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Les Labo du régime militaro-clanique des Gnassingbé fabriquent de faux révolutionnaires d'une insurrection qui n'a jamais existé


Samari Tchadjobo

Les supposés insurrectionnels à la machette dans le mauvais film du grand réalisateur Yark Damehame | Photo : DR

À peine les débats retombés sur le cynisme du pouvoir quant à l’affaire de l´incendie des marchés de Kara et Lomé ravivée par le duo Kpodzro-Loum, les jusqu’au-boutistes du régime, assurés d’une impunité totale, décident de nous servir une nouvelle énormité aussi ridicule que stupide. Cette fois-ci ils eurent la lumineuse idée de corrompre et manipuler un pantin au sein de la diaspora togolaise en Europe pour pouvoir mettre en branle leur nouvelle pièce de théâtre de la honte. En effet, même si quelques naïfs ont pu se faire berner par l’homme de main manipulé du pouvoir, tapi dans l’ombre à Bruxelles, nous pouvons affirmer sans nous tromper qu’aucun début d’insurrection armée n’a eu lieu ni à Sokodé, ni à Lomé, ni ailleurs au Togo cette nuit du 23 novembre 2019.

Pour étayer notre assertion il suffit de relever les nombreuses incohérences contenues dans les propos du ministre Yark la semaine passée, et surtout dans ceux du directeur général de la police le Lieutenant-Colonel Okpaoul Yaovi pendant sa présentation des supposés insurgés.

Tout d’abord au petit matin du 23 novembre 2019 des témoins oculaires ont dit avoir vu des éléments des forces de sécurité ou de défense arrêter la circulation au niveau de l’échangeur et allumer eux-mêmes le feu sous le pont. Le camion-klinker dont parle notre Colonel aurait également été brûlé par les mêmes éléments de la gendarmerie. Quant au soldat gravement brûlé, dont les images circulent sur les réseaux sociaux et dont le DG de la police impute la responsabilité à des assaillants imaginaires, ses blessures proviendraient d’un dépôt de munitions à Agoenyvé qui aurait accidentellement pris feu. Plusieurs soldats qui y faisaient la garde auraient été blessés. Quant aux autres soldats poignardés ou morts, et dont les images inondent la toile, nous laissons la responsabilité à la hiérarchie militaire de notre pays de dire la vérité aux familles des victimes. Comme nous attendons toujours d’elle la clarification des circonstances dans lesquelles sont tués les deux militaires au domicile du Ministre Agadazi à Sokodé en 2017. Autrement, continuer à mentir et à inventer des histoires à dormir debout dans les deux cas, équivaudrait à un non-respect des victimes, de leurs familles et à une profanation de leur mémoire.

L’autre grosse incohérence, c’est le fait que des soldats togolais en patrouille, connus pour avoir la gâchette facile contre leurs concitoyens, ne puissent pas réagir pour prévaloir leur droit à la légitime défense. Des gendarmes en poste devant une banque qui se laissent facilement arracher leurs armes de service par des assaillants civils, même par surprise; ceci doit faire réfléchir les responsables à la formation de nos militaires. Des agents de police dont le commissariat est attaqué par des insurgés armés, tirent en l’air et cherchent même à parlementer, à les raisonner pour qu’ils cessent de tirer. Personne ne croit à ce gros mensonge mal cousu, mon Lieutenant-Colonel Okpaoul. Cerise sur le gâteau pour agrémenter votre comédie, les supposés assaillants arrivent même à s’enfuir avec l’un des leurs gravement atteint, sans qu’aucun d’eux ne puisse être blessé, ni arrêté.

Aujourd’hui on nous présente d’innocents pères de famille arrêtés chez eux comme ceux qui auraient semé la terreur dans la nuit du 23 movembre 2019 à Lomé et à Sokodé.

Fadel Ouattara par exemple, artiste-chanteur de son état, est arrêté chez lui à la maison au quartier Agonyivé en présence de sa femme,
le jeune Moustafa à l’accoutrement bardé de talismans, est tôlier de métier et a été arrêté sur son lieu de travail à Adidogomé; on l’a obligé à porter cet habit et ce chapeau couverts de talismans pour pouvoir jouer la pièce de théâtre à la Okpaoul; il n’a jamais mis pied à l’école, donc tout ce qu’il a dit lui a été soufflé à l’oreille.
Il y a également l’entraîneur de Sémassi et ancien entraîneur de l’équipe nationale junior du Togo, M. Samer Abraw, cueilli innocemment chez lui.
Beaucoup d´anonymes innocents font partie du groupe sans comprendre ce qui leur arrive.

Des coupe-coupe rouillés, des massues, des talismans saisis chez de paisibles citoyens à coup de bastonnades à Tchaoudjo et au nord de Lomé sont présentés comme l’arsenal de guerre avec lequel le groupe des insurgés projetait de renverser les institutions de la république en trois jours. Un peu de sérieux quand même!
Samari Tchadjobo

Si nous étions dans un pays normal, aucun procureur n’accepterait instruire une telle affaire fausse de bout en bout. Mais malheureusement nous sommes au Togo où la justice est aux bottes de nos bourreaux. Il ne reste qu’à implorer Dieu et à demander aux organisations de défense des droits de l’homme, qui font du bon travail malgré les actes d’ntimidation du pouvoir, à mettre ce régime devant ses responsabilités, à lui faire savoir que ni le mensonge, ni la corruption, ni la terreur ne peuvent asseoir l’autorité sur une base solide. Ces organisations de défense des droits humains doivent surtout demander au gouvernement de laisser tous ces innocents regagner librement leurs familles, et de mettre fin à la militarisation à outrance du pays.

Samari Tchadjobo
Allemagne

 

 

Les Labo du régime militaro-clanique des Gnassingbé fabriquent de faux révolutionnaires d'une insurrection qui n'a jamais existé

 

« Le Togo comme il va » : Chronique des insurrections armées/coups d’Etat…à la togolaise

Liberté Togo

supposés insurrectionnels
Les supposés insurrectionnels à la machette dans le film du grand réalisateur Yark Damehame | Photo : DR

Le Togo est une curiosité confirmée dans le monde. Au-delà des cocasseries et autres faits divers animés, le pays sous Faure Gnassingbé a cette particularité de connaître de ces histoires de coups d’Etat, tentatives d’insurrections à la togolaise et autres faits connexes qui doivent faire pouffer de rire sous des cieux normaux et donner aux Togolais l’image de clowns. Le dernier cas en date, c’est sans doute cette affaire d’insurrection armée avec machettes et gourdins qui a connu un rebondissement mardi, avec la présentation des « insurgés » et le corps du délit dont des habits préparés mystiquement…Petit tour d’horizon.

Insurrection armée au 21e siècle avec machettes, gourdins… !

Les Togolais qui avaient cru à la « yarkerie » du samedi 23 novembre dernier se comptaient déjà sur le bout des doigts. Des individus habillés en noir, munis de machettes et de gourdins qui arrachent aux gendarmes armés d’AK47 et en patrouille à 2 heures du matin leurs armes ! La sortie n’avait pas fini de faire marrer que le substitut occasionnel de YarK Damehame en rajoute. Machettes, gourdins, lance-pierres, flèches, gris-gris, habits mystiquement préparés…c’est là le corps du délit, l’arsenal lourd (sic) qui aurait servi à mener l’insurrection, à en croire le Directeur Général de la Police nationale, le Lieutenant-colonel Yaovi Okpaoul. « Comme au temps de David et Goliath », glose un confrère.

« On a trouvé 86 machettes dans une perquisition chez un seul individu, les frondes avec les projectiles qui sont fabriqués en fer, des lance-pierres, des flèches qui sont traditionnellement empoisonnés (…) », a débité Okpaoul qui était manifestement conscient qu’il n’arrivait pas à convaincre les journalistes qui lui avaient tendu le micro, au point d’être obligé de dire, comme pour agrémenter sa thèse : « Il faut voir la dangerosité de ces petits canifs qui étaient préparés par centaine. Lorsqu’ils vous croisent et que vous ne voulez pas obtempérer, ils vous l’enfoncent dans l’abdomen ». Un confrère appréhende ces propos comme mettre un peu de bouillon (cube) dans la sauce pour lui donner du goût. L’exercice doit être dur pour lui, n’y étant pas habitué, au contraire de son patron Yark Damehame qui en est devenu un érudit. Le plus cocasse dans tout cela, c’est que les quatre (04) AK47 que les insurgés (sic) armés seulement de machettes et de gourdins auraient arrachés, comme dans un dessin animé, aux gendarmes en patrouille à 2 heures du matin ce samedi 23 novembre, n’ont pas été présentés. Pas un mot n’a été pipé là-dessus.

Les Togolais ont eu plutôt l’impression d’avoir assisté à un concert-party et n’ont pas manqué de se marrer. Quelques réactions concoctées sur la toile : « Une vraie comédie ! C’est avec ces vieux coupe-coupe et couteaux rouillés qui n’ont plus été aiguisés de longues dates qu’on fait une insurrection pour déstabiliser le Togo ? Il fallait au moins aiguiser ces objets pour tenter de faire croire vos montages et mensonges ! » ; « Rions un peu. On a de sérieux problèmes avec nos dirigeants. Coupe-coupe rouillés, lance-pierres, gourdins, ils vont à la chasse aux animaux ou c’est pour une réelle insurrection ? Sans aucune honte, ils nous présentent ça? » ; « Heureusement que nos forces armées sont bien équipées, sinon ces « insurrecteurs » allaient même embraser la sous-région (…) Vive le Togo libre » ; « Franchement, ils sont bien armés pour déstabiliser l’équipe de Yark! En tout cas, le ridicule ne tue pas. Qu’avons-nous fait au bon Dieu pour mériter ces médiocres gens? ».

Le cas MCA en 2010

Fulbert Attisso, Nicodème Habia, Guillaume Coco. Les deux premiers sont aujourd’hui responsables de partis politiques, respectivement Togo Autrement et Les Démocrates, et font tranquillement leur politique ; le troisième est le Président de l’Association pour le bien-être juvénile (ABEJ), mais s’est manifestement mis en retrait de la lutte. Ce trio avait défrayé la chronique en 2010, dans le cadre de l’élection présidentielle d’alors, avec une structure commune appelée Mouvement pour l’alternance et le changement (MCA). Il était présenté comme le cerveau d’un soulèvement populaire, d’un complot de déstabilisation ou d’insurrection armée – c’est selon – à l’époque coïncidant avec l’élection présidentielle. Comme dans le cas d’actualité, le corps du délit était aussi très lourd (sic), composé de gris-gris, de préparation mystique…Quelques extraits d’un compte rendu de la Gendarmerie à l’époque.

« Les services de la Gendarmerie du Togo ont été renseignés que certains individus venus spécialement de l’étranger, s’apprêtaient à commanditer des actes de nature à perturber le bon déroulement du processus électoral. Il s’agit de Kouma Kodjo Jérôme, Benissan Tetevi Jacob, Glokpo Kokou et leur chauffeur nommé Gbadekpe Yawo. Ces individus sont les soutiens financiers d’un mouvement clandestin dénommé MCA qui prône la violence. La Gendarmerie était à leur trousse lorsque dans la nuit du 03 mars 2010, aux environs de 09 heures 30 minutes, ils ont été signalés au poste de contrôle de Kégué alors qu’ils se rendaient à Akoumapé. Ils ont été aussitôt interpellés et gardés à vue à la Gendarmerie sur instruction du Procureur de la République. Poursuivant les investigations, nous interpellons dans la même nuit cinq autres individus au domicile d’un charlatan à Akoumapé. Ils étaient en possession des amulettes devant les rendre invulnérables lors des affrontements avec les forces de l’ordre (…) Interrogés, ceux-ci déclarent avoir été envoyés par Attisso Fulbert et Koko Guillaume, responsables du MCA. Ils ont été également gardés à vue sur instruction du Procureur. Les recherches entreprises ont permis le 06 mars 2010 d’appréhender les susnommés dans leur cachette au quartier Kagomé. Une perquisition opérée à leur domicile a permis de découvrir les listes des jeunes recrutés par le mouvement, les listes de présence aux réunions, les procès-verbaux de ces réunions, les communiqués dont l’un devait être lu le 07 mars après la proclamation des résultats. Ce communiqué appelait les jeunes à un soulèvement populaire au lendemain de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle (…) ».

Même si personne n’était convaincu, Yark Damehame, à l’époque Lieutenant-Colonel et patron de la Force spéciale élection présidentielle (FOSEP) 2010, était très appliqué dans son rôle. Tout était fait pour présenter ces trois personnes comme les auteurs d’une insurrection armée. Mais en fait, c’est leur culot (sic) d’avoir créé le MCA qui avait pour objectif fondamental l’alternance et leur détermination à faire réaliser cet idéal recherché depuis de longues dates par le peuple togolais, qui avaient créé la trouille au sein du sérail. Ils étaient vus en obstacles au dessein secret de Faure Gnassingbé de garder le pouvoir et s’y éterniser plus tard. Le slogan du mouvement, « L’alternance ou la mort, nous vaincrons » offrait le prétexte idéal. Il fallait simplement éliminer tout risque.

Affaire Kpatcha Gnassingbé

Comment oublier dans cette histoire l’affaire Kpatcha Gnassingbé que certains avaient légitimement appelé la fable de coup d’Etat ? Si l’ancien ministre de la Défense et député est loin d’être un parangon de vertus, difficile de croire tout de même à la version officielle servie par le pouvoir et avec tous les à-côtés. Tout démontre un complot pour coincer Kpatcha Gnassingbé qui lorgnait trop le fauteuil présidentiel et devenait une réelle menace pour les desseins de règne no limit de son demi-frère.

L’attaque à l’arme lourde du domicile de Kpatcha Gnassingbé, dans la nuit du 12 au 13 avril 2009, avait fini de convaincre les derniers sceptiques des véritables intentions de son détracteur en chef. Le député n’eut la vie sauve que grâce à l’intervention des éléments du Régiment blindé de reconnaissance et d’appui (RBRA) alors dirigé par son demi-frère Rock Gnassingbé. Une audace que paiera plus tard ce dernier qui, manifestement, avait contrarié les plans. Si ici, le corps du délit présenté était vraisemblable et avait de quoi convaincre – il y avait des armes automatiques, pas de machettes rouillées, gourdins et autres blagues, comme on les présente actuellement -, ce sont les contours de l’affaire qui empêchent d’y croire comme parole d’évangile.

Tout un montage sera fait pour donner de la consistance à l’accusation. On verra une clef USB, des discours, des plans d’attaque, des programmes de gouvernance après le coup d’Etat, entre autres. Mais le fait majeur, c’est le déluge de torture qui s’est abattu sur certains inculpés pour leur soutirer des aveux et ainsi conforter l’accusation contre Kpatcha Gnassingbé. On se rappelle les révélations au cours du procès en septembre 2011 de certains à la barre sur les tortures subies. Ils avaient désigné ouvertement des dignitaires de l’armée comme Yotroféi Massina, Atcha Titikpina et autres comme auteurs de ces actes, mais ces derniers nieront. Les actes de torture seront confirmés plus tard par le rapport d’enquête de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH). Un culot qui démonta la fable et valut l’exil à son président d’alors Koffi Kounté.

Les révélations devraient pousser le juge à l’époque, Abalo Pétchélébia à annuler le procès tel que requis par les avocats de la défense. Mais il avait usé de gymnastiques pour aller au bout, requalifiant les faits, condamnant les inculpés à de lourdes peines de prison. Kpatcha Gnassingbé, le cerveau présumé avait écopé de vingt (20) ans de réclusion avec déchéance de ses droits civiques. Preuve de plus d’un dossier signalé, la plupart des coaccusés ont été libérés, mais pas Kpatcha lui-même. Faure reste opaque aux injonctions de la Cour de justice de la CEDEAO, des Nations Unies, aux démarches de Mgrs Nicodème Barrigah, et Philippe Fanoko Kpodzro, des présidents ghanéen Nana-Akufo-Addo et gabonais Ali Bongo, entre autres.

Dans cette chronique des insurrections armées, coups d’État et autres tentatives de déstabilisation du pouvoir à la togolaise, comment ne pas évoquer les accusations fantoches de rébellion contre le jeune activiste Folly satchivi suite son arrestation en août 2018, de déstabilisation collées aux membres du mouvement citoyen Nubueke pour avoir trouvé des jumelles dans la charme de l’un, entre autres cocasseries ? Le point commun est que toutes ces accusations manquent de consistance et ont de la peine à convaincre. Le Togo sous Faure Gnassingbé apparaît au demeurant comme un cirque géant…

Tino Kossi

 

 

« Le Togo comme il va » : Chronique des insurrections armées/coups d’Etat…à la togolaise

 

La rougeole a tué 142 000 personnes en 2018

La lutte contre la rougeole stagne et le nombre de morts est reparti à la hausse en 2018, ont alerté l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autorités sanitaires américaines, jeudi 5 décembre.

Au total, 142 000 personnes en sont mortes dans le monde en 2018. C'est quatre fois moins qu'en 2000, mais en hausse de 15% par rapport à 2017. La plupart des morts sont des enfants. Ce virus est l'un des plus contagieux, et peut rester dans une pièce deux heures après le passage d'une personne infectée. Il a provoqué des épidémies sur cinq continents depuis 2018, explosant dans les villes ou les quartiers où trop peu de gens sont vaccinés.

Cinq pays ont concentré près de la moitié des cas en 2018 : République démocratique du Congo, Liberia, Madagascar, Somalie et Ukraine, selon un rapport publié par les Centres de contrôle et de prévention des maladies américains (CDC). Mais le virus voyage facilement. Israël a ainsi vu l'importation d'une centaine de cas venus d'ailleurs, des Philippines et d'Ukraine…

De là, quelques voyageurs infectés ont transmis la maladie dans les quartiers juifs de New York et contribué à la plus grande épidémie aux Etats-Unis depuis 1992. Dans les pays riches, la rougeole tue pas, ou très peu. Mais en RDC, elle tue deux fois plus qu'Ebola : 5 000 morts cette année.

Tout le monde sait qu'il y a un vaccin contre la rougeole sûr, efficace, disponible partout depuis cinquante ans (...) C'est vraiment un échec collectif de voir ces épidémies.Kate O'Brien, directrice de la vaccination à l'OMS à l'AFP. Un chiffre illustre cet échec. Depuis 2010, la proportion de la population mondiale ayant reçu la première dose du vaccin (sur deux recommandées) stagne à environ 86%. Pour empêcher les épidémies, l'objectif est 95%. "On n'a fait aucun progrès pour la couverture vaccinale contre la rougeole depuis une décennie", résume Kate O'Brien, directrice de la vaccination à l'OMS.

Mais les moyennes sont trompeuses. Seuls 61% des pays ont atteint la barre de 90% pour la première dose de vaccin. Il y en avait davantage en 2013. L'Europe est quasiment à l'objectif en moyenne, ce qui n'a pas empêché des épidémies car il suffit qu'une communauté soit sous-vaccinée pour que le virus s'y implante. En Afrique, les trois quarts de la population sont vaccinés, mais cela cache de fortes disparités régionales. Moins d'un pays africain sur trois a vacciné au moins 90% de sa population. Les infrastructures de santé restent insuffisantes.

 

 

La rougeole a tué 142 000 personnes en 2018

 

Me Kadjaka-Abougnima, lauréate de Tam-Tam d’Afrique Awards à Cotonou

Notaire de profession, élue députée, la présidente de l’Association aide et action à la veuve, à l’orphelin et à l’enfant déshérité (AAVOED), a reçu le Prix Tam-Tam d’Afrique Awards lors de la 17è édition de cet évènement.

Le prestigieux prix a été remis à Me Françoise Molgah Kadjaka-Abougnima le samedi 30 novembre dernier à Cotonou au Bénin, récompensant ses actions dans les œuvres sociales pour le développement de l’Afrique.

La native de la préfecture de Doufelgou est désormais lauréate de la Palme d’or de la femme leader de l’année 2019. Devant 300 personnalités venues d’une vingtaine de pays, celle qui défend les causes humanitaires a déclaré que ce prix sera une source de motivation supplémentaire à poursuivre son engagement.

« En choisissant de nous honorer, vous renforcez en nous le désir de toujours bien faire. Votre récompense nous motive davantage et suscite en nous plus d’engouement et d’engagement pour la cause des femmes et des démunis dans notre pays et partout ailleurs », relève la présidente de l’AAVOED.



Me Françoise Molgah Kadjaka-Abougnima fait partie de la Commission nationale OHADA, vice-présidente de l’Association des femmes juristes du Togo.

A l’Assemblée nationale, l’ancienne présidente de Chambre nationale des notaires du Togo est rapporteur de la commission des lois…

A.H.

 

 

Me Kadjaka-Abougnima, lauréate de Tam-Tam d’Afrique Awards à Cotonou

 

Vers le l’accompagnement des activités génératrices de revenus au sein du Conseil de Entente

Le Conseil de l’Entente entend venir en aide aux jeunes et aux femmes en soutenant les activités génératrices de revenus dans l’espace. La décision a été prise lors de la 15ème rencontre de l’organisation à Lomé.

Le conseil a adopté, après les travaux présidé par le ministre togolais des Affaires étrangères, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, un important document qui définit une stratégie d’intervention à l’endroit des jeunes et des femmes dans l’espace que couvre le Conseil de l’Entente.

Les réflexions à l’issue de cette rencontre entre les ministres a également permis l’adoption du budget programme 2020-2022. Il s’agit d’un outil de pilotage conseillé à toutes les institutions et Etats à en croire le Secrétaire exécutif du CE, Patrice Kouame.

« L’introduction du budget-programme est un outil de pilotage qui est aujourd’hui conseillé à tous les institutions et Etats. Le conseil de l’Entente adopte désormais ce budget-programme si bien qu’il fait une programmation sur 3 années de ses dé

penses. Le budget programme concerne les exercices 2020, 2021 et 2022 », a-t-il expliqué

Outre ces décisions, le conseil de l'Entente a donné son approbation par rapport au bilan de l’exercice 2018 et a procédé au renouvellement du mandat du commissaire au compte pour les exercices 2019 et 2020.

 

 

Vers le l’accompagnement des activités génératrices de revenus au sein du Conseil de Entente

 

Togo : Enrichissement illicite et conflits d’intérêt à l’INAM

Le Commissariat aux comptes confirme les magouilles révélées par l’Audit Interne. Attributions gré à gré, rétention de publication des appels d’offres

La gestion de Mme Myriam Dossou-d’Almeida, Directrice générale de l’Institut national d’assurance maladie (INAM) a été mise à nu dans un audit interne dont Liberté a obtenu copie. Suite à la publication d’un extrait de ce rapport, une riposte médiatique a été lancée et des agents de l’Institut sont interpellés la semaine dernière par la Police judiciaire. Le but, c’est de dénicher la taupe qui aurait filé le rapport top secret à la presse. Mais comme rien ne résiste à la vérité, le rapport du Commissaire aux comptes vient confirmer les allégations de l’audit interne.

La Banque mondiale définit la bonne gouvernance comme la capacité du gouvernement à gérer efficacement ses ressources, à mettre en œuvre des politiques pertinentes, le respect des citoyens et de l’État pour les institutions, ainsi que l’existence d’un contrôle démocratique sur les agents chargés de l’autorité. De fait, les audites internes et externes sont entre autres des mécanismes dont la mise en œuvre permet d’atteindre des performances. Un audit est un ensemble de procédures de contrôle de la comptabilité et de la gestion d’une entreprise ou d’une organisation. Selon l’Association française de l’audit et du conseil informatiques (AFAI), « l’audit interne est une activité indépendante et objective qui donne à une organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les améliorer et contribue à créer de la valeur ajoutée. L’objectif de l’audit interne est d’aider une organisation à atteindre ses objectifs en évaluant son processus de management des risques, de contrôle et de gouvernement d’entreprise. En cas de dysfonctionnement au sein de l’entreprise, l’audit interne est tenu de décrire de façon détaillée le problème et les risques (diagnostic et pronostic) en vue d’une mise au point. Ce processus comporte des contrôles réguliers (bien que la définition ne le mentionne pas) dans le cadre d’investigations chargées de veiller au bon déroulement des opérations ».

Ceci nous amène à nous demander la raison pour laquelle le département d’Audit Interne de l’INAM n’avait jamais produit de rapport depuis cinq ans qu’il est installé ? Effectivement, le rythme de l’Audit interne à l’INAM est anormal. C’est la première fois depuis la création de l’INAM en 2011 qu’un audit est réalisé et cela ne porte que sur le volet marchés publics exercice 2018. A quand donc les rapports sur les audits comptable et financier, les ressources humaines, le management et la qualité des services offerts ? Selon nos informations, même le présent rapport aurait été bloqué par la DG et n’a pas été transmis au Conseil d’administration. C’est grâce à la presse que la PCA Mme Gnakou Namalo, actuelle Directrice Générale de l’EPAM, aurait découvert pour la première fois ce rapport d’audit de l’INAM.

La minorité autour de Faure Gnassingbé continue le pillage en toute impunité. Les pratiques de la DG Myriam Dossou-d’Almeida n’ont rien à envier à celles de l’ancien ministre de l’Agriculture, le colonel Ouro-Koura Agadazi, sur la gestion des fonds FIDA.

Tableau 18 : Situation des marchés prévus dans le PPM validé par le DNCMP

Tableau 19 : Situation des marchés prévus et signés au cours de l’exercice 2018 par INAM

Une analyse des données contenues dans les tableaux 18 et 19 du Commissaire aux comptes révèle beaucoup d’anomalies. Après investigations, cette mission conclut qu’au total cinquante-neuf (59) marchés ont été prévus sur la base de deux modes de passation de marchés à savoir, l’Appel d’offres ouvert et l’Avis à manifestation d’intérêt dont seize (16) sont des prestations intellectuelles, c’est-à-dire la conception de progiciel, et quarante-trois (43) marchés pour les fournitures et travaux. Sur les 59 marchés autorisés prévus dans la passation des marchés, 54 marchés ont été signés par l’INAM.

L’anomalie dans toutes ces signatures de contrat est que la Directrice de l’INAM a violé le cadre réglementaire de la passation des marchés publics en attribuant 32 marchés de gré à gré, soit 37% environ de la valeur. Le même dysfonctionnement est constaté dans la rubrique « Mode non spécifié dans le contrat signé » qui représente 17% des marchés. En plus, le rapport révèle que le mode de passation de 10 autres marchés (18% de la valeur) n’a pas été défini dans les contrats signés entre l’INAM et les prestataires de services ou fournisseurs de biens et travaux. Bref, le rapport énumère qu’au cours de l’exercice sous revu, plusieurs de ces marchés signés l’ont été par entente directe (ED) et certains parmi eux n’ont pas été prévus dans le PPM (Plan de passation des marchés publics). Tous les marchés sont à financer sur fonds propres de l’INAM. Or, en ce qui concerne le gré à gré, la Direction nationale de contrôle des marchés publics (DNCMP) est censée veiller à ce que l’autorité contractante ne dépasse pas 10% du montant total des marchés publics passés par ladite autorité. Mais dans le cas d’espèce, l’on constate un dépassement de 27% de la valeur sans que la DNCMP ne réagisse.

Paradoxalement, les lignes budgétaires qui ont été validées par le PPM en 2018 n’ont pas été consommées. Le Rapport du commissaire aux comptes fait ressortir que l’«Appel d’offres ouvert » d’une valeur de 1 ,083 milliards FCFA et l’« Avis à manifestation d’intérêt » d’une valeur de 320 millions de FCFA n’ont été consommés respectivement qu’à hauteur de 270 millions FCFA et 29 millions FCFA.

La raison est toute simple. Mme la Directrice de l’INAM n’aime pas passer par les appels d’offre publics qui ne lui donnent pas l’opportunité d’obtenir ses commissions. Elle ne donnerait les marchés que si elle était certaine d’obtenir ses dessous de table. Car tout ce qui n’est pas dans son intérêt ne passe pas. Et c’est la raison pour laquelle le gré à gré est la chose la mieux partagée dans la boîte. Quelle est alors la part des marchés des jeunes et femmes entrepreneurs togolais dans cette escroquerie ? Mystère.

Outre les mauvaises pratiques dans la technique de passation de marché et la rétention d’informations ou de documents énumérés par le Commissaire aux comptes, l’on s’interroge sur les contrats relatifs au progiciel métier. La mise en place de ce progiciel devrait permettre de réaliser l’extension de la couverture d’assurance à d’autres corps sociaux à savoir les artisans, les agriculteurs, etc. A ce jour, l’INAM a déjà débloqué plus de 500millions de FCFA en faveur des prestataires. La totalité du contrat a été payée en plus des avenants alors que le produit n’est pas encore livré pour être testé. Donc pour un logiciel non livré, ni testé, la DG de l’INAM commence à débourser les cotisations des pauvres fonctionnaires pour la maintenance.

En effet, la conception de ce progiciel dénommé Projet SAP INAM porte deux volets confiés à deux cabinets externes. Le concepteur est une entreprise ivoirienne au nom de ALINK TELECOM et l’autre désigné Assistance au maître d’ouvrage (AMO) est de droit togolais en l’occurrence le cabinet Deloitte-Togo SA du controversé Grand Maître de la Loge Nationale Togolaise Ignace Kokouvi Clomegah.

Le contrat lié au volet technique du progiciel SAP INAM a été signé en 2018 entre ALINK TELECOM et l’INAM pour un montant de 290 058 678 de Francs CFA. Ce montant a été totalement réglé en 2018. Mme la DG en personne entretient une opacité autour de ce projet à travers de nombreuses missions en République de Côte d’Ivoire. Le plus surprenant est que Mme Myriam Dossou-d’Almeida exécute un nouvel ordre de virement n°04/07/CF/2019/INAM/DG/DAF d’un montant de 30 000 000 de Francs CFA en date du 12 juillet 2019. Selon nos informations, ce nouveau virement correspond au montant d’un avenant au contrat initial dont l’objet serait la maintenance du logiciel SAP INAM. Comment peut-on faire la maintenance d’un logiciel qui n’a pas encore existé ? Pourquoi donc un cabinet étranger pour implémenter un progiciel métier quand le Togo dispose d’une université qui a en son sein un Centre informatique et de calcul (CIC) ? N’est-ce pas le CIC qui, depuis deux ans, développe tous les logiciels qui gèrent de façon efficace le cursus des étudiants et toute la logistique académique ? L’argent ainsi gaspillé ne pouvait-il pas servir à l’Université de Lomé qui, en retour, offrira une production plus adaptée et à moindre coût ?

Disons-le, le Togo regorge de talents mais le gangstérisme économique au sommet de l’Etat pousse les décideurs à faire appel à une expertise externe et incertaine. Pis encore, l’INAM dispose d’un département informatique et a recruté un Directeur informatique (programmeur) qui a fait ses preuves en Tunisie dans l’Enseignement supérieur. Mais pour pouvoir magouiller, Mme la DG aurait transformé le génie autochtone en un simple Chargé d’étude de projet. Pendant ce temps, plusieurs charlatans informaticiens extérieurs défilent à l’INAM. Certains mêmes venus des USA sans adresse, auraient pris de l’argent à l’INAM et se seraient volatilisés dans la nature.

Le second volet destiné au contrôle de la livraison de ce logiciel informatique ERP-SAP conduit par le Cabinet Deloitte-Togo SA se trouve également trempé dans la valse de détournement. Le contrat n° 021/2018/INAM/DG dont l’objet est intitulé : « Relatif à une mission complémentaire d’assistance à maitre d’ouvrage pour l’implémentation du progiciel de gestion intégrée (ERP-SAP) » a été signé le 07 mai 2018 pour une valeur initiale de 105 825 000 de FCFA pour une durée de 240 jours, soit environ 08 mois. Ce qui veut dire que le contrat initial qui a été totalement réglé par virement sur le compte ORABANK de AAC Deloitte prenait fin au plus tard en janvier 2019. A la grande surprise et sans la production d’aucun rapport sur le déroulement du Projet SAP INAM, la DG signe au même Deloitte-Togo SA un premier avenant de 50 000 000 de FCFA correspondant à 2 mois 5 jours de travaux. Et ce n’est pas fini, puisque le 2 juillet 2019, elle accordera un second avenant n°0016/0016/2019/INAM/DG pour un montant total de 50 716 040 FCFA.

Ainsi, pour une entreprise publique à vocation sociale, la DG se permet de signer des contrats gré à gré à plus de 500 millions de FCFA pour l’implémentation de logiciel qui n’est pas encore livré. A cette allure, le montant final du simple progiciel risque de dépasser la barre du milliard.

L’économiste John Kenneth Galbraith dans son ouvrage « Les mensonges de l’économie : Vérité pour notre temps » écrit : «Le pouvoir dans l’entreprise (organisation) appartient à l’équipe de direction, bureaucratie qui contrôle sa tâche et sa rémunération. Une rémunération qui frise le vol. C’est parfaitement évident. C’est cela qu’on a appelé à certaines occasions récentes, le ‘scandale d’entreprise’». Oui, la DG Myriam Dossou-d’Almeida se la coule douce sous les tropiques. Même son recrutement à l’INAM à travers l’ANPE sur un CDI depuis 2012 est mystérieux. Normalement, elle aurait dû être recrutée comme agent de l’INAM avant d’être nommée DG par le Conseil d’Administration. Ce faisant c’est comme elle a été imposée au CA et donc n’a pas de compte à rendre à l’instance. Selon les fiches de paie, elle serait rémunérée à plus de 3 millions de FCFA net le mois comme salaire. Elle bénéficie de nombreux avantages en nature (Voiture, logement, communication…).

C’est inadmissible que la minorité pilleuse autour du chef de l’Etat continue de détourner les cotisations sociales qui ont pour but d’alléger la souffrance des fonctionnaires et retraités. Il s’agit des prélèvements effectués sur le salaire des pauvres Togolais et la gouvernance doit rendre compte. Affaire à suivre.

B. Douligna

Source : Liberté

 

 

Togo : Enrichissement illicite et conflits d’intérêt à l’INAM

 

Communiqué sanctionnant le conseil des ministres du jeudi 5 décembre 2019

Le Conseil des ministres s’est réuni ce jeudi 5 décembre 2019 au Palais de la Présidence de la République, sous la présidence de Son Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République.

Le Conseil des ministres, au cours de ses travaux, a adopté :
– un (1) projet de loi ;
– sept (7) projets de décret ; – abordé des divers.


Au titre des projets de loi

Le conseil des ministres a adopté le projet de loi portant création de l’Ordre national des ingénieurs du Togo et réglementation de l’exercice de la profession d’ingénieur.

L’ingénieur est à la base des activités de tous les secteurs socio-économiques et œuvre pour le développement et la création des richesses dans un pays en vue de l’amélioration de la qualité de vie.

La formation et l’exercice de la profession

d’ingénieur doivent donc satisfaire à des standards et à une éthique qui permettent au public d’être assuré de la prestation efficace de l’ingénieur dans ses différents domaines de spécialité.
Aussi, est-il nécessaire que l’exercice de la profession d’ingénieur soit encadré et réglementé.

Pour contrôler le respect des normes de qualité et l’éthique par les professionnels de ces secteurs d’activités, le présent projet de loi institue un Ordre national des ingénieurs du Togo.

Au titre des décrets :

Le premier décret adopté par le Conseil des ministres porte attributions, organisation et fonctionnement de la commission d’expropriation (COMEX).
La réalisation des projets portés par l’Etat au profit des populations nécessite de procéder à des expropriations pour cause d’utilité publique et à l’indemnisation des personnes affectées.

Le cadre juridique existant pour la gestion des expropriations n’étant plus adapté, un Comité interministériel d’indemnisation (CII) a été mis en place en 2009 pour gérer d’une manière participative et systématique le processus d’indemnisation et de compensation des personnes affectées par les projets.

Avec l’adoption de la loi n° 2014-014 du 22 octobre 2014 portant modernisation de l’action publique de l’Etat en faveur de l’économie et de la loi n° 2018-005 du 14 juin 2018 portant code foncier et domanial, il devient nécessaire de revoir le cadre de gestion des expropriations.

En effet, l’article 78 de la loi n° 2014-014 du 22 octobre 2014 a créé la commission d’expropriation (COMEX) et a laissé le soin au Gouvernement de préciser, par décret en Conseil des ministres, les modalités de son organisation et de son fonctionnement.

C’est l’objet du présent décret qui définit la composition de la COMEX, les modalités de désignation des membres, ainsi que de son fonctionnement.

Le deuxième décret adopté par le Conseil des ministres porte création des trésoreries.

La loi n° 2017-008 du 29 juin 2017 portant création de communes, modifiée par la loi n° 2019-001 du 9 janvier 2019 a consacré la communalisation intégrale du territoire togolais.

Son application s’est traduite par l’élection des conseillers municipaux et des maires, installés dans leurs fonctions les 14, 15 et 16 octobre 2019 mettant ainsi fin aux délégations spéciales.
Conformément à la réglementation financière et comptable en vigueur, et surtout dans le cadre de la mise en œuvre des budgets communaux qui incombent aux maires (ordonnateurs) et aux comptables publics, il s’avère indispensable de doter chaque commune d’un poste comptable placé sous l’autorité d’un comptable public.

L’adoption de ce présent décret contribuera à la gestion transparence et efficiente des ressources financières de ces collectivités locales grâce notamment à la séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable.

Le troisième décret adopté par le Conseil des ministres fixe la date du 1er tour de l’élection présidentielle de 2020 et convoque le corps électoral pour le premier tour de cette élection présidentielle.

Le code électoral prévoit en son article 79 que la date du scrutin soit fixée par décret en Conseil des ministres. Cette loi précise également que le corps électoral est convoqué par décret en Conseil des ministres sur proposition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Ce décret précise les heures d’ouverture et de clôture du scrutin.

Aussi, l’article 65 de la constitution du 14 octobre 1992 dispose-t-il que « le scrutin est ouvert sur convocation du corps électoral par décret pris en Conseil des ministres 60 jours au moins et 75 jours au plus avant l’expiration du mandat du Président en exercice ».

C’est donc en application des dispositions desdits articles que le présent décret fixe la date du 1er tour de l’élection présidentielle de 2020 au 22 févier 2020 et convoque le corps électoral pour la même date.

Les bureaux de vote sont ouverts de sept (7) heures à seize (16) heures en heure UTC/GMT sur toute l’étendue du territoire national et en heure locale pour les bureaux de vote dans les ambassades retenues pour le vote des Togolais vivant à l’étranger.

Le quatrième décret adopté par le Conseil des ministres fixe le montant du cautionnement à verser pour l’élection présidentielle de 2020.

La loi n° 2012-002 du 29 mai 2012 portant code électoral dispose en son article 155 que : « les candidats sont astreints au dépôt au Trésor public d’un cautionnement dont le montant est fixé par décret en Conseil des ministres sur proposition conjointe de la CENI et du ministre chargé de l’administration territoriale ».

Le présent décret fixe le montant du cautionnement pour l’élection présidentielle de 2020 à vingt millions (20 000 000) de francs CFA.

Le cinquième décret adopté par le Conseil des ministres porte ouverture et clôture de la campagne électorale pour le premier tour de l’élection présidentielle de 2020.

Le premier tour de l’élection présidentielle de 2020 est précédé de la campagne électorale animée par les candidats à l’élection présidentielle et les partis politiques reconnus, conformément à l’article 67 de la loi portant code électoral.

L’article 68 de la même loi dispose que : « la campagne électorale est déclarée ouverte quinze (15) jours francs avant la date du scrutin. Elle s’achève vingt-quatre (24) heures avant le jour du scrutin ».
C’est en application de ces dispositions que le présent décret ouvre la campagne électorale pour l’élection présidentielle le jeudi 6 février 2020 à zéro heure ; elle prend fin le jeudi 20 février 2020 à minuit.

Le sixième décret adopté par le Conseil des ministres porte contribution de l’Etat au financement de la campagne électorale pour les deux tours de l’élection présidentielle de 2020.

La loi n° 2013-013 du 7 juin 2013 portant financement public des partis politiques et des campagnes électorales dispose à son article 1er que « L’Etat alloue une aide pour le financement des activités des partis et regroupements de partis politiques… ». L’article 10 de la même loi prévoit que « L’Etat contribue au financement des campagnes électorales des partis et regroupements de partis politiques ainsi que des candidats ou listes de candidats dans le cadre des élections législatives et présidentielles.
Le montant de cette contribution est inscrit dans la loi de finances de l’année de l’élection visée. S’il n’a pas été prévu dans la loi de finances de l’exercice en cours, ce montant est fixé par décret en Conseil des ministres.».

Le présent décret fixe donc le montant de la contribution de l’Etat au financement de la campagne électorale pour l’élection présidentielle de 2020 à cinq cent millions (500 000 000) de francs CFA. Cette contribution de l’Etat est répartie comme suit :

– 60% du montant sont répartis à égalité entre tous les candidats ;
– 40% du montant de la contribution financée par l’Etat sont répartis proportionnellement aux suffrages obtenus entre les candidats ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés.

Le montant de l’aide proposée tient compte de l’organisation de la campagne électorale pour les deux (2) tours par les candidats à l’élection présidentielle.
Ce montant est fonction du nombre de candidats qui seront retenus par la Cour constitutionnelle.

Le septième décret adopté par le Conseil des ministres porte vote par anticipation des forces de défense et de sécurité pour l’élection présidentielle de 2020.

La loi portant code électoral prévoit en son article 117 que les membres des forces de défense et de sécurité peuvent, en cas de besoin exercer leur droit de vote par anticipation.
Cette mesure est prévue par le code électoral pour permettre aux forces de défense et de sécurité de garantir la sécurité des électeurs et des opérations électorales le jour du scrutin. Elle est d’autant plus pertinente au vu de l’environnement sécuritaire qui prévaut dans la sous-région.

En application du code électoral, le présent décret fixe ainsi la date du vote des forces de défense et de sécurité à soixante-douze (72) heures avant la date du scrutin général.

A l’issue des échanges et des délibérations relatifs aux questions électorales, le Président de la République a donné des instructions au Gouvernement de maintenir l’esprit d’ouverture et d’écoute avec l’ensemble des acteurs politiques et la société civile avec le souci primordial d’assurer le déroulement serein et pacifique du processus électoral et de garantir par des mesures concrètes et pratiques, la tenue d’un scrutin présidentiel libre, équitable, transparent et crédible.

Le Chef de l’Etat a également exhorté les membres du Gouvernement à demeurer concentrés sur leurs mission et tâches et à garder le cap des réformes et des efforts visant à répondre aux besoins de nos concitoyens.

Fait à Lomé, le 5 décembre 2019 Le Conseil des ministres

 

 

Communiqué sanctionnant le conseil des ministres du jeudi 5 décembre 2019

Présidentielle 2020 : Le premier tour le 22 février prochain

On connait un peu plus depuis hier soir les contours de l’élection présidentielle du début de l’année prochaine.

En Conseil des ministres de ce jeudi 5 décembre, en présence de Faure Gnassingbé, l’Exécutif a fixé au 22 février 2020 la date du premier tour du scrutin présidentiel à travers un décret.

Celui-ci est conforme aux dispositions légales qui obligent à convoquer le corps électoral à « 60 jours au moins et 75 jours au plus avant l’expiration du mandat du Président en exercice ».

Ce jour-là, les bureaux de vote seront ouverts de 7h à 16h GMT sur l’ensemble du territoire national et en heure locale pour les bureaux de vote dans les 06 ambassades retenues pour le vote de la diaspora.

La campagne électorale commencera le jeudi 6 février à zéro heure pour finir le jeudi 20 février à minuit. Ceci par rapport à l’article 68 de la loi qui stipule que « la campagne électorale est déclarée ouverte quinze (15) jo

urs francs avant la date du scrutin. Elle s’achève vingt-quatre (24) heures avant le jour du scrutin ».

En ce qui concerne le financement des candidats engagés dans les campagnes électorales, « L’Etat alloue une aide pour le financement des activités des partis et regroupements de partis politique » conformément à l’article 1.

Et cette enveloppe sera de 500 millions de FCFA répartie comme : 60% du montant sont répartis à égalité entre tous les candidats et 40% du montant de la contribution financée par l’Etat sont répartis proportionnellement aux suffrages obtenus entre les candidats ayant obtenu au moins 10 % des suffrages exprimés.

Le vote par anticipation de la grande muette aura lieu 72 heures avant la date du scrutin général.

A.H.

 

 

Présidentielle 2020 : Le premier tour le 22 février prochain

Cyril Ramaphosa en terre togolaise pour 48 heures

Le président sud-africain est arrivé au Togo dans la soirée de ce jeudi 5 décembre 2019. Accueilli par son homologue togolais à sa descente d’avion sur le tarmac de l’aéroport international de Lomé, Cyril Ramaphosa vient dans le pays pour la première fois pour une visite de travail de deux jours.

Après la phase protocole et des échanges amicaux, le cortège du successeur de Jacob Zuma s’est ébranlé pour l’Hôtel 2 février, lieu où il va résider pendant son séjour dans le pays. Après s’être changé, le visiteur s’est rendu à un cocktail dinatoire organisé en son honneur.

Faure Gnassingbé est « Très heureux de recevoir en terre togolais, SEM Cyril Ramaphosa pour une visite de travail et d’amitié », écrit-t-il d’abord sur son compte twitter, avant d’ajouter qu’il se réjouit « de voir (son) homologue fouler pour la première fois le sol de notre Denyignan ».

Les sources proches de la Présidence togolaise renseignent que l’ancien bras droit de Nelson Mandela et son hôte vont se rendre dans la journée de ce vendredi au Port autonome de Lomé afin qu’il visite ses installations et s’informer des opportunit

és qu’il présente.

Une seconde visite est prévue au Centre d’entraînement aux opérations de maintien de la paix. Suivra une séance de travail entre les deux personnalités avant de se faire rejoindre par leurs équipes respectives.

Selon Faure Gnassingbé, le Plan national de développement (PND) occupera une partie importante des séances de travail. « Ensemble, nous discuterons de plusieurs volets dans sa mise en œuvre et d’autres sujets d’intérêt commun pour nos deux pays », souligne le chef de l'Etat togolais.

Les deux parties vont également signer plusieurs accords, notamment dans l’agroalimentaire, la gestion des ports, les mines et l’énergie, entre autres.

L’axe Lomé-Pretoria se porte, dit-on, bien. Cette visite de Cyril Ramaphosa va le renforcer et redynamiser les échanges commerciaux entre les deux pays.

A.H.

 

 

Cyril Ramaphosa en terre togolaise pour 48 heures

 

"Espérance pour le Togo" craint des violences au lendemain de la présidentielle

Ce n'est un secret pour personne. Le processus électoral en cours au Togo est vicié. A l'origine, un fichier électoral corrompu que dénonce les acteurs politiques de l'opposition et des organisations de la société civile. La révision électorale organisée du 29 novembre au 2 décembre derniers a été une mascarade, selon plusieurs organisations de la société civile. Une situation qui fait craindre des violences au lendemain du scrutin présidentiel. Les Forces vives "Espérance pour le Togo" rappelle à tous les acteurs le rôle qui est le leur pour un scrutin apaisé.

DECLARATION

IL EST ENCORE TEMPS !

Le 13 novembre 2019, le mouvement des Forces Vives Espérance pour le Togo avait fait une déclaration publique pour appeler à un consensus en vue de prendre le temps nécessaire pour disposer d’un fichier fiable et penser à un pilotage consensuel du processus électoral, notamment en revoyant la composition de la CENI.

Le gouvernement a tenu à maintenir la période du 29 novembre au 1er décembre pour une révision des listes électorales, trois journées auxquelles il a ajouté une journée supplémentaire car tout le monde a pu l’observer, les mêmes problèmes que ceux du mois de mai 2019 se sont posés : insuffisance, dysfonctionnement et lenteur des kits, attente interminable des citoyens… Le lundi 2 décembre à 16 heures des citoyens ont dû retourner chez eux sans être in

scrits.

Ainsi ce que nous craignions est en train de se réaliser : du fait qu’il y ait des doutes sur la fiabilité du fichier dont certains sont exclus, il y a possibilité de contestation des résultats de la consultation électorale, germe de conflits et de nouvelles violences dans le pays. Et déjà un climat de terreur se développe à Lomé, et à l’intérieur du pays, notamment à Sokodé, à cause d’actes de violence, à en croire le gouvernement, contre les forces de l’ordre, alors que des civils se plaignent d’être victimes de brutalités de la part des forces de l’ordre au cours des patrouilles.

Face à cette situation, nous nous voyons donc dans l’obligation de lancer un nouvel appel car il nous semble qu’il est encore temps de tout tenter pour éviter une issue négative pour tous, il est encore possible de se donner du temps pour que le fichier devienne tout à fait fiable, et pour s’entendre sur un pilotage consensuel du processus électoral.

Dans cette perspective, le Mouvement des Forces vives Espérance pour le Togo adresse :

• ses félicitations à tous les citoyens qui ont tout mis en œuvre pour s’inscrire sur les listes malgré les difficultés,

• ses remerciements aux organisations de la société civile, aux partis politiques, aux acteurs de la vie sociale du pays qui ont encouragé les citoyens à s’enrôler malgré les tracas,

• ses remerciements à la Conférence Episcopale du Togo pour son exhortation au gouvernement à revoir, de façon plus concertée, la composition de la CENI et de la Cour Constitutionnelle, réviser le code électoral, établir un fichier d’électeurs fiable et crédible. Parce qu’il est encore temps, Espérance pour le Togo

• exhorte le gouvernement à tout mettre en œuvre pour trouver un consensus avec les autres acteurs de la vie sociopolitique du pays pour le fichier et pour le pilotage du processus électoral,

• encourage les organisations de la société civile et les autres acteurs de la vie sociopolitique qui ont initié des actions en vue d’un fichier électoral fiable et d’un autre pilotage du processus électoral à poursuivre ces actions,

• encourage particulièrement ses membres à œuvrer dans ce sens selon leur sensibilité propre, comme c’est le cas pour le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) et le Centre de Promotion de l’Etat de Droit et de la Gouvernance Equitable (CEPREDGE) qui a attiré l’attention le 2 décembre 2019 sur la question du délai nécessaire pour une simple révision ;

• demande à la communauté internationale de soutenir toute action tendant à ce que le processus électoral au Togo soit, dans sa mise en œuvre, effectivement conforme aux normes et standards internationaux.

Parce qu’il est encore temps, Espérance pour le Togo exhorte chaque citoyenne, chaque citoyen, à tout mettre en œuvre pour que l’on évite la violence dans notre pays, en réclamant la mise en place dès maintenant d’un fichier fiable et l’instauration d’un pilotage consensuel du processus électoral, car c’est aux citoyens de se mobiliser pour être considérés comme des électeurs à part entière ;

Demande aux médias, aux citoyens, femmes et hommes de tous âges, de toutes couches sociales et toutes confessions religieuses, à toutes les personnes de bonne volonté, de diffuser ce message dans toutes les villes, les villages, les hameaux les plus reculés de notre pays qui a besoin de paix pour son développement :

Pour des élections crédibles et transparentes, il est encore temps !

Lomé le 6 décembre 2019

Maryse QUASHIE

 

 

"Espérance pour le Togo" craint des violences au lendemain de la présidentielle

 

Présidentielle 2020 : Dr Christian Spieker appelle à résister à l'argent d'UNIR

L'achat massif de conscience des électeurs, cela ne manque pas aux rendez-vous électoraux au Togo. Et c'est surtout le parti au pouvoir qui s'adonne à ce jeu, selon de nombreux acteurs politiques de l'opposition. Dr Christian Spieker, candidat à l'élection présidentielle de 2020, appelle les Togolais à ne pas céder à "l'argent d'UNIR".

Appel aux Togolais en âge de voter

Appel lancé aux Togolaises et Togolais en âge de voter aux élections présidentielles de 2020 car celles-ci ne seront pas comme les autres : les candidats de la diaspora, un de l´Allemagne et un des Etats-Unis (Christian Spieker et Pierre Ékué Kpodar) sont venus en renfort pour aider les partis d´opposition et non pour les concurrencer. Cela devrait déjà remonter la confiance du peuple et son espoir en l´avenir du pays. Cependant pour faciliter leur tâche en 2020, les électeurs et ceux qui seront chargés de veiller au bon déroulement des élections tels que les transporteurs des urnes et ceux qui vont travailler dans les bureaux de vote sont priés de respecter les consignes qui leur seront données dans la phase que nous abordons aujourd´hui jusqu´au jour du vote pou

r pouvoir gagner ces élections présidentielles. L´une de ces consignes très importantes est la résistance à l´argent facile de l´UNIR qui est son arme efficace pendant ces périodes. Il faut démonter cette stratégie qui leur est propre. Ne vous laissez pas acheter. C´est à ce seul prix que nous, candidats de la diaspora, nous pouvons amener le peuple à la victoire finale tant attendue. Nous avons besoin de votre soutien total et de votre mobilisation le jour du vote avec un comportement irréprochable face à l´argent d´UNIR qui pourrait vous être proposé. Si vous êtes approchés par les donneurs d´argent d´UNIR, dites-leur gentiment et poliment que vous ne voulez pas d´argent mais du changement démocratique. Mais ne criez pas sur eux sauf s´ils insistent, là vous êtes en droit de dénoncer publiquement le corrupteur.


Résistance à la corruption et à l´achat de conscience pendant la période des élections

Le changement ou la victoire escomptée n´est jamais obtenue par la parole ou par le simple souhait mais par les actes. On ne peut pas s´engager que les choses changent et en même temps faire le contraire dans les actes. C´est pourquoi je lance un appel de patriotisme à mes compatriotes, un appel vibrant pour les sensibiliser dans ces moments qui s´avèrent cruciaux pour notre pays, le Togo.

Comme d´habitude pendant les élections, le pouvoir actuel et sortant, va vouloir chercher à recourir à l´une de ses armes les plus efficaces : l´achat de conscience car il sait que les gens ont faim et qu´ils ne peuvent pas résister devant ce gain facile qu´on peut obtenir sans rien faire. Aucun geste magnanime envers les électeurs n´est trop grand pour ce régime pour atteindre ses objectifs et rester au pouvoir. Ce recours à cette arme fatale à la démocratie peut intervenir avant, au moment ou après les votes. Je vous prie de résister à ce cadeau facile contre votre gré que vous n´avez pas demandé tout en gardant toujours à l´esprit cette pensée d´Albert Einstein : « Ne fais jamais rien contre votre conscience, même si l´État te le demande. »

Je sais que ce n´est pas facile pour vous de résister contre cet appât en ces jours, semaines et mois difficiles où les gens n´arrivent même pas à joindre les deux bouts ou à se soigner quand ils sont malades. Mais faites un effort pour résister si le cas se présentait à vous. Ces miettes pour quelques jours seulement de soulagement qu´on va vous remettre pour voter pour eux ne vont pas effacer vos souffrances de la durée d´un mandat de cinq années et pire encore de deux mandats qui finiront en 2030. Donc, entre la souffrance de 5 ou 10 années avec 5000f CFA qui serviront seulement à assoupir vos besoins d´un seul ou deux jours maximum, le choix de la souffrance d´un ou de deux jours s´impose à vous car avec ce choix vous contribuez au renforcement de la démocratie et à la vérité des urnes plutôt que de prendre 5000 f CFA avec la souffrance de cinq ou de dix années encore.

Ceux qui seront dans les bureaux de vote, soyez patriotes et maîtrisez-vous devant un tel appât de gain facile. C´est à ce prix qu´on pourrait triompher. Si on vous propose de l´argent il faut refuser. Ne dites pas que vous allez prendre leur argent sans faire ce qu´ils veulent ou voter pour eux. Ça n´a aucun sens. Refusez carrément cet argent. C´est comme si une femme dit qu´elle ne voulait pas un homme qui la drague mais acceptait quand même l´argent que cet homme lui donnait. Si vous ne voulez pas la personne, ne lui prenez pas non plus son argent et lui donnez l´impression que vous avez consenti. Cela vaut aussi en politique. Si on vous propose de l´argent, que ce soit avant, pendant ou après les élections pour un objectif bien précis, il faut refuser carrément pour montrer à celui qui vous le donne qu´il ne peut pas acheter votre conscience. Là, vous allez commencer par décourager même le régime car il saura et finira par comprendre que ce n´est plus possible de corrompre les gens. Mais si vous le prenez, même si vous ne votez pas pour le régime en place, puisque vous avez pris cet argent, ils vont se dire que leur victoire est assurée. Même s´ils n´ont pas gagné, ils ne peuvent jamais accepter que leur argent investi soit perdu. C´est ce qui aboutit souvent aux résultats proclamés non conformes à la réalité des urnes car ceux qui ont reçu de l´argent ont donné de faux espoir au régime mais le régime, lui, n´acceptera pas la perte de son argent. D´où leur victoire truquée.

Esprit de sacrifice et de désintéressement de tous les Togolais pour un Togo modèle

Pour cette lutte qui dure depuis des années, il faut qu´on mette nos efforts ensemble pour venir à bout de ce régime. Cela nécessite du sacrifice et de l´abnégation de nous tous. Abandonnez l´habitude qui consiste à attendre des candidats ou des leaders de partis politiques qu´ils vous distribuent de l´argent avant de les soutenir. Cela aussi constitue un achat de conscience. Ce qu´on reproche au parti au pouvoir, les candidats ou leaders d´opposition ne peuvent pas le faire. Si le parti au pouvoir le faire, c´est parce qu´il a les moyens de l´Etat à sa disposition. Un simple candidat ou leader de l´opposition n´en a pas pour ce jeu malsain. Donc, essayez plutôt d´encourager et soutenir les politiques ou leaders de partis plutôt que d´attendre qu´ils vous distribuent de l´argent. Ce régime cinquantenaire vous a habitués à ces gestes contraires à la démocratie mais on peut lutter contre cela par la sensibilisation. En Europe ce n´est pas les partis qui distribuent de l´argent aux militants ou sympathisants pour les attirer d´adhérer à leur parti mais c´est l´inverse qui se produit pour soutenir les partis politiques car les gens adhèrent avec conviction. Si telle habitude n´est pas effacée dans l´esprit on ne peut jamais vaincre ce régime car il a les moyens financiers de l´Etat à sa disposition et les leaders de l´opposition ne pourront jamais le concurrencer sur ce terrain. Donc c´est une mauvaise habitude à ne pas copier.
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Si on arrive à sensibiliser les gens et qu´ils le comprennent, ce serait déjà une victoire d´un grand pas pour le peuple qui souhaite un changement. Il y a un seul parti au Togo qui fait l´exception où le leader ne distribue pas de l´argent aux militants pour les attirer de venir dans le parti mais c´est plutôt les militants ou sympathisants qui financent ou cotisent à leur réunion hebdomadaire partout dans le pays pour l´activité du parti. C´est le parti de Tikpi Atchadam, le PNP. Ce parti fonctionne comme en Europe.

L´argent que vous, mes chers compatriotes, vous versez aux pasteurs chaque dimanche depuis 1990 et qui n´a rien changé dans vos quotidiens par rapport à ce régime, un ¼ de cela pourrait soutenir les politiques ou les partis politiques. Mais malheureusement on a toujours attendu en Afrique qu´un politique ou leader de parti donne de l´argent aux militants ou sympathisants alors que c´est le contraire qui se produit entre les pasteurs et leurs fidèles. Ce n´est pas les pasteurs qui donnent leur argent à leurs fidèles mais c´est plutôt eux qui cotisent chaque dimanche à leurs pasteurs. Pourquoi en politique les électeurs aimeraient que les chefs de partis ou politiques leur distribuent de l´argent ? C´est en changeant cette mentalité d´achat de conscience que les partis politiques pourront jouer leur rôle.

Je souhaite que le soir de la proclamation des résultats, tout le Togo soit dans la joie y compris le camp du régime. Et que Faure Gnassingbé lui-même, appelle au téléphone son successeur pour le féliciter de sa victoire et lui souhaiter bonne chance tout en lui disant qu´il reste à sa disposition s´il a besoin de lui pour tel ou tel dossier en cours. C´est ce Togo que nous voulons construire à partir de 2020. Que le président sortant appelle le président entrant pour le féliciter comme en Europe. C´est ça la démocratie.

Message fraternel et patriotique aux décideurs du régime en place

À l´endroit du parti au pouvoir, je leur lance aussi un appel, de ne pas chercher à dépenser une somme colossale pour acheter la conscience des électeurs. Cet argent est un manque pour l´Etat togolais. Il serait mieux que cette somme énorme, programmée pour ces gestes soit consacrée à l´achat des scanners pour les hôpitaux publics. Les malades en ont besoin. Les gens meurent à cause de ça.

On sait pourquoi vous voulez à tout prix vous maintenir au pouvoir. C´est la peur du lendemain et de votre sécurité. N´ayez pas peur mes chers frères d´UNIR. Le président Faure Gnassingbé sera protégé comme ancien président. Avec moi, il n´y aura pas chasse aux sorciers. Je vous promets que si moi je gagne les élections présidentielles de 2020, votre sécurité et celle de vos biens seront assurées. Faites-moi confiance. Je suis sincère. Ce que je dis, je le fais, c´est ça la vraie politique. Il faut respecter sa parole. Je respecterai mes paroles si je suis élu et devenu le dirigeant au Togo. Je dois ajouter aussi que vous aurez un président direct avec son franc parler. Je ne cache jamais ma pensée par peur. Même face à des puissants de ce monde je dirai ce que je dois dire pour défendre mon pays le Togo.

À mes frères militaires de tous les rangs et de tous les grades confondus

Pendant ma campagne électorale, il n´y aura aucun sujet qui sera considéré intouchable pour moi. Je dirai à mes frères militaires de l´armée qu´ils ne seront pas poursuivis pour exactions commises sur la population si l´opposition venait au pouvoir, du moins si moi je venais au pouvoir. Mais en même temps ils vont devoir demander pardon publiquement au peuple pour apaiser les cœurs. La sécurité de tous sera assurée. Nous sommes tous des frères. Regardons ensemble l´avenir et non le passé. Faisons ensemble la paix pour que notre pays progresse. En 2020 il faut que l´intérêt du peuple prévale sur toutes autres considérations ethniques, tribales ou régionalistes. C´est à ce seul prix que nous allons pouvoir faire du Togo un pays modèle, rayonnant et économiquement solide dans la sous-région.

L´amélioration de la situation sociale et familiale des militaires pour leur retraite

Comme le salaire des militaires n´est pas souvent élevé, si je suis élu, je vais revaloriser leur salaire. Pour ceux qui sont à la retraite, on va envisager la construction des logements sociaux pour eux pour qu´ils puissent loger leur famille après la retraite. On va mettre aussi en place une sorte de formation pour adulte leur permettrant de se reconvertir pour ceux qui le souhaitent. Toutes ces mesures vont contribuer à la démocratie et à la cohésion sociale dans notre pays. Ainsi, ils doivent pouvoir se mettre au service d´un peuple et non d´un seul homme. Avec moi on va bâtir un pays très démocratique.

Mes chers compatriotes militaires, on vous fait souvent croire que si ce régime cinquantenaire n´est plus là, votre vie de militaire ou votre sécurité sera menacée et cela est inculqué dans l´esprit. Loin de là. C´est faux. Au contraire votre salaire sera revalorisé et la vie sociale de votre famille sera améliorée. Vous-mêmes vous allez profiter de ce Togo modèle que j´envisage de construire ensemble. L´Etat va mettre certaines dispositions en place pour aider les militaires dans la vie sociale après leur retraite. Je prendrai en compte vos doléances de la vie du citoyen comme les autres. Déjà, quand la campagne présidentielle va commencer, je vais demander à nos frères militaires, policiers et gendarmes de me présenter leurs doléances sur le plan professionnel, civil et familial pour améliorer leur condition de vie et maintenir la cohésion sociale entre militaires et civils car en tant que candidat aux élections présidentielles je dois m´intéresser à la vie de tous mes compatriotes, qu´ils soient civils ou militaires. Je considère tous comme des citoyens égaux qui ont les mêmes droits et devoirs pour leur vie personnelle et familiale en dehors de la vie professionnelle. Les militaires sont nos frères et amis et non nos ennemis. Ils sont là pour leurs compatriotes que nous sommes et à ce seul titre, ils doivent assurer notre sécurité, nous défendre et protéger l´intégrité de notre territoire. On se doit mutuellement du respect et de la considération au regard des lois en vigueur. Ainsi demain notre pays sera un modèle.

 

 

Présidentielle 2020 : Dr Christian Spieker appelle à résister à l'argent d'UNIR

 

Togo : Vive Faure Gnassingbé pour que vive la minorité pilleuse!

Liberté Togo
faure gnassingbe content de sa minorite pilleuse au togo
Faure Gnassingbé amoureux de sa minorité pilleuse de la république |
Illustration adaptée par 27avril.com à partir d’une caricature originale de Donisen Donald / Liberté

« Une seule et unique raison de vivre: le bakchich, le pot de vin, la prébende! Bouffer à n’importe quel prix quitte à ramper devant Médor et à aboyer à sa place » (Tierno Monénembo)

Une agitation inhabituelle, s’est emparée des membres de la minorité pilleuse et du «grand parti » UNIR à l’approche de l présidentielle de 2020. Depuis quelques jours, ministres, cadres du parti, la bande de gérontes qui se sont autoproclamés « sages » d’UNIR, diverses associations et mouvements, ailes marchantes du parti.. occupent à grands frais l’espace médiatique pour appeler leur champion, Faure Essozimna Gnassingbé, le «.candidat naturel et inné » à se présenter à un 4ème mandat à la présidentielle de 2020. Après les 38 années sans partage de son père.

La horde de courtisans et de profiteurs ne jurent que par Faure Gnassingbé. Le « seul qui a une vision pour le Togo », « le seul leader éclairé de la République à même de diriger le pays en assurant la paix et la sécurité à tous les Togolais », « le Messi, le champion le plus aguerri et expérimenté », etc. des titres ronflants et autres louanges de quatre sous que s’ingénient à chanter les griots de la cour en l’honneur de Faure Gnassingbé.

«Un chef d’Etat qui pense qu’il doit forcément rester au pouvoir, et qu’il est le seul garant de la prospérité et de la stabilité de son pays, est un leader qui a échoué. Cela veut aire que pendant ses mandats réglementaires, il n’a pas pu apporter cette prospérité et cette stabilité à son pays. S’il lui faut plus de deux mandats pour y arriver, c’est qu’il n’est pas celui qu’il faut », avait observé Barack Obama, en 2015 lors de son passage au siège de l’Union Africaine à Addis-Abeba.

N’empêche, au Togo, les mêmes laquais qui, de longues années durant, avaient applaudi et présenté le père comme le dieu de la terre, le seul à pouvoir diriger le Togo, ont repris service avec le fils qu’ils dépeignent aussi comme le seul « leader éclairé », le seul parmi les 8 millions de Togolais à avoir une vision pour le Togo. Comme si sans Faure Gnassingbé, le Togo, notre nation, la chère terre de nos aïeux, serait un néant. Les margoulins avaient ressassé les mômes balourdises avec le père ; il est part il y a l5 ans et la vie connue.

Elle serait plus belle pour les Togolais et ceux-ci vivraient dignement si le fils ne s’était évertué à faire « reculer le pays 100 ans en arrière » comme l’avait prophétisé le père. Depuis qu’il a fait effraction dans la vie dès Togolais, ceux-ci, du moins l’écrasante majorité sombrent lentement dans l’abandon et l’honneur perdu. Faire Gnassingbé n’est président de la République que pour une partie des Togolais, pour la minorité pilleuse et les courtisans qui gravitent autour du pouvoir et tirent d’énormes profits du pouvoir d’Etat. Accrochés à leurs privilèges et prébendes, ils ne veulent pour rien au monde que le fils à papa lâche le trône: Afin de continuer à piller le pays et à étaler un luxe insolent et de mauvais goût pendant que la grande majorité des Togolais ploient dans une misère indicible.

Après le Premier ministre, Selom Klassou, le ministre de la Fonction publique Gilbert Bawara, les fameux « sages » UNIR, les associations fantoches, etc., c’est au tour des Femmes UNLR de supplier Faure Gnassingbé à se présenter pour un 4ème mandat. Les vieilles rombières d’UNIR ont décrété que le fils du père doit briguer un nouveau mandat en 2020 pour parachever son œuvre, « Nous devons préserver la paix pour que le chef de l’Etat puisse continuer sa politique de grands travaux, dérouler tous les axes du Plan National de Développement (PND) et autres programmes», a dardé dame Kayi Lawson de Souza. Et Meimounatou d’embrayer: « En 2020, Faure Essozimna Gnassingbé est notre candidat naturel. Il est oint de Dieu. II est e meilleur de tous. Restons mobilisés car en 2020, la victoire est nôtre. »

Bienvenue dans la République des margoulins et des imposteurs!

Médard Ametepe

Source : Liberté No.3060 du Mercredi 04 Décembre 2019

 

 

Togo : Vive Faure Gnassingbé pour que vive la minorité pilleuse!

 

Média : Lancement officiel du site web de l'association des médias en ligne du Togo

L'Association togolaise des organes de presse privée en ligne (ATOPPEL), dispose désormais d'une plateforme en ligne pour sa visibilité. C'est le www.atoppel.tg, destiné à la vulgarisation des informations et idées de cette association qui a vu le jour il y a sept (7) ans dans le but de regrouper dans un seul et unique creuset, les professionnels et acteurs des médias en ligne togolais et de défendre leurs intérêts.

A travers ce site web, ATOPPEL attend fournir un répertoire de médias en ligne du pays au public et offrir la possibilité aux Togolais d'accéder à des dizaines de médias en ligne du Togo en un seul clic. Cette plateforme offre également la possibilité aux autres patrons des médias en ligne de faire rapidement leur demande d'adhésion pour devenir membre de l'association.

C'est Hélène Doubidji, la présidente de cette association qui a procédé jeudi 5 décembre 2019, au lancement officiel de ce site web en présence des premiers responsables des principales associations des médias togolais ainsi que des représentants de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC), et du ministère de la Communication.

Le « www.atoppel.tg est une plateforme numérique qui va permettre à l'association de re

ndre plus visible ses activités afin de se faire mieux connaître du public, de communiquer et de rester en contact avec ses membres. Mais encore de nouer des partenariats sur le plan national et international », a indiqué Hélène Doubidji à la fin de la cérémonie.

Dans son ensemble, le projet a été salué par le président de l'Observatoire togolais des médias (OTM), Aimé Ekpé, qui a adressé ses félicitations au bureau de l'ATOPPEL et rappelé à l'assistance, le rôle et l'importance de la presse en ligne dans le paysage médiatique togolais. Il a profité de cette occasion pour inviter les professionnels de la presse privée en ligne au respect du Code d'éthique et de déontologie des médias du Togo.

Par ailleurs, le bureau exécutif de l'association a profité de l'occasion pour présenter aux invités une série de projets qu'il compte mettre en œuvre dans le cadre des prochaines échéances électorales afin d'aider les médias en ligne du Togo à jouer leurs rôles dans la préservation d'un climat de paix et de tranquillité, avant, pendant et après l'élection présidentielle de 2020.

Anika A.

 

 

Média : Lancement officiel du site web de l'association des médias en ligne du Togo

Les recettes de l’ACAT-Togo pour l’enracinement des droits de l’homme

L’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Togo (ACAT-Togo) a lancé, ce lundi 2 décembre à Lomé, un projet destiné à l’enracinement des droits humains dans le pays.

Pour ce faire, l’ACAT-Togo veut renforcer les capacités des organisations de défense des droits de l’homme et des organisations professionnelles des médias. Avec pour objectif qu’elles puissent travailler en synergies et en interactions en mutualisant leurs forces.

Le projet « Renforcement des capacités des organisations de droits humains en matière de documentation et de monitoring de la situation des droits humains au Togo » s’appuie sur trois piliers non négligeables : la promotion, la protection et la prévention des violations des droits de l’homme (3P).

« Le renforcement des capacités des organisations de la société civile togolaise en vue de monitorer et de documenter les violations des droits humains est de contribuer à l’accroissement des synergies et interactions entre les organisations de la

société civile togolaise en vue de la mutualisation de leurs forces pour mieux écrire des rapports », explique Bruno Haden, le premier responsable de l’ACAT-Togo.

Ce projet initié par l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Togo, vise à ce « qu’au final, les droits de l’homme soient vraiment une garantie par rapport au développement de notre cher pays », indique M. Haden.

Les journalistes vont être outillés afin d’accompagner ce projet financé par le National Endowment for Democraty (NED) dans son exécution.

A.H.

 

 

Les recettes de l’ACAT-Togo pour l’enracinement des droits de l’homme

Voici les armes avec lesquelles on veut déstabiliser le Togo

Ce mardi à Lomé, les responsables de la Police Nationale ont présenté à la presse, les auteurs présumés de « l’insurrection armée » survenue dans la nuit du 23 novembre dernier à Lomé.

Ils étaient au total 18 individus. Selon le Directeur de la Police Nationale, Lieutenant-Colonel Yaovi Okpaoul, ces individus « malintentionnés » qui ont voulu renverser le régime de Faure Gnassingbé, ce 23 novembre, à coup des machettes ; des gourdins ; des lances pierres ; des flèches, des gris-gris… comme au temps de David et Goliath, faisaient partie d’un réseau bien organisé dénommé « Tigre Révolution ».

« On a trouvé 86 machettes dans une perquisition chez un seul individu, les frondes avec les projectiles qui sont fabriqués en fer, des lances, des flèches qui sont traditionnellement empoisonnés », a débité l’officier qui, certainement, se doutait qu’il n’arrivait pas à convaincre les hommes des médias.

« Il faut voir la dangerosité de ces petits canifs qui étaient préparés par centaine. Lorsqu’

ils vous croisent et que vous ne voulez pas obtempérer, ils vous l’enfoncent dans l’abdomen », a-t-il ajouté pour étayer son argutie.

Pour rappel, cette attaque, selon le bilan humain dressé par la police, a fait 4 gendarmes grièvement blessés dont un aurait succombé et un policier blessé par balle.

Sur le plan matériel, 5 Kalachnikovs garnis emportés dont 1 retrouvé, 1 camion remorque brûlé, 3 véhicules endommagés…

 

 

Voici les armes avec lesquelles on veut déstabiliser le Togo

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