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Togo… Faure est Imposture

Il le disait si bien, l’intarissable citoyen du monde Victor Hugo : « Après la mitraille, le scrutin » comme arme fatale des imposteurs de tous les pays. Depuis bien longtemps, c’est bien écrit dans le ciel des fâcheux empires. Juste les pieds sur terre, lever la tête et le voir : « Non. En trois lettres. Ce mot dit tout. » Non, c’est un non à l’imposture et à l’invouloir sans fin au Togo. Non, c’est un non à l’abus du Togo. Le Peuple togolais n’a pas voté pour dire qu’il n’existe pas !

Il est temps de le dire et de le redire à Faure Gnassingbé : l’alternance, c’est maintenant au Togo. Depuis février 2005, au décès de son père Gnassingbé Eyadema, Faure Gnassingbé a pris soin, scrupuleusement, de rater toutes les occasions de réaliser l’alternance pacifique au Togo, et d’accomplir la réconciliation dont le pays a tant besoin.

Il est temps de rappeler à Faure Gnassingbé que les femmes et les hommes du Togo lui ont laissé assez de temps et d’opportunités pour faire son devoir, filial et républicain, de racheter la mémoire de son père. La dernière des occasions, quoique forcée, est l’archétype de Parlement en exercice au Togo. Soumis à son seul désir, Faure Gnassingbé n’a fait qu’utiliser la présente Assemblée Nationale pour se convaincre que personne ne peut l’arrêter au Togo, et que le pouvoir il en a besoin pour l’arrogance d’en disposer jusqu’à l’humiliation totale, non pas de ses adversaires politiques, mais de son Peuple.

Il est temps d’interpeller Faure Gnassingbé qu’une fois de plus, le 22 février 2020, il n’a pas été élu ni plébiscité à 72% par les citoyens du Togo, et qu’il fait la honte des Togolais et de sa propre famille, les militaires y compris, en refusant l’évidence des Togolaises et des Togolais de passer leur pays, enfin, sans lui, à la démocratie, à la réconciliation et au développement. La fraude électorale ne peut continuer à prospérer au Togo où tous les observateurs électoraux malveillants aiment converger, se précipiter à chaque élection, pour y faire leur beurre. C’est connu de partout : Faure Gnassingbé, c’est du risible, c’est de la rigolade, c’est de l’argent facile à prendre…

Le coup d’État qui s’habille en scrutin

Effectivement, un Non est bien écrit dans le ciel togolais, et il est tout le contraire d’un plébiscite, tout le contraire d’une présidentielle gagnée. Et, le contraire d’une présidentielle gagnée est un coup d’État, un coup de force :

« Le plébiscite essaye d’opérer un miracle : faire accepter l’Empire à la conscience humaine… C’est étrange un plébiscite. C’est le coup d’État qui se fait morceau de papier. Après la mitraille, le scrutin. Peuple, vote que tu n’existes pas. Et le peuple vote. Et le maître compte les voix. Il en a tout ce qu’il a voulu avoir et il met le peuple dans sa poche. Seulement il ne s’est pas aperçu que ce qu’il croit avoir saisi est insaisissable. Une nation, cela n’abdique pas. Pourquoi ? Parce que cela se renouvelle… Nous disons non. »

Il est temps de signifier à Faure Gnassingbé qu’aucune imposture n’est éternelle. Les peuples sont en colère. Les citoyens sont passés de la simple désobéissance civile à la puissante désobéissance électorale. Au Togo, en France, au Bénin, aux États-Unis, en Allemagne, partout ailleurs les gouvernants sont en difficulté. Aucun de ces dirigeants ne peut raisonnablement assurer sa réélection, encore moins prétendre se faire adouber à 72, 36% de son électorat. Prouvez-le-nous donc, bureau de vote par bureau de vote… Une simple logique républicaine, un inébranlable chêne républicain qui n’a besoin d’aucune disposition légale particulière. Prouvez-nous le plébiscite.

Il est temps de rappeler à Faure Gnassingbé qu’au Togo, un Grand Pardon l’attend toujours, et qu’il est temps qu’il puisse se décider à mériter une si grande et exceptionnelle bonté. Une justice républicaine pour tous, et une particulière attention pour lui et certains de ses proches. Le Togo doit avancer. Car, au Togo aussi, « Chacun de nous contient le chêne République. Chacun de nous contient le chêne Vérité… » Vérité des urnes au Togo. Fini l’imposture Faure… Retournons à la République !

PSA
[28 février 2020]

 

 

Togo… Faure est Imposture

 

Togo, Présidentielle 2020 : Trois erreurs qui vont coûter très cher au régime Faure/RPT-UNIR !

La sortie de l’ambassade des États Unis d’Amérique sur le scrutin présidentielle au Togo n’est pas anodine. Elle constitue plus une gifle assénée aux chiffres avancés par la CENI qui donnent Faure Gnassingbe gagnant du scrutin.

La présidentielle du 22 février qui s’est déroulée dans un climat plutôt paisible était plutôt un calme qui précédait la tempête. L’opacité dénoncée par des candidats qui entoure ce scrutin ne cesse de susciter des réactions de partout. Comme de coutume, selon les observateurs, les autorités togolaises sont prêtes à tous pour faire avaler la pilule des 72,36% du score en faveur de Faure Gnassingbe.

Mais cette fois ci, le vent semble tourner en défaveur. La contestation des candidats malheureux, qui dénoncent des résultats fabriqués et la grogne sur les réseaux sociaux ne cesse de faire réagir. Si plusieurs pays se réservent et évitent de se prononcer sur la situation, pour les États-Unis d’Amérique, c’est le moment de le faire. Cette prouesse (72% des voix) du candidat Faure Gnassingbé, qui devait susciter des félicitations tous azimuts si transparence il y avait, met beaucoup de partenaires du Togo dans la reserve.

Loin de féliciter le candidat du parti UNIR pour cet “exploit“, les Etats-Unis se contentent d’encourager la CENI à traiter les réclamations sur les irrégularités. En effet, dans une déclaration publiée le 26 février 2020 par l’Ambassade des Etats-Unis au Togo, la CENI est exhortée à prendre des mesures pour accroitre la transparence des élections notamment en publiant les résultats bureau de vote par bureau de vote afin d’accroître la confiance de tous en attendant les résultats finaux.

Cette annonce sonne comme un revers pour le parti au pouvoir qui s’est mis à dos les observateurs crédibles. En effet, l’Etat togolais d’après les observateurs a commis trois (3) erreurs qui lui couteront probablement très chères:

La première erreur est d’avoir exclu la société civile de l’observation de ce scrutin. La CENI avait tout mis en œuvre pour annuler et retirer l’accréditation de la Concertation Nationale de la Société Civile (CNSC), l’empêchant ainsi de prendre part au processus électoral.

Evoluant dans la même logique, le régime a commis une deuxième erreur en refusant l’accréditation à une autre organisation nationale crédible et proche du Vatican : le Conseil Episcopal Justice et Paix (CEJP). Une manœuvre qui a bien sûr été mal perçue par les religieux. Le pouvoir se mettait ainsi à dos deux observateurs nationaux influents, les empêchant de déployer des observateurs sur des motifs qui ne convainquent pas les partenaires.

Et la grosse bourde, soit la troisième erreur est d’avoir contraint les observateurs du National democratic institute (NDI) de rebrousser chemin ; Une decision humiliante pour les USA qui apportera son lot de conséquences au régime de 53 ans. Expulser les membres de cette institution soutenue par les États-Unis d’Amérique était sans doute l’erreur à ne pas commettre. Pour les États-Unis, ne pas permettre à ces organisations neutres de participer pleinement à l’observation du scrutin était une occasion manquée pour le gouvernement togolais.

Dans sa farouche volonté de conserver le pouvoir, le régime de Faure Gnassingbé a commis des fautes graves…. Et ces erreurs lui seront sans doute préjudiciables.

En attendant de gérer cette crise qui enfle, la contestation s’accentue chez les candidats et la population. Cela attire sasn doute des regards circonspects sur le Togo. Pas du tout fameux.

Source : independantexpress. net

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Trois erreurs qui vont coûter très cher au régime Faure/RPT-UNIR !

 

Pourquoi Agbéyomé Kodjo doit-il livrer seul le Combat qui nous concerne tous?

Ce qui se passe depuis dimanche nuit de la part de ce qu´on appelle encore l´opposition togolaise nous laisse songeurs. Depuis le nouveau hold-up électoral opéré par ce manchin de CENI à la manière des gangsters, le candidat de la dynamique de Monseigneur Kpodzro, le vrai vainqueur de l´élection présidentielle du 22 février 2020 se bat presque seul pour arracher des mains de l´usurpateur Faure Gnassingbé et ses complices la victoire qui revient au peuple. Nous disons bien au peuple, et non à Agbéyomé Kodjo seul. S´il arrivait à faire partir Faure Gnassingbé et sa bande, la victoire reviendra sans nul doute à tous les Togolais; il aura alors réussi à réaliser ce pour quoi nous nous battions depuis des décennies: la fin du système Gnassingbé. Pourquoi alors le laisser seul face à la machine à fraudes d´un régime qui sait qu´il est vomi par tous, mais se maintient par la force?

Venu de nulle part, le candidat de la coalition du prélat, Agbéyomé Kodjo, était au début acceuilli par des sourires moqueurs. Pour les uns c´est un transfuge du RPT, donc un faux opposant auquel on ne pouvait faire confiance; pour les autres, en tant que Ministre de l´intérieur en Janvier 1993, il serait responsable des massacres de Fréau-Jardin, perpétrés par des militaires en civil et certains activistes du RPT d´alors. Ce qui est bien sûr discutable. L´ex- chef de file de l´opposition, le leader de l´ANC, Monsieur Jean-Pierre Fabre, ne s´est pas caché pour douter que Agbéyomé Kodjo soit un vrai opposant. C´est d´ailleurs l´une des raisons qui avaient poussé le chef de la formation orange à décliner l´offre du prélat qui consistait à soutenir le candidat de sa dynamique. Malgré les risques de fraudes du pouvoir en place, que la solidarité et l´unité de l´opposition pouvaient amoindrir, l´ANC maintient son candidat dans la course, et de petites formations dont l´audience dépasse à peine le cadre familial, avaient également tenu à présenter leurs présidents comme candidats; alors qu´en dehors de leur rôle de figurants, ces petits partis politiques n´avaient aucune chance de peser sur les résultats finaux.

Une campagne électorale faite à travers le pays avec des thèmes bien choisis, l´apport non négligeable de l´infatigable vieux prélat Fanoko Kpodzro avaient fini par faire d´Agbéyomé Kodjo un candidat de l´espoir à la veille du scrutin. Et les résultats sortis des urnes, qui sont largement en faveur de l´ancien premier ministre d´Éyadéma, sont à expliquer par la soif des Togolais à avoir coûte que coûte l´alternance et se débarrasser du poison RPT/UNIR. Pourquoi alors recourir à la politique politicienne qui a montré ses limites en refusant de soutenir quelqu´un dont les résultats incarnent aujourd´hui l´une des rares chances pour atteindre le but que nous convoitions depuis plusieurs décennies et pour lequel beaucoup de Togolais sont morts? Qui peut comprendre que les candidats malheureux à ces élections se soient détournés du candidat vainqueur, après avoir pour certains, publié des communiqués de principe pour reconnaître que le candidat de la dynamique Kpodzro a le meilleur score? Qui peut comprendre que les leaders de partis politiques de l´opposition qui n´étaient pas favorables aux élections, gardent ce silence de cimetière? Toutefois nous saluons au passage la réaction positive du leader du parti ADDI, Prof Aimé Gogué qui, dans un communiqué, rejette les résultats proclamés par la CENI et demande un audit d’un « échantillonnage aléatoire d’urnes pour vérifier la régularité des bulletins de vote actuellement stockés dans les CELI. » Nous pensons que si nos leaders de l´opposition prenaient fait et cause pour le candidat élu et faisaient comme M. Gogué, Bawara et Yark n´auraient plus d´arguments pour défendre le vol et se tairaient.

Certes, tout le monde a droit d´avoir son point de vue quant aux conditions d´organisation de ces élections et au caractère non-démocratique des institutions qui s´en occupent. Et c´est ce qui s´était passé: il y eut les participationnistes et les non-participationnistes; mais quand le miracle auquel personne n´avait cru, est en passe de se réaliser, pourquoi ne pas se mettre ensemble pour crier au voleur et faire pression sur la bande à Faure Gnassingbé pour que la victoire revienne enfin au peuple? Vu ce comportement incompréhensible de l´opposition, beaucoup d´observateurs de la scène politique togolaise parlent déjà de jalousie et d´égoïsme. Le slogan serait-il: „si ce n´est pas moi, donc le chaos?“

«Même si nous ne faisons pas partie de la mouvance de l´opposition favorable aux élections dans les conditions que tout le monde connaît, ceux qui y vont, engagent, que nous le veuillions ou non, et quels que soient les résultats, le destin du Togo en notre nom à tous. C´est pourquoi ces élections présidentielles du 22 février 2020, organisées à notre corps défendant, doivent nous interpeller, ne doivent pas nous laisser indifférents. Et comme à chaque scrutin présidentiel depuis 2005, malgré l´imperfection des conditions d´organisation, malgré la terreur et malgré le caractère opaque des conditions de proclamation des résultats, il y avait toujours eu du côté du peuple ce brin d´espoir inexpliqué, ce brin d´illusions qui repose toujours sur un hypothétique miracle qui viendrait de quelque part, bien que les miracles soient rares en politique…»

Voilà ce que nous écrivions dans l´introduction de l´article que nous avions publié avant le scrutin du 22 février 2020. Aujourd´hui le miracle est en train de se réaliser à travers un candidat que personne n´attendait vraiment, Agbéyomé Kodjo. Avons-nous le droit d´avancer des arguments peu convaincants pour l´abandonner? Et l´abandonner voudrait dire laisser pour longtemps un grand boulevard à Faure Gnassingbé pour continuer à piller le pays dans le compte de son clan, et pour continuer à perpétrer des violations des droits de l´homme sur ses concitoyens en toute impunité. Je ne crois pas que nos leaders se sont engagés en politique pour de tels résultats pour leur peuple. C´est pourquoi il est un devoir pour tout Togolais qui veut la fin de la dictature militaro-clanique, de s´engager autour du Président démocratiquement élu, Agbéyomé Gabriel Messan Kodjo, pour faire échouer le hold-up électoral en cours.

Samari Tchadjobo
27 février 2020
Hanovre, Allemagne

 

 

Pourquoi Agbéyomé Kodjo doit-il livrer seul le Combat qui nous concerne tous?

 

Retour des députés à l’hémicycle la semaine prochaine après la présidentielle

Après la campagne électorale suivie de l’élection présidentielle avec les résultats provisoires que tout le monde connaît, les députés font leur rentrée au parlement. Ils reprennent le chemin de l’hémicycle le 3 mars prochain.

L’information a été donné par la présidente de l’Assemblée nationale, Mme Yawa Djgbodi Tségan qui invite les honorables députés de la 6eme législature à prendre part à la première session ordinaire 2020 de l’Assemblé Nationale, qui s’ouvrira le premier mardi de mars, conformément à l’article 55 al 2 de la constitution Togolaise.

Plusieurs sujets sont inscrits à l’ordre du jour au cours de cette première session ordinaire de 2020.

On a vu la plupart de ces députés battre campagne, notamment pour le parti au pouvoir. Raison pour laquelle ils ont déserté l’Assemblée nationale. La présidente, quant à elle, a organisé une réjouissance cette semaine à Kpélé pour célébrer la « victoire » de Faure Gnassingbé.

 

 

Retour des députés à l’hémicycle la semaine prochaine après la présidentielle

 

Marche silencieuse contre la fraude électorale : Le message de Mgr Kpodzro aux Togolais

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Mgr Philippe Kpodzro invite tous les Togolais épris de justice et d’alternance politique au sommet de l’Etat, à sortir massivement dans les rues de Lomé ce vendredi 28 février, pour réclamer la victoire du candidat Agbéyomé Kodjo.

« Chers Togolais et Togolaises, bien aimé dans le Seigneur. Le lundi 24 février dernier, j’ai lancé un appel solennel à la mobilisation des personnes du 3eme âge pour donner à la jeunesse de notre pays une leçon historique sur ce que c’est que le sens de l’honneur et de la dignité lorsque l’avenir de la nation. Je donne donc rendez-vous à tous ceux qu’ils veulent m’accompagner en ces moments immémoriaux de la lutte pour la libération de notre pays ce vendredi 28 février 2020 », a indiqué le prélat.

Selon le programme, cette grande marche silencieuse de revendication démarrera à 14 heures au bas-fond du collège Saint Joseph (à Lomé). Mais pour l’heure, aucun itinéraire n’a été communiqué.

Cette marche silencieuse initiée par le doyen des Evêque du Togo vise essentiellement à dénoncer les « faux » résultats provisoires de la présidentielle de 2020 proclamés dimanche nuit par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

« On ne vole pas un homme. On ne vole pas Dieu, car c’est Dieu lui-même qui a décidé de libérer ce pays du joug de la dictature cinquantenaire. Je vous attends nombreux à ce rendez-vous », a-t-il lancé.

 

 

Marche silencieuse contre la fraude électorale : Le message de Mgr Kpodzro aux Togolais

 

Fraude électorale : Les confidences d’un observateur de l’UA à Mgr Kpodzro

Monseigneur Philippe Kpodzro reste convaincu que son candidat Agbéyomé Kodjo est le « vrai gagnant » de l’élection présidentielle du 22 février dernier. Devant la presse mardi à Lomé, le prélat a soulevé les informations confidentielles à lui faites par un observateur de l'Union Africaine, quelques jours avant la tenue de la présidentielle.

« Bien avant la tenue de la présidentielle, le chef de mission d’observation électorale de l’Union Africaine, le malgache Hery Rajaonarimampianina et son assistant m’ont appelé pour échanger avec moi. Ils étaient logés à l’hôtel 2 Février. Je me suis rendu à l’hôtel aussi avec mon assistant Marc Mondji. Au cours de nos échanges, ils m’ont demandé comment ma dynamique se prépare pour la présidentielle. Je leur raconté l’ardeur, l’enthousiasme du peuple pour l’accueil de notre candidat unique. Ils m’ont écouté. Ils m’ont dit que c’est bon et ils me demandaient pourquoi j’insiste sur un tour unique pour la présidentielle. Et je leur ai répondu que Faure Gnassingbé va faire tout pour gagner au 1er tour, il n’aimera pas faire un 2eme tour. C’est pourquoi nous avons, nous aussi, misé tous nos efforts pour pouvoir gagner au 1er tour. Mes chers amis, après avoir affiché mon intention pour gagner au 1er tour, le chef de mission d’observation de l’UA m’a rigolé finement au nez. Et il me demandait : Si au 1er tour mon candidat ne gagne pas, il peut toutefois aller au second tour non ? J’ai répondu Non, on gagnera au 1er tour. Et il m’a encore ri au nez », raconte le prélat.

Pour Mgr Kpodzro, la seule raison qui peut expliquer cette réaction de l’ancien chef d’Etat malgache, c’est qu’il sait d’avance que l’élection sera truquée et que Faure Gnassingbé sera proclamé vainqueur au premier tour.

« Il savait déjà que tout est préparé pour que Faure Gnassingbé soit proclamé vainqueur au premier tour. Il est informé. Il savait. Alors il me priait de faire doucement. Il me disait que s’il devait avoir un second tour, il faut qu’on fasse tout pour que la paix règne dans le pays », a poursuivi l’homme de Dieu.

Ce qui conforte encore le prélat dans sa thèse d’une éventuelle fraude électorale par le régime de Faure Gnassingbé, ce sont les confidences que l’assistant du chef de mission d’observation électorale lui avait fait au sortir des échanges.

« Son assistance qui m’a accompagné en bas me disait ceci : Monseigneur, je vais vous dire la vérité. Nous, nous avons déjà pris nos perdiems. Par conséquent, tout le reste, ça dépend de vous les Togolais. Nous ferons plus ou moins 10 jours et nous partirons. Nous avons déjà touché nos perdiems… Voilà ce que cet observateur de l’UA m’a dit avant même la tenue de l’élection. Cela explique tout. A bon entendeur salut ! Togolais, réveillez-vous ! », a-t-il martelé.

Toujours au cours de la rencontre avec la presse, Dr Agbéyomé Kodjo, le candidat de la dynamique Kpodzro a également fait quelques révélations. Il dit avoir même déjeuné avec un des observateurs dont les confidences sont révélatrices.

« Un des observateurs que je connais bien me disait ceci : Même si Faure Gnassingbé veut tricher, nous irons au 2eme tour, mais il ne peut pas gagner au 1er tour. Il est venu me le dire hier (ndlr, lundi). Aujourd’hui (ndlr, mardi) même je l’ai reçu à ma table, on a déjeuné. Tous savent, mais ils sont liés par l’intérêt du groupe », a indiqué Agbéyomé.

Et d'ajouter : « C’est dans l’avion qui convoyait le président des CELI du grand nord que le crime a été commis. Mais cette fois, ça ne passera pas comme les fois d’avant. Nous n’avons pas d’armes, nous n’avons pas d’argent, mais on a Dieu de notre côté. Et le peuple avec nous ».

Notons qu’une marche est également prévue ce vendredi à Lomé pour réclamer la victoire du candidat Agbéyomé Kodjo.

Godfrey Akpa

 

 

Fraude électorale : Les confidences d’un observateur de l’UA à Mgr Kpodzro

 

Religion : Les fidèles catholiques ont débuté le carême hier

Mercredi des cendres, premier jour du carême chez les fidèles catholiques. Hier, les Catholiques du Togo ont reçu le cendre au front pour leur rappeler qu’ils sont poussière et qu’ils retourneront poussière.

Le carême un temps de préparation à la commémoration de la passion et de la résurrection du Christ.

Le nom carême provient du mot latin quadragesima, qui signifie « quarantième ». C’est une période de dévotion à Dieu associé à des jeûnes et prières pendant quarante jours, du mercredi des cendres au samedi saint, la veille de Pâques.

Comme précisé précédemment, le mercredi des cendres est le premier jour du carême qui est marqué par l’imposition des cendres sur le front de chaque fidèle, en signe de fragilité de l’homme, mais aussi de l’espérance en la miséricorde de Dieu. Les jours marquants le temps de carême sont : mercredi des cendres, dimanches des rameaux, jeudi saint, vendredi saint et le samedi saint.

Cette période doit être pour les fidèles une période d’approfondissement dans la foi, de prière, de pénitence et de détachement des biens matériels, afin de bien se préparer pour la fête de Pâques qui est la résurrection du Seigneur Jésus-Christ.

En ce sens pendant le carême, les fidèles sont appelés à s’abstenir de viande et de plat à base de graisse animale les mercredis et vendredis. Notons que le temps de carême est un temps qui incite à une mise à l’écart pour faire silence et être réceptif à la parole de Dieu.


Yvette G. (Stagiaire

 

 

Religion : Les fidèles catholiques ont débuté le carême hier

 

Présidentielle 2020 : La Dynamique Kpodzro forte de la position des Etats-Unis

Les Etats Unis demandent la publication des résultats de la présidentielle du 22 février dernier, bureau de vote par bureau de vote. Une position soutenue et défendue par la dynamique Kpodzro depuis le début de la campagne électorale. Agbéyomé Kodjo accueille avec satisfaction cette position de l'ambassade des USA et demande aussi u audit d'un échantillon des bulletins de vot

COMMUNIQUÉ DE LA DYNAMIQUE MGR KPODZRO

Les membres de la dynamique Kpodzro accueillent avec satisfaction le communiqué publié par l'Ambassade des Etats-Unis au Togo qui encourage la CENI à travailler de manière constructive avec toutes les parties pour traiter toute réclamation concernant toute irrégularité constatée le jour du scrutin et interpelle le gouvernement à publier les résultats bureau de vote par bureau de vote pour accroître la transparence et la confiance dans les résultats.

Les membres de la dynamique Kpodzro soutiennent la position des États-Unis, une position développée par Agbéyomé Kodjo tout au long du processus électoral et réitèrent l'exigence de la publication des résultats provisoires bureau de vote par bureau de vote.

En outre, ils exigent l'audit d'un échantillon de bulletins votés afin d'en certifier l'authenticité.

Les membres de la dynamique Kpodzro réaffirment leur contestation des résultats provisoires publiés par la CENI et demandent aux autres États de la communauté internationale de suivre l'exemple des États-Unis.

Fait à Lomé le 27 février 2020
Dr Agbéyomé KODJO

 

 

Présidentielle 2020 : La Dynamique Kpodzro forte de la position des Etats-Unis

 

Dr Georges-Williams Kouessan : « Je reste toujours solidaire des forces démocratiques »

Depuis quelques jours, circulent sur les réseaux sociaux, des informations selon lesquelles le parti politique Santé du Peuple aurait demandé à ses militants de ne pas descendre dans la rue aux côtés des forces démocratiques pour réclamer la victoire du candidat Agbéyomé Kodjo. Dans un communiqué rendu public hier mercredi, le président national de cette formation politique apporte un démenti formel. Dr Georges-Williams Kouessan souligne qu’il n’a jamais demandé à ses militants de ne pas descendre la rue pour exiger la vérité des urnes. Le candidat à la présidentielle de 2020 promet qu’il restera toujours solidaire des forces démocratiques. Lecture !

Communiqué du parti politique Santé du Peuple

Le parti politique Santé du Peuple a suivi, ce jeudi 26 février 2020, avec étonnement, une information qui circule depuis hier (ndlr, mercredi) sur les réseaux sociaux selon laquelle, le Dr Kouessan aurait appelé ses partisans à ne pas descendre dans la rue.

En effet, en date du 24 février 2020, le Dr Kouessan a donné une interview à « Republic of Togo », où il lui a été demandé s’il reconnait sa défaite. Il a répondu oui, il la reconnaissait puisqu’il avait même déjà fait sortir un communiqué reconnaissant que c’est Agbéyomé Kodjo et Faure Gnassingbé qui étaient en avance dans les dépouillements, et au journaliste de lui demander, est-ce que vous allez appeler vos partisans à descendre dans la rue, et il répondit, comment vais-je appeler mes partisans à descendre dans la rue si je reconnais que c’est Agbéyomé Kodjo et Faure Gnassingbé qui sont en avance dans les dépouillements ? Il continue en disant, il appartiendra à l’opposition de se réunir pour analyser la situation et voir la conduite d’ensemble à tenir.

D’après les recoupements, c’est le journal en ligne « Afreepress » qui aurait travesti ces propos pris sur le site de « Republic of Togo »
Le parti politique Santé du Peuple rappelle au peuple togolais qu’il ne s’écartera jamais de ses convictions, qu’il ne trahira jamais l’espoir qu’il a placé en lui, et qu’il reste solidaire, comme toujours, des forces démocratiques.

Faites à Lomé le 26 février 2020

Le président

Dr Georges-Williams Kouessan

 

 

Dr Georges-Williams Kouessan : « Je reste toujours solidaire des forces démocratiques »

 

Année académique 2019-2020 : Voici les dates des examens de fin d'année

L’année académique 2019-2020 tire progressivement à sa fin avec bientôt la fin du 2ème trimestre. Ensuite suivra, le 3ème qui s’achèvera avec les examens de fin d’année, puis les grandes vacances. Voici donc les dates des examens de fin d’année.

Selon le découpage de l’année académique en cours, les candidats en quête du Baccalauréat 1ère partie (Bac I) ouvriront le bal. Ils seront en examen du 26 au 30 mai 2020.

Les apprenants en course pour l’obtention du Brevet d’étude du premier cycle (BEPC) suivront en composant dans la période du 09 au 12 juin 2020. Ensuite viendra le tour des candidats en lice pour le Baccalauréat 2ème partie (Bac II) qui auront à composer du 17 au 22 juin 2020.

Les apprenants en quête du Certificat d’étude du premier degré (CEPD) composeront du 23 au 25 juin 2020 tandis que les Examens Professionnels sont programmés du 3 au 4 septembre 2020.

Les grandes vacances débutent au soir du 03 juillet et prennent fin le dimanche 13 septembre 2020. La rentrée académique de l’année 2020-2021 est donc prévue pour le 14 septembre 2020.

 

 

Année académique 2019-2020 : Voici les dates des examens de fin d'année

 

Résultats de la Présidentielle 2020 au Togo : Bienvenue au Gondwana !

Fraternité
La Une de Fraternité No.349 du 25 février 2020

Samedi 22 février 2020. Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, la Ceni communique qu’elle procédera à la proclamation des résultats provisoire dans la journée de Lundi. Le dimanche 23 Février, dans l’après-midi, le candidat du MPDD, Dr Agbeyome Kodjo porté par la dynamique Mgr Kpodzro, annonce devant la presse, sa victoire au premier tour avec un pourcentage qui se situe entre 57 et 61%. Les Togolais qui avaient alors cru à un saut d’élégance de la part de la Ceni rangée, avaient alors retenu leur souffle, pour crier leur hourra le lundi soir et embrasser bien sûr leurs bourreaux d’hier pour cette sortie honorable. C’est alors qu’ils apprennent qu’au lieu de lundi, la Ceni a précipité les choses pour être près déjà le dimanche même à 22h. La victoire autoproclamée d’Agbeyome aurait apporté un coup de magie dans les veines de cet organe dominée à 95% par les minci dominici du régime cinquantenaire. Et la scène sur la Télé nationale, a été celle de l’Union Soviétique (actuelle Russie). Seulement qu’ici c’est le Ministre de l’administration seul qui a applaudi les 72% déclarés pour le Prince Gnassingbé.

L’évangile selon la CENI

L’équipe à Tchambagou Ayassor a ainsi donné vainqueur, au premier tour, le président sortant et candidat de l’Union pour la République Unir, Faure Gnassingbé, avec 72,36%. Il est suivi des candidats Agbeyome Kodjo du Mpdd avec 18,37% et Jean Pierre Fabre de l’Anc avec 4,35% des suffrages. Les candidats Aimé Gogue, Wolou Komi, Kuessan Gorges et Tchassona Traoré se partagent le reste des suffrages avec respectivement 2,38%, 1,14%, 0,77% et 0,63%. Ainsi dit l’évangile selon la CENI de Tchambakou Ayassor. Des résultats que conteste, dans son ensemble, l’opposition qui fait cas de bourrages d’urnes et de fraudes massives qui remettent en cause, la crédibilité du scrutin.

Le Niet de Agbeyome…

Apres sa victoire déclarée dimanche dernier, Agbeyomé est revenu devant la presse, lundi, au lendemain de la proclamation des résultats provisoires. Le candidat des forces démocratiques dit rejeter catégoriquement les chiffres communiqués par la CENI et interpelle les missions d’observations électorales ainsi que la communauté internationale afin qu’elles prennent des dispositions idoines aux fins de rétablir la vérité des urnes. «Le taux de participation qui a progressé, de façon substantielle, relativement aux dernières élections, suscité par l’engouement de la Dynamique de Mgr Kpodzro, est largement en faveur du candidat des Forces démocratiques…Il est donc indéniable que cette élection est gagnée par le candidat du Mpdd, Dr Agbeyome Kodjo. En conséquence, les acteurs de la Dynamique Kpodzro rejettent catégoriquement les résultats proclamés par la CENI», a déclaré l’ancien Premier ministre qui a, dans la foulée, annoncé l’imminence de la composition de son gouvernement de transition qu’il annonce inclusif. Toutefois, après avoir interpellé les missions d’observation électorale et la communauté internationale à œuvrer pour le «rétablissement de la vérité des urnes, il appelle à la mobilisation et à la résistance de la population aux fins de rejeter ce qu’il appelle une «mascarade électorale» et défendre son vote.

…Appuyé par ses camarades de l’opposition

Malgré les sordides manœuvres du candidat Faure Gnassingbé sur toute l’étendue du territoire national, plus particulièrement au Nord du pays, les tendances montrent une percée indiscutable du candidat Agbeyome Kodjo, reconnaît de son côté le part Addi du candidat Aimé Gogue. «Malgré les irrégularités avérées, il paraît que le candidat Agbeyome a réalisé au sein de l’opposition une réelle percée devant permettre légitimement d’espérer l’alternance tant souhaitée par les togolais», écrit de son côté le parti Psr du candidat Wolou Komi. Pour l’Anc, par la plume de son premier vice-président, Patrick Lawson, par ailleurs Directeur de campagne du candidat Fabre, après que les accréditations aient été refusées ou retirées à des observateurs nationaux et internationaux sérieux et crédibles, il est donc indiscutable que ce score fantaisiste attribué à Faure Gnassingbé, manifestement fabriqué, a été préparé par la violence et la fraude, sans compter un cadre électoral et institutionnel partisan et antidémocratique, l’utilisation illégale des moyens de l’Etat par le candidat du parti au pouvoir et la rétention du financement public de la campagne des candidats de l’opposition. Sans compter que l’Anc a été le premier avant Addi et le Psr à annoncer l’arrivée du MPDD en tête du scrutin.

Joie et remontrances du pouvoir

Du côté du pouvoir où des milliers de militants ont été convoyés expressément de partout, y compris des villes de l’intérieur du pays, à la Présidence de la République à Lomé pour célébrer cette farce de victoire de Faure, l’on dit voir manifestement en ces dénonciations de l’opposition, des agitations de mauvais perdants qui ont du mal à encaisser leur défaite. « Ça fait voyou ! Il faut éviter des choses comme ça», lance le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Gal Damehame Yark, qui reproche au candidat Agbeyome Kodjo de devancer les institutions de la République en annonçant des chiffres qui, à en croire le Président de la mission d’observation de l’Union Africaine, n’engage que lui. Une mission d’observation qui, comme toujours et sans surprise, et à l’instar de celle de la Cedeao, juge le scrutin présidentiel globalement appréciable et sans imperfections et incidents majeures. «Un langage démodé «, répond, sans ambages, Fulbert Attiso, le Directeur de campagne du candidat Agbeyome qui, avant d’échanger longuement avec la mission d’observation de l’OIF, a promis l’ouverture d’un bras de fer avec le candidat déclaré élu, Faure Gnassingbé. « Ces agitations ne sont pas sans conséquences juridiques dans une démocratie «, menace, pour sa part, Gilbert Bawara qui fait office de porte-parole du gouvernement.

Bienvenue au Gondwana

Dans l’ensemble, les résultats tels que proclamés par la Ceni semblent ouvrir une nouvelle crise politique et post-électorale en perspective, si l’on s’en tient aux déclarations du camp Agbeyome qui clame toujours sa victoire. Mais qu’à cela ne tienne, une analyse objective des chiffres, quoique provisoires, amène à douter sérieusement de l’évidence du coup KO de Faure Gnassingbé. En effet, depuis son arrivée au pouvoir en 2005, c’est la première fois que Faure atteint ce score à la soviétique. Ceci, alors même que les problèmes de l’heure comme la misère, le sous-emploi et l’injustice sociale sont plus grands et perceptibles qu’avant. Lesquels ont failli, il n’y a pas longtemps, faire tomber le pouvoir des mains du régime cinquantenaire, au travers de la crise d’août 2017 qui a déchaîné et déversée dans les rues, des millions de togolais. L’on se demande donc légitimement par quelle alchimie Faure, en l’espace de deux ans, peut être plébiscité par une population qui l’a pourtant rejeté en grande partie. C’est un secret de polichinelle que le silence précaire qui règne actuellement dans le pays l’est par la force de la baïonnette, en témoignent les nombreux cas d’état de siège imposés à nombre de villes comme Sokode, Bafilo, Mango et Kpalime. De même que l’interdiction de fait à toute manifestation de rue.

Il est certes vrai que la désunion de l’opposition se veut un facteur régressif pour cette classe politique, il est tout de même claire que les chiffres tels que dispatchés donnent l’air d’un plat très indigeste de nouveau imposé à un peuple affamé à dessein. Mieux, le Togo est vraisemblablement à l’image de Gondwana, ce pays virtuel où tout est fait pour la gloire du Monarque absolu. Au Togo, du père au fils, les élections ont été tout sauf crédibles et la présidentielle de 2020 en est une illustration parfaite où la logique brute des esprits sans relief, la boulimie et le complexe de gribouille l’ont encore emporté sur la volonté du peuple à passer à autre chose sans règlement de compte, mais plutôt dans la résilience pour rattraper les autres nations où la lumière du sourire et de l’amour brille depuis les premières années où le vent de l’Est a soufflé sur leur territoire . Il faut donc être naïf ou limité dans son sens d’analyse pour croire à un tel score fleuve du candidat Faure, alors même que pour la première fois ces dernières années, le taux de participation a atteint le seuil de 76%.

Le boycott était-elle plus raisonnable ?

A voir le manque d’élégance des grues d’en face, ceux qui avaient hier critiqué la C14 pour son boycott du machin de législatives du 20 décembre 2018 vont certainement chercher à retourner ravaler leur vomis. Déjà en 2019 Fraternité avait demandé ce qui a changé de décembre 2018 à Juin 2019 pour que l’opposition qui avait hier boycotté les législatives pour les vices du cadre électoral choisisse alors de participer aux locales organisées avec le même cadre, sans changement d’un iota.

Aujourd’hui le score stalinien du 23 Février 2020, va on l’espère ramener au bon endroit ces esprits qui critiquaient hier le boycott de la C14 rien que pour critiquer. C’est ici qu’on comprend Tikpi Atchadam quand il disait qu’on ne peut parler d’élection sous ce régime. Et le Christ l’avait bien dit que nul n’est prophète chez soi. Vivement que les togolais reconnaissent prochainement les lignes prophétiques qu’un autre leader leur donnerait prochainement. Et cela ne sera possible qu’en faisant abstraction des considérations pernicieuses de région, de religion, du passé ou patati patata.

Source : Fraternité N°349 du 25 février 2020

 

 

Résultats de la Présidentielle 2020 au Togo : Bienvenue au Gondwana !

 

Togo : Malheureux d’avoir un esprit Gogoligo !

Fraternité
L’energumène Gogoligo (gauche) | Photo : DR

Au pays des aveugles, le Borgne est roi. Cet adage contemporain siet parfaitement au Togo de Faure Gnassingbé où, par zèle et militantisme aveugle, tout cartouchard peut tout se permettre. Il restera ainsi en mémoire le cas Gogoligo qui dans une vidéo publiée au lendemain de la publication des résultats par la CENI, donnant vainqueur Faure Gnassingbé. Elément visuel dans lequel cet artiste arriviste mué dans la peau d’un militant s’est royalement donné des airs d’irrespect en s’attaquant ouvertement, toute honte bue, à l’Archevêque Émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro.

La dérive de trop

On le connaît déjà par ses égarements faits d’écarts de langages et de comportements, de calomnies et de délations envers ses détracteurs. Des agissements qui sont moins bruissants et attirent moins d’attention, dans un ring de congénères en mal de sensations, de popularité et surtout, d’estime. Mais cette fois-ci, il a franchi le rubicond. Par des mimes et insinuations délirantes, le Sieur N’tsuley Komi Emmanuel alias Gogoligo, dans une vidéo d’une minute trente-cinq secondes, s’en prend verbalement à Mgr Kpodzro. Ceci, pour avoir servi de parrain au candidat Agbeyome Kodjo, principal challenger au président sortant lors du scrutin de samedi. Quelle bassesse !

Comme cela ne suffisait pas, ce dernier, au devant d’une procession de militants de Unir déchaînés, s’est rendu, toujours lundi, au quartier Amadahome, plus précisément en face de la résidence du Prélat pour célébrer, en pompe, au sons et rythme de fanfare, la réélection de Faure. Le comble ! Pire, au-delà de la provocation, cette résidence comprend une infirmerie, donc des malades internés qui avaient besoin de repos mais dont la quiétude a été sérieusement mise à rudes épreuves par l’insolent concert d’un revanchard à deux balles. Malheureusement encore, les regards curieux ont intercepté, dans la masse, le véhicule de commandement du Maire de Golfe 5, Kossi Agbenyegan Aboka, certainement au cœur de la machination. Ce que ne dément fort heureusement pas son cabinet. «Est-ce interdit qu’une caravane passe devant la maison du prélat qui plus est une ruelle de la Commune Golfe 5?», se demande, sans égards, sur une plateforme de discussions WhatsApp, un de ses Conseillers. Et de poursuivre d’un raisonnement ubuesque, semblable à celle d’un véritable clochard : « C’est normal pour un Maire de sillonner son territoire pour plusieurs raisons. Gogoligo est un citoyen togolais comme toi et moi. Il peut emprunter n’importe quelle voie de la capitale pour ses besoins». C’est donc clair que c’est une machination bien orchestrée dont a été victime le doyen des Évêques du Togo qui culmine, cette année, ses 90 ans. Une dérive de trop qui mérite qu’on s’y attarde, même si cela n’est pas de la tradition de notre Rédaction de s’intéresser à des scènes si viles et puériles.

Pour qui se prend-on ?

L’attitude adoptée par le natif de Agome Kpodzi (Kpalime), convient-il de le dire, n’est, en d’autres termes, que celle de ces esprits hooligantistes qui croient que les liasses de CFA suffisent pour se dire Dieu. Oh lala ! Voilà l’autre visage de la douleur des togolais qui sont obligés du supporter les zèles révoltants de cette clique qui n’a rien fait de plus méritant que d’être opportuniste au rendez-vous du vice et de la déshumanisation. Leur trophée, c’est un semblant de succès qui leur monte aveuglement à la tête. Normal ! Comme Patrice Talon le dit si bien, ceux qui font le zele, la delation et autres n’ont tres souvent aucun contenu. Du haut de son éphémère gloire, ce dernier ne nourrit aucun respect à son semblable. Mieux encore, preuves à l’appui, il se transforme en véritable gourou contre les habitants de son quartier qu’il torture, aussi bien physiquement par le truchement de ses gros bras, que psychologiquement par ses agissements au nom de Faure Gnassingbé.

Pourtant, ce dernier pour qui Gogoligo ne jure que ces dernières années pour narguer les togolais n’a daigné égratigner, dans ses propos, lors des campagnes, Mgr Kpodzro, pendant qu’il avait toutes les raisons de se laisser aller lorsque le Prélat s’en était pris à lui, et en des termes très peu courtois. Il en est de même pour les collaborateurs directs du Chef de l’Etat, notamment ses ministres qui n’ont, en aucun moment, évoqué le nom du Prélat dans leurs speechs. Non parce qu’ils ne pouvaient pas le faire, mais en vertu du respect à l’autorité qu’incarne Mgr Kpodzro. Qui est donc Gogoligo pour oser manquer de respect à ce point au patriarche de l’église catholique au Togo? Aucune raison ne saurait le dédouaner si ce n’est l’inconscience et la petitesse d’esprit. Mais alors…

A qui la faute ?

Sans ambages, au pouvoir cinquantenaire qui excelle dans la promotion de la médiocrité. Lequel dont les pontes ont maladroitement hissé à une place qu’il ne mérite guerre, au milieu d’un parterre de talents laissés pour compte, un humoriste provocateur. Et c’est sans nul doute le fruit à payer en voulant faire d’un type de ce genre, la caisse à résonance d’un parti qui a, pourtant, des têtes bien faites et pensantes. Aujourd’hui, il est d’une urgence au Parti Unir, par le biais de son comité de Sages que préside Charles Kondi Agba de vite rappeler à l’ordre, cet individu qui prend de plus en plus la posture d’une pourriture. Pourquoi pas le Chef de l’Etat qui, sans nul doute, ne serait pas content de la prestation piteuse de son poulain. Sans oublier une autorité communale comme Aboka qui cautionne une telle singerie qui ne dit pas son nom. Mais en attendant, que Sieur Gogoligo, s’il a encore une personnalité, médite si profondément sur une citation de l’ancien Président béninois Hubert Maga qui dit: «Il n’existe que des intouchables de l’instant, des timoniers du temps, des maîtres du moment. Le temps est le maître de tous les maîtres. Il faut rire de tout. Mais devant les grandes décisions de la vie réfléchissez à hier et pensez à demain. Parce que la nature dans sa comptabilité est incorruptible et aucune facture ne restera impayée. La nature est juste».

Certes, Gogoligo est libre de son choix politique. De même qu’embêter qui il veut, si bon lui semble, puisqu’il a démontré à plusieurs reprises que l’humilité l’a quitté bien longtemps. Mais de grâce, embêter par des railleries un vieillard du rang de Kpodzro, qui plus est un Homme de Dieu et autorité morale, pour un jeune qu’il est, fait partie des œuvres que la nature comptabilise précieusement.

Source : Fraternité N°349 du 25 février 2020 (fraternitenews.info)

 

 

Togo : Malheureux d’avoir un esprit Gogoligo !

 

Les Togolais des Etats-Unis marchent contre la fraude électorale

Selon les résultats provisoires du scrutin présidentiel du 22 février 2020, publiés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dans la nuit de dimanche, les Togolais vivant aux Etats-Unis ont voté Faure Gnassingbé à 100%. Un score qui étonne plus d’un quand on sait les manifestations contre le régime RPT/UNIR organisées par les Togolais dans ce pays depuis 2017.

Quelques jours après ces résultats, la diaspora togolaise aux USA, qui ne se reconnaît pas dans ce qu’elle qualifie de « hold up électoral », descend dans les rues de New York pour protester contre ces chiffres.

« Nous prions toute la diaspora togolaise aux USA de sortir massivement pour réclamer la vérité des urnes et dire à Faure de dégager et laisser la place au président élu Mr. Gabriel Messan Kodjo Agbeyomé », indique le communiqué de l’Unicité de la Diaspora USA.

La manifestation a lieu ce samedi 29 février 2020 à New York, au siège des Nations Unies. L’Unicité de la Diaspora USA invite les Togolais des Etats-Unis à sortir massivement pour dire non à ces résultats fabriqués par la CENI.

« Nous voulons aussi dire à la communauté internationale de mettre en garde à Faure Gnassingbé contre toutes violences à l'endroit de son peuple lorsqu'il sortira dans les rues réclamer sa victoire », souligne le communiqué.

Et lancer un appel solennel au peuple togolais : « Peuple togolais, levons-nous, seule la lutte nous donnera l’alternance ».

 

 

Les Togolais des Etats-Unis marchent contre la fraude électorale

 

«Caresser le monde », Evénement de vernissage de Richard Lawson-Body ce 6 Mars à Lomé

Maitre Joseph K. Koffigoh, ancien Premier Ministre, et Docteur Martial Akakpo, avocat, ont le plaisir de convier le public au vernissage de l'exposition « Caresser le monde » du plasticien togolais, Richard Lawson-Body

Selon l'artiste, « Caresser le monde » est une exposition qui s’inscrit dans la mouvance du développement durable et a pour ambition de
concilier l’éthique, le social, l’économique et le sociétal.

L’oeuvre
D’un côté, on perçoit sur ses toiles des gestes rapides, sauvages ou un peu plus maîtrisés qui s’apparentent au tachisme, ce courant qui était était une réaction au cubisme et à l’abstraction géométrique. L’abstraction lyrique de Richard Laté Lawson-Body laisse la matière s’exprimer elle-même : transparence, superposition, mélange de techniques et d’écriture. Il faut prendre du recul pour entrer dans son travail. La lecture automatique anthropomorphique permet de dégager quelques formes, symboles, silhouettes ou dessins de petits personnages empêtrés dans des univers des fois en noir et blanc. Matière et/ou gestualité sont affirmées puis détournées en quelques points pour y inscrire une « histoire » repérable…

On découvre vite une abstraction plutôt onirique. Selon certains critiques, son travail se rapproche de Max Ernst et de Vassily Kandinsky. La vie même n’est –ce pas une unité résultante de la dualité de deux éléments différents : l’âme et le corps ? Une unité engendrée par la dualité de forces contradictoires ou complémentaires ? Il est à cheval entre l’abstrait et le surréaliste. Son oeuvre est un peu difficile d’accès car Richard Laté Lawson est la nature elle-même. Son regard qui fait corps avec la nature et le laisse circuler dans des forêts symboles. Il établit des correspondances entre la nature et sa vision de la vie. C’est un brut, un écorché vif qui ne fait pas juste dans des effets chromatiques. Il s’efface de son oeuvre comme s’il faisait la photographie de l’intérieur du fromage, d’une grotte, d’un marécage, …

Biographie de Richard laté lawson-body
Depuis l’âge de 9ans Richard laté lawson-body a toujours cumulé études scolaires et pratiques artistiques. Il a débuté avec la calligraphie ancienne avant de s’adonner au dessin puis à plusieurs autres expressions artistiques. Il est titulaire d’une licence en Gestion.
Aujourd’hui, il travaille aussi bien la peinture, la calligraphie, le dessin , la vidéo artistique, la photo, et l’art numérique.

Richard Laté Lawson-body est représenté par la Galerie AF à Lomé, et, par M. Babacar Mbaye DIOP (Directeur de l’Institut Supérieur des Arts et de la Communication de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Ancien Directeur de la Biennale des Arts Contemporains DAK’ART 2014) et par M . Jean-Pierre PUYAL (Agent artistique, Adjoint au Maire de Valence sur Baïse ,France).

 

 

«Caresser le monde », Evénement de vernissage de Richard Lawson-Body ce 6 Mars à Lomé

 

Car, du Togo, tout le monde se fout.

Tchak Sami
Tchak Sami | Photo : Wikipedia

Au Togo, depuis quelques décennies, les élections présidentielles se passent dans la plus grande simplicité:
le président sortant est forcément un Gnassingbé,
Le vainqueur est forcément le président sortant,
un Gnassingbé.
Les urnes ne lui sont en vérité pas nécessaires,
Car, en vérité, il a déjà niqué les constitutions
Qui, en vérité, ne constituent rien du tout.
Parmi ceux qui ont joué, jouent le rôle de concurrents,
comme dans une pièce de théâtre,
il y avait, il y a toujours un vainqueur,
Peut-être, un vrai vainqueur,
Qui sait?
Mais cela n’a aucune importance,
car lui, il était, est le président des Togolais
pour la forme.
Cela nous aurait semblé amusant,
très amusant,
si cette comédie n’avait pas été assez meurtrière.
Ben oui, pour ça,
il y a des gens qui meurent.
Les militaires cassent des gueules,
Des dents,
Des bras,
Des jambes,
Des couilles…
Faure Gnassingbé a été réélu samedi
pour son 4e mandat.
Mais de cela, le monde se fout.
Le Togo, ce n’est pas l’Iran.
Nous ne pouvons cependant pas nous en foutre, nous,
Car, sur cette bande de terre,
Il y a des millions de femmes et d’hommes,
sept, ou dix,
enfin, beaucoup,
qui portent dans leur cœur
des rêves de changement
devenus, au fil du temps,
des braises ardentes.
Ils en meurent, en mourront…
Et les présidents sortant gagneront toujours
des élections dont ils n’ont jamais eu besoin.
Au jugement des asticots,
le seul jugement dernier
(l’incinération,
pour ne citer qu’elle,
sauve de ce rendez-vous),
au jugement des asticots,
je ne sais comment on justifierait
de tels bilans.
Triste pays que ce fragment d’Afrique,
le Togo,
Qui n’avance ni ne recule,
Mais ne sait même pas mourir
ni devenir une belle pute
pour se vendre au Ghana
ou au Bénin.
Et là, j’aurais pu jouer un rôle politique de premier plan:
être son proxénète
et manger l’argent issu de la sueur de ses fesses.
Dommage, le Togo n’aura même pas ce brillant destin,
Celui d’une pute,
Car, du Togo, tout le monde se fout.

Tchak Sami

 

 

Car, du Togo, tout le monde se fout.

 

Présidentielle 2020 : Les Etats-Unis doutent de la crédibilité des résultats

Publier les résultats bureau de vote par bureau de vote, c'est ce que recommande l'ambassade des Etats-Unis au Togo, pour "accroître la transparence" du scrutin du 22 février dernier. Lire le communiqué de l'ambassade.

Élections présidentielles au Togo

Lomé le 26 février 2020—Les États-Unis d’Amérique félicitent le peuple togolais pour son élection pacifique. Nous encourageons la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à travailler de manière constructive avec toutes les parties pour traiter toute réclamation concernant toute irrégularité constatée le jour du scrutin. Une mesure que le gouvernement du Togo pourrait prendre pour accroître la transparence est de publier les résultats bureau de vote par bureau de vote afin d’accroître la confiance de tous en les résultats finaux.

Les États-Unis d’Amérique restent préoccupés par les efforts d'observation limités, notamment la décision décevante de la CENI de révoquer l'accréditation d'une organisation de la société civile neutre accompagnée par les États-Unis en vue d'observer le processus électoral. L'observation des élections et la participation active de la société civile apportent crédibilité, transparence et intégrité au processus électoral. Ne pas permettre leur pleine participation était une occasion manquée pour le gouvernement et le peuple togolais.

Les États-Unis d’Amérique continueront de travailler avec le gouvernement et le peuple togolais pour promouvoir des valeurs communes de santé, de sécurité, d'éducation et de croissance économique tout en renforçant les institutions démocratiques.

 

 

Présidentielle 2020 : Les Etats-Unis doutent de la crédibilité des résultats

 

Présidentielle 2020 : Aimé Gogué rejette les résultats proclamés par la CENI

Le candidat de l'Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), le Prof Aimé Gogué n'est pas d'accord avec les résultats proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dimanche nuit. Il demande un audit d'un "échantillonnage aléatoire d’urnes pour vérifier la régularité des bulletins de vote actuellement stockés dans les CELI". Lire son communiqué !

Communiqué de l'ADDI suite à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 22 février 2020

Dans la nuit du 23 février 2020, la CENI a rendu public les résultats provisoires de l'élection présidentielle du 22 février 2020 et crédite le candidat Faure GNASSINGBE du parti UNIR de 72.36%. Ce score n'est que la résultante des diverses manœuvres entreprises par les autorités en place depuis la préparation de cette élection pour maintenir un homme au pouvoir. Les actes de corruption, d'intimidation, de fraudes et de violence de la part de militants du parti au pouvoir qui ont caractérisé ce 22 février, ont favorisé la généralisation des bourrages d'urnes dans la très grande majorité des bureaux de vote sur toute l'étendue du territoire national et surtout dans les Régions Centrale, de la Kara et des Savanes. Ces résultats, qui ne reflètent pas du tout ce que serait l'expression des populations dans une situation d'élection libre et transparente, ne sont donc pas crédibles. Ils ne permettent pas d'octroyer la victoire au candidat de UNIR comme proclamé par la CENI.

Le parti ADDI et son candidat demandent comme solution, un audit d’un échantillonnage aléatoire d’urnes pour vérifier la régularité des bulletins de vote actuellement stockés dans les CELI. Les résultats de cet audit, mené sur la base d’une méthodologie rigoureusement scientifique, une fois extrapolés à l’ensemble des bureaux de vote, montrera aux yeux du monde entier les vrais résultats du scrutin du 22 février 2020 et permettra de mettre fin à toutes les spéculations et tourner la page à la crise politique.

En conséquence, ADDI invite les militants et les forces de l'alternance démocratique à une large concertation pour faire éclater la vérité au grand jour et redonner la victoire au peuple.

Le parti et son candidat renouvellent leur admiration à ses militants et sympathisants pour leur courage et leur détermination et les invite encore une fois à rester mobilisés autour du camp de l'alternance en 2020 et à l'écoute des orientations du parti.

Fait à Lomé, le 26 février 2020.

Tchabouré Aimé GOGUÉ, Candidat, du parti ADD

 

 

Présidentielle 2020 : Aimé Gogué rejette les résultats proclamés par la CENI

 

Bas-fond du collège Saint Joseph, point de départ de la marche de la dynamique Kpodzro ce vendredi

La dynamique Kpodzro est décidé à aller au bout dans la lutte pour l’alternance au Togo. Les résultats provisoires de la CENI ne reflétant pas la vérité des urnes, selon l’archevêque émérite de Lomé, suscitent des actions à l’endroit du peuple togolais. Par conséquent, le prélat a lancé une invitation à toutes les personnes de 3ème âge à se joindre à lui pour une marche pacifique de revendication de la victoire du peuple togolais vendredi 28 février 2020.

Devant la presse hier mardi, la dynamique Kpodzro a dénoncé une fois de plus, le « coup de force électorale » dont a été victime le peuple togolais lors du scrutin présidentiel du 22 février.

Le candidat des forces démocratiques selon les résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante, s’en sort de cette élection avec 18,37% des voix. Un score « inadmissible » à l’appréciation de la dynamique.

Le prélat annonce par conséquent, une série d’actions de revendication de la victoire du peuple togolais dont l’un notamment l’observation de trois jours de jeûne, de prières et de louanges adressées à Dieu, débute mercredi 26 jusqu’au vendredi 28 février 2020 pour la délivrance du Togo.

Aussi, le prélat a invité « les personnes de 3ème âge de tout le pays » à se joindre à lui dans « le cadre d’une marche pacifique de revendication de la victoire des forces du bien sur celles du mal ce vendredi 28 février 2020 sur l’ensemble du territoire national », a-t-il indiqué.

« Les itinéraires seront communiqués ultérieurement pour Lomé, le point de rassemblement sera le bas fond du collège Saint Joseph. Pour l’intérieur du pays, les dispositions doivent être prises par les responsables préfectoraux de la dynamique kpodzro », a ajouté Mgr Kpodzro.

Pour le prélat, 2020 signe la fin de carrière de « Messi » Faure Gnassingbé.

 

 

Bas-fond du collège Saint Joseph, point de départ de la marche de la dynamique Kpodzro ce vendredi

 

Incendie à Gamé : Une semi-remorque prend feu en pleine circulation

Les habitants de Gamé (40km au nord de Lomé), ont été témoins de l’incendie d’un camion semi-remorque chargé de marchandises en provenance de Lomé sur la nationale N°1. Aucune perte en vies humaines n’est à déplorer, mais le véhicule a été entièrement consumé par le feu.

L’incendie, selon les sources, s’est déclenché au niveau du moteur de l’engin et a vite atteint la cabine.

A en croire les témoins de cette horrible scène, le chauffeur et son apprentie ont eu le réflexe de s’échapper à bord avant que le feu n’embrase toute la cabine.

Mais le pire a été évité grâce au dynamisme des populations de Gamé qui ont aidé les occupants du camion à éteindre l’incendie et ce, avant même que les sapeurs-pompiers ne viennent en renfort. Le constat fait état d’un problème relatif à l’électricité de la voiture.

Pour information, le camion en question, transportait des cartons de thé et la mission de sauvetage a pu tirer d'affaire une bonne partie des marchandises, selon les informations.

 

 

Incendie à Gamé : Une semi-remorque prend feu en pleine circulation

 

25 millions FCFA pour rénover le mausolée de Sarakawa

L’Exécutif autorise le ministère des Infrastructures et des Transports à réhabiliter le mausolée de Sarakawa. Une dotation de 25 millions de FCFA est prévue pour les travaux.

La réhabilitation de ce site historique sera faite par le département en charge des Infrastructures publiques. La dotation sera puisée dans le budget 2020.

Un petit détour en arrière. Le 24 janvier 1974, l’avion Douglas C-47 Skytrain à bord duquel se trouva le feu président Gnassingbé Eyadéma s’écrasa dans la brousse tout près de Sarakawa.

Le chef de l’Etat d’alors s’en sort sans problème. A l’époque, l’hexagone était accusé d’être à l’origine de ce crash.

Pour mémoire, un mausolée a été construit sur le site du crash. On y retrouve une statue de feu Gnassingbé Eyadéma, entre autres.

A.H

 

 

25 millions FCFA pour rénover le mausolée de Sarakawa

 

MO5: Peuple togolais ! l’heure est à la résistance. L'heure est à la défense de ta victoire.

Malgré les conditions désavantageuses érigées par la dictature togolaise sur le chemin des élections, les Togolais se sont rendus en grand nombre pour voter à la présidentielle du 22 Février 2020.
Ils l’ont fait dans un sursaut patriotique pour barrer la route au 4 è mandat de Faure GNASSINGBE et non pour «accompagner le régime».

Bien nous en a pris, car la vérité des urnes a encore parlé! Et le candidat de la minorité pilleuse du RPT-UNIR a été battu au 1er tour, écrasé selon les premiers chiffres connus dès le soir du 22 Février.
Prise de court, la Commission Electorale Nationale dite Indépendante (CENI) à la botte du régime s’est précipitée pour publier des scores fantaisistes à la nord-coréenne, comme elle en a pris l’habitude depuis des décennies.

Face à cet énième vol de résultat électoral, PEUPLE TOGOLAIS DEBOUT POUR DEFENDRE TA VICTOIRE !
Peuple togolais, femmes et hommes, jeunesse des villes et des campagnes, ne cédons pas devant les usurpateurs battus dans les urnes: après les urnes, la rue, la lutte continue par les manifestations.
Mgr KPODZRO nous indique la voie de la RESISTANCE malgré les menaces et les intimidations honteuses contre sa personne. À son exemple, à nous de nous dresser courageusement pour que le RPT-UNIR RENDE LA VICTOIRE DU PEUPLE MAINTENANT ET SANS CONDITION !

Et au candidat de la Dynamique Kpodzro que le peuple a élu, Gabriel Messan Agbéyomé KODJO, de défendre sans faille et sans hésitation le vote du peuple.

Nous ne devons pas céder à la peur et au découragement qui font de nous des spectateurs de notre misère.
Nous ne devons pas écouter les sirènes de la division et les partisans de l’inaction.

Nous ne suivrons pas les faux conseils d’hommes politiques visiblement résignés qui capitulent déjà et se rallient au hold-up électoral du RPT-UNIR. Ils trahissent la confiance du peuple et son vote!

Il est clair pour le Mouvement patriotique du 5 Octobre (MO5) que seule la voie de la RESISTANCE ET DE LA LUTTE NOUS RENDRA ENFIN LIBRES.

Et notre liberté ne viendra jamais de l’oppresseur !
Nos ancêtres et l’Histoire nous regardent.
LUTTONS SANS DEFAILLANCE !
Pour le MO5, le Coordinateur Général,
Eloi Koussawo.

 

 

MO5: Peuple togolais ! l’heure est à la résistance. L'heure est à la défense de ta victoire.

 

Présidentielle 2020 : Hold up électoral et désillusion de l'électoralisme impénitent

La présidentielle du 22 février 2020 avait des airs de déjà-vu. On a pris les mêmes et on a recommencé: le dictateur et ses figurants indispensables à sa caution démocratique. Chacun des complices a joué son rôle en offrant un énorme cirque pour distraire le brave peuple, le cœur bourré d'espoir de se débarrasser d'une dictature immonde et archaïque. Comme il fallait s'y attendre, ce fut un coup d'épée dans l'eau. La machine infernale à fraudes a fonctionné à plein régime en s'offrant un score à la soviétique en sciant les jambes des électeurs volés.

LE HOLD UP PERMANENT DU CLAN GNASSINGBÉ

Le Togo est un pays qui tourne en rond en faisant du surplace à cause d'une dictature cinquantenaire. Le régime militaire vient encore une fois d'effectuer une simple formalité avec une élection présidentielle frauduleuse, une de plus. Encouragée en cela par une opposition officielle qui s'est inscrite sur le mode de l'accompagnement et non de la rupture, contrairement aux vœux du peuple togolais. Ce nouveau mandat frauduleux est la perspective de grands malheurs pour les Togolais. Les violations massives des droits humains et la culture de l'impunité ont devant elles un boulevard. Le dictateur a devant lui un mandat à vie. Plus que jamais, la Constitution est un chiffon de papier que l'on tripatouillera à volonté.
Dans ce pauvre pays, toutes les élections sont des coups d'État fomentés par la minorité qui opprime et exploite le peuple martyr. Le score à la soviétique du tyran fait sourire quand l'on sait qu'il est vomi avec son régime par l'écrasante majorité de la population. Il faut être honnête et reconnaître que les faux opposants de service lui ont beaucoup facilité la tâche.

LA GUEULE DE BOIS DE L'ÉLECTORALISME IMPÉNITENT

Faut-il encore le répéter ? On ne chasse pas une dictature militaire avec des bulletins de vote. Ceux qui ont feint de l'ignorer en sont encore pour leurs frais et c'est dommage eu égard à la mobilisation massive des électeurs pour chasser le dictateur et son régime vomis. Les électeurs patriotes ont été abusés par les marchands d'illusions qui leur ont fait accroire que la carte d'électeur pouvait être un sésame pour supprimer la dictature. La présidentielle du 22 février a été une escroquerie politique du RPT/ URINE et des opposants partisans impénitents de l'électoralisme. L'électoralisme au Togo est une stratégie politique qui condamne l'opposition au rôle de figurant pour cautionner les fraudes électorales dont elle est victime. Masochisme ou complicité ?

LES LEÇONS DE LA FARCE ÉLECTORALE

Il appert, au regard des résultats proclamés par la CENI et les choix des électeurs, que Jean-Pierre Fabre et l'ANC ont été sanctionnés comme principaux acteurs politiques de l'opposition électoraliste. Le raz-de-marée suscité par la dynamique Kpodzro/Agbeyome Kodjo leur ont été fatal. Pourquoi ? La propagande anti-Fabre et ANC a fait croire aux populations naïves qu'il fallait un candidat qui rassure l'armée et auquel celle-ci céderait le pouvoir après la victoire.

L'ampleur et la vigueur de la pré-campagne contre Fabre et l'ANC, à coups de dénigrements et de haine, ont donné une idée du rejet de sa personnalité clivante et du refus de l'hégémonie de l'ANC. Trop d'arrogance, trop de mépris envers les petits partis, lesquels se sont coalisés, en s'appuyant sur le prélat Kpodzro, pour écarter Fabre et l'ANC. Dans le paysage politique togolais, ce scénario n'est pas nouveau. Il a fonctionné à merveille contre la dominance d'Agboyibo et du CAR dans les années 1990. Ils ont été victimes de dénigrements et d'une propagande selon laquelle ils ne pourraient pas, malgré la défaite d'Eyadema à la présidentielle de 1998, prendre le pouvoir. Celui qui le pourrait était Gilchrit Olympio qui posséderait une armée et serait épaulé par le président Rawlings du Ghana et par des Marines de l'armée américaine. Eh oui, rien que ça, s'il vous plaît ! Olympio s'élimina lui-même, plus tard, en pactisant avec le diable, fatigué par les échecs répétés de sa stratégie électoraliste.

La sanction qui a frappé Fabre, auquel l'on a attribué 4%, est l'expression de ses trois échecs électoraux à l'élection présidentielle. Les électeurs ne comptaient plus sur un perdant. D'où la préférence pour Agbeyome Kodjo. Fabre a reconnu la victoire de son frère ennemi. Fabre a été condamné à cause de sa roublardise politique. N'a-t-il pas juré aux Togolais "Pas de réformes, pas d'élections" ? tout en s'inscrivant le premier aux élections sans lesdites réformes ? N'a-t-il pas boycotté les législatives pour absence de transparence tout en se précipitant aux communales et à la présidentielle sans ces garanties de transparence ? Il a été la victime de son inconséquence et de sa volonté compulsive d'apparaître comme le premier des élèves électoralistes du régime RPT.

Cette déroute de Fabre et de l'ANC constitue une nouvelle alternance humiliante au sein de l'opposition officielle, car celui qui en est le bénéficiaire est un transfuge du RPT de malheur. Ce fait doit interpeller tous les vrais opposants à la dictature. Il s'agit de la troisième alternance après celles qu'ont subi le CAR présidé par Agboyibo et l'UFC d'Olympio. Le seul événement de la présidentielle de février 2020, est la déroute de Fabre, chef de file de l'opposition participationniste. A part ça, R.A.S.

ET MAINTENANT ?

La dynamique Agbeyome Kodjo que les électeurs ont placé à la tête de la présidentielle et donc comme nouveau président, est victime du hold up électoral. Agbeyome Kodjo ne peut s'arrêter à ce triste constat, il a le devoir d'aller chercher sa victoire. Il nous a vendu son acceptation par l'armée, tout comme les équilibristes du confusionnisme politique nous ont vendu une politique de compromissions et de reniements pour combattre la dictature par la renonciation aux valeurs morales et démocratiques et à la qualité des individus censés nous représentés ; alors, au boulot, Monsieur Agbeyome Kodjo, pour récupérer la victoire du peuple !

Ayayi Togoata APEDO-AMAH

 

 

Présidentielle 2020 : Hold up électoral et désillusion de l'électoralisme impénitent

 

Présidentielle 2020 : Agbéyomé va saisir la Cour Constitutionnelle pour la « forme »

« Faure Gnassingbé n’a pas gagné cette élection présidentielle ». C’est que Mgr Kpodzro et son candidat Agbéyomé Kodjo ont encore répété hier au cours d’une conférence à Lomé. Le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) compte saisir la Cour Constitutionnelle pour exiger la vérité des urnes.

Même s’il sait qu’il n’aura pas gain de cause, le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro veut être légaliste tout espérant une « surprise » de la part d’Abdou Assouma et ses collègues de la Cour Constitutionnelle.

« Nous allons saisir la Cour Constitutionnelle pour la forme. Parce que vous savez que les 7 juges qui sont là-bas sont tous de la maison, en commençant par le président Abdou Assouma dont les liens avec le régime des Gnassingbé sont historiques. Donc on va saisir la Cour pour la forme », a-t-il indiqué.

Et de poursuivre : « La foi joue un rôle déterminant dans tout ce nous faisons. Je ne veux pas donner de date. Mais Faure n’ira pas loin. Je suis un homme très optimiste. C’est pourquoi nous allons saisir la Cour Constitutionnelle. Est-ce que vous savez que Abdou Assouma va rencontrer Dieu dans son sommeil pour lui recommander de dire la vérité pour une fois ? Personne n’en sait rien. Mais il y a des surprises dans la vie ».

Au cours de son intervention, le député Agbéyomé n’a pas hésité à lancer un pic aux tenants du régime qui le menacent de se conformer aux résultats proclamés dimanche dernier par la CENI. « Je n’ai posé aucun acte qui soit contraire aux dispositions des lois du pays. Pour l’heure, les résultats de la CENI sont des résultats provisoires. Ils ne s’imposeront à moi que lorsqu’ils seront entérinés par la Cour Constitutionnelle. Nous contestons ces résultats et nous allons déposer un recours », a-t-il déclaré.

Notons qu'une marche pacifique est même prévue ce vendredi à Lomé pour revendiquer la victoire du candidat Agbéyomé Kodjo.

 

 

Présidentielle 2020 : Agbéyomé va saisir la Cour Constitutionnelle pour la « forme »

 

Déperdition des plantes médicinales : La problématique débattue à Lome

Du 18 au 20 février 2020, une trentaine d’acteurs [des tradithérapeutes, des directeurs et coordonnateurs de médecine traditionnelle, des membres du comité d’experts en médecine traditionnelle de l’Organisation ouest africaine de la Santé (OOAS), etc.], se sont réunis à Lomé. Venus de 11 pays de l’espace CEDEAO, ils ont discuté de la problématique de raréfaction des plantes médicinales, matière de base dans la fabrication des produits traditionnels.

Ce rendez-vous de Lomé a rassemblé des participants venus du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger, du Nigeria, du Sénégal et du Togo.

Pr Anne Vovor, représentant le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique du Togo a présidé les cérémonies d’ouverture et de clôture des travaux. Dr Kofi Busia, représentant le Directeur général de l’OOAS y était également présent.

Cette formation des formateurs, motivée par la conservation des plantes médicinales en vue de leur utilisation efficiente, vise à former les participants sur la création de jardins botaniques, la conservation des plantes médicinales. Alors que ces dernières se font rares sous l’action humaine doublée des effets du réchauffement climatique.

Plusieurs travaux et communications ont marqué la rencontre. Ils ont essentiellement porté sur l’état actuel des jardins botaniques, les principales espèces disponibles, le mode de protection et la durabilité, les forces et faiblesses et valeur ajoutée à la promotion de la médecine traditionnelle, etc.

Au cours de la rencontre, les participants ont également réfléchi sur les innovations à opérer dans chaque État, en vue de faire de la CEDEAO une zone de grande naturalité et de sauvegarde de la biodiversité. Ils ont enfin formulé des recommandations à l’endroit de la CEDEAO, de l’OOAS ou encore à l’endroit des tradipraticiens, entre autres.

 

 

Déperdition des plantes médicinales : La problématique débattue à Lome

 

Mgr Kpodzro à Faure Gnassingbé : « Je serai ton cauchemar »

En conférence de presse mardi à Lomé, Mgr Philippe Kpodzro a encore rejeté les résultats provisoires de la présidentielle du 22 février 2020, proclamés dimanche dernier par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

L’homme de Dieu dénonce toujours un hold-up électoral. Malgré son âge avancé, il se dit être prêt à mener le combat pour arracher la victoire du peuple togolais que Faure Gnassingbé et son gouvernement tentent de confisquer une fois encore. « Cette fois-ci, ça ne passera pas. Malgré mon âge, je suis plus jeune que vous ici », a-t-il lancé en souriant. « Non je vais me battre, je vais faire tout pour ramener cette victoire au peuple togolais », a-t-il promis.

L’Archevêque émérite de Lomé compte utiliser tous les moyens dont il dispose pour atteindre son objectif. Il promet de ne plus lâcher Faure Gnassingbé, jusqu’à ce qu’il quitte ce pays.

« Je ne suis rien, mais je compte sur Dieu. Aller dire à Faure Gnassingbé que comme la colle, je me collerai à ses fesses, et je m’accrocherai à ses bottes jusqu’à ce qu’il ne restitue au peuple sa victoire éclatante qu’il tente de voler, je serai son cauchemar, je serai la cause de son insomnie, de son manque d’appétit jusqu’à ce qu’il décide de nous rendre notre victoire », a déclaré Mgr Kpodzro.

Même s'il dit être prêt à lutter pour arracher cette victoire, l’homme de Dieu regrette cette peur qui anime actuellement les Togolais. A l’en croire, s’ils ne se lèvent pas aujourd’hui pour réclamer leur victoire, c’est encore parti pour un demi-siècle de règne des Gnassingbé.

Selon le prélat octogénaire, normalement tout le peuple togolais devrait sortir dans les rues après la proclamation des faux résultats par la CENI. Mais à l’entendre, il n’est pas encore trop tard.

Par ailleurs, Mgr Kpodzro invite tous les Evêques, les Imams et les Togolais en général à descendre dans les rues ce vendredi pour réclamer la victoire de son candidat Agbéyomé Kodjo.

 

 

Mgr Kpodzro à Faure Gnassingbé : « Je serai ton cauchemar »

 

Fraude électorale : Agbéyomé connait « l’arme du crime »

Devant la presse hier à son domicile à Lomé, le candidat Agbéyomé Kodjo de la dynamique Mgr Kpodzro a fait des révélations croustillantes sur comment les résultats de la présidentielle de 2020 ont été truqués par le régime de Faure Gnassingbé.

A en croire le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD), c’est dans un avion que le « crime » a été commis contre le peuple togolais.

« Le pouvoir a envoyé un avion au nord pour récupérer les présidents, notamment de Dankpen, Cinkassé, Dapaong, Mango, Kara, Sotouboua, Sokodé, Bafilo et de Blitta pour les amener à Lomé. Que s’est-il passé dans l’avion pour que le taux de participation soit de 97 et 97% ? Je crois que l’arme du crime se trouve dans l’avion qui a été envoyé aux présidents de CELI au nord », a indiqué Agbéyomé Kodjo.

Et de poursuivre : « Tout cela explique pourquoi la CENI s’est précipitée pour annoncer les résultats. Sinon, les résultats provisoires devraient être proclamés lundi 24 février à 20 heures. Comment est-on arrivé à la proclamation des résultats le dimanche dans la nuit ? »

A l’instar de Mgr Kpodzro, Agbéyomé Kodjo dit également être prêt à lutter pour arracher cette victoire que le régime tente de confisquer. Le natif de Tokpli (dans la préfecture de Yoto) précise qu’il ne craint pas pour sa vie. Il est prêt à aller en prison si cela permettra de libérer le peuple togolais.

« Un leader qui n’est pas prêt à mourir pour une cause n’est pas un leader, moi Dieu m’a beaucoup donné, je peux partir maintenant, ce n’est pas un problème. Mais le peuple sera libéré. Je peux aller à la prison. La prison, je l’ai déjà connue 2 fois, aller pour une 3eme fois, ça ne m’inquiète pas. Cette fois, ça ne passera pas comme avant. Nous n’avons pas d’arme, nous n’avons pas d’argent, mais on Dieu de notre côté et le peuple avec nous. Même en croisant les bras, Faure Gnassingbé et son régime vont tomber, parce que personne ne peut accepter cela. Ils vont tomber. Ils ont pris un plat chaud, ils vont le laisser tomber », a-t-il souligné.

Notons qu’une marche pacifique est prévue ce vendredi à Lomé pour revendiquer la victoire du candidat Agbéyomé Kodjo.

Godfrey Akpa

 

 

Fraude électorale : Agbéyomé connait « l’arme du crime »

 

L’Afrique subs. francophone demeure la locomotive de la croissance africaine

En 2019, pour la sixième année consécutive et la septième fois en huit ans, l’Afrique subsaharienne francophone a globalement réalisé les meilleures performances économiques du continent. La tendance devrait se maintenir en 2020, mais une certaine vigilance s’impose à moyen terme avec le passage de certains pays à l’Eco, dont l’élargissement ne doit se faire dans la précipitation.

Pour la sixième année consécutive et pour la septième fois en huit ans, l’Afrique subsaharienne francophone a affiché les meilleures performances du continent, selon les données fournies par la Banque mondiale dans son rapport « Perspectives économiques mondiales », publié en janvier dernier. Cet ensemble de 22 pays a ainsi enregistré une croissance globale de 4,5 % (4,9 % hors cas très particulier de la Guinée équatoriale), tandis que le reste de l’Afrique subsaharienne enregistrait un taux de 1,9 % *.


Une croissance globale en hausse

La croissance de l’Afrique subsaharienne francophone a donc connu une hausse par rapport à l’année précédente (4,3 %, ou 4,9 % hors Guinée équatoriale). Dans le même temps, l’écart s’est accru avec le reste de l’Afrique subsaharienne (2,0 % en 2018), et dont la croissance avait été quatre fois inférieure en 2016 (0,7 % contre 2,8 %). Cette hausse résulte du redémarrage progressif de l’activité dans certains pays d’Afrique centrale encore très dépendants des hydrocarbures. En zone CFA, qui regroupe 13 des 22 pays francophones (dont la Guinée équatoriale, ancienne colonie espagnole et partiellement francophone), ainsi que la Guinée Bissau (lusophone et ancienne colonie portugaise), la croissance est passée de 4,0 % en 2018 à 4,4 % (ou de 4,9 % à 5,1 %, hors Guinée équatoriale). Une moyenne est à nouveau tirée par l’espace UEMOA, qui continue à être la plus vaste zone de forte croissance du continent (> 6 % par an). Ce léger écart entre la hausse du PIB de l’ensemble de la zone CFA et celle de l’ensemble de l’Afrique subsaharienne francophone, en faveur de cette dernière, s’explique par l’absence de pays dépendants des hydrocarbures en dehors de la zone CFA.

Pour le reste de l’Afrique subsaharienne, la croissance globale demeure notamment affectée par les graves difficultés des trois principales économies de la zone (le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Angola), par la stagnation ou le recul de l’activité dans la majorité des pays d’Afrique australe, en plus de l’Afrique du Sud (en Namibie, en Zambie, au Zimbabwe, au Mozambique et au Swaziland, désormais dénommé Eswatini), ainsi que par les taux de croissance négatifs observés au Liberia (en Afrique de l’Ouest) et au Soudan (en Afrique de l’Est, une région également secouée par les deux conflits les plus meurtriers d’Afrique subsaharienne, proportionnellement à la population locale, en l’occurrence en Somalie et au Soudan du Sud). En 2019, cinq des six pays d’Afrique subsaharienne ayant enregistré une croissance négative se situent en dehors de la partie francophone (et trois sur quatre en 2018).

Au Nigeria, en Afrique du Sud et en Angola, la situation reste très difficile, notamment en raison du déclin progressif de leur très importante production pétrolière (pour le Nigéria et l’Angola, respectivement premier et deuxième producteur d’hydrocarbures d’Afrique subsaharienne), ou aurifère (cas de l’Afrique du Sud, désormais second producteur du continent, après avoir été récemment dépassé par le Ghana). Ces pays ont ainsi respectivement affiché une croissance de 2,0 %, de 0,4 % et une évolution négative de -0,7 %, contre respectivement 1,9 %, 0,8 % et -1,2 % en 2018. Pour l’Afrique du Sud, cette croissance anémique se poursuit depuis plusieurs années, et semble durablement installée selon les prévisions de la Banque mondiale, qui prévoit également de faibles hausses pour les PIB du Nigeria et de l’Angola pour les quelques années à venir, au moins. Le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Angola sont donc des pays en voie d’appauvrissement, puisqu’ils affichent désormais constamment des taux de croissance largement inférieurs à leur croissance démographique (contrairement, donc, aux pays francophones qui leur sont proches). À titre d’exemple, au Nigeria, qui enregistre les taux de croissance le plus élevés parmi ces trois pays, la hausse du PIB n’a été que 1,1 % en moyenne annuelle sur les cinq dernières années (2015-2019), contre une croissance démographique annuelle de 2,6 % en moyenne sur la même période. Par ailleurs le Nigeria et l’Angola ont connu une importante dépréciation de leur monnaie, dont la valeur a baissé d’environ 55 % et 80 %, respectivement, par rapport au dollar depuis novembre 2014. Avec à la clé une forte inflation et le maintien d’une forte dollarisation de leur économie (utilisation du dollar pour une partie importante des transactions, par refus de la monnaie locale considérée comme risquée).

Sur la période 2012-2019, soit huit années, la croissance annuelle de l’Afrique subsaharienne francophone s’est donc établie à 4,4 % en moyenne (5,0 % hors Guinée équatoriale, et 6,4 % pour la zone UEMOA). Ce taux a été de 2,8 % pour le reste de l’Afrique subsaharienne. Sur cette même période, les quatre premières économies de l’Afrique subsaharienne francophone, à savoir la Côte d’Ivoire, la RDC, le Cameroun et le Sénégal, ont respectivement enregistré une croissance annuelle de 8,4 %, de 6,0 %, de 4,7 % et de 5,9 % en moyenne. De leur côté, les quatre premières économies du reste de l’Afrique subsaharienne, à savoir le Nigeria, l’Afrique du Sud, l’Angola et le Kenya, ont respectivement connu une progression annuelle de 2,8 %, de 1,3 %, de 1,7 % et de 5,6 % (croissance tirée par les trois premières années de la période, pour les trois premiers pays).

Une Afrique de l’Ouest francophone particulièrement dynamique

Pour la sixième année consécutive et la septième fois en huit ans, la zone UEMOA (huit pays, dont la lusophone, mais très francophile, Guinée-Bissau) a enregistré une croissance globale supérieure à 6 % (6,4 % en 2019, et 6,6 % un an plus tôt). En 2019, les sept pays francophones de la zone monétaire ont enregistré une croissance supérieure ou égale à 5 %, et cinq d’entre eux ont connu une progression supérieure 6 % (le taux le plus faible, de 5,0%, ayant été enregistré aux Mali, qui pâtit de problèmes sécuritaires affectant une partie de son territoire). La zone UEMOA conforte ainsi son statut de plus vaste zone de forte croissance du continent, et d’important relais de la croissance mondiale.

Hors UEMOA, la Guinée confirme le redémarrage de son économie depuis 2016, avec une hausse de son PIB de 5,9 % (5,8 % en 2018). De son côté, la Mauritanie (située hors zone CFA comme la Guinée), et après avoir affiché d’assez décevantes performances ces dernières années, a enregistré une croissance de 6,4% en 2019, et devrait également connaître une progression d’environ 6 % dans les quelques années à venir. Pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest francophone (Guinée et Mauritanie incluses), la croissance globale a aussi été de 6,4 %.

Le statut de plus vaste zone de forte croissance du continent constitue une réelle performance pour la zone UEMOA, vu que celle-ci n’est pas la plus pauvre du continent, cette place étant occupée par l’Afrique de l’Est. Ainsi, à titre d’exemple, et hors Djibouti (pays francophone), seul un pays d’Afrique de l’Est continentale affichait début 2019 un PIB par habitant dépassant clairement la barre des 1 000 dollars, à savoir le Kenya (1 710 dollars, suivi loin derrière par la Tanzanie, 1 051 dollars). À la même date, deux pays francophones de l’espace UEMOA dépassaient largement ce seuil symbolique, en l’occurrence la Côte d’Ivoire (1 715 dollars) et le Sénégal (1 522 dollars). Et même trois pays pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest francophone, en tenant compte de la Mauritanie, aux importantes richesses minières (et auxquels s’ajoutent, pour toute l’Afrique de l’Ouest continentale, le Nigeria pétrolier et le Ghana, à la production pétrolière grandissante et aujourd’hui premier producteur d’or du continent). Par ailleurs, l’Afrique de l’Est abrite les quatre pays les plus pauvres du continent, à savoir le Soudan du Sud (désormais en dernière position), la Somalie, le Malawi et le Burundi (trois pays anglophones et un francophone, ayant tous un PIB par habitant inférieur à 400 dollars, début 2019, selon les dernières données disponibles).

Avec une croissance 7,3 % en 2019, la Côte d’Ivoire a de nouveau affiché la meilleure performance de l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. Après avoir dépassé le Kenya en 2018 (pays anglophone le plus prospère d’Afrique de l’Est continentale), en matière de richesse par habitant, la Côte d’Ivoire creuse ainsi l’écart avec ce dernier, qui a affiché une croissance de 5,9 % en 2019, et qui devrait également être prochainement dépassé par le Sénégal (dont la hausse du PIB a été de 6,3 %, et qui devrait connaître une progression annuelle de près de 7 % pour les quelques prochaines années, contre une croissance inférieure ou égale à 6,0 % pour le Kenya).

Toujours selon les prévisions de la Banque mondiale, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, pays pauvres en richesses naturelles, devraient également bientôt réaliser une autre importante performance, à savoir celle de dépasser en richesse par habitant des pays très bien dotés en matières premières comme le Nigeria (2028 dollars par habitant, début 2019, et premier producteur de pétrole du continent) et le Ghana (2202 dollars, premier producteur d’or du continent, et en passe de devenir le troisième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne).

Enfin, il convient de noter que la Côte d’Ivoire est parvenue à réaliser le troisième taux de croissance le plus élevé d’Afrique en 2019, après l’Éthiopie (9,0 %) et le Rwanda (8,5 %), et ce, malgré son niveau de richesse déjà assez élevé pour le continent. En effet, l’Éthiopie et Rwanda sont des pays d’Afrique de l’Est faisant partie des pays les plus pauvres du continent, ce qui explique en bonne partie leur taux de croissance élevé. Ainsi, l’Éthiopie (qui était le deuxième pays le moins développé au monde en 2011) et le Rwanda avaient, début 2019, un PIB par habitant inférieur à des pays comme le Mali et le Bénin, qui ne comptent pourtant pas parmi les plus riches d’Afrique de l’Ouest (772 dollars pour l’Éthiopie, 773 dollars pour Rwanda, contre 900 dollars pour le Mali et 901 dollars pour le Bénin).

Par ailleurs, il est utile de rappeler que les performances affichées par le Rwanda doivent continuer à être prises avec la plus grande précaution, et ce, pour les trois raisons suivantes : premièrement, parce que de nombreux experts indépendants remettent régulièrement en cause les taux de croissance officiels affichés par le régime rwandais. Deuxièmement, parce que le Rwanda est depuis 2013 le premier producteur et exportateur mondial de tantale, un élément stratégique obtenu à partir d’un minerai appelé coltan, mais qu’il extrait en bonne partie et en toute illégalité du territoire de la RDC voisine (qui en détient, à elle seule, plus de 60 % des réserves mondiales). Un pillage de type « colonial », dont l’existence n’est plus contestée et qui constitue un cas unique dans le monde d’aujourd’hui. Enfin, troisièmement, parce que le Rwanda est depuis plus de deux décennies l’un des tous premiers pays bénéficiaires des aides publiques au développement dans le monde (alors que le régime répète régulièrement que les pays africains ne doivent compter que sur eux-mêmes…). Ainsi, le pays s’est classé troisième sur le continent en la matière sur la période de cinq années allant de 2013 à 2017, proportionnellement à sa population (selon les données de l’OCDE, et hors pays en guerre, comme le Soudan du Sud, et très petits pays de moins d’un million d’habitants, essentiellement insulaires). Avec une enveloppe annuelle de 1,116 milliard de dollars en moyenne, il n’a été devancé, par habitant, que par le Liberia et la Sierra Leone (deux pays anglophones faisant partie des trois pays le plus pauvres d’Afrique de l’Ouest, avec le Niger). À titre de comparaison, le Burundi voisin et le Bénin, dont la population est à peu près égale à celle du Rwanda, n’ont reçu que 522 et 572 millions de dollars d’aide par année en moyenne. En d’autres termes, le Rwanda a bénéficié de 91 % et de 81 % d’aides par habitant en plus que le Burundi et le Bénin, respectivement. De même, le pays a proportionnellement reçu 116 % d’aides supplémentaires par habitant par rapport à l’Ouganda, son voisin du nord (et huitième pays le pauvre du continent, avec un PIB de 643 dollars, début 2019).

Ces aides massives proviennent principalement des États-Unis et du Royaume-Uni, et s’expliquent par l’alliance stratégique (géopolitique, militaire et financière) scellée entre ces deux puissances et les hauts dignitaires du régime rwandais actuel, alors en exil, à la fin des années 1980. Et suite à laquelle se multiplièrent les attaques terroristes et meurtrières au Rwanda, à partir de l’Ouganda, créant ainsi un climat de peur et paranoïa collective qui mena, hélas, au triste génocide (déclenché le lendemain de l’assassinat simultané de deux présidents, ceux du Rwanda et du Burundi, par le tir d’un missile ayant abattu l’avion qui les transportait. Un double assassinat unique dans l’histoire de l’humanité). Le Rwanda qui demeure, malheureusement, l’une des quatre dictatures les plus totalitaires du continent africain, qui sont au degré « zéro » en matière de liberté d’expression (avec trois autres pays non francophones, à savoir l’Érythrée, l’Égypte, au régime bien plus autoritaire que sous Moubarak, et le Eswatini, dernière monarchie absolue du continent).

Si le niveau raisonnable des cours des matières premières a également eu un impact positif, les bonnes performances de l’Afrique de l’Ouest francophone s’expliquent principalement par les nombreuses réformes mises en œuvre par les pays de la région, aussi bien sur le plan économique qu’en matière de bonne gouvernance. Des plans de diversification ont ainsi été mis en place, comme le « Plan Sénégal émergent » (PSE), ou encore la « Stratégie de croissance accélérée et de développement durable » (SCADD) au Burkina Faso, dont la croissance s’est établie à 6,0 % en 2019 (6,8 % en 2018). Pour ce qui du climat des affaires, certains pays ont réalisé un bon considérable entre les classements Doing Business 2012 et 2020, et notamment le Togo (passé de la 162e à la 97e place), la Côte d’Ivoire (de la 167e place à la 110e place), le Sénégal (de la 154e à la 123e) ou encore le Niger (passé de la 173e à la 132e place, talonnant ainsi le Nigeria, 131e). Pays francophone le moins bien classé d’Afrique de l’Ouest, la Guinée est toutefois passée de la 179e à la 156e place sur la même période.

À titre de comparaison, il convient de savoir, par exemple, que la Nigeria et l’Angola, respectivement première et troisième économie d’Afrique subsaharienne (du fait de leur très importante production pétrolière), se classent à la 131e et à la 177e place, respectivement. Par ailleurs, il est à noter que le dernier classement Doing Business met en évidence une détérioration considérable de climat des affaires en Éthiopie, passée de la 111e à la 159e place entre les années 2012 et 2020. Ce pays, qui peine à développer ses zones rurales et où les répressions policières et les tensions interethniques ont fait plusieurs centaines de morts ces quelques dernières années, est d’ailleurs l’un des pays connaissant les plus fortes tensions sociales sur le continent, avec en particulier l’Afrique du Sud (où l’on compte plus de 15 000 homicides par an). Enfin, il est à noter que plus aucun pays francophone ne figure désormais parmi les six derniers pays de ce classement international, places désormais majoritairement occupées par des pays anglophones (en 2012, cinq des six derniers pays étaient francophones).

Dans un autre registre, il est utile de souligner que la croissance économique de l’Afrique de l’Ouest francophone continue à être globalement deux fois supérieure à sa croissance démographique, pourtant légèrement supérieure à la moyenne subsaharienne. Grâce au cadre plus favorable instauré par les différentes réformes en matière d’économie et de bonne gouvernance, cet essor démographique contribue donc à son tour au dynamisme économique, en permettant notamment au marché intérieur de ces pays d’atteindre une masse critique nécessaire au développement de nombreuses activités économiques. Par ailleurs, la plupart des pays de la région demeurent encore assez faiblement peuplés. À titre d’exemple, la Guinée et le Burkina Faso, légèrement plus étendus que le Royaume-Uni (et non deux à trois fois plus petits comme l’indique la majorité, trompeuse, des cartes en circulation), ne comptent respectivement que 12 et 20 millions d’habitants, contre 67 millions pour le Royaume-Uni.


Une croissance en hausse en Afrique centrale

Grâce, notamment, à l’assouplissement progressif des mesures d’austérité budgétaire dans les pays pétroliers de la zone CEMAC, faisant lui-même suite à la remontée des cours du pétrole observée fin 2017, la croissance globale en Afrique centrale francophone a poursuivi sa hausse pour s’établir à 2,7 % en 2019, contre 2,3 % un an plus tôt (et 0,7 % en 2017). Au Cameroun, qui dispose de l’économie la plus diversifiée de la région, la croissance s’est maintenue à environ 4 % (4,0 %, et 4,1 % en 2018). Avec une hausse annuelle du PIB qui devrait continuer à être au moins deux fois supérieure à celle du Nigeria voisin, le Cameroun devrait lui aussi, prochainement, dépasser ce pays en termes de richesse par habitant, comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal (le PIB par habitant du pays étant de 1 534 dollars début 2019). Pour sa part, la République démocratique du Congo (RDC), située en dehors de la zone CEMAC (et donc du franc CFA), est parvenue à atteindre une croissance de 4,3 % (contre 5,8 % un an plus tôt), ce qui reste toutefois assez décevant pour un pays qui demeure un des plus pauvres du continent (562 dollars par habitant, début 2019).

En zone CEMAC, la variation du PIB est passée de 1,2 % en 2018 à 2,1 % en 2019, Guinée équatoriale incluse (ou de 2,6 % à 3,3 %, hors Guinée équatoriale). Ce pays constitue, en effet, un cas très particulier qu’il convient systématiquement de rappeler, car de nature à fausser l’interprétation des statistiques régionales. Peuplé d'environ un million d’habitants, seulement, ce pays partiellement francophone et ancienne colonie espagnole était subitement devenu l’un des principaux producteurs africains de pétrole à la fin des années 1990, avant de voir rapidement sa production commencer à décliner, au début des années 2010. N’étant pas encore parvenu à diversifier suffisamment son économie, il vient donc d’enregistrer sa cinquième année consécutive de croissance négative en huit ans (-4,3 % en 2019, et une moyenne annuelle fortement négative de -6,6 % sur les cinq dernières années).

Au Gabon, la croissance est passée de 0,8 % en 2018 à 2,9 % en 2019, et devrait de nouveau dépasser la barre des 3,0 % pour les trois prochaines années. Ce qui constitue une performance assez remarquable (mais toutefois insuffisante) pour un pays avant l’un des PIB par habitant les plus élevés du contient (7 952 dollars, devant l’Afrique du Sud, dont la croissance stagne pourtant autour de 1 % chaque année). Ceci s’explique notamment par les efforts réalisés en matière de diversification (Plan stratégique Gabon émergent - PSGE), qui lui permettent d’afficher une croissance hors hydrocarbures supérieure à celle des deux grands et proches pays pétroliers que sont le Nigeria et l’Angola. Sur la période triennale 2016-2018, et selon le FMI (dans son rapport « Perspectives économiques régionales », publié en octobre 2018), la croissance hors hydrocarbures aurait ainsi atteint une moyenne annuelle de 2,4 % au Gabon, contre seulement 0,6 % au Nigeria et 1,3 % en Angola. Sur la même période, la variation totale du PIB s’était établie à 1,1 % pour le Gabon, en moyenne annuelle, contre 0,4 % au Nigéria et -1,3 % en Angola.

Si le Gabon et le Cameroun s’emploient à reformer et à diversifier leur économie (et dans une moindre mesure le Tchad, dont la croissance est passée de 2,6 % à 3,0 %, et devrait remonter au-dessus des 5 % en 2020), force est de constater que pareils efforts n’ont pas encore été réellement entrepris au Congo voisin, qui a enregistré une évolution de son PIB de seulement 2,2 % (contre 1,6 % en 2018), et dont la croissance devrait demeurer assez faible d’ici 2022, au moins. Autre indicateur allant dans ce sens, ce pays, et en dépit de ses nombreux atouts, continue à occuper l’une des dernières places du classement Doing Business, en arrivant 180e sur un total de 190 pays étudiés (et se classant donc, à peu près, au même

niveau que l’Angola, 177e et autre pays pétrolier, ou encore que la RDC, 183e). Néanmoins, et si d’importants efforts restent donc à accomplir, il convient toutefois de saluer les grands efforts réalisés par le pays afin de réduire considérablement une dette publique qui s’établissait à 119 % du PIB début 2017, et qui faisait du Congo le 5e pays le plus endetté du continent (et le premier pays francophone). Grâce, entre autres, à ces efforts, et notamment suite à une ambitieuse politique d’assainissement des finances publiques, le Congo a ainsi vu sa dette baisser spectaculairement à 78 % du PIB début 2020 (soit un niveau inférieur à celui de plusieurs pays d’Europe de l’Ouest), ce qui le classe désormais à la dixième place des pays les plus endettés du continent. Une évolution positive, et qui devrait aider et « encourager » à instaurer un environnement plus favorable à une croissance économique plus forte. Enfin, et toujours en matière d’endettement, il est utile de rappeler que l’Afrique francophone est globalement la partie la moins endettée du continent. Ainsi, et à titre d’exemple, seuls deux pays francophones font partie des dix pays les plus endettés du continent (nombre assez stable depuis plusieurs années). Début 2020, il s’agit de la Mauritanie (9e) et du Congo (ou République du Congo, 10e).


Une croissance stable en Afrique de l’Est francophone

La croissance de cette partie du continent est restée stable à 4,2 % en 2019. Plus grand pays de la région, Madagascar confirme le redémarrage progressif de son économie, entamé en 2016, et semble être enfin sorti d’une longue période de stagnation économique, due à une instabilité politique. Le pays a ainsi enregistré une progression de son PIB de 4,7 % en 2019 (5,1 % en 2018), et devrait de nouveau repasser au-dessus de la barre des 5 % en 2020.

De son côté, Djibouti a connu une forte croissance de 7,2 % en 2019 (contre 5,5 % l’année précédente), réalisant ainsi une progression annuelle de 6,8 % en moyenne sur la période de huit années allant de 2012 à 2019. Ce pays continue à tirer pleinement profit de sa situation géographique stratégique, et est en passe de devenir une plaque tournante du commerce international, grâce notamment à des investissements massifs en provenance de Chine. Pourtant, seule une dizaine d’entreprises françaises sont implantées dans ce pays, avec lequel la compagnie aérienne Air France n’assure qu’un seul vol hebdomadaire direct avec Paris. Contraste saisissant avec les sept vols directs assurés par Turkish Airlines en direction d’Istanbul, ou encore avec les trois liaisons assurées par le groupe Emirates vers Dubaï.

Cette très faible présence économique de la France à Djibouti, tout comme en RDC, premier pays francophone du monde et où l’hexagone ne pèse que pour environ 3 % du commerce extérieur (contre environ 30 % pour la Chine, importations et exportations confondues), en dit long sur la méconnaissance dont souffrent nombre d’acteurs économiques tricolores au sujet du monde francophone, et ce, … au plus grand bénéfice d’autres puissances.

Enfin, le Burundi (1,8 %) et les Comores (1,7 %) continuent à afficher les moins bonnes performances de la région (la croissance devant toutefois rebondir à près de 5 %, en 2020, pour les Comores), tandis que Maurice et les Seychelles maintiennent une croissance honorable compte tenu de leur niveau de développement, déjà assez élevé (quasi stable à 3,9 % pour le premier, et en baisse à 3,5 % pour le second).

Un dynamisme global qui devrait se maintenir en 2020

Même s’il convient toujours de demeurer prudent au sujet des prévisions faites en cours d’année pour les pays en développement, l’Afrique francophone subsaharienne devrait une nouvelle fois être la partie la plus dynamique du continent en 2020.

Les pays de la zone CFA, telle que définie fin de 2019 (soit 13 des 22 pays francophones subsahariens et la Guinée Bissau, et auxquels l’ont peut aussi rajouter les Comores, dont la monnaie est également arrimée à l’euro), devraient continuer à bénéficier d’un euro assez bon marché, compte tenu de la baisse importante de la croissance allemande et des menaces qui pèsent sur elle pour l’année à venir. D’ailleurs, l’Allemagne, première puissance exportatrice d’Europe, et qui a historiquement toujours été en faveur d’un euro fort, au risque de pénaliser les pays de la zone CFA dont la monnaie y est arrimée (et de nuire ainsi, doublement, aux intérêts de la France), n’a aujourd’hui d’autre choix que de maintenir l’euro à un niveau raisonnable. Et ce, d’une part car son économie souffre de la baisse de la croissance chinoise, accentuée par la crise liée au coronavirus (désormais nommé Covid-19), et d’autre part, parce qu’elle devrait aussi être prochainement pénalisée par l’accord commercial signé récemment entre les États-Unis et la Chine, et selon lequel celle-ci s’engage à importer pour 200 milliards de dollars de produits et services américains supplémentaires au cours des deux prochaines années (au détriment donc, probablement, d’un certain nombre de produits et de services allemands).

Par ailleurs, et compte tenu du contexte international, le prix des hydrocarbures devrait également se maintenir à un niveau raisonnable pour les pays importateurs de pétrole et de gaz, et soutenir ainsi la croissance de la majorité des pays francophones, assez pauvre en richesses naturelles (et par conséquent, assez peu exposée au ralentissement de l’économie chinoise, aux importants besoins en matières premières).

Un élargissement de l’Eco à entreprendre avec rationalité et sans précipitation

Pour revenir aux pays de la zone CFA, et bien que le taux de change fixe par rapport à l’euro n’ait objectivement pas entravé le développement économique des pays concernés ces dernières années (l’Afrique francophone étant la partie la plus dynamique du continent, et en particulier la zone UEMOA), l’arrimage à l’euro, ou à toute autre monnaie étrangère, constitue toutefois une menace potentielle pour les économies de la zone (comme pour tous les autres pays dans le monde à être dans le même cas, à l’instar du Cap Vert, membre de la CEDEAO situé au large du Sénégal, et dont le cours de la monnaie est également fixe par rapport à l’euro). La volonté réaffirmée des pays de l’espace UEMOA, qui ont récemment décidé d’abandonner le franc CFA pour passer à l’Eco, de parvenir à terme à une monnaie commune à taux de change flexible, et dont le cours serait, par exemple, basé sur un panier de devises (en particulier l’euro, le dollar et le yuan chinois), constitue donc une nouvelle rassurante pour l’avenir des pays de la région. De même, le caractère progressif de cette transition et à saluer, car de nature à ne pas provoquer de fuite brutale de capitaux et à ne pas déstabiliser cette zone qui est la plus dynamique du continent.

Ceci est d’ailleurs l’occasion de rappeler, et comme le savent tous les experts en la matière, que la décision qui avait été prise par les pays de la CEDEAO d’instaurer dès l’année 2020 une monnaie unique à l’ensemble des pays de la zone, francophones, anglophones et lusophones, n’a bien évidemment aucune chance d’être respectée. Et ce, pour la simple raison qu’aucun des pays de la région, à l’exception du Togo, ne respecte les critères de convergence. Et en particulier les pays anglophones (+ le Cap Vert) qui ne sont pas habitués, à l’inverse de leurs voisins francophones de l’UEMOA, aux principes de discipline budgétaire et monétaire qu’impose l’adoption d’une monnaie unique. Par conséquent, les pays de la CEDEAO se réuniront une nouvelle fois, au cours de l’année 2020, pour annoncer un énième report de quelques années de la création de cette monnaie ouest-africaine, comme ils l’ont déjà fait à plusieurs reprises au cours des dernières décennies (le Nigeria vient d’ailleurs de demander ce report, le 10 février dernier).

L’attitude de certains commentateurs et responsables politiques de la région, faisant croire que la non adoption d’une monnaie unique pour l’ensemble de la zone dès 2020 résulterait d’un « court-circuitage » de la France, relève donc d’une habitude, tristement bien enracinée chez certains, de rejeter systématiquement sur autrui la responsabilité de leurs échecs, plutôt que sur eux-mêmes. Dans le même registre, il est intéressant de noter que la plupart des détracteurs les plus médiatiques du franc CFA considèrent aujourd’hui que la fin de l’obligation historique de centraliser en France 50 % des réserves en devises des pays de la zone UEMOA, n’est qu’un détail sans grande importance par rapport à la question du maintien - provisoire - d’un taux de change fixe pour l’eco vis-à-vis de l’euro (comme avec le franc CFA). Or, ces mêmes personnes considéraient il y a encore quelques mois que ce dépôt obligatoire de la moitié des devises constituait l’aspect le plus inacceptable du franc CFA, étant même présenté comme un symbole du soi-disant pillage des ressources financières de ces pays africains. Ce changement soudain d’attitude sur cette question (qui n’a, en réalité, et en tenant compte de l’ensemble des paramètres, toujours été qu’un détail technique, sans incidence sur le développement des pays de la zone, notamment parce que tous les pays du monde mettent toujours de côté une partie importante de leurs réserves en devises) est assez révélateur du manque cruel d’objectivité de certaines personnes, qui profitent, hélas, de leur accès aux médias pour manipuler les masses.

Puisque la volonté d’aller vers une monnaie commune partagée par le plus grand nombre de pays d’Afrique de l’Ouest semble être assez largement répandue auprès des opinions publiques, les pays francophones de la zone UEMOA devraient alors bien se garder de faire preuve de précipitation en la matière, et privilégier une approche purement rationnelle, et non « affective ». Et ce, surtout lorsqu’il s’agira d’examiner une éventuelle adhésion du Nigeria, dont le poids démographique, d’une part, et les graves difficultés économiques, d’autre part, constituent une menace réelle pour les intérêts de l’ensemble des pays de la région, qu’ils soient francophones, lusophones ou anglophones (comme le Ghana, par exemple). En effet, et bien qu’en voie d’appauvrissement, le Nigeria continuera toute de même à peser assez lourdement en Afrique de l’Ouest du fait de son poids démographique (et, in fine, économique). Une adhésion de sa part à une monnaie ouest-africaine représenterait ainsi une grave menace pour la souveraineté de l’ensemble des pays de la région, qui n’auraient pas vraiment leur mot à dire sur la gestion de cette monnaie supranationale. La fermeture récente des frontières du Nigeria aux marchandises venant des pays frontaliers de la CEDEAO, sans concertation préalable et en dehors des règles mêmes de l’organisation, est d’ailleurs assez révélatrice de ce que pourrait être l’attitude du pays dans le cadre de la gestion d’une monnaie commune ouest-africaine (qui aurait probablement pour principal objectif de servir avant tout les intérêts du Nigeria).

À cela, s’ajoutent donc les graves difficultés structurelles auxquelles fait face le Nigeria, qui connait une croissance économique très faible depuis plusieurs années (largement inférieure à sa croissance démographique, contrairement aux pays francophones frontaliers), une inflation assez forte (11,7 % en moyenne annuelle sur les sept années de la période 2012-2018, soit à peu près comme le Ghana, 12,9 %, mais très largement au-dessus de la Côte d’Ivoire ou du Sénégal, respectivement 1,1 % et 0,5 %), une monnaie ayant perdu plus de 50 % de sa valeur face au dollar depuis 2014 (et plus de 99 % de sa valeur depuis sa création en 1973, lorsque la livre sterling valait 2 nairas, contre 474 au 15 février 2020), et dont 95 % environ des exportations reposent encore sur le pétrole et le gaz (le pays n’étant toujours pas parvenu à mettre en place un tissu industriel capable de le sortir de sa dépendance aux hydrocarbures, en en diversifiant les exportations).

L’intégration d’une économie en aussi mauvaise santé et en déclin comme celle du Nigeria à une monnaie ouest-africaine est incontestablement de nature à déstabiliser profondément les économies de tous les autres pays qui partageraient la même monnaie, à travers une importante perte de valeur de celle-ci, accompagnée, de surcroît, d’une politique monétaire plus adaptée à un pays en crise (le Nigeria, par son poids démographique et donc économique, dictant l’essentiel de cette politique), et ne correspondant donc pas aux besoins des pays dynamiques de la région. À commencer par ceux de l’UEMOA, plus vaste zone de forte croissance du continent, qui verraient ainsi leur dynamisme baisser significativement et assez rapidement.

Par ailleurs, et dans un autre registre, indépendant de la question d’une éventuelle monnaie régionale, il convient de souligner que le déclin de l’économie nigériane est de nature, à terme, à accroître considérablement l’émigration de Nigérians, en quête d’une vie meilleure, vers des pays d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, et en particulier vers le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Ghana. Ces pays doivent donc se préparer à faire face à ce qui pourrait être un véritable choc migratoire, compte tenu de la population du Nigeria, et notamment les pays de la CEDEAO dont les règles prévoient la liberté de circulation et de résidence pour les ressortissants des pays membres. Des règles qu’il faudra peut-être songer à revoir en fonction des intérêts des autres pays de la région, francophones et anglophones.

Enfin, et pour revenir à la question d’une monnaie commune, il est utile de rappeler que l’argument selon lequel une monnaie ouest-africaine permettrait de stimuler les échanges commerciaux entre les pays de la région, est un argument erroné qui ne correspond pas à la réalité des choses (et qui rappelle, d’ailleurs, une certaine propagande ayant précédé la création de l’Euro, pour une partie des pays de l’Union européenne. Une monnaie à laquelle n’auraient, d’ailleurs, probablement jamais accepté d’adhérer des pays comme la France et l’Italie si l’Allemagne comptait 600 millions d’habitants…). À titre d’exemple, les échanges entre les pays francophones de la zone UEMOA n’ont que très marginalement bénéficié de l’existence d’une monnaie commune à ces pays, et demeurent même encore globalement très faibles. Autre exemple intéressant, la part de la zone euro dans le commerce extérieur de la France a baissé depuis la mise en place de la monnaie unique, suite à une augmentation plus importante des échanges entre la France et le reste du monde qu’avec les pays de la zone euro. Ce qui permet, d’ailleurs, de constater que les flux commerciaux entre la France et les autres pays de la zone monétaire étaient déjà très importants avant la création de la monnaie unique… Ainsi, la hausse des échanges entre pays ne dépend pas de l’existence d’une même monnaie, mais simplement de la capacité des pays à exporter des produits, à travers la mise en place préalable d’un environnement favorable pour y parvenir (cadres juridique, réglementaire et fiscal, infrastructures, formation, accords commerciaux, et en s’appuyant, dans le cas de certaines industries nécessitant de lourds investissements, sur un marché assez important… comme le sont déjà ceux de l’UEMOA et de la CEDEAO).


* Faute de données disponibles, les estimations relatives aux taux de croissance de l'Érythrée, du Soudan du Sud, de Sao Tomé-et-Principe et de la République centrafricaine sont tirées du dernier rapport « Perspectives économiques régionales » du FMI (octobre 2019).

Par ailleurs, et ayant la particularité d’être à la fois francophones et anglophones (pour avoir connu dans le passé une double présence française et britannique, successivement), Maurice et les Seychelles sont comptabilisés deux fois, aussi bien pour le calcul de la croissance globale de l’Afrique subsaharienne francophone que pour le calcul de la croissance de l’Afrique subsaharienne non francophone. Ce qui n’a, toutefois, aucune incidence sur ces mêmes taux de croissance (arrondis à une décimale), compte tenu du faible poids économique de ces deux pays par rapport aux deux ensembles cités.

 

 

L’Afrique subs. francophone demeure la locomotive de la croissance africaine

 

Coronavirus/Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus : « Nous travaillons dur pour préparer les pays africains à l’arrivée potentielle du virus »

Le Coronavirus (COVID-19) pourrait causer une catastrophe sur le continent noir, vu qu’il dispose un système sanitaire très fragile et peu développé. C’est ce qu’a indiqué samedi le Directeur Général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

« Les signes croissants de transmission en dehors de la Chine (d’où est partie la maladie) montrent que la fenêtre d’opportunité que nous avons pour contenir ce virus se rétrécit. Nous appelons tous les pays à investir d’urgence dans la préparation », a-t-il révélé. Et d’ajouter : « Notre plus grande préoccupation reste le potentiel de propagation de COVID-19 dans les pays où les systèmes de santé sont plus faibles. Nous travaillons dur pour préparer les pays africains à l’arrivée potentielle du virus ».

75.569 cas de contamination dont 2.239 décès en Chine, c’est le bilan dressé par l’OMS. Pour le Directeur général de cette organisation, ces chiffres montrent une baisse de la contamination en Chine. « C’est une bonne nouvelle, mais elle doit être interprétée avec beaucoup de prudence. Il est beaucoup trop tôt pour faire des prédictions sur cette épidémie », a-t-il fait savoir.

Plusieurs pays africains ont analysé des cas suspects qui se sont révélés négatifs. Seul l’Egypte a confirmé un cas. Outre la Chine, 1.200 cas dans 26 pays avec 8 décès ont été recensés. « Avec chaque jour qui passe, nous en savons un peu plus sur ce virus et la maladie qu’il provoque », a indiqué Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus qui s’inquiète de l’augmentation des cas en Irlande (18 cas et 4 décès), en Corée du Sud et en Italie.

13 pays prioritaires sont identifiés en Afrique par l’OMS en raison de leurs liens avec la Chine. Les populations de ces pays voyagent beaucoup en Chine et sont exposées au COVID-19. Beaucoup de pays africains sont aujourd’hui en mesure de faire des tests sur le virus, grâce aux matériels à eux fournis par l’OMS.

Plus de 30.000 ensembles d’équipements de protection individuelle dans plusieurs pays d’Afrique sont expédiés par l’OMS qui est également prête à expédier près de 60.000 ensembles supplémentaires dans 19 pays au cours des prochaines semaines.

 

 

Coronavirus/Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus : « Nous travaillons dur pour préparer les pays africains à l’arrivée potentielle du virus »

 

ZLECA : Le président ghanéen prêt pour l’opérationnalisation dès mars prochain

Le Ghana, choisi pour abriter le siège de la ZLECA (Zone de Libre-échange continentale africaine), dit être prêt pour l’opérationnalisation « d’ici le 31 mars 2020 ».

Devant le Parlement, lors de son discours sur l’État de la nation, Nana Akufo-Addo, le président du Ghana, a déclaré que l’exécutif ghanéen et la Commission de l’UA s’activent « pour assurer un processus rapide et efficace de création d’un secrétariat permanent pour la ZLECA à Accra d’ici le 31 mars 2020 ».

Les préparatifs, à en croire le président ghanéen, ont déjà englouti un investissement de 3 millions de dollars.

Nana Akufo-Addo a souligné que le continent présente « une excellente opportunité, car aujourd’hui, lorsque nous examinons le commerce intra-pays en Afrique, je comprends qu’il est inférieur à 25% ».

« Alors oui, nous ne pourrons peut-être pas lutter contre les gros canons, mais nous pouvons nous créer des opportunités en favorisant plus de commerce dans la région », a précisé le président du ghanéen.

Projet phare de l’Union africaine, la ZLECA a été lancé en juillet 2019, lors du sommet de l’UA à Niamey (Niger). Cette initiative de l’UA devrait constituer « le plus grand espace commercial au monde ».

Ces principaux objectifs sont, entre autres, de créer un marché continental unique pour les biens et services, permettre la libre circulation des hommes d’affaires.

 

 

ZLECA : Le président ghanéen prêt pour l’opérationnalisation dès mars prochain

 

Mobilisation du Peuple Togolais pour la Troisième Voie : L’Indispensable Transition

RCDTI et CVU-Togo Diaspora
Source : CVU-Togo-Diaspora

Communiqué conjoint du 25 février2020 adressé au peuple togolais

Réseau de la Coordination de la Diaspora Togolaise Independante (RCDTI) et Collectif pour la Vérité des Urnes -Togo- Diaspora (CVU-Togo-Diaspora)

Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra

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Au Togo, l’élection présidentielle du 22 février 2020 s’est déroulée dans un climat de rapport de force asymétrique.

1. Proclamation Unilatérale par un Système Autocratique : Quelle Légalité ?

L’un des sept (7) candidats à la présidence de la République, Faure Gnassingbé, le Président sortant, utilisait les moyens de l’Etat, notamment l’armée et les autres se contentaient de gérer le peu d’argent mis à leur disposition pour la campagne. Sans convergence de vue, il était difficile pour une opposition institutionnelle qui a choisi d’aller à des élections dont les règles principales de base sont faussées et ne correspondent pas à ce que le Peuple togolais souhaitait à savoir : procéder aux réformes électorales avant d’aller à cette élection ou tout au moins, ne pas aller à des élections illégales avec une cour constitutionnelle anticonstitutionnelle et un fichier excluant une partie importante des citoyens tout particulièrement ceux de la Diaspora.

Mais, l’opposition qui a choisi d’aller à cette élection a peut-être oublié que le pouvoir en place a clairement indiqué que le comptage ne s’effectuera pas « bureau de vote par bureau de vote ». Accentuant le caractère asymétrique et anti-démocratique du scrutin, le pouvoir RPT/UNIR a retiré à la dernière minute, sans concertation en invoquant comme justificatif, une éventuelle ingérence étrangère, l’accréditation pour observer cette élection présidentielle à plusieurs organisations. Il s’agit principalement de l’Union européenne, le « National Development Institute » des Etats-Unis, la Concertation Nationale de la Société Civile (CNSC) ou encore la Conférence épiscopale des Evêques du Togo. Cette attitude est conforme aux décisions et agissements d’un pays autocratique.

Sur cette base, il y a lieu de constater que la légalité, selon le pouvoir togolais, est celle voulue et imposée de force par l’autocrate et ses institutions anticonstitutionnelles. Ainsi il revient à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de proclamer officiellement les résultats provisoires. Mais le jeu de va et vient, opéré dans l’opacité la plus totale entre celle-ci, le Ministre de l’Administration du Territoire de la décentralisation et des collectivités locales et la Cour constitutionnelle, est de nature à entacher d’irrégularité la proclamation des résultats définitifs. Dans de telles conditions, les résultats définitifs ne doivent, au mieux, ne jamais intervenir, au pire être annulés par tous les moyens légaux, à moins que dans les réajustements des rapports de force, l’imprévu ne vienne changer les plans de Faure Gnassingbé, touché dans son intimité familiale.

2. Rejeter les Résultats Bureau de Vote par Bureau de Vote : Une Contrevérité des Urnes

Selon la CENI donc, le candidat-président Faure Gnassingbé de l’Union pour la République aurait été élu au 1er tour avec 72,36 % des suffrages, soit 1 938 889 voix sur les 2 769 286 votants. Le candidat Messan Kodjo Agbéyomé du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD aurait recueilli 18,37 % des suffrages, Jean-Pierre Fabre de l’Alliance nationale pour le Changement 4,35 %, le Professeur Aimé Gogué 2,38 %, M. Wolou Komi 1,14 %, M. Georges Kouessan 0,77 % et M. Tchassona Traoré 0,63 %1.

Il est impossible pour la CENI de prouver la véracité de ses affirmations dès lors qu’il est question de procéder à des vérifications entre les procès-verbaux « électroniques » et les procès-verbaux physiques qui sont issus des bureaux de vote. Il y a donc lieu de déposer un recours devant la Cour Constitutionnelle illégale et anticonstitutionnelle pour qu’elle puisse constater elle-même son illégalité. Il va de soi que nul n’est tenu d’attendre la décision d’une Cour constitutionnelle illégale pour déposer en urgence, si possible, un recours juridique devant les juridictions de la CEDEAO et de l’Union africaine. Il s’agira de demander l’annulation des élections pour de nombreux manquements au Togo quant aux règles électorales en vigueur dans les pays démocratiques.

Il suffit de rappeler entre autres les nombreux dysfonctionnements du système du Vote au Togo. En principe, sur la base des comptages au niveau des bureaux de vote, les procès-verbaux sont envoyés du bureau de vote à la CELI. Il va de soi que si les présidents des bureaux de vote sont payés directement par le pouvoir en place, la neutralité risque de ne plus être garantie. Entre la CELI et la CENI qui doit centraliser tous les procès-verbaux électroniques et physiques, seules des personnes dépendantes de Faure Gnassingbé sont habilitées à gérer les transferts des documents. Là encore, la neutralité n’est pas garantie. Il n’y a pas de vérification des procès-verbaux physiques, encore moins des bulletins versés dans les urnes. La CENI se contente de vérifier des procès-verbaux électroniques, sauf en cas de contestations. Il y a là manifestement une volonté préméditée d’organiser la contre-vérité des urnes au Togo, ce par les plus hautes autorités de l’Etat et du gouvernement.

Le problème est que l’appareil de direction du RPT/UNIR a les moyens de convaincre les membres de la CENI avec des sommes que « radio trottoir » estime varier entre 5 et 15 millions FCFA (7 200 et 21 500 Euros).

La France et les autres pays du Groupe des cinq (G5) vont-t-ils, une nouvelle fois, prendre acte sans émettre la moindre remarque, de tous ces dysfonctionnements électoraux qui se déroulent au grand jour et sans retenue, sous les yeux de leurs représentants accrédités au Togo ? Le Togo ne doit pas renouveler l’expérience de la France et des Nations Unies en Côte d’Ivoire avec une crise politique qui s’en est suivie lors de l’élection présidentielle de 2010, en refusant le recomptage des bulletins de vote physique et non électronique, ce bureau de vote par bureau de vote. La vérité des urnes est à ce prix même si un faisceau d’indices et des déclarations de certains ministres de Faure Gnassingbé laissent à penser que le pouvoir en place n’est pas disposé à respecter la vérité des urnes. Alors, le G5 va-t-il prendre acte de la contrevérité de urnes ?

3. Les Probabilités Incroyables mais Vraies : Un Quatrième Mandat de Trop

Ce que d’aucuns croyaient improbable, est désormais pour la énième fois, consommé. À savoir : l’annonce de résultats de l’élection présidentielle sans lien réel – et vérifiable de manière contradictoire comme il sied dans les pays démocratiques, par les délégués et représentants de tous les candidats -, avec les preuves physiques des bulletins dans les urnes ou les procès-verbaux physiques. Soit dans les faits, un véritable système de la contre-vérité des urnes.

En effet, les procès-verbaux sont signés en blanc par les Présidents des CELI et de la CENI, qui sont pourtant des magistrats assermentés. Comment un magistrat peut-il accepter de signer un procès verbal non rempli, sans faillir aux règles d’éthique, de droit et de déontologie qui s’imposent à sa profession ? Pourtant ces signatures ont eu lieu et il y a des témoins qui pourront en témoigner avec des vidéos à l’appui, au moment opportun devant les juridictions compétentes.

Il arrive même que des Présidents de CELI reçoivent l’injonction de se déplacer à Lomé pour remplir ensuite les Procès-verbaux à Lomé au siège de la CENI. Ainsi, outre le fait que les CELI et la CENI ne sont pas crédibles, il faut, de fait, constater qu’il n’y a également personne pour auditer ou contrôler de manière contradictoire tout ce processus, ni à priori, ni à postériori. Faut-il rappeler que lors de l’élection présidentielle de 2015, un expert malien nommé par la CEDEAO en la personne du Général Siaka Toumani Sangaré, pour pallier aux insuffisances du gouvernement RPT/UNIR à son incapacité à conduire un processus électoral crédible, a voulu aller récupérer lui-même auprès des CELI les preuves de l’existence physique des procès-verbaux et des bulletins censés être dans des urnes scellées et les ramener à Lomé pour tenter d’assurer la fiabilité du dépouillement. Or cette opération, censée apporter la transparence du scrutin, s’est soldée par un échec cuisant. Les militaires, dans un excès de zèle ou tout simplement en mission commandée, l’ont obligé à proclamer les résultats. De ce fait en 2020, comme ce fut déjà le cas en 2015, aucun des résultats issus des CELI et de la CENI ne sont fiables et donc susceptibles de s’imposer au Peuple togolais.

Il faut savoir partir à temps. A vouloir forcer le destin, il se peut que le destin soit moins facile à manipuler lorsqu’on insulte tout un Peuple qui ne doute pas de la justice immanente. On ne peut pas forcer Faure Gnassingbé à suspendre son 4e mandat illégitime et anticonstitutionnel. Mais, le Peuple peut, s’il le décide collectivement, opter pour la désobéissance civile et obtenir in fine ce départ précipité de celui qui s’est imposé à la tête de l’Etat togolais par la violence et le non-droit.

4. Quatrième Président Togolais Légitime contre 4e Mandat Illégitime de Faure Gnassingbé

Alors, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA souhaitent rappeler que les estimations sorties des urnes et collectées par les membres fiables de l’opposition et de la société civile ont aussi une base légale. Par ailleurs les coupures de l’internet et des communications lors du processus de transfert des résultats des urnes et les procès-verbaux vers les CELI et CENI, ont vicié le déroulement du scrutin et constituent des moyens de preuve de nature à faire accepter devant un tribunal, les résultats au moins partiels, collectés par chacun des membres des six partis qui ont participé à l’élection malgré les nombreuses mises en garde sur l’iniquité du scrutin, qui leur ont été adressées de tous horizons, dont RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA. Sauf si ces membres ont été « achetés » et se contentent du statu quo aux dépens de la volonté du Peuple togolais.

Mais au demeurant, Gilchrist Olympio, Bob Akitani, Jean-Pierre Fabre et maintenant Agbéyomé Kodjo ont gagné l’élection présidentielle sur la base des preuves physiques. Mais n’ayant pas un rapport de force favorable, car ayant sous-estimé la volonté et la capacité de nuisance anti-démocratique de l’armée togolaise, préférant depuis 54 ans défendre les intérêts d’un clan, au détriment de l’intérêt général du Peuple togolais, les quatre « présidents présumés » du Togo n’ont jamais pu exercer la délégation de pouvoir que le Peuple togolais leur a remis dans les urnes.

En effet, il y avait chaque fois un usurpateur de la vérité des urnes, appartenant toujours à la même famille et au même clan. Le nom est connu de toutes les Togolaises et de tous les Togolais.

5. Recommandations de RCDTI et CVU-Togo-Diaspora : L’Alternative de la Troisième Voie

Aucune femme togolaise ne doit « donner satisfaction » à un seul militaire togolais qui trahit le Peuple togolais dont il est issu.

Aussi, RCDTI ET CVU-TOGO-DIASPORA recommandent au Peuple togolais :

5.1- de se mobiliser pour mener une lutte multiforme tant sur un plan juridique que du côté de la désobéissance civile à laquelle l’autorise, sinon l’y invite, la Constitution du Togo ; une manifestation du Peuple togolais doit avoir lieu conformément à la Loi fondamentale togolaise pour rejeter la contre-vérité des urnes et le recomptage manuel des bulletins de vote physique ;

5.2- d’accepter que des structures indépendantes déposent, au plan juridique, des recours contentieux, notamment un recours auprès de la Cour constitutionnelle togolaise pour constater son anti-constitutionnalité, et en concomitance, un recours en urgence devant la Cour de Justice de la CEDEAO et devant les juridictions de l’Union africaine, notamment la commission et la Cour africaine des Droits de l’Homme et des Peuples pour faire annuler ces élections entachées d’innombrables irrégularités afin de faire fermer une Cour Constitutionnelle anticonstitutionnelle qui, de ce fait, n’a aucune autorité pour proclamer des résultats définitifs ; la suspension des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 22 février 2020 doit être exigée par le Peuple togolais ;

5.3- d’organiser toutes les associations qui pourront se présenter comme « partie civile » afin de faire constater l’impunité des nombreux crimes de sang, de crimes économiques, des fraudes électorales et des abus divers et surtout le bafouement systématique de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ; la justice africaine doit pouvoir enfin défendre le droit des victimes de l’Etat togolais, mettre fin à l’impunité, sanctionner la responsabilité des décideurs et les élites à tête du Togo, et exiger des réparations ;

5.4- de demander à chaque citoyenne et citoyen togolais de retrouver sa culture de combat pour sa dignité en contribuant à partir de 10 euros ou l’équivalent en Franc CFA (7 000 FCFA) au financement de tous ces recours. Les avocats choisis seront des avocats panafricains et maîtrisant la problématique de la lutte asymétrique au Togo ; il importe de suivre les instructions en allant à l’adresse électronique suivante : https://cvu-togo-diaspora.org/2020/02/13/mobilisation-du-peuple-togolais-pour-des-recours-juridiques-violation-de-la-charte-africaine-des-droits-de-lhomme-et-des-peuples/17408 ;

5.5- de ne pas céder aux intimidations, car toutes victoires basées sur l’anti-constitutionnalité des institutions et sur la fraude massive électronique obligent tous juges sérieux à procéder à des comparaisons entre les procès-verbaux physiques et ceux « électroniques » qui ne reposent sur aucune preuve tangible ; le Peuple togolais doit exiger la comparaison entre les bulletins de vote physique, les procès-verbaux physiques d’une part, et les mêmes électroniques qui ne reposent sur aucun fondement tangible, mais proclamés de manière provisoire par la CENI ;

5.6- de demander aux pays constituant la Communauté internationale ayant une représentation au Togo, notamment les membres décisionnels du G5 (Allemagne, Etats-Unis, France, Union européenne, Nations Unies) de ne pas prendre acte comme par le passé des résultats du scrutin du 22 février 2020, proclamés unilatéralement, mais de faire preuve d’un peu d’humanisme et d’exigence de vérité en sollicitant des preuves concrètes de la part du Gouvernement, de la CENI et de la Cour constitutionnelle sur le lien de causalité évident et vérifiable entre les procès-verbaux électroniques et les procès-verbaux physiques (écrits) ; Le G5 gagnerait à ne pas aligner ses positions sur des affirmations sans preuves du Gouvernement togolais ;

5.7- se de rendre à l’évidence qu’au niveau de la CENI, même pour des résultats provisoires, dans de très nombreux cas il y a eu des bourrages d’urnes, une comptabilisation de procès-verbaux fictifs et non vérifiables et un refus de confronter les résultats proclamés avec ceux compilés par des sources indépendantes ; de ce fait, les résultats définitifs sont entachés d’irrégularités flagrantes et ne doivent pas être proclamés par une Cour constitutionnelle anti-constitutionnelle ;

5.8- de constater que les termes de référence des missions d’observations de la CEDEAO et de l’Union africaine se sont limités à produire un rapport sur le climat dans lequel s’est opéré l’élection présidentielle. En aucun cas, il n’a été demandé au Chef de mission des observateurs de l’Union africaine, M. Hery Rajaonarimanpianina, ancien Président de Madagascar, d’observer et de vérifier la fiabilité du processus de comptage, ni le caractère régulier et légal du transfert des procès-verbaux et des bulletins de vote, des bureaux de vote vers les CELI et la CENI, encore moins de s’assurer de la véracité des résultats proclamés. A ce titre, il est permis de s’interroger : si les élections qu’il organisait à Madagascar se passaient comme au Togo, cela permettrait de comprendre pourquoi il a été balayé par la transparence et la vérité des urnes dans son pays ; le Chef de mission de l’Union africaine a certainement plus observé la probabilité d’être payé par la contribution du Togo à l’Union africaine que le niveau d’auto-amnésie dont il a fait preuve, ce de manière indépendante, dans le processus de proclamation de résultats électoraux ;

5.9- de demander à tous les responsables de partis politiques qui ont refusé de participer à cette élection, du fait de l’absence de garantie de transparence du scrutin, de s’organiser dans une démarche collective et inclusive sur le terrain pour l’avènement de la Troisième voie. RCDTI et CVU TOGO-DIASPORA qui dans cette perspective ont commencé un travail déjà bien avancé sur ce chantier, regroupant les personnalités indépendantes de Faure Gnassingbé et de son système, sont disponibles pour apporter une contribution constructive et décisive sur l’avenir de Togo ;

5.10- de demander à tous les responsables de partis politiques qui ont choisi d’aller à cette élection présidentielle, malgré les multiples mises en garde de tous horizons quant à l’iniquité du scrutin, de repenser leur stratégie pour au mieux déposer les recours contentieux suggérés plus haut. À défaut, ils peuvent contribuer à l’aboutissement des recours déjà entrepris par RCDTI et CVU-TOGO DIASPORA, en fournissant les preuves tangibles dont ils disposent et décident d’apporter le budget d’accompagnement qui sied (voir la recommandation 4 plus haut). Mais, ceux qui légitiment le maintien de Faure Gnassingbé et contribuent à diviser le mouvement de l’alternance politique ne pourront pas faire partie de la « Troisième voie » ;

5.11- Rappelons tout de même que l’article 7 de cette Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuple stipule que « toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue », notamment le droit de saisir les juridictions, le droit à la présomption d’innocence, le droit à la défense, et le droit d’être jugé dans un délai raisonnable par une juridiction impartiale ».

5.12- Ne pas tenter de faire invalider cette élection présidentielle togolaise pour offrir une transition telle que demandée par le Peuple togolais, c’est trahir le Peuple togolais.

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA et plusieurs autres structures et citoyens indépendants ont choisi de poursuivre par des voies pacifiques et juridiques, une lutte pour le rétablissement de l’Etat de droit au Togo. Ceux des ambassadeurs du G5 qui estiment et même ont déclaré que le « Peuple » était leur candidat, devraient désormais assumer la portée de leur déclaration en passant de la parole à l’acte. D’une part, il est poliment demandé de soutenir en soutenant concrètement les initiatives pour le retour de la vérité des urnes et les recours contentieux engagés, en apportant leur expertise, les preuves d’abus des droits et de pouvoir et en mettant des moyens de tous ordres à disposition d’une équipe de coordonnateurs de la troisième voie.

D’autre part, il est proposé au groupe du G5 de participer, hors du Togo, par exemple à Washington, à une première conférence inclusive avec tous les représentants effectifs de la Troisième voie, ce en respectant leur diversité plurielle. La société civile au Togo, notamment les Forces du Consensus Démocratique et la Diaspora plurielle indépendante proposeront des éléments fédérateurs pour un nouveau consensus devant mener à une transition pacifique. Les partis politiques défendant l’alternance politique au Togo seront invités à faire des contributions constructives.

Le 25 février 2020.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes de la mouvance présidentielle au Togo.

Comité de Rédaction :

RCDTI, CVU-TOGO-DIASPORA, SURSAUT-TOGO, RASSEMBLEMENT NATIONAL POUR LA DEMOCRATIE ET LE PANAFRICANISME (RNDP), FORCES DU CONSENSUS DÉMOCRATIQUE ET PARTENAIRES :

1. Messan Ata Zeus AJAVON, Me.
2. Yves Ekoué AMAÏZO, Dr.
3. Jean-Pierre Akoété BALIKPO
4. Ernesto D’ALMEIDA, Dr.
5. Mathieu D’ALMEIDA
6. Koffi DEKU, Ing.
7. François FABREGAT
8. Apélété Félix KODJO
9. Moussa Avé INOUSSA
10. Christian MENSAH
11. Antoine Koffi OKOUTA
12. Antoine RANDOLPH, Dr.
13. Tchatikpi OURO-DJIKPA
14. Folly SATCHIVI
15. Kofi YAMGNANE, Ing.

————-
Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet de société commun pour l’avenir du Togo en vue d’une transition.

————-

1- République togolaise, Site officiel (2020). « Faure Gnassingbé élu au premier tour de la Présidentielle avec 72,36% des suffrages (Résultats provisoires) ». In www.republiquetogolaise .com. 24 février 2020. Accédé le 24 février 2020. Voir https://www.republiquetogolaise .com//gouvernance/2402-4071-faure-gnassingbe-elu-au-premier-tour-de-la-presidentielle-avec-76-63-des%20suffrages-resultats-provisoires

 

 

Mobilisation du Peuple Togolais pour la Troisième Voie : L’Indispensable Transition

 

A la suite de Yark, Bawara prévient Mgr Kpodzro et Kodjo

Les avertissements des autorités togolaises envers la coordination de la dynamique Kpodzro se suivent. A la suite du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Yark Damehame qui a presque menacé Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo lundi lors de la présentation des rapports des missions d’observations électorales, Gilbert Bawara aussi s’y met. Il met en garde Mgr Kpodzro et le candidat de sa dynamique.

« Je crois qu’il serait sage pour ce candidat (Ndlr, Agbéyomé Kodjo) de se mettre dans les rangs », a indiqué Yark Damehame lundi. Il est allé plus loin en qualifiant la contestation des résultats de « méthode voyou ». Pour Gilbert Bawara, les lois s’appliqueront de manière ferme, qu’on soit ancien Premier ministre ou un prélat émérite.

« S’ils s’amusaient à vouloir poser des actes qui sont contraires à l’ordre public et à la loi, la réaction des autorités compétentes sera ferme », a fait savoir le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et de la Protection sociale.

Pour lui, les règles n’échappent pas aux deux personnalités qui contestent les résultats provisoires de l’élection présidentielle du 22 février dernier. Elles les connaissent bien, selon M. Bawara qui souligne que les Togolais se sont désintéressés de Mgr Kpodzro et d’Agbéyomé Kodjo.

« Les 2 personnages devraient tirer un certain nombre de conséquences et d’enseignements par rapport au désintérêt que les citoyens sont en train de manifester à leur égard. Les Togolais vaquent à leurs occupations », a-t-il affirmé.

Et de critiquer avec véhémence l’attitude du prélat : « A cet âge-là, avec les responsabilités religieuses qu’il a jouées, nous aurions aimé qu’il soit là en train de méditer et de prier pour la paix dans le pays et non pas qu’il devienne un élément d’agitation et quelqu’un qui œuvre pour le désordre et la confusion ».

Il faut noter que la dynamique Kpodzro rejette catégoriquement les résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), qui créditent Faure Gnassingbé de 72,36% des suffrages contre 18,37% pour le candidat du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), Agbéyomé Kodjo.

 

 

A la suite de Yark, Bawara prévient Mgr Kpodzro et Kodjo

 

Hold-up électoral: La diaspora togolaise d'Allemagne (DTA) appelle le peuple togolais à la résistance.

HOLD-UP ÉLECTORAL (DTA) APPELLE LE PEUPLE TOGOLAIS À LA RÉSISTANCE

Le hold-up électoral orchestré par le régime de Faure Gnassingbé, qui s'est attribué un score à la soviétique de 72, 36% alors même qu'il est battu dans les urnes par le candidat de la Dynamique de Mgr KPODZRO, Gabriel Agbeyomé KODJO, est une forfaiture.

C'est une insulte à l'intelligence des Togolaises et des Togolais qu'un chef d'État qui se présente pour un quatrième mandat et dont la gestion est un désastre ait pu bénéficier d'un tel score. Ces résultats fabriqués par la CENI sont faux et contraires à la volonté populaire exprimée à travers les urnes le 22 février 2020.
Le seul et unique vainqueur du scrutin présidentiel du 22.02.2020 au Togo est Mr. Gabriel Agbeyomé KODJO, le candidat du peuple Togolais.

Par conséquent la DTA fidèle à sa volonté d‘oeuvrer pour le changement démocratique total :
ü condamne le hold-up électoral du régime RPT/UNIR,
ü apporte son soutien au peuple togolais et au président élu
KODJO
ü exhorte toute la classe politique togolaise à taire ses
mettre fin au système RPT/UNIR et à la dynastie des Gnassingbé
ü convie toutes les forces vives du Togo et de la diaspora à entrer dans la résistance jusqu'à ce que la vérité des urnes soit dite, que Agbéyomé KODJO soit proclamé Président de la République du Togo et que la volonté exprimée par les électeurs et électrices en faveur de l'alternance soit respectée.
ü demande à tous les candidats se réclamant de l'opposition
société civile, de se retrouver pour mener la résistance en vue d'arracher la victoire du peuple.

Enfin la DTA appelle toutes les togolaises et tous les togolais de se tenir prêts pour des actions futures.

Nous encourageons donc tous les concitoyens de la Diaspora comme du pays à dépasser les clivages politiques et autres
autre considération partisane.

Fait à Wuppertal, le 24.02.2020

Le présidium
Mr. Bassirou AYEVA, Mr. Comi AMOUZOUVI et Mr. Djibril GAFFAR
DIASPORA

Diaspora Togolaise d’Allemagne
Wolkenburg 100 * 42119 Wuppertal
dta-executif@web.de

 

 

Hold-up électoral: La diaspora togolaise d'Allemagne (DTA) appelle le peuple togolais à la résistance.

 

Mgr Kpodzro : « Faure Gnassingbé me trouvera sur son chemin »

« Moi, Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro, déclare être décidé résolument à ne plus laisser Faure voler la victoire du peuple cette fois-ci encore », a déclaré le prélat devant la presse.

Et d’ajouter : « Comme le Christ Jésus a bloqué Paul sur le chemin de Damas, Faure me trouvera sur son chemin jusqu’à ce qu’il ne laisse au peuple des misérables, des affamés, des laissés pour compte, des opprimés, leur victoire ».

Il fait ensuite savoir que l’on avait voulu l’empêcher de participer à la campagne électorale en l’invitant à un séminaire international de Konrad Adenauer à Abidjan. « Je leur ai dit non, que je suis occupé à suivre la marche de mon pays dans cette crise, pour être témoin et opérer la victoire cette fois-ci. Quant au séminaire, on le faire une autrefois s’ils trouvent que mon intervention leur sera utile », a-t-il indiqué.

Mgr Philippe Kpodzro regrette que les Togolais ne soient pas sortis dans les rues dimanche lorsque la commission électorale nationale indépendante (CENI) proclamait les faux résultats de l’élection présidentielle. « Il faut que les Togolais se mobilisent pour atteindre Cana », a-t-il dit.

« Une injustice est une injustice. Levez-vous tous ! N’ayez pas peur de fusil, les soldats même en ont marre. ne restez pas dans vos chambre avec la peur, sortez massivement dans les rues pour arracher la victoire », a lancé Mgr Kpodzro.

Il faut rappeler que le prélat convie les personnes du troisième âge à une marche à Lomé ce vendredi 28 février 2020. Il demande également aux Togolais d’observer trois jours de jeûnes, de prière et de louange pour « pour la délivrance de la Terre de nos aïeux sans effusion de sang avant la fin de ce mois de février ».

 

 

Mgr Kpodzro : « Faure Gnassingbé me trouvera sur son chemin »

 

Me Mouhamed Tchassona Traoré dit prendre acte de son score

0,63% pour le candidat du Mouvement Citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), Me Mouhamed Tchassona Traoré selon les résultats communiqués par la CENI. L’opposant dit avoir pris acte de ce score en attente des résultats définitifs et souhaite que toutes revendications se déroulent dans la paix.

Contrairement à certains candidats de l’opposition qui dénoncent un coup de force électoral, le président du MCD pense que l’opposition togolaise serait à la base de son propre échec à l’issue du scrutin présidentiel.

L’opposant, dans une déclaration lundi, a dénoncé des irrégularités dans le déroulement du scrutin et estimé que « les résultats obtenus par l’ensemble de l’opposition à ce scrutin sont la conséquence de la conjonction de plusieurs facteurs ».

Ces facteurs selon le notaire sont, entre autres, « la conservation des CENI politiques, le boycott du recensement électoral et des législatives de 2018, qui ont produit la situation que nous vivons aujourd’hui ».

Le président du Mouvement Citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), a par ailleurs témoigné sa gratitude aux populations qui ont voté pour lui et espère que tout contentieux relatif au scrutin se règle pacifiquement.

A celui que la CENI a proclamé gagnant de cette élection présidentielle, le candidat du MCD lui conseille de mettre « l’intérêt des Togolais au centre des actions de son gouvernement ».

 

 

Me Mouhamed Tchassona Traoré dit prendre acte de son score

Changerons-nous jamais… ?

Changerons-nous jamais de musique
Dans cet opéra, fou drolatique ?
Quand le fraudeur, toujours hors-la-loi
Dont le monde entier connaît la mauvaise foi
Nous joue une pièce supposée nouvelle
Mais bien dans le genre de son papa
Qui laisse le peuple écrasé, baba
Face à cette composition pêle-mêle
Dénommée élection-farine-riz
Ou scrutin- à-renfort-de billets
Où les électeurs sont bien nourris
ET à ceux qui disent non, mille regrets
Ils seront par tout moyen contraints
Qu’ils se vouent aux démons ou aux saints
Enlèvements, tueries, torture
Ou encore exil les obligent bien
À dire au clan Gnassingbé : amen
Ainsi se poursuit l’aventure
Dans le bain des années soixante-trois
Le régime parfois est aux abois
Et se demande sur quel pied il danse
Pour nous l’espoir alors est immense
Le clan hésite, observe un instant
Cachant la tête, puis la ressortant
Recourt de nouveau à sa machine
Ruse, riz, billets de banque et farine
Lorsque le dispositif échoue
Il sort promptement l’arme dont il joue
Dès le début de la tragédie :
La terreur dans toute l’ignominie
Dont un être dit humain est capable
Un être qui, à voir de près, ressemble
Aux fauves dans une grotte préhistorique
En quoi a-t-elle donc changé, la musique ?
Et, en quoi doit-on changer de danse ?
Elle ne sera pas de réjouissance
On ne l’appellera pas Kamu
Quand la confusion s’installe partout
On ne l’appellera pas Lawa
Car elle n’exprime pas du tout la joie
Et elle ne ressemble pas à Akpè
Pour quiconque au Togo s’y connaît
De cette danse les pas ne sont pas
Ceux de Bankonsiek, Abal, Simpa
Ni à Kondona, ni Tumewoe
Comme déjà vous tous vous le voyez
C’est une danse macabre et diabolique
Sur un air lugubre et chaotique
Aux gesticulations incertaines
Aux grimaces forcées françafricaines
Aux mimiques communautaires bien payées
Pirouettes et voltiges intéressées
Vifs sauts, soubresauts et cabrioles
Cette danse n’a rien de celles de chez nous
Mais ressemble à celle que dansent les loups
Tout prend des allures colorées folles
Les loups n’accordent pas de chance aux moutons
Ceux-ci n’ont qu’á fuir, saisis de frissons
Musique de facture européenne
Qu’on interprète comme bien onusienne
Autour d’un homme qui rêve d’être empereur
Montagne d’ossements et fleuve de sang
Font partie de la géographie
De cette bien bizarre démocratie
L’homme fait régner partout la terreur
Usant de tout pour défendre son clan
Mais, jusqu’à quand ? Réveillez-vous donc !
Chers Compatriotes, changeons de ton.


Sénouvo Agbota ZINSOU

 

 

Changerons-nous jamais… ?

 

4,35% pour Jean-Pierre Fabre : Un score fantaisiste selon l’ANC

L’alliance nationale pour le changement (ANC) contexte les résultats provisoires du scrutin présidentiel du 22 février dernier, proclamés par la CENI dimanche dernier. Le directeur de campagne de cette formation politique, Patrick Lawson, pense que le score attribué à son candidat a été fabriqué. Pour lui, il s’agit d’un énième braquage électoral.

« Ce score manifestement fabriqué, a été préparé par la violence et la fraude sans compter un cadre électoral et institutionnel fortement partisan et antidémocratique, l’utilisation illégale des moyens de l’Etat par le candidat du parti au pouvoir, la rétention du financement public de la campagne des candidats de l’opposition », a écrit Patrick Lawson.

Le collaborateur de l’ancien chef de file de l’opposition a également avancé que sur toute l’étendue du territoire national, il a été opéré des falsifications de procès-verbaux, bourrages d’urnes et bien d’autres manœuvres peu orthodoxes.

Patrick Lawson dénonce un énième « coup de force électoral », avec la complicité de la Commission électorale nationale indépendante qui, selon lui, a commis « une forfaiture qui violerait son serment ».

Le directeur de campagne de l’ANC rassure cependant qu’ils ne comptent pas baisser les bras. A l’en croire, « une élection n’est qu’une étape de la lutte », a-t-il indiqué.

Il est à préciser que le parti orange n’est pas la seule formation politique qui a rejeté les résultats provisoires proclamés par la CENI. Le candidat des forces démocratiques a également protesté contre ces résultats qui sont contraire à « la volonté populaire clairement affichée à travers les urnes ».

En sa « qualité de président démocratiquement élu de la République togolaise », le candidat de la dynamique Kpodzro appelle les citoyens togolais à défendre « résolument la vérité des urnes ».

Nicolas K

 

 

4,35% pour Jean-Pierre Fabre : Un score fantaisiste selon l’ANC

 

Yark menace Kodjo

Le candidat de la dynamique Kpodzro conteste les résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Le Directeur de campagne d’Agbéyomé Kodjo, Fulbert Sassou Attisso a, quelques heures après la proclamation de ces résultats, appelé les Togolais à la résistance. Un appel que ne tolère pas le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Yark Damehame.

« Je crois qu’il serait sage pour ce candidat (Ndlr, Agbéyomé Kodjo) de se mettre dans les rangs. On n’a pas besoin de ça », a-t-il déclaré hier en marge de la présentation des rapports par les missions d’observation. Pour beaucoup, cela sonne comme une menace envers le candidat de la dynamique Kpodzro.

A en croire Yark Damehame, le Togo doit poursuivre son développement dans « une situation calme et apaisée ».

Pour lui, le fait que Agbéyomé Kodjo proclame les résultats avant la CENI relève d’une méthode de voyou. « Cela fait voyou. Il faut éviter des choses comme ça. La résistance ne sert à rien », a indiqué le ministre de la Sécurité et de la Protection civile.

Se rabattre sur la Cour constitutionnelle qui, seule, peut connaître des contentieux électoraux, c’est ce que conseille Yark Damehame à Agbéyomé Kodjo.

Pour rappel, il revient à la Cour constitutionnelle de proclamer les résultats définitifs dans un délai de six (06) jours.

 

 

Yark menace Kodjo

 

Présidentielle 2020 : Mgr Kpodzro supplie à genou le Saint Père d’intervenir

Mgr Philippe Kpodzro ne digère pas les résultats provisoires de la présidentielle proclamés dimanche dernier par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Dans un message audio rendu public, l’archevêque émérite de Lomé invite les Togolais à la résistance.

« J’ai suivi avec une grande indignation la plaisanterie de mauvais goût que nous a servi la CENI en proclamant les soi-disant résultats du scrutin présidentiel du samedi 22 février 2020. Elle a donné pour gagnant le chef de l’Etat sortant, pourtant manifestement vomi par la population, à plus de 72%, et attribué au candidat unique de ma dynamique, visiblement soutenu par la majorité des électeurs, seulement 18% des suffrages exprimés. (…) En conséquence, je lance un vibrant solennel appel à tous les Togolais à se mobiliser en vue de faire échec à cette manœuvre grotesque digne d’une époque longtemps révolue », a déclaré l’homme de Dieu.

Le prélat estime que le pouvoir de Lomé et sa CENI ont une fois encore « volé la victoire du peuple togolais ». Il demande à tous les acteurs religieux, en l'occurrence ses collègues évêques du pays, à se mobiliser à ses côtés pour arracher cette énième victoire du peuple que le régime RPT-UNIR tente de confisquer.

Mgr Kpodzro « supplie la communauté internationale de ne pas se rendre complice des tenants de ce hold-up électoral ». Il exhorte les pays partenaires du Togo à user de tous leurs pouvoirs pour faire « établir la vérité des urnes de ce peuple togolais qui n’a que trop souffert des injustices d’un régime inique ».

L’archevêque émérite de Lomé va plus loin en demandant « à genou » au Saint Père de « s’autosaisir du dossier togolais comme le ferait le Christ lui-même pour faire triompher la justice, la liberté et l’équité conformément aux recommandations des Saintes Ecriture ».

« Je demande à tout le peuple de Dieu, d’observation de 3 jours de jeûnes, de prière et de louange au Seigneur pour la délivrance du Togo sans effusion du sang avant la fin de ce mois de février 2020 », a-t-il recommandé.

Le vieux prélat dénonce au passage l’état de siège de sa résidence par les militaires du régime pendant 48 heures. A l’en croire, ce comportement du régime est un signe manifeste de son aveux d’échec à ses élections.

Pour finir, Mgr Kpodzro invite les personnes du 3eme âge à une manifestation pacifique ce vendredi 28 février pour revendiquer la victoire de son candidat Agbéyomé Kodjo.

Godfrey Akpa

 

 

Présidentielle 2020 : Mgr Kpodzro supplie à genou le Saint Père d’intervenir

 

Appel du Front de Libération Nationale au peuple togolaise

« Togo debout, luttons sans défaillance ! »

Chers Compatriotes,
Peuple Togolais,

Togo debout, luttons sans défaillance !

L’élection présidentielle du 22 février 2020 s’est apparemment déroulée dans le calme. Contrairement aux précédentes, elle est marquée par une plus grande vigilance des candidats de l’opposition dont les représentants dans de nombreux bureaux de vote ont pu faire circuler sur les réseaux sociaux, avec photos à l’appui, la presque totalité des résultats obtenus par comptage bureau de vote par bureau de vote. Cette façon innovante d’agir a permis à la population tant à l’intérieur du pays que dans la diaspora ainsi qu’à la communauté internationale de pronostiquer la victoire de Agbéyomé Kodjo, candidat de la dynamique Mgr Kpodzro, à près de 57 à 62 %, dès le premier tour.

Mais voici que la CENI, aux ordres, vient de proclamer, comme à l’accoutumée, le président sortant, Faure Gnassingbé, vainqueur à 72,36 % devançant Agbéyomé Kodjo avec seulement 18,37 %. Cette nouvelle contre-vérité des urnes sanctionne la démarche collaborationniste des partis politiques et leurs leaders légitimateurs qui acceptent de participer à des mascarades électorales en l’absence de réformes consensuelles constitutionnelles, institutionnelles et électorales telles qu’elles sont définies dans l’Accord politique global et inscrites sur la feuille de route de la CEDEAO.
Rappelons juste pour mémoire que lors de l’élection présidentielle du 25 avril 2015, Agbéyomé Kodjo avait appelé dans le Yoto à voter Faure Gnassingbé et avait personnellement participé avec les militants RPT/UNIR à bourrer les urnes dans les bureaux de vote de cette préfecture. N’est-ce pas aujourd’hui le cas de l’arroseur arrosé ?

Que faire maintenant contre ce nouveau coup d’État électoral, ce hold-up électoral ? Nous exhortons la communauté internationale y compris la CEDEAO à ne pas reconnaître ces résultats non conformes à la vérité des urnes et à exiger de leur protégé Faure Gnassingbé l’abandon du pouvoir. Nous n’accepterons aucun compromis, aucune compromission, ou aucune combinaison de type République démocratique du Congo.
Nous exhortons le peuple à prendre ses responsabilités en organisant la résistance pacifique pour défendre son vote, défendre ses aspirations légitimes à la liberté, la démocratie, la paix et la justice !
Transformons ce moment historique en une révolution pacifique de notre avenir et de l’avenir de notre pays !
Ce coup d’État électoral est le dernier acte liberticide qui vient clore le pseudo-dialogue « Lomé 2018 « et qui prouve aux yeux des Togolais et du monde entier que la voie électorale ne peut , en aucun cas, être la sortie de crise sous cette longue dictature mafieuse. Bien au contraire, elle ouvre la voie à une nouvelle période de défiance politique.

En effet toute nouvelle contestation populaire, s’inscrivant dans un décalage temporel, prend sa source dans la mascarade électorale précédente suivie d’un dialogue qui se termine par un accord de dupes qui ne sera même pas respecté par la dictature. Ainsi, chemin faisant, nous sommes arrivés à 27 dialogues qui n’ont pu apporter une solution idoine pour combler les aspirations du peuple à la liberté, la justice et l’alternance politique.

La coalition de 14 partis politiques encore appelée C14, usurpant la direction de la contestation populaire née de l’insurrection du 19 août 2017 et l’engageant dans la voie du dialogue endosse une lourde responsabilité historique de l’échec de cette lutte et de la situation chaotique dans laquelle le peuple se trouve aujourd’hui. Elle a maintenant le devoir d’en tirer toutes les conséquences et de faire avec humilité son mea-culpa au peuple.

En nous plaçant sur le plan juridique, bien que cette élection ait donné la victoire de la contre -vérité des urnes à Faure Gnassingbé, président sortant illégitime pour accomplir un 4ème mandat contesté par le peuple, la CEDEAO et l’UA , elle revêt un caractère illégal ce qui entraîne ipso facto la nullité de ses résultats. En effet, la Cour constitutionnelle qui est impliquée dans le processus électoral est elle-même inconstitutionnelle et illégale car elle est incomplète, n’étant composée que de 7 membres au lieu de 9 selon l’article 100 de la constitution du 15 mai 2019. L’opposition devrait saisir cette occasion pour déposer un recours devant une juridiction internationale pour annuler les résultats de cette élection illégale et faire condamner l’État togolais pour ses innombrables violations des droits de l’homme et des peuples.

Aujourd’hui force est de constater que parmi les résultats les plus manifestes de cette confiscation de la volonté populaire, le renforcement de la mainmise du pouvoir RPT/UNIR sur la vie politique et sa persistance à vider les institutions nationales de leur fonction vitale y compris celle du contrôle et à écarter le peuple de l’exercice de sa mission principale qui est d’assurer la légitimité du pouvoir et de préserver la souveraineté nationale.

A cet effet, la poursuite de la lutte de libération nationale pour satisfaire les revendications légitimes, pour l’instauration de la souveraineté du peuple sur l’État et ses institutions indique clairement que le processus enclenché depuis le 5 octobre 1990 ne s’est pas seulement limité à l’empêchement de l’illimitation du mandat présidentiel, il s’est étendu au rejet des pratiques et de la mauvaise gouvernance ayant conduit le pays à la situation que nous vivons aujourd’hui.

Cette détermination exprime aussi l’aspiration à l’ouverture d’une ère nouvelle qui verra l’émergence d’une nouvelle société fondée sur un programme commun et la mise en place d’un État de droit selon les critères contenus dans notre constitution originelle de 1992 et dans notre hymne national – La Terre de nos Aïeux -. pour cela, l’heure n’est pas au découragement ou à l’évocation de la fatalité mais au raffermissement de la volonté populaire pour que celle-ci soit exaltée par dieu et nos ancêtres.

De nouveaux regroupements de citoyennes et de citoyens libres de la société civile, de la diaspora et des partis politiques indépendants du pouvoir s’avèrent nécessaires pour parfaire la lutte et la conduire à la victoire . C’est ainsi que notre patrie sera à jamais débarrassée de ce système politique voyou et corrompu qui n’hésite pas à employer la violence , la terreur, le mensonge et l’achat de conscience pour conserver le pouvoir maintenant ainsi le peuple sous le joug néocolonial et dictatorial producteur de misère et d’humiliation.

Face à cette situation et considérant le chemin serpentin de notre lutte jusqu’au soir du 22 février, il est plus qu’évident que pour gagner nous devions changer le fusil d’épaule . La restauration de l’État de droit et l’alternance politique passent désormais par une autre alternative qui est la troisième voie que nous confère l’article 150 de notre constitution : la Résistance pacifique.

Par cette vision objective de l’article 150 et pour cause, des patriotes, dont le passé militant est intègre et exemplaire, ont décidé de reprendre le flambeau et de le porter encore plus haut, créant un nouveau cadre de lutte dénommé Front de libération nationale. La Flamme de la résistance patriotique ne doit , en aucun cas, s’éteindre et ne s’éteindra pas !
Aussi lançons-nous un appel vibrant et solennel à tous les patriotes, civils comme militaires, épris de liberté et d’amour pour la patrie, à nous rejoindre dans le Front de libération nationale pour la rédemption du Togo, notre bien commun, car nous sommes les seuls artisans de son bonheur et de son avenir !
« Dans l'unité nous voulons te servir,
C'est bien là de nos cœurs, le plus ardent désir,
…………………………………………..
Faire encore de toi sans nous lasser,
Togo chéri, l'or de l'humanité.»

Honneur et gloire à nos Martyrs !

Vive le Togo libre !

Fait à Paris , le 24 février 2020

pour le Front de Libération Nationale

Dr Antoine Ati Randolph

Contact : antoinerand@hotmail.com

 

 

Appel du Front de Libération Nationale au peuple togolaise

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