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Le Premier ministre Antoine Nadjombe saisit Emmanuel Macron

Antoine Koffi Nadjombe, Premier ministre nommé par Agbéyomé Kodjo, accuse le silence de la France par rapport à la situation particulière que vit le Togo au lendemain de l'élection présidentielle du 22 février 2020, émaillée de fraudes.

Dépêche de la Primature

Objet : Hold-up électoral et coup d'Etat contre le Président démocratiquement élu du Togo

Excellence Monsieur le Président de la République Française,

Je vous saisis relativement à l'objet sous rubrique au regard de la gravité de la situation qui prévaut actuellement au Togo.

Les résultats réels du scrutin présidentiel du 22 février 2020 indiquent clairement contrairement aux notes de votre représentant au Togo, que le Président démocratiquement élu est son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo.

Nonobstant cette victoire reconnue par les USA et qui par souci de la vérité des urnes, ont exigé la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote, le Président régulièrement battu dans les urnes, M. Faure Essomzima Gnassingbe, s'arroge la victoire et se maintient par la violence d'Etat.

Votre mutisme conforte le Président sortant qui se sert des institutions de la République à ses ordres pour orchestrer un coup d'Etat contre le Président démocratiquement élu, son Excellence Dr Gabriel Agbeyome Messan Kodjo, dont le domicile est assiégé par plusieurs centaines d'éléments des forces de défense et de sécurité.

Le mémorandum des Forces Démocratiques de l'opposition togolaise sur le scrutin présidentiel du 22 février 2020 est édifiant, et permet à toute bonne volonté soucieuse du respect des droits fondamentaux de l'Homme et du bien-être des peuples de dénoncer le hold-up électoral et le coup d'Etat actuel contre le Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbeyome Messan Kodjo.

Le précédent électoral de 2011 en Côte d'Ivoire doit servir de leçon à la France pour être du bon côté de l'histoire car le Peuple togolais est suffisamment martyrisé avec le risque élevé d'implosion sociale si la communauté internationale n'intervient pas immédiatement.

Je vous remercie de l'intérêt que portera la France à la présente, et vous prie d'agréer, Excellence Monsieur le Président de la République française, l'expression de ma haute considération.

Fait à Montréal, le 11 mars 2020

M. Antoine Koffi Nadjombé

Premier Ministre de la République togolaise

Nr. 03/ 2020/ PM

 

 

Le Premier ministre Antoine Nadjombe saisit Emmanuel Macron

 

Mgr Kpodzro a passé la nuit chez Agbéyomé, le siège vient d'être levé

Le régime de Faure Gnassingbé poursuit ses manœuvres d’intimidations contre le député Agbéyomé, le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro qui s’autoproclame « président démocratiquement élu » à l’issue du scrutin présidentiel du 22 février dernier. Depuis hier, des hommes en uniforme, lourdement armés, ont encerclé la maison de l’ancien Premier ministre. Dans la nuit, le dispositif a été renforcé.

C’est la énième fois que le candidat des forces démocratiques, Agbéyomé Kodjo est séquestré chez lui à la maison. Et ce, depuis la tenue de l’élection présidentielle du 22 février dernier. C’est à croire que l’ancien président de l’Assemblée nationale fait extrêmement peur au régime de Faure Gnassingbé.

Depuis hier mercredi, le domicile du Dr Agbéyomé Kodjo a été de nouveau assiégé par des corps habillés lourdement armés. Le siège est maintenu toute la nuit durant avec un dispositif impressionnant. Il a été même corsé avec des éléments venus en renfort. Jusqu’à ce jeudi matin, des camions militaires sont toujours positionnés aux alentours du domicile de l’ancien Directeur du Port Autonome de Lomé.

Les forces de l’ordre et de sécurité sont présentes dans tous les coins des rues du quartier et interdisent même aux riverains de circuler devant la maison du Dr Kodjo.

Selon les informations, Mgr Philippe Kpodzro a dû passer la nuit au domicile de son candidat. Une façon, comme promis par l’archevêque émérite de Lomé au cours de sa conférence de presse organisée hier sur ces mêmes lieux, de protéger le « Président élu ». Le prélat n’a pas fermé l’œil de nuit, selon les informations. Pour un homme de plus de 90 ans, on peut imaginer l’impact que cette situation aura sur son état de santé. Il a passé la nuit à faire des prières, méditer et égrainer le chapelet.

Rappelons que certaines forces démocratiques du pays dénoncent vigoureusement cette manœuvre d’intimidation du régime de Faure Gnassingbé.

Selon les informations qui viennent de nous parvenir, le siège vient d'être levé au domicile d'Agbéyomé Kodjo.


Godfrey Akpa

 

 

Mgr Kpodzro a passé la nuit chez Agbéyomé, le siège vient d'être levé

 

Le Premier ministre demande aux forces de l'ordre de lever le siège autour du domicile d'Agbéyomé

Antoine Koffi Nadjombé, le Premier ministre nommé par le "président démocratiquement élu", Agbéyomé Kodjo demande la levée du siège autour du domicile de ce dernier. C'est à travers un communiqué qu'il a rendu public hier.

Communiqué de la Primature

Objet : Encerclement du domicile du Président de la République

Aux membres des forces de la sécurité et de la défense,

La violation et la manipulation de la Constitution de la République togolaise semblent une banalité à laquelle se plaît le pouvoir illégitime de Lomé et qu'illustre la conspiration grotesque actuelle contre le Président démocratiquement élu, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo.

Nonobstant toutes les interventions, le siège de son domicile par les forces de défense et de sécurité persiste et est renforcé cette nuit.

Les résultats réels de la présidentielle du 22 février 2020 montrent que vous avez porté vos suffrages de façon écrasante (80%) sur son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo.

L'imposture et la violence d'Etat ne peuvent plus prévaloir à la tête de la République togolaise, et il vous appartient conformément à votre serment au drapeau togolais de ne défendre que l'intérêt supérieur de la Nation.

Par conséquence je vous demande de prendre les dispositions idoines pour lever immédiatement le siège autour du domicile du Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo.

La République vous observe et vous attend.

Fait à Montréal, le 11 mars 2020.

M. Antoine Koffi Nadjombé

Premier Ministre de la République togolaise

Nr. 04/ 2020/ PM

 

 

Le Premier ministre demande aux forces de l'ordre de lever le siège autour du domicile d'Agbéyomé

 

Prof. Aimé Gogué condamne les « manœuvres » du régime visant l’arrestation du Dr Agbéyomé

Les forces démocratiques du pays n’apprécient pas les manœuvres du régime de Faure Gnassingbé visant l’arrestation du député Agbéyomé et Mgr Philippe Kpodzro. Dans un communiqué rendu public, l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) du Prof. Aimé Gogué est monté au créneau. Ce parti de l’opposition dénonce « vigoureusement ces intimidations et tentatives visant à arrêter et incarcérer celui à qui des Togolais ont accordé leurs voix lors du scrutin du 22 février 2020 ». ADDI appelle les forces de l’ordre à la retenue et leur demande de lever le siège du domicile du Dr Agbéyomé. Lecture !

Communique condamnant les manœuvres visant l’arrestation de Monseigneur Kpodzro et Dr Agbéyomé Kodjo

C’est avec consternation et indignation que l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) a appris la mise en place d’une commission parlementaire chargée d’instruire la demande de levée de l’immunité parlementaire de Dr Gabriel Mensan Agbéyomé KODJO.

Sans même attendre les résultats des travaux de cette commission parlementaire, le domicile de Dr Gabriel Mensan Agbéyomé KODJO, candidat de l’opposition à l'élection présidentielle du 22 février 2020, est pris d’assaut et encerclé par les forces de sécurité.

ADDI dénonce vigoureusement ces intimidations et tentatives visant à arrêter et incarcérer celui à qui des togolais ont accordé leurs voix lors du scrutin du 22 février 2020. ADDI appelle les forces de sécurité à la retenue et leur demande de lever le siège du domicile Dr Gabriel Mensan Agbéyomé KODJO.

Dans un contexte de crise post-électorale déjà tendu, ADDI demande aux membres de la commission spéciale chargée d’instruire la demande de levée de l’immunité parlementaire de Dr Gabriel Mensan Agbéyomé KODJO, la sagesse et la modération, en ne prenant pas une décision sans avoir écouté au préalable, en toute liberté et objectivité, le concerné. La paix, la sécurité et le meilleur vivre ensemble dans ce pays sont à ce prix.

Aux chefs traditionnels de jouer leur rôle de garant de nos us et coutumes qui prônent la non-violence, la justice, la solidarité et l’équité, ADDI demande qu’ils sortent de leur silence pour participer à la stabilité dans ce pays.

Aux chefs religieux, ADDI demande de jouer leur partition en insistant auprès de leurs fidèles d’écouter leur cœur et de favoriser le meilleur vivre ensemble sur la Terre de nos Aïeux. A la Communauté internationale, ADDI demande d’œuvrer à la pacification et à l’apaisement du climat politique et surtout son implication pour une résolution consensuelle de la crise post-électorale.

Enfin, ADDI réitère sa position consistant en un audit d’un échantillonnage aléatoire d’urnes pour vérifier la régularité des bulletins de vote actuellement stockés dans les CELI. Les résultats de cet audit, mené sur la base d’une méthodologie rigoureusement scientifique, une fois extrapolés à l’ensemble des bureaux de vote, montrera aux yeux du monde entier les vrais résultats du scrutin du 22 février 2020 et permettra de mettre fin à toutes les spéculations et tourner la page à la crise politique.

Fait à Lomé, le 12 mars 2020
Le Président National
Tchabouré Aimé GOGUE

 

 

Prof. Aimé Gogué condamne les « manœuvres » du régime visant l’arrestation du Dr Agbéyomé

 

Situation tendue après la présidentielle : Togo Debout manifeste son ras-le-bol

Irrégularités lors du vote le 22 février dernier, fraudes massives, résultats falsifiés, siège au domicile d'Agbéyomé Kodjo et menaces de l'emprisonner, etc. le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) crie son ras-le-bol et appelle les Togolais à se mobiliser pour arrêter la forfaiture.

COMMUNIQUE

TROP C’EST TROP

Une fois encore, le pouvoir togolais use et abuse de la répression contre ses propres citoyens qu’il s’est pourtant engagé à défendre. On assiste depuis quelques jours à des encerclements de domicile de M. Agbeyomé KODJO, de Mgr Philippe KPODZRO et depuis hier à un blocus inqualifiable autour du domicile de M. Agbéyomé KODJO qui est sous la menace de levée de son immunité parlementaire et d’arrestation.

Par ailleurs dans la nuit du 9 mars, M. APEDO Koashie Otto, responsable de la sécurité du MPDD et M. AKATO Koami Dzigbodi ont été enlevés par des éléments des forces de sécurité dans des conditions innommables à leur domicile et depuis nul n’a de leurs nouvelles.

Enfin depuis l’élection présidentielle du 22 février 2020, ce sont des intimidations et interpellations en tout genre parmi les militants de l’opposition à travers tout le territoire.

Où est l’Etat de droit dont on nous parle tant ? Où se trouve la suprématie de la loi qui doit s’imposer à tous, gouvernants et institutions compris ? Où est même l’Etat tout court qui dans sa mission est chargé de protéger ses membres et tous les citoyens ?

Qu’est-ce qui justifie encore une telle démonstration de « puissance » à l’endroit de ses propres concitoyens qui soi-disant ont voté à plus de 70 % en faveur de ce régime ?

Il est vrai que l’annonce du plébiscite à 70,78 % n’a suscité aucune liesse populaire et cela est plutôt édifiant. Il est vrai que personne n’y a cru et ce ne sont pas les nombreux barrages militaires, les intimidations, les interpellations des militants de l’opposition et l’acharnement sur la personne de M. Agbeyomé KODJO qui n’a fait que demander la vérité des urnes (comme la majorité des acteurs politiques) qui y changeront quelque chose.

Le temps de la dictature et l’instauration de la terreur ne peuvent plus continuer dans notre pays en ce XXIè siècle. L’amour d’un peuple se mérite et ne se décrète pas.

« Togo Debout, Luttons sans défaillance » ! Les USA ont demandé le recomptage des bulletins bureau de vote par bureau de vote. Le peuple togolais remercie les USA pour leur courage dans la défense de la vérité des urnes. Le peuple togolais les remercie aussi pour leur détermination à être aux côtés d’un peuple en souffrance et qui n’aspire qu’à la liberté dans un Etat de droit démocratique. D’autres puissances ont pris acte sans employer le terme de félicitation en vers le pouvoir qui prétend avoir gagné l’élection présidentielle de février dernier. Le pouvoir togolais devrait y réfléchir plutôt que de continuer à abuser de la répression pour museler davantage les citoyens togolais. Cette situation ne peut plus continuer car le pouvoir politique n’est pas un bien privé mais une mission de service envers tous les citoyens afin qu’ils jouissent de leurs droits.

Le Front Citoyen Togo Debout, devant ces violences gratuites et injustifiables, demande qu’il soit mis fin à cette politique de terreur et que les menaces qui pèsent sur la personne d’Agbeyomé KODJO cessent immédiatement afin d’apaiser les tensions et d’éviter au Togo de plonger à nouveau dans une période d’incertitude.

Le Front Citoyen Togo Debout invite tous les candidats à l’élection présidentielle du 22 février 2020 à rester solidaires pour la défense de la vérité des urnes et de l’alternance dans notre pays car la victoire est collective.

Le Front Citoyen Togo Debout demande à tous les partis politiques, aux différentes confessions religieuses de notre pays et à la diaspora de se mobiliser davantage pour qu’advienne définitivement dans notre pays l’alternance.

Le Front Citoyen Togo Debout demande enfin à tous les citoyens de se mobiliser pour la défense de la liberté, car une minorité ne peut pas indéfiniment et de manière forcée vouloir dominer la majorité.

Il est temps de nous remobiliser tous pour la défense de l’alternance dans notre pays qui doit cesser d’être une singularité dans l’espace CEDEAO. L’heure est grave et nous devons dépasser nos divergences et particularités pour libérer le Togo des jougs de la dictature.

La lutte pour l’alternance devient un impératif pour tous.

Fait à Lomé le 12 mars 2020

Pr. David Ekoué DOSSEH

 

 

Situation tendue après la présidentielle : Togo Debout manifeste son ras-le-bol

 

Enlèvement de Apedo Otto et Akato Koami : La LTDH condamne

Le 8 mars dernier, deux proches du "président démocratiquement élu de la République togolaise", APEDO Koashie Otto et AKATO Koami Dzigbodi ont été enlevés chez par des hommes armés "se réclamant de la Gendarmerie nationale". Une situation qui indigne la Ligue togolaise ds droits de l'homme (LTDH).

DECLARATION
LA LTDH CONDAMNE L’ENLEVEMENT A LEUR DOMICILE DU SIEUR APEDO KOASHIE OTTO ET DU SIEUR AKATO KOAMI DZIGBODI DANS LA NUIT DU 08 MARS 2020

La Ligue Togolaise des droits de l’Homme (LTDH) a été saisie le lundi 09 mars 2020 par la famille du sieur APEDO Koashie Otto, de l’enlèvement de ce dernier la veille aux environs de minuit, à son domicile à Sanguera, par des hommes armés en civil se réclamant de la Gendarmerie Nationale.

Une délégation de la LTDH dépêchée sur les lieux a pu prendre connaissance des conditions de cet enlèvement et constater la brutalité avec laquelle les envahisseurs ont opéré.

En effet, selon les informations recueillies sur les lieux, il sonnait environs minuit ce dimanche du 08 mars quand moins d’une dizaine d’hommes à bord d’un mini-bus portant l’immatriculation gouvernementale, ont pris d’assaut le domicile du sieur APEDO Koashie Otto, Conseiller et Chef de sécurité de Monsieur Gabriel Agbéyomé KODJO.

Alors que certains défonçaient le portail à grands bruits, d’autres escaladaient les murs de la maison pour s’y retrouver à l’intérieur dans presque tous les coins. C’est ainsi qu’après avoir fracassé la baie vitrée donnant accès à son salon, ils ont commencé à fouiller partout et dans toutes les chambres, avant de se jeter sur le propriétaire de la maison qu’ils ont menotté par les deux poignets de ses mains devant ses enfants mineurs. Il sera ensuite conduit dans le mini-bus où il découvrit à bord, l’un de ses amis nommé AKATO Koami Dzigbodi, interpellé quelques moments plus tôt, et les deux conduits à une destination jusqu’alors inconnue de leurs familles avec lesquelles ils sont coupés de tout contact.

La LTDH condamne avec la dernière rigueur ces actes indignes d’un Etat de droit et qui sont de nature à ternir l’image de notre pays et du processus de démocratisation en cours sur la terre de nos aïeux.

Il est inconcevable et inadmissible qu’au 21ème Siècle, dans un Etat où les dirigeants prônent le respect des principes fondamentaux des droits humains, des agents au service dudit Etat se permettent d’assaillir de nuit le domicile d’un citoyen sans mandat d’amener, ni de mandat de perquisition délivré par quelque autorité judiciaire que ce soit.

La Ligue Togolaise des droits de l’Homme (LTDH) demande aux autorités compétentes, tant gouvernementales que judiciaires, d’une part, de mettre fin à ces violations des droits humains dont sont victimes les nommés APEDO Koashie Otto et AKATO Koami Dzigbodi, en les libérant purement et simplement depuis leur lieu secret de détention, et d’autre part, de soumettre les auteurs de ces actes répréhensibles à la rigueur de la Loi.

Fait à Lomé, le 11 mars 2020

Le Président,

Maître Célestin Kokouvi AGBOGAN

 

 

Enlèvement de Apedo Otto et Akato Koami : La LTDH condamne

 

Voici le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Agbéyomé Kodjo

Tout porte à croire le président du MPDD n’en a cure des menaces qui pèsent sur sa personne. Convaincu d’être le "président démocratiquement élu" lors du scrutin présidentiel du 22 février dernier, Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo nomme par décret, son ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Togolais de l’Extérieur.

Son nom est Dr Kwassigan Adjé-Woda Arnaud AGBA, le ministre en charge des Affaires Etrangères, selon le gouvernement Agbéyomé Kodjo. Le futur collaborateur de l’ancien Premier ministre togolais est avocat de profession.

Cette nomination à en croire le candidat de la dynamique Kpodzro à l’élection présidentielle, a été décidée par décret n°0002/PR /024/2020 portant nomination du Ministre, « Vu l’article 66 de la Constitution de 14 Octobre 1992, vu les résultats réels de l’élection présidentielle du 22 février 2020 ».

Il précise par ailleurs que « le présent décret sera publié partout où besoin sera » conformément à l’article 2.

Notons que cette nomination intervient après celle de son Premier ministre en la personne de Monsieur Antoine Koffi Nadjombé.

Alors qu’il tente progressivement de former son gouvernement, on reproche au « Président élu de la République togolaise », de poser des actes qui portent atteinte à la sûreté de l’Etat. A l’heure où nous écrivons ces lignes, Agbéyomé Kodjo est invité à comparaître devant une commission spéciale en charge du dossier, à l'Assemblée nationale.

 

 

Voici le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Agbéyomé Kodjo

 

Mgr Kpodzro : « S’ils viennent chercher Agbéyomé, ils doivent me prendre en premier lieu »

Les manœuvres du régime de Faure Gnassingbé visant à lever l’immunité parlementaire du député Agbéyomé Kodjo, irritent sérieusement Mgr Philippe Kpodzro. En conférence de presse ce mercredi, le prélat octogénaire a pris la défense de son candidat. Il se dit prêt à l’accompagner en prison.

« J’ai appris hier soir que notre président élu est convoqué aujourd’hui à l’Assemblée nationale pour qu’on lui enlève l’immunité parlementaire dont il jouit. Cette nouvelle m’a fortement troublé. Ce n’est pas lui qu’on doit accuser. S’ils viennent le chercher, ils doivent me prendre en premier lieu. Il ne bougera pas sans moi. Je suis décidé à les affronter, c’est des voleurs. Ils ont volé notre victoire et ils prennent des mesures de couardise pour effrayer les Togolais. Cette politique est terminée. Ils marcheront sur mon cadavre avant de bouger. On l’accuse d’avoir exploité de façon abusive les insignes de la nation. Ce n’est pas lui qui l’a fait, c’est moi. En tant que berger, je peux le faire et je suis prêt à donner ma vie », a-t-il déclaré.

Pour lui, toutes les accusations que le régime retient contre le candidat Agbéyomé Kodjo sont ubuesques. « C’est moi qui ai remis le drapeau togolais à notre candidat. Moi en tant que Evêque, je lui ai remis ce drapeau afin qu’il nous ramène la victoire. Et on l’accuse pour cela. Ce n’est pas lui qu’on doit accuser, c’est moi qu’on doit accuser. Ensuite, on l’accuse d’avoir exploité les informations que j’ai fournies sur les incendies de Lomé et de Kara. Mais je n’ai pas inventé ces informations. On l’accuse aussi d’avoir parlé aux forces de l’ordre…Oh est-ce un crime ça ? On l’accuse aussi d’avoir créé un site internet. Mais c’est son droit le plus absolu », a-t-il noté.

Sur la question de la nomination du Premier ministre, Mgr Kpodzro a persisté et signé que c’est Agbéyomé Kodjo qui est le « véritable gagnant » du scrutin présidentiel du 22 février dernier. Et en sa qualité de président élu, il a tout son droit de nommer un Premier ministre. Le prélat dit avoir encouragé et félicité même cette nomination du sieur Antoine Koffi Nadjombé.


Godfrey Akpa

 

 

Mgr Kpodzro : « S’ils viennent chercher Agbéyomé, ils doivent me prendre en premier lieu »

 

Le domicile d’Agbéyomé Kodjo vient d’être encerclé par des hommes armés

Le feuilleton Agbéyomé Kodjo contre Faure Gnassingbé est loin de terminer. Le premier accuse le second d’avoir « volé » sa victoire lors de l’élection présidentielle du 22 février dernier au Togo.

Actuellement se déroule une rencontre avec la presse au domicile du « président démocratiquement élu de la République togolaise », candidat de la dynamique Kpodzro, Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo. Cette conférence de presse est animée par Mgr Philippe Fanoko Kpodzro.

Cependant, quelques minutes après le début de la conférence, des hommes en uniforme, lourdement armés, ont encerclé la maison. Mais la situation n’inquiète visiblement pas les membres de la dynamique dont le prélat, qui continuent tranquillement la rencontre.

Depuis le scrutin présidentiel le samedi 22 février 2020, cela fait la troisième fois que les forces de défense et de sécurité assiègent le domicile du président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD).

La conférence se poursuit tout de même dans le domicile.

 

 

Le domicile d’Agbéyomé Kodjo vient d’être encerclé par des hommes armés

 

Mahamadou Issoufou : « Le temps des hommes qui cherchent à s’incruster à vie au pouvoir, tire à sa fin »

Le président du Niger et président en exercice de la CEDEAO, Mahamadou Issoufou a salué lundi la décision d’Alassane Ouattara de ne pas briguer un 3è mandat à la tête du pays et invite ses autres homologues à lui emboîter le pas.

Mahamdou Issoufou a estimé lundi que « les valeurs démocratiques progressent » dans l’espace communautaire. Une progression caractérisée par « la limitation des mandats à deux et de leur durée à 5 ans dans les constitutions de la quasi-totalité de nos États membres », a déclaré le président du Niger lors de son discours à Abuja, à l’ouverture de la 5è législature du parlement de la CEDEAO.

Cet ardent défenseur des valeurs démocratique a félicité son homologue ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, pour sa décision « de ne pas briguer un 3è mandat, malgré la possibilité offerte par la constitution de son pays ». « Permettez-moi de saluer son courage et de l’en féliciter », a ajouté le président du Niger.

Et de poursuivre : « Cet évènement confirme ce que j’ai déjà dit à d’autres occasions : le temps des hommes qui s’autoproclament providentiels et donc irremplaçables, des hommes qui cherchent à s’incruster à vie au pouvoir, tire à sa fin. Cela se traduira par des alternances plus fréquentes et par une respiration plus démocratique qui consolident les institutions démocratiques dont nos peuples ont tant besoin. Cela nous permettra de faire l’économie des crises comme celles que nous connaissons actuellement en Guinée Conakry et en Guinée-Bissau ».

Aux acteurs politiques de ces deux pays, le président Mahamdou Issoufou lance un appel pressant « afin de créer des conditions de l’apaisement et de la paix ».

Edem A.

 

 

Mahamadou Issoufou : « Le temps des hommes qui cherchent à s’incruster à vie au pouvoir, tire à sa fin »

 

Mgr Kpodzro rencontre la presse au domicile d’Agbéyomé Kodjo tout à l’heure

Encore une rencontre avec la presse ce matin au domicile du candidat de la dynamique Kpodzro, après celle d’hier nuit. Cette fois-ci, c’est l’Archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro lui-même qui va animer la rencontre.

Il s’agira pour le prélat, à en croire la cellule communication de la dynamique, d’apporter « plus d’éclaircissement dans la situation d’Agbéyomé Kodjo » qui est convoqué ce matin devant une commission spéciale de l’Assemblée nationale pour la levée de son immunité parlementaire.

Faut-il le rappeler, le « président démocratiquement élu de la République togolaise » est accusé d'atteinte à la sûreté de l’Etat, de troubles aggravés à l’ordre public, de diffusion de fausses nouvelles et de dénonciations calomnieuses.

Le Procureur de la République exige la levée de son immunité parlementaire pour lancer les procédures contre lui et l’envoyer en prison.

 

 

Mgr Kpodzro rencontre la presse au domicile d’Agbéyomé Kodjo tout à l’heure

 

Agbéyomé Kodjo : « La prison, je l’ai déjà connue 2 fois, aller pour une 3eme fois, ça ne m’inquiète pas »

Agbéyomé est-il en route pour la prison ? Voilà une question légitime que tout observateur avisé de la scène politique togolaise doit se poser, surtout que le régime a finalement décidé de lever son immunité parlementaire.

Le député du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) est accusé d'atteinte à la sûreté de l’Etat, de troubles aggravés à l’ordre public, de diffusion de fausses nouvelles et de dénonciations calomnieuses. Une fois son immunité parlementaire levée, Agbéyomé Kodjo sera à la merci du régime et il répondra à toutes ces accusations portées contre lui.

Mais c’est compter sans la détermination de l’ancien Premier ministre. C’est à croire qu’il savait d’avance, le coup que le régime prépare contre sa personne. L’homme qui s’autoproclame « président démocratiquement élu » à l’issue de la présidentielle du 22 février dernier, avait déjà déclaré, au cours d’une conférence de presse, qu’il n’a pas peur d’aller en prison. Il disait être prêt à vivre ce calvaire pour défendre la victoire du peuple togolais que le régime tente de confisquer.

« Un leader qui n’est pas prêt à mourir pour une cause n’est pas un leader, moi Dieu m’a beaucoup donné, je peux partir maintenant, ce n’est pas un problème. Mais le peuple sera libéré. Je peux aller à la prison. La prison, je l’ai déjà connue 2 fois, aller pour une 3eme fois, ça ne m’inquiète pas. Cette fois, ça ne passera pas comme avant », avait-il déclaré.

« Nous n’avons pas d’arme, nous n’avons pas d’argent, mais on a Dieu de notre côté et le peuple avec nous. Même en croisant les bras, Faure Gnassingbé et son régime vont tomber, parce que personne ne peut accepter cela. Ils vont tomber. Ils ont pris un plat chaud, ils vont le laisser tomber », avait ajouté Agbéyomé Kodjo.

Godfrey Akpa

 

 

Agbéyomé Kodjo : « La prison, je l’ai déjà connue 2 fois, aller pour une 3eme fois, ça ne m’inquiète pas »

 

Togo : Il a lancé le PND, « sa victoire » l’a Enterré !

Liberté Togo
A partir d’une caricature de Donisen Donald / Liberté

« La victoire obtenue par la violence équivaut à une défaite, car elle est momentanée »(Mahatma Gandhi).

L’argent n’aime pas le bruit, ont l’habitude de dire les banquiers. Chez les opérateurs économiques, l’argent n’aime pas les incertitudes. Le Togo et le Plan national de développement (PND) de Faure Gnassingbé devraient le savoir. Malheureusement, « aucun sacrifice n’est trop grand lorsqu’il s’agit de l’accaparement du fauteuil présidentiel ».

L’inénarrable président de la Cour Constitutionnelle, le vieux Aboudou Assouma n’a pas dérogé à la règle et a fait ce que le parti au pouvoir attend de lui : confirmer la fraude électorale en bottant en touche les recours à tous les niveaux lors de la présidentielle du 22 février 2020. Mais il est des « victoires » que le temps permet de regretter.

Des promesses électorales à redonner vie à un eunuque, Faure Gnassingbé en a fait. Au point qu’il lui est quasi impossible –lui qui aime tant faire le paon- d’admettre que tous ces moments passés à braver la poussière et l’haleine du bas peuple n’auraient pas convaincu les Togolais à se laisser gruger une énième fois. Alors même qu’il n’a pas eu la présence d’esprit de mettre en place le sénat où il devrait se réfugier pour le restant de sa vie.

Alors il ne reste qu’à arracher de nouveau ce qui ne lui revient pas. Même au point de sacrifier le Plan national de développement (PND).

Oui, osons le dire avec des arguments, la décision d’Aboudou Assouma & Co de tordre le cou à la vérité des urnes pour confirmer la forfaiture de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est un couteau planté au cœur du PND qui, selon Sélom Komi Klassou devrait permettre une croissance de 7,6% à terme.

Pour un petit rappel, sur les 4.622 milliards que nécessiterait la mise en forme dudit plan, près de 3.004 milliards FCFA, soit 65% devraient provenir du secteur privé. Et l’élection du 22 février constituait un test grandeur nature de l’état de la gouvernance du pays devant rassurer des opérateurs qui voudraient investir au Togo.

Dans tout pays, l’état de la gouvernance en général et de la justice en particulier constitue le jauge qui appâte le mieux tout opérateur privé qui « n’aime pas jeter son argent par la fenêtre », comme le dirait l’autre.

Les preuves écrites, en images et en vidéos continuent d’inonder la toile qui toutes indiquent que la présidentielle dernière était une foire aux fraudes où les rôles ont été partagés par un seul concurrent et son parti. Mais même avec ça, les autres n’ont pas exigé l’annulation du scrutin, mais tout juste un recomptage des voix, par bureau de vote. Ceci, pour s’assurer qu’effectivement le gagnant proclamé par la CENI et que confirme la Cour constitutionnelle, est vraiment celui proclamé. Mais ça aussi, le pouvoir dit niet. Aux investisseurs d’apprécier le pouvoir qui leur fait la cour pour qu’ils investissent dans un pays où c’est toujours une seule famille, un seul homme, un seul parti qui a et aura de tout temps raison.

Godson Ketomagnan

Source : Liberté N°3117 du 4 Mars 2020

 

 

Togo : Il a lancé le PND, « sa victoire » l’a Enterré !

 

Le Togo en Guerre

Sika'a
FEG | Archives

L’histoire de l’humanité s’écrit toujours de temps en temps avec des chapitres douloureux comme celui qui s’écrit actuellement au Togo. Beaucoup ont le cœur fendu et triste, parce qu’ils ne peuvent pas comprendre pourquoi, dans un pays comme le nôtre, le vieux régime de 50 ans puisse leur être resservi sur la table, sans même être réchauffé.

Le chômage de masse trône comme un prince. Les citoyens sont régulièrement bastonnés, blessés et même tués. Les détournements de fonds publics sont légions, couverts et impunis, pendant que les taxes et impôts assassinent les petites entreprises de survie des pauvres…Pourtant, ce sont les gens qui maintiennent le pays dans cette situation qui sont maintenus au pouvoir.

Ça fait très mal, mais il faut comprendre et se consoler. Il faut comprendre que si la lutte et les sacrifices pour le changement ne donnent pas grands résultats, c’est parce que le peuple togolais ne combat pas seulement le système qui le régente, mais il combat le monde entier. La communauté internationale trouve qu’il faut soutenir le gouvernement de Lomé, au nom de la stabilité et de la paix sous-régionales. On connait des pays comme le Venezuela où les votes ont été moins chaotiques qu’au Togo, mais la communauté internationale s’est empressée de dénoncer les malversations et voler au secours du peuple en lutte. Mais nous, nous sommes abandonnés à notre sort. Que faire ? Sept millions de combattants togolais contre sept milliards d’adversaires dans le monde, il n’y a pas match !

Mais il faut tenir bon et ne pas se laisser aller au découragement. Il faut continuer à défendre la liberté et les valeurs de la bonne gouvernance, refuser de déposer les armes, en attendant des temps et des circonstances plus favorables qui peuvent arriver bientôt, si nous restons têtus.

La nation est en grave danger, parce qu’elle est de plus en plus divisée. On ne parle plus de nord et sud, non ! Aujourd’hui, du fait de la politique, le nord est divisé, le sud est divisé, les ethnies sont divisées. Heureusement que jusqu’à présent, personne n’a trouvé le moyen de se procurer d’armes pour en découdre.

Avec la façon cavalière de diriger le pays et de remporter les élections, il y a risque que les Togolais oublient complètement qu’ils sont des frères, des concitoyens liés par le même destin.

Ceux qui célèbrent l’élection présidentielle 2020, dansent et fêtent ‘‘l’humiliation’’ subie par les opposants, pardonnez-les, car ils ne savent pas ceux qu’ils font. Ils ne savent pas qu’un pays en conflit avec lui-même ne peut pas progresser. Ils ne savent pas que le Togo mérite mieux que les chiffres improbables de nos élections douteuses.

Sahé Sahéa

Source : SIKA’A

 

 

Le Togo en Guerre

 

Togo : Au nom d’une pseudo-stabilité !

Liberté Togo
violences militaires togo 2005 archives
Toutes les barbaries sur des civils sont permises aux Gnassingbé à leurs milices privées ( FAT, Gendarmes, Police, bandits de tout acabit, etc…) | Archives

« Un chef d’Etat qui pense qu’il doit forcément rester au pouvoir, et qu’il est le seul garant de la prospérité et de la stabilité de son pays est un leader qui a échoué » (Barack Obama)

Sous le fallacieux prétexte que Faure Gnassingbé serait le seul à même de garantir la stabilité du pays face à la menace djihadiste, la communauté internationale veut instaurer la dynastisation de la République. Très hostile aux valeurs de démocratie et de la bonne gouvernance, Faure Gnassingbé qui est arrivé au pouvoir dans la terreur et le flot de sang en 2005 n’a qu’une seule ambition, perpétuer le règne héréditaire du Togo avec la complaisance des partenaires occidentaux. Qui se soucient comme d’une guigne, que le Togo des Gnassingbé soit la seule calamité démocratique en Afrique de l’Ouest. La fameuse communauté internationale a toujours fermé les yeux sur les mascarades électorales, les violations massives des droits de l’homme, les tripatouillages des lois de la République, les restrictions des libertés publiques, bref le terrorisme politique qu’impose le régime de Faure Gnassingbé à ses concitoyens.

Aujourd’hui, les menaces sécuritaires sont mises en avant pour renforcer davantage la monarchisation du Togo, avec la bénédiction des puissances occidentales. Au détriment de la liberté, de la justice, de la démocratie auxquelles aspirent les Togolais. Ils sont les seuls peuples en Afrique de l’Ouest à vivre cette situation inédite parce qu’on fait croire que les Gnassingbé seraient les seuls à assurer la stabilité du Togo.

« La communauté internationale attachée à la stabilité du Togo, sensible à sa résilience face aux groupes extrémistes, attentive aussi à ses bonnes performances macroéconomiques manifeste une certaine bienveillance à l’égard du président togolais », écrit justement Jeune Afrique. Qui estime que la réélection frauduleuse de Faure Gnassingbé a été actée par la communauté internationale.

En effet, au lendemain des chiffres fantaisistes et manipulés publiés par la CENI, nous avons appris de bonnes sources que le Groupe des 5 ambassadeurs occidentaux (la France, l’Union Européenne, l’Allemagne, les Etats-Unis et l’ONU) se sont réunis et avaient ensemble pris la décision d’entériner le 4ème mandat de Faure Gnassingbé. Avant que les Etats-Unis ne mettent les pieds dans le plat en demandant un recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote.

Le soir du scrutin du 22 février, des professeurs agrégés, en fait, d’irréductibles militants du parti UNIR avaient investi la télévision nationale pour préparer l’opinion à un énième coup de force électoral. Avec des argumentaires saugrenus selon lesquels parce qu’il y a l’alternance au Niger, au Burkina-Faso, au Mali, le Sahel est en proie à des attaques terroristes et que leur champion Faure Gnassingbé offre des garanties de sécurité au Togo.

Aujourd’hui, Alassane Ouattara a décidé de ne pas se présenter pour un 3ème mandat, Mahammadou Issoufou a réitéré à maintes reprises qu’il va passer la main en 2021. Ces pays vont-ils sombrer dans l’instabilité parce qu’ils ont connu l’alternance au pouvoir? Que dire du Ghana, du Bénin ou encore du Sénégal qui sont des modèles de démocratie sur le continent ?

Au nom de cette pseudo-stabilité, depuis plus de 53 ans, la dynastie Gnassingbé est imposée à la tête du Togo contre la volonté des 8 millions de Togolais. Une famille qui a pris en otage le pays, qui terrorise, opprime, brime les droits les plus élémentaires des populations, pille allègrement les richesses et ressources du pays. Des pans entiers de l’économie nationale sont mis en coupes réglées par la minorité pilleuse.

Sous Faure Gnassingbé, l’évasion fiscale a atteint des sommets inqualifiables. Aujourd’hui encore, le pays est à la tête du hit-parade des flux financiers illicites. Des centaines de milliards de FCFA détournés qui servent à corrompre après coup la communauté internationale qui opte pour le maintien de l’ordre établi.

Médard Ametepe

Source : Liberté

 

 

Togo : Au nom d’une pseudo-stabilité !

 

Entre patriotisme et égoïsme : ADO s’en va après 2 mandats, Faure Gnassingbé s’accroche au 4ème

Liberté Togo
Faure gnassingbé (g) et Alassane Ouattara | Photo : DR

Alassane Ouattara a annoncé, hier devant les députés, sa décision de ne plus se représenter pour un 3ème mandat à la tête de la Côte d’Ivoire. Une décision qui va sans doute contribuer à faire baisser la tension dans le pays à l’approche de la présidentielle du 31 octobre 2020. Au Togo, c’est tout le contraire. Le 22 février dernier, Faure Gnassingbé et les institutions à ses bottes se sont octroyé un 4ème mandat. Le Togo devient ainsi une particularité en Afrique de l’Ouest.

Une sortie honorable. C’est l’expression la plus utilisée par les internautes pour commenter la décision d’Alassane Dramane Ouattara de ne pas briguer un 3ème mandat dans le cadre de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Il a fait l’annonce, hier, dans la ville de Yamoussoukro où les parlementaires ivoiriens étaient en congrès. « Tout au long de ma carrière, j’ai toujours accordé une importance particulière au respect de mes engagements. En conséquence, je voudrais vous annoncer solennellement que j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, et de transférer le pouvoir à une jeune génération», a déclaré le président ivoirien.

Dans la salle, certains députés – on le voit sur les images – ont manifesté un refus, sans doute pour marquer leur zèle et se faire passer pour les plus loyaux. Mais en réalité, la nouvelle a suscité une vive approbation dans tout le pays. L’ancien président du FPI et actuel leader de l’Union des Nouvelles Générations (UNG), Pascal Affi N’Guessan a salué un acte fort pendant que d’autres, plus critiques, estiment qu’en annonçant sa décision de ne pas briguer un 3ème mandat présidentiel, « Ouattara vient, pour la première fois en 10 ans, de respecter la Constitution de la Côte d’Ivoire ».

Que ce soit la première, la seconde ou la troisième fois qu’il respecte la Constitution de son pays, le président ivoirien contribue par cette décision à la décrispation de la tension dans le pays, sans oublier le retentissement qu’elle aura sous d’autres cieux. Et pour cause, le retrait annoncé d’Alassane Ouattara après le scrutin présidentiel d’octobre 2020 s’est répandu comme une trainée de poudre. Et principalement dans les pays encore sous la domination des tyrans, une fin de règne d’ADO après deux mandats présidentiels est un grand événement.

Oui ! Un grand événement parce qu’au Togo, les populations viennent de vivre le nième hold-up électoral. Non pas d’un chef d’Etat qui veut rempiler pour un second mandat, mais d’un tyran qui, après avoir effectué 3 mandats, se proclame vainqueur pour un 4ème, avec la complicité avérée des institutions de la République et dans l’indifférence complice de ceux qui se disent amis du Togo. Malgré les appels à son départ émanant des acteurs de la société civile, des partis politiques et des populations elles-mêmes, Faure Gnassingbé est resté sourd, s’enfermant dans une bulle de méprise à l’endroit de ceux qu’il gouverne.

La sortie honorable comme celle d’Alassane Ouattara, le fils de Gnassingbé Eyadéma y a définitivement tourné le dos. Pour preuves, pendant près de deux ans, des centaines de milliers de Togolais ont battu régulièrement le pavé pour exiger la fin de la dynastie des Gnassingbé et l’ouverture du pays à la démocratie et à l’alternance au pouvoir. La réponse a été la répression sanglante et une vingtaine de morts dont certains enfants par balles. Même à l’approche de la présidentielle, certains Togolais ont rêvé de voir le chef de l’Etat renoncer à un 4ème mandat. Leur rêve est resté à l’état de rêve. Pire, il s’est transformé en cauchemar avec le braquage électoral du 23 février 2020.

Désormais, Faure Gnassingbé devient le grand dictateur de l’Afrique de l’Ouest. La raison est qu’en plus du prochain départ d’Alassane Ouattara, il est difficile d’imaginer une réussite du projet de révision constitutionnelle du président Alpha Condé de la Guinée, dans un contexte de rejet par une grande partie de la communauté internationale. A cela s’ajoute la détermination croissante du peuple guinéen, sous la houlette du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), de lui faire barrage.

Alassane Ouattara parti, Alpha Condé admis à la retraite, il ne restera que le dictateur Faure Gnassingbé à la tête d’un pays qui fait office d’une curiosité dans l’espace CEDEAO.

G.A.

Source : Liberté

 

 

Entre patriotisme et égoïsme : ADO s’en va après 2 mandats, Faure Gnassingbé s’accroche au 4ème

 

Révolution Togolaise / Le Tour de Garde : Togo, un État-Danger

Jean-Baptiste Komi
Infog : 27avril.com

« Si l’État est fort, il nous écrase. S’il est faible, nous périssons » ( Paul Valéry)

Au Togo, l’État n’est pas fort. Il est brutal. Il n’est que violence physique, symbolique et psychologique. Un État trop violent pour être fort. Débarrassée de sa noblesse et de sa visée structurante, la force devient sa propre fin. Elle devient terreur. Son déploiement aveugle est une tentative désespérée de compenser le déficit de légitimité sans laquelle l’État de droit ne saurait se construire et se consolider. Un tel tropisme a produit un État policier dans lequel un seul homme totalise tous les pouvoirs dans une dérive dictatoriale, tyrannique, totalitaire. La séparation des pouvoirs qui permet de maîtriser l’État dans ses dérives autocratiques n’existe pas. Le chef de l’État use et abuse de son pouvoir. Aucune retenue. Toute demande de limitation de pouvoir est dès lors vécue comme une atteinte au cœur même du système, un outrage au « monarque » qui se lave le plus souvent par le sang, par la prison ou, au mieux, par l’exil.

Au Togo l’État est faible. Trop faible pour être efficace. Le pouvoir sans limitation est une source d’affaiblissement. Lorsque l’État est faible, « nous périssons ». Car, un État faible qui ne dispose pas de pouvoir (politique et juridique) et d’institutions fortes ne peut aucunement organiser la vie sociale. Quand l’État s’affaiblit, la société plonge dans le chaos, dans le désordre, dans la loi du plus fort. L’anomie s’installe et s’approfondit. Et là où l’État périt, périt également la loi et avec elle périt la liberté (Rousseau). Les lois ne trouvent plus des institutions fortes (justice, police, gendarmerie…) capables de garantir leur stricte application. Un État est faible quand il n’est pas le seul qui dispose de la « violence légitime ». Des miliciens et groupes armés, vus lors de diverses manifestations, disposent dans la société d’une force armée qui double en la soumettant l’armée républicaine. L’État est en définitive affaibli par l’outrancière utilisation de la force et la privatisation des institutions par le prince. Faure Gnassingbé s’illusionne. Sa supposée force n’est que l’expression de l’abyssale faiblesse de l’État qu’il dirige. Les périls qu’il fait courir à tout le corps social sont réels .

Plus d’un demi-siècle de dictature a produit un État dangereux qui vit sous l’empire de la peur. L’État a peur. Il est donc irresponsable et imprévisible. Constamment aux abois, il est un danger permanent pour ses citoyens et ses voisins. Les pouvoirs publics togolais vivent dans la peur du peuple. Tous leurs actes suintent la peur et la défiance. L’excès de force, la manipulation, l’usurpation, le crime et la rapine en témoignent. La culture du mensonge et de la corruption situe précisément la profondeur de la peur qui anime les bourreaux de la nation. Peur qu’ils tentent de conjurer en la diffusant au peuple, espérant ainsi le tenir à distance.

Nous devons intégrer dans notre marche victorieuse la peur irrépressible qui domine Faure et ses acolytes. Martyrisés, apathiques en apparence, nous devons arriver à la conscience que nos bourreaux ont plus peur que nous. Il nous suffit de passer par-dessus la peur, ce voile inhibiteur que la propagande appelle « paix » au Togo, pour faire voler en éclat ce pouvoir illégitime .

Notre résistance doit s’appuyer sur une pédagogie des subtilités psychologiques de la peur. Il faut cesser de jouer les protecteurs en soutenant, comme pour doucher notre ardeur, que se révolter signifie envoyer le peuple à l’abattoir. C’est, au contraire, conforter le plus peureux du couple gouvernant illégitime / peuple souverain en détournant la peur du premier sur le second. Sortons de cette duplicité langagière et larguons les amarres.

Lomé 2 a commis un énième crime contre la Nation en détournant son vote et sa volonté au profit du dictateur qu’elle n’a clairement pas élu. Une fois encore, une fois de trop, le peuple est violenté dans sa substance de dépositaire de la souveraineté. Nous devons à présent nous battre, frontalement, adéquatement, courageusement, loyalement et par tous les moyens. Recouvrer notre liberté face à un État non réformable. Coûte que coûte nous sortir de la servitude et de l’esclavage. Le peuple en a les ressources. « Soyons résolus à ne plus servir et nous voilà libres » La Boétie. Proportionnons notre réponse à la nature du défi. Alors, opiniâtrement, obstinément, passionnément sortir le Togo du gouffre de la tyrannie, des tentacules d’un État voyou, d’un véritable État-danger pour les individus et les peuples. Un chancre anti-démocratique au sein de l’espace régionale, une tâche tenace, telle celle de cette petite main de Lady Macbeth que : « Tous les parfums d’Arabie ne purifieraient pas » William Shakespeare, éponyme, 1605.

Il faut amputer ou circonvenir la gangrène de la dictature au Togo. Nous n’avons plus le choix.

Jean-Baptiste K.

 

 

Révolution Togolaise / Le Tour de Garde : Togo, un État-Danger

 

Le « président élu de la République togolaise » en route vers la prison ?

Les envolées juridico-judiciaires ont commencé depuis hier pour aboutir à l’emprisonnement du « président élu de la République togolaise », Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo. Ce dernier est convoqué ce matin à l’Assemblée nationale devant une commission spécialement créée à cet effet pour la levée de son immunité parlementaire.

Dans une lettre adressée au président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), Agbéyomé Kodjo, la présidente de l’Assemblée nationale lui a signifié la saisine du Procureur de la République pour la levée de son immunité parlementaire.

« Par lettre référencée N°1287/PR/2020 en date du 09 mars 2020, la Présidente de l’Assemblée nationale a été saisie, par le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Lomé, d’une demande de levée de l’immunité parlementaire du député Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo. Suite à cette demande de l’autorité judiciaire, la Présidente de l’Assemblée nationale, a, conformément à l’article 78.2 du Règlement intérieur, pris la décision N°002/2020/SG/PA portant création d’une commission spéciale chargée d’instruire ladite demande », a écrit Mme Yawa Tsegan.

Le « président élu de la République togolaise » est donc attendu ce mercredi à 9 heures dans la salle de réunion de l’Assemblée nationale où la Commission spéciale doit l’écouter.

Visiblement, Agbéyomé Kodjo est en route vers la prison pour s’être autoproclamé « président élu de la République togolaise ». Nous y reviendrons.

 

 

Le « président élu de la République togolaise » en route vers la prison ?

 

Voici ce dont le Procureur accuse Agbéyomé Kodjo

Essolizam Poyodi, le Procureur de la République n’attend que la levée de l’immunité parlementaire du candidat de la dynamique Kpodzro, Agbéyomé Kodjo, pour le poursuivre et le mettre en prison. Les faits à lui reprochés sont d’une extrême gravité, à en croire la dynamique qui a tenu une conférence de presse hier dans la nuit.

Atteinte à la sûreté de l’Etat, troubles aggravés à l’ordre public, diffusion de fausses nouvelles et dénonciations calomnieuses, voilà les accusations portées contre le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD).

D’abord, il est reproché à Agbéyomé Kodjo de faire un usage abusif des symboles de l’Etat. « En effet, aux premières heures de la campagne électorale, le député Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, candidat du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) et de la dynamique Mgr Philippe Fanoko Kpodzro à l’élection présidentielle du 22 février 2020, s’est adressé aux forces de défense et de sécurité en qualité de futur président de la République en faisant abusivement usage des symboles et emblèmes de l’Etat, tout comme lors de son investiture comme candidat à la paroisse Saint Kizito par Mgr P. F. Kpodzro », relève le Procureur de la République.

Agbéyomé Kodjo est ensuite accusé de calomnier Faure Gnassingbé et son gouvernement, notamment dans l’affaire des incendies des grands marchés de Lomé et de Kara. « Lors de ses interviews sur les médias nationaux et internationaux, notamment sur Radio France Internationale (RFI), au cours de la semaine du 06 au 12 février 2020, le député Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo a relayé les accusations portées par Mgr Kpodzro contre le chef de l’Etat, les membres du gouvernement et autres personnalités de l’Etat d’avoir orchestré les incendies des grands marchés de Lomé et de Kara, alors même que l’examen de cette affaire est en cours devant les instances judiciaires compétentes », souligne Essolizam Poyodi.

En outre, le Procureur accuse le candidat de la dynamique Kpodzro de s’autoproclamer président de la République togolaise, avant même la proclamation des résultats provisoires par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Aussi, il lui est reproché d’avoir nommé un Premier ministre et créer un site internet pour son gouvernement.

« En s’érigeant en Président de la République élu au mépris des résultats définitifs de la Cour constitutionnelle et en procédant aux actes subséquents (nomination d’un Premier ministre, création d’un portail officiel du gouvernement) alors même que le mandat du président actuel est toujours en cours, le député Agbéyomé Kodjo accomplit ainsi entre autres les actes subversifs. Ce faisant, il tente de supprimer les instances de la République régulièrement établies », ajoute le Procureur.

Voilà donc les faits reprochés à Agbéyomé Kodjo. Des « faits suffisamment graves », selon la dynamique Kpodzro. On attend la fin de cette journée pour se rendre compte de l’évolution de la situation.

 

 

Voici ce dont le Procureur accuse Agbéyomé Kodjo

 

Ce que François Boko pense de la levée de l’immunité parlementaire d’Agbéyomé Kodjo

L’Assemblée nationale s’apprête à lever l’immunité parlementaire du « président démocratiquement élu de la République togolaise », Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, sur demande du Procureur de la République.

La situation ne laisse pas indifférent l’ancien ministre de l’Intérieur, François Boko, celui-là même qui a été empêché par le régime de Faure Gnassingbé de participer à cette élection présidentielle au Togo.

François Boko, également, pense que c’est le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) qui a gagné l’élection présidentielle du 22 février 2020 au Togo. A l’en croire, arrêter Agbéyomé Kodjo, c’est faire entorse à la volontaire populaire.

« Les menaces d’arrestation et de levée de l’immunité parlementaire d’Agbéyomé Kodjo sont une atteinte grave à la volonté populaire et à la vérité des urnes », a tweeté l’ancien ministre de l’Intérieur.

Il souligne que cette décision du régime de Faure Gnassingbé est une « suite regrettable d’un scrutin chaotique qui expose le vrai visage d’un régime décadent et abject qui n’honore pas le Togo ».

Agbéyomé Kodjo est donc attendu ce matin à l’Assemblée nationale devant une commission spéciale créée pour l’écouter.

 

 

Ce que François Boko pense de la levée de l’immunité parlementaire d’Agbéyomé Kodjo

 

Agbéyomé devant une commission acquise à la cause du régime : Voici ceux qui composent cet organe

La situation s’annonce mal pour le député Gabriel Agbéyomé Kodjo, candidat de la dynamique Mgr Kpodzro à la présidentielle du 22 février dernier. Dans une lettre adressée mardi à la Présidente de l’Assemblée nationale, le Procureur de la République, Essolissam Poyodi demande tout simplement la levée de l’immunité parlementaire du président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD).

L’ancien Premier ministre sous le régime de feu Général Gnassingbé Eyadema est accusé d'atteinte à la sûreté de l’Etat, de troubles aggravés à l’ordre public, de diffusion de fausses nouvelles et de dénonciations calomnieuses.

Dans la foulée, la Présidente de l’Assemblée nationale, Mme Tségan a mis en place une commission spéciale chargée d’instruire la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Gabriel Agbéyomé Kodjo, le candidat qui s’autoproclame « président démocratiquement élu de la République togolaise » à l’issue de la présidentielle du 22 février dernier.

Cette commission spéciale sera présidée par Mme Mémounatou Ibrahima. Koundjam Monkpebor de la commission des droits de l’Homme fera office de rapporteur. Les autres membres de cette commission sont : Me Tchitchao Tchalim de la commission des lois, Mawussi Djossou Semodji du groupe parlementaire UNIR, Senanu Alipui du groupe parlementaire UFC et Gerry Taama du groupe parlementaire NET-PDP.

Notons que le député Agbéyomé Kodjo va comparaître, ce mercredi matin, devant cette commission spéciale visiblement composée des députés acquis à la cause du régime RPT-UNIR. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la situation s’annonce très mal pour le candidat de Mgr Kpodzro.


Godfrey Akpa

 

 

Agbéyomé devant une commission acquise à la cause du régime : Voici ceux qui composent cet organe

 

Levée de l’immunité parlementaire à Agbéyomé : Mgr Kpodzro invite les Togolais à défendre leur « président élu »

La situation sociopolitique togolaise risque d'être mouvementée dans les jours à venir. Le régime de Faure Gnassingbé veut désormais passer à la vitesse supérieure pour calmer les ardeurs du candidat Agbéyomé Kodjo, l’homme qui s’autoproclame « président démocratiquement élu de la République togolaise » lors du scrutin du 22 février dernier.

En effet, dans une lettre en date du 09 mars dernier, la Présidente de l’Assemblée nationale a été saisie, par le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Lomé, d’une demande de levée de l’immunité parlementaire du député Gabriel Agbéyomé Kodjo. Cette décision du ministère public passe mal dans l’écurie du prélat. Pour Mgr Philippe Kpodzro, il s’agit d’un passage en force du régime RPT-UNIR pour confisquer définitivement la victoire de son candidat.

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 11 mars, la dynamique de Mgr Kpodzro lance une alerte générale. Sur le fondement de l’article 150 de la Constitution de la République togolaise, elle demande aux Togolais épris de justice et d’alternance politique à la « mobilisation générale et à la désobéissance civile jusqu’à la passation de pouvoir au Dr Gabriel Agbéyomé Kodjo, président démocratiquement élu au Togo à l’issue du scrutin du 22 février 2020 ».

« La dynamique tient le président régulièrement battu dans les urnes, Faure Gnassingbé, responsable de toute résurgence des tensions sociales de par son choix obstiné de violation permanente des suffrages du peuple togolais nonobstant l’interpellation des USA pour la vérité des urnes par la publication des résultats de la présidentielle du 22 février 2020 bureau de vote par bureau de vote », poursuit le communiqué.

Mgr Kpodzro invite par ailleurs, tous les Togolais (de la diaspora y compris) à « défendre par tous les moyens la République contre ses oppresseurs (ndlr, le régime RPT-UNIR) ».

Notons que le député Agbéyomé est attendu ce matin dans la salle de réunion de l’Assemblée nationale où la Commission spéciale doit l’écouter et décider de son sort.


Godfrey Akpa

 

 

Levée de l’immunité parlementaire à Agbéyomé : Mgr Kpodzro invite les Togolais à défendre leur « président élu »

 

Coronavirus : Des vols fantômes maintenus et des aéroports déserts

Le nouveau coronavirus cause des turbulences dans le secteur du transport aérien.

Les compagnies européennes, sont obligées de maintenir leurs vols, quitte à ce que les appareils soient vides, pour conserver leurs créneaux d’atterrissage.

Il s’agit de la fameuse règle du 80-20.

La réglementation européenne stipule que ses compagnies doivent maintenir au moins 80% de leurs vols pour ne pas les perdre l’année suivante, au profit de compagnies internationales.

Les législateurs de l’Union européenne envisagent déjà d’assouplir cette règle, pour aider les transporteurs durant la durée de l’épidémie.

Les compagnies aériennes sont déjà en train de suspendre certaines de leurs opérations.

L’allemand Lufthansa prévoit d’annuler plus de 7000 vols jusqu’à la fin du mois de mars.

Le groupe Air France – KLM annule près de 3600 vols.

La compagnie italienne Alitalia annule tous les vols dans l’un des deux aéroports de Milan.

Si les vols dans l’espace Schengen sont permis au départ et à l’arrivée de Rome, les passagers doivent toutefois subir le contrôle de leur température, fait au moyen de scanners thermiques.

L’impact économique de l’épidémie sur le secteur aérien est estimé entre 55 et 100 milliards d’euros.

 

 

Coronavirus : Des vols fantômes maintenus et des aéroports déserts

 

L’annonce de Covid-19 au Togo ne serait être un prétexte pour décourager la mobilisation pour la vérité des urnes, dixit Agbéyomé

L’annonce du gouvernement de Faure Gnassingbé de l’apparition d’un cas de Coronavirus au Togo ne laisse pas indifférent le président Agbéyomé Kodjo. Dans un communiqué rendu public, celui qui s’est autoproclamé « président démocratiquement élu » invite tous les Togolais à la prudence et la vigilance. Le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro et son gouvernement rassurent les Togolais que cette annonce du gouvernement sortant de Faure Gnassingbé ne saurait être un « prétexte pour décourager leur mobilisation pour la vérité des urnes ». Ils convient par la même occasion les uns et les autres à rester mobilisés. Lecture !

Communiqué de la présidence

L'annonce du gouvernement sortant de l'apparition d'un cas de Coronavirus a déclenché l'incrédulité du peuple togolais, d'autant plus qu'il y a quelques semaines, une source digne de foi nous a appris que le Togo ne disposait pas des équipements nécessaires pour confirmer le Covid-19.

Ce sentiment de doute des Togolais s'explique par la manipulation et l'exploitation de toutes les situations à des fins malveillantes auxquelles ce gouvernement les a habitués. Même si l'opinion a toutes les raisons de croire qu'une telle annonce vise à démotiver la mobilisation contre le holdup électoral du 22 février, le Président Agbeyomé Kodjo qui tient au bien-être de tous, en appelle à la prudence et à la vigilance.

Il appelle les Togolais à respecter scrupuleusement les règles d'hygiène en la matière notamment les lavages réguliers des mains et le signalement de tout cas suspect aux autorités sanitaires. Le Président élu et son Premier ministre demandent à l'Organisation Mondiale de la Santé, OMS, d'apporter à notre pays l'assistance, l'aide et le suivi nécessaires pour faire face efficacement audit fléau.
Ils rassurent le peuple que cette annonce ne saurait être un prétexte pour décourager leur mobilisation pour la vérité des urnes. Ils convient par la même occasion les uns et les autres à rester mobilisés en vue de la restauration des institutions de la République pour un Togo meilleur.

Fait à Lomé le 09 Mars 2020

Service de la communication

 

 

L’annonce de Covid-19 au Togo ne serait être un prétexte pour décourager la mobilisation pour la vérité des urnes, dixit Agbéyomé

 

Réélection de Faure Gnassingbé : La honte d’Aimé Gogué pour le Togo

Le processus électoral vient de s’achever avec la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle la semaine dernière, donnant vainqueur Faure Gnassingbé. Aimé Gogué, président de l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), l’un des candidats malheureux du scrutin du 22 février dernier, donne son avis et affirme que Faure Gnassingbé n’a pas gagné ces élections.

Reçu dans une émission sur une radio locale, le président du parti de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) affirme que Faure n’a pas gagné ces élections.

« Nous contestons les résultats, nous disons que Faure n’est pas élu compte tenu de ce qui s’est passé au cours du processus électoral. Pour nous, il fallait reprendre ces élections. Mais si Faure pense qu’il est élu, on dit qu’il y a eu vol, qu’il y a eu fraude aves bourrage d’urnes. Après la proclamation par la CENI, Faure pouvait accepter qu’on vérifie si les faits sont vrais, s’il n’avait rien à se reprocher. En ce moment, la vérité sera rétablie et tout le monde sera situé », a-t-il expliqué.

Pour lui, dire que Faure Gnassingbé est élu Président après tout ce qui s’est passé au cours de processus, est ridicule.

« Je suis triste pour mon pays. J’ai honte pour le Togo », a souligné Aimé Gogué. Il affirme ensuite que la probabilité que Faure n’a pas gagné ces élections est élevée, compte tenu des fortes irrégularités qui ont entaché ces élections. Soit Agbeyomé Kodjo a gagné ou soit, du moins, on pouvait aller à un deuxième tour, fait-il remarquer.

Le président d’ADDI qualifie d’anormal ces agitations dont a fait preuve le parti au pouvoir, UNIR parce que le Togo n’est pas une jungle. Il regrette tous les problèmes qui ont été causés aux candidats de l’opposition pour les empêcher de faire campagne sur tout le territoire national comme ils l’auraient souhaité.

Enfin, le leader d’ADDI invite UNIR à rééduquer ses militants afin qu’on n’assiste plus à ces comportements primitifs observés lors de ces élections présidentielles.

En définitive, pour Aimé Gogué, Faure Gnassingbé ne pouvait pas être élu si les choses s’étaient passées dans les normes et que tous les candidats avaient eu les mêmes chances.


Yvette G. (Stagiaire)

 

 

Réélection de Faure Gnassingbé : La honte d’Aimé Gogué pour le Togo

 

Togo : Gestion quotidienne, Casse-tête des nouveaux maires

Après les élections locales, le plus dur commence. C’est le tableau qui se présente un peu plus de quatre mois suite à l’installation des nouveaux maires.

Certains n’aiment pas aborder le sujet, du moins pour le moment. D’autres brisent la glace, évoquant avec regret l’indisponibilité pour le moment des ressources financières pour non seulement faire fonctionner leurs communes, mais aussi pour appliquer leur plan d’actions.

Après plus de trois décennies, les élections communales ont été organisées au Togo le 30 juin 2019. Elles sont censées donner un coup d’accélérateur au processus de décentralisation. Les maires sont installés depuis quelques mois. Les élus locaux font ce qu’ils peuvent. Plusieurs d’entre eux ont décliné ce qu’ils comptent faire pour transformer leur territoire (sic). Malgré la volonté de bien faire, la détermination de réussir, la gestion quotidienne reste difficile à cause de manque de moyens.

L’exemple de la commune de Yoto 3 est illustratif des conditions dans lesquelles une grande partie des nouveaux maires travaillent. « Une fois qu’on a été installé, dans les deux premiers mois, c’est moi-même qui payais l’électricité, le papier-rame, les enveloppes, les stylos et tout. Même le badigeonnage de notre local, le changement des tôles, c’est moi-même qui les ai faits, croyant que l’Etat allait régler dans les brefs délais, mais hélas », résume Kokou Degbe, le maire de ladite commune, dans une interview consultable sur letabloid.com. « Nous n’avons pas notre propre budget parce que le budget qui a été laissé, c’est celui du conseil à l’époque. Du coup, ça a pesé sur moi. Sans vous mentir, j’ai dû vendre un de mes terrains pour pouvoir régler une partie de ces dettes en attendant que la commune me règle. J’ai été confronté à plusieurs problèmes ; ce n’est pas nous seuls, je pense que ce sont toutes les communes du Togo », enchaîne-t-il.

Même difficulté à Bas-Mono 1. Son premier responsable, Victor Anani Djogbessi s’est confié au même site d’informations : « Au moment où je réponds à vos questions, soit près de quatre (04) mois après ma prise de fonction, sur le plan des ressources financières, depuis notre prise de fonction le 16 octobre 2019, je suis dans l’impossibilité d’émettre le moindre mandat, donc incapable d’effectuer la moindre dépense, sinon sur mes propres fonds, à cause d’une indisponibilité chronique de fonds publics, alors que notre commune continue de verser systématiquement au Trésor public ses recettes qui se chiffrent actuellement à plus de 6 millions de francs CFA ».

Il explique avoir fait toutes les démarches nécessaires auprès du trésorier de la préfecture, « sans résultats jusqu’à ce jour ».

Le budget élaboré par la nouvelle équipe dirigeante de Yoto 3 par exemple n’a pas encore reçu l’assentiment du ministère, ce qui fait qu’elle ne peut sortir aucun franc de la caisse. « Donc pour le moment, on est toujours confronté à des problèmes d’argent. On attend patiemment. Dès que la session sera faite, quand le OK sera donné, les fonds seront mis à notre disposition pour commencer les travaux de la commune », ajoute son maire.

Dans toutes les communes sur l’ensemble du territoire, les administrés ne ressentent pas encore l’effet ou les conséquences positives des dernières élections locales. Ils veulent des salles de classes pour leurs enfants, de l’eau potable, des routes, l’électricité, une meilleure utilisation des taxes, entre autres.

En dépit d’un contexte qui ne leur est pas encore favorable, les nouveaux maires doivent, conseille Ouro-Bossi Tchacondoh, un expert en décentralisation, d’abord faire l’état des lieux de leurs communes, avoir une idée claire et précise des potentialités dont elles disposent afin de savoir mobiliser les ressources internes et enfin se tourner vers l’extérieur pour des compléments.

Source : L’Alternative

 

 

Togo : Gestion quotidienne, Casse-tête des nouveaux maires

 

Au Nord du Togo : Les habitants de Gbentchal sont exposés à des Maladies hydriques

Dans un rapport publié par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en janvier 2019, chaque année, plus de 842 000 personnes meurent de plusieurs maladies hydriques dont la diarrhée, à cause de l’insalubrité de l’eau qu’ils boivent, du manque d’assainissement et d’hygiène.

Face à ce problème, l’organisation du système des Nations Unies, en tant qu’autorité internationale pour la santé publique et la qualité de l’eau, dirige les efforts mondiaux pour éviter la transmission des maladies d’origine hydrique et conseille les gouvernements en matière de réglementation et d’objectifs sanitaires.

Nous sommes dans la préfecture de Kpendjal, plus précisément dans le village de Gbentchal situé au Nord du Togo. Il est un peu plus de 17h30, les derniers rayons du soleil disparaissent peu à peu derrière les cases en bancos, aux toits pointus, couverts de pailles. On aperçoit au loin de petits enfants; écoliers pour la plupart revenant de l’École Primaire et Publique, envahir les rues du village. Ils rentrent chez eux en courant. Leurs pieds nus soulèvent de la poussière.

Laré yamoulim Esther est parmi eux. Jeune élève en classe de première, elle frôle au quotidien la mort à cause de l’eau infecte qui étanche sa soif. À peine dix-sept ans, forme svelte, cheveux coupés courts, elle porte son sac d’écolier en bandoulière. À la voir presser les pas pour vite regagner sa maison, l’on ne saurait pas qu’elle souffre. Pourtant, Laré dont les yeux candides, cils et sourcils abondants nous épient de temps en temps, a souffert plusieurs fois de diarrhée qui l’avait empêchée d’aller à l’école pendant plus de deux (2) semaines.

«J’ai souffert plusieurs fois de diarrhée et d’autres maux dus à la contamination et au manque d’assainissement de l’eau que nous utilisons. Le pire, c’est qu’il n’existe pas encore de centre de santé pour nous soigner. Aucune mesure de traitement des eaux n’existe non plus.» , raconte t-elle.

«Cette eau contaminée, qui manque d’assainissement, provient des fois du fleuve Ôti qui est à 25 km de notre maison et parfois de puits abandonnés.» précise-t-elle en nous montrant de son index droit un vieux puits au loin. Nous nous rapprochons d’avantage pour mieux regarder ce qui s’y trouve. Le puits est abandonné et sert désormais de poubelle où les villageois viennent jeter des déchets ménagers par moment.

Son grand Père le regard vide, fit un long soupir et lâcha « La situation est telle que nos maux de diarrhée sont intempestifs et nous avons régulièrement des infections cutanées. »

L’absence des mesures de traitement qui s’allient à la mauvaise pratique de l’hygiène contribuent énormément à la contamination de l’eau dans les milieux reculés du pays, à en croire Kwoami DOVI, Chef de division du contrôle et d’inspection sanitaire au Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique du Togo (MSHP)

« Les réservoirs de conservation, les canaris et les jarres qui ne sont pas entretenus régulièrement dans les dites localités, constituent un milieu de culture pour les microbes. Des fois, c’est le transport de l’eau qui est fait de manière non-hygiénique. Les bidons avec lesquels, l’eau est puisée font des fois , des années sans être lavés par les populations rurales. Vous prenez ces bidons sales, vous allez ramener de l’eau sale. Et des fois même c’est le transport de l’eau en question et cela apporte toutes les maladies que vous connaissez. », indique t-il.

La diarrhée est la maladie la plus connue associée aux aliments et à l’eau contaminée, mais elle n’est pas la seule. Par exemple, quelque 240 millions de personnes souffre de schistosomiase, une maladie aiguë et chronique due à des vers parasites absorbés en consommant de l’eau infestée. Et les habitants de Gbentchal en souffrent à cause de l’eau qu’ils boivent.

Pour l’Action de Soutien à l’Enfance Démunie (ASED), la consommation d’eau contaminée causant des diarrhées, tue un enfant de moins de 5 ans toutes les 20 secondes en Afrique Subsaharienne.

La conjonction de bactéries, d’eaux usées et de produits chimiques et plastiques peut extirper l’oxygène de l’approvisionnement en eau et transformer l’eau en poison pour les êtres humains et les écosystèmes, indique une étude dans un rapport publié par la Banque mondiale fin août dernier sous le titre Quality Unknown : The Invisible Water Crisis (Qualité inconnue : l’invisible crise de l’eau)

D’autres problèmes évoqués par cette étude sont la demande biochimique en oxygène, mesure de la quantité de pollution organique qui se trouve dans l’eau et mesure indirecte de la qualité globale de l’eau dépasse un certain seuil, la croissance du PIB des régions situées en aval subit une baisse pouvant atteindre un tiers en raison des répercussions sur la santé, l’agriculture et les écosystèmes.

David Malpass, le président du Groupe de la Banque mondiale fait le lien entre cette situation et celle de l’économie des pays en affirmant que : « l’eau propre est un facteur essentiel de croissance économique. »

Et de préciser: « La détérioration de la qualité de l’eau entrave la croissance économique, aggrave les problèmes sanitaires, réduit la production de denrées alimentaires et exacerbe la pauvreté dans de nombreux pays ».

Influence des maladies liées à la qualité de l’eau sur la scolarité des enfants

Les maladies liées à l’eau contaminée sont une cause importante d’absentéisme scolaire. Selon l’ASED, en Afrique sur les 104 millions d’enfants absents des bancs d’école, 65 millions sont des filles.

Nous sommes toujours à Gbentchal. Il est presque 2h du matin. Laré et son âne tirant la charrette contenant 15 bidons de 25 litres d’eau entrent dans la concession de ses parents. Nous l’aidons à décharger et à reverser l’eau qu’elle vient d’apporter du fleuve dans de grandes jarres installées dans un coin, à l’entrée de la cuisine.

Puis, sa mère lui dit d’aller se coucher. La jeune fille est épuisée par le trajet de 50km aller et retour entre sa maison et le fleuve Ôti. Demain c’est vendredi. Elle doit se réveiller tôt pour faire le ménage avant d’aller à l’école. Laré Esther ne proteste pas. C’est son quotidien. Demain elle puisera de cette eau dans un gobelet pour se débarbouiller, elle l’utilisera pour se doucher et sa mère l’utilisera pour leur préparer le déjeuner et le dîner. Sans aucun traitement. C’est comme ça à Gbentchal.

Avant d’aller se coucher, elle nous confie ses derniers propos: «Ce trajet la plupart du temps m’épuise et agit sur mes rendements scolaires. Étant donné que je ne passe la majorité de mon temps qu’à somnoler aux heures des cours.»

Et d’ajouter « Des fois juste pour chercher de l’eau, je suis de retour à la maison qu’à 2 heures du matin ou des fois à 3 heures du matin, comme aujourd’hui, vue la distance qui doit être parcourue pour atteindre le Fleuve Ôti. »

Des solutions alternatives

Une étude systématique réalisée en 2005 a conclu que les épisodes diarrhéiques sont réduits de 25 % lorsque l’on améliore l’approvisionnement en eau, de 32 % lorsque l’on améliore l’assainissement, de 45 % lorsque les gens se lavent les mains et de 39 % par le traitement et la bonne conservation de l’eau à domicile.

Une revue de l’année 2006 par Cochrane des essais contrôlés randomisés a confirmé le rôle essentiel que les interventions relatives à la qualité de l’eau au point d’utilisation pouvaient jouer pour réduire les épisodes diarrhéiques, faisant état d’une réduction de la morbidité par maladies diarrhéiques de près de la moitié en moyenne, certaines études allant jusqu’à une réduction de 70 % ou plus.

Les habitants de Gbentchal réclament que les autorités compétentes se tournent vers eux bien qu’au ministère de la santé, des projets sont en cours pour la gestion sanitaire de l’eau au Togo.

« Nous voulons développer un projet de sécurité sanitaire de l’eau à travers les plans de gestion de la sécurité sanitaire de l’eau. A part ce projet l’Union Européenne (l’UE) a appuyé le Togo à travers l’accompagnement des forages privés qui vendent de l’eau. Il s’agit des projets comme le projet de réduction des risques environnementaux et sanitaires liés à l’activité des vendeurs d’eau de forage (PRESAF) et le Projet de Professionnalisation des Opérateurs Privés Informels du Secteur de l’Eau et de l’Assainissement au Togo (POPIEAT) pilotés par l’agence d’Eau et d’Assainissement pour l’Afrique (EAA).», a confié Kwoami DOVI, Chef de division du contrôle et d’inspection sanitaire au Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique du Togo (MSHP) à vert-togo.com

Avant de souligner « En matière de contamination de l’eau, il y a deux éléments clés qui interviennent : l’approvisionnement en eau et la sécurité sanitaire. Les risques sont nombreux. Les risques physico-chimiques dus aux substances physiques et chimiques et les risques biologiques liés aux pathogènes qui entraînent les maladies hydro fécales (fièvre typhoïde, gastro-entérite, le choléra, diarrhées rouges, les maladies liés à l’eau notamment les schistosomiases, paludisme, etc…) »

Par ailleurs, d’après l’enquête MICS 2017, qui est une enquête auprès des ménages visant à fournir des renseignements à jour sur la situation des enfants et des femmes et à mesurer les indicateurs clés qui permettent aux pays de suivre les progrès vers les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), près de 80% des ménages consomment de l’eau contaminée au Togo.

Pour répondre aux risques d’infection et de maladie lorsqu’il n’y a pas de services d’alimentation en eau, d’assainissement et d’hygiène, M. DOVI indique qu’il faut une réalisation des points d’eau dans chaque village reculé du Togo.

Ce qui relève du Ministère de l’Eau, de l’Equipement Rural et de l’Hydraulique Villageoise (MEERHV), qui a signé en mars 2019 avec le groupe chinois CTCE (China Tiesiju Civil Engineering group Co., Ltd), un mémorandum d’entente pour le financement de trois (3) projets concernant : la réalisation du réseau d’assainissement collectif des eaux usées et des boues de vidanges de la ville de Lomé, le renforcement du système d’Alimentation en Eau Potable de la ville de Lomé à partir du Zio, la mise en place des systèmes d’Alimentation en Eau Potable des localités d’Adéta, Kougnohou, Afagnan, Kévé, Gléi et Langabou.

Des efforts déployés certes, mais qui peinent toujours à toucher toutes les couches vulnérables du Togo comme le village de Gbentchal.

Kwoami DOVI, Chef de division du contrôle et d’inspection sanitaire au Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique du Togo ajoute qu’au ministère de la santé et de l’hygiène Publique (MSHP), c’est le plaidoyer qui se fait à travers le programme Togo SANDAL mis en œuvre dans la région des Savanes, région de la Kara et dans cinq (5) districts des plateaux.

« Les villages qui mettent fin à la défécation à l’air libre sont priorisés en termes d’autres projets de développement comme l’Approvisionnement en Eau potable l’(AEP). Ce paquet d’activités de la stratégie dans ces zones est l’approche d’assainissement total piloté par la communauté (ATPC). Ce paquet sera complet dans les mêmes zones par l’initiative de la sécurité sanitaire de l’eau. »

Hector Nammangue et Steven Midjola

Source : Vert Togo

 

 

Au Nord du Togo : Les habitants de Gbentchal sont exposés à des Maladies hydriques

 

De la CEDEAO des «nègres» à la CEDEAO de la délinquance sénile

«Quand un nègre détient une parcelle de responsabilité, il devient dangereux pour ses semblables ». Lire un tel jugement, à vingt ans, formulé par René DUMONT, dans l’Afrique noire est mal partie, n’est seulement pas renversant de honte, mais profondément révoltant. Cet avis ravageur englobant sans discernement les Africains est une exagération condescendante.

Mais, au fil des événements sur le continent noir et au tambour des expériences que nous cumulons de la gouvernance de nos pays, on est tenté de s’aligner quelque peu sur la conclusion de René DUMONT. Même un certain Robert DUSSEY, professeur de philosophie, auteur de l’Afrique est malade de ses dirigeants, s’est ravalé carrément à la « négromanie » sous le régime pourrisseur de Faure GNASSINGBE dont il est ministre des Affaires étrangères.
Les tragédies socio-politiques orchestrées sans discontinuité sur le continent nous ramènent au principe de réalité sur les médiocres supérieurs qui se font passer pour des leaders dans nos pays. Quoique le jeune intellectuel guinéen, Lanciné CALMARA ait répliqué en soutenant contre René DUMONT que l’Afrique noire est bien partie, les bases de critères d’analyse sont très différentes.

Le premier s’appuie sur les données politiques, psychosociologiques des leaders africains autant que sur leurs choix économiques, leurs maladresses, leurs inconséquences, leur agressivité contre leurs propres peuples, leur absence d’originalité et leurs tendances à copier tout sans en déterminer la finalité, le profit que les peuples en tirent.

Le second, exhumant le passé douloureux de l’Afrique, quatre siècles d’esclavage, un siècle de colonisation qui n’a pas achevé le continent dans ses potentialités humaines et dans ses ressources naturelles, conclut que l’espérance est réelle en Afrique.

Cependant, les actes désadaptés, inciviques, barbares, incongrus de nos dirigeants, leur cupidité prononcée, les détournements des ressources dont ils sont coupables, leurs prodigalités infinies pour leur volonté de puissance, leur mépris pour l’intérêt général et leurs peuples, leur cynisme politique, les travestissements du contrat social dont ils sont friands, les viols de la justice à leur corps défendant ne nous amènent-ils pas à les considérer comme de grands adolescents ou des délinquants majeurs?

Comment peut-on choisir de vivre en communauté sans respecter les lois communautaires, les principes qui la fondent, les décisions de cette communauté et les simples civilités de solidarité?

1) CEDEAO, 45 ans de plaisanteries, de faillites et de crimes électoraux

Les chefs d’Etat d’Afrique, pour la plupart, sont restés nègres, surtout au sein de la CEDEAO en dévoyant les objectifs qu’eux-mêmes se sont assignés. L’initiative d’un espace économique vient de l’esprit fécond et rationaliste du père fondateur du Togo, père de la République que les gouvernants ont si froidement abaissé par leurs «nègreries », leur stérilité administrative, leurs rapines et leurs falsifications éhontées de l’histoire.

Si après la mort de Sylvanus OLYMPIO, l’usurpateur qui a cassé la destinée de notre République s’est fait propriétaire de l’idée de création d’une communauté économique en Afrique de l’Ouest, il fait partie, autant que son héritier dynastique, de ceux qui ont répandu dans cet espace des pourritures à fourvoyer leurs pairs et la raison d’être de cette zone de solidarité. La preuve, c’est que nous sommes les derniers à refuser l’alternance politique. Nous constituons une minorité qui accapare les richesses nationales. Nous nous mêlons à tous ces trafics, à toutes les entreprises de déstabilisation des régimes du même espace économique, politique et d’interconnexion des peuples. Pêle-mêle, nous pouvons citer plus près de nous, les braquages des fonds des commerçants à l’aéroport de Lomé, la participation active de notre régime au coup d’Etat de DIENDERE au Burkina et dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire en nous servant de base à l’aventure française contre Laurent Koudou GBAGBO.

Nous avons entraîné les Etats de l’Afrique de l’Ouest dans le parjure, la terreur, les fausses civilités, les artifices qui ont raboté gravement l’esprit communautaire, le respect des bases démocratiques en achetant la conscience des prétendus leaders devenus désormais des commerçants politiques, des mafieux de la démocratie et des élections. Comment peut-on expliquer que la CEDEAO au chevet du Togo en 2005 n’a qu’une présence d’assistance à la pire tragédie et aux crimes de masse jamais connus dans notre pays? Quelles justifications pouvons-nous donner à une feuille de route violée, ignorée par la CEDEAO elle-même, pendant qu’elle est censée résoudre la question togolaise de mandats cumulatifs après les manifestations populaires de 2017 à 2018 ? Louis XIV nous apprend dans ses Mémoires: « Aussitôt qu’un roi se relâche sur ce qu’il a commandé, l’autorité périt et le repos avec elle ».

Cette réflexion est totalement valable pour justifier le désordre démocratique, social, politique, économique en Afrique, et en premier lieu dans l’espace CEDEAO où chacun fait le contraire des principes, du pacte et des codes qui régissent l’action communautaire. Alpha CONDE se lie d’amitié avec Faure GNASSINGBE, l’imite dans le drame de cumul des mandats et renvoie ses pairs qui tentent une médiation pour le convaincre d’arrêter les tueries de ses propres concitoyens. BUHARI ferme ses frontières terrestres pour cause de prédation de ses ressources par les pays voisins. Les fraudes électorales au Togo viennent une fois encore d’être avalisées par les cupidités régulières de la CEDEAO qui justifient les mandats abusifs et meurtriers d’un prince héritier prêt à tous les décaissements pour s’assurer un soutien à la rapine électorale. N’oublions pas le coup de trahison d’Alassane Dramane OUATTARA contre la monnaie unique de la CEDEAO en voulant remercier la France pour service rendu à la rébellion en Côte d’Ivoire et pour son œuvre de « dégagement » de GBAGBO.

Vouloir la stabilité de la zone CEDEAO sur les bases des fausses élections, des tripatouillages de la Constitution, des massacres des populations civiles et sans défense n’est qu’un leurre. Même les décisions rendues par la Cour communautaire d’Abuja ne sont pas exécutées par les Etats fautifs et rien ne leur arrive, parce que la sanction n’est pas envisageable contre les roitelets libertins qui jouent la comédie dans une communauté qui est longtemps devenue un syndicat du crime. Aux Palais de la corruption réciproque et des arrangements immoraux, nos populations sont le bétail sacrificiel pour des mandats illégaux.

Depuis que les Etats-Unis d’Amérique élèvent la voix contre la dernière rapine électorale du « Timoniertricule », la CEDEAO a perdu son onction à Faure pour un quatrième mandat. Elle semble illogique en voulant s’opposer à Alpha CONDE de passer par des astuces référendaires et parlementaires pour suivre le régime togolais.

2) La nuit de la délinquance

Une Communauté économique, politique qui ne porte point les préoccupations et les évolutions des peuples qui en sont le châssis est dans la dynamique de la déflagration. Elle ne peut que répandre les artifices, se dédire et s’installer dans des médiocrités.

Quand la solidarité communautaire n’est pas visible dans les attentes et les réponses auxquelles aspirent les populations qui la composent, la vacuité de son existence résonne comme une perte immense de temps et son implosion se profile à l’horizon si aucune révolution ne vient lui impulser une puissance dynamique à coups de correctifs incisifs.

Lorsque les prétendus leaders de la Communauté manquent de civilité, de respect aux codes et aux principes, ils demeurent dans des faussetés, le mensonge, le viol, la corruption et deviennent des assassins, parce que là où il n’y a plus de pacte, de contrat organisationnel, tout sombre dans le vice et le néant. La CEDEAO aligne des crises dont aucune réponse de bon sens ne rougit du génie et de la responsabilité de nos leaders politiques : Togo, Guinée Bissau, Guinée Conakry, Nigeria.

La fermeté de l’action et la sanction pour les contrevenants des normes de la CEDEAO et de la Démocratie manquent dans l’espace communautaire, parce que les traitements de faveur et la corruption ont des rebonds qui fourvoient les responsables politiques. En observant le laxisme endémique de la CEDEAO face à la dynastie des GNASSINGBE et la politique du marché électoral qu’elle a installée dans notre pays, la CEDEAO ne peut jamais se faire respecter lorsque, çà et là, ses propres membres rompent avec les principes démocratiques et les droits humains.

On ne peut jamais fuir le soleil de la vérité et grandir dans la justice et la paix. Ce qui se passe en Guinée d’Alpha CONDE est malheureusement la conséquence de la situation togolaise sur laquelle la CEDEAO s’est illustrée dans une sottise de soutien à l’imposture, à la rapine et aux tripatouillages de la loi fondamentale. Comment peut-elle se liguer contre la Guinée, Alpha CONDE qui, à son corps défendant et sous les yeux de ses pairs, a torpillé la feuille de route imposée au régime togolais et à toute la classe politique sans que personne ne s’irrite contre le désordre ?

C’est la CEDEAO qui vient encore de valider le quatrième cruel hold-up électoral de Faure GNASSINGBE pendant que le monde désapprouve les falsifications ubuesques d’un triomphe.

Que devient la monnaie unique de la CEDEAO quand OUATTARA et sa faction insurrectionnelle délèguent le pouvoir d’émission et de contrôle à la France et contre l’assentiment de la grande majorité des leaders ? A quoi sert la libre circulation des biens et des personnes si le Nigeria ferme ses frontières autant qu’il le désire à ses voisins ? Comment tenir un sommet sur l’exclusivité des deux mandats de la gouvernance au maximum et laisser Faure Gnassingbé en faire quatre sans discontinuité ?

 

 

De la CEDEAO des «nègres» à la CEDEAO de la délinquance sénile

 

Agbéyomé Kodjo : « Je demande aux Togolais d’être à l’écoute de notre mot d’ordre »

Le candidat Agbéyomé Kodjo de la dynamique Kpodzro continue de clamer sa victoire à la présidentielle du 22 février 2020. L’ancien Premier ministre demande aux Togolais de rester mobilisés, et à la communauté internationale de ne pas reconnaitre la fausse victoire du président sortant Faure Gnassingbé.

L’ancien président de l’Assemblée nationale n'est pas du tout d'accord avec la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et la Cour Constitutionnelle pour leur rôle joué dans le hold-up électoral du 22 février 2020. Pour lui, les chiffres publiés par ces deux institutions de la République sont « faux ».

« Je conteste ces chiffres depuis la CENI jusqu’à la Cour Constitutionnelle. Je continue de les contester. Les Américains ont reconnu ma victoire, ils m’ont envoyé des félicitations et ils ont estimé que les chiffres publiés par la CENI relèvent de la fraude. J’ai eu plus de 67% du suffrage. Le vrai vainqueur du scrutin du 22 février, c’est Agbéyomé Kodjo », a-t-il déclaré.

Le candidat qui s’est autoproclamé « président démocratiquement élu » dit qu’il continue de remuer ses contacts pour que la vérité des urnes soit rétablie. Le député demande aux Togolais de rester mobilisés et invite la communauté internationale à ne pas reconnaître la fausse victoire de Faure Gnassingbé.

« Nous utilisons tous les moyens légaux à notre disposition pour faire échec à cet énième hold-up. Je demande aux Togolais d’être sereins et à l’écoute de notre mot d’ordre », a-t-il souligné.

Bonne écoute!

Godfrey Akpa

 

 

Agbéyomé Kodjo : « Je demande aux Togolais d’être à l’écoute de notre mot d’ordre »

 

Présidentielle 2020 : Le Premier ministre demande à Faure Gnassingbé de « négocier » son départ

Agbéyomé Kodjo et son équipe ne désarment. Vendredi, le Premier ministre nommé Antoine Koffi Nadjombé a livré son message au peuple togolais. Il invite les Togolais à la mobilisation et à la résistance, car le jour tant attendu pointe déjà à l’horizon.

« Le jour tant attendu pointe à l’horizon grâce à la mobilisation massive du peuple togolais qui a porté majoritairement son suffrage le 22 février 2020 sur Dr Messan Agbéyomé Kodjo pour incarner l’alternance politique pacifique au Togo », a déclaré Antoine Koffi Nadjombé.

Le Professeur a remercié le candidat Agbéyomé Kodjo de la dynamique Kpodzro pour la confiance qu’il lui a faite en le nommant « Premier ministre et chef du gouvernement ».

« C’est avec humilité que j’ai accepté ma nomination dans la pleine conscience des défis de taille qui sont devant nous », indique le professeur qui s’engage à travailler avec détermination aux côtés d’Agbéyomé Kodjo dans l’intérêt supérieur du Togo.

L’ancien membre actif d’Amnesty International au Togo en appelle à tous les leaders de l’opposition, de la société civile, aux leaders religieux et à tous les chefs traditionnels de se joindre à Agbéyomé Kodjo et à lui-même afin de briser, la main dans la main, « les vestiges de la dictature ».

Antoine Koffi Nadjombé demande à Faure Gnassingbé et ses collaborateurs de « négocier » leur départ.

Suivez plutôt !

 

 

Présidentielle 2020 : Le Premier ministre demande à Faure Gnassingbé de « négocier » son départ

 

Mgr Kpodzro invite les togolais à livrer l’ultime bataille

« La nation togolaise est en danger » selon Mgr Kpodzro. Dans une récente vidéo mise en ligne, l’archevêque Emérite de Lomé, contestant toujours les résultats du scrutin présidentiel du 22 février, demande au peuple togolais de donner « l’assaut final » de la lutte pour l’alternance au sommet de l’Etat.

« L’heure de Dieu a sonné », a convaincu le prélat dans son adresse au peuple togolais. Et c’est par cette conviction que le serviteur de Dieu appelle la nation entière à se lever comme un « seul homme » pour donner l’assaut final.

« En ma qualité de pasteur, conducteur du troupeau du Seigneur notre Dieu, je vous invite à vous lever comme un seul homme pour donner l’assaut final à ce clan de voleurs, de brigands, d’assassins et de pyromanes » qui, continue-t-il, s’accaparent sans vergogne les bien de notre pays et écrasent sans pitié les pauvres filles et fils de la terre de nos aïeux, privés de tous leurs droits à l’exemple du peuple d’Israël.

Aux forces de l’ordre et de sécurité, le prélat leur demande de privilégier l’intérêt de la nation en se mettant aux côtés du « peuple, du droit et de la vérité », en s’inspirant de l’exemple de leurs frères d’armes de la Tunisie, du Zimbabwe et de l’Ouganda.

Cet appel, a-t-il précisé, s’adresse à tous les Togolais de tous les quartiers, villages, cantons et villes du Togo et enfin à la communauté internationale, afin de « mettre dehors par tous les moyens les imposteurs qui cherchent encore à voler la victoire ».

 

 

Mgr Kpodzro invite les togolais à livrer l’ultime bataille

 

Togo:Présidentielle de 2020 - Classes préparatoires - Le désir de sagesse - vérité -connaissance

Est-il vrai de dire que l'homme a des désirs quand l'animal n'a que des besoins ?

phrase à méditer sur la vie

Je vous prie à tous les partis politiques de revisiter ce lien: https://www.youtube.com/channel/UC3nbgW7-4bgeixmUIT6ROvQ vous même avant de prendre des bonnes décisions.

La Parole efficace de "Efo Beto Basile"

 

 

Togo:Présidentielle de 2020 - Classes préparatoires - Le désir de sagesse - vérité -connaissance

 

Voici ce qu'a décidé le gouvernement au Conseil des ministres de ce jeudi 5 mars 2020

Le gouvernement s'est réuni en Conseil des ministres ce jeudi 5 mars 2020. Voici les décisions prises.

COMMUNIQUE SANCTIONNANT LE CONSEIL DES MINISTRES


Le Conseil des ministres s’est réuni ce jeudi 5 mars 2020 au Palais de la Présidence de la République, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République.

A l’entame des travaux, le Premier ministre a présenté au Chef de l’Etat, les admirations du Gouvernement suite à sa brillante réélection lors du scrutin présidentiel du 22 février 2020 dont les résultats définitifs sont proclamés par la Cour constitutionnelle le mardi 3 mars 2020.

Pour le Chef du gouvernement, il s’agit en réalité d’un plébiscite qui traduit la grande confiance que le peuple togolais place en la personne du Président de la République et l’adhésion à sa vision politique.

Le vote, qui s’est déroulé dans la paix, la sécurité, la transparence et l’équité, est salué par tous les observateurs nationaux comme internationaux. Il est indéniable que les bons résultats enregistrés par le Président de la République prouvent que le Togo est sur une bonne trajectoire et doit maintenir le cap vers son émergence.

Le Premier ministre a relevé qu’outre les nombreuses réformes courageuses initiées, le Président de la République a fait organiser, en l’espace de quatorze (14) mois, trois (3) grands types d’élections à savoir :

- les élections législatives en décembre 2018,
- les élections municipales en juin 2019 et
- l’élection présidentielle du 22 février 2020, marquant ainsi sa détermination de doter notre pays d’institutions fortes.

Enfin, le Premier ministre a réaffirmé qu’avec le Président de la République, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, le Togo ira loin.

Dans sa réponse, le Président de la République a remercié et félicité tout le Peuple togolais pour la réussite du processus électoral. Il a tenu à féliciter particulièrement les vaillantes populations qui ont porté leur choix sur sa personne pour lui donner cette victoire remarquable. Il est conscient que malgré les résultats significatifs obtenus, les exigences et attentes sont grandes mais il sait compter sur le travail de tous pour relever les défis.

Le Président de la République a également rassuré qu’il tiendra compte de la minorité qui s’est exprimée et la convie à œuvrer au maintien de la paix et à la préservation de l’unité et de la cohésion nationales.

Enfin, le Chef de l’Etat a exhorté les membres du Gouvernement à travailler en synergie en vue de trouver des solutions judicieuses aux problèmes de plus en plus complexes auxquels l’Etat doit faire face. Il leur demande d’être proactifs et de se remettre au travail avec toute l’ardeur qui sied.

Au cours des travaux, le Conseil a examiné :

- deux (2) projets de loi ;
- un (1) projet de décret ;
- écouté trois (3) communications ;
- et abordé des divers.

Au titre des projets de loi :

Le premier projet de loi étudié en première lecture par le Conseil des ministres porte sur la loi d’orientation agricole.

Le deuxième projet de loi adopté par le Conseil des ministres est relatif à l’identification biométrique des personnes physiques au Togo.

Le processus de dématérialisation des services publics engagé depuis quelques années par le Gouvernement afin de faciliter la fourniture ciblée des services publics et sociaux et de renforcer l’inclusion des populations conformément à l’axe 3 du Plan national de développement, a rendu indispensable l’identification biométrique des personnes physiques. Dans le contexte actuel, l’analyse des mécanismes d’identification au Togo a permis de constater une diversité, voire une incohérence entre les multiples moyens de preuve utilisés pour établir l’identité des personnes physiques. Ainsi, les mécanismes d’identification en cours, tant sur le plan social que sécuritaire ou même en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux, restent perfectibles. D’où la nécessité d’implémenter un système d’identification et d’authentification sûr et fiable des personnes physiques au Togo. Il s’agit de l’identification biométrique.

En effet, l’identification biométrique consiste à attribuer à toute personne physique de nationalité togolaise ou résidant au Togo, un numéro d’identification unique (NIU) sur la base de ses données démographiques et biométriques. Ces données ainsi que les NIU permettront de générer une base de données centrale, sécurisée qui servira de référence pour la vérification de l’identité des bénéficiaires des services publics, privés ou sociaux.

Elle est une étape fondamentale pour l’élaboration de projets nationaux structurants et facilitera, notamment la mise en place d’un registre social unique et la couverture maladie universelle.

A long terme, l’identification biométrique permettra entre autres, d’assurer le suivi administratif du citoyen, de simplifier la mise à jour du fichier électoral, de réduire les fraudes dans le secteur financier et de faciliter l’accès aux services de santé ainsi que le ciblage des bénéficiaires des aides dans le secteur social.

Le présent projet de loi a donc pour objet d’établir un système d’identification et d’authentification des personnes physiques et une méthodologie sûre et fiable permettant d’obtenir, de mettre à jour et de conserver les données sur l’identité des personnes physiques inscrites.

Au titre des décrets :

L’unique décret adopté par le Conseil des ministres fixe le régime financier des collectivités territoriales.

Dans le cadre de l’harmonisation des pratiques budgétaires et comptables des collectivités territoriales au sein de l’espace communautaire, le Conseil des ministres de l’UEMOA a adopté le 24 juin 2011 la directive portant régime financier des collectivités territoriales qui devrait être transposée dans l’ordonnancement juridique de tous les Etats membres au plus tard le 31 décembre 2012.

Le présent décret s’inscrit dans cette optique. Il permet de clarifier, de manière concise et précise, les rôles et responsabilités des acteurs de l’exécution du budget de la collectivité territoriale. Tout en indiquant les procédures d’élaboration, d’adoption et d’approbation du budget d’une collectivité territoriale, ce décret met un accent particulier sur les opérations d’exécution et de fin d’exercice. Il met également en exergue les différents contrôles de l’exécution du budget et l’obligation de reddition des comptes auxquels sont soumis les acteurs de la gestion des finances locales.

L’adoption de ce décret permet à notre pays de remplir son obligation de transposition et garantir les mesures de transparence dans la gestion des deniers publics s’agissant des collectivités locales.

Au titre des communications :

La première communication écoutée par le Conseil des ministres est présentée par le ministre chargé du développement du secteur privé.

Elle est relative à la première édition de la semaine du secteur privé. Placée sous le thème : « Secteur privé, moteur de croissance et du développement socioéconomique du Togo », la première édition de la semaine du secteur privé, tenue du 4 au 8 novembre 2019, s’inscrit dans le contexte du Plan national de développement (PND) dont la mise en œuvre requiert une forte implication du secteur privé.

L’évènement a eu pour objectif de mettre en lumière le rôle primordial du secteur privé togolais dans la croissance de notre pays, d’échanger sur les défis à relever pour faire du Togo un pays émergent, ainsi que sur les pistes de solutions à privilégier en capitalisant sur les atouts de notre économie.

En dehors des discussions de haut niveau tenues en présence de Monsieur le Premier ministre sur les opportunités et défis du secteur privé dans la mise en œuvre du PND ainsi que la promotion du secteur privé à travers la fiscalité, dix (10) panels de discussions ont eu lieu et porté notamment sur les stratégies de promotion du secteur privé et de la consommation locale.

A l’issue des travaux de cette édition qui a connu une grande réussite avec la participation de plus de trois mille (3000) opérateurs économiques, des recommandations en lien avec le PND sont faites en vue d’une meilleure promotion du secteur privé, moteur de croissance et du développement socio-économique du Togo.

La deuxième communication relative au renforcement en ressources humaines du secteur de la santé a été présentée par le ministre de la santé et de l’hygiène publique.

L’un des objectifs de la politique nationale de santé est de mettre en place un système de base robuste et résilient, en ce qui concerne le renforcement en ressources humaines. Ce renforcement revêt deux (2) aspects :

- en amont, la construction et l’ouverture d’écoles paramédicales dans chacune des régions économiques, l’ouverture d’une faculté de sciences de la santé à l’Université de Kara, et l’ouverture d’une douzaine de spécialités post doctorales, ainsi que d’une filière d’odontostomatologie à la faculté des sciences de la santé de l’Université de Lomé. De ces structures de formation sortent annuellement un millier d’agents de santé ;

- en aval, le recrutement d’agents de santé sur la base de critères, en l’occurrence, la couverture sanitaire des trois niveaux de la pyramide du système sanitaire à savoir central, régional et périphérique, le ratio soignants/non soignants, le profil professionnel des soignants, devant respecter l’équilibre entre personnel médical et personnel paramédical et les projections, tenant compte des départs à la retraite et de la croissance démographique. Les critères ci-dessus ont servi d’ossature aux derniers concours de recrutement à la fonction publique des agents de santé (concours général de 2008, et concours sectoriels de 2008, 2009, 2013, 2016 et 2018). Ces concours ont permis de recruter 5147 agents marquant ainsi le caractère social de l’actuel mandat présidentiel qui tend vers son terme.

A ce jour, 11438 agents de l’Etat exercent dans le secteur de la santé.

Ainsi, l’on assiste au renforcement du secteur de la santé en ressources humaines, sur le double plan quantitatif et qualitatif. Afin d’atteindre pleinement ce double objectif, le Chef de l’Etat a autorisé l’organisation, le 24 avril 2020, d’un concours de recrutement au profit du secteur de la santé, afin d’espérer à moyen terme, le retour au respect des ratios, facteur indispensable à la qualité des prestations.

La troisième communication écoutée par le Conseil des ministres est relative à l’état d’avancement de la réforme de gestion des hôpitaux.

Présentée par le ministre de la santé et de l’hygiène publique, cette communication a pour objet de rendre compte au Conseil des ministres, de l’état d’avancement de la réforme basée sur l’approche contractuelle, enclenchée depuis juin 2017.

Les premiers résultats de la contractualisation ont déjà fait l’objet d’un séminaire gouvernemental à l’issue duquel le ministre de la santé a reçu des instructions de prendre des mesures visant à renforcer les acquis et à étendre l’approche aux autres formations sanitaires. Le bilan de cette approche au 31 janvier 2020 et les résultats de la mise en œuvre des instructions issues du séminaire gouvernemental de février 2019 se présentent ainsi qu’il suit :

En ce qui concerne le bilan, les résultats validés par les différents acteurs se traduisent entre autres par :

- une confirmation des tendances initiales, notamment l’augmentation des taux de fréquentation, de consultation, du nombre d’actes et des chiffres d’affaires ;
- une meilleure disponibilité des produits pharmaceutiques ;
- une réduction des pratiques non orthodoxes ;
- un meilleur respect des règles régissant l’administration publique.

S’agissant de la mise en œuvre des instructions issues du séminaire gouvernemental, trois points sont à noter :

- l’extension de la contractualisation à huit (8) centres à savoir les CHP Aného, de Kpalimé, de Notsè et de Sotouboua, les CHR de Tsévié et de Lomé-Commune, l’Hôpital de Bè et le CHU Campus. L’avis à manifestation d’intérêt, destiné au recrutement de sociétés contractantes, a été publié dans le quotidien Togo-Presse, le 28 février 2020 ;
- la mise en place d’un bonus proportionnel à la productivité au profit des agents dont la mise en œuvre est effective au CHU-Kara et sa réplication en cours dans les autres formations
- l’évaluation externe de la contractualisation dont la prise en charge financière sera assurée par l’Organisation Ouest-africaine de la santé.

Au total, la contractualisation a permis, aux structures qui en ont bénéficié, d’améliorer la gestion de leurs ressources financières et humaines, de réhabiliter et de relever le niveau des plateaux techniques et de créer un environnement propice à une meilleure prise en charge des patients et une qualité de soins prestés.

Au titre des divers :

Le ministre de la santé et de l’hygiène publique a fait le point au conseil des ministres sur les mesures prises par le Togo en vue de faire face à une éventuelle extension de la maladie du coronavirus. Il relève que le pays s’est conformé aux recommandations de l’OMS en la matière et a installé des dispositifs de surveillance dans les aéroports, au port et aux divers postes de contrôle des frontières.

Par ailleurs, le conseil a pris un (1) décret portant changement de noms de cantons et de chefs -lieux de cantons ainsi que neuf (9) décrets portant reconnaissance de la désignation de chef de cantons.

Fait à Lomé, le 5 mars 2020

Le Conseil des ministres

 

 

Voici ce qu'a décidé le gouvernement au Conseil des ministres de ce jeudi 5 mars 2020

 

Plusieurs chefs traditionnels reconnus par décret pris en Conseil des ministres

En Conseil des ministres ce jeudi, Faure Gnassingbé a pris des décrets pour la reconnaissance des chefs traditionnels dans plusieurs préfectures.

DECRETS PRIS EN CONSEIL DES MINISTRES

Au titre du ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales :

1- Décret portant changement de noms de cantons et de chefs-lieux de cantons dans la préfecture d’Agou

Au lieu de : Canton d’Agou-Nyogbo, chef-lieu Nyogbo
Lire et écrire : Canton d’Agou-Nyogbo-Sud, chef-lieu Nyogbo-sud

Au lieu de : Canton d’Agou-Nyogbo-Agbétiko, chef-lieu Nyogbo-Agbétiko
Lire et écrire : Canton d’Agou-Nyogbo-Nord, chef-lieu Nyogbo-nord

2- Décret portant reconnaissance de la désignation par voie élective du chef de canton de :

KANIAMBOUA (préfecture de Sotouboua) : Monsieur TIOU Bèdjèzim

KAZABOUA (préfecture de Sotouboua) : Monsieur LANTO Akaba-Abalo

SALIGBE (préfecture de Moyen-Mono) : Madame DETCHENI Adjo épouse LECOURT

3- Décret portant reconnaissance de la désignation par voie coutumière du chef de canton de :

FIATA (préfecture des Lacs) : Monsieur ANENOU Amah Fafanéva Augustin

GBLAINVIE (préfecture du Zio) : Monsieur TOULASSI Komi Dodji

KALANGA (préfecture de Bassar) : Monsieur GNANDI Natchipou

KOUMONDE (préfecture d’Assoli) : Monsieur AMADOU Rassirou

VEH-N’KOUGNA (préfecture d’Akébou) : Monsieur ANANI Kodjo

YALLA (préfecture d’Akébou) : Monsieur YEWU Kokou Agbéko

 

 

Plusieurs chefs traditionnels reconnus par décret pris en Conseil des ministres

 

La bande à Aboudou Assouma avalise les chiffres falsifiés par la CENI et proroge pour la minorité le permis de piller, d'emprisonner et de tuer

Du côté de la cour constitutionnelle aux ordres, le miracle n'aura pas eu lieu. Mais il y avait peu d'espoir que Monsieur Assouma, après avoir, plusieurs décennies durant, pour son ventre, enterré sa dignité et rampé sous les culottes de la famille et du régime Gnassingbé, revienne à de meilleurs sentiments pour enfin dire le droit. On ne devient pas tout à coup héros, si à la place du coeur, il y a une pierre. Et ceci vaut également pour tous ces magistrats, pour la plupart grands-pères de famille, qui ont souillé par leur comportement, ce métier noble et respectable que devrait être celui du défenseur de la veuve et de l'orphelin. Les Togolais sont-ils donc devenus fous pour voter à plus de 70% celui qui les fait emprisonner pour un oui ou pour un non? Celui qui privatise et tribalise l'armée nationale pour en faire la branche armée de son association de pilleurs dénommée UNIR? Celui qui fait assiéger militairement des préfectures entières, malmener et pourchasser les populations; fait kidnapper et jeter en prison de paisibles citoyens ?

Dans les pays normaux où le citoyen est au centre de l'action des dirigeants, ces derniers sont librement choisis à travers des élections libres et transparentes. Et pour solliciter le suffrage de ses compatriotes, le postulant à un mandat quelconque dans ces pays-là, doit faire valoir de quoi il est capable, ou à défaut présenter un bilan acceptable qui lui permet d'espérer être élu. Au Togo, depuis des décennies les élections constituent une formalité pour les tenants du pouvoir pour toujours rester en poste; car de toutes les façons le scrutin sera manipulé sous plusieurs formes. Et les élections présidentielles de février 2020 n'ont malheureusement pas échappé à cette règle. Bourrages d'urnes au vu et au su de tout le monde, expulsion des délégués de l'opposition des bureaux de vote, violence exercée sur ces derniers sous le regard complaisant des forces de l'ordre, votes illégaux dans des domiciles privés pour le compte du candidat du pouvoir. Beaucoup d'autres irrégularités, ayant pour but de favoriser Faure Gnassingbé, relayées par plusieurs témoins, furent constatées. Pour la CENI d'abord, et la Cour Constitutionnelle de la honte du Togo ensuite, c'est R.A.S (rien à signaler). Faure, qui constitue aujourd'hui le cauchemar des Togolais, peut continuer à se faire appeler président du Togo. Alors que dans tout le pays c'est la misère ambiante, c'est des écoles qui n'existent que de nom, des hôpitaux où on va pour mourir, au lieu d'être soigné.

Des salles de classe à l'ombre d'un arbre, des écoliers assis sur des morceaux de brique ou à même le sol sous des paillotes de fortune. Des hangars construits à la hâte par les villageois servent de bureau pour le directeur de l'école ou du collège et de salles des professeurs. Un enseignement administré au gré du temps qu'il fait; car, quand la tornade s'annonce ou quand il commence à pleuvoir les enfants sont obligés de rentrer chez eux. À voir ces images, on se croirait dans un camp de réfugiés quelque part en Afrique. Mais nous sommes bien au Togo en plein 21e siècle. Certes, cette situation de précarité ne prévaut pas partout dans le pays, mais à plusieurs endroits sur toute l'étendue du territoire. Là, on sent la démission de l'état, des citoyens laissés à eux-mêmes, abandonnés à leur propre sort.

Pourtant dans certaines de ces contrées, on rencontre des barons du régime de dictature qui ont volé l'argent de tout le monde et sont devenus milliardaires. En toute impunité! C'est la même image de désolation dans les hôpitaux et autres centres de santé du pays. Combien de Togolais et Togolaises meurent régulièrement dans les couloirs de ces mouroirs sur des brancards d'un autre âge, faute d'argent pour couvrir les frais des premiers soins? Combien meurent sur des tables d'opération ou après l'opération à cause du matériel manquant ou défectueux, ou du manque de soins adéquats? Nos médecins, malgré leur bonne volonté, malgré leur bonne formation, sont obligés de travailler avec les moyens archaïques à leur disposition, tandis que leurs promotionnaires dans d'autres pays d'Afrique et en Europe exercent avec du matériel de première qualité.

Au lieu de travailler pour le bien-être du peuple, les dirigeants auto-proclamés ont plutôt choisi la division, une gestion tribale et clientéliste du pouvoir. Et c'est à de tels dirigeants prédateurs que les Togolais auraient une fois encore accordé leur confiance pour cinq nouvelles années, selon les membres de la CENI et de la Cour Constitutionnelle, deux institutions de la République au sein desquelles la morale, la dignité et surtout le patriotisme sont des mots creux. Agbéyomé Kodjo, le vrai vainqueur des élections continue à se battre avec son équipe pour que cette fois-ci, le régime Gnassingbé, habitué à tuer et à voler, accepte que toute chose a une fin, et remette le pouvoir qu'il ne mérite pas.

Dans cette crise post-électorale, nous aurions voulu que tous les Togolais démocrates s'investissent pour que la traversée du désert qui dure depuis un demi-siècle, prenne fin. Nous aurions souhaité que tous nos leaders de ce qui reste de l'opposition togolaise, candidats à ces élections ou pas, se retrouvent en une union sacrée aux côtés du vainqueur Agbéyomé Kodjo pour mener la lutte qui doit nous interpeller tous. La dictature prospère parce que nous sommes divisés; Faure Gnassingbé s'entête parce que nous sommes trop repliés sur nos petites chapelles. Ici le passé de Monsieur Agbéyomé Kodjo ne compte plus. Ce qui compte, c'est comment faire partir le système politique Gnassingbé dont la dangerosité n'est plus à démontrer; et nous sommes à un pas de ce but tant convoité depuis des décennies. Il suffit d'accentuer la pression. Le régime Gnassingbé sait qu'il est dans l'illégalité.

Les kidnappings de Togolais continuent. Il y a quelques jours un jeune homme qui était à son lieu de travail à Sokodé fut emmené manu-militari par des individus en civil. À Lomé un jeune père de famille et quelques Imams furent kidnappés en début de semaine; en concluant l'article, nous venons d'apprendre qu'un jeune Togolais est arrêté ce jeudi à Guérin-Kouka; son tort: avoir battu campagne pour Agbéyomé Kodjo. Et n'oublions pas les dizaines de prisonniers du Parti National Panafricain (PNP), et ceux embastillés dans l'affaire Taïga qui croupissent en prison dans des conditions inhumaines. Si un régime qui nous parle de démocratie et dit avoir brillamment gagné les élections, continue à se livrer à ce genre de violence sur ses concitoyens, il n'est pas difficile de deviner ce qui nous attend si Faure Gnassingbé arrive vraiment à s'installer durablement au pouvoir.

À bon entendeur, salut!!!

Samari Tchadjobo
05 mars 2020
Hanovre, Allemagne

 

 

La bande à Aboudou Assouma avalise les chiffres falsifiés par la CENI et proroge pour la minorité le permis de piller, d'emprisonner et de tuer

 

Un soutien de Faure Gnassingbé jette en prison un militant des forces démocratiques, Agbéyomé en colère

Parmi les partis politiques, mouvements et association qui soutiennent Faure Gnassingbé se trouve le parti CLE. Ce dernier, après avoir accusé un jeune de diffamation, le jette en prison. Le "président élu de la République togolaise", Agbéyomé Kodjo exige sa libération.

COMMUNIQUÉ RELATIF A L'ARRESTATION DE KPAGNAH JONAS

Ce jeudi 05-03-2020 M. Kpagnah Joseph a été convoqué par le commandant de la gendarmerie de Danpken et envoyé au juge de Guérin Kouka qui l'a placé sous mandat de dépôt et conduit à la prison de Bassar. Il est reproché au jeune d'avoir diffamé le parti politique CLE et dénoncé le soutien de ce parti dit de l'opposition à la candidature de Faure Gnassingbé.

Les Forces politiques de la dynamique Mgr Kpodzro réclament la libération immédiate et sans condition de Kpagnah Jonas, qui a été injustement arrêté et jeté en prison.

Elles condamnent cette attitude susceptible de détériorer le climat d'apaisement et de cohésion qui règne entre les communautés.

Fait à Lomé le 05 Mars 2020

Agbéyomé Kodjo

 

 

Un soutien de Faure Gnassingbé jette en prison un militant des forces démocratiques, Agbéyomé en colère

 

Togo : Faure Gnassingbé et sa justice à double vitesse

Fraternité
Répression d’une manif pacifique à Lomé, Togo, 28 février 2020 | Photo : DR

La marche de protestation à laquelle a appelé, le vendredi 28 février dernier, l’Archevêque Émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro a été interdite par le gouvernement. Ceci, au motif que les organisateurs n’ont pas respecté les procédures légales pour ce faire. Par contre, il s’est tenu, quelques jours plus tôt, une marche dite «spontanée» des militants et sympathisants de Unir, débouchant sur la Présidence de la république, pour célébrer la victoire de Faure. Paradoxe !

La violence a repris droit de cité

«Nous avons appris, sur les réseaux, une marche à laquelle appelle Mgr Kpodzro. Ne respectant les dispositions légales qui régissent l’organisation d’une manifestation publique, cette marche est interdite », peut- on lire dans un communiqué rendu public, la semaine dernière, par le ministre de l’Administration territoriale et des collectivités locales. Ainsi donc, le vendredi 28 février dernier, les forces de l’ordre et de sécurité ont pris d’assaut, le bas fond du collège St Joseph de Lomé, lieu du rassemblement. Là sont littéralement mis à tabac, tout manifestants, dans une violence inouïe, assaisonnée de course- poursuites et jets de gaz lacrymogènes. Bref, force a été donnée à la loi qui s’est appliquée dans sa rigueur contre tous les récalcitrants, pour ainsi paraphraser le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Gal Damehame Yark.

Même si cela s’avère, une fois de plus, l’expression d’une volonté manifeste d’étouffer les voix dissonantes et dénonciatrices d’un scrutin émaillé de graves irrégularités faites de fraudes massives et de bourrages d’urnes, comme toujours, est-il que les images ont fait le tour du monde montrant à suffisance que la gouvernance de Faure devient de plus en plus atypique. Ceci, au point de susciter le sceptitisme des États Unis qui, au travers de son ambassadeur en poste au Togo, M. Stromayer, exige la publication des résultats du scrutin du 22 février dernier bureau de vote par bureau de vote. Une position qui a été suivie par la Conférence des évêques du Togo qui, elle, en appelle au rétablissement de la vérité. Une kyrielle de scepticismes sur la crédibilité des résultats qui créditent Faure Gnassingbé de 70,78% des suffrages, contre 19,48% pour son poursuivant immédiat, Agbeyome Kodzo.

Pile et face

Mais alors, à l’épreuve de la vérité, un regard rétrospectif fait constater un fait qui fait prendre le gouvernement dans sa propre nasse. En effet, dans la foulée de la proclamation provisoire des résultats par la Ceni, ils étaient nombreux, très nombreux, les militants et sympathisants du parti Unir, convoyés de divers horizons du Grand Lomé et de la Région Maritime, pour prendre d’assaut la Présidence de la République. Après quelques mètres de procession, la marche présentée comme «spontanée» par les autorités a chuté sur l’esplanade de la Présidence de la République. Au devant de la masse en liesse, des cadres Unir qui ont été reçus, dans une ambiance festive, par le Chef de l’Etat qui avait, à ses côtés, le Premier ministre, des ministres et collaborateurs directs. Bref, ce fut une manifestation tenue sans la moindre autorisation mais au vu et au su de tout le dispositif exécutif du pays. Et c’est justement là où réside tout le paradoxe. Mieux, la nature pile et face du régime de Lomé.

Vive le Prince !

En effet, si cette manifestation digne de celles datant de l’époque du Rpt a été présentée aux yeux des togolais comme «spontanée», sans toutefois l’être, cela sous entend implicitement qu’elle devrait être interdite, au même titre que celle du Prélat Kpodzro, car tombant sous la rigueur de la loi. Malheureusement, force est de constater qu’elle s’est plutôt déroulée sous les regards bienveillants et admiratifs du gouvernement, parce que tout simplement elle chante les louanges du Prince. Et c’est en cela que réside la justice à double vitesse du pouvoir de Lomé. Exigeant sur le respect de la loi, si cela ne l’arrange pas, mais muet si cela l’arrange. Dans une République, la loi est informe et s’applique à tous. Qui plus est au Togo dont la loi fondamentale consacre l’égalité de tous vis-à-vis de la loi.

Conséquence d’une justice à double vitesse…

Et c’est donc clair que l’argument avancé par le gouvernement pour interdire la manifestation de Mgr Kpodzro n’est que l’expression de sa détermination à étouffer toute contestation populaire à la réélection, à la soviétique, du Prince. Autrement, le pouvoir de Lomé ne saurait juger illégale, la manifestation à laquelle a appelé, vendredi dernier, l’Archevêque Émérite de Lomé, Mgr Kpodzro, sous prétexte que les organisateurs n’ont pas respecté les dispositions légales, en informant au préalable, le gouvernement, pendant qu’il.accueillait à bras ouvert une autre dite «spontanée «.

De plus en plus on transforme le Togo en une jungle, dirait-on !

Source : Fraternité

 

 

Togo : Faure Gnassingbé et sa justice à double vitesse

 

Togo, le Rapport partiel de la LTDH confirme la Fraude Électorale : Bourrages d’urnes, Votes multiples, Bulletins prévotés, Violences sur les délégués de l’opposition…

Liberté Togo
Me-Célestin-Agbogan-Pdt-de-la-LTDH
Le président de la LTDH Me Célestin Agbogan | Photo : DR

Dans le cadre de la présidentielle du 22 février 2020, la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) a déployé 205 observateurs qui ont couvert plus de 2645 bureaux de vote repartis sur l’ensemble du territoire. Pour rendre compte à l’opinion nationale et internationale, elle a organisé, hier, une conférence de presse à son siège à Lomé. Au cours de la rencontre, la LTDH a évoqué les irrégularités et les défaillances administratives ayant marqué le processus. Elle a aussi formulé des recommandations.

Sur les irrégularités, la LTDH a énuméré premièrement celles liées au cadre juridique, ensuite celles relatives à l’organisation elle-même des élections qui englobe aussi la période des campagnes et enfin celles observées le jour du vote.

Par rapport au cadre juridique, la LTDH rappelle que dès le lancement du processus, plusieurs acteurs de la vie sociopolitique, notamment les partis politiques et les organisations de la société civile ont appelé à l’assainissement du cadre électoral en général et principalement au renouvellement des membres de la CENI et de ses démembrements. « Le gouvernement qui déclare se fonder sur les dispositions du Code électoral relatives à la composition de la CENI et de ses démembrements a opposé un refus catégorique à tous les appels dans le sens d’une action concertée et consensuelle en vue d’une organisation du scrutin de manière véritablement inclusive », écrit la LTDH. Elle souligne que cette situation est loin d’être de nature à rassurer toutes les parties et ouvre ainsi la voie à une élection contestable.

Evoquant l’observation électorale, la Ligue déplore que la CENI a refusé à la Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP) la délivrance de son accréditation d’observation pouvant lui permettre de déployer ses observateurs sur le terrain. La CENI a aussi, quelques jours seulement avant le scrutin, décidé de retirer son accréditation à la Concertation nationale de la société civile (CNSC). « Les raisons évoquées dans les deux cas ne proviennent nullement des fautes objectivement imputables à ces organisations », souligne le rapport.

Relativement à l’organisation de l’élection, la LTDH déplore une certaine précipitation « de telle sorte que certaines opérations habituelles ont été bâclées ». Il s’agit notamment des opérations de révision des listes électorales qui « n’ont pas été franches. Elles ont été organisées comme une simple formalité » avec un déficit de communication autour.

Les défaillances administratives sont relatives au défaut de sensibilisation des électeurs par la CENI qui « n’a pas communiqué assez sur le processus électoral vis-à-vis des citoyens ». Ces défaillances ont également trait aux difficultés éprouvées par endroits où « certains candidats comme Jean-Pierre Fabre et Messan Agbeyome Kodjo n’ont pu tenir leurs réunions publiques du fait des empêchements qu’ils ont connus de la part soit des autorités locales, soit de la part de certains individus se réclamant du parti au pouvoir ». Il faut également souligner que le financement public de la campagne n’a pas été effectif.

Sur les opérations de vote, les observateurs de la LTDH rapportent :

– Les matériels de vote ont été déployés à temps dans tous les centres de vote visités par nos observateurs. Cependant, dans certains bureaux de vote, nous avons noté le manque de colle et de papier mouchoir sur lequel les électeurs ayant déjà accomplis leur devoir de citoyen, pouvaient essuyer leurs mains.

– Certains démembrements de la CENI à l’image de la CELI Golfe 7 ne sont pas bien organisés au plan logistique. Ceci a entrainé une mauvaise répartition des BV dans les centres de vote. De plus, les vraies listes ne sont pas transmises aux membres des bureaux de vote, ce qui a suscité quelques remous et été interprété comme une manière délibérée de semer du flou parmi les électeurs inscrits dans ces BV.

– La liste des radiés n’a pas été apportée à temps dans les BV ou même presque pas dans les bureaux de vote dans les villages de l’intérieur du pays.

– La plupart des irrégularités observées sont liées aux choix unitaire du rang des hologrammes sur les bulletins de vote, le double vote sans procuration, l’anticipation de l’heure de début des opérations, les bourrages des urnes, le guide partisan des électeurs, la poursuite des campagnes en dehors de la période légale, l’achat de conscience, le refus de compter les bulletins sur lesquels un électeur a opté pour un candidat de l’opposition.

– Il nous a été rapporté par nos observateurs que certains présidents de bureau de vote ont décidé unilatéralement de choisir la position des hologrammes sur les bulletins de vote. Cette pratique a été interprétée comme une occasion pour leurs auteurs de pouvoir bien organiser leur système de bulletins prévotés destinés à être distribués à leurs complices qui seront chargés en retour de les mettre dans les urnes.

– Des électeurs ont été surpris en possession de bulletins prévotés.

– Nous avons également noté des cas dans lesquels des électeurs ont été surpris de constater des émargements devant leurs noms alors qu’ils n’avaient point voté auparavant. Cela suppose que d’autres personnes ont voté en leurs lieu et place. C’est le cas par exemple à Homa, village situé dans l’Ogou où des personnes ont voté à la place de toute une famille très tôt avant l’heure d’ouverture des BV. Et où certains délégués de l’opposition ont été renvoyés des bureaux de vote.

– Durant les dépouillements, nous avons constaté dans certains BV que les présidents de BV ont refusé de comptabiliser des bulletins votés opposition en les déchirant purement et simplement. Il s’agit par exemple des villages de Madjatom et de Kororo dans le canton de Badecopé, préfecture de l’Est-mono. Il en était de même à Atchankoé-Carrefour et Akodessewa dans la préfecture de l’Ogou. Il a été refusé aux femmes de prendre part au vote à Bavou. Elles sont renvoyées ou invitées à mettre leur doigt dans l’encre indélébile sans pour autant prendre part au vote.

– Nous avons remarqué l’absence d’affichage des résultats obtenus dans certains bureaux de vote à l’issue du scrutin. Ce fut le cas notamment pour tous les BV dans le centre du Lycée d’Agoè, et dans certaines villes de l’intérieur du pays.

Recommandations

Les observations faites depuis le démarrage du processus électoral, jusqu’à la proclamation des résultats provisoire en passant par les constats faits le jour du scrutin, nous amènent à faire les recommandations suivantes :

– Pour éviter au pays une nième crise politique, nous recommandons à la classe politique de se concerter pour trouver une issue consensuelle à la situation résultant du scrutin du 22 février 2020 ;

– Nous invitons la communauté internationale à s’impliquer davantage dans la résolution de la crise post électorale ;

– Nous recommandons à la Cour constitutionnelle de dire le droit en tenant compte des irrégularités constatées dans le déroulement du scrutin.

Source : Liberté

 

 

Togo, le Rapport partiel de la LTDH confirme la Fraude Électorale : Bourrages d’urnes, Votes multiples, Bulletins prévotés, Violences sur les délégués de l’opposition…

 

Togo, Présidentielle de 2020 : Aboudou Assouma confirme les Fraudes Électorales
Lendemains mouvementés en perspective

Liberté Togo
faure gagne election 2020
A partir d’une caricature originale de Donisen Donald / Liberté

Il n’y a pas eu de miracle de la part de la Cour constitutionnelle. Aboudou Assouma et les siens n’ont fait qu’avaliser l’élection de Faure Gnassingbé, ce mardi lors de la proclamation des résultats définitifs du scrutin du 22 février 2020. La crise postélectorale pourrait entrer dans une dimension supérieure et il faut à présent redouter des lendemains mouvementés pour le Togo, au regard de la situation présente.

Même s’il ne croyait pas naïvement, le commun des Togolais entretenait tout de même une petite lueur d’espoir en apprenant que la Cour constitutionnelle allait siéger hier mardi à 15 heures. Il croyait que le bon sens et la raison allaient prévaloir, la vérité des urnes allait être respectée et la victoire du peuple volée dans un premier temps restituée. Mais il a tiré à terre, pour parler militaire.

Aboudou Assouma et ses six autres collègues n’ont pas démenti la triste réputation qui colle à la peau des membres de la Cour constitutionnelle togolaise consistant à avaliser sans réfléchir longtemps les hold-up et les élections du « Prince ». Avec cette confirmation de la victoire (sic) du « champion » avec un taux 70,78% des suffrages, c’est la page du scrutin qui est ainsi officiellement tournée. En tout cas, sur le plan organisationnel et institutionnel. Mais quelle suite de ce verdict de la Cour constitutionnelle ?

La question se pose, et avec légitimité lorsqu’on considère la fronde que menait Agbeyomé Kodjo. En effet, convaincu de sa victoire dans les urnes, le « Président élu » a engagé une lutte de récupération de sa victoire depuis la proclamation express des résultats provisoires par la CENI le dimanche 23 février, avec toujours l’assistance de Mgr Philippe Fanoko Kpodzro. Ce dernier a appelé à une manifestation des personnes âgées le vendredi 28 février dernier. Manifestation réprimée avec violence par les corps habillés, comme à leur habitude. Le prélat a continué à prendre langue avec les responsables des ambassades occidentales dans notre pays. Et c’est pour l’empêcher de poursuivre ce travail que le régime a trouvé mieux de l’assigner à résidence.

Dans l’hypothèse extrême, il fallait redouter des manifestations de contestation, mais aussi la répression farouche de la soldatesque. Mais plus de peur que de mal…Comme la souligné Kofi Yamgnane sur les ondes de RFI hier matin, sans doute que les Togolais ont été tellement marqués par les violences meurtrières d’avril 2005 qu’ils n’ont plus le courage de sortir pour revendiquer leur victoire. Voyant la détermination du pouvoir en place à maintenir à tout prix le « Messi » au pouvoir, il y a de quoi nourrir des appréhensions.

Dans le cadre de cette proclamation des résultats définitifs, toutes les dispositions ont été prises pour créer la peur chez les Togolais. Dans la matinée de ce mardi, un hélicoptère circulait dans le ciel de Lomé et faisait le tour de la ville. Ce sont les conditions météo qui l’ont contraint à se poser. Des conversations d’un ponte du régime avec un contact, on retient qu’après la proclamation des résultats définitifs, il n’y aura plus rien à signaler…

Mais visiblement, le débat sera loin d’être clos. La proclamation des résultats définitifs devrait ouvrir un autre épisode du grand feuilleton de l’après-scrutin. Agbeyome Kodjo avait menacé, à plusieurs reprises, de procéder, en tant que Président élu, à la nomination d’un gouvernement et des ambassadeurs. Tout porte à croire que l’on y est.

En effet hier, bien avant le verdict de la Cour constitutionnelle à 15 heures, Agbeyome Kodjo a procédé à la nomination de son Premier ministre, en la personne d’Antoine Koffi Nadjombé, professeur de Philosophie et enseignant titulaire. Cette phase va ouvrir la voix à la formation très prochaine du gouvernement avec lequel il compte diriger ce pays. Mais plein de questions se posent. Où va siéger ce gouvernement ? Les ministres seront-ils sur le territoire togolais ?

Le « Président élu » menaçait également de nommer des ambassadeurs de par le monde si le régime ne lui concédait pas le pouvoir d’ici une semaine. Et à le suivre, on se rend à l’évidence que la communauté internationale, semble lui être acquise, convaincue de sa victoire au scrutin du 22 février dernier. Si Agbeyomé Kodjo mettait à exécution sa menace, on évoluerait vers un désordre total. Les ambassadeurs nommés seront reconnus par ces pays d’accueil, au contraire de ceux de Faure Gnassingbé. Il y aura alors un problème de représentativité du Togo à l’extérieur. On aura donc deux Présidents, deux Premiers ministres, deux gouvernements, des ambassadeurs à travers le monde en double. Vers un bordel total sur la scène internationale…

L’attitude des Etats-Unis d’Amérique est aussi à appréhender. Washington est la seule puissance à avoir pris ouvertement parti pour la vérité des urnes, pendant que ses paires se sont murées dans un silence sépulcral. Les autres membres du Groupe des 5 ne se sont pas prononcés, alors que l’ambassade américaine a ouvertement pris le parti de la vérité. L’ambassadeur Eric Stromayer et l’ancien Secrétaire d’Etat aux Affaires africaines sont allés trop loin pour reculer.

Ils ont successivement requis la proclamation des résultats bureau de vote par bureau de vote et le recomptage des voix. La sortie de la Cour constitutionnelle qui a confirmé la victoire (sic) de Faure Gnassingbe, n’est rien d’autre qu’une fin de non recevoir adressée à Washington. Et avec les Etats-Unis, surtout l’inénarrable Donald Trump à sa tête, aucun embêtement n’est pardonné. Il faudra donc s’attendre à un châtiment. Mais de quelle nature et quand ? Voilà toute la question.

Tino Kossi

Source : Liberté

 

 

Togo, Présidentielle de 2020 : Aboudou Assouma confirme les Fraudes Électorales Lendemains mouvementés en perspective

 

Politique togolaise : Les Détenus du PNP, Les Grands Oubliés...

La Manchette
Un fier militant du PNP | Photo : Archives

Du 19 août 2017 au Togo, début de la contestation populaire impulsée par le Parti national Panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam à ce jour, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts. Mais les personnes arrêtées lors des grandes manifestations politiques contre le régime dont la majorité viennent du PNP, sont presque classées dans les oubliettes et plus personne n’en parle dans les revendications politiques. Drôle de lutte !

Il s’est particulièrement révélé aux Togolais et à l’opinion internationale en 2017, et avec un nouveau souffle, le leader du PNP, Tikpi Atchadam puisque c’est de lui qu’il s’agit, a surpris le monde entier le 19 août 2017, car étant à deux doigts de réaliser l’exploit du siècle, en déracinant le régime togolais et l’envoyer définitivement dans les débris de l’histoire.

Même si son principal objectif qui est de réaliser l’alternance au Togo, est remis du fait des contingences politiques actuelles avec un régime togolais qui semble retrouver ses souffles perdus il y a encore quelques mois, le président national du PNP, de concert avec les autres leaders de l’opposition ont, au moins, réussi quelques victoires d’étape.

Ainsi, en 2019, au lieu de grandes réformes politiques telles que souhaitées par le peuple togolais dans sa majorité, le régime Gnassingbé a concédé quelques réformettes pour se donner des béquilles afin d’avancer en clopinant. Partiellement satisfaits, certains parlent de « victoire d’étape » avec l’effectivité de la limitation du mandat, désormais à deux, et la question des deux tours du scrutin présidentiel, définitivement résolue. Il ne reste qu’à mieux se prendre contre les fraudes à caractère industriel d’un régime qui n’a désormais que cette stratégie perfide et l’armée pour se maintenir au pouvoir au grand dam de la majorité de la population.

Mais pour en arriver là, pour parvenir à ces victoires d’étape, beaucoup de sacrifices ont été consentis par le peuple en lutte pour l’alternance et le changement. Des sacrifices en termes de vie perdue, (honorons la mémoire de ces jeunes dont des enfants tombés sous le cynisme d’Etat), des sacrifices en termes de personnes, surtout des jeunes contraints à l’exil ou à vivre caché. Là, ils sont légion : Assoga Nouroudine, Kouassi Komlan, Tagba-djery Muslim, Yerima Faridou, Alfa-Biao Abdoul-Mouhizou… la liste est encore longue. Pour les sacrifices, il y a aussi ceux qui sont blessés dans leur amour-propre, car jetés en prison et qu’aujourd’hui, plus personne n’en parle. L’heure est plutôt aux revendications post-électorales.

Tous ces jeunes dont certains sont des étudiants qui souffrent encore le martyr dans leurs différentes cellules à travers tout le territoire, ont-ils été sacrifiés sous l’autel des intérêts partisans et pour assouvir des agendas cachés ? L’avenir nous le dira.

Il urge que quelque chose se fasse pour les détenus, soit tous ceux qui sont arrêtés dans le cadre des manifestations publiques au Togo. « Aucun sacrifice n’est trop grand quand il s’agit de la jeunesse ». Que beaucoup se souviennent de ce bout de phrase et agissent en conséquence.

Source : La Manchette

 

 

Politique togolaise : Les Détenus du PNP, Les Grands Oubliés...

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