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Faure Gnassingbé, un président Toujours Mal élu : une Mouche dans la soupe CEDEAO

Autre presse
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Faure GNassingbé alias « Fraudeur for Ever » | Photo : DR

Dans l’histoire du Togo, Gnassingbé Essozimna Faure, aura été, après son père, le plus contesté des présidents jamais bien élu dans la zone CEDEAO. Déjà en 2005, le fils successeur à papa a exposé aux yeux du monde ce qu’il sait mieux faire : confisquer le pouvoir par la force des armes et la fraude électorale de la manière la plus ignoble et la plus grossière.

On se souvient en effet qu’en février 2005, Gnassingbé Faure, à l’annonce de la mort de son père, sauta les deux pieds joints sur le fauteuil présidentiel qu’il considère jusqu’à ce jour comme un héritage paternel, puisqu’il a annoncé au prime abord qu’il entendait terminer le reste des années du mandat de son papa. Rappelons que le Général Eyadema, son père, força sa réélection contre vents et marées et contre la volonté des Togolais en 2003 en sautant le verrou de la limitation de mandats présidentiels qui le frappait. Sur les 5 ans de son mandat supplémentaire, il ne fit à peine que deux avant d’avaler sa chique le 05 février 2005. Gnassingbé Essozimna en complicité avec l’armée met en parenthèses la constitution de la République et se décida de terminer le mandat de son père sans passer par les élections. Les pressions de toutes parts le contraindront à se retirer pour un temps avant de revenir se faire élire dans un bain de sang avec un bilan bien lourd : plusieurs centaines de morts, des milliers de blessés et de réfugiés ont été enregistrés. Tout ne s’est pas limité là.

En 2010, après des fausses promesses de réformes institutionnelles et constitutionnelles contenues dans un accord politique nommé APG, Gnassingbé Faure se fera élire de la façon la plus contestée une seconde fois : le VSAT installé pour la transparence des résultats des urnes fut mis en panne sans finesse. On apprendra plus tard qu’un hélicoptère apprêté pour la circonstance fut mis à la disposition des présidents des CELI de l’intérieur du pays qui ont été largués à Atiégou à Togo 2000 avant la proclamation des résultats falsifiés selon le candidat du principal parti de l’opposition à l’époque. Pour tout confirmer, les forces de sécurité sont allées saisir, manu militari, tout le matériel informatique du parti ANC, l’empêchant ainsi de compiler ses résultats issus des urnes.

Pour une troisième fois en 2015, le président, adepte du long règne, refusa encore d’opérer les réformes conformément aux engagements pris devant toute l’opinion nationale et internationale. L’élection présidentielle fut encore organisée dans l’opacité habituelle. A la proclamation des résultats, un scandale s’éclata au sein de la CENI. Les représentants de l’ANC prennent en flagrant délit le Président de la CENI dans ses manigances ; le désordre s’installe. Seule une partie de l’ensemble des CELI est prise en compte. Le nouveau coup de force passe.

Le seul chef d’Etat des pays de la CEDEAO qui était dans son troisième mandat sans jamais vouloir donner de limite à sa boulimie du pouvoir fut secoué par une gigantesque contestation déclenchée le 19 août 2017 jusqu’en 2018. La feuille de route soumise par la CEDEAO pour parvenir à la résolution de la crise a été violée sur toute la ligne avec la complicité des facilitateurs. Les élections législatives ont été organisées sans la participation inclusive de toutes les parties comme prescrit par les recommandations de la CEDEAO. La nouvelle Assemblée est presque monocolore. Les réformes ont été ainsi votées au bon vouloir du prince. Le compteur de la limitation de mandats est remis à zéro, donnant au président en exercice la possibilité de faire 5 mandats, voire au-delà, puisqu’au terme de leur dernier mandat, les partisans du pouvoir à vie n’hésitent pas à sauter le verrou de la limitation des mandats pour jouer à la prolongation.

Pour une quatrième fois, Gnassingbé Faure contesté par les Togolais s’est fait élire à plus de 72% du suffrage exprimé presque confirmé par une cour constitutionnelle aux ordres. Cette cour constitutionnelle a jugé mieux de réduire le score fleuve de quelques chiffres pour se limiter à près de 71%, un score qui fait du Togo la risée du monde entier à cause des fraudes inimaginables jamais connues sur la planète à ce siècle. On note entre autre, le renvoi brutal et arbitraire de plusieurs délégués de l’opposition des bureaux de vote, les bourrages d’urnes excessifs dans la plupart des bureaux de vote de l’intérieur du pays, les arrestations en flagrant délit des militants et cadres d’unir munis des tas de bulletins de vote prévotés, la perturbation de la connexion internet le jour du vote, le bouclage des domiciles du principal adversaire du président sortant et de Mgr Kpodzro pendant le vote, les falsifications graves des Procès-verbaux rendant le nombre de votants plus important que le nombre d’inscrits dans plusieurs localités de la région septentrionale…

La fraude électorale la moins intelligente se passe encore une fois au Togo : 70.78% pour Gnassingbé Faure ; c’est dire en d’autres termes que les millions de Togolais qui ont exprimé le rejet du régime tout récemment dans tout le pays et hors des frontière, les Togolais qui ont vu leurs concitoyens tués, atrocement tabassés, pourchassés et victimes eux-mêmes ont décidé de voter pour leur bourreau. Quelle absurdité ! Cela n’étonne guère car, c’est de la même façon que le prince a toujours été élu, sauf que cette fois-ci, le vol a atteint son paroxysme et indigné les Etats-Unis qui mettent en cause les résultats proclamés par la CENI. Mais cela n’a pas empêché le régime de foncer tout droit dans ses bottes, ce qui fait du président Togolais, le seul qui ternit plus l’image de la CEDEAO. Son hostilité à l’alternance politique demeure tenace et fait de la CEDEAO une soupe souillée par une mouche têtue.

Source : Nouvel Echo

 

 

Faure Gnassingbé, un président Toujours Mal élu : une Mouche dans la soupe CEDEAO

 

Présidentielle 2020 au Togo : Un goût d’inachevé…

Liberté Togo
Faure Gnassingbé (g) vs Agbéyomé Kodjo | Infog : 27avril.com

Les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 22 février dernier ont été rendus publics ce mardi 03 mars par la Cour constitutionnelle. La réélection de Faure Gnassingbé a été simplement confirmée par Aboudou Assouma et les siens qui lui ont attribué un score de 70,78 % des suffrages. Le vin est tiré, il faut le boire, dit l’adage. Le débat est clos pour le pouvoir RPT/UNIR, qui appelle par la même occasion le contestataire principal Agbéyomé Kodjo à tourner la page. Mais ce scrutin laisse comme un goût d’inachevé dans la gorge des Togolais.

70,78%, 19,46%, 4,68%, 2,40%, 1,20%, 0,80% et 0,68%. Ce sont les suffrages attribués par la Cour constitutionnelle dans l’ordre de classement à Faure Gnassingbé, Agbéyomé Kodjo, Jean-Pierre Fabre, Aimé Gogué, Komi Wolou, Georges Kouessan et Tchassona Traoré, lors de sa proclamation des résultats définitifs le mardi 3 mars. Contre respectivement 72,36%, 18,37%, 4,35%, 2,38%, 1,14%, 0,77% et 0,63% à eux attribués par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) le dimanche 23 février dernier. Faure Gnassingbé est ainsi proclamé élu dès le premier tour pour un quatrième mandat consécutif au pouvoir.

Evidemment, c’est la joie dans le rang du régime RPT/UNIR. « Regardez le visage de tout le monde, y compris le mien, je suis aux anges parce que le chef de l’État élu va travailler pour le bien-être de tous les Togolais et toutes les Togolaises », s’est emporté le Premier ministre Komi Klassou au terme de la séance de proclamation des résultats définitifs au siège de la Cour constitutionnelle, et d’ajouter ; « En plébiscitant Faure Gnassingbé, les Togolais ont choisi le camp de la paix, de la sécurité et de la stabilité pour un développement partagé ». La fête a eu lieu au sein du sérail et se poursuit d’ailleurs. Mais c’est le sentiment contraire au niveau de l’opposition, notamment chez le candidat Agbéyomé Kodjo qui s’estime spolié de sa victoire. Et il ne compte pas jeter les armes.

« Je reste profondément convaincu que la vérité dans cette affaire triomphera très prochainement. La lutte ne peut pas s’arrêter là, j’ai une responsabilité vis-à-vis de ceux qui ont voté pour moi, mais je dis bien que je suis légaliste. Je veux convier ceux qui ont voté pour moi à aller chercher la victoire ». C’est la réaction d’Agbéyomé Kodjo sur RFI, suite à la confirmation de la victoire de Faure Gnassingbé par la Cour constitutionnelle ce mardi, avec un taux de 70,78 % des suffrages, contre 19,48 % pour le candidat de la dynamique Kpodzro.

« Agbéyomé Kodjo a effectivement remporté le scrutin présidentiel du 22 février 2020 », ont réaffirmé les forces démocratiques de la dynamique Kpodzro, en conférence de presse ce mercredi à son domicile. La coalition a exigé de nouveau « le rétablissement de la vérité des urnes à travers la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote et le transfert du pouvoir au véritable vainqueur » et appelé les électeurs et électrices en particulier et les populations en général à « défendre par tous les moyens légaux et conformément à l’article 150 de notre Constitution, leurs votes et la victoire chèrement obtenue dans les urnes ».

Dans les conditions normales, cette proclamation des résultats définitifs du scrutin est synonyme de clôture du processus électoral. Et c’est comme cela que le régime conçoit ce verdict de la Cour constitutionnelle. « La messe est dite », jubile republicoftogo.com. « J’ai souvent entendu Agbéyomé Kodjo dire qu’il est un républicain et un démocrate. Nous espérons qu’il le sera véritablement et qu’il sera légaliste et saura respecter à la fois les lois de notre pays et cette décision finale et définitive de la Cour constitutionnelle, et que la page de l’élection va être définitivement tournée », a glosé Gilbert Bawara. Ici, on met le cap sur la mission qui attend le « Messi » réélu durant ce quatrième mandat au pouvoir. « Place au travail; en toute humilité », a tweeté l’« heureux élu » Faure Gnassingbé.

Même orientation dans le rang des ailes marchantes du pouvoir RPT/UNIR. « Une page se ferme (…) A ceux qui veulent continuer à théatraliser la contestation des résultats, en bons républicains, le verdict de la cour constitutionnelle met un terme à toutes les récriminations. Passons à autre chose. Et ne cédons pas au ridicule. Le NET va s’atteler à préparer les élections régionales, tel que promis. Pour le reste, la messe est dite. Mettons-nous au travail pour développer notre pays. On ne mange pas la politique », a écrit l’inénarrable Gerry Taama.

« Togolais, dites-moi : est-ce vrai que c’est parti encore pour 5 ans de répression, de misère, d’incurie, de bastonnade, de faim, de vol, de mensonges ? Non et non !!! ». Ces écrits d’un compatriote sur son statut Facebook lancent vraiment la problématique. Ils sont nombreux, les Togolais à se poser aussi cette question : c’est fini comme ça ?

Au niveau d’Agbéyomé Kodjo, on n’abdique pas. Le « Président élu » a annoncé au cours de la conférence de presse de ce mercredi, que son Premier ministre nommé en la personne d’Antoine Koffi Nadjombé, est à pied d’œuvre pour former son gouvernement. On peut donc croire que tout n’est pas encore fini, comme le pense le régime qui clôt précipitamment la page de l’élection présidentielle. Mais le commun des citoyens s’interroge sur la suite des événements, appréhende le futur avec fatalisme. Et il a l’impression d’une symphonie inachevée.

En effet, c’est une constante que les Togolais sont démobilisés depuis longtemps quand il s’agit d’élections. C’est palpable dans les taux de participation aux différents scrutins qui chutent. Le pic aura été les élections locales du 30 juin 2019 au cours desquelles le taux de participation était d’à peine 25 % dans certaines communes à Lomé. Mais un certain espoir est né autour de la candidature d’Agbéyomé Kodjo. Le fait d’entourer sa désignation comme candidat unique de l’opposition (sic) d’une onction divine, avec la caution morale de Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, a séduit nombre de Togolais, fondamentalement croyants et fatigués de la longue lutte démocratique sans issue. Ses liens avec le régime en place ont également convaincu beaucoup qu’il serait plus facile pour le clan de lui transmettre le pouvoir qu’à toute autre personnalité…

Nombre de gens ont été donc emballés et une certaine agitation a entouré l’homme et sa campagne électorale menée. Certains le voyaient même avant le scrutin Président de la République et jubilaient déjà. Mais c’est la déception qui est au bout, avec la sortie de la Cour constitutionnelle qui, mine de rien, clôt officiellement la page du scrutin. Sous réserve d’un coup imprévu d’Agbéyomé Kodjo et d’un miracle, tout porte à croire que le coup de force du « Messi » est en train d’être consommé, comme les précédents. C’est la résignation manifeste au sein de l’opinion. Et c’est ici que tout l’espoir d’alternance avec ce scrutin et la coulée d’adrénaline apparaissent de plus en plus comme du gâchis, une symphonie inachevée. Le goût laissé dans la gorge est amer…

Tino Kossi

Source : Liberté

 

 

Présidentielle 2020 au Togo : Un goût d’inachevé…

 

Faure Gnassingbé… Président Périmé

Pierre S. Adjété
Faure…président périmé | Photo : DR

Rien d’autre à faire que de persister dans les actes qui confrontent le pouvoir imposteur de Faure Gnassingbé.

Cet acte de large confrontation de la fausseté électorale appartient à tous les Togolais, sous l’égide du Président élu… En l’absence de la légalité des institutions togolaises, seule prévaut la légitimité que possède amplement l’élu du 22 février 2020 à la Présidence de la République… Une personne reconnue comme telle, de surcroît, implicitement et explicitement, par l’essentiel des partis politiques significatifs au Togo.

De plus… L’exemple vient d’être donné, de nouveau, par le président ivoirien Alassane D. Ouattara. Deux mandats présidentiels de cinq ans, c’est largement suffisant et c’est la norme. Même dans les Républiques bananières africaines où la tentation de se considérer comme le Messie est très élevée, il est possible de se retenir et laisser son pays s’envoler sous un tout autre leadership présidentiel.

Et le président français, Emmanuel Macron, sur lequel tant de chefs d’État francophones africains se reposent, lamentablement, d’ajouter dans un gazouillis (Twitter) : « Je salue la décision historique du Président @AOuattara_PRCI, homme de parole et homme d’État, de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle. Ce soir, la Côte d’Ivoire donne l’exemple. » C’est tout dire… Le monde change ! Chaque chef d’État africain se doit d’ouvrir la porte pour entrer dans l’histoire, en toute conscience de la valeur incontournable de l’éthique républicaine…

Dans le cas de Faure Gnassingbé, un seul mandat aurait largement suffi, s’il en avait la volonté et les capacités de comprendre le pourquoi : l’effroyable dictature de 38 ans de son père, son entrée par effraction sanglante et frauduleuse dans l’histoire politique du Togo depuis février 2005, sa jeunesse en âge, son impréparation dans la compétence à exercer le pouvoir d’État, son manque de jugement républicain, etc.

Mensonges et de canulars politiques

Le ridicule est aussi d’entendre les insatiables barons et Adowuinon du régime togolais soutenir que : « Vous voyez, le Président Faure Gnassingbé vient de commencer son premier mandat, s’il a la chance de faire un deuxième mandat, il va se retirer. Avec les nouvelles réformes constitutionnelles, le compteur est remis à zéro. Donc après ce mandat, il va seulement faire un autre, puis il va partir ». Si le ridicule tuait, depuis les promesses d’Abuja, celles de l’Accord politique global (APG) et les nombreux dialogues, que se passerait-il au Togo? Que de décès par étouffement pour raisons de mensonges et de canulars politiques !

Tout cela est largement suffisant… Tout cela est suffisamment large… Faure Gnassingbé n’a aucune légitimité pour continuer de diriger le Togo, en passant d’une fraude électorale à une autre fraude plus vaste et encore plus Faure… Chaque ministre régissant les élections au Togo voulant à tout prix faire mieux dans la fraude électorale que le précédent, et davantage justifier ses propres prébendes sur le budget de l’État, puisqu’aucune institution internationale sérieuse ne finance plus les prétendues élections au Togo…

Véritablement, Faure Gnassingbé est périmé malgré sa jeunesse, et surtout à cause des faits et actes entourant sa personne. Faure Gnassingbé est la preuve palpable que l’on peut être abonné à la vieillesse politique depuis sa jeunesse. Dans ce cas d’obsolescence programmée, l’âge réel importe peu. Comme chef d’État, Faure est périmé et, le 22 février 2020, il a largement fait la démonstration, une fois de trop, qu’il ne mérite pas le Togo, la confiance des Togolais et la parole donnée depuis 2005.

La place est à l’élu vrai des Togolaises et des Togolais : Gabriel Messan Agbéyomé KODJO… Actions !

PSA
[6 mars 2020]
PSA

 

 

Faure Gnassingbé… Président Périmé

 

Aklesso Atcholi à Agbéyomé : « La récréation est terminée »

Le parti Union pour la République (UNIR) vainqueur (déclaré par la CENI et confirmé par la Cour constitutionnelle) du scrutin présidentielle du 22 février 2020 a animé jeudi à Lomé une conférence de presse. L’occasion pour les cadres de cette formation politique de saluer la réélection de leur champion, Faure Gnassingbé, et d’adresser un message aux candidats malheureux de cette présidentielle.

Dans sa déclaration liminaire, le Secrétaire exécutif du parti présidentiel, Aklesso Atcholi n’a pas hésité à lancer des piques bien nourris à l’endroit des 6 candidats de l’opposition qui ont pris part au scrutin du 22 février dernier. Il a dénoncé au passage des « attaques personnelles » dont sont victimes les militants de son parti ces derniers jours après la proclamation des résultats définitifs de la présidentielle.

« Ceux qui s’évertuent à continuer dans les attaques personnelles à l’endroit des membres de notre parti, nous trouverons sur leur chemin. Nous réagirons conformément aux lois en vigueur dans le pays », a-t-il martelé.

Le président du groupe parlementaire UNIR à l’Assemblée nationale a également fait allusion au communiqué de l’Ambassade des USA appelant à la publication des résultats de la présidentielle bureau de vote par bureau de vote. A l’en croire, cette sortie « prématurée » du diplomate américain est une prise de position « partisane » ayant concouru à « encourager des velléités des revendications infondées et à alimenter des tensions et contestations injustifiées au mépris des textes en vigueur au Togo ».

Pour Aklesso Atcholi, le climat de paix qui marque cette période postélectorale traduit le désaveu et la désapprobation des Togolais face aux « agissements incompréhensibles » de certains « mauvais perdants » de la présidentielle.

« Après le 3 mars (date de la proclamation des résultats définitifs), la récréation est terminée. La théâtralité à laquelle nous avons assisté depuis quelques jours a pris fin. Place aux institutions de la République d’agir et de faire leur travail. Nous sommes d’accord pour le débat démocratique, les contradictions des idées. Mais les attaques personnelles : ça suffit ! La récréation est terminée », a-t-il déclaré.

Pour rappel, le chef de l’Etat sortant, Faure Gnassingbé a été réélu à l’issue de la présidentielle du 22 février dernier avec un score de 70,78%, selon la Cour constitutionnelle. Le candidat Agbéyomé est arrivé en deuxième position avec un score de 19,46%.

Godfrey Akpa

 

 

Aklesso Atcholi à Agbéyomé : « La récréation est terminée »

 

Retrait du président Ouattara : Macron salue une « décision historique »

Emmanuel Macron, réagissant à l’annonce du président Alassane Dramane Ouattara de ne pas briguer un 3è mandant à la tête de la Côte d’Ivoire, salue une « décision historique ».

Jeudi 05 mars 2020 à Yamoussoukro, le chef de l’État a, au cours d’un discours devant les 2 chambres du Parlement, annoncé qu’il ne sera pas « candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 » et dit vouloir « transférer le pouvoir à une jeune génération ».

Alassane Ouattara, en annonçant son retrait, met ainsi fin aux spéculations.

Pour Emmanuel Macron, son homologue français, c’est une « décision historique », un modèle pour les autres pays.

 

 

Retrait du président Ouattara : Macron salue une « décision historique »

 

Prof. Charles Kondi Agba commente la présence d’Eric William Stromayer à la Cour Constitutionnelle

La sortie de l’Ambassade des Etats Unis appelant à la publication des résultats de la présidentielle du 22 février bureau de vote par bureau de vote, suscite toujours des réactions dans l’écurie du parti présidentiel.

Jeudi en conférence de presse, le Professeur Charles Kondi Agba, le délégué du Mouvement des « sages » de l’Union pour la République (UNIR) a fait un peu de commentaire par rapport à la sortie du diplomate américain, Eric William Stromayer. A en croire l’universitaire, cette proposition de l’ambassadeur américain ne doit pas servir d’arguments pour des « revendications infondées » de certains candidats malheureux à la présidentielle. Puisqu’il s’agit d’un avis personnel du diplomate, et non celui de la Maison Blanche.

Le doyen des sages du régime RPT-UNIR estime que la présence de l’ambassadeur américain à la Cour Constitutionnelle lors de la proclamation des résultats définitifs prouve à suffisance qu’il fait confiance aux institutions de la République.

« Vous savez, dans la diplomatie, la règle d’or c’est la réciprocité. Est-ce que l’avis que l’Ambassadeur des Etats Unis a émis à propos des publications bureau de vote par bureau de vote, est-ce que c’est un avis personnel ou celui de la maison Blanche ? Nous sommes sceptiques dans notre parti par rapport à cela. Mais la preuve que je donne et qui clôt ce débat, c’est la présence du diplomate à la proclamation définitive des résultats. Il était à la Cour Constitutionnelle et je suppose qu’il avait donné un petit crédit à toutes les réclamations du candidat Agbéyomé et voulait entendre de ses propres oreilles ce que la plus haute juridiction allait citer comme preuve », a souligné l’ancien ministre.

Selon lui, cette sortie d’Eric William Stromayer n’est que l’expression de son « ressentiment » vis-à-vis du gouvernement togolais.

« C’est parce qu’ils ont voulu nous imposer des observateurs que nous n’avons pas voulu. Or, nous n’avons jamais observé les élections aux Etats Unis, même si nous avons deux ambassadeurs là-bas. Il voulait nous imposer une ONG soutenue par des gens qui, pour nous sont suspects et c’était notre droit de dire non. Que l’ambassadeur américain ait des ressentiments pour nous égratigner, pourquoi pas ? Mais je le répète encore une fois c’est son avis à lui. Ce n’est pas l’avis de Washington. La preuve, il s’est dépêché d’être le premier à s’asseoir à la Cour constitutionnelle pour écouter lui-même les résultats définitifs », a ajouté Prof. Charles Kondi Agba.

Pour rappel, le chef de l'Etat sortant Faure Gnassingbé a été réélu à la présidentielle du 22 février 2020 avec un score de 70,78%, selon la Cour constitutionnelle.

Godfrey Akpa

 

 

Prof. Charles Kondi Agba commente la présence d’Eric William Stromayer à la Cour Constitutionnelle

 

Gestion quotidienne, casse-tête des nouveaux maires

Après les élections locales, le plus dur commence. C’est le tableau qui se présente un peu plus de quatre mois suite à l’installation des nouveaux maires.

Certains n’aiment pas aborder le sujet, du moins pour le moment. D’autres brisent la glace, évoquant avec regret l’indisponibilité pour le moment des ressources financières pour non seulement faire fonctionner leurs communes, mais aussi pour appliquer leur plan d’actions.

Après plus de trois décennies, les élections communales ont été organisées au Togo le 30 juin 2019. Elles sont censées donner un coup d’accélérateur au processus de décentralisation. Les maires sont installés depuis quelques mois. Les élus locaux font ce qu’ils peuvent. Plusieurs d’entre eux ont décliné ce qu’ils comptent faire pour transformer leur territoire (sic). Malgré la volonté de bien faire, la détermination de réussir, la gestion quotidienne reste difficile à cause de manque de moyens.

L’exemple de la commune de Yoto 3 est illustratif des conditions dans lesquelles une grande partie des nouveaux maires travaillent. « Une fois qu’on a été installé, dans les deux premiers mois, c’est moi-même qui payais l’électricité, le papier-rame, les enveloppes, les stylos et tout. Même le badigeonnage de notre local, le changement des tôles, c’est moi-même qui les ai faits, croyant que l’Etat allait régler dans les brefs délais, mais hélas », résume Kokou Degbe, le maire de ladite commune, dans une interview consultable sur letabloid.com. « Nous n’avons pas notre propre budget parce que le budget qui a été laissé, c’est celui du conseil à l’époque. Du coup, ça a pesé sur moi. Sans vous mentir, j’ai dû vendre un de mes terrains pour pouvoir régler une partie de ces dettes en attendant que la commune me règle. J’ai été confronté à plusieurs problèmes ; ce n’est pas nous seuls, je pense que ce sont toutes les communes du Togo », enchaîne-t-il.

Même difficulté à Bas-Mono 1. Son premier responsable, Victor Anani Djogbessi s’est confié au même site d’informations : « Au moment où je réponds à vos questions, soit près de quatre (04) mois après ma prise de fonction, sur le plan des ressources financières, depuis notre prise de fonction le 16 octobre 2019, je suis dans l’impossibilité d’émettre le moindre mandat, donc incapable d’effectuer la moindre dépense, sinon sur mes propres fonds, à cause d’une indisponibilité chronique de fonds publics, alors que notre commune continue de verser systématiquement au Trésor public ses recettes qui se chiffrent actuellement à plus de 6 millions de francs CFA ».

Il explique avoir fait toutes les démarches nécessaires auprès du trésorier de la préfecture, « sans résultats jusqu’à ce jour ».
Le budget élaboré par la nouvelle équipe dirigeante de Yoto 3 par exemple n’a pas encore reçu l’assentiment du ministère, ce qui fait qu’elle ne peut sortir aucun franc de la caisse. « Donc pour le moment, on est toujours confronté à des problèmes d’argent. On attend patiemment. Dès que la session sera faite, quand le OK sera donné, les fonds seront mis à notre disposition pour commencer les travaux de la commune », ajoute son maire.

Dans toutes les communes sur l’ensemble du territoire, les administrés ne ressentent pas encore l’effet ou les conséquences positives des dernières élections locales. Ils veulent des salles de classes pour leurs enfants, de l’eau potable, des routes, l’électricité, une meilleure utilisation des taxes, entre autres.

En dépit d’un contexte qui ne leur est pas encore favorable, les nouveaux maires doivent, conseille Ouro-Bossi Tchacondoh, un expert en décentralisation, d’abord faire l’état des lieux de leurs communes, avoir une idée claire et précise des potentialités dont elles disposent afin de savoir mobiliser les ressources internes et enfin se tourner vers l’extérieur pour des compléments.

 

 

Gestion quotidienne, casse-tête des nouveaux maires

 

Faure : Le plus dure commence

« A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». L’adage est bien connu de tous, des membres du pouvoir togolais aussi. Mais croire que l’inné peut être guéri dans un pays comme le nôtre et par ceux qui aiment vanter les mérites des êtres consciencieux au sein de la société, c’est se méprendre en réalité sur la République du Togo où les intérêts priment sur les valeurs et où les hommes intègres sont plutôt considérés comme des fous. Mais les autres fous, pris dans une dimension plus élevée, étaient peut-être ceux qui escomptaient l’éveil des consciences. Que dalle ! le vrai faux suspense est définitivement enterré. Faure Gnassingbé est « réélu » malgré l’évidence de ce qui est entendu, vu et lu. Mais pour l’heureux élu, désormais, le plus dur commence.

S’il existe encore sur la terre de nos aïeux, donc du Togo, des individus qui peuvent encore penser au miracle de la Cour constitutionnelle d’Aboudou Assouma, et attendre en effet que ce dernier proclame définitivement une autre personne que Faure Gnassingbé gagnant du scrutin présidentiel du 22 février 2020, soit, ces individus sont adeptes du masochisme, soit ils sont en conflit ouvert avec leur intelligence ou mieux, ils se ferment de gré à l’évidence du réel, du vrai. Le Togo n’est pas le Malawi, dira quidam pour tout résumer ou peindre l’existence d’un sinistre d’État, et pour cause !

Le Togo n’est pas le Malawi !

Le lundi 3 février 2020 au Malawi, la Cour constitutionnelle de cet autre État d’Afrique, a annulé purement et simplement les résultats de l’élection présidentielle du 21 mai 2019 au motif que le scrutin n’a été ni libre ni transparent.

Le président Peter Mutharika avait été réélu, pour un second mandat, avec un peu plus de 38% des suffrages. L’opposition avait aussitôt saisi la justice et maintenu la pression en descendant dans la rue suite à des accusations de fraudes.

Dans la lecture du verdict - 500 pages -, le président du plus haut tribunal du Malawi a finalement conclu qu’au vu des nombreuses et importantes irrégularités constatées, le résultat de ce scrutin est sérieusement compromis. « Les altérations manuelles sur les procès-verbaux a grandement sapé l’intégrité des élections », a déclaré le président de la Cour. Ainsi, Peter Mutharika, le président sortant n'a pas été « dûment élu », a décidé la Cour, rendant justice à l’opposition malawite qui brandissait des accusations de fraudes massives en faveur du parti au pouvoir. L’instance juridictionnelle suprême de ce pays, en annulant la réélection du chef de l’État sortant, a également ordonné la tenue d’un nouveau scrutin dans les 150 jours.

C’est tout en honneur des juges de cette plus haute Cour du Malawi et surtout de leur président.

Au Togo, M. Aboudou Assouma, le président de la Cour constitutionnelle n’est peut-être pas trop friand de l’honneur que peut ressentir un juge dans l’exercice de sa profession. Ainsi, en dépit des allégations de fraudes à caractère industriel avancées lors du scrutin, en dépit de ce qui est dit sur les irrégularités, des révélations faites ici et là, en dépit de ce qui est entendu, vu et lu, en dépit du fait que les réseaux sociaux aidant, des preuves irréfutables ont été brandies et partagées, la Cour a, sans hésiter, entériné pour l’essentiel la décision huée du 23 février 2020 de la CENI : Faure Gnassingbé est réélu pour un quatrième mandat de cinq ans à la tête de l’État du Togo.

Déjà, à partir de ce mardi 3 mars 2020 jusqu’à une période non déterminée, les préposés du régime Gnassingbé se lanceront mordicus dans une jubilation no limit en célébrant une victoire dénuée du mérite et qui en réalité, scelle leur déshonneur. Car, n’est-il pas écrit dans les belles lettres du Cid de Pierre Corneille : A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire? Dans tout ceci, celui qui restera sous les feux de critiques bien au-delà de la période de jubilation des troubadours, est sans nul doute Faure Gnassingbé, le gagnant choisi.

Faure, le plus dur commence

1993, 1998, 2003, 2005, 2010, 2015, 2020, au Togo, l’histoire est têtue. Du père au fils, le choix du dirigeant par la voie des urnes, a toujours été source de contestations, souvent empreinte à des violences, des personnes exilées et des morts, (une tendance baissière) même si à la fin, dans le mépris et la force, le « roi » est installé. Il a certes la légalité, et se battra pour la légitimité puisqu’il ne fait pas l’unanimité. Cela a toujours été ainsi. Triste sort !

De 2005 à 2020, puisque c’est le présent qui importe, l’ère du fils, Faure Gnassingbé n’a été que le président d’une légalité même contestée. Car souvent, beaucoup dénoncent les conditions dans lesquelles les juges de la Cour Constitutionnelle l’ont toujours investi et lui confié l’autorité d’agir en qualité de président de la République du Togo. Les faits sont là et ont juste besoin d’être revisités. Or, le même président, chaque fois qu’il est « élu », souffre de légitimé, c’est-à-dire de l’onction d’une majorité de la population qui a toujours contesté son pouvoir dans la rue. D’ailleurs, la dynamique Kpodzro/Agbéyomé Kodjo n’est pas du tout prêt à lâcher son combat pour la vérité des urnes. Elle a vendredi dernier, convié la population dans la rue. Ce mardi, 3 mars 2020, un Premier ministre a été nommé, la crise s’ouvre.

Aussi, la situation elle-même a pris une certaine dimension puisqu’au-delà de la majeure partie du peuple togolais que Faure Gnassingbé sera contraint d’affronter aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du territoire et durant tout le quinquennat pour que triomphe la vérité des urnes, le président togolais risque d’être aussi en froid dans ses relations avec certaines diplomaties occidentales. Nous n’en voulons pour preuve la sortie du diplomate américain au Togo, Eric Stromayer qui, dans un communiqué en date du 26 février 2020, a lancé les hostilités. En effet, l’Ambassadeur des États-Unis au Togo laisse planer des doutes sur le scrutin présidentiel et trouve « décevante » la décision de la CENI de révoquer l'accréditation d'une organisation de la société civile neutre accompagnée par les États-Unis et soutient que pour « la transparence et la confiance de tous en les résultats finaux », il faudrait que « les résultats soient publiés bureau de vote par bureau de vote ».

La réalité des choses est qu’aujourd’hui, la Cour constitutionnelle a fait fi de toutes les recommandations des États-Unis et a donné Faure Gnassingbé vainqueur du scrutin. Les jours à venir édifieront sur le risque que prend le Togo en s’engageant dans un bras de fer contre la première puissance occidentale, les États-Unis du Très imprévisible Donald Trump.

 

 

Faure : Le plus dure commence

 

Charles Kondi Agba : « Agbéyomé a intérêt à se ranger »

Dans une interview accordée à la Rédaction, l’ancien ministre Charles Kondi Agba a livré son avis par rapport aux « agissements » du candidat Agbéyomé qui s’est autoproclamé « président démocratiquement élu » à l’issue de la présidentielle du 22 février dernier.

A en croire le délégué du Mouvement des sages du parti présidentiel, le candidat Agbéyomé Kodjo est juste un mauvais perdant qui s’agite. « Vous savez, chez moi à Kabou, on dit : lorsque vous avez tué un poulet et que vous le laissez par terre, il va s’agiter. Le poulet ne meurt pas comme ça. C’est normal. Je pense que Agbéyomé va se ranger », a indiqué le Prof. Charles Kondi Agba, avec une teinte d'ironie.

Le baron du régime RPT-UNIR déclare qu’il comprend bien les « agissements » de l’ancien Premier ministre. « Agbéyomé est de la maison. Il a été formé par le RPT. Il connait la loi. Mais c’est normal que quand vous avez perdu, vous vous agitez un peu avant que les choses normales ne reviennent. Agbéyomé Kodjo a intérêt à se ranger », a-t-il lâché.

Prof. Charles Kondi Agba n’écarte pas la possibilité de voir Agbéyomé Kodjo dans le nouveau gouvernement de Faure Gnassingbé. « Je ne suis pas dans le secret des dieux pour vous dire que Agbéyomé sera dans le nouveau gouvernement de Faure Gnassingbé. Mais parce que j’ai déjà fait partie de plusieurs gouvernements de Faure Gnassingbé, je peux répéter que le chef de l’Etat est ouvert. Il a déjà utilisé plusieurs fois l’opposition. Me Agboyibo a été Premier ministre de Faure. Mais ce n’est pas moi qui vais imposer Agbéyomé comme ministre à Faure Gnassingbé. Lui-même sait déjà ce qu’il va faire », a-t-il souligné.

Suivez plutôt!

Godfrey Akpa

 

 

Charles Kondi Agba : « Agbéyomé a intérêt à se ranger »

 

Togo : La bande à Aboudou Assouma avalise les chiffres falsifiés par la CENI et proroge pour la minorité le permis de piller, d´emprisonner et de tuer
Samari Tchadjobo
Aboudou Assouma | Photo : DR

Du côté de la cour constitutionnelle aux ordres, le miracle n´aura pas eu lieu. Mais il y avait peu d´espoir que Monsieur Assouma, après avoir, plusieurs décennies durant, pour son ventre, enterré sa dignité et rampé sous les culottes de la famille et du régime Gnassingbé, revienne à de meilleurs sentiments pour enfin dire le droit. On ne devient pas tout à coup héros, si à la place du coeur, il y a une pierre. Et ceci vaut également pour tous ces magistrats, pour la plupart grands-pères de famille, qui ont souillé par leur comportement, ce métier noble et respectable que devrait être celui du défenseur de la veuve et de l´orphelin. Les Togolais sont-ils donc devenus fous pour voter à plus de 70% celui qui les fait emprisonner pour un oui ou pour un non? Celui qui privatise et tribalise l´armée nationale pour en faire la branche armée de son association de pilleurs dénommée UNIR? Celui qui fait assiéger militairement des préfectures entières, malmener et pourchasser les populations; fait kidnapper et jeter en prison de paisibles citoyens ?

Dans les pays normaux où le citoyen est au centre de l´action des dirigeants, ces derniers sont librement choisis à travers des élections libres et transparentes. Et pour solliciter le suffrage de ses compatriotes, le postulant à un mandat quelconque dans ces pays-là, doit faire valoir de quoi il est capable, ou à défaut présenter un bilan acceptable qui lui permet d´espérer être élu. Au Togo, depuis des décennies les élections constituent une formalité pour les tenants du pouvoir pour toujours rester en poste; car de toutes les façons le scrutin sera manipulé sous plusieurs formes. Et les élections présidentielles de février 2020 n´ont malheureusement pas échappé à cette règle. Bourrages d´urnes au vu et au su de tout le monde, expulsion des délégués de l´opposition des bureaux de vote, violence exercée sur ces derniers sous le regard complaisant des forces de l´ordre, votes illégaux dans des domiciles privés pour le compte du candidat du pouvoir. Beaucoup d´autres irrégularités, ayant pour but de favoriser Faure Gnassingbé, relayées par plusieurs témoins, furent constatées. Pour la CENI d´abord, et la Cour Constitutionnelle de la honte du Togo ensuite, c´est R.A.S (rien à signaler). Faure, qui constitue aujourd´hui le cauchemar des Togolais, peut continuer à se faire appeler président du Togo. Alors que dans tout le pays c´est la misère ambiante, c´est des écoles qui n´existent que de nom, des hôpitaux où on va pour mourir, au lieu d´être soigné.

Des salles de classe à l´ombre d´un arbre, des écoliers assis sur des morceaux de brique ou à même le sol sous des paillottes de fortune. Des hangars contruits à la hâte par les villageois servent de bureau pour le directeur de l´école ou du collège et de salles des professeurs. Un enseignement administré au gré du temps qu´il fait; car, quand la tornade s´annonce ou quand il commence à pleuvoir les enfants sont obligés de rentrer chez eux. À voir ces images, on se croirait dans un camp de réfugiés quelque part en Afrique. Mais nous sommes bien au Togo en plein 21e siècle. Certes, cette situation de précarité ne prévaut pas partout dans le pays, mais à plusieurs endroits sur toute l´étendue du territoire. Là, on sent la démission de l´état, des citoyens laissés à eux-mêmes, anbandonnés à leur propre sort.

Pourtant dans certaines de ces contrées, on rencontre des barons du régime de dictature qui ont volé l´argent de tout le monde et sont devenus milliardaires. En toute impunité! C´est la même image de désolation dans les hôpitaux et autres centres de santé du pays. Combien de Togolais et Togolaises meurent régulièrement dans les couloirs de ces mouroirs sur des brancards d´un autre âge, faute d´argent pour couvrir les frais des premiers soins? Combien meurent sur des tables d´opération ou après l´opération à cause du matériel manquant ou défectueux, ou du manque de soins adéquats? Nos médecins, malgré leur bonne volonté, malgré leur bonne formation, sont obligés de travailler avec les moyens archaïques à leur disposition, tandis que leurs promotionnaires dans d´autres pays d´Afrique et en Europe exercent avec du matériel de première qualité.

Au lieu de travailler pour le bien-être du peuple, les dirigeants auto-proclamés ont plutôt choisi la division, une gestion tribale et clientéliste du pouvoir. Et c´est à de tels dirigeants prédateurs que les Togolais auraient une fois encore accordé leur confiance pour cinq nouvelles années, selon les membres de la CENI et de la Cour Constitutionnelle, deux institutions de la République au sein desquelles la morale, la dignité et surtout le patriotisme sont des mots creux. Agbéyomé Kodjo, le vrai vainqueur des élections continue à se battre avec son équipe pour que cette fois-ci, le régime Gnassingbé, habitué à tuer et à voler, accepte que toute chose a une fin, et remette le pouvoir qu´il ne mérite pas.

Dans cette crise post-électorale, nous aurions voulu que tous les Togolais démocrates s´investissent pour que la traversée du désert qui dure depuis un demi-siècle, prenne fin. Nous aurions souhaité que tous nos leaders de ce qui reste de l´opposition togolaise, candidats à ces élections ou pas, se retrouvent en une union sacrée aux côtés du vainqueur Agbéyomé Kodjo pour mener la lutte qui doit nous interpeller tous. La dictature prospère parce que nous sommes divisés; Faure Gnassingbé s´entête parce que nous sommes trop repliés sur nos petites chapelles. Ici le passé de Monsieur Agbéyomé Kodjo ne compte plus. Ce qui compte, c´est comment faire partir le système politique Gnassingbé dont la dangerosité n´est plus à démontrer; et nous sommes à un pas de ce but tant convoité depuis des décennies. Il suffit d´accentuer la pression. Le régime Gnassingbé sait qu´il est dans l´illégalité.

Les kidnappings de Togolais continuent. Il y a quelques jours un jeune homme qui était à son lieu de travail à Sokodé fut emmené manu-militari par des individus en civil. À Lomé un jeune père de famille et quelques Imams furent kidnappés en début de semaine; en concluant l´article, nous venons d´apprendre qu´un jeune Togolais est arrêté ce jeudi à Guérin-Kouka; son tort: avoir battu campagne pour Agbéyomé Kodjo. Et n´oublions pas les dizaines de prisonniers du Parti National Panafricain (PNP), et ceux embastillés dans l´affaire Taïga qui croupissent en prison dans des conditions inhumaines. Si un régime qui nous parle de démocratie et dit avoir brillament gagné les élections, continue à se livrer à ce genre de violence sur ses concitoyens, il n´est pas difficile de deviner ce qui nous attend si Faure Gnassingbé arrive vraiment à s´installer durablement au pouvoir.

À bon entendeur, salut!!!

Samari Tchadjobo
05 mars 2020
Hanovre, Allemagne
Samari Tchadjobo

 

 

Togo : La bande à Aboudou Assouma avalise les chiffres falsifiés par la CENI et proroge pour la minorité le permis de piller, d´emprisonner et de tuer

 

Faure Gnassingbé, Moi, et le Cadavre qui réclame Justice

C’est ce jour d’avril 2005, de retour d’une manifestation contre le hold-up électoral ayant mis Faure Gnassingbé au pouvoir à la mort de son père, où j’ai assisté à l’assassinat d’un jeune homme devant les yeux de sa mère, en plein midi, à Adidogomé, par des miliciens du RPT devenu UNIR, c’est ce jour-là que j’ai réellement commencé à haïr Faure Gnassingbé.

A part le corps de mon père, je n’avais jamais vu un cadavre de toute ma vie. Le corps que j’avais vu ce jour-là était celui d’un jeune homme qui devait être âgé d’un peu plus de 20 ans, comme moi. Qui pouvait être moi. Durant plus d’une heure, j’ai vu une mère pleurer sur son fils mort dont le seul crime était d’être un militant de l’opposition.

J’ai eu la chair de poule. Et j’ai décidé que je ne resterais plus dans ce pays.

J’ai quitté le Togo trois ans plus tard, après avoir honoré des engagements académiques que je ne pouvais laisser interrompus.

Voici donc 15 ans que je suis dans la contestation de Faure Gnassingbé. Que je me suis juré que je n’aurai la paix que quand il aura quitté ce pouvoir qui n’est pas le sien. Voici 15 ans qu’il s’y maintient avec la même violence par laquelle il est arrivé. 15 ans d’échecs et de déceptions pour moi donc. Cette lutte aura été la plus éreintante et humiliante de ma vie.

Des fois, comme ce soir où l’armée vient encore d’introniser Faure Gnassingbé à la suite d’une élection qu’il a perdue à la face du monde, je suis las, et il me vient l’envie de tout laisser, et m’éloigner définitivement de ce pays qui de toutes les façons ne me nourrit plus.

Mais il est là, juste devant moi, juste à côté de moi, l’ombre du jeune homme, du cadavre qui avait à peu près mon âge, 20 ans. Qui crie. Qui hurle. Qui me toise. Me défie. Me menace. Me réclame une justice que je ne lui dois pas.

David Kpelly

 

 

Faure Gnassingbé, Moi, et le Cadavre qui réclame Justice

 

Oui : Nous En Sommes Ici Car Nous N’aurions Pas Pu Être Ailleurs

Nous avons vu des délégués de l’opposition violentés et chassés dans les bureaux de vote au nord et au centre par les miliciens du RPT-UNIR. Mais on accuse l’opposition de ne pas avoir déployé des observateurs dans les bureaux.

Nous avons partagé des dizaines de vidéos montrant des bourrages d’urnes. Mais on accuse l’opposition de ne pas avoir de stratégies gagnantes.

Nous avons partagé des vidéos de sauvages s’attaquant aux convois de l’ANC à Bassar, Sotouboua… Mais on accuse Jean-Pierre Fabre d’attendre cinq ans pour aller mobiliser au nord.

Mission Tové, mon village natal, est juste à une vingtaine de kilomètres de Lomé. Presque un quartier de Lomé donc. Mais des urnes y ont été bourrées en faveur de Faure Gnassingbé, et les jeunes militants de l’opposition qui s’y sont opposés sont jusqu’aujourd’hui persécutés et intimidés. Mais on accuse l’opposition de ne pas avoir des moyens financiers pour battre le RPT-UNIR.

Non : nous n’en sommes pas ici parce que l’opposition a boycotté les législatives de 2018, parce que l’opposition n’a pas présenté un seul candidat, parce que l’opposition n’a pas de moyens financiers, parce que l’opposition n’a pas de stratégie, parce que l’opposition est divisée, parce que la C14 a pris 30 000 000, parce que Jean-Pierre Fabre est orgueilleux, parce que Agbéyomé est un roublard…

Assez ! Quelle que soit la stratégie adoptée, la décision prise par notre opposition, nous en serions toujours ici. On aurait présenté Jean-Pierre Fabre seul. On aurait présenté Agbéyomé seul. On aurait présenté Tikpi Atchadam. On aurait présenté les os blanchis de Sylvanus Olympio. On aurait débloqué 1000 milliards. Nous en serions ici. On aurait boycotté ces élections. Nous en serions ici. Que n’a-t-elle pas encore essayé dans ce pays, notre opposition ?

Parce que la vérité est simple : nous devons toujours en être ici avec ce régime. C’est-à-dire face à des gens sans foi ni loi qui utilisent la violence d’Etat à travers des corps habillés et les institutions de l’Etat pour garder un pouvoir que le peuple ne leur a jamais donné.

Si une solution doit être trouvée, le point de départ doit être là où nous sommes aujourd’hui. Notre pouvoir entre les mains de militaires qui pointent sur nous des armes. Parce que quelle que soit la stratégie utilisée, nous nous retrouverons toujours à ce point de départ.

Nous aurons beau le déplacer en 2025, 2030, 3000, à coups d’analyses, d’estimations, d’hypothèses… Il est là, ce point de départ. Depuis 1963. Depuis que celui qui a donné naissance à ce pays a été assassiné par des soudards. Les mêmes soudards qui tiennent aujourd’hui notre pouvoir. A nous cette année de l’affronter, enfin. Ou d’essayer encore de le déplacer dans le temps.

David Kpelly

 

 

Oui : Nous En Sommes Ici Car Nous N’aurions Pas Pu Être Ailleur

 

Togo : Sous l’emprise d’une seule famille, les esclaves de la monarchie des Gnassingbé

Encore 5 ans d’oppression, de torture, d’assassinats, de pillage et de gangstérisme économique, Le tout au nom du père, du fils et du pouvoir

Depuis 1967, la famille Gnassingbé a réussi à transformer le Togo en une monarchie. En attendant le petit fils, le fils Faure Gnassingbé règne sur le pays depuis 2005, à la suite du « père fondateur » de cette monarchie, Etienne Eyadema Gnassingbé et qui l’a dirigée pendant trente huit (38) ans. Plus de trois (03) décennies au cours desquelles, tout était construit uniquement autour de sa personne. Idem pour le fils qui, aidé par ses sous-fifres ne pense qu’à conserver le trône royal.

D’Etienne Eyadema à Faure Essozimna, les Gnassingbé se sont imposés aux Togolais, malgré eux, comme la seule famille capable de diriger le Togo. Même après plus d’un demi-siècle, la monarchie a toujours le vent en poupe parce qu’autour d’elle, gravitent « les tontons macoutes » qui se bombent le torse et s’érigent en de petits Mussolini, mais qui en réalité sont des « esclaves de la monarchie ».

Beaucoup d’entre eux doivent pratiquement toute leur existence au clan Gnassingbé. Par conséquent, ils sont prêts à tout pour le maintenir au pouvoir, que périssent le Togo et les Togolais.

Au nom de la conservation de ce pouvoir, ces « esclaves de la monarchie », n’hésitent pas à s’adonner à toute sorte d’ignominies. De la torture aux exactions, passant par les crimes économiques, l’oppression etc. En retour toutes les vannes leur sont ouvertes afin de financer les activités politiques du pouvoir, au moment opportun.

Au Togo, chaque jour que le bon Dieu fait, ces hommes et femmes font feu de tout bois pour alimenter le système d’exploitation et d’oppression dont est victime la population Togolaise dans son ensemble. L’unique échappatoire qui s’impose semble être le ralliement au régime cinquantenaire et sanguinaire au risque de mourir de faim ou de peur.

Par ailleurs pour le clan au pouvoir, les élections qu’elles soient législatives ou présidentielles, ne sont que des rituels pour se donner une légitimité à l’égard de la communauté internationale. Le reste n’est que saupoudrage et dilatoire. Le scrutin présidentiel du 22 février dernier est la parfaite illustration. Achat de consciences, utilisation des moyens d’Etat, intimidation, bourrage d’urnes. Bref le monde entier a observé comment UNIR a déployé de gigantesques moyens pour s’offrir une campagne rocambolesque sur toute l’étendue du territoire, alors même que le financement de l’Etat des candidats n’a pas n’a été effectif.

Cela va sans dire qu’après quinze (15) ans de gestion du pouvoir, à travers un scrutin présidentiel organisé unilatéralement avec un fichier électoral inique et des fraudes de tous genres, les « esclaves de la monarchie » viennent de garantir encore cinq ans au monarque Faure Gnassingbé.

Notre rédaction se propose de faire un « listing » non exhaustif de ces hommes et femmes dont la posture d’esclaves a causé et continue de causer du tort à notre pays, depuis que le père de l’indépendance, Sylvanus Olympio s’est effondré sous des balles assassines trois ans seulement après que le Togo ait accédé à sa souveraineté.

1- Sélom Klassou

Premier ministre depuis 2015 et reconduit en 2019, Selom Komi Klassou reste l’un des fidèles des fidèles de la monarchie. Pour démontrer d’ailleurs cette fidélité sans faille, l’homme n’a jamais prononcé un discours sans commencer par la fameuse phrase « sous l’instruction personnelle du chef de l’Etat ».

2- Charles Kondi Agba

Apres avoir servi le père dans une posture de larbin, l’ancien ministre de la santé s’est senti mis en touche par le fils. Il a été l’une des victimes de la dissolution du Rassemblement du peuple Togolais (RPT). Le ministre Charles Kondji Agba a failli être emporté par cette vague de jeunes cooptés par Faure Gnassingbé. Mais il sera sauvé de justesse par la réorganisation de l’UNIR, après les soubresauts du 19 août 2017. Ainsi à la faveur de la mise sur pied du Mouvement des Sages Unir (MSU), Kondji AGBA a pu retrouver une place dans la monarchie. Tout apparait clair, qu’il ne peut vivre longtemps sans elle, comme beaucoup d’ailleurs. Ainsi, ne cesse-t-il d’écumer les radios et télévisions pour vanter les mérites du régime. Pour lui les togolais vivent bien et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

3- Gilbert Bawara

Le ministre en charge de la fonction publique Gilbert Bawara, est l’un des jeunes collaborateurs de Faure Gnassingbé, depuis son arrivée au pouvoir. Très vite, il a mis sa langue serpentine au service de la monarchie. Fervent défenseur de l’une des plus vielles dictatures au monde, il tombera entre temps en disgrâce avant de reprendre sa place. Comme un mercenaire, il est souvent considéré comme porte parole du gouvernement et du parti au pouvoir qui est souvent envoyé sur les médias.

4- Christian Trimua

Du même acabit que Gilbert Bawara, ce ministre en charge des droits de l’homme est également réputé pour sa langue serpentine. Il nous en souvient qu’il avait ouvertement appelé l’opposition à prendre les armes au cours d’une émission sur TV5. Sa nomination au ministère des droits de l’homme était apparu comme une insulte sinon une provocation à l’endroit des togolais, surtout qu’il a été cité dans une rocambolesque affaire de tuerie de jeunes filles dans le quartier d’Agoe en 2013.

5- Atcha dedji Affo

Argentier du régime des Gnassingbé, AtchaDedji est l’homme qui alimente les caisses noires. Réputé pour sa générosité, l’homme a dirigé pendant plusieurs années la société étatique de téléphonie mobile Togocel. Après la fusion de cette société avec l’autre société d’Etat Togo télécom tombée en faillite, le vice-président du parti UNIR s’est retrouvé éjecté comme un mal propre et remplacé par des malgaches qui ont acheté Togocom (issu de la fusion du Togocel et Togo télécom). Cette situation n’a pas émoussé son zèle pour la monarchie et il sera dans la foulée nommé ministre des enseignements primaire et secondaire. Originaire de Tchamba, il use souvent de sa position et notoriété pour influencer les populations de cette contrée et les rallier à la cause de son parti.

6- Essowavana Adoyi

Esclave éternel de la monarchie, le commissaire des impôts est l’un des militants du parti au pouvoir qui sont récompensés pour leur zèle. Originaire de Sokodé, il a assisté à l’oppression de la population de cette ville sans pifer mot. Ce silence coupable loin de le hanter constitue plutôt pour lui un tremplin pour rentrer davantage dans les bonnes grâces de la monarchie.

7- Barry Moussa Barque

L’un des cerveaux du régime depuis le temps du père, Barry Moussa Baqué continue de tirer les ficelles autour de Faure Gnassingbé.

8- Victoire Tomegah-Dogbe

La très suffisante directrice de cabinet du président de la République, est visiblement celle qui demeure le plus dans la bonne grâce du prince héritier de La Marina. Il se susurre que dans le palais, elle est la toute puissante qui décide du sort de la tous les employés, les ministres et Directeurs etc. Dans les coulisses, beaucoup de personnes pensent que son charme sur le président de la république est hors-norme. Egalement ministre en charge du développement à la base, plusieurs projets concoctés par ses soins l’ont permis de s’enrichir vachement sur le dos des populations.

9- Général Damehame Yark

Le général Yark Damehame est ministre de la sécurité et de la protection civile. Sa perspicacité et son altruisme ne sont pas à discuter. Seulement ces qualités indéniables chez l’homme sont plus au service du fauteuil présidentiel qu’au service du peuple. Cela va sans dire que, le général peut accepter tout mais quand il s’agit du trône royal il peut tout faire aussi.

10- Payadowa Boukpessi

Le ministre de l’administration territoriale est le prototype du larbinisme. Prêt à tout pour conserver le pouvoir des Gnassingbé. Les magouilles électorales reposent sur lui, en tant que ministre de tutelle de la Commission nationale électorale indépendante (CENI). Son dévouement pour le régime Gnassingbé ne souffre de l’ombre d’un seul doute. Le magazine Jeune Afrique le décrit d’ailleurs comme « un animal politique jamais entré en conflit avec Faure Gnassingbé ».

11- Kodjo Adedze

Commissaire général par intérim de l’Office Togolais des Recettes (OTR) puis ministre en charge du commerce, Kodzo ADEDZE est également vice-président de l’UNIR dans la région maritime. Une position qui lui permet de drainer des togolais vers le parti bleu. Connu pour sa rigueur dans la gestion de ses postes, il est plusieurs fois pressenti comme dauphin du monarque. Mais comme tous les autres, il est trop dévoué à la monarchie pour prétendre lorgner le fauteuil.

12- Félix Abalo Katanga

De l’avis de beaucoup d’observateurs, la monarchie des Gnassingbé se repose sur l’armée qui, elle- même a été fondée sur des considérations claniques, même si de nos jours on constate une certaine hégémonie. Félix Katanga est l’un de ces dignitaires de l’armée qui vouent une fidélité hors-paire au trône royal de Lomé. Ne comptez pas sur lui pour céder quelque parcelle du pouvoir que ce soit.

13- Solitoki Esso

Ancien pion du Rassemblement du peuple togolais (RPT), Solitoki Esso a su garder sa place au sein du système, même avec l’avènement de l’UNIR. Comme Barry Moussa Barqué, il fait partie du cercle restreint autour du pouvoir des Gnassingbé, et qui selon l’ancien ministre François Akila Esso Boko, ne veut sous aucun prétexte laisser le pouvoir ou aller à une quelconque concession.

14- Kossi Aboka

Le plus zélé des zélés. Dépourvu de scrupules, le maire de la commune Golfe 5 brille par son incompétence notoire à gérer les affaires de la cité à lui confiées pendant près de 18 années en tant que président de délégation de la préfecture du Golfe cumulée par après par la préfecture d’Agoe-nyivé. Des chantiers lancés mais jamais débutés, des promesses jamais respectées, aucune infrastructure à son actif, bref un bilan nullissime. Et pourtant, à la faveur de son zèle démesuré pour le parti au pouvoir, il a été élu sinon « catapulté » à la mairie de Golfe 5.

15- Ingrid Awade

« La dame fer » pour certains, « La maman » pour d’autres. La directrice de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a fait la pluie et le beau temps. Admise dans le cercle restreint de Faure Gnassingbé, alors qu’elle était Directrice des impôts, elle a su mettre au pas tous les ténors du régime y compris les officiers gradés. On raconte que l’un d’eux avait même reçu une gifle en pleine figure, lorsqu’il avait énervé « la maman ». Aujoud’hui, la dame de fer ne se fait plus trop voir au devant de la scène, mais reste une « esclave » importante pour la monarchie. Elle pouvait servir à n’importe quel moment et occasion.

16- Col Ouro-koura Agadazi

Comme beaucoup d’autres, l’ancien ministre en charge de l’agriculture demeure un fervent militant du parti au pouvoir. Il demeure également un joker que la monarchie peut utiliser à tout moment, même s’il a montré toutes ses limites dans la gestion d’un portefeuille ministériel.

17- Yawa Tsègan

Le zèle et la fidélité au régime cinquantenaire des Gnassingbé sont les traits caractéristiques de la concubine du commissaire ADOYI. Son ambition l’a porté à la présidence de l’Assemblée nationale, après la parodie d’élections législatives du 20 décembre 2018.

18- Noel de Pouk’N

Longtemps poulain et protégé d’Ingrid Awadé, le président de la Nouvelle Jeunesse pour le Soutien au Président Faure Gnassingbé (NJSPF), a su tailler une place dans le sérail du pouvoir malgré son niveau d’étude très bas, selon les informations. Il demeure un mobilisateur important pour le parti UNIR à Barkoissi dans la préfecture de l’OTI dont il est originaire.

19- Gogoligo

Ce personnage comique pour boucler la boucle tout simplement parce qu’il fait partie de ceux qui ont tronqué leur infime talent contre les espèces sonnantes et trébuchantes de la dictature. Comédien approximatif si non nullissime, il s’est toute suite transformé en griot du parti au pouvoir. Aussi, n’hésite-il pas à s’en prendre à l’opposition et même à tout ceux qui combattent le régime de Faure. La dernière en date, ce sont ces attaques verbales à l’encontre de Mgr Kpodzro et qui suscitent de l’indignation au sein de l’opinion.

Source : Le Panafricain No.029

 

 

Togo : Sous l’emprise d’une seule famille, les esclaves de la monarchie des Gnassingbé

 

Alassane Ouattara renonce à un 3è mandant

Le chef de l’État ivoirien Alassane Dramane Ouattara, au pouvoir depuis 2011, a pris la parole après tant de suspens. Il dit qu’il ne briquerait pas un 3è mandant à la tête du pays.

Alassane Ouattara a fait cette annonce ce jeudi à Yamoussoukro, devant les 02 chambres du Parlement réunies en congrès extraordinaire.

« Je voudrais annoncer solennellement, que j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 et de transférer le pouvoir à une jeune génération », a-t-il notamment affirmé.

Élu en 2010, puis réélu en 2015, Alassane Ouattara dit vouloir « donner la possibilité à des Ivoiriens plus jeunes de poursuivre l’œuvre de modernisation » de la Côte d’Ivoire.

Le Président de la Côte d’Ivoire justifie surtout sa décision qualifiée de surprise par le « respect de ses engagements ».

Edem A.

 

 

Alassane Ouattara renonce à un 3è mandant

 

OPA sur le Togo

Liberté Togo
faure gnassingbe content de sa minorite pilleuse au togo
A partir d’une caricature original de Donisen Donald / Liberté

« La corruption comme la fuite est la « planche de salut », d’un monarque dont le royaume fait naufrage » (Christian Castelli)

« Faure Gnassingbé sera réélu parce qu’il est candidat et parce qu’il a été toujours réélu quel que soit ce que ses concitoyens ont décidé dans les urnes », affirmait Jean-Baptiste Placca à la veille de la présidentielle du 22 février 2020. Il a vu juste. Faure Gnassingbé a été déclaré « vainqueur » du scrutin par les institutions à ses bottes avec un large score de 70,78%. Ça a toujours été ainsi. Au Togo, les populations ont beau exprimer leur rejet massif du clan, faire barrage à la dynastisation du pays, à la fin, c’est toujours les Gnassingbé qui gagnent. Les braquages électoraux sont les choses les mieux partagées sous les Gnassingbé.

Le père a toujours usé de la perversion des votes des Togolais pour s’imposer à eux durant 38 ans. Avec la bénédiction de la communauté internationale, surtout des dirigeants français qui ont été toujours prompts à le reconnaître et le féliciter chaudement pour sa brillante victoire après chaque mascarade électorale. Gnassingbé Eyadema qui avait dirigé le Togo d’une main de fer pendant quatre décennies et dont le régime s’est toujours illustré par des violations massives des droits de l’Homme, a même été présenté comme « un ami personnel de la France ». Oui la France des libertés, de l’Etat de droit, de démocratie, de justice, etc. est grande amie des dictateurs africains, au grand désespoir de leurs peuples qui aspirent au changement.

Le fils, Faure Gnassingbé, est sur les traces de son père. Il s’est approprié les méthodes et stratagèmes de son père, à savoir les fraudes électorales appuyées de lobbying intense sur le plan international sur fond de corruption. Depuis 2005 que le fils a fait effraction dans la vie des Togolais, dans la ruine, le flot de sang, les pleurs, la désolation, il est soutenu curieusement avec force par l’occident, par les dirigeants ouest-africains, les institutions régionales, etc. Comme son père, il multiplie les mandats présidentiels, est aujourd’hui le seul chef d’Etat à se singulariser dans une sous-région en proie à des mutations démocratiques ; il a l’onction des pays et dirigeants africains et occidentaux.

L’ancien ministre du gouvernement français, Kofi Yamgnane croit savoir le secret du règne au long cours de la famille Gnassingbé. « Faure Gnassingbé, comme son père, dit-il, le pouvoir au Togo ». En clair, Faure Gnassingbé et sa minorité pilleuse qui disposent de façon abusive et illimitée des ressources et richesses qui devraient revenir au peuple togolais dans son ensemble, se servent de ces richesses pour corrompre chefs d’Etat, diplomates, hauts fonctionnaires des institutions africaines et internationales afin que ces derniers les aident à garder illégitimement et illégalement le pouvoir au Togo.

D’après Régis Marzin, journaliste spécialiste des élections en Afrique, Faure Gnassingbé a « développé son réseau de soutien international en utilisant adroitement sa fortune qui continuait de grandir (…) Cette fortune lui sert aussi à de la distribution quotidienne, corruption régulière, au Togo, souvent plusieurs centaines de milliers d’Euros par jour distribués en cartons ou sacs plastiques. »

En 2017 et 2018, lors de la grave crise sociopolitique qui avait ébranlé son règne, Faure Gnassingbé et son régime ont réussi à coût de corruption à retourner la situation en leur faveur. Le pouvoir a de nouveau activé son réseau de soutien international après la comédie électorale du 22 février dernier. Faure Gnassingbé a fait dépêcher ses émissaires dans les capitales européennes pour les raisons qu’on connaît tous. Il a attend le retour de l’ascenseur après la nouvelle forfaiture de la Cour Constitutionnelle…

Médard Ametepe

Source : Liberté

 

 

OPA sur le Togo

 

Togo/Rentrée parlementaire 2020 : Yawa Tségan appelle au bien-être des Togolais

Après deux mois de vacances, les députés de la 6e législature ont fait leur rentrée parlementaire de l’année 2020 par l’ouverture de la première session ordinaire présidée par Chantal Yawa Djigbodi Tsègan, présidente de l’Assemblé National ce mardi 03 mars 2020.

A l’ouverture de cette session, la présidente de l’assemblé National a salué la disponibilité des députés à contribuer à l’amélioration du quotidien de la population. Elle a exhorté ses collègues députés à surpasser les divergences d’opinion pour adopter les projets de loi dans un mouvement consensuel pour l’intérêt national.

« Au titre de notre agenda parlementaire, nous pouvons relever à ce jour qu’il est déposé sur le bureau de l’Assemblée Nationale, les rapports d’étude en commission, neuf (9) projets de loi prêts à être programmés pour les plénières. Par ailleurs, 26 projets de loi sont affectés à des commissions pour étude, donc nous attendons les rapports », a-t-elle rappelé.

Selon elle, le parlement entend travailler davantage cette année aux côtés du gouvernement pour trouver des voies et moyens pour proposer un mieux-être à tous les citoyens à travers des missions d’information ou de propositions de la loi de dans la mesure du possible.

« Au-delà des projets de loi, il nous faut œuvrer tous ensembles avec des institutions de la République et l’ensemble de nos concitoyens pour maintenir la flamme de l’espérance en notre pays. S’il y a un enfant de notre pays qui ne sait pas lire, cela doit nous interpeller, même si ce n’est pas notre enfant. S’il y a une personne âgée à quelque part qui ne peut pas payer ces médicaments et qui doit choisir entre se loger ou se soigner ; cela doit nous affecter même si ce n’est pas un de nos grands-parents. S’il y a une personne traduite en jugement qui ne bénéficie pas d’un procès en bonne et due forme, nous devons nous sentir menacés dans nos libertés individuelles et publiques », a-t-elle souligné.

En ce qui concerne la diplomatie parlementaire, l’Assemblée nationale compte jouer au cours de cette nouvelle année un rôle d’avant-garde par une participation active et productive. « Notre institution demeure favorable à accueillir si l’opportunité lui est offerte, certaines sessions des différentes organisations interparlementaires au sein desquelles nos représentants ont l’obligation d’accroitre et d’intensifier la visibilité de notre parlement », a indiqué Mme Tsègan.

Il est à préciser que la cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, Komi Selom Klassou, du médiateur de la République, Mme Awa Nana Daboya, de l’ancien président de l’Assemblée Nationale, Dama Dramani, des membres du gouvernement et du corps diplomatique représenté au Togo.

L’Assemblé Nationale s’est félicitée du bon déroulement du scrutin et félicite le président sortant, proclamé vainqueur de cette élection par la CENI et la Cour constitutionnelle.


Yvette G. (Stagiaire)

 

 

Togo/Rentrée parlementaire 2020 : Yawa Tségan appelle au bien-être des Togolais

 

Brigitte Adjamagbo-Johnson : « Nous n’avons pas le choix…

Brigitte Adjamagbo-Johnson de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) était également présente ce mercredi à la conférence de presse animée par le candidat Agbéyomé Kodjo. L’ex-coordinatrice de la C14 est pour une mobilisation des Togolais pour le rétablissement de la vérité des urnes.

« Nous n’avons pas le choix. Nous, peuple togolais. Nous avons fait ce qu’il fallait le 22 février, nous avons dit, cette fois-ci, l’alternance nous la voulons et nous avons très bien fait. Mais nous devons savoir aussi à qui nous avions affaire. Je voudrais dire aux Togolais que nous n’avons pas d’autre choix que de continuer ce que nous avons déjà commencé. Il nous faut cette victoire-là que nous avons déposée dans les urnes », a déclaré Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson.

A l’en croire, la détermination du candidat Agbéyomé pour réclamer cette victoire est sans faille. Il revient maintenant au peuple togolais de se mobiliser pour défendre ses voix. « Le président démocratiquement élu vient de réaffirmer sa détermination. Il va faire ce qu’il lui revient. Mais c’est à nous qui avons voté pour l’alternance que revient la souveraineté. Mobilisons-nous pour défendre le vote que nous avons effectué », a ajouté la Secrétaire Générale de la CDPA.

Mme Brigitte Adjamagbo Johnson invite les Togolais épris d’alternance à rester debout. Elle motive les uns et les autres à ne pas avoir peur de l’armée. « Nous ne devons pas avoir peur de notre armée. Parce qu’elle veut aussi le changement. La question est de savoir : est-ce que nous sommes prêts à oser ? Sachez que les atouts extérieurs que nous allons avoir ne peuvent que venir en compléments de nos efforts internes. Haut les cœurs, le combat continue », a-t-elle conclu.

Rappelons que les résultats définitifs de la présidentielle du 22 février 2020 ont été proclamés hier par la Cour Constitutionnelle. Le président sortant Faure Gnassingbé a été réélu avec un score de 70,78%. Le candidat Agbéyomé Kodjo qui s’est autoproclamé « président démocratiquement élu », conteste ces résultats de la Cour Constitutionnelle et de la CENI. Il dénonce un hold-up électoral et exige un recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote. Il invite les Togolais à se mobiliser pour que la vérité des urnes soit rétablie.

Godfrey Akpa

 

 

Brigitte Adjamagbo-Johnson : « Nous n’avons pas le choix…

 

Vérité des urnes : Bientôt des actions concertées entre Fabre et Agbéyomé

Le candidat Agbéyomé Kodjo ne compte pas réclamer, tout seul, la victoire du peuple togolais que le régime RPT-UNIR tente une fois encore de confisquer. Il annonce des actions concertées avec les autres candidats de l’opposition, dans les prochains jours.

Allons-nous tout droit vers une nouvelle crise postélectorale ? Voilà l’une des questions qui taraude actuellement certains observateurs de la vie sociopolitique du Togo, surtout que l’opposition démocratique dans son ensemble conteste les résultats « falsifiés et ubuesques » proclamés à l’issue de la présidentielle du 22 février dernier. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les jours à venir promettent d’être un peu mouvementés.

Devant la presse ce mercredi à Lomé, le candidat Agbéyomé Kodjo de la dynamique Kpodzro a rejeté les résultats définitifs du scrutin proclamés hier mardi par la Cour Constitutionnelle. Il a estimé que ces résultats définitifs ne sont que « le prolongement de ce que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a eu à faire ». Il a annoncé que « la lutte n’est pas terminée ».

A en croire l’ancien Premier ministre, il n’est pas question de laisser le régime poursuivre dans ces forfaitures. Il faut à un moment dire stop. Par ailleurs, il invite les Togolais qui aspirent à l’alternance politique et qui ont massivement voté pour cette cause, à se lever pour réclamer leur victoire.

« Nous nous préparons et dans les heures à venir, vous aurez de nos nouvelles. Nous allons lancer un grand mouvement. Nous demandons à nos électeurs d’aller chercher, sur l’ensemble du territoire national, leur victoire », a déclaré Dr Kodjo.

L’ancien Président de l’Assemblée Nationale annonce qu’il est en contact permanant avec les autres forces de l’opposition démocratique, notamment les 5 autres candidats avec qui il était en lice pour la présidentielle du 22 février dernier. Il confie qu'il sera bientôt au côté du candidat Jean-Pierre Fabre de l’Alliance Nationale pour Changement pour des actions concertées.

« Nous envisageons de faire une conférence de presse commune dans les jours à venir. La déclaration est prête et même signée. Elle circule actuellement pour que chacun des candidats puisse corriger ou ajouter son point de vue », a-t-il noté.

Rappelons que tous les 6 candidats de l’opposition qui ont pris part à cette élection présidentielle, contestent les résultats proclamés par la Commission Electorale Nationale Indépendante et la Cour Constitutionnelle. Ils réclament un recomptage des voix et une publication des résultats bureau de vote par bureau vote, afin que la vérité des urnes soit rétablie.

Godfrey Akpa

 

 

Vérité des urnes : Bientôt des actions concertées entre Fabre et Agbéyomé

 

Abass Kaboua : « Si Agbéyomé Kodjo fait le con, on va le circonscrire »

Abass Kaboua, le président du Mouvement des républicains centristes (MRC), comme à son habitude, s’est encore attaqué à ses collègues opposants, notamment le candidat de la dynamique Kpodzro, Agbéyomé Kodjo. Le député intervenant suite à la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle, taxe le candidat de la dynamique Kpodzro de « voyou ».

Sieur Abass Kaboua n’est pas allé par quatre chemins pour dézinguer son homologue opposant Agbéyomé Kodjo, l’un des candidats à l'élection présidentielle du 22 février dernier.

Selon le président du MRC, « Agbéyomé Kodjo a préparé un hold-up électoral que les autorités ont su et ont compris », a-t-il annoncé à la presse et d’ajouter qu’il n’hésitera pas à voter pour « la levée de l’immunité parlementaire du président du MPDD », en cas de besoin.

Au dire d’Abass Kaboua, Agbéyomé Kodjo est le plus « mauvais » des acteurs politiques au Togo et un « voyou ». A titre d’exemple, le parlementaire a avancé que ce dernier figure parmi les députés qui ont voté à l’actuelle législature, la loi portant modification de celle de « Bodjona » en ce qui concerne les manifestations publiques pacifiques.

Ainsi, le premier responsable du Mouvement des républicains centristes a indiqué que « la pagaille et la récréation sont terminées depuis hier après-midi avec la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle ».

Il prévient cependant : « Celui qui veut, qu’il s’associe ; celui qui ne veut pas, qu’il reste dans son coin. Si Agbéyomé Kodjo fait le petit malin, on va le prendre. S’il fait le con, on va le circonscrire ».

Le député Kaboua s’est également prononcé au cours de son intervention, sur l’implication de l’Eglise catholique dans la politique togolais. A cette entité, il lui demande de se « déconnecter ».

« Il faut que l’église catholique comprenne qu’elle doit obligatoirement se déconnecter de la politique. C’est extrêmement important. Nous avions dit la même chose aux gens du Parti national panafricain (PNP) », a-t-il déclaré.

 

 

Abass Kaboua : « Si Agbéyomé Kodjo fait le con, on va le circonscrire »

 

Agbéyomé Kodjo : « Mon Premier ministre est actuellement à pied d’œuvre pour sortir son gouvernement »

Le candidat Agbéyomé Kodjo de la dynamique Mgr Kpodzro conteste les résultats définitifs de la présidentielle du 22 février. Devant la presse ce matin, le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) annonce la mise en place de son gouvernement sous peu.

« Vous le savez très bien. Depuis hier, nous avons procédé à la nomination de notre Premier ministre. Je peux vous dire qu’il s’en tient en ce moment pour sortir son gouvernement. Nous, nous sommes sereins, nous estimons que nous avons gagné ces élections, et cela a été attesté par des pays étrangers, des observateurs étrangers sur l’ensemble du continent, et même en Europe et aux Etats Unis. Nous estimons que nous avons gagné ces élections, nous allons mettre en place notre gouvernement », a indiqué le candidat Agbéyomé.

L’ancien Premier ministre compte déployer tous les moyens possibles pour entrer en possession de sa « victoire » actuellement confisquée par le régime de Faure Gnassingbé. Il annonce qu’il mène des démarches diplomatiques pour faire « pression » sur le pouvoir de Lomé. « Nous poursuivons nos démarches sur le terrain diplomatique, et à un moment donné, je crois que les pressions à la fois intérieures et extérieures seront telles que Faure Gnassingbé sera obligé de restituer le pouvoir au vrai gagnant », a ajouté le candidat de Mgr Kpodzro.

Le candidat qui s’est autoproclamé vainqueur du scrutin du 22 février dernier, croit que le régime RPT-UNIR a encore débloqué des billets de banque pour « acheter le silence » de certaines pontes en Europe. « C’est triste. 2005, Faure n’a pas eu ce score-là. 2010, il n’a pas eu ce score. 2015, il n’a pas eu ce score. En 2020, au moment où les gens sont lassés, les gens sont contre un 4em mandat et souhaitent une alternance, c’est en ce moment-là qu’on proclame Faure avec un score aussi gonflé. Il ne faut pas prendre les Togolais pour des cons. Nous avons de toutes les façons gagnés », a-t-il réitéré.

Sur le rejet de ses recours par la Cour Constitutionnelle, Agbéyomé Kodjo regrette simplement le fait qu’Aboudou Assouma et ses collègues se cachent derrière des textes pour justifier la forfaiture.

Notons qu'hier la Cour Constitutionnelle a proclamé les résultats définitifs de la présidentielle. Faure Gnassingbé a été réélu avec un score de 70,78%. Agbéyomé Kodjo de la dynamique Kpodzro a eu 19,46%.

Godfrey Akpa

 

 

Agbéyomé Kodjo : « Mon Premier ministre est actuellement à pied d’œuvre pour sortir son gouvernement »

 

Agbéyomé Kodjo appelle les Togolais à défendre leur vote

La publication par la Cour constitutionnelle hier des résultats définitifs de l’élection présidentielle, ne l’arrête pas. Devant la presse ce matin, le candidat de la dynamique Kpodzro, Agbéyomé Kodjo qui, selon les procès-verbaux à sa disposition, a gagné cette élection, lance un appel au peuple togolais.

Au lendemain des résultats définitifs publiés par la Cour constitutionnelle, la dynamique Kpodzro riposte par une conférence de presse au cours de laquelle elle réitère sa contestation. Pour elle, le régime PRT/UNIR a usé « de la fraude, de la violence pour pervertir la vérité des urnes ». Agbéyomé Kodjo continue de soutenir que c’est lui qui a gagné la présidentielle du 22 février dernier.

La dynamique Kpodzro exige donc « la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote et le transfert du pouvoir au véritable vainqueur ».

« Il est inadmissible de laisser le parti RPT/UNIR orchestrer ainsi des mascarades électorales au vu et au su de la communauté internationale pour garder le pouvoir ad viternam au Togo. En conséquence, elle lance un appel aux électeurs et aux électrices en particulier et aux populations togolaises en général à défendre par tous les moyens légaux et conformément à l’article 150 de notre Constitution, leur vote et la victoire chèrement obtenue dans les urnes », indique la dynamique dans sa déclaration liminaire.

Le destin du Togo et de son peuple, a-t-elle poursuivi, ne peut être confisqué par une poignée d’individus qui utilisent les moyens et attributs de l’Etat « pour perpétuer leur règne clanique et maléfique avec la complicité des prédateurs extérieurs qui font leur affaire sur le dos de pauvres citoyens togolais ».

« Nous sommes sereins. Nous estimons que nous gagné cette élection. Nous allons rétablir la vérité des urnes et exercer le pouvoir, si Faure croire qu'il peut acheter tout le monde, il se trompe », a renchéri Agbéyomé Kodjo.

Il faut rappeler que ce dernier a déjà nommé son Premier ministre qui est à pied d’œuvre pour former son gouvernement.

 

 

Agbéyomé Kodjo appelle les Togolais à défendre leur vote

 

Culture : « Elévévédé », un nouveau titre de l’artiste MY’ARAH

MY’ARAH, une artiste féminine passionnée du rap et du slam revient sur scène en force avec son nouveaux titre « Elévévédé ».

MY’ARAH, de son vrai nom Edwige EVEGNA, est l’une des précurseurs du rap et slam féminin au Togo. Titulaire de diplôme en licence marketing et en finances, elle a un parcours non négligeable dans la musique. Elle revient sur scène avec un nouveau titre « Elévévédé » qui est une pure merveille dans laquelle elle extériorise son point de vue sur la mentalité de l’opinion à l’égard de la chose artistique. Le texte beat et le flot parlent d’eux-mêmes dans « Elévévédé », titre dans lequel on la trouve totalement dans son monde du rap.

Au faite, MY’ARAH veut « montrer une autre facette de l’artiste togolais à travers ce titre. D’abord de faire prendre conscience de certaines réalités aux gens et de donner une image plus positive de notre monde artistique. Un artiste n’est pas un raté ou un bandit. Il faut qu’on puisse amener les gens à prendre conscience de cela », a-t-elle confiée. Le clip de « Elévévédé » passe déjà sur les chaines télévisées et sur les réseaux sociaux.

Il faut noter que MY’ARAH est aussi passionnée de la maroquinerie et de la décoration. En mars 2018, elle a lancé sa marque et sa structure EFOYE, un nom inspiré de Akposso, une langue du Togo, qui signifie « le temps de la moisson ». Cette structure est un atelier de conception, de fabrication, de vente de produits artisanaux. Elle pratique également une nouvelle forme de maroquinerie dans son atelier à savoir la fabrication des meubles et des objets résistant au temps et aux chocs, en alliant les tissus traditionnels et modernes au cuir en vue d’y apporter une touche d’originalité.

MY’ARAH ambitionne conquérir l’Afrique et les autres continents avec des produits de qualités qui rivalisent avec les produits importés sur son continent. Elle veut ses créations à l’image de son continent : riche en couleur, osées, pleine d’histoire.

Soulignons que EFOYE possède une boutique en ligne et livre ses produits dans toute l’Afrique et dans certains pays d’Europe et d’Amérique.

 

 

Culture : « Elévévédé », un nouveau titre de l’artiste MY’ARAH

 

Présidentielle 2020 : Me Dodji Apevon exige la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote

Le "hold-up électoral" passe mal au Togo. Chez les Forces démocratiques pour la République (FDR), on rejette les résultats publiés nuitamment et précipitamment par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et on demande une publication bureau de vote par bureau de vote.

COMMUNIQUE
(Relatif à l’Election Présidentielle du 22 Février 2020)

Depuis des décennies, notre chère patrie le Togo souffre d’un déficit chronique de démocratie dont les symptômes les plus visibles sont des élections contestées parce que organisées souvent sans consensus de la classe politique et sans transparence.

Les réformes tant souhaitées par le peuple souverain et réclamées avec insistance à plusieurs reprises par les responsables politiques de l’opposition, la société civile et la diaspora ne sont pas faites.

Le phénomène désastreux et affligeant de la mise en circulation parallèle de bulletins de vote en dehors du circuit officiel, ouvrant ainsi grandement la porte à la fraude par des bulletins pré-votés, des votes multiples et des bourrages d’urnes, s’amplifie et enlève toute crédibilité au scrutin.

C’est dans ces conditions d’opacité que la dernière élection présidentielle a été organisée, entraînant une fois de plus des contestations des résultats proclamés dans une précipitation douteuse par la CENI, résultats qui donnent vainqueur le candidat du parti au pouvoir.

Et comme on doit s’y attendre, cette situation crée à nouveau une vive tension dans le pays avec son cortège de dispersion violente des manifestations, d’arrestations, de brimades et autres violations des droits des citoyens.

Pour redonner un sens aux élections, il est impérieux pour les électeurs de connaître la vérité des urnes. Et la seule manière d’y parvenir est de publier les résultats bureau de vote par bureau de vote.

Les FDR demandent par conséquent à la Cour Constitutionnelle de proclamer les résultats bureau de vote par bureau vote.

Les FDR félicitent le peuple togolais d’avoir affirmé une fois encore sa soif d’alternance en bravant toutes les difficultés pour exprimer son choix.

Les FDR appellent les populations à rester mobilisées pour la suite de la lutte

Le Président

Me Paul Dodji APEVON

 

 

Présidentielle 2020 : Me Dodji Apevon exige la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote

 

Présidentielle 2020 : La Cour constitutionnelle confirme Faure Gnassingbé à 70,78%

C’est le contraire qui aurait étonné plus d’un. Il n’y a donc pas de surprise. La Cour constitutionnelle vient d’entériner les résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), mais à une différence près au niveau des chiffres.

Après avoir jugé irrecevables les recours introduits par le candidat de la dynamique Kpodzro, Agbéyomé Kodjo qui, selon les informations, est le vrai gagnant de l’élection présidentielle du 22 février dernier, la Cour constitutionnelle a confirmé Faure Gnassingbé vainqueur de cette élection. Elle vient de proclamer les résultats définitifs de la présidentielle.

Ainsi, au lieu de 72,36%, la haute juridiction a ramené les chiffres à 70,78% pour Faure Gnassingbé. Selon cette institution, Agbéyomé Kodjo récolte finalement 19,46% des suffrages. Le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), Jean-Pierre Fabre s’en sort avec 4,68%.

Les résultats se présentent comme suit pour les autres candidats : Pacte socialiste pour le renoveau (PSR) du Prof Komi Wolou (1,20%), Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD) de Me Mohamed Tchassona Traoré (0,68%), l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI) du Prof Aimé Gogué (2,40%) et Santé du Peuple de Dr Georges William Kouessan (0,80%).

Faure Gnassingbé est donc proclamé Président de la République par la Cour constitutionnelle.

 

 

Présidentielle 2020 : La Cour constitutionnelle confirme Faure Gnassingbé à 70,78%

 

Les moqueries de Gilbert Bawara à l'endroit de l'opposition

Le ministre de la Fonction publique, du Travail, de la Réforme administrative et de la Protection sociale, Gilbert Bawara, commentant les résultats définitifs publiés par la Cour constitutionnelle ce mardi, a lancé des piques aux candidats de l'opposition, notamment celui de la dynamique Kpodzro. Il indique que le candidat Agbéyomé Kodjo a fait un « bon score » et qu'il devrait se contenter de cela pour que la page de cette élection soit définitivement tournée.

Mardi la Cour Constitutionnelle (on le sait déjà) a proclamé les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 22 février. Ces résultats donnent vainqueur Faure Gnassingbé avec 70,78%, suivi du candidat de la dynamique Kpodzro qui s’en sort avec 19,46%.

Pour Gilbert Bawara, il s’agit « d’un bon score qu’il (Ndlr, Agbéyomé Kodjo) doit à la fois à l’erreur de l’opposition traditionnelle, notamment de l’ANC ».

Aussi, a-t-il ajouté, le score attribué à Agbéyomé Kodjo est relative « aux actions sournoises ou visibles d’un certain nombre de religieux et de prélats, y compris Mgr Kpodzro. Je ne suis pas encore certain que cela traduit une équation personnelle de M. Agbéyomé Kodjo et encore moins de son parti ».

Gilbert Bawara espère que le candidat des forces démocratiques se contentera du verdict final rendu par la Cour constitutionnelle pour qu’enfin, le pays puisse définitivement tourner la page de cette élection.

« J’ai souvent entendu Agbéyomé Kodjo dire qu’il est un républicain et un démocrate. Nous espérons qu’il le sera véritablement et qu’il sera légaliste et saura respecter à la fois les lois de notre pays et cette décision finale et définitive de la Cour constitutionnelle et que la page de l’élection va être définitivement tournée », a-t-il indiqué.

A l’en croire, même dans l’éventualité où il aurait gain de cause concernant les allégations qui portaient sur une dizaine de bureaux de vote sur 9389, « cela ne changera rien aux résultats définitifs qui ont été proclamés ».

Pour rappel, tous les recours introduits par l’ancien président de l’Assemblée nationale ont été rejetés par la Cour constitutionnelle. Agbéyomé Kodjo annonce une conférence de presse ce matin à 9h.

Nicolas K

 

 

Les moqueries de Gilbert Bawara à l'endroit de l'opposition

 

Une « déclaration importante » d’Agbéyomé Kodjo dans quelques minutes

Une « déclaration importante », ce sera le menu d’une rencontre avec la presse qu’organise ce matin la dynamique Kpodzro au domicile du candidat Agbéyomé Kodjo qui s’est autoproclamé « président élu de la République togolaise ».

L’annonce a été faite hier soir, quelques heures après la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle du samedi 22 février 2020 par la Cour constitutionnelle. Celle-ci a confirmé les résultats provisoires de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), en déclarant Faure Gnassingbé vainqueur de la présidentielle avec 70,78% des suffrages.

Le candidat de la dynamique Kpodzro, Agbéyomé Kodjo, selon la haute juridiction, a récolté 19,46% des voix, et Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), 4,68%.

Agbéyomé Kodjo continue la contestation de ces résultats. Il a déjà nommé son Premier ministre qui, dans les prochains jours, dévoilera la composition du gouvernement.

D’ailleurs la rencontre de tout à l’heure va marquer une étape importante dans la contestation des résultats de la présidentielle passée.

 

 

Une « déclaration importante » d’Agbéyomé Kodjo dans quelques minutes

 

Diplomatie : Marc Vizy, l’autre Ennemi de la Démocratie au Togo !

Liberté Togo
L'ambassadeur de la France au Togo, le sieur Marc Vizy | Infog : 27avril.com

Si le Togo est toujours dans la situation actuelle, c’est en partie la faute aux diplomaties occidentales, particulièrement la France. Depuis son arrivée au Togo en septembre 2017, au temps fort des manifestations contre Faure Gnassingbé, Marc Vizy s’est opposé à toute démarche de son pays en faveur du peuple togolais. Pour lui, la crise qui secoue le Togo n’est rien de grave. « Ce sont des turbulences politiques souvent exagérées par les médias », aime-t-il rapporter, pris sous le joug des mallettes.

Le mercredi 26 février dernier, les Etats-Unis ont réagi par rapport à la tenue du scrutin du 22 février 2020. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le communiqué publié par l’ambassade est une première dans l’histoire du Togo. Et pour cause, depuis des décennies, les diplomaties occidentales se sont toujours rangées du côté de l’oppresseur. Après chaque scrutin, elles se concertent et publient une déclaration dans laquelle le caractère pacifique de l’élection est salué et les fraudes massives organisées par le régime réduites à de petits événements sans incidence majeure.

Minimiser la crise togolaise. C’est en effet ce qu’ont toujours fait les diplomates occidentaux dont celui de la France. En effet, depuis son arrivée en septembre 2017, l’ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy s’est toujours comporté comme si le Togo n’avait aucun déficit démocratique et que chacune des institutions jouait véritablement son rôle. Selon des sources diplomatiques crédibles, le diplomate a toujours minimisé la crise sociopolitique qui secoue le pays. Et ce n’est pas pour mentir dans son compte. D’ailleurs, nous l’avions relevé dans notre parution N°2673 du mardi 15 mai 2018. Dans un article intitulé : « L’ambassadeur Marc Vizy minimise la crise togolaise », nous avons rapporté les propos qu’il a tenus devant un parterre de journalistes et d’hommes d’affaires, quelques mois seulement après son arrivée au Togo. C’était à l’occasion de l’inauguration d’un nouvel entrepôt par AGS, une entreprise française. « Le Togo connaît quelques turbulences politiques souvent un peu exagérées par les médias (…) Nous sommes convaincus que cet épisode de turbulences politiques, les Togolais sauront le dépasser dans un cadre pacifique, dans le cadre de la démocratie. Nous avons confiance. Si certains doutent, nous, nous ne doutons pas », avait-il osé.

En vérité, c’est le même discours qu’il tient quand il est interpellé sur la situation sociopolitique au Togo. Ses comptes-rendus, selon nos sources sont de fausses informations qui conduisent la diplomatie de son pays à ne pas se préoccuper de ce qui se passe dans la dictature des Gnassingbé. « Quand le Quai d’Orsay lui demande des rapports, il minimise la situation et dit toujours que ce n’est rien de grave », assurent nos sources. Pour Marc Vizy, ce sont les médias qui exagèrent les turbulences politiques.

Pourquoi l’ambassadeur met-il sa diplomatie au service de Faure Gnassingbé et la dictature qu’il tente de perpétuer ? « Pour des intérêts personnels », assurent nos sources. En d’autres termes, le diplomate est en service commandé, à l’image d’un mercenaire. Pour les générosités (sic) dont il jouit régulièrement du régime, il se range du côté de la dictature. Pour lui, l’argent a plus de valeur que la libération du peuple togolais tout entier. Et à défaut de dire que tout va bien, Marc Vizy se tait. C’est du moins le constat fait depuis la proclamation des résultats frauduleux par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Outre la déclaration de l’ambassadeur des USA, c’est le silence radio chez les autres diplomates du G5, notamment la France, l’Allemagne, la Délégation de l’Union Européenne et le Système des Nations Unies. Tous ont, jusque-là, gardé le silence. Et ce n’est pas fortuit.

En effet, après la proclamation des résultats, les 5 diplomaties se sont réunies pour une position commune à adopter. Certaines chancelleries ont milité pour que les lignes bougent et que les Togolais ressentent un peu l’air de la démocratie. Finalement, le schéma adopté lors de cette concertation est de saluer le caractère pacifique du processus et demander aux candidats de suivre les voies légales de recours en cas de contestation des résultats. S’en suivront les messages de félicitation et le tour est joué. Rendez-vous sera donné sur 2025 pour une autre élection et des contestations étouffées.

Heureusement, et il faut le saluer, les Etats-Unis ont pris la décision de défendre la démocratie et non leurs intérêts. C’est ce qui a bloqué la France, l’Allemagne et leurs complices qui se sont murés dans un silence assourdissant. Et pourtant, Marc Vizy ne risque rien à parler et à dire la vérité aux gouvernants. Dans 5 mois, soit en août 2020, il sera à la fin de son séjour au Togo. Il a le temps de se rattraper et soutenir le peuple togolais dans sa marche vers la démocratie.

G.A.

Source : Liberté

 

 

Diplomatie : Marc Vizy, l’autre Ennemi de la Démocratie au Togo !

 

Togo, Présidentielle 2020 : Agbeyome Kodjo appelle la France, l’Allemagne, l’UE et le Vatican à reconnaître sa victoire

Liberté Togo

Le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro, Agbeyome Kodjo a tenu hier une conférence de presse. La rencontre a permis aux professionnels des médias d’avoir des informations complémentaires sur les fraudes massives organisées par le régime. Dans la déclaration ci-dessous, le président élu souligne que la CENI a commis un crime contre le peuple togolais en s’associant aux fraudes. Il annonce des actions en justice contre l’imprimerie qui a confectionné des bulletins prévotés Faure Gnassingbé, remercie les USA et appelle la communauté internationale à reconnaître sa victoire.

Mesdames, Messieurs les journalistes, et professionnels des médias.

C’est avec un plaisir inégalé que je vous retrouve ce début d’après-midi, dans le combat que nous menons pour la vérité des urnes afin de démontrer le caractère inique et partisan du processus électoral qui a conduit la gouvernance électorale à désigner Faure Gnassingbé vainqueur provisoire du scrutin du 22 février 2020 au mépris de la volonté populaire exprimée dans les urnes.

Je tiens à rappeler que le jour de cette forfaiture le dimanche le 23 février 2020, tard dans la nuit, la CENI a convié les représentants de tous les candidats et a pris soigneusement soins d’ignorer de convier Monsieur Gérard DJOSSOU, celui du MPDD. Peut-être craignait-elle les réactions de ce dernier face au vol et la casse électorale du siècle qu’elle mijotait.

Mesdames Messieurs.

La CENI a commis un crime, un complot contre le peuple togolais, un complot contre la nation et en cela elle impardonnable, car en se rendant complice de ceux qui veulent mourir au pouvoir elle confisque ainsi l’avenir des millions de jeunes qui veulent s’émanciper et définir leur trajectoire de vie. Elle envoie dans le monde des ténèbres des millions de togolais que les politiques publiques déclinées par le régime sortant confinent en enfer sur le sol de nos aïeux.

Il est démontré que dans la panoplie d’outils de fraude utilisés pour parvenir à des faux résultats de 72,36%, on observe le vote multiple, le bourrage d’urnes, de faux en écritures publiques, des voies de faits exercées sur les délégués des candidats de l’opposition, et leur expulsion des bureaux de vote, le recours immodéré aux moyens de l’Etat, les intimidations, sans oublier la débauche financière et matérielles qui ont marqué la campagne de Faure Gnassingbé.

Au nom de quel principe la CENI peut-elle commander auprès de l’imprimeur accrédité, des bulletins de vote prévotés en faveur du candidat sortant ? Les images circulent sur le net et je ne vous ferai pas offense de vouloir vous les présenter. L’imprimeur mérite d’être poursuivi comme acteur de perversion des résultats électoraux sur territoire étranger.

Les détournements des électeurs inscrits au profit du candidat sortant sont légion, sans oublier des attributions de zéro suffrage aux candidats de l’opposition dans plusieurs CRV, une banalité, sans oublier des PV vierges pour l’opposition.

Les témoignages qui nous parviennent des profondeurs de notre pays sont effrayants sur la nature les dérives et les irrégularités du scrutin, qui sont proportionnelles à la volonté farouche de ceux qui sont vomis mais qui veulent de se maintenir au pouvoir.

Quel idéal de civisme porte ce régime pour l’avenir de la nation, des jeunes ? Corruption des jeunes, des chefs de village, des cadres d’administration pour pervertir le jeu d’une compétition saine, et pendant ce temps, les candidats de l’opposition sont privés des moyens légaux de financement que leur confère la loi. C’est au regard de tout ce qui précède que le MPDD exige la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote.

Je lance un appel pressant à la communauté internationale, notamment à la France, l’Allemagne, l’Union européenne, les Nations Unies et le Vatican afin qu’elle reconnaisse la victoire du candidat de la coalition de Mgr Philippe Fanoko KPODZRO qui a largement gagné le scrutin du 22 février 2020.

Je remercie les Etats Unis d’Amérique, le Parti National Panafricain, et de nombreux partis politiques dont l’ANC, ADDI, le PSR qui ont salué la performance du MPDD.

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Agbeyome Kodjo appelle la France, l’Allemagne, l’UE et le Vatican à reconnaître sa victoire

 

Jésus a multiplié le pain, Faure multiplie les bulletins de vote

Liberté Togo
Des bulletins de vote, objets de la fraude
Des bulletins de vote, objets de la fraude à grande échelle du régime Faure/RPT-UNIR lors de la présidentielle de février 2020

« Ce qui compte ce n’est pas le vote, c’est comment on compte les votes » (Staline)

Depuis que Mgr Philippe Fanoko Kpodzro (90 ans) a pris la décision d’œuvrer pour l’avènement de l’alternance démocratique sur la terre de ses aïeux avant d’être rappelé à son Dieu, le scrutin présidentiel du 22 février 2020 est entré dans une nouvelle dimension. Il a raison le prélat. Le Togo, notre nation, la chère terre de nos aïeux, est notre propriété collective. Il reste une République et non une monarchie pour être, en ce 21è siècle, confisquée depuis plus de cinq décennies par une seule famille.

Comme si le Saint-Esprit est à l’œuvre, pour le processus électoral actuel, plusieurs miracles ont été réalisés. Le premier concerne la percée spectaculaire opérée par le candidat de la Dynamique Kpodzro ou candidat du Saint-Esprit qui a réussi à bouleverser l’ordre établi. Il est donné vainqueur du scrutin si la vérité des urnes devrait être rétablie.

Mais c’était sans compter avec les spécialistes de la fraude -ceux qui transforment la lumière en ténèbres- à opérer leur miracle…à l’envers. Ils n’ont pas fait dans la dentelle. La présidentielle de cette année marquera négativement l’histoire du Togo comme la plus frauduleuse depuis l’avènement du processus démocratique. Les bourrages d’urnes sont si grossiers et aberrants, surtout dans la partie septentrionale, que la plupart des bureaux de vote ont affiché des taux au-delà de 100%, c’est-à-dire qu’il y avait plus d’électeurs que de nombres inscrits. On peut aisément comprendre qu’au finish, Faure Gnassingbé puisse sortir « grand vainqueur » de ce scrutin avec un score à la soviétique de 72,36%.

Ce braquage électoral spectaculaire a inspiré un compatriote qui fait une allégorie entre le miracle accompli par Jésus-Christ qui avait multiplié du pain et du poisson suffisamment pour nourrir une grande foule, environ 5000 qui le suivaient, et le scrutin du 22 février où Faure Gnassingbé réussit un miracle similaire de multiplier en grande quantité les bulletins prévotés en sa faveur. Faure Gnassingbé est le seul pour l’instant en Afrique et dans le monde à réaliser un tel exploit.

« Ce qui compte ce n’est pas le vote, c’est comment on compte les votes», disait Staline le bolchévique. Faure Gnassingbé et ses apôtres du coup K.O. se sont approprié cette philosophie. Pour surclasser les adversaires et passer sans coup férir au premier tour, ils savaient qu’il fallait non pas seulement avoir plus de bulletins de vote que ses concurrents, mais aussi mettre en branle les astuces ou recettes infaillibles qui leur ont toujours permis de remporter à tous les coups toutes les élections au Togo : achats de votes, expulsions des délégués des candidats et des membres de l’opposition des bureaux de vote, enlèvements et de bourrages d’urnes, substitutions d’urnes et de procès-verbaux, intimidations, harcèlements, etc.

La CENI est censée être la seule institution habilitée à détenir les bulletins de vote. Mais on ne sait par quelle magie les bulletins authentiques se sont retrouvés en grand nombre dans les domiciles privés des cadres du parti au pouvoir qui en ont usé et abusé pour bourrer les urnes. D’après le candidat de la Dynamique Kpodzro, Agbéyomé Kodjo, les bulletins ont été confectionnés dans une imprimerie au Bénin. Et on en a produit à tel point qu’ils « dépassent » le corps électoral.

Comble d’ignominie, l’addition des scores attribués aux sept candidats par la CENI dépasse largement les 2.769.286 de suffrages exprimés déclarés. Partant de ce suffrage, Faure Gnassingbé, avec ses 72,36%, devrait en réalité obtenir 2.003.855 voix et non 1.938.889 comme l’a annoncé l’expert en élection truquée, Tchambakou Ayassor.

Somme toute, la présidentielle du 22 février est une aberration. Mieux une abomination à bannir.

Médard Ametepe

Source : Liberté

 

 

Jésus a multiplié le pain, Faure multiplie les bulletins de vote

 

L’Acteur et le Système Gnassingbé

Pierre S. Adjété
Faure Gnassingbé | Photo : DR

À vrai dire, c’est plus qu’un des slogans de l’Université d’Oxford, c’est plutôt l’imposante réalité : « Les défis d’aujourd’hui exigent des leaders audacieux. » [Today’s challenges demand bold leaders]. À y voir de près, une telle réalité est une constante que l’acteur, les acteurs, les personnalités publiques, prennent toujours à défaut le système, et finissent par triompher des systèmes les plus récalcitrants et rétrogrades. L’audace est la clé du Togo…

Nous le savons et nous l’avons tous expérimenté au Togo et ailleurs, pour ce qui est des personnes qui ont influencé leur pays en bien, changeant du tout au tout l’avenir de leur nation, conditionnant positivement la destinée de leur pays au point de féconder pour toujours leur histoire.

N’allons pas loin, en termes d’exemples impérissables : Sylvanus Olympio au Togo, J. J. Rawlings au Ghana, Thomas Sankara au Burkina et Mathieu Kérékou au Bénin. L’histoire de chacun de ces pays sait en produire, diversement, dans le temps et à travers les opportunités. Pour paraphraser Martin Luther King Jr, la fontaine des bienfaits n’est fermée à aucune génération.

Si Faure Gnassingbé était moindrement capable de transformer le Togo, il y a bien longtemps qu’il l’aurait fait. C’est un fait que l’incapacité de Faure Gnassingbé à transformer le Togo, en démocratie, est notoire. Cela ne tient pas du simple hasard ou d’un mauvais sort jeté par une tante sorcière. Faure Gnassingbé n’a pas de ressources intérieures suffisantes pour élever le Togo à un niveau appréciable autre que celle, évanescente, qu’il a déjà offert.

Faure Gnassingbé est là seulement du seul fait qu’il est le fils de son père, Gnassingbé Eyadema… Point de suspension… Tout fils de Gnassingbé qu’il est, il pouvait… Mais il n’en est pas capable, il n’en est pas outillé… Et son passage à Washington DC n’a d’ailleurs laissé aucune trace de son diplôme universitaire… Point final.

Le Togo n’est pas Faure, et… Un Koffi peut en cacher un Autre

C’est en cela que le potentiel intérieur de certaines personnes devient intéressant pour le Togo dans l’espace politique courant, notoirement : une intégrité publique sans pareil pour Jean Pierre Fabre, une habileté de gestion sans équivalent pour Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo.

Aux commandes, aujourd’hui, se retrouve Agbéyomé Kodjo comme Président élu par les Togolais, majoritairement et légitimement, en dehors de la forfaiture électorale consacrée par la prétendue Cour Constitutionnelle. Voilà que de cette habileté de gestionnaire, le Togo des démocrates a le plus grand besoin. Voilà que se servant d’un Koffi autre que le Yamgnane que l’un n’avait pas réussi à amener au front, Agbéyomé Kodjo fait appel à Koffi Nadjombé pour faire face au système Gnassingbé. L’audace politique doit forcément être l’ingrédient unificateur du duo…

Indubitablement, c’est du caractère audacieux qu’il faut pour affronter le système dévastateur qui a pris le Togo en otage. C’est probablement ce profil audacieux qui se retrouve dans la paire Agbéyomé Kodjo-Koffi Nadjombé pour amorcer, efficacement, la bataille nouvelle contre l’imposture qui assiège le Togo. Indépendamment de l’apport du Peuple togolais, tout système se fragilise et se dégrade devant l’acharnement de l’acteur audacieux et avisé. Le caractère de l’acteur audacieux sait toujours triompher du système imposteur.

C’est notre conviction raisonnée que rien n’est joué au Togo. C’est une conviction ancrée chez chaque Togolaise, chaque Togolais, que la bataille contre le système fraudeur sera rude, mais aucunement impossible. C’est ce qui justifie amplement le soutien républicain à renouveler au président élu, le choix des Togolais, pour arriver au but suprême du retour à la République au Togo. Rien n’est joué… L’acteur audacieux Agbéyomé est toujours en phase.

PSA
[4 mars 2020]
Pierre S. Adjété

 

 

L’Acteur et le Système Gnassingbé

 

Qui est Antoine Koffi Nadjombé, Premier ministre du « président élu » Agbéyomé Kodjo ?

Tôt ce mardi matin, le candidat Agbéyomé Kodjo qui s’est autoproclamé « président élu de la République togolaise » a dévoilé le nom de celui qui va diriger son gouvernement. Il s’agit de Monsieur Antoine Koffi Nadjombé, un togolais de la diaspora.

Inconnu du grand public, le sieur Antoine Koffi Nadjombé est effectivement un togolais. Il a fait ses études de Philosophie à l’Université du Bénin (aujourd’hui Université de Lomé). Il a enseigné la Philosophie au collège Protestant.

Défenseur des droits de l’homme, Antoine Koffi Nadjombé a été membre actif d’Amnesty International Togo. Sa position vis-à-vis de la gouvernance du feu Général Eyadema lui avait coûté la prison en mai 1999.

En 2002, il s'est réfugié au Canada. En 2012, il a été élu Vice-président du Mouvement pour un Togo Nouveau (MNT), une association de la diaspora togolaise qui milite pour le changement du régime des Gnassingbé.

Aujourd’hui, le sieur Antoine Nadjombé vit avec sa famille (sa femme et ses enfants) à Montréal (au Canada) où il officie en tant qu’enseignant à l’école primaire Saint-Catherine-Labouré. Il est également auteur de l’ouvrage : « Devenir prof. Les secrets de l'entrevue d'embauche », un guide qui s'adresse aux stagiaires ou futurs enseignants qui se préparent à l'entrevue d'embauche en fonction des 12 compétences professionnelles attendues par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Canada.

Notons qu’en 2007, il a également publié un livre intitulé : « Togo, Quand la répression oblige à fuir ». Un ouvrage dans lequel il a raconté les dérives du pouvoir des Gnassingbé.

Godfrey Akpa

 

 

Qui est Antoine Koffi Nadjombé, Premier ministre du « président élu » Agbéyomé Kodjo ?

 

Voici le Premier ministre nommé par Agbéyomé Kodjo

Pendant que la Cour constitutionnelle se prépare à proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 22 février dernier, le « Président élu de la République togolaise », Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo nomme son Premier ministre.

« Vu l’article 66 de la Constitution du 14 octobre 1992 ; vu les résultats réels de l’élection présidentielle du 22 février 2020 décrète : Article 1 : Monsieur Antoine Koffi Nadjombé, Professeur de philosophie et enseignant titulaire est nommé Premier ministre, chef du gouvernement. Article 2 : le présent décret sera publié partout où besoin sera », a écrit Agbéyomé Kodjo.

C’est le premier décret pris par le président « démocratiquement élu » à l’issue de l’élection présidentielle du 22 février 2020.

Faut-il le rappeler, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a proclamé Faure Gnassingbé vainqueur avec 72,36% des suffrages contre 18,37% pour Agbéyomé Kodjo. La Cour constitutionnelle publie les résultats définitifs cet après-midi.

Selon les informations, le Premier ministre formera son gouvernement dans les heures qui suivent.

 

 

Voici le Premier ministre nommé par Agbéyomé Kodjo

 

Koffi Yamgnane : « 72,36% dès le premier tour, c’est tout simplement invraisemblable »

Se prononçant sur les résultats provisoires proclamés par la CENI dans le cadre de l’élection présidentielle du 22 février dernier, Kofi Yamgnane tout comme bon nombre d’observateur togolais, est tombé des nus. L’acteur politique trouve que le score attribué au chef de l’Etat sortant dès le 1er tour est tout simplement « invraisemblable ».

A quelques heures du verdict de la Cour constitutionnelle, Kofi Yamgnane rejette les résultats provisoires de la Commission électorale nationale indépendante. Pour lui, tous ses chiffres communiqués par l’institution sont faux.

« 72,36% dès le premier tour, c’est tout simplement invraisemblable parce qu’au Togo, les gens vont voter, mais la vérité des urnes ne sort jamais. Le nombre de voix que le prince a accordé à ses concurrents, notamment à Jean-Pierre Fabre et à Agbéyomé Kodjo, tout le monde sait que c’est des chiffres qui sont faux et fantaisistes de bout en bout », a indiqué l’acteur politique.

Le politique au cours de son intervention, s'est également prononcé sur la crise que traverse la Guinée Conakry en ce moment, surtout avec le recul d’Alpha Condé quant à son ambition de briguer un 3ème mandat alors que son homologue Faure Gnassingbé veut faire passer un 4ème.

« La CEDEAO, l’UA, même la France, sans compter le peuple guinéen et l’opposition, tout le monde s’est opposé à cette affaire-là. Alpha Condé ne pouvait pas rester isolé sur la scène internationale », a-t-il tenté d’expliquer. A la question de savoir pourquoi cette même pression n’a pas été exercé sur le chef d’Etat togolais, Kofi Yamgnane estime que Faure Gnassingbé, tout « comme son père, achète le pouvoir ».

Et d’ajouter : « Le port de Lomé est un fric fou. Il distribue l’argent à qui veut et il sait que ces gens-là vont le soutenir ».

L’ancien candidat à la présidentielle au Togo a par ailleurs indiqué que les seuls à avoir tenu tête à Faure Gnassingbé lors du dialogue inter togolais sont Muhammadu Buhari et Nana Akufo-Addo respectivement présidents du Nigérian et du Ghana. « C’est les seuls qui ont effectivement tenté de trouver des solutions torpillées par Alpha Condé en 2018 parce qu’il avait son propre agenda », a-t-il confié.

S’agissant de la situation qui prévaut actuellement sur le territoire togolais, l’auteur du livre « Afrique, démocratie introuvable » indique que le peuple togolaise ne s’est pas encore remis du traumatisme de 2005.

« Je pense que le traumatisme de 2005 n’est pas absorbé. Lorsque Faure est arrivé au pouvoir à la mort du général, il y a eu plus de 1100 morts, ont dit les enquêteurs. Il y a un rapport de l’ONU qui est sur la table de Faure qui dit 500 morts. Le peuple togolais est traumatisé », a-t-il déclaré.

 

 

Koffi Yamgnane : « 72,36% dès le premier tour, c’est tout simplement invraisemblable »

 

Présidentielle 2020 : Agbéyomé Kodjo met au défi Faure Gnassingbé

En conférence de presse hier lundi à son domicile à Lomé, le candidat Agbéyomé a encore affirmé qu’il est le seul et unique vainqueur de la présidentielle du 22 février dernier. Il n’exclut pas l’idée d’un second tour entre lui et le président sortant Faure Gnassingbé.

Le candidat de la dynamique Kpodzro continue de clamer sa victoire. Lundi, le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) et son équipe de campagne ont dévoilé à la presse, les éléments de preuve qui montrent à suffisance que le scrutin du 22 février dernier n’a été (pour le régime RPT-UNIR) qu’une vaste opération de bourrage d’urnes, surtout dans la partie septentrionale du pays. Ils disent être déterminés à rétablir la vérité des urnes par tous les moyens possibles.

« UNIR a lamentablement perdu les élections, c’est pourquoi nous sommes déterminés à revendiquer notre victoire et nous aurons notre victoire par tous les moyens légaux. Si UNIR a l’habitude de voler, UNIR ne peut pas nous voler. La preuve, ils ont volé, mais nous sommes debout jusqu’à présent. Dans les cas précédent, personne ne s’est levé pour dire que Faure tu n’as pas gagné, mais cette fois-ci les Américains se sont levés. Et ils ne seront plus seuls dans les heures et jours à venir », a indiqué le candidat de Mgr Kpodzro.

Même s’il conteste les résultats provisoires proclamés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), l’ancien Premier ministre rejette carrément l’idée d’une annulation pure et simple du dernier scrutin présidentiel. A en croire Agbéyomé Kodjo, la facture d’une élection présidentielle coûte très chère. Mais la seule façon de les départager -lui et Faure Gnassingbé- c’est d’organiser un second tour.

« Une élection présidentielle coûte chère, c’est des milliards. Le gouvernement a dit qu’il n’a plus suffisamment de ressources dans les caisses pour pouvoir payer le financement public de la campagne aux candidats de l’opposition. Autant ça coûte pour l’Etat, autant elles coûtent pour les individus et donc on est essoufflé. On n’a pas fini de liquider toutes nos factures, dire qu’on va annuler les élections, ce sera un gâchis. Néanmoins toute forme de solution qui nous permettrait de sauver une partie de ce que nous avons fait de ce premier tour sera bien. C'est-à-dire que par exemple comme on ne sait pas si Faure a effectivement gagné qu’il y ait un deuxième tour. On va y aller et les résultats seront beaucoup plus lamentables pour UNIR », a-t-il indiqué.

Au cours de la conférence de presse d’hier, le candidat Agbéyomé a également fait savoir qu’il est en contact avec les autres candidats de l’opposition. Bientôt des actions concertées seront annoncées, a-t-il confié.

Godfrey Akpa

 

 

Présidentielle 2020 : Agbéyomé Kodjo met au défi Faure Gnassingbé

 

Présidentielle 2020/Résultats définitifs : Le Cour constitutionnelle sort le grand jeu cet après-midi

Les yeux sont tournés vers la Cour constitutionnelle qui doit proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle du 22 février 2020. Après les résultats provisoires rendus publics par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui les a transmis à la haute cour, le moment est enfin arrivé pour connaître la décision de cette juridiction.

Dans un communiqué rendu public ce lundi, le président de la Cour constitutionnelle, Aboudou Assouma a informé l’opinion que les résultats définitifs de l’élection présidentielle du samedi 22 février dernier seront proclamés ce mardi 3 mars 2020 à 15 heures GMT au siège de cette institution.

Les résultats provisoires donnés par la CENI créditent le candidat d’UNIR, Faure Gnassingbé de 72,36%. Le candidat de la dynamique Kpodzro à qui la commission électorale a donné 18,37%, rejette ces chiffres et conteste les résultats. Agbéyomé Kodjo a introduit un recours à la Cour constitutionnelle. Celle-ci lui donnera-t-elle raison ?

On connaîtra la réponse dans quelques heures. En attendant, Agbéyomé Kodjo brandit de nouvelles preuves qui font état de fraudes massives lors de cette présidentielle. Nous y reviendrons.

 

 

Présidentielle 2020/Résultats définitifs : Le Cour constitutionnelle sort le grand jeu cet après-midi

 

Battu et laissé pour mort par les forces de l’ordre

Certains sont pourchassés, battus et même blessés. D’autres sont arrêtés et conduits vers des destinations inconnues. Dans tous les cas, les manifestants qui ont pointé leur nez au bas-fond du Collège Saint Joseph ce soir, récoltent des fortunes diverses.

C’est le cas de cet infortuné Togolais qui n’aspire qu’à l’alternance et a répondu à l’appel de Mgr Kpodzro cet après-midi pour la marche contre la fraude électorale. Il respirait à peine au sol quand nous avons posé nos caméras sur lui.

A en croire les femmes qui l’entourent et tentent de le ranimer, il a été roué de coups par plusieurs éléments des forces de l’ordre qui l’ont pourchassé jusque dans son dernier retranchement qu’est la cantine du Collège Saint Joseph. C’est là où les hommes en uniforme l’ont eu et en ont fait un « repas » pour satisfaire leur envie.

Peu à peu, il a retrouvé ses esprits, mais se trouve dans un état lamentable. « J’ai mal partout », peut-il à peine dire, avec une voix inaudible. Dans tous les cas, ils l’ont amoché.

 

 

Battu et laissé pour mort par les forces de l’ordre

 

Bastonnade dans l’enceinte du Collège Saint Joseph

« Agbéyomé président » ou encore « nous voulons changement », c’est le cri qu’émettent les manifestants au bas-fond du Collège Saint Joseph actuellement, malgré le dispositif répressif sur les lieux.

Incapables de contenir la foule ou de la disperser, les forces de l’ordre se voient dans l’obligation de la confiner dans l’enceinte du Collège Saint Joseph où les cris se font de plus en plus entendre.

Les forces de l’ordre, sans hésiter, ont lancé des grenades lacrymogènes dans l’enceinte du collège. Mais les cris continuent de plus bel. Finalement, les hommes en uniforme ont commencé par bastonner les manifestants dans l’enceinte du collège.

Plusieurs manifestants sont arrêtés et conduits vers une destination inconnue pour le moment.

 

 

Bastonnade dans l’enceinte du Collège Saint Joseph

 

Les premiers gaz lacrymogènes au bas-fond du Collège Saint Joseph

L’interdiction par le ministre en charge de l’Administration territoriale, de la marche prévue par Mgr Kpodzro cet après-midi n’enlève rien de la détermination de la population. Elles sont nombreuses à se rendre sur les lieux.

Le point de départ de la marche, le bas-fond du Collège Saint Joseph est quadrillé depuis ce matin par les forces de l’ordre et des militaires. Mais cela n’a pas empêché les gens d’y aller.

Les premières détonations des grenades lacrymogènes viennent de retentir sur les lieux. La foule des manifestants qui se trouve sur les lieux refusent de partir. Les forces de l’ordre, à pied, et les militaires dans leur jeep, dispersent tout attroupement.

Un manifestant vient d’être arrêté, selon les informations.

 

 

Les premiers gaz lacrymogènes au bas-fond du Collège Saint Joseph

 

Togo… Faure est Imposture

Il le disait si bien, l’intarissable citoyen du monde Victor Hugo : « Après la mitraille, le scrutin » comme arme fatale des imposteurs de tous les pays. Depuis bien longtemps, c’est bien écrit dans le ciel des fâcheux empires. Juste les pieds sur terre, lever la tête et le voir : « Non. En trois lettres. Ce mot dit tout. » Non, c’est un non à l’imposture et à l’invouloir sans fin au Togo. Non, c’est un non à l’abus du Togo. Le Peuple togolais n’a pas voté pour dire qu’il n’existe pas !

Il est temps de le dire et de le redire à Faure Gnassingbé : l’alternance, c’est maintenant au Togo. Depuis février 2005, au décès de son père Gnassingbé Eyadema, Faure Gnassingbé a pris soin, scrupuleusement, de rater toutes les occasions de réaliser l’alternance pacifique au Togo, et d’accomplir la réconciliation dont le pays a tant besoin.

Il est temps de rappeler à Faure Gnassingbé que les femmes et les hommes du Togo lui ont laissé assez de temps et d’opportunités pour faire son devoir, filial et républicain, de racheter la mémoire de son père. La dernière des occasions, quoique forcée, est l’archétype de Parlement en exercice au Togo. Soumis à son seul désir, Faure Gnassingbé n’a fait qu’utiliser la présente Assemblée Nationale pour se convaincre que personne ne peut l’arrêter au Togo, et que le pouvoir il en a besoin pour l’arrogance d’en disposer jusqu’à l’humiliation totale, non pas de ses adversaires politiques, mais de son Peuple.

Il est temps d’interpeller Faure Gnassingbé qu’une fois de plus, le 22 février 2020, il n’a pas été élu ni plébiscité à 72% par les citoyens du Togo, et qu’il fait la honte des Togolais et de sa propre famille, les militaires y compris, en refusant l’évidence des Togolaises et des Togolais de passer leur pays, enfin, sans lui, à la démocratie, à la réconciliation et au développement. La fraude électorale ne peut continuer à prospérer au Togo où tous les observateurs électoraux malveillants aiment converger, se précipiter à chaque élection, pour y faire leur beurre. C’est connu de partout : Faure Gnassingbé, c’est du risible, c’est de la rigolade, c’est de l’argent facile à prendre…

Le coup d’État qui s’habille en scrutin

Effectivement, un Non est bien écrit dans le ciel togolais, et il est tout le contraire d’un plébiscite, tout le contraire d’une présidentielle gagnée. Et, le contraire d’une présidentielle gagnée est un coup d’État, un coup de force :

« Le plébiscite essaye d’opérer un miracle : faire accepter l’Empire à la conscience humaine… C’est étrange un plébiscite. C’est le coup d’État qui se fait morceau de papier. Après la mitraille, le scrutin. Peuple, vote que tu n’existes pas. Et le peuple vote. Et le maître compte les voix. Il en a tout ce qu’il a voulu avoir et il met le peuple dans sa poche. Seulement il ne s’est pas aperçu que ce qu’il croit avoir saisi est insaisissable. Une nation, cela n’abdique pas. Pourquoi ? Parce que cela se renouvelle… Nous disons non. »

Il est temps de signifier à Faure Gnassingbé qu’aucune imposture n’est éternelle. Les peuples sont en colère. Les citoyens sont passés de la simple désobéissance civile à la puissante désobéissance électorale. Au Togo, en France, au Bénin, aux États-Unis, en Allemagne, partout ailleurs les gouvernants sont en difficulté. Aucun de ces dirigeants ne peut raisonnablement assurer sa réélection, encore moins prétendre se faire adouber à 72, 36% de son électorat. Prouvez-le-nous donc, bureau de vote par bureau de vote… Une simple logique républicaine, un inébranlable chêne républicain qui n’a besoin d’aucune disposition légale particulière. Prouvez-nous le plébiscite.

Il est temps de rappeler à Faure Gnassingbé qu’au Togo, un Grand Pardon l’attend toujours, et qu’il est temps qu’il puisse se décider à mériter une si grande et exceptionnelle bonté. Une justice républicaine pour tous, et une particulière attention pour lui et certains de ses proches. Le Togo doit avancer. Car, au Togo aussi, « Chacun de nous contient le chêne République. Chacun de nous contient le chêne Vérité… » Vérité des urnes au Togo. Fini l’imposture Faure… Retournons à la République !

PSA
[28 février 2020]

 

 

Togo… Faure est Imposture

 

Togo, Présidentielle 2020 : Trois erreurs qui vont coûter très cher au régime Faure/RPT-UNIR !

La sortie de l’ambassade des États Unis d’Amérique sur le scrutin présidentielle au Togo n’est pas anodine. Elle constitue plus une gifle assénée aux chiffres avancés par la CENI qui donnent Faure Gnassingbe gagnant du scrutin.

La présidentielle du 22 février qui s’est déroulée dans un climat plutôt paisible était plutôt un calme qui précédait la tempête. L’opacité dénoncée par des candidats qui entoure ce scrutin ne cesse de susciter des réactions de partout. Comme de coutume, selon les observateurs, les autorités togolaises sont prêtes à tous pour faire avaler la pilule des 72,36% du score en faveur de Faure Gnassingbe.

Mais cette fois ci, le vent semble tourner en défaveur. La contestation des candidats malheureux, qui dénoncent des résultats fabriqués et la grogne sur les réseaux sociaux ne cesse de faire réagir. Si plusieurs pays se réservent et évitent de se prononcer sur la situation, pour les États-Unis d’Amérique, c’est le moment de le faire. Cette prouesse (72% des voix) du candidat Faure Gnassingbé, qui devait susciter des félicitations tous azimuts si transparence il y avait, met beaucoup de partenaires du Togo dans la reserve.

Loin de féliciter le candidat du parti UNIR pour cet “exploit“, les Etats-Unis se contentent d’encourager la CENI à traiter les réclamations sur les irrégularités. En effet, dans une déclaration publiée le 26 février 2020 par l’Ambassade des Etats-Unis au Togo, la CENI est exhortée à prendre des mesures pour accroitre la transparence des élections notamment en publiant les résultats bureau de vote par bureau de vote afin d’accroître la confiance de tous en attendant les résultats finaux.

Cette annonce sonne comme un revers pour le parti au pouvoir qui s’est mis à dos les observateurs crédibles. En effet, l’Etat togolais d’après les observateurs a commis trois (3) erreurs qui lui couteront probablement très chères:

La première erreur est d’avoir exclu la société civile de l’observation de ce scrutin. La CENI avait tout mis en œuvre pour annuler et retirer l’accréditation de la Concertation Nationale de la Société Civile (CNSC), l’empêchant ainsi de prendre part au processus électoral.

Evoluant dans la même logique, le régime a commis une deuxième erreur en refusant l’accréditation à une autre organisation nationale crédible et proche du Vatican : le Conseil Episcopal Justice et Paix (CEJP). Une manœuvre qui a bien sûr été mal perçue par les religieux. Le pouvoir se mettait ainsi à dos deux observateurs nationaux influents, les empêchant de déployer des observateurs sur des motifs qui ne convainquent pas les partenaires.

Et la grosse bourde, soit la troisième erreur est d’avoir contraint les observateurs du National democratic institute (NDI) de rebrousser chemin ; Une decision humiliante pour les USA qui apportera son lot de conséquences au régime de 53 ans. Expulser les membres de cette institution soutenue par les États-Unis d’Amérique était sans doute l’erreur à ne pas commettre. Pour les États-Unis, ne pas permettre à ces organisations neutres de participer pleinement à l’observation du scrutin était une occasion manquée pour le gouvernement togolais.

Dans sa farouche volonté de conserver le pouvoir, le régime de Faure Gnassingbé a commis des fautes graves…. Et ces erreurs lui seront sans doute préjudiciables.

En attendant de gérer cette crise qui enfle, la contestation s’accentue chez les candidats et la population. Cela attire sasn doute des regards circonspects sur le Togo. Pas du tout fameux.

Source : independantexpress. net

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Trois erreurs qui vont coûter très cher au régime Faure/RPT-UNIR !

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