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Togo, Suspension des journaux «L’Alternative» et «Liberté» par la HAAC : Du zèle… rien d’autre !

Pour avoir publié le présent article, le journal « Fraternité » vient d'être convoqué à son tour par la HAAC, une institution de la honte gérée par des nègres au service du colon français. Cette HAAC du zélé pathétique Willibronde Pitalounani Télou semble déterminée à bâillonner les meilleurs journaux togolais, les seuls critiques à l'endroit de la France de Macron pour sa Duplicité, sa Fourberie et son Soutien malsain au régime frauduleux de Faure Gnassingbé réfractaire à l'Alternance au Togo.

La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a sanctionné, cette semaine, «Liberté « et «L’Alternative», deux journaux très critiques envers le Pouvoir de Lomé. Ceci, à la suite d’une plainte de Marc Vizy, l’ambassadeur de France au Togo qui estime avoir été calomnié, ensemble avec son pays, par ses organe dans leur publications fin février et début Mars dernier.

La hache de la HAAC…

Une plainte d’un ambassadeur. Puis derrière, la sanction. L’on se croirait dans une fiction. Mais c’est pourtant vrai. Vrai au pays de Faure Gnassingbé où la liberté d’expression est pourtant prise pour réalité. Pathétique !

 

 

Togo, Suspension des journaux «L’Alternative» et «Liberté» par la HAAC : Du zèle… rien d’autre !

 

En effet, par décision N°13/Haac/20/P du 23 mars 2020, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac)

suspend, pour deux (02) mois, à compter du 23 mars, date de signature de la décision, le journal «L’Alternative». A l’origine, une plainte de l’ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy. Pour cause, le diplomate français reproche au bihebdomadaire togolais d’informations, d’investigation, d’analyse et de publicité dirigé par Ferdinand Ayité, un traitement subjectif d’un article titré «Franck Paris, l’intrigant», à la Une de sa parution N°869 du 28 février 2020. Un article qui, aux yeux de M. Vizy, comporte deux accusations graves, infondées et calmnieuses contre le Conseiller pour l’Afrique du Président français. D’une part !

Et de l’autre, une autre décision, cette fois-ci N°14/Haac/20/P, portant suspension pour quinze (15) jours, à compter de ce mercredi 25 mars 2020, du Quotidien «Liberté». A l’instar du premier cas, toujours sur plainte du diplomate français qui reproche à l’organe de presse que dirige Médard Amétépé, des accusations graves, infondées et calomnieuses contenues dans l’article «Marc Vizy, l’autre ennemi de la démocratie au Togo» publié dans sa parution N*3116 du mardi 03 mars 2020. Lequel article aurait eu pour cibles, sa personne et son pays : la France.

Jugeant moins convaincants, les argumentaires des responsables des deux journaux, à l’audience, il a plu à la Haac de Telou Pitalonani de passer à sa hache, ces deux organes à ligne éditoriale bien critique. Une décision pour le moins convaincante, en ce sens que l’exercice et la réglementation de la presse est contenue dans un canevas juridique en vigueur : Le code de la presse.

Que dit la VAR ?

A son chapitre II, notamment à son article 46, le code prévoit que «Toute personne physique ou morale ayant fait l’objet d’une information contenant des faits erronés, des assertions ou des déclarations malveillantes de nature à causer un préjudice moral ou matériel, dispose d’un droit de réponse». Et de préciser, en cas de «refus ou de silence», le plaignant peut donc saisir la Haac. Une situation que résous d’ailleurs, plus loin, l’article 76 qui stipule qu’ «En cas de refus d’insertion ou de diffusion de la réponse, malgré l’ordonnance de référé prévus à l’article 53 du présent code, le Directeur de l’organe de publication ou de diffusion en cause est passible d’une peine de cinq cent mille (500.000) à un million (1.000.000) FCFA.

Une suspension de parution ou d’émission de quinze (15) jours à trois (03) mois peut être prononcée contre l’organe de publication ou de diffusion en cause sans préjudice de la peine d’amende à l’alinéa précédent».

Il en est de même pour l’article 82 qui rajoute en précisant que «La diffusion ou la publication d’informations contraires à la réalité dans le but manifeste de manipuler les consciences ouvre déformer l’information où les faits est passible d’une peine d’amende de cinq cent mille (500.000) à un million (1.000.000) FCFA.

C’est donc ce que prévoit le code de la presse en vigueur.

Observations

Dans sa plainte, l’ambassadeur a refusé délibérément d’exercer le droit de réponse. M. Marc Vizy aurait souhaité selon la Haac, un règlement à l’amiable. Un amiable qui selon la Haac devrait consister en un rectificatif à l’initiative des deux journaux. Une offre paradoxale de la part de cette instance pourtant Haute en ce sens que le rectificatif n’est fait que sur la base d’éléments correctifs tangibles versés par la partie plaignante, et non sur initiative du journal incriminé. Sinon comment une publication sérieuse peut-elle affirmer une chose lundi et revenir le lendemain se dédire, juste au nom d’un amiable aussi sincère soit-il.

Par ailleurs, il ressort que l’ambassadeur dans sa plainte, a demandé à la Haac d’utiliser ses pouvoirs de mise en garde et en cas de récidive de sanction. Mais la Haac après avoir demandé de façon surréaliste et en vain aux deux organes d’apporter la preuve des affirmations dans leurs publications a choisi d’aller directement à la sanction. Si ce n’est la manifestation d’un zèle de godillot c’est purement de l’acharnement. Mais qu’à cela ne tienne. En quoi une institution de « journalistes » peut-elle demander à des confrères d’apporter la preuve de leurs écrits, autrement dit leurs sources. On serait en face de novices qu’on pourrait trouver une situation atténuante à une telle demande. Passons !

Posture de Godillot ?

Loin de donner raison aux observateurs qui estiment que ce jugement n’est plus ou moins que l’expression de la force, visiblement téléguidée, l’on peut, en vrais leaders d’opinion et démocrates s’en offusquer lorsqu’on se rend compte que ce sont les institutions de la république, censées faire respecter la loi qui la violent plutôt à loisir. Car, lorsqu’on veut donner force à la loi, on l’applique dans son entièreté. Et en la matière, la Haac dans l’article 22 de sa loi organique a pour attributions de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse. Elle n’a donc pas pour missions de s’acharner contre la presse pour un hi ou pour un ha. Qui plus est, la même loi organique fait obligation à l’équipe de Pitalounani Telou de procéder graduellement par une mise en demeure (article 58) avant de décider d’une suspension de parution de la publication (article 65). Et c’est là qu’on se rend compte que l’expatrié du moins à la lumière des lignes de sa plainte, fait une meilleure lecture des textes qui régissent la Haac que les membres de la Haac eux-mêmes. La preuve, on n’en eu que cure de toutes ces dispositions de toutes ces dispositions de la loi organique mais on a plutôt choisi le zèle.

Pour sa vraie indépendance et son développement intégral africain, l’ancien président américain, Barack Obama n’a-t-il donc pas recommandé des institutions fortes, en lieu et place des hommes forts ? A chacun sa réponse !

Source : Fraternité /

Sous-titre / Intro : 27avril.com

N.B. Pour avoir publié l’article ci-dessus, le journal « Fraternité » vient d’être convoqué à son tour par la HAAC du nègre Télou


Convocation du journal « Fraternité » par la HAAC pour avoir publié un article critique de la décision de cette institution de la honte de suspendre les journaux « L’Alternative » et « Liberté » | Source : F.K/FB

 

 

En effet, par décision N°13/Haac/20/P du 23 mars 2020, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac)

 

Covid-19 : Le «Yes» conditionné des médecins togolais

Malgré leurs conditions de travail délétères, les professionnels de la santé sont propulsés au-devant de la lutte. En leur corps défendant, parallèlement aux patients classiques, les professionnels de la santé sont au chevet des cas enregistrés, aussi bien suspects que confirmés. Toutefois, ceux-ci, bien que volontaires, n’entendent point être victimes collatérales de la situation. Encore moins, s’ériger en agneaux sacrificiels en voulant sauver des vies au nom de leur serment d’Hypocrite.

En effet, en réponse à l’appel de solidarité agissante afin de mieux juguler le mal, les praticiens hospitaliers du Togo, par le biais de leur secrétaire général, Gilbert Tsolenyanou, se disent prêts à se lancer, corps et âme dans la «guerre» contre le fléau. Ceci, à condition que le gouvernement leur garantisse un plateau technique à la hauteur de l’enjeu.

…Mais pas à n’importe quel prix

«Il nous faut souligner que cette situation n’est pas facile pour le personnel. Nous avons besoin dans l’urgence de moyens supplémentaires. Il s’agit de moyens de protection pour le personnel soignant, je veux parler des masques, des combinaisons, des gants, des solutions hydroalcooliques », a-t-il confié à Rfi, lundi dernier.

Alors que le CHR Lomé Commune ait été réquisitionné par l’Etat togolais pour soigner les cas confirmés du COVID-19, le Secrétaire général du Synphot a révélé que les matériels de soins disponibles dans ce centre de santé sont insuffisants. «…nous avons besoin de moyens thérapeutiques dans les cas de complications. Il s’agira d’avoir des masques simples et des masques à haute concentration en oxygène des patients en soins intensifs, et pour les patients admis à la réanimation, nous aurons besoin de respirateurs, d’oxygène, et d’air médical sur le site choisi. Il n’est un secret pour personne que ces matériels sont vraiment insuffisants. Pour nous, si nous n’arrivons pas à avoir ces équipements de pointe, dans les délais raisonnables et si par mégarde, ce que nous ne souhaitons pas, des cas compliqués arrivaient, nous aurons vraiment des problèmes », a-t-il indiqué.

Le gouvernement, dos au mur

Loin de toute considération syndicale, encore moins politique, il urge d’apprécier, à sa juste valeur, cette demande qui, à tout point de vue, se veut pragmatique, responsable et raisonnable. Ceci, du moment où cette couche socioprofessionnelle se veut la plus exposée en ces mauvais temps qui courent où l’auto confinement est recommandé. Quoi donc de plus normale pour le gouvernement de mettre dans les conditions, ceux qui répondent présents à son appel au nom de l’intérêt général et de la solidarité.

L’exécutif national, mis à l’épreuve par cette situation inconfortable, a donc tout intérêt à se montrer réceptif à cet appel du synphot. Car, l’évènement malheureux du Covid -19 au Togo, au-delà de la solidarité et de la compassion, met une fois de plus à nu, l’incapacité du Pouvoir de Lomé à doter le pays des centres hospitaliers dignes de ce nom.* A quelque chose, malheur est bon, dit la maxime. Le gouvernement a désormais dos au mur, la faute à sa gestion approximative, depuis 56 ans, de la politique nationale sanitaire. Laquelle fait tristement des centres hospitaliers du pays, presque des mouroirs.

Source : Fraternité

 

 

Covid-19 : Le «Yes» conditionné des médecins togolais

 

Coronavirus : le point sur le continent

Le coronavirus, apparu la mi-décembre 2019 dans la ville de Wuhan (Chine), gagne du terrain en Afrique épargnée dans les premiers instants, par cette maladie qualifié le 11 mars 2020 de « pandémie » par l’OMS (Organisation mondiale de la santé), en raison de sa fulgurante avancée dans le monde.

Le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine, à la date du 24 mars 2020, a recensé 1.988 cas confirmés de coronavirus en Afrique, avec 58 décès. Sur les 54 États 43 sont déjà touchés.

Sur l’ensemble du continent, l’Afrique du Sud est le plus touchée. La nation arc-en-ciel compte 554 cas d’infection.

En Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso est le plus touché. Dans le pays, 114 cas confirmés ont été recensés, dont 96 cas à Ouagadougou, la capitale. Le pays des hommes intègre dénombre 07 guérisons et 05 morts.

Le Togo, son voisin du sud-est, enregistre 20 cas confirmés, 19 cas actifs, une guérison et zéro décès, selon les chiffres officiels.

Bilan dans le monde

Depuis l’apparition de la maladie, 401.285 cas de contamination au Covid-19 ont été enregistrés dans 175 pays, sur la planète entière.

Cette pandémie a déjà coûté la vie à 18.040 personnes. L’Italie, avec 6.820 décès, compte à elle seule le plus de morts liés au coronavirus.

En Afrique, tout comme dans le reste du monde, des mesures sont prises afin de lutter contre la propagation de la maladie.

Edem A.

 

 

Coronavirus : le point sur le continent

 

Bataille contre COVID-19 : Voici les propositions du Père Pierre Marie Chanel Affognon

Les propositions pour pour gagner cette guerre contre le coronavirus ne manquent pas. Elles fusent de partout. Prêtre et acteur de la société civile, le Révérend Père Pierre Marie Chanel Affognon saisit les autorités togolaises et le corps des médecins avec des propositions. Lisez plutôt !

Lettre ouverte

Lomé le 23 Mars 2020

À Monsieur le Ministre de la santé et de l’hygiène publique
À Monsieur le Ministre de l’eau, de l’équipement rural et de l’Hydraulique villageoise
À Madame la Ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation
Aux Mesdames et Messieurs les membres de l’Ordre des Médecins du Togo
Aux Mesdames et Messieurs les membres de l’Ordre des Pharmaciens du Togo
À la hiérarchie de la Médecine Militaire du Togo

Objet : Humbles interpellations et modestes propositions

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais m’adresser à vous avec un profond et sincère respect, ainsi qu’avec une réelle humilité, pour vous interpeller et vous faire part de modestes propositions au sujet de la riposte contre la pandémie du Covid-19 sur la terre de nos Aïeux. Mais avant tout, je voudrais vous exprimer ma gratitude pour tout ce que vous faites déjà et féliciter, surtout, les médecins et les agents de santé engagés directement dans les actions de prévention pour la vie de nos populations et de traitement des victimes.

En termes d’interpellations et de suggestions, j’en formule ce qui suit :

Au Monsieur le Ministre de la santé et de l’hygiène publique :

Quelle est la stratégie de travail pour une meilleure prévention de la pandémie et une meilleure prise en charge du personnel médical soignant, des malades et des cas suspects ? Pourquoi la sensibilisation n’est-elle pas intensifiée et porter au plus haut niveau au sein de toute la population ? Pourquoi la formation du personnel de la santé semble tarder et quelles sont les dispositifs décentralisés pour que, jusque dans nos villages, la prévention et la prise en charge des cas soient efficaces ?

Je propose, humblement, que vous communiquez dans une vidéo-conférence la stratégie de travail au niveau national, régional, communal et local, en y associant tous les médecins et personnels de la santé compétents pour vous aider à rendre visible des 2 consignes claires et des protocoles pragmatiques, validés par vos techniciens compétents en la matière.

Je propose que la sensibilisation soit intensifiée par des messages préenregistrés et joués dans les centres de santé, les marchés, les services publics, les banques, les points de contrôles sur les routes, les quartiers, les villages... Par exemple, certaines mosquées et églises disposent des hauts parleurs, elles peuvent diffuser ces messages. Les voitures de militaires qui sillonnent nos villes peuvent être mises à contribution ainsi que les taxis et mototaxis en y installant les dispositifs nécessaires. Les populations doivent savoir qu’il y a un grave danger et ainsi, par ces moyens, aller chercher sur les media des informations justes. D’où la nécessité d’un point de presse journalier sur la situation, avec communication des conduites à tenir, des émissions sur toutes les radios, télévisions, sur les réseaux sociaux et autres médias de large diffusion.

Je propose que les agents de santé soient formés par vidéo-conférences, avec un accès à internet, par un forfait spécial de TogoCom, octroyé exclusivement aux agents de santé. Aussi doit-on mobiliser les ambulances y compris celles de l’Armée et ses hélicoptères pour le transport des victimes ou des cas suspects des régions très éloignées du centre de référence de Lomé. Il serait également très indiqué de créer des hôpitaux de campagne dans les régions, dans le style du préfabriqué comme ce qui avait servi d’abris pour son Excellence Monsieur le Chef de l’Etat, quand il avait fait sa tournée dans certaines préfectures. Il faudrait aussi organiser la désinfection des hôpitaux et des centres de santé. Il est également urgent et indispensable de se prononcer rapidement sur le traitement avec la chloroquine (doublé d’antibiotique), comme le Maroc, le Bénin, les USA, la Chine…, et la rendre disponible. Il est dit que les anti-inflammatoires et l’aspirine seraient à éviter dans le traitement. Vous devriez informer la population, et surtout agent de santé, sur tout cela et la conduite à tenir.

Pour ce qui concerne Monsieur le Ministre de l’eau, de l’équipement rural et de l’Hydraulique villageoise : Quelle est la stratégie d’urgence, mise en place à ce jour, pour que l’eau soit disponible à la grande majorité de nos populations pour l’hygiène des mains ? Vu que votre ministère dispose des statistiques en la matière, il est urgent de faire le point. Ainsi, ensemble avec vos services techniques, la Togolaise Des Eaux (TDE), l’Armée togolaise et d’autres institutions ainsi qu’avec des personnes de bonne volonté, vous pourriez tout faire pour éviter les coupures d’eau et permettre un meilleur accès des populations rurales à l’eau. Et ceci selon un plan d’urgence qui pourrait consister à creuser des puits, à mettre des forages, à canaliser et à traiter l’eau des rivières, fleuves ou lacs, à mettre des citernes, à accroitre la distribution de l’eau de la TDE avec des points d’eau et de nouveaux blanchements rapides, à coût social.

A votre endroit, Madame la Ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation : Vos services doivent prévenir des situations de graves pénuries alimentaires dans les familles faute d’argent pour en acheter. En effet, les Togolais, à plus de 60 %, vivent au jour le jour, mais aujourd’hui, ils sont obligés d’être quasi-confinés. Par ailleurs, certains ménages ne pourront pas payer, le loyer des mois de confinement, les soins ordinaires pour un paludisme, une infection, etc. Face à tout cela, vous devriez anticiper les actions à entreprendre en comptant sur vos techniciens, les sociétés, les banques et les personnes de bonne volonté en vue des aides spécifiques et pragmatiques. Une équipe d’hommes et de femmes intègres sera constituée pour vous aider à une gestion rigoureuse des subventions et dons à cette intention. Vous pouvez même y inclure des leaders religieux.

Aux Mesdames et Messieurs les membres de l’Ordre des médecins du Togo :

Chers médecins, s’il vous plait, la santé de la Nation et donc sa vie est entre vos mains. Merci pour votre abnégation et vos sacrifices. Que Dieu vous bénisse et vous protège. Cela dit : Pourquoi ce silence apparent de votre Ordre face à la pandémie du Covid-19 dans notre pays ? Organisez des conférences en ligne pour nous éclairer. Au nom de votre serment d’Hippocrate, créer une union sacrée avec le ministère de la santé pour agir ensemble. Proposez des formations en ligne pour vos collègues et collaborateurs. Donnez à la population des consignes claires. Prononcez-vous rapidement sur le traitement de la pandémie avec la Chloroquine associée à l’Azithromycine, fruit du travail du Pr Didier RAOULT et son équipe. Si le ministère de la santé, dans une politique du gouvernement qui pourrait être influencée par des intérêts stratégiques et diplomatiques, vous, en scientifiques et praticiens expérimentés, oser prendre position et éclairez-nous.

Aux Mesdames et Messieurs les membres de l’Ordre des Pharmaciens du Togo :

Chers Docteurs en pharmacie. Merci pour les officines que vous mettez à notre disposition. Mais, pourquoi vous semblez faire silence et vous ne vous prononcez pas sur la chloroquine et sur des plantes traditionnelles de chez nous que les uns et les autres estiment être des remèdes contre le Covid-19 ? Vous avez étudié ces molécules donc c’est urgent de situer nos populations. S’il vous plait, prononcez-vous sur la chloroquine. Comme des professionnels, faites rapidement votre recommandation et pensez à comment le rendre disponible chez nous comme dans les pays cités précédemment. Si vous le jugez efficace, pourquoi ne pas recommander sa production chez nous avec des laboratoires existants ? Ne gardez pas le silence, je vous en prie, nous avons besoin de vous. Pour ce qui concerne l’usage thérapeutique des racines appelées « Nyimon » et des feuilles désignées « Aloma » en Ewé ainsi que l’aloès Vera, que dites-vous ? Que recommandez-vous ? Il y a urgence, parlez et informeznous en votre qualité d’universitaires et de professionnels en pharmacologie.

Nous le savons tous, l’heure est très grave et nous n’avons pas le droit à l’erreur, à des silences coupables, à des manques de prévisions urgentes et à des actions bien pensées et bien exécutées avec compétence à tous les niveaux.

La Médecine Militaire : Elle est reconnue pour sa compétence. Quelle est l’apport des médecins et agents de santé de l’armée togolaise ?

Nous avons besoin de vous pour mener cette « guerre ». Si d’autres pays sont en guerre, le nôtre ne l’est-il pas aussi depuis le premier cas du Covid-19 dans notre pays ? Un président africain ne parle-il pas de « guerre mondiale » ? Ne serait-il pas bon, que tous vos moyens et compétences, maritimes, aériennes, stratégiques, médicales, en ingénierie…, soient ici engagés et intégrés à la stratégie de la riposte contre Covid-19 ?

Nous prions pour vous et respectons les consignes données. Merci pour vos efforts. Beaucoup de courage à vous. Mais, faites davantage et rapidement, avec plus de communication et de prises de décisions partagées efficacement à toute la population.

Recevez, Mesdames et Messieurs, ma modeste contribution ainsi que l’expression de mes sentiments les plus distingués et mes salutations accompagnées de mes prières.

Que Dieu bénisse le Togo ainsi que notre monde et qu’Il nous protège.

Père Pierre Marie Chanel AFFOGNON

Citoyen togolais et prêtre

 

 

Bataille contre COVID-19 : Voici les propositions du Père Pierre Marie Chanel Affognon

 

Togo : Faure Gnassingbé, 15 ans d’impéritie

« Existe-t-il pour l’homme un bien plus précieux que la Santé ? » (Socrate)

Quand on a de la vision pour son pays, quand on l’aime véritablement, on n’a pas besoin de passer de longues années au pouvoir pour imprimer la marque de développement au pays. Quand un jour on sera appelé à partir, que les compatriotes puissent dire : « ceci fut son œuvre. » Contrairement à ce que pensent certains, les hommes sont mortels, ils vont passer, mais le pouvoir reste. Les Togolais n’avaient pas imaginé que Gnassingbé Eyadema était mortel, mais il est passé.

Aujourd’hui, après 53 ans de règne sans partage de la famille Gnassingbé, on ne peut mettre aucune réalisation sur le compte du père et du fils. Ils n’ont strictement rien laissé à la postérité si ce n’est un pays pillé et dépouillé de ses richesses, un pays profondément divisé par leur politique politicienne.

Si le père peut bénéficier d’une circonstance atténuante pour avoir eu comme seule compétence le métier des armes et avoir servi comme cordon bleu dans la guerre d’Indochine, on ne peut pas dire la même chose du fils qu’on dit avoir suivi de grands préceptes dans de prestigieuses universités occidentales. Il aurait donc a priori toutes les compétences et qualités requises pour développer le Togo, construire un pays moderne et démocratique qui susciterait envie dans la région ouest-africaine.

Mais après 15 ans de gouvernance de celui-là qui était auréolé d’un MBA et dont on disait du bien, louait l’intelligence et la perspicacité, le bilan est fort négatif. Il n’y a rien à mettre à son actif. Aujourd’hui, le monde fait face à une grave crise de santé publique liée au coronavirus, dévoilant les tares du régime. Après plus de cinq décennies de règne, ni Faure Gnassingbé ni son père n’ont été en mesure de construire un seul hôpital digne de ce nom où leurs concitoyens pouvaient se soigner convenablement, convaincus qu’ils pourront toujours être évacués, au frais du contribuable, vers les capitales occidentales.

« Les deux cas les plus scandaleux sont ceux du Gabonais Omar Bongo Ondimba et du Togolais Eyadema Gnassingbé. Le premier est mort en 2009 à Barcelone, en Espagne, après avoir dirigé son pays pendant quarante-deux ans sans avoir eu à cœur de bâtir un centre sanitaire dans lequel il rendrait son dernier souffle. Le second est mort en 2005 dans l’avion qui le transportait de Lomé vers une capitale occidentale après trente-huit ans d’un règne au cours duquel il avait eu les moyens suffisants de doter le Togo d’un centre hospitalier qui lui aurait permis de recevoir les premiers soins avant son évacuation. Cela lui aurait peut-être sauvé la vie ! », s’est indigné Seidik Abba dans une chronique.

On pensait que le fils aurait la sagesse de tirer leçon des erreurs fatales commises par le père et rectifier le tir. Que nenni ! Depuis 2005 qu’il est au pouvoir, il s’est illustré par la même impéritie. Non seulement le doyen des chefs d’Etat de l’Afrique de l’Ouest n’a pas doté son pays d’un seul hôpital moderne de référence en ce 21è siècle comme l’ont fait la plupart de ses pairs, mais plus grave, les rares structures sanitaires qui existent au Togo sont en ruine et manquent de tout.

D’après la Deutsche Welle, « le système sanitaire togolais est un des plus précaires dans la sous-région. » Au Togo, l’hôpital devient lui-même malade, faute d’équipements. En cette période où le coronavirus sévit gravement, chaque Togolais doit se tenir la tête entre les mains…

Médard Ametepe

Source : Liberté

 

 

Togo : Faure Gnassingbé, 15 ans d’impéritie

 

Des pays-ghettos pour la vie !

« Toute la journée, j’ai marché dans le ghetto. Des enfants fouillent dans les poubelles, une femme son bébé mort dans les bras mendie ; un couple élégant, l’homme superbe, bras croisés, la femme maquillée, chantent au milieu de la chaussée. Là on vend des livres par paniers entiers, ici un homme est allongé sans connaissance : sans doute le froid et la faim. Tout va mal : la mort est partout »,Martin Gray (Au nom de tous les miens).

Parfois, il faut vivre –ne serait-ce que par procuration- le contraire de ce qu’on a l’habitude de vivre pour apprécier la valeur de la vie. Depuis l’apparition de l’épidémie au coronavirus, de plus en plus de pays se referment sur eux-mêmes. Mieux, même au sein d’un pays, voire d’une ville, interdiction est faite aux habitants de sortir. Sous peine d’amendes. La France, l’Italie et la Belgique au moins vivent cette situation. Mais il n’en fallait pas plus pour entendre des jérémiades de personnes qui parlent de pression, de confinement, de malaise à demeurer surplace. D’autres vont jusqu’à parler de se sentir comme en prison. Balivernes, disons-nous.

Que veut l’être humain au final ? Pendant la deuxième guerre mondiale –malheureusement que les survivants se font de plus en plus rares-, des Juifs, des tziganes et des homosexuels ont connu l’inimaginable. En Pologne par exemple, plus précisément à Varsovie et ailleurs en Europe, des murs entiers ont été érigés pour confiner ces populations ciblées par le régime nazi. Des quartiers entiers ont été transformés en ghettos. Et, contrairement à ce qui se passe actuellement dans la même Europe, ces populations ne sortaient de ces ghettos que pour prendre la direction des…camps de concentration, des camps de la mort. Treblinka, Sobibor, Zambrow et bien d’autres éparpillés savamment par Hitler et son armée. C’étaient des camps de la mort.

Avec le coronavirus, des habitants sont de nouveau confinés. Mais cette fois-ci, dans l’espoir de préserver leurs vies ! Là se trouve toute la différence. Même si des témoins de ce temps barbare n’existent plus, des œuvres témoignent de ce que ces devanciers avaient vécu.

Un virus est dans la place. Hormis les masques, les solutions hydroalcooliques, les lavages des mains, l’autre moyen pour court-circuiter cette pandémie est d’isoler les gens les uns des autres, étant donné que la foule et les agglutinations constituent ses terrains de prolifération.

Après la Chine, les Etats-Unis et l’Europe, c’est au tour de l’Afrique de prendre des mesure d’isolement destinées, non pas à envoyer des peuples vers des fours crématoires comme au temps de la dernière guerre mondiale, mais à leur garantir une vie saine.

Sur des médias, on entend des plaintes, des critiques envers les autorités, qui parce qu’elles ont fermé des lieux publics, qui pour avoir prévu des amendes pour les contrevenants aux mesures de confinement. Mais dans le même temps, ces médias critiquent le nombre croissant de morts du fait de la maladie. C’est à se demander si le quatrième pouvoir doit tout relayer en temps de crise. Démocratie d’accord, mais la vie d’abord.

L’épidémie au coronavirus aura eu un mérite, celui d’avoir montré les limites de l’humain, malgré ses soi-disant technologies. Un être microscopique invisible à l’œil nu, mais qui crée la désolation dans des foyers, rend impuissantes les puissances, du moins momentanément, et chamboule toute l’économie mondiale. Il faut être un sacré virus doté de culot pour oser cet exploit ! Mais heureusement qu’à la fin, c’est l’homme qui triomphe.

Godson Ketomagnan

Source : Liberté

 

 

Des pays-ghettos pour la vie !

 

Togo, Coronavirus et promiscuité carcérale : Libérer des « prévenus personnels » des magistrats

Quel serait l’effectif réel dans les prisons civiles du Togo si tous les prévenus jamais passés devant un tribunal devraient être relaxés sans autre forme de procès ? Cette interrogation revient au devant de l’actualité, eu égard au fléau mondial auquel le monde fait face. Le Togo aussi est entré dans le cercle infernal depuis peu. Si le confinement constitue une arme préventive contre la maladie, la promiscuité reste le ferment qui peut faire exploser les cas de morbidité. Comme dans les geôles.

Et si le ministre de la Justice, les procureurs et autres juges d’instruction se réveillaient de leur torpeur et apportaient aussi leur pierre à la lutte préventive contre le coronavirus ! Depuis le déclenchement de la maladie et la multiplication des cas, un mot nouveau est apparu : confinement. Qui veut et demande qu’on reste chez soi tant qu’aucune urgence n’oblige à mettre pied dehors. Mais un autre mot existe qui favorise la prolifération du virus : la promiscuité.

Si le premier a rapport à l’individu, le second fait allusion à un nombre de personnes. Or, plus il y a de personnes agglutinées dans un lieu, mieux le virus –au cas où il fait son apparition dans ce groupe de gens-, se multiplie. Et l’un des endroits où la promiscuité est une réalité et le risque de morbidité et de mortalité élevé, reste la prison.

Au Togo, ce n’est pas un hasard si le comité de lutte contre la torture a préconisé la construction d’un autre centre carcéral et recommandé la fermeture de la prison civile de Lomé. Que ce soit à Lomé ou à l’intérieur du pays, les prisons regorgent de « prisonniers personnels de juges ». Parce que l’Inspection générale des services judiciaires et pénitentiaires manque de présence régulière et effective dans les lieux carcéraux, parce que des magistrats se croient des détenteurs du droit de liberté ou d’incarcération sur les populations, au nom d’une « justice rendue au nom du peuple », les prisons sont remplies de prévenus dont certains passent des années sans jamais connaître l’issue de leur sort et la raison de leur « oubli ».

Mais coronavirus est arrivé et plus rien ne doit être négligé. Chaque jour, des centaines, voire des milliers de visiteurs apportent nourritures et autres effets aux condamnés et prévenus. Si la cause des premiers est entendue devant la loi, celle par contre des prévenus interpelle. Surtout par temps de coronavirus.

L’élection présidentielle au nom de laquelle une chasse aux sorcières a été engagée contre des partisans d’un parti politique est passée, avec des résultats préfabriqués qu’on ne veut pas voir recompter. Mais des prévenus demeurent en prison. Des gens arrêtés lors de manifestations politiques depuis les années 2013 et autres croupissent en prison alors qu’ils devraient recouvrer leur liberté si l’appareil judiciaire fonctionnait normalement. D’autres encore purgent des peines pour le simple motif que les vrais coupables n’auraient pas été arrêtés. Comme un cas qui a été libéré la semaine dernière après…18 ans de prison pour un crime qu’il jure toujours n’avoir pas commis. Des situations qui nous font demander si des magistrats disent le droit au nom du peuple ou en leur nom personnel.

Aujourd’hui plus que jamais, l’heure est à une remise en question des fondamentaux de la vie. Une vice-présidente d’assemblée nationale, du haut de sa position, est morte du coronavirus. On ne veut pas imaginer le ravage que ferait ce virus s’il parvenait par un visiteur ou un surveillant de l’administration pénitentiaire (SAP) à entrer à la prison civile de Lomé. Ce serait dramatique.

Autre chose, les détenus malades sont souvent envoyés au cabanon ou dans des infirmeries pour ceux de l’intérieur du pays. Mais avec la pandémie au coronavirus, il ne sera pas question de faire pareil. Tous les détenus malades du virus pourraient être rassemblés quelque part, mais où ? La réquisition du CHR-Lomé Commune ne vaut que pour les civils en liberté. Que se passera-t-il pour le ou les détenus ? Raison de plus pour désengorger les prisons des détenus de luxe. Avant qu’il ne soit trop tard.

L’Inspecteur général Alfa Adini-Bialou et le ministre Pius Agbetomey doivent se secouer pour anticiper. Faure Gnassingbé surtout. Comme le clame souvent un prétendu pasteur comme quoi, « l’heure est à la foi », on pense qu’avec le coronavirus, « l’heure est aux grâces présidentielles ». Un condamné ou un prévenu est avant tout un être humain.

Godson K.

Source : Liberté

 

 

Togo, Coronavirus et promiscuité carcérale : Libérer des « prévenus personnels » des magistrats

 

Communiqué du quotidien LIBERTÉ suite à la décision de suspension de la HAAC

Le lundi 23 mars 2020, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a rendu publique la décision N°14/HAAC/20/P portant suspension de parution pour quinze (15) jours du quotidien LIBERTÉ. Tout en prenant acte, la Direction de LIBERTÉ se doit de donner sa version des faits.

Le 11 mars 2020, la Direction du quotidien LIBERTÉ a reçu une lettre de la HAAC l’invitant à une audition le 16 mars suite à une plainte de l’Ambassadeur de France au Togo, M. Marc Vizy. L’article incriminé est publié dans le N°3116 du 03 mars 2020.

Comme toujours le Directeur de la Publication, M. Médard AMETEPE et l’un des rédacteurs, M. Godson KETOMAGNAN ont déféré devant l’institution à l’heure prévue. C’est en pleine séance d’audition qu’ils ont pris connaissance des grandes lignes de la plainte. M. Marc Vizy affirme avoir saisi la HAAC « en tant que représentant de la France au Togo, en tant que représentant au Togo du chef de l’Etat français et en mon nom propre » pour un « règlement à l’amiable », mais exclut en même temps d’exercer de droit de réponse. Après avoir réfuté les allégations contenues dans l’article publié, il demande à la HAAC « de faire usage de ses pouvoirs de mise en garde, voire, en cas de récidive, des pouvoirs de sanction qui lui sont reconnus par l’article 65 de la loi organique N°2018-029 du 10 décembre 2018 relative à la HAAC ».

Après lecture des grandes lignes de la plainte, la parole a été donnée à M. AMETEPE afin qu’il se prononce sur les griefs portés contre son journal. Tout court, le Directeur de la Publication a dit que la problématique de la corruption des diplomates et autres fonctionnaires internationaux est connue de tous et qu’il aurait souhaité que l’Ambassadeur porte plainte devant les tribunaux. C’est tout le crime du Directeur de la Publication accusé dans la décision d’afficher « des comportements discourtois envers les membres et l’autorité de l’instance de régulation des médias ». Il a été proféré des menaces de suspension du journal avant que la délégation de LIBERTÉ ne se retire. Et comme on le constate, c’est la sanction demandée par M. Marc Vizy qui a été infligée au journal.

En effet, la direction du journal LIBERTÉ a entretenu de bonnes relations avec l’institution de régulation jusqu’au 22 mai 2019 suite à l’article intitulé « La participation de l’opposition aux locales bouleverse les plans du pouvoir : Des consignes données aux CLC et OPS pour bâcler le recensement. Des récompenses promises à ceux qui enregistreront moins d’électeurs » et paru dans le n°2921 du mercredi 15 mai 2019. Ce jour-là, curieuse coïncidence, le fondateur du journal aujourd’hui membre de la HAAC était en mission, et le climat de convivialité et de confraternité qui avait toujours prévalu, avait pris un coup. Pour le respect dû à l’institution, on se garde de relayer ici les propos tenus par certains membres. C’est depuis cette audition que les relations sont tendues entre la HAAC et la direction du journal.

Encore une fois, la direction de LIBERTÉ prend acte de la décision de la HAAC et promet à ses lecteurs que le journal sera bientôt de retour dans les kiosques. C’est la première fois après 15 ans d’existence, que le journal est obligé de faire tomber le rideau pendant quinze jours. Et en pleine crise sanitaire alors qu’il a pris sur lui de faire sa part pour limiter la propagation de ce problème de santé publique. D’ici là, que chacun prenne soin de lui en respectant les mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre le Covid 19. Dieu veille sur le Togo.

Fait à Lomé, le 24 mars 2020

Le Directeur de la Publication

Médard Ametepe

 

 

Communiqué du quotidien LIBERTÉ suite à la décision de suspension de la HAAC

 

Révolution Togolaise / Le Tour de Garde : Les Perles du Journalisme Jetées aux Pourceaux

« Dans le journalisme, l’honnête homme est celui qui se fait payer l’opinion qu’il a ; le malhonnête, celui qu’on paie pour avoir l’opinion qu’il n’a pas » (Edmond et Jules de Goncourt)

Un pays où le meilleur éditorialiste est un humoriste est une nation en état de mort cérébrale. Elle court à sa perte. Au Togo le concept même d’intellectuel est devenu un gros mot tant l’espace de la pensée est dominé par des amuseurs et des griots. Ceux qui usurpent le noble titre d’auxiliaires de la pensée sont des appuis de la dictature et produisent que du vent. Renoncement, cynisme, cupidité, hypocrisie et donc médiocrité sont les seuls outils d’une radioscopie de l’espace intellectuel visible au Togo. Ce pays qui regorge de compétences, juge dangereux ses meilleurs enfants capables de ciseler son destin glorieux d’or de l’humanité. Il faut les écarter, les museler s’ils ne sont pas assassinés ou exilés. Place nette pour une espèce dangereuse et pernicieuse de miliciens ; agents de la propagande, collaborateurs zélés du crime d’État perpétré contre le peuple. Cyniques et veules, grassement rémunérés pour leurs basses œuvres, ils font office de journalistes.

Il ne s’agit point ici d’instruire le procès du journalisme. Il est de vrais journalistes qui essaient d’exercer avec sérieux et abnégation le noble et exigeant métier de porter l’information à leurs contemporains. J’indexe plutôt cette engeance armée d’un vague bagage intellectuel et d’une syntaxe incertaine qui écume la presse et les médias en service commandé de désinformation du peuple. J’accuse précisément ces assassins de salle de rédaction drapés dans de sombres manteaux de « sachants ». Toujours médiocres, ils tuent l’intelligence et la vertu au Togo des Gnassingbé. Ils tiennent le haut du pavé et paradent en conjuration d’abrutis. Ils sont pompeusement qualifiés de leaders d’opinion. On leur octroie des moyens, beaucoup de moyens pour tenir leur véritable rôle de trafiquants d’opinion.

Les avez-vous vu à l’œuvre ces propagandistes de la dictature ? Armés de leur seul ventre, ils charrient la vilenie de l’hypocrisie et du mensonge. Ils ont renoncé à la pensée. Ils ne réfléchissent pas, ils reflètent la volonté mortifère du tyran de Lomé 2. Intervieweurs, ils sont les pourfendeurs féroces et impitoyables de la vérité. Ils se présentent journalistes, ce sont des procureurs. Ils ne portent pas la contradiction, ils portent le glaive. Leur seul objectif est de plaire à leur mandant. Défense et illustration de la dictature, leur seule boussole. Peu importe le peuple. Le conformisme est confortable. La vérité peut attendre, pourvu qu’ils soient quelque chose sous la dictature avec la claire conscience qu’ils ne seront rien sous la démocratie. Journaliste ! c’est leur métier, prétendent-ils. Ils ne savent pas que le journalisme est un sacerdoce, une oblation au service de la vérité. Ils ignorent que le journaliste est dépositaire d’une noblesse de caste exigeante parfois jusqu’au sacrifice suprême. Au contraire, dépourvu de talent, sa seule cupidité en bandoulière, la canaille journaliste est un trapéziste qui travaille sans filet et engage la vie. Pas la sienne, mais bien celle du peuple contre le prix du sang. Aussi n’hésitent-ils pas à se fondre dans l’obscurité de la neutralité sous une dictature et à juger en procureur sans jamais rendre la justice au peuple. On peine à croire que ces tartuffes font le même métier que celui qu’avaient magnifié André Gide, Albert Londres, Albert Camus ou Norbert Zongo.

Non, assurément je ne convoque pas le journalisme à la barre de l’histoire. Je sais trop sa grandeur et ses exigences. Je sais qu’à distance de cette horde de propagandistes sont de vrais journalistes. Ils se tiennent courageusement au seuil de la vérité et tentent de donner ses lettres de noblesse à une si haute mission d’éveilleur de conscience et de faiseur d’opinion. Ce sont des héros ordinaires qui dressent un barrage de vertu contre l’océan de déraison et de honte d’une gouvernance tyrannique. Défenseurs de la liberté, de la race de Ferdinand Ayité, de Fabbi Kouassi et de quelques autres, ils prennent courageusement le parti de la vérité et de l’honneur. Il faut bien du courage à ces combattants de l’extrême, à ces frêles colonnes de lumière qui brillent obstinément au service de la vérité. Il n’est pas aisé de faire œuvre de journaliste sous la mitraille. Taraudés par le souci de la vérité et la quête du sens, ils cherchent à dissiper les épaisses brumes de l’histoire violente qui s’écrit sur la terre de nos aïeux. Vous les reconnaîtrez à coup sûr. Ils méritent d’être salués et soutenus.

Non, définitivement je ne désigne pas le journalisme à la vindicte. Je dénonce cette presse collaborationniste et ses acteurs. Vous les croiserez. Ils sont parmi nous. Ils se poussent du col et revendiquent, souvent bruyamment, le vernis de la respectabilité et de la notabilité. Assurés d’impunité, ils se déboutonnent et se lâchent. Si vous les croisez, lapidez-les avec les pierres tombales de la vérité qu’ils assassinent, appliquez-leur le fouet de la critique.

Jean-Baptiste K.

 

 

Révolution Togolaise / Le Tour de Garde : Les Perles du Journalisme Jetées aux Pourceaux

 

Mort de Manu Dibango des suites du Covid-19

L’artiste camerounais de renommée internationale a été contaminé, traité puis a regagné sa maison. Son entourage a même confirmé qu’il se porte « mieux », mais finalement, il décède des suites de la maladie virale à l’âge de 86 ans.

Après le décès de la star de soukouss Aurlus Mabéléà 67 ans après avoir été contaminé par la pandémie, c’est autour du saxophoniste et légende de l’afro-Jazz Manu Dibango de décéder des suites du coronavirus.

Le Camerounais s’est fait connaître dans le monde de la musique en 1972 par Soul Makossa, devenu un tube planétaire.

Le chanteur est considéré comme l’inventeur de la world musique avant l’heure. Lorsqu’il a été malade, plusieurs rumeurs l’annonçaient mort avant que son entourage ne réagisse sur son compte facebook pour démentir l’information.

Il était convalescent et a quitté l’hôpital pour rentrer chez lui. Quelques jours plus tard, il décède, laissant ses admirateurs dans l’angoisse et la tristesse.

A.H.

 

 

Mort de Manu Dibango des suites du Covid-19

 

Kpodzro, notre Kpↄsi

Il faut commencer par dire que nos langues nous offrent une grande possibilité de ramasser parfois en un seul mot toute une phrase, une grande idée métaphoriquement exprimée, une sorte de litote qui pourrait, pour l’interlocuteur, si on devait en transcrire le développement, s’étendre sur plusieurs pages. C’est à ce genre de lecture que je vous invite face à mon titre qui pour l’ewephone suffirait à tout dire.

Néanmoins, pour le lecteur totalement étranger à nos langues, à nos habitudes langagières, je vais donner quelques éléments d’éclaircissement.

Ceux qui s’intéressent tant soit peu à la vie politique togolaise connaissent bien Monseigneur Philippe Fanoko Kossi Kpodzro. Ce prélat a présidé la Conférence Nationale Souveraine au Togo et a été élu, à l’issue de cette conférence, pour présider le Haut Conseil de la République, parlement de Transition dans les années 90. Et ces derniers temps, en particulier dans la désignation du candidat Agbéyomé Kodjo à l’élection présidentielle et dans la campagne menée par ce dernier, on a beaucoup parlé, et on parle encore, après cette élection, de la dynamique Monseigneur Kpodzro.

Il ne me reste donc plus qu’à expliquer ce mot composé Kpↄsi.
Deux verbes substantivés entrent dans cette composition : « Kpↄ » et « Si ».

« Kpↄ » signifie voir, regarder, et, dans un champ lexical plus vaste, faire attention, tenir compte de, avoir des égards pour… On peut même y ajouter, dans des constructions avec des adverbes : surveiller, prendre soin de, s’occuper de…
« Si » peut être traduit en français par craindre, avoir peur de, fuir, redouter, respecter.

Le Kpↄsi est donc la personne ou l’instance par égard pour qui, par crainte de qui, par respect pour qui on nous craint, on nous respecte. Dans une situation où la loi, les institutions et surtout les hommes qui représentent cette loi, qui font cette loi, qui animent cette institution sont considérés avec une certaine crédibilité, elles constituent ensemble notre Kpↄsi.

C’est en ce sens que Monseigneur Kpodzro pourrait être notre Kpↄsi.

Levons tout de suite l’équivoque.

Ce n’est pas parce qu’il est homme de Dieu et représente pour les Togolais au moins une autorité morale. Ce n’est pas non plus à cause des rôles qu’il a joués dans la vie politique togolaise que nous avons déjà cités.

Mais la question que les Togolais se posent, dans une situation de confusion telle que nous la vivons est de savoir si nos institutions et les hommes qui les animent sont crédibles, si les lois votées, à commencer par la Constitution sont regardées comme protégeant réellement les citoyens dans leur vie de tous les jours, qu’ils soient riches ou pauvres, puissants ou faibles, appartenant à telle ou telle catégorie, telle ou telle partie du territoire.

Le 29 avril 2015, j’ai publié sur nos sites, un article intitulé Cet homme est faux. Ce n’est pas un homme en tant qu’individu que vise un tel article, mais un système dont l’homme en question, qui est à sa tête, est emblématique. Et ce système est un ensemble comprenant Constitution, institutions, lois et hommes ; ces hommes font les lois et les appliquent au nom du peuple et pour le peuple. Mais lorsque tout ce système semble plutôt dirigé contre le peuple, en s’appuyant sur la violence des armes, la conséquence logique n’est-elle pas que ce peuple cherche ailleurs son Kpↄsi : un homme par lequel ou une instance par laquelle se faire respecter dans ses droits, par lequel (laquelle) se faire défendre dans une situation d’injustice, de brutalité, de souffrance et de misère qui lui est imposée par le système ? Qu’il le veuille ou non, le prélat à la retraite est devenu le recours, l’unique recours des Togolais dans cette situation de détresse.

Il n’y a pas longtemps, j’ai publié un autre article dans lequel je présente ainsi Monseigneur Kpodzro : Ecce Homo. J’utilisais donc les mêmes termes dans lesquels Ponce Pilate livrait Jésus-Christ à une foule de Juifs que la passion haineuse poussait à réclamer la crucifixion de celui qui a déclaré qu’il est le fils de Dieu. Je voudrais tout particulièrement souligner la notion de passion. Dans le cas des Juifs du temps de Jésus, il s’agissait de la haine que les dirigeants religieux, pharisiens et scribes, membres du Sanhédrin qualifiés par Jésus de « tombeaux blanchis, beaux à voir de l’extérieur, mais pleins de rapines à l’intérieur », ont réussi à inculquer au peuple, pour différentes raisons, dont la peur de perdre les avantages qu’ils tiraient des impôts du temple.

Nul ne peut nier la passion qui pousse nos compatriotes à se ruer vers la possession des biens matériels, et comme des fauves dans la jungle, ne pas hésiter pas un seul instant à écraser, dévorer, anéantir les plus faibles. Bien entendu, Ecce Homo m’avait, avant tout, été inspiré par une démarche effectuée par Monseigneur Kpodzro, seul, allant, marchant péniblement, s’aidant de sa canne, sur le trottoir qui longe le mur de l’Ambassade de France ; c’est de là que l’évêque émérite de Lomé allait livrer son message, qui s’adressait, bien sûr, à différentes catégories de destinataires, dont principalement la France : cette puissance est la dernière à avoir administré le Togo avant la proclamation de l’indépendance ; elle n’est nullement étrangère à la tragédie fondatrice du régime actuel et nul ne peut nier qu’elle est intervenue, à différentes époques, d’une manière ou d’une autre, pour soutenir le régime, surtout lorsqu’il est menacé par un mouvement populaire.

Entre les lignes du discours de Monseigneur Kpodzro devant l’Ambassade de France, le lecteur avisé peut aussi très bien distinguer la peine du prélat à constater l’incapacité dans laquelle se trouvent (ou se sont mis) les dirigeants de nos partis dits de l’opposition à sortir le peuple de la dramatique position où il est d’année en année précipité.

Une autre équivoque à lever : connaissant un peu Monseigneur Kpodzro qui se définit lui-même comme un disciple et un serviteur du Christ, je ne crois pas qu’il interpréterait le « Ecce Homo », comme une manière de l’identifier au sauveur du monde. Mais plutôt, je voudrais juste qu’on le perçoive comme un homme en qui Dieu et les hommes ne trouveraient pas une intention ou des actions frauduleuses ; le disciple Nathanaël a été jugé ainsi par Jésus : « Voici vraiment un Israelite dans lequel il n’y a pas de fraude » (Jean 1, 47).

Dans mon enfance, j’avais connu un prêtre catholique togolais, à qui ces paroles peuvent s’appliquer. Son nom est Père Jean Gbikpi-Bénissan. Le petit peuple l’appelait par sa formule de salutation devenue fameuse : « Ne wa kafu Yesu-Kristo ! Tegbe ! Tegbe ! Amen (Loué soit Jésus-Christ ! À jamais, ainsi soit-il) ».

C’est grâce au père Gbikpi que le corps de Sylvanus Olympio, assassiné le 13 janvier 1963, n’a pas été malmené par les auteurs ou agents exécutants du coup d’État, mais a pu être transporté à Agoué, en terre dahoméenne pour y être enterré. D’une certaine façon, l’histoire est-elle en train de se répéter ?

Mais, ce qui m’intéresse, avant tout, c’est le témoignage de Jésus sur la nature de Nathanaël. De tels hommes existent réellement. Ce qui a frappé Jésus, c’est l’absence de fraude remarquée en la personne de ce candidat disciple au moment où il recrutait ceux qui allaient le suivre. Or, le vrai Israelite est celui qui ne baignait pas dans la mare ambiante de fraude, mais qui ayant reçu la loi, l’observait et avait le regard tourné vers le royaume de Dieu, c’est-à-dire sur les valeurs.

Ce qu’en matière de vocabulaire de critique littéraire et théologique allemande on nomme « Sitz im Leben » (lieu social où se situe le texte) peut être comparé à celui du Togo actuellement, où la fraude, la fausseté, les jeux troubles constituent l’ambiance dans laquelle baignent principalement les politiques togolais. Non seulement en matière d’élections, mais aussi dans la vie quotidienne entre citoyens.

Et dans ce Sitz im Leben, en attendant que la situation se décante, que les lois de la République reprennent leur force et les institutions leur crédibilité, Monseigneur Kpodzro demeure notre seul Kpↄsi : son existence sur la scène sociale, politique et spirituelle nous garantit le respect des droits en tant que citoyens et en tant qu’hommes.

La mission de Monseigneur Kpodzro pour le Togo d’aujourd’hui et de demain est immense et n’est encore terminée. Qu’il vive encore pendant plusieurs années !

Sénouvo Agbota Zinsou
Munich, Allemagne

 

 

Kpodzro, notre Kpↄsi

 

Les femmes de la dynamique Kpodzro saisissent Faure Gnassingbé

A la place d'une manifestation publique qu'elles avaient prévu, les femmes de la dynamique ont plutôt opté pour une saisine de Faure Gnassingbé à travers une lettre ouverte. Ce dimanche entre midi et 13 heures, elles vont se faire entendre à travers des bruits des casseroles. Voici la lettre envoyée au chef de l'Etat.

Lettre ouverte des femmes de la dynamique monseigneur Kpodzro,
à monsieur Faure Essozimna Gnassingbé

Lomé, le 22 mars 2020



Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE,

Nous, femmes togolaises qui croyons en la dynamique unitaire initiée par Monseigneur Philippe Fanoko Kossi KPODRZO pour obtenir l’alternance au Togo, voulons saisir l’opportunité de la journée internationale consacrée à la lutte des femmes, pour vous signifier notre immense déception et notre révolte de citoyennes, suite au énième holdup électoral au Togo, une violation grave de notre droit à choisir nos dirigeants en l’occurrence notre Président de la République.

Vous vous demanderez qui nous sommes et quelle légitimité avons-nous à vous interpeller ?

Nous sommes cette majorité silencieuse de femmes qui en dernier ressort, au sein de nos foyers, portons le poids des quotidiens difficiles de nos familles et nous battons pour : préserver la vie de nos enfants et de nos époux quand ils sont malades ; assurer le repas minimum pour la survie quotidienne de nos enfants et de nos maris ; assurer également coûte que coûte l’éducation de nos enfants. C’est nous, ouvrières infatigables aux mille bras qui subissons en dernier ressort les conséquences de votre gouvernance, source de grande pauvreté et de désolation ; une gouvernance caractérisée par l’accaparement des biens de toute une nation par une minorité pilleuse et le recours à la violence d’Etat pour brimer les citoyens. C’est également nous qui souffrons en silence, parce que naufragées économiques, notamment à cause des incendies criminels des marchés de Kara et de Lomé. Enfin, et vous devez le savoir Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE pour avoir sillonné les villages lors de votre pré campagne électorale, c’est nous qui ployons encore sous le poids des travaux agricoles rendus pénibles par le soleil brûlant et les outils rudimentaires, alors que nous ne sommes pas toujours propriétaires de nos terres et que nous ne pouvons tirer de nos activités que de très faibles revenus qui ne nous permettent même pas d’assumer nos responsabilités de mères, encore moins notre épanouissement personnel. Vous comprenez donc, Monsieur Faure GNASSINGBE, que parmi nous il y a même certaines qui vous ont voté par le passé en espérant un allègement de leurs souffrances, mais sont désormais fatiguées de vos promesses sans cesse renouvelées pendant les campagnes précédentes, mais toujours illusoires.

Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, nous avons le droit de choisir nos dirigeants et dans le contexte particulier du Togo, le droit à l’alternance et au bien-être que nous voudrions revendiquer à travers cette lettre ouverte qui vous est adressée dans le cadre de la journée du 8 mars consacrée aux droits des femmes.

Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, notre désir profond et celui de l’immense majorité des togolais est que cette année notre pays connaisse l’alternance. C’est pourquoi avant les élections, nous nous sommes organisées pour défendre l’idée de présenter, un seul candidat de l’opposition au système que vous incarnez et avons massivement voté le 22 février 2020, Docteur Gabriel Messan Agbéyomé KODJO, le candidat choisi par l’archevêque émérite, à qui nous tenons à rendre un hommage mérité pour nous avoir montré le chemin du courage et de la dignité. Malgré la proclamation de faux résultats par des institutions illégitimes à votre service, nous croyons toujours à l’alternance en 2020 et continuerons à nous battre pour que cet objectif se réalise. Voilà pourquoi en lieu et place de la marche des femmes suivie de meeting prévue ce 22 mars 2020, nous vous adressons la présente lettre ouverte et appelons les femmes et les populations à faire du bruit à partir de leurs domiciles. Nous avons voulu ainsi, en citoyennes responsables, éviter d’exposer nos compatriotes au covid-19 qui s’est malencontreusement invité dans notre pays.

Faut-il vous le rappeler, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE ?

Vous avez succédé à votre feu père en 2005 dans le sang et depuis, vous avez fait trois mandats présidentiels et maintenant vous cherchez à rempiler pour un quatrième mandat. Pour parvenir à vos fins, nous observons que vous comptez comme d’habitude sur une hiérarchie militaire qui vous est dévouée ; sur une constitution modifiée en votre faveur ; sur des institutions et une administration de la République à votre botte. Grâce à un recours massif à la fraude électorale, à un matraquage médiatique, à l’achat de consciences à une échelle industrielle, vous avez confisqué le pouvoir d’Etat. Comme l’a fait remarquer un compatriote dans une lettre ouverte, finalement « les différentes élections tronquées au Togo ont fini par édifier un poids moral qui pèse aujourd’hui sur les togolais de bonne volonté et qui sûrement pèsera plus lourd sur les générations à venir ». Au cours de cette dernière élection présidentielle, nous notons que quasiment tous ceux à qui vous avez délégué une parcelle de pouvoir, se sont transformés en sbires pour votre réélection afin de continuer à bénéficier des avantages liés à leurs fonctions et de vos prébendes. Mais dans leur zèle sans borne, vos redevables ont outrepassé les limites et les normes élémentaires de l’éthique politique : le vol de voix sans retenue de pères et mères de familles était à découvert. Des autorités administratives censées représenter l’Etat et garantir le respect de la loi sont devenues des hors la loi ; même les autorités coutumières garants d’une certaine éthique tirée des valeurs traditionnelles qu’ils sont censées promouvoir, étaient de la partie. Les enseignants chargés de l’éducation formelle de nos enfants, sans scrupule, ont fait usage du faux devant leurs apprenants. « Le poids moral qui pèse sur la conscience des togolais en ce moment est trop lourd ; le peuple se sent trahi. » Pour vous maintenir au pouvoir, vous avez réussi à inverser les valeurs en faisant passer pour la norme le vol et le mensonge à l’occasion des élections et dans votre gouvernance politique et économique ; vous avez associé à ces vices le culte de l’argent, la débauche sexuelle, la désacralisation de la vie humaine. Ce faisant vous avez contribué à saper les fondements de notre société et mis en péril sa pérennité.

Oui Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, quelle société peut se targuer d’assurer sa pérennité si les membres ne mettent pas en pratique un minimum de vertus morales ?

Si nous vous écrivons cette lettre, c’est aussi parce que nous ressentons que notre intervention est déterminante pour éviter la décadence dans laquelle vous engagez notre pays afin de vous maintenir au pouvoir. Le souci de stopper l’hémorragie morale et de redéfinir des bases solides pour le vivre ensemble a également motivé notre choix de voter pour le candidat de la dynamique KPODZRO. Nous le devons dans l’intérêt de nos enfants et des générations à venir.

Oui, nous sommes convaincues que le Docteur Gabriel Messan Agbéyomé KODJO a gagné les élections présidentielles du 22 février 2020 et trouvons normal qu’il défende les suffrages que nous avons portés sur lui. C’est pourquoi, nous ne comprenons pas l’acharnement dont il fait l’objet de la part d’institutions de la République que vous instrumentalisez. En touchant au Docteur Gabriel Messan Agbéyomé KODJO, vous touchez également à l’immense majorité des femmes togolaises et à coup sûr, des togolais aussi. Rien, pas même la plus féroce des répressions n’a réussi à venir définitivement à bout d’un peuple décidé à prendre son destin en main. Nous finirons par nous soulever pour réaliser notre désir profond d’alternance. Si cette alternance se réalisait sans vous, vous entreriez forcément dans l’histoire par la petite porte et finiriez par rendre compte devant les tribunaux de Dieu et des hommes.

Voilà pourquoi Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, nous voulons en appeler à votre conscience, vous qui êtes personnellement et en dernier ressort seul responsable de ce qui pourrait arriver à notre pays, afin que vous preniez la décision qui s’impose pour éviter au Togo et à vos compatriotes les affres d’un conflit post électoral dévastateur.

Quelle décision attendons-nous de vous, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE ?

A l’instar de Monsieur Alassane OUATTARA, préservez vos concitoyens d’atroces souffrances en reconnaissant la réalité de la victoire du Docteur Gabriel Messan Agbéyomé KODJO et en organisant une passation de pouvoir pour répondre enfin à la soif d’alternance de pouvoir des togolais après cinquante-trois ans de règne de votre famille. Si vous avez encore besoin de vous convaincre de cette victoire, accédez à la demande de proclamation des résultats bureaux de votes par bureaux de votes : d’abord souhaitée par les partis politiques de l’opposition au rang desquels celui du Docteur Gabriel Messan Agbéyomé KODJO ; ensuite promise avant le scrutin au groupe des ambassadeurs d’Allemagne, des Etats-Unis, de la France, des Nations-Unis et de l’Union Européenne ; et enfin réitérée au lendemain des élections par l’Ambassadeur des Etats -Unis.

En prenant une décision allant dans le sens de l’alternance, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, vous aurez montré que vous êtes de la trempe des grands hommes que les peuples savent immortaliser.

Veuillez agréer, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, l’expression de nos sentiments distingués.

Pour le comité d’organisation

K. B. ADJAMAGBO JOHNSON

 

 

Les femmes de la dynamique Kpodzro saisissent Faure Gnassingbé

 

Coronavirus/Mme Maryse Quashie : "Comptons d'abord sur nous-mêmes"

L'Universitaire, Mme Maryse Quashie appelle les Togolais à compter sur eux-mêmes, et faire en sorte pour éviter ou limiter la propagation de coronavirus dans le pays. Car, à l'en croire, le Togo ne dispose pas de structures sanitaires qui pourront faire face en d'expansion de cette maladie.

Lettre ouverte à mes sœurs et frères citoyens croyants

C’est lorsqu’il y a péril en la demeure qu’on peut mesurer sur quelles valeurs chacun fonctionne. Voilà pourquoi, alors que le Covid-19 constitue un péril grave pour le monde entier, je m’adresse à toi ma sœur, mon frère croyant, citoyen togolais. En effet, il me semble que tout croyant est une personne concernée : elle se préoccupe de l’existence de tout individu proche ou lointain, car notre vie de croyant est fondée sur une foi profonde en la fraternité. Nous sommes tous gardiens des uns et des autres.

Je m’adresse donc à toi qui fais partie de tous ceux qui se sentent gardiens de leurs frères, quels que soient ta position sociale, ton statut professionnel, tes choix politiques, je te fais appel simplement au nom de ta foi.

Le Coronavirus s’est répandu dans le monde entier. Ne nous faisons pas d’illusion, car au fond personne n’a de données vraiment réelles sur les personnes contaminées. Alors ne nous disons pas que chez nous ce n’est pas encore grave. Nous n’allons pas attendre de tomber comme des mouches avant de nous mettre en mouvement. Ici au Togo, nous le savons aussi, nos structures de santé ne pourront pas faire face en cas d’expansion de la maladie : ce n’est pas la peine de se demander pourquoi, il faut juste partir de cette base. Toutes nos chances se trouvent donc dans la lutte pour éviter que le virus ne se répande pas plus qu’il ne le fait en ce moment. Et pour cela, comptons d’abord sur nous-mêmes, sur notre créativité, sur notre sens de la solidarité, sur la fraternité.

Soyons réalistes, il ne suffit pas de demander aux gens de rester chez eux. Il s’agit de leur offrir de solutions concrètes pour vivre un isolement source de salut, mais qui ne peut pas ressembler au confinement européen.

Ainsi, s’il n’y a pas de vendeuse de bouillie, de pain, de kom, au coin de la rue, non seulement beaucoup d’entre nous, ne mangeront pas le matin, mais les familles de ces vendeuses ne tiendront pas le coup. La faim va s’ajouter aux malheurs du virus.

S’approvisionner tous les jours en nourriture est incontournable pour tous ceux, la majorité des habitants de la ville de Lomé, qui n’ont pas de moyens de conservation frigo ou congélateur, et tous ceux qui vivent de leurs revenus au jour le jour.

Que pouvons-nous faire nous qui sommes concernés ?

L’idéal serait que les vendeurs et vendeuses de nourriture portent masques et gants, et que les acheteurs respectent une certaine distance devant les étals. Oui il n’y a pas de masques et de gants que ces personnes pourraient acquérir : mais nous les croyants, ce que nous aurions donné aux différentes quêtes, durant toutes les célébrations qui sont supprimées, ne pourrions-nous pas le 2 donner pour qu’on se procure ces outils de protection rapidement ? Où et comment, me demanderez-vous, n’est-ce pas ? Parmi nous les croyants, il y a des personnes qui ont des contacts en Chine, tous les commerçants qui allaient en Chine par exemple, pourquoi ne pas faire jouer nos relations à ce sujet ?

Ma sœur, mon frère croyant, il ne s’agit pas de se lancer dans des actions de grande envergure, mais de se concerter à 5, 6, une dizaine de personnes tout au plus, pour faire ce que chacun peut autour de lui. Même celui qui n’a pas d’argent, le jeune par exemple, peut aider à faire respecter la distance d’un mètre entre les personnes dans son quartier là où on vend de la nourriture le matin. Pour cela, il vaut même mieux être à plusieurs pour en profiter pour faire de la sensibilisation à propos du lavage des mains, entre autres bonnes habitudes à prendre.

Je reviens aux masques : savez-vous qu’en Europe même, des gens se mettent à les coudre ? Nous disposons d’une armée de tailleurs et couturières, qu’on nous dise le type de tissu qui pourrait être le plus adapté simplement, car un masque lorsqu’on est dehors, et c’est obligatoire de sortir pour beaucoup de gens, c’est mieux que rien du tout, même si ce n’est pas un masque chirurgical. Alors ma sœur, mon frère croyant, qui a les compétences pour répondre, quel tissu ? Et comment vous organiseriez vous entre tailleurs et couturières du même quartier, ma sœur, mon frère croyant ? C’est le moment d’en discuter !

Et le gel hydro alcoolique ? Il en faudrait dans toutes les maisons, dans les commerces, les boutiques, etc. La formule en a été diffusée par l’OMS. Je ne peux pas la donner ici car il faut que ce soit fabriqué par des personnes qualifiées. Par ailleurs il ne faut pas que des escrocs s’emparent de la formule et en fassent des ersatz qu’ils vendraient, en jouant avec la santé et la vie des gens. Un litre revient à 5000 CFA, si on le fait en petite quantité et si on n’est pas subventionné.

Pourrions-nous trouver des fonds pour en financer et en subventionner la fabrication à grande échelle ? Et que pourrions-nous faire pour les contenants ? Ma sœur, mon frère croyant, soyons inventifs ! C’est une question de vie et de mort. J’en appelle au personnel paramédical et à tous ceux qui ont été formés en Santé Publique, pour gérer la première distribution de ce gel, et ensuite la distribution se ferait quartier par quartier, marché par marché, maison par maison, en même temps que la sensibilisation à son utilisation efficiente.

J’ai parlé tout à l’heure de stocks alimentaires et même d’eau potable, ma sœur, mon frère croyant, ne pourrions-nous pas constituer nos stocks personnels en pensant à deux ou trois familles voisines que nous pourrions aider si la situation devient critique ? Pensez aux conducteurs de zemidjan, par exemple, si la circulation venait à être restreinte, quels seraient leurs moyens de survie ?

J’en viens aux écoles. Décréter la fermeture des écoles, c’est facile mais pour beaucoup de parents, garder les enfants à la maison, est un problème : il y a d’abord toutes les personnes qui travaillent et pour qui l’école était une opportunité de garde, et puis il y a la garde des enfants dans nos cours communes. Que faire ? Nous devons d’ores et déjà nous organiser pour cela. Ma sœur, mon frère croyant, soyons créatifs et proactifs, anticipons pour ne pas courir à la catastrophe !

Mais s’il y avait tout de même beaucoup de malades ? Nous ne devons pas nous voiler la face à ce sujet, même si toutes nos prières demandent à celui auquel nous croyons de nous éviter le pire. Nous n’avons pas de structure de santé pour faire face à une telle éventualité mais nous avons vu ce que les Chinois sont capables de faire en ce sens. Pourquoi ne pas faire appel à eux ? Il existait une association Amitié Chine-Togo, est-elle toujours opérationnelle ? Et ma sœur, mon frère croyant qui en faisait partie, ou qui connait des gens qui en faisaient partie, ne pourrais-tu pas te dire que ce serait ta contribution de mettre en œuvre un plaidoyer pour au moins un centre pour accueillir les malades les plus atteints ?

Si nous y parvenons, alors des croyants, médecins, infirmiers et infirmières, aides-soignants et aides-soignantes, sages-femmes, techniciens d’hygiène et de laboratoire, étudiants en soins infirmiers et en médecine, tous croyants, viendraient y donner un peu de leur temps et de leurs compétences, au nom de leur foi.

Ma sœur, mon frère croyant, je ne prétends pas avoir réponse à tout, et évidemment certaines de mes propositions ne tiennent pas la route, mais mon problème n’est pas d’être la personne qui a réponse à tout, ma préoccupation c’est que nous arrivions à nous mettre en mouvement, en ne comptant que sur nous-mêmes, d’abord.

MA SŒUR, MON FRERE CROYANT, IL Y A URGENCE, LEVONS-NOUS EN FRERES ET SŒURS, AU NOM DE NOTRE FOI, ET NOUS FERONS RECULER LE CORONAVIRUS.

 

 

Coronavirus/Mme Maryse Quashie :

 

Covid-19 : près de 800 morts en une seule journée

Ce samedi 21 mars, l'Italie a fermé toutes les usines non essentielles après avoir enregistré un chiffre de record de 793 morts pour cette cette journée. Un un autre record qui nous rappelle que la pandémie reste hors de contrôle.

"La décision prise par le gouvernement est de fermer toutes les activités productives sur tout le territoire qui ne sont pas strictement nécessaires, cruciales, indispensables pour nous garantir des biens et services essentiels", a déclaré le Premier ministre Giuseppe Conte dans un discours télévisé dramatique en fin de soirée.

Le dirigeant italien, a souligné que les épiceries et les pharmacies resteraient ouvertes et n'a pas précisé quelles étaient les entreprises "indispensables".

"Nous allons ralentir le moteur productif du pays, mais nous ne l'arrêterons pas", a déclaré Conte.

L'Italie a enregistré une succession rapide de records qui semblaient inimaginables lorsqu'un constructeur italien à la retraite est devenu la première personne en Europe à mourir de la nouvelle maladie le 21 février dernier, il y a exactement un mois.

Vendredi et samedi, il a ensuite enregistré 1 420 décès supplémentaires, ce qui est supérieur à celui rapporté par la Chine et l'Iran.

Après des appels au secours des élus locaux, en Lombardie mais aussi à Rome, le gouvernement a fait recours à l’armée pour faire appliquer les mesures de restriction aux déplacements. Quelque 13 000 soldats viendraient ainsi s’ajouter aux 7000 déjà présents dans les rues.
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Covid-19 : près de 800 morts en une seule journée

 

Coronavirus : L'ANC dénonce l'amateurisme du gouvernement

L'Alliance nationale pour le changement (ANC) estime que les mesures prises par le gouvernement en Conseil des ministres ne sauraient, seules, protéger les populations togolaises. A travers cette déclaration, le parti de Jean-Pierre Fabre dénonce "le caractère timide et désinvolte des mesures annoncées par le gouvernement RPT/UNIR, au travers d’un communiqué du conseil des ministres et non d’un message solennelle à la nation". Lire !

DECLARATION

A la fin du dernier trimestre 2019 (novembre/décembre 2019), un virus aujourd’hui connu sous le nom de COVID-19 ou coronavirus, est apparu dans le centre de la Chine. Et malgré des mesures drastiques de quarantaine et de désinfection qui concernent près de 60 millions de personnes, le virus se répand partout dans le monde, paralyse des pays, crée la psychose et ébranle l'économie mondiale. Depuis le début de ce mois de mars 2019, l'Europe devient le nouveau foyer du COVID-19 et en moins de 20 jours, le 19 mars 2020, dépasse la Chine en termes de nombres de cas confirmés et de morts.

Il s’agit donc d’une pandémie qui touche déjà tous les continents y compris l’Afrique où des cas confirmés et des morts sont enregistrés çà et là, contraignant les pays à adopter et à mettre en œuvre, des mesures responsables appropriées.

Lorsqu’on considère que les pays où le virus fait actuellement des ravages sont généralement ceux qui ont manqué d’anticipation en ne prenant pas à temps les mesures drastiques qu’appelle cette pandémie, on est sidéré par la désinvolture des autorités togolaises qui semblent préparer une kermesse d’un coût estimé à 2 milliards de F CFA, soit environ 2.100 FCFA par habitant.

En effet, on comprend difficilement le caractère timide et désinvolte des mesures annoncées par le gouvernement RPT/UNIR, au travers d’un communiqué du conseil des ministres et non d’un message solennelle à la nation, qui tienne compte de la gravité de la situation :

• au moment où les écoles, sans eau ni sanitaires avec des effectifs pléthoriques (100 élèves par classe) et des cours de récréation plus que surpeuplés, lieux privilégiés de contamination, restent encore ouvertes de même que les sites de grandes fréquentations, publics comme privés. Aux dernières nouvelles, les écoles viennent de fermer à compter de ce jour même, 20 mars 2020 ;
• au moment où les hôpitaux, centres de santé et dispensaires, sont largement insuffisants en nombre, obsolètes et délabrés, privés de plateau technique, de médicaments et de ressources humaines ;
• au moment où, dans un message poignant, le 18 mars 2020, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met en garde et appelle l’Afrique à se réveiller face à la menace du nouveau coronavirus en soulignant que l’Afrique doit se préparer au pire.

L’ANC dénonce et condamne fermement l’amateurisme et le manque de volonté du gouvernement RPT/UNIR, face à l’extension et à l’intensification prévisibles du coronavirus au sein des populations togolaises, confinées dans la pauvreté, le dénuement et la misère, sans aucun moyen d’accès à l’information et à la sensibilisation qu’exigent les mesures de protection et de prévention prescrites par l’OMS.

Elle fustige l’attitude de certaines personnes qui, par des déclarations intempestives, au demeurant farfelues, s’emploie à nier la réalité du mal, au risque d’entraver l’adhésion des populations aux mesures de lutte indispensables, ce qui ouvrirait la voie à une hécatombe au Togo.

L’ANC invite le gouvernement à prendre ses responsabilités pour contenir et éradiquer la pandémie dans notre pays, en anticipant les mesures transparentes et crédibles, courageuses et drastiques, qui font leurs preuves ailleurs.

Elle invite en particulier les autorités sanitaires compétentes, à organiser une riposte appropriée et systématique contre les fake news qui circulent sur la pandémie et contre les déclarations farfelues tendant à nier l’existence même du coronavirus.

L’ANC appelle l’ensemble des populations togolaises à la vigilance et au respect rigoureux des mesures sanitaires prophylactiques de base, validées et préconisées par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Fait à Lomé, le 20 mars 2020

Pour le Bureau National,

Le Vice-Président Patrick LAWSON-BANKU

 

 

Coronavirus : L'ANC dénonce l'amateurisme du gouvernement

 

Coronavirus : ASVITTO préoccupée par le sort des détenus

L'Association des victimes de la torture au Togo (ASVITTO) est préoccupée par le sort des prisonniers au Togo. Ce n'est un secret pour personne que le milieu carcéral est confronté à une surpopulation qu'ont toujours défense les organisations de défense des droits de l'Homme. Kao Atcholi, président de l'ASVITTO, a saisi le ministre de la Justice pour le cas des détenus face à la pandémie du coronavirus.

Lomé, 20 mars 2020

REF : ASVT-LA 03/008/2020

Le Président

A
Monsieur Pius AGBETOME,
Ministère de la Justice chargé des Relations avec les Institutions,
Lomé-Togo

Objet : demande de protection efficace des prisons par rapport à la pandémie du Coronavirus (COVID-19).

Monsieur le Ministre,

Compte tenu de la progression inquiétante de la pandémie liée au Coronavirus (COVID-19) en Afrique subsaharienne et au vu des cas signalés au Togo, le gouvernement a pris des mesures préventives en plusieurs points au profit des populations.

Au regard du point six (6) portant sur l’interdiction de tout rassemblement de plus de 100 personnes sur toute l’étendue du territoire national, et du point sept (7) portant sur le renforcement de la surveillance et des mesures individuelles et collectives de prévention et de protection (se laver les mains au savon, recourir au gel hydro alcoolique, ne pas se serrer les mains en se saluant, etc), l’Association des Victimes de Tortures au Togo (ASVITTO) constate avec regret que les dispositions idoines ne sont pas prises dans les lieux de privation de liberté pour protéger les détenus. Seul le lavage des mains est imposé aux visiteurs, d’autres voies redoutables ne sont pas prises en considération.

L’ASVITTO estime que cette mesure est insuffisante pour la protection des prisons face à la capacité de propagation de ladite maladie.

L’épineuse question de la surpopulation carcérale qui affecte toutes les prisons civiles du Togo expose les prisonniers, leurs familles et les populations à des risques inestimables et désastreux si un cas se signalait éventuellement.

A la prison civile de Lomé par exemple, il n’y a que deux (2) petites cours pour près de deux mille (2000) prisonniers avec des sanitaires insuffisants et particulièrement insalubres, des cellules restreintes où sont entassées plusieurs dizaines de personnes. Il faut rappeler que cette prison a particulièrement attiré l’attention du Comité contre la torture (CAT) lors du troisième examen du Togo en août 2019 et il a été recommandé sa fermeture pure et simple.

Monsieur le Ministre, l’ASVITTO en connaissance de cause vient vous prier de faire diligence en prenant des mesures efficaces dans toutes les prisons civiles et les lieux de garde-à-vue afin de protéger les détenus contre la pandémie liée au Coronavirus (COVID-19). Elle voudrait faire appel à votre sens humaniste et vous prier d’être sensible à l’endroit de nos prisonniers et leurs familles.

L’ASVITTO vous prie, Monsieur le Ministre, de recevoir l’expression de sa considération distinguée.

M. ATCHOLI KAO Monzolouwè


Cc

• Ministère des droits de l’Homme
• Autres partenaires

 

 

Coronavirus : ASVITTO préoccupée par le sort des détenus

 

Un appel à Monseigneur Barrigah et aux experts de 1990

Lettre ouverte à Mgr Nichodem Barrigah Archevêque de Lomé

Covid-19 vient d’augmenter le cauchemar du peuple Togolais en s’ajoutant à la crise post-électorale des élections présidentielles du 22 Février dernier. En attendant le remède efficace, Covid-19 fait institutionaliser l’isolement des citoyens, ce qui fragilise encore plus la synergie des peuples, nécessaire à une nation pour rebondir d’une crise ou des moments difficiles. Le peuple Togolais à travers cette pandémie, reste conscient que le Togo risque beaucoup, si ses fils et filles continuent par vivre dans l’adversité politique, l’iniquité socio-économique, les divisions ethniques, le chômage grandissant, le sous-développement, et de crises en crises, malgré les efforts consentis et les petites avancées. Tout n’est certainement pas noir et tout n’est certainement pas rose non plus.

La crise post-électorale liée aux résultats des élections présidentielles du 22 Février dernier, résultats contestés par La Dynamique Monseigneur Kpodzro, plane toujours sur le pays et ses lendemains. Dans l’optique d’en faire la dernière crise politique post-électorale au Togo, une série de ‘Solutions politiques d'urgence à la crise togolaise’ a été publiée par RAAL DIASPORA USA le 16 Mars 2020. Il urge de souligner ici, ‘L’urgence du Consensus National et d’une Amnistie Générale au Togo’.

Les dommages causés par les crises électorales et bien d’autres circonstances à ce jour, les difficultés liées à la mission de la CVJR, le HCRRUN, la continuité des contestations électorales, les poursuites judiciaires contre les leaders politiques, l’inexistence des gages de l’alternance politique paisible, l’absence d’une réconciliation nationale sincère, l’absence de cohabitation politique qui devait baliser la voie à toute alternance politique pacifique et garantir des élections collectivement organisées pour des résultats incontestables, le statut d’ancien président incontesté, l’absence d’une amnistie générale au bénéfice des tenants du pouvoir et les opposants politiques en exil comme ceux incriminés au Togo, pour ne citer que ceux-là, obligent à faire appel aux bons offices et experts en la matière, à ceux qui ont fait ce genre de travail dans les années 1990, à Monseigneur Barrigah en tant qu’ancien médiateur des négociations politiques de Togo TÉLÉCOM 1 et 2 et, Ancien Président de la CVJR, pour un Consensus National d’Urgence et une Amnistie Générale qui puissent ouvrir la voie aux autres solutions et aider le Togo à poursuivre sa marche vers la démocratie, l’alternance politique paisible et le développement.

Une observation dans plusieurs pays qui ont réussi leur Démocratie, l’alternance politique paisible et la marche vers le développement, montre que l’Amnistie Générale et la Cogestion Gouvernementale ou la Cohabitation Politique ont toujours été la clé des élections incontestées, et de l’alternance pacifique ; ce qui n’a jamais été fait au Togo depuis 1998 à ce jour. Par conséquences, toutes les élections présidentielles à ce jour, ont été contestées et suivies de crises, de 1998, 2005, 2010, 2015 à 2020. Nul ne peut justifier pourquoi à ce jour, les politiciens Togolais n’ont jamais daigné combler ce vide observé dans la démarche. Raison pour laquelle, il appartient aujourd’hui à la nation tout-entière dans un consensus national, de faire comme les autres pays de la sous-région qui ont connu l’alternance politique paisible et la marche vers le développement.
Nous invitons toutes les couches à penser sérieusement à l’avenir de ce pays pour garantir un avenir meilleur au peuple en se penchant sur une solution définitive, historique, collective, et déjà prouvée effective dans d'autres pays avec patriotisme, courage et abnégation. Nous reviendrons sur la pertinence des autres solutions politiques.

RAAL DIASPORA USA

 

 

Un appel à Monseigneur Barrigah et aux experts de 1990

 

Togo, Coronavirus : Trop de laxisme…

A l’heure où bon nombre de pays prennent des mesures drastiques pour lutter efficacement contre le COVID-19, la nouvelle pandémie qui fait vibrer même les grandes puissances, le Togo se contente de son amateurisme habituel.

La menace se rapproche pourtant ; dans la nuit du 17 au 18 mars, un premier décès a été enregistré dans un pays limitrophe, le Burkina Faso. De plus, le nombre de personnes contaminées dans ce pays est passé à 27. Une raison de plus de redoubler de vigilance et de prendre des mesures à la hauteur de cette crise d’envergure mondiale.

Syndrome de laxisme ou manque de réalisme de la part des autorités togolaises… on ne saurait le dire. Toujours est-il que les mesures prises jusque-là ne sont pas assez conséquentes ni suffisamment efficace vu l’ampleur des dégâts du coronavirus. Si même les grandes puissances ont du mal à contenir cette pandémie, combien plus est-il important pour les pauvres pays africains, au système sanitaire très fragile de prendre des mesures coercitives pour limiter la propagation du virus sur le continent ?

Au Togo, le laxisme du gouvernement suscite tant d’étonnement. Les mesures prises jusque-là sont clairement insuffisantes. Suspendre les liaisons aériennes en provenance des pays à haut risque (l’Italie, la France, l’Espagne et l’Allemagne) peut sembler être une mesure efficace, mais une analyse plus poussée nous permet de comprendre que ceci n’a pas grande incidence sur les risques de propagation.

En effet, il y a également de fortes chances que des passagers venant d’autres pays soient contaminés par le virus. Ainsi, concentrer l’essentiel des ressources sur les personnes ayant séjourné dans un pays à haut risque (isolement obligatoire de quatorze jours), c’est prendre le risque de laisser entrer sur le territoire des passagers contaminés en provenance d’autres pays.
Aussi faut-il remarquer que l’interdiction de tout rassemblement de plus de 100 personnes est une mesure sans effet, car il n’y a pas besoin de plus de 100 personnes pour favoriser la propagation du virus.

Le Sénégal voisin donne l’exemple en interdisant pendant un mois, tous rassemblements et manifestations sur le territoire et en annonçant la fermeture des écoles et universités pour une période de trois semaines. Le Togo devrait emboiter le pas… les rassemblements devraient être interdites, les écoles et universités, fermée pour un temps. Des mesures devraient être prises pour éviter la propagation du virus dans les marchés, les alimentations et autres.

En clair, les mesures prises par le gouvernement togolais ne sont pas rigoureuses et l’on a l’impression que l’Etat minimise les risques de propagation du virus sur le territoire togolais.

Les failles des mesures préventives sont énormes ; une propagation de l’épidémie au Togo serait fatale, vue l’état du système sanitaire et le manque de ressource ; les mesures doivent donc être renforcées.

Il urge de prendre des mesures d’alerte maximale pour éviter l’expansion de la maladie et avant que ce ne soit trop tard.

COVID-19 : Inquiétante Menace

La menace se rapproche de plus en plus. Ceux qui privilégient la thèse du complot relevant d’une invention occidentale devront se raviser ; le mal est bien réel. Ce jeudi 19 mars 2020, le nombre de cas au Togo a été revu à la hausse.

Désormais, neufs (9) individus ont été testé positif au coronavirus au Togo. Selon les autorités, le premier cas détecté a pu guérir du mal. Il reste donc huit (8) personnes contaminées et actuellement en confinement. Pour éviter une propagation imminente de cette épidémie, de nouvelles mesures plus contraignantes ont été prises.

Par un communiqué publié ce vendredi 20 mars 2020, le président de l’Université de Lomé a annoncé aux usagers du campus que l’institution ferme ses portes pour compter de ce jour jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure est la réponse appropriée aux dispositions prises par le gouvernement interdisant tout rassemblement de plus de cent (100) personnes sur toute l’étendue du territoire national. Étant donné les conditions d’études sur le campus, notamment les effectifs pléthoriques dans les salles de cours et les amphithéâtres, cette mesure ne peut qu’être bien accueillie ; d’ailleurs, elle a été prise un peu tardivement.

C’est dans cette même logique que le ministre de l’enseignement supérieur, le ministre de l’enseignement technique et le ministre des enseignements primaires et secondaires ont publiés conjointement un communiqué indiquant que tout les établissements scolaires et universitaires et tous les centres de formation professionnelle, tous ordre confondus (publics, privés laïcs et confessionnels) sont fermés, à compter du vendredi 20 mars 2020 à 17h30, sur l’ensemble du territoire national jusqu’à nouvel ordre. Ils exhortent ainsi les acteurs du système éducatif au respect scrupuleux des mesures d’hygiène recommandées par les autorités afin d’éviter la propagation du virus.

Hors mis ces nouvelles mesures, il faut noter également les dispositions prises par les autorités religieuses pour contrer le virus. Dans un communiqué, l’Union musulmane du Togo (UMT) indique la fermeture des mosquées, une suspension des grandes prières de vendredi, mais aussi des restrictions concernant les rassemblements de mariage, de décès et de baptême.

De même, les célébrations eucharistiques ont été suspendues par la Conférence des évêques du Togo et d’autres mesures ont été prises pour le respect des dispositions gouvernementales. Des mesures similaires ont été adoptées par de nombreuses confessions religieuses.

Aussi faut-il préciser que des dispositions sont prises pour la fermeture de certains marchés et lieux de commerce regroupant un grand nombre d’individus.

Plus de doute sur la nécessité de se préserver en cette période de crise. Les nouvelles mesures prises par les autorités sont à saluer ; mais il y a toujours mieux à faire pour se protéger du mal. Les lieux de distraction (boîtes de nuits, bars…) et les endroits publics en général étant susceptibles de favoriser la propagation de l’épidémie, des mesures plus contraignantes devraient être prises concernant ces endroits. L’interdiction des rassemblements de plus de cent (100) individus reste une mesure illusoire et non appropriée à l’ampleur de cette crise. De plus, les forces de sécurité devraient être formées sur les mesures de protection pour veiller au respect de ces règles par les citoyens.

Toutefois, il faut préciser que toutes ces mesures n’auront aucun effet si les citoyens ne prennent pas conscience de leur lourde responsabilité. Le respect strict de ces mesures permettra assurément de limiter la propagation de l’épidémie et de protéger la population d’un carnage probable.

Source : independantexpress .net

 

 

Togo, Coronavirus : Trop de laxisme…

 

Togo : Djerehouye ou le défi du respect du règlement 14 de l’UEMOA

L’entretien routier se trouve être au centre des préoccupations des autorités routières. Les routes se dégradent prématurément selon le constat. La Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier est interpellée pour sauver les routes et elle est obligée de s’engager dans des reformes.

La création en décembre 2014 d’un poste de contrôle à DJEREHOUYE vient encore attiser ce besoin de préserver le réseau routier des dégradations causes par la surcharge des camions gros porteurs. Des réformes encore notables depuis quelques temps en conformité avec le protocole de l’UEMOA surtout en ce qui concerne le règlement 14 de cette institution communautaire. Dans ce grand reportage, le journal L’Indépendant Express propose à ses lecteurs et lectrices et aussi à l’ensemble des acteurs de développement un dossier sur le fonctionnement de ce poste de contrôle qui est d’ailleurs l’unique au Togo et les mesures mises en place par la SAFER pour respecter les normes de l’UEMOA quant à l’application du règlement 14.

Le tuyau d’échappement de notre grosse cylindrée a lâché à 8 km d’Agbélouvé, ville située à environ 50 km de Lomé que nous avons quitté à 9h.

L’objectif étant devant, nous n’avons pas jugé bon de rebrousser chemin. Notre conducteur était le Directeur de Publication. Une pause de 30 minutes dans un garage de fortune, la voiture était prête à continuer. La satisfaction n’était pas totale, les dépannages des mécaniciens de l’intérieur du pays ne sont pas toujours rassurants. Cahin-caha, nous avons évolué, dépassé Notsè sans arrêt, puis Atakpamé avant de pencher sur la tangente route pour arriver sur le terrain d’investigation.

C’est donc une mission de la rédaction de l’Indépendant Express. Tyr Tardji, un cadre de la SAFER avait pris les dispositions qu’il faut pour que le Chef poste (CP) de Djerehoué se mette à notre disposition pour les besoins d’information. Missihame Houradjéba nous attendait dans le vrombissement d’une vingtaine de camions titans qui étaient dans la queue d’attente de l’essieu.

Plusieurs agents étaient acharnés à suivre le passage des camions et à les contrôler. Le Chef poste, plutôt jovial et respectueux nous fit asseoir dans son bureau plutôt contigu avant de nous engager dans des échanges. Tant il maîtrisait le travail qu’il faisait : « Ce sont mes supérieurs, les autorités qui m’ont inculqué la maîtrise de cette tâche. Les autorités en commençant par le DG qui tient à ce projet pour faire du Togo un exemple à suivre… » nous a-t-il lancé en signe d’allégeance à son Directeur Général, Monsieur Sylvain Awima Outchantcha.

L’équipe du journal L’Indépendant Express était donc bien arrivé au poste de contrôle de DJEREHOUYE à environ 8km de la ville d’Atakpamé. Un vaste espace aéré entouré de lampadaires solaires relayé par un groupe électrogène et d’une installation électrique normale pour éviter les désagréments de coupure de courant. Un système de pesage assez moderne et un chantier de création d’un second système de pesage pour désengorger l’unique très sollicité par la moyenne de 400 camions environ par jour. L’air était chaud et sec. C’est la période chaude, celle qui frotte avec la tombée des premières pluies. Plus de 30 degré Celsius.

L’objectif de l’investigation journalistique était de toucher du doigt le fonctionnement de ce poste et dans le même temps constater les réformes mises en place depuis quelques temps par cette société d’Etat, La SAFER.

Dans une logique communautaire, l’Union Economique Monétaire Ouest Africaine a défini dans un protocole les règlements qui doivent régir la sécurité routière dans l’espace.

Partant en guerre contre la surcharge qui est souvent à l’origine de la dégradation des routes, le règlement 14 vient lutter contre cette situation sur nos routes. Et c’est justement ce règlement qui se trouve au centre du fonctionnement du poste de contrôle de DJEREHOUYE qui fait aujourd’hui l’objet de notre reportage. Dans la sous-région, raconte-t-on, le Togo est bien en avance sur le respect de ce règlement. Une satisfaction pour la Direction de cette société.

Un Système de contrôle rigoureux.

Depuis décembre 2014, le Togo dispose d’un poste de contrôle sur la route nationale N°1. Ce poste de charges à l’essieu sis à DJEREHOUYE procède au contrôle de camions gros porteurs qui sont en transit.

Tout camion en direction du septentrion ou du Sud du pays est systématiquement soumis au pesage afin de connaitre son poids réel. Il suit donc plusieurs circuits avant de continuer son trajet s’il respecte les normes réglementaires. Tout d’abord, le véhicule doit passer sur la rampe pour la pesée sous l’œil vigilant d’un agent d’appui. Cette étape permet non seulement de déterminer le poids du véhicule mais aussi elle met en réaction le système de renseignement qui donne les informations sur la provenance du camion, l’identité du conducteur, les pièces, du contenu, celles du véhicule et de sa destination. C’est l’étape où l’on vérifie la conformité des dimensions du gabarit, le poids avec les normes établies par l’autorité.

Aussi faut-il le dire la vitesse maximale pour passer sur la rampe est de 5km/h. Tout véhicule qui excède cette vitesse au passage sur la rampe est obligé de repasser cette étape. A la fin de cette étape, une fiche de contrôle est délivrée au conducteur.

Après cette étape, le conducteur passe ensuite devant les agents de vérification avec la fiche délivrée à l’opération de pesée. Ces agents sont chargés de vérifier la conformité des informations que comporte la fiche avec les normes de réglementation. Si le véhicule est en règle, alors il peut continuer son parcours. Dans le cas contraire, il est interdit de continuer son trajet jusqu’à ce que sa situation soit régulée. Sur ce dernier point, le Règlement 14 a prévu des sanctions contre les véhicules qui se trouvent dans ces irrégularités. C’est les cas de surcharge qui sont récurrents sur les routes que ce soit sur le plan national ou dans les autres pays de la sous-région. Le Togo également veille à l’application de ces sanctions.

Des pénalités pour les cas de surcharge

D’après les informations fournies par notre interlocuteur, le Chef Poste Houradjeba, si ce poste de contrôle a été mis en place avec l’application du règlement 14, c’est pour éviter la surcharge sur les routes, à défaut la limiter au maximum et dissuader les conducteurs qui s’adonnent à cette pratique.

La surcharge des gros porteurs entraîne dans une large mesure la dégradation des routes. Elle est également à l’origine des accidents de circulation. Dans le protocole de l’UEMOA, la surcharge est un délit. Et cette infraction est punie par le règlement 14.

Au poste de contrôle de DJEREHOUYE, des cas de surcharge sont également connus grâce au système de contrôle. Ces cas sont soumis à des traitements suivant la gravité de l’infraction.

Après contrôle du gabarit et des poids, les véhicules en situation de surcharge doivent payer une amende. Seuls les camions dont la surcharge s’élève à moins de quatre tonnes sont autorités à payer cette pénalité et continuer leur trajet. L’amende est versée en fonction de 20000f CFA par tonne pour les véhicules dont le trajet s’arrête sur le plan national. Quant aux véhicules qui ont pour destination les autres pays de la sous-région ou encore au-delà de l’espace communautaire, ils sont soumis à une pénalité de 60000f CFA en fonction du nombre de tonne de surplus. Tout payement d’amende est subordonné par un reçu. Et c’est de droit que les contrevenants doivent le réclamer.

Ces tarifs ne sont pas une invention des autorités togolaises. Ils sont prévus par le Règlement 14 de l’UEMOA à son article 14.6 alinéa a-2.

D’autres sanctions sont également prévues par ce Règlement à l’instar du refus de contrôle. Tout refus délibéré du conducteur d’un véhicule de passer sur le pont bascule ou sur le pèse essieu est sanctionné d’une amende de 100000f CFA indépendamment des autres mesures coercitives applicables, a prévu le règlement.

L’extrême surcharge

Est jugé en extrême surcharge tout camion dont la surcharge dépasse la barre de quatre tonnes. Dans ce cas, le véhicule est interdit de poursuivre son trajet. Le conducteur ne peut plus mettre le véhicule en circulation ni payer une quelconque pénalité pour surcharge. La seule possibilité qui s’offre au conducteur de ce véhicule, est de procéder obligatoirement à l’opération de décharge du surplus peu importe la marchandise. Il a donc l’obligation de délestage des surcharges et de correction de gabarit. Ceci étant fait, il attend sur le site jusqu’à l’organisation d’un convoi par le poste de contrôle. Ce n’est pas facile d’après les responsables du site de gérer ces situations. La personne en infraction est toujours réfractaire aux sanctions et pénalités. Les pénalités sensibilisent à elles seules les contrevenants qui adoptent de plus en plus des comportements responsables.

Certes, les camions après avoir déchargé le surplus, étaient autorisés à continuer leur trajet. Cependant, au fil du temps, les responsables de la SAFER se sont rendus compte des manœuvres frauduleuses qui s’installent sur les routes. Des manœuvres créées et entretenues par des conducteurs de camions gros porteurs. En effet, les conducteurs en infraction après avoir déchargé l’excédent de chargement du véhicule et le mettre dans les limites autorisées et obtenu l’autorisation de partir, passent par certains canaux pour recharger encore leurs camions et continuer le trajet en état d’extrême surcharge. C’est ainsi que des sites sauvages de rechargement se sont créés sur la Nationale N°1.

Pour donc lutter contre ce phénomène et proscrire tout acte de fraude allant dans ce sens, les premiers responsables de la SAFER ont depuis quelques mois institué un mécanisme de convoi.

Celui-ci consiste à convoyer les camions se trouvant dans la situation d’extrême surcharge jusqu’à Cinkassé sous la surveillance des agents de sécurité, de la Direction des transports routiers et des agents de la SAFER.

Désormais tous les camions se trouvant dans ce cas ne sont plus autorisés à partir même après avoir déchargé le surplus. Ils resteront sur place jusqu’à l’organisation d’un convoi par la SAFER.

Aussi, les réflexions sont-elles en train d’être menées pour proscrire des cas de récidives. Trouver donc les mesures dissuasives pour ceux qui à chaque fois se trouvent en situation d’extrême surcharge. Pour l’heure, ils sont soumis à la prise d’engagement pour ne plus commettre la même infraction.

Des normes sur l’organisation du convoi

D’après les discussions à bâtons rompus avec les responsables du poste de Djerehouyé, les camions sont convoyés par une équipe constituée d’un agent de la DTRF, d’un douanier envoyé par la Douane de la région des plateaux et des agents de la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier.

Les frais d’organisation du convoi sont imputables aux propriétaires des véhicules. Ces frais sont répartis en fonction des véhicules à convoyer. Les pièces du conducteur et de son engin sont directement envoyées à la Douane de Cinkassé. C’est à l’arrivée du convoi que les pièces sont restituées aux propriétaires. Pour ceux qui arrivent à destination avant Cinkassé, toutes les dispositions sont prévues par le responsable du poste de DJEREHOUYE afin qu’ils rentrent aisément en possession de leurs pièces.

Sur ce coup le responsable du poste de DJEREHOUYE en la personne de Missihame HOURADJEBA privilégie le dialogue avec les conducteurs et les amener à prendre conscience de leur infraction.

Le convoi et les modalités de son organisation sont faits de commun accord avec les conducteurs. Depuis sa mise en place le dispositif de convoi fonctionne bien et permet d’éviter les sites sauvages de rechargement.

Le jeudi 12 mars 2020, ils étaient à la huitième opération de convoi. C’est donc l’une des réformes majeures sous la gestion du nouveau responsable de ce poste. Toutes ces mesures sont prises par les autorités togolaises dans le but de se conformer au Règlement 14 de l’UEMOA adopté à Bamako au Mali depuis le 16 décembre 2005.

En effet, le Conseil des ministres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine ont adopté les REGLEMENT N°14/2005/CM/UEMOA pour harmoniser les normes et les procédures du contrôle du gabarit, du poids, et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises au sein de la communauté.

Le Togo étant membre de cette union, il va de soi que ce règlement s’applique en bonne et due forme sur son territoire.

En ce qui concerne le gabarit, il est question des dimensions du véhicule. Sa largeur, sa longueur et sa hauteur font l’objet d’un contrôle minutieux.

Le Poids total autorisé en charge (PTAC) rentre également en jeu. Sur ce point, le poids total maximal d’un véhicule chargé pour son utilisation sur la voie publique est déclaré admissible par l’autorité compétente. C’est également à l’autorité de déterminer le Poids total roulant autorisé c’est-à-dire le poids total maximal d’un ensemble de véhicules pour son utilisation sur la voie publique.

Par ailleurs, la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier est un établissement public qui exerce dans la mobilisation des ressources pour financer l’entretien du réseau routier dans le pays. Cet établissement a été créé par le décret n° 2012-013/PR du 26 mars 2012 par le gouvernement togolais.

La SAFER a pour mission d’assurer le financement de l’entretien du réseau routier national, sur la base d’un programme annuel des travaux, assure le respect des dispositions susceptibles de maintenir les routes en bon état et va plus loin en prenant des mesures pour lutter contre des comportements qui contribuent à la dégradation des routes. C’est donc pour assurer pleinement cette mission qu’elle a mis en place le poste de contrôle des charges à l’essieu de DJEREHOUYE qui est opérationnel depuis décembre 2014.

Il revient alors aux propriétaires des gros porteurs et leurs chauffeurs de prendre conscience des risques qu’ils courent en défiant les normes établies par le Règlement 14 de l’UEMOA.

Le mieux c’est de veiller au respect scrupuleux de cette réglementation pour circuler librement au Togo et dans les autres pays de l’union.

La suite de ce grand reportage permettra d’exposer à nos lecteurs les conséquences de l’application du règlement 14 sur le fonctionnement de la SAFER et le Togo, les difficultés rencontrées et les efforts constants fournis par les autorités togolaises pour éviter aux routes togolaises une dégradation prématurée.

Sur le Grand Reportage :

Carlos Ketohou
Amos Dayisso
Teddy Ayika

 

 

Togo : Djerehouye ou le défi du respect du règlement 14 de l’UEMOA

 

Les paroles des médias ne sont pas d’évangile.

Le peuple du Togo est bien placé pour le savoir. Dans ce pays nôtre, la plupart des médias sont sous coupe réglée de la dictature.

Auto censure, équilibrisme injustifié, omerta, désinformation, propagande, mensonges…Au nom de la dictature l’alignement est total, l’abrutissement avéré. Mêmes les tueries sont défendues de même que les violations répétées des droits de l’homme ainsi que les braquages électoraux.

C’est pareil pour la plupart des médias au monde. Au services des puissants qui estiment que le monde leur appartient ainsi que tous ceux qui y vivent sans oublier ses ressources naturelles. ( surtout celles de l’Afrique).

Les médias en ces temps ci, ça sert souvent des causes pas forcément nobles. Sur la pandémie du Coronavirus suivez les tout en faisant la part des choses.

Observons les règles d’higyene dans leur entièreté.

Mais écoutons aussi d’autres sons de cloche qui viennent du noir continent ( les chaînes africaines qui prônent le développement de l’Afrique) pour nous faire notre propre opinion et disons nous qu’ autour de cette pandémie se décident des enjeux de poids.

Clairvoyance et vigilance maximales.

Comme l’Asie, l’Afrique a aussi des scientifiques et des chercheurs de mérite. Aucune race n’a la science infuse plus qu’une autre. Mieux équipées avec des moyens colossaux certes mais chaque continent avec ses savoirs faire et ses richesses humaines.

L’existence de l’artemisia comme remède efficace contre le palu made in Africa est une preuve que l’Afrique a tous les atouts. Pour ne citer que cet exemple, en rendant ici hommage aux scientifiques du Sénégal, du Ghana, du Congo et d’autres pays d’Afrique.

N’eut été l’irresponsabilité et l’anti patriotisme de certains dirigeants indignes ça discuterait d’enjeux véritables depuis belle lurette.

Au lieu d’ouvrir nos frontières pour accueillir les supposés porteurs du virus pour faire plaisir au maîtres du monde certains des dirigeants fantoches ont manqué de compassion et d’humanité envers leurs peuples.

Quand on se sait vulnerable à tout point de vue on fait l’effort d’anticiper avec intelligence. A moins que certains veulent véritablement voir leurs peuples décimés.

Le Covid 19 est maîtrisable. La Chine le prouve. Respectons les règles et ne suivons pas ces médias cancans qui ont une autre mission.

Le « nous sommes en guerre » martelé par qui vous savez est réel sauf que la phrase est inachevée.

La Chine a maîtrisé le virus nous dit on ? Bonne nouvelle qui nous permet de nous poser les bonnes questions. Comment ? Avec quoi ? Et après ?

Nous ne nions pas l’existence du virus. Nous disons juste que des puissances en maîtrisent les tenants et les aboutissants. Ne tombons pas dans leur piège avec leur média, leur institution, leurs disciples de dirigeants fantoches notamment sur le noir continent et tout ceux qui gravitent autour de ce conglomérat qui dicte la marche à suivre au monde pour des mobiles immondes.

Que la providence veille.
We love Africa.

Fabbi Kouassi

 

 

Les paroles des médias ne sont pas d’évangile.

 

Face à la pandémie de Coronavirus : Les insuffisances des mesures du régime Faure/RPT-UNIR

La pandémie à coronavirus a mis à genou le monde entier. Plusieurs pays sont touchés et beaucoup de citoyens du monde retiennent leur souffle. Surtout avec le premier décès mardi en Afrique Subsaharienne en l’occurrence la 2ème Vice-Présidente de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, Mme Rose Marie Compaoré, la psychose et la hantise se généralisent.

Au Togo, le gouvernement réuni en conseil extraordinaire des ministres lundi 16 mars dernier, a annoncé un certain nombre de mesures pour protéger les Togolais contre cette pandémie. Le gouvernement a pris au total 8 mesures pour éviter aux Togolais le coronavirus.

Suspension pour 2 semaines à compter du vendredi 20 mars 2020 de toutes les liaisons aériennes en provenance des pays à haut risque, à savoir : l’Italie, la France, l’Espagne et l’Allemagne; annulation de tous les évènements internationaux prévus au Togo pendant 3 semaines, à compter de ce jour 16 mars 2020; Suspension des missions officielles non essentielles vers les pays à haut risque, à compter de ce jour 16 mars 2020 ;

L’auto-isolement obligatoire de 14 jours pour toute personne arrivant au Togo et ayant séjourné dans un pays à haut risque. En cas de non-respect d’autoisolement des sanctions fortes sont prévues;

Le gouvernement déconseille de voyager dans les pays où sévit la pandémie; Interdiction de tout rassemblement de plus de 100 personnes sur toute l’étendue du territoire national, pour un mois, à compter du jeudi 19 mars 2020 à minuit;

Renforcement de la surveillance et des mesures individuelles et collectives de prévention et de protection : se laver les mains au savon, recourir au gel hydroalcoolique, ne pas se serrer les mains en se saluant, éviter des accolades et des embrassades, etc.

Pour les actions urgentes, le gouvernement débloque la somme de 2 milliards de FCFA. Malgré ces mesures, certains spécialistes estiment que des zones d’ombre subsistent.

Le Président du Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) Dr Gilbert Tsolenyanu, tout en saluant les mesures prises par le gouvernement insiste sur le manque cruel de matériels adéquats. Selon lui, il n’y a « pas d’unité de réanimation au CHU Campus. CHU Campus qui est le lieu désigné pour le confinement n’a que 4 lits ». Il y a donc nécessité de mieux s’organiser pour faire face à la pandémie. Le médecinchirurgien Professeur David Dosseh lance l’alerte. « Si le COVID-19 a atterri au Togo, alors il est en phase de propagation », a-t-il indiqué sur tweeter. Et de lancer : « C’est le moment d’agir ».

Parce qu’il trouve qu’il n’y a pas d’information et de sensibilisation suffisantes sur le nouveau coronavirus. « J’exhorte le gouvernement togolais à informer davantage la population. Car si par son silence la pandémie nous atteint de plein fouet, sachons que notre système de santé est incapable d’organiser la riposte », avance-t-il. Il importe que le gouvernement mobilise davantage les moyens pour renforcer les infrastructures sanitaires.

A côté des deux modiques milliards annoncés pour faire face à la pandémie, ailleurs, c’est plusieurs dizaines de milliards avec plusieurs campagnes de sensibilisation à travers le pays. Pourtant, en matière d’infrastructures sanitaires, le Togo reste bien le dernier de la sous-région.

Tout compte fait, il importe que l’ensemble des Togolais face à cette situation, observent davantage les mesures préventives.

Kokou Agbemebio

Source : Le Correcteur

 

 

Face à la pandémie de Coronavirus : Les insuffisances des mesures du régime Faure/RPT-UNIR

 

Togocom : Nouveaux patrons, des Esclavagistes en territoire conquis

Les nouveaux propriétaires de la société Togocom, fusion de Togo Télécom et Togo cellulaire, ont une méthode particulière de gestion sur fond d’humiliation, de provocation et de menaces envers les employés qui ne demandent que de meilleures conditions de vie et de travail…

Le processus de privatisation de l’opérateur public de télécommunications a abouti à la cession de 51% de son capital au groupe malgache Axian appartenant à Emerging Capital Partners (ECP). Si les conditions de la privatisation sont aussi contestables que regrettables parce qu’orchestrées par un réseau qui gravite autour du pouvoir de Faure Gnassingbé, c’est la gestion même du nouvel actionnaire qui pose problème et révolte les uns et les autres.

Lorsque dans l’après-midi de ce 25 novembre 2019, au siège de la société à Lomé, Affoh Atcha-Dedji passait la main à Paulin Alazard au poste de Directeur Général de la boîte, le personnel ne pensait pas que sa situation allait radicalement changer, prendre une allure inquiétante.

Les employés se plaignent de manque d’égard, de considération. Ils sont, disent-ils, systématiquement humiliés ou insultés depuis l’arrivée de la nouvelle direction. Les témoignages recueillis traduisent une vision étriquée des nouveaux propriétaires. « Au tout premier jour de leur arrivée, le même PDG lors de son passage dans les bureaux, s’est permis de demander l’ethnie des agents qu’il croisait. Ce que le personnel a déploré. Tous avaient peur de dire exactement leur ethnie par peur de représailles, ne sachant pas ce qu’il a appris en amont », rappelle un employé. Un autre se souvient, comme si c’était hier, de comment un directeur commercial a été moqué parce qu’il a tout simplement reçu des gens dans un salon réservé aux visiteurs. Depuis ce jour, les chefs de département n’ont plus le droit de recevoir dans un cadre approprié.

Un autre exemple. Les techniciens ont été regroupés dans le bâtiment dans lequel ils travaillent sis au niveau de la poste et auraient été insultés. Deux architectes qui seraient proches d’une ministre du gouvernement Klassou II ont été missionnés « pour décongestionner les bureaux ». Jusque-là, le problème ne se pose pas véritablement. Là où le bât blesse est qu’ « ils rentrent dans les bureaux, au lieu de se limiter juste sur ce qui peut encombrer les bureaux, vont jusqu’à violer l’intimité des agents en fouillant dans leurs tiroirs », complète un cadre, témoin des faits qu’il rapporte.

Au cours des réunions, les membres du Comité des directeurs ne sont pas autorisés à parler, à donner leurs avis sur les sujets mis à l’ordre du jour. Tout récemment, les ex-employés de Togo Télécom qui devraient bénéficier des avantages de départ volontaire, face au refus de la société de leur payer leurs droits, ont décidé d’y aller. Ils ont été reçus par un chef de département. Lorsque la direction l’a su, celui-ci a été traité de tous les noms d’oiseaux. Il lui est reproché d’encourager ceux-là qui ont souscrit au départ volontaire, d’y venir réclamer leurs droits.

« C’est la psychose générale à Togo Télécom et Togo Cellulaire. On sent que le Directeur général a appris des choses sur nous ou qu’on lui a demandé de nous traiter de la sorte. Chose bizarre, lui qui n’a jamais séjourné au Togo, connaît tout et est au courant de tout ce qui s’est passé dans les deux sociétés », relève un troisième employé.

Les employés des deux sociétés se retrouvent aujourd’hui dans le même immeuble. Certains travaillent parfois à huit dans un même bureau. Pour acheter des fournitures qui ne coûtent pas grand-chose, il faut envoyer d’abord la demande à Madagascar où se trouverait le siège de la société qui contrôle à 51% Togocom. Il y a quelques semaines, le nouveau Directeur général avait exigé des fournisseurs de réduire de 20% leurs factures. A en croire les agents de Togocom, leur ministre du tutelle et le nouveau PDG usent du dilatoire pour ne pas payer les fournisseurs. Ils demandent que le payement soit précédé d’explications des fournisseurs.

« Mais la question est de savoir pourquoi Cina Lawson et le PDG ne veulent pas payer les factures alors que Atcha Dedji Affoh, en partant, avait laissé 33 milliards net et il y avait aussi de l’argent sur d’autres comptes. 33 milliards avec reçu et relevé de compte. Où se trouve cette somme, si on sait que Cina Lawson à ventilé dans l’opinion que Atcha Dedji Affoh n’a rien laissé ? 33 milliards plus les 46 milliards des Malgaches sont partis où ? », se demande un autre agent qui se confie.

Le nouvel actionnaire « sème la psychose » à Togocom. Il agit comme en territoire conquis avec la complicité de ceux qui, à Lomé, l’ont créé et emmené dans le pays. Une nouvelle forme d’esclavage se développe donc à Togocom.

Source : L’Alternative

 

 

Togocom : Nouveaux patrons, des Esclavagistes en territoire conquis

 

Togolais, Si Tu Survis au Coronavirus, Deviens un Citoyen Sincère Qui Réclame Ses Droits !

Qu’est-ce qui a envoyé Jean-Paul Oumolou en prison aux débuts des années 2000 ? Il a réclamé ses droits et ceux de ses camarades étudiants.

Qu’est-ce qui a transformé Fovi Katakou et les jeunes de NUBUEKE en ennemis publics du pouvoir togolais ? Ils réclament, à travers des séances de sensibilisation, que les droits les plus élémentaires des Togolais, comme le droit à l’éducation, à la santé… soient respectés.

Qu’est-ce qui a fait de notre soeur Farida Nabourema un cauchemar pour les dirigeants togolais ? Elle dénonce le non-respect des droits élémentaires des Togolais.

Qu’est-ce qui a transformé le jeune Foly Satchivi en l’ennemi public qu’il est aujourd’hui pour le pouvoir togolais ? Il a réclamé ses droits et ceux de ses camarades étudiants.

Regardez autour de vous et analysez ce qui a transformé ces jeunes Togolais-là que vous appelez aujourd’hui ‘ opposants ‘ en ce qu’ils sont devenus. Ils réclament juste des droits indispensables pour tout citoyen. Et la seule réponse qu’ils ont obtenue de la dictature est la violence et les brimades.

Tu dis que tu ne fais pas la politique, que tu n’aimes pas ces jeunes qui s’opposent au régime, tu préfères le démon que tu connais à l’ange que tu ne connais pas, que le Togo avance malgré les critiques infructueuses des opposants…

Voilà qu’aujourd’hui tu te rends compte que tu peux très facilement mourir du Coronavirus parce que ton pays n’a aucune infrastructure pour te sauver, que le travail que tu faisais et que tu protégeais en te maintenant loin de ‘ la politique ‘ ne peut te permettre de vivre en confinement pendant une semaine. Tu te sens soudain si exposé, si trahi. Et tu planifies de manifester après la pandémie pour réclamer des hôpitaux.

Si tu le fais, sache-le, tu deviendras opposant. Tu seras persécuté et pourchassé par ce régime que tu as toujours protégé par ton indifférence, ta lâcheté et ton hypocrisie. Tu deviendras alors comme ces jeunes que tu as toujours répugnés parce qu’ils ‘ mettent leur bouche dans la politique ‘.

Je prie que tu survives au Coronavirus. Mais que tu deviennes désormais un citoyen sincère qui réclame ses droits. C’est-à-dire un opposant de la dictature togolaise.

David Kpelly

 

 

Togolais, Si Tu Survis au Coronavirus, Deviens un Citoyen Sincère Qui Réclame Ses Droits !

 

Togo, Faure Gnassingbé, l’autre CORONAVIRUS de la République !

Ceci est un coup de gueule, actualité oblige. Ça n’arrive pas qu’aux autres, lentement mais sûrement, le COVID-19 s’étend comme une fumée de mauvais augure.

S’il a surpris les premiers pays atteints, il y a deux mois que le virus fait son aventure, les pays tel que le Togo où il vient de déposer ses bagages doivent avoir eu le temps de prendre des mesures anticipatives. Nous ne sommes pas des grands érudits du monde médical pour vous exposer sur le virus, mais nous parlons simplement des conditions dans lesquelles il s’invite au Togo, juste au Togo: « quand on lance un caillou dans un marché, chacun couvre sa tête ». Notre pays a eu la chance de ne pas être parmi les premiers à être attaqué par cette maudite maladie. Le Togo a vu venir le mal. Mais qu’est-ce que les Togolais ont appris de ce qui est arrivé aux autres ? Un adage de chez moi dit : « c’est le jour de l’enterrement qu’on connaît la taille réelle d’un infirme ». En dehors de ce cadre, quiconque tentera de prendre la mesure d’un infirme va se raviser. Bref, il n’y a que certains événements qui autorisent à cracher certaines vérités à des messieurs qui ne comprennent rien de la gestion des hommes.

Il existe au Togo une caste de citoyens qui estime être née pour mourir au pouvoir, depuis 54 ans, elle exerce ce pouvoir. C’est en ces temps difficiles qu’on saura s’ils ont vraiment une prédisposition particulière qui fonde leur longévité au pouvoir. Voilà un virus qui repend depuis quelques mois la torpeur, la maladie puis la mort. Les économies sont en berne dans un monde qui tourne au ralenti. Le secteur de la santé traverse une crise qui n’arrive pas souvent, le corps médical est en alerte extrême en face d’un défi à relever. Depuis le 05 mars 2020, une analyse faite à l’INH, Institut National d’Hygiène, a confirmé le premier cas de COVID-19 sur une Togolaise. Le 06 mars, l’information a été rendue publique par les autorités compétentes. Le patient N° 0 du COVID-19 est une femme dont les autorités gardent secrètement le nom même si son nom n’est plus un secret pour nous. Nos investigations ont permis de savoir que c’est la femme d’un colonel de l’armée togolaise. L’officier dont nous gardons le nom dirige un service public de notre capital dans le quartier administratif. L’officier même devait présentement être en quarantaine. A la date de l’entrée de cette dame dans son pays par la frontière terrestre de Hilakondji, il existait déjà un dispositif médical qui filtre la traversée des frontières. Mais les informations issues de nos recoupements nous obligent à demander aux autorités togolaises de situer l’opinion sur la façon dont la dame est rentrée au pays : a-t-elle passé par le contrôle médical comme tout citoyen ou bien elle est restée bonnement dans sa voiture personnelle pour qu’un serviteur traverse la frontière pour la faire rentrer ? Les agents en poste ce jours peuvent trouver une réponse, suivez notre regard. Cette dame arrive et le lendemain elle est confirmée atteinte de virus. Présentement, il nous revient que l’un des premiers infirmiers qui se sont occupés d’elle est atteint et envoyé au CHU campus. Dès que la dame est touchée, l’autorité en a informé les instances internationales qui entre temps avaient déjà promis des milliards de CFA pour les pays touchés. Quelques jours après, dans un communiqué floue qui ne confirme ni n’infirme l’état viral de la dame, un médecin militaire présente la situation en ses termes : « … l’état clinique de la patiente est satisfaisant, elle est exempte de fièvre et ne souffre en ce jour d’aucun symptôme ayant motivé son hospitalisation. Le traitement se poursuit selon le protocole consacré à cette infection… ». Plus loin, le communiqué chute en ces termes « le gouvernement met tout en œuvre pour circonscrire ce cas indexe conformément aux recommandations de l’OMS ».

Habitué au mensonge au sommet de l’Etat, le flottement qui a accompagné la communication au tour de ce premier cas a fait penser à un montage juste pour bénéficier des bienfaits de l’OMS. Dès le premier jour, le ministre de la santé dans le communiqué N°469 tendait la main : « Je remercie l’OMS pour ses appuis multiformes et les dispositions qu’elle prendra pour soutenir le Togo à faire face efficacement à cette épidémie». Cette femme avait fait le trajet Lomé-Cotonou-Allemagne-France-Turquie et Cotonou-Lomé. Depuis le 02 mars elle est rentrée à Lomé contaminée par le virus du siècle. En Europe, tout le monde sait que la France fait partie des grands foyers de cette pandémie. Mais depuis cette première alerte, les autorités togolaises ne se sont contentées que de quelques communiqués comme pour menacer l’épidémie, en attendant que la manne tombe de l’OMS pour sauter dessus comme des charognards, et c’est à leur habitude. Inutile de vous rappeler que des autorités ont vendu dans ce pays des moustiquaires imprégnées offertes par l’OMS aux populations exposées au paludisme, avant cela, au début de l’autre fléau qui est le SIDA, les mêmes personnes ont vendu aux pays voisins des antirétroviraux destinées aux malades togolais. Le Togo est un pays où les hôpitaux ont toujours été des mouroirs.

Le personnel médical souffre drastiquement de matériel de travail et le plus important centre de santé public continue par occuper d’anciens bâtiments coloniaux. Ce n’est plus le moment de décrire l’état comateux des infrastructures sanitaires dans notre pays à commencer par la capital, Lomé. Un infirmier urgentiste s’alarmait il y a quelques jours en ces termes sur une plateforme: « arrêtez de vous mentir ici qu’on a pris des mesures. On a pris quelle mesure? Ça ne sert à rien de parler de ça sur les médias. Moi je suis au service des urgences au CHU Sylvanus Olympio, mais qu’est-ce qui se passe concrètement ? Depuis on est là, on nous a même promis lundi passé qu’on va nous former, ça fait une semaine. On attend que nous soyons contaminés avant de nous former. C’est la même chose au temps d’Ebola. C’est à la fin, quand l’épidémie est finie qu’on a formé les gens. Jusqu’à présent pour avoir bavette aux urgences ici c’est un problème, on ne nous donne même pas les gangs, nous accueillons les malades avec les mains nues. Et chaque fois vous mentez sur les médias alors que concrètement rien n’est pris comme disposition, rien du tout. Arrêtez de mentir, réellement il ne se passe rien, rien du tout…. C’est depuis 2011 qu’on se plein qu’on n’a pas de matériel de travail. On a fait les grèves et tout ce qu’on peut faire. Il y a aujourd’hui 09 ans, mais l’Etat n’a même pas changer un lit pour les malades. C’est une réalité palpable, elle est là. Moi à l’urgence j’ai 09 lits déjà gâtés même. On n’arrive pas à lever la tête du lit. Pour le faire, c’est la croix et la bannière, on arrive à rien faire avec. Je n’ai que deux détendeurs, donc juste pour deux malades, quand je veux oxygéner humm. J’ai que deux détendeurs quand un troisième malade vient je ne peux rien faire. C’est ça notre pays. Quand ça flanche, c’est chez nous au CHU qu’on envoie tous les malades. Quand nous n’équipons pas notre CHU on ne fait rien. Quand on nous amène les malades il y a pas de matériels pour les prendre en charge, quand nous-mêmes des urgentistes on ne peut pas avoir une paire de gang par jours, ne serait-ce que pour nettoyer la paillasse. Nous on est que des cobayes devant l’Etat quand on parle de ce centre de santé. Pour travailler on manque de tout, on se débrouille juste, on est dans la jungle. Et c’est Dieux seul qui nous sauve. Quand on entend à la radio que l’Etat a débloqué telle somme, il a pris telle disposition, ça fait rire. Je vous jure que depuis que cette histoire de Coronavirus est arrivée, personne n’est venu nous dire prenez ceci juste pour vous protéger d’abord. On nous sert toujours le discours sur les règles d’hygiène, lavez-vous les mains, c’est tout. Le Togo n’a rien prévu, tout ce qu’on dit n’est que des belles paroles. Le cas d’Ebola était encore mieux, car il y avait des symptômes directs sur le malade. Ici, on dit que la maladie peut faire 4 jours d’incubation dans la gorge. Un malade peut venir dire qu’il a juste des difficultés à respirer alors que c’est ça. Nous on le manipule sans savoir que c’est Coronavirus, sans être protégés et on va contaminer nos familles. Vous voyez le risque ? Depuis une semaine peut-être des malades sont passés ici, on ne sait pas. C’est ça le Togo ». Ceci n’est qu’une infime face visible de l’iceberg dans le microcosme de nos hôpitaux publics. Déjà en temps normal, les infrastructures hospitalières sont une calamité. Est venues ensuite s’ajouter une pandémie. Quand on n’a pas les moyens de sa politique, il faut savoir faire la politique de ses moyens. Malgré les équipements adéquats à leur disposition, nous sommes témoins de comment les hôpitaux européens s’époumonent, se démènent pour être à la hauteur de ce défi médical unique en son genre. Nous autres, nous n’avons aucune structure d’accueil, et ce n’est pas pour rien que même pour un rhume nos dirigeants se sont abonnés aux hôpitaux européens. Désormais, le COVID-19 est là pour nous mettre tous sur les mêmes pieds d’égalité. Malgré leurs moyens en infrastructures médicales, le minimum que les pays responsables ont fait face à la situation était de fermer leurs frontières, surtout aériennes. Mais au Togo, les frontières sont restées ouvertes et les avions provenant des pays à haut risque comme la France continuent jusqu’aujourd’hui à atterrir. C’est ce 20 Mars qu’on dit devoir fermer les atterrissages. A partir du moment où l’Etat n’a pas pris les dispositions pour fermer les frontières aériennes, il doit pouvoir prendre les dispositions pour mettre en quarantaine de deux semaines, les passagers venant, du moins, des pays à risque comme la France. Mais le Togo n’a pas de moyens pour mettre en quarantaine ce monde, du moins il ne veut pas en avoir les moyens, la priorité est ailleurs. Alors, les autorités se sont rabattues sur ce qu’ils appellent auto-confinement. L’auto-confinement, c’est une quarantaine laissée à l’appréciation et à la conscience du confiné. Ce dernier est libre de s’auto-confiner chez lui ou de vaquer à ses occupations. Surtout que, aucun dispositif contraignant n’est mis en place pour obliger les auto-confinés à rester chez eux. Sur les forums d’échange, nous sommes tombés sur un passager d’un vol Air France qui fait un témoignage glaçant :

« En réalité AF a atterri à Lomé vers 17h30, et nous avons été accueillis à la descente de l’avion par des autorités qui ont orchestré une véritable opération médiatique devant des caméras de la TVT en nous informant des dispositions prises par le chef de l’état pour accompagner les compatriotes qui rentrent au pays durant cette crise et en vue d’endiguer l’épidémie. Dans le concret, c’est un échec total, une véritable opération de récontamination et de propagation du virus. Ils nous ont entouré d’un véritable cordon de sécurité avec plein de policiers qui ne savaient pas ce qu’ils étaient venus chercher à l’aéroport et pourquoi ils devaient nous surveiller. On nous a ensuite mis dans des bus en fonction de nos destinations, avec plus de militaires que de passagers, ils étaient mal organisés, aucun circuit, on attendait des décisions qui ne venaient pas, et quand on quitte enfin l’aéroport, c’est pour aller traîner dans les rues de Lomé en pleine nuit à la recherche de maisons d’arrivants qui ne connaissent pas chez eux. Ensuite ils rentrent pour identifier les maisons, prendre quelques informations et un seul mot d’ordre : ne sortez pas de chez vous durant les 14 prochains jours. Quand on leur demande pourquoi, ils ne sont pas en mesure d’expliquer. Ils disent tout juste qu’ ils feront des visites inopinées tous les jours et durant les 14 jours, pour prendre nos températures et vérifier qu’on ne développe pas de symptômes de la maladie. Et lorsqu’on pousse encore pour savoir ce qui se passe quand quelqu’un s’absente de chez lui, ils n’ont rien prévu, ils n’ont pas de réponse en tout cas.

Voilà ceux dans quoi nous sommes arrivés finalement hier. Moi je suis rentré chez moi à 22h30, soit 5 heures après avoir atterri. Je ne vais pas me plaindre, je rends plutôt grâce à Dieu qu’on soit enfin rentrés chez nous. J’ai retrouvé toute ma famille en pleine forme et j’observe consciencieusement des mesures d’auto-isolement que ce pouvoir n’est même pas en mesure d’expliquer. On est vraiment mal en Afrique hein».

Ce témoignage dévoile la vraie image des autorités togolaises. Très peux vont respecter ce fameux auto-confinement. Ils sont nombreux qui, s’ils ne sont pas en train de recevoir des visites pour le traditionnel ‘’salamalec’’ à l’Africaine, ils se promènent déjà en ville, ou pour visiter un parent, ou pour remettre un colis ou encore pour une commission. Ils se promènent déjà, tout le monde les voient, on vous dira que tel ou telle est venue de France il y a trois jours. Dans un pays ou les autorités savent ce qu’elles font, tout ce monde doit être mis en quarantaine pour deux semaines. Le dernier vol air France a déversé plusieurs dizaines de personnes, qui sont rentrés chacun chez lui, voici autant de foyers possibles de déclanchement du Covid-19. Ce vol n’est pas le seul, chaque semaine, Aire France atterrit au moins trois fois à Lomé avec des passagers. Actuellement, la plupart des cas confirmés sont souvent venus il y a quelques jours de tel ou tel pays endémique notamment la France. Tout porte à croire que la France étant devenu un haut foyer à risque, des gens peuvent être tentés de se réfugier dans les pays encore saints. Les uns seront en vacance, les autres en congé de famille ou en tourisme. Si ce beau monde savait ce que représentent les centres de santé dans nos milieux, il va préférer mourir dignement dans les bras de médecins en Europe que de crever sur les carreaux du CHU faute de seringue. Si les autorités dirigeaient par l’exemple, il y a d’ailleurs des ministres qui devaient être en quarantaine. Bawara, Trimua et Dusseh Robert, ont-ils déjà finit de traîner leur boss en Europe pour consolider la fraude de leur bienfaiteur ? En tout cas, ils sont toujours entre deux vols et si on s’en tient à leur derrière arrivée, ils sont des suspects du virus.

Actuellement, il est officiellement annoncé 8 cas confirmés, nous ne voulons pas être alarmistes, mais les jours à venir portent incertitude, à moins de s’auto-discipliner, si les Togolais veulent compter sur leurs régents, ils seront encore surpris comme par les résultats des votes. Quand dans nos écrits nous parlions de théâtralisation dans la gestion du Togo, les gens croient que nous exagérions. Nous y sommes. La théâtralisation est tombée, elle est démasquée face au Covid-19. A supposer même que le Togo soi un pays condamnés à être géré par une seule et unique famille. Ce Monsieur du nom de Faure Gnassingbé est le plus mauvais des chevaux dans l’étable que ‘’le père de la Nation’’ a laissée. Le gars n’a aucune vision pour son pays, sa seule préoccupation c’est comment pérenniser son pouvoir. Pendant que dans le monde entier, des parlementaires multiplient les sessions extraordinaires pour voter des lois de crises afin de limiter les dégâts, au Togo, la dernière fois que le parlement unicolore s’est réuni, c’est pour lever l’immunité d’Agbéyomé M. Kodjo. Messan Agbéyomé Kodjo, c’est un député candidat qui a commis l’erreur d’avoir gagné l’élection présidentielle dernière. Dans certains milieux, on lui demande de prouver qu’il a gagné, donc s’il n’arrive pas à le faire, c’est dire que ce sont ceux qui supposent être nés pour gouverner qui ont gagné quand bien même eux-aussi se sont tellement embourbés dans la merde de la fraude que, allant de la CENI à la cour constitutionnelle, ils ne peuvent même pas discipliner les chiffres. Quant à Agbéyomé, il faut l’étouffer dans l’œuf afin qu’il cesse d’être une menace dans ses revendications. Pendant que les députés s’occupent de ça, Faure Gnassingbé pense à comment faire pour taire les différends ambassadeurs et leurs puissances puis les autres affidés comme la CEDEAO et l’UA. Il n’a pas de sous pour équiper les hôpitaux, même pas pour prendre des mesures de mise en quarantaine contre une épidémie qui peut revendiquer une hécatombe dans les populations, mais ils en trouvent à profusion pour corrompre à grande échelle tous ceux qui peuvent être une menace à la survie du long règne. Ces derniers jours, les rumeurs ont circulé avec une hideuse affaire de 600 milliards de CFA décaissés pour taire des gens. Eh oui, un jour ou l’autre vous en aurez confirmation, cette affaire n’est pas loin de la réalité. On peut faire les yeux doux aux diplomates avec des mallettes, on peut passer d’un pays à l’autre pour déposer l’argent volé aux Togolais afin que le monde entier ferme la bouche sur le braquage électoral, mais on manque d’argent pour répondre aux revendications, non pas salariales, mais professionnelles des médecins, qui ne demandent que de bonnes conditions de travail avec un équipement adéquat. Ce qu’on a pu faire pour taire le SYNPHOT, c’est de cibler les responsables. Aux uns on a infligé des affectations punitives, aux autres des menaces et la corruption aux plus minables. Ce mouvement est mort, les hôpitaux et autres centres de santé sont restés en l’état. Actuellement, il faut résoudre une crise sanitaire avec les mêmes mouroirs. Ce mal menace le monde depuis au moins 2 mois, chacun savait qu’il va se rependre comme une fumée. Qu’est-ce que monsieur Faure et sa bande ont fait pour limiter les dégâts ? Ceci n’est pas leur problème, les Togolais peuvent mourir en pelle. Même les mesures élémentaires à prendre le plus tôt possible traînent. Si Faure Gnassingbé ne se réveille pas pour faire un miracle, il risque d’être considéré lui-même comme le premier coronavirus à combattre. Monsieur le Président se comportent comme il n’a pas de compte à rendre à qui que ce soit, l’armée est présente pour surveiller son fauteuil.

L’armée ?

Encore faut-il qu’elle existe vraiment. Il y a dans toutes les armées au monde ce qu’on appelle couramment le génie militaire. C’est une élite, avec des compétences pointues dans tous les domaines. C’est à eux qu’on fait appel en situations difficiles, quand l’intérêt du pays est en jeux. Par exemple, un pont a sauté, en attendant que l’Etat rétablisse le pont, le génie militaire peut trouver des moyens pour, en un laps de temps, permettre le passage en attendant un rétablissement définitif. Le génie militaire, c’est la fine fleur de ce corps de métier, l’intelligentsia, les urgentistes de l’armée, pour dire simple. Mais est-ce que le Togo en dispose encore depuis que la hiérarchie militaire est corrompue, que des premiers responsables arrivent à lire à peine correctement un paragraphe de discours, que les officiers sont occupés par la course à l’enrichissement, que les promotions dans l’armée ne dépendent que du zèle, de l’appartenance et du degré de méchanceté envers les populations ? Avec une telle armée le génie militaire qui peut exister est la bande de ceux qui peuvent pousser l’audace à perforer un toit en tuile pour arrêter un occupant sur son lit. SOS, si Faure Gnassingbé dispose d’un génie militaire qui peut réfléchir et élever le débat pour sauver les Togolais dans l’urgence, qu’il agisse. Nous avons des raisons d’en douter. En tout cas, si elle existe, c’est l’occasion ou jamais. Leur champion par son inconséquence a géré le pays comme on jouait le jeu de hasard, les conséquences risquent d’être drastiques aussi bien pour les populations que pour lui-même. La gestion de la République a déjà virus les populations, à un moment donné, elles n’auront rien à perdre, et l’armée risque d’être devant la contestation car le chien mal éduqué se retourne toujours contre son maître. L’armée qui prend les villes en otage, qui gaz les populations dans leurs chambre à coucher, qui tire à balles réelles sur des citoyens, qui enlèvent, qui exécutent de façon extrajudiciaire, qui ne connaît de professionnalisme que dans la défense d’une dictature, le lait est trait, il faut le boire. Le peuple vous attend, on dit que vous êtes un corps de métier qui, en embrassant le drapeau, a choisi de mourir pour le meilleur ou pour le pire. Hier vous étiez dans le meilleur, c’est vous qui faites et défaites la volonté politique du pays, le pire est là, faites votre part on va voir. Actuellement, un officier est en quarantaine, est-ce-que vous disposez d’un minimum médical pour le sauver quand son cas, par malheur, va se confirmer ? Nous sommes tous dans un bateau qui prend l’eau depuis un temps, le peuple s’en est aperçu et a commencé à crier sur le capitaine du bateau. Mais avec vos crosses et gourdins, vous piétiner les uns, vous tuer les autres, plus loin vous jeter d’autres dans l’eau par déçus bord parce qu’ils perturbent la quiétude de votre capitaine. Dans un petit discours pour donner les directives sur la lutte contre le virus, le président Macron a répété plusieurs fois « nous sommes en guerre ». ça veut tout dire. Oui, cette guerre s’est aussi exportée au Togo. L’ennemi est dans nos maisons, dans les camps, dans nos services publics, il faut le livrer la guerre. Pire les corps habillés doivent savoir qu’ils sont parmi les plus exposés de par leur mode de fonctionnement. Existe-t-il une disposition particulière pour vous protéger ? Je ne crois pas. Présentement, Monsieur Faure et son petit cercle vont trouver un moyen pour se protéger, mais vous et moi on est laissé à l’abattoir par la gouvernance du hasard. On va mourir l’un après l’autre, d’ailleurs nous autres qui avions choisi de vous cracher ces vérités sommes morts depuis. Vous viendrai nous rejoindre par la faute de ces petits messieurs que vous couvrez avec le zèle d’une lionne sur ses lionceaux.

La communication ?

Chacun peut se débrouiller. Beaucoup de sous vont couler dans cette affaire, mais la communication restera un parent pauvre. Les autorités passeront d’une radio à l’autre d’une interview à l’autre pour s’époumoner à grande gueule, mais rien du budget de lutte contre le virus n’ira à la communication. Même pas à leurs journaux qui chantent leur gloire.

Le président ivoirien, même si on ne l’aime pas pour la poisse qu’il a aidé à semer chez nous, il a construit son pays en dix ans. Il disait ceci : « moi je ne ferais pas 4 mandats, parce que je ne veux pas me retrouver président à 90 ans. Si les uns et les autres, savent ce que sait que les charges de président de la république, à partir de certain âge eux-mêmes ne chercheraient pas à être présidents de la République. …. Tous les soirs moi on m’amène deux valises de documents. Oui, des notes des signatures, quand je finis de dîner je travail jusqu’à 23 heures, je me réveille à 4H et demi le matin, je travail jusqu’à 07 heure et à dix heures je suis au bureau, mais ayez pitié de moi, laissez-moi partir». Monsieur le Président, si vous faite ceci vous saurez anticiper sur les évènements, votre pays ne serait pas à ce stade. Monsieur le président, si on peut exagérer on vous appelant toujours ainsi, arrêter de dormir, le pouvoir ce n’est pas l’achat des consciences, ce n’est pas forcer son peuple à prendre le vice pour la vertu, ce n’est pas les belles NANA, ce n’est pas prendre une voiture blindée pour faire des tours la nuit entre deux maitresses, ce n’est non plus prendre un jet pour aller en boite de nuit dans les meilleurs capitales, le pouvoir c’est savoir gérer les crises. Vous avez tout perdu et il ne vous reste que l’argent volé au peuple pour corrompre et l’armée comme une curasse, votre impopularité c’est confirmée le 22 février dernier. Quand ça deviendra incontrôlable, cette même armée que vous utilisez comme épouvantail contre le peuple ne vous sera plus utile car vous êtes incapable d’anticiper sur les bonnes résolutions alors que vous jouissez d’un règne sans partage. Ne rêvez pas que même avec le Coronavirus vous aller compter sur l’armée, car si les dégâts il doit avoir il en aura parmi, vous, nous, vos militaires, leurs proches et leurs enfants. Il n’est jamais pas trop tard pour bien faire.

Abi-Alfa

 

 

Togo, Faure Gnassingbé, l’autre CORONAVIRUS de la République !

 

Échos alarmants de la prison civile de Lomé : Le drame oublié des prisonniers du PNP et de l´affaire «Tiger»

Comme depuis plusieurs décennies, le régime togolais vient d’être de nouveau épinglé par un rapport accablant sur les massives violations des droits de l´homme par les États-Unis. Et malgré ces rapports réguliers qui soulignent surtout l´impunité dont jouissent les auteurs de ces actes de barbarie qui se recrutent du côté du pouvoir, le régime Gnassingbé n´en a cure, et les violations et violences de toutes sortes sur les populations continuent de plus belle. S´il y a aujourd’hui une catégorie de Togolais qui subit de façon impitoyable l´acharnement des tortionnaires du régime incarné par Faure Gnassingbé, c´est bien sûr les malheureux embastillés dans l’affaire inventée de toutes pièces dite «affaire Tiger».

En effet, si les regards des Togolais étaient tournés depuis plusieurs mois vers la fièvre électorale qui s´est emparée du pays, un drame se joue presqu’incognito dans nos goulags de prisons et dans le cas d´espèce à la prison civile de Lomé. Beaucoup se rappellent sans doute de cette histoire à dormir debout présentée aux populations togolaises fin novembre 2019 et fin janvier 2020 par la bande à Yark Damehame. Cette supposée insurrection à l’aide de massues, de flèches et de talismans avait laissé l’opinion nationale abasourdie. Cette trouvaille du régime de terreur pour jeter des Togolais indésirables en prison, avait eu lieu en deux phases comme nous l’avons mentionné plus haut.

Nos enquêtes auprès de certains proches des familles concernées nous ont permis de lever le voile sur le calvaire que vivent beaucoup de détenus, arbitrairement kidnappés lors de cette sombre histoire de «révolution à la Taïga». En effet, lors des premières raffles suite à la «tentative d’insurrection» fin novembre 2019 le nommé Zayini Kassimou est l´un des quelques malheureux a avoir séjourné au moins deux mois au SRI (Service de Renseignement et d´Investigation); sauvagement torturés en ces lieux de sinistre renom, Zayini et ses camarades d´infortune seront finalement déférés dans les taudis de ce qu´on appelle encore prison civile de Lomé en piteux état, par des juges aux ordres. Zayini Kassimou est le plus affecté par les séances de torture au SRI; n´en pouvant plus, il sera transporté au CHU pour des soins plus adéquats.

Rappelons qu’il existe un autre centre de torture dénommé camp GP situé à Agoenyivé où est incarcéré un deuxième contingent de kidnappés de la première vague de l´affaire Taïga ». Les malheureux « insurgés » y sont quotidiennement soumis à des interrogatoires musclés pour les contraindre à dévoiler les cachettes d´hypothétiques armes. Il arrive quelquefois que, pendant les séances de torture, les suppliciés, espérant ainsi se tirer d´affaire, citent le nom de quelqu’un qui connaîtrait le lieu où se trouvent les armes, alors que personne d´entre eux ne détient aucune arme. C´est comme ça qu´un jour, le nom de Zayini Kassimou fut cité par un détenu qui n´en pouvait plus d´être maltraité. N´oublions pas que le nommé Zayini se trouve au cabanon du CHU pour des traitements après son passage au SRI.
Son très mauvais état ne dissuada aucunement nos tortionnaires qui sont venus au CHU le prendre pour de nouvelles séances de torture au Camp GP pour qu´il dise où il aurait caché les armes. Aux dernières nouvelles, ramené au cabanon, l´infortuné pisserait du sang.

En dehors du Sieur Zayini Kassimou totalement à bout de souffle, et au rythme des noms qui tombent au Camp GP sous la torture, les nommés Ouro-Gnaou Bassirou, Kalabani Afissou et Ouro-Loga Abdel sont les premiers à être exraits de la prison par des policiers sans l’avis d’aucun juge et emmenés vers une destination inconnue; probablement au Camp GP. Excepté Ouro-Gnao Bassirou, les deux autres sont sévèrement torturés avant d’être ramenés au goulag.

Ainsi va la vie ou plutôt la survie au goulag togolais de Lomé. Depuis plusieurs mois, au gré de l´humeur des tortionnaires professionnels payés par le régime des Gnassingbé et au rythme des noms qui sont cités à force de torture, des policiers arrivent, à l´insu de la justice, avec une liste de prisonniers à emmener pour des séances d´interrogatoires sauvages, pour utiliser une expression relativement plus gentille. Ajoutées aux prisonniers du Parti National Panafricain (PNP) qui font plusieurs dizaines, d’autres dizaines d´embastillés dans l´affaire de la supposée insurrrection armée croupissent dans des conditions inhumaines depuis plus d´un an pour les uns et depuis plusieurs mois pour les autres. Il y a presqu’un an le Comité des Nations Unies contre la torture avait demandé la fermeture définitive et sans délai de la prison de Lomé; parce que tout simplement le lieu n´est plus adapté à l´incarcération des humains. Mais notre régime, connu pour sa négation de la dignité de la personne humaine, a naturellement refusé et continue à faire kidnapper d´innocents citoyens qui, après leur passage dans des cachots de torture, atterrissent dans l´enfer de la prison civile de Lomé.

La justice mise au pas, le citoyen n´a plus aucune porte de sortie que de subir l´injustice sans broncher. Au Togo, le droit est aboli, l´impunité est devenue normale. Les institutions de la République, vidées de leur sens, ne sont là que pour faire de la figuration. Dans une telle situation de dictature et d´arbitraire absolu, seul Faure Gnassingbé peut ordonner la libération de tous ces détenus innocents, qui, pour le moment, sont utilisés comme cobayes par les tortionnaires du pouvoir pour tester leurs nouvelles techniques de torture.
Le Togo, décidément un enfer sur terre!

Samari Tchadjobo
18 mars 2020
Hanovre, Allemagne

 

 

Échos alarmants de la prison civile de Lomé : Le drame oublié des prisonniers du PNP et de l´affaire «Tiger»

 

Que veux-tu citoyen togolais ? Entretien avec ma sœur et mon frère, citoyens togolais

DES DIFFERENCES REELLES ? Nous avons tous été frappés par la différence d’attitude de l’OIF et de la CEDEAO à l’égard des gouvernants de Guinée et du Togo : Alpha CONDE a été poussé à repousser le processus électoral anticonstitutionnel et injuste qu’il était en train de mettre en place. Faure GNASSINGBE lui a mené un processus électoral anticonstitutionnel et injuste jusqu’à terme, avec l’apparente complicité de l’OIF et de la CEDEAO, il a publié des résultats contestés par la population mais dont les institutions internationales ont apparemment pris acte.

• A ton avis, pourquoi ? Quelle différence entre le citoyen togolais et le citoyen guinéen ?
• A première vue aucune : le citoyen guinéen, comme le citoyen togolais a un dirigeant qui a traficoté la Constitution nationale pour briguer, ou plus exactement, pour s’octroyer un mandat supplémentaire à la tête de l’Etat.

Et pourtant les réactions sont différentes : les Guinéens continuent à se mobiliser mais depuis le 23 février 2020, les Togolais semblent accepter la situation, ils ne disent rien....

• Les Togolais ont beaucoup donné, me réponds tu : depuis les années 1990, combien de disparus, de morts et de blessés, en 2005 combien de morts, et depuis 2017, combien de morts, de blessés ? Et tous ceux qui ont été injustement jetés en prison après avoir été battus et molestés sans que jamais personne n’ait été inquiété pour cela ?
• Et les Guinéens, sais-tu ce qu’ils ont donné ? Après le refus de Sékou TOURE, le 28 septembre 1958, d’entrer dans le schéma proposé par De Gaulle pour l’indépendance, la France a puni le pays en désorganisant toute l’administration et l’économie de la Guinée. Ce sont les citoyens qui ont payé en plongeant dans la pauvreté. Sékou TOURE se tourne alors vers l’aide des pays socialistes et installe un régime de parti unique, régime de terreur. Quelle oppression pour la population ! Combien d’exilés (dont Alpha CONDE), combien de personnes injustement arrêtées et torturées au camp BOIRO, dont nous connaissons le modèle dans le camp d’AGOMBIO au centre de notre pays, camp de sinistre mémoire : on estime à environ 50 000 le nombre de 2 morts au camp BOIRO, sans que le peuple guinéen n’ait jamais eu droit à des éclaircissements à ce sujet !

Et après le départ de Sékou TOURE, je voudrais juste te rappeler ce qui s’est passé le 28 septembre 2009. Alors que justement des manifestants réunis au stade de Conakry protestaient contre le maintien des militaires au pouvoir après 50 ans de dictature, les militaires ouvrent le feu sur eux : 157 personnes tuées ; dans la ville, femmes blessées et violées ;… Le Capitaine Moussa Dadis CAMARA, alors au pouvoir, en exil n’a jamais vraiment été jugé…

Et combien de personnes ont été molestées et tuées depuis l’arrivée au pouvoir d’Alpha CONDE ? Non les Guinéens, eux aussi ont donné….

Deux autres questions ma sœur citoyenne, mon frère citoyen :

• Quelle différence entre le citoyen togolais et le citoyen algérien ? La question se pose car à première vue, ils essaient la même chose : se débarrasser d’un régime qui ne leur assure ni présent ni avenir. Bouteflika est parti mais le système est encore en place malgré des élections. Les Algériens sortent manifester depuis plus de 52 semaines et ils sont décidés à continuer à sortir tous les vendredis…. Et nous Togolais, serions-nous moins persévérants que les Algériens?
• Et que penses-tu du cas des laïcs catholiques de la RDC? A partir du 31 décembre 2017, les manifestations de militants catholiques se sont multipliées en République Démocratique du Congo. Ils réclamaient la tenue d’élections libres avant fin 2018. Le pouvoir a répliqué violemment : au moins une vingtaine de morts (difficiles à dénombrer précisément), des arrestations arbitraires et des lieux de culte profanés. A l’initiative du Comité Laïque de Coordination (CLC) la mobilisation pour l’organisation d’élections s’est déployée dans la capitale, Kinshasa, mais aussi en province, comme à Kisangani. Le 21 janvier 2018, les marcheurs brandissent des banderoles sur lesquelles on peut lire : "Nous fidèles laïcs demandons l’application complète et intégrale des accords de la Saint Sylvestre 2016", avant d’être dispersés par la police qui blesse plusieurs membres de la paroisse Saint-Esprit.

Les Togolais auraient-ils moins de foi que les Congolais ?

CE QUI EST JUSTE OU CE QUI EST FACILE ?

Toi et moi avions pensé que, suite à 2005, 2010, 2013, 2015 et 2018, sept élections que les mêmes gagnent, ce serait juste que, pour une fois, un processus transparent soit mis en place, à cause de la mobilisation de tous en ce sens, et à cause de la conjoncture internationale, peu favorable aux multiplications indues de mandats.

Mais ce qui est juste est-il automatiquement facile ? Sinon, pourquoi tous les sacrifices de 1990 n’ont pas transformé notre pays, pourquoi en 1993 tous les dons en vie humaines, tous les mois de grève, n’ont-ils pas porté de fruits ? Tant de circonstances, et d’autres encore, qu’on pourrait citer, occasions où nous sommes passés à côté de ce qui serait juste !

Serait-ce par hasard parce que nous avions cru que ce serait facile, à la suite de ceux qui affirment « il n’y a qu’à… » ? Ne sommes-nous pas aujourd’hui dans un schéma de ce type, pensant que peut-être Dieu ayant désigné un candidat, il le ferait automatiquement gagner ? Mais avons-nous pensé, nous qui avons cru cela, à ce que nous recommande notre sagesse traditionnelle : « Soulève ta charge jusqu’à tes genoux et Dieu t’aidera à la poser sur ta tête ! » ?

Alors, à présent, quelle est la part du citoyen pour ne pas être du côté

- de ceux qui aiment la facilité et prennent Dieu pour un magicien?
- des tenants d’un système qui a l’arrogance d’afficher un succès de plus de 70% dès le premier tour, croyant qu’il va, comme d’habitude, tourner rapidement la page pour passer à autre chose avec la complicité de la communauté internationale ?
- de tous ceux qui croient que l’inacceptable va encore s’installer dans notre pays ?
- de tous ceux qui ne croient pas aux capacités de réaction du citoyen togolais ?

DES CITOYENS QUI NE FONT PAS LEUR PART OU ONT LE COURAGE DE LEURS CHOIX ?

Il faut se rendre à l’évidence : toi citoyen togolais, tu as fait le choix de commencer par vaincre la violence qui caractérise la vie sociopolitique au Togo, tu en as assez de cette violence qui a fait et continue de faire tant de ravages dans la vie des Togolais.

Or pour cela, il n’y a que la vérité : elle n’a pas besoin d’armes ni d’armées pour gagner, elle n’a besoin d’aucun artifice, d’aucun autre soutien qu’elle-même, elle s’avance nue et libre, on ne peut pas l’acheter, elle n’a pas de prix, on ne peut pas la tuer, elle ne meurt jamais… La vérité s’impose d’elle-même ! C’est donc la vérité que nous choisissons pour avancer, elle sera notre seule arme. Nous allons nous battre pour la

VICTOIRE DE LA VERITE SUR LA violence

• Victoire de la Vérité des urnes sur la violence d’élections truquées et volées !
OUI MAIS, AVANT CELA, PLUS QUE CELA

• Victoire de la Vérité sur la violence de la répression qui a toujours répondu aux revendications des Togolais !
• Victoire de la Vérité de la démocratie sur la violence de l’instauration d’une société de non droit et d’injustice !
• Victoire de la Vérité de la dénonciation de la corruption sur la violence de l’accaparement des richesses nationales par une minorité avide et toujours insatiable !
• Victoire de la Vérité de la justice sur la violence de l’inacceptable impunité ! 4 Cependant l’actualité récente dans notre pays nous démontre ceci : il faut que nous nous rendions à l’évidence, ce que nous recherchons ne saurait être obtenu lors d’un processus électoral, à cause de la compétition qui biaise tout, qui empoisonne tout débat. Alors comment y arriver ? Qu’est-ce qu’il nous faut pour nous mettre en route ?

QU’EST-CE QU’IL FAUT POUR LE CITOYEN TOGOLAIS ?

Ce qu’il nous faut c’est l’icône de notre désir de vérité et de justice dans la paix, une personne en qui nous puissions nous reconnaître, pour trouver le courage de reprendre, avec elle, la lutte dans l’espérance et la foi en nous-mêmes :

- Il nous faut une personne de bonne volonté qui accepte de porter ce combat jusqu’au bout, au mépris et certainement au prix de ses propres intérêts, pour le plus grand bien de tous…
- Il nous faut une personne de bonne volonté qui n’entre pas dans la compétition politicienne, et qui donc ne saurait être corrompue pour une miette de pouvoir qu’on lui laisse !
- Il nous faut une personne de bonne volonté décidée à faire triompher la justice et l’équité dans une société démocratique ou les droits de tous sont reconnus !
- Il nous faut une personne de bonne volonté préoccupée de faire advenir une société de bonheur pour tous, où la pauvreté recule !
- Il nous faut un porte-drapeau de ceux qu’on ne voit pas, ceux qu’on ne compte pour rien depuis plus de 50 ans !
- Il nous faut un porte-voix de ceux qu’on bâillonne, de ceux qu’on n’écoute pas depuis plus de 50 ans ! Alors, nous ferons notre part, nous trouverons ensemble les stratégies adéquates pour l’avènement d’un Togo nouveau, car « ceux qui aiment la paix doivent apprendre à s’organiser aussi efficacement que ceux qui aiment la guerre » (Martin Luther KING).

Nous ferons advenir :
LA VICTOIRE ✌DE LA VERITE ✌
SUR LA VIOLENCE

 

 

Que veux-tu citoyen togolais ? Entretien avec ma sœur et mon frère, citoyens togolais

 

Acharnement de l'ambassadeur de France contre les journaux L'Alternative et Liberté : Plusieurs journalistes saisissent le Quai d'Orsay

L'ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy a porté plainte devant la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC) contre le bihebdomadaire L'Alternative et le quotidien Liberté. Le diplomate estime que les deux journaux ont écorché l'image de la France à travers des publications. Cette démarche de l'ambassadeur est une atteinte à la liberté de la presse, ont répondu les journalistes signataires de cette lettre ouverte dont voici la teneur.

Lomé, le 19 Mars 2020

Comité de soutien aux journaux
L’Alternative et Liberté
Tél : 0228 91 96 59 56
Lomé, TOGO

A Monsieur Jean Yves LEDRIAN
Ministre des affaires étrangères Paris, FRANCE

Objet : Atteinte à la liberté de presse/
Protestation contre Marc Vizy Ambassadeur de France au Togo


Monsieur le Ministre,

Plusieurs faits et gestes intrigants de l’ambassadeur de France à Lomé poussent une grande partie de la presse togolaise à vous adresser la présente correspondance.

En effet, début mars 2020 et à la suite de l’élection présidentielle, deux des plus critiques journaux du Togo ont été attaqués par Marc Vizy devant la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Pendant de longues années, cette institution constitutionnelle a été et reste perçue à raison, par les médias togolais, comme une sorte de gendarme partisan au service du pouvoir et qui a multiplié des suspensions, des sanctions abusives, des mises en gardes malencontreuses à l’endroit de professionnels des médias qui ne font que leur travail.

En saisissant la Haac contre les journaux L’Alternative et Liberté et en poussant les membres de cette institution à les suspendre alors que les médias incriminés étaient favorables à la publication de droits de réponse, Marc Vizy expose les journalistes dans une période que vous savez si sensible. Ceci est d’autant plus alarmant que quelques mois plus tôt, le même diplomate avait accompagné le directeur général de la Brasserie du Togo au siège de la Haac pour faire pression afin que les articles de plusieurs journaux critiquant le manque d’hygiène de cette société française soient sanctionnés par la haute autorité.

Cette obstination de l’ambassadeur de France au Togo à museler les médias et à exiger par le trafic d’influence des sanctions inappropriées et disproportionnée est d’autant plus suspecte qu’aucun de ses homologues accrédités dans le pays n’use de pareils malsains moyens. Nous avons toujours cru que partout dans le monde, la France devrait être un modèle de défense des libertés fondamentales en général et de la liberté d’expression en particulier.

A priori, la Convention de Vienne n’autoriserait pas un ambassadeur, fut-il de France, à saisir directement des institutions républicaines dans un Etat tiers sans passer par sa hiérarchie. Nous interprétons ces actes répétitifs de Marc Vizy comme une forme d’arrogance, de mépris, de complexe de supériorité et de l'impression illusoire d’être, en toute impunité, en terrain conquis. Certains que de tels comportements colonialistes ne peuvent qu’amplifier le sentiment antifrançais en Afrique et confiants que le pays des droits de l’homme a encore un rôle important à jouer dans le concert des nations pour cette phase constructive d’Etats de droit en Afrique, nous avons décidé de vous saisir par cette lettre ouverte.

Nous venons par la présente protester contre les attaques répétitives de Monsieur Vizy contre la liberté de la presse et son zèle à exiger des sanctions contre des journalistes qui travaillent dans des conditions déjà si difficiles. Le précédent d’une affaire similaire au Bénin a provoqué, alors que la preuve de son innocence a été apportée, l’arrestation de Ignace Sossou, journaliste d’investigation dont la privation de liberté depuis deux mois a été occasionnée par une lettre de l’Agence française CFI qui s’est heureusement rétractée par la suite.

Inquiets, qu’alors que la démocratie connaît depuis une décennie de sensibles régressions sur le continent notamment dans les pays francophones, nous craignons que des actes de ce genre ne soient exploités par la justice contre la liberté de presse pour laquelle la France s’est tant battue.

Comptant sur votre diligence, Monsieur le ministre des Affaires étrangères, nous vous prions d’agréer l’expression de nos hautes considérations.

Fait à Lomé, le 19 mars 2020

Contact Togo : Fabbi Kouassi, Tél (wathsap) :0228 91 96 59 56
Contact France : MAX-SAVI Carmel, Tél (wathsap) : 0033 6 08 08 99 91

Ampliations :

-Présidence de la République, Lomé, Togo
-Ministère des affaires étrangères, Lomé, Togo
-Ministère de la communication, Lomé, Togo
-Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, Haac, Lomé, Togo
-Médias togolais
-Médias internationaux
-Organisations de défense de droit de l’homme et de liberté d’expression

Le Comité de soutien de soutien aux journaux L’Alternative et Liberté est un regroupement contextuel et temporaire de journalistes, militants des droits de l’homme, écrivains, blogueurs et webactivistes. Objectif ? Défendre ces deux médias contre les attaques dont ils font l’objet de la part de l’ambassadeur de France à Lomé, Marc Vizy.

Les signataires

1- MAX-SAVI Carmel, Directeur de publication et de rédaction, Afrika Strategies France
2- Fabbi KOUASSI, Journaliste et militante des droits de l'homme,
3- Ferdinand Mensah AYITE, Directeur de publication, L'Alternative
4- Abi-Alfa IZOTOU: Directeur de Publication. Le Rendez-vous
5- MAWU Komi, Journaliste
6-ATSOU Ablavi, Journaliste
6- AVOTOR Kokou, Journaliste
7- AVOTOR Kossi, Journaliste
8- Sylvestre BENI, Directeur de Publication de l'hebdomadaire togolais la Manchette
9- Didier Amah DOSSAVI, Chroniqueur
11-KUVO Komitsè, Journaliste
12- KOUWONOU Agbémého Kokou, Journaliste
13- KOUWONOU Koffi, Journaliste
14- Abass Saibou MIKAÏLA, Directeur de publication Le Regard
15- KOUWONOU Vihossi Nicolas, Journaliste
16- AKOTO Koffi Mawuedem, Journaliste
17- LAWSON Akoelé Sivomé, Journaliste
18- FEDA Antoine, Journaliste
19- Sylvio COMBEY, Directeur de publication de Africardv
20- GOUTCHON Ablavi Yvette, Journaliste
21- GALLEY Anani Kwami, Journaliste
22- Edson DOGBE, Journaliste
23- Sylvain AMOS, Journaliste togolais à radio kanal k, Suisse
24 -Prince MIKINHO, Journaliste togolais à la radio universitaire à Lagos
25- AMETOWOGBLONA kossivi, Journaliste
26- David KPELLY, Chroniqueur togolais, blogueur, écrivan
27- SOSSOU Koffi Douzième, Directeur de publication, Le Triangle des Enjeux
28- SOSSOU Kodjo, Journaliste Rédacteur en Chef de Triangle des Enjeux
29- AHLIGO Séméfio, Secrétaire de Rédaction Triangle des Enjeux
30- Guillaume HOR, Journaliste
31- KPONHINTO Théophile, Journaliste
32- Agbenyo K. NYIDIKU, Directeur de publication de Le Tabloïd
33- Kossi AFANGNOWOU, Journaliste reporter
34- Kodjo MAHUTO Ketomagnan, journaliste reporter
35- Batég'ne TOKOFAÏ, Journaliste reporter
36- Shalom AMETOKPO, Journaliste reporter, webmaster
37- Koudéamenou Mawuna AKLASSOU GANA, caricaturiste
38- Bonéro LAWSON, Directeur de la publication, La nouvelle
39- Kadi ASSAD-MOHAMED, Journaliste, inforgraphe
40- Joël DADZIE, Journaliste reporter
41- KPAKPABIA Koffi, Journaliste
42- Akoele Sivon LAWSON, Journaliste
43- Emmanuel ATCHA, Journaliste
44- Gabriel BLIVI, Directeur de publication de Le Panafricain
45- Honoré ADONTUI, Directeur de publication de Le Correcteur
46- Georges APETI, Journaliste reporter
47- AKPA Kokou Godfrey, Journaliste
48- Mawuto DANSOU, Journaliste reporter
48- Germain AYIVI, Directeur de publication, Le Perroquet
49- Ametoevi KOKOUVI, Journaliste reporter
50- Magloire KINVI, Journaliste
51- Oscar SECAYA, Journaliste
52- Sodji EDOH, Journaliste
53- Edgar DJISSENOU, Journaliste
54- AMETEPE Komla, Directeur de publication Liberté
55- Isidore AKOLLOR, Directeur de publication, "Actu Express"
56- OURO-AKPO Izotou, Journaliste
57- BANG'NA Mizaminou, Journaliste
58- Moussa MEME, Journaliste
59- KPONDZO Yawo Mawusse, Directeur de Publication, de The Guardian
60- MIDJOLA Steven, Journaliste
61- Elom ADABE, Journaliste
62- Thomas DIETRICH, Journaliste
63- Pap KOUDJO, Directeur de publication, Pipo Magazine
64- Idelphonse AKPAKI, Directeur de publication, La Gazette du Togo
65- Rodrigue AHEGO, Directeur de publication Le Panorama
66- Jacques Dosseh AMOUZOUVI, Journaliste
67- Hyacinthe KENON, Journaliste

 

 

Acharnement de l'ambassadeur de France contre les journaux L'Alternative et Liberté : Plusieurs journalistes saisissent le Quai d'Orsay

 

Agbéyomé Kodjo : « Ils n’ont qu’à amener les fusils me tuer »

Le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), Agbéyomé Kodjo, durcit le ton contre les agissements du régime à son égard. Intervenant sur radio Victoire FM ce jeudi, le "président démocratiquement élu de la République togolaise" pense qu’il est temps de mettre fin au "cinéma" en cours.


Sur la levée de son immunité parlementaire, l’ancien président de l’Assemblée nationale a affirmé qu’il est disposé à tout moment à répondre devant la justice.

Le candidat de la dynamique Kpodzro au scrutin présidentiel du 22 février, a profité de son passage pour tacler l’organe en charge d’organisation et de supervision des élections au Togo (CENI), d’être à la base des « manœuvres » en cours contre sa personne.

« Si la Commission électorale nationale indépendante (CENI) n’avait pas procédé au braquage électoral, on n’en serait pas là », a déclaré Agbéyomé Kodjo.

A ces détracteurs, le premier responsable du MPDD dénonce le harcèlement, les embêtements et la provocation dont il est victime. « On ne peut voler quelqu’un et en même temps le harceler comme on le fait », a-t-il dit.

Et d’ajouter : « Ceux qui m’ont insulté, notamment le professeur Agba, il a raconté un certain nombre de conneries, j’ai entendu Trimua s’égosiller, ce n’est pas un problème. Moi, je ne les poursuis pas. On viole la constitution en ne mettant pas à la disposition des candidats des fonds de campagne, je ne poursuis personne, je n’ai pas envoyé les populations dans la rue pour chercher leur victoire ».

Contre toutes ces personnes, a-t-il laissé entendre, « Je ne dépose pas plainte contre eux » et « on me dit que j’ai parlé aux militaires. Ne font-ils pas partie du corps électoral ? », s’est-il demandé et d'avertir : « Que personne ne m’embête, ils n’ont qu’à amener les fusils me tuer en même temps et les Togolais sauront que je suis mort pour eux, il faut arrêter tout ce cinéma ».

 

 

Agbéyomé Kodjo : « Ils n’ont qu’à amener les fusils me tuer »

 

Agbéyomé très en colère contre Trimua

Reçu récemment sur une radio de la place, le ministre en charge des Droits de l’Homme, Christian Trimua s’est prononcé sur la levée de l’immunité parlementaire du député Agbéyomé. Le militant du parti présidentiel a également invité le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro à obtempérer et à collaborer avec la justice afin de ne pas obliger les magistrats à utiliser les moyens de contraintes.


« Il me semble qu’il n’est pas dans l’intention du Procureur de placer en détention Monsieur Agbéyomé Kodjo ou de le faire arrêter. C’est seulement lorsque l’on résiste à la procédure que la justice met en place les initiatives nécessaires de gré ou de force pour faire collaborer à la procédure, le mis en cause. Il me semble qu’il est de l’intérêt du député aujourd’hui de collaborer avec les magistrats et de faire en sorte qu’il puisse faire valoir son droit à la défense et qu’il ne les pousse pas être obligés à utiliser des moyens de contrainte pour pouvoir le faire participer à la procédure », a déclaré Christian Trimua.

Seulement, ces propos n’ont pas plu à Agbéyomé Kodjo. Intervenant ce jeudi matin sur les ondes de la radio Victoire FM, l’ancien Premier ministre était fou de rage. Il parle d’une « provocation de trop ». Il dénonce un « zèle » surdimensionné du jeune baron du régime. Il le conseille de se calmer et de la fermer un peu.

« Trimua, je le connais très bien. J’ai connu des gens dans ce régime qui ont fait ça plus que lui. Je le connais très bien. Je connais son père et sa mère. Que tout le monde se calme », a lancé Agbéyomé.

Selon lui, étant un fils d’homme de Dieu, Christian Trimua aurait pu avoir la crainte de Dieu et dire pour une fois la vérité. Mais ce n’est pas le cas.

« Si Christian Trimua dont les parents sont des Pasteurs, est conscient que je mens avoir gagné ces élections, alors il n’a qu’à continuer », a-t-il poursuivi.

L’ancien Président de l’Assemblée nationale se dit être à la disposition du Procureur. Toutefois, il demande aux barons du régime d’arrêter les embêtements à son égard.

« Que personne ne m’embête ! Attention ! Nous sommes fils d’une même nation. Il ne faut pas me provoquer... Il faut arrêter ce cinéma », a-t-il conclu.

Rappelons que le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro qui se réclame « président élu » à l’issue de la dernière présidentielle du février 2020 est accusé par l’Etat togolais de troubles aggravés à l’ordre public, d’atteinte à la sûreté intérieur de l’Etat, d’usage des insignes de l’Etat, de nominations illégales et de création d’un site web officiel. Lundi dernier, les « nommés » de l’hémicycle ont procédé à la levée de son immunité parlementaire. Il sera poursuivi par la Justice togolaise.

Godfrey Akpa

 

 

Agbéyomé très en colère contre Trimua

 

Sena Alipui à Antoine Nadjombé : « Qu’il arrête d’aggraver la situation »

Lundi à l’Assemblée nationale, tous les députés du groupe parlementaire Union des Forces du Changement (UFC) se sont abstenus lors du vote de la levée d’immunité de Gabriel Agbéyomé Kodjo. Du moins, c’est ce que le député Sena Alipui a avoué ce jeudi matin sur les ondes de Nana FM, dans l’émission « Le Débat ».

Selon le président du groupe parlementaire UFC, cette consigne vote a été donnée à ses collègues parce que le problème dans lequel le député Agbéyomé s’est empêtré est purement « politique ». Et cela ne doit normalement conduit à une levée d’immunité parlementaire.

« Nous avons voté pour en commission, mais nous avons voté abstention en plénière. Et cela, pour une raison simple. C’est une procédure judiciaire. Les juges veulent l’entendre sur un certain nombre de sujets. Et au niveau de la commission, nous étions 6 et nous avions fait un travail. En ce moment-là, ce qui était important c’est que le député Agbéyomé Kodjo puisse avoir l’opportunité de venir s’exprimer. Donc à l’unanimité, nous avons voté au niveau de la commission pour la levée de son immunité parlementaire », a indiqué Sena Alipui.

Et de poursuivre : « Gardez en tête que c’est un problème politique. Mais étant une institution, nous avons des tâches administratives à faire lorsqu’une procédure judiciaire nous est soumise. Maintenant comme c’est un problème politique, lors du vote en plénière, nous avons estimé qu’il faut trouver une solution politique à un problème politique. Donc nous nous sommes abstenus en plénière de voter pour la levée de son immunité parlementaire. Cette levée d’immunité est quelque chose d’assez difficile à vivre ».

UFC dit avoir défendu la cause d’Agbéyomé

Depuis cette levée d’immunité parlementaire de Gabriel Agbéyomé Kodjo, nombreux sont ces Togolais qui tirent à boulet rouge sur l’UFC. Selon certains observateurs, en tant que chef de file de l’opposition, Gilchrist Olympio et son parti « détia » auraient pu jouer le rôle d’avocat de la classe politique de l’opposition et plaider pour la cause du candidat de la dynamique Kpodzro.

Mais à en croire Sena Alipui, son parti n’a pas baisser les bras dans cette affaire. Il dit avoir fait tout le possible pour éviter ce scénario.

« Nous avons fait tout ce que notre capacité permet de faire dans le contexte actuel », a-t-il déclaré.

Au passage, le président du groupe parlementaire UFC demande à Antoine Nadjombé, Premier ministre du gouvernement d’Agbéyomé Kodjo, d’arrêter les frais, d’éviter de jeter l’huile sur le feu en sortant des communiqués et en nommant des ministres.

« A Monsieur Nadjombé, je lui demande d’arrêter les nominations auxquelles il s’adonne. Parce qu’eux sont en sécurité au Canada et ils risquent de faire arrêter un Monsieur qui a 66 ans, qui a une femme et qui a des enfants. Il faut que M. Nadjombé arrête d’aggraver la situation, il faut qu’il arrête cette approche politique révolutionnaire. Même si on a raison, il faut parfois se faire violence et rester dans la République », a indiqué Sena Alipui.

Rappelons que le député Agbéyomé Kodjo déchu de son immunité parlementaire va devoir comparaître devant la justice togolaise pour répondre des accusations retenues contre lui.

Godfrey Akpa

 

 

Sena Alipui à Antoine Nadjombé : « Qu’il arrête d’aggraver la situation »

 

Togo-USA : Les milliards du MCA s’éloignent

Après le « Threshold », le Togo nourrit toujours l’espoir d’une sélection pour le programme « Compact » du Millennium Challenge Account (MCA). Pour ce faire, le pays s’est engagé à maintenir le cap de ses performances en vue de conserver et consolider les acquis et valider les indicateurs encore au rouge. Mais le refus du gouvernement togolais de s’ouvrir à des élections crédibles, éloigne le pays du pactole du MCA.

Dans notre parution numéro 338 du 04 décembre 2019, dans un article intitulé « Ça coince pour les 275 Milliards de Francs CFA du MCC », nous indiquons qu’après avoir raté le programme compact en 2020 faute à des élections législatives jugées non consensuelles par l’organisme américain, le Togo est déjà mal parti pour espérer être éligible en 2021. Et pour cause, le pouvoir de Lomé avait opposé un refus catégorique à toutes les propositions de la classe opposante pour renforcer la crédibilité du processus électoral qui a abouti à l’élection présidentielle du 22 février 2020. « En outre, le gouvernement n’a toujours pas procédé à la révision de la loi sur les manifestations comme indiquée par les rapporteurs des Nations Unies. Pour s’y soustraire, les sécurocrates du pouvoir ont inventé des stratagèmes qui cousus de fil blanc.

Le Togo peut dire adieu au programme compact…

Et comme on pouvait s’y attendre, les résultats issus de ce scrutin sont vigoureusement contestés par une bonne partie de l’opposition. Face à la situation, l’Ambassade des Etas Unis au Togo avait demandé aux institutions en charge de l’organisation du scrutin de proclamer les résultats bureau de vote par bureau de vote. Pour les américains cette mesure vise à « accroître la transparence est de publier les résultats bureau de vote par bureau de vote afin d’accroître la confiance de tous en les résultats finaux ». Mais la diplomatie américaine n’a pas été attendue.

Depuis, la situation a débouché sur une crise post-électorale latente. Et pour ne rien arranger, le régime de Faure Gnassingbé comme à son habitude a décidé d’user de la manière forte pour étouffer la contestation des résultats. Après avoir violenté les partisans de l’opposition lors d’une tentative de manifestation fin février dernier, il a décidé de passer à l’étape supérieure avec la levée de l’immunité parlementaire du député Agbéyomé Kodjo arrivé deuxième de l’élection présidentielle selon les résultats de la Cour Constitutionnelle.

Un piétinement du droit politique dont le seul objectif reste la conservation à vie du pouvoir. Une manifestation de la mauvaise volonté du gouvernement togolais à s’ouvrir à la vraie démocratie. Un comportement que le Millennium Challenge Corporation qui conduit le Millennium Challenge Account sanctionnera sans aucun doute lors de la prochaine publication de la carte des scores.

Un rapport à charge…

Aussi, le cas du Togo se complique-t-il sérieusement la tâche avec le dernier rapport américain sur les droits humains dans le pays. Après le rapport 2017 qui a sérieusement épinglé le Togo pour sa récalcitrance dans le respect des droits de l’homme et surtout droits politiques, le rapport 2019 de 23 pages publié le 11 mars dernier sur le site du département américain aux affaires étrangères détaille les pratiques inacceptables des droits humains au Togo.

Le rapport américain a souligné le meurtre du jeune mécanicien de 12 ans Issifou Moufidou en décembre 2018 par des membres de force de sécurité. Les résultats des enquêtes interminables sur les crimes commis par les forces de l’ordre et de sécurité dont les résultats ne sont jamais communiqués. L’arrestation musclée des membres de la sécurité du président du PNP, Me Tikpi Salifou Atchadam à son domicile suivi de la confiscation de leurs téléphones portables sans autorisation légale à la recherche d’informations , fouille de la maison du président du PNP et de leur incarcération au SRI puis déferrement à la prison civile de Lomé. La modification de la loi sur les manifestations publiques à l’Assemblée nationale dans le but de restreindre les droits de manifestation. Malgré le rappel à l’ordre par le Rapporteur spécial des droits de l’homme à l’ONU dans sa lettre adressée aux autorités togolaises en septembre 2019, rien n’est fait pour corriger le tir. Les arrestations arbitraires, la surpopulation dans les prisons, restriction des visites aux prisonniers, la prise en charge alimentaire insuffisante, l’accès aux soins limité et la question des détenus politiques. Les tueries, la violation de la vie privée des citoyens, le non-respect des droits de la femme, l’incapacité des autorités à poursuivre les responsables d’actes criminels, tortures, traitements inhumains et dégradants dans les locaux du SCRIC (Service Central de Renseignement et d’investigation Criminelle).

En définitive que ce soit au niveau du droit politique ou du respect des droits humains, la prochaine note du Togo sur la carte du score du MCA risque d’être faible pour ne pas dire nulle. Ce qui amenuise les chances du Togo de décrocher le programme « compact » en 202. Par conséquent, le Togo s’éloigne de plus en plus du MCA, une manne d’environ 300 milliards bloquée à cause de l’avidité politique de Faure Gnassingbé et ses amis. A noter que des pays comme le Bénin ou encore le Burkina Faso ont déjà reçu deux fois le Programme Impact. Une

Source : Fraternité

 

 

Togo-USA : Les milliards du MCA s’éloignent

 

Togo, du RPT à UNIR : Retour au parti unique !

Raisonnement unidirectionnel, méthode de gestapo, clientélisme, corruption, griotisme, envie, l’excellence dans la nuisance, nivellement vers le bas,… analyse de 15 ans de règne de ce qu’on avait alors présenté aux Togolais comme la nouvelle ère.

Au pouvoir depuis 2005, Faure Gnassingbé entame, cette année, son quatrième mandat à la tête du Togo. En 2025, le natif de Pya Akéi bouclera ainsi vingt (20) années de gouvernance à la tête du pays. Ceci, au terme d’une parodie d’élection sous les tropiques. Un regard rétrospectif sur les trois mandats déjà réalisés du fils d’Eyadema, ajouté à la succession des événements ces derniers jours font constater une évidence. Une sorte de parallélisme des formes entre la méthode de gestion de l’héritier du 05 Février et celle de son géniteur.

Mandat 4 au forceps…

Au terme d’un scrutin présidentiel émaillé d’irrégularités monstres dont des bulletins prévotés, des bourrages d’urnes et de renvoi des délégués des candidats de l’opposition dans plusieurs bureaux de vote dans le septentrion, Faure Gnassingbé triomphe finalement sans gloire. S’offrant ainsi, contre vents et marées, un quatrième mandat jugé de trop par nombre d’observateurs qui y voient l’expression d’un appétit glouton pour le pouvoir.

Une situation ubuesque qui, vraissemblement, indispose les traditionnels partenaires au développement et la communauté internationale. En témoigne, à titre illustratif, le non satisfecit ouvertement exprimé de l’ambassade des États-Unis au Togo croisé aux félicitations des dirigeants du monde qui tombent à compte goute, contrairement à l’ordinaire. Que dire du silence bruissant, voire assourdissant du reste du G5 dont l’Union Européenne, les ambassadeurs d’Allemagne et de France qui sont restés à ce jour aphones.

Et de toute analyse faites, cette curiosité que suscite Faure Gnassingbé dans la sous-région, pour être le seul président quadrimandataire résulte des micmacs dont est coutumier l’Héritier du 05 février 2005. Qui plus est du peuple togolais, dans sa majorité, qui a été douché dans son élan d’espoir, pourtant prometteur, il y a quinze (15) ans, à la prise de fonction de Faure Gnassingbé. Malheureusement, la suite n’aura été que succession des vieilles ritournelles.

Résultante des dérives et déceptions…

En effet, après trente-huit (38) années de gouvernance, Gnassingbé Eyadema aura laissé, au soir du 05 Février 2005, un pays esseulé diplomatiquement, politiquement nonchalant et économiquement exsangue, pour ainsi utiliser le terme du ministre Trimua. La résultante d’une gouvernance hasardeuse, sans vision claire. Mieux, un régime abonné aux dérives autoritaires et violations systématiques des droits humains. Avec pour conséquences, plusieurs crimes de sang, de réfugiés politiques fuyant la persécution. Des évidences qui ont, de fil en aiguille, creusé un gouffre entre les gouvernants et la population, dans sa majorité.

Du RPT à UNIR: même méthode !

Au décès du Général, en 2005, au terme d’un gymnastique scénario dont elle est la seule à détenir le secret, l’Armée remis le pouvoir à son fils Faure Gnassingbé. Malheureusement, du géniteur au rejeton, la gouvernance est restée la même.

En effet, le brin d’espoir né de l’avènement au pouvoir de l’ «esprit nouveau», en 2005, n’aura été finalement que du leurre. Tellement le système de gouvernance du fils s’est confondu, au fil du temps, à celui de son défunt père. Avec pour idéal, la confiscation du pouvoir, sa consolidation et sa pérennisation dans le temps. Pour ce faire, Faure se repli sur la méthode léguée par son géniteur tel un joug sur le cou des Togolais durant quatre (4) décennies.

Pour preuve, les persécutions à différentes facettes ayant poussé en exil, et leur maintien dans les pays d’accueil, de plusieurs têtes certes bien faites mais dont les réflexions sont aux antipodes de celles des griots au service du régime de Lomé. Akila Esso Boko, Koffi Kounté, Olivier Amah et dans une moindre mesure Alberto Olympio, président fondateur du Parti des togolais en sont quelques illustrations.

Le cas Agbeyome…

Décidé à faire taire, par tous les moyens, tout esprit réfractaire au passage en force, au musellement et à la clochardisation de la masse, Faure Gnassingbé à fait lever, par ses «députés élus», l’immunité parlementaire de Agbeyome Kodzo, son principal challenger à la présidentielle du 22 février dernier. Le crime de ce dernier est d’avoir réclamée sa victoire plus qu’évidente aux yeux des observateurs et analystes objectifs et crédibles. Aujourd’hui, c’est une triste réalité que sur son chemin vers Golgotha qui se veut la prison, le candidat de la Dynamique Kpodzro a été livré par 80 de ses collègues à l’hémicycle. Ceci, au nom du pouvoir, de Faure et de Tsegan Yawa, qui agit, telle une marionnette. Ce qui renforce, de plus le scepticisme de beaucoup d’observateurs sur l’évidence de l’hypothétique victoire claironnée de Faure Gnassingbé.

Au regard de tout ce qui précède, tout porte à croire que tout citoyen togolais est stratégiquement contraint à militer dans le parti au pouvoir pour espérer une place au soleil. Les hommes d’affaires, de peur de l’écoulement de leurs affaires, se rangent, malgré eux. Des universitaires aux étudiants en passant par les artistes, tous sont dans la danse, avec discours, chants et œuvres à la gloire du Prince. Même les partis politiques ne font pas l’exception. Aujourd’hui, la formation qui représente plus de menace pour le régime se voit systématiquement muselé, ses militants violentés et pourchassés jusqu’à leurs derniers retranchements, et les plus chanceux, en prison. Le cas du Parti national panafricain (Pnp) de Salifou Tikpi Atchadam qui souffre le martyr devant le silence complice des autres partis de l’opposition, de peur de subir les affres du pouvoir militaire de Lomé, en est grandement illustrateur. « Tout est fait en sorte que ne peut vivre heureux au Togo qu’un militant de Unir», constate, d’un air triste, Gabin, observateur avisé de la politique togolaise. « Fonctionnaires, hommes d’affaires, entrepreneurs, étudiants, artistes… tous sont obligés de s’aligner pour pouvoir manger », ajoute Sika, acteur de la Société civile spécialisé en Droits des enfants et de la femme. Et Benjamin, enseignant, d’en déduire qu’« à peine on trouvera une dizaine de militants de Unir qui ont adhéré au Parti par conviction. La quasi-totalité y sont, soit pour protéger leurs intérêts, soit à la recherche d’un avenir meilleur ». Et dans ces conditions, Jean d’Arc n’y voit que les signaux du grand retour du Parti Etat longtemps en vogue avant le vent démocratique des années 90 marqué par l’avènement du multipartisme.

Répression, terreur, persécutions, arrestations arbitraires…Retour de la dictature et du Parti État !

Aussi bien sur le plan du respect des droits humains que celui de la gouvernance politique, le pays a sensiblement perdu du terrain. Plus de manifestations publiques pour toutes forces démocratiques pendant que les militants et associations affiliées au pouvoir sillonnent, à loisirs, toutes les localités du pays. Tikpi Atchadam, le leader du Pnp, l’instigateur des mobilisations populaires d’août 2017 qui ont ébranlé le pouvoir de Lomé au point de l’emporter, est poussé à l’exile. De Lomé à Sokode en passant par Bafilo, Mango et Anié, plusieurs militants et sympathisants du Parti au symbole du cheval au galop, surtout ceux qui maintiennent encore allumée la flamme de la résistance, sont sous la hantise permanente de la persécution et de la prison. De même que ces villes précitées considérées comme fiefs du Pnp, nonobstant la parenthèse de la campagne électorale qui a ouvert, mais alors difficilement, les portes de ces villes aux partis de l’opposition, sont littéralement transformées en villes fantômes, militarisées jusqu’aux dents. Pendant que Kara, ville d’origine du Chef de l’Etat, reste, elle, une ville imperméable à l’opposition.

Répressions, terreur, persécutions, arrestations et détentions abusives, asphyxie économique…Bref, tout y est pour faire constater, tristement, le grand retour du Parti unique dans lequel devront militer tous les togolais. Une analyse diagnostique de la démocratie togolaise fait ressortir un constat de régression. Une réalité plutôt préjudiciable pour Faure Gnassingbé qui le traduit si bien par sa gourmandise politique caractérisée par la caporalisation des institutions de l’Etat, celle d’une armée demeurée toujours clanique à la solde du pouvoir cinquantenaire et l’organisation approximative des élections, avec en ligne de mire, la confiscation du pouvoir à coût de devises monétaires distribuées dans des QG occidentaux et des vols et fraudes sur le terrain. Ce qui s’est encore traduit par la mascarade électorale qui s’est à nouveau déroulé sous les yeux stupéfaits du monde entier. Et la fin de cette gouvernance forcée n’est visiblement pas pour demain. Même si le peuple togolais reste en éveil…

Source : Fraternité

 

 

Togo, du RPT à UNIR : Retour au parti unique !

 

Un parti reste un parti

Un Pouvoir, tout Pouvoir, a besoin d’être contrôlé. C’est la raison d’être du Parlement. Mais si le Parlement est outrageusement de même couleur que le Pouvoir, son devoir de contrôle devient nul. C’est pourquoi, en plus d’envoyer des députés à l’Assemblée, le peuple génère des ONG pour sauvegarder les valeurs constitutionnelles, en toutes circonstances.

Le parti est différent d’une ONG. Lui a un projet de société et son objectif, voire son obsession, est de prendre le pouvoir. Quand il vise le pouvoir, c’est pour lui-même. Il ne lui viendra pas à l’idée d’aider un concurrent à prendre ce pouvoir.

Toutefois la logique veut que quand le pouvoir en place empêche l’alternance par tous les moyens, les partis d’opposition créent un front commun pour le combattre. Mais si le pouvoir en place a su habilement affamer ces partis, leur union n’a pas de chance de durer ou même risque d’être tuée dans l’œuf. C’est ce à quoi on assiste au Togo.

Là-bas, une institution, l’Armée, s’est emparée du château présidentiel et a levé le pont-levis depuis longtemps, empêchant tout parti d’accéder au château. Lundi, un parti vient tenter de rabaisser le pont-levis, il échoue. Mardi, un autre vient, seul lui aussi, et il échoue. Mercredi, ayant enfin compris que l’union fait la force, le parti du lundi et celui de mardi se mettent ensemble pour baisser le pont-levis. Comprenant que cette fois le pont peut baisser, du haut de son château, le châtelain jette des billets de banque dans le canal rempli d’eau. Lundi et Mardi se jettent à l’eau pour ramasser les billets et l’union Mercredi éclate. Retour à la case départ.

Pour se donner des airs de démocrate, tous les cinq ans, le châtelain organise un semblant d’élection. Il perd à chaque fois dans les urnes mais les organes chargés des élections sont à sa solde. Peu importe qu’il perde en nombre de voix, il sort toujours gagnant. La dernière fois que ce jeu de dupes a été organisé, le châtelain a pris des précautions : les seuls observateurs admis sont ceux qui lui sont acquis. Les incorruptibles qui ont quand même pointé du nez ont été cueillis et enfermés comme des malpropres. Une grande puissance dont ressortissent les malheureux observateurs s’est sentie humiliée et a décidé de laver son honneur.

Les élections du 22 févier 2020 ont divisé les partis d’opposition. Certains pensaient que participer à cette mascarade était une manière de légitimer le châtelain. J’ai soutenu le même point de vue. D’autres au contraire disaient : « on ne sait jamais ». Le soutien d’un prélat, ancien Président du Haut Conseil de la République qui tenait lieu d’assemblée nationale au sortir de la Conférence nationale souveraine des années 1990, à l’un des candidats concurrents du châtelain en a rajouté au caractère mystique du « on ne sait jamais ».

Résultat, le châtelain a encore une fois perdu dans les urnes. On y est habitué. La différence, cette fois, est que le candidat arrivé en tête est soutenu par le vigoureux prélat de quatre-vingt-dix ans. Et pas seulement. Mr Agbéyomé Kodjo bénéficie aussi d’un soutien extérieur, une première au Togo. En effet, la plus grande puissance du monde réclame un décompte bureau de vote par bureau de vote. Désormais il ne manque plus à Agbéyomé que le soutien du peuple, aussi bien ceux qui lui ont donné la majorité des voix dans les urnes que ceux qui ont intérêt à voir l’Armée et Faure dégager du château.

Seulement voilà, parmi ceux qui veulent voir partir Faure, il y en qui attendent un signal de leurs dirigeants. La discipline du parti règne, c’est normal. Mais aucun mot d’ordre ne viendra, car quel parti viendra-t-il soutenir un autre à prendre le pouvoir ? Un parti reste un parti et raisonne en termes de pouvoir à prendre et à exercer par lui-même. Quand ce n’est pas le cas, la tyrannie peut continuer. Aucun parti hors de la sphère du RPT-UNIR ne donnera l’ordre à ses partisans d’aller soutenir l’élu des urnes. C’est au peuple lui-même de prendre ses responsabilités. A ceux qui croient au miracle, en voilà un, un vieux de 90 ans et les USA aux côtés de quelqu’un qui peut mettre fin à la tyrannie au Togo.

Si, musulman et menacé par un lion affamé, tu refuses l’aide du phacochère sous prétexte qu’il est un cochon sauvage, tu te feras dévorer.

Zakari Tchagbalé

 

 

Un parti reste un parti

 

Avec la chute du baril à ce jour : Le prix à la pompe devrait être en dessous de 500 FCFA au Togo

Les prix du pétrole continuent de chuter après le déclenchement d’une guerre des prix entre la Russie et l’Arabie saoudite et un effondrement des Bourses mondiales suscitées par la pandémie de coronavirus qui a débouché sur la baisse la plus importante des cours du brut sur une semaine depuis plus d’une décennie. Mais au Togo, malgré les appels des organisations de défense du droit des consommateurs, le gouvernement rechigne à baisser le prix du carburant à la pompe.

Au début du mois de mars, alors que le marché pétrolier est déjà mis à rude épreuve par le nouveau coronavirus, un malentendu entre les pays producteurs du pétrole lui a asséné un coup fatal. En effet, à la suite de l’échec d’une réunion de l’Opep pour s’accorder à soutenir les cours, l’Arabie saoudite s’est lancé dans une vaste braderie en effectuant la plus importante réduction de ses prix pétroliers en 20 ans, selon Bloomberg News. Depuis les cours du pétrole ont continué de chuter.

La semaine dernière, le baril de Brent a perdu 25,2% quand celui de WTI a lâché 23%, soit les pertes les plus importantes sur une semaine depuis 2008. Et les analystes s’attendent à ce que la descente continue. « Les soutiens à la hausse devraient s’effacer alors que le marché continue à digérer la combinaison du Covid-19 et d’un bond massif de l’offre », a souligné Stephen Innes, analyste d’AxiCorp. « Cette combinaison rare de chocs affectant à la fois la demande et l’offre a provoqué un effondrement du marché du brut alors que les producteurs se préparent à une saturation de l’offre de pétrole dans les semaines qui viennent », a jouté Sukrit Vijayakar de la société Trifecta Consultants.

Le prix à la pompe doit être en dessous de 500 FCFA…

Contrairement à ce qui se fait dans d’autres pays notamment au Bénin où depuis le 26 février dernier les prix des produits pétroliers ont été revus à la baisse en application du mécanisme d’ajustement, au Togo les prix sont maintenus.

En effet, suivant les baisses qu’a connu le Togo ces dernières années par rapport au prix du baril, le prix de l’essence devrait descendre en dessous de 500 FCFA. Et pour cause, en septembre 2017 (dernière baisse en date), le prix du super est passé de 524 à 498 FCFA alors que le prix du baril était à 46 dollars. En mai 2016, les prix des produits pétroliers ont également été revus à la baisse. A l’époque, le prix du super est passé de 471 à 452 avec le prix du baril à 42 dollars. Un mois plutôt, le baril avait lourdement chuté se fixant autour de 38 dollars. Par conséquent, le prix de l’essence est passé de 496 à 471.

Suivant la différence entre le prix du baril aujourd’hui à 30 dollars et les prix de l’essence de ces dernières années par rapport au prix du baril, le prix de l’essence actuellement devrait descendre en dessous de 500 FCFA au Togo. Et il ne faut pas être un expert pour arriver à cette déduction.

Selon les spécialités, lorsque les cours du baril augmentent, les prix du carburant augmentent et inversement. Même si les prix du carburant dépendent également d’autres facteurs tels que la marge brute de raffinage, le transport et la distribution et la fiscalité, « ces facteurs stables n’ont connu aucun bouleversement majeur au Togo pour que les autorités en charge du secteur pétrolier maintiennent les prix à la pompe », estime un spécialiste.

Comme susmentionné, les cours du prix vont continuer de chuter. Par conséquent, il est impératif qu’au nom de la politique de la vérité des prix, que le gouvernement baisse le prix des produits pétroliers. Ceci serait sans aucun doute une bonne nouvelle pour le portefeuille des milliers de togolais.

Soure : Fraternité

 

 

Avec la chute du baril à ce jour : Le prix à la pompe devrait être en dessous de 500 FCFA au Togo

 

Croisade pour la normalisation de la gouvernance hémiplégique au Togo : Les USA mettent le pied sur l’accélérateur

Difficile lutte contre la corruption, violations flagrantes des droits humains, favoritisme, immunité politique sont entre autres mots qui ont jalonné les quinze (15) dernières années de gouvernance au Togo. Une carence désormais en ligne de mire.

De la parole aux actes…

«Lui c’est lui. Moi c’est moi !», s’exclamait, en 2005, à son arrivée au pouvoir, Faure Gnassingbé. Une sorte de parole sur honneur de son engagement à parfaire l’héritage politique aux lourds actifs à lui légué par son feu père, le Gal Gnassingbé. Malheureusement, force est de constater que cela n’a été qu’un mot vain.

Plutôt que d’avancer, le Togo ne fait plutôt que régresser sur plusieurs plans, notamment sur la lutte contre la corruption et le rapport des droits de l’homme. Tout porte à croire, par simples analyses qu’en quinze ans, les rangs des fortunés ont excessivement brandi au Togo. Ceci, contrairement au temps du «Vieux» où une certaine austérité a caractérisé la gouvernance. Cela ajouté à la peur de représailles qui constituaient une sorte d’épée de Damoclès qui planait de façon permanente sur la tête des barons du régime.

La fin d’un mythe

Malheureusement, ce mythe semble tomber sous Faure où les deniers publics sont dilapidés au vu et au su de tout le monde. A la faveur du favoritisme et de l’impunité, plusieurs sont donc les fortunés qui jonchent le pays et dont on connaît, pourtant, la modestie de leurs revenus. Tout semble dire que désormais au Togo, tout est permis, pourvu qu’on soit dans le zèle politique pour louer nuit et jour les mérites du «Prince». Ceci, face à une justice corrompue et à double facette, et des institutions spécialisées dépourvues de moyens. Le cas des dossiers de la route Lomé -Vogan -Anfoin et de la Can 2015 transmis à la justice par la Hapulcia, mais toujours resté sans suite en est illustrateur de la gravité de la situation.

Pour ce qui est des droits humains, plusieurs rapports doigtent également une politique hémiplégique caractérisée par de nombreuses violations des droits humains. Outre les rapports épinglants des Nations unies sur la torture et les conditions de détention au Togo, puis du Groupe de Travail de la même institution sur le cas Foly Satichivi, les Etats-unis viennent d’en rajouter une nouvelle couche.

Un rapport salé pour Lomé

En effet, par son récent rapport 2019 sur les Droits de l’Homme au Togo, le Secrétariat d’Etat américain met à nu le vrai visage du régime de Lomé qui, du haut de son autoritarisme, n’a visiblement d’égards à la dignité humaine. Ce rapport de 23 pages publié le 11 mars dernier sur le site du département américain aux affaires étrangères détaille les pratiques inacceptables des droits humains au Togo. Rédigé en anglais, ce document relève plusieurs cas de violations des droits humains au Togo. Entre autres, le meurtre,en décembre 2018, Issoufou Moufidou, jeune mécanicien de 12 ans par des membres de force de sécurité et dont les résultats des enquêtes n’ont pu donner suite, l’arrestation musclée des membres de la sécurité du président du PNP, Me Tikpi Salifou Atchadam à son domicile, suivie de la confiscation de leurs téléphones portables sans autorisation légale à la recherche d’informations, la fouille de la maison du président du PNP et de leur incarcération au SRI puis déferrement à la prison civile de Lomé.

Aussi, la diplomatie américaine fustige la modification de la loi « Bodjona « à l’Assemblée Nationale dans le but de restreindre les droits de manifestation. Malgré le rappel à l’ordre du Rapporteur Spécial des Droits de l’Homme à l’ONU, dans sa lettre adressée aux autorités togolaises en septembre 2019.

Que dire aussi des arrestations arbitraires, de la surpopulation dans les prisons, de la restriction des visites aux prisonniers, la prise en charge alimentaire insuffisante, l’accès aux soins limité, la question des detenus politiques etc…

Partant de tous ces constats, ce rapport déduit une violation systématique des règles democratiques en matière d’interpellation des prétendus criminels, de même qu’il constate l’accès à un avocat très limité ou pratiquement inexistant au Togo.

Ce rapport 2019 des droits humains au Togo, produit par le Secrétariat d’Etat américain au travers de son département en charge des Droits de l’homme en Afrique met, par ailleurs, en exergue des tueries arbitraires, la violation de la vie privée des citoyens, le non-respect des droits de la femme, l’incapacité des autorités à poursuivre les responsables d’actes criminels , tortures, traitements inhumains et dégradants dans les prisons, au Service Central de Renseignements et d’investigation Criminelle (SCRIC).

Les USA, le pied sur l’accélérateur…

Voilà qui peint, par des éléments objectifs, un tableau moins reluisant, sinon sombre de ce qui est des droits humains au Togo.

Des entraves que ne sauraient cautionner, pour longtemps, ces partenaires qui s’engagent en faveur d’une vraie démocratie au Togo. Par sa démarcation positive, la diplomatie américaine met ainsi la pression sur les autres représentations diplomatiques qui pêchent jusqu’alors par leur mutisme complice qui n’a que trop duré. Plus que jamais, le régime de Lomé, de gré ou de force, se voit contraint à asseoir de vraies bases pour la normalisation de la gouvernance à la limite hémiplégique au Togo.

Source : Fraternité

 

 

Croisade pour la normalisation de la gouvernance hémiplégique au Togo : Les USA mettent le pied sur l’accélérateur

 

Me Dodzi Apevon condamne le "harcèlement" dont est victime Agbéyomé Kodjo

"La contestation des résultats d’une élection par un candidat est un droit républicain", rappelle les Forces démocratiques pour la République (FDR) qui fustigent le harcèlement du régime de Faure Gnassingbé contre le candidat de la dynamique Kpodzro, Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo.

COMMUNIQUE
(Relatif au harcèlement dont M. KODJO Messan Agbéyomé est victime)

Dans le communiqué rendu public le 03 Mars 2020, les Forces Démocratiques pour la République (FDR) ont déploré et dénoncé les conditions opaques dans lesquelles le scrutin du 22 Février 2020 s’est déroulé, entrainant une fois encore des contestations des résultats proclamés et une vive tension dans le pays.

En réaction à ces contestations légitimes, les forces de sécurité ont, comme d’habitude, dispersé violemment la manifestation organisée le 28 février 2020, procédé à des arrestations de manifestants et commis de graves violations des droits des citoyens.

Allant plus loin dans l’escalade de musellement des contestataires, le domicile de M. KODJO Agbéyomé a été plusieurs fois encerclé par des éléments des forces de sécurité et son immunité parlementaire a été levée à la demande du Procureur de la République dans le but d'engager contre lui des poursuites pénales et mettre ainsi fin à la contestation.

Les FDR rappellent que la contestation des résultats d’une élection par un candidat est un droit républicain et condamnent avec force le harcèlement dont M. KODJO Agbéyomé est aujourd’hui victime.

Les FDR tirent sur la sonnette d’alarme en faisant remarquer qu’en cette période d'inquiétude généralisée où la situation économique mondiale chancelle et connaîtra à coup sûr des difficultés plus grandes, ce qui rendra encore plus vulnérables nos pays déjà très fragiles, nous n’avons aucun mérite de nous arc-bouter sur notre désir effréné d'élimination des adversaires politiques, ce qui aura pour effet de saper les fondements d'une paix sociale véritable et plonger notre chère patrie le Togo dans le chaos.

Fait à Lomé, le 18 mars 2020

Le Président

Me Paul Dodji APEVON

 

 

Me Dodzi Apevon condamne le "harcèlement" dont est victime Agbéyomé Kodjo

 

Confinement, triple peine ?

Le Covid-19 est au cœur de l’actualité mondiale. Et chaque continent, chaque pays doit se déterminer face à l’épidémie, en fonction de sa situation sanitaire, de ses moyens, etc. Cela ne se fait pas sans difficulté car derrière tout cela, il y a d’énormes intérêts économiques (ne voit-on pas déjà les laboratoires se battre pour être les premiers à sortir un vaccin commercialisable dans le monde entier ?). Ce qui pose surtout problème c’est la politisation de la question et l’intervention des réseaux sociaux où chacun raconte ce qu’il veut en fonction de son propre état d’esprit n’améliore pas la situation.

Où en sommes-nous en Afrique par rapport à ce contexte ?

Pour l’heure, intéressons-nous à la mesure qu’on recommande d’abord pour éviter que le virus ne se répande pas plus rapidement encore qu’il ne le fait déjà : le confinement. Il s’agit de demander aux gens de rester chez eux, de ne pas fréquenter les lieux publics sauf pour besoin urgent. Nous avons vu les images venues de Chine, d’Italie et de France à ce sujet.

S’il fallait le faire en Afrique, au Togo, il y aurait d’abord un premier palier à franchir : informer suffisamment les gens sur la maladie, sur le sens de cette prévention, donner des informations fiables. Or à l’heure actuelle, on ne sait pas trop qui écouter, la voisine qui dit que le Coronavirus peut se trouver dans la friperie, ou le pasteur qui promet que sa prière est efficace ? Ceux qui cherchent désespérément les masques et le gel, ceux qui recommandent de se laver les mains au Sodabi, ou ceux qui s’en remettent aux autorités pour savoir ce qu’il y a à faire ? Et surtout on se demande si la mesure de confinement ne va pas tomber demain ou après-demain. Les responsables de l’Eglise Catholique ont donné des consignes sans parler des célébrations, pendant que l’Etat interdit les rassemblements de plus de 100 personnes sans parler des établissements scolaires. Que faire ?

Première peine due au confinement : angoisse des citoyens.
Mais s’il fallait appliquer le confinement, comment cela se ferait-il concrètement ?

Le confinement consiste à rester chez soi. C’est clair. Mais qu’est-ce que « chez soi », si on exclut la minorité qui vit en appartement ou en villa, les citoyens vivent dans les cours communes, avec des logements souvent exigus et si chauds qu’en ce moment beaucoup dorment dehors. Faut-il se confiner dans les cours ? Or ces cours ne sont pas souvent fermées, on le voit pendant les vacances : il est impossible de retenir les enfants qui trainent alors dans la rue…
Et comment vider les rues, lorsque la plupart des citoyens n’ont pas les moyens du moindre stockage, de l’eau potable d’abord, qu’il faut aller acheter tous les jours, ensuite des denrées alimentaires soit parce qu’ils n’ont ni congélateur, ni même réfrigérateur, soit surtout parce qu’ils sont nombreux à vivre dans la précarité avec des revenus journaliers : femmes qui vendent du pain, de la bouillie, du riz, conducteurs de mototaxis, etc., toute cette économie informelle qui fait vivre des centaines de milliers de gens en ville, car la question du confinement concerne d’abord les agglomérations urbaines, nous semble-t-il.

Dans les pays occidentaux, des mesures d’accompagnement sont proposées pour que les individus comme les entreprises ne subissent pas de plein fouet les retombées économiques et financières de l’épidémie. Va-t-on nous proposer quelque chose ? Cela ne semble guère réaliste d’attendre quelque chose.

Double peine du confinement : la pauvreté va nous empêcher de vraiment le mettre en œuvre, mais plus que cela la mesure du confinement va enfermer les plus pauvres dans leur pauvreté au quotidien, sans que personne ne semble s’occuper vraiment d’eux.

Oui personne ne s’occupe vraiment de nous en vérité, de notre vie, de nos habitudes culturelles dans ce contexte de pandémie. Les pays africians envoient des étudiants en Chine et il y en avait à Wu-Han, premier épicentre de la maladie : c’est sur RFI que nous les avons entendus exprimer leur détresse ; que leur est-il arrivé finalement ? et particulièrement il y avait des Togolais parmi ces étudiants, qu’est-ce qui a été fait ? Les familles ont-elles dû se débrouiller toutes seules ? Et s’ils sont revenus, qu’en est-il des quatorze jours de quarantaine, confinement indispensable pour protéger la population ?

Parlons à présent des habitudes culturelles : nous avons déjà développé la question de la mise en œuvre du confinement dans les cours communes, que recommande-t-on aux gens ? Le monde entier a félicité les autorités du Sénégal, parmi les premières à décréter le confinement en Afrique. Sans nous prononcer sur comment cela se fera dans une ville comme Dakar où tant de gens, d’enfants, talibés et autres, traînent à longueur de journée dans les rues, nous voudrions d’abord vous informer de ceci : avant de prendre la mesure les autorités, ont laissé le célèbre pèlerinage de Touba se dérouler car elles n’ont pas pu contrer la confrérie des Mourides à ce sujet. A ce pèlerinage sont venus des milliers de Sénégalais de l’intérieur du pays mais aussi d’Europe, en pleine épidémie du Coronavirus, au moment où le confinement n’était pas aussi strict que maintenant.

Alors, de qui s’occupe –t-on en premier ? De soi-même et de ses intérêts politiques ? Que devient alors la population, ceux qui, semble-t-il, vous ont élus pour que vous preniez soin de leur bien-être ?

Triple peine du confinement : la décision sera peut-être prise mais en fonction du bien commun ou la gloire politique de quelques-uns ? Dans ce dernier cas le confinement nous enfermera dans un système où quelques-uns profitent de tout sans s’intéresser aux autres.

Cependant, cette triple peine devrait nous ouvrir les yeux à nous autres citoyens : nous devons compter d’abord sur nous-mêmes.
Ainsi pour ce qui est de l’information sur la maladie : nous avons des scientifiques et des médecins, est-ce interdit de nous informer sur un site créé à cet effet ? Les autorités en prendraient-elles ombrage, Pourquoi ? Nous avons des chimistes et des pharmaciens, ils ont la formule du gel, ils peuvent en fabriquer, peut-être. Et pour les intrants, les contenants, tant de chefs d’entreprise pourraient contribuer à leur achat non ? Nous avons des spécialistes en Santé Publique au sein du personnel paramédical : organiser une réunion d’information dans une maison, sur les précautions à prendre, sur la protection individuelle et collective, est-ce interdit ?

Et si malgré tout nous avons peur, les paroisses et autres lieux tenus par les religions ne peuvent-ils pas abriter de petites réunions de moins de 100 personnes pour les informations et la formation aux gestes de prévention ?

Et tous ceux qui travaillent dans les média, n’y a-t-il pas moyen de mettre rapidement sur pied un collectif qui s’occupe des parades et surtout de la prévention de cette épidémie ? Comptons-sur nous-mêmes, car c’est nous et nos enfants qui sommes les premiers concernés ! Ne laissons pas le coronavirus nous confiner dans la pauvreté et l’inaction.


Par Maryse QUASHIE et Roger E. FOLIKOUE

 

 

Confinement, triple peine ?

 

Levée de l’immunité parlementaire d’Agbéyomé : Des femmes au-devant de la résistance

Les femmes de la dynamique Mgr Kpodzro sont de plus en plus déterminées à défendre la « victoire » de leur candidat Agbéyomé. Elles annoncent dans les jours à venir une manifestation pour donner le ton à la résistance.

Reçues ce mercredi dans l’émission « Le Débat » sur les ondes de la Radio Nana FM, Brigitte Adjamagbo Johnson de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), Bernadette Dagbadji, Conseillère municipale dans le Golfe 7 et Murielle Abotsi du parti « Togo Autrement » ont affiché leur volonté de prendre le devant de la résistance contre le régime de Faure Gnassingbé qui a « détourné » les suffrages des populations à l’issue du scrutin présidentiel du 22 février dernier.

Ces femmes membres de la dynamique Mgr Kpodzro ont vivement condamné la levée de l’immunité parlementaire de leur candidat Agbéyomé Kodjo. Elles désapprouvent complètement l’acharnement du régime contre le « président démocratiquement élu ».

Pour ces dames, toutes ces manœuvres du pouvoir cinquantenaire visent seulement à étouffer la contestation qui est en cours. Par ailleurs, elles lancent un appel au peuple togolais, surtout les femmes togolaises, à dire non et à arrêter la « forfaiture » du régime de Faure Gnassingbé. Elles annoncent une manifestation sur le dimanche 22 mars pour donner le ton aux actions à mener.

« Il ne faut pas prendre des mesures pour étouffer une contestation qui se prépare, qui ne sera pas étouffée de toute façon. Nous demandons aux femmes de faire du bruit chez elles par tous les moyens en tapant dans les casseroles, en utilisant les sifflets et vuvuzela ce dimanche 22 mars entre 13h et 14h. Nous publierons ce même jour une lettre ouverte des femmes à Faure Gnassingbé », a annoncé Mme Adjamagbo-Johnson avant de mettre en garde le régime.

« Si le pouvoir s'en prend à Agbéyomé Kodjo, il s'en prend alors à toutes les femmes togolaises », a-t-elle déclaré.

Pour rappel, Agbéyomé Kodjo, candidat de la dynamique Kpodzro qui s’autoproclame président élu à la présidentielle de 2020, est accusé par l’Etat de troubles aggravés à l’ordre public, d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de diffusion de fausses nouvelles et de dénonciations calomnieuses.

Lundi dernier, ses collègues députés ont procédé à la levée de son immunité parlementaire. Dans les jours avenir, l’ancien Premier ministre pourrait se présenter devant la justice.

Godfrey Akpa

 

 

Levée de l’immunité parlementaire d’Agbéyomé : Des femmes au-devant de la résistance

 

Fulbert Attisso : « Nous résisterons jusqu’au bout »

Le député Agbéyomé Kodjo ne sera pas seul face à la justice togolaise. Celui qui s’autoproclame « président démocratiquement élu » à l’issue de la présidentielle de 2020, aura le soutien de tous les membres de la dynamique Mgr Kpodzro.

A en croire Fulbert Attisso, Directeur de campagne de l’ancien Premier ministre, ce soutien sera surtout manifesté par la résistance. « La dynamique Kpodzro n’est pas prête de cesser la résistance. Nous résisterons jusqu’au bout, parce que la victoire est nôtre, il faut qu’on nous la donne », a-t-il indiqué lundi au cours d’une conférence presse animée par Mgr Kpodzro.

Pour le leader de la formation politique « Togo Autrement », la résistance vient de commencer, et pas question de baisser les bras tant que la victoire du peuple ne lui est pas restituée. « C’est trop facile que tous les cinq ans ce pouvoir organise les élections, les vole, s’approprie ou garde le pouvoir et rebelote un autre cinq ans, c’est la même chose. Nous allons accepter ça jusqu’à quand ? Cette fois-ci, nous ne l’accepterons pas », a-t-il martelé.

L’ancien responsable de la C14 précise que cette résistance est tout à fait légale, mais elle ne signifie en rien une rébellion. « Cet appel à la résistance est légal et légaliste, nous ne voulons pas d’effusion de sang. Nous n’appelons pas à une insurrection, ni à une rébellion (...). C’est un appel légal qui est conforme à notre constitution », a souligné Fulbert Attisso.

L’opposant regrette cette situation paradoxale qui ne dit pas son nom, surtout que c’est le voleur qui tente d’envoyer en prison sa victime.

« Nous n’irons pas jusqu’à la rébellion, mais nous demandons seulement qu’on nous restitue notre pouvoir. On ne peut nous spolier de notre victoire et vouloir mettre en prison le vrai vainqueur de l’élection présidentielle », conclut-il.

 

 

Fulbert Attisso : « Nous résisterons jusqu’au bout »

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