NEWS


 

 

Aktuelle Infos und Veranstaltungen
Seite: | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 

 

Togo, Présidentielle de 2020 : Intrusion scélérate et intolérable du ministre de la Justice Pius Agbétomey

Liberté Togo
Le ministre de la Justice Pius Agbétomey | Infog : 27avril.com

Même lorsque le régime actuel est seul dans les starting-blocks pour une élection, il vole, triche, tripatouille. Les législatives de novembre 2018 l’ont montré. Mais face à une opposition –même divisée-, la frilosité est plus grande, la peur plus patente. Et le communiqué inique produit par le ministre de la Justice donne raison à ceux qui doutaient de la transparence des résultats du scrutin. Car, en se substituant à la Commission électorale nationale censée être indépendante (CENI), rien qu’au stade de la campagne électorale, il apparaît que tout résultat qui ne serait pas la volonté du pouvoir risque de ne jamais être porté à l’attention du public, au cas où il ne serait pas « modifié ».

Un ministre quelconque aurait effectué cette sortie honteuse qu’on comprendrait, en considérant qu’il méconnaîtrait les textes juridiques du code électoral. Mais quand c’est celui-là qui, avant son entrée au gouvernement en 2015, était qualifié de « bon juriste » qui se permet une intrusion grave qui, sous d’autres cieux, aurait remis tout le processus en cause, il urge qu’on en parle.

Que dit l’article 168 du code électoral togolais ? « La CENI est saisie de toute réclamation. Elle adresse, en cas de besoin, des injonctions aux autorités concernées ou au candidat dont l’attitude est incriminée. La CENI veille à la régularité de la campagne électorale ». Nulle part, il n’est fait mention d’une quelconque autorité, fût-elle Pius Agbétomey pour venir gambader dans le champ de la CENI.

Par son attitude, Pius Agbétomey dérape complètement en faisant des injonctions au candidat de Kpodzro en lieu et place de la CENI. Il s’autorise un communiqué pour mettre en garde ce candidat alors que l’article 168 du code électoral dispose que seule la CENI peut faire des injonctions en période de campagne.

Par son zèle, Pius Agbétomey fait une intrusion gouvernementale impensable dans le processus électoral, confirmant que la CENI n’est qu’un paravent et que le vrai conducteur du processus électoral, c’est le gouvernement togolais. Si en tant que parquet, il se permet de faire des injonctions aux candidats en période électorale, qui sera alors chargé de poursuivre lorsqu’il y a des infractions à la loi pénale, monsieur le ministre de la Justice ???

Beaucoup ignorent cet aspect. En effet, le parquet ne moralise pas, il poursuit simplement quand il y a infraction. La CENI pourrait même suspendre un candidat s’il existe des preuves que celui-ci a violé les dispositions du code électoral concernant la campagne. On ne comprend donc pas pourquoi bizarrement, Agbétomey prend la place du président de la CENI, Tchambakou AYASSOR.

D’ailleurs, nous avions appris qu’entre-temps, des juges du parquet avaient été nommés présidents de nouvelles CELI, mais avaient été remplacés immédiatement après. Justement pour préserver le rôle dévolu au parquet. Mais alors, que cherche encore le chef des « parquetiers » dans les élections, si ce n’est du pur zèle -dans l’espoir d’une suite favorable-, et un véritable dérapage du processus électoral ? En rappel, le contrôle de la régularité de la campagne d’un candidat au cours d’une élection présidentielle relève uniquement de la Ceni. Et si les candidats qui désapprouvent l’attitude du candidat du prélat ne saisissent pas la CENI, pourquoi c’est Pius Agbétomey, un externe au processus et qui n’est même pas candidat, qui se permet le luxe de réagir ? « De quoi je me mêle » ?

La CENI se taira-t-elle sur cet accaparement de son rôle par Pius Agbétomey ?Il faudrait que les autorités quelles qu’elles soient, se focalisent chacune dans le domaine de leur compétence telle que le dispose la loi électorale en vue d’avoir un processus électoral accepté parce que transparent. Ailleurs, le chef du gouvernement devrait demander des explications à ce ministre. Mais comme ici c’est le Togo, pays où l’impensable est toujours possible, on va certainement passer cette intrusion par partes et profits. Et bizarrement, le chef de l’Etat aussi, n’ayant pas réussi à se mettre au-dessus de la mêlée, s’est engouffré dans la brèche ouverte par son super ministre de la Justice pour saouler les populations de Doufelgou avec ce non-évènement, laissant de côté ses thèmes de campagne, c’est-à-dire…du vent !

Ci-dessous le communiqué du zélé ministre.

Communiqué du Garde des Sceaux, ministre de la Justice

Depuis quelques mois, il nous a été donné de constater que des déclarations, propos et comportements de certains acteurs politiques et religieux sont de nature à troubler l’ordre public et la paix sociale.

Cette situation s’amplifie au fur et à mesure que l’on avance dans le processus électoral en cours dans notre pays.

En effet, quelques jours avant l’ouverture de la campagne électorale pour l’élection présidentielle du 22 février 2020, un des candidats avec l’appui d’un prélat s’est illustré par des déclarations provocatrices qui frisent un appel à la sédition.

En outre, ce même candidat et ce prélat ont fait un usage abusif des symboles et emblème du pays, en l’occurrence le drapeau et l’hymne national.

Ces agissements à la limite de la légalité appellent de la part du Garde des Sceaux, ministre de la justice, la nécessité d’un rappel à la loi et d’une invite à plus de responsabilité en ces périodes sensibles de l’histoire de notre pays.

Il est évident que l’exercice de la liberté d’expression est un droit dans notre pays. Cependant, ce droit constitutionnel doit s’exercer dans le respect de la loi à laquelle est soumis tout citoyen, quel que soit son rang social.

Le ministère de la Justice veillera par conséquent à l’application stricte de ces lois.

Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice en appelle à la sagesse et au bon sens de chaque acteur politique et de chaque citoyen pour la conduite d’un processus électoral exempt de violence de quelle que nature que ce soit, et de pratiques anti-républicaines en vue de préserver la paix et la sécurité dont notre pays, le Togo, a besoin pour son développement.

Fait à Lomé, le 06 février 2020

Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice
Pius Kokouvi Agbétomey

Abbé Faria

Source : Liberté N°3100 du Lundi 10 Février 2020

 

 

Togo, Présidentielle de 2020 : Intrusion scélérate et intolérable du ministre de la Justice Pius Agbétomey

 

Togo, Cour d’appel de Lomé : Dossier des 26ha à Agoè-Klévé, les acquéreurs bientôt situés avec le départ à la retraite de l’acteur principal ?

Il faut une justice sociale dans un mandat social
Liberté Togo
Cour d'appel, Lomé, Togo
Photo : DR

A mandat social, justice sociale. Depuis mars 2018 que l’affaire mettant en cause la collectivité BOBY et un très haut magistrat a éclaté, tout semble indiquer qu’il n’y aurait jamais justice dans ce dossier. Mais des informations récentes font état de ce que, loin des yeux et des oreilles indiscrets, le monde judiciaire et la présidence sont très bien informés du faux et usage de faux ayant entouré ce dossier. Et si la Cour d’appel de Lomé et la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) se sont gardées de poser quelqu’acte que ce soit, c’est à dessein. Mais avec l’admission prochaine à la retraite de l’acteur principal, cette affaire qui a jeté la honte sur le corps judiciaire risque de resurgir. Pour qu’enfin, la centaine d’acquéreurs soient situés, que justice soit rendue et que les coupables sont punis dans les règles.

« Bon anniversaire monsieur le président. Que vos oeuvres vous suivent dans la jouissance imminente de votre retraite », pourrions-nous lui souhaiter. Aujourd’hui en effet, ce président de cour fête ses 65 ans, l’âge requis pour partir à la retraite et jouir d’un repos bien mérité après des années de durs labeurs. Mais lorsqu’on se rappelle que par les actes posés par ce président pendant qu’il est encore en fonction, une épée de Damoclès reste suspendue au-dessus des têtes de plus de 100 acquéreurs, on se dit que sa future retraite pourrait se transformer en un doux…cauchemar.

Si depuis 2012 que les parties victimes ont fait appel du jugement du tribunal de Première instance de première classe de Lomé, la Cour d’appel n’est jamais arrivée à ouvrir ce dossier pour statuer, c’est certainement pour ne pas éclabousser la tête de la magistrature togolaise. En plus, la Constitution togolaise ne dispose pas de l’instance devant connaître des actes délictueux ou criminels posés par certaines personnalités. Nous voulons nommer la Haute cour de Justice. Mais lorsque ces personnalités viennent à être admises à la retraite, la donne devra changer. Et c’est de bonne guerre, car les actes d’appel formulés par les acquéreurs victimes ne sauraient demeurer indéfiniment à la cour d’appel sans être jugés, quitte à ce que l’affaire poursuive son chemin à la Cour suprême.

Aujourd’hui, la Haute cour de Justice n’est toujours pas mise en place certes, mais il existe la HAPLUCIA auprès de laquelle une plainte en bonne et due forme est déposée par les victimes pour corruption. Maintenant que la pesanteur principale liée à la fonction n’existera plus du fait de l’admission à la retraite de l’acteur principal, le président de la HAPLUCIA ainsi que les membres de cette institution se doivent de relever le défi pour mériter la confiance que les citoyens veulent placer en eux en déposant des plaintes à leur niveau.

A moins que le président Wiyao Essohavana et son équipe ne soient prompts qu’à sauter, tel un chat, sur une petite souris en laissant les plus grosses proies, il sera bientôt temps que la HAPLUCIA subisse son premier véritable baptême de feu. Car au bout du compte, il y va de la quiétude de la centaine d’acquéreurs dont, malheureusement, un a été délogé manu militari au mépris de la procédure judiciaire, sans que la Cour d’appel n’ait encore statuée sur l’affaire.

Des indiscrétions ont fait état de ce que les affectations des magistrats devraient avoir lieu depuis, mais on n’attendrait que l’admission à la retraite de ce président pour embrayer la machine. Parce qu’on trouvait que ce serait du non-sens que celui qui est éclaboussé dans une salle affaire, vienne encore à proposer des affectations parfois punitives pendant que lui-même n’est plus ce parangon de vertu longtemps affiché. Mieux, il aurait été pressenti pour être propulsé à la Cour constitutionnelle si cette affaire n’avait pas assombri son casier.

Le mandat social ne s’applique pas qu’aux secteurs de l’économie, de la santé, de l’éducation ; il concerne aussi et surtout la justice. La HAPLUCIA a le devoir de faire en sorte qu’« il n’y ait pas de justice juste pour les riches et injuste pour les pauvres, qu’elle soit la même, que vous soyez grand ou petit, riche ou pauvre ».

Aux dernières nouvelles, le décret d’admission à la retraite sortirait le 1er avril prochain.

Abbé Faria

Source : Liberté

 

 

Togo, Cour d’appel de Lomé : Dossier des 26ha à Agoè-Klévé, les acquéreurs bientôt situés avec le départ à la retraite de l’acteur principal ?

 

Même Couchés, Gardons les Yeux Ouverts

Dr Ati Antoine Randolph
dr ati randolph antoine
Dr Ati Antoine Randolph | Photo : DR

Nous faire passer une vipère pour une sainte couleuvre, ça c’est fort de café, même Darwin, le père de la théorie de l’évolution, n’y avait pensé !

Chers Compatriotes de la Diaspora et de l’Intérieur,
Peuple Martyr du Togo

Le 22 février ne devra pas être pour nous la fin de notre lutte de libération quel que soit le gagnant de l’élection présidentielle mais une nouvelle orientation de cette lutte basée sur la clarification qui s’en dégagera car aucun des candidats en lice n’incarne réellement les aspirations profondes et les intérêts démocratiques et économiques du peuple. Cette élection, dont la campagne a commencé le 6 février, servira simplement à désigner pour 5 ans le meilleur conducteur du système néocolonial qui étouffe notre pays et nous asphyxie depuis le 13 janvier 1963. Dans le meilleur des cas ce serait le changement dans la continuité. Or la victoire programmée du « président » sortant se fera par « un coup K .O. » dès le premier tour. Nous devons être clairs sur ces deux éventualités pour ne pas être surpris et déçus.

D’ailleurs ce rendez-vous électoral est un faux rendez-vous car tout le processus électoral est complètement vicié et est marqué du sceau de l’illégalité. En effet son illégalité découle de l’implication de la cour constitutionnelle dans ce processus. Or, selon l’article 100 de la constitution sur la composition et la durée de ses membres, cette cour constitutionnelle n’ayant que 7 membres au lieu de 9 d’une part, et parmi ces 7 membres la présence de 3 anciens dont le mandat n’est plus renouvelable, de l’autre, est anticonstitutionnelle et illégale. Nous demandons donc purement et simplement la suspension et le report de cette élection à une date ultérieure.

De surcroît, ce processus électoral renferme une singularité par la présence de deux des candidats en lice symbolisant l’un l’illégitimité et l’autre l’imposture déterminés à se livrer un duel fratricide dont l’objet est de rechercher la prééminence de l’un des deux partis cohabitant dans la même structure politique dirigeante en mettant à contribution les électeurs : l’un est le » champion » irremplaçable d’UNIR – Faure Gnassingbé – et l’autre l’espoir rêvé d’un retour aux affaires plus juteuses du RPT- dont Agbéyomé Kodjo fut trésorier et une figure emblématique !

Ce n’est pas parce que le peuple togolais semble fatigué et désemparé d’une part par la barbarie du régime et, d’autre part, par la forfaiture de la C14 qu’il faille, pour lui redonner espoir, lui faire passer une vipère pour une sainte couleuvre en guise de candidat » unique « de l’opposition. Darwin, le père de la théorie de l’évolution n’y avait pas pensé !

A) Le ciel est-il tombé sur la terre de nos aïeux ?

Depuis le coup d’État du 13 janvier 1963 au cours duquel le père de l’indépendance, feu Sylvanus Olympio, a été assassiné, le peuple togolais, malgré tous ses efforts de se libérer du joug dictatorial et néocolonial, reste soumis au diktat du nouvel ordre mondial . Tandis que les drames humains, économiques et écologiques se succèdent dans le pays la communauté internationale y défend l’indéfendable, y soutient l’insoutenable avec la complicité d’une large couche de l’intelligentsia nationale aliénée par la culture du parti dictatorial et acquise à l’addiction à l’argent . Dès lors, son raisonnement est biaisé et elle n’arrive pas à distinguer le vrai du faux, le bien du mal. c’est pourquoi nous tournons en rond et que le peuple togolais est perçu comme un cas singulier et isolé par rapport aux autres peuples. j’aborde juste ci-dessous quelques aspects de ce problème.

1- Culture du parti dictatorial RPT/UNIR

Depuis la fondation de la dictature, la culture du parti unique RPT, relayée ensuite par le RPT/UNIR au pouvoir, a été distillée profondément dans la conscience du peuple à tel point qu’elle est devenue sa deuxième nature. Elle est caractérisée avant tout par l’esprit de division et l’inversion des valeurs par exemple en mettant le bien à la place du mal et le mal à la place du bien. Il en résulte une dégringolade rapide de la moralité de la société et une cacophonie dès qu’il s’agit de travailler collectivement pour défendre l’intérêt général.

2- Trois faits marquants d’Agbéyomé Kodjo, candidat de Mgr Kpodzro

j’ai écrit dans mon article « un coup de force contre l’opposition patriotique et démocratique » (1) qu’il fallait être sournois et opportuniste pour faire carrière dans le système RPT. C’est bien le cas du sieur Agbéyomé Kodjo qui servait avec zèle le régime à tel point qu’il en était devenu une figure emblématique de la dictature et était considéré à un moment donné comme le dauphin du tyran dont il était l’un des gendres ! Parmi ses quatre cents coups tordus, au moins trois faits marquants s’opposent à ce qu’il atteigne la magistrature suprême à moins que le peuple soit devenu complètement amnésique ou ensorcelé par le délire mystique du nonagénaire prélat Mgr Kpodzro.

2a- Ministre de l’intérieur lors du massacre de Fréau Jardin

En tant que ministre de l’intérieur, Agbéyomé était chargé de la sécurité des manifestants rassemblés légalement par le COD 2 (Collectif de l’opposition démocratique ) à Fréau Jardin le 25 janvier 1993 pour manifester la volonté de changement du peuple togolais au ministre français Marcel Debarge délégué à la coopération et au développement et au secrétaire d’État allemand aux affaires étrangères venus résoudre la crise sociopolitique ouverte par la trahison du premier ministre Joseph Koffigoh rallié au tyran Eyadéma Gnassingbé . Pour couvrir et justifier a posteriori ce massacre, Agbéyomé Kodjo a accusé les manifestants d’avoir été les premiers à tirer une balle mortelle sur un policier du véhicule de prévention. Aucune enquête n’a été faite jusqu’à aujourd’hui. De toute façon qu’ Agbéyomé kodjo fût directement ou indirectement impliqué dans ce massacre il faisait partie du système et la seule attitude qui l’eût innocenté fut la démission que lui conseilla Fambaré Natchaba et qu’il refusa !

2b- Projet de loi de révision constitutionnelle le 31 décembre 2002

Agbéyomé Kodjo, Faure Gnassingbe, Barry Moussa Barqué et Fambaré Ouattara Natchaba ont joué un grand rôle dans le toilettage de la constitution de 1992 ouvrant la voie à la présidence à vie.

2c- Député MPDD vote la loi de révision constitutionnelle le 8 mai 2019 enterrant la constitution de 1992 réclamée par le peuple

Faisant partie de la mouvance présidentielle, il est « désigné » député aux élections législatives du 20 décembre 2018 largement boycottées par les partis politiques de l’opposition et par le peuple. L’assemblée nationale unicolore et Agbéyomé Kodjo ont adopté sans état d’âme le projet de loi de révision constitutionnelle le 8 mai 2019 ; Cette loi enterre la revendication fondamentale du retour de la constitution de 1992 exigée par le peuple durant la récente crise sociopolitique. Agbéyomé Kodjo avait-il des arrières pensées en votant cette loi dont l’article 75 accorde l’immunité aux anciens présidents ? En effet, selon cet article « Les anciens présidents de la République sont de plein droit, membres à vie du Sénat. Ils ne peuvent être ni poursuivis, ni arrêtés, ni détenus, ni jugés pour les actes posés pendant leurs mandats présidentiels » ! Est-ce pour cela qu’il veut être candidat unique de l’opposition pour être sûr d’être le prochain président ?

3- Compromission d’une certaine classe politique et religieuse, c’est un mépris du peuple !

L’on ne peut comprendre cette frénésie et cette tromperie qui entourent la désignation et la campagne électorale d’un soi-disant candidat » unique » de l’opposition dont le choix aurait été « inspiré » par Dieu à un prélat flirtant avec la Loge P2, proche du Vatican. Tout semble faire croire qu’on assiste à une scène surréaliste dans laquelle un bonimenteur sortirait du fumier un ange auquel le peuple devrait confier son destin! Ne serions-nous pas en présence d’une mission commandée ? Ce prélat n’est pas à son premier coup d’essai puisqu’il avait déjà proposé monsieur Dahuku Péré à l’élection de 2003 et feu Antoine Bodjona à celle de 2005. Il a juste amélioré le scénario !

3a- Critères de désignation du candidat « unique »

Le conseil dit des « sages » comprenant 3 anciens ministres du régime RPT/UNIR avait retenu 9 critères que j’ai brièvement commentés dans mon article cité plus haut (1) Je voudrais attirer votre attention sur le 3ème critère « avoir un profil rassurant pour l’armée » qui à première vue devrait rassurer le peuple et l’armée mais en réalité cache quelque chose . Qui devrait-on rassurer dans l’armée en cas d’alternance politique ? La partie républicaine de l’armée ne craint pas le changement ! C’est plutôt sa partie milicienne et suprématiste qui s’était livrée et se livre encore à des exactions et à des massacres qui redoute ce changement. Or, Agbéyomé Kodjo et cette bande de miliciens ont toujours travaillé ensemble , la main dans la main, et se connaissent bien. Ce qui voudrait dire in fine que la dictature serait maintenue sous une nouvelle forme ainsi que la culture de l’impunité.

Quant au 2ème critère relatif au carnet d’adresses bien fourni sur le plan diplomatique et international il s’avère insuffisant sur le terrain car le candidat du Prélat est impopulaire et c’est pourquoi le 4ème critère a été botté en touche par ce conseil. Être bien connu sur le plan international ne veut pas dire qu’on soit compétent et populaire dans son pays. La légitimité d’un candidat doit venir du peuple et non des étrangers. Agbéyomé Kodjo manque de références dans la population et cherche partout des soutiens. Il tombe dans la tromperie : faux et usage de faux pour faire croire qu’ Atchadam Tikpi et Gilchrist Olympio le soutiennent ; sur ses affiches de campagne il s’entoure des photos de Patrice Lumumba, Thomas Sankara, Mandela etc pour faire croire qu’il est révolutionnaire et qu’il a atteint le niveau de conscience de ces héros africains . Cet amalgame n’est-il pas une insulte à leur mémoire? Il a même eu une messe d’investiture le 1er février pour renforcer le « candidat de dieu » et ainsi duper le peuple.

3b- Imposture spirituelle et loge P2

j’ai établi clairement que dans mon article « Un coup de force contre l’opposition patriotique et démocratique »(1) que le choix de Mgr Kpodzro porté sur Agbéyomé comme candidat » unique » de l’opposition relevait d’une imposture spirituelle savamment orchestrée par le prélat lui-même et son conseil de trois anciens ministres du régime dictatorial dont la sagesse reste à prouver. Des 4 candidats qui avaient accepté de passer devant ce jury et qui s’étaient engagés à se désister au profit du candidat choisi, le président d’ADDI ( Alliance des démocrates pour le développement intégral ) Aimé Gogué est revenu sur son engagement, s’étant probablement aperçu de la supercherie. Il est en lice pour la présidentielle tout comme Agbéyomé Kodjo et 4 autres candidats de l’opposition démocratique. La démarche impulsive et autoritaire de Mgr Kpodzro est antidémocratique et l’amène même à commettre, lors de l’adoubement d’Agbéyomé Kodjo fait par ce prélat, le 1er février, un acte qui « est une profanation patente aussi bien des symboles de la République que de l’autel de dieu » selon le révérend père Jean-François Mawulé dans sa lettre ouverte à la communauté catholique du Togo, datée du 3 février(3).

L’esprit de division est considéré comme démoniaque. Le choix de Mgr Kpodzro qui divise l’opposition, sème la confusion dans l’esprit du peuple et la zizanie dans la communauté catholique est donc un choix démoniaque. Il relèverait d’une instance supérieure à laquelle Mgr Kpodzro fait allégeance , par exemple la Loge P2 ou « propaganda due » en italien.

Cette loge maçonnique dépendait jusqu’en 1976 du Grand Orient d’Italie et était considérée comme un État dans l’État, une structure de pouvoir ! Elle est devenue sulfureuse et rassemble francs-maçons, mafia, ecclésiastiques, CIA etc. Elle est fascisante et prône la dictature ou encore la démocratie » fortement encadrée » De nombreux ecclésiastiques africains dont des Togolais en sont membres et ont pour mission de renforcer la présence catholique en Afrique tout en favorisant le pillage et le mal-développement de ce continent. Dès qu’il s’agit de défendre leurs propres intérêts les ecclésiastiques togolais, tout comme la dictature, emploient la manière forte. En effet, deux mois après le mouvement de grève dans l’enseignement catholique, les meneurs de la grève viennent d’être licenciés pour « fautes lourdes », par leurs responsables.

L’hypocrisie de l’Église catholique essaie de faire croire aux différents peuples qu’elle lutte contre les « frères de lumière » alors qu’en son sein et à plusieurs niveaux de nombreux religieux sont initiés aux rites maçonniques de différentes obédiences. L’archevêque français Mgr Marcel Lefebvre a dit un jour que « lorsqu’on va au Vatican on ne sait pas si le cardinal qu’on rencontre est un cardinal ou un franc-maçon. Les membres du conseil des sages et Agbéyomé Kodjo sont tous francs-maçons !

3c- L’époque de Saint Paul est révolue

Selon la biographie de Saint Paul (Paul de Tarse) (2) et contrairement à l’immoralité du candidat de Mgr kpodzro qui était « rempli du zèle du tyran Eyadéma », Saul ou Paul de Tarse était dans la droiture. Il avait rencontré beaucoup de difficultés dans sa vie. Cela laisse supposer « qu’il avait un physique exceptionnel, une volonté de fer et une capacité d’adaptation extraordinaire pour supporter « ce qu’il avait enduré .« J’ai été élevé dans cette ville [Jérusalem], et c’est aux pieds de Gamaliel que j’ai été formé à l’exacte observance de la Loi de nos pères, et j’étais rempli du zèle de Dieu » (Ac 22,3) « Avec un tel zèle pour les traditions des pères, ce n’est pas étonnant qu’il se soit engagé à persécuter la jeune Église chrétienne (Ac 22,4s; 26,9-12; Ga 1,13), mettant en prison les chrétiens les plus influents, mettant en garde les autres. Il ne faudrait pas s’imaginer un Saul obstiné, étroit d’esprit, fanatique incapable de réfléchir: c’est avec bonne conscience, pour servir son Dieu, qu’il le faisait. « Nulle part dans sa biographie il n’est mentionné qu’il avait tué des chrétiens ! C’est parce qu’il était une très bonne personne formée à l’exacte observance de la loi que le Christ s’est révélé à lui en lui faisant voir la vérité et l’a appelé à se joindre à lui. Nous devons comparer des choses comparables et à des époques comparables. Ceux qui se sont basés sur l’exemple de Saint Paul pour justifier le choix de Mgr Kpodzro ont tout faux ! Ce sont des arnaqueurs ! C’est tout simplement parce qu’ils pensent que les bruits des casseroles que traîne Agbéyomé Kodjo sont suffisamment retentissants pour couvrir les bruits de leurs propres casseroles ! Leurs victimes demandent justice et la dette de sang ne peut être épongée par une imposture spirituelle !

3d- Equipe de campagne du candidat de Mgr Kpodzro

Curieusement, l’humanité titre sur la 1ère page du N° 197 du 31/01/2020 : Cabinet d’Agbéyomé Kodjo : Un conglomérat d’arrivistes, d’opportunistes et de taupes ? Paradoxalement, dans cette équipe de campagne figurent deux rescapés de la coalition dite C14 qui s’affrontaient au moment du dialogue : Fulbert Atisso, président national du micro-parti « Togo, autrement « qui se prenait pour un » révolutionnaire » et Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, présidente de la CDPA et coordinatrice de la C14, rompue aux ruses de la science mafieuse , c’est-à-dire la capacité de marteler des choses que le peuple veut entendre alors qu’on fait par-derrière le contraire. Par exemple, durant le dialogue elle mentait régulièrement pour rassurer le peuple en disant : nous ne lâcherons rien ! Un jour, je lui ai répondu dans l’un de mes écrits : dès le début vous avez déjà tout lâché ! La voilà devenue la porte-parole du candidat unique du collectif « les forces démocratiques » de Mgr Kpodzro !

Fulbert Atisso disait à ceux qui voulaient l’entendre que l’un de ses objectifs immédiats est de conscientiser les gens sur le terrain. S’est-il lui-même déjà conscientisé ? Devenu directeur général de campagne d’Agbéyomé kodjo, je crois qu’il devrait appeler maintenant son parti : Togo, pareillement !
Comment voulions-nous avec de telles figures et dans telle configuration que la C14 n’échouât pas dans sa mission salvatrice du peuple ?!

3e- Veau d’or, culte de la personnalité et dictature : un dangereux futur !

Tout au long de l’implantation et du maintien de la dictature, le régime RPT s’est appuyé solidement sur la mystification du peuple en exploitant à fond le slogan « Eyadéma vint et la lumière fut », la violence, l’achat des consciences et le régionalisme. De nombreux slogans ont été construits sur la base d’une certaine tentative de déification d’Éyadéma qui sous-tend « Eyadéma vint et la lumière fut » par exemple le guide éclairé, l’envoyé de dieu, le timonier national etc. Alors naquit le « veau d’or » togolais dont le culte de la personnalité était relayé et soutenu par l’animation politique, les cultes de toutes les religions y compris les religions traditionnelles et la sorcellerie et finalement par le peuple ; L’on s’était mis à adorer le « veau d’or « qui crachait alors des espèces sonnantes et trébuchantes pour récompenser ses thuriféraires pour leurs louanges et leur zèle.

En faisant le parallélisme avec le passé, je voudrais attirer l’attention de tout le peuple sur la dangereuse dynamique Mgr Kpodzro qui pourrait accoucher d’un nouveau « veau d’or » en la personne d’Agbéyomé Kodjo, prenant conscience d’être « le candidat de dieu, le candidat du Saint-Esprit, le « candidat inspiré », le candidat de Mgr Kpodzro, l’ »homme de dieu « ou « Saint-Paul » ou « Moïse » ou encore le » Pentateuque de la victoire 2020 »! Cette dictature RPT/UNIR pourrait faire le lit d’une nouvelle dictature si ce postulant atteignait la magistrature suprême ! Ce n’est pas à 66 ans lorsqu’on a baigné depuis toujours dans la culture de la dictature, qu’on en est même devenu la figure emblématique, qu’on devient un démocrate. On ne peut qu’être un OGM !

Sommes-nous un peuple bizarre, si singulier ? D’un côté le ministre français Marcel Debarge, pour protester contre le massacre de Fréau jardin et son impunité, démissionne deux mois après être venu au Togo et, 27 ans après cette tuerie, la présidente de la CPDA et coordinatrice de la C14, madame Brigitte Adjamagbo absout le principal responsable de ce massacre pour devenir sa porte-parole de campagne alors qu’il avait nommément été accusé au moment des faits par monsieur Léopold Gnininvi, premier président de la CDPA ! Et Mgr Kpodzro en fait son « candidat unique « de l’opposition !

Pour que nous ne soyons pas ridicules et un peuple sans conscience et sans mémoire, le délire mystique et l’imposture spirituelle que revêt la dynamique Mgr Kpodzro doivent cesser le plus tôt possible !

Notre lutte de libération nationale n’est ni une question de personnes ni remplacer une dictature par une autre. L’objectif de notre lutte c’est de créer une alternative durable dans notre pays, c’est de remplacer, pour le bien de tous, l’actuel système dictatorial et corrompu par un tout nouveau système démocratique basé sur un projet de société commun pour construire une nouvelle société libre, pacifique, prospère, bienveillante et souveraine.

B) L’oligarchie ésotérique comme moyen de conservation du pouvoir

1- Les fraternités ou confréries » ésotériques »

Dans le souci de conserver à tout prix le pouvoir, le régime néocolonial fait feu de tout bois : contrôler l’armée par une armée milicienne en son sein, remplacer les coups d’États militaires par des coups d’États électoraux permanents, privilégier la voie électorale conduisant à la contre-vérité des urnes, développer la misère dans le pays pour accroître la corruption et favoriser l’achat de conscience, fidéliser et permettre aux valets « ésotériques » d’occuper les postes importants dans l’administration, l’armée, le secteur privé, la société civile la direction des partis politiques. Ces valets font partie de l’élite engagée dans une voie de « développement psycho-spirituel ». Ils forment l’oligarchie ésotérique et fréquentent de nombreuses écoles traditionnelles et philosophiques. Ils pullulent dans le pays où ils occupent des postes de décision tant dans le secteur public que privé, civil que militaire, politique qu’associatif et même religieux. Regroupés en confréries « ésotériques » ils forment une sorte de chape de plomb pour contrôler et maîtriser les explosions sociales et les diriger finalement vers une voie sans issue : la voie électorale suivie ou précédée d’un pseudo-dialogue ! Un dogme est né : « on ne boycotte pas une élection » ou bien « un parti politique ne boycotte pas une élection »! C’est la capitulation d’une grande partie de l’intelligentsia pour ses intérêts égoïstes -avantages matériels, gain facile, célébrité, renommée, honneur etc – face au système néocolonial prédateur ! La récente crise sociopolitique, née le 19 août 2017, en est une parfaite et malheureuse illustration.

2- Date du scrutin présidentiel, date fétiche ? 22/02/2020 !

Le hasard n’existe pas ! Si la date du 22 février 2020 du 1er tour de l’élection présidentielle a été choisie par le système dictatorial il doit y avoir une raison que je me propose de décrypter d’autant plus que ce système n’envisage pas d’aller au 2ème tour. Le 1er tour devra se faire par un « coup K.O. ». L’addition des chiffres de cette date est égale à 10 ; or si on réduit 10 à sa plus simple expression – réduction théosophique – on obtient 1. Le 1 est le créateur et il engendre le multiple. Le 1 est aussi le début de quelque chose, le début d’un cycle, donc d’un nouveau cycle de règne dans notre pays!

3- Établissement d’une nouvelle lignée de la dictature dynastique et démoniaque

Interrogé récemment sur Rfi, le ministre des droits de l’homme, Christian Trimua a dit que le 4ème mandat sera la consolidation des acquis. Que voulait-il dire par là lorsque l’on sait que la gouvernance durant 15 ans est négative? Selon moi, les seuls acquis positifs pour le régime sont : la création d’UNIR pour prendre la succession du RPT et la nouvelle constitution taillée sur mesure et permettant à Faure Gnassingbé d’effectuer deux mandats successifs. Comme il voudra mourir au pouvoir pour le pouvoir la « constitution « du 15 mai 2019 pourrait être modifiée par voie référendaire au moment opportun !.

Faure Gnassingbé est-il réellement le fils biologique ou le fils adoptif d’Eyadéma Gnassingbé ? Quoi qu’il en soit, Faure Gnassingbé considère ses trois mandats accomplis comme une transition vers un nouveau cycle, un cycle personnalisé, qu’il veut marquer de son empreinte diabolique, lui qui est né le 6 juin 1966 ou encore 6x 666. Une nouvelle « lignée spirituelle » sera le nouveau souffle de cette dictature dynastique décadente!

Nous comprenons alors pourquoi le RPT, ne voulant pas disparaître, a fait, par l’entremise de Mgr Kpodzro, un clin d’oeil, à Agbéyomé Kodjo, ancien trésorier de ce parti !

4- Equation de collaboration et de compromission : 7= 1 + 6

La cour constitutionnelle illégale a retenu pour l’élection présidentielle 7 candidats dont le « président » sortant, illégitime. Les candidats dits de l’ opposition « alimentaire » qui participent à cette élection illégale, légitiment non seulement le système et son chef mais légitiment aussi la cour constitutionnelle et tout le processus électoral ! Dans ce processus nous avons, non pas 6 contre 1 mais 6 pour 1 ! Au soir du 22 février y aurait-il des agapes fraternelles ?

C) Incongruité, inutilité et illégalité de l’élection présidentielle du 22/02/20

1- La voie électorale sous cette dictature n’est pas la solution

De nombreux compatriotes sont maintenant convaincus que sous la dictature des Gnassingbé la voie électorale n’est pas la solution d’autant plus que le régime s’obstine à refuser de créer le sénat, faire des réformes consensuelles, faire le recensement de la population sur le territoire et dans la diaspora afin d’ élaborer un fichier électoral fiable et rendre le processus électoral complètement transparent et démocratique.

2- Les candidats ne sont pas à la hauteur des aspirations du peuple

2a- Insuffisance, immaturité et amateurisme des candidats issus de la C14

La coalition 14, après son hold-up de la direction de la lutte populaire, a montré son incapacité, son immaturité et sa légèreté dans la gestion du pseudo-dialogue Lomé 2018, alléchée plutôt par l’appât du gain facile. On remarque que 5 des 7 candidats en lice sont issus de cette C14. S’ils n’ont pas su gérer à 5 un simple dialogue, comment pourront-ils gérer individuellement la gouvernance d’un pays ?

2b- Immoralité du candidat de Mgr Kpodzro

Agbéyomé Kodjo s’est lui-même forgé une renommée sulfureuse dans la gouvernance faite par le tyran Eyadéma Gnassingbé qu’il servait avec zèle : « laissez-moi en paix, je travaille pour Eyadéma « disait-il souvent à ceux qui voulaient lui parler. Il s’était considérablement enrichi aussi

2c- Absence de véritables projets de société

Aucun des candidats n’a un véritable projet de société capable de redresser notre pays. Ce sont des catalogues de recettes collectées ici et là qu’ils présentent au peuple et le PND de Faure Gnassingbé n’a rien de national ; c’est juste son programme personnel pour enrichir la minorité déjà riche et les étrangers et appauvrir davantage le pays !

3- Illégalité et anticonstitutionnalité de la Cour constitutionnelle

Du fait de l’absence du sénat que le régime dictatorial refuse de créer depuis 1992, la cour constitutionnelle qui devrait avoir 9 membres n’en a que 7 car dans la nomination de ses membres, il est dit selon l’article 100 de la constitution du 15 mai 2019, entre autres, que le sénat doit choisir deux des 9 membres Une cour constitutionnelle incomplète est anticonstitutionnelle, illégale.

Pourquoi la dynamique Kpodzro et la CET ( Conférence des évêques du Togo) ne mettent pas en cause cette inconstitutionnalité de la cour constitutionnelle ? En maintenant Agbéyomé Kodjo dans la course présidentielle elles légitiment cette cour ! Cela n’échappe pas au Saint-Esprit qui aime la clarté et la droiture!

4- illégalité et suspension de l’élection présidentielle

La cour constitutionnelle illégale est impliquée dans le processus électoral : C’est elle qui validera les résultats électoraux proclamés par la CENI. Ces résultats sont illégaux puisque cette élection est elle-même anticonstitutionnelle et illégale. La saisine d’une juridiction internationale devrait permettre leur annulation. Cette élection est donc inutile malgré les milliards déjà engloutis. Nous demandons sa suspension et son report à une date ultérieure devant permettre la normalisation de la cour constitutionnelle après la création du sénat.

Par ailleurs, la multiplicité des candidatures de l’opposition dans un scrutin à deux tours n’est pas le problème, le vrai problème c’est l’illégalité et l’opacité de cette élection.

5- Retrait en bloc des 6 candidats de l’opposition

Je me joins aux nombreux compatriotes, agissant individuellement ou regroupés dans des associations de la société civile ou dans des mouvements et partis politiques qui ont demandé le retrait en bloc des 6 candidats de l’opposition ou de la totalité des candidats du processus électoral. On ne bâtit pas un pays sur le non-droit !

C’est de cette façon pacifique, sans effusion de sang, que nous pourrons créer une situation de rencontre avec nos sœurs et frères du RPT/UNIR -civils et militaires- pour résoudre les problèmes du Togo, notre bien commun

6- Conférence inclusive

Cette rencontre pourrait se faire sous la forme d’une conférence inclusive réunissant les acteurs politiques, militaires, les représentants de la société civile et de la diaspora. Cette conférence pourrait déboucher sur une transition sans Faure Gnassingbé pour faire des réformes consensuelles, créer un sénat intérimaire et organiser des élections transparentes libres et démocratiques

D) Résistance, seule et unique voie de libération !

Eu égard à la réalité que nous vivons dans notre pays depuis plus de 53 ans les dialogues et la voie électorale se sont avérés inefficaces. Beaucoup de compatriotes et moi-même pensons qu’il est temps d’explorer une autre voie, la troisième voie, afin de sortir de ce chaos et de construire un présent et un futur radieux à tous les Togolais pour faire de nous tous l’ »Or de l’humanité » ! Notre constitution en son article 150 nous indique la voie de la Résistance !

1- Lucidité et rationalité avant tout.

Depuis le 19 août 2017, le peuple , avec courage et détermination, s’est dressé et reste debout pour défier la plus vieille dictature d’Afrique. Il paie un lourd tribut pour cela. Les immenses sacrifices tant en pertes de vies humaines qu’en pertes de biens matériels, les innombrables souffrances qu’endurent les populations particulièrement celles des villes septentrionales assiégées et la persécution des militants du PNP ne sauraient arrêter la marche irréversible de notre peuple vers la liberté et la reconquête de sa souveraineté. La terreur et les coups de boutoir barbares l’ont quelques fois obligé à mettre un genou à terre, le temps de reprendre un souffle nouveau et d’accéder à une meilleure compréhension de la lutte . Le temps est venu de quitter l’émotionnel, d’abandonner les fausses croyances, le messianisme et le suivisme comme des moutons de Panurge . Le temps est venu d’être lucide et rationnel, de se battre pour des valeurs et des principes, pour son destin et sa mission contenus dans l’hymne national et la constitution originelle de1992. La date du 22 février n’est pas une date butoir où tout s’arrêtera, où tout rentrera dans l’ordre et la paix du dictateur après la proclamation de la contre-vérité des urnes. Le président bolivien Evo Morales a bien été renversé 3 semaines seulement après sa réélection à son 4ème mandat !

Le passage de la dictature à la démocratie, surtout après une longue dictature comme la nôtre, est semé d’embûches, de pièges. C’est pourquoi tout le monde doit faire bien attention pour qu’une dictature ne remplace pas une autre. C’est dans la résistance que des structures démocratiques sont créées ou renforcées pour combattre la vieille dictature et prévenir toute tentative d’émergence d’une nouvelle dictature. La résistance fait appel à tous les enfants de la Patrie pour préparer l’avènement du jour de gloire !

2- Rassemblement des forces patriotiques et démocratiques

2a- Alliance « intellectuels et peuple »

C’est cette alliance qui manque à l’accomplissement et à la plénitude des aspirations du peuple togolais car la plupart des intellectuels ont choisi la voie de la « défaite « en devenant des alliés objectifs et des valets ésotériques du système néocolonial. Ceux d’entre eux qui se sont réclamés de l’opposition que certains appellent « opposition alimentaire » et d’autres « opposition business » ont pris le peuple en otage et s’en servent comme tremplin pour atteindre et défendre leurs intérêts personnels. Il est temps que les intellectuels qui ont rejeté le système néocolonial et postcolonial remplissent leur mission historique ensemble avec le peuple car ils sont du peuple, de la même matrie, la Terre de nos aïeux, un bien commun à tous !

2b- Projet de société commun

Cette alliance « intellectuels-peuple » dans le rassemblement des forces patriotiques et démocratiques ne peut se faire que sur la base d’un projet de société commun créant la confiance, la détermination et la certitude de tous dans un avenir meilleur. Saisissons notre plume pour exprimer le génie de notre peuple et faisons connaître au monde ses véritables aspirations, son authenticité et son potentiel inépuisable !

2c- organisation de la résistance populaire

Forts de cette volonté de redéployer la lutte, nous devons la structurer dans l’espace et le temps dans une organisation nationale, solide et rationnelle capable de protéger le peuple, d’organiser et de conduire la lutte jusqu’à la victoire en s’appuyant sur une stratégie globale gagnante. Nous sommes les seuls artisans du bonheur et de l’avenir de notre pays et nous devons d’abord compter sur nos propres forces. C’est ainsi que nous exprimerons notre volonté d’existence et de puissance.

3- Poursuite de la lutte non-violente

La lutte non-violente trouve son cadre d’expression dans la structure de la résistance populaire. Jusqu’à maintenant elle a été incomprise, mutilée et partiellement appliquée par l’opposition alimentaire à ses propres fins. La lutte non-violente est efficace si on applique rigoureusement ses trois principes fondamentaux – désobéissance civile (parfois militaire) – non coopération – insoumission généralisée, en fonction de la stratégie globale et du chronogramme élaborés, dans tous les domaines de la vie publique y compris le domaine politique. La lutte non-violente n’est pas passive mais active et son action vise à paralyser, asphyxier et démanteler complètement le système dictatorial. C’est de cette façon que nous vaincrons et connaîtrons l’alternative démocratique, sans risque de voir surgir une nouvelle dictature. Ainsi nous ouvrirons la voie à la Transition sans Faure Gnassingbe, avec le retour de la constitution 1992, l’installation d’une Assemblée constituante pour effectuer des réformes justes, reflétant l’esprit du projet de société commun, une véritable réconciliation nationale et des élections transparentes, libres et démocratiques.

D) Conclusions

Même couchés, gardons les yeux ouverts pour que nous ne soyons pas dupés par toutes sortes de manipulateurs et bonimenteurs. Demeurons lucides et fermes! Nous ne devrions pas être en attente d’un soi-disant « messie » sous prétexte que nous sommes fatigués et que nous souffrons beaucoup. Nous observons juste une pause pour nous recentrer et transformer nos immenses souffrances en actions déterminantes pour reprendre l’avantage dans notre « marathon démocratique » car nous savons qu’un peuple déterminé est invincible et que la résistance, demeure la seule et unique voie de libération conduisant à une véritable alternance politique et démocratique en passant par la transition. Cette transition est d’ailleurs incontournable après une si longue dictature.

Notre lutte est juste, légitime et légale et se déroule en plusieurs phases. L’élection présidentielle prévue pour le 22 février prochain nous donne une occasion en or d’occuper fermement le terrain légal et d’avancer des arguments juridiques bien fondés et imparables. Il s’agit notamment de l’inconstitutionnalité de la présente cour constitutionnelle, ce qui entraîne ipso facto l’illégalité de l’élection présidentielle donc la nullité des résultats électoraux quel que soit le gagnant ! On ne bâtit pas un État de droit sur le non- droit ! Cette élection présidentielle est devenue inutile. Aussi sommes-nous nombreux à demander aux 6 candidats qui se réclament de l’opposition de sortir ensemble la tête haute de ce processus électoral. Ce faisant, ils cesseront de légitimer cette cour anticonstitutionnelle et illégale et l’exécutif de cette dictature. C’est aussi d’appliquer le deuxième principe de la lutte non-violente : la non coopération !

Il découle des deux paragraphes précédents que l’attitude juste et cohérente que le peuple doit avoir est de ne pas participer à cette élection, c’est-à-dire d’appliquer consciemment la non coopération avec la dictature en refusant de voter. De toute façon, les résultats donnant Faure Gnassingbé gagnant sont déjà préfabriqués, ils seront proclamés par la CENI illégitime et validés par la cour constitutionnelle illégale : ces résultats sont nuls et sans effet ! A quoi bon se déplacer ?!

C’est en étant rigoureux et fermes dans notre lutte, en allant toujours de l’avant et ne jamais nous décourager, ne jamais capituler que nous ferons avancer et progresser sur le droit chemin notre lutte de libération nationale et la conduire à la victoire. La joie ap proche !

Aussi, voudrais-je exhorter tout le peuple, les électrices et électeurs à ne pas prendre part au vote et à vaquer à vos occupations habituelles. J’espère du fond de mon cœur que vous ferez beaucoup mieux que lors des législatives et des locales ! Votre non-participation massive à ces élections est une blessure psychologique mortelle infligée à la dictature! Elle a perdu toute confiance en elle-même et devient folle de rage !

Pour les avoir endurées et traversées, vos souffrances et vos douleurs sont également miennes ! Ensemble nous vaincrons ! La Joie approche !

Gloire éternelle à nos martyrs civils et militaires !

Vive le Togo libre !

ABLODÉ

Colmar, le 8 février 2020

Dr Antoine Ati Randolph

e-mail : antoinerand@hotmail.com

Notes bibliographiques

(1) Antoine Randolph https://blogs.mediapart.fr/francois-fabregat/blog/130120/togo-randolph-un-coup-de-force-contre-l-opposition-patriotique-et-democratique

(2) http://biblissimo.com/article-biographie-saint-paul-59331339.html

(3) révérend père Jean-François Mawulé http://togoreveil.com/singlepost-un-pretre-veut-ramener–mgr-kpodzro-

 

 

Même Couchés, Gardons les Yeux Ouverts

 

Très critiqué, Eric MC justifie son soutien à Faure Gnassingbé

Il y a quelques mois seulement, Eric MC, le rappeur togolais, appelait la jeunesse à faire obstacle au quatrième mandat de Faure Gnassingbé. Un mandat qu'il qualifiait de trop. "Ce n'est pas Faure Gnassingbé seul qui est compétent pour gouverner ce pays", avait-il déclaré en octobre 2018 lors d'une interview qu'il a accordée à la Rédaction d'icilome.com. Mais depuis le début de la campagne électorale dans le cadre de la présidentielle du 22 février 2020, Eric MC semble changer de veste. Il s'affiche aux côtés de Faure Gnassingbé et appelle la jeunesse à voter pour ce dernier. Très critiqué sur les réseaux sociaux, il tente de justifier son soutien à Faure Gnassingbé à travers ce message.

Message à la jeunesse togolaise.

Nous ne sommes pas obligés de suivre les personnes qui sont elles-mêmes perdues. D’abord, nous présentons nos sincères excuses au peuple togolais, pour l’avoir incité à nous suivre sur un chemin radical sans moyen adéquat de la révolution.

Personnellement, nous nous sommes investis corps et âme dans ce combat et nous nous rendons compte aujourd’hui que ce n’était pas la bonne solution. Nous comprenons toutes les personnes aujourd’hui qui peuvent être déçues et surtout continuent par être passionné. Cela prouve la place que nous occupons dans vos cœurs. Il y a quelques mois passés, on aurait réagi de la même façon, parce que nous aurions considéré comme une trahison tout en n’allant pas dans le sens de la passion populaire, qui nous habitait.

Nous demandons à toutes ces personnes de prendre le recul et de dépassionner le débat politique, et avec le temps, ils comprendront, qui les a réellement trahis ? Nous nous sommes dit, « pas de réforme, pas d’élection ». Parce qu’il n’y a aucune chance de victoire à travers des élections organisées au Togo. Mais que voit-on ? Ceux-là mêmes qui nous incitaient à manifester dans les rues sont là à faire campagne paisiblement et tranquillement, comme si tout ce qui était passé n’est rien. Tous ces morts, blessés, réfugiés et prisonniers, les attaques physiques contre les artistes engagés sont ignorées.

Ça fait 30 ans que nous tournons en rond. Gilchrist lui-même a sagement compris que nous devons nous mettre ensemble pour discuter et nous attendre pour construire notre pays. Mais, nous n’avons pas compris sa démarche en ce moment. Aujourd’hui, il vaut mieux tard que jamais.

Dans les années à venir quand le leader de l’opposition actuel va se tromper, il y aura un autre dauphin qui l’accusera de trahison et prendra sa place et ainsi de suite. Si le cycle reprend, on tournera en rond. La chose est comment faire avancer notre pays, quel que soit celui qui le dirige. C’est ça le leitmotiv de Bâtir. C’est légitime d’avoir des ambitions présidentielles. Mais ça doit être dans le seul but de proposer un chemin pour le développement de la nation.

Et l’épanouissement de son peuple. Nous devons redonner à la politique son vrai sens, qui est loin de ce que nous faisons chez nous. La jeunesse doit avoir des ambitions nobles pour devenir des agriculteurs, des médecins, des ingénieurs, etc. Ça ne doit plus être seulement les politiciens parce qu’ils sont les seuls à sortir dedans.

Pendant des années, ils se sont garanti un salaire en nous incitant à voter pour eux. Les bonnes questions sont celles-ci aujourd’hui, qui souffrent de cette situation ? Nos politiques font quel travail ? Leurs enfants sont-ils chômeurs ? Qui meurt dans les rues ? Où sont les enfants de ces politiques ? Vont-ils dans des écoles EPP ?

Mes chers confrères collègues Artistes Engagés, nos sincères salutations et excuses à votre endroit pour l’aventure non aboutie dans la rue (depuis le Collectif Y en a marre, CST, C14, MAET). Avec le temps, vous aussi comprendriez.

Le leader doit être une boussole qui donne au peuple la bonne direction ; nous ne sommes pas obligés de suivre des personnes qui sont elles-mêmes perdues.

Adja n’a pas changé.

Togolais viens, bâtissons la cité.

51 Sylvain | Jeudi, 13 Février 2020 - 12:16
Qu'attendez-vous de quelqu'un qui a accompagne le petit en 2015 lors des elections d'alors (c'est lui meme quil'avait dit dans un interview).

Merde!!!
50 Ekam | Jeudi, 13 Février 2020 - 11:29
Eric a en partie raison concernant l'opposition togolaise. Meme si j'aurais voter Agbeyome (malgré moi), je ne pourrais pas m'aligner derriere cette opposition togolaise. On est pas oblige de devenir partisans de Faure quand on est pas d'accord avec l'opposition togolaise. J'avais aussi mentionne plusieurs fois que la stratégie de Gilchrist était la meilleur. Fabre qui s'était oppose a cette stratégie et trompe les togolais comme s'il était le messie pour les délivrer, il est ou maintenant? La transition serait deja fait si on avait laisse et suivi Gilchrist dans cette stratégie. Mieux vaux tard que jamais.
49 Yodi Banny | Jeudi, 13 Février 2020 - 10:29
Adja Mofo est un homme complet maintenant. Ceux qui le critiquent aujourd'hui utilisent les mêmes arguments que lui-même utilisaient hier pour vilipender ceux qui n'epousaient pas ses opinions. C'est comme ça on devient équilibré. Il faut vivre les deux faces de la vie pour comprendre la vie.
48 GODOOOOOO | Jeudi, 13 Février 2020 - 10:0
ca vous étonne que lui se range finalement de ce côté? regardez le bien, il cherche de l'argent pour acheter son bazooka à fumer. des chétifs comme ça qui nous pourrissent la vie au togo.
47 Tanga | Jeudi, 13 Février 2020 - 9:3
Ce Monsieur n' a pas pu resister a la corruption donc emporte par cette derniere.
46 Kadanga assa | Jeudi, 13 Février 2020 - 8:49
LA POLITIQUE DU VENTRE DANS TOUTE SA SPLENDEUR

WAOOOO ERIC MC ADJA MOFO TU AS FAIT FAURE

LA FAIM TE TENAILLE A CE POINT? VRAIMENT TU VAS MANGER CA CEST CERTAIN MAIS LA NOURRITUTE VA TE RESTER POUR TOUJOURS DANS LA GORGE
45 gui | Jeudi, 13 Février 2020 - 8:45

Réponse à 44-Danyi
au fait c est que le gar a faim.les artiste qui roule pour l autre partie roulent depuis des deceni a voiture. lui il doit toujours prendre des zemidjans de plus les leader de l opposition ne font que des betises
44 Danyi | Jeudi, 13 Février 2020 - 7:37
Eric MC, vous êtes tout simplement un traitre et l'histoire s'en souviendra. Vous avez décidé en votre âme et conscience de retourner votre kazakh; tant mieux pour vous. Votre salto arrière actuel s'appelle en politique une palinodie. La honte est totale pour vous. Un jour viendra où vous aussi vous comprendrez que vous avez avalez votre totem.
43 Kozah Nostra | Jeudi, 13 Février 2020 - 6:21
Au Cameroun, les artistes comme Eric MC alias Adja Mofo sont appelés "Artistes sardinards"

 

 

Très critiqué, Eric MC justifie son soutien à Faure Gnassingbé

 

Togo : 5 février 2005 - 5 février 2020, Quinze ans d’Eyadema…sans Eyadema

Liberté Togo
faure eyadema
A partir d’une caricature originale de Donisen Donald / Liberté

Le commun des Togolais ne s’en souvient sans doute pas, balloté qu’il est par les soucis personnels et politiques, notamment l’incertitude au sujet de l’issue de l’élection présidentielle du 22 février prochain. Aujourd’hui 5 février 2020, cela fait, mine de rien, quinze (15) ans jour pour jour que Gnassingbé Eyadema traversait l’autre rive. Autant de temps après la « catastrophe nationale», quel bilan peut-on établir en terme de démocratie et de bonne gouvernance, les deux vertus que les Togolais étaient en droit d’espérer avec le fils qui a été à l’école des Blancs ?

L’espoir d’un lendemain meilleur

Le 5 février 2005, c’était un samedi, personne ne s’attendait à cette nouvelle. L’annonce à la nuit tombée de la mort de Gnassingbé Eyadema, au pouvoir depuis 1967, intervint comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Difficile à croire d’autant plus que le commun des Togolais ne le savait pas malade. D’ailleurs la légende racontée dans la bande dessinée « Il était une fois Eyadema » dit qu’il n’est jamais tombé malade de toute sa vie, sauf une petite dysenterie chopée durant son adolescence qu’il a d’ailleurs vite vaincue. L’homme avait même une image d’immortel, dans la mémoire collective formatée par le régime durant les années de culte de la personnalité…C’était la stupeur générale. Dans les rues de certains quartiers, des gens qui ont appris la nouvelle de passage se sont mis à courir, comme poursuivis par son fantôme. Tout le monde retenait son souffle, devant l’incertitude sur ce qui pourrait arriver. Très vite, les accapareurs du pouvoir sont montés en scène pour faire ce qu’ils ont fait, installer Faure Gnassingbé sur le trône. S’en sont suivis le tripatouillage de la Constitution pour habiller le coup d’Etat, le tollé général et leurs suites…Faure Gnassingbé se retira du pouvoir pour y revenir par les urnes…

Passé cette période un peu mouvementée, le commun des Togolais, même si c’était à contrecœur, avait décidé de donner du temps à Faure Gnassingbé de faire ses preuves pour le juger à l’œuvre. Son avènement au pouvoir a suscité à partir d’un moment, un brin d’espoir au sein de la population. Le seul fait qu’il soit civil, instruit à l’école des Blancs, au contraire de son défunt père, donnait une certaine espérance à nombre de Togolais qu’il pourra mieux faire. Ils croyaient que la démocratie connaitrait un meilleur sort sous son règne, la gouvernance serait meilleure. Bref toutes les conditions étaient réunies pour qu’il fasse mieux et oublier son défunt père. L’adage le dit d’ailleurs, le fils qui n’est pas capable de faire mieux que son papa, n’est pas digne. Le « Prince » avait participé à faire pavlover les Togolais avec ses propos. L’un des plus retentissents était la fameuse phrase « Lui c’est lui, moi c’est moi », parlant de son père. Une façon habile de promettre le paradis sous sa gestion, en tout cas du mieux. Mais à l’épreuve du terrain, hum…

15 ans…d’Eyadema

L’un des traits caractéristiques d’Eyadema, c’est sa boulimie du pouvoir. Il avait égrainé trente-huit (38) ans au pouvoir avant de passer la main (sic). S’il n’était pas décédé, sûrement qu’il aurait continué à régner. Et avec tout ce que l’on connait comme méthode de gouvernance…

Le commun des Togolais croyait qu’avec son fils, présenté comme le plus instruit et policé de ses rejetons, qui plus est a fréquenté chez et avec les Blancs, les choses allaient être autrement. On était loin d’imaginer que l’envie de s’accrocher au pouvoir passera même par la tête à Faure Gnassingbé qui, d’ailleurs, au début, était très timide et faisait l’agneau. Mais plus le temps passait, plus il s’enhardissait. En quelques années seulement, il s’est débarrassé des généraux qui lui ont fait allégeance et l’ont déposé (sic) sur le trône cette nuit du 5 février 2005, a commencé à créer son empire et fini par montrer aux Togolais sa vraie nature. En 2015, Faure le démocrate n’a pas hésité à candidater à un troisième mandat, faisant comme son papa qui évoqua en 2003 la Constitution pour se justifier. On croyait à un bonus exceptionnel. Mais cinq ans plus tard, voilà le « p’ti » qui est en route pour s’offrir un quatrième mandat. Avec le goût immodéré qu’il a pour le pouvoir, c’est une illusion de croire qu’il se retirera en 2025 ou 2030, au terme de son cinquième mandat. Il aura alors fait vingt-cinq (25) ans de pouvoir. Il est parti sur les traces de son père.

En termes de gouvernance, le fils aura montré qu’il n’est pas mieux que le père. Tous les traits caractéristiques de la gouvernance politique de son géniteur se retrouvent sous son règne à lui. Assassinats politiques, massacre des populations civiles, y compris même des enfants, violations des droits de l’homme…tout y est. C’est un millier de Togolais qui ont été sacrifiés en 2005 afin qu’il monte au trône. Et sous sa régence, il a continue de fort belle manière la série noire, on tire même sur des enfants, aux mains nues. Sous Faure Gnassingbé, il ne fait pas bon de revendiquer l’alternance. Au meilleur des cas, tu te retrouves en prison. Incendie des marchés, accusation de djihadisme, le « Messi » togolais ne se défend rien pour coincer l’opposition. Les scandales se sont multipliés, écornant l’image du pays à l’international.

Eyadema n’était pas un parangon de vertu. Faure présenté comme un expert financier, un gestionnaire hors pair, on croyait à une belle ère pour le Togo. Mais en termes de gouvernance économique, la situation semble pire que sous son père. Les détournements de fonds existaient à l’époque, mais ils se faisaient de façon soft. Impossible pour les pilleurs d’opérer ostentatoirement et afficher leur fortune. Mais aujourd’hui sous le fils, on vole en plein midi, et des milliards, sans être inquiétés. Les pilleurs s’affichent même avec leurs fortunes indues. Faure n’a-t-il pas reconnu tacitement les pillages en 2012 ? Malheureusement, il n’a rien fait pour mettre fin à la série.

15 ans après la mort d’Eyadema, le Togo aura régressé de 100 ans en arrière, comme l’avait prédit le « vieux » lui-même. Tout ce qui aura changé depuis lors, c’est juste le petit nom de celui qui préside aux destinées du pays ; rien de plus. La démocratie et la bonne gouvernance espérées sont en tout cas restées des mirages…

Tino Kossi

Source : Liberté

 

 

Togo : 5 février 2005 - 5 février 2020, Quinze ans d’Eyadema…sans Eyadema

 

Togo, District autonome du Grand Lomé : Les Arriérés de Salaires des Agents s’accumulent...

Liberté Togo
Lomé, Togo | Archives

En décembre 2019, nous avons attiré l’attention de l’opinion nationale, mais surtout des gouvernants sur les difficultés que traversent depuis plusieurs mois les agents communaux ainsi que les temporaires recrutés par la Délégation spéciale de la ville de Lomé. Agents qui sont placés sous la direction des nouvelles communes, mais peinent à se retrouver. Décidément, rien n’est fait pour leur assurer leur salaire. Les salaires de décembre et de janvier sont toujours en souffrance. Ceux de novembre voire octobre, pour certains.

C’est l’impression que cela donne. Le District autonome de Lomé cher à Faure Gnassingbé est un projet mal ficelé. Et pour cause, depuis la tenue des élections municipales en juin 2019 et la fin des délégations spéciales, les nouvelles communes de Lomé et de Golfe placées sous la tutelle du district peinent à fonctionner. Les nouveaux élus semblent limités dans leurs actions, de nombreuses prérogatives devant leur revenir ayant été confiées au futur gouverneur de district. Au même moment, les instances dirigeantes du fameux district se font attendre.

Chose curieuse, c’est le silence radio chez le chef de l’Etat. Embourbé dans une campagne électorale pour se donner une certaine légitimité pour le 4ème mandat qu’il convoite, Faure Gnassingbé semble avoir perdu les repères. Les décisions prioritaires sont reléguées au second plan. Les employés des communes du district du Grand Lomé sont les premiers à payer le prix de cette cacophonie organisée par les gouvernants. Les salaires se raréfient.

Dans notre parution du 17 décembre 2019, nous avions fait cas des retards de paiement des salaires des agents municipaux et décrit les gymnastiques par lesquelles les agents ont pu finalement toucher une partie de leurs paies. Alors qu’en effet, percevoir le salaire au-delà du début du mois suivant, cela n’arrive pas tous les jours dans la fonction publique ou plus largement dans l’administration. « D’habitude, les agents de la mairie sont payés le 25 ou au plus tard le 27 du mois en cours et n’ont jamais attendu jusqu’au 11 du mois suivant pour être payés. Mais encore, selon les informations, les fonds ont été débloqués pour honorer les salaires afin d’avorter un mouvement d’humeur des agents », a indiqué une source. Et elle nous a relaté : « Les agents municipaux ont décidé de sortir de leur silence et d’organiser une manifestation le jeudi 12 décembre 2019. Une note avait été adressée au ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales pour lui notifier la décision. Quand ils ont appris cela, ils se sont arrangés pour trouver les fonds et faire les virements vers les comptes des employés ».

Malheureusement, le problème de paiement des salaires n’est pas encore résolu. Au contraire, la misère des agents municipaux se poursuit. Selon les informations, les salaires de décembre 2019 et janvier 2020 ne sont pas encore payés. « Les agents municipaux vivent encore ce qu’ils ont vécu en décembre 2019 lorsqu’ils ont dû attendre jusqu’à la mi-décembre pour toucher leurs salaires. La majorité est déjà à deux mois d’arriérés de salaires alors que certains n’ont même pas reçu celui d’octobre 2019. C’est le cas des temporaires. C’est du désordre depuis la passation des services », s’indigne notre source.

A l’en croire, le nœud du problème est que le gouvernement n’entend pas laisser les élus locaux travailler. Surtout qu’à Lomé et dans le Golfe, ces élus sont en majorité de l’opposition. Mais l’autre source de ces retards, c’est la gestion de l’ancienne administration, notamment les Délégations spéciales. Durant des décennies, ceux qui ont été placés à la tête de ces délégations les ont gérées comme une épicerie familiale. Les recettes municipales, les comptes administratifs, les biens mobiliers et immobiliers…tout était confondu à leur patrimoine privé.

Peut-être que Faure Gnassingbé attend sa frauduleuse réélection pour récompenser ceux qui l’ont soutenu dans la campagne électorale en les nommant au sein de l’administration du District autonome du Grand Lomé.

G.A.

Source : Liberté

 

 

Togo, District autonome du Grand Lomé : Les Arriérés de Salaires des Agents s’accumulent...

 

Togo, Politique et Religion : Faure Gnassingbé, le RPT-UNIR et…Dieu !

Liberté Togo
barrigah-benissan tacle faure presidentielle 2020
Caricature : Donisen Donald / Liberté

Le RPT/UNIR qui commande des messes, implore l’assistance de Dieu sur le processus électoral et pour la protection et la gagne de son « champion ». C’est ce à quoi on a assisté le week-end. Ce n’est pas la première fois que le pouvoir recourt au Tout-puissant. Mais cela fait tout de même cocasse lorsqu’on voit le type de gouvernance offerte par le régime en place et la méchanceté à outrance dont il fait preuve à l’égard des populations, le peuple de Dieu, depuis plus d’un demi-siècle…

Le RPT/UNIR implore Dieu sur son « champion »

La journée de samedi a été très divine. Dieu a été abondamment imploré par les acteurs politiques. C’est ce jour qu’a choisi Mgr Philippe Fanoko Kpodzro pour investir son candidat unique de l’opposition choisi … Agbeyome Kodjo, comme un sportif allant représenter le Togo dans une compétition à l’étranger, s’est vu remettre symboliquement le drapeau togolais en signe d’envoi en mission ou plutôt de victoire avant l’heure. Cette scène a suscité des commentaires sur les réseaux sociaux.

Dieu n’était pas seulement Kpodzro-Agbeyome. Dimanche était jour d’imploration tous azimuts de Dieu par le RPT/UNIR. Prier pour une présidentielle apaisée et implorer la bénédiction et la protection du Tout-Puissant sur son « champion » Faure Gnassingbé, candidat pour un quatrième mandat au pouvoir ; ce sont là les motivations de messes catholique à la paroisse Notre Dame de la Rédemption de Bè-Klikame, protestante à la paroisse d’Apégame et du culte musulman à la FOPADESC à Agoènyivé.

Le Secrétaire Exécutif Atchole Aklesso, le plus sage (sic) des militants Charles Kondi Agba, plusieurs autres cadres dont Solitoki Esso, bref la crème des dirigeants du parti au pouvoir était au rendez-vous, notamment à la messe catholique, faisant preuve de piété absolue, certains avec bougie en main. Il ne manquait que le « Messi » lui- même pour qui ces célébrations sont en fait spécialement commandées afin qu’il triomphe sans coup férir, allongeant ainsi la durée de vie du régime et du pillage à ciel ouvert des ressources nationales par la minorité, pour que la chose soit complète.

« Nous avons demandé cette messe pour confier notre pays au Créateur en cette période électorale et implorer la bénédiction et la protection divines sur notre champion, Faure Essozimna Gnassingbé», a déclaré le Délégué National du Mouvement des Sages Unir, Charles Kondi Agba. « Nous sommes venus rendre grâce à Dieu afin que les prochaines élections se passent dans la paix, car avec lui, rien n’est impossible », a renchéri Raymonde Kayi Lawson de Souza, Déléguée Nationale du Mouvement des Femmes Unir.

La méchanceté dans la gouvernance UNIR

Ce n’est pas la première fois que le RPT/UNIR recourt à Dieu et ce ne sera sans doute pas la dernière. En plus, tout le monde a le droit de l’implorer, même le plus grand pécheur du monde. C’est d’ailleurs écrit dans sa parole. Mais n’empêche que cela fait un peu cocasse d’entendre que le RPT/UNIR implore Dieu le Tout-Puissant pour cette élection, surtout la protection et la victoire de son « champion ». « Deux choses incompatibles », caricature un concitoyen en appréhendant les rapports entre les deux entités. Et ce n’est pas farfelu lorsqu’on y pense, avec tous ses neurones fonctionnels.

En effet, de toute son existence cinquantenaire, le RPT/UNIR a toujours fait preuve de méchanceté dans sa gouvernance à l’endroit du peuple togolais. Sur le plan politique, tous les droits des populations sont bafoués, les droits de l’Homme violés, les injustices et l’arbitraire érigés en norme…L’alternance que les populations sont en droit d’espérer après un demi-siècle de règne du même clan leur est refusée, avec Faure Gnassingbé qui candidate pour un 4e mandat consécutif au pouvoir. Et lorsqu’ils osent réclamer, c’est la force brute qui leur est opposée. La vie des pauvres citoyens n’a aucun sens chez les gouvernants en place. On les tue pour tout et rien, même les enfants se voient tirer dessus et abattre comme des chiens…Aucune pitié pour le peuple de Dieu, affamé à volonté. Mais pendant ce temps, eux, les gouvernants disposent des ressources nationales comme bon leur semble, sous la protection de celui-là même au profit de qui le Créateur est imploré.

Le pouvoir en place est manifestement l’incarnation de la méchanceté dans la gouvernance. On a affaire à des gens sans cœur. Mais ce sont eux qui viennent implorer la protection de Dieu, notamment pour la victoire de leur « Messi ». Simplement cocasse.

Il y a même de l’hypocrisie dans cette affaire. « Nous allons à une compétition et nous voulons qu’elle se déroule dans la paix ». Ces propos viendraient d’un opposant ou de tout autre acteur politique ou de la société civile ne détenant pas les rênes du pouvoir, qu’ils auraient tout leur sens. Mais là, ils émanent de Charles Condi Agba, un cadre du régime en place qui a toutes les manettes en main et conduit le processus électoral à sa guise.

La paix tant implorée à Dieu ce dimanche, sur fond de harcèlement du bon Dieu a des fondements. C’est un secret de Polichinelle, ce sont le manque de transparence et d’équité, la triche, la fraude, le hold-up qui alimentent la frustration et la contestation légitime des populations pour défendre leurs votes, injustement assimilées à la violence par le pouvoir, la répression militaire et son lot de morts. D’ailleurs le pouvoir a commencé à poser les jalons de ce qu’il entend faire au soir de l’élection, avec les brimades sur les militants du Parti national panafricain (PNP) et la terreur imposée aux populations des localités à eux assimilées comme Sokodé, Bafilo, Agoènyivé, sous le couvert de l’opération anti-insurrection. C’est drôle de venir prétendre implorer Dieu dans cette affaire après avoir crée les germes de tout ça déjà…Il suffit d’organiser le processus dans la clarté, le consensus, avec des règles équitables, respecter le verdict des urnes, éviter les fraudes et le hold-up et le tour serait joué…Le reste n’est qu’hypocrisie…

Tino Kossi

Source : Liberté

 

 

Togo, Politique et Religion : Faure Gnassingbé, le RPT-UNIR et…Dieu !

 

En Afrique le crime a un nom, Vincent Bolloré.

Fabbi Kouassi
Vincent Bolloré
Vincent Bolloré | Photo : Afrique sur 7

Présent sur le noir continent depuis une trentaine d’années, sulfureux homme d’affaires français, Vincent Bolloré, 68 ans d’âge, personnage in-sérieux dont la date de naissance semble une révélation loin d’une simple coïncidence ou d’un hasard de calendrier. Un monsieur plaisanterie, un personnage canular, un homme poisson d’avril pour tout dire. Il naquit en effet un 1er avril.

PDG de la financière de l’ODET, le tout Bolloré; actionnaire majoritaire de Bolloré S.A ; Président du conseil de surveillance de Vivendi et du Groupe Canal Plus ; 9em fortune de France selon le magazine Forbes avec près de 5,2 milliards de dollars US.

Présent dans 127 pays, le Groupe Bolloré emploie 81000 personnes, avec 23 milliards de chiffres d’affaires.

Le sieur Vincent Bolloré prévoirait de prendre sa retraite en 2022 notamment le 17 février, jour du bicentenaire de l’entreprise familiale et passer la main à ses enfants. Sans doute avec le sentiment de successives arnaques accomplies aux prix de centaines de milliers de vies brisées et un continent africain siphonné et saigné à loisir au nom d’une certaine impunité internationale dont il jouit.

Transport, logistique, fret maritime, communication ; Vincent Bolloré est un touche à tout pourvu que la manne financière tombe notamment du ciel africain où il règne en prédateur financier de connivence avec des dictateurs cinq étoiles avides de pouvoir plutôt que du bien-être de leurs concitoyens et du développement du noir continent.

Vincent Bolloré et les magouilles politiques en Afrique

Une hérédité en la matière. Pour la petite histoire, la grand-mère maternelle de Vincent Bolloré a eu un long parcours d’agent secret sous la couverture de la Croix Rouge assurant des échanges avec ses homologues israéliens. Une vie qu’elle a cachée à sa propre famille. Des informations générales qu’on peut lire à loisir sur la famille Bolloré.

Ses malsaines accointances avec des hommes politiques de par le monde et surtout en Afrique ne sont plus à démontrer.

Abidjan, Conakry, Lomé, Douala, pour ne citer que ces villes africaines. Avec au moins 18 terminaux à conteneurs. Une France-Afrique économique plus criminelle et sans état d’âme. Monsieur Bolloré confiait d’ailleurs au journal Le Monde que « les méthodes de son Groupe relèvent plus du commando que de l’armée régulière ».

C’est ainsi que la justice française s’intéresse aux conditions d’obtention de deux terminaux à conteneurs du Groupe Bolloré au Togo et en Guinée-Conakry où il a prospéré ces dernières décennies. Soupçon de corruption d’agent public étranger, complicité d’abus de confiance et complicité de faux. En effet, Bolloré aurait sous évalué le coût des activités de conseil politique de sa filiale Havas pour Faure Gnassingbé et Alpha Condé, respectivement Chefs d’Etats du Togo et de la Guinée.

Cas du Togo

En 2009 peu avant la campagne de la frauduleuse présidentielle de 2010, Vincent Bolloré obtenait par coup de baguette magique un bail de 35 ans sur la gestion du port de Lomé. A croire que le génie togolais est incapable de gérer ce port. Une vraie insulte à l’intelligence des fils et filles de ce pays qui regorge pourtant de talents avec l’expertise nécessaire en matière de manutention et ses domaines affiliés.

En réalité, La pérennité au pouvoir du clan cinquantenaire du Togo passe par Vincent Bolloré derrière qui il faut voir son pays la France. La France de Sarkozy et de Macron et de tous leurs prédécesseurs. Selon toujours le journal Le Monde, « les enquêteurs français sont intrigués par la sous facturation des prestations de la campagne électorale du président togolais. Estimées à 800.000 euros celles-ci auraient pourtant été facturées à seulement 100.000 euros sur instructions données par Vincent Bolloré et Gilles Alix », un de ses collaborateurs de poids.

Année 2020, une décennie après, rebelote dans le maintien au trône du Togo de l’héritier de la dictature.

Grâce à la politique de l’impunité qui tourne à plein régime dans la dictature du duo Vincent Bolloré-Faure Gnassingbé ; le Togo de nouveau en pleine période de cirque électoral avec un groupe Bolloré plus fort que jamais et un Faure Gnassingbé toute honte bue qui rempile pour un 4em illégitime et illégal mandat, avec en contrepartie les richesses du Togo à Bolloré et par ricochet à la France d’Emmanuel Macron et aux multinationales et prédateurs de tous poils qui violent sans scrupule toutes les normes internationales en matière de droit et de justice.

Le cas-Togo est donc emblématiquement révoltant et ahurissant.

Vincent Bolloré y règne en maitre absolu. Tirant les ficelles, plaçant ses pions, lui-même étant le pion de la France, de l’Israël et de tous les loups qui siphonnent les ressources du pays avec en contrepartie ; faire perdurer la monarchie-Togo et porter à bout de bras le monarque du Togo, Faure Gnassingbé dont lui et sa famille totalisent 53 ans de règne sans interruption à la faveur d’élections tronquées grâce à une démocratie maquillée qui arrange l’ensemble de la communauté internationale qui s‘accommode vaille que vaille de cette situation inédite et scandaleuse.

Le Cameroun, l’autre victime de Bolloré, 15 ans durant

Déjà en 2009, un reportage de Benoit Collombat intitulé « Cameroun, l‘empire noir de Vincent Bolloré », relayé par le site mediapart abouti à un procès en diffamation que Bolloré gagne à coups de corruption en mai 2010.

Janvier 2020, fracassantes révélations du très discret site camerounais http ://www.lequatrièmepouvoir.com relayé par http://www.camerounweb. com qui grâce à sa forte audience a déshabillé de nouveau le très controversé et décrié Vincent Bolloré.

Jeudi 26 décembre 2019, le tribunal administratif du Cameroun annule la procédure de Bolloré qui pensait reprendre son règne sans fin sur le port de Douala par des tours de passe-passe, basés sur la haute corruption dans un feuilleton judiciaire qui a duré 10 mois.

En seulement un mois de gestion par une équipe dynamique de camerounais, les recettes grimpent mettant en lumière le vol à ciel ouvert de Vincent Bolloré. 19,5 milliards de détourner et ceci pendant 15 bonnes années.

En seulement un mois de gestion par le génie camerounais, le compteur affiche 22 milliards contre 2,5 milliards pour le tout puissant Bolloré qui ne cesse de vanter pourtant une prétendue expertise de son groupe. Que nenni, si ce n’est une expertise en crimes économiques sans vergogne.

Les peuples d’Afrique ont l’obligation de faire mettre en prison Vincent Bolloré pour crimes contre l’humanité. Mais il est plausible que l’inaction des peuples lui sauve la mise et que Monsieur Bolloré se tire à bon compte, coule des jours heureux et meurt de sa belle mort pendant que va se perpétuer à travers sa progéniture et tous les associés du siphonage éhonté des ressources du continent africain, confirmant la citation d’Etienne François de Lantier : «la punition des crimes est le devoir de dieux ».

Fabbi Kouassi
7 février 2020
Fabbi Kouassi

 

 

En Afrique le crime a un nom, Vincent Bolloré.

 

Faure Gnassingbé : Les gènes de dictateur Etienne Eyadema

Jacob Ata-Ayi
Faure Gnassingbé (g) et Etienne Eyadema (Gnassingbé) | Infog : 27avril.com

« Permettez-moi de citer Blaise Pascal « La vérité est si obscurcie en ces temps et le mensonge si établi, qu’à moins d’aimer la vérité, on ne saurait la reconnaître ».

Depuis 1990 à ce jour, les inégalités se creusent, la pauvreté progresse, les ¾ de la population vivent dans la pauvreté absolue et ne mangent pas trois fois par jour, alors qu’une minorité autour de Faure Gnassingbé se gave comme des oies de la richesse du pays.

Tel père, tel fils, tout passe par la force, par la méchanceté, par la dramaturgie du politique, le fils Eyadema, un chef ubuesque, confirme par sa gestion mafieuse, cynique, cruelle, mesquine, vulgaire, et arbitraire, son incapacité à se défaire des gênes du papa Eyadema.

Aucune légitimité politique, aucun amour du peuple, tout par la force des baïonnettes, le colt de cow boy, la rackette commerciale, l’utilisation de l’armée pour des basses manœuvres politiques.

Le Togo du système Eyadema, mauvais élève de la sous région et de la CEDEAO, en gestion macroéconomique, de la démocratie sert de référence dans de nombreux débats en Afrique en ce qui concerne ce qu’il ne faut pas faire pour la dignité des peuples africains, ce qui est vil et répréhensible contre le citoyen togolais et africain.

Les références du système Eyadema, donnent l’impression d’être instrumentales, un modèle d’inefficacité, un repoussoir social basé sur les bases de l’idéologie tribalisme, sœur jumelle du fascisme tropical.

Ce système fait obstacle à une approche raisonnée des réponses possibles aux défis de l’économie contemporaine : le changement technique de l’économie moderne, la globalisation.

La plupart des programmes sociaux sont détournés dans l’impunité totale.

La corruption le cancer de l’économie fait de militants rpt-unir un mode de vie, une incompréhension des autres mais un étau sur la population

L’impunité et le forcing sont devenus le quotidien du citoyen togolais.

La vie privée est bafouée, l’intrusion dans les maisons par les milices et les militaires pour intimider les familles sont entrain d’être de devenir la règle au lieu d’être un délit et un crime.

Tout le pays assiste dans une paralysie sans faire une révolution à l’assassinat systématique des TEMS de Sokodé.

Des kidnappings de jour comme de nuit, des maisons privées bafouées dans un état d’arbitraire total dans une criminalité totale.

A) Une gestion à preuve des balles et de la torture.

Dans le miroir que le « pouvoir de fait » du rpt-unir tend aux médias internationaux, il veut que des journalistes gangrenés par la corruption du denier public des togolais parlent et écrivent des éloges d’un pays paisible, d’un pays en paix, d’un pays prospère bien géré, alors que le niveau de la délinquance, de la criminalité, de la dépravation, a été encouragé par le régime rpt-unir, soutenu par l’intimidation.

On voit la prolifération des « mafiosas » des jeunes filles de moins de 30 ans d’âge sans revenu fixe, sans commerce florissant, sans héritage, vivent dans des maisons de luxe, conduisant dès fois sans permis de conduire et sans assurance, des « SUV » voitures de luxes de millions de francs.

Du jour au lendemain, elles deviennent des intouchables, avec une arrogance qui dépassent l’entendement.

Des milices de jeunes sont installées dans les quartiers, surtout favorables à l’opposition avec des dépôts d’armes, financés par le pouvoir, à la surveillance des jeunes de quartiers favorables à l’opposition.

Ils s’habillent avec des tenues boubous en musulman, se font passer pour des sahéliens (Sénégalais, Maliens, Guinéens, Nigériens), et sont prêts à faire tonner les armes quand le pouvoir vacillera pour semer la terreur, la mort, la désolation dans les foyers et la population.

Les images des jeunes d’Adéwi, armés de bâtons cloutés, de coupe-coupe, de barre de fer, torses nus, et soutenus impunément par la gendarmerie, est une mythologie de rpt/unir qui est en droit ou en devoir de prendre les armes pour tuer les opposants et les militants d’opposition, même les élus du peuple quand l’on redoute la perte du pouvoir politique de la minorité et de ses intérêts par la majorité du peuple comme au Burkina Faso, et au Soudan tout récemment.

L’organisation politique et économique du Togo est gérée par la pyramide d’une centaine de fondés de pouvoir jusque dans la diaspora.

Chaque région, a son chef politique, économique, militaire pour contrôler en dehors des institutions de la république, les intérêts du rpt-unir.

Comme en Italie, il y a « un système mafieux », qui régente, intimide, rackette, menace les citoyens, encourage la dépravation des jeunes filles et des femmes mariées, afin de savoir ce qui se passe dans chaque foyer, chaque famille.

La délation, la dépravation, l’immoralité, la corruption sont érigées en mode de gestion politique.

Le pays est sous l’étau de rpt-unir et la surveillance militaire, tout commerçant riche doit payer sa dîme, un impôt occulte, ou subvenir aux besoins des fondés de pouvoir, au risque de voir son commerce fermé et de se voir en prison sans jugement ou quitter le pays.

Les juges obéissent au chef de région rpt-unir, qui le plus souvent est un officier ou soit le préfet de la région avec deux casquettes, une républicaine, et l’autre rpt-unir.

Les chefs traditionnels sont menacés, intimidés, les terres sont confisquées à des familles, des maisons familiales sont rachetées par des juges en complicité avec les auxiliaires de justice.

Le Togo de Faure Gnassingbé est une cocotte minute à exploser, comme le volcan de Vésuve qui balayera tout sur son chemin.

B) La demande de la liberté et l’exigence de la sécurite.

Les errements de la justice Togolaise.

C’est un échec total, la réforme judiciaire togolaise.

Les citoyens togolais ont perdu toute confiance en la justice togolaise, c’est une institution qui ne parvient pas à trouver son équilibre et qu’il faut remettre en permanence sur le chantier car elle est soumise totalement au pouvoir politique et au système mafieux de la gestion rpt-unir.

Des jeunes soldats militants rpt-unir sans état d’âmes ont mis à terre la juridiction togolaise qui fonctionne soit par des ordres venant du pouvoir que par la conscience juridique et l’application des lois de la république.

Le rpt-unir s’est approprié la justice qui est devenue une cour politique, où les jugements à tiroir sont fréquents, en provenance de Lomé II ou palais de la présidence, de l’état major ou des décisions des thuriféraires de régime.

L’arbitraire est devenue la recherche de la vérité, soit par ton ethnie, ton militantisme, ta famille.

La décision du fils d’Eyadema ou de son entourage suffit à triompher des lois de la république.

C) Le droit à l’insurrection et à l’autodefense

Les images des millions de citoyens de Burkina Faso, du Soudan ont fait la révolution suite au ras le bol des brimades dictatoriales, interpellent les togolais de la diaspora et de l’intérieur du pays.

Le peuple burkinabè a retrouvé sa dignité confisquée par la Francafrique.

Les jeunes de l’opposition devraient se mettre en groupe d’autodéfense dans chaque quartier des villes du Togo, pour savoir qui sont réellement les milices infiltrées pour assassiner la population, et qui sont réellement les étrangers afin d’informer l’ensemble de la population de chaque quartier pour diminuer les risques au moment des élections.

L’éthique de la responsabilité individuelle de l’autodéfense dans chaque quartier pour défendre ses biens, sa famille, c’est aussi participer à la défense de la communauté en luttant contre les déviances, c’est participer à la préservation d’un mode de vie, c’est d’être un citoyen au plein sens du terme.

Il faut mettre des avis de signalisation sur les maisons logeant les suspects, dans chaque quartier sur l’internet et en parler dans les médias.

Dans chaque quartier à l’approche des élections, il faut mettre la vigilance partout pour empêcher les vendeurs de deuil du rpt-unir de faire recettes avec leurs plans lugubres.

D) La cinquième colonne de RPT/UNIR

Depuis la conférence nationale, on assiste à une gestion de maintien au pouvoir rpt-unir principalement par certains partis politiques des satellites, des béquilles de rpt-unir dans une rivalité de collaboration sans aucun état d’âmes et sans se soucier de la singularité du grand retard du Togo de la sous région.

Au Togo d’Eyadema et de son fils Faure, la cinquième colonne prend une place prépondérante dans la conservation du pouvoir politique en plus de la barbarie habituelle du pouvoir.

L’action souterraine de la cinquième colonne dans la diaspora et au Togo, expliquait dès fois le désastre du peuple à prendre le pouvoir au TOGO.

En réalité qu’en a-t-il été ? Qui, Comment, pourquoi et pour combien s’est lié ou vendu à l’organisation rpt-unir préparant ainsi la défaite de l’opposition et la collaboration avec le régime de rpt-unir.

Des pièces explosives des archives de rpt-unir et totalement inédites pourraient endeuillées le peuple togolais.

Le rpt-unir fait établir une fiche des personnalités, des journalistes, des étudiants les plus influents dans la diaspora et au Togo.

Ces fiches contiennent des renseignements sur chaque personne, celui qui est cupide, acceptera facilement de l’argent, peut-on l’acheter ? Celui ou celle qui a des dispositions érotiques, quel type de femme préfère-t-il ? Quel type d’homme préfère-t-elle ? Est-il homosexuel ? Est-elle lesbienne ?

Comment peut-on financer votre parti ? Votre association dans la diaspora ? Des marchés de gré à gré, des aides pour les funéraires, billets d’avion, marchandises non dédouanées.

Plusieurs personnalités de la diaspora, pas les moindres sont des personnalités de la cinquième colonne, qui travaillent directement avec le service secret togolais, et aussi les consulats togolais.

Ils perçoivent leur solde de traite chaque fin du mois en plus d’un budget pour déstabiliser, corrompre, annihiler les manifestations, faire des retentions d’information à l’endroit de la masse, ou sont prêts à prendre la parole dans les meetings pour appeler le peuple à la modération.

Au Togo, la population connaît certains partis politiques qui fonctionnent uniquement par cette pratique détestable, pour une richesse personnelle au lieu de mettre en œuvre le budget de la nation pour construire les réseaux ferroviaires, les réseaux routiers, les hôpitaux, les lycées, les universités, les laboratoires et créer des zones industrielles et artisanales.

Le rôle de la cinquième colonne est de salir ce qui est bien, de dénaturer la bonne préparation en l’impréparation pour démoraliser la population.

Salir, diffamer, dénigrer, c’est l’objet à atteindre pour semer le doute dans la population.

Le rôle de la cinquième colonne, c’est de faire perdre du temps, débattre d’un sujet qui n’est pas important ou qui est évident pour ralentir l’élan de la population.

Le rôle de la cinquième colonne c’est de provoquer d’insulter pour changer l’atmosphère du sérieux en broutille puérile : « Objet ou fait de peu d’importance ou de peu de valeur ».

Le rôle de la cinquième colonne c’est de vous induire en erreur, sur les bons résultats.

Le rôle de la cinquième colonne c’est se précipiter pour prendre le devant afin de refuser la parole aux autres sur des critères subjectifs momentanés, c’est gagner du temps.

Au Togo aujourd’hui on a des personnalités connus du peuple togolais et certains politiques qui jouent ce rôle dangereux pour eux-mêmes et pour leur famille.

Dans les villes de Burkina Faso, la population de chaque ville s’est dirigée pour aller bruler et vandaliser les maisons de la cinquième colonne.

Au Togo, les mêmes conséquences vont se produire.

Conclusion :

« La colère est nécessaire, on ne triomphe pas sans elle ne remplit pas l’âme, si elle n’échauffe le cœur ; elle doit nous servir, non comme chef mais comme un soldat.» – Aristote

Le père de l’indépendance Sylvanus Olympio et ses compagnons voulaient faire du Togo l’or de l’humanité, le clan Eyadema en a fait un gros village où règne la loi de la jungle, où le citoyen est en enfer, où il est pauvre et esclave, où il est torturé pire comme un animal sauvage avec la complicité de la cinquième colonne.

Sous Sylvanus Olympio et même sous la colonisation les citoyens togolais ont eu droit à élire leur maire démocratiquement sans hold-up.

Seul le Togo en Afrique de l’ouest perçoit plus de taxes sur les compagnies aériennes et de télécommunications pour arnaquer encore et encore sa propre diaspora qui ne cesse de venir en aide à la population et échappe à la promotion chaque année du prix des billets et de la communication entre l’occident et l’Afrique.

Citoyens togolais de la diaspora, par tes soutiens, tes conseils, fils dignes et émérites de la diaspora lèvent la tête pour respirer le vent propre de la révolution, ensemble avec le peuple togolais de l’intérieur.

Bâtissons notre épopée pour la dignité de chaque togolais en respectant la feuille de route des compagnons fondateurs de la république togolaise.

Togolaise, Togolais, balayons comme un tsunami, ce pouvoir prédateur, qui avilit, souille, déshonore, dégrade et dévalue notre dignité.

Jacob Ata-Ayi

 

 

Faure Gnassingbé : Les gènes de dictateur Etienne Eyadema

 

Seconde lettre ouverte aux responsables religieux

Responsables Religieux de mon pays, encore une fois je ne peux faire autrement que de m’adresser à vous. En effet il y a deux semaines, je vous avais adressé une lettre à l’occasion d’une correspondance du Ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales en date du 16 janvier2020.
Mon adresse à votre endroit était une lettre ouverte, beaucoup de personnes l’ont donc lue. Or, il se trouve que la Conférence des Evêques du Togo vient, le 2 février 2020, d’adresser une lettre aux fidèles, avec les mises au point indispensables à l’endroit de ce ministre et d’autres considérations. Autant mon interpellation a été publique, autant ma reconnaissance et mes félicitations pour votre dernière lettre doit passer par la même voie. C’est le premier sens de cette seconde lettre ouverte. Je vous remercie donc pour cette lettre qui clarifie la situation et indique bien les responsabilités de chacun. Je vous exprime aussi ma gratitude pour le ton employé qui a été sans violence mais ferme.

Je ne vous surprendrai pas en disant que ma première lettre n’a pas reçu l’assentiment de tous : si certains ont été d’accord avec mon initiative, d’autres y ont vu un manque de respect, et d’autres encore une occasion de critiques à votre endroit, ce n’était ni l’un ni l’autre mais je n’ai pas l’intention de me justifier ici.

Je voudrais juste attirer votre attention, et c’est la seconde raison de ma lettre, sur le fait que ces points de vue divergents viennent de ce que le citoyen togolais ne sait pas exactement quel doit être le rôle des églises, dans la vie politique d’un pays.

Le 27 avril 2016, à l'occasion du 56è anniversaire de l'indépendance du Togo, vous évêques togolais, vous avez adressé à vos concitoyens une lettre pastorale afin de rappeler à chacun sa "responsabilité politique sans laquelle toute vie commune est vouée à des égarements et à des errements sans répit".

Cette lettre donne toute lumière sur le rôle de l’Eglise dans la vie politique d’un pays, et sur l’engagement politique du citoyen croyant. Cependant, elle n’est guère connue, des fidèles catholiques en premier. C’est pourquoi je voudrais vous prier de faire diffuser et mieux connaitre cette lettre par tous les moyens dont nous disposons aujourd’hui, cycles de conférences, radios et réseaux sociaux, etc. sans oublier de prendre en charge l’épineuse question de la traduction dans nos langues.

Mais votre lettre devrait être connue aussi des autres citoyens, qui ne sont pas des fidèles catholiques, non pas parce qu’il s’agirait de leur faire connaître la position de l’Eglise Catholique mais parce que les Togolais sont en grande partie des croyants et que tous les croyants, et même les non croyants, gagneraient à être associés à ce débat important sur des relations entre la foi, la politique et le politique.

Dans ce sens, ne pourrait-il pas y avoir une rencontre entre vous tous, Responsables religieux de ce pays, autour du thème de la politique ? Ce serait d’abord le témoignage qu’on peut parler politique à la fois sans violence et sans langue de bois. En effet selon le pape François, cité par Mgr Barrigah à la messe du 11 janvier dernier, « la politique n’est pas simplement l’art d’administrer le pouvoir, les ressources ou les crises. La politique n’est pas la simple recherche de l’efficacité, de la stratégie et de l’action organisée. La politique est une vocation au service, une diaconie laïque qui permet l’amitié sociale pour générer le bien commun. »

Cette rencontre entre vous, responsable religieux, serait aussi l’occasion de donner ensemble à tous les croyants quelques éclairages et pistes sur les comportements que les fidèles des différentes religions pourraient adopter et développer pour apporter leur contribution à la construction de la cité. Cela est d’ailleurs d’autant plus important que certains se plaisent à brouiller les cartes à propos de ce que signifie faire de la politique et qui en a le droit. La récente lettre du Préfet de Vo se plaignant des propos d’un prêtre en est une preuve.

Vos clarifications à vous responsables religieux réconcilieraient les croyants avec ce monde de la politique dont beaucoup croient qu’il est voué au mensonge, à la recherche effrénée des biens matériels et à la corruption. Or votre dernière lettre le dit bien : la vérité peut constituer un terrain de rencontre pour les citoyens de bonne volonté, les croyants pouvant inciter à développer des points de jonction dans ce sens.

Enfin nous sommes en période électorale, depuis toujours période de tous les dangers dans notre pays. Beaucoup sont angoissés, tandis que d’autres sont découragés tant l’issue de la prochaine échéance électorale leur semble incertaine, des paroles fortes venant de vous Responsables religieux, tout au long de ce processus, aideraient beaucoup de citoyens à retrouver les chemins de l’espérance.

Vous tous fidèles catholiques, fidèles d’autres églises et religions, croyants et non croyants, vous tous hommes et femmes de bonne volonté, le moment est venu pour nous tous citoyens de prendre nos responsabilités dans la sphère politique pour la construction de notre cite, car notre avenir nous appartient.


Par Maryse Quashie

 

 

Seconde lettre ouverte aux responsables religieux

Agbéyomé Kodjo est convaincu qu’il y aura « l’alternance » au soir du 22 février

Le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), candidat de la dynamique Mgr Philippe Fanoko Kpodzro à l’élection présidentielle est sûr que Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat sortant, perdra le pouvoir au soir du premier tour fixé au 22 février prochain.

A en croire Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, candidat à l’élection présidentielle, l’alternance tant réclamée par ses compatriotes est proche…, elle sera effective au soir du premier tour de la présidentielle. C’est ce qu’il dit sur une radio privée de la place ce matin. « Je suis sûr que le 22 au soir, il y aura l’alternance », a-t-il insisté.

En effet, l’ancien Premier ministre du Togo se voit dans la peau du président de la République dans les tout prochains jours, demandant aux électeurs, « essayons de construire quelque chose », de se mobiliser pour la victoire.

« Nous serons ensemble pour redonner une nouvelle trajectoire à notre pays, trajectoire de paix, de justice, de dignité et de prospérité partagée. Je suis convaincu que nous allons gagner cette partie », a-t-il ajouté.

Faure Gnassingbé, le chef de l’Etat sortant, est candidat à sa propre succession sous la bannière de l’Union pour la République (UNIR) pour un quatrième mandat. Il fait face à six (6) opposants dont Jean-Pierre Fabre de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et Agbéyomé Kodjo du MPDD…

Ce jeudi à minuit, la campagne a débuté sur l’ensemble du territoire national et dans la diaspora. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a, à la veille, appelé tous les candidats à faire preuve de hauteur d’esprit et de retenue. Une opération de séduction est avant un combat d’idées, a rappellé Tchambakou Ayassor, le président de cette institution.

A.H.

 

 

Agbéyomé Kodjo est convaincu qu’il y aura « l’alternance » au soir du 22 février

Togo, Présidentielle 2020 : L’Eglise Catholique reprend de volée Boukpessi

Fraternité
Archives : DR

Dans un communiqué rendu public le lundi 03 février 2020, la Conférence des Evêques du Togo (CET) a vivement protesté contre le rejet par le Ministre de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi de la demande d’accréditation pour l’observation de l’élection présidentielle introduite par le Conseil Episcopal Justice et Paix (CEJP). Dans sa sortie, la CET rejette en bloc les motifs avancés par Payadowa Boukpessi.

Le 20 janvier dernier, dans une note adressée à la CET dont le CEJP est issu, le Ministre de l’administration territoriale a indiqué que la CET, a pris «clairement des positions partisanes sur la situation politique» du pays. Le ministre argue notamment du refus des organes de l’Eglise de communiquer leurs sources de financement. Ce qui est selon lui «la preuve que cette opération (d’observation électorale) est téléguidée par une ou plusieurs organisations que vous ne voulez pas dévoiler, pour des raisons que nous ignorons».

Des arguments que la CET rejette en bloc dans son communiqué. « Au sujet de la demande d’observation électorale présentée à la CENI par le Conseil Épiscopal Justice et Paix, les Évêques tiennent à rappeler qu’il s’agit non seulement d’un droit reconnu par la constitution, mais aussi d’une mission ordinaire de toute Commission Justice et Paix rappelée par le Pape Benoît XVI dans l’exhortation apostolique « Africae Murus n° 23 » ». Un tel droit ayant été exercé à maintes reprises, dans le passé par ledit Conseil Épiscopal, les évêques récusent les allégations avancées par le ministre de l’Administration, accusant le Conseil Épiscopal Justice et Paix de collision avec des partis politiques de la place et de tirer ses financements de sources occultes.

Concernant les allégations de « financements obscurs », la CET a indiqué que « le Ministre de l’Administration Territoriale avait bien reçu le rapport d’activités du Conseil Justice et Paix où figurait un bilan clair de ses financements ». A cet effet, la CET considère les propos de Boukpessi comme « une insulte » adressée à l’Église. Pour elle, « les vraies raisons sont certainement à rechercher à ailleurs».

Il nous souvient qu’en décembre 2018, à l’occasion des élections législatives, Payadowa Boukpessi avait opposé un premier refus à la requête de la CEJP, d’envoyer 3000 observateurs. Il avait invoqué des «financements douteux» dont bénéficierait l’organisation. La Conférence épiscopale du Togo (CET) avait alors démenti ces allégations, rappelant que ses missions sont «dictées par la fidélité à l’évangile et la recherche du bien commun».

Et c’est pour éviter une telle situation qu’une délégation du Conseil Episcopal Paix et justice avait, en décembre 2019, rencontré les membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) pour s’imprégner des motifs ayant motivés le rejet de sa demande d’observation des élections législatives. Au terme de la rencontre, la CEJP croyait « qu’il n’y avait pas une mauvaise intention » de rejet de sa demande et parlait plutôt d’un « malentendu ».

Aujourd’hui, il se dégage que le pouvoir de Lomé veut éloigner de cette élection présidentielle, les yeux curieux qui pourraient dénicher le vrai du faux et surtout dire la vérité sur les faits observés. Il se dit que de toutes les missions d’observations qui s’annoncent, celle de la CEPJ est l’une des rares qui disposent de ressources humaines et financières conséquentes pour une observation impartiale. Ainsi, il s’agit clairement de refuser le droit à la CEJP de dire la vérité sur un processus que certains observateurs qualifient déjà de « vicié ».

Le refus au CEJP et le non intérêt de l’UE pour envoyer une mission d’observation sous-entend que les conditions sont réunies pour qu’on assiste à un scrutin dont les résultats sont déjà programmés. Aux candidats de l’opposition qui participent à cette élection de tirer toutes les leçons de ce qui s’annonce comme une mascarade électorale.

Source : Fraternité No.345 du 05 février 2020

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : L’Eglise Catholique reprend de volée Boukpessi

 

Togo : Christian Trimua, l'homme qui rit à belles dents de ses adversaires

David Kpelly
Christian Trimua
Christian Trimua | Archives

Parmi les actuels barons du régime des Gnassingbé, Christian Trimua, ce juriste, fils de pasteur, a une particularité : il aime rire à belles dents de ses adversaires. Si si, à belles dents, vous dis-je.

Dans un film Western, si un rôle devait lui être attribué, ce serait celui du méchant qui, conscient de ses formes illimitées devant la faiblesse absolue de ses adversaires, appelle systématiquement ces derniers et leur dit le mal qu’il compte leur faire avant de le leur faire. « Ho, pauvret, dans trois jours je viendrai chercher ta femme chez toi, dans ta maison, pour passer quelques bonnes minutes ». Et dans trois jours il vient chercher, pistolet à la ceinture, la femme, contre le gré de cette dernière, devant les yeux impuissants de l’adversaire.

Tout le monde se souvient qu’au plus fort de la crise qui avait secoué le Togo en 2017, il avait dit à une responsable de l’opposition, sur un plateau de télévision : « Allez prendre des armes pour venir arracher le pouvoir. » Et quelques semaines après, quand les débats s’enflammaient autour des réformes à faire avant toute élection, il avait lancé : « Il n’y aura pas de réformes. » Et il n’y eut pas de réformes.

Hier, sur RFI, interviewé sur la présidentielle du 22 Février prochain, il a déclaré : « Il n’y aura pas de proclamation des résultats par bureau de vote ». Et tout Togolais sait que la plus grande partie des fraudes électorales se réalise lors de la centralisation des résultats, ce qui ne peut être évité que par une proclamation par bureau de vote.

Le grand Trimua met donc fin, à travers une seule phrase, à ce rêve des Togolais d’avoir une idée de ce qu’on fait de leurs votes, leurs voix. Et il le dit sur RFI, la radio la plus écoutée en Afrique francophone. Il le dit, sachant que sa déclaration sera écoutée, indignera, fera jaser, énervera ses adversaires et l’opinion publique. Mais il le dit quand même, avec son naturel arrogant.

Trimua devant ses adversaires, nos leaders de l’opposition, c’est comme un père de famille devant ses garnements lui demandant une faveur qu’il ne compte pas leur faire. Pour mettre fin au débat qui traîne trop, le paternel frappe sur la table et décrète : « Vous n’aurez rien. » Il le fait, le père, parce qu’il sait que de son côté il y a toute la force, et du côté de ses enfants il y a toute la faiblesse, toute l’impuissance.

Il n’y aura pas de proclamation des résultats par bureau de vote. Ainsi en a décidé Papa. Garnements, on ne passera pas une éternité à vous apprendre à respecter vos patrons. Taisez-vous et obtempérez !

David Kpelly

 

 

Togo : Christian Trimua, l'homme qui rit à belles dents de ses adversaires

 

Togo : D’Eyadema à Faure, Retour au parti unique !

Fraternité
eyadema et faure gnassingbe togo
Eyadema et Faure Gnassingbé | Infog : 27avril.com

Au pouvoir depuis 2005, Faure Gnassingbé boucle, cette année, ses quinze (15) années de gouvernance à la tête du pays. Un regard rétrospectif sur les trois mandats du fils d’Eyadema fait constater une évidence. Une sorte de parallélisme des formes entre la méthode de gestion de l’héritier du 05 Février et celle de son géniteur.

Dérives et déception

Le troisième mandat de Faure arrive à son terme. Avec à la clé, la tenue, le 22 Février prochain, du premier tour du scrutin au cours de laquelle, le fauteuil présidentiel sera remis en jeu. Mais avant, les sept (07) challengers devront rivaliser d’ardeurs en vendant aux togolais, à compter de demain jeudi 06 février 2020, leur offre politique. Quitte à ces derniers de choisir celle qui paraît, à leurs yeux, la plus pertinente et réaliste à même de redonner un coup d’accélérateur au processus de développement intégral et inclusif du pays. Celui-ci ayant été douché dans son élan, pourtant prometteur il y a quinze (15) ans à la prise de fonction de Faure Gnassingbé. Malheureusement, la suite n’aura été que succession des vieilles ritournelles.

En effet, après trente-huit (38) années de gouvernance à la tête du Togo en 1967, Gnassingbé Eyadema aura laissé, au soir du 05 Février, un pays esseulé diplomatiquement, politiquement nonchalant et économiquement faible. La résultante d’une gouvernance hasardeuse, sans vision claire. Mieux, un régime abonné aux dérives autoritaires et violations systématiques des droits humains. Avec pour conséquences, plusieurs crimes de sang, de réfugiés politiques fuyant la persécution et le détournements de fonds.

De Eyadema à Faure : même méthode !

Au décès du Général, en 2005, au terme d’un gymnastique scénario dont elle est la seule à détenir le secret, l’Armée remis le pouvoir à son fils Faure Gnassingbé. Malheureusement, du géniteur au rejeton, la gouvernance est restée la même.

En effet, le brin d’espoir né de l’avènement au pouvoir de l’ «esprit nouveau», en 2005, n’aura été finalement que du leurre. Tellement le système de gouvernance du fils s’est confondu, au fil du temps, à celui de son défunt père. Avec pour idéal, la confiscation du pouvoir, sa consolidation et sa pérennisation dans le temps. Pour ce faire, Faure se repli sur la méthode léguée son père tel un joug sur le coup des togolais durant quatre (4) décennies.

Aujourd’hui, tout citoyen togolais est stratégiquement contraint à militer dans le parti au pouvoir pour espérer une place au soleil. Les hommes d’affaires, de peur de l’écoulement de leurs affaires, se rangent, malgré eux. Des universitaires aux étudiants en passant par les artistes, tous sont dans la danse, avec discours, chants et œuvres à la gloire du Prince. Même les partis politiques ne font pas l’exception. Aujourd’hui, la formation qui représente plus de menace pour le régime se voit systématiquement muselé, ses militants violentés et pourchassés jusqu’à leurs derniers retranchements, et les plus chanceux, en prison. Le cas du Parti national panafricain (Pnp) de Salifou Tokpi Atchadam qui souffre le martyr devant le silence complice des autres partis de l’opposition, de peur de subir les affres du pouvoir militaire de Lomé, en est grandement illustrateur. « Tout est fait en sorte que ne peut vivre heureux au Togo qu’un militant de Unir», constate, d’un air triste, Gabin, observateur avisé de la politique togolaise. « Fonctionnaires, hommes d’affaires, entrepreneurs, étudiants, artistes… tous sont obligés de s’aligner pour pouvoir manger », ajoute Sika, acteur de la Société civile spécialisé en Droits des enfants et de la femme. Et Benjamin, enseignant, d’en déduire qu’« à peine on trouvera une dizaine de militants de Unir qui ont adhéré au Parti par conviction. La quasi totalement y sont, soit pour protéger leurs intérêts, soit à la recherche d’un avenir meilleur ». Et dans ces conditions, Jean d’Arc n’y voit que les signaux du grand retour du Parti Etat longtemps en vogue avant le vent démocratique des années 90 marqué par l’avènement du multipartisme.

Répression, terreur, persécutions, arrestations arbitraires…Retour de la dictature et du Parti État !

Mais alors, aussi bien sur le plan du respect des droits humains que celui de la gouvernance politique, le pays a sensiblement perdu du terrain. Plus de manifestations publiques pour toutes forces démocratiques pendant que les militants et associations affiliées au pouvoir sillonnent, à loisirs, toutes les localités du pays. Tikpi Atchadam, le leader du Pnp, l’instigateur des mobilisations populaires d’août 2017 qui ont ébranlé le pouvoir de Lomé au point de l’emporter, est poussé en exile. De Lomé à Sokode en passant par Bafilo, Mango et Anié, plusieurs militants et sympathisants du Parti au symbole du cheval galopant, surtout ceux qui maintiennent encore allumée la flamme de la résistance, sont sous la hantise permanente de la persécution et de la prison. De même que ces villes précitées considérées comme fiefs du Pnp sont transformées en villes fantômes, militarisées jusqu’aux dents. Pendant que Kara, ville d’origine du Chef de l’Etat, reste, elle, une ville imperméable à l’opposition.

Répressions, terreur, persécutions, arrestations et détentions abusives, asphyxie économique…Bref, tout y est pour faire constater, tristement, le grand retour du Parti unique dans lequel devront militer tous les togolais. Une analyse diagnostique de la démocratie togolaise fait ressortir un constat de régression. Une réalité plutôt préjudiciable pour Faure Gnassingbé qui le traduit si bien par sa gourmandise politique caractérisée par la caporalisation des institutions de l’Etat, celle d’une armée demeurée toujours clanique à la solde du pouvoir cinquantenaire et l’organisation approximative des élections, avec en ligne de mire, la confiscation du pouvoir à travers vols et fraudes.

Source : Fraternité No.345 du 05 février 2020

 

 

Togo : D’Eyadema à Faure, Retour au parti unique !

 

Opposition Togolaise : Quel est Ton Problème (au juste)?

Fraternité
Extrait de la Une de Fraternité No.345 du 05 février 2020

Ils sont au total six (06) candidats issus de l’opposition à faire face à Faure Gnassingbé, au second tour de la Présidentielle du 22 Février prochain. De l’avènement de l’ère démocratique à ce jour, l’opposition togolaise, à la veille de chaque scrutin, aura ainsi et toujours marqué les esprits par une particularité.

Demain jeudi 06 février, s’ouvre la campagne présidentielle. Des villes au villages en passant par les hameaux les plus reculés du pays, les sept (07) candidats dévoileront, chacun, aux électeurs, leurs projets de société. Une période au cours de laquelle les togolais, à l’âge de voter étudieront minutieusement chacune des offres politiques pour en choisir, celle qui paraît la meilleure pour un développement inclusif du Togo.

Une opposition plurielle à la conquête du pouvoir

À vingt-quatre heures du coup d’envoi, rien n’a changé du côté de la classe opposante. Contrairement à ce que souhaitent nombre d’observateurs, elle y va toujours en rangs dispersés. D’une part, Messan Agbeyome Kodjo, pour la dynamique Kpodzro. Et de l’autre, Jean-Pierre Fabre, Wolou Komi, Tchassona Traoré, Aimé Gogue et Georges Kouessan, tous en mode solitaire. Somme toute une opposition plurielle, à armes inégales, qui part à la conquête du pouvoir.

S’il est vrai que certains marquent déjà leur pré campagne par des descentes dans les marchés, sur les campus universitaires ou encore des sensibilisations dans les localités, l’on sent, néanmoins, dans les discours, des attaques orientées entre des «camarades de lutte». En clair, aussi bien sur des médias interposées que sur les réseaux sociaux, acteurs, militants et sympathisants donnent l’impression de laisser, de côté, l’adversaire commun qu’est Faure Gnassingbé pour s’attaquer mutuellement. On s’attaque, on s’insulte, on se dénigre… Et malheureusement, pour le plus grand bonheur de Faure qui n’en demande pas mieux.

L’ombre laissée pour la proie

Plutôt que d’harmoniser leurs forces et énergies pour contraindre à l’échec, celui qui se sert des moyens de l’Etat pour promouvoir sa formation politique et confisquer le pouvoir, le plus longtemps possible, les acteurs de l’opposition laissent maladroitement l’ombre pour la proie. De l’Alliance nationale pour le changement (Anc) de Jean-Pierre Fabre aux Forces démocratiques pour le renouveau (Fdr) de Dodzi Apevon en passant par l’Union des Démocrates Socialistes du Togo (Uds-Togo) d’Antoine Folly, les communiqués se suivent et se ressemblent pour dénoncer ce qu’ils appellent «le diktat de Mgr Kpodzro». Si le Parti orange n’entend point céder en maintenant toujours dans la course la candidature de M. Fabre, les deux autres Fdr et Uds-Togo, à l’image de l’opposition togolaise, jouent à un cirque politique qui paraît très dangereux pour le Togo démocratique. Ceci, en optant pour une consigne de vote ambiguë.

En effet, ne pas choisir, c’est choisir, dit un adage. En laissant la latitude aux militants et sympathisants de choisir un candidat de l’opposition de leur choix, Me Apevon et Antoine Foly, non seulement fuient leurs responsabilités, car incapables d’assumer leur choix, mais expriment aussi tristement leur inconstance, mieux leur soutien voilé au régime de Lomé. Car, un homme politique, un vrai, est celui qui assume ses choix, bons ou mauvais. Et c’est tout le mérite qu’on peut concéder à Jean-Pierre Fabre qui, au-delà de se cacher derrière des subterfuges, tient droit et solidement dans ses bottes pour assumer sa candidature au risque d’empêcher les réelles chances de l’alternance. Tout le contraire pour les Fdr et Uds-Togo qui jouent à la mesquinerie pour apporter, sciemment ou inconsciemment, leurs soutiens au régime de Lomé qu’ils prétendent pourtant combattre. Car, dans la situation politique actuelle du pays, ne pas choisir, c’est donner plus de largesse à Faure qui a déjà l’industrie de la fraude à son actif.

L’éternel problème de l’opposition…

Une situation qui fait revivre l’histoire politique du Togo qui, malheureusement, est en passe de se réécrire sous nos yeux, 30 ans après. Ceci, quand, en 1993, l’égo, le mépris, la haine, la délation, la médisance et l’esprit du «moi» ont fait rater le bus de l’alternance, du moment où Gilchrist, l’opposant charismatique et adulé a, du haut de sa popularité et de son arrogance, maladroitement refusé de soutenir Edem Kodjo pourtant en bonne voie pour battre Eyadema, pendant que ce dernier était sérieusement mis en difficulté et affaibli politiquement. Trois décennies plus tard, l’histoire tend à se répéter avec le feuilleton Fabre – Agbeyome qui, de tout point de vues, porte les germes non seulement d’échec au prochain scrutin, mais aussi d’autodestruction de l’opposition au travers de l’émiettement des voies de l’opposition. Ce, sans oublier le jeu trouble de certains candidats dits de l’opposition qui, en réalité, sont loin de l’être…

C’est à se demander si l’opposition togolaise sait vraiment tirer leçon du passé, en ce sens que rien ne semble démontrer une réelle prise de conscience des acteurs à œuvrer inlassablement pour l’alternance politique, même au prix du sacrifice. Malheureusement, tout semble dire que le système qui régente le pays est encore bien parti pour rester. Et ce, par la faute à une opposition plurielle aux ambitions multiples et le plus souvent inavouées. Encore que la Presse qui devra servir d’éclaireur par des analyses objectives en rajoute aussi à la confusion. Une sorte de jeu malsain d’une partie de la presse qui, bien que se réclamant du peuple en lutte, joue à l’intoxication et à l’intolérance.

Source : Fraternité No.345 du 05 février 2020

 

 

Opposition Togolaise : Quel est Ton Problème (au juste)?

 

Togo : Inauguration. Pose de première pierre. Recrutements. Du social aux visées Politiques!

Fraternité
FEG

Depuis quelques jours, le Chef de l’Etat, le Premier Ministre, la Présidente de l’Assemblée nationale et les membres du gouvernement se sont lancés dans un vaste programme d’inaugurations et de lancements d’infrastructures tous azimuts. Des descentes sur le terrain qui ne manquent point de susciter des spéculations, à quelques jours de l’ouverture officielle de la campagne pour l’élection présentielle dont le premier tour est prévu au 22 février prochain.

Tout le gouvernement sur le terrain…

En l’espace de deux semaines, le gouvernement, avec en tête le Chef de l’Etat, a effectué une descente sur le terrain qu’il n’en a fait les quatre dernières années écoulées. En effet, le lundi 03 février 2020, Faure Gnassingbé a posé la première pierre pour la construction d’une Centrale photovoltaïque à Blitta. Dans la foulée, « le Prince » en a profité pour s’offrir un bain de foule.

Le vendredi 31 mai, c’est la Présidente de l’Assemblée nationale, Yawa Djigbondi Tségan qui a procédé à la pose de la première pierre de la reconstruction du Grand marché de Lomé. Ravagé par « une incendie criminelle », selon les autorités dans la nuit du 11 au 12 janvier 2013, le grand marché de Lomé aura un nouveau visage, 7 ans après le drame qui a touché plus de 2000 commerçants dudit marché.

Le même jour, l’ancienne cadre de l’Office togolais des recettes (otr) s’est rendue dans la région des Plateaux, pour réceptionner le nouveau marché préfectoral d’Adéta dans la préfecture de Kpélé. La nouvelle infrastructure mise en place par ’Agence nationale d’appui au développement à la base (Anadeb) est composée de hangars de types cantonaux et préfectoraux, de magasins de stockage, d’abris pour volailles et bétail, de boucherie, ainsi que de divers blocs administratifs et annexes.

Certains membres du gouvernement se sont également illustrés à l’instar de Victoire Dogbé et Marc Dèdèriwè Ably-Bidamon, respectivement Ministre du développement à la base et Ministre des mines qui ont lancé dans la préfecture de Vo une installation électrique qui permet aux populations de cette localité d’avoir de l’électricité.

Le gouvernement s’est activé également sur d’autres plan, notamment celui de l’emploi. Ainsi, fin janvier dernier, le ministère de la fonction publique a lancé deux concours visant à recruter de nouveaux fonctionnaires pour le compte du ministère de l’économie et celui de l’Enseignement. Au total, ils seront 2750 nouveaux recrus à entrer dans la fonction publique au sortir du concours prévu pour le mois d’avril prochain.

Du social sur fond politique…

L’année dernière, les Togolais ont vu, tour à tour, le prix de l’eau, du carburant et de certains produits de première nécessité revu à la hausse. A cela, il faut ajouter la réinstauration de la taxe d’habitation. C’était donc une année difficile pour le citoyen lambda. En effet, toutes ces augmentations ont eu des répercussions sur la vie quotidienne des Togolais. Selon une étude indépendante, depuis 2000, les prix de certains produits ont augmenté de 33 % en moyenne, ce qui a entraîné une baisse du pouvoir d’achat de près de 25 % durant la même période. Malgré une hausse constante de la croissance, le pouvoir d’achat continue de s’éroder et les conditions de vie des Togolais ne se sont pas améliorées. Dans un contexte où les revenus sont quasi inamovibles, ce phénomène engendre la cherté de la vie et accentue la dégradation des conditions de vie des populations.

Pourtant, au cours de la kyrielle d’inaugurations susmentionnés, un culte de personnalité est voué à Faure Gnassingbé. Ainsi dans les allocutions livrées en guise de remerciement, souvent lues par un cadre du parti au pouvoir, le Chef de l’Etat est « félicité pour ses multiples actions et son engagement à faire du Togo un pays émergent à l’horizon 2030 ».

L’accent est également mis sur «tous les efforts abattus par le Chef de l’Etat pour créer de meilleures conditions de vie aux populations ».

Aussi, constate-t-on que les membres du gouvernement et même Faure Gnassingbé n’hésitent pas, lors de ces cérémonies, à appeler les populations à voter « Unir » le 22 février prochain. Au finish, le message politique prend le pas sur la portée sociale des infrastructures.

En effet, en principe, les objectifs de la politique sociale de l’État sont : garantir une vie digne aux populations, corriger les inégalités et réduire la pauvreté. Mais au Togo, les actions sociales du gouvernement sont monnayées. Ainsi, pour un dispensaire, une piste ou encore un marché, les populations doivent manifester leur allégeance au prince à la tête du Togo depuis 15 ans.

Reste à savoir si cette méthode de gouvernance propagandiste donnera le résultat escompté dans un contexte actuel où, selon les sondages, plus de 80% des togolais aspirent à une alternance à la tête du pays.

Source : Fraternité No.345 du 05 février 2020

 

 

Togo : Inauguration. Pose de première pierre. Recrutements. Du social aux visées Politiques!

 

Togo, Prétendue réouverture des usines textiles de Datcha et de Kara : Mensonge d’Etat. Scandale sanitaire et écologique. Plusieurs tonnes de produits chimiques libérées dans la nature…

Liberté Togo

Les produits chimiques constituent un problème majeur de santé publique. Leur utilisation dans les industries est d’ailleurs une problématique contemporaine suscitant de vifs débats. Une fois libérés dans la nature, ces produits engendrent des conséquences irréversibles, aussi bien sur l’écosystème que sur la santé des personnes qui y sont exposées. C’est d’ailleurs pour ces raisons que dans la plupart des pays, il y a des dispositions qui sont prises pour éviter des drames liés à ces produits dont la dangerosité n’est plus à démontrer. Malheureusement au Togo, la vie humaine ne semble plus avoir de la valeur pour une « caste ».

Actuellement, un drame humain se joue à Datcha et Kara, deux villes qui abritent des industries textiles qui, jadis, faisaient la fierté du pays. Il s’agit en réalité d’une mise à mort lente de la population par la libération dans la nature des produits chimiques entreposés et oubliés dans ces usines abandonnées depuis des années. Alors qu’après plusieurs études, prospections et propositions, ces produits qui avaient déjà des effets néfastes sur les populations, devraient être purement et simplement détruits, certains, par cupidité, ont préféré prendre des raccourcis. Conséquence, les populations de Datcha et de Kara sont aujourd’hui exposées à tous les risques possibles liés aux produits chimiques libérés dans la nature. Déjà, la situation était plus qu’alarmante.

Des sources autorisées font état de 6 cas de cancers enregistrés dans la seule zone de Datcha. Alerté depuis quelques mois par les populations par rapport aux problèmes de pollution de l’atmosphère, des eaux etc., nous n’avions pas eu assez d’éléments pour sortir un papier bien fourni. Mais, nous avions été relancés par les populations à la suite de la visite du ministre du Commerce, Kodjo Adédzé le jeudi 9 janvier 2020, lorsque ce dernier est allé annoncer la volonté du gouvernement de réhabiliter l’industrie textile de Datcha. C’est ainsi que nous avons décidé de mettre les mains dans le cambouis. Que cache véritablement cette sortie « inopinée » du ministre? Sûrement des velléités électoralistes. Le 22 février n’est pas loin, le tout enrobé dans la cage du PND. Nous nous sommes transportés sur le terrain non sans peine. Nous avons exploré beaucoup de pistes, rencontré les populations, exhumé des documents… ce que nous avons découvert est stupéfiant pour ne pas dire horrible. Les produits chimiques, toxiques et nocifs sont libérés dans la nature avec le début de démolition des bâtiments abandonnés. Oui, actuellement, l’amiante est partout à Datcha. Descente au cœur d’une entreprise « criminelle » qui décide sciemment de mettre en péril la vie de milliers de personnes juste pour quelques millions que va rapporter la ferraille.

Datcha, un nid de produits chimiques

L’usine textile de Datcha, après le départ dans les années 2000 des Chinois qui sont les derniers repreneurs, est restée en l’état. Le site est toutefois gardé par quelques personnes qui avaient perdu leur emploi suite à la fermeture de l’industrie. Il y a quelques années, l’Agence nationale pour la sécurité alimentaire au Togo (ANSAT) a cru bon ériger quelques entrepôts de céréales dans l’enceinte deTogotexde Datcha.

Depuis la cessation des travaux au niveau de l’usine, en dehors de machines et de quelques matières premières, plusieurs produits chimiques sont également abandonnés sur le site. Ces produits, au fil des années, se sont propagés dans la nature. C’est avec la multiplication des symptômes inhabituels et graves que développent ceux qui sont sur le site ou mènent des activités tout autour, que les populations se sont rendu compte qu’il y a quelque chose de grave qui se joue dans leur milieu. Selon les informations, les autorités locales alertées n’ont pas hésité à remonter l’information, conscientes que c’est la vie de milliers de personnes qui est en jeu. Une source à la Primature nous a confirmé avoir connaissance de cette affaire que le Chef de l’Etat même avait été informé. C’est suite à sa saisine qu’il a été décidé de mener des études sur les sites de Datcha et de Kara pour déterminer les produits chimiques qui y sont et voir dans quelle mesure les détruire afin de diminuer les risques de contamination.

D’après les recoupements, des concertations entre plusieurs ministères avec des échanges de courriers ont fini par accoucher de quelque chose de concret. Il a été demandé à l’Autorité nationale pour l’interdiction des armes chimique (ANIAC-Togo) d’effectuer des missions pour déterminer, évaluer et faire des propositions pour la destruction des produits. Ce qui fut fait. Un tour sur le site internet de l’autorité nous a permis d’avoir la confirmation de nos informations.

« Une délégation de l’ANIAC, conduite par le Prof. BOYODE Pakoupati, Président, et de Messieurs HUNLEDE Amah, NADJO N’ladon, ASSIKI N. Nicolas, représentant du ministère de l’Industrie et Dr. NINKABOU Tchein, Secrétaire Permanent Provisoire, étaient en visite à l’unité textile de l’usine Togotex de Datchale 20 décembre 2017. La délégation de l’ANIAC a été accueillie, à son arrivée, par le Préfet de l’Ogou, Monsieur AKAKPO Edoh, et quelques éléments des forces de défense et de sécurité de la préfecture, accompagnés du Directeur de l’usine de Datcha, Monsieur OTINI Yawo Atugu et ses collaborateurs. Dans son mot de bienvenue, le Préfet de l’Ogou a adressé ses vifs remerciements au Gouvernement togolais pour avoir mis en place une structure comme l’ANIAC qui aidera à mieux gérer l’activité chimique au Togo. Il a rappelé que les produits chimiques abandonnés ont un impact sur le milieu naturel et humain, car ils sont pour la plupart nocifs, corrosifs et mortels. Pour clore son propos, il s’est réjoui de la visite des techniciens, car selon lui, la saisine de l’ANIAC constitue une avancée dans la recherche de solutions aux produits chimiques abandonnés.L’objectif de la visite, d’après le Président de l’ANIAC, s’inscrit dans la politique générale du Gouvernement togolais en faveur de la santé des populations », peut-on lire sur le site Internet de l’ANIAC.

La même activité a été menée sur le site de Kara. « Visant les mêmes objectifs que la mission de Datcha, la visite du site de l’Usine de Kara a permis à la délégation de l’ANIAC et celle de la Préfecture de la Kozah, dont la liste de présence figure en annexe, d’échanger leurs points de vues sur l’Usine de Kara. Reçue dans les locaux de la préfecture de la Kozah, la délégation de l’ANIAC-Togo, conduite par son Président, le Prof. BOYODE Pakoupati, a tenu à présenter la mission de l’ANIAC et remercier vivement le Préfet de la Kozah, le Colonel BAKALI pour sa disponibilité et s’est réjouie de la collaboration des Autorités compétences dans la recherche des solutions aux problèmes liés à la prolifération des produits chimiques. Le traçage desdits produits depuis leurs lieux de provenance jusqu’à leurs destinations finales devient l’une des mesures efficaces à appliquer au Togo, d’après le Président de l’ANIAC. Ces mesures contribueront à protéger les populations des doubles usages des produits chimiques que les acteurs non étatiques pourraient utiliser à des fins malveillantes », rapporte le même portail web.

Après plusieurs études menées, les produits chimiques ont été identifiés. L’un des plus dangereux et plus présents sur les deux sites Datcha et Kara est l’amiante. Il nous a été difficile de nous procurer quelques documents liés aux études menées. Mais notre abnégation a fini par porter de fruits. Nous avons pu mettre la main sur un document classé confidentiel bien aidé par nos sources.

« Dans la perspective de trouver une solution aux risques liés aux produits chimiques abandonnés dans les usines textiles de Datcha et de Kara et de préserver la santé des populations et le milieu naturel, le Ministère de l’Industrie et du Tourisme a saisi l’Autorité Nationale pour l’Interdiction des Armes Chimiques (ANIAC- TOGO). Suite à deux visites d’investigation, l’ANIAC-TOGO a pu identifier et établir les fiches toxicologiques des produits chimiques abandonnés. Il convient de rappeler que la première visite a eu lieu à Datcha, le 20 décembre 2017 et à Kara, du 07 au 09 janvier 2018. La seconde visite des deux sites s’est déroulée du 23 au 28 mai 2018.

Au terme de ces visites, il devient impérieux de rentrer dans la phase d’élimination des produits répertoriés sur les sites des deux usines. Suite aux investigations menées par l’ANIAC, force est de constater que les produits chimiques recensés sur les sites de Datcha et de Kara sont des produits chimiques dangereux, dont les dates de validité sont arrivées à terme depuis plusieurs années » indique le rapport de conclusion de la mission.

« A Datcha, outre les magasins, une visite des abords immédiats de l’usine a été effectuée et a permis de constater que ces sites ont été contaminés par les rejets des effluents. A la suite de ces visites, des témoignages au niveau des populations ont permis de relever que les eaux de la rivière Amoutchou ont été contaminées par les rejets des déchets chimiques. A ce niveau, des témoignages ont également confirmé que certaines espèces de poissons ont disparu de la rivière. La couleur des eaux de la rivière variait en fonction des colorants rejetés par l’usine. Il a été également constaté un développement anormal des plantations et des végétaux en bordure du canal de rejet des effluents. D’autres témoignages ont fait cas des séquelles contractées allant jusqu’à la cécité des ouvriers. Il a été par ailleurs observé que certains magasins de l’usine à proximité des lieux dc stockage des produits chimiques sont utilisés par l’ANSAT et des privés pour l’entreposage des céréales. Cette .situation présente un risque élevé de contamination des produits stockés par ces services », poursuit le rapport.

Selon le même rapport, il a été observé la présence des animaux, notamment les poules, les chèvres et les bœufs, en divagation sur les lieux contaminés et qui s’abreuvent dans les eaux des caniveaux des effluents. Aussi, les villas amiantées sont utilisées par les sapeurs-pompiers comme logement.

En outre, il en ressort quelques spécificités au niveau de Kara. « La particularité des produits découverts à l’usine de Kara réside au niveau des villas qui servaient de logement pour le personnel de l’usine, où les files d’amiante utilisé essaiment le sol avec un risque élevé de contamination du sol et des populations riveraines. L’inventaire a permis de répertorier environ 260 tonnes de produits au total sur les deux sites. Les différents produits identifiés, selon leur nature, sont corrosifs, nocifs voire mortels ou explosifs. De ce fait, ils constituent un danger pour la santé et l’environnement ».

Ce rapport indique in fine qu’il « est impérieux que des actions urgentes soient menées ». Les recommandations formulées auxquelles nous avons eu accès sont, entre autres, la sécurisation des sites; le déplacement des stocks de céréales vers des entrepôts appropriés ; l’élimination systématique de tous les produits chimiques; l’investigation approfondie des zones contaminées; la décontamination des sols ayant été en contact avec les produits chimiques; la réhabilitation de ces zones contaminées, etc.

Pour ce qui est dans produits chimiques identifiés sur le site, c’est un autre document qui nous donne les détails. « Depuis la fermeture de l’usine TOGOTEX de DADJA en 2001, des intrants et résidus chimiques entrant dans la fabrication de pagnes et autres produits de cette société sont restés entreposés dans les entrepôts et autres unités de ce joyau industriel. Ces produits étant devenus périmés, leur capacité de nuisance pour l’environnement, les végétaux, les animaux et les humains est plus grave sous plusieurs aspects et surtout du point de vue de la distribution de la pollution chimique du sol et des migrations maximales dues aux intempéries et de la non étanchéité de certaines parties du site. Une première visite a été effectuée et des mesures ont été proposées, et c’est fort de cela que cette visite est entreprise pour constater les travaux réalisés. Les quantités des produits qui ont été enregistrés au cours de la première visite au mois de mai 2018 sont à leur place et quantité pour la plupart. Tous ces produits sont en dégradation très avancée par rapport à l’état d’il y a 1 an. C’est le cas surtout du : bicarbonate de sodium, de l’urée, du tripolyphosphonate de sodium, du nitrite de sodium, du nitrate de sodium technique, du carbonate de sodium, des fongicides et des colorants, etc. », lit-on avec amertume.

Des milliers de vie sacrifiée…

La destruction de ces produits chimiques dévastateurs a été actée l’année dernière. Selon des indiscrétions obtenues au niveau de la Présidence de la République, puisque Faure Gnassingbé himself s’est impliqué dans le dossier, un budget a été élaboré par l’ANIAC. On évaluait les travaux à près de 170 millions de francs CFA. « Une modique somme comparativement aux risques auxquels sont eposés les pauvres populations », lâche une source, indignée par les dernières évolutions de la situation.

En effet, depuis quelques semaines, en dépit de tout protocole, des travaux ont été entrepris sur le site de Datcha comme quoi, il y a un nouvel repreneur. Ainsi, des bâtiments ont été décoiffés, libérant ainsi les produits chimiques de manière conséquente dans la nature. Selon certaines sources, il est question de la revente de la ferraille abandonnée sur le site depuis les années 2000. Les travaux ont duré plusieurs jours et les populations ont fini par découvrir le désastre. Les travaux ont dû être stoppés avec les services compétents au regard de la gravité de la situation.

On s’est alors posé la question de savoir pourquoi une telle précipitation alors qu’il y a un plan bien établi pour détruire les produits chimiques ? Au niveau de l’ANIAC, on n’a pas eu de réponses. « Le Président est hors du pays, ce n’est qu’à son retour que s’il est disposé à vous recevoir, vous pourrez avoir des explications », nous –t-on dit. Seulement, des informations en notre possession font état de ce que l’autorité s’active d’ailleurs pour mettre en pratique son plan de destruction. Des missions ont d’ailleurs été effectuées dans d’autres pays pour avoir l’expertise manquante au Togo.

Nos sources nous renseignent que c’est véritablement au niveau du ministère du Commerce, de l’Industrie, du Développement du secteur privé et de la Promotion de la consommation locale de KodjoAdedze que tout s’est joué. Dans nos investigations, le nom du Directeur de l’Industrie est revenu à plusieurs reprises comme faisant partie de la nébuleuse qui, pour des intérêts fantaisistes, met en péril la vie de toute une communauté. De toute façon, il y a une mauvaise foi manifeste à leur niveau. Les échanges de courriers que nous avons pu consulter nous démontrent à suffisance.

Le site interdit d’accès

Un tour sur le site de Datcha nous a permis de corroborer nos recoupements sur ce scandale « à ciel ouvert ». Juste à l’entrée de la ville, pour ceux qui y prêtent attention, c’est une odeur pestilentielle qui vous accueille. L’entrée de l’usine reste fermée et gardée par quelques vieux retraités qui jouent le rôle de vigiles. Au fond de l’usine, on peut apercevoir des entrepôts décoiffés totalement. A notre arrivée, en fin de semaine dernière, nous aperçûmes quelques jeunes. Ce sont eux qui déchargent les camions de céréales, du soja en l’occurrence. Mais des céréales de l’ANSAT y sont toujours entreposées malgré tous les risques de contamination possible. Quelle tragédie !n nous sommes-nous exclamés. Malgré les risques, nous étions décidés à faire le tour du site et constater par nous-mêmes le drame qui se jouait là. Mais les consignes étaient bien claires, personne n’entre pour visiter quoi que ce soit.

Comme l’exigent les règles élémentaires, nous avons pris attache avec des personnes qui avaient en charge la garde de l’édifice. Toutes les tentatives d’explication à eux fournies pour qu’ils nous laissent visiter le site ont été infructueuses. Nous avons d’ailleurs été « séduits » par la témérité et l’inflexibilité des « vieux » et stupéfaits de la présence du bâtiment abritant la Commune de l’Ogou 2 juste à côté du site où la présence des produits toxiques ne fait plus l’ombre de doute. La mairie même baigne dedans !

Malgré les interdictions itératives à nous opposées pour pouvoir avoir accès au site, nous avons eu le réflexe de soutirer quelques informations à quelques agents. Il nous a donc été confirmé que c’est le Directeur de l’Industrie qui a ordonné l’interdiction du site à toutes personnes étrangères. Selon un vieux, le ministre du Commerce DodjoAdédzé est venu leur redonner espoir, comme quoi, il y a de nouveaux repreneurs et les travaux vont reprendre bientôt. Mais entre-temps, nous signale-t-on, un professeur d’université qui s’occupe des produits chimiques était venu avec des gendarmes pour stopper les travaux en cours pour récupérer la ferraille et préparer le site à une reprise imminente. C’est après nos investigations que nous nous sommes aperçus qu’il s’agissait du Président de l’ANIAC. Seulement, toutes nos tentatives pour rentrer en contact avec ce dernier avant la sortie de ce dossier ont été vaines. D’ailleurs, il nous a été dit qu’il y a des forces de l’ordre qui sont postées par endroits sur le site. « Les gens racontent trop de mensonges autour du site, c’est pour cela que le Directeur de l’Industrie a formellement interdit l’entrée au site pour les gens », a fait savoir un agent.

Au sein de la population, c’est la psychose. Les gens ne savent pas à quel saint se vouer. Ils n’ont nulle part où aller pour se mettre à l’abri de ce désastre écologique et sanitaire qui se joue sous leurs yeux. Les maladies liées à la contamination des eaux et autres se multiplient au sein de la population sacrifiée sur l’autel de la cupidité et de la méchanceté. On apprend d’ailleurs que tout autour du site et à l’intérieur, les rats et autres mammifères ne subsistent guère aux effets des produits chimiques. « Actuellement, c’est la peur dans tous les ménages. L’air que nous respirons est assez pollué. Nous avons à plusieurs reprises alerté les autorités, mais nous avons l’impression que notre vie n’apas de valeur pour elles. Mais nous n’avons pas le choix », regrette un habitant de la localité.

Il y a urgence ! Non seulement pour que les responsabilités soient situées, mais aussi pour que des mesures soient prises pour préserver les vies humaines.

Shalom Ametokpo

Source : Liberté No. du 2020

 

 

Togo, Prétendue réouverture des usines textiles de Datcha et de Kara : Mensonge d’Etat. Scandale sanitaire et écologique. Plusieurs tonnes de produits chimiques libérées dans la nature…

 

Confirmé. Avéré. Le Togo est une Dictature.

Fabbi Kouassi
faure gnassingbe dictateur
Faure Gnassingbé | Photo : DR

Le pays du Président togolais Faure Gnassingbé est une dictature. Verdict du journal « The Economist », magazine britannique d’actualités, qui englobe un consortium de médias, qui a rendu public son rapport 2019 des pays par indice de démocratie. Indice qui met en exergue la capacité d’un pays réellement démocratique.

Un tel classement ne peut surprendre la majorité des togolais qui n‘a cessé de clamer que leur pays est une dictature, une monarchie, une dynastie. Autant de qualificatifs pour attester que depuis 1967 le Togo est dirigé par la famille Gnassingbé et apparatchiks. L’alternance depuis plus d’un demi-siècle n’a jamais vu le jour, malgré la volonté farouche des togolais de voir d’autres leaders présider à leur destinée ; peine perdue. Il lui est opposé la force des armes contre les mains nues.

Le régime togolais, un des plus sanguinaires et violents que compte l’Afrique occidentale.

Le Togo sans surprise est un régime autoritaire au même titre que la Corée du nord avec une moyenne de 3,1 sur 10.

En effet, le rapport de « the Economist » est sans doute destiné à une certaine opinion internationale qui fait semblant de ne pas être au fait du drame qui se joue dans ce petit rectangle de pays de 56.600 km2 de superficie pour une population de seulement 7 millions d’âmes.

Pour « The Economist », l’indice de démocratie est noté sur 10 avec 4 groupes de pays à distinguer dans le monde. Les pays à pleine démocratie ont un indice supérieur à 8. L’indice est compris entre 6 et 8 pour les pays à démocratie imparfaite. Ceux qui ont un indice entre 4 et 6 sont qualifiés de régimes hybrides. Et les régimes autoritaires où l’indice est inférieur 4.

Si la Norvège, l’Irlande et la Suède tiennent le haut du pavé en matière de démocratie, la France qui se vante de pays chérissant les valeurs de justice et d’égalité est classée 29em et se retrouve dans les pays à démocratie imparfaite.

Le Togo en matière de démocratie est le plus nul de la classe loin derrière le Bénin et le Ghana ses voisins immédiats.

« The Economist » s’est basé sur les critères comme les processus électoraux et le pluralisme, le fonctionnement du gouvernement, la participation à la politique, la culture politique et les libertés civiles.

Que le Togo se retrouve dans le même palier que la Corée du nord laisse mieux entrevoir les réalités de ce pays qui fait dans du maquillage démocratique pour paraître politiquement fréquentable.

Fabbi Kouassi
(fabbikouassi.wordpress.com)

 

 

Confirmé. Avéré. Le Togo est une Dictature.

 

« Élections Apaisées » au Togo : L’Hypocrisie de la « Paix » au Service du Statu Quo !

RCDTI et CVU-Togo Diaspora
Infog : CVU-Togo-Diaspora

Communiqué conjoint du 04 février 2020 adressé au Peuple Togolais

Réseau De La Coordination De La Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) Et
Collectif pour la Vérité des Urnes – Togo – Diaspora (CVU-Togo-Diaspora)

Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra

—————————–

« Pour l’élection présidentielle [togolaise du 22 février 2020], je souhaite qu’elle se déroule dans la paix et dans la cohésion nationale ». Une affirmation du Président du Ghana, Nana Akufo-Addo, le 2 février 2020.

Mais qui au Togo ne veut pas que cette élection ne se déroule pas dans la paix et dans la cohésion sociale ? Personne ! Donc tous ceux qui ont choisi d’utiliser tous les mots liés à la « paix » et à « l’apaisement » afin de préserver la cohésion nationale, oublient l’essentiel. La volonté du Peuple togolais.

1. Élection apaisée pour justifier la contre-vérité des urnes ?

Personne ne veut d’une élection non apaisée au Togo. Cependant, personne ne veut d’une élection de la contre-vérité des urnes, surtout que certains y ont pris goût comme un abonnement illimité et impuni.

Au Togo le terme « élection apaisée » est devenu synonyme de « faux-consensus » obtenu par la ruse, le contournement du droit, l’impunité, l’illégalité, l’inégalité. Cela se traduit par l’action de :

rejeter la volonté du Peuple togolais au profit de celui qui impose un 4e mandat présidentiel illégitime à son peuple ;

discriminer en favorisant de diverses manières ceux qui profitent du système de Faure Gnassingbé au détriment de ceux qui en sont les victimes ;

valider à priori et à posteriori le rôle et les actes des institutions qui ont la charge d’organiser les élections et de proclamer les résultats, institutions illégales et inconstitutionnelles que sont la Commission électorale nationale indépendante et la Cour constitutionnelle ; et

trahir le Peuple togolais dès lors que la balance des paiements – entre le « don » du Togo et le « contre-don » des multiples coopérateurs avec le régime de Faure Gnassingbé, qu’ils soient, public, privé, institutionnel ou personnel -, s’établit aux dépens des intérêts légitimes du Peuple togolais.

2. Le Don du Togo et le Contre-don du Ghana : On troque l’élection présidentielle ?

C’est donc parce-que Faure Gnassingbé a apporté son soutien à son homologue ghanéen, Nana Akufo-Addo, que ce dernier, en contrepartie du soutien que Faure Gnassingbé lui a concédé, ne voit plus, même avec ses lunettes, la menace de la contre-vérité des urnes se profiler à l’horizon au Togo. Mais au fait, le don et le contre-don, c’est quoi même ?

Le don du pouvoir Togolais au Ghana : le soutien pour l’installation du siège de la Zone de Libre Echange du Continent africain (ZLECAF) au Ghana ; et

Le contre-don du Ghana au pouvoir Togolais : le soutien inconditionnel – avant, pendant et après -, à l’élaboration d’un processus électoral vicié, à l’illégalité et l’inconstitutionnalité de la Cour constitutionnelle togolaise, donc in fine à la proclamation de résultats électoraux falsifiés par une CENI, qui refuse la proclamation des résultats bureau de vote par bureau de vote dans le but évident de cacher la réalité de la vérité des urnes sur le terrain.

Du point de vue de l’intérêt du Peuple, il s’agit manifestement d’un échange inégal « perdant-perdant » dans tous les cas de figure, qui traduit une conspiration de certains chefs d’Etat de la sous-région contre le Peuple togolais. Le Peuple togolais doit compter sur lui-même d’abord et non les institutions bilatérales, régionales et internationales pour sortir de sa crise socio-politique.

Alors, pour ne pas être dénoncés, tant par leur propre Peuple au Ghana, au Togo et au-delà, et plus particulièrement par les populations en lutte pour faire émerger la vérité des urnes au Togo, les Présidents ghanéen et guinéen, les co-facilitateurs de la Communauté économique et de développement de Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) n’osent plus constater leur échec individuel et collectif dans la résolution de la crise togolaise. Non seulement l’institution régionale CEDEAO, a opté pour accompagner le « statu quo » au Togo, mais elle couvre actuellement l’ex-co-facilitateur » Prof. Alpha Condé, qui s’évertue à modifier la Constitution guinéenne en vue de pouvoir prolonger son mandat à la tête de la Guinée par un troisième mandat actuellement illicite et illégal.

Evoquant le rôle des fonctionnaires de la CEDEAO et eu égard aux manœuvres dilatoires dans le fonctionnement de l’institution, on ne devrait même plus parler de son appétence pour le statu quo, mais la qualifier de partie prenante dans un processus supranational de corruption de la démocratie en Guinée et au Togo, voire en Afrique de l’Ouest. Faut-il rappeler que la règle d’or de la CEDEAO était de réaliser uniquement deux mandats présidentiels et faciliter l’alternance politique en Afrique de l’Ouest ? Aujourd’hui, la même CEDEAO se dirige discrètement vers l’avalisation du quatrième mandat présidentiel successif, sinon même du cinquième, le Togo servant de tête de pont.

Quant à l’Union européenne et aux Nations Unies, elles ne souhaitent plus envoyer d’observateurs électoraux dans la mesure où elles ont, de fait et ce préalablement, contribué à avaliser l’ensemble du processus électoral unilatéral du RPT/UNIR, par le biais de visites sur le terrain et de déclarations toutes plus laudatrices les unes que les autres, à l’égard du pouvoir et des préparatifs de l’élection. Cette cécité organisée en amont leur permettra à bon compte de faire l’économie d’une prise de position pour invalider et rejeter les résultats de la contre-vérité des urnes au Togo. Statu quo encore une fois !

Il est vrai que l’UE et les Nations-Unies n’ont pas été invitées à observer. Mais cela n’a pas empêché l’Union européenne d’envoyer en avance, sans la moindre réticence, une aide budgétaire, – une sorte de chèque à tout faire – à Faure Gnassingbé. Si l’Union européenne (UE) se souciait un tant soit peu de l’intérêt du Peuple du Togo, l’arrêt immédiat des décaissements serait opportun, voire l’exigence du remboursement et la réaffectation à de vraies actions de développement profitant au Peuple togolais. Le financement des actions de la société civile indépendante de Faure Gnassingbé serait aussi un plus pour le Togo. Mais l’UE souhaite-t-elle reconnaitre la société civile togolaise et sa Diaspora indépendante ? Vraisemblablement juste pour se donner une bonne image auprès de ses contribuables, mais surtout pas pour que cette société civile plurielle et indépendante serve de levier politique à terme pour une émancipation collective du Peuple togolais. Pour toutes ces raisons, il faudra que le Peuple togolais s’interroge sur le contre-don de la CEDEAO, de l’UEMOA, de l’Union africaine, de l’Union européenne, des Nations Unies, et bien sûr des bilatéraux, notamment la France, l’Allemagne et les Etats-Unis sans compter les entreprises multinationales qui tirent plus de profits du Togo qu’elles ne donnent au Peuple Togolais.

3. État de Non-droit et Démocratie apaisée au Togo : Renaissance du Syndicat des Chefs d’État

Faut-il rappeler que dans un Etat de droit et en démocratie même « apaisée » au Togo, ce qui prime repose sur un ensemble d’indicateurs arbitrairement confisqués par le pouvoir de Faure Gnassingbé. Ces outils électoraux servent à fabriquer la contrevérité des urnes que soutient Nana Akufo-Addo dans un climat « apaisé ». Pourtant, de nombreux indicateurs sont au rouge, à savoir entre autres :

des prisonniers politiques, défenseurs de la liberté, de la démocratie et de la paix, sont encore détenus dans les prisons sordides togolaises ;

des zones entières du Togo sont en état de siège et le système dit « sécuritaire » de Faure Gnassingbé kidnappe arbitrairement et embastille des militants du Parti National Panafricain sans que personne ne bronche, interdit les manifestations pacifiques et démocratiques des Forces du Consensus Démocratique, alors que les manifestations du RPT/UNIR et de la mouvance présidentielle sont autorisées et sécurisées ;

une liste électorale discriminatoire notamment vis-à-vis des populations rurales et de la Diaspora indépendante (348 inscrits sur les listes électorales sur près de 2,3 millions de Togolais de la Diaspora), a malgré tout été validée en catimini par l’Organisation Internationale de la Francophone (OIF), tant cette organisation doit faire face à des problèmes d’argent et doit négocier les contributions de certains Etats membres ;

l’absence de légalité des institutions, notamment l’anti-constitutionnalité de la Cour Constitutionnelle, qui ne semble plus prévaloir, permettant ainsi la confusion et la révocation de la vérité des urnes, de la transparence du comptage des bulletins bureau de vote par bureau de vote.

Pourtant, si le Togo était une démocratie, ce serait bien la volonté du Peuple togolais qui devrait primer.

Mais, la paix ne se prescrit pas. La paix ne se décrète pas. La paix sociale se construit à travers des actes de transparence, de vérité et de partage équitable.

Le régime autocratique de Faure Gnassingbé, excellent manipulateur a réussi à s’accaparer des symboles universels de la paix en utilisant à outrance la couleur bleu-ciel et la colombe comme logos. Cette usurpation n’est pas un hasard car la déception et la manipulation sont les outils élémentaires des dictatures. Pendant que le RPT/UNIR promeut la paix à travers des actes de générosité circonstancielle et des dons mensongers, de l’autre main, le régime brutalise les populations, légalise l’impunité et vient d’être rétrogradé pour corruption dans le classement des Etats où la corruption et la gabegie a augmenté.

Lorsque la population se soulève, il est usuel que le régime dictatorial ait recours aux messes et prières pour la paix, les cérémonies de purification pour la paix nationale, les caravanes pour la paix, les matchs de football pour la paix, les marathons pour la paix, tous des outils du régime dictatorial ayant pour but d’endormir la population qui ne reconnait pas la main de ses bourreaux derrière ses tromperies. La paix, synonyme d’acceptation de la situation misérable du Togo, profite à l’oligarchie qui dirige le pays et se partage les richesses dans un cercle ésotérique fermé. L’état dit de paix tend à faire accepter par les démunis les injustices et leurs misères, ce que ne peut qu’encourager l’oligarchie togolaise soutenant le régime autocratique togolais.

4. Togo : Le Non-respect du droit ne peut fonder une société de confiance et de paix

Le refus d’accréditation pour l’observation de l’élection présidentielle du Conseil Episcopal Justice et Paix par M. Faure Gnassingbé, ce par la voix de M. Payadowa Boukpessi, le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et des Collectivités locales, repose sur des motifs rejetés par la Conférence des Evêques [Catholiques] du Togo. Cette dernière n’apporte ni « appui, ni désaveu » aux candidats à l’élection présidentielle, ni ne fait appel à mobiliser de l’argent pour une candidature partisane, contrairement à la position de Mgr Philippe Fanoko Kossi Kpodzro, archevêque émérite de Lomé, mais néanmoins un citoyen togolais, engagé dans l’alternance politique, qui choisit un « candidat unique » parmi les 7 candidats en course pour l’élection de la contre-vérité des urnes.

Mais peut-on vivre en paix avec tous les hommes comme le préconise la Conférence des Evêques du Togo, si certains au pouvoir font du Peuple togolais une victime expiatoire ? Dieu n’a jamais dit que les « Evêques du Togo » doivent opter pour une neutralité coupable, encore moins pour se taire face à l’assassinat à bout portant par le Chef d’Etat major togolais d’un fils du Togo, un enfant de 11 ans. Alors un peu de courage ne peut qu’aider à refonder les bases d’une société de confiance et de paix au Togo.

Les évêques du Togo, comme au demeurant certains présidents africains, ne peuvent pas être un frein aux alternatives, encore moins à l’alternance au Togo. Faut-il rappeler l’illustre écrivain camerounais Mongo Béti : « Le silence des Noirs francophones progressistes, quelle que soit notre excuse, quelque violence que nous subissions nous-mêmes, rassure, encourage, consolide l’oppression. Notre abstention implique nécessairement notre complicité. L’opinion internationale est irrésistiblement tentée de se dire : Comment peuvent-ils se taire ? Seraient-ils insensibles ? Irresponsables ? Pleutres ? Est-il vrai que chaque peuple n’a que le destin qu’il mérite ? …C’est notre mutisme poltron qui procure l’arrogance et assure l’impunité aux roitelets nègres… pour que cesse enfin le scandale ahurissant… Peuples Noirs, Peuples Africains tonnera, hurlera, rugira, barrira s’il le faut, pourvu que notre silence se rompe avec un tel fracas que nul n’en ignore ».

Le Président ghanéen, comme au demeurant celui de Guinée, ont oublié de faire le bilan de la mission que leur a confiée la CEDEAO, tant personnellement qu’au niveau de la mission. Il faut espérer qu’ils n’ont pas été payés pour cette mission

Son co-équipier, le Président guinéen, Alpha Condé, s’est spécialisé dans le massacre de sa propre population afin de justifier, par la violence et un nombre inadmissible de morts (plus de 30 à ce jour), un troisième mandat interdit par sa Constitution actuelle.

Alors, il ne reste plus qu’à verser dans l’artifice et le subterfuge, et donc l’arnaque électorale. Comment fait-on cela ? En choisissant les mots qui plaisent et permettent à la confusion de proliférer, d’entretenir l’ignorance sur le non-respect du droit, en apportant aussi un soutien direct ou indirect à des responsables de l’opposition « alimentaire », prêts à entretenir la confusion en s’engouffrant en toute connaissance de cause dans une énième élection de la contre-vérité des urnes, quitte à se plaindre à postériori qu’elle a été « truquée » à leur dépens.

Aussi, le Réseau de Coordination de la Diaspora togolaise indépendante (RCDTI) et le Collectif pour la Vérité des Urnes Togo-Diaspora (CVU-Togo-Diaspora) :

rappellent à chaque Togolaise et Togolais d’être vigilants sur le rôle de ceux qui utilisent facétieusement les mots « paix » et « apaisement » comme une formule d’exorcisme, non pas pour favoriser l’avènement de la vérité des urnes, mais bien le sacre et la consécration de la contre-vérité des urnes au Togo, ce pour un 4e mandat présidentiel illégal et anticonstitutionnel ;

suggèrent à tous les candidats retenus pour cette élection présidentielle qu’il n’est pas trop tard pour demander, collectivement à la Cour Constitutionnelle du Togo, de se déclarer « inconstitutionnelle » et donc illégale pour statuer sur l’élection présidentielle ;

appellent tous les citoyens togolais libres et indépendants (femmes et hommes), y compris celles et ceux de la Diaspora, à prendre conscience qu’avec une élection présidentielle illégale et une proclamation anticonstitutionnelle par la Cour Constitutionnelle togolaise, – ce quel que soit celui des sept candidats encore en course -, le Togo ne connaîtra certainement pas la paix, au contraire. Ni la transparence, ni la justice, ni la vérité n’ont été aux rendez-vous électoraux au Togo.

5. Démocratie apaisée de Nana Akufo-Addo : Accepter au Togo Ce qu’il Rejette au Ghana

L’apaisement de la période pré-électorale risque de servir de carburant à un embrasement populaire durant la période post-électorale – peut-être incontrôlable -, mais demeure légal et fondé sur l’article 150 de la Constitution togolaise. Surtout si le K.O. technique, permis par l’argent dispensé au premier tour de scrutin aux candidats qui auront servi de caution électorale, se solde par une usurpation de la victoire.

Il suffit au pouvoir militaro-ésotérique-civil de Faure Gnassingbé d’annoncer une inversion de la vérité des urnes au Togo. Le refus obstiné de comptage des bulletins, bureau de vote par bureau de vote, ne pourra pas permettre de réfuter les annonces de la CENI et les validations de la Cour Constitutionnelle illégale. Les annonces de certains candidats d’aller faire le comptage, les recoupements et les compilations à l’extérieur du Togo grâce aux délégués de leurs partis respectifs, risquent d’être considérées comme des résultats informels. En effet, la seule institution habilitée à proclamer les résultats officiels est la CENI illégitime, et la seule institution habilitée à annoncer la validité des résultats électoraux est une Cour Constitutionnelle illégale et anticonstitutionnelle.

L’élection présidentielle togolaise du 22 février 2020 fondée sur un non-respect du droit ne peut servir de socle fondateur d’une société de confiance.

Un Etat de droit n’existe et ne vit que par le respect de la Loi fondamentale du pays. C’est le sens originel d’une démocratie. Le refus d’accepter que tout un chacun puisse constater la transparence et vérité des urnes « bureau de vote par bureau de vote » ne relève pas d’une démocratie apaisée, mais bien d’une arnaque électorale, et donc d’une démocratie de connivence. Accepter cet état de fait équivaut à construire l’avenir des Togolaises et Togolais comme un château de cartes ou de sable – c’est selon !

A défaut d’œuvrer activement pour obtenir un report de l’élection présidentielle jusqu’à l’obtention et l’organisation d’un processus électoral transparent, soit d’entrer collectivement et pacifiquement dans une période de transition politique préparée par des Conférences inclusives, les responsables de l’opposition institutionnelle du Togo auront, une nouvelle fois, manqué une occasion d’écouter et de mettre en pratique la volonté majoritaire du Peuple togolais. Les présidents ghanéen et guinéen et leurs homologues, seront inscrits dans l’Histoire au tableau de ceux qui ont systématiquement contribué au maintien de la contre-vérité des urnes dite « apaisée » au Togo. Cette élection présidentielle de la contre-vérité des urnes s’apparente alors à l’accomplissement ultime de la « feuille de route » de la CEDEAO, une route menant à une impasse barrée par un mur infranchissable qui empêche l’accès du Togo à la démocratie.

Au final, tous ceux qui ont choisi d’utiliser tous les mots liés à la « paix » et à « l’apaisement » dans le but, illusoire, de préserver la cohésion nationale font un mauvais procès d’intention au Peuple togolais et oublient singulièrement d’écouter la volonté du Peuple togolais. L’autisme politique est une maladie qui peut se guérir dès lors que l’on décide d’écouter le Peuple, seul souverain et maître de sa destinée et du choix de ses dirigeants.

Si ce qui se passe actuellement au Togo se déroulait au Ghana, le Président Nana Akufo-Addo serait déjà au fond d’une prison, à condition qu’il ait pu sortir vivant d’une insurrection populaire et légale qu’auraient provoqué de tels agissements. Ainsi, au lieu de conclure des petits arrangements d’arrière-boutique obscure avec le pouvoir togolais, qu’il donne des lettres de noblesse au droit, à la vérité des urnes, à l’honneur et au respect qu’inspire en Afrique de l’Ouest la démocratie du Ghana. Il gagnerait à écouter les arguments d’une troisième voie proposée par la société civile et la Diaspora plurielle indépendante avec les Forces du Consensus Démocratique.

Le Président Nana Akufo-Addo et ses collègues chefs d’Etat devraient défendre avec énergie l’Etat de droit, et non l’Etat du non-droit au Togo.

Le 4 février 2020.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes de la mouvance présidentielle au Togo.

Comité de Rédaction : RCDTI, CVU-Togo-Diaspora, Sursaut-Togo, Rassemblement National Pour La Démocratie Et Le Panafricanisme (RNDP), Forces Du Consensus Démocratique et Partenaires :

Messan Ata Zeus AJAVON, Me.
Yves Ekoué AMAÏZO, Dr.
Sylvain AMOS
Jean-Pierre Akoété BALIKPO
Ernesto D’ALMEIDA, Dr.
Mathieu D’ALMEIDA
Koffi DEKU, Ing.
François FABREGAT
Apélété Félix KODJO
Moussa Avé INOUSSA
Christian MENSAH
Antoine Koffi OKOUTA
Antoine RANDOLPH, Dr.
Tchatikpi OURO-DJIKPA
Folly SATCHIVI
Kofi YAMGNANE, Ing.
Nestor Sénouvo Agbota ZINSOU, Dr.

————-

Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet de société commun pour l’avenir du Togo en vue d’une transitio

© RCDTI & CVU-TOGO-DIASPORA
Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI)
Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)

 

 

« Élections Apaisées » au Togo : L’Hypocrisie de la « Paix » au Service du Statu Quo !

 

Togo, Présidentielle 2020 : Mgr Kpodzro «l'Alternance sera bénéfique pour tous »

TV5 Monde
Mgr Kpodzro
Monseigneur Philippe Kpodzro, archevêque émérite de Lomé, défend une candidature unique de l’opposition à la présidentielle togolaise du 22 février 2020 | Photo : Equipe de Mgr Kpodzro

Il a tenté d’imposer une candidature unique de l’opposition, mais le 22 février prochain, au Togo, ils seront six face au président sortant Faure Gnassingbé. Mgr Philippe Kpodzro considère pourtant que son candidat , Agbeyomé Kodjo, est le meilleur pour mettre fin au pouvoir de la dynastie Gnassingbé. A 90 ans, l’ancien archevêque de Lomé ne cache pas sa colère. Entretien.

TV5MONDE : Le 22 février prochain, les Togolais vont voter. Quel est votre sentiment à l’approche de cette présidentielle ?

Mgr Philippe Kpodzro : Je pense que nous partons vers ces élections sur des bases un peu conflictuelles. Le gouvernement a rejeté toutes les propositions faites par l’opposition pour la transparence du scrutin. Nous avons demandé un dialogue avec le camp présidentiel, cela nous a été refusé. Nous avons demandé une recomposition de la Commission électorale et des institutions indispensable pour que le scrutin se fasse dans la transparence. Cela nous a également été refusé. La composition actuelle de la Cour constitutionnelle est anticonstitutionnelle ! Nous avons demandé l’observation des élections par des instances internationales, mais là encore nous ne sommes pas écoutés. Pourtant, nous ne nous décourageons pas, car nous savons que notre candidat unique est accepté par la population.

« Jean-Pierre Fabre n’aime pas le Togo ! Il s’aime lui-même ! » – Mgr Kpodzro

Ce candidat que vous qualifiez d’unique, c’est Agbeyomé Kodjo, l’ancien Premier ministre. Mais il n’est pas si unique que cela ! Il y a cinq autres candidats d’opposition ! Peut-on vraiment parler de candidat unique ?

Absolument ! J’ai fait le porte à porte de tous les leaders de tous les partis et je les ai convaincus de la nécessité d’une candidature unique. Mais je me suis aperçu que chacun de ces leaders a un tel ego qu’il pense être la meilleure personne pour pouvoir aller aux élections ! J’ai donc personnellement établi une liste de critères pour obtenir le profil de ce candidat unique. J’ai invité ces candidats à se soumettre à un grand oral pour savoir lequel à les meilleures chances d’être choisi et c’est Agbeyomé Kodjo qui a été retenu car il a présenté le plus de garanties.

Étant Togolais, étant un prélat expérimenté, j’ai pris les choses en main et j’ai considéré qu’il pourrait être accepté par la population. Nous n’avons pas fait les choses à la légère. La candidature d’Agbéyomé Kodjo a été acceptée par les personnes compétentes. La population sera d’accord.

Dans les rangs de l’opposition, il y a tout de même une autre personnalité, Jean-Pierre Fabre, qui compte beaucoup de partisans. Pensez-vous que ses partisans sont susceptibles de se reporter sur votre candidat Agbeyomé Kodjo ?

Jean-Pierre Fabre a été invité avec tous les autres candidats mais il a préféré rester seul ! On ne l’a pas écarté ! C’est lui-même qui a refusé de participer au jury ! Mais je lui tends toujours la main ! Lui-même a son expérience des élections législatives qui a été un échec ! C’est pourquoi je lui dis que s’il s’entête à vouloir aller tout seul à la présidentielle, il va tout droit vers l’échec ! Je vois par là qu’il n’aime pas le Togo ! Il s’aime lui-même ! Mais je lui tends la main pour que le bien commun du Togo pousse chacun à renoncer à son propre vouloir et à se mettre ensemble pour le bien commun pour que l’on gagne ces élections !

La réforme constitutionnelle de mai 2019 a rétabli l’élection présidentielle à deux tours. Si Faure Gnassingbé est contraint à un second tour face à Jean-Pierre Fabre, êtes-vous prêt à soutenir ce dernier ?

Il se trouve que le président Faure ne respecte pas du tout les consignes de la campagne censée commencer le 6 février. Il parcourt le pays en distribuant à droite à gauche de l’argent et ce qu’il faut pour acheter les consciences. On a beau avoir obtenu le rétablissement des deux tours mais la manière dont il se comporte fait qu’au premier tour, il gagne ! C’est pourquoi il est nécessaire que chacun se joigne au candidat unique pour que les électeurs comprennent, dès le premier tour, que nous pouvons gagner le combat !

« Au Togo, le peuple souffre, et il faut absolument en finir de ce système dictatorial » – Mgr Kpodzro

En 1991, vous avez présidé la Conférence nationale. Vous avez un regard très avisé sur la démocratie togolaise. Quel est-il aujourd’hui ?

La démocratie togolaise est souhaitée par tout le monde ! Mais nous sommes en dictature ! Le papa Eyadéma a été un dictateur ! Il a modifié la Constitution de 1992 qu’il avait pourtant reconnue comme étant très bonne, ce qu’elle était ! Le texte a été accepté par référendum à 98 % ! Il a toiletté la Constitution pour pouvoir rester au pouvoir et transmettre à son fils le virus de la présidence à vie ! Les Togolais en ont marre ! Ils veulent la transparence pour avoir l’alternance ! L’alternance est le gage absolu de la vraie démocratie ! Une alternance pacifique ! Chaque président doit faire un ou deux mandats et quitter tranquillement le pouvoir ! Au Togo, le peuple souffre, et il faut absolument en finir de ce système dictatorial. La démocratie doit triompher pour que les pauvres puissent respirer, pour que les malades aient accès aux soins, que les jeunes aient une éducation et arrêtent de vouloir quitter le Togo en espérant un eldorado à l’étranger. C’est pour cela que nous ne devons pas rater le premier tour. L’alternance sera bénéfique pour tous !

Vous qui avez bien connu les deux, quel regard portez-vous sur les Gnassingbé père et fils ?

Le fils, malgré un bagage intellectuel plus important que son père, se ferme à la vérité. J’ai plusieurs fois demandé audience pour lui parler en tête à tête, de manière sincère et raisonnable, mais il a refusé toutes mes sollicitations. Le père était bien plus raisonnable que le fils. Je pouvais lui dire ses quatre vérités et il m’écoutait !

Source : TV5 Monde

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Mgr Kpodzro «l'Alternance sera bénéfique pour tous »

 

­­­­­­­­­­Kodjo Agbéyomé : Le Pentateuque de la victoire 2020.

Carlos Ketohou
Kodjo agbeyome messan gabriel
Agbéyomé Kodjo | Photo : DR

Ce titre, sciemment flanqué ce lundi est choisi pour exprimer aux nombreux internautes que j’ai été et je serai toujours libre dans ma tête, de penser, de réfléchir, d’apprécier, de discerner, de critiquer,… Sans état d’âme. Je ne pense donc pas céder aux diktats de la pensée unique qui nous ont embastillés, étouffés pendant un demi siècle.

Beaucoup m’interpellent sur ma position critique vis à vis de la dynamique Kpodzro et de son candidat. Pour rassurer les uns et les autres, autant je n’ai jamais eu d’antécédents avec Kodjo Agbéyomé, autant je ne serai un mouton de panurge à suivre aveuglement la masse. Je ne me laisse pas influencé par des illusions perdues, ni par des rêveries collectives. Je ne rêve pas non plus de me faire délivrer un poste après la victoire d’un quelconque candidat à l’élection présidentielle, je gagnerai mon pain selon les mérites de mon travail sans attendre une quelconque récompense, sans me faire miroiter une promesse.

C’est ma philosophie de vie et je suis prêt à défendre mes convictions encore et toujours dans l’esprit patriotique et pour l’intérêt des nombreuses victimes de dictature. Je combattrai donc tout esprit malsain et mesquin qui s’active à manipuler l’opinion pour continuer à faire maintenir le Togo dans la situation déplorable actuelle. Je le ferai contre tout le monde, sans distinction, dans la limite de mes convictions et de mes moyens. Je suis journaliste, activiste des Droits de l’homme et citoyen togolais, j’ai le droit de réfléchir et de m’exprimer librement. Je n’empêche personne de réfléchir autrement.

Revenons au candidat du Saint Esprit Kodjo Agbéyomé. Il est déjà président dans l’émotion de ses nombreux courtiers et courtisans qui le mettent à la place que lui même mettait Gnassingbe Eyadema à l’époque: l’emmurer et lui servir des histoires dythirambiques à le faire. C’est ce qu’on appelle la loi de la nature. Tu as triché, tu seras triché.

Je souris souvent, lorsque par mode ou par contagion on attribue de ronflantes fausses capacités exceptionnelles au candidat de Mgr Kpodzro:

1. Maîtrise de l’administration et bon gestionnaire :

Le meilleur administrateur sous Eyadema est le pire dans une administrattion normale. Autour d’Eyadema, il suffisait d’être habile. Voler dans la caisse de l’Etat 2 milliards quand Eyadema en vole 20. Distribuer quelques millions aux nigauds de militants et positionner des médiocres aux postes de responsabilité pour faire plaisir à Eyadema. C’est exactement ce que Agbéyomé fit et est sinon il aurait pu gagner un job quand il était en exil et ne continuerait pas à rôder autour de la politique togolaise. Un homme compétent se met en valeur comme consultant à l’étranger et gagne sa vie. Exemple: Kako Nubukpo, François Boko, Koffi Kounté, Gilbert Houngbo, et récemment Pierre Kpodar qui a monnaiyer ses heures perdues d’avant annonce de candidature contre la rédaction du PND, le fameux plan national de développement qui se trouve être l’objet de propagande du pouvoir (contre de l’argent bien entendu) .

2. Carnet d’adresse bien fourni:

C’est l’autre attribut farfelu collé à Agbéyomé Kodjo. Si le carnet d’adresse faisait des Présidents, Lionel Zinsou serait Président du Benin. Et puis quand on a un carnet d’adresse riche, on prend l’avion on est attendu partout dans le monde pour faire du lobbying chez les chefs d’états et personnalités importantes en Afrique et dans le monde, on fait mettre la pression sur le pouvoir à travers les réseaux, on est adulé par la presse étrangère. Depuis la canonisation de Kodjo Agbeyome, rien de cela. À moins que cela se fasse dans les jours à venir. Les membres de son groupement n’ont pas encore exploité les fameux reseaux. Pis, pour avoir été aux affaires dans les années 90 à 2000 son carnet d’adresses aura déjà expiré. Les personnes qu’il a connues sont soit, décédées depuis longtemps, soit à la retraite ou déplacées. Donc battue en brèche cette histoire de carnet d’adresse. Son carnet d’adresse c’est l’entourage de Faure Gnassingbé et quelques compagnons de misère financièrement neutralisés par le pouvoir dont nous taisons les noms, pour l’instant.

3. Intelligent et doué :

Tout le monde est intelligent. C’est parce que les intellectuels du Togo se comportent comme dans un pays d’aveugles que des borgnes sont exposés abusivement sur piedestal. Agbeyome n’est pas plus cohérent et compétent que Nicolas Lawson dans ses analyses, ou encore Thomas Koumou… Ou encore beaucoup de togolais ici et ailleurs.

Briller aux côtés du Général Eyadema et s’enorgueillir est anachronique avec la vision moderne de la gouvernance.

4. Mieux introduit dans le système :

Pas évident. Kodjo Agbéyomé n’est pas plus introduit dans le système RPT que Pascal Bodjona. Il n’a pas grande relation dans l’armée. Les vannes des relations s’ouvrent à lui dans le système RPT au gré et à l’humeur de Faure Gnassingbé. Quand il ne le veut pas tout le monde lui tourne le dos. Et il n y a pas de confiance à faire à un homme qui crache continuellement dans le plat qu’il mange pour revenir manger dans ce plat. C’est ce que pensent les hommes chez qui il pense être bien introduit.

5- Opposant:

Non. Kodjo n’a jamais été opposant. Jusqu’à ce jour où il est nommé par Mgr Kpodzro, il continue de raser les murs dans les milieux du pouvoir. Il n’est pas non plus candidat ni du Vatican, ni de l’église catholique. Sinon, le clergé se serait prononcé en sa faveur et le Père Affognon des forces vives aurait accompagné la dynamique. C’est donc du faux que de véhiculer que Kodjo Agbeyome est candidat unique de l’opposition ou du Vatican ou de l’église catholique.

Agbéyomé est candidat par lui-même et pour lui seul.

Arrêtons donc de nous fantasmer sur des mensonges et des imaginations maquillées en qualités exceptionnelles.

Voilà donc les 5 pilliers sur lesquels se fondent ma conviction et qui me renforcent dans mon refus de croire au vent. Je n’ai donc pas intérêt à suivre ou nom un candidat. Je reste logique dans la défense d’une idéologie basée sur la liberté, la justice et le réalisme. La plus grande illusion qui couronne tout ceci est l’agitation sur Internet qui représente moins de 5% de ce qui se passe sur le terrain. L’effet placebo est trompeur. Le vote c’est sur le terrain. Rendez vous le 22 février 2020.

Carlos Ketohou
Lomé, le 03 02 20 20

 

 

Kodjo Agbéyomé : Le Pentateuque de la victoire 2020.

 

État de Terreur au Togo : Après Yacoubou Moutawakilou et Aboubakar Tchatikpi du PNP, la rafle des Kotokolis continue...

Samari Tchadjobo
amah daouda
Photo : DR

La connotation tribale que prend cet acharnement sur la communauté Tem de notre pays, ne gêne aucunement le pouvoir Gnassingbé qui ne jure que par la monarchisation de nos institutions. Le reste de l´opposition semble se frotter les mains qu´une formation politique concurrente soit la bête noire du régime. Nous sommes pourtant dans un même pays. Il paraît aussi que nous nous sommes engagés pour le même but: la fin de la dictature. Y arriverons-nous en suivant leur voie?
La Maman du SG du PNP-Kloto Yacoubou Moutawakilou, enlevé la semaine passée par les forces dites de sécurité, n´aura pas survécu au choc dû à la violence gratuite exercée sur son fils. Elle a rendu l´âme vendredi 31 janvier 2020 à Accra. Ce n´est pas étonnant quand les familles des deux suppliciés ne peuvent ni leur rendre visite, ni leur apporter à manger. Les responsables du Camp GP, le lieu où ils sont gardés au secret, refusent toute visite, et tout repas venant de l´extérieur. De quoi les accuse-t-on? Comment sont-ils traîtés? Comment sont-ils nourris? Sont-ils torturés? Arrivent-ils à dormir? De telles questions angoissantes auraient sans doute précipité dans la mort la mère de Yakoubou Moutawakilou. Surtout quand nous savons comment se passent les interrogatoires dans ces prisons secrètes du Togo. De véritables goulags soviétiques!

Après donc le kidnapping de Yakoubou Moutawakilou SG du PNP-Kloto et de Aboubakar Tchatikpi, un militant ordinaire, à quelques heures d´intervalle ce 25 janvier 2020, à Kpalimé et à Lomé, les tortionnaires du régime de terreur togolais semblent détenir des listes rouges de Kotokolis à embastiller. En effet, très tôt le matin de samedi 01 février 2020, le nommé Amah Daouda, père de famille, la cinquantaine dépassée, est brutalisé devant femmes et enfants chez lui à Agoe-Zongo, avant d´être emmené vers une destination inconnue. Ses téléphones portables, dont nous ignorons le nombre, sont emportés. Peu à peu les Togolais commencent malheureusement à s´habituer à ces méthodes de voyous de nos autorités dites de sécurité qui sont devenues récurrentes depuis au moins deux ans.

Ce qui saute aux yeux c´est la coïncidence des circonstances liées aux cas Aboubakar Tchatikpi et Amah Daouda. Les deux hommes kidnappés à leur domicile sont originaires de Kparatao, village natal de celui qui est la cause des cauchemars de Faure Gnassingbé. Non contents d´avoir assiégé militairement la région natale de Tikpi Atchadam, et d´y mener régulièrement des exactions de toutes sortes, ceux qui se croient détenteurs du titre foncier du Togo ont-ils ouvert la chasse à tout intellectuel, ou tout ressortissant de Kparatao? D´après nos recherches depuis le pays, beaucoup de personnalités Kotokoli, plus ou moins influentes, proches du PNP et des forces du changement, sont entrées dans la clandestinité, ou ont quitté le pays. Pour tout Togolais normal, une question adressée aux opposants favorables aux élections présidentielles du 22 février 2020, doit sauter à l´esprit: doit-on, peut-on aller à une quelconque élection dans un tel climat de terreur? Doit-on, peut-on se préparer à des élections quelles qu´elles soient, et battre campagne, pendant que d´autres citoyens du même pays sont déclarés persona non grata sur leurs propres terres et emprisonnés à cause de leurs idées politiques?

Le nommé Akim Abdoul-Wahid, une trentaine environ, d´ethnie kotokoli bien sûr, est revenu du Nigeria et est arrêté par des militaires mercredi 15 janvier 2020 dans son village natal à Agbandi-Tchalo dans la préfecture de Blitta. Accusé d´être le responsable du PNP au Nigeria, de détenir des armes, de les distribuer aux jeunes du village et d´être l´un des révolutionnaires aux talismans de Yark de novembre 2019, il est déféré le 21 janvier à la prison civile de Lomé, après avoir passé par la gendarmerie de Blitta et le camp Gouni de Sokodé. Bien que des fouilles chez lui et chez son oncle à Agbandi, où des portes furent défoncées, des poulaillers détruits, n´aient rien donné, il croupit toujours en prison.

Nous n´oublions pas le cas de cet Irlando-Togolais, Abdou-Aziz Goma, de la même ethnie. Soupçonné de trafic d’armes, de soutien financier du PNP, et de préparation de troubles à l’ordre public. Arrêté depuis le 21 décembre 2018, il n´est toujouts pas libéré, malgré ses incessants appels au secours et bien que rien ne fût trouvé après la fouille de son conteneur convoyé depuis Manchester.

Samari Tchadjobo
02 février 2020
Hanovre, Allemagne
Samari Tchadjobo

 

 

État de Terreur au Togo : Après Yacoubou Moutawakilou et Aboubakar Tchatikpi du PNP, la rafle des Kotokolis continue...

 

Climat de Terreur dans les Camps Militaires au Togo : Plusieurs Jeunes Militaires Entre la Vie et la Mort après des Séances de Torture au Camp CETAP.

Samari Tchadjobo
torture des jeunes recruits militaireMaçons arrêtés et parqués dans un camion militaires | Photo : DR / ST
Maçons arrêtés et parqués dans un camion militaires | Photo : DR / ST

Les années 1993, 1994 furent les périodes pendant lesquelles l´écho de la terreur dans les camps militaires arriva jusqu´au grand public avec les exécutions sommaires de militaires accusés d´être proches de l´opposition. En effet, dans la foulée de l´attaque du camp RIT de Tokoin par des anciens militaires togolais venus d´un pays voisin, certains officiers supérieurs comme le Colonel Tépé et le Général Améyi furent froidement assassinés. Le Colonel Akpo, pas mortellement blessé, sera achevé sur son lit d´hôpital à Paris.

Depuis ces années d´épuration ethnique, où des soldats originaires d´ethnies soupçonnées d´être hostiles au pouvoir, furent purement et simplement éliminés, la hiérarchie militaire avait pris soin de bien camoufler les traitements inhumains ou même les assassinats dont sont victimes les hommes habillés à la moindre peccadille dans les différents camps militaires et gendarmeries du Togo. Ces séances de torture au CETAP dont nous venons d´avoir les détails viennent rappeler malheureusement que nos camps militaires restent des nids de délation, de soupçons permanents, de surveillance accrue, de dénonciation et surtout de violations massives des droits de l´homme, qui, à cause du climat de terreur, ont peu de chance d´atteindre le monde extérieur.

Avant que Yark n´organise sa conférence de presse pour présenter ses révolutionnaires armés de talismans, il prit soin d´envoyer des militaires au quartier Alinka au nord de Lomé pour arrêter des maçons sur leur lieu de travail dans une maison que nos menteurs de responsables de la sécurité désigneront plus tard comme la maison de Taïga. Alors que, d´après nos recoupements, le fameux Taïga ne possederait aucune maison dans la localité.

Beaucoup de Togolais auraient sans doute vu sur les réseaux sociaux les images de personnes saignantes, obligées de se coucher, parquées dans un camion militaire comme dans les cales de bâteaux d´esclavagistes il y a quelques siècles. La diffusion de ces images sur la toile n´aurait pas plu aux autorités militaires qui ont tout de suite ordonné de rechercher parmi les militaires qui ont effectué « la mission Alinka », celui qui serait l´auteur de la prise de photos et de leur diffusion.Tous les militaires ayant été de la « mission » furent convoqués et sauvagement torturés au courant électrique et avec d´autres méthodes encore plus inhumaines au camp CETAP derrière l´aéroport.

Celui qui a pris la photo à l´aide de son téléphone portable, à la suite des supplices, avait fini par avouer et donner le nom du militaire à qui il avait envoyé en premier les images dans un autre camp de la capitale. Ce militaire, qui serait l´auteur de la diffusion sur les réseaux sociaux, ne tarda pas à arriver sous la violence, et connut également des séances de torture des plus sauvages. Aux dernières nouvelles plusieurs malheureux soldats torturés seraient dans le coma. Les uns sont admis au CHU et les autres à l´infirmerie du camp de l´Armée de l´air. Et la majorité d´entre eux serait entre la vie et la mort. Et il leur est strictement interdit d´avertir leurs familles. Comme ça, au cas où certains mourraient, on pourrait inventer des histoires à dormir debout pour raconter à leurs parents. Et les tortionnaires pourraient continuer à faire leur basse besogne sans inquiétude.

Ainsi va le Togo!

Nous avons le nom du militaire qui aurait pris la photo, mais nous ne le publions pas pour protéger la source proche de l´armée qui nous a informé depuis Lomé.

Samari Tchadjobo
02 février 2020
Hanovre, Allemagne
Samari Tchadjobo

 

 

Climat de Terreur dans les Camps Militaires au Togo : Plusieurs Jeunes Militaires Entre la Vie et la Mort après des Séances de Torture au Camp CETAP.

 

Togo : Le Crash de Lungi 13 ans après, Rebondissement en perspective.

Fabbi Kouassi

Le 03 juin 2007, en prélude à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de 2008, l’équipe nationale du Togo, les « Eperviers », en plein préparatifs des matchs de qualification a joué avec les « Leones Stars » , la sélection nationale de la sierra Léone.
Dépouilles des victimes du Crash de Lungi
Dépouilles des victimes du Crash de Lungi | Archives : DR

Malheureusement, après le match, l’hélicoptère qui transportait les officiels de la Fédération Togolaise de Football (FTF) a fait un crash à Lungi non loin de Freetown, la capitale de la sierra Léone causant la mort de vingt-deux passagers dont treize togolais.

Treize ans après cette tragédie, les familles des victimes qui n’ont jamais cessé d’exiger que les responsabilités soient situées et que justice se fasse viennent de se constituer en association pour des actions plus efficaces. « Lungi à jamais », le nom de l’association qui regroupe les parents des victimes du crash avec un bureau de sept personnes.

« Lungi à jamais », revisite ce douloureux dossier qui pourrait connaitre un rebondissement positif afin que toute la lumière se fasse, les responsabilités situées et les préjudices réparés.

En effet, la Sierra Léone Football Association (SLFA), la Confédération Africaine de Football (CAF) et la Fédération Togolaise de Football (FTF) sont assignées à comparaître devant les juridictions togolaises le 25 février 2020, pour motif d’avoir failli à leurs responsabilités dans l’organisation du match Togo-Sierra Leone de juin 2003. Les conclusions des enquêtes de ce drame sont entourées d’une ‘’omerta déguisée’’. Les familles n’y ont pas toujours accès malgré de multiples tractations pour rentrer en possession de ce rapport final sur les tenants et les aboutissants du crash.

Pour rappel, l’Etat sierra léonais s’est engagé en 2013 dans le cadre d’un règlement à l’amiable, à payer aux familles éplorées une somme de 100.000 dollars US par victimes aux titres de dommages. Cet engagement n’est tenu que partiellement. Attitude que les familles considèrent comme un non-respect et une violation des droits des victimes.

A ce jour, les familles des victimes réclament pour réparation la somme d’un milliard 63 millions de francs CFA selon le procès-verbal de l’assignation en justice dont nous avons copie.

Au chapitre des actions, l’association compte adresser une saisine à la Fédération Internationale de Football Association (FIFA).

Il faut noter que parmi les victimes du crash de Lungi se trouvait l’ancien ministre togolais des sports, Richard Attipoé ainsi que la journaliste sportive Olive Mensah Directrice de Radio Sport FM (une radio privée); tous du staff de la Fédération Togolaise de Football.

Fabbi Kouassi

 

 

Togo : Le Crash de Lungi 13 ans après, Rebondissement en perspective.

 

Togo : Me Kpande-Adzare ferme le clapet au sieur Trimua

Autre presse
Raphael Kpande-Adzare et christian trimua
Raphaël Kpandé-Adzaré et Christian Trimua | Infog : 27avril.com

Lettre à mon confrère Christian Trimua ce 04 février 2020

Objet : Lorsqu’on parle sans conviction, on ne convainc personne !

Dans le cadre de l’élection présidentielle qui est prévue pour se tenir le 22 février 2020 au Togo, la Radio France Internationale (Rfi) accorde un temps d’antenne aux candidats qui aspirent de briguer la magistrature suprême du pays, afin de leur permettre de dire leurs motivations et leur vision pour le poste attendu.

Dans cet exercice bien entendu, le candidat a le choix d’être interviewer lui-même ou de le faire par l’intermédiaire de son mandataire ; quand bien même le peuple togolais aurait bien voulu entendre les candidats en personne, et ce serait plus vivant.

Ce mardi, 04 février 2020, ce fut le tour du candidat de Union pour la République (UNIR), monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, président sortant et candidat à sa propre succession. Il a choisi, pour des raisons qui lui sont propres, de mandater son ministre des Droits de l’Homme, chargé des Relations avec les Institutions de la République, monsieur Christian Trimua, pour cet exercice à « haut risque », mais d’un importance capitale.

Reçu donc ce matin au micro du journaliste Laurent Correau, rédacteur en chef Rfi-Afrique, l’avocat-ministre des Droits de l’Homme a fait preuve d’une oisiveté implacable sur « le sens de cette candidature ? Comment le camp politique de son candidat reçoit-il les appels à la transparence du scrutin ou à une alternance après 53 ans de pouvoir de la famille Eyadéma ? (Sic. Gnassingbé) »

D’entrée de jeu, le ministre Trimua reconnaît une gestion chaotique et calamiteuse de feu Général Eyadéma. Ainsi à la question de savoir pourquoi une nouvelle candidature du président Faure Gnassingbé, après quinze ans de pouvoir, il répond :

« Lorsque le président de la République a accédé au pouvoir au Togo, en 2005, il a hérité d’un pays socialement délabré, économiquement exsangue et politiquement divisé ».

Ici, les mots et leurs adjectifs qualificatifs sont très bien choisis et parlent d’eux-mêmes : une société délabrée c’est-à-dire cassée, abîmée, détériorée ; une économie exsangue c’est-à-dire blanche, nulle, blafarde, pâle, complètement essoufflée ; et des adversaires politiques divisés.

C’est malheureusement dans cet état piteux que le père de l’actuel président du Togo a effectivement laissé le pays le 05 février 2005.

Mais qu’y a-t-il eu de changement dans tout ça et que le ministre-confrère tente de venter à l’opinion nationale et internationale ?

Le ministre des droits de l’homme répond sans grande conviction que le président Faure aurait, progressivement, reconstruit politiquement le pays ! Ce discours peut être servi à un bébé qui vient de naître sur un sol étranger, mais pas à un Togolais.

Et pour cause, même le premier acte politique qui a consacré la venue du président Faure au pouvoir en 2005 est un triple coup d’Etat constitutionnel, institutionnel, électoral et un acte politique de division de sa propre famille politique : l’on se rappelle le refus fait au président de l’Assemblée nationale d’alors, monsieur Fambaré Ouattara Natchaba de rentrer au pays, alors que constitutionnellement, il lui revenait d’assurer l’intérim à la présidence de la République. Pour simple rappel des faits que nul n’ignore d’ailleurs, monsieur Fambaré Ouattara Natchaba n’étant pas à Lomé, mais dans un avion d’Air France qui le ramenait dans son pays, toutes les frontières du Togo ont été fermées, et l’appareil a été dérouté sur Cotonou, au Bénin : le président par intérim s’est ainsi retrouvé de facto exclu de la succession et du jeu politique. L’armée, sous la conduite du général Zakari Nandja, dit avoir constaté « la vacance totale du pouvoir » du fait que le président de l’Assemblée nationale soit « absent du territoire national ». C’était le début du scénario et du mélodrame que nous connaissons jusqu’ici !

Pour tenter de légitimer ce coup d’Etat auquel les 72 (sur 81) députés du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) avaient déjà conféré une apparence légale, une élection présidentielle a été organisée de manière opaque en avril 2005 et les contestataires en feront rudement les frais : plus de cinq cents (500) morts selon le rapport de la mission onusienne de vérification et d’établissement des faits. Le ministre de l’intérieur d’alors, monsieur François Akila-Esso Boko, qui avait prédit ces tristes et malheureux évènement en signe de prévention, a été exfiltré du pays sous haute sécurité étrangère et contraint depuis lors à l’exil. Sa volonté affichée en 2019 de retourner dans son pays natal lui a été refusée par les autorités togolaises.

Et c’est cela, selon notre ministre des Droits de l’Homme, un début de reconstruction politique du pays ?

Et la cabale politico-judiciaire s’est installée, au point où on peut affirmer, sans risque de se contredire, qu’elle a été érigée en système et mode de gouvernance. En 2009 déjà, la lugubre affaire de tentative d’atteinte contre la sûreté intérieure de l’Etat viendra accentuer la pollution de l’atmosphère politique et le déchirement des tissus de la famille politique et biologique de votre mandant, le président Faure Gnassingbé. Dans le lot des personnes embastillées, les noms de deux des hautes personnalités qui lui avaient fait allégeance dans la nuit du 05 février 2005, et qui ont contribué à asseoir son règne reviennent souvent et sonnent fort : son demi-frère Kpatcha Gnassingbé, encore en prison malgré les nombreuses décisions des instances internationales intervenues en sa faveur, et le général Assani Tidjana (qu’il repose en paix).

L’autre affaire, non moins ténébreuse elle, qui polluera complètement l’environnement politique est celle abusivement qualifiée d’escroquerie internationale : l’homme d’affaire Agba-Sow Bertin Abalo en a fait les frais avant d’être contraint à l’exil, et l’ancien bras-droit de votre mandant, son ancien directeur de Cabinet, ancien ministre de l’administration territoriale, des collectivités locales et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, l’homme-à-tout-faire, est tombé en disgrâce. Tous considérés comme des adversaires politiques potentiels de taille, les deux ont fait la prison la plus surpeuplée du Togo à l’époque des faits : la prison civile de Tsévié. Je voudrais bien partager avec nous, intellectuels togolais, et en fin d’analyses, monsieur le ministre des droits de l’homme et cher confrère, un texte que je trouve très adapté à pareille circonstance.

A cerner au mieux vos propos, le drame de l’incendie des marchés de Kara et de Lomé constitue aussi une construction progressive de la vie sociale et politique de votre gouvernance, puisqu’aujourd’hui, avec le retournement de situation né des dernières révélations de l’acteur principal de cette « mise en scène », le nommé Mohamed Loum, il est clair que des personnes au sein de la hiérarchie civile et militaire proche du pouvoir de votre mandant dont vous défendez le bilan, y sont impliquées, mais que la justice reste encore muette et impuissante.

L’objectif réel de ce « film hollywoodien », vous le saviez, était la décapitation du Collectif « Sauvons le Togo », la « mise sous éteignoir » de ses responsables, afin d’anéantir les adversaires politiques et assouvir la soif de conservation du pouvoir.

Vous-même, me semble-t-il, avez été la cible de cette cabale politico-judiciaire dans l’affaire dite de « tueries de jeunes filles » ; et Seule La Providence sait comment vous vous êtes tirés d’affaire ; peut-être avez-vous eu besoin des sollicitudes de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) que vous avez tout récemment menacée de fermeture, parce que simplement, cette même ligue a dénoncé des cas de violations des droits dont vos semblables sont victimes.

Quant aux réformes constitutionnelles et institutionnelles dont vous tentez de vous en convaincre, elles sont non seulement bien imparfaites et bien incomplètes, mais encore elles ont été obtenues de hautes luttes, allant jusqu’aux sacrifices suprêmes ; des vies humaines y ont été fauchées, la personne humaine fortement violentée, des libertés bafouées et emprisonnées, la liste est longue sur les méfaits de la dictature conduite par votre mandant. Ces réformes n’ont jamais été le fruit d’une réelle volonté politique de votre gouvernance.

Le comble, monsieur le ministre des droits de l’homme, ce sont ces enfants mineurs martyrs dont l’ébullition du front socio-politique a emporté dans la fleur de l’âge, et devant la mémoire desquels je voudrais, en toute humilité, m’incliner : Anselme Sinandare Gouyano, Douti Sinalingue, Idrissou Moufidou, Abdel Aziz Zato, Kokou Joseph Zoumekey, Hastou Ouro-Kefia, Yacoubou Abdoulaye, Rachad Mamah Agrigna que votre pseudo « reconstruction politique » n’a su épargner.

Et quand le journaliste Laurent Correau a objecté que « vous parlez comme s’il (votre mandant) était déjà élu », parce que vous dites que le mandat qui commence en 2020 est un mandat de consolidation, vous avez répondu :

« C’est la conviction du militant et de l’électeur togolais. Nous mesurons également ce que notre population souhaite. Le parti UNIR [Union pour la République] a fait le tour du Togo et nous avons la ferme conviction que le président Faure est le choix des Togolais pour le 22 février 2020 ».

Quelle préparation des esprits à accepter le coup de force en cours de perpétration ! Vous parliez de quelle population ; celle martyrisée par votre gouvernance, celle que vous avez réduite à la portion congrue, à la mendicité, celle que vous avez sue empêtrer dans l’ignorance et la précarité pour pouvoir en faire votre « bétail électoral » le moment venu, comme votre mandant a commencé bien à le faire en allant de terrain de football des jeunes au rizières des paysans, et des rizières aux rivières des pêcheurs !

Mais êtes-vous vraiment sûr que votre candidat est ou sera le choix des Togolais le 22 février 2020 ? NON ! NON et NON, monsieur le ministre. Mais de quelles tournées parlez-vous ? Celles de la Commission de réflexion sur les réformes politiques dite « Commission Awa Nana » en 2017 ? Avez-vous vu le déferlement de cette population en 2017 dans les rues, à l’intérieur du pays sur le territoire national, et dans la diaspora ? Avez-vous un seul instant prêté attention aux cris de cette population et à sa soif à l’alternance ! Cette population que vous méprisez, réprimez, torturez, bâillonnez, affamez, emprisonnez, tuez ! Et qu’est-ce qui aurait changé depuis 2017 à nos jours pour que brusquement et subitement, votre candidat redevienne le « choix des Togolais ».

Vous savez que vous n’avez jamais compté sur ce peuple pour remporter vos élections. Car, tout comme vous êtes arrivés dans la nuit du 05 février 2005, vous avez les mêmes moyens, je dirais le mêmes méthodes. Et vous en êtes conscients, et tout le monde le sait.

D’ailleurs, vous êtes tellement imbus et coutumiers de ces méthodes que sur une chaîne télévision internationale, Africa 24 en septembre 2017 si mes souvenirs sont bons, vous n’avez pu vous retenir et avez lâché au grand dam du monde entier à l’endroit de l’opposition togolaise : « Alors prenez les armes et faites ce que vous voulez ». Cela traduit clairement ce que vous voulez pour ce pays, en obstruant le schéma électoral comme moyen de conquête, d’exercice et de dévolution du pouvoir politique.

Vous n’avez jamais compté sur ce peuple ; et voilà pourquoi vous ne voulez pas que les résultats de son vote fassent l’objet de publication bureaux de vote par bureaux de vote. Et pour esquiver cette préoccupation si chère au peuple togolais pour l’utilité de son vote, si chère même à nos partenaires de l’Union européenne dont les missions d’observations électorales n’ont de cesse recommandé, dans leurs différents rapports, depuis 2005, la publication des résultats de vote bureaux de vote par bureaux de vote, vous avez tenté de vous passer pour des légalistes, respectueux des textes et du code électoral. Cela fait juste sourire.

Jusqu’à quelle période êtes-vous restés légalistes ! L’étiez-vous encore jusqu’à la date du 30 décembre 2019 où vous créiez une Cour Constitutionnelle de sept (07) membres au lieu de neuf (09) comme le prévoit la Constitution, la Loi Fondamentale dont vous êtes le défenseur et le garant ? Et la question des manifestations, qu’en dites-vous ? Que faites-vous des recommandations du 11 septembre 2019 du Rapporteur Spécial des Nations unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression et ses autres collègues ? Je n’aimerais pas trop avancer là-dessus pour mieux me faire comprendre par mes lecteurs.

Sur la question de la corruption également, je passe la main parce que les Togolais ne sont pas dupes. Dites-nous simplement où sont passés les 628 millions lors de la gestion des comptes de la CAN 2013 et autres, ainsi que les fonds destinés à la réhabilitation du tronçon Lomé-Vogan. La liste est longue…

Sur la question cruciale de l’alternance, vous vous êtes juste moqué du peuple togolais que vous considérez péjorativement comme votre « arbitre suprême », en répondant tout aussi péjorativement que « le président de la République Faure Gnassingbé est le seul qui a créé, aujourd’hui, les conditions de l’alternance au Togo. Il a organisé les élections locales qui n’existaient plus depuis trente-deux ans au Togo et donc la démocratie à la base. Il a limité le mandat intégral au Togo dans toutes les institutions. Le président de la République est limité, l’Assemblée nationale, le Sénat et toutes les institutions de la République sont limitées, y compris le mandat des collectivités locales ».

L’alternance, vous le savez, ne se borne pas à la limitation théorique du pouvoir dans les textes. L’alternance politique se produit lorsque des partis appartenant à des courants politiques différents se succèdent au pouvoir.

Monsieur le ministre, quelle est la meilleure manière, pour un président qui, après avoir fait trois mandats (15 ans) à la tête de son pays, surtout dans les conditions que vous et nous n’ignorons, après avoir déclaré publiquement et officiellement sur les antennes de la Deutche Welle que « pour que la démocratie progresse en Afrique, il faut nécessairement limiter les mandats à deux ou à trois », de créer les conditions d’une alternance politique : se retirer ou se représenter ?

Pour vous donc, la monopolisation de l’espace public par votre seul parti depuis plus de 50 années, le mépris et le bâillonnement des autres partis politiques, sont des conditions « meilleurs » pour l’alternance !

Chose curieuse ! Vous n’êtes pas arrivé là où on vous attendrait le plus !

Dans la défense de votre bilan, vous avez accepté de laisser une véritable page blanche sur la question des droits de l’homme qui constitue en réalité le domaine de prédilection de votre « portefeuille » ministériel ; puisque vous êtes ministre des droits de l’homme. Est-ce une démission ?

Cette démission, si s’en est une, c’était déjà en juillet 2019 à Genève en Suisse où, lors de la 67ème Session ordinaire du Comité des Nations unies contre la torture tenue dans le cadre de l’Examen Périodique Universel (EPU), et alors que vous conduisiez la délégation togolaise à cet effet, vous avez presque aplati et succombé devant le réquisitoire de monsieur Sébastien Touze, Rapporteur sur le Togo audit Comité, réquisitoire qui a conduit à vous recommander la fermeture de la prison civile de Lomé.

DANS NOTRE JARGON AU BARREAU, VOUS ETES L’AVOCAT QUI A PLAIDE « CORPS PRESENT », ET PARCE QUE N’ETANT PAS CONVAINCU VOUS-MEME, VOUS N’AVEZ PU CONVAINCRE !

VOTRE BILAN MERITE JUSTE UN VOTE-SANCTION. LAISSEZ LE PEUPLE TOGOLAIS S’EXPRIMER LIBREMENT LE 22 FEVRIER 2020 ET CREER PLUS DE TRANSPARENCE DANS LA TRANSMISSION ET LA CENTRALISATION DES RESULTATS DE SON VOTE ET DONNONS-NOUS RENDEZ-VOUS AU SOIR DU 22 FEVRIER !

Ce que je voudrais humblement partager avec nous, intellectuels togolais, est cette pensée du journaliste d’investigations burkinabé, Norbert Zongo (qu’il repose en paix) :

« En Afrique, la compromission des peuples s’effectue à 3 niveaux

Le 1er niveau (qui nous intéresse)

Est constitué d’intellectuels opportunistes qui se servent de leurs connaissances livresques pour aider les dictateurs à donner un contour idéologique et politique à leur tyrannie… Le tyran peut voler, tuer, emprisonner, torturer… il sera défendu, intellectuellement réhabilité par des « cerveaux » au nom de leurs propres intérêts. Résultat : la plupart de ces intellectuels finissent par s’exiler, ou sont froidement exécutés ou « se suicident » en prison. Les plus heureux sont ceux qui sont dépouillés de leurs biens et de leurs privilèges avant d’être jetés en pâture au peuple… Un tyran n’a pas d’amis éternels ».

Œuvrons tous à la création des conditions pour un vivre ensemble et harmonieux entre les filles et fils d’une même Nation, notre Togo, l’Or de l’humanité, avec et dans des institutions justes ; tel est notre souhait !

Le prix de la compromission, extrait de « Norbert ZONGO, le sens d’un combat », in L’Indépendant, « Edito N° 00 du 03 Juin 1993.

Confraternellement, avec respects et considération,

Me Raphaël N. Kpande-Adzare

 

 

Togo : Me Kpande-Adzare ferme le clapet au sieur Trimua

 

Présidentielle 2020/ Prof. David Dosseh: « Le FCTD ne donnera pas de consigne de vote »

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) n’apporte son soutien à aucun candidat de l’opposition en lice pour la présidentielle de 2020.

Selon les responsables du FCTD, même si le but ultime de leur lutte c’est d’obtenir l’alternance politique en 2020, ils n’ont pas pour mission de s’aligner derrière un quelconque candidat de l’opposition ou de lui apporter leur soutien.

Pour Prof. David Dosseh, 1er porte-parole du Front, le seul rôle qu’ils peuvent jouer, en tant qu’acteurs de la société civile, c’est de lutter pour que le cadre électoral soit amélioré, afin que tous les candidats soient sur le même pied d’égalité.

« Nous estimons qu’au sein de l’opposition il y a des valeurs. Chaque candidat va se battre pour permettre au peuple togolais d’obtenir sa liberté. Mais en tant qu’organisation de la société civile, ce que nous comptons faire, c'est de veiller à ce que tous ceux qui se réclament de l'opposition puissent travailler d’une certaine manière afin de mutualiser leurs forces sur le terrain. Le Front Citoyen Togo Debout ne s’alignera derrière aucun candidat de l’opposition », a-t-il souligné.

Prof David Dosseh estime que c’est au peuple togolais de faire son choix dans les urnes. « Nous estimons qu’aujourd’hui, il y a plusieurs candidats des forces démocratiques qui se sont prononcés, une fois que les candidatures seront validées, il reviendra au peuple togolais de choisir. Le FCTD ne donnera aucune consigne de vote », a-t-il conclu.

Godfrey Akpa

 

 

Présidentielle 2020/ Prof. David Dosseh: « Le FCTD ne donnera pas de consigne de vote »

 

La une des journaux parus ce jeudi 16 janvier 2020

Plusieurs sujets sociopolitiques font la une des journaux parus dans les kiosques ce jeudi matin.

« Processus électoral vicié : Les Forces du consensus démocratique dénoncent des distorsions juridiques », titre le quotidien Liberté à sa une. « Des manifestations de contestation annoncées », poursuit le confère.

Le journal jugé proche de l’opposition dézingue le prochain sommet sur le trafic des faux médicaments qui se tiendra les 17 et 18 janvier à Lomé. Selon le quotidien Liberté, cette rencontre à laquelle plusieurs chefs d'Etat africains prendront part n’est que du « folklore, gaspillage de fond en perspective, diversion …»

« Aux grands maux, les grands remèdes : L’entêtement du régime pousse les Forces du consensus démocratique à reprendre les manifestations populaires », affiche Le Changement. L’hebdomadaire évoque également dans ses colonnes, « les atouts de Messan Agbéyomé Kodjo » pour le compte de l'élection présidentielle en vue.

« Présidentielle 2020 : Les soutiens d’Agbéyomé Kodjo se manifestent », informe Le Bâtisseur.

Au moment où le journal Wara Les Vainqueurs proclame Faure Gnassingbé « favori » parmi les « neuf candidats dans les starting-blocks », l’hebdomadaire La Nouvelle Tribune, lui, évoque « ce qu’il faut craindre » à la présidentielle de 2020.

Godfrey Akpa

 

 

La une des journaux parus ce jeudi 16 janvier 2020

 

Négociations ACP-UE : Robert Dussey a échangé avec Samira Rafaela

Le chef de la diplomatie togolaise, Robert Dussey, a échangé avec Samira Rafaela, membre du parlement européen dans le cadre des négociations ACP-UE en cours.

Samira Rafaela a confié avoir eu un échange productif avec le ministre togolais des Affaires étrangères, également négociateur en chef des pays ACP. Selon la diplomate, l’UE et l’Afrique ont un énorme potentiel partagé. Et elle compte travailler bientôt sur un partenariat plus équitable.

Pour rappel, les pays d'Afrique, Caraïbes et Pacifique sont signataires avec l'UE des accords de Lomé et de Cotonou. Il s’agit d’un accord commercial entre la Communauté économique européenne (CEE) et les 46 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.

En termes de bilan, le négociateur en chef Robert Dussey a confié que l’accord de Cotonou qui a relayé les Conventions de Lomé dans l’histoire du partenariat ACP-UE est globalement positif en matière d’aide au développement.

Cependant, a-t-il poursuivi, il n’a pas tenu ses promesses sur le plan des échanges commerciaux, des investissements et du progrès économique.

« Le commerce bilatéral entre les ACP et l’UE est aujourd’hui largement déséquilibré au profit de l’Europe. Cette vérité de fait, on n’a pas besoin d’être un économiste ni sortir de l’Université de Harvard pour le savoir. Mieux, les deux parties ont conscience de cette vérité », a indiqué le ministre togolais des Affaires étrangères.

Selon les informations, l’accord qui prend compte les négociations en cours s’achève février prochain. Le futur accord touchera plusieurs domaines notamment la démocratie et les droits de l’homme, la croissance économique et l’investissement, le changement climatique, l’éradication de la pauvreté, la paix et la sécurité, la migration et la mobilité

 

 

Négociations ACP-UE : Robert Dussey a échangé avec Samira Rafaela

 

Le ministère de la Justice satisfait de son bilan 2019

Le ministère de la Justice a exécuté à 100% les activités inscrites dans sa lettre de mission au titre de l’année 2019. C'est en tout cas, ce qu'indiquent les premiers responsables de ce ministère dans le bilan de l'année 2019 présenté à la presse ce mercredi.

Le ministère de la Justice, se félicite entre autres, de la création de cinq nouvelles maisons de justice, de la finalisation de la construction du tribunal de Sokodé, du vote du nouveau code de l’organisation judiciaire, de l’opérationnalisation du tribunal de commerce de Lomé, et de la tenue d’audiences publiques permettant de traiter un nombre considérable de litiges, ainsi que de la poursuite de la réforme du système carcéral ou l’actualisation de la Politique Nationale de la justice (PNJ).

Ce ministère dit avoir lancé au cours de l’année 2019, deux concours de recrutement d’auditeurs de justice et de greffiers, ainsi que des délivrances foraines de certificats de nationalité à différentes couches de la population.

Le département annonce aussi la concession de 25% de parts de marchés publics aux jeunes et femmes entrepreneurs, conformément aux instructions du Président de la République, Faure Gnassingbé.

En termes de perspectives, notamment pour l'année 2020, le ministère dirigée par Pius Agbetomey compte opérationnaliser les maisons de justice nouvellement créées, mettre en œuvre la nouvelle organisation judiciaire, et procéder à l’élaboration du nouveau code de procédure pénale.

Le ministère de la Justice a réaffirmé son engagement à poursuivre les efforts pour relever les défis juridiques et judiciaires pour faire face au foncier au Togo.

Raphaël A.

 

 

Le ministère de la Justice satisfait de son bilan 2019

Nourredine Aboubacar sauve Agoè d’un drame

N’eût été le courage de Nourredine Aboubacar, Agoè, banlieue nord de Lomé, serait victime d’un drame qui pourrait plonger tout le pays dans l'émoi.

Le 8 janvier dernier, l’ancien station-service Shell Agoè, rebaptisée T-Oil prenait feu. Pris de panique devant le feu, le personnel prenait déjà la clé des champs.

Nourredine Aboubacar, très courageux garçon, descendit de sa moto, puis à l’aide des extincteurs dont disposait déjà la station-service, a pu arriver à maîtriser le début d’incendie. Le brave garçon sera aidé plus tard par un pompiste.

Le jeune Togolais, grâce à cet acte courageux, a pu, non seulement sauver cette station-service du pire mais aussi les habitations environnantes. Car on se rappelle encore des pertes en vies humaines et des dégâts importants causés en octobre 2017, par l’explosion d’une station-service à Accra, au Ghana voisin.

Edem A.

 

 

Nourredine Aboubacar sauve Agoè d’un drame

 

Eric Dupuy : « Le langage de la candidature unique de l’opposition est démobilisateur »

Intervenant ce jeudi sur les ondes de Radio Victoire Fm, dans l’émission Audi-Actu, Eric Dupuy de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) est revenu sur le choix d’Agbéyomé Kodjo comme étant candidat unique de l’opposition. Il a désapprouvé la démarche de Mgr Kpodzro ayant conduit à la désignation de l’ancien Premier ministre.

Pour le Secrétaire national à la communication de l’ANC, le débat autour de la candidature unique est complètement stérile et futile. Même l’idée de la candidature unique de l’opposition est totalement « saugrenue ». Et cela créé la confusion et démobilise les Togolais.

Le bras droit de Jean-Pierre Fabre ne comprend toujours pas pourquoi l’on parle encore de candidature unique de l’opposition alors que le scrutin uninominal à deux tours est désormais un acquis.

« Au lieu de nous organiser pour que les gens aillent voter massivement et que l’alternance soit une réalité, nous nous sommes en train de nous diviser sur le sexe des anges. Pour moi, il n’y a pas une question de personne. Car, nous avons toujours dit depuis très longtemps que nous sommes pour une pluralité de candidature de toute l’opposition de manière à ce que les populations puissent choisir leur candidat unique au premier tour et que toutes les forces démocratiques se retrouvent derrière ce candidat au deuxième tour. C’est ce qui se passe d’ailleurs dans toute démocratie.

Malheureusement, cette idée folle et saugrenue de la candidature unique de l’opposition a semé la zizanie au sein du peuple togolais. Le langage de la candidature unique de l’opposition est démobilisateur. Car en continuant par tenir ce langage, nous sommes en train d’ouvrir une voie très large au régime en place », a souligné Eric Dupuy.

Et de poursuivre : « Du moment où il y a un seul candidat de l’opposition et un seul candidat du pouvoir, le débat se résume à un seul tour. C’est comme si nous demandons en même temps une chose et son contraire. C’est saugrenu ».

Selon lui, c’est totalement « inadmissible » que dans un pays où prône la démocratie, une « tierce personne » s’arroge le droit « d’imposer son candidat à l’ensemble de la classe politique togolaise ».

Au passage, Eric Dupuy précise que les candidats Agbéyomé Kodjo et Jean-Pierre Fabre ne sont pas des « ennemies ». Il estime que le courant passe bien entre les deux leaders politiques.

Suivez plutôt !

 

 

Eric Dupuy : « Le langage de la candidature unique de l’opposition est démobilisateur »

 

Présidentielle 2020 : Mme Adjamagbo-Johnson nommée « porte-parole » du candidat Agbéyomé Kodjo

Les choses se précisent au sein du staff du candidat unique de l’opposition, Dr Agbéyomé Kodjo. Dans un communiqué rendu public ce jeudi 16 janvier 2020, l’ancien Premier ministre a désigné Mme Adjamagbo-Johnson comme son porte-parole dans le cadre de l’élection présidentielle en vue. Bonne lecture !

ORGANISATIONS MEMBRES DE LA DYNAMIQUE MONSEIGNEUR PHILIPPE FANOKO KPODZRO


COMMUNIQUÉ N°002

Il est porté à la connaissance de toutes les militantes et militants des formations politiques membres, des membres associés, des partenaires, des organisations et associations de la société civile, de toute la population togolaise ainsi que de tous les sympathisants de la dynamique entreprise sous l’égide de Monseigneur Philippe KPODZRO pour l'alternance politique au Togo en 2020, que Madame Brigitte Kafui ADJAMAGBO-JOHNSON est nommée ce jour, en qualité de Porte-Parole du candidat unique de l’opposition Monsieur Agbéyomé Messan KODJO.


Subséquemment, le candidat Agbeyomé Messan KODJO demande à toutes les formations politiques membres, à tous les membres associés, à tous les partenaires, à toutes les organisations et associations de la société civile, à tous les sympathisants ainsi qu’à toutes les forces vives du pays, de bien vouloir diligemment apporter leurs entiers soutiens et leurs pleines contributions à la réussite et à la sérénité de la mission de Porte-parole pour laquelle est nommée Madame Brigitte Kafui ADJAMAGBO-JOHNSON.

La présente nomination prend effet à compter de ce jour.

Fait à Lomé, le 16 janvier 2020

SIGNE

Le candidat Unique de l’opposition

Agbeyomé Messan KODJO

 

 

Présidentielle 2020 : Mme Adjamagbo-Johnson nommée « porte-parole » du candidat Agbéyomé Kodjo

 

Les populations de la commune de Barkoissi en colère

La tension monte dans la nouvelle commune de Barkoissi (600 km au nord de Lomé, préfecture de l'Oti). Les populations de cette localité sont actuellement en colère. Elles demandent aux autorités de bitumer le tronçon Kara-Dapaong.

Jeudi matin, c'est toute la commune qui était sortie pour exprimer son ras-le-bol et dénoncer l’indifférence notoire des autorités du pays. Ces populations dénoncent l’état délabré de la voie Kara-Dapaong qui traverse leur nouvelle commune, et qui devient très poussiéreuse en ces périodes d’harmattan (dans la partie septentrionale du pays).

Pour attirer l’attention des autorités sur la situation, les habitants de cette commune ont tout simplement bloqué la circulation hier. Ils ont immobilisé tous les véhicules qui passaient et obstrué la voie avec de grosses pierres et des pneus usés.

« On ne veut plus se laisser faire. Cela fait longtemps que nous attirons l’attention des autorités, mais toujours rien. Il nous revient maintenant d’agir pour leur faire comprendre qu’on souffre trop ici à cause de la poussière, surtout en ces périodes d’harmattan », a lancé un manifestant.

Notons que la commune de Barkoissi est l’une des localités d'où viennent plusieurs barrons du régime RPT-UNIR. Le député Noël De Poukn ne dira pas le contraire.

Après 50 ans de gouvernance, cette localité est devenue un véritable cachot de désespoir.

Godfrey Akpa

 

 

Les populations de la commune de Barkoissi en colère

 

Présidentielle 2020 : Agbéyomé Kodjo reçoit de nouveau un soutien

Bien que décrié par certains de ses camarades de l’opposition, ainsi qu’une frange partie des Togolais, Agbéyomé Kodjo, désigné candidat unique des forces démocratiques du Togo par Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, continue par enregistrer des soutiens pour la présidentielle de février prochain.

Le mouvement des indépendants Pour la Citoyenneté Togolais (PCT), dans un communiqué rendu public ce jeudi 16 janvier 2020, « apporte officiellement » son soutien à l’ancien Premier Ministre pour la présidentielle en vue.

« A cet effet, il appelle toutes les populations togolaises, profondément désireuses d'une alternance démocratique dans ce pays, d'œuvrer chacun à son niveau pour l'aboutissement de cette alternance », précise KOLANI Bineng Gaston, le Porte-Parole du PCT.

Malgré que le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) soit rejeté par certains opposants comme étant le candidat unique choisi par l’Archevêque émérite de Lomé, il bénéficie quand même des soutiens au sein de l’opposition.

On peut citer la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), dont la secrétaire générale Brigitte Adjamagbo-Johnson vient d’être désignée Porte-Parole d’Agbéyomé Kodjo. A cette liste on peut également retrouver Soter-Caius Dotégan Dovi, les Démocrates Socialistes Africains(DSA), etc.

Edem A.

 

 

Présidentielle 2020 : Agbéyomé Kodjo reçoit de nouveau un soutien

 

L’OTR met en place le e-foncier pour procéder aux formalités foncières

E-foncier, la nouvelle plateforme digitale de l’Office togolais des recettes (OTR) a été lancée ce 16 janvier à Lomé, au siège de cette régie financière. Dédiée aux notaires et aux géomètres, cette plateforme va permettre de dématérialiser les procédures foncières et contribuer à l’amélioration du climat des affaires.

Cette nouvelle plateforme digitale, en effet, rendra la tâche un peu plus aisée aux notaires et géomètres. Selon le commissaire des Impôts à l’OTR Adoyi Essowavana, ce nouveau service permettra aux partenaires tels que les notaires et les géomètres de procéder à toutes les formalités sans se déplacer.

« Aujourd’hui avec le e-foncier, le notaire n’a pas besoin de se déplacer. Il fait la réquisition en ligne, le droit est liquidé par l’administration fiscale aussi en ligne, il a l’information et procède aussi au paiement en ligne, l’administration a aussi l’information automatiquement après le paiement. A partir de ce moment, l’administration fiscale procède aux formalités de mutation totale », a-t-il ajouté.

A en croire le commissaire Adoyi Essowavana, le requérant peut donc passer aux bureaux de l’OTR retirer son titre foncier en un temps record. Dans l’espace de 3, 4 ou 5 jours.

Du son côté, Me Tsolégnanou Koffi, Président de la Chambre nationale des Notaires du Togo, salue une innovation « qui va impacter la position du Togo dans le classement de la Banque mondiale », « un outil efficace » qui va rendre leur travail encore plus aisé.

Edem A.

 

 

L’OTR met en place le e-foncier pour procéder aux formalités foncières

 

Togo : Réouverture prochaine de la Prison d’Agombio, un Goulag sous les tropiques.

L'Alternative
Faure Gnassingbé suit les traces de son criminel de père. Il va rouvrir la tristement célèbre prison d’Agombio, un lieu inhumain où le sinistre Etienne Éyadema alias Gnassingbé envoyait ses opposants politiques se faire torturer et abuser avant de les disparaître à jamais. La présence de ce lieu sordide et les histoires de cruauté et de la sauvagerie du régime sanguinaire d’Éyadema ont été révélées aux Togolais lors de la Conférence Nationale Souveraine dans les années 90 | Photo : RT

Les signes d’un recul en matière de droits de l’homme sont de plus en plus visibles au Togo sous le règne éternel de Faure Gnassingbé. Lors du dernier passage du gouvernement togolais devant les instances des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, il a été clairement demandé aux autorités de Lomé la fermeture sans condition de la prison civile de Lomé qui ne répond plus en rien aux critères d’une maison carcérale. Quelques mois après le retour de Genève, aucune décision n’est toujours prise pour la prison civile de Lomé. Bien évidemment, on ne ferme pas une prison de plus de 4000 voire 5000 détenus en un mois.

En parvenant au pouvoir au prix du massacre d’un millier de ses compatriotes, selon un rapport de la FIDH, Faure Gnassingbé a inauguré un cycle de violences politiques et de violations systématiques des droits de l’homme. La répression aveugle des manifestations des partis politiques de l’opposition et de la société civile, les restrictions en termes de libertés de manifestations, les bastonnades de tous genre, les expéditions punitives, les assassinats de mineurs et d’élèves, parfois à bout portant par les militaires, les bavures dans la lutte contre le carburant de contrebande, sont devenus des faits ordinaires. Ces dérives se sont amplifiées depuis les évènements du 19 août 2017 et la répression d’abat exclusivement sur des communautés cibles, notamment à Sokode, Agoè-ZongoBafilo, Mango, Kpalime-Zongo etc.

Dans ces localités, des militaires déployés en masse continuent de se livrer à des exactions dans l’impunité et le silence total. La stratégie de la terreur est en marche et Faure Gnassingbé, c’est l’homme qui gouverne avec une main de fer dans un gant de velours. Plus l’envie de s’éterniser au pouvoir est grande, plus tous ceux qui veulent se mettre au travers de cette ambition maladive sont réduits à néant. Le locataire de la Marina ne blague pas avec le fauteuil présidentiel, même si certains naifs de la scène politique continuent de baigner dans leurs illusions.

Pour y rester le plus longtemps possible, tous les moyens sont bons, y compris la réouverture prochaine d’une prison de triste mémoire, un lieu lugubre comparable au camp Boiro en Guinée Conakry sous Ahmed Sekou Touré ou aux goulags en Russie au temps du règne absolu de Staline. Réouverture prochaine du camp de concentration de Kazaboua-Agombio, symbole d’un durcissement du régime L’idée de la réouverture de ce camp de redressement remonte au mois de mars 2014. A l’époque, un certain Christian Trimua, alors Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Justice, chargé des Relations avec les Institutions de la République, accompagné du Directeur général de l’Administration pénitentiaire et de la réinsertion et d’un officier des FAT, s’étaient rendus sur le site situé entre Agombio et Kazaboua pour visiter les vestiges. A cette époque, des rumeurs faisaient déjà état de la réhabilitation de ce site. Elles se sont révélées des clameurs depuis quelques mois. En effet, ce site qui symbolise la terreur du règne de Gnassingbé Eyadema, est entièrement réhabilité. Les travaux ont été dirigé dans la discrétion par les FAT et supervisés personnellement par le ministre de la Défense et des Anciens combattants Faure Gnassingbé qui, selon plusieurs sources, se serait déjà rendu par deux fois sur le site. « La prison est totalement reconstruite avec à certains endroits des cellules VIP. Le site est gardé en permanence par les militaires », nous a confié une source sous le sceau de l’anonymat, qui ajoute ne pas savoir les tenants et aboutissants de ce projet. Pour la petite histoire, sous le règne du parti unique et sans partage du général Gnassingbé Eyadema, il a été créé dans cette localité entre les villages Kazaboua et Agombio dans la préfecture de Sotouboua, un camp de redressement où plusieurs dizaines de Togolais (les chiffres sont toujours inconnus) ont été déportés, torturés jusqu’à ce que mort s’en suive.

Il suffisait de s’opposer au règne du timonier ou d’être soupçonné de déloyal pour se retrouver dans cet enfer sur terre. Les gens étaient non seulement détenus, mais aussi contraints à faire des travaux forcés dans les champs avec l’argument selon lequel l’Etat n’avait pas les moyens de nourrir les prisonniers. L’horreur de cet lieu a été révélée dans un rapport terrifiant de la CNDH a l’époque avec pour titre « La stratégie de la Terreur ». Ce rapport accablant et terrifiant produit par la CNDH, une institution mise en place par le régime lui-même, a mis en relief les pires tortures et atrocités qui étaient infligées aux détenus à cet endroit.

Ce centre de concentration et de redressement, symbole de toutes les exactions était placé dans un premier temps sous les ordres du général AkawiluSizingWalla, à l’époque jeune officier et plus tard du colonel Atoeme, lui aussi jeune officier. Les survivants de cet enfer ont décrit à la Conférence Nationale Souveraine et devant les caméras du monde entier les pires traitements inhumains et dégradants dont ils étaient victimes. Agombio dans la préfecture de Sotouboua et Otadi dans le Wawa furent les pires endroits de torture sous le règne du général Gnassingbé Eyadema. Le rapport de la CNDH sur cet enfer sur terre peut toujours être remis à l’ordre du jour pour ceux qui n’ont pas entendu parler de ces sinistres endroits.

Le fait même de réhabiliter le camp de redressement de Kazaboua Agombio est un symbole de la nature répressive que prend le régime de Faure Gnassingbé. Pourquoi remettre en était cette prison maintenant? Est-ce une alternative à la prison civile de Lomé dont la fermeture est exigée par les Nations Unies ou le locataire de la Marina mijote une opération dont lui seul connait les secrets? Selon des sources concordantes, Faure Gnassingbé dont le 4è mandat tant recherché est sous le feux des critiques, envisagerait une fois frauduleusement réélu une lutte sans merci contre la corruption, histoire de sacrifier quelques barons à qui lui-même a permis de s’enrichir, pour calmer la colère des partenaire mais aussi dans l’espoir de décrocher le MCC. Il serait alors envisagé la mise en accusation de quelques voleurs de la République, à l’image de ce que fait actuellement Ali Bongo Ondimba dans son entourage. Dans cette optique, plusieurs dossiers sont actuellement diligentés par la fameuse HAPLUCIA.

Les barons qui seront ciblés par cette opération mains propres risquent de se retrouver dans cette nouvelle prison à Kazaboua-Agombio surtout que plusieurs cellules VIP sont construites à l’intérieur. Il n’est donc pas exclu que parmi ceux qui se sont vachement enrichis et se battent actuellement pour la réélection frauduleuse de Faure Gnassingbé, certains se retrouvent demain à Agombio loin de leurs familles, leurs résidences de luxe, leurs maitresses, leurs milliards et leurs voitures de luxe. En attendant que ces informations se confirment, il impérieux que les organisations des droits de l’homme, les politiques et les leaders d’opinion s’insurgent et alertent l’opinion nationale et internationale sur le danger de la réouverture de cette prison, symbole des pires formes de traitement inhumains et dégradants. Que ferait l’opinion internationale si d’aventure un dirigeant allemand ou polonais choisit de rendre opérationnel le camp Auschwitz ou les goulags? Agombio était un goulag sous les tropiques, et ne serait-ce pour ça, il est impensable qu’on puisse rouvrir cette prison.

FerdiNando

Source : L’Alternative

 

 

Togo : Réouverture prochaine de la Prison d’Agombio, un Goulag sous les tropiques.

 

Togo, Cour d’appel de Lomé : Quand le Procureur général Gnambi Garba Kodjo passe outre un acte d’appel et fait déloger des citoyens

Liberté Togo
gnambi garba kodjo juge vereux cour appel lome togo
Le procureur véreux Gnambi Garba Kodjo (insertion, haut, gauche) dans ses œuvres | Infog : La Nouvelle

Les affaires civiles sont-elles désormais la chasse gardée du Procureur général près la cour d’appel de Lomé ? Et même si, les dispositions légales auraient-elles changé pour permettre à un magistrat, fut-il Procureur général, d’escalader un acte d’appel consécutif à un jugement et faire déguerpir un citoyen ? La gangrène judiciaire continue de s’étendre dans le silence du ministre de la Justice, Pius Agbétomey.

Si c’était un simple juge qui se rendait coupable de l’acte auquel nous avons été confronté, il est certain que ce magistrat serait accusé d’avoir violé la déontologie du métier de juge. Mais quand certains juges sont parachutés à des postes du fait de la politique, leur culpabilité, bien que démontrée, est souvent banalisée.

Mardi 27 septembre 2019, quartier Agoè. Trois huissiers accompagnés des forces de l’ordre débarquent au domicile de Ahiandjipe Komlan, fils de dame Awouilla Hanou qui aurait acquis la parcelle dans les années 80. Ils ont fait sortir les occupants au motif que la justice aurait tranché en défaveur du propriétaire de l’immeuble. Mais après que la Gendarmerie a écouté, documents à l’appui le sieur Ahiandjipe Komlan et deux autres familles, les gendarmes eux-mêmes ont aidé ces familles à réintégrer leurs domiciles.

Près de trois semaines après l’incident, des agents de la DCPJ embarquèrent M. Ahiandjipe Komlan dans la rue, direction la cour d’appel, dans les bureaux de Gnambi Garba Kodjo, Procureur général. Ce dernier lui reprocherait d’avoir réintégré son domicile avec l’aide de la gendarmerie. Et, comble de l’étonnement de la part d’un juge, Gnambi Garba demanderait au sieur Ahiandjipe Komlan de négcier avec la partie adverse, selon ce que nous avons appris.

Mais à la prochaine rencontre dans les bureaux de gnambi Kodjo Garba, celui-ci aurait référé les parties à son 1er Substitut, le juge Bidassa Symphorien qui ne voulait rien entendre, sinon que la partie adverse détiendrait les papiers prouvant qu’elle a gagné tous les procès jusqu’à la cour suprême. Le 1er Substitut aussi a réitéré le besoin de négociation c’est-à-dire que Ahiandjipe accepte de redonner à la partie adverse la moitié du lot acquis). Mais quand enfin ce juge a pris la peine de regarder les documents du sieur Ahiandjipe Komlan, il aurait demandé que tout le monde « mette la balle à terre ». Parce qu’il aurait vu l’acte d’appel toujours pendant devant la cour d’appel. Ce que son supérieur, le Procureur général refuse d’admettre. Pourquoi ?

Peu de temps après la rencontre, une autre convocation, toujours du Procureur général, mais plus menaçante, est adressée au sieur Ahiandjipe. Le procureur général le menacerait d’arrestation au cas où il ne déguerpissait de sa propre maison. A son avocat, le Procureur général aurait dit qu’il devrait sortir de la maison, puis demander une réintégration. Comme si Gnambi Garba devrait accomplir coûte que coûte une mission d’honneur, pour on ne sait qui ! La partie adverse, pour convaincre le Procureur, aurait sorti une attestation de non appel N°624/19 datant du 25 octobre 2019 et signé par N’Wini Lantam, pour le greffier en chef de la cour d’appel.

A peine le sieur Ahiandjipe Komlan se préparait à sortir que la partie adverse a envahi la maison, et loué presque toutes les chambres. C’était le 15 novembre 2019. La Procureur a été mis au courant, mais n’aurait pas réagi. Et depuis, le sieur Ahiandjipe se démène pour réintégrer sa maison.

Et si les accusations contenues dans une certaine plainte étaient justifiées ?

Nous avons pu mettre la main sur l’acte d’appel dont parle le sieur Ahiandjipe Komlan. Tout comme le jugement N°4287/2011 du 2 décembre 2011. Effectivement, il existe et porte les noms d’acquéreurs dont dame Awouilla Hanou en tête. Il a été formulé le 27 juillet 2012 à 10heures 30 minutes.

« Pour : attendu que l’objet de l’appel est de demander à la Cour, tant pour les motifs exposés devant le premier juge que pour ceux qui seront exposés devant la Cour, d’infirmer le jugement entrepris et voir décharger les appelants des dispositions prononcées contre eux. En la forme, voir recevoir l’appel ; au fond, voir mettre à néant le jugement émendant, voir décharger les appelants des dispositions prononcées contre eux par ledit jugement… ».

Mais le fait que le Procureur général, Gnambi Kodjo Garba ait décidé d’aller jusqu’au bout de sa mission, trouverait son explication dans la plainte formulée par des acquéreurs et transmise à la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) contre la partie en faveur de laquelle le Procureur général se range. Dans cette plainte que nous avons relayé, on lit : « …les acquéreurs et leurs venderesses auraient appris que le juge Assogbavi Komlan aurait reçu trois millions FCFA pour intervenir illégalement dans cette affaire. Les maisons dans lesquelles les acquéreurs habitent depuis plusieurs décennies et dans lesquelles leurs venderesses habitent plus de deux siècles sont partagées à des gens influents et à des acteurs de justice pour être dans leurs bonnes grâces. Ceci a abouti au jugement N°1028/97 et à l’arrêt N°23/2005…Les susnommés ont dit à Togbui Eklou Koffi Awouya qu’ils ont donné deux millions au Procureur général, qu’il peut tout faire, il ne reviendra jamais dans son palais… ». Et d’autres révélations encore que la HAPLUCIA a le devoir moral de creuser pour faire éclater toute la vérité ainsi que les noms des juges impliqués.

Voilà comment le parquet général de la cour d’appel se permet de passer outre un acte d’appel qui devra statuer à nouveau sur un jugement inique, et met dans la rue de pauvres acquéreurs de bonne foi. En 2013, Gnambi Kodjo Garba assurait : « soyez rassurés qu’iln’y aura pas de justice juste pour les riches et injuste pour les pauvres, elle sera la même, que vous soyez grand ou petit, riche ou pauvre ». Nous y sommes.

Nous avons écrit au Procureur général et demandé ce qui suit : « Est-il vrai que vous auriez fait expulser le sieur Ahiandjipe Komlan de sa maison en vous basant sur une certaine attestation de non appel alors qu’il aurait fait appel du jugement 4287 du 2 décembre 2011 depuis 2012 » ? Après nous avoir demandé notre identité, il nous a ainsi répondu : « Si tant est qu’il a relevé appel, il peut juste demander une ordonnance de réintégration. Avec les preuves d’un tel appel, le président de la cour ordonnera sa réintégration ». Et pourtant, lui-même et son premier Substitut Bidassa ont bien vu l’acte d’appel, raison pour laquelle celui-ci a demandé que la balle soit mise à terre. Mais celui-là a maintenu sa demande de déguerpissement à l’endroit du sieur Ahiandjipé Komlan. Aujourd’hui, la maison a été louée à des Nigerians et l’ordonnance de réintégration semble s’identifier à un parcours de combattant, puisque deux mois viennent de s’écouler et le propriétaire peine à être réintégré par une ordonnance.

Que se serait-il passé si c’était un juge lambda qui se rendait coupable d’une telle légèreté ? Légèreté en ce sens que le juge a bien vu l’acte d’appel datant de 2012 et l’acte de non appel datant d’octobre 2019. On se demande pourquoi lui, Procureur général, n’a pas tenu compte des preuves d’appel et c’est au président de la cour de le faire ? Certains juges semblent bénéficier de l’absolution au sein du corps judiciaire au Togo. N’est-ce pas, messieurs le ministre de la Justice et le président du Conseil supérieur de la magistrature ?

Abbé Faria

Source : Liberté N°3081 du Mardi 14 Janvier 2020

 

 

Togo, Cour d’appel de Lomé : Quand le Procureur général Gnambi Garba Kodjo passe outre un acte d’appel et fait déloger des citoyens

 

Togo : Faure Gnassingbé…comme son père

Liberté Togo
eyadema et faure gnassingbe togo
Etienne Eyadema Gnassingbé et son rejeton de fils Faure Essozimna Gnassingbé | Infog : 27avril.com

« Un seul mauvais exemple, une fois donné, est capable de corrompre toute une nation, et l’habitude devient une tyrannie » (Voltaire)

Plusieurs jours durant, les partisans de Faure Gnassingbé avaient envahi les rues pour implorer leur champion à rempiler pour un quatrième mandat sous prétexte qu’il serait le seul à avoir une vision pour le Togo et qui peut apporter le bonheur aux Togolais et que de fait, il devrait poursuivre et parachever son œuvre salutaire. Comme s’il ne savait rien de cette mise en scène dont il est pourtant le chef d’orchestre, Faure Gnassingbé annonce qu’il accepte l’appel de ses militants. « J’ai été informé du souhait des militants de me voir porter encore les couleurs de notre parti à l’élection présidentielle. J’ai remercié et en toute humilité, j’ai accepté tout simplement », a-t-il déclaré, sous un air candide.

C’est le même stratagème qu’avait utilisé le père qui lui avait permis de régner pendant 38 ans à la tête du Togo. On se souvient de ces grands-messes et kermesses qui drainaient dans les rues les partisans du pouvoir qui lisaient des motions pour louanger le président et fustiger vertement les opposants soumis à un lynchage médiatique. Les marches de soutien sont organisées à travers tout le pays à la veille de chaque échéance électorale pour supplier Eyadema à se porter candidat pour un nouveau mandat. Mine de rien, il prétendait que lui-même qu’il ne voulait pas rester au pouvoir et c’est le peuple qui l’a obligé.

En 2002, les populations instrumentalisées avaient battu le pavé plusieurs semaines durant pour réclamer la révision de la Constitution pour obtenir une prolongation du règne de Gnassingbé père, comme on en voit en Guinée. Prétextant que ce sont les Togolais qui l’ont exigé, la constitution a été tripatouillée pour instituer la présidence à vie à Eyadema qui mourra de sa propre mort au pouvoir en 2005.

Dès son avènement au pouvoir Faure Gnassingbé s’était affublé du titre de « l’homme nouveau, esprit nouveau » laissant croire qu’il était différent de son géniteur. « Lui c’est lui, moi c’est moi », avait-il proclamé à l’époque. Il avait donné l’impression qu’il a tracé une ligne de démarcation entre ce qui faisait au temps de son père et ce qui devait se faire sous son magistère et les marches de soutien étaient une histoire ancienne.

Mais chasser le naturel, il revient au galop. La quête du quatrième mandat a été l’occasion pour Faure Gnassingbé pour ressusciter les marches de soutien. Outre ces vieilles pratiques, des dons, des sacs de riz, des fournitures scolaires et autres gadgets portant l’effigie de Faure Gnassingbé sont distribués grassement aux populations. Une manière pour le pouvoir d’acheter les consciences. Offrir de la nourriture et des gadgets à des personnes qu’on affame et qu’on appauvrit, qu’on méprise et à qui on enlève tout rêve et toute dignité, est tout de même insultant et révoltant

Avec la résurgence des marches de soutien, il est fort à craindre que Faure Gnassingbé ne meure au pouvoir comme son père. Quand il aura bouclé ses deux autres mandats en 2030, les mêmes personnes qui aujourd’hui prennent d’assaut les rues aujourd’hui n’hésiteront pas à nouveau monter au créneau pour exiger la révision de la Constitution pour permettre à Faure Gnassingbé de se représenter. Comme l’homme est accro du pouvoir, on ne sera pas surpris qu’il cède aux chants de sirène de ses partisans.

Médard Ametepe

Liberté N° 3079 du Vendredi 10 Janvier 2020

 

 

Togo : Faure Gnassingbé…comme son père

 

Togo 2020… Le Changement

Pierre S. Adjété
togo heure de changement
Illustration : DR

Que le changement démocratique n’échappe plus au Togo en 2020. Entre Togolais, avec les hommes et les femmes du Togo, avec le concours des Amis du Togo et au moyen du Grand Pardon, aussi bien la Démocratie, la Réconciliation que le Développement du Togo doivent être clairement embrassés au soir du 22 février 2020, jour du scrutin électoral.

Cette fois-ci, il appartient aux Togolais de se donner les moyens éthiques et patriotiques du retour à la République. Les tergiversations antérieures doivent être abandonnées, et se doivent de l’être, pour regagner le chemin de l’honneur, de la dignité et de la fierté de tous. Une voix aussi large que chacune et chacun doit pouvoir y trouver sa place.

Il n’y a pas lieu de s’y méprendre : le chemin du retour à la République au Togo est parsemé d’embûches diverses, la plus importante étant les citoyens du Togo eux-mêmes. L’acte du Togo nouveau, l’amorce d’un Togo démocratique commence véritablement par la conscience d’une réconciliation.

Plus qu’une conscience, la Réconciliation au Togo est un devoir républicain. En la réconciliation se retrouve la gestion de ce Togo fragile de son hideux et affreux passé de violence institutionnelle. Sans aucune naïveté, le passage du Togo à la Démocratie dans une nécessaire phase de transition politique, et même au-delà, ce passage peut se faire sans que des vies humaines soient encore fauchées.

La puissance détentrice du pouvoir au Togo, nous le savons tous : c’est l’armée togolaise, ce sont les forces armées et de sécurité au Togo aux ordres du pouvoir incarné par la Présidence de la République. Cette volonté partagée entre Faure Gnassingbé et les Forces armées togolaises d’épargner les vies innocentes en période électorale au Togo se doit d’être affirmée au-delà de toute peur.

Changement pour tous… Nous y tenons.

La vengeance n’est pas au programme du changement politique au Togo. Il reste un fait que le changement politique c’est véritablement l’alternance, la redéfinition et la mise en œuvre d’une alternative managériale au pouvoir actuel. Pour y parvenir, des concessions doivent être faites afin que le changement, légitime et indispensable au Togo, ne ressemble en rien à une chasse aux sorcières.

Dans le cas du Togo, et il est urgent de le rappeler, le changement intègre parfaitement la justice du Grand Pardon. Le changement au Togo demeure un accommodement politique raisonnable à édifier par les Togolaises et les Togolais, une garantie du vivre-ensemble malgré toutes fractures douloureuses, les isolements et les solitudes.

Une fois, encore, avant toutes les effervescences électorales, ayons la lucidité de préciser ce cadre général dans lequel tous les ayants cause à la soif du changement républicain perçoivent ce changement et son horizon rédempteur pour tous les citoyens du Togo, sans exception, sans discrimination. C’est probablement à ce prix que le changement n’échappera pas au Togo qui saura ainsi mettre son passé au service de son avenir.

Togo 2020, ce n’est rien d’autre que l’audace du changement salutaire et infalsifiable qui commencera par nous-mêmes et aboutira à nous-mêmes… Dès lors, la compétence du Grand Pardon est l’éthique du changement au Togo… D’ores et déjà, assumons un autre Togo… Tenons-y… Tenons bon…

PSA
Québec, Canada
[17 janvier 2020]
Pierre S. Adjaté (PSA)

 

 

Togo 2020… Le Changement

 

Chronique de Kodjo Epou : Y a-t-il un chef pour faire cesser la chasse aux Kotokoli?

Kodjo Epou
militaire armee de faure sokode togo
La soldatesque de Faure Gnassingbé qui terrorise lâchement les populations à bout de souffle dans le Tchaoudjo et l’Assoli dans le centre-nord du Togo | Photo : DR

C’est une réalité glaçante, au-delà de l’entendement humain, le traitement que subit l’ethnie Tem par les temps qui courent. Ces compatriotes du centre du pays sont partout traqués sur le territoire nationale. Le terme épuration ethnique n’est pas excessif. Une traque organisée, physique et psychologique, qui cache mal les mains de la hiérarchie militaire. Leur seul tort, lorsqu’on interroge, c’est d’être des Kotokoli. On les accuse à tort et à travers, tantôt de djihadisme, tantôt de parti enclin à l’insurrection. Les funestes inventions ne sont-elles pas la marque de toute dictature. Le quotidien de ces Kotokoli, à Tchaoudjo et dans l’Assoli, mais aussi dans les quartiers de forte concentration Tem (Zongo), dans nos préfectures, c’est un véritable calvaire fait d’enlèvements nocturnes, d’éprouvantes course-poursuite et d’horribles scènes de bastonnades. Les témoignages font froid dans le dos. Demain, l’on apprendra, stupéfait, que les mêmes victimes Tem, ont voté leur bourreau, avec un score brejnevien, pour son quatrième mandat. Ténébreux!

Nul n’a besoin d’être un Tchagbelé, un Boukari, un Ouro ou un Djobo pour avoir le cœur brisé face aux exactions que vivent les Kotokoli. Faure Gnassingbé et son armée, peuvent-ils au moins prendre la peine d’expliquer aux Togolais les raisons réelles qui motivent ces intrusions intempestives des FAT dans des localités ciblées, celles où résident les Tem? Certains Kotokoli sont obligés d’aller, les soirs, dormir en brousse, de peur d’être cueillis chez eux, dans leur sommeil, par des éléments de notre armée nationale. Des exilés politiques à l’intérieur des frontières de leur propre pays. La plupart sont des jeunes. On impute ainsi à toute une ethnie de militer au PNP ou d’avoir des liens de parenté avec son leader Tikpi Atchadam. Et, pire, d’avoir des penchants djihadistes. Depuis quand les musulmans togolais ont commencé à se radicaliser pour que, subitement, l’on découvre qu’ils constituent de potentiels menaces terroristes pour le pays?

Les Togolais sont assez intelligents pour ne pas pouvoir mesurer l’énormité de la fumisterie; personne ne gobe ces alibis farfelus qui correspondent plutôt au mode opératoire, à l’approche de chaque élection présidentielle, d’une dictature totalitaire surannée et exclusive. Déjà appauvris, sevrés du minimum vital dans leur région qui manque de tout et démunis de tout espoir d’un avenir meilleur, ces pauvres compatriotes sont en plus condamnés à fuir leurs domiciles; au total des innocents forcés de porter cette croix maléfique de l’extrémisme religieux et, dans la vallée de la mort, de se nourrir de racines sauvages et d’herbes crues, livrés à la merci de reptiles venimeux et d’insectes affreux. Leur condition est bien celle de citoyens envahis, pris en chasse, bannis, humiliés, celle d’êtres humains réduits à l’espèce animale sous prétexte d’un jihadisme imaginaire crée de toute pièce par un régime viscéralement tortionnaire qui continue de souiller allégrement notre sol. Cette situation inexplicable fait de ces jeunes Tem des vivants sans ressort accuses à tort, juste parce qu’on veut donner une crédibilité à la terreur qui a toujours constitue l’ADN de la monstrueuse politique de répression du régime.
violences gratuites des soldats de faure bafilo sokode togo
Traces de la violence gratuite des militaires sur les populations de Tchaoudjo | Photo : DR

Devant ces humiliantes guérillas orchestrées contre les Tem, que disent les cadres et élites de cette ethnie injustement frappée par une répression barbare? Omerta total, absolu ! « C’est leur problème » doivent-ils se dire ces elites Tem car, pour elles, « tant que mon pain est sauf, le reste est sans importance ». Difficiles à comprendre. Et même celui qui prétend être, selon son propre serment, le président de tous les Togolais, détourne le regard, n’ayant ses yeux que pour les arnaques à mettre en place dans le but de conserver le pouvoir. Notre président se mure dans un silence brut et violent, incapable de baser sa gouvernance sur le peuple, sur l’intérêt générale et sur des valeurs qui excluent la violente gratuite. Il nous dira, le 22 février, qu’il a remporté haut les mains la victoire à Sokodé, Kparatao, Bafilo et Kpalimé Zongo … Sans états d’âme et toute honte bue.

Seulement, lorsque de folles allégations circulent, en boucle, dans nos villes et campagnes, faisant état de ce que « ce sont les militaires kabyè qui violentent les Tem, les tabassent et violent leurs domiciles », ces allégations sont assez graves pour faire l’objet d’une gestion diligente ou susciter une prompte réaction du chef de l’État en vue d’un arrêt immédiat des exactions et des interprétations qu’elles charrient. L’inaction du chef suprême des armées le culpabilise. Soit il est de connivence avec les militaires qui terrorisent ces populations ou alors, il ne contrôle rien. Ces faits sont trop graves pour ne pas attirer l’attention. Le silence ne peut être du tout une option. Se contenter de dire que les descentes en pays Tem en question sont juste des patrouilles de routine donc, régulières, cela relève d’une ridicule campagne. Quel type de leader est celui-ci qui reste muet devant les situations qui mettent en danger la cohésion nationale?

Ailleurs, les mandats servent à quelque chose, à construire les ouvrages du futur. C’est différent au Togo, un pays gouverné dans le passé à coup de stupides promesses, de chimères: l’Hôpital de Référence Saint Pérégrin de Lomé, la ferme avicole moderne de Badja et toutes les premières pierres posées en fanfare, toujours sous terre, l’apprendront à leurs dépens. Au Gnassingbeland natal, la politique sociale marque le pas quand la violence politique prospère. Mais, parce que Faure Gnassingbé est venu au monde pour n’être que président, certains de ses concitoyens peuvent dormir à la belle étoile, même pas dans leur maison, en brousse, avec rats, varans et chauve-souris, exposés à tous les aléas de la nature qui dépouillent l’homme de tous les plaisirs de la vie. Quelle indignité! On n’en sortira jamais? Toutes ces années de gouvernance à la baïonnette, de révoltes mitraillées, de crises endeuillées, de descente en enfer, d’enfants assassinés, de commerces incendies, de mosquées vandalisées, brûlées, pour se retrouver, en 2020, face a quoi? A une forfaiture électorale comme celle dans laquelle sont engagés malfrats et neuneus?

La démocratie togolaise dégage une odeur de rance et le pays, pour détourner le danger qui rode, a besoin d’un commandant-en-chef qui sait/peut discipliner l’armée et engager son autorité personnelle sur les questions sensibles de la nation. A juger les choses par ce qu’on voit et entend, le Togo a, à sa tête, une autorité vendue au diable, périmée et éminemment incompétente, qui laisse son peuple cerné par des monstres habilles qui crachent des flammes et emportent des vies. Le Togo, on veut y croire, renaîtra de ses cendres. Tel le Phoenix. Quand et de quelle manière? Mystère et boule de shit. On sait, par contre, que le contrat social est un échec retentissant. A ce qu’il parait, être dans l’attente de ce jour où les Togolais pourront enfin vivre libres, c’est autant faire le pied de grue devant un cendrier ou une urne mortuaire. « Pleure, ô pays bien aime ». Quel gâchis!

Kodjo Epou
Washington DC
USA
Kodjo Epou

 

 

Chronique de Kodjo Epou : Y a-t-il un chef pour faire cesser la chasse aux Kotokoli?

Seite: | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20