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Plus de 10.000 artisans ont bénéficié de l’assurance maladie en 2019

Depuis mai 2019, les artisans togolais bénéficient d’une assurance maladie par le truchement de l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM). Plus de 10.000 artisans ont déjà souscrit à cette assurance, un projet qui s’inscrit dans l’axe 3 du Plan National de Développement (PND).

Dans le contexte des systèmes contributifs de sécurité sociale au secteur informel de l’économie togolaise, les artisans disposent désormais d’une assurance maladie leur permettant d’être pris en charge quand surviennent les risques liés aux maladies non professionnelles et de disposer des soins de qualité.

La ministre de tutelle Victoire Tomégah-Dogbé, pour sa part, souhaite une adhésion en masse des artisans pour l’atteinte de l’objectif selon lequel près de 100.000 artisans sont entendus d’ici trois ans. Elle a exhorté les bénéficiaires à cotiser pour faire prospérer le dispositif.

« Les soucis de prise en charge médicale ne feront plus désormais partie de votre quotidien. Ce dispositif ne saurait prospérer si vos cotisations ne sont pas à jour…Vous devez également éviter d’en faire un usage frauduleux au risque de le voir échouer », a conseillé la ministre.

Pour le président de l’Union des Chambres Régionales de Métiers (UCRM), M. Kodjo Eklou, le lancement du dispositif de couverture maladie est la concrétisation d’un rêve longtemps nourri par les artisans et donc de ce fait, tout sera mis en œuvre pour sa sauvegarde et son renforcement dans l’intérêt de tous les artisans togolais.

Pour rappel, l’Etat togolais a investi plus de 8,7 milliards de Fcfa dans le secteur de l’artisanat en guise d’investissements publics, et ce de l’année 2011 à 2017, selon un rapport rendu public par le ministère du Développement à la base, de l’Artisanat et de l’Emploi des jeunes.

Le document indiquait que les jeunes s’intéressent de plus en plus au secteur de l’artisanat. A cet effet, 53 360 artisans sont enregistrés dans le Système d’information sur l’artisanat (SIA). Aussi environ 20.000 nouveaux diplômés sortent chaque année des centres d’apprentissage.
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Communiqué de la CDPA-BT sur le scrutin du 22 février 2020

Convention Démocratique des Peuples Africains Branche – Togolaise

CDPA-BT
L'oppression se nourrit du silence... et de l'inaction

COMMUNIQUE DE LA CDPA-BT
SUR LE SCRUTIN DU 22 FEVRIER 2020

La situation politique évolue rapidement. Faure Gnassingbe vient de proclamer sa candidature. La CENI a finalement enregistré dix candidats dont deux candidats indépendants et sept candidats représentants des partis du courant majoritaire de l’opposition. Tout le débat politique se polarise désormais sur cette curieuse désignation du « candidat unique consensuel » de l’opposition par Mgr Kpodzro.

Tout se passe comme si les présidentielles du 22 février 2020 ne posent plus aucun problème pour la mouvance de l’opposition. Dans cette situation pré-électorale où la confusion atteint désormais son comble, la CDPA-BT déclare ce qui suit :

1- La CDPA-BT avait donné sa position sur ces élections présidentielles de 2020 dans un article publié le 1er décembre 2019 (voir cdpa-bt.com). Notre Parti a demandé à ses membres et à ses sympathisants de ne pas aller voter le 22 février, mais que chacun exploite l’occasion pour organiser, autant que possible, une campagne d’information autour de lui, afin d’expliquer à la population le pourquoi de ce boycott.

2- La CDPA-BT continue d’estimer en effet qu’à partir du moment où la nature du régime politique en vigueur depuis plus de cinq décennies maintenant empêche de réunir, cette fois-ci aussi, les conditions exigées par la transparence et l’équité des élections dans le pays, le scrutin de 2020 lui aussi permettra au régime autocratique de se proclamer, une fois encore, vainqueur des urnes contre la volonté populaire, comme il l’a fait à l’issue de tous les scrutins précédents organisés dans les mêmes conditions.

3- La CDPA-BT considère toujours qu’aller aux élections en sachant bien qu’elles sont organisées pour permettre à ce régime de se maintenir au pouvoir contre la volonté populaire, c’est l’accompagner dans sa volonté de se pérenniser ; c’est contribuer à le maintenir au pouvoir.
On ne peut pas prétendre combattre un régime politique impopulaire en faisant en même temps, et à chaque fois ce qui lui permet de continuer de confisquer le pouvoir d’Etat au profit d’une minorité de la population.

4- Dans ces conditions, la CDPA-BT estime qu’à la volonté du régime de se maintenir au pouvoir par de prétendues élections, l’opposition togolaise se doit d’opposer un boycott massif, c’est-à-dire un refus massif de participer à ce type d’élection. Mais il ne s’agit pas seulement de refuser d’aller voter ; il faut en plus exploiter l’occasion pour expliquer autour de soi que le boycott aussi est un acte civique, une manière, entre autres, d’exprimer son point de vue, en tant que citoyen, sur la gestion des affaires publiques.

5- Il s’agit donc d’un boycott actif, et non le « boycott soft » que les tenants du pouvoir jettent à la figure de leaders opposants fluctuants pour ridiculiser l’opposition toute entière, et faire passer encore ce régime de 57 ans pour un régime politique démocratique.

6- Depuis le 1er décembre 2019, absolument rien de nouveau n’est venu modifier l’environnement électoral du pays en faveur de l’opposition démocratique : La date du scrutin est fixée ; les élections auront lieu sans les réformes ; Faure Gnassingbe est investi pour un quatrième mandat, le choix de Kodjo Agbeyome comme « candidat de consensus » pour l’opposition semble plus catastrophique que bénéfique…

7- Au regard de cette situation, la CDPA-BT lance à nouveau son appelle au boycott actif des élections du 22 février 2020 :
a- ne pas aller voter ;
b- expliquer autour de soi pourquoi il faut boycotter ces élections ;
c- contribuer aux initiatives en cours pour amener la masse des opposants à se donner une organisation susceptible de lui permettre de jouer plus efficacement le rôle qui lui revient dans la lutte pour le changement démocratique dans le pays.

Fait à Lomé le 11 janvier 2020.

Pour la CDPA-BT
Son Premier Secrétaire.


Prof. E. GU-KONU

 

 

Plus de 10.000 artisans ont bénéficié de l’assurance maladie en 2019

 

Des conseils utiles du Maître à ses élèves

L'image en dit long. Ce mardi aux environs de midi, après sa réunion avec les présidents des fédérations au siège de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) à Bè Kamalodo, Jean-Pierre Fabre a reçu la visite de quelques élèves qui sont venus le saluer. Le Maire du Golfe 4 a profité de l’occasion pour prodiguer des conseils utiles à ces apprenants.

En effet, ce mardi matin, le président de l’ANC a animé une réunion avec les fédérations du Golfe, d’Agoè-Nyivé, les femmes des marchés, les zémidjans et la jeunesse du parti. Il s’agit pour le Maire d’Amoutiévé de procéder, comme d’habitude, à informer et former les premiers responsables du parti.

Jean-Pierre Fabre n’a pas manqué d’informer ses militants du dépôt de sa candidature à la CENI.

Et c’est au sortir de cette réunion, aux environs de midi, que les élèves des écoles situées dans les encablures du siège de l’ANC, qui revenaient des cours, ont croisé l’ex-chef de file de l’opposition.

En bon parent d’élèves, le leader de l’ANC a profité de l’occasion pour prodiguer des conseils utiles à ses « relèves de demain ». Il a pris quelques clichés avec eux avant de regagner sa voiture.

Godfrey Akpa

 

 

Des conseils utiles du Maître à ses élèves

 

Présidendielle 2020: La CDPA soutient la candidature de Gabriel Agbéyomé

Dans un communiqué rendu public ce mardi, la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) a apporté son soutien à Dr Gabriel Agbéyomé Kodjo, candidat unique de l'opposition pour le compte de la présidentielle en vue. Le parti de Mme Adjamagbo-Johnson dit être "conscient des vicissitudes qui entourent ce genre d’exercice avec son lot d’incompréhensions, de déceptions, voire de frustrations". Par ailleurs, la CDPA lance un appel pressant, aux partis politiques, aux syndicats, à la société civile et surtout aux populations togolaises à se mobiliser autour du candidat choisi par Monseigneur Kpodzro. Lecture!

COMMUNIQUÉ DE LA CDPA

Le 31 décembre 2019, Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro, archevêque émérite de Lomé, a désigné Monsieur Agbéyomé Gabriel Kodjo comme candidat unique des Forces démocratiques, au terme d’un processus qu’il a personnellement conduit de bout en bout.
La CDPA, qui dans un premier temps, a pris acte de cette désignation au sein de la C14, apporte son soutien au candidat Agbéyomé Kodjo.

Le soutien de la CDPA se fonde d’abord sur les convictions profondes que le parti a toujours exprimées. Dès les débuts de son combat dans la clandestinité en 1987, compte tenu de la nature même du système que nous combattons, la CDPA a compris que c’est ensemble et unies que les forces démocratiques et patriotiques mettront fin à la dictature militaro clanique au Togo. C’est fidèle à cette vision que la CDPA a lancé l’appel de Tchékpo : « démocratie d’abord, multipartisme ensuite » ; qu’elle a pris part aux différentes coalitions des forces démocratiques dans lesquelles elle a toujours joué un rôle déterminant. C’est enfin conformément à cette vision qu’elle a adhéré, de concert avec ses partenaires de la C14, à la démarche de candidature unique initiée par l’archevêque émérite Kpodzro.

La CDPA est consciente des vicissitudes qui entourent ce genre d’exercice avec son lot d’incompréhensions, de déceptions, voire de frustrations. Mais l’acceptation de lourds sacrifices par les partis politiques au détriment des intérêts partisans, et quelques soient les états d’âmes, même les plus légitimes, constitue le prix à payer pour l’instauration de la démocratie au Togo.

Ce soutien de la CDPA à la candidature de Monsieur Agbéyomé Kodjo se fonde aussi sur les péripéties du long combat pour l’alternance et la démocratie au Togo. Dans la quête de démocratie du peuple togolais, les candidats de l’opposition ont toujours gagné les élections dans les urnes, sans que nous n’ayons jamais pu prendre le pouvoir. De guerre lasse, les populations fatiguées de se voir voler leur suffrage, ont commencé par déserter les bureaux de vote, reprochant aux forces démocratiques de ne pas innover dans leurs stratégies électorales. Le choix de Agbéyomé Kodjo, un candidat ayant joué un rôle clé dans le système dont il connait les rouages, est justement une nouvelle piste que Monseigneur Kpodzro nous propose pour faire les choses autrement. Explorons-là !

Certes Agbéyomé Kodjo, n’est pas exempt de tout défaut, loin sans faut ! Mais pour l’heure et au regard de l’objectif difficile de réussir l’alternance, laissons l’histoire juger son parcours politique et parions surtout sur son option désormais inconditionnelle pour la démocratie, son engagement à obtenir les meilleures conditions pour un scrutin transparent, sa détermination à gagner les élections et à défendre nos votes, avec nous tous bien entendus. Parions finalement sur son engagement à mettre en place une transition ouverte à tous, pour des réformes et une refondation de l’Etat.
Fort de ce qui précède et par respect de la parole donnée, la CDPA réitère son soutien au candidat désigné Agbéyomé Kodjo.

La CDPA lance un appel pressant, aux partis politiques, aux syndicats, à la société civile et surtout aux populations togolaises à se mobiliser autour du candidat choisi par Monseigneur Kpodzro.

Seul le combat libère et le combattant déterminé doit occuper tous les espaces de confrontation avec l’adversaire.

Démocratie d’abord, multipartisme après. Ensemble nous vaincrons !

B. K. ADJAMAGBO JOHNSON

 

 

Présidendielle 2020: La CDPA soutient la candidature de Gabriel Agbéyomé

 

La coalition des Rassembleurs soutient Agbéyomé Kodjo

Finalement Soter-Caiüs Dotégan Dovi ne participera plus au scrutin présidentiel du 22 février prochain. L’homme politique qui a promis trois repas par jours aux Togolais a retiré sa candidature en soutien à celle d’Agbéyomé Kodjo, le candidat unique des forces démocratiques.

Cette décision, selon la coalition des Rassembleurs, intervient après analyse approfondie des conclusions du processus initié par Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro, Archevêque, a écrit le regroupement bien que le candidat ait rempli toutes les conditions notamment le dépôt légal de son dossier Sous le N°01/CENI/EP-2020 du 08/01/2020 et versé intégralement sa caution à la Trésorerie du Togo sous le N°0021151 du 08/01/2020 pour participer au scrutin présidentiel.

Aussi, les Rassembleurs ont ajouté qu’ils ont tenu compte de la volonté populaire et celle de leurs militantes et militants qui ont souhaité la limitation du nombre de candidats et l’attachement qu’ils accordent l’avènement d’une nouvelle démocratie participative.

Après analyse de tous ces aspects, la coalition a jugé bon de privilégier l’intérêt de la nation en renonçant à sa participation à l’élection.

Il est à noter que la coalition des Rassembleurs n’est pas la seule formation politique qui a accordé son soutien au candidat des Forces démocratiques Gabriel Agbéyomé Kodjo. D’autres partis politiques notamment le NID, la CDPA, ont également manifestés leur soutien à la candidature du président du MPDD.

La Commission électorale nationale indépendante a annoncé 9 candidatures pour le compte de la présidentielle de 2020.

Nicolas K

 

 

La coalition des Rassembleurs soutient Agbéyomé Kodjo

 

La une des journaux parus ce mercredi 15 janvier 2020

La prochaine élection présidentielle tient le haut du pavé des journaux parus dans les kiosques ce mercredi matin.

« Présidentielles 2020 : l’heure du peuple a sonné », alerte le journal La Manchette à sa une. Au pied de page du journal, l’hebdomadaire porte un regard critique sur les 15 ans de gouvernance de Faure Gnassingbé. « 15 ans sous Faure : Sempiternelle gouvernance du contraire », affiche le confrère.

« Présidentielle 2020 : De quoi ont-ils si peur ?», s’interroge l’hebdomadaire Fraternité à sa une, avec à l’appui, l’image de Faure Gnassingbé assis sur son fauteuil présidentielle avec un regard plongé dans le vide.

« Présidentielle 2020 : La diaspora dénonce un processus illégal », note Liberté dans sa livraison N° 3082 de ce mercredi 15 janvier 2020. Le quotidien présage une « surprise désagréable qui attend l’opposition » lors du prochain scrutin présidentiel.

« 2020/Pour cause de candidature unique : le reliquat de la C14 part aussi en lambeaux », titre le journal Le Messager dans livraison de ce jour.

Focus Infos dans sa parution N°240 de ce mercredi, a consacré un dossier sur le dernier quinquennat de Faure et titre : « 2015-2020 : le mandat a-t-il été social ?»

Bien d'autres sujets sont à découvrir dans les colonnes de ces différentes parutions.

Godfrey Akpa

 

 

La une des journaux parus ce mercredi 15 janvier 2020

 

Pour Gabriel Dosseh-Anyron, Agbéyomé est le « Moïse » censé délivrer le peuple togolais

Depuis qu’il a été investi candidat unique de l’opposition pour le compte la présidentielle de 2020, Agbéyomé Kodjo ne cesse d’avoir des soutiens de la part des leaders de l’opposition togolaise.

Gabriel Dosseh-Anyron du parti Le NID vient également de jeter son dévolu sur le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD). Pour lui, le choix du Dr Agbéyomé Kodjo comme candidat unique de l’opposition est juste. Il va jusqu’à comparer l’ancien Premier ministre à Moïse, dans l’ancien Testament. Le président du parti Le NID estime que Dr Agbéyomé Kodjo est l’homme de la situation d’autant plus qu’il connait bien le régime.

« Agbéyomé Kodjo est comme Moïse au temps des pharaons. Moïse connait bien la maison. Il a vécu dans le palais royal. Et c’est lui que Dieu a choisi pour délivrer le peuple d’Israël. Dieu pourrait choisir quelqu’un qui n’a pas vécu chez les pharaons. Aujourd’hui, on nous choisit quelqu’un qui connait la maison et vous commencez par tirer sur lui. On a fait la même chose en 1993, s’agissant du Premier ministre Edem Kodjo. Moi-même j’étais parmi ceux qui le critiquaient. Nous avons souhaité que si c’est lui, un ancien qui a créé le RPT, on préfère qu’Eyadema reste au pouvoir pour que nous le bâtions plus tard. Et voilà qu’on est toujours là », a regretté Gabriel Dosseh-Anyron.

Ce leader politique promet de mettre tous les moyens possibles, toute son énergie pour que cette élection présidentielle débouche sur une alternance politique.

« Nous nous sommes engagés dans la dynamique. Et avec cette nouvelle dynamique qui accompagne le candidat Agbéyomé, je crois que rien ne peut nous bloquer. On ira jusqu’au bout et le candidat Agbéyomé sera proclamé président de la République togolaise », a déclaré Gabriel Dosseh-Anyron.

Selon le président du parti Le NID, ceux de l’opposition qui tirent à boulet rouge sur le candidat Agbéyomé « se trompent d’adversaire ». « M. Agbéyomé n’est pas l’adversaire des autres candidats déclarés des forces en lutte pour l’alternance », a-t-il souligné.

Rappelons que le parti le NID n’est pas le seul à apporter son soutien à la candidature d’Agbéyomé. La Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) de Mme Adjamagbo-Johnson soutient également le candidat unique de l’opposition. Certains candidats déclarés ont même renoncé à leur candidature pour travailler ensemble avec le candidat de Monseigneur Kpodzro. Il s’agit bien sûr de Kpodar Gamessou et Soter-Caïus Dovi…

Godfrey Akpa

 

 

Pour Gabriel Dosseh-Anyron, Agbéyomé est le « Moïse » censé délivrer le peuple togolais

 

Fulbert Attisso croit en l'alternance avec Agbeyomé

Dans une tribune rendu public, le président du parti « Togo Autrement » soutient le candidat des Forces démocratiques. L’acteur politique est persuadé que Mgr Kpodzro a trouvé l'antidote contre l'enchantement sous lequel gît le peuple togolais depuis des lustres. Selon Fulbert Atisso, la formule du prélat qui a abouti au choix qui a pris en compte un ancien du régime décrié plutôt que l'opposant le plus populaire est source de confusion dans le camp du pouvoir. A l’en croire, Agbéyomé Kodjo répond à la caricature des anciens caciques du régime et sont capables de trouver les failles pouvant le faire tomber à l’échéance de l’élection présidentiel. Lisez plutôt !

Enfin l'alternance est possible avec Mgr Fonoko Kpodzro et Agbéyomé Kodjo

Par Fulbert Sassou ATTISSO, Coordinateur général de la campagne d'Agbéyomé Kodjo

Cette aspiration que caresse depuis des lustres le peuple togolais va enfin se réaliser. L'alternance sera au rendez-vous le 22 février 2020, par les urnes. Mgr Kpodzro a trouvé l'antidote contre l'enchantement sous lequel gît notre peuple, qui vit sous une dynastie autocratique depuis 53 ans. Le vieux prélat, fort de sa foi, dure comme une graine de sénevé, acquise de ses 60 ans de vie sacerdotale, a proposé aux acteurs de l'opposition togolaise une démarche qui renverse la tradition politique à laquelle ils sacrifient tous les cinq (5) ans face a l'élection présidentielle. Au lieu d'envoyer dans la bataille électorale le candidat du plus grand parti de l'opposition, il a privilégié d'autres critères qui, dans son inspiration, sont plus prégnants et fondamentaux dans le contexte du Togo pour favoriser le changement de régime par des élections. En réalité, le choix de Mgr Kpodzro pour la présidentielle de cette année, s'il rompt avec une mentalité ancrée dans l'opposition, monte en épingle une idée qui circule depuis quelque temps au Togo et en Afrique.

" Pourquoi l'opposition togolaise ne présenterait-elle pas, pour une fois, à l'élection présidentielle un ancien baron du régime reconverti en opposant? " Dans les contextes politiques similaires à celui du Togo, l'alternance s'est faite à travers cette formule : choisir comme candidat unique ou principal de l'opposition un ancien du régime décrié plutôt que l'opposant le plus populaire. Le choix de M. Agbéyomé Kodjo par Mgr Kpodzro à l'issue de la dynamique que ce dernier a conduite pendant des mois avec plusieurs organisations de l'opposition répond à l'aggiornamento politique qui a permis au Sénégal, au Burkina- Faso et à d'autres pays dans lesquels le pouvoir était confisqué de se sortir d'affaire.

Les protestations suscitées par le choix de M. Agbéyomé Kodjo par Mgr Fanoko Kpodzro sont la preuve qu'une tradition a été bousculée, que des habitudes lointaines ont été touchées. Or les sociétés humaines sont hostiles aux changements d'habitudes et de pratiques, même si elles ont fait le constat que les vieilles habitudes ne les font pas avancer. Une chose au moins est certaine aujourd'hui, toutes les fois que les principaux partis de l'opposition ont soutenu dans la course à l'élection présidentielle l'opposant bon teint, le leader dont le parti est le mieux implanté, l'aventure à tourné court. 1998, 2003, 2005, 2010, 2015, toutes ces expériences malheureuses d'échecs à répétitions, avec la même formule, ne suffisent-elles pas pour nous faire comprendre que nous devons reformuler nos choix, changer nos mentalités et nos habitudes ? Pourquoi persister dans une tradition éculée qui a fait la preuve de son inadéquation avec le contexte politique togolais ? Peut-on faire la même chose et espérer des résultats différents?

La pertinence de la formule de Mgr Kpodzro, qui a choisi un ancien collaborateur du régime RPT, sur le compte duquel on a mis des drames nationaux, réside dans le fait que le Togo se trouve dans une problématique de l'alternance par les urnes dont la résolution ne peut venir des "grands opposants".

La réalisation de l'alternance nécessite des atouts qu'on ne peut retrouver que chez une catégorie bien précise d'opposants politiques. Ces pouvoirs dictatoriaux qui utilisent les moyens d'État, les réseaux internationaux et la relation avec les Etats puissants ont besoin d'être rassurés si jamais ils devraient envisager de passer la main. Pour les déboulonner, il faut disposer d'énormes moyens financiers et de relations de tous genres, toutes choses qui échappent aux opposants politiques classiques en Afrique. De plus, les acteurs de ces pouvoirs de dictature ont besoin de finir leurs courses dans la sécurité, sans aucune crainte de poursuite une fois qu'ils se retrouveront dans la peau du citoyen ordinaire.

M. Agbéyomé Kodjo, le candidat de Mgr Kpodzro répond à la caricature de ces anciens notables du Roi, qui connaissent les faiblesses du Palais royal et peuvent les utiliser pour supprimer la monarchie. Ce profil, il est indéniable qu'on ne pourrait pas le posséder sans qu'on ait offensé les autres. Toute la difficulté pour certains Togolais à accepter le choix du prélat s'explique par le passé de M. Agbéyomé Kodjo et certains événements douloureux qu'on lui attribue à tort ou a raison. Au demeurant, c'est sa participation au régime RPT qui lui a permis d'avoir été Premier ministre, Président de l'Assemblée nationale, et donc de pouvoir entrer dans le schéma des défaiseurs de Rois. Le dilemme est entier !

L'alternance est une nécessité en cette année 2020. Pour ce faire, nous devons nous faire violence pour accepter le renouveau que propose Mgr Kpodzro. Nous devons faire confiance à ce prélat et le suivre dans cette oeuvre de foi qu'il a acceptée, en dépit de son âge, de faire avec le peuple togolais. Sa mission est celle du Maître qui demande au pêcheur, exaspéré par une pêche infructueuse pendant toute la nuit, de jeter à nouveau le filet. Pourquoi l'opposition qui recherche l'alternance depuis 30 ans, étreinte par l'exaspération, refuserait-elle de suivre Mgr Kpodzro qui lui demande d'essayer encore, mais cette fois en désignant Agbéyomé Kodjo pour jeter le filet.

En définitive, qui ne reproche pas à M. Agbéyomé Kodjo sa participation au régime qui opprime les Togolais et les Togolaises depuis tant d'années ? Que valent ses réprobations devant l'intérêt du Togo? Nous dirons simplement " que celui qui n'a jamais péché lance le premier la pierre. " Il est aujourd'hui évident que si tout le monde, y compris les candidats les plus forts de l' opposition, rallie M. Agbéyomé Kodjo, nous parviendrons à faire l'alternance le 22 février 2020. Alors que faire ?

 

 

Fulbert Attisso croit en l'alternance avec Agbeyomé

 

Présidentielle 2020 : Les Forces du consensus démocratique annoncent de grandes manifestations populaires

Devant la presse ce mercredi à Lomé, les Forces du consensus démocratique composées d’organisations de la société civile, des partis politiques, des candidats déclarés et des citoyens sans étiquette, ont dénoncé les nombreuses irrégularités qui souillent le processus devant conduire à la prochaine élection présidentielle. Pour ces Forces, non seulement le processus électoral en cours est profondément vicié, mais aussi la nouvelle Cour constitutionnelle n’est conforme ni à la constitution ni à la loi organique. Mêmes les modifications de 26 articles de la Constitution du 14 octobre 1992 sont anticonstitutionnelles. Face à cette situation qui n’augure rien de bon pour la réalisation de l’alternance politique en 2020, les Forces du consensus démocratique sonne la remobilisation et annoncent de grandes manifestations dans les prochains jours. « 2020 doit être une année décisive ; l’année de la victoire du peuple togolais et non d’un clan contre un autre. La lutte qui va reprendre ne s’arrêtera qu’avec la victoire du peuple. Nous demandons à tous les fils et toutes les filles de la nation, au Togo et dans la diaspora, de se préparer pour de grandes manifestations populaires en vue de mettre fin à l’inacceptable et de concrétiser enfin les vœux de nos aïeux : faire du Togo l’Or de l’Humanité », indique la déclaration liminaire ayant sanctionné cette conférence presse. Bonne Lecture !

DECLARATION
Un processus électoral vicié.

Depuis le lancement du processus devant conduire à l’élection présidentielle de février 2020, la société civile togolaise n’a de cesse d’appeler à un scrutin plus transparent à même de garantir la vérité des urnes et d’aider à la construction d’une nation apaisée et tournée vers son développement. Mais en dépit de ces appels répétés, le pouvoir s’oppose obstinément à la mise en place de conditions d’intégrité électorale.

Les 3 et 4 janvier 2020, des OSC, des partis politiques et des candidats déclarés ont réitéré leur appel pour une élection présidentielle équitable mais à ce jour on constate toujours que :
- des citoyens n’ont pas pu se faire inscrire sur les listes et sont ainsi délibérément privés d’un droit constitutionnel
- sur plus d’un million d’âmes au sein de la diaspora, moins de 350 ont fait l’objet du recensement électoral
- le fichier électoral non audité reste la propriété exclusive du parti au pouvoir
- le vote par anticipation des forces de l’ordre véritable niche de fraude est maintenu
- les bulletins de vote ne sont pas authentifiés favorisant ainsi le bourrage des urnes
- le pouvoir refuse systématiquement et obstinément la proclamation des résultats BV par BV malgré les recommandations fortes des différentes missions d’expertise électorale étrangères qui précisent bien que cette disposition est indispensable pour garantir la transparence et la traçabilité des résultats.

Des distorsions juridiques gravissimes.

Outre ces entraves à un mode de régulation libre et démocratique de la vie politique de notre pays, on constate des distorsions graves de la Loi Fondamentale et de la Loi organique sur la Cour Constitutionnelle, perpétrées au plus haut niveau de l’Etat. Ainsi :
1. En recevant, le 30 décembre dernier, le serment de sept membres de la Cour constitutionnelle sur les neuf prévus par la Constitution, le Président de la République et la Présidente de l’Assemblée Nationale ont violé les articles 1er, 2, 92 et 100 de la Constitution togolaise, ainsi que l’article 3 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle. Le 23 décembre 2019, la révision de la Loi organique N°2004-004 du 1er mars 2004 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle a été faite en violation de l’article 92 de la Constitution.

En d’autres termes, à la création, les neuf membres de la Cour devaient tous prêter serment, sans exception aucune car la possibilité organisée par la loi organique pour une Cour de fonctionner en l’absence de quelques-uns de ses membres, ne peut être confondue avec l’acte de création de cette même institution qui ne peut souffrir d’aucune dérogation. Ensuite, les délais prescrits par la Constitution pour l’adoption des lois organiques n’ont pas été respectés et aucun décret d’application ne sous-tend l’adoption et la validation de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Cour.

Il y a donc eu de multiples distorsions juridiques qui ont accompagné la mise en place de la nouvelle Cour Constitutionnelle, or l’alinéa 2 de l’article 7 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle dispose que : « Tout manquement aux obligations prescrites par la présente loi organique constitue un acte de forfaiture ».

2. Par ailleurs, l’expert constitutionnaliste de la CEDEAO a proposé un avant-projet de révision de trois articles de la Constitution. Ce projet de trois articles fut régulièrement soumis par le gouvernement à l’Assemblée nationale mais au terme des amendements, les députés ont voté une loi de révision constitutionnelle de vingt-neuf articles.

Cette loi a été promulguée et publiée au journal Officiel de la République le 15 Mai 2019. Vingt-six cavaliers législatifs (article dont la révision a été introduite à titre individuel par un député) furent donc introduits, en violation de l’alinéa 1 de l’article 144 de la Constitution qui dispose que « l’initiative de la révision de la constitution appartient concurremment au Président de la République et à un cinquième (1/5) au moins des députés composant l’Assemblée nationale.

Sous le règne de l’illégalité et de l’impunité, l’histoire semble se répéter.

Au vu de ce qui précède, ne sommes-nous donc pas revenus aux tripatouillages constitutionnels, comme ceux du 6 février 2005 et à une Cour constitutionnelle aux ordres ?

Faut-il rappeler que Monsieur Faure GNASSINGBE a pris le pouvoir à la suite d’un coup d’Etat militaire suivi d’un coup d’Etat constitutionnel perpétrés les 5 et 6 février 2005 ? Faut-il rappeler que le 7 février 2005 il a prêté serment sur la Constitution tripatouillée promulguée la veille ? Le 26 février 2005, il fut contraint à la démission. Mais sous la supervision de la CEDEAO dont la probité a été mise en cause, les putschistes ont organisé, un coup de force électoral en vue de légaliser la prise de pouvoir.

Pourtant, selon l’article 148 de la Constitution du Togo, « toute tentative de renversement du régime constitutionnel par le personnel des Forces Armées ou de Sécurité publique, par tout individu ou groupe d'individus, est considérée comme un crime imprescriptible contre la Nation et sanctionnée conformément aux lois de la République ».

Les coups de forces électoraux, les violations des droits Humains, les entraves à la liberté d’expression et de manifester ont continué d’affliger la vie des citoyens. En août 2019, la modification au parlement de la loi N° 2011-010 du 16 mai 2011 relative aux conditions d’exercice de la liberté de réunion et des manifestations pacifiques publique consacre définitivement le caractère liberticide de ce régime et les injonctions des Nations Unies n’y ont rien changé. Les manifestations sont toutes systématiquement confinées et tout mode d’expression populaire « légalement » bâillonné par la nouvelle loi.

En définitive.

Pour les forces du consensus démocratique composées d’OSC, de partis politiques, de candidats déclarés, de citoyens de la diaspora et de citoyens sans étiquette, il est donc clair que :
- La Cour constitutionnelle n’est conforme ni à la constitution ni à la loi organique.
- Le processus électoral en cours est profondément vicié.
- Les modifications de 26 articles de la Constitution du 14 octobre 1992 sont anticonstitutionnelles.
Nous sommes aujourd’hui devant une situation juridique qui défie la raison, avec le gouvernement, le parlement et la Cour constitutionnelle dont les actes de violation des textes constituent une forfaiture. Toutes les forces démocratiques doivent unir leurs forces pour remettre le pays sur le droit chemin.

Peuple togolais l’heure de la remobilisation a sonné. La lutte est longue mais tu as accompli une grande partie du chemin. Déploie tes ressources propres pour te sortir de cette situation de servitude.
2020 doit être une année décisive ; l’année de la victoire du peuple togolais et non d’un clan contre un autre. La lutte qui va reprendre ne s’arrêtera qu’avec la victoire du peuple.

Nous demandons à tous les fils et toutes les filles de la nation, au Togo et dans la diaspora, de se préparer pour de grandes manifestations populaires en vue de mettre fin à l’inacceptable et de concrétiser enfin les vœux de nos aïeux : faire du Togo l’Or de l’Humanité.

 

 

Présidentielle 2020 : Les Forces du consensus démocratique annoncent de grandes manifestations populaires

 

Togo : Déclaration de biens et avoirs, la charité bien ordonnée…

L'Independant Express
Faure Gnassingbé et sa minorité pilleuse | Photo : RT

Bientôt, les hautes personnalités, les hauts fonctionnaires et autres agents publics devront déclarer leurs biens et avoirs. Une initiative qui vise selon les autorités le renforcement des diverses mesures législatives et réglementaires déjà prises dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la corruption ainsi que la promotion de la bonne gouvernance.

Les autorités devront donner l’exemple.

En novembre 2019, un projet de loi avait été adopté par le gouvernement pour la mise en œuvre de cette mesure. Toutefois, cette loi existait depuis toujours dans la constitution de 1992 (Article 145) mais aucun décret fixant les conditions de déclarations n’avait été établi jusqu’ici.

Le mercredi 01 janvier 2020, le projet de loi fixant les conditions de déclaration des biens et avoirs a été entériné par le parlement.

La loi adoptée définit les périmètres pratiques, la périodicité, le délai de prescription des infractions liées ou inhérentes à la déclaration et aux biens déclarés, les organes dépositaires, l’assiette de la déclaration, les délais et la procédure, le droit à l’information et les sanctions.

En dehors des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents publics professionnellement exposés à des risques de corruption, il est à noter que l’obligation de déclaration est élargie aux membres des bureaux des partis politiques et aux responsables d’organes de presse.

D’ici peu donc « Le président de la république, le premier ministre, les membres du gouvernement, le président et les membres du bureau de l’Assemblée nationale et du Sénat et les directeurs des administrations centrales et les entreprises publiques doivent faire devant la cour Suprême une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leur fonction » conformément à l’Article 145.

Néanmoins, des questions se posent. Cette loi existe depuis 1992 et ce n’est qu’aujourd’hui, plus de vingt-neuf ans après que le gouvernement adopte un projet de loi précisant les conditions de la déclaration des biens et avoirs.

Qu’est ce qui explique un tel dévouement subit pour la transparence au sein des administrations publiques ?

D’aucuns pensent que cette initiative du gouvernement togolais n’est que diversion. Une mesure prise pour faire bonne figure à l’international et se hisser au rang des pays réformateurs ; le classement du Doing Business en est un parfait exemple.

Malgré cette jubilation autour d’une supposée amélioration du climat des affaires, l’économie demeure dans un état morose et le citoyen ne voit aucune répercussion sur son revenu.

Espérons que les autorités et les hauts fonctionnaires seront en mesure de déclarer leurs biens, d’apporter une justification de la provenance des montants énormes sur leurs comptes.

Vivement que cette mesure ne se solde par un échec.

En rappel, il y a quelques années, l’OTR (Office Togolaise des Recettes) dans un communiqué invitait ses employés à déclarer leurs biens. Mais jusqu’alors rien n’a été fait dans ce sens ; ou du moins, la presse n’en a pas eu écho.

Plusieurs lois ont été adoptées dans ce pays mais n’ont jamais été appliquées. Espérons que ce projet de loi ne prolongera pas la liste puisque le Togo, dit-on bat le record de vote et d’adoption des plus belles lois du monde, mais reste le dernier pays à les respecter.

Source : independantexpress.net

 

 

Togo : Déclaration de biens et avoirs, la charité bien ordonnée…

 

Togo : Quels faits du bilan « Glorieux » des 15 ans de règne Faure Gnassingbé

27avril.com
Pas d’accès à l’eau potable dans la grande majorité des localités du Togo

Au Togo, dans bon nombre de localités, l’accès à l’eau potable n’est qu’un rêve lointain. A Adontéré sur la route de Kélékpé dans dans la préfecture de l’Ogou, par exemple, les jeunes filles sont obligées de creuser à certains endroits pour ramasser de l’eau boueuse impure. Pourtant avec un maigre 2 millions de FCFA, la population de cette localité pourrait avoir de l’eau potable. Rappelons que une telle modique somme de 2 millions de FCFA n’équivaut même pas à la valeur les chaussettes de Faure Gnassingbé!

Effondrement d’un immeuble à Lomé

Un immeuble de 5 étages s’est écroulé dans le quartier Sito-aéroport, non loin de la pharmacie aéroport, lundi 13 janvier 2020 à 17H30. Il y aurait eu des blessés.

Fait vérifié : Lorsque la corruption gangrène tout le système de gestion d’un pays, c’est fréquent d’avoir des drames de ce genre. Le Togo de Faure K.E. Gnassingbé est un exemple parfait de pays où la corruption est érigée en mode de gouvernance.

Cerise sur le gâteau : Ce même Faure Gnassingbé, après 15 ans de gouvernance calamiteuse, rempile pour un éventuel 4e mandat en février 2020.

Yeah, This is Togo !

Source : 27avril.com; Vidéos : Divers/ F.L+ F.K. / FB

 

 

Togo : Quels faits du bilan « Glorieux » des 15 ans de règne Faure Gnassingbé

 

Togo : La Sécurité Sociale vole aux éclats. Les Cotisations à la CNSS, le Goulot d’étranglement pour les employeurs

L'Independant Express
Ingrid Awade CNSS Togo
Ingrid Awadé et sa Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) | Infog : 27avril.com

S’il y a un secteur qui participe à la prospérité du pays et la résorption du chômage au Togo, c’est bien le secteur privé. Mais ce secteur semble être le parent pauvre de la législation en vigueur, entendu que les relations qu’entretiennent la Caisse nationale de sécurité sociale avec ses partenaires que sont les sociétés privées ne sont pas de nature à encourager celles-ci. Faute de répondre aux redressements et aux contrôles, les entreprises du privé sont souvent contraintes soit de mettre la clé sous le paillasson ou de faire recours à la fraude. La CNSS

Suivant la loi N° 2011-006 du 21 février 2011 portant code de sécurité sociale, les employeurs disposent de huit jours pour procéder à la déclaration des travailleurs une fois qu’ils sont embauchés. En effet, le point 1 de l’article 9 de ladite loi dit clairement « l’immatriculation du travailleur à la Caisse s’effectue obligatoirement à la diligence de l’employeur dans un délai de huit (08) jours à compter de la date de son embauche, sous peine de sanctions prévues à l’article 95 de la présente loi ». Ce qui montre clairement que tous les travailleurs devaient pouvoir bénéficier de l’application rigoureuse de cette disposition afin d’être couvert par la sécurité sociale en cas d’accidents professionnels.

Malheureusement, force est de constater que sur le terrain, la situation est tout autre et beaucoup d’emplois dans le secteur privé ne sont pas déclarés auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale. Si certains opérateurs évoquent les difficultés financières pour se dédouaner, d’autres pointent du doigt la lenteur dans les prestations de l’Institution, surtout en cas d’accidents professionnels. Les employeurs se retrouvent encore à prendre en charge les frais d’hôpital en attendant un hypothétique remboursement qui peut prendre des mois, voire des années. Même si on note une nette amélioration des services aujourd’hui, on dit souvent que celui qui a été mordu par le serpent craint le ver de terre. C’est surtout l’obligation qui est faite à l’employeur de prendre en charge les soins avant remboursement qui irritent plus d’un, ceux-ci estimant qu’il revient à la Caisse de prendre ses responsabilités, surtout lorsqu’ils sont à jour de leurs cotisations.

Au-delà de cette situation qui n’est pas incitative pour les dirigeants d’entreprise du secteur privé, la gestion dans les retards de cotisation constitue la véritable pomme de discorde entre les deux parties. En effet, l’article 17 de la loi N° 2011-006 dit que L’employeur est tenu, primo de verser la totalité des cotisations dues, notamment la part patronale et la part ouvrière dans les délais et selon des modalités fixées par arrêté du ministre de tutelle. Secundo, une majoration de cinq pour cent (5%) est appliquée aux cotisations qui n’ont pas été acquittées à la date limite d’exigibilité des cotisations définies à l’article 12 de ladite loi. Tertio cette majoration est augmentée de un pour cent (1%) des cotisations non acquittés par mois ou fraction de mois écoulé après l’expiration de trois (03) mois à compter de la date d’exigibilité des cotisations.

En récapitulatif, lorsque vous avez des arriérés de cotisations sociales, celles-ci sont frappés de majorations, qui elles-mêmes s’élèvent de mois en mois, et de façon indéfinie, et ce, jusqu’au jour où vous avez les moyens pour payer. Et là encore, vous n’êtes pas au bout de vos peines, car lorsqu’on vous aura calculé vos arriérés, frappés de majoration, si vous ne payez pas votre dette en une seule fois, des intérêts moratoires commencent à courir et lesdits intérêts aussi augmentent de mois en mois suivant le nombre de mois choisi par vous pour payer la totalité de vos dettes.

Et pour commencer le règlement, la loi actuelle exige que vous payiez au moins le tiers de la dette avant que le reste ne soit échelonné sur 24 mois au maximum, et exceptionnellement sur 36 mois. Et pour couronner le tout, au même moment que vous payez vos arriérés, vous êtes dans l’obligation de payer les encours, c’est-à-dire les cotisations du moment. Un véritable goulot d’étranglement qui ne cesse d’asphyxier les sociétés.

A l’analyse, on a l’impression de se retrouver dans un système de vol qui ne dit pas son nom, puisque vous pouvez facilement vous retrouver avec des majorations et des intérêts moratoires, qui, cumulés, dépassent même le montant principal de vos cotisations qui n’ont pas été payées dans le temps. Alors se pose la question de savoir si nous sommes toujours dans un système de sécurité sociale ou dans un capitalisme pur et dur.

Une petite enquête auprès de employeurs fait ressortir que ce sont les difficultés financières qui sont souvent à l’origine des défauts de paiement, mais la CNSS ne fait pas toujours le pas qu’il faut vers ses partenaires pour comprendre pourquoi la situation qui prévaut et qui justifie les retards. Même si votre compte cotisant a été correct dans le passé et que vous commencez par cumuler des retards, l’action de recouvrement se résume à une mise en demeure suivie d’une contrainte pour règlement.

Même s’il est vrai que la Caisse est dans le droit de réclamer ce qui lui est dû, on peut se demander s’il n’est pas plus indiqué d’œuvrer à préserver les emplois au lieu de pousser les employeurs à bout au risque de hâter la fermeture des structures. Certains employeurs pensent même que le partenaire social qu’est la Caisse met plus de moyens à réclamer les arriérés de cotisation qu’à répondre à ses obligations liées notamment au paiement des allocations familiales et surtout à la prise en charge directe des accidents de travail.

La CNSS n’est rien sans les sociétés privées et il est important que la sécurité sociale garde son aspect social. Loin de nous l’idée de prôner le refus de paiement des obligations des employeurs, nous pensons que les deux parties doivent trouver les moyens de garder et de pérenniser leurs relations afin que les assurés que sont les travailleurs puissent bénéficier des fruits de leur assurance.

Aujourd’hui, la Caisse ne va vers les partenaires que pour faire un contrôle. Il n’y a presque jamais des actions ciblées d’information et de formation, même si nous notons l’initiation du « Vendredi de la sécu » dont la participation est fixée à deux cent mille francs par personne.

Au lieu de s’occuper de la distribution de kits scolaires – même si c’est une action louable-, puisque nous ne savons pas si cela fait partie de ses obligations, la CNSS se doit de se pencher davantage sur les doléances de ses partenaires afin de rendre plus conviviales leurs relations et préserver ainsi l’emploi des travailleurs.

Il faut nécessairement que la loi soit revue pour les arriérés de cotisations ne tuent pas les entreprises. Tout le monde peut avoir les dettes, mais le plus important, c’est de prendre des engagements pour les payer.

Et dans ce cas, il est important de bénéficier d’une oreille attentive de la part de votre créditeur. Lorsque des sociétés, auparavant sérieuses, ont des difficultés, un accompagnement s’impose afin de les aider à se relever. La loi est faite par les hommes et pour les hommes. Et elles sont faites pour les servir et non les asservir, voire les engloutir.

L’autre paire de manche dans la gestion même de CNSS fera l’objet d’un dossier pour lequel nos investigations sont en cours. LA GESTION DE LA CAISSE NATIONALE DE SECURITE SOCIALE. A quel niveau le secteur privé est impliqué et quel est son rôle ? On apprend d’ailleurs depuis quelques temps que c’est la caisse qui a lancé la construction ode l’hôpital Saint Pérégrin qui est toujours sous terre et la CNSS est grand actionnaire de la Société Nationale des Boissons SNB qui a pris forme. Quel est donc le niveau de transparence dans le financement de ces nouvelles structures, nos investigations nous en diront plus.

Alfredo Philomena

Source : independantexpress.net

 

 

Togo : La Sécurité Sociale vole aux éclats. Les Cotisations à la CNSS, le Goulot d’étranglement pour les employeurs

 

Togo, Les Réalités du FNFI : 3,275 milliards FCFA après collectif budgétaire en 2019 et 2,969 millards FCFA pour 2020…Que fera-t-on des remboursements et où est l’inclusivité au final ?

Liberté Togo
Mazamesso Assih DG FNFI togo
La secrétariat chargé du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI), Mazamesso Assih | Infog : 27avril.com

Il est possible que Liberté ne parle pas une fois encore de cette structure censée aider les populations togolaises à lutter contre la pauvreté, si nous n’avions pas découvert une fois encore des incongruités qui indignent. Malgré la chasse aux mauvais payeurs ayant bénéficié des fonds de la finance inclusive, malgré les années de décaissement en faveur de cette structure, bien que les bénéficiaires remboursent avec des intérêts, pour la énième fois, le Secrétariat chargé du Fonds national de la finance inclusive (FNFI), Mazamesso Assih, a encore eu droit à une dotation budgétaire conséquente, mais incompréhensible. Le FNFI avale les dotations sans rien devoir au Trésor public. Une situation très anormale.

La ruée vers le FNFI et ses ailes marchantes s’est estompée depuis son avènement en avril 2014. En ce moment, l’élection présidentielle commandait au pouvoir de trouver une parade pour faire croire qu’il était soucieux du bien-être des plus pauvres. Et au fil des années, l’APSEF (Accès des pauvres aux services financiers), l’AJSEF (pour les jeunes), l’AGRISEF (à l’endroit des agriculteurs), l’expression « revolving » ont vu le jour. Mais les quelques poches de réussite doivent-elles occulter une réalité qui indigne ?

Si la Secrétaire d’Etat devrait être sincère, elle devrait dire avec exactitude d’abord le montant qui dort dans les comptes du FNFI et ensuite à quoi serviront in fine tous les remboursements avec les intérêts. Mais il est peu certain qu’elle se plie à cet exercice. Parce que beaucoup de questions risquent de la mettre très mal à l’aise, bien qu’elle soit connue pour avoir le verbe facile.

Dans des médias proches du pouvoir, on a commencé depuis un moment à utiliser l’argent du FNFI pour mettre en avant des poches de réussite chez quelques bénéficiaires. Sous forme de programme, comme si c’était l’essentiel. Mais on omet de dire les contours réels de ce fonds.

Sur tout capital consenti à tout bénéficiaire, il existe des intérêts à payer et une épargne à constituer. 5% et 8% d’intérêts selon les produits. Idem pour l’épargne. De façon pratique, en considérant par exemple que la FNFI prête 1 milliard FCFA aux bénéficiaires, ce montant doit générer après 6 mois d’activité 50 millions d’intérêts et 50 millions d’épargne. Pour ceux qui sont sous le régime des produits générant 5% d’intérêt et 5% d’épargne.

Pour le budget 2020, au 30 septembre 2019, soit à trois mois de la fin de l’exercice, 821,777 millions FCFA de dépenses totales avaient été réalisées. Mais quand un collectif budgétaire était passé devant « notre chère Assemblée nationale », la nouvelle dotation a été revue à…3,275.938 milliards FCFA ! On vous laisse le choix d’effectuer le « saut qualitatif » à réaliser en 3 mois ! De façon plus pointilleuse, il ressort que le collectif budgétaire a permis de faire passer les dépenses en capital qui étaient de 274,617 millions après 9 mois d’activité, à 2,638.026 milliards. Et pendant ce temps, les transferts courants pour lesquels le FNFI a été « inventé » stagnent à 500 millions FCFA. Et pour 2020 encore, il est prévu des transferts courants pour 500 millions. ENCORE !!!

La dernière fois que dame Assih Mazamaesso et sa structure s’étaient pliées à l’exercice de reddition de comptes, au minimum 30 milliards auraient été décaissés du Trésor public aux fins de prêts aux bénéficiaires. Sans compter les prêts de la Banque Mondiale. Faites les calculs pour dégager les intérêts générés sur le dos des pauvres bénéficiaires.

Les remboursements retourneront-ils un jour au Trésor public ?

Le FNFI serait-il devenu une banque virtuelle qui ne dit pas son nom ? Parce que l’inclusivité à l’endroit des pauvres, c’est de faire en sorte que ceux-ci sortent progressivement de la précarité. Mais si non seulement ils doivent rembourser le capital, mais aussi payer des intérêts dessus, alors on doit désormais parler d’une inclusivité « à la togolaise ».

La croissance inclusive parle de redistribution de la richesse nationale. Un système de transferts monétaires a été mis en place et des familles bénéficient de fonds non remboursables pour un soutien. Ce transfert s’inscrit dans les mêmes lignes budgétaires que les transferts courant au FNFI : aucune trace de remboursement n’apparaît dans les comptes du Trésor. Des structures aux contours juridiques bizarres (SOTRAL) bénéficient de transferts courants non remboursables. Et donc au nom de quelle logique des Togolais identifiés comme « pauvres » devraient-ils, eux, rembourser des transferts courants qui n’atterissent pas dans les caisses du Trésor public ?

Le bon sens, pour un gouvernement qui rebat les oreilles des populations avec un « mandat social difficilement identifiable », aurait été que les prêts consentis aux bénéficiaires soient assortis de clauses de réussite pour tous. Contre une garantie de non remboursement. Ce n’est qu’à ce prix que le mandat social fera sens.

Après les premiers prêts, on parle de « revolving », un système qui permet au FNFI de s’auto-suffire et d’octroyer d’autres crédits. Soit. Mais à terme, tous les milliards décaissés dans les budgets successifs depuis 2014 et qui continuent retourneront-ils au Trésor public ??? Là est toute l’interrogation.

Des gens se disent « élus du peuple », mais n’ont jamais le temps de s’intéresser aux décaissements budgétaires en profondeur. Et c’est lors des élections, surtout présidentielles que les populations découvrent que leurs « élus » n’ont que faire du contrôle de l’action gouvernementale. Pour eux, c’est comment faire pour être bien vus par le pouvoir central. Et être « renommés » aux prochaines législatives.

Godson K.

Source : Liberté (libertetogo.info)

 

 

Togo, Les Réalités du FNFI : 3,275 milliards FCFA après collectif budgétaire en 2019 et 2,969 millards FCFA pour 2020…Que fera-t-on des remboursements et où est l’inclusivité au final ?

 

Les Togolais doivent-ils boire le vin présidentiel jusqu’à la lie ?

Liberté Togo
Tchambakou Ayassor et Aboudou Assouma
Les présidents de la CENI Tchambakou Ayassor (g) et de la Cour constitutionnelle Aboudou Assouma | Infog : 27avril.com

Comment réagiraient les membres du parti au pouvoir s’il leur était donné de constater que dans la réalité, ils n’ont pas de représentants dans plus du tiers des bureaux de vote et au sein de la majorité des Commissions électorales locales indépendantes d’une part, et que de l’autre part, l’organe chargé d’organiser l’élection et d’en proclamer les résultats refuse publiquement d’accéder à cette pratique de transparence qui est de les faire bureau de vote par bureau de vote ? C’est dans ce contexte que se prépare non pas l’élection présidentielle, mais plutôt le vol du vote des électeurs au Togo.

Si le Comité d’action pour le renouveau (CAR), parti connu pour son envie de gouverner le Togo à travers les urnes en est venu à jeter l’éponge au vu des conditions de préparation de l’élection présidentielle, c’est dire le constat qui l’y a obligé. Et pourtant, ce parti était jusqu’à récemment membre de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

De la rencontre des délégués du CAR, deux points meritent l’attention ; d’abord : « Vu que ce système qu’on croyait pourtant révolu a refait surface depuis le jour où le régime a fait voter une loi qualifiée de « statut de l’opposition » par laquelle le pouvoir a accordé à tout parti politique la possibilité de jouir des avantages réservés à l’opposition, et, c’est par ce biais que pour l’organisation du prochain scrutin présidentiel, les postes réservés à l’opposition dans la CENI et ses démembrements ont été attribués dans leur quasi-totalité à des partis qui apportent délibérément leur soutien à l’action gouvernementale » ; et le point suivant : « Considérant qu’entre autres conséquences de cette anomalie, les partis politiques d’opposition connus pour leur contestation réelle du système n’ont même pas un seul représentant officiel dans plus de trois mille (3000) bureaux de vote et au sein de seize (16) Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI) auxquels il revient de collecter et de transmettre à la CENI les procès-verbaux et les fiches de résultats des bureaux de votes ». En d’autres termes, plus du tiers des bureaux de vote sont dépouillés de délégués de l’opposition véritable et plus de la moitié des CELI chargées de collecter les procès-verbaux. A moins que l’opposition dispose de tours de prestidigitation pour faire remonter les résultats sans tripatouillage, on voit mal comment cette équation pourra être résolue. Et ce n’est pas fini.

Les Forces démocratique réunies les 3 et 4 janvier 2020 ont adressé une kyrielle de demandes au gouvernement, au rang desquelles « Procéder à l’affichage et à la proclamation des résultats bureau de vote par bureau de vote, conformément à l’article 101 du Code électoral ». Mais peu avant les fêtes de fin d’année, Tchambakou Ayassor avait réuni les médias pour faire le point sur l’état de l’organisation du scrutin ; et à la question d’un journaliste qui lui demandait si le dépouillement des bulletins se ferait bureau de vote par bureau de vote, l’homme avait répondu clairement que les présidents de CELI devaient compiler les résultats de leurs localités et les envoyer. En clair, NIET, PAS QUESTION DE FAIRE UN DEPOUILLEMENT BUREAU DE VOTE PAR BUREAU DE VOTE.

Comment l’opposition compte-t-elle enrayer cette machine qui se lance vers le maintien du statu quo à la tête du pays avec une victoire frauduleuse du RPT/UNIR ? Parce que même la Cour constitutionnelle censée confirmer les résultats se présente comme une autre des ailes marchantes du parti au pouvoir.

Même jusqu’à l’abattoir, le boeuf ne peut se rebeller contre personne, parce qu’il est un animal et ne comprend pas qu’il sera égorgé au bout du compte. Là, on parle d’un animal. Pour l’abattoir vers lequel la CENI conduit les assoiffés de l’alternance, tous les voyants indiquent qu’ils ne reviendront pas vivants, et pourtant, ils sont des hommes dotés de sens. Aussi vont-ils dire STOP, ou suivre comme des moutons de Panurge le processus menant à leur « égorgement » ? N’y a-t-il aucun article de la Constitution togolaise qui veut que dans certaines circonstances, pour tout Togolais, « désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs » ? Car la CENI et la Cour constitutionnelle risquent d’imposer une autorité illégitime au peuple togolais.

Abbé Faria

Source : Liberté

 

 

Les Togolais doivent-ils boire le vin présidentiel jusqu’à la lie ?

 

Appétit du pouvoir dans l’espace CEDEAO : Buhari ne veut pas d’un 3e mandat, Faure en route pour un 4e

Liberté Togo
faure gnassingbe et muhammadu buhari
Faure Gnassingbé du Togo (g) et Muhammadu Buhari du Nigeria | Photo : DR

Réélu au cours des élections générales de février 2019 à la tête du Nigeria, Muhammadu Buhari ne compte pas aller au-delà de deux (02) mandats. Il l’a déclaré publiquement à l’occasion de son message de nouvel an. Pendant ce temps, son pendant togolais qui est terme de son 3e quinquennat de cinq (05) ans à la tête du Togo, n’est pas repu et est en route pour un quatrième…

Pas de 3e mandat avec Buhari

«Je me retire en 2023 et je ne prendrais part à aucune élection dans le futur». De pareilles déclarations sont rares en Afrique pour être occultées. Ce sont les mots sortis par le Président nigérian le 3 janvier dernier, à l’occasion de son message de vœux à la Nation – lui au moins il s’est rappelé que ce sont des êtres humains qu’il dirige et doit penser à eux.

Par ces propos forts, Muhammadu Buhari élu pour une première fois en 2015 à la Présidence de la République et réélu en février 2019 pour un second mandat, s’engage à ne pas en briguer un 3e à la fin de celui-ci en 2023. Ces déclarations ont le mérite de couper l’herbe sous le pied des spéculations lui collant des intentions de chercher à aller au-delà de ce second mandat.

Buhari entend même contribuer au renforcement du processus électoral dans son pays, mais aussi dans tout l’espace ouest-africain. « Je suis déterminé à contribuer au renforcement du processus électoral au Nigeria, et dans toute la région où plusieurs membres de la CEDEAO se rendent aux urnes cette année », a-t-il déclaré.

Cette sortie du Président nigérian est d’une grande portée. Il s’agit aussi et surtout du Président en exercice de la CEDEAO, un espace qui connaît depuis plusieurs années une évolution positive en termes de démocratie et d’alternance. Depuis la montée au pouvoir d’Adama Barrow en Gambie, le Togo est devenu la seule exception de l’espace. Mais cette évolution est remise en cause aujourd’hui par des velléités de 3e mandat de plus en plus manifestes, notamment en Guinée avec Alpha Condé et Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire…

Avec ces déclarations, Muhammadu Buhari rejoint son homologue nigérien Mahamadou Issoufou qui incarnait jusque-là dans l’espace ouest-africain la lutte contre le 3e mandat, le respect de l’alternance à la tête des pays. Le moins que l’on puisse souhaiter, c’est que cette bonne intention du Président du Nigeria contamine les autres. Mais…

Faure veut briguer un 4e

Les Togolais auraient bien voulu avoir un dirigeant comme Muhammadu Buhari, avec ses vertus démocratiques. Malheureusement, ils ont affaire à son opposé parfait chez eux. Faure Gnassingbé est, lui, adepte d’un règne élastique. Le 3e mandat, il l’a déjà accaparé depuis 2015 et en est au terme. Mais il n’est pas repu et est sur le point de s’offrir un 4e.

Après avoir maintenu le suspense durant plusieurs semaines et mois, donnant l’impression d’avoir entendu les aspirations du peuple togolais qui désire l’alternance, Faure Gnassingbé s’est finalement fait investir hier par le RPT/UNIR pour le représenter à l’élection présidentielle dont le premier tour est prévu le 22 février prochain. « Le souhait des militants, c’est de me voir porter les couleurs de notre parti à l’élection présidentielle de 2020, je les ai remerciés et en toute humilité, j’ai accepté », a-t-il déclaré hier à l’issue de l’officialisation de sa candidature. Et s’il est élu, il briguera ainsi un quatrième mandat au pouvoir. Il s’en est d’ailleurs pavé la voie depuis, avec les réformes institutionnelles et constitutionnelles adoptées par l’Assemblée de godillots le 8 mai dernier.

Faure Gnassingbé ne veut pas être candidat pour faire de la figuration. Il s’est déjà offert les conditions d’un triomphe sans gloire, avec une Commission électorale nationale indépendante (CENI) acquise à sa cause composée de béni-oui-oui, une Cour constitutionnelle pas moins constituée d’inconditionnels, tout l’appareil électoral contrôlé. Il va sans dire que la victoire lui est déjà acquise sur un plateau d’or. L’armée prétorienne est là pour mater la contestation au besoin…

Le drame dans cette histoire, c’est qu’une réussite de Faure Gnassingbé doperait bien d’autres aspirants au 3e mandat dans l’espace communautaire. On pense en premier lieu à Alpha Condé en Guinée qui tente de tripatouiller la constitution de son pays, sauter le verrou de la limitation pour s’ouvrir la voie ; mais il rencontre la détermination de son peuple. Les regards se tournent aussi vers Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire. Même si les intentions ne sont aussi claires qu’avec Condé, la tentation est bien manifeste chez le Président ivoirien de sauter le pas, avec l’évolution des choses dans le landerneau politique. Les mois à venir nous situeront…

K.

Source : Liberté (libertetogo.info)

 

 

Appétit du pouvoir dans l’espace CEDEAO : Buhari ne veut pas d’un 3e mandat, Faure en route pour un 4e

 

Togo, Présidentielle 2020 : Portrait-robot du prochain Président, Tacle glissé au pouvoir…

Mgr Nicodème Barrigah sur le scrutin du 22 février prochain, un mandat de vérité de l’église catholique avec le nouvel archevêque de Lomé ?
Liberté Togo
barrigah-benissan tacle faure presidentielle 2020
Caricature : Donisen Donald / Liberté No.3080 du 13 janvier 2020

Les Togolais seront appelés aux urnes le 22 février pour le compte de l’élection présidentielle. Mais de quel type de Président le Togo a-t-il besoin pour la prochaine mandature ? Le portrait-robot a été dressé par Mgr Nicodème Barrigah-Benissan, le nouvel archevêque de Lomé, lors de sa messe de prise de fonction ce samedi 11 janvier. Il a profité de l’occasion pour dire insidieusement à Faure Gnassingbé et son bataclan de la minorité pilleuse présents à cette messe, un certain nombre de vérités qui ne doivent pas plaire. Doit-on s’attendre à une église de vérité sous Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan ?

Le tacle glissé de Mgr Barrigah, portrait robot du futur Président

La politique s’est invitée à la messe de prise de fonction du nouvel archevêque de Lomé, ce samedi 11 janvier 2020, organisée dans un décor chargé de désagréments pour les usagers du grand marché de Lomé, à cause des besoins sécuritaires de Faure Gnassingbé en ces lieux…En effet, dans son homélie de circonstance, Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan y a fait une incursion, évoquant notamment l’élection présidentielle et faisant ce qu’il convient d’appeler un tacle glissé à Faure Gnassingbé et sa minorité pilleuse…

«La paix dans un pays dépend de la qualité de ceux qui le gouvernent» ; « Que celui qui, librement et en toute conscience, prend la décision de se présenter, n’oublie pas que le poste privilégié qu’il veut conquérir est essentiellement celui du serviteur du peuple. Qu’il considère ses adversaires politiques non pas comme des ennemis à abattre, mais plutôt comme des frères et sœurs ayant d’autres visions de développement pour le pays ». Que toutes «les institutions impliquées dans ce processus jouent leurs rôles en toute indépendance et avec responsabilité».

Tels étaient, entre autres, les propos du nouvel archevêque métropolitain. Transparence du processus électoral, honnêteté, justice, ce sont les idéaux auxquels il a invité les différents candidats à ce scrutin. On était manifestement à un rendez-vous de leçons, de morale aux acteurs politiques. Cette exhortation de Mgr Barrigah à tout candidat à ne pas oublier que « le poste privilégié qu’il veut conquérir est essentiellement celui du serviteur du peuple » est une sorte de portrait-robot du prochain Président de la République, du moins l’idéal qu’il faut pour le Togo, et loin d’être fortuite. Le peuple n’a pas eu ce dirigeant serviteur durant les trois mandats de Faure Gnassingbé, et c’est une lapalissade. Bien au contraire, un qui a servi une minorité vorace et s’est (sûrement) servi, a nui plutôt au peuple.

Les messages passés à cette occasion par Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan s’adressent forcément à la dizaine de candidats à ce scrutin. Mais particulièrement aux décideurs qui sont connus. Le « Prince » insatiable qui brigue un quatrième mandat au pouvoir et ses collabos doivent ressentir la chose comme un tacle glissé habile à leur endroit. Une chose est certaine, ce sont eux qui ont le contrôle du processus électoral et le conduisent à leur guise. Il n’y a pas meilleure occasion que celle-ci, avec présence des intéressés – Chef de l’Etat, ministres, responsables des institutions électorales et/ou de la République, pontes civils et militaires du pouvoir – pour dire ces franches vérités.

Un mandat de vérité de l’église catholique ?

« Mgr Barrigah est réputé pour son intelligence (…) Ce type de Président idéal, tout le monde sait qu’on ne l’a pas eu jusqu’à présent. C’est une façon très habile de le dire (…) En plus, s’il y a un candidat qui ‘’considère ses adversaires politiques comme des ennemis à abattre, pas comme des frères et sœurs ayant d’autres vision de développement pour le pays’’, c’est évidemment celui du pouvoir…Le prélat n’ignore pas que les institutions impliquées dans le processus, la CENI et la Cour constitutionnelle sont toutes aux bottes du régime et de Faure Gnassingbé, il avait des messages à faire passer », commente un observateur avisé. Peut-on entrevoir un mandat de vérité (sic) de l’église catholique sous le nouvel archevêque de Lomé ? La question ne manquerait pas de faire couler de la bile. Mais elle est légitime à plus d’un titre.

L’église n’a, certes, jamais manqué d’interpeller les acteurs politiques et les gouvernants notamment, à travers les déclarations ou messages de la conférence des évêques. Mais elle le fait généralement avec une langue de bois qui indispose et donne l’impression de caution tacite aux dérives du pouvoir en place. Ces dernières années, le clergé, sous le mandat du précédent archevêque métropolitain Dénis Amuzu-Djakpah, s’est donné une (mauvaise) image de soutien tacite du pouvoir par son silence ou plutôt le manque de dureté devant l’arbitraire et les injustices. Le rôle de défense des aspirations du peuple est incarné depuis un bon moment par Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, Pierre Marie-Chanel Affognon qui préside aux destinées du mouvement des forces vives Espérances pour le Togo, pour ne citer que ceux-ci. La plupart des évêques préfèrent garder le silence, pour préserver leurs intérêts connexes…

Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan est connu pour son intelligence et sa franchise. Son engagement pour un Togo paisible est un secret de Polichinelle et il a toujours répondu aux appels de la Nation. La plus grande illustration est sans doute la conduite de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) et du processus entre 2009 et 2012 malgré le négationnisme ambiant et les bâtons à lui mis dans les roues par les éléments du pouvoir lui-même. Il est aussi fréquent dans des missions discrètes de conciliation et de médiation dans certains dossiers sensibles, même s’il ne communique pas trop autour.

Le nouvel archevêque a souhaité que les relations existant entre l’église et les pouvoirs publics « soient toujours caractérisées par une collaboration franche et juste dans la recherche du bien-être ainsi que du développement intégral de nos populations ». Au-delà de ces civilités, le commun des fidèles catholiques et Togolais aspirant à la démocratie et à l’alternance voudrait voir l’église plus incisive à l’égard de la minorité maléfique en place depuis des décennies, être vraiment la voix des sans-voix, lui dire la vérité au lieu de la câliner, au nom d’une certaine réserve et des intérêts…Il souhaiterait surtout voir le clergé togolais suivre les pas de son collègue de la République démocratique du Congo (RDC) réputé tenace contre le pouvoir de Joseph Kabila qu’il n’a jamais lâché jusqu’à son retrait…

Tino Kossi

Source : Liberté (libertetogo.info)

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Portrait-robot du prochain Président, Tacle glissé au pouvoir…

 

Présidentielle 2020 : Les DSA soutiennent la candidature de Gabriel Agbéyomé

Après la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) de Mme Adjamagbo-Johnson, c’est au tour du parti les Démocrates Socialistes Africains (DSA) de Targone Sambiri d’apporter son soutien à Dr Agbéyomé Kodjo, candidat unique de l’opposition à la présidentielle de 2020. Dans un communiqué rendu public mercredi, le parti DSA soutient ce choix et estime que si toutes les forces démocratiques appuient cette candidature le Togo, la terre de nos aïeux, a de forte chance de connaitre l’alternance en cette année 2020. Le parti de Targone Sambiri lance un appel pressant et patriotique à tous les citoyens togolais à s’unir pour mettre fin, le plus rapidement possible, au calvaire des populations à travers une mobilisation générale des Forces Démocratiques. Lecture !

COMMUNIQUE DU PARTI DSA
DEMOCRATES SOCIALISTES AFRICAINS

Le parti, les Démocrates Socialistes Africains(DSA), toujours fidèle à sa ligne politique qui est d’œuvrer pour l’enracinement de la démocratie et l’avènement de l’alternance politique véritable au sommet de l’Etat, s’est engagé, avec d'autres entités politiques, pour que les aspirations profondes du peuple togolais se concrétisent, en cette année 2020, par une union sacrée de l’opposition autour d’une candidature unique.

Le parti DSA , après avoir pris acte à travers un communiqué du regroupement de partis politiques la C14, regroupement dont il fait partie, voudrait à nouveau réaffirmer son total soutien à la candidature de Monsieur AGBEYOME Kodjo ainsi qu'à la démarche de l’Archevêque émérite de Lomé , Mgr Philippe Fanoko KPODZRO , qui se bat dans un esprit patriotique pour réunir les Forces démocratiques autour d’un candidat commun , posant ainsi les jalons d’une alternance pacifique au Togo.

Le parti DSA soutient ce choix et estime que si toutes les forces démocratiques appuient cette candidature le Togo, la terre de nos aïeux, a de forte chance de connaitre l’alternance en cette année 2020.

Fortement convaincu que seule l’union des Forces Démocratiques pourra permettre de vaincre la dictature cinquantenaire au Togo, le parti DSA a toujours intégré, depuis sa création, les regroupements de partis politiques, malgré les sacrifices de perte d’identité que cela a dû lui coûter, pour aider à sauver la patrie du péril politique, responsable de la misère du peuple.

Le parti DSA voudrait, en toute humilité, appeler toutes les Forces Démocratiques à mettre de côté des ambitions partisanes, la résignation politique qui ne font que le lit de la dictature dans notre pays, pour répondre courageusement à l’appel de Mgr émérite Philippe Fanoko Kpodzro qui, malgré le fardeau des ans, consacre sa dernière énergie à la lutte pour l’avènement d'un État de droit dans notre pays.

Bientôt trois décennies, le peuple togolais se bat inlassablement mais aussi désespérément pour se défaire d'un régime qui a érigé la terreur en mode de gouvernance. Il est vrai, les scrutins électoraux organisés depuis 1993 l'ont été dans un contexte vicié et inique, permettant à l’implacable dictature de se maintenir illégitimement avec le lot de conséquences sur le pays et les populations que nous connaissons. Mais il ne faut pas aussi occulter que les atermoiements et les querelles intestines de la classe politique de l’opposition ont leur part dans le maintien du RPT/Unir. Allons-nous continuer à pérorer, à tergiverser et à nous entre déchirer alors que les populations, durement éprouvées par la gestion calamiteuse du pays, attendent de nous leur délivrance de ce système ? La réponse ne peut être que négative.

C’est pourquoi les DSA lancent un appel pressant et patriotique à tous les citoyens togolais, soucieux de l’avenir de notre pays , à s’unir pour mettre fin, le plus rapidement possible, au calvaire des populations à travers une mobilisation générale des Forces Démocratiques.

Fait à Dankpen, le 15 janvier 2020
Pour le parti DSA,
Le Secrétaire Général

TARGONE SAMBIRI N’wakin

 

 

Présidentielle 2020 : Les DSA soutiennent la candidature de Gabriel Agbéyomé

 

Les Tonton Macoute de Faure et Kadanga continuent à semer la terreur à Assoli et Tchaoudjo. Et personne ne dit rien.

Samari Tchadjobo
violences militaires dans l'Assoli et Tchaoudjo
Les œuvres de la soldatesque de Faure Gnassingbé et Félix Abalo Kadanga dans l’Assoli et Tchaoudjo dans le nord du Togo, janvier 2020 | Photos : DR

Il ne se passe pas un seul jour où des exactions militaires ne sont signalées à Assoli et à Tchaoudjo. Le déploiement des militaires de ce que nous appelons encore armée togolaise pour terroriser les populations de certaines régions de notre pays, est devenue une habitude, une banalité. Il y a longtemps que l´armée togolaise n´existe plus; soldats, sous-officiers et officiers, originaires d´ethnies et de régions supposées hostiles au clan règnant, étant exclus de sa gestion réelle. Et à voir de près ce qui se passe avec la politisation à outrance des corps habillés de notre pays, à voir comment l´état-major de l´armée ne se cache plus pour soutenir le pouvoir de dictature incarné aujourd´hui par Faure Gnassingbé, à voir la configuration ethnique ou même familiale de la hiérarchie de cette armée instrumentalisée, on a comme l´impression que nous avons affaire à une armée dans l´armée.

Depuis quelques jours circulent sur les réseaux sociaux des images de jeunes et d´enfants surpris dans leur sommeil dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 2 h du matin et sauvagement bastonnés à Bafilo par des militaires. Dos couverts d´hématomes et d´autres traces ensanglantées de cordelettes et de bâtons. En dehors des bastonnades sur les paisibles populations, que ce soit dans l´Assoli que dans le Tchaoudjo, des enlèvements ciblés sont également opérés pour éloigner des militants de partis politiques et des leaders d´opinion de leurs familles qui ne savent pas, la plupart du temps, où ils sont emmenés par les militaires qui viennent d´opérer le kidnapping. Cette nuit du 10 janvier 2020, pendant que des jeunes innocents se faisaient bastonner chez eux, d´autres militaires procédaient à l´enlèvement du nommé Zibérou Tchafaram au quartier Tchon-Woro à Bafilo.

Furent également victimes d´enlèvement par les militaires le 08 janvier 2020 à Kadambara trois membres de la famille Kpéréguéni. Leur faute est d´être parents au président local du PNP en fuite, et accusés d´être le cerveau des manifestations dans la localité. Depuis, la famille fait des va-et-vient entre les camps militaires à Sokodé pour savoir dans quel cachot se trouvent les trois malheureux. Dans quel état se trouvent-ils? Sont-ils torturés? Voilà les questions angoissantes que se posent les familles que ce soit à Bafilo où à Kadambara. Mais aux dernières nouvelles, et d´après nos enquêtes, les trois seraient incarcérés à la prison civile de Sokodé. Nous n´oublions pas les bastonnades suivies de kidnapping à son lieu de travail du mécanicien Roufaï de Yèlivo il y a plus d´un mois. Menotté et emmené à la prison de Lomé, il n´est toujours pas libéré.

C´est un véritable climat de désolation et de terreur qui s´est emparée des villages bordant la route qui mène de Sokodé à Tchamba. Kadambara, Birini, Dibouidè, Kparatao et Yèlivo sont quotidiennement, de jour comme de nuit, le théâtre d´irruption impromptue et meçante de militaires lourdement armés, qui n´hésitent pas à commencer à pourchasser, à bastonner, sans aucune raison apparente. Des fidèles se rendant à la mosquée ne sont pas épargnés. Des familles sont disloquées; beaucoup de jeunes ont fui en brousse pour s´abriter contre la terreur exercée sur eux par ceux qui se disent militaires d´une armée nationale, dont l´apparition ailleurs, sous d´autres cieux, serait synonyme d´admiration de la part des populations. Beaucoup de jeunes écoliers et élèves sont parmi les fuyards, dont certains ont même traversé la frontière; c´est pourquoi les écoles, collèges et lycées ne sont plus fréquentés que par de maigres effectifs.

Un tel comportement de la hiérarchie militaire de notre pays et de Faure Gnassingbé, qui lâchent des militaires sur les populations civiles,nous pousse à nous poser certaines questions: les sous-officiers et officiers qui encadrent ses soldats dans leurs basses besognes, ont-il suivi leur formation militaire, la plupart du temps, dans des académies militaires de renom, pour venir s´en prendre à leurs concitoyens civils, ou pour défendre l´intégrité du territoire en cas de danger extérieur? Faure Gnassingbé entend-il règner sur des villes et villages fantômes, et se dire président de tous les Togolais? Cet archarnement de l´armée sur une certaine région ou ethnie n´aura-t-il pas des conséquences désastreuses pour l´avenir du Togo en termes de cohésion sociale?

Depuis le 19 août 2017 c´est la chasse à l´homme partout sur le territoire, et des camps militaires sont disséminés un peu partout; faisant exploser inutilement le budget de la défense. Inutilement, car le Togo n´est agressé par aucun pays voisin ou lointain, alors que la pauvreté fait des ravages au sein des populations. Tous ces milliards de nos francs, jetés par la fenêtre pour assurer le règne éternel d´un homme, auraient pu servir à construire des écoles, à équiper nos mouroirs d´hôpitaux, et à donner à manger à chaque citoyen. Au lieu de cela les violations des droits de l´homme sont quasi-quotidiennes. Assoli, Tchaoudjo et d´autres régions sont le théâtre des bruits de botte de nos militaires envoyés par leur hiérarchie pour faire la guerre à leurs propres concitoyens.

Dans les quartiers hupés de la capitale la vie poursuit son petit bonhomme de chemin. Que ce soit du côté de l´ordre des Avocats, des Universitaires, des associations des droits de l´homme, des réprésentations diplomatiques, des officiers supérieurs, exclus de la gestion de l´armée, c´est le silence total. Ce qui se passe dans ces contrées de notre pays n´émeut personne. Les partis politiques, anciens membres de la C14 s´occupent de leurs oignons, comme si le Togo se limitait aux portes de leurs états-majors. Parmi eux il y a ceux qui vont aux élections présidentielles malgré ce climat de terreur dans le pays. Ils ne pourront même pas se rendre à Kara pour battre campagne. Là c´est un état dans un état, voulu par Faure Gnassingbé et sa clique. Pourtant ils y vont.
Les meilleures réformes politiques, la transition politique pour faire table-rase du système Gnassingbé ou le départ pur et simple de Faure Gnassingbé que réclament ces citoyens qui sont la cible de la furie de nos militaires, concernent-elles uniquement certaines ethnies ou certaines régions du Togo? C´est à cette question que devraient répondre nos leaders politiques de l´opposition qui n´ont jamais su, pu ou voulu mobiliser chez eux pour qu´on en finisse avec le dictateur.

Samari Tchadjobo
12 janvier 2020
Hanovre, Allemagne

 

 

Les Tonton Macoute de Faure et Kadanga continuent à semer la terreur à Assoli et Tchaoudjo. Et personne ne dit rien.

 

Dictature, Tyrannie et Alternance démocratique

Zakari Tchagbale
faure dictateur tyran
Faure Gnassingbé | Archives : DR

La dictature prive le peuple de ses droits constitutionnels. La tyrannie fait la même chose mais ne s’arrête pas là. Elle maltraite physiquement le peuple: torture, assassinat politique. Au Togo, Faure Gnassingbé est dictature doublé du tyran.

Dictature et tyrannie sont à l’opposé de la démocratie. Il n’y a donc pas lieu de parler d’alternance entre la dictature et la démocratie, car le terme alternance offre la possibilité à la dictature le droit de revenir pour remplacer la démocratie.

La lutte actuelle contre le régime des Gnassingbé, un régime de dictature et de tyrannie, n’est pas une lutte pour l’alternance; c’est une lutte pour enterrer à jamais la dictature. Cette lutte-là ne passe pas par les élections. Elle passe par un soulèvement populaire. C’est pourquoi certains parlent, à juste titre, de révolution.

Laisser le pouvoir actuel participer à des élections, pire les organiser est une grande victoire pour la dictature. Donner à la dictature l’occasion de participer aux élections c’est la légitimer, c’est lui dire : « si tu échoues, ce n’est pas grave, tu reviendras la prochaine fois ».. Cette erreur peut être due à ignorance. Mais quand on participe aux élections pour lesquelles tout le monde sait que la victoire est par avance acquise pour la dictature, cela revient à une légitimation consciente de la dictature.

A moins que certains parlent de dictature comme d’un terme convenu, à la mode, sans y croire.

Zakari Tchagbalé
Zakari Tchagbélé

 

 

Dictature, Tyrannie et Alternance démocratique

 

Togo : Faure Gnassingbé, l’homme qui aime le pouvoir

Liberté Togo
Faure Gnassingbe kodjo indecent
FEG | Archives : DR

« Le fils d’un dictateur, succédant à son père, doit faire la preuve qu’il a de meilleures intentions que son père. Et qu’il n’a pas reçu en héritage les germes de la dictature » (Jean-Baptiste Placca)

Au détour d’un voyage en Allemagne, Faure Gnassingbé s’est mis dans la peau d’un chef d’Etat vertueux et démocrate, prodiguant des conseils et des recettes pour l’ancrage et la consolidation de la démocratie sur le continent. Dans cet esprit, il estimait qu’il ne sied pas qu’un dirigeant fasse plus de trois mandats présidentiels. « Pour que la démocratie progresse en Afrique, il faut nécessairement limiter les mandats présidentiels à deux ou à trois », a-t-il déclaré.

A l’épreuve du pouvoir, Faure Gnassingbé, le grand défenseur de l’idéal démocratique, refuse de s’appliquer les leçons qu’il donne. Cela n’étonne pas. Faure Gnassingbé n’a jamais été démocrate dans l’âme et ses déclarations n’étaient destinées qu’à berner l’opinion. « La soif de pouvoir est celle qui s’éteint la dernière dans le cœur de l’homme », disait Machiavel. Après s’être longtemps laissé bercer par les flatteries, Faure Gnassingbé a été finalement investi hier mardi 07 janvier pour un quatrième mandat. « J’ai été informé du souhait des militants de me voir porter encore les couleurs de notre parti à l’élection présidentielle. En toute humilité, j’ai accepté », a-t-il déclaré.

Cela ne surprend guère quand on sait qu’il avait laissé entendre au début de son règne que son père lui avait conseillé de ne jamais laisser le pouvoir. Faure Gnassingbé cumule donc les mandats, quitte à mourir au pouvoir comme son prédécesseur.

A en croire le site de propagande du régime, le fils du père présenterait un bilan « élogieux », tout le contraire des autres candidats au scrutin. « Faure Gnassingbé veut incarner un Togo qui avance et qui se développe. Son bilan est un atout par rapport à des adversaires qui n’ont pas grand-chose à présenter ni à proposer », écrit republicoftogo.com. Assez farfelu comme ligne de défense, quand on sait que depuis 53 ans, c’est la seule famille Gnassingbé, le père et le fils qui tiennent le pouvoir d’une main de fer et ont transformé le Togo en une impitoyable « démocrature », marquée par la confiscation des libertés publiques, le pillage systématique des richesses nationales, la corruption, des scandales financiers, etc. Une véritable Corée du Nord de l’Afrique francophone. Quel bilan demande-t-on aux adversaires politiques qui n’ont jamais accédé au pouvoir de présenter aux Togolais?

La détermination de Faure Gnassingbé à s’éterniser au pouvoir, ternit l’image du Togo dans la région ouest-africaine. Comme son père, il est en train d’écrire une page sombre de l’histoire du Togo. Un pays qui ne cesse de se singulariser dans une sous-région en proie à des mutations démocratiques. La démocratie progresse partout en Afrique de l’Ouest. Sauf au Togo des Gnassingbé où les habitudes moyenâgeuses persistent dans l’indifférence des autres chefs d’Etat, de la communauté internationale, etc.

Pendant que dans le voisinage, l’alternance au pouvoir est une réalité vivante avec une culture démocratique ancrée dans les mœurs, la famille Gnassingbé, elle, a fait du Togo, une monarchie, un ilot de dictature dans un océan de démocratie.

Médard Ametepe

Source : Liberté N°3077 du Mercredi 08 Janvier 2020

 

 

Togo : Faure Gnassingbé, l’homme qui aime le pouvoir

 

Théo Ananissoh : « A l’échelle du monde, un président du Togo est exactement comparable à nos chefs traditionnels »

Le Temps ( Togo )
Théo Ananissoh ecrivain togolais
L’écrivain Togolais Théo Ananissoh | Photo : A.V. / Pinterest

Dans le monde actuel, le Togo existe-t-il ? Y a-t-il un enjeu à la présidentielle du 22 février prochain ? L’écrivain togolais Théo Ananissoh nous l’explique à travers cette tribune d’une très grande qualité par sa vision décalée et sa portée politique, nous invitant à changer de paradigme et abolir pour ainsi dire ce qui a caractérisé jusqu’à présent l’Etat en Afrique : la politique du ventre. Cette tribune intervient quelques semaines après la conférence de l’écrivain à la Foire internationale du livre de Lomé (FI2L) sur le thème du « Statut et fonction de la littérature en Afrique ». Elle succède à trois autres textes publiés par l’écrivain depuis la résurgence des soubresauts démocratiques en août 2017. De façon panoramique, ce texte éclaire la littérature d’un auteur patriote, profondément préoccupé de la situation de son pays. Au moment où le silence des corps intermédiaires – le silence des pantoufles- est pire que le bruit des bottes qui saccagent les populations de la région centrale et prêtes à débouler sur les populations comme la soldatesque coloniale, la plume de Théo Ananissoh nous commande de nous ressaisir : un autre chemin est encore possible. Lisez plutôt.

Président ! Président !

Au sujet du Togo et de sa situation politique, tout a été dit. Tout ce qu’une petite population démunie comme la nôtre peut a été tenté. Sauf le genre d’actions accomplies à la fin des années soixante-dix par Jerry John Rawlings au Ghana – c’est-à-dire un (double) coup d’État rageur accompagné de poteaux d’exécution pour des hommes politiques honnis qui ont trahi le destin national. Si donc tout a été dit, pourquoi écrire encore… quoi ? Pourquoi un énième propos sur ce sujet qui fatigue ? Parce que ne plus rien dire est en contradiction avec l’envie de rester vivant que nous manifestons encore et toujours. Puisque nous sommes vivants, que nous voulons continuer de vivre et que nous avons des enfants, nous devons continuer de dire, de réagir, de honnir, de haïr. De répéter des évidences.

Le 7 janvier dernier, l’homme qui, comme dit Tikpi Atchadam, a hérité du Togo comme un fils de paysan hérite d’un champ de manioc, a accepté avec « humilité » d’être le candidat de son parti à l’« élection présidentielle » prévue pour le 22 février prochain. Ce sera le quatrième « mandat » de suite. C’est lui qui a nommé les membres de la « Cour constitutionnelle » et ceux de la « commission électorale indépendante ». C’est lui qui a choisi ceux qui vont arbitrer un match qui l’opposera à des « adversaires » également de son choix régalien. Il y a quelques jours, l’ancien député Djimon Oré a demandé devant des micros de journalistes : Vous imaginez un opposant en train de prêter serment comme président dans un mois et demi ?

Que ce soit lui encore et toujours ou un supposé opposant qui est « élu » président du Togo dans quelques semaines, arrêtons-nous un petit instant et posons-nous cette question mineure : Que vaut le titre de président du Togo, au fait ? Quel contenu, s’il vous plaît ?

On nous laisse vivre sur cette terre par… charité en fait. Par désintérêt ou indifférence à notre présence sur la planète. Que vaut le président de gens aussi peu considérés ? C’est là la vision et le sentiment du monde que nous devons enfin laisser venir à notre conscience.

Le 3 janvier dernier, le président des États-Unis a fait tuer à l’aide d’un drone un des chefs de l’armée iranienne dans un pays étranger (Irak). L’opération a été diffusée sur les réseaux sociaux. Si on ne le savait pas jusqu’à présent, on est désormais informé que le chef d’un État ou d’une armée étrangère peut être assassiné à distance, aussi aisément que dans un jeu vidéo. En vérité, c’est depuis le 6 août 1945 et le bombardement atomique d’Hiroshima au Japon que tout territoire national a définitivement cessé d’être un sanctuaire. Jusque-là, pour attraper Béhanzin ou Samory Touré, il fallait y aller ! Risquer des hommes dans l’affaire. Les bombes sur Hiroshima et Nagasaki auraient pu être larguées sur Tokyo ou je ne sais quel autre endroit du Japon où réside l’empereur du pays. En termes clairs, on a laissé volontairement la vie sauve audit empereur. Depuis lors l’humanité sait confusément qu’elle vit pour ainsi dire à ciel ouvert, sans mur et sans fenêtre.

Ce qui a été commis là-bas peut l’être ici. Certes, en avril 2011, ils y sont allés pour attraper Gbagbo ; mais il était possible d’écrabouiller le président de la Côte d’Ivoire et ses derniers fidèles par un moyen proche de celui que Trump vient d’utiliser contre le commandant militaire iranien. Idem pour Kadhafi. Mais ils tenaient à humilier salement l’un et l’autre avant de les livrer à la mort ou à la prison. Le général iranien et ceux qui l’accompagnaient, eux, ont été tués net. Ils n’ont pas eu le temps de savoir qu’ils mouraient.

Les hommes n’aiment pas changer de paradigmes. Une question de confort. La réalité pénètre notre conscience et la modifie avec une allure d’escargot. (Ce que résume ainsi l’écrivain allemand Günter Grass : « Le progrès est un escargot » – « Der Fortschritt ist eine Schnecke. ») En dehors du territoire états-unien, russe, chinois, et otanien (en gros, Europe et Israël), quelle partie du monde aujourd’hui est à l’abri d’un drone tueur ?

Ça ne se passe pas qu’ailleurs. Si ça n’arrive pas au Togo (disons à Lomé 2, à Pya ou à Avévé), c’est qu’aucun commandant militaire du Togo ne les contrarie. Rappelons que les contrarier, ça peut être le fait de refuser de les laisser puiser gratuitement l’uranium qu’on aura découvert dans le sous-sol de Tchitchao ou d’Aklakou. On n’a pas encore tout découvert du sous-sol du Togo. Donc l’avenir n’est pas dit. Il n’est pas sûr que nous ne nous retrouvions un jour dans le dilemme de les contrarier ou de céder prudemment notre uranium ou toute autre ressource naturelle précieuse.

On nous laisse vivre sur cette terre par… charité en fait. Par désintérêt ou indifférence à notre présence sur la planète. Que vaut le président de gens aussi peu considérés ? C’est là la vision et le sentiment du monde que nous devons enfin laisser venir à notre conscience.

Au Togo, nous sommes préoccupés de garder le “pouvoir” à notre ethnie. Ô la grande ambition ! L’œuvre historique et grandiose ! Nous tuons quiconque proteste contre cela. Nous les chassons de leurs domiciles. Nous martyrisons femmes et enfants. Tirons avec fusil à lunette sur des gamins. Piétinons ce que les autres ont de sacré parce que c’est nous les meilleurs ! C’est nous les forts ! Entre nous, à côté du drone tueur Reaper de Trump, ne sentez-vous pas un peu que ce qui se passe au Togo est jeu d’enfant ? que c’est arriéré et fruste ?

La seule force, en vérité le seul pouvoir dont dispose un président comme celui du Togo est de martyriser ses « concitoyens » – d’être leur geôlier.

Depuis 1945, on vous dit qu’ils ont pu, à des milliers de km de leur base, cramer une ville entière, puis une autre avec des populations dedans si je puis dire ; qu’hier, ils ont appuyé sur un bouton et un général, un vrai a été réduit en poussière avec son véhicule blindé ; et vous, vous continuez de suer sang et eau pour construire une hégémonie tribale. C’est tout le projet qui vient à l’esprit ? Le progrès est vraiment un escargot. Si demain, on découvre dans la splendeur paysagère du mont Défalé un minerai rare et précieux ; ou bien vous les aidez vous-mêmes à se servir gratuitement, ou bien ils vous pulvérisent et se servent… gratuitement. Voilà le monde définitif qui vient. Le temps qui passe creuse vertigineusement l’écart j’allais dire anthropologique entre quelques-uns et les autres. Aujourd’hui ils peuvent tout nous infliger sans que nous ne puissions rien. Trump : Je tue votre général, je vous dis que c’est moi qui ai fait ça ; et si vous osez réagir contre moi, je réduis votre pays en cendres. Depuis mon bureau.

Cela peut surprendre de le dire, mais il y a aux USA, en Chine, en Russie et en Europe des gens aussi cruels et bellicistes qu’au Togo ; il y a là-bas aussi des suprématistes tribaux ; si ! Des gens capables, comme au Togo, de tuer des milliers de personnes pour refuser la liberté aux autres, de tirer sur un enfant en pleine rue pour terroriser. Et ces gens-là, eux, disposent non pas de machettes et de fusils à lunette comme leurs congénères du Togo, mais de drones et de missiles inimaginables. Qu’ils s’avisent un jour de prendre le Togo et son régime tribal comme cibles n’est donc pas une vue de l’esprit.

A la fin du XIXè siècle, il a fallu des années, de gros efforts et de coûteuses pertes en vies humaines pour venir à bout de Béhanzin ou de Samory. Aujourd’hui, Lomé est pulvérisable en un clic. Quelque chose trahit chez les Africains la croyance obstinée qu’on finira un jour par les laisser vivre en paix. En dépit de tout bon sens.

C’est quoi un général de l’armée iranienne désormais ? Un général de l’armée togolaise ? Un président du Togo, c’est quoi au juste face à ceux qui ont de tels moyens ? Et demain, qu’en sera-t-il ? Boko Haram surgit au nord du Nigéria ; depuis des années, l’armée de ce pays, qui doit être plus puissante que celle du Togo, n’en vient pas à bout. C’est à la fin de l’année dernière que les autorités nigérianes ont exhibé avec fierté des chars de combat fabriqués dans des usines locales. Des chars fabriqués sur place ; soixante-quinze ans après Hiroshima.

L’assassinat en direct du général iranien est un message au monde. Le monde en dehors de la Russie et de la Chine. C’est fini la blague des États (de merde, dixit Trump) et des prétentions infantiles à une égalité de souveraineté avec nous ! Shit ! D’ailleurs, pour ses vœux de nouvel an ou presque, Poutine, le président russe, a dévoilé au monde un arsenal sophistiqué et a prévenu : « Personne ne voulait nous écouter (…). Maintenant vous feriez mieux d’écouter. »

Il n’y a donc aucune souveraineté pour nous ? Aucune sécurité pour nos vies ? Mais alors… Tous ces officiers galonnés ? Tous ces camps militaires ? Et Lomé 2, c’est quoi ? Et le convoi présidentiel frénétique qui écrase une pauvre jeune passante dans Lomé ?

Rien.

… je m’imagine parfois citoyen et écrivain ghanéen. Je me vois écrivant en anglais. Et comme Rawlings a fait le bon job de régénérer ce pays, je suis à Accra, libre de parole et de pensée, et m’adresse à des concitoyens ayant aussi l’esprit libre – et ayant échappé aux prisons ethniques

Le présidentialisme qui excite tant les Africains, remarquez-le, existe… très peu en Occident. Aux États-Unis, en France, en Russie… Ajoutons avec des guillemets la Chine. Dans les autres États prospères du monde, c’est le régime parlementaire. En Europe du Nord où le climat n’est pas clément mais où sans doute la prospérité sociale est la plus équitablement répartie, c’est le régime fondé sur le pouvoir du parlement. Qu’est-ce à dire ? Que le pouvoir y est collectif. Collectif, pas clanique ; y compris aux USA, en France et en Russie. Si ! Formulons avec clarté : en ce XXIe siècle, ceux qui pulvérisent ou atomisent les autres et qui se protègent si bien jouent très collectif. Seuls les faibles et les tuables comme des poussins croient pouvoir jouer perso ; avec l’immaturité et l’innocence de celui qui ne voit pas les fauves tout autour de lui. Seuls les Africains s’obstinent à jouer Mhoi-Ceul pour reprendre le titre d’une pièce de théâtre de Bernard Dadié. C’est très logique tant les frustrations et les complexes empêchent efficacement ceux qui en souffrent de coopérer et de s’organiser. En cinq ans, en raison de cette affaire de Brexit, la Grande-Bretagne a changé trois fois de Premier ministre. La chancelière d’Allemagne négocie avec tous les autres élus pendant des mois avant de se voir confirmée comme telle. Ils jouent collectif parce qu’ils savent eux-mêmes que les moyens de guerre qu’ils ont développés rendent désormais caduc ou vide de sens réel le présidentialisme prisé par les Africains comme nous en offre l’exemple en ce moment au Bénin un coquet et vaniteux. La seule force, en vérité le seul pouvoir dont dispose un président comme celui du Togo est de martyriser ses « concitoyens » – d’être leur geôlier. Même ça, on ne le lui permet que s’il est soumis envers eux. Vis-à-vis de l’extérieur, il est dépourvu de tout pouvoir. Il ne peut protéger le pays dont il est dit président et ses habitants d’aucun danger ou outrage extérieur. Lui-même achète sa sécurité avec sa bonne docilité. Soyons sincères entre nous : un président du Togo aussi démuni, aussi dépourvu vis-à-vis du monde, c’est un président pour rire ; sans vouloir offenser qui que ce soit.

Et on tue et on s’entretue pour ça.

La tâche de l’esprit est d’arriver à faire comprendre et surtout à faire sentir à tous que seule la légitimité et l’adhésion des Togolais donneront une noblesse à cette fonction. Le mot « président » n’est pas un verbe, certes, mais je voudrais oser formuler qu’il n’est pas intransitif. Ce mot a toujours implicitement un complément. On est toujours le président de… quelque chose. C’est ce quelque chose qui fait tout le contenu, toute la valeur ou pas du mot président.

Nous sommes neufs. Le présidentialisme nous est jouissif. A une époque où la chose n’a plus de sens. La nature des armes fait la nature des rapports que les hommes ont entre eux ; même quand ils ne sont pas voisins ou en contact. Le pouvoir politique souverain en Afrique a pris fin avec la capture des Béhanzin ou Samory. A tout moment, on peut arraisonner l’avion présidentiel du Togo et faire prisonnier son occupant. A l’échelle du monde, un président du Togo est exactement comparable à nos chefs traditionnels. Ça a le même non-prestige, le même non-pouvoir de faire. Et la même prodigalité en progéniture. Point.

Président est un mot qui nous enfièvre en Afrique. Nous y mettons du quasi-divin. Partout sans cesse, on veut être candidat à l’élection présidentielle. Le grand truc. Parce qu’on voit faire cela aux États-Unis ou en France. En Côte d’Ivoire, ils sont une demi-douzaine – chaque chef de parti politique ! Celui qui est mieux soutenu (comme la corde soutient le pendu) par l’étranger, préventivement, emprisonne, tue, chasse en exil ceux qui veulent être président comme lui. C’est la baguette magique. Pour changer la vie, il faut être président. Peuples neufs. Peuples naïfs.

Comme ma grand-mère paternelle vient du pays anlon à l’est du Ghana, je m’imagine parfois citoyen de ce pays et donc écrivain ghanéen. Je me vois écrivant en anglais. Et comme Rawlings a fait le bon job de régénérer ce pays, je suis à Accra, libre de parole et de pensée, et m’adresse à des concitoyens ayant aussi l’esprit libre – et ayant échappé aux prisons ethniques. Je leur dis et redis ceci : le Ghana et le Nigéria sont de facto des îles entourées de semi-colonies. La tâche géopolitique urgente est de faire cesser cela – cette insularité artificielle. Il nous faut joindre le Ghana et le Nigéria. Mais il y a le Bénin et le Togo entre nous, me rappelle-t-on ! Je rétorque : ce sont deux petits territoires dont les peuples et les langues sont les mêmes que les nôtres. Fédérer ces quatre pays est l’avenir. De gré ou de force. La sécurité de tous l’exige. Nos racines profondes doivent prévaloir sur les divisions coloniales. Et puis, voyez l’état d’arriération où ils sont maintenus ! Pas de liberté civile, pas de monnaie à eux. Le Togo ? 6 à 7 millions de personnes qui sont la propriété d’une famille ! En plein XXIe siècle !

Je sais qu’on pense ainsi au Nigéria et au Ghana. J’en suis convaincu. Et cela adviendra, parce que c’est la seule voie de salut possible.

Théo Ananissoh, écrivain

 

 

Théo Ananissoh : « A l’échelle du monde, un président du Togo est exactement comparable à nos chefs traditionnels »

 

La Chine, un nid de virus? : Un nouveau type de coronavirus fait un premier mort

AFP

L’épidémie de pneumonie qui sévit dans le centre de la Chine a fait un premier mort, ont annoncé samedi les autorités sanitaires chinoises, lesquelles surveillent une maladie qui serait causée par un nouveau virus de la même famille que le SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère).

Sur les 41 patients diagnostiqués avec ce nouveau type de coronavirus dans la grande ville de Wuhan (11 millions d’habitants), une personne est décédée, deux ont achevé leur traitement et sept sont toujours dans un état sérieux, a précisé la Commission municipale de l’hygiène et de la santé de Wuhan (centre), où l’épidémie est apparue.

Les autorités chinoises avaient indiqué auparavant que 59 personnes étaient touchées par l’épidémie.

Celle-ci est apparue fin décembre à Wuhan, faisant craindre initialement une résurgence du SRAS, qui avait tué 349 personnes en Chine continentale et 299 à Hong Kong en 2002-2003. La souche, inconnue jusqu’à présent, est un coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus.

« Aucun nouveau cas n’a été détecté depuis le 3 janvier 2020. À l’heure actuelle, aucune infection parmi le personnel médical n’a été diagnostiquée, et aucune preuve claire de transmission entre humains n’a été établie », a ajouté la commission.

Les patients sont principalement des exploitants d’entreprises sur un marché aux poissons à Wuhan, qui a été fermé le 1er janvier en raison de l’épidémie, selon la même source.

Les autorités à Hong Kong, région semi-autonome qui avait été durement touchée par le SRAS en 2002-2003, a depuis pris des précautions, notamment en intensifiant la désinfection des trains et des avions, et le contrôle des passagers.

La Chine a depuis exclu une nouvelle réapparition du SRAS.

L’épidémie survient juste avant la période annuelle de voyage la plus dense du pays, les vacances du Nouvel An lunaire fin janvier, où des dizaines de millions de personnes prennent le bus, le train et l’avion.

À Hong Kong, 48 personnes ont été hospitalisées ces derniers jours après leur retour de Wuhan, selon les autorités locales. Les patients présentaient des symptômes grippaux, mais il n’a pas été confirmé qu’elles avaient contracté le mystérieux virus.

Les vacances à venir ont suscité des inquiétudes à Taïwan, où les fonctionnaires ont demandé au ministère de la Santé et des Affaires sociales de renforcer les contrôles de quarantaine dans les aéroports.

L’ambassade américaine à Pékin a averti mardi que les Américains voyageant dans le pays devraient éviter les animaux et les contacts avec des personnes malades.

Source : AFP

 

 

La Chine, un nid de virus? : Un nouveau type de coronavirus fait un premier mort

 

Togo : Soutien à la dictature de Faure Gnassingbé, les masques des députés pseudo-indépendants tombent

Liberté Togo
Assemblée unicolore RPT-UNIR, Togo | Photo : DR

Ils ont toujours soutenu le régime et ses actions. Pourtant, ils ont toujours clamé leur indépendance vis-à-vis de ceux qui les ont appelés « pour venir boire du lait ». Depuis la désignation de Faure Gnassingbé comme candidat du RPT/UNIR, les députés élus à l’Assemblée nationale sous la bannière des mouvements indépendants ont enlevé leurs masques, confirmant ainsi l’appellation « députés indépendants-UNIR ».

En Afrique et particulièrement au Togo, les partis politiques et les mouvements engagés dans la conquête du pouvoir naissent régulièrement. Surtout à l’approche des élections, ils poussent comme des champignons. Si une infime partie d’entre eux se déclarent ouvertement engagés aux côtés des partis politiques de l’opposition, la plupart se réclament neutres, impartiaux et donc indépendants aussi bien du pouvoir que de l’opposition.

En 2018 et 2019 au Togo, ce phénomène a connu une ampleur sans précédent. Pour compétir lors des élections législatives de décembre 2018 et les locales de 2019, plusieurs regroupements se sont formés. Dans toutes les préfectures du Togo, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a enregistré plusieurs candidatures au nom des indépendants. Le plus souvent, ces candidatures sont celles de militants du parti au pouvoir n’ayant pas réussi à se faire inscrire sur la liste du parti. D’autres candidatures indépendantes ont été suscitées et financièrement soutenues par le régime lui-même pour faire croire aux populations qu’elles ont affaire à des indépendants. A l’époque, nous les avons surnommés les « indépendants-UNIR », en référence à leurs liens solides avec le pouvoir en place.

Comme dans les fausses démocraties, ces partis affiliés au régime dictatorial des Gnassingbé ont battu campagne contre les partis politiques de l’opposition. Leur plus grand argument, c’est que l’opposition togolaise n’aurait pas réussi à arracher le pouvoir faute de stratégies. Ils se positionnent donc comme l’alternative aux échecs de l’opposition. Leur particularité, c’est qu’il leur arrive très rarement de critiquer le régime et sa gestion calamiteuse du pays. Pour eux, il fait de son mieux, mais il reste beaucoup encore à faire. Chez ces partis politiques et mouvements indépendants, l’opposition est plus coupable de la situation actuelle que le pouvoir. Finalement, dans leurs discours, on comprend que leur cible, c’est l’opposition.

Cette confusion est entretenue par le régime qui a fait adopter une loi aux termes de laquelle tout parti politique ou mouvement est de l’opposition à la seule condition que l’intéressé se réclame de l’opposition. Heureusement, cette confusion tire à sa fin. Pour avoir bénéficié des largesses du pouvoir et dans l’optique d’être toujours dans ses bonnes grâces, ces mouvements qui se disaient indépendants sont obligés de se positionner. Le bal a été ouvert par le Bloc Alternatif Togolais pour une Innovation Républicaine (BATIR). 24 heures après la désignation de Faure Gnassingbé comme candidat du régime, ces pseudo-indépendants ont montré leur vrai visage.

Au cours d’une conférence de presse, ils ont extériorisé leur amour pour le fils de Gnassingbé Eyadéma à qui ils promettent leur « soutien ferme et indéfectible ». Comme nous l’avions dit plus haut, leur constat, fondé sans nul doute sur des aspirations pécuniaires, est « qu’en face du pouvoir actuel, aucun parti ou regroupement de partis politiques » ne les rassure. En d’autres termes, « BATIR, c’est UNIR ».

Le lendemain de cette sortie de BATIR, les autres députés élus sous la bannière de mouvements indépendants ôtent aussi leurs masques. En conférence de presse hier, ils ont « fait allégeance » à Faure Gnassingbé en soutenant sa candidature. Cette alliance est composée de mouvements tels que Alolledou-Vo, Indépendants pour construire, Conscience patriotique, Indépendants pour la République, Hysope, Douanenyo, CRAD, Nouvelle Vision et AVE en marche du fameux Pacôme Adjrourouvi. Ils se sont engagés à mener des actions d’envergure pour la réélection de Faure Gnassingbé.

Une chose est sûre, avec leur soutien à l’actuel chef de l’Etat, les fameux indépendants ont confirmé leur attachement aux idéaux de la dictature qui régente le Togo depuis plus de 50 ans. D’ailleurs, ils ont toujours soutenu le RPT/UNIR en votant pour toutes les modifications constitutionnelles, même les plus insensées, voulues par le pouvoir. L’énigme des indépendants est enfin résolu !

G.A.

Source : Liberté

 

 

Togo : Soutien à la dictature de Faure Gnassingbé, les masques des députés pseudo-indépendants tombent

 

Élections Présidentielles Illégales, Donc Résultats Illégaux : Dix candidats trompent le Peuple togolais !

RCDTI et CVU-Togo Diaspora
elections au togo
Illustration : vectorstock

Communiqué conjoint du 11 janvier 2020 adressé au peuple togolais

Réseau de la Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et

Collectif pour la Vérité des Urnes – Togo – Diaspora (CVU-Togo-Diaspora)

Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra

Le Réseau de Coordination de la Diaspora togolaise indépendante (RCDTI) et le Collectif pour la Vérité des Urnes Togo-Diaspora (CVU-TOGO-DIASPORA) souhaitent leurs meilleurs vœux à chaque Togolaise et à chaque Togolais.

L’année 2020 n’apportera pas la démocratie fondée sur la vérité des urnes à la majorité du Peuple togolais car le processus électoral unilatéral imposé par Faure Gnassingbé ne se déroule pas dans la légalité.

Pourtant, toute alternative politique démocratique crédible doit s’opérer dans la légalité pour être crédible et fondatrice d’une société de confiance !

1. Illégalité du Processus Électoral au Togo

L’année électorale 2020 commence mal pour le Peuple togolais. Sur une vingtaine de candidats, certains n’ont pas pu fournir la caution fixée à 20 millions de francs CFA (environ 30 500 euros) et ont été éliminés d’office. D’autres pour avoir par le passé travaillé avec le système RPT/UNIR, ont choisi de s’abstenir notamment le Comité d’action pour le renouveau (CAR), de l’ex-Premier ministre Me Yaovi Agboyibo ou l’Union des Forces du Changement (UFC) de M. Gilchrist Olympio, fils du premier Président Sylvanus Olympio assassiné le 13 janvier 1963. Mais, 10 candidats 1 à l’élection présidentielle de la contre-vérité des urnes ont été enregistrés par ladite Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Celle-ci en toute non indépendance, sur la base de la non-séparation des pouvoirs institutionnalisée par Faure Gnassingbé et son système RPT/UNIR avec l’article 154 du Code électoral, se contente de transmettre les dossiers au Ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales pour le premier tour de la censure. Suite à cela, les « dossiers-rescapés » seront transmis à la non-moins illégale Cour Constitutionnelle. En effet, cette Cour constitutionnelle est un non-lieu juridique, ce qui vicie toute la procédure électorale. Le processus de l’élection présidentielle est donc vicié juridiquement.

Quel que soit le résultat de cette élection présidentielle, elle sera entachée d’un vice de forme et d’un vice de procédure institutionalisés par le pouvoir en place.

2. Dix candidats décident d’aller à des élections de la contre-vérité des urnes au Togo

Le travestissement de la démocratie et l’illégalité des actes politiques du pouvoir RPT/UNIR n’étonne plus personne au Togo. Le système mis en place repose sur le maquillage des défaites électorales en victoires de la contre-vérité des urnes, systématiquement avalisées par une grande partie de la communauté internationale. Mais il y a lieu de s’interroger sur le fait que dix (10) candidats, sains d’esprit et de corps, aient pu décider en leur « âme et conscience » et en toute connaissance de cause, de participer à ces élections de la contre-vérité des urnes, après 27 dialogues infructueux et sans le moindre succès pour obtenir la transparence des processus électoraux.

Est-ce que pour eux, la priorité consistant à gagner de l’argent en allant à ces élections de légitimation du système en place est plus importante que la vérité des urnes, seule garante de la démocratie ?

Est-ce que la priorité accordée à la fausse confrontation électorale est plus importante que la vérité des urnes ? Vraisemblablement ! Le processus électoral vicié, consiste en effet à faire croire au Peuple togolais que la présence de plusieurs candidats serait un signe de vitalité démocratique. En réalité c’est la paix des cimetières qui triomphe et l’enterrement de la démocratie qui se perpétue. Celle-ci est assortie du triste spectacle des palabres stériles lors des interminables et prévisibles contestations de la phase post-électorale, avec une Cour Constitutionnelle qui ne dit jamais le droit, et un pouvoir trop heureux de s’en tirer à bon compte, en distribuant des faveurs et en intégrant ceux qui ont contribué à avaliser le processus à une démocratie conviviale du partage du gâteau et du pouvoir.

Mais la priorité de ces fossoyeurs de la démocratie peut-elle se confondre avec celle de la majorité du peuple togolais ? La réponse est assurément non ! Mais quelle est la priorité collective du Peuple togolais ? La Paix dans l’impunité et la contre-vérité des urnes ? Pour le moment, hélas, c’est vers cela que ce Peuple tendrait en acceptant de suivre les 10 candidats comme des moutons de Panurge. Aussi la question est de savoir si chaque Togolais et chaque Togolaise pris individuellement accepte d’être mené à des élections de contre-vérités des urnes comme un mouton ?

A moins que le peuple togolais ne décide une nouvelle fois de réagir et de recourir à la désobéissance civile.

3. Le candidat dit « unique » de Mgr Lpodzro n’est pas le candidat commun du peuple togolais

Est-ce que Monseigneur Kpodzro, un citoyen togolais qui use de son influence d’ancien archevêque catholique et, croyant en sa foi en un candidat unique, ne vient pas d’engager le Togo dans une impasse ? Assurément, puisqu’en guise de candidat unique, ce sont au moins 9 candidats qui croient qu’un second tour permettra au candidat présent à un hypothétique deuxième tour de battre Faure Gnassingbé, le candidat « naturel » de la contre-vérité des urnes au Togo.

Est-ce que la naïveté d’une partie du Peuple togolais sur l’avènement d’un candidat providentiel n’a pas empêché plusieurs citoyens et citoyennes y compris dans la Diaspora de voir clair dans le jeu de division de l’opposition orchestré avec brio par Faure Gnassingbé ?

Est-ce que le Peuple togolais aveuglé par les frustrations, le poids des 53 ans du système RPT/UNIR et surtout sa propre inconsistance devant l’attrait de l’argent, n’est pas aveuglé par l’erreur de parallaxe qui consiste à abdiquer son droit à choisir un Togo démocratique étayé par la vérité des urnes, en laissant ceux qui ont une expérience reconnue en matière d’abus de pouvoir et des droits agir à leur guise et façonner, élection après élection, un Togo non-démocratique.

4. RPT/UNIR a metamorphosé l’opposition effective devenue une opposition alimentaire

Il convient de rappeler l’état du contexte politique au Togo à la veille de l’élection présidentielle, avec l’implosion de la Coalition des 14 partis (C14 devenue C5), la division du Parti National Panafricain (PNP) qui expulse ses propres militants au motif présumé du non-respect de la démocratie interne), l’irruption impromptue sur la scène politique de candidats indépendants et/ou centristes, de certains candidats strictement inconnus, qui en réalité ne cherchent qu’à se positionner dans l’espoir d’obtenir pour service rendu, un poste lors de l’éventuel 4e mandat présidentiel de Faure Gnassingbé. Il faut y rajouter une partie des corps constitués notamment une partie de l’armée clairement non républicaine mais aussi les lobbies blancs et noirs, internes comme externes, qui ne sont pas prêts à renoncer à la manne financière officielle ou officieuse, offerte par les tenants du pouvoir ?

Le Peuple togolais doit refuser d’être conduit à des élections de la contre-vérité des urnes comme un troupeau de moutons. Une partie non consciente et peu vigilante du Peuple togolais y compris dans la Diaspora doit comprendre qu’une opposition alimentaire qui se résume à 10 candidats à l’élection présidentielle, le trompe. Notamment en versant dans le travers de campagnes électorales dignes de suprématistes noirs, ou alors de populistes-menteurs, voire d’acheteurs de conscience par la distribution immédiate de quelques sacs de riz « Faure », de bons d’essence pour les Taxi-motos (Zémidjans), et les multiples billets de banques qui n’arrivent au destinataire qu’après de substantielles ponctions opérées par les intermédiaires les plus zélés et les mieux placés au sein du pouvoir RPT/UNIR.

Il importe donc de dénoncer cette situation malsaine en expliquant comment les acteurs au pouvoir, acquis par la force et le sang, organisent en amont, pendant et en aval, la continuité du système RPT/UNIR.

Les modalités du renouvellement au pouvoir d’un système autocratique ésotérique-militaro-civil reposent sur sa capacité à métamorphoser les opposants en légitimateurs du système. Aussi, il faut être clair avec le Peuple togolais y compris sa Diaspora non alignée sur Faure Gnassingbé et son système. Le Peuple togolais ne peut être complice de cette métamorphose programmée avec 10 candidats acceptant d’aller, en toute connaissance de cause, à des élections dont ils savent que seule la contrevérité des urnes triomphera.

Il est utile de rappeler également qu’à moins de deux mois de l’élection présidentielle, aucun des dix candidats retenus préalablement à l’écrémage final de la Cour Constitutionnelle, n’a été capable de présenter et de mettre en débat devant les citoyens togolais, la moindre esquisse de vision politique pour l’avenir du Togo ! Encore moins l’esquisse d’un projet de société commun et d’un programme politique crédible !

5. Déjouer l’esprit d’égarement qui hypnotise le peuple togolais

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA demandent au Peuple togolais de ne pas tomber dans ce piège en évitant de se laisser hypnotiser par un esprit d’égarement fondé sur la feinte, l’hypocrisie, l’illusion, le mensonge et en définitive, l’imposture. Le courage, l’organisation et un leadership patriotique et décentralisé sont à mettre en place 3.

Aussi et en conséquence, nous, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA et toutes les forces travaillant à la refondation d’un Togo démocratique :

# Insistons auprès du Peuple togolais de ne plus s’apprêter à venir se plaindre lorsque la contre-vérité des urnes aura sévi lors des annonces unilatérales des résultats proclamés par la Cour Constitutionnelle illégale ; cela suppose donc la suspension et le report du processus électoral en cours ;

# Rappelons que l’avenir du Togo passe en premier lieu par la construction inclusive d’un projet de société commun sur une base inclusive, suivie du choix d’une candidature commune soutenue par une équipe non populiste et compétente, puis une transition où Faure Gnassingbé ne peut encore être le faux-arbitre d’une démocratie de la contre-vérité des urnes ;

# Interpellons chacun des citoyens togolais y compris dans la Diaspora sur le fait qu’en politique, la séparation des pouvoirs et des compétences entre les institutions religieuses qui relèvent en principe de la sphère spirituelle, et le pouvoir politique qui relève en principe de la sphère temporelle, est une condition indispensable pour l’avènement d’une démocratie fondée sur la vérité des urnes ; et à ce titre, suggérons de ne pas suivre comme des moutons les dix candidats qui ont choisi de les conduire dans une impasse électorale, voire ensuite dans des contestations sanglantes qui ne manqueront pas, suite aux annonces de la contre-vérité des urnes qui seront formulées par l’illégale Cour Constitutionnelle ;

# Interpelons chaque citoyen et citoyenne sur le fait que le candidat unique de Mgr Kpodzro et son comité des « sages » – tous des ex-zélés ayant exercé des fonctions au sein du système RPT/UNIR et adeptes de l’impunité 4 – ne peut être considéré comme étant le candidat du Peuple togolais, encore moins le candidat d’une Diaspora togolaise plurielle et indépendante ;

# Invitons dans l’urgence chaque citoyen togolais, partout où il ou elle se trouve, de ne pas exclure l’option de rétablir un rapport de force pacifique par la désobéissance civile mais aussi par des actions simultanées d’insurrections populaires pour rejeter cette élection présidentielle, son processus électoral illégal, vicié tant dans sa forme juridique que sur le fond afin d’ouvrir au Peuple togolais, la voie à une démocratie de la vérité des urnes. La raison première n’est pas d’interdire le 4e mandat de Faure Gnassingbé, ce qui a été promu par quelques apprentis-sorciers de la politique politicienne, mais de rejeter tout un système illicite, notamment la mise en œuvre d’un processus électoral illégal, vicié tant dans sa forme juridique que sur le fond, afin de pouvoir offrir une démocratie de la vérité des urnes au Peuple togolais;

# Demandons, expressément à la partie du Peuple togolais qui a pris conscience du fait que le processus électoral unilatéral mis en place par Faure Gnassingbé et ses appuis nationaux, internationaux, ésotériques et militaires, de rejeter cette élection, ou à défaut de s’abstenir massivement en ne votant pour aucun des candidats, en ciblant tout particulièrement ceux responsables et légitimant l’impunité ou ceux qui organisent le rassemblement populiste autour de tous ceux qui, sous-couvert d’une grande expérience de l’impunité, veulent placer à la tête du Togo, un candidat légitimateur du système de la contre-vérité des urnes, à savoir Faure Gnassingbé, celui-là même qui a optimisé l’impunité.

# Conseillons au Peuple togolais, de penser à un plan B qui ne peut être celui d’une élection présidentielle illégale, surtout que la victoire unilatérale de Faure Gnassingbé au premier tour n’est plus une hypothèse, mais une certitude qui conduira les perdants à verser des larmes de crocodile… Ce plan B, qui repose sur un rapport de force de sursaut du Peuple togolais indépendant et conscient. Il s’agit d’exiger son droit à l’autodétermination de l’avenir du Togo, ce en toute légalité et sans unilatéralisme du RPT/UNIR. Aide-toi, le Ciel t’aidera! Encore faut-il que le Peuple togolais, dans sa grande majorité, ne choisisse pas comme priorité, l’argent, l’argent et encore l’argent d’abord, mais la vérité, la liberté, l’organisation et la démocratie de la vérité des urnes ! A défaut, la victoire programmée de Faure Gnassingbé se mesurera à l’aune du niveau de co-responsabilité du Peuple togolais.

Mais si ce Peuple togolais n’est pas prêt et ne veut pas de plan B, cela n’empêchera pas la RCDTI et le CVU-TOGO-DIASPORA ainsi que tout mouvement citoyen ou politique de reconquête de la liberté, de la souveraineté et du respect des droits, d’offrir, tôt ou tard au Peuple togolais conscient et aux amis de ce Peuple :

# Un projet de société commun ;

# Une conférence inclusive sans Faure Gnassingbé ;

# Un projet de gouvernement alternatif à celui du pouvoir en place ;

# Une transition politique avec tous les représentants indépendants de Faure Gnassingbé aux plans financier, ésotérique et militaire.

Le 11 janvier 2020.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)

Comité de Rédaction RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA :

Dr. Yves Ekoué AMAÏZO
Jean-Pierre Akoété BALIKPO
Dr. Ernesto D’ALMEIDA
Mathieu D’ALMEIDA
Koffi DEKU
François FABREGAT
Apelete Félix KODJO
Antoine Koffi OKOUTA
Dr. Antoine RANDOLPH

Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet commun de société pour l’avenir du Togo

 

 

Élections Présidentielles Illégales, Donc Résultats Illégaux : Dix candidats trompent le Peuple togolais !

 

Togo : La stratégie des dos lacérés

Zakari Tchagbale
strategie de dos laceres togo
Violences militaires gratuites sur ces citoyens de Tchaoudjo et d’Assoli, Togo | Photos : DR/ Zakary Tchagbalé

Pour fermer la bouche à ceux qui disent « NON AU 4e MANDAT DE FAURE », l’Armée togolaise a repris le siège de Sokodé et de Bafilo. Dans ces deux localités les corps habillés attendent 2h du matin pour investir les maisons dans l’espoir de saisir ceux qui ne savent pas fermer leur bouche sur la volonté du fils de faire durer son règne plus que les 38 ans de son père.

C’est comme cela qu’ils ont pris les trois frères Kpéréguéni, Razakou, Aboubakar et Abd Rachid à Kadambara le 8 janvier 2020, le jeune Zibérou Tchafaram hier le 10 janvier à Bafilo ainsi que messieurs Bassirou Ouro-Gnaou et Massaoudou Mamadou à Kédjikandjo en ce début d’année.

Envoyer les enfants en prison susciterait l’indignation même dans les rangs des mentors extérieurs de Faure. Faute de pouvoir le faire, les hommes de main de Faure se contentent de lacérer leurs dos dans une haine incompréhensible.

Du coup, les hommes adultes ne peuvent plus habiter leurs maisons et leurs enfants ne peuvent plus aller à l’école. Toute cette terreur pour faire élire quoi ?

Zakari Tchagbalé

 

 

Togo : La stratégie des dos lacérés

 

Lutte contre l’érosion côtière : La commune de Baguida en fait une priorité

Les responsables de la commune de Baguida dans le Golfe 6 étaient en atelier de formation mercredi. Les participants à cette rencontre se sont fait former sur les techniques adéquates pour adresser un plaidoyer aux autorités togolaises quant au phénomène de l’érosion côtière qui gangrène les populations du littoral.

Le phénomène de l’érosion côtière fait désormais parti des plus grandes préoccupations des responsables de cette commune. Selon le Maire-adjoint de la commune de Baguida, Charles AQUEREBURU, ce projet intervient dans le cadre des initiatives visant le développement véritable de la localité.

« Bien que tout soit prioritaire, l’exécutif accordera une attention particulière aux villages du littoral qui sont aujourd’hui sous la menace de l’érosion côtière », a indiqué M. AQUEREBURU.

Notons que l’atelier s’est déroulé après l’élaboration du budget 2020 par les responsables de cette commune. Ces derniers comptent désormais faire face aux besoins des villages à travers un diagnostic réel.

C’est dans cette perspective que le Maire-adjoint de la Commune de Baguida a lancé une appel pressant à l’endroit des organisations de la société civile et des CDQ et CVD pour une contribution active pour ensemble lutter contre l’érosion côtière.

 

 

Lutte contre l’érosion côtière : La commune de Baguida en fait une priorité

 

Brouille entre Ouro-Djikpa Tchatikpi et le bureau national du PNP: Qu´est-ce qui s´est vraiment passé?

Une décision portant décharge de responsabilités circule depuis jeudi soir sur les réseaux sociaux. Il s'agit d'un document officiel émanant du Parti National Panafricain (PNP) d'après l'en-tête du papier. La décision de décharge de responsabilités concerne le désormais ex-conseiller du Président National du PNP, Monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi, qui est démis desdites responsabilités à compter du 31 décembre 2019 pour cause d'indiscipline. Depuis cette nuit du 02 janvier 2020 commentaires, analyses et tentatives de justification des plus passionnés se sont emparés de la toile. Une véritable aubaine pour les détracteurs de la formation politique à l'emblème du cheval qui n'attendaient que ça pour déverser leur haine sur cette formation politique. Ayant voulu en savoir plus, nous avons approché certains responsables du staff dirigeant du Parti National Panafricain. Voici ce qui a conduit à cette décision inattendue:

Après sa libération des geôles du Service des Renseignements et d'Investigation (SRI), Monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi se rend en Allemagne vers la fin du mois de septembre 2019 pour un contrôle sanitaire. Le bureau national du PNP lui reproche, d'avoir, pendant son séjour en Europe, tenu des propos de nature à salir l'image et semer une confusion quant à l'orientation politique du parti, lors de réunions ou d'entretiens entre amis. L'ex-conseiller du président du PNP se serait également rendu en Suède, en Italie et en Suisse pour rencontrer les militants du Parti National Panafricain; initiatives tout à fait normales et louables, si ses supérieurs étaient au courant, lui en avaient donné le mandat ou étaient informés après coup du résultat de toutes ces démarches. Mais Monsieur Ouro-Djikpa n'a daigné informer personne au sein du bureau exécutif de tous ces déplacements, et du contenu des messages passés. Et ce ne sont pas les rappels à l'ordre qui avaient manqué de la part des membres du bureau national de sa formation politique.

Samedi 16 novembre 2019, Ouro-Djikpa assiste à une Assemblée Générale du PNP-Belgique à Anvers, fait un exposé et se fait recevoir, quelques jours plus tard, au siège de l'Union Européenne à Bruxelles. Évidemment au nom du Parti National Panafricain (PNP), évidemment sans mandat de personne et sans compte rendu à personne sur le motif, la teneur des entretiens et sur la ou les personnes avec qui il a parlé. L'information a fuité quand une délégation de la diaspora togolaise cherchait à être reçue auprès de l'Union Européenne à l'issue de la marche organisée par ladite diaspora à Bruxelles le samedi 11 janvier prochain.

De retour au pays, le natif de Yèlivo prend contact avec Messieurs Nathaniel Olympio du Parti des Togolais et Djimon Oré du Front des Patriotes pour la Démocratie pour mettre sur pied ceux qu'ils appellent un "Projet d'Occupation du Terrain". Ouro-Djikpa se lance donc dans la création d'une nouvelle coalition de l'opposition avec ces deux personnalités à l'insu du bureau exécutif de son parti. D'après nos investigations, Dr Kossi Samah, SG du PNP, après avoir appris que Ouro-Djikpa assisterait à des réunions au nom de leur parti sans leur avis, aurait écrit au moins deux lettres aux Sieurs Djimon Oré et Nathaniel Olympio pour leur signifier qu'ils étaient entrain de travailler avec quelqu'un qui n'a reçu aucun mandat de sa formation politique mère; et que ce qu'ils mettront sur pied n'engagerait pas le PNP. Le Numéro 2 du parti rouge, sur le même sujet, aurait même parlé au téléphone avec le leader du Parti des Togolais, M. Olympio.

Malgré ce rappel à l'ordre, aussi bien en direction des deux chefs de partis, qu'en direction de Ouro-Djikpa, à qui ses supérieurs ont rappelé l'illégalité de l'acte qu'il était entrain de poser, les réunions s'étaient succédé comme si de rien n'était. L'ex-conseiller envoie le document rédigé par les trois pour leur coalition, et dénommé "Projet d'Occupation du Terrain" à un responsable de la Diaspora Togolaise d'Allemagne, à travers lequel il sollicite l'aide de la Diaspora pour son projet; alors qu'il existe bel et bien une représentation du PNP au pays d'Angela Merkel; et n'oublions pas que M. Djikpa agit toujours au nom du Parti National Panafricain.

D'autres conseillers du PNP, en désaccord avec le projet de Monsieur Ouro-Djikpa, l'amènent chez le Secrétaire Général pour une réunion d'explication. Il est mis en minorité et prié de tout laisser tomber. Il fit semblant d'avoir accepté, mais revint à la charge quelques jours plus tard pour annoncer au SG du PNP la tenue imminente, au tout début de janvier 2020, d'une conférence de presse qui porterait sur les fonts baptismaux la nouvelle coalition à trois. C'était la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Pour éviter que le comportement de Monsieur Ouro ne fasse de dégâts sur le parti, Dr Kossi Samah décide d'informer qui de droit avant de prendre la décision qui fait aujourd'hui couler beaucoup d'encre et de salive.

Pour la petite histoire, apprenons que Monsieur Ouro-Djikpa n'était pas le seul conseiller du président national du PNP; il y en a beaucoup d'autres; et qu'il ne faisait pas partie du bureau exécutif. Que les choses soient claires, insistent les responsables du Parti National Panafricain: L'ex-conseiller n'est pas exclu du parti. Il a été tout simplement déchargé des responsabilités qui étaient les siennes pour faute grave, comme le ferait tout autre parti politique. Ceux qui critiquent et vilipendent le parti pour avoir démis de ses responsabilités le conseiller du président national, gagneraient à se renseigner sur la manière dont fonctionnent tous les partis politiques au Togo ou ailleurs, ayant des règles et des statuts comme le PNP. Continuer à critiquer et à dénigrer les responsables du Parti National Panafricain sans être allé aux informations, releverait de la pure haine, d'une ignorance criarde des textes régissant les partis politiques et d'une carence intellectuelle.

Et la lettre qui circule sur les réseaux sociaux, portant sur la décision de décharge de responsabilités à l'encontre de Monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi, lui avait été remise par le bureau national qui n'est pas responsable de sa publication sur les réseaux sociaux. Pour terminer, précisons que nous avons plusieurs fois tenté de contacter le concerné lui-même pour savoir ce qu'il en pense; mais à chaque fois nos appels ont été purement et simplement repoussés.

Ci-joint le document, "Projet d'Occupation du Terrain".
Merci aux responsables du PNP, aussi bien en Allemagne, qu'au Togo, qui ont bien voulu nous renseigner!

 

 

Brouille entre Ouro-Djikpa Tchatikpi et le bureau national du PNP: Qu´est-ce qui s´est vraiment passé?

 

Un coup de force contre l'opposition patriotique et démocratique!

UN COUP DE FORCE CONTRE L’OPPOSITION PATRIOTIQUE
ET DÉMOCRATIQUE !

Les œuvres divines coulent de source et les œuvres démoniaques sont chaotiques

par Dr Antoine Ati Randolph
e-mail : antoinerand@hottmail.com


Chers compatriotes !


Comme du chapeau d’un magicien, de la mitre de Mgr Fanoko Kpodzro est sorti, dans un nuage de fumée d’encens du Vatican, le nom du « candidat unique de l’opposition » tant recherché : Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo. Trois des quatre membres du conseil des » sages « l’y avaient subrepticement glissé le 31 décembre 2019. Le quatrième membre, maître Robert Ahlonko Dovi, pressentant cette mascarade avant la grande mascarade électorale du 22 février 2020, prit ses distances. Mais la presse occulta sa désolidarisation et présenta l’événement comme si ce choix fut acquis à l’unanimité de tous les membres du conseil. Ceux de ce collège qui l’ont choisi sont tous d’anciens ministres du régime: Issa Samarou, Prosper Yaovi Adodo et Fidèle Kako Nubukpo,

I) Critères de désignation du candidat : Choix éthique et stratégique ?

Selon le coordinateur de la Coordination internationale de la plateforme Mgr Kpodzro, Dr Edem Atsu Kwassi, les critères retenus sont le résultat du travail de synthèse fait par d’éminents Togolais de la diaspora à partir des documents reçus de Lomé. Ces critères sont au nombre de 9 embrassant de nombreux domaines que je résume ci-dessous
1° Expérience en matière de gouvernance administrative et politique
2° Avoir un carnet d’adresses bien fourni sur le plan diplomatique et international
3° Profil rassurant pour l’armée
4° Popularité ou notoriété au sein des masses populaires
5° Capacité de transcender et de résoudre les questions délicates de configuration ethnique
6° Capacité d’avoir l’envergure d’homme d’État pour défendre valablement les intérêts du Togo
7° Avoir une bonne connaissance des dossiers de l’actualité nationale et internationale
8°Avoir une bonne ouverture d’esprit et un souci constant pour l’intérêt commun et général
9° Avoir la maîtrise des enjeux géopolitiques et géoéconomiques supérieurs du Togo

D’après le coordinateur ce choix est éthique et stratégique.
Au vu de ce questionnaire et bien avant le choix du candidat, le secrétaire général de Coditogo, Monsieur Ché Lawson-Helu, a demandé qu’y soient aussi mentionnés le respect des droits de l’homme, la probité morale et la bonne gouvernance, mais en vain.

II) Analyse des critères de désignation du candidat

Une analyse succincte de ce questionnaire montre qu’il est plutôt axé sur l’expérience, le savoir faire, la technicité, la connaissance du milieu diplomatique et international ; les questions pouvant embarrasser le profil du candidat sont évitées. La question N°4 relative à la popularité y figure pour la forme puisqu’elle sera violée au moment opportun par le conseil des » sages », lui-même. En somme, ce questionnaire a été élaboré par rapport à celui que l’on a déjà en vue, une personne ayant fait ses armes dans le régime et qui le connaît bien. Ce questionnaire est en fait un vêtement cousu de fil blanc, un prêt-à-porter. Par ailleurs, nous verrons plus bas que ce choix n’a rien d’éthique et que son côté stratégique est juste une supercherie pour masquer la manipulation des consciences et la manipulation politique des Togolaises et Togolais trop incrédules à suivre la religion. Cependant un important critère lui manque ; c’est celui d’un véritable projet de société. Aucune allusion ne lui a été faite ! Il ne s’agit pas de « garantir trois repas par jour aux Togolais » il s’agit, bien plus que cela , de quelque chose de plus élevé : construire un présent et un futur radieux à tous les Togolais pour faire d’eux l’ »Or de l’humanité » !

III) Conseil des « sages » et choix du candidat unique

Seuls les trois anciens ministres s’étaient réunis ce 31 décembre avec trois chefs de parti : Agbéyomé Kodjo du MPDD (mouvement patriotique pour la démocratie et le développement ) , Aimé Gogué d’ADDI (alliance des démocrates pour le développement intégral.) et Soter-Caï Dovi de la Coalition » les Rassembleurs » et Ekué Gamessou Kpodar, ex-président de Coditogo, porté par un mouvement qui porte son prénom « Gamessou » C’est donc l’ancien premier ministre Agbéyomé qui a été choisi. Imaginez un peu la scène : 3 élèves qui font passer l’oral à leur professeur !

IV) Personnalité et fonctions du candidat choisi

Homme d’État, 66 ans, ancien président du PAL( port autonome de Lomé), plusieurs fois ministre , ancien premier ministre et ancien président de l’assemblée nationale, il est actuellement député
Il faut être retors et opportuniste pour faire sa carrière dans le parti dictatorial RPT ; il a même été la figure emblématique de la dictature et, à un moment donné, considéré comme le dauphin et gendre d’Eyadéma Gnassingbé. Son passé est lourd et ses mains chargées de sang ; Il a quand même eu le mérite de démissionner en 2002, mais est resté dans la mouvance présidentielle tout en faisant des « va-et-vient » dans l’opposition. Il a aidé le RPT/UNIR à frauder dans la préfecture du Yoto lors de l’élection présidentielle du 25 avril 2015. En tant que député d’une assemblée nationale unicolore il a voté sans état d’âme la loi scélérate de révision constitutionnelle, le 8 mai 2019. Comme tous les barons du régime, il s’est enrichi considérablement . Le proverbe français « qui vole un œuf volera un bœuf « lui colle parfaitement à la peau puisque l’un de ses premiers vols connus fut celui portant sur des sacs de jute de l’OPAT ( Office des produits agricoles du Togo ) commis en 1977 lorsqu’il faisait la pluie et le beau temps dans la jeunesse du RPT ( JRPT) et quelques années plus tard il a fêté publiquement des milliards de francs CFA. Agbéyomé Kodjo et Maurice Assor ont mis en faillite beaucoup de sociétés commerciales d’État et privées. Par ailleurs, il n’est pas l’homme consensuel capable de faire la réconciliation nationale . En effet, la rancune est logée dans son cœur. Il a écrit à monsieur Yaovi Agboyibo lorsque celui-ci était incarcéré à la prison civile de Lomé, du 03 août 2001 au 14 mars 2002, pour avoir dénoncé l’assassinat de Mathieu Kegbe et autres crimes commis dans la préfecture de Yoto par des militants du RPT dirigés par Akomabou./ « je te dis que ton alliance avec Gilchrist est contre nature, souviens-toi de ce qu’ils ont fait à nos parents ».

V) Ce choix est-il démocratique dans la quête d’une alternance politique ?

La démarche de Mgr Kpodzro de trouver un candidat « unique » de l’opposition est partie d’une intention revêtant une apparence démocratique mais qui, confrontée aux réalités du terrain s’est révélée être antidémocratique. La démarche s’est avérée maladroite car elle était dirigée pour éliminer de la course présidentielle la fraction majoritairement nationaliste de l’opposition au profit de la coalition qui l’entourait dite « Coalition des forces démocratiques », formée de partis politiques et d’associations de la société civile le plus souvent proches de la mouvance présidentielle ou qui en font partie afin de justifier a posteriori son « choix inspiré par Dieu »
Par ailleurs, d’une part, la nouvelle « constitution scélérate « précise bien que le président est élu au suffrage universel, libre, direct, égal et secret pour un mandat de cinq (05) ans renouvelable une seule fois et qu’il se fait au scrutin uninominal majoritaire à deux (02) tours et, d’autre part, si chaque confession religieuse entreprenait la même démarche on aurait 4 à 5 » candidats uniques ».
Donc, par conséquent, ce n’est que par la volonté commune des acteurs politiques et ceux des associations de la société civile de l’opposition et de la diaspora que l’ on puisse trouver, non pas un candidat unique, mais un candidat commun, muni d’un projet de société commun. Le choix de l’archevêque émérite de Lomé est partisan, autoritaire et antidémocratique dans la quête de l’alternance politique.

VI) Ce choix est-il « inspiré » ou est-il « raisonné » ?

L’»inspiration divine » se manifeste subitement dans le mental de la personne ayant reçu la grâce de Dieu. La mise en application de cette inspiration est lumineuse et rencontre très peu de difficultés car les œuvres divines coulent de source alors que les œuvres démoniaques sont chaotiques. Un choix « inspiré » n’a pas besoin d’être encadré ou mesuré par un soi-disant collège des « sages « !
C’est une imposture que de faire passer un choix « raisonné » pour un choix « inspiré » afin de donner un électorat important à un candidat impopulaire sous prétexte d’alternance de la dernière
chance ! Présenter ce choix comme un choix stratégique sous prétexte que le candidat choisi connaît bien les mécanismes du système ne tient pas debout parce que le système le connaît aussi et il y a neutralisation des actions de part et d’autre. Chacun détient les secrets de l’autre ! « Je te tiens par la barbichette, tu me tiens par la barbichette » !

VII) Conséquences et objectif de ce choix

Le choix portant sur Agbéyomé Kodjo a davantage divisé l’opposition et porté atteinte à notre constitution qui reconnaît bien le principe de la laïcité.
L’axe Paris -Vatican a pesé sur Mgr Kpodzro en le manipulant et en se basant sur sa notoriété. L’ objectif immédiat serait de redonner une virginité « politique » à Agbéyomé Kodjo et d’améliorer son image auprès des masses populaires pour bien le positionner comme « bouée de sauvetage privilégiée « du système néocolonial ». Les bouées de sauvetage apparues au cours de la crise sociopolitique représentées par François Boko et Pascal Akoussoulelou Bodjona n’avaient pas reçu un accueil populaire. Paris et le Vatican sont en phase dans cette opération d’enfumage sous le couvert du Saint-Esprit. Je rappelle en passant que c’est au Vatican, après plusieurs rencontres, que le « deal secret » qui lie Gilchrist Olympio à Faure Gnassingbé , a été signé en mai 2010

VIII) Stratégies prévisibles.

Faure Gnassingbé, devenu très encombrant pour ses soutiens extérieurs, a dû attendre la veille de la clôture du dépôt des candidatures pour annoncer officiellement sa candidature. La raison était de mesurer la cote de popularité d’Agbéyomé Kodjo pour mûrir différentes stratégies pouvant être prises. De toute évidence, la contrevérité des urnes s’exprimera avec force pour les deux principaux pions du système néocolonial. La susceptibilité du « président » sortant serait ménagée et Agbéyomé serait second. Un pseudo-gouvernement d’union nationale serait formé, conduit ou non par Agbéyomé Kodjo. Après un temps plus ou moins long en fonction de la réaction du terrain sociopolitique, il y aurait la démission de Faure Gnassingbé et une nouvelle élection porterait le choix de Mgr Kpodzro au pouvoir ! Pour sauver son honneur, le « Saint-Esprit » aurait vraiment « inspiré » notre archevêque émérite et agirait avec un décalage temporaire! N’oublions pas l’affirmation de Robert Bourgi , spécialiste français des affaires africaines et lobbyiste de la Françafrique :« Aucun doute, c’est la France qui choisit les dirigeants Africains » Cela pourrait se passer ainsi, si le peuple, désemparé, suivait aveuglément le choix fait par Mgr Kpodzro ou s’il retombait dans l’inertie d’autre fois. L’expérience congolaise (RDC) est au goût du président français Emmanuel Macron ! L’ombre de la mauvaise expérience congolaise ( RDC) plane sur le Togo !

IX) Réflexions

Le conseil dit conseil des » sages « est-il réellement composé de sages ? N’a-t-il pas manqué de sagesse en occultant volontairement la moralité , la probité, le respect des droits de l’homme et la bonne gouvernance dans les critères de désignation du candidat « unique » de l’opposition ? N’a-t-il pas manqué de sagesse en violant son propre critère relatif à la popularité ou la notoriété auprès des masses populaires ? Oublie-t-il que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme « ? Si l’on n’accorde pas d’importance à la moralité, n’encouragera-t-on pas les violations des droits de l’homme et la culture de l’impunité de continuer de sévir dans notre pays ? N’est-on pas en train de cautionner et de valider l’immoralité ? N’insultons-nous pas et ne trahissons-nous pas la mémoire de nos martyrs plus particulièrement ceux de Fréau jardin ? Je réponds OUI à toutes ces questions et j’invite le conseil des « sages « à méditer la dernière sortie du président des États-Unis, Donald Trump : « Je n’ai pas besoin de vous harceler comme les présidents français le font disant que la France-Afrique est terminée pourtant ils continuent de vous envoyer les faux touristes qui vous espionnent et reviennent leur dire comment il faut vous recoloniser…...Si votre seul projet social est de rester au pouvoir à vie, êtes-vous des humains ? Si vous méprisez et vous abattez vos citoyens comme des gibiers, qui va les respecter ? » Êtes-vous des humains ?
L’ancien premier ministre français, monsieur François Fillon, partant favori à l’élection présidentielle de 2017, l’a pourtant perdue à cause de l’affaire des emplois fictifs et de deux costumes valant chacun 14000 euros que lui a offerts en cadeau Robert Bourgi cité plus haut ! Et votre fameux Agbéyomé Kodjo qui avait publiquement fêté des milliards de francs CFA, il y a bien des années, est choisi par vous ! Peut-il nous expliquer l’origine de cet argent ?
De quelles expériences et de quelle sagesse peuvent se prévaloir les anciens ministres, encore moins les ministres en fonction ? Puisqu’ils laissent ou laisseront derrière eux le chaos ! Il nous suffit de voir la situation dans laquelle se trouve notre pays !

L’homme est grand par les œuvres qu’il laisse à la postérité et par la grandeur de son âme !
Je reproduis ici le message que j’ai envoyé le 7 de ce mois à un groupe de compatriotes : « Chères sœurs et chers frères en lutte pour une véritable alternative dans notre pays, le Togo, méfions-nous tous des anciens ministres et ministres du régime des Gnassingbé. Ce sont des OGM (organismes génétiquement modifiés) de la dictature cinquantenaire et démoniaque que nous combattons. Ils ont bu jusqu’à la lie la culture du parti dictatorial RPT/UNIR : mensonges, tromperie, ruses, promesses non tenues, vols, enrichissements illicites, détournements du denier public, crimes de sang etc.... » Ce qui veut dire qu’ils ne peuvent pas changer car ils sont formatés et corrompus jusque dans leurs gènes et leurs ADN.
Ce n’est pas parce que le peuple est quelque peu désemparé qu’il faut le pousser dans les bras de l’un de ses bourreaux. C’est un faux espoir ! Un bourreau ne sauve pas ses victimes, seule la lutte les sauve. Évitons de tomber dans le syndrome de Stockholm, syndrome qui se manifeste par un phénomène psychologique se traduisant chez les victimes par une sorte d’empathie ou de contagion émotionnelle vis-à-vis de leurs bourreaux.
Gabriel Agbéyomé Kodjo et Kodjo Essozimna Faure Gnassingbé sont les deux faces de la même médaille, c’est » Bonnet blanc et blanc Bonnet », c’est les mêmes « Kodjo » ! N’eût été une rupture brutale avec l’une des filles du tyran Éyadéma Gnassingbé, le premier nommé aurait été le beau-frère du second ! Agbéyomé Kodjo a voté la constitution de Faure Gnassingbé, enterrant la Constitution originelle de 1992 réclamée par le peuple !

Ce qui est surprenant chez Mgr Kpodzro est sa volte-face spectaculaire manifestée après avoir appelé, une douzaine de jours plus tôt, le peuple au soulèvement pour se débarrasser du régime criminel des Gnassingbé. Après avoir reçu les émissaires du Vatican, il signe la déclaration mi-figue mi-raisin de la CET ( Conférence des évêques du Togo) qui l’engage dans la voie électorale dont-il sait que le processus électoral est vicié et est unilatéralement et entièrement contrôlé par le système RPT/UNIR. Agbéyomé Kodjo détiendrait-il la clé pour ouvrir ce système ? Il crée un fonds évalué entre 4 à 7 milliards de francs CFA pour soutenir le candidat « unique » de l’opposition sans révéler l’identité de ce candidat alors qu’il a déjà façonné son profil avec le conseil des « sages « ! Je voudrais rappeler ici que le bureau de la Conférence nationale souveraine qu’il présidait avait avalisé l’inversion des résultats du 1er tour de l’élection du premier ministre au profit de Joseph Kokou Koffigoh et avait tout fait pour faire échouer la motion de destitution du tyran Eyadéma Gnassingbé !
Enfin dans la mesure où il y a une multiplicité de candidatures, il est inapproprié et ridicule de continuer de présenter Agbéyomé Kodjo comme candidat « unique » de l’opposition. Il est le candidat de la « Coalition des forces démocratiques » adoubé par Mgr Kpodzro. parmi les dix candidats retenus par la CENI dont le candidat Aimé Gogué qui s’est finalement désolidarisé du processus Mgr Kpodzro.

Par ailleurs, il y a certaines choses que je souhaiterais qu’elles soient débattues au cours de la campagne : le projet de société, la question de l’indépendance et de la souveraineté nationales, la question monétaire : le passage du franc CFA à l’éco Macron-Outtara - approuvé par Kako Fidèle Nubukpoou – l’un des membres du conseil des « sages « à l’Eco CEDEAO libre et souverain, la question des accords secrets entre le Togo et la France, le départ des bases militaires étrangères du Togo et de l’Afrique etc
Cependant, rappelons-le bien, le régime dictatorial RPT/UNIR, illégitime et spécialisé dans le vol des consultations populaires pour conserver le pouvoir, a été désavoué par le peuple le 20 décembre 2018 lors des élections législatives. Il aurait dû démissionner selon l’article 21 de la déclaration universelle des droits de l’homme. Il ne l’a pas fait ; donc son existence est illégale et, par conséquent, le prochain scrutin présidentiel qu’il veut organiser le 22 février 2020 est illégal ! De plus, la Cour constitutionnelle et la CENI sont illégalement constituées et inféodées au pouvoir. Provoquons dès maintenant le démantèlement de cette dictature en organisant la résistance sur la base de l’article 150 de la constitution de 1992 !
Je réaffirme avec force que la voie électorale sous la dictature des Gnassingbé n’est pas la solution !

X) Conclusions

Tenant compte des très faibles taux de participation aux législatives et aux municipales et de la méfiance du peuple vis-à-vis du scrutin présidentiel du 22 février pour sauver la dictature néocoloniale, nous sommes face à un imbroglio politico-religieux pour amener le peuple dans les urnes comme le bétail, sentant le danger mortel venir, craint l’abattoir. Cet imbroglio est construit sur deux axes. L’axe politique est mené par l’intelligentsia « alimentaire »pro-néocoloniale représentée par le Conseil des » sages « et l’axe religieux est conduit par Mgr Fanoko Kpodzro jouant sur et avec la foi des croyants. Les représentants des deux axes jouant leurs rôles ont laissé apparaître un hic en pleine représentation de la pièce de théâtre : l’absence du « Saint-Esprit » Il s’avère que tout ce tintamarre résulte tout simplement d’une imposture spirituelle à des fins de manipulations politique, électorale et des consciences. Dans l’histoire, le fusil et le goupillon d’une part et, d’autre part, le képi et la mitre sont des symboles de puissance et des armes de conquête et de conservation du pouvoir que les puissants de ce monde utilisent pour dominer et asservir les peuples. Ce faisant, ils ont besoin du savoir et du savoir-faire que lui apporte la prostitution intellectuelle de l’intelligentsia alimentaire pour faire vivre et perpétuer leur système de domination. Le système dictatorial néocolonial et illégitime, détenant tous les pouvoirs par la violence et n’étant soutenu que par une infime minorité de la population ne peut se maintenir au pouvoir et le conserver que par des fraudes électorales et des lois qui permettent de les faire. Participer à ce scrutin présidentiel c’est permettre au système de se revigorer et de choisir son meilleur représentant pour le conduire. Donc, pour changer de cap, cette voie électorale est sans issue ! Seule la résistance populaire est ce chemin ! Un chemin d’espoir !
Pour finir, je reproduis ci-après quelques mots de mon » appel patriotique à la résistance populaire : la défiance politique (1) :
« c’est par le biais de la prochaine mascarade électorale programmée que la communauté internationale, manipulée par la France, voudrait maintenir Faure Gnassingbé ou son remplaçant éventuel au pouvoir pour perpétuer le système néocolonial de pillage quel que soit le prix en vies humaines. Il faut drainer le peuple vers les urnes et éviter à tout prix le boycott massif du 20 décembre, d’où l’entrée en jeu des religieux conduits par Mgr Kpodzro ! La voie électorale, si elle est facile, elle demeure néanmoins jonchée d’obstacles et est sans issue sous la dictature néocoloniale des Gnassingbés. »
La Résistance est notre seul chemin d’espoir. Soyons lucides et déterminés ! Enfants de la Patrie, engageons-nous tous dans cette voie et ayons confiance en nous-mêmes car nous sommes les seuls artisans de son avenir et de son bonheur !
Tous ensemble pour le bien de nous tous ! La Joie approche !

A nos Martyrs civils et militaires, vos demeures ne sont pas dans le néant, mais dans le Panthéon de l’histoire de notre pays et de notre continent. Que la lumière éternelle brille sur
vous !

Vive le Togo libre !

ABLODÉ !
Fait à Colmar, le 11 janvier 2020
Dr Antoine Ati Randolph

 

 

Un coup de force contre l'opposition patriotique et démocratique!

 

ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES ILLÉGALES, DONC RÉSULTATS ILLÉGAUX : Dix candidats trompent le Peuple togolais !

COMMUNIQUÉ CONJOINT DU 11 janvier 2020 ADRESSÉ AU PEUPLE TOGOLAIS

RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDÉPENDANTE (RCDTI) ET

COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES – TOGO – DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA)

Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra

Le Réseau de Coordination de la Diaspora togolaise indépendante (RCDTI) et le Collectif pour la Vérité des Urnes Togo-Diaspora (CVU-TOGO-DIASPORA) souhaitent leurs meilleurs vœux à chaque Togolaise et à chaque Togolais.

L’année 2020 n’apportera pas la démocratie fondée sur la vérité des urnes à la majorité du Peuple togolais car le processus électoral unilatéral imposé par Faure Gnassingbé ne se déroule pas dans la légalité.

Pourtant, toute alternative politique démocratique crédible doit s’opérer dans la légalité pour être crédible et fondatrice d’une société de confiance !

1. ILLÉGALITÉ DU PROCESSUS ÉLECTORAL AU TOGO
L’année électorale 2020 commence mal pour le Peuple togolais. Sur une vingtaine de candidats, certains n’ont pas pu fournir la caution fixée à 20 millions de francs CFA (environ 30 500 euros) et ont été éliminés d’office. D’autres pour avoir par le passé travaillé avec le système RPT/UNIR, ont choisi de s’abstenir notamment le Comité d’action pour le renouveau (CAR), de l’ex-Premier ministre Me Yaovi Agboyibo ou l’Union des Forces du Changement (UFC) de M. Gilchrist Olympio, fils du premier Président Sylvanus Olympio assassiné le 13 janvier 1963. Mais, 10 candidats 1 à l’élection présidentielle de la contre-vérité des urnes ont été enregistrés par ladite Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Celle-ci en toute non indépendance, sur la base de la non-séparation des pouvoirs institutionnalisée par Faure Gnassingbé et son système RPT/UNIR avec l’article 154 du Code électoral, se contente de transmettre les dossiers au Ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales pour le premier tour de la censure. Suite à cela, les « dossiers-rescapés » seront transmis à la non-moins illégale Cour Constitutionnelle. En effet, cette Cour constitutionnelle est un non-lieu juridique, ce qui vicie toute la procédure électorale. Le processus de l’élection présidentielle est donc vicié juridiquement.

Quel que soit le résultat de cette élection présidentielle, elle sera entachée d’un vice de forme et d’un vice de procédure institutionalisés par le pouvoir en place.

2. DIX CANDIDATS DÉCIDENT D’ALLER À DES ÉLECTIONS DE LA CONTRE-VÉRITÉ DES URNES AU TOGO
Le travestissement de la démocratie et l’illégalité des actes politiques du pouvoir RPT/UNIR n’étonne plus personne au Togo. Le système mis en place repose sur le maquillage des défaites électorales en victoires de la contre-vérité des urnes, systématiquement avalisées par une grande partie de la communauté internationale. Mais il y a lieu de s’interroger sur le fait que dix (10) candidats, sains d’esprit et de corps, aient pu décider en leur « âme et conscience » et en toute connaissance de cause, de participer à ces élections de la contre-vérité des urnes, après 27 dialogues infructueux et sans le moindre succès pour obtenir la transparence des processus électoraux.

Est-ce que pour eux, la priorité consistant à gagner de l’argent en allant à ces élections de légitimation du système en place est plus importante que la vérité des urnes, seule garante de la démocratie ?

Est-ce que la priorité accordée à la fausse confrontation électorale est plus importante que la vérité des urnes ? Vraisemblablement ! Le processus électoral vicié, consiste en effet à faire croire au Peuple togolais que la présence de plusieurs candidats serait un signe de vitalité démocratique. En réalité c’est la paix des cimetières qui triomphe et l’enterrement de la démocratie qui se perpétue. Celle-ci est assortie du triste spectacle des palabres stériles lors des interminables et prévisibles contestations de la phase post-électorale, avec une Cour Constitutionnelle qui ne dit jamais le droit, et un pouvoir trop heureux de s’en tirer à bon compte, en distribuant des faveurs et en intégrant ceux qui ont contribué à avaliser le processus à une démocratie conviviale du partage du gâteau et du pouvoir.

Mais la priorité de ces fossoyeurs de la démocratie peut-elle se confondre avec celle de la majorité du peuple togolais ? La réponse est assurément non ! Mais quelle est la priorité collective du Peuple togolais ? La Paix dans l’impunité et la contre-vérité des urnes ? Pour le moment, hélas, c’est vers cela que ce Peuple tendrait en acceptant de suivre les 10 candidats comme des moutons de Panurge. Aussi la question est de savoir si chaque Togolais et chaque Togolaise pris individuellement accepte d’être mené à des élections de contre-vérités des urnes comme un mouton ?

A moins que le peuple togolais ne décide une nouvelle fois de réagir et de recourir à la désobéissance civile 2.

3. LE CANDIDAT DIT « UNIQUE » DE MGR KPODZRO N’EST PAS LE CANDIDAT COMMUN DU PEUPLE TOGOLAIS
Est-ce que Monseigneur Kpodzro, un citoyen togolais qui use de son influence d’ancien archevêque catholique et, croyant en sa foi en un candidat unique, ne vient pas d’engager le Togo dans une impasse ? Assurément, puisqu’en guise de candidat unique, ce sont au moins 9 candidats qui croient qu’un second tour permettra au candidat présent à un hypothétique deuxième tour de battre Faure Gnassingbé, le candidat « naturel » de la contre-vérité des urnes au Togo.

Est-ce que la naïveté d’une partie du Peuple togolais sur l’avènement d’un candidat providentiel n’a pas empêché plusieurs citoyens et citoyennes y compris dans la Diaspora de voir clair dans le jeu de division de l’opposition orchestré avec brio par Faure Gnassingbé ?

Est-ce que le Peuple togolais aveuglé par les frustrations, le poids des 53 ans du système RPT/UNIR et surtout sa propre inconsistance devant l’attrait de l’argent, n’est pas aveuglé par l’erreur de parallaxe qui consiste à abdiquer son droit à choisir un Togo démocratique étayé par la vérité des urnes, en laissant ceux qui ont une expérience reconnue en matière d’abus de pouvoir et des droits agir à leur guise et façonner, élection après élection, un Togo non-démocratique.

4. RPT/UNIR A METAMORPHOSÉ L’OPPOSITION EFFECTIVE DEVENUE UNE OPPOSITION ALIMENTAIRE
Il convient de rappeler l’état du contexte politique au Togo à la veille de l’élection présidentielle, avec l’implosion de la Coalition des 14 partis (C14 devenue C5), la division du Parti National Panafricain (PNP) qui expulse ses propres militants au motif présumé du non-respect de la démocratie interne), l’irruption impromptue sur la scène politique de candidats indépendants et/ou centristes, de certains candidats strictement inconnus, qui en réalité ne cherchent qu’à se positionner dans l’espoir d’obtenir pour service rendu, un poste lors de l’éventuel 4e mandat présidentiel de Faure Gnassingbé. Il faut y rajouter une partie des corps constitués notamment une partie de l’armée clairement non républicaine mais aussi les lobbies blancs et noirs, internes comme externes, qui ne sont pas prêts à renoncer à la manne financière officielle ou officieuse, offerte par les tenants du pouvoir ?

Le Peuple togolais doit refuser d’être conduit à des élections de la contre-vérité des urnes comme un troupeau de moutons. Une partie non consciente et peu vigilante du Peuple togolais y compris dans la Diaspora doit comprendre qu’une opposition alimentaire qui se résume à 10 candidats à l’élection présidentielle, le trompe. Notamment en versant dans le travers de campagnes électorales dignes de suprématistes noirs, ou alors de populistes-menteurs, voire d’acheteurs de conscience par la distribution immédiate de quelques sacs de riz « Faure », de bons d’essence pour les Taxi-motos (Zémidjans), et les multiples billets de banques qui n’arrivent au destinataire qu’après de substantielles ponctions opérées par les intermédiaires les plus zélés et les mieux placés au sein du pouvoir RPT/UNIR.

Il importe donc de dénoncer cette situation malsaine en expliquant comment les acteurs au pouvoir, acquis par la force et le sang, organisent en amont, pendant et en aval, la continuité du système RPT/UNIR.

Les modalités du renouvellement au pouvoir d’un système autocratique ésotérique-militaro-civil reposent sur sa capacité à métamorphoser les opposants en légitimateurs du système. Aussi, il faut être clair avec le Peuple togolais y compris sa Diaspora non alignée sur Faure Gnassingbé et son système. Le Peuple togolais ne peut être complice de cette métamorphose programmée avec 10 candidats acceptant d’aller, en toute connaissance de cause, à des élections dont ils savent que seule la contrevérité des urnes triomphera.

Il est utile de rappeler également qu’à moins de deux mois de l’élection présidentielle, aucun des dix candidats retenus préalablement à l’écrémage final de la Cour Constitutionnelle, n’a été capable de présenter et de mettre en débat devant les citoyens togolais, la moindre esquisse de vision politique pour l’avenir du Togo ! Encore moins l’esquisse d’un projet de société commun et d’un programme politique crédible !

5. DÉJOUER L’ESPRIT D’EGAREMENT QUI HYPNOTISE LE PEUPLE TOGOLAIS
RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA demandent au Peuple togolais de ne pas tomber dans ce piège en évitant de se laisser hypnotiser par un esprit d’égarement fondé sur la feinte, l’hypocrisie, l’illusion, le mensonge et en définitive, l’imposture. Le courage, l’organisation et un leadership patriotique et décentralisé sont à mettre en place 3.

Aussi et en conséquence, nous, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA et toutes les forces travaillant à la refondation d’un Togo démocratique :

Insistons auprès du Peuple togolais de ne plus s’apprêter à venir se plaindre lorsque la contre-vérité des urnes aura sévi lors des annonces unilatérales des résultats proclamés par la Cour Constitutionnelle illégale ; cela suppose donc la suspension et le report du processus électoral en cours ;
Rappelons que l’avenir du Togo passe en premier lieu par la construction inclusive d’un projet de société commun sur une base inclusive, suivie du choix d’une candidature commune soutenue par une équipe non populiste et compétente, puis une transition où Faure Gnassingbé ne peut encore être le faux-arbitre d’une démocratie de la contre-vérité des urnes ;
Interpellons chacun des citoyens togolais y compris dans la Diaspora sur le fait qu’en politique, la séparation des pouvoirs et des compétences entre les institutions religieuses qui relèvent en principe de la sphère spirituelle, et le pouvoir politique qui relève en principe de la sphère temporelle, est une condition indispensable pour l’avènement d’une démocratie fondée sur la vérité des urnes ; et à ce titre, suggérons de ne pas suivre comme des moutons les dix candidats qui ont choisi de les conduire dans une impasse électorale, voire ensuite dans des contestations sanglantes qui ne manqueront pas, suite aux annonces de la contre-vérité des urnes qui seront formulées par l’illégale Cour Constitutionnelle ;
Interpelons chaque citoyen et citoyenne sur le fait que le candidat unique de Mgr Kpodzro et son comité des « sages » – tous des ex-zélés ayant exercé des fonctions au sein du système RPT/UNIR et adeptes de l’impunité 4 – ne peut être considéré comme étant le candidat du Peuple togolais, encore moins le candidat d’une Diaspora togolaise plurielle et indépendante ;
Invitons dans l’urgence chaque citoyen togolais, partout où il ou elle se trouve, de ne pas exclure l’option de rétablir un rapport de force pacifique par la désobéissance civile mais aussi par des actions simultanées d’insurrections populaires pour rejeter cette élection présidentielle, son processus électoral illégal, vicié tant dans sa forme juridique que sur le fond afin d’ouvrir au Peuple togolais, la voie à une démocratie de la vérité des urnes. La raison première n’est pas d’interdire le 4e mandat de Faure Gnassingbé, ce qui a été promu par quelques apprentis-sorciers de la politique politicienne, mais de rejeter tout un système illicite, notamment la mise en œuvre d’un processus électoral illégal, vicié tant dans sa forme juridique que sur le fond, afin de pouvoir offrir une démocratie de la vérité des urnes au Peuple togolais;
Demandons, expressément à la partie du Peuple togolais qui a pris conscience du fait que le processus électoral unilatéral mis en place par Faure Gnassingbé et ses appuis nationaux, internationaux, ésotériques et militaires, de rejeter cette élection, ou à défaut de s’abstenir massivement en ne votant pour aucun des candidats, en ciblant tout particulièrement ceux responsables et légitimant l’impunité ou ceux qui organisent le rassemblement populiste autour de tous ceux qui, sous-couvert d’une grande expérience de l’impunité, veulent placer à la tête du Togo, un candidat légitimateur du système de la contre-vérité des urnes, à savoir Faure Gnassingbé, celui-là même qui a optimisé l’impunité.
Conseillons au Peuple togolais, de penser à un plan B qui ne peut être celui d’une élection présidentielle illégale, surtout que la victoire unilatérale de Faure Gnassingbé au premier tour n’est plus une hypothèse, mais une certitude qui conduira les perdants à verser des larmes de crocodile… Ce plan B, qui repose sur un rapport de force de sursaut du Peuple togolais indépendant et conscient. Il s’agit d’exiger son droit à l’autodétermination de l’avenir du Togo, ce en toute légalité et sans unilatéralisme du RPT/UNIR. Aide-toi, le Ciel t’aidera! Encore faut-il que le Peuple togolais, dans sa grande majorité, ne choisisse pas comme priorité, l’argent, l’argent et encore l’argent d’abord, mais la vérité, la liberté, l’organisation et la démocratie de la vérité des urnes ! A défaut, la victoire programmée de Faure Gnassingbé se mesurera à l’aune du niveau de co-responsabilité du Peuple togolais.
Mais si ce Peuple togolais n’est pas prêt et ne veut pas de plan B, cela n’empêchera pas la RCDTI et le CVU-TOGO-DIASPORA ainsi que tout mouvement citoyen ou politique de reconquête de la liberté, de la souveraineté et du respect des droits, d’offrir, tôt ou tard au Peuple togolais conscient et aux amis de ce Peuple :

Un projet de société commun ;
Une conférence inclusive sans Faure Gnassingbé ;
Un projet de gouvernement alternatif à celui du pouvoir en place ;
Une transition politique avec tous les représentants indépendants de Faure Gnassingbé aux plans financier, ésotérique et militaire.
Le 11 janvier 2020.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)



Comité de Rédaction RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA :

Dr. Yves Ekoué AMAÏZO

Jean-Pierre Akoété BALIKPO

Dr. Ernesto D’ALMEIDA

Mathieu D’ALMEIDA

Koffi DEKU

François FABREGAT

Apelete Félix KODJO

Antoine Koffi OKOUTA

Dr. Antoine RANDOLPH

Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet commun de société pour l’avenir du Togo.

Notes:

Liste des 10 candidats retenus provisoirement par la Commission électorale nationale indépendante du Togo le 8 janvier 2020 représentés par une seule femme et 9 hommes :
PARTI POLITIQUE (par ordre alphabétique) CANDIDAT DU PARTI
1 ADDI (Alliance des Démocrates pour le Développement intégral) M. Aimé GOGUE
2 ANC (Alliance Nationale pour le Changement) M. Jean-Pierre FABRE
3 Candidate indépendante Mme Afiwa KPETIKLOE
4 MCD (Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement) Me Traoré TCHASSONA
5 MPDD (Mouvement Patriotique pour le Développement et la Démocratie) (ex OBUTS) M. Agbéyomé KODJO
6 Nouvelle Vision M. Aubin THON
7 PDP (Parti Démocratique Panafricain) M. Innocent KAGBARA
8 PSR (Pacte Socialiste Pour le Renouveau) M. Komi WOLOU
9 SANTE DU PEUPLE Dr William KOUESSAN
10 UNIR (Union pour la République) (ex RPT) M. Faure GNASSINGBE


Faut-il rappeler que lors des élections législatives du 20 décembre 2018 au Togo, il y a eu une abstention massive et donc un camouflet cinglant au pouvoir RPT/UNIR et aux fossoyeurs de la démocratie qui avaient participé pour des raisons strictement alimentaires. Ce jour-là, le peuple togolais a signifié, à sa manière et avec les moyens pacifiques dont il disposait, qu’il n’était pas dupe et qu’il refusait d’avaliser un processus électoral vicié ne permettant pas à la vérité des urnes de s’exprimer. Rien ne l’empêche de récidiver en s’abstenant massivement de participer à la mascarade électorale en préparation du 22 février 2020. Encore faut-il que cette abstention massive ne fasse pas l’objet d’un déni officiel. ↩
Kpogli, K. (2020). « Entre Agbéyomé Kodjo et Jean Pierre Fabre : qui fait le plus peur à Faure Gnassingbé et son système ». Secrétaire général du MOLTRA – Mouvement pour la Libération Totale et la Reconstruction de l’Afrique. Video sur youtube.com/ Durée 15mn 43s. Accédé le 8 janvier 2020. Voir https://youtu.be/a0ukAQ4St9s ↩
Sassou, F. (2020). « Lettre ouverte aux candidats réels et potentiels à l’élection présidentielle de 2020 ainsi qu’à chaque citoyen(ne) togolais(e). Togo-Présidentielle 2020 / Père Pierre Marie Chanel Affognon : « aucun de vous ne doit être candidat dans l’intention de s’enrichir en toute impunité ». In Africatopsuccesss.com. 6 janvier 2020.Accédé le 7 janvier 2020. Voir https://www.africatopsuccess.com/togo-presidentielle-2020-p-affognon-aucun-de-vous-ne-doit-etre-candidat-dans-lintention-de-senrichir-en-toute-impunite/

 

 

ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES ILLÉGALES, DONC RÉSULTATS ILLÉGAUX : Dix candidats trompent le Peuple togolais !

 

Bientôt un dialogue civilo-militaire : Yark pose les jalons

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Yark Damehame veut instaurer une complicité entre les forces de l’ordre et les populations togolaises. En tout cas, c'est l'information qu'on retient des dernières sorties de l'autorité.

La cohabitation entre les forces de l’ordre, de sécurité et les populations togolaises n’ont jamais été une partie de plaisir. C’est dans ce contexte que Yark Damehame a donné des consignes aux corps habillés d'être plus courtois, mais fermes envers les civils.

« Dès qu’un agent de sécurité veut interpeller un civil, il doit l’aborder avec courtoisie, mais avec fermeté. Au premier geste, l’agent doit se présenter poliment au civil : saluer d’abord celui-ci avant de lui dire par exemple, je suis policier, c’est pour le contrôle de la pièce de votre engin », a indiqué le Général Yark.

Selon le ministre, « quand le civil rencontre un militaire et s’effraie, c’est un mauvais signe. Celui dont le civil doit avoir peur, c’est le malfrat ». Et il ajoute : « Le militaire est l’ange gardien du civil. Celui qui le protège des malfaiteurs ».

Pour finir, il invite les populations à une « franche collaboration » avec les forces de l’ordre pour que les malfrats soient mis hors d’état de nuire.

« Si vous avez des voisins qui mènent une vie suspecte, des gens qui ne font pratiquement rien, mais qui ont un train de vie enviable, n’hésitez pas à saisir la police », a-t-il recommandé

 

 

Bientôt un dialogue civilo-militaire : Yark pose les jalons

 

La contractualisation des hôpitaux donne des résultats satisfaisants, selon Mijiyawa

Le ministre en charge de la Santé dresse un bilan de la contractualisation des hôpitaux togolais entamée mi-juin 2017. Les résultats « sont impressionnants », relève-t-il.

Moins de trois ans après l’entame de la contractualisation, ses résultats sont positifs, selon le Professeur Moustafa Mijiyawa, ministre de la Santé. Celui-ci en veut pour preuve l’augmentation des taux de fréquentation, de consultations et d’hospitalisation et l’augmentation des recettes depuis l’entame de cette nouvelle manière de gestion, entre autres.

« Pendant longtemps, il y avait un fossé entre les ressources que l’Etat injecte dans le secteur de la santé et les résultats obtenus. Et ce problème résidait dans la gestion. Notre démarche vise une corrélation entre les ressources et les prestations. Et les populations ont vécu des pratiques non orthodoxes dans les formations sanitaires. C’est le souci de trouver un mécanisme corrélant les ressources et les prestations qui a conduit à la contractualisation », explique ce membre du gouvernement Komi Selom Klassou II.

La privatisation de la gestion des centres de santé publics a commencé à Atakpamé et à Blitta le 15 juin 2017. Après la phase pilote, ce processus est étendu une année plus tard aux hôpitaux de Dapaong, de Kara, de Sokodé, le CMS de Siou et le Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio (CHU-SO).

Pour 2020, 8 nouveaux centres sanitaires seront touchés à travers un projet avec la Banque mondiale. Dans le futur, tous les hôpitaux de la sphère publique seront concernés.

A.H.

 

 

La contractualisation des hôpitaux donne des résultats satisfaisants, selon Mijiyawa

 

Dr Gnagnon prend acte de la décision de la Cour constitutionnelle...

Ayant saisi la Cour constitutionnelle pour son dossier de candidature qui a été rejeté par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dans le cadre de la présidentielle du 22 février prochain, Dr Emmanuel Gnagnon a vu sa requête rejetée par cette haute juridiction. Il prend acte et appelle la jeunesse à rester mobilisée.

DECLARATION LIMINAIRE

Mesdames et messieurs les journalistes,
Chers compatriotes, sympathisants et soutiens de la dynamique Togo Restauration,
Mesdames et messieurs,

J’ai plaisir à vous souhaiter la bienvenue ici dans cette modeste salle du jardin au bord de la lagune de Bè ! Je voudrais avant tout propos formuler mes vœux les meilleurs à chacun d’entre vous et que Dieu Tout-Puissant illumine nos pas sur le long sentier de la paix, du bonheur et de la prospérité. Qu’Il fasse du bien au Togo et à toutes les Togolaises et à tous les Togolais !

Mesdames et messieurs, Notre intervention s’articulera autour de quatre (04) points :

1. Parcours fait depuis l’annonce de la candidature ;
2. Contentieux avec la CENI et la décision de la Cour Constitutionnelle ;
3. Réaffirmation de l’engagement pour une alternance paciqque ;
4. Appel à la jeunesse et au peuple togolais tout entier.

1. Le parcours fait depuis l’annonce de la candidature :

Il vous souvient que le 27 novembre 2019, après avoir dressé un tableau assez alarmant de la situation politique dans notre pays depuis les trois dernières décennies, nous avons exprimé à l’occasion d’une conférence de presse organisée à l’hôtel Avenida, notre intention d’être candidat à l’élection présidentielle du 22 février 2020.

Aussitôt annoncée, notre candidature a redonné de l’espoir à une grande majorité des Togolaises et des Togolais, des jeunes et des femmes, des compatriotes sans distinction de bords politiques, des citoyens fatigués d’attendre et complètement désabusés, à cause de la léthargie politique qui caractérise le système politique dans notre pays. Très vite, les groupes de soutiens et de sympathisants se sont formés dans toutes les préfectures de notre pays où nos idées politiques nouvelles et innovantes sont diffusées avec ferveur et enthousiasme.

Les populations ont été nombreuses à adhérer à notre dynamique, parce qu’elles ont compris que nous sommes le candidat indiqué pour mettre fin aux querelles politiques sempiternelles, des querelles de personnes qui exacerbent les clivages et les divisions au sein de la classe politique ; elles sont aussi conscientes que nous sommes un candidat jeune avec des idées nouvelles qui incarnent l’audace pour ouvrir une nouvelle ère politique, économique et sociale à notre pays, tout en promouvant une redistribution des rôles dans la perspective d’avoir également un ancien président de la République vivant, résidant sur le territoire national et consultable.

Face au statu quo politique et surtout à l’enlisement de la classe politique, nous incarnons l’énergie nouvelle qui pourra réinventer l’avenir avec la jeunesse, les femmes et les hommes courageux et engagés pour la restauration nationale.

C’est pourquoi, les sept priorités de notre projet de société sont accueillies par beaucoup de nos compatriotes avec soulagement et espoir. Ils sont convaincus que, pour un Togo restauré, nous devons :

- Mettre en œuvre une véritable politique de réconciliation nationale ;
- Restaurer les institutions de la République ;
- Donner une nouvelle orientation à notre économie et la rendre plus dynamique ;
- Réformer et dynamiser le système éducatif et professionnel ;
- Réformer le système sanitaire ; - Renforcer le système de sécurité et de la protection civile ;
- Renforcer la diplomatie togolaise et l’orienter vers plus de dynamisme.

Ces priorités de notre offre politique ont permis de ratisser large en un temps record et de réussir à mobiliser de près de 3 000 signatures dans dix (10) préfectures seulement dans l’intervalle d’une semaine, alors que nous n’avions ni parti politique, ni association ni organisation au préalable. Ce n’était pas chose facile de convaincre nos compatriotes pour obtenir leurs signatures et les numéros de leurs cartes d’électeur. C’était à la fois une expérience douloureuse et merveilleuse ! Les gens pensaient que nous ne le pouvions pas, que personne ne nous connaissait ; ils pensaient que je serais seul ; mais nous avons prouvé que nous ne sommes pas seuls à vouloir un Togo restauré ! Je tiens à remercier le courage des hommes et des femmes, de jeunes qui se sont battus pour que nous réalisions ce grand résultat en un si peu de temps !

Nous avons eu par ailleurs la preuve que beaucoup de nos compatriotes sont déçus par le système politique et sont distants des partis politiques traditionnels. Ils ont soif de voir du nouveau dans tous les sens et à tous les niveaux !

2. Le contentieux avec la CENI et la décision de la Cour Constitutionnelle:

Comme nous l’avons relaté dans le communiqué que nous avons rendu public le 08 janvier, la CENI a refusé d’enregistrer notre candidature au motif que le dossier est incomplet et qu’il manquerait le récépissé justifiant le versement du cautionnement du montant de 20 000 000 de francs Cfa prescrit par les dispositions de l’article 155 du code électoral. Nous avons marqué notre surprise et l'avons signifiée à l’autorité électorale. En effet, le communiqué initial de la CENI en date du 13 décembre 2019 n’a pas fait mention du récépissé dans les documents requis.

Cette exigence n’a pas été mentionnée à juste titre car les dispositions de l’article 155 du code électoral sont claires et ne souffrent d’aucune ambiguïté : « Les candidats sont astreints au dépôt au Trésor Public d’un cautionnement dont le montant est axé par décret en Conseil des Ministres sur proposition conjointe de la CENI et du Ministre chargé de l’Administration territoriale.

Un récépissé définitif est délivré au candidat après versement de la caution ».

L’évocation à l’alinéa 2 dudit article, du terme « récépissé définitif », signifie indubitablement qu’un récépissé provisoire est délivré au moment du dépôt de candidature.

C’est ainsi que conformément à ces dispositions et à la pratique qui s’est instaurée, que le cautionnement exigé n’est payé qu’après la publication de la liste des candidats retenus par la Cour constitutionnelle (selon les termes et l’esprit ainsi que la progression logique dans les articles 154, 155 et 156 du code électoral), et ce faisant, elle ouvre la voie à son versement qui rend définitives les candidatures. La même logique de raisonnement est de fait dans le cas de l’élection des sénateurs (articles 192, 193, 195), de l’élection des députés (articles 222, 223 et 225), de l’élection des conseillers municipaux (articles 243, 246).

C’est dire que pour le cas qui nous concerne, la CENI a dès lors tout simplement respecté l’esprit et la lettre de la disposition de l’article 155 dans son communiqué initial, amenant les candidats à déposer leur dossier sans faire mention du récépissé de versement du cautionnement.

Curieusement, le Président de la CENI, qui reconnait que son institution a commis une erreur, estime corriger celle-ci en prétextant du communiqué N°002/2020/P/CENI en date du 07 janvier 2020 par lequel il invite les candidats à compléter leur dossier de candidature par le récépissé du versement du cautionnement au Trésor Public avant la date prévue pour la clôture du dépôt des dossiers qui n’est autre que le 08 janvier 2020.

Nous avons alors relevé l’évidence que cette décision brusque de la CENI à quelques heures de la clôture du dépôt des candidatures est totalement aux antipodes de l’esprit et de la lettre du code électoral et viole frontalement les droits des candidats qui sont normalement des partenaires de la CENI dans le processus électoral.

A cet effet, pour que le droit soit dit, nous avons instamment usé de l’article 152 du code électoral en saisissant la Cour constitutionnelle à travers une requête en date du 08 janvier 2020.

Grande a été notre surprise lorsque la Cour constitutionnelle du Togo a rendu sa décision que « le refus d’enregistrement de la candidature par la CENI de monsieur GNAGNON Kossi Wonouvo est fondé ».

En effet, la Cour a estimé au regard des dispositions combinées des articles 151 et 155 du code électoral, que « le récépissé de versement du cautionnement est un document essentiel du dossier de candidature à l’élection présidentielle que la CENI ne peut occulter ».

Elle considère également que « tout candidat à une quelconque élection doit, à tout le moins, connaitre les textes qui régissent celle-ci ; qu’il ne saurait se prévaloir de communiqués de l’organe en charge de l’organisation de l’élection au détriment des textes en vigueur ».

Au regard de la position adoptée par les juges constitutionnels, il y a lieu de s’interroger sur la pratique ayant cours avant cette élection de 2020 et qui constituait une jurisprudence bien constante dans notre pays.

En effet, c’est la publication de la liste des candidats retenus qui ouvre la voie au versement du cautionnement et qui rend définitives les candidatures. Cette pratique se faisait en dépit des dispositions des articles 151 et 155 du code électoral. Mieux, la cour validait les candidatures sur la base de cette pratique.

Il est clair qu’en le faisant de par le passé, la cour elle-même contribuait à la constance de cette pratique érigée en jurisprudence dans notre pays.

Il est surprenant que dans le cadre de l’élection présidentielle de 2020, la cour ensemble avec la CENI décident d’un revirement à moins de 24 heures de la clôture des candidatures en se fondant sur les dispositions des articles 151 et 155 du code électoral.

En déplorant cette décision regrettable des institutions en charge de l’organisation et du contrôle juridictionnel des élections qui contribue à une grande insécurité juridique en période électorale, je prends acte et tiens à faire les observations suivantes :

- La CENI est un organe indépendant (c’est ce à quoi nous avons du moins cru) et à ce titre, nous avons fait foi à son communiqué. Car une CENI est l’organe qui modère et coordonne la mise à exécution des dispositions du code électoral. Nous avons compris que le citoyen ne doit pas faire foi aux communiqués de cet organe, selon ce que considère la Cour constitutionnelle.
- Le président de la CENI a estimé qu’il a commis une erreur par le premier communiqué en date du 13 décembre 2019 et c’est cette erreur qu’il corrige par le communiqué en date du 07 janvier 2020. Que représenteront désormais les communiqués de cet organe dans la conduite du processus électoral ?
- Le fait d’avoir saisi la Cour constitutionnelle au regard de l’article 152 est une preuve qu’en tant que candidat à l’élection présidentielle, nous connaissons, à tout le moins, les textes qui régissent celle-ci : je trouve désobligeante la considération telle qu’exprimée dans sa décision.

En définitive, nous pensons que la CENI est certaine d’avoir fait une erreur, mais elle a manqué de courage pour en assumer la responsabilité en choisissant plutôt de fouler aux pieds les droits des candidats. Et cette attitude de la CENI a clairement porté un coup de plus à l'équilibre démocratique dans notre pays.

3. Réaffirmation de l’engagement pour une alternance pacifique A travers la dynamique Togo Restauration:

Nous réaffirmons notre engagement pour une alternance pacifique dans notre pays. Nous restons convaincus que notre génération continuera à œuvrer pour que, tôt ou tard, nous puissions célébrer. C’est de dire que notre mission ne vient à peine que de commencer et nous la remplirons pour le bonheur de tous.

4. Appel à la jeunesse et au peuple togolais tout entier:

Nous lançons un appel au calme et à la sérénité à tous nos soutiens et sympathisants ! Je comprends votre déception quant à l’attitude de la CENI et à la décision frustrante de la Cour constitutionnelle. Je voudrais vous dire de garder le flambeau de l’espoir tel que nous l’avons ensemble rallumé au cours de ces dernières semaines. Nous sommes la solution pour le Togo en ce temps-ci et nous sommes le candidat le mieux indiqué pour la réalisation de la restauration nationale.

Nous venons par notre foi et notre détermination d’ouvrir une nouvelle aube pour la jeunesse et pour la majorité des Togolaises et des Togolais. Nous avons atteint un premier objectif que nous devons d’ailleurs célébrer !

Aujourd’hui, plus rien ne se fera sans nous pour l’avenir de notre pays : nous sommes nombreux et nous restons mobilisés.

Je tiens à vous remercier vous tous les jeunes, les femmes et les hommes courageux qui avez aidé à mobiliser dans toutes les préfectures du Togo ! Je félicite tous ces bénévoles qui sont restés motivés et engagés pour la restauration nationale !

Loin d’être un rêve brisé, c’est maintenant que notre combat vient de commencer. Comme l'a si bien dit le Général Eyadema: " un coup isolé, n'arrête jamais le combat"! Nous devons mieux nous organiser et agir pour aujourd’hui et demain.

Je vous remercie !

Dr Jean Emmanuel Gnagnon

 

 

Dr Gnagnon prend acte de la décision de la Cour constitutionnelle...

 

Présidentielle 2020 : Aucun candidat en lice n’a le soutien des FDR

Les militants et sympathisants des Forces Démocratiques pour la République (FDR) ne soutiendront aucun candidat en lice pour la présidentielle de 2020. En tout cas, c’est la grande décision qui a été prise mardi dernier, lors du Conseil de direction du parti.

Mardi le 7 janvier dernier, les responsables des Forces Démocratiques (FDR) étaient réunis en Conseil de direction de leur parti. Rencontre au cours de laquelle Me Dodji Apévon et ses collaborateurs ont procédé à une analyse profonde de la situation sociopolitique du pays.

A l’issue des travaux, le Conseil a regretté l’incapacité des forces démocratiques à se choisir un candidat unique pour se donner des chances réelles pour la réalisation de l’alternance politique en 2020.

Les responsables des FDR estiment également que le cadre électoral n’est pas de nature à assurer la transparence et l’équité de l’élection présidentielle en vue. Par conséquent, ils décident de ne soutenir aucun candidat en lice pour ce scrutin.

Me Dodji Apévon et ses collaborateurs invitent par la même occasion tous les militants à observer scrupuleusement et à défendre partout cette décision du Conseil de Direction.

« Elle s’impose nous tous », a déclaré Me Apévon, président des FDR.

 

 

Présidentielle 2020 : Aucun candidat en lice n’a le soutien des FDR

 

Quand RFI donne sa voix à Faure

Zakari Tchagbale
RFI donne sa voix a faure Gnassingbe
Infog : 27avril.com

Nous l’avons déjà signalé : le 6 janvier dernier, de retour de cimetière où ils sont allés enterrer une matriarche du village, des jeunes militants et sympathisants du PNP, un parti d’opposition, ont entonné en chœur « NON AU 4e MANDAT DE FAURE ». La garnison militaire stationnée dans le village investit alors les maisons où elle ne trouve que des femmes en train de faire le ménage. Elle s’en saisit et les moleste à sang. Les hommes avaient eu le temps de fuir dans la brousse. Ce n’est que partie remise pour eux.

Hier, 8 janvier, les soldats ont commencé à fouiller les maisons pour se saisir des hommes rentrés de la brousse. La première maison investie est la maison KPEREGUENI. Elle abrite le président de la section locale du PNP. Ils y ont trouvé trois hommes, les frères du président local du PNP. Ils les ont arrêtés et jetés en prison. Aucune vérification qu’ils sont membres du PNP. Ils sont frères au président local du PNP. C’est suffisant.

Ce sort qui frappe le village de Kadambara, plus de 15 mille habitants, a été largement diffusé depuis le 6 janvier dans les réseaux sociaux et ce serait faire injure au RFI que de croire que la radio internationale n’est pas au courant, surtout à la veille d’un « Appels sur l’actualité » consacré à l’élection présidentielle du 22 février.

Dans ces conditions, le silence de RFI sent une partialité en faveur du candidat Faure. Pire, en organisant une émission sur ces élections, c’est cautionner cette mascarade électorale imposée par une Armée d’occupation qui a mis le Togo sous coupe réglée depuis 1963 avec la main à peine discrète de la France. Comment réagirait RFI si, dans une France occupée, les Nazis organisaient des élections pour doter le pays d’une Assemblée de collabos, d’un Président fantoche. Parlerait-elle de telles élections comme des élections démocratiques?

La France nous a tellement soumis qu’elle en vient à nous infantiliser. Faire passer la dictature togolaise qui ne survit que par coups d’état et par la force des armes pour une démocratie, cela ne s’appelle-t-il pas du racisme ?

Zakary Tchagbalé
Zakari Tchagnale
Zakari Tchagnale

 

 

Quand RFI donne sa voix à Faure

 

Peut-on Vraiment Renverser une Dictature Sanguinaire Armée par une Élection?

La Nouvelle
Infog : RT /

Dans le monde entier pour venir à bout d’une dictature sanguinaire armée, il faut des stratégies, une prise de conscience par la population et surtout ne pas se focaliser sur une parti politique de l’opposition ni sur un leader.

Les dictateurs sanguinaires ne quitteront jamais facilement le pouvoir par les urnes. Ils n’ont que la culture de la force et des armes.

Les dictateurs tyrans doivent être chassés du pouvoir par une révolution populaire du peuple où par un coup d’État point barre. Les coups d’État militaires s’expliquent par le désir des jeunes de changer la situation pour les bonnes causes par rapport aux dictateurs tyrans et sanguinaires qui empêchent le développement, l’alternance et la démocratie dans leur pays.

A travers le monde entier, nous avions vu plusieurs exemples comme :

La Roumanie avec Chéou Chescou
Le Chili avec Pinochet
Le Zaïre avec Mobutu Désiré Séssé Séko
Le Burkina Faso avec Blaise Compaoré
La Gambie avec Yaya Jammeh
La Guinée Conakry avec Laminé Lamisana, Lassana Conté et Moussa Dadis Camara
La Tunisie avec Ben Ali
L’Egypte avec Hosni Moubarak
L’Algérie avec Aziz Bouteflika
Le Libéria avec Samuel Doe
Le Soudan avec El Béchir
Le Zimbabwe avec Robert Mugabe
Le Tchad avec Gougouni Wédé et Hissène Habré
La Centrafrique avec Bokassa, Patassé et Bozizé
Le Mali avec Amadou Toumani Touré

Source : La Nouvelle

 

 

Peut-on Vraiment Renverser une Dictature Sanguinaire Armée par une Élection?

 

Pourquoi les Dictatures Ne Tombent Pas

Autre presse
les dictatures ne chuttent pas
Illustration : Stockphoto

Surprise des esprits rationnels que de constater qu’il est très rare qu’une dictature soit renversée par sa population. Un régime qui nous paraît odieux, parce qu’il maltraite et tue sa population, parce qu’il provoque une faillite de l’économie, engendrant famines et restrictions, est très rarement renversé. Le Cuba communiste est toujours là et les frères Castro ont réussi à assurer leur succession. La Corée communiste de même et il est légitime de penser que s’il n’y avait pas eu l’intervention américaine de 2003, Saddam Hussein serait toujours le dirigeant de l’Irak. Maduro tient encore le Venezuela, en dépit des coups de boutoir lancés par Juan Guaido et des manifestations qui rassemblent des millions de personnes dans les rues. Qu’est-ce qui assure donc la survie de ces régimes ? Au moins trois facteurs : la sidération pour la servitude, le pouvoir de la force, l’inutilité du soulèvement.

La sidération de la servitude

La liberté est loin d’être une chose naturelle et partagée ; la servitude est davantage appréciée. La servitude retire l’obligation de la responsabilité, elle est donc plus confortable que la liberté. Elle donne une certaine routine, elle évite de se poser trop de questions, elle est moins exigeante que la liberté, déclinée sous toutes ses formes : expression, religion, politique, culturelle, etc. la servitude est réconfortante et apaisante, surtout quand elle est douce et qu’elle ne s’accompagne pas d’une répression trop forte. C’est le nouveau despotisme décrit par Alexis de Tocqueville : « Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs dont ils remplissent leurs âmes. » Les plaisirs petits et vulgaires suffisent quand la liberté vise toujours à la grandeur et à la magnanimité. Quoi qu’il en dise, quoi qu’il démente, l’homme a une inclination naturelle pour la servitude et préfère se courber aux pieds du maître. C’est la force des tyrans et cela explique qu’ils ne soient que très rarement renversés.

Le pouvoir de la force

Quand bien même certains oseraient vouloir renverser le dictateur, celui-ci dispose de la force militaire et n’hésite pas à s’en servir. Staline éliminait ses opposants politiques, tout comme Ernesto Guevarra et aujourd’hui Maduro. Tant que l’armée tient, le dictateur est certain de rester. Ce qui renvoie à l’analyse d’Étienne de La Boétie dans son célèbre ouvrage De la servitude volontaire. Certes, le dictateur peut ordonner de tirer sur des manifestants, mais encore faut-il que son ordre soit exécuté. L’officier qui commande la troupe comme le soldat qui appuie sur la gâchette sont tout autant responsables de la répression que l’homme qui en donne l’ordre. Les dictateurs tiennent parce qu’il y a en dessous d’eux une kyrielle de petits dictateurs qui organisent la terreur à leur échelle. Rien n’est pire que la bureaucratie pour asseoir un pouvoir jusqu’aux coins reculés du pays. C’est le sadisme des petits chefs et des ratés qui trouvent soudain une justification à leur vie en imposant la répression et les ordres stupides sur ceux dont ils peuvent exercer un pouvoir. Les dictatures sont remplies de ces petits fonctionnaires, gratte papiers et médiocres grisés par le mal qu’ils peuvent exercer sur les autres et qui leur donne l’illusion d’être quelqu’un.

Le communisme n’a pas tenu grâce à Staline ou à Brejnev, mais grâce aux milliers de bons Soviétiques qui ont été les mains invisibles du communisme dans les bureaux où ils ont siégé. Personne n’a donc intérêt à ce que la dictature tombe, car il faudra alors que ces personnes justifient ce qu’elles ont fait. Comme c’est une partie nombreuse de la société qui collabore avec le dictateur, la responsabilité de la dictature est partagée et diffusée dans toutes les couches de la société. Pour la renverser, ce n’est donc pas le dictateur qu’il faut abattre, mais des millions de métastases qui ont gangrené tout le corps social.

Ces dictateurs invisibles ont tout intérêt au maintien du système, car par leur collaboration ils font partie de la nomenklatura, c’est-à-dire les privilégiés de la dictature. Ils vivent mal, certes, plus mal que dans un pays libre, mais mieux que toutes les autres personnes qui ne collaborent pas, ou pas assez. Pourquoi est-ce que Nicola Maduro tient ? Parce que l’armée lui est fidèle. Cette armée est financée par l’argent du pétrole, qui est en train de s’épuiser. Mais aujourd’hui elle se finance par l’argent de la drogue. Le Venezuela est devenu un État mafieux, comme si les Farc avaient pris le pouvoir non à Bogota, mais à Caracas. C’est aujourd’hui une plaque tournante du transit de la drogue d’Amérique latine qui part vers les États-Unis, via les Caraïbes. La vente de la drogue est en train de devenir l’une des principales ressources de la dictature, ce qui lui sert à la fois pour acheter des armes et des hommes pour se maintenir en place, et ce qui justifie aussi son maintien au pouvoir pour continuer à percevoir la manne financière de la drogue.

Nous sommes là face à une hybridation de la cause politique et de la cause criminelle. Chavez et Maduro ont commencé par défendre une cause politique puis, parvenus au pouvoir, ils continuent de défendre ce discours, non plus à des fins politiques, mais à des fins criminelles, vivant des trafics illicites que leur assure leur pouvoir. Au Mexique, c’est l’inverse qui se produit. Les cartels vivent du crime et de l’illicite, puis ils financent des hommes politiques pour assurer leurs marchés et leur sécurité, dérivant ainsi vers la cause politique. L’hybridation de la criminalité et du politique se retrouve en de nombreux endroits : État islamique, États africains, Amérique latine, etc. Dans tous les cas, cela renforce le pouvoir de ces groupes qui ont fait main basse sur l’État.

L’inutilité du soulèvement

Cette hybridation rend le soulèvement vain. Quand bien même on se lèverait contre le dictateur, la répression serait au bout de la révolte. Quand bien même le dictateur tomberait, il y a encore des millions de rhizomes dictatoriaux présents dans tous les secteurs de la société, qu’il est impossible d’éradiquer. Même si les Vénézuéliens faisaient tomber Maduro, il leur faudrait des décennies pour remettre leur pays sur les rails. Plus une dictature est longue, plus elle est difficile à extirper. La seule solution est donc l’exil. Ce qui s’est passé à Cuba et se produit aujourd’hui au Venezuela. Ceux qui ne veulent pas collaborer avec la violence, mais qui veulent avoir de meilleures conditions de vie n’ont pas d’autre choix que de partir. Cela renforce le pouvoir du dictateur, qui voit ainsi partir des opposants politiques. À ce moment-là, il est certain de l’emporter, car il a gagné dans les esprits.

Cruelle situation donc qu’un pays qui a cédé à la démagogie. Le temps renforce le pouvoir du dictateur et empêche tout retour à la liberté. Raison pour laquelle il faut intervenir rapidement pour le renverser, ce que firent les Espagnols en 1936 pour supprimer le gouvernement communiste du Front populaire, et les Chiliens en 1973, pour mettre un terme au gouvernement de Salvador Allende, épigone de Fidel Castro. Cela a évité à ces deux pays de devenir de nouvelles URSS. Certes, dans les deux cas un pouvoir fort s’est mis en place, parfois brutal avec ses opposants. Mais cela a permis au Chili et à l’Espagne de se développer et d’être aujourd’hui des pays de libertés et non des enclaves castristes.

Un cas à part : l’URSS

L’unique dictature qui soit tombée, et de surcroît de façon pacifique, c’est l’Union soviétique, alors même que tous les observateurs, à l’orée des années 1980, prévoyaient sa victoire. Pourquoi cette chute ? Ce n’est pas la guerre d’Afghanistan, ni l’explosion de Tchernobyl, ni la faillite économique qui ont permis cet effondrement. Cela a été un facteur aggravant et favorisant, mais non déclenchant. Le facteur premier de ce renversement réside dans le sursaut spirituel et culturel des peuples vivant sous le joug soviétique. C’est parce que des personnes, mues par leur foi et par leur culture, se sont levées, esseulées d’abord, de plus en plus nombreux ensuite, provoquant un effet d’attraction et de mimétisme, que les rouages du système soviétique se sont bloqués. Ces personnes ont des visages et des noms : le père Jerzy Popieluszko, assassiné par la police politique en 1984, Mgr Sigitas Tamkevicius, évêque en Lituanie, les militants de Solidarnosc et bien sûr Jean-Paul II. Ils ont drainé avec eux des milliers d’anonymes qui ont osé se lever contre la dictature communiste en défendant leur langue, leur histoire, leur culture. C’est en défendant les nations et la culture de chaque peuple que ces hommes de bien ont montré que le communisme était étranger à leur pays et qu’ils ont ainsi pu contribuer à en détacher une partie de plus en plus importante de la population. Un mouvement silencieux, mais profond et fructueux, qui a empêché ensuite les autorités communistes de réprimer les manifestations de 1989 et 1990. Voilà comment tombent les dictatures : par le réveil des hommes de bien, qui défendent leur culture et leur histoire. Une arme fragile, mais qui peut être plus redoutable qu’un fusil.

Jean-Baptiste Noé
4 octobre 2019

Source : Institut Des Libertés (LDL)

 

 

Pourquoi les Dictatures Ne Tombent Pas

 

Chronique de Kodjo Epou : Bouleversant!

Kodjo Epou
leaders politiques togolais
Quelques « politiciens » togolais | Infog : 27avril.com

Dans ce système de démocratie palatiale qui est la notre, chaque nouvelle élection qui se pointe ramène dans sa besace le bouquet précédent de hâbleries, de sottises et de répugnants concerts qui enfoncent chaque jour notre peuple dans les tréfonds de la galère, faisant de la bêtise politique la cause principale du mal-vivre au Togo. Au nom de tous les misérables sur qui pèsent les poids et méfaits de cette gouvernance si morne et si méprisante, mais aussi de cette opposition si moche si immature, au nom de tous ces citoyens mutilés, déprimés qui souffrent d’un État togolais absent incapable de répondre des ténèbres qu’il produit, l’opposition traditionnelle, réduite à ne vendre que du vent à ses militants, doit être blâmée, sévèrement sanctionnée, au même titre que le parti gouvernant.

Le Togo, décidément, est dans un spectacle. Et non des moindres. Un spectacle sublime. Le propre des spectacles sublimes, c’est d’épater toutes les âmes, d’éblouir les esprits et faire de tous les témoins des spectateurs passifs. L’acte auquel nous assistons n’a pas son pareil dans aucun autre pays. Il est émouvant. Et frise une hallucination de groupe. C’est, au bas mot, un d’affreux qui laisse ébahi, parce que digne d’une éclipse du soleil à minuit. Sa rareté, naturellement, donne lieu à une agitation désordonnée. En cause dans ce cirque outré et insultant, ces candidats d’un genre bouffon comme le Togo sait en produire. Ils sont une multitude. Des figurants. A quelques exceptions près, des louangeurs du vice. Ils se connaissent et nous sont connus pour être des gens sans foi qui s’amusent et jouent, contre pécules, avec le destin de notre peuple.

Il faut le dire, une des causes des va-et-vient insipides et dégoûtants que ces opposants nous déroulent, c’est qu’ils sont pauvres. Leurs homologues, sous d’autres cieux, possèdent des carnets d’adresses qu’on peut voir de l’autre côté des monts et océans. Volumineux. On en a vus qui ont déployé des jets privés, gracieusement alloués par des amis (sponsors). Les relations comptent. La fois dernière un des nôtres, Boko, sur qui beaucoup de Togolais voulaient compter pour débloquer leur avenir s’est fait refouler à Roissy au moment de prendre Air France. Depuis, il s’est terré. Parce que ce n’est pas lui, il a préféré le silence. La politique, c’est d’abord une démonstration de force. Sans demi-mesure ni demi-certitude. Le manque de moyens peut être une excuse. Certes! Mais que cela ne soit point un obstacle.

Quand on ne peut pas avoir les jets et les carnets d’adresses conséquents, quand, comme solution, on ne peut pas imposer des extrêmes à la tyrannie en débarquant par la brousse, il faut être au moins de fins stratèges car, c’est justement leur faiblesse qui recommande à nos opposants d’être ensemble, soudés, et de mettre en commun les petits moyens dont ils disposent. C’est en cela que l’union devient une richesse qui galvanise le peuple et dope les énergies. Les postures solo n’impressionnent pas, ne marchent pas. Ne dit-on pas que l’Union fait la force? Conséquence des errements de l’opposition, une bonne dizaine de candidats miséreux, sans l’argent, sans la masse populaire et sans les soutiens extérieurs. Une pure absurdité ne correspondant à aucune logique.

Elle avait le choix, cette opposition, au regard des moyens qu’elle a ou n’a pas. Être mangeant ou être mangé. Mais au nom du peuple souffrant, au nom des familles traquées, chassées, endeuillées, il fallait mieux pour elle être la dent que l’herbe. Telle aurait dû être la quête permanente. L’esprit de groupe dans une union inaltérable. En un mot ou en cent, tel aurait dû être le sens supérieur qui anime ces opposants s’ils voulaient vraiment, pour une fois, être assez humains et disciplinés pour penser à tous ces pauvres hères qui ont été fauchés dans leurs rangs. Ont-ils oublié ces tragiques spectacles depuis Août 2017? Au lieu du bon sens, signe de sagesse qui suppose le renoncement au profit de ce qui est plus grand, l’intérêt général, ils ont encore préféré donner à gober au bas peuple les mêmes légendes, les chimères habituels. Au bout des comptes, des candidats de bas étage, les uns aussi pauvres que les autres et chacun ou presque n’ayant pour base que sa petite famille et un groupe restreint d’amis.

Ainsi, chaque fois, pourrait-on s’étonner, cette opposition lâche la proie pour son ombre? N’est-ce pas une hallucinante philosophie que de faire croire que parce qu’on a crée son petit parti(?) et qu’on est sur le terrain depuis des années donc qu’on doit être impérativement candidat à la magistrature suprême? L’ancien fonctionnaire du FMI s’est proposé de leur apporter du sang neuf à travers ses compétences, mais nos opposants professionnels que Pierre Ekue Kpodar a d’ailleurs largement consultés ont plutôt vu en lui un intrus, un débarqueur à écarter. Comme on voit, l’opposition togolaise, pleine d’ombres, a une manière étrange de juger les choses. Par ego. L’on soupçonne qu’elle a pris ces habitudes dans les commandements du diable. Curieusement, certains petits d’esprit mâchent cela et mettent les balivernes d’une opposition flapie sur leur pain sec, telles des misérables.

En réalité, c’est Ekue Gamessou Kpodar qui avait posé la bonne question. Déjà en juillet, avant même de se déclarer candidat, il interpelait l’opposition, ses amis, en ces termes, je le cite: « si Faure se présente comme candidat à sa propre succession et, étant connu de tous que nous n’avons pas les moyens de l’en empêcher, qu’est-ce que nous, en tant que opposition et Société Civile, devons faire concrètement pour l’affronter efficacement?». Parce que cette question lucide, pragmatique, est restée sans réponse, parce que l’opposition, au Togo, est une addition des egos et que les leaders n’ont jamais été capables de s’accorder, dans aucune circonstance, sur un chef de file (leader des leaders) compétent et digne de ce nom, parce que, enfin, cette opposition est restée accrochée à son principe sacro saint « c’est nous qui sommes sur le terrain ou encore nous sommes le plus grand », l’initiative Kpodzro a vu le jour et accouché de Kodjo Agbeyome prprésenté à l’opinion comme « candidat unique de l’opposition ».

La providence n’aurait-elle pas, à travers Kpodzro, proportionné et imposé un choix à la mesure des innommables lacunes et faiblesses d’une opposition faillie? Et si on faisait une lecture approfondie, sous tous les angles, de la situation ainsi créée! Agbeyome Kodjo a la matière. Il est d’ailleurs, du point de vue expérience, le seul qualifié dans le lot pour le poste. Mais son histoire, peu vertueuse, est trop attaché au mal. A tort ou à raison. Il propose d’assurer une transition de cinq ans: chose que les Togolais réclament de longue date, histoire d’en finir avec une famille qui règne depuis plus d’un demi siècle.

N’en déplaise à ceux qui ne veulent pas y croire, beaucoup de Togolais, bien conscients des limites de leurs candidats favoris et pris dans un dilemme, sont tentés par le choix de l’initiative Kpodzro. Ce serait certainement, dans l’entendement de ceux-la, une façon de résoudre une équation corsée par l’absurde. Dans tous les cas, comme de coutume, l’opposition traditionnelle, celle des Fabre et consorts, a mal fait son lit. On verra comment, au soir du 22 Février, elle va se coucher.

Kodjo Epou
Washington DC
USA
Kodjo Epou
Kodjo Epou

 

 

Chronique de Kodjo Epou : Bouleversant!

 

Togo, Présidentielle 2020 : Le Bon, la Brute et le Truand

L'Independant Express

La clôture des nominations pour l’élection présidentielle de février prochain rappelle aux principaux challengers les personnages du western, Le Bon, la Brute et le Truand.
jean le bon faure la brute kodjo le truand
Jean-pierre, le Bon; Faure, la Brute; Agbéyomé, le Truand | Photo : Indépendant Express

Trois candidats se démarquent et c’est à travers eux et avec eux que l’élection se jouera, même si tout le monde sait que cette élection ne sera pas différente des autres. Super cinéma.

Jean Pierre Fabre, candidat de l’ANC, ne se reproche rien d’autre que l’aventure légendaire d’un leader politique influent et populaire qui est obligé de se rendre à ces élections pour faire de la figuration. Il n’ira pas là-bas pour gagner. S’ll pense qu’il va gagner, alors il est dans un jeu de naïveté, de franchise et de bonne foi. Maintenant, le système qu’il combat, les acteurs impliqués dans un schéma de ni foi ni loi. Les règles du jeu électoral définies par les autorités n’ont pas changé. Dossier corrompu, résultats connus à l’avance, institutions serviles, bref, le président de l’ANC, va à cette élection dans un déséquilibre qui ne tourne pas en sa faveur, il va de bonne foi, sans doute, croyant au miracle. Il criera fraude, probablement après les résultats, sera retourné dans un imbroglio de dialogue et la vie continuera …… c’est le rôle du personnage Le Bon du film.

Faure Gnassingbé a pris les devants pour rester au pouvoir par tous les moyens. Ses soldats ont neutralisé toutes les forces de protestation, dans une répression systématique, physique, morale et juridique. Le peuple togolais est soumis à une répression aveugle. Des lois sont contre les libertés individuelles et publiques, les villes sont attaquées et assiégées, les arrestations se multiplient, les agressions physiques et la torture sont le modus operandi du pouvoir à vie. Les précédentes manifestations ont compté des morts, des blessés. Nous comptons et nous compterons toujours, pour faire venir Faure Gnassingbé, le deuxième personnage du film. C’est la Brute qui exerce la brutalité sur tous ses adversaires pour garder sa chaise.

Messan Agbéyomé Kodjo est le Truand du groupe. Obsédé par le pouvoir, il est entré en scène. Comme un bon vol, il a réussi, par la ruse et la manipulation, à être proclamé candidat des forces démocratiques, sans pitié pour le vieil archevêque dans lequel il a installé le virus de la fausse inspiration divine. Quelques jours plus tard, il positionnera sa candidature au nom de son parti MPDD, sous les yeux moqueurs des forces démocratiques réelles. Il est dans son jeu, en même temps dans le bon Dieu et dans le méchant Satan. Ceux qui le connaissent affirment qu’il signera l’arrêt de mort de Mgr Kpodzro le lendemain du 22 février, lorsqu’il décroche son téléphone pour appeler Faure Gnassingbé et le féliciter de sa victoire. Agbeyome aura accompli sa mission. Le reste, il se réfugie dans ses caves pour ginsoner son chapelet comme les temps précédents et attendre son rendez-vous, par Faure Gnassingbé à la Primature. C’est la seule obsession du « boucher de Freau Jardin ». Si l’inspiration divine qui a motivé le choix de l’archevêque n’a pas été infectée, elle aurait pu détecter que personne dans l’armée togolaise n’est en faveur d’Agbéyomé Kodjo comme alternative, dans l’opinion politique, personne n’en veut, chez les électeurs qu’il a vomis, comme en témoigne son 1% score sur sa dernière hausse électorale. Les boules d’incohérence morale, de foule politique, de crimes sans punition lui collent à la peau et le rendent haïr et du côté du pouvoir, et du côté de l’opposition, et du côté du peuple. Il est un Truand parfait du film Western dans la course présidentielle, même si ses croyances aveugles le plonger dans l’illusion.

Pour les forces démocratiques, les vraies, il n’est pas question de penser que l’alternance viendra aux urnes avec le candidat Faure Gnassingbé. Attirer tout le chemin et il est difficile d’entrer dans une compétition avec la certitude de ne pas le gagner.

C’était l’histoire du bien de la brute et du mafieux adapté à l’élection présidentielle de 2020 au Togo.

Carlos Kétohou

Source : independantexpress.net

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Le Bon, la Brute et le Truand

 

Togo, Présidentielle 2020 : Faure Gnassingbé, les pratiques de la « old school » et l’«humilité » renouvelable !

Liberté Togo
Faure en Démon
FEG | Caricature : FairLuci’s

C’est officiel, le « Messi » togolais sera bien de la course à la présidentielle de 2020. Faure Gnassingbé a été déclaré et/ou investi ce mardi candidat par le RPT/UNIR. Sans aucun état d’âme après toute la comédie ayant consisté à le supplier, le « champion » de la minorité pilleuse a accepté de briguer un 4e mandat au pouvoir. Pour les mandats de la honte, les schémas se suivent et se ressemblent au fil du temps, de même que les justificatifs. La curiosité, c’est toujours avec « humilité » qu’il accepte candidater et gouverner les populations contre leur gré…

Faure et la « old school »

« Le souhait des militants, c’est de me voir porter les couleurs de notre parti à l’élection présidentielle de 2020, je les ai remerciés et en toute humilité, j’ai accepté ». C’étaient les mots du nouvel ancien candidat du RPT/UNIR après sa confirmation ce mardi au cours de la réunion sobre des sages et quelques cadres. En français facile, ce sont les militants du parti qui ont voulu qu’il candidate et il a été contraint d’accepter. Une telle chanson, ce n’est pas la première fois qu’on l’entend. C’est un vieux morceau hérité de son père. Le « Messi » togolais se cache donc derrière le souhait présumé des militants pour franchir le pas.

En effet, la stratégie consiste à se faire passer pour respectueux de la Constitution ou des principes démocratiques dont le sacro-saint est l’alternance, non intéressé par une nouvelle candidature, mais accepter au finish pour satisfaire les désirs des militants. Et pour donner du crédit à la mise en scène, la communication qui l’accompagne parle plus des populations et même du peuple. Et au nom de ce principe universellement reconnu que le peuple est souverain et peut même décider de violer la Constitution, il accepte, toute honte bue. Le schéma a été hérité de l’époque du père. Et il est souvent déroulé conjointement avec une autre action, les marches de soutien ou plutôt de supplication…

En effet, cette méthode de la « old school » a été mise en œuvre dans le cadre de la présente candidature de Faure Gnassingbé. Tout a commencé avec son supporting club constitué des associations et mouvements de soutien tous azimuts qui sont montés au créneau pour réclamer publiquement sa candidature et son investiture. Les mouvements des jeunes, des femmes, même les sages se sont aussi fait signaler. Le summum a été les marches de militants et autres cadres organisées un peu partout. Elles prenaient plus des allures de supplication du « champion» à accepter les représenter. A chaque sortie, il a été câliné et présenté comme le seul à même de porter les couleurs du parti et présider aux destinées du pays.

Pendant tout ce temps, Faure Gnassingbé donnait l’impression de n’être point intéressé. Son silence sépulcral sur la problématique entretenait un certain suspense, même ses collabos étaient dans le doute. Mais il a fini par céder ce mardi…

L’ «humilité » renouvelée

Faure Gnassingbé a des liens de fidélité assez « Faure » avec l’humilité. « (…) En toute humilité, j’ai accepté ». Le commun des Togolais l’ignore sans doute, cette réaction du tout nouveau candidat du RPT/UNIR à la présidentielle de 2020 suite à sa désignation ce mardi n’est en fait qu’une sorte de copier-coller après ses candidatures aux mandats de la honte…

Déjà en 2015, c’est avec la même vertu (humilité) qu’il avait accepté sa candidature pour le 3e mandat, contre les aspirations légitimes du peuple togolais. « C’est par devoir envers notre cher pays le Togo et par fidélité aux idéaux que nous nous sommes fixés, que j’ai l’honneur d’accepter, d’être investi comme candidat à la prochaine élection présidentielle, pour le compte de notre grand parti, l’Union pour la République. J’accepte cette investiture avec humilité. Mais je l’accepte pleinement », avait-il déclaré à Kara le 25 février 2015 suite à son investiture pour la présidentielle du 24 avril, et d’ajouter : « Si l’investiture à la candidature est une forme de reconnaissance pour le chemin que nous avons parcouru ensemble, elle m’apparait davantage comme une exigence supplémentaire, celle de donner et de donner encore le meilleur de nous-mêmes, en vue de poursuivre la marche du Togo vers le progrès dans tous les domaines et de parachever son ancrage dans la modernité ».

A cette allure, on parie que ce serait avec la même « humilité » qu’il accepterait sa probable candidature à un 5e mandat en 2025, et peut-être un 6e en 2030, un 7e en 2035, un 8e en 2040, un 9e en 2045, un 10e en 2050…Des candidatures qui vont malheureusement à l’encontre même des aspirations profondes des populations togolaises qui ne veulent qu’une chose, l’alternance au pouvoir et une autre forme de gouvernance. L’humilité dans le Petit Larousse signifie « état d’esprit, attitude de quelqu’un qui est humble, se considère sans indulgence, est porté à rabaisser ses propres mérites ». Cette vertu devrait normalement guider la gouvernance au cours du mandat en question. Mais lorsqu’on sait le sort ou le châtiment réservé au peuple durant la régence du fils après celle du père, c’est une bien drôle d’humilité que celle de Faure Gnassingbé !

Tino Kossi

Source : Liberté

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Faure Gnassingbé, les pratiques de la « old school » et l’«humilité » renouvelable !

 

Togo, Bassar / Dankpen : Les agressions xénophobes contre les Adja se poursuivent...

L'Independant Express

La communauté Adja (ethnie du sud-est du Togo) subit depuis quelques mois une avalanche de violences organisées dans certaines localités du pays, de la part des habitants qui se prévalent du titre d’autochtones.

Ce regain de violence a commencé en octobre 2019.

Il s’agit en effet d’une histoire confuse. Un bébé aurait été enlevé dans la préfecture de Bassar, à Bandjeli (Nord du Togo).

A l’issue de la disparition du bébé, des habitants qui disent avoir consulté un vodou assurent avoir découvert chez les oracles que ce sont les Adja qui sont les responsables de l’enlèvement du bébé.

Le ton a été donc donné pour mettre en péril la vie de cette communauté dans la localité.

Alerté sur la situation en cours, le préfet de Bassar n’a trouvé mieux à faire que d’exhorter les Adja à plier bagages et à se mettre à l’abri pour quelques temps, restant d’après les informations complices de l’attitude xénophobe et tribaliste des habitants de Bassar.

Il assure tout de même que la justice fera son travail et situera les responsabilités sans lever le petit doigt pour protéger les victimes.

Une enquête menée dans la localité par des associations d’ethnie adja a révélé que les autorités administratives et judiciaires laissent les Adja à leur sort.

Le Préfet et le maire rencontrés n’ont pas promis de prendre des mesures pour limiter les violences.

Dans le rapport de la mission, il est révélé que ce comportement de ces populations envers l’ethnie adja ne date pas d’aujourd’hui.

Le peuple Bassar accuserait les Adja de faire prospérer leurs affaires dans la localité sur des pratiques magiques. C’est vrai, les détenteurs des boutiques, magasins stations d’essences et autres activités commerciaux sont les Adja.

Et cette prospérité d’après le rapport est mal digérée dans la localité. C’est donc l’une des raisons de ces violences qui ont permis aux jeunes de la localité de piller les magasins pour se ravitailler en sacs de riz, bidons d’huiles et autres produits.

Alors que les autorités togolaises ne semblent accorder de l’importance à cette situation, les cadres adja et les hauts responsables de cette communauté dans la capitale Lomé ne volent pas au secours de leurs frères en danger alors même que ces agressions se poursuivent à Bassar et à Guérin Kouka.

Koffi Sodokin, conseiller à la Présidence, informé, a juste demandé aux victimes d’aller se plaindre à la justice.

Les associations Adja ont décidé de prendre leur responsabilité face à la démission des cadres Adja en se préparant à donner une conférence de presse pour alerter l’opinion.

Les jeunes ont été bloqués dans leur élan par l’ancien ministre du Plan le sieur Sémondji qui a demandé de lui accorder deux semaines, occasion de rencontrer le Chef le Chef de l’Etat avant toute action alors que sur place les violences se poursuivent.

Cette attitude de personnalités sensées protéger leurs frères et sœurs est décriée par les Adja de tous horizons qui menacent de faire la riposte contre les ethnies étrangères basées aussi dans leurs localités. Des représailles que les jeunes Adja ont tenu à amortir en attendant que l’Etat agisse, faute d’action des ministres et conseillers incapables de protéger leurs communautés en danger.

Ironie du sort, le Préfet du moyen-mono, depuis 15 ans, le fief des adja est originaire de Bassar, la ville xénophobe. Lui aussi n’appelle pas ses frères au calme et à la retenue.

Le souhait des victimes et des jeunes Adja qui suivent cette affaire est d’exhorter ces cadres adja à se défaire de ce rôle de spectateur et d’entrer en action ; de venir en aide aux leurs.

La communauté adja a longtemps été victimes de ces actes xénophobes. La justice devrait faire son travail ; les responsables de crimes devraient être arrêtés et jugés pour que cela serve d’exemple. Tout citoyen togolais est libre de circuler et de vivre dans n’importe quelle localité sans en être empêché.

Le rôle des conseillers et ministres n’est pas seulement de revendiquer les biens auprès des autorités au nom des populations mais aussi et surtout de les protéger.

Le silence de Djossou Sémondji et de Koffi Sodokin qui se proclament comme des représentants légaux des Adja auprès du Chef de l’Etat est coupable.

Le peuple Adja les attend donc au tournant politique pour se justifier.

Alfredo Philomena

Source : L’Indépendant Express

 

 

Togo, Bassar / Dankpen : Les agressions xénophobes contre les Adja se poursuivent...

 

Togo : Que l’article 102 rénové du Code électoral soit respecté !

Liberté Togo
CENI Togo
Photo : DR

« Une élection sans fraude, c’est un court-bouillon sans piment », Proverbe créole

Le dépôt des candidatures s’est terminé hier. Sous réserve que tous les aspirants aient concrétisé par des dépôts formels de leurs dossiers à la CENI, la particularité est le nombre de candidatures déclarées. C’est à croire que la présidentielle à la togolaise serait devenue une foire où n’importe quel quidam peut prétendre à la magistrature suprême. Soit. Mais encore faudra-t-il que tous les aspirants, par souci de transparence, jurent de tout mettre en œuvre pour une certaine transparence du scrutin. A commencer par le respect de l’article 102 rénové du Code électoral qui, à lui seul, défriche le terrain pour débusquer les candidats de mauvaise foi.

« …Les membres du bureau de vote reçoivent chacun une copie du procès-verbal des résultats. Le président du bureau de vote délivre copie signée des résultats affichés aux délégués des candidats. Au vu des procès-verbaux des bureaux de vote relevant de son ressort, la CELI ou la CEAI effectue au fur et à mesure le recensement des votes et en publie les résultats au plus tard deux (02) jours après le scrutin. A la fin de la compilation de tous les résultats des votes, le président de la CELI ou de la CEAI rédige un procès-verbal signé par les autres membres qui y portent, le cas échéant, leurs observations, réclamations ou contestations. Les résultats sont affichés au siège de la CELI ou de la CEAI… ». Voilà un article impersonnel qui doit recueillir l’assentiment de tous les candidats. Mais si par malheur, un président de CELI ou de CEAI, fût-il magistrat, venait à ne pas se plier à cet article du Code électoral, on veut croire que tous les candidats exigeront que les résultats de la CELI sous sa juridiction soient intégralement publiés. Il ne s’agira pas de donner un résultat global, loin de là, mais de rendre publics les résultats de chaque bureau de vote 48 heures au plus tard après le scrutin. Car seule la CENI sera autorisée à publier les résultats globaux des CELI ou CEAI.

L’avantage pour cet article est clair et simple : que tout candidat ayant des délégués dans les bureaux de vote ait la possibilité de vérifier que le vote des électeurs a été respecté dans la proclamation des résultats. Et ce faisant, la CENI ne sera pas taxée d’être complice de quelque candidat que ce soit.

Les élections au Togo ont souvent été synonymes de suspicions, de fraudes, de répressions, d’achats de consciences et d’autres attributs peu vertueux. Et pourtant, on rebat les oreilles des populations avec les notions de transparence, de paix et de liberté. 2020 coïncide avec le 60ème anniversaire de l’accession à la souveraineté internationale du Togo. Et la meilleure preuve des candidats qui n’aiment pas voir couler le sang, serait de faire tout ce qui est en leur pouvoir afin de faire souffrir l’élection présidentielle de 2020 d’un excès de transparence.

Mais lorsque des actes de militants d’un parti politique, de présidents de CELI ou de tout réfractaire aux vertus démocratiques doivent encore entacher ce nouveau scrutin, il est à craindre des lendemains incertains. Et ce serait une tâche qui marquerait les 60 ans d’indépendance du Togo. Pendant qu’on y est, ils sont encore combien en Afrique de l’ouest, ces pays qui fêtent leur anniversaire d’indépendance où l’alternance se conjugue avec l’immobilisme au sommet de l’Etat comme au Togo?

Godson Ketomagnan

Source : Liberté

 

 

Togo : Que l’article 102 rénové du Code électoral soit respecté !

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