me tendre votre micro. Comme vous le savez déjà, je suis Tikpi Salifou ATCHADAM. Je suis juriste et anthropologue.

PLUME LIBRE: Dites nous, votre parti se situe dans quelle tendance ? Êtes-vous de l’opposition, de la mouvance présidentielle ou du centre ? Où vous situez vous exactement ?


ATCHADAM : Vous voulez que nous soyons de la mouvance présidentielle pour continuer la forfaiture, l’exploitation du Peuple Togolais ? Vous voulez que nous soyons de la mouvance présidentielle pour perpétuer les souffrances, les dénis de justice, l’impunité ? Pour perpétuer la descente aux enfers des populations affamées ? Pour perpétuer la violation des droits de l’Homme ? Non. Ce n’est pas le cas. Le parti est même né pour faire en sorte que l’on en finisse avec ce régime. Voila un pays ou quelqu’un a gouverné pendant longtemps et après il a positionné son fils pour gouverner à son tour. Cela fait plus d’un demi-siècle qu’une seule famille nous gouverne. Le PNP est un parti d’opposition qui entend œuvrer en tant que tel à court terme à l’alternance. Et nous sommes prêts à nous battre avec tous les moyens légaux à notre disposition. Il faut que ce régime parte pour que le Togo connaisse la démocratie et le développement.


PLUME LIBRE: L’actualité nationale est dominée par la question des reformes. Aujourd’hui, au niveau du PNP, que pensez vous de la question des reformes. Reformes avant les élections ou reformes après les élections.


ATCHADAM: Il faut faire les reformes avant toute élection. Le principe au PNP, c’est que l’on doit opérer obligatoirement les reformes. Maintenant on se rend compte que le Chef de l’Etat qui a parlé des reformes, qui a signé l’APG (ndlr : Accord Politique Global), a fabriqué un coffre qui s’appelle Awa Nana (ndlr le Médiateur) dans lequel il a bloqué les reformes. Il faut lui rappeler ses engagements. Le PNP se battra avec d’autres partis politiques et la société civile pour que Faure GNASSINGBE respecte ses engagements. C'est-à-dire qu’il entreprenne les reformes. S’il n’entreprend pas les reformes, je ne crois pas qu’il puisse avoir des élections. Nous ne pouvons pas aller aux élections s’il n’y a pas de reformes. Il faut que le Peuple se mette debout pour arrêter ça. Le peuple doit prendre ses responsabilités. Et le Parti National Panafricain va mettre tout en œuvre pour réclamer les reformes avant les élections. S’il n’y a pas de reformes, il faut utiliser tous les moyens légaux pour qu’il n’y est pas d’élections. Il n’y aura pas d’élections sans les reformes. Le Peuple prendra sa responsabilité dans la légalité. Je ne crois pas que les élections sans les reformes constituent une solution pour le pays.

PLUME LIBRE: Aujourd’hui, quelles sont vos relations avec les autres partis politiques et les autres leaders ? Pensez-vous qu’une candidature unique de l’opposition est encore possible.


ATCHADAM: Le PNP ne parle pas encore de candidature pour le moment. Nous parlons de reformes. S’il n’y a pas de reformes, il faut que le Peuple Togolais empêche les élections de se tenir.

PLUME LIBRE: Comment ?

ATCHADAM: Par des mouvements reconnus par la Constitution de notre pays. Il y a une loi qui réglemente les manifestations publiques. C’est une loi togolaise. Et j’ai toujours rappelé que ceux qui manifestent dans la rue ne sont pas des hors la loi. Tout ce qu’il faut c’est manifester pacifiquement et exiger les reformes. Et si les reformes ne sont pas faites, il faut tout simplement demander le départ de Faure GNASSINGBE du pouvoir. Le PNP est très clair là dessus. Nous demandons à Faure GNASSINGBE d’opérer les reformes. Il doit ramener le dossier des reformes sur la table et l’opérer. S’il n’opère pas les reformes, nous demanderons qu’il quitte le pouvoir. C’est très clair et les mots sont très courts.

PLUME LIBRE: Mais Me ATCHADAM de quoi disposez vous comme force pour pouvoir exiger par exemple le départ de M. Faure GNASSINGBE, élu Président.

ATCHADAM: Le Peuple est là. La demande du Peuple est très claire. Le Peuple demande l’alternance. Pour y arriver, le Peuple ne demande que l’union de l’opposition. Cette union est possible. L’union de l’opposition est possible. Il y a des initiatives en cours. Je peux vous le dire. Une mobilisation est possible pour demander les reformes. Voilà la voie.

PLUME LIBRE: Mais aujourd’hui avec les marches qui sont galvaudées, vulgarisées on a comme l’impression que l’essence est perdue. On a comme l’impression que les marches n’ont plus la puissance d’antan. Pensez-vous en toute franchise qu’aujourd’hui on peut se retrouver au Togo dans une situation comme ce fut le cas au Burkina Faso. Ne pensez vous pas que les citoyens togolais sont un peu dégoutés des marches ?

ATCHADAM: Non. Il faut simplement changer les stratégies. Le Peuple attend l’alternance. Mais le Peuple veut l’union de l’opposition, une synergie de l’opposition pour parvenir. C’est possible. Les discussions sont en cours. Aujourd’hui, il s’agit de mettre tout le monde d’accord. Toutes les forces en lutte pour l’alternance doivent se mettre d’accord et demander au Peuple de se mettre debout. Il y a des initiatives. Comme nous le disions tout récemment à une conférence de presse, il s’agit de mettre toutes les forces en lutte pour l’alternance ensemble. Et demander au Peuple de sortir, de se mettre débout. Mais en même temps, jouer la synergie en coordonnant la lutte avec la diaspora. Il s’agit de faire en sorte qu’à une date D, tout le monde manifeste. L’alternance est une demande nationale. Et la diaspora doit se joindre aux manifestations. Il faut que les Togolais sortent. Que les amis du Togo sortent. Ce qui veut dire que nous devons faire des manifestations simultanées au Togo, aux Etats Unis, au Canada, en France, en Angleterre, en Allemagne et autres. Les Togolais devront manifester partout pour faire partir ce régime. Ça ce n’est pas de la mer à boire. Ce n’est pas de la mer. Ce n’est pas de la mer à boire aux Burkinabés, au Maghreb. Je le dis et je le répète, ce n’est pas de la mer à boire. Le Peuple Togolais a déjà démontré de quoi il est capable. Il faut juste une union des forces en lutte pour l’alternance.


PLUME LIBRE: Le départ précipité de l’actuel Chef de l’Etat dont vous parlez serait-il la solution ? Les textes tels qu’ils existent aujourd’hui permettent à Monsieur Faure GNASSINGBE de se présenter si le veut. Ne pensez vous pas que l’opposition devrait plutôt s’organiser pour le battre dans les urnes.

ATCHADAM: Dans quelles urnes ? Et au bout de quel processus ? Vous savez que j’ai fais la CENI. Le processus est bâclé. Je vous dis qu’on inscrit des gens en violation de la loi aujourd’hui. Que croyez-vous ? Il faut mettre fin à ce système. La Constitution de 1992 a été une constitution consensuelle. Même Eyadema a appelé la population à voter cette constitution. Un seul parti politique : le RPT révise la constitution, sans consensus en 2002 et en 2005. On affaiblit le Premier Ministre. On renforce le pouvoir du Président de la République. On saute la limitation du mandat présidentiel. En réalité le constitutionalisme c’est la limitation de pouvoir dans ses prérogatives et dans le temps. Si vous avez une constitution qui ne limite rien, cela veut dire que ce n’est pas le constitutionalisme. Comment peut-on concevoir que notre constitution actuelle ne limite rien. C’est en 1992 que le Peuple Togolais a dit : nous ne voulons plus, eu égard à ce que nous avions vécu avec Eyadema, que quelqu’un nous gouverne encore pendant plus de dix ans. Est-ce parce qu’on a révisé la constitution qu’il est possible d’effacer dans la mémoire collective des Togolais que Faure GNASSINGBE nous a gouverné déjà pendant 10 ans ? Ce n’est pas possible. Nous avons cela dans nos esprits, ce qui s’est passé il y a de cela 10 ans. Les reformes s’imposent. Au nom de la Constitution de 1992, Faure a déjà fait 10 ans, et il doit partir. Pourquoi Faure s’impose à nous ? Pourquoi Faure GNASSIGBE s’impose au Peuple Togolais ? Pourquoi ? Messieurs les journalistes, pourquoi ? Est-ce que le Togo a une dette envers le régime, envers la famille GNASSINGBE. Dites moi, mes frères et sœurs, est ce que le Togo doit payer une dette à la famille GNASSINGBE ? Mais alors pourquoi ? Que doit le Togo à la famille d’Eyadema ? Faure GNASSINGBE parle de réconciliation mais rien. Il n’a rien fait pour cela. Moi je le dis, il n’est pas capable de se réconcilier avec son frère, même père. Et qu’attendez-vous de cet homme. Au niveau d’UNIR, à part Faure GNASSINGBE, il n’y a pas d’autres candidats ? Voila un parti qui n’est pas capable d’opérer l’alternance au sein même de son vestibule c'est-à-dire, il n’est pas capable d’opérer l’alternance au sein du vestibule UNIR. C’est un candidat naturel. UNIR désigne Faure. UNIR ne peut pas désigner un autre candidat ? Il faut savoir que le combat que nous menons est aussi au profit d’UNIR. Si Faure se mettait de coté, les gens allaient déposer leur candidature. Mais moi je le dis. Il n’y a pas de liberté d’expression à UNIR. La démocratie est loin d’UNIR. Alors pour nous, c’est très clair. Ils ont modifié la constitution sans consensus. Nous ne sommes pas d’accord. Le Peuple doit exiger les reformes et le retour à la constitution de 1992. Faure GNASSINGBE a déjà fait 10 ans, il faut qu’il parte. Il ne faut pas amadouer Faure GNASSINGBE. Allons-nous sacrifier le Peuple Togolais pour les intérêts de Faure GNASSINGBE ? Je ne comprends pas. Pour le PNP, c’est très clair. Nous revendiquons les reformes et le retour à la constitution de 1992. Si Faure se met de côté, on pourra discuter de garantie. Une transition peut être conduite avec UNIR. Je l’ai dis sur d’autres médias. Mais s’il s’entête, il aura choisi. Voila la position du PNP. Elle est très claire.


PLUME LIBRE: Mais aujourd’hui est-ce que l’opposition peut parler d’une seule voix pour pouvoir contrer le parti UNIR ? Le constat est là, au niveau de l’opposition vous êtes très divisés. Même si vous, vous ne vous présenter pas aux prochaines élections, il y en a qui seront quand même candidat face à Faure.

ATCHADAM: De toute façon même si toute l’opposition ne se présentait pas comme candidat à la présidentielle, le régime va se créer d’autres candidats. Vous vous souvenez des candidats d’Eyadema. Je ne donne pas les noms. Ils vont se fabriquer même leur opposition. Ce sont des gens qui sont dans la logique de conservation du pouvoir, c’est tout. Il y a un seul objectif à UNIR, conserver le pouvoir. Même les infrastructures, les rues dont on vous parle c’est pour conserver le pouvoir. Mais, parallèlement on sait que le peuple a besoin de pains, que le peuple a besoin de pétrole, certains citoyens ont besoin de 1000F, de 5000F. C’est pour cela qu’aux élections on donne du pétrole aux citoyens pour qu’ils votent UNIR, des boites d’allumettes, parfois de la farine de maïs déjà moulu, du riz Faure. Ils savent que les gens sont affamés. Vous voyez dans la sous région un pays où la population vit comme au Togo ? Dans notre pays, ceux qui travaillent et ceux qui ne font rien ont le même problème. Avez-vous d’autres pays de ce genre dans la sous région. Celui qui bosse tous les jours a les mêmes problèmes que celui que dort tous les jours. De quelles ressources disposent le Benin, le Burkina Faso, le Ghana pour payer bien et à temps les fonctionnaires. Vous avez la meilleure qualité de phosphate au monde quand la population n’était pas aussi forte. Le Maroc s’est développé à partir du phosphate. Où sont les ressources de notre phosphate. On parle du pétrole et personne ne nous situe. C’est du pillage systématique. Les pilleurs de la République doivent partir.


PLUME LIBRE: Aujourd’hui, quelle est la solution selon vous face à tous ses problèmes ? Que proposez vous au niveau du PNP pour une sorti de crise, s’il faut l’appeler ainsi.


ATCHADAM: Il y a une initiative que nous avons entreprise avec les ODDH pour faire en sorte qu’on connaisse notre position. Et nous l’avons exprimé clairement. Il faut absolument les reformes avant toute élection. Il faut opérer les reformes avant toute élection. Nous sommes entrain de nous entendre pour un mouvement coordonné. Nous sommes entrain de nous entendre pour aller dans le sens de l’histoire. Dans le sens de l’intérêt du peuple. En fait c’est pour cela qu’on devrait les gouverner. Je n’ai pas ce sentiment que ceux qui nous gouvernent le font dans l’intérêt du peuple. Je n’ai pas ce sentiment.

PLUME LIBRE: Quel est votre message à l’endroit des Togolais de la diaspora. Qu’est-ce que vous avez à dire à tous ceux qui sont des Togolais et qui vivent à l’extérieur.

ATCHADAM: La diaspora est déjà debout. Ils nous appellent. Ils nous écrivent par facebook et autres. La diaspora est debout pour l’alternance. Elle se bat jour et nuit. Elle veut aussi l’union de l’opposition sur le terrain ici. C’est en cours. De toutes les façons, même si au niveau de l’opposition on n’est pas d’accord sur l’union, on va faire comme les Ewé le disent : "Si on est 5, on le fait. Si on est 4 ou 3, on le fera". Ce sont les Ewé qui le disent. Même à 2 on va le faire. Encore que le Peuple est très clair sur sa demande : c’est tout. La diaspora est déjà debout. Et moi je leur dis de ne pas perdre patience. Les discussions continuent et un jour ou l’autre ils auront les résultats et nous pourrions ensemble coordonner un mouvement pour libérer le Togo qui est couvert par une éclipse qui dure depuis 1963. Les Togolais du monde entier doivent manifester un seul jour pour faire partir ce régime.


PLUME LIBRE: Aujourd’hui, ne pensez vous pas que Faure GNASSINGBE a tous les feux sur lui tout simplement parce qu’il est le fils d’Eyadema qui a fait 38 ans au pouvoir ?

ATCHADAM: Si vous appréciez sa gouvernance en oubliant qu’il est le fils d’Eyadema, qu’est-ce qu’il a fait ? Evaluez la gouvernance sous Faure GNASSINGBE. Qu’est-ce qui a changé ? L’impunité ? Le pillage du pays ? Ce n’est pas une question de procès de sa filiation. Non. L’impunité continue, le pillage continue. Les citoyens Togolais ne sont pas fiers de leur justice. Le trafic d’influence continue. La gouvernance n’a pas changé. C’est la même gouvernance que nous vivons. C’est comme sous Eyadema. Rien n’a changé. Maintenant parlons de son père. Si Faure GNASSINGBE n’avait pas été le fils d’Eyadema, par où serait-il passé pour devenir Président de la République Togolaise. Faure est devenu Président parce qu’il est fils d’Eyadema. C’est ce que j’appelle la légitimité par simple filiation. C’est tout. Quel est le mérite de Faure ? Son mérite c’est d’être le fils d’Eyadema. C’est pour cela qu’il est devenu notre Chef d’Etat. Il n’y a pas autre chose. C’est tout. Sinon dites-moi. On a voulu mettre un enfant d’Eyadema et on nous a mis Faure. C’est tout. N’obliger pas les Togolais à compter à partir de Faure GNASSINGBE. Nous devons compter à partir de 1963, puisque c’est Eyadema qui tirait les ficelles depuis là, depuis que Sylvanus OLYMPIO est tombé. Nous ne pouvons pas opter pour la démocratie et obtenir en retour la monarchie. C’est inacceptable.

PLUME LIBRE: Mais UNIR a eu quand même 62 députés à l’Assemblée Nationale. Ce qui veut dire qu’il a une bonne partie des Togolais qui apprécie sa politique.

ATCHADAM: Mais on sortait d’un processus bancal. Comment s’organise des élections dans notre pays. Beaucoup vendent leur voix. On demande aux Togolais de prêter un serment sur la Bible ou le Coran à cause de 2000FCFA pour voter. Les chefs traditionnels sont traumatisés. Ils sont obligés de marcher. Le jour où on ira à des élections sans les fils d’Eyadema, un, vous libérez les chefs traditionnels, deux vous libérez l’armée, trois vous libérez la police, 4 vous libérez la CENI et ses démembrements, 5 vous libérez la Cour Constitutionnelle et donc vous libérez l’espoir pour la démocratie. Dans le cas contraire tous ce que je viens de citer ne fonctionnera pas normalement. Moi je vous dis que le RPT n’a jamais gagné une élection au Togo. Même le RPT le sait. Les barons et ceux qui sont dans la machine du RPT le disent. Le RPT n’a jamais remporté une élection. Jamais.


PLUME LIBRE: Alors pour finir quel est votre message à l’endroit de tous les citoyens togolais et de ceux qui vont vous lire et vous écouter ? Message d’espoir ?

ATCHADAM: Oui, il y a espoir. Moi je crois qu’il y a espoir parce que tout un peuple debout peut venir à bout de tout régime. Tout pouvoir présente des apparences de forces jusqu’à la seconde prêt. Mais ne pensez pas que le système Togolais est plus solide que le système burkinabé. C’est un système fragile. Le peuple peut venir à bout de ce système, s’il se décide. Quand le peuple se met debout personne ne peut l’arrêter. Nous sommes clairs. Tout ce qu’il faut c’est les reformes avant les élections et le retour à la constitution de 1992. Si ce n’est pas fait, il faut donc demander que Faure quitte le pouvoir. Et le Togo devra partir sur de nouvelles bases. Les citoyens doivent être prêts à manifester pacifiquement. La loi nous le permet. Toutes les forces qui veulent l’alternance doivent manifester pacifiquement. Au Togo, on oblige tout le monde à faire la politique. Il nous faut la démocratie et chacun pourra faire ce qu’il doit faire. Ceux qui veulent faire la politique pourront le faire. Vous savez nous avons beaucoup de cerveaux togolais qui évoluent à l’extérieur. Les ressources humaines togolaise de la diaspora sont incroyables et dans tous les domaines. Ils ne peuvent pas rentrer quand la situation du pays n’est pas claire. Même des hommes d’affaires fuient ce pays, puisque si on vous soupçonne de soutenir un parti de l’opposition, vous êtes foutu. C’est grave. Je voudrais dire au Peuple Togolais qu’il est fort et capable. C’est le Peuple qui s’est battu pour qu’Eyadema accepte la démocratie. Eyadema n’a pas accepté la démocratie parce qu’il le voulait. Non. Le peuple a dit nous voulons la démocratie. Le peuple est fort. Il faut que le Togo devienne un pays normal. Le Burkina Faso va se normaliser bientôt, le Ghana et le Benin, on n’en parle pas. Il faut se battre pour que le Togo devienne un pays normal. Un pays où tout le monde travaille. Un pays où les richesses profitent à tous. Si le Togo est riche, nous devons en profiter ensemble et qu’on partage cette richesse. Si le Togo est pauvre qu’on travaille pour le rendre riche. Voila tout ce que je dis à mes concitoyens. Nous devons refuser qu’on transforme ce pays en monarchie.


PLUME LIBRE: Merci Me Tikpi Salifou ATCHADAM. Je rappelle que vous êtes le Président du parti PNP.

ATCHADAM : Merci aussi à votre Rédaction.


Propos recueillis et transcrits par Emmanuel Vivien TOMI
et la Rédaction de Plume Libre

 

 

Tikpi ATCHADAM en 2015: « Le PNP entend œuvrer à court terme pour l’alternance…Le Peuple prendra sa responsabilité dans la légalité »

Braquage : La GIPN a tué un malfrat à Adidogomé

Dans la nuit de samedi à dimanche à Lomé, les éléments du Groupement d’intervention de la police nationale (GIPN) ont tiré mortellement sur un individu présumé braqueur qui venait de subtiliser un engin d’un conducteur de moto.

Après s’être emparé de la moto d’un conducteur dans les environs du lycée moderne d’Adidogomé, Komi Zognran, qui fait partie d’un groupe de trois personnes armées de machettes, tente de fuir avec l’engin.

Entre-temps, la fille que le Zemidjan transportait a réussi à alerter le Groupement d’intervention de la police nationale. Ses éléments en patrouille dans le quartier sont arrivés. S’engage alors une course-poursuite.

Le véhicule des policiers heurte une maison. On enregistre deux blessés graves. Continuant à pieds, des policiers ont tiré sur le malfrat tentant d’escalader le mur d’une maison. Il est décédé sur le champ. Ses deux autres camardes ont réussi à s’échapper.

Selon les informations, Komi Zonyran, âgé de 40 ans, domicilié à Sagbado, a pour métier la maçonnerie.

A.H.

 

 

Braquage : La GIPN a tué un malfrat à Adidogomé

 

Présidentielle de 2020 : Le candidat de Nouvelle Vision, Dr Kodjovi THON présente son Plan National d’Alternance

Le 22 février 2019, les Togolais se rendront aux urnes pour le choix de leur nouveau Président de la République. En prélude à cette compétition nationale, des leaders et formations politiques se mobilisent et se lancent dans ce qu’on peut appeler la pré-campagne. C’est surement dans cette optique que l’organisation NO.VI : Nouvelle Vision du Candidat à la Présidentielle de 2020 : Dr Kodjovi Aubin Atna THON a rencontré la presse. C’était le mercredi 04 décembre 2019 dans l’après-midi dans la salle de conférence de SYNBANK à Lomé.

‘’Plan National d’Alternance 2020 (PNA-2020)’’, c’est le nom du projet de société dévoilé à la presse et donc à la population par le mouvement Nouvelle Vision (NO.VI) du candidat déclaré à la Présidentielle Dr Kodjovi Aubin Atna THON au cours de cette rencontre. Le jeune leader et candidat veut informer le peuple Togolais sur ses diverses démarches en faveur de la construction d’un Togo soudé et émergé. C’était également une occasion pour le candidat Dr THON de réagir sur diverses questions d’actualité.

Au cours de la Conférence, le Président de NO.VI s’est présenté à la presse et a dévoilé son ambition politique pour que le Togo, avant de répondre aux diverses questions de la presse sur les élections et la Nation.

Le Secrétaire Général du mouvement NO.VI a eu à présenter le document du Plan National

d’Alternance avant de laisser de nouveau le micro au Président de NO.VI Dr THON Kodjovi pour son mot pour le mois de décembre.

Le PNA ou Plan National d’Alternance de la Nouvelle Vision : NO.VI est une feuille de route pour une alternance démocratique, pacifique et productive en 2020 au Togo.

Suivant le Président de NO.VI, Dr Kodjovi Aubin Atna THON : « La crise Togolaise est celle dont la résolution permettra à chaque Togolais d’avoir des opportunités (d’emploi, d’investissement, de divertissement,..) lui permettant d’assurer son quotidien et son lendemain et aussi de vivre sur un territoire qui lui inspire confiance et stabilité lui permettant non seulement de rêver, mais aussi de réaliser ses rêves ».

Le Plan National d’Alternance de NO.VI de Dr THON s’intéresse notamment aux fondamentaux de la Nouvelle Vision, l’Alternative pour une sortie de crise définitive au Togo. Le PNA parle de la typologie de la crise togolaise, de l’identification des acteurs de la vie socio-économique et politique et l’énumération de leurs préoccupations, les solutions résultantes, un modèle de gouvernance administrative économique, sociale et politique pour un Togo soudé et émergé de même que les acteurs et parties prenantes du Plan.

Dr Kodjovi Aubin Atna THON est un jeune leader qui affirme comprendre les préoccupations de la jeunesse et qui vient promouvoir la vertu et le mérite pour remettre le pays au travail.

Emmanuel Vivien TOMI

Plume Libre & Referencetv.tg

 

 

Présidentielle de 2020 : Le candidat de Nouvelle Vision, Dr Kodjovi THON présente son Plan National d’Alternance

 

La FIFA veut « emmener l’Afrique au plus haut niveau »

L’instance mondiale du football a pour projet de mobiliser un milliard de dollars, soit plus de 533 milliards de FCFA, destiné à la construction d’au moins un stade de qualité dans chacun des 54 pays composant le continent africain.

C’est le président de la Fédération internationale de football association (FIFA) lui-même qui a annoncé cette information au cours du 80è anniversaire du Tout Puissant Mazembe à Lubumbashi en République démocratique du Congo (RDC).

En plus de la construction des stades, l’institution sportive travaillera sur l’amélioration de l’arbitrage, des infrastructures, de l’organisation des compétitions en Afrique en concertation avec la Confédération africaine de football (CAF) à et d’autres partenaires.

« Nous voulons mener une politique comprenant trois axes, l'arbitrage, l'infrastructure et les compétitions, en étroite collaboration avec la CAF et ses 54 fédérations membres », souligne Gianni Infantino.

Le patron de la FIFA a déclaré que « nous voulons emmener l'Afrique au plus haut niveau et montrer a

u monde entier le talent exceptionnel et les talents de votre continent ».

Une autre proposition : la création d’une ligue africaine au profit des meilleurs clubs africains sans plus de précision.

Depuis quelques mois, la CAF est sous la tutelle de la FIFA. Fatma Soumoura, la Secrétaire générale de l’instance mondiale, est en train de diriger « un audit général » de la Confédération.

A.H.

 

 

La FIFA veut « emmener l’Afrique au plus haut niveau »

Affaire d’insurrection armée : Le PNP dénonce « un montage grotesque » du régime et alerte le peuple togolais

Ce n’est un mystère pour personne. Depuis les évènements malheureux du 19 août 2017, les militants et les responsables du Parti National Panafricain (PNP) sont devenus des cibles potentielles du régime de Faure Gnassingbé. Les manœuvres pour décapiter voire dissoudre ce parti ne manquent pas. La dernière en date, selon les responsables de ce parti, est celle de l'affaire d’insurrection armée avec des gourdins et des machettes, des lance-pierres, des gris-gris… Une "pièce de théâtre" mal ficelée du régime dans laquelle le PNP de Tikpi Atchadam occupe le premier rôle. Dans un communiqué rendu public ce weekend, le Secrétaire Général dudit parti, Dr Kossi Sama informe l’opinion nationale et internationale que la PNP n’est ni de près ni de loin impliqué dans cette fameuse affaire. Pour lui, il s’agit tout simplement d'un montage, d’une « tragi-comédie qui ne trompe personne, même pas un enfant n’ayant pas encore atteint l’âge dit de la raison ». Il demande au régime de Faure Gnassingbé de suspendre l’opération de « chasse à l’homme » engagée depuis quelques mois déjà contre les militants et sympathisants du PNP. Lecture !

Déclaration

Depuis quelques jours, l’opinion nationale et internationale que nous avons toujours prise à témoin, assiste, amusé, mais médusé et terrifié, par ce qui se passe, encore une fois, dans ce pays atypique qu’est le Togo, notre pays. Une véritable tragi comédie qui ne trompe personne, même pas un enfant n’ayant pas encore atteint l’âge dit de la raison.

Malgré leur gravité, les montages de ce genre jalonnent, malheureusement, l’histoire politique de notre pays, depuis le 13 janvier 1963. Rien que les noms et prénoms des victimes de ces montages grotesques depuis cette date, suffiraient à écrire un livre entier.

Depuis le 19 août 2017, date à partir de laquelle, être membre ou sympathisant du Parti National Panafricain (PNP), est devenu un crime, le parti n’a de cesse dénoncé toutes les for

mes de harcèlement dont il est l’objet de la part du pouvoir. Si le parti devait dénoncer, depuis sa création en 2014, chaque acte de harcèlement, ses activités se seraient réduites aux communiqués quotidiens.


Du 19 août 2017 à ce jour, le parti, à lui seul, a enregistré plusieurs centaines de détenus arbitraires, parmi lesquels les premiers responsables dont le Secrétaire Général, Dr. Kossi Sama. Au moment où nous publions ce communiqué, trente-trois militants et sympathisants, les premiers responsables y compris, croupissent encore en prison. Tout le monde comprend que la nouvelle méthode consiste à anéantir le PNP, sans le viser directement.

En fait, derrière le Parti National Panafricain (PNP), les montages du pouvoir visent, toujours, à anéantir la lutte du peuple togolais en quête de liberté, de démocratie et de prospérité pour tous. A travers le PNP, c’est toute la dynamique enclenchée par le peuple en vue de la première alternance dans notre pays, que le pouvoir compte atteindre, afin de s’ouvrir un nouveau cycle de cinquante (50) ans de régime dictatorial à partir de 2020.

Le peuple togolais n’est pas dupe ; il comprend parfaitement que ‘’Tiger’’ n’est rien, et personne d’autre, que le pouvoir lui-même. C’est juste le nom donné à une opération anti-alternance en 2020.
La chasse à l’homme engagée par le biais de cette opération sur l’ensemble du territoire national, notamment à Lomé, Kaplimé, Anié, Badou, dans la Région Centrale et dans le Nord du pays, s’effectue à partir des images obtenues par la police lors des manifestations pacifiques de l’opposition, et des réunions hebdomadaires de formation et d’information du PNP.

Les villes, les quartiers et les localités ciblés par l’opération ont en commun deux caractéristiques : ils abritent les réunions hebdomadaires du PNP ; ils sont grands pourvoyeurs de manifestants lors des manifestations de l’opposition.

Attention ! Les phrases du genre : « nous avons arrêté dix-huit (18), mais ils sont nombreux », sont d’une dangerosité redoutable, et font froid dans le dos. Cette phrase apparemment anodine ouvre, à l’infini, la possibilité pour le régime d’arrêter qui il veut, quand il veut et comme il veut. C’est une véritable inquisition en plein 21ème siècle.

Nous vivons actuellement au Togo une situation d’Etat d’urgence qui ne dit pas son nom. Cette situation où tout le monde est suspect, est créée à dessein en vue de pousser la jeunesse à l’exil. Il s’agit de provoquer un exil massif des jeunes. Pendant ce temps, le pouvoir pourra, face à l’opinion internationale, soutenir : « Nous n’arrêtons personne ; nous n’emprisonnons personne ; ils quittent volontairement le pays ; on ne sait pourquoi ; chacun est libre de quitter le pays ; c’est dans notre Constitution ».

Ce qui se passe en ce moment est le prélude du type de gouvernance qui sera en vigueur au cours du nouveau cycle de cinquante (50) ans que Faure veut à tous prix ouvrir à partir de 2020, si nous laissons faire. Nous sommes à la veille d’un second 13 janvier 1963. Et le pouvoir cherche à paralyser définitivement le peuple debout pour l’alternance et la prospérité pour tous.

Le Parti National Panafricain (PNP) maintient : un nouveau Président de la République, connu d’avance, élu par un pour-cent de la population, juste à la fin du mandat actuel de Faure Gnassingbé, ce n’est pas une urgence. L’urgence c’est plutôt une transition pour des reformes avant toute élection.

Au nom de cette transition salutaire pour le Togo tout entier, et face au risque que nous courrons en tant que peuple, le PNP en appelle à l’union sacrée de tous les Togolais afin de sauver la mère patrie en danger. La voie d’un tel sauvetage reste, sans nul doute, des manifestations gigantesques pacifiques sur l’ensemble du territoire national et dans la diaspora. Ne le perdez jamais de vue, notre force réside dans le nombre.

Tout en prenant, encore une fois, à témoin l’opinion internationale, les institutions nationales et internationales des droits de l’homme, et en appelant à l’action décisive des représentations diplomatiques accréditées au Togo, sur la gravité atteinte par le pouvoir en place dans l’ordre de banalisation de la vie et de la propriété, la violation du domaine privé des citoyens, l’absence des libertés individuelles et collective dans notre pays, le PNP exige l’arrêt immédiat de la chasse à l’homme, cette véritable persécution des populations civiles, en cours sur le territoire national.

Fait à Lomé le 06 décembre 2019

Le Secrétaire Général

Dr. Kossi SAMA

 

 

Affaire d’insurrection armée : Le PNP dénonce « un montage grotesque » du régime et alerte le peuple togolais

 

Interview/Kako Nubukpo : « L’essentiel de la classe politique africaine ne rend compte qu’à ses maîtres occidentaux »


Le discours sur l’émergence africaine serait-il la dernière trouvaille de dirigeants en perte de légitimité ? Certes, sur les 54 pays que compte le continent, une trentaine a enregistré des taux de croissance d’au moins 3 % en 2018. Les investissements directs étrangers y ont augmenté de 11 %, contre 4 % en Asie pendant qu’ils baissaient de 13 % au niveau mondial. Malgré ces chiffres, l’émergence de l’Afrique apparaît à bien des égards une arlésienne. C’est du moins l’avis de Kako Nubukpo qui a été ministre chargé de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques du Togo (2013-2015) et chef du pôle « analyse économique et de recherche » de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine à Ouagadougou. Dans son dernier ouvrage, « l’Urgence africaine. Changeons le modèle de croissance », cet économiste défend la thèse d’une instrumentalisation de l’Afrique comme laboratoire du néolibéralisme avec la complicité de ses propres élites. Pour lui, l’Afrique est instrumentalisée en tant que laboratoire du néolibéralisme, notamment par les instances internationales comme le FMI ou la Banque mondiale, qui imposent depuis des décennies des programmes économiques destructeurs. Dans une interview accordée à nos confrères de Libération.fr, l’intellectuel togolais tire la sonnette d’alarme sur la réalité d’une Afrique qu’il juge à la dérive, subissant des prédations de toutes sortes, des sorties de capitaux licites et illicites… Il appelle à la mobilisation autour des projets de société collectifs et inclusifs, et à la reconquête des instruments de la souveraineté agricole. Bonne lecture !

Vous soutenez la thèse selon laquelle l’Afrique est toujours «le laboratoire du néolibéralisme», n’est-ce pas un peu exagéré ?

On pourrait ajouter l’Amérique latine. La spécificité de l’Afrique, c’est de coupler ce statut de laboratoire avec une démographie très dynamique et une absence de classe moyenne. L’Afrique a un terreau fragile qui accentue ses difficultés. La proximité des côtes libyennes avec celles de l’Europe rend encore plus urgente la nécessité de regarder ce qui se passe en Afrique.

C’est un continent cobaye, un laboratoire de postulats qui ne se vérifient pas, d’idéologies économiques en provenance du reste du monde… Erigée en horizon indépassable de la science économique, la pensée néolibérale n’a eu de cesse de tester sa toute-puissance en Afrique. On peut reprendre les propos

de la philosophe Hannah Arendt lorsqu’elle affirmait que «l’Occident a pour habitude d’infliger aux populations périphériques les maux qu’il s’apprête à s’infliger à lui-même».

Mais en quoi l’Afrique est-elle un «laboratoire» ?

Historiquement, les dirigeants africains ont été formés pour être le relais du colonisateur, voire de le remplacer. La première école, créée par Louis Faidherbe en 1855 au Sénégal, s’appelait «l’Ecole des otages». L’expression était tellement forte qu’on l’a ensuite remplacée par «l’Ecole des fils de chefs». Il fallait qu’ils deviennent les relais de l’administration coloniale et qu’ils puissent à terme remplacer le colonisateur. Il y avait donc une extraversion originelle par rapport à l’élite.

Pendant toute cette période, les syndicats africains ont gagné en puissance. Et ce sont souvent leurs chefs de file qui ont pris le pouvoir. Or les qualités pour prendre le pouvoir ne sont pas forcément celles qu’il faut pour gérer l’après. Ensuite, les responsables politiques africains ont été pris en étau dans la guerre froide. Ce qu’il y a de commun dans ces deux expériences, africaine et sud-américaine, c’est que vingt ans après les indépendances, nous nous sommes retrouvés dans une grave crise de la dette.

Est-ce pour cette raison que vous affirmez que la tragédie grecque fut d’abord africaine ?

Oui. A partir des années 80, le FMI et la Banque mondiale utilisent l’Afrique pour tester le consensus de Washington, faisant de ce continent leur laboratoire où seront appliqués, contre une aide financière, des programmes d’ajustement structurel. Il s’agissait de faire de la désinflation compétitive, en clair faire baisser tous les coûts y compris ceux des salaires pour s’insérer dans la globalisation économique, le tout avec des réformes dites «structurelles» au premier rang desquelles il convient de mentionner la libéralisation du marché du travail et les privatisations des entreprises publiques.

Bref, ces plans ont conduit les Etats à réduire drastiquement leurs dépenses sociales, leurs investissements en infrastructures et la taille des fonctions et services publics. Au lieu d’assumer que ces jeunes nations avaient besoin de dépenser beaucoup pour construire les bases du développement, les bailleurs de fonds, comme le FMI, se sont arc-boutés sur la réalisation d’équilibres macroéconomiques de court terme. Les résultats se passent de commentaires : des sociétés africaines exsangues, des économies faiblement productives dépendantes du reste du monde, un chômage de masse dont le pendant est une vague sans précédent de migrations de populations jeunes.

Le FMI et la Banque mondiale ont agi comme si les conditions institutionnelles nécessaires à la réalisation des réformes étaient réunies. Or toutes les études démontrent le contraire, et on voit que le remède est pire que le mal. Les apôtres des politiques d’ajustement structurel expliquent, en cas de résultats insuffisants, que leurs réformes n’ont pas été totalement mises en œuvre et que si leur théorie ne cadre pas avec la réalité, cette dernière a forcément tort.

A vous écouter on est loin des discours de ceux qui expliquent que l’Afrique est désormais émergente.

Ce sont là des discours de tables rondes de bailleurs de fonds et autres cabinets de conseil. Derrière ces discours performatifs, les faits sont têtus : l’Afrique subsaharienne est la seule région du monde où la population extrêmement pauvre, vivant avec moins de 1,25 dollar par jour, a doublé en cinquante ans. C’est aussi la région du monde où la croissance du revenu par habitant est la plus faible depuis 1960. Ses Etats pointent depuis vingt ans dans le bas du classement de l’Indice de développement humain (IDH).

Alors rien n’encourage à l’optimisme ?

Pas sur cette question de l’émergence… D’ailleurs, la plupart des dirigeants africains ont des discours à géométrie variable. Au FMI, ils réaffirment de se conformer au néolibéralisme, à l’équilibre des finances publiques coûte que coûte ; à l’OMC à l’ouverture des frontières commerciales ; et dans les sommets avec les pays émergents, les voilà qui deviennent très volontaristes, vantant les mérites du néomercantilisme asiatique qui combine protection face aux importations et politiques agressives à l’export. Et quand ils se retrouvent à New York, au siège de l’ONU, ils n’ont plus qu’un seul credo : atteindre les objectifs du développement durable.

N’importe qui peut comprendre que tous ces discours forment un amas de contradictions. Et je ne parle pas ici de ces gouvernements qui souffrent de statistiques peu fiables. On ne dira jamais assez que dans la plupart des pays africains, pour avoir des données nationales fiables, on extrapole les statistiques urbaines à l’ensemble du pays. De telles pratiques ne peuvent pas rendre compte de la forte hétérogénéité des situations régionales pour un même pays.

L’Afrique rurale représente les deux tiers de la population africaine, et vous dites que c’est surtout elle qui souffre de la pauvreté. Comment la connecter au reste du monde ?

Elle est, en effet, déconnectée du monde. Nous savons bien que c’est grâce au travail des paysans, qui nous procurent des devises via les exportations, que les urbains peuvent jouir d’un niveau de vie beaucoup plus haut. Or l’agriculture africaine est prise en étau entre les prédations massives de terres auxquelles se livrent des pays émergents, comme la Chine, et l’importation récurrente de surplus agricoles étrangers au continent, qui baissent drastiquement les incitations pour les Africains à produire eux-mêmes ce qu’ils consomment. L’urgence africaine est celle de la voie de la reconquête des instruments de la souveraineté agricole.

Comment faire ?

Il s’agit d’opérer une transformation agricole en augmentant la productivité du secteur. Il s’agit aussi de faire en sorte de développer l’accès aux services de banques, d’assurances, de transports… Il faut surtout la mise en place de politiques agricoles dignes de ce nom. Il faut donc clarifier le rôle exact des pouvoirs publics dans la gestion, la régulation et le soutien aux prix et donc aux revenus des agriculteurs. Il faut aussi des institutions capables de cibler des aides. C’est ainsi qu’on pourra renforcer des chaînes de valeur agricoles. Il faut changer ce modèle de croissance extravertie qui conduit l’Afrique à exporter des produits sans les transformer et à importer en retour des produits finis et l’alimentation. C’est là le gage à terme d’une prospérité partagée et d’une réduction de l’immigration subie.

Vous dites d’ailleurs que certaines perspectives d’immigration sont gratuites et non fondées.

Migrants économiques, climatiques, réfugiés de guerre, ruées vers l’Europe… L’invasion semble aux portes de l’Europe. Sauf que les chiffres sont inexacts. Certains spécialistes de la question démographique, comme François Héran et Pierre Jacquemot que je cite dans mon ouvrage, contestent trois affirmations récurrentes sur le phénomène migratoire.

L’Europe du Nord ne sera pas peuplée de 25 % d’immigrés subsahariens, même si l’Afrique subsaharienne passe de 970 millions à 2,2 milliards de personnes en 2050. La pauvreté serait source de migration : cette affirmation est elle aussi fausse car on sait qu’en raison même de sa pauvreté, l’Afrique subsaharienne émigre peu. Plus un pays est pauvre, moins ses habitants ont de chances de migrer loin. L’aide au développement permettra de réduire les migrations : cette dernière affirmation est également fausse car plus un pays se développe, plus ses ressortissants ont les moyens financiers pour migrer…

Comment éviter de reproduire les erreurs du passé ?

Il faut cesser de croire que ce qui permet à un pays de s’en sortir, ce sont les matières premières. Je crois que la clé du développement réside dans la capacité à mobiliser les populations autour d’un projet objectif collectif. Mais pour que la population accepte de faire des sacrifices pour que demain soit meilleur qu’aujourd’hui, il faut des gouvernements crédibles et légitimes.

Encore faudrait-il que le temps court du politique corresponde à celui qu’exigent les enjeux du développement. De ce point de vue, je suis relativement pessimiste. D’autant que l’Afrique ne produit pas encore elle-même ses dirigeants.

Mais affirmer, comme vous l’écrivez, que «l’Afrique montre au reste du monde les dirigeants que le reste du monde veut voir», là encore, ça paraît exagéré.

Mais il est évident que la plupart des dirigeants ont le discours de la doxa internationale. L’essentiel de la classe politique africaine est offshore, elle est adoubée de l’extérieur, elle ne rend compte qu’à ses maîtres occidentaux. Certes, l’industrialisation, dont tout le monde parle, peut constituer une voie nécessaire à l’émergence. Mais elle ne saurait se substituer à l’impératif de définir un projet de société inclusif, ouvert. Une société qui tournerait résolument le dos à la prédation ayant cours dans des économies qui sont le plus souvent des économies rentières. Mais pour cela, il nous faut des dirigeants qui ont le sens de l’intérêt général.



Source: Libération.fr

 

 

Interview/Kako Nubukpo : « L’essentiel de la classe politique africaine ne rend compte qu’à ses maîtres occidentaux »

 

Présidentielle 2020 : 46 juges nommés pour régler le contentieux préélectoral

Le processus électoral pour le compte de la présidentielle de 2020 se poursuit, et ce, malgré les vives contestations de la classe politique de l’opposition. Cette dernière appelle à l'arrêt du processus et un dialogue avec le pouvoir en vue d'un préparatif consensuel de cette élection présidentielle.

Ce week-end, le Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a rendu public la liste des juges en charge du contentieux préélectoral auprès des Commissions Électorales Locales Indépendantes (CELI). Ils étaient au total 46.

Selon la CENI, ces 46 juges nommés auront pour mission de régler dans les CELI, les contestations relatives à l'élection, sur la période comprise entre la publication de la liste des candidatures et le jour du scrutin.

Dans cette perspective, la constitution prévoit que les citoyens formulent des recours à toutes les phases de la confection des listes électorales.

Pour rappel, le premier tour de la prochaine présidentielle aura lieu le 22 février 2020.

 

 

Présidentielle 2020 : 46 juges nommés pour régler le contentieux préélectoral

La Mairie d’Agoé-Nyivé 3 rend propre le CMS d’Elavagnon

Le samedi 07 décembre 2019, dans la matinée, le personnel de la Mairie et les habitants des quartiers de la commune d’Agoé-Nyivé 3 ont procédé à l’opération ville propre comme l’exige la nouvelle tradition tous les premiers samedis du mois.

C’est à l’appel du Conseil Municipal d’Agoé-Nyivé 3 avec à sa tête, le Maire ADONKANU Yawo Jean Marie que la population a eu à accomplir cet acte de civisme et de citoyenneté.

Et justement, le Maire en personne, M ADONKANU Yawo Jean Marie, son Adjoint, le député KOUDAOBGO Kodjo Kadevi Denis, les Conseillers municipaux, le Chef traditionnel du Canton de Vakposito et d’autres personnalités et citoyens n’ont pas hésité à tenir les balais, la houe, les râteaux et les brouettes pour rendre le Centre Medico Social d’Elavagnon.

‘’C’est un devoir pour tous les citoyens et en premier les responsables municipaux de rendre propre la ville, surtout les lieux publics. Même au-delà de cette journée instituée par l’Etat, tous les citoyens doivent veiller a la propriété de toute la ville’’, a laissé entendre le Mair

e d’Agoé-Nyivé 3 Pasteur ADONKANU Yawo Jean Marie.

Le choix du Centre Médico Social (CMS) d Elavagnon n’est pas un hasard.

‘’C’est un lieu de la santé et nous devons toujours le maintenir propre et sain. Les centres de santé doivent être des modèles de l’hygiène et de la propriété’’ a encore ajouté le Maire ADONKANU Yawo Jean Marie dans une interview en français et en langue locale (Ewé).

La commune d’Agoé-Nyivé 3 regroupe les quartiers. Elavagnon Kleve, Elavagnon Atsanvé, Dossou Kope, Awoudja Kope, Dassa kope, Logogome.

L’opération ville propre du 07 décembre 2019 a donc mobilisé des citoyens de tous les quartiers de la commune d’Agoé-Nyivé 3 au CMS d’Elavagnon.

Déjà le rendez-vous est pris pour d’autres opérations ville propre à d’autres endroits notamment à la Mairie d’Agoé-Nyivé 3.

Reportage à Elavagnon-Lomé

Emmanuel Vivien TOMI et la Rédaction de Plume Libre et de Referencetv.tg

 

 

La Mairie d’Agoé-Nyivé 3 rend propre le CMS d’Elavagnon

 

Togo, Présidentielle 2020 : Révision des listes électorales, la Pagaille du régime Faure/RPT-UNIR Continue...

L'Alternative
pagaille rpt-unir liste electorale
Extrait de la Une de L’Alternative No.848 du 3 décembre 2019

Le clan au pouvoir n’est visiblement pas près de lâcher. C’est un secret de Polichinelle. Les institutions qui interviennent dans l’organisation des élections au Togo sont toutes verrouillées. Malgré les appels à une organisation consensuelle du processus électoral, le système cinquantenaire, accroché à son projet de conservation à tout prix du pouvoir, continue seul le processus, faisant fi des textes que lui-même a modelés à sa façon et qui demandent la recomposition de la Cour constitutionnelle.

Au lieu d’un recensement électoral voulu par les formations politiques de l’opposition et des organisations de la société civile, le régime RPT/UNIR a organisé trois jours de révision des listes électorales. Une opération qui laisse à désirer.

Dimanche, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a prorogé de 24 heures cette révision des listes électorales. Ce qui participe à la propagande du régime qui tente de montrer aux yeux de l’opinion nationale et internationale qu’il veut bien faire les choses. Mais la comédie est assez connue des Togolais, surtout ceux qui sont en âge de voter et qui ont eu toutes les difficultés à se faire enrôler pendant ces quatre (04) jours.

En effet, l’opération de révision des listes électorales organisée les 29, 30 novembre et 1er et 2 décembre 2019 n’a rien à envier à celle organisée en mai dernier. Une fois encore, tout est préparé de sorte que les populations, surtout celles qui n’ont pas pu se faire enregistrer, ne puissent le faire. Retard dans l’acheminement des kits, matériels en panne, lenteur dans l’enregistrement des électeurs sont les anomalies observées lors de cette opération. Nombreux sont ceux qui ont passé toute une journée dans les CRV sans se faire enregistrer. Dans certains centres, le groupe électrogène qui devrait faire fonctionner les machines, n’a pu être mis en marche durant les trois jours. Ce qui fait que les populations ont fait des va-et-vient entre leur maison et les CRV.

Dans certaines localités, pour décourager les populations à aller se faire enrôler, on a éloigné les CRV. Ainsi, les gens (ceux qui sont téméraires) font des kilomètres avant de rallier ces centres. Ne pouvant pas faire cette distance, nombreux sont ceux qui abandonnent.

« Le choix opéré par le gouvernement et la CENI a pour conséquence l’éloignement des CRV des populations à l’instar de Botokou dans Wawa 1 où le candidat à la révision doit parcourir 14km pour atteindre le CRV le plus proche. Dans le CRV de l’EPP Dikamé dans Agoé 4, sur environs 500 candidats à la révision, seule une centaine ont pu faire l’opération du fait qu’il n’y ait qu’un seul kit dans ce centre. Dans le CRV EPP Bè-Kpota Atchantimé, le groupe électrogène n’a jamais fonctionné pendant les 3 jours, obligeant les populations à retourner à la maison. D’autres exemples sont légion dans tout le pays », a constaté le Centre de promotion de l’Etat de droit et de la gouvernance équitable (CEPREDGE).

Dans plusieurs localités, la révision n’a commencé que samedi ou dimanche. Et donc, ces localités n’ont fait que deux ou trois jours d’opération. Beaucoup n’ont pas pu se faire enregistrer. D’ailleurs, cette révision des listes électorales, peu importe la manière dans laquelle elle s’est déroulée, ne résout pas le problème de fichier électoral corrompu avec lequel la CENI persiste à organiser cette présidentielle.

Quoi que disent les « perroquets du régime », le fichier électoral togolais est corrompu et n’augure pas d’une élection transparente, équitable et acceptée par tous. En fait, le RPT/UNIR n’a pas renoncé à la pagaille qu’il a entreprise depuis décembre 2018. La présidentielle en sera encore victime.

Source : L’Alternative N°848 du 03 ddécembre 2019

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Révision des listes électorales, la Pagaille du régime Faure/RPT-UNIR Continue...

 

Togo, Présidentielle de 2020 : Le CAR dans la tourmente

Fraternité
Jean Kissi et Yawovi Agboyibo du Car
Jean Kissi (g) et son mentor Yawovi Agboyibo | Photo : DR/TBN

Dans la perspective de l’élection présidentielle, les candidatures se font de plus en plus nombreuses. Mais le Comité d’action pour le renouveau (CAR) n’a pas toujours pas encore annoncé le nom de son candidat. Selon nos informations, l’état-major du parti de Me Yawovi Agboyibo n’arrive pas à s’attendre sur le bon candidat.

L’élection présidentielle de 2020, c’est dans deux mois. A cet effet, certains partis politiques, mouvements citoyens ou des personnalités indépendantes ont déjà annoncé leurs candidatures. Ce sont celles de Dr Kodjovi Aubin Thon, responsable de l’ONG NOVI qui mène des actions sur le terrain depuis quelque temps, Pierre Ekué Kpodar, ancien fonctionnaire du Fonds Monétaire International (FMI) qui veut faire profiter son expérience au peuple togolais si, bien sûr, ce dernier lui accorde sa confiance, de Dr Christian Spieker, un Togolais vivant en Allemagne qui est revenu au bercail dans le cadre de cette présidentielle.

Parmi les leaders politiques, on a la candidature du président du Nouvel engagement togolais (NET), Gerry Taama, de celui de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), Jean-Pierre Fabre, de Kodjo Agbéyomé du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) et de Innocent Kagbara du Parti démocratique panafricain (PDP).

Ce sont là les challengers du parti au pouvoir qui prend du temps pour annoncer le nom de son candidat. C’est aussi le cas du Comité d’action pour le renouveau (CAR). Mais pas pour les même raisons.

Brouille entre Jean Kissi et Me Yawovi Agboyibo

« Le CAR présentera un candidat pour la présidentielle de 2020 », c’est qu’a laissé entendre, il y a quelques semaines, l’un des responsables de ce parti politique. Mais depuis, plus rien. Pendant ce temps, le parti de l’ancien Premier Ministre, Me Agboyibo multiplie les communiqués pour exiger de meilleures conditions de transparences du scrutin.

Selon les indiscrétions, il y aurait « de profondes divergences au sein du parti » sur le profil du candidat pour l’élection présidentielle. Tout serait parti d’une déclaration du Président du parti des déshérités, Me Agboyibo qui a indiqué en substance que le CAR n’a pas de candidat naturel. Laissant, ainsi, le choix au bureau exécutif du parti de dénicher le bon candidat. Une sortie qui n’aurai vraisemblablement pas plu au Secrétaire Général et numéro2 du parti, Jean Kissi.

Selon certaines sources, l’ex-député « a très mal pris cette sortie du président. Tout simplement parce qu’il se considère comme son successeur. Donc, si le CAR doit présenter un candidat, il n’y a pas mieux que lui ». Et selon nos informations en guise de protestation, le Secrétaire Général se fait rare aux réunions du parti. « Pour lui, c’est un affront », a ajouté notre source.

Dans une tribune publiée dans plusieurs médias fin novembre, Jean Kissi n’a mentionné qu’une seule fois le nom de son parti. Mieux, il a signé sa tribune en tant qu’ancien député et Conseiller municipal de Golfe 5. Alors, pourquoi n’a-t-il pas fait mention de son poste de Secrétaire Général du CAR ? Selon un observateur avisé de la scène politique togolaise, Jean Kissi qui « se voyait légitimement successeur de Me Agboyibo, 75 ans, revenu de « sa retraite politique » en 2016, est dans l’impasse ». « Ses camarades de lutte comme Brigitte Adjamagbo-Johnson qui a pris la tête de la CDPA en étant longtemps numéro de Léopold Gnininvi, lui a certainement donné des raisons de croire à une passation complicité du témoin entre lui et le bélier noir qui a été son mentor depuis le campus universitaire. Normal ! dira l’autre puisque les secrétaires généraux sont toujours les vrais porteurs de l’âme d’un parti politique. Un peu comme Jean-Pierre Fabre qui a succédé indirectement à Gilchrist Olympio chez les revanchards. 2020, c’est le moment idéal.

Sur les traces de Apévon ?…

Ça doit cogiter en ce moment dans l’esprit du protégé de Me Agboyibo qui doit se poser des questions sur les réelles intentions de son mentor. En effet, on se souvient de ce come-back évoqué plus haut par l’ancien Premier Ministre en 2016, pour reprendre «sa chose» après avoir cédé la place à Me Dodji Apévon en 2008. Après la longue crise qui a opposé les deux hommes, Apévon a créé son parti, les Forces démocratiques pour la République (FDR) rejoint par plus de la moitié des cadres du CAR.

Quelques semaines plus tard, Me Yawovi Agboyibo a signé son retour à la tête du CAR en grande pompe. Il est évident que le bélier noir de Kouvé a du mal à passer la main. Et connaissant, l’avocat de Kouvé, il peut se trouver candidat à cette élection.

A contrario, au-delà des intentions de successions qu’on lui prête à la tête du CAR, l’ex-député a appelé dans sa tribune publiée à la semaine dernière à une unicité de candidature. Une solution légitime et réaliste selon lui pour donner la chance à l’alternance en 2020. Une position qui s’oppose de façon surprenante à celle dictée par le gourou de son parti et mentor personnel Yawovi Agboyibo.

Kissi, dans sa sortie se retrouve aujourd’hui qu’il le veuille ou pas dans la même posture que Apevon en 2016. Approché, l’ex-député de Vo confie que sa proposition va au-delà de sa personne et il ne veut point passer par-là pour prêter flanc à quelque polémique que ce soit qui le mettrait en front avec le bélier noir.

Tout compte fait, il se révèle aujourd’hui qu’entre les valeurs enseignées au CAR et la philosophie profonde d’Agboyibo, il y a un abysse.

Source : Fraternité N°339 du 04 décembre 2019

 

 

Togo, Présidentielle de 2020 : Le CAR dans la tourmente

 

Togo, Processus électoral : Y a-t-il eu vraiment révision des listes électorales ?

Fraternité
revision de liste electorale
Photo : DR

Initialement prévue se tenir du 29 novembre au 1er décembre, sur toute l’étendue du territoire, l’opération de révision électorale a été prolongée au lundi 02 Décembre dernier. Soit, quatre vingt seize (96) heures d’opération d’enrôlement qui restent malheureusement bien loin du temps à impartir en faveur d’un fichier complètement actualisé.

Tel qu’annoncé par le gouvernement, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), dans la droite ligne de sa course effrénée, amorcée depuis peu, pour un scrutin présidentiel au processus bâclé, est passée à l’acte. L’institution que préside Tchambakou Ayassor a effectivement déployé sur le terrain, dans le temps imparti, opérateurs de saisie (Ops) et matériels.

La révision vue par les Ops

Entre volonté et dévouement d’être au service de la nation et les réalités du terrain, les agents recenseurs n’ont pu satisfaire entièrement l’audience mobilisée à différents niveaux pour la circonstance. En effet, si la Ceni s’est employée à déployer, dans le temps, les agents dans leur centre de recensement respectif, les difficultés techniques ont été constatées ici et là. «La difficulté majeure que nous avons tous rencontré, puis que nous avons pu contacter aussi nos collègues, c’est celle liée à la lenteur des machines», nous a confié Sika, agent recenseur affectée au centre de recensement du CEG Boka, à Nyekonakpoe, à Lomé. Cette dernière, bien que relativisant les difficultés rencontrées, a reconnu l’impact négatif de cette lenteur sur l’ensemble de leur prestation. «Les machines ont trop traîné. Et à cause de cette lenteur, bien que nous avons réussi à enrôler entre 115 et 120 par jour, il y a malheureusement eu un grand nombre de gens que nous n’avons pas pu servir. Plus de 100 personnes sont restés sur le carreau», indique t-elle.

Pour Israël, affecté au centre d’enrôlement de l’Epp Zomayi, à Kpalime, les difficultés ont été beaucoup plus d’ordre organisationnel . «Normalement, le travail devrait démarrer le vendredi. Mais nous, jusqu’à midi, on était encore en attente à la Celi de Kloto, installant les kits et dans l’espoir de redéploiement», a-t-il constaté. « Notre équipe est arrivée en poste à 14h et les installations finissaient autour de15h. Ce qui fait qu’au premier jour, nous n’avons pu enrôler que 7 personnes», a-t-il précisé, avant de révéler que «la deuxième journée a essentiellement marquée par un problème d’imprimante. Mais nous avons pu enregistrer 23 personnes . C’est au dimanche qu’il y a eu un début d’affluence et nous avons pu enrôler 78 personnes. Dans l’ensemble, nous avons recensé 227 personnes », a-t-il précisé. Cependant, il n’a pas hésité à émettre son avis sur l’ensemble de l’opération. «Les précédentes opérations sont largement mieux que celle-ci », a estimé Israël.

«A notre niveau, le souci majeur a été un problème d’alimentation. Au premier jour, l’autonomie que les Pc ont n’a pas pu permettre d’enrôler plus de 4 personnes avant qu’ils ne s’éteignent. Ce souci n’a été réparé qu’au lendemain, deuxième jour de l’opération vers 10h. Donc on n’a pu travailler convenablement. Il y a donc eu une affluence impressionnante au dernier jour mais que notre retard accusé en début n’a pu permettre de régler. Nous étions dans l’obligation de dire à toutes ces personnes pourtant venues se faire enrôler de retourner chez elles », nous explique, pour sa part, Roland qui a opéré à l’Epc Immaculée Conception, toujours à Nyekonakpoe.

Révision, dites-vous ?

À la lumière de ces témoignages, l’on est en droit de légitimer la position de l’opposition et celle de la société civile qui réclament toutes, en lieu et place d’une simple révision électorale, un recensement électoral en bonne et due forme, garantie d’un scrutin crédible dont les résultats pourraient s’imposer à tous. Mais dans le cas d’espèce, les réalités du terrain viennent conforter ces acteurs lorsqu’on sait que la révision, par essence n’est pas de nature à garantir un fichier fiable. Déjà même que l’opération de recensement qui a conduit à la mise en place de fait du fichier actuel a été tout sauf crédible. Au point que les USA n’ont pu trouver de notes favorables pour le comptabiliser dans les critères d’éligibilité au programme MCC.

C’est à croire donc que la méthode de restriction volontairement imposée par le pouvoir de Lomé pour empêcher la majorité d’électeurs à se mettre dans les conditions, puisque se reposant sur le fichier actuel renfermant en majorité un électorat acquis à la cause du pouvoir, a été mis à nu par Dame nature.

Et dans la posture actuelle, l’on tend encore à avaliser cette forfaiture qui n’a de sens que pour légitimer l’illégalité, par la force de la force, de l’arbitraire et de la roublardise.

De ce fait, la révision telle qu’a été menée, malgré la prolongation jouée, ne s’apparente à rien, si ce n’est une mise en scène pour renforcer une dictature qui n’a que trop duré.

Fraternité N°339 du 04 décembre 2019

 

 

Togo, Processus électoral : Y a-t-il eu vraiment révision des listes électorales ?

 

Togo, Mauvaise Gouvernance : Ça coince pour les 275 milliards de Francs CFA du MCC

Fraternité
Stanislas Baba, coordonnateur MCC Togo
Stanislas Baba, coordonnateur MCC Togo | Photo : DR

Le processus électoral devant aboutir à l’élection présidentielle de 2020 au Togo est conduit d’une main de fer. Une posture dénoncée par l’opposition et certaines organisations de la société civile qui réclament de meilleures conditions d’organisations. Des critiques profondes qui pourraient plomber le sésame du Togo pour le Programme « Compact » du Millennium Challenge Account en 2021. Explications !

Le Millennium Challenge Corporation (Mcc) qui conduit Millennium Challenge Account, un fonds de développement bilatéral des Etats Unis, tiendra sa traditionnelle réunion de fin d’année en ce mois de Décembre pour approuver l’éligibilité de certains pays aux différents programmes dont le Compact Program. Un programme accompagné d’une enveloppe financière d’environ 500 millions de dollars (environ 250 milliards de FCFA), désiré ardemment par le gouvernement togolais après avoir obtenu des financements du « Threshold Program » (Programme de Seuil). Surtout que pour l’année 2020, le Togo n’a pas réuni les conditions d’éligibilité à ce programme prisé par les pays en voie de développement, faute à l’organisation unilatérale des élections législatives de décembre 2019.

Programme Compact en 2020, c’est raté…

En effet, selon la carte des scores publiée début novembre par le Millenium Challenge Corporation (MCC), le Togo a validé 14 indicateurs sur les 20. Ainsi, le Conseil d’administration du MCC a indiqué que le Togo a montré une certaine amélioration dans des domaines tels que l’égalité des sexes et la gouvernance. Le pays a progressé dans l’intégration des femmes dans tous les aspects de l’économie et a donné la priorité à l’éducation des filles. Le Togo a poursuivi sa performance relative sur les indicateurs clés de la santé, tels que les dépenses relatives à la santé et au relèvement des taux de vaccination. Mais, il n’a pas validé l’indicateur critique et important qui concerne le droit politique. Sur cet indicateur le pays de Faure Gnassingbé est accrédité d’une note lamentable de 15 sur 100.

Ce qui suscite des remous au sein de la Cellule nationale du MCC. « Le Togo a en réalité validé 15 critères, y compris les droits politiques qui n’ont pas été pris en compte. Nous avons manifesté notre désaccord au MCC. Il n’est pas possible qu’une institution de cette importance ne sache pas que les élections législatives ont eu lieu conformément à la feuille de route de la CEDEAO et que c’est en toute liberté que l’opposition a choisi de ne pas y participer. Il n’est pas normal que le MCC ne sache pas que le Togo a organisé avec succès des élections législatives », a protesté Stanislas Baba, coordonnateur de MCA/MCC-Togo, le 13 novembre dernier, après la publication de la carte des scores.

Sans les principaux partis d’opposition qui avaient dénoncé des « irrégularités » et demandé des réformes avant la tenue du scrutin, UNIR, le parti au pouvoir a conservé à l’Assemblée Nationale sa majorité avec 59 sièges sur 91. Le parlement connaît par ailleurs une forte hausse du nombre de députés indépendants (18) dont la plupart ont des affinités avec le pouvoir. L’Union des forces de changement (UFC), alliés du parti au pouvoir et quatre autres formations se partagent les quelques sièges restants.

Cependant, le 08 mai 2019, le gouvernement parvient à faire voter à la quasi-unanimité une révision constitutionnelle permettant à Faure Gnassingbé de se maintenir au moins jusqu’en 2030. Ce dernier, en réinstaurant la limite du nombre de mandats présidentiels tout en la « remettant à zéro », peut se maintenir au pouvoir au-delà de son troisième mandat en cours, devant s’achever en 2020. « Une réforme taillée sur mesure » pour le fils du Feu Gal Gnassingbé Eyadéma a dénoncé l’opposition.

Les chances de voir le Millennium Challenge Corporation MCC validé l’indicateur droit politique sont quasi nulles. Cette institution américaine est réputée pour sa rigueur et son indépendance vis-à-vis des politiques. Et malheureusement, la Togo pourrait vivre la même désillusion en 2021.

C’est déjà mal parti pour 2021 …

Depuis l’enclenchement du processus électoral pour la présidentielle de 2020, les partis politiques de l’opposition et la société civile réclament toujours de meilleures conditions de transparences. Spécifiquement, ils demandent un fichier électoral fiable, la recomposition de la CENI et ses démembrements et la Cour constitutionnelle. Pour ce scrutin qui recèle plusieurs enjeux, l’opposition refuse d’être « cantonnée dans un rôle d’accompagnateur ». Le Mercredi 27 novembre dernier, le Front citoyen Togo debout qui regroupe d’autres organisations de la société civile a battu le pavé à cet effet.

Ainsi, les remarques pertinentes du MCC qui l’on obligé, à ne pas accorder le programme Impact au Togo sont en train d’être réunies pour la présidentielle 2020. Avec un rejet généralisé du processus électoral. L’organisation consensuelle de cette élection est donc une obligation si le Togo veut obtenir les 500 millions de dollars du programme. Mais, à en croire Gilbert Bawara, ministre de la fonction publique, le processus ne peut plus faire marche arrière.

En outre, le gouvernement n’a toujours pas procédé à la révision de la loi sur les manifestations comme indiquée par les rapporteurs des Nations Unies. Pour s’y soustraire, les sécurocrates du pouvoir inventent des stratagèmes qui n’ont rien à envier aux scénarii des films hollywoodiens.

En somme, le Togo est déjà mal parti pour espérer être éligible au programme Compact en 2021. De toutes les façons, cette manne financière destinée principalement à la réduction de la pauvreté, face à la corruption érigée au sommet de l’Etat, risque de ne pas profiter aux populations. Toutefois, pour revenir dans la course au compact, les autorités du pays savent quoi faire.

Source : Fraternité N°339 du 04 décembre 2019

 

 

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Togo, Présidentielle 2020 : Fourmis, Pangolins et Zouaves chauffent la forêt… en attendant les Fauves

Fraternité
Elections au Togo

La présidentielle de 2020 devra se tenir dans la période du 19 Février au 05 mars. Sous peu donc, les togolais se donneront rendez-vous dans les urnes pour l’élection de leur Président de la République. À quelques semaines de cette échéance cruciale dans l’agenda politique du pays, les candidatures affluent de tout part. A ce jour, elles sont au total douze (12). Une belle brochette de candidats et courtisans aux ambitions tant diverses que démesurées.

Ça se précise !

Plus les jours passent, plus les choses se précisent. De trois jours annoncés par le gouvernement, la révision des listes électorales a été prolongée de vingt quatre (24) heures supplémentaires. A la rigueur, que de problèmes, de Lomé à Dapaong en passant par Aného, Kpalimé, Sokodé ou encore Kara. Panne de l’imprimante, souci d’énergie électrique, lenteur des opérateurs de saisie (Ops)… les conditions étaient donc réunies pour ne pas satisfaire les électeurs. Qu’à cela ne tienne, les cris de détresse aussi bien des agents techniques de la Ceni que des potentiels électeurs n’auraient pas suffit à contraindre le gouvernement à revoir sa copie. Au contraire, l’exécutif national continue de dérouler son agenda, mettant donc le cap sur la prochaine étape, celle de publication des listes électorales qui se seraient actualisées au gré, en attendant la convocation du corps électoral. Pendant ce temps, dans sa dernière sortie médiatique, Gilbert Bawara a sifflé la fin de tout espoir de la moindre réforme espérée avant 2020.

Toutefois, les dissensions restent énormes au sujet du processus devant mener au scrutin de 2020. Ceci, au point que des organisations de la société civile et partis de l’opposition montent au créneau pour dénoncer, à travers des marches de protestation, un processus biaisé, de nature à hypothéquer la crédibilité, la transparence et la sérénité du scrutin.

2020… les candidatures s’empilent

Pendant que les courtisans, des politiciens affairistes, des militants vuvuzelas du pouvoir et autres associations fantoches appellent, à tout cri, à la candidature de Faure, sujet au coeur des débats, tout semble dire que le prochain scrutin présidentiel sera, à ne point douter, le plus pléthorique en termes de candidatures enregistrées. Et pour cause, l’on a déjà enregistré une bonne douzaine de postulants.

«Après analyse des enjeux inhérents à la situation politique de notre pays, le bureau politique de notre parti décide que Agbéyomé Messan KODJO est désigné comme candidat du MPDD à la prochaine élection présidentielle de 2020 », lit-on dans la note du bureau Directeur du parti Mpdd. Mais avant, l’opinion nationale a déjà compté les candidatures d’autres acteurs dont celle de Jean-Pierre Fabre de l’Anc. «J’accepte la mission que vous me confiez. J’accepte de poursuivre avec vous, sans relâche, la lutte commune de libération du Togo et du peuple togolais. J’accepte d’être le porte-étendard de l’ANC et de l’ensemble des populations togolaises qui ont toujours soutenu notre combat », a déclaré le Président du parti orange, à la clôture des travaux du deuxième congrès ordinaire de l’Anc, tenu mi octobre dernier. Outre M. Kodjo et Fabre, Ekoué Gamessou Kpodar, un ex fonctionnaire du FMI qui prône «l’idéal d’un Togo nouveau», le député Gerry Taama, président du parti Nouvel Engagement Togolais et Aubin Thon, Président de Nouvelle Vision (Novi), rentré des Etats-Unis sont également sur la ligne de départ. Complétant ainsi la liste des acteurs politiques, en attendant celui sur qui portera le choix du parti l’Unir pour être le porte-étendard du régime cinquantenaire de Lomé.

La foire des plaisantins

La suite des candidatures déclarées n’aura donc été qu’un conglomérat d’acteurs jusque-là méconnus du grand public qui veulent solliciter le suffrage du peuple pour la réalisation de leur rêve. Dans l’ensemble, cela ressemble d’ores et déjà à une foire de plaisantins. Mieux, une représentatinon comique qu’orchestrent des aventuriers, conteurs de fée et amuseurs de galeries. En quelque sorte, une sorte de gesticulations bien motivées par le business politique pour n’importe quel animal de la forêt, en mal de sensation et qui veut se donner des airs en s’invitant à la table des fauves. Sans doute une ruée sans précédent bien motivée par les 75 millions Cfa de butin en attente d’être servis, à encore nombre d’observateurs.

Nécessité de restaurer l’image du pays

En plus d’être une bonne blague, une analyse objective de cette panoplie de candidatures enregistrées exprime bien l’inquiétude et la peur du lendemain, des sentiments toujours exprimées par les togolais tout au long de ces dernières années. Autrement, la soif de l’alternance des togolais qui, pris entre la politique dogmatique d’un pouvoir avide et insaisissable et une opposition en manque de stratégie, se jettent à l’eau, corps défendant, dans l’espoir d’incarner, avec l’aide d’un coup de baguette magique, l’espoir tant nourri mais toujours dissipé.

Aussi, cela exprime combien le Togo est à la merci de la nature au point où tout quidam, soit par utopie, soit victime de l’injustice sociale et la prospérité non partagée, sort de son carcan pour prétendre le diriger. Et l’un mis dans l’autre, il ressort que le Togo a besoin de faire redorer son image. Et cela passera par une politique de transparence qui garantira l’équité et l’alternance. Et non la manipulation des chiffres aux fins de se faire passer pour un des pays réformateurs en vue dans le monde, sans Grand impact sur le quotidien du togolais.

Source : Fraternité N°339 du 04 décembre 2019

 

 

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Les Labo du régime militaro-clanique des Gnassingbé fabriquent de faux révolutionnaires d'une insurrection qui n'a jamais existé


Samari Tchadjobo

Les supposés insurrectionnels à la machette dans le mauvais film du grand réalisateur Yark Damehame | Photo : DR

À peine les débats retombés sur le cynisme du pouvoir quant à l’affaire de l´incendie des marchés de Kara et Lomé ravivée par le duo Kpodzro-Loum, les jusqu’au-boutistes du régime, assurés d’une impunité totale, décident de nous servir une nouvelle énormité aussi ridicule que stupide. Cette fois-ci ils eurent la lumineuse idée de corrompre et manipuler un pantin au sein de la diaspora togolaise en Europe pour pouvoir mettre en branle leur nouvelle pièce de théâtre de la honte. En effet, même si quelques naïfs ont pu se faire berner par l’homme de main manipulé du pouvoir, tapi dans l’ombre à Bruxelles, nous pouvons affirmer sans nous tromper qu’aucun début d’insurrection armée n’a eu lieu ni à Sokodé, ni à Lomé, ni ailleurs au Togo cette nuit du 23 novembre 2019.

Pour étayer notre assertion il suffit de relever les nombreuses incohérences contenues dans les propos du ministre Yark la semaine passée, et surtout dans ceux du directeur général de la police le Lieutenant-Colonel Okpaoul Yaovi pendant sa présentation des supposés insurgés.

Tout d’abord au petit matin du 23 novembre 2019 des témoins oculaires ont dit avoir vu des éléments des forces de sécurité ou de défense arrêter la circulation au niveau de l’échangeur et allumer eux-mêmes le feu sous le pont. Le camion-klinker dont parle notre Colonel aurait également été brûlé par les mêmes éléments de la gendarmerie. Quant au soldat gravement brûlé, dont les images circulent sur les réseaux sociaux et dont le DG de la police impute la responsabilité à des assaillants imaginaires, ses blessures proviendraient d’un dépôt de munitions à Agoenyvé qui aurait accidentellement pris feu. Plusieurs soldats qui y faisaient la garde auraient été blessés. Quant aux autres soldats poignardés ou morts, et dont les images inondent la toile, nous laissons la responsabilité à la hiérarchie militaire de notre pays de dire la vérité aux familles des victimes. Comme nous attendons toujours d’elle la clarification des circonstances dans lesquelles sont tués les deux militaires au domicile du Ministre Agadazi à Sokodé en 2017. Autrement, continuer à mentir et à inventer des histoires à dormir debout dans les deux cas, équivaudrait à un non-respect des victimes, de leurs familles et à une profanation de leur mémoire.

L’autre grosse incohérence, c’est le fait que des soldats togolais en patrouille, connus pour avoir la gâchette facile contre leurs concitoyens, ne puissent pas réagir pour prévaloir leur droit à la légitime défense. Des gendarmes en poste devant une banque qui se laissent facilement arracher leurs armes de service par des assaillants civils, même par surprise; ceci doit faire réfléchir les responsables à la formation de nos militaires. Des agents de police dont le commissariat est attaqué par des insurgés armés, tirent en l’air et cherchent même à parlementer, à les raisonner pour qu’ils cessent de tirer. Personne ne croit à ce gros mensonge mal cousu, mon Lieutenant-Colonel Okpaoul. Cerise sur le gâteau pour agrémenter votre comédie, les supposés assaillants arrivent même à s’enfuir avec l’un des leurs gravement atteint, sans qu’aucun d’eux ne puisse être blessé, ni arrêté.

Aujourd’hui on nous présente d’innocents pères de famille arrêtés chez eux comme ceux qui auraient semé la terreur dans la nuit du 23 movembre 2019 à Lomé et à Sokodé.

Fadel Ouattara par exemple, artiste-chanteur de son état, est arrêté chez lui à la maison au quartier Agonyivé en présence de sa femme,
le jeune Moustafa à l’accoutrement bardé de talismans, est tôlier de métier et a été arrêté sur son lieu de travail à Adidogomé; on l’a obligé à porter cet habit et ce chapeau couverts de talismans pour pouvoir jouer la pièce de théâtre à la Okpaoul; il n’a jamais mis pied à l’école, donc tout ce qu’il a dit lui a été soufflé à l’oreille.
Il y a également l’entraîneur de Sémassi et ancien entraîneur de l’équipe nationale junior du Togo, M. Samer Abraw, cueilli innocemment chez lui.
Beaucoup d´anonymes innocents font partie du groupe sans comprendre ce qui leur arrive.

Des coupe-coupe rouillés, des massues, des talismans saisis chez de paisibles citoyens à coup de bastonnades à Tchaoudjo et au nord de Lomé sont présentés comme l’arsenal de guerre avec lequel le groupe des insurgés projetait de renverser les institutions de la république en trois jours. Un peu de sérieux quand même!
Samari Tchadjobo

Si nous étions dans un pays normal, aucun procureur n’accepterait instruire une telle affaire fausse de bout en bout. Mais malheureusement nous sommes au Togo où la justice est aux bottes de nos bourreaux. Il ne reste qu’à implorer Dieu et à demander aux organisations de défense des droits de l’homme, qui font du bon travail malgré les actes d’ntimidation du pouvoir, à mettre ce régime devant ses responsabilités, à lui faire savoir que ni le mensonge, ni la corruption, ni la terreur ne peuvent asseoir l’autorité sur une base solide. Ces organisations de défense des droits humains doivent surtout demander au gouvernement de laisser tous ces innocents regagner librement leurs familles, et de mettre fin à la militarisation à outrance du pays.

Samari Tchadjobo
Allemagne

 

 

Les Labo du régime militaro-clanique des Gnassingbé fabriquent de faux révolutionnaires d'une insurrection qui n'a jamais existé

 

« Le Togo comme il va » : Chronique des insurrections armées/coups d’Etat…à la togolaise

Liberté Togo

supposés insurrectionnels
Les supposés insurrectionnels à la machette dans le film du grand réalisateur Yark Damehame | Photo : DR

Le Togo est une curiosité confirmée dans le monde. Au-delà des cocasseries et autres faits divers animés, le pays sous Faure Gnassingbé a cette particularité de connaître de ces histoires de coups d’Etat, tentatives d’insurrections à la togolaise et autres faits connexes qui doivent faire pouffer de rire sous des cieux normaux et donner aux Togolais l’image de clowns. Le dernier cas en date, c’est sans doute cette affaire d’insurrection armée avec machettes et gourdins qui a connu un rebondissement mardi, avec la présentation des « insurgés » et le corps du délit dont des habits préparés mystiquement…Petit tour d’horizon.

Insurrection armée au 21e siècle avec machettes, gourdins… !

Les Togolais qui avaient cru à la « yarkerie » du samedi 23 novembre dernier se comptaient déjà sur le bout des doigts. Des individus habillés en noir, munis de machettes et de gourdins qui arrachent aux gendarmes armés d’AK47 et en patrouille à 2 heures du matin leurs armes ! La sortie n’avait pas fini de faire marrer que le substitut occasionnel de YarK Damehame en rajoute. Machettes, gourdins, lance-pierres, flèches, gris-gris, habits mystiquement préparés…c’est là le corps du délit, l’arsenal lourd (sic) qui aurait servi à mener l’insurrection, à en croire le Directeur Général de la Police nationale, le Lieutenant-colonel Yaovi Okpaoul. « Comme au temps de David et Goliath », glose un confrère.

« On a trouvé 86 machettes dans une perquisition chez un seul individu, les frondes avec les projectiles qui sont fabriqués en fer, des lance-pierres, des flèches qui sont traditionnellement empoisonnés (…) », a débité Okpaoul qui était manifestement conscient qu’il n’arrivait pas à convaincre les journalistes qui lui avaient tendu le micro, au point d’être obligé de dire, comme pour agrémenter sa thèse : « Il faut voir la dangerosité de ces petits canifs qui étaient préparés par centaine. Lorsqu’ils vous croisent et que vous ne voulez pas obtempérer, ils vous l’enfoncent dans l’abdomen ». Un confrère appréhende ces propos comme mettre un peu de bouillon (cube) dans la sauce pour lui donner du goût. L’exercice doit être dur pour lui, n’y étant pas habitué, au contraire de son patron Yark Damehame qui en est devenu un érudit. Le plus cocasse dans tout cela, c’est que les quatre (04) AK47 que les insurgés (sic) armés seulement de machettes et de gourdins auraient arrachés, comme dans un dessin animé, aux gendarmes en patrouille à 2 heures du matin ce samedi 23 novembre, n’ont pas été présentés. Pas un mot n’a été pipé là-dessus.

Les Togolais ont eu plutôt l’impression d’avoir assisté à un concert-party et n’ont pas manqué de se marrer. Quelques réactions concoctées sur la toile : « Une vraie comédie ! C’est avec ces vieux coupe-coupe et couteaux rouillés qui n’ont plus été aiguisés de longues dates qu’on fait une insurrection pour déstabiliser le Togo ? Il fallait au moins aiguiser ces objets pour tenter de faire croire vos montages et mensonges ! » ; « Rions un peu. On a de sérieux problèmes avec nos dirigeants. Coupe-coupe rouillés, lance-pierres, gourdins, ils vont à la chasse aux animaux ou c’est pour une réelle insurrection ? Sans aucune honte, ils nous présentent ça? » ; « Heureusement que nos forces armées sont bien équipées, sinon ces « insurrecteurs » allaient même embraser la sous-région (…) Vive le Togo libre » ; « Franchement, ils sont bien armés pour déstabiliser l’équipe de Yark! En tout cas, le ridicule ne tue pas. Qu’avons-nous fait au bon Dieu pour mériter ces médiocres gens? ».

Le cas MCA en 2010

Fulbert Attisso, Nicodème Habia, Guillaume Coco. Les deux premiers sont aujourd’hui responsables de partis politiques, respectivement Togo Autrement et Les Démocrates, et font tranquillement leur politique ; le troisième est le Président de l’Association pour le bien-être juvénile (ABEJ), mais s’est manifestement mis en retrait de la lutte. Ce trio avait défrayé la chronique en 2010, dans le cadre de l’élection présidentielle d’alors, avec une structure commune appelée Mouvement pour l’alternance et le changement (MCA). Il était présenté comme le cerveau d’un soulèvement populaire, d’un complot de déstabilisation ou d’insurrection armée – c’est selon – à l’époque coïncidant avec l’élection présidentielle. Comme dans le cas d’actualité, le corps du délit était aussi très lourd (sic), composé de gris-gris, de préparation mystique…Quelques extraits d’un compte rendu de la Gendarmerie à l’époque.

« Les services de la Gendarmerie du Togo ont été renseignés que certains individus venus spécialement de l’étranger, s’apprêtaient à commanditer des actes de nature à perturber le bon déroulement du processus électoral. Il s’agit de Kouma Kodjo Jérôme, Benissan Tetevi Jacob, Glokpo Kokou et leur chauffeur nommé Gbadekpe Yawo. Ces individus sont les soutiens financiers d’un mouvement clandestin dénommé MCA qui prône la violence. La Gendarmerie était à leur trousse lorsque dans la nuit du 03 mars 2010, aux environs de 09 heures 30 minutes, ils ont été signalés au poste de contrôle de Kégué alors qu’ils se rendaient à Akoumapé. Ils ont été aussitôt interpellés et gardés à vue à la Gendarmerie sur instruction du Procureur de la République. Poursuivant les investigations, nous interpellons dans la même nuit cinq autres individus au domicile d’un charlatan à Akoumapé. Ils étaient en possession des amulettes devant les rendre invulnérables lors des affrontements avec les forces de l’ordre (…) Interrogés, ceux-ci déclarent avoir été envoyés par Attisso Fulbert et Koko Guillaume, responsables du MCA. Ils ont été également gardés à vue sur instruction du Procureur. Les recherches entreprises ont permis le 06 mars 2010 d’appréhender les susnommés dans leur cachette au quartier Kagomé. Une perquisition opérée à leur domicile a permis de découvrir les listes des jeunes recrutés par le mouvement, les listes de présence aux réunions, les procès-verbaux de ces réunions, les communiqués dont l’un devait être lu le 07 mars après la proclamation des résultats. Ce communiqué appelait les jeunes à un soulèvement populaire au lendemain de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle (…) ».

Même si personne n’était convaincu, Yark Damehame, à l’époque Lieutenant-Colonel et patron de la Force spéciale élection présidentielle (FOSEP) 2010, était très appliqué dans son rôle. Tout était fait pour présenter ces trois personnes comme les auteurs d’une insurrection armée. Mais en fait, c’est leur culot (sic) d’avoir créé le MCA qui avait pour objectif fondamental l’alternance et leur détermination à faire réaliser cet idéal recherché depuis de longues dates par le peuple togolais, qui avaient créé la trouille au sein du sérail. Ils étaient vus en obstacles au dessein secret de Faure Gnassingbé de garder le pouvoir et s’y éterniser plus tard. Le slogan du mouvement, « L’alternance ou la mort, nous vaincrons » offrait le prétexte idéal. Il fallait simplement éliminer tout risque.

Affaire Kpatcha Gnassingbé

Comment oublier dans cette histoire l’affaire Kpatcha Gnassingbé que certains avaient légitimement appelé la fable de coup d’Etat ? Si l’ancien ministre de la Défense et député est loin d’être un parangon de vertus, difficile de croire tout de même à la version officielle servie par le pouvoir et avec tous les à-côtés. Tout démontre un complot pour coincer Kpatcha Gnassingbé qui lorgnait trop le fauteuil présidentiel et devenait une réelle menace pour les desseins de règne no limit de son demi-frère.

L’attaque à l’arme lourde du domicile de Kpatcha Gnassingbé, dans la nuit du 12 au 13 avril 2009, avait fini de convaincre les derniers sceptiques des véritables intentions de son détracteur en chef. Le député n’eut la vie sauve que grâce à l’intervention des éléments du Régiment blindé de reconnaissance et d’appui (RBRA) alors dirigé par son demi-frère Rock Gnassingbé. Une audace que paiera plus tard ce dernier qui, manifestement, avait contrarié les plans. Si ici, le corps du délit présenté était vraisemblable et avait de quoi convaincre – il y avait des armes automatiques, pas de machettes rouillées, gourdins et autres blagues, comme on les présente actuellement -, ce sont les contours de l’affaire qui empêchent d’y croire comme parole d’évangile.

Tout un montage sera fait pour donner de la consistance à l’accusation. On verra une clef USB, des discours, des plans d’attaque, des programmes de gouvernance après le coup d’Etat, entre autres. Mais le fait majeur, c’est le déluge de torture qui s’est abattu sur certains inculpés pour leur soutirer des aveux et ainsi conforter l’accusation contre Kpatcha Gnassingbé. On se rappelle les révélations au cours du procès en septembre 2011 de certains à la barre sur les tortures subies. Ils avaient désigné ouvertement des dignitaires de l’armée comme Yotroféi Massina, Atcha Titikpina et autres comme auteurs de ces actes, mais ces derniers nieront. Les actes de torture seront confirmés plus tard par le rapport d’enquête de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH). Un culot qui démonta la fable et valut l’exil à son président d’alors Koffi Kounté.

Les révélations devraient pousser le juge à l’époque, Abalo Pétchélébia à annuler le procès tel que requis par les avocats de la défense. Mais il avait usé de gymnastiques pour aller au bout, requalifiant les faits, condamnant les inculpés à de lourdes peines de prison. Kpatcha Gnassingbé, le cerveau présumé avait écopé de vingt (20) ans de réclusion avec déchéance de ses droits civiques. Preuve de plus d’un dossier signalé, la plupart des coaccusés ont été libérés, mais pas Kpatcha lui-même. Faure reste opaque aux injonctions de la Cour de justice de la CEDEAO, des Nations Unies, aux démarches de Mgrs Nicodème Barrigah, et Philippe Fanoko Kpodzro, des présidents ghanéen Nana-Akufo-Addo et gabonais Ali Bongo, entre autres.

Dans cette chronique des insurrections armées, coups d’État et autres tentatives de déstabilisation du pouvoir à la togolaise, comment ne pas évoquer les accusations fantoches de rébellion contre le jeune activiste Folly satchivi suite son arrestation en août 2018, de déstabilisation collées aux membres du mouvement citoyen Nubueke pour avoir trouvé des jumelles dans la charme de l’un, entre autres cocasseries ? Le point commun est que toutes ces accusations manquent de consistance et ont de la peine à convaincre. Le Togo sous Faure Gnassingbé apparaît au demeurant comme un cirque géant…

Tino Kossi

 

 

« Le Togo comme il va » : Chronique des insurrections armées/coups d’Etat…à la togolaise

 

La rougeole a tué 142 000 personnes en 2018

La lutte contre la rougeole stagne et le nombre de morts est reparti à la hausse en 2018, ont alerté l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités sanitaires américaines, jeudi 5 décembre.

Au total, 142 000 personnes en sont mortes dans le monde en 2018. C'est quatre fois moins qu'en 2000, mais en hausse de 15% par rapport à 2017. La plupart des morts sont des enfants. Ce virus est l'un des plus contagieux, et peut rester dans une pièce deux heures après le passage d'une personne infectée. Il a provoqué des épidémies sur cinq continents depuis 2018, explosant dans les villes ou les quartiers où trop peu de gens sont vaccinés.

Cinq pays ont concentré près de la moitié des cas en 2018 : République démocratique du Congo, Liberia, Madagascar, Somalie et Ukraine, selon un rapport publié par les Centres de contrôle et de prévention des maladies américains (CDC). Mais le virus voyage facilement. Israël a ainsi vu l'importation d'une centaine de cas venus d'ailleurs, des Philippines et d'Ukraine…

De là, quelques voyageurs infectés ont transmis la maladie dans les quartiers juifs de New York et contribué à la plus grande épidémie aux Etats-Unis depuis 1992. Dans les pays riches, la rougeole tue pas, ou très peu. Mais en RDC, elle tue deux fois plus qu'Ebola : 5 000 morts cette année.

Tout le monde sait qu'il y a un vaccin contre la rougeole sûr, efficace, disponible partout depuis cinquante ans (...) C'est vraiment un échec collectif de voir ces épidémies.Kate O'Brien, directrice de la vaccination à l'OMS à l'AFP. Un chiffre illustre cet échec. Depuis 2010, la proportion de la population mondiale ayant reçu la première dose du vaccin (sur deux recommandées) stagne à environ 86%. Pour empêcher les épidémies, l'objectif est 95%. "On n'a fait aucun progrès pour la couverture vaccinale contre la rougeole depuis une décennie", résume Kate O'Brien, directrice de la vaccination à l'OMS.

Mais les moyennes sont trompeuses. Seuls 61% des pays ont atteint la barre de 90% pour la première dose de vaccin. Il y en avait davantage en 2013. L'Europe est quasiment à l'objectif en moyenne, ce qui n'a pas empêché des épidémies car il suffit qu'une communauté soit sous-vaccinée pour que le virus s'y implante. En Afrique, les trois quarts de la population sont vaccinés, mais cela cache de fortes disparités régionales. Moins d'un pays africain sur trois a vacciné au moins 90% de sa population. Les infrastructures de santé restent insuffisantes.

 

 

La rougeole a tué 142 000 personnes en 2018

 

Me Kadjaka-Abougnima, lauréate de Tam-Tam d’Afrique Awards à Cotonou

Notaire de profession, élue députée, la présidente de l’Association aide et action à la veuve, à l’orphelin et à l’enfant déshérité (AAVOED), a reçu le Prix Tam-Tam d’Afrique Awards lors de la 17è édition de cet évènement.

Le prestigieux prix a été remis à Me Françoise Molgah Kadjaka-Abougnima le samedi 30 novembre dernier à Cotonou au Bénin, récompensant ses actions dans les œuvres sociales pour le développement de l’Afrique.

La native de la préfecture de Doufelgou est désormais lauréate de la Palme d’or de la femme leader de l’année 2019. Devant 300 personnalités venues d’une vingtaine de pays, celle qui défend les causes humanitaires a déclaré que ce prix sera une source de motivation supplémentaire à poursuivre son engagement.

« En choisissant de nous honorer, vous renforcez en nous le désir de toujours bien faire. Votre récompense nous motive davantage et suscite en nous plus d’engouement et d’engagement pour la cause des femmes et des démunis dans notre pays et partout ailleurs », relève la présidente de l’AAVOED.



Me Françoise Molgah Kadjaka-Abougnima fait partie de la Commission nationale OHADA, vice-présidente de l’Association des femmes juristes du Togo.

A l’Assemblée nationale, l’ancienne présidente de Chambre nationale des notaires du Togo est rapporteur de la commission des lois…

A.H.

 

 

Me Kadjaka-Abougnima, lauréate de Tam-Tam d’Afrique Awards à Cotonou

 

Vers le l’accompagnement des activités génératrices de revenus au sein du Conseil de Entente

Le Conseil de l’Entente entend venir en aide aux jeunes et aux femmes en soutenant les activités génératrices de revenus dans l’espace. La décision a été prise lors de la 15ème rencontre de l’organisation à Lomé.

Le conseil a adopté, après les travaux présidé par le ministre togolais des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, un important document qui définit une stratégie d’intervention à l’endroit des jeunes et des femmes dans l’espace que couvre le Conseil de l’Entente.

Les réflexions à l’issue de cette rencontre entre les ministres a également permis l’adoption du budget programme 2020-2022. Il s’agit d’un outil de pilotage conseillé à toutes les institutions et Etats à en croire le Secrétaire exécutif du CE, Patrice Kouame.

« L’introduction du budget-programme est un outil de pilotage qui est aujourd’hui conseillé à tous les institutions et Etats. Le conseil de l’Entente adopte désormais ce budget-programme si bien qu’il fait une programmation sur 3 années de ses dé

penses. Le budget programme concerne les exercices 2020, 2021 et 2022 », a-t-il expliqué

Outre ces décisions, le conseil de l'Entente a donné son approbation par rapport au bilan de l’exercice 2018 et a procédé au renouvellement du mandat du commissaire au compte pour les exercices 2019 et 2020.

 

 

Vers le l’accompagnement des activités génératrices de revenus au sein du Conseil de Entente

 

Togo : Enrichissement illicite et conflits d’intérêt à l’INAM

Le Commissariat aux comptes confirme les magouilles révélées par l’Audit Interne. Attributions gré à gré, rétention de publication des appels d’offres

La gestion de Mme Myriam Dossou-d’Almeida, Directrice générale de l’Institut national d’assurance maladie (INAM) a été mise à nu dans un audit interne dont Liberté a obtenu copie. Suite à la publication d’un extrait de ce rapport, une riposte médiatique a été lancée et des agents de l’Institut sont interpellés la semaine dernière par la Police judiciaire. Le but, c’est de dénicher la taupe qui aurait filé le rapport top secret à la presse. Mais comme rien ne résiste à la vérité, le rapport du Commissaire aux comptes vient confirmer les allégations de l’audit interne.

La Banque mondiale définit la bonne gouvernance comme la capacité du gouvernement à gérer efficacement ses ressources, à mettre en œuvre des politiques pertinentes, le respect des citoyens et de l’État pour les institutions, ainsi que l’existence d’un contrôle démocratique sur les agents chargés de l’autorité. De fait, les audites internes et externes sont entre autres des mécanismes dont la mise en œuvre permet d’atteindre des performances. Un audit est un ensemble de procédures de contrôle de la comptabilité et de la gestion d’une entreprise ou d’une organisation. Selon l’Association française de l’audit et du conseil informatiques (AFAI), « l’audit interne est une activité indépendante et objective qui donne à une organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les améliorer et contribue à créer de la valeur ajoutée. L’objectif de l’audit interne est d’aider une organisation à atteindre ses objectifs en évaluant son processus de management des risques, de contrôle et de gouvernement d’entreprise. En cas de dysfonctionnement au sein de l’entreprise, l’audit interne est tenu de décrire de façon détaillée le problème et les risques (diagnostic et pronostic) en vue d’une mise au point. Ce processus comporte des contrôles réguliers (bien que la définition ne le mentionne pas) dans le cadre d’investigations chargées de veiller au bon déroulement des opérations ».

Ceci nous amène à nous demander la raison pour laquelle le département d’Audit Interne de l’INAM n’avait jamais produit de rapport depuis cinq ans qu’il est installé ? Effectivement, le rythme de l’Audit interne à l’INAM est anormal. C’est la première fois depuis la création de l’INAM en 2011 qu’un audit est réalisé et cela ne porte que sur le volet marchés publics exercice 2018. A quand donc les rapports sur les audits comptable et financier, les ressources humaines, le management et la qualité des services offerts ? Selon nos informations, même le présent rapport aurait été bloqué par la DG et n’a pas été transmis au Conseil d’administration. C’est grâce à la presse que la PCA Mme Gnakou Namalo, actuelle Directrice Générale de l’EPAM, aurait découvert pour la première fois ce rapport d’audit de l’INAM.

La minorité autour de Faure Gnassingbé continue le pillage en toute impunité. Les pratiques de la DG Myriam Dossou-d’Almeida n’ont rien à envier à celles de l’ancien ministre de l’Agriculture, le colonel Ouro-Koura Agadazi, sur la gestion des fonds FIDA.

Tableau 18 : Situation des marchés prévus dans le PPM validé par le DNCMP

Tableau 19 : Situation des marchés prévus et signés au cours de l’exercice 2018 par INAM

Une analyse des données contenues dans les tableaux 18 et 19 du Commissaire aux comptes révèle beaucoup d’anomalies. Après investigations, cette mission conclut qu’au total cinquante-neuf (59) marchés ont été prévus sur la base de deux modes de passation de marchés à savoir, l’Appel d’offres ouvert et l’Avis à manifestation d’intérêt dont seize (16) sont des prestations intellectuelles, c’est-à-dire la conception de progiciel, et quarante-trois (43) marchés pour les fournitures et travaux. Sur les 59 marchés autorisés prévus dans la passation des marchés, 54 marchés ont été signés par l’INAM.

L’anomalie dans toutes ces signatures de contrat est que la Directrice de l’INAM a violé le cadre réglementaire de la passation des marchés publics en attribuant 32 marchés de gré à gré, soit 37% environ de la valeur. Le même dysfonctionnement est constaté dans la rubrique « Mode non spécifié dans le contrat signé » qui représente 17% des marchés. En plus, le rapport révèle que le mode de passation de 10 autres marchés (18% de la valeur) n’a pas été défini dans les contrats signés entre l’INAM et les prestataires de services ou fournisseurs de biens et travaux. Bref, le rapport énumère qu’au cours de l’exercice sous revu, plusieurs de ces marchés signés l’ont été par entente directe (ED) et certains parmi eux n’ont pas été prévus dans le PPM (Plan de passation des marchés publics). Tous les marchés sont à financer sur fonds propres de l’INAM. Or, en ce qui concerne le gré à gré, la Direction nationale de contrôle des marchés publics (DNCMP) est censée veiller à ce que l’autorité contractante ne dépasse pas 10% du montant total des marchés publics passés par ladite autorité. Mais dans le cas d’espèce, l’on constate un dépassement de 27% de la valeur sans que la DNCMP ne réagisse.

Paradoxalement, les lignes budgétaires qui ont été validées par le PPM en 2018 n’ont pas été consommées. Le Rapport du commissaire aux comptes fait ressortir que l’«Appel d’offres ouvert » d’une valeur de 1 ,083 milliards FCFA et l’« Avis à manifestation d’intérêt » d’une valeur de 320 millions de FCFA n’ont été consommés respectivement qu’à hauteur de 270 millions FCFA et 29 millions FCFA.

La raison est toute simple. Mme la Directrice de l’INAM n’aime pas passer par les appels d’offre publics qui ne lui donnent pas l’opportunité d’obtenir ses commissions. Elle ne donnerait les marchés que si elle était certaine d’obtenir ses dessous de table. Car tout ce qui n’est pas dans son intérêt ne passe pas. Et c’est la raison pour laquelle le gré à gré est la chose la mieux partagée dans la boîte. Quelle est alors la part des marchés des jeunes et femmes entrepreneurs togolais dans cette escroquerie ? Mystère.

Outre les mauvaises pratiques dans la technique de passation de marché et la rétention d’informations ou de documents énumérés par le Commissaire aux comptes, l’on s’interroge sur les contrats relatifs au progiciel métier. La mise en place de ce progiciel devrait permettre de réaliser l’extension de la couverture d’assurance à d’autres corps sociaux à savoir les artisans, les agriculteurs, etc. A ce jour, l’INAM a déjà débloqué plus de 500millions de FCFA en faveur des prestataires. La totalité du contrat a été payée en plus des avenants alors que le produit n’est pas encore livré pour être testé. Donc pour un logiciel non livré, ni testé, la DG de l’INAM commence à débourser les cotisations des pauvres fonctionnaires pour la maintenance.

En effet, la conception de ce progiciel dénommé Projet SAP INAM porte deux volets confiés à deux cabinets externes. Le concepteur est une entreprise ivoirienne au nom de ALINK TELECOM et l’autre désigné Assistance au maître d’ouvrage (AMO) est de droit togolais en l’occurrence le cabinet Deloitte-Togo SA du controversé Grand Maître de la Loge Nationale Togolaise Ignace Kokouvi Clomegah.

Le contrat lié au volet technique du progiciel SAP INAM a été signé en 2018 entre ALINK TELECOM et l’INAM pour un montant de 290 058 678 de Francs CFA. Ce montant a été totalement réglé en 2018. Mme la DG en personne entretient une opacité autour de ce projet à travers de nombreuses missions en République de Côte d’Ivoire. Le plus surprenant est que Mme Myriam Dossou-d’Almeida exécute un nouvel ordre de virement n°04/07/CF/2019/INAM/DG/DAF d’un montant de 30 000 000 de Francs CFA en date du 12 juillet 2019. Selon nos informations, ce nouveau virement correspond au montant d’un avenant au contrat initial dont l’objet serait la maintenance du logiciel SAP INAM. Comment peut-on faire la maintenance d’un logiciel qui n’a pas encore existé ? Pourquoi donc un cabinet étranger pour implémenter un progiciel métier quand le Togo dispose d’une université qui a en son sein un Centre informatique et de calcul (CIC) ? N’est-ce pas le CIC qui, depuis deux ans, développe tous les logiciels qui gèrent de façon efficace le cursus des étudiants et toute la logistique académique ? L’argent ainsi gaspillé ne pouvait-il pas servir à l’Université de Lomé qui, en retour, offrira une production plus adaptée et à moindre coût ?

Disons-le, le Togo regorge de talents mais le gangstérisme économique au sommet de l’Etat pousse les décideurs à faire appel à une expertise externe et incertaine. Pis encore, l’INAM dispose d’un département informatique et a recruté un Directeur informatique (programmeur) qui a fait ses preuves en Tunisie dans l’Enseignement supérieur. Mais pour pouvoir magouiller, Mme la DG aurait transformé le génie autochtone en un simple Chargé d’étude de projet. Pendant ce temps, plusieurs charlatans informaticiens extérieurs défilent à l’INAM. Certains mêmes venus des USA sans adresse, auraient pris de l’argent à l’INAM et se seraient volatilisés dans la nature.

Le second volet destiné au contrôle de la livraison de ce logiciel informatique ERP-SAP conduit par le Cabinet Deloitte-Togo SA se trouve également trempé dans la valse de détournement. Le contrat n° 021/2018/INAM/DG dont l’objet est intitulé : « Relatif à une mission complémentaire d’assistance à maitre d’ouvrage pour l’implémentation du progiciel de gestion intégrée (ERP-SAP) » a été signé le 07 mai 2018 pour une valeur initiale de 105 825 000 de FCFA pour une durée de 240 jours, soit environ 08 mois. Ce qui veut dire que le contrat initial qui a été totalement réglé par virement sur le compte ORABANK de AAC Deloitte prenait fin au plus tard en janvier 2019. A la grande surprise et sans la production d’aucun rapport sur le déroulement du Projet SAP INAM, la DG signe au même Deloitte-Togo SA un premier avenant de 50 000 000 de FCFA correspondant à 2 mois 5 jours de travaux. Et ce n’est pas fini, puisque le 2 juillet 2019, elle accordera un second avenant n°0016/0016/2019/INAM/DG pour un montant total de 50 716 040 FCFA.

Ainsi, pour une entreprise publique à vocation sociale, la DG se permet de signer des contrats gré à gré à plus de 500 millions de FCFA pour l’implémentation de logiciel qui n’est pas encore livré. A cette allure, le montant final du simple progiciel risque de dépasser la barre du milliard.

L’économiste John Kenneth Galbraith dans son ouvrage « Les mensonges de l’économie : Vérité pour notre temps » écrit : «Le pouvoir dans l’entreprise (organisation) appartient à l’équipe de direction, bureaucratie qui contrôle sa tâche et sa rémunération. Une rémunération qui frise le vol. C’est parfaitement évident. C’est cela qu’on a appelé à certaines occasions récentes, le ‘scandale d’entreprise’». Oui, la DG Myriam Dossou-d’Almeida se la coule douce sous les tropiques. Même son recrutement à l’INAM à travers l’ANPE sur un CDI depuis 2012 est mystérieux. Normalement, elle aurait dû être recrutée comme agent de l’INAM avant d’être nommée DG par le Conseil d’Administration. Ce faisant c’est comme elle a été imposée au CA et donc n’a pas de compte à rendre à l’instance. Selon les fiches de paie, elle serait rémunérée à plus de 3 millions de FCFA net le mois comme salaire. Elle bénéficie de nombreux avantages en nature (Voiture, logement, communication…).

C’est inadmissible que la minorité pilleuse autour du chef de l’Etat continue de détourner les cotisations sociales qui ont pour but d’alléger la souffrance des fonctionnaires et retraités. Il s’agit des prélèvements effectués sur le salaire des pauvres Togolais et la gouvernance doit rendre compte. Affaire à suivre.

B. Douligna

Source : Liberté

 

 

Togo : Enrichissement illicite et conflits d’intérêt à l’INAM

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