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Mort de Manu Dibango des suites du Covid-19

L’artiste camerounais de renommée internationale a été contaminé, traité puis a regagné sa maison. Son entourage a même confirmé qu’il se porte « mieux », mais finalement, il décède des suites de la maladie virale à l’âge de 86 ans.

Après le décès de la star de soukouss Aurlus Mabéléà 67 ans après avoir été contaminé par la pandémie, c’est autour du saxophoniste et légende de l’afro-Jazz Manu Dibango de décéder des suites du coronavirus.

Le Camerounais s’est fait connaître dans le monde de la musique en 1972 par Soul Makossa, devenu un tube planétaire.

Le chanteur est considéré comme l’inventeur de la world musique avant l’heure. Lorsqu’il a été malade, plusieurs rumeurs l’annonçaient mort avant que son entourage ne réagisse sur son compte facebook pour démentir l’information.

Il était convalescent et a quitté l’hôpital pour rentrer chez lui. Quelques jours plus tard, il décède, laissant ses admirateurs dans l’angoisse et la tristesse.

A.H.

 

 

Mort de Manu Dibango des suites du Covid-19

 

Kpodzro, notre Kpↄsi

Il faut commencer par dire que nos langues nous offrent une grande possibilité de ramasser parfois en un seul mot toute une phrase, une grande idée métaphoriquement exprimée, une sorte de litote qui pourrait, pour l’interlocuteur, si on devait en transcrire le développement, s’étendre sur plusieurs pages. C’est à ce genre de lecture que je vous invite face à mon titre qui pour l’ewephone suffirait à tout dire.

Néanmoins, pour le lecteur totalement étranger à nos langues, à nos habitudes langagières, je vais donner quelques éléments d’éclaircissement.

Ceux qui s’intéressent tant soit peu à la vie politique togolaise connaissent bien Monseigneur Philippe Fanoko Kossi Kpodzro. Ce prélat a présidé la Conférence Nationale Souveraine au Togo et a été élu, à l’issue de cette conférence, pour présider le Haut Conseil de la République, parlement de Transition dans les années 90. Et ces derniers temps, en particulier dans la désignation du candidat Agbéyomé Kodjo à l’élection présidentielle et dans la campagne menée par ce dernier, on a beaucoup parlé, et on parle encore, après cette élection, de la dynamique Monseigneur Kpodzro.

Il ne me reste donc plus qu’à expliquer ce mot composé Kpↄsi.
Deux verbes substantivés entrent dans cette composition : « Kpↄ » et « Si ».

« Kpↄ » signifie voir, regarder, et, dans un champ lexical plus vaste, faire attention, tenir compte de, avoir des égards pour… On peut même y ajouter, dans des constructions avec des adverbes : surveiller, prendre soin de, s’occuper de…
« Si » peut être traduit en français par craindre, avoir peur de, fuir, redouter, respecter.

Le Kpↄsi est donc la personne ou l’instance par égard pour qui, par crainte de qui, par respect pour qui on nous craint, on nous respecte. Dans une situation où la loi, les institutions et surtout les hommes qui représentent cette loi, qui font cette loi, qui animent cette institution sont considérés avec une certaine crédibilité, elles constituent ensemble notre Kpↄsi.

C’est en ce sens que Monseigneur Kpodzro pourrait être notre Kpↄsi.

Levons tout de suite l’équivoque.

Ce n’est pas parce qu’il est homme de Dieu et représente pour les Togolais au moins une autorité morale. Ce n’est pas non plus à cause des rôles qu’il a joués dans la vie politique togolaise que nous avons déjà cités.

Mais la question que les Togolais se posent, dans une situation de confusion telle que nous la vivons est de savoir si nos institutions et les hommes qui les animent sont crédibles, si les lois votées, à commencer par la Constitution sont regardées comme protégeant réellement les citoyens dans leur vie de tous les jours, qu’ils soient riches ou pauvres, puissants ou faibles, appartenant à telle ou telle catégorie, telle ou telle partie du territoire.

Le 29 avril 2015, j’ai publié sur nos sites, un article intitulé Cet homme est faux. Ce n’est pas un homme en tant qu’individu que vise un tel article, mais un système dont l’homme en question, qui est à sa tête, est emblématique. Et ce système est un ensemble comprenant Constitution, institutions, lois et hommes ; ces hommes font les lois et les appliquent au nom du peuple et pour le peuple. Mais lorsque tout ce système semble plutôt dirigé contre le peuple, en s’appuyant sur la violence des armes, la conséquence logique n’est-elle pas que ce peuple cherche ailleurs son Kpↄsi : un homme par lequel ou une instance par laquelle se faire respecter dans ses droits, par lequel (laquelle) se faire défendre dans une situation d’injustice, de brutalité, de souffrance et de misère qui lui est imposée par le système ? Qu’il le veuille ou non, le prélat à la retraite est devenu le recours, l’unique recours des Togolais dans cette situation de détresse.

Il n’y a pas longtemps, j’ai publié un autre article dans lequel je présente ainsi Monseigneur Kpodzro : Ecce Homo. J’utilisais donc les mêmes termes dans lesquels Ponce Pilate livrait Jésus-Christ à une foule de Juifs que la passion haineuse poussait à réclamer la crucifixion de celui qui a déclaré qu’il est le fils de Dieu. Je voudrais tout particulièrement souligner la notion de passion. Dans le cas des Juifs du temps de Jésus, il s’agissait de la haine que les dirigeants religieux, pharisiens et scribes, membres du Sanhédrin qualifiés par Jésus de « tombeaux blanchis, beaux à voir de l’extérieur, mais pleins de rapines à l’intérieur », ont réussi à inculquer au peuple, pour différentes raisons, dont la peur de perdre les avantages qu’ils tiraient des impôts du temple.

Nul ne peut nier la passion qui pousse nos compatriotes à se ruer vers la possession des biens matériels, et comme des fauves dans la jungle, ne pas hésiter pas un seul instant à écraser, dévorer, anéantir les plus faibles. Bien entendu, Ecce Homo m’avait, avant tout, été inspiré par une démarche effectuée par Monseigneur Kpodzro, seul, allant, marchant péniblement, s’aidant de sa canne, sur le trottoir qui longe le mur de l’Ambassade de France ; c’est de là que l’évêque émérite de Lomé allait livrer son message, qui s’adressait, bien sûr, à différentes catégories de destinataires, dont principalement la France : cette puissance est la dernière à avoir administré le Togo avant la proclamation de l’indépendance ; elle n’est nullement étrangère à la tragédie fondatrice du régime actuel et nul ne peut nier qu’elle est intervenue, à différentes époques, d’une manière ou d’une autre, pour soutenir le régime, surtout lorsqu’il est menacé par un mouvement populaire.

Entre les lignes du discours de Monseigneur Kpodzro devant l’Ambassade de France, le lecteur avisé peut aussi très bien distinguer la peine du prélat à constater l’incapacité dans laquelle se trouvent (ou se sont mis) les dirigeants de nos partis dits de l’opposition à sortir le peuple de la dramatique position où il est d’année en année précipité.

Une autre équivoque à lever : connaissant un peu Monseigneur Kpodzro qui se définit lui-même comme un disciple et un serviteur du Christ, je ne crois pas qu’il interpréterait le « Ecce Homo », comme une manière de l’identifier au sauveur du monde. Mais plutôt, je voudrais juste qu’on le perçoive comme un homme en qui Dieu et les hommes ne trouveraient pas une intention ou des actions frauduleuses ; le disciple Nathanaël a été jugé ainsi par Jésus : « Voici vraiment un Israelite dans lequel il n’y a pas de fraude » (Jean 1, 47).

Dans mon enfance, j’avais connu un prêtre catholique togolais, à qui ces paroles peuvent s’appliquer. Son nom est Père Jean Gbikpi-Bénissan. Le petit peuple l’appelait par sa formule de salutation devenue fameuse : « Ne wa kafu Yesu-Kristo ! Tegbe ! Tegbe ! Amen (Loué soit Jésus-Christ ! À jamais, ainsi soit-il) ».

C’est grâce au père Gbikpi que le corps de Sylvanus Olympio, assassiné le 13 janvier 1963, n’a pas été malmené par les auteurs ou agents exécutants du coup d’État, mais a pu être transporté à Agoué, en terre dahoméenne pour y être enterré. D’une certaine façon, l’histoire est-elle en train de se répéter ?

Mais, ce qui m’intéresse, avant tout, c’est le témoignage de Jésus sur la nature de Nathanaël. De tels hommes existent réellement. Ce qui a frappé Jésus, c’est l’absence de fraude remarquée en la personne de ce candidat disciple au moment où il recrutait ceux qui allaient le suivre. Or, le vrai Israelite est celui qui ne baignait pas dans la mare ambiante de fraude, mais qui ayant reçu la loi, l’observait et avait le regard tourné vers le royaume de Dieu, c’est-à-dire sur les valeurs.

Ce qu’en matière de vocabulaire de critique littéraire et théologique allemande on nomme « Sitz im Leben » (lieu social où se situe le texte) peut être comparé à celui du Togo actuellement, où la fraude, la fausseté, les jeux troubles constituent l’ambiance dans laquelle baignent principalement les politiques togolais. Non seulement en matière d’élections, mais aussi dans la vie quotidienne entre citoyens.

Et dans ce Sitz im Leben, en attendant que la situation se décante, que les lois de la République reprennent leur force et les institutions leur crédibilité, Monseigneur Kpodzro demeure notre seul Kpↄsi : son existence sur la scène sociale, politique et spirituelle nous garantit le respect des droits en tant que citoyens et en tant qu’hommes.

La mission de Monseigneur Kpodzro pour le Togo d’aujourd’hui et de demain est immense et n’est encore terminée. Qu’il vive encore pendant plusieurs années !

Sénouvo Agbota Zinsou
Munich, Allemagne

 

 

Kpodzro, notre Kpↄsi

 

Les femmes de la dynamique Kpodzro saisissent Faure Gnassingbé

A la place d'une manifestation publique qu'elles avaient prévu, les femmes de la dynamique ont plutôt opté pour une saisine de Faure Gnassingbé à travers une lettre ouverte. Ce dimanche entre midi et 13 heures, elles vont se faire entendre à travers des bruits des casseroles. Voici la lettre envoyée au chef de l'Etat.

Lettre ouverte des femmes de la dynamique monseigneur Kpodzro,
à monsieur Faure Essozimna Gnassingbé

Lomé, le 22 mars 2020



Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE,

Nous, femmes togolaises qui croyons en la dynamique unitaire initiée par Monseigneur Philippe Fanoko Kossi KPODRZO pour obtenir l’alternance au Togo, voulons saisir l’opportunité de la journée internationale consacrée à la lutte des femmes, pour vous signifier notre immense déception et notre révolte de citoyennes, suite au énième holdup électoral au Togo, une violation grave de notre droit à choisir nos dirigeants en l’occurrence notre Président de la République.

Vous vous demanderez qui nous sommes et quelle légitimité avons-nous à vous interpeller ?

Nous sommes cette majorité silencieuse de femmes qui en dernier ressort, au sein de nos foyers, portons le poids des quotidiens difficiles de nos familles et nous battons pour : préserver la vie de nos enfants et de nos époux quand ils sont malades ; assurer le repas minimum pour la survie quotidienne de nos enfants et de nos maris ; assurer également coûte que coûte l’éducation de nos enfants. C’est nous, ouvrières infatigables aux mille bras qui subissons en dernier ressort les conséquences de votre gouvernance, source de grande pauvreté et de désolation ; une gouvernance caractérisée par l’accaparement des biens de toute une nation par une minorité pilleuse et le recours à la violence d’Etat pour brimer les citoyens. C’est également nous qui souffrons en silence, parce que naufragées économiques, notamment à cause des incendies criminels des marchés de Kara et de Lomé. Enfin, et vous devez le savoir Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE pour avoir sillonné les villages lors de votre pré campagne électorale, c’est nous qui ployons encore sous le poids des travaux agricoles rendus pénibles par le soleil brûlant et les outils rudimentaires, alors que nous ne sommes pas toujours propriétaires de nos terres et que nous ne pouvons tirer de nos activités que de très faibles revenus qui ne nous permettent même pas d’assumer nos responsabilités de mères, encore moins notre épanouissement personnel. Vous comprenez donc, Monsieur Faure GNASSINGBE, que parmi nous il y a même certaines qui vous ont voté par le passé en espérant un allègement de leurs souffrances, mais sont désormais fatiguées de vos promesses sans cesse renouvelées pendant les campagnes précédentes, mais toujours illusoires.

Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, nous avons le droit de choisir nos dirigeants et dans le contexte particulier du Togo, le droit à l’alternance et au bien-être que nous voudrions revendiquer à travers cette lettre ouverte qui vous est adressée dans le cadre de la journée du 8 mars consacrée aux droits des femmes.

Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, notre désir profond et celui de l’immense majorité des togolais est que cette année notre pays connaisse l’alternance. C’est pourquoi avant les élections, nous nous sommes organisées pour défendre l’idée de présenter, un seul candidat de l’opposition au système que vous incarnez et avons massivement voté le 22 février 2020, Docteur Gabriel Messan Agbéyomé KODJO, le candidat choisi par l’archevêque émérite, à qui nous tenons à rendre un hommage mérité pour nous avoir montré le chemin du courage et de la dignité. Malgré la proclamation de faux résultats par des institutions illégitimes à votre service, nous croyons toujours à l’alternance en 2020 et continuerons à nous battre pour que cet objectif se réalise. Voilà pourquoi en lieu et place de la marche des femmes suivie de meeting prévue ce 22 mars 2020, nous vous adressons la présente lettre ouverte et appelons les femmes et les populations à faire du bruit à partir de leurs domiciles. Nous avons voulu ainsi, en citoyennes responsables, éviter d’exposer nos compatriotes au covid-19 qui s’est malencontreusement invité dans notre pays.

Faut-il vous le rappeler, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE ?

Vous avez succédé à votre feu père en 2005 dans le sang et depuis, vous avez fait trois mandats présidentiels et maintenant vous cherchez à rempiler pour un quatrième mandat. Pour parvenir à vos fins, nous observons que vous comptez comme d’habitude sur une hiérarchie militaire qui vous est dévouée ; sur une constitution modifiée en votre faveur ; sur des institutions et une administration de la République à votre botte. Grâce à un recours massif à la fraude électorale, à un matraquage médiatique, à l’achat de consciences à une échelle industrielle, vous avez confisqué le pouvoir d’Etat. Comme l’a fait remarquer un compatriote dans une lettre ouverte, finalement « les différentes élections tronquées au Togo ont fini par édifier un poids moral qui pèse aujourd’hui sur les togolais de bonne volonté et qui sûrement pèsera plus lourd sur les générations à venir ». Au cours de cette dernière élection présidentielle, nous notons que quasiment tous ceux à qui vous avez délégué une parcelle de pouvoir, se sont transformés en sbires pour votre réélection afin de continuer à bénéficier des avantages liés à leurs fonctions et de vos prébendes. Mais dans leur zèle sans borne, vos redevables ont outrepassé les limites et les normes élémentaires de l’éthique politique : le vol de voix sans retenue de pères et mères de familles était à découvert. Des autorités administratives censées représenter l’Etat et garantir le respect de la loi sont devenues des hors la loi ; même les autorités coutumières garants d’une certaine éthique tirée des valeurs traditionnelles qu’ils sont censées promouvoir, étaient de la partie. Les enseignants chargés de l’éducation formelle de nos enfants, sans scrupule, ont fait usage du faux devant leurs apprenants. « Le poids moral qui pèse sur la conscience des togolais en ce moment est trop lourd ; le peuple se sent trahi. » Pour vous maintenir au pouvoir, vous avez réussi à inverser les valeurs en faisant passer pour la norme le vol et le mensonge à l’occasion des élections et dans votre gouvernance politique et économique ; vous avez associé à ces vices le culte de l’argent, la débauche sexuelle, la désacralisation de la vie humaine. Ce faisant vous avez contribué à saper les fondements de notre société et mis en péril sa pérennité.

Oui Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, quelle société peut se targuer d’assurer sa pérennité si les membres ne mettent pas en pratique un minimum de vertus morales ?

Si nous vous écrivons cette lettre, c’est aussi parce que nous ressentons que notre intervention est déterminante pour éviter la décadence dans laquelle vous engagez notre pays afin de vous maintenir au pouvoir. Le souci de stopper l’hémorragie morale et de redéfinir des bases solides pour le vivre ensemble a également motivé notre choix de voter pour le candidat de la dynamique KPODZRO. Nous le devons dans l’intérêt de nos enfants et des générations à venir.

Oui, nous sommes convaincues que le Docteur Gabriel Messan Agbéyomé KODJO a gagné les élections présidentielles du 22 février 2020 et trouvons normal qu’il défende les suffrages que nous avons portés sur lui. C’est pourquoi, nous ne comprenons pas l’acharnement dont il fait l’objet de la part d’institutions de la République que vous instrumentalisez. En touchant au Docteur Gabriel Messan Agbéyomé KODJO, vous touchez également à l’immense majorité des femmes togolaises et à coup sûr, des togolais aussi. Rien, pas même la plus féroce des répressions n’a réussi à venir définitivement à bout d’un peuple décidé à prendre son destin en main. Nous finirons par nous soulever pour réaliser notre désir profond d’alternance. Si cette alternance se réalisait sans vous, vous entreriez forcément dans l’histoire par la petite porte et finiriez par rendre compte devant les tribunaux de Dieu et des hommes.

Voilà pourquoi Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, nous voulons en appeler à votre conscience, vous qui êtes personnellement et en dernier ressort seul responsable de ce qui pourrait arriver à notre pays, afin que vous preniez la décision qui s’impose pour éviter au Togo et à vos compatriotes les affres d’un conflit post électoral dévastateur.

Quelle décision attendons-nous de vous, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE ?

A l’instar de Monsieur Alassane OUATTARA, préservez vos concitoyens d’atroces souffrances en reconnaissant la réalité de la victoire du Docteur Gabriel Messan Agbéyomé KODJO et en organisant une passation de pouvoir pour répondre enfin à la soif d’alternance de pouvoir des togolais après cinquante-trois ans de règne de votre famille. Si vous avez encore besoin de vous convaincre de cette victoire, accédez à la demande de proclamation des résultats bureaux de votes par bureaux de votes : d’abord souhaitée par les partis politiques de l’opposition au rang desquels celui du Docteur Gabriel Messan Agbéyomé KODJO ; ensuite promise avant le scrutin au groupe des ambassadeurs d’Allemagne, des Etats-Unis, de la France, des Nations-Unis et de l’Union Européenne ; et enfin réitérée au lendemain des élections par l’Ambassadeur des Etats -Unis.

En prenant une décision allant dans le sens de l’alternance, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, vous aurez montré que vous êtes de la trempe des grands hommes que les peuples savent immortaliser.

Veuillez agréer, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, l’expression de nos sentiments distingués.

Pour le comité d’organisation

K. B. ADJAMAGBO JOHNSON

 

 

Les femmes de la dynamique Kpodzro saisissent Faure Gnassingbé

 

Coronavirus/Mme Maryse Quashie : "Comptons d'abord sur nous-mêmes"

L'Universitaire, Mme Maryse Quashie appelle les Togolais à compter sur eux-mêmes, et faire en sorte pour éviter ou limiter la propagation de coronavirus dans le pays. Car, à l'en croire, le Togo ne dispose pas de structures sanitaires qui pourront faire face en d'expansion de cette maladie.

Lettre ouverte à mes sœurs et frères citoyens croyants

C’est lorsqu’il y a péril en la demeure qu’on peut mesurer sur quelles valeurs chacun fonctionne. Voilà pourquoi, alors que le Covid-19 constitue un péril grave pour le monde entier, je m’adresse à toi ma sœur, mon frère croyant, citoyen togolais. En effet, il me semble que tout croyant est une personne concernée : elle se préoccupe de l’existence de tout individu proche ou lointain, car notre vie de croyant est fondée sur une foi profonde en la fraternité. Nous sommes tous gardiens des uns et des autres.

Je m’adresse donc à toi qui fais partie de tous ceux qui se sentent gardiens de leurs frères, quels que soient ta position sociale, ton statut professionnel, tes choix politiques, je te fais appel simplement au nom de ta foi.

Le Coronavirus s’est répandu dans le monde entier. Ne nous faisons pas d’illusion, car au fond personne n’a de données vraiment réelles sur les personnes contaminées. Alors ne nous disons pas que chez nous ce n’est pas encore grave. Nous n’allons pas attendre de tomber comme des mouches avant de nous mettre en mouvement. Ici au Togo, nous le savons aussi, nos structures de santé ne pourront pas faire face en cas d’expansion de la maladie : ce n’est pas la peine de se demander pourquoi, il faut juste partir de cette base. Toutes nos chances se trouvent donc dans la lutte pour éviter que le virus ne se répande pas plus qu’il ne le fait en ce moment. Et pour cela, comptons d’abord sur nous-mêmes, sur notre créativité, sur notre sens de la solidarité, sur la fraternité.

Soyons réalistes, il ne suffit pas de demander aux gens de rester chez eux. Il s’agit de leur offrir de solutions concrètes pour vivre un isolement source de salut, mais qui ne peut pas ressembler au confinement européen.

Ainsi, s’il n’y a pas de vendeuse de bouillie, de pain, de kom, au coin de la rue, non seulement beaucoup d’entre nous, ne mangeront pas le matin, mais les familles de ces vendeuses ne tiendront pas le coup. La faim va s’ajouter aux malheurs du virus.

S’approvisionner tous les jours en nourriture est incontournable pour tous ceux, la majorité des habitants de la ville de Lomé, qui n’ont pas de moyens de conservation frigo ou congélateur, et tous ceux qui vivent de leurs revenus au jour le jour.

Que pouvons-nous faire nous qui sommes concernés ?

L’idéal serait que les vendeurs et vendeuses de nourriture portent masques et gants, et que les acheteurs respectent une certaine distance devant les étals. Oui il n’y a pas de masques et de gants que ces personnes pourraient acquérir : mais nous les croyants, ce que nous aurions donné aux différentes quêtes, durant toutes les célébrations qui sont supprimées, ne pourrions-nous pas le 2 donner pour qu’on se procure ces outils de protection rapidement ? Où et comment, me demanderez-vous, n’est-ce pas ? Parmi nous les croyants, il y a des personnes qui ont des contacts en Chine, tous les commerçants qui allaient en Chine par exemple, pourquoi ne pas faire jouer nos relations à ce sujet ?

Ma sœur, mon frère croyant, il ne s’agit pas de se lancer dans des actions de grande envergure, mais de se concerter à 5, 6, une dizaine de personnes tout au plus, pour faire ce que chacun peut autour de lui. Même celui qui n’a pas d’argent, le jeune par exemple, peut aider à faire respecter la distance d’un mètre entre les personnes dans son quartier là où on vend de la nourriture le matin. Pour cela, il vaut même mieux être à plusieurs pour en profiter pour faire de la sensibilisation à propos du lavage des mains, entre autres bonnes habitudes à prendre.

Je reviens aux masques : savez-vous qu’en Europe même, des gens se mettent à les coudre ? Nous disposons d’une armée de tailleurs et couturières, qu’on nous dise le type de tissu qui pourrait être le plus adapté simplement, car un masque lorsqu’on est dehors, et c’est obligatoire de sortir pour beaucoup de gens, c’est mieux que rien du tout, même si ce n’est pas un masque chirurgical. Alors ma sœur, mon frère croyant, qui a les compétences pour répondre, quel tissu ? Et comment vous organiseriez vous entre tailleurs et couturières du même quartier, ma sœur, mon frère croyant ? C’est le moment d’en discuter !

Et le gel hydro alcoolique ? Il en faudrait dans toutes les maisons, dans les commerces, les boutiques, etc. La formule en a été diffusée par l’OMS. Je ne peux pas la donner ici car il faut que ce soit fabriqué par des personnes qualifiées. Par ailleurs il ne faut pas que des escrocs s’emparent de la formule et en fassent des ersatz qu’ils vendraient, en jouant avec la santé et la vie des gens. Un litre revient à 5000 CFA, si on le fait en petite quantité et si on n’est pas subventionné.

Pourrions-nous trouver des fonds pour en financer et en subventionner la fabrication à grande échelle ? Et que pourrions-nous faire pour les contenants ? Ma sœur, mon frère croyant, soyons inventifs ! C’est une question de vie et de mort. J’en appelle au personnel paramédical et à tous ceux qui ont été formés en Santé Publique, pour gérer la première distribution de ce gel, et ensuite la distribution se ferait quartier par quartier, marché par marché, maison par maison, en même temps que la sensibilisation à son utilisation efficiente.

J’ai parlé tout à l’heure de stocks alimentaires et même d’eau potable, ma sœur, mon frère croyant, ne pourrions-nous pas constituer nos stocks personnels en pensant à deux ou trois familles voisines que nous pourrions aider si la situation devient critique ? Pensez aux conducteurs de zemidjan, par exemple, si la circulation venait à être restreinte, quels seraient leurs moyens de survie ?

J’en viens aux écoles. Décréter la fermeture des écoles, c’est facile mais pour beaucoup de parents, garder les enfants à la maison, est un problème : il y a d’abord toutes les personnes qui travaillent et pour qui l’école était une opportunité de garde, et puis il y a la garde des enfants dans nos cours communes. Que faire ? Nous devons d’ores et déjà nous organiser pour cela. Ma sœur, mon frère croyant, soyons créatifs et proactifs, anticipons pour ne pas courir à la catastrophe !

Mais s’il y avait tout de même beaucoup de malades ? Nous ne devons pas nous voiler la face à ce sujet, même si toutes nos prières demandent à celui auquel nous croyons de nous éviter le pire. Nous n’avons pas de structure de santé pour faire face à une telle éventualité mais nous avons vu ce que les Chinois sont capables de faire en ce sens. Pourquoi ne pas faire appel à eux ? Il existait une association Amitié Chine-Togo, est-elle toujours opérationnelle ? Et ma sœur, mon frère croyant qui en faisait partie, ou qui connait des gens qui en faisaient partie, ne pourrais-tu pas te dire que ce serait ta contribution de mettre en œuvre un plaidoyer pour au moins un centre pour accueillir les malades les plus atteints ?

Si nous y parvenons, alors des croyants, médecins, infirmiers et infirmières, aides-soignants et aides-soignantes, sages-femmes, techniciens d’hygiène et de laboratoire, étudiants en soins infirmiers et en médecine, tous croyants, viendraient y donner un peu de leur temps et de leurs compétences, au nom de leur foi.

Ma sœur, mon frère croyant, je ne prétends pas avoir réponse à tout, et évidemment certaines de mes propositions ne tiennent pas la route, mais mon problème n’est pas d’être la personne qui a réponse à tout, ma préoccupation c’est que nous arrivions à nous mettre en mouvement, en ne comptant que sur nous-mêmes, d’abord.

MA SŒUR, MON FRERE CROYANT, IL Y A URGENCE, LEVONS-NOUS EN FRERES ET SŒURS, AU NOM DE NOTRE FOI, ET NOUS FERONS RECULER LE CORONAVIRUS.

 

 

Coronavirus/Mme Maryse Quashie :

 

Covid-19 : près de 800 morts en une seule journée

Ce samedi 21 mars, l'Italie a fermé toutes les usines non essentielles après avoir enregistré un chiffre de record de 793 morts pour cette cette journée. Un un autre record qui nous rappelle que la pandémie reste hors de contrôle.

"La décision prise par le gouvernement est de fermer toutes les activités productives sur tout le territoire qui ne sont pas strictement nécessaires, cruciales, indispensables pour nous garantir des biens et services essentiels", a déclaré le Premier ministre Giuseppe Conte dans un discours télévisé dramatique en fin de soirée.

Le dirigeant italien, a souligné que les épiceries et les pharmacies resteraient ouvertes et n'a pas précisé quelles étaient les entreprises "indispensables".

"Nous allons ralentir le moteur productif du pays, mais nous ne l'arrêterons pas", a déclaré Conte.

L'Italie a enregistré une succession rapide de records qui semblaient inimaginables lorsqu'un constructeur italien à la retraite est devenu la première personne en Europe à mourir de la nouvelle maladie le 21 février dernier, il y a exactement un mois.

Vendredi et samedi, il a ensuite enregistré 1 420 décès supplémentaires, ce qui est supérieur à celui rapporté par la Chine et l'Iran.

Après des appels au secours des élus locaux, en Lombardie mais aussi à Rome, le gouvernement a fait recours à l’armée pour faire appliquer les mesures de restriction aux déplacements. Quelque 13 000 soldats viendraient ainsi s’ajouter aux 7000 déjà présents dans les rues.
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Covid-19 : près de 800 morts en une seule journée

 

Coronavirus : L'ANC dénonce l'amateurisme du gouvernement

L'Alliance nationale pour le changement (ANC) estime que les mesures prises par le gouvernement en Conseil des ministres ne sauraient, seules, protéger les populations togolaises. A travers cette déclaration, le parti de Jean-Pierre Fabre dénonce "le caractère timide et désinvolte des mesures annoncées par le gouvernement RPT/UNIR, au travers d’un communiqué du conseil des ministres et non d’un message solennelle à la nation". Lire !

DECLARATION

A la fin du dernier trimestre 2019 (novembre/décembre 2019), un virus aujourd’hui connu sous le nom de COVID-19 ou coronavirus, est apparu dans le centre de la Chine. Et malgré des mesures drastiques de quarantaine et de désinfection qui concernent près de 60 millions de personnes, le virus se répand partout dans le monde, paralyse des pays, crée la psychose et ébranle l'économie mondiale. Depuis le début de ce mois de mars 2019, l'Europe devient le nouveau foyer du COVID-19 et en moins de 20 jours, le 19 mars 2020, dépasse la Chine en termes de nombres de cas confirmés et de morts.

Il s’agit donc d’une pandémie qui touche déjà tous les continents y compris l’Afrique où des cas confirmés et des morts sont enregistrés çà et là, contraignant les pays à adopter et à mettre en œuvre, des mesures responsables appropriées.

Lorsqu’on considère que les pays où le virus fait actuellement des ravages sont généralement ceux qui ont manqué d’anticipation en ne prenant pas à temps les mesures drastiques qu’appelle cette pandémie, on est sidéré par la désinvolture des autorités togolaises qui semblent préparer une kermesse d’un coût estimé à 2 milliards de F CFA, soit environ 2.100 FCFA par habitant.

En effet, on comprend difficilement le caractère timide et désinvolte des mesures annoncées par le gouvernement RPT/UNIR, au travers d’un communiqué du conseil des ministres et non d’un message solennelle à la nation, qui tienne compte de la gravité de la situation :

• au moment où les écoles, sans eau ni sanitaires avec des effectifs pléthoriques (100 élèves par classe) et des cours de récréation plus que surpeuplés, lieux privilégiés de contamination, restent encore ouvertes de même que les sites de grandes fréquentations, publics comme privés. Aux dernières nouvelles, les écoles viennent de fermer à compter de ce jour même, 20 mars 2020 ;
• au moment où les hôpitaux, centres de santé et dispensaires, sont largement insuffisants en nombre, obsolètes et délabrés, privés de plateau technique, de médicaments et de ressources humaines ;
• au moment où, dans un message poignant, le 18 mars 2020, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met en garde et appelle l’Afrique à se réveiller face à la menace du nouveau coronavirus en soulignant que l’Afrique doit se préparer au pire.

L’ANC dénonce et condamne fermement l’amateurisme et le manque de volonté du gouvernement RPT/UNIR, face à l’extension et à l’intensification prévisibles du coronavirus au sein des populations togolaises, confinées dans la pauvreté, le dénuement et la misère, sans aucun moyen d’accès à l’information et à la sensibilisation qu’exigent les mesures de protection et de prévention prescrites par l’OMS.

Elle fustige l’attitude de certaines personnes qui, par des déclarations intempestives, au demeurant farfelues, s’emploie à nier la réalité du mal, au risque d’entraver l’adhésion des populations aux mesures de lutte indispensables, ce qui ouvrirait la voie à une hécatombe au Togo.

L’ANC invite le gouvernement à prendre ses responsabilités pour contenir et éradiquer la pandémie dans notre pays, en anticipant les mesures transparentes et crédibles, courageuses et drastiques, qui font leurs preuves ailleurs.

Elle invite en particulier les autorités sanitaires compétentes, à organiser une riposte appropriée et systématique contre les fake news qui circulent sur la pandémie et contre les déclarations farfelues tendant à nier l’existence même du coronavirus.

L’ANC appelle l’ensemble des populations togolaises à la vigilance et au respect rigoureux des mesures sanitaires prophylactiques de base, validées et préconisées par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Fait à Lomé, le 20 mars 2020

Pour le Bureau National,

Le Vice-Président Patrick LAWSON-BANKU

 

 

Coronavirus : L'ANC dénonce l'amateurisme du gouvernement

 

Coronavirus : ASVITTO préoccupée par le sort des détenus

L'Association des victimes de la torture au Togo (ASVITTO) est préoccupée par le sort des prisonniers au Togo. Ce n'est un secret pour personne que le milieu carcéral est confronté à une surpopulation qu'ont toujours défense les organisations de défense des droits de l'Homme. Kao Atcholi, président de l'ASVITTO, a saisi le ministre de la Justice pour le cas des détenus face à la pandémie du coronavirus.

Lomé, 20 mars 2020

REF : ASVT-LA 03/008/2020

Le Président

A
Monsieur Pius AGBETOME,
Ministère de la Justice chargé des Relations avec les Institutions,
Lomé-Togo

Objet : demande de protection efficace des prisons par rapport à la pandémie du Coronavirus (COVID-19).

Monsieur le Ministre,

Compte tenu de la progression inquiétante de la pandémie liée au Coronavirus (COVID-19) en Afrique subsaharienne et au vu des cas signalés au Togo, le gouvernement a pris des mesures préventives en plusieurs points au profit des populations.

Au regard du point six (6) portant sur l’interdiction de tout rassemblement de plus de 100 personnes sur toute l’étendue du territoire national, et du point sept (7) portant sur le renforcement de la surveillance et des mesures individuelles et collectives de prévention et de protection (se laver les mains au savon, recourir au gel hydro alcoolique, ne pas se serrer les mains en se saluant, etc), l’Association des Victimes de Tortures au Togo (ASVITTO) constate avec regret que les dispositions idoines ne sont pas prises dans les lieux de privation de liberté pour protéger les détenus. Seul le lavage des mains est imposé aux visiteurs, d’autres voies redoutables ne sont pas prises en considération.

L’ASVITTO estime que cette mesure est insuffisante pour la protection des prisons face à la capacité de propagation de ladite maladie.

L’épineuse question de la surpopulation carcérale qui affecte toutes les prisons civiles du Togo expose les prisonniers, leurs familles et les populations à des risques inestimables et désastreux si un cas se signalait éventuellement.

A la prison civile de Lomé par exemple, il n’y a que deux (2) petites cours pour près de deux mille (2000) prisonniers avec des sanitaires insuffisants et particulièrement insalubres, des cellules restreintes où sont entassées plusieurs dizaines de personnes. Il faut rappeler que cette prison a particulièrement attiré l’attention du Comité contre la torture (CAT) lors du troisième examen du Togo en août 2019 et il a été recommandé sa fermeture pure et simple.

Monsieur le Ministre, l’ASVITTO en connaissance de cause vient vous prier de faire diligence en prenant des mesures efficaces dans toutes les prisons civiles et les lieux de garde-à-vue afin de protéger les détenus contre la pandémie liée au Coronavirus (COVID-19). Elle voudrait faire appel à votre sens humaniste et vous prier d’être sensible à l’endroit de nos prisonniers et leurs familles.

L’ASVITTO vous prie, Monsieur le Ministre, de recevoir l’expression de sa considération distinguée.

M. ATCHOLI KAO Monzolouwè


Cc

• Ministère des droits de l’Homme
• Autres partenaires

 

 

Coronavirus : ASVITTO préoccupée par le sort des détenus

 

Un appel à Monseigneur Barrigah et aux experts de 1990

Lettre ouverte à Mgr Nichodem Barrigah Archevêque de Lomé

Covid-19 vient d’augmenter le cauchemar du peuple Togolais en s’ajoutant à la crise post-électorale des élections présidentielles du 22 Février dernier. En attendant le remède efficace, Covid-19 fait institutionaliser l’isolement des citoyens, ce qui fragilise encore plus la synergie des peuples, nécessaire à une nation pour rebondir d’une crise ou des moments difficiles. Le peuple Togolais à travers cette pandémie, reste conscient que le Togo risque beaucoup, si ses fils et filles continuent par vivre dans l’adversité politique, l’iniquité socio-économique, les divisions ethniques, le chômage grandissant, le sous-développement, et de crises en crises, malgré les efforts consentis et les petites avancées. Tout n’est certainement pas noir et tout n’est certainement pas rose non plus.

La crise post-électorale liée aux résultats des élections présidentielles du 22 Février dernier, résultats contestés par La Dynamique Monseigneur Kpodzro, plane toujours sur le pays et ses lendemains. Dans l’optique d’en faire la dernière crise politique post-électorale au Togo, une série de ‘Solutions politiques d'urgence à la crise togolaise’ a été publiée par RAAL DIASPORA USA le 16 Mars 2020. Il urge de souligner ici, ‘L’urgence du Consensus National et d’une Amnistie Générale au Togo’.

Les dommages causés par les crises électorales et bien d’autres circonstances à ce jour, les difficultés liées à la mission de la CVJR, le HCRRUN, la continuité des contestations électorales, les poursuites judiciaires contre les leaders politiques, l’inexistence des gages de l’alternance politique paisible, l’absence d’une réconciliation nationale sincère, l’absence de cohabitation politique qui devait baliser la voie à toute alternance politique pacifique et garantir des élections collectivement organisées pour des résultats incontestables, le statut d’ancien président incontesté, l’absence d’une amnistie générale au bénéfice des tenants du pouvoir et les opposants politiques en exil comme ceux incriminés au Togo, pour ne citer que ceux-là, obligent à faire appel aux bons offices et experts en la matière, à ceux qui ont fait ce genre de travail dans les années 1990, à Monseigneur Barrigah en tant qu’ancien médiateur des négociations politiques de Togo TÉLÉCOM 1 et 2 et, Ancien Président de la CVJR, pour un Consensus National d’Urgence et une Amnistie Générale qui puissent ouvrir la voie aux autres solutions et aider le Togo à poursuivre sa marche vers la démocratie, l’alternance politique paisible et le développement.

Une observation dans plusieurs pays qui ont réussi leur Démocratie, l’alternance politique paisible et la marche vers le développement, montre que l’Amnistie Générale et la Cogestion Gouvernementale ou la Cohabitation Politique ont toujours été la clé des élections incontestées, et de l’alternance pacifique ; ce qui n’a jamais été fait au Togo depuis 1998 à ce jour. Par conséquences, toutes les élections présidentielles à ce jour, ont été contestées et suivies de crises, de 1998, 2005, 2010, 2015 à 2020. Nul ne peut justifier pourquoi à ce jour, les politiciens Togolais n’ont jamais daigné combler ce vide observé dans la démarche. Raison pour laquelle, il appartient aujourd’hui à la nation tout-entière dans un consensus national, de faire comme les autres pays de la sous-région qui ont connu l’alternance politique paisible et la marche vers le développement.
Nous invitons toutes les couches à penser sérieusement à l’avenir de ce pays pour garantir un avenir meilleur au peuple en se penchant sur une solution définitive, historique, collective, et déjà prouvée effective dans d'autres pays avec patriotisme, courage et abnégation. Nous reviendrons sur la pertinence des autres solutions politiques.

RAAL DIASPORA USA

 

 

Un appel à Monseigneur Barrigah et aux experts de 1990

 

Togo, Coronavirus : Trop de laxisme…

A l’heure où bon nombre de pays prennent des mesures drastiques pour lutter efficacement contre le COVID-19, la nouvelle pandémie qui fait vibrer même les grandes puissances, le Togo se contente de son amateurisme habituel.

La menace se rapproche pourtant ; dans la nuit du 17 au 18 mars, un premier décès a été enregistré dans un pays limitrophe, le Burkina Faso. De plus, le nombre de personnes contaminées dans ce pays est passé à 27. Une raison de plus de redoubler de vigilance et de prendre des mesures à la hauteur de cette crise d’envergure mondiale.

Syndrome de laxisme ou manque de réalisme de la part des autorités togolaises… on ne saurait le dire. Toujours est-il que les mesures prises jusque-là ne sont pas assez conséquentes ni suffisamment efficace vu l’ampleur des dégâts du coronavirus. Si même les grandes puissances ont du mal à contenir cette pandémie, combien plus est-il important pour les pauvres pays africains, au système sanitaire très fragile de prendre des mesures coercitives pour limiter la propagation du virus sur le continent ?

Au Togo, le laxisme du gouvernement suscite tant d’étonnement. Les mesures prises jusque-là sont clairement insuffisantes. Suspendre les liaisons aériennes en provenance des pays à haut risque (l’Italie, la France, l’Espagne et l’Allemagne) peut sembler être une mesure efficace, mais une analyse plus poussée nous permet de comprendre que ceci n’a pas grande incidence sur les risques de propagation.

En effet, il y a également de fortes chances que des passagers venant d’autres pays soient contaminés par le virus. Ainsi, concentrer l’essentiel des ressources sur les personnes ayant séjourné dans un pays à haut risque (isolement obligatoire de quatorze jours), c’est prendre le risque de laisser entrer sur le territoire des passagers contaminés en provenance d’autres pays.
Aussi faut-il remarquer que l’interdiction de tout rassemblement de plus de 100 personnes est une mesure sans effet, car il n’y a pas besoin de plus de 100 personnes pour favoriser la propagation du virus.

Le Sénégal voisin donne l’exemple en interdisant pendant un mois, tous rassemblements et manifestations sur le territoire et en annonçant la fermeture des écoles et universités pour une période de trois semaines. Le Togo devrait emboiter le pas… les rassemblements devraient être interdites, les écoles et universités, fermée pour un temps. Des mesures devraient être prises pour éviter la propagation du virus dans les marchés, les alimentations et autres.

En clair, les mesures prises par le gouvernement togolais ne sont pas rigoureuses et l’on a l’impression que l’Etat minimise les risques de propagation du virus sur le territoire togolais.

Les failles des mesures préventives sont énormes ; une propagation de l’épidémie au Togo serait fatale, vue l’état du système sanitaire et le manque de ressource ; les mesures doivent donc être renforcées.

Il urge de prendre des mesures d’alerte maximale pour éviter l’expansion de la maladie et avant que ce ne soit trop tard.

COVID-19 : Inquiétante Menace

La menace se rapproche de plus en plus. Ceux qui privilégient la thèse du complot relevant d’une invention occidentale devront se raviser ; le mal est bien réel. Ce jeudi 19 mars 2020, le nombre de cas au Togo a été revu à la hausse.

Désormais, neufs (9) individus ont été testé positif au coronavirus au Togo. Selon les autorités, le premier cas détecté a pu guérir du mal. Il reste donc huit (8) personnes contaminées et actuellement en confinement. Pour éviter une propagation imminente de cette épidémie, de nouvelles mesures plus contraignantes ont été prises.

Par un communiqué publié ce vendredi 20 mars 2020, le président de l’Université de Lomé a annoncé aux usagers du campus que l’institution ferme ses portes pour compter de ce jour jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure est la réponse appropriée aux dispositions prises par le gouvernement interdisant tout rassemblement de plus de cent (100) personnes sur toute l’étendue du territoire national. Étant donné les conditions d’études sur le campus, notamment les effectifs pléthoriques dans les salles de cours et les amphithéâtres, cette mesure ne peut qu’être bien accueillie ; d’ailleurs, elle a été prise un peu tardivement.

C’est dans cette même logique que le ministre de l’enseignement supérieur, le ministre de l’enseignement technique et le ministre des enseignements primaires et secondaires ont publiés conjointement un communiqué indiquant que tout les établissements scolaires et universitaires et tous les centres de formation professionnelle, tous ordre confondus (publics, privés laïcs et confessionnels) sont fermés, à compter du vendredi 20 mars 2020 à 17h30, sur l’ensemble du territoire national jusqu’à nouvel ordre. Ils exhortent ainsi les acteurs du système éducatif au respect scrupuleux des mesures d’hygiène recommandées par les autorités afin d’éviter la propagation du virus.

Hors mis ces nouvelles mesures, il faut noter également les dispositions prises par les autorités religieuses pour contrer le virus. Dans un communiqué, l’Union musulmane du Togo (UMT) indique la fermeture des mosquées, une suspension des grandes prières de vendredi, mais aussi des restrictions concernant les rassemblements de mariage, de décès et de baptême.

De même, les célébrations eucharistiques ont été suspendues par la Conférence des évêques du Togo et d’autres mesures ont été prises pour le respect des dispositions gouvernementales. Des mesures similaires ont été adoptées par de nombreuses confessions religieuses.

Aussi faut-il préciser que des dispositions sont prises pour la fermeture de certains marchés et lieux de commerce regroupant un grand nombre d’individus.

Plus de doute sur la nécessité de se préserver en cette période de crise. Les nouvelles mesures prises par les autorités sont à saluer ; mais il y a toujours mieux à faire pour se protéger du mal. Les lieux de distraction (boîtes de nuits, bars…) et les endroits publics en général étant susceptibles de favoriser la propagation de l’épidémie, des mesures plus contraignantes devraient être prises concernant ces endroits. L’interdiction des rassemblements de plus de cent (100) individus reste une mesure illusoire et non appropriée à l’ampleur de cette crise. De plus, les forces de sécurité devraient être formées sur les mesures de protection pour veiller au respect de ces règles par les citoyens.

Toutefois, il faut préciser que toutes ces mesures n’auront aucun effet si les citoyens ne prennent pas conscience de leur lourde responsabilité. Le respect strict de ces mesures permettra assurément de limiter la propagation de l’épidémie et de protéger la population d’un carnage probable.

Source : independantexpress .net

 

 

Togo, Coronavirus : Trop de laxisme…

 

Togo : Djerehouye ou le défi du respect du règlement 14 de l’UEMOA

L’entretien routier se trouve être au centre des préoccupations des autorités routières. Les routes se dégradent prématurément selon le constat. La Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier est interpellée pour sauver les routes et elle est obligée de s’engager dans des reformes.

La création en décembre 2014 d’un poste de contrôle à DJEREHOUYE vient encore attiser ce besoin de préserver le réseau routier des dégradations causes par la surcharge des camions gros porteurs. Des réformes encore notables depuis quelques temps en conformité avec le protocole de l’UEMOA surtout en ce qui concerne le règlement 14 de cette institution communautaire. Dans ce grand reportage, le journal L’Indépendant Express propose à ses lecteurs et lectrices et aussi à l’ensemble des acteurs de développement un dossier sur le fonctionnement de ce poste de contrôle qui est d’ailleurs l’unique au Togo et les mesures mises en place par la SAFER pour respecter les normes de l’UEMOA quant à l’application du règlement 14.

Le tuyau d’échappement de notre grosse cylindrée a lâché à 8 km d’Agbélouvé, ville située à environ 50 km de Lomé que nous avons quitté à 9h.

L’objectif étant devant, nous n’avons pas jugé bon de rebrousser chemin. Notre conducteur était le Directeur de Publication. Une pause de 30 minutes dans un garage de fortune, la voiture était prête à continuer. La satisfaction n’était pas totale, les dépannages des mécaniciens de l’intérieur du pays ne sont pas toujours rassurants. Cahin-caha, nous avons évolué, dépassé Notsè sans arrêt, puis Atakpamé avant de pencher sur la tangente route pour arriver sur le terrain d’investigation.

C’est donc une mission de la rédaction de l’Indépendant Express. Tyr Tardji, un cadre de la SAFER avait pris les dispositions qu’il faut pour que le Chef poste (CP) de Djerehoué se mette à notre disposition pour les besoins d’information. Missihame Houradjéba nous attendait dans le vrombissement d’une vingtaine de camions titans qui étaient dans la queue d’attente de l’essieu.

Plusieurs agents étaient acharnés à suivre le passage des camions et à les contrôler. Le Chef poste, plutôt jovial et respectueux nous fit asseoir dans son bureau plutôt contigu avant de nous engager dans des échanges. Tant il maîtrisait le travail qu’il faisait : « Ce sont mes supérieurs, les autorités qui m’ont inculqué la maîtrise de cette tâche. Les autorités en commençant par le DG qui tient à ce projet pour faire du Togo un exemple à suivre… » nous a-t-il lancé en signe d’allégeance à son Directeur Général, Monsieur Sylvain Awima Outchantcha.

L’équipe du journal L’Indépendant Express était donc bien arrivé au poste de contrôle de DJEREHOUYE à environ 8km de la ville d’Atakpamé. Un vaste espace aéré entouré de lampadaires solaires relayé par un groupe électrogène et d’une installation électrique normale pour éviter les désagréments de coupure de courant. Un système de pesage assez moderne et un chantier de création d’un second système de pesage pour désengorger l’unique très sollicité par la moyenne de 400 camions environ par jour. L’air était chaud et sec. C’est la période chaude, celle qui frotte avec la tombée des premières pluies. Plus de 30 degré Celsius.

L’objectif de l’investigation journalistique était de toucher du doigt le fonctionnement de ce poste et dans le même temps constater les réformes mises en place depuis quelques temps par cette société d’Etat, La SAFER.

Dans une logique communautaire, l’Union Economique Monétaire Ouest Africaine a défini dans un protocole les règlements qui doivent régir la sécurité routière dans l’espace.

Partant en guerre contre la surcharge qui est souvent à l’origine de la dégradation des routes, le règlement 14 vient lutter contre cette situation sur nos routes. Et c’est justement ce règlement qui se trouve au centre du fonctionnement du poste de contrôle de DJEREHOUYE qui fait aujourd’hui l’objet de notre reportage. Dans la sous-région, raconte-t-on, le Togo est bien en avance sur le respect de ce règlement. Une satisfaction pour la Direction de cette société.

Un Système de contrôle rigoureux.

Depuis décembre 2014, le Togo dispose d’un poste de contrôle sur la route nationale N°1. Ce poste de charges à l’essieu sis à DJEREHOUYE procède au contrôle de camions gros porteurs qui sont en transit.

Tout camion en direction du septentrion ou du Sud du pays est systématiquement soumis au pesage afin de connaitre son poids réel. Il suit donc plusieurs circuits avant de continuer son trajet s’il respecte les normes réglementaires. Tout d’abord, le véhicule doit passer sur la rampe pour la pesée sous l’œil vigilant d’un agent d’appui. Cette étape permet non seulement de déterminer le poids du véhicule mais aussi elle met en réaction le système de renseignement qui donne les informations sur la provenance du camion, l’identité du conducteur, les pièces, du contenu, celles du véhicule et de sa destination. C’est l’étape où l’on vérifie la conformité des dimensions du gabarit, le poids avec les normes établies par l’autorité.

Aussi faut-il le dire la vitesse maximale pour passer sur la rampe est de 5km/h. Tout véhicule qui excède cette vitesse au passage sur la rampe est obligé de repasser cette étape. A la fin de cette étape, une fiche de contrôle est délivrée au conducteur.

Après cette étape, le conducteur passe ensuite devant les agents de vérification avec la fiche délivrée à l’opération de pesée. Ces agents sont chargés de vérifier la conformité des informations que comporte la fiche avec les normes de réglementation. Si le véhicule est en règle, alors il peut continuer son parcours. Dans le cas contraire, il est interdit de continuer son trajet jusqu’à ce que sa situation soit régulée. Sur ce dernier point, le Règlement 14 a prévu des sanctions contre les véhicules qui se trouvent dans ces irrégularités. C’est les cas de surcharge qui sont récurrents sur les routes que ce soit sur le plan national ou dans les autres pays de la sous-région. Le Togo également veille à l’application de ces sanctions.

Des pénalités pour les cas de surcharge

D’après les informations fournies par notre interlocuteur, le Chef Poste Houradjeba, si ce poste de contrôle a été mis en place avec l’application du règlement 14, c’est pour éviter la surcharge sur les routes, à défaut la limiter au maximum et dissuader les conducteurs qui s’adonnent à cette pratique.

La surcharge des gros porteurs entraîne dans une large mesure la dégradation des routes. Elle est également à l’origine des accidents de circulation. Dans le protocole de l’UEMOA, la surcharge est un délit. Et cette infraction est punie par le règlement 14.

Au poste de contrôle de DJEREHOUYE, des cas de surcharge sont également connus grâce au système de contrôle. Ces cas sont soumis à des traitements suivant la gravité de l’infraction.

Après contrôle du gabarit et des poids, les véhicules en situation de surcharge doivent payer une amende. Seuls les camions dont la surcharge s’élève à moins de quatre tonnes sont autorités à payer cette pénalité et continuer leur trajet. L’amende est versée en fonction de 20000f CFA par tonne pour les véhicules dont le trajet s’arrête sur le plan national. Quant aux véhicules qui ont pour destination les autres pays de la sous-région ou encore au-delà de l’espace communautaire, ils sont soumis à une pénalité de 60000f CFA en fonction du nombre de tonne de surplus. Tout payement d’amende est subordonné par un reçu. Et c’est de droit que les contrevenants doivent le réclamer.

Ces tarifs ne sont pas une invention des autorités togolaises. Ils sont prévus par le Règlement 14 de l’UEMOA à son article 14.6 alinéa a-2.

D’autres sanctions sont également prévues par ce Règlement à l’instar du refus de contrôle. Tout refus délibéré du conducteur d’un véhicule de passer sur le pont bascule ou sur le pèse essieu est sanctionné d’une amende de 100000f CFA indépendamment des autres mesures coercitives applicables, a prévu le règlement.

L’extrême surcharge

Est jugé en extrême surcharge tout camion dont la surcharge dépasse la barre de quatre tonnes. Dans ce cas, le véhicule est interdit de poursuivre son trajet. Le conducteur ne peut plus mettre le véhicule en circulation ni payer une quelconque pénalité pour surcharge. La seule possibilité qui s’offre au conducteur de ce véhicule, est de procéder obligatoirement à l’opération de décharge du surplus peu importe la marchandise. Il a donc l’obligation de délestage des surcharges et de correction de gabarit. Ceci étant fait, il attend sur le site jusqu’à l’organisation d’un convoi par le poste de contrôle. Ce n’est pas facile d’après les responsables du site de gérer ces situations. La personne en infraction est toujours réfractaire aux sanctions et pénalités. Les pénalités sensibilisent à elles seules les contrevenants qui adoptent de plus en plus des comportements responsables.

Certes, les camions après avoir déchargé le surplus, étaient autorisés à continuer leur trajet. Cependant, au fil du temps, les responsables de la SAFER se sont rendus compte des manœuvres frauduleuses qui s’installent sur les routes. Des manœuvres créées et entretenues par des conducteurs de camions gros porteurs. En effet, les conducteurs en infraction après avoir déchargé l’excédent de chargement du véhicule et le mettre dans les limites autorisées et obtenu l’autorisation de partir, passent par certains canaux pour recharger encore leurs camions et continuer le trajet en état d’extrême surcharge. C’est ainsi que des sites sauvages de rechargement se sont créés sur la Nationale N°1.

Pour donc lutter contre ce phénomène et proscrire tout acte de fraude allant dans ce sens, les premiers responsables de la SAFER ont depuis quelques mois institué un mécanisme de convoi.

Celui-ci consiste à convoyer les camions se trouvant dans la situation d’extrême surcharge jusqu’à Cinkassé sous la surveillance des agents de sécurité, de la Direction des transports routiers et des agents de la SAFER.

Désormais tous les camions se trouvant dans ce cas ne sont plus autorisés à partir même après avoir déchargé le surplus. Ils resteront sur place jusqu’à l’organisation d’un convoi par la SAFER.

Aussi, les réflexions sont-elles en train d’être menées pour proscrire des cas de récidives. Trouver donc les mesures dissuasives pour ceux qui à chaque fois se trouvent en situation d’extrême surcharge. Pour l’heure, ils sont soumis à la prise d’engagement pour ne plus commettre la même infraction.

Des normes sur l’organisation du convoi

D’après les discussions à bâtons rompus avec les responsables du poste de Djerehouyé, les camions sont convoyés par une équipe constituée d’un agent de la DTRF, d’un douanier envoyé par la Douane de la région des plateaux et des agents de la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier.

Les frais d’organisation du convoi sont imputables aux propriétaires des véhicules. Ces frais sont répartis en fonction des véhicules à convoyer. Les pièces du conducteur et de son engin sont directement envoyées à la Douane de Cinkassé. C’est à l’arrivée du convoi que les pièces sont restituées aux propriétaires. Pour ceux qui arrivent à destination avant Cinkassé, toutes les dispositions sont prévues par le responsable du poste de DJEREHOUYE afin qu’ils rentrent aisément en possession de leurs pièces.

Sur ce coup le responsable du poste de DJEREHOUYE en la personne de Missihame HOURADJEBA privilégie le dialogue avec les conducteurs et les amener à prendre conscience de leur infraction.

Le convoi et les modalités de son organisation sont faits de commun accord avec les conducteurs. Depuis sa mise en place le dispositif de convoi fonctionne bien et permet d’éviter les sites sauvages de rechargement.

Le jeudi 12 mars 2020, ils étaient à la huitième opération de convoi. C’est donc l’une des réformes majeures sous la gestion du nouveau responsable de ce poste. Toutes ces mesures sont prises par les autorités togolaises dans le but de se conformer au Règlement 14 de l’UEMOA adopté à Bamako au Mali depuis le 16 décembre 2005.

En effet, le Conseil des ministres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine ont adopté les REGLEMENT N°14/2005/CM/UEMOA pour harmoniser les normes et les procédures du contrôle du gabarit, du poids, et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises au sein de la communauté.

Le Togo étant membre de cette union, il va de soi que ce règlement s’applique en bonne et due forme sur son territoire.

En ce qui concerne le gabarit, il est question des dimensions du véhicule. Sa largeur, sa longueur et sa hauteur font l’objet d’un contrôle minutieux.

Le Poids total autorisé en charge (PTAC) rentre également en jeu. Sur ce point, le poids total maximal d’un véhicule chargé pour son utilisation sur la voie publique est déclaré admissible par l’autorité compétente. C’est également à l’autorité de déterminer le Poids total roulant autorisé c’est-à-dire le poids total maximal d’un ensemble de véhicules pour son utilisation sur la voie publique.

Par ailleurs, la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier est un établissement public qui exerce dans la mobilisation des ressources pour financer l’entretien du réseau routier dans le pays. Cet établissement a été créé par le décret n° 2012-013/PR du 26 mars 2012 par le gouvernement togolais.

La SAFER a pour mission d’assurer le financement de l’entretien du réseau routier national, sur la base d’un programme annuel des travaux, assure le respect des dispositions susceptibles de maintenir les routes en bon état et va plus loin en prenant des mesures pour lutter contre des comportements qui contribuent à la dégradation des routes. C’est donc pour assurer pleinement cette mission qu’elle a mis en place le poste de contrôle des charges à l’essieu de DJEREHOUYE qui est opérationnel depuis décembre 2014.

Il revient alors aux propriétaires des gros porteurs et leurs chauffeurs de prendre conscience des risques qu’ils courent en défiant les normes établies par le Règlement 14 de l’UEMOA.

Le mieux c’est de veiller au respect scrupuleux de cette réglementation pour circuler librement au Togo et dans les autres pays de l’union.

La suite de ce grand reportage permettra d’exposer à nos lecteurs les conséquences de l’application du règlement 14 sur le fonctionnement de la SAFER et le Togo, les difficultés rencontrées et les efforts constants fournis par les autorités togolaises pour éviter aux routes togolaises une dégradation prématurée.

Sur le Grand Reportage :

Carlos Ketohou
Amos Dayisso
Teddy Ayika

 

 

Togo : Djerehouye ou le défi du respect du règlement 14 de l’UEMOA

 

Les paroles des médias ne sont pas d’évangile.

Le peuple du Togo est bien placé pour le savoir. Dans ce pays nôtre, la plupart des médias sont sous coupe réglée de la dictature.

Auto censure, équilibrisme injustifié, omerta, désinformation, propagande, mensonges…Au nom de la dictature l’alignement est total, l’abrutissement avéré. Mêmes les tueries sont défendues de même que les violations répétées des droits de l’homme ainsi que les braquages électoraux.

C’est pareil pour la plupart des médias au monde. Au services des puissants qui estiment que le monde leur appartient ainsi que tous ceux qui y vivent sans oublier ses ressources naturelles. ( surtout celles de l’Afrique).

Les médias en ces temps ci, ça sert souvent des causes pas forcément nobles. Sur la pandémie du Coronavirus suivez les tout en faisant la part des choses.

Observons les règles d’higyene dans leur entièreté.

Mais écoutons aussi d’autres sons de cloche qui viennent du noir continent ( les chaînes africaines qui prônent le développement de l’Afrique) pour nous faire notre propre opinion et disons nous qu’ autour de cette pandémie se décident des enjeux de poids.

Clairvoyance et vigilance maximales.

Comme l’Asie, l’Afrique a aussi des scientifiques et des chercheurs de mérite. Aucune race n’a la science infuse plus qu’une autre. Mieux équipées avec des moyens colossaux certes mais chaque continent avec ses savoirs faire et ses richesses humaines.

L’existence de l’artemisia comme remède efficace contre le palu made in Africa est une preuve que l’Afrique a tous les atouts. Pour ne citer que cet exemple, en rendant ici hommage aux scientifiques du Sénégal, du Ghana, du Congo et d’autres pays d’Afrique.

N’eut été l’irresponsabilité et l’anti patriotisme de certains dirigeants indignes ça discuterait d’enjeux véritables depuis belle lurette.

Au lieu d’ouvrir nos frontières pour accueillir les supposés porteurs du virus pour faire plaisir au maîtres du monde certains des dirigeants fantoches ont manqué de compassion et d’humanité envers leurs peuples.

Quand on se sait vulnerable à tout point de vue on fait l’effort d’anticiper avec intelligence. A moins que certains veulent véritablement voir leurs peuples décimés.

Le Covid 19 est maîtrisable. La Chine le prouve. Respectons les règles et ne suivons pas ces médias cancans qui ont une autre mission.

Le « nous sommes en guerre » martelé par qui vous savez est réel sauf que la phrase est inachevée.

La Chine a maîtrisé le virus nous dit on ? Bonne nouvelle qui nous permet de nous poser les bonnes questions. Comment ? Avec quoi ? Et après ?

Nous ne nions pas l’existence du virus. Nous disons juste que des puissances en maîtrisent les tenants et les aboutissants. Ne tombons pas dans leur piège avec leur média, leur institution, leurs disciples de dirigeants fantoches notamment sur le noir continent et tout ceux qui gravitent autour de ce conglomérat qui dicte la marche à suivre au monde pour des mobiles immondes.

Que la providence veille.
We love Africa.

Fabbi Kouassi

 

 

Les paroles des médias ne sont pas d’évangile.

 

Face à la pandémie de Coronavirus : Les insuffisances des mesures du régime Faure/RPT-UNIR

La pandémie à coronavirus a mis à genou le monde entier. Plusieurs pays sont touchés et beaucoup de citoyens du monde retiennent leur souffle. Surtout avec le premier décès mardi en Afrique Subsaharienne en l’occurrence la 2ème Vice-Présidente de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, Mme Rose Marie Compaoré, la psychose et la hantise se généralisent.

Au Togo, le gouvernement réuni en conseil extraordinaire des ministres lundi 16 mars dernier, a annoncé un certain nombre de mesures pour protéger les Togolais contre cette pandémie. Le gouvernement a pris au total 8 mesures pour éviter aux Togolais le coronavirus.

Suspension pour 2 semaines à compter du vendredi 20 mars 2020 de toutes les liaisons aériennes en provenance des pays à haut risque, à savoir : l’Italie, la France, l’Espagne et l’Allemagne; annulation de tous les évènements internationaux prévus au Togo pendant 3 semaines, à compter de ce jour 16 mars 2020; Suspension des missions officielles non essentielles vers les pays à haut risque, à compter de ce jour 16 mars 2020 ;

L’auto-isolement obligatoire de 14 jours pour toute personne arrivant au Togo et ayant séjourné dans un pays à haut risque. En cas de non-respect d’autoisolement des sanctions fortes sont prévues;

Le gouvernement déconseille de voyager dans les pays où sévit la pandémie; Interdiction de tout rassemblement de plus de 100 personnes sur toute l’étendue du territoire national, pour un mois, à compter du jeudi 19 mars 2020 à minuit;

Renforcement de la surveillance et des mesures individuelles et collectives de prévention et de protection : se laver les mains au savon, recourir au gel hydroalcoolique, ne pas se serrer les mains en se saluant, éviter des accolades et des embrassades, etc.

Pour les actions urgentes, le gouvernement débloque la somme de 2 milliards de FCFA. Malgré ces mesures, certains spécialistes estiment que des zones d’ombre subsistent.

Le Président du Syndicat National des Praticiens Hospitaliers du Togo (SYNPHOT) Dr Gilbert Tsolenyanu, tout en saluant les mesures prises par le gouvernement insiste sur le manque cruel de matériels adéquats. Selon lui, il n’y a « pas d’unité de réanimation au CHU Campus. CHU Campus qui est le lieu désigné pour le confinement n’a que 4 lits ». Il y a donc nécessité de mieux s’organiser pour faire face à la pandémie. Le médecinchirurgien Professeur David Dosseh lance l’alerte. « Si le COVID-19 a atterri au Togo, alors il est en phase de propagation », a-t-il indiqué sur tweeter. Et de lancer : « C’est le moment d’agir ».

Parce qu’il trouve qu’il n’y a pas d’information et de sensibilisation suffisantes sur le nouveau coronavirus. « J’exhorte le gouvernement togolais à informer davantage la population. Car si par son silence la pandémie nous atteint de plein fouet, sachons que notre système de santé est incapable d’organiser la riposte », avance-t-il. Il importe que le gouvernement mobilise davantage les moyens pour renforcer les infrastructures sanitaires.

A côté des deux modiques milliards annoncés pour faire face à la pandémie, ailleurs, c’est plusieurs dizaines de milliards avec plusieurs campagnes de sensibilisation à travers le pays. Pourtant, en matière d’infrastructures sanitaires, le Togo reste bien le dernier de la sous-région.

Tout compte fait, il importe que l’ensemble des Togolais face à cette situation, observent davantage les mesures préventives.

Kokou Agbemebio

Source : Le Correcteur

 

 

Face à la pandémie de Coronavirus : Les insuffisances des mesures du régime Faure/RPT-UNIR

 

Togocom : Nouveaux patrons, des Esclavagistes en territoire conquis

Les nouveaux propriétaires de la société Togocom, fusion de Togo Télécom et Togo cellulaire, ont une méthode particulière de gestion sur fond d’humiliation, de provocation et de menaces envers les employés qui ne demandent que de meilleures conditions de vie et de travail…

Le processus de privatisation de l’opérateur public de télécommunications a abouti à la cession de 51% de son capital au groupe malgache Axian appartenant à Emerging Capital Partners (ECP). Si les conditions de la privatisation sont aussi contestables que regrettables parce qu’orchestrées par un réseau qui gravite autour du pouvoir de Faure Gnassingbé, c’est la gestion même du nouvel actionnaire qui pose problème et révolte les uns et les autres.

Lorsque dans l’après-midi de ce 25 novembre 2019, au siège de la société à Lomé, Affoh Atcha-Dedji passait la main à Paulin Alazard au poste de Directeur Général de la boîte, le personnel ne pensait pas que sa situation allait radicalement changer, prendre une allure inquiétante.

Les employés se plaignent de manque d’égard, de considération. Ils sont, disent-ils, systématiquement humiliés ou insultés depuis l’arrivée de la nouvelle direction. Les témoignages recueillis traduisent une vision étriquée des nouveaux propriétaires. « Au tout premier jour de leur arrivée, le même PDG lors de son passage dans les bureaux, s’est permis de demander l’ethnie des agents qu’il croisait. Ce que le personnel a déploré. Tous avaient peur de dire exactement leur ethnie par peur de représailles, ne sachant pas ce qu’il a appris en amont », rappelle un employé. Un autre se souvient, comme si c’était hier, de comment un directeur commercial a été moqué parce qu’il a tout simplement reçu des gens dans un salon réservé aux visiteurs. Depuis ce jour, les chefs de département n’ont plus le droit de recevoir dans un cadre approprié.

Un autre exemple. Les techniciens ont été regroupés dans le bâtiment dans lequel ils travaillent sis au niveau de la poste et auraient été insultés. Deux architectes qui seraient proches d’une ministre du gouvernement Klassou II ont été missionnés « pour décongestionner les bureaux ». Jusque-là, le problème ne se pose pas véritablement. Là où le bât blesse est qu’ « ils rentrent dans les bureaux, au lieu de se limiter juste sur ce qui peut encombrer les bureaux, vont jusqu’à violer l’intimité des agents en fouillant dans leurs tiroirs », complète un cadre, témoin des faits qu’il rapporte.

Au cours des réunions, les membres du Comité des directeurs ne sont pas autorisés à parler, à donner leurs avis sur les sujets mis à l’ordre du jour. Tout récemment, les ex-employés de Togo Télécom qui devraient bénéficier des avantages de départ volontaire, face au refus de la société de leur payer leurs droits, ont décidé d’y aller. Ils ont été reçus par un chef de département. Lorsque la direction l’a su, celui-ci a été traité de tous les noms d’oiseaux. Il lui est reproché d’encourager ceux-là qui ont souscrit au départ volontaire, d’y venir réclamer leurs droits.

« C’est la psychose générale à Togo Télécom et Togo Cellulaire. On sent que le Directeur général a appris des choses sur nous ou qu’on lui a demandé de nous traiter de la sorte. Chose bizarre, lui qui n’a jamais séjourné au Togo, connaît tout et est au courant de tout ce qui s’est passé dans les deux sociétés », relève un troisième employé.

Les employés des deux sociétés se retrouvent aujourd’hui dans le même immeuble. Certains travaillent parfois à huit dans un même bureau. Pour acheter des fournitures qui ne coûtent pas grand-chose, il faut envoyer d’abord la demande à Madagascar où se trouverait le siège de la société qui contrôle à 51% Togocom. Il y a quelques semaines, le nouveau Directeur général avait exigé des fournisseurs de réduire de 20% leurs factures. A en croire les agents de Togocom, leur ministre du tutelle et le nouveau PDG usent du dilatoire pour ne pas payer les fournisseurs. Ils demandent que le payement soit précédé d’explications des fournisseurs.

« Mais la question est de savoir pourquoi Cina Lawson et le PDG ne veulent pas payer les factures alors que Atcha Dedji Affoh, en partant, avait laissé 33 milliards net et il y avait aussi de l’argent sur d’autres comptes. 33 milliards avec reçu et relevé de compte. Où se trouve cette somme, si on sait que Cina Lawson à ventilé dans l’opinion que Atcha Dedji Affoh n’a rien laissé ? 33 milliards plus les 46 milliards des Malgaches sont partis où ? », se demande un autre agent qui se confie.

Le nouvel actionnaire « sème la psychose » à Togocom. Il agit comme en territoire conquis avec la complicité de ceux qui, à Lomé, l’ont créé et emmené dans le pays. Une nouvelle forme d’esclavage se développe donc à Togocom.

Source : L’Alternative

 

 

Togocom : Nouveaux patrons, des Esclavagistes en territoire conquis

 

Togolais, Si Tu Survis au Coronavirus, Deviens un Citoyen Sincère Qui Réclame Ses Droits !

Qu’est-ce qui a envoyé Jean-Paul Oumolou en prison aux débuts des années 2000 ? Il a réclamé ses droits et ceux de ses camarades étudiants.

Qu’est-ce qui a transformé Fovi Katakou et les jeunes de NUBUEKE en ennemis publics du pouvoir togolais ? Ils réclament, à travers des séances de sensibilisation, que les droits les plus élémentaires des Togolais, comme le droit à l’éducation, à la santé… soient respectés.

Qu’est-ce qui a fait de notre soeur Farida Nabourema un cauchemar pour les dirigeants togolais ? Elle dénonce le non-respect des droits élémentaires des Togolais.

Qu’est-ce qui a transformé le jeune Foly Satchivi en l’ennemi public qu’il est aujourd’hui pour le pouvoir togolais ? Il a réclamé ses droits et ceux de ses camarades étudiants.

Regardez autour de vous et analysez ce qui a transformé ces jeunes Togolais-là que vous appelez aujourd’hui ‘ opposants ‘ en ce qu’ils sont devenus. Ils réclament juste des droits indispensables pour tout citoyen. Et la seule réponse qu’ils ont obtenue de la dictature est la violence et les brimades.

Tu dis que tu ne fais pas la politique, que tu n’aimes pas ces jeunes qui s’opposent au régime, tu préfères le démon que tu connais à l’ange que tu ne connais pas, que le Togo avance malgré les critiques infructueuses des opposants…

Voilà qu’aujourd’hui tu te rends compte que tu peux très facilement mourir du Coronavirus parce que ton pays n’a aucune infrastructure pour te sauver, que le travail que tu faisais et que tu protégeais en te maintenant loin de ‘ la politique ‘ ne peut te permettre de vivre en confinement pendant une semaine. Tu te sens soudain si exposé, si trahi. Et tu planifies de manifester après la pandémie pour réclamer des hôpitaux.

Si tu le fais, sache-le, tu deviendras opposant. Tu seras persécuté et pourchassé par ce régime que tu as toujours protégé par ton indifférence, ta lâcheté et ton hypocrisie. Tu deviendras alors comme ces jeunes que tu as toujours répugnés parce qu’ils ‘ mettent leur bouche dans la politique ‘.

Je prie que tu survives au Coronavirus. Mais que tu deviennes désormais un citoyen sincère qui réclame ses droits. C’est-à-dire un opposant de la dictature togolaise.

David Kpelly

 

 

Togolais, Si Tu Survis au Coronavirus, Deviens un Citoyen Sincère Qui Réclame Ses Droits !

 

Togo, Faure Gnassingbé, l’autre CORONAVIRUS de la République !

Ceci est un coup de gueule, actualité oblige. Ça n’arrive pas qu’aux autres, lentement mais sûrement, le COVID-19 s’étend comme une fumée de mauvais augure.

S’il a surpris les premiers pays atteints, il y a deux mois que le virus fait son aventure, les pays tel que le Togo où il vient de déposer ses bagages doivent avoir eu le temps de prendre des mesures anticipatives. Nous ne sommes pas des grands érudits du monde médical pour vous exposer sur le virus, mais nous parlons simplement des conditions dans lesquelles il s’invite au Togo, juste au Togo: « quand on lance un caillou dans un marché, chacun couvre sa tête ». Notre pays a eu la chance de ne pas être parmi les premiers à être attaqué par cette maudite maladie. Le Togo a vu venir le mal. Mais qu’est-ce que les Togolais ont appris de ce qui est arrivé aux autres ? Un adage de chez moi dit : « c’est le jour de l’enterrement qu’on connaît la taille réelle d’un infirme ». En dehors de ce cadre, quiconque tentera de prendre la mesure d’un infirme va se raviser. Bref, il n’y a que certains événements qui autorisent à cracher certaines vérités à des messieurs qui ne comprennent rien de la gestion des hommes.

Il existe au Togo une caste de citoyens qui estime être née pour mourir au pouvoir, depuis 54 ans, elle exerce ce pouvoir. C’est en ces temps difficiles qu’on saura s’ils ont vraiment une prédisposition particulière qui fonde leur longévité au pouvoir. Voilà un virus qui repend depuis quelques mois la torpeur, la maladie puis la mort. Les économies sont en berne dans un monde qui tourne au ralenti. Le secteur de la santé traverse une crise qui n’arrive pas souvent, le corps médical est en alerte extrême en face d’un défi à relever. Depuis le 05 mars 2020, une analyse faite à l’INH, Institut National d’Hygiène, a confirmé le premier cas de COVID-19 sur une Togolaise. Le 06 mars, l’information a été rendue publique par les autorités compétentes. Le patient N° 0 du COVID-19 est une femme dont les autorités gardent secrètement le nom même si son nom n’est plus un secret pour nous. Nos investigations ont permis de savoir que c’est la femme d’un colonel de l’armée togolaise. L’officier dont nous gardons le nom dirige un service public de notre capital dans le quartier administratif. L’officier même devait présentement être en quarantaine. A la date de l’entrée de cette dame dans son pays par la frontière terrestre de Hilakondji, il existait déjà un dispositif médical qui filtre la traversée des frontières. Mais les informations issues de nos recoupements nous obligent à demander aux autorités togolaises de situer l’opinion sur la façon dont la dame est rentrée au pays : a-t-elle passé par le contrôle médical comme tout citoyen ou bien elle est restée bonnement dans sa voiture personnelle pour qu’un serviteur traverse la frontière pour la faire rentrer ? Les agents en poste ce jours peuvent trouver une réponse, suivez notre regard. Cette dame arrive et le lendemain elle est confirmée atteinte de virus. Présentement, il nous revient que l’un des premiers infirmiers qui se sont occupés d’elle est atteint et envoyé au CHU campus. Dès que la dame est touchée, l’autorité en a informé les instances internationales qui entre temps avaient déjà promis des milliards de CFA pour les pays touchés. Quelques jours après, dans un communiqué floue qui ne confirme ni n’infirme l’état viral de la dame, un médecin militaire présente la situation en ses termes : « … l’état clinique de la patiente est satisfaisant, elle est exempte de fièvre et ne souffre en ce jour d’aucun symptôme ayant motivé son hospitalisation. Le traitement se poursuit selon le protocole consacré à cette infection… ». Plus loin, le communiqué chute en ces termes « le gouvernement met tout en œuvre pour circonscrire ce cas indexe conformément aux recommandations de l’OMS ».

Habitué au mensonge au sommet de l’Etat, le flottement qui a accompagné la communication au tour de ce premier cas a fait penser à un montage juste pour bénéficier des bienfaits de l’OMS. Dès le premier jour, le ministre de la santé dans le communiqué N°469 tendait la main : « Je remercie l’OMS pour ses appuis multiformes et les dispositions qu’elle prendra pour soutenir le Togo à faire face efficacement à cette épidémie». Cette femme avait fait le trajet Lomé-Cotonou-Allemagne-France-Turquie et Cotonou-Lomé. Depuis le 02 mars elle est rentrée à Lomé contaminée par le virus du siècle. En Europe, tout le monde sait que la France fait partie des grands foyers de cette pandémie. Mais depuis cette première alerte, les autorités togolaises ne se sont contentées que de quelques communiqués comme pour menacer l’épidémie, en attendant que la manne tombe de l’OMS pour sauter dessus comme des charognards, et c’est à leur habitude. Inutile de vous rappeler que des autorités ont vendu dans ce pays des moustiquaires imprégnées offertes par l’OMS aux populations exposées au paludisme, avant cela, au début de l’autre fléau qui est le SIDA, les mêmes personnes ont vendu aux pays voisins des antirétroviraux destinées aux malades togolais. Le Togo est un pays où les hôpitaux ont toujours été des mouroirs.

Le personnel médical souffre drastiquement de matériel de travail et le plus important centre de santé public continue par occuper d’anciens bâtiments coloniaux. Ce n’est plus le moment de décrire l’état comateux des infrastructures sanitaires dans notre pays à commencer par la capital, Lomé. Un infirmier urgentiste s’alarmait il y a quelques jours en ces termes sur une plateforme: « arrêtez de vous mentir ici qu’on a pris des mesures. On a pris quelle mesure? Ça ne sert à rien de parler de ça sur les médias. Moi je suis au service des urgences au CHU Sylvanus Olympio, mais qu’est-ce qui se passe concrètement ? Depuis on est là, on nous a même promis lundi passé qu’on va nous former, ça fait une semaine. On attend que nous soyons contaminés avant de nous former. C’est la même chose au temps d’Ebola. C’est à la fin, quand l’épidémie est finie qu’on a formé les gens. Jusqu’à présent pour avoir bavette aux urgences ici c’est un problème, on ne nous donne même pas les gangs, nous accueillons les malades avec les mains nues. Et chaque fois vous mentez sur les médias alors que concrètement rien n’est pris comme disposition, rien du tout. Arrêtez de mentir, réellement il ne se passe rien, rien du tout…. C’est depuis 2011 qu’on se plein qu’on n’a pas de matériel de travail. On a fait les grèves et tout ce qu’on peut faire. Il y a aujourd’hui 09 ans, mais l’Etat n’a même pas changer un lit pour les malades. C’est une réalité palpable, elle est là. Moi à l’urgence j’ai 09 lits déjà gâtés même. On n’arrive pas à lever la tête du lit. Pour le faire, c’est la croix et la bannière, on arrive à rien faire avec. Je n’ai que deux détendeurs, donc juste pour deux malades, quand je veux oxygéner humm. J’ai que deux détendeurs quand un troisième malade vient je ne peux rien faire. C’est ça notre pays. Quand ça flanche, c’est chez nous au CHU qu’on envoie tous les malades. Quand nous n’équipons pas notre CHU on ne fait rien. Quand on nous amène les malades il y a pas de matériels pour les prendre en charge, quand nous-mêmes des urgentistes on ne peut pas avoir une paire de gang par jours, ne serait-ce que pour nettoyer la paillasse. Nous on est que des cobayes devant l’Etat quand on parle de ce centre de santé. Pour travailler on manque de tout, on se débrouille juste, on est dans la jungle. Et c’est Dieux seul qui nous sauve. Quand on entend à la radio que l’Etat a débloqué telle somme, il a pris telle disposition, ça fait rire. Je vous jure que depuis que cette histoire de Coronavirus est arrivée, personne n’est venu nous dire prenez ceci juste pour vous protéger d’abord. On nous sert toujours le discours sur les règles d’hygiène, lavez-vous les mains, c’est tout. Le Togo n’a rien prévu, tout ce qu’on dit n’est que des belles paroles. Le cas d’Ebola était encore mieux, car il y avait des symptômes directs sur le malade. Ici, on dit que la maladie peut faire 4 jours d’incubation dans la gorge. Un malade peut venir dire qu’il a juste des difficultés à respirer alors que c’est ça. Nous on le manipule sans savoir que c’est Coronavirus, sans être protégés et on va contaminer nos familles. Vous voyez le risque ? Depuis une semaine peut-être des malades sont passés ici, on ne sait pas. C’est ça le Togo ». Ceci n’est qu’une infime face visible de l’iceberg dans le microcosme de nos hôpitaux publics. Déjà en temps normal, les infrastructures hospitalières sont une calamité. Est venues ensuite s’ajouter une pandémie. Quand on n’a pas les moyens de sa politique, il faut savoir faire la politique de ses moyens. Malgré les équipements adéquats à leur disposition, nous sommes témoins de comment les hôpitaux européens s’époumonent, se démènent pour être à la hauteur de ce défi médical unique en son genre. Nous autres, nous n’avons aucune structure d’accueil, et ce n’est pas pour rien que même pour un rhume nos dirigeants se sont abonnés aux hôpitaux européens. Désormais, le COVID-19 est là pour nous mettre tous sur les mêmes pieds d’égalité. Malgré leurs moyens en infrastructures médicales, le minimum que les pays responsables ont fait face à la situation était de fermer leurs frontières, surtout aériennes. Mais au Togo, les frontières sont restées ouvertes et les avions provenant des pays à haut risque comme la France continuent jusqu’aujourd’hui à atterrir. C’est ce 20 Mars qu’on dit devoir fermer les atterrissages. A partir du moment où l’Etat n’a pas pris les dispositions pour fermer les frontières aériennes, il doit pouvoir prendre les dispositions pour mettre en quarantaine de deux semaines, les passagers venant, du moins, des pays à risque comme la France. Mais le Togo n’a pas de moyens pour mettre en quarantaine ce monde, du moins il ne veut pas en avoir les moyens, la priorité est ailleurs. Alors, les autorités se sont rabattues sur ce qu’ils appellent auto-confinement. L’auto-confinement, c’est une quarantaine laissée à l’appréciation et à la conscience du confiné. Ce dernier est libre de s’auto-confiner chez lui ou de vaquer à ses occupations. Surtout que, aucun dispositif contraignant n’est mis en place pour obliger les auto-confinés à rester chez eux. Sur les forums d’échange, nous sommes tombés sur un passager d’un vol Air France qui fait un témoignage glaçant :

« En réalité AF a atterri à Lomé vers 17h30, et nous avons été accueillis à la descente de l’avion par des autorités qui ont orchestré une véritable opération médiatique devant des caméras de la TVT en nous informant des dispositions prises par le chef de l’état pour accompagner les compatriotes qui rentrent au pays durant cette crise et en vue d’endiguer l’épidémie. Dans le concret, c’est un échec total, une véritable opération de récontamination et de propagation du virus. Ils nous ont entouré d’un véritable cordon de sécurité avec plein de policiers qui ne savaient pas ce qu’ils étaient venus chercher à l’aéroport et pourquoi ils devaient nous surveiller. On nous a ensuite mis dans des bus en fonction de nos destinations, avec plus de militaires que de passagers, ils étaient mal organisés, aucun circuit, on attendait des décisions qui ne venaient pas, et quand on quitte enfin l’aéroport, c’est pour aller traîner dans les rues de Lomé en pleine nuit à la recherche de maisons d’arrivants qui ne connaissent pas chez eux. Ensuite ils rentrent pour identifier les maisons, prendre quelques informations et un seul mot d’ordre : ne sortez pas de chez vous durant les 14 prochains jours. Quand on leur demande pourquoi, ils ne sont pas en mesure d’expliquer. Ils disent tout juste qu’ ils feront des visites inopinées tous les jours et durant les 14 jours, pour prendre nos températures et vérifier qu’on ne développe pas de symptômes de la maladie. Et lorsqu’on pousse encore pour savoir ce qui se passe quand quelqu’un s’absente de chez lui, ils n’ont rien prévu, ils n’ont pas de réponse en tout cas.

Voilà ceux dans quoi nous sommes arrivés finalement hier. Moi je suis rentré chez moi à 22h30, soit 5 heures après avoir atterri. Je ne vais pas me plaindre, je rends plutôt grâce à Dieu qu’on soit enfin rentrés chez nous. J’ai retrouvé toute ma famille en pleine forme et j’observe consciencieusement des mesures d’auto-isolement que ce pouvoir n’est même pas en mesure d’expliquer. On est vraiment mal en Afrique hein».

Ce témoignage dévoile la vraie image des autorités togolaises. Très peux vont respecter ce fameux auto-confinement. Ils sont nombreux qui, s’ils ne sont pas en train de recevoir des visites pour le traditionnel ‘’salamalec’’ à l’Africaine, ils se promènent déjà en ville, ou pour visiter un parent, ou pour remettre un colis ou encore pour une commission. Ils se promènent déjà, tout le monde les voient, on vous dira que tel ou telle est venue de France il y a trois jours. Dans un pays ou les autorités savent ce qu’elles font, tout ce monde doit être mis en quarantaine pour deux semaines. Le dernier vol air France a déversé plusieurs dizaines de personnes, qui sont rentrés chacun chez lui, voici autant de foyers possibles de déclanchement du Covid-19. Ce vol n’est pas le seul, chaque semaine, Aire France atterrit au moins trois fois à Lomé avec des passagers. Actuellement, la plupart des cas confirmés sont souvent venus il y a quelques jours de tel ou tel pays endémique notamment la France. Tout porte à croire que la France étant devenu un haut foyer à risque, des gens peuvent être tentés de se réfugier dans les pays encore saints. Les uns seront en vacance, les autres en congé de famille ou en tourisme. Si ce beau monde savait ce que représentent les centres de santé dans nos milieux, il va préférer mourir dignement dans les bras de médecins en Europe que de crever sur les carreaux du CHU faute de seringue. Si les autorités dirigeaient par l’exemple, il y a d’ailleurs des ministres qui devaient être en quarantaine. Bawara, Trimua et Dusseh Robert, ont-ils déjà finit de traîner leur boss en Europe pour consolider la fraude de leur bienfaiteur ? En tout cas, ils sont toujours entre deux vols et si on s’en tient à leur derrière arrivée, ils sont des suspects du virus.

Actuellement, il est officiellement annoncé 8 cas confirmés, nous ne voulons pas être alarmistes, mais les jours à venir portent incertitude, à moins de s’auto-discipliner, si les Togolais veulent compter sur leurs régents, ils seront encore surpris comme par les résultats des votes. Quand dans nos écrits nous parlions de théâtralisation dans la gestion du Togo, les gens croient que nous exagérions. Nous y sommes. La théâtralisation est tombée, elle est démasquée face au Covid-19. A supposer même que le Togo soi un pays condamnés à être géré par une seule et unique famille. Ce Monsieur du nom de Faure Gnassingbé est le plus mauvais des chevaux dans l’étable que ‘’le père de la Nation’’ a laissée. Le gars n’a aucune vision pour son pays, sa seule préoccupation c’est comment pérenniser son pouvoir. Pendant que dans le monde entier, des parlementaires multiplient les sessions extraordinaires pour voter des lois de crises afin de limiter les dégâts, au Togo, la dernière fois que le parlement unicolore s’est réuni, c’est pour lever l’immunité d’Agbéyomé M. Kodjo. Messan Agbéyomé Kodjo, c’est un député candidat qui a commis l’erreur d’avoir gagné l’élection présidentielle dernière. Dans certains milieux, on lui demande de prouver qu’il a gagné, donc s’il n’arrive pas à le faire, c’est dire que ce sont ceux qui supposent être nés pour gouverner qui ont gagné quand bien même eux-aussi se sont tellement embourbés dans la merde de la fraude que, allant de la CENI à la cour constitutionnelle, ils ne peuvent même pas discipliner les chiffres. Quant à Agbéyomé, il faut l’étouffer dans l’œuf afin qu’il cesse d’être une menace dans ses revendications. Pendant que les députés s’occupent de ça, Faure Gnassingbé pense à comment faire pour taire les différends ambassadeurs et leurs puissances puis les autres affidés comme la CEDEAO et l’UA. Il n’a pas de sous pour équiper les hôpitaux, même pas pour prendre des mesures de mise en quarantaine contre une épidémie qui peut revendiquer une hécatombe dans les populations, mais ils en trouvent à profusion pour corrompre à grande échelle tous ceux qui peuvent être une menace à la survie du long règne. Ces derniers jours, les rumeurs ont circulé avec une hideuse affaire de 600 milliards de CFA décaissés pour taire des gens. Eh oui, un jour ou l’autre vous en aurez confirmation, cette affaire n’est pas loin de la réalité. On peut faire les yeux doux aux diplomates avec des mallettes, on peut passer d’un pays à l’autre pour déposer l’argent volé aux Togolais afin que le monde entier ferme la bouche sur le braquage électoral, mais on manque d’argent pour répondre aux revendications, non pas salariales, mais professionnelles des médecins, qui ne demandent que de bonnes conditions de travail avec un équipement adéquat. Ce qu’on a pu faire pour taire le SYNPHOT, c’est de cibler les responsables. Aux uns on a infligé des affectations punitives, aux autres des menaces et la corruption aux plus minables. Ce mouvement est mort, les hôpitaux et autres centres de santé sont restés en l’état. Actuellement, il faut résoudre une crise sanitaire avec les mêmes mouroirs. Ce mal menace le monde depuis au moins 2 mois, chacun savait qu’il va se rependre comme une fumée. Qu’est-ce que monsieur Faure et sa bande ont fait pour limiter les dégâts ? Ceci n’est pas leur problème, les Togolais peuvent mourir en pelle. Même les mesures élémentaires à prendre le plus tôt possible traînent. Si Faure Gnassingbé ne se réveille pas pour faire un miracle, il risque d’être considéré lui-même comme le premier coronavirus à combattre. Monsieur le Président se comportent comme il n’a pas de compte à rendre à qui que ce soit, l’armée est présente pour surveiller son fauteuil.

L’armée ?

Encore faut-il qu’elle existe vraiment. Il y a dans toutes les armées au monde ce qu’on appelle couramment le génie militaire. C’est une élite, avec des compétences pointues dans tous les domaines. C’est à eux qu’on fait appel en situations difficiles, quand l’intérêt du pays est en jeux. Par exemple, un pont a sauté, en attendant que l’Etat rétablisse le pont, le génie militaire peut trouver des moyens pour, en un laps de temps, permettre le passage en attendant un rétablissement définitif. Le génie militaire, c’est la fine fleur de ce corps de métier, l’intelligentsia, les urgentistes de l’armée, pour dire simple. Mais est-ce que le Togo en dispose encore depuis que la hiérarchie militaire est corrompue, que des premiers responsables arrivent à lire à peine correctement un paragraphe de discours, que les officiers sont occupés par la course à l’enrichissement, que les promotions dans l’armée ne dépendent que du zèle, de l’appartenance et du degré de méchanceté envers les populations ? Avec une telle armée le génie militaire qui peut exister est la bande de ceux qui peuvent pousser l’audace à perforer un toit en tuile pour arrêter un occupant sur son lit. SOS, si Faure Gnassingbé dispose d’un génie militaire qui peut réfléchir et élever le débat pour sauver les Togolais dans l’urgence, qu’il agisse. Nous avons des raisons d’en douter. En tout cas, si elle existe, c’est l’occasion ou jamais. Leur champion par son inconséquence a géré le pays comme on jouait le jeu de hasard, les conséquences risquent d’être drastiques aussi bien pour les populations que pour lui-même. La gestion de la République a déjà virus les populations, à un moment donné, elles n’auront rien à perdre, et l’armée risque d’être devant la contestation car le chien mal éduqué se retourne toujours contre son maître. L’armée qui prend les villes en otage, qui gaz les populations dans leurs chambre à coucher, qui tire à balles réelles sur des citoyens, qui enlèvent, qui exécutent de façon extrajudiciaire, qui ne connaît de professionnalisme que dans la défense d’une dictature, le lait est trait, il faut le boire. Le peuple vous attend, on dit que vous êtes un corps de métier qui, en embrassant le drapeau, a choisi de mourir pour le meilleur ou pour le pire. Hier vous étiez dans le meilleur, c’est vous qui faites et défaites la volonté politique du pays, le pire est là, faites votre part on va voir. Actuellement, un officier est en quarantaine, est-ce-que vous disposez d’un minimum médical pour le sauver quand son cas, par malheur, va se confirmer ? Nous sommes tous dans un bateau qui prend l’eau depuis un temps, le peuple s’en est aperçu et a commencé à crier sur le capitaine du bateau. Mais avec vos crosses et gourdins, vous piétiner les uns, vous tuer les autres, plus loin vous jeter d’autres dans l’eau par déçus bord parce qu’ils perturbent la quiétude de votre capitaine. Dans un petit discours pour donner les directives sur la lutte contre le virus, le président Macron a répété plusieurs fois « nous sommes en guerre ». ça veut tout dire. Oui, cette guerre s’est aussi exportée au Togo. L’ennemi est dans nos maisons, dans les camps, dans nos services publics, il faut le livrer la guerre. Pire les corps habillés doivent savoir qu’ils sont parmi les plus exposés de par leur mode de fonctionnement. Existe-t-il une disposition particulière pour vous protéger ? Je ne crois pas. Présentement, Monsieur Faure et son petit cercle vont trouver un moyen pour se protéger, mais vous et moi on est laissé à l’abattoir par la gouvernance du hasard. On va mourir l’un après l’autre, d’ailleurs nous autres qui avions choisi de vous cracher ces vérités sommes morts depuis. Vous viendrai nous rejoindre par la faute de ces petits messieurs que vous couvrez avec le zèle d’une lionne sur ses lionceaux.

La communication ?

Chacun peut se débrouiller. Beaucoup de sous vont couler dans cette affaire, mais la communication restera un parent pauvre. Les autorités passeront d’une radio à l’autre d’une interview à l’autre pour s’époumoner à grande gueule, mais rien du budget de lutte contre le virus n’ira à la communication. Même pas à leurs journaux qui chantent leur gloire.

Le président ivoirien, même si on ne l’aime pas pour la poisse qu’il a aidé à semer chez nous, il a construit son pays en dix ans. Il disait ceci : « moi je ne ferais pas 4 mandats, parce que je ne veux pas me retrouver président à 90 ans. Si les uns et les autres, savent ce que sait que les charges de président de la république, à partir de certain âge eux-mêmes ne chercheraient pas à être présidents de la République. …. Tous les soirs moi on m’amène deux valises de documents. Oui, des notes des signatures, quand je finis de dîner je travail jusqu’à 23 heures, je me réveille à 4H et demi le matin, je travail jusqu’à 07 heure et à dix heures je suis au bureau, mais ayez pitié de moi, laissez-moi partir». Monsieur le Président, si vous faite ceci vous saurez anticiper sur les évènements, votre pays ne serait pas à ce stade. Monsieur le président, si on peut exagérer on vous appelant toujours ainsi, arrêter de dormir, le pouvoir ce n’est pas l’achat des consciences, ce n’est pas forcer son peuple à prendre le vice pour la vertu, ce n’est pas les belles NANA, ce n’est pas prendre une voiture blindée pour faire des tours la nuit entre deux maitresses, ce n’est non plus prendre un jet pour aller en boite de nuit dans les meilleurs capitales, le pouvoir c’est savoir gérer les crises. Vous avez tout perdu et il ne vous reste que l’argent volé au peuple pour corrompre et l’armée comme une curasse, votre impopularité c’est confirmée le 22 février dernier. Quand ça deviendra incontrôlable, cette même armée que vous utilisez comme épouvantail contre le peuple ne vous sera plus utile car vous êtes incapable d’anticiper sur les bonnes résolutions alors que vous jouissez d’un règne sans partage. Ne rêvez pas que même avec le Coronavirus vous aller compter sur l’armée, car si les dégâts il doit avoir il en aura parmi, vous, nous, vos militaires, leurs proches et leurs enfants. Il n’est jamais pas trop tard pour bien faire.

Abi-Alfa

 

 

Togo, Faure Gnassingbé, l’autre CORONAVIRUS de la République !

 

Échos alarmants de la prison civile de Lomé : Le drame oublié des prisonniers du PNP et de l´affaire «Tiger»

Comme depuis plusieurs décennies, le régime togolais vient d’être de nouveau épinglé par un rapport accablant sur les massives violations des droits de l´homme par les États-Unis. Et malgré ces rapports réguliers qui soulignent surtout l´impunité dont jouissent les auteurs de ces actes de barbarie qui se recrutent du côté du pouvoir, le régime Gnassingbé n´en a cure, et les violations et violences de toutes sortes sur les populations continuent de plus belle. S´il y a aujourd’hui une catégorie de Togolais qui subit de façon impitoyable l´acharnement des tortionnaires du régime incarné par Faure Gnassingbé, c´est bien sûr les malheureux embastillés dans l’affaire inventée de toutes pièces dite «affaire Tiger».

En effet, si les regards des Togolais étaient tournés depuis plusieurs mois vers la fièvre électorale qui s´est emparée du pays, un drame se joue presqu’incognito dans nos goulags de prisons et dans le cas d´espèce à la prison civile de Lomé. Beaucoup se rappellent sans doute de cette histoire à dormir debout présentée aux populations togolaises fin novembre 2019 et fin janvier 2020 par la bande à Yark Damehame. Cette supposée insurrection à l’aide de massues, de flèches et de talismans avait laissé l’opinion nationale abasourdie. Cette trouvaille du régime de terreur pour jeter des Togolais indésirables en prison, avait eu lieu en deux phases comme nous l’avons mentionné plus haut.

Nos enquêtes auprès de certains proches des familles concernées nous ont permis de lever le voile sur le calvaire que vivent beaucoup de détenus, arbitrairement kidnappés lors de cette sombre histoire de «révolution à la Taïga». En effet, lors des premières raffles suite à la «tentative d’insurrection» fin novembre 2019 le nommé Zayini Kassimou est l´un des quelques malheureux a avoir séjourné au moins deux mois au SRI (Service de Renseignement et d´Investigation); sauvagement torturés en ces lieux de sinistre renom, Zayini et ses camarades d´infortune seront finalement déférés dans les taudis de ce qu´on appelle encore prison civile de Lomé en piteux état, par des juges aux ordres. Zayini Kassimou est le plus affecté par les séances de torture au SRI; n´en pouvant plus, il sera transporté au CHU pour des soins plus adéquats.

Rappelons qu’il existe un autre centre de torture dénommé camp GP situé à Agoenyivé où est incarcéré un deuxième contingent de kidnappés de la première vague de l´affaire Taïga ». Les malheureux « insurgés » y sont quotidiennement soumis à des interrogatoires musclés pour les contraindre à dévoiler les cachettes d´hypothétiques armes. Il arrive quelquefois que, pendant les séances de torture, les suppliciés, espérant ainsi se tirer d´affaire, citent le nom de quelqu’un qui connaîtrait le lieu où se trouvent les armes, alors que personne d´entre eux ne détient aucune arme. C´est comme ça qu´un jour, le nom de Zayini Kassimou fut cité par un détenu qui n´en pouvait plus d´être maltraité. N´oublions pas que le nommé Zayini se trouve au cabanon du CHU pour des traitements après son passage au SRI.
Son très mauvais état ne dissuada aucunement nos tortionnaires qui sont venus au CHU le prendre pour de nouvelles séances de torture au Camp GP pour qu´il dise où il aurait caché les armes. Aux dernières nouvelles, ramené au cabanon, l´infortuné pisserait du sang.

En dehors du Sieur Zayini Kassimou totalement à bout de souffle, et au rythme des noms qui tombent au Camp GP sous la torture, les nommés Ouro-Gnaou Bassirou, Kalabani Afissou et Ouro-Loga Abdel sont les premiers à être exraits de la prison par des policiers sans l’avis d’aucun juge et emmenés vers une destination inconnue; probablement au Camp GP. Excepté Ouro-Gnao Bassirou, les deux autres sont sévèrement torturés avant d’être ramenés au goulag.

Ainsi va la vie ou plutôt la survie au goulag togolais de Lomé. Depuis plusieurs mois, au gré de l´humeur des tortionnaires professionnels payés par le régime des Gnassingbé et au rythme des noms qui sont cités à force de torture, des policiers arrivent, à l´insu de la justice, avec une liste de prisonniers à emmener pour des séances d´interrogatoires sauvages, pour utiliser une expression relativement plus gentille. Ajoutées aux prisonniers du Parti National Panafricain (PNP) qui font plusieurs dizaines, d’autres dizaines d´embastillés dans l´affaire de la supposée insurrrection armée croupissent dans des conditions inhumaines depuis plus d´un an pour les uns et depuis plusieurs mois pour les autres. Il y a presqu’un an le Comité des Nations Unies contre la torture avait demandé la fermeture définitive et sans délai de la prison de Lomé; parce que tout simplement le lieu n´est plus adapté à l´incarcération des humains. Mais notre régime, connu pour sa négation de la dignité de la personne humaine, a naturellement refusé et continue à faire kidnapper d´innocents citoyens qui, après leur passage dans des cachots de torture, atterrissent dans l´enfer de la prison civile de Lomé.

La justice mise au pas, le citoyen n´a plus aucune porte de sortie que de subir l´injustice sans broncher. Au Togo, le droit est aboli, l´impunité est devenue normale. Les institutions de la République, vidées de leur sens, ne sont là que pour faire de la figuration. Dans une telle situation de dictature et d´arbitraire absolu, seul Faure Gnassingbé peut ordonner la libération de tous ces détenus innocents, qui, pour le moment, sont utilisés comme cobayes par les tortionnaires du pouvoir pour tester leurs nouvelles techniques de torture.
Le Togo, décidément un enfer sur terre!

Samari Tchadjobo
18 mars 2020
Hanovre, Allemagne

 

 

Échos alarmants de la prison civile de Lomé : Le drame oublié des prisonniers du PNP et de l´affaire «Tiger»

 

Que veux-tu citoyen togolais ? Entretien avec ma sœur et mon frère, citoyens togolais

DES DIFFERENCES REELLES ? Nous avons tous été frappés par la différence d’attitude de l’OIF et de la CEDEAO à l’égard des gouvernants de Guinée et du Togo : Alpha CONDE a été poussé à repousser le processus électoral anticonstitutionnel et injuste qu’il était en train de mettre en place. Faure GNASSINGBE lui a mené un processus électoral anticonstitutionnel et injuste jusqu’à terme, avec l’apparente complicité de l’OIF et de la CEDEAO, il a publié des résultats contestés par la population mais dont les institutions internationales ont apparemment pris acte.

• A ton avis, pourquoi ? Quelle différence entre le citoyen togolais et le citoyen guinéen ?
• A première vue aucune : le citoyen guinéen, comme le citoyen togolais a un dirigeant qui a traficoté la Constitution nationale pour briguer, ou plus exactement, pour s’octroyer un mandat supplémentaire à la tête de l’Etat.

Et pourtant les réactions sont différentes : les Guinéens continuent à se mobiliser mais depuis le 23 février 2020, les Togolais semblent accepter la situation, ils ne disent rien....

• Les Togolais ont beaucoup donné, me réponds tu : depuis les années 1990, combien de disparus, de morts et de blessés, en 2005 combien de morts, et depuis 2017, combien de morts, de blessés ? Et tous ceux qui ont été injustement jetés en prison après avoir été battus et molestés sans que jamais personne n’ait été inquiété pour cela ?
• Et les Guinéens, sais-tu ce qu’ils ont donné ? Après le refus de Sékou TOURE, le 28 septembre 1958, d’entrer dans le schéma proposé par De Gaulle pour l’indépendance, la France a puni le pays en désorganisant toute l’administration et l’économie de la Guinée. Ce sont les citoyens qui ont payé en plongeant dans la pauvreté. Sékou TOURE se tourne alors vers l’aide des pays socialistes et installe un régime de parti unique, régime de terreur. Quelle oppression pour la population ! Combien d’exilés (dont Alpha CONDE), combien de personnes injustement arrêtées et torturées au camp BOIRO, dont nous connaissons le modèle dans le camp d’AGOMBIO au centre de notre pays, camp de sinistre mémoire : on estime à environ 50 000 le nombre de 2 morts au camp BOIRO, sans que le peuple guinéen n’ait jamais eu droit à des éclaircissements à ce sujet !

Et après le départ de Sékou TOURE, je voudrais juste te rappeler ce qui s’est passé le 28 septembre 2009. Alors que justement des manifestants réunis au stade de Conakry protestaient contre le maintien des militaires au pouvoir après 50 ans de dictature, les militaires ouvrent le feu sur eux : 157 personnes tuées ; dans la ville, femmes blessées et violées ;… Le Capitaine Moussa Dadis CAMARA, alors au pouvoir, en exil n’a jamais vraiment été jugé…

Et combien de personnes ont été molestées et tuées depuis l’arrivée au pouvoir d’Alpha CONDE ? Non les Guinéens, eux aussi ont donné….

Deux autres questions ma sœur citoyenne, mon frère citoyen :

• Quelle différence entre le citoyen togolais et le citoyen algérien ? La question se pose car à première vue, ils essaient la même chose : se débarrasser d’un régime qui ne leur assure ni présent ni avenir. Bouteflika est parti mais le système est encore en place malgré des élections. Les Algériens sortent manifester depuis plus de 52 semaines et ils sont décidés à continuer à sortir tous les vendredis…. Et nous Togolais, serions-nous moins persévérants que les Algériens?
• Et que penses-tu du cas des laïcs catholiques de la RDC? A partir du 31 décembre 2017, les manifestations de militants catholiques se sont multipliées en République Démocratique du Congo. Ils réclamaient la tenue d’élections libres avant fin 2018. Le pouvoir a répliqué violemment : au moins une vingtaine de morts (difficiles à dénombrer précisément), des arrestations arbitraires et des lieux de culte profanés. A l’initiative du Comité Laïque de Coordination (CLC) la mobilisation pour l’organisation d’élections s’est déployée dans la capitale, Kinshasa, mais aussi en province, comme à Kisangani. Le 21 janvier 2018, les marcheurs brandissent des banderoles sur lesquelles on peut lire : "Nous fidèles laïcs demandons l’application complète et intégrale des accords de la Saint Sylvestre 2016", avant d’être dispersés par la police qui blesse plusieurs membres de la paroisse Saint-Esprit.

Les Togolais auraient-ils moins de foi que les Congolais ?

CE QUI EST JUSTE OU CE QUI EST FACILE ?

Toi et moi avions pensé que, suite à 2005, 2010, 2013, 2015 et 2018, sept élections que les mêmes gagnent, ce serait juste que, pour une fois, un processus transparent soit mis en place, à cause de la mobilisation de tous en ce sens, et à cause de la conjoncture internationale, peu favorable aux multiplications indues de mandats.

Mais ce qui est juste est-il automatiquement facile ? Sinon, pourquoi tous les sacrifices de 1990 n’ont pas transformé notre pays, pourquoi en 1993 tous les dons en vie humaines, tous les mois de grève, n’ont-ils pas porté de fruits ? Tant de circonstances, et d’autres encore, qu’on pourrait citer, occasions où nous sommes passés à côté de ce qui serait juste !

Serait-ce par hasard parce que nous avions cru que ce serait facile, à la suite de ceux qui affirment « il n’y a qu’à… » ? Ne sommes-nous pas aujourd’hui dans un schéma de ce type, pensant que peut-être Dieu ayant désigné un candidat, il le ferait automatiquement gagner ? Mais avons-nous pensé, nous qui avons cru cela, à ce que nous recommande notre sagesse traditionnelle : « Soulève ta charge jusqu’à tes genoux et Dieu t’aidera à la poser sur ta tête ! » ?

Alors, à présent, quelle est la part du citoyen pour ne pas être du côté

- de ceux qui aiment la facilité et prennent Dieu pour un magicien?
- des tenants d’un système qui a l’arrogance d’afficher un succès de plus de 70% dès le premier tour, croyant qu’il va, comme d’habitude, tourner rapidement la page pour passer à autre chose avec la complicité de la communauté internationale ?
- de tous ceux qui croient que l’inacceptable va encore s’installer dans notre pays ?
- de tous ceux qui ne croient pas aux capacités de réaction du citoyen togolais ?

DES CITOYENS QUI NE FONT PAS LEUR PART OU ONT LE COURAGE DE LEURS CHOIX ?

Il faut se rendre à l’évidence : toi citoyen togolais, tu as fait le choix de commencer par vaincre la violence qui caractérise la vie sociopolitique au Togo, tu en as assez de cette violence qui a fait et continue de faire tant de ravages dans la vie des Togolais.

Or pour cela, il n’y a que la vérité : elle n’a pas besoin d’armes ni d’armées pour gagner, elle n’a besoin d’aucun artifice, d’aucun autre soutien qu’elle-même, elle s’avance nue et libre, on ne peut pas l’acheter, elle n’a pas de prix, on ne peut pas la tuer, elle ne meurt jamais… La vérité s’impose d’elle-même ! C’est donc la vérité que nous choisissons pour avancer, elle sera notre seule arme. Nous allons nous battre pour la

VICTOIRE DE LA VERITE SUR LA violence

• Victoire de la Vérité des urnes sur la violence d’élections truquées et volées !
OUI MAIS, AVANT CELA, PLUS QUE CELA

• Victoire de la Vérité sur la violence de la répression qui a toujours répondu aux revendications des Togolais !
• Victoire de la Vérité de la démocratie sur la violence de l’instauration d’une société de non droit et d’injustice !
• Victoire de la Vérité de la dénonciation de la corruption sur la violence de l’accaparement des richesses nationales par une minorité avide et toujours insatiable !
• Victoire de la Vérité de la justice sur la violence de l’inacceptable impunité ! 4 Cependant l’actualité récente dans notre pays nous démontre ceci : il faut que nous nous rendions à l’évidence, ce que nous recherchons ne saurait être obtenu lors d’un processus électoral, à cause de la compétition qui biaise tout, qui empoisonne tout débat. Alors comment y arriver ? Qu’est-ce qu’il nous faut pour nous mettre en route ?

QU’EST-CE QU’IL FAUT POUR LE CITOYEN TOGOLAIS ?

Ce qu’il nous faut c’est l’icône de notre désir de vérité et de justice dans la paix, une personne en qui nous puissions nous reconnaître, pour trouver le courage de reprendre, avec elle, la lutte dans l’espérance et la foi en nous-mêmes :

- Il nous faut une personne de bonne volonté qui accepte de porter ce combat jusqu’au bout, au mépris et certainement au prix de ses propres intérêts, pour le plus grand bien de tous…
- Il nous faut une personne de bonne volonté qui n’entre pas dans la compétition politicienne, et qui donc ne saurait être corrompue pour une miette de pouvoir qu’on lui laisse !
- Il nous faut une personne de bonne volonté décidée à faire triompher la justice et l’équité dans une société démocratique ou les droits de tous sont reconnus !
- Il nous faut une personne de bonne volonté préoccupée de faire advenir une société de bonheur pour tous, où la pauvreté recule !
- Il nous faut un porte-drapeau de ceux qu’on ne voit pas, ceux qu’on ne compte pour rien depuis plus de 50 ans !
- Il nous faut un porte-voix de ceux qu’on bâillonne, de ceux qu’on n’écoute pas depuis plus de 50 ans ! Alors, nous ferons notre part, nous trouverons ensemble les stratégies adéquates pour l’avènement d’un Togo nouveau, car « ceux qui aiment la paix doivent apprendre à s’organiser aussi efficacement que ceux qui aiment la guerre » (Martin Luther KING).

Nous ferons advenir :
LA VICTOIRE ✌DE LA VERITE ✌
SUR LA VIOLENCE

 

 

Que veux-tu citoyen togolais ? Entretien avec ma sœur et mon frère, citoyens togolais

 

Acharnement de l'ambassadeur de France contre les journaux L'Alternative et Liberté : Plusieurs journalistes saisissent le Quai d'Orsay

L'ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy a porté plainte devant la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (HAAC) contre le bihebdomadaire L'Alternative et le quotidien Liberté. Le diplomate estime que les deux journaux ont écorché l'image de la France à travers des publications. Cette démarche de l'ambassadeur est une atteinte à la liberté de la presse, ont répondu les journalistes signataires de cette lettre ouverte dont voici la teneur.

Lomé, le 19 Mars 2020

Comité de soutien aux journaux
L’Alternative et Liberté
Tél : 0228 91 96 59 56
Lomé, TOGO

A Monsieur Jean Yves LEDRIAN
Ministre des affaires étrangères Paris, FRANCE

Objet : Atteinte à la liberté de presse/
Protestation contre Marc Vizy Ambassadeur de France au Togo


Monsieur le Ministre,

Plusieurs faits et gestes intrigants de l’ambassadeur de France à Lomé poussent une grande partie de la presse togolaise à vous adresser la présente correspondance.

En effet, début mars 2020 et à la suite de l’élection présidentielle, deux des plus critiques journaux du Togo ont été attaqués par Marc Vizy devant la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Pendant de longues années, cette institution constitutionnelle a été et reste perçue à raison, par les médias togolais, comme une sorte de gendarme partisan au service du pouvoir et qui a multiplié des suspensions, des sanctions abusives, des mises en gardes malencontreuses à l’endroit de professionnels des médias qui ne font que leur travail.

En saisissant la Haac contre les journaux L’Alternative et Liberté et en poussant les membres de cette institution à les suspendre alors que les médias incriminés étaient favorables à la publication de droits de réponse, Marc Vizy expose les journalistes dans une période que vous savez si sensible. Ceci est d’autant plus alarmant que quelques mois plus tôt, le même diplomate avait accompagné le directeur général de la Brasserie du Togo au siège de la Haac pour faire pression afin que les articles de plusieurs journaux critiquant le manque d’hygiène de cette société française soient sanctionnés par la haute autorité.

Cette obstination de l’ambassadeur de France au Togo à museler les médias et à exiger par le trafic d’influence des sanctions inappropriées et disproportionnée est d’autant plus suspecte qu’aucun de ses homologues accrédités dans le pays n’use de pareils malsains moyens. Nous avons toujours cru que partout dans le monde, la France devrait être un modèle de défense des libertés fondamentales en général et de la liberté d’expression en particulier.

A priori, la Convention de Vienne n’autoriserait pas un ambassadeur, fut-il de France, à saisir directement des institutions républicaines dans un Etat tiers sans passer par sa hiérarchie. Nous interprétons ces actes répétitifs de Marc Vizy comme une forme d’arrogance, de mépris, de complexe de supériorité et de l'impression illusoire d’être, en toute impunité, en terrain conquis. Certains que de tels comportements colonialistes ne peuvent qu’amplifier le sentiment antifrançais en Afrique et confiants que le pays des droits de l’homme a encore un rôle important à jouer dans le concert des nations pour cette phase constructive d’Etats de droit en Afrique, nous avons décidé de vous saisir par cette lettre ouverte.

Nous venons par la présente protester contre les attaques répétitives de Monsieur Vizy contre la liberté de la presse et son zèle à exiger des sanctions contre des journalistes qui travaillent dans des conditions déjà si difficiles. Le précédent d’une affaire similaire au Bénin a provoqué, alors que la preuve de son innocence a été apportée, l’arrestation de Ignace Sossou, journaliste d’investigation dont la privation de liberté depuis deux mois a été occasionnée par une lettre de l’Agence française CFI qui s’est heureusement rétractée par la suite.

Inquiets, qu’alors que la démocratie connaît depuis une décennie de sensibles régressions sur le continent notamment dans les pays francophones, nous craignons que des actes de ce genre ne soient exploités par la justice contre la liberté de presse pour laquelle la France s’est tant battue.

Comptant sur votre diligence, Monsieur le ministre des Affaires étrangères, nous vous prions d’agréer l’expression de nos hautes considérations.

Fait à Lomé, le 19 mars 2020

Contact Togo : Fabbi Kouassi, Tél (wathsap) :0228 91 96 59 56
Contact France : MAX-SAVI Carmel, Tél (wathsap) : 0033 6 08 08 99 91

Ampliations :

-Présidence de la République, Lomé, Togo
-Ministère des affaires étrangères, Lomé, Togo
-Ministère de la communication, Lomé, Togo
-Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, Haac, Lomé, Togo
-Médias togolais
-Médias internationaux
-Organisations de défense de droit de l’homme et de liberté d’expression

Le Comité de soutien de soutien aux journaux L’Alternative et Liberté est un regroupement contextuel et temporaire de journalistes, militants des droits de l’homme, écrivains, blogueurs et webactivistes. Objectif ? Défendre ces deux médias contre les attaques dont ils font l’objet de la part de l’ambassadeur de France à Lomé, Marc Vizy.

Les signataires

1- MAX-SAVI Carmel, Directeur de publication et de rédaction, Afrika Strategies France
2- Fabbi KOUASSI, Journaliste et militante des droits de l'homme,
3- Ferdinand Mensah AYITE, Directeur de publication, L'Alternative
4- Abi-Alfa IZOTOU: Directeur de Publication. Le Rendez-vous
5- MAWU Komi, Journaliste
6-ATSOU Ablavi, Journaliste
6- AVOTOR Kokou, Journaliste
7- AVOTOR Kossi, Journaliste
8- Sylvestre BENI, Directeur de Publication de l'hebdomadaire togolais la Manchette
9- Didier Amah DOSSAVI, Chroniqueur
11-KUVO Komitsè, Journaliste
12- KOUWONOU Agbémého Kokou, Journaliste
13- KOUWONOU Koffi, Journaliste
14- Abass Saibou MIKAÏLA, Directeur de publication Le Regard
15- KOUWONOU Vihossi Nicolas, Journaliste
16- AKOTO Koffi Mawuedem, Journaliste
17- LAWSON Akoelé Sivomé, Journaliste
18- FEDA Antoine, Journaliste
19- Sylvio COMBEY, Directeur de publication de Africardv
20- GOUTCHON Ablavi Yvette, Journaliste
21- GALLEY Anani Kwami, Journaliste
22- Edson DOGBE, Journaliste
23- Sylvain AMOS, Journaliste togolais à radio kanal k, Suisse
24 -Prince MIKINHO, Journaliste togolais à la radio universitaire à Lagos
25- AMETOWOGBLONA kossivi, Journaliste
26- David KPELLY, Chroniqueur togolais, blogueur, écrivan
27- SOSSOU Koffi Douzième, Directeur de publication, Le Triangle des Enjeux
28- SOSSOU Kodjo, Journaliste Rédacteur en Chef de Triangle des Enjeux
29- AHLIGO Séméfio, Secrétaire de Rédaction Triangle des Enjeux
30- Guillaume HOR, Journaliste
31- KPONHINTO Théophile, Journaliste
32- Agbenyo K. NYIDIKU, Directeur de publication de Le Tabloïd
33- Kossi AFANGNOWOU, Journaliste reporter
34- Kodjo MAHUTO Ketomagnan, journaliste reporter
35- Batég'ne TOKOFAÏ, Journaliste reporter
36- Shalom AMETOKPO, Journaliste reporter, webmaster
37- Koudéamenou Mawuna AKLASSOU GANA, caricaturiste
38- Bonéro LAWSON, Directeur de la publication, La nouvelle
39- Kadi ASSAD-MOHAMED, Journaliste, inforgraphe
40- Joël DADZIE, Journaliste reporter
41- KPAKPABIA Koffi, Journaliste
42- Akoele Sivon LAWSON, Journaliste
43- Emmanuel ATCHA, Journaliste
44- Gabriel BLIVI, Directeur de publication de Le Panafricain
45- Honoré ADONTUI, Directeur de publication de Le Correcteur
46- Georges APETI, Journaliste reporter
47- AKPA Kokou Godfrey, Journaliste
48- Mawuto DANSOU, Journaliste reporter
48- Germain AYIVI, Directeur de publication, Le Perroquet
49- Ametoevi KOKOUVI, Journaliste reporter
50- Magloire KINVI, Journaliste
51- Oscar SECAYA, Journaliste
52- Sodji EDOH, Journaliste
53- Edgar DJISSENOU, Journaliste
54- AMETEPE Komla, Directeur de publication Liberté
55- Isidore AKOLLOR, Directeur de publication, "Actu Express"
56- OURO-AKPO Izotou, Journaliste
57- BANG'NA Mizaminou, Journaliste
58- Moussa MEME, Journaliste
59- KPONDZO Yawo Mawusse, Directeur de Publication, de The Guardian
60- MIDJOLA Steven, Journaliste
61- Elom ADABE, Journaliste
62- Thomas DIETRICH, Journaliste
63- Pap KOUDJO, Directeur de publication, Pipo Magazine
64- Idelphonse AKPAKI, Directeur de publication, La Gazette du Togo
65- Rodrigue AHEGO, Directeur de publication Le Panorama
66- Jacques Dosseh AMOUZOUVI, Journaliste
67- Hyacinthe KENON, Journaliste

 

 

Acharnement de l'ambassadeur de France contre les journaux L'Alternative et Liberté : Plusieurs journalistes saisissent le Quai d'Orsay

 

Agbéyomé Kodjo : « Ils n’ont qu’à amener les fusils me tuer »

Le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), Agbéyomé Kodjo, durcit le ton contre les agissements du régime à son égard. Intervenant sur radio Victoire FM ce jeudi, le "président démocratiquement élu de la République togolaise" pense qu’il est temps de mettre fin au "cinéma" en cours.


Sur la levée de son immunité parlementaire, l’ancien président de l’Assemblée nationale a affirmé qu’il est disposé à tout moment à répondre devant la justice.

Le candidat de la dynamique Kpodzro au scrutin présidentiel du 22 février, a profité de son passage pour tacler l’organe en charge d’organisation et de supervision des élections au Togo (CENI), d’être à la base des « manœuvres » en cours contre sa personne.

« Si la Commission électorale nationale indépendante (CENI) n’avait pas procédé au braquage électoral, on n’en serait pas là », a déclaré Agbéyomé Kodjo.

A ces détracteurs, le premier responsable du MPDD dénonce le harcèlement, les embêtements et la provocation dont il est victime. « On ne peut voler quelqu’un et en même temps le harceler comme on le fait », a-t-il dit.

Et d’ajouter : « Ceux qui m’ont insulté, notamment le professeur Agba, il a raconté un certain nombre de conneries, j’ai entendu Trimua s’égosiller, ce n’est pas un problème. Moi, je ne les poursuis pas. On viole la constitution en ne mettant pas à la disposition des candidats des fonds de campagne, je ne poursuis personne, je n’ai pas envoyé les populations dans la rue pour chercher leur victoire ».

Contre toutes ces personnes, a-t-il laissé entendre, « Je ne dépose pas plainte contre eux » et « on me dit que j’ai parlé aux militaires. Ne font-ils pas partie du corps électoral ? », s’est-il demandé et d'avertir : « Que personne ne m’embête, ils n’ont qu’à amener les fusils me tuer en même temps et les Togolais sauront que je suis mort pour eux, il faut arrêter tout ce cinéma ».

 

 

Agbéyomé Kodjo : « Ils n’ont qu’à amener les fusils me tuer »

 

Agbéyomé très en colère contre Trimua

Reçu récemment sur une radio de la place, le ministre en charge des Droits de l’Homme, Christian Trimua s’est prononcé sur la levée de l’immunité parlementaire du député Agbéyomé. Le militant du parti présidentiel a également invité le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro à obtempérer et à collaborer avec la justice afin de ne pas obliger les magistrats à utiliser les moyens de contraintes.


« Il me semble qu’il n’est pas dans l’intention du Procureur de placer en détention Monsieur Agbéyomé Kodjo ou de le faire arrêter. C’est seulement lorsque l’on résiste à la procédure que la justice met en place les initiatives nécessaires de gré ou de force pour faire collaborer à la procédure, le mis en cause. Il me semble qu’il est de l’intérêt du député aujourd’hui de collaborer avec les magistrats et de faire en sorte qu’il puisse faire valoir son droit à la défense et qu’il ne les pousse pas être obligés à utiliser des moyens de contrainte pour pouvoir le faire participer à la procédure », a déclaré Christian Trimua.

Seulement, ces propos n’ont pas plu à Agbéyomé Kodjo. Intervenant ce jeudi matin sur les ondes de la radio Victoire FM, l’ancien Premier ministre était fou de rage. Il parle d’une « provocation de trop ». Il dénonce un « zèle » surdimensionné du jeune baron du régime. Il le conseille de se calmer et de la fermer un peu.

« Trimua, je le connais très bien. J’ai connu des gens dans ce régime qui ont fait ça plus que lui. Je le connais très bien. Je connais son père et sa mère. Que tout le monde se calme », a lancé Agbéyomé.

Selon lui, étant un fils d’homme de Dieu, Christian Trimua aurait pu avoir la crainte de Dieu et dire pour une fois la vérité. Mais ce n’est pas le cas.

« Si Christian Trimua dont les parents sont des Pasteurs, est conscient que je mens avoir gagné ces élections, alors il n’a qu’à continuer », a-t-il poursuivi.

L’ancien Président de l’Assemblée nationale se dit être à la disposition du Procureur. Toutefois, il demande aux barons du régime d’arrêter les embêtements à son égard.

« Que personne ne m’embête ! Attention ! Nous sommes fils d’une même nation. Il ne faut pas me provoquer... Il faut arrêter ce cinéma », a-t-il conclu.

Rappelons que le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro qui se réclame « président élu » à l’issue de la dernière présidentielle du février 2020 est accusé par l’Etat togolais de troubles aggravés à l’ordre public, d’atteinte à la sûreté intérieur de l’Etat, d’usage des insignes de l’Etat, de nominations illégales et de création d’un site web officiel. Lundi dernier, les « nommés » de l’hémicycle ont procédé à la levée de son immunité parlementaire. Il sera poursuivi par la Justice togolaise.

Godfrey Akpa

 

 

Agbéyomé très en colère contre Trimua

 

Sena Alipui à Antoine Nadjombé : « Qu’il arrête d’aggraver la situation »

Lundi à l’Assemblée nationale, tous les députés du groupe parlementaire Union des Forces du Changement (UFC) se sont abstenus lors du vote de la levée d’immunité de Gabriel Agbéyomé Kodjo. Du moins, c’est ce que le député Sena Alipui a avoué ce jeudi matin sur les ondes de Nana FM, dans l’émission « Le Débat ».

Selon le président du groupe parlementaire UFC, cette consigne vote a été donnée à ses collègues parce que le problème dans lequel le député Agbéyomé s’est empêtré est purement « politique ». Et cela ne doit normalement conduit à une levée d’immunité parlementaire.

« Nous avons voté pour en commission, mais nous avons voté abstention en plénière. Et cela, pour une raison simple. C’est une procédure judiciaire. Les juges veulent l’entendre sur un certain nombre de sujets. Et au niveau de la commission, nous étions 6 et nous avions fait un travail. En ce moment-là, ce qui était important c’est que le député Agbéyomé Kodjo puisse avoir l’opportunité de venir s’exprimer. Donc à l’unanimité, nous avons voté au niveau de la commission pour la levée de son immunité parlementaire », a indiqué Sena Alipui.

Et de poursuivre : « Gardez en tête que c’est un problème politique. Mais étant une institution, nous avons des tâches administratives à faire lorsqu’une procédure judiciaire nous est soumise. Maintenant comme c’est un problème politique, lors du vote en plénière, nous avons estimé qu’il faut trouver une solution politique à un problème politique. Donc nous nous sommes abstenus en plénière de voter pour la levée de son immunité parlementaire. Cette levée d’immunité est quelque chose d’assez difficile à vivre ».

UFC dit avoir défendu la cause d’Agbéyomé

Depuis cette levée d’immunité parlementaire de Gabriel Agbéyomé Kodjo, nombreux sont ces Togolais qui tirent à boulet rouge sur l’UFC. Selon certains observateurs, en tant que chef de file de l’opposition, Gilchrist Olympio et son parti « détia » auraient pu jouer le rôle d’avocat de la classe politique de l’opposition et plaider pour la cause du candidat de la dynamique Kpodzro.

Mais à en croire Sena Alipui, son parti n’a pas baisser les bras dans cette affaire. Il dit avoir fait tout le possible pour éviter ce scénario.

« Nous avons fait tout ce que notre capacité permet de faire dans le contexte actuel », a-t-il déclaré.

Au passage, le président du groupe parlementaire UFC demande à Antoine Nadjombé, Premier ministre du gouvernement d’Agbéyomé Kodjo, d’arrêter les frais, d’éviter de jeter l’huile sur le feu en sortant des communiqués et en nommant des ministres.

« A Monsieur Nadjombé, je lui demande d’arrêter les nominations auxquelles il s’adonne. Parce qu’eux sont en sécurité au Canada et ils risquent de faire arrêter un Monsieur qui a 66 ans, qui a une femme et qui a des enfants. Il faut que M. Nadjombé arrête d’aggraver la situation, il faut qu’il arrête cette approche politique révolutionnaire. Même si on a raison, il faut parfois se faire violence et rester dans la République », a indiqué Sena Alipui.

Rappelons que le député Agbéyomé Kodjo déchu de son immunité parlementaire va devoir comparaître devant la justice togolaise pour répondre des accusations retenues contre lui.

Godfrey Akpa

 

 

Sena Alipui à Antoine Nadjombé : « Qu’il arrête d’aggraver la situation »

 

Togo-USA : Les milliards du MCA s’éloignent

Après le « Threshold », le Togo nourrit toujours l’espoir d’une sélection pour le programme « Compact » du Millennium Challenge Account (MCA). Pour ce faire, le pays s’est engagé à maintenir le cap de ses performances en vue de conserver et consolider les acquis et valider les indicateurs encore au rouge. Mais le refus du gouvernement togolais de s’ouvrir à des élections crédibles, éloigne le pays du pactole du MCA.

Dans notre parution numéro 338 du 04 décembre 2019, dans un article intitulé « Ça coince pour les 275 Milliards de Francs CFA du MCC », nous indiquons qu’après avoir raté le programme compact en 2020 faute à des élections législatives jugées non consensuelles par l’organisme américain, le Togo est déjà mal parti pour espérer être éligible en 2021. Et pour cause, le pouvoir de Lomé avait opposé un refus catégorique à toutes les propositions de la classe opposante pour renforcer la crédibilité du processus électoral qui a abouti à l’élection présidentielle du 22 février 2020. « En outre, le gouvernement n’a toujours pas procédé à la révision de la loi sur les manifestations comme indiquée par les rapporteurs des Nations Unies. Pour s’y soustraire, les sécurocrates du pouvoir ont inventé des stratagèmes qui cousus de fil blanc.

Le Togo peut dire adieu au programme compact…

Et comme on pouvait s’y attendre, les résultats issus de ce scrutin sont vigoureusement contestés par une bonne partie de l’opposition. Face à la situation, l’Ambassade des Etas Unis au Togo avait demandé aux institutions en charge de l’organisation du scrutin de proclamer les résultats bureau de vote par bureau de vote. Pour les américains cette mesure vise à « accroître la transparence est de publier les résultats bureau de vote par bureau de vote afin d’accroître la confiance de tous en les résultats finaux ». Mais la diplomatie américaine n’a pas été attendue.

Depuis, la situation a débouché sur une crise post-électorale latente. Et pour ne rien arranger, le régime de Faure Gnassingbé comme à son habitude a décidé d’user de la manière forte pour étouffer la contestation des résultats. Après avoir violenté les partisans de l’opposition lors d’une tentative de manifestation fin février dernier, il a décidé de passer à l’étape supérieure avec la levée de l’immunité parlementaire du député Agbéyomé Kodjo arrivé deuxième de l’élection présidentielle selon les résultats de la Cour Constitutionnelle.

Un piétinement du droit politique dont le seul objectif reste la conservation à vie du pouvoir. Une manifestation de la mauvaise volonté du gouvernement togolais à s’ouvrir à la vraie démocratie. Un comportement que le Millennium Challenge Corporation qui conduit le Millennium Challenge Account sanctionnera sans aucun doute lors de la prochaine publication de la carte des scores.

Un rapport à charge…

Aussi, le cas du Togo se complique-t-il sérieusement la tâche avec le dernier rapport américain sur les droits humains dans le pays. Après le rapport 2017 qui a sérieusement épinglé le Togo pour sa récalcitrance dans le respect des droits de l’homme et surtout droits politiques, le rapport 2019 de 23 pages publié le 11 mars dernier sur le site du département américain aux affaires étrangères détaille les pratiques inacceptables des droits humains au Togo.

Le rapport américain a souligné le meurtre du jeune mécanicien de 12 ans Issifou Moufidou en décembre 2018 par des membres de force de sécurité. Les résultats des enquêtes interminables sur les crimes commis par les forces de l’ordre et de sécurité dont les résultats ne sont jamais communiqués. L’arrestation musclée des membres de la sécurité du président du PNP, Me Tikpi Salifou Atchadam à son domicile suivi de la confiscation de leurs téléphones portables sans autorisation légale à la recherche d’informations , fouille de la maison du président du PNP et de leur incarcération au SRI puis déferrement à la prison civile de Lomé. La modification de la loi sur les manifestations publiques à l’Assemblée nationale dans le but de restreindre les droits de manifestation. Malgré le rappel à l’ordre par le Rapporteur spécial des droits de l’homme à l’ONU dans sa lettre adressée aux autorités togolaises en septembre 2019, rien n’est fait pour corriger le tir. Les arrestations arbitraires, la surpopulation dans les prisons, restriction des visites aux prisonniers, la prise en charge alimentaire insuffisante, l’accès aux soins limité et la question des détenus politiques. Les tueries, la violation de la vie privée des citoyens, le non-respect des droits de la femme, l’incapacité des autorités à poursuivre les responsables d’actes criminels, tortures, traitements inhumains et dégradants dans les locaux du SCRIC (Service Central de Renseignement et d’investigation Criminelle).

En définitive que ce soit au niveau du droit politique ou du respect des droits humains, la prochaine note du Togo sur la carte du score du MCA risque d’être faible pour ne pas dire nulle. Ce qui amenuise les chances du Togo de décrocher le programme « compact » en 202. Par conséquent, le Togo s’éloigne de plus en plus du MCA, une manne d’environ 300 milliards bloquée à cause de l’avidité politique de Faure Gnassingbé et ses amis. A noter que des pays comme le Bénin ou encore le Burkina Faso ont déjà reçu deux fois le Programme Impact. Une

Source : Fraternité

 

 

Togo-USA : Les milliards du MCA s’éloignent

 

Togo, du RPT à UNIR : Retour au parti unique !

Raisonnement unidirectionnel, méthode de gestapo, clientélisme, corruption, griotisme, envie, l’excellence dans la nuisance, nivellement vers le bas,… analyse de 15 ans de règne de ce qu’on avait alors présenté aux Togolais comme la nouvelle ère.

Au pouvoir depuis 2005, Faure Gnassingbé entame, cette année, son quatrième mandat à la tête du Togo. En 2025, le natif de Pya Akéi bouclera ainsi vingt (20) années de gouvernance à la tête du pays. Ceci, au terme d’une parodie d’élection sous les tropiques. Un regard rétrospectif sur les trois mandats déjà réalisés du fils d’Eyadema, ajouté à la succession des événements ces derniers jours font constater une évidence. Une sorte de parallélisme des formes entre la méthode de gestion de l’héritier du 05 Février et celle de son géniteur.

Mandat 4 au forceps…

Au terme d’un scrutin présidentiel émaillé d’irrégularités monstres dont des bulletins prévotés, des bourrages d’urnes et de renvoi des délégués des candidats de l’opposition dans plusieurs bureaux de vote dans le septentrion, Faure Gnassingbé triomphe finalement sans gloire. S’offrant ainsi, contre vents et marées, un quatrième mandat jugé de trop par nombre d’observateurs qui y voient l’expression d’un appétit glouton pour le pouvoir.

Une situation ubuesque qui, vraissemblement, indispose les traditionnels partenaires au développement et la communauté internationale. En témoigne, à titre illustratif, le non satisfecit ouvertement exprimé de l’ambassade des États-Unis au Togo croisé aux félicitations des dirigeants du monde qui tombent à compte goute, contrairement à l’ordinaire. Que dire du silence bruissant, voire assourdissant du reste du G5 dont l’Union Européenne, les ambassadeurs d’Allemagne et de France qui sont restés à ce jour aphones.

Et de toute analyse faites, cette curiosité que suscite Faure Gnassingbé dans la sous-région, pour être le seul président quadrimandataire résulte des micmacs dont est coutumier l’Héritier du 05 février 2005. Qui plus est du peuple togolais, dans sa majorité, qui a été douché dans son élan d’espoir, pourtant prometteur, il y a quinze (15) ans, à la prise de fonction de Faure Gnassingbé. Malheureusement, la suite n’aura été que succession des vieilles ritournelles.

Résultante des dérives et déceptions…

En effet, après trente-huit (38) années de gouvernance, Gnassingbé Eyadema aura laissé, au soir du 05 Février 2005, un pays esseulé diplomatiquement, politiquement nonchalant et économiquement exsangue, pour ainsi utiliser le terme du ministre Trimua. La résultante d’une gouvernance hasardeuse, sans vision claire. Mieux, un régime abonné aux dérives autoritaires et violations systématiques des droits humains. Avec pour conséquences, plusieurs crimes de sang, de réfugiés politiques fuyant la persécution. Des évidences qui ont, de fil en aiguille, creusé un gouffre entre les gouvernants et la population, dans sa majorité.

Du RPT à UNIR: même méthode !

Au décès du Général, en 2005, au terme d’un gymnastique scénario dont elle est la seule à détenir le secret, l’Armée remis le pouvoir à son fils Faure Gnassingbé. Malheureusement, du géniteur au rejeton, la gouvernance est restée la même.

En effet, le brin d’espoir né de l’avènement au pouvoir de l’ «esprit nouveau», en 2005, n’aura été finalement que du leurre. Tellement le système de gouvernance du fils s’est confondu, au fil du temps, à celui de son défunt père. Avec pour idéal, la confiscation du pouvoir, sa consolidation et sa pérennisation dans le temps. Pour ce faire, Faure se repli sur la méthode léguée par son géniteur tel un joug sur le cou des Togolais durant quatre (4) décennies.

Pour preuve, les persécutions à différentes facettes ayant poussé en exil, et leur maintien dans les pays d’accueil, de plusieurs têtes certes bien faites mais dont les réflexions sont aux antipodes de celles des griots au service du régime de Lomé. Akila Esso Boko, Koffi Kounté, Olivier Amah et dans une moindre mesure Alberto Olympio, président fondateur du Parti des togolais en sont quelques illustrations.

Le cas Agbeyome…

Décidé à faire taire, par tous les moyens, tout esprit réfractaire au passage en force, au musellement et à la clochardisation de la masse, Faure Gnassingbé à fait lever, par ses «députés élus», l’immunité parlementaire de Agbeyome Kodzo, son principal challenger à la présidentielle du 22 février dernier. Le crime de ce dernier est d’avoir réclamée sa victoire plus qu’évidente aux yeux des observateurs et analystes objectifs et crédibles. Aujourd’hui, c’est une triste réalité que sur son chemin vers Golgotha qui se veut la prison, le candidat de la Dynamique Kpodzro a été livré par 80 de ses collègues à l’hémicycle. Ceci, au nom du pouvoir, de Faure et de Tsegan Yawa, qui agit, telle une marionnette. Ce qui renforce, de plus le scepticisme de beaucoup d’observateurs sur l’évidence de l’hypothétique victoire claironnée de Faure Gnassingbé.

Au regard de tout ce qui précède, tout porte à croire que tout citoyen togolais est stratégiquement contraint à militer dans le parti au pouvoir pour espérer une place au soleil. Les hommes d’affaires, de peur de l’écoulement de leurs affaires, se rangent, malgré eux. Des universitaires aux étudiants en passant par les artistes, tous sont dans la danse, avec discours, chants et œuvres à la gloire du Prince. Même les partis politiques ne font pas l’exception. Aujourd’hui, la formation qui représente plus de menace pour le régime se voit systématiquement muselé, ses militants violentés et pourchassés jusqu’à leurs derniers retranchements, et les plus chanceux, en prison. Le cas du Parti national panafricain (Pnp) de Salifou Tikpi Atchadam qui souffre le martyr devant le silence complice des autres partis de l’opposition, de peur de subir les affres du pouvoir militaire de Lomé, en est grandement illustrateur. « Tout est fait en sorte que ne peut vivre heureux au Togo qu’un militant de Unir», constate, d’un air triste, Gabin, observateur avisé de la politique togolaise. « Fonctionnaires, hommes d’affaires, entrepreneurs, étudiants, artistes… tous sont obligés de s’aligner pour pouvoir manger », ajoute Sika, acteur de la Société civile spécialisé en Droits des enfants et de la femme. Et Benjamin, enseignant, d’en déduire qu’« à peine on trouvera une dizaine de militants de Unir qui ont adhéré au Parti par conviction. La quasi-totalité y sont, soit pour protéger leurs intérêts, soit à la recherche d’un avenir meilleur ». Et dans ces conditions, Jean d’Arc n’y voit que les signaux du grand retour du Parti Etat longtemps en vogue avant le vent démocratique des années 90 marqué par l’avènement du multipartisme.

Répression, terreur, persécutions, arrestations arbitraires…Retour de la dictature et du Parti État !

Aussi bien sur le plan du respect des droits humains que celui de la gouvernance politique, le pays a sensiblement perdu du terrain. Plus de manifestations publiques pour toutes forces démocratiques pendant que les militants et associations affiliées au pouvoir sillonnent, à loisirs, toutes les localités du pays. Tikpi Atchadam, le leader du Pnp, l’instigateur des mobilisations populaires d’août 2017 qui ont ébranlé le pouvoir de Lomé au point de l’emporter, est poussé à l’exile. De Lomé à Sokode en passant par Bafilo, Mango et Anié, plusieurs militants et sympathisants du Parti au symbole du cheval au galop, surtout ceux qui maintiennent encore allumée la flamme de la résistance, sont sous la hantise permanente de la persécution et de la prison. De même que ces villes précitées considérées comme fiefs du Pnp, nonobstant la parenthèse de la campagne électorale qui a ouvert, mais alors difficilement, les portes de ces villes aux partis de l’opposition, sont littéralement transformées en villes fantômes, militarisées jusqu’aux dents. Pendant que Kara, ville d’origine du Chef de l’Etat, reste, elle, une ville imperméable à l’opposition.

Répressions, terreur, persécutions, arrestations et détentions abusives, asphyxie économique…Bref, tout y est pour faire constater, tristement, le grand retour du Parti unique dans lequel devront militer tous les togolais. Une analyse diagnostique de la démocratie togolaise fait ressortir un constat de régression. Une réalité plutôt préjudiciable pour Faure Gnassingbé qui le traduit si bien par sa gourmandise politique caractérisée par la caporalisation des institutions de l’Etat, celle d’une armée demeurée toujours clanique à la solde du pouvoir cinquantenaire et l’organisation approximative des élections, avec en ligne de mire, la confiscation du pouvoir à coût de devises monétaires distribuées dans des QG occidentaux et des vols et fraudes sur le terrain. Ce qui s’est encore traduit par la mascarade électorale qui s’est à nouveau déroulé sous les yeux stupéfaits du monde entier. Et la fin de cette gouvernance forcée n’est visiblement pas pour demain. Même si le peuple togolais reste en éveil…

Source : Fraternité

 

 

Togo, du RPT à UNIR : Retour au parti unique !

 

Un parti reste un parti

Un Pouvoir, tout Pouvoir, a besoin d’être contrôlé. C’est la raison d’être du Parlement. Mais si le Parlement est outrageusement de même couleur que le Pouvoir, son devoir de contrôle devient nul. C’est pourquoi, en plus d’envoyer des députés à l’Assemblée, le peuple génère des ONG pour sauvegarder les valeurs constitutionnelles, en toutes circonstances.

Le parti est différent d’une ONG. Lui a un projet de société et son objectif, voire son obsession, est de prendre le pouvoir. Quand il vise le pouvoir, c’est pour lui-même. Il ne lui viendra pas à l’idée d’aider un concurrent à prendre ce pouvoir.

Toutefois la logique veut que quand le pouvoir en place empêche l’alternance par tous les moyens, les partis d’opposition créent un front commun pour le combattre. Mais si le pouvoir en place a su habilement affamer ces partis, leur union n’a pas de chance de durer ou même risque d’être tuée dans l’œuf. C’est ce à quoi on assiste au Togo.

Là-bas, une institution, l’Armée, s’est emparée du château présidentiel et a levé le pont-levis depuis longtemps, empêchant tout parti d’accéder au château. Lundi, un parti vient tenter de rabaisser le pont-levis, il échoue. Mardi, un autre vient, seul lui aussi, et il échoue. Mercredi, ayant enfin compris que l’union fait la force, le parti du lundi et celui de mardi se mettent ensemble pour baisser le pont-levis. Comprenant que cette fois le pont peut baisser, du haut de son château, le châtelain jette des billets de banque dans le canal rempli d’eau. Lundi et Mardi se jettent à l’eau pour ramasser les billets et l’union Mercredi éclate. Retour à la case départ.

Pour se donner des airs de démocrate, tous les cinq ans, le châtelain organise un semblant d’élection. Il perd à chaque fois dans les urnes mais les organes chargés des élections sont à sa solde. Peu importe qu’il perde en nombre de voix, il sort toujours gagnant. La dernière fois que ce jeu de dupes a été organisé, le châtelain a pris des précautions : les seuls observateurs admis sont ceux qui lui sont acquis. Les incorruptibles qui ont quand même pointé du nez ont été cueillis et enfermés comme des malpropres. Une grande puissance dont ressortissent les malheureux observateurs s’est sentie humiliée et a décidé de laver son honneur.

Les élections du 22 févier 2020 ont divisé les partis d’opposition. Certains pensaient que participer à cette mascarade était une manière de légitimer le châtelain. J’ai soutenu le même point de vue. D’autres au contraire disaient : « on ne sait jamais ». Le soutien d’un prélat, ancien Président du Haut Conseil de la République qui tenait lieu d’assemblée nationale au sortir de la Conférence nationale souveraine des années 1990, à l’un des candidats concurrents du châtelain en a rajouté au caractère mystique du « on ne sait jamais ».

Résultat, le châtelain a encore une fois perdu dans les urnes. On y est habitué. La différence, cette fois, est que le candidat arrivé en tête est soutenu par le vigoureux prélat de quatre-vingt-dix ans. Et pas seulement. Mr Agbéyomé Kodjo bénéficie aussi d’un soutien extérieur, une première au Togo. En effet, la plus grande puissance du monde réclame un décompte bureau de vote par bureau de vote. Désormais il ne manque plus à Agbéyomé que le soutien du peuple, aussi bien ceux qui lui ont donné la majorité des voix dans les urnes que ceux qui ont intérêt à voir l’Armée et Faure dégager du château.

Seulement voilà, parmi ceux qui veulent voir partir Faure, il y en qui attendent un signal de leurs dirigeants. La discipline du parti règne, c’est normal. Mais aucun mot d’ordre ne viendra, car quel parti viendra-t-il soutenir un autre à prendre le pouvoir ? Un parti reste un parti et raisonne en termes de pouvoir à prendre et à exercer par lui-même. Quand ce n’est pas le cas, la tyrannie peut continuer. Aucun parti hors de la sphère du RPT-UNIR ne donnera l’ordre à ses partisans d’aller soutenir l’élu des urnes. C’est au peuple lui-même de prendre ses responsabilités. A ceux qui croient au miracle, en voilà un, un vieux de 90 ans et les USA aux côtés de quelqu’un qui peut mettre fin à la tyrannie au Togo.

Si, musulman et menacé par un lion affamé, tu refuses l’aide du phacochère sous prétexte qu’il est un cochon sauvage, tu te feras dévorer.

Zakari Tchagbalé

 

 

Un parti reste un parti

 

Avec la chute du baril à ce jour : Le prix à la pompe devrait être en dessous de 500 FCFA au Togo

Les prix du pétrole continuent de chuter après le déclenchement d’une guerre des prix entre la Russie et l’Arabie saoudite et un effondrement des Bourses mondiales suscitées par la pandémie de coronavirus qui a débouché sur la baisse la plus importante des cours du brut sur une semaine depuis plus d’une décennie. Mais au Togo, malgré les appels des organisations de défense du droit des consommateurs, le gouvernement rechigne à baisser le prix du carburant à la pompe.

Au début du mois de mars, alors que le marché pétrolier est déjà mis à rude épreuve par le nouveau coronavirus, un malentendu entre les pays producteurs du pétrole lui a asséné un coup fatal. En effet, à la suite de l’échec d’une réunion de l’Opep pour s’accorder à soutenir les cours, l’Arabie saoudite s’est lancé dans une vaste braderie en effectuant la plus importante réduction de ses prix pétroliers en 20 ans, selon Bloomberg News. Depuis les cours du pétrole ont continué de chuter.

La semaine dernière, le baril de Brent a perdu 25,2% quand celui de WTI a lâché 23%, soit les pertes les plus importantes sur une semaine depuis 2008. Et les analystes s’attendent à ce que la descente continue. « Les soutiens à la hausse devraient s’effacer alors que le marché continue à digérer la combinaison du Covid-19 et d’un bond massif de l’offre », a souligné Stephen Innes, analyste d’AxiCorp. « Cette combinaison rare de chocs affectant à la fois la demande et l’offre a provoqué un effondrement du marché du brut alors que les producteurs se préparent à une saturation de l’offre de pétrole dans les semaines qui viennent », a jouté Sukrit Vijayakar de la société Trifecta Consultants.

Le prix à la pompe doit être en dessous de 500 FCFA…

Contrairement à ce qui se fait dans d’autres pays notamment au Bénin où depuis le 26 février dernier les prix des produits pétroliers ont été revus à la baisse en application du mécanisme d’ajustement, au Togo les prix sont maintenus.

En effet, suivant les baisses qu’a connu le Togo ces dernières années par rapport au prix du baril, le prix de l’essence devrait descendre en dessous de 500 FCFA. Et pour cause, en septembre 2017 (dernière baisse en date), le prix du super est passé de 524 à 498 FCFA alors que le prix du baril était à 46 dollars. En mai 2016, les prix des produits pétroliers ont également été revus à la baisse. A l’époque, le prix du super est passé de 471 à 452 avec le prix du baril à 42 dollars. Un mois plutôt, le baril avait lourdement chuté se fixant autour de 38 dollars. Par conséquent, le prix de l’essence est passé de 496 à 471.

Suivant la différence entre le prix du baril aujourd’hui à 30 dollars et les prix de l’essence de ces dernières années par rapport au prix du baril, le prix de l’essence actuellement devrait descendre en dessous de 500 FCFA au Togo. Et il ne faut pas être un expert pour arriver à cette déduction.

Selon les spécialités, lorsque les cours du baril augmentent, les prix du carburant augmentent et inversement. Même si les prix du carburant dépendent également d’autres facteurs tels que la marge brute de raffinage, le transport et la distribution et la fiscalité, « ces facteurs stables n’ont connu aucun bouleversement majeur au Togo pour que les autorités en charge du secteur pétrolier maintiennent les prix à la pompe », estime un spécialiste.

Comme susmentionné, les cours du prix vont continuer de chuter. Par conséquent, il est impératif qu’au nom de la politique de la vérité des prix, que le gouvernement baisse le prix des produits pétroliers. Ceci serait sans aucun doute une bonne nouvelle pour le portefeuille des milliers de togolais.

Soure : Fraternité

 

 

Avec la chute du baril à ce jour : Le prix à la pompe devrait être en dessous de 500 FCFA au Togo

 

Croisade pour la normalisation de la gouvernance hémiplégique au Togo : Les USA mettent le pied sur l’accélérateur

Difficile lutte contre la corruption, violations flagrantes des droits humains, favoritisme, immunité politique sont entre autres mots qui ont jalonné les quinze (15) dernières années de gouvernance au Togo. Une carence désormais en ligne de mire.

De la parole aux actes…

«Lui c’est lui. Moi c’est moi !», s’exclamait, en 2005, à son arrivée au pouvoir, Faure Gnassingbé. Une sorte de parole sur honneur de son engagement à parfaire l’héritage politique aux lourds actifs à lui légué par son feu père, le Gal Gnassingbé. Malheureusement, force est de constater que cela n’a été qu’un mot vain.

Plutôt que d’avancer, le Togo ne fait plutôt que régresser sur plusieurs plans, notamment sur la lutte contre la corruption et le rapport des droits de l’homme. Tout porte à croire, par simples analyses qu’en quinze ans, les rangs des fortunés ont excessivement brandi au Togo. Ceci, contrairement au temps du «Vieux» où une certaine austérité a caractérisé la gouvernance. Cela ajouté à la peur de représailles qui constituaient une sorte d’épée de Damoclès qui planait de façon permanente sur la tête des barons du régime.

La fin d’un mythe

Malheureusement, ce mythe semble tomber sous Faure où les deniers publics sont dilapidés au vu et au su de tout le monde. A la faveur du favoritisme et de l’impunité, plusieurs sont donc les fortunés qui jonchent le pays et dont on connaît, pourtant, la modestie de leurs revenus. Tout semble dire que désormais au Togo, tout est permis, pourvu qu’on soit dans le zèle politique pour louer nuit et jour les mérites du «Prince». Ceci, face à une justice corrompue et à double facette, et des institutions spécialisées dépourvues de moyens. Le cas des dossiers de la route Lomé -Vogan -Anfoin et de la Can 2015 transmis à la justice par la Hapulcia, mais toujours resté sans suite en est illustrateur de la gravité de la situation.

Pour ce qui est des droits humains, plusieurs rapports doigtent également une politique hémiplégique caractérisée par de nombreuses violations des droits humains. Outre les rapports épinglants des Nations unies sur la torture et les conditions de détention au Togo, puis du Groupe de Travail de la même institution sur le cas Foly Satichivi, les Etats-unis viennent d’en rajouter une nouvelle couche.

Un rapport salé pour Lomé

En effet, par son récent rapport 2019 sur les Droits de l’Homme au Togo, le Secrétariat d’Etat américain met à nu le vrai visage du régime de Lomé qui, du haut de son autoritarisme, n’a visiblement d’égards à la dignité humaine. Ce rapport de 23 pages publié le 11 mars dernier sur le site du département américain aux affaires étrangères détaille les pratiques inacceptables des droits humains au Togo. Rédigé en anglais, ce document relève plusieurs cas de violations des droits humains au Togo. Entre autres, le meurtre,en décembre 2018, Issoufou Moufidou, jeune mécanicien de 12 ans par des membres de force de sécurité et dont les résultats des enquêtes n’ont pu donner suite, l’arrestation musclée des membres de la sécurité du président du PNP, Me Tikpi Salifou Atchadam à son domicile, suivie de la confiscation de leurs téléphones portables sans autorisation légale à la recherche d’informations, la fouille de la maison du président du PNP et de leur incarcération au SRI puis déferrement à la prison civile de Lomé.

Aussi, la diplomatie américaine fustige la modification de la loi « Bodjona « à l’Assemblée Nationale dans le but de restreindre les droits de manifestation. Malgré le rappel à l’ordre du Rapporteur Spécial des Droits de l’Homme à l’ONU, dans sa lettre adressée aux autorités togolaises en septembre 2019.

Que dire aussi des arrestations arbitraires, de la surpopulation dans les prisons, de la restriction des visites aux prisonniers, la prise en charge alimentaire insuffisante, l’accès aux soins limité, la question des detenus politiques etc…

Partant de tous ces constats, ce rapport déduit une violation systématique des règles democratiques en matière d’interpellation des prétendus criminels, de même qu’il constate l’accès à un avocat très limité ou pratiquement inexistant au Togo.

Ce rapport 2019 des droits humains au Togo, produit par le Secrétariat d’Etat américain au travers de son département en charge des Droits de l’homme en Afrique met, par ailleurs, en exergue des tueries arbitraires, la violation de la vie privée des citoyens, le non-respect des droits de la femme, l’incapacité des autorités à poursuivre les responsables d’actes criminels , tortures, traitements inhumains et dégradants dans les prisons, au Service Central de Renseignements et d’investigation Criminelle (SCRIC).

Les USA, le pied sur l’accélérateur…

Voilà qui peint, par des éléments objectifs, un tableau moins reluisant, sinon sombre de ce qui est des droits humains au Togo.

Des entraves que ne sauraient cautionner, pour longtemps, ces partenaires qui s’engagent en faveur d’une vraie démocratie au Togo. Par sa démarcation positive, la diplomatie américaine met ainsi la pression sur les autres représentations diplomatiques qui pêchent jusqu’alors par leur mutisme complice qui n’a que trop duré. Plus que jamais, le régime de Lomé, de gré ou de force, se voit contraint à asseoir de vraies bases pour la normalisation de la gouvernance à la limite hémiplégique au Togo.

Source : Fraternité

 

 

Croisade pour la normalisation de la gouvernance hémiplégique au Togo : Les USA mettent le pied sur l’accélérateur

 

Me Dodzi Apevon condamne le "harcèlement" dont est victime Agbéyomé Kodjo

"La contestation des résultats d’une élection par un candidat est un droit républicain", rappelle les Forces démocratiques pour la République (FDR) qui fustigent le harcèlement du régime de Faure Gnassingbé contre le candidat de la dynamique Kpodzro, Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo.

COMMUNIQUE
(Relatif au harcèlement dont M. KODJO Messan Agbéyomé est victime)

Dans le communiqué rendu public le 03 Mars 2020, les Forces Démocratiques pour la République (FDR) ont déploré et dénoncé les conditions opaques dans lesquelles le scrutin du 22 Février 2020 s’est déroulé, entrainant une fois encore des contestations des résultats proclamés et une vive tension dans le pays.

En réaction à ces contestations légitimes, les forces de sécurité ont, comme d’habitude, dispersé violemment la manifestation organisée le 28 février 2020, procédé à des arrestations de manifestants et commis de graves violations des droits des citoyens.

Allant plus loin dans l’escalade de musellement des contestataires, le domicile de M. KODJO Agbéyomé a été plusieurs fois encerclé par des éléments des forces de sécurité et son immunité parlementaire a été levée à la demande du Procureur de la République dans le but d'engager contre lui des poursuites pénales et mettre ainsi fin à la contestation.

Les FDR rappellent que la contestation des résultats d’une élection par un candidat est un droit républicain et condamnent avec force le harcèlement dont M. KODJO Agbéyomé est aujourd’hui victime.

Les FDR tirent sur la sonnette d’alarme en faisant remarquer qu’en cette période d'inquiétude généralisée où la situation économique mondiale chancelle et connaîtra à coup sûr des difficultés plus grandes, ce qui rendra encore plus vulnérables nos pays déjà très fragiles, nous n’avons aucun mérite de nous arc-bouter sur notre désir effréné d'élimination des adversaires politiques, ce qui aura pour effet de saper les fondements d'une paix sociale véritable et plonger notre chère patrie le Togo dans le chaos.

Fait à Lomé, le 18 mars 2020

Le Président

Me Paul Dodji APEVON

 

 

Me Dodzi Apevon condamne le "harcèlement" dont est victime Agbéyomé Kodjo

 

Confinement, triple peine ?

Le Covid-19 est au cœur de l’actualité mondiale. Et chaque continent, chaque pays doit se déterminer face à l’épidémie, en fonction de sa situation sanitaire, de ses moyens, etc. Cela ne se fait pas sans difficulté car derrière tout cela, il y a d’énormes intérêts économiques (ne voit-on pas déjà les laboratoires se battre pour être les premiers à sortir un vaccin commercialisable dans le monde entier ?). Ce qui pose surtout problème c’est la politisation de la question et l’intervention des réseaux sociaux où chacun raconte ce qu’il veut en fonction de son propre état d’esprit n’améliore pas la situation.

Où en sommes-nous en Afrique par rapport à ce contexte ?

Pour l’heure, intéressons-nous à la mesure qu’on recommande d’abord pour éviter que le virus ne se répande pas plus rapidement encore qu’il ne le fait déjà : le confinement. Il s’agit de demander aux gens de rester chez eux, de ne pas fréquenter les lieux publics sauf pour besoin urgent. Nous avons vu les images venues de Chine, d’Italie et de France à ce sujet.

S’il fallait le faire en Afrique, au Togo, il y aurait d’abord un premier palier à franchir : informer suffisamment les gens sur la maladie, sur le sens de cette prévention, donner des informations fiables. Or à l’heure actuelle, on ne sait pas trop qui écouter, la voisine qui dit que le Coronavirus peut se trouver dans la friperie, ou le pasteur qui promet que sa prière est efficace ? Ceux qui cherchent désespérément les masques et le gel, ceux qui recommandent de se laver les mains au Sodabi, ou ceux qui s’en remettent aux autorités pour savoir ce qu’il y a à faire ? Et surtout on se demande si la mesure de confinement ne va pas tomber demain ou après-demain. Les responsables de l’Eglise Catholique ont donné des consignes sans parler des célébrations, pendant que l’Etat interdit les rassemblements de plus de 100 personnes sans parler des établissements scolaires. Que faire ?

Première peine due au confinement : angoisse des citoyens.
Mais s’il fallait appliquer le confinement, comment cela se ferait-il concrètement ?

Le confinement consiste à rester chez soi. C’est clair. Mais qu’est-ce que « chez soi », si on exclut la minorité qui vit en appartement ou en villa, les citoyens vivent dans les cours communes, avec des logements souvent exigus et si chauds qu’en ce moment beaucoup dorment dehors. Faut-il se confiner dans les cours ? Or ces cours ne sont pas souvent fermées, on le voit pendant les vacances : il est impossible de retenir les enfants qui trainent alors dans la rue…
Et comment vider les rues, lorsque la plupart des citoyens n’ont pas les moyens du moindre stockage, de l’eau potable d’abord, qu’il faut aller acheter tous les jours, ensuite des denrées alimentaires soit parce qu’ils n’ont ni congélateur, ni même réfrigérateur, soit surtout parce qu’ils sont nombreux à vivre dans la précarité avec des revenus journaliers : femmes qui vendent du pain, de la bouillie, du riz, conducteurs de mototaxis, etc., toute cette économie informelle qui fait vivre des centaines de milliers de gens en ville, car la question du confinement concerne d’abord les agglomérations urbaines, nous semble-t-il.

Dans les pays occidentaux, des mesures d’accompagnement sont proposées pour que les individus comme les entreprises ne subissent pas de plein fouet les retombées économiques et financières de l’épidémie. Va-t-on nous proposer quelque chose ? Cela ne semble guère réaliste d’attendre quelque chose.

Double peine du confinement : la pauvreté va nous empêcher de vraiment le mettre en œuvre, mais plus que cela la mesure du confinement va enfermer les plus pauvres dans leur pauvreté au quotidien, sans que personne ne semble s’occuper vraiment d’eux.

Oui personne ne s’occupe vraiment de nous en vérité, de notre vie, de nos habitudes culturelles dans ce contexte de pandémie. Les pays africians envoient des étudiants en Chine et il y en avait à Wu-Han, premier épicentre de la maladie : c’est sur RFI que nous les avons entendus exprimer leur détresse ; que leur est-il arrivé finalement ? et particulièrement il y avait des Togolais parmi ces étudiants, qu’est-ce qui a été fait ? Les familles ont-elles dû se débrouiller toutes seules ? Et s’ils sont revenus, qu’en est-il des quatorze jours de quarantaine, confinement indispensable pour protéger la population ?

Parlons à présent des habitudes culturelles : nous avons déjà développé la question de la mise en œuvre du confinement dans les cours communes, que recommande-t-on aux gens ? Le monde entier a félicité les autorités du Sénégal, parmi les premières à décréter le confinement en Afrique. Sans nous prononcer sur comment cela se fera dans une ville comme Dakar où tant de gens, d’enfants, talibés et autres, traînent à longueur de journée dans les rues, nous voudrions d’abord vous informer de ceci : avant de prendre la mesure les autorités, ont laissé le célèbre pèlerinage de Touba se dérouler car elles n’ont pas pu contrer la confrérie des Mourides à ce sujet. A ce pèlerinage sont venus des milliers de Sénégalais de l’intérieur du pays mais aussi d’Europe, en pleine épidémie du Coronavirus, au moment où le confinement n’était pas aussi strict que maintenant.

Alors, de qui s’occupe –t-on en premier ? De soi-même et de ses intérêts politiques ? Que devient alors la population, ceux qui, semble-t-il, vous ont élus pour que vous preniez soin de leur bien-être ?

Triple peine du confinement : la décision sera peut-être prise mais en fonction du bien commun ou la gloire politique de quelques-uns ? Dans ce dernier cas le confinement nous enfermera dans un système où quelques-uns profitent de tout sans s’intéresser aux autres.

Cependant, cette triple peine devrait nous ouvrir les yeux à nous autres citoyens : nous devons compter d’abord sur nous-mêmes.
Ainsi pour ce qui est de l’information sur la maladie : nous avons des scientifiques et des médecins, est-ce interdit de nous informer sur un site créé à cet effet ? Les autorités en prendraient-elles ombrage, Pourquoi ? Nous avons des chimistes et des pharmaciens, ils ont la formule du gel, ils peuvent en fabriquer, peut-être. Et pour les intrants, les contenants, tant de chefs d’entreprise pourraient contribuer à leur achat non ? Nous avons des spécialistes en Santé Publique au sein du personnel paramédical : organiser une réunion d’information dans une maison, sur les précautions à prendre, sur la protection individuelle et collective, est-ce interdit ?

Et si malgré tout nous avons peur, les paroisses et autres lieux tenus par les religions ne peuvent-ils pas abriter de petites réunions de moins de 100 personnes pour les informations et la formation aux gestes de prévention ?

Et tous ceux qui travaillent dans les média, n’y a-t-il pas moyen de mettre rapidement sur pied un collectif qui s’occupe des parades et surtout de la prévention de cette épidémie ? Comptons-sur nous-mêmes, car c’est nous et nos enfants qui sommes les premiers concernés ! Ne laissons pas le coronavirus nous confiner dans la pauvreté et l’inaction.


Par Maryse QUASHIE et Roger E. FOLIKOUE

 

 

Confinement, triple peine ?

 

Levée de l’immunité parlementaire d’Agbéyomé : Des femmes au-devant de la résistance

Les femmes de la dynamique Mgr Kpodzro sont de plus en plus déterminées à défendre la « victoire » de leur candidat Agbéyomé. Elles annoncent dans les jours à venir une manifestation pour donner le ton à la résistance.

Reçues ce mercredi dans l’émission « Le Débat » sur les ondes de la Radio Nana FM, Brigitte Adjamagbo Johnson de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), Bernadette Dagbadji, Conseillère municipale dans le Golfe 7 et Murielle Abotsi du parti « Togo Autrement » ont affiché leur volonté de prendre le devant de la résistance contre le régime de Faure Gnassingbé qui a « détourné » les suffrages des populations à l’issue du scrutin présidentiel du 22 février dernier.

Ces femmes membres de la dynamique Mgr Kpodzro ont vivement condamné la levée de l’immunité parlementaire de leur candidat Agbéyomé Kodjo. Elles désapprouvent complètement l’acharnement du régime contre le « président démocratiquement élu ».

Pour ces dames, toutes ces manœuvres du pouvoir cinquantenaire visent seulement à étouffer la contestation qui est en cours. Par ailleurs, elles lancent un appel au peuple togolais, surtout les femmes togolaises, à dire non et à arrêter la « forfaiture » du régime de Faure Gnassingbé. Elles annoncent une manifestation sur le dimanche 22 mars pour donner le ton aux actions à mener.

« Il ne faut pas prendre des mesures pour étouffer une contestation qui se prépare, qui ne sera pas étouffée de toute façon. Nous demandons aux femmes de faire du bruit chez elles par tous les moyens en tapant dans les casseroles, en utilisant les sifflets et vuvuzela ce dimanche 22 mars entre 13h et 14h. Nous publierons ce même jour une lettre ouverte des femmes à Faure Gnassingbé », a annoncé Mme Adjamagbo-Johnson avant de mettre en garde le régime.

« Si le pouvoir s'en prend à Agbéyomé Kodjo, il s'en prend alors à toutes les femmes togolaises », a-t-elle déclaré.

Pour rappel, Agbéyomé Kodjo, candidat de la dynamique Kpodzro qui s’autoproclame président élu à la présidentielle de 2020, est accusé par l’Etat de troubles aggravés à l’ordre public, d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de diffusion de fausses nouvelles et de dénonciations calomnieuses.

Lundi dernier, ses collègues députés ont procédé à la levée de son immunité parlementaire. Dans les jours avenir, l’ancien Premier ministre pourrait se présenter devant la justice.

Godfrey Akpa

 

 

Levée de l’immunité parlementaire d’Agbéyomé : Des femmes au-devant de la résistance

 

Fulbert Attisso : « Nous résisterons jusqu’au bout »

Le député Agbéyomé Kodjo ne sera pas seul face à la justice togolaise. Celui qui s’autoproclame « président démocratiquement élu » à l’issue de la présidentielle de 2020, aura le soutien de tous les membres de la dynamique Mgr Kpodzro.

A en croire Fulbert Attisso, Directeur de campagne de l’ancien Premier ministre, ce soutien sera surtout manifesté par la résistance. « La dynamique Kpodzro n’est pas prête de cesser la résistance. Nous résisterons jusqu’au bout, parce que la victoire est nôtre, il faut qu’on nous la donne », a-t-il indiqué lundi au cours d’une conférence presse animée par Mgr Kpodzro.

Pour le leader de la formation politique « Togo Autrement », la résistance vient de commencer, et pas question de baisser les bras tant que la victoire du peuple ne lui est pas restituée. « C’est trop facile que tous les cinq ans ce pouvoir organise les élections, les vole, s’approprie ou garde le pouvoir et rebelote un autre cinq ans, c’est la même chose. Nous allons accepter ça jusqu’à quand ? Cette fois-ci, nous ne l’accepterons pas », a-t-il martelé.

L’ancien responsable de la C14 précise que cette résistance est tout à fait légale, mais elle ne signifie en rien une rébellion. « Cet appel à la résistance est légal et légaliste, nous ne voulons pas d’effusion de sang. Nous n’appelons pas à une insurrection, ni à une rébellion (...). C’est un appel légal qui est conforme à notre constitution », a souligné Fulbert Attisso.

L’opposant regrette cette situation paradoxale qui ne dit pas son nom, surtout que c’est le voleur qui tente d’envoyer en prison sa victime.

« Nous n’irons pas jusqu’à la rébellion, mais nous demandons seulement qu’on nous restitue notre pouvoir. On ne peut nous spolier de notre victoire et vouloir mettre en prison le vrai vainqueur de l’élection présidentielle », conclut-il.

 

 

Fulbert Attisso : « Nous résisterons jusqu’au bout »

 

Permis de construire : Le gouvernement réduit les frais d’établissement des plans parcellaires

L’Etat togolais a procédé à d’importantes réformes relativement au permis de construire sur le territoire national. Il s’agit de la réduction des frais d’établissement et le délai de délivrance du plan parcellaire, et d’autres dispositions qui rendent le processus de demande du permis de construire assez fluide.

Il faut désormais 80 000 FCFA pour les plans de superficie inférieure ou égale à six (06) ares, 4000 F CFA par are au-delà de 06 ares. Et 96 000F CFA pour 10 ares (1000 m²), alors qu’il y a de cela un an, il faudrait 300 000 FCFA comme frais d’établissement du plan parcellaire pour cette superficie.

Il est à noter qu’une telle baisse considérable des frais d’établissement du plan parcellaire résulte du fait que l’Etat ait décidé de supprimer « les deux tampons », conformément à l’ancienne procédure pour faire place à « l’attestation d’immatriculation », faisant office du document légale pour une demande du permis de construire.

Ainsi, cette nouvelle disposition du gouvernement togolais a eu un impact sur les délais de délivrance des papiers relatifs à la délivrance d’un permis de construire. En effet, le délai de délivrance du plan parcellaire pour une demande de permis de construire n’est plus de 90 jours, mais désormais de 10.

Dans la même perspective, l’exécutif a fait établir des phases d’inspections spécifiques obligatoires, selon la loi, lors de la construction, relativement aux 3 catégories de bâtiments, dit-on. Aussi, cela passe par une qualification spécifique du professionnel, responsable de la conformité des plans architecturaux.

Ajouté à cela, bien d’autres réformes qui ne sont guère négligeables dans la procédure pour l’obtention d’un permis de construire ont été opérées
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Permis de construire : Le gouvernement réduit les frais d’établissement des plans parcellaires

 

Levée d’immunité parlementaire : L’ambiance hier soir devant le domicile d’Agbéyomé Kodjo

Hier lundi, quelques heures après la levée de l’immunité parlementaire, des militants de la dynamique Mgr Kpodzro ont fait le déplacement devant le domicile de Dr Kodjo. Ils étaient visiblement venus pour apporter leur soutien à leur « Président démocratiquement élu ».

Le moins qu’on puisse dire, c’est que des Togolais sont prêts à résister et à dire non à la forfaiture du pouvoir de Faure Gnassingbé qui vient de procéder à la levée de l’immunité parlementaire du député Agbéyomé.

Hier après-midi, des militants de la dynamique Mgr Kpodzro ont témoigné leur soutien à Dr Kodjo, celui qui s’autoproclame « Président démocratiquement élu » à l’issue de la présidentielle de 2020.

« Président, président, président… », scandaient-ils devant la maison du Dr Agbéyomé Kodjo. Ils enchainaient avec des chansons et des slogans hostiles au régime cinquantenaire de Faure Gnassingbé. Certains de ces manifestants se disent être prêts à défendre leur « Président ».

« On vient de voler la victoire de notre candidat. Et nous ne sommes pas d’accord. Après, c’est pour lever son immunité parlementaire. Là, nous ne sommes pas du tout d’accord. Nous sommes fatigués de ce régime. La jeunesse est déterminée. Que le pouvoir sache qu’il a un plat chaud dans sa main », a confié un manifestant.

Notons qu’au cours d’une conférence de presse hier à Lomé, Mgr Kpodzro a invité les Togolais à la résistance pour défendre Dr Agbéyomé Kodjo.

 

 

Levée d’immunité parlementaire : L’ambiance hier soir devant le domicile d’Agbéyomé Kodjo

 

Mgr Kpodzro lance la mobilisation générale

L’archevêque Emérite de Lomé, Mgr Kpodzro lance un ultime cri de détresse à l’endroit du peuple togolais et sa diaspora pour une mobilisation générale contre la levée de l’immunité parlementaire d’Agbéyomé Kodjo. Le prélat appelle à une résistance « légale et généralisée », sans effusion de sang.

Beaucoup le savent déjà, l’actuelle législature a procédé hier à la levée de l’immunité parlementaire de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Agbéyomé Kodjo, également député du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) à l’hémicycle.

Ainsi, la manœuvre ayant servi à baliser la voie de l'arrestation et l'embastillement du candidat de la dynamique Kpodzro au scrutin présidentielle du 22 février dernier, a été un succès. « Une forfaiture » qu’a dénoncé le prélat lors d’une nouvelle rencontre avec la presse hier lundi 16 mars 2020.

Face à cette situation, l’Archevêque Emérite de Lomé demande donc au peuple togolais « d’entrer dans une résistance légale et généralisée », mais sans « effusion de sang », a-t-il précisé.

A la question de savoir quels sont les moyens d’action de cette résistance, Mgr Kpodzro a rétorqué : « Il faut faire du bruit », en raison du fait que les appels antérieurs n’ont pas porté de fruits.

Contestant encore une fois les résultats proclamés par la Cour constitutionnelle dans le cadre de l’élection présidentielle, le serviteur de Dieu a laissé entendre que « le voleur ne doit pas imposer sa volonté aux personnes qu’il a volé ».

« Ceux qui ont détourné les suffrages des populations et usurper le pouvoir veulent mettre derrière les barreaux le vrai vainqueur du scrutin présidentiel du 22 février 2020 », a-t-il ajouté.

Au cours de son intervention, Mgr Kpodzro a également abordé le sujet de la visite de ses collègues évêques qu’il a reçu au domicile d’Agbéyomé Kodjo. La présence des professionnels des médias était pour lui l’occasion de faire la lumière sur l’objectif de cette visite et surtout s’il a le soutien de ses collègues.

« Mes collègues évêques sont tous de mon côté. Toute l’Eglise est unie derrière moi », a-t-il lancé avant de remercier les imams pour leur soutien.

Pour l’heure, l’ancien Premier ministre togolais Agbéyomé Kodjo, accusé de troubles aggravés à l’ordre public, d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de diffusion de fausses nouvelles et de dénonciations calomnieuses, peut être arrêté à tout moment grâce à la levée de son immunité parlementaire.

Pour la présidente de l’Assemblée nationale Yawa Tségan : « Le but est de permettre au député Agbéyomé de se défendre devant la justice ».

Nicolas K

 

 

Mgr Kpodzro lance la mobilisation générale

 

LA TROISIÈME VOIE, L’ALTERNATIVE DU PEUPLE VICTIME : Faire constater les violations de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ?

1. L’ALTERNANCE PASSERA PAR LA TROISIÈME VOIE
Le mode de contestation privilégié par les dirigeants des partis politiques et une partie du peuple ne pouvait plus se faire au parlement inféodé au système Gnassingbé, ni dans la rue, complètement sous contrôle des forces militaires empêchant toute velléité de manifestation pacifique de l’opposition. Il existe au Togo un espace public de plus en plus restreint et vicié, où le débat politique libre et contradictoire, vecteur essentiel de la démocratie, est dévoyé. Aussi, la voie du recours juridique pour faire condamner devant les tribunaux supranationaux le non-respect des droits humains et la contre-vérité des urnes ne doit pas être négligée.

Toutefois, les turpitudes du Peuple togolais ou la tromperie des partis politiques alimentaires ont contribué à retarder la vitesse de progression du marathon démocratique engagé depuis de 1967 au Togo. Il importe donc de s’organiser collectivement, et de contribuer financièrement pour faire sanctionner le non-respect des droits du Peuple togolais victime, droit inscrit dans la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples, accepté et approuvé par l’Etat togolais. Les éléments sont factuels car l’état des droits humains au Togo est déplorable 1, ce que rappelle le rapport d’avril 2019 de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) portant sur la pluralité des formes de la terreur contre le Peuple menée par le pouvoir Gnassingbé et ses agents entre le 31 juillet 2018 et le 27 avril 2019. L’Organisation Mondiale contre la Torture (OMCT) dans son rapport de janvier 2020 rappelle que le pouvoir de Faure Gnassingbé continue à proférer des menaces à l’encontre de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme 2.

Ceux et celles qui préconisent des « solutions politiques d’urgence à la crise togolaise 3 » au nom de l’intérêt supérieur de la Nation et qui croient mettre fin aux crises électorales ne doivent pas tromper à nouveau le Peuple togolais. Un « consensus national, une amnistie et une co-gestion avec un gouvernement de large ouverture (pouvoir, opposition, société civile et Diaspora) basée sur l’hypocrisie, sans la vérité et la justice est un leurre et se terminera pas une impasse politique. C’est confondre l’illusion et le rêve que de croire que le régime Gnassingbé changera ses méthodes d’asservissement de tous ceux qui travaillent avec lui. D’ailleurs en parlant alors d’amnistie, le pouvoir de Faure Gnassingbé commence par lever l’immunité parlementaire sur des bases fallacieuses et illégales du candidat à l’élection présidentielle togolaise, Dr. Agbéyomé Kodjo 4.

Aussi, il est suggéré de donner la chance à l’avènement d’une troisième voie, la voie de l’alternance. Le Peuple togolais est souverain. S’il se trompe encore de stratégie et opte pour le mélange des genres qu’offre la fausse approche de l’inclusivité d’un gouvernement d’unité nationale, il devra en payer le prix. En effet, il ne s’agira que d’un gouvernement d’unité autour de Faure Gnassingbé.

Pour ce faire, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA, et tous ceux qui voudront se joindre à ce mouvement citoyen indépendant, sollicitent le Peuple togolais et sa Diaspora et l’invitent à mettre la main à la poche pour soutenir toutes les victimes de violences du système parricide des Gnassingbé. L’approche juridique et pacifique est préférée.

2. LÉGALITÉ OU LÉGITIMITÉ AU TOGO : L’ABUS DU DROIT POUR IMPOSER FAURE GNASSINGBÉ
L’élection présidentielle du 22 février 2020 au Togo s’est caractérisée par une confusion sur les chiffres annoncés de part et d’autre. De ce fait, le problème de la légalité et de la légitimité du pouvoir au Togo a été réouvert. En effet, le régime Gnassingbé a systématiquement refusé de procéder au comptage des bulletins, bureau de vote par bureau de vote. Pourtant, seul le décompte contradictoire dans chaque bureau avant, pendant et après la proclamation unilatérale des résultats provisoires par la Commission électorale nationale indépendante et la confirmation par la Cour constitutionnelle aurait permis définitivement d’harmoniser la réalité de la légitimation du régime Gnassingbé avec la légalité de ce régime.

L’élection présidentielle 2020 a donné lieu, selon les autorités togolaises, à une proclamation unilatérale des résultats définitifs confirmés un Cour constitutionnelle. De ce fait, le Togo a un candidat désigné Faure Gnassingbé vainqueur, ce unilatéralement par une Cour constitutionnelle, elle-même illégale et anticonstitutionnelle. Pourtant, une partie importante du Peuple togolais continue, malgré des manifestations de rue empêchées, à clamer que l’un des candidats dit « unique » parmi les six autres candidats malheureux à cette élection serait le Président du Togo. Les preuves de part et d’autre restent à fournir. Ce dernier s’est d’ailleurs choisi un Premier ministre qui, à son tour, a désigné un ministre des affaires étrangères, de l’intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur, tous deux résidant à l’étranger, pour leur préserver leur sécurité. Au plan juridique, cette décision reposerait sur le droit du « nouveau » Président non validé par la Cour constitutionnelle illégale et anticonstitutionnelle.

Néanmoins, la légalité du système Gnassingbé permet de construire de nombreuses zones opaques doublées d’un manque de transparence tant au niveau des bureaux de vote, des Commissions électorales locales indépendantes (CELI), de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et pire au niveau de la Cour constitutionnelle. Cette Cour a structurellement exclu les deux (2) membres d’un Sénat togolais structurellement et volontairement inexistant et s’est contentée de prendre des décisions à partir d’un quorum hypothétique. Ce point fera l’objet d’un recours auprès des juridictions de l’Union africaine pour qu’une jurisprudence claire puisse être élaborée afin d’empêcher -rétroactivement et à l’avenir- les nombreuses manipulations unilatérales du système au pouvoir pour imposer la légitimité par la fausse légalité. La Cour constitutionnelle a manipulé les résultats et est incapable de fournir les preuves des résultats annoncés pour le candidat Faure Gnassingbé, encore moins ceux des autres candidats malheureux.

La Cour constitutionnelle est dans l’incapacité de faire la démonstration de la vérité des urnes en fournissant les preuves tangibles et irréfutables des résultats électoraux qu’elle a proclamés, ce à partir des informations fournies bureau de vote par bureau de vote ; pas davantage le score réel du candidat Faure Gnassingbé que celui de chacun des autres candidats ! Les résultats fournis par la Cour constitutionnelle ont été élaborés à partir de procès-verbaux préimprimés, souvent non signés par les autres candidats, et surtout non conformes avec le comptage dans les bureaux de vote. Cela s’appelle de la FRAUDE INSTITUTIONNALISÉE ! Les observateurs de la CEDEAO et l’Union africaine sont subitement devenus aveugles temporairement au Togo face au montant exorbitants de leurs honoraires respectifs. La contrevérité des urnes a donc un prix. C’est le Peuple togolais victime qui en paye le prix. Ces institutions dévoyées seront amenées tôt ou tard à partager le fardeau de la condamnation des tribunaux africains, dès lors que la responsabilité de l’Etat togolais sera reconnue. Le Peuple togolais ne peut être une victime ad vitam aeternam.

De nombreuses conditions de transparence et d’égalité des citoyens devant la loi ont été transgressées sans compter les nombreux abus des droits de l’homme et des peuples. Sur la base de la méthode des indices, des preuves seront fournies. Cela devrait conduire les juridictions compétentes de l’Union africaine à demander au Gouvernement togolais de s’expliquer. Il n’y aura plus de place pour le faux semblant ou l’hypocrisie devant des juges africains, s’ils sont indépendants. Le Peuple togolais ne peut être systématiquement victime des mensonges d’Etat. C’est cela que les juges des juridictions de l’Union africaine devront confirmer. Cela devrait conduire à des multiples condamnations de l’Etat togolais et vraisemblablement une annulation purement et simplement ces élections afin de permettre à tous de compétir à nouveau sur des nouvelles bases. Aujourd’hui, il n’est pas possible d’affirmer que la victoire à l’élection présidentielle appartient à un tel ou à un tel compte tenu de l’ampleur de la fraude électorale et l’unilatéralisme dans la proclamation des résultats impossibles à justifier et à contrôler à ce jour.

3. LE TOGO A UN PRÉSIDENT ILLÉGAL D’UNE COUR CONSTITUTIONNELLE ANTICONSTITUTIONNELLE
Malgré cela, la Cour Constitutionnelle a été obligée de revoir sa copie en proposant de nouveaux chiffres, présentés comme des rectificatifs 5, sans que personne ne puisse vérifier de l’authenticité de ces nouveaux chiffres. Il y a manifestement une accumulation de vices de forme et de procédure que les juridictions compétentes de l’Union africaine et de la CEDEAO devront clarifier. De nouvelles jurisprudences devront voir le jour pour que l’impunité et le non-respect des droits humains ne soient plus une vue d’esprit ou un arrangement au sein du syndicat des chefs d’Etat adeptes de la compromission.

Ainsi, devant une telle accumulation d’irrégularités, il faut à juste titre conclure qu’il n’y a à ce jour aucun nouveau Président légal, ni légitime au Togo. Le Peuple togolais doit donc massivement sortir pour signifier à Faure Gnassingbé que la date butoir de son règne unilatéral sur le Peuple togolais se termine le 3 mai conformément à ce que prévoit l’article 63 alinéa 2 de la Constitution togolaise qui dispose que « Le Président de la République entre en fonction dans les 15 jours qui suivent la proclamation des résultats de l’élection présidentielle ». La Peuple togolais doit savoir que le recours de l’Alliance Nationale pour le Changement devant la Cour de Justice de la CEDEAO en vue de contester la véracité des résultats proclamés peut, s’il est soutenu par des manifestations pacifiques de rue et des formes originales d’actions de désobéissance civile, conduire à surseoir toute décision d’investiture et l’organisation de la cérémonie pour « prêter serment » pour enclencher le 4e mandat présidentiel de trop. Le Président de la Cour Constitutionnelle illégale et inconstitutionnelle du Togo, M. Aboudou Assouma, ne connaît pas le droit constitutionnel. Il oublie qu’il est un Président anticonstitutionnelle et un Président illégal de cette Cour. Le Togo se singularise avec un Président de la République imposant son 4e mandat avec un président illégal d’une cour constitutionnelle anticonstitutionnelle. Les juridictions compétentes de l’Union africaine seront amenées à se prononcer sur cette incongruité juridique.

De toutes les façons, il y a manifestement un vide juridique car les textes constitutionnels n’ont rien prévus en cas de victoire au premier tour à partir de la contrevérité des urnes. Donc, on se demande si la fausse erreur de « correction » des résultats de l’élection présidentielle du 22 février par la Cour Constitutionnelle n’avait pas tout simplement pour objet de gagner du temps afin de permettre à Faure Gnassingbé de prêter serment dans les délais de 15 jours, à partir de la nouvelle date de proclamation des résultats unilatéralement décidée par la Cour Constitutionnelle 6. Non, Faure Gnassingbé ne peut seul décider de quand il va prêter serment si le Peuple togolais en décide autrement. Les manifestations pacifiques du Peuple empêchées pourraient être un signe précurseur d’évènements imprévus et fâcheux pour le système de Faure Gnassingbé.

4. ENFIN UNE CONTESTATION JURIDIQUE DE LA CONTRE-VÉRITÉ DES URNES DEVANT UN TRIBUNAL
Chaque citoyen sérieux et démocrate devrait valoriser la mémoire et saluer le courage des nombreux responsables de partis politiques indépendants du pouvoir de Faure Gnassingbé. Plus personne ne devrait suivre les responsables de certains partis politiques alimentaires qui ont opté en priorité pour aller à des élections d’abord pour gagner de l’argent et s’enrichir personnellement. Tous savaient que les conditions de la vérité des urnes n’étaient pas réunies pour participer à cette élection présidentielle. De fait, le Peuple togolais n’est pas au centre de leur préoccupation. Les intérêts du Peuple togolais encore moins ! Surtout quand on connait les aptitudes de certains, qui en rangs dispersés, acceptent de travailler la nuit avec des forces ésotériques, espérant s’assurer un rôle dans le prochain gouvernement dit « inclusif ou de « large ouverture », dès lors qu’ils auront fait allégeance à Faure Gnassingbé et son système militaro-civil-ésotérique.

Seul le parti Alliance nationale pour le Changement (ANC) de Jean Pierre Fabre, avec un score « imposé » de 4,68 % des votants, a choisi de contester les résultats au plan légal en adressant un recours auprès de la cour de justice de la Communauté économique et de développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). La décision attendue de la Cour de justice de la CEDEAO n’est pas suspensive. Mais le fait que cette Cour de Justice de la CEDEAO soit essentiellement composée d’un personnel juridique ayant souvent des liens ésotériques avec l’oligarchie au pouvoir au Togo, pourrait rendre difficile l’obtention d’une décision radicale de sa part. Surtout lorsque les instances politiques de cette même institution viennent régulièrement au Togo, de manière officielle, donner leur aval à la contre-vérité des urnes. Quelle honte ! Comment s’étonner ensuite que les pays occidentaux expliquent qu’il est impossible d’avoir une décision de justice effective dans certains pays africains.

Il est vrai que le syndicat des chefs d’Etat de la francophonie, élargi au Ghana, a du mal à se regarder dans le miroir de la vérité des urnes au Togo. À ce propos, nous observerons avec intérêt le commentaire de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) sur l’élection présidentielle 2020 au Togo. Cette organisation a pour l’instant préféré le silence face à l’imbroglio électoral et l’hypocrisie des dirigeants africains. L’attitude de l’ex-président malgache, Hery Rajaonarimampianina s’apparente au point d’orgue de l’hypocrisie et de l’abus des Peuples africains. Serait-il venu au Togo mettre un terme à son chômage partiel, en empochant des honoraires mirobolants payés par la Commission de l’Union africaine ? Serait-il venu demander au Peuple togolais d’accepter ce dont il était déjà contraint de s’accommoder par la force à savoir la contre-vérité des urnes ? Assurément ! Le juge des juridictions africaines seront amenées à demander à scruter les contrats que la Commission de l’Union africaine signe avec les chefs de missions électorales envoyés uniquement pour donner un avis non liant pour l’Etat togolais sur la période pré-électorale d’élections frauduleuses en Afrique, au Togo en particulier. Encore de l’argent des Africains pour payer la retraite de certains chefs d’Etat qui ont choisi de ne pas aller au paradis !

5. TURPITUDES DU PEUPLE TOGOLAIS OU TROMPERIE DES PARTIS POLITIQUES ALIMENTAIRES ?
Mais pourquoi au cours de la période pré-électorale, le Peuple togolais a-t-il :

refusé de se mobiliser pour suspendre les élections et imposer par la désobéissance civile et pacifique la réalisation des réformes électorales, institutionnelles et constitutionnelles afin d’assurer une totale transparence des résultats électoraux ;
accepté de suivre des opposants alimentaires opter pour des élections mal préparées et qui n’ont pas de plan B, sauf peut-être celui de renégocier des postes avec Faure Gnassingbé, les militaires et l’oligarchie ésotérique jusqu’en 2025 ;
cru que l’opposition togolaise institutionnelle a des amis dans une armée togolaise clanique, adepte de l’impunité et de nombreux assassinats, de kidnappings, d’arrestation arbitraires, d’emprisonnements illégaux et abus des droits humains alors que cette armée a systématiquement toujours travaillé contre le Peuple togolais ;
omis d’alerter et de conseiller le citoyen Mgr Fanoko Philippe Kossi Kpodzro, sur le fait qu’une alternance politique au Togo ne peut se faire uniquement sur la base d’une foi inébranlable en un candidat « unique » parmi les six candidats dits de l’opposition ? Il aurait été judicieux de prendre le temps pour choisir une candidature commune, comme l’avaient recommandé à plusieurs reprises, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA, à partir d’une procédure transparente et intégrant plus de personnalités indépendantes de Faure Gnassingbé. Mais plus important, il fallait aussi veiller à mettre en œuvre les œuvres et la volonté de Dieu fondée sur l’innocence, la vérité et la justice et moins la volonté des humains et plus particulièrement celles et ceux au Togo et dans la Diaspora qui ont vraisemblablement aussi mal conseillé le prélat.

Il est souvent difficile de rattraper rapidement les erreurs stratégiques passées. Mais rien n’est impossible au Peuple togolais s’il comprend qu’il y a collusion entre le pouvoir RPTI/UNIR et :

- le système oligarchique de Faure Gnassingbé ;
- les militaires claniques se présentant comme des forces de sécurité ;
- les réseaux ésotériques mafieux ;
certains opposants alimentaires non-indépendants de Faure Gnassingbé ;
- certains ecclésiastiques de toutes obédiences plus dépendantes de Faure Gnassingbé que de Dieu ;
- une partie de ce Peuple togolais et sa Diaspora alignée qui préfèrent préfère monnayer son soutien contre somme d’argent ridiculement dérisoire (entre 2000 FCFA (1,5 Euro) et 5 000 FCFA (7,6 Euros)) pour rejeter la culture de résistance nécessaire pour réussir toute alternance dans un pays dominé par 53 ans d’un régime dictatorial devenu autocratique, grâce à l’appui d’une puissance postcoloniale que le coronavirus (COVID-19) « tente » de raisonner pour laisser le Peuple togolais choisir ses dirigeants selon la vérité des urnes.

La communication tous azimuts du système de Faure Gnassingbé et de ses agents est insuffisante pour cacher l’impunité qui sévit au Togo. Les militaires, la police, la gendarmerie, les douaniers, les juges et les milices étrangères, sont structurellement organisés pour ne pas enquêter, ne pas poursuivre, ne pas inculper, ne pas accuser, ne pas condamner, bref ne pas être comptable devant le Peuple, encore moins devant la justice sauf de manière discriminatoire aux dépens du Peuple togolais. Le temps est venu que la sanction vienne aussi d’ailleurs, là où l’hypocrisie collective n’a pas sa place. Le Peuple togolais indépendant doit soutenir ce combat qui n’est qu’une déclinaison cruciale de sa lutte de libération du Togo. RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA feront le nécessaire pour que les tribunaux de l’Union africaine soient interpellés, puis amenés à statuer et à dire le droit et la vérité. A défaut, des juridictions supranationales seront instruites, pour qu’enfin le droit à l’ingérence humanitaire en faveur du Peuple togolais soit reconnu face à la collusion du mal qui gangrènent ce pays. Cela mal trouve ses fondements dans la pérennisation de la contre-vérité des urnes, de la collusion entre le pouvoir exécutif d’une part et les pouvoirs judiciaire, militaire et ésotériques d’autre part. Le Peuple togolais est « fatigué » ! Il devra aussi agir avec des arguments juridiques.

6. LE DROIT D’INGÉRENCE HUMANITAIRE : SANCTIONNER LE NON-RESPECT DES DROITS DU PEUPLE TOGOLAIS VICTIME
S’il est impossible au Togo de choisir librement ses propres dirigeants, car dans les faits interdit de faire triompher la vérité des urnes, il faut néanmoins reconnaître que le système de Faure Gnassingbé s’est fait une spécialité dans le non-respect de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Le respect de l’intégrité de la personne, y compris la liberté d’aller et venir librement sur tout le territoire, est complètement muselé au Togo. La situation est tellement prégnante que le droit à l’ingérence humanitaire pourrait advenir comme une forme nouvelle de coopération, initiée par une partie de la communauté internationale qui n’est pas alignée sur Faure Gnassingbé, au détriment de celle qui l’utilise comme un préfet postcolonial. Malgré le constat acté dans de multiples rapports, de nombreux abus relatifs au non-respect des droits humains et des droits du peuple du Togo, il reste extrêmement difficile du fait des menaces et intimidations de la force publique dévoyée au service exclusif du pouvoir RPT/UNIR, de recueillir les éléments de preuves pour soutenir un recours contentieux devant les juridictions nationales, voire régionales, africaines et internationales.

La réalité est que ce Gouvernement fait disparaitre les preuves, voire soudoie les familles pour que même des certificats de décès ne soient pas délivrés. Dans les cas d’assassinats, les familles éplorées sont d’abord menacées puis sont gratifiées de quelques millions de Francs CFA pour acheter leur silence. Dans le cadre des incendies des marchés de Lomé et de Kara, aucune plaine officielle de la part des victimes n’a encore été déposée tant le système est verrouillé. L’association des victimes des incendies des marchés de Lomé et de Kara (ASSIMAT) qui regroupent plus de 700 femmes qui ont perdu pour certains la vie, d’autres, la santé, et tous leurs biens, est régulièrement l’objet de chantages systématiques et pressions diverses pour que dure l’Omerta sur les responsabilités et sur les indemnisations. Cela fait plus de 7 ans que rien ne se passe. Les juridictions indépendantes de l’Union africaine seront amenées à statuer sur ce cas et l’Etat Gnassingbé devra s’expliquer, même si entretemps, il tente d’obtenir des « arrangements à l’amiable et en catimini ».

Les privations arbitraires de la vie et autres homicides illégaux ou à motivation politique sont légions et demeurent impunis. Les disparitions ne font qu’exceptionnellement l’objet d’un rapport ou d’un recensement. Ainsi, elles sont censées ne pas exister. Les tortures et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants y compris les conditions déplorables de détention dans les prisons et les centres de détention, les attouchements et viols des femmes, parfois de grand-mères, venant visiter leurs enfants détenus illégalement pour leur apporter de la nourriture ou des médicaments, sont passés sous silence. Les conditions de détention sont inhumaines et conduisent régulièrement à des décès non enregistrés, principalement du fait de la mauvaise alimentation, de la promiscuité, du surpeuplement, de conditions sanitaires déplorables, des maladies et d’une alimentation volontairement malsaine. Il suffit de se référer au dernier rapport de 2019 sur l’état des droits humains au Togo réalisé par le Département d’Etat des Etats-Unis sur le Togo 7.

Le droit d’ingérence humanitaire doit constituer une option juridique que les Etats-Unis doivent considérer puisque ce droit, appliquée par la France au Togo, s’applique uniquement pour prendre « acte » de la 4e contrevérité des urnes de Faure Gnassingbé.

7. L’ETAT DES DROITS HUMAINS AU TOGO : DÉPLORABLE
Les arrestations et détentions arbitraires constituent le droit commun et sont aussi légions alors que la Constitution togolaise l’interdit. Les contestations devant des tribunaux, où la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le judiciaire relèvent de la connivence ou de la farce, font que la loi togolaise est une loi d’exécution de l’arbitraire. La loi autorise les juges, les hauts responsables de la police, les préfets et les maires à émettre des mandats d’arrêt et l’omerta domine quand ces mandats, vrais, faux ou imaginaires, suffisent pour kidnapper des citoyens libres. Selon le rapport américain sur les droits de l’homme, les personnes en détention préventive ou provisoire totalisaient en 2019, près de 3 386 détenus, soit 64 % de la population carcérale totale, pour une durée de détention de plus de six mois, comme si elles avaient été jugées et condamnées 8. La capacité d’un détenu à contester la légalité de sa détention devant un tribunal est hypothétique, voire nulle au Togo. Le pouvoir judiciaire ne respecte pas les dispositions inscrites dans la loi. Toutes les personnes ou associations souhaitant se constituer « partie civile » dans le cadre du recours juridique contre l’Etat Gnassingbé auprès des juridictions de l’Union africaine devrait le faire savoir à RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA (envoyer votre accord à info@cvu-togo-diaspora.org).

Les procédures et recours judiciaires sont donc souvent de « façade », comme au demeurant la démocratie de façade du système militaro-civilo-ésotérique des Gnassingbé. Les interférences arbitraires ou illicites avec la vie privée, la famille, le domicile ou la correspondance ne sont que des excroissances des abus de droit et de pouvoir.

De manière générale, le respect des libertés publiques et de la liberté d’expression fonctionnent sur la base de l’auto-censure. Ceux qui contestent le plus, savent souvent que la contestation est inversement proportionnelle à leur capacité à mettre en cause le système de Faure Gnassingbé, quand ils ou elles ne sont pas que des agitateurs concourant à donner l’illusion de la liberté de la presse.

Bref, la conséquence est que les menaces d’arrestation ou de détention arbitraire suffisent souvent pour décourager et empêcher les initiatives. Les marches post-électorales ont été supprimées souvent du fait de menaces réelles, par exemple lorsque les militaires encerclent les maisons des « leaders politiques ou d’opinion » ou encore par l’annonce d’un vrai faux cas de « coronavirus » au Togo.

Au plan de la liberté de déplacement des populations à l’intérieur du pays, la police de la circulation et les gendarmes arrêtent systématiquement les automobilistes, les « zémidjans » taxi-moto, mais aussi les citoyens motorisés, sur des motifs fallacieux, inventés, ou sur la base d’accusations fabriquées, en référence à un code de la route imaginaire afin d’obtenir les fruits de la corruption de proximité. En fait un véritable racket, une arnaque de petit niveau qui freine d’ailleurs le commerce intérieur et la libre-circulation des biens, des personnes et du capital, alors que le régime politique des Gnassingbé s’affirme et se reconnaît comme « capitaliste ». Sauf que le nombre des personnes exploitées au Togo est telle qu’il faut parler de capitalisme criminel fondé sur la brutalité, l’abus de pouvoir, l’abus du droit et l’impunité.

Plusieurs enquêtes internationales et non gouvernementales sur les allégations de violations des droits de l’homme ont été entreprises. Lorsqu’il y a confrontation ou même condamnation de l’Etat, les autorités togolaises s’efforcent, souvent à l’amiable, de solder le contentieux par le paiement d’argent afin de mettre fin à l’accusation. Mais l’exécution du paiement est souvent partielle et partiale.

La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH 9) a fait état d’intimidations et de menaces à l’égard de ses membres, ce dans l’exercice de leurs fonctions, notamment en période électorale. De nombreux membres des organisations non gouvernementales togolaises sont en menacés de mort et ont dû fuir le pays. Mais sans plaintes ou avec des plaintes disparues au niveau des centres de justice, il est difficile de comptabiliser les non-respects de l’Etat togolais face à son engagement de respecter la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples 10.

Les organes gouvernementaux des droits de l’Homme – notamment le comité permanent des droits de l’Homme qui existe au sein de l’Assemblée nationale – sont totalement inféodés au pouvoir central et ne sont donc pas impartiaux ni indépendants. Ils ne peuvent offrir au Peuple togolais la garantie d’un jugement indépendant. La Commission Nationale des Droits de l’homme (CNDH) est l’organisme gouvernemental chargé d’enquêter sur les allégations de violations des droits de l’homme. Elle travaille pour donner une image internationale policée du régime en masquant la violence cachée et sournoise du système politique du RPT/UNIR et de Faure Gnassingbé. Ce lobbying est effectué avec préméditation dans le but évident de tenter d’éviter les poursuites et les plaintes au niveau supranational.

Au final, l’état des droits humains au Togo est lamentable et même déplorable, indigne de la démocratie et de l’Etat de droit ! Cela doit se corriger. L’Etat togolais n’existe pas. Il existe un Etat Gnassingbé qui doit répondre de ses exactions contre le citoyen et le Peuple togolais devant les juridictions indépendantes de l’Union africaine.

8. VERS LA TROISIÈME VOIE, LA VOIE DE L’ALTERNANCE
La lutte pour l’alternance au Togo doit passer par une troisième voie, celle-ci doit démarrer avec l’affirmation de la vérité face à la justice. Le Togo Etat-voyou doit être sanctionné pour le non-respect des droits du Peuple togolais victime. La responsabilité de l’Etat et du Gouvernement togolais doivent être engagées.

Le système politique du Togo, celui des Gnassingbé, du RPT/UNIR, de certains militaires non-républicains, s’est globalement organisé pour ne jamais avoir à rendre de comptes à son Peuple, en organisant l’impunité. Le déséquilibre léonin du rapport de force qui en découle ne pourra jamais permettre une alternance pacifique sur la base de la vérité des urnes. Cela doit changer. En ne signant pas le traité de Rome, l’Etat togolais s’est organisé pour que ses représentants, politiques, militaires, comme civils, ne puissent jamais faire l’objet d’une accusation, encore moins d’une condamnation devant la Cour pénale internationale. Ce qui est un calcul à court terme, voire un mauvais calcul, car en cas de renversement de régime et d’instauration de la démocratie, la constitution du Togo n’interdit pas à une juridiction nationale de se déclarer compétente pour juger des atteintes aux droits humains et des crimes commis sur son territoire.

En l’état actuel, la répression sauvage et l’impunité qui la couvrent et la protègent, sont devenues le carburant qui alimente le moteur qui fait fonctionner ce régime autocratique. C’est ainsi que les violations de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples sont légions mais rarement constatées.

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA ainsi que toutes associations ou individus qui souhaitent se porter « partie civile », sont invités à se concerter, à s’organiser et à nous écrire pour se porter « partie civile » : écrire à info@cvu-togo-diaspora.org. Tous les cas individuels disposant de preuves matérielles (photos, vidéos, décisions de tribunaux, témoignages écrits ou oraux, textes de loi ambigus, etc.) doivent pouvoir nous être transmis pour étayer et renforcer le recours contre l’Etat togolais, pour immédiatement libérer tous les prisonniers politiques, stopper la répression des populations, lever l’état de siège auquel sont astreintes depuis des mois certaines localités et villes du Sud au Nord du Togo, renverser le rapport de forces pour le rendre équitable au sein de toutes les institutions de l’impunité pour les mettre effectivement au service du peuple, à commencer par l’anticonstitutionnelle et illégale Cour constitutionnelle.

La troisième voie passe par des acteurs indépendants de Faure Gnassingbé et peut offrir une alternative au peuple victime du système qualifié régulièrement de mafieux du RPT/UNIR.

La première voie se décline autour de Faure Gnassingbé, avec le RPT/UNIR et leur système d’impunité et d’abus de pouvoir et de droit du régime autocratique de monarchie militaro-civilo-ésotérique.

La deuxième voie, que le Peuple togolais semble avoir provisoirement accepté, n’offre guère de perspective de changement et de transformation, lorsqu’elle repose sur la sous-traitance de la volonté du Peuple togolais à des opposants alimentaires, ayant donné la priorité à l’argent et au confort personnel, au détriment de la lutte pour l’alternance.

Aussi, il ne reste que la troisième voie qui suppose au moins cinq (5) étapes interdépendantes soient appropriées par les populations et les actions soient mises en œuvre en conséquence :

- la condamnation de l’Etat togolais pour responsabilité et fautes envers toutes ses victimes du Togo, ce devant des juridictions indépendantes des réseaux du syndicat des chefs d’Etat et des réseaux ésotériques et d’argent ;
- l’appel à un interventionnisme humanitaire pour une coopération-libération du Peuple victime afin de neutraliser les militaires non-républicains ;
- les conférences inclusives permettant de retrouver la culture de résistance avec des citoyens togolais engagés et déterminés afin de dégager des candidatures communes sur la base d’un programme crédible, fondé sur l’expertise et le non-alignement sur Faure Gnassingbé et ses réseaux pluriels ;
- La proposition d’un projet de société commun permettant l’inclusivité et la décentralisation ; avec l’identification de candidatures communes et de consensus pour former une équipe de refondation électorale, institutionnelle et constitutionnelle doublé d’une proposition de redressement économique, social, économique, environnemental et culturel, bref de salut public ;
- La mise en œuvre d’une période de transition politique devant refonder le Togo sur la base de la vérité des urnes.

9. SOLLICITATION DE RCDTI ET CVU-TOGO-DIASPORA AU PEUPLE TOGOLAIS
RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA réitèrent sa demande de soutien financier auprès de tous citoyens, associations, sociétés, institutions, gouvernements ou même organisations bilatérales et internationales 11, dès lors qu’ils sont indépendants du système de Faure Gnassingbé.

Ce soutien prendra la forme d’une contribution financière variant entre 10 et 400 euros ou plus (soit l’équivalent en dollars des Etats-Unis) afin de s’attacher les services d’un ou plusieurs avocats pour défendre le droit du Peuple togolais à ne plus subir l’impunité, la discrimination, le non-respect des droits humains 12.

Si vous estimez qu’il est nécessaire de faire constater et faire condamner le système RPT/UNIR de Faure Gnassingbé pour violation de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, alors parlez-en autour de vous. C’est une chance et une opportunité de juger du non-respect des droits humains par des juridictions africaines sur le sol africain. Nous attendons donc les éléments de preuves, les témoignages écrits ou oraux, et les noms des associations ou groupes de personnes qui souhaitent se porter « parties civiles » dans le cadre d’un recours de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA au nom du Peuple togolais, victime du système de non-respect de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

Merci d’avance.

Vous défendez la liberté au Togo, votre liberté et votre droit à l’autodétermination si vous nous soutenez financièrement.

Le 17 mars 2020.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes de la mouvance présidentielle au Togo.

Comité de Rédaction : RCDTI, CVU-TOGO-DIASPORA, SURSAUT-TOGO, RASSEMBLEMENT NATIONAL POUR LA DÉMOCRATIE ET LE PANAFRICANISME (RNDP), FORCES DU CONSENSUS DÉMOCRATIQUE ET PARTENAIRES :

Messan Ata Zeus AJAVON, Me.
Yves Ekoué AMAÏZO, Dr.
Sylvain AMOS
Jean-Pierre Akoété BALIKPO
Ernesto D’ALMEIDA, Dr.
Mathieu D’ALMEIDA
Koffi DEKU, Ing.
François FABREGAT
Apélété Félix KODJO
Moussa Avé INOUSSA
Christian MENSAH
Antoine Koffi OKOUTA
Antoine RANDOLPH, Dr.
Tchatikpi OURO-DJIKPA
Folly SATCHIVI
Kofi YAMGNANE, Ing.
Nestor Sénouvo Agbota ZINSOU, Dr.


Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet de société commun pour l’avenir du Togo en vue d’une transition.

© RCDTI & CVU-TOGO-DIASPORA

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI)

 

 

LA TROISIÈME VOIE, L’ALTERNATIVE DU PEUPLE VICTIME : Faire constater les violations de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ?

 

Mgr Kpodzro a reçu une délégation de prêtres et de religieuses conduite par l’Archevêque de Lomé

Une dizaine de prêtres et de religieuses se rendus au domicile du « président démocratiquement élu de la République togolaise » ce dimanche à Lomé. La délégation était conduite par le nouvel Archevêque de Lomé, Mgr Nicodème Anani Barrigah-Benissan.

A en croire les informations, la délégation était allée soutenir leur confrère et doyen, l’Archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro qui dort depuis la semaine dernière au domicile du candidat de sa dynamique, Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo.

En effet, depuis le début de la semaine dernière, le domicile de celui qui se proclame « président de la République » est encerclé par les forces de l’ordre lourdement armés. Ce siège est consécutif à une demande de levée d’immunité parlementaire introduite à l’Assemblée nationale par le Procureur de la République, puis plus tard par le Procureur général.

Il pèse sur Agbéyomé Kodjo des chefs d’accusation, notamment atteinte à la sûreté de l’Etat, diffusion de fausses informations, dénonciations calomnieuses, etc. Mais depuis cette demande de levée d’immunité, Mgr Kpodzro n’a plus voulu quitter le domicile de son candidat. Pour lui, les forces de l’ordre doit lui passer sur le corps avant d’emmener Agbéyomé Kodjo qui a été élu par les Togolais le 22 février dernier.

Chaque soir, le prélat dit des messes dans le domicile du président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD). Cette visite de Mgr Nicodème Anani Barrigah-Benissan avec les prêtres et les religieuses est un soutien de taille, à en croire la dynamique Kpodzro.

Quelques minutes après la visite, le blocus au domicile d’Agbéyomé Kodjo a été levé. Les forces de l’ordre ont quitté les lieux.

« Nous remercions toutes les personnes qui y ont contribué notamment les Americains, Allemands et bien évidemment l'Eglise catholique. Notre reconnaissance va aussi à l'actuel gouvernement qui semble aller dans le sens de l'apaisement. Union de prières pour le Togo », a indiqué MAX SAVI Carmel, Directeur de la communication de Agbeyomé Kodjo.

 

 

Mgr Kpodzro a reçu une délégation de prêtres et de religieuses conduite par l’Archevêque de Lomé

 

Vo/Drame : 4 élèves meurent noyés

L’information fait agiter la toile depuis samedi. La mort de 4 jeunes élèves dans le canton d'Akoumapé (dans la préfecture de Vo), plus précisément à Atchanve-Nyita, a laissé les habitants de cette localité sans voix.

Selon les informations données par le Mouvement Martin Luther King (MMLK), ces jeunes élèves (3 garçons et 1 fille), sont morts par noyade dans les lacs artificiels créés par des carrières de phosphates non remblayés à Atchanvé Nyita.

A en croire l’organisation du pasteur Edoh Komi, les victimes étaient allés s’offrir une partie de pêche après les cours vendredi dernier. En l’absence de secours lors du drame, les jeunes y ont laissé leur vie.

Les corps sans vie des apprenants ont été repêchés le lendemain. Pour des acteurs de la société civile, c’est le lieu d’interpeller les responsables de ces sociétés minières sur l’importance du remblayage des carrières après les exploitations.

 

 

Vo/Drame : 4 élèves meurent noyés

 

Droits de l'Homme : ASVITTO salue le rapport 2019 des USA

L'Association des victimes de tortures au Togo (ASVITTO) se réjouit du rapport 2019 sur la situation des droits de l'Homme au Togo publié par les Etats-Unis. Lire le communiqué.

Communiqué de l’ASVITTO

L’Association des Victimes de Tortures au Togo (ASVITTO) vient approuver et valider le contenu du rapport 2019 des USA sur la situation des droits humains au Togo publié le 11 mars 2020.

Ce rapport qui n’a occulté aucun aspect, a fait preuve d’une clarté inégalable en relevant la quasi-totalité et les graves déséquilibres du fait de la gouvernance léthargique et approximative qui ne cesse de fragmenter davantage la nation Togolaise.

Les anomalies juridiques relatives à la restriction des libertés publiques, le non-respect des garanties judiciaires lors des procédures d’interpellation des citoyens, sans oublier les actes de tortures, les assassinats, les arrestations arbitraires et les surpopulations carcérales ont été ressorties. Ce rapport de 23 pages brille par son objectivité et son exhaustivité et aussi par sa clarté et ses précisions.

L’ASVITTO salue l’expertise de ce travail qui s’inscrit dans la droite ligne de sa lutte quotidienne et exhorte par la même occasion toutes les autres représentations diplomatiques et les partenaires du Togo notamment la France, l’Union européenne, l’Allemagne et le PNUD à clarifier leur position vis-à-vis de l’oppression et le malaise général que vivent les populations sur fond de déficit démocratique et d’absence d’Etat de droit. Car après s’être clairement prononcés sur le processus électoral, les USA sont aussi soucieux de la situation des droits humains au Togo pendant que les autres partenaires affichent un mutisme inadmissible.

Fait à Lomé, le 15 mars 2020.

Pour l’ASVITTO
Le Président
M. ATCHOLI KAO Monzolouwè

 

 

Droits de l'Homme : ASVITTO salue le rapport 2019 des USA

 

Violations Droits Humains au Togo : Rapport accablant du US State Department pour le régime autoritaire et dynastique Gnassingbé-RPT-UNIR

Le rapport de 23 pages publié ce 11 mars sur le site du département américain aux affaires étrangères détaille les pratiques inacceptables des droits humains au Togo. Ce rapport rédigé en anglais relève des points importants suivants:

Le meurtre du jeune mécanicien de 12 ans Issifou Moufidou en décembre 2018 par des membres de force de sécurité.
Les résultats des enquêtes interminables sur les crimes commis par les forces de l’ordre et de sécurité dont les résultats ne sont jamais communiqués

L’arrestation musclée des membres de la sécurité du président du PNP, Me Tikpi Salifou Atchadam à son domicile suivi de la confiscation de leurs téléphones portables sans autorisation légale à la recherche d’informations , fouille de la maison du président du PNP et de leur incarcération au SRI puis déferrement à la prison civile de Lomé

La modification de la loi » Bodjona » à l’assemblée dans le but de restreindre les droits de manifestation. Malgré le rappel à l’ordre par le Rapporteur spécial des droits de l’homme à l’ONU dans sa lettre adressée aux autorités togolaises en septembre 2019, rien n’est fait pour corriger le tir.

Les arrestations arbitraires, la surpopulation dans les prisons, restriction des visites aux prisonniers, la prise en charge alimentaire insuffisante, l’accès aux soins limité, la question des detenus politiques etc…

Les règles democratiques en matière d’interpellation des prétendus criminels pas très respectées, l’accès à un Avocat très limité ou pratiquement inexistent.

Les tueries arbitraires, la violation de la vie privée des citoyens, le non respect des droits de la femme, l’incapacité des autorités à poursuivre les responsables d’actes criminels , tortures, traitements inhumains et dégradants dans les prisons, au SCRIC ( Service Central de Renseignement et d’investigation Criminelle )…

Vous pouvez lire tout le rapport en cliquant sur le lien suivant : 2019 Country Reports on Human Rights Practices: Togo

ou télécharger la version PDF ici

Fabbi Kouassi

 

 

Violations Droits Humains au Togo : Rapport accablant du US State Department pour le régime autoritaire et dynastique Gnassingbé-RPT-UNIR

 

Sommes-nous vraiment prêts à une analyse Objective dans le Togo des combattants pour la démocratie ?

Fenêtre sur l'Afrique
Photo : DR

Le passé sulfureux de Mensah Kodjo Agbéyomé, nous le connaissions toutes et tous. Les centaines de millions de nos francs qu’il a amassées, comme c’est légion dans la haute sphère de ce système, nul ne peut l’ignorer. Son activisme et le rôle prépondérant qu’il a joué dans l’enracinement du régime RPT-UNIR, nul ne peut le minimiser. Son zèle dans l’emprisonnement de Me Agboyibor et sa part dans le traitement inhumain et dégradant infligé à Mon Seigneur Kpodzro et ses administrés du HCR, passons, mais sans oubli. La responsabilité morale mais surtout politique de l’ancien ministre de l’intérieur et de la sécurité dans le massacre de Fréau Jardin – du fait de sa non-démission de son poste – ne fait aucun débat.

Le 22 février dernier, au nom de la Dynamique Mon Seigneur Kpodzro, M. Agbéyomé était candidat à l’élection présidentielle. Les conditions d’organisation de cette élection étaient pires que celles de l’élection de 2015, si on se réfère à la privation des candidats de l’appui financier légal, la consommation de la participation de Faure Essozimna Gnassingbé pour un 4e mandat, le simulacre d’actualisation du fichier électoral, l’impossibilité d’accès à certaines zones du pays dont des candidats de l’opposition ont été l’objet, le refus d’accréditation à des organisations d’observateurs crédibles, une CENI et une Cour constitutionnelle aux ordres, etc.

Mais qu’est-ce qui a autant motivé cette opposition à prendre part à cette élection eu égard au sort qui fut le sien aux sortir des urnes en 2015 ?

Il est un fait que le premier enseignement de l’élection du 22 février 2020, c’est le désaveu cinglant infligé par les populations à la formation politique de Jean Pierre Fabre; l’ANC l’a d’ailleurs vite admis en publiant assez tôt un communiqué reconnaissant son échec. Des signes avant-coureurs annonçaient pourtant cette déconvenue des mois avant la tenue du scrutin. Dans les taxis de Lomé, dans les discussions dans les maquis, dans les réunions de familles, l’ANC étaient vilipendée ; le nom Jean Pierre Fabre, sacralisé jusqu’à un passé très récent, devint le « cure-dent » des Togolais lambda. L’oreille d’un fin politique aurait décelé le phénomène et tiré les conséquences à temps. Pourquoi Jean Pierre Fabre et l’ANC ont-ils voulu malgré tout prendre part à cette élection ?

« Moi j’ai voté mon Seigneur Kpodzro » ! Voilà ce qui est sorti de la bouche de plusieurs électeurs le jour du scrutin. Pas besoin d’être haut politologue ou un grand sociologue politique pour se rendre compte de ce qui s’est passé dans les rangs de l’opposition au cours de ce scrutin. Les Togolais sont un peuple très croyant, en grande majorité chrétiens. La croyance et la raison sont antinomiques. Tous les handicaps de la candidature de Agbéyomé – inexistence d’une assise politique dans toutes les contrées du pays, la haine de bon nombre de Togolais à son égard pour son passé dans le régime combattu, sa reconnaissance de la victoire de Faure Gnassingbé en 2015 alors que l’opposition réclamait celle de Jean Pierre Fabre, sa confiance affichée aux mêmes CENI et Cours constitutionnelle en 2015, sa participation aux dernières législatives et son vote pour les réformes constitutionnelles de décembre 2019, etc. – balayés, telle une tsunami, par la puissance de la foi en mon Seigneur Kpodzro. Gabriel Mensah Kodjo Agbéyomé, c’est « le candidat du Saint Esprit » car oint par le prélat, point barre.

A cela s’ajoute la promesse du candidat de réaliser ce dont ses prédécesseurs ont été incapables jusque là : arracher la victoire des mains du régime. M. Agbéyomé et ses collaborateurs ont clamé partout dans le pays que c’est en cela qu’ils feront la différence.

Plus de deux semaines plus tard, le constat est amer, rudement amer. Nombre de citoyens commencent à déchanter. Alors que Fabre et compagnie dressaient déjà des foules pour faire pression sur le régime pendant la même période en 2015, force est de constater que seul le prélat a pu battre le pavé jusqu’ici. Le carnet d’adresse bien fourni de M. Agbéyomé, la Communauté internationale qui serait derrière lui, son statut d’homme d’état devant faire basculer les choses, chimère ? Duperie ? Est-ce l’histoire de la grenouille qui a voulu se faire plus grosse qu’un bœuf ?

Jusqu’à preuve du contraire, Gabriel Mensah Kodjo Agbéyomé et son support de dynamique Kpodzro n’ont pu faire mieux ; c’est de l’honnêteté intellectuelle de le dire. Ayons pitié des Togolais ; les miroirs aux alouettes, pardon, faisons leur économie de cela. Le peuple togolais mérite plus de respect et de sérieux.

Que faire ?

Même la procédure enclenchée par l’ANC devant le Cour de Justice de la CEDEAO n’y changera rien ; d’ailleurs où en est l’ANC avec sa procédure devant la justice belge afférente aux élections de 2015 ? La multiplication des procédures judiciaires ne préjuge pas du sérieux des formations politiques dans le cas togolais ; franchement c’est une perte de temps.

Union sacrée de l’opposition ? Candidature unique ? Non si c’est à ériger en une idéologie. Il faut à cette opposition un mariage circonstancié de RAISON. Plus aucune élection sur la Terre de nos Aïeux jusqu’à soit l’abdication du tyran soit le déracinement ultime du régime par le tsunami populaire.

La solution ?

Reprendre le flambeau de la dynamique de septembre 2017. Les manifestations monstres de cette communion citoyenne partout au Togo et dans la diaspora avaient quasi fait exploser ce régime inhumain. N’eût été la volte-face des leaders, prétextant un appel des autorités les conviant à un dialogue, la FORCE POPULAIRE ET CITOYENNE aurait marché sur les Institutions infestées et dénaturées de la Républiques par le dictateur et ses sbires, au terme d’un giga meeting pendant cette période. Voilà comment la dynamique fut cassée dans son élan. Le propre d’un tel soulèvement et qui conditionne sa réussite, c’est sa spontanéité ; il n’est donc pas prévisible.

Le salut du Peuple du Togo réside dans l’esprit de septembre 2017.

Gabriel Mensah Kodjo Agbéyomé, arrêtez votre marche solitaire, certes avec le soutien du prélat et sa dynamique, qui n’aboutira à rien.
Jean Pierre Fabre et l’ANC, arrêtez de perdre du temps à vous mêmes ainsi qu’au peuple avec des procédures judiciaires sans issues ou aux fortunes connues d’avance.
Aimé Gogué, Tchassona Traoré, Komi Wolou et Georges Williams Kuessan, où en êtes-vous exactement ?

Tous autant que vous êtes, allez chercher Tikpi Atchadam et faites-le rentrer au pays. Ensuite, ensemble, toute ambition personnelle et partisane mise de côté, faites en sorte que vous méritiez de nouveau la confiance du Peuple du Togo. Ce n’est que par là que l’Esprit de Septembre 2019 pourrait à nouveau prospérer pour la libération ultime de la Mère Patrie.

La Rédaction de FSA Avulete

 

 

Sommes-nous vraiment prêts à une analyse Objective dans le Togo des combattants pour la démocratie ?

 

Lettre ouverte de Séda Charles Bawiena​​​​​ à Faure Gnassingbé : « Un poids moral pèse sur le peuple togolais »

Le producteur agricole Séda Charles Awiena a adressé une lettre ouverte à Faure Gnassingbé. Dans sa lettre, M. Awiena dénonce véhément le poids moral qui pèse sur les togolais à cause des agissements de Faure Gnassingbé et de sa classe dirigeante. Lire l’intégralité de la lettre

Monsieur le Président,

Les différentes élections tronquées au Togo ont fini par édifier un poids moral qui pèse aujourd’hui sur les togolais de bonne volonté. Ce poids pèsera sûrement plus lourd sur les générations à venir. Ce tribut qui touche notre « arrière-boutique » est inacceptable et sans vous mentir, Président, nous sommes ébranlés ! Alors ne vous étonnez pas d’entendre se lamenter des togolais que vous ne connaissez pas. Ces togolais existent au Togo avant votre naissance. Avant ces élections, nous étions là, murmurant que ça ne va pas. Pendant ce temps, vous, vous étiez ceint de tous ceux-là qui vous chantaient que tout « allait le mieux dans le meilleur des mondes ». Ainsi flatté vous leur disiez : « ALLONS-Y ! »

Armé de ce slogan, vous avez entrepris les élections législatives, locales et présidentielles en utilisant des outils électoraux taillés pour vos victoires. Vous voulez savoir comment ces élections se passent au Nord-Togo pour vous donner une fausse victoire ?

Veuillez prendre patience et suivre le déroulement de la campagne, le jour de vote, les résultats qui engendrent ce poids moral dont il est question ici.

1°) LA CAMPAGNE ELECTORALE AU NORD-TOGO

Vous tous, vous revenez comme des envahisseurs et les cadres de chaque village, canton, préfecture, sont chargés, autour des pots (Ducros) de boisson locale, non pas pour éduquer la population ignorante, mais pour nous dire que les mauvais togolais sont ceux qui ne suivent pas Faure. Ce même dicton ridicule date d’ailleurs du temps de votre père et prédécesseur à la présidence, et sans vergogne, ça continue avec vous, de nos jours !

Ils font de fausses promesses sans même connaître le quotidien de ces populations. Ils nous disent que, que nous le voulions ou non, nous devons voter Faure. Un cadre intellectuel de la Binah nous disait que nous, population du Nord-Togo, nous sommes vos otages. Il est devenu ministre de la culture pour maintenir en otage ces indigènes du Nord. Les enfants de ce ministre ne feront jamais partie de ces otages, eux dont le sang du pays de la liberté coule dans les veines, loin de nous. Et vous êtes nombreux à faire ainsi.

Au cours de ces campagnes, les cadres du Parti-Etat, cherchent à débusquer ceux et celles qui ne vont pas permettre d’enregistrer les 100% dans chaque bureau de vote. Est-ce cela la démocratie ?

2°) LE JOUR DE VOTE

A cette dernière élection présidentielle, ont été ramenées, de toutes les maisons, les cartes d’électeurs des morts. Les enfants ont voté, des électeurs avaient plusieurs cartes. Les points focaux du Parti-Etat se sont transformés en soldats pour la victoire, des prêtres coutumiers surveillaient des urnes déjà bourrées. Les chefs de villages, les chefs de cantons, les Préfets, tous du Parti-Etat et intentionnellement nommés ou imposés à ces postes, étaient chargés de tout faire pour vous assurer la victoire. Tous les services de l’Etat étaient Faure. Des communes où l’argent circule comme de l’eau, c’est le cas de Défalé, ont exigé de leurs ressortissants, à Lomé, de monter voter dans leurs communes d’origine.

Des gens du Nord vivant à Lomé et d’autres cantons du pays, ont été recensés doublement dans les villages de Défalé. Leur voyage aller-retour Lomé-Nord et leur séjour ont été pris en charge. Votre conseiller spécial des finances, votre président de la CENI ne manquent pas d’argent pour payer tous ces frais. Vous avez été fier que ces milieux ont bien travaillé : pas d’opposition, alors vous y avez eu les 100% de vote. Bravo ! Et que vive la démocratie !

3°) LES RESULTATS

Monsieur le Président, vos cadres, chefs et préfets militants ont outrepassé cette année, ce 22 Février 2020, les limites et les normes élémentaires de l’éthique politique. Le vol était à découvert. Les enseignants chargés de former les enfants ont fait usage du faux. Toutes les autorités officiellement savaient qu’elles enregistraient du faux. Alors il ne restait à SAMBAGO, qui a voulu transformer en victoire ses propres échecs (pas réussi à cultiver, alors qu’il était formé agronome, pas réussi de faire la recherche agricole, alors qu’il a été formé dans le Centre Américain d’Ibadan au Nigéria, a contribué à l’échec de Togo-Fruit en transformant l’usine d’anacarde à Yadé en ferrailles, à mener à la faillite SOTOCO…) en vous proclamant vainqueur avec ce score scandaleux qui a rendu tous les togolais malades ! Il y a même un malaise chez vos partisans qui ont du mal à se réjouir franchement. Président, comment vous vous êtes senti ce jour des proclamations ? Dans les campagnes du nord, le souffle des ancêtres qui ne connaissaient pas le vol, a été coupé, le vent s’est arrêté de souffler et les arbres se sont immobilisés, l’environnement était blessé, pollué et j’ai entrepris le veuvage des valeurs morales qui sont décapitées. Le poids moral qui pèse sur la conscience des togolais en ce moment est très lourd. Le peuple se sent trahi. Il n’est pas avec vous. Ne confondez pas la populace et vos inconditionnels avec le pays. Votre victoire sent l’échec.

4°) VOTRE ÉCHEC DE GÉRER LE PAYS

Pourquoi avoir forcé à garder le fauteuil présidentiel ? Pour gouverner avec qui ? Avec Monsieur BAWARA, ramené des pays étrangers comme un mercenaire politologue ? Lui qui vous ment dans les discours et ne connait pas les souffrances du milieu d’où il vient, et n’accepte aucun conseil ? Comme je ne connais pas cet enfant ; j’ai toujours passé par des sages pour lui donner des conseils et ces sages même autour de vous m’ont répondu que c’est un enfant impoli qui se fie seulement à son savoir politique ; c’est avec lui, qui vous a menti que vous avez construit un château d’eau au nouveau marché de Niamtougou, alors qu’aucune goutte d’eau ne coule de ce château ? Et ce marché qui est un bien commun que vous avez marqué des effigies de votre parti, est-ce vraiment cela la démocratie ? Etes-vous vraiment fier de ces pratiques rétrogrades ? Est-ce l’Etat ou un parti qui a construit ce marché ?

Avec Monsieur KANIKATOUA qui était un homme sans problèmes et ne cherchait seulement que l’amitié pour rigoler et qui n’était pas fait pour la politique, mais malheureusement depuis que le feu Président en a fait son « Colbert », vous avez accroché à son coup à jamais un poulet noir ?

Avec Monsieur DRAMANE Dramani et AYASSOR, mes collègues d’université, qui ne comptent que sur leurs fortunes et qui deviennent incontournables en obstruant ainsi la bonne gestion du pays ?

Président, regardez une image : vous enlevez AYASSOR du Ministère des Finances et vous nommez un autre à sa place. Et dans le même temps ce même AYASSOR est nommé Conseiller Spécial des Finances près de vous à la Présidence. Comment le nouveau Ministre des Finances peut-il travailler alors que pour vous voir à la Présidence, il doit passer par votre conseiller. Dans ces conditions, qu’est-ce que celui-là peut améliorer ?

Je regrette que ces deux collègues, au lieu d’être autour de vous des VAUBAN, des QUESNAY, des CONDORCET, des ADAM SMITH, des GRANDEAU, en luttant contre l’ignorance des peuples des campagnes pour les remonter à la surface des petites connaissances pour une meilleur vie, ont plutôt exploité cette ignorance pour votre fauteuil présidentiel. C’est vraiment un grand péché de profiter de l’ignorance du pauvre pour manger tout son plat !! J’ai honte de ces deux collègues et je regrette d’avoir aidé Dramane Dramani pendant 3 ans en lui prenant des cours à la Faculté de Droit. Je croyais qu’il va réussir pour faire grandir le peuple et non pour accumuler pour lui et marcher contre le peuple ! Président, voici le lot de ceux-là qui vous entourent des années durant et ne veulent pas que vous procédiez à la relève administrative et à l’alternance politique.

Avec le Premier Ministre qui sait bien faire les discours comme il les faisait en tant qu’étudiant et dont l’échec vous a amené à vouloir mener vous-même l’action gouvernementale ? Ce n’est pas nous qui disons qu’ils ont échoué, c’est vous ! Et voyez comment :

a) Quand vous avez chargé votre Directrice de Cabinet du Ministère du Développement à la Base de mener des actions qui revenaient aux différents ministères, en obstruant ainsi l’action gouvernementale, vous vouliez dire que le gouvernement ne descend pas à la base ! C’est un ministère prétexte. Son gaspillage des fonds qui devaient servir aux différents ministères est un péché.

b) Quand vous-même, vous avez cru bâtir un programme social, pour l’animer vous-même à travers tout le pays, les ministres vous suivant comme des animateurs d’une ONG ; vous avez reconnu que dans tous les ministères, votre programme n’est pas concrétisé. Les ministres ont été dédouanés de leurs charges. Quand on pose la question à ceux qui sont chargés de ce programme, ils disent que vous mettez l’argent dans les ministères et il n’y a pas de résultats. Alors vous l’avez entrepris vous-même. Or, en tant qu’économiste, vous savez que ce « Programme Social Faure » déstructure les ministères chargés de mettre en œuvre les programmes du Président. Vous savez aussi qu’en menant ce programme, non pas avec votre argent, mais avec l’argent du budget de l’Etat, c’est un détournement du dénier public !

A propos, Monsieur le Président, un projet social de cette envergure veut corriger l’action des membres du gouvernement.

5°) DES TOURNANTS RATES OU DES RENDEZ-VOUS MANQUES

Après les deux mandats, vous avez raté l’alternance avec BODJONA qui vous a fait Président de la république Togolaise. Si vous l’aviez laissé libre avec son RPT et que vous créez votre UNIR pour les prochaines fois, alors on devrait dire voilà un début de démocratie au Togo. Vous avez piétiné les vœux de votre feu Père qui nous disait qu’eux, lui et son équipe dirigeante, gouvernaient avec l’arme et que nous, nous devons étudier pour gouverner demain avec la tête. Il vous a amené dans les écoles de renommées pour vous donner cette tête. Il ne vous bénira jamais d’utiliser ses procédés pour gouverner.

Pourquoi Monsieur le Président, avez-vous raté ce tournant ?

On aurait pu penser que vous vouliez utiliser le troisième mandat pour préparer la relève. Mais non, vous avez utilisé les 5 ans de ce mandat pour dépenser des sommes faramineuses pour cette élection de la honte. Pourquoi ?

Malgré tout, des voix se sont levées partout pour vous conseiller. Ces voix étaient des gendarmes couchés mais vous avez survolé tous ces gendarmes couchés pour arriver à vos élections. Je faisais partie de ceux qui devaient vous écrire pour vous prier de préparer la relève mais le train de votre Ministre BAWARA qui vous conduisait était déjà dans ses vitesses de croisières. Ce train de Monsieur BAWARA vous a amené tous dans un marais et vous êtes encerclés par les yeux du peuple et du monde entier.

Monsieur le Président, au lieu d’insister à gouverner avec le sang comme votre ministre de la sécurité nous le promet, ne serait-il pas mieux d’appeler au secours tous les sages du pays. Car ces fausses élections ont piétiné les ancêtres, les valeurs éthiques, morales et culturelles de la Terre de nos Aïeux. Même si la Cour constitutionnelle a rafistolé ces scores scandaleux, elle ne peut pas effacer dans la mémoire du peuple qu’il y avait toujours eu vol et qu’aujourd’hui, ce vol a été exposé en plein jour aux yeux du peuple togolais et du monde entier.

6°) LE POIDS MORAL DE CES ELECTIONS TRONQUEES

« C’est gênant dans ce monde de parler d’éthique, de la dignité de faibles, de parler d’un Dieu qui exige un engagement pour la justice… Il faudra gêner et risquer pour ne pas être complice de ce qui ne marche pas », nous exhorte le Pape François. Et vous connaissez bien ce Pape qui vous a reçu plusieurs fois et vous aussi, vous savez que rien ne marche au Togo. Vous savez bien que ce qui ne marche pas peut conduire au dessèchement et à la mort ! Pourquoi alors toutes les valeurs ont été piétinées pour que nous en arrivions à la mort de la Nation ? Quelle vie sociale possible dans une Nation sans les vertus morales ? Pourquoi, Monsieur le Président, les cadres qui vous entourent ont manqué d’esprit républicain et d’âme d’humanistes ?

Ce manque de vertus morales a amené aux vols des ressources de la Nation en haut jusqu’en bas. Tout le monde peut décaisser pourvu qu’il s’agite pour le Parti-Etat.

Président, voyez les résultats de votre programme des grands travaux :

Les routes ne finissent jamais pour cause de corruption. Le petit chinois dit : « petit argent, petite route ».

Commission, commission du haut en bas. Les projets de développement sont des sigles. Un sigle chasse un autre. (cf. ma lettre au Président de l’Université de Kara du 31 Mai 2019).

Vous allez vous demander d’où je viens aujourd’hui et qu’est-ce que j’apporte comme contribution pour que la Nation togolaise se tienne débout ?

7°) MA PART DE CONTRIBUTION

Les études font de nous des privilégiés pour que nous apportions notre part de lumière à nos frères, à notre pays. Quant à moi ; avec mon épouse, je me suis mis à cultiver la terre et à former les paysannes, les paysans et les enfants à partir de 1984. C’est dans ce travail que j’ai rencontré des difficultés avec votre régime et j’ai commencé à balbutier quelques mots par écrit.

Dans les années 1989-1990, j’avais, dans un document, écrit qu’aucun Président africain ne saura donner du travail à sa jeunesse et que les cadres politiques à la retraite réoccuperont des postes réservés à cette jeunesse. Vos cadres du Parti-Etat RPT mué aujourd’hui en UNIR, ont brandi des armes sur moi. Ils ont dit que j’ai insulté le feu Président, votre Père. Mon épouse et moi avions été enlevés un petit matin manu militari pour être amenés au camp militaire Landja, après une escale à Pya, où nous avions été enfumés dans une sorte de garage en cave sous l’étage du Président. Nous avions eu droit, une fois au camp militaire, à un accueil très chaud par les officiers qui entouraient le Commandant BERENA. Insultés, humiliés et poussés violemment hors du Camp, nous avions entrepris à retourner à Niamtougou à pied quand un étranger en voiture nous a récupérés.

Monsieur le Président, à combien de jeunes donnez-vous aujourd’hui de l’emploi ? Par contre, votre régime les exploite en organisant des concours dans le cadre des élections. Ce sont ceux qui vont bourrer et transporter des urnes après avoir enlevé les bulletins des autres partis ; ce sont eux qui seront embauchés, même s’ils n’ont pas passé le concours. L’argent des autres candidats malheureux servira à renflouer les caisses. Le régime profite de la recherche d’emploi des jeunes pour les exploiter, eux qui sont déjà sur le carreau.

Concernant le comportement des dignitaires du parti, regardez seulement autour de vous. Combien d’anciens qui devaient rejoindre leur retraite et profiter pour aider leurs frères pauvres, continuent à occuper des emplois d’état et accumulent ! L’argent circule en titans, en cartons, en valises et se stock dans les châteaux. Les billets froissés ne s’utilisent pas chez certains de vos dignitaires ; on les jette dans un sac-poubelle, alors que nous autres collons soigneusement les billets déchirés.

Monsieur le Président, vous-même avez créé des Ministères de Finances parallèles et les valises d’argent que des organismes régionaux, des contrôleurs de la transparence des élections, emportent sans nombre. Comment la CEDEAO ne peut-elle pas dire que c’est bon ?

Mon papa, quand je me comportais mal, me disait qu’il n’est pas sûr que ce soit ce qu’on nous enseigne à la catéchèse. Monsieur le Président, moi je vous dirai aussi que je ne suis pas sûr que ce soit cette gestion que les universités américaines vous ont enseigné. Si je me trompe alors nous allons interpeler le Président Donald TRUMP !

Vous, les grands du pays, vous accumulez mais vous utilisez les petits services privés sans payer et c’est l’Etat qui paie les fonctionnaires qui sont à vos affaires privées. C’est injuste et inacceptable !

C’est avec ce comportement que la prospérité du Togo se réalisera-t-elle ?

Pourquoi nous avoir maltraités pour ce regard prospectif qui aurait dû vous permettre d’anticiper cet avenir ?

Durant notre présence des 40 ans dans les Terres Arides et parmi les Cœurs Arides du nord Togo, les soins de santé de la population se sont dégradés, les institutions sanitaires manquent de tout. Nous mourrons en tas par manque de soins. Les analyses de laboratoires n’arrivent pas à détecter nos maladies qui deviennent chroniques et nous amènent à la mort. Les laboratoires pour les bonnes analyses manquent, les hôpitaux sont de nom, l’eau manque, etc.

L’éducation fait sortir des produits médiocres. Les bacheliers, les licenciés sont retournés dans leurs villages et vivent de l’économie de cueillette et vous continuez à dire ALLONS-Y ! Pour quelle prospérité du Togo ? Avec qui et avec quoi ?

La corruption au sommet de l’Etat est descendue dans les communautés : « l’argent communautaire n’appartient à personne, et qui a vu l’argent passer et l’a laissé ? », disent souvent les bons militants de votre parti, et impunément. Au contraire, ces mêmes personnes peuvent devenir royalement DAF de votre BAWARA ou Chef Canton de communauté.

Mais pendant ce temps, moi, je ne baisse pas les bras. J’écris au Préfet, j’écris au Ministre de l’intérieur, j’écris au premier ministre, l’écho du silence me revient en guise de réponse.

Aussi, troublé par ces comportements de vous en haut qui compromettez l’avenir de la Nation, ai-je pris mon Bic et tracé ces quelques lignes à un ami le 16 Septembre 2018 : J’étais resté critique malgré que je vis à la base croyant à un éveil de conscience pour qu’on puisse construire ensemble demain qui est l’avenir des nouvelles générations mais je ne savais pas que :

La corruption était légalisée au Togo
L’impunité des membres de l’Etat protégeait les punissables dans la communauté à la base
La mauvaise foi irriguait les veines des hommes politiques
Une gouvernance orgueilleuse et une avidité excessive des hommes de l’Etat éclaboussaient le dialogue, méprisaient les valeurs culturelles qui ont toujours maintenu l’équilibre social
Nos grands hommes manquent d’attention à l’avenir sacrifié et à l’injustice qui secrètent des extrémismes et font disparaître les anciens villages.

Pour résumer mieux mon propos à mon ami, j’ai fait appel aux propos du Pape François qui résument mieux ces comportements : « Plus le cœur d’une personne est vide, plus elle a besoin d’objets à acheter, à posséder et à consommer. Dans ce contexte, il ne semble pas possible qu’une personne accepte que la réalité lui fixe des limites. A cet horizon, un vrai bien commun n’existe pas non plus. Si c’est ce genre de personnes qui tend à prédominer dans une société, les normes seront seulement respectées dans la mesure où elles ne contredisent pas des besoins personnels. C’est pourquoi, nous ne pensons pas seulement à l’éventualité de terribles phénomènes climatiques ou à des grands désastres naturels, mais aussi aux catastrophes dérivant de crises sociales, parce que l’obsession d’un style de vie consumériste ne pourra que provoquer violence et destruction réciproques, surtout quand seul un petit nombre peut se permettre… »

Je disais à mon ami qu’au Togo nous vivions déjà cette catastrophe sociale qui n’arrange personne et j’invitais le Pape François qui est serviteur de celui qui est « Pont » entre les hommes et qui croit que tout ne peut être perdu « parce que les êtres humains, capables de se dégrader à l’extrême peuvent aussi se surmonter, opter de nouveau pour le bien et se régénérer… ».

Je l’invitais, car aucune supplication au Togo n’a pu vous émouvoir, Monsieur le Président, je l’invitais à vous parler, non pas en vous bénissant comme il l’a toujours fait au Vatican et ça n’a pas changé votre cœur, mais à vous parler comme il l’a fait à sa curie le 22 Décembre 2014.

Président, c’est ici que ma contribution s’arrête.

Votre individu, votre sujet (ce sont les noms que vos préfets me donnaient)

Séda Charles Bawiena.

 

 

Lettre ouverte de Séda Charles Bawiena​​​​​ à Faure Gnassingbé : « Un poids moral pèse sur le peuple togolais »

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