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Samira, Ladji… et Ferdinand, Leur combat… Notre combat !

C’est un genre journalistique qui amène à révéler, à la masse, ce qui est caché. Passionnant mais aussi très exigeant, le journalisme d’Investigation fait également encourir, aux professionnels qui l’embrassent, des risques de tous ordres. Immersion dans une spécialité mise en mal dans la sous-région ouest africaine encore plus ces derniers jours.

La braise…

C’est plus qu’une évidence. Il ne semble visiblement pas bon d’être journaliste d’investigation. Qui plus est en Afrique où la guillotine est permanente sur la tête des journalistes. Depuis quelques mois dans nombre de pays de la sous-région ouest-africaine, des persécutions et cabales tous azimuts doublées constituent le quotidien de ces professionnels de la communication qui ont choisi l’investigation comme socle de leur métier.

Comme une braise sur laquelle sont assis ces journalistes, les cabales et persécutions vont des menaces aux intimidations en passant par les cambriolages, le vandalisme, et même les assassinats. Des hommes et femmes dont le malheur est d’être populaire, fruit de leur professionnalisme, intégrité avec pour souci permanent la recherche de la vérité.

Le cas Samira

Son cas fait jaser actuellement au Niger. La journaliste et bloggeuse nigérienne Samira Sabou, très populaire par sa rigueur et son intégrité, croupit actuellement en prison et ce, depuis le 10 juin dernier.

La justice nigérienne reproche à l’administratrice du site d’information mides-niger.com des écrits diffamatoires contre Sani Issoufou, le fils du Président de la République, par ailleurs Directeur de Cabinet Adjoint à la Présidence. Ceci, après qu’elle ait mis en cause ce dernier dans une affaire de surfacturation lors des achats d’équipements militaires pour l’armée nigérienne. L’issue de son procès est attendue le 28 juillet prochain.

Ladji Bama…

Tout comme au Niger, le journalisme d’Investigation n’a pas meilleur sort au Burkina Faso. Ces trois dernières années, plusieurs menaces et attaques ont été perpétrées au Pays des Hommes Intègres contre ceux-ci et autres leaders d’opinion. Du lot, on retient entre autres, celle contre le confrère Mamadou Ali Compaoré en janvier 2017. Une autre dernièrement, en fin mai 2020, contre l’analyste politique et directeur Afrique chez Teminiyis media, Lionel Bilgo, par ailleurs auteur de l’ouvrage « Du rêve à la réalité, créons demain ».

Mais plus encore, l’on retient celle contre le journaliste d’investigation Ladji Bama dont la voiture a été consumée par le feu en janvier 2020. En effet, très populaire au Burkina Faso, Ladji Bama est l’un des journalistes qui ont beaucoup pesé pour la vulgarisation de l’affaire charbon fin d’Essakane IamGold en 2019. Il est aussi connu pour ne pas être assez tendre avec les dignitaires du pouvoir, dénonçant les manquements à la gouvernance et cela depuis le régime du président déchu Blaise Compaoré.

Norbert Zongo… le douloureux souvenir

Cette atmosphère particulièrement inquiétante rappelle cette époque où la machine infernale était mise en branle pour «faire taire ceux qui dérangent » au Burkina Faso. L’exemple le plus parlant reste celui de Norbert Zongo, toujours vivace dans les mémoires collectives. En effet, après avoir commencé une enquête sur la mort mystérieuse de David Ouedraogo, le chauffeur de François Compaoré, le frère du président burkinabè d’alors Blaise Compaoré, Norbert Zongo est retrouvé mort assassiné et calciné dans sa voiture, le 13 décembre 1998, avec les trois personnes qui l’accompagnaient (Blaise Ilboudo, Ablassé Nikiéma et Ernest Zongo). Cet assassinat odieux et crapuleux du fondateur et Directeur de la Publication de l’Hebdomadaire «L’Indépendant» a suscité des vagues d’indignation, tant sur le plan national qu’international.

Ignace Sossou…

Au Bénin voisin, pour avoir publié, sur les réseaux sociaux, des extraits d’une déclaration du Procureur de la République, mettant en cause la justice béninoise, le journaliste d’investigation Ignace Sassou a été interpellé le 19 décembre 2019 et condamné à dix-huit (18) mois de prison dont 6 avec sursis. Après une pluie de pressions et lobbyings, ce dernier a finalement été libéré le 24 juin dernier, il y a quelques jours, après en avoir passé six (06). Ce dossier a le mérite de révéler aux yeux du monde, la vraie face de la justice africaine où le Procureur qui s’est plaint a pu jouer au joueur et à l’arbitre. Pathétique !

Ferdinand Ayité…

Que dire du Togo où les journaux jugés critiques et les acteurs qui les animent sont exposés aux sanctions et persécutions de tous ordres? Après avoir été suspendu en mars dernier pour 2 mois conjointement avec ses confrères de Fraternité, et Liberté le directeur du journal Alternative Ferdinand Ayité fait actuellement l’objet d’une poursuite judiciaire. En effet, s’estimant diffamé dans ce qu’il convient d’appeler «Petrolegate», du nom de rocambolesque affaire de détournements de 500 milliards FCFA, sur la commande du pétrole par sa famille le Fils Fabrice Adjakly assigne en justice, pour le 12 août prochain, le Directeur de Publication de L’Alternative à qui il réclame payement de cinq millions (5.000.000) FCFA pour dommage et intérêts. Si au Niger ou au Mali ce sont les fils des chefs d’État qui se retrouvent au cœur de l’intrigue, le contexte reste toutefois le même, pour ce qui est du Togo où le clan au pouvoir phagocyte la justice aux fins de régler des comptes aux acteurs qui mettent à nu indirectement ses carences.

Combat à rude de épreuve…

Comme l’on peut aisément le comprendre, hier comme aujourd’hui, il paraît toujours très risqué d’embrasser le journalisme d’Investigations, un choix noble mais tout autant rude. Ce genre journalistique qui, au travers des enquêtes sur des sujets assez sensibles, met à nu personnalités et groupes d’intérêts dans leurs magouilles.

Et de ce fait, on devient une cible permanente aux yeux des mis en cause. Ces leaders d’opinion paressent gênants à tout point de vue, au point même de songer à les envoyer, au besoin, à l’abattoir. L’on a encore en souvenance, l’assassinat, en pleine journée, du confrére ghanéen Hussein Ahmed Suale, le collaborateur de Anas, le célèbre journaliste d’investigations dont les enquêtes ont révélé, aux yeux du monde, la corruption à grande échelle qui gangrenait le football ghanéen.

Cependant, le silence de l’opinion face aux mésaventures du journaliste dans l’exercice de son métier paraît donc plus un soutien qui ne dit pas son nom aux gourous dans leur plan machiavélique contre le métier de vérité et de justice qu’est le journalisme d’investigation. Celui de museler, par tous les moyens, voire éteindre les voix et plumes au vitriol au service de la vérité.

Face à l’injustice et l’arbitraire, la résistance

Face à l’injustice, au diktat et à l’arbitre, il urge la mise en branle d’une chaîne de solidarité aux côtés de ces journalistes qui, pour fidélité à la conscience professionnelle, ont préféré le chemin le plus simple, mais très risqué et exigeant. Celui de l’intégrité au giottisme et à la médiocrité. Et cette autre forme de lutte engagée en faveur de la bonne gouvernance doit être perceptible le 12 août prochain. La résistance !

Cette solidarité qui, au Mali, a poussé à la démission du président de la Commission Défense et Sécurité à l’Assemblée nationale, Karim Keïta, un autre fils au père, celui du Président Ibrahim Boubacar Keïta au cœur d’une affaire d’atteinte aux mœurs et d’allégations de scandales financiers.

Source : Fraternité

 

 

Samira, Ladji… et Ferdinand, Leur combat… Notre combat !

 

Togo, Pétrolegate : La guerre dans la maison

L’affaire de détournements de 500 milliards FCFA sur la commande du pétrole, révélée par la presse a connu, fin semaine dernière, un nouveau rebondissement. Le ministre en charge du Commerce, Kodjo Adedze a fait commanditer un audit par son ministère aux fins de tirer au clair l’affaire et situer les responsabilités. Un exercice qui s’annonce intéressant.

Réelle volonté ?

Le ministre en charge du Commerce, Kodjo Adedze a donné des instructions pour que des audits soient réalisés dans l’affaire «Pétrolegate». Ceci, afin d’en rétablir la vérité.

C’est, en substance, l’annonce faite, le vendredi 17 juillet dernier, sur la télévision nationale, par Komlan Kondo, le Coordonnateur par intérim du Comité de suivi des fluctuations des prix des produits pétroliers (CSFPP). « Si malversations il y a, les auteurs seront poursuivis conformément aux textes en vigueur », a ajouté Komlan Kondo.

L’opinion pourrait espérer avec cette annonce si seulement le pouvoir de Lomé s’était fait, ne serait que l’once d’une crédibilité dans ces genres de dossier. Seulement voilà ! Celui qui va faire l’audit est lui-même l’audité.

Des inquiétudes…

En effet, plusieurs points et évidences en suspens contraignent à être dubitatifs quant à l’issue d’une telle procédure en faveur du rétablissement de la vérité.

D’une part, si audit est réellement demandé par l’autorité, c’est à demander où était-elle alors quand tout se tramait. En plus de ceux que le confrère a cité représentant la primature et autres niveaux de l’exécutif dans le Csfppp, des indiscrétions font état de ce que plusieurs autres personnalités du régime seraient bien trempées dans cette affaire. Dès lors, mener un audit avec les acteurs nationaux paraîtra peut objectif, dans un contexte où nombre de structures privées appartiennent au même clan à travers des sociétés écrans.

D’autre part, en annonçant l’audit, Komla Kondo, à la tête du CSFPP depuis le 5 juin, en remplacement du mis en cause Francis Sossa Adjakly, s’est évertué à démontrer l’absence de concussion et/ou de délit d’initié dans ce dossier. Pendant qu’une action judiciaire est en cours, cela semble être une politique de l’autruche ou une diversion pendant que le joueur joue à l’arbitre. Et cela est de nature à fausser le jeu, dès le départ. Partant de là, il est fort à parier que cette affaire fera moins d’émules qu’espérées.

Guerre de clans…

Seul espoir à priori, c’est l’engagement sans pareil dans ce dossier du ministre de tutelle qui, à en croire de sources bien introduites, est décidé à faire découvrir le pot-au-rose. Il revient que l’OTR, institution dont a été préalablement Commissaire Général le ministre, n’a jamais été ouverte au comité de fixation des prix. Ce qui n’est pas anodin. Et l’éjection de l’inamovible Adjakly de la tête de la Csfppp , un comité qui n’était en fait qu’ une nébuleuse n’était qu’un premier acte du scenario.

D’autres sources bien introduites rapportent par ailleurs, que le pot-aux roses s’est retrouvé dehors à force de bras de fer interminable entre le père Francis et le fils Fabrice Adjakly avec la suite de la famille mêlée. Et tout serait parti de la décision du père, vu le train de vie incontrôlable de son fils de lui retirer la signature sur les comptes de Management Hydrocabure, l’entreprise qui serait le trader.

Il saute donc aux yeux que cette affaire dont tout le mérite revient à la presse, ne serait pas bien vue par nombre de cadres du ministère. Lesquels seraient d’ailleurs actuellement à couteaux-tirés avec M. Adedze. Visiblement emballés, ces derniers s’emploieraient à tordre le coup au processus pour noyer le dossier.

Dès lors, tous les regards sont tournés vers Faure Gnassingbé, très attendu sur le sujet. Pour une fois, on attend de voir s’il donnera son onction salvatrice au ministre Adedze afin que l’affaire aille jusqu’au bout et révèle jusqu’au dernier degré, tous les noms tapis dans l’ombre et qui, depuis le «bureau noir» du ministère du Commerce, se sucrent allègrement et indûment sur le dos de leurs citoyens jusqu’au dernier.

Mais avant, lorsqu’on se rappelle qu’il n’y a pas longtemps, d’abord sur insistance de votre Journal FRATERNITÉ, ensuite au titre de mesures sociales liée à la Covid, le pays a connu de baisses conséquentes de prix de produits pétroliers à la pompe, ce qui n’était pas ordinaire, l’on est tenté de dire que les faits et similitudes parlent d’eux-mêmes. L’on attend donc que la vraie vérité éclore. Le presse en fait déjà une partie.

Source : Fraternité [ fraternitenews.info ]

 

 

Togo, Pétrolegate : La guerre dans la maison

 

Togo : Mouvement Conscience Mandela, De quoi se poser des questions…

Le 18 juillet 2020, une nouvelle association aurait dû être officiellement lancée dans la bataille pour la justice sociale et les droits de l’homme au Togo. Elle n’a pas eu le temps de naître qu’elle a été étouffée. L’ordre serait venu des autorités en charge de la sécurité. Mais au-delà de cette énième dérive autoritaire, certains observateurs se posent des questions sur certains choix et faits.

La vision du Mouvement Conscience Mandela est de contribuer aux processus démocratiques et à l’instauration d’un État de droit au Togo et en Afrique. Citoyenneté, élections, bonne gouvernance, œuvres sociales et humanitaires sont les autres domaines d’intervention du mouvement. Pour atteindre ces objectifs, il compte sensibiliser les forces vives de la nation sur les sujets de grande importance. Il se donne également le droit de prendre des positions sur des questions d’intérêt national. Une mission noble.

Mais les forces de l’ordre ont été envoyées pour « empêcher le lancement du Mouvement Conscience Mandela » samedi dernier. Une descente musclée que les responsables de l’organisation ont trouvé injuste. « Nous avons tous les documents nécessaires depuis 2018. Par ailleurs nous sommes dans un régime déclaratif », a déclaré Me Joseph Akpossogna, Sécrétaire Général du Mouvement. Et de poursuivre : « ce qui veut dire que dès lors que vous créez une association, vous réunissez les documents nécessaires, vous saisissez le ministère de l’administration qui vous donne le quitus de procéder au payement et afférents, vous êtes déjà nés. Vous n’allez plus attendre le récépissé. C’est ce que dit la loi 1901 qui régit la création des associations ».

Mais dans un pays comme le Togo où certaines personnes sont réfractaires à la démocratie, un simple prétexte suffit pour mettre « hors d’état de nuire » un mouvement qui, a priori, va créer des insomnies au régime en place. A cet effet, avant de se lancer dans une telle mission, les initiateurs de ce mouvement devraient savoir non seulement, choisir leurs pions mais aussi et surtout où tenir leurs réunions.

Tendre le bâton pour se faire battre…

C’est ce à quoi ressemble l’échec du lancement de ce mouvement qui porte le nom d’une icône africaine, stratège politique dont la stratégie a eu raison de l’apartheid en Afrique du sud. Un héritage politique qui continue de susciter admiration de génération en génération. En effet, pour le lancement officiel du mouvement, les responsables ont choisi comme lieu, l’hôtel « Mirambeau » situé à Agbalepedogan. Un établissement que tout esprit branché à Lomé sait qu’il appartient à un officier de l’armée. Alors, l’on se demande comment peut-on lancer un tel mouvement dans cet établissement ? « Es-ce que ces gens-là ne savaient pas dans quel hôtel ils sont allés? », s’est d’ailleurs interrogé un journaliste après que le maitre de cérémonie ait décliné les objectifs et la composition du bureau exécutif de l’organisation.

Et sans surprise , alors que les gendarmes et policiers ont fait irruption dans l’hôtel, les responsables s’étant rendu compte de ce qui se déroule dans leur établissement ont intimé l’ordre aux membres du mouvement de tout arrêter et de déguerpir. Une situation embarrassante pour le Mouvement conscience Mandela en présence des invités et les professionnels de médias. Mais tout porte à croire que ce mouvement a lui-même tendu le bâton pour se faire battre par ses détracteurs.

En effet, au Togo, c’est un secret de polichinelle. Les défenseurs des droits humains et autres aspirant à la démocratie et à l’Etat de droit sont souvent surveillés comme de l’huile sur le feu et quand ils posent des actes qui contrarient le pouvoir, ils sont traqués et poussés à trouver refuge hors des frontières nationales. Le cas Koffi Kounté, ancien Président de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH) en est illustrateur.

En outre, le mouvement est présidé par Me Raphaël Kpandé-Adzaré, ancien membre du Collectif « Sauvons le Togo », ancien président de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme et deuxième porte-parole du Front Citoyen Togo Debout (FCTD). A ce titre Adjare et les siens ne sont point censés ignorer les informations sur le cadre qu’ils ont choisi pour leur événement. Un choix qui semblent conformer qu’ils ont choisi d’aller jusque dans le nez du bourreau pour jouer après à la victime. Une démarche qui laisse perplexe sur la foi à accorder à ce mouvement à peine naissant. Qui plus est, Raphaël Kpande Adjare le promoteur se trouve avoir choisi residence hors du pays, pour longtemps.

In fine, le lancement raté du Mouvement Conscience Mandela peut être un mal pour un bien. Le temps de prendre du recul, bien analyser la situation et faire les bons choix.

Source : Fraternité

 

 

Togo : Mouvement Conscience Mandela, De quoi se poser des questions…

 

Togo : Sextape à l’école, la Haac doit jouer son rôle

Les vidéos à caractère sexuel et violent tournées dans certains établissements scolaires qui mettent en scène des élèves continuent de faire polémique sur les médias et réseaux sociaux. Comme nous l’écrivions la semaine dernière, la responsabilité de la dépravation des mœurs en milieu scolaire est partagée. Et nous avions notamment évoqué le cas des parents. Cette fois-ci, nous mettons l’accent sur un autre aspect du problème. Il s’agit des médias et des influenceurs.

La profonde influence des médias sur le développement psychique et social des enfants est déjà démontrée par les psychologues. Ces supports de transfert d’information peuvent construire l’enfant, mais ils peuvent aussi façonner négativement ses modes de pensée d’une façon subtile. D’où l’utilité de vérifier les médias qui vont façonner le développement des jeunes et qui vont les guider en quelque sorte dans leur vie future. Les autorités et les parents doivent ainsi identifier l’utilisation saine des films afin que ces distractions n’aient pas des effets néfastes sur leur développement des enfants. A titre d’exemple, les médias électroniques comme la télévision possèdent un immense potentiel pour affecter le développement du cerveau humain avec le sexe, la violence et l’adultère qui règnent dans les films. Dans ce domaine, ces dernières semaines le nom de la chaine cryptée Canal+ est revenue avec insistance.

De la nécessité de recadrer les médias

Depuis quelques semaines, la chaîne Canal+ est accusée de faire la promotion de la sexualité voire l’homosexualité dans ses contenus. De nombreux parents sont scandalisés par la diffusion de certaines scènes à des heures non-conventionnelles et une restriction d’âge souvent trompeuse. « Dans certains films, on montre des scènes où deux femmes ou deux hommes s’embrassent pleine bouche. Même dans certains dessins animés, la sexualité est présente. C’est une atteinte grave aux bonnes mœurs et à la pudeur. J’imagine le nombre de parents que ces scènes ont profondément choqué, surtout quand ils regardent la télé en présence des enfants », a confié un abonné de la chaine. « Parfois, alors que les parents croyaient que l’enfant regardent des dessins animés, a priori, non-violent et la sexualité n’est pas présente, c’est le contraire », s’inquiète un autre abonné.

Ces allégations si elles sont avérées pouvaient avoir des conséquences sur les enfants. Il n’est pas donc surprenant aujourd’hui de voir certains enfants se prêter à ces comportements malsains qui vont à l’encontre des valeurs de la société togolaise. Des éléments qui doivent interpeller la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) dont l’une des missions est de surveiller le contenu des médias et de recadrer promptement les organes concernés.

Mais au-delà de Canal+, certains médias locaux devraient également être rappelés à l’ordre. Ces médiaux qui diffusent à longueur de journée des chansons dans lesquelles la sexualité et la violence verbale sont véhiculées sans voile.

Le cas des influenceurs…

Depuis quelques temps, les personnes dites « influenceurs » foisonnent sur ces réseaux. Ils sont des femmes, hommes, jeunes filles et garçons à rivaliser jour et nuit pour attirer le plus de monde. Pour faire augmenter leurs nombres d’abonnés, ces gens sont prêtes à tout. Des diffusions des nudités aux propos violents, ils s’adonnent à toute sorte de pratique.

Dans leurs listes d’abonnés se retrouvent des milliers de jeunes qui, naïvement, les prennent pour des modèles à suivre. Il est donc impératif aussi bien pour le ministère de la formation civique, de la jeunesse et la Haac de recadrer ces influenceurs.

Plusieurs études ont démontré la hausse de comportements agressifs chez les jeunes qui s’habituent à regarder des films d’horreur, de viols et adeptes des réseaux sociaux. Des choses favorisent les comportements sexuels et la déconnexion totale avec la réalité. Malheureusement, les jeunes les plus vulnérables à ces influences sont les enfants ayant des problèmes affectifs, comme nous l’avons souligné dans notre dernière parution. Il est donc nécessaire que les autorités analysent tous les aspects du problème de la dépravation des mœurs en milieu scolaire pour prendre les décisions adéquates.

Source : Fraternité

 

 

Togo : Sextape à l’école, la Haac doit jouer son rôle

 

Chronique de Kodjo Epou : Lorsque table-banc devient lit picot à l’Ecole

J’y réfléchis toujours et toujours je ne comprends pas. Mais des pistes sillonnent ma tête qui pourraient mener vers les causes: le Togo est malade parce que les autorités ne dirigent pas le pays mais, au contraire, l’abîment.

Par Kodjo Epou

Le scandale du sexe dont se sont rendus coupables des élèves indélicats, en plein jour, des table-bancs transformes en lits picot, nous montre à quel point le Togo défiguré ouvre devant nous une page sombre sur laquelle il est impossible de lire les moindres écritures de fierté.

Cette histoire de baisodrome filmé à l’école n’est que l’effet d’une lourde dégringolade de notre société. C’est choquant. Mais qu’on ne range pas ce scandale monstrueux au rang de simples faits divers puis attendre un autre. Maintenant, après l’emotion générale, il faut apprendre et retenir que ceci ne peut pas être une affaire de police. C’est loin du commissariat, beaucoup plus en amont, par une étude très poussée, qu’il faut chercher les causes réelles de cette dépravation collective qui n’a rien à voir avec une quelconque influence de mœurs occidentales. On n’a jamais entendu que des élèves américains ou européens se sont déjà livrés à de telles choses, en groupe, le jour, dans leurs établissements.

C’est dire que ce qui s’est passé à Lome est, à plus d’un titre, inédit, unique, surtout interpellateur. Parents et gouvernants sont à blamer. Les gouvernants en premier lieu et beaucoup plus. Que font-ils, ces derniers, pour soulager les premiers de leurs misères et, de facto, amoindrir cette pauvreté aiguë qui pousse beaucoup de nos élèves (filles) à des actes délictueux comme la prostitution devenus trop frequents? Si on cherche, on trouvera que la plupart de ces lycéennes sont forcées de se prostituer, soit pour trouver les moyens de s’embellir et de s’alimenter, soit pour glaner ici et la quelques pitances pouvant soulager les parents à bout de souffle. Ce qu’il faut, enfin, si on ne veut pas multiplier les prisons à la place des lycées modernes avec leurs services sociaux, c’est un discours radical sur l’école et une volonté politique forte de faire d’elle, par les moyens appropriés, une priorité à défendre, à valoriser. L’Ecole avant l’Armée, c’est aussi simple que cela.

Ces scenes de porno « in live » avec des drogues en apéro, concomitamment produites dans plusieurs écoles, ont l’air d’avoir été soigneusement organisées par des mains obscures qu’il faudra démantelées et punir. Ici aussi, il se trouve que les malfrats dans ces genres de crimes, trop souvent, se réclament du giron des barons au pouvoir si ce n’est du chef de l’Etat lui-même. Sacré Togo, tous les « bad guys » se disent amis et/ou conseillers du président. En tout état de cause, il y a des événements qu’on ne doit pas chaque fois catégoriser dans les faits divers. Était-on allé plus loin dans les recherches pour savoir à quoi rimait cet infâme théâtre du « revenant de Tokoin-Dogbeavou »? Ce sont-là des escalades rares qui sont, malheureusement, le parfait reflet de notre pays.

Le Togo n’est pas gouverné et s’est retrouvé, au fil des ans, sur une pente dramatique. Le redressement de la barre incombe aux officiels, par des mesures draconiennes, par les exemples de bonnes moralités au sommet, du haut vers le bas. Malgré la misère, les parents ont eux aussi leur partition à jouer.

Rien ne gouverne un pays mieux que les lois et leur respect scrupuleux par ceux qui occupent les postes phares dans la société car, ce sont eux qui sont dans les cameras tous les jours, ce sont eux que ces jeunes élèves voient et tentent d’imiter. Toujours est-il que cette histoire donne du vertige parce qu’elle dépasse l’entendement humain.

Kodjo Epou

 

 

Chronique de Kodjo Epou : Lorsque table-banc devient lit picot à l’Ecole

 

La justice togolaise malade : Le procureur de la République, un désespoir pour les citoyens togolais

Le Procureur de la République, est un magistrat du parquet chargé de l’action publique dans le ressort d’un tribunal de grande instance. Le Procureur de la République selon son statut et ses attributions est un magistrat qui dépend du garde des Sceaux et qui a pour rôle de défendre l’ordre public et les intérêts sociaux. Il est un magistrat du Ministère Public. On parle aussi de magistrat du parquet.

De façon bien simpliste, le procureur de la République représente le magistrat dont la première mission est de permettre à ce que justice soit rendue à des citoyens victimes d’injustice, de défendre les intérêts sociaux et l’ordre public dans la République. Malheureusement pour les Togolais, les intérêts sociaux et la défense des droits des populations victimes d’injustices sont le dernier des soucis du Procureur de la République togolaise, Blaise Poyodi. La question des crimes de tout genre ne semble pas être son affaire sauf s’il s’agit de la persécution des hommes politiques qui dérangent le pouvoir en place.

Qu’il s’agisse des mineurs tués par balles réelles pendant les manifestations pacifiques ou d’autres assassinats comme celui de Mohammed tué à Avedji en mai dernier, celui du jeune menuisier surnommé Cimetière, de Dodji koutwati en passant par les militaires assassinés par des inconnus à Sokodé en 2017 jusqu’à l’élimination physique brutale du colonel Madjoulba dans un camp militaire, le procureur de la République ne s’est jamais senti préoccupé. S’il ne reste pas totalement indifférent, il donne rarement l’impression de saisir l’affaire qui ne connaît jamais de suite.

Mais il suffit que le pouvoir de Faure Gnassingbé soit un tout petit peu dérangé par un citoyen pour que le procureur de la République soit utilisé pour des persécutions et poursuites judiciaires arbitraires dans le seul but de jeter les citoyens en prison pour leur opinion politique. L’histoire des incendies du grand marché de Lomé, des arrestations arbitraires des manifestants de l’opposition et la poursuite judiciaire du candidat de la Dynamique Kpodzro et de ses membres en sont des exemples palpables. Le procureur de la République n’a pas pour rôle de mettre hors d’état de nuire les opposants, mais plutôt, de protéger les citoyens et d’aider à poursuivre et à punir les auteurs de crimes et d’infractions. Il doit contribuer au respect des libertés individuelles et au traitement équitable des citoyens devant la loi.

Joe S.

Source : L’Engagement N° 030 du 16 Juillet 2020

 

 

La justice togolaise malade : Le procureur de la République, un désespoir pour les citoyens togolais

 

Togo - Le Journaliste Ferdinand Ayité menacé, ASVITTO met les auteurs en garde

C'est lui qui a révélé le scandale sur le détournement des 500 milliards de FCFA de la gestion de la commande du pétrole au Togo par une famille. Depuis la sortie de ce dossier le 9 juin dernier, il s'est instauré un débat dans le pays sur le sujet, avec une série de révélations que continue de faire Ferdinand Ayité, Directeur de publication du bi-hebdomadaire L'Alternative. Hier mardi, un individu a appelé ce dernier et commencé par le menacer au téléphone. L'Association des victimes de torture au Togo (ASVITTO) monte au créneau et met en garde les auteurs de ces menaces.

DÉCLARATION DE L'ASVITTO RELATIVE AUX MENACES SUR LE JOURNALISTE FERDINAND AYITÉ, DIRECTEUR DE PUBLICATION DU JOURNAL L'ALTERNATIVE

l'Association des Victimes de Tortures au Togo (ASVITTO) vient de recevoir l'alerte d'une menace sur le Directeur de Publication du bihebdomadaire L'Alternative, M. Ferdinand Ayité journaliste d'investigation. La menace est consécutive à l'affaire dite "petrolegate" qui oppose le contribuable togolais représenté par ce journaliste à une bande de pilleurs des deniers publics qui ne cessent de saigner le peuple dans la fluctuation des prix des produits pétroliers. Plus de 500 milliards de francs, soit environ le 1/3 du budget national 2020 aurait été détourné à travers des stratégies mafieuses par le Comité de Suivi des Fluctuations des Prix des Produits Pétroliers (CSFPPP). Cette structure du ministère du commerce a manipulé, pendant des années les prix à la pompe qui n'ont jamais été proportionnels aux cours mondiaux par rapport au baril mais selon les intérêts de ce groupe de personnes sans moralité.

Le pot aux roses de cette corruption hautement politique qui a été découverte et dénoncée par ledit journaliste pour la cause commune, lui a coûté une plainte au tribunal de "l'injustice" et des menaces de nature inquiétante. Le train de vie et les richesses insolentes des auteurs et complices de ce grand détournement auquel s'ajoute le contexte sociopolitique du pays caractérisé par des meurtres et assassinats dont les auteurs sont protégés par une série d'enquêtes sans aboutissement, ont créé une stupeur et une terreur qui empêchent les défenseurs des libertés fondamentales d'exercer librement et en toute quiétude leurs activités professionnelles comme l'exigent les principes démocratiques et les règles des droits de l'homme.

Au regard de la nature des menaces, l'ASVITTO invite le Procureur de la République et le Ministre de la Sécurité à veiller à la sécurité du journaliste Ferdinand Ayité en vue de lui permettre d'exercer librement ses activités pour le démantèlement du réseau des pilleurs des deniers publics afin de les soumettre à la rigueur de la loi.

L'ASVITTO constate également, que suite aux premières informations livrées par ce journaliste, il y a eu un changement qui a été opéré avec nomination d'une autre personnalité appartenant au même réseau à la tête du comité incriminé. Cette succession d'événements loin d'être un hasard, s'inscrit dans une logique absurde et irrationnelle d'une tentative de brouiller les pistes en vue d'empêcher la manifestation de la vérité.

Ceci étant, le ministère du commerce et par ricochet le gouvernement qui détient les prérogatives d'une telle nomination aurait pris parti et tente de protéger les mis en cause de cette escroquerie.

Fort de ce constat, l'ASVITTO convie toutes les populations, tous les partis politiques et tous les acteurs de la société civile qui ont conscience de la léthargie économique dans laquelle s'enfonce dangereusement le Togo, à se sentir concernés par cette affaire qui est l'une des principales causes de la vie chère, de l'extrême pauvreté et de la misère dans le pays. Il convient, pour tout citoyen togolais, de manifester son indignation vis-à-vis de la gouvernance approximative en répondant à l'appel du 12 août 2020 devant le tribunal de première instance de Lomé pour faire ramener l'argent détourné afin de l'investir dans la santé et dans l'éducation.

Par la même occasion, l'ASVITTO invite les principaux partenaires économiques du Togo à être très regardants dans cette affaire afin d'amener les autorités gouvernementales à affronter leurs obligations de lutter véritablement contre la corruption et l'impunité.

Enfin, l'ASVITTO invite particulièrement le Chef de l'État à prendre toutes les dispositions pour la protection du journaliste Ferdinand Ayité, de ses collaborateurs et de tous ceux qui s'investissent à ses côtés pour défendre l'intérêt général de tous les Togolais.

Fait à Lomé, le 22 juillet 2020.

Pour l'ASVITTO

Le Président
M. ATCHOLI KAO Monzolouwè

 

 

Togo - Le Journaliste Ferdinand Ayité menacé, ASVITTO met les auteurs en garde

 

Togo - Lettre ouverte de la diaspora NAWDA à leur frères et soeurs

Mon frère, ma sœur de Siou, mon frère, ma sœur Nawda !
Au moment où nous finalisons cette lettre ouverte adressée à tout fils et fille de Siou où qu’ils se trouvent, nous apprenons avec stupéfaction qu’un autre de nos frères, colonel de l’armée togolaise aussi comme Toussaint Bitala Madjoulba, vient de perdre sa vie, dans des circonstances étranges. La succession de ces évènements ressemble à un film de fiction ou á une tragédie gréco-romaine. Seulement qu’ici c’est la réalité de notre quotidien qui couvre notre famille de Siou et Nawda d’un deuil continue et d’une douleur qu’on ne peut décrire. L’accablement est immense et nous sommes perdus et désorientés sur la démarche à suivre, voire l’attitude à adopter.
Nous, fils et filles de la Diaspora Nawda (Siou et Nawda) vivant aux USA, Canada et Europe, durant les deux derniers mois, nous sommes manifestés de plusieurs manières face à la tragédie qui frappe notre grande famille de Siou et Nawda. Nous avons essayé de notre mieux de faire comprendre les motivations et le sens de nos initiatives et les objectifs poursuivis vu que notre communauté est en grand danger. Lesquels objectifs se résument en trois points :

• Le respect et l’application des EXIGENCES COUTUMIÈRES devenues une impérative à la suite de l’assassinat de notre frère Toussaint Madjoulba et des réactions de la population de Siou suite au sifflement du cor de guerre.

• Notre volonté et disposition d’accompagner la famille MADJOULBA et notre communauté Nawda dans son droit légitime de RENTRER EN POSSESSION du corps de notre frère et de lui donner un ENTERREMENT DIGNE en accordance avec la COUTUME NAWDA.

• Notre recherche de JUSTICE pour notre frère dont le décès tragique a été causé par ce qui est d’évidence publique un assassinat.

Á ce jour, nous déplorons le fait qu’aucun de ces objectifs poursuivis n’a été satisfait. Tout en attendant qu’une enquête parlementaire soit diligentée pour faire la lumière sur les circonstances de l’assassinat de notre frère, nous restons toutefois attachés aux principes de transparence, d’indépendance et d’équité. Le crime a été odieux, violent, et a interrompu la vie d’un homme, un époux, un père de famille, un parent, un militaire citoyen dévoué à la cause de son pays le Togo laissant ainsi des orphelins, des veuves, parents, amis et frères d’arme profondément meurtris. Pour cela nous, la Diaspora Nawda, en solidarité avec la famille, et la population de Siou et autres Nawdba, aussi bien que l’ensemble de la population togolaise ne saurions nous satisfaire des résultats d’une enquête qui ne ressortent la VÉRITÉ et qui ne traduisent le coupable ou les coupables à la justice afin qu’ils payent de leur crime.
Nous invitons tous les fils et filles de Siou en particulier et Nawda en général, que ce soit de façons individuelles en fonction de leur degré d’influence, ou collective réunis au sein d’associations des ressortissants de Siou à l’instar de l’ARSIL et ARDOL, de faire avant tout de cette recherche de justice pour Toussaint une question de survie de notre identité Nawda. Ce serait non seulement faire justice à Toussaint mais aussi prévenir la répétition de ces disparitions violentes et suspicieuses de nos quelques rares officiers de Siou et Nawda dans l’armée togolaise (comme si notre pensée était une prémonition voilà que nous pleurons encore aujourd’hui en l’espace de deux mois la mort d’un autre officier Nawda de Siou).

Le son du cor de guerre a résonné, alertant les peuples Nawda de la présence d’un danger dans la communauté et appelant au ralliement général de ses filles et fils pour faire face au danger. Ce type de sifflement du cor qui n’est point festif, ni une plaisanterie est un appel à la mobilisation devant aller jusqu’au bout. Nous à la Diaspora Nawda, ayant pris soins de nous renseigner auprès des grands prêtres de Siou , tenants de la tradition, nous sommes arrivés à la conclusion que le son du cor de guerre était un évènement extrêmement grave qui a poussé les populations de Siou et leurs alliés des autres cantons à se lever spontanément et marcher sur la préfecture afin d’accomplir la mission à laquelle le son du cor les a appelés et qui spécifiquement est de réclamer le corps du fils de Siou assassiné sauvagement afin de lui accorder un enterrement en accordance avec nos coutumes. Nous avons aussi appris qu’une fois le son du cor de guerre sonne, c’est aussi les esprits de nos ancêtres qui sont appelés au secours, et il est indispensable qu’il y’ait une clôture selon les exigences de la tradition, pour ramener les esprits dans leur demeure et aussi éviter que les malheurs s’abattent sur notre communauté Nawda de façon individuelle ou collective du fait d’avoir sonné le cor de guerre de façon vaine. Cet appel a résonné non seulement à Siou et à ses alentours, mais aussi est arrivé aux fils et filles de Siou vivant dans tous les coins du monde. Á la Diaspora Nawda aux USA, au Canada, en Europe, nous avons entendu cet appel et nous avons voulu à notre manière y répondre et ceci est la raison fondamentale de notre engagement.

Á ce jour aucune conclusion n’a été apportée à cet appel comme l’exige notre tradition. Que s’est – il passé par la suite ? Nous ne pouvons apporter avec certitude une réponse à cette question. Notre analyse de la situation quoique à distance, nos interactions avec les uns et les autres nous permettent pour autant de dire que c’est au sein de notre famille Nawda que des forces se sont opposées à l’accomplissement effectif du ralliement des populations Nawda et de l’accomplissement des rites traditionnels qui s’imposent à la suite du sifflement du cor de guerre. Comment se fait – il qu’une composante aussi importante de l’essence du peuple Nawda puisse être aussi rabaissée, banalisée et réprimée ? Chaque peuple ne trouve-t-il pas sa force et son respect dans ce qui lui est particulier et qui lui vient de sa culture que chaque génération lègue à la suivante ? Personne ne saurait s’ériger le droit de remettre en cause la continuité de ces caractéristiques culturelles fondamentales qui font l’identité de notre communauté Nawda. Nous invitons nos frères et sœurs qui pour des raisons propres à eux, se reposant sur leurs capacités d’influence multiformes dont ils jouissent du moment, vont à l’encontre de l’accomplissement de la tradition à nous tous, de mesurer la portée présente, future et historique de leurs actes. Les hommes passent, les nations ou les communautés demeurent. L’histoire sera impitoyable pour ceux ou celles qui n’auraient pas privilégié le bien commun aux dépens du gain personnel et matériel.

Cela fait presque trois mois que nous attendons d’accompagner notre frère Toussaint á sa dernière demeure en accordance avec les rites de notre culture. Nous sommes conscients que cela revient exclusivement à la famille immédiate de Toussaint de s’occuper de son enterrement. Permettez-nous ici de crier notre impatience face à cette durée. Encore plus aucune information n’est faite publique pour rassurer ses frères et sœurs aussi lointain que nous puissions paraître, la population de Siou et Nawda et la population togolaise en générale. Nous n’accepterons pas que l’assassinat horrible de Toussaint, alors que sa maman et sa sœur étaient à la morgue, attendant qu’il les enterre, puisse tomber dans l’oubli collectif et passer pour un épiphénomène et qu’on se tourne sur le nouveau corps sans vie tombée entre nos mains. Et quand celui-ci sera aussi oublié on recueillera un autre. Nul ne sera épargné si rien n’est fait.
QUE CE CYCLE MACABRE S’ARRÊTE ! Et nous filles et fils de Siou et Nawda, nous ne saurons accepter et demeurer passifs en face de cette série macabre dont sont victimes nos frères qui se sont donnés corps et âme à défendre la nation togolaise. La vie humaine est sacrée et doit être respectée et protégée à tout prix. La survie de notre peuple, de notre identité est menacée. Ne restons pas indifférents. Sortons de nos peurs et acceptons le sacrifice de notre confort matériel pour rechercher le bien commun. Les générations futures nous seront reconnaissantes.

Fait aux USA

Pour la Diaspora Nawda aux USA, CANADA, EUROPE
LA COMMISSION DE COORDINATION

 

 

Togo - Lettre ouverte de la diaspora NAWDA à leur frères et soeurs

 

Togo - La Dynamique Mgr Kpodzro juge "nul et de nul effet" le mandat d'arrêt lancé contre Dr Kodjo

N'ayant pas répondu à la convocation à lui adressée par le doyen des juges d'instruction vendredi dernier, le "président démocratiquement élu de la République togolaise", Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo est sous le coup, depuis quelques jours, d'un mandat d'arrêt lancé à son encontre par la justice togolaise. La Coordination internationale de la dynamique Mgr Kpodzro (CIDMK) dénonce un acharnement judiciaire contre l'ancien Premier ministre et indique que ce mandat d'arrêt est "nul et de nul effet".

COMMUNIQUÉ DU 16 JUILLET 2020 DE LA COORDINATION INTERNATIONALE DE LA DYNAMIQUE MGR KPODZRO (CIDMK)

TOGO : AUX INSTITUTIONS DÉFAILLANTES S’IMPOSENT LA VAILLANCE DU PEUPLE !

Élu par l'écrasante majorité des Togolais à la tête du Togo, S.E. Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo n'a de cesse, de par la constance de sa posture, de démontrer à la jeunesse togolaise et la Nation toute entière sa détermination, pour montrer la voie à l’appropriation sans faille du sens du Patriotisme et de la Dignité Humaine afin de construire une Nation forte, unie, réconciliée et solidaire.

Alors que la Cour de justice de la CEDEAO interpelle la justice togolaise, qui évite soigneusement de s’autosaisir des assassinats et autres crimes économiques qui font l’actualité ces derniers mois, le doyen des juges d’instruction a cru bon de convoquer le Président démocratiquement élu, pour la énième fois, le 12 juillet 2020 dans un dossier purement politique, habillé de manière sibylline en dossier criminel.

Le Président démocratiquement élu ayant légitimement refusé de déférer à la convocation du doyen des juges d'instruction, un mandat d'arrêt international vient d'être lancé contre lui, en violation des lois de la République.

La CIDMK condamne l’acharnement judiciaire dont font l’objet le Président démocratiquement élu et les membres de la Dynamique Monseigneur Kpodzro. Par ailleurs, elle estime qu'en sa qualité de Président démocratiquement élu, et détenteur du pouvoir légitime grâce à l’onction populaire à lui conférée par le biais des suffrages massivement portés sur sa personne, S. E. Dr Gabriel Agbéyomé Messan KODJO, ne doit plus se présenter devant une justice sous ordre ; ce qui rend subséquemment le mandat d’arrêt décerné contre lui, nul et de nul effet.

De ce fait, les institutions de la République ont perdu toute leur crédibilité et leur légitimité, et il appartient désormais à chaque Togolaise et à chaque Togolais de tirer les conséquences de l’insécurité permanente à laquelle ils sont confrontés en se mobilisant pour mettre hors d’état de nuire le pouvoir sortant et ses appendices qui ont perdu la face tant sur le plan national que sur l’échiquier international.

Constamment récusé par la juridiction communautaire et décrié d'être un repaire de criminels de tous horizons, le Togo n’a plus le droit de rester cette atypie et curiosité en Afrique de l’Ouest !

C'est à ce titre, que la CIDMK, en appelle à toutes les filles et à tous les fils du Togo tout entier, à rallier la Grande Marche Citoyenne et Patriotique de Libération nationale en branle, jusqu’au départ effectif et sans conditions du régime autoritaire du glaive et du sang.

La CIDMK lance un vibrant appel aux Togolaises et Togolais de tout bord, de toute condition et de tous horizons, dans un engagement citoyen et patriotique, à se mobiliser sur toute l’étendue du territoire national et au-delà, autour du seul concept fédérateur de la libération nationale pour bouter sans délai, le pouvoir sortant avec ses prédateurs, hors des sphères de décisions.

Il y va de l'avenir de la Nation!

Plus les jours passent sans initiative de notre part, encore plus forte sera l’ampleur des dégâts à réparer.

De concert avec le Président démocratiquement élu, son Gouvernement et les Patriotes de tous horizons, la CIDMK travaille sans relâche pour qu’ensemble, dans un élan commun, nous recouvrions notre fierté et dignité bafouées par ceux qui sont assis sur le destin de la Terre de nos Aïeux.

Guidés par la foi, et grâce aux actions tous azimuts enclenchées sur les plans diplomatique et de la mobilisation, la CIDMK vous invite toutes et tous, à accompagner la victoire du Souverain Peuple togolais par votre engagement résolu sans précédent, pour que la Terre de nos Aïeux retrouve ses lettres de noblesse à la mesure de sa tâche-mission « OR DE L’HUMANITÉ ».

TOGO DEBOUT, LUTTONS SANS DÉFAILLANCE !

Dr Edem Atsou KWASI

Coordinateur général

 

 

Togo - La Dynamique Mgr Kpodzro juge "nul et de nul effet" le mandat d'arrêt lancé contre Dr Kodjo

 

Togo - Un mandat d’arrêt contre d’Agbéyomé Kodjo

Le doyen des juges d’instruction dans le dossier Agbéyomé Kodjo a délivré le vendredi 10 juillet 2020 un mandat d’arrêt contre ce dernier pour n’avoir pas respecté les conditions de son contrôle judiciaire.

Le candidat de la Dynamique Mgr Kpodzro à l’élection présidentielle du 22 février 2020 qui continue de revendiquer sa victoire devrait comparaître devant le magistrat. Il est notamment accusé de trouble à l’ordre public au lendemain du scrutin qui donna une victoire à Faure Gnassingbé, le président sortant, pour un quatrième mandat selon les résultats proclamés par la Cour constitutionnelle.

Placé sous contrôle judiciaire, l’ancien Premier ministre devrait comparaître vendredi dernier devant le juge d’instruction. Il n’y est pas allé, justifiant que des « investigations sérieuses et croisées dont il ressortait que des desseins hautement malveillants seraient planifiés contre ma personne dans le cadre de cette convocation dont l’ultime but est de m’éliminer par tous les moyens ».

Le magistrat constate son absence, la mentionne dans un procès-verbal. Et dans la foulée, nous apprend-on, délivre un mandat d’arrêt contre l’ancien Président de l’Assemblée nationale.

Agbéyomé Kodjo, président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), soutenu par la Dynamique Kpodzro, est arrivé second, très loin, du chef de l’Etat sortant crédité de presque 70% à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle, selon la Cour constitutionnelle.

Le 24 avril 2020, l’opposant est accusé d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, d’usage des insignes de l’Etat, de nominations illégales, de troubles aggravés à l’ordre public, de dénonciations calomnieuses.

Entre-temps, l’ancien cadre du parti au pouvoir est placé sous contrôle judiciaire. Il lui est interdit de quitter le territoire sans autorisation préalable des autorités compétentes. Depuis quelques jours, il est introuvable sur le territoire national. Il serait au maquis pour certains. Il aurait fui le Togo, selon d’autres.

A.H.

 

 

Togo - Un mandat d’arrêt contre d’Agbéyomé Kodjo

 

Entre dérobade et mépris des réels besoins des Togolais : Le feuilleton Agbéyomé ou le nouveau prétexte d’un pouvoir valétudinaire

Le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), Agbéyomé Kodjo, Fulbert Sassou Attisso et Marc Mondji ont été récemment convoqués afin de à comparaître par devant le doyen des juges d’instruction Awi Adjoli, le vendredi 10 juillet 2020. Hormis Fulbert Sassou Attisso, les deux autres n’ont pas donné suite à ladite invite. C’aura été la énième d’une série de convocations qui ont l’air de n’en point finir.

Il faut croire que le nouveau mandat de Faure Gnassingbé consistera en la convocation intempestive d’Agbéyomé Kodjo. Le moins que l’on puisse affirmer est qu’il est tout simplement désespérant que le pouvoir se plaise à jouer cette comédie, alors qu’il y a plus urgent.

Dans un Togo où les citoyens en sont à chercher comment vont-ils pouvoir joindre les deux bouts les jours à venir sur fond de crise sanitaire, l’Etat n’a pas vocation à livrer des combats contre des moulins à vent. Les réels problèmes sont bien là : l’argent du contribuable que des criminels financiers n’ont de cesse de détourner. Mais ces choses sont traités en quantité négligeable chez les Gnassingbé.

En donnant ce vaudeville insoutenable où les militaires sont mis à contribution pour mieux jouer leurs rôles de farceurs, Faure Gnassingbé et sa clique passent tout benoitement à côté des nécessités qui occupent par les temps qui courent l’esprit des Togolais. Ce n’est pas le fait qu’Agbéyomé Kodjo se soit déclaré vainqueur d’une fantomatique élection qui les intéresse. Non plus que de savoir qui des deux prétendants a vraiment gagné les élections. Ils sont depuis longtemps désabusés par cette chose qui est si rigoureusement appliquée sous d’autres cieux et qu’on appelle la démocratie.

La dictature d’un système en déliquescence aidant. Les autorités, au lieu de s’aliéner l’esprit des citoyens, doivent plutôt s’attacher à l’organisation d’une politique pour une fois sociale. S’échiner à donner dans la politicaillerie, c’est faire preuve d’une incompétence de trop.

DKM

Source : Le Correcteur

 

 

Entre dérobade et mépris des réels besoins des Togolais : Le feuilleton Agbéyomé ou le nouveau prétexte d’un pouvoir valétudinaire

 

Togo, Chronique d’un accident mystérieux : Une semaine après, toujours des zones d’ombre autour du décès du colonel Bataba

Que se passe-t-il exactement au sein de la grande muette ? Bien malin qui pourrait répondre sans ambiguïté à cette question. Ce qui est évident, c’est qu’il y a des évènements qui s’enchaînent et qui sèment le doute dans l’esprit des hommes en treillis. Même si c’est la loi de l’omerta qui règne dans la maison, l’inquiétude aussi s’installe. Il y a une semaine, le décès tragique du colonel Bataba Gandah Soklema dans un mystérieux accident a bouleversé les Togolais. Mais depuis, plus rien. Le mystère entretenu ou pas autour de ce décès soulève des questions dans l’opinion.

La série noire qui s’abat sur les Forces armées togolaises (FAT) n’est manifestement pas prête de s’arrêter. Alors qu’elles n’ont pas encore fini de pleurer un des leurs, l’ancien commandant du premier Bataillon d’intervention rapide (1er BIR), le Lieutenant-Colonel Madjoulba Bitala, les FAT doivent encore supporter la perte d’un autre colonel, également originaire de Siou, le Col Bataba. Les premières et seules informations disponibles jusqu’à présent, c’est qu’il serait décédé dans un accident de circulation vers la localité de Naboulgou au nord du pays. Il serait en mission avant que le sort tragique ne le frappe mortellement.

« Il est le seul à perdre la vie ». Un élément que beaucoup interprètent à tort ou à raison comme une mort suspecte. Une semaine après, les doutes ne sont pas levés. « A la mort du colonel Bataba, on nous fait entendre que c’était un accident. Mais on n’a aucun autre détail. On n’a même pas de simples images amateurs du véhicule endommagé alors que nous sommes à l’heure des réseaux sociaux et que tout va vite et se sait à la minute près. On se rappelle qu’il n y a pas longtemps, il y a eu un convoi de militaire qui avait eu un accident. Les riverains avaient pris des images et on a au moins su ce qui s’était passé. Dans le cas du colonel Bataba, c’est tout un mystère qui entoure son accident. On a juste l’impression que c’est un accident qui s’est produit à huis clos. On nous fait comprendre également que dans le convoi, il était le seul à mourir et depuis, on n’a même plus les nouvelles des autres. S’ils sont blessés ou pas, personne ne sait. L’affaire-là n’est pas claire et sans vous mentir, les populations de Siou se posent des questions », confie un jeune originaire de Siou.

Rappelons que le Colonel Bataba est présenté comme un neveu du feu Colonel Kléber Dadjo, ancien président du Togo du 14 janvier au 14 avril 1967. Ce dernier a joué un grand rôle dans la junte militaire qui prit le pouvoir le 13 janvier 1967 à Lomé avant de connaître un mauvais sort par la suite. Sa mort intervient dans un moment plein d’incertitudes quand on se rappelle que le 4 mai 2020, le corps sans vie du Colonel Toussaint Bitala Madjoulba, 52 ans, a été retrouvé dans son bureau au camp baignant dans une mare de sang. Malheureusement depuis lors, l’enquête ouverte suite au et supervisée par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Damehame Yark, en personne, tarde à aboutir.

Pierre C

Source : Liberté Togo

 

 

Togo, Chronique d’un accident mystérieux : Une semaine après, toujours des zones d’ombre autour du décès du colonel Bataba

 

Togo / Agbéyomé Kodjo : « L’opposition, Fabre, ma détention, la diaspora, DMK, la suite du combat et moi »

Le 22 février dernier, il a été élu président du Togo. Une victoire reconnue par une partie de l’opposition ainsi qu’ambassades et chancelleries qui le désignent de fait comme « un président en salle d’attente ». Mais il peine à accéder au pouvoir. Faure Gnassingbé, président sortant s’est fait proclamer vainqueur. Avec 70% des voix. « Une inversion des résultats » dénonce Régis Marzin, l’un des meilleurs spécialistes des élections en Afrique. Un score pléthorique dans un pays miné par les scandales financiers et où, ayant hérité du pouvoir de son père, le président togolais jouit de peu d’estime au sein de la population. Dans la discrétion, Agbéyomé Kodjo continue lui de remuer ciel et terre. D’ailleurs, pour la première fois au Togo, un véritable bras de fer a lieu après une présidentielle plongeant le président sortant dans une insomnie. Si les Américains se sont fait discrets sur le sujet, dans les coulisses, ils maintiennent la pression. Faure Gnassingbé n’a pas été aperçu en public depuis plusieurs mois, alimentant ainsi les rumeurs les plus alarmants. Dans l’ombre, les pressions continuent. 4 mois après le scrutin, pour la première fois, Kodjo parle de tout. L’opposition, la présidentielle, sa détention, la Dynamique qui l’a porté à la victoire et surtout, la suite du combat promettant arriver, par tous les moyens légaux, à la jouissance du pouvoir. Interview fleuve où l’ancien Premier ministre togolais raconte tout. Entretien!

Vous êtes le président élu du Togo, 4 mois après, vous n’êtes pas au pouvoir. Vous lassez-vous finalement ?

Monsieur, vous m’offrez l’opportunité de revenir sur une situation que je déplore à l’instar d’un nombre considérable de mes compatriotes. Les remontées documentées issues des bureaux de vote ainsi que les indicateurs chiffrés qui les sous-tendent attestent de ce que nous sommes sortis largement vainqueurs du scrutin présidentiel du 22 février 2020, et ce, dès le premier tour. De nombreuses embûches furent érigées sur le chemin conduisant d’une part, à la proclamation de la vérité des suffrages exprimés dans les urnes en notre faveur par la majorité des électrices et des électeurs ; et d’autre part, à l’avènement d’une transition politique effective et pacifique au Togo.

Néanmoins, en dépit des entraves qui nous furent anormalement opposées nous restons debout, et réclamons vérité des urnes. Notre gain électoral fut et demeure tant et si bien éclatant et à tous égards. Aucun esprit sérieux au rang de la classe politique nationale ne fait grief à nos intérêts légitimes à revendiquer notre indéniable victoire électorale qui ne souffre de strictement nulle équivoque. La vérité des urnes dans sa simplicité toute nue mérite d’être dite, reconnaissent des membres de la formation politique à laquelle appartient Monsieur Faure Gnassingbé.

Pour autant, ils subissent des injonctions comminatoires qui les contraignent à ne pas être en capacité de s’exprimer librement et publiquement. Vous comprendrez qu’en l’état, il m’est difficile de me lasser de quoique ce soit car les attentes de la population en termes d’aboutissement à un processus électoral porté par le vif désir d’alternance de la gouvernance politique au plus Haut niveau de la Charge de la République, sont fortes. Aussi, nous restons convaincus de ce que nous triompherons de toutes les turpitudes qui visent à maintenir le statu quo.

Malgré vos sollicitations, l’opposition n’a pas fait bloc derrière vous, comment expliquez-vous cette désolidarisation ?

Le peuple reste soudé derrière la Dynamique et revendique sa victoire. Les populations issues de toutes les régions du Togo ainsi que de la diaspora n’ont de cesse de m’exhorter à œuvrer pour donner un visage à cette victoire le plus rapidement possible. Mes Collègues d’une frange de l’opposition sont les seuls à connaître les raisons qui motivent leur inertie. En tout état de cause, ils ne demeurent pas moins convaincus quant à la victoire de la Dynamique. C’est pourquoi, je suis enclin à penser que la classe politique togolaise issue de toute l’opposition, devra se soustraire à la ritualisation qu’elle pratique tous les cinq (5) ans, de la chronique de sa défaite annoncée.

Car, point n’est besoin d’être grand Clerc pour dresser le constat de la regrettable cristallisation négative et intrinsèquement inféconde des petites chapelles politiques relativement à un candidat unique de toute l’opposition pour le scrutin présidentiel.

J’en suis même venu à me poser la question de savoir si l’opposition togolaise est apte à sortir de la trappe àinertie dans laquelle elle s’est enfermée depuis 1991 !

Le socle commun d’objectifs à atteindre et qui devra lier l’ensemble des formations politiques issues de l’opposition togolaise n’est-il pas l’alternance politique, sans finasserie, ni jérémiades ni ego démesuré ?

Au-delà de la classe politique issue de l’opposition togolaise, c’est toute la classe politique nationale qui n’ignore pas que Faure Gnassingbé n’a pas gagné le scrutin présidentiel du 22 février 2020. D’aucuns affirment que personne n’a gagné cette compétition électorale majeure.

Factuellement un constat s’impose : UNIR reconnait mezza voce la victoire de la Dynamique tandis que d’autres formations politiques le confessent.

Parlons de votre brève interpellation en avril. Que s’est-il passé à la gendarmerie ? En contrepartie de quoi avez-vous été libéré ?

Pareille agitation tumultueuse procéda d’une rodomontade tendant à montrer les muscles. Il s’est agi en l’espèce, de méthodes peu valorisantes. Je pense que tout le vacarme orchestré ainsi que les brutalités commises, relèvent de la caporalisation de nos institutions. Il nous faut au Togo, des institutions indépendantes et crédibles pour la protection des droits humains. Il devient impérieux d’éviter que prospère la raison du plus fort au Togo. Que me reproche-t-on ? Pendant la campagne électorale, je suis allé à la rencontre des différentes catégories sociales du Togo. Ne pouvant pas me rendre physiquement dans les différentes garnisons de notre pays, je me suis adressé par médias aux forces de défense et de sécurité. C’est en la circonstance que j’ai décliné ce que je compte entreprendre pour la revalorisation de leur institution si je suis élu. Aussi, ai-je annoncé les mesures d’accompagnement que je mettrai en œuvre aux fins de contribuer à l’amélioration des conditions de vie et de travail des hommes et des femmes en uniforme qui constituent de l’épine dorsale du pays ? Y a-t-il une loi au Togo qui interdit à un candidat à l’élection présidentielle de présenter le contenu de son programme à ceux qui forment l’épine dorsale du pays ? Par ailleurs l’archevêque émérite de Lomé avant l’ouverture de la campagne électorale organisa une messe d’investiture en un lieu de culte (une Église) de la Capitale.Au cours de ce service religieux, il implora les bénédictions du Ciel sur ma candidature,me remit le drapeau togolais et implora la grâce du Seigneur pour qu’il nous ouvre la voie de la victoire à l’instar d’une pratique usuelle qui a cours s’agissant des sportifsqui prennent part à une compétition de haut niveau. En l’espèce, il s’est agi d’une pratique citoyenne qui n’est attentatoire à strictement rien,mais ce ne fut pas du goût d’un candidat en lice. Y a-t-il au Togo une loi qui interdit cette pratique ? En outre, il m’est fait grief d’avoir repris une dénonciation calomnieuse du Prélat relativement aux incendies des marchés de Lomé et de Kara. Or, ce propos fut cité, sous toutes réserves de droit.

L’énumération succincte qui précède nous a valu dès l’ouverture de la campagne électorale la foudre du pouvoir allant jusqu’au blocage des fonds de campagne attribué par l’Etat à chaque candidat. S’agissant de la levée de mon immunité parlementaire à l’Assemblée nationale, le principe du contradictoire ne fut pas respecté par la commission ayant statué ; entachant dès lors, la procédure de levée de l’immunité parlementaire de vice de forme et de vice de fond, en raison de ce qu’il fut anormalement fait communication par le Parquet, à Madame la Présidente de l’Assemblée Nationale, d’un élément dûment manœuvré, sans respect pour le principe du contradictoire qui exige que les parties échangent leurs pièces et échangent la preuve des faits imputés.

Sachant que le respect du contradictoire constitue un principe fondamental de la procédure civile, de la procédure pénale et de la procédure administrative en ce que le principe du contradictoire garantit à chaque partie le droit de prendre connaissance des arguments de fait, de droit et de preuve sur le fondement desquels elle sera jugée.

Le non-respect du principe du contradictoire est d’ailleurs sévèrement sanctionné. En effet, le juge écarte des débats judiciaires, les éléments non communiqués à la partie défenderesse, ou communiqués tardivement ou communiqués partiellement à la partie contre laquelle sont imputés des faits et/ou agissements répréhensibles.

C’est sur ces entrefaites que nous avons après notre interpellation bananière, été placés sous le régime de la garde à vue,dont la durée ne fut en conformité avec le délai légal de deux (2) jours,la matière dont s’agit.Il nous fut en violation des prescriptions prévues au code de procédure pénale, imposé une prolongation de 48h de la durée de la garde à vue, qui s’étala illégalement durant quatre (4) jours, délai rallongé.Nous avons par suite été déférés au Parquet où nous avons été inculpés et remis en liberté le 25 avril 2020, sous conditions de contrôle judiciaire. Notamment la condition de ne plus revendiquer notre victoire électorale, car il fallait à marche forcée, baliser la voieà Faure Gnassingbé qui s’apprêtait à prêter serment le 3 mai 2020.

Vous avez promis ramener la victoire à midi, une manière de parler bien sûr. Vous savez bien que Faure Gnassingbé incarne la fraude, il a utilisé contre vous les mêmes méthodes qu’auparavant. Pourquoi vous n’avez pas pu ramener la victoire aux Togolais?

Puisque vous me reconnaissez le statut et la qualité de président démocratiquement élu, eh bien, vous avez la réponse à votre question monsieur ! Le mot d’ordre lancé aux électrices et aux électeurs pendant la campagne électorale fut largement suivi d’effets : à midi la victoire est fut établie, l’après-midi les électrices et les électeurs ont renforcé les suffrages exprimés en notre faveur et pour reprendre le propos du responsable d’une formation politique de l’opposition, je le cite mot pour mot (sic) « Gabriel n’a pas seulement gagné,il nous a tous écrasés et s’est couché sur nous. »

Qu’ainsi, gagner à près de 3 électeurs sur 4, c’est un plébiscite qui a bousculé l’agenda officiel de la CENI qui avait prévu de publier les résultats le 24 février 2020 à 20 heures. Réalisant la déferlante d’une victoire réelle et sérieuse, la CENI s’est précipitée dans un hâtif exercice de tripatouillage confus et d’inversion des résultats en violant manifestement les termes de la loi électorale qui requiert la possession matérielle de tous les procès-verbaux issus de tous les bureaux de vote, et collectés sur toute l’étendue du territoire national avant toute proclamation de résultats provisoires par la CENI.

Personne n’avait envisagé que mon domicile ferait l’objet de siège permanent par les forces de l’ordre et de sécurité ainsi que de voies de fait exercées avec brutalité sur des personnes se trouvant au sein de mon domicile.

Quoiqu’on dise, votre élection a fait bouger les lignes, rien n’a été comme en 2005, 2010 ou 2015. Que feriez-vous pour la suite ? Un gouvernement complet est-il envisageable ?

Récupérer par tous moyens légaux la victoire de la Dynamique pour exercer la plus Haute Charge de la gouvernance politique de la République du Togo, au bénéfice de la population togolaise prise dans ses différentes composantes. La suite va de soi, une fois que nous serons rétablis dans nos droits.

Il y a eu des pressions sur le Togo sans que cela ne change rien. Pensez-vous pouvoir encore jouir de votre victoire, un jour ?

La communauté internationale fait son travail, le peuple est également engagé.Nous sommes confiants quant au dénouement heureux de cette pantalonnade électorale.

Deux raisons ont justifié le vote massif des Togolais pour vous. Votre carnet d’adresse et des contacts dans l’armée. Alors qu’est-ce qui n’a pas marché ?

Le peuple s’est mobilisé derrière ma candidature pour deux autres raisons majeures. D’une part, l’appel du Prélat ; et d’autre part, sa présence à mes côtés pendant toute la campagne électorale en dépit de son grand âge.

Aussi, je rappelle que le caractère structuré de notre projet de société porté par une offre politique solide, sérieuse, précise, exigeante, étayée, financée et guidée par le souci de la vérité, de l’efficacité, de la compétence, de l’intérêt général, de la volonté d’atteindre toutes les préconisations et tous les objectifs de notre programme.

Quel lien faites-vous avec la mort du Colonel Madjoulba et votre élection ?

Permettez-moi de m’abstenir de tout commentaire sur une affaire extrêmement sensible. Une enquête est en cours d’instruction. Je renouvelle mes condoléances à la famille et aux proches du défunt.

Vous avez nommé un Premier ministre, un ministre des affaires étrangères. Le regrettez-vous ? Et A quoi servent-ils aujourd’hui ?

Ils ont permis de nourrir la résistance aux cotés de la coordination internationale de la DMK et plaidé auprès des puissances étrangères et de l’opinion internationale la pertinence de nos revendications et de notre attachement à la démocratie et à la vérité des urnes.

Vous avez gagné les élections contre Faure Gnassingbé sans accéder encore au pouvoir. En 1998, vous faites partir de ceux qui ont aidé son père à se maintenir au pouvoir alors que Gilchrist Olympio semblait avoir remporté la présidentielle. Certains disent que vos actes vous rattrapent…

Le monde en toute matière n’est pas statique, le monde a beaucoup changé depuis plus de deux décennies. Ce qui hier était possible et/ou envisageable ne peut plus l’être, ni être toléré en 2020. En vérité, l’élection présidentielle du 22 février 2020 s’est transformée en un référendum contre un quatrième mandat de Faure Gnassingbé dont la famille confisque la plus Haute Charge de gouvernance politique de la République du Togo depuis plus demi-siècle et régente à marche forcée le destin de la Nation togolaise. À force de vouloir ruser, le peuple l’a sèchement rappelé à l’ordre, à ses dépens.C’est aussi cela le jeu de la démocratie et le droit des peuples à librement choisir des dirigeants dignes de conduire les destinées d’un État.

A l’heure actuelle, qui sont encore derrière vous ? Quels pays ? Quels chefs d’Etat ? Qui exactement ?

Ils sont nombreux. Souffrez d’apprendre que je ne puisse les exposer pour l’heure.

La diaspora vous a soutenu de toute sa force. Comment pouvez-vous exploiter cette potentialité et cette force ?

Je lui rends hommage pour le travail réalisé ainsi que pour sa mobilisation qu’elle poursuit d’ailleurs avec intelligence, créativité et détermination. Je réaffirme qu’elle a sa place pleine et entière dans le dispositif envisagé pour l’émergence d’un Togo nouveau où l’éthique et la compétence seront au cœur de la nouvelle République.

Un présumé chargé de la compilation des résultats pour vous a multiplié des sorties fracassantes. De quoi s’agit-il exactement ?

Lorsque des individus sans foi ni loi incendièrent les marchés de Lomé et de Kara, une descente musclée des forces de sécurité intervint à mon domicile. Je fus abusivement et illicitement enlevé. Sur les médias nationaux, des individus du même acabit que le personnage dont vous évoquez le nom, prirent d’assaut tous les plateaux de radios et de télévisions pour convaincre l’opinion nationale de ce que j’étais le cerveau de cette tragédie incendiaire. Il s’ensuivit quarante (40) jours de détention pour établir mon innocence. Mettre en scène un personnage sulfureux que mes collaborateurs n’ont pas eu la vigilance de détecter tôt, me paraît dépourvu de tout intérêt. Pour la Dynamique c’est un non-événement.

Quelle relation entretenez-vous avec Jean Pierre Fabre aujourd’hui ?

Je ne l’ai pas revu depuis le 08 Janvier 2020 date de notre dernière rencontre chez lui à son domicile. Je sais qu’il sait que j’ai remporté l’élection présidentielle. Je le salue pour le courage qu’il a eu en rendant public un communiqué de presse à 21 heures, le soir du scrutin présidentiel, aux termes duquel il indiqua en toute clarté que nous (la Dynamique) sommes en tête de peloton de tous les candidats en lice. Du reste, à ce jour, il ne s’est pas prononcé sur les résultats définitifs.

Dans les prochaines semaines, prochains mois, à quoi les Togolais doivent-ils s’attendre ?

Je leur souhaite le bonheur de vivre l’alternance politique à la plus Haute Charge politique de la République du Togo, objectif pour lequel ils se sont sacrifiés. Je leur souhaite de vivre dans la nouvelle société togolaise de justice et partage qu’ils désirent ardemment.

Propos recueillis par MAX-SAVI Carmel

Source : Afrika Stratégies France

 

 

Togo / Agbéyomé Kodjo : « L’opposition, Fabre, ma détention, la diaspora, DMK, la suite du combat et moi »

 

Togo : En charge des problèmes des FAT, le Conseil Supérieur de la Fonction Militaire désormais rangé dans les placards ?

Institué par la loi portant statut général des personnels militaires des Forces armées togolaises (FAT) et créé par décret en janvier 2008, le Conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM), dont les avis sont importants dans les prises de décision, est déchargé, rangé dans les placards. Il ne s’est arrêté qu’à sa quatrième session tenue en décembre 2012. C’est à croire que tous les problèmes inhérents aux FAT sont déjà résolus.

Le Conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM) existe en France depuis des années. Il est l’instance interarmées nationale de concertation des militaires. Il permet d’exprimer au ministre de la défense leurs avis sur les questions à caractère général relatives à leur condition et à leur statut. « L’avis du CSFM est consultatif et englobe tout le champ de la condition et du statut des militaires. Sont exclues les questions relatives à l’organisation, à la préparation ou à l’emploi des forces. Sa consultation sur les projets de textes à portée statutaire, indiciaire ou indemnitaire du statut général des militaires est obligatoire. Depuis près de 50 ans, les membres du Conseil œuvrent directement à l’amélioration de la condition militaire. Force de proposition, le Conseil a ainsi permis d’améliorer les conditions de vie des militaires dans des domaines aussi variés que le logement, la protection sociale, les rémunérations, les droits à permission, la reconversion, les limites d’âge … », renseigne le site Internet du ministère français de la défense.

En effet, la loi N°2007-010 du 1er mars 2007 portant statut général des personnels militaires des Forces armées togolaises est un décalquage du texte français. C’est la pratique dans les pays africains francophones. Dans la même dynamique, l’article 4 de la loi togolaise institue le Conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM). Il est « le cadre dans lequel sont examinés les problèmes de la fonction militaire. Il est consulté sur les projets de texte d’application de la présente loi ayant une portée générale », dispose l’alinéa 2 de l’article 4. Créé par décret en janvier 2008, le CSFM qui regroupe des représentants des différents corps de l’armée (terre, air, marine, gendarmerie), a été officiellement installé par Faure Gnassingbé himself, chef suprême des armées et ministre de la Défense, au cours d’une cérémonie tenue le 23 décembre 2008 à l’Etat-major général des FAT. L’installation s’est doublée de la première session de cet organe.

« La réussite de votre mission exige de vous un engagement sacerdotal, un esprit de justice, de rigueur, de responsabilité et de fraternité que je vous invite solennellement à cultiver […] La présence au sein du Conseil des représentants de toutes les armées et de tous les services… est l’expression manifeste de la prise en compte des spécificités de chaque corps et des diversités qui doivent pouvoir s’exprimer dans le cadre d’unité et de cohésion sans faille qui caractérise les Forces armées togolaises », a déclaré le chef de l’Etat tout heureux.

Même enthousiasme chez le chef d’Etat-major général d’alors, le Général Zakari Nandja : « Le militaire n’a pas le droit d’être syndiqué… Mais le fait de ne pas être syndiqué ne veut pas dire qu’il n’a pas de besoins, de doléances et n’éprouve pas d’insatisfaction. Ils doivent les exprimer à travers les représentants officiers, sous-officiers et hommes de rang dans cet organe et c’est de là que seront débattus les différents problèmes concernant l’amélioration de la vie du militaire ».

La 2ème session a été tenue en juin 2009 et consacrée à l’adoption du règlement intérieur, à l’échelonnement de la grille indiciaire des FAT, à l’analyse des allocations familiales. Les travaux ont été présidés par le nouveau chef d’Etat-major général, le Général Essofa Ayéva.

L’Etat-major général des FAT a abrité, du 19 au 21 décembre 2011, la 3ème session

sur le thème : « L’amélioration des conditions de vie du militaire ». Pour le Général Atcha Mohamed Titikpina, chef d’Etat-major général des FAT, qui lançait les travaux, le CSFM est pour les FAT « l’équivalent du cadre de dialogue social avec le gouvernement ». « N’oublions pas que les FAT font partie intégrante de la Nation Togolaise et qu’à ce titre, nous devons tenir compte de tous les paramètres. Le Togo vient de sortir d’une longue crise politique et économique. Le gouvernement s’organise, à présent, à répondre aux nombreuses sollicitations de tous les Togolais. Il nous faudrait de la modestie et de la patience », a-t-il ajouté en guise d’avertissement.

Du 13 au 14 décembre 2012 a été organisée la 4ème session présidée par le Général Titikpina et qui devait déterminer les problèmes auxquels sont confrontés les différents corps et proposer des solutions. Et le ton du discours était le même que celui du premier : « Vous ne devez pas ignorer que la crise sociopolitique que le Togo a connue depuis les années 1990, continue de peser lourd sur les efforts du chef de l’Etat qui se bat pour subvenir aux multiples revendications des différentes couches de notre société. Je vous invite donc à ne pas vous verser dans la complaisance, mais plutôt à vous élever à votre rang de membres du CSFM afin que vos réflexions contribuent à renforcer l’efficacité de notre armée dans un contexte de réconciliation nationale pour un développement harmonieux de notre pays ».

Mais depuis 2012, personne ne parle plus de ce Conseil. Est-ce à dire que les problèmes des FAT ont été tous résolus et que c’est désormais l’embellie ? Ce qui n’est pas sûr. Comme dans toute entreprise humaine, il existera toujours des problèmes. Et au niveau des FAT, la question du choix et du traitement des militaires togolais aux missions de maintien des Nations Unies n’est pas toujours réglée. Pour avoir la chance de participer à une mission, il faut être un proche d’un officier supérieur et donner des ristournes sur les émoluments. Ainsi, certains ont la possibilité de partir deux ou trois fois en mission de maintien de la paix alors que d’autres n’y ont jamais goûté. En plus, ce n’est pas la totalité des frais payés par les Nations Unies qui sont remis aux militaires togolais. Il y a beaucoup de « coupures » avant que le reste ne soit donné aux intéressés qui doivent également payer des pourboires à certains de leurs supérieurs.

L’autre phénomène qui s’apparente à l’exploitation de l’homme par l’homme, c’est la transformation des militaires en ouvriers agricoles. Pas dans des champs appartenant à leur corps, mais dans ceux de leur supérieur hiérarchique. Une situation anormale qui prospère malheureusement dans plusieurs camps.

Comme on le dit, les bonnes choses ne durent jamais au Togo. Initiative louable, le Conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM) a presque disparu. Pourtant, les problèmes sont là. Pour en savoir plus sur les raisons du silence du CSFM, nous avons joint le Colonel Inoussa Djibril. Il nous a simplement ainsi répondu : « Problème d’ajustement de calendrier simplement » à la question « Pourquoi le Conseil supérieur de la fonction militaire (CSFM) ne tient plus ses sessions dont la dernière remonte à 2012 »?

Source : Liberté

 

 

Togo : En charge des problèmes des FAT, le Conseil Supérieur de la Fonction Militaire désormais rangé dans les placards ?

 

Etude sur les dangers du gaz lacrymogène : Hypotension, mort cellulaire, mutations et altérations génétiques

L’utilisation du gaz lacrymogène est au cœur du débat politique en France. Un rapport de l’association de toxicologie-chimie de Paris pointe les dangers du gaz lacrymogène sur la santé de l’homme, de l’animal et sur l’environnement. Ce rapport bien que reposant sur des données collectées pour la plupart en France et dans d’autres pays occidentaux devra intéresser les Togolais. Et pour cause, le pays a une longue tradition de manifestations publiques pacifiques souvent réprimées dans le sang et avec l’usage, toujours excessif, du gaz lacrymogène.

En août 2017, des manifestations populaires ont embrasé le Togo. Pour éviter sa chute, le régime des Gnassingbé a déployé un arsenal impressionnant digne d’un pays en situation de guerre. Dans de nombreuses villes, surtout à Lomé, et dans la région centrale, une pluie de gaz lacrymogène s’est abattue sur les populations. Malheureusement, cela n’est pas sans conséquences sur la santé de ceux qui y ont été exposés. Efficaces pour disperser la foule, les gaz lacrymogènes utilisés par les forces de l’ordre pourraient être très nocifs pour la santé.

En introduction de ce rapport, les auteurs rappellent que le Gaz lacrymogène CS a été longtemps présenté comme inoffensif pour la santé. « Son Emploi a été justifié comme étant moins létal et entraînant moins de traumatisme que d’autres techniques de maintien de l’ordre. Cependant, dès sa première utilisation civile, des cas inexpliqués de morts ont entraîné de fortes inquiétudes parmi la population. Les effets néfastes tant aigus, qu’à plus ou moins long terme sur la santé sont évidents et par exemple bien connus officiellement pour les militaires et les forces de Police », indiquent les auteurs du rapport.

Ce que cette étude révèle, c’est que le gaz lacrymogène a des effets sur la santé du fait de sa composition. On y retrouve, en effet, des produits comme le cyanure, une molécule toxique qui a des effets importants sur le système respiratoire. L’étude souligne également que les molécules « CS » présentes dans le gaz lacrymogène se métabolisent une fois absorbées par le corps humain en deux molécules de cyanure. Cette absorption se fait notamment par voie respiratoire, mais aussi en grande quantité par voie cutanée.

Le rapport donne des précisions sur certains dangers encourus par ceux qui s’exposent au gaz lacrymogène, notamment les manifestants. Par rapport aux effets irritants des gaz lacrymogènes et leur impact sur la santé, l’étude a révélé que l’exposition au gaz provoque une panoplie des réflexes défensifs comme le larmoiement, les éternuements, la toux et l’irritation de la peau où l’on a des réactions telles que la dermatite, l’éruption cutanée, l’eczéma et l’œdème. Au niveau du système respiratoire, le gaz lacrymogène provoque le souffle coupé. Maux de tête, étourdissement, tachycardie, hypotension, douleur thoracique, irritation buccale, vomissements sont autres effets recensés. « Des Cas plus graves que ceux étudiés en milieu contrôlé ont été rapportés au niveau des yeux, surtout lorsque le spray ou la grenade lacrymogène étaient tirés à courte distance. Dans le pire des cas, il y avait perforation de la cornée. Les voies respiratoires sont aussi très souvent atteintes, avec une oppression thoracique, un bronchospasme, une anomalie spirométrique et dans les cas les plus graves, des infiltrations visibles en radiographie. Le gaz CS peut entraîner un syndrome réactif de dysfonctionnement des voies respiratoires ou des atteintes hépatiques. Deux cas d’infarctus du myocarde lié au Gaz CS ont été décrits dans la littérature scientifique », écrit le rapport.

Des conséquences biochimiques sur l’organisme, il ressort que le gaz CS a la capacité de se fixer sur des molécules biologiques. Ce qui entraîne le stress oxydatif, le dysfonctionnement de la mitochondrie, l’oxydation des acides nucléiques aboutissant à des mutations, le transport réduit du dioxygène par l’hémoglobine. Les conséquences biochimiques sont également la détoxification réduite et la production de métabolites électrophiles dangereux par la voie des acides mercapturiques. La synthèse protéique est altérée, la glycolyse perturbée, la bioénergétique altérée, la structure protéique modifiée, la toxicité cellulaire non spécifique, la mort cellulaire, les mutations et les altérations génétiques sont observées. « Le tableau caractéristique d’une intoxication aigüe au cyanure associe classiquement une hyperpnée, des palpitations, des céphalées, des vertiges, un étourdissement, le tout pouvant se présenter comme une attaque de panique et confondre le diagnostic à ce stade. Les vomissements, la bradycardie, l’hypotension, le coma, les convulsions et l’apnée sont des signes plus tardifs », relève l’étude.

Face à ces dangers, le rapport s’inquiète de l’augmentation du recours à ces armes chimiques dites « moins létales » dans des proportions de plus en plus importantes et sans règles d’utilisation bien encadrées juridiquement. « Avec l’augmentation de l’utilisation du gaz CS lors de manifestations, il devient urgent que les gouvernements faisant usage du gaz CS prennent des décisions contraignantes allant dans le sens de la protection de la santé publique. Ce qui ne peut aller que dans le sens des recommandations de l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) et de certaines Organisations Non Gouvernementales (ONG) », recommande le rapport.

Géraud Afangnowou

Source : Liberté

 

 

Etude sur les dangers du gaz lacrymogène : Hypotension, mort cellulaire, mutations et altérations génétiques

 

Togo - Hommage de Efo beto basile à Col Bitala Madjoulba

https://youtu.be/k_R-aAZ7bgY

 

 

Togo - Hommage de Efo beto basile à Col Bitala Madjoulba

 

Togo - Coupure d'Internet : La Cour de justice de la CEDEAO épingle le Togo

A plusieurs reprises, le régime togolais a coupé l'Internet pour empêcher les populations d'avoir des informations sur l'organisation des manifestations contre le pouvoir de Faure Gnassingbé. C'était en 2017. Saisie par des organisations de la société civile togolaise, des activistes et journalistes, la Cour de Justice de la CEDEAO vient de rendre sa décision condamnant le régime.

COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT
25 juin 2020 Togo.

La décision de la Cour de justice de la CEDEAO envoie un message clair que les coupures volontaires d’Internet violent la liberté d’expression.

La décision du tribunal régional qui reconnaît que les autorités ont violé le droit à la liberté d’expression en coupant Internet lors des manifestations de l’opposition en 2017 est une victoire pour toutes les personnes au Togo, y compris les activistes et défenseurs des droits humains mobilisés contre cette violation des droits humains, ont déclaré Amnesty International et plusieurs organisations locales, jeudi 25 juin.

La Cour de justice de la Communauté économique des états d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a jugé que la restriction de l’accès à l’Internet opérée du 5 au 10 septembre et de nouveau du 19 au 21 septembre 2017, était non fondée par la loi et constituait une violation de la liberté d’expression.

« La décision de la Cour est une victoire très importante pour les droits humains. Elle affirme non seulement que les coupures d’Internet ont été imposées en violation de la liberté d’expression, mais elle demande aussi aux autorités togolaises de prendre toutes les mesures nécessaires pour la non-répétition d’une telle situation, notamment en adoptant des lois et règlements en la matière, conformes aux droit humains, » a déclaré Marceau Sivieude, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International.

« Le jugement rendu peut aussi être entendu comme un message adressé aux autres Etats de la région qui ont recours à des coupures d’Internet lors des élections ou des manifestations pour museler les voix dissidentes. Toutes les autorités doivent s’abstenir de telles coupures pour garantir le droit à la liberté d’expression, conformément à leurs obligations en matière de droits humains.»

En décembre 2018, sept Organisations non gouvernementales (ONG) basées au Togo et une journaliste blogueuse ont saisi la Cour de justice pour dénoncer la violation par les autorités de la liberté d’expression.

Les plaignants sont Amnesty International Togo, l’Institut des médias pour la démocratie et les droits de l’homme (IM2DH), La Lanterne, Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (ACAT), l’Association des victimes de torture au Togo (ASVITTO), la Ligue des consommateurs du Togo (LCT), l’Association togolaise pour l’éducation aux droits de l’Homme et à la démocratie (ATEDHD) et la journaliste Houefa Akpedje Kouassi.

Les coupures volontaires d’Internet ont fait partie de l’arsenal répressif utilisé par les autorités togolaises pour étouffer les manifestations de masse organisées depuis la mi-août 2017 appelant à des réformes constitutionnelles, dont la limitation du nombre de mandats présidentiels.

Les autorités avaient interdit certaines manifestations. L’usage excessif de la force par les forces de sécurité avait généré des violences entrainant la mort d’au moins 11 personnes dont des enfants. Plus de 200 manifestants avaient été arrêtés.

Du 5 au 10 septembre 2017, les autorités ont limité l’accès à Internet dans le pays, coïncidant avec les manifestations prévues par plusieurs partis d’opposition et la société civile pendant trois jours entre le 6 et le 8 septembre.

L’organisation de ces manifestations avait été médiatisée sur les réseaux sociaux, tels que Facebook, WhatsApp et Twitter.

« Cette coupure a empêché la société civile de s’organiser pour les manifestations, de s’exprimer et d’informer sur la mobilisation, ainsi que de documenter et informer les personnes au Togo et au-delà, concernant les violations des droits humains et la répression par les forces de sécurité. A cela se sont ajoutées l’impossibilité pour tout individu de communiquer pendant ces jours et des conséquences économiques néfastes pour le pays, » a déclaré Bonnaventure Mawuvi N'Coué de l’Institut des médias pour la démocratie et les droits de l’homme (IM2DH)

Selon les informations obtenues par les plaignants, les coupures d’Internet ont également eu pour conséquence d’entraver la vie quotidienne et professionnelle de la population togolaise.

Pendant cette période, toute personne vivant au Togo a eu des difficultés pour, par exemple, transférer de l’argent, garantir la sécurité ou la santé des membres de sa famille et pour travailler. L’impact financier des coupures a également été évalué.

SIGNATAIRES

1-LCT (Ligue des Consommateurs du Togo
2-ACAT TOGO (Action Chrétienne pour I'Abolition de le Torture) Togo
3-ASVITTO (Association des Victimes de Tortures au Togo)
4-La Lanterne
5-ATEDHD (Association Togolaise pour I'Education aux Droits Humains et à la Démocratie)
6-IM2DH (Institut des Médias pour la Démocratie et les Droits de I'Homme),
7-Amnesty International Togo
8-Akpedje Houefa KOUASSI, une journaliste activiste des droits humains

Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter le Service de presse d’Amnesty International pour l'Afrique centrale et l'Afrique de l'Ouest : press@amnesty.org ou sadibou.marong@amnesty.org ; +221 77 658 62 27 ; Twitter : @AmnestyWARO

 

 

Togo - Coupure d'Internet : La Cour de justice de la CEDEAO épingle le Togo

 

Togo - Les détenus de la Dynamique Kpodzro jugés et condamnés en l'absence de leurs avocats

Devant la presse mercredi à Lomé, Dr Agbéyomé Kodjo et ses compagnons de la Dynamique Mgr Kpodzro sont montés au créneau pour exiger la libération immédiate et sans condition de leurs 16 militants arbitrairement arrêtés et jetés en prison en avril dernier.

A en croire la Dynamique, 11 de ces 16 militants arrêtés le 21 avril dernier lors de la descente musclée des forces de sécurité au domicile d’Agbéyomé, croupissent actuellement à la prison civile de Tsévié. Ceci après un jugement sommaire, expéditif et en catimini en l'absence de leurs avocats. Les 5 autres détenus atteints de Covid-19, eux, sont actuellement à la prison civile de Lomé.

« 11 de ces 16 jeunes arrêtés ont été jugés en audience foraine sans la présence de leurs avocats. Ils ont été conduits, à notre insu, à la prison civile de Tsévié. Ils ont été condamnés pour 12 mois dont 4 mois fermes. Donc il leur reste encore 2 mois à passer en détention. Les 5 autres contaminés à la Covid-19 sont maintenus à la prison civile de Lomé. En tout cas, c’est ce que le Procureur de la République nous a dits. Il y a quelques jours nous avons été conviés par le même Procureur pour en savoir davantage sur l’état de santé de ces 5 détenus atteints de Covid-19.

Mais à notre grande surprise, il nous a fait congédier sous prétexte que son ministre de tutelle l’a expressément demandé à ce qu’il le rencontre dans son cabinet. Nous avons essayé d’en savoir davantage sur l’état de santé de ces détenus, mais à ce jour on ne sait pas s’ils ont été guéris ou s’ils sont maintenus pour raison de soins », a expliqué Djossou Dodji Gérard, président de la Commission des détenus de la Dynamique Kpodzro.

Le comble dans cette histoire, c’est qu’on n’autorise aucun membre de la Dynamique à rendre visite à ces détenus accusés injustement de fragrant délit de rébellion et de complicité de rébellion.

Agbéyomé Kodjo et ses amis dénoncent cette manière du régime de Faure Gnassingbé d’instrumentaliser l’appareil judiciaire pour rendre la vie dure à ces jeunes qui ne réclament que la victoire de leur candidat à la dernière présidentielle. Ils estiment qu’il faut trouver une solution politique à la question.

« Nous voulons porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que ces 16 jeunes maintenus en détention sont purement des détenus politiques et qu’il faille leur libération. A titre d’information, il y en a un des détenus qui est un perclus, il marchait sur deux béquilles. Il y en a un autre qui a été interpellé dans la rue, dont la femme est à terme de sa grossesse. Pour un procès politique, il faut une décision politique. Il faut accorder la clémence à nos camarades afin qu’ils regagnent leur domicile », a poursuivi Djossou Dodji Gérard.

Dans sa déclaration liminaire ayant sanctionné la rencontre avec la presse hier, la Dynamique en appelle l’ONU, la France, l’Allemagne, les Etats-Unis, l’Union Européenne, la CEDEAO et l’Union Africaine afin qu’ils interviennent au niveau du gouvernement togolais, pour le respect de la séparation des pouvoirs et pour le respect des droits de l’Homme. Elle demande à toutes les organisations des droits humains d'user de tous les moyens nécessaires pour faire entendre raison au Gouvernement togolais, pour la libération de tous les détenus politiques qui croupissent dans les geôles de la dictature togolaise.

Godfrey A

 

 

Togo - Les détenus de la Dynamique Kpodzro jugés et condamnés en l'absence de leurs avocats

 

Togo - Agbéyomé veut plus qu’un poste à la Primature

A en croire le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD), Faure Gnassingbé et sa clique savent pertinemment qu’ils n’ont pas gagné le dernier scrutin présidentiel. Il souligne qu’il continue de recevoir des coups de fil de la part des gens du régime qui lui proposent un poste à la Primature. Mais sa réponse a été toujours non. Il précise qu’il n’a pas été candidat à la présidentielle de 2020 pour venir former un gouvernement d’union nationale avec le régime cinquantenaire.

« On nous a proposé le poste de Premier ministre sur un plateau d’argent, mais on a refusé. (…) On a dépassé ce stade. Nous voulons plus que la Primature », a lancé Agbéyomé Kodjo.

L’homme politique reste convaincu qu’il est le « vrai » gagnant de l’élection présidentielle du 22 février dernier. Il précise que rien au monde ne peut lui enlever cette conviction.

L’ancien Directeur de Port de Lomé estime qu’il a été toujours dans l’optique de l’unicité d’action de l’opposition. Son ambition, une fois au pouvoir, selon lui, sera de travailler ensemble avec ses collègues de l’opposition pour remettre le pays sur la voie de la démocratie et du développement.

« Ce n’est pas parce que la dynamique aura gagné les élections que la Dynamique va penser qu’elle va gouverner avec ses militants. Si nous devons le faire nous n’avons pas la prétention de connaitre tous les problèmes. C’est pour cela que nous avons dit que toutes les formations politiques devraient être représentées au sein de l’équipe gouvernementale pour offrir de nouvelles institutions si fortes. On veut rassembler, on veut que tout le monde soit là. Qu’on travaille ensemble au bout d’un an ou deux ans, qu’on aille aux élections législatives et que chacun propose son projet de société à la population qui fera un choix », a déclaré Dr Kodjo.

 

 

Togo - Agbéyomé veut plus qu’un poste à la Primature

 

Togo - Décentralisation/Boukpessi : « Les 117 communes naviguent à vue »

Le 30 juin prochain, le Togo va célébrer le premier anniversaire des élections locales. Seulement un an après ces élection municipales, le processus de décentralisation tant vantée par le régime de Faure Gnassingbé peine à décoller. Le pays fait du surplace.

En début de semaine, le sujet au cœur d’une réunion entre le ministre de l'Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, Payadowa Boukpessi et les partenaires techniques et financiers du Togo dans le secteur. « Le renforcement de l’arsenal juridique relatif à la décentralisation », « la création d’un fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT) », ou encore « l’amélioration du cadre de travail des communes » étaient entre autres sujets à l’ordre du jour.

A en croire Payadowa Boukpessi, actuellement les 117 communes à travers le pays naviguent à vue. Et font face à trois (3) défis majeurs qui traînent le décollage du processus de décentralisation.

« Le premier défi, c’est le renforcement des capacités des conseillers municipaux et le personnel des communes. Le deuxième défi qui est très important, c’est la mobilisation des ressources. Le troisième, c’est la mise place des plans de développements communaux parce que les commune naviguent à vue. Donc il nous faut des plans de développement pour chaque commune et nous allons appuyer ces communes dans le cadre de la mise en place de ces plans », a fait savoir le ministre en charge de la Décentralisation.

Les partenaires, quant à eux, ont réitéré leur engagement à accompagner le pays dans les prochaines étapes du processus.

 

 

Togo - Décentralisation/Boukpessi : « Les 117 communes naviguent à vue »

 

Togo, Décès du Colonel Madjoulba : Un mois après la fin du délai, la commission Yark Damehame dans l’impasse ?

Demain 23 juin 2020, cela fera un mois que le délai fixé pour les conclusions de l’enquête sur la mort du Colonel Bitala Madjoulba aura expiré. Curieusement, aucune information officielle ne filtre sur l’évolution des investigations. La commission Yark Damehame a peut-être besoin d’un coup de main d’experts internationaux.

Le 08 mai 2020, le chef de l’Etat prend l’arrêté N°001/PR/20 portant création d’une commission spéciale d’enquête administrative et de commandement, pour élucider les circonstances de la mort du colonel Madjoulba. Ce décès est survenu dans la nuit du 03 mai 2020, quelques heures seulement après la cérémonie d’investiture de Faure Gnassingbé pour un 4ème mandat.

La mise sur pied de cette commission d’enquête répondait à la demande de nombreuses organisations politiques, mais aussi de la société civile de voir la lumière faite sur ce décès tragique. Au sein de la population, il y avait également la soif légitime de vérité sur cet assassinat. Selon l’arrêté présidentiel, la commission est présidée par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Yark Damehame. Un délai a été imparti pour que ladite commission finisse ses enquêtes. « La commission spéciale dispose d’un délai maximum de quinze (15) jours pour rendre les conclusions de ses investigations », précise l’article 4 de l’arrêté.

Si l’on s’en tient à cet arrêté de Faure Gnassingbé, la Commission Yark Damehame devait conclure ses investigations dans la troisième semaine du mois de mai, plus précisément le 23 mai 2020. Mais un mois après la fin du délai, les Togolais attendent toujours les résultats de l’enquête. C’est le silence radio. Aucune conclusion n’a été rendue publique et la commission mise en place par Faure Gnassingbé n’a même pas fait une annonce pour situer l’opinion sur l’évolution des investigations.

Dans un pays qui se respecte, cette exigence de vérité ne devrait pas être vue comme une pression populaire sur les membres de la commission ou celui qui les a installés. Bien qu’il soit possible que Yark Damehame et ses collègues rencontrent des difficultés dans l’évolution de leur enquête, en hommes responsables, ils doivent communiquer sans pour autant livrer des informations susceptibles de nuire à leur mission. Nous estimons qu’ils ont été formés pour de pareilles circonstances.

En plus de la nécessité pour la commission de rendre des comptes, il y a lieu de préciser que l’assassinat du Colonel Madjoulba ne doit pas être considéré comme un événement interne aux Forces Armées Togolaises (FAT). La première raison est que l’Armée est au service de la nation, et des événements pareils affectent les citoyens, d’une manière ou d’une autre. C’est une affaire de sécurité nationale et les FAT, dont Faure Gnassingbé est le chef, doivent rendre compte de ce qu’il se passe en leur sein. La seconde raison est que le drame du 03 mai 2020 ne concerne pas un vulgaire soldat de rang tué dans un bistro. Non. Il s’agit du commandant du 1er Bataillon d’Intervention Rapide (BIR), assassiné dans son bureau qui se trouve dans une garnison militaire. L’affaire est assez sérieuse pour être gérée avec légèreté et considérée comme un dossier privé. Nous passons sous silence les mouvements populaires qui ont suivi l’annonce de l’assassinat, même si ces mouvements ont été tus par les menaces et autres actions des cadres de la localité d’origine de la victime.

Qu’à cela ne tienne, l’incapacité de Yark Damehame et sa clique de conduire les investigations appelle à la mise sur pied d’une commission d’enquête avec la participation d’experts internationaux. Cela va sans doute permettre de rompre avec la logique des enquêtes interminables auxquelles nous a habitués le ministre de la Sécurité et de la Protection civile.

Peut-être aussi que l’enquête piétine parce que le ver est dans le fruit.

G.A.

Source : Liberté

 

 

Togo, Décès du Colonel Madjoulba : Un mois après la fin du délai, la commission Yark Damehame dans l’impasse ?

 

Prétendues retombées du Forum Économique Togo-UE : L’autre provocation d’un système rétrograde et impopulaire

Un an après le Forum Économique Togo-UE (FETUE), les autorités togolaises n’hésitent déjà pas à parler d’une réussite.

Tenu les 13 et 14 juin 2019, ce forum a été consacré aux opérateurs économiques locaux et autres venus des 28 pays de l’UE. C’est un cadre qui, à en croire les autorités, offrait alors l’occasion de réunir sous le même toit des investisseurs européens, personnalités politiques, économiques et partenaires au développement. De quoi donc explorer les opportunités d’investissement et de partenariat entre le Togo et l’Union Européenne et en apprendre un peu plus sur les projets structurants du PND 2018-2022.

Une année après, les retombées sont bien là. Enfin, c’est ce que croient les autorités. Jugez plutôt. : depuis la fin du panel,

on parle d’une vingtaine de manifestations d’intérêts de la part des investisseurs internationaux pour les projets prioritaires du PND qui aurait été enregistrée, d’un mémorandum d’entente d’un montant de 05 milliards FCFA conclu un mois plus tard entre le Gouvernement et le Fonds d’investissement Kara dans le secteur de l’agro-industrie, de même que de la signature d’une convention de 2,6 milliards $ avec le Groupe Dangote en novembre 2019.
On parle par ailleurs d’un renforcement du partenariat entre le gouvernement et des institutions financières, prêtes à accompagner les promoteurs de projets dont le coût est inférieur à 150 millions FCFA.
Mais quid du commun des Togolais ? Que des avancées aient été constatées, c’est l’affaire des investisseurs dont le train de vie est aux antipodes du Togolais lambda.

Un forum organisé à coûts de bagatelles n’a en rien été utile à la majorité des Togolais qui, hélas, continuent de végéter dans leur condition d’éternels acteurs de l’informel. Donner dans l’autosatisfecit pour un machin dans lequel ne se reconnaissent pas la majorité, est-ce là la meilleure façon de diriger un peuple ?

Les résultats de ce forum organisé pour vanter les mérites du claudiquant Plan national de développement restent hors de portée des citoyens, comme l’est également le projet de société d’un Faure Gnassingbé qui en apparence paraît une aubaine ; mais qui n’est de fait qu’un canular. Comme l’a été le trop médiatisé et creux mandat social de Faure Gnassingbé.

Depuis 2005, les Togolais continuent de crouler sous la chape de plomb du mal-vivre. De cela, les autorités n’ont cure, et inventent à tout propos des drôles de sommets plus pour plaire à l’international que pour répondre aux besoins réels des populations. C’est de la provocation tout simplement.

Source : Le Correcteur

 

 

Prétendues retombées du Forum Économique Togo-UE : L’autre provocation d’un système rétrograde et impopulaire

 

Togo, Rebondissement dans le litige foncier de Davié-Kpota au nom de Faure : Les imposteurs à la reculade

Dans notre parution N°936 du 15 juin 2020, nous évoquions un « Rebondissement dans le litige foncier de Davié-Kpota au nom de Faure : Les collectivités et acquéreurs sur le pied de guerre face à une affaire de délimitation de 24 hectares, Vers un mardi noir».

« En effet, les collectivités et les acquéreurs ont été invités vendredi dernier à une réunion d’information à la Préfecture de Zio. Sans être informés de quoi ce soit au préalable, le chef quartier de Davié-Kpota Togbui Akakpo Koffi I et sa suite se sont retrouvés face au Préfet Etsè Kadevi et une délégation dite du ministère de la Ville, de l’Urbanisme et de la Salubrité Publique conduite par son Secrétaire Général Ouadja Gbati. Selon nos informations, il a été annoncé aux acquéreurs et collectivités de Davié-Kpota que ce ministère viendra mardi 16 juin pour délimiter 24 hectares appartenant à l’Etat togolais dans leur domaine. La délégation du Secrétaire demande aux collectivités et acquéreurs d’aller informer et sensibiliser les autres pour que l’opération du mardi se passe dans la quiétude. Le Préfet Etsè Kadevi et ses hôtes du ministère de l’Urbanisme ont évoqué un grand projet de la Présidence qui sera bâti sur les 24 hectares. Par conséquent, c’est une décision de la Présidence qu’il faudra accueillir dans l’allégresse. Aux tentatives des questions, le Secrétaire Ouadja Gbati avance que point n’est besoin de retourner en arrière et ils ne sont pas venus pour affaire de justice, le domaine fait l’objet de litige pendant à la justice.

Mais légitimement, il se pose plusieurs questions. Auprès de quelle collectivité le ministère de l’Urbanisme a-t-il opéré l’achat des 24 hectares ? L’Etat ne connaît-il plus la délimitation des 24 hectares et c’est seulement ce mardi qu’il le fera ? Qui va alors montrer les limites à cette délégation ? Comment l’Etat peut-il acquérir des terrains dans un domaine litigieux ? », écrivions-nous.

Notre publication a davantage mis la lumière sur ce qui ressemblait à un énième coup de force et repoussé les imposteurs.

Selon nos informations, la prétendue délégation du ministère de la Ville, de l’Urbanisme et de la Salubrité publique dans la journée du lundi 15 juin, a échangé avec certains chefs et collectivités tout en leur demandant d’assurer leur sécurité le lendemain mardi si elle venait pour la délimitation des 24 hectares qui appartiendraient à l’Etat togolais. Du ridicule tout simplement. En quoi la sécurité d’un bourreau incombe à sa victime ? Au final, la rencontre du mardi 16 juin n’a pas eu lieu.

Depuis lors, l’accalmie est revenue mais pour combien de temps ? Il importe que définitivement soit mis fin à ce gangstérisme de certains hauts cadres de l’administration publique dans le foncier.

K.A.

Source : Le Correcteur

 

 

Togo, Rebondissement dans le litige foncier de Davié-Kpota au nom de Faure : Les imposteurs à la reculade

 

Togo - CFA/Eco : Prof. Nubukpo et Buhari sur la même longueur d’onde

Le débat devient de plus en plus houleux autour du Franc CFA. Lundi sur son compte Twitter, le président nigérien Muhammadu Buhari a dénoncé le fait que les pays de la zone UEMOA, en complicité avec la France, cherchent rapidement à reprendre l’Eco en remplacement du Franc CFA, alors que les discussions sont toujours en cours pour l’adoption d’une monnaie unique dans l’espace CEDEAO.

Le président en exercice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) parle d’un manque de « confiance » dans les discussions devant mener à une adoption de la fameuse monnaie unique de l’espace sous régional. Il prévient ces pays membres de l'UEMOA (notamment la Côte d’Ivoire) qui rament à contre-courant.

« Cela me donne un sentiment de malaise que la zone UEMOA souhaite reprendre l'Eco en remplacement de son Franc CFA avant les autres Etats membres de la CEDEAO. Nous devons procéder avec prudence et respecter le processus convenu pour atteindre notre objectif collectif tout en nous traitant les uns les autres avec le plus grand respect. Sans cela, nos ambitions pour une union monétaire stratégique en tant que bloc de la CEDEAO pourraient très bien être sérieusement menacées », a averti le président Muhammadu Buhari.

Sur son compte Twitter, Professeur Kako Nubukpo semble accorder ses violons aux interpellations du président nigérian. A en croire l’économiste togolais dont l’engagement pour la suppression du Franc CFA n’est plus à démontrer, Muhammadu Buhari a totalement raison de poser la question des modalités concrètes de la création de l’Eco.

« Nous ne voulons plus du FCFA. Nous voulons une monnaie Eco pour l’ensemble des 15 États de la CEDEAO, une monnaie Eco flexible avec un régime de ciblage de l’inflation », a posté l’ancien fonctionnaire de la BCEAO.

L’ancien Directeur de la Francophonie économique et numérique annonce la tenue prochaine à Lomé des états généraux de l’Eco. Ces assises devront permettre de définir une feuille de route « pour guider les Chefs d’États et les parlementaires de la CEDEAO » dans le processus devant aboutir à la création de la nouvelle monnaie communautaire.

Godfrey

 

 

Togo - CFA/Eco : Prof. Nubukpo et Buhari sur la même longueur d’onde

 

Assemblée nationale togolaise : Les députés de la 6è législature dans le rôle d’« accompagnateurs »

Depuis le 16 avril 2019, les membres des bureaux des commissions ont été installés. Neuf commissions sont créées pour le bon fonctionnement de l’institution. Cette installation fait suite aux législatives du 20 décembre 2018 qui ont débouché sur des résultats qui ont fait dire que nombre de députés avaient été « nommés » et non élus, tant des situations vont du bizarre au burlesque.

En France comme au Togo avec la VIè République, le pouvoir législatif est détenu par le parlement, constitué du Sénat et de l’Assemblée nationale. Il dispose du pouvoir de discuter et de voter les lois. Il a aussi pour mission de voter le budget de l’Etat et de contrôler le pouvoir exécutif. Mais en attendant la mise en place du fameux Senat très budgétivore dans un pays pauvre et très endetté, c’est l’Assemblée nationale qui joue depuis des années ce rôle. Et pour le bon fonctionnement de celle-ci, la loi prévoit la création et la formation des commissions.

En effet, quatre mois après la mise en place de la nouvelle mandature, des commissions avec des tâches déterminées ont été créées avec à leurs têtes des gens censés travailler sur des questions de leur ressort. Neuf commissions en tout dont :

1- Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale. Président : Tchalim Tchitchao (UNIR) ; Vice-Président : Agbanu Komi (UFC) ; 1er rapporteur : Abougnima Molgah (UNIR) ; 2eme rapporteur : Hounakey Akakpo Kossi (indépendant)

2- Commission des droits de l’homme. Président : Tsolenyanu Koffi (indépendant) ; Vice-Président : Lawson Boe-Allah Raymonde Kayi (UNIR) ; 1er rapporteur : Kolani Yobate (UNIR) ; 2eme rapporteur : Monkpebor Koundjam (indépendant)

3- Commission des finances et du développement économique. Président : Sémondji Mawoussi Djossou (UNIR) ; Vice-Président : Ahoomey-Zunu Doh Gaétan Mawukplonam (UFC) ; 1er rapporteur : Kangbeni Gbalgueboa (UNIR) ; 2eme rapporteur : Kpatcha Sourou (UNIR)

4- Commission agropastorale, de l’aménagement du territoire et du développement local. Président : Kazia Tchala (UNIR) ; Vice-Président : Sodokin Koffi (UNIR) ; 1er rapporteur : Atti Dzigbodi (indépendant) ; 2eme rapporteur : Touh Pahorsiki (UNIR)

5- Commission de l’éducation et du développement culturel. Président : Kagbara Uleija Yabisse Milioussiba Innocent (PDP) ; Vice-Président : Atchangbédji Gado (UNIR) ; 1er rapporteur : Anaté Kouméalo (UNIR) ; 2eme rapporteur : Gnatcho Komla Mawuena (UNIR)

6- Commission des relations extérieures et de la coopération. Président : Balouki Essossimna (UNIR) ; Vice-Président : Nayone Dindiogue Denis (indépendant) ; 1er rapporteur : Issa – Touré Salahaddine (UNIR) ; 2eme rapporteur : Abdoulaye Adjaratou (UNIR)

7- Commission de l’environnement et du changement climatique. Président : Kpomegbe Anani Kokou (UFC) ; Vice-Président : Nonon Kpamnona Diera-Bariga (UNIR) ; 1er rapporteur : Nadjo N’ladon (indépendant) ; 2eme rapporteur : Kpal Koffi (UNIR)

8- Commission de la santé. Président : Sandani Arzouma Felidja (UNIR) ; Vice-Président : Adjeh Assoupui Amele (indépendant) ; 1er rapporteur : Afetse Yawo Dotse (UNIR) ; 2eme rapporteur: Gbone Adjo (UNIR)

9- Commission de la Défense et de la sécurité. Président : Kodjo Agbéyomè ; Vice-Président : Katanga Poro (UNIR) ; 1er rapporteur : Keretcho Komina (UNIR) ; 2eme rapporteur : Binoinin Kpanimie (indépendant).

Tous les membres desdites commissions ont des avantages en nature et en espèce inhérents à leur position, histoire de leur permettre de bien s’acquitter de leurs tâches.

Comme on peut le constater, sur les 9 commissions permanentes, 5 sont revenues à UNIR le parti au pouvoir, 3 à « l’opposition » et 1 aux « indépendants ». Mais étant donné que l’opposition et les indépendants auxquels on fait allusion sont les « opposants de l’opposition » véritable, c’est-à-dire des opposants voulus par UNIR, on comprend le permanent alignement de ceux-ci sur presque tous les projets de lois qui sont votés. Le rubicond a été la hargne avec laquelle, en lieu et place du projet de loi portant modification de trois articles de la Constitution, ils ont modifié plutôt 29 articles, ce qui a laissé voir un ajout de plus de 866% de « propositions de lois » offertes à l’exécutif. Alors que dans la pratique, les députés sont censés « contrôler l’action du gouvernement ». Drôle de contrôle.

Que retenir comme bilan plus d’un an après ?

De par l’actualité du Togo, les supposés « élus » du peuple ne devraient pas chômer. Mais à force de toujours mettre la charrue avant les bœufs, on assiste à un immobilisme écœurant des députés togolais.

Hormis les commissions permanentes, il existe des commissions d’enquête lorsque le besoin se fait sentir. L’article 128 du règlement intérieur, portant Constitution de commission d’enquête dispose : « 1-La création d’une commission d’enquête ou de contrôle par l’Assemblée nationale résulte du vote d’une proposition de résolution déposée, affectée à la commission permanente, compétente, examinée et discutée dans les conditions fixées au Titre I Chapitre X du présent Règlement intérieur. Cette proposition doit déterminer avec précision, soit les faits qui donnent lieu à enquête, soit les services publics ou les entreprises nationales dont la commission de contrôle doit examiner la gestion. 2- La commission saisie d’une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête ou de contrôle doit déposer son rapport dans le mois de la session ordinaire suivant l’affectation de cette proposition. 3- Les commissions d’enquête ou de contrôle ne peuvent comprendre plus de quinze (15) députés ». Mais depuis plus d’un an, combien de commissions d’enquête ont été mises en branle dans quelque domaine que ce soit ? Et pourtant, ce ne sont pas les faits délictueux qui ont manqué d’ébranler l’exécutif togolais.

Il existe même un article ubuesque qui porte sur un OVNI (Objet volant non identifié), la Haute cour de justice. Art. 135 portant Saisine de la Haute Cour de Justice. « 1- Aucune proposition de résolution portant mise en accusation devant la Haute Cour de Justice n’est recevable si elle n’est signée par un tiers (1/3) au moins des députés composant l’Assemblée nationale. 2- Le bureau de l’Assemblée nationale prononce d’office l’irrecevabilité des propositions de résolutions contraires aux dispositions de la loi organique sur la Haute Cour de Justice. Il rend compte à l’Assemblée nationale à sa plus prochaine séance. L’Assemblée nationale peut en débattre. 3- Les propositions de résolutions déclarées recevables sont transmises par le président de l’Assemblée nationale à une commission spéciale, constituée dans les mêmes conditions que celles fixées aux articles 35 et 36 du présent règlement intérieur. 4- La mise en accusation du président de la République ou des membres du gouvernement devant la Haute Cour de Justice est adoptée sur rapport de la commission spéciale susvisée par un scrutin secret de la majorité des quatre cinquième (4/5) des membres composant l’Assemblée nationale ». Mais où est la Haute cour de justice pour laquelle des textes sont consacrés ? Bien que l’initiative des lois soit concurremment partagée entre l’exécutif et le législatif, bien qu’il existe la commission permanente de Tchitchao Tchalim chargée d’étudier des propositions de loi, aucun député n’a trouvé utile de réfléchir à la mise en place de cette institution. Trop sensible, parce que des membres du gouvernement et d’autres haut perchés pourraient être contraints de répondre de leurs actes. Donc, en attendant, « allons-y seulement ».

Un hôpital tarde à émerger de la fange à Agoè. La commission permanente chargée des questions de santé prend son temps de jouir de la fonction, ignorant que le peuple qui les a « élus » a des droits.

Le ministre de la Culture tente de reconvertir des artistes sans que Kagbara Yabisse et sa commission n’en soient choqués. Du moment que les émoluments mensuels tombent régulièrement, le député peut oublier son bienfaiteur, le peuple dont les artistes.

Des juges haut perchés sont soupçonnés de corruption, depuis les tribunaux d’instance jusqu’à la Cour suprême, après une halte à la Cour d’Appel ; le Comité de suivi des fluctuations des prix des produits pétroliers (CSFPPP) est éclaboussé par une corruption latente depuis des années, mais apparemment, il n’existe pas de députés « élus » au Togo ; juste des députés « nommés », raison pour laquelle ce désintérêt pour la reddition des comptes.

Une commission chargée des affaires foncières avec un certain Kazia Tchala du parti UNIR est là, mais des vrais risques d’expropriations à Davié, Agoè ou Gbamakopé menacent la paix civile sans que les membres de cette commission ne s’en émeuvent.

Par contre, en même temps qu’ils votent une loi permettant au chef de l’Etat de gouverner par ordonnance, les mêmes députés votent une loi sur le nucléaire en pleine pandémie de la Covid19. C’est à se demander si ces « représentants du peuple » sont vraiment en phase avec ce peuple.

Au vu de tout ce qui précède, on est tenté de qualifier les députés actuels d’« accompagnateurs » du gouvernement et non de contrôleurs de l’exécutif. Autrement, ils devraient pouvoir dire via un rapport ce qu’ils ont déjà contrôlé depuis qu’ils perçoivent leurs indemnités sur le dos du contribuable togolais.

Abbé Faria

Source : Liberté

 

 

Assemblée nationale togolaise : Les députés de la 6è législature dans le rôle d’« accompagnateurs »

 

En RDC, Félix Tshisekedi envoie son Directeur de cabinet Vital Kamerhe en Prison pour détournement. Au Togo, Faure Gnassingbé fait la Promotion des Criminels économiques !

La justice congolaise a eu la main lourde. Le Directeur de Cabinet du Président Félix Tshisekedi a été condamné samedi 20 juin dernier, à 20 ans de prison et 10 ans d’inéligibilité aux fonctions publiques.

Après un mois d’une procédure historique, retransmise en direct à la RTNC entre le 11 mai et le 11 juin, le « procès des 100 jours » a livré son verdict. Accusé du détournement de plus de 50 millions de dollars destinés dans le cadre de la gestion du programme d’urgence des 100 jours, de blanchiment de capitaux et de corruption, Vital Kamerhe a été condamné à 20 ans de travaux forcés par le tribunal de grande instance de Kinshasa la Gombe. La peine de travaux forcés n’étant pas appliquée en RDC, elle équivaut à une peine de 20 ans de prison ferme.

Les juges l’ont aussi condamné à 10 ans d’inéligibilité, qui démarreront après exécution de la peine.

Ses co-accusés, l’homme d’affaires libanais Jammal Samih, patron d’Husmal et de Samibo, deux sociétés impliquées dans la construction de logements sociaux pour le programme des 100 jours, et Jeannot Muhima Ndoole, chargé du service import-export à la présidence de la République – qui était absent lors du prononcé du verdict – ont également été reconnus coupables des faits qui leur étaient reprochés. Jammal Samih a, comme Vital Kamerhe, écopé de 20 ans de prison et Jeannot Muhima Ndoole à 2 ans.

La justice a également ordonné la confiscation des fonds placés sur les comptes d’Hamida Shatur, Daniel Massaro et Soraya Mpiana ainsi que des propriétés immobilières acquises avec les fonds détournés.

Un verdict diversement apprécié. Pour ses partisans, il s’agit d’un procès politique pour l’écarter de la vie politique congolaise. Le Secrétaire Général de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), le parti de Kamerhe n’a pas caché son amertume. « Nous sommes consternés et choqués, parce qu’on s’attendait à ce que les juges puissent tenir compte des éléments pertinents soulevés par les avocats. Nous constatons que le tribunal est même allé au-delà de la réquisition du ministère public», déplore Aimé Boji.

Pour d’autres, il s’agit d’une procédure qui doit faire école dans le combat contre la corruption. Au-delà de tout et en attendant l’appel de son conseil, c’est une grande première dans la vie politique congolaise voire africaine.

Combien de Kamerhe courent les rues du Togo?

A regarder de près ce dossier, il révèle des querelles internes entre le camp Tshisekedi et celui de son allié Kamerhe. L’ancien président de l’Assemblée Nationale a été le principal pion ayant contribué à l’avènement de Tshisekedi au pouvoir. Le faiseur de roi survit rarement aux côtés du roi. Le pouvoir étant ce qu’il est, le combat des valets finit toujours par avoir raison de ce faiseur de roi.

Kamerhe peut bien être victime de cette situation. Cependant, il existe bien des indices concordants qui ont favorisé l’arrestation de l’ancien allié de Kabila père et fils. En clair, il aura contribué à cette situation.

Et ce procès spectaculaire touche au fond un élément fondamental : le détournement des deniers publics. Ailleurs comme au Togo, c’est un sport favori. Combien de Vital Kamerhe courent les rues du Togo ? Des malversations des ministres et Directeurs de société d’Etat sont legion au Togo. Les plus frais dans les esprits sont les scandales de la route Lomé-Vogan-Anfoin et la gestion de la commande des produits pétroliers au Togo. Si au moins une fois, Faure Gnassingbé avait eu le courage de Félix Tshisekedi pour sévir contre ses proches prédateurs de l’économie nationale, cela devait servir d’exemple.

Malheureusement, le fils d’Eyadema fait plutôt la promotion des criminels économiques. Et cela ne donne que du zèle à des siphonneurs des ressources du pays. Plus le temps passe, la situation s’empire au Togo avec la bénédiction du « quadramandataire».

Kokou Agbemebio

Source : Correcteur du 22 Juin 2020

 

 

En RDC, Félix Tshisekedi envoie son Directeur de cabinet Vital Kamerhe en Prison pour détournement. Au Togo, Faure Gnassingbé fait la Promotion des Criminels économiques !

 

Togo : Kossivi Egbetonyo et sa reconversion, l’incurie gouvernementale en marche!

Il aura réussi en une seule journée à faire l’unanimité contre sa personne. Pour cause. Sa décision sur la possibilité de reconversion des artistes par ce temps de la pandémie de coronavirus ressemble bien à une plaisanterie de mauvais goût.

En effet, le ministre de la Culture, du Tourisme et des Loisirs Kossivi Egbetonyo a surpris le monde des artistes togolais en demandant à ceux qui le désirent, de souscrire aux produits du Fond National de la Finance Inclusive (FNFI) pour leurs activités de reconversion. Pour lui, c’est la mise en œuvre des actions d’accompagnement des acteurs culturels pendant cette crise sanitaire. Ces acteurs pourront également bénéficier d’une formation en montage et management de projets avant la soumission de leurs projets aux institutions financières.

Egbetonyo qui est passé jusque-là que l’un des ministres le plus folklorique, a réussi à embraser le landerneau artistique. Indignation, coup de colère, manque de respect à la profession, les réactions ont été bien virulentes contre sa proposition.

C’est en réalité la traditionnelle incurie qui caractérise Faure Gnassingbé et ses ministres. Des artistes ont été occupés autrement ailleurs en ce moment pour mettre leur talent au service de la sensibilisation.

Ailleurs comme la Côte d’Ivoire, les acteurs culturels au nombre de 1022 recensés ont bénéficié de l’Etat chacun d’une enveloppe de trois cent mille (300.000) FCFA. Au Togo, le ministre de la Culture propose un prêt de trente mille (30.000) FCFA pour des acivités génératrices de revenus.

Curieusement, après avoir reçu une volée de bois vert, l’inénarrable ministre fait volte face à l’issue d’une rencontre d’échanges avec les responsables des organisations culturelles.

En réalité, cette rencontre devait être faite en amont. Certainement que le fameux ministre aurait compris de l’inopportunité de son projet bidon.

C’est bien triste qu’un ministre chargé de la promotion des artistes décide plutôt de les transformer en vendeurs de légumes et céréales.

Honoré Adontui

Source : Le Correcteur

 

 

Togo : Kossivi Egbetonyo et sa reconversion, l’incurie gouvernementale en marche!

 

Togo, BTP : Un marché de 214 milliards F CFA au Burkinabè EBOMAF. Quid de la politique de consommation locale?

Le mercredi 17 juin dernier, l’Etat togolais a procédé au lancement des travaux de réhabilitation de la Nationale N*5, en l’occurrence la route Lomé-Kpalimé longue de 120 Km. Des travaux dont l’exécution est confiée à EBOMAF, l’entreprise burkinabé spécialisée dans les travaux publics. Si la nouvelle, en soit, est bonne, il n’en demeure pas moins vrai qu’elle fait également ressurgir, des questions d’intérêt national.

EBOMAF aux anges

214 milliards de CFA, c’est le coût total du nouveau marché de réhabilitation de la route Lomé-Kpalimé raflé par EBOMAF. Un marché de plus au Togo pour cette entreprise burkinabé «Bounkoungou Mahamadou et Fils».

Ce marché cumulé, tel que décliné, concerne la réalisation d’infrastructures routières et de drainage des eaux dans le sud du pays. De façon détaillée, le premier volet du marché porte sur la modernisation de la route Lomé-Kpalimé, l’aménagement des bassins de rétention d’eau de Todman, de Ségbé et d’Adidogomé. Ceci, pour un montant estimé à 195 milliards FCFA. Pendant que le second volet, d’une valeur de 19 milliards FCFA, porte sur l’aménagement des voiries et réseaux divers (VRD) de la ville de Kpalimé.

Encore un marché de plus… Et des interrogations

C’est donc une évidence que la multiplication des marchés raflés au Togo, depuis quelques années déjà, par le géant burkinabé des BTP témoigne visiblement de la confiance sans cesse en lui placée par les autorités. Toutefois, cela ne saurait occulter des analyses critiques sur ce choix.

En effet, cela fait plusieurs années déjà que EBOMAF exécute des marchés au Togo, aussi bien à Lomé qu’à l’intérieur du pays. À côté des satisfactions, les togolais n’ont également pas perdu de vue, la qualité quelque peu décriée de tronçon carrefour Bodjona -hôtel Concorde à Adidoadin dont tous les usagers s’accordent sur la mauvaise qualité du travail d’affaissement et de drainage des eaux de pluie.

Aussi, c’est une évidence que EBOMAF s’est déjà montré coupable d’une mauvaise exécution des travaux de la route Tandjouaré- Kanté abandonnés, sans raisons valables depuis près de deux ans. Et d’autres exemples sont encore palpables.

Au regard des cas sus évoqués, c’est légitime que les togolais se demandent, sans préjugés aucun mais par souci de transparence et d’objectivité, ce qui amène les autorités togolaises à avoir autant d’administration pour EBOMAF.

Loin de paraître alarmistes, cette question mérite tant de réflexions en vue d’expliquer et rassurer les citoyens des motivations objectives de ladite préférence dont le contribuable paiera l’ardoise.

Quid de la consommation locale?

Par ailleurs, accorder un si gros marché cumulé à une seule entreprise, non seulement étrangère, mais aussi et surtout qui est loin de la perfection paraît du mépris vis-à-vis des entreprises locales qui ne déméritent pas dans le domaine du Btp. Si le cas de Ceco, rendue tétraplégique par le bon vouloir de certains décideurs, est connue de tous, cela n’exclut pas que d’autres qui font un travail exceptionnel à l’image de Midnihgt Sun Group, pour ne citer que cet exemple, dont les réussites ne sont plus à démontrer.

Au-delà du sentiment du mépris que cela suscite, cette situation remet également en cause la politique nationale de la consommation locale, l’un des nouveaux fers de lance, nous a-t-on dit de l’action gouvernementale.

Par cette analyse, nous avons voulu attirer l’attention des décideurs sur la nécessité, par devoir et orgueil patriotiques, de donner une place et chance aux entreprises locales de pouvoir faire valoir leur expertise. Surtout celles qui excellent déjà merveilleusement bien. Ce faisant, elles participent ainsi à la construction du pays, puis ont une chance d’exprimer leur amour pour la Nation, en réponse à l’appel citoyen «Togolais viens, bâtissons la cité!» que véhicule l’hymne national, «Terre de nos Aïeux». Encore que ce paysage des entreprises BTP au Togo est jusque-là tenu par des opérateurs assimilables aux «Hommes de la Maison».

Dès lors, l’on ne comprend pas cette hésitation apparente de l’Etat à leur faire pleine confiance, si ce n’est peut-être que ces derniers paraissent plus disants dans les marchés arrière boutique. Comprendra qui pourra !

Source : Fraternité [ fraternitenews.info ]

 

 

Togo, BTP : Un marché de 214 milliards F CFA au Burkinabè EBOMAF. Quid de la politique de consommation locale?

 

Togo, Situation du secteur minier en avril 2020 : 73 titres miniers exploités par 67 sociétés

Faible contribution au budget de l’Etat, part des Togolais travaillant dans le secteur insignifiante

Selon le ministère des Mines et de l’Energie, il existe en avril 2020 au Togo 73 titres miniers détenus par 67 sociétés. Nonobstant cette floraison de sociétés, la contribution du secteur minier et des industries extractives au budget de l’Etat est très faible. De même, la part des Togolais travaillant dans ce secteur est très insignifiante. Alors que l’activité minière porte préjudice à l’environnement et au cadre de vie des personnes riveraines.

Le sous-sol du Togo regorge de beaucoup de ressources minières. Le phosphate, le calcaire, les matériaux de construction (sable, argile, gravier, gneiss, migmatite, marbre …) constituent l’essentiel des produits miniers actuellement exploités dans le pays. Le pays dispose également de gisements métallifères, des pierres précieuses et des minéraux radioactifs : la chromite, le manganèse et la bauxite. Sans oublier le diamant et l’or alluvionnaire et le pétrole dans les eaux togolaises qui, selon le gouvernement, ne serait pas encore exploité. Conséquence, le ministère des Mines et de l’Energie délivre des permis d’exploitation à la pelle. « Fin 2017, le Togo comptait au total soixante-neuf (69) permis d’exploitation minière contre vingt-sept (27) en 2010, soit une augmentation de 58,5% [Ndlr, 155% selon nos calculs]. La demande de permis d’exploitation a reconnu une forte croissance, notamment pour la production de matériaux de construction et des permis d’exploitation à petite échelle », précise le rapport 2017 de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE). Selon le répertoire des titres miniers d’exploitation au Togo rendu public en avril 2020 par le ministère des Mines, ce chiffre est passé à 73 délivrés à 67 sociétés.

Vingt (20) autorisations d’exploitation artisanale du sable ont été délivrées. A l’exception de l’établissement AMP Sarl qui exploite le sable à Iko-Arouka dans la préfecture de l’Ogou (Région des Plateaux), les autres sociétés sont logées dans la Région Maritime.

Les matériaux de construction sont le secteur qui compte le plus grand nombre de permis. Il en existe 37 détenus par 34 sociétés qui exploitent le sable, le gneiss, la migmatite, la granulite. Comme dans le premier cas, les préfectures du Zio et de Vo dans la Région Maritime sont les mieux loties. Vient ensuite la préfecture de la Kozah avec CECO BTP qui extrait la granulite à Lama PoulouTchamdè, ECOBAK pour le gneiss de Lassa Léo-Ahodo, XING FA SARL U pour le gneiss de Sèdina et TGC S.A.qui extrait le gneiss de Lassa-Tchou. Toutes ces sociétés ont un permis d’exploitation d’une durée de trois (03) ans, renouvelable plusieurs fois, chacune pour une durée maximale d’un (01) an.

Sept (07) sociétés détiennent huit (08) permis d’exploitation à petite échelle qui a une durée de cinq (05) ans, renouvelable plusieurs fois, chacune pour une durée de trois (3) ans. La société chinoise JUN HAO MINING, derrière laquelle se cachent des pontes du régime, exploite l’or à Kaoudè dans la préfecture d’Assoli. Quant à Global Merchants, une autre société bizarre qui avait opéré dans le secteur aurifère, elle s’est vu récemment octroyer le permis d’exploitation d’ilménite d’Aloèkoègbé-Bagbé dans les préfectures (Zio-Avé).

Les six (06) autres sociétés sont des exploitants à grande échelle qui ont une durée de vingt (20) ans, renouvelable plusieurs fois, chacune pour une durée de dix (10) ans. Il s’agit de la SNPT et WACEM qui ont chacun deux permis, MM Mining qui a suspendu ses activités depuis 2016, POMAR Togo, SCANTOGO-Mine et ICA Invest le nouveau chouchou de ceux qui sont aux affaires.

En principe, l’existence de ces nombreuses sociétés devrait induire la création des richesses et par ricochet la réduction de la pauvreté. Mais le secteur est tellement gangrené par la corruption et les sociétés écrans qu’on ne voit aucun changement notable dans le pays. « Je voudrais informer une fois de plus nos compatriotes sur le fait que ce petit pays que la Divine Providence nous a donné est suffisamment riche pour que nos populations ne connaissent pas la souffrance qu’elles endurent dont les principaux responsables sont de toute évidence nos gouvernants. Ce qui est malheureux dans tout ceci, c’est que la part de ressources non fiscales qui sont censées être alimentées par l’exploitation de certaines de nos ressources minières, est en baisse dans le budget depuis trois ans. Ce ratio passe de 5,91% en 2015 à 5,71% en 2016 et à 4,59% en 2017», s’est emporté Thomas Dodji Koumou, président de Veille Economique, lors d’une sortie médiatique en mars 2017.

Le dernier rapport de l’ITIE publié en décembre 2019 lui donne raison en révélant que la contribution du secteur minier au budget de l’Etat reste faible. Sur la base des données reportées par l’Etat, après conciliation, les revenus générés par le secteur minier totalisent un montant de 16.261 milliards de FCFA pour l’année 2017, précise le rapport. Ce montant inclut les paiements encaissés directement dans les comptes budgétaires de l’Etat pour un montant de 15.329 millions de FCFA et les paiements sociaux (volontaires et obligatoires) au profit de tierces parties pour un montant de 932 millions de FCFA. Ce qui représentait 3,2 %. De plus, la contribution au PIB (Produit intérieur brut) nominal de l’Etat reste également faible : 2%, la plus grande part venant du phosphate. Des données qui incluent aussi les sociétés d’exploitation des nappes d’eau et celles d’autres sociétés non présentes dans ce répertoire.

Au niveau de l’emploi, la situation n’est guère reluisante. Les données montrent que 0,6% de la population active du Togo travaille dans le secteur extractif. D’après le dernier questionnaire unifié des indicateurs de base du bien-être du Togo réalisé en 2015, rapporte l’ITIE, le pourcentage de la population active travaillant dans le secteur extractif est de 0,6% et occupe la 13ème position dans le classement de l’employabilité des secteurs d’activités au Togo. En revanche, poursuit le rapport, l’absence d’études plus récentes ne nous a pas permis de publier des informations actualisées sur la contribution du secteur extractif dans l’emploi. Toutefois, selon les chiffres collectés dans le cadre du présent rapport, les sociétés incluses dans le périmètre de conciliation ont employé 5.330 personnes en 2017, dont 433 des femmes soit 8,12% et 4.897 des hommes soit 91,88%.

73 permis d’exploitation signifient 73 cas de massacre environnemental et du cadre de vie des populations. Les études d’impact environnemental ne sont commandées qu’au début, dans l’optique d’obtenir le permis d’exploitation. La suite, c’est une catastrophe. Aucune entreprise au Togo ne respecte les obligations environnementales : de la SNPT (société 100% étatique, mais contrôlée par les amis israéliens du chef de l’Etat) à Wacem en passant par MM Mining, Pomar, Scantogo-Mines et les autres sociétés intervenant dans le secteur. La faute au manque de suivi des structures concernées et à la mauvaise foi des sociétés minières qui sont, pour la plupart, des sociétés écrans. « Il a été constaté un déficit de compétences techniques et de ressources financières pour entreprendre des évaluations environnementales et sociales ainsi que le suivi et le contrôle de l’application du Plan des gestion environnementale et sociale (PGES) des entreprises minières. L’ANGE (Agence nationale de gestion de l’environnement souffre également d’une insuffisance accrue en équipements mobiles d’analyses de terrain, véhicules et équipements de protection individuelle pour le contrôle des PGES et le suivi des activités minières artisanales. De plus, la capacité du laboratoire de l’ANGE est très limitée en raison du manque en personnel qualifié et en équipements analytiques nécessaires au suivi et contrôle environnementaux des projets », relève le rapport final de l’évaluation environnementale et sociale stratégique du secteur minier au Togo commandé par la Banque mondiale.

Par ailleurs, les localités où sont exploitées les ressources minières, sont dans un état lamentable. Les infrastructures manquent cruellement et la pauvreté ne cesse d’augmenter. Les engagements sociaux pris à la signature de la convention sont rangés dans les placards une fois que la société commence à amasser des millions.

Dans l’ordre normal des choses, un gisement découvert et exploité dans une localité au Togo, devra constituer un atout pour le développement de celle-ci et en même temps du pays. Mais ce n’est malheureusement pas le cas. Les ressources minières sont source de misère pour les populations pendant que la kyrielle de sociétés et leurs complices se la coulent douce.

Source : Liberté

 

 

Togo, Situation du secteur minier en avril 2020 : 73 titres miniers exploités par 67 sociétés

 

TogoCom sous Agou Holding : Que du cosmétique ! Réseau défaillant. Services médiocres. Mépris vis-à-vis du client…

La reprise du groupe TogoCom par Agou Holding a suscité un peu d’espoir chez les utilisateurs de la téléphonie mobile au Togo. Même s’il y a eu quelques appréhensions par rapport à la cession de ce fleuron à un groupe privé, les Togolais ont tout de même cru qu’il y aurait, du moins, une amélioration considérable au niveau du service. Mais visiblement, les choses vont de mal en pire.

Le Groupe TogoCom et ses nouveaux patrons alimentent toujours le débat. A l’intérieur de la boîte, ce n’est pas la sérénité. Entre le refus d’honorer les engagements vis-à-vis des fournisseurs et la non-satisfaction des doléances des employés, Paulin

Alazard et ses « soutiens » semblent inébranlables. Mais jusqu’à quand, l’on ne saurait le dire. Mais à côté de cette ambiance anxiogène, c’est le manque de respect du client qui devient de plus en plus insoutenable.

Loin d’être vulgaire, il faut dire que les services de TogoCom actuellement, c’est une véritable merde ! Les clients se plaignent tout le temps. Mais cela ne semble émouvoir personne au niveau du groupe. Visiblement, la priorité, c’est tout sauf le client pour le moment. Tout d’abord, la qualité du réseau internet laisse à désirer. Déjà c’est assez cher, mais le service reste médiocre. Le fameux 4G n’est qu’une vaste escroquerie qui ne dit pas son nom. Plus énervant, c’est que ces derniers temps, la connexion fait un va-et-vient qui finit par irriter plus d’un. « Tout récemment, ils ont ajouté quelques mégas sur les offres de forfait internet. Mais c’est tellement dérisoire et ce n’est même pas ce qu’on leur demande surtout en cette période de pandémie », peste un client.

L’autre fait qui révolte les clients de TogoCom, et Dieu seul sait, ils sont nombreux à se plaindre, c’est la disparition scandaleuse des unités. Parfois les gens recharges leur crédits et par enchantement et alors qu’ils n’ont pas tout consommé, se retrouve avec des unités considérablement réduits. Plusieurs personnes se sont plaintes de ce « vol de crédit » sans suite. Pire, ce n’est même pas la peine d’appeler le service client. « Cela ne sert qu’à entendre la belle voix des réceptionnistes, rien d’autres », souligne un autre client.

Beaucoup ne se sont pas rendu compte mais sans avertissement, TogoCom a coupé la fonctionnalité de prêt de crédit à plusieurs numéros. Plusieurs personnes ne sont plus éligibles à ce service. Tout porte à croire qu’à TogCom, le client n’est pas roi. L’autre service très désagréable et qui fait remonter la colère chez les clients de TogoCom, c’est le service de Tmoney. Là c’est le comble. Le réseau est incroyablement mauvais. Et malheur à celui qui fait une erreur d’envoie concernant le numéro du bénéficiaire. Mieux vaut remettre son sort entre les mains de Dieu !

Avec toutes ces défaillances et ce mépris affichés vis-à-vis du client, les Togolais commencent à se poser des questions. Ce qui est claire, la situation actuelle n’est pas meilleure. Il est peut-être temps que la direction trouve une solution aux crises internes afin de rendre le service meilleur.

Paul A.

Source : Le Tonnerre

 

 

TogoCom sous Agou Holding : Que du cosmétique ! Réseau défaillant. Services médiocres. Mépris vis-à-vis du client…

 

Afrique - CEDEAO-Buhari met en garde les pays de la Zone UEMOA sur la nouvelle monnaie ECO.

Le président Nigérian Muhammadu Buhari a exprimé son mécontentement face aux projets des pays de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) d'adopter la nouvelle monnaie ECO à la place du Franc CFA

« Cela me donne un sentiment de malaise que la Zone UEMOA souhaite reprendre l'Eco en remplacement de son Franc CFA avant les autres Etats membres de la CEDEAO. Il est inquiétant qu’un peuple avec lequel nous souhaitons adhérer à un syndicat prenne des mesures importantes sans nous faire confiance pour la discussion.» a rouspété le président Nigérian sur Twitter ce mardi 23 Juin 2020.

Buhari a ajouté que le Nigéria est attaché à une union monétaire ouest-africaine avec les «bons fondamentaux» garantissant la crédibilité, la durabilité, la prospérité et la souveraineté. Il a appelé au respect du processus.

«Nous ne pouvons pas nous ridiculiser en entrant dans un syndicat pour se désintégrer, potentiellement au plus tôt lorsque nous y entrons. Nous devons être clairs et sans équivoque sur notre position concernant ce processus.» A-t-il martelé.

Le président a appelé à une communication collective et efficace de la région vers le monde, affirmant que trop d'efforts ont été investis dans le projet «pour laisser les choses à de simples expéditions».

L'ancien militaire a exhorté la région à faire preuve de prudence et à se conformer au processus convenu d'atteindre l'objectif collectif « tout en se traitant les uns les autres avec le plus grand respect.»
Pour Buhari, sans cela, les « ambitions pour une Union monétaire stratégique en tant que bloc de la CEDEAO pourraient très bien être sérieusement menacées.»

En effet le 20 mai, la France a accepté de mettre fin à son engagement à arrimer le franc CFA ouest-africain. Les pays de l'accord n'auront plus à déposer la moitié de leurs réserves de change auprès de la France et ont convenu de l'adoption d'une nouvelle monnaie «ECO». Par conséquent, le nouveau rôle de la France vis-à-vis de la monnaie ne sera que de «garants financiers».

Le mécontentement du président Buhari à l’égard de la nouvelle monnaie est dû au fait qu’elle viole les accords sur une monnaie unique pour la région.

Mensah A.

 

 

Afrique - CEDEAO-Buhari met en garde les pays de la Zone UEMOA sur la nouvelle monnaie ECO.

 

Togo - Me Jean Dégli : « On ne peut pas vivre dans un pays où on tue les gens impunément »

Des assassinats, le Togo en a beaucoup connu ces derniers temps. Le dernier en date reste ce jeune laveur de voiture, Mohamed qui a été froidement abattu le mardi 21 mai dernier à Avédji (Lomé) en plein jour, par un militaire. Ce qui fait encore mal, c’est l’impunité dont jouissent les auteurs de ces crimes crapuleux.

Pour Me Jean Dégli du Mouvement « Bâtir le Togo », il est déplorable que ces genres de crimes soient laissés impunis. Le défenseur des droits de l’homme craint le pire dans les années à venir si rien n’est fait pour stopper l’hémorragie.

« On ne peut pas vivre dans un pays où on violente les gens n’importe comment, où on tue les gens impunément. Ce n’est pas bon. Si ça continue comme ça, nous sommes en train de rentrer dans une jungle, si nous ne sommes pas déjà dedans », a souligné Me Dégli.

Et d’ajouter : « Il y a quelques années, on a pensé que le Togo est en train de changer et que ce que nous avons vécu sous le régime Eyadema était en train de changer et puis brutalement nous revenons en arrière sur le plan surtout des droits humains, sur le plan surtout de respect de la vie humaine. Nous sommes en train de revenir en arrière. Aussi bien pour la vie humaine, pour l’intégrité physique des êtres humains, pour la liberté des gens, nous devons faire attention ».

L’acteur de la société civile demande à ce que les auteurs de ces actes ignobles que le pays a dernièrement connus soient traduits en justice.

 

 

Togo - Me Jean Dégli : « On ne peut pas vivre dans un pays où on tue les gens impunément »

 

Togo - Interview/Mme Odile Medegan Affoyon, Directrice Générale NSIA Banque Togo : « Nous avons réussi à adapter et réorganiser notre mode de travail de façon exemplaire »

Réorganisation du travail en ces temps de pandémie liée au coronavirus, digitalisation des services de la banque, soutien aux initiatives des autorités pour limiter la propagation de la maladie virale, etc. la Directrice Générale de NSIA Banque Togo se confie à la Rédaction de iciLome à travers cette interview exclusive. Lisez plutôt !

iciLome : Pouvez-vous nous présenter brièvement les activités de NSIA au Togo ?

Mme Odile Medegan Affoyon : Le Groupe NSIA s’est implanté au Togo en 2005. L’ensemble des activités historiques du Groupe sont représentées au Togo, puisque trois filiales y sont implantées : NSIA Assurance Vie Togo, NSIA Assurance Non Vie Togo et enfin NSIA Banque Togo.

Depuis l’apparition du Covid-19 qui fait ravage dans le monde, les sociétés ont réorganisé leur mode de fonctionnement. Qu’est-ce qui a changé chez vous ?

Depuis le début de la crise, l’ensemble du Groupe s’est mobilisé pour la santé et la sécurité de nos clients, partenaires, dirigeants et administrateurs. Malgré ces circonstances difficiles, NSIA reste engagé à poursuivre sa mission : fournir au plus grand nombre, des produits et services financiers, contribuant ainsi au développement économique et social des pays d’implantation, dont le Togo.

Nous avons adopté une série de mesures visant à lutter contre la propagation du Covid-19 au Togo. Au sein de l’ensemble de notre réseau d’agence, nous avons procédé au renforcement des dispositifs de santé et de sécurité, pour assurer la protection de nos clients et de nos employés. C’est notre priorité. Des outils facilitant le lavage des mains à l’eau et au savon ont été mis à disposition, de même que des gels hydro-alcooliques dans tous les sites d’accueil physique. Dans toutes les agences NSIA, les entrées de visiteurs sont également régulées afin de garantir une distance d’un mètre entre chaque client. C’est une recommandation des organisations sanitaires compétentes que nous nous sommes engagés à respecter.

Par ailleurs, nous avons recommandé à nos clients de privilégier l’utilisation de guichets et distributeurs automatiques de billets pour les retraits et dépôts d’argent. Nous avons lancé un vaste plan de digitalisation au sein du Groupe. Dans ce cadre, plusieurs outils et plateformes de consultation à distance ont été créés pour les opérations courantes. En cette période ou les déplacements doivent être limités, nous avons vivement encouragé leur utilisation.

Les bouleversements provoqués par cette maladie ont sûrement eu des répercussions sur vos activités. Quelles sont les difficultés que vous rencontrées en ces périodes particulières ?

Au niveau organisationnel, toutes les mesures ont été prises pour éviter que la crise impacte nos activités et les services que nous fournissons à notre clientèle. Nous avons réussi à adapter et réorganiser notre mode de travail de façon exemplaire. Je tiens par ailleurs à saluer ici l’ensemble des collaborateurs de NSIA Togo. Leur capacité d’adaptation et leurs efforts ont été déterminants ces derniers mois. Nos collaborateurs et agents se sont rendus disponibles via divers outils de communication à distance (téléphone, mails, plateformes et applications) et ont ainsi pu assurer le suivi des opérations courantes. C’est l’ensemble de la filiale qui est resté mobilisée pour assurer la continuité du service et pour que nos missions se poursuivent.

La volonté de NSIA Togo est de fournir des services de bancassurance adaptés aux besoins des populations locales. Nous souhaitons accompagner notre clientèle dans l’évolution de leurs modes de vie. Nous avons donc été à leurs côtés pendant la crise sanitaire liée au Covid-19 et nous continuerons à l’être. Nos clients attendent de leur protection assurantielle et de leurs services bancaires qu’ils puissent leur permettre de faire face aux conséquences que l’épidémie aura pour leur santé et leurs biens. Nous l’avons compris et prenons toutes les mesures nécessaires pour répondre à leurs inquiétudes. Nous saisissons leurs besoins et en tirons les leçons pour proposer des services de qualité, innovants et adaptés au marché ainsi qu’aux circonstances.

Quelles sont les dispositions que vous avez prises pour la protection d’abord de votre personnel, ensuite de vos clients ?

Au sein de tous nos lieux d’accueil du public, des dispositifs permettant le lavage des mains ont été installés et du gel hydro alcoolique a été mis à disposition. Les visiteurs ont également respecté une distance de sécurité d’un mètre, tel que recommandé par les autorités sanitaires nationales.

Nous avons par ailleurs mis à disposition plusieurs outils digitaux afin d’encourager notre clientèle à limiter les déplacements. Notre réseau de distribution automatique est resté opérationnel tout au long de la crise et le demeurera.

NSIA-Togo a introduit certaines innovations dans ses services, notamment la digitalisation des services de Banque-Assurance. Parlez-nous un peu des produits qui sont concernés

Le digital est le prochain défi de l’Afrique et plus particulièrement de la sous-région ouest-africaine. Tous les efforts seront nécessaires pour le surmonter. A la clé, se trouve un potentiel de développement énorme. Le Groupe NSIA et l’ensemble de ses filiales veulent répondre à cet appel. Accélérer la digitalisation de nos offres afin de faciliter l’accès de nos services au plus grand nombre est l’une des priorités du Groupe. Nous avons toujours promu l’inclusion financière et bancaire comme levier de développement. Nous appliquons ainsi le savoir-faire de NSIA au digital et l’optimisons grâce à la technologie.

Au Togo, nous avons lancé NOVAPLUS, un service de banque à distance permettant à nos clients de recevoir des informations relatives à des mouvements sur leurs comptes bancaires par message écrit (SMS) sur un téléphone portable quel que soit l’opérateur de l’utilisateur.


Avez-vous également bénéficié des mesures de souplesse accordées par le gouvernement togolais aux entreprises (secteur privé surtout) pour faire face à la crise sanitaire ?

Le gouvernement togolais a adopté une série de mesures, tant sur le plan économique que fiscal et social pour soutenir l’économie nationale ainsi que l’ensemble de ses acteurs. Les mesures dont NSIA Togo a pu bénéficier nous permettront de continuer d’accompagner notre clientèle, avec comme pilier, des valeurs qui nous sont chères : l’innovation et l’inclusion financière.

Nous continuerons d’élaborer des offres répondant aux besoins de nos clients et accélérant l’inclusion financière sur le territoire togolais.

Vous avez fait des dons pour accompagner la lutte contre la propagation du coronavirus dans le pays. Qu’est-ce qui a été votre motivation ? Qui a été la cible de vos dons et qu’avez-vous donné ?

NSIA Togo est engagé pour le développement socio-économique du Togo. Nous avons donc souhaité participer aux efforts des autorités, des acteurs de la santé mais également de tous ceux qui sont impliqués au quotidien dans la lutte contre la propagation du COVID-19 et pour le maintien des services essentiels dans notre pays. La solidarité fait partie des valeurs qui sont au cœur du Groupe NSIA. Il nous paraissait donc primordial de mettre nos moyens à contribution de la lutte contre la pandémie de Covid-19 au Togo et dans tous les pays d’implantation du Groupe. L’ensemble des filiales ont ainsi procédé à des dons d’une valeur totale de 322.000.000 FCFA. Au Togo, les dons auxquels nous avons procédé, de même que notre contribution au plan de riposte national sont encore en cours.

Comment entrevoyez-vous vos activités de l’après-coronavirus au Togo ?

Nous sommes tournés vers l’avenir et nous demeurons confiants. Tout au long de cette pandémie, nous avons su nous mobiliser et faire front avec résilience et solidarité. Au Togo, nous allons continuer de donner de l’ampleur à une offre de service déjà riche. Nous continuerons de nourrir des partenariats et de créer des offres innovantes pour nos clients.

Nous avons récemment lancé NOVAPLUS Paiement de factures, un service en ligne permettant le règlement des factures des grands facturiers. De nouveaux produits de bancassurance vont par ailleurs être lancés avant fin 2020.

Nous entendons également continuer de participer au développement du Togo, par le déploiement de nos activités, la création d’emploi et l’inclusion financière. Cela nous est primordial. La mission du Groupe NSIA est de fournir des services financiers au plus grand nombre dans tous ses pays d’implantation.

 

 

Togo - Interview/Mme Odile Medegan Affoyon, Directrice Générale NSIA Banque Togo : « Nous avons réussi à adapter et réorganiser notre mode de travail de façon exemplaire »

 

Togo - Comi Toulabor: «Jean-Pierre Fabre est un vantard, intelectuellement médiocre et poltiquement inculte. Les Gnassingbé ont fructifié une morale funeste»

Depuis son livre : Le Togo sous Eyadema aux (Editions Karthala), l’universitaire a continué à suivre l’actualité de son pays par articles et interviews interposés. Ici, il parle de l’opposition togolaise et de la classe dirigeante depuis cinquante-trois ans au Togo. Jean Pierre Fabre est : «… intellectuellement médiocre et politiquement inculte dans la mesure où ne comptent que pour lui son ventre et son compte en banque » lance t-il. Quant à Faure Gnassingbé, sa politique depuis quinze ans au pouvoir parle d’elle-même : « le Togo est devenu un Etat mafieux qui allie des caractéristiques de la voyoucratie et de la mafiacratie ». Lecture ! Entretien avec Camus Ali

Question d’ordre personnelle. Le Franco-togolais Comi Toulabor croit-il encore aux élections et à l’alternance dans son pays le Togo ?

Parce que le régime togolais est une dictature militaro-familiale soutenue par des intérêts étrangers, le vote qui dans un régime démocratique normal sert à désigner les dirigeants devient inopérant. Le Burkina Faso en 2014, la Gambie et d’autres pays africains ont montré la voie que le Togo n’a pu suivre.

Pour l’universitaire Apedoh Tagoata Amah, on ne chasse pas une dictature par des bulletins de vote. Votre avis ?

Je partage parfaitement l’avis de mon compatriote Apedoh-Amah que je salue au passage. Face à une Kalachnikovs et autres armes de guerre, un vote bulletin de vote se trouve en situation de fragilité et d’inégalité évidente. Dans un rapport de force, le bois (ici le bulletin de vote) a rarement triomphé du fer (ici la Kalanischkov). Mais aussi fragile qu’il soit, il exprime à échéance régulière le degré de culture ou de civilisation politiques d’un pays. Le vote que je compare à une féminité fragile est prise en otage par une virilité sauvage et barbare au Togo. Comme pour dire: “Nous, nous sommes kabyê. Chez nous c’est la force brute qui détermine la modalité de dévolution du pouvoir. Prend le pouvoir celui qui a renversé l’autre dans un corps à corps”. Sauf que les Togolais ne sont pas tous kabyê et tous les kabyê ne partagent pas cette idéologie paléolithique où l’homme primitif s’imposait à son environnement hostile à coups de gourdin. La BD Eyadéma : histoire du Togo (Ed. Afrique Biblio-Club, 1976) célèbre jusqu’au ridicule cette idéologie d’un autre âge.

Ministre de l’intérieur en 2005, François Akila Boko quitte le Togo laissant cette phrase : «Le Togo est un Etat voyou ». Votre lecture quinze ans après ?

Oui en 2005, le Togo était un Etat voyou. Il est plus que cela quinze ans plus tard. Il est devenu un Etat mafieux qui allie des caractéristiques de la voyoucratie et de la mafiacratie où la gâchette prime sur la loi comme dans un western spaghetti à la Sergio Leone ! Et des pans entiers de la société se sont “mafiossisés”. Lorsque l’on rentre au pays, on est frappé et écoeuré de voir comment son pays est tombé moralement si bas. La confiance, ce petit dénominateur commun qui permet le vivre ensemble s’est beaucoup étiolé. L’on vous rigole franchement au nez lorsque l’on se fait avoir. Et on a l’air bête et stupide. Alors que reproche-t-on au pouvoir dès que l’on est prêt à faire pareil soi-même? Les Gnassingbé ont fructifié une morale funeste dont les racines étaient présentes dans une société togolaise qui a, hélas, baissé ses bras.

Toujours en 2005, Jean-Pierre Fabre avait prédit : « Faure fera plus mal que son père. Lui, il est plus intelligent». Quinze ans après, quelle lecture faites-vous ?

Si Jean-Pierre Fabre a fait cette lecture dont il ne tire aucune conséquence, c’est assez grave. Je me rappelle, avec un ami, Tido Brassier, nous avions critiqué Gilchrist Olympio et lui que nous avions auparavant soutenus. Cela nous avait valu des noms d’oiseaux et des tombereaux d’insultes. L’un et l’autre ont fait et font pire que ce que nous avions écrit. En politique, il ne faut pas suivre bêtement le leader si on ne veut pas être un fanatique borné ou un taliban prêt à l’autodafé. Nous regrettons amèrement d’avoir promu et soutenu un individu vantard, intellectuellement médiocre et politiquement inculte dans la mesure où ne comptent que pour lui son ventre et son compte en banque. Qu’on vienne m’expliquer comment un individu sans grand diplôme et chômeur ait pu avoir son train de vie même si sa maman a été une revendeuse de tissus réputée soutien intime de Gnassingbé père comme toute nana-benz qui se respecte!

Faure Gnassingbé devant ses militants au soir de la proclamation des résultats : «A mes adversaires malheureux, je veux dire : c’est le jeu de la démocratie». Comment expliquez-vous le manque d’unicité des adversaires de Faure Gnassingbé à chaque élection au Togo ?

Le mal de l’opposition, c’est son morcellement extrême par mouvements de scissiparité avec comme corollaire l’absence de regroupements dynamiques. On a à l’heure actuelle plus d’une centaine de partis politiques où parfois le nombre de lettres qui composent leur sigle dépassent de loin le nombre de leurs militants et adhérents. Et le paysage politique est un immense cimetière de ce point de vue. Grosso modo quand on veut régler son problème de chômage, l’usage encourage à créer SON propre parti politique qu’on cherche à rentabiliser de préférence auprès du pouvoir. L’Etat mafieux incite à cette politique du ventre ou politique abdominale dans un pays où une jeunesse est au chômage et abandonnée à elle-même. En fait c’est une stratégie qu’affectionnent particulièrement les pouvoirs dictatoriaux et panoptiques comme George Orwell l’a bien démontré dans son ouvrage 1984. Diviser pour régner, une vieille règle que tout prince dictateur connaît par intuition par coeur. Pour bien tenir sa population dans la soumission et la docilité, toute dictature a intérêt à l’affamer et à conditionner sa pitance. Un sandwich, une canette de coca-cola et un billet de 2000 fcfa suffisent à tenir en laisse une bonne une partie d’une jeunesse affamée. Plus il y a de division et plus il y a de bouches! Et l’on est prêt à faire du coup de poing avec tous crocs dehors contre le voisin. Cette démocratie à la Faure aura le vent en poupe dans un Togo de plus en plus appauvri et affamé. Il faut ajouter une chose très importante: on parle de partis politiques. Mais très peu parmi eux existent véritablement sur le terrain. Au Togo, “on joue la comédie” pour reprendre le titre d’une pièce à succès de Nestor Agbota Zinsou.

Le Pr Aimée Gogué du parti ADDI dit lui que, l’union des partis politiques contre Faure Gnassingbé est un faux problème…

Aimé Gogué dit cela parce que très certainement profondément dépité par les médiocres performances de son parti ADDI (Alliance des démocrates pour le développement intégral)aux dernières élections où les scores sont attribués de façon arbitraire et très “évala” c’est-à-dire dans le terrassement et l’anéantissement complets de l’autre. Pour un parti dit d’alliance, si l’alliance ou l’union est “un faux problème”, c’est qu’il y a problème et un gros problème. L’implantation territoriale de ces partis est très différenciée. Pour les partis politiques qui aspirent au pouvoir, ce n’est que dans l’addition de leur implantation différenciée qu’ils peuvent espérer un jour accéder au pouvoir. Le RPT a cet avantage sur les autres dans le fait qu’il est adossé aux structures de l’Etat. En effet, ce sont les préfets qui dans les territoires font sa substance alors même qu’il n’existe pas de façon autonome de l’Etat.

En 2010 (61%), 2015 (59%), 2020 (70%). Comment expliquez-vous ces scores dans un pays où les habitants disent manquer de tout ?

Ces scores, que nous avons tous suivis de près, sont trop fantaisistes pour qu’on leur accorde une quelconque crédibilité. Si le ridicule tuait, la famille Gnassingbé serait décimée depuis belle lurette par le “fauronavirus”. Quinze ans de pouvoir sans aucune construction de routes, de centres de santé, d’enseignement et s’octroyer de tels scores, Faure et les siens prennent les Togolais pour des débiles mentaux ! Le ridicule a la vie plutôt longue que dure au Togo, c’est bien cela je crois.

Le pouvoir dit vouloir commettre par une commission que dirigent des officiers supérieurs de l’armée la vérité sur la mort du lieutenant-colonel Bitala Madjoulba…

S’il n’y avait pas mort d’homme, on rigolerait aperto naso ! Faure et les siens se moquent éperdument du monde, en incorporant dans cette commission des individus potentiellement assassins du lieutenant-colonel Bitala Madjoulba. Il faut le faire! Dans un Etat voyou et mafieux, attend-on vraiment autre chose? “Je l’ai tué, venez me chercher si vous en êtes capables”! Il y a un parallélisme de fond et de forme avec un autre propos d’un ancien ministre des Finances : “Oui, j’ai détourné des milliards de francs, que celui qui n’est pas content et est capable vienne me défier ”. C’est très évala, ça non?

Lynxtogo.info : Au Togo, on a l’impression que l’opposition aura tout essayé avec les dialogues et les négociations. Finalement, c’est le peuple qui n’est pas suffisamment motivé pour sa libération ou c’est le pouvoir qui est si fort ?

Entièrement d’accord avec vous. Cependant j’introduis un bémole: le peuple doit se dire si je me permets de parler à sa place : “Depuis 1989, on a assez donné. Chaque fois, on se fait avoir par les loups, les béliers et les hyènes : les Gilchrist Olympio, les Yawovi Agboyibor, les Edem Kodjo, etc. Marre, marre! On nous tue, alors que leurs femmes adipeuses et leurs enfants bien dodus sont sous climatiseurs engloutissant des plats de macaronis, de cuisses de dinde et sirotant des glaces au chocolat ou à la vanille devant des téléviseurs LCD et ne manifestant jamais. Nous portons la faim et la misère en bandoulière depuis le temps de nos ancêtres. Zut alors! ”

Source : Lynxtogo.info

 

 

Togo - Comi Toulabor: «Jean-Pierre Fabre est un vantard, intelectuellement médiocre et poltiquement inculte. Les Gnassingbé ont fructifié une morale funeste»

 

Extraction Minière et Droits des populations : ScanTogo réfractaire à exécuter une décision de Justice ! Une affaire de près de 300 millions

Le 26 Novembre 2019, Scan Togo a été assignée devant le tribunal par 39 propriétaires terriens (voir l’assignation en fac simili) pour des faits d’arbitraires et de rétention de procès-verbaux aux termes des comptages pour indemnisations des biens à détruire par l’entreprise sur des parcelles rentrant dans l’emprise de la carrière d’extraction de calcaire accordée à Scan par l’Etat togolais.

Pour rappel la société ScanTogo Mines a obtenu en 2010 un permis de l’Etat togolais, pour l’exploitation à grande échelle du calcaire de Sika-Kondji à Tabligbo, à côté de la société indienne West African Cement (WACEM) qui avait repris dans les années 1990 la société Ciment de l’Afrique de l’ouest (CIMAO) pour exploiter le calcaire et produire du ciment dans la même localité.

Apres des micmacs qui ont conduit à de multiples reports du procès, le juge a tranché le 03 mars dernier en « ordonnant sous astreinte » à cette structure togolaise du Groupe Allemand Heidelberg de « faire tenir aux requérants, sans délai, les procès-verbaux des comptages des biens grevant leur parcelle effectué courant mois de mars, juillet et aout 2019 et le barème des dédommagements » (voir l’ordonnance en fac simili).

Les estimations du montant à verser s’élève à près de 300 millions selon un source.

Il tient de souligner que contactée, en janvier dernier, Heidelbergcement Togo, par la voix de Jean Adolehoumé, Directeur administration, relations extérieures, Rse, Communication, a rassuré qu’ils exécuteront sans problème ce que le tribunal décidera. Il se trouve qu’à ce jour, soit plus de trois mois déjà l’exploitant du sous-sol de Sika-kondji demeure réfractaire à exécuter cette décision de justice dont elle n’a point fait appel.

Tout en faisant grâce des arguments qu’ont voulu servir les agents de cette boite lorsque nous les avons rencontrés, et ce, avec une volonté condescendante de se débiner de l’arbitraire qu’ils font dans la gestion de ce dossier , il est attendu que Scan Togo répare à temps le tort causé à ces propriétaires terriens au nom des valeurs d’intégrité et de transparence que promeut ce groupe allemand 2e mondial dans son domaine depuis plus d’un siècle.

Nous mettons également sous réserve les preuves du contraire de tout ce qui nous a été servi d’abord le 25 Janvier dernier, puis par la suite.

Toujours sous réserve les nombreux faits à l’environnement rapportés et que nous avons relevés sur le terrain, les faces cachées dans la gestion des projets sociaux trompe-œil que tambourine une clique dans la boite, les relations avec le fisc, l’attribution des marchés, etc…tout ceci au-delà de ce qu’on claironne sur tous les toits comme bienveillance de Scan Togo.

En attendant, la société a heureusement réagi à une de nos sorties, en février dernier, avec un de nos confrères pour lancer un projet de réfection de l’hôpital préfectoral de Tabligbo. Un projet sur lequel nous reviendrons également.

Source : Fraternité [ fraternitenews.info ]

 

 

Extraction Minière et Droits des populations : ScanTogo réfractaire à exécuter une décision de Justice ! Une affaire de près de 300 millions

 

Togo - Covid-19 : Le danger est toujours présent, prévient Nathaniel Olympio

Avec la levée du couvre-feu et du bouclage des villes, certains citoyens pensent que le mal reste loin derrière et s'adonnent au relâchement dans la pratique des gestes barrières. Le Président du Partis des Togolais, Nathaniel Olympio alerte et prévient les uns et les autres sur le danger qui continue de menacer la cité.

Qu’est-il réellement fait face à ce danger invisible qui demeure présent ?

Les uns après les autres, essentiellement sous la pression des intérêts économiques, les pays de la sous-région lèvent les mesures de riposte contre la pandémie du COVID-19. Les couvre-feux sont supprimés et les écoles rouvrent progressivement. Est-ce la fin de la crise sanitaire ? On peut en douter.

Déjà, on observe ça-et-là des relâchements dans l’application des mesures barrières par la population, comme si la levée de certaines restrictions était synonyme de fin de la pandémie. Le message des autorités est-il bien passé au sein de la population ?

Bien sûr la sous-région a relativement su résister jusqu’à présent à la propagation à grande échelle du virus et il faut s’en réjouir. Effectivement, le fait que sur le plan démographique la population soit majoritairement jeune est un facteur limitant cette propagation. Néanmoins, on assiste tout de même à une augmentation de nouveaux cas et nous ne sommes pas exempts d’un réel risque d’explosion des cas de contamination, bien au contraire.

En considérant la fragilité de notre système sanitaire, particulièrement au Togo, le risque encouru ne se limite pas qu’à l’impact désastreux sur les plans social et économique, c’est surtout des vies qui pourraient être arrachées en grand nombre.

La vigilance sur les mesures barrières doit impérativement être renforcée. La sensibilisation doit s’accroitre pour continuer de freiner la propagation du virus, en attendant d’atteindre l’immunité collective. Le port du masque étant devenu obligatoire dans les espaces publics, son utilisation doit davantage être expliquée à la population pour garantir l’efficacité de la mesure. Hélas, tout cela aurait dû se faire en amont de l’assouplissement des mesures, en vigueur il y a encore quelques jours. Il est encore temps d’améliorer les dispositions en cours.

Pour sa part, chaque citoyen doit avoir conscience qu’il peut être le facteur de dissémination du virus par le non-respect des recommandations ou en revanche devenir celui qui barre la route par la pratique scrupuleuse des gestes barrières.

Nathaniel Olympio

Président du Parti des Togolais

Publié le 22 Juin 2020

 

 

Togo - Covid-19 : Le danger est toujours présent, prévient Nathaniel Olympio

 

Inter - La réponse de Nathaniel Olympio au racisme

Les mutations que le monde expérimente actuellement ne sont pas uniquement celles qui découlent de la pandémie du COVID-19. Elles émanent également d’une prise de conscience planétaire concernant le déséquilibre qui s’est installé au fil du temps dans les rapports sociétaux, entre riches et pauvres, entre personnes de religions ou de philosophies différentes, entre personnes n’ayant pas la même couleur de peau… L’exacerbation des tensions qui en découlent s’exprime à travers la répétition de manifestations parfois violentes, mais aussi par l’émergence et le développement des extrémismes violents et du terrorisme.

A la surprise générale, voici que nous assistons à présent à un raz-de-marée quasi mondial de soulèvements contre le racisme anti-Noir, suite au nième meurtre d’un jeune homme Noir à Minneapolis (USA- Minnesota).

De Tokyo à Londres, de Johannesburg à Tunis, de Paris à Berlin, de Sydney aux grandes villes des Etats-Unis, les rues ont grondé parce que nous avons tous désormais à l’esprit l’agonie de Georges Floyd sous le poids de la barbarie ! L’onde de choc portée par la force des vidéos de ce drame contraint l’actualité à mettre les projecteurs sur les populations qui manifestent dans les rues, en proclamant la phrase devenue virale « Black Lives Matter », slogan issu du mouvement du même nom qui existe pourtant depuis 2013. Cette mobilisation à travers le monde entier traduit bien que le principe sous-jacent au meurtre de Georges Floyd est ressenti par chacun des manifestants comme le point culminant d’un déséquilibre des rapports raciaux. Une minorité revendique ce déséquilibre et assume son racisme anti-Noir.

Force est de constater que les grandes manifestations qui ont serpenté dans les rues à travers le monde pourfendant le racisme anti-Noir, ont eu peu d’écho en Afrique subsaharienne. Le « continent des Noirs » n’a pas bougé de manière significative. Quels sont les blocages dans nos cerveaux africains pour que nous soyons prostrés dans une absence de réaction d’ensemble ? N’est-ce pas là justement un indicateur du fait que nous portons encore des chaînes dans nos cerveaux comme l’éléphant domestiqué ? Ne sommes-nous pas d’une certaine façon, par une docilité hypnotique, en train de cautionner la pérennisation de ce que nous appelons vulgairement le racisme ?

Le mot racisme porte en lui-même sa propre négation. Il sous-entend l’existence de plusieurs races. Or les scientifiques nous enseignent que la race humaine est unique. Le rejet de l’autre basé sur la race est donc un non-sens, parce que cela revient au rejet de soi-même.

Notre histoire commune a contribué à forger, entre autres, la conscience populaire dans le déséquilibre de notre rapport à la couleur de la peau. C’est l’histoire de l’esclavage – pas uniquement le commerce triangulaire – et c’est aussi l’histoire de la colonisation. Ce déséquilibre a été porté, parfois théorisé, au fil de l’histoire par des hommes brillants et de grande notoriété de leur époque. Il s’agit de plus de cinq siècles d’histoire que rien ne pourra et ne doit effacer. Depuis cinq cents ans de pratiques inacceptables, les séquelles sont toujours là, au cœur de nos relations quotidiennes, de manière consciente ou inconsciente. Ce qui constitue aujourd’hui l’histoire – histoire rude dont les séquelles heurtent très majoritairement les consciences d’aujourd’hui – a été longuement tue, voire cachée, par les politiques contemporains.

Certains pays qui ont connu et pratiqué la conquête d’autres territoires, avec les affres qui l’accompagnent, ont franchi le pas de la reconnaissance des atrocités posées par leurs ancêtres, parfois ils ont fait acte de repentance. Ce sont des actes symboliques qui ont toute leur portée et il faut le souligner, mais qui sont très insuffisants, car ils ne mettent pas encore un terme chez certains à la perpétuation des modes de pensées ayant conduit à de telles ignominies.
Nous devons ensemble regarder avec courage notre histoire commune, de manière rationnelle, sans complaisance ni excès. La réécriture conforme à la vérité de cette histoire s’impose, afin que l’ensemble des générations futures apprennent à l’école la même histoire commune, celle de l’Humanité.

Tant que les partenaires de l’Afrique ne franchiront pas le pas de s’engager dans une démarche mémorielle conjointe avec les africains, c’est l’humanité tout entière qui prend le risque de devoir vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de sa tête et de voir des extrêmes en profiter pour provoquer des débordements incontrôlables. Les manifestations organisées contre ce fléau dans le monde est un signal fort. A la pointe de ce mouvement de rejet du racisme anti-Noir et de toutes les formes d’ostracisme, on retrouve la jeunesse mondiale. Elle est engagée dans les grandes causes de notre époque comme la protection de l’environnement et la lutte contre le dérèglement climatique. Elle revendique un monde plus empreint de valeurs humanistes, de justice et de paix.

L’absence de réaction organisée de la jeunesse africaine à l’unisson avec les grandes manifestations à travers le monde trouve également ses fondements dans les conditions politiques qui prévalent encore ici et là sur le continent.

Dans ce tableau peu reluisant dont pâtissent les Noirs dans le monde, la responsabilité des dirigeants africains actuels est pleinement engagée. La présence sur le continent de régimes qui ne respectent pas la dignité des citoyens et qui continuent à pratiquer une politique qui donne peu de considération à la liberté, à l’Etat de droit et à la démocratie, est un facteur non seulement d’encouragement pour tous ceux qui choisissent de mépriser les Noirs mais également d’aggravation de la pratique du racisme anti-Noir. L’on ne peut s’ériger contre le racisme et laisser prospérer dans nos pays des vagues de violences populaires aux relents de xénophobie ciblée. L’image que nous renvoyons de nous-mêmes nourrit le regard que les autres portent sur nous.

Il est évident qu’un nouvel ordre mondial s’impose du fait des expériences planétaires que le monde vit actuellement. Ce nouvel ordre doit concomitamment s’opérer dans les pays africains avec une politique nationale qui renforce un vivre-ensemble harmonieux, particulièrement dans les pays où sévissent encore une dictature. L’inscription des pays africains dans les normes internationales en matière de respect de la dignité humaine, de floraison de l’économie, d’efficacité du système éducatif et de la recherche scientifique, de puissance militaire, de valorisation et d’exportation du patrimoine culturel par exemple, est un facteur déterminant qui contribuera à asseoir le respect dû aux Noirs, comme à tout être humain, à travers le monde.

La jeunesse africaine dans sa grande majorité ne veut plus être méprisée par qui que ce soit, ni par ses propres dirigeants ni par ceux qui expriment un racisme ou une xénophobie. Dès à présent, les dirigeants du monde entier devraient prendre cela en considération, quand on sait que d’ici à 2050, un (1) enfant sur trois (3) naîtra en Afrique et près d’un (1) enfant de moins de dix-huit (18) ans sur trois (3) sera africain, selon les études menées par l’Unicef en 2014.
Nous avons le devoir de laisser aux générations futures un monde meilleur. L’Afrique tient une part importante dans ce monde de demain. Commençons par en changer les réalités actuelles.

 

 

Inter - La réponse de Nathaniel Olympio au racisme

 

France - Racisme/Kofi Yamgnan : « Je ne crois pas qu'il y ait un problème noir en France »

Depuis l’assassinat de l’afro Américain Georges Floyd, le 25 mai dernier à Minneapolis aux USA, les protestations contre les violences policières à caractère raciste se multiplient. En France, certains acteurs attisent la polémique visant à accréditer l'idée que l’Hexagone serait un pays raciste. Dans une interview accordée au confrère Le Point, le franco-togolais Kofi Yamgnan livre son avis sur le sujet. Le natif de Bassar au Togo, qui a entre-temps fait un témoignage sur ce qu'il avait subi lorsqu'il était Maire, prend la défense de son pays d’accueil. « Non, non, non ! La France n’est pas un pays raciste. Pas plus en 2020 qu'auparavant. Nous n'avons aucune institution, aucun organisme, aucune loi qui prône la ségrégation raciale », a déclaré l’ancien secrétaire d'État à l'Intégration de François Mitterrand. Bonne lecture.

Le Point : La France de 2020 est-elle un pays raciste ?

Kofi Yamgnane : Non, non, non ! Pas plus en 2020 qu'auparavant. Nous n'avons aucune institution, aucun organisme, aucune loi qui prône la ségrégation raciale. Intrinsèquement, la République française est une République inclusive. Mais avoir la nationalité française, cela se mérite. Il faut être plus blanc que blanc. N'avoir rien à se reprocher. Connaître la littérature française. Ce n'est pas donné d'être français.

Est-ce une bonne ou une mauvaise chose ?

Une bonne chose ! Un pays est souverain. C'est lui qui établit ses lois, qui propose un contrat à celui qui veut faire partie de cette communauté. Si vous souhaitez devenir citoyen, voter, vous devez vous conformer à ce que vous propose votre pays. Il faut se montrer digne d'avoir la nationalité. Je suis arrivé en France en 1964 en venant du Togo à 18 ans pour étudier à l'École des mines de Paris, et j'ai obtenu la nationalité en 1977. Cette carte d'identité, on me l'a donnée de façon incroyable. Après des démarches qui ont duré un an, j'ai reçu dans ma boîte aux lettres une enveloppe Kraft où il était simplement écrit : « À partir de maintenant, vous êtes français. » Quand je suis devenu secrétaire d'État à l'Intégration, j'ai institué une cérémonie au moment de l'attribution de la nationalité. Pour moi, il était important que ce moment soit solennisé.

Que pensez-vous de ces mouvements de « racialisme » et d'« indigiénisme » qui se manifestent bruyamment dans la société française ?

Tout cela n'a aucun sens. Je veux bien croire que l'accueil des travailleurs qualifiés en France n'est pas bon. Aucun Malien, aucun Togolais, aucun Tchadien ne vient pour envahir la France. Ils suivent tous des projets individuels. Mais, quand ils arrivent, la République les met dans des départements, des quartiers où ils se regroupent. Tout cela n'a aucun sens. Nous n'agissons pas bien avec eux. Il faut laisser les gens s'installer où ils veulent et, surtout, faire en sorte qu'ils se mélangent. Avoir fait des études d'ingénieur, m'être marié avec une Bretonne, être baptisé et avoir passé mon enfance à la campagne ont favorisé mon intégration. Je ne comprends pas que des ressortissants étrangers puissent décider de se regrouper entre eux en excluant les autochtones.

Le Cran, les Indigènes de la République, tous ces mouvements, je ne les comprends pas. La lutte contre le racisme est devenue une légitimation du communautarisme. Or, la République ne reconnaît pas le communautarisme mais les individus. Le racisme est une idéologie, une posture qui va à l'encontre des principes de la République. Tous les Français qui sont dignes de la République doivent combattre cela. On ne peut pas lutter contre le racisme par des combats particularistes.

Nous ne pouvons pas vivre ensemble en renonçant à la mixité sociale et raciale. Sinon, on se regarde en chiens de faïence, comme cela se passe actuellement. Il faut que les étrangers qui viennent en France entrent de plain-pied dans la société française, qu'ils en acceptent les lois, je le dis en particulier pour mes compatriotes musulmans : la loi de la République est supérieure à celle d'Allah !

Avez-vous lu la tribune d'Omar Sy dans L'Obs dénonçant les violences policières en France, liées au racisme ?

Oui, je l'ai lue et je la trouve très exagérée. Il est dommage qu'Omar Sy se soit laissé aller à une telle polémique. Il ne fait pas mieux qu'Éric Zemmour, qui souffle sur les braises et allume des incendies. Si l'on continue ainsi, on ne réussira jamais à vivre ensemble. Évidemment qu'il y a des racistes en France, mais comme au Togo ou en Algérie… Et des racistes, on en trouve dans tous les corps de métier. Au nom de quoi la corporation des policiers échapperait-elle à une telle dérive ? Les policiers et les gendarmes ne sont pas des extraterrestres.

On trouve parmi eux des racistes comme ailleurs. Comme ils sont les bras armés de l'État, ils doivent dans leur formation recevoir des cours de déontologie poussés, ils se doivent d'être des personnes d'élite. Maintenant, comment peut-on affirmer que la police française est raciste ? Il faut souligner la gravité de cette accusation.

« En France, nous ne sommes pas racistes, mais je ne me souviens pas avoir jamais vu un homme noir ministre. Pourtant j'ai 50 ans, j'en ai vu, des gouvernements. »Avez-vous lu aussi cette lettre ouverte de l'écrivaine Virginie Despentes diffusée sur France Inter qui commençait par ces mots ?

(rires). Oui, je l'ai lue aussi. Il est étonnant que Virginie Despentes ait écrit cela, car elle n'est pas la première venue. Elle devrait savoir qu'avant les indépendances de leur pays respectif l'Ivoirien Félix Houphouët-Boigny et le Sénégalais Léopold Sédar Senghor furent ministres français.

Elle devrait se souvenir qu'il y eut, après, au gouvernement, notamment, des hommes comme Roger Bambuck, puis moi qui venais d'Afrique, et plus récemment Laura Flessel ou Sibeth Ndiaye. Faut-il rappeler que l'actuelle porte-parole du gouvernement est née au Sénégal ?

Existe-t-il en France un problème « Noir » ?

Un problème, je ne crois pas. Même si l'on rencontre sans doute davantage de difficultés pour trouver du travail, un logement dans les mêmes conditions que nos collègues blancs. Je l'ai moi-même subi quand je cherchais un logement à Châteaulin [dont Kofi Yamgnane fut plus tard le conseiller départemental,NDLR], en Bretagne, en 1973.

Ma femme, une Bretonne pure sucre, ou plutôt pure beurre, faisait une première visite. Puis elle revenait avec moi, et alors on nous disait : « Désolé, mais depuis que vous êtes passée, l'appartement est loué. » Combien de fois l'ai-je entendu cette phrase !


Considérez-vous l'intégration plus ou moins difficile aujourd'hui qu'à votre époque ?

Plus difficile, je pense. J'ai reçu récemment un jeune Métis brestois, un gars solide de 20 ans, très baraqué. Il m'explique qu'il habite à côté de Paris, à Ivry-sur-Seine. Je lui dis alors qu'il doit bien profiter des sorties dans la capitale. Et il m'explique qu'après le travail il rentre directement chez lui. Je m'étonne. Il me rétorque que dès qu'il sort, il se fait contrôler. Il tombe sur une première brigade, doit sortir ses papiers, puis il parcourt 500 mètres, et une deuxième brigade lui demande de nouveau ses papiers. Et ainsi de suite.

Alors, il me confie : « J'ai peur à la longue de m'énerver, de soulever le flic qui me demande mes papiers, de lui fracasser la tête sur un trottoir. Son collègue, alors, me tirera dessus. Et cela fera deux morts pour rien. »

Source: LePoint.fr

 

 

France - Racisme/Kofi Yamgnan : « Je ne crois pas qu'il y ait un problème noir en France »

 

Togo - Aimé Gogué séduit par la "prise de position claire et sans ambiguïté" des Evêques du Togo

Vendredi dernier, la Conférence des Evêques du Togo (CET) a rendu public un communiqué sur la situation sociopolitique du Togo, à l'issue de sa deuxième session ordinaire de l'année. Le prélat n'est pas passé par quatre chemins pour dénoncer les irrégularités constatées lors de la présidentielle du 22 février dernier et les crimes et assassinats commis ces derniers jours dans le pays. L'Alliance des démocrates pour le développement intégrale (ADDI) s'en félicite.

COMMUNIQUE RELATIF A LA DECLARATION DE LA CONFERENCE DES EVEQUES DU TOGO

La justice est gage de paix alors que l’injustice, surtout quand elle e´mane de l’autorite´, est me`re de l’anarchie.

L’Alliance des De´mocrates pour le De´veloppement Inte´gral (ADDI) a pris connaissance avec attention et grand inte´re^t, de la de´claration de la Confe´rence des Eve^ques du Togo a` l’issue de sa deuxie`me session de l’anne´e.

La Confe´rence des Eve^ques du Togo a ainsi « observe´ a` regret, qu’a` l’image des autres e´lections qu’a connu notre pays, celle du 22 fe´vrier 2020 a e´te´ marque´e par de nombreuses irre´gularite´s qui ont plonge´ le Togo dans un mouvement pre´visible de contestations de`s la proclamation des re´sultats ». La Confe´rence des Eve^ques du Togo a ainsi rappele´ que « sans une se´rieuse re´forme du cadre e´lectoral, en vue d’e´lections libres, transparentes, cre´dibles et paisibles, la de´mocratie ne peut pas re´ellement fleurir au Togo. De me^me tant que la vie socio-politique sera domine´e par l’arme´e, que les pouvoirs le´gislatifs et judiciaires ne seront pas re´ellement inde´pendants, tant que la corruption et l’impunite´ continueront de prospe´rer sur la Terre de nos Ai¨eux, les tensions ne pourront pas re´ellement s’apaiser ».

De me^me, les pe`res Eve^ques ont tenu a` souligner que « tant que le mensonge sera utilise´ en particulier dans les me´dias et sur les re´seaux sociaux comme strate´gie de de´stabilisation des personnes et des institutions, tant que la ruse sera employe´e comme moyen de conque^te et de conservation de pouvoir, enfin, tant que la violence ne sera pas condamne´e et enraye´e, les auteurs et commanditaires sanctionne´s, les remous politiques seront ine´vitables dans notre pays ». Les e´ve^ques ne sont pas passe´s non plus sans e´voquer l’inse´curite´ et les assassinats qui n’e´pargnent aucune cate´gorie sociale.

L’ADDI joint sa voix a` celle de la Confe´rence des Eve^ques du Togo pour de´noncer et condamner avec la plus grande fermete´, les violences meurtrie`res perpe´tre´es souvent par certains e´le´ments des Forces de De´fense et de Se´curite´ a` l’encontre des citoyens, sous le curieux silence des autorite´s. La justice est gage de paix alors que l’injustice, surtout quand elle e´mane de l’autorite´, est me`re de l’anarchie.

L’ADDI, comme mentionne´ dans ses pre´ce´dents communique´s, demande au Gouvernement de sortir de sa le´thargie dommageable et rendre justice aux victimes, a` leurs familles et au peuple togolais pour restaurer la paix sociale dans notre pays. Faut-il le rappeler, la commission mise en place par le Gouvernement pour faire la lumie`re sur l’odieux assassinat du Colonel Toussaint MADJOULBA, n’a toujours pas rendu publiques ses conclusions alors qu’un de´lai avait bien e´te´ fixe´ pour cela.

L’ADDI tient a` fe´liciter la Confe´rence des Eve^ques du Togo pour sa prise de position claire et sans ambigui¨te´ aucune face a` la situation sociopolitique que traverse notre pays et qui est occasionne´ par le re´gime en place.

Dieu be´nisse le Togo !

Fait a` Lome´, le 22 juin 2020

Le Pre´sident National

Tchaboure´ Aime´ GOGUE

 

 

Togo - Aimé Gogué séduit par la "prise de position claire et sans ambiguïté" des Evêques du Togo

Togo : Les Évêques dans l’art du mimétisme.

La prochaine lettre pastorale des Évêques du Togo peut déjà être écrite par tout citoyen lambda sans risque de se tromper. Avec une bonne dose de versets bibliques, Il suffira de dénoncer tout ce qui ne va pas bien et rebelote.

Dénonciations encore et encore. Ça s’appelle service minimum. Il faut en prendre acte et circuler. Vous rêvez de plus d’engagement de leur part comme au Bénin, au Cameroun, au Congo Démocratique ou en Côte d’Ivoire ? Chacun est fixé. Par ici, l’église va rester dans son coin.

Personne ne sauvera le peuple du Togo. Ni l’église, ni les églises, ni les politiques, ni la communauté internationale surtout pas la France qui adore les dictatures.

Le pouvoir peut assassiner les enfants, les jeunes, le peuple entier.

Les Adjakly et compagnie peuvent s’asseoir sur le pétrole.

La minorité peut brader le Togo et organiser des braquages électoraux tous les ans.

Les prisons peuvent être bondées d’innocents.

Une seule famille peut diriger 100 ans le Togo qui est censé être une République.

Les Évêques diront que tout ça ce n’est pas bien et vont continuer à célébrer leurs messes et souhaiter la paix pour chaque fils et fille de ce pays. Chacun fait son petit métier.

Peuple du Togo… Ta dignité toi seul peux l’avoir. Après tu les verras tous t’aduler pour ta bravoure.

Respectueuse et spéciale pensée à Monseigneur Kpodzro qui malgré ses imperfections a pu nommer cette dictature implacable et inhumaine avec des mots dénués de toute diplomatie hypocrite. Une dictature de prédation qui dévore âmes et esprits d’un peuple qui n’aspire pourtant qu’au minimum.

La nuit est longue mais le jour se lèvera.

Force et courage au peuple.

Hommage aux martyrs.

Que la providence veille.

Fabbi Kouassi

 

 

Togo : Les Évêques dans l’art du mimétisme

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