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La contractualisation des hôpitaux donne des résultats satisfaisants, selon Mijiyawa

Le ministre en charge de la Santé dresse un bilan de la contractualisation des hôpitaux togolais entamée mi-juin 2017. Les résultats « sont impressionnants », relève-t-il.

Moins de trois ans après l’entame de la contractualisation, ses résultats sont positifs, selon le Professeur Moustafa Mijiyawa, ministre de la Santé. Celui-ci en veut pour preuve l’augmentation des taux de fréquentation, de consultations et d’hospitalisation et l’augmentation des recettes depuis l’entame de cette nouvelle manière de gestion, entre autres.

« Pendant longtemps, il y avait un fossé entre les ressources que l’Etat injecte dans le secteur de la santé et les résultats obtenus. Et ce problème résidait dans la gestion. Notre démarche vise une corrélation entre les ressources et les prestations. Et les populations ont vécu des pratiques non orthodoxes dans les formations sanitaires. C’est le souci de trouver un mécanisme corrélant les ressources et les prestations qui a conduit à la contractualisation », explique ce membre du gouvernement Komi Selom Klassou II.

La privatisation de la gestion des centres de santé publics a commencé à Atakpamé et à Blitta le 15 juin 2017. Après la phase pilote, ce processus est étendu une année plus tard aux hôpitaux de Dapaong, de Kara, de Sokodé, le CMS de Siou et le Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio (CHU-SO).

Pour 2020, 8 nouveaux centres sanitaires seront touchés à travers un projet avec la Banque mondiale. Dans le futur, tous les hôpitaux de la sphère publique seront concernés.

A.H.

 

 

La contractualisation des hôpitaux donne des résultats satisfaisants, selon Mijiyawa

 

Dr Gnagnon prend acte de la décision de la Cour constitutionnelle...

Ayant saisi la Cour constitutionnelle pour son dossier de candidature qui a été rejeté par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dans le cadre de la présidentielle du 22 février prochain, Dr Emmanuel Gnagnon a vu sa requête rejetée par cette haute juridiction. Il prend acte et appelle la jeunesse à rester mobilisée.

DECLARATION LIMINAIRE

Mesdames et messieurs les journalistes,
Chers compatriotes, sympathisants et soutiens de la dynamique Togo Restauration,
Mesdames et messieurs,

J’ai plaisir à vous souhaiter la bienvenue ici dans cette modeste salle du jardin au bord de la lagune de Bè ! Je voudrais avant tout propos formuler mes vœux les meilleurs à chacun d’entre vous et que Dieu Tout-Puissant illumine nos pas sur le long sentier de la paix, du bonheur et de la prospérité. Qu’Il fasse du bien au Togo et à toutes les Togolaises et à tous les Togolais !

Mesdames et messieurs, Notre intervention s’articulera autour de quatre (04) points :

1. Parcours fait depuis l’annonce de la candidature ;
2. Contentieux avec la CENI et la décision de la Cour Constitutionnelle ;
3. Réaffirmation de l’engagement pour une alternance paciqque ;
4. Appel à la jeunesse et au peuple togolais tout entier.

1. Le parcours fait depuis l’annonce de la candidature :

Il vous souvient que le 27 novembre 2019, après avoir dressé un tableau assez alarmant de la situation politique dans notre pays depuis les trois dernières décennies, nous avons exprimé à l’occasion d’une conférence de presse organisée à l’hôtel Avenida, notre intention d’être candidat à l’élection présidentielle du 22 février 2020.

Aussitôt annoncée, notre candidature a redonné de l’espoir à une grande majorité des Togolaises et des Togolais, des jeunes et des femmes, des compatriotes sans distinction de bords politiques, des citoyens fatigués d’attendre et complètement désabusés, à cause de la léthargie politique qui caractérise le système politique dans notre pays. Très vite, les groupes de soutiens et de sympathisants se sont formés dans toutes les préfectures de notre pays où nos idées politiques nouvelles et innovantes sont diffusées avec ferveur et enthousiasme.

Les populations ont été nombreuses à adhérer à notre dynamique, parce qu’elles ont compris que nous sommes le candidat indiqué pour mettre fin aux querelles politiques sempiternelles, des querelles de personnes qui exacerbent les clivages et les divisions au sein de la classe politique ; elles sont aussi conscientes que nous sommes un candidat jeune avec des idées nouvelles qui incarnent l’audace pour ouvrir une nouvelle ère politique, économique et sociale à notre pays, tout en promouvant une redistribution des rôles dans la perspective d’avoir également un ancien président de la République vivant, résidant sur le territoire national et consultable.

Face au statu quo politique et surtout à l’enlisement de la classe politique, nous incarnons l’énergie nouvelle qui pourra réinventer l’avenir avec la jeunesse, les femmes et les hommes courageux et engagés pour la restauration nationale.

C’est pourquoi, les sept priorités de notre projet de société sont accueillies par beaucoup de nos compatriotes avec soulagement et espoir. Ils sont convaincus que, pour un Togo restauré, nous devons :

- Mettre en œuvre une véritable politique de réconciliation nationale ;
- Restaurer les institutions de la République ;
- Donner une nouvelle orientation à notre économie et la rendre plus dynamique ;
- Réformer et dynamiser le système éducatif et professionnel ;
- Réformer le système sanitaire ; - Renforcer le système de sécurité et de la protection civile ;
- Renforcer la diplomatie togolaise et l’orienter vers plus de dynamisme.

Ces priorités de notre offre politique ont permis de ratisser large en un temps record et de réussir à mobiliser de près de 3 000 signatures dans dix (10) préfectures seulement dans l’intervalle d’une semaine, alors que nous n’avions ni parti politique, ni association ni organisation au préalable. Ce n’était pas chose facile de convaincre nos compatriotes pour obtenir leurs signatures et les numéros de leurs cartes d’électeur. C’était à la fois une expérience douloureuse et merveilleuse ! Les gens pensaient que nous ne le pouvions pas, que personne ne nous connaissait ; ils pensaient que je serais seul ; mais nous avons prouvé que nous ne sommes pas seuls à vouloir un Togo restauré ! Je tiens à remercier le courage des hommes et des femmes, de jeunes qui se sont battus pour que nous réalisions ce grand résultat en un si peu de temps !

Nous avons eu par ailleurs la preuve que beaucoup de nos compatriotes sont déçus par le système politique et sont distants des partis politiques traditionnels. Ils ont soif de voir du nouveau dans tous les sens et à tous les niveaux !

2. Le contentieux avec la CENI et la décision de la Cour Constitutionnelle:

Comme nous l’avons relaté dans le communiqué que nous avons rendu public le 08 janvier, la CENI a refusé d’enregistrer notre candidature au motif que le dossier est incomplet et qu’il manquerait le récépissé justifiant le versement du cautionnement du montant de 20 000 000 de francs Cfa prescrit par les dispositions de l’article 155 du code électoral. Nous avons marqué notre surprise et l'avons signifiée à l’autorité électorale. En effet, le communiqué initial de la CENI en date du 13 décembre 2019 n’a pas fait mention du récépissé dans les documents requis.

Cette exigence n’a pas été mentionnée à juste titre car les dispositions de l’article 155 du code électoral sont claires et ne souffrent d’aucune ambiguïté : « Les candidats sont astreints au dépôt au Trésor Public d’un cautionnement dont le montant est axé par décret en Conseil des Ministres sur proposition conjointe de la CENI et du Ministre chargé de l’Administration territoriale.

Un récépissé définitif est délivré au candidat après versement de la caution ».

L’évocation à l’alinéa 2 dudit article, du terme « récépissé définitif », signifie indubitablement qu’un récépissé provisoire est délivré au moment du dépôt de candidature.

C’est ainsi que conformément à ces dispositions et à la pratique qui s’est instaurée, que le cautionnement exigé n’est payé qu’après la publication de la liste des candidats retenus par la Cour constitutionnelle (selon les termes et l’esprit ainsi que la progression logique dans les articles 154, 155 et 156 du code électoral), et ce faisant, elle ouvre la voie à son versement qui rend définitives les candidatures. La même logique de raisonnement est de fait dans le cas de l’élection des sénateurs (articles 192, 193, 195), de l’élection des députés (articles 222, 223 et 225), de l’élection des conseillers municipaux (articles 243, 246).

C’est dire que pour le cas qui nous concerne, la CENI a dès lors tout simplement respecté l’esprit et la lettre de la disposition de l’article 155 dans son communiqué initial, amenant les candidats à déposer leur dossier sans faire mention du récépissé de versement du cautionnement.

Curieusement, le Président de la CENI, qui reconnait que son institution a commis une erreur, estime corriger celle-ci en prétextant du communiqué N°002/2020/P/CENI en date du 07 janvier 2020 par lequel il invite les candidats à compléter leur dossier de candidature par le récépissé du versement du cautionnement au Trésor Public avant la date prévue pour la clôture du dépôt des dossiers qui n’est autre que le 08 janvier 2020.

Nous avons alors relevé l’évidence que cette décision brusque de la CENI à quelques heures de la clôture du dépôt des candidatures est totalement aux antipodes de l’esprit et de la lettre du code électoral et viole frontalement les droits des candidats qui sont normalement des partenaires de la CENI dans le processus électoral.

A cet effet, pour que le droit soit dit, nous avons instamment usé de l’article 152 du code électoral en saisissant la Cour constitutionnelle à travers une requête en date du 08 janvier 2020.

Grande a été notre surprise lorsque la Cour constitutionnelle du Togo a rendu sa décision que « le refus d’enregistrement de la candidature par la CENI de monsieur GNAGNON Kossi Wonouvo est fondé ».

En effet, la Cour a estimé au regard des dispositions combinées des articles 151 et 155 du code électoral, que « le récépissé de versement du cautionnement est un document essentiel du dossier de candidature à l’élection présidentielle que la CENI ne peut occulter ».

Elle considère également que « tout candidat à une quelconque élection doit, à tout le moins, connaitre les textes qui régissent celle-ci ; qu’il ne saurait se prévaloir de communiqués de l’organe en charge de l’organisation de l’élection au détriment des textes en vigueur ».

Au regard de la position adoptée par les juges constitutionnels, il y a lieu de s’interroger sur la pratique ayant cours avant cette élection de 2020 et qui constituait une jurisprudence bien constante dans notre pays.

En effet, c’est la publication de la liste des candidats retenus qui ouvre la voie au versement du cautionnement et qui rend définitives les candidatures. Cette pratique se faisait en dépit des dispositions des articles 151 et 155 du code électoral. Mieux, la cour validait les candidatures sur la base de cette pratique.

Il est clair qu’en le faisant de par le passé, la cour elle-même contribuait à la constance de cette pratique érigée en jurisprudence dans notre pays.

Il est surprenant que dans le cadre de l’élection présidentielle de 2020, la cour ensemble avec la CENI décident d’un revirement à moins de 24 heures de la clôture des candidatures en se fondant sur les dispositions des articles 151 et 155 du code électoral.

En déplorant cette décision regrettable des institutions en charge de l’organisation et du contrôle juridictionnel des élections qui contribue à une grande insécurité juridique en période électorale, je prends acte et tiens à faire les observations suivantes :

- La CENI est un organe indépendant (c’est ce à quoi nous avons du moins cru) et à ce titre, nous avons fait foi à son communiqué. Car une CENI est l’organe qui modère et coordonne la mise à exécution des dispositions du code électoral. Nous avons compris que le citoyen ne doit pas faire foi aux communiqués de cet organe, selon ce que considère la Cour constitutionnelle.
- Le président de la CENI a estimé qu’il a commis une erreur par le premier communiqué en date du 13 décembre 2019 et c’est cette erreur qu’il corrige par le communiqué en date du 07 janvier 2020. Que représenteront désormais les communiqués de cet organe dans la conduite du processus électoral ?
- Le fait d’avoir saisi la Cour constitutionnelle au regard de l’article 152 est une preuve qu’en tant que candidat à l’élection présidentielle, nous connaissons, à tout le moins, les textes qui régissent celle-ci : je trouve désobligeante la considération telle qu’exprimée dans sa décision.

En définitive, nous pensons que la CENI est certaine d’avoir fait une erreur, mais elle a manqué de courage pour en assumer la responsabilité en choisissant plutôt de fouler aux pieds les droits des candidats. Et cette attitude de la CENI a clairement porté un coup de plus à l'équilibre démocratique dans notre pays.

3. Réaffirmation de l’engagement pour une alternance pacifique A travers la dynamique Togo Restauration:

Nous réaffirmons notre engagement pour une alternance pacifique dans notre pays. Nous restons convaincus que notre génération continuera à œuvrer pour que, tôt ou tard, nous puissions célébrer. C’est de dire que notre mission ne vient à peine que de commencer et nous la remplirons pour le bonheur de tous.

4. Appel à la jeunesse et au peuple togolais tout entier:

Nous lançons un appel au calme et à la sérénité à tous nos soutiens et sympathisants ! Je comprends votre déception quant à l’attitude de la CENI et à la décision frustrante de la Cour constitutionnelle. Je voudrais vous dire de garder le flambeau de l’espoir tel que nous l’avons ensemble rallumé au cours de ces dernières semaines. Nous sommes la solution pour le Togo en ce temps-ci et nous sommes le candidat le mieux indiqué pour la réalisation de la restauration nationale.

Nous venons par notre foi et notre détermination d’ouvrir une nouvelle aube pour la jeunesse et pour la majorité des Togolaises et des Togolais. Nous avons atteint un premier objectif que nous devons d’ailleurs célébrer !

Aujourd’hui, plus rien ne se fera sans nous pour l’avenir de notre pays : nous sommes nombreux et nous restons mobilisés.

Je tiens à vous remercier vous tous les jeunes, les femmes et les hommes courageux qui avez aidé à mobiliser dans toutes les préfectures du Togo ! Je félicite tous ces bénévoles qui sont restés motivés et engagés pour la restauration nationale !

Loin d’être un rêve brisé, c’est maintenant que notre combat vient de commencer. Comme l'a si bien dit le Général Eyadema: " un coup isolé, n'arrête jamais le combat"! Nous devons mieux nous organiser et agir pour aujourd’hui et demain.

Je vous remercie !

Dr Jean Emmanuel Gnagnon

 

 

Dr Gnagnon prend acte de la décision de la Cour constitutionnelle...

 

Présidentielle 2020 : Aucun candidat en lice n’a le soutien des FDR

Les militants et sympathisants des Forces Démocratiques pour la République (FDR) ne soutiendront aucun candidat en lice pour la présidentielle de 2020. En tout cas, c’est la grande décision qui a été prise mardi dernier, lors du Conseil de direction du parti.

Mardi le 7 janvier dernier, les responsables des Forces Démocratiques (FDR) étaient réunis en Conseil de direction de leur parti. Rencontre au cours de laquelle Me Dodji Apévon et ses collaborateurs ont procédé à une analyse profonde de la situation sociopolitique du pays.

A l’issue des travaux, le Conseil a regretté l’incapacité des forces démocratiques à se choisir un candidat unique pour se donner des chances réelles pour la réalisation de l’alternance politique en 2020.

Les responsables des FDR estiment également que le cadre électoral n’est pas de nature à assurer la transparence et l’équité de l’élection présidentielle en vue. Par conséquent, ils décident de ne soutenir aucun candidat en lice pour ce scrutin.

Me Dodji Apévon et ses collaborateurs invitent par la même occasion tous les militants à observer scrupuleusement et à défendre partout cette décision du Conseil de Direction.

« Elle s’impose nous tous », a déclaré Me Apévon, président des FDR.

 

 

Présidentielle 2020 : Aucun candidat en lice n’a le soutien des FDR

 

Quand RFI donne sa voix à Faure

Zakari Tchagbale
RFI donne sa voix a faure Gnassingbe
Infog : 27avril.com

Nous l’avons déjà signalé : le 6 janvier dernier, de retour de cimetière où ils sont allés enterrer une matriarche du village, des jeunes militants et sympathisants du PNP, un parti d’opposition, ont entonné en chœur « NON AU 4e MANDAT DE FAURE ». La garnison militaire stationnée dans le village investit alors les maisons où elle ne trouve que des femmes en train de faire le ménage. Elle s’en saisit et les moleste à sang. Les hommes avaient eu le temps de fuir dans la brousse. Ce n’est que partie remise pour eux.

Hier, 8 janvier, les soldats ont commencé à fouiller les maisons pour se saisir des hommes rentrés de la brousse. La première maison investie est la maison KPEREGUENI. Elle abrite le président de la section locale du PNP. Ils y ont trouvé trois hommes, les frères du président local du PNP. Ils les ont arrêtés et jetés en prison. Aucune vérification qu’ils sont membres du PNP. Ils sont frères au président local du PNP. C’est suffisant.

Ce sort qui frappe le village de Kadambara, plus de 15 mille habitants, a été largement diffusé depuis le 6 janvier dans les réseaux sociaux et ce serait faire injure au RFI que de croire que la radio internationale n’est pas au courant, surtout à la veille d’un « Appels sur l’actualité » consacré à l’élection présidentielle du 22 février.

Dans ces conditions, le silence de RFI sent une partialité en faveur du candidat Faure. Pire, en organisant une émission sur ces élections, c’est cautionner cette mascarade électorale imposée par une Armée d’occupation qui a mis le Togo sous coupe réglée depuis 1963 avec la main à peine discrète de la France. Comment réagirait RFI si, dans une France occupée, les Nazis organisaient des élections pour doter le pays d’une Assemblée de collabos, d’un Président fantoche. Parlerait-elle de telles élections comme des élections démocratiques?

La France nous a tellement soumis qu’elle en vient à nous infantiliser. Faire passer la dictature togolaise qui ne survit que par coups d’état et par la force des armes pour une démocratie, cela ne s’appelle-t-il pas du racisme ?

Zakary Tchagbalé
Zakari Tchagnale
Zakari Tchagnale

 

 

Quand RFI donne sa voix à Faure

 

Peut-on Vraiment Renverser une Dictature Sanguinaire Armée par une Élection?

La Nouvelle
Infog : RT /

Dans le monde entier pour venir à bout d’une dictature sanguinaire armée, il faut des stratégies, une prise de conscience par la population et surtout ne pas se focaliser sur une parti politique de l’opposition ni sur un leader.

Les dictateurs sanguinaires ne quitteront jamais facilement le pouvoir par les urnes. Ils n’ont que la culture de la force et des armes.

Les dictateurs tyrans doivent être chassés du pouvoir par une révolution populaire du peuple où par un coup d’État point barre. Les coups d’État militaires s’expliquent par le désir des jeunes de changer la situation pour les bonnes causes par rapport aux dictateurs tyrans et sanguinaires qui empêchent le développement, l’alternance et la démocratie dans leur pays.

A travers le monde entier, nous avions vu plusieurs exemples comme :

La Roumanie avec Chéou Chescou
Le Chili avec Pinochet
Le Zaïre avec Mobutu Désiré Séssé Séko
Le Burkina Faso avec Blaise Compaoré
La Gambie avec Yaya Jammeh
La Guinée Conakry avec Laminé Lamisana, Lassana Conté et Moussa Dadis Camara
La Tunisie avec Ben Ali
L’Egypte avec Hosni Moubarak
L’Algérie avec Aziz Bouteflika
Le Libéria avec Samuel Doe
Le Soudan avec El Béchir
Le Zimbabwe avec Robert Mugabe
Le Tchad avec Gougouni Wédé et Hissène Habré
La Centrafrique avec Bokassa, Patassé et Bozizé
Le Mali avec Amadou Toumani Touré

Source : La Nouvelle

 

 

Peut-on Vraiment Renverser une Dictature Sanguinaire Armée par une Élection?

 

Pourquoi les Dictatures Ne Tombent Pas

Autre presse
les dictatures ne chuttent pas
Illustration : Stockphoto

Surprise des esprits rationnels que de constater qu’il est très rare qu’une dictature soit renversée par sa population. Un régime qui nous paraît odieux, parce qu’il maltraite et tue sa population, parce qu’il provoque une faillite de l’économie, engendrant famines et restrictions, est très rarement renversé. Le Cuba communiste est toujours là et les frères Castro ont réussi à assurer leur succession. La Corée communiste de même et il est légitime de penser que s’il n’y avait pas eu l’intervention américaine de 2003, Saddam Hussein serait toujours le dirigeant de l’Irak. Maduro tient encore le Venezuela, en dépit des coups de boutoir lancés par Juan Guaido et des manifestations qui rassemblent des millions de personnes dans les rues. Qu’est-ce qui assure donc la survie de ces régimes ? Au moins trois facteurs : la sidération pour la servitude, le pouvoir de la force, l’inutilité du soulèvement.

La sidération de la servitude

La liberté est loin d’être une chose naturelle et partagée ; la servitude est davantage appréciée. La servitude retire l’obligation de la responsabilité, elle est donc plus confortable que la liberté. Elle donne une certaine routine, elle évite de se poser trop de questions, elle est moins exigeante que la liberté, déclinée sous toutes ses formes : expression, religion, politique, culturelle, etc. la servitude est réconfortante et apaisante, surtout quand elle est douce et qu’elle ne s’accompagne pas d’une répression trop forte. C’est le nouveau despotisme décrit par Alexis de Tocqueville : « Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs dont ils remplissent leurs âmes. » Les plaisirs petits et vulgaires suffisent quand la liberté vise toujours à la grandeur et à la magnanimité. Quoi qu’il en dise, quoi qu’il démente, l’homme a une inclination naturelle pour la servitude et préfère se courber aux pieds du maître. C’est la force des tyrans et cela explique qu’ils ne soient que très rarement renversés.

Le pouvoir de la force

Quand bien même certains oseraient vouloir renverser le dictateur, celui-ci dispose de la force militaire et n’hésite pas à s’en servir. Staline éliminait ses opposants politiques, tout comme Ernesto Guevarra et aujourd’hui Maduro. Tant que l’armée tient, le dictateur est certain de rester. Ce qui renvoie à l’analyse d’Étienne de La Boétie dans son célèbre ouvrage De la servitude volontaire. Certes, le dictateur peut ordonner de tirer sur des manifestants, mais encore faut-il que son ordre soit exécuté. L’officier qui commande la troupe comme le soldat qui appuie sur la gâchette sont tout autant responsables de la répression que l’homme qui en donne l’ordre. Les dictateurs tiennent parce qu’il y a en dessous d’eux une kyrielle de petits dictateurs qui organisent la terreur à leur échelle. Rien n’est pire que la bureaucratie pour asseoir un pouvoir jusqu’aux coins reculés du pays. C’est le sadisme des petits chefs et des ratés qui trouvent soudain une justification à leur vie en imposant la répression et les ordres stupides sur ceux dont ils peuvent exercer un pouvoir. Les dictatures sont remplies de ces petits fonctionnaires, gratte papiers et médiocres grisés par le mal qu’ils peuvent exercer sur les autres et qui leur donne l’illusion d’être quelqu’un.

Le communisme n’a pas tenu grâce à Staline ou à Brejnev, mais grâce aux milliers de bons Soviétiques qui ont été les mains invisibles du communisme dans les bureaux où ils ont siégé. Personne n’a donc intérêt à ce que la dictature tombe, car il faudra alors que ces personnes justifient ce qu’elles ont fait. Comme c’est une partie nombreuse de la société qui collabore avec le dictateur, la responsabilité de la dictature est partagée et diffusée dans toutes les couches de la société. Pour la renverser, ce n’est donc pas le dictateur qu’il faut abattre, mais des millions de métastases qui ont gangrené tout le corps social.

Ces dictateurs invisibles ont tout intérêt au maintien du système, car par leur collaboration ils font partie de la nomenklatura, c’est-à-dire les privilégiés de la dictature. Ils vivent mal, certes, plus mal que dans un pays libre, mais mieux que toutes les autres personnes qui ne collaborent pas, ou pas assez. Pourquoi est-ce que Nicola Maduro tient ? Parce que l’armée lui est fidèle. Cette armée est financée par l’argent du pétrole, qui est en train de s’épuiser. Mais aujourd’hui elle se finance par l’argent de la drogue. Le Venezuela est devenu un État mafieux, comme si les Farc avaient pris le pouvoir non à Bogota, mais à Caracas. C’est aujourd’hui une plaque tournante du transit de la drogue d’Amérique latine qui part vers les États-Unis, via les Caraïbes. La vente de la drogue est en train de devenir l’une des principales ressources de la dictature, ce qui lui sert à la fois pour acheter des armes et des hommes pour se maintenir en place, et ce qui justifie aussi son maintien au pouvoir pour continuer à percevoir la manne financière de la drogue.

Nous sommes là face à une hybridation de la cause politique et de la cause criminelle. Chavez et Maduro ont commencé par défendre une cause politique puis, parvenus au pouvoir, ils continuent de défendre ce discours, non plus à des fins politiques, mais à des fins criminelles, vivant des trafics illicites que leur assure leur pouvoir. Au Mexique, c’est l’inverse qui se produit. Les cartels vivent du crime et de l’illicite, puis ils financent des hommes politiques pour assurer leurs marchés et leur sécurité, dérivant ainsi vers la cause politique. L’hybridation de la criminalité et du politique se retrouve en de nombreux endroits : État islamique, États africains, Amérique latine, etc. Dans tous les cas, cela renforce le pouvoir de ces groupes qui ont fait main basse sur l’État.

L’inutilité du soulèvement

Cette hybridation rend le soulèvement vain. Quand bien même on se lèverait contre le dictateur, la répression serait au bout de la révolte. Quand bien même le dictateur tomberait, il y a encore des millions de rhizomes dictatoriaux présents dans tous les secteurs de la société, qu’il est impossible d’éradiquer. Même si les Vénézuéliens faisaient tomber Maduro, il leur faudrait des décennies pour remettre leur pays sur les rails. Plus une dictature est longue, plus elle est difficile à extirper. La seule solution est donc l’exil. Ce qui s’est passé à Cuba et se produit aujourd’hui au Venezuela. Ceux qui ne veulent pas collaborer avec la violence, mais qui veulent avoir de meilleures conditions de vie n’ont pas d’autre choix que de partir. Cela renforce le pouvoir du dictateur, qui voit ainsi partir des opposants politiques. À ce moment-là, il est certain de l’emporter, car il a gagné dans les esprits.

Cruelle situation donc qu’un pays qui a cédé à la démagogie. Le temps renforce le pouvoir du dictateur et empêche tout retour à la liberté. Raison pour laquelle il faut intervenir rapidement pour le renverser, ce que firent les Espagnols en 1936 pour supprimer le gouvernement communiste du Front populaire, et les Chiliens en 1973, pour mettre un terme au gouvernement de Salvador Allende, épigone de Fidel Castro. Cela a évité à ces deux pays de devenir de nouvelles URSS. Certes, dans les deux cas un pouvoir fort s’est mis en place, parfois brutal avec ses opposants. Mais cela a permis au Chili et à l’Espagne de se développer et d’être aujourd’hui des pays de libertés et non des enclaves castristes.

Un cas à part : l’URSS

L’unique dictature qui soit tombée, et de surcroît de façon pacifique, c’est l’Union soviétique, alors même que tous les observateurs, à l’orée des années 1980, prévoyaient sa victoire. Pourquoi cette chute ? Ce n’est pas la guerre d’Afghanistan, ni l’explosion de Tchernobyl, ni la faillite économique qui ont permis cet effondrement. Cela a été un facteur aggravant et favorisant, mais non déclenchant. Le facteur premier de ce renversement réside dans le sursaut spirituel et culturel des peuples vivant sous le joug soviétique. C’est parce que des personnes, mues par leur foi et par leur culture, se sont levées, esseulées d’abord, de plus en plus nombreux ensuite, provoquant un effet d’attraction et de mimétisme, que les rouages du système soviétique se sont bloqués. Ces personnes ont des visages et des noms : le père Jerzy Popieluszko, assassiné par la police politique en 1984, Mgr Sigitas Tamkevicius, évêque en Lituanie, les militants de Solidarnosc et bien sûr Jean-Paul II. Ils ont drainé avec eux des milliers d’anonymes qui ont osé se lever contre la dictature communiste en défendant leur langue, leur histoire, leur culture. C’est en défendant les nations et la culture de chaque peuple que ces hommes de bien ont montré que le communisme était étranger à leur pays et qu’ils ont ainsi pu contribuer à en détacher une partie de plus en plus importante de la population. Un mouvement silencieux, mais profond et fructueux, qui a empêché ensuite les autorités communistes de réprimer les manifestations de 1989 et 1990. Voilà comment tombent les dictatures : par le réveil des hommes de bien, qui défendent leur culture et leur histoire. Une arme fragile, mais qui peut être plus redoutable qu’un fusil.

Jean-Baptiste Noé
4 octobre 2019

Source : Institut Des Libertés (LDL)

 

 

Pourquoi les Dictatures Ne Tombent Pas

 

Chronique de Kodjo Epou : Bouleversant!

Kodjo Epou
leaders politiques togolais
Quelques « politiciens » togolais | Infog : 27avril.com

Dans ce système de démocratie palatiale qui est la notre, chaque nouvelle élection qui se pointe ramène dans sa besace le bouquet précédent de hâbleries, de sottises et de répugnants concerts qui enfoncent chaque jour notre peuple dans les tréfonds de la galère, faisant de la bêtise politique la cause principale du mal-vivre au Togo. Au nom de tous les misérables sur qui pèsent les poids et méfaits de cette gouvernance si morne et si méprisante, mais aussi de cette opposition si moche si immature, au nom de tous ces citoyens mutilés, déprimés qui souffrent d’un État togolais absent incapable de répondre des ténèbres qu’il produit, l’opposition traditionnelle, réduite à ne vendre que du vent à ses militants, doit être blâmée, sévèrement sanctionnée, au même titre que le parti gouvernant.

Le Togo, décidément, est dans un spectacle. Et non des moindres. Un spectacle sublime. Le propre des spectacles sublimes, c’est d’épater toutes les âmes, d’éblouir les esprits et faire de tous les témoins des spectateurs passifs. L’acte auquel nous assistons n’a pas son pareil dans aucun autre pays. Il est émouvant. Et frise une hallucination de groupe. C’est, au bas mot, un d’affreux qui laisse ébahi, parce que digne d’une éclipse du soleil à minuit. Sa rareté, naturellement, donne lieu à une agitation désordonnée. En cause dans ce cirque outré et insultant, ces candidats d’un genre bouffon comme le Togo sait en produire. Ils sont une multitude. Des figurants. A quelques exceptions près, des louangeurs du vice. Ils se connaissent et nous sont connus pour être des gens sans foi qui s’amusent et jouent, contre pécules, avec le destin de notre peuple.

Il faut le dire, une des causes des va-et-vient insipides et dégoûtants que ces opposants nous déroulent, c’est qu’ils sont pauvres. Leurs homologues, sous d’autres cieux, possèdent des carnets d’adresses qu’on peut voir de l’autre côté des monts et océans. Volumineux. On en a vus qui ont déployé des jets privés, gracieusement alloués par des amis (sponsors). Les relations comptent. La fois dernière un des nôtres, Boko, sur qui beaucoup de Togolais voulaient compter pour débloquer leur avenir s’est fait refouler à Roissy au moment de prendre Air France. Depuis, il s’est terré. Parce que ce n’est pas lui, il a préféré le silence. La politique, c’est d’abord une démonstration de force. Sans demi-mesure ni demi-certitude. Le manque de moyens peut être une excuse. Certes! Mais que cela ne soit point un obstacle.

Quand on ne peut pas avoir les jets et les carnets d’adresses conséquents, quand, comme solution, on ne peut pas imposer des extrêmes à la tyrannie en débarquant par la brousse, il faut être au moins de fins stratèges car, c’est justement leur faiblesse qui recommande à nos opposants d’être ensemble, soudés, et de mettre en commun les petits moyens dont ils disposent. C’est en cela que l’union devient une richesse qui galvanise le peuple et dope les énergies. Les postures solo n’impressionnent pas, ne marchent pas. Ne dit-on pas que l’Union fait la force? Conséquence des errements de l’opposition, une bonne dizaine de candidats miséreux, sans l’argent, sans la masse populaire et sans les soutiens extérieurs. Une pure absurdité ne correspondant à aucune logique.

Elle avait le choix, cette opposition, au regard des moyens qu’elle a ou n’a pas. Être mangeant ou être mangé. Mais au nom du peuple souffrant, au nom des familles traquées, chassées, endeuillées, il fallait mieux pour elle être la dent que l’herbe. Telle aurait dû être la quête permanente. L’esprit de groupe dans une union inaltérable. En un mot ou en cent, tel aurait dû être le sens supérieur qui anime ces opposants s’ils voulaient vraiment, pour une fois, être assez humains et disciplinés pour penser à tous ces pauvres hères qui ont été fauchés dans leurs rangs. Ont-ils oublié ces tragiques spectacles depuis Août 2017? Au lieu du bon sens, signe de sagesse qui suppose le renoncement au profit de ce qui est plus grand, l’intérêt général, ils ont encore préféré donner à gober au bas peuple les mêmes légendes, les chimères habituels. Au bout des comptes, des candidats de bas étage, les uns aussi pauvres que les autres et chacun ou presque n’ayant pour base que sa petite famille et un groupe restreint d’amis.

Ainsi, chaque fois, pourrait-on s’étonner, cette opposition lâche la proie pour son ombre? N’est-ce pas une hallucinante philosophie que de faire croire que parce qu’on a crée son petit parti(?) et qu’on est sur le terrain depuis des années donc qu’on doit être impérativement candidat à la magistrature suprême? L’ancien fonctionnaire du FMI s’est proposé de leur apporter du sang neuf à travers ses compétences, mais nos opposants professionnels que Pierre Ekue Kpodar a d’ailleurs largement consultés ont plutôt vu en lui un intrus, un débarqueur à écarter. Comme on voit, l’opposition togolaise, pleine d’ombres, a une manière étrange de juger les choses. Par ego. L’on soupçonne qu’elle a pris ces habitudes dans les commandements du diable. Curieusement, certains petits d’esprit mâchent cela et mettent les balivernes d’une opposition flapie sur leur pain sec, telles des misérables.

En réalité, c’est Ekue Gamessou Kpodar qui avait posé la bonne question. Déjà en juillet, avant même de se déclarer candidat, il interpelait l’opposition, ses amis, en ces termes, je le cite: « si Faure se présente comme candidat à sa propre succession et, étant connu de tous que nous n’avons pas les moyens de l’en empêcher, qu’est-ce que nous, en tant que opposition et Société Civile, devons faire concrètement pour l’affronter efficacement?». Parce que cette question lucide, pragmatique, est restée sans réponse, parce que l’opposition, au Togo, est une addition des egos et que les leaders n’ont jamais été capables de s’accorder, dans aucune circonstance, sur un chef de file (leader des leaders) compétent et digne de ce nom, parce que, enfin, cette opposition est restée accrochée à son principe sacro saint « c’est nous qui sommes sur le terrain ou encore nous sommes le plus grand », l’initiative Kpodzro a vu le jour et accouché de Kodjo Agbeyome prprésenté à l’opinion comme « candidat unique de l’opposition ».

La providence n’aurait-elle pas, à travers Kpodzro, proportionné et imposé un choix à la mesure des innommables lacunes et faiblesses d’une opposition faillie? Et si on faisait une lecture approfondie, sous tous les angles, de la situation ainsi créée! Agbeyome Kodjo a la matière. Il est d’ailleurs, du point de vue expérience, le seul qualifié dans le lot pour le poste. Mais son histoire, peu vertueuse, est trop attaché au mal. A tort ou à raison. Il propose d’assurer une transition de cinq ans: chose que les Togolais réclament de longue date, histoire d’en finir avec une famille qui règne depuis plus d’un demi siècle.

N’en déplaise à ceux qui ne veulent pas y croire, beaucoup de Togolais, bien conscients des limites de leurs candidats favoris et pris dans un dilemme, sont tentés par le choix de l’initiative Kpodzro. Ce serait certainement, dans l’entendement de ceux-la, une façon de résoudre une équation corsée par l’absurde. Dans tous les cas, comme de coutume, l’opposition traditionnelle, celle des Fabre et consorts, a mal fait son lit. On verra comment, au soir du 22 Février, elle va se coucher.

Kodjo Epou
Washington DC
USA
Kodjo Epou
Kodjo Epou

 

 

Chronique de Kodjo Epou : Bouleversant!

 

Togo, Présidentielle 2020 : Le Bon, la Brute et le Truand

L'Independant Express

La clôture des nominations pour l’élection présidentielle de février prochain rappelle aux principaux challengers les personnages du western, Le Bon, la Brute et le Truand.
jean le bon faure la brute kodjo le truand
Jean-pierre, le Bon; Faure, la Brute; Agbéyomé, le Truand | Photo : Indépendant Express

Trois candidats se démarquent et c’est à travers eux et avec eux que l’élection se jouera, même si tout le monde sait que cette élection ne sera pas différente des autres. Super cinéma.

Jean Pierre Fabre, candidat de l’ANC, ne se reproche rien d’autre que l’aventure légendaire d’un leader politique influent et populaire qui est obligé de se rendre à ces élections pour faire de la figuration. Il n’ira pas là-bas pour gagner. S’ll pense qu’il va gagner, alors il est dans un jeu de naïveté, de franchise et de bonne foi. Maintenant, le système qu’il combat, les acteurs impliqués dans un schéma de ni foi ni loi. Les règles du jeu électoral définies par les autorités n’ont pas changé. Dossier corrompu, résultats connus à l’avance, institutions serviles, bref, le président de l’ANC, va à cette élection dans un déséquilibre qui ne tourne pas en sa faveur, il va de bonne foi, sans doute, croyant au miracle. Il criera fraude, probablement après les résultats, sera retourné dans un imbroglio de dialogue et la vie continuera …… c’est le rôle du personnage Le Bon du film.

Faure Gnassingbé a pris les devants pour rester au pouvoir par tous les moyens. Ses soldats ont neutralisé toutes les forces de protestation, dans une répression systématique, physique, morale et juridique. Le peuple togolais est soumis à une répression aveugle. Des lois sont contre les libertés individuelles et publiques, les villes sont attaquées et assiégées, les arrestations se multiplient, les agressions physiques et la torture sont le modus operandi du pouvoir à vie. Les précédentes manifestations ont compté des morts, des blessés. Nous comptons et nous compterons toujours, pour faire venir Faure Gnassingbé, le deuxième personnage du film. C’est la Brute qui exerce la brutalité sur tous ses adversaires pour garder sa chaise.

Messan Agbéyomé Kodjo est le Truand du groupe. Obsédé par le pouvoir, il est entré en scène. Comme un bon vol, il a réussi, par la ruse et la manipulation, à être proclamé candidat des forces démocratiques, sans pitié pour le vieil archevêque dans lequel il a installé le virus de la fausse inspiration divine. Quelques jours plus tard, il positionnera sa candidature au nom de son parti MPDD, sous les yeux moqueurs des forces démocratiques réelles. Il est dans son jeu, en même temps dans le bon Dieu et dans le méchant Satan. Ceux qui le connaissent affirment qu’il signera l’arrêt de mort de Mgr Kpodzro le lendemain du 22 février, lorsqu’il décroche son téléphone pour appeler Faure Gnassingbé et le féliciter de sa victoire. Agbeyome aura accompli sa mission. Le reste, il se réfugie dans ses caves pour ginsoner son chapelet comme les temps précédents et attendre son rendez-vous, par Faure Gnassingbé à la Primature. C’est la seule obsession du « boucher de Freau Jardin ». Si l’inspiration divine qui a motivé le choix de l’archevêque n’a pas été infectée, elle aurait pu détecter que personne dans l’armée togolaise n’est en faveur d’Agbéyomé Kodjo comme alternative, dans l’opinion politique, personne n’en veut, chez les électeurs qu’il a vomis, comme en témoigne son 1% score sur sa dernière hausse électorale. Les boules d’incohérence morale, de foule politique, de crimes sans punition lui collent à la peau et le rendent haïr et du côté du pouvoir, et du côté de l’opposition, et du côté du peuple. Il est un Truand parfait du film Western dans la course présidentielle, même si ses croyances aveugles le plonger dans l’illusion.

Pour les forces démocratiques, les vraies, il n’est pas question de penser que l’alternance viendra aux urnes avec le candidat Faure Gnassingbé. Attirer tout le chemin et il est difficile d’entrer dans une compétition avec la certitude de ne pas le gagner.

C’était l’histoire du bien de la brute et du mafieux adapté à l’élection présidentielle de 2020 au Togo.

Carlos Kétohou

Source : independantexpress.net

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Le Bon, la Brute et le Truand

 

Togo, Présidentielle 2020 : Faure Gnassingbé, les pratiques de la « old school » et l’«humilité » renouvelable !

Liberté Togo
Faure en Démon
FEG | Caricature : FairLuci’s

C’est officiel, le « Messi » togolais sera bien de la course à la présidentielle de 2020. Faure Gnassingbé a été déclaré et/ou investi ce mardi candidat par le RPT/UNIR. Sans aucun état d’âme après toute la comédie ayant consisté à le supplier, le « champion » de la minorité pilleuse a accepté de briguer un 4e mandat au pouvoir. Pour les mandats de la honte, les schémas se suivent et se ressemblent au fil du temps, de même que les justificatifs. La curiosité, c’est toujours avec « humilité » qu’il accepte candidater et gouverner les populations contre leur gré…

Faure et la « old school »

« Le souhait des militants, c’est de me voir porter les couleurs de notre parti à l’élection présidentielle de 2020, je les ai remerciés et en toute humilité, j’ai accepté ». C’étaient les mots du nouvel ancien candidat du RPT/UNIR après sa confirmation ce mardi au cours de la réunion sobre des sages et quelques cadres. En français facile, ce sont les militants du parti qui ont voulu qu’il candidate et il a été contraint d’accepter. Une telle chanson, ce n’est pas la première fois qu’on l’entend. C’est un vieux morceau hérité de son père. Le « Messi » togolais se cache donc derrière le souhait présumé des militants pour franchir le pas.

En effet, la stratégie consiste à se faire passer pour respectueux de la Constitution ou des principes démocratiques dont le sacro-saint est l’alternance, non intéressé par une nouvelle candidature, mais accepter au finish pour satisfaire les désirs des militants. Et pour donner du crédit à la mise en scène, la communication qui l’accompagne parle plus des populations et même du peuple. Et au nom de ce principe universellement reconnu que le peuple est souverain et peut même décider de violer la Constitution, il accepte, toute honte bue. Le schéma a été hérité de l’époque du père. Et il est souvent déroulé conjointement avec une autre action, les marches de soutien ou plutôt de supplication…

En effet, cette méthode de la « old school » a été mise en œuvre dans le cadre de la présente candidature de Faure Gnassingbé. Tout a commencé avec son supporting club constitué des associations et mouvements de soutien tous azimuts qui sont montés au créneau pour réclamer publiquement sa candidature et son investiture. Les mouvements des jeunes, des femmes, même les sages se sont aussi fait signaler. Le summum a été les marches de militants et autres cadres organisées un peu partout. Elles prenaient plus des allures de supplication du « champion» à accepter les représenter. A chaque sortie, il a été câliné et présenté comme le seul à même de porter les couleurs du parti et présider aux destinées du pays.

Pendant tout ce temps, Faure Gnassingbé donnait l’impression de n’être point intéressé. Son silence sépulcral sur la problématique entretenait un certain suspense, même ses collabos étaient dans le doute. Mais il a fini par céder ce mardi…

L’ «humilité » renouvelée

Faure Gnassingbé a des liens de fidélité assez « Faure » avec l’humilité. « (…) En toute humilité, j’ai accepté ». Le commun des Togolais l’ignore sans doute, cette réaction du tout nouveau candidat du RPT/UNIR à la présidentielle de 2020 suite à sa désignation ce mardi n’est en fait qu’une sorte de copier-coller après ses candidatures aux mandats de la honte…

Déjà en 2015, c’est avec la même vertu (humilité) qu’il avait accepté sa candidature pour le 3e mandat, contre les aspirations légitimes du peuple togolais. « C’est par devoir envers notre cher pays le Togo et par fidélité aux idéaux que nous nous sommes fixés, que j’ai l’honneur d’accepter, d’être investi comme candidat à la prochaine élection présidentielle, pour le compte de notre grand parti, l’Union pour la République. J’accepte cette investiture avec humilité. Mais je l’accepte pleinement », avait-il déclaré à Kara le 25 février 2015 suite à son investiture pour la présidentielle du 24 avril, et d’ajouter : « Si l’investiture à la candidature est une forme de reconnaissance pour le chemin que nous avons parcouru ensemble, elle m’apparait davantage comme une exigence supplémentaire, celle de donner et de donner encore le meilleur de nous-mêmes, en vue de poursuivre la marche du Togo vers le progrès dans tous les domaines et de parachever son ancrage dans la modernité ».

A cette allure, on parie que ce serait avec la même « humilité » qu’il accepterait sa probable candidature à un 5e mandat en 2025, et peut-être un 6e en 2030, un 7e en 2035, un 8e en 2040, un 9e en 2045, un 10e en 2050…Des candidatures qui vont malheureusement à l’encontre même des aspirations profondes des populations togolaises qui ne veulent qu’une chose, l’alternance au pouvoir et une autre forme de gouvernance. L’humilité dans le Petit Larousse signifie « état d’esprit, attitude de quelqu’un qui est humble, se considère sans indulgence, est porté à rabaisser ses propres mérites ». Cette vertu devrait normalement guider la gouvernance au cours du mandat en question. Mais lorsqu’on sait le sort ou le châtiment réservé au peuple durant la régence du fils après celle du père, c’est une bien drôle d’humilité que celle de Faure Gnassingbé !

Tino Kossi

Source : Liberté

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Faure Gnassingbé, les pratiques de la « old school » et l’«humilité » renouvelable !

 

Togo, Bassar / Dankpen : Les agressions xénophobes contre les Adja se poursuivent...

L'Independant Express

La communauté Adja (ethnie du sud-est du Togo) subit depuis quelques mois une avalanche de violences organisées dans certaines localités du pays, de la part des habitants qui se prévalent du titre d’autochtones.

Ce regain de violence a commencé en octobre 2019.

Il s’agit en effet d’une histoire confuse. Un bébé aurait été enlevé dans la préfecture de Bassar, à Bandjeli (Nord du Togo).

A l’issue de la disparition du bébé, des habitants qui disent avoir consulté un vodou assurent avoir découvert chez les oracles que ce sont les Adja qui sont les responsables de l’enlèvement du bébé.

Le ton a été donc donné pour mettre en péril la vie de cette communauté dans la localité.

Alerté sur la situation en cours, le préfet de Bassar n’a trouvé mieux à faire que d’exhorter les Adja à plier bagages et à se mettre à l’abri pour quelques temps, restant d’après les informations complices de l’attitude xénophobe et tribaliste des habitants de Bassar.

Il assure tout de même que la justice fera son travail et situera les responsabilités sans lever le petit doigt pour protéger les victimes.

Une enquête menée dans la localité par des associations d’ethnie adja a révélé que les autorités administratives et judiciaires laissent les Adja à leur sort.

Le Préfet et le maire rencontrés n’ont pas promis de prendre des mesures pour limiter les violences.

Dans le rapport de la mission, il est révélé que ce comportement de ces populations envers l’ethnie adja ne date pas d’aujourd’hui.

Le peuple Bassar accuserait les Adja de faire prospérer leurs affaires dans la localité sur des pratiques magiques. C’est vrai, les détenteurs des boutiques, magasins stations d’essences et autres activités commerciaux sont les Adja.

Et cette prospérité d’après le rapport est mal digérée dans la localité. C’est donc l’une des raisons de ces violences qui ont permis aux jeunes de la localité de piller les magasins pour se ravitailler en sacs de riz, bidons d’huiles et autres produits.

Alors que les autorités togolaises ne semblent accorder de l’importance à cette situation, les cadres adja et les hauts responsables de cette communauté dans la capitale Lomé ne volent pas au secours de leurs frères en danger alors même que ces agressions se poursuivent à Bassar et à Guérin Kouka.

Koffi Sodokin, conseiller à la Présidence, informé, a juste demandé aux victimes d’aller se plaindre à la justice.

Les associations Adja ont décidé de prendre leur responsabilité face à la démission des cadres Adja en se préparant à donner une conférence de presse pour alerter l’opinion.

Les jeunes ont été bloqués dans leur élan par l’ancien ministre du Plan le sieur Sémondji qui a demandé de lui accorder deux semaines, occasion de rencontrer le Chef le Chef de l’Etat avant toute action alors que sur place les violences se poursuivent.

Cette attitude de personnalités sensées protéger leurs frères et sœurs est décriée par les Adja de tous horizons qui menacent de faire la riposte contre les ethnies étrangères basées aussi dans leurs localités. Des représailles que les jeunes Adja ont tenu à amortir en attendant que l’Etat agisse, faute d’action des ministres et conseillers incapables de protéger leurs communautés en danger.

Ironie du sort, le Préfet du moyen-mono, depuis 15 ans, le fief des adja est originaire de Bassar, la ville xénophobe. Lui aussi n’appelle pas ses frères au calme et à la retenue.

Le souhait des victimes et des jeunes Adja qui suivent cette affaire est d’exhorter ces cadres adja à se défaire de ce rôle de spectateur et d’entrer en action ; de venir en aide aux leurs.

La communauté adja a longtemps été victimes de ces actes xénophobes. La justice devrait faire son travail ; les responsables de crimes devraient être arrêtés et jugés pour que cela serve d’exemple. Tout citoyen togolais est libre de circuler et de vivre dans n’importe quelle localité sans en être empêché.

Le rôle des conseillers et ministres n’est pas seulement de revendiquer les biens auprès des autorités au nom des populations mais aussi et surtout de les protéger.

Le silence de Djossou Sémondji et de Koffi Sodokin qui se proclament comme des représentants légaux des Adja auprès du Chef de l’Etat est coupable.

Le peuple Adja les attend donc au tournant politique pour se justifier.

Alfredo Philomena

Source : L’Indépendant Express

 

 

Togo, Bassar / Dankpen : Les agressions xénophobes contre les Adja se poursuivent...

 

Togo : Que l’article 102 rénové du Code électoral soit respecté !

Liberté Togo
CENI Togo
Photo : DR

« Une élection sans fraude, c’est un court-bouillon sans piment », Proverbe créole

Le dépôt des candidatures s’est terminé hier. Sous réserve que tous les aspirants aient concrétisé par des dépôts formels de leurs dossiers à la CENI, la particularité est le nombre de candidatures déclarées. C’est à croire que la présidentielle à la togolaise serait devenue une foire où n’importe quel quidam peut prétendre à la magistrature suprême. Soit. Mais encore faudra-t-il que tous les aspirants, par souci de transparence, jurent de tout mettre en œuvre pour une certaine transparence du scrutin. A commencer par le respect de l’article 102 rénové du Code électoral qui, à lui seul, défriche le terrain pour débusquer les candidats de mauvaise foi.

« …Les membres du bureau de vote reçoivent chacun une copie du procès-verbal des résultats. Le président du bureau de vote délivre copie signée des résultats affichés aux délégués des candidats. Au vu des procès-verbaux des bureaux de vote relevant de son ressort, la CELI ou la CEAI effectue au fur et à mesure le recensement des votes et en publie les résultats au plus tard deux (02) jours après le scrutin. A la fin de la compilation de tous les résultats des votes, le président de la CELI ou de la CEAI rédige un procès-verbal signé par les autres membres qui y portent, le cas échéant, leurs observations, réclamations ou contestations. Les résultats sont affichés au siège de la CELI ou de la CEAI… ». Voilà un article impersonnel qui doit recueillir l’assentiment de tous les candidats. Mais si par malheur, un président de CELI ou de CEAI, fût-il magistrat, venait à ne pas se plier à cet article du Code électoral, on veut croire que tous les candidats exigeront que les résultats de la CELI sous sa juridiction soient intégralement publiés. Il ne s’agira pas de donner un résultat global, loin de là, mais de rendre publics les résultats de chaque bureau de vote 48 heures au plus tard après le scrutin. Car seule la CENI sera autorisée à publier les résultats globaux des CELI ou CEAI.

L’avantage pour cet article est clair et simple : que tout candidat ayant des délégués dans les bureaux de vote ait la possibilité de vérifier que le vote des électeurs a été respecté dans la proclamation des résultats. Et ce faisant, la CENI ne sera pas taxée d’être complice de quelque candidat que ce soit.

Les élections au Togo ont souvent été synonymes de suspicions, de fraudes, de répressions, d’achats de consciences et d’autres attributs peu vertueux. Et pourtant, on rebat les oreilles des populations avec les notions de transparence, de paix et de liberté. 2020 coïncide avec le 60ème anniversaire de l’accession à la souveraineté internationale du Togo. Et la meilleure preuve des candidats qui n’aiment pas voir couler le sang, serait de faire tout ce qui est en leur pouvoir afin de faire souffrir l’élection présidentielle de 2020 d’un excès de transparence.

Mais lorsque des actes de militants d’un parti politique, de présidents de CELI ou de tout réfractaire aux vertus démocratiques doivent encore entacher ce nouveau scrutin, il est à craindre des lendemains incertains. Et ce serait une tâche qui marquerait les 60 ans d’indépendance du Togo. Pendant qu’on y est, ils sont encore combien en Afrique de l’ouest, ces pays qui fêtent leur anniversaire d’indépendance où l’alternance se conjugue avec l’immobilisme au sommet de l’Etat comme au Togo?

Godson Ketomagnan

Source : Liberté

 

 

Togo : Que l’article 102 rénové du Code électoral soit respecté !

 

L’alternance au Togo en 2020, mais pourquoi pas? Et si la dynamique de Mgr Kpodzo est une piste de solution ultime!

L’alternance au Togo en 2020, mais pourquoi pas?
Et si la dynamique de Mgr Kpodzo est une piste de solution ultime!


« Ce qui élève l’homme par rapport à l’animal, c’est la conscience qu’il a d’être un animal... Du fait qu’il sait qu’il est un animal, il cesse de l’être. », écrivait Friedrich Hegel.
Le Togo n’est pas une démocratie, mais une des pires dictatures sclérosées de notre temps; une autocratie cinquantenaire et bientôt soixantenaire. Pourtant certains veulent y faire démocratiquement une révolution ou une transmutation sociopolitique pour enclencher un processus de normalisation démocratique.

Il est de mise que dans toute œuvre humaine l’escobarderie est possible. Cependant, elle ne devrait pas être convoitée ou y être intrinsèquement inhérente; encore moins être reproduite à l’incalculable.

D’entrée, je dis tout haut que je ne suis pas dans la logique des élections à la RPT/UNIR!
Car depuis la mémorable date du 5 octobre 1990 au Togo, nous avons eu sans alternance 6 élections présidentielles, notamment en 1993 avec le boycott de l’opposition traditionnelle, en 1998, en 2003, en 2005, en 2010 et en 2015; et 5 élections législatives tenues en 1994, en 1999 avec le boycott de l’opposition traditionnelle, en 2007, en 2013 et 2018 avec l’exclusion de l’opposition traditionnelle.

En ce qui a trait à l’opposition politique « plus ou moins crédible » il eut nombres d’unions, d’alliances; notamment le FAR, le FOD, le COD, le COD-2, le PFC, le FRAC, la CST, la Coalition Arc-en-ciel, la C14, etc…, sans de véritables convictions ou visions sur la finalité; le bonheur du peuple. Ce fut principalement des alliances de circonstances pour faire face à un cancer politique, chaque fois et toujours, métastasé. Sans moi, au diable le bonheur collectif convoité; semble être leur slogan.

Au point de départ, le recul ou enfin l’alternative?
Notons que l’échec politique de trop au Togo fut les dernières législatives du 20 décembre 2018, sur la base d’une « corruption diarrhéique de tout et tous avec les deniers publics du Togo; doublé d’un manque de « génie politique » d’une certaine opposition togolaise. Ceci a consacré par contre le « génie machiavélique » du RPT/UNIR. Il faut le leur reconnaitre. Ils peuvent même se permettre d’être « créatif, anticipatif et proactif dans l’horreur », contrairement à l’opposition traditionnelle. Nul ne peut plus chercher à les définir. Ils sont ce qu’ils sont.



En ce sens que ça crevait les yeux, qu’ils voulaient forcer l’opposition traditionnelle à l’erreur fatale. Car une des rares fois elle était sur une bonne lancée porteuse comme en 1990, Mais hélas. Le système RPT/UNIR avait encore réussi son coup et subséquemment à détruire la confiance mutuelle naissante et à les mettre les uns contre les autres. Conséquemment il les a forcés à aller en chiens de faïence aux élections locales de 2019 et ultimement aux présidentielles de 2020 sans les réformes souhaitées!

C’était une stratégie bien murie et implémentée, car ils savent que les réalités de la politique africaine, notamment le manque de moyens, de statures et de visions, obligent en fin de compte même les plus « cohérents en apparence » à l’évidence de la survie politique, sociale, économique ou ontologique; autrement à « être ».

Et qu’est-ce qui a changé sur la scène politique togolaise malgré tous ces revers et reculs sociopolitiques. Si ce n’est que le pouvoir se durcit dans sa logique du « chien aboie, la caravane passe en l’écrasant de surcroit ». À ce point, moi je les laisserais danser seuls, si les règles ne changeaient pas. Cependant tout compte fait, depuis quand une dictature s’autodétruirait pour le plaisir du peuple? Il ne faut pas se faire d’illusion.

Un peu d’innovation et d’ingéniosité, s’il vous plait !!!
Il faut être plus futé que le système RPT/UNIR.
L’idéale serait une révolution, qu’on ne décrète pas, naturellement. Malgré cela, on peut travailler sur ses éléments déclencheurs pour la favoriser.
Ou alors si on décide d’aller aux présidentielles 2020, il faut, nécessairement et impérativement, prendre RPT/UNIR à son propre jeu électoral; en faisant quelque chose d’inusité; bref un candidat de consensus ou de transition et non un candidat unique. Il faudrait alors être l’alternative.

Où est la nuance?
La subtilité entre une candidature unique et une candidature de consensus ou un levier de l’alternance réside dans le fait qu’une candidature de consensus permettrait de sauter certains piliers du mécanisme de maintien du dictateur adepte des élections de façades.

Et ce n’est pas tant la personnalité du candidat de consensus qui est décisif, mais la dynamique qu’il représenterait ou qui serait enclenché autour de lui, notamment le monitoring des votes, des décomptes, les compilations des résultats, la conservation des preuves, les réseaux et la guerre des communications. Finalement il faut pouvoir défendra la victoire, car il est de notoriété publique que les candidats de l’opposition ont toujours gagné les présidentielles au Togo, pourtant n’ont jamais été proclamés vainqueurs. Et donc, l’effluve partisane est un frein à la défense collective de la victoire.

Bref quand tout le monde ou la majorité serait mobilisée et convaincue de la défense de la « victoire du peuple avec l’Homme désigné », rien n’est impossible. Car dans ce cas d’espèce il n’y a plus l’odeur d’encens de la victoire de tel clan, de tel bord, de tel ou tel; mais de la victoire commune. C’est là la différence fondamentale et ce qui n’a encore jamais été fait au Togo.

Toute chose étant égale par ailleurs, cette dynamique met en veilleuse les enclaves politiques, le temps de déclencher l’alternative et de la transition. Ce n’est pas une candidature unique classique. Il est question d’engendrer un mouvement d’ensemble. C’est se donner le « GO », le « Tchooboué » pour pousser dehors le système RPT/UNIR.

Mon souhait est de croire que c’est cette dynamique que Mgr Kpodzro est en train d’implémenter; même si son choix de candidat, Agbéymé Kodjo, m’a un peu laissé dubitatif. Toutefois il faut une certaine dose de folie pour sortir des sentiers battus. Non seulement que Mgr Kpodzro soit un homme de Dieu, mais qu’il ait été tellement au cœur des « Secrets de la République au Togo» que son choix serait en connaissance de causes.

Qui est le saint, personne; alors…!
Tout ça pour dire qu’il n’y a pas de saints sur la scène politique togolaise et surtout pas. Un adage du terroir dit, quand vous mangez et que la sauce arrive à finir et si celui qui a été reprendre la sauce vous disait ce qu’il a entendu à la cuisine; vous n’aurez plus du tout envie de continuer par manger.

Pour preuve, les 2 ou 3 exemples suivants parmi tant d’autres :
Les récentes votes des uns et des autres élus municipaux de l’opposition pour les candidats de certaines listes RPT/UNIR, en connaissance de causes, ne sont que les dernières preuves de « suffisances d’aspirants politiciens ».

Les horribles massacres de Fréau jardin du 25 janvier 1993 qui refont surface avec le candidat de Mgr Kpodzro sont suffisamment horribles pour être banalisés. Toutefois, notons qu’ils ont été éventrés à certains leaders de l’opposition d’alors qui avaient estimé que ça aiderait leur cause, si ça arrivait. Par conséquent ils n’avaient rien entrepris, d’une manière ou d’une autres. Jugez-en vous-même. Ils sont autant coupables, sinon plus, selon moi.


Le nombre d’officiers togolais assassinés ou disparus parce qu’ils avaient à un moment donné pris contact ou fait prendre contact avec tel ou tel autre opposant et que curieusement Eyadema et sa clique aient été au courant.

Ce qui compte aujourd’hui et maintenant…!
La morale de l’histoire est que tout ce monde a fait pire ou fera pire s’ils sont convaincus du silence des autres. Par contre ils oublient que « ces silences des tenants » sont par contre très parlants aux oreilles initiées, comme celles de Mgr Kpodzro.

L’histoire décantée du Togo nouveau nous dira, qui est qui ? Allons à l’ultime d’abord. Jouer au saint a assez alourdi les fardeaux du peuple, tellement que nous sommes devenus les extraterrestres politiques de l’Afrique.

Le Togo est devenu, aujourd’hui, une poudrière de pauvreté grandissante, de repressions sauvages et d’état permanent de sièges militaires, de destruction et dilapidations systématique des structures étatiques, de déliquescence des infrastructures d’éducation, de santé. Il faut que ça change, car le Togo est en état de « rwandisation non négligeable ».

Le RPT/UNIR vit sur une autre planète…
Ce qui est surréaliste est que le système RPT/UNIR est en perte totale de la réalité quotidienne des togolais ou en déni de la réalité. Ainsi sur le site de la présidence du Togo, on énumère les fameux grands axes suivants de la supposée politique de Faure Gnassingbe :
Améliorer les revenus, les conditions et le cadre de vie des populations
Conforter et accélérer la croissance économique
Consolider le climat d’apaisement politique et de réconciliation
Renforcer l’accès aux services publics de proximité et de meilleure qualité
Renforcer l’inclusion économique, sociale et financière

De même, la conclusion de la biographie de Faure Gnassingbé sur le même site stipule que « En si peu de temps, le Président Faure GNASSINGBE à 50 ans réussit le miracle de réconciliation nationale et de relance économique de son pays. Il rêve de faire du Togo un pôle de développement de la sous-région ouest-africaine. »

Comment peut-on se réjouir des échecs patents?
Par contre en près de 15 ans du règne de Faure et 38 ans de celui de son père, la dette publique du pays par rapport au PIB était de 75,9 % en 2018 avec un taux record de 81,6 % en 2016; une agriculture qui représente 28% du PIB, mais qui emploie 62,5% de la population active, surtout dans le secteur informel. Il y a un taux de pauvreté de plus de 60 ou 65%.
Pour embellir tout ça, notamment les statistiques, on brade tout sans retenue. Lamentablement et inlassablement, les actifs du pays fondent comme neige au soleil et pour toujours; sous différents vocables et désignations plus que fantaisistes.

Les tenants de l’ordre anciens volent de plans en programmes pompeux, qui ne sont que des coquilles vides dans le but de créer le confort pour la minorité. Citons à titre d’exemples:
FNSI : Fond National de Finances Inclusives;
DOSI : Délégation à l’Organisation du Secteur Informel;
DSRP : Document Stratégique pour la Réduction de la Pauvreté, version 1 et 2;
SCAP : Stratégie de Croissance Accélérée pour la Promotion de l’emploi;
PUDC : programme d’Urgence pour le Développement Communautaire;
PND : le Programme National de Développement;
6 février 2018 lancement des projets filets sociaux et services de base et d’opportunité d’emploi pour les jeunes vulnérables;
13-14 juin 2019, Cérémonie d'ouverture des travaux du Forum Togo-UE, considérés comme des rencontres historiques d’affaires de l’histoire économique du Togo;
17 juillet 2019, la convention avec le Fonds Khalifa des Émirats Arabes Unis de financement des chaînes de valeur agricoles à Lomé avec une enveloppe de 10 milliards de francs CFA.

Pire, dans une inconscience totale ou dans une conscience éludée le dictateur en chef Faure Gnassingbé joue à l’oiseau voyageur, entre autres. Quand on se fait une idée des Coûts en devises des déplacements en avion privé de délégations pléthoriques; notamment les salaires des personnels navigants et accompagnateurs, les frais opérationnels, les assurances, les droits d’atterrissage, l’hébergement et les commodités des délégations pléthoriques et divers, on ne peut qu’être dégouter.

Ainsi le magazine jeune Afrique classait Faure Gnassingbé dans le top des plus voyageurs en 2016, avec 22 voyages officiels durant l’année. Une moyenne de près d’un voyage aux 2 semaines. Et pour quelles retombées pour le pauvre Togo?

Nous avons alors essayé de compilés ses voyages ou déplacements officiels en 2018, pour mémoire. Et Faure Gnassingbé en avait fait aussi au moins 22, dont :
1) 22 janvier 2018, à la Cérémonie d’investiture du nouveau Président élu du Libéria, Georges Weah;
2) 27 janvier 2018, au 30è sommet de l’Union Africaine à Addis Abeba;
3) 2 février 2018, en visite de travail quelques heures à Conakry;
4) 21-22 février 2018, à Accra à la 5ème réunion de la Task Force présidentielle sur le programme de la monnaie unique de la CEDEAO;
5) 5 mars 2018, en déplacement à Ouagadougou au Burkina Faso;
6) 10 au 11 mars 2018 au 1er sommet de l’Alliance solaire internationale (ASI) à New Delhi en Inde;
7) 30 mars 2018, à à Sipopo (Guinée Équatoriale) la remise du prix international Unesco-Guinée Equatoriale pour la recherche en Sciences de la vie;
8) 3 avril 2018, visite de travail et d’amitié à Abidjan en Côte d’Ivoire;
9) 29 au 30 avril 2018, visite de travail et d’amitié à Doha au Qatar;
10) 12 mai 2018, à l’investiture du président élu de la Sierra Leone Julius Maada Bio;
11) 24 mai 2018, visite travail et d’amitié de 24h en terre gabonaise;
12) 1er juin 2018, aux Festivités marquant les 50 ans du CAMES à Ouagadougou;
13) 28 juin 2018, en Visite de travail au Nigéria;
14) 1er juillet 2018, au 31ème session ordinaire du sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’UA;
15) 25-28 juillet 2018, au 10è sommet des BRICS en Afrique du Sud;
16) 1er au 9 septembre 2018, au Forum Chine-Afrique (FOCAC) à Pékin tenu du 3 au 4 septembre;
17) 24 au 27 septembre 2018, au 73è session de l'Assemblée Générale des Nations Unies à New York (USA);
18) 1er au 2 octobre 2018, aux Festivités marquant le 60è anniversaire de l'indépendance de la Guinée à Conakry;
19) 24 octobre 2018, en Visite de travail et d'amitié au Ghana
20) 29 au 30 octobre 2018, au G20 Compact with Africa’ (CwA) et entretien avec le Président de la République Fédérale d'Allemagne à Berlin;
21) 18 décembre 2018, au Célébration des 60 ans de l'indépendance du Niger à Zinder au Niger;
22) 22 décembre 2018, au Sommet ordinaire de la CEDEAO à Abuja;

Et durant l’année 2019 Faure Gnassingbé augmenta la cadence de ses voyages officiels et nous en comptabilisons pour mémoire au moins 28 ou 29 (moyenne d’1 voyage au 12 jours), comme suit;
1) 28 janvier 2019, visite de travail à Abidjan en Côte d'Ivoire;
2) 22 février 2019, au Mini-sommet des chefs d'État sur la sécurité à Accra au Ghana;
3) 10 au 12 mars 2019, en Visite de travail, de prospections et d'amitié aux Emirats Arabes Unis;
4) 15 mars 2019, à Kinshasa, sa 1ere visite en RDC depuis l’élection de Félix Tshisekedi;
5) 25 au 26 mars 2019, au 7è Africa CEO Forum à Kigali;
6) 27 au 28 mars 2019, en Visite de travail à Pretoria en Afrique du Sud;
7) 2 au 3 avril 2019, à la Cérémonie d'investiture du Président Macky Sall;
8) 13 avril 2019, au Sommet extraordinaire de la CEN-SAD au Tchad;
9) 29 avril 2019, visite officielle de Faure Gnassingbé au Saint Siège au Vatican;
10) 7-8 mai 2019, fait une visite d'amitié et de travail à Libreville;
11) 25 mai 2019, à la cérémonie d'investiture du Président réélu d'Afrique du Sud;
12) 6 juin 2019, au Sommet Togo-Royaume Uni à Londres avec la 5e édition du ‘Débat annuel’ de Londres;
13) 8 juin 2019 8 juin, à la cérémonie commémorative du 10ème anniversaire de la disparition de Feu S.E Omar Bongo Ondimba;
14) 29 juin 2019, Faure Gnassingbé au 55è Sommet de la CEDEAO à Abuja;
15) 3 au 4 juillet 2019, à Kinshasa pour une visite de travail;
16) 4 juillet 2019, visite de travail à Kigali au Rwanda;
17) 7 juillet 2019 au 12è sommet extraordinaire de l'UA à Niamey;
18) 12 juillet 2019, à la 21è session ordinaire de l'UEMOA à Abidjan;
19) 9 août 2019, visite de travail à Libreville au Gabon;
20) 25 au 28 août 2019, était au Japon pour la Conférence des chefs d’État TICAD7 au Japon et visite à Watari Cho;
21) 14 septembre 2019, au Sommet extraordinaire de la CEDEAO sur le terrorisme au Burkina Faso;
22) 23-26 septembre 2019, au 74è session de l'Assemblée des Nations Unies,
23) 30 septembre 2019, à Paris pour la Cérémonie d'hommage au Président Jacques Chirac à Paris;
24) 22 octobre 2019, à la cérémonie d'intronisation du nouvel Empereur japonais, le Prince héritier Nahurito;
25) 23- octobre 2019, à Sotchi en Russie au premier sommet Russie-Afrique couplé d'un forum économique;
26) 8-9 novembre 2019, au Sommet extraordinaire de la CEDEAO à Niamey;
27) 2 décembre 2019, à Dakar (Sénégal) pour la Conférence sur le développement durable et la dette en Afrique subsaharienne; suivi le 3 décembre 2019 du Sommet extraordinaire de l'Uemoa sur les défis sécuritaires à Dakar
28) 21 décembre 2019, 56è Sommet ordinaire de la CEDEAO (session ordinaire de la Conférence des Chefs d'État) à Abuja

Sans aucun indicateur fiable de mesure de l’impact de ces voyages sur l’économie du pays, vous en convenez avez moi que nous sommes dans une phase de dilapidation systématique des maigres moyens de l’état que, sous d’autres cieux, on aurait pu utiliser pour répondre aux besoins élémentaires des populations les plus vulnérables.

Le Togo mérite plus, il mérite mieux

Et c’est ça qui devrait nous réveiller et allumer notre orgueil collectif pour faire réellement et définitivement du Togo, l’or de l’humanité.

Nous en avons les moyens, les talents et de multiples potentialités.

Osons et produisons des résultats pour la recherche du bonheur collectif!
Joseph Kato (02.01.2020)

 

 

L’alternance au Togo en 2020, mais pourquoi pas? Et si la dynamique de Mgr Kpodzo est une piste de solution ultime!

 

Laurent Lawson : « Les conditions de sécurité ne sont pas encore garanties pour un déroulement serein du scrutin »

Dans ses vœux aux Togolais, le président du Parti social démocrate du Togo (PSDT), Laurent Lawson s’est prononcé sur le processus devant conduire à la présidentielle du 22 février prochain. Pour cet acteur politique, cette élection vient aggraver la situation plus qu’elle ne l’est déjà. Il pense que participer à ce scrutin est une erreur.

Plusieurs raisons font dire à Laurent Lawson que cette élection semble être encore un échec pour l’alternance tant souhaitée par le peuple togolais. A l’en croire, des manœuvres sont en cours pour enfoncer davantage le pays dans un précipice.

Il explique que « les conditions de sécurité ne sont pas encore tout à fait garanties pour un déroulement serein du scrutin ». Des villes sont toujours assiégées par l'armée togolaise. Une situation qui, selon lui, ne garantit pas l’équilibre, la sécurité, et la sûreté de la campagne pour tous les candidats.

Aussi, a-t-il noté, la libre circulation des personnes et la liberté de réunion ne sont plus réellement garanties sur l’ensemble du territoire. « Le cadre électoral souffre de plusieurs ambiguïtés. La récente recomposition de la Cour Constitutionnelle, nonobstant la loi, l’opacité du fichier électoral et le refus de faire un recensement électoral général de la population, laissent planer des doutes quant à la transparence du scrutin », a écrit le président du PSDT.

Pour lui, « ce sont toujours les mêmes qui gouvernent, qui décident pour la majorité, qui s’expriment ». Il suggère donc qu’il soit organisé un grand forum national après le 1er tour du scrutin présidentiel.

« Ce grand débat va être organisé dans chacune des 117 communes du Togo grâce aux maires qui sont les élus des citoyens, et en même temps qui peuvent faire le relais avec les décideurs nationaux », a précisé Laurent Lawson.

Nicolas K

 

 

Laurent Lawson : « Les conditions de sécurité ne sont pas encore garanties pour un déroulement serein du scrutin »

 

Mgr Kpodzro réagit suite au refus par les « autorités » de donner le passeport à son assistant

Marc Mondji, l’assistant de l’Archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro ne peut pas voyager, bien qu’il doive accompagner l’homme de Dieu à aller se faire soigner à l’étranger. Selon le prélat, le service des passeports refuse de lui remettre ce document précieux qui puisse lui permettre de faire le déplacement.

Depuis quelques jours, Mgr Kpodzro ne cesse d’alerter l’opinion sur l’« injustice » que les « autorités de notre pays » font subir à son assistant. Il indique avoir fait trois fois le déplacement des services des passeports pour réclamer le document. Mais peine perdue.

« Ceci est une violation de trop des droits de l'Homme de ce régime cinquantenaire qui résiste à toute exhortation des Hommes de bonne volonté à quitter le pouvoir », a-t-il indiqué dans une note rendue publique.

L’assistant devrait accompagner Mgr Kpodzro qui, selon les informations, souffre des problèmes auditifs, de mobilité et de prostate. Il lui faut donc se rendre en Europe pour avoir des soins appropriés.

Pour le prélat, ce refus de délivrer le passeport à son assistant peut être préjudiciable à sa vie. Il faut donc que « toute la communauté des hommes et femmes épris de justice se mobilise pour dénoncer avec la dernière rigueur » cette violation des droits de l’homme, a lancé Mgr Kpodzro.

 

 

Mgr Kpodzro réagit suite au refus par les « autorités » de donner le passeport à son assistant

 

Bernard Mornah : « Il est inconcevable que Faure Gnassingbé se présente encore »

Il est le président du parti politique ghanéen PNC. Il est actuellement devant la presse ghanéenne et se prononce sur la situation politique togolaise, notamment la candidature de Faure Gnassingbé à l’élection présidentielle du 22 février prochain.

Egalement leader du mouvement Togo-Ghana Solidarity, Bernard Mornah réagit contre la candidature de Faure Gnassingbé et dénonce le coup de force dont est victime depuis plusieurs décennies le peuple togolais.

« Il est inconcevable que Faure Gnassingbé se présente encore pour un 4e mandat au moment où les voix s'élèvent contre un 3e mandat en Afrique de l'Ouest », a-t-il déclaré devant la diaspora togolaise au Ghana.

Au Togo, pas encore de réaction officielle après l’annonce de la candidature de Faure Gnassingbé ce mardi. Toutefois, plusieurs organisations de la société civile et même des leaders politiques de l’opposition ont déjà appelé le fils du père à ne pas briguer un quatrième mandat.

D’ailleurs, le mouvement « En Aucun Cas » prévoit des manifestations contre le 4e mandat dans les jours qui viennent.

 

 

Bernard Mornah : « Il est inconcevable que Faure Gnassingbé se présente encore »

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