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Un membre de la famille royale britannique attendu à Lomé

Le prince Michael de Kent, cousin germain de la reine Élizabeth II va fouler le sol togolais dans les prochains jours.

Aux côtés des présidents gambien, ghanéen, congolais, nigérien, ougandais, sénégalais et togolais, le prince Michael de Kent prendra part dans la capitale togolaise au lancement de « l’initiative de Lomé ».

Porté par la Fondation Brazzaville au sein de laquelle le prince Michael de Kent est actif, « l’initiative de Lomé » est un projet dont la finalité est d’intensifier la lutte contre le trafic de faux médicament en Afrique.

Le lancement officiel du projet est prévu les 17 et 18 janvier 2020 dans la capitale togolaise.

 

 

Un membre de la famille royale britannique attendu à Lomé

 

Tchassona Traoré : « Nous nous retrouvons dans une démarche de solution par l’absurde »

Dans son message de vœux à la nation togolaise, le président du mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD), Me Tchassona Traoré est revenu sur la désignation du Dr Agbeyomé Kodjo comme candidat unique de l'opposition pour la présidentielle de cette année.

Message de vœux de Me Mouhamed Tchassona Traoré

Lentement, mais sûrement, 2019 a fini d’égrener ses jours pour laisser place à 2020. Qu’il me soit permis de rendre grâce à Dieu Tout-puissant qui a conduit le peuple togolais durant toute l’année 2019 et qui lui permet encore d’humer l’air de l’année nouvelle.

Que cette nouvelle année soit celle des réussites, des joies, des accomplissements, de l’amour, de la tolérance et de la paix pour tous les fils et filles du Togo.

2020 est une année cruciale pour le Togo, car c’est une année électorale. Cette élection, qui arrive dans quelques semaines, est celle de grands enjeux pour notre pays dans ce sens qu’elle aiguise tous les appétits, suscite beaucoup d’espoir chez un peuple fatigué de plusieurs décennies de gestion chaotique et de politique politicienne.

L’espérance dans une possible alternance en cette année 2020 est si grande que tous les acteurs, chacun en ce qui le concerne, s’est véritablement impliqué pour proposer des pistes de solution pouvant permettre au rêve de se réaliser. C’est le cas notamment de Mgr Fanoko Kpodzro qui, malgré le poids de l’âge, a repris son bâton de pélerin pour amener les acteurs de l’opposition à se trouver un candidat commun pour ce scrutin.

Le Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD) a appris la nouvelle de désignation de monsieur Agbéyomé Kodjo comme candidat unique des “forces démocratiques” à l’élection présidentielle du 22 février 2020.

Le MCD prend acte de ce choix qui est l’aboutissement de plusieurs semaines de tractations initiées par Mgr Fanoko Kpodzro en vue d’amener l’ensemble des acteurs de l’opposition à faire front commun contre le candidat du pouvoir pour une alternance cette année 2020.

Toutefois, le MCD tient à faire quelques observations par rapport à la démarche de Mgr Kpodzro. Le Togo qui peine à construire des bases solides pour son évolution se trouve depuis près de 30 ans dans une impasse sur la stratégie à même de régler la double équation de construction d’une véritable démocratie et du besoin d’alternance.

Tous les obstacles entretenus par le régime en place ont alimenté toutes les formes de désespoir difficilement surmontables par les plus optimistes. Et pour couronner le tout, la démarche du Prélat qui devait se concevoir en termes de médiation, a plutôt compliqué la mise.

Nous nous retrouvons dans une démarche de solution par l’absurde. Comme quoi, lorsqu’on l’on fait face à une difficulté insurmontable, par l’absurde, on complique la difficulté dans l’espoir que la solution se dessine. Devant une telle attitude, la solution devient le problème et conforte l’impasse.

Le MCD résume cette démarche en ces mots : de l’embarras de choix au choix de l’embarras. Qu’est-ce que cela veut dire ?

D’abord, il s’agit ni plus ni moins d’un embarras de choix dans ce sens que le peuple est mis dans un embarras de choix entre résignation et espoir.

Ensuite, c’est un embarras entre Révolutionnaires et partisans de la démarche républicaine de (changement par les urnes).

C’est également un embarras entre pluralité de candidatures et candidature unique.

Enfin, il s’agit d’un embarras de choix du mécanisme d’approche entre candidatures multiples et candidature unique (société civile, concertation entre acteurs politiques) ou par personnalités neutres (religieux ou autres hommes de bonne volonté).

En tout état de cause, le mécanisme par lequel les acteurs politiques et de la société civile ont cédé à la poussée volontaire du Prélat qui a fini par compliquer le jeu. Absence de critères objectifs dans la désignation du candidat, refus de prise en compte des observations et propositions faites au Prélat et ses collaborateurs pour améliorer le mécanisme. Le MCD a par exemple proposé la signature par les partis politiques et candidats d’une charte de bonne conduite au premier tour, la mutualisation des moyens pour minimiser l’impact de la fraude, l’engagement pour les candidats au premier tour à soutenir celui qui viendrait en tête pour le second tour.

De plus, il n’est pas certain que la démarche puisse conduire à une véritable candidature unique pour l’ensemble de l’opposition. Le choix unilatéral opéré par le Prélat est source d’autres inquiétudes qui sont d’ordre légal et constitutionnel. En effet, le caractère laïc du pays en a pris un coup, la constitution, prévoyant désormais un mode de scrutin à deux tours, rien ne saurait justifier cette obsession à confiner toute l’opposition dans une démarche de candidature unique.

Enfin, le MCD note que la solution du Prélat conduit plutôt au choix de l’embarras. La désignation de monsieur Agbéyomé Kodjo semble être un choix à peine compréhensible. D’abord du fait des acteurs politiques en présence au début de cette démarche, mais qui ont fini par se retirer du processus. Ensuite, le MCD pense que le choix d’un candidat unique de l’opposition pour le premier tour du scrutin, si cela était une condition sine-qua-non, devrait se s’opérer en tenant compte du poids politique des acteurs impliqués dès le début du processus enclenché par Mgr Kpodzro, mais également de la sociologie électorale du Togo.

Au regard, de tout ce qui précède, le MCD réaffirme sa position qu’il a déjà clairement expliquée à plusieurs reprises au Prélat. La candidature unique de l’opposition n’est pas la clé de l’alternance en 2020. Vouloir confiner les acteurs de l’opposition dans une dynamique de candidature unique est une entorse à la démocratie dans le contexte actuel.

Le MCD réitère son approche de mutualisation des moyens par l’ensemble des candidats de l’opposition pour une présence effective de ses représentants dans tous les bureaux de vote. Le report des voix en faveur du candidat de l’opposition qui viendrait en tête pour le second tour paraît plus réaliste.

Convaincu que les électeurs inscrits en 2018 ne sont pas uniquement militants du parti au pouvoir malgré ce que certains tentent de faire croire, le MCD appelle les populations togolaises à se mobiliser massivement le 22 février pour voter contre le système politique qui a régenté le pays ces cinq dernières décennies.

Bonne et heureuse année 2020 à toutes et à tous !

Le président du MCD

Me Mouhamed Tchassona Traoré

 

 

Tchassona Traoré : « Nous nous retrouvons dans une démarche de solution par l’absurde »

 

Présidentielle de 2020 : L’ANC ne soutient pas la candidature d’Agbeyome

Depuis quelques jours, il circule sur les réseaux sociaux un message audio dans lequel un « prétendu ex-président fédéral de l’ANC-Suisse » dit apporter son soutien à Agbeyome Kodjo, candidat unique de l’opposition, choisi par Mgr Kpodzro pour la présidentielle de 2020.

Dans un communiqué rendu public ce vendredi, les « vrais » responsables de l’ANC en Suisse ont réagi par rapport à ce message audio. Ils estiment que l’auteur de ce canular n’est qu’un « usurpateur » qui se cache derrière « des pseudos ».

« La section ANC-Suisse tient à informer l’opinion et à rassurer les militants et sympathisants de l’ANC, qu’il s’agit d’un faux usage du nom du parti par un usurpateur qui seul connait ses intentions. Car, depuis sa création, la section de l’ANC en Suisse est encore dirigée par la même équipe et à cet effet, il n’existe à ce jour aucun ex-président de cette section de l’ANC. Le bureau actuel est au complet, est en place et opérationnel. En plus, nous n’avons pas de fédération en Suisse mais une section », lit-on dans le communiqué.

Selon les responsables de la section ANC-Suisse, cet « individu en mal de sensation » cherche seulement « à semer la confusion dans les esprits et à faire des procès d’intention aux personnes honnêtes, dévouées à servir loyalement le peuple togolais ».

En tout cas, le moins qu’on puisse dire c’est que l’ANC ne compte pas apporter son soutien à Agbeyome Kodjo pour le compte de la présidentielle de 2020. D’ailleurs, le samedi 28 décembre dernier, lors d'un meeting à Bè-Kondjindji, le leader dudit parti, Jean-Pierre Fabre a été on ne peut plus clair.

L'ex-chef de file de l'opposition a bien précisé que l'ANC ne soutiendra aucun candidat en dehors de l’ANC.

 

 

Présidentielle de 2020 : L’ANC ne soutient pas la candidature d’Agbeyome

 

Présidentielle 2020 : Le CAR s'apprête à dévoiler son candidat

Le Comité action pour le renouveau (CAR) qui a laissé croire qu’il ne participera pas à la prochaine élection présidentielle, s’apprête à annoncer le nom de son candidat.

Vendredi dernier, un de ses cadres, Nador Awokou, sur une radio privée de la place, indiquait que les caristes auront leur candidat pour le scrutin du 22 février prochain. Il est allé loin jusqu’à déclarer que « par respect aux textes, même si vous connaissez celui qui va porter nos couleurs, il faut le faire conformément aux statuts ».

En réalité, l’homme providentiel de ce parti a été toujours Me Yawovi Agboyio, 76 ans, président-fondateur comme certains l’appellent affectueusement. C’est sans surprise pour ceux qui connaissent bien l’homme de Kouvé.

Ceux qui ont cru que le CAR ne prendra pas part à ce rendez-vous politique peuvent se raviser. Ces dernières semaines, sur les radios, les plateaux de télévision et à travers les communiqués, le mot d’ordre était pas de participation sans un processus électoral transparent et inclusif.

Finalement, cette formation politique de l’opposition, malgré les vices dans le processus électoral, présentera son porte flambeau pour cette compétition.

A.H.

 

 

Présidentielle 2020 : Le CAR s'apprête à dévoiler son candidat

 

18 personnes ont péri jeudi dans le crash d’un avion militaire

L’Antonov 12, a indiqué le porte-parole militaire Amer Mohammed Al-Hassan, s’est écrasé après son décollage d’El-Geneina. Pas de survivants.

L’appareil militaire s’est écrasé cinq (5) minutes après son décollage ce jeudi 02 janvier 2020. Dix-huit (18) personnes dont quatre (4) enfants ont trouvé la mort. A en croire l’armée soudanaise, une enquête est en cours pour préciser les causes du crash.

L’avion, en effet, transportait de l’aide humanitaire à destination de Darfour, une région de l’Ouest du Soudan en proie à des violences entre tributs ces derniers jours.

Ces violences meurtrières, a indiqué le Croissant-Rouge local cité par lemonde.fr, ont fait au moins quarante-huit (48) morts et deux cent quarante-un (241) blessés dimanche et lundi, dont dix-neuf (19) dans un état grave, ont été transférés à Khartoum, capitale du pays.

Le Darfour, rappelons-le, est confronté à des violences meurtrières depuis 2003.

 

 

18 personnes ont péri jeudi dans le crash d’un avion militaire

 

Alternance en 2020 : Agbeyome Kodjo mise sur son « expérience politique » pour atteindre cet objectif

L’on connait depuis le 31 décembre 2019, le mystérieux candidat unique de l’opposition choisi par Mgr Philippe Kpodzro. Il s’agit bien du député Agbeyome Kodjo, président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD).

L’homme politique qui se dit très « surpris » que le « choix divin » du prélat soit porté sur sa « modeste personne » en qualité de candidat unique de l’opposition pour l’élection présidentielle de 2020, compte mener à bien la mission à lui confiée.

A l’en croire, ce n’est pas le moment de décevoir le peuple togolais en lutte depuis des décennies pour une alternance politique au sommet de l’Etat.

Dr Agbeyome Kodjo qui fut président de l’Assemblée Nationale, Premier ministre, ministre de l’Intérieur… au temps du feu Général Eyadema, mise sur son expérience, ses connaissances et ses relations pour concrétiser cette alternance en 2020. Il compte également travailler en synergie avec les forces démocratiques du pays pour que cet objectif soit atteint.

« Nous allons rapidement créer une synergie avec tous les acteurs de l’opposition surtout notre jeunesse. Parce que c’est d’elle qu’il s’agit, c’est lui qui est au cœur de notre démarche. Ce sont les jeunes qui animeront la vie de ce pays. Nous allons montrer le chemin avec l’expérience que nous avons. Nous allons rassembler autour… Et je peux vous assurer que si nous suivons le paradigme que nous allons définir, il y a l’alternance en 2020 », a-t-il déclaré juste après sa désignation.

Notons que c’est à l’issue d’un long processus d’exploration, d’entretiens, de quasi primaires internes puis de l’activation des modalités transparentes de désignation que l’Archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro et d’un Collège de sages, portèrent leur choix sur Agbeyome Kodjo en qualité de candidat unique de l’opposition pour l’élection présidentielle de 2020.

Godfrey Akpa

 

 

Alternance en 2020 : Agbeyome Kodjo mise sur son « expérience politique » pour atteindre cet objectif

 

Agbeyome Kodjo, candidat unique de l'opposition : « Durant cette nouvelle année 2020, nous élirons un Président de la République »

A peine choisi par Monseigneur Kpodzro comme « candidat unique de l’opposition », le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et Développement (MPDD), Dr Agbeyome Kodjo, adresse son discours à la nation. Dans son message, l’ancien président de l’Assemblée Nationale est revenu sur le processus à l’issue duquel le choix du candidat unique a été porté sur sa « modeste personne ». Tout en invitant les Togolais à lui faire confiance, l’homme politique promet travailler en synergie avec les forces démocratiques du pays pour que l’alternance politique soit une réalité en 2020. Lecture !

Discours à la nation de Gabriel Messan Agbeyome Kodjo

Togolaises, Togolais,
Mes chers compatriotes,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis de l’extérieur,

C’est avec dévouement qu’il me plaît tout particulièrement de satisfaire à la tradition de présentation des vœux du nouvel an à vous toutes et tous, Togolaises et Togolais.

Dans ce temps porté par l’exultation générale, qu’accompagnent nos élans sincères, la pureté de nos pensées, et notre générosité désintéressée, s’incarne la véritable magie des fêtes du Nouvel An.

L’année 2019 s’est achevée avec son contingent de fortunes diverses : des succès, des joies, des béatitudes, mais aussi des désarrois, des tourments, des révélations, des désillusions, des contrariétés et des épreuves.

Nulle existence humaine, nulle âme qui vive n’échappe à ces enjouements et à ces impénitences sur son chemin de vie.

Partout à travers le monde, nous vivons une époque agitée, dynamique et en même temps contrastée. Pour autant, nous pouvons et nous devons tout faire pour que notre cher pays le Togo connaisse l’apaisement, et un développement fructueux, pour que tout dans nos vies change uniquement en bien.

Nos projets personnels et nos rêves sont indissociables du Togo : de son présent, de son avenir. L’avenir de nos enfants dépend des efforts et de la contribution de chacun d’entre nous en tous les points du maillon national. C’est ensemble et unis que nous résoudrons les problèmes qui se posent aujourd’hui à notre société et à notre pays. Si nous restons unis, nous atteindrons tous les plus grands objectifs pour un Togo démocratique, pour un Togo apaisé, pour un Togo prospère, pour un Togo qui gagne.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises, Togolais,

Durant cette nouvelle année 2020, nous élirons un Président de la République.

La grande histoire retiendra qu’à la faveur de la vaillante détermination et du très respectable engagement personnel de l’Archevêque émérite de Lomé, Monseigneur Philippe Fanoko Kossi KPODZRO, la fin de l’année 2019 a été marquée par le choix du candidat unique de l’opposition pour l’élection présidentielle de 2020.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises, Togolais,
Permettez-moi de porter à votre connaissance que c’est à l’issue d’un long processus d’exploration, d’entretiens, de quasi primaires internes puis de l’activation des modalités transparentes de désignation que l’Archevêque émérite de Lomé Monseigneur Philippe Fanoko Kossi KPODZRO entouré d’un Collège de sages, portèrent leur choix sur ma personne en qualité de candidat unique de l’opposition pour l’élection présidentielle de 2020.

Je rappelle que toutes les étapes procédurales préalables que j’ai énoncées furent non dépourvues d’obstacles de toute nature, qui auraient pu conduire les initiateurs de ce projet à l’abandon.

Je voudrais ici exprimer ma sincère gratitude, et saluer le courage, la grâce efficace, mais aussi magnifier l’abnégation des forces démocratiques notamment la C14 ainsi que celle de tous les autres parties prenantes et acteurs de la société civile, pour leur ferme engagement, pour leur discernement, et pour leur sacrifice citoyen en vue de l’avènement de l’alternance politique dans notre cher pays le Togo en 2020.

Je mesure la gravité de ce temps politique fédérateur, car trop longtemps, la classe politique issue de l’opposition politique togolaise n’a eu de cesse de ritualiser tous les cinq (5) ans, la chronique de sa défaite annoncée.

Le choix porté sur ma modeste personne fut pour moi une grande et non moins généreuse surprise, car les salves de critiques infondées, malveillantes, outrageantes et cyniques qui s’ensuivirent m’ont presque conduit au renoncement.

J’ai vécu ces commentaires désobligeants et mal fondés comme une dure épreuve.

À l’instar de toutes les créatures humaines, je me sais imparfait. Pour l’anecdote, après son admonestation contre une fidèle le mardi 31 décembre 2019 sur le parvis de la basilique Saint-Pierre à Rome (Italie), je me permets de me référer avec piété au contenu du propos développé par le Pape François, le lendemain, mercredi 1er janvier 2020, avant la traditionnelle prière de l’Angélus : je cite le Pape François « Tant de fois nous perdons patience. Cela m’arrive à moi aussi. Je m’excuse pour le mauvais exemple donné hier. »

Ainsi, à l’égal de tout être humain, je suis conscient de ce que j’ai vraisemblablement plus de défauts que de qualités. En toute humilité, soyez assurés mes chers compatriotes de ce que je déploie mes meilleurs efforts pour précisément rectifier mes défauts.
Je sais aussi qu’au sein de la classe politique togolaise issue de l’opposition en lutte pour l’alternance politique, nombreux ont un profil meilleur que le mien et que l’un en leur nombre pourrait être mieux indiqué à l’accomplissement de la mission que l’homme de Dieu après plusieurs mois de méditation et d’analyse en lien avec un Collège de sages ont librement considéré bienséant de confier à ma personne.

Je suis très honoré de la confiance qui m’est ainsi témoigné et je mesure le poids de la responsabilité qui m’incombe. C’est pourquoi, j’ai accepté en toute humilité la mission qui m’échet dorénavant, avec gravité et sans badinage.

J’en appelle à la mobilisation de toutes les citoyennes togolaises et de tous les citoyens togolais pour la réussite du temps politique nouveau qui est à la portée de notre peuple meurtri.

J’ai toujours servi l’État avec détermination, professionnalisme, rigueur, abnégation, probité morale et avec une obligation de résultats assortie d’un rythme d’évaluations discrétionnaires.

S’agissant des imputations particulièrement fantasmées, portées contre ma personne, j’affirme ici avec solennité sans risque d’être démenti que les accusations chuchotées de détournement des fonds au Port Autonome de Lomé procèdent d’une malsaine manipulation politique ainsi qu’en témoignent les conclusions du Pôle financier près le Tribunal de Grande Instance de Paris en (France) saisi d’une commission rogatoire internationale, après un scrupuleux contrôle conjoint d’une part, des autorités bancaires ; et d’autre part, des investigations du Parquet financier français agissant sur commission rogatoire internationale délivrée par le Parquet togolais.

Par ailleurs, afin que cesse la prolifération des infamies jetées en pâture, et afin que nul n’en ignore, je tiens à rappeler que la Chambre d’accusation de la formation de jugement togolaise, compétente pour en connaître stipula en sa décision judiciaire, dont je cite le dispositif du jugement intervenu « le délit reproché à l’ancien Premier Ministre Agbéyomé KODJO relève du domaine de l’impossible. » Conséquemment, cette affaire imaginaire qui fut falsifiée au moyen d’un empilement abracadabrantesque est définitivement close depuis 2005 et tout soupçon de malversations fut judiciairement écarté.

Sur un autre sujet et non des moindres, je voudrais à nouveau fortement rappeler en toute clarté, afin que nul n’en ignore, que je ne suis ni de près ou de loin mêlé au drame de Fréau Jardin ainsi qu’en attestent formellement la correspondance du 13 mai 1993 de Maître Ahlonko DOVI, Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Togo (CNDH) au Secrétaire Général des Nations Unies, le rapport du 5 Octobre 1993 d’Amnesty International, le rapport du 20 janvier 1994 de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU sur la situation des droits de l’homme au Togo ; qu’au surplus, le témoignage sous serment déposé de l’ancien Premier Ministre Monsieur Edem KODJO me disculpe entièrement, de façon étayée ; que le contenu exhaustif dudit témoignage déposé sous serment est consigné dans les archives de la CVJR et peut être consulté par tous les citoyens togolais qui en feront la demande.

Mon audition publique devant la CVJR ainsi que le contenu argumenté et amplement étayé de la lettre ouverte au peuple togolais publiée par mes soins le 19 novembre 2011 sont autant d’éléments matériels qui infirment en tous points les imputations hasardeuses ourdies contre ma personne.

La vérité relative à ma totale innocence dans la tragédie de Fréau Jardin n’est pas méconnue de tous les acteurs du Collectif de l’opposition démocratique (COD) 2 qui n’ignorent absolument rien et ce, par le menu détail, des vrais auteurs de cette tragédie du 25 janvier 1993.

J’ai une pensée émue pour tous nos compatriotes tombés sur le champ de l’honneur pour leur combat pour la démocratie et la justice sociale.

Mes chers compatriotes,
Togolaises, Togolais,

A la lumière de la clarification et de la vérité dans sa simplicité nue que je viens d’énoncer relativement au regrettable drame de Fréau Jardin, convenez de ce que je ne peux être tenu pour responsable des turpitudes d’autrui.

Sur ma trajectoire professionnelle, politique et personnelle, j’ai certainement, inconsciemment offensé ou blessé plus d’un, par mes propos, ou par mes actes ; à toutes celles et à tous ceux-ci, j’implore humblement leur pardon. Mais, je ne peux assumer des faits dont je ne suis à aucun égard comptable.

S’agissant des incendies des marchés de Lomé et de Kara, il s’est avéré dès la connaissance de ces faits criminels que ce fut un montage grotesque du pouvoir aux fins de polluer, d’entacher gravement et de paralyser les activités du -Collectif Sauvons le Togo-. J’ai payé de ma personne des souffrances arbitraires et je fus jeté en prison pour un acte criminel dont je n’ai jamais rêvé.
Le récent revirement du dénommé Mohamed Loum constitue à tous égards, un cinglant camouflet pour le pouvoir dont le silence assourdissant témoigne de l’embarras dans lequel il se trouve depuis l’aveu et le repentir public de celui qui fut manipulé et instrumentalisé.

Le devoir de vérité et l’exigence de morale publique requièrent une clarification du pouvoir suite au témoignage accablant et troublant impliquant des hauts responsables de l’État. La dignité commande de laver de tout soupçon les innocentes victimes expiatoires qui furent arbitrairement violentées, outragées et qui traînent à ce jour, le traumatisme, le pretium doloris, le préjudice moral et le préjudice matériel qu’occasionnèrent les souffrances qui nous furent imposées.

Les magistrats qui ont accepté de se livrer à cette hérésie juridique et judiciaire doivent faire un acte de contrition au-devant du peuple togolais au nom duquel ils disent le droit, prennent des actes de procédure et rendent des décisions de justice.

Les obscurs inspirateurs ainsi que les auteurs de ces crimes perpétrés à Kara puis à Lomé doivent avoir sur leur conscience le fait que les femmes victimes de leurs agissements criminels ont perdu leur fonds de commerce et subissent à ce jour, le harcèlement de leurs créanciers. En la circonstance, je comprends parfaitement que chaque togolaise et chaque togolais atteint dans sa chair par cette sordide affaire criminelle puisse se poser la question de savoir si au Togo, la justice est égale et la même pour tous les citoyens, ou si elle est protectrice des puissants et autres criminels en col blanc ?

Mes Chers compatriotes,
Togolaises et Togolais.

L’heure a sonné ! Rassemblons-nous et mobilisons-nous pour aller à l’essentiel en vue de la réalisation de l’alternance politique au Togo en 2020. La division n’a jamais été féconde pour la réalisation d’un idéal partagé.

J’appelle avec force et vigueur toute la classe politique, la société civile, la diaspora et toutes les bonnes volontés, au Grand Rassemblement Citoyen pour que l’alternance devienne réalité lors de la prochaine élection présidentielle pour la refondation de la république.

La campagne que nous allons mener ensemble ne doit pas s’inscrire dans un format classique de campagne électorale. Elle devra être atypique à tous les niveaux. Ce devra être une campagne explicative, une campagne pour expliquer, surtout aux jeunes, mais pas seulement, comment le peuple souverain, comment les citoyennes et les citoyens peuvent avec d’autres outils démocratiques notamment par les suffrages qu’ils exprimeront, être les principaux acteurs du changement et de l’alternance politique tant souhaités.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises et Togolais,

Nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la marche de l’histoire de la gouvernance politique au Togo. Les stratégies politiques novatrices et fédératrices de conquêtes politiques sont à tous égards les seules qui vaillent et demeurent éminemment avantageuses.

En ce début d’une année nouvelle plein de défis et de belles promesses, je voudrais présenter mes chaleureux vœux au peuple togolais.

Aux malades sur leur lit d’hôpital, j’adresse tous mes vœux de prompte guérison.

Aux prisonniers, je forme à votre endroit, mes vœux ardents d’une prochaine libération.

À celles et ceux qui vivent dans le dénuement le plus abject et pour lesquels la vie paraît un supplice, je vous invite à tenir bon dans l’espérance.

À nos vaillantes Forces de défense et de sécurité qui assurent inlassablement nuit et jour l’intégrité de notre territoire national, je rends hommage.

Je salue l’engagement et la bravoure de nos Forces de défense et de sécurité qui sont engagées en opérations extérieures, au service de la paix dans le monde, au péril de leur vie. Je salue votre courage et vos actions sacrificielles.

En mémoire de toutes celles et de tous ceux qui nous ont quitté au cours de l’année 2019, je joins mes prières aux vôtres, pour leur repos dans la lumière céleste.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises et Togolais,

Aujourd’hui, la majorité silencieuse des togolaises et des togolais désirent ardemment une alternance politique paisible pour la restauration de leur dignité, habités par l’espoir de ce que demain leurs besoins les plus simples soient un tant soit peu satisfaits, par exemple que l’école ouverte à tous donne à chacun les moyens de s’insérer et de s’épanouir dans la société, notamment grâce à un emploi décent, ou que l’hôpital soit un lieu de soins et de guérison, ou encore que la pension de retraite perçue après une vie de travail ait un autre visage que celui de l’indigence.

C’est en réponse aux cris du cœur de toutes les filles et tous les fils du Togo tout entier qu’ensemble nous voulons mettre en mouvement une gouvernance plurielle et vertueuse au service du bien-être du peuple togolais.

Nous sommes déterminés à œuvrer pour l’émergence d’une démocratie apaisée et d’une prospérité partagée que tous les togolais appellent de tous leurs vœux.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises et Togolais,

Je voudrais, en ce temps de grâce et de félicité, vous rappeler que la rancune et les récriminations n’ont pas leur place dans le combat que nous menons pour un Togo démocratique et prospère.
Nous nous inclinons avec vénération et foi devant notre génie créateur et nous comptons fédérer toutes les compétences et toutes les intelligences au service du bien-être commun de notre Chère patrie le Togo.

Ensemble, faisons aimer le Togo à nos enfants et aux générations futures.
À ce travail exaltant, à ce travail plein de belles promesses, la Nation nous invite pour le bonheur de chacun et de tous.

Togolaises et Togolais,
Mes Chers Compatriotes,

Du fond du cœur, je souhaite d’heureuses fêtes à celles et ceux de nos compatriotes qui demeurèrent mobilisés aux avant-postes ainsi qu’à celles et ceux de nos compatriotes qui assurèrent l’arrière-plan et qui ont enduré la rudesse et les épreuves des manifestations sur la voie publique pour que notre patrie et nous tous ayons un meilleur avenir ainsi que des perspectives d’avenir plus engageantes.
Qu’il vous en soit rendu hommage mes chers compatriotes !

Tout indique que de nouvelles pages, les plus belles de notre histoire commune vont commencer par s’écrire pour le peuple togolais, pour qui sur le plan divin tout est déjà accompli en cette année 2020.

Que Dieu soit béni, et qu’il bénisse davantage le Togo et chacun de ses enfants !

À toutes et à tous, je souhaite mes meilleurs vœux d’heureuse Année 2020.

Fait à Lomé, le 03 janvier 2020
Agbéyomé Messan KODJO

 

 

Agbeyome Kodjo, candidat unique de l'opposition : « Durant cette nouvelle année 2020, nous élirons un Président de la République »

 

La pilule « Agbéyomé » de Mgr Kpodzro est très amère

Si les togolais assoiffés de l’alternance savaient que la formule cachée derrière les litanies et les pèlerinages politiques de Monseigneur Kpodzro était Messan Agbéyomé Kodjo, il y a longtemps qu’ils auraient confié à l’octogénaire d’arrêter de prêcher dans le désert.

De source digne de foi, le candidat « en emballage » de l’archevêque pour être la solution de l’alternance contre le régime de Faure Gnassingbé est le patron de la confusion RPT/OBUTS/MPDD.

D’après des confidences, un groupuscule d’individus jouent sur la naïveté et la bonne foi de l’archevêque pour lui proposer des genres de formules suicidaires à la Agbéyomé pour la être le porte flambeau de l’opposition à la prochaine élection présidentielle.

Agbéyomé Kodjo aurait pu répondre à ce profil s’il était resté dans la même logique d’engagement depuis qu’il a décidé de tourner avec fracas le dos à Gnassingbé Eyadéma.

Ministre, Premier Ministre, président de l’Assemblée sous Eyadéma, compétent, intelligent et influent, l’homme de Tokpli aurait pu convaincre s’il ne se donnait pas du plaisir à zézayer entre la défense du système et l’engagement aux côtés de l’opposition.

Attitude qui pose un problème de stabilité et de sincérité à convaincre les togolais.

De son parti OBUTS au MPDD en passant par le collectif Sauvons le Togo et le FRAC, de ses prises de position contradictoires pour ou contre le système en place, de ses deals secrets aux missions suspectes pour Faure Gnassingbé, de sa nostalgie de la gloire du passé à son ambition d’un paradis perdu, Agbéyomé Kodjo a brulé toutes les cartouches et ne devrait pas être qualifié pour répondre à ce besoin de candidature unique incarné par Mgr Kpodzro.

« Si c’est Agbéyomé, mieux pour l’archevêque lui-même de se positionner pour aider à une transition politique au Togo ; il n’a rien à perdre… » nous a confié un expatrié qui connaît l’histoire politique du Togo.

Pour les autres, la demande pressante est faite à Mgr Kpodzro d’ouvrir les yeux sur les manipulations en faveur de l’homme du Fréau Jardin pour éviter de perdre du temps.

L’élection présidentielle au Togo est prévue pour le 22 février 2020. 17 candidats sont déjà annoncé, dont le plus sérieux, Jean-Pierre Fabre de l’ANC, principal parti de l’opposition.

Monseigneur Kpodzro, lui, s’est engagé dans des pérégrinations politiques pour convier la classe politique à choisir un candidat unique pour affronter celui du pouvoir. Il devrait être Faure Gnassingbé, à moins d’un miracle. Le congrès du parti UNIR est attendu dans la première semaine de janvier 2020.

Carlos KETOHOU/Indépendant Express

 

 

La pilule « Agbéyomé » de Mgr Kpodzro est très amère

 

Tchatikpi viré du PNP

Le Conseiller au bureau du Parti national panafricain (PNP), Ouro-Dzikpa Tchatikpi est déchargé de ses fonctions au sein de cette formation politique. Selon la direction de ce parti, ce dernier a commis des actes graves qui portent entorse à la discipline du PNP.

« Lors de son voyage de contrôle de santé en Allemagne, suite à sa détention arbitraire au Service de renseignements et d’investigations (SRI), monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi, Conseiller du président national, a pris et mené des initiatives de façon solitaire, sans mandat, sans avis et sans consultation avec le Bureau national. Les multiples rappels à l’ordre du Bureau national ont été systématiquement rejetés par monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi », peut-on lire dans une décision datée du 31 décembre dernier.

Il est également accusé de prendre des initiatives, sans consulter le bureau, visant à créer une nouvelle coalition. Une façon de faire qui va à l’encontre de la discipline du PNP. Et donc tout en le remerciant pour « services rendus » et lui exprimant sa « profonde gratitude », le parti lui demande de ne plus parler ou agir en son nom.

« En conséquence, monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi est déchargé, à compter de ce jour du 31 décembre 2019, de ses responsabilités de Conseiller du président national du Parti national panafricain (PNP) », précise la décision

 

 

Tchatikpi viré du PNP

 

Face à la situation politique, Antoine Randolph appelle à la résistance populaire

C'est à travers une tribune dont voici la teneur.

APPEL PATRIOTIQUE À LA RÉSISTANCE POPULAIRE AU TOGO :
La DÉFIANCE POLITIQUE

« L’action non violente réfléchie, planifiée et organisée offre le moyen le plus réaliste de passer de la dictature à la démocratie. » Mayeul Kauffmann (1)

par Dr Antoine Ati Randolph
e-mail : antoinerand@hotmail.com


Chers compatriotes,

Peuple Martyr du Togo,

Le temps est venu d’agir et de ne point te laisser aller à la facilité en optant pour la voie électorale ou à la résignation en pensant qu’elle est dictée par la fatalité. Ni l’une ni l’autre ne peuvent t’ouvrir la porte de la paix, de la liberté, de la prospérité et du bonheur qui donne accès au futur grandiose et glorieux auquel tu as droit en tant que peuple de Dieu ; c’est seulement si tu prends ton destin en main , dans la droiture et avec détermination ,que cette porte s’ouvrira grande à toi !

A) Voie électorale sous la dictature des Gnassingbé, une voie facile, mais sans issue !

1° »Processus illégitimes et illégaux de la confiscation du pouvoir :coups d’État militaires et coups d’État électoraux !

L’Afrique post-coloniale a connu, en moins de 70 ans, plus de 200 coups d’État militaires parmi lesquels beaucoup ont été organisés par le réseau Jacques Foccart au bénéfice de la France dont 4 dans notre pays ( 13 janvier 1963, 13 janvier 1967, 14 avril 1967 et 5 février 2005). Hormis quelques-uns qui avaient suscité, selon moi, un sursaut national comme en Libye (Mouammar Kadhafi), au Ghana ( Jerry John Rawlings ), Burkina Faso ( Thomas Sankara ) et Bénin ( Mathieu Kérékou ) tous les autres défendaient des intérêts corporatistes et surtout les intérêts des pays occidentaux dont d’anciens colonisateurs.

Ces coups d’État qui fragilisaient de plus en plus les pays africains furent progressivement décriés et condamnés par l’Organisation de l’unité africaine devenue en 2013 l’Union Africaine et le reste de la communauté internationale. Ainsi ils cédèrent la place au pouvoir par les urnes. Mais très rapidement, la voie électorale a pris le chemin de la contre-vérité des urnes dans les pays africains peu démocratiques ou carrément dictatoriaux. Elle est perçue comme un coup d’État électoral ou un hold-up électoral, donc sans légitimité aucune. Elle se revêt d’une « fausse légalité » et s’inscrit dans un cycle de violences, souvent tragique, qui se résume de la façon suivante : mauvaise gouvernance mascarade électorale contestation populaire répressions sauvages pseudo-dialogue pseudo-gouvernement d’union nationale. Mais dans la réalité des faits, tout se déroule en fonction de l’urgence de la défense et de l’importance des intérêts des pays occidentaux et de leurs multinationales et, selon les cas, le pouvoir par les urnes peut émigrer au bout du fusil et vice versa.

C’est ainsi que la France agit en Afrique et surtout dans son « pré-carré « en y déversant des juristes mafieux pour tripatouiller les constitutions, des experts en fraudes électorales, en manipulant des demi-soldes démobilisés, en utilisant des mercenaires, en soutenant des rébellions, en s’appuyant sur l’ONU pour intervenir militairement ou, selon certains observateurs, en encourageant ou en téléguidant des groupes terroristes tels que les Djihadistes ou Boko Haram car, de toute évidence, comme l’a affirmé Robert Bourgi, spécialiste français des affaires africaines et lobbyiste de la Françafrique :« Aucun doute, c’est la France qui choisit les dirigeants Africains » (2). Dans le même ordre d’idée, - sans vouloir offenser personne - l’ex-président du parti des Républicains, Laurent Wauquiez, a dit en parlant de « ….la Côte d’Ivoire où le dictateur Dramane Outtara fait souffrir le pays par un endettement insensé. Quel con de dictateur ! Nous avons tué des milliers d’Ivoiriens pour ce salaud incompétent ! » (3) Le Togo a connu, après le coup d’État ignominieux du 13 janvier 1963, 4 présidents non élus du peuple, tous, des marionnettes de la France! Ceci a été rappelé dans le discours du 23 décembre 2019 du Président national du Parti national panafricain – PNP -, Me Atchadam Salifou Tikpi !

2) Campagne électorale de la dictature néocoloniale et démoniaque RPT/UNIR

Immédiatement après les législatives du 20 décembre, le régime RPT/UNIR est entré en campagne électorale pour marquer son omniprésence abasourdissante aux bruits de bottes prenant souvent l’apparence d’une occupation spatiale du territoire à la recherche de l’ennemi intérieur : le peuple ! Pourtant c’est ce même peuple qu’il a appelé aux urnes le 30 juin 2019 et appelle encore le 22 février 2020 pour élire le prochain président de la République.

a) Bomber le torse après son désaveu populaire du 20 décembre 2018

Le boycott massif ( près de 90%) lors des élections législatives a complètement mis à nu le régime dictatorial RPT/UNIR et lui a infligé une blessure psychologique profonde dont il ne peut se guérir . En effet, selon le paragraphe 3 de l’article 21 de la déclaration universelle des droits de l’homme « La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes... » les tenants de la dictature ne peuvent donc plus représenter le peuple togolais ; ils ne représentent que leur propre ombre et ne peuvent, par conséquent, organiser un quelconque scrutin présidentiel qui soit légitime et crédible. C’est pourquoi ils ont bombé le torse – adoption d’une constitution scélérate le 8 mai 2019 et de la loi Boukpessi restreignant la liberté de manifester le 7 août 2019 - et opter pour le « tout répressif » pour montrer à leurs soutiens internes et externes qu’ils peuvent encore tenir la route en pillant et massacrant le peuple ! Le rapport 2019 de la Ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH) intitulé « Togo : la terreur contre le peuple « en dit long sur le drame humain que les Togolais vivent quotidiennement(4)

b) Recherche éperdue d’une légitimité introuvable

C’est comme chercher une aiguille dans une botte de paille ! Mais ici, c’est encore plus incertain, c’est même impossible, car une dictature est intrinsèquement illégitime, c’est-à-dire est illégitime de nature ! Seulement que ses soutiens internes et externes pour leurs intérêts feignent de l’ignorer. De même, l’institutionnalisation de l’achat des consciences à tous les niveaux de la société et à tous moments et surtout à l’approche des consultations électorales ne peut effacer ce péché originel ; l’achat des consciences ne peut créer que des adhérences éphémères et non des adhésions. Né d’un coup d’État militaire sanglant avec la bénédiction du président français Jacques Chirac et maintenu au pouvoir par des coups de force constitutionnels dont le Français « togolisé » Charles Debbasch a le secret et la récurrente contre-vérité des urnes, Faure Gnassingbé est illégitime ; c’est un criminel dont le crime est imprescriptible selon la constitution originelle de 1992 ! Il est complètement vomi par le peuple ! Si son 4ème mandat était officiellement annoncé, ce serait alors une déclaration de guerre au peuple togolais !

c) Prévenir toute insurrection populaire tout en maintenant le processus électoral de la contrevérité des urnes

Comme je l’ai mentionné plus haut, la stratégie axée sur la mascarade électorale en vue de conquérir ou de conserver le pouvoir a engendré un cycle tragique de violences post-électorales auquel notre pays est confronté sous cette dictature et qui est vraiment sa hantise. Aussi, dans la perspective de faire gagner Faure Gnassingbé ou un éventuel candidat du RPT/UNIR ou, à défaut, un candidat adoubé par Paris et la communauté internationale, l’on pense sérieusement pouvoir empêcher le phénomène d’embrasement post-électoral en ayant recours à toutes sortes de méthodes et de manœuvres pour déminer le terrain insurrectionnel avant les élections présidentielles ou même avant l’annonce de la candidature de Faure Gnassingbé pour un 4ème mandat. Les légitimateurs – politiques, sociaux et religieux – et ses soutiens extérieurs font l’apologie de la paix sous la dictature, sans dire toutefois que cette paix est celle des cimetières et des prisons, font miroiter une possible alternance, font aussi croire que cette élection se déroulera dans des conditions acceptables. L’Union européenne « a salué les efforts déployés en vue d’aboutir à une élection libre, transparente et équitable » lors de la 20ème session de dialogue UE -Togo N’est-ce pas se moquer du peuple togolais ? Tout laisse croire que la communauté internationale cherche à avaliser préalablement en amont le processus électoral pour mieux soulager sa conscience lorsqu’elle avalisera les résultats de la contre-vérité des urnes. Quelle honte ! Les grands hommes appellent honte le fait de perdre et non celui de tromper pour gagner(5). La récente révision de la cour constitutionnelle inféodée au pouvoir exécutif, s’est révélée être une formalité ; étant superficielle et n’étant pas consensuelle, elle ne modifiera en rien le comportement de cette institution. Ce régime extrêmement minoritaire ne peut que recourir à des méthodes malhonnêtes, mafieuses pour conserver le pouvoir par la contre-vérité des urnes; Peuple, comprends-le une fois pour toutes et perds tes illusions électorales !

Par ailleurs, la communauté internationale, les institutions financières internationales tels que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, et les milieux internationaux des hommes d’affaires se comportent comme des thuriféraires pour ravaler et redorer les façades fissurées du régime dictatorial en pleine déliquescence.

d) Quête du meilleur moment pour annoncer la candidature de Faure Gnassingbé : j’y vais ou j’y vais pas ?

Pourchassant jour comme nuit le peuple pour lui retirer toute velléité de défier le pouvoir, la dictature attend, comme un maître horloger, le moment opportun de présenter officiellement son candidat » naturel » pour accomplir un 4ème mandat. L’annonce officielle de la candidature du tyran a probablement été retardée par l’irruption inopinée de Mgr Fanoko Philippe Kpodzro sur la scène politique en novembre dernier. L’archevêque émérite de Lomé a traité les tenants de cette dictature de » criminels pervers » et a dit qu’il fallait définitivement tourner courageusement « cette déchirante et douloureuse page de notre histoire en libérant tous ensemble, cœur à cœur et main dans la main, du nord au sud, de l’est à l’ouest, la Terre de nos Aïeux, de tous ces criminels et faire renaître des cendres le Togo » Il les a accusés aussi d’avoir commandité les incendies des grands marchés de Kara et de Lomé.

L’intervention de Nicéphore Soglo, ancien président du Bénin, sur RFI, le 17 décembre, est un grain de sable dans les préparatifs de la déclaration officielle de la candidature de Faure Gnassingbé : « Il faut que chacun prenne conscience que la période des monarchies qui ne disent pas leur nom est révolue. Parce que nous connaissons la musique. On a un chef d'État qui a dit, j'ai une nouvelle constitution. On fait comme si rien ne s'est passé avant. C'est terminé cette comédie ».

Le doute a envahi l’esprit de Faure Gnassingbé et la perspective d’une insurrection populaire le dévore, bref, c’est pourquoi la manifestation de la jeunesse sous l’égide du mouvement « En aucun cas » et d’autres associations, qui aurait dû avoir lieu le 28 décembre, a été annulée à la dernière minute par le liberticide ministre Payadowa Boukpessi. La famille Gnassingbé dont Faure lui-même et les officiers supérieurs de l’armée togolaise viennent d’être rattrapés par une affaire récente de cocaïne ( 4,418 tonnes) saisie en Uruguay. Notre État voyou est aussi un Narco-État !Wait and see !

3) Cas de Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro

Parce que Mgr kpodzro, « cherchant uniquement le bien du Togo » ,a appelé le peuple à se débarrasser de cette dictature démoniaque, il a subi avec ses collaborateurs les foudres du régime allant jusqu’à des menaces de mort. Le Vatican a promptement réagi et envoyé deux cardinaux pour rencontrer tous les protagonistes et éteindre le feu. Les évêques du Togo, après avoir rencontré Faure Gnassingbé sans la présence de leur doyen, ont publié une déclaration commune, mi-figue mi-raisin, dans laquelle ils appellent le peuple à voter le 22 février 2020. L’archevêque émérite a été recadré par son institution religieuse et ses pairs ; comme eux il est devenu légitimateur en abandonnant derrière lui l’inspiration divine qui l’avait animé pendant douze jours !

Il a créé un fonds « Mgr Kpodzro » pour soutenir le candidat unique dont il est à la recherche. Il vient de proposer, Ô surprise, monsieur Messan Agbéyomé Kodjo, un cacique du régime dictatorial ! C’est sans commentaire ! Nous aurions aimé voir Mgr Kpodzro dans le rôle de l’évêque brésilien, Mgr Dom Hélder Camara, professer la théologie de la libération plutôt que de légitimer le nazisme togolais!

C’est parce que Mgr Kpodzro avait demandé solennellement au peuple et à sa diaspora une mobilisation générale sans précédent sous tous les cieux pour la libération du Togo des forces de l’oppression et du non amour et qu’il avait exigé la démission immédiate de Faure Gnassingbé que je joignis ma voix à la sienne dans mon article intitulé « Au nom du droit d’être libre »!(6)
La Conférence des évêques du Togo est « légimatrice «;rien de surprenant, car le goupillon et le fusil ont toujours fait bon ménage dans notre pays et ailleurs ! Elle est sourde à la théologie de la libération ; elle est très conservatrice ! Faure Gnassingbé a une partie de sa fortune à la banque du Vatican.

En définitif, pour conclure cette première partie du présent article, je dirai que c’est par le biais de la prochaine mascarade électorale programmée que la communauté internationale, manipulée par la France, voudrait maintenir Faure Gnassingbé ou son remplaçant éventuel au pouvoir pour perpétuer le système néocolonial de pillage quel que soit le prix en vies humaines. Il faut drainer le peuple vers les urnes et éviter à tout prix le boycott massif du 20 décembre, d’où l’entrée en jeu des religieux conduits par Mgr Kpodzro ! La voie électorale, si elle est facile, elle demeure néanmoins jonchée d’obstacles et sans issue sous la dictature néocoloniale des Gnassingbés.

B) De la résignation à la fatalité !

Il est vrai que notre lutte traîne en longueur depuis plus de 53 ans sans que nous arrivions à la conclure au bénéfice du peuple ; mais à chaque fois qu’il y a eu des avancées démocratiques, l’espace de liberté s’amenuisait de façon drastique quelques mois ou quelques années plus tard compte tenu de l’évolution du rapport de forces. Il y a de nombreuses raisons à cela que je n’évoquerai pas ici. Le citoyen isolé pense généralement que cette dictature sous laquelle ploie le peuple togolais est forte et indéracinable. En fait, elle ne l’est pas du tout car son sort ne dépend pas du tyran mais du peuple qui a accepté la servitude volontaire. Le Mahatma Gandhi, libérateur de l’Inde et apôtre de la non-violence, nous le confirme d’ailleurs « À l’instant où l’esclave décide qu’il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent »(7). Nicolas Machiavel affirme de son côté : La meilleure forteresse des tyrans, c’est l’inertie des peuples ( 8 ). Ces deux affirmations semblent antagonistes mais en fait exposent l’état d’esprit que le peuple devra avoir s’il veut se libérer réellement.

Devant nos échecs récurrents dus à nos multiples errances dans la voie électorale et nos égarements dans des pseudo-dialogues monnayés qui se terminent par des accords de dupes qui ne seront même pas respectés, une grande partie du peuple debout, perdant toute confiance dans des leaders « légitimateurs » et divisés, pourrait se démobiliser, se résigner et retomber dans l’inertie en pensant que ce qui lui arrive est une fatalité ! C’est la volonté de dieu ! Dieu le fera !

C’est justement ce que le régime RPT/UNIR souhaite : voir le peuple retomber dans l’inertie ; n’est-ce pas la meilleure forteresse pour conserver le pouvoir et les coffres-forts ? C’est pourquoi il veut semer la zizanie, la peur, la terreur et pousser le peuple à se haïr, à l’exaspération, à la fatigue, au découragement, à l’obéissance et à la soumission en exerçant sur lui des méthodes violentes et humiliantes de voyous et même des menaces de mort, des exécutions extra-judiciaires….

Poursuivant le même objectif, la dictature démoniaque RPT/UNIR maintient certaines populations dans l’insécurité permanente, la peur, l’angoisse et le besoin en prolongeant l’état de siège des villes septentrionales. Elle invente des complots telle cette « insurrection armée » du 23 novembre pour arrêter des innocents et décréter le couvre-feu afin de mettre davantage le peuple sous-pression et dans la frayeur. Le pays le plus militarisé du monde a eu peur de quelques haches, machettes, coupe-coupes et couteaux rouillés ! C’est ça, l’insurrection armée ?! C’est ridicule !
Elle recourt aussi à l’achat des consciences dans tous les milieux sociaux et à la distribution de repas à certains indigents.

C) Prendre son destin en main : la défiance politique !

Nous venons d’exposer pourquoi ni la fatalité que sous-tend l’inertie ni la voie électorale complètement verrouillée ne peuvent nous libérer des chaînes néocoloniales et néo-libérales mafieuses. Alors si nous désirons vraiment la liberté et si nous sommes prêts à en payer le prix il ne nous restera plus qu’à prendre notre destin en main et défier le pouvoir dictatorial. Aller aux élections c’est tout simplement sauver et pérenniser le système néocolonial qui porte en lui des germes de la violence et qui a trouvé dans notre pays un terreau fertile pour prospérer et produire toutes sortes de monstres. Pour les légitimateurs et les barons du régime c’est un choix politique voire existentiel car hors du système néocolonial, point de salut !

J’ai plusieurs fois traité de la lutte non-violente dans mes articles notamment ceux intitulés « Diaspora togolaise, accomplissons ensemble la tâche historique qui nous incombe » (9) et « Au nom du droit d’être libre »( 6). Je ne ferai que rappeler brièvement ici le cadre conceptuel de l’action ou lutte non-violente. Mais auparavant je voudrais préciser certains points qui permettront au peuple de bien comprendre les enjeux démocratiques et sociaux de notre lutte de libération nationale afin de s’y engager massivement. Les intérêts du régime et des légitimateurs diffèrent de ceux du peuple !

1) Sortir de la servitude étrangère : nécessité de reconquérir l’indépendance et la souveraineté nationales

Après le coup d’État du 13 janvier, la France a réussi à faire signer au nouveau président du Togo, Nicolas Grunitzky, des accords secrets qui lient désormais les deux pays, les mêmes que, deux ans plus tôt, les anciennes colonies d’Afrique francophone avaient signés avec l’ancienne métropole. Ces accords qui relèvent d’un véritable gangstérisme ont permis à la France de mettre ses anciennes colonies en servitude pour mieux les piller. Ils couvrent tous les domaines vitaux d’une nation : défense, monétaire, économique, commercial, éducatif etc... Ces accords mortifères contrecarrent d’ailleurs tout développement réel de ces pays francophones dont la plupart des habitants vivent dans la misère. Ils sont la principale cause du non décollage de leur développement et l’immigration subsaharienne en Europe. En plus, dans notre pays, la France s’appuie sur la dictature des Gnassingbé qu’elle a contribué à créer et à maintenir au pouvoir par le truchement de la contre -vérité des urnes. La France est le principal obstacle au bonheur des Togolais et à celui des autres peuples d’Afrique francophone! C’est seulement par la lutte non-violente que nous pourrons recouvrer notre indépendance et notre souveraineté pour mettre en œuvre notre projet de société avant-gardiste afin de reconstruire notre pays pour le bien de tous.

2) Immoralité, facteur de dégénérescence et de corruption

Que ce soit un individu ou une nation l’absence de moralité est un facteur de dégradation et de corruption. Les grands empires se sont écroulés et ont disparu justement à cause de cela. Dans notre pays, l’immoralité a atteint son paroxysme et est due à la culture démoniaque du parti dictatorial. Ce parti a réussi à inverser l’ordre des valeurs morales en mettant le mal à la place du bien et le bien à la place du mal, la méchanceté à la place de la bonté et la bonté à la place de la méchanceté etc...Tous les caciques du régime, anciens et nouveaux, civils et militaires, dissidents et fidèles, à l’image de leur maître, sont foncièrement corrompus et beaucoup d’entre eux ont les mains rouges comme par exemple le ministre des droits de l’homme Christian Trimua, présumé coupable de l’assassinat d’une dizaine de jeunes filles d’Agoè (10). Son dossier a mystérieusement disparu du tribunal chargé d’instruire cette affaire criminelle !!! Faure Gnassingbé est, lui-même, le chef suprême de cette immoralité et de la criminalité dans notre pays! La corruption a atteint l’opposition dite alimentaire qui a développé une forte addiction pour l’argent, ce qui la rend peu crédible. Cette dépendance à l’argent est visible dans toutes les couches sociales de la société. L’achat de conscience a de beaux jours devant lui pour garantir la contrevérité des urnes!

3) Se battre pour la vie et la liberté

L’être humain est le bien le plus précieux de la nature ; c’est dire combien la vie humaine est précieuse. Elle est protégée et garantie par notre constitution de 1992 ainsi que par l’article 3 de la déclaration universelle des droits de l’homme : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. » Pourtant tout se passe ici comme si les tenants de cette dictature avaient le droit de vie ou de mort sur leurs « sujets », sur le peuple. « On fusille ici comme on déboise (11) avait écrit Antoine de Saint-Exupéry en 1936 dans l’un de ses reportages sur la guerre d’Espagne ; Ici nous ne sommes pas théoriquement en guerre mais ce que nous vivons, c’est la terreur. Dans la préface du rapport 2019 de la LTDH, cette organisation lance un cri strident « AU SECOURS ! ILS FUSILLENT LES ENFANTS !« et elle déclare que «l'actualité togolaise sur le plan des droits humains sous la dictature héréditaire des Gnassingbé, est une descente aux enfers pour le peuple martyr. D'horreur en horreur, on se dit que le pire est déjà passé. Mais la répression semble engagée dans une concurrence macabre avec elle-même : faire pire que la dernière fois sur le terrain sanglant de la terreur et de l'ignominie. «(4). Le chef d’état-major des forces armées togolaises, le général Félix Abalo Kadanga, a porté la terreur et l’ignominie à leur comble en tuant à bout portant, le 9 décembre 2018, un enfant de 11 ans avec son fusil à lunette ! La communauté internationale feigne de ne rien voir , de ne rien savoir et continue à être complice de cette dictature dont l’armée « agit par professionnalisme » selon l’ambassadeur de France, Marc Vizy .

La mauvaise gouvernance de cette dictature a développé la misère partout dans le pays . Une large portion de la population est en situation d’urgence humanitaire tandis que l’infime minorité dirigeante vit dans l’opulence et l’arrogance. Les équipements sanitaires sont désuets et les hôpitaux sont des mouroirs. La situation est devenue telle que l’existence du Togolais, de la Togolaise ne tient qu’à un fil. Alors la lutte que nous menons est d’abord pour garantir notre existence, notre droit de vivre décemment et librement en paix et, ensuite, en démocratie. Appliquons le droit à l’auto-défense pour protéger notre vie !

4) Bases légales de notre lutte et bref rappel des principes de la lutte non violente

-a)Bases légales
Dans le préambule de notre constitution, nous « Proclamons solennellement notre ferme volonté de combattre tout régime politique fondé sur l'arbitraire, la dictature, l'injustice ».et selon son article 150 Dans ces circonstances, pour tout Togolais, désobéir et s'organiser pour faire échec à l'autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs et considérant notre hymne national, tout Togolais a le droit et le devoir de combattre ce régime dictatorial. Nous devons donc organiser la résistance pacifique, la désobéissance sous la forme de l’action non-violente. « L’action non violente réfléchie, planifiée et organisée offre le moyen le plus réaliste de passer de la dictature à la démocratie. » Mayeul Kauffmann (1)

b) Bref rappel des principes de la lutte non-violente

La lutte non-violente ne relève pas de l’improvisation mais du bon sens ; elle est scientifique c’est-à-dire qu’elle est rigoureuse et repose sur trois principes cardinaux – la désobéissance civile, la non coopération et l’insoumission généralisée – qui s’opposent aux besoins de la dictature si celle-ci veut exister et conserver le pouvoir. La dictature exige du peuple l’obéissance, la coopération et la soumission. Nous devons donc appliquer résolument les trois principes de la lutte non violente dans tous les domaines de la vie publique : culturel, sportif, social, politique et économique en combinant à la fois plusieurs méthodes. La lutte non violente ne se résume pas seulement en des marches, « Togo mort « ou en meetings. Elle est plus que cela ! Elle doit reposer sur une organisation solide, crédible dotée d’un projet de société, d’une stratégie globale et d’un chronogramme. La lutte se structure dans l’espace et le temps.

D) Appel au Peuple !

Notre peuple ne peut pas continuellement se soumettre aux lois de la dictature établies contre sa volonté et qui ne servent pas ses intérêts, des lois qui l’humilient et qui le spolient de ses richesses,
des accords secrets passés avec la France comme ceux de la monnaie et de la défense qui le saignent , qui le tuent et qui éloignent ses enfants de la mère patrie : La tombe ou l’exil !

L’heure a sonné pour que tu te défasses de tes multiples entraves et de tes chaînes ; ce n’est pas pour transformer le 22 février 2020 la nature de tes chaînes en fer en or que je t’appelle car c’est le souci majeur du RPT/UNIR et de ses légitimateurs – laïcs et religieux-. Inspire-toi du monument de l’indépendance symbolisant un gigantesque esclave briser sa chaîne ! Cet esclave, c’est toi aujourd’hui ! Si belle que soit une chaîne, nul ne doit rester esclave ! Fais de ta vie un rêve, et du rêve, une réalité (12 ) ! Ce rêve commun de liberté que nous avons fait nous allons le concrétiser, le transformer en réalité ! Non par des élections mais par la lutte : dès cet instant nous sommes libres !

Nous allons reconstruire notre pays sur la base d’un projet de société avant-gardiste que la Diaspora togolaise plurielle et indépendante te soumettra au moment opportun pour être discuté et amendé, ensuite réalisé !

C’est pourquoi, je lance un appel patriotique et solennel à tout le peuple dans toutes ses composantes et, tout particulièrement, à sa jeunesse. Formons l’Union patriotique sacrée et indivisible comme vient de nous le demander notre doyen Godwin TÉTÉ qui aura le 16 janvier 2020 92 ans ! Portons haut notre flambeau et notre Étendard de la Résistance à l’arbitraire, la dictature et l’injustice ! Soyez résolus de ne servir plus, et vous serez libres ! A dit Étienne de La Boétie.(13).

En cette fin d’année, je souhaite pour toi, ô Peuple martyr, en 2020, la victoire acquise grâce à la confiance, à l’amour et à la détermination que tu mettras dans la résistance patriotique pour te libérer définitivement de la domination étrangère qui t’a imposé depuis 56 ans un régime politique démoniaque pour t’avilir, te ruiner et , finalement, te détruire ! Souviens-toi dans ton cœur que tu es un peuple de dieu devant devenir l’Or de l’humanité pour participer à la naissance de « la nouvelle et grande Humanité » ! C’est ta mission ! Et c’est ta responsabilité ! Vox Populi, Vox Dei !

Togo, la Joie approche !

A nos Martyrs civils et militaires, vos demeures ne sont pas dans le néant, mais dans le Panthéon de l’histoire de notre pays et de notre continent. Que la lumière éternelle brille sur vous !

Vive le Togo libre !

ABLODÉ !

Fait à Colmar, le 31 décembre 2019

Dr Antoine Ati Randolph



Notes bibliographiques

(1) Mayeul Kauffmann in postface de la dictature à la démocratie, Gene Sharp, éditions L’Harmattan ISBN 978 2 29610872 1

(2)https://www.senenews.com/actualites/multimedia/video/robert-bourgi-aucun-doute-cest-la-france-qui-choisit-les-dirigeants-africains_165829.htm

(3) https://www.yerimpost.com/linsulte-de-laurent-wauquiez-contre-alassane-ouattara/

(4) http://societecivilemedia.com/togo-terreur-contre-peuple-laccablant-rapport-de-ltdh/

(5)https://citations.ouest-france.fr/citations-nicolas-machiavel-976.html

(6)http://cvu-togo-diaspora.org/2019/11/23/au-nom-du-droit-detre-libre-peuple-togolais-en-avant/18112

(7)https://citations.ouest-france.fr/citation-gandhi/instant-ou-esclave-decide-sera-9010.html

(8) https://citations.ouest-france.fr/citation-nicolas-machiavel/meilleure-forteresse-tyrans-inertie-peuples-125252.html

(9)https://www.27avril.com/blog/diaspora/diaspora-togolaise-accomplissons-ensemble-la-tache-historique-qui-nous-incombe-a-tous

(10)https://togo-online.net/togo/arreter-et-juger-le-ministre-christian-trimua-pour-crimes-et-tortures/

(11)https://www.antoinedesaintexupery.com/ouvrage/reportages-sur-la-guerre-despagne-1936-1937/

(12)https://citations.ouest-france.fr/citation-antoine-de-saint-exupery/fais-vie-reve-reve-realite-19201.html

(13)https://dicocitations.lemonde.fr/citations/citation-7874.php

 

 

Face à la situation politique, Antoine Randolph appelle à la résistance populaire

 

Présidentielle 2020 : Qui sont ces médecins qui vont examiner les candidats ?

Le processus électoral comptant pour la présidentielle 2020 dont le premier tour est fixé pour le 22 février prochain, suit son chemin. Trois médecins ont été désignés par la Cour constitutionnelle pour l’examen des candidats déclarés à cette élection.

Les professeurs Yaotsè Anoumou Dagnra (Chef de Service Bactériologie, Virologie et Parasitologie, CHU Sylvanus Olympio), Soodougoua Baragou, Chef de Service Cardiologie, (CHU Sylvanus Olympio) et Toyi Palokinam Pitché, Chef de Service de Dermato-vénéréologie, (CHU Sylvanus Olympio), ont été mandatés par la Cour constitutionnelle pour vérifier l’état de santé physique et mental des différents candidats afin de dresser un certificat médical à ces derniers.

« Je jure de bien et fidèlement remplir ma mission dans le respect des lois de la République, de faire le rapport et de donner mon avis en mon honneur et en ma conscience, et de respecter le secret professionnel », ont déclaré les médecins devant la Cour.

Pour information, chaque médecin a reçu acte des prestations de serment de la part de l’institution qui n’a pas manqué de féliciter ces missionnaires choisies pour l’occasion.

Plus que quelques semaines avant le premier tour de l’élection présidentielle. A ce jour, on compte 15 candidats qui se sont déclarés publiquement.

Le parti au pouvoir, Union pour la République (UNIR) n’a pas encore investi de candidat, mais tout semble désigner le président de ce parti, le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé.

 

 

Présidentielle 2020 : Qui sont ces médecins qui vont examiner les candidats ?

 

Agbeyome Kodjo, candidat unique de l'opposition : « Durant cette nouvelle année 2020, nous élirons un Président de la République »

A peine choisi par Monseigneur Kpodzro comme « candidat unique de l’opposition », le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et Développement (MPDD), Dr Agbeyome Kodjo, adresse son discours à la nation. Dans son message, l’ancien président de l’Assemblée Nationale est revenu sur le processus à l’issue duquel le choix du candidat unique a été porté sur sa « modeste personne ». Tout en invitant les Togolais à lui faire confiance, l’homme politique promet travailler en synergie avec les forces démocratiques du pays pour que l’alternance politique soit une réalité en 2020. Lecture !

Discours à la nation de Gabriel Messan Agbeyome Kodjo

Togolaises, Togolais,
Mes chers compatriotes,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis de l’extérieur,

C’est avec dévouement qu’il me plaît tout particulièrement de satisfaire à la tradition de présentation des vœux du nouvel an à vous toutes et tous, Togolaises et Togolais.

Dans ce temps porté par l’exultation générale, qu’accompagnent nos élans sincères, la pureté de nos pensées, et notre générosité désintéressée, s’incarne la véritable magie des fêtes du Nouvel An.

L’année 2019 s’est achevée avec son contingent de fortunes diverses : des succès, des joies, des béatitudes, mais aussi des désarrois, des tourments, des révélations, des désillusions, des contrariétés et des épreuves.

Nulle existence humaine, nulle âme qui vive n’échappe à ces enjouements et à ces impénitences sur son chemin de vie.

Partout à travers le monde, nous vivons une époque agitée, dynamique et en même temps contrastée. Pour autant, nous pouvons et nous devons tout faire pour que notre cher pays le Togo connaisse l’apaisement, et un développement fructueux, pour que tout dans nos vies change uniquement en bien.

Nos projets personnels et nos rêves sont indissociables du Togo : de son présent, de son avenir. L’avenir de nos enfants dépend des efforts et de la contribution de chacun d’entre nous en tous les points du maillon national. C’est ensemble et unis que nous résoudrons les problèmes qui se posent aujourd’hui à notre société et à notre pays. Si nous restons unis, nous atteindrons tous les plus grands objectifs pour un Togo démocratique, pour un Togo apaisé, pour un Togo prospère, pour un Togo qui gagne.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises, Togolais,

Durant cette nouvelle année 2020, nous élirons un Président de la République.

La grande histoire retiendra qu’à la faveur de la vaillante détermination et du très respectable engagement personnel de l’Archevêque émérite de Lomé, Monseigneur Philippe Fanoko Kossi KPODZRO, la fin de l’année 2019 a été marquée par le choix du candidat unique de l’opposition pour l’élection présidentielle de 2020.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises, Togolais,
Permettez-moi de porter à votre connaissance que c’est à l’issue d’un long processus d’exploration, d’entretiens, de quasi primaires internes puis de l’activation des modalités transparentes de désignation que l’Archevêque émérite de Lomé Monseigneur Philippe Fanoko Kossi KPODZRO entouré d’un Collège de sages, portèrent leur choix sur ma personne en qualité de candidat unique de l’opposition pour l’élection présidentielle de 2020.

Je rappelle que toutes les étapes procédurales préalables que j’ai énoncées furent non dépourvues d’obstacles de toute nature, qui auraient pu conduire les initiateurs de ce projet à l’abandon.

Je voudrais ici exprimer ma sincère gratitude, et saluer le courage, la grâce efficace, mais aussi magnifier l’abnégation des forces démocratiques notamment la C14 ainsi que celle de tous les autres parties prenantes et acteurs de la société civile, pour leur ferme engagement, pour leur discernement, et pour leur sacrifice citoyen en vue de l’avènement de l’alternance politique dans notre cher pays le Togo en 2020.

Je mesure la gravité de ce temps politique fédérateur, car trop longtemps, la classe politique issue de l’opposition politique togolaise n’a eu de cesse de ritualiser tous les cinq (5) ans, la chronique de sa défaite annoncée.

Le choix porté sur ma modeste personne fut pour moi une grande et non moins généreuse surprise, car les salves de critiques infondées, malveillantes, outrageantes et cyniques qui s’ensuivirent m’ont presque conduit au renoncement.

J’ai vécu ces commentaires désobligeants et mal fondés comme une dure épreuve.

À l’instar de toutes les créatures humaines, je me sais imparfait. Pour l’anecdote, après son admonestation contre une fidèle le mardi 31 décembre 2019 sur le parvis de la basilique Saint-Pierre à Rome (Italie), je me permets de me référer avec piété au contenu du propos développé par le Pape François, le lendemain, mercredi 1er janvier 2020, avant la traditionnelle prière de l’Angélus : je cite le Pape François « Tant de fois nous perdons patience. Cela m’arrive à moi aussi. Je m’excuse pour le mauvais exemple donné hier. »

Ainsi, à l’égal de tout être humain, je suis conscient de ce que j’ai vraisemblablement plus de défauts que de qualités. En toute humilité, soyez assurés mes chers compatriotes de ce que je déploie mes meilleurs efforts pour précisément rectifier mes défauts.
Je sais aussi qu’au sein de la classe politique togolaise issue de l’opposition en lutte pour l’alternance politique, nombreux ont un profil meilleur que le mien et que l’un en leur nombre pourrait être mieux indiqué à l’accomplissement de la mission que l’homme de Dieu après plusieurs mois de méditation et d’analyse en lien avec un Collège de sages ont librement considéré bienséant de confier à ma personne.

Je suis très honoré de la confiance qui m’est ainsi témoigné et je mesure le poids de la responsabilité qui m’incombe. C’est pourquoi, j’ai accepté en toute humilité la mission qui m’échet dorénavant, avec gravité et sans badinage.

J’en appelle à la mobilisation de toutes les citoyennes togolaises et de tous les citoyens togolais pour la réussite du temps politique nouveau qui est à la portée de notre peuple meurtri.

J’ai toujours servi l’État avec détermination, professionnalisme, rigueur, abnégation, probité morale et avec une obligation de résultats assortie d’un rythme d’évaluations discrétionnaires.

S’agissant des imputations particulièrement fantasmées, portées contre ma personne, j’affirme ici avec solennité sans risque d’être démenti que les accusations chuchotées de détournement des fonds au Port Autonome de Lomé procèdent d’une malsaine manipulation politique ainsi qu’en témoignent les conclusions du Pôle financier près le Tribunal de Grande Instance de Paris en (France) saisi d’une commission rogatoire internationale, après un scrupuleux contrôle conjoint d’une part, des autorités bancaires ; et d’autre part, des investigations du Parquet financier français agissant sur commission rogatoire internationale délivrée par le Parquet togolais.

Par ailleurs, afin que cesse la prolifération des infamies jetées en pâture, et afin que nul n’en ignore, je tiens à rappeler que la Chambre d’accusation de la formation de jugement togolaise, compétente pour en connaître stipula en sa décision judiciaire, dont je cite le dispositif du jugement intervenu « le délit reproché à l’ancien Premier Ministre Agbéyomé KODJO relève du domaine de l’impossible. » Conséquemment, cette affaire imaginaire qui fut falsifiée au moyen d’un empilement abracadabrantesque est définitivement close depuis 2005 et tout soupçon de malversations fut judiciairement écarté.

Sur un autre sujet et non des moindres, je voudrais à nouveau fortement rappeler en toute clarté, afin que nul n’en ignore, que je ne suis ni de près ou de loin mêlé au drame de Fréau Jardin ainsi qu’en attestent formellement la correspondance du 13 mai 1993 de Maître Ahlonko DOVI, Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme du Togo (CNDH) au Secrétaire Général des Nations Unies, le rapport du 5 Octobre 1993 d’Amnesty International, le rapport du 20 janvier 1994 de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU sur la situation des droits de l’homme au Togo ; qu’au surplus, le témoignage sous serment déposé de l’ancien Premier Ministre Monsieur Edem KODJO me disculpe entièrement, de façon étayée ; que le contenu exhaustif dudit témoignage déposé sous serment est consigné dans les archives de la CVJR et peut être consulté par tous les citoyens togolais qui en feront la demande.

Mon audition publique devant la CVJR ainsi que le contenu argumenté et amplement étayé de la lettre ouverte au peuple togolais publiée par mes soins le 19 novembre 2011 sont autant d’éléments matériels qui infirment en tous points les imputations hasardeuses ourdies contre ma personne.

La vérité relative à ma totale innocence dans la tragédie de Fréau Jardin n’est pas méconnue de tous les acteurs du Collectif de l’opposition démocratique (COD) 2 qui n’ignorent absolument rien et ce, par le menu détail, des vrais auteurs de cette tragédie du 25 janvier 1993.

J’ai une pensée émue pour tous nos compatriotes tombés sur le champ de l’honneur pour leur combat pour la démocratie et la justice sociale.

Mes chers compatriotes,
Togolaises, Togolais,

A la lumière de la clarification et de la vérité dans sa simplicité nue que je viens d’énoncer relativement au regrettable drame de Fréau Jardin, convenez de ce que je ne peux être tenu pour responsable des turpitudes d’autrui.

Sur ma trajectoire professionnelle, politique et personnelle, j’ai certainement, inconsciemment offensé ou blessé plus d’un, par mes propos, ou par mes actes ; à toutes celles et à tous ceux-ci, j’implore humblement leur pardon. Mais, je ne peux assumer des faits dont je ne suis à aucun égard comptable.

S’agissant des incendies des marchés de Lomé et de Kara, il s’est avéré dès la connaissance de ces faits criminels que ce fut un montage grotesque du pouvoir aux fins de polluer, d’entacher gravement et de paralyser les activités du -Collectif Sauvons le Togo-. J’ai payé de ma personne des souffrances arbitraires et je fus jeté en prison pour un acte criminel dont je n’ai jamais rêvé.
Le récent revirement du dénommé Mohamed Loum constitue à tous égards, un cinglant camouflet pour le pouvoir dont le silence assourdissant témoigne de l’embarras dans lequel il se trouve depuis l’aveu et le repentir public de celui qui fut manipulé et instrumentalisé.

Le devoir de vérité et l’exigence de morale publique requièrent une clarification du pouvoir suite au témoignage accablant et troublant impliquant des hauts responsables de l’État. La dignité commande de laver de tout soupçon les innocentes victimes expiatoires qui furent arbitrairement violentées, outragées et qui traînent à ce jour, le traumatisme, le pretium doloris, le préjudice moral et le préjudice matériel qu’occasionnèrent les souffrances qui nous furent imposées.

Les magistrats qui ont accepté de se livrer à cette hérésie juridique et judiciaire doivent faire un acte de contrition au-devant du peuple togolais au nom duquel ils disent le droit, prennent des actes de procédure et rendent des décisions de justice.

Les obscurs inspirateurs ainsi que les auteurs de ces crimes perpétrés à Kara puis à Lomé doivent avoir sur leur conscience le fait que les femmes victimes de leurs agissements criminels ont perdu leur fonds de commerce et subissent à ce jour, le harcèlement de leurs créanciers. En la circonstance, je comprends parfaitement que chaque togolaise et chaque togolais atteint dans sa chair par cette sordide affaire criminelle puisse se poser la question de savoir si au Togo, la justice est égale et la même pour tous les citoyens, ou si elle est protectrice des puissants et autres criminels en col blanc ?

Mes Chers compatriotes,
Togolaises et Togolais.

L’heure a sonné ! Rassemblons-nous et mobilisons-nous pour aller à l’essentiel en vue de la réalisation de l’alternance politique au Togo en 2020. La division n’a jamais été féconde pour la réalisation d’un idéal partagé.

J’appelle avec force et vigueur toute la classe politique, la société civile, la diaspora et toutes les bonnes volontés, au Grand Rassemblement Citoyen pour que l’alternance devienne réalité lors de la prochaine élection présidentielle pour la refondation de la république.

La campagne que nous allons mener ensemble ne doit pas s’inscrire dans un format classique de campagne électorale. Elle devra être atypique à tous les niveaux. Ce devra être une campagne explicative, une campagne pour expliquer, surtout aux jeunes, mais pas seulement, comment le peuple souverain, comment les citoyennes et les citoyens peuvent avec d’autres outils démocratiques notamment par les suffrages qu’ils exprimeront, être les principaux acteurs du changement et de l’alternance politique tant souhaités.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises et Togolais,

Nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la marche de l’histoire de la gouvernance politique au Togo. Les stratégies politiques novatrices et fédératrices de conquêtes politiques sont à tous égards les seules qui vaillent et demeurent éminemment avantageuses.

En ce début d’une année nouvelle plein de défis et de belles promesses, je voudrais présenter mes chaleureux vœux au peuple togolais.

Aux malades sur leur lit d’hôpital, j’adresse tous mes vœux de prompte guérison.

Aux prisonniers, je forme à votre endroit, mes vœux ardents d’une prochaine libération.

À celles et ceux qui vivent dans le dénuement le plus abject et pour lesquels la vie paraît un supplice, je vous invite à tenir bon dans l’espérance.

À nos vaillantes Forces de défense et de sécurité qui assurent inlassablement nuit et jour l’intégrité de notre territoire national, je rends hommage.

Je salue l’engagement et la bravoure de nos Forces de défense et de sécurité qui sont engagées en opérations extérieures, au service de la paix dans le monde, au péril de leur vie. Je salue votre courage et vos actions sacrificielles.

En mémoire de toutes celles et de tous ceux qui nous ont quitté au cours de l’année 2019, je joins mes prières aux vôtres, pour leur repos dans la lumière céleste.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises et Togolais,

Aujourd’hui, la majorité silencieuse des togolaises et des togolais désirent ardemment une alternance politique paisible pour la restauration de leur dignité, habités par l’espoir de ce que demain leurs besoins les plus simples soient un tant soit peu satisfaits, par exemple que l’école ouverte à tous donne à chacun les moyens de s’insérer et de s’épanouir dans la société, notamment grâce à un emploi décent, ou que l’hôpital soit un lieu de soins et de guérison, ou encore que la pension de retraite perçue après une vie de travail ait un autre visage que celui de l’indigence.

C’est en réponse aux cris du cœur de toutes les filles et tous les fils du Togo tout entier qu’ensemble nous voulons mettre en mouvement une gouvernance plurielle et vertueuse au service du bien-être du peuple togolais.

Nous sommes déterminés à œuvrer pour l’émergence d’une démocratie apaisée et d’une prospérité partagée que tous les togolais appellent de tous leurs vœux.

Mes Chers compatriotes,
Togolaises et Togolais,

Je voudrais, en ce temps de grâce et de félicité, vous rappeler que la rancune et les récriminations n’ont pas leur place dans le combat que nous menons pour un Togo démocratique et prospère.
Nous nous inclinons avec vénération et foi devant notre génie créateur et nous comptons fédérer toutes les compétences et toutes les intelligences au service du bien-être commun de notre Chère patrie le Togo.

Ensemble, faisons aimer le Togo à nos enfants et aux générations futures.
À ce travail exaltant, à ce travail plein de belles promesses, la Nation nous invite pour le bonheur de chacun et de tous.

Togolaises et Togolais,
Mes Chers Compatriotes,

Du fond du cœur, je souhaite d’heureuses fêtes à celles et ceux de nos compatriotes qui demeurèrent mobilisés aux avant-postes ainsi qu’à celles et ceux de nos compatriotes qui assurèrent l’arrière-plan et qui ont enduré la rudesse et les épreuves des manifestations sur la voie publique pour que notre patrie et nous tous ayons un meilleur avenir ainsi que des perspectives d’avenir plus engageantes.
Qu’il vous en soit rendu hommage mes chers compatriotes !

Tout indique que de nouvelles pages, les plus belles de notre histoire commune vont commencer par s’écrire pour le peuple togolais, pour qui sur le plan divin tout est déjà accompli en cette année 2020.

Que Dieu soit béni, et qu’il bénisse davantage le Togo et chacun de ses enfants !

À toutes et à tous, je souhaite mes meilleurs vœux d’heureuse Année 2020.

Fait à Lomé, le 03 janvier 2020
Agbéyomé Messan KODJO

 

 

Agbeyome Kodjo, candidat unique de l'opposition : « Durant cette nouvelle année 2020, nous élirons un Président de la République »

 

Alles Gute zum Geburtstag!

Geburtstags-Animation

Hallo Efo Beto,

Heute ist Dein Geburtstag! Wir verzichten darauf schief für Dich „Happy Birthday“ anzustimmen - lieber senden wir Dir diesen kleinen Kuchen zu. Und Glückwünsche haben wir für Dich auch noch im Gepäck:

Genieße Deinen Ehrentag und lasse Dich heute von Deinen Liebsten verwöhnen. Wir wünschen Dir zu Deinem Geburtstag jede Menge Glück, Zufriedenheit und Gesundheit! Und natürlich allzeit gutes Licht für Deine Motive.
Lars Ihring
Head of Community Management
Lars - fotocommunity.de
lars@de.newsletter-fotocommunity.net
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Efo beto
danke freundlich

 

 

Alles Gute zum Geburtstag!

Présidentielle 2020/Dépôt des candidatures : Le cafouillage à la Cour constitutionnelle limite les candidats, Fabre dénonce

Le ton a été donné depuis le vendredi 27 décembre dernier pour le dépôt des candidatures dans le cadre de l'élection présidentielle au Togo. Mais la Cour constitutionnelle qui doit jouer un grand rôle dans l'étude des dossiers n'est pas encore au complet. Une situation que dénonce Jean-Pierre Fabre qui envoie une lettre à la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Lecture !

Lomé, le 30 décembre 2019

M. Jean-Pierre FABRE
Candidat à l’élection Présidentielle du 22 Février 2020
LOME/TOGO

A Monsieur le Président de la Commission
Electorale Nationale Indépendante (CENI)
LOME/TOGO

Objet : Dépôt de dossier de Candidature à l’élection Présidentielle du 22 Février 2020

Monsieur le Président,

Dans son communiqué N°042/2019/P/CENI en date du 13 Décembre 2019, la CENI qui a la charge d’organiser la prochaine élection présidentielle dont le premier tour est fixé au 22 Février 2020, a porté à la connaissance des candidats potentiels, les pièces constitutives du dossier de candidature ainsi que la période de dépôt de ces dossiers. Cette période court du 27 Décembre 2019 aux heures d’ouverture indiquées, jusqu’au 08 Janvier 2020 à minuit.

Je suis investi par le

congrès de mon parti, l’ANC, pour défendre ses couleurs à cette élection Présidentielle.

Je suis surpris de constater que malgré l’ouverture de la période indiquée par la CENI pour le dépôt des candidatures, le 27 décembre dernier, la recomposition de la Cour Constitutionnelle n’est pas encore effective, de sorte que je ne peux ni accomplir la légalisation de ma signature à la Cour Constitutionnelle, ni me faire examiner par le collège des trois (03) médecins assermentés, que devrait désigner la Cour Constitutionnelle pour la délivrance du certificat médical.

A l’évidence, cette situation a pour conséquence, la réduction du temps imparti aux candidats pour préparer et déposer leur dossier de candidature.

J’exhorte la CENI, en sa qualité d’organisateur de cette élection, à veiller à ce que les dispositions constitutionnelles et légales qui encadrent le processus électoral, soient scrupuleusement respectées par toutes les institutions qui y sont impliquées. Afin que cette élection soit transparente, équitable et crédible.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes salutations distinguées.

M. Jean-Pierre FABRE

 

 

Présidentielle 2020/Dépôt des candidatures : Le cafouillage à la Cour constitutionnelle limite les candidats, Fabre dénonce

 

Présidentielle 2020 : Les leçons du candidat Dr Christian Spieker

En tant que candidats de l´opposition, allons-nous participer à cette élection présidentielle face à ce refus du régime de faire les réformes nécessaires pour une élection transparente? Chacun de nous en tant de candidat face à sa propre conscience et son destin va pouvoir répondre à cette question avec responsabilité en privilégiant l´intérêt du peuple togolais et rien que celui du peuple qu´il prétend servir. L´enjeu ici est quelle stratégie adopter pour sortir le peuple de cette situation ? Aucune pression n´a été faite sur le régime pour l´amener à opérer les réformes. Ce n´est pas un simple courrier envoyé par Jean-Pierre Fabre à la CENI qui les fléchira.

Les pauvres électeurs face à l´argent d´UNIR ne sont pas les seules victimes d´achat de conscience. Les leaders de partis, candidats pléthoriques à cette élection présidentielle et soucieux de remplir la caisse déficitaire de leurs partis politiques par la subvention destinée aux candidats, font aussi la course en tête de ce peloton et ne sont pas non plus épargnés par cet appât que UNIR leur tend. Et les professions libérales qui de nature, devraient être indépendantes, ne pensent-elles pas aussi à leurs gros clients du régime et pour ce faire, tombent dans ces filets d´appât? Tout le monde n´est-il pas complice de ce régime en se prenant pour victime? Voilà une panoplie de questions auxquelles le peuple togolais fait face et qui nécessitent des réponses sans lesquelles le Togo ne trouvera jamais une issue

favorable. Toutes les couches sociales, surtout les mieux placées sont mouillées par ce régime, ce qui rend difficile l´alternance. Cette tranche de société ne se gêne pas du tout. Avez-vous vu les professions libérales manifester au côté de la population depuis 2017 ? Posez-vous la question.

L´achat de conscience par UNIR n´est pas seulement au sein des pauvres mais partout dans les couches sociales surtout les plus aisées. Participer à une élection présidentielle avec tous les enjeux qu´elle comporte, en tant que candidats tout en sachant que le jeu est faussé par manque de transparence est aussi un achat de conscience. Si on se laisse faire sans aucune pression d´abord sur le régime et sans rien exiger avec fermeté la transparence des urnes, alors notre échec est assuré.

Le gouvernement ne va pas faire des réformes sans pression sur lui car il sait que certains candidats vont l´accompagner à cette élection présidentielle, même sans réformes à cause de cette subvention qui leur est destinée, peu importe le montant. C´est l´arme efficace du régime. C´est pourquoi l´alternance sera très difficile au Togo. Le peuple doit prendre lui-même son destin en main, soit à cette élection ou au cours de l´année de 2020. Mais ne plus attendre. Le peuple rendu servile doit se libérer.

Ne cherchons pas midi à 14 heures. Il n´y aura jamais alternance au Togo tant que les leaders politiques togolais cultivent le rapport de l´argent (intérêt personnel) et mettent celui-ci en première position par rapport à leur lutte pour l´alternance. Un fait me permet de faire cette analyse. Le nombre des candidats à la présidentielle et pas les moindres. Des plus grands leaders présumés de l´opposition aux plus petits et partis satellites du pouvoir, participent tous à la course et aucun d´eux ne lève la voix pour conditionner sa participation par la transparence ni demander à la population de se manifester pour réclamer cette transparence alors que c´est encore les 5 ans à venir qui lient le destin de ce peuple en souffrance. Qu´a-t-il fait au bon Dieu pour mériter ce sort depuis 1914 ? Le combat de Monseigneur Kpodrzo à la recherche du candidat unique va probablement échouer aussi en commençant même par Jean-Pierre Fabre qui est le premier consulté et malheureusement aussi le premier à déclarer publiquement à ses militants le samedi passé avec un ton ironique que l´ANC refuse de s´y associer au projet de candidat unique recherché. Même si on n´est pas d´accord avec le candidat unique, il faut savoir le dire et avec beaucoup de respect. Et si lors de la visite de Monseigneur Kpodrzo chez lui, il lui avait proposé d´emblée que c´est lui qui sera ce candidat unique, lui dirait-il aussi non, que l´ANC n´est pas concernée ? C´est là que l´égoïsme des leaders politiques togolais prend le pas sur l´intérêt général. Il est temps que le peuple lui-même prenne ses responsabilités et son destin en main. Ce ne sont pas ces leaders politiques qui le délivreront du joug de ce régime.

Ce qui m´a toujours fait mal pour le Togo, c´est son triste destin qui a changé depuis 1914 et cela continue jusqu´à aujourd´hui et ne trouve personne pour le délivrer des mains des malfaiteurs exogènes et endogènes qui l´ont saisi et le malmènent depuis toujours. Il faut reconnaître que le Togo est un pays qui a trop souffert et qui continue par souffrir car ceux qui sont présumés prendre son destin en main ont toujours joué avec celui-ci. Mais à partir de 2020 il faut que le peuple se réveille. Le peuple togolais doit prendre sa responsabilité. Ni les leaders de l´opposition ni le parti au pouvoir ne cherchent le bonheur de ce peuple. Les premiers ont toujours facilité sans le vouloir, le maintien du second au pouvoir par le jeu des intérêts personnels et d´égoïsme démesuré.

Ce pouvoir connaît la faiblesse des Togolais : l´argent. Tout Togolais qui a l´argent en face de lui devient faible et oublie ce qu´il doit faire pour son pays et le rendre libre. C´est pourquoi l´alternance tarde toujours à venir. Dans un de mes articles précédents j´ai consacré le contenu pour appeler les électeurs à résister à l´argent d´UNIR. Mais je me rends compte que le pire même c´est au sein des leaders de partis politiques. Comment peut-on reprocher à quelqu´un ou demander à un peuple de faire des sacrifices quand ceux qui les lui demandent ne montrent pas l´exemple ? C´est tout le problème togolais. On ne peut pas demander aux pauvres citoyens de refuser l´argent d´UNIR alors que ceux qui roulent dans les voitures tout terrain ne résistent pas à cela mais tombent aussi dans ces filets d´appât.

L´achat de conscience, ce n´est pas seulement au sein de la population lambda ou électeurs. Il y a plusieurs façons de se laisser acheter par ce régime. Pour les électeurs, c´est visible. On le voit et c´est direct. Mais pour l´achat de conscience des leaders de l´opposition, c´est indirect ou déguisée en subvention des candidats à la présidentielle. C´est pourquoi tout le monde est candidat car c´est la seule occasion pour eux de toucher cette cagnotte. La transparence des urnes n´est pas le souci pour eux. Sinon, pourquoi le pouvoir fixe la date des élections et demande aux candidats d´aller retirer le dossier de candidature à la CENI mais aucun leader politique et candidat n´a dénoncé ces conditions et exigé le report de la date ? Seul le prof. Gogué l´a dénoncé et exigé le report autant que moi-même.

Cette recomposition de la Cour constitutionnelle n´est pas non plus une recomposition quand on ramène encore certains anciens juges de cette Cour dans cette nouvelle composition, comme par exemple le président Abdou Assouma qui devient encore président de cette même Cour. Pourquoi cette Cour ne sera-t-elle pas composée seulement de nouvelles têtes? Quelle réaction des leaders à ce sujet ? C´est ce réflexe qu´on devrait à tout moment avoir pour ne pas tomber dans le piège de ce régime. Il faut reconnaître qu´ils réfléchissent mieux que les gens de l´opposition pour placer les filets.

On a utilisé seulement une peinture noire pour une voiture blanche pour la déclarer nouvelle. Qu´est-ce qui a changé dans cette voiture? Aucune pièce, aucun moteur, aucune roue n´a changé. Seule la couleur de la peinture et on nous présente encore la même voiture mais avec une autre couleur noire. Voilà notre nouvelle Cour constitutionnelle qui va donner les mêmes résultats des prochaines élections. La CENI quant à elle va rester intacte de même que le fichier électoral. Où sont maintenant les réformes effectuées? Mais malgré tout ça les leaders de partis continuent par déclarer leur candidature en se cachant derrière la formule bien connue par eux : « Le parti m´ a investi » alors que souvent ils sont le seul candidat en liste pour l´investiture. Quelle parodie ? Que pouvons-nous reprocher aussi à Faure quand dans quelques jours il va nous dire que c´est son parti UNIR qui l´a investi? Arrêtez vos hypocrisies. On trompe seulement ce peuple. Peut-on réellement appeler ces candidats des opposants ? Ils visent seulement, soit la subvention pour alimenter la caisse de leur parti déficitaire, soit pour se faire un nom avec ce titre d´ex-candidat aux élections présidentielles. C´est tout leur calcul. Voilà ceux-là qu´on appelle opposants et qui jouent avec le destin de tout un peuple.

Mais je rends hommage ici à Me Dodji Apévon et Madame Adjamagbo-Johnson. Ils ont pu mettre leur intérêt personnel de côté pour s´empêcher de se porter chacun et chacune candidat et candidate de leur parti pour soutenir le candidat unique que Monseigneur Kpodrzo cherche. Voilà les vrais opposants qui se soucient de l´alternance. Le vrai leader ce n´est pas dans la taille du parti mais dans le caractère de ce lui qui conduit un tel parti. C´est en cela qu´on reconnaît un vrai leader. Un exemple simple est celui de Tikpi Atchadam. Il est sorti de l´ombre non pas à cause de la taille de son parti PNP mais à cause de son attitude et son intégrité morale avec son courage de dire très haut ce que les autres atterrés, pensent très bas.

Je trouve triste que les candidats vont aller à ces élections sans mettre au préalable la pression maximale sur le gouvernement pour le fléchir. Ce qui est raisonnable à mon sens, c´est 5 candidats potentiels issus des 5 régions du pays qui devraient aller à cette élection pour priver le régime des voix dans chaque région. Mais 14 candidats ou plus, c´est de la plaisanterie. Comme je disais plus haut, ce gouvernement sait que même s´il ne fait pas les réformes, il y aura des candidats qui vont l´accompagner car leur calcul ce n´est pas la victoire mais la subvention. Moi, je ne viens pas de l´Allemagne pour trahir mon pays, le Togo. Si les conditions de transparence ne sont pas réunies, je n´irai pas à ces élections pour salir mon honneur et celui du reste de la diaspora togolaise en Allemagne. Mon seul but est de transformer ce pays en pays modèle si les conditions sont réunies.

Désormais, le peuple doit pouvoir distinguer les vrais candidats, prêts à faire du Togo un pays rayonnant des faux candidats qui recherchent seulement leurs intérêts personnels à travers la cagnotte des subventions de campagne en s´appelant opposants alors qu´ils ne sont en réalité que de « bonnets blancs et non de blancs bonnets». Au Togo on dit souvent le ridicule ne tue pas. Seul l´argent compte, peu importe d´où ça vient. Voilà pourquoi on aura toutes les difficultés pour venir à bout de ce régime.

Mais ce peuple togolais très brave ne doit pas perdre d´espoir. L´année 2020 sera une année de victoire et de sourire. Toutefois pour y arriver, il doit se montrer inflexible face à l´appât tendu par le régime et aussi pouvoir vaincre sa peur devant la terreur du régime. S´il arrive à surmonter ces deux difficultés, il verra à coup sûr le changement en 2020. Pour cela je lui souhaite le courage et seulement le courage pour prendre son destin en main dans cette nouvelle année 2020.

Bonne année à tous.

 

 

Présidentielle 2020 : Les leçons du candidat Dr Christian Spieker

 

Les membres de la Cour constitutionnelle ont prêté serment aujourd’hui

Les membres nommés et élus de la Cour constitutionnelle ont prêté serment ce lundi lors d’une cérémonie présidée par Faure Gnassingbé en présence des membres du gouvernement et des responsables des autres institutions de la République.

Amados-Djoko Kouami, Amekoudji Koffi Jerôme, Assouma Aboudou, Coulibaley Djobo Babakane, Massina Palouki, Nahm-Tchoubli Mimpab et Sogoyou Pawele sont officiellement les membres de la Cour constitutionnelle.

« La Constitution vous fait obligation de prêter serment avant votre prise de fonction », leur a rappelé Faure Gnassingbé au cours de la cérémonie.

« Cette cérémonie intervient suite à la nomination et à l’élection de sept personnalités reconnues pour leur probité morale, et conformément à la loi fondamentale de notre pays », indique-t-on dans un communiqué de la Présidence de la République.

Il reste encore deux personnalités que le Sénat (qui n’est pas encore mis en place) doit nommer pour compléter le nombre des membres de la Cour constitutionnelle.

« En attendant la désignation des deux au

tres membres par le Sénat qui sera bientôt mis en place, les sept récipiendaires ont à tour de rôle juré de bien et fidèlement remplir leurs fonctions et de les exercer en toute impartialité dans le respect de la constitution », poursuit le communiqué.

 

 

Les membres de la Cour constitutionnelle ont prêté serment aujourd’hui

 

Vers un début de solution aux problèmes d’inondation à Adakpamé !

Des travaux d’assainissement et de voirie urbaine ont été lancés le week-end dans trois quartiers de Lomé, notamment Adakpamé Sawoloeto, Akodésséwa-Kpota-Est et Anfamé Nord 2.

A Adakpamé, il sera en effet question de construire des caniveaux de drainage d’eau sur 1100 m vers le fleuve Zio, afin de trouver une solution aux problèmes d’inondation répétitif dans cette partie de la capitale.

En vue d’améliorer le cadre de vie et le déplacement des populations, deux (2) voies d’accès aux contournements seront également chargées.

Dans les quartiers Akodésséwa-kpota-Est et Anfamé Nord 2, il s’agit de construire des salles de classe du préscolaire et primaire. Objectif, contribuer à un fort pourcentage de la scolarisation dans les deux quartiers, ainsi que leurs environs.

Le coût des travaux est estimé à 300 millions FCFA. Ils sont inscrits dans le Programme d’appui aux populations vulnérables (PAPV). Les travaux ont été lancés le samedi 28 décembre 2019, par Koko Ayeva, mini

stre de la Ville, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Salubrité publique.

Edem A.

 

 

Vers un début de solution aux problèmes d’inondation à Adakpamé !

 

La priorité d’ATT après son retour sur sa terre natale

Amadou Toumani Touré (ATT), ancien président malien renversé en 2012, fait son retour à Mopti, sa ville natale. Avec pour objectif d’œuvrer pour la paix…

ATT est de retour auprès des siens. Cette fois-ci, il rentre définitivement dans son pays après un exil commencé en 2012 après qu’il a été renversé du pouvoir. L’ancien homme fort de Bamako veut consacrer sa nouvelle vie à la recherche de la paix dans cette partie du Mali devenue instable à cause des attaques djihadistes et des conflits communautaires.

Au cours de la célébration du 100è anniversaire de la création de la ville de Mopti, l’ancien président a pris la parole, devant le Premier ministre Boubou Cissé, pour rappeler la mission qui lui tient à cœur. « Je m’investirai, je ferai tout ce qui est possible (en me basant) sur l’expérience que j’ai acquise, parce que je suis avant tout un soldat », a-t-il promis.

Le sage de 71 ans a ajouté qu’il donnera tout pour que ‘’sa’’ ville retrouve sa quiétude

d’antan. « Mais je ne le ferai pas seul, nous le ferons ensemble », a-t-il insisté devant une foule nombreuse.

Selon le maire de ladite ville, Issa Kansaye, ATT incarne « la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le développement ». Se faisant le porte-parole des habitants de cette agglomération, ces derniers, souligne-t-il, confient à l’ancien président « la mission d’apaiser les tensions afin de permettre le retour définitif de la paix, de la cohésion sociale et du vivre ensemble entre les différentes communautés ».

Boubou Cissé, de son côté, a rassuré les uns et les autres de la mise en exécution du projet de construction d’infrastructures routières dans la région.

A.H.

 

 

La priorité d’ATT après son retour sur sa terre natale

 

Pierre Vivante Togo, le père noël des orphelins

L’association Pierre vivante Togo s’est rendue dimanche 29 décembre 2019 dans le village de Foguegue, plus précisément dans le canton de Tovégan pour accomplir sa mission de fin d’année : Fêter Noël avec les orphelins dont elle a la charge.

Il s’agit pour les responsables de l’Association Pierre Vivante de donner le sourire à ces êtres innocents, de leur donner l’occasion d'oublier leur quotidien et de se réjouir au même titre que les autres enfants qui ont leurs parents avec eux.

« Je me réjouis de la réussite de l’initiative bien que cela n’a pas été facile. C’est l’occasion pour moi de remercier tous les partenaires de prêt ou de loin qui n’ont ménagé aucun effort pour nous aider », a indiqué Mme Dédé Adjanké, présidente de l’association.

Le chef du village de Foguegue, Togbui Eklou 1er de son côté, a remercié les responsables de l’association Pierre vivante Togo pour cette initiative qu’ils ont entrepris afin de procurer la joie aux enfants lors des fêtes de fin d’année. « Je leur suis reconnaissant », a-t-il lancé, avant d’émettre u

ne requête à l’endroit des responsables de l’association, lequel est la mise en place d’une cantine scolaire dans l’établissement scolaire du village.

Dans une ambiance festive, les responsables de l’association et les enfants se sont donnés à l’exercice de question-réponse à travers des distributions des cadeaux aux orphelins. Il est à préciser que cette année, l’initiative a pris en compte non seulement le village de Foguegue, mais aussi 5 autres villages environnants.

Ainsi, des cadeaux contenants des produits prêts à la consommation ont été distribués aux enfants démunis de tous ces villages, ceci en présence des donateurs qui évoluent dans le domaine artistique, notamment l’artiste de la chanson OLIBIG et sa femme qui ont fait honneur aux enfants.

Dans son programme, la présidente de l’association à laisser entendre qu’il est prévu, dans les mois à venir, une cantine scolaire pour les enfants de l’école Foguegue, afin de leur permettre de ne pas abandonner les cours à cause de la faim. Aussi, a-t-elle ajouté, ces enfants bénéficieront régulièrement des cartons contenant des détergents et savons pour éviter qu’ils viennent aux cours avec des vêtements impropres, selon ce que le directeur de l’établissement à laisser entendre.

Pour information, l’association Pierre vivante Togo s’est également rendue, à la veille, à Aképédo dans la préfecture de l’Avé en marge de ses activités de fin d’année pour distribuer des vivres à 28 enfants démunis.

« Ce geste est venu au moment opportun et cela me va droit au cœur car ces enfants manquent de beaucoup de choses, surtout pour manger et j’apprécie cette démarche. J’exhorte les responsables de l’association à entreprendre une sensibilisation à l’endroit des parents pour qu’ils puissent aider leurs enfants à étudier à la maison.


Nicolas K

 

 

Pierre Vivante Togo, le père noël des orphelins

 

Cour constitutionnelle : Assouma reste à son poste

L’inamovible président de la Cour constitutionnelle a été reconduit à son poste après que les anciens-nouveaux membres ont prêté serment à la Présidence de la République hier.

Comme l’opposition l’exige, le pouvoir en place a procédé au renouvellement des membres de cette institution, selon ses humeurs. Ceux-ci donneront une onction définitive aux résultats électoraux. Sauf que le régime a pris presque les mêmes personnalités qui ne peuvent rien lui refuser.

Et sans surprise, Aboudou Assouma reprend sa place, celui de président de cette institution. Ce magistrat occupe ce poste depuis 2007. Ce lundi 30 décembre, par décret présidentiel, le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, le renomme.

« La Cour constitutionnelle est présidé par un président nommé par le Président de la République, parmi les membres de la Cour, pour une durée de 6 ans. Il prend rang protocolaire après les Présidents des Assemblées parlementaires », stipule l’article 16 de la loi organique relative à la Cour c

onstitutionnelle.

C’est à cette haute juridiction qu’il reviendra de proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 22 février prochain. Dans le contexte actuel, le chef de l’Etat sortant gagnera sans difficulté ce scrutin et entamera ainsi dans la foulée son quatrième mandat à la tête du Togo, comme le pensent certains observateurs.

A.H.

 

 

Cour constitutionnelle : Assouma reste à son poste

 

Manu Dibango Lokua Kanza… sur scène à Lomé le 11 janvier prochain

Une brochette de vedettes de la musique internationale est annoncée à Lomé en janvier pour la célébration des 65 ans de carrière de Gérard Akueson.

Une seule date, 11 janvier 2020. Un seul lieu, Grand Rex de Lomé. Un seul évènement, les 65 ans de carrière de la légende Gérard Akueson.

Pour cette occasion Manu Dibango, Lokua Kanza, Toofan, etc. presteront pour rehausser l’éclat de l’évènement à l’image du parcours impressionnant durant les 60 dernières années de cet auteur compositeur, éditeur et producteur de renommée internationale.

Producteur de stars, notamment Bella Bellow, Abeti Masikini, GG Vickey, Manu Dibango, entre autres, cette légende vivante a débuté sa carrière en 1964 au sein du groupe « Los Makueson’s » après avoir été formé en art dramatique au Cours Simon de Paris en France. Suivra la création de sa propre maison de disque en terre française.

A la conférence de presse de l’annonce de ce concert aux couleurs spéciales, cet arti

ste togolais aujourd’hui âgé de 80 ans a invité « tout le monde à prendre part à cette fête musicale qui se prépare ». M. Akueson assure que « ce sera un concert géant qui rassemblera les grands noms de la musique africaine ».

Tout en soulignant que la musique d’aujourd’hui est différente de celle du passé, il ajoute qu’il continue malgré tout d’encadrer des jeunes afin qu’ils parviennent à avoir une carrière réussie.

A.H.

 

 

Manu Dibango Lokua Kanza… sur scène à Lomé le 11 janvier prochain

 

Ce que Jean-Pierre Fabre pense de la nouvelle Cour Constitutionnelle

Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance Nationale pour Changement (ANC) et candidat déclaré à la présidentielle de 2020 désapprouve la nouvelle composition de la Cour constitutionnelle.

A en croire l’ex-chef de file de l’opposition, c’est grâce à ses multiples interpellations que le chef de l’Etat a finalement décidé de procéder à la recomposition de la Cour constitutionnelle. Mais le seul problème, c’est que ce renouvellement n’est juste qu’un copier-coller de l’ancienne composition.

« Finalement M. Faure Gnassingbé a demandé la recomposition de la Cour constitutionnelle. Cela veut dire qu’il nous a donnés raison. Parce que si on n’avait pas raison en demandant la recomposition de la Cour constitutionnelle, il n’allait pas procéder à sa recomposition. Mais ce qu’on constate, c’est que le renouvellement se fait à l’identique. Les personnes qui sont impliqués dans les mauvais actes à la Cour constitutionnelle sont reconduites. Par exemple, le président de la Cour constitutionnelle, Aboud

ou Assouma qui m’a renvoyé de l’Assemblée nationale en 2010. Il y a d’autres qui sont parents à M. Faure Gnassingbé. Aujourd’hui, nous pouvons dire que la Cour n’est pas recomposée », a souligné Jean-Pierre Fabre.

Pour rappel, dans une lettre à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le leader de l’ANC craignait une réduction du temps imparti aux candidats pour préparer et déposer leur dossier de candidature.

Par la même occasion, il a exhorté la CENI, en sa qualité d’organisateur de cette élection, à veiller à ce que les dispositions constitutionnelles et légales qui encadrent le processus électoral, soient scrupuleusement respectées par toutes les institutions qui sont impliquées. Afin que cette élection soit transparente, équitable et crédible.

Godfrey Akpa

 

 

Ce que Jean-Pierre Fabre pense de la nouvelle Cour Constitutionnelle

 

Réforme de la Cour constitutionnelle : Coup de gueule de Me Raphaël Kpande-Adzaré

Les membres de la Cour constitutionnelle ont prêté serment hier devant Faure Gnassingbé. Mais la composition même de cette institution pose problème. C'est ce que relève Me Raphaël Kpande-Adzaré dans cette tribune.

Coup de gueule !

A vos marques, prêts, partez !

La vitesse de croisière a démarré pour le cinéma, la mascarade électorale.

Mais malgré tout, monsieur le Président de la République, la Cour Constitutionnelle n'exige pas. Celle que vous venez d'installer est anticonstitutionnelle parce qu’aux termes des dispositions de l'article 100 de la Constitution encore en vigueur, la Cour Constitutionnelle est composée de neuf (09) membres. Mais la présente se compose seulement que de sept (07) membres. Ce n’est donc pas une Cour Constitutionnelle au sens de l’article 100 suscité, en d’autres termes, pas une Cour Constitutionnelle au sens de notre Constitution.

Voyez-vous, Excellence monsieur le Président de la République, le législateur n’a rien fait au hasard ! Avant tout, il est un homme bien averti, é

clairé par le juste peuple dont il reste l’émanation, et qui lui a donné mandat, je dirais qu’il est divinement inspiré ; à moins que nous-mêmes, nous ne comprenons pas « l’esprit des lois », des textes que nous nous donnons, ou du moins, nous nous les donnons que par complaisance ou par pure fantaisie.

Et pour cause !

Monsieur le Président de la République, aux termes des dispositions de l’article 2 de LOI ORGANIQUE N°2004-004 LOI ORGANIQUE N°2004-004 portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle, loi qui fonde votre démarche ce 30 décembre 2019 :

« Les membres de la Cour constitutionnelle sont nommés ou élus conformément aux dispositions de l’article de 100 de la Constitution.

Et l’article 3 de poursuivre :

« Avant d’entrer en fonction, les membres de la Cour constitutionnelle prêtent serment au cours d’une cérémonie solennelle d’installation devant le Président de la République, en présence du Président de l’Assemblée nationale et du Président du Sénat dans les termes suivants : « Je jure de bien et fidèlement accomplir mes fonctions en toute impartialité dans le respect de la constitution, de garder le secret des votes et des délibérations, de ne prendre aucune consultation sur les questions relevant de la compétence de la Cour Constitutionnelle. »

Si la Loi organique qui organise le serment des membres de la Haute Juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle revoit toujours et constamment à l’article 100 de la LOI FONDAMENTALE, il est plus que clair qu’aucune prestation de serment ne peut être faite si tous les neuf (09) membres ne sont pas élus.

En outre, si cette même Loi organique prévoit la possibilité de remplacer les membres de la Cour Constitutionnelle lorsque se présente l’occasion, c’est parce que cette Institution-norme et hautement normative ne doit souffrir d’aucune carence ou d’aucune infirmité. Et l’alinéa 2 de cette même loi dispose que :

« Tout manquement aux obligations prescrites par la présente loi organique constitue un acte de forfaiture ».

Possible donc que ce qui vient de se produire soit une autre forfaiture ! Institution-norme, la Cour Constitutionnelle n’est pas une équipe gouvernementale qu’on peut nommer, composer et compléter ensuite. NON monsieur le Président !

Au demeurant, pourquoi nous précipitons-nous si nous voulons bien faire, avec des bases, des normes et des institutions justes ; et si l’intérêt en jeu est celui du peuple souverain ?!

Quelques citoyens, réunis au sein de SYNERGIE-TOGO et du Front Citoyen « Togo Debout », et soucieux de cet intérêt de notre peuple toujours désabusé par le politique, faisaient observer, dans une récente déclaration, et avec raison d’ailleurs, que « même si le gouvernement doit suivre vos instructions et prendre des dispositions nécessaires pour le renouvellement de la Cour Constitutionnelle comme l’indique le communiqué du gouvernement du 13 décembre 2019, il ne peut le faire que dans la légalité, c’est-à-dire dans le respect et conformément aux dispositions normatives en vigueur ». Et suivant ces dispositions normatives en vigueur, la Cour Constitutionnelle est composée de neuf (09) membres.

Mais n’abusez pas des Togolais ; ou qu’on ne vous amène pas à le faire !

Et pour cause, nous ne devons pas confondre les dispositions de l’article 100 de la Constitution et celles de l’article 24 de la Loi Organique portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle qui dispose que :

« Les décisions de la Cour constitutionnelle sont rendues à la majorité de ses membres. En cas de partage de voix, celle du président est prépondérante ». Non, pas du tout ; car avant que de fonctionner, c’est-à-dire de juger du quorum nécessaire à la régularité de la tenue ses audiences, de ses réusions, et à la validité de ses délibérations, la Cour Constitutionnelle doit exister. La règle fonctionnelle du quorum ne viendra pas couvrir, ou suppléer à la légalité existentielle de la Cour Constitutionnelle. Et c’est d’ailleurs très simple ; avant de fonctionner, il faut exister.

Excellence monsieur le Président de la République, l’article 58 de la Constitution fait de vous « ---le garant du respect de la Constitution », et avant que vous n’entriez en fonction, vous avez prêté serment devant la Cour Constitutionnelle, légalement constituée donc, et réunie en audience solennelle, en ces termes, conformément à l’article 68 de la même Constitution :

« Devant Dieu et devant le peuple togolais, seul détenteur de la souveraineté populaire, Nous, Faure Essozimna GNASSINGBE, élu Président de la République conformément aux lois de la République, jurons solennellement :

- De respecter et de défendre la Constitution que le Peuple togolais s'est librement donnée ;
- De remplir loyalement les hautes fonctions que la Nation nous a confiées ;
- De ne nous laisser guider que par l'intérêt général et le respect des droits de la personne humaine, de consacrer toutes nos forces à la promotion du développement, du bien commun, de la paix et de l'unité nationale ;
- De préserver l'intégrité du territoire national ;
- De nous conduire en tout, en fidèle et loyal serviteur du peuple ».

Vous êtes donc redevable au peuple togolais et à la Constitution, dont vous êtes à la fois garant et défenseur, à plus d’un titre. Si la Session parlementaire du 15 mai 2019 portant modification des dispositions des articles 13, 52, 54, 55, 59,60, 65, 75, 94, 100, 101, 104, 106, 107, 108, 109, 110, 111, 115, 116, 117, 120, 125, 127, 128, 141, 145,155 et 158 de la constitution du 14 octobre 1992, tenue presqu’en vase clos et dans la précipitation, a commis une erreur, peut-être voulue par la Providence parce que le chemin emprunté n’arrimait guère avec la volonté du peuple, qui est celle de Dieu, dit-on souvent, vous devez l’assumer pleinement et positivement, et en toute responsabilité, prendre vos dispositions et ouvrir des négociations et des discussions salvatrices, avec le peuple, avec les acteurs politiques et ceux de la société civile, pour remettre notre Cher Togo, l’Or de l’humanité, sur le chemin de la démocratie, de l’Etat de droit et du développement pour un VIVRE ENSEMBLE HARMONIEUX ET DURABLE ; et en toute humilité, nous vous en conjurons !

Et c’est ainsi que parfois, La Providence, à laquelle nous devons tout, nous parle. Et ce sera votre message de vœux à notre chère Nation ; une nouvelle année, un nouveau départ, un nouvel espoir pour votre peuple !

Bonne, Heureuse et Sainte année 2020, monsieur le Président de la République, dans la Sainte Crainte de Dieu et le respect de votre peuple !

Me Raphaël N. KPANDE-ADZARE

 

 

Réforme de la Cour constitutionnelle : Coup de gueule de Me Raphaël Kpande-Adzaré

 

Diplomatie en 2019 : Le ministre Dussey laisse les Togolais évaluer les résultats

Le Prof.Robert Dussey, ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur, dresse le bilan des grandes réalisations de son département ministériel, pour le compte de l’année 2019 qui finit dans 24 heures. Le ministre laisse les actions au jugement de chaque Togolais.

Dans une interview accordée à afreepress.info, Prof Robert Dussey a tenu à relever une diplomatie togolaise très active au cours de l’année 2019.

La diplomatie togolaise, sous l’impulsion de Faure Gnassingbé, a-t-il indiqué, a été de tous les rendez-vous aussi bien nationaux qu’internationaux, en vue d’accompagner les efforts du Gouvernement dans sa quête du mieux-être pour tous les fils et filles de notre pays.

En effet, le ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur évite toute forme d’autosatisfaction. Il estime plutôt que le combat pour un « Togo meilleur et prospère » reste perpétuel.

« Cependant, dire que j’en suis satisfait serait, faire preuve de suffisance et de minimalisme. L’espoir d’un Togo meilleur et prospère est un combat de tous les

jours, un combat sans fin, dans lequel l’autosatisfaction ne saurait être de mise. Je peux cependant, dire que le personnel de mon département, aussi bien à la centrale que dans nos missions diplomatiques et consulaires, a donné le maximum pour l’atteinte des objectifs que nous nous sommes fixés en début d’année », a précisé le ministre Dussey.

Il ajoute : « Quant aux résultats, je laisse le soin aux Togolaises et Togolais, y compris vous les hommes de médias, d’apprécier ».

Edem A.

 

 

Diplomatie en 2019 : Le ministre Dussey laisse les Togolais évaluer les résultats

 

Présidentielle 2020 : Nicodème Habia « On ne vote pas dans une dictature… »

Plus les jours s’égrènent, plus l’on s'approche assurément de la date fatidique, le 22 février 2020, le jour où les Togolais seront dans les urnes pour élire leur nouveau chef d’Etat. Dans une interview accordée à la chaîne YouTube « Togo Web TV actualités », le président du parti Les Démocrates, Nicodème Habia, a livré son impression par rapport au processus électoral en cours.

Pour l’ex député de l’Union des forces du changement (UFC), les conditions qui entourent l’organisation des prochaines consultations électorales sont tout, sauf acceptables. Nicodème Habia estime que le cadre électoral actuel n’augure rien de bon pour espérer une alternance politique en 2020.

L’opposant qui ne compte pas participer à la présidentielle du 22 février 2020, désavoue toutes les institutions en charge de l’organisation, de la supervision et de la proclamation des résultats des élections au Togo.

« Prenez par exemple la Cour Constitutionnelle. Il n’y a eu aucune recomposition telle que requise par la loi. Ce sont les mêmes personnes que le régime a remplacées là-bas. A la CENI, c’est aussi la même chose. En gros, c’est le régime RPT-UNIR qui organise sa propre élection. Et vous pensez qu’o

n peut espérer quelque chose de bon avec ce cadre électoral ? Donc, nous avons décidé de ne pas aller à ces élections », a indiqué Habia.

Et de poursuivre : « On ne vote pas dans une dictature, mais dans une démocratie. Et si nous voulons la démocratie, nous devons nous lever, nous devons nous battre ».

Le gréviste de la faim invite ses pairs de l’opposition à taire leur égo surdimensionné et à travailler ensemble et dans l’union pour dégager le « régime jusqu’auboutisme » de Faure Gnassingbé.

 

 

Présidentielle 2020 : Nicodème Habia « On ne vote pas dans une dictature… »

 

Remous autour de l’adoption du nouveau Code de la presse

Le Togo va se doter d’un nouveau Code de la presse avant 2020.
L’avant-projet de loi portant « nouveau Code de la presse et de la communication » transmis à l’Assemblée nationale par le gouvernement vient d’être adopté à l’unanimité, dit-on, à la commission des lois. Puis, sera voté le 30 décembre à la plénière.

Toutes les organisations professionnelles de la presse ont été associées aux travaux en commission des lois, à l’exception du SYNJIT (Syndicat national des journalistes indépendants du Togo).

Dans un communiqué son Secrétaire général dénonce la mise à l’écart du seul Syndicat des journalistes employés du Togo à l’étape parlementaire.

« L’étude du projet de loi portant nouveau "Code de la presse et de la communication" à la Commission des lois de l’Assemblée nationale étant une suite logique des travaux de Kpalimé, le SYNJIT ne comprends pas cette discrimination (qui ne dit pas son nom) affichée à son égard », a-t-il indiqué.

A quelques jours de l’adoption en plénière du nouveau Code de la presse, beaucoup dénoncent déjà un Code de la presse vidé de sa substance.

Des propos rapportés par togos

coop.info, un journaliste relève qu’il ne restera plus rien dans le nouveau Code de la presse si on y enlève les modifications introduites dans l’ancien texte. Pour lui, on aurait dû parler de « rédaction d’un nouveau code » au lieu d’une réécriture.

Le nouveau Code de la presse, en effet, redéfinit le profil et le statut du journaliste togolais, consacre la notion d’entreprise de presse en lieu et place des organes de presse. Il prend également en compte les médias en ligne.

Plus de 100 articles de l’ancien texte ont subi des modifications ou ont été réécrits avec l’introduction de nouvelles sections ou chapitres.

 

 

Remous autour de l’adoption du nouveau Code de la presse

Droits et protection de l’enfant : RESAEV-Togo a sensibilisé à Sokodé

Le Réseau des Structures d’Accueil des Enfants Vulnérables au Togo (RESAEV-Togo) a tenue cette semaine une campagne de sensibilisation sur les droits et la protection de l’enfant et la consolidation de la paix à Sokodé, 340 km, au Nord de Lomé.

Près d’une soixantaine de jeunes et enfants de rue de la préfecture de Tchaoudjo ont pris part à cette séance de sensibilisation.

Lors de la rencontre, Mme Palouki Essoham et Albarka Djamiou, des animateurs à Creuset-Togo, ont édifié les enfants sur les questions relatives à leurs droits et devoirs, ainsi que sur les valeurs de l’éducation des enfants.

Organisée dans le cadre du projet « sensibilisation des enfants en situation de rue sur : les droits et protection de l’enfant et consolidation de la paix », cette séance de sensibilisation vise, selon les organisateurs, à renforcer la capacité des participants sur leurs droits et devoirs, sur la consolidation de la paix et sur la gestion des conflits, ainsi que les risques liés à leur participation aux manifestations à caractère politique.

 

 

Droits et protection de l’enfant : RESAEV-Togo a sensibilisé à Sokodé

 

Recrutement de 1500 volontaires : l’ANVT dénonce une arque sur les réseaux sociaux

Depuis quelques jours, les réseaux sociaux sont inondés par une annonce de recrutement de 1 500 volontaires par l’ANVT (Agence Nationale du Volontariat au Togo). Une pure arnaque, dénonce l’ANVT dans un communiqué.

L’Agence Nationale du Volontariat au Togo, en effet, tient les populations informées qu’elle n’a pas de processus de recrutement en cours suivant ce mode opératoire.

Elle précise par ailleurs que « ces messages sont des tentatives d'arnaque ». Tout en appelant les populations à la vigilance, l’ANVT les invite à signaler toute tentative au 22 25 57 07 ou 92 15 30 67.

Cette agence, il faut le dire, n'est pas la seule à être victime de cette situation. Plusieurs autres structures, notamment les organismes de l'ONU, voient circuler des annonces de ce genre. Il importe donc à tous d'être vigilants

 

 

Recrutement de 1500 volontaires : l’ANVT dénonce une arque sur les réseaux sociaux

 

Un homme dévoré par un crocodile

Au Zimbabwe, un homme de près d’une cinquantaine a été tué par un crocodile, près d’un barrage.

Des propos rapportés, la victime essayait de récupérer la canne à pêche d’un ami pêcheur coincée dans des roseaux. C’est alors qu’il perdit l’équilibre, tomba dans l’eau, avant d’être attaqué par le prédateur. Son ami a assisté impuissant au drame.

N’eût été le courage des villageois qui accusent la Zimbabwe National Parks Authority, pour son inaction face aux attaques incessantes des crocodiles sur le barrage, les restes de la victime n’auraient pas été récupérés.

En 2017, une jeune fille avait été victime d’une attaque similaire au même endroit. Une situation qui inquiète les villageois.

 

 

Un homme dévoré par un crocodile

 

Les sœurs AWUI reconnaissantes envers Rawlings

Lydia et Linda Awui, des jumelles siamoises séparées il y a 20 ans, ont tenu à dire merci à l’ancien président du Ghana, John Jerry Rawlings, pour sa générosité sans laquelle elles n’auraient peut-être pas eu la vie sauve.

En 1999, l’ancien président ghanéen, en effet, a supporté le coût de l’opération chirurgicale devant séparer les sœurs siamoises. Un geste aimable qu’il aurait peut-être lui-même oublié.

Vingt (20) ans après, les jumelles siamoises accompagnées de leurs parents, se sont rendus chez l’ancien chef d’Etat, pour lui exprimer toute leur reconnaissance pour sa grandeur d’âme. Un groupe de quatre (4) médecins ghanéens avaient participé à cette opération réussie.

Aujourd’hui, les deux jumelles qui, selon le Dr Appeadu-Mensah, avaient été réunies au niveau de l’abdomen et partageaient le même foie, ont terminé leurs études secondaires. Elles souhaitent toutes les deux étudier la médecine à l’université.

 

 

Les sœurs AWUI reconnaissantes envers Rawlings

 

Lutte contre la prolifération des produits chimiques : L'ANIAC-Togo présente son bilan 2019

Comme annoncé, l'Autorité nationale pour l'interdiction des armes chimiques au Togo (ANIAC-Togo) a présenté hier vendredi à Lomé, son rapport bilan des activités menées au cours de cette année 2019.

Cette rencontre avec la presse a été l’occasion pour les responsables de l’ANIAC d'informer le grand public des activités menées par l’institution, ses missions, et son engagement au profit du bien-être socio-économique et la préservation du milieu naturel.

Il s'est agi également pour la structure de présenter ses attentes pour l'année à venir et de solliciter le concours et la collaboration des différentes parties prenantes à la problématique de la gestion des produits chimiques pour l'atteinte de ses objectifs.

Durant ces 12 derniers mois, il ressort que l'ANIAC-Togo a procédé à des visites auprès des structures impliquées, effectué des tournées de sensibilisation à Kara et à Kpalimé sur les dangers liés aux produits chimiques dans les grandes régions du Togo, organisé des rencontres de formation et

de renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la gestion des produits chimiques.

« Cette année, il faut noter que nous avons mené plusieurs activités. Par exemple, pour promouvoir la mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC), l’ANIAC-Togo a organisé une tournée nationale de sensibilisation courant le mois de mai à Kara et à Kpalimé qui a permis à une centaine de responsables des médias d’être outillés sur les dispositions de la CIAC. L’ANIAC a également organisé un atelier de sensibilisation et de formations des acteurs impliqués dans le transport des marchandises dangereuses. L’ANIAC a opéré plusieurs visites d’inspection des sites industriels, notamment l’ITRA, NIOTO, DODO cosmétics, WAFO industry, le laboratoire TONGMEI, CIMTOGO Kara, société NINA, etc. ce qui lui a permis de disposer aujourd’hui une base de données des entreprises utilisant des produits chimiques au Togo », a souligné Prof. Boyodé Pakoupati, Directeur de l'ANIAC-Togo.

A en croire les responsables de cette structure, l’un de leurs plus grands défis aujourd’hui reste la gestion déchets chimiques présents dans la plupart des laboratoires de certaines unités industrielles. Puisque jusqu’à présent, l’institution anti-armes chimiques n’a pas encore de site de pré-stockage ou d’enfouissement des déchets chimiques.

Pour mener à bien leur mission, celle de contrôler les importations et le stockage des produits chimiques sur le territoire togolais, Prof. Boyodé Pakoupati et son équipe demandent au gouvernement de procéder rapidement à l’adoption de l’avant-projet d’arrêté interministériel portant interdiction d’importation, de production, de conservation et de commercialisation de boissons (Soukoudai) et d’aliments à base de chloroforme et ses dérivés au Togo.

Créée le 4 novembre 2015, l'ANIAC-Togo est une structure nationale dont la mission est de promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité internationale en contribuant au désarmement général et au développement économique mondial.

L’ANIAC a pour rôle de lutter contre la mise au point, la fabrication, l’emploi, le stockage et le transfert des produits chimiques en vue de leur utilisation responsable au bénéfice des populations.

 

 

Lutte contre la prolifération des produits chimiques : L'ANIAC-Togo présente son bilan 2019

 

La marche de demain finalement interdite

Le ministre de l'Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales, Payadowa Boukpéssi interdit la manifestation de rue programmée sur demain samedi 28 décembre 2019 pour diverses raisons.

Selon Payadowa Boukpessi, le principal organisateur de cette manifestation, l'association « Action-Sud » est injoignable, alors que ses responsables doivent se rendre préalablement au ministère de la Sécurité pour une réunion concernant la marche.

« Les trois organisateurs à savoir AMENOUMEGBLE Joseph, BUAKA Amen et TRENOU David sont complètement injoignables jusqu'à ce jour. Or, avant toute manifestation publique, les organisateurs sont toujours conviés au Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile pour une réunion de Sécurité », lit-on dans un courrier rendu public par le ministère.

Cette réunion, poursuit l’autorité, rentre dans le cadre des formalités usuelles à remplir auprès des services techniques du ministère de la Sécurité.

L’autre raison évoquée par le ministre Boukpéssi est l’in

tervention du mouvement « En Aucun Cas » de Foly Satchivi qui réclame la paternité de cette manifestation lors de sa conférence de presse de ce jeudi.

Une situation qui a amené l’autorité a affirmé que « Les organisateurs de cette manifestation sont de mauvaise foi en sous-traitant la manifestation à une association illégale, et en visant un objectif contraire à celui visé dans la déclaration préalable ».

A en croire le ministre, le mouvement « En Aucun Cas » n’a aucune base légale. « Le sieur SATCHIVI Foly a laissé entendre au cours de sa conférence de presse que la manifestation vise un objectif politique, alors même que l'association « Action-Sud » est une association apolitique », a-t-il indiqué.

Pour toutes ces raisons, Payadowa Boukpéssi interdit la marche programmée sur samedi 28 décembre 2019.

 

 

La marche de demain finalement interdite

 

Plusieurs tonnes de cocaïne destinées au port de Lomé, saisies par l'Uruguay

Une expédition de plusieurs tonnes de cocaïne à destination du port de Lomé a été saisie avant de quitter le port de Montevideo, ont annoncé vendredi les autorités uruguayennes, un pays de plus en plus utilisé comme point de transit pour les drogues produites en Amérique latine vers l'Afrique et l'Europe.

La saisie record de 4,4 tonnes de cocaïne a été réalisée par la marine uruguayenne. Le communiqué officiel des autorités uruguayennes précise que la drogue était cachée dans des sacs dans des conteneurs contenant de la farine de soja chargés le 24 décembre. Il était destiné au port de Lomé. L'origine exacte de la drogue n'a pas été précisée.

Selon le communiqué, 3 089 briques testées positives pour la cocaïne ont été découvertes dans un premier conteneur. Un second conteneur en cours d'examen possédait près de 500 briques.

Pour le moment, cette saisie est considérée comme le "plus grand coup porté au trafic de drogue de l'histoire du pays".

Diego Perona, porte-parole de la Marine uruguayenne, a déclaré que le déchargement et le comptage du premier conteneur étaient déjà terminés: "Il avait 3 089 br

iques de cocaïne, chaque brique pesait 1 100 kilos". " Il y a 4 conteneurs passés à travers un scanner dans lequel la présence de la drogue a été détectée".

Les inspecteurs ont détecté la drogue grâce à des examens d'imagerie numérisés avant leur départ d'un quai du port de Montevideo, qui a été fermé complètement par les autorités avec un fort déploiement de troupes de la préfecture, de la marine et de la police.

Le procureur spécialisé dans les délits économiques s'occupe de l'affaire et a décidé de former une équipe d'enquête avec des agents de la marine, de la préfecture, de la direction des douanes et du département des stupéfiants de la police.

Une phase d'interrogatoire des camionneurs et du propriétaire de la cargaison de soja a déjà commencé.

Cette affaire confirme que le Togo est de plus en plus utilisé comme point de destination ou de transit par de grands groupes de trafiquants de drogue.

 

 

Plusieurs tonnes de cocaïne destinées au port de Lomé, saisies par l'Uruguay

 

Présidentielle 2020 : UNIR pas dans la logique de deux tours

La présidentielle de 2020 risque de connaitre le même sort que les précédentes. Puisqu'à en croire de nombreux observateurs, le régime RPT-UNIR n’est pas dans la logique d’une élection à deux tours. Il prépare juste un "K.O", comme l'évoquent ses partisans.

Ce n’est un mystère pour personne. Le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, sera bel et bien candidat à sa propre succession lors des prochaines consultations électorales. Celui qui a déclaré publiquement que son « Papa » lui a dit de ne jamais lâcher le pouvoir, ne ratera pour rien au monde le prochain scrutin présidentiel dont le premier tour est prévu pour se tenir le 22 février 2020.

D’ailleurs le 3 novembre dernier à Lomé, lors de son intervention dans le cadre du lancement du rapport pays Doing Business 2020, il se projetait déjà dans l’avenir. Il va jusqu’à avertir ses « notables » de ne pas le décevoir l’année prochaine, c’est-à-dire, en 2020.

« … C’est vrai que quand on parle d’élections présidentielles en Afrique, il y a toujours une période d’incertitude. Des gens sont attentistes. Mais pour no

us, j’espère, nos élections auront lieu tôt pour que durant le reste de l’année, nous puissions nous consacrer à ce que nous voulons le plus : la croissance inclusive, le développement et la prospérité pour notre pays. C’est possible. Les mauvaises langues diront que c’est par hasard… Comme je le disais en Mina, je ne veux pas avoir honte l’année prochaine (ndlr, en 2020)… Il faut que nous maintenions le rythme des réformes même si les périodes de campagnes électorales sont toujours des moments d’incertitude », a insisté Faure Gnassingbé.

Au regard de cette déclaration, seul un "petit d’esprit" pourra encore croire que le fils du feu Général Eyadema n’a pas l’intention de briguer un 4e mandat à la tête du pays. Les pompeuses manifestations organisées ces derniers jours par le député Atcholi Aklesso et ses camarades du parti bleu pour, dit-on, « implorer » Faure Gnassingbé à être candidat à la prochaine présidentielle, édifient mieux.

Une vieille pratique du système RPT-UNIR en vogue au temps où l’actuel Premier ministre, Selom Klassou, était encore un excellent « liseur de motion » du Général.

Un coup K.O au premier tour

N’en déplaisent à ses adversaires, mais Faure Gnassingbé ne compte pas aller une élection à deux tours. En tout cas, il ne prendra pas ce risque. Jeudi lors du lancement officiel de leur fameuse tournée régionale placée sous le thème « Enjeux de l’élection présidentielle de 2020 », les cadres du parti bleu ont été on ne peut plus clairs.

« Une victoire à 60% dès le premier tour est crucial afin de lui permettre de continuer le travail de développement qu’il a enclenché depuis 2005 », a souligné le ministre d’Etat Solitoki Esso.

Tout observateur de la scène politique togolaise qui connait bien ce régime en matière de fraude électorale peut désormais affirmer sans se tromper que l’alternance politique a encore de beaux jours devant elle. Surtout quand on sait que le processus électoral est verrouillé à double tour par le régime.

La transition, la meilleure option ?

Depuis quelques jours déjà, pendant que Jean-Pierre Fabre, Aimé Gogué, Mme Adjamagbo, Me Apévon, Mgr Kpodzro, Dr Agbéyomé Kodjo… se déchiraient sur la question de la candidature de l’opposition, certaines voix qui, apparemment, crient dans le désert, proposent de surseoir à la mascarade électorale en perspective. Elles estiment que le scrutin est perdu d’avance, d’autant plus que le cadre électoral souffre d’énormes irrégularités.

Parmi ces voix, figure le président du Parti National Panafricain (PNP) Tikpi Atchadam. L’homme politique contraint en exil a même invité les candidats déclarés à retirer leur candidature pour permettre une remobilisation du peuple, car selon lui, 2020 doit être l’année de la refondation et la seule façon de régler le problème togolais, c’est d’aller à une transition.

Me Zeus Ajavon, l'ex- Coordonnateur du Collectif « Sauvons le Togo », est également dans cette logique de transition. Selon lui, le Togo redeviendrait normal à travers une transition démocratique qui favoriserait la mise en place des institutions fortes avant toute élection encore au Togo dont notamment la Présidentielle. Il propose qu'on sursoit au processus électoral en cours pour éviter les mêmes problèmes que le Togo connaisse dans de pareilles situations comme en 1998, 2003, 2005, 2010 et dernièrement en 2015.

Godfrey Akpa

 

 

Présidentielle 2020 : UNIR pas dans la logique de deux tours

 

Tikpi et Ajavon sur la même longueur d’onde

Devant la presse jeudi en son domicile à Lomé, l’ancien Coordonnateur du Collectif « Sauvons le Togo », Me Zeus Ajavon, a livré son point de sur la situation sociopolitique du pays. Il propose sa solution pour une sortie de crise.

A l'instar de Tikpi Atchadam, président du Parti National Panafricain (PNP), l’ancien vice-Président de l’Union Togolaise pour la Démocratie (UTD) est convaincu que la présidentielle de 2020 n’apportera rien de consistant à la majorité des Togolais qui aspirent à l’alternance politique au sommet de l’Etat. Et la crise politique demeurera telle.

Pour sortir le pays de cet engrenage, Me Zeus Ajavon propose qu’on sursoit à la présidentielle de 2020 pour éviter les mêmes problèmes que le pays a connus dans les années 1998, 2003, 2005, 2010 et dernièrement 2015. Il trouve qu’il faut organiser plutôt une transition démocratique qui favoriserait la mise en place des institutions fortes avant toute élection encore au Togo dont notamment la Présidentielle.

« Lorsqu’on fera l’élection présidentielle en 2020 au

Togo, je suis convaincu que les choses seront de la manière comme cela s’est toujours passé. Nous avons tout fait en ce qui concerne le processus électoral. Qu’est-ce qu’on peut encore inventer. La présidentielle de 2020 va encore enfoncer le Togo dans un marasme indescriptible. C’est pour ça que la solution de sortie de crise que je propose c’est qu’on ne fasse pas d’élection le 22 février 2020. Je propose que le chef de l’Etat organise courageusement une transition », a-t-il indiqué.

Suivez plutôt!

 

 

Tikpi et Ajavon sur la même longueur d’onde

 

Présidentielle 2020 : Le CAR en conclave le 4 janvier prochain

Dans un mois et demie, se tiendra au Togo le premier tour de l'élection présidentielle. Les partis politiques, chacun dans son état-major, se préparent pour cette échéance. Longtemps resté silencieux par rapport à sa candidature ou non à cette élection, le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), va enfin réagir.

Selon les informations venant des sources proches du parti, le CAR tiendra son Conseil national le samedi 4 janvier 2020 à Lomé. Au cours de ces assises, informe-t-on, le parti de Me Yawovi Agboyibo donnera sa position quant à la participation ou non à l’élection présidentielle du 22 février 2020.

A plusieurs reprises, l’ancien Premier ministre a dénoncé, à travers des tribunes, le processus électoral en cours, avec son verrouillage systématique par le régime en place. Toutefois, il garde son membre qui siège au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

« La Fondation FAR constate avec consternation qu’à quelques mois de l’opportunité que la prochaine élection présidentielle offre au Togo de sortir de la crise sociopolitique qu’il traverse depuis des décennies, le régime en place

persiste dans son refus de s’ouvrir à des discussions pour un consensus national sur les conditions du bon déroulement du scrutin », a-t-il indiqué dans l’une de ses sortie.

Pour lui, il est impérieux que les politiques s’entendent sur le minimum pour la réussite de cette élection présidentielle. « C’est à cause et dans l’intérêt de ces démunis et laissés-pour-compte de la République, que les acteurs politiques togolais ont le devoir de surmonter leurs dissensions pour s’entendre sur les conditions de réussite de l’élection présidentielle en perspective afin que le Togo sorte de la crise et s’ouvre à un développement propice au bonheur de toutes ses filles et de tous ses fils », a souligné Me Yawovi Agboyibo.

On attend donc le 4 janvier prochain pour connaître la décision de ce parti. Participera ou participera pas ? La réponse dans quelques jours.

 

 

Présidentielle 2020 : Le CAR en conclave le 4 janvier prochain

 

Congo : Pointe-Noire toujours dans la tristesse malgré le pétrole qui coule à flot

AFP
Pointe-Noire, Congo | Photo : DR

La République du Congo, où le parti au pouvoir tient son congrès de vendredi à lundi, se débat toujours dans la crise économique malgré des records de production pétrolière, la principale richesse du pays.

A Pointe-Noire, le moteur économique du pays, Deschagrains Ebeh se demande combien de temps sa société de veille technologique va encore subir les effets de la chute des cours amorcée en 2014.

“Cela fait quatre ans que nous n’avons pas fait de bénéfices”, affirme le directeur-gérant de De-Network, un sous-traitant des grands noms de l’industrie pétrolière qui ont fait la fortune de Pointe-Noire pendant 50 ans, à commencer par le français Total.

Comme tout le Congo (cinq millions d’habitants), le jeune entrepreneur a subi la baisse des prix du baril, qui ont mis l‘économie par terre à partir de 2014.

Informatique, vidéo-surveillance, formations, audit et conseil, conception web, call-center : sa carte de visite annonce douze activités.

Pour ne plus dépendre du tout-pétrole, l’ingénieur certifié Microsoft a diversifié ses activités. “Ça ne compense pas la perte du chiffre d’affaires parce que les particuliers n’ont pas les moyens des entreprises”, raconte l’entrepreneur de 37 ans.

M. Ebeh a aussi ouvert un espace de co-working pour partager un loyer d’environ 1.000 euros par mois.

Il a réduit ses effectifs à une petite dizaine de personnes : “Je suis directeur gérant et directeur technique. Face à la crise, je cumule les deux fonctions. Un directeur, ça coûte cher”.
Nouveaux gisements

“On a perdu 50% de nos clients et 60% de notre chiffre d’affaires”, affirme M. Ebeh, nostalgique de la “grande époque 2014-2015” et son chiffre d’affaires estimé à “500 millions” (750.000 euros).

“Avec la crise, Total, principale entreprise de Pointe-Noire, a renégocié à la baisse tous ses contrats avec ses sous-traitants”, analyse le président de la Chambre de commerce et de l’Industrie (CCI), Sylvestre Didier Mavouenzela.

“Cinquante mille emplois ont été perdus entre 2014 et 2017. De nombreux expatriés sont rentrés à la maison”, ajoute-t-il, en comparant chaque expatrié à “une TPE qui emploie un gardien, un chauffeur, un jardinier”. Autant de petits boulots informels en moins.

Les locomotives de la région sont de nouveau sur les rails. Les pétroliers (Total, l’italien Eni, Perenco et un chinois, Wing Wah) battent des records de production avec 350.000 barils par jour, grâce à l’exploitation de nouveaux gisements (Moho Nord pour Total depuis 2017).

Autre fleuron, le port autonome de Pointe-Noire (PAPN) affiche un trafic en augmentation, à 900.000 conteneurs cette année, contre 800.000 l’année dernière.

Des signes de bonne santé qui ne profitent pas à l‘économie locale. Partagées avec l‘État congolais, les recettes pétrolières sont d’abord destinées à éponger la dette publique, dans le cadre d’un accord avec le FMI.

Et la plupart des conteneurs de marchandises ne font que transiter vers les autres ports de la région (Matadi en RDC, et Libreville).

“Pas touché le fond”

“On en est au troisième plan social depuis deux ans. En 2015, on avait 1.100 personnes. A la fin de l’année, on sera à moins de 700”, indique Christophe Pujalte, le directeur régional du groupe Bolloré Transport et Logistics, l’un des principaux opérateurs du port.

“Cela fait cinq ans que les entreprises serrent les dents. Et je crains que nous n’ayons pas touché le fond. L’année 2020 s’annonce complexe”, observe un bon connaisseur du secteur privé local.

L‘État congolais n’a pas commencé à rembourser sa dette aux entreprises. Et le FMI vient de geler le versement de la deuxième tranche de son prêt.

Les acteurs de l‘économie dénoncent des “décisions anti-économiques” comme l’instauration d’un tarif de péage exorbitant pour la route entre Pointe-Noire et Brazzaville (plus de 300 euros par camion pour plus de 500 km). “On a, je pense, la nationale la plus chère du monde”, soupire un opérateur privé.

Ils dénoncent aussi la corruption, “le harcèlement fiscal et douanier” des entreprises. “Nous avons été marxistes-léninistes à un moment. Nous avons une approche socialisante de l’entreprise”, regrette le président de la CCI de Pointe-Noire, à l’heure où le Parti congolais du travail (PCT) tient son cinquième congrès de vendredi à lundi à Brazzaville.

Et l’approche des élections de 2021 ne rassure personne.

En 2016, la réélection du président Denis Sassou Nguesso avait entraîné des troubles à Brazzaville et un conflit armé dans la région du Pool qui a paralysé le trafic des trains de marchandises sur l’axe Brazzaville–Pointe-Noire.

Source : AFP

 

 

Congo : Pointe-Noire toujours dans la tristesse malgré le pétrole qui coule à flot

 

Togo : Deux options pour Faure Gnassingbé à la croisée des chemins

Germain Sossou
les choix de faure
Illustration : A partir d’une caricature originale de Donisen Donald / Liberté

Je me permets de vous livrer ma réflexion à propos de la candidature tintamarre du président Faure.

Il me semble que le président à la croisée des chemins, se trouve devant deux situations :

1 – Il a une opportunité unique et historique pour marquer le temps et les esprits en favorisant le véritable pardon et par ricochet la réconciliation. Dans ce cas il fera abstraction des vendeurs d’illusions qui en fait ne pensent pas à lui mais à leur intérêts en faisant de lui un épouvantail.

2 – il a une opportunité unique et historique pour se ridiculiser et ternir son image et à Jamais. Dans ce cas il écoute les vouvouzela. Conséquence, il est candidat, prend le pouvoir mais jamais il ne sera heureux. Je me demande si d’ailleurs il l’a jamais été.

Si Faure est candidat il prendra le pouvoir c’est un fait. Personne n’aura cru qu’il aura organisé une élection transparente même s’il se bat personnellement pour ça et devient lui même toutes les urnes pour garantir la transparence. Il pourrait céder et mettre un dauphin alors là son parti pourrait vraisemblablement prendre le pouvoir. Dans ce cas lui aura de l’audience surtout auprès de la communauté internationale et jouera un rôle à coup sûr.

Dans les deux cas, le président reste aujourd’hui le seul maître de son destin futur. Mais comme il a grandi dans l’abondance en ayant tout sans souffrir de rien jusqu’à la présidence, la tentation est plus que grande. Il faut avoir une grandeur d’âme et d’esprit pour échapper à ce piège qui finit toujours par se refermer sur le principal alors que les tambouriniers s’en sortent dans la plupart des cas.

*Épilogue*

Si Faure passe en 2020 il ne quittera plus javais le pouvoir. C’est démontré historiquement et politiquement sous les tropiques.

S’il passe, son adversaire désormais ce sera les gens de son camp : le syndrome de l’éternité se serait installé dans sa tête et la méfiance d’un coup d’état permanent également. Il sera convaincu que pour lui faire partir en ce moment, seuls les proches et l’armée pourraient être capables. Devra s’en suivre une véritable dérive ou la chasse à l’homme sera au sein de ceux là même qui aujourd’hui pensent se faire du bien en faisant de lui un président à vie. Sans peut-être le vouloir le Togo retournera dans un système de parti unique de fait et ceci seul pourrait garantir sa sécurité et sa désormais longévité.

Les vouvouzela gagneraient plutôt à protéger la démocratie et le Togo en le conseillant une sortie historique et politique pour sa dignité d’abord ensuite pour celle de tout un pays.

Germain Sossou

 

 

Togo : Deux options pour Faure Gnassingbé à la croisée des chemins

 

Rwanda : A Kigali, les pauvres « exclus » de leur ville en pleine métamorphose

AFP
rwanda kigali moderne et ancien
Kigali, Rwanda | Photo : Africa News / 27avril.com

Les habitants des bidonvilles de Kigali accusent les autorités de raser leurs maisons sans leur verser les compensations promises, suscitant la colère dans un contexte de vaste modernisation de la capitale rwandaise.

En décembre, à Nyarutarama, un quartier hébergeant les plus grands bidonvilles de Kigali et côtoyant des zones très aisées, les premières maisons ont commencé à être rasées conformément aux plans de la mairie, suscitant la résistance des habitants.

“Ma vie s’est subitement détériorée”, explique Emmanuel Bayahore, dont le logement a été détruit le 20 décembre. “Je vais essayer d’amener ce dossier devant tous les bureaux concernés et devant le tribunal si c’est possible, parce que c’est une injustice”.

En 2017, en prévision de la destruction, les autorités avaient évalué la maison d’Emmanuel Bayahore à 28 millions de francs rwandais (environ 26.000 euros).

“J’ai accepté de déménager s’ils payaient le montant mais maintenant ils disent qu’ils ne vont rien me donner du tout, parce que ma maison était sur un marécage et que personne n’est autorisé à construire sur un marécage”, regrette-t-il.

Le gouvernement lui a finalement donné 30.000 francs rwandais (28 euros) pour trouver une location pour lui, sa femme et ses trois enfants dans un autre quartier de Kigali, mais ce montant, dit-il, n’est pas suffisant pour loger toute la famille.
Pays riche

Les autorités justifient les expulsions par le fait que de nombreuses maisons sont situées sur des marécages ou bien sur des terrains susceptibles de connaître des glissements de terrain ou des inondations.

“La ville a informé ces gens que la loi ne les autorise pas à vivre sur des zones marécageuses. Ils ont reçu des lettres et des avis, mais rien n’a été fait”, a déclaré la ville de Kigali dans un communiqué le 17 décembre.

“C’est d’autant plus important en raison des fortes pluies et des inondations, qui pourraient causer des décès”, déclare également la mairie, dans un contexte où l’Afrique de l’Est a connu des pluies torrentielles en cette fin d’année.

Mais beaucoup parmi les plus pauvres de Kigali ne se sentent pas les bienvenus dans cette ville devenue une vitrine en Afrique, saluée pour la sûreté et la propreté de ses rues.

La capitale connaît une profonde métamorphose dans le cadre de “Vision 2050”, le programme du président Paul Kagame pour faire accéder le Rwanda au statut de pays riche. Selon la Banque Mondiale, la part de la population rwandaise vivant sous le seuil de pauvreté se situe juste en dessous de 40%, un chiffre stable depuis 2014.

Ces dernières années, des hôtels 5 étoiles, un centre de conférence estimé à 270 millions d’euros, ou encore des zones économiques spéciales ont ouvert leurs portes. Un nouvel aéroport à 1,15 milliard d’euros est en construction.

Mais les immeubles flambant neufs et les résidences toujours plus nombreuses, tirant à la hausse les prix de l’immobilier, ont rendu la vie plus dure pour beaucoup de Rwandais ordinaires, des millions de gens qui vivent toujours dans des conditions très difficiles.

Parallèlement, le taux de chômage augmente (il est passé de 14,5% à 16% entre février et novembre), de même que l’inflation (6,9% en novembre), selon les données officielles.

Des groupes de défense des droits de l’homme ont accusé le gouvernement de parquer les indésirables, notamment les mendiants, les enfants des rues et les prostituées, dans des centres de détention à l’extérieur de la ville.

Ils comptent parmi les rares à critiquer le plan du président, au pouvoir depuis 1994, avec les habitants des bidonvilles qui se sentent exclus de cette image attractive d’un nouveau Rwanda malgré l’objectif affiché d‘éradiquer la pauvreté.

Nyarutarama, où les bidonvilles sont appelés “Bannyahe” – qui signifie “là où je peux déféquer”-, est entouré par certaines des rues les plus huppées de Kigali.

“Les autorités continuent de nous dire de partir, que cela nous plaise ou non. Je préfère mourir que de partir sans vraie compensation”, enrage Jean De Dieu Shikama, dont la maison est elle aussi promise à la destruction.

AFP

 

 

Rwanda : A Kigali, les pauvres « exclus » de leur ville en pleine métamorphose

 

Burundi : Pierre Nkurunziza Réaffirme Son Désir de Quitter le Pouvoir en 2020 Africa News

Le président Burundais Pierre Nkurunziza
Le chef de l‘État burundais persiste et signe. Pierre Nkurunziza a de nouveau indiqué qu’il ne se portera pas candidat à la présidentielle de 2020. Suffisant pour rassurer ses détracteurs jusqu’ici sceptiques ?

Qui, au lendemain de la présidentielle de mai 2020, succédera à Pierre Nkurunziza ? Difficile de le savoir. Une chose est néanmoins sûre, l’actuel locataire du palais Ntare Rushatsi Cambarantama emménagera dans l’une de ses résidences privées.

La promesse a été faite jeudi lors d’un entretien avec des journalistes. Le dirigeant burundais avait auparavant fait cette promesse aux soldats de son pays en indiquant que c‘était la dernière fois qu’il leur adressait les vœux de fin d’année en tant président. Il les a ainsi exhortés à garder « cohésion et discipline » et à éviter le « désordre ».

C’est la deuxième fois que Pierre Nkurunziza fasse cette annonce après celle de l’année dernière, au lendemain d’un référendum constitutionnel à multiples enjeux.

Parmi ces enjeux, le passage de cinq à sept ans du mandat présidentiel et la possibilité pour Nkurunziza de briguer un quatrième mandat consécutif.

Or, son insistance, à se présenter à nouveau en 2015 a conduit à des troubles politiques aux conséquences fort graves. D’après des ONG dont la ligue burundaise des droits de l’homme « ITEKA », entre 2015 et 2018, plus de 1710 meurtres ont été commis. L’ONG affirme également avoir répertorié 486 cas de disparitions forcées, 558 victimes de torture et 8 561 arrestations arbitraires, 430 000 déplacés.

Des accusations qui ont sans doute déplu au gouvernement burundais devenu plus tard le premier pays à se retirer de la Cour pénale internationale.

Mais quelles que soient les accusations, Nkurunziza entend par-dessus tout se montrer sincère vis-à-vis de son peuple plutôt que de lui servir un parjure. Comme il l’avait déclaré en 2018 : « Un homme peut changer sa position au lit, mais il ne peut pas changer sa parole ».

Reste à savoir s’il ne reviendra pas sur ses propos en utilisant quelque subterfuge.

Source : Africa News

Sous-titre : 27avril.com

 

 

Burundi : Pierre Nkurunziza Réaffirme Son Désir de Quitter le Pouvoir en 2020 Africa News

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