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55è session du CIBT : Les travaux ouverts à Lomé
Venus des 5 continents, les membres du Conseil International des Bois Tropicaux (CIBT), l’organe suprême de l'Organisation Internationale pour les bois tropicaux (OIBT), se réunissent du 02 au 07 décembre 2019 dans la capitale togolaise.
Pendant une semaine, il s’agit pour les 300 participants de discuter des sujets allant de la gestion durable des aires forestières protégées en Afrique à la conservation de la biodiversité.

La rencontre, ouverte par le Premier ministre Selom Kalassou, permettra également d’aborder les questions de financements des activités de l’organisation, ainsi que des questions relatives aux différents projets soumis par les nations.

Organisation intergouvernementale basée à Yokohama (Japon), l'Organisation Internationale pour les bois tropicaux (OIBT) a comme objectif la conservation et la valorisation des forêts tropicales dans une optique de gestion durable.

 

 

55è session du CIBT : Les travaux ouverts à Lomé

 

Les femmes UNIR évoquent la candidature de Faure Gnassingbé
Les militantes de l’Union pour la République (UNIR), étaient en conclave ce 30 novembre à Agoè Cacaveli. Elles ont parlé de deux sujets essentiels : la candidature de Faure Gnassingbé et la paix.
Les femmes UNIR ont profité une nouvelle fois de leurs retrouvailles pour dire tout le bien qu’elles pensent du chef de l’Etat et préciser que dans le contexte actuel, il est le seul à même de les représenter lors de la prochaine élection présidentielle.

Ibrahim Mémounatou, un des membres influents du Mouvement des Femmes Unir (MFU), structure organisatrice de cette rencontre, a rendu « hommage à Faure Gnassingbé qui a su instaurer la paix dans le pays ». Elle exhorte ses sœurs à « prier pour lui dans ses tâches » avant d’inviter celui qui est arrivé au pouvoir en 2005 à briguer un nouveau mandat, le quatrième, en début de l’année prochaine.

« En 2020, Faure Essozimna Gnassingbé est notre candidat naturel. Il est oint de Dieu. Il est le meilleur de tous. Restons mobilisés car en 2020, la victoire est nôtre », ajoute-t-elle.

De son côté, Raymonde Kayi Lawson de Souza, la déléguée nationale du MFU, a appelé ses camardes à œuvrer pour « préserver la paix pour que le chef de l’Etat puisse continuer sa politique de grands travaux », conformément au Plan national de développement (PND).

Et d’enchaîner : « Pour un développement du nord au sud, de l’est à l’ouest, la paix doit régner », en référence à la supposée tentative insurrectionnelle évoquée, il y a quelques jours en conférence de presse à Lomé, par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehame à travers un argumentaire trop simpliste.

Etait également présent à la mobilisation d’Agoè du samedi dernier, Atcholi Aklesso, le Secrétaire exécutif de l’UNIR et bien d’autres cadres du parti présidentiel.

Pour la présidentielle de 2020, 12 candidatures sont déjà annoncées. Faure Gnassingbé n’a pas encore annoncé la sienne. Il sera investi tout prochainement, assure son entourage. Dans les colonnes du magazine Jeune Afrique, il y a fait le bilan de sa politique des grands travaux ; lesquels, précise-t-il, a contribuer à baisser sensiblement le taux de chômage dans le pays. Une sortie médiatique diversement appréciée selon que l’on soit pro ou anti UNIR.

A.H.

 

 

Les femmes UNIR évoquent la candidature de Faure Gnassingbé

 

Présentielle 2020/Me Apévon : « Tous les jours, vous entendez une candidature, et cela amuse même la galerie »

Dans un peu plus de deux mois, les Togolais seront dans les urnes pour élire leur chef d’Etat. Malgré le nombre grandissant des prétendants à ce scrutin, la Coalition des 14 tient à son rêve de candidature unique de l’opposition.
Ce weekend à l’occasion de la célébration du troisième anniversaire de son parti, Me Dodji Apévon des Forces Démocratiques pour la République (FDR) est revenu sur la nécessité de l’unicité d’action de l’opposition en vue de la réalisation de l’alternance politique 2020.

Pour ce leader de la Coalition des 14, la démobilisation qu’on constate actuellement chez les Togolais s’explique par le simple fait que l’opposition reste divisée. Pour remobiliser les populations en ces périodes électorales, il préconise à ses pairs de parler d’une seule et unique voix, de se rassembler derrière une seule personne pour affronter dans les urnes le candidat du parti au pouvoir, le RPT/UNIR.

« Les Togolais sont démoralisés et fatigués. Nos querelles intestines les ont tellement échaudés qu’ils disent qu’il n’y a aucun intérêt à aller à des élections. Le seul électrochoc qui puisse mobiliser les Togolais, c’est comprendre finalement que l’opposition togolaise a décidé de faire le plus difficile en mettant quelqu’un devant. Cela les rassurerait et cela permettrait une mobilisation, une mise en commun de nos ressources pour aller à ce combat en tant que bloc en face de ces gens-là », a-t-il conseillé.

Selon le président des FDR, aller à la présidentielle avec des candidatures qui poussent comme des champignons, telles qu’on le voit aujourd’hui, n’avantagera personne, sauf le pouvoir. « Tous les jours, vous entendez une candidature, cela amuse même la galerie », a-t-il lâché.

Le responsable politique précise que la C14 ne choisira pas un candidat en son sein. « Mais si la procédure de candidature commune que nous avons enclenchée débouche sur le choix de quelqu’un, nous allons le soutenir », a-t-il conclu.

 

 

Présentielle 2020/Me Apévon : « Tous les jours, vous entendez une candidature, et cela amuse même la galerie »

Pour Bawara, les Evêques sont « une caisse de résonance » pour l’opposition
La dernière sortie de la Conférence des Evêques du Togo (CET) est mal perçue au Palais de la Marina. Dans une interview accordée à certains organes de la place, le porte-parole du pouvoir de Lomé, le ministre Gilbert Bawara accuse les Evêques du Togo de chercher insidieusement à répartir les blâmes tout en câlinant l’opposition aux dépens du régime RPT-UNIR.
« Accuser les uns d’être réfractaires à l’alternance et faire preuve de mansuétude à l’endroit de l’opposition gentiment taxée de manquer de vision, cela en dit long. Et on veut quand-même que ceux qui manquent de vision, qui n’ont ni idée, ni projet et ni programme pour le pays, incarnent l’alternance. C’est donner le sentiment que ce qui importe, c’est le départ de ceux qui sont aux affaires, peu importe les conséquences », a lâché, d’entrée de jeu, le ministre de la Fonction publique, de la Réforme administrative, du Travail et de la Protection sociale.

Même s’il ne conteste pas la mission pastorale et prophétique de l’Eglise dans la société, il estime que certaines prises de position des prélats sont « partisanes ». Ce qui donne à penser qu’ils sont une « caisse de résonnance des revendications d’un c

amp », celui de l’opposition bien attendu.

Le ministre Bawara dénonce également le fait que la Conférence des Evêques du Togo demande la suspension du processus électoral en cours pour la présidentielle de 2020. Pour lui, exiger la suspension ou l’arrêt du processus électoral actuel aurait pour effet d’ouvrir une période de doute et d’incertitude pour le pays avec toutes les conséquences dévastatrices et désastreuses sur le plan économique et social.

« Certaines prises de position des Évêques togolais sont perçues, à tort ou à raison, par nombre de nos concitoyens comme un parti pris et une caisse de résonance des revendications d’un camp. Certaines prises de position, à la veille des élections législatives de décembre 2018, ont donné le sentiment de conforter la C14 dans son intransigeance et son radicalisme avec les conséquences que nous savons.

Comme hier, les prises de position actuelles peuvent même avoir un effet démobilisateur. Il me parait excessif et pas raisonnable ni réaliste pour la Conférence épiscopale de demander la suspension ou l’arrêt du processus électoral pour enliser le pays dans des pourparlers interminables. Cela aurait pour effet d’ouvrir une période de doute et d’incertitude pour notre pays avec toutes les conséquences dévastatrices et désastreuses sur le plan économique et social », a-t-il souligné.

Pour finir, Gilbert Bawara trouve que les Evêques s’immiscent ou se prononcent trop souvent sur les questions d’ordre politique.

Godfrey Akpa

 

 

Pour Bawara, les Evêques sont « une caisse de résonance » pour l’opposition

 

La mouvance togolaise de la « Continuité » : Une opposition alimentaire trompe le Peuple togolais
Communiqué conjoint du 2 décembre 2019 adressé au peuple togolais

Réseau de la coordination de la diaspora togolaise indépendante (RCDTI) et Collectif pour la Vérité des Urnes – Togo – Diaspora (CVU-TOGO-DIASPORA)

Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra

Le Peuple togolais doit refuser d’être conduit à des élections de la contre-vérité des urnes comme des moutons. La raison est simple. A côté de Faure Gnassingbé qui endette le Togo, privatise sa dette sur le dos des populations togolaises, il existe une fausse opposition alimentaire qui trompe le Peuple togolais. Il importe donc de la dénoncer en expliquant comment les acteurs au pouvoir, acquis par la force et le sang organisent en amont, pendant et en aval la continuité du système RPT/UNIR.
1. FAURE GNASSINGBÉ ORGANISE LA « CONTINUITÉ » DU SYSTÈME RPT/UNIR
Les conditions et les modalités du renouvellement au pouvoir d’un système autocratique ésotérique-militaro-civil reposent sur sa capacité à sensibiliser en amont, souvent par l’achat des consciences, tout un processus d’organisation de la contrevérité des urnes. Cela ne peut se faire qu’avec un principe de socialisation et de convivialité avec une partie du peuple togolais, sans véritable conscientisation des conséquences de la gouvernance actuelle de Faure Gnassingbé sur les générations présentes et futures. Dans un pays où plus de 60 % de la population est pauvre et de nombreuses personnalités à la tête de structures sans budget, finissent par accepter l’impensable et la fatalité des inégalités causées par le système RPT/UNIR, il

y a lieu de dénoncer les formes perverses de « socialisation », de « convivialité », basées sur une servitude volontaire due à l’absence de perspective politique et d’opportunités de s’insérer dans la société togolaise de manière indépendante du système RPT/UNIR.

Il est question d’organiser la justification en amont de la falsification de la contre-vérité des urnes, par une technique d’intégration de la partie de la population qui se dit « apolitique, ou opportuniste, ou encore zélée », dès lors que ses besoins primordiaux sont satisfaits (argent, poste, honneur…). Sauf que la sommation obligatoire -officielle comme non officielle-, est d’accepter une servitude volontaire et de soumettre sa condition d’être humain libre à celui d’un être humain aligné sur le système RPT/UNIR, à condition que ce dernier « paye » le bon prix.

Faure Gnassingbé a besoin de faire croire à l’existence d’une démocratie qui fonctionne au Togo. Pour cela, il existe une vision minimaliste de la socialisation dans la mouvance de la « continuité ». Il s’agit d’un processus d’intégration du citoyen togolais au système RPT/UNIR par « inculturation ». Tout un ensemble de procédés légaux et illégaux sont mis en œuvre par le système au pouvoir – de manière visible comme invisible -, pour faire intérioriser par les membres et les sympathisants ainsi que les nouveaux arrivants, des modèles, des normes, des valeurs déviant de l’éthique et valorisant l’impunité et la haine de celle ou celui qui n’est pas membre du réseau au pouvoir.

On aboutit ainsi à une organisation institutionnalisée de l’assimilation des Togolaises et Togolais à une société togolaise transformée en une famille élargie du RPT/UNIR avec des groupes de zélés, de légitimateurs, de traitres à la cause du Peuple togolais. Le tout se fait avec en contrepartie de l’argent. Chacun doit alors se déterminer clairement pour intégrer « volontairement » ou par la force des choses (selon les compromissions et les corruptions passées) à une socialisation et une « convivialité » programmée autour d’une mouvance togolaise de la continuité du système RPT/UNIR. L’éthique, le bien, la justice, la vérité, la démocratie effective, étant graduellement devenus des priorités secondes, chacun se complaît à être « ensemble » au sein de cette mouvance du statu quo et de la continuité. Les interactions qui socialisent une large partie des citoyens togolais y compris dans la Diaspora finissent par faire d’eux des « moutons » qui acceptent le principe d’aller à des élections de la contrevérité des urnes lors de l’élection présidentielle de 2020. Dès lors que Faure Gnassingbé, accepte de payer le « juste prix » pour légitimer le système RPT/UNIR illégitime pour encore 5 ou 10 ans supplémentaires.

La socialisation des partis de la mouvance présidentielle avec les partis de l’opposition institutionnelle et des associations de la société civile, devenus de véritables légitimateurs du système de la fausse démocratie de la contrevérité des urnes, permet de faire perdurer un système d’intérêts communs bien compris. Sauf que ces intérêts se déclinent contre le Peuple togolais. La socialisation qui passe par l’adhésion collective à un processus électoral discriminant et fondé sur l’unilatéralisme des « suprémacistes du RPT/UNIR » devient paradoxalement un élément fédérateur et unificateur. En ce sens qu’il a permis de légitimer la contrevérité des urnes lors de toutes les élections passées au Togo, et s’apprête encore à le faire plus particulièrement lors de l’élection présidentielle qui s’annonce au premier trimestre de 2020. Le RPT/UNIR assisté d’un système militaire et ésotérique d’achat des consciences est en train d’hypnotiser les dirigeants togolais légitimateurs, en pratiquant la politique de l’achat de conscience, au prix fort parfois, pour satisfaire la volonté primordiale de certains responsables politiques et de la société civile d’être payés pour contrôler la « volonté du Peuple togolais ».

Togolaise, Togolais, Peuple togolais… Réveille-toi car tu ne pourras pas dire que tu n’auras pas été prévenu !!!

2. LA COALITION INFORMELLE DES LÉGITIMATEURS
Alors que faire face à la coalition informelle entre, d’une part le RPT/UNIR et, d’autre part, certains partis politiques, certains candidats sans parti, certaines organisations de la société civile togolaise, certains responsables religieux et certains membres de la Diaspora, tous légitimateurs ? S’organiser avec toutes les personnalités de bonne volonté qui conçoivent l’avenir du Togo sans le système de Faure Gnassingbé et ses légitimateurs.

Le système actuel du RPT/UNIR est organisé pour offrir une fausse image de la démocratie à la communauté internationale. Pour ce faire il faut absolument empêcher toutes formes de contestations de type insurrectionnel, mais accepter, voire susciter habilement, celles qui permettent de légitimer Faure Gnassingbé et son système. Ce système d’achat des consciences des dirigeants du RPT/UNIR comme ceux d’une opposition institutionnelle, a permis d’avoir déjà plus de 11 candidats déclarés pour l’élection présidentielle de 2020, fondée sur des réformes électorales effectuées de manière unilatérale sans concertation et donc sans consensus, donc non transparentes et opaques, imposées par le pouvoir. L’objectif affiché, avec l’appui des chancelleries légitimatrices – africaines comme occidentales -, est de présenter l’image de Faure Gnassingbé, comme celle d’un démocrate. En fait un « faux démocrate » car au service exclusif de la classe qui dirige et des multinationales qui ont des intérêts au Togo, au détriment de l’intérêt général du peuple togolais. Dès lors, les manifestations sont réprimées, empêchées ou réduites à ne plus avoir de capacité de nuisance politique pour le pouvoir. La démocratie dite « apaisée » du Togo trouve même des légitimateurs au sein des responsables religieux, qui vendent leur droit d’aller au paradis contre la paix des cimetières au Togo… Ceux qui ont choisi de jouer ce jeu sont non seulement des légitimateurs du statu quo du système mais des traitres envers le Peuple togolais. La vérité est que le Peuple togolais indépendant ainsi que sa Diaspora plurielle indépendante, n’ont jamais demandé d’aller à des élections de la contrevérité des urnes.

De ce fait, une fois que le prix fixé est acquis et que les modalités de versement se font dans les ténèbres et sous le couvert du financement des élections de la contrevérité des urnes, les légitimateurs togolais poursuivent la satisfaction de leurs intérêts personnels et n’ont pas d’objection pour s’aligner ou travailler avec Faure Gnassingbé, officiellement ou officieusement, avant ou après l’élection présidentielle de 2020. Ceci est d’autant plus facile pour ceux qui ont systématiquement travaillé avec le système de Faure Gnassingbé par le passé, mais aussi pour ceux qui par opportunisme se présentent sous les habits mal-taillés de l’opposition institutionnelle, de Centristes alignés sur le RPT/UNIR, ou encore de candidats dits « indépendants ». Il faut donc dénoncer cette hypocrisie nationale, à moins de chercher à rejoindre la liste de plus en plus longue des légitimateurs…

Le problème est que le Togo a des légitimateurs parmi les responsables des partis politiques, de la société civile et même parmi les candidats dits « autonomes ». Cette convergence sous forme de trahison du peuple togolais repose en fait sur l’émergence voilée d’une « mouvance togolaise de la « continuité ».

Cette convergence des responsables des partis politiques et d’associations vers la légitimation de Faure Gnassingbé et son système illégitime, doit être dénoncée et rejetée par la grande majorité du Peuple togolais, consciente des enjeux. Il s’agit en fait d’une arnaque électorale en préparation, que la CEDEAO a « magistralement préparée » en amont, lors de la contestation populaire massive née de l’insurrection du 19 août 2017, en instaurant un 28° faux dialogue 1 ayant comme support une vraie « fausse feuille de route » qui n’a jamais été respectée. Ne pas dire la vérité au Peuple togolais, c’est être complice de la contrevérité des urnes. Celles et ceux qui vont aller à ces élections falsifiées 2 en amont – tant au niveau de la préparation, de l’organisation, que de la partialité des institutions responsables du processus électoral -, devront tôt ou tard être considérés comme ayant choisi la trahison au profit de l’argent. La peur est malgré tout du côté du pouvoir, sinon ce pouvoir n’aurait pas fait quadriller de manière permanente, plusieurs villes du pays se trouvant aujourd’hui dans les faits en état de siège, par des éléments des forces militaires qui ne parlent pas souvent les langues vernaculaires du pays.

Par contre, ils savent, en toute impunité et avec dextérité, manier la langue dite de l’organisation des élections apaisées, que sont la bastonnade, les intimidations, les violences arbitraires et même la mort à bout portant. Mais le fait marquant est la convergence des intérêts bien compris où le système au pouvoir offre de l’argent, des facilités, des titres, ce sous toutes les formes imaginables, pour organiser, hiérarchiser et mettre sous servitude volontaire les légitimateurs. Faure Gnassingbé a donc réussi à changer la donne. Le Peuple togolais sera le dindon de la farce s’il en accepte les termes. Si tout processus démocratique de contestation est rendu impossible, il ne restera vraisemblablement que le kidnapping de Faure Gnassingbé, l’insurrection ou alors l’improbable coup d’Etat. Le Togo va connaître pour la énième fois une imposture électorale et les acteurs de la Légitimation du système n’en sont soit pas conscients, soit en acceptent les conditionnalités dès que l’argent circule vers eux. La solution sage est d’aller vers une conférence inclusive sans Faure Gnassingbé, puis une autre avec ceux du pouvoir pour négocier les termes d’une transition de refondation du Togo 3. Mais pour que cela advienne, le citoyen togolais ne doit pas être un mouton.

3. NE PLUS ÊTRE UN MOUTON AU TOGO
Pour ce faire, trois options s’offrent à ce Peuple :

La première option consiste à ne pas aller aux élections présidentielles de 2020 en attendant une refonte totale du processus électoral, des institutions et de l’organisation des élections, par application d’une partie des dispositions générales prévues par l’accord politique global de 2006 (APG) encore inappliquées à ce jour ;
La seconde option consiste à continuer à défier le pouvoir dictatorial en menant la lutte non violente basée sur la désobéissance civile et militaire, la non coopération et l’insoumission généralisée conformément à l’article 150 de la Constitution : « désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs ».
La troisième option consiste à aller aux élections présidentielles de 2020 en sachant d’avance qu’elles seront perdues. Mais qu’en retour, certains candidats déclarés d’une part, et les acteurs politiques d’autres part, qui sont dans le même stratégie d’accompagnateur du système RPT/UNIR à ces élections, auront fait une bonne opération financière, d’autres recevront en récompense de l’argent, des postes dans le nouveau gouvernement qui ne se gênera pas pour parler de gouvernement d’alliance nationale pour la continuité.
Alors sans un projet commun, il n’est pas possible d’avoir une vision commune, et donc un candidat commun. Le candidat unique ne pourra qu’être un autocrate qui va appliquer son programme et non celui du Peuple togolais.

4. LE TOGO N’A PAS BESOIN D’UNE CANDIDATURE UNIQUE, MAIS PLUTÔT D’UNE CANDIDATURE COMMUNE
Personne ne met en doute la détermination des uns et des autres pour une alternance des individus au pouvoir. Mais, une partie du Peuple togolais ne semble pas comprendre que l’avenir du Togo doit se bâtir sur un projet de société commun crédible, d’abord creuset puis socle solide d’une nouvelle unité nationale. A défaut, l’obsession de presque tous d’aller vers une candidature unique sans un projet de société unificateur et inclusif relève simplement d’un vœu pieux. D’ailleurs, le seul fait que l’Alliance Nationale pour le Changement, comme au demeurant, le Parti National Panafricain et d’autres partis qui refusent pour le moment d’y souscrire, témoigne de l’inconsistance de l’approche unitaire basée sur des personnalités sans projet de société commun. Seule une approche unitaire et collective permettra de dégager une candidature commune au Peuple togolais.

Le Togo n’a pas besoin d’une candidature unique, mais d’un processus d’élaboration du projet de société commun et crédible, à l’issue duquel émergera une candidature commune. Le risque induit par la candidature unique est de produire un nouvel « autocrate », sans projet de société pour l’avenir du Togo et qui, de fait, ne sera donc pas lié aux exigences exprimées depuis le mois d’août 2017 par le Peuple togolais. L’absence de projet de société commun conduit d’ailleurs à une escalade de promesses, toutes aussi budgétivores les unes que les autres, dès lors qu’il s’agit de faire plaisir aux populations. Mais la dette que cela pourrait engendrer est une marque du non-sérieux de certains.

5. ELECTIONS AU TOGO : INVESTIR POUR UN RETOUR SUR INVESTISSEMENT ENTRE 2 ET 20 FOIS PLUS
Comme d’accoutumée, en période électorale, certains partis d’opposition haussent la voix pour rappeler l’impartialité de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), de la Cour Constitutionnelle et du fichier électoral non fiable. Pourtant chacun sait que le parti au pouvoir ne réalisera pas les réformes nécessaires pour assurer des élections transparentes. S’en suivront des troubles tragiques pendant et après les élections. Comme les mêmes actions produiront les mêmes effets, nul ne doit attendre un changement dans la préparation des élections au Togo par le système RPT/UNIR. Pour eux, le système de la contrevérité des urnes a fait ses preuves et il ne faut pas le changer mais le perfectionner. Alors les responsables des partis d’opposition institutionnelle sont-ils des éternels perdants ? Personne ne peut espérer la victoire d’un des candidats, dits de l’opposition, dans les conditions actuelles et pourtant ils sont nombreux à s’aligner au départ de l’élection présidentielle de 2020. S’agit-il d’une opposition de façade ? Pourquoi se lancer dans une course dont le résultat et le vainqueur sont connus d’avance si ce n’est un théâtre dans lequel chaque candidat « opposant » joue sa partition de musique, partition réglée par Faure Gnassingbé ?

La réalité est tout autre. Le système togolais RPT/UNIR, qui gouverne le Togo depuis plusieurs décennies, a compris que la pauvreté, les inégalités et la soif des égos des dirigeants de l’opposition peuvent lui permettre de renouveler le registre des différentes techniques permettant d’amadouer le Peuple togolais. Il est question d’amener ce peuple togolais à participer à l’élection présidentielle de 2020, dans des conditions telles, que l’impossibilité d’expression de la vérité des urnes pourrait garantir la victoire au premier tour de scrutin du candidat du RPT/UNIR. Le tout sera assorti des félicitations d’une certaine communauté internationale, qui a choisi de systématiquement soutenir la contre-vérité des urnes au Togo, comme ce fut le cas en 2005, 2010 et 2015, nonobstant les imperfections relevées dans les rapports des différentes missions d’observation électorale, notamment les plus sérieuses entre toutes, celles de l’Union Européenne 4, et jamais corrigées par Faure Gnassingbé et le RPT/UNIR. Il suffit donc de transformer la participation aux élections en un fond d’investissement où le retour sur investissement varie entre deux (2) et vingt (20) en moyenne, selon l’importance de votre capacité de non-nuisance pour Faure Gnassingbé et son système militaro-civilo-ésotérique.

Vous déposez 20 millions de Francs CFA (FCFA) pour participer à des élections en acceptant le principe que le score que vous obtiendrez sera déterminé de manière unilatérale par le système au pouvoir.

Aussi, la participation à l’élection présidentielle de 2020 pour de nombreux candidats se résume à aller investir 20 millions de FCFA puis de négocier le niveau du retour sur investissement avec le système de Faure Gnassingbé. Dans la configuration actuelle de son pouvoir très autoritaire, voire dictatorial, cela fait de ce dernier le maître du jeu incontesté. Sans oublier qu’il existe une société civile. Mais là aussi, il y a une grande partie de cette société civile, qui joue le même jeu que la pléthore de partis politiques (plus de 110 au Togo) qui sont devenus des entités légitimatrices du système existant. C’est pour cela que la vigilance s’impose et que la Togolaise, ou le Togolais, y compris dans la Diaspora, devra renommer chacun des responsables de partis, d’associations de la société civile, des ecclésiastiques, etc., en fonction des actes posés et non des déclarations faites.

Les conditions ne sont pas réunies pour une élection présidentielle transparente et crédible. En fonction du retour sur investissement pour avoir accepté de perdre, il faut bien admettre que quiconque participe et se prête au jeu déloyal de cette élection présidentielle de 2020, avec la participation de Faure Gnassingbé ou de tout autre candidat éventuel présenté par le RPT /UNIR, et sachant que son score sera celui qu’annoncera le système au pouvoir, mais pas le score réel issu des bulletins de votes contenus dans les urnes, est un légitimateur qui accepte la contrepartie que constitue l’argent octroyé pour mener une campagne électorale de perdant.

6. L’ÉMERGENCE D’UNE ALLIANCE NATIONALE POUR LA CONTINUITÉ DU SYSTÈME ACTUEL
En effet, si l’on se réfère aux déclarations, les uns et les autres sont pour la plupart tous des « opposants ». Mais si vous faites une analyse objective de leur passé et surtout du caractère versatile et opportuniste de leur positionnement en fonction du temps et des enjeux, de nombreux partis politiques et associations de la société civile et des responsables religieux, sont devenus de véritables légitimateurs de ce qu’il faut bien appeler le nouveau parti de la mouvance togolaise de la continuité. Les partis prônant l’alternance et le changement d’individus et non un véritable projet de société, pourraient alors s’apparenter davantage à une alliance nationale pour la continuité. En effet, si vous déposez les 20 millions et vous récupérez dès le début de la campagne de sensibilisation qui sera suivie de la campagne électorale proprement dite, un multiple de la somme « investie » au départ, sans obligation d’avoir au moins 5 % des voix des électeurs, alors vous avez fait une très bonne opération financière avec un retour sur investissement pour le candidat et son parti. Mais pour le Peuple togolais, c’est une catastrophe, voire un scandale. Mais au Togo, la honte du scandale est un sentiment disparu depuis bien longtemps.

Faure Gnassingbé le sait pertinemment en en profite. De simple autocrate, il est devenu le chef des suprémacistes togolais et pour perpétuer son régime, il a besoin d’opposants hypocrites envers le Peuple et une partie du Peuple qui accepte ce jeu pervers. Aussi, les suprémacistes togolais au pouvoir ont autant besoin de vrais « faux opposants » que de vraies « fausses sociétés civiles » pour légitimer artificiellement leur pouvoir et renforcer leur contrôle sur un Peuple, qui en est réduit à déplorer l’absence d’organisation collective porteuse d’un projet de société commun.

Cette situation est politiquement désastreuse, dans le sens où elle sème la confusion la plus totale en agissant sur l’imaginaire collectif, car elle repousse très loin dans le temps l’idée même de la possibilité d’une alternative politique, d’un changement de gouvernance, et l’idée qu’un système politique alternatif est possible sans Faure Gnassingbé et son réseau.

7. LA CANDIDATURE « UNIQUE » DU TOGO S’APPELLE FAURE GNASSINGBÉ, MAIS…
Lorsque certains responsables religieux s’en mêlent, ceux-là même qui ont systématiquement approuvé et « béni » les faits, gestes et actes posées par le président illégitime qu’est Faure Gnassingbé, sont les mêmes à vouloir faire semblant de vouloir la paix, l’unité, et une candidature « unique » de leur « candidat dit « naturel ». Sauf qu’en fait la seule candidature « unique » du Togo s’appelle Faure GNASSINGBÉ. Son problème est qu’il n’arrive pas à déclarer sa candidature officielle, compte tenu des pressions internes et internationales pour un changement de « personne » au sein du RPT/UNIR.

Mais le vrai danger est qu’une nouvelle fois prononcée la contre-vérité des urnes au Togo, la vague de violences qui peut s’en suivre risque de ne pas permettre à ce président-illégitime de rester au pouvoir sans subir le revers d’une insurrection avant 2025. Donc pour garantir le maintien au pouvoir du système, le RPT/UNIR, les lobbies des multinationales françaises et étrangères au Togo, le Groupe des cinq (Allemagne, Etats-Unis, France, Union européenne et Nations Unies), sans oublier au niveau régional, la CEDEAO et l’Union africaine, s’interrogent sur la meilleure manière d’imposer au Peuple togolais ce qu’ils ont collectivement réussi contre son intérêt. Et surtout pour éviter de subir eux-mêmes les préjudices provoqués par des externalités négatives dirigées contre leur système, dont les conséquences ou les dégâts collatéraux, pourraient carrément mettre en cause leur sécurité personnelle dans le pays.

8. TOGOLAISE, TOGOLAIS, REJETEZ LE PARTI DE LA MOUVANCE TOGOLAISE POUR LE STATU QUO
On ne peut plus véritablement falsifier une liste électorale, organiser et approuver un processus électoral institutionnellement vicié, sans déboucher à défaut sur la fatalité de l’insurrection, ou pire sur un terrorisme incontrôlé. Ainsi va le Togo où tous les candidats s’organisent pour prendre la carte électorale du nouveau parti populiste togolais dont le faire-part tarde à être distribué : Le parti de la mouvance togolaise pour le statu quo.

Alors, chacun pourra comprendre pourquoi, de nombreux partis politiques, de nombreuses associations de la société civile, les institutions internationales, régionales et sous-régionales, ainsi que de nombreux responsables religieux militent « religieusement » pour que chaque togolaise et togolais puisse aller s’enregistrer dans le cadre d’un processus inique pour prendre sa carte d’électeur. Pour les Togolaises et Togolais de l’étranger, le problème est réglé, puisque Faure Gnassingbé et le RPT/UNIR ont réintroduit arbitrairement le suffrage censitaire pour éliminer les électeurs indésirables. En effet, seuls auront le droit de voter celles et ceux disposant d’une carte consulaire distribuée uniquement dans les pays où il y a plus de 300 citoyens togolais et à ceux qui font allégeance au pouvoir en place. Ce qui prouve – s’il y avait encore besoin de le démontrer -, à ceux qui en doutaient, qu’il y a bien des « légitimateurs » dans la Diaspora togolaise. Est-ce une surprise ?

Alors Peuple togolais, si tu sais que dans un tel système politique que celui du RPT/UNIR, organisé de manière unilatérale, fonctionnant sans contre-pouvoirs, donc sans démocratie, tu vas être finalement le seul véritable perdant de l’élection de la contrevérité des urnes de 2020, mais que tu préfères malgré tout et en toute connaissance de cause, opter en contrepartie pour « manger » dès lors que certains responsables politiques optent pour la politique du ruissellement, alors il faut aller aux élections de la contre-vérité des urnes. Mais demain, il ne faut plus venir se plaindre en déplorant que les résultats des élections ne reflètent pas la vérité des urnes ! La disette et la désillusion ne tarderont pas à faire le lit des révoltes incontrôlées.

Le Peuple togolais habitué des manœuvres perfides du régime togolais et à l’hypocrisie de la communauté internationale acceptera-t-il, comme à son habitude, ce passivement, au déroulement du scénario habituel de la contre-vérité des urnes ? Peuple togolais, rappelles-toi que « chaque Peuple a le droit de choisir les dirigeants qui défendront les intérêts du Peuple ». Pourquoi le Togo doit faire exception ? Il revient au Peuple togolais de s’organiser et de décider s’il veut continuer à souffrir dans les inégalités et la ségrégation instituée et nourrie par le système de Faure Gnassingbé et ses réseaux.

Pourquoi à ce jour et malgré des demandes répétées, aucun des principaux partis politiques togolais de la mouvance présidentielle, comme de l’opposition institutionnelle, ne sont en mesure de présenter leur projet de société, encore moins un projet de société commun au Peuple togolais. Personne ne peut véritablement savoir les alternatives sur des thèmes aussi importants que le social, l’économie et la création de richesses, la santé, la justice, l’éducation, l’urbanisme, la protection de l’environnement, la culture, etc.

Peuple togolais si tu insistes pour aller à l’élection de la contre-vérité des urnes, mais pour quel projet de société voteras tu ? Il n’y a pas, à ce jour, de projet de société commun au Peuple togolais qui a été présenté ou ébauché par l’un des candidats déjà en lice !!!

Toutefois, Face à une impossibilité de faire valoir le droit du Peuple togolais au plan démocratique, le courage c’est de faire le bon choix stratégique aujourd’hui ! Rien n’empêche le recours massif à la désobéissance civile et à l’insurrection populaire !

9. RECOMMANDATIONS DE RCDTI-CVU-TOGO-DIASPORA : EVITER LE PIÈGE DES POPULISTES TOGOLAIS
Pour éviter les fraudes et opter collectivement pour la transparence 5, c’est toute une stratégie électorale alternative qui est proposée au Peuple togolais. Aller en ordre dispersée à l’élection présidentielle est un risque que le peuple togolais doit imputer à ses responsables dits de « l’opposition ».

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA recommandent de

9.1 ne pas oublier de manifester contre la prolifération des légitimateurs du système RPT/UNIR agissant sous le masque de l’alternance des individus au pouvoir, sans un projet de société commun ;

9.2 se méfier des nombreux et tentants pièges des « nouveaux » populistes togolais, tant parmi les responsables de partis politiques, d’organisations de la société civile, les responsables dans la Diaspora et parmi les responsables religieux… ;

9.3 d’exiger la suspension et le report du processus électoral en cours pour engager immédiatement de manière inclusive, donc démocratique, la refonte totale du processus électoral et des institutions concernées qui le régissent ;

9.4 tenir en urgence la première conférence inclusive sans Faure Gnassingbé pour structurer une véritable mouvance pour l’alternative au Togo ; et

9.5 négocier, si nécessaire, les termes de la transition entre la mouvance pour l’alternative au Togo et la mouvance présidentielle, ce dans un cadre officiel et public.

Le 2 décembre 2019.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)



Comité de Rédaction RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA :

Dr. Yves Ekoué AMAÏZO

Jean-Pierre Akoété BALIKPO

Dr. Ernesto D’ALMEIDA

Mathieu D’ALMEIDA

Koffi DEKU

François FABREGAT

Apelete Félix KODJO

Antoine Koffi OKOUTA

Dr. Antoine RANDOLPH

Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet commun de société pour l’avenir du Togo.

rcdti-cvu-togo-diaspora-logo© RCDTI & CVU-TOGO-DIASPORA

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI)

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)

 

 

La mouvance togolaise de la « Continuité » : Une opposition alimentaire trompe le Peuple togolais

Faure Gnassingbé parle du PND à Dakar
Le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé, séjourne depuis hier lundi à Dakar. Il y prend part à deux importantes réunions économiques.
Hier lundi, le locataire de la Marina a participé à la conférence internationale du Fonds Mondial International placée sous le thème : « Développement durable et dette soutenable : trouver le juste équilibre ».

Cette rencontre organisée par la Présidence du Sénégal en collaboration avec les Nations unies et le Cercle des Économistes, a vu la présence de plusieurs chefs d’Etats africains, des représentants des institutions partenaires et des organisations de la société civile.

Les travaux de cette conférence ont porté sur l’exploration des politiques économiques qui permettraient aux pays d'Afrique subsaharienne de répondre à leurs besoins de développement sans compromettre la soutenabilité de leur dette.

Le chef de l’Etat togolais a également profité de l’occasion pour évoquer la nouvelle dynamiqu

e du Togo avec le Plan national de développement (PND, 2018-2022).

Après cette conférence, Faure Gnassingbé prendra part, ce mardi toujours à Dakar, au sommet extraordinaire de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Ce sommet rassemblera les pays membres de l’UEMOA. Ils devront évoquer les préoccupations sécuritaires régionales.

 

 

Faure Gnassingbé parle du PND à Dakar

Cyril Ramaphosa annoncé à Lomé
Le président sud-africain Matamela Cyril Ramaphosa sera en visite de travail et d’amitié dans trois (3) capitales ouest-africains dont Lomé.
Déjà ce mardi 03 décembre 2019, le chef de la nation arc-en-ciel est attendu à Conakry (Guinée) pour une visite de 48 heures, rapporte les médias locaux citant un communiqué de la Présidence guinéenne.

Selon le communiqué cette visite du président Ramaphosa s’inscrit dans le « cadre du renforcement des liens d’amitié et de fraternité » entre les deux nations.

De sources bien renseignées, le président Ramaphosa est également attendu dans deux autres capitales de la sous-région, notamment Lomé et Accra toujours cette semaine.

Edem A.

 

 

Cyril Ramaphosa annoncé à Lomé

Révision des listes électorales : Ces situations qui font douter de la sérénité du processus
La révision des listes électorales, dans le cadre de l’élection présidentielle de 2020 au Togo, a pris fin dans la journée d’hier lundi 2 décembre 2019. Alors que le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) Ayassor Tchambakou annonce une forte mobilisation au cours du processus, des observateurs avisés parlent d’un fiasco.
Pour ces observateurs, la date de révision des listes électorales doit être encore prorogée en raison des divers problèmes constatés au cours de l’enrôlement qui a duré 4 jours seulement. Ces raisons évoquées font état du dysfonctionnement des machines, l’insuffisance des kits, il y a eu 5700 kits pour toute l’étendue du territoire togolais.

« Le choix opéré par le gouvernement togolais et la CENI a pour conséquence l’éloignement des CRV des populations à l’instar de Botokou dans Wawa1 ou le candidat à la révision doit parcourir 14 km pour atteindre le CRV le plus proche. Dans le CRV EPP Dikamé dans Agoè 4, sur environ 500 candidats à la révision, seul une centaine a pu faire l’opération du fait qu’il n’y a qu’un seul kit dans ce centre », a déploré le Centre de Promotion de l’Etat de Droit et de la Gouve

rnance Equitable (CEPREDGE).

Et d’ajouter : « Dans de le CRV centre EPP Bè-kpota Atchantimé, le groupe électrogène n’a jamais fonctionné, obligeant les populations à retourner à leurs maisons ».

Ces désagréments sont relevés dans plusieurs zones sur toute l’étendue du territoire togolais, notamment dans la commune de Vo 1 où l’opération n'a débuté que le samedi 30 décembre alors que la Commission électorale nationale indépendante a annoncé le début du processus vendredi 29 novembre 2019.

Par conséquent, nombreux sont ces citoyens togolais qui n’ont pas pu se faire enregistrer à cause des mêmes problèmes rencontrés lors de l’enrôlement des électeurs dans le cadre des législatives en décembre 2018, également lors des locales en juin de cette année.

Encore de la « pagaille » selon certains leaders d’opinion qui estiment que tout est fait sciemment pour enregistrer moins d’électeurs, surtout que le gouvernement togolais, dans ce désir de verrouiller le processus électoral, a opté pour une révision électorale au lieu d’un recensement tel que souhaité par la classe politique de l'opposition et des organisations de la société civile.

Le Centre de Promotion de l’Etat de Droit et de la Gouvernance Equitable (CEPREDGE) souhaite que le gouvernent togolais et la CENI prorogent la date de révision des listes électorales d’au moins 5 jours et de faire en sorte que les Kits de l’opération soient plus près des populations.

Nicolas K

 

 

KLATCHAA, ACTE QUATRIÈME
Klatchaa et ses équipes se préparent activement à enclencher une quatrième mascarade. Équipe masculine et féminine confondues ? Qu’importe ? Il s’agit, chacun dans son rôle, dans son coin ou tous collectivement, de bien encadrer le masque pour bien cacher le vrai visage de ces Messieurs et Dames, tous, de tous les continents, bien incorporés dans le vaste et complexe clan Klatchaa, prêts à en découdre, à défendre bec et ongles ce qu’ils considèrent comme la cuisine de Klatchaa, exclusivement.

Pacifiquement ? Oui, mais si les circonstances l’exigent, ne pas cacher les couleurs et recourir aux armes connues, car Klatchaa est avant tout kalachnikov-coupe-coupe-arc-et-carquois-kakla-koundrou, craquant, éclatant provoquant toutes sortes de cliquetis de tous côtés, usant de tous les coups constitutionnels et c

ontre-constitutionnels !

Et Klatchaa continue sa route, car détenteur du ticket cocorico claironné avant les époques Giscard-Mitterrand-Chirac-Sarko-Macron et consorts, tous maîtres de mise à sac dans leur pré-carré, des casques de commandant à l’éco en passant par la Françafrique, confère Côte d’Ivoire, et autres contrées qualifiées par les re-conquérants coloniaux de terres des macaques.

Klatchaa, convaincu d’être ainsi l’élu démocratique du Club des Cinq, ne recule devant aucun crime, aucune crise, sa carapace étant constituée par la Communauté qui ne conçoit pas de cruauté concernant le non-Occident.

Klatchaa connaît toutes les voies, toutes les combines, pécuniaires ou diplomatiques pour clouer le bec à quiconque voudrait compter les victimes.

Klatchaa peut donc cracher du feu partout sur de prétendus compatriotes : qu’ils brûlent, se consument, se calcinent…pourvu que le contrat avec les protecteurs extérieurs de Klatchaa soit conservé à l’abri dans la bonne cachette.

En tout cas, on ne fera pas à Klatchaa le coup des Burkinabé à Compaoré. Il ne faut pas comparer, surtout pas confondre car Klatchaa dispose du capital d’actes « héroïques », c’est-à-dire des plus macabres, accumulés par son papa, Klatchaa Ier, encore connu sous le nom de Klatchaa-Klikpoto depuis que ce dernier pratiquait la coutume digne des cannibales qui consiste à découper les entrailles des cadavres des ennemis. Un vrai « Nukpekpe » qu’il n’est pas recommandable de rencontrer sur son parcours.

Que Klatchaa crache donc du feu, et qu’il crache aussi sur les valeurs éthiques, en catimini et en sourdine ou avec un fracas éclaboussant ! En quoi cela gêne-t-il les calculs de nos bons Occidentaux ? Pourvu qu’à l’ombre des cocotiers, sur nos côtes, le trafic des armes fleurisse, qu’elles soient convoyées jusqu’à Boko Haram ou concédées à tous les braqueurs de nos campagnes et de nos capitales.

En vain vous vous cassez le crâne, disant que Klatchaa défraie la chronique. Vous avez trop de scrupules. Vous ne pouvez faire obstacle à sa volonté déclarée, obstinée, de faire acte de candidature, d’écrire l’acte quatrième de la comédie macabre et devenue classique depuis plus de cinquante ans. Et pour le faire, il n’hésite pas à tremper sa plume, non plutôt son bec d’ « aklasu-nukukuduto » dans un bain de sang et même d’excréments. Le clan le commande.

Sénouvo Agbota ZINSOU

 

 

KLATCHAA, ACTE QUATRIÈME

ECCE HOMO

Pas tremblant, l’homme marche vers son destin. (C’est tout comme !)
Mine grave, on peut dire, l’apercevant : voici l’homme !
Ferme, tête blanche, robe blanche, en silence, il cheminait
Abandonné tout au long d’un lugubre trottoir
Méditant sur le poids lourd qui seul peut l’émouvoir
Il avançait et on sent bien que le minait
Le sort d’une terre de plusieurs millions d’habitants
Dont il portait la charge, malgré le poids des ans
Il marchait, solitaire, comme pris entre des clôtures
Et une rue grouillante de piétons et de voitures
À gauche comme à droite, les branchages d’arbres étaient verts
Mais pour le prélat c’était le pire des déserts.
L’indifférence totale. Hommes, arbres, tout était vide
Car ce qui torture le prêtre est un acte livide
Conçu d’un bureau de cet endroit terrassant :
Meurtre

du Président d’un État indépendant
Et à partir du meurtre, de ce bureau obscur
D’autres actes du même registre pour rendre le système sûr
Sûr pour qui ? Leurs intérêts cela va sans dire
Ils n’ont jamais, vraiment pour dessein de conduire
Quelque peuple que ce soit vers l’épanouissement
Le système tue, le système blesse, le système ment
Il n’hésite pas devant les incendies des villes
Tâches grassement payées, exécutées par des individus
Capables de mettre le pays à feu et à sang
Auteurs, á leur manière de l’écriture du triste et macabre roman
Recherchés par les inventeurs de guerres civiles.
À l’œuvre dans d’autres pays d’Afrique, on les a vus.
Rwanda, Côte d’Ivoire, Centrafrique ou Libye,
Cette clique qui est pourtant par les peuples partout vomie
Veut partout donner des leçons de droits humains
Cependant qu’ici ils protègent des miliciens
Baptisés par le système « Groupe d’Autodéfense »
Dont le principe, il est clair, est la violence.
Le prélat tourmenté par cette vision macabre
Pouvait-il rester sourd, aveugle, muet, de marbre ?
Cela s’appelle « stabilité et pouvoir fort »
Le cycle infernal finira-t-il avant ma mort
M’est-il donné de conduire mon peuple au bonheur ?
S’est demandé continuellement le vieux pasteur
Dos contre le mur blanchi, le drapeau tricolore
Déchirant d’un geste les discours de stabilité
Niant « Liberté-Égalité-Fraternité »
Il exorcise le diable cruel qui le dévore.
Ce n’est pas hier, ni aujourd’hui qu’á ce prélat
On voudrait faire croire qu’un ancien tirailleur
Transformé par le geste brutal d’un coup d’État
Pour l’intérêt de ses maîtres en dictateur
Puisse devenir un apôtre de démocratie
On ne ferait pas croire non plus à ce vieux prêtre
Que massacrer, affamer les populations
Pourrait signifier leur apporter le bien-être.
L’évêque, sans équivoque dénonce l’hypocrisie,
Autant celle des hommes quecelle des nations
Qui ont la prétention d’être pour tous des modèles
Mais se constituent en associations criminelles,
À l’occasion, pour défendre leurs seuls intérêts
Enrobant cela dans un discours sur le progrès

Voilà l’homme, qui se reconnaît près du tombeau
Mais plus vivant que tous les jeunes, ecce homo
En croisade contre les aboiements des imbéciles
La foule qui croit que les choses publiques sont utiles
Seulement lorsqu’elles sont enfouies dans leurs poches
Que les arbres n’ont de fruits que pour eux et leurs proches
Voilà l’homme qu’écartèle la croix plantée en lui
Par le père hier et par le fils aujourd’hui.
D’une manière ou d’une autre, cette croix cinquantenaire
Pour le berger et ses brebis est le calvaire.

Sénouvo Agbota ZINSOU

 

 

ECCE HOMO

Politique : La Stature, l’Étoffe et l’Ethos
La politique ne peut être une occupation laissée entre les mains d’hommes ordinaires. Elle est une affaire trop sérieuse qui ne doit pas tomber, s’installer et s’étaler dans la basse cour de gens de besoins. Les indigents de tous genres qui sont déficients en morale, qui sont démunis de deniers et qui sont dépourvus de savoir ne peuvent pas s’occuper du destin d’un peuple. Ils noieront fatalement la nation dans les abysses de la misère et de la désolation. Celui qui ose descendre dans l’arène des charges publiques doit s’être soumis au préalable à une triple épreuve ; celle du souffle, celle du fluide et celle de la glaise. Tout autre voie en dehors de ce triplet initiatique sera une veine entreprise et restera sans issue.
De La Stature

La stature politique d’un homme se mesure à la grandeur de la vision qu’il porte, de l’idéal qu’il conçoit. Les contours de la hauteur et de l’ampleur d’une vision pour le vivre ensemble du grand nombre, le peule, sont tracés à l’aide de l’intelligence conceptuelle. Il s’agit de la capacité à concevoir un appareil sociétal autonome dont les pièces composantes et les rouages agencés tournent et interagissent dans une harmonie presque-parfait et toujours dans un processus d’amélioration. La matière saine consommable, le service adéquat à disposition et le loisir régénérant l’esprit sortent alors, à bons résultats, comme produits finis de cet appareil entrevu.

Celui qui n’est pas capable de concevoir un tel objet supérieur, humainement agencé et socialement mécanisé, qui tourne et s

ort des résultats concrets et bénéfiques constatables, n’est pas apte à la responsabilité politique. Il n’en a pas la stature. S’il ose, il est un imposteur abject.

Concevoir et piloter à la fois un tel appareil demande d’être détenteur de la science politique, d’être praticien de l’art de la tempérance éthique et dépositaire d’un courage martial. Prétendre avoir cette capacité et par conséquent se sentir le meilleur candidat ‘appelé’ pour montrer la Voie et tenir le gouvernail, est un sacerdoce nobiliaire.

Une candidature à la magistrature suprême d’une nation n’est pas une aventure de gueux en esprit et de hasardeux orpailleurs à la recherche d’une pitance pour faire la bombance dans les taudis de la tribu le temps d’une saison politique éphémère. Rien de nobiliaire ne réside en une telle aventure.

La stature prend toujours contour dans l’épreuve du feu, ce souffle ardent qui s’illumine dans l’imagination, l’intuition baptiste de la vision. La stature politique, c’est l’Esprit en partie qui s’incarne sous une forme intelligible, dans une représentation créative cohérente, programmable et matériellement constructible.

Dans l’histoire Akhenaton de l’Egypte Antique avec ses réformes socio-culturelles, Solon l’Athénien de la Grèce antique avec ses réformes socio-politiques, et Franklin Roosevelt des Etats-Unis d’Amérique avec ses réformes socio-économiques sont des exemples de grandes statures politiques exceptionnelles. Nos candidats doivent s’inspirer de ceux-là mis en commun pour se construire de la stature nécessaire pour les défis actuels. S’ils ne le peuvent, rien ne vaut les peines qu’ils se donnent à la face du Peuple.

De L’Étoffe

L’étoffe est par rapport à la stature ce que les strates géologiques sont à une chaîne rocheuse. C’est à dire des couches de sédiments solidifiés durant des âges. En l’homme cela s’appelle de l’expérience de vie pratique sur une durée lente de maturation de l’esprit qui, dans une tension vers une Vision, incorpore consciencieusement chaque idée apprise et chaque acte posé au quotidien.

Doté d’un tel patrimoine, l’homme étoffé a du répondant verbal et scriptural à propos. Car il a un champ de connaissance théorique et pratique générale assez large pour y puiser des éléments d’un propos quasi docte et franc, d’un discours construit et articulé qui fait sens chez tout esprit ordinaire. Le discours clair est le véhicule d’une étoffe polie, policée qui expose des évidences pratiques, utiles et avantageuses aux yeux de la majorité sensée.

Cette qualité tient surtout d’un calibrage de facteurs socioculturels multiples chez le sujet parlant et agissant. Les certifications académiques y jouent un rôle mais moindre par rapport à l’auto érudition encyclopédique et à l’apprentissage oratoire et dissertatif, puis à la répétition, l’entrainement qui forme le talent et le reflexe de la narration persuasive.

L’étoffe ne s’improvise pas ; quoique le propos d’un instant de l’aspirant peut être improvisé. Car ledit propos est prélevé spontanément et directement sur le patrimoine déjà assis et bien mature. Le don naturel, s’il y en ait, celle de la parole et de la graphie, doit toujours se sculpter dans le talent. Du don, il faut distinguer le talent.

Le talent est par rapport au don ce que le joyau est par rapport au minerais brut. On cultive, sculpte le don pour atteindre et acquérir le talent. En ce qui concerne en particulier l’étoffe politique, atteindre cet état d’être devient un précieux dosage raffiné du logos et du pathos. C’est-à-dire être en capacité de délivrer un discours construit et articulé, rationnel, qui pourtant irradie une émotion collective contagieuse qui devient force politique puissante.

C’est ce passage subtil du rationnel au travers des mailles de l’émotionnel qui fait réussir à l’étoffe l’épreuve du fluide. Le sujet politique aspirant s’il est étoffé, lorsqu’il parle et diffuse sa vision, sa grande stature épouse facilement le moule des consciences dans le peuple par la souplesse du verbe. Comme l’eau du fleuve s’écoule et se moule dans tous les creux et toutes les vases qu’elle atteint dans la grande vallée, l’étoffe politique se diffuse et pénètre à l’instant chaque conscience qu’elle touche dans le peuple.

Dans l’histoire, Périclès stratège de guerre et homme politique de la Grèce Antique, Alexander Hamilton un des pères fondateurs des Etats-Unis d’Amérique et maître Marc Bonnant avocat suisse contemporain sont des spécimen à prendre comme référence sur cette notion qu’est l’étoffe en politique.

De L’Ethos

L’ethos en politique est le principe qui suit une fin en soi, une valeur, que poursuit l’homme public. Cette fin est l’honneur moral. L’honneur moral acquis à bout d’efforts assidus par l’homme public, citoyen d’Etat, induit la valeur de dignité nationale dans la conscience du Peuple.

Tâchons vite de préciser que l’honneur moral est bien différent de l’honneur social. Il en est différent et supérieur d’ailleurs sur l’échelle des valeurs humaines. C’est une valeur propre de Citoyen d’Etat qui s’incarne dans la noblesse d’esprit, un prestige de vertu. Elle diverge donc de la valeur sociale de l’opulence, du gain matériel à profusion qui tend de nos jours à devenir une autre fin en soi, une pseudo finalité des désirs humains.

La conduite journalière personnelle recommandée au Citoyen d’Etat promis aux charges publiques suivra la bonne mesure. Comme choix de vertu, ce comportement classique de bonne mesure s’appelle la médiété. Et la médiété est la recherche du juste milieu entre des agissements de deux extrêmes contraires. Par exemple chez Aristote le courage est le juste milieu entre la témérité et la lâcheté.

Nous pouvons ajouter dans ce sens par exemple que sur le plan matériel, l’aisance est le juste milieu entre l’opulence et l’indigence ; que sur le plan de l’action sociale et politique directe, la tempérance est le juste milieu entre l’agressivité et l’inaction ; que sur le plan de la croyance (l’idéologie et la foi) le pragmatisme (le réalisme) est le juste milieu entre le fanatisme et l’incrédulité.

Mais toutefois, l’homme de grande stature et de bonne étoffe qui cultive en plus la médiété comme ethos saura en temps exceptionnels, moments rares, user d’une brève audace vers un pôle extrême afin de balancer vers le point d’équilibre une tendance ambiante contraire qui deviendrait menaçante pour le cour de l’action publique vers la grande Vision, la finalité collective, la destinée de la nation.

La constance dans la médiété et les rares balancements momentanés sont un exercice très délicat qui demande du don et de l’expérience. Ce don vient du suc mental naturel. Le type mental flegmatique, s’il est renseigné et sain d’esprit, sera plus apte à une telle tâche. Cela tient en grande partie d’un héritage génétique. Car nos caractères de comportements saillants dépendent en grande partie de nos tempéraments qui en sont les soubassements génétiques particuliers, donc de génotypes, soumis à une culture en des milieux donnés. Le suc mental est la glaise épaisse sur laquelle se dépose, s’imprègne et se consolide l’ethos.

En illustration contemporaine comme ethos de médiété en politique citons tout simplement Gandhi de l’Inde et Nelson Mandela de l’’Afrique du Sud ; et comme illustration relative dans le passé lointain le roi Salomon de la Jérusalem antique.

En Somme

En somme, le profil mis en exergue ici est un appel à l’homme public complet. C’est ce genre de candidat qui est nécessaire pour les défis politiques actuels, particulièrement pour des pays en crise larvée comme le Togo. Celui qui a une vision élevée, claire et cohérente (la stature), qui a la communication fluide et pertinente (l‘étoffe), qui a un caractère tempéré, probe et modulable (l’ethos) sera celui-là. Le visionnaire bâtisseur, le rassembleur mobilisateur et le rôle modèle éducateur ; tous cela en Un. Voilà l’ambition.

New York, le 18 Octobre 2019
Michel KINVI

 

 

Politique : La Stature, l’Étoffe et l’Ethos

Togo : Silence, Faure Gnassingbé prie !
Fabbi Kouassi

Des photos du chef de l’Etat togolais ont inondé la toile ce mercredi en début de soirée. Des images devenues virales en l’espace de quelques minutes et qui font le buzz sur les réseaux sociaux.
La performance ratée du grand comédien togolais Faure Gnassingbé dans sa pièce de théâtre « Je Prie Dieu » | Photo : DR

Faure Gnassingbé en presque 15 ans d’exercice du pouvoir, malgré son apparence angélique s’est révélé un dirigeant rancunier, pas clément, encore moins compatissant. Un journal allemand au temps fort de la crise d’Août 2017, l’a taxé de «Président crâneur». Voir cet homme habillé de façon débraillée donnant l’impression de prier a de quoi surprendre l’opinion togolaise.

Les commentaires sont légions et mettent en lumière l‘état de choc et d’hébétement de ceux que Faure Gnassingbé pense diriger.

« Cet homme-là, je ne le comprends pas, les enfants sont tués par ses forces de l’ordre il n’a pas pleuré et c’est ce vieux Chirac qui décède qui le met dans cet état’» ?
«Il prie pourquoi»’ ?
«Lui aussi se sent humain ? Il a quoi ? Des remords» ?
«Lui aussi sait se recueillir et prier» ?

Voilà qui dénote de l’état de surprise des togolais de constater qu’il peut arriver aussi à un Faure Gnassingbé de prier.

En effet, selon le dictionnaire, la prière est un acte par lequel on s’adresse à Dieu. Elle peut être d’intercession, de louange, de confession, d’adoration ou de gratitude.

Comment donc comprendre monsieur Faure Gnassingbé dont le pouvoir est caractérisé par la violence inouïe, la force brutale, des assassinats d’enfants alors qu’il prie ?

Comment peut-on prier et laisser des abus de toutes sortes prospérer, ainsi que des violations systématiques des droits les plus élémentaires des citoyens ?

Venu dans le sang, il gouverne dans le sang et pourtant il prie. Véritable paradoxe.

Que peut-il dire dans ses prières ? Implorer une quelconque bénédiction pour continuer à traumatiser le peuple du Togo ? Quelle prière peut-on dire si on maintient son propre frère en prison pendant plus de 10 ans ?

Si son frère Kpatcha Gnassingbé ne trouve pas grâce à ses yeux quel citoyen lambda peut en trouver ? La preuve le jeune étudiant Folly Satchivi et d’autres encore sont toujours en détention.

Si c’est un coup de communication comme le soutiennent certains observateurs, il est raté.

Ces images suscitent indignation et dédain de la part d’un peuple mutilé par des actes de violations de la dignité humaine que posent Faure Gnassingbé et affidés.

Un coup de communication pour vendre un Faure Gnassingbé simple et modeste, c’est raté. Le numéro 1 du Togo est plutôt apparu débraillé, dans le rôle d’un véritable comédien.

A quelques encablures des élections présidentielles de 2020, ces images d’un Faure Gnassingbé qui se reconnaitrait ‘’pauvre pécheur’’ fait plutôt sourire les moins naïfs. Le ‘’Non à un 4em mandat’’ n’a jamais autant retenti sur la toile.

Même le très ‘’saint Faure Gnassingbé’’, habillé en mère Térésa de Calcutta, dans un dénuement totalement apparent en réel ou en rêve, les togolais dans leur grande majorité n’en veulent pas.

Que les vrais Saints illuminent Faure Gnassingbé à prendre la sage décision de renoncer au pouvoir. Le ciel ne va pas tomber et la terre ne va pas trembler non plus. Il y a une fin à tout.

« Même le paradis est une prison lorsqu’on ne peut le quitter ». Clem Tor

Fabbi Kouassi

 

 

Togo : Silence, Faure Gnassingbé prie !

Togo : Présidentielle 2020, le Doute s’installe au RPT-UNIR ?
L'Alternative
Le sort d'une effigie du «messie»du RPT-UNIR Faure Kodjo Essozimna Gnassingbé
Le sort d’une effigie du «messie»du RPT-UNIR Faure Kodjo Essozimna Gnassingbé | Archives : DR

La présidentielle de 2020 se tiendra au premier trimestre de la nouvelle année. Au sein de tous les états-majors, c’est le branle-bas de combat. Chaque parti politique ou candidat déclaré affûte ses armes et affine les stratégies. Le ton monte au niveau de l’opposition sur les questions liées à la transparence, notamment les réformes de la CENI, de la Cour Constitutionnelle, le fichier électoral, etc. Les églises, les organisations de la société civile appellent à un processus transparent et consensuel. Du côté du pouvoir, c’est déjà la précampagne avant le choix du candidat qui sera sans nul doute Faure Gnassingbé. Ce dernier qui tient à briguer un 4è mandat décrié par les populations, n’est pas paradoxalement prêt à ouvrir le jeu électoral à la transparence. Comment peut-on vouloir briguer un 4è mandat dans ce contexte de réprobation générale non seulement au Togo, mais aussi en Afrique et chercher à frauder les élections comme toujours ?

Voilà l’autisme dans lequel baignent les tenants du régime RPT/UNIR. Malgré le verrouillage du système électoral par des institutions sous ordre, un fichier électoral corrompu et bidouillé, la mise en branle des candidats amuseurs publics pour brouiller les pistes, la grande sérénité n’est pas de mise au sein du parti au pouvoir. Et ceci, pour plusieurs raisons.

Une longévité au pouvoir pour un bilan calamiteux

Faure Gnassingbé boucle 15 ans années au pouvoir. Le système qu’il incarne gère le pays depuis plus de 53 ans. En 15 ans de régence, il a plus englouti les milliards dans les voyages à travers le monde que sur le terrain. 15 ans de pouvoir, aucun nouvel hôpital construit, aucune Université construite, aucun hôtel, aucun centre de conférence, et pourtant le pays croule sous le poids de la dette. Les milliards de prêts auprès des partenaires pour réaliser ce que son régime nomme les grands travaux, se sont évaporés dans la nature. Le Togo est le seul pays de la sous-région où les milliardaires ne sont pas des hommes d’affaires, mais des gouvernants. En 15 ans de règne de Faure Gnassingbé, il y a plus de crimes économiques qu’en 38 ans de pouvoir deson père et tout ceci, dans l’impunité totale.

Le bradage de toutes les ressources du pays aux étrangers est la preuve de l’échec patent du régime actuel. Nonobstant la propagande du régime qui fait croire que tout va bien, il est connu de tous que la pauvreté au Togo se lit sur tous les visages, le pays croule sous la dette, les jeunes n’ont plus d’avenir et cherchent à quitter le pays en masse, la corruption est devenue un phénomène banal, de même que l’enrichissement illicite. Dans les hameaux reculés, la situation de précarité et de pauvreté est encore plus alarmante. Les promesses saisonnières des barons du régime à chaque élection risquent de ne plus accrocher les populations fatiguées d’un long règne sans fin.

Les législatives et municipales ont accentué la guerre des clans au sein d’UNIR

Le parti au pouvoir est traversé par des crises internes, même si celles-ci ne s’étalent par sur la place publique. Le choix des candidats pendant les dernières élections législatives, de même que les municipales a provoqué des frustrations et accentué la guerre des clans au sein du régime. Au sein du parti, la préoccupation de ceux qui sont laissés sur le carreau, c’est de plomber les autres. Ils sont nombreux à dire clairement qu’ils s’abstiendront à la prochaine présidentielle. Parlant d’abstention, selon des sources, en 2015, le taux d’abstention était de 36 % dans les Savanes et 48% dans la région de la Kara que le pouvoir brandit souvent comme son fief. La région Centrale ayant totalement basculé dans la contestation et que 2/3 de l’électorat se trouvant dans les régions Maritime et des Plateaux, la situation est bien préoccupante pour le régime.

Manque de réservoir électoral et la peur du recensement

Le choix de trois jours de révision électorale de la CENI validé par le gouvernement en Conseil des ministres traduit une inquiétude au sein du régime. Il est tout de même scandaleux que pour une élection présidentielle, le régime n’accorde que trois petits jours pour la révision des listes électorales et ceci, après le recensement catastrophique de l’année dernière. La réalité, c’est que le régime n’a plus de réservoir de voix, pire, il en perd tous les jours à cause du bilan catastrophique, des frustrations de tous genres. En d’autres termes, ceux qui vont s’inscrire lors de la prochaine révision ne sont pas les partisans du régime.

Du coup, des inscriptions massives sur les listes remettraient en cause la stratégie de fraudes du régime. C’est la raison pour laquelle le RPT /UNIR ne veut pas accorder un trop grand délai pour la révision et s’offusque aussi de l’appel des églises et des organisations de la société civile aux populations à s’inscrire. Il n’est donc pas exclu qu’un sabotage, comme ce fut le cas lors du recensement pour les locales, soit organisé sur les kits afin de ne pas enrôler le plus grand nombre d’électeurs.

Le bradage des ressources aux étrangers fragilise le régime

En plus d’avoir un bilan calamiteux, le bradage des ressources stratégiques aux étrangers commence par faire des vagues. Le pouvoir craint que ses adversaires se servent de ces sujets pour le mettre en difficulté dans l’opinion. Les derniers contrats accordés à Aliko Dangote sur le clinker et les phosphates et surtout la privatisation opaque de Togocom par le couple Faure Gnassingbé-Cina Lawson et le sort réservé à l’actuel DG de Togocel Atcha Dedji Affo suscite la colère des vieux barons et de tous ceux qui dépendaient d’une manière ou d’une autre de cette société. Dans les discussions entre certains membres du régime, on peut même entendre cette phrase : « Le vieux ne ferait jamais un truc pareil ». Un baron s’est même lâché, parlant de la privatisation de Togocom, que ce sont des « méthodes de voyou ».

Le rôle de Cina Lawson est au cœur de toutes les discussions au sein du régime. Elle qui ne milite pas vraiment sur le terrain. Il faut tout de même être naïf pour faire croire que Cina Lawson peut agir sans l’aval de son patron Faure Gnassingbé dont la méthode est toujours d’utiliser les autres pour atteindre ses objectifs. La vente prochaine des deux dernières banques appartenant à l’État togolais en rajoute à l’inquiétude de voir l’opposition s’emparer de ces sujets pour remobiliser les populations contre le régime.

La balle est dans le camp des opposants « électoralistes »

Cette situation décrite inquiète le dernier cercle des caciques du régime. Bien évidemment, tant que le pouvoir gardera la mainmise sur les structures d’organisation des élections, notamment la CENI et la Cour constitutionnelle et contrôlera le fichier électoral, il peut manipuler les résultats à sa guise. Il peut transformer un score de 10% du pouvoir sur le terrain en 60% à la proclamation des résultats, comme cela est de coutume, en traficotant les procès-verbaux.

Il revient aux opposants ou à tous ceux qui sont engagés dans la course à la présidentielle d’accentuer les pressions, mais aussi de dégager la meilleure stratégie( mutualisation des forces, des moyens et des stratégies ) à travers les points soulevés pour mettre réellement en difficultés le régime.

Source : L’Alternative No.846 du 26 novembre 2019

 

 

Présidentielle 2020 : Qui peut être observateur électoral ?

L’organe chargé de d’organiser et de superviser les élections au Togo donne les conditions à remplir par l’observatoire togolais dans le cadre de l’élection présidentielle de 2020 qui avance à grands pas.

Un communiqué de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) rendu public le 30 novembre 2019 définit clairement ceux qui seront autorisés à couvrir la présidentielle de 2020 car pour cette élection, la couverture de l’observatoire nationale est conditionnée.

Pour toute organisation qui souhaite couvrir l’élection, il lui faut d’abord l’accréditation de la CENI. Et pour avoir l’accréditation de l’institution, l’organisation doit exercer dans le domaine électoral ou dans celui de la démocratie, des droits de l’homme et de la citoyenneté.

Elle doit également prouver qu’elle a déjà observé au moins une élection antérieurement. L’organisation doit être en mesure de prendre en charge ses observateurs et justifier ses sources de financement au-delà de 200 observateurs à déployer, selon les règles établie par le président de la CENI.

Une fois accréditée, l’organisation fournira ensuite à l’institution la liste, les contacts ainsi que les photos passeports de tous ses observateurs en vue de l’obtention d’un badge spécial pour l’occasion.

Par ailleurs, le président de l’institution chargé d’organiser et de superviser les élections informe que « toute organisation voulant observer cette élection présidentielle, ne doit pas appartenir à un organisme ayant exprimé antérieurement une ‘position partisane’ sur des questions politiques ».

« Au regard de ces critères, la CENI ne pourra délivrer l’accréditation à l’organisation que si toutes les conditions sont réunies. Elle peut retirer l’accréditation à celles qui, après leur accréditation violeraient les règles établies en matière d’observation électorale au Togo », soutient la CENI.

Quant aux observateurs particuliers, l’institution indique que les personnes membres d’un parti politique ou qui ne font pas partie des organisations qui font des demandes d’accréditations auprès de la CENI ne sont pas éligibles pour être observateur à l’élection présidentielle de 2020.

 

 

Présidentielle 2020 / Abass Kaboua : « Le Togo n’est pas en danger »
Le président du Mouvement des républicains centristes (MRC), Abass Kaboua annonçait à la presse dimanche la non-participation de son parti à l’élection présidentielle de 2020. « Nous ne serons candidat à rien », a-il lancé après le 5ème congrès ordinaire de cette formation politique tenu à Danyi, localité située à environ 200 km au nord-ouest de Lomé.

Durant deux jours, militants, membres du bureau du parti des Centristes se sont entretenus autour du thème : « Et des réformes et Après… ». Une thématique qui a nourrit le débat sur le climat politique au Togo, le cadre électoral dans le contexte de la présidentielle de 2020, et surtout la lutte pour l’alternance que mène l’opposition togolaise depuis des lustres.

A ceux qui pensent que le Togo est en danger, le député Abass Kaboua leur envoie un message précis : « Le Togo n’est pas en danger », a-t-il déclaré.

Et d’ajouter : « Vous ne pouvez pas parler d’alternance et en même temps vous-même vous êtes contre cette alternance. Quand vous prenez certaines formations politiques, le président ou délégué national de la jeunesse a plus de 55 ans alors il y a un problème et vous parler d’alternance à qui ? », s’est-il demandé.

Outre le contexte politique, les travaux ont permis de dresser le bilan des 5 ans de la vie du parti et par la même occasion définir les nouveaux chantiers à explorer dans les années à venir dans la localité de Danyi, circonscription dans laquelle l’honorable Abass Kaboua est député.

A en croire le délégué national chargé des affaires politiques du MRC, M. Akpa Koudjo Nomessi, ce parti représenté aujourd’hui à la 6ème législature dispose de deux (2) conseillers municipaux. Et les réalisations de la formation politique font état d’une mise en place des dispensaires dans 5 villages. La prise en charge financière des enseignants volontaires des écoles primaires et secondaires ainsi que les infirmières des dispensaires, informe-t-il avant de préciser que la liste n'est pas exhaustive.

S’agissant des perspectives d’avenir du parti, le président du Mouvement républicain des centristes a confié que le mieux vivre des populations de la circonscription dans laquelle il est élu député demeure une priorité.

« Dans les prochaines semaines, nous allons continuer par accentuer sur les centres d’élevages agropastorales. Nous venons d’acquérir encore deux lots de terrain sur la route de Zogbégan ou nous allons démarrer avant le mois d’avril 2020 l’élevage du poulet et nous allons former les jeunes par groupes de 15 pour les envoyer sur le terrain », a souligné Abass Kaboua.

Aussi, a-t-il précisé, d’autres chantiers tels que le manque d’eau potable, la construction d’un hôpital dans la localité de Danyi sont prioritaires. Tels sont les défis auxquels le nouveau bureau du MRC élu compte faire face à l’issue du 5ème congrès du MRC.

Notons que dans le cadre de l’élection du nouveau bureau du MRC, l’honorable député Abass Kaboua est reconduit à la tête de son parti.

Nicolas K

 

 

Présidentielle 2020 / Abass Kaboua : « Le Togo n’est pas en danger »

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