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Mgr Kpodzro lance la mobilisation générale

L’archevêque Emérite de Lomé, Mgr Kpodzro lance un ultime cri de détresse à l’endroit du peuple togolais et sa diaspora pour une mobilisation générale contre la levée de l’immunité parlementaire d’Agbéyomé Kodjo. Le prélat appelle à une résistance « légale et généralisée », sans effusion de sang.

Beaucoup le savent déjà, l’actuelle législature a procédé hier à la levée de l’immunité parlementaire de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Agbéyomé Kodjo, également député du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) à l’hémicycle.

Ainsi, la manœuvre ayant servi à baliser la voie de l'arrestation et l'embastillement du candidat de la dynamique Kpodzro au scrutin présidentielle du 22 février dernier, a été un succès. « Une forfaiture » qu’a dénoncé le prélat lors d’une nouvelle rencontre avec la presse hier lundi 16 mars 2020.

Face à cette situation, l’Archevêque Emérite de Lomé demande donc au peuple togolais « d’entrer dans une résistance légale et généralisée », mais sans « effusion de sang », a-t-il précisé.

A la question de savoir quels sont les moyens d’action de cette résistance, Mgr Kpodzro a rétorqué : « Il faut faire du bruit », en raison du fait que les appels antérieurs n’ont pas porté de fruits.

Contestant encore une fois les résultats proclamés par la Cour constitutionnelle dans le cadre de l’élection présidentielle, le serviteur de Dieu a laissé entendre que « le voleur ne doit pas imposer sa volonté aux personnes qu’il a volé ».

« Ceux qui ont détourné les suffrages des populations et usurper le pouvoir veulent mettre derrière les barreaux le vrai vainqueur du scrutin présidentiel du 22 février 2020 », a-t-il ajouté.

Au cours de son intervention, Mgr Kpodzro a également abordé le sujet de la visite de ses collègues évêques qu’il a reçu au domicile d’Agbéyomé Kodjo. La présence des professionnels des médias était pour lui l’occasion de faire la lumière sur l’objectif de cette visite et surtout s’il a le soutien de ses collègues.

« Mes collègues évêques sont tous de mon côté. Toute l’Eglise est unie derrière moi », a-t-il lancé avant de remercier les imams pour leur soutien.

Pour l’heure, l’ancien Premier ministre togolais Agbéyomé Kodjo, accusé de troubles aggravés à l’ordre public, d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de diffusion de fausses nouvelles et de dénonciations calomnieuses, peut être arrêté à tout moment grâce à la levée de son immunité parlementaire.

Pour la présidente de l’Assemblée nationale Yawa Tségan : « Le but est de permettre au député Agbéyomé de se défendre devant la justice ».

Nicolas K

 

 

Mgr Kpodzro lance la mobilisation générale

 

LA TROISIÈME VOIE, L’ALTERNATIVE DU PEUPLE VICTIME : Faire constater les violations de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ?

1. L’ALTERNANCE PASSERA PAR LA TROISIÈME VOIE
Le mode de contestation privilégié par les dirigeants des partis politiques et une partie du peuple ne pouvait plus se faire au parlement inféodé au système Gnassingbé, ni dans la rue, complètement sous contrôle des forces militaires empêchant toute velléité de manifestation pacifique de l’opposition. Il existe au Togo un espace public de plus en plus restreint et vicié, où le débat politique libre et contradictoire, vecteur essentiel de la démocratie, est dévoyé. Aussi, la voie du recours juridique pour faire condamner devant les tribunaux supranationaux le non-respect des droits humains et la contre-vérité des urnes ne doit pas être négligée.

Toutefois, les turpitudes du Peuple togolais ou la tromperie des partis politiques alimentaires ont contribué à retarder la vitesse de progression du marathon démocratique engagé depuis de 1967 au Togo. Il importe donc de s’organiser collectivement, et de contribuer financièrement pour faire sanctionner le non-respect des droits du Peuple togolais victime, droit inscrit dans la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples, accepté et approuvé par l’Etat togolais. Les éléments sont factuels car l’état des droits humains au Togo est déplorable 1, ce que rappelle le rapport d’avril 2019 de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) portant sur la pluralité des formes de la terreur contre le Peuple menée par le pouvoir Gnassingbé et ses agents entre le 31 juillet 2018 et le 27 avril 2019. L’Organisation Mondiale contre la Torture (OMCT) dans son rapport de janvier 2020 rappelle que le pouvoir de Faure Gnassingbé continue à proférer des menaces à l’encontre de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme 2.

Ceux et celles qui préconisent des « solutions politiques d’urgence à la crise togolaise 3 » au nom de l’intérêt supérieur de la Nation et qui croient mettre fin aux crises électorales ne doivent pas tromper à nouveau le Peuple togolais. Un « consensus national, une amnistie et une co-gestion avec un gouvernement de large ouverture (pouvoir, opposition, société civile et Diaspora) basée sur l’hypocrisie, sans la vérité et la justice est un leurre et se terminera pas une impasse politique. C’est confondre l’illusion et le rêve que de croire que le régime Gnassingbé changera ses méthodes d’asservissement de tous ceux qui travaillent avec lui. D’ailleurs en parlant alors d’amnistie, le pouvoir de Faure Gnassingbé commence par lever l’immunité parlementaire sur des bases fallacieuses et illégales du candidat à l’élection présidentielle togolaise, Dr. Agbéyomé Kodjo 4.

Aussi, il est suggéré de donner la chance à l’avènement d’une troisième voie, la voie de l’alternance. Le Peuple togolais est souverain. S’il se trompe encore de stratégie et opte pour le mélange des genres qu’offre la fausse approche de l’inclusivité d’un gouvernement d’unité nationale, il devra en payer le prix. En effet, il ne s’agira que d’un gouvernement d’unité autour de Faure Gnassingbé.

Pour ce faire, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA, et tous ceux qui voudront se joindre à ce mouvement citoyen indépendant, sollicitent le Peuple togolais et sa Diaspora et l’invitent à mettre la main à la poche pour soutenir toutes les victimes de violences du système parricide des Gnassingbé. L’approche juridique et pacifique est préférée.

2. LÉGALITÉ OU LÉGITIMITÉ AU TOGO : L’ABUS DU DROIT POUR IMPOSER FAURE GNASSINGBÉ
L’élection présidentielle du 22 février 2020 au Togo s’est caractérisée par une confusion sur les chiffres annoncés de part et d’autre. De ce fait, le problème de la légalité et de la légitimité du pouvoir au Togo a été réouvert. En effet, le régime Gnassingbé a systématiquement refusé de procéder au comptage des bulletins, bureau de vote par bureau de vote. Pourtant, seul le décompte contradictoire dans chaque bureau avant, pendant et après la proclamation unilatérale des résultats provisoires par la Commission électorale nationale indépendante et la confirmation par la Cour constitutionnelle aurait permis définitivement d’harmoniser la réalité de la légitimation du régime Gnassingbé avec la légalité de ce régime.

L’élection présidentielle 2020 a donné lieu, selon les autorités togolaises, à une proclamation unilatérale des résultats définitifs confirmés un Cour constitutionnelle. De ce fait, le Togo a un candidat désigné Faure Gnassingbé vainqueur, ce unilatéralement par une Cour constitutionnelle, elle-même illégale et anticonstitutionnelle. Pourtant, une partie importante du Peuple togolais continue, malgré des manifestations de rue empêchées, à clamer que l’un des candidats dit « unique » parmi les six autres candidats malheureux à cette élection serait le Président du Togo. Les preuves de part et d’autre restent à fournir. Ce dernier s’est d’ailleurs choisi un Premier ministre qui, à son tour, a désigné un ministre des affaires étrangères, de l’intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur, tous deux résidant à l’étranger, pour leur préserver leur sécurité. Au plan juridique, cette décision reposerait sur le droit du « nouveau » Président non validé par la Cour constitutionnelle illégale et anticonstitutionnelle.

Néanmoins, la légalité du système Gnassingbé permet de construire de nombreuses zones opaques doublées d’un manque de transparence tant au niveau des bureaux de vote, des Commissions électorales locales indépendantes (CELI), de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et pire au niveau de la Cour constitutionnelle. Cette Cour a structurellement exclu les deux (2) membres d’un Sénat togolais structurellement et volontairement inexistant et s’est contentée de prendre des décisions à partir d’un quorum hypothétique. Ce point fera l’objet d’un recours auprès des juridictions de l’Union africaine pour qu’une jurisprudence claire puisse être élaborée afin d’empêcher -rétroactivement et à l’avenir- les nombreuses manipulations unilatérales du système au pouvoir pour imposer la légitimité par la fausse légalité. La Cour constitutionnelle a manipulé les résultats et est incapable de fournir les preuves des résultats annoncés pour le candidat Faure Gnassingbé, encore moins ceux des autres candidats malheureux.

La Cour constitutionnelle est dans l’incapacité de faire la démonstration de la vérité des urnes en fournissant les preuves tangibles et irréfutables des résultats électoraux qu’elle a proclamés, ce à partir des informations fournies bureau de vote par bureau de vote ; pas davantage le score réel du candidat Faure Gnassingbé que celui de chacun des autres candidats ! Les résultats fournis par la Cour constitutionnelle ont été élaborés à partir de procès-verbaux préimprimés, souvent non signés par les autres candidats, et surtout non conformes avec le comptage dans les bureaux de vote. Cela s’appelle de la FRAUDE INSTITUTIONNALISÉE ! Les observateurs de la CEDEAO et l’Union africaine sont subitement devenus aveugles temporairement au Togo face au montant exorbitants de leurs honoraires respectifs. La contrevérité des urnes a donc un prix. C’est le Peuple togolais victime qui en paye le prix. Ces institutions dévoyées seront amenées tôt ou tard à partager le fardeau de la condamnation des tribunaux africains, dès lors que la responsabilité de l’Etat togolais sera reconnue. Le Peuple togolais ne peut être une victime ad vitam aeternam.

De nombreuses conditions de transparence et d’égalité des citoyens devant la loi ont été transgressées sans compter les nombreux abus des droits de l’homme et des peuples. Sur la base de la méthode des indices, des preuves seront fournies. Cela devrait conduire les juridictions compétentes de l’Union africaine à demander au Gouvernement togolais de s’expliquer. Il n’y aura plus de place pour le faux semblant ou l’hypocrisie devant des juges africains, s’ils sont indépendants. Le Peuple togolais ne peut être systématiquement victime des mensonges d’Etat. C’est cela que les juges des juridictions de l’Union africaine devront confirmer. Cela devrait conduire à des multiples condamnations de l’Etat togolais et vraisemblablement une annulation purement et simplement ces élections afin de permettre à tous de compétir à nouveau sur des nouvelles bases. Aujourd’hui, il n’est pas possible d’affirmer que la victoire à l’élection présidentielle appartient à un tel ou à un tel compte tenu de l’ampleur de la fraude électorale et l’unilatéralisme dans la proclamation des résultats impossibles à justifier et à contrôler à ce jour.

3. LE TOGO A UN PRÉSIDENT ILLÉGAL D’UNE COUR CONSTITUTIONNELLE ANTICONSTITUTIONNELLE
Malgré cela, la Cour Constitutionnelle a été obligée de revoir sa copie en proposant de nouveaux chiffres, présentés comme des rectificatifs 5, sans que personne ne puisse vérifier de l’authenticité de ces nouveaux chiffres. Il y a manifestement une accumulation de vices de forme et de procédure que les juridictions compétentes de l’Union africaine et de la CEDEAO devront clarifier. De nouvelles jurisprudences devront voir le jour pour que l’impunité et le non-respect des droits humains ne soient plus une vue d’esprit ou un arrangement au sein du syndicat des chefs d’Etat adeptes de la compromission.

Ainsi, devant une telle accumulation d’irrégularités, il faut à juste titre conclure qu’il n’y a à ce jour aucun nouveau Président légal, ni légitime au Togo. Le Peuple togolais doit donc massivement sortir pour signifier à Faure Gnassingbé que la date butoir de son règne unilatéral sur le Peuple togolais se termine le 3 mai conformément à ce que prévoit l’article 63 alinéa 2 de la Constitution togolaise qui dispose que « Le Président de la République entre en fonction dans les 15 jours qui suivent la proclamation des résultats de l’élection présidentielle ». La Peuple togolais doit savoir que le recours de l’Alliance Nationale pour le Changement devant la Cour de Justice de la CEDEAO en vue de contester la véracité des résultats proclamés peut, s’il est soutenu par des manifestations pacifiques de rue et des formes originales d’actions de désobéissance civile, conduire à surseoir toute décision d’investiture et l’organisation de la cérémonie pour « prêter serment » pour enclencher le 4e mandat présidentiel de trop. Le Président de la Cour Constitutionnelle illégale et inconstitutionnelle du Togo, M. Aboudou Assouma, ne connaît pas le droit constitutionnel. Il oublie qu’il est un Président anticonstitutionnelle et un Président illégal de cette Cour. Le Togo se singularise avec un Président de la République imposant son 4e mandat avec un président illégal d’une cour constitutionnelle anticonstitutionnelle. Les juridictions compétentes de l’Union africaine seront amenées à se prononcer sur cette incongruité juridique.

De toutes les façons, il y a manifestement un vide juridique car les textes constitutionnels n’ont rien prévus en cas de victoire au premier tour à partir de la contrevérité des urnes. Donc, on se demande si la fausse erreur de « correction » des résultats de l’élection présidentielle du 22 février par la Cour Constitutionnelle n’avait pas tout simplement pour objet de gagner du temps afin de permettre à Faure Gnassingbé de prêter serment dans les délais de 15 jours, à partir de la nouvelle date de proclamation des résultats unilatéralement décidée par la Cour Constitutionnelle 6. Non, Faure Gnassingbé ne peut seul décider de quand il va prêter serment si le Peuple togolais en décide autrement. Les manifestations pacifiques du Peuple empêchées pourraient être un signe précurseur d’évènements imprévus et fâcheux pour le système de Faure Gnassingbé.

4. ENFIN UNE CONTESTATION JURIDIQUE DE LA CONTRE-VÉRITÉ DES URNES DEVANT UN TRIBUNAL
Chaque citoyen sérieux et démocrate devrait valoriser la mémoire et saluer le courage des nombreux responsables de partis politiques indépendants du pouvoir de Faure Gnassingbé. Plus personne ne devrait suivre les responsables de certains partis politiques alimentaires qui ont opté en priorité pour aller à des élections d’abord pour gagner de l’argent et s’enrichir personnellement. Tous savaient que les conditions de la vérité des urnes n’étaient pas réunies pour participer à cette élection présidentielle. De fait, le Peuple togolais n’est pas au centre de leur préoccupation. Les intérêts du Peuple togolais encore moins ! Surtout quand on connait les aptitudes de certains, qui en rangs dispersés, acceptent de travailler la nuit avec des forces ésotériques, espérant s’assurer un rôle dans le prochain gouvernement dit « inclusif ou de « large ouverture », dès lors qu’ils auront fait allégeance à Faure Gnassingbé et son système militaro-civil-ésotérique.

Seul le parti Alliance nationale pour le Changement (ANC) de Jean Pierre Fabre, avec un score « imposé » de 4,68 % des votants, a choisi de contester les résultats au plan légal en adressant un recours auprès de la cour de justice de la Communauté économique et de développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). La décision attendue de la Cour de justice de la CEDEAO n’est pas suspensive. Mais le fait que cette Cour de Justice de la CEDEAO soit essentiellement composée d’un personnel juridique ayant souvent des liens ésotériques avec l’oligarchie au pouvoir au Togo, pourrait rendre difficile l’obtention d’une décision radicale de sa part. Surtout lorsque les instances politiques de cette même institution viennent régulièrement au Togo, de manière officielle, donner leur aval à la contre-vérité des urnes. Quelle honte ! Comment s’étonner ensuite que les pays occidentaux expliquent qu’il est impossible d’avoir une décision de justice effective dans certains pays africains.

Il est vrai que le syndicat des chefs d’Etat de la francophonie, élargi au Ghana, a du mal à se regarder dans le miroir de la vérité des urnes au Togo. À ce propos, nous observerons avec intérêt le commentaire de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) sur l’élection présidentielle 2020 au Togo. Cette organisation a pour l’instant préféré le silence face à l’imbroglio électoral et l’hypocrisie des dirigeants africains. L’attitude de l’ex-président malgache, Hery Rajaonarimampianina s’apparente au point d’orgue de l’hypocrisie et de l’abus des Peuples africains. Serait-il venu au Togo mettre un terme à son chômage partiel, en empochant des honoraires mirobolants payés par la Commission de l’Union africaine ? Serait-il venu demander au Peuple togolais d’accepter ce dont il était déjà contraint de s’accommoder par la force à savoir la contre-vérité des urnes ? Assurément ! Le juge des juridictions africaines seront amenées à demander à scruter les contrats que la Commission de l’Union africaine signe avec les chefs de missions électorales envoyés uniquement pour donner un avis non liant pour l’Etat togolais sur la période pré-électorale d’élections frauduleuses en Afrique, au Togo en particulier. Encore de l’argent des Africains pour payer la retraite de certains chefs d’Etat qui ont choisi de ne pas aller au paradis !

5. TURPITUDES DU PEUPLE TOGOLAIS OU TROMPERIE DES PARTIS POLITIQUES ALIMENTAIRES ?
Mais pourquoi au cours de la période pré-électorale, le Peuple togolais a-t-il :

refusé de se mobiliser pour suspendre les élections et imposer par la désobéissance civile et pacifique la réalisation des réformes électorales, institutionnelles et constitutionnelles afin d’assurer une totale transparence des résultats électoraux ;
accepté de suivre des opposants alimentaires opter pour des élections mal préparées et qui n’ont pas de plan B, sauf peut-être celui de renégocier des postes avec Faure Gnassingbé, les militaires et l’oligarchie ésotérique jusqu’en 2025 ;
cru que l’opposition togolaise institutionnelle a des amis dans une armée togolaise clanique, adepte de l’impunité et de nombreux assassinats, de kidnappings, d’arrestation arbitraires, d’emprisonnements illégaux et abus des droits humains alors que cette armée a systématiquement toujours travaillé contre le Peuple togolais ;
omis d’alerter et de conseiller le citoyen Mgr Fanoko Philippe Kossi Kpodzro, sur le fait qu’une alternance politique au Togo ne peut se faire uniquement sur la base d’une foi inébranlable en un candidat « unique » parmi les six candidats dits de l’opposition ? Il aurait été judicieux de prendre le temps pour choisir une candidature commune, comme l’avaient recommandé à plusieurs reprises, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA, à partir d’une procédure transparente et intégrant plus de personnalités indépendantes de Faure Gnassingbé. Mais plus important, il fallait aussi veiller à mettre en œuvre les œuvres et la volonté de Dieu fondée sur l’innocence, la vérité et la justice et moins la volonté des humains et plus particulièrement celles et ceux au Togo et dans la Diaspora qui ont vraisemblablement aussi mal conseillé le prélat.

Il est souvent difficile de rattraper rapidement les erreurs stratégiques passées. Mais rien n’est impossible au Peuple togolais s’il comprend qu’il y a collusion entre le pouvoir RPTI/UNIR et :

- le système oligarchique de Faure Gnassingbé ;
- les militaires claniques se présentant comme des forces de sécurité ;
- les réseaux ésotériques mafieux ;
certains opposants alimentaires non-indépendants de Faure Gnassingbé ;
- certains ecclésiastiques de toutes obédiences plus dépendantes de Faure Gnassingbé que de Dieu ;
- une partie de ce Peuple togolais et sa Diaspora alignée qui préfèrent préfère monnayer son soutien contre somme d’argent ridiculement dérisoire (entre 2000 FCFA (1,5 Euro) et 5 000 FCFA (7,6 Euros)) pour rejeter la culture de résistance nécessaire pour réussir toute alternance dans un pays dominé par 53 ans d’un régime dictatorial devenu autocratique, grâce à l’appui d’une puissance postcoloniale que le coronavirus (COVID-19) « tente » de raisonner pour laisser le Peuple togolais choisir ses dirigeants selon la vérité des urnes.

La communication tous azimuts du système de Faure Gnassingbé et de ses agents est insuffisante pour cacher l’impunité qui sévit au Togo. Les militaires, la police, la gendarmerie, les douaniers, les juges et les milices étrangères, sont structurellement organisés pour ne pas enquêter, ne pas poursuivre, ne pas inculper, ne pas accuser, ne pas condamner, bref ne pas être comptable devant le Peuple, encore moins devant la justice sauf de manière discriminatoire aux dépens du Peuple togolais. Le temps est venu que la sanction vienne aussi d’ailleurs, là où l’hypocrisie collective n’a pas sa place. Le Peuple togolais indépendant doit soutenir ce combat qui n’est qu’une déclinaison cruciale de sa lutte de libération du Togo. RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA feront le nécessaire pour que les tribunaux de l’Union africaine soient interpellés, puis amenés à statuer et à dire le droit et la vérité. A défaut, des juridictions supranationales seront instruites, pour qu’enfin le droit à l’ingérence humanitaire en faveur du Peuple togolais soit reconnu face à la collusion du mal qui gangrènent ce pays. Cela mal trouve ses fondements dans la pérennisation de la contre-vérité des urnes, de la collusion entre le pouvoir exécutif d’une part et les pouvoirs judiciaire, militaire et ésotériques d’autre part. Le Peuple togolais est « fatigué » ! Il devra aussi agir avec des arguments juridiques.

6. LE DROIT D’INGÉRENCE HUMANITAIRE : SANCTIONNER LE NON-RESPECT DES DROITS DU PEUPLE TOGOLAIS VICTIME
S’il est impossible au Togo de choisir librement ses propres dirigeants, car dans les faits interdit de faire triompher la vérité des urnes, il faut néanmoins reconnaître que le système de Faure Gnassingbé s’est fait une spécialité dans le non-respect de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

Le respect de l’intégrité de la personne, y compris la liberté d’aller et venir librement sur tout le territoire, est complètement muselé au Togo. La situation est tellement prégnante que le droit à l’ingérence humanitaire pourrait advenir comme une forme nouvelle de coopération, initiée par une partie de la communauté internationale qui n’est pas alignée sur Faure Gnassingbé, au détriment de celle qui l’utilise comme un préfet postcolonial. Malgré le constat acté dans de multiples rapports, de nombreux abus relatifs au non-respect des droits humains et des droits du peuple du Togo, il reste extrêmement difficile du fait des menaces et intimidations de la force publique dévoyée au service exclusif du pouvoir RPT/UNIR, de recueillir les éléments de preuves pour soutenir un recours contentieux devant les juridictions nationales, voire régionales, africaines et internationales.

La réalité est que ce Gouvernement fait disparaitre les preuves, voire soudoie les familles pour que même des certificats de décès ne soient pas délivrés. Dans les cas d’assassinats, les familles éplorées sont d’abord menacées puis sont gratifiées de quelques millions de Francs CFA pour acheter leur silence. Dans le cadre des incendies des marchés de Lomé et de Kara, aucune plaine officielle de la part des victimes n’a encore été déposée tant le système est verrouillé. L’association des victimes des incendies des marchés de Lomé et de Kara (ASSIMAT) qui regroupent plus de 700 femmes qui ont perdu pour certains la vie, d’autres, la santé, et tous leurs biens, est régulièrement l’objet de chantages systématiques et pressions diverses pour que dure l’Omerta sur les responsabilités et sur les indemnisations. Cela fait plus de 7 ans que rien ne se passe. Les juridictions indépendantes de l’Union africaine seront amenées à statuer sur ce cas et l’Etat Gnassingbé devra s’expliquer, même si entretemps, il tente d’obtenir des « arrangements à l’amiable et en catimini ».

Les privations arbitraires de la vie et autres homicides illégaux ou à motivation politique sont légions et demeurent impunis. Les disparitions ne font qu’exceptionnellement l’objet d’un rapport ou d’un recensement. Ainsi, elles sont censées ne pas exister. Les tortures et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants y compris les conditions déplorables de détention dans les prisons et les centres de détention, les attouchements et viols des femmes, parfois de grand-mères, venant visiter leurs enfants détenus illégalement pour leur apporter de la nourriture ou des médicaments, sont passés sous silence. Les conditions de détention sont inhumaines et conduisent régulièrement à des décès non enregistrés, principalement du fait de la mauvaise alimentation, de la promiscuité, du surpeuplement, de conditions sanitaires déplorables, des maladies et d’une alimentation volontairement malsaine. Il suffit de se référer au dernier rapport de 2019 sur l’état des droits humains au Togo réalisé par le Département d’Etat des Etats-Unis sur le Togo 7.

Le droit d’ingérence humanitaire doit constituer une option juridique que les Etats-Unis doivent considérer puisque ce droit, appliquée par la France au Togo, s’applique uniquement pour prendre « acte » de la 4e contrevérité des urnes de Faure Gnassingbé.

7. L’ETAT DES DROITS HUMAINS AU TOGO : DÉPLORABLE
Les arrestations et détentions arbitraires constituent le droit commun et sont aussi légions alors que la Constitution togolaise l’interdit. Les contestations devant des tribunaux, où la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le judiciaire relèvent de la connivence ou de la farce, font que la loi togolaise est une loi d’exécution de l’arbitraire. La loi autorise les juges, les hauts responsables de la police, les préfets et les maires à émettre des mandats d’arrêt et l’omerta domine quand ces mandats, vrais, faux ou imaginaires, suffisent pour kidnapper des citoyens libres. Selon le rapport américain sur les droits de l’homme, les personnes en détention préventive ou provisoire totalisaient en 2019, près de 3 386 détenus, soit 64 % de la population carcérale totale, pour une durée de détention de plus de six mois, comme si elles avaient été jugées et condamnées 8. La capacité d’un détenu à contester la légalité de sa détention devant un tribunal est hypothétique, voire nulle au Togo. Le pouvoir judiciaire ne respecte pas les dispositions inscrites dans la loi. Toutes les personnes ou associations souhaitant se constituer « partie civile » dans le cadre du recours juridique contre l’Etat Gnassingbé auprès des juridictions de l’Union africaine devrait le faire savoir à RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA (envoyer votre accord à info@cvu-togo-diaspora.org).

Les procédures et recours judiciaires sont donc souvent de « façade », comme au demeurant la démocratie de façade du système militaro-civilo-ésotérique des Gnassingbé. Les interférences arbitraires ou illicites avec la vie privée, la famille, le domicile ou la correspondance ne sont que des excroissances des abus de droit et de pouvoir.

De manière générale, le respect des libertés publiques et de la liberté d’expression fonctionnent sur la base de l’auto-censure. Ceux qui contestent le plus, savent souvent que la contestation est inversement proportionnelle à leur capacité à mettre en cause le système de Faure Gnassingbé, quand ils ou elles ne sont pas que des agitateurs concourant à donner l’illusion de la liberté de la presse.

Bref, la conséquence est que les menaces d’arrestation ou de détention arbitraire suffisent souvent pour décourager et empêcher les initiatives. Les marches post-électorales ont été supprimées souvent du fait de menaces réelles, par exemple lorsque les militaires encerclent les maisons des « leaders politiques ou d’opinion » ou encore par l’annonce d’un vrai faux cas de « coronavirus » au Togo.

Au plan de la liberté de déplacement des populations à l’intérieur du pays, la police de la circulation et les gendarmes arrêtent systématiquement les automobilistes, les « zémidjans » taxi-moto, mais aussi les citoyens motorisés, sur des motifs fallacieux, inventés, ou sur la base d’accusations fabriquées, en référence à un code de la route imaginaire afin d’obtenir les fruits de la corruption de proximité. En fait un véritable racket, une arnaque de petit niveau qui freine d’ailleurs le commerce intérieur et la libre-circulation des biens, des personnes et du capital, alors que le régime politique des Gnassingbé s’affirme et se reconnaît comme « capitaliste ». Sauf que le nombre des personnes exploitées au Togo est telle qu’il faut parler de capitalisme criminel fondé sur la brutalité, l’abus de pouvoir, l’abus du droit et l’impunité.

Plusieurs enquêtes internationales et non gouvernementales sur les allégations de violations des droits de l’homme ont été entreprises. Lorsqu’il y a confrontation ou même condamnation de l’Etat, les autorités togolaises s’efforcent, souvent à l’amiable, de solder le contentieux par le paiement d’argent afin de mettre fin à l’accusation. Mais l’exécution du paiement est souvent partielle et partiale.

La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH 9) a fait état d’intimidations et de menaces à l’égard de ses membres, ce dans l’exercice de leurs fonctions, notamment en période électorale. De nombreux membres des organisations non gouvernementales togolaises sont en menacés de mort et ont dû fuir le pays. Mais sans plaintes ou avec des plaintes disparues au niveau des centres de justice, il est difficile de comptabiliser les non-respects de l’Etat togolais face à son engagement de respecter la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples 10.

Les organes gouvernementaux des droits de l’Homme – notamment le comité permanent des droits de l’Homme qui existe au sein de l’Assemblée nationale – sont totalement inféodés au pouvoir central et ne sont donc pas impartiaux ni indépendants. Ils ne peuvent offrir au Peuple togolais la garantie d’un jugement indépendant. La Commission Nationale des Droits de l’homme (CNDH) est l’organisme gouvernemental chargé d’enquêter sur les allégations de violations des droits de l’homme. Elle travaille pour donner une image internationale policée du régime en masquant la violence cachée et sournoise du système politique du RPT/UNIR et de Faure Gnassingbé. Ce lobbying est effectué avec préméditation dans le but évident de tenter d’éviter les poursuites et les plaintes au niveau supranational.

Au final, l’état des droits humains au Togo est lamentable et même déplorable, indigne de la démocratie et de l’Etat de droit ! Cela doit se corriger. L’Etat togolais n’existe pas. Il existe un Etat Gnassingbé qui doit répondre de ses exactions contre le citoyen et le Peuple togolais devant les juridictions indépendantes de l’Union africaine.

8. VERS LA TROISIÈME VOIE, LA VOIE DE L’ALTERNANCE
La lutte pour l’alternance au Togo doit passer par une troisième voie, celle-ci doit démarrer avec l’affirmation de la vérité face à la justice. Le Togo Etat-voyou doit être sanctionné pour le non-respect des droits du Peuple togolais victime. La responsabilité de l’Etat et du Gouvernement togolais doivent être engagées.

Le système politique du Togo, celui des Gnassingbé, du RPT/UNIR, de certains militaires non-républicains, s’est globalement organisé pour ne jamais avoir à rendre de comptes à son Peuple, en organisant l’impunité. Le déséquilibre léonin du rapport de force qui en découle ne pourra jamais permettre une alternance pacifique sur la base de la vérité des urnes. Cela doit changer. En ne signant pas le traité de Rome, l’Etat togolais s’est organisé pour que ses représentants, politiques, militaires, comme civils, ne puissent jamais faire l’objet d’une accusation, encore moins d’une condamnation devant la Cour pénale internationale. Ce qui est un calcul à court terme, voire un mauvais calcul, car en cas de renversement de régime et d’instauration de la démocratie, la constitution du Togo n’interdit pas à une juridiction nationale de se déclarer compétente pour juger des atteintes aux droits humains et des crimes commis sur son territoire.

En l’état actuel, la répression sauvage et l’impunité qui la couvrent et la protègent, sont devenues le carburant qui alimente le moteur qui fait fonctionner ce régime autocratique. C’est ainsi que les violations de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples sont légions mais rarement constatées.

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA ainsi que toutes associations ou individus qui souhaitent se porter « partie civile », sont invités à se concerter, à s’organiser et à nous écrire pour se porter « partie civile » : écrire à info@cvu-togo-diaspora.org. Tous les cas individuels disposant de preuves matérielles (photos, vidéos, décisions de tribunaux, témoignages écrits ou oraux, textes de loi ambigus, etc.) doivent pouvoir nous être transmis pour étayer et renforcer le recours contre l’Etat togolais, pour immédiatement libérer tous les prisonniers politiques, stopper la répression des populations, lever l’état de siège auquel sont astreintes depuis des mois certaines localités et villes du Sud au Nord du Togo, renverser le rapport de forces pour le rendre équitable au sein de toutes les institutions de l’impunité pour les mettre effectivement au service du peuple, à commencer par l’anticonstitutionnelle et illégale Cour constitutionnelle.

La troisième voie passe par des acteurs indépendants de Faure Gnassingbé et peut offrir une alternative au peuple victime du système qualifié régulièrement de mafieux du RPT/UNIR.

La première voie se décline autour de Faure Gnassingbé, avec le RPT/UNIR et leur système d’impunité et d’abus de pouvoir et de droit du régime autocratique de monarchie militaro-civilo-ésotérique.

La deuxième voie, que le Peuple togolais semble avoir provisoirement accepté, n’offre guère de perspective de changement et de transformation, lorsqu’elle repose sur la sous-traitance de la volonté du Peuple togolais à des opposants alimentaires, ayant donné la priorité à l’argent et au confort personnel, au détriment de la lutte pour l’alternance.

Aussi, il ne reste que la troisième voie qui suppose au moins cinq (5) étapes interdépendantes soient appropriées par les populations et les actions soient mises en œuvre en conséquence :

- la condamnation de l’Etat togolais pour responsabilité et fautes envers toutes ses victimes du Togo, ce devant des juridictions indépendantes des réseaux du syndicat des chefs d’Etat et des réseaux ésotériques et d’argent ;
- l’appel à un interventionnisme humanitaire pour une coopération-libération du Peuple victime afin de neutraliser les militaires non-républicains ;
- les conférences inclusives permettant de retrouver la culture de résistance avec des citoyens togolais engagés et déterminés afin de dégager des candidatures communes sur la base d’un programme crédible, fondé sur l’expertise et le non-alignement sur Faure Gnassingbé et ses réseaux pluriels ;
- La proposition d’un projet de société commun permettant l’inclusivité et la décentralisation ; avec l’identification de candidatures communes et de consensus pour former une équipe de refondation électorale, institutionnelle et constitutionnelle doublé d’une proposition de redressement économique, social, économique, environnemental et culturel, bref de salut public ;
- La mise en œuvre d’une période de transition politique devant refonder le Togo sur la base de la vérité des urnes.

9. SOLLICITATION DE RCDTI ET CVU-TOGO-DIASPORA AU PEUPLE TOGOLAIS
RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA réitèrent sa demande de soutien financier auprès de tous citoyens, associations, sociétés, institutions, gouvernements ou même organisations bilatérales et internationales 11, dès lors qu’ils sont indépendants du système de Faure Gnassingbé.

Ce soutien prendra la forme d’une contribution financière variant entre 10 et 400 euros ou plus (soit l’équivalent en dollars des Etats-Unis) afin de s’attacher les services d’un ou plusieurs avocats pour défendre le droit du Peuple togolais à ne plus subir l’impunité, la discrimination, le non-respect des droits humains 12.

Si vous estimez qu’il est nécessaire de faire constater et faire condamner le système RPT/UNIR de Faure Gnassingbé pour violation de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, alors parlez-en autour de vous. C’est une chance et une opportunité de juger du non-respect des droits humains par des juridictions africaines sur le sol africain. Nous attendons donc les éléments de preuves, les témoignages écrits ou oraux, et les noms des associations ou groupes de personnes qui souhaitent se porter « parties civiles » dans le cadre d’un recours de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA au nom du Peuple togolais, victime du système de non-respect de la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

Merci d’avance.

Vous défendez la liberté au Togo, votre liberté et votre droit à l’autodétermination si vous nous soutenez financièrement.

Le 17 mars 2020.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes de la mouvance présidentielle au Togo.

Comité de Rédaction : RCDTI, CVU-TOGO-DIASPORA, SURSAUT-TOGO, RASSEMBLEMENT NATIONAL POUR LA DÉMOCRATIE ET LE PANAFRICANISME (RNDP), FORCES DU CONSENSUS DÉMOCRATIQUE ET PARTENAIRES :

Messan Ata Zeus AJAVON, Me.
Yves Ekoué AMAÏZO, Dr.
Sylvain AMOS
Jean-Pierre Akoété BALIKPO
Ernesto D’ALMEIDA, Dr.
Mathieu D’ALMEIDA
Koffi DEKU, Ing.
François FABREGAT
Apélété Félix KODJO
Moussa Avé INOUSSA
Christian MENSAH
Antoine Koffi OKOUTA
Antoine RANDOLPH, Dr.
Tchatikpi OURO-DJIKPA
Folly SATCHIVI
Kofi YAMGNANE, Ing.
Nestor Sénouvo Agbota ZINSOU, Dr.


Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet de société commun pour l’avenir du Togo en vue d’une transition.

© RCDTI & CVU-TOGO-DIASPORA

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI)

 

 

LA TROISIÈME VOIE, L’ALTERNATIVE DU PEUPLE VICTIME : Faire constater les violations de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples ?

 

Mgr Kpodzro a reçu une délégation de prêtres et de religieuses conduite par l’Archevêque de Lomé

Une dizaine de prêtres et de religieuses se rendus au domicile du « président démocratiquement élu de la République togolaise » ce dimanche à Lomé. La délégation était conduite par le nouvel Archevêque de Lomé, Mgr Nicodème Anani Barrigah-Benissan.

A en croire les informations, la délégation était allée soutenir leur confrère et doyen, l’Archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro qui dort depuis la semaine dernière au domicile du candidat de sa dynamique, Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo.

En effet, depuis le début de la semaine dernière, le domicile de celui qui se proclame « président de la République » est encerclé par les forces de l’ordre lourdement armés. Ce siège est consécutif à une demande de levée d’immunité parlementaire introduite à l’Assemblée nationale par le Procureur de la République, puis plus tard par le Procureur général.

Il pèse sur Agbéyomé Kodjo des chefs d’accusation, notamment atteinte à la sûreté de l’Etat, diffusion de fausses informations, dénonciations calomnieuses, etc. Mais depuis cette demande de levée d’immunité, Mgr Kpodzro n’a plus voulu quitter le domicile de son candidat. Pour lui, les forces de l’ordre doit lui passer sur le corps avant d’emmener Agbéyomé Kodjo qui a été élu par les Togolais le 22 février dernier.

Chaque soir, le prélat dit des messes dans le domicile du président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD). Cette visite de Mgr Nicodème Anani Barrigah-Benissan avec les prêtres et les religieuses est un soutien de taille, à en croire la dynamique Kpodzro.

Quelques minutes après la visite, le blocus au domicile d’Agbéyomé Kodjo a été levé. Les forces de l’ordre ont quitté les lieux.

« Nous remercions toutes les personnes qui y ont contribué notamment les Americains, Allemands et bien évidemment l'Eglise catholique. Notre reconnaissance va aussi à l'actuel gouvernement qui semble aller dans le sens de l'apaisement. Union de prières pour le Togo », a indiqué MAX SAVI Carmel, Directeur de la communication de Agbeyomé Kodjo.

 

 

Mgr Kpodzro a reçu une délégation de prêtres et de religieuses conduite par l’Archevêque de Lomé

 

Vo/Drame : 4 élèves meurent noyés

L’information fait agiter la toile depuis samedi. La mort de 4 jeunes élèves dans le canton d'Akoumapé (dans la préfecture de Vo), plus précisément à Atchanve-Nyita, a laissé les habitants de cette localité sans voix.

Selon les informations données par le Mouvement Martin Luther King (MMLK), ces jeunes élèves (3 garçons et 1 fille), sont morts par noyade dans les lacs artificiels créés par des carrières de phosphates non remblayés à Atchanvé Nyita.

A en croire l’organisation du pasteur Edoh Komi, les victimes étaient allés s’offrir une partie de pêche après les cours vendredi dernier. En l’absence de secours lors du drame, les jeunes y ont laissé leur vie.

Les corps sans vie des apprenants ont été repêchés le lendemain. Pour des acteurs de la société civile, c’est le lieu d’interpeller les responsables de ces sociétés minières sur l’importance du remblayage des carrières après les exploitations.

 

 

Vo/Drame : 4 élèves meurent noyés

 

Droits de l'Homme : ASVITTO salue le rapport 2019 des USA

L'Association des victimes de tortures au Togo (ASVITTO) se réjouit du rapport 2019 sur la situation des droits de l'Homme au Togo publié par les Etats-Unis. Lire le communiqué.

Communiqué de l’ASVITTO

L’Association des Victimes de Tortures au Togo (ASVITTO) vient approuver et valider le contenu du rapport 2019 des USA sur la situation des droits humains au Togo publié le 11 mars 2020.

Ce rapport qui n’a occulté aucun aspect, a fait preuve d’une clarté inégalable en relevant la quasi-totalité et les graves déséquilibres du fait de la gouvernance léthargique et approximative qui ne cesse de fragmenter davantage la nation Togolaise.

Les anomalies juridiques relatives à la restriction des libertés publiques, le non-respect des garanties judiciaires lors des procédures d’interpellation des citoyens, sans oublier les actes de tortures, les assassinats, les arrestations arbitraires et les surpopulations carcérales ont été ressorties. Ce rapport de 23 pages brille par son objectivité et son exhaustivité et aussi par sa clarté et ses précisions.

L’ASVITTO salue l’expertise de ce travail qui s’inscrit dans la droite ligne de sa lutte quotidienne et exhorte par la même occasion toutes les autres représentations diplomatiques et les partenaires du Togo notamment la France, l’Union européenne, l’Allemagne et le PNUD à clarifier leur position vis-à-vis de l’oppression et le malaise général que vivent les populations sur fond de déficit démocratique et d’absence d’Etat de droit. Car après s’être clairement prononcés sur le processus électoral, les USA sont aussi soucieux de la situation des droits humains au Togo pendant que les autres partenaires affichent un mutisme inadmissible.

Fait à Lomé, le 15 mars 2020.

Pour l’ASVITTO
Le Président
M. ATCHOLI KAO Monzolouwè

 

 

Droits de l'Homme : ASVITTO salue le rapport 2019 des USA

 

Violations Droits Humains au Togo : Rapport accablant du US State Department pour le régime autoritaire et dynastique Gnassingbé-RPT-UNIR

Le rapport de 23 pages publié ce 11 mars sur le site du département américain aux affaires étrangères détaille les pratiques inacceptables des droits humains au Togo. Ce rapport rédigé en anglais relève des points importants suivants:

Le meurtre du jeune mécanicien de 12 ans Issifou Moufidou en décembre 2018 par des membres de force de sécurité.
Les résultats des enquêtes interminables sur les crimes commis par les forces de l’ordre et de sécurité dont les résultats ne sont jamais communiqués

L’arrestation musclée des membres de la sécurité du président du PNP, Me Tikpi Salifou Atchadam à son domicile suivi de la confiscation de leurs téléphones portables sans autorisation légale à la recherche d’informations , fouille de la maison du président du PNP et de leur incarcération au SRI puis déferrement à la prison civile de Lomé

La modification de la loi » Bodjona » à l’assemblée dans le but de restreindre les droits de manifestation. Malgré le rappel à l’ordre par le Rapporteur spécial des droits de l’homme à l’ONU dans sa lettre adressée aux autorités togolaises en septembre 2019, rien n’est fait pour corriger le tir.

Les arrestations arbitraires, la surpopulation dans les prisons, restriction des visites aux prisonniers, la prise en charge alimentaire insuffisante, l’accès aux soins limité, la question des detenus politiques etc…

Les règles democratiques en matière d’interpellation des prétendus criminels pas très respectées, l’accès à un Avocat très limité ou pratiquement inexistent.

Les tueries arbitraires, la violation de la vie privée des citoyens, le non respect des droits de la femme, l’incapacité des autorités à poursuivre les responsables d’actes criminels , tortures, traitements inhumains et dégradants dans les prisons, au SCRIC ( Service Central de Renseignement et d’investigation Criminelle )…

Vous pouvez lire tout le rapport en cliquant sur le lien suivant : 2019 Country Reports on Human Rights Practices: Togo

ou télécharger la version PDF ici

Fabbi Kouassi

 

 

Violations Droits Humains au Togo : Rapport accablant du US State Department pour le régime autoritaire et dynastique Gnassingbé-RPT-UNIR

 

Sommes-nous vraiment prêts à une analyse Objective dans le Togo des combattants pour la démocratie ?

Fenêtre sur l'Afrique
Photo : DR

Le passé sulfureux de Mensah Kodjo Agbéyomé, nous le connaissions toutes et tous. Les centaines de millions de nos francs qu’il a amassées, comme c’est légion dans la haute sphère de ce système, nul ne peut l’ignorer. Son activisme et le rôle prépondérant qu’il a joué dans l’enracinement du régime RPT-UNIR, nul ne peut le minimiser. Son zèle dans l’emprisonnement de Me Agboyibor et sa part dans le traitement inhumain et dégradant infligé à Mon Seigneur Kpodzro et ses administrés du HCR, passons, mais sans oubli. La responsabilité morale mais surtout politique de l’ancien ministre de l’intérieur et de la sécurité dans le massacre de Fréau Jardin – du fait de sa non-démission de son poste – ne fait aucun débat.

Le 22 février dernier, au nom de la Dynamique Mon Seigneur Kpodzro, M. Agbéyomé était candidat à l’élection présidentielle. Les conditions d’organisation de cette élection étaient pires que celles de l’élection de 2015, si on se réfère à la privation des candidats de l’appui financier légal, la consommation de la participation de Faure Essozimna Gnassingbé pour un 4e mandat, le simulacre d’actualisation du fichier électoral, l’impossibilité d’accès à certaines zones du pays dont des candidats de l’opposition ont été l’objet, le refus d’accréditation à des organisations d’observateurs crédibles, une CENI et une Cour constitutionnelle aux ordres, etc.

Mais qu’est-ce qui a autant motivé cette opposition à prendre part à cette élection eu égard au sort qui fut le sien aux sortir des urnes en 2015 ?

Il est un fait que le premier enseignement de l’élection du 22 février 2020, c’est le désaveu cinglant infligé par les populations à la formation politique de Jean Pierre Fabre; l’ANC l’a d’ailleurs vite admis en publiant assez tôt un communiqué reconnaissant son échec. Des signes avant-coureurs annonçaient pourtant cette déconvenue des mois avant la tenue du scrutin. Dans les taxis de Lomé, dans les discussions dans les maquis, dans les réunions de familles, l’ANC étaient vilipendée ; le nom Jean Pierre Fabre, sacralisé jusqu’à un passé très récent, devint le « cure-dent » des Togolais lambda. L’oreille d’un fin politique aurait décelé le phénomène et tiré les conséquences à temps. Pourquoi Jean Pierre Fabre et l’ANC ont-ils voulu malgré tout prendre part à cette élection ?

« Moi j’ai voté mon Seigneur Kpodzro » ! Voilà ce qui est sorti de la bouche de plusieurs électeurs le jour du scrutin. Pas besoin d’être haut politologue ou un grand sociologue politique pour se rendre compte de ce qui s’est passé dans les rangs de l’opposition au cours de ce scrutin. Les Togolais sont un peuple très croyant, en grande majorité chrétiens. La croyance et la raison sont antinomiques. Tous les handicaps de la candidature de Agbéyomé – inexistence d’une assise politique dans toutes les contrées du pays, la haine de bon nombre de Togolais à son égard pour son passé dans le régime combattu, sa reconnaissance de la victoire de Faure Gnassingbé en 2015 alors que l’opposition réclamait celle de Jean Pierre Fabre, sa confiance affichée aux mêmes CENI et Cours constitutionnelle en 2015, sa participation aux dernières législatives et son vote pour les réformes constitutionnelles de décembre 2019, etc. – balayés, telle une tsunami, par la puissance de la foi en mon Seigneur Kpodzro. Gabriel Mensah Kodjo Agbéyomé, c’est « le candidat du Saint Esprit » car oint par le prélat, point barre.

A cela s’ajoute la promesse du candidat de réaliser ce dont ses prédécesseurs ont été incapables jusque là : arracher la victoire des mains du régime. M. Agbéyomé et ses collaborateurs ont clamé partout dans le pays que c’est en cela qu’ils feront la différence.

Plus de deux semaines plus tard, le constat est amer, rudement amer. Nombre de citoyens commencent à déchanter. Alors que Fabre et compagnie dressaient déjà des foules pour faire pression sur le régime pendant la même période en 2015, force est de constater que seul le prélat a pu battre le pavé jusqu’ici. Le carnet d’adresse bien fourni de M. Agbéyomé, la Communauté internationale qui serait derrière lui, son statut d’homme d’état devant faire basculer les choses, chimère ? Duperie ? Est-ce l’histoire de la grenouille qui a voulu se faire plus grosse qu’un bœuf ?

Jusqu’à preuve du contraire, Gabriel Mensah Kodjo Agbéyomé et son support de dynamique Kpodzro n’ont pu faire mieux ; c’est de l’honnêteté intellectuelle de le dire. Ayons pitié des Togolais ; les miroirs aux alouettes, pardon, faisons leur économie de cela. Le peuple togolais mérite plus de respect et de sérieux.

Que faire ?

Même la procédure enclenchée par l’ANC devant le Cour de Justice de la CEDEAO n’y changera rien ; d’ailleurs où en est l’ANC avec sa procédure devant la justice belge afférente aux élections de 2015 ? La multiplication des procédures judiciaires ne préjuge pas du sérieux des formations politiques dans le cas togolais ; franchement c’est une perte de temps.

Union sacrée de l’opposition ? Candidature unique ? Non si c’est à ériger en une idéologie. Il faut à cette opposition un mariage circonstancié de RAISON. Plus aucune élection sur la Terre de nos Aïeux jusqu’à soit l’abdication du tyran soit le déracinement ultime du régime par le tsunami populaire.

La solution ?

Reprendre le flambeau de la dynamique de septembre 2017. Les manifestations monstres de cette communion citoyenne partout au Togo et dans la diaspora avaient quasi fait exploser ce régime inhumain. N’eût été la volte-face des leaders, prétextant un appel des autorités les conviant à un dialogue, la FORCE POPULAIRE ET CITOYENNE aurait marché sur les Institutions infestées et dénaturées de la Républiques par le dictateur et ses sbires, au terme d’un giga meeting pendant cette période. Voilà comment la dynamique fut cassée dans son élan. Le propre d’un tel soulèvement et qui conditionne sa réussite, c’est sa spontanéité ; il n’est donc pas prévisible.

Le salut du Peuple du Togo réside dans l’esprit de septembre 2017.

Gabriel Mensah Kodjo Agbéyomé, arrêtez votre marche solitaire, certes avec le soutien du prélat et sa dynamique, qui n’aboutira à rien.
Jean Pierre Fabre et l’ANC, arrêtez de perdre du temps à vous mêmes ainsi qu’au peuple avec des procédures judiciaires sans issues ou aux fortunes connues d’avance.
Aimé Gogué, Tchassona Traoré, Komi Wolou et Georges Williams Kuessan, où en êtes-vous exactement ?

Tous autant que vous êtes, allez chercher Tikpi Atchadam et faites-le rentrer au pays. Ensuite, ensemble, toute ambition personnelle et partisane mise de côté, faites en sorte que vous méritiez de nouveau la confiance du Peuple du Togo. Ce n’est que par là que l’Esprit de Septembre 2019 pourrait à nouveau prospérer pour la libération ultime de la Mère Patrie.

La Rédaction de FSA Avulete

 

 

Sommes-nous vraiment prêts à une analyse Objective dans le Togo des combattants pour la démocratie ?

 

Lettre ouverte de Séda Charles Bawiena​​​​​ à Faure Gnassingbé : « Un poids moral pèse sur le peuple togolais »

Le producteur agricole Séda Charles Awiena a adressé une lettre ouverte à Faure Gnassingbé. Dans sa lettre, M. Awiena dénonce véhément le poids moral qui pèse sur les togolais à cause des agissements de Faure Gnassingbé et de sa classe dirigeante. Lire l’intégralité de la lettre

Monsieur le Président,

Les différentes élections tronquées au Togo ont fini par édifier un poids moral qui pèse aujourd’hui sur les togolais de bonne volonté. Ce poids pèsera sûrement plus lourd sur les générations à venir. Ce tribut qui touche notre « arrière-boutique » est inacceptable et sans vous mentir, Président, nous sommes ébranlés ! Alors ne vous étonnez pas d’entendre se lamenter des togolais que vous ne connaissez pas. Ces togolais existent au Togo avant votre naissance. Avant ces élections, nous étions là, murmurant que ça ne va pas. Pendant ce temps, vous, vous étiez ceint de tous ceux-là qui vous chantaient que tout « allait le mieux dans le meilleur des mondes ». Ainsi flatté vous leur disiez : « ALLONS-Y ! »

Armé de ce slogan, vous avez entrepris les élections législatives, locales et présidentielles en utilisant des outils électoraux taillés pour vos victoires. Vous voulez savoir comment ces élections se passent au Nord-Togo pour vous donner une fausse victoire ?

Veuillez prendre patience et suivre le déroulement de la campagne, le jour de vote, les résultats qui engendrent ce poids moral dont il est question ici.

1°) LA CAMPAGNE ELECTORALE AU NORD-TOGO

Vous tous, vous revenez comme des envahisseurs et les cadres de chaque village, canton, préfecture, sont chargés, autour des pots (Ducros) de boisson locale, non pas pour éduquer la population ignorante, mais pour nous dire que les mauvais togolais sont ceux qui ne suivent pas Faure. Ce même dicton ridicule date d’ailleurs du temps de votre père et prédécesseur à la présidence, et sans vergogne, ça continue avec vous, de nos jours !

Ils font de fausses promesses sans même connaître le quotidien de ces populations. Ils nous disent que, que nous le voulions ou non, nous devons voter Faure. Un cadre intellectuel de la Binah nous disait que nous, population du Nord-Togo, nous sommes vos otages. Il est devenu ministre de la culture pour maintenir en otage ces indigènes du Nord. Les enfants de ce ministre ne feront jamais partie de ces otages, eux dont le sang du pays de la liberté coule dans les veines, loin de nous. Et vous êtes nombreux à faire ainsi.

Au cours de ces campagnes, les cadres du Parti-Etat, cherchent à débusquer ceux et celles qui ne vont pas permettre d’enregistrer les 100% dans chaque bureau de vote. Est-ce cela la démocratie ?

2°) LE JOUR DE VOTE

A cette dernière élection présidentielle, ont été ramenées, de toutes les maisons, les cartes d’électeurs des morts. Les enfants ont voté, des électeurs avaient plusieurs cartes. Les points focaux du Parti-Etat se sont transformés en soldats pour la victoire, des prêtres coutumiers surveillaient des urnes déjà bourrées. Les chefs de villages, les chefs de cantons, les Préfets, tous du Parti-Etat et intentionnellement nommés ou imposés à ces postes, étaient chargés de tout faire pour vous assurer la victoire. Tous les services de l’Etat étaient Faure. Des communes où l’argent circule comme de l’eau, c’est le cas de Défalé, ont exigé de leurs ressortissants, à Lomé, de monter voter dans leurs communes d’origine.

Des gens du Nord vivant à Lomé et d’autres cantons du pays, ont été recensés doublement dans les villages de Défalé. Leur voyage aller-retour Lomé-Nord et leur séjour ont été pris en charge. Votre conseiller spécial des finances, votre président de la CENI ne manquent pas d’argent pour payer tous ces frais. Vous avez été fier que ces milieux ont bien travaillé : pas d’opposition, alors vous y avez eu les 100% de vote. Bravo ! Et que vive la démocratie !

3°) LES RESULTATS

Monsieur le Président, vos cadres, chefs et préfets militants ont outrepassé cette année, ce 22 Février 2020, les limites et les normes élémentaires de l’éthique politique. Le vol était à découvert. Les enseignants chargés de former les enfants ont fait usage du faux. Toutes les autorités officiellement savaient qu’elles enregistraient du faux. Alors il ne restait à SAMBAGO, qui a voulu transformer en victoire ses propres échecs (pas réussi à cultiver, alors qu’il était formé agronome, pas réussi de faire la recherche agricole, alors qu’il a été formé dans le Centre Américain d’Ibadan au Nigéria, a contribué à l’échec de Togo-Fruit en transformant l’usine d’anacarde à Yadé en ferrailles, à mener à la faillite SOTOCO…) en vous proclamant vainqueur avec ce score scandaleux qui a rendu tous les togolais malades ! Il y a même un malaise chez vos partisans qui ont du mal à se réjouir franchement. Président, comment vous vous êtes senti ce jour des proclamations ? Dans les campagnes du nord, le souffle des ancêtres qui ne connaissaient pas le vol, a été coupé, le vent s’est arrêté de souffler et les arbres se sont immobilisés, l’environnement était blessé, pollué et j’ai entrepris le veuvage des valeurs morales qui sont décapitées. Le poids moral qui pèse sur la conscience des togolais en ce moment est très lourd. Le peuple se sent trahi. Il n’est pas avec vous. Ne confondez pas la populace et vos inconditionnels avec le pays. Votre victoire sent l’échec.

4°) VOTRE ÉCHEC DE GÉRER LE PAYS

Pourquoi avoir forcé à garder le fauteuil présidentiel ? Pour gouverner avec qui ? Avec Monsieur BAWARA, ramené des pays étrangers comme un mercenaire politologue ? Lui qui vous ment dans les discours et ne connait pas les souffrances du milieu d’où il vient, et n’accepte aucun conseil ? Comme je ne connais pas cet enfant ; j’ai toujours passé par des sages pour lui donner des conseils et ces sages même autour de vous m’ont répondu que c’est un enfant impoli qui se fie seulement à son savoir politique ; c’est avec lui, qui vous a menti que vous avez construit un château d’eau au nouveau marché de Niamtougou, alors qu’aucune goutte d’eau ne coule de ce château ? Et ce marché qui est un bien commun que vous avez marqué des effigies de votre parti, est-ce vraiment cela la démocratie ? Etes-vous vraiment fier de ces pratiques rétrogrades ? Est-ce l’Etat ou un parti qui a construit ce marché ?

Avec Monsieur KANIKATOUA qui était un homme sans problèmes et ne cherchait seulement que l’amitié pour rigoler et qui n’était pas fait pour la politique, mais malheureusement depuis que le feu Président en a fait son « Colbert », vous avez accroché à son coup à jamais un poulet noir ?

Avec Monsieur DRAMANE Dramani et AYASSOR, mes collègues d’université, qui ne comptent que sur leurs fortunes et qui deviennent incontournables en obstruant ainsi la bonne gestion du pays ?

Président, regardez une image : vous enlevez AYASSOR du Ministère des Finances et vous nommez un autre à sa place. Et dans le même temps ce même AYASSOR est nommé Conseiller Spécial des Finances près de vous à la Présidence. Comment le nouveau Ministre des Finances peut-il travailler alors que pour vous voir à la Présidence, il doit passer par votre conseiller. Dans ces conditions, qu’est-ce que celui-là peut améliorer ?

Je regrette que ces deux collègues, au lieu d’être autour de vous des VAUBAN, des QUESNAY, des CONDORCET, des ADAM SMITH, des GRANDEAU, en luttant contre l’ignorance des peuples des campagnes pour les remonter à la surface des petites connaissances pour une meilleur vie, ont plutôt exploité cette ignorance pour votre fauteuil présidentiel. C’est vraiment un grand péché de profiter de l’ignorance du pauvre pour manger tout son plat !! J’ai honte de ces deux collègues et je regrette d’avoir aidé Dramane Dramani pendant 3 ans en lui prenant des cours à la Faculté de Droit. Je croyais qu’il va réussir pour faire grandir le peuple et non pour accumuler pour lui et marcher contre le peuple ! Président, voici le lot de ceux-là qui vous entourent des années durant et ne veulent pas que vous procédiez à la relève administrative et à l’alternance politique.

Avec le Premier Ministre qui sait bien faire les discours comme il les faisait en tant qu’étudiant et dont l’échec vous a amené à vouloir mener vous-même l’action gouvernementale ? Ce n’est pas nous qui disons qu’ils ont échoué, c’est vous ! Et voyez comment :

a) Quand vous avez chargé votre Directrice de Cabinet du Ministère du Développement à la Base de mener des actions qui revenaient aux différents ministères, en obstruant ainsi l’action gouvernementale, vous vouliez dire que le gouvernement ne descend pas à la base ! C’est un ministère prétexte. Son gaspillage des fonds qui devaient servir aux différents ministères est un péché.

b) Quand vous-même, vous avez cru bâtir un programme social, pour l’animer vous-même à travers tout le pays, les ministres vous suivant comme des animateurs d’une ONG ; vous avez reconnu que dans tous les ministères, votre programme n’est pas concrétisé. Les ministres ont été dédouanés de leurs charges. Quand on pose la question à ceux qui sont chargés de ce programme, ils disent que vous mettez l’argent dans les ministères et il n’y a pas de résultats. Alors vous l’avez entrepris vous-même. Or, en tant qu’économiste, vous savez que ce « Programme Social Faure » déstructure les ministères chargés de mettre en œuvre les programmes du Président. Vous savez aussi qu’en menant ce programme, non pas avec votre argent, mais avec l’argent du budget de l’Etat, c’est un détournement du dénier public !

A propos, Monsieur le Président, un projet social de cette envergure veut corriger l’action des membres du gouvernement.

5°) DES TOURNANTS RATES OU DES RENDEZ-VOUS MANQUES

Après les deux mandats, vous avez raté l’alternance avec BODJONA qui vous a fait Président de la république Togolaise. Si vous l’aviez laissé libre avec son RPT et que vous créez votre UNIR pour les prochaines fois, alors on devrait dire voilà un début de démocratie au Togo. Vous avez piétiné les vœux de votre feu Père qui nous disait qu’eux, lui et son équipe dirigeante, gouvernaient avec l’arme et que nous, nous devons étudier pour gouverner demain avec la tête. Il vous a amené dans les écoles de renommées pour vous donner cette tête. Il ne vous bénira jamais d’utiliser ses procédés pour gouverner.

Pourquoi Monsieur le Président, avez-vous raté ce tournant ?

On aurait pu penser que vous vouliez utiliser le troisième mandat pour préparer la relève. Mais non, vous avez utilisé les 5 ans de ce mandat pour dépenser des sommes faramineuses pour cette élection de la honte. Pourquoi ?

Malgré tout, des voix se sont levées partout pour vous conseiller. Ces voix étaient des gendarmes couchés mais vous avez survolé tous ces gendarmes couchés pour arriver à vos élections. Je faisais partie de ceux qui devaient vous écrire pour vous prier de préparer la relève mais le train de votre Ministre BAWARA qui vous conduisait était déjà dans ses vitesses de croisières. Ce train de Monsieur BAWARA vous a amené tous dans un marais et vous êtes encerclés par les yeux du peuple et du monde entier.

Monsieur le Président, au lieu d’insister à gouverner avec le sang comme votre ministre de la sécurité nous le promet, ne serait-il pas mieux d’appeler au secours tous les sages du pays. Car ces fausses élections ont piétiné les ancêtres, les valeurs éthiques, morales et culturelles de la Terre de nos Aïeux. Même si la Cour constitutionnelle a rafistolé ces scores scandaleux, elle ne peut pas effacer dans la mémoire du peuple qu’il y avait toujours eu vol et qu’aujourd’hui, ce vol a été exposé en plein jour aux yeux du peuple togolais et du monde entier.

6°) LE POIDS MORAL DE CES ELECTIONS TRONQUEES

« C’est gênant dans ce monde de parler d’éthique, de la dignité de faibles, de parler d’un Dieu qui exige un engagement pour la justice… Il faudra gêner et risquer pour ne pas être complice de ce qui ne marche pas », nous exhorte le Pape François. Et vous connaissez bien ce Pape qui vous a reçu plusieurs fois et vous aussi, vous savez que rien ne marche au Togo. Vous savez bien que ce qui ne marche pas peut conduire au dessèchement et à la mort ! Pourquoi alors toutes les valeurs ont été piétinées pour que nous en arrivions à la mort de la Nation ? Quelle vie sociale possible dans une Nation sans les vertus morales ? Pourquoi, Monsieur le Président, les cadres qui vous entourent ont manqué d’esprit républicain et d’âme d’humanistes ?

Ce manque de vertus morales a amené aux vols des ressources de la Nation en haut jusqu’en bas. Tout le monde peut décaisser pourvu qu’il s’agite pour le Parti-Etat.

Président, voyez les résultats de votre programme des grands travaux :

Les routes ne finissent jamais pour cause de corruption. Le petit chinois dit : « petit argent, petite route ».

Commission, commission du haut en bas. Les projets de développement sont des sigles. Un sigle chasse un autre. (cf. ma lettre au Président de l’Université de Kara du 31 Mai 2019).

Vous allez vous demander d’où je viens aujourd’hui et qu’est-ce que j’apporte comme contribution pour que la Nation togolaise se tienne débout ?

7°) MA PART DE CONTRIBUTION

Les études font de nous des privilégiés pour que nous apportions notre part de lumière à nos frères, à notre pays. Quant à moi ; avec mon épouse, je me suis mis à cultiver la terre et à former les paysannes, les paysans et les enfants à partir de 1984. C’est dans ce travail que j’ai rencontré des difficultés avec votre régime et j’ai commencé à balbutier quelques mots par écrit.

Dans les années 1989-1990, j’avais, dans un document, écrit qu’aucun Président africain ne saura donner du travail à sa jeunesse et que les cadres politiques à la retraite réoccuperont des postes réservés à cette jeunesse. Vos cadres du Parti-Etat RPT mué aujourd’hui en UNIR, ont brandi des armes sur moi. Ils ont dit que j’ai insulté le feu Président, votre Père. Mon épouse et moi avions été enlevés un petit matin manu militari pour être amenés au camp militaire Landja, après une escale à Pya, où nous avions été enfumés dans une sorte de garage en cave sous l’étage du Président. Nous avions eu droit, une fois au camp militaire, à un accueil très chaud par les officiers qui entouraient le Commandant BERENA. Insultés, humiliés et poussés violemment hors du Camp, nous avions entrepris à retourner à Niamtougou à pied quand un étranger en voiture nous a récupérés.

Monsieur le Président, à combien de jeunes donnez-vous aujourd’hui de l’emploi ? Par contre, votre régime les exploite en organisant des concours dans le cadre des élections. Ce sont ceux qui vont bourrer et transporter des urnes après avoir enlevé les bulletins des autres partis ; ce sont eux qui seront embauchés, même s’ils n’ont pas passé le concours. L’argent des autres candidats malheureux servira à renflouer les caisses. Le régime profite de la recherche d’emploi des jeunes pour les exploiter, eux qui sont déjà sur le carreau.

Concernant le comportement des dignitaires du parti, regardez seulement autour de vous. Combien d’anciens qui devaient rejoindre leur retraite et profiter pour aider leurs frères pauvres, continuent à occuper des emplois d’état et accumulent ! L’argent circule en titans, en cartons, en valises et se stock dans les châteaux. Les billets froissés ne s’utilisent pas chez certains de vos dignitaires ; on les jette dans un sac-poubelle, alors que nous autres collons soigneusement les billets déchirés.

Monsieur le Président, vous-même avez créé des Ministères de Finances parallèles et les valises d’argent que des organismes régionaux, des contrôleurs de la transparence des élections, emportent sans nombre. Comment la CEDEAO ne peut-elle pas dire que c’est bon ?

Mon papa, quand je me comportais mal, me disait qu’il n’est pas sûr que ce soit ce qu’on nous enseigne à la catéchèse. Monsieur le Président, moi je vous dirai aussi que je ne suis pas sûr que ce soit cette gestion que les universités américaines vous ont enseigné. Si je me trompe alors nous allons interpeler le Président Donald TRUMP !

Vous, les grands du pays, vous accumulez mais vous utilisez les petits services privés sans payer et c’est l’Etat qui paie les fonctionnaires qui sont à vos affaires privées. C’est injuste et inacceptable !

C’est avec ce comportement que la prospérité du Togo se réalisera-t-elle ?

Pourquoi nous avoir maltraités pour ce regard prospectif qui aurait dû vous permettre d’anticiper cet avenir ?

Durant notre présence des 40 ans dans les Terres Arides et parmi les Cœurs Arides du nord Togo, les soins de santé de la population se sont dégradés, les institutions sanitaires manquent de tout. Nous mourrons en tas par manque de soins. Les analyses de laboratoires n’arrivent pas à détecter nos maladies qui deviennent chroniques et nous amènent à la mort. Les laboratoires pour les bonnes analyses manquent, les hôpitaux sont de nom, l’eau manque, etc.

L’éducation fait sortir des produits médiocres. Les bacheliers, les licenciés sont retournés dans leurs villages et vivent de l’économie de cueillette et vous continuez à dire ALLONS-Y ! Pour quelle prospérité du Togo ? Avec qui et avec quoi ?

La corruption au sommet de l’Etat est descendue dans les communautés : « l’argent communautaire n’appartient à personne, et qui a vu l’argent passer et l’a laissé ? », disent souvent les bons militants de votre parti, et impunément. Au contraire, ces mêmes personnes peuvent devenir royalement DAF de votre BAWARA ou Chef Canton de communauté.

Mais pendant ce temps, moi, je ne baisse pas les bras. J’écris au Préfet, j’écris au Ministre de l’intérieur, j’écris au premier ministre, l’écho du silence me revient en guise de réponse.

Aussi, troublé par ces comportements de vous en haut qui compromettez l’avenir de la Nation, ai-je pris mon Bic et tracé ces quelques lignes à un ami le 16 Septembre 2018 : J’étais resté critique malgré que je vis à la base croyant à un éveil de conscience pour qu’on puisse construire ensemble demain qui est l’avenir des nouvelles générations mais je ne savais pas que :

La corruption était légalisée au Togo
L’impunité des membres de l’Etat protégeait les punissables dans la communauté à la base
La mauvaise foi irriguait les veines des hommes politiques
Une gouvernance orgueilleuse et une avidité excessive des hommes de l’Etat éclaboussaient le dialogue, méprisaient les valeurs culturelles qui ont toujours maintenu l’équilibre social
Nos grands hommes manquent d’attention à l’avenir sacrifié et à l’injustice qui secrètent des extrémismes et font disparaître les anciens villages.

Pour résumer mieux mon propos à mon ami, j’ai fait appel aux propos du Pape François qui résument mieux ces comportements : « Plus le cœur d’une personne est vide, plus elle a besoin d’objets à acheter, à posséder et à consommer. Dans ce contexte, il ne semble pas possible qu’une personne accepte que la réalité lui fixe des limites. A cet horizon, un vrai bien commun n’existe pas non plus. Si c’est ce genre de personnes qui tend à prédominer dans une société, les normes seront seulement respectées dans la mesure où elles ne contredisent pas des besoins personnels. C’est pourquoi, nous ne pensons pas seulement à l’éventualité de terribles phénomènes climatiques ou à des grands désastres naturels, mais aussi aux catastrophes dérivant de crises sociales, parce que l’obsession d’un style de vie consumériste ne pourra que provoquer violence et destruction réciproques, surtout quand seul un petit nombre peut se permettre… »

Je disais à mon ami qu’au Togo nous vivions déjà cette catastrophe sociale qui n’arrange personne et j’invitais le Pape François qui est serviteur de celui qui est « Pont » entre les hommes et qui croit que tout ne peut être perdu « parce que les êtres humains, capables de se dégrader à l’extrême peuvent aussi se surmonter, opter de nouveau pour le bien et se régénérer… ».

Je l’invitais, car aucune supplication au Togo n’a pu vous émouvoir, Monsieur le Président, je l’invitais à vous parler, non pas en vous bénissant comme il l’a toujours fait au Vatican et ça n’a pas changé votre cœur, mais à vous parler comme il l’a fait à sa curie le 22 Décembre 2014.

Président, c’est ici que ma contribution s’arrête.

Votre individu, votre sujet (ce sont les noms que vos préfets me donnaient)

Séda Charles Bawiena.

 

 

Lettre ouverte de Séda Charles Bawiena​​​​​ à Faure Gnassingbé : « Un poids moral pèse sur le peuple togolais »

 

Présidentielle 2020 : Johannes Bavon insiste sur le recomptage des voix

Reçu mercredi sur l’émission « Invité » sur New World TV, Pasteur Bavon du Front des Architectes de la République (FAR) s’est prononcé sur la situation sociopolitique actuelle du pays, notamment l'élection présidentielle du 22 février dernier. L’homme de Dieu tient à ce qu’on procède au recomptage des voix.

Le Secrétaire Général du Front des Architectes de la République (FAR) regrette le fait que l’opposition togolaise ait pu participer à cette élection présidentielle, alors qu’elle savait très bien que toutes les conditions de transparence ne sont pas réunies.

« La politique togolaise a toujours fait usage du principe de : Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Nous avons connu dans l’histoire de la politique togolaise, certaines réalités. Plusieurs fois, les gens ont dit qu’ils n’iront pas aux élections si les conditions ne sont pas réunies. La dernière fois, nous avons assisté également à ce discours. Mais aujourd’hui, nous sommes devant les faits accomplis. Les promesses que le régime avait faites n’ont pas été tenues. Ils n’ont pas fait la publication des voix bureau de vote par bureau de vote. Aujourd’hui, nous sommes face à une contestation, ce qui n’est pas nouveau au Togo. Tout ceci parce qu’il y a fraude électorale et des bourrages d’urnes », a regretté Pasteur Bavon.

A l’instar de certains acteurs politiques, l’homme de Dieu estime que la seule façon d’assurer la transparence de l’élection présidentielle du 22 février 2020, c’est de procéder à la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote.

« Lorsqu’on demande le recomptage de ces votes, c’est tout simplement pour y mettre la transparence. Et on ne perd rien en recomptant ces votes », a indiqué le SG du FAR.

Suivez plutôt !

 

 

Présidentielle 2020 : Johannes Bavon insiste sur le recomptage des voix

 

Le cancer du milieu artistique togolais

Pourquoi tant de stars togolaises meurent tragiquement ou de façon mystérieuse? Dirions-nous que c'est un hasard? Le Togo a perdu tant d'artistes et ce n'est presque jamais dû à la vieillesse. Le 2 juillet 1972, la star du football togolais APETI Kossivi Edmond dit Dr. Kaolo est mort tragiquement dans un accident de circulation, quelques temps après un autre joueur talentueux meurt de la même manière: il s'agit du nommé ANATOR Gabriel, joueur au futur promettant sélectionné pour remplacer Kaolo. Des dizaines de joueurs de football ont au cours des années qui ont suivi péri aussi dans des accidents de la circulation. Notre Grande, et unique étoile Bella Bellow qui commençait à être connue sur le plan mondial disparut à l'âge de 27 ans seulement, elle aussi dans un accident tragique le 10 décembre 1973. On se rappelle que quelque temps après la mort de Kaolo et celle de Bella Bellow, une sorcière confessait que sa spécialité était de tuer des gens dont on lui amenait les vêtements. Elle les tuait ensuite en causant des accidents, après avoir pris l'apparence d'une débile mentale, ou sous un autre déguisement pour traverser la route au passage des victimes. Elle a pris soin d'ajouter qu'on l'a sollicitée pour tuer une personne qui résidait à Atakpamé. (reliez les points vous-mêmes). Le talentueux chanteur-compositeur Vewonyi Dédé (compositeur de "Pamela") comment est-il mort? Aussi par accident ! Il y a eu bien d'autres comme Midi Lakoss, charcuté par son frère. Et la liste s'allonge avec la mort des artistes. En 2011 le Révérend Maurice Mog est mort en plein culte. Selon certaines révélations divines il aurait été tué par des personnes du même milieu artistique. Les comédiens Folo, Agbasco et d'autres ont également péri dans un accident de la circulation. La liste ne s’arrête pas là. jimi Hope, victime la plus récente qui aurait, selon certaines informations été empoisonné. Certains sont malades de grands talents comme Vanessa Worou, Yaya Leley etc… ont disparu de la scène.

L’évènement malheureux et récent en date est la disparition du jeune artiste king de la musique RnB Omar B qui est décédé dès suite d’une courte maladie.

De grâce arrêtons la gangrène qui ronge le milieu artistique togolais. Dans toute l’Afrique le Togo est connu pour ne pas supporter ses artistes. Si nous regardons du côté du Nigéria, du Ghana, de la Côte d’Ivoire, leurs artistes sont respectés, adulés. Beaucoup parmi eux gagnent bien leur vie. On ne peut pas en dire autant pour le Togo. Il y a toujours un moyen de leur rendre de grands hommages quand ils sont morts. Parmi leurs confrères qui composent souvent des chansons pour leur rendre hommage, il y a ceux qui sont sincères mais aussi des hypocrites qui font semblant car ils sont contents, ou ont même la main dans la mort de l’artiste décédé ; car nous les togolais si nous sommes connus pour notre gentillesse envers les étrangers, aimons moins nos propres frères et sommes malheureux lorsqu’ils excellent plus que nous. On se réjouit souvent du malheur de l’autre. Ce qui est aberrant c’est que ce fléau se voit même dans les familles dites chrétiennes et c’est très malheureux. Il y a un dicton selon lequel un seul arbre ne fait pas la forêt. Nous devons comprendre que tant nous sommes divisés ou empêchons le bonheur de nos frères, notre propre bonheur ne sera jamais parfait. Tout le monde a déjà entendu que l’union fait la force mais c’est si difficile dans notre culture de la pratiquer. C’est chacun pour soi. Mais dans le chapitre cent trente-trois du livre des Psaumes, il est écrit que c’est quand les frères sont unis que la bénédiction de Dieu descend. En occident les communautés d’immigrants qui prospèrent sont celles qui sont solidaires. Si l’un d’eux trouve un emploi dans une société, il introduit ses frères quand l’opportunité se présente ; c’est le cas des éthiopiens, des indiens, des ghanéens ou des ivoiriens. Le togolais la plupart du temps ne donnera pas à son frère les informations qui vont le faire avancer. C’est l’égoïsme qui fait que notre peuple continue par souffrir. Changeons de mentalité pour que notre pays puisse changer.

Regardons la transformation du Ghana, c’est merveilleux. Ils sont beaucoup plus solidaires que nous, plus généreux les uns envers les autres. Que Dieu nous vienne en aide et que ceux qui ont compris prient pour son intervention dans notre pays.

Que le lecteur fasse sa propre conclusion !!!

Vivi Lade

 

 

Le cancer du milieu artistique togolais

 

Faure Gnassingbé, la Dernière Béquille de la France : Hideux Symbole des longs règnes

Le Rendez-Vous
Emmanuel Macron (g) et Faure Gnassingbé | Infog : 27avril.com

Vent de l’Est, démocratie, multipartisme, que dire encore ? Le vocabulaire français abonde de ces tournures pour désigner les environnements politiques où le pouvoir est détenu par le peuple et pour le peuple. S’il existe un environnement en Afrique francophone où ce vent de changement qui a balayé l’Afrique n’a produit qu’un dinosaure qui vit de l’instabilité de son environnement, c’est bien le Togo. Que de beaux discours, mais le Togo demeure ce pays atypique. Le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu et exercé sans contrôle par une personne ou par un groupuscule, est la dictature. C’est ce qu’on peut dire à l’ombre de Larousse. Le simple fait que le régime cinquantenaire togolais ait pu passer d’un régime autoritaire en véritable dictature, indique que l’idéal de démocratie n’a pas triomphé, le Togo demeure un cafard dans la soupe. Ainsi ont décidé les maîtres qui constatent et prennent acte. Des maîtres qui refusent de s’afficher. On peut dire sans risque de se tromper que la France fait partie de ces pays au monde qui fonctionne comme une mafia et dont la survie ne dépend que de l’instabilité politique dans les petits pays. D’un côté la France officielle avec le bleu blanc rouge de la République, de l’autre la France mafieuse des réseaux qui ne s’affiche pas mais qui pèse dans les décisions à chaque fois que l’avenir des anciennes colonies est en jeux. Grâce à cette dernière France, un monsieur comme Faure Gnassingbé peut se porter bien même si à l’Elysée il n’a pas forcément droit à un tapis rouge comme les autres de son acabit.

Le vice dans la vertu

Le Togo et sa démocratie, c’est tout une pléiade de textes aussi vertueux les uns que les autres. Des textes que les dirigeants violent allégrement sans sourciller à l’aune de leurs intérêts. Tous les indices qui caractérisent la démocratie sont au rendez-vous. Il existe par exemple des processus électoraux qui respectent un calendrier constitutionnel. Mais, après 54 ans de règne sans partage de père en fils, les urnes ont toujours un résultat bloqué comme un DAT, Dépôt A Terme, en banque. A lire la réalité, le Togo est une Banque coloniale dont la France est le gestionnaire des comptes, la dictature des Gnassingbé est un client privilégié et le peuple togolais est un dépôt à terme. Pour le moment, le DAT des Gnassingbé fait 54 ans mais il n’est pas encore mûr, il n’est pas à terme, le gestionnaire du compte, la France, a intérêt à le voir encore tourner, peu importe les dégâts.

Le Togolais, curiosité socio-politique ?

Depuis l’avènement de Faure Gnasssingbé, le Togo ne connaît que de tristes évènements. Le fils du père est arrivé au pouvoir par une « catastrophe» nationale, la mort de Gnassingbé père, qui ouvre la voie à un terrorisme constitutionnel et une succession dans le sang. Comme les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets, Faure gouverne dans les catastrophes. Si ce n’est pas un crash suspect d’avion ou une attaque militaire sur une équipe nationale de football, si ce n’est pas le pays qui s’endette au point de ne pas connaître la valeur chiffrée de sa dette, ce sont les hôpitaux publics qui ne disposent d’aucun scanner. Si ce n’est pas un ministre qui plie toute une route de 50 km pour mettre en poche, c’est RFI qui annonce 4,5 tonnes de cocaïne en direction du Togo. Les exemples sont nombreux, à chaque fois que le peuple se réveille sous le coup d’une surprise, c’est une surprise désagréable. On est arrivé d’une catastrophe, on vit de catastrophes et on risque de partir dans la catastrophe.
A s’en tenir aux derniers évènements, avec des résultats fleuves pour le bourreau de la République, Faure Gnassingbé, mêmes dans les villes assiégées, 77 % à Sokodé par exemple, on peut se poser des questions. Du moment où Faure Gnassingbé et ses affidés ne réfléchissent que par leur instinct de conservation, ils sont arrivés à la conclusion qu’ils ont abêti aussi les Togolais qui doivent descendre à leur niveau de raisonnement pour que la République se porte bien?

Même les animaux en cage ont, en face de leur maître, un comportement qui dépend de l’attitude de ce dernier. S’il est doux envers eux, ils sont doux ; s’il est agressif, ils le sont également. C’est la loi de la nature, et cette tendance est plus poussée avec l’être humain. Mais au Togo, les dernières élections nous enseignent que plus le bourreau est méchant, mieux ses sujets l’aiment.

La Fraude électorale, c’est le vol immatériel, on vole une volonté exprimée. La vérité n’a pas besoin de sécurité, quand on la pose, on n’a pas besoin de se soucier de son sort, de ce qu’elle deviendra, qu’on l’aime ou pas, elle se révèle tôt ou tard dans son éclat. Le mensonge, donc la fraude, a besoin de garde-fous pour tenir la route. On doit l’entretenir comme un bébé prématuré pour qu’il résiste aux premiers questionnements. A la lisière des résultats des différentes élections qui se succèdent et se ressemblent, on est en droit de se poser certaines questions. Voler ou détourner une volonté d’un peuple est aussi délicat que voler de l’huile rouge, il faut être érudit pour ne pas laisser de traces. On se demande comment se fait-il que, de faillite économique en faillite économique, le peuple togolais ‘‘aime’’ tant ses dirigeants. Pendant les processus électoralistes, il peut avoir plus de votants que d’inscrits, à Kétao, à Kovié et à Sotouboua par exemple, il y a eu plusisieurs cas de votants plus que d’inscrits : EPP KETAO dans la Binah, n’est qu’un cas. La ‘‘confiance’’ entre le Togolais et ses dirigeants devient de plus en plus forte au fur à mesure que la gouvernance pourrie par la tête. Ils ne sont même plus habiles pour agir avec un minimum d’intelligence. Un scrutin présidentiel peut se tenir sans observateurs, à huis clos, en famille, pour ainsi dire quand la ‘‘cohésion’’ est forte, le linge sale se lave en famille. Mieux, l’autorité, ‘‘faure’’ de la confiance de son peuple, peut changer les règles d’un jeu électoral à quelques heures du processus sans que la démocratie n’en souffre. Faure Gnassingbé, le plus ‘‘vertueux’’, le plus ‘‘beau’’ et le plus ‘‘intelligent’’ des Togolais, il a un droit presque divin pour agir comme il veut même si la plupart du temps, il plonge dans l’anachronisme précambrien. La démocratie est une arène qui ouvre la voie à la concurrence à chaque fois que les grands enjeux se discutent. Mais pour une monarchie de ‘‘droit divin’’, on ne concurrence pas celui qui tient le pouvoir.

Quand un adversaire ose, le monarque est en droit d’envoyer ses sbires encercler sa maison pour lui faire la peau. Tous les candidats qui veulent tenir tête au monarque ont intérêt à savoir que l’objectif de leur participation est de légitimer la dictature contre des prébendes. En tout cas, c’est ce qui est de coutume dans les démocraties de droit divin comme le Togo où les leaders sont constamment réélus avec plus de 70 % des voix. La démocratie togolaise doit sa survie aux processus électoraux avec des résultats négociés en amont grâce aux candidats beaucoup plus présents pour la figuration que pour la concurrence démocratique. Dans nos démocraties, les élections, c’est à pas de charge, aux conditions de la dictature et nous ne savions pas si bien dire quand dans notre édition N°346 nous disions que ceux qui osent participer à l’élection présidentielle du 22 février 2020 au Togo ont décidé une « capitulation négociée » pour leur formation politique. Nous y voilà. L’existence des processus électoraux n’ont de sens que pour celui qui tient le beurre et l’argent du beurre. Devant toutes ces incongruités d’un autre siècle, la France, tout en prenant « acte », n’y trouvera que de légères irrégularités à corriger prochainement et la vie continue.

Le crime parfait et l’exercice des libertés civiles ?

Avec le père, la propagande politique était à son plus haut rendement. Ils étaient rares, ces jeunes qui dansaient l’animation populaire parce qu’on les y obligeait. L’écrasante majorité y voyait un salut. Mais puisque le mensonge ne fait jamais long feu, la propagande politique étant le mensonge au son de la mélodie, les Togolais n’en peuvent plus. Le lavage des cerveaux par la propagande politique a fait son temps. Toutes les options ne sont pas pour autant épuisées. Alors, il faut obliger les populations à aimer de gré ou de force, ou du moins, à se taire face aux dérives de la monarchie. L’armée y joue un rôle et le crime est parfait. L’armée togolaise, jadis fierté de la Nation, n’existe plus que pour les libertés des dirigeants. Le citoyen ordinaire doit apprendre à se taire ou se préparer à l’exil après chaque expression d’une liberté civile. Les populations de Sokodé, de Bafilo et de Mango sans oublier celles d’Anié, Kpalimé… en sont une parfaite illustration.

L’expression des libertés civiles est occultée par l’expression des libertés militaires, si je peux ainsi le stipuler. La loi sur la liberté de manifester est abolie d’une violence militaire exercée par une armée qui a divorcé d’avec sa déontologie. L’armée est devenue une milice organisée qui agit, non pas parce que la Nation est menacée, mais, parce que la survie de la junte au pouvoir est menacée.

Selon les difficultés que traverse la fratrie au pouvoir, les pôles de décisions se contredisent dans l’armée. On aurait pu penser à un dysfonctionnement si toutes ces contradictions ne rendaient pas service au chef de bande. Ceux qui encadrent les manifestations publiques ne sont pas les mêmes que les officiers qui peuvent s’offrir une partie de safari dans les rues de la capitale en tirant à balles réelles sur des citoyens. L’armée qui fait la sécurité de la République n’est pas la même que celle qui peut s’associer à des civils mal intentionnés pour casser, brûler et tuer dans l’intention de mettre le crime sur des adversaires qui dérangent. L’affaire Tigre de la Révolution est un exemple. Ceux qui font les renseignements ne sont pas les mêmes que ceux qui peuvent escalader les murs d’un citoyen pour fracasser les portes de sa maison, tout détruire, perquisitionner et humilier un père de famille avant de l’amener vers une destination inconnue. Ceux qu’on envoie comme de bons élèves dans les missions onusiennes et autres maintiens d’ordre ne sont pas forcément les mêmes que ceux qui, comme une armée en guerre, ont occupé la ville de Sokodé-Bafilo-Mango-Kpalimé et des pans des quartiers dits rebelles de la capitale. Dans ces zones, l’armée n’a pas de code éthique, elle pille, violente, vole les maigres réserves économiques des populations, passe les populations à tabas et les oblige à séjourner en brousses et montagnes avant de revenir constater les dégâts militaires. L’armée qui prône la paix n’est pas forcément la même que cette police des arrestations qui sévit présentement. Ils se pavanent deux à deux sur des motos avec la liste et les photos d’une catégorie de Togolais, ils scrutent d’un quartier à l’autre et menottent des jeunes tous les jours dans les villes en état de siège. L’objectif est de maintenir la terreur afin de garder le plus grand nombre des contestataires hors du pays. L’armée togolaise, non contente de devenir une organisation qui agit désormais en milice organisée, est cette nébuleuse à deux visages : le pile est une armée républicaine, garante de la paix, toujours présente contre les terroristes et le désordre en Afrique; et la face est l’armée de la terreur qui n’a appris qu’à tuer, enlever, torturer, terroriser pour que vive le pouvoir de père en fils. Une armée, deux visages, un objectif unique: servir monsieur Faure Gnassingbé à qui tous rendent compte dans la moindre nuance des détails.

A chaque fois que des gens sont enlevés de la façon la plus inhumaine, violente, dégradante, les familles mettent du temps pour retrouver les survivants souvent dans un état alarmant. Une fois leur lieu de détention souvent illégale, localisé, les diplomaties de familles et de couloirs se font à travers des proches du régime qui ont une réponse souvent la même: « pour ce cas, c’est le patron seul qui peut libérer ». Le patron, c’est Faure Gnassingbé, ceci signifie que « le patron » est le maître mot de ce banditisme qui s’institutionnalise. Et pourtant, à voir le gangstérisme dans lequel les arrestations et enlèvements s’opèrent, on pourrait se dire que ce sont des actes isolés d’officiers zélés et que monsieur le président n’en est pas forcément associé. Comme un carnivore qui somnole entre deux repas, la dictature observe tous les excès de son armée et « fait comme, alors que… ».

Le fonctionnement de la République ?

Tout est théâtralisation. Le théâtre est la scène dont on connait le début, le déroulement et la fin. La présidentielle passée est un exemple éloquent de théâtralisation de la vie publique. Nous en avons assez parlé.

Devant tous ses crimes, la France, encore la France et toujours cette France qui envoie ses observateurs qui n’y voient que des petits ratés d’un processus. Elle vient encore de le démontrer par sa présence effective à tous les niveaux du processus électoral, aux lieux des différents braquages qui ont permis à Faure Gnassingbé de dire qu’il a gagné. Mais une telle présence n’oblige pas les bourreaux à un minimum de bon sens. Bref, là où Mme la France est présente, le Togo devient un enfant gâté à qui la société ne refuse rien. Si la France a présentement joué un rôle pour que Ouattara renonce à son troisième mandat et que la pression continue à faire peser un avenir incertain sur les ambitions de Kondé, elle a pris acte de la victoire d’un président qui est un souffre-douleur pour son peuple.

Les observateurs si loin si proches des crimes

De ces genres de régimes arrivent à fermer leur pays à toute influence étrangère. La face joviale vers le maître colonial et autres donneurs de leçons et la face hideuse vers le peuple opprimé. Ainsi on a une mainmise constante sur la population corvéable à merci. Pendant ce temps, le régime oriente les médias acquis à la cause et on engraisse les médias occidentaux pour avoir d’eux, ou le silence ou des débats équilibristes comme le fait si bien la mère des radios RFI. Quand il est question du Togo, les médias occidentaux sont des médiats du silence. Les plus vertueux de ces médias se lancent dans des écrits ou émissions déontologiquement équilibristes alors que les mêmes rabattent les oreilles aux populations avec la formule sacrosainte « être neutre en période de crise, c’est choisir le camp de l’oppresseur ». Tout récemment, nous parlions d’un génocide à huis clos dans les villes assiégées du Togo : Sokodé Mango et Bafilo. Combien de médias s’y intéressent ? C’est la force des dictatures qui savent acheter aussi bien le bruit que le silence.
Avec des éditoriales à la lisière d’un service après-vente, sur le plan national, les plus viles ne voient plus un despote doté des pleins pouvoirs sur les décisions économiques qui bradent les sociétés d’Etat les plus bien portants aux occidentaux, mais un dirigeant incontesté et célébré par son peuple lors des évènements officiels. Ici Faure Gnassingbé n’est plus une erreur politique qui a endetté son pays, mais l’archétype d’une jeune génération qu’il faut essayer voir. Sauf qu’un essai qui dure 15 ans devient une usure. Pour ne pas scier la branche sur laquelle sont assises la plupart des multinationales de la hideuse France-Afrique, les grands médias du Nord eux savent prioriser les sujets. Peu importe si les milles et un programme de développement qui se relaient ont du mal à hisser le pays, un journaliste est libre de son angle d’attaque.

Togo, le long règne qui menace la paix régionale

Il vous souvient que le long règne de 27 ans à la tête du Burkina-Faso a créé des liaisons incestueuses entre les djihadistes qui menacent le sahel et le président Compaoré et sa bande. Il a fallu qu’ils partent par la petite porte pour que, lors du dernier procès de putsch, des révélations situent l’opinion. Jusqu’à un passé récent, les réseaux de Compaoré n’ont pas fini de faire croire que pour venir à bout des djihadistes dans le Sahel, il faut un Compaoré au Burkina. Un mal nécessaire dira-t-on. Nous vous disions que s’il existe un trafic qui n’arrive pas à rentrer en Afrique par le port autonome de Lomé, c’est qu’il n’arrivera plus à rentrer en Afrique. Tout récemment, 4,5 tonnes de cocaïnes sont saisies en Uruguay en partance pour le port de Lomé. Si cette commande avait pu parvenir à destination, de sources informées, elle devrait être la troisième du genre en un an. Imaginez la suite. Les djihadistes combattent souvent avec des armes automatiques voire des matériels de guerre modernes roulants. Ces engins de la mort, qui donnent une supériorité militaire au fous de Dieu ne sont pas uniquement des armes acquises de l’ennemi après des combats victorieux. Parfois ce sont des livraisons en bonne et due forme. Il va falloir un jour se demander quels peuvent être les possibles ports d’entrée de ces armes lourdes aux djihadistes. Dans un environnement où plus de dix ans à la tête d’un Etat est considéré comme trop, pour faire un demi-siècle alors qu’on dit être une démocratie, il faut aussi savoir être une démocratie des réseaux, se compromettre, signer des contrats vicieux, flirter avec les plus mafieux des crimes organisés et toutes les formes de contrebandes. De père en fils, le Togo, c’est quand même 54 ans de règne. La priorité donnée au budget militaire permet à la fois d’assurer la stabilité du régime, mais sert également d’outil diplomatique dans les relations internationales.

En effet, l’armée togolaise sert plus ou moins directement les intérêts occidentaux en Afrique subsaharienne où elle tente de maintenir une stabilité dans la région, évitant ainsi un déploiement trop important et coûteux d’armées étrangères. L’armée, bourreau d’un peuple en lutte, est devenue, comme par enchantement, héros dans les grandes aires de maintien d’ordre. Si cette double casquette d’une armée clanique peut permettre de supporter, ou du moins fermer les yeux sur le long rège de la dictature togolaise, c’est une bonne chose. Et Lomé II ne se fait pas prier pour faire défiler des mallettes. Après 38 ans du père, le fils fait son quatrième mandat dans une Afrique qui n’a besoin que de deux. Qui dit que l’argent volé aux pauvres populations dans les dictatures sous les tropiques ne nourrit pas les démocraties en occident ? Ainsi se durcit progressivement le régime de Faure qui, après avoir perdu un peuple, peut au moins compter sur la fortune de guerre volé à ce même peuple et sur l’armée levée dans ce peuple.

Pendant que le Togo s’affiche comme le bon élève du maintien d’ordre dans les missions africaines, s’il doit être une menace pour cause d’un régime qui a assez vieilli au point de devenir une mafia, c’est que avec un tel pays, on risque de faire un travail de Sisyphe.

En pleine dégringolade économique, dans les dictatures qui de surcroit font de vieux os, il n y a que les secteurs économiques qui touchent les besoins naturels qui tiennent la route. Actuellement aucun secteur économique n’a de l’avenir. Peut-être, du moment où tous les togolais sont devenus des malades ambulants, pour investir au Togo, il faut regarder vers l’ouverture des pharmacies quand on a eu la chance d’être formée pharmacien. La santé, c’est un besoin naturel, avec ou sans moyens, on doit l’entretenir. Ensuite, puisque le métier principal des jeunes est le petit transport, il faut regarder vers l’ouverture des stations-service pour vendre les produits pétroliers, si on a des entrées pour en obtenir l’autorisation parce que se déplacer est aussi un besoin naturel. Avant, ceux qui volent les biens publics font le blanchiment dans l’immobilier. Mais il y a quelques moments, la banque mondiale publiait une enquête qui annonce une crise immobilière au Togo. Inutile de signaler que le Togolais a tellement construit de grands immeubles qui souffrent d’occupants parce que l’économie bègue.

Le Togo demeure un régime autoritaire, gouverné par des autocrates qui ont placé leurs proches, soient-ils compétents ou pas, aux postes clés du pouvoir. Le népotisme a miné, non seulement l’économie mais aussi les coins et recoins de l’administration publique. Ils sont nombreux qui occupent des postes juste à titre de récompense, ou pour appartenance régionale ou encore parce que c’est « notre tour autour de la table». Pour l’économie nationale, les richesses, quand elles ne sont pas encore vendues, n’existent que pour assurer la pérennité de la dictature. Ainsi, l’exploitation du phosphate est devenue la chasse-gardée des Israéliens afin qu’ils s’occupent de la sécurité de monsieur le président. Si tout ceci peut permettre à la France de garder un pan du port autonome, pourquoi ne pas « prendre acte » d’un braquage électoral en faisant semblant de respecter la souveraineté des pays.

Comment conserver le pouvoir ?

C’est la seule priorité. La propagande se révèle un long travail de terrain et de formatage de l’opinion. Donc on ne met plus trop de sous dans ce secteur, il y a l’urgence qui attend. L’urgence, c’est équiper l’armée pour qu’elle serve de rempart à toute velléité de changement. Donc avec Faure Gnassingbé, plus le règne dure, plus l’armée devient budgétivore. L’urgence, c’est obtenir le silence des contestataires et il n’existe qu’une armée équipée en capital humain et militaire pour bien le faire. On passe des espoirs démocratiques des années 90 à une dictature s’inspirant du modèle soviétique avec la bénédiction de la Bande à Macron. Le Togolais a tout compris. Compressé comme une bouteille de gaz, nous souhaitons que le jour où il va s’exploser, le colon ne va pas inhaler de mauvaises odeurs pour qu’on traite le peuple de francophobie.

Abi-Alfa

Source : Le Rendez-Vous N° 348 de ce jeudi 12 mars 2020

 

 

Faure Gnassingbé, la Dernière Béquille de la France : Hideux Symbole des longs règnes

 

Togo… Voix et Plumes Mercenaires

Pierre S. Adjété
PSA

Les mercenaires sont partout parmi nous… L’équipe des informations toxiques du RPT-UNIR est au travail pour semer la division entre les forces républicaines en lutte pour l’effectivité du pouvoir du Président élu Gabriel Messan Agbéyomé KODJO. En conséquence, la vigilance est de mise dans les rangs des citoyens et des partis politiques désireux de l’incontournable alternance au Togo.

C’est tout cela qui justifie la prolifération et l’abondance du faux sur les réseaux sociaux. Des messages audio avec des voix d’outre-tombe bizarres… Des écrits scabreux de fabrications diverses dont celle de la Lettre attribuée à la CEDEAO comme reconnaissance définitive du régime autocratique dévastateur de 54 ans, le Gnassingbé System et son club des Adowuinon…

Dès lors que le régime frauduleux de Faure Gnassingbé n’a pas été en mesure de prouver, hors de tout doute raisonnable, sa prétendue victoire, par bureau de vote, au terme de ce large délai de 21 jours, le temps est venu de passer de la mystification à la négociation et des menaces à la repentance. Il y a un temps pour tout. Le long temps de la fabrique assidue du faux et de la zizanie, le temps de l’achat des consciences est largement dépassé au Togo…

Les Togolaises et les Togolais sont prêts à relever leur pays. Gabriel Messan Agbéyomé KODJO est prêt ; l’histoire du Togo lui en donne la responsabilité, et il en est largement capable. Gabriel Messan Agbéyomé KODJO est outillé pour conduire ce renversement de situation qui n’est, et qui ne sera avant tout qu’une Transition politique, économique et sociale, justifiée et justifiable, vers la République tant désirée depuis plus d’un demi-siècle par la majorité des citoyens du Togo.

Les mercenaires au service de la division des forces du changement républicain au Togo doivent le tenir pour dit : vous êtes infectés de votre propre invouloir et vous êtes isolés, vous êtes sous cloche, vous êtes sous haute surveillance, vous êtes surtout à découvert, cette fois-ci, devant les Togolais et le monde entier…

Chairs Mercenaires… Vous ne pouvez pas grand-chose devant le tournant de l’histoire. La grande Histoire est en déploiement au Togo. Il est temps d’en prendre conscience et d’y adhérer… Maintenant… Les mercenaires du régime y compris… Car, seul le Togo compte… Le Togo ouvert à tous…

Il est temps d’accepter l’alternance… Il est temps à nous tous, d’accepter l’évidence du Président élu au Togo : Gabriel Messan Agbéyomé KODJO. Plus aucun doute n’est permis.

La République est en éveil… L’Éternel veille… Tenons bon…

PSA
[13 mars 2020]

 

 

Togo… Voix et Plumes Mercenaires

 

Togo : Essolizam Poyodi a encore frappé « Faure »

Liberté Togo
Le procureur de la république Blaise Essolizam Poyodi | Infog : 27avril.com
Le procureur de la république Blaise Essolizam Poyodi | Infog : 27avril.com

Comme un oiseau de mauvais augure, sa sortie présage toujours une mauvaise nouvelle. Lui, c’est le Procureur de la République, Essolizam Poyodi. L’homme encore fait parler de lui en début de semaine en adressant une requête l’Assemblée UNIRcolore pour qu’elle enclenche une procédure pour la levée de l’immunité parlementaire d’Agbéyomé Kodjo. En deux temps trois mouvements, le parlement créé une commission pour en finir avec le candidat du Saint Esprit.

Monsieur le Procureur n’a pas fait les choses à moitié. Il accuse Agbey de « trouble à l’ordre public, mise en danger de la sécurité nationale, actes subversifs, troubles aggravés à l’ordre public, diffusion de fausses nouvelles, dénonciations calomnieuses, atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat ». Avec toutes ces charges, on se demande si n’encourt pas la prison à vie. Je nous connais dans ce bled.

Pendant que les braqueurs faisaient la pluie et le beau temps au 228, il ne s’est pas saisi. Il est toujours resté muet comme une tombe aux nombreux scandales de détournement des deniers publics qui éclaboussent le régime. Dans l’affaire des incendies du grand marché de Lomé et de Kara, le principal témoin Mohamed Loum a cité des noms, mais il a fait le sourd.

De plus, le dernier scrutin présidentiel a battu les records de la fraude et du truquage grandeur nature, images, vidéos et témoignages à l’appui, mais le Procureur de la République n’a pas bougé le petit doigt.

Plus grave, le 5 février 2005, le fils, pour capter le pouvoir laissé par le père, avait commis trois coups d’Etat : militaire, constitutionnel et électoral. D’abord, quand Gnass père avait cassé la pipe, un quarteron d’officiers s’est emparé du pouvoir pour le remettre à « Faure-vi ». La même nuit, les députés de l’Assemblée « mouton » se sont réunis en urgence et ont passé le bistouri dans la Constitution. Ils ont réussi en quelques minutes à faire de Faure Gnassingbé qui était ministre, député, président de l’Assemblée puis président de la République par intérim. C’est le tripatouillage constitutionnel le plus rapide au monde. Pour couronner le tout, il commet un coup de force électoral et fait massacrer un millier de Togolais pour s’asseoir le fauteuil présidentiel qu’il a confisqué jusqu’à ce jour. Le Procureur de la République a fait quoi ? R-I-E-N.

Source : Liberté N°3123 du Jeudi 12 Mars 2020

 

 

Togo : Essolizam Poyodi a encore frappé « Faure »

 

Amadou Gon Coulibaly, porte flambeau du RHDP en 2020

L’actuel Premier ministre défendra les couleurs du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) lors de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 en Côte d’Ivoire.

Une demi-surprise pour les uns. Sans surprise pour les autres.
Toujours est-il qu’Amadou Gon Coulibaly a été désigné officiellement, par consensus, ce jeudi 12 mars au cours d’un Conseil politique extraordinaire du RHDP, une coalition de partis politiques fondée en 2005 et transformée en parti en juillet 2018.

Comme lors de son annonce de ne pas briguer un troisième mandat, le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara a gardé le secret de l’intronisation de son Premier ministre ce jeudi au cours du Conseil politique extraordinaire.

Après l’officialisation de son choix, Amadou Gon Coulibaly a reçu les louanges de plusieurs poids lourds du parti. Selon le porte-parole du RHDP, Kobenan Kouassi Adjoumani, par exemple, avec la « bénédiction » du chef de l’Etat sortant, « Amadou Gon Coulibaly a déjà gagné » la prochaine élection présidentielle.

Le désormais porte étendard du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix est un ingénieur de formation. A 61 ans, il travaille aux côtés d’Alassane Dramane Ouattara depuis 30 ans. Ce discret homme politique a été nommé chef du gouvernement en 2017.

A.H.

 

 

Amadou Gon Coulibaly, porte flambeau du RHDP en 2020

 

La chanteuse Rokia Traoré arrêtée en France

L'artiste malienne a été interpellée ce mardi à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle tout près de Paris en France. Son interpellation intervient suite à une plainte de son ex-compagnon qui réclame la garde de leur fille.

Mme Rokia Traoré a eu une fille avec le Belge Jan Goosens. Ils ne sont plus ensemble. Ce dernier exige la garde de l’enfant. Elle refuse parce qu’il est accusé d’attouchements sexuels sur mineur.

Le monsieur réussit à ce qu’un mandat international soit lancé contre son ex-compagne. Il lui est reproché « enlèvement, séquestration et prise d’otage ». Tout ceci après que la Justice belge a tranché en faveur de Jans Goosens. La chanteuse a fait appel.

Selon les informations, elle allait en Belgique pour assister à l’audience de la Cour d’appel à Bruxelles. Elle a été arrêtée au cours de son escale à Paris et incarcérée à la prison de Fleury-Mérogis avant son éventuelle extradition vers la Belgique.

A.H.

 

 

La chanteuse Rokia Traoré arrêtée en France

 

Rokia Traoré entame une grève de la faim en prison

En détention en France, la chanteuse malienne dit entamer une grève de la main pour protester contre son incarcération dans une affaire qui l’oppose à son ex-compagne au sujet de la garde de leur fille.

Rokia Traoré a été interpellée à la descente de l’avion ce mardi 10 mars en France. Arrêtée suite à un mandat d’arrêt européen lancé par la Justice belge, elle est depuis lors incarcérée pour « enlèvement, séquestration et prise d’otage ».

L’affaire est née après que son ex-compagnon belge veut garder la fille qu’il a eue avec elle. Cette dernière refuse, l’accusant d’attouchement sexuel sur mineur. En effet, une plainte est déposée contre lui a été classée sans suite en Belgique.

« J’ai entamé une grève de la faim le mardi 10 mars 2020 à partir de 6H30 du matin afin que me soit accordé un procès équitable en Belgique et pour que le mandat d’arrêt européen ne soit pas injustement appliqué ». C’est par ce message que l’artiste critique la décision du Tribunal de Bruxelles ayant accordé la garde de leur fille à son père.

L’avocat du père de la jeune fille, lui, explique qu’ « Il s'agit d'une offensive médiatique pour tenter d'échapper à la prison ». Selon donc Me Franck Berton, la chanteuse « accuse à tort son ex-compagnon pour détruire sa réputation ». Et d’ajouter qu’ « Il s'agit bien d'un enlèvement » de la fillette.

Ce mercredi 18 mars, on en saura davantage sur cette affaire puisqu’une audience est prévue dans la capitale française pour décider s’il faut extrader Mme Traoré en Belgique ou non.

A.H.

 

 

Rokia Traoré entame une grève de la faim en prison

 

Présidentielle 2020 : Amadou Gon Coulibaly désigné candidat du parti au pouvoir

En Côte d’Ivoire, le président Alassane Dramane Ouattara a porté son choix sur Amadou Gon Coulibaly, son premier ministre, pour défendre les couleurs du RHDP (Rassemblement des houphouëtiste pour la démocratie et la paix) lors de la présidentielle du 31 octobre prochain.

Amadou Gon Coulibaly, aux affaires depuis janvier 2017, a été désigné jeudi par le président Ouattara lors d’un Conseil politique extraordinaire du parti au pouvoir.

« Le président Houphouët disait : vous verrez après moi, les Ivoiriens vont trouver quelqu’un qui fera mieux que moi. Moi, je dis la même chose. Je suis sûr que vous porterez votre choix sur quelqu’un qui fera mieux que Alassane Ouattara. Et je serai là pour accompagner cette personne », a déclaré le président Ouattara.

Que ce soient Hamed Bakayoko, Kobenan Kouassi Adjoumani, ou encore autres cadres du RHDP, tous ont, à l'unanimité, approuvé le choix porté sur Amadou Gon Coulibaly Ouattara comme étant le nouveau porte-étendard du parti.

 

 

Présidentielle 2020 : Amadou Gon Coulibaly désigné candidat du parti au pouvoir

 

Faure Gnassingbé et Aliko Dangote ont parlé de l’emploi des jeunes

Le chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé a reçu ce jeudi 12 mars 2020 à Lomé l’homme d’affaires Nigerian Aliko Dangote. Au menu des échanges, le renforcement du partenariat entre le Togo et le groupe fondé et dirigé par le milliardaire en vue de créer des emplois dans les domaines de la cimenterie et des fertilisants notamment.

En effet, les deux hommes ont évoqué les stratégies pour faire du Togo un centre d’affaires de premier ordre dans la sous-région, conformément à l’ambition déclinée dans l’axe 1 du plan national de développement (PND, 2018-2022).

Par ailleurs, le gouvernement a conclu deux importants accords industriels et miniers avec Aliko Dangote en fin novembre dernier. De ce fait, les deux ententes d’une valeur de 2,6 milliards visent respectivement la valorisation et la transformation du phosphate togolais en engrais phosphatés à destination des autres pays de la sous-région ouest africaine, et l’implantation d’une nouvelle cimenterie sur le territoire.

« Nous envisageons créer des emplois pour la jeunesse togolaise. Nous sommes en train de voir comment faire du Togo l’un des espoirs de l’Afrique de l’ouest en matière des affaires », a déclaré Aliko Dngote, se félicitant par la même occasion des efforts déployés par le Togo dans l’amélioration de son environnement des affaires.

 

 

Faure Gnassingbé et Aliko Dangote ont parlé de l’emploi des jeunes

 

Dodzi Kokoroko fait arrêter un étudiant, la SEET appelle à la mobilisation

Ce vendredi, la Synergie des élèves et étudiants du Togo (SEET) a prévu une manifestation sur le campus de l'Université de Lomé. La manifestation n'a pas commencé lorsque le président de l'Université, Dodzi Kokoroko a lancé la police universitaire aux trousses des étudiants. Un étudiant arrêté, la SEET exige sa libération et demande à toute la communauté estudiantine de se mobiliser.

Communiqué de Presse.

La Synergie des Élèves et Étudiants du Togo dans son engagement pour la défense ferme des intérêts matériels et moraux des étudiants a convié la communauté estudiantine de Lomé à une manifestation ce jour.

Fidèle à sa logique de farceur, le Prof. Dodzi KOKOROKO a envoyé ses milices arrêter les responsables de la SEET.

Ainsi, le camarade Koffi ASSANTA a été arrêté et conduit à une destination inconnue .

La SEET dénonce une énième violation des libertés de manifestation et d'association dans les universités du Togo et exige la libération immédiate et sans condition du camarade arrêté.

Nous appelons les organisations de défense des droits de l'homme à saisir les autorités universitaires sur ces manœuvres qui portent atteinte à la liberté des étudiants togolais victimes d'un gouvernement criminel.

Par ailleurs la SEET invite les camarades étudiants à une grande mobilisation dans la semaine à venir.

Soyons prêts pour le mot d'ordre à venir

Fait à Lomé, le 13 Mars 2020,

La Cellule de Communication

 

 

Dodzi Kokoroko fait arrêter un étudiant, la SEET appelle à la mobilisation

 

Aéroport de Lomé : Recherche d'un investisseur pour la construction et l’exploitation d’un hôtel

La Société Aéroportuaire de Lomé – Tokoin (SALT) est actuellement à la recherche d’un investisseur pour la construction et l’exploitation d’un hôtel dans le compte de l’Aéroport International Gnassingbé Eyadéma (AIGE).

Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) a été lancé par l’institution dirigée par le Colonel Gnama Latta dans le cadre du projet. Ainsi, tout investisseur intéressé par le projet a jusqu’au 03 avril prochain (date butoir), pour se prononcer.

Il est à préciser que le présent projet s’inscrit dans le cadre du programme de développement de la SALT et tend à soutenir l’Etat togolais dans sa quête de l’amélioration des recettes dans le secteur du tourisme.

A en croire les informations, l'initiative contribuera également à l’atteinte des objectifs du Plan National de Développement (PND 2018-2022), pour ce qui est de la contribution du tourisme dans la création de richesses au Togo.

Aussi, la promotion du tourisme d’affaires ainsi que la création d’au moins 10 000 emplois décents.

 

 

Aéroport de Lomé : Recherche d'un investisseur pour la construction et l’exploitation d’un hôtel

 

Fulbert Attisso : « Je ne pense pas que les populations vont se laisser faire »

Levée de l’immunité parlementaire. C’est la nouvelle menace que le régime de Faure Gnassingbé brandit pour « intimider » le député Agbéyomé Kodjo. L’ancien Premier ministre qui s’autoproclame « président démocratiquement élu » à l’issue de la présidentielle du 22 février dernier, semble déranger le pouvoir de Lomé.

Comme dans ses habitudes, le régime déploie son appareil judiciaire pour accomplir le boulot. Par lettre référencée N°1287/PR/2020 en date du 09 mars 2020, la Présidente de l’Assemblée nationale a été saisie par le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Lomé, d’une demande de levée de l’immunité parlementaire du député Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo.

Le ministre public motive cette demande de levée de l’immunité parlementaire par le fait que le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) aurait commis, lors de la période des campagnes électorales, des troubles aggravés à l’ordre public. Agbéyomé Kodjo est également accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de diffusion de fausses nouvelles et de dénonciations calomnieuses.

Dans le camp de la dynamique Mgr Kpodzro, on considère toutes ces charges retenues contre le candidat Agbéyomé comme fallacieuses et infondées.
« La défense que nous faisons dans cette affaire, c’est que les infractions que le Procureur de la République relève contre Agbéyomé Kodjo, ce sont des infractions politiques. Quand on parle de la nomination d’un Premier ministre, c’est politique. Quand on parle des incendies des marchés, c’est politique. Quand on l’accuse d’avoir utilisé les armoiries de la nation, c’est aussi politique. Quand on l’accuse d’avoir parlé aux forces armées, c’est aussi politique. Alors que pour lever une immunité parlementaire, la loi dit que l’infraction doit être sérieuse, le motif doit être sérieux. Il doit commettre une infraction pénale. Mais en l'espèce, toutes les infractions sont des faits politiques », a expliqué Fulbert Attisso, Directeur de campagne de Dr Kodjo.

Le président du parti « Togo Autrement » estime que le régime se ridiculise en se cachant derrière des accusations fallacieuses, dans le but d’écarter le « vrai gagnant » de la présidentielle du 22 février dernier. Pour l’ancien leader de la C14, on ne saurait lever l’immunité parlementaire pour des infractions politiques, qui plus est, commises en période de campagne électorale.

« Ces faits se sont déroulés pendant la période campagne électorale et vous savez que toute la période de campagne électorale est couverte par une immunité pour tous les candidats, donc pour nous, les infractions sont politiques et ne sont pas sérieuses et ne peuvent pas conduire à une levée d'immunité parlementaire », a souligné Fulbert Attisso.

L’homme politique reste convaincu que les Togolais qui ont massivement voté pour Agbéyomé le 22 février dernier, ne se laisseront pas faire. Surtout lorsque gouvernement de Faure Gnassingbé tenterait de jeter leur président élu en prison.

« Ce qui est sûr, je ne pense pas que les populations qui ont voté pour Agbéyomé laisseront les forces de l’ordre venir comme ça l’arrêter simplement pour des accusations qui sont fallacieuses », a-t-il indiqué.

Rappelons qu’une commission spéciale a été mise en place pour instruire la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Gabriel Agbéyomé Kodjo. Mais pour l’heure, rien n’a encore été décidé.

 

 

Fulbert Attisso : « Je ne pense pas que les populations vont se laisser faire »

 

Me Tchassona Traoré interpelle les diplomates sur la situation politique au lendemain de la présidentielle

Procédure en vue de la levée d'immunité au député Agbéyomé Kodjo, siège de son domicile par les éléments de la Police et de la Gendarmerie, etc. une situation devant laquelle s'indigne le Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD) de Me Mohamed Tchassona Traoré qui interpelle les représentations diplomatique et les confessions religieuses.

Communiqué de presse du MCD relatif à la procédure de levée de l’immunité parlementaire de monsieur Agbéyomé Kodjo

Le Mouvement citoyen pour la démocratie et le développement (MCD) a appris les nouvelles de la mise en place d’une commission spéciale à l’Assemblée nationale en vue de la levée de l’immunité parlementaire de monsieur Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, candidat à l’élection présidentielle du 22 février 2020.

Parallèlement à cette procédure, le domicile de monsieur Kodjo est toujours encerclé par des éléments de la police et de la gendarmerie.

Le MCD rappelle qu’il s’agit d’un problème politique qui ne doit en aucun cas être transposé sur le terrain judiciaire.

Le MCD appelle le parlement au respect intégral du règlement intérieur de l’Assemblée nationale et à la stricte observation du principe de la séparation des pouvoirs.

Par ailleurs, il s’étonne du silence des représentations diplomatiques (G5, CEDEAO, UEMOA, Conseil de l’Entente, OIF) et des organisations religieuses, face à la tragédie qui se trame après la présidentielle du 22 février.

Le MCD invite, toutes actions cessantes, à prendre des initiatives indispensables à la recherche d’une solution politique pour mettre fin à la machine judiciaire mise en route contre le Député Agbéyomé Kodjo.

Le MCD demande à l’ensemble de la classe politique nationale ainsi qu’aux organisations de la société civile à oeuvrer davantage à trouver une solution politique à cette situation afin de ne pas aggraver le fossé des divisions entre les Togolais.

Enfin, le MCD encourage vivement tous les acteurs impliqués dans cette procédure à privilégier une solution négociée afin d’éviter des souffrances supplémentaires à notre pays.

Fait à Lomé, le 13 mars 2020
Me Mouhamed TCHASSONA TRAORE
Président du MCD

 

 

Me Tchassona Traoré interpelle les diplomates sur la situation politique au lendemain de la présidentielle

 

Le cas Agbéyomé Kodjo n’est pas à l’ordre du jour de la plénière annulée, selon un député

Il est connu de tous que les parlementaires sont censés tenir une plénière ce vendredi. Mais pour des raisons inconnues, elle a été annulé. Les travaux, selon les indiscrétions, devraient porter sur la levée de l’immunité parlementaire du député du MPDD. A en croire l’un des collègues d’Agbéyomé Kodjo, cette question n’était pas à l’ordre du jour.

« On devrait avoir une plénière le vendredi passé qui a été avortée. C’était pour adopter une loi sur le nucléaire. C’est ce qu’on m’a signifié dans l’agenda que j’ai reçu », a notifié un parlementaire qui a requis l'anonymat.

Et d’ajouter : « Peut-être lundi, elle se tiendra. Nulle part, il n’a été indiqué que la plénière porterait sur la levée de l’immunité du confrère Agbéyomé Kodjo. Nulle part dans l’ordre du jour, il n’a été mentionné cela ».

Pour ce dernier, il s’agit des spéculations. « S’il y a autre chose, moi je n’ai pas été informé là-dessus. Le reste, ce sont des spéculations. Rien n’est officiel », a-t-il lancé.

Pour l’heure, une commission spéciale à l’Assemblée nationale se penche sur les chefs d’accusation retenus contre le candidat de la dynamique Kpodzro à l’élection présidentielle du 22 février dernier.

Rappelons que mercredi, l’ancien président de l’Assemblée nationale s’est fait représenter devant cette commission par le député de son parti, Gaby Gadzoa qui a déposé sur la table de ladite commission une procuration et un courrier d’argumentation du député Agbéyomé par rapport aux charges retenues contre lui.

Pour sa défense, Agbéyomé Kodjo a avancé que « Pour la levée de l’immunité parlementaire, la loi dit que les accusations doivent être sérieuses et graves ou portant sur un délit bien plus sérieux ».

 

 

Le cas Agbéyomé Kodjo n’est pas à l’ordre du jour de la plénière annulée, selon un député

 

Mgr Kpodzro : « J’ai travaillé avec Eyadema, mais lui au moins entend parfois raison »

Mgr Philippe Kpodzro ne comprend pas pourquoi Faure Gnassingbé refuse d’entendre raison. Pour la énième fois, l’homme de Dieu demande au locataire de la Marina de ramener aux Togolais leur victoire qu’il tente de confisquer.

« J’ai travaillé avec Eyadema, mais lui au moins aime entendre parfois la vérité. Mais son fils, le gamin que nous avons là, n’est pas comme ça. Qu’est-ce que je n’ai pas fait pour adoucir son cœur ? Je l’ai appelé fils, fils bien aimé, fils très aimé. Masi pff, tout cela ne lui dit rien. C’est pourquoi je lui dis maintenant les quatre vérités, ce qu’il fait qui n’est pas bon, je le lui dis », a déclaré Mgr Kpodzro mardi dernier lors d’une conférence de presse à Lomé.

L’Archevêque émérite de Lomé regrette le fait que Faure Gnassingbé utilise l’argent des pauvres Togolais pour se maintenir au pouvoir. « Faure Gnassingbé utilise l’argent des pauvres pour se maintenir au pouvoir. Il en a donné aux Français. Oh argent des pauvres ! Il faut avoir le cœur dur pour faire ça. Il a perverti les chefs d’Etat africains. Mêmes certains Togolais sont corrompus. Une fois leur poche remplie, ils oublient la souffrance de leurs frères et sœurs. Tout ça doit terminer. Ayez pitié des pauvres !», s’est-il exclamé.

Par ailleurs, le prélat a invité les collaborateurs du candidat Agbéyomé à rester soudés, à ne pas jouer le rôle de Juda. Aux autres candidats de l’opposition et forces démocratiques du pays, Mgr Kpodzro demande de travailler ensemble avec le « président élu » afin que la vérité soit établie.

« La nouvelle page c’est de travailler en union avec l’élu pour que nous éliminons l’ennemi qui fait notre malheur », a-t-il conclu.

Godfrey Akpa

 

 

Mgr Kpodzro : « J’ai travaillé avec Eyadema, mais lui au moins entend parfois raison »

 

Prof Komi Wolou demande l'arrêt des actes de violences contre Agbéyomé Kodjo

Le Secrétaire national du Pacte socialiste pour le renouveau (PSR), Prof Komi Wolou ne comprend pas l'acharnement du régime de Faure Gnassingbé contre le candidat de la dynamique Kpodzro, Agbéyomé Kodjo. Il demande l'arrêt des violences à l'encontre de ce dernier.

Communiqué

Depuis les élections présidentielles du 22 février 2020, se succèdent dans notre pays des événements inquiétants.

Des informations concordantes émanant du terrain avaient attesté l’existence de nombreuses irrégularités et des actes de violences que nul ne peut, de bonne foi, nier. Malheureusement, comme on pouvait s’y attendre, les institutions ont validé ces élections.

Cette validation ne peut en soi mettre fin aux contestations politiques qui, en pareilles circonstances, sont courantes et légitimes. C’est dans ce cadre qu’il faut inscrire et circonscrire à leur juste portée les actes de protestation et de revendication de M. AGBEYOME Kodjo. C’est pourquoi nous déplorons et condamnons les actes de violences, d’intimidation et les arrestations opérés en violation flagrante des règles légales en vigueur. Le monopole de la violence étatique ne peut se comprendre que lorsque les autorités y recourent dans des conditions qui préservent les droits fondamentaux des citoyens.

À supposer même établie une infraction, les institutions étatiques ont toujours l’obligation de respecter la loi dans la mise en œuvre des procédures.

Alors qu’il est encore temps, il convient de mettre fin aux procédures en cours afin de limiter les blessures déjà profondes que subit le peuple Togolais.

La paix à laquelle nous aspirons tous ne peut se réaliser de façon durable sans un respect mutuel à tous les niveaux, celui des lois dans leur ensemble y compris les processus électoraux et la vérité des urnes.

Les sentiments d’injustice répétée sont sources de frustrations qui portent les germes d’un désordre aux conséquences imprévisibles qu’il faut impérativement éviter. L’intérêt du pays le commande. Nous invitons les autorités à faire preuve de responsabilité et de mesure en ces moments critiques pour notre pays.

Le Secrétaire national

Prof. Agrégé WOLOU Komi

 

 

Prof Komi Wolou demande l'arrêt des actes de violences contre Agbéyomé Kodjo

 

Prévue pour ce vendredi, la séance pour la levée de l’immunité parlementaire d’Agbéyomé Kodjo est reportée

La levée de l’immunité parlementaire du "président démocratiquement élu de la République togolaise", prévue ce vendredi à l’Assemblée nationale, aurait été reportée.

Le sort du député du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), arrivée en seconde position lors de la présidentielle du 22 février, selon les résultats publiés par la Cour constitutionnelle, devrait être décidé ce vendredi à l’Assemblée nationale, au cours d’une séance plénière.

De sources concordantes, elle est ajournée au lundi 16 mars.

Cependant, la commission spéciale chargée d’introduire la demande de levée de l’immunité parlementaire de Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo a déjà accompli son travail depuis mercredi, selon les informations. Le rapport sera transmis à la conférence des présidents pour la suite de la procédure.

Plusieurs chefs d’accusations, précisons-le, pèsent sur le candidat de la dynamique Kpodzro. Son domicile est toujours encerclé par les forces de sécurité.

 

 

Prévue pour ce vendredi, la séance pour la levée de l’immunité parlementaire d’Agbéyomé Kodjo est reportée

 

Le CAR trouve inadmissible les manœuvres du régime contre Agbéyomé

Le Comité d’action pour le Renouveau (CAR) condamne les manœuvres en cours contre le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), Agbéyomé Kodjo. Le parti de Me Yaovi Agboyibo propose que des initiatives soient prises afin de parvenir à une « solution politique ».

Abordant la question de la procédure enclenchée contre le candidat de la dynamique Kpodzro à l’élection présidentielle du 22 février 2020, et l’état de siège à son domicile, le CAR n’est visiblement pas d’accord avec les agissements du pouvoir contre l’ancien Premier ministre togolais.

« Il est inadmissible que pour des motifs tirés des propos et actes de campagne de l’un des protagoniste du scrutin, l’honorable député Gabriel Agbéyomé KODJO, sa maison soit séquestrée par les forces de sécurité et qu’une procédure soit enclenchée afin de lever son immunité parlementaire avec l’intention manifeste de le faire incarcérer après une parodie de procès », indique le 1er Vice-président du CAR dans un communiqué en date du 13 mars 2020.

Et d’ajouter : « Notre patrie le Togo s’enlise dans un nouveau drame politique, consécutif aux conditions de déroulement et aux résultats de l’élection présidentielle du 22 février 2020 ».

Le Comité d’action pour le renouveau déplore et condamne ces manœuvres en cours.

« Considérant que la situation est essentiellement politique, le CAR propose que des initiatives appropriées soient prises afin d’y trouver une solution politique », a suggéré ce parti de l’opposition.

 

 

Le CAR trouve inadmissible les manœuvres du régime contre Agbéyomé

 

Agbéyomé Kodjo aux députés : « Chacun a son tour… »

C’est ce vendredi que les députés devraient normalement se réunir à l’Assemblée nationale pour plancher sur la levée d’immunité parlementaire au président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD). Mais aux dernières nouvelles, la séance a été reportée pour lundi prochain. Le « président démocratiquement élu de la République togolaise » interpelle la conscience de ses collègues.

Pour Agbéyomé Kodjo, il n’est pas question de reculer, ni de baisser les bras. La lutte, a-t-il indiqué, c’est pour la libération du peuple togolais. Et donc il faut aller jusqu’au bout pour « laisser à la génération future un Togo réconcilié et de paix, de progrès qui intègre les mutations ».

« Je lutte pour le peuple togolais. Si ceux qui sont là-bas et représentent le peuple togolais peuvent envoyer leur collègue en prison pour des faits politiques, chacun a son tour. Je fais confiance aux députés et à leur sagesse. Nous avons une cause commune », a-t-il dit sur Victoire FM.

Et d’ajouter à l’endroit des députés : « Aujourd’hui, c’est mon tour. Demain, à qui le tour ? Je loue l’éternel, c’est lui le maître de l’histoire, il fera jaillir la vérité ».

Le seul objectif aujourd’hui, a-t-il poursuivi, c’est de rassembler tous les Togolais autour d’un projet commun, leur montrer la voie de l’épanouissement, du bien-être individuel et collectif, et hisser le Togo dans le concert des nations.

« Je prie Dieu qui touche le cœur de chacun pour que chacun comprenne que nous sommes tous enfants d’une même nation et nos battent pour le meilleur. Je demande que nous puissions travailler la main dans la main », a souligné Agbéyomé Kodjo.

 

 

Agbéyomé Kodjo aux députés : « Chacun a son tour… »

 

Siège du domicile d’Agbéyomé : Habia dénonce une violation de trop

La situation « terrible, angoissante et mortifère » que traverse actuellement le député Agbéyomé Kodjo ne laisse pas les acteurs politiques du pays indifférent.

Après, l’Alliance des Démocrates pour un Développement Intégral (ADDI), le Pacte Socialiste pour un Renouveau (PSR) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), c’est le tour du parti « Les Démocrates » de dénoncer l’acharnement du régime de Faure Gnassingbé contre le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro.

Dans un message posté sur son compte Twitter, le responsable du parti « Les Démocrates », Nicodème Habia dit être « solidaire avec tous les citoyens togolais victimes de violations de leurs droits au quotidien et condamne avec la dernière rigueur ces agissements moyenâgeux du pourvoir RPT-UNIR ».

« Tous les jours pour l'oppresseur, un seul jour pour le peuple souverain », a-t-il posté

Pour l’ancien député, à compter de ce vendredi 13 Mars 2020, toute violation de droits d'un citoyen togolais par le régime de Faure Gnassingbé « doit être considérée comme la violation de trop ». « Et le peuple togolais doit agir conséquemment pour mettre fin à ce régime moribond et reconquérir sa dignité », a-t-il indiqué.

Comme dans ses habitudes, Nicodème Habia invite les Togolais à la résistance. A l’en croire, seules la mobilisation et la résistance feront partir le régime cinquantenaire des Gnassingbé.

Godfrey Akpa

 

 

Siège du domicile d’Agbéyomé : Habia dénonce une violation de trop

 

Pourquoi affronter le lion pour avoir ce qu'on peut avoir chez l'antilope ?

David Kpelly
Le chef de l’ANC, Jean-Pierre Fabre | Infog : 27avril.com

En demandant de reprendre les élections présidentielles du 22 Février 2020 (ce qu’ils savent impossible), les dirigeants de l’ANC remettent en cause les conditions d’organisation de cette élection. On est donc en droit de leur demander s’ils ne s’attendaient pas à tout ce qui s’était passé.

Et on sait qu’ils ne peuvent jamais répondre non, qu’ils ignoraient que tout ce qui s’était passé allait se passer. Ils le savaient. Nous le savions tous qu’il est impossible qu’une CENI et une Cour constitutionnelle totalement acquises à la dictature, supportées par une armée tribale et toutes les institutions de l’Etat, proclame un opposant vainqueur.

S’ils savaient donc que ces élections allaient être organisées ainsi, et que le seul fruit qu’ils peuvent en tirer est de demander sa réorganisation, pourquoi y ont-ils pris part alors ?

Moi, à cette question, pourquoi j’ai fini par encourager les Togolais à aller voter tout en connaissant d’avance les résultats et les conditions d’organisation, j’avais ma réponse. Et même le jour du vote, après les premières tendances donnant le Dr Agbéyomé en tête, j’ai fait descendre des nuages mes proches qui s’étaient mis à rêver en leur faisant comprendre que la dictature n’allait jamais proclamer un opposant vainqueur, et qu’UNIR allait se déclarer vainqueur dès le premier tour.

Pour moi, cette élection n’avait qu’un seul enjeu : permettre à l’opposition de se remettre ensemble, s’organiser et se mettre au travers de la route de ce 4e mandat de Faure Gnassingbé. Et aujourd’hui tous les ingrédients sont réunis pour y arriver. Tout est là, ici, maintenant, pour que nous nous remettions debout, ensemble, contre notre unique adversaire.

Alors, si l’ANC ne se retrouve pas dans cet élan de contestation et préfère demander la reprise (qu’elle sait impossible) d’une élection dont elle connaissait d’avance les conditions d’organisation et les résultats, pourquoi s’y est-elle présentée ?

Pourquoi laisser de côté l’opportunité de réclamer ensemble la vérité des urnes pour embrasser une revendication utopique ?

David Kpelly
D. Kpelly

 

 

Pourquoi affronter le lion pour avoir ce qu'on peut avoir chez l'antilope ?

 

Togo : Silence des occidentaux, Méthode gestapo, Recours en annulation de la présidentielle. Faure s’est pris le pied dans le tapis !

Fraternité
L’Usurpateur Faure Gnassingbé | Infog : 27avril.com

Lomé, lundi 09 Mars 2020. L’ambiance dans la capitale togolaise est toujours éparse. Des citoyens le regard hagard et perdu dans l’attente d’un éventuel Zorro ne se sont pas encore remis de la scène que la Commission électorale nationale « indépendante » leur a servi il y a deux semaines au titre des résultats de la présidentielle du 22 février dernier. Celle que leur offrira une semaine plus tard, la Cour Constitutionnelle n’est que la confirmation que le même toutes les lumières du monde ne pourront rien changé à la souche rude du clan régent du Togo. On en était là quand les professionnelles du retors ont commencé par publier les « félicitations » envoyés au néo Staline du 22 février 2020. Et dans le cheking rien de crédible à se mettre sous la dent. Mais,… pire…

En effet, les messages de félicitations ont commencé par tomber au compte-gouttes. Mais jusqu’à présent, à part la Chine, aucune autre puissance mondiale n’a félicité le Chef de l’Etat. Ceci n’est autre l’expression d’une victoire acquise au forceps grâce des combines décriées par l’opposition.

A ce jour, ils sont environ une dizaine de dirigeants, en majorité africains, à avoir envoyé leurs messages de félicitations à Faure Gnassingbé après sa réélection dès le premier tour de l’élection présidentielle du 22 février dernier. Une victoire qui aurait été brillante sans les accusations de fraudes de la classe opposante notamment de Agbéyomé Kodjo arrivé deuxième selon la Cour Constitutionnelle.

Agbeyomé debout

En effet, l’ancien Premier Ministre conteste vigoureusement les résultats de ce scrutin qu’il qualifie de « truqué ». Agbéyomé Kodjo a même poussé le bouchon loin en nommant un Premier Ministre. Après avoir vu ses recours rejetés par la Haute juridiction pour « défaut de preuve », le candidat soutenu par Mgr Kpodrzro appelle désormais les Togolais à rester à l’écoute. « Je conteste ces chiffres depuis la CENI jusqu’à la Cour Constitutionnelle. Je continue de les contester. Les Américains ont reconnu ma victoire, ils m’ont envoyé des félicitations et ils ont estimé que les chiffres publiés par la CENI relèvent de la fraude. J’ai eu plus de 67% du suffrage. Le vrai vainqueur du scrutin du 22 février, c’est Agbéyomé Kodjo », a laissé entendre samedi dernier M. Kodjo. Et de poursuivre, « Nous utilisons tous les moyens légaux à notre disposition pour faire échec à cet énième hold-up. Je demande aux Togolais d’être sereins et à l’écoute de notre mot d’ordre ».

Recours à la méthode gestapo

On n’en était là quand les Togolais ont appris l’enlèvement tôt le lundi 09 mars 2020 du sieur Ottoh Apedo, responsable de la sécurité du Président «élu» Agbéyomé Kodjo ainsi que de l’un de ses amis Akato Dodji qui pourtant, n’a lui aucune connotation politique. Sa seule faute est d’avoir mis son véhicule à disposition du sieur Ottoh. De la chasse aux membres du Pnp à laquelle on assiste depuis un temps à l’enlèvement de ces deux citoyens juste pour cause politique, il s’instaure au Togo depuis les évènements du 19 août 2017, une méthode de la gestapo du temps du régime hitlérien et ceci autour d’un homme qu’on dit avoir gagné la dernière présidentielle avec une large victoire.

4ème mandat, un cadeau empoisonné…

La contestation des résultats de cette élection a jeté du discrédit sur la victoire de Faure Gnassingbé. Et tout cela était prévisible. En effet, pour éviter une crise post-électorale et donner plus de crédibilité à ce scrutin, l’Ambassade des Etats dans un communiqué avait demandé expressément aux organes en charges de l’organisation du scrutin de proclamer les résultats bureau de vote par bureau. Les Etats-Unis seront suivis dans cette requête par la Conférence des Evêques du Togo qui, dans un message solennel, a aussi appelé la CENI et la Cour Constitutionnelle à publier les résultats bureau de vote par bureau de vote. Mais que nenni.

La conséquence, les pays ne se bousculent pas au portillon pour présenter leurs félicitations à Faure Gnassingbé pour son quatrième mandat. Aujourd’hui, en tout, ils sont seulement une dizaine de pays à se sacrifier à cette tradition. L’appréhension des interprétations étant réelle, certains chefs d’Etats ne veulent pas, sans aucun doute, s’afficher comme les soutiens d’un régime de plus en plus esseulé sur le plan international.

A ce jour, parmi les pays ayant transmis leurs félicitations, seule la Chine fait figure de puissance mondiale. Les Etats-Unis qui ont déjà porté des réserves sur les résultats ne se dédiront pas en adressant un message au fils du feu Gal Gnassingbé. L’ancienne métropole, la France, n’a pas non plus adressé le fameux message de félicitation. Selon le confrère « Médiapart », lors d’un point de presse, un conseiller de l’Elysée a indiqué que la France « a pris note » de la victoire de Faure Gnassingbé. Et comme un pouvoir à la recherche de légitimé, le site du gouvernement a pris cet article comme un acquis.

Mais c’est plutôt l’effet contraire. En effet, la réticence des grandes puissances à féliciter Faure Gnassingbé est plutôt un message clair envoyé au jeune monarque. Ceci sous-entend explicitement que la victoire proclamée de Faure est loin d’être un laurier tranquile pour lui.

Et comme si cela ne suffisait pas, l’un des grands soutiens de Faure Gnassingbé en l’occurrence le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé le jeudi 5 mars 2020 qu’il « ne sera pas candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 et et transfèrera le pouvoir à une jeune génération ». Pourtant, tout laissait présager le contraire. Cette annonce surprise contraste avec la situation au Togo.

Aujourd’hui, le protocole additionnel de la Cedeao sur la démocratie et l’Etat de droit recommande qu’après deux mandats que les Chefs d’Etats libèrent le plancher. Mais le prince togolais ne semble pas s’inscrire dans cette dynamique salutaire pour la promotion de la démocratie sur le continent.

En définitive, ce quatrième mandat se présente comme un cadeau empoisonné mieux une patate chaude dans les mains de Faure Gnassingbé. Contesté à l’intérieur et mal vu à l’extérieur, le régime de Faure Gnassingbé est plus que jamais à la croisé des chemins. Et ce quatrième mandat comme prédit par plusieurs observateurs risque d’être celui de trop pour le fils d’Eyadéma qui, on le rappelle, est arrivé au pouvoir en 2005 à la suite d’une élection suivie de violence post-électorale. Ces violences ont fait plus de 500 morts selon un rapport officiel des Nations Unies.

L’ANC en rajoute sa couche

En ajout à ce climat enrhumé, l’Anc a fait mardi une sortie où elle annonce saisir la Cour de Justice de la Cedeao pour l’annulation pure et simple et la reprise de la présidentielle du 22 février 2020 au Togo.

Le parti orange dénonce entre autres le gonflement par la Cour constitutionnelle du nombre d’inscrits qui passe de 3,614 millions à 3,738 millions soit une augmentation de 124.730 personnes, une augmentation du nombre de votants qui passe lui de 2,769 millions à 3,349 millions soit une augmentation de 580.703 votants rajouté. Le parti du candidat malheureux Jean-Pierre Fabre dénonce par ailleurs que la Cour constitutionnelle a revu à la baisse de 192.681 voix le nombre de suffrage exprimé pendant qu’elle a omis de mentionner les bulletins nuls dont le nombre calculé selon le parti, sur la base de la Cour elle-même s’élève à 963.113 soit plus de 11 fois le chiffre publié par la Ceni.

Face à tout ceci, «la seule porte de sortie de l’impasse est l’annulation pure et simple de ce scrutin et sa reprise dans des conditions de transparence et d’équité conformes aux normes et pratiques internationales», a conclu l’Anc qui rappelle qu’il est temps de mettre fin aux drames électoraux au Togo.

Source : Fraternité

 

 

Togo : Silence des occidentaux, Méthode gestapo, Recours en annulation de la présidentielle. Faure s’est pris le pied dans le tapis !

 

Togo, Intimidation de l'Usurpateur Faure Gnassingbé : Pour avoir réclamé sa victoire Agbeyome Kodjo en passe de perdre son immunité

Liberté Togo
Caricature : Donisen Donald / Liberté

Dans la soirée d’hier, nous avons appris l’irruption au domicile d’Agbeyome Kodjo d’un huissier accompagné de gendarmes. Selon les informations, l’huissier avait en charge de lui notifier une assignation à comparaître, demain 9 h, à l’Assemblée nationale pour la levée de son immunité.

Agbéyomé Messan kodjo est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat pour avoir nommé un Premier ministre. La sombre affaire des incendies des marchés de Lomé et de Kara en 2013 a été également ressuscitée.

« En s’érigeant en président de la République élu au mépris des résultats définitifs de la Cour constitutionnelle et en procédant aux actes subséquents (nomination d’un Premier ministre, création d’un site web officiel, etc.) alors même que le mandat du chef de l’Etat actuel est toujours en cours, le député Agbéyomé Kodjo accomplit ainsi, entre autres, des actes subversifs ; ce faisant, il tente de supprimer les institutions de la République régulièrement établies », peut-on lire dans l’assignation.

A l’Assemblée une commission spéciale a été créée expressément hier aux fins d’instruire la demande de levée parlementaire du président nationale du MPDD. Elle est composée outre des députés nommés du parti au pouvoir, ceux qui se réclament de l’opposition notamment les présidents des groupes parlementaires UFC et NET-PDP, Senanu Alipui et Gerry Komandega Taama qui approuvent ce procès à la Ponce Pilate contre leur ancien compagnon.

Il faut rappeler que c’est la deuxième fois que l’immunité d’Agbéyomé Kodjo va être levée sous Faure Gnassingbé. La première fois, c’était en 2013, lors de la scabreuse affaire d’incendie des marchés de Kara et de Lomé.

G.A.

Source : Liberté

 

 

Togo, Intimidation de l'Usurpateur Faure Gnassingbé : Pour avoir réclamé sa victoire Agbeyome Kodjo en passe de perdre son immunité

 

Togo, Sortie par la grande porte : Faure Gnassingbé rate le coche

Liberté Togo
Le «Voleur Faure Ever» FEG | Photo : DR

Le vin est tiré et il ne reste qu’à le boire. Faure Gnassingbé a réussi à passer en force et s’offrir un quatrième mandat au pouvoir, avec la frauduleuse du 22 février dernier où il n’a ménagé aucun effort pour l’emporter. Mais face à la belle surprise signée Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire et aux louanges dont il est l’objet en Côte d’Ivoire, en Afrique et à travers le monde, on se rend davantage à l’évidence que le « jeune » « Messi » a vraiment raté le coche…

ADO célébré à travers le monde

« (…) J’ai décidé de ne pas être candidat en 2020». Personne ne s’y attendait, même dans les rangs de ses partisans et admirateurs, encore moins ses détracteurs qui le soupçonnaient de vouloir s’offrir une prolongation. Mais Alassane Dramane Ouattara a pris tout le monde à revers en annonçant officiellement devant les sénateurs et autres élus le jeudi 5 mars dernier à Yamoussoukro, sa décision de ne pas briguer un 3e mandat à la tête de la Côte d’Ivoire lors de la présidentielle du 31 octobre 2020. Et depuis, il est célébré dans le pays, sur le continent africain et à travers le monde.

L’expression (célébré) est un brin exagérée. Mais elle ne traduit pas moins la réalité, celle qui voit le monde entier saluer cette sage décision d’ADO. Au sein de l’opinion, certains relativisent et parlent plus d’une mesure de prudence, arguant que lui-même sait très bien qu’en Côte d’Ivoire, c’est très risqué pour tout dirigeant de vouloir s’offrir un 3e mandat au pouvoir, surtout lorsqu’on s’appelle Alassane Dramane Ouattara et qu’on se rappelle la façon dont il est monté au pouvoir. Le pays est une poudrière, les armes circulent toujours et il prendrait d’énormes risques en voulant s’accrocher.

Mais n’empêche, Alassane Ouattara est félicité pour cette décision de sagesse. « Alassane Ouattara n’est pas candidat à l’élection présidentielle. C’est une grande décision, c’est un acte fort. Il pose ainsi les bases d’une élection transparente », a réagi Affi N’Guessan du Front populaire ivoirien (FPI). « Ouattara opte pour l’alternance démocratique et Alpha Condé défend sa présidence à vie en assassinant ses compatriotes. La répression policière de ce jeudi a fait deux morts et plusieurs blessés par balle. Mobilisons-nous davantage, la victoire est proche !», a glosé sur Twitter l’opposant guinéen Cellou Dalein Diallo. « Le président Ouattara prend date devant l’Histoire avec cette solennelle annonce dont nous espérons un très large écho en Afrique », a renchéri le Sénégalais Alioune Tine, défenseur des droits de l’homme.

La réaction qui aura plus eu écho à travers le monde, c’est évidemment celle d’Emmanuel Macron. Le président français a salué la « décision historique » d’ADO de «ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle », estimant que « la Côte d’Ivoire donne l’exemple ».

Faure rate le coche

ADO n’est pas un saint, loin s’en faut. Dieu sait qu’il a causé des torts à beaucoup d’Ivoiriens. Les tueries de la crise postélectorale de 2010, il a aussi sa part de responsabilité là-dedans. Dans l’entourage de Laurent Gbagbo, on pense même qu’il est seul coupable, parce que ces Ivoiriens seraient encore en vie s’il n’avait pas pris les armes, accompagné par la communauté internationale et suscité la riposte de l’armée régulière. Alassane Ouattara a aussi sûrement causé du tort à d’autres par sa gouvernance. Il s’est brouillé avec ses amis d’hier (Guillaume Soro, Henri Konan Bédié). Mais quoi qu’on dise, par cette décision salutaire, il sort par la grande porte. Faure Gnassingbé aussi aurait pu prendre une telle trajectoire et recueillir autant de reconnaissances à travers le monde. Surtout qu’il est encore jeune et a tout le temps de revenir aux affaires après cinq ans.

Même si ADO ne sera pas candidat à la présidentielle du 31 octobre prochain, personne ne se fait d’illusion dans les rangs de l’opposition et des observateurs avertis, cela ne signifie guère une perte du pouvoir du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Il va placer un dauphin à ce scrutin et tout sera entrepris pour le faire gagner. Ca balance entre le ministre de la Défense Hamed Bakayoko et le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Une telle stratégie évidente, Faure Gnassingbé aurait bien pu aussi l’utiliser.

Il lui suffisait de décider de ne pas candidater et de choisir de positionner un de ses nombreux collabos, des têtes bien faites et bien pleines d’ailleurs, le régime RPT/UNIR mettrait tout en œuvre pour voler pour ce candidat et le tour serait joué. Il avait même été entre-temps distillé au sein de l’opinion la rumeur d’un scénario à la congolaise, avec un opposant choisi (sic) qui se verrait ainsi installer au pouvoir, comme un pantin, contrôlé par le régime, exactement comme avec Etienne Tshisekedi en République démocratique du Congo (RDC). Au moins ainsi, le nom Faure Gnassingbé ne serait plus dans les bouches.

Par cet éventuel retrait, il sortirait aussi par la grande porte. L’histoire retiendra ainsi qu’il aura été le premier Gnassingbé à se retirer volontaire du pouvoir et il serait célébré en héros par le peuple togolais qui ne cherche que l’alternance depuis plusieurs décennies. Mais le « champion » a décidé de s’accrocher, ratant ainsi le coche et s’isolant davantage, avec cette décision salutaire d’ADO qu’on pensait lui emboiter le pas. Cette mesure du Chef de l’Etat ivoirien ferait même réfléchir l’autre candidat au 3e mandat dans l’espace CEDEAO, Alpha Condé de la Guinée, et beaucoup d’observateurs croient comme fer qu’il renoncera aussi à la modification de la Constitution et à toute candidature à un 3e mandat…Décider de ne pas briguer un mandat supplémentaire, « c’est pas sorcier »…

Tino Kossi

Source : Liberté

 

 

Togo, Sortie par la grande porte : Faure Gnassingbé rate le coche

 

Togo : Faure et sa fable contre la corruption

Fraternité
Le Corrompu et le Corrupteur en Chef du Togo, Faure Gnassingbé | Infog : 27avril.com

Faure Gnassingbé a inscrit à l’ordre du jour de sa gouvernance quinquennale 2020-2025, une lutte implacable contre la corruption. Un phénomène endurci et très tentaculaire qui nuit à l’économie du pays. Une ambition, certes noble, mais qui ne saurait s’accommoder avec les vieilles habitudes de la maison.

Les promesses…

Au terme d’une campagne électorale sciemment rendue déséquilibrée et ardue pour les candidats de l’opposition, Faure Gnassingbé s’en est sorti avec une panoplie de promesses dont les togolais n’attendent aujourd’hui que la réalisation. Ceci, après la parodie d’élection conclue par la consécration du quatrième mandat au ‘‘Prince’’ par les Institutions de la République aux ordres.

Entre autres grandes lignes de son nouveau et mandat de plus, le «néo Staline» a promis aux togolais, une lutte implacable contre la corruption. Laquelle lutte, a-t-il décliné, se traduira par l’effectivité de la loi portant déclaration des biens par tous ceux qui ont en gestion, une structure de l’État ou jouissent officiellement de la richesse publique. Ceci, pour une lutte, sans commune mesure, contre la corruption et le détournement des deniers publics. A cet effet, Faure Gnassingbé promet que plus d’importance sera accordée à la réédition des comptes et à la lutte contre la corruption. «Nos ressources acquises doivent être gérées et utilisées avec beaucoup de rigueur. Nous devons, à tout prix, éviter le gaspillage et le vol », a-t-il dit en substance.

Faure entre légèreté…

En effet, tout observateur, soucieux du développement de son pays, ne pourrait denier la pertinence de la mesure de Faure, même si déjà l’adoption de cette loi n’a pu être accompagnée par une réelle volonté politique. Une carence doublée de légèreté qui ont fait que la, pourtant si pertinente, loi portant déclaration des biens par tous ceux qui gèrent les structures de l’État n’est toujours pas suivie de décret d’application. Qu’à cela ne tienne, cela ne peut rester indéfiniment, si tant est que Faure veut réellement rester sincère et fidèle à sa parole donnée, comme il le clame, au travers de son appel au travail.

…Et consigne suicidaire

Toutefois, l’on se demande alors, en toute objectivité, comment, in fine, l’application de cette loi pourrait-elle être si facile au «plébiscité du 22 février» lorsque ce dernier pose, lui-même, des actes qui risquent d’hypothéquer son ambition telle que déclinée face aux électeurs. En effet, c’est un secret de polichinelle que le mot d’ordre de Faure Gnassingbé aux cadres de Unir dont la plupart sont des directeurs généraux et centraux des services de l’Etat, lors de la campagne électorale était «débrouillez-vous pour la victoire de notre Grand parti». Ce qui sous-entend qu’au lieu de l’allocation des fonds aux délégués par le parti, comme il est de coutume, il revenait plutôt à ceux-ci de chercher eux-mêmes les financements pour les différentes activités électorales. Un mot d’ordre politiquement incorrect, à la limite suicidaire. Surtout eu égard à la fébrilité de notre démocratie.

Cependant, cela fut fait, avec une sorte de concurrence instaurée entre les cadres, membres et autres délégués qui ont rivalisé avec zèle, achat de conscience et corruption. Ceci, généralement avec les moyens de l’Etat, pendant que les candidats de l’opposition, méchamment sevrés des fonds publics pour la campagne, tiraient le diable par la queue. Une sorte de concours déloyale donc !

Faure… dos au mur !

Comme susmentionné, une fois le défi «brillamment» relevé par les délégués dont nombre occupent de postes de hautes responsabilités qui ont mobilisé moyens et logistique pour la victoire de Unir à la présidentielle du 22 février dernier, les regards se tournent vers Faure. Sachant qu’il relève d’une corvée que de demander à un fonctionnaire militant de Unir de débourser son pauvre salaire à des fins électoraliste, exception faite à quelques militants -hommes d’affaires, tout semble dire objectivement qu’il sera moralement difficile à Faure de demander les comptes à ceux-ci qui se sont saigné et oeuvré pour sa réélection. Quitte à puiser dans les caisses de l’État pour «l’intronisation du Prince».

D’où justement la fable orchestrée entre sa promesse de lutter efficacement contre la corruption et sa politique de complaisance et d’impunité qui crée autour de lui, une constellation d’arrivistes, d’opportunistes et de zélés qui se sucrent allègrement sur le dos du pays. Ainsi donc, sur le chemin de la gouvernance rigoureuse, Faure est plus que dos au mur!

Source : Fraternité

 

 

Togo : Faure et sa fable contre la corruption

 

Le coronavirus sème le chaos dans le monde du sport

Autre presse

Le coronavirus a été signalé pour la première fois le 31 décembre. Moins d’un mois plus tard, les effets ont commencé à se faire sentir dans le monde sportif. Depuis la dernière semaine de janvier, il ne s’écoule pas 24 heures sans qu’un autre événement ne soit remis, déplacé ou carrément annulé.
nba suspend matchs
La NBA suspend le reste de la saison jusqu’à nouvel ordre à cause du coronavirus Covid-19 | Photo : Reuters

La suspension de la saison de la NBA et l’annulation des Championnats du monde de patinage artistique à Montréal, mercredi, ne font que confirmer le statut de pandémie annoncé le jour même par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La semaine dernière, le Comité international olympique (CIO), par la voix de son président Thomas Bach, s’est voulu rassurant. Il a réitéré sa « confiance » dans des JO « réussis » à Tokyo.

« Nous allons devoir préparer beaucoup des décisions que nous devrons prendre en juin, et faire des propositions en vue de la session du CIO », qui précédera les Jeux, a dit M. Bach.

Le CIO n’évoquait officiellement ni annulation ni report, encore moins de plan B. Les JO restent programmés du 24 juillet au 9 août. Dans l’histoire, les Jeux olympiques n’ont été annulés qu’en raison des guerres mondiales en 1916, en 1940 et en 1944.
Un passant près du symbole dex JO à Tokyo, Japon | Photo : Reuters

La question du report des Jeux de Tokyo a pris de l’élan cette semaine quand un membre du comité organisateur, Haruyuki Takahashi a déclaré au Wall Street Journal qu’un report d’un à deux ans des Jeux était réaliste, s’ils ne pouvaient pas être maintenus cet été.

Le président du comité organisateur, Yoshiro Mori, qui a indiqué avoir reçu les excuses de M. Takahashi, a rapidement convié les médias à une conférence de presse pour mettre un terme à ces rumeurs.

« Nous ne prévoyons pas modifier nos plans », a dit M. Mori. Mais, la préparation, qui continue, est néanmoins perturbée.

Les qualifications olympiques sont modifiées dans au moins 11 sports et on parle ici uniquement d’épreuves qualificatives regroupant plusieurs pays.

Au baseball, par exemple, l’ultime tournoi de qualifications qui devait avoir lieu au début d’avril ne se tiendra que du 17 au 21 juin, un mois à peine avant la cérémonie d’ouverture.

Plusieurs épreuves-tests pour les Jeux de Tokyo ont été annulées, et même les Jeux d’hiver ont été touchés. L’épreuve-test de biathlon qui devait se tenir à Zhangjiakou, au nord de Pékin, en vue des Jeux de 2022, a été carrément annulée.

L’épreuve-test du nouveau sport olympique qu’est l’escalade n’a pas été annulée à Tokyo, mais on la tiendra sans athlètes ni spectateurs. Bref, on testera le site, les équipements et les bénévoles.

Le comité organisateur des Jeux de Tokyo a aussi reporté la formation de ses bénévoles de février à mai.
Le virus se propage en Amérique

En Amérique du Nord, les Jeux de l’Arctique, qui devaient commencer au Yukon à la mi-mars, ont été la première manifestation annulée.

Dès le lendemain, le Championnat mondial de hockey féminin, prévu à la fin mars en Nouvelle-Écosse, a subi le même sort.

Quatre ligues professionnelles nord-américaines, la MLB, la LNH, la NBA et la MLS, ont commencé par limiter l’accès aux vestiaires aux athlètes et au personnel indispensable aux équipes.

Puis, la Californie et l’État de Washington ont restreint les rassemblements publics. Cela a forcé la présentation de matchs à huis clos.

La NBA a enchaîné mercredi en décrétant la suspension de sa saison après qu’un joueur du Jazz de l’Utah eut été déclaré positif au coronavirus.

La LNH a demandé jeudi matin à ses équipes de ne pas tenir d’échauffements, d’entraînements ou de rencontres d’équipes, quelques heures avant une rencontre importante de ses gouverneurs. La ligue pourrait imiter la NBA et suspendre sa saison. Des matchs à huis clos sont au programme en soirée à San José et à Columbus.

Au tennis, le tournoi d’Indian Wells, l’un des plus importants des circuits de l’ATP et de la WTA, a été annulé dimanche à quelques heures de ses premiers matchs. Trois jours plus tard, l’ATP annonçait son intention de suspendre de son calendrier pour six semaines et l’a confirmé jeudi. Le tournoi ATP/WTA de Miami, qui devait s’amorcer à la fin du mois de mars, a également été annulé jeudi.

Également au tennis, les matchs de qualifications de la Coupe Davis se sont poursuivis sans public dans plusieurs cas, tandis que la phase finale de la Fed Cup, qui devait être disputée du 14 au 19 avril à Budapest, a été reportée à une date qui reste à définir à cause de la pandémie.

Chaos au football européen

Au football, les ligues européennes ont tenté de limiter les dégâts en disputant des matchs sans public, mais ça ne s’est pas révélé suffisant.

La Coupe de France entre le Paris-Saint-Germain et Lyon, au calendrier le 4 avril, a été remise à plus tard pour éviter un huis clos, tout comme les demi-finales de la Coupe d’Italie.

Puis, quand le gouvernement italien a annoncé la suspension de toutes les compétitions sportives, et donc de la Serie A, jusqu’au 3 avril, les maux de tête des équipes se sont accentués, car le championnat italien ne pourra pas empiéter sur l’été à cause de l’Euro, qui doit commencer le 12 juin.

Le championnat néerlandais a suspendu ses activités jusqu’au 31 mars. Le championnat espagnol, lui, est à l’arrêt pour deux semaines. Les joueurs du Real Madrid sont en isolement préventif pour deux semaines.

Même les matchs sans public deviennent difficiles à réaliser en raison des problèmes de mobilité des équipes.

Ainsi, l’AS Rome a annoncé qu’elle n’irait pas en Espagne pour son match contre le FC Séville, puisque les autorités espagnoles ont interdit tous les vols en provenance d’Italie, pays européen le plus touché par la COVID-19.

De son côté, le président d’une équipe espagnole, Getafe, Angel Torres, a assuré que ses joueurs ne se rendraient pas en Italie pour affronter l’Inter Milan jeudi, en Ligue Europa, « de crainte de pénétrer dans un foyer de coronavirus ».

« Si nous devons perdre le match, nous le perdrons », a-t-il lancé.

Maintenant, l’attention se tourne vers l’Euro, qui doit commencer le 12 juin dans 12 villes de 12 pays.

Source : Radio Canada + AFP + Associated Press

 

 

Le coronavirus sème le chaos dans le monde du sport

 

Togo, Coronavirus et ses conséquences : Les surgelés de Lomé ne nous vendaient que du chinois ?

Liberté Togo
Fausse patiente de Coronavirus au Togo | Caricature : Donisen Donald / Liberté

Comme dans la plupart des pays africains, la majorité des produits consommés au Togo proviennent de l’importation. C’est le cas notamment des produits congelés. Alors qu’on croyait jusque-là que les commerçants togolais s’approvisionnaient au Brésil, aux Etats-Unis ou encore en Europe, l’épidémie du coronavirus démontre le contraire.

L’épidémie du Covid-19 continue de se propager dans le monde. Vendredi dernier, le Togo a annoncé son premier cas. Cette propagation de l’épidémie a des impacts sur le commerce mondial, notamment entre la Chine et l’Afrique.

Rupture de stocks des produits surgelés

Depuis quelques semaines, les boutiques de surgelés arrivent difficilement à répondre à la demande. A en croire certaines indiscrétions, nombre de grossistes se ravitaillaient dans l’Empire du Milieu et ne pouvaient plus s’y rendre. Pour cause de l’épidémie du coronavirus. « Cela fait plus d’une semaine que mon frigo est vide. Les livraisons n’arrivent pas. Notre grossiste nous a indiqué qu’il ne peut pas se rendre là-bas (ndlr : en Chine) pour s’approvisionner. Donc on est dans l’attente », a confié Dagan, revendeuse de poulets congelés.

Dagan n’est pas la seule dans cette situation. A en croire plusieurs revendeurs que nous avons interrogés, depuis l’apparition du virus et les mesures de protection prises par les autorités chinoises, les entreprises qui produisent les poulets congelés se trouvent dans l’incapacité de livrer les commandes. « Cela fait quelques temps qu’on s’est tourné vers la Chine parce que c’est avantageux financièrement. Mais aujourd’hui, nous sommes face à une situation compliquée à gérer. Nous sommes en train d’analyser d’autres alternatives notamment le marché européen et brésilien », a expliqué un grossiste.

Au-delà des produits de volailles, il est remarqué que d’autres produits qu’offrent souvent les surgelés sont en rupture de stock dans nombre de boutiques. La preuve a été l’augmentation de prix dans les rayons de certains supermarchés et autres qui offrent encore ces produits. Pendant ce temps, le client que constater facilement les congélateurs conservateurs vides dans nombre de boutiques de surgelés de référence dans la capitale.

Le cas des poissons

C’était un secret de polichinelle que le marché togolais du poisson également dépend de la Chine. Ainsi, le marché togolais est désormais garni par des produits de consommation en provenance de l’Empire du Milieu. Pourtant, la qualité de ces produits est souvent remise en cause.

Des produits de qualité douteuse…

« Pourquoi est-ce qu’un poulet, qui se vend relativement cher en Chine, se vendrait à vil prix au Togo, malgré le fret et les frais de manutention », se demande un consommateur. En effet, les produits de consommation importés de Chine sont très souvent de qualité douteuse.

Selon certaines sources, les poulets importés de ce pays sont gavés aux antibiotiques et autres médicaments dangereux. « On leur donne un mix de 18 antibiotiques », a déclaré un éleveur à la télévision CCTV. « Et on ajoute des hormones », précise un autre. « Avec ça, elles engraissent tant qu’elles ne peuvent plus marcher ». Un troisième explique que, sans antibiotiques, les volatiles ne survivraient pas deux jours dans leurs poulaillers surpeuplés.

Source : Fraternité

 

 

Togo, Coronavirus et ses conséquences : Les surgelés de Lomé ne nous vendaient que du chinois ?

 

Togo, Effets du vote des forces de l’ordre : Arrestation du colonel Amblesso et du capitaine Sewade, consignation des soldats…la grande muette objet de purge ?

Le colonel a juste copié les habitudes de la maison Unir de Faure
Liberté Togo
Des éléments des Forces Armées Togolaises | Archives
Des éléments des Forces Armées Togolaises | Archives

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la cour constitutionnelle ont clamé la victoire sans appel et sans fioriture de Faure Gnassingbé à au moins 70%. Mais alors, pourquoi des arrestations qui sont loin d’être terminées ? Pourquoi consigner les soldats alors qu’aucune menace ne point à l’horizon ? Depuis les résultats de l’élection présidentielle du 22 février, la hiérarchie militaire semble sur ses dents. Parce qu’elle se serait rendu compte d’une cinglante réalité.

Pendant et avant la campagne présidentielle, le candidat Faure Gnassingbé a tout sillonné : champs, marchés, terrains de foot, usines, camps militaires. Des cadeaux en nature et en espèce ont été distribués tant aux civils qu’aux forces de l’ordre. Les images témoins existent encore. Le but ? Rallier tout ce monde à sa cause. Bref, le camp du parti Unir n’a pas caché ses opérations d’achat de consciences des populations civiles et militaires. Ce faisant, ceux qui procèdent à l’achat de conscience peuvent-ils jeter la pierre à quelqu’un d’autre qui utilise la même méthode en faveur d’un autre candidat ? Le militaire, le gendarme et le policier n’ont-ils pas le droit divin de donner leur préférence à un candidat autre que Faure Gnassingbé ? C’est cette opération à laquelle le colonel Amblessou et le capitaine Sewade se seraient livrés, et qui serait la source de leurs malheurs depuis un moment.

En effet, il nous revient que pendant la campagne électorale, le colonel aurait approché des subalternes avec qui il aurait échangé sur la nécessité de voter pour le candidat de la dynamique Kpodzro. Et pour encourager les uns et les autres, il leur tendait des enveloppes, qui de 15.000F, qui de 20.000F. Et apparemment, la mayonnaise aurait pris au-delà des attentes. Parce que bien que ce soit à un effectif limité qu’il aurait fait ces cadeaux, il nous revient que les résultats au sein des forces de l’ordre auraient surpris et déplu à la hiérarchie militaire. Et il fallait trouver un coupable désigné : le colonel Amblessou N’sou et le capitaine Sewade. Et depuis, ils sont en état d’arrestation avec comme crime, leur accointance avec le candidat de la Dynamique Kpodzro. Jusqu’à hier, le colonel serait gardé au SCRIC (ex SRI), mais nous ignorons où le capitaine Sewade est, lui, gardé. Il était en poste à Zowla alors que le colonel était à l’Etat-major.

Mais apparemment, l’effet fut tel qu’il a été décidé de consigner les soldats dans les casernes pour dénicher ceux qui seraient susceptibles d’avoir voté pour un candidat autre que Faure Gnassingbé. Autant dire que ce qu’il convient d’appeler une « purge » est loin d’être terminée. Signe alarmant, le colonel aurait fait dire à sa soeur de « prendre soin de leur mère».

Le soldat en général est-il tenu de voter pour un candidat qu’il ne porte pas dans son coeur ? Sa carrière peut-elle prendre fin pour le simple fait qu’il ait appelé des proches à voter pour l’alternance ? Faire campagne pour un autre candidat que le chef de l’Etat d’un pays est-il passible de peine de prison ? On peut répondre à toutes ces questions en prenant l’exemple de la Côte d’Ivoire où le président a décidé de ne plus se représenter. Un colonel à la retraite s’est ainsi indigné en apprenant la nouvelle des arrestations : « Jusqu’à preuve du contraire, militaires, gendarmes, policiers, surveillants de l’administration pénitentiaire et corps des sapeurs-pompiers sont tous des fonctionnaires de l’Etat togolais et aucun ne doit être au service d’une seule famille au Togo. A ce titre, ils ont chacun le droit de voter pour le candidat de leur choix sans que des représailles ne soient dirigées contre eux. C’est de l’abus d’autorité, ce qui se passe avec Amblesso et Sewadé ».

Depuis un moment, beaucoup de citoyens pensaient que la militarisation du pays répondait à un besoin de protection des populations contre des menaces extérieures. Mais peu à peu, on se rend compte que c’est pour la préservation de l’ordre ancien incarné par Faure Gnassingbé. Tout comme la consignation dans les casernes ; pour étouffer toute velléité. Mais la question est de savoir pour combien de temps cette pratique durera. Et puis, le temps où des soldats disparaissaient semble révolu, à l’heure de l’internet. Toute famille peut désormais lancer des alertes pour disparition d’un de ses fils.

Abbé Faria

Source : Liberté

 

 

Togo, Effets du vote des forces de l’ordre : Arrestation du colonel Amblesso et du capitaine Sewade, consignation des soldats…la grande muette objet de purge ?

 

Togo : La Terreur d'état et l'Instrumentalisation des institutions, seule source de légitimité pour Faure Gnassingbé

Samari Tchadjobo
A lomé, le domicile d'Agbeyome Kodjo encerclé par la soldatesque de Faure Gnassingbé | Infog : 27avril.com

Pour ne pas retourner très loin dans le passé avant de parler de l’illégitimité avec laquelle le régime Gnassingbé de père en fils règne sur le Togo, nous nous arrêtons aux élections présidentielles de 1998, où Éyadéma Gnassingbé fut battu à plate couture par Gilchrist Olympio. Mais du haut de sa dictature pure et dure, maniant la terreur à sa guise, Éyadéma fit changer les chiffres largement à sa défaveur pour se proclamer vainqueur au premier tour. À sa mort en février 2005 tout fut mis en oeuvre pour que le pouvoir ne quitte pas le sérail. Contraint de se retirer après le coup de force des Généraux qui l´installèrent au pouvoir, Faure Gnassingbé et son clan firent organiser des élections qu´ils n´entendaient perdre sous aucun prétexte.

La répression féroce qui s´abattit, faisant plus de 500 victimes au bas mot, les images de la honte de militaires saccageant les urnes et les transportant sous leurs épaules dans leur fuite, étaient des preuves suffisantes que Faure n´avait aucune popularité, aucune légitimité, et que seuls la terreur et le regard complaisant et surtout hypocrite de la fameuse communauté internationale l´avaient placé au pouvoir. Rebelote en 2010 et en 2015. Le même passage en force à tous ces rendez-vous ne donna aucune chance à une opposition qui, malgré l´imperfection, tenait à rester légaliste en se présentant à tous ces scrutins, alors qu´elle était à chaque fois ridiculisée et tournée en bourrique.

Nous sommes en mars 2020, au lendemain des élections présidentielles de nouveau largement perdues par Faure Gnassingbé. Dans des pays politiquement plus civilisés, qui ne sont pas forcément loin de nous, où le pouvoir d´état n´est plus une question de vie ou de mort pour les dirigeants, on serait en train de fixer la date de la passation de service entre l´ancien président et le nouvel élu. Mais chez nous au Togo, nous sommes en train de vivre une crise post-électorale parce que le vaincu, comme depuis des décennies, a falsifié les chiffres malgré l´évidence de sa défaite, et s´est proclamé vainqueur. Et c´est tout à fait normal et surtout légitime que l´équipe de Monsieur Agbéyomé Kodjo, le vrai vainqueur des élections, ne veut pas lâcher prise, et se bat pour que la vérité des urnes soit rétablie. Les signes de fébrilité et de nervosité que donne le clan du pouvoir des Gnassingbé sont des signes qui ne trompent pas et qui prouvent que le vrai vainqueur des élections du 22 février dernier s´appelle Agbéyomé Kodjo. Le comportement des thuriféraires du régime RPT/UNIR ressemble bien à celui de ce brigand pris en flagrant délit, mais qui brandit le sabre en continuant à nier l´évidence.

Tout d´abord l´arrestaion du Colonel Amblesso N’Soua Kokouvi, le 23 février 2020, suspecté d’être un proche d’Agbeyome Kodjo, gardé au secret avant d´être découvert par sa soeur au SRI, la brutale répression de la manifestation initiée par Monseigneur Fanoko Kpodzro près du Collège Saint-Josef le 28 février dernier et surtout le brutal kidnapping de M. Otto Koashie APEDO, Conseiller Spécial responsable de la sécurité présidentielle de Monsieur Agbéyomé Kodjo dans la nuit du 09 mars 2020 à son domicile à Zanguera par une quinzaine d’éléments armés de 3 unités de l’Armée, de la Gendarmerie et des antigangs, sont les manifestations visibles du terrorisme d´état auquel recourt le régime militaire de Faure Gnassingbé toutes les fois que son pouvoir est ébranlé.

Aujourd´hui nous remarquons que le régime Gnassingbé est paniqué face à la résistance légitime du Président démocratiquement élu Agbéyomé Kodjo. Et ceci s´explique par le fait que Faure Gnassingbé et sa bande ne savent plus à quel saint se vouer, et multiplient des actes pour le moins incohérents qui ne font que traduire la débandade qui est la leur. Habitués à voler, à manipuler et à tricher pour toujours rester au pouvoir malgré leur impopularité, ils avaient espéré que le vrai vainqueur des élections protesterait mollement, et qu´après quelques jours tout rentrerait dans l´ordre; c´était compter sans la hargne de vaincre, le courage, l´organisation méthodique autour du Dr Agbéyomé Kodjo et surtout de l´infatigable vieux prélat Fanoko Philipe Kpodzro. Comme diraient nos amis Ivoiriens, cette fois-ci ils sont « tombés sur garçons ».

D´après les juristes que nous avons contactés, l´assignation remise par un huissier de justice, accompagnés des éléments des force de sécurité, mardi soir à Agbéyomé Kodjo, le citant de se présenter mercredi dans la journée devant une commission du parlement togolais, pour être entendu dans le cadre d´une éventuelle levée de son immunité parlementaire, est truffée de vices de forme. Sûr de ses droits de citoyen et surtout de Président élu, l´interessé n´a donné aucune suite à l´assignation. Histoire de dire indirectement à Faure Gnassingbé et à son régime, qu´au lieu de continuer à tordre le coup au droit en cherchant à jeter injustement l´élu du peuple en prison, il serait plus sage pour eux de commencer à négocier leur départ et laisser les Togolais jouir de leur première alternance au sommet de l´état.

Au moment où nous terminons la rédaction de cet article jeudi soir, après être partis pour quelques heures, les hommes habillés sont revenus en début d´après-midi et le siège continue autour du domicile du président élu. Avaient-ils reçu l´ordre de lever le siège pour que Monseigneur Kpodzro puisse rentrer chez lui? Rappelons que le prélat avait dû passer la dernière nuit avec Agbéyomé Kodjo, sans aucune possibilité de prendre les médicaments dont il a besoin pour les pathologies inévitables à son âge. La présence du vieux prélat en ces lieux constituait-il un obstacle pour une éventuelle arrestation musclée de Agbéyomé Kodjo et de son équipe? Après donc le départ de Monseigneur Kpodzro, les irréductibles autour de Faure Gnassingbé donneront-ils l´ordre de passer à l´action pour s´emparer d´une façon ou d´une autre celui qui est considéré par la majorité des Togolais comme l´élu au soir du 22 février 2020?

En tout cas l´assignation à se présenter devant la commission parlementaire serait reportée sur demain vendredi dans la matinée. Faure Gnassingbé tirera-t-il les ficelles pour que cette marionnette d´Assemblée Nationale léve l´immunité du Dr Agbéyomé Kodjo, lui laissant ainsi le champ libre de le faire embastiller? Le bras de fer entre le pouvoir de dictature et le peuple togolais, représenté par Agbéyomé Kodjo, ne fait que commencer et ne prendra fin qu´avec le départ des usurpateurs. Pour lui prouver qu´il est sur la bonne voie, le leader du parti ADDI, Aimé Gogué, s´est rendu jeudi au domicile du Président élu pour lui apporter son soutien et lui prouver sa solidarité. Malgré leur méchanceté et leur négation du peuple, nous espérons qu´il leur reste quelques bribes de sagesse pour ne pas aller à des mesures extrêmes qui consisteraient à violenter Abgéyomé Kodjo et son équipe.

Samari Tchadjobo
13 mars 2020
Hanovre, Allemagne
Samari Tchadjobo
Samari Tchadjobo

 

 

Togo : La Terreur d'état et l'Instrumentalisation des institutions, seule source de légitimité pour Faure Gnassingbé

 

Mgr Kpodzro rentre chez lui, après la levée du siège devant le domicile de Dr Kodjo

Les forces de sécurité et de défense qui campaient depuis hier mercredi autour de la maison du député Agbéyomé Kodjo viennent de se replier. L’occasion pour Mgr Kpodzro qui a passé toute la nuit aux côtés de son candidat, de rentrer chez lui.

« La nuit a été longue avec Mgr Kpodzro à nos côtés, mais le jour est venu ». C’est ce qu’on peut lire sur une affiche que l’équipe du candidat Agbéyomé vient de publier sur les réseaux.

L’homme de Dieu vient de prendre congé de Gabriel Agbéyomé après avoir passé toute la nuit à ses côtés. Il voulait non seulement apporter son soutien au « président démocratiquement élu », mais aussi le « protéger » contre les manœuvres du régime.

« S’ils viennent chercher Agbéyomé, ils doivent me prendre en premier lieu », a déclaré le prélat hier au cours d’une conférence qu’il animé au domicile de son protégé.

Selon les informations, durant toute la nuit où la maison de l’ancien Premier ministre était assiégée, Mgr Kpodzro, lui, ne faisait que prier. L'homme de Dieu de 90 ans n’a pas fermé l’œil de la nuit. Il a joué son rôle de « berger ».

Suivez plutôt la vidéo de son départ du domicile de Gabriel Agbéyomé!


Godfrey Akpa

 

 

Mgr Kpodzro rentre chez lui, après la levée du siège devant le domicile de Dr Kodjo

 

Agbéyomé rejette les accusations du Procureur Poyodi

La Commission spéciale mise place par la présidente de l’Assemblée nationale, Yawa Tségan, chargée d’instruire la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Gabriel Agbéyomé Kodjo, s’est effectivement réunie hier mercredi. Mais sans la présence de l’intéressé.

L’ancien Premier ministre s’est fait représenter par le deuxième député du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et Développement (MPDD), l’honorable Kpeevey Gaby Gadzo.

Selon les informations, même le député Gaby Gadzo n’a pas eu le temps de discuter avec les membres de cette commission. Mais il a déposé sur la table de ladite commission une procuration et un courrier d’argumentation du député Agbéyomé par rapport aux charges retenues contre lui.

Visiblement, le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro ne se reconnait pas dans ces chefs d’accusation pour lesquels le Procureur Poyodi a saisi la Présidente de l’Assemblée Nationale. Il les rejette.

Dans son courrier, l’ancien président de l’Assemblée nationale notifie que les accusations portées contre lui sont purement politiques et qu’on ne saurait lever l'immunité à un député pour ces faits. « Pour la levée de l’immunité parlementaire, la loi dit que les accusations doivent être sérieuses et graves ou portant sur un délit bien plus sérieux », a expliqué Dr Agbéyomé.

Selon les informations, la commission spéciale a dû suspendre sa séance hier. Pour l’heure, nulle ne sait ce qui a été décidé. Mais l’on apprend également que les députés sont convoqués demain vendredi à une plénière pour décider de la levée ou pas de l’immunité de leur confrère.


Godfrey Akpa

 

 

Agbéyomé rejette les accusations du Procureur Poyodi

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