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La Banque africaine de développement place un emprunt obligataire social, « Combattre le COVID-19 », d’un montant record de 3 milliards de dollars

La Banque africaine de développement notée triple-A a levé un montant remarquable de trois milliards de dollars sur les marchés financiers internationaux à travers un emprunt obligataire social, destiné à atténuer les effets de la pandémie de Covid-19 sur la vie des populations africaines et les économies du continent.

Cette émission obligataire sociale « Combattre le COVID-19 », a remporté un vif succès auprès d’investisseurs de premier plan, y compris les investisseurs socialement responsables. Elle a ainsi bénéficié d’un carnet d’ordres de très grande qualité de plus de 4,6 milliards de dollars.

« Combattre le COVID-19 » est aujourd’hui le plus gros emprunt social libellé en dollars américains, ayant jamais été place par un émetteur sur les marchés financiers internationaux. Il représente aussi le plus gros emprunt global de référence jamais émis par la Banque africaine de développement. L’émission porte un coupon de 0,75%, et une échéance de trois ans.

Le Groupe de la Banque africaine de développement prend des initiatives pour apporter des réponses flexibles visant à réduire les graves effets économiques et sociaux de la pandémie de Covid-19 sur ses pays membres régionaux et sur le secteur privé africain.

« Il s’agit d’une période critique pour l’Afrique, à un moment où elle doit relever les défis induits par le Covid-19. La Banque africaine de développement prend actuellement des mesures audacieuses pour soutenir les pays africains. Cette émission obligataire « Covid-19 » de trois milliards de dollars est la première partie de notre réponse globale qui fera l’objet d’une prochaine annonce, a déclaré Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement. Cette émission est la plus importante obligation sociale jamais émise en dollars sur les marchés de capitaux. Nous sommes là pour l’Afrique et nous apporterons rapidement un soutien important au continent. »

Le montant record d’ordres pour cette obligation met en évidence le soutien des investisseurs, dont jouit la Banque africaine de développement, selon les banques chefs de file de cette transaction.

« L’épidémie du Covid-19 menaçant dangereusement l’Afrique, la Banque africaine de développement veut être à la hauteur de ses énormes responsabilités et déployer des fonds pour aider et préparer les populations africaines en contribuant à l’accès à la santé et à la totalité des autres biens, services et infrastructures essentiels », a estimé Tanguy Claquin, le Responsable mondial Sustainable banking, du Crédit agricole CIB.

Les cas de patients infectés par le virus ont été lents à se manifester en Afrique, mais le Covid-19 se propage rapidement et a contaminé près de 3 000 personnes dans 45 pays, mettant sous forte pression des systèmes de santé déjà fragiles.

Des milliards de dollars sont nécessaires pour venir en aide aux pays africains touché par la pandémie. Des mesures d’urgence, ont déjà été lancées par les pays, allant dans certains cas jusqu’à l’arrêt des activités économiques, afin de freiner la propagation du virus. Partout dans le monde, des entreprises sont fermées et les travailleurs sont rentrés chez eux, ce qui a eu pour effet de perturber les chaînes d’approvisionnement, le commerce et les voyages, et d’entraîner l’économie mondiale vers la récession.

Selon George Sager, directeur exécutif de l’activité de syndication SSA chez Goldman Sachs, « à un moment où la volatilité des marchés est sans précédent, la Banque africaine de développement a été capable de braver les marchés de capitaux et lever des volumes importants destinés à aider le continent africain à soutenir les efforts du continent dans sa lutte contre le Covid-19. Mais de surcroit, elle a a placé le plus gros emprunt social de référence en dollars américains. C’est un résultat remarquable, non seulement par l’objectif visé, mais aussi par l’exécution du financement en dollars. »

La Banque a créé son propre cadre d’obligations sociales en 2017 et a déjà levé l’équivalent de deux milliards de dollars par des émissions libellées en euros et en couronnes norvégiennes durant ces trois dernières années. Fait marquant, en 2018, la Banque africaine de développement a été désignée par les marchés des capitaux « deuxième institution la plus impressionnante pour les émissions d’obligations sociales et de durabilité » lors de l’attribution des prix de Global Capital pour les activités ISR (Investissements Socialement Responsables).

« Nous apprécions le niveau d’intérêt exceptionnel que notre émission ‘Combattre Covid-19’ a soulevé à travers le monde, à un moment crucial pour l’Afrique. La Banque africaine de développement s’attelle à fournir les efforts nécessaires pour atténuer l’impact social et économique de cette pandémie sur notre continent déjà fortement affaibli, a déclaré Hassatou Diop N’Sele, Trésorière du Groupe de la Banque africaine de développement. Avec nos émissions obligataires sociales, nous offrons aux investisseurs l’opportunité de participer à l’amélioration des conditions de vie des populations d’Afrique. L’émission Combattre Covid-19 est un résultat exceptionnel pour une cause exceptionnelle. »

Distribution par type d’investisseurs : Banques et institutions officielles (53%), trésoreries de banques (27%), gestionnaires d’actifs (20%).

Distribution géographique : Europe (37%), Amériques (36%), Asie (17%), Afrique (8%), t Moyen-Orient (1%).

afdb.org

 

 

La Banque africaine de développement place un emprunt obligataire social, « Combattre le COVID-19 », d’un montant record de 3 milliards de dollars

 

SURSAUT−TOGO: Appel solennel au peuple togolais!

Le CORONAVIRUS (COVID-19) court le globe entier. Il n’épargne personne, aucun continent, aucun pays! Le nôtre, le Togo n’y a pas échappé! Les gouvernements de tous les pays du monde, même les plus avancés, sont penchés sur le sort de leurs peuples: ils appliquent les consignes de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
- se laver les mains au savon plusieurs fois par jour
- saluer ses interlocuteurs sans leur serrer la main
- cesser les embrassades
- éternuer, se moucher ou cracher dans un mouchoir puis le jeter

Comme vous le savez, au Togo il n’y a pas d’Etat et donc aucune des tâches régaliennes (éduquer, protéger, soigner…) n’est prise en compte par ce gouvernement de prédateurs mafieux à la tête du pays et qui ne pense qu’à sa survie et à ses intérêts. Ils sont incapables de protéger la population. Le changement de régime est une urgence absolue et vitale.

Le peuple togolais, contrairement à tous les autres peuples du monde, est donc abandonné à lui-même y compris dans ces circonstances douloureuses: la preuve en est que les malades atteints par le virus, ne sont pas soignés mais ils sont éloignés, regroupés au CHR de Lomé-Commune où il n'y a aucun médecin, aucun infirmier, aucun aide-soignant, même pas un seul comprimé de paracétamol et même pas d’eau!

C’est pourquoi moi, Kofi YAMGNANE, président du Mouvement patriotique SURSAUT-TOGO, conscient de mes responsabilités, je lance un appel solennel à tout le peuple togolais souverain afin qu’il se prenne en charge immédiatement, de façon totalement autonome en appliquant de lui-même strictement les consignes de l’OMS: il en va de sa survie!

Il en va de l’avenir de notre pays. A l’issue de cette épreuve, le peuple devra repartir au combat pour sa libération définitive des griffes et des crocs de cette équipe de mafieux: grandes manifestations à travers tout le pays pour exiger le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir confisqué depuis 2005: 15 ans de règne absolu après les 38 ans de règne non moins absolu de son père, ça suffit!

Peuple togolais, prépare-toi à retrouver TA dignité, TA dignité en reprenant TON pouvoir et enfin t’occuper du développement du pays.

VIVE LE PEUPLE TOGOLAIS!
Kofi YAMGNANE, président de SURSAUT−TOGO

 

 

SURSAUT−TOGO: Appel solennel au peuple togolais!

 

Togo : Comment le coronavirus a mis nos systèmes à nu !

« Nous sommes en guerre », disait Emmanuel Macron. Cette guerre mondiale déclenchée contre la planète terre par un virus, continue son désastre. Le monde s’est arrêté d’avancer, il ne suit plus le rythme cadencé de l’aiguille d’une horloge. Le temps passe, mais le monde n’avance plus, les habitudes ont littéralement changé.

Confinement, isolement, mise en quarantaine… Voilà à quoi rime désormais le quotidien des habitants de la terre. Que sont-ils devenus, ceux qui ont très tôt vu le mal qui frappait la Chine et demandaient aux autres pays de préparer la guerre ? De l’inconscience à l’urgence, le pas a été vite franchi et les pays européens en paient le lourd tribut. C’est face à ce drame que l’alerte a été sonnée sur le continent africain pour éviter le pire.

De l’irresponsabilité à l’urgence, le pas a été de nouveau vite franchi et le pire est à nos portes. La RDC, la Sierra Leone, la Côte d’Ivoire, le Sénégal ont déclaré l’état d’urgence.

Les autres pays du continent y sont presque. Au Togo, nous avons croisé les doigts pour que ce mal ne franchisse pas nos frontières parce que le pays manque cruellement d’équipements, parce que le pays n’a aucune politique de santé pour les populations, ceux qui sont chargés d’élaborer cette politique ne se soignent pas au pays.

Le Togo n’avait donc pas les moyens de préparer cette guerre à part de se prémunir. Malheureusement, sa diaspora irresponsable et inconsciente au-devant de laquelle on retrouve amis, cousins, cousines, frères, sœurs, enfants, petits- fils de la minorité pilleuse du pays, l’y a poussé. Cette diaspora fuyant l’eldorado a atterri sur la Terre de nos Aïeux et sans se soucier de la chaîne de propagation du virus contre lequel luttent les autorités, a pris d’assaut discothèques, bars et restaurants que le gouvernement, par mégarde, a laissé ouverts.

Le mal est désormais dans nos murs, il faut commencer par se battre en comptant sur des appuis extérieurs et en faisant des efforts pour que les différents cas recensés soient guéris. C’est ce qui nous reste à faire tout en continuant la sensibilisation, puisque la guerre continue et chaque pays est en train d’en tirer des leçons.

Les Présidents africains comprendront que l’éducation et la santé restent les plus grands cadeaux pour lesquels il faut se battre pour être Président. Beaucoup de choses, à l’issue de cette guerre, vont changer. Déjà les rivalités pour le contrôle de l’Economie mondiale sont ravivées entre Pékin et Washington.

Le Covid-19 va servir d’élément catalyseur qui va chambouler les tendances. Nous sommes à la fin du monde, une fin qui ne signifie pas l’élimination de tous les êtres vivants sur la terre, car l’apocalypse ne se contera pas sans les peuples. Une nouvelle ère va s’ouvrir sur la planète terre lorsque la fin de cette guerre sera décrétée.

Source : Flambeau des Démocrates No 631

 

 

Togo : Comment le coronavirus a mis nos systèmes à nu !

 

Togo / Coronavirus : L’effroyable réalité au CHR de Lomé Commune. Agir avant qu’il ne soit trop tard

Cette publication aurait dû faire l’objet d’un article de presse, mais comme L’Alternative est suspendue pour deux (02) mois par la HAAC sous les ordres de l’ambassadeur de France au Togo, nous nous permettons de passer par ce canal pour informer les Togolais. Il ne s’agit pas d’une critique stérile, mais la description d’une situation qui doit nous inquiéter tous. Les faits décrits ici ne seront pas en français académique mais en un français facile accessible à tous.

Dans un premier communiqué rendu public par le gouvernement, il avait été dit que le CHU Campus était réquisitionné pour accueillir les personnes testées positifs au Coronavirus. Après plus d’une semaine de confusion et de pilotage à vue, le ministre de la Santé s’est résolu à changer de cadre. C’est ainsi qu’il a jeté son dévolu sur le CHR Lomé Commune à Kégué qui semble, par son aspect extérieur, le seul lieu convenable en ces temps. Le personnel de ce centre et tous les malades ont été mis dehors manu militari.

Le samedi le 21 mars dernier, le centre a commencé par accueillir les premiers patients. En dehors de ce que les autorités racontent tous les jours sur les médias, nous avons voulu malgré le risque faire un tour dans ce centre pour voir ce qui se passe réellement. Notre curiosité est d’autant plus grande qu’en faisant le tour dans la zone, on ne remarque aucun dispositif de sécurité à l’entrée du bâtiment. Il faut rappeler que les abords du CHR Lomé commune sont jonchés des tas d’ordures, l’entrée principale laisse à désirer. Pour un hôpital réquisitionné pour les cas testés au coronavirus, avouons qu’il y a déjà un souci. Et comme personne ne surveille le centre, ni les entrées ni les sorties, nous sommes invités à l’intérieur pour toucher la réalité et arracher un mot aux malades malgré les risques.

De notre infiltration dans ce centre et les témoignages reçus, il ressort ceci. Le CHR Lomé commune n’a pas été désinfecté avant l’admission des premiers patients. Vu l’état de saleté à l’intérieur du centre et aux alentours, il était plus que nécessaire de désinfecter les lieux. Rien n’a été fait dans ce sens. Lorsque les premiers patients sont arrivés, il n’y avait pas d’eau dans le centre. Il a fallu attendre mardi, c’est-à-dire 4 jours après l’arrivée des premiers patients pour réparer le suppresseur et remettre de l’eau dans les robinets. Jusque dans la journée d’hier, nous avons détecté 22 malades dont 5 cas testés négatifs, mais qui sont curieusement encore dans le CENTRE. Des 22 malades seuls trois ont reçu des produits composés d’une boite de Plaquénil (200 mg) et d’une boite d’Azifair 500 que vous pouvez voir en photo. Les autres patients sont laissés sans soin. Dans le centre, il n’existe pas encore de personnel déployé depuis plus d’une semaine. Il n’existe pas de médecin de garde, ni d’infirmier encore moins d’agents d’entretien. Les malades se débrouillent eux-mêmes pour nettoyer les toilettes et désinfecter les couloirs et les chambres au « detol ». L’état des toilettes et des douches du CHR laisse à vomir. Les lits sont sans draps et les malades eux-mêmes doivent se débrouiller.

Ils sont pour certains 4 ou 6 par chambre sans climatisation. Lorsqu’ils ouvrent les volets (fenêtres) pour avoir un peu d’air, ils sont systématiquement envahis par les moustiques. Une situation de plus en plus insupportable pour les expatriés (Une Allemande, une française) admis au centre. (Nous publions les photos des lits et des toilettes pour que chacun puisse avoir une idée de la triste réalité). Ces photos ont été prises hier dans la journée et la soirée.

Le soir pour évacuer le stress les malades se dispersent sur la cour comme on peut le voir sur ces images sans aucune protection. Les poubelles non évacués sont aussi à côté. Sans aucun agent de sécurité à l’entrée, sans les forces de l’ordre, certains malades, selon les témoignages, sortent brièvement du centre pour revenir après. C’est en voyant ces conditions désastreuses et l’abandon des patients que le Béninois testés positifs a pris la poudre d’escampette pour se retrouver dans son pays, laissant son sac (confère photo) sous le lit de l’hôpital.

Selon les patients, on leur apporte régulièrement à manger, du moins trois fois par jour. Le menu est assez curieux. Pour le petit déjeuner, on leur donne un sachet de milo qu’on vend à 50 f dans les boutiques (A bas prix), du sucre, un pain au beurre et une bouteille d’eau. A midi, ils reçoivent « Ayimolou ou Attieke » avec une bouteille d’eau et le soir la pâte (Akumè) avec sauce gboma et une bouteille d’eau. Il n’y a pas de carton d’eau en permanence auprès des patients qui doivent en acheter eux-mêmes. Les familles de certains leur apporte à manger et les ambassades s’occupent aussi des expatriés. Il n’existe donc aucune prise en charge.

Selon les patients, les visites du personnel soignant sont rares. Ils notent néanmoins la disponibilité d’un médecin militaire qui passe souvent s’entretenir avec eux et leur remonte le moral. Parmi les 22 patients, il y a comme nous le disions des expatriés, le chauffeur de taxi qui aurait conduit le premier cas détecté dans une clinique de la place avec ses deux enfants (de 1 an et demi et 4 ans), un journaliste dans une situation préoccupante. Certains patients sont diabétiques et ne disposent pas de glucomètre pour prendre leur glycémie. Il n’y a personne pour prendre la température en permanence des patients, puisqu’il n’y a aucun personnel du corps médical sur les lieux. Dans cette situation lorsqu’un patient se retrouve dans une situation désespérée comme ce fut le cas hier de ce confrère, ce sont les patients eux-mêmes parmi lesquels il y a un médecin et une infirmière d’une clinique de la place, qui portent les premiers secours. Il n’y a pas de radio qui fonctionne, faute de personnel. Pas de respiratoire.

Parmi les patients admis dans ce centre, certains revenus d’Europe ont passé plusieurs jours à la maison avec leurs familles, reçu des visites des amis et proches avant de se voir testés positifs. Et tous ces gens avec qui ils ont eu des contacts sont dans la nature. Nous avons néanmoins remarqué que dans un des blocs du CHR, il se déroule des travaux de rénovation depuis une semaine, mais la question est de savoir face à l’urgence on a besoin de temps pour rendre optimum ce petit centre de santé.

Voilà chers compatriotes, la situation telle qu’elle se présente au CHR Lomé Commune. Si d’aventure dans les deux semaines qui arrivent on atteint un pic de propagation dans la ville de Lomé, puisque de potentiels infectés sont dans la nature, ce sera la catastrophe. Si les Européens et Américains sont lourdement touchés aujourd’hui avec le décompte sans cesse des milliers de morts, c’est qu’il y a eu un retard à l’allumage. Nous ne devons pas répéter les mêmes erreurs ici, surtout que nous n’avons pas les structures. Il y a urgence, la situation est grave et les autorités doivent retrousser rapidement les manches pour mettre fin aux petites querelles d’intérêts qui opposent le ministre de la Santé et certains spécialistes afin de déployer au plus vite le personnel soignant avec le matériel de protection au CHR de Lomé commune. Le risque de voir certains patients quitter le CHR pour se fondre dans la nature est grand.

Le palais présidentiel de Faure Gnassingbé est à 500 m de CHR Lomé Commune, il doit sortir de son confort pour aller toucher du doigt la réalité sur le terrain au lieu de se contenter des rapports qui sont loin de la réalité. En France, en Russie, en Chine, les dirigeants enfilent leurs combinaisons pour se rendre dans les hôpitaux et vérifier eux-mêmes ce qui se passe. Il faut agir vite sinon il sera trop tard.

Aux Togolais, il faut chacun prenne ses responsabilités en se protégeant. Vu les structures sanitaires et le pilotage en vue qui est en cours, nous sommes tous en danger de mort. Voilà les informations que nous avons voulu partager avec nos compatriotes sur la situation au CHR Lomé commune en espérant que les autorités vont vraiment se mettre au travail avant qu’il ne soit trop tard. Il faut mettre rapidement un dispositif de sécurité au CHR Lomé commune ne serait-ce que pour contrôler qui rentre et qui sort.

Nous partageons avec vous les photos des chambres, des lits, de certains patients qui sont à l’air libre la nuit. Vous pouvez voir également un sac noir abandonné par le Béninois sous un lit avant sa fuite. Il faut agir et maintenant. Nous nous excusons pour les coquilles.

Ferdinand Ayité (Directeur de publication du journal suspendu)

Source : L’Alternative (presse-alternative.info)

 

 

Togo / Coronavirus : L’effroyable réalité au CHR de Lomé Commune. Agir avant qu’il ne soit trop tard

 

Au 228 il y a…des individus plus riches que l’Etat…

Des individus qui ont planqués dans les murs, les bafanas, les trous, les paradis fiscaux des sommes collossales détournées aux populations et ceux depuis 54 ans.

Des médecins, des avocats, des artistes, des hommes d’affaires, des politiques, des journalistes, des étrangers naturalisés togolais etc… Tous ceux qui gagnent des marchés gré à gré à des centaines et des centaines de millions.

Ils sont nombreux à mener des vies de cresus, à voyager en classe affaire, à sabler les champagnes de marque, les vins petrus, à commander chocolats et friandises par vol spécial, à s’offrir des vacances sur Îles paradisiaques, à s’offrir des parcs automobiles 5 étoiles et d’autres folies grandeur nature.

Au 228 la cagnotte du Togo est sous leurs aisselles ça puise des millions de dollars, d’euros pour acheter silence, conscience et allégeance de part le monde pour les besoins du trône royal.

Et dans cette cagnotte mange toutes sortes d’individus aux profils variés.

Ils sont 400 à 500 personnes identifiables nommément qui peuvent fournir scanners, blocs opératoires, gants, masques, gels hydro alcooliques, et tout ce qu’il faut pour faire face au Covid 19.

Il suffit de les appeler au téléphone pour qu’ une fois de leur vie qu’il fassent œuvre utile. Eux très habitués à se moquer de la vie et de la dignité des citoyens de ce pays.

Si en 15 ans vous n’avez pu opérer de miracles dans le domaine sanitaire prenez en conscience au lieu de donner des faux espoirs.

Les initiatives de dons appelées par ci par là doivent être ciblées et nominatives sans hypocrisie aucune. C’est cela le pragmatisme, c’est cela parer à l’urgence.

Les chefs mafias sont là… Demandez leur directement.

Que la providence veille.

Fabbi Kouassi / FB

 

 

Au 228 il y a…des individus plus riches que l’Etat…

 

Togo : Suspension de Liberté et de l’Alternative, le Coup de grâce au « Compact » du Millennium Challenge Account (MCA)

Le Togo n’est pas épargné par la crise sanitaire mondiale liée au coronavirus qui s’accompagne d’ores et déjà de graves conséquences économiques et sociales. Le pays fait face à cette situation désastreuse avec un système de santé presque inexistant et un « chef de guerre » totalement absent. Curieusement, c’est cette période délicate que les apparatchiks de Faure Gnassingbé ont choisi pour porter un coup de plus à la jeune et balbutiante « démocratie » en sanctionnant les deux grands journaux indépendants du pays (Alternative et Liberté) suite à une plainte l’ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy. Une décision jugée très sévère mais aussi inopportune. Cette maladresse de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) pour faire plaisir à un « petit colon » risque d’être assez préjudiciable pour le Togo surtout vis-à-vis de ses partenaires. Après avoir porté l’estocade sur la liberté de presse en sanctionnant indument ces organes, Faure Gnassingbé et son gouvernement peuvent déjà tirer une croix sur programme « Compact » du Millennium Challenge Account (MCA).

La décision a du mal à passer dans l’opinion. C’est la consternation qui règne. Deux semaines de suspension pour le Quotidien Liberté et deux mois pour le Bi-hebdomadaire l’Alternative. Leur seul tort, c’est d’avoir « osé » critiquer le diplomate français Marc Vizy et dénoncé les pratiques « pernicieuses » de la Françafrique qui rongent le Togo depuis des décennies. Pour faire plaisir au « colon », les « négriers » togolais n’ont pas hésité à appuyer sur la « gâchette » et non sans zèle.

En prenant cette décision liberticide, le Président de la HAAC et ses collègues n’ont manifestement pas mesuré les retombées « négatives » sur le pays. Pour eux, il était juste question d’assouvir leur obsession maladive qui était de mettre sous éteignoir les deux journaux critiques du pays. Or, le Togo nourrissait l’espoir d’être sélectionner pour le programme « Compact » du Millennium Challenge Account (MCA). C’est d’ailleurs pour se donner toute les chances de décrocher ses « millions de dollars » des Américains, qu’après le « Threshold », les autorités togolaises s’époumonent à prouver au monde entier qu’il est un bon élève en matière de démocratie et de bonne gouvernance.

Après la série d’élections (législatives, municipales, présidentielle) les chances du Togo d’être éligible au programme « Compact » se sont amenuisées de manière considérable. Il n’est plus à démontrer le caractère frauduleux et antidémocratique de ces scrutins. Il est aussi de notoriété publique que la liberté de presse reste l’un des indicateurs essentiels qui rentrent dans le cadre de validation de ce programme. Or, le régime de Faure Gnassingbé vient de porter un coup énorme à cette liberté fondamentale en sanctionnant ces journaux qui n’ont fait que leur boulot avec patriotisme et objectivité.

« Le Togo s’est déjà mis à dos les Américains avec la présidentielle de février 2020 en refusant l’accréditation aux techniciens du NDI mais aussi avec des critiques au vitriol de l’Ambassadeur des USA qui n’a demandé que la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote. Il faut également souligner que les Américains accordent une importance capitale à la liberté de presse. Toutes ces maladresses cumulées, le Togo peut d’ores et déjà oublier les sous du Millennium Challenge Account », regrette un compatriote qui se demande à son tour si Willybrond Télou Pitalounani (Pdt HAAC) a mesuré les conséquences de sa décision. « Je suis convaincu qu’à travers cette décision, il n’a pas rendu service ni à son bienfaiteur ni au pays », a-t-il renchéri

Selon les indiscrétions, plusieurs autorités du pays ne digèrent pas non plus cette décision qu’elles jugent inopportunes et désastreuses pour l’image du pays.

Source : Autre Presse

 

 

Togo : Suspension de Liberté et de l’Alternative, le Coup de grâce au « Compact » du Millennium Challenge Account (MCA)

 

Prof. Nubukpo : «L'Afrique continuera d’être vulnérable aux chocs exogènes tant qu’elle ne trouvera pas de réponse aux défis de son développement »

Dans une tribune signée dans Jeune Afrique, Prof. Kako Nubukpo invite les dirigeants africains à tirer les leçons de cette crise sanitaire liée au Covid-19. Il leur demande également de renoncer aux discours néolibéraux des bailleurs de fonds qui ont toujours conduit à négliger la construction d’États dignes de ce nom. Pour l'économiste togolais, l'urgence africaine, c’est la transformation sur place des matières premières qui, seule, est véritablement capable de créer de la valeur, des emplois et de diversifier la base productive de l’économie. Lecture !

Les dirigeants africains doivent comprendre que le discours de leurs collègues occidentaux a toujours été à géométrie variable. Espérons que cette crise rappelle à l’Afrique que sous-traiter à d’autres les attributs de sa souveraineté économique est une erreur.

« Le temps du monde fini commence. » Cette pensée du poète français Paul Valéry traduit bien l’atmosphère de fin d’époque qui englobe la planète, avecl’accélération des décès dus à la pandémie de Covid-19.L’Afrique n’échappe pas à la panique, même si ce sentiment est plus observé parmi ses élites urbaines mondialisées qu’au sein des populations rurales. Ces dernières, traditionnellement laissées en marge de « l’émergence », savent bien qu’en dépit de sa dangerosité le coronavirus ne causera pas autant de décès parmi les Africains que le fléau du paludisme.

Un FMI en plein aggiornamento et toujours plus keynésien

Et pourtant, le paludisme n’a jamais fait l’objet de mesures d’état d’urgence ou de « riposte coordonnée » chez nombre de dirigeants africains, pourtant plus prompts à imiter la sémantique guerrière de leurs congénères occidentaux, dans un mimétisme qui confine souvent au ridicule, qu’à être attentifs aux besoins vitaux de leurs populations.

Il n’empêche, cette pandémie du coronavirus a le potentiel, si l’on accepte de tirer les leçons de son impact, encore mal évalué, d’engendrer un changement de vision salutaire sur la marche économique à adopter en Afrique, à court terme et à moyen terme.

À court terme, les annonces de mobilisation de ressources donnent le tournis : 3 000 milliards de dollars aux États-Unis, 2 500 milliards d’euros en Europe et plus de 450 milliards de F CFA (environ 700 millions d’euros) en provenance de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, une véritable prouesse de la part d’un régulateur financier peu habitué à autant de prodigalité en matière de création monétaire.


Même le FMI n’en finit plus de faire son aggiornamento intellectuel, devenant à chaque crise majeure plus keynésien que les plus orthodoxes des disciples de l’économiste britannique John Maynard Keynes, avec des liquidités faramineuses prêtes à être injectées dans l’économie mondiale.

Cruel déficit de financement des activités génératrices de revenus

Ces mesures conjoncturelles sont d’autant plus bienvenues que les économies africaines souffrent cruellement d’un déficit de financement des activités génératrices de revenus et de la chute drastique de la demande mondiale. Parmi ces conséquences : un dévissage du cours mondial du baril du pétrole, tombé en deçà de 25 dollars, et la fin d’une forme de tourisme mondialisé, avalisée par la fermeture généralisée des frontières.

L’Afrique, déjà exposée au risque de surendettement, subit, elle, de plein fouet ce choc sur la demande mondiale. Trois de ses six premières économies (Nigeria, Afrique du Sud, Égypte, Algérie, Angola et Maroc, soit 65 % du PIB du continent) sont fortement dépendantes du pétrole (Nigeria, Angola et Algérie). Dans la zone CFA, en Afrique centrale, les États devront subir le même cycle dépressif qu’en 2015-2016. Ce qui renouvelle les craintes d’une dévaluation du franc CFA expérimentées au second semestre de 2016.

Renoncer aux discours néolibéraux des bailleurs de fonds

Cette période constitue peut-être une occasion inouïe pour le continent de renoncer aux discours néolibéraux des bailleurs de fonds qui nous ont conduits à négliger la construction d’États dignes de ce nom et celle de secteurs clés (santé, éducation…) dans le cadre des programmes d’ajustement structurel et de leurs multiples avatars récents. Nos dirigeants devraient comprendre que le discours de leurs collègues occidentaux est – et a toujours été – à géométrie variable. Aujourd’hui, les gardiens intraitables de l’austérité se montrent soudain plus pragmatiques, loin de leurs propos habituels sur les urgences de « l’équilibre budgétaire » et de « la stabilité monétaire ».

Trouver une réponse structurelle aux défis du développement

Pour l’Afrique, le principal enseignement à moyen terme de la crise du coronavirus est celui-ci : le continent continuera d’être vulnérable aux chocs exogènes tant qu’il ne trouvera pas de réponse structurelle aux défis de son développement. Une chose est claire : la perpétuation d’une insertion primaire du continent au sein du commerce international, à savoir se limiter à exporter des matières premières vers le reste du monde et attendre passivement en retour des ressources financières volatiles qui alimentent les économies de rente, est proprement mortifère.

Transformer sur place les matières premières

L’urgence africaine, c’est la transformation sur place des matières premières, qui seule est véritablement capable de créer de la valeur, des emplois, et de diversifier la base productive de l’économie. C’est de cette manière que l’Afrique pourra alimenter son futur marché intérieur de plus de 2 milliards d’habitants grâce à sa propre production et réduire sa vulnérabilité vis-à-vis du reste du monde.

L’historien burkinabè Joseph Ki-Zerbo ne cessait de dire : « Il ne faut pas dormir sur la natte des autres, car c’est comme dormir par terre. » Aujourd’hui, l’Afrique est à terre et attend une énième fois un secours en provenance du reste du monde. Gageons qu’elle saura se relever par elle-même et qu’elle comprendra enfin qu’elle ne pourra pas sous-traiter à l’infini tous les attributs de sa souveraineté économique.

Source: Jeune Afrique

 

 

Prof. Nubukpo : «L'Afrique continuera d’être vulnérable aux chocs exogènes tant qu’elle ne trouvera pas de réponse aux défis de son développement »

 

Covid-19 : Le journaliste Dominique Aliziou inhumé hier nuit

L’information a secoué le monde de la presse au Togo hier soir. Le patron du journal « Chronique de la Semaine » est décédé dans la soirée de ce vendredi du coronavirus, au CHR Lomé Commune, le centre de santé retenu pour traiter les malades de cette pandémie.

C’était jeudi que le DP a été admis au CHR Lomé Commune. Dominique Aliziou a été testé positif au Covid-19, après son retour d’une mission à Bruxelles. Son décès endeuille toute la presse togolaise.

Ce vendredi très tard dans la nuit, le confrère a été inhumé dans la stricte intimité au cimetière de Bè-Kpota. Seuls deux membres de la famille ont été autorisés à assister à l’enterrement.

Paix à son âme !

 

 

Covid-19 : Le journaliste Dominique Aliziou inhumé hier nuit

 

Coronavirus: Quelle gestion des 2 milliards décaissés ?

Pour une meilleure gestion de la situation face à l’avancée vertigineuse du Coronavirus (Covid -19), avec déjà au compteur, 20 cas confirmés au Togo, le Gouvernement avait annoncé, il y a quelques, le décaissement d’une enveloppe de deux milliards de FCFA. Une réaction certes salutaire mais à la fois problématique de l’exécutif national.

L’ogre Covid -19

Plus les jours passent, plus l’inquiétude devient grandissante. Des fortunés au dernier de la classe sociale, nul n’est à l’abri. De son apparition en décembre 2019 à ce jour, les statistiques actualisées de l’Agence France Presse (AFP) estiment à 15.189, le nombre décès des suites de Coronavirus à travers le monde entier. Parmi les victimes de cet ogre, les star de la musique africains, le congolais Orlus Mabele et le camerounais Manu Dibango. La panique et la psychose sont au paroxysme de leur manifestation, avec l’Italie qui en paie la lourde tribu avec plus de 6.000 morts.

Le Togo sur la défensive

Au Togo, le gouvernement a sonné l’alerte avec la prise de mesures de barrières contre le Covid -19. Entre autres mesures préventives, la fermeture jusqu’à nouvel ordre, des universités, ecoles et centres d’apprentissage, celles des frontières terrestres et aériennes aux pays à risque, des discothèques, l’interdiction de rassemblement de plus de 100 personnes, la restriction à 15, le nombre total de personnes devant assister aux enterrements. «J’en appelle à notre sens de responsabilité individuelle et collective », a indiqué Faure Gnassingbé, sur son compte Tweeter. Un appel qui n’aura malheureusement pas estompé l’allure effrénée du virus qui, à hier, a officiellement causé 20 cas confirmés, 19 actifs et un cas complètement guéri. Seule note d’espoir, le pays n’a pour l’heure enregistré aucun décès. D’où la pertinence de mettre en pratique, les consignes de prévention des autorités, notamment le lavage régulier des mains, la désinfection des mains par des gels hydroalcooliques, éternuer dans le creux du coude et le port du cache nez chirurgical.

L’attente rationnelle des populations

Toutefois, bien que le numéro vert (111) reste opérationnel et mis à disposition pour la signalisation de tout cas suspect, la question de la gestion des deux milliards FCA décaissés pour servir à la campagne de lutte contre le Covid -19 revient avec insistance sur le tapis.

En effet, après quelques jours de tatonnement, le gouvernement s’est finalement plié devant les appels incessants des médias, en ce qui concerne la prise de mesures drastiques pour prévenir le mal qui est officiellement dans nos murs depuis le 06 Mars dernier. Une réaction que d’aucuns qualifient certes de tardifs, mais qui demeure salutaire. Toutefois, il convient aujourd’hui, au regard des précédents fâcheux encore vivaces dans les mémoires collectives, de passer à la loupe, la la gestion de cette ressource spéciale.

Le présent à l’épreuve du passé

Si le requisionnement de l’hôtel Lebene, anciennement Hôtel Ibis ou encore Hôtel le Bénin, pour le confinement des cas suspects est une décision appréciable du gouvernement, ce n’est pas non plus un secret qu’elle peut porter en elle, les germes de dilapidation et de détournements de deniers publics. Et pour cause, cette tare est érigée en habitude au Togo. Ceci, au point de devenir un phénomène à la peau dure qui fait prospérer, en de pareilles circonstances de crises ou de situations exceptionnelles, nombre de fonctionnaires et agents de l’État indélicats qui en font leurs fonds de commerce. Les tristement célèbres cas de la gestion approximative des fonds alloués pour la participation des Éperviers aux Can 2010 et 2015, puis de celle de la route Lomé -Vogan – Anfoin demeurent des cas qui restent au travers de la gorge des togolais qui n’ont obtenu aucune réponse jusqu’à ce jour malgré les promesses de compte rendu et punitions brandies ici et là par les autorités.

Outre la Hapulcia, FRATERNITE veille au grain

Et pour cette expédition, «Certains ont déjà prévu construire de nouvelles maisons, voitures, renflouer leurs comptes bancaires et alimenter leurs copines dans cet argent», a insinué Koffi, un jeune observateur de la scène socio-politique du pays. Mais cette fois-ci, avance-t-il, ceux-ci trouveront visiblement garçons sur leurs chemins. En premier, le journal FRATERNITE qui se donnera la peine de veiller scrupuleusement à la gestion qui sera faite de cette enveloppe. «Ils (NDLR : les membres du comité de crise) sont donc à suivre de près par les yeux et oreilles de FRATERNITÉ», promet Joël Égah, Directeur de Publication de l’hebdomadaire togolais d’informations.

C’est donc le lieu d’en appeler également à l’urgence pour la Hapulcia et la Cour des comptes, deux institutions placées à l’avant garde de la lutte contre la délinquance économique au Togo de veiller à la transparence des ressources financières mises à disposition par le gouvernement à cet effet.

FRATERNITE

 

 

Coronavirus: Quelle gestion des 2 milliards décaissés ?

 

Coronavirus : L’effroyable réalité au CHR de Lomé Commune. Agir avant qu’il ne soit trop tard

Cette publication aurait dû faire l’objet d’un article de presse, mais comme L’Alternative est suspendue pour deux (02) mois par la HAAC sous les ordres de l’ambassadeur de France au Togo, nous nous permettons de passer par ce canal pour informer les Togolais. Il ne s’agit pas d’une critique stérile, mais la description d’une situation qui doit nous inquiéter tous. Les faits décrits ici ne seront pas en français académique mais en un français facile accessible à tous.

Dans un premier communiqué rendu public par le gouvernement, il avait été dit que le CHU Campus était réquisitionné pour accueillir les personnes testées positifs au Coronavirus. Après plus d’une semaine de confusion et de pilotage à vue, le ministre de la Santé s’est résolu à changer de cadre. C’est ainsi qu’il a jeté son dévolu sur le CHR Lomé Commune à Kégué qui semble, par son aspect extérieur, le seul lieu convenable en ces temps. Le personnel de ce centre et tous les malades ont été mis dehors manu militari.

Le samedi le 21 mars dernier, le centre a commencé par accueillir les premiers patients. En dehors de ce que les autorités racontent tous les jours sur les médias, nous avons voulu malgré le risque faire un tour dans ce centre pour voir ce qui se passe réellement. Notre curiosité est d’autant plus grande qu’en faisant le tour dans la zone, on ne remarque aucun dispositif de sécurité à l’entrée du bâtiment. Il faut rappeler que les abords du CHR Lomé commune sont jonchés des tas d’ordures, l’entrée principale laisse à désirer. Pour un hôpital réquisitionné pour les cas testés au coronavirus, avouons qu’il y a déjà un souci. Et comme personne ne surveille le centre, ni les entrées ni les sorties, nous sommes invités à l’intérieur pour toucher la réalité et arracher un mot aux malades malgré les risques.

De notre infiltration dans ce centre et les témoignages reçus, il ressort ceci. Le CHR Lomé commune n’a pas été désinfecté avant l’admission des premiers patients. Vu l’état de saleté à l’intérieur du centre et aux alentours, il était plus que nécessaire de désinfecter les lieux. Rien n’a été fait dans ce sens. Lorsque les premiers patients sont arrivés, il n’y avait pas d’eau dans le centre. Il a fallu attendre mardi, c’est-à-dire 4 jours après l’arrivée des premiers patients pour réparer le suppresseur et remettre de l’eau dans les robinets. Jusque dans la journée d’hier, nous avons détecté 22 malades dont 5 cas testés négatifs, mais qui sont curieusement encore dans le CENTRE. Des 22 malades seuls trois ont reçu des produits composés d’une boite de Plaquénil (200 mg) et d’une boite d’Azifair 500 que vous pouvez voir en photo. Les autres patients sont laissés sans soin. Dans le centre, il n’existe pas encore de personnel déployé depuis plus d’une semaine. Il n’existe pas de médecin de garde, ni d’infirmier encore moins d’agents d’entretien. Les malades se débrouillent eux-mêmes pour nettoyer les toilettes et désinfecter les couloirs et les chambres au « detol ». L’état des toilettes et des douches du CHR laisse à vomir. Les lits sont sans draps et les malades eux-mêmes doivent se débrouiller.

Ils sont pour certains 4 ou 6 par chambre sans climatisation. Lorsqu’ils ouvrent les volets (fenêtres) pour avoir un peu d’air, ils sont systématiquement envahis par les moustiques. Une situation de plus en plus insupportable pour les expatriés (Une Allemande, une française) admis au centre. (Nous publions les photos des lits et des toilettes pour que chacun puisse avoir une idée de la triste réalité). Ces photos ont été prises hier dans la journée et la soirée.

Le soir pour évacuer le stress les malades se dispersent sur la cour comme on peut le voir sur ces images sans aucune protection. Les poubelles non évacués sont aussi à côté. Sans aucun agent de sécurité à l’entrée, sans les forces de l’ordre, certains malades, selon les témoignages, sortent brièvement du centre pour revenir après. C’est en voyant ces conditions désastreuses et l’abandon des patients que le Béninois testés positifs a pris la poudre d’escampette pour se retrouver dans son pays, laissant son sac (confère photo) sous le lit de l’hôpital.

Selon les patients, on leur apporte régulièrement à manger, du moins trois fois par jour. Le menu est assez curieux. Pour le petit déjeuner, on leur donne un sachet de milo qu’on vend à 50 f dans les boutiques (A bas prix), du sucre, un pain au beurre et une bouteille d’eau. A midi, ils reçoivent « Ayimolou ou Attieke » avec une bouteille d’eau et le soir la pâte (Akumè) avec sauce gboma et une bouteille d’eau. Il n’y a pas de carton d’eau en permanence auprès des patients qui doivent en acheter eux-mêmes. Les familles de certains leur apporte à manger et les ambassades s’occupent aussi des expatriés. Il n’existe donc aucune prise en charge.

Selon les patients, les visites du personnel soignant sont rares. Ils notent néanmoins la disponibilité d’un médecin militaire qui passe souvent s’entretenir avec eux et leur remonte le moral. Parmi les 22 patients, il y a comme nous le disions des expatriés, le chauffeur de taxi qui aurait conduit le premier cas détecté dans une clinique de la place avec ses deux enfants (de 1 an et demi et 4 ans), un journaliste dans une situation préoccupante. Certains patients sont diabétiques et ne disposent pas de glucomètre pour prendre leur glycémie. Il n’y a personne pour prendre la température en permanence des patients, puisqu’il n’y a aucun personnel du corps médical sur les lieux. Dans cette situation lorsqu’un patient se retrouve dans une situation désespérée comme ce fut le cas hier de ce confrère, ce sont les patients eux-mêmes parmi lesquels il y a un médecin et une infirmière d’une clinique de la place, qui portent les premiers secours. Il n’y a pas de radio qui fonctionne, faute de personnel. Pas de respiratoire.

Parmi les patients admis dans ce centre, certains revenus d’Europe ont passé plusieurs jours à la maison avec leurs familles, reçu des visites des amis et proches avant de se voir testés positifs. Et tous ces gens avec qui ils ont eu des contacts sont dans la nature. Nous avons néanmoins remarqué que dans un des blocs du CHR, il se déroule des travaux de rénovation depuis une semaine, mais la question est de savoir face à l’urgence on a besoin de temps pour rendre optimum ce petit centre de santé.

Voilà chers compatriotes, la situation telle qu’elle se présente au CHR Lomé Commune. Si d’aventure dans les deux semaines qui arrivent on atteint un pic de propagation dans la ville de Lomé, puisque de potentiels infectés sont dans la nature, ce sera la catastrophe. Si les Européens et Américains sont lourdement touchés aujourd’hui avec le décompte sans cesse des milliers de morts, c’est qu’il y a eu un retard à l’allumage. Nous ne devons pas répéter les mêmes erreurs ici, surtout que nous n’avons pas les structures. Il y a urgence, la situation est grave et les autorités doivent retrousser rapidement les manches pour mettre fin aux petites querelles d’intérêts qui opposent le ministre de la Santé et certains spécialistes afin de déployer au plus vite le personnel soignant avec le matériel de protection au CHR de Lomé commune. Le risque de voir certains patients quitter le CHR pour se fondre dans la nature est grand.

Le palais présidentiel de Faure Gnassingbé est à 500 m de CHR Lomé Commune, il doit sortir de son confort pour aller toucher du doigt la réalité sur le terrain au lieu de se contenter des rapports qui sont loin de la réalité. En France, en Russie, en Chine, les dirigeants enfilent leurs combinaisons pour se rendre dans les hôpitaux et vérifier eux-mêmes ce qui se passe. Il faut agir vite sinon il sera trop tard.

Aux Togolais, il faut chacun prenne ses responsabilités en se protégeant. Vu les structures sanitaires et le pilotage en vue qui est en cours, nous sommes tous en danger de mort. Voilà les informations que nous avons voulu partager avec nos compatriotes sur la situation au CHR Lomé commune en espérant que les autorités vont vraiment se mettre au travail avant qu’il ne soit trop tard. Il faut mettre rapidement un dispositif de sécurité au CHR Lomé commune ne serait-ce que pour contrôler qui rentre et qui sort.

Nous partageons avec vous les photos des chambres, des lits, de certains patients qui sont à l’air libre la nuit. Vous pouvez voir également un sac noir abandonné par le Béninois sous un lit avant sa fuite. Il faut agir et maintenant. Nous nous excusons pour les coquilles.


Ferdinand AYITE (Directeur de publication du journal suspendu)

 

 

Coronavirus : L’effroyable réalité au CHR de Lomé Commune. Agir avant qu’il ne soit trop tard

 

06 mois, délai de délivrance du titre foncier

Au Togo, chaque région administrative est désormais dotée d’un conservateur foncier. Cette décentralisation du processus d’acquisition de la propriété foncière permettra de délivrer le titre foncier dans un délai record.

Selon Essoham Labari, Conservateur national, avec cette réforme « toutes les procédures se feront dans les chefs-lieux des régions », sous le regard « du conservateur régional nommé ».

Au total, 4 des 5 conservateurs régionaux ont été nommés récemment par le ministre de l’Économie et des Finances, Sani Yaya.

Il s’agit de Yawo Defly pour la région des Savanes, Awesso Kossi Komossi, pour la région de la Kara. Les deux autres sont Yakpo Ankou Agbenyo et Dotsè Kodjo Nyaku, respectivement pour la région des Plateaux et Maritime.

Cette révolution permettra au Togo de délivrer les titres fonciers dans un délai de 06 mois. Elle s'inscrit dans l'amélioration du climat des affaires.
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06 mois, délai de délivrance du titre foncier

 

Faure Gnassingbé : 15 ans d’impéritie

« Existe-t-il pour l’homme un bien plus précieux que la Santé ? » (Socrate). Quand on a de la vision pour son pays, quand on l’aime véritablement, on n’a pas besoin de passer de longues années au pouvoir pour imprimer la marque de développement au pays. Quand un jour on sera appelé à partir, que les compatriotes puissent dire : « ceci fut son œuvre. » Contrairement à ce que pensent certains, les hommes sont mortels, ils vont passer, mais le pouvoir reste. Les Togolais n’avaient pas imaginé que Gnassingbé Eyadema était mortel, mais il est passé.

Aujourd’hui, après 53 ans de règne sans partage de la famille Gnassingbé, on ne peut mettre aucune réalisation sur le compte du père et du fils. Ils n’ont strictement rien laissé à la postérité si ce n’est un pays pillé et dépouillé de ses richesses, un pays profondément divisé par leur politique politicienne.

Si le père peut bénéficier d’une circonstance atténuante pour avoir eu comme seule compétence le métier des armes et avoir servi comme cordon bleu dans la guerre d’Indochine, on ne peut pas dire la même chose du fils qu’on dit avoir suivi de grands préceptes dans de prestigieuses universités occidentales. Il aurait donc a priori toutes les compétences et qualités requises pour développer le Togo, construire un pays moderne et démocratique qui susciterait envie dans la région ouest-africaine.

Mais après 15 ans de gouvernance de celui-là qui était auréolé d’un MBA et dont on disait du bien, louait l’intelligence et la perspicacité, le bilan est fort négatif. Il n’y a rien à mettre à son actif. Aujourd’hui, le monde fait face à une grave crise de santé publique liée au coronavirus, dévoilant les tares du régime. Après plus de cinq décennies de règne, ni Faure Gnassingbé ni son père n’ont été en mesure de construire un seul hôpital digne de ce nom où leurs concitoyens pouvaient se soigner convenablement, convaincus qu’ils pourront toujours être évacués, au frais du contribuable, vers les capitales occidentales.

« Les deux cas les plus scandaleux sont ceux du Gabonais Omar Bongo Ondimba et du Togolais Eyadema Gnassingbé. Le premier est mort en 2009 à Barcelone, en Espagne, après avoir dirigé son pays pendant quarante-deux ans sans avoir eu à cœur de bâtir un centre sanitaire dans lequel il rendrait son dernier souffle. Le second est mort en 2005 dans l’avion qui le transportait de Lomé vers une capitale occidentale après trente-huit ans d’un règne au cours duquel il avait eu les moyens suffisants de doter le Togo d’un centre hospitalier qui lui aurait permis de recevoir les premiers soins avant son évacuation. Cela lui aurait peut-être sauvé la vie ! », s’est indigné Seidik Abba dans une chronique.

On pensait que le fils aurait la sagesse de tirer leçon des erreurs fatales commises par le père et rectifier le tir. Que nenni ! Depuis 2005 qu’il est au pouvoir, il s’est illustré par la même impéritie. Non seulement le doyen des chefs d’Etat de l’Afrique de l’Ouest n’a pas doté son pays d’un seul hôpital moderne de référence en ce 21è siècle comme l’ont fait la plupart de ses pairs, mais plus grave, les rares structures sanitaires qui existent au Togo sont en ruine et manquent de tout.

D’après la Deutsche Welle, « le système sanitaire togolais est un des plus précaires dans la sous-région. » Au Togo, l’hôpital devient lui-même malade, faute d’équipements. En cette période où le coronavirus sévit gravement, chaque Togolais doit se tenir la tête entre les mains…


Source : Liberté/Médard AMETEPE

 

 

Faure Gnassingbé : 15 ans d’impéritie

 

Lutte contre le coronavirus : Un appel de fonds de solidarité est lancé

Afin de doter le Togo des moyens de financement dans la lutte contre la pandémie du COVID-19, un appel de fonds citoyens a été lancé hier jeudi via un manifeste par des fils et filles du Togo de tous les horizons. Objectif, accompagner les mesures mises en œuvre par le gouvernement, de même renforcer l’engagement des professionnels de santé.

Ce fonds de solidarité lancé à l’endroit des Togolais de tout bord, serviront au « financement de l’acquisition de matériels de base pour la prévention du Covid-19, l’amélioration des équipements des centres de prise en charge des personnes atteintes, l’approvisionnement des centres de prise en charge en médicaments, l’accompagnement des actions de sensibilisation des citoyens », a-t-on appris.

Aussi, une équipe composée de personnalités de haute probité morale et aux compétences avérées, prendront en compte la gestion des fonds. De plus, « les ressources collectées et les dépenses publiées à intervalles réguliers et un cabinet d’expertise comptable désigné pour assurer le rôle de commissaire aux comptes et procéder à des audits », informe les initiateurs.

Les contributions sont recevables via ORABANK TOGO, SOLIDARITE TOGO VAINCRE COVID 19, CODE BANQUE : TG116, CODE GUICHET : 01101

N° DE COMPTE : 074196300101, RIB : 58IBAN : TG53TG1160110107419630010158 CODE BIC : ORBKTGTG

Pour plus de renseignements, les numéros (+228) 99 47 40 40 / 90 02 10 38 / 90 11 05 06, sont disposés pour rendre service.

Ils sont médecins, des avocats, des responsables de structures privées, des journalistes, des personnalités issues d’autres domaines à lancer cet appel de fonds.

 

 

Lutte contre le coronavirus : Un appel de fonds de solidarité est lancé

 

Covid-19 : Devant le non-respect des mesures, Gilbert Tsolényanu demande au gouvernement de durcir le ton

Le Covid-19 fait assez de ravages dans le monde. Au Togo, plus d’une vingtaine de cas confirmés ont été déjà enregistrés. Le nombre des cas suspectés ne cessent de grimper. Et le comble, c’est que bon nombre des Togolais ne prennent pas encore conscience de la situation. Ils minimisent le danger.

C’est à croire que les Togolais sont immunisés contre le coronavirus. Malgré le danger que représente cette pandémie, certaines « brebis galeuses » refusent d’observer les consignes et les dispositions prises par le gouvernement togolais afin d’éviter la propagation de cette maladie dans le pays. Mêmes les mesures barrières recommandées pour se protéger ne sont pas respectées.

A Lomé, les bars et les boites de nuit fonctionnent toujours en plein régime. Certains lieux de culte continuent d’être animés. La situation indigne plus d’un. Dans une interview accordée à nos confrères de « Savoir News », Dr Gilbert Tsolényanu, l’un des médecins de l’unité opérationnelle de prise en charge des malades de covid-19, a vivement déploré cette « insouciance » dont fait preuve certains Togolais face à la menace du virus mortel.

« Nous tenons à saluer le gouvernement, surtout le chef de l’Etat pour les mesures prises. Il faut dire que ces mesures sont importantes. Ce sont des mesures qui, quoi qu’on dise, font leurs effets. Mais le problème, c’est l’application de ces mesures et aussi son observance scrupuleuse par la population. Nous invitons nos compatriotes à prendre conscience de la situation et à observer de manière scrupuleuse les mesures. Et moi j’invite à la discipline collective et individuelle. Soyons responsables individuellement pour ne pas mourir collectivement », a interpellé le Secrétaire général du Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT).

Dr Gilbert Tsolényanu demande au gouvernement de durcir le ton et de sanctionner sévèrement ces « brebis galeuses » qui font fi des dispositions en vigueur.

« Pour ma part, je pense qu’on n’a pas besoin de prendre d’autres mesures dans l’immédiat, mais appliquer les mesures qui sont prises. Exemple, les débits de boissons. Il est quand même dommage de constater que dans les rues de Lomé, les nuits, des bars sont encore pleins à craquer, bondés de monde sans respect des mesures de distanciations sociales. Si on ne veut pas aller à la fermeture des débits de boisson, il faut au moins interdire la consommation sur place, que des gens ne restent pas agglutinés dans les bars à boire, en ne respectant aucune mesure. Il va falloir que le ministère en charge de ce secteur puisse prendre les décisions idoines pour veiller à cela. C’est quand même important de le souligner. Il y aussi le cas des transports en commun. Nous devons donc nous appliquer des rigueurs et savoir que nous sommes tenus de faire des choses pour nous tous », a-t-il indiqué.

A en croire Dr Gilbert Tsolényanu, dans les prochains jours, le SYNPHOT lancera une vaste campagne de sensibilisation sur le terrain de Lomé à Cinkassé pour pouvoir expliquer la situation à la population tout en prenant soin de respecter les mesures de protection pour que les gens puissent comprendre ce qui se passe réellement.

Rappelons qu’actuellement, 24 cas de coronavirus ont été officiellement enregistrés.

 

 

Covid-19 : Devant le non-respect des mesures, Gilbert Tsolényanu demande au gouvernement de durcir le ton

 

Agbéyomé Kodjo invite l’opposition à parler d’une seule et même voix

Le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), Agbéyomé Kodjo lance une invitation à ses pairs de l’opposition pour une rencontre de concertation à Lomé. L’ancien président de l’Assemblée nationale se veut une meilleure organisation pour la concrétisation de l’alternance cette année 2020.

Le candidat de la dynamique Kpodzro, "président démocratiquement élu de la République togolaise" lors du scrutin présidentiel du 22 février, désire une « rencontre de concertation et d’échanges » avec ses pairs de l’opposition. La rencontre est prévue samedi 28 mars à 9h 30mn à Brother Home.

L’initiative, selon son porteur, tend à « asseoir une réflexion sur le processus électoral et permettre à l’opposition de parler d’une seule et même voix face aux irrégularités » relevées au cours du processus électoral.

Il s’agit également au cours de cette entrevue, de « trouver la meilleure organisation qui permette à l’opposition de donner la chance à l’alternance de se concrétiser en cette année 2020 », selon le premier responsable du MPDD.

 

 

Agbéyomé Kodjo invite l’opposition à parler d’une seule et même voix

 

Covid-19 : Togbui Dagban invite le gouvernement à implorer les mânes des ancêtres pour contrer le virus

Si la médecine moderne ne fait pas le poids devant le Covid-19, pourquoi ne pas essayer d'explorer la piste des divinités africaines pour conjurer le mauvais sort ? Voilà ce que proposent les défenseurs des us et coutumes du Togo pour contrer le coronavirus.

Intervenant ce vendredi matin sur les ondes de la radio Victoire FM, Togbui Dagban Ayivon IV qui n’est plus à présenter, a souligné qu’il faut aborder ce virus sur une dimension spirituelle.

A l’en croire, en Afrique, lorsqu’une épidémie ou une pandémie fait ravage, le seul moyen de la contrer est de questionner le « Fâ ».

« Nous avons notre façon de contrer une épidémie ou une pandémie dans nos milieux. Parce que toutes maladies, dans nos croyances, a une dimension spirituelle. Et nos parents ont des rites. Lorsqu’il y a une pandémie qui s’annonce, il y a des procédures. D’abord, on questionne le Fâ pour savoir les mesures à prendre pour que cette maladie s’arrête.

Et c’est en ce moment qu’on fait appel aux oracles qui sont autochtones du milieu. Et de ce qui ressort de l’oracle, on prend des dispositions conséquentes. Il y a des rituels qui aboutissent à ce qu’on prenne un peu d’ordure dans chaque maison, on les rassemble de façon symbolique, et après on consulte l’oracle pour savoir où on doit aller jeter l’ensemble de ces détritus. Ça peut être dans la mer, ou dans le zio (ndlr, fleuve)… C’est l’oracle qui indique où les détritus doivent être jetés. Une fois ce rituel observé, tout devient normal et la pandémie ou l’épidémie disparait », a expliqué Togbui Dagban.

Selon lui, ces rituels qui ont toujours fait leurs preuves ne coûtent absolument rien. Il déplore le fait que les autorités togolaises n’ont pas encore pensé à explorer la voie des ancêtres pour en finir avec le Covid-19.

« Pourquoi jusqu’ici on n’a pas encore fait appel à ces genres de pratiques. Au moins qu’on les essaye avant dire que ça ne donnera aucun effet. Au moment où on nous dit de nous confiner chez nous, de ne pas aller à l’Eglise, de ne pas aller dans les couvents, à quelle sauce on voudrait nous manger. Nous avons nos pratiques, allons à nos pratiques pour voir ce que ça peut donner. On n’a pas besoin d’un milliard pour faire ces rituels. Sur toute l’étendue du territoire, si on alloue des petits sous par communauté, je crois que ça peut se faire. Parfois c’est vraiment banal qu’on y croit pas », a regretté Togbui Dagban.

Notons que plus d’une vingtaine de cas de Covid-19 ont été déjà enregistrés au Togo.

Godfrey Akpa

 

 

Covid-19 : Togbui Dagban invite le gouvernement à implorer les mânes des ancêtres pour contrer le virus

Togo, Coronavirus : Quelle gestion des 2 milliards FCFA décaissés ?

our une meilleure gestion de la situation face à l’avancée vertigineuse du Coronavirus (Covid -19), avec déjà au compteur, 20 cas confirmés au Togo, le Gouvernement avait annoncé, il y a quelques, le décaissement d’une enveloppe de deux milliards de FCFA. Une réaction certes salutaire mais à la fois problématique de l’exécutif national.

L’ogre Covid -19

Plus les jours passent, plus l’inquiétude devient grandissante. Des fortunés au dernier de la classe sociale, nul n’est à l’abri. De son apparition en décembre 2019 à ce jour, les statistiques actualisées de l’Agence France Presse (AFP) estiment à 15.189, le nombre décès des suites de Coronavirus à travers le monde entier. Parmi les victimes de cet ogre, les star de la musique africains, le congolais Orlus Mabele et le camerounais Manu Dibango. La panique et la psychose sont au paroxysme de leur manifestation, avec l’Italie qui en paie la lourde tribu avec plus de 6.000 morts.

Le Togo sur la défensive

Au Togo, le gouvernement a sonné l’alerte avec la prise de mesures de barrières contre le Covid -19. Entre autres mesures préventives, la fermeture jusqu’à nouvel ordre, des universités, ecoles et centres d’apprentissage, celles des frontières terrestres et aériennes aux pays à risque, des discothèques, l’interdiction de rassemblement de plus de 100 personnes, la restriction à 15, le nombre total de personnes devant assister aux enterrements. «J’en appelle à notre sens de responsabilité individuelle et collective », a indiqué Faure Gnassingbé, sur son compte Tweeter. Un appel qui n’aura malheureusement pas estompé l’allure effrénée du virus qui, à hier, a officiellement causé 20 cas confirmés, 19 actifs et un cas complètement guéri. Seule note d’espoir, le pays n’a pour l’heure enregistré aucun décès. D’où la pertinence de mettre en pratique, les consignes de prévention des autorités, notamment le lavage régulier des mains, la désinfection des mains par des gels hydroalcooliques, éternuer dans le creux du coude et le port du cache nez chirurgical.

L’attente rationnelle des populations

Toutefois, bien que le numéro vert (111) reste opérationnel et mis à disposition pour la signalisation de tout cas suspect, la question de la gestion des deux milliards FCA décaissés pour servir à la campagne de lutte contre le Covid -19 revient avec insistance sur le tapis.

En effet, après quelques jours de tatonnement, le gouvernement s’est finalement plié devant les appels incessants des médias, en ce qui concerne la prise de mesures drastiques pour prévenir le mal qui est officiellement dans nos murs depuis le 06 Mars dernier. Une réaction que d’aucuns qualifient certes de tardifs, mais qui demeure salutaire. Toutefois, il convient aujourd’hui, au regard des précédents fâcheux encore vivaces dans les mémoires collectives, de passer à la loupe, la la gestion de cette ressource spéciale.

Le présent à l’épreuve du passé

Si le requisionnement de l’hôtel Lebene, anciennement Hôtel Ibis ou encore Hôtel le Bénin, pour le confinement des cas suspects est une décision appréciable du gouvernement, ce n’est pas non plus un secret qu’elle peut porter en elle, les germes de dilapidation et de détournements de deniers publics. Et pour cause, cette tare est érigée en habitude au Togo. Ceci, au point de devenir un phénomène à la peau dure qui fait prospérer, en de pareilles circonstances de crises ou de situations exceptionnelles, nombre de fonctionnaires et agents de l’État indélicats qui en font leurs fonds de commerce. Les tristement célèbres cas de la gestion approximative des fonds alloués pour la participation des Éperviers aux Can 2010 et 2015, puis de celle de la route Lomé -Vogan – Anfoin demeurent des cas qui restent au travers de la gorge des togolais qui n’ont obtenu aucune réponse jusqu’à ce jour malgré les promesses de compte rendu et punitions brandies ici et là par les autorités.

Outre la Hapulcia, FRATERNITE veille au grain

Et pour cette expédition, «Certains ont déjà prévu construire de nouvelles maisons, voitures, renflouer leurs comptes bancaires et alimenter leurs copines dans cet argent», a insinué Koffi, un jeune observateur de la scène socio-politique du pays. Mais cette fois-ci, avance-t-il, ceux-ci trouveront visiblement garçons sur leurs chemins. En premier, le journal FRATERNITE qui se donnera la peine de veiller scrupuleusement à la gestion qui sera faite de cette enveloppe. «Ils (NDLR : les membres du comité de crise) sont donc à suivre de près par les yeux et oreilles de FRATERNITÉ», promet Joël Égah, Directeur de Publication de l’hebdomadaire togolais d’informations.

C’est donc le lieu d’en appeler également à l’urgence pour la Hapulcia et la Cour des comptes, deux institutions placées à l’avant garde de la lutte contre la délinquance économique au Togo de veiller à la transparence des ressources financières mises à disposition par le gouvernement à cet effet.

Source : Fraternité

 

 

Togo, Coronavirus : Quelle gestion des 2 milliards FCFA décaissés ?

Togo, Mesures contre le Covid-19 : Quand on s’amuse avec la vie des employés de la zone franche

Face à la menace de la maladie à coronavirus, le gouvernement togolais depuis le 16 mars dernier a pris une bactérie de mesures afin de juguler la propagation du virus. Ces mesures barrières contre le Covid-2019 imposent notamment aux entreprises une adaptation urgente pour protéger les employés. Mais, dans la zone franche togolaise c’est le dos de la loi.

Entre autres mesures du gouvernement, on note le lavage régulier des mains avec de l’eau et du savon, ou la désinfection des mains avec du gel hydro-alcoolique, l’interdiction des regroupements de plus de 100 personnes, l’espacement d’au moins un mètre entre les personnes et le port du masque ou du cache-nez. Ces mesures imposent aux entreprises de mettre à disposition des employés notamment à l’entrée le gel hydro-alcoolique, les masques et une nouvelle organisation du travail pour les entreprises comptant plus de 100 employés travaillant dans un espace relativement réduit.

La Zone franche en marge des mesures barrières…

Mais curieusement certaines usines installées dans la zone franche rechignent à se soumettre aux mesures du gouvernement. C’est le cas notamment de Amina Togo Sarl, une entreprise spécialisée dans la fabrication des mèches et perruques. Souvent décriée pour ses conditions de travail presque moyenâgeux, cette société depuis le début de la pandémie n’a pris aucune mesure barrière en adéquation avec celle du gouvernement. Pourtant, Amina Togo Sarl compte plusieurs dizaines d’employés exerçant dans la promiscuité. Lundi dernier, il a fallu un mouvement d’humeur général pour que les responsables de la société se décident à distribuer des cache-nez aux employés. « Dans notre atelier, il suffit qu’une personne soit contaminée pour que tout le groupe soit atteint. Notre système de travail est propice à la propagation du virus mais l’employeur ne semble pas gêner. En venant travailler, nous mettons notre vie en danger mais si tu ne viens pas, tu risques le renvoi », a expliqué une salariée qui demande au « gouvernement d’obliger par tous les moyens ces sociétés à se plier aux mesures barrières».

Malheureusement, cette entreprise n’est pas la seule. Selon nos informations d’autres sociétés opérant dans la zone franche et conditions de travail similaires à celle mentionnée plus haut, n’ont pas daigné prendre les mesures qui s’imposent pour protéger leurs employés. « Nos conditions de travail restent les mêmes. Il n’y a aucun changement. Nous travaillons la peur au ventre parce que nous sommes nombreux et donc plus exposé au virus », a confié un contractuel d’une société de fabrication de produits cosmétiques.

Les salariés en danger…

Sachant que la transmission du virus se fait par un « contact étroit » avec une personne déjà contaminée, notamment par l’émission de gouttelettes infectieuses lors d’éternuements ou de toux qui pénètrent dans les voies respiratoires, le rassemblement de plusieurs personnes non testées augmente les risques de contaminations, la vie de ces employés est en danger. D’où la décision du gouvernement de limiter les rassemblements ou dans le pire des cas le port des masques ou du cache-nez.

Selon les médecins, lorsque les contacts sont prolongés et proches, il y a lieu de compléter les mesures barrières par exemple par l’installation d’une zone de courtoisie d’un mètre, par le nettoyage des surfaces avec un produit approprié, ainsi que par le lavage des mains. Mais dans ces entreprises aucune de ces mesures n’a été mise en place.

Pourtant, au-delà des mesures gouvernementales, sur le plan légal, le Code du travail exige de l’employeur « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs » en cas de risque d’épidémie. Une obligation qui prend toute sa dimension au moment où des dizaines de milliers de travailleurs sont susceptibles d’être touchés par le virus venu de Chine. D’ailleurs dans certains touchés par la pandémie du Covid-2019, le regroupement des salariés dans des espaces réduits est formellement interdit.

Source : Fraternité

 

 

Togo, Mesures contre le Covid-19 : Quand on s’amuse avec la vie des employés de la zone franche

 

Togo, Suspension des journaux « L’Alternative » et « Liberté » : La HAAC approuve le coup de massue de l’Ambassadeur de France à la liberté de la presse et à notre indépendance

Dans les républiques bananières, comme au Togo, la liberté de la presse et d’expression acquise de haute lutte est à double tranchant. Les journaux sérieux qui ont le courage de donner l’information qui met certains mal à l’aise, qui dénoncent l’injustice et les abus de toutes sortes, jouent à quitte ou double à chacune de leur parution. Par un coup de tête d´un ministre ou du Chef de l´État lui-même un journal peut se faire interdire du jour au lendemain, le journaliste ou le directeur de publication jeté en prison sans autre forme de procès. C´est à peu près ce qui vient de se passer avec nos deux journaux qui méritent vraiment l’adjectif sérieux. En effet, « L’Alternative » et « Liberté » qui font du vrai journalisme de combat comme on en connaît dans les pays où les peuples vivent sous une chape de plomb et tentent de se libérer, sont victimes d’un grave abus de la part d’un étranger, fût-il Ambassadeur, dans l´exercice de leur fonction.

Ce sont deux articles contenus dans les parutions N° 169 du 28 février 2020 du bihebdomadaire «L’Alternative» et N° 3116 daté du 03 mars 2020 du quotidien «Liberté» qui ont fait réagir l’Ambassadeur de France au Togo qui a estimé que les deux journaux seraient allés très loin, selon ses termes, en publiant des textes qui porteraient atteinte à son honneur, à celui du Chef de l’État français et de son collaborateur. Le diplomate français n’est pas d´accord que le bihebdomadaire togolais ait présenté la Françafrique comme une monstrueuse créature, une entreprise criminelle et une obscure organisation qui permet encore aujourd’hui à la France de maintenir son emprise et piller le continent noir. Monsieur Marc VIZY estime également que la présentation par « L’Alternative » du Conseiller d’Emmanuel Macron, Frank Paris comme principal pilier des relations incestueuses entre la France et les régimes autoritaires africains…ne serait étayée par aucune preuve et que toutes ces accusations ne reposeraient que sur la seule imagination de l’auteur de l’article, et seraient animées par une intention délibérée de porter atteinte à l’honneur de la France. Les passages de l’article du journal qui comportent les accusations selon lesquelles le Président français Emmanuel Macron percevrait de l´argent en contrepartie du soutien au régime togolais, et l’insinuation que l’adjudicataire de la privatisation de Togocom serait lié à un important chef d’entreprise, ami d’Emmanuel Macron, ont aussi contribué à mettre l´Ambassadeur dans tous ses états.


Des articles valant la suspension des journaux « L’Alternative » et « Liberté » | Infog : Fraternité
Du côté du quotidien « Liberté » c´est les mêmes récriminations de Marc VIZY. Pour avoir, dans sa parution N° 3116 du 03 mars 2020, accusé M. l’Ambassadeur de remonter de fausses informations à Paris, d’agir pour des intérêts personnels et de jouir des générosités du régime, le Chef de la mission diplomatique de la France au Togo reproche au journal des manquements à la déontologie du journaliste au sens de l´article 32 de la loi 2020-001 du 7 janvier 2020 au code de la presse et de la communication en République togolaise. Dans les deux cas, que ce soit pour « L’Alternative » que pour « Liberté », l’Ambassadeur parle de diffusion de fausses nouvelles, étayées par aucune preuve.

Mais les preuves que la Françafrique soit une réalité et fasse des dégâts maintenant les pays africains francophones dans le sous-développement, sont quasi quotidiennes, et ne sont l´invention d´aucun journal quel qu´il soit. Des personnalités obscures, envoyées par des réseaux français non moins obscurs, rasant presque quotidiennement les murs dans nos palais présidentiels d’Afrique, et repartant avec des mallettes bien remplies, sont légion. Et il y a, un jour ou l´autre, des fuites au sein de l’entourage de ces Chefs d´État indélicats. Il n’y a pas de preuves; c’est l’argument derrière lequel se cachent les corrupteurs et les corrompus jusqu´au jour où tout éclate au grand jour. Qui a oublié l’affaire Bourgi ou les djembés du Faso? Une affaire qui avait défrayé la chronique au pays des hommes intègres et partant, dans toute l’Afrique en 2011.

Robert Bourgi, « porteur de valises », comme on le surnomme, avait affirmé avoir fait transiter des mallettes remplies de diamants ou des Djembés bourrés de billets de banque entre des présidents africains et des personnalités politiques françaises afin d’obtenir le soutien de la France pour s’éterniser au pouvoir. Il a révélé que l’ex-dictateur du Burkina Faso Blaise Compaoré avait envoyé son ministre de l’Agriculture de l’époque, Salif Diallo avec trois millions de dollars en petites coupures cachées dans des Djembés pour l’Elysée. Denis Sassou Nguesso, Abdoulaye Wade, son fils Karim, Omar et Ali Bongo, Laurent Gbagbo etc. n’étaient pas en reste. Ils ont tous participé aux financements occultes des politiques français…

Comme on le voit, les relations incestueuses entre certains hommes politiques français et des dictateurs africains, des mallettes ou Djembés remplis d´espèces sonnantes et trébuchantes en direction de Paris, ne sont pas une invention des deux journaux togolais incriminés par l´Ambassadeur de France. Ça existe bel et bien, hélas! À la fin de la lettre, tenant lieu de plainte, que Monsieur Marc VIZY a envoyée à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et dont nous avons copie, le diplomate français demande que la HAAC puisse faire usage de ses pouvoirs de mise en garde, voire en cas de récidive, des pouvoirs de sanction qui lui sont reconnus par l´article 65 de la loi organique N° 2018-029 du 10 décembbre 2018 relative à la HAAC. Pour terminer il a insisté sur le fait qu´il ne sollicite pas de droit de réponse prévue par la loi.


Marc Vizy | Infog : Fair Luci’s
Nous trouvons gauche le fait que l´Ambassadeur, qui dit ne pas être intéressé par une poursuite judiciaire, s´adresse à la HAAC pour lui demander indirectement de sanctionner les deux organes togolais. Soit notre diplomate a des arguments que les deux articles ne sont soutenus par aucune preuve, et il porte plainte en bonne et due forme pour que l´affaire arrive devant un tribunal; soit il envoie un droit de réponse que les journaux concernés seraient obligés de publier conformément à la loi. Mais écrire une lettre, qui ressemble plutôt à une injonction d´exécuter, à une institution de la République dans un pays souverain, pour exiger que les deux organes soient punis, ne sort-il pas des droits et devoirs d´un Ambassadeur représentant son pays à l´étranger? Les deux articles en question n´ont fait que présenter une petite partie visible de l´iceberg. Si en France des medias comme „Le Canard Enchaîné », « Médiapart » …, si en Allemagne le tabloïd « Bild » et d´autres journaux devraient être sanctionnés pour ce qu´ils dénoncent ou critiquent de façon encore plus brutale, avec des titres provocateurs et quelquefois à la limite de la diffamation, la liberté de la presse et d´expression aurait déjà pris fin dans ces pays-là.

Dommage que la Haute Autorité de l´Audiovisuel et de la Communication (HAAC) ait cédé à l´injonction de Marc VIZY qui se comporte comme en territoire conquis. Dommage que cette institution, qui a aussi un rôle de veille pour que la liberté de la presse et d´expression ne soit pas bafouée, ait manqué l´occasion de se racheter et faire mentir ses détracteurs pour qui la HAAC n´est qu´une coquille vide affiliée au pouvoir de dictature. Gardait-on une dent ici contre les deux meilleurs journaux du Togo, et attendait-on le moment propice pour frapper fort? Monsieur Marc VIZY n’est qu’un représentant de son pays au Togo au même titre que les autres Ambassadeurs. La HAAC est une institution de la République togolaise qui n´avait pas à céder aux injonctions de qui que ce soit.

Monsieur l´Ambassadeur de France est allé trés loin en portant un coup à la liberté d´expression et de la presse acquise de haute lutte par les Togolais. La complaisance ou l´incompétence de la HAAC a fait naître un précedent dangereux au moment où toute l’Afrique prend de plus en plus conscience pour que sa souveraineté et son indépendance soient respectées. Empêchons par tous les moyens que de tels comportements ne fassent école! Ce sera désormais notre combat aux côtés des responsables de «L’Alternative» et de «Liberté» avec qui nous sympathisons.

Samari Tchadjobo
Allemagne

 

 

Togo, Suspension des journaux « L’Alternative » et « Liberté » : La HAAC approuve le coup de massue de l’Ambassadeur de France à la liberté de la presse et à notre indépendance

 

Cité au Quotidien / Crises Actuelles : Du Droit à la Sante au Droit à L’Information

Le mot connu de tout le monde entier et qui est devenu un code qui traverse, sans visa, sans aucune autorisation, toutes les frontières continentales, culturelles, économiques, politiques, boursières, sportives, religieuses et même scientifiques est sans aucun doute le COVID-19.

Non seulement il a échappé à tous les plus puissants radars du monde mais il fait trembler toute une planète qui n’avait peur avant que des armes nucléaires, bactériologiques. C’est dire que ses ravages dépassent en termes d’expansion, de rapidité et de dégâts la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Il a même conduit au report des jeux olympiques prévus en juillet prochain au Japon qui a finalement cédé à son implacable force. Jamais dans l’histoire, ces jeux n’ont été reportés même en cas de guerre. Le COVID-19 se révèle non pas comme le virus le plus dangereux mais il dévoile surtout la fragilité de ce qui faisait notre fierté : la puissance scientifique et technologique.

En effet, la puissance informatique et technologique des pays de l’Asie comme le Japon, la Corée du Sud, la Chine n’ont pu tenir devant le COVID-19. La grande puissance mondiale, le gendarme du monde, les Etats-Unis avec leurs grands laboratoires de recherches de renom n’ont pas pu tenir devant les exigences de ce virus. L’Europe qui vantait les mérites de ses structures sanitaires est devenue en peu de temps et malheureusement l’épicentre du virus après la Chine avec des dégâts humains inédits (cf. l’Italie, l’Espagne la France etc. ) Et que dire du pauvre continent africain qui non seulement n’a pas les structures adéquates au niveau de la santé et de la recherche mais brille souvent par son manque d’anticipation dans les évènements. Et que dire enfin de l’OMS, une organisation internationale certes nécessaire mais doit- elle continuer, sans évaluation critique, à fonctionner de la même manière au niveau de certaines procédures de validation après le passage du COVID-19 ?
Le COVID-19 a créé une crise sanitaire de grandes envergures. Il dévoile donc, au plan mondial, l’extrême fragilité de la vie humaine et nous invite, tout en reconnaissant tout ce dont nous sommes capables au niveau de nos multiples laboratoires, à la reconnaissance des limites de nos différentes puissances et peut-être il met l’accent sur la solidarité qui doit nous permettre de remettre l’humain au cœur de tout progrès et de tout développement.

Au plan national, le COVID-19 met le doigt sur le manque cruel de structures sanitaires et de recherches dans les pays africains mais d’une façon particulière dans notre pays le Togo. S’il est vrai que le nombre de lits disponibles dans les services de réanimation dans les pays développés s’est révélé insuffisant, chez nous, au Togo, c’est vraiment dérisoire, lamentable et inquiétant si on a suivi l’interview du Dr. Gilbert TSOLENYANOU, responsable du SYMPHOT. Sur le nombre de lits disponibles, sur la formation du personnel soignant, sur le matériel et sur la gestion de la crise du COVID-19, il y a lieu de se poser beaucoup de questions. Beaucoup de zones d’ombres ont conduit des citoyens à des lettres ouvertes à l’instar de celle de Mme Maryse QUASHIE Maryse et celle du Père Pierre Marie Chanel AFFOGNON.

Mais non seulement il y a un manque de structures mais le COVID-19 a révélé deux autres problèmes fondamentaux : le manque d’anticipation dans les prises de décision et le défaut de prévision qui caractérise le pouvoir politique.

Ne pouvait-on pas en cas de prise de conscience de manque de structures sanitaires se donner l’obligation d’anticiper en faisant de la prévention notre premier remède au COVID-19 en nous rappelant les paroles de ce chant connu depuis le cours primaire que « prévenir vaut mieux que guérir » ? Aurions-nous oublié les leçons d’EDUCIVIP ou d’EDUCIMO ?
La politique aurait-elle pris le dessus sur la prévention et l’obligation d’anticiper ? Le COVID-19 ne nous renseigne-t-il pas une fois de plus que l’un de nos problèmes en Afrique et au Togo est que nous ne voyons pas les crises venir et nous attendons pour les subir comme le disait Maurice KAMTO dans L’Urgence de la pensée ? Penser c’est savoir aussi anticiper. Et savoir anticiper doit être une des qualités de tout pouvoir politique car gouverner c’est non seulement savoir ordonner et gérer ce qui existe mais c’est aussi et surtout prévoir.

Si gouverner c’est prévoir, pour prévoir il faut avoir une vision et surtout faire de la prospective. Pourrions-nous continuer comme cela sans évaluation de notre mentalité sur la politique et du rôle du pouvoir dans une communauté politique ? Peut-on encore longtemps oublier ces mots de GHANDI : « le jour où le pouvoir de l’amour dépassera l’amour du pouvoir le monde connaîtra la paix ». Ici il s’agit d’abord de rechercher la paix sociale pour notre pays le Togo constamment en crise, une crise à laquelle s’est ajoutée celle du COVID-19.

Le COVID-19 ne peut pas faire oublier la crise socio politique qui perdure et qui est encore là après les élections du 22 février 2020. Par ces élections, avec des institutions non crédibles et non transparentes, le Togo peut-il être un modèle pour les autres pays africains qui feront aussi des élections présidentielles en cette année de 2020 ? La finalité du pouvoir politique doit être autre chose que le simple amour du pouvoir. La crise du pouvoir politique en Afrique et au Togo est une réalité.

Le COVID-19 en tant que crise sanitaire a dévoilé deux lacunes du pouvoir politique dans nos Etats et cela doit nous faire réfléchir car pour faire face aux problèmes il faut être ensemble et être ensemble ne peut se faire efficacement que dans la justice et par des institutions crédibles et reconnues de tous et par tous. La politique devient ainsi l’organisation du vivre ensemble et non la recherche du pouvoir pour le pouvoir. Si toute crise, tout en révélant un dysfonctionnement, est un moment de croissance, il serait temps d’accepter la crise dans notre pays afin d’y trouver une véritable solution, celle qui commence par la désignation et la dévolution du pouvoir dans la communauté politique.

L’actualité dans notre pays, c’est aussi celle d’une décision prise le 23 mars dernier et qui est relative à la suspension temporaire de deux organes de presse : L’Alternative (2 mois) et Liberté (2 semaines). La liberté d’expression est un droit inaliénable car c’est un droit de l’homme. Et comme tout droit, il n’est pas absolu, il s’exerce dans les limites de la Loi et donc des libertés publiques. La question que l’on pourrait se poser après la lecture des deux décisions est la suivante : la suspension serait elle l’unique forme de sanctions dans le cas d’espèce ? Ne pourrait-on pas insister d’abord sur le droit de réponse reconnu à tout individu qui contesterait une information à son sujet ? Dans un pays où l’information a du mal à être connue, où la liberté d’expression n’est pas pleinement établie comme un droit inaliénable des individus, la suspension temporaire ne risque-t-elle pas d’être prise comme une mesure dissuasive sur des sujets délicats et complexes ? L’objectif pédagogique ne peut-il être uniquement atteint que par cette sanction ?

Nous exprimons notre solidarité aux deux organes de presse qui malgré les conditions difficiles d’exercice informent le peuple et contribuent ainsi à l’effectivité du droit à l’information des citoyens. Par vous les médias, le droit à l’information n’est plus un droit purement abstrait mais il est réel et concret. Vous êtes ainsi l’un des baromètres pour différents pays en Afrique qui luttent pour le changement de régime : un vrai régime démocratique. Car de nos jours avoir l’information c’est être capable de comprendre, d’agir et de réagir, de construire et surtout d’avancer ensemble. On peut bloquer un canal pour informer mais on ne peut plus empêcher, au XXIe siècle et donc à l’ère de l’internet et des réseaux sociaux, la libre circulation de l’information pour l’édification de sociétés justes et démocratiques.
Toute crise, comme toute sanction, quand elle est vécue autrement, permet de croître et devient une chance de progrès. Nous espérons qu’il en serait ainsi pour tous les Togolais.

Par Maryse Quashie et Roger E. Folikoué

Source : L’Alternative (presse-alternative.info)

 

 

Cité au Quotidien / Crises Actuelles : Du Droit à la Sante au Droit à L’Information

 

Togo, Suspension des journaux «L’Alternative» et «Liberté» par la HAAC : Du zèle… rien d’autre !

Pour avoir publié le présent article, le journal « Fraternité » vient d'être convoqué à son tour par la HAAC, une institution de la honte gérée par des nègres au service du colon français. Cette HAAC du zélé pathétique Willibronde Pitalounani Télou semble déterminée à bâillonner les meilleurs journaux togolais, les seuls critiques à l'endroit de la France de Macron pour sa Duplicité, sa Fourberie et son Soutien malsain au régime frauduleux de Faure Gnassingbé réfractaire à l'Alternance au Togo.

La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a sanctionné, cette semaine, «Liberté « et «L’Alternative», deux journaux très critiques envers le Pouvoir de Lomé. Ceci, à la suite d’une plainte de Marc Vizy, l’ambassadeur de France au Togo qui estime avoir été calomnié, ensemble avec son pays, par ses organe dans leur publications fin février et début Mars dernier.

La hache de la HAAC…

Une plainte d’un ambassadeur. Puis derrière, la sanction. L’on se croirait dans une fiction. Mais c’est pourtant vrai. Vrai au pays de Faure Gnassingbé où la liberté d’expression est pourtant prise pour réalité. Pathétique !

 

 

Togo, Suspension des journaux «L’Alternative» et «Liberté» par la HAAC : Du zèle… rien d’autre !

 

En effet, par décision N°13/Haac/20/P du 23 mars 2020, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac)

suspend, pour deux (02) mois, à compter du 23 mars, date de signature de la décision, le journal «L’Alternative». A l’origine, une plainte de l’ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy. Pour cause, le diplomate français reproche au bihebdomadaire togolais d’informations, d’investigation, d’analyse et de publicité dirigé par Ferdinand Ayité, un traitement subjectif d’un article titré «Franck Paris, l’intrigant», à la Une de sa parution N°869 du 28 février 2020. Un article qui, aux yeux de M. Vizy, comporte deux accusations graves, infondées et calmnieuses contre le Conseiller pour l’Afrique du Président français. D’une part !

Et de l’autre, une autre décision, cette fois-ci N°14/Haac/20/P, portant suspension pour quinze (15) jours, à compter de ce mercredi 25 mars 2020, du Quotidien «Liberté». A l’instar du premier cas, toujours sur plainte du diplomate français qui reproche à l’organe de presse que dirige Médard Amétépé, des accusations graves, infondées et calomnieuses contenues dans l’article «Marc Vizy, l’autre ennemi de la démocratie au Togo» publié dans sa parution N*3116 du mardi 03 mars 2020. Lequel article aurait eu pour cibles, sa personne et son pays : la France.

Jugeant moins convaincants, les argumentaires des responsables des deux journaux, à l’audience, il a plu à la Haac de Telou Pitalonani de passer à sa hache, ces deux organes à ligne éditoriale bien critique. Une décision pour le moins convaincante, en ce sens que l’exercice et la réglementation de la presse est contenue dans un canevas juridique en vigueur : Le code de la presse.

Que dit la VAR ?

A son chapitre II, notamment à son article 46, le code prévoit que «Toute personne physique ou morale ayant fait l’objet d’une information contenant des faits erronés, des assertions ou des déclarations malveillantes de nature à causer un préjudice moral ou matériel, dispose d’un droit de réponse». Et de préciser, en cas de «refus ou de silence», le plaignant peut donc saisir la Haac. Une situation que résous d’ailleurs, plus loin, l’article 76 qui stipule qu’ «En cas de refus d’insertion ou de diffusion de la réponse, malgré l’ordonnance de référé prévus à l’article 53 du présent code, le Directeur de l’organe de publication ou de diffusion en cause est passible d’une peine de cinq cent mille (500.000) à un million (1.000.000) FCFA.

Une suspension de parution ou d’émission de quinze (15) jours à trois (03) mois peut être prononcée contre l’organe de publication ou de diffusion en cause sans préjudice de la peine d’amende à l’alinéa précédent».

Il en est de même pour l’article 82 qui rajoute en précisant que «La diffusion ou la publication d’informations contraires à la réalité dans le but manifeste de manipuler les consciences ouvre déformer l’information où les faits est passible d’une peine d’amende de cinq cent mille (500.000) à un million (1.000.000) FCFA.

C’est donc ce que prévoit le code de la presse en vigueur.

Observations

Dans sa plainte, l’ambassadeur a refusé délibérément d’exercer le droit de réponse. M. Marc Vizy aurait souhaité selon la Haac, un règlement à l’amiable. Un amiable qui selon la Haac devrait consister en un rectificatif à l’initiative des deux journaux. Une offre paradoxale de la part de cette instance pourtant Haute en ce sens que le rectificatif n’est fait que sur la base d’éléments correctifs tangibles versés par la partie plaignante, et non sur initiative du journal incriminé. Sinon comment une publication sérieuse peut-elle affirmer une chose lundi et revenir le lendemain se dédire, juste au nom d’un amiable aussi sincère soit-il.

Par ailleurs, il ressort que l’ambassadeur dans sa plainte, a demandé à la Haac d’utiliser ses pouvoirs de mise en garde et en cas de récidive de sanction. Mais la Haac après avoir demandé de façon surréaliste et en vain aux deux organes d’apporter la preuve des affirmations dans leurs publications a choisi d’aller directement à la sanction. Si ce n’est la manifestation d’un zèle de godillot c’est purement de l’acharnement. Mais qu’à cela ne tienne. En quoi une institution de « journalistes » peut-elle demander à des confrères d’apporter la preuve de leurs écrits, autrement dit leurs sources. On serait en face de novices qu’on pourrait trouver une situation atténuante à une telle demande. Passons !

Posture de Godillot ?

Loin de donner raison aux observateurs qui estiment que ce jugement n’est plus ou moins que l’expression de la force, visiblement téléguidée, l’on peut, en vrais leaders d’opinion et démocrates s’en offusquer lorsqu’on se rend compte que ce sont les institutions de la république, censées faire respecter la loi qui la violent plutôt à loisir. Car, lorsqu’on veut donner force à la loi, on l’applique dans son entièreté. Et en la matière, la Haac dans l’article 22 de sa loi organique a pour attributions de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse. Elle n’a donc pas pour missions de s’acharner contre la presse pour un hi ou pour un ha. Qui plus est, la même loi organique fait obligation à l’équipe de Pitalounani Telou de procéder graduellement par une mise en demeure (article 58) avant de décider d’une suspension de parution de la publication (article 65). Et c’est là qu’on se rend compte que l’expatrié du moins à la lumière des lignes de sa plainte, fait une meilleure lecture des textes qui régissent la Haac que les membres de la Haac eux-mêmes. La preuve, on n’en eu que cure de toutes ces dispositions de toutes ces dispositions de la loi organique mais on a plutôt choisi le zèle.

Pour sa vraie indépendance et son développement intégral africain, l’ancien président américain, Barack Obama n’a-t-il donc pas recommandé des institutions fortes, en lieu et place des hommes forts ? A chacun sa réponse !

Source : Fraternité /

Sous-titre / Intro : 27avril.com

N.B. Pour avoir publié l’article ci-dessus, le journal « Fraternité » vient d’être convoqué à son tour par la HAAC du nègre Télou


Convocation du journal « Fraternité » par la HAAC pour avoir publié un article critique de la décision de cette institution de la honte de suspendre les journaux « L’Alternative » et « Liberté » | Source : F.K/FB

 

 

En effet, par décision N°13/Haac/20/P du 23 mars 2020, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac)

 

Covid-19 : Le «Yes» conditionné des médecins togolais

Malgré leurs conditions de travail délétères, les professionnels de la santé sont propulsés au-devant de la lutte. En leur corps défendant, parallèlement aux patients classiques, les professionnels de la santé sont au chevet des cas enregistrés, aussi bien suspects que confirmés. Toutefois, ceux-ci, bien que volontaires, n’entendent point être victimes collatérales de la situation. Encore moins, s’ériger en agneaux sacrificiels en voulant sauver des vies au nom de leur serment d’Hypocrite.

En effet, en réponse à l’appel de solidarité agissante afin de mieux juguler le mal, les praticiens hospitaliers du Togo, par le biais de leur secrétaire général, Gilbert Tsolenyanou, se disent prêts à se lancer, corps et âme dans la «guerre» contre le fléau. Ceci, à condition que le gouvernement leur garantisse un plateau technique à la hauteur de l’enjeu.

…Mais pas à n’importe quel prix

«Il nous faut souligner que cette situation n’est pas facile pour le personnel. Nous avons besoin dans l’urgence de moyens supplémentaires. Il s’agit de moyens de protection pour le personnel soignant, je veux parler des masques, des combinaisons, des gants, des solutions hydroalcooliques », a-t-il confié à Rfi, lundi dernier.

Alors que le CHR Lomé Commune ait été réquisitionné par l’Etat togolais pour soigner les cas confirmés du COVID-19, le Secrétaire général du Synphot a révélé que les matériels de soins disponibles dans ce centre de santé sont insuffisants. «…nous avons besoin de moyens thérapeutiques dans les cas de complications. Il s’agira d’avoir des masques simples et des masques à haute concentration en oxygène des patients en soins intensifs, et pour les patients admis à la réanimation, nous aurons besoin de respirateurs, d’oxygène, et d’air médical sur le site choisi. Il n’est un secret pour personne que ces matériels sont vraiment insuffisants. Pour nous, si nous n’arrivons pas à avoir ces équipements de pointe, dans les délais raisonnables et si par mégarde, ce que nous ne souhaitons pas, des cas compliqués arrivaient, nous aurons vraiment des problèmes », a-t-il indiqué.

Le gouvernement, dos au mur

Loin de toute considération syndicale, encore moins politique, il urge d’apprécier, à sa juste valeur, cette demande qui, à tout point de vue, se veut pragmatique, responsable et raisonnable. Ceci, du moment où cette couche socioprofessionnelle se veut la plus exposée en ces mauvais temps qui courent où l’auto confinement est recommandé. Quoi donc de plus normale pour le gouvernement de mettre dans les conditions, ceux qui répondent présents à son appel au nom de l’intérêt général et de la solidarité.

L’exécutif national, mis à l’épreuve par cette situation inconfortable, a donc tout intérêt à se montrer réceptif à cet appel du synphot. Car, l’évènement malheureux du Covid -19 au Togo, au-delà de la solidarité et de la compassion, met une fois de plus à nu, l’incapacité du Pouvoir de Lomé à doter le pays des centres hospitaliers dignes de ce nom.* A quelque chose, malheur est bon, dit la maxime. Le gouvernement a désormais dos au mur, la faute à sa gestion approximative, depuis 56 ans, de la politique nationale sanitaire. Laquelle fait tristement des centres hospitaliers du pays, presque des mouroirs.

Source : Fraternité

 

 

Covid-19 : Le «Yes» conditionné des médecins togolais

 

Coronavirus : le point sur le continent

Le coronavirus, apparu la mi-décembre 2019 dans la ville de Wuhan (Chine), gagne du terrain en Afrique épargnée dans les premiers instants, par cette maladie qualifié le 11 mars 2020 de « pandémie » par l’OMS (Organisation mondiale de la santé), en raison de sa fulgurante avancée dans le monde.

Le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine, à la date du 24 mars 2020, a recensé 1.988 cas confirmés de coronavirus en Afrique, avec 58 décès. Sur les 54 États 43 sont déjà touchés.

Sur l’ensemble du continent, l’Afrique du Sud est le plus touchée. La nation arc-en-ciel compte 554 cas d’infection.

En Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso est le plus touché. Dans le pays, 114 cas confirmés ont été recensés, dont 96 cas à Ouagadougou, la capitale. Le pays des hommes intègre dénombre 07 guérisons et 05 morts.

Le Togo, son voisin du sud-est, enregistre 20 cas confirmés, 19 cas actifs, une guérison et zéro décès, selon les chiffres officiels.

Bilan dans le monde

Depuis l’apparition de la maladie, 401.285 cas de contamination au Covid-19 ont été enregistrés dans 175 pays, sur la planète entière.

Cette pandémie a déjà coûté la vie à 18.040 personnes. L’Italie, avec 6.820 décès, compte à elle seule le plus de morts liés au coronavirus.

En Afrique, tout comme dans le reste du monde, des mesures sont prises afin de lutter contre la propagation de la maladie.

Edem A.

 

 

Coronavirus : le point sur le continent

 

Bataille contre COVID-19 : Voici les propositions du Père Pierre Marie Chanel Affognon

Les propositions pour pour gagner cette guerre contre le coronavirus ne manquent pas. Elles fusent de partout. Prêtre et acteur de la société civile, le Révérend Père Pierre Marie Chanel Affognon saisit les autorités togolaises et le corps des médecins avec des propositions. Lisez plutôt !

Lettre ouverte

Lomé le 23 Mars 2020

À Monsieur le Ministre de la santé et de l’hygiène publique
À Monsieur le Ministre de l’eau, de l’équipement rural et de l’Hydraulique villageoise
À Madame la Ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation
Aux Mesdames et Messieurs les membres de l’Ordre des Médecins du Togo
Aux Mesdames et Messieurs les membres de l’Ordre des Pharmaciens du Togo
À la hiérarchie de la Médecine Militaire du Togo

Objet : Humbles interpellations et modestes propositions

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais m’adresser à vous avec un profond et sincère respect, ainsi qu’avec une réelle humilité, pour vous interpeller et vous faire part de modestes propositions au sujet de la riposte contre la pandémie du Covid-19 sur la terre de nos Aïeux. Mais avant tout, je voudrais vous exprimer ma gratitude pour tout ce que vous faites déjà et féliciter, surtout, les médecins et les agents de santé engagés directement dans les actions de prévention pour la vie de nos populations et de traitement des victimes.

En termes d’interpellations et de suggestions, j’en formule ce qui suit :

Au Monsieur le Ministre de la santé et de l’hygiène publique :

Quelle est la stratégie de travail pour une meilleure prévention de la pandémie et une meilleure prise en charge du personnel médical soignant, des malades et des cas suspects ? Pourquoi la sensibilisation n’est-elle pas intensifiée et porter au plus haut niveau au sein de toute la population ? Pourquoi la formation du personnel de la santé semble tarder et quelles sont les dispositifs décentralisés pour que, jusque dans nos villages, la prévention et la prise en charge des cas soient efficaces ?

Je propose, humblement, que vous communiquez dans une vidéo-conférence la stratégie de travail au niveau national, régional, communal et local, en y associant tous les médecins et personnels de la santé compétents pour vous aider à rendre visible des 2 consignes claires et des protocoles pragmatiques, validés par vos techniciens compétents en la matière.

Je propose que la sensibilisation soit intensifiée par des messages préenregistrés et joués dans les centres de santé, les marchés, les services publics, les banques, les points de contrôles sur les routes, les quartiers, les villages... Par exemple, certaines mosquées et églises disposent des hauts parleurs, elles peuvent diffuser ces messages. Les voitures de militaires qui sillonnent nos villes peuvent être mises à contribution ainsi que les taxis et mototaxis en y installant les dispositifs nécessaires. Les populations doivent savoir qu’il y a un grave danger et ainsi, par ces moyens, aller chercher sur les media des informations justes. D’où la nécessité d’un point de presse journalier sur la situation, avec communication des conduites à tenir, des émissions sur toutes les radios, télévisions, sur les réseaux sociaux et autres médias de large diffusion.

Je propose que les agents de santé soient formés par vidéo-conférences, avec un accès à internet, par un forfait spécial de TogoCom, octroyé exclusivement aux agents de santé. Aussi doit-on mobiliser les ambulances y compris celles de l’Armée et ses hélicoptères pour le transport des victimes ou des cas suspects des régions très éloignées du centre de référence de Lomé. Il serait également très indiqué de créer des hôpitaux de campagne dans les régions, dans le style du préfabriqué comme ce qui avait servi d’abris pour son Excellence Monsieur le Chef de l’Etat, quand il avait fait sa tournée dans certaines préfectures. Il faudrait aussi organiser la désinfection des hôpitaux et des centres de santé. Il est également urgent et indispensable de se prononcer rapidement sur le traitement avec la chloroquine (doublé d’antibiotique), comme le Maroc, le Bénin, les USA, la Chine…, et la rendre disponible. Il est dit que les anti-inflammatoires et l’aspirine seraient à éviter dans le traitement. Vous devriez informer la population, et surtout agent de santé, sur tout cela et la conduite à tenir.

Pour ce qui concerne Monsieur le Ministre de l’eau, de l’équipement rural et de l’Hydraulique villageoise : Quelle est la stratégie d’urgence, mise en place à ce jour, pour que l’eau soit disponible à la grande majorité de nos populations pour l’hygiène des mains ? Vu que votre ministère dispose des statistiques en la matière, il est urgent de faire le point. Ainsi, ensemble avec vos services techniques, la Togolaise Des Eaux (TDE), l’Armée togolaise et d’autres institutions ainsi qu’avec des personnes de bonne volonté, vous pourriez tout faire pour éviter les coupures d’eau et permettre un meilleur accès des populations rurales à l’eau. Et ceci selon un plan d’urgence qui pourrait consister à creuser des puits, à mettre des forages, à canaliser et à traiter l’eau des rivières, fleuves ou lacs, à mettre des citernes, à accroitre la distribution de l’eau de la TDE avec des points d’eau et de nouveaux blanchements rapides, à coût social.

A votre endroit, Madame la Ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation : Vos services doivent prévenir des situations de graves pénuries alimentaires dans les familles faute d’argent pour en acheter. En effet, les Togolais, à plus de 60 %, vivent au jour le jour, mais aujourd’hui, ils sont obligés d’être quasi-confinés. Par ailleurs, certains ménages ne pourront pas payer, le loyer des mois de confinement, les soins ordinaires pour un paludisme, une infection, etc. Face à tout cela, vous devriez anticiper les actions à entreprendre en comptant sur vos techniciens, les sociétés, les banques et les personnes de bonne volonté en vue des aides spécifiques et pragmatiques. Une équipe d’hommes et de femmes intègres sera constituée pour vous aider à une gestion rigoureuse des subventions et dons à cette intention. Vous pouvez même y inclure des leaders religieux.

Aux Mesdames et Messieurs les membres de l’Ordre des médecins du Togo :

Chers médecins, s’il vous plait, la santé de la Nation et donc sa vie est entre vos mains. Merci pour votre abnégation et vos sacrifices. Que Dieu vous bénisse et vous protège. Cela dit : Pourquoi ce silence apparent de votre Ordre face à la pandémie du Covid-19 dans notre pays ? Organisez des conférences en ligne pour nous éclairer. Au nom de votre serment d’Hippocrate, créer une union sacrée avec le ministère de la santé pour agir ensemble. Proposez des formations en ligne pour vos collègues et collaborateurs. Donnez à la population des consignes claires. Prononcez-vous rapidement sur le traitement de la pandémie avec la Chloroquine associée à l’Azithromycine, fruit du travail du Pr Didier RAOULT et son équipe. Si le ministère de la santé, dans une politique du gouvernement qui pourrait être influencée par des intérêts stratégiques et diplomatiques, vous, en scientifiques et praticiens expérimentés, oser prendre position et éclairez-nous.

Aux Mesdames et Messieurs les membres de l’Ordre des Pharmaciens du Togo :

Chers Docteurs en pharmacie. Merci pour les officines que vous mettez à notre disposition. Mais, pourquoi vous semblez faire silence et vous ne vous prononcez pas sur la chloroquine et sur des plantes traditionnelles de chez nous que les uns et les autres estiment être des remèdes contre le Covid-19 ? Vous avez étudié ces molécules donc c’est urgent de situer nos populations. S’il vous plait, prononcez-vous sur la chloroquine. Comme des professionnels, faites rapidement votre recommandation et pensez à comment le rendre disponible chez nous comme dans les pays cités précédemment. Si vous le jugez efficace, pourquoi ne pas recommander sa production chez nous avec des laboratoires existants ? Ne gardez pas le silence, je vous en prie, nous avons besoin de vous. Pour ce qui concerne l’usage thérapeutique des racines appelées « Nyimon » et des feuilles désignées « Aloma » en Ewé ainsi que l’aloès Vera, que dites-vous ? Que recommandez-vous ? Il y a urgence, parlez et informeznous en votre qualité d’universitaires et de professionnels en pharmacologie.

Nous le savons tous, l’heure est très grave et nous n’avons pas le droit à l’erreur, à des silences coupables, à des manques de prévisions urgentes et à des actions bien pensées et bien exécutées avec compétence à tous les niveaux.

La Médecine Militaire : Elle est reconnue pour sa compétence. Quelle est l’apport des médecins et agents de santé de l’armée togolaise ?

Nous avons besoin de vous pour mener cette « guerre ». Si d’autres pays sont en guerre, le nôtre ne l’est-il pas aussi depuis le premier cas du Covid-19 dans notre pays ? Un président africain ne parle-il pas de « guerre mondiale » ? Ne serait-il pas bon, que tous vos moyens et compétences, maritimes, aériennes, stratégiques, médicales, en ingénierie…, soient ici engagés et intégrés à la stratégie de la riposte contre Covid-19 ?

Nous prions pour vous et respectons les consignes données. Merci pour vos efforts. Beaucoup de courage à vous. Mais, faites davantage et rapidement, avec plus de communication et de prises de décisions partagées efficacement à toute la population.

Recevez, Mesdames et Messieurs, ma modeste contribution ainsi que l’expression de mes sentiments les plus distingués et mes salutations accompagnées de mes prières.

Que Dieu bénisse le Togo ainsi que notre monde et qu’Il nous protège.

Père Pierre Marie Chanel AFFOGNON

Citoyen togolais et prêtre

 

 

Bataille contre COVID-19 : Voici les propositions du Père Pierre Marie Chanel Affognon

 

Togo : Faure Gnassingbé, 15 ans d’impéritie

« Existe-t-il pour l’homme un bien plus précieux que la Santé ? » (Socrate)

Quand on a de la vision pour son pays, quand on l’aime véritablement, on n’a pas besoin de passer de longues années au pouvoir pour imprimer la marque de développement au pays. Quand un jour on sera appelé à partir, que les compatriotes puissent dire : « ceci fut son œuvre. » Contrairement à ce que pensent certains, les hommes sont mortels, ils vont passer, mais le pouvoir reste. Les Togolais n’avaient pas imaginé que Gnassingbé Eyadema était mortel, mais il est passé.

Aujourd’hui, après 53 ans de règne sans partage de la famille Gnassingbé, on ne peut mettre aucune réalisation sur le compte du père et du fils. Ils n’ont strictement rien laissé à la postérité si ce n’est un pays pillé et dépouillé de ses richesses, un pays profondément divisé par leur politique politicienne.

Si le père peut bénéficier d’une circonstance atténuante pour avoir eu comme seule compétence le métier des armes et avoir servi comme cordon bleu dans la guerre d’Indochine, on ne peut pas dire la même chose du fils qu’on dit avoir suivi de grands préceptes dans de prestigieuses universités occidentales. Il aurait donc a priori toutes les compétences et qualités requises pour développer le Togo, construire un pays moderne et démocratique qui susciterait envie dans la région ouest-africaine.

Mais après 15 ans de gouvernance de celui-là qui était auréolé d’un MBA et dont on disait du bien, louait l’intelligence et la perspicacité, le bilan est fort négatif. Il n’y a rien à mettre à son actif. Aujourd’hui, le monde fait face à une grave crise de santé publique liée au coronavirus, dévoilant les tares du régime. Après plus de cinq décennies de règne, ni Faure Gnassingbé ni son père n’ont été en mesure de construire un seul hôpital digne de ce nom où leurs concitoyens pouvaient se soigner convenablement, convaincus qu’ils pourront toujours être évacués, au frais du contribuable, vers les capitales occidentales.

« Les deux cas les plus scandaleux sont ceux du Gabonais Omar Bongo Ondimba et du Togolais Eyadema Gnassingbé. Le premier est mort en 2009 à Barcelone, en Espagne, après avoir dirigé son pays pendant quarante-deux ans sans avoir eu à cœur de bâtir un centre sanitaire dans lequel il rendrait son dernier souffle. Le second est mort en 2005 dans l’avion qui le transportait de Lomé vers une capitale occidentale après trente-huit ans d’un règne au cours duquel il avait eu les moyens suffisants de doter le Togo d’un centre hospitalier qui lui aurait permis de recevoir les premiers soins avant son évacuation. Cela lui aurait peut-être sauvé la vie ! », s’est indigné Seidik Abba dans une chronique.

On pensait que le fils aurait la sagesse de tirer leçon des erreurs fatales commises par le père et rectifier le tir. Que nenni ! Depuis 2005 qu’il est au pouvoir, il s’est illustré par la même impéritie. Non seulement le doyen des chefs d’Etat de l’Afrique de l’Ouest n’a pas doté son pays d’un seul hôpital moderne de référence en ce 21è siècle comme l’ont fait la plupart de ses pairs, mais plus grave, les rares structures sanitaires qui existent au Togo sont en ruine et manquent de tout.

D’après la Deutsche Welle, « le système sanitaire togolais est un des plus précaires dans la sous-région. » Au Togo, l’hôpital devient lui-même malade, faute d’équipements. En cette période où le coronavirus sévit gravement, chaque Togolais doit se tenir la tête entre les mains…

Médard Ametepe

Source : Liberté

 

 

Togo : Faure Gnassingbé, 15 ans d’impéritie

 

Des pays-ghettos pour la vie !

« Toute la journée, j’ai marché dans le ghetto. Des enfants fouillent dans les poubelles, une femme son bébé mort dans les bras mendie ; un couple élégant, l’homme superbe, bras croisés, la femme maquillée, chantent au milieu de la chaussée. Là on vend des livres par paniers entiers, ici un homme est allongé sans connaissance : sans doute le froid et la faim. Tout va mal : la mort est partout »,Martin Gray (Au nom de tous les miens).

Parfois, il faut vivre –ne serait-ce que par procuration- le contraire de ce qu’on a l’habitude de vivre pour apprécier la valeur de la vie. Depuis l’apparition de l’épidémie au coronavirus, de plus en plus de pays se referment sur eux-mêmes. Mieux, même au sein d’un pays, voire d’une ville, interdiction est faite aux habitants de sortir. Sous peine d’amendes. La France, l’Italie et la Belgique au moins vivent cette situation. Mais il n’en fallait pas plus pour entendre des jérémiades de personnes qui parlent de pression, de confinement, de malaise à demeurer surplace. D’autres vont jusqu’à parler de se sentir comme en prison. Balivernes, disons-nous.

Que veut l’être humain au final ? Pendant la deuxième guerre mondiale –malheureusement que les survivants se font de plus en plus rares-, des Juifs, des tziganes et des homosexuels ont connu l’inimaginable. En Pologne par exemple, plus précisément à Varsovie et ailleurs en Europe, des murs entiers ont été érigés pour confiner ces populations ciblées par le régime nazi. Des quartiers entiers ont été transformés en ghettos. Et, contrairement à ce qui se passe actuellement dans la même Europe, ces populations ne sortaient de ces ghettos que pour prendre la direction des…camps de concentration, des camps de la mort. Treblinka, Sobibor, Zambrow et bien d’autres éparpillés savamment par Hitler et son armée. C’étaient des camps de la mort.

Avec le coronavirus, des habitants sont de nouveau confinés. Mais cette fois-ci, dans l’espoir de préserver leurs vies ! Là se trouve toute la différence. Même si des témoins de ce temps barbare n’existent plus, des œuvres témoignent de ce que ces devanciers avaient vécu.

Un virus est dans la place. Hormis les masques, les solutions hydroalcooliques, les lavages des mains, l’autre moyen pour court-circuiter cette pandémie est d’isoler les gens les uns des autres, étant donné que la foule et les agglutinations constituent ses terrains de prolifération.

Après la Chine, les Etats-Unis et l’Europe, c’est au tour de l’Afrique de prendre des mesure d’isolement destinées, non pas à envoyer des peuples vers des fours crématoires comme au temps de la dernière guerre mondiale, mais à leur garantir une vie saine.

Sur des médias, on entend des plaintes, des critiques envers les autorités, qui parce qu’elles ont fermé des lieux publics, qui pour avoir prévu des amendes pour les contrevenants aux mesures de confinement. Mais dans le même temps, ces médias critiquent le nombre croissant de morts du fait de la maladie. C’est à se demander si le quatrième pouvoir doit tout relayer en temps de crise. Démocratie d’accord, mais la vie d’abord.

L’épidémie au coronavirus aura eu un mérite, celui d’avoir montré les limites de l’humain, malgré ses soi-disant technologies. Un être microscopique invisible à l’œil nu, mais qui crée la désolation dans des foyers, rend impuissantes les puissances, du moins momentanément, et chamboule toute l’économie mondiale. Il faut être un sacré virus doté de culot pour oser cet exploit ! Mais heureusement qu’à la fin, c’est l’homme qui triomphe.

Godson Ketomagnan

Source : Liberté

 

 

Des pays-ghettos pour la vie !

 

Togo, Coronavirus et promiscuité carcérale : Libérer des « prévenus personnels » des magistrats

Quel serait l’effectif réel dans les prisons civiles du Togo si tous les prévenus jamais passés devant un tribunal devraient être relaxés sans autre forme de procès ? Cette interrogation revient au devant de l’actualité, eu égard au fléau mondial auquel le monde fait face. Le Togo aussi est entré dans le cercle infernal depuis peu. Si le confinement constitue une arme préventive contre la maladie, la promiscuité reste le ferment qui peut faire exploser les cas de morbidité. Comme dans les geôles.

Et si le ministre de la Justice, les procureurs et autres juges d’instruction se réveillaient de leur torpeur et apportaient aussi leur pierre à la lutte préventive contre le coronavirus ! Depuis le déclenchement de la maladie et la multiplication des cas, un mot nouveau est apparu : confinement. Qui veut et demande qu’on reste chez soi tant qu’aucune urgence n’oblige à mettre pied dehors. Mais un autre mot existe qui favorise la prolifération du virus : la promiscuité.

Si le premier a rapport à l’individu, le second fait allusion à un nombre de personnes. Or, plus il y a de personnes agglutinées dans un lieu, mieux le virus –au cas où il fait son apparition dans ce groupe de gens-, se multiplie. Et l’un des endroits où la promiscuité est une réalité et le risque de morbidité et de mortalité élevé, reste la prison.

Au Togo, ce n’est pas un hasard si le comité de lutte contre la torture a préconisé la construction d’un autre centre carcéral et recommandé la fermeture de la prison civile de Lomé. Que ce soit à Lomé ou à l’intérieur du pays, les prisons regorgent de « prisonniers personnels de juges ». Parce que l’Inspection générale des services judiciaires et pénitentiaires manque de présence régulière et effective dans les lieux carcéraux, parce que des magistrats se croient des détenteurs du droit de liberté ou d’incarcération sur les populations, au nom d’une « justice rendue au nom du peuple », les prisons sont remplies de prévenus dont certains passent des années sans jamais connaître l’issue de leur sort et la raison de leur « oubli ».

Mais coronavirus est arrivé et plus rien ne doit être négligé. Chaque jour, des centaines, voire des milliers de visiteurs apportent nourritures et autres effets aux condamnés et prévenus. Si la cause des premiers est entendue devant la loi, celle par contre des prévenus interpelle. Surtout par temps de coronavirus.

L’élection présidentielle au nom de laquelle une chasse aux sorcières a été engagée contre des partisans d’un parti politique est passée, avec des résultats préfabriqués qu’on ne veut pas voir recompter. Mais des prévenus demeurent en prison. Des gens arrêtés lors de manifestations politiques depuis les années 2013 et autres croupissent en prison alors qu’ils devraient recouvrer leur liberté si l’appareil judiciaire fonctionnait normalement. D’autres encore purgent des peines pour le simple motif que les vrais coupables n’auraient pas été arrêtés. Comme un cas qui a été libéré la semaine dernière après…18 ans de prison pour un crime qu’il jure toujours n’avoir pas commis. Des situations qui nous font demander si des magistrats disent le droit au nom du peuple ou en leur nom personnel.

Aujourd’hui plus que jamais, l’heure est à une remise en question des fondamentaux de la vie. Une vice-présidente d’assemblée nationale, du haut de sa position, est morte du coronavirus. On ne veut pas imaginer le ravage que ferait ce virus s’il parvenait par un visiteur ou un surveillant de l’administration pénitentiaire (SAP) à entrer à la prison civile de Lomé. Ce serait dramatique.

Autre chose, les détenus malades sont souvent envoyés au cabanon ou dans des infirmeries pour ceux de l’intérieur du pays. Mais avec la pandémie au coronavirus, il ne sera pas question de faire pareil. Tous les détenus malades du virus pourraient être rassemblés quelque part, mais où ? La réquisition du CHR-Lomé Commune ne vaut que pour les civils en liberté. Que se passera-t-il pour le ou les détenus ? Raison de plus pour désengorger les prisons des détenus de luxe. Avant qu’il ne soit trop tard.

L’Inspecteur général Alfa Adini-Bialou et le ministre Pius Agbetomey doivent se secouer pour anticiper. Faure Gnassingbé surtout. Comme le clame souvent un prétendu pasteur comme quoi, « l’heure est à la foi », on pense qu’avec le coronavirus, « l’heure est aux grâces présidentielles ». Un condamné ou un prévenu est avant tout un être humain.

Godson K.

Source : Liberté

 

 

Togo, Coronavirus et promiscuité carcérale : Libérer des « prévenus personnels » des magistrats

 

Communiqué du quotidien LIBERTÉ suite à la décision de suspension de la HAAC

Le lundi 23 mars 2020, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a rendu publique la décision N°14/HAAC/20/P portant suspension de parution pour quinze (15) jours du quotidien LIBERTÉ. Tout en prenant acte, la Direction de LIBERTÉ se doit de donner sa version des faits.

Le 11 mars 2020, la Direction du quotidien LIBERTÉ a reçu une lettre de la HAAC l’invitant à une audition le 16 mars suite à une plainte de l’Ambassadeur de France au Togo, M. Marc Vizy. L’article incriminé est publié dans le N°3116 du 03 mars 2020.

Comme toujours le Directeur de la Publication, M. Médard AMETEPE et l’un des rédacteurs, M. Godson KETOMAGNAN ont déféré devant l’institution à l’heure prévue. C’est en pleine séance d’audition qu’ils ont pris connaissance des grandes lignes de la plainte. M. Marc Vizy affirme avoir saisi la HAAC « en tant que représentant de la France au Togo, en tant que représentant au Togo du chef de l’Etat français et en mon nom propre » pour un « règlement à l’amiable », mais exclut en même temps d’exercer de droit de réponse. Après avoir réfuté les allégations contenues dans l’article publié, il demande à la HAAC « de faire usage de ses pouvoirs de mise en garde, voire, en cas de récidive, des pouvoirs de sanction qui lui sont reconnus par l’article 65 de la loi organique N°2018-029 du 10 décembre 2018 relative à la HAAC ».

Après lecture des grandes lignes de la plainte, la parole a été donnée à M. AMETEPE afin qu’il se prononce sur les griefs portés contre son journal. Tout court, le Directeur de la Publication a dit que la problématique de la corruption des diplomates et autres fonctionnaires internationaux est connue de tous et qu’il aurait souhaité que l’Ambassadeur porte plainte devant les tribunaux. C’est tout le crime du Directeur de la Publication accusé dans la décision d’afficher « des comportements discourtois envers les membres et l’autorité de l’instance de régulation des médias ». Il a été proféré des menaces de suspension du journal avant que la délégation de LIBERTÉ ne se retire. Et comme on le constate, c’est la sanction demandée par M. Marc Vizy qui a été infligée au journal.

En effet, la direction du journal LIBERTÉ a entretenu de bonnes relations avec l’institution de régulation jusqu’au 22 mai 2019 suite à l’article intitulé « La participation de l’opposition aux locales bouleverse les plans du pouvoir : Des consignes données aux CLC et OPS pour bâcler le recensement. Des récompenses promises à ceux qui enregistreront moins d’électeurs » et paru dans le n°2921 du mercredi 15 mai 2019. Ce jour-là, curieuse coïncidence, le fondateur du journal aujourd’hui membre de la HAAC était en mission, et le climat de convivialité et de confraternité qui avait toujours prévalu, avait pris un coup. Pour le respect dû à l’institution, on se garde de relayer ici les propos tenus par certains membres. C’est depuis cette audition que les relations sont tendues entre la HAAC et la direction du journal.

Encore une fois, la direction de LIBERTÉ prend acte de la décision de la HAAC et promet à ses lecteurs que le journal sera bientôt de retour dans les kiosques. C’est la première fois après 15 ans d’existence, que le journal est obligé de faire tomber le rideau pendant quinze jours. Et en pleine crise sanitaire alors qu’il a pris sur lui de faire sa part pour limiter la propagation de ce problème de santé publique. D’ici là, que chacun prenne soin de lui en respectant les mesures prises par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre le Covid 19. Dieu veille sur le Togo.

Fait à Lomé, le 24 mars 2020

Le Directeur de la Publication

Médard Ametepe

 

 

Communiqué du quotidien LIBERTÉ suite à la décision de suspension de la HAAC

 

Révolution Togolaise / Le Tour de Garde : Les Perles du Journalisme Jetées aux Pourceaux

« Dans le journalisme, l’honnête homme est celui qui se fait payer l’opinion qu’il a ; le malhonnête, celui qu’on paie pour avoir l’opinion qu’il n’a pas » (Edmond et Jules de Goncourt)

Un pays où le meilleur éditorialiste est un humoriste est une nation en état de mort cérébrale. Elle court à sa perte. Au Togo le concept même d’intellectuel est devenu un gros mot tant l’espace de la pensée est dominé par des amuseurs et des griots. Ceux qui usurpent le noble titre d’auxiliaires de la pensée sont des appuis de la dictature et produisent que du vent. Renoncement, cynisme, cupidité, hypocrisie et donc médiocrité sont les seuls outils d’une radioscopie de l’espace intellectuel visible au Togo. Ce pays qui regorge de compétences, juge dangereux ses meilleurs enfants capables de ciseler son destin glorieux d’or de l’humanité. Il faut les écarter, les museler s’ils ne sont pas assassinés ou exilés. Place nette pour une espèce dangereuse et pernicieuse de miliciens ; agents de la propagande, collaborateurs zélés du crime d’État perpétré contre le peuple. Cyniques et veules, grassement rémunérés pour leurs basses œuvres, ils font office de journalistes.

Il ne s’agit point ici d’instruire le procès du journalisme. Il est de vrais journalistes qui essaient d’exercer avec sérieux et abnégation le noble et exigeant métier de porter l’information à leurs contemporains. J’indexe plutôt cette engeance armée d’un vague bagage intellectuel et d’une syntaxe incertaine qui écume la presse et les médias en service commandé de désinformation du peuple. J’accuse précisément ces assassins de salle de rédaction drapés dans de sombres manteaux de « sachants ». Toujours médiocres, ils tuent l’intelligence et la vertu au Togo des Gnassingbé. Ils tiennent le haut du pavé et paradent en conjuration d’abrutis. Ils sont pompeusement qualifiés de leaders d’opinion. On leur octroie des moyens, beaucoup de moyens pour tenir leur véritable rôle de trafiquants d’opinion.

Les avez-vous vu à l’œuvre ces propagandistes de la dictature ? Armés de leur seul ventre, ils charrient la vilenie de l’hypocrisie et du mensonge. Ils ont renoncé à la pensée. Ils ne réfléchissent pas, ils reflètent la volonté mortifère du tyran de Lomé 2. Intervieweurs, ils sont les pourfendeurs féroces et impitoyables de la vérité. Ils se présentent journalistes, ce sont des procureurs. Ils ne portent pas la contradiction, ils portent le glaive. Leur seul objectif est de plaire à leur mandant. Défense et illustration de la dictature, leur seule boussole. Peu importe le peuple. Le conformisme est confortable. La vérité peut attendre, pourvu qu’ils soient quelque chose sous la dictature avec la claire conscience qu’ils ne seront rien sous la démocratie. Journaliste ! c’est leur métier, prétendent-ils. Ils ne savent pas que le journalisme est un sacerdoce, une oblation au service de la vérité. Ils ignorent que le journaliste est dépositaire d’une noblesse de caste exigeante parfois jusqu’au sacrifice suprême. Au contraire, dépourvu de talent, sa seule cupidité en bandoulière, la canaille journaliste est un trapéziste qui travaille sans filet et engage la vie. Pas la sienne, mais bien celle du peuple contre le prix du sang. Aussi n’hésitent-ils pas à se fondre dans l’obscurité de la neutralité sous une dictature et à juger en procureur sans jamais rendre la justice au peuple. On peine à croire que ces tartuffes font le même métier que celui qu’avaient magnifié André Gide, Albert Londres, Albert Camus ou Norbert Zongo.

Non, assurément je ne convoque pas le journalisme à la barre de l’histoire. Je sais trop sa grandeur et ses exigences. Je sais qu’à distance de cette horde de propagandistes sont de vrais journalistes. Ils se tiennent courageusement au seuil de la vérité et tentent de donner ses lettres de noblesse à une si haute mission d’éveilleur de conscience et de faiseur d’opinion. Ce sont des héros ordinaires qui dressent un barrage de vertu contre l’océan de déraison et de honte d’une gouvernance tyrannique. Défenseurs de la liberté, de la race de Ferdinand Ayité, de Fabbi Kouassi et de quelques autres, ils prennent courageusement le parti de la vérité et de l’honneur. Il faut bien du courage à ces combattants de l’extrême, à ces frêles colonnes de lumière qui brillent obstinément au service de la vérité. Il n’est pas aisé de faire œuvre de journaliste sous la mitraille. Taraudés par le souci de la vérité et la quête du sens, ils cherchent à dissiper les épaisses brumes de l’histoire violente qui s’écrit sur la terre de nos aïeux. Vous les reconnaîtrez à coup sûr. Ils méritent d’être salués et soutenus.

Non, définitivement je ne désigne pas le journalisme à la vindicte. Je dénonce cette presse collaborationniste et ses acteurs. Vous les croiserez. Ils sont parmi nous. Ils se poussent du col et revendiquent, souvent bruyamment, le vernis de la respectabilité et de la notabilité. Assurés d’impunité, ils se déboutonnent et se lâchent. Si vous les croisez, lapidez-les avec les pierres tombales de la vérité qu’ils assassinent, appliquez-leur le fouet de la critique.

Jean-Baptiste K.

 

 

Révolution Togolaise / Le Tour de Garde : Les Perles du Journalisme Jetées aux Pourceaux

 

Mort de Manu Dibango des suites du Covid-19

L’artiste camerounais de renommée internationale a été contaminé, traité puis a regagné sa maison. Son entourage a même confirmé qu’il se porte « mieux », mais finalement, il décède des suites de la maladie virale à l’âge de 86 ans.

Après le décès de la star de soukouss Aurlus Mabéléà 67 ans après avoir été contaminé par la pandémie, c’est autour du saxophoniste et légende de l’afro-Jazz Manu Dibango de décéder des suites du coronavirus.

Le Camerounais s’est fait connaître dans le monde de la musique en 1972 par Soul Makossa, devenu un tube planétaire.

Le chanteur est considéré comme l’inventeur de la world musique avant l’heure. Lorsqu’il a été malade, plusieurs rumeurs l’annonçaient mort avant que son entourage ne réagisse sur son compte facebook pour démentir l’information.

Il était convalescent et a quitté l’hôpital pour rentrer chez lui. Quelques jours plus tard, il décède, laissant ses admirateurs dans l’angoisse et la tristesse.

A.H.

 

 

Mort de Manu Dibango des suites du Covid-19

 

Kpodzro, notre Kpↄsi

Il faut commencer par dire que nos langues nous offrent une grande possibilité de ramasser parfois en un seul mot toute une phrase, une grande idée métaphoriquement exprimée, une sorte de litote qui pourrait, pour l’interlocuteur, si on devait en transcrire le développement, s’étendre sur plusieurs pages. C’est à ce genre de lecture que je vous invite face à mon titre qui pour l’ewephone suffirait à tout dire.

Néanmoins, pour le lecteur totalement étranger à nos langues, à nos habitudes langagières, je vais donner quelques éléments d’éclaircissement.

Ceux qui s’intéressent tant soit peu à la vie politique togolaise connaissent bien Monseigneur Philippe Fanoko Kossi Kpodzro. Ce prélat a présidé la Conférence Nationale Souveraine au Togo et a été élu, à l’issue de cette conférence, pour présider le Haut Conseil de la République, parlement de Transition dans les années 90. Et ces derniers temps, en particulier dans la désignation du candidat Agbéyomé Kodjo à l’élection présidentielle et dans la campagne menée par ce dernier, on a beaucoup parlé, et on parle encore, après cette élection, de la dynamique Monseigneur Kpodzro.

Il ne me reste donc plus qu’à expliquer ce mot composé Kpↄsi.
Deux verbes substantivés entrent dans cette composition : « Kpↄ » et « Si ».

« Kpↄ » signifie voir, regarder, et, dans un champ lexical plus vaste, faire attention, tenir compte de, avoir des égards pour… On peut même y ajouter, dans des constructions avec des adverbes : surveiller, prendre soin de, s’occuper de…
« Si » peut être traduit en français par craindre, avoir peur de, fuir, redouter, respecter.

Le Kpↄsi est donc la personne ou l’instance par égard pour qui, par crainte de qui, par respect pour qui on nous craint, on nous respecte. Dans une situation où la loi, les institutions et surtout les hommes qui représentent cette loi, qui font cette loi, qui animent cette institution sont considérés avec une certaine crédibilité, elles constituent ensemble notre Kpↄsi.

C’est en ce sens que Monseigneur Kpodzro pourrait être notre Kpↄsi.

Levons tout de suite l’équivoque.

Ce n’est pas parce qu’il est homme de Dieu et représente pour les Togolais au moins une autorité morale. Ce n’est pas non plus à cause des rôles qu’il a joués dans la vie politique togolaise que nous avons déjà cités.

Mais la question que les Togolais se posent, dans une situation de confusion telle que nous la vivons est de savoir si nos institutions et les hommes qui les animent sont crédibles, si les lois votées, à commencer par la Constitution sont regardées comme protégeant réellement les citoyens dans leur vie de tous les jours, qu’ils soient riches ou pauvres, puissants ou faibles, appartenant à telle ou telle catégorie, telle ou telle partie du territoire.

Le 29 avril 2015, j’ai publié sur nos sites, un article intitulé Cet homme est faux. Ce n’est pas un homme en tant qu’individu que vise un tel article, mais un système dont l’homme en question, qui est à sa tête, est emblématique. Et ce système est un ensemble comprenant Constitution, institutions, lois et hommes ; ces hommes font les lois et les appliquent au nom du peuple et pour le peuple. Mais lorsque tout ce système semble plutôt dirigé contre le peuple, en s’appuyant sur la violence des armes, la conséquence logique n’est-elle pas que ce peuple cherche ailleurs son Kpↄsi : un homme par lequel ou une instance par laquelle se faire respecter dans ses droits, par lequel (laquelle) se faire défendre dans une situation d’injustice, de brutalité, de souffrance et de misère qui lui est imposée par le système ? Qu’il le veuille ou non, le prélat à la retraite est devenu le recours, l’unique recours des Togolais dans cette situation de détresse.

Il n’y a pas longtemps, j’ai publié un autre article dans lequel je présente ainsi Monseigneur Kpodzro : Ecce Homo. J’utilisais donc les mêmes termes dans lesquels Ponce Pilate livrait Jésus-Christ à une foule de Juifs que la passion haineuse poussait à réclamer la crucifixion de celui qui a déclaré qu’il est le fils de Dieu. Je voudrais tout particulièrement souligner la notion de passion. Dans le cas des Juifs du temps de Jésus, il s’agissait de la haine que les dirigeants religieux, pharisiens et scribes, membres du Sanhédrin qualifiés par Jésus de « tombeaux blanchis, beaux à voir de l’extérieur, mais pleins de rapines à l’intérieur », ont réussi à inculquer au peuple, pour différentes raisons, dont la peur de perdre les avantages qu’ils tiraient des impôts du temple.

Nul ne peut nier la passion qui pousse nos compatriotes à se ruer vers la possession des biens matériels, et comme des fauves dans la jungle, ne pas hésiter pas un seul instant à écraser, dévorer, anéantir les plus faibles. Bien entendu, Ecce Homo m’avait, avant tout, été inspiré par une démarche effectuée par Monseigneur Kpodzro, seul, allant, marchant péniblement, s’aidant de sa canne, sur le trottoir qui longe le mur de l’Ambassade de France ; c’est de là que l’évêque émérite de Lomé allait livrer son message, qui s’adressait, bien sûr, à différentes catégories de destinataires, dont principalement la France : cette puissance est la dernière à avoir administré le Togo avant la proclamation de l’indépendance ; elle n’est nullement étrangère à la tragédie fondatrice du régime actuel et nul ne peut nier qu’elle est intervenue, à différentes époques, d’une manière ou d’une autre, pour soutenir le régime, surtout lorsqu’il est menacé par un mouvement populaire.

Entre les lignes du discours de Monseigneur Kpodzro devant l’Ambassade de France, le lecteur avisé peut aussi très bien distinguer la peine du prélat à constater l’incapacité dans laquelle se trouvent (ou se sont mis) les dirigeants de nos partis dits de l’opposition à sortir le peuple de la dramatique position où il est d’année en année précipité.

Une autre équivoque à lever : connaissant un peu Monseigneur Kpodzro qui se définit lui-même comme un disciple et un serviteur du Christ, je ne crois pas qu’il interpréterait le « Ecce Homo », comme une manière de l’identifier au sauveur du monde. Mais plutôt, je voudrais juste qu’on le perçoive comme un homme en qui Dieu et les hommes ne trouveraient pas une intention ou des actions frauduleuses ; le disciple Nathanaël a été jugé ainsi par Jésus : « Voici vraiment un Israelite dans lequel il n’y a pas de fraude » (Jean 1, 47).

Dans mon enfance, j’avais connu un prêtre catholique togolais, à qui ces paroles peuvent s’appliquer. Son nom est Père Jean Gbikpi-Bénissan. Le petit peuple l’appelait par sa formule de salutation devenue fameuse : « Ne wa kafu Yesu-Kristo ! Tegbe ! Tegbe ! Amen (Loué soit Jésus-Christ ! À jamais, ainsi soit-il) ».

C’est grâce au père Gbikpi que le corps de Sylvanus Olympio, assassiné le 13 janvier 1963, n’a pas été malmené par les auteurs ou agents exécutants du coup d’État, mais a pu être transporté à Agoué, en terre dahoméenne pour y être enterré. D’une certaine façon, l’histoire est-elle en train de se répéter ?

Mais, ce qui m’intéresse, avant tout, c’est le témoignage de Jésus sur la nature de Nathanaël. De tels hommes existent réellement. Ce qui a frappé Jésus, c’est l’absence de fraude remarquée en la personne de ce candidat disciple au moment où il recrutait ceux qui allaient le suivre. Or, le vrai Israelite est celui qui ne baignait pas dans la mare ambiante de fraude, mais qui ayant reçu la loi, l’observait et avait le regard tourné vers le royaume de Dieu, c’est-à-dire sur les valeurs.

Ce qu’en matière de vocabulaire de critique littéraire et théologique allemande on nomme « Sitz im Leben » (lieu social où se situe le texte) peut être comparé à celui du Togo actuellement, où la fraude, la fausseté, les jeux troubles constituent l’ambiance dans laquelle baignent principalement les politiques togolais. Non seulement en matière d’élections, mais aussi dans la vie quotidienne entre citoyens.

Et dans ce Sitz im Leben, en attendant que la situation se décante, que les lois de la République reprennent leur force et les institutions leur crédibilité, Monseigneur Kpodzro demeure notre seul Kpↄsi : son existence sur la scène sociale, politique et spirituelle nous garantit le respect des droits en tant que citoyens et en tant qu’hommes.

La mission de Monseigneur Kpodzro pour le Togo d’aujourd’hui et de demain est immense et n’est encore terminée. Qu’il vive encore pendant plusieurs années !

Sénouvo Agbota Zinsou
Munich, Allemagne

 

 

Kpodzro, notre Kpↄsi

 

Les femmes de la dynamique Kpodzro saisissent Faure Gnassingbé

A la place d'une manifestation publique qu'elles avaient prévu, les femmes de la dynamique ont plutôt opté pour une saisine de Faure Gnassingbé à travers une lettre ouverte. Ce dimanche entre midi et 13 heures, elles vont se faire entendre à travers des bruits des casseroles. Voici la lettre envoyée au chef de l'Etat.

Lettre ouverte des femmes de la dynamique monseigneur Kpodzro,
à monsieur Faure Essozimna Gnassingbé

Lomé, le 22 mars 2020



Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE,

Nous, femmes togolaises qui croyons en la dynamique unitaire initiée par Monseigneur Philippe Fanoko Kossi KPODRZO pour obtenir l’alternance au Togo, voulons saisir l’opportunité de la journée internationale consacrée à la lutte des femmes, pour vous signifier notre immense déception et notre révolte de citoyennes, suite au énième holdup électoral au Togo, une violation grave de notre droit à choisir nos dirigeants en l’occurrence notre Président de la République.

Vous vous demanderez qui nous sommes et quelle légitimité avons-nous à vous interpeller ?

Nous sommes cette majorité silencieuse de femmes qui en dernier ressort, au sein de nos foyers, portons le poids des quotidiens difficiles de nos familles et nous battons pour : préserver la vie de nos enfants et de nos époux quand ils sont malades ; assurer le repas minimum pour la survie quotidienne de nos enfants et de nos maris ; assurer également coûte que coûte l’éducation de nos enfants. C’est nous, ouvrières infatigables aux mille bras qui subissons en dernier ressort les conséquences de votre gouvernance, source de grande pauvreté et de désolation ; une gouvernance caractérisée par l’accaparement des biens de toute une nation par une minorité pilleuse et le recours à la violence d’Etat pour brimer les citoyens. C’est également nous qui souffrons en silence, parce que naufragées économiques, notamment à cause des incendies criminels des marchés de Kara et de Lomé. Enfin, et vous devez le savoir Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE pour avoir sillonné les villages lors de votre pré campagne électorale, c’est nous qui ployons encore sous le poids des travaux agricoles rendus pénibles par le soleil brûlant et les outils rudimentaires, alors que nous ne sommes pas toujours propriétaires de nos terres et que nous ne pouvons tirer de nos activités que de très faibles revenus qui ne nous permettent même pas d’assumer nos responsabilités de mères, encore moins notre épanouissement personnel. Vous comprenez donc, Monsieur Faure GNASSINGBE, que parmi nous il y a même certaines qui vous ont voté par le passé en espérant un allègement de leurs souffrances, mais sont désormais fatiguées de vos promesses sans cesse renouvelées pendant les campagnes précédentes, mais toujours illusoires.

Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, nous avons le droit de choisir nos dirigeants et dans le contexte particulier du Togo, le droit à l’alternance et au bien-être que nous voudrions revendiquer à travers cette lettre ouverte qui vous est adressée dans le cadre de la journée du 8 mars consacrée aux droits des femmes.

Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, notre désir profond et celui de l’immense majorité des togolais est que cette année notre pays connaisse l’alternance. C’est pourquoi avant les élections, nous nous sommes organisées pour défendre l’idée de présenter, un seul candidat de l’opposition au système que vous incarnez et avons massivement voté le 22 février 2020, Docteur Gabriel Messan Agbéyomé KODJO, le candidat choisi par l’archevêque émérite, à qui nous tenons à rendre un hommage mérité pour nous avoir montré le chemin du courage et de la dignité. Malgré la proclamation de faux résultats par des institutions illégitimes à votre service, nous croyons toujours à l’alternance en 2020 et continuerons à nous battre pour que cet objectif se réalise. Voilà pourquoi en lieu et place de la marche des femmes suivie de meeting prévue ce 22 mars 2020, nous vous adressons la présente lettre ouverte et appelons les femmes et les populations à faire du bruit à partir de leurs domiciles. Nous avons voulu ainsi, en citoyennes responsables, éviter d’exposer nos compatriotes au covid-19 qui s’est malencontreusement invité dans notre pays.

Faut-il vous le rappeler, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE ?

Vous avez succédé à votre feu père en 2005 dans le sang et depuis, vous avez fait trois mandats présidentiels et maintenant vous cherchez à rempiler pour un quatrième mandat. Pour parvenir à vos fins, nous observons que vous comptez comme d’habitude sur une hiérarchie militaire qui vous est dévouée ; sur une constitution modifiée en votre faveur ; sur des institutions et une administration de la République à votre botte. Grâce à un recours massif à la fraude électorale, à un matraquage médiatique, à l’achat de consciences à une échelle industrielle, vous avez confisqué le pouvoir d’Etat. Comme l’a fait remarquer un compatriote dans une lettre ouverte, finalement « les différentes élections tronquées au Togo ont fini par édifier un poids moral qui pèse aujourd’hui sur les togolais de bonne volonté et qui sûrement pèsera plus lourd sur les générations à venir ». Au cours de cette dernière élection présidentielle, nous notons que quasiment tous ceux à qui vous avez délégué une parcelle de pouvoir, se sont transformés en sbires pour votre réélection afin de continuer à bénéficier des avantages liés à leurs fonctions et de vos prébendes. Mais dans leur zèle sans borne, vos redevables ont outrepassé les limites et les normes élémentaires de l’éthique politique : le vol de voix sans retenue de pères et mères de familles était à découvert. Des autorités administratives censées représenter l’Etat et garantir le respect de la loi sont devenues des hors la loi ; même les autorités coutumières garants d’une certaine éthique tirée des valeurs traditionnelles qu’ils sont censées promouvoir, étaient de la partie. Les enseignants chargés de l’éducation formelle de nos enfants, sans scrupule, ont fait usage du faux devant leurs apprenants. « Le poids moral qui pèse sur la conscience des togolais en ce moment est trop lourd ; le peuple se sent trahi. » Pour vous maintenir au pouvoir, vous avez réussi à inverser les valeurs en faisant passer pour la norme le vol et le mensonge à l’occasion des élections et dans votre gouvernance politique et économique ; vous avez associé à ces vices le culte de l’argent, la débauche sexuelle, la désacralisation de la vie humaine. Ce faisant vous avez contribué à saper les fondements de notre société et mis en péril sa pérennité.

Oui Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, quelle société peut se targuer d’assurer sa pérennité si les membres ne mettent pas en pratique un minimum de vertus morales ?

Si nous vous écrivons cette lettre, c’est aussi parce que nous ressentons que notre intervention est déterminante pour éviter la décadence dans laquelle vous engagez notre pays afin de vous maintenir au pouvoir. Le souci de stopper l’hémorragie morale et de redéfinir des bases solides pour le vivre ensemble a également motivé notre choix de voter pour le candidat de la dynamique KPODZRO. Nous le devons dans l’intérêt de nos enfants et des générations à venir.

Oui, nous sommes convaincues que le Docteur Gabriel Messan Agbéyomé KODJO a gagné les élections présidentielles du 22 février 2020 et trouvons normal qu’il défende les suffrages que nous avons portés sur lui. C’est pourquoi, nous ne comprenons pas l’acharnement dont il fait l’objet de la part d’institutions de la République que vous instrumentalisez. En touchant au Docteur Gabriel Messan Agbéyomé KODJO, vous touchez également à l’immense majorité des femmes togolaises et à coup sûr, des togolais aussi. Rien, pas même la plus féroce des répressions n’a réussi à venir définitivement à bout d’un peuple décidé à prendre son destin en main. Nous finirons par nous soulever pour réaliser notre désir profond d’alternance. Si cette alternance se réalisait sans vous, vous entreriez forcément dans l’histoire par la petite porte et finiriez par rendre compte devant les tribunaux de Dieu et des hommes.

Voilà pourquoi Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, nous voulons en appeler à votre conscience, vous qui êtes personnellement et en dernier ressort seul responsable de ce qui pourrait arriver à notre pays, afin que vous preniez la décision qui s’impose pour éviter au Togo et à vos compatriotes les affres d’un conflit post électoral dévastateur.

Quelle décision attendons-nous de vous, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE ?

A l’instar de Monsieur Alassane OUATTARA, préservez vos concitoyens d’atroces souffrances en reconnaissant la réalité de la victoire du Docteur Gabriel Messan Agbéyomé KODJO et en organisant une passation de pouvoir pour répondre enfin à la soif d’alternance de pouvoir des togolais après cinquante-trois ans de règne de votre famille. Si vous avez encore besoin de vous convaincre de cette victoire, accédez à la demande de proclamation des résultats bureaux de votes par bureaux de votes : d’abord souhaitée par les partis politiques de l’opposition au rang desquels celui du Docteur Gabriel Messan Agbéyomé KODJO ; ensuite promise avant le scrutin au groupe des ambassadeurs d’Allemagne, des Etats-Unis, de la France, des Nations-Unis et de l’Union Européenne ; et enfin réitérée au lendemain des élections par l’Ambassadeur des Etats -Unis.

En prenant une décision allant dans le sens de l’alternance, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, vous aurez montré que vous êtes de la trempe des grands hommes que les peuples savent immortaliser.

Veuillez agréer, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, l’expression de nos sentiments distingués.

Pour le comité d’organisation

K. B. ADJAMAGBO JOHNSON

 

 

Les femmes de la dynamique Kpodzro saisissent Faure Gnassingbé

 

Coronavirus/Mme Maryse Quashie : "Comptons d'abord sur nous-mêmes"

L'Universitaire, Mme Maryse Quashie appelle les Togolais à compter sur eux-mêmes, et faire en sorte pour éviter ou limiter la propagation de coronavirus dans le pays. Car, à l'en croire, le Togo ne dispose pas de structures sanitaires qui pourront faire face en d'expansion de cette maladie.

Lettre ouverte à mes sœurs et frères citoyens croyants

C’est lorsqu’il y a péril en la demeure qu’on peut mesurer sur quelles valeurs chacun fonctionne. Voilà pourquoi, alors que le Covid-19 constitue un péril grave pour le monde entier, je m’adresse à toi ma sœur, mon frère croyant, citoyen togolais. En effet, il me semble que tout croyant est une personne concernée : elle se préoccupe de l’existence de tout individu proche ou lointain, car notre vie de croyant est fondée sur une foi profonde en la fraternité. Nous sommes tous gardiens des uns et des autres.

Je m’adresse donc à toi qui fais partie de tous ceux qui se sentent gardiens de leurs frères, quels que soient ta position sociale, ton statut professionnel, tes choix politiques, je te fais appel simplement au nom de ta foi.

Le Coronavirus s’est répandu dans le monde entier. Ne nous faisons pas d’illusion, car au fond personne n’a de données vraiment réelles sur les personnes contaminées. Alors ne nous disons pas que chez nous ce n’est pas encore grave. Nous n’allons pas attendre de tomber comme des mouches avant de nous mettre en mouvement. Ici au Togo, nous le savons aussi, nos structures de santé ne pourront pas faire face en cas d’expansion de la maladie : ce n’est pas la peine de se demander pourquoi, il faut juste partir de cette base. Toutes nos chances se trouvent donc dans la lutte pour éviter que le virus ne se répande pas plus qu’il ne le fait en ce moment. Et pour cela, comptons d’abord sur nous-mêmes, sur notre créativité, sur notre sens de la solidarité, sur la fraternité.

Soyons réalistes, il ne suffit pas de demander aux gens de rester chez eux. Il s’agit de leur offrir de solutions concrètes pour vivre un isolement source de salut, mais qui ne peut pas ressembler au confinement européen.

Ainsi, s’il n’y a pas de vendeuse de bouillie, de pain, de kom, au coin de la rue, non seulement beaucoup d’entre nous, ne mangeront pas le matin, mais les familles de ces vendeuses ne tiendront pas le coup. La faim va s’ajouter aux malheurs du virus.

S’approvisionner tous les jours en nourriture est incontournable pour tous ceux, la majorité des habitants de la ville de Lomé, qui n’ont pas de moyens de conservation frigo ou congélateur, et tous ceux qui vivent de leurs revenus au jour le jour.

Que pouvons-nous faire nous qui sommes concernés ?

L’idéal serait que les vendeurs et vendeuses de nourriture portent masques et gants, et que les acheteurs respectent une certaine distance devant les étals. Oui il n’y a pas de masques et de gants que ces personnes pourraient acquérir : mais nous les croyants, ce que nous aurions donné aux différentes quêtes, durant toutes les célébrations qui sont supprimées, ne pourrions-nous pas le 2 donner pour qu’on se procure ces outils de protection rapidement ? Où et comment, me demanderez-vous, n’est-ce pas ? Parmi nous les croyants, il y a des personnes qui ont des contacts en Chine, tous les commerçants qui allaient en Chine par exemple, pourquoi ne pas faire jouer nos relations à ce sujet ?

Ma sœur, mon frère croyant, il ne s’agit pas de se lancer dans des actions de grande envergure, mais de se concerter à 5, 6, une dizaine de personnes tout au plus, pour faire ce que chacun peut autour de lui. Même celui qui n’a pas d’argent, le jeune par exemple, peut aider à faire respecter la distance d’un mètre entre les personnes dans son quartier là où on vend de la nourriture le matin. Pour cela, il vaut même mieux être à plusieurs pour en profiter pour faire de la sensibilisation à propos du lavage des mains, entre autres bonnes habitudes à prendre.

Je reviens aux masques : savez-vous qu’en Europe même, des gens se mettent à les coudre ? Nous disposons d’une armée de tailleurs et couturières, qu’on nous dise le type de tissu qui pourrait être le plus adapté simplement, car un masque lorsqu’on est dehors, et c’est obligatoire de sortir pour beaucoup de gens, c’est mieux que rien du tout, même si ce n’est pas un masque chirurgical. Alors ma sœur, mon frère croyant, qui a les compétences pour répondre, quel tissu ? Et comment vous organiseriez vous entre tailleurs et couturières du même quartier, ma sœur, mon frère croyant ? C’est le moment d’en discuter !

Et le gel hydro alcoolique ? Il en faudrait dans toutes les maisons, dans les commerces, les boutiques, etc. La formule en a été diffusée par l’OMS. Je ne peux pas la donner ici car il faut que ce soit fabriqué par des personnes qualifiées. Par ailleurs il ne faut pas que des escrocs s’emparent de la formule et en fassent des ersatz qu’ils vendraient, en jouant avec la santé et la vie des gens. Un litre revient à 5000 CFA, si on le fait en petite quantité et si on n’est pas subventionné.

Pourrions-nous trouver des fonds pour en financer et en subventionner la fabrication à grande échelle ? Et que pourrions-nous faire pour les contenants ? Ma sœur, mon frère croyant, soyons inventifs ! C’est une question de vie et de mort. J’en appelle au personnel paramédical et à tous ceux qui ont été formés en Santé Publique, pour gérer la première distribution de ce gel, et ensuite la distribution se ferait quartier par quartier, marché par marché, maison par maison, en même temps que la sensibilisation à son utilisation efficiente.

J’ai parlé tout à l’heure de stocks alimentaires et même d’eau potable, ma sœur, mon frère croyant, ne pourrions-nous pas constituer nos stocks personnels en pensant à deux ou trois familles voisines que nous pourrions aider si la situation devient critique ? Pensez aux conducteurs de zemidjan, par exemple, si la circulation venait à être restreinte, quels seraient leurs moyens de survie ?

J’en viens aux écoles. Décréter la fermeture des écoles, c’est facile mais pour beaucoup de parents, garder les enfants à la maison, est un problème : il y a d’abord toutes les personnes qui travaillent et pour qui l’école était une opportunité de garde, et puis il y a la garde des enfants dans nos cours communes. Que faire ? Nous devons d’ores et déjà nous organiser pour cela. Ma sœur, mon frère croyant, soyons créatifs et proactifs, anticipons pour ne pas courir à la catastrophe !

Mais s’il y avait tout de même beaucoup de malades ? Nous ne devons pas nous voiler la face à ce sujet, même si toutes nos prières demandent à celui auquel nous croyons de nous éviter le pire. Nous n’avons pas de structure de santé pour faire face à une telle éventualité mais nous avons vu ce que les Chinois sont capables de faire en ce sens. Pourquoi ne pas faire appel à eux ? Il existait une association Amitié Chine-Togo, est-elle toujours opérationnelle ? Et ma sœur, mon frère croyant qui en faisait partie, ou qui connait des gens qui en faisaient partie, ne pourrais-tu pas te dire que ce serait ta contribution de mettre en œuvre un plaidoyer pour au moins un centre pour accueillir les malades les plus atteints ?

Si nous y parvenons, alors des croyants, médecins, infirmiers et infirmières, aides-soignants et aides-soignantes, sages-femmes, techniciens d’hygiène et de laboratoire, étudiants en soins infirmiers et en médecine, tous croyants, viendraient y donner un peu de leur temps et de leurs compétences, au nom de leur foi.

Ma sœur, mon frère croyant, je ne prétends pas avoir réponse à tout, et évidemment certaines de mes propositions ne tiennent pas la route, mais mon problème n’est pas d’être la personne qui a réponse à tout, ma préoccupation c’est que nous arrivions à nous mettre en mouvement, en ne comptant que sur nous-mêmes, d’abord.

MA SŒUR, MON FRERE CROYANT, IL Y A URGENCE, LEVONS-NOUS EN FRERES ET SŒURS, AU NOM DE NOTRE FOI, ET NOUS FERONS RECULER LE CORONAVIRUS.

 

 

Coronavirus/Mme Maryse Quashie :

 

Covid-19 : près de 800 morts en une seule journée

Ce samedi 21 mars, l'Italie a fermé toutes les usines non essentielles après avoir enregistré un chiffre de record de 793 morts pour cette cette journée. Un un autre record qui nous rappelle que la pandémie reste hors de contrôle.

"La décision prise par le gouvernement est de fermer toutes les activités productives sur tout le territoire qui ne sont pas strictement nécessaires, cruciales, indispensables pour nous garantir des biens et services essentiels", a déclaré le Premier ministre Giuseppe Conte dans un discours télévisé dramatique en fin de soirée.

Le dirigeant italien, a souligné que les épiceries et les pharmacies resteraient ouvertes et n'a pas précisé quelles étaient les entreprises "indispensables".

"Nous allons ralentir le moteur productif du pays, mais nous ne l'arrêterons pas", a déclaré Conte.

L'Italie a enregistré une succession rapide de records qui semblaient inimaginables lorsqu'un constructeur italien à la retraite est devenu la première personne en Europe à mourir de la nouvelle maladie le 21 février dernier, il y a exactement un mois.

Vendredi et samedi, il a ensuite enregistré 1 420 décès supplémentaires, ce qui est supérieur à celui rapporté par la Chine et l'Iran.

Après des appels au secours des élus locaux, en Lombardie mais aussi à Rome, le gouvernement a fait recours à l’armée pour faire appliquer les mesures de restriction aux déplacements. Quelque 13 000 soldats viendraient ainsi s’ajouter aux 7000 déjà présents dans les rues.
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Covid-19 : près de 800 morts en une seule journée

 

Coronavirus : L'ANC dénonce l'amateurisme du gouvernement

L'Alliance nationale pour le changement (ANC) estime que les mesures prises par le gouvernement en Conseil des ministres ne sauraient, seules, protéger les populations togolaises. A travers cette déclaration, le parti de Jean-Pierre Fabre dénonce "le caractère timide et désinvolte des mesures annoncées par le gouvernement RPT/UNIR, au travers d’un communiqué du conseil des ministres et non d’un message solennelle à la nation". Lire !

DECLARATION

A la fin du dernier trimestre 2019 (novembre/décembre 2019), un virus aujourd’hui connu sous le nom de COVID-19 ou coronavirus, est apparu dans le centre de la Chine. Et malgré des mesures drastiques de quarantaine et de désinfection qui concernent près de 60 millions de personnes, le virus se répand partout dans le monde, paralyse des pays, crée la psychose et ébranle l'économie mondiale. Depuis le début de ce mois de mars 2019, l'Europe devient le nouveau foyer du COVID-19 et en moins de 20 jours, le 19 mars 2020, dépasse la Chine en termes de nombres de cas confirmés et de morts.

Il s’agit donc d’une pandémie qui touche déjà tous les continents y compris l’Afrique où des cas confirmés et des morts sont enregistrés çà et là, contraignant les pays à adopter et à mettre en œuvre, des mesures responsables appropriées.

Lorsqu’on considère que les pays où le virus fait actuellement des ravages sont généralement ceux qui ont manqué d’anticipation en ne prenant pas à temps les mesures drastiques qu’appelle cette pandémie, on est sidéré par la désinvolture des autorités togolaises qui semblent préparer une kermesse d’un coût estimé à 2 milliards de F CFA, soit environ 2.100 FCFA par habitant.

En effet, on comprend difficilement le caractère timide et désinvolte des mesures annoncées par le gouvernement RPT/UNIR, au travers d’un communiqué du conseil des ministres et non d’un message solennelle à la nation, qui tienne compte de la gravité de la situation :

• au moment où les écoles, sans eau ni sanitaires avec des effectifs pléthoriques (100 élèves par classe) et des cours de récréation plus que surpeuplés, lieux privilégiés de contamination, restent encore ouvertes de même que les sites de grandes fréquentations, publics comme privés. Aux dernières nouvelles, les écoles viennent de fermer à compter de ce jour même, 20 mars 2020 ;
• au moment où les hôpitaux, centres de santé et dispensaires, sont largement insuffisants en nombre, obsolètes et délabrés, privés de plateau technique, de médicaments et de ressources humaines ;
• au moment où, dans un message poignant, le 18 mars 2020, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met en garde et appelle l’Afrique à se réveiller face à la menace du nouveau coronavirus en soulignant que l’Afrique doit se préparer au pire.

L’ANC dénonce et condamne fermement l’amateurisme et le manque de volonté du gouvernement RPT/UNIR, face à l’extension et à l’intensification prévisibles du coronavirus au sein des populations togolaises, confinées dans la pauvreté, le dénuement et la misère, sans aucun moyen d’accès à l’information et à la sensibilisation qu’exigent les mesures de protection et de prévention prescrites par l’OMS.

Elle fustige l’attitude de certaines personnes qui, par des déclarations intempestives, au demeurant farfelues, s’emploie à nier la réalité du mal, au risque d’entraver l’adhésion des populations aux mesures de lutte indispensables, ce qui ouvrirait la voie à une hécatombe au Togo.

L’ANC invite le gouvernement à prendre ses responsabilités pour contenir et éradiquer la pandémie dans notre pays, en anticipant les mesures transparentes et crédibles, courageuses et drastiques, qui font leurs preuves ailleurs.

Elle invite en particulier les autorités sanitaires compétentes, à organiser une riposte appropriée et systématique contre les fake news qui circulent sur la pandémie et contre les déclarations farfelues tendant à nier l’existence même du coronavirus.

L’ANC appelle l’ensemble des populations togolaises à la vigilance et au respect rigoureux des mesures sanitaires prophylactiques de base, validées et préconisées par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Fait à Lomé, le 20 mars 2020

Pour le Bureau National,

Le Vice-Président Patrick LAWSON-BANKU

 

 

Coronavirus : L'ANC dénonce l'amateurisme du gouvernement

 

Coronavirus : ASVITTO préoccupée par le sort des détenus

L'Association des victimes de la torture au Togo (ASVITTO) est préoccupée par le sort des prisonniers au Togo. Ce n'est un secret pour personne que le milieu carcéral est confronté à une surpopulation qu'ont toujours défense les organisations de défense des droits de l'Homme. Kao Atcholi, président de l'ASVITTO, a saisi le ministre de la Justice pour le cas des détenus face à la pandémie du coronavirus.

Lomé, 20 mars 2020

REF : ASVT-LA 03/008/2020

Le Président

A
Monsieur Pius AGBETOME,
Ministère de la Justice chargé des Relations avec les Institutions,
Lomé-Togo

Objet : demande de protection efficace des prisons par rapport à la pandémie du Coronavirus (COVID-19).

Monsieur le Ministre,

Compte tenu de la progression inquiétante de la pandémie liée au Coronavirus (COVID-19) en Afrique subsaharienne et au vu des cas signalés au Togo, le gouvernement a pris des mesures préventives en plusieurs points au profit des populations.

Au regard du point six (6) portant sur l’interdiction de tout rassemblement de plus de 100 personnes sur toute l’étendue du territoire national, et du point sept (7) portant sur le renforcement de la surveillance et des mesures individuelles et collectives de prévention et de protection (se laver les mains au savon, recourir au gel hydro alcoolique, ne pas se serrer les mains en se saluant, etc), l’Association des Victimes de Tortures au Togo (ASVITTO) constate avec regret que les dispositions idoines ne sont pas prises dans les lieux de privation de liberté pour protéger les détenus. Seul le lavage des mains est imposé aux visiteurs, d’autres voies redoutables ne sont pas prises en considération.

L’ASVITTO estime que cette mesure est insuffisante pour la protection des prisons face à la capacité de propagation de ladite maladie.

L’épineuse question de la surpopulation carcérale qui affecte toutes les prisons civiles du Togo expose les prisonniers, leurs familles et les populations à des risques inestimables et désastreux si un cas se signalait éventuellement.

A la prison civile de Lomé par exemple, il n’y a que deux (2) petites cours pour près de deux mille (2000) prisonniers avec des sanitaires insuffisants et particulièrement insalubres, des cellules restreintes où sont entassées plusieurs dizaines de personnes. Il faut rappeler que cette prison a particulièrement attiré l’attention du Comité contre la torture (CAT) lors du troisième examen du Togo en août 2019 et il a été recommandé sa fermeture pure et simple.

Monsieur le Ministre, l’ASVITTO en connaissance de cause vient vous prier de faire diligence en prenant des mesures efficaces dans toutes les prisons civiles et les lieux de garde-à-vue afin de protéger les détenus contre la pandémie liée au Coronavirus (COVID-19). Elle voudrait faire appel à votre sens humaniste et vous prier d’être sensible à l’endroit de nos prisonniers et leurs familles.

L’ASVITTO vous prie, Monsieur le Ministre, de recevoir l’expression de sa considération distinguée.

M. ATCHOLI KAO Monzolouwè


Cc

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Coronavirus : ASVITTO préoccupée par le sort des détenus

 

Un appel à Monseigneur Barrigah et aux experts de 1990

Lettre ouverte à Mgr Nichodem Barrigah Archevêque de Lomé

Covid-19 vient d’augmenter le cauchemar du peuple Togolais en s’ajoutant à la crise post-électorale des élections présidentielles du 22 Février dernier. En attendant le remède efficace, Covid-19 fait institutionaliser l’isolement des citoyens, ce qui fragilise encore plus la synergie des peuples, nécessaire à une nation pour rebondir d’une crise ou des moments difficiles. Le peuple Togolais à travers cette pandémie, reste conscient que le Togo risque beaucoup, si ses fils et filles continuent par vivre dans l’adversité politique, l’iniquité socio-économique, les divisions ethniques, le chômage grandissant, le sous-développement, et de crises en crises, malgré les efforts consentis et les petites avancées. Tout n’est certainement pas noir et tout n’est certainement pas rose non plus.

La crise post-électorale liée aux résultats des élections présidentielles du 22 Février dernier, résultats contestés par La Dynamique Monseigneur Kpodzro, plane toujours sur le pays et ses lendemains. Dans l’optique d’en faire la dernière crise politique post-électorale au Togo, une série de ‘Solutions politiques d'urgence à la crise togolaise’ a été publiée par RAAL DIASPORA USA le 16 Mars 2020. Il urge de souligner ici, ‘L’urgence du Consensus National et d’une Amnistie Générale au Togo’.

Les dommages causés par les crises électorales et bien d’autres circonstances à ce jour, les difficultés liées à la mission de la CVJR, le HCRRUN, la continuité des contestations électorales, les poursuites judiciaires contre les leaders politiques, l’inexistence des gages de l’alternance politique paisible, l’absence d’une réconciliation nationale sincère, l’absence de cohabitation politique qui devait baliser la voie à toute alternance politique pacifique et garantir des élections collectivement organisées pour des résultats incontestables, le statut d’ancien président incontesté, l’absence d’une amnistie générale au bénéfice des tenants du pouvoir et les opposants politiques en exil comme ceux incriminés au Togo, pour ne citer que ceux-là, obligent à faire appel aux bons offices et experts en la matière, à ceux qui ont fait ce genre de travail dans les années 1990, à Monseigneur Barrigah en tant qu’ancien médiateur des négociations politiques de Togo TÉLÉCOM 1 et 2 et, Ancien Président de la CVJR, pour un Consensus National d’Urgence et une Amnistie Générale qui puissent ouvrir la voie aux autres solutions et aider le Togo à poursuivre sa marche vers la démocratie, l’alternance politique paisible et le développement.

Une observation dans plusieurs pays qui ont réussi leur Démocratie, l’alternance politique paisible et la marche vers le développement, montre que l’Amnistie Générale et la Cogestion Gouvernementale ou la Cohabitation Politique ont toujours été la clé des élections incontestées, et de l’alternance pacifique ; ce qui n’a jamais été fait au Togo depuis 1998 à ce jour. Par conséquences, toutes les élections présidentielles à ce jour, ont été contestées et suivies de crises, de 1998, 2005, 2010, 2015 à 2020. Nul ne peut justifier pourquoi à ce jour, les politiciens Togolais n’ont jamais daigné combler ce vide observé dans la démarche. Raison pour laquelle, il appartient aujourd’hui à la nation tout-entière dans un consensus national, de faire comme les autres pays de la sous-région qui ont connu l’alternance politique paisible et la marche vers le développement.
Nous invitons toutes les couches à penser sérieusement à l’avenir de ce pays pour garantir un avenir meilleur au peuple en se penchant sur une solution définitive, historique, collective, et déjà prouvée effective dans d'autres pays avec patriotisme, courage et abnégation. Nous reviendrons sur la pertinence des autres solutions politiques.

RAAL DIASPORA USA

 

 

Un appel à Monseigneur Barrigah et aux experts de 1990

 

Togo, Coronavirus : Trop de laxisme…

A l’heure où bon nombre de pays prennent des mesures drastiques pour lutter efficacement contre le COVID-19, la nouvelle pandémie qui fait vibrer même les grandes puissances, le Togo se contente de son amateurisme habituel.

La menace se rapproche pourtant ; dans la nuit du 17 au 18 mars, un premier décès a été enregistré dans un pays limitrophe, le Burkina Faso. De plus, le nombre de personnes contaminées dans ce pays est passé à 27. Une raison de plus de redoubler de vigilance et de prendre des mesures à la hauteur de cette crise d’envergure mondiale.

Syndrome de laxisme ou manque de réalisme de la part des autorités togolaises… on ne saurait le dire. Toujours est-il que les mesures prises jusque-là ne sont pas assez conséquentes ni suffisamment efficace vu l’ampleur des dégâts du coronavirus. Si même les grandes puissances ont du mal à contenir cette pandémie, combien plus est-il important pour les pauvres pays africains, au système sanitaire très fragile de prendre des mesures coercitives pour limiter la propagation du virus sur le continent ?

Au Togo, le laxisme du gouvernement suscite tant d’étonnement. Les mesures prises jusque-là sont clairement insuffisantes. Suspendre les liaisons aériennes en provenance des pays à haut risque (l’Italie, la France, l’Espagne et l’Allemagne) peut sembler être une mesure efficace, mais une analyse plus poussée nous permet de comprendre que ceci n’a pas grande incidence sur les risques de propagation.

En effet, il y a également de fortes chances que des passagers venant d’autres pays soient contaminés par le virus. Ainsi, concentrer l’essentiel des ressources sur les personnes ayant séjourné dans un pays à haut risque (isolement obligatoire de quatorze jours), c’est prendre le risque de laisser entrer sur le territoire des passagers contaminés en provenance d’autres pays.
Aussi faut-il remarquer que l’interdiction de tout rassemblement de plus de 100 personnes est une mesure sans effet, car il n’y a pas besoin de plus de 100 personnes pour favoriser la propagation du virus.

Le Sénégal voisin donne l’exemple en interdisant pendant un mois, tous rassemblements et manifestations sur le territoire et en annonçant la fermeture des écoles et universités pour une période de trois semaines. Le Togo devrait emboiter le pas… les rassemblements devraient être interdites, les écoles et universités, fermée pour un temps. Des mesures devraient être prises pour éviter la propagation du virus dans les marchés, les alimentations et autres.

En clair, les mesures prises par le gouvernement togolais ne sont pas rigoureuses et l’on a l’impression que l’Etat minimise les risques de propagation du virus sur le territoire togolais.

Les failles des mesures préventives sont énormes ; une propagation de l’épidémie au Togo serait fatale, vue l’état du système sanitaire et le manque de ressource ; les mesures doivent donc être renforcées.

Il urge de prendre des mesures d’alerte maximale pour éviter l’expansion de la maladie et avant que ce ne soit trop tard.

COVID-19 : Inquiétante Menace

La menace se rapproche de plus en plus. Ceux qui privilégient la thèse du complot relevant d’une invention occidentale devront se raviser ; le mal est bien réel. Ce jeudi 19 mars 2020, le nombre de cas au Togo a été revu à la hausse.

Désormais, neufs (9) individus ont été testé positif au coronavirus au Togo. Selon les autorités, le premier cas détecté a pu guérir du mal. Il reste donc huit (8) personnes contaminées et actuellement en confinement. Pour éviter une propagation imminente de cette épidémie, de nouvelles mesures plus contraignantes ont été prises.

Par un communiqué publié ce vendredi 20 mars 2020, le président de l’Université de Lomé a annoncé aux usagers du campus que l’institution ferme ses portes pour compter de ce jour jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure est la réponse appropriée aux dispositions prises par le gouvernement interdisant tout rassemblement de plus de cent (100) personnes sur toute l’étendue du territoire national. Étant donné les conditions d’études sur le campus, notamment les effectifs pléthoriques dans les salles de cours et les amphithéâtres, cette mesure ne peut qu’être bien accueillie ; d’ailleurs, elle a été prise un peu tardivement.

C’est dans cette même logique que le ministre de l’enseignement supérieur, le ministre de l’enseignement technique et le ministre des enseignements primaires et secondaires ont publiés conjointement un communiqué indiquant que tout les établissements scolaires et universitaires et tous les centres de formation professionnelle, tous ordre confondus (publics, privés laïcs et confessionnels) sont fermés, à compter du vendredi 20 mars 2020 à 17h30, sur l’ensemble du territoire national jusqu’à nouvel ordre. Ils exhortent ainsi les acteurs du système éducatif au respect scrupuleux des mesures d’hygiène recommandées par les autorités afin d’éviter la propagation du virus.

Hors mis ces nouvelles mesures, il faut noter également les dispositions prises par les autorités religieuses pour contrer le virus. Dans un communiqué, l’Union musulmane du Togo (UMT) indique la fermeture des mosquées, une suspension des grandes prières de vendredi, mais aussi des restrictions concernant les rassemblements de mariage, de décès et de baptême.

De même, les célébrations eucharistiques ont été suspendues par la Conférence des évêques du Togo et d’autres mesures ont été prises pour le respect des dispositions gouvernementales. Des mesures similaires ont été adoptées par de nombreuses confessions religieuses.

Aussi faut-il préciser que des dispositions sont prises pour la fermeture de certains marchés et lieux de commerce regroupant un grand nombre d’individus.

Plus de doute sur la nécessité de se préserver en cette période de crise. Les nouvelles mesures prises par les autorités sont à saluer ; mais il y a toujours mieux à faire pour se protéger du mal. Les lieux de distraction (boîtes de nuits, bars…) et les endroits publics en général étant susceptibles de favoriser la propagation de l’épidémie, des mesures plus contraignantes devraient être prises concernant ces endroits. L’interdiction des rassemblements de plus de cent (100) individus reste une mesure illusoire et non appropriée à l’ampleur de cette crise. De plus, les forces de sécurité devraient être formées sur les mesures de protection pour veiller au respect de ces règles par les citoyens.

Toutefois, il faut préciser que toutes ces mesures n’auront aucun effet si les citoyens ne prennent pas conscience de leur lourde responsabilité. Le respect strict de ces mesures permettra assurément de limiter la propagation de l’épidémie et de protéger la population d’un carnage probable.

Source : independantexpress .net

 

 

Togo, Coronavirus : Trop de laxisme…

 

Togo : Djerehouye ou le défi du respect du règlement 14 de l’UEMOA

L’entretien routier se trouve être au centre des préoccupations des autorités routières. Les routes se dégradent prématurément selon le constat. La Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier est interpellée pour sauver les routes et elle est obligée de s’engager dans des reformes.

La création en décembre 2014 d’un poste de contrôle à DJEREHOUYE vient encore attiser ce besoin de préserver le réseau routier des dégradations causes par la surcharge des camions gros porteurs. Des réformes encore notables depuis quelques temps en conformité avec le protocole de l’UEMOA surtout en ce qui concerne le règlement 14 de cette institution communautaire. Dans ce grand reportage, le journal L’Indépendant Express propose à ses lecteurs et lectrices et aussi à l’ensemble des acteurs de développement un dossier sur le fonctionnement de ce poste de contrôle qui est d’ailleurs l’unique au Togo et les mesures mises en place par la SAFER pour respecter les normes de l’UEMOA quant à l’application du règlement 14.

Le tuyau d’échappement de notre grosse cylindrée a lâché à 8 km d’Agbélouvé, ville située à environ 50 km de Lomé que nous avons quitté à 9h.

L’objectif étant devant, nous n’avons pas jugé bon de rebrousser chemin. Notre conducteur était le Directeur de Publication. Une pause de 30 minutes dans un garage de fortune, la voiture était prête à continuer. La satisfaction n’était pas totale, les dépannages des mécaniciens de l’intérieur du pays ne sont pas toujours rassurants. Cahin-caha, nous avons évolué, dépassé Notsè sans arrêt, puis Atakpamé avant de pencher sur la tangente route pour arriver sur le terrain d’investigation.

C’est donc une mission de la rédaction de l’Indépendant Express. Tyr Tardji, un cadre de la SAFER avait pris les dispositions qu’il faut pour que le Chef poste (CP) de Djerehoué se mette à notre disposition pour les besoins d’information. Missihame Houradjéba nous attendait dans le vrombissement d’une vingtaine de camions titans qui étaient dans la queue d’attente de l’essieu.

Plusieurs agents étaient acharnés à suivre le passage des camions et à les contrôler. Le Chef poste, plutôt jovial et respectueux nous fit asseoir dans son bureau plutôt contigu avant de nous engager dans des échanges. Tant il maîtrisait le travail qu’il faisait : « Ce sont mes supérieurs, les autorités qui m’ont inculqué la maîtrise de cette tâche. Les autorités en commençant par le DG qui tient à ce projet pour faire du Togo un exemple à suivre… » nous a-t-il lancé en signe d’allégeance à son Directeur Général, Monsieur Sylvain Awima Outchantcha.

L’équipe du journal L’Indépendant Express était donc bien arrivé au poste de contrôle de DJEREHOUYE à environ 8km de la ville d’Atakpamé. Un vaste espace aéré entouré de lampadaires solaires relayé par un groupe électrogène et d’une installation électrique normale pour éviter les désagréments de coupure de courant. Un système de pesage assez moderne et un chantier de création d’un second système de pesage pour désengorger l’unique très sollicité par la moyenne de 400 camions environ par jour. L’air était chaud et sec. C’est la période chaude, celle qui frotte avec la tombée des premières pluies. Plus de 30 degré Celsius.

L’objectif de l’investigation journalistique était de toucher du doigt le fonctionnement de ce poste et dans le même temps constater les réformes mises en place depuis quelques temps par cette société d’Etat, La SAFER.

Dans une logique communautaire, l’Union Economique Monétaire Ouest Africaine a défini dans un protocole les règlements qui doivent régir la sécurité routière dans l’espace.

Partant en guerre contre la surcharge qui est souvent à l’origine de la dégradation des routes, le règlement 14 vient lutter contre cette situation sur nos routes. Et c’est justement ce règlement qui se trouve au centre du fonctionnement du poste de contrôle de DJEREHOUYE qui fait aujourd’hui l’objet de notre reportage. Dans la sous-région, raconte-t-on, le Togo est bien en avance sur le respect de ce règlement. Une satisfaction pour la Direction de cette société.

Un Système de contrôle rigoureux.

Depuis décembre 2014, le Togo dispose d’un poste de contrôle sur la route nationale N°1. Ce poste de charges à l’essieu sis à DJEREHOUYE procède au contrôle de camions gros porteurs qui sont en transit.

Tout camion en direction du septentrion ou du Sud du pays est systématiquement soumis au pesage afin de connaitre son poids réel. Il suit donc plusieurs circuits avant de continuer son trajet s’il respecte les normes réglementaires. Tout d’abord, le véhicule doit passer sur la rampe pour la pesée sous l’œil vigilant d’un agent d’appui. Cette étape permet non seulement de déterminer le poids du véhicule mais aussi elle met en réaction le système de renseignement qui donne les informations sur la provenance du camion, l’identité du conducteur, les pièces, du contenu, celles du véhicule et de sa destination. C’est l’étape où l’on vérifie la conformité des dimensions du gabarit, le poids avec les normes établies par l’autorité.

Aussi faut-il le dire la vitesse maximale pour passer sur la rampe est de 5km/h. Tout véhicule qui excède cette vitesse au passage sur la rampe est obligé de repasser cette étape. A la fin de cette étape, une fiche de contrôle est délivrée au conducteur.

Après cette étape, le conducteur passe ensuite devant les agents de vérification avec la fiche délivrée à l’opération de pesée. Ces agents sont chargés de vérifier la conformité des informations que comporte la fiche avec les normes de réglementation. Si le véhicule est en règle, alors il peut continuer son parcours. Dans le cas contraire, il est interdit de continuer son trajet jusqu’à ce que sa situation soit régulée. Sur ce dernier point, le Règlement 14 a prévu des sanctions contre les véhicules qui se trouvent dans ces irrégularités. C’est les cas de surcharge qui sont récurrents sur les routes que ce soit sur le plan national ou dans les autres pays de la sous-région. Le Togo également veille à l’application de ces sanctions.

Des pénalités pour les cas de surcharge

D’après les informations fournies par notre interlocuteur, le Chef Poste Houradjeba, si ce poste de contrôle a été mis en place avec l’application du règlement 14, c’est pour éviter la surcharge sur les routes, à défaut la limiter au maximum et dissuader les conducteurs qui s’adonnent à cette pratique.

La surcharge des gros porteurs entraîne dans une large mesure la dégradation des routes. Elle est également à l’origine des accidents de circulation. Dans le protocole de l’UEMOA, la surcharge est un délit. Et cette infraction est punie par le règlement 14.

Au poste de contrôle de DJEREHOUYE, des cas de surcharge sont également connus grâce au système de contrôle. Ces cas sont soumis à des traitements suivant la gravité de l’infraction.

Après contrôle du gabarit et des poids, les véhicules en situation de surcharge doivent payer une amende. Seuls les camions dont la surcharge s’élève à moins de quatre tonnes sont autorités à payer cette pénalité et continuer leur trajet. L’amende est versée en fonction de 20000f CFA par tonne pour les véhicules dont le trajet s’arrête sur le plan national. Quant aux véhicules qui ont pour destination les autres pays de la sous-région ou encore au-delà de l’espace communautaire, ils sont soumis à une pénalité de 60000f CFA en fonction du nombre de tonne de surplus. Tout payement d’amende est subordonné par un reçu. Et c’est de droit que les contrevenants doivent le réclamer.

Ces tarifs ne sont pas une invention des autorités togolaises. Ils sont prévus par le Règlement 14 de l’UEMOA à son article 14.6 alinéa a-2.

D’autres sanctions sont également prévues par ce Règlement à l’instar du refus de contrôle. Tout refus délibéré du conducteur d’un véhicule de passer sur le pont bascule ou sur le pèse essieu est sanctionné d’une amende de 100000f CFA indépendamment des autres mesures coercitives applicables, a prévu le règlement.

L’extrême surcharge

Est jugé en extrême surcharge tout camion dont la surcharge dépasse la barre de quatre tonnes. Dans ce cas, le véhicule est interdit de poursuivre son trajet. Le conducteur ne peut plus mettre le véhicule en circulation ni payer une quelconque pénalité pour surcharge. La seule possibilité qui s’offre au conducteur de ce véhicule, est de procéder obligatoirement à l’opération de décharge du surplus peu importe la marchandise. Il a donc l’obligation de délestage des surcharges et de correction de gabarit. Ceci étant fait, il attend sur le site jusqu’à l’organisation d’un convoi par le poste de contrôle. Ce n’est pas facile d’après les responsables du site de gérer ces situations. La personne en infraction est toujours réfractaire aux sanctions et pénalités. Les pénalités sensibilisent à elles seules les contrevenants qui adoptent de plus en plus des comportements responsables.

Certes, les camions après avoir déchargé le surplus, étaient autorisés à continuer leur trajet. Cependant, au fil du temps, les responsables de la SAFER se sont rendus compte des manœuvres frauduleuses qui s’installent sur les routes. Des manœuvres créées et entretenues par des conducteurs de camions gros porteurs. En effet, les conducteurs en infraction après avoir déchargé l’excédent de chargement du véhicule et le mettre dans les limites autorisées et obtenu l’autorisation de partir, passent par certains canaux pour recharger encore leurs camions et continuer le trajet en état d’extrême surcharge. C’est ainsi que des sites sauvages de rechargement se sont créés sur la Nationale N°1.

Pour donc lutter contre ce phénomène et proscrire tout acte de fraude allant dans ce sens, les premiers responsables de la SAFER ont depuis quelques mois institué un mécanisme de convoi.

Celui-ci consiste à convoyer les camions se trouvant dans la situation d’extrême surcharge jusqu’à Cinkassé sous la surveillance des agents de sécurité, de la Direction des transports routiers et des agents de la SAFER.

Désormais tous les camions se trouvant dans ce cas ne sont plus autorisés à partir même après avoir déchargé le surplus. Ils resteront sur place jusqu’à l’organisation d’un convoi par la SAFER.

Aussi, les réflexions sont-elles en train d’être menées pour proscrire des cas de récidives. Trouver donc les mesures dissuasives pour ceux qui à chaque fois se trouvent en situation d’extrême surcharge. Pour l’heure, ils sont soumis à la prise d’engagement pour ne plus commettre la même infraction.

Des normes sur l’organisation du convoi

D’après les discussions à bâtons rompus avec les responsables du poste de Djerehouyé, les camions sont convoyés par une équipe constituée d’un agent de la DTRF, d’un douanier envoyé par la Douane de la région des plateaux et des agents de la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier.

Les frais d’organisation du convoi sont imputables aux propriétaires des véhicules. Ces frais sont répartis en fonction des véhicules à convoyer. Les pièces du conducteur et de son engin sont directement envoyées à la Douane de Cinkassé. C’est à l’arrivée du convoi que les pièces sont restituées aux propriétaires. Pour ceux qui arrivent à destination avant Cinkassé, toutes les dispositions sont prévues par le responsable du poste de DJEREHOUYE afin qu’ils rentrent aisément en possession de leurs pièces.

Sur ce coup le responsable du poste de DJEREHOUYE en la personne de Missihame HOURADJEBA privilégie le dialogue avec les conducteurs et les amener à prendre conscience de leur infraction.

Le convoi et les modalités de son organisation sont faits de commun accord avec les conducteurs. Depuis sa mise en place le dispositif de convoi fonctionne bien et permet d’éviter les sites sauvages de rechargement.

Le jeudi 12 mars 2020, ils étaient à la huitième opération de convoi. C’est donc l’une des réformes majeures sous la gestion du nouveau responsable de ce poste. Toutes ces mesures sont prises par les autorités togolaises dans le but de se conformer au Règlement 14 de l’UEMOA adopté à Bamako au Mali depuis le 16 décembre 2005.

En effet, le Conseil des ministres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine ont adopté les REGLEMENT N°14/2005/CM/UEMOA pour harmoniser les normes et les procédures du contrôle du gabarit, du poids, et de la charge à l’essieu des véhicules lourds de transport de marchandises au sein de la communauté.

Le Togo étant membre de cette union, il va de soi que ce règlement s’applique en bonne et due forme sur son territoire.

En ce qui concerne le gabarit, il est question des dimensions du véhicule. Sa largeur, sa longueur et sa hauteur font l’objet d’un contrôle minutieux.

Le Poids total autorisé en charge (PTAC) rentre également en jeu. Sur ce point, le poids total maximal d’un véhicule chargé pour son utilisation sur la voie publique est déclaré admissible par l’autorité compétente. C’est également à l’autorité de déterminer le Poids total roulant autorisé c’est-à-dire le poids total maximal d’un ensemble de véhicules pour son utilisation sur la voie publique.

Par ailleurs, la Société Autonome de Financement de l’Entretien Routier est un établissement public qui exerce dans la mobilisation des ressources pour financer l’entretien du réseau routier dans le pays. Cet établissement a été créé par le décret n° 2012-013/PR du 26 mars 2012 par le gouvernement togolais.

La SAFER a pour mission d’assurer le financement de l’entretien du réseau routier national, sur la base d’un programme annuel des travaux, assure le respect des dispositions susceptibles de maintenir les routes en bon état et va plus loin en prenant des mesures pour lutter contre des comportements qui contribuent à la dégradation des routes. C’est donc pour assurer pleinement cette mission qu’elle a mis en place le poste de contrôle des charges à l’essieu de DJEREHOUYE qui est opérationnel depuis décembre 2014.

Il revient alors aux propriétaires des gros porteurs et leurs chauffeurs de prendre conscience des risques qu’ils courent en défiant les normes établies par le Règlement 14 de l’UEMOA.

Le mieux c’est de veiller au respect scrupuleux de cette réglementation pour circuler librement au Togo et dans les autres pays de l’union.

La suite de ce grand reportage permettra d’exposer à nos lecteurs les conséquences de l’application du règlement 14 sur le fonctionnement de la SAFER et le Togo, les difficultés rencontrées et les efforts constants fournis par les autorités togolaises pour éviter aux routes togolaises une dégradation prématurée.

Sur le Grand Reportage :

Carlos Ketohou
Amos Dayisso
Teddy Ayika

 

 

Togo : Djerehouye ou le défi du respect du règlement 14 de l’UEMOA

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