NEWS


 

Agenda: 

 

 

 

Aktuelle Infos und Veranstaltungen
Seite: | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 
Et Yark met la main sur les 'poules' qui auraient tenté l’insurrection du 23 novembre 2019

Le Général Yark Damehame avait promis mettre la main sur les auteurs présumés de l’insurrection survenu dans la nuit du 23 novembre dernier, "comme des poules". 18 individus ont été présentés ce mardi 03 décembre 2019 comme étant les responsables de l’assaut contre les forces de l’ordre.

Selon la police nationale, ces 18 individus appartiennent à un groupe nommé « Tigre révolution ». Un clan supposé appartenir à un certain Touré Adidou, résidant en Belgique. A en croire le Lieutenant-Colonel Yaovi Okpaoul, Directeur général de la Police nationale, tout est orchestré par le chef de la bande depuis la Belgique.

Dans le cadre de l’insurrection, les informations font état d’une tentative d’approche des membres de la « Tigre révolution » lors des réunions du Parti National Panafricain (PNP) à qui ils ont fait des propositions d’intégrer leurs rangs. Ces derniers n’ont pas hésité à fournir leurs adresses qui ont permis au "El Professor" de l’équipe (Touré Adidou) de les intégrer sur les plateformes WhatsApp créées pour l’occasion, ce qui annonce le début des activités de l’organisation.

Pour

Yaovi Okpaoul, l’objectif ultime de ce mouvement est d’organiser une révolution nationale afin de déstabiliser les Institutions de la République en trois jours. Ce qui n’a pas été le cas, puisque un des leaders du groupe a été touché par balle quand la Police tentait de riposter contre les assaillants, ce qui a obligé la troupe à se replier.

Si on en croit la Police, l’attaque devait durer 3 jours, vu les ramifications dont dispose le groupe de Lomé, Sokodé, Tchamba et Anié. Et pour venir à bout de leur mission, selon toujours la Police, les assaillants se sont subdivisés en trois groupes, notamment le premier chargé d’aller en affrontement directe avec les éléments de la gendarmerie, le second doit user de tous les stratèges pour empêcher tout renfort en faveur du camp adverse et le troisième est sommés de semer la panique générale.

Par ailleurs, informent les sources policières, les présumés auteurs de l’attaque sont vêtus des gilets qui portent des objets mystiques sensé les protéger des balles. Avec la riposte des forces de l’ordre qui a fini par mettre à terre l’un des chefs de la bande, les assaillants ont pris la fuite.

Après investigations, 18 personnes ont été interpellées dont 15 à Lomé, 2 à Sokodé et 1 à Sogan-Kopé (Ghana). La Police déplore un décès et plusieurs blessés graves dans son camp. Quant aux cinq AK47 emportés, seule une arme a été retrouvée.

Les responsables de la Police en appelle à une franche collaboration des populations togolaises afin que les 4 autres armes qui circulent dans la nature soient retrouvées.

 

 

Et Yark met la main sur les 'poules' qui auraient tenté l’insurrection du 23 novembre 2019

Présidentielle 2020 : La HAAC peaufine ses textes pour une couverture médiatique équitable

Les membres de la Haute Autorité de l’Audiovisuelle et de la communication (HAAC) animent depuis lundi à Kpalimé (environ 120 km au nord de Lom), leur « session spéciale » en vue d’adopter les textes devant réglementer la couverture médiatique de la présidentielle de 2020

Durant les cinq jours que vont durer les travaux de cette session spéciale, le président de la HAAC, Télou Pitalounani et son équipe comptent rédiger des textes devant servir de code de bonne conduite des hommes des médias en ces périodes électorales.

Ils entendent fixer un arrêté relatif à l’accès équitable de tous les candidats aux médias officiels (TVT, Radio Lomé, Radio Kara, Togo presse et ATOP). Il sera question de déterminer les temps d’antenne et la surface rédactionnelle auxquels aura droit chaque candidat. Il sera également question de rédiger une décision relative à l’accès équilibrée de tous les candidats aux médias privés.

« Les textes devant régir l’élection présidentielle prochaine doivent permettre d’aboutir à un scrutin transparent, équitable et démocratique. Ces textes réglementaires

que nous allons adopter, comportent des innovations, notamment l’organisation d’un débat entre les candidats ou leurs représentants pour présenter aux électeurs leurs programmes de société », a précisé le président de la HAAC dans son discours d'ouverture des travaux.

A en croire les responsables de la HAAC, les médias confessionnels sont exclus de la couverture médiatique de la campagne électorale. Les médias commerciaux, quant eux, sont d’office autorisés. Il y a certaines radios communautaires qui seront également désignées pour couvrir cette élection.

Durant les travaux, les membres de la HAAC vont examiner aussi les dossiers de demande déclarations de parutions nationales, de délivrance et de renouvellement de la carte de presse.

 

 

Présidentielle 2020 : La HAAC peaufine ses textes pour une couverture médiatique équitable

Dr Aubin Thon et son « Plan National » pour l’alternance en 2020

Dr Kodjovi Aubin Thon, président de Nouvelle Vision (NoVi) et candidat à la prochaine présidentielle, reste convaincu que l’alternance politique tant souhaitée par les Togolais sera une réalité en 2020.

Devant la presse mercredi à Lomé, l’homme politique a proposé un « Plan National » pour une alternance démocratique, pacifique et productive en 2020 au Togo. Selon ce prétendant à la magistrature suprême, trois (3) éléments fondamentaux constituent le pilier de ce plan national.

« Les acteurs engagés dans la lutte togolaise doivent tous se mettre en accord pour défendre d’abord l’intérêt de la nation, et c’est ce qui nous a poussé à partager ce plan national de l’alternance qui a mis en exergue trois éléments fondamentaux. Le premier, c’est le pacifisme de cette alternance que recherche notre population. Au second point, nous avons parlé du caractère démocratique de l’alternance et en troisième point nous avons parlé de l’alternance productive. Donc ce sont ces trois éléments qui constituent les fondament

aux, le triangle de notre plan national », a indiqué Dr Aubin Thon.

A l’en croire, 2020 est une année d’alternance qui permettra de construire une nation émergente et soudée. « L’année 2019 progressivement s’achève. Et l’année 2020 nous ouvrira bientôt ses portes. Pour le Togo, cette nouvelle année sera celle de l’alternance. 2020 est le nouveau départ de notre nation, un départ vers une destination commune et objective. 2020, c’est l’année d’un nouveau leadership », a-t-il déclaré.

Lui qui aspire briguer la magistrature suprême en 2020, invite ses pairs de l'opposition à se mettre ensemble pour réaliser cette alternance politique.

Godfrey Akpa

 

 

Dr Aubin Thon et son « Plan National » pour l’alternance en 2020

Togo : Faure Gnassingbé, l’Arnaque et le Leurre
faure gnassingbe comedie
Faune Gnassingbé déguisé en « homme simple » | Photo : DR / FK

Arnaque. J’aime bien ce mot. Il porte en lui quelque chose de malicieux, d’astucieux et de fourbu. Un mélange subtile du génie et du faux, dans une permanente concurrence entre les deux et où l’un ne prend pas l’avance sur l’autre. Le leurre est une illusion. Un « faux vrai » souvent pris pour un vrai sans en changer la fausse nature. Et pour qu’il brille et attire, le leurre a besoin d’une échéance, d’un horizon. L’horizon, une finalité qui recule au fur et à mesure qu’on avance. Dans cette histoire de Doing Business et du Plan national de développement (Pnd), c’est un peu de tout cela à la fois. Et comme si ça ne suffisait pas, le chef de l’Etat prend en personne sa plume pour signer, comme il le fait depuis quelques années, une Tribune dans Jeune Afrique, le très controversé et sulfureux média panafricain.

Repassons en revue les budgets exercice 2020 de quelques pays qui nous entourent. Bénin 1989,9 milliards CFA, soit une augmentation de 5,8%. A 2268,3 milliards contre 2552,4 de recettes, le Burkina augmente son budget de plus de 10% et épargne une réserve de plus de 300 milliards…. Les recettes étant largement au-dessus des dépenses. Ouadougou n’aura donc pas besoin d’appuis budgétaires extérieurs. Pourtant, il est pris en étau par le terrorisme. A 2236 milliards, le Niger a connu une hausse de près de 4% et avec ses 8061 milliards, la Côte d’Ivoire a augmenté de 9,9% son budget. Je m’arrête là pour ne pas ennuyer avec les chiffres. Le Togo, en passant de 1501,9 milliards en 2019 à 1346,2 milliards pour 2020 est le seul et unique pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) à avoir un budget 2020 en baisse alors que les défis n’ont jamais été, avec le Pnd, aussi élevés. Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont mis la pression pour éviter la supercherie de 2018 qui a engendré une augmentation vertigineuse de 11% alors que la corruption et la mauvaise gouvernance ne permettent pas au pays, en l’état de faire autant. Je ne suis pas économiste mais allons-y bêtement. Comment avoir un Plan national de développement de 4600 milliards dont on a réussi à rassembler que 10%, être en face de tant de défis dans un pays sous-développé et alors que les recettes s’augmentent en fiscalité et en taxes diverses, le budget, sans une perturbation liées à l’inflation, chute aussi drastiquement ? Pourtant, le Doing Business nous a délivré la palme d’or du meilleur réformateur en Afrique et donc du pays qui doit connaître le plus d’Investissements directs étrangers. Et qui dit Investissements directs étrangers (Ide) dit augmentation des recettes douanières et fiscales. Comment donc expliquer que le budget soit revu à la baisse alors qu’avec la décentralisation, le Togo a besoin de dizaines de milliards pour accompagner les nouvelles communes qui viennent à peine d’être mises en place ?

Officiellement, ce sont les recettes qui ont chuté. Mais dans la réalité, à force de créer des rubriques « Raisons d’Etat » ou « Aides au parti », les sociétés d’Etat ont fait passer par des tuyaux parallèles des centaines de millions en dix ans pour alimenter des réseaux souvent directement liés au président de la République. Malgré ses 20 milliards défiscalisés de fonds secrets, puisqu’il ne paie pas d’impôts. A cela, il faut ajouter la mauvaise gestion par manque de vision et de stratégies. Avec le bref passage de KodjoAdédzé à la tête de l’Office togolais des recettes (Otr), qu’il a géré comme une épicerie de campagne, l’Etat a perdu près de 40% de ses potentielles entrées en deux ans. Dans le même cas, entre 30 et 50 milliards selon diverses sources, ont alimenté la fameuse rubrique noire, au point où, même devenu ministre du commerce, le vice-président du parti au pouvoir traîne ses archives de « Affaires d’Etat » comme pour dire, « même si j’ai volé un peu, j’ai beaucoup aidé le parti ». Il faut ensuite compter avec la pression fiscale. En poussant les investisseurs à bout, l’Otr a dû mettre en faillite, précipitamment, un lot d’entreprises, perdant ainsi une rente substantielle. Pourtant, on bat le record des réformes économiques, selon le dernier classement du fameux Doing Business. Un classement remis en cause d’ailleurs par ceux qui l’ont inventé et qui ont dénoncé en 2018 « sa trop peu de fiabilité ».

Et sans se poser aucune question face à cette chute drastique de son budget et alors que son pays est à la veille d’une importante élection présidentielle, Faure Gnassingbé se livre, dans la dernière livraison de Jeune Afrique, en une longue et fastidieuse rengaine de vertus économiques, promettant « marcher plutôt que de maudire la route« . Mais comment marcher si on ne sait pas où on va ? Ou si on ne va nulle part ? Au lieu de s’éloigner de d’où l’on vient, mieux vaut s’asseoir au bord de la route… Ralentissant ainsi le précipice ! Mais passons. Je préfère les chiffres aujourd’hui.

Togo. 9 millions d’habitants, 2 millions hors du pays (du fait de la dictature ou d’une recherche de vie meilleure). Trois principales ressources. Le phosphate, le clinker et le marbre. Un géant poumon économique, le port. La première ressource a été bradée aux Israéliens et au Chinois, à travers Elenilto et Wengfu. Mises en holding de braqueurs, les deux sociétés ont fini de ruiner l’or gris. Alors qu’elle apportait jusqu’à 50 milliards au trésor dans les années 1980- 1990, l’exploitation des phosphates, qui a réduit de 70% son personnel et investi 20 milliards dans la modernisation, n’apportait plus que quelques centaines de millions essentiellement en fisc et taxes diverses avant que Chinois et Juifs n’arrachent la Société nationale des phosphates du Togo. Pire, à la veille de sa cession au groupe Sino-hébraïque, l’Etat avait entamé un investissement de redressement de 200 milliards dès 2011 et après un si colossal investissement, revend la société. Curieuse décision. Pourquoi investir autant dans une société à veille de la revendre ? Des 5 millions de tonnes promis en phosphate pur et dérivés agro pour 2016 et 2017, la société n’a jamais dépassé 1 million. Pire, l’Etat a signé avec les chinois et les israéliens un contrat de monopole total sur une décennie au moins, renouvelable tacitement, un véritable suicide. A la tête de l’opération, DamipiNoupokou. Un véritable dévoreur de mines. Il en avait été ministre entre 2007 et 2008, période du premier massacre du phosphate. A force de goinfrerie et de magouilleux contrats, bradant une grande

 

 

Togo : Faure Gnassingbé, l’Arnaque et le Leurre

Les membres du bureau du HCTE rendent visite à la présidente de l’AN
La présidente de l’Assemblée nationale a reçu ce mercredi 4 décembre 2019 le bureau du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE), au siège de l’institution à Lomé.
Conduits par son président, Kokouvi Atitso, les membres de l’équipe dirigeante du HCTE sont allés rendre visite à Mme Yawa Djigbodi Tségan, la présidente de l’Assemblée nationale. Une visite de courtoisie qui a permis à ces représentants des Togolais vivant à l’extérieur, « de recueillir les conseils pour mener à bien leur mission ».

L’interface entre la diaspora et le gouvernement, le Haut Conseil des Togolais de l’extérieur va permettre de mieux structurer et organiser la diaspora pour une meilleure contribution au développement du Togo.

Le 29 novembre dernier, le Premier ministre Selom Klassou a officiellement installé les 77 délégués pays de cette instance lors d’une cérémonie solennelle organisée en leur honneur dans un grand hôtel de la place.

Robert Dussey, ministre des Affaires étrangères,

de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, grand artisan de la mise en place de ce Haut conseil, au cours de l’installation de ses membres, a déclaré que « La nation et le Gouvernement comptent sur votre sens de responsabilité et engagement à servir le Togo ».

Il a invité les délégués pays à « prendre parti pour le développement de notre pays et travailler chacun individuellement dans sa zone de représentation suivant les principes de décentralisation et de subsidiarité, mais aussi en synergie ».

A.H.

 

 

Les membres du bureau du HCTE rendent visite à la présidente de l’AN

 

Le Togo, une prison à ciel ouvert ?
Prof. Ayayi Togoata Apedo-Amah

Une jeune fille battue au sang par la sauvage soldatesque de Faure Gnassingbé à Sokodé, 22 novembre 2019 | Photo : Samari Tchadjobo

La lecture du rapport de la LTDH sur les cas de tortures et violences policières fait froid dans le dos. Non pas que n’étions pas au courant mais le fait de lire ces horreurs, avec témoignages à l’appui, provoque un choc.

Mais dans quel pays vivons-nous ? A quoi sert la loi sous le régime policier que l’on voudrait faire passer pour une démocratie ? Ceux qui veulent abuser les Togolais et surtout la communauté internationale sur la véritable nature du régime des Gnassingbé, ont-ils oublié que la démocratie, son socle c’est la loi, l’état de droit destinés à assurer le maximum de protection à l’individu ?

La culture criminelle de l’impunité qui sévit au Togo depuis la colonisation jusqu’à l’indépendance truquée, ne cesse de traumatiser les citoyens de ce pays martyr. Quand le peuple considère les corps professionnels payés à ses frais pour assurer sa sécurité comme des forces d’’insécurité, il y a là quelque chose de grave qui nous interpelle tous. En effet, un témoignage l’atteste, à la vue des patrouilles censées veiller sur notre sécurité, les Togolais, même en étant en règle, en général, préfèrent les éviter pour leur propre sécurité. On ne sait jamais, disent-ils.

Cette image détestable que se sont forgées nos forces de l’ordre et de sécurité, n’est pas un fantasme, mais l’expression du ressenti des Togolais à l’encontre des hommes en treillis. Les traitements cruels et dégradants, qu’ils infligent lâchement à leurs compatriotes, sont la manifestation de la vraie nature hideuse d’une dictature sanguinaire.
Ayayi Togoata Apedo-Amah
Ayayi Togoata Apedo-Amah

L’illégitimité du pouvoir requiert la force et la violence pour s’imposer au peuple. D’où l’impunité dont jouissent les bourreaux dans l’exercice des sévices abominables qu’ils infligent à des individus sans défense, privés de la protection de la justice. Quand les juges sont obligés de regarder ailleurs lorsque leurs concitoyens sont torturés, c’est que l’institution judiciaire est malade. Le citoyen, soumis à l’arbitraire et à la terreur, pour sa survie, doit se résigner où se battre pour changer le cours horrible et rétrograde de son histoire afin d’accélérer l’avènement de la démocratie et de la liberté.

Lire/Télécharger le rapport complet de la LTDH (PDF) : Rapport de la LTDH sur les cas de Tortures et de Violences Policières au Togo

Ayayi Togoata Apedo-Amah
Enseignant- Chercheur des Universités du Togo
Ancien Secrétaire Général de la LTDH

 

 

Le Togo, une prison à ciel ouvert ?

Togo, 19 août 2017 et présidentielle de 2020 : De l’espoir à l’impasse. Ce que doit faire l’opposition togolaise pour subsister
Liberté Togo

Moment fort de la C14 en 2017 : Brigitte Adjamagbo-Johnson, Jean-Pierre Fabre et Tikpi Atchadam (d) | Archives : DR

« Etre à la fois sot, fat et bête, c’est trop pour un seul homme qui n’est dépourvu d’intelligence ! Mais qu’est-ce qui lui manque donc ? La connaissance de sa niaiserie ! Ce qui l’étouffe est la pléthore de sa suffisance. Avec un amour-propre moins bouffi et moins bruyant, il serait moins naïf et moins ridicule…», écrit le célèbre philosophe suisse Henri-Frédéric Amiel dans son « Journal Intime ». C’est avec cette assertion qu’on se permet de traiter ce sujet consacré à l’opposition togolaise. Après avoir été « bête » pendant plus de 29 ans, il est temps qu’elle prenne conscience de sa « niaiserie » et qu’elle fasse sa mue dans l’optique des prochains défis politiques et électoraux. C’est le moment de tirer les leçons, de se demander pourquoi elle n’a pas pu bonifier l’élan né des manifestations du 19 août 2017, obligée de se retrouver pour la énième fois dans l’impasse.

De la contestation à l’espoir …

Le 19 août 2017, le Parti national panafricain (PNP) dirigé par Tikpi Atchadam a créé une nouvelle dynamique dans la lutte pour l’instauration d’un véritable Etat de droit au Togo. Des manifestations simultanées organisées aussi bien à Lomé que dans des villes de l’intérieur ont dégénéré faisant plusieurs victimes. « Des tensions sans précédent depuis les marches organisées par le Collectif Sauvons le Togo en juin 2012 », se souvient « Jeune Afrique ». Ceux qui s’étaient gaussés quelques jours plus tôt du PNP et de son leader en disant « PNP c’est qui ? Atchadam c’est qui ? », n’avaient eu recours qu’à la violence unanimement condamnée par les partis politiques de l’opposition et les organisations de la société civile.

Le lendemain, Atchadam qui avait pris ses distances vis-à-vis des autres formations politiques de l’opposition, a lancé un appel à l’endroit de Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance nationale de changement (ANC), alors chef de l’opposition togolaise : « Tout en condamnant la barbarie du 19 août 2017, je demande solennellement et humblement à tous les partis de l’opposition de prendre une part active à cette lutte. La libération du peuple, c’est maintenant ou jamais. Je demande au nom du peuple togolais, au leader de l’opposition, Monsieur Jean-Pierre Fabre, à prendre des mesures nécessaires dans le sens de l’amplification des mouvements à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Grand frère, l’heure de l’unicité d’actions a sonné. Le peuple togolais nous appelle, tu dois répondre ; et je sais que tu vas répondre ». « Nous répondons favorablement, nous disons que nous avons ouvert les oreilles grandes pour écouter l’appel lancé par Monsieur Atchadam. Et à l’heure où je vous parle, des initiatives sont en cours non seulement dans le sens du PNP, mais également en direction de toutes les forces démocratiques dans le seul but de parvenir au retour de la constitution de 1992 comme le demande le PNP », avait déclaré Patrick Lawson, 1er vice-président de l’ANC, à BBC à l’issue d’une réunion d’urgence du parti.

Bon an mal an, une coalition de 14 partis politiques (C14) voit le jour. Des manifestations regroupant des milliers de militants, se succédaient. L’opposition avait le vent en poupe. Le pouvoir était en perte de vitesse. Et pour sauver la face, Faure Gnassingbé s’est approché de certains de ses pairs de la région ouest-africaine afin de solliciter l’ouverture d’un dialogue, l’habituelle trouvaille gnassingbéenne pour calmer les ardeurs des opposants avant de les couillonner. Le dialogue annoncé allait-il connaître le même sort que la vingtaine déjà enregistrée ? Difficile d’y répondre à l’époque, surtout que l’optimisme était de mise du côté de l’opposition requinquée par le succès de ses manifestations.

« Au début, les présidents Nana Akufo-Addo et Alpha Condé étaient très attentifs à nos revendications qu’ils trouvaient légitimes, confie un membre de la C14 rencontré dans le cadre de la rédaction de cet article. Les réunions à Accra, à Conakry et à Lomé nous ont rassuré que les réformes constitutionnelles allaient être opérées. Des promesses nous ont été faites dans ce sens ».

Au nom de cette confiance absolue en les facilitateurs, la C14 n’a pu contester ouvertement la feuille de route que la CEDEAO a rendue publique le 31 juillet 2018. Alors que la Coalition a pris acte de cette feuille de route tout en relevant des insuffisances, le PNP a trouvé qu’elle est une victoire d’étape parce qu’elle aurait pris en compte 75% des exigences de l’opposition. Entre-temps, le Président nigérian Muhammadu Buhari était même présenté comme celui qui allait en finir avec l’avitaminose démocratique au Togo.

Puis au désenchantement

Plusieurs raisons expliquent ce revirement spectaculaire de la CEDEAO qui s’est finalement dédite en prenant le parti de la « dictature pluraliste ». Mais avant d’aborder ces raisons, il y a lieu de rappeler que le format du dialogue instauré par les facilitateurs n’avait pas permis de faire évoluer les positions. « Nous avons regretté qu’il n’y ait pas eu de discussions directes avec les représentants du pouvoir sous l’égide des facilitateurs. Nous sommes souvent reçus séparément et à la fin, il y avait un relevé de conclusions qui ne font même pas l’objet de débat. Lors de notre dernier voyage à Conakry, il n’a jamais été question d’un débat avec la partie gouvernementale sur les trois jours de recensement qui étaient accordés. Nous avons clairement dit au président guinéen qu’il fallait reprendre tout le recensement alors que lui, il nous disait que le gouvernement ne pouvait accorder que trois jours. Ce que nous avons refusé. Mais malheureusement, c’est la proposition du gouvernement qui s’est retrouvée plus tard le relevé de conclusions », explique un autre membre de la C14.

L’absence de discussion directe a tourné à l’avantage du pouvoir qui a mis en branle sa machine diplomatique. La diplomatie du verbe est allée de pair avec celle du « djembé » et des « valises ». « Au sein de la CEDEAO, chacun a un prix. Des chefs d’Etat aux fonctionnaires de la Commission de la CEDEAO. Plus en contact avec les chefs d’Etat, Faure Gnassingbé et ses réseaux ont su les convaincre. Mais à la C14, nous avons été défaillants sur le plan diplomatique. C’était une grande erreur », déplorent la plupart de ceux qu’on a rencontrés.

Selon les informations, au cours d’une concertation, le président ghanéen avait, compte tenu du blocage et l’urgence de la tenue des élections législatives, proposé à l’opposition qu’il y ait d’abord des discussions sur l’amélioration du cadre électoral avant les réformes constitutionnelles. Une option rejetée par la C14 qui aurait choqué Akufo-Addo. Pour nombre de chefs d’Etat, l’opposition était trop fermée et en avait trop demandé. Le président ivoirien Alassane Ouattara le leur avait même jeté au visage au cours d’une audience accordée à une délégation de la C14 dans la soirée du 31 juillet 2018 à l’hôtel 2 Février. « Il faut vous contenter du peu. C’est ce que j’ai fait en Côte d’Ivoire », leur aurait conseillé celui qui avait pris les armes de dernière génération pour chasser Gbagbo.

En effet, Ouattara avait joué un rôle non moins important dans le statu quo actuel au Togo et dans le dévoiement de la feuille de route. « Il a milité contre l’opposition, affirme une source diplomatique. Et au sein de la CEDEAO, quand il parle, les autres l’écoutent. Ce qu’il a refusé chez lui en Côte d’Ivoire, il nous l’impose au Togo ».

En outre, le fait que l’opposition ait refusé que ses 8 membres désignés, après moult tractations, prêtent serment pour siéger à la CENI, a été considéré par les chefs d’Etat comme une défiance à leur endroit. « On nous l’a reproché à Accra lors du dernier voyage en décembre. C’est comme si tous sont mécontents de l’opposition. A preuve, par rapport à la demande de report des élections, Akufo-Addo n’a rien dit après nous avoir écoutés », indique l’un de ceux qui y étaient.

L’idée de sécurité vendue par le pouvoir avait également marché. En montant une pile de dossiers avec les images des deux militaires tués à Sokodé à la « manière des djihadistes » et les copies des transactions bancaires de certaines ONG supposées proches du PNP, le régime cinquantenaire avait réussi à emballer beaucoup de chefs d’Etat hantés par les affres du terrorisme. « Ils ont cru à ça. Ils étaient choqués. Le pouvoir a même utilisé des images des réunions hebdomadaires où on voit des femmes à part et la non organisation des manifestations de l’opposition les vendredis pour discréditer le PNP, et par ricochet la C14 », avance un diplomate africain. Qu’a fait alors la Coalition de son côté pour changer la donne ? Qu’a fait le PNP lui-même pour apporter des preuves contraires ?

Dans le même temps, Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition en son temps, est présenté dans les milieux de la CEDEAO comme une alternative non crédible, « un éternel contestataire ». « Mais nous, nous n’avons rien fait, regrette un opposant. Nous avons été inefficaces sur le plan de la diplomatie. Nous sommes injustement accusés, traités de djihadistes, de radicaux mais nous n’avons rien fait pour amener les gens à changer d’opinion sur nous. Nous avons laissé les mensonges prospérer. Aujourd’hui, le seul fait d’avoir le peuple derrière soi, ne suffit plus. Il faut avoir des relations à mettre à contribution ».

La tenue des élections législatives du 20 décembre 2018 en dépit des incantations sur leur blocage puis sur leur annulation et le satisfécit de la CEDEAO au 54ème sommet tenu le 22 décembre 2018 à Abuja ont sonné le glas de cette opposition qui n’avait pas retenu les leçons du scénario catastrophique d’octobre 2002 qui avait permis plus tard à feu Eyadema de faire sauter le verrou de la limitation du mandat présidentiel.

Et aujourd’hui l’impasse … mais

« La Conférence regrette fortement la décision prise par la Coalition des quatorze partis politiques de l’opposition (C14) de ne pas participer aux élections législatives malgré les efforts considérables déployés par les Facilitateurs pour favoriser des élections inclusives avec une participation équitable de tous les acteurs à la Commission nationale électorale indépendante (CENI) … La Conférence réaffirme son attachement au respect de l’ordre constitutionnel et au renforcement de la démocratie et de l’Etat de droit au Togo et dans la sous-région, conformément aux valeurs et aux normes prévues par les instruments de la CEDEAO, notamment le Protocole additionnel relatif à la démocratie et à la bonne gouvernance », avait indiqué le communiqué du 22 décembre 2018. Le Togo étant désormais un pays normal, selon les « arnaqueurs » de la CEDEAO, l’opposition togolaise n’avait qu’à rentrer dans les rangs. Et au lieu de profiter de cette bérézina pour se remettre en cause et réorienter la lutte, la C14, rongée par des querelles internes et des soupçons de corruption, s’est dépiécée. Chacun est retourné dans sa chapelle avec ses militants qui pour dézinguer les autres, qui pour ébaucher les meilleurs corrompus, qui pour couvrir de lauriers les meilleurs combattants avec leurs envolées lyriques, qui pour applaudir quand les militants du PNP sont zigouillés par la soldatesque…

C’est donc dans ce climat de division, de haine et de récrimination qu’une partie de l’opposition est allée à l’élection des conseillers municipaux organisée par UNIR et pour UNIR. S’étant fragilisée et discréditée sur le plan national et international, elle n’a pu amener le pouvoir à faire améliorer le cadre électoral. Résultante, elle n’a pu rien faire devant les fraudes massives et s’est fait laminer par le parti cinquantenaire et ses satellites. La plupart des localités qui votaient l’opposition, sont tombées dans le giron présidentiel. Même les villes réprimées où le PNP a le vent en poupe, ont, au nom des rancœurs, préféré leurs « zigouilleurs » à leurs amis de l’opposition.

Du 30 juin à ce jour, rien n’a changé sur le plan politique au Togo. La CENI d’UNIR est bien en place, la Cour constitutionnelle d’UNIR dont la recomposition est demandée par la CEDEAO, reste imperturbable, l’état de siège des villes de Sokodé et Bafilo se poursuit, l’opposition et la société civile ne sont pas autorisées à mener des activités dans la ville de Kara, les exactions sur les populations civiles sur la base d’une hypothétique « insurrection militaire » battent leur plein, le pouvoir est toujours autiste aux nombreuses revendications de l’opposition, la CEDEAO et le représentant du Secrétaire Général des Nations Unies en Afrique de l’Ouest sont habituellement silencieux, la révision des listes électorales aussi bien à Lomé qu’à l’extérieur laisse à désirer. Bref, le scrutin présidentiel de 2020 sera organisé dans les mêmes conditions que l’élection des conseillers municipaux. Ce qui n’augure rien de bon pour l’opposition partagée entre participationnistes en rangs dispersés quitte à être ensemble après le premier tour (ANC, CAR, ADDI, PSR), participationnistes avec un candidat unique qui ne doit être membre d’aucun parti politique (C14 qui regroupe finalement la CDPA, l’UDS-Togo, les FDR, les Démocrates et les DSA) et non participationnistes qui se cramponnent à la révolution populaire (PNP). Sans oublier le candidat de la diaspora et les « amuseurs publics » des « boîtes de jour » religieuses qui écument la République.

Par ailleurs, les partisans de l’opposition sont fatigués des élections organisées et volées par les mêmes personnes. Beaucoup n’y croient plus. Déjà, il y avait eu un fort taux d’abstention lors des législatives de 2013. Tout comme à l’élection présidentielle de 2015 où plus d’un million de Togolais n’avaient pas souhaité voter. Et vu le contexte actuel, la situation sera pire en 2020.

De fait, l’opposition toutes tendances confondues a l’obligation de changer son fusil d’épaule. Il est encore temps que les différents courants aplanissent leurs divergences pour arriver à une solution unique et réaliste autour de laquelle l’opposition va réunir les Togolais qui sont lassés d’être la risée de leurs frères de la région ouest-africaine. Tikpi Atchadam doit aller au-delà de ses discours sur les réseaux sociaux et engager des discussions concrètes avec ses pairs surtout avec Jean-Pierre Fabre qui doit aussi faire preuve d’ouverture. Sinon ce n’est pas sage de faire les mêmes choses tout le temps pour les mêmes résultats …

Géraud A.

Source : Liberté

 

 

Togo, 19 août 2017 et présidentielle de 2020 : De l’espoir à l’impasse. Ce que doit faire l’opposition togolaise pour subsister

Révélations sur le décès des 3 étudiants Togolais au Maroc : Ventres et têtes ouverts, sexes portés disparus sur les corps...
Liberté Togo
Carte : Historia can mapa

Qu’est-il arrivé aux étudiants togolais décédés il y a quelques semaines au Maroc? La question est suscitée par une sortie de la Synergie des étudiants et élèves du Togo (SEET). L’association a apporté des éclaircissements sur te drame qui e frappé les familles de Noumouley Tchompion Yao Mawoussi, Adouley Kossi Amegno, Afotogbe Kokouvi Rodrigue.

La raison de cette sortie est que le gouvernement peine jusqu’à ce jour à situer l’opinion sur les vraies circonstances qui ont conduit à la mort des étudiants. Selon la SEET, les parents des étudiants décédés ont été plusieurs fois convoqués à la Gendarmerie et y ont subi des intimidations « afin qu’ils ne disent pas ce qui a été observé sur les corps de leurs enfants ». « Sur les corps, les parents ont remarqué que les ventres et les têtes ainsi que les oreilles ont été fendus et cousus, le sexe est porté disparu sur tous les corps », révèle la SEET.

Kodjo Bossiadé, maire de la commune de Wawa 2, aurait promis aux parents de l’étudiant Noumouley, quelques jours avant le décès de leur fils, qu’il ordonnera qu’on le déporte. La raison de cette menace, selon la SEET, est que le maire n’aurait pas encore reçu le terrain qu’il a exigé avant d’aider l’enfant pour obtenir la bourse.

Pour la SEET, le ministre des Affaires Étrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur, Robert Dussey doit situer l’opinion sur les vraies circonstances du décès des étudiants, les plaies observées sur les corps ainsi que les sexes qui ont disparu et remettre les résultats de l’autopsie aux parents.

Outre les révélations sur les décès des étudiants, la SEET interpelle les autorités universitaires et gouvernementales sur les conditions d’études, notamment les allocations et bourses et la présence des milices, « Par la présente conférence de presse, la SEET réaffirme que pour que l’année académique 2019-2020 soit sereine, les présidents des Universités publiques doivent dissoudre les milices qu’ils ont installées, respecter les clauses du système LMD, le respect de la liberté d’expression et d’association », avertit-elle, et d’ajouter : « Le ministre de l’Enseignement Supérieur, pour sa part, doit faire augmenter les aides des étudiants, sortir les allocations et bourses qu’il bloque dangereusement, car l’éclatement du magma souterrain est à l’horizon ».

Enfin, la SEET assure les familles victimes de son soutien sans faille malgré les menaces et intimidations auxquelles elles font face.

G.A.

Source : Liberté No.3057 Du Vendredi 29 Novembre 2019

 

 

Révélations sur le décès des 3 étudiants Togolais au Maroc : Ventres et têtes ouverts, sexes portés disparus sur les corps...

Togo, Loi imminente sur la déclaration des biens : L’application et de bonne foi, le vrai défi !
Liberté Togo
loi sur la declaration de bien au Togo
Caricature : Donisen Donald / Liberté

Enfin la déclaration des biens au Togo ? C’est à cela que l’on tend manifestement, à en croire le compte rendu du conseil des ministres de mercredi. Il a été adopté à cette fin un projet de loi devant être introduit à l’Assemblée nationale et voté. Mais le plus grand défi reste l’application de ladite loi, et la déclaration de bonne foi des biens. Et ce n’est pas garanti, avec des gouvernants adeptes de l’obscurantisme et ayant bâti leurs fortunes sur les détournements de deniers publics et autres crimes économiques.

Vers le vote d’une loi portant déclaration des biens

La question a été au menu du conseil des ministres du mercredi 27 novembre qui a adopté quatre (4) projets de loi, trois (3) projets de décret, écouté deux (2) communications et abordé des divers. C’est le contenu du premier projet de loi fixant « les conditions de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents publics ».

« L’adoption de ce projet de loi organique fixant les conditions de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents publics renforce les diverses mesures législatives et réglementaires déjà prises dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la corruption ainsi que de la promotion de la bonne gouvernance. On peut ainsi noter notamment la mise en place de plusieurs corps de contrôle, l’adoption du code des marchés publics ou encore du code d’éthique et de déontologie en matière de marchés publics et délégations de services. Il s’inscrit donc dans le cadre des efforts de l’Etat tendant à promouvoir la transparence dans l’exercice des fonctions publiques, à garantir l’intégrité et la probité des serviteurs de l’Etat et prévenir l’enrichissement illicite », rapporte le conseil des ministres.

« Le Togo a ratifié le Protocole de la CEDEAO du 21 décembre 2001 et de la Convention de l’Union africaine du 11 juillet 2003 sur la prévention et la lutte contre la corruption. Il devient nécessaire d’élargir la liste des personnes assujetties à l’obligation de déclaration des biens et avoirs pour prendre en compte tous les agents professionnellement exposés aux risques de corruption et d’infractions assimilées. La loi constitutionnelle n° 2019-003 du 15 mai 2019 portant modification de la Constitution du 14 octobre 1992 a prévu, non seulement de fixer, par une loi organique, les modalités de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités et des hauts fonctionnaires, mais aussi de généraliser la mesure et d’harmoniser la procédure. C’est l’objet du projet de loi organique qui fixe les conditions de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents publics », lit-on par ailleurs dans le compte rendu.

L’adoption de ce projet de loi est une suite de l’annonce faite par Faure Gnassingbé au sujet de la déclaration des biens et la lutte contre la corruption, dans son discours du 27 avril dernier sur l’état de la Nation. « Le gouvernement est déterminé à poursuivre l’amélioration de la gouvernance, notamment en mettant, dans les mois qui viennent, un accent particulier sur la lutte contre la corruption. Un projet de loi organique sera soumis à l’Assemblée nationale pour déterminer les conditions de mise en œuvre de la déclaration des biens et avoirs prévue par la constitution », avait-il déclaré.

Le défi de l’application et de bonne foi

Ouf, devrait-on crier devant ce projet de loi adopté par le conseil des ministres. L’initiative mériterait peut-être une belle fête et les « gouvernailleurs » congratulés pour avoir osé franchir le pas. Le chemin pour y parvenir a été très long, semé d’embuches. Le pouvoir a fait de la résistance, beaucoup de résistance face à cette problématique de la déclaration des biens qui, pourtant, faut-il le rappeler, est une prescription de la Constitution togolaise en son article 145 qui stipule : « Le Président de la République, le Premier Ministre, les membres du gouvernement, le Président et les membres du bureau de l’Assemblée nationale et du Sénat et les directeurs des administrations centrales et des entreprises publiques doivent faire devant la Cour Suprême une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leur fonction. Une loi détermine les conditions de mise en œuvre de la présente disposition ». Mais depuis trois décennies, le pouvoir RPT/UNIR n’a rien fait pour rendre effective cette disposition pourtant nécessaire à la lutte contre la corruption et à la bonne gouvernance chantée par les gouvernants, particulièrement Faure Gnassingbé qui avait promis une gestion bien meilleure à celle de son feu père et ne cesse de chanter ce combat dans ses discours pour séduire les partenaires en développement. L’opposition et la société civile engagées ont beau rappeler cette obligation, leurs cris sont toujours tombés dans des oreilles de sourd.

Mieux vaut tard que jamais, dira-t-on. On doit se réjouir que le pouvoir ait, enfin, adopté ce projet de loi pour formaliser cette prescription de la Constitution. Mais avec les gouvernants en place, une chose est de voter un texte, une autre est de l’appliquer. C’est une lapalissade que le Togo dispose des meilleurs textes au monde, mais c’est leur application qui a toujours posé problème. Il faut donc déjà souhaiter que le projet de loi soit rapidement introduit à l’Assemblée de godillots et voté le plus tôt possible. Parce que le rythme à imprimer aux processus de vote est exclusivement l’apanage du pouvoir qui sait faire preuve de célérité sur les initiatives qui l’arrangent, mais traine les pas devant celles qui ne font pas ses affaires. L’application, et de bonne foi de cette déclaration des biens, sera le vrai défi. Le commun des Togolais sera curieux de savoir que ces membres de la minorité pilleuse, devenus milliardaires en un rien de temps, qui ont bâti toutes leurs fortunes sur les détournements des deniers publics et autres ressources nationales, disposent des villas un peu partout sur le territoire national, s’offrent des suites et autres palaces dans les capitales occidentales, ont des comptes bancaires un peu partout, même dans des paradis fiscaux pour brouiller les pistes, vont accepter faire de bonne foi des déclarations de leurs biens et avoirs mal acquis…

Connaissant les relations de fidélité des « gouvernailleurs » togolais avec les détournements des deniers publics, la corruption, les malversations et autres crimes économiques, il faut être naïf pour croire à une application de bonne foi de cette loi qui viendrait à être votée. On peut légitimement en douter quand on considère toute la résistance dont le régime a toujours fait montre devant cette problématique de la déclaration des biens. On se rappelle que pour aider le pouvoir en place, l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI) avait introduit en novembre 2016 à l’Assemblée nationale, une proposition de loi dans ce sens. Mais elle n’avait pas prospéré. Autre paramètre, l’impunité traditionnelle garantie aux auteurs des détournements et autres crimes économiques. Même éclaboussés par des scandales, ces ministres, directeurs de sociétés d’Etat et autres cadres de l’administration, ont toujours bénéficié de la protection du sommet. Non seulement ils ne sont pas démis de leurs fonctions, mais en plus ils sont promus à des postes plus juteux. Illustration avec les ministres impliqués dans l’affaire du marché de la route Lomé-Vogan-Anfoin ; ils n’ont jamais été inquiétés et ne le seront peut-être jamais. Idem ces autres personnalités impliquées dans le scandale des fonds de la CAN 2017. Après la récente sortie de la HAPLUCIA annonçant avoir introduit ces dossiers à la justice, c’est le silence plat depuis plusieurs semaines et mois. Et on peut aisément comprendre. Ce sont des produits du pouvoir…

Tino Kossi

Source : Liberté

 

 

Togo, Loi imminente sur la déclaration des biens : L’application et de bonne foi, le vrai défi !

Togo : Et si le CAR, l'ANC et le reste de la C14 oubliaient les élections pour reprendre la lutte avec toute l'opposition?
Samari Tchadjobo
Quelques « opposants » politiques togolais. De gauche à droite: Jean Kissi (CAR), Brigitte Adjamagbo-Johnson (CDPA) et Jean-Pierre Fabre (ANC) | Photo : DR
Quelques « opposants » politiques togolais. De gauche à droite: Jean Kissi (CAR), Brigitte Adjamagbo-Johnson (CDPA) et Jean-Pierre Fabre (ANC) | Photo : DR

« Il n’y a pas de démarche plus stérile que celle qui consiste pour un opprimé à en appeler au coeur de ses oppresseurs…» – Frantz Fanon

C´est devenu une banalité au Togo que la mauvaise foi, la duplicité et le jusqu´au-boutisme dans le mal constituent la deuxième nature du régime Gnassingbé de père en fils. C´est pourquoi beaucoup s´étonnent qu´une frange de notre opposition, malgré les malheureux précédents de 2005, 2010 et surtout 2015 en termes de mascarades électorales, accompagnées de massives violations des droits de l´homme, n´ait pas suffisamment appris la leçon et se prépare à aller à des élections présidentielles avec un régime qui ne joue jamais franc jeu.

Le 19 novembre dernier des délégations de l´ANC, du CAR et de ce qui reste de la C14 étaient invitées par le Ministre de l´Administration Territoriale et des Collectivités Locales, M. Payadowa Boukpessi pour des causeries sur le scrutin présidentiel. Alors que les délégations de l´opposition demandaient l´inscription à l´ordre du jour de la question sur l´amélioration du cadre électoral, Payadowa Boukpessi, comme à son habitude fit la sourde oreille; car pour lui il s´agissait d´informer les acteurs politiques sur l´état d´avancement des préparatifs des élections, pas autre chose. Ce qui obligea Messieurs Jean-Pierre Fabre, Yaovi Agboyibo, Madame Brigitte Adjamago et leurs accompagnateurs à quitter la salle.

Eu égard au comportement antidémocratique de ce régime depuis des décennies, surtout en période électorale, beaucoup d´observateurs de la vie politique togolaise s´étonnent qu´il y ait encore des opposants qui se bousculent au portillon pour participer à un scrutin dont les conditions d´organisation sont très loin d´être consensuelles et transparentes. Surtout que toutes les violations des droits de l´homme, faites de tueries, de disparitions, de départs massifs en exil, les quinze dernières années au moins, lors d´élections présidentielles, sont là pour nous rappeler le jusqu´au-boutisme du régime Gnassingbé dans sa résistance contre l´alternance au sommet de l´État.

«…Il est de notoriété publique que les élections qui se déroulent au Togo depuis la réinstauration du multipartisme en 1990, se caractérisent toutes, par des fraudes massives qui manifestent la volonté du régime en place d´empêcher, par tous les moyens, l´alternance au pouvoir. L´opposition se retrouve cantonnée dans un rôle d´accompagnateur…»

Un constat pertinent de l´Alliance Nationale pour le Changement (ANC) qu´on peut lire dans la déclaration liminaire du Parti orange écrite après l´échec des pourparlers avec le Ministre de l´Administration Territoriale. Il est d´autant plus surprenant que l´ANC et les autres partis restent dans la logique électoraliste, bien que tous ces tristes précédents soient connus de tous. Messieurs Fabre, Agboyibo et Madame Adjamago seraient toujours prêts, selon leurs déclarations, à discuter avec le pouvoir sur l´amélioration du cadre électoral. Et rien n´est sûr que le régime RPT/UNIR reviendra à de meilleurs sentiments pour livrer le matériel qui permettra de scier la branche sur laquelle il est assis sans y être contraint d´une façon ou d´une autre.
S´il y a une formation politique qui est restée constante sur toute la ligne quant à sa position depuis le 19 août 2017, c´est bien le Parti National Panafricain de Salifou Tikpi Atchadam; pour le PNP, Faure Gnassingbé devrait officiellement renoncer à sa candidature en 2020 pour qu´une transition soit mise sur pied. Le parti à l´emblème du cheval a même publié et envoyé un mémorandum à cet effet aux représentations diplomatiques en poste à Lomé le 19 novembre dernier. Du côté du Mouvement En Aucun Cas c´est le même son de cloche. Cette association de la société civile n´a pas passé par quatre chemins pour marteler la position qui est la sienne quant à 2020: «…pour le Mouvement En Aucun Cas aucune élection ne résoudra le problème togolais. Elle ne fera qu´aggraver la situation et exacerber les tensions….La seule issue; pour nous; aujourd´hui c´est de continuer à nous battre pour le départ de Faure Gnassingbé à la fin de son mandat et la mise sur pied d´une transition.» Pour le moment la classe politique du côté de l´opposition est divisée entre deux positions: il y a d´un côté les partisans d´une hypothétique amélioration du cadre électoral par un régime qui traîne les pas, donc des partis prêts à aller aux élections avec Faure Gnassingbé en 2020. De l´autre côté on trouve la mouvance conduite par le PNP, hostile à une quatrième candidature de l´actuel Chef de l´État qui est à son troisième mandat.

Dans la situation actuelle de notre pays est -ce qu´un parti politique a le droit de faire ce qu´il veut d´après l´argument selon lequel un parti est créé pour aller aux élections? Ce raisonnement aurait son sens dans une démocratie, alors qu´au Togo nous sommes très loin d´une démocratie; nous avons à faire à une dictature impitoyable qui nécessite l´union de tous pour parler d´une voix et mener le combat qui ferait plier le régime têtu des Gnassingbé.

Entre ceux qui cherchent à discuter avec le pouvoir pour aller à des élections perdues d´avance, et ceux qui appellent à une résistance pour le départ de Faure Gnassingbé après son troisième mandat, et l´instauration d´une transition, quelle est la position qui arrange les populations togolaises? Le premier groupe devrait comprendre que ce ne sont pas des reformettes qui nous feront avoir l’alternance, il faut des réformes en profondeur; donc pendant une transition.
Samari Tchadjobo

Les réformes à faire ne seront pas à l’avantage de tel ou tel, mais dans l’intérêt d’un Togo démocratique comme dans les autres pays de la sous région. Et il est important que les uns et les aures adoptent dès lors une position claire qui évite de semer la confusion dans les esprits. Nous croyons à cet effet qu´une passerelle est toujours possible entre les deux camps de l´opposition pour parler d´une voix et reprendre la lutte là où elle s´est arrêtée avant que la C14 ne vole en éclats.

Samari Tchadjobo
Allemagne

 

 

Togo : Et si le CAR, l'ANC et le reste de la C14 oubliaient les élections pour reprendre la lutte avec toute l'opposition?

La Start-up togolaise DASHMAKE nominée finaliste du MED’INNOVANT AFRICA 2019,
La Start-up togolaise DASHMAKE nominée finaliste du MED’INNOVANT AFRICA 2019, le concours de solutions innovantes pour la ville durable méditerranéenne et africaine.
Les 5 et 6 décembre prochains, l’Etablissement Public d’Aménagement Euroméditérranée récompensera deux startups africaines parmi les cinq lauréats de la première édition du concours MED’INNOVANT AFRICA.

Ce challenge vise à détecter, promouvoir et accélérer les porteurs de projet africains, qui proposent des initiatives innovantes en phase avec les enjeux de la ville durable méditerranéenne et africaine.

La première édition du concours MED’INNOVANT AFRICA 2019 a attiré 129 projets de 22 pays d’Afrique, dont 3 au Togo. Et c’est donc la start-up DASHMAKE qui a su se démarquer, avec SOS System, un système informatique intelligent qui propose la gestion des informations de santé et qui assure la prédiction, la prévision, la prévention, la gestion, et la géolocalisation des sinistres/infractions; offrant u

n service d’assistance en temps réel et de proposition de services d’assurances et de micro-assurances.


Un concours d’innovation unique

La start-up DASHMAKE tentera à présent de gagner l’un des deux prix mis en jeu, à savoir le Prix du Jury et le Prix Coup de Cœur; aux côtés des start-up ECOVON (Ghana), PROMAGRIC (Cameroun), SEN or’dur (Sénégal) et CITY LOCKER (Algérie).

Les 5 startups sélectionnées seront conviées du 30 novembre au 5 décembre 2019 dans le sud de la France, à Marseille, afin de suivre boot camp coordonné par l’agence française de développement. Il s’agira d’un programme de coaching et de renfoncement des compétences dispensé par des experts du mentoring de startup et des investisseurs.

Prix du Jury : qui permettra au grand gagnant l’accès à de nombreux privilèges dont une dotation financière de 5.000 €, la mise à disposition d’un territoire d’expérimentation permettant de tester et démontrer la solution innovante : l’EcoCité Euroméditerranée (480 hectares localisés sur les 1er, 2ème, 3ème, 14ème et 15ème arrondissements de Marseille); une session de travail de deux heures avec le CEO d’Euroméditerranée pour définir les modalités d’implémentation de la solution primée sur le territoire d’intervention de l’EcoCité Euroméditerranée; 3 semaines de soft landing au sein de l’accélérateur.M situé au cœur de la Cité de l’innovation et des savoirs Aix-Marseille. Le lauréat bénéficiera aussi d’un accompagnement juridique dispensé par le cabinet d’avocats FIDAL.

Prix Coup de Coeur : le lauréat aura l’occasion de faire un pitch de 5 minutes lors de la remise du MED’INNOVANT AFRICA Award dans le cadre de la 3ème édition du sommet EMERGING VALLEY; 1 entretien d’une heure avec le CEO d’Euroméditerranée pour voir comment optimiser l’adaptation de la solution primée sur le territoire d’intervention de l’EcoCité Euroméditerranée ; 3 semaines de soft landing au sein de l’accélérateur.M situé au cœur de la Cité de l’innovation et des savoirs Aix-Marseille ; un accompagnement juridique par le cabinet d’avocats FIDAL d’une durée totale de 2 heures utilisables sur une période de 6 mois à compter de la cérémonie de remise des prix.

Les deux lauréats du challenge MED’INNOVANT AFRICA seront également pendant 1 an sous les feux des projecteurs. Grace à Euroméditerranée, ils bénéficieront d’une importante visibilité en Europe notamment en termes de communication pour commercialiser leurs produits, trouver des investisseurs et des partenaires industriels.

Marseille, une plateforme stratégique entre l’Afrique et l’Europe.

Depuis plus de vingt ans, l'Etablissement Public d'Aménagement (EPA) Euroméditerranée conçoit, développe et construit la ville méditerranéenne durable de demain, au cœur de la métropole Aix-Marseille-Provence. L’opération d’aménagement imbrique des équipements publics, des commerces, du logement, des infrastructures de transports et de stationnements, des parcs urbains, ... afin de favoriser le vivre-ensemble.

Avec plus de 5 300 entreprises implantées et 45 000 emplois présents, Euroméditerranée est aujourd’hui le 3ème quartier d’affaires en France.

Labellisé EcoCité et accompagné par le Programme Investissements d’Avenir, ce nouveau périmètre a également pour vocation d’être un territoire d’expérimentation de l’aménagement urbain pour tester, déployer et valoriser les services et technologies innovantes. L’ambition est de créer la ville méditerranéenne et littorale de demain, durable et innovante offrant une dimension internationale à Marseille avec 30 000 habitants supplémentaires et 20 000 nouveaux emplois.

C’est dans cette logique que l'Organisation a créé, cette année, le concours MED’INNOVANT AFRICA, ouvert à tous les porteurs de projets africains (start-up, petites et moyennes entreprises) apportant justement des solutions innovantes à des problématiques dans le domaine de la Smartcity. L’Afrique étant aujourd’hui un marché émergent majeur, l’innovation technologique s’y développe de façon exponentielle, stimulant le déploiement de nouveaux usages et la création de start-ups : « Au même titre que Miami se positionne comme la porte d’entrée de l’Amérique Latine, qu’Hong Kong et Singapour donnent un accès privilégié à l’Asie, Marseille a toutes les cartes en main pour offrir aux entreprises internationales une base idéale pour atteindre les marchés africains avec un objectif à moyen et long terme : faire de la métropole Aix-Marseille Provence le hub de l’innovation et du digital entre l’Europe et l’Afrique », Hugues PARANT, Président Directeur Général d’Euroméditerranée.

L'Établissement peut compter sur des partenaires engagés comme EMERGING VALLEY, L’AFD (Agence Française de Développement); ACCELERATEUR.M, le cabinet d’avocats FIDAL, la communauté d’entrepreneurs euro-africains AFRICA LINK, ainsi que la CCI MARSEILLE PROVENCE afin d’accompagner au mieux les lauréats de MED’INNOVANT AFRICA.

A propos d’Euroméditérranée : Depuis plus de vingt ans, l'Établissement Public d'Aménagement (EPA) Euroméditerranée conçoit, développe et construit la ville méditerranéenne durable au cœur de la Métropole Aix-Marseille Provence. Labélisé « ÉcoCité » depuis 2009, le territoire d’intervention d’Euroméditerranée de 480 hectares est un véritable laboratoire d’expérimentation pour tester des solutions, services et dispositifs innovants qui seront, demain, partie intégrante de la ville durable méditerranéenne.

Distribué par compagniegenerale.fr

 

 

La Start-up togolaise DASHMAKE nominée finaliste du MED’INNOVANT AFRICA 2019,

Aide au développement : Découvrez le pactole de l’UE en faveur du Togo sur la période 2014-2020
Plus de 270 millions d’euros. C’est la somme globale déboursée ou en cours de décaissement par l’Union européenne (UE), faisant d'elle le premier bailleur de fonds du Togo sur ces sept (7) dernières années.
D’après le document précité, cette somme a servi dans la réalisation des programmes et projets de développement.

L’Union européenne, renseigne maroc-diplamatique.net, citant un document de l’institution, apporte son appui financier au Togo « dans des programmes d’adduction d’eau au profit des communautés peu ou pas desservies en eau potable, dans l’appui à la gestion environnementale décentralisée (PAGED), la construction d’infrastructures scolaires et des infrastructures sociocommunautaires ».

Elle intervient également dans « des projets d’appui à l’équité genre et à l’autonomisation des femmes, l’hygiène et l’assainissement publics, notamment à travers le Projet d’Aménagement Urbain du Togo (PAUT) et la gestion des eaux usées », précise la même source.

Ce mardi, rappelons-le, l’UE et le Togo ont

encore signé une convention de financement de plus de 21 milliards FCFA sur une période de deux (2) ans, 2019-2022. Les fonds doivent servir à la mise en œuvre du PND.

 

 

Aide au développement : Découvrez le pactole de l’UE en faveur du Togo sur la période 2014-2020

21,6 milliards FCFA de l’UE en faveur du PND
Le Togo bénéficie d’un financement de 21, 6 milliards FCFA de l’Union européenne (UE) pour la mise en œuvre du Plan national de développement (PND) 2018-2022.
S’inscrivant dans la droite ligne du Contrat de Consolidation de l’Etat du Togo (Phase 3), cet accord va s’étendre sur une période de deux (2) ans.

Ayawovi Tignokpa, ministre de la Planification du développement et de la Coopération et Bruce Hanse, Chargé d’Affaires de la Délégation de l’Union européenne au Togo, ont paraphé mardi à Lomé les documents de cette convention de financement.

Appui budgétaire général, selon le chargé d’Affaires de la Délégation de l’UE au Togo, cette convention va permettre au pays d’améliorer sa gestion des finances publiques, le climat des affaires, le système statistique national et sa politique de décentralisation.

Edem A.

 

 

21,6 milliards FCFA de l’UE en faveur du PND

SOS : Atchou Atcha porté disparu
Depuis lundi, les familles et proches collaborateurs de Atsou Atcha, Porte-parole de la Coordination des syndicats de l'éducation au Togo (CSET), n’ont pas de nouvelles de ce dernier.
Selon les informations, Atchou Atcha a quitté son domicile ce lundi 02 décembre 2019 aux environs de 4 heures du matin après un coup de fil. Et depuis, plus de ses nouvelles, et toutes tentatives de joindre ce dernier sont vaines.

Les familles et proches collaborateurs s’inquiètent et lance une alerte à toute la population pour une mobilisation pouvant les aider à recueillir toutes sortes d’information qui puisse permettre de le retrouver.

Notons qu’Atsou Atcha est le Coordinateur général de la CSET (Coordination des syndicats de l’éducation au Togo). Il a été également porté à la tête du Syndicat national des professeurs de l’enseignement technique du Togo (SYNPETT) depuis janvier 2019 où il a promis peser dans la balance.

Il a promis faire rayonner ce syndicat sur le plan national et internationa

l en collaborant avec des organisations syndicales plus grandes, œuvrer au côté des syndicats frères de l’éducation pour la poursuite de la mise en application du protocole d’accord signé entre les syndicats, le gouvernement et les autres partenaires.


Nicolas K

 

 

SOS : Atchou Atcha porté disparu

L’Union européenne fait dons de matériels roulant à la Justice
La remise officielle s’est déroulée ce mardi 03 décembre 2019 à Lomé.
Il s’agit de huit (8) voitures dont 7 Pick up 4 x 4 double cabine climatisé d’origine et un SUV 4 x 2.

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice, chargée des Rlations avec les Institutions de la République, Kokouvi Pius Agbetomey, a réceptionné ce mardi les matériels roulants.

Les véhicules ont été remis par le chargé d’Affaires de la Délégation de l’Union européenne au Togo, Mr Bruno Hanse.

Depuis quelques années, l'Union européenne appuie le Togo dans son programme de modernisation de la Justice.

 

 

L’Union européenne fait dons de matériels roulant à la Justice

Seite: | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27