NEWS


 

Agenda: 

 

 

 

Aktuelle Infos und Veranstaltungen
Seite: | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Portrait-robot du prochain Président, Tacle glissé au pouvoir…

Mgr Nicodème Barrigah sur le scrutin du 22 février prochain, un mandat de vérité de l’église catholique avec le nouvel archevêque de Lomé ?
Liberté Togo
barrigah-benissan tacle faure presidentielle 2020
Caricature : Donisen Donald / Liberté No.3080 du 13 janvier 2020

Les Togolais seront appelés aux urnes le 22 février pour le compte de l’élection présidentielle. Mais de quel type de Président le Togo a-t-il besoin pour la prochaine mandature ? Le portrait-robot a été dressé par Mgr Nicodème Barrigah-Benissan, le nouvel archevêque de Lomé, lors de sa messe de prise de fonction ce samedi 11 janvier. Il a profité de l’occasion pour dire insidieusement à Faure Gnassingbé et son bataclan de la minorité pilleuse présents à cette messe, un certain nombre de vérités qui ne doivent pas plaire. Doit-on s’attendre à une église de vérité sous Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan ?

Le tacle glissé de Mgr Barrigah, portrait robot du futur Président

La politique s’est invitée à la messe de prise de fonction du nouvel archevêque de Lomé, ce samedi 11 janvier 2020, organisée dans un décor chargé de désagréments pour les usagers du grand marché de Lomé, à cause des besoins sécuritaires de Faure Gnassingbé en ces lieux…En effet, dans son homélie de circonstance, Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan y a fait une incursion, évoquant notamment l’élection présidentielle et faisant ce qu’il convient d’appeler un tacle glissé à Faure Gnassingbé et sa minorité pilleuse…

«La paix dans un pays dépend de la qualité de ceux qui le gouvernent» ; « Que celui qui, librement et en toute conscience, prend la décision de se présenter, n’oublie pas que le poste privilégié qu’il veut conquérir est essentiellement celui du serviteur du peuple. Qu’il considère ses adversaires politiques non pas comme des ennemis à abattre, mais plutôt comme des frères et sœurs ayant d’autres visions de développement pour le pays ». Que toutes «les institutions impliquées dans ce processus jouent leurs rôles en toute indépendance et avec responsabilité».

Tels étaient, entre autres, les propos du nouvel archevêque métropolitain. Transparence du processus électoral, honnêteté, justice, ce sont les idéaux auxquels il a invité les différents candidats à ce scrutin. On était manifestement à un rendez-vous de leçons, de morale aux acteurs politiques. Cette exhortation de Mgr Barrigah à tout candidat à ne pas oublier que « le poste privilégié qu’il veut conquérir est essentiellement celui du serviteur du peuple » est une sorte de portrait-robot du prochain Président de la République, du moins l’idéal qu’il faut pour le Togo, et loin d’être fortuite. Le peuple n’a pas eu ce dirigeant serviteur durant les trois mandats de Faure Gnassingbé, et c’est une lapalissade. Bien au contraire, un qui a servi une minorité vorace et s’est (sûrement) servi, a nui plutôt au peuple.

Les messages passés à cette occasion par Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan s’adressent forcément à la dizaine de candidats à ce scrutin. Mais particulièrement aux décideurs qui sont connus. Le « Prince » insatiable qui brigue un quatrième mandat au pouvoir et ses collabos doivent ressentir la chose comme un tacle glissé habile à leur endroit. Une chose est certaine, ce sont eux qui ont le contrôle du processus électoral et le conduisent à leur guise. Il n’y a pas meilleure occasion que celle-ci, avec présence des intéressés – Chef de l’Etat, ministres, responsables des institutions électorales et/ou de la République, pontes civils et militaires du pouvoir – pour dire ces franches vérités.

Un mandat de vérité de l’église catholique ?

« Mgr Barrigah est réputé pour son intelligence (…) Ce type de Président idéal, tout le monde sait qu’on ne l’a pas eu jusqu’à présent. C’est une façon très habile de le dire (…) En plus, s’il y a un candidat qui ‘’considère ses adversaires politiques comme des ennemis à abattre, pas comme des frères et sœurs ayant d’autres vision de développement pour le pays’’, c’est évidemment celui du pouvoir…Le prélat n’ignore pas que les institutions impliquées dans le processus, la CENI et la Cour constitutionnelle sont toutes aux bottes du régime et de Faure Gnassingbé, il avait des messages à faire passer », commente un observateur avisé. Peut-on entrevoir un mandat de vérité (sic) de l’église catholique sous le nouvel archevêque de Lomé ? La question ne manquerait pas de faire couler de la bile. Mais elle est légitime à plus d’un titre.

L’église n’a, certes, jamais manqué d’interpeller les acteurs politiques et les gouvernants notamment, à travers les déclarations ou messages de la conférence des évêques. Mais elle le fait généralement avec une langue de bois qui indispose et donne l’impression de caution tacite aux dérives du pouvoir en place. Ces dernières années, le clergé, sous le mandat du précédent archevêque métropolitain Dénis Amuzu-Djakpah, s’est donné une (mauvaise) image de soutien tacite du pouvoir par son silence ou plutôt le manque de dureté devant l’arbitraire et les injustices. Le rôle de défense des aspirations du peuple est incarné depuis un bon moment par Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, Pierre Marie-Chanel Affognon qui préside aux destinées du mouvement des forces vives Espérances pour le Togo, pour ne citer que ceux-ci. La plupart des évêques préfèrent garder le silence, pour préserver leurs intérêts connexes…

Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan est connu pour son intelligence et sa franchise. Son engagement pour un Togo paisible est un secret de Polichinelle et il a toujours répondu aux appels de la Nation. La plus grande illustration est sans doute la conduite de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) et du processus entre 2009 et 2012 malgré le négationnisme ambiant et les bâtons à lui mis dans les roues par les éléments du pouvoir lui-même. Il est aussi fréquent dans des missions discrètes de conciliation et de médiation dans certains dossiers sensibles, même s’il ne communique pas trop autour.

Le nouvel archevêque a souhaité que les relations existant entre l’église et les pouvoirs publics « soient toujours caractérisées par une collaboration franche et juste dans la recherche du bien-être ainsi que du développement intégral de nos populations ». Au-delà de ces civilités, le commun des fidèles catholiques et Togolais aspirant à la démocratie et à l’alternance voudrait voir l’église plus incisive à l’égard de la minorité maléfique en place depuis des décennies, être vraiment la voix des sans-voix, lui dire la vérité au lieu de la câliner, au nom d’une certaine réserve et des intérêts…Il souhaiterait surtout voir le clergé togolais suivre les pas de son collègue de la République démocratique du Congo (RDC) réputé tenace contre le pouvoir de Joseph Kabila qu’il n’a jamais lâché jusqu’à son retrait…

Tino Kossi

Source : Liberté (libertetogo.info)

 

 

Togo, Présidentielle 2020 : Portrait-robot du prochain Président, Tacle glissé au pouvoir…

 

Présidentielle 2020 : Les DSA soutiennent la candidature de Gabriel Agbéyomé

Après la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) de Mme Adjamagbo-Johnson, c’est au tour du parti les Démocrates Socialistes Africains (DSA) de Targone Sambiri d’apporter son soutien à Dr Agbéyomé Kodjo, candidat unique de l’opposition à la présidentielle de 2020. Dans un communiqué rendu public mercredi, le parti DSA soutient ce choix et estime que si toutes les forces démocratiques appuient cette candidature le Togo, la terre de nos aïeux, a de forte chance de connaitre l’alternance en cette année 2020. Le parti de Targone Sambiri lance un appel pressant et patriotique à tous les citoyens togolais à s’unir pour mettre fin, le plus rapidement possible, au calvaire des populations à travers une mobilisation générale des Forces Démocratiques. Lecture !

COMMUNIQUE DU PARTI DSA
DEMOCRATES SOCIALISTES AFRICAINS

Le parti, les Démocrates Socialistes Africains(DSA), toujours fidèle à sa ligne politique qui est d’œuvrer pour l’enracinement de la démocratie et l’avènement de l’alternance politique véritable au sommet de l’Etat, s’est engagé, avec d'autres entités politiques, pour que les aspirations profondes du peuple togolais se concrétisent, en cette année 2020, par une union sacrée de l’opposition autour d’une candidature unique.

Le parti DSA , après avoir pris acte à travers un communiqué du regroupement de partis politiques la C14, regroupement dont il fait partie, voudrait à nouveau réaffirmer son total soutien à la candidature de Monsieur AGBEYOME Kodjo ainsi qu'à la démarche de l’Archevêque émérite de Lomé , Mgr Philippe Fanoko KPODZRO , qui se bat dans un esprit patriotique pour réunir les Forces démocratiques autour d’un candidat commun , posant ainsi les jalons d’une alternance pacifique au Togo.

Le parti DSA soutient ce choix et estime que si toutes les forces démocratiques appuient cette candidature le Togo, la terre de nos aïeux, a de forte chance de connaitre l’alternance en cette année 2020.

Fortement convaincu que seule l’union des Forces Démocratiques pourra permettre de vaincre la dictature cinquantenaire au Togo, le parti DSA a toujours intégré, depuis sa création, les regroupements de partis politiques, malgré les sacrifices de perte d’identité que cela a dû lui coûter, pour aider à sauver la patrie du péril politique, responsable de la misère du peuple.

Le parti DSA voudrait, en toute humilité, appeler toutes les Forces Démocratiques à mettre de côté des ambitions partisanes, la résignation politique qui ne font que le lit de la dictature dans notre pays, pour répondre courageusement à l’appel de Mgr émérite Philippe Fanoko Kpodzro qui, malgré le fardeau des ans, consacre sa dernière énergie à la lutte pour l’avènement d'un État de droit dans notre pays.

Bientôt trois décennies, le peuple togolais se bat inlassablement mais aussi désespérément pour se défaire d'un régime qui a érigé la terreur en mode de gouvernance. Il est vrai, les scrutins électoraux organisés depuis 1993 l'ont été dans un contexte vicié et inique, permettant à l’implacable dictature de se maintenir illégitimement avec le lot de conséquences sur le pays et les populations que nous connaissons. Mais il ne faut pas aussi occulter que les atermoiements et les querelles intestines de la classe politique de l’opposition ont leur part dans le maintien du RPT/Unir. Allons-nous continuer à pérorer, à tergiverser et à nous entre déchirer alors que les populations, durement éprouvées par la gestion calamiteuse du pays, attendent de nous leur délivrance de ce système ? La réponse ne peut être que négative.

C’est pourquoi les DSA lancent un appel pressant et patriotique à tous les citoyens togolais, soucieux de l’avenir de notre pays , à s’unir pour mettre fin, le plus rapidement possible, au calvaire des populations à travers une mobilisation générale des Forces Démocratiques.

Fait à Dankpen, le 15 janvier 2020
Pour le parti DSA,
Le Secrétaire Général

TARGONE SAMBIRI N’wakin

 

 

Présidentielle 2020 : Les DSA soutiennent la candidature de Gabriel Agbéyomé

 

Les Tonton Macoute de Faure et Kadanga continuent à semer la terreur à Assoli et Tchaoudjo. Et personne ne dit rien.

Samari Tchadjobo
violences militaires dans l'Assoli et Tchaoudjo
Les œuvres de la soldatesque de Faure Gnassingbé et Félix Abalo Kadanga dans l’Assoli et Tchaoudjo dans le nord du Togo, janvier 2020 | Photos : DR

Il ne se passe pas un seul jour où des exactions militaires ne sont signalées à Assoli et à Tchaoudjo. Le déploiement des militaires de ce que nous appelons encore armée togolaise pour terroriser les populations de certaines régions de notre pays, est devenue une habitude, une banalité. Il y a longtemps que l´armée togolaise n´existe plus; soldats, sous-officiers et officiers, originaires d´ethnies et de régions supposées hostiles au clan règnant, étant exclus de sa gestion réelle. Et à voir de près ce qui se passe avec la politisation à outrance des corps habillés de notre pays, à voir comment l´état-major de l´armée ne se cache plus pour soutenir le pouvoir de dictature incarné aujourd´hui par Faure Gnassingbé, à voir la configuration ethnique ou même familiale de la hiérarchie de cette armée instrumentalisée, on a comme l´impression que nous avons affaire à une armée dans l´armée.

Depuis quelques jours circulent sur les réseaux sociaux des images de jeunes et d´enfants surpris dans leur sommeil dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 2 h du matin et sauvagement bastonnés à Bafilo par des militaires. Dos couverts d´hématomes et d´autres traces ensanglantées de cordelettes et de bâtons. En dehors des bastonnades sur les paisibles populations, que ce soit dans l´Assoli que dans le Tchaoudjo, des enlèvements ciblés sont également opérés pour éloigner des militants de partis politiques et des leaders d´opinion de leurs familles qui ne savent pas, la plupart du temps, où ils sont emmenés par les militaires qui viennent d´opérer le kidnapping. Cette nuit du 10 janvier 2020, pendant que des jeunes innocents se faisaient bastonner chez eux, d´autres militaires procédaient à l´enlèvement du nommé Zibérou Tchafaram au quartier Tchon-Woro à Bafilo.

Furent également victimes d´enlèvement par les militaires le 08 janvier 2020 à Kadambara trois membres de la famille Kpéréguéni. Leur faute est d´être parents au président local du PNP en fuite, et accusés d´être le cerveau des manifestations dans la localité. Depuis, la famille fait des va-et-vient entre les camps militaires à Sokodé pour savoir dans quel cachot se trouvent les trois malheureux. Dans quel état se trouvent-ils? Sont-ils torturés? Voilà les questions angoissantes que se posent les familles que ce soit à Bafilo où à Kadambara. Mais aux dernières nouvelles, et d´après nos enquêtes, les trois seraient incarcérés à la prison civile de Sokodé. Nous n´oublions pas les bastonnades suivies de kidnapping à son lieu de travail du mécanicien Roufaï de Yèlivo il y a plus d´un mois. Menotté et emmené à la prison de Lomé, il n´est toujours pas libéré.

C´est un véritable climat de désolation et de terreur qui s´est emparée des villages bordant la route qui mène de Sokodé à Tchamba. Kadambara, Birini, Dibouidè, Kparatao et Yèlivo sont quotidiennement, de jour comme de nuit, le théâtre d´irruption impromptue et meçante de militaires lourdement armés, qui n´hésitent pas à commencer à pourchasser, à bastonner, sans aucune raison apparente. Des fidèles se rendant à la mosquée ne sont pas épargnés. Des familles sont disloquées; beaucoup de jeunes ont fui en brousse pour s´abriter contre la terreur exercée sur eux par ceux qui se disent militaires d´une armée nationale, dont l´apparition ailleurs, sous d´autres cieux, serait synonyme d´admiration de la part des populations. Beaucoup de jeunes écoliers et élèves sont parmi les fuyards, dont certains ont même traversé la frontière; c´est pourquoi les écoles, collèges et lycées ne sont plus fréquentés que par de maigres effectifs.

Un tel comportement de la hiérarchie militaire de notre pays et de Faure Gnassingbé, qui lâchent des militaires sur les populations civiles,nous pousse à nous poser certaines questions: les sous-officiers et officiers qui encadrent ses soldats dans leurs basses besognes, ont-il suivi leur formation militaire, la plupart du temps, dans des académies militaires de renom, pour venir s´en prendre à leurs concitoyens civils, ou pour défendre l´intégrité du territoire en cas de danger extérieur? Faure Gnassingbé entend-il règner sur des villes et villages fantômes, et se dire président de tous les Togolais? Cet archarnement de l´armée sur une certaine région ou ethnie n´aura-t-il pas des conséquences désastreuses pour l´avenir du Togo en termes de cohésion sociale?

Depuis le 19 août 2017 c´est la chasse à l´homme partout sur le territoire, et des camps militaires sont disséminés un peu partout; faisant exploser inutilement le budget de la défense. Inutilement, car le Togo n´est agressé par aucun pays voisin ou lointain, alors que la pauvreté fait des ravages au sein des populations. Tous ces milliards de nos francs, jetés par la fenêtre pour assurer le règne éternel d´un homme, auraient pu servir à construire des écoles, à équiper nos mouroirs d´hôpitaux, et à donner à manger à chaque citoyen. Au lieu de cela les violations des droits de l´homme sont quasi-quotidiennes. Assoli, Tchaoudjo et d´autres régions sont le théâtre des bruits de botte de nos militaires envoyés par leur hiérarchie pour faire la guerre à leurs propres concitoyens.

Dans les quartiers hupés de la capitale la vie poursuit son petit bonhomme de chemin. Que ce soit du côté de l´ordre des Avocats, des Universitaires, des associations des droits de l´homme, des réprésentations diplomatiques, des officiers supérieurs, exclus de la gestion de l´armée, c´est le silence total. Ce qui se passe dans ces contrées de notre pays n´émeut personne. Les partis politiques, anciens membres de la C14 s´occupent de leurs oignons, comme si le Togo se limitait aux portes de leurs états-majors. Parmi eux il y a ceux qui vont aux élections présidentielles malgré ce climat de terreur dans le pays. Ils ne pourront même pas se rendre à Kara pour battre campagne. Là c´est un état dans un état, voulu par Faure Gnassingbé et sa clique. Pourtant ils y vont.
Les meilleures réformes politiques, la transition politique pour faire table-rase du système Gnassingbé ou le départ pur et simple de Faure Gnassingbé que réclament ces citoyens qui sont la cible de la furie de nos militaires, concernent-elles uniquement certaines ethnies ou certaines régions du Togo? C´est à cette question que devraient répondre nos leaders politiques de l´opposition qui n´ont jamais su, pu ou voulu mobiliser chez eux pour qu´on en finisse avec le dictateur.

Samari Tchadjobo
12 janvier 2020
Hanovre, Allemagne

 

 

Les Tonton Macoute de Faure et Kadanga continuent à semer la terreur à Assoli et Tchaoudjo. Et personne ne dit rien.

 

Dictature, Tyrannie et Alternance démocratique

Zakari Tchagbale
faure dictateur tyran
Faure Gnassingbé | Archives : DR

La dictature prive le peuple de ses droits constitutionnels. La tyrannie fait la même chose mais ne s’arrête pas là. Elle maltraite physiquement le peuple: torture, assassinat politique. Au Togo, Faure Gnassingbé est dictature doublé du tyran.

Dictature et tyrannie sont à l’opposé de la démocratie. Il n’y a donc pas lieu de parler d’alternance entre la dictature et la démocratie, car le terme alternance offre la possibilité à la dictature le droit de revenir pour remplacer la démocratie.

La lutte actuelle contre le régime des Gnassingbé, un régime de dictature et de tyrannie, n’est pas une lutte pour l’alternance; c’est une lutte pour enterrer à jamais la dictature. Cette lutte-là ne passe pas par les élections. Elle passe par un soulèvement populaire. C’est pourquoi certains parlent, à juste titre, de révolution.

Laisser le pouvoir actuel participer à des élections, pire les organiser est une grande victoire pour la dictature. Donner à la dictature l’occasion de participer aux élections c’est la légitimer, c’est lui dire : « si tu échoues, ce n’est pas grave, tu reviendras la prochaine fois ».. Cette erreur peut être due à ignorance. Mais quand on participe aux élections pour lesquelles tout le monde sait que la victoire est par avance acquise pour la dictature, cela revient à une légitimation consciente de la dictature.

A moins que certains parlent de dictature comme d’un terme convenu, à la mode, sans y croire.

Zakari Tchagbalé
Zakari Tchagbélé

 

 

Dictature, Tyrannie et Alternance démocratique

 

Togo : Faure Gnassingbé, l’homme qui aime le pouvoir

Liberté Togo
Faure Gnassingbe kodjo indecent
FEG | Archives : DR

« Le fils d’un dictateur, succédant à son père, doit faire la preuve qu’il a de meilleures intentions que son père. Et qu’il n’a pas reçu en héritage les germes de la dictature » (Jean-Baptiste Placca)

Au détour d’un voyage en Allemagne, Faure Gnassingbé s’est mis dans la peau d’un chef d’Etat vertueux et démocrate, prodiguant des conseils et des recettes pour l’ancrage et la consolidation de la démocratie sur le continent. Dans cet esprit, il estimait qu’il ne sied pas qu’un dirigeant fasse plus de trois mandats présidentiels. « Pour que la démocratie progresse en Afrique, il faut nécessairement limiter les mandats présidentiels à deux ou à trois », a-t-il déclaré.

A l’épreuve du pouvoir, Faure Gnassingbé, le grand défenseur de l’idéal démocratique, refuse de s’appliquer les leçons qu’il donne. Cela n’étonne pas. Faure Gnassingbé n’a jamais été démocrate dans l’âme et ses déclarations n’étaient destinées qu’à berner l’opinion. « La soif de pouvoir est celle qui s’éteint la dernière dans le cœur de l’homme », disait Machiavel. Après s’être longtemps laissé bercer par les flatteries, Faure Gnassingbé a été finalement investi hier mardi 07 janvier pour un quatrième mandat. « J’ai été informé du souhait des militants de me voir porter encore les couleurs de notre parti à l’élection présidentielle. En toute humilité, j’ai accepté », a-t-il déclaré.

Cela ne surprend guère quand on sait qu’il avait laissé entendre au début de son règne que son père lui avait conseillé de ne jamais laisser le pouvoir. Faure Gnassingbé cumule donc les mandats, quitte à mourir au pouvoir comme son prédécesseur.

A en croire le site de propagande du régime, le fils du père présenterait un bilan « élogieux », tout le contraire des autres candidats au scrutin. « Faure Gnassingbé veut incarner un Togo qui avance et qui se développe. Son bilan est un atout par rapport à des adversaires qui n’ont pas grand-chose à présenter ni à proposer », écrit republicoftogo.com. Assez farfelu comme ligne de défense, quand on sait que depuis 53 ans, c’est la seule famille Gnassingbé, le père et le fils qui tiennent le pouvoir d’une main de fer et ont transformé le Togo en une impitoyable « démocrature », marquée par la confiscation des libertés publiques, le pillage systématique des richesses nationales, la corruption, des scandales financiers, etc. Une véritable Corée du Nord de l’Afrique francophone. Quel bilan demande-t-on aux adversaires politiques qui n’ont jamais accédé au pouvoir de présenter aux Togolais?

La détermination de Faure Gnassingbé à s’éterniser au pouvoir, ternit l’image du Togo dans la région ouest-africaine. Comme son père, il est en train d’écrire une page sombre de l’histoire du Togo. Un pays qui ne cesse de se singulariser dans une sous-région en proie à des mutations démocratiques. La démocratie progresse partout en Afrique de l’Ouest. Sauf au Togo des Gnassingbé où les habitudes moyenâgeuses persistent dans l’indifférence des autres chefs d’Etat, de la communauté internationale, etc.

Pendant que dans le voisinage, l’alternance au pouvoir est une réalité vivante avec une culture démocratique ancrée dans les mœurs, la famille Gnassingbé, elle, a fait du Togo, une monarchie, un ilot de dictature dans un océan de démocratie.

Médard Ametepe

Source : Liberté N°3077 du Mercredi 08 Janvier 2020

 

 

Togo : Faure Gnassingbé, l’homme qui aime le pouvoir

 

Théo Ananissoh : « A l’échelle du monde, un président du Togo est exactement comparable à nos chefs traditionnels »

Le Temps ( Togo )
Théo Ananissoh ecrivain togolais
L’écrivain Togolais Théo Ananissoh | Photo : A.V. / Pinterest

Dans le monde actuel, le Togo existe-t-il ? Y a-t-il un enjeu à la présidentielle du 22 février prochain ? L’écrivain togolais Théo Ananissoh nous l’explique à travers cette tribune d’une très grande qualité par sa vision décalée et sa portée politique, nous invitant à changer de paradigme et abolir pour ainsi dire ce qui a caractérisé jusqu’à présent l’Etat en Afrique : la politique du ventre. Cette tribune intervient quelques semaines après la conférence de l’écrivain à la Foire internationale du livre de Lomé (FI2L) sur le thème du « Statut et fonction de la littérature en Afrique ». Elle succède à trois autres textes publiés par l’écrivain depuis la résurgence des soubresauts démocratiques en août 2017. De façon panoramique, ce texte éclaire la littérature d’un auteur patriote, profondément préoccupé de la situation de son pays. Au moment où le silence des corps intermédiaires – le silence des pantoufles- est pire que le bruit des bottes qui saccagent les populations de la région centrale et prêtes à débouler sur les populations comme la soldatesque coloniale, la plume de Théo Ananissoh nous commande de nous ressaisir : un autre chemin est encore possible. Lisez plutôt.

Président ! Président !

Au sujet du Togo et de sa situation politique, tout a été dit. Tout ce qu’une petite population démunie comme la nôtre peut a été tenté. Sauf le genre d’actions accomplies à la fin des années soixante-dix par Jerry John Rawlings au Ghana – c’est-à-dire un (double) coup d’État rageur accompagné de poteaux d’exécution pour des hommes politiques honnis qui ont trahi le destin national. Si donc tout a été dit, pourquoi écrire encore… quoi ? Pourquoi un énième propos sur ce sujet qui fatigue ? Parce que ne plus rien dire est en contradiction avec l’envie de rester vivant que nous manifestons encore et toujours. Puisque nous sommes vivants, que nous voulons continuer de vivre et que nous avons des enfants, nous devons continuer de dire, de réagir, de honnir, de haïr. De répéter des évidences.

Le 7 janvier dernier, l’homme qui, comme dit Tikpi Atchadam, a hérité du Togo comme un fils de paysan hérite d’un champ de manioc, a accepté avec « humilité » d’être le candidat de son parti à l’« élection présidentielle » prévue pour le 22 février prochain. Ce sera le quatrième « mandat » de suite. C’est lui qui a nommé les membres de la « Cour constitutionnelle » et ceux de la « commission électorale indépendante ». C’est lui qui a choisi ceux qui vont arbitrer un match qui l’opposera à des « adversaires » également de son choix régalien. Il y a quelques jours, l’ancien député Djimon Oré a demandé devant des micros de journalistes : Vous imaginez un opposant en train de prêter serment comme président dans un mois et demi ?

Que ce soit lui encore et toujours ou un supposé opposant qui est « élu » président du Togo dans quelques semaines, arrêtons-nous un petit instant et posons-nous cette question mineure : Que vaut le titre de président du Togo, au fait ? Quel contenu, s’il vous plaît ?

On nous laisse vivre sur cette terre par… charité en fait. Par désintérêt ou indifférence à notre présence sur la planète. Que vaut le président de gens aussi peu considérés ? C’est là la vision et le sentiment du monde que nous devons enfin laisser venir à notre conscience.

Le 3 janvier dernier, le président des États-Unis a fait tuer à l’aide d’un drone un des chefs de l’armée iranienne dans un pays étranger (Irak). L’opération a été diffusée sur les réseaux sociaux. Si on ne le savait pas jusqu’à présent, on est désormais informé que le chef d’un État ou d’une armée étrangère peut être assassiné à distance, aussi aisément que dans un jeu vidéo. En vérité, c’est depuis le 6 août 1945 et le bombardement atomique d’Hiroshima au Japon que tout territoire national a définitivement cessé d’être un sanctuaire. Jusque-là, pour attraper Béhanzin ou Samory Touré, il fallait y aller ! Risquer des hommes dans l’affaire. Les bombes sur Hiroshima et Nagasaki auraient pu être larguées sur Tokyo ou je ne sais quel autre endroit du Japon où réside l’empereur du pays. En termes clairs, on a laissé volontairement la vie sauve audit empereur. Depuis lors l’humanité sait confusément qu’elle vit pour ainsi dire à ciel ouvert, sans mur et sans fenêtre.

Ce qui a été commis là-bas peut l’être ici. Certes, en avril 2011, ils y sont allés pour attraper Gbagbo ; mais il était possible d’écrabouiller le président de la Côte d’Ivoire et ses derniers fidèles par un moyen proche de celui que Trump vient d’utiliser contre le commandant militaire iranien. Idem pour Kadhafi. Mais ils tenaient à humilier salement l’un et l’autre avant de les livrer à la mort ou à la prison. Le général iranien et ceux qui l’accompagnaient, eux, ont été tués net. Ils n’ont pas eu le temps de savoir qu’ils mouraient.

Les hommes n’aiment pas changer de paradigmes. Une question de confort. La réalité pénètre notre conscience et la modifie avec une allure d’escargot. (Ce que résume ainsi l’écrivain allemand Günter Grass : « Le progrès est un escargot » – « Der Fortschritt ist eine Schnecke. ») En dehors du territoire états-unien, russe, chinois, et otanien (en gros, Europe et Israël), quelle partie du monde aujourd’hui est à l’abri d’un drone tueur ?

Ça ne se passe pas qu’ailleurs. Si ça n’arrive pas au Togo (disons à Lomé 2, à Pya ou à Avévé), c’est qu’aucun commandant militaire du Togo ne les contrarie. Rappelons que les contrarier, ça peut être le fait de refuser de les laisser puiser gratuitement l’uranium qu’on aura découvert dans le sous-sol de Tchitchao ou d’Aklakou. On n’a pas encore tout découvert du sous-sol du Togo. Donc l’avenir n’est pas dit. Il n’est pas sûr que nous ne nous retrouvions un jour dans le dilemme de les contrarier ou de céder prudemment notre uranium ou toute autre ressource naturelle précieuse.

On nous laisse vivre sur cette terre par… charité en fait. Par désintérêt ou indifférence à notre présence sur la planète. Que vaut le président de gens aussi peu considérés ? C’est là la vision et le sentiment du monde que nous devons enfin laisser venir à notre conscience.

Au Togo, nous sommes préoccupés de garder le “pouvoir” à notre ethnie. Ô la grande ambition ! L’œuvre historique et grandiose ! Nous tuons quiconque proteste contre cela. Nous les chassons de leurs domiciles. Nous martyrisons femmes et enfants. Tirons avec fusil à lunette sur des gamins. Piétinons ce que les autres ont de sacré parce que c’est nous les meilleurs ! C’est nous les forts ! Entre nous, à côté du drone tueur Reaper de Trump, ne sentez-vous pas un peu que ce qui se passe au Togo est jeu d’enfant ? que c’est arriéré et fruste ?

La seule force, en vérité le seul pouvoir dont dispose un président comme celui du Togo est de martyriser ses « concitoyens » – d’être leur geôlier.

Depuis 1945, on vous dit qu’ils ont pu, à des milliers de km de leur base, cramer une ville entière, puis une autre avec des populations dedans si je puis dire ; qu’hier, ils ont appuyé sur un bouton et un général, un vrai a été réduit en poussière avec son véhicule blindé ; et vous, vous continuez de suer sang et eau pour construire une hégémonie tribale. C’est tout le projet qui vient à l’esprit ? Le progrès est vraiment un escargot. Si demain, on découvre dans la splendeur paysagère du mont Défalé un minerai rare et précieux ; ou bien vous les aidez vous-mêmes à se servir gratuitement, ou bien ils vous pulvérisent et se servent… gratuitement. Voilà le monde définitif qui vient. Le temps qui passe creuse vertigineusement l’écart j’allais dire anthropologique entre quelques-uns et les autres. Aujourd’hui ils peuvent tout nous infliger sans que nous ne puissions rien. Trump : Je tue votre général, je vous dis que c’est moi qui ai fait ça ; et si vous osez réagir contre moi, je réduis votre pays en cendres. Depuis mon bureau.

Cela peut surprendre de le dire, mais il y a aux USA, en Chine, en Russie et en Europe des gens aussi cruels et bellicistes qu’au Togo ; il y a là-bas aussi des suprématistes tribaux ; si ! Des gens capables, comme au Togo, de tuer des milliers de personnes pour refuser la liberté aux autres, de tirer sur un enfant en pleine rue pour terroriser. Et ces gens-là, eux, disposent non pas de machettes et de fusils à lunette comme leurs congénères du Togo, mais de drones et de missiles inimaginables. Qu’ils s’avisent un jour de prendre le Togo et son régime tribal comme cibles n’est donc pas une vue de l’esprit.

A la fin du XIXè siècle, il a fallu des années, de gros efforts et de coûteuses pertes en vies humaines pour venir à bout de Béhanzin ou de Samory. Aujourd’hui, Lomé est pulvérisable en un clic. Quelque chose trahit chez les Africains la croyance obstinée qu’on finira un jour par les laisser vivre en paix. En dépit de tout bon sens.

C’est quoi un général de l’armée iranienne désormais ? Un général de l’armée togolaise ? Un président du Togo, c’est quoi au juste face à ceux qui ont de tels moyens ? Et demain, qu’en sera-t-il ? Boko Haram surgit au nord du Nigéria ; depuis des années, l’armée de ce pays, qui doit être plus puissante que celle du Togo, n’en vient pas à bout. C’est à la fin de l’année dernière que les autorités nigérianes ont exhibé avec fierté des chars de combat fabriqués dans des usines locales. Des chars fabriqués sur place ; soixante-quinze ans après Hiroshima.

L’assassinat en direct du général iranien est un message au monde. Le monde en dehors de la Russie et de la Chine. C’est fini la blague des États (de merde, dixit Trump) et des prétentions infantiles à une égalité de souveraineté avec nous ! Shit ! D’ailleurs, pour ses vœux de nouvel an ou presque, Poutine, le président russe, a dévoilé au monde un arsenal sophistiqué et a prévenu : « Personne ne voulait nous écouter (…). Maintenant vous feriez mieux d’écouter. »

Il n’y a donc aucune souveraineté pour nous ? Aucune sécurité pour nos vies ? Mais alors… Tous ces officiers galonnés ? Tous ces camps militaires ? Et Lomé 2, c’est quoi ? Et le convoi présidentiel frénétique qui écrase une pauvre jeune passante dans Lomé ?

Rien.

… je m’imagine parfois citoyen et écrivain ghanéen. Je me vois écrivant en anglais. Et comme Rawlings a fait le bon job de régénérer ce pays, je suis à Accra, libre de parole et de pensée, et m’adresse à des concitoyens ayant aussi l’esprit libre – et ayant échappé aux prisons ethniques

Le présidentialisme qui excite tant les Africains, remarquez-le, existe… très peu en Occident. Aux États-Unis, en France, en Russie… Ajoutons avec des guillemets la Chine. Dans les autres États prospères du monde, c’est le régime parlementaire. En Europe du Nord où le climat n’est pas clément mais où sans doute la prospérité sociale est la plus équitablement répartie, c’est le régime fondé sur le pouvoir du parlement. Qu’est-ce à dire ? Que le pouvoir y est collectif. Collectif, pas clanique ; y compris aux USA, en France et en Russie. Si ! Formulons avec clarté : en ce XXIe siècle, ceux qui pulvérisent ou atomisent les autres et qui se protègent si bien jouent très collectif. Seuls les faibles et les tuables comme des poussins croient pouvoir jouer perso ; avec l’immaturité et l’innocence de celui qui ne voit pas les fauves tout autour de lui. Seuls les Africains s’obstinent à jouer Mhoi-Ceul pour reprendre le titre d’une pièce de théâtre de Bernard Dadié. C’est très logique tant les frustrations et les complexes empêchent efficacement ceux qui en souffrent de coopérer et de s’organiser. En cinq ans, en raison de cette affaire de Brexit, la Grande-Bretagne a changé trois fois de Premier ministre. La chancelière d’Allemagne négocie avec tous les autres élus pendant des mois avant de se voir confirmée comme telle. Ils jouent collectif parce qu’ils savent eux-mêmes que les moyens de guerre qu’ils ont développés rendent désormais caduc ou vide de sens réel le présidentialisme prisé par les Africains comme nous en offre l’exemple en ce moment au Bénin un coquet et vaniteux. La seule force, en vérité le seul pouvoir dont dispose un président comme celui du Togo est de martyriser ses « concitoyens » – d’être leur geôlier. Même ça, on ne le lui permet que s’il est soumis envers eux. Vis-à-vis de l’extérieur, il est dépourvu de tout pouvoir. Il ne peut protéger le pays dont il est dit président et ses habitants d’aucun danger ou outrage extérieur. Lui-même achète sa sécurité avec sa bonne docilité. Soyons sincères entre nous : un président du Togo aussi démuni, aussi dépourvu vis-à-vis du monde, c’est un président pour rire ; sans vouloir offenser qui que ce soit.

Et on tue et on s’entretue pour ça.

La tâche de l’esprit est d’arriver à faire comprendre et surtout à faire sentir à tous que seule la légitimité et l’adhésion des Togolais donneront une noblesse à cette fonction. Le mot « président » n’est pas un verbe, certes, mais je voudrais oser formuler qu’il n’est pas intransitif. Ce mot a toujours implicitement un complément. On est toujours le président de… quelque chose. C’est ce quelque chose qui fait tout le contenu, toute la valeur ou pas du mot président.

Nous sommes neufs. Le présidentialisme nous est jouissif. A une époque où la chose n’a plus de sens. La nature des armes fait la nature des rapports que les hommes ont entre eux ; même quand ils ne sont pas voisins ou en contact. Le pouvoir politique souverain en Afrique a pris fin avec la capture des Béhanzin ou Samory. A tout moment, on peut arraisonner l’avion présidentiel du Togo et faire prisonnier son occupant. A l’échelle du monde, un président du Togo est exactement comparable à nos chefs traditionnels. Ça a le même non-prestige, le même non-pouvoir de faire. Et la même prodigalité en progéniture. Point.

Président est un mot qui nous enfièvre en Afrique. Nous y mettons du quasi-divin. Partout sans cesse, on veut être candidat à l’élection présidentielle. Le grand truc. Parce qu’on voit faire cela aux États-Unis ou en France. En Côte d’Ivoire, ils sont une demi-douzaine – chaque chef de parti politique ! Celui qui est mieux soutenu (comme la corde soutient le pendu) par l’étranger, préventivement, emprisonne, tue, chasse en exil ceux qui veulent être président comme lui. C’est la baguette magique. Pour changer la vie, il faut être président. Peuples neufs. Peuples naïfs.

Comme ma grand-mère paternelle vient du pays anlon à l’est du Ghana, je m’imagine parfois citoyen de ce pays et donc écrivain ghanéen. Je me vois écrivant en anglais. Et comme Rawlings a fait le bon job de régénérer ce pays, je suis à Accra, libre de parole et de pensée, et m’adresse à des concitoyens ayant aussi l’esprit libre – et ayant échappé aux prisons ethniques. Je leur dis et redis ceci : le Ghana et le Nigéria sont de facto des îles entourées de semi-colonies. La tâche géopolitique urgente est de faire cesser cela – cette insularité artificielle. Il nous faut joindre le Ghana et le Nigéria. Mais il y a le Bénin et le Togo entre nous, me rappelle-t-on ! Je rétorque : ce sont deux petits territoires dont les peuples et les langues sont les mêmes que les nôtres. Fédérer ces quatre pays est l’avenir. De gré ou de force. La sécurité de tous l’exige. Nos racines profondes doivent prévaloir sur les divisions coloniales. Et puis, voyez l’état d’arriération où ils sont maintenus ! Pas de liberté civile, pas de monnaie à eux. Le Togo ? 6 à 7 millions de personnes qui sont la propriété d’une famille ! En plein XXIe siècle !

Je sais qu’on pense ainsi au Nigéria et au Ghana. J’en suis convaincu. Et cela adviendra, parce que c’est la seule voie de salut possible.

Théo Ananissoh, écrivain

 

 

Théo Ananissoh : « A l’échelle du monde, un président du Togo est exactement comparable à nos chefs traditionnels »

 

La Chine, un nid de virus? : Un nouveau type de coronavirus fait un premier mort

AFP

L’épidémie de pneumonie qui sévit dans le centre de la Chine a fait un premier mort, ont annoncé samedi les autorités sanitaires chinoises, lesquelles surveillent une maladie qui serait causée par un nouveau virus de la même famille que le SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère).

Sur les 41 patients diagnostiqués avec ce nouveau type de coronavirus dans la grande ville de Wuhan (11 millions d’habitants), une personne est décédée, deux ont achevé leur traitement et sept sont toujours dans un état sérieux, a précisé la Commission municipale de l’hygiène et de la santé de Wuhan (centre), où l’épidémie est apparue.

Les autorités chinoises avaient indiqué auparavant que 59 personnes étaient touchées par l’épidémie.

Celle-ci est apparue fin décembre à Wuhan, faisant craindre initialement une résurgence du SRAS, qui avait tué 349 personnes en Chine continentale et 299 à Hong Kong en 2002-2003. La souche, inconnue jusqu’à présent, est un coronavirus, une famille comptant un grand nombre de virus.

« Aucun nouveau cas n’a été détecté depuis le 3 janvier 2020. À l’heure actuelle, aucune infection parmi le personnel médical n’a été diagnostiquée, et aucune preuve claire de transmission entre humains n’a été établie », a ajouté la commission.

Les patients sont principalement des exploitants d’entreprises sur un marché aux poissons à Wuhan, qui a été fermé le 1er janvier en raison de l’épidémie, selon la même source.

Les autorités à Hong Kong, région semi-autonome qui avait été durement touchée par le SRAS en 2002-2003, a depuis pris des précautions, notamment en intensifiant la désinfection des trains et des avions, et le contrôle des passagers.

La Chine a depuis exclu une nouvelle réapparition du SRAS.

L’épidémie survient juste avant la période annuelle de voyage la plus dense du pays, les vacances du Nouvel An lunaire fin janvier, où des dizaines de millions de personnes prennent le bus, le train et l’avion.

À Hong Kong, 48 personnes ont été hospitalisées ces derniers jours après leur retour de Wuhan, selon les autorités locales. Les patients présentaient des symptômes grippaux, mais il n’a pas été confirmé qu’elles avaient contracté le mystérieux virus.

Les vacances à venir ont suscité des inquiétudes à Taïwan, où les fonctionnaires ont demandé au ministère de la Santé et des Affaires sociales de renforcer les contrôles de quarantaine dans les aéroports.

L’ambassade américaine à Pékin a averti mardi que les Américains voyageant dans le pays devraient éviter les animaux et les contacts avec des personnes malades.

Source : AFP

 

 

La Chine, un nid de virus? : Un nouveau type de coronavirus fait un premier mort

 

Togo : Soutien à la dictature de Faure Gnassingbé, les masques des députés pseudo-indépendants tombent

Liberté Togo
Assemblée unicolore RPT-UNIR, Togo | Photo : DR

Ils ont toujours soutenu le régime et ses actions. Pourtant, ils ont toujours clamé leur indépendance vis-à-vis de ceux qui les ont appelés « pour venir boire du lait ». Depuis la désignation de Faure Gnassingbé comme candidat du RPT/UNIR, les députés élus à l’Assemblée nationale sous la bannière des mouvements indépendants ont enlevé leurs masques, confirmant ainsi l’appellation « députés indépendants-UNIR ».

En Afrique et particulièrement au Togo, les partis politiques et les mouvements engagés dans la conquête du pouvoir naissent régulièrement. Surtout à l’approche des élections, ils poussent comme des champignons. Si une infime partie d’entre eux se déclarent ouvertement engagés aux côtés des partis politiques de l’opposition, la plupart se réclament neutres, impartiaux et donc indépendants aussi bien du pouvoir que de l’opposition.

En 2018 et 2019 au Togo, ce phénomène a connu une ampleur sans précédent. Pour compétir lors des élections législatives de décembre 2018 et les locales de 2019, plusieurs regroupements se sont formés. Dans toutes les préfectures du Togo, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a enregistré plusieurs candidatures au nom des indépendants. Le plus souvent, ces candidatures sont celles de militants du parti au pouvoir n’ayant pas réussi à se faire inscrire sur la liste du parti. D’autres candidatures indépendantes ont été suscitées et financièrement soutenues par le régime lui-même pour faire croire aux populations qu’elles ont affaire à des indépendants. A l’époque, nous les avons surnommés les « indépendants-UNIR », en référence à leurs liens solides avec le pouvoir en place.

Comme dans les fausses démocraties, ces partis affiliés au régime dictatorial des Gnassingbé ont battu campagne contre les partis politiques de l’opposition. Leur plus grand argument, c’est que l’opposition togolaise n’aurait pas réussi à arracher le pouvoir faute de stratégies. Ils se positionnent donc comme l’alternative aux échecs de l’opposition. Leur particularité, c’est qu’il leur arrive très rarement de critiquer le régime et sa gestion calamiteuse du pays. Pour eux, il fait de son mieux, mais il reste beaucoup encore à faire. Chez ces partis politiques et mouvements indépendants, l’opposition est plus coupable de la situation actuelle que le pouvoir. Finalement, dans leurs discours, on comprend que leur cible, c’est l’opposition.

Cette confusion est entretenue par le régime qui a fait adopter une loi aux termes de laquelle tout parti politique ou mouvement est de l’opposition à la seule condition que l’intéressé se réclame de l’opposition. Heureusement, cette confusion tire à sa fin. Pour avoir bénéficié des largesses du pouvoir et dans l’optique d’être toujours dans ses bonnes grâces, ces mouvements qui se disaient indépendants sont obligés de se positionner. Le bal a été ouvert par le Bloc Alternatif Togolais pour une Innovation Républicaine (BATIR). 24 heures après la désignation de Faure Gnassingbé comme candidat du régime, ces pseudo-indépendants ont montré leur vrai visage.

Au cours d’une conférence de presse, ils ont extériorisé leur amour pour le fils de Gnassingbé Eyadéma à qui ils promettent leur « soutien ferme et indéfectible ». Comme nous l’avions dit plus haut, leur constat, fondé sans nul doute sur des aspirations pécuniaires, est « qu’en face du pouvoir actuel, aucun parti ou regroupement de partis politiques » ne les rassure. En d’autres termes, « BATIR, c’est UNIR ».

Le lendemain de cette sortie de BATIR, les autres députés élus sous la bannière de mouvements indépendants ôtent aussi leurs masques. En conférence de presse hier, ils ont « fait allégeance » à Faure Gnassingbé en soutenant sa candidature. Cette alliance est composée de mouvements tels que Alolledou-Vo, Indépendants pour construire, Conscience patriotique, Indépendants pour la République, Hysope, Douanenyo, CRAD, Nouvelle Vision et AVE en marche du fameux Pacôme Adjrourouvi. Ils se sont engagés à mener des actions d’envergure pour la réélection de Faure Gnassingbé.

Une chose est sûre, avec leur soutien à l’actuel chef de l’Etat, les fameux indépendants ont confirmé leur attachement aux idéaux de la dictature qui régente le Togo depuis plus de 50 ans. D’ailleurs, ils ont toujours soutenu le RPT/UNIR en votant pour toutes les modifications constitutionnelles, même les plus insensées, voulues par le pouvoir. L’énigme des indépendants est enfin résolu !

G.A.

Source : Liberté

 

 

Togo : Soutien à la dictature de Faure Gnassingbé, les masques des députés pseudo-indépendants tombent

 

Élections Présidentielles Illégales, Donc Résultats Illégaux : Dix candidats trompent le Peuple togolais !

RCDTI et CVU-Togo Diaspora
elections au togo
Illustration : vectorstock

Communiqué conjoint du 11 janvier 2020 adressé au peuple togolais

Réseau de la Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et

Collectif pour la Vérité des Urnes – Togo – Diaspora (CVU-Togo-Diaspora)

Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra

Le Réseau de Coordination de la Diaspora togolaise indépendante (RCDTI) et le Collectif pour la Vérité des Urnes Togo-Diaspora (CVU-TOGO-DIASPORA) souhaitent leurs meilleurs vœux à chaque Togolaise et à chaque Togolais.

L’année 2020 n’apportera pas la démocratie fondée sur la vérité des urnes à la majorité du Peuple togolais car le processus électoral unilatéral imposé par Faure Gnassingbé ne se déroule pas dans la légalité.

Pourtant, toute alternative politique démocratique crédible doit s’opérer dans la légalité pour être crédible et fondatrice d’une société de confiance !

1. Illégalité du Processus Électoral au Togo

L’année électorale 2020 commence mal pour le Peuple togolais. Sur une vingtaine de candidats, certains n’ont pas pu fournir la caution fixée à 20 millions de francs CFA (environ 30 500 euros) et ont été éliminés d’office. D’autres pour avoir par le passé travaillé avec le système RPT/UNIR, ont choisi de s’abstenir notamment le Comité d’action pour le renouveau (CAR), de l’ex-Premier ministre Me Yaovi Agboyibo ou l’Union des Forces du Changement (UFC) de M. Gilchrist Olympio, fils du premier Président Sylvanus Olympio assassiné le 13 janvier 1963. Mais, 10 candidats 1 à l’élection présidentielle de la contre-vérité des urnes ont été enregistrés par ladite Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Celle-ci en toute non indépendance, sur la base de la non-séparation des pouvoirs institutionnalisée par Faure Gnassingbé et son système RPT/UNIR avec l’article 154 du Code électoral, se contente de transmettre les dossiers au Ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales pour le premier tour de la censure. Suite à cela, les « dossiers-rescapés » seront transmis à la non-moins illégale Cour Constitutionnelle. En effet, cette Cour constitutionnelle est un non-lieu juridique, ce qui vicie toute la procédure électorale. Le processus de l’élection présidentielle est donc vicié juridiquement.

Quel que soit le résultat de cette élection présidentielle, elle sera entachée d’un vice de forme et d’un vice de procédure institutionalisés par le pouvoir en place.

2. Dix candidats décident d’aller à des élections de la contre-vérité des urnes au Togo

Le travestissement de la démocratie et l’illégalité des actes politiques du pouvoir RPT/UNIR n’étonne plus personne au Togo. Le système mis en place repose sur le maquillage des défaites électorales en victoires de la contre-vérité des urnes, systématiquement avalisées par une grande partie de la communauté internationale. Mais il y a lieu de s’interroger sur le fait que dix (10) candidats, sains d’esprit et de corps, aient pu décider en leur « âme et conscience » et en toute connaissance de cause, de participer à ces élections de la contre-vérité des urnes, après 27 dialogues infructueux et sans le moindre succès pour obtenir la transparence des processus électoraux.

Est-ce que pour eux, la priorité consistant à gagner de l’argent en allant à ces élections de légitimation du système en place est plus importante que la vérité des urnes, seule garante de la démocratie ?

Est-ce que la priorité accordée à la fausse confrontation électorale est plus importante que la vérité des urnes ? Vraisemblablement ! Le processus électoral vicié, consiste en effet à faire croire au Peuple togolais que la présence de plusieurs candidats serait un signe de vitalité démocratique. En réalité c’est la paix des cimetières qui triomphe et l’enterrement de la démocratie qui se perpétue. Celle-ci est assortie du triste spectacle des palabres stériles lors des interminables et prévisibles contestations de la phase post-électorale, avec une Cour Constitutionnelle qui ne dit jamais le droit, et un pouvoir trop heureux de s’en tirer à bon compte, en distribuant des faveurs et en intégrant ceux qui ont contribué à avaliser le processus à une démocratie conviviale du partage du gâteau et du pouvoir.

Mais la priorité de ces fossoyeurs de la démocratie peut-elle se confondre avec celle de la majorité du peuple togolais ? La réponse est assurément non ! Mais quelle est la priorité collective du Peuple togolais ? La Paix dans l’impunité et la contre-vérité des urnes ? Pour le moment, hélas, c’est vers cela que ce Peuple tendrait en acceptant de suivre les 10 candidats comme des moutons de Panurge. Aussi la question est de savoir si chaque Togolais et chaque Togolaise pris individuellement accepte d’être mené à des élections de contre-vérités des urnes comme un mouton ?

A moins que le peuple togolais ne décide une nouvelle fois de réagir et de recourir à la désobéissance civile.

3. Le candidat dit « unique » de Mgr Lpodzro n’est pas le candidat commun du peuple togolais

Est-ce que Monseigneur Kpodzro, un citoyen togolais qui use de son influence d’ancien archevêque catholique et, croyant en sa foi en un candidat unique, ne vient pas d’engager le Togo dans une impasse ? Assurément, puisqu’en guise de candidat unique, ce sont au moins 9 candidats qui croient qu’un second tour permettra au candidat présent à un hypothétique deuxième tour de battre Faure Gnassingbé, le candidat « naturel » de la contre-vérité des urnes au Togo.

Est-ce que la naïveté d’une partie du Peuple togolais sur l’avènement d’un candidat providentiel n’a pas empêché plusieurs citoyens et citoyennes y compris dans la Diaspora de voir clair dans le jeu de division de l’opposition orchestré avec brio par Faure Gnassingbé ?

Est-ce que le Peuple togolais aveuglé par les frustrations, le poids des 53 ans du système RPT/UNIR et surtout sa propre inconsistance devant l’attrait de l’argent, n’est pas aveuglé par l’erreur de parallaxe qui consiste à abdiquer son droit à choisir un Togo démocratique étayé par la vérité des urnes, en laissant ceux qui ont une expérience reconnue en matière d’abus de pouvoir et des droits agir à leur guise et façonner, élection après élection, un Togo non-démocratique.

4. RPT/UNIR a metamorphosé l’opposition effective devenue une opposition alimentaire

Il convient de rappeler l’état du contexte politique au Togo à la veille de l’élection présidentielle, avec l’implosion de la Coalition des 14 partis (C14 devenue C5), la division du Parti National Panafricain (PNP) qui expulse ses propres militants au motif présumé du non-respect de la démocratie interne), l’irruption impromptue sur la scène politique de candidats indépendants et/ou centristes, de certains candidats strictement inconnus, qui en réalité ne cherchent qu’à se positionner dans l’espoir d’obtenir pour service rendu, un poste lors de l’éventuel 4e mandat présidentiel de Faure Gnassingbé. Il faut y rajouter une partie des corps constitués notamment une partie de l’armée clairement non républicaine mais aussi les lobbies blancs et noirs, internes comme externes, qui ne sont pas prêts à renoncer à la manne financière officielle ou officieuse, offerte par les tenants du pouvoir ?

Le Peuple togolais doit refuser d’être conduit à des élections de la contre-vérité des urnes comme un troupeau de moutons. Une partie non consciente et peu vigilante du Peuple togolais y compris dans la Diaspora doit comprendre qu’une opposition alimentaire qui se résume à 10 candidats à l’élection présidentielle, le trompe. Notamment en versant dans le travers de campagnes électorales dignes de suprématistes noirs, ou alors de populistes-menteurs, voire d’acheteurs de conscience par la distribution immédiate de quelques sacs de riz « Faure », de bons d’essence pour les Taxi-motos (Zémidjans), et les multiples billets de banques qui n’arrivent au destinataire qu’après de substantielles ponctions opérées par les intermédiaires les plus zélés et les mieux placés au sein du pouvoir RPT/UNIR.

Il importe donc de dénoncer cette situation malsaine en expliquant comment les acteurs au pouvoir, acquis par la force et le sang, organisent en amont, pendant et en aval, la continuité du système RPT/UNIR.

Les modalités du renouvellement au pouvoir d’un système autocratique ésotérique-militaro-civil reposent sur sa capacité à métamorphoser les opposants en légitimateurs du système. Aussi, il faut être clair avec le Peuple togolais y compris sa Diaspora non alignée sur Faure Gnassingbé et son système. Le Peuple togolais ne peut être complice de cette métamorphose programmée avec 10 candidats acceptant d’aller, en toute connaissance de cause, à des élections dont ils savent que seule la contrevérité des urnes triomphera.

Il est utile de rappeler également qu’à moins de deux mois de l’élection présidentielle, aucun des dix candidats retenus préalablement à l’écrémage final de la Cour Constitutionnelle, n’a été capable de présenter et de mettre en débat devant les citoyens togolais, la moindre esquisse de vision politique pour l’avenir du Togo ! Encore moins l’esquisse d’un projet de société commun et d’un programme politique crédible !

5. Déjouer l’esprit d’égarement qui hypnotise le peuple togolais

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA demandent au Peuple togolais de ne pas tomber dans ce piège en évitant de se laisser hypnotiser par un esprit d’égarement fondé sur la feinte, l’hypocrisie, l’illusion, le mensonge et en définitive, l’imposture. Le courage, l’organisation et un leadership patriotique et décentralisé sont à mettre en place 3.

Aussi et en conséquence, nous, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA et toutes les forces travaillant à la refondation d’un Togo démocratique :

# Insistons auprès du Peuple togolais de ne plus s’apprêter à venir se plaindre lorsque la contre-vérité des urnes aura sévi lors des annonces unilatérales des résultats proclamés par la Cour Constitutionnelle illégale ; cela suppose donc la suspension et le report du processus électoral en cours ;

# Rappelons que l’avenir du Togo passe en premier lieu par la construction inclusive d’un projet de société commun sur une base inclusive, suivie du choix d’une candidature commune soutenue par une équipe non populiste et compétente, puis une transition où Faure Gnassingbé ne peut encore être le faux-arbitre d’une démocratie de la contre-vérité des urnes ;

# Interpellons chacun des citoyens togolais y compris dans la Diaspora sur le fait qu’en politique, la séparation des pouvoirs et des compétences entre les institutions religieuses qui relèvent en principe de la sphère spirituelle, et le pouvoir politique qui relève en principe de la sphère temporelle, est une condition indispensable pour l’avènement d’une démocratie fondée sur la vérité des urnes ; et à ce titre, suggérons de ne pas suivre comme des moutons les dix candidats qui ont choisi de les conduire dans une impasse électorale, voire ensuite dans des contestations sanglantes qui ne manqueront pas, suite aux annonces de la contre-vérité des urnes qui seront formulées par l’illégale Cour Constitutionnelle ;

# Interpelons chaque citoyen et citoyenne sur le fait que le candidat unique de Mgr Kpodzro et son comité des « sages » – tous des ex-zélés ayant exercé des fonctions au sein du système RPT/UNIR et adeptes de l’impunité 4 – ne peut être considéré comme étant le candidat du Peuple togolais, encore moins le candidat d’une Diaspora togolaise plurielle et indépendante ;

# Invitons dans l’urgence chaque citoyen togolais, partout où il ou elle se trouve, de ne pas exclure l’option de rétablir un rapport de force pacifique par la désobéissance civile mais aussi par des actions simultanées d’insurrections populaires pour rejeter cette élection présidentielle, son processus électoral illégal, vicié tant dans sa forme juridique que sur le fond afin d’ouvrir au Peuple togolais, la voie à une démocratie de la vérité des urnes. La raison première n’est pas d’interdire le 4e mandat de Faure Gnassingbé, ce qui a été promu par quelques apprentis-sorciers de la politique politicienne, mais de rejeter tout un système illicite, notamment la mise en œuvre d’un processus électoral illégal, vicié tant dans sa forme juridique que sur le fond, afin de pouvoir offrir une démocratie de la vérité des urnes au Peuple togolais;

# Demandons, expressément à la partie du Peuple togolais qui a pris conscience du fait que le processus électoral unilatéral mis en place par Faure Gnassingbé et ses appuis nationaux, internationaux, ésotériques et militaires, de rejeter cette élection, ou à défaut de s’abstenir massivement en ne votant pour aucun des candidats, en ciblant tout particulièrement ceux responsables et légitimant l’impunité ou ceux qui organisent le rassemblement populiste autour de tous ceux qui, sous-couvert d’une grande expérience de l’impunité, veulent placer à la tête du Togo, un candidat légitimateur du système de la contre-vérité des urnes, à savoir Faure Gnassingbé, celui-là même qui a optimisé l’impunité.

# Conseillons au Peuple togolais, de penser à un plan B qui ne peut être celui d’une élection présidentielle illégale, surtout que la victoire unilatérale de Faure Gnassingbé au premier tour n’est plus une hypothèse, mais une certitude qui conduira les perdants à verser des larmes de crocodile… Ce plan B, qui repose sur un rapport de force de sursaut du Peuple togolais indépendant et conscient. Il s’agit d’exiger son droit à l’autodétermination de l’avenir du Togo, ce en toute légalité et sans unilatéralisme du RPT/UNIR. Aide-toi, le Ciel t’aidera! Encore faut-il que le Peuple togolais, dans sa grande majorité, ne choisisse pas comme priorité, l’argent, l’argent et encore l’argent d’abord, mais la vérité, la liberté, l’organisation et la démocratie de la vérité des urnes ! A défaut, la victoire programmée de Faure Gnassingbé se mesurera à l’aune du niveau de co-responsabilité du Peuple togolais.

Mais si ce Peuple togolais n’est pas prêt et ne veut pas de plan B, cela n’empêchera pas la RCDTI et le CVU-TOGO-DIASPORA ainsi que tout mouvement citoyen ou politique de reconquête de la liberté, de la souveraineté et du respect des droits, d’offrir, tôt ou tard au Peuple togolais conscient et aux amis de ce Peuple :

# Un projet de société commun ;

# Une conférence inclusive sans Faure Gnassingbé ;

# Un projet de gouvernement alternatif à celui du pouvoir en place ;

# Une transition politique avec tous les représentants indépendants de Faure Gnassingbé aux plans financier, ésotérique et militaire.

Le 11 janvier 2020.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)

Comité de Rédaction RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA :

Dr. Yves Ekoué AMAÏZO
Jean-Pierre Akoété BALIKPO
Dr. Ernesto D’ALMEIDA
Mathieu D’ALMEIDA
Koffi DEKU
François FABREGAT
Apelete Félix KODJO
Antoine Koffi OKOUTA
Dr. Antoine RANDOLPH

Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet commun de société pour l’avenir du Togo

 

 

Élections Présidentielles Illégales, Donc Résultats Illégaux : Dix candidats trompent le Peuple togolais !

 

Togo : La stratégie des dos lacérés

Zakari Tchagbale
strategie de dos laceres togo
Violences militaires gratuites sur ces citoyens de Tchaoudjo et d’Assoli, Togo | Photos : DR/ Zakary Tchagbalé

Pour fermer la bouche à ceux qui disent « NON AU 4e MANDAT DE FAURE », l’Armée togolaise a repris le siège de Sokodé et de Bafilo. Dans ces deux localités les corps habillés attendent 2h du matin pour investir les maisons dans l’espoir de saisir ceux qui ne savent pas fermer leur bouche sur la volonté du fils de faire durer son règne plus que les 38 ans de son père.

C’est comme cela qu’ils ont pris les trois frères Kpéréguéni, Razakou, Aboubakar et Abd Rachid à Kadambara le 8 janvier 2020, le jeune Zibérou Tchafaram hier le 10 janvier à Bafilo ainsi que messieurs Bassirou Ouro-Gnaou et Massaoudou Mamadou à Kédjikandjo en ce début d’année.

Envoyer les enfants en prison susciterait l’indignation même dans les rangs des mentors extérieurs de Faure. Faute de pouvoir le faire, les hommes de main de Faure se contentent de lacérer leurs dos dans une haine incompréhensible.

Du coup, les hommes adultes ne peuvent plus habiter leurs maisons et leurs enfants ne peuvent plus aller à l’école. Toute cette terreur pour faire élire quoi ?

Zakari Tchagbalé

 

 

Togo : La stratégie des dos lacérés

 

Lutte contre l’érosion côtière : La commune de Baguida en fait une priorité

Les responsables de la commune de Baguida dans le Golfe 6 étaient en atelier de formation mercredi. Les participants à cette rencontre se sont fait former sur les techniques adéquates pour adresser un plaidoyer aux autorités togolaises quant au phénomène de l’érosion côtière qui gangrène les populations du littoral.

Le phénomène de l’érosion côtière fait désormais parti des plus grandes préoccupations des responsables de cette commune. Selon le Maire-adjoint de la commune de Baguida, Charles AQUEREBURU, ce projet intervient dans le cadre des initiatives visant le développement véritable de la localité.

« Bien que tout soit prioritaire, l’exécutif accordera une attention particulière aux villages du littoral qui sont aujourd’hui sous la menace de l’érosion côtière », a indiqué M. AQUEREBURU.

Notons que l’atelier s’est déroulé après l’élaboration du budget 2020 par les responsables de cette commune. Ces derniers comptent désormais faire face aux besoins des villages à travers un diagnostic réel.

C’est dans cette perspective que le Maire-adjoint de la Commune de Baguida a lancé une appel pressant à l’endroit des organisations de la société civile et des CDQ et CVD pour une contribution active pour ensemble lutter contre l’érosion côtière.

 

 

Lutte contre l’érosion côtière : La commune de Baguida en fait une priorité

 

Brouille entre Ouro-Djikpa Tchatikpi et le bureau national du PNP: Qu´est-ce qui s´est vraiment passé?

Une décision portant décharge de responsabilités circule depuis jeudi soir sur les réseaux sociaux. Il s'agit d'un document officiel émanant du Parti National Panafricain (PNP) d'après l'en-tête du papier. La décision de décharge de responsabilités concerne le désormais ex-conseiller du Président National du PNP, Monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi, qui est démis desdites responsabilités à compter du 31 décembre 2019 pour cause d'indiscipline. Depuis cette nuit du 02 janvier 2020 commentaires, analyses et tentatives de justification des plus passionnés se sont emparés de la toile. Une véritable aubaine pour les détracteurs de la formation politique à l'emblème du cheval qui n'attendaient que ça pour déverser leur haine sur cette formation politique. Ayant voulu en savoir plus, nous avons approché certains responsables du staff dirigeant du Parti National Panafricain. Voici ce qui a conduit à cette décision inattendue:

Après sa libération des geôles du Service des Renseignements et d'Investigation (SRI), Monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi se rend en Allemagne vers la fin du mois de septembre 2019 pour un contrôle sanitaire. Le bureau national du PNP lui reproche, d'avoir, pendant son séjour en Europe, tenu des propos de nature à salir l'image et semer une confusion quant à l'orientation politique du parti, lors de réunions ou d'entretiens entre amis. L'ex-conseiller du président du PNP se serait également rendu en Suède, en Italie et en Suisse pour rencontrer les militants du Parti National Panafricain; initiatives tout à fait normales et louables, si ses supérieurs étaient au courant, lui en avaient donné le mandat ou étaient informés après coup du résultat de toutes ces démarches. Mais Monsieur Ouro-Djikpa n'a daigné informer personne au sein du bureau exécutif de tous ces déplacements, et du contenu des messages passés. Et ce ne sont pas les rappels à l'ordre qui avaient manqué de la part des membres du bureau national de sa formation politique.

Samedi 16 novembre 2019, Ouro-Djikpa assiste à une Assemblée Générale du PNP-Belgique à Anvers, fait un exposé et se fait recevoir, quelques jours plus tard, au siège de l'Union Européenne à Bruxelles. Évidemment au nom du Parti National Panafricain (PNP), évidemment sans mandat de personne et sans compte rendu à personne sur le motif, la teneur des entretiens et sur la ou les personnes avec qui il a parlé. L'information a fuité quand une délégation de la diaspora togolaise cherchait à être reçue auprès de l'Union Européenne à l'issue de la marche organisée par ladite diaspora à Bruxelles le samedi 11 janvier prochain.

De retour au pays, le natif de Yèlivo prend contact avec Messieurs Nathaniel Olympio du Parti des Togolais et Djimon Oré du Front des Patriotes pour la Démocratie pour mettre sur pied ceux qu'ils appellent un "Projet d'Occupation du Terrain". Ouro-Djikpa se lance donc dans la création d'une nouvelle coalition de l'opposition avec ces deux personnalités à l'insu du bureau exécutif de son parti. D'après nos investigations, Dr Kossi Samah, SG du PNP, après avoir appris que Ouro-Djikpa assisterait à des réunions au nom de leur parti sans leur avis, aurait écrit au moins deux lettres aux Sieurs Djimon Oré et Nathaniel Olympio pour leur signifier qu'ils étaient entrain de travailler avec quelqu'un qui n'a reçu aucun mandat de sa formation politique mère; et que ce qu'ils mettront sur pied n'engagerait pas le PNP. Le Numéro 2 du parti rouge, sur le même sujet, aurait même parlé au téléphone avec le leader du Parti des Togolais, M. Olympio.

Malgré ce rappel à l'ordre, aussi bien en direction des deux chefs de partis, qu'en direction de Ouro-Djikpa, à qui ses supérieurs ont rappelé l'illégalité de l'acte qu'il était entrain de poser, les réunions s'étaient succédé comme si de rien n'était. L'ex-conseiller envoie le document rédigé par les trois pour leur coalition, et dénommé "Projet d'Occupation du Terrain" à un responsable de la Diaspora Togolaise d'Allemagne, à travers lequel il sollicite l'aide de la Diaspora pour son projet; alors qu'il existe bel et bien une représentation du PNP au pays d'Angela Merkel; et n'oublions pas que M. Djikpa agit toujours au nom du Parti National Panafricain.

D'autres conseillers du PNP, en désaccord avec le projet de Monsieur Ouro-Djikpa, l'amènent chez le Secrétaire Général pour une réunion d'explication. Il est mis en minorité et prié de tout laisser tomber. Il fit semblant d'avoir accepté, mais revint à la charge quelques jours plus tard pour annoncer au SG du PNP la tenue imminente, au tout début de janvier 2020, d'une conférence de presse qui porterait sur les fonts baptismaux la nouvelle coalition à trois. C'était la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Pour éviter que le comportement de Monsieur Ouro ne fasse de dégâts sur le parti, Dr Kossi Samah décide d'informer qui de droit avant de prendre la décision qui fait aujourd'hui couler beaucoup d'encre et de salive.

Pour la petite histoire, apprenons que Monsieur Ouro-Djikpa n'était pas le seul conseiller du président national du PNP; il y en a beaucoup d'autres; et qu'il ne faisait pas partie du bureau exécutif. Que les choses soient claires, insistent les responsables du Parti National Panafricain: L'ex-conseiller n'est pas exclu du parti. Il a été tout simplement déchargé des responsabilités qui étaient les siennes pour faute grave, comme le ferait tout autre parti politique. Ceux qui critiquent et vilipendent le parti pour avoir démis de ses responsabilités le conseiller du président national, gagneraient à se renseigner sur la manière dont fonctionnent tous les partis politiques au Togo ou ailleurs, ayant des règles et des statuts comme le PNP. Continuer à critiquer et à dénigrer les responsables du Parti National Panafricain sans être allé aux informations, releverait de la pure haine, d'une ignorance criarde des textes régissant les partis politiques et d'une carence intellectuelle.

Et la lettre qui circule sur les réseaux sociaux, portant sur la décision de décharge de responsabilités à l'encontre de Monsieur Ouro-Djikpa Tchatikpi, lui avait été remise par le bureau national qui n'est pas responsable de sa publication sur les réseaux sociaux. Pour terminer, précisons que nous avons plusieurs fois tenté de contacter le concerné lui-même pour savoir ce qu'il en pense; mais à chaque fois nos appels ont été purement et simplement repoussés.

Ci-joint le document, "Projet d'Occupation du Terrain".
Merci aux responsables du PNP, aussi bien en Allemagne, qu'au Togo, qui ont bien voulu nous renseigner!

 

 

Brouille entre Ouro-Djikpa Tchatikpi et le bureau national du PNP: Qu´est-ce qui s´est vraiment passé?

 

Un coup de force contre l'opposition patriotique et démocratique!

UN COUP DE FORCE CONTRE L’OPPOSITION PATRIOTIQUE
ET DÉMOCRATIQUE !

Les œuvres divines coulent de source et les œuvres démoniaques sont chaotiques

par Dr Antoine Ati Randolph
e-mail : antoinerand@hottmail.com


Chers compatriotes !


Comme du chapeau d’un magicien, de la mitre de Mgr Fanoko Kpodzro est sorti, dans un nuage de fumée d’encens du Vatican, le nom du « candidat unique de l’opposition » tant recherché : Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo. Trois des quatre membres du conseil des » sages « l’y avaient subrepticement glissé le 31 décembre 2019. Le quatrième membre, maître Robert Ahlonko Dovi, pressentant cette mascarade avant la grande mascarade électorale du 22 février 2020, prit ses distances. Mais la presse occulta sa désolidarisation et présenta l’événement comme si ce choix fut acquis à l’unanimité de tous les membres du conseil. Ceux de ce collège qui l’ont choisi sont tous d’anciens ministres du régime: Issa Samarou, Prosper Yaovi Adodo et Fidèle Kako Nubukpo,

I) Critères de désignation du candidat : Choix éthique et stratégique ?

Selon le coordinateur de la Coordination internationale de la plateforme Mgr Kpodzro, Dr Edem Atsu Kwassi, les critères retenus sont le résultat du travail de synthèse fait par d’éminents Togolais de la diaspora à partir des documents reçus de Lomé. Ces critères sont au nombre de 9 embrassant de nombreux domaines que je résume ci-dessous
1° Expérience en matière de gouvernance administrative et politique
2° Avoir un carnet d’adresses bien fourni sur le plan diplomatique et international
3° Profil rassurant pour l’armée
4° Popularité ou notoriété au sein des masses populaires
5° Capacité de transcender et de résoudre les questions délicates de configuration ethnique
6° Capacité d’avoir l’envergure d’homme d’État pour défendre valablement les intérêts du Togo
7° Avoir une bonne connaissance des dossiers de l’actualité nationale et internationale
8°Avoir une bonne ouverture d’esprit et un souci constant pour l’intérêt commun et général
9° Avoir la maîtrise des enjeux géopolitiques et géoéconomiques supérieurs du Togo

D’après le coordinateur ce choix est éthique et stratégique.
Au vu de ce questionnaire et bien avant le choix du candidat, le secrétaire général de Coditogo, Monsieur Ché Lawson-Helu, a demandé qu’y soient aussi mentionnés le respect des droits de l’homme, la probité morale et la bonne gouvernance, mais en vain.

II) Analyse des critères de désignation du candidat

Une analyse succincte de ce questionnaire montre qu’il est plutôt axé sur l’expérience, le savoir faire, la technicité, la connaissance du milieu diplomatique et international ; les questions pouvant embarrasser le profil du candidat sont évitées. La question N°4 relative à la popularité y figure pour la forme puisqu’elle sera violée au moment opportun par le conseil des » sages », lui-même. En somme, ce questionnaire a été élaboré par rapport à celui que l’on a déjà en vue, une personne ayant fait ses armes dans le régime et qui le connaît bien. Ce questionnaire est en fait un vêtement cousu de fil blanc, un prêt-à-porter. Par ailleurs, nous verrons plus bas que ce choix n’a rien d’éthique et que son côté stratégique est juste une supercherie pour masquer la manipulation des consciences et la manipulation politique des Togolaises et Togolais trop incrédules à suivre la religion. Cependant un important critère lui manque ; c’est celui d’un véritable projet de société. Aucune allusion ne lui a été faite ! Il ne s’agit pas de « garantir trois repas par jour aux Togolais » il s’agit, bien plus que cela , de quelque chose de plus élevé : construire un présent et un futur radieux à tous les Togolais pour faire d’eux l’ »Or de l’humanité » !

III) Conseil des « sages » et choix du candidat unique

Seuls les trois anciens ministres s’étaient réunis ce 31 décembre avec trois chefs de parti : Agbéyomé Kodjo du MPDD (mouvement patriotique pour la démocratie et le développement ) , Aimé Gogué d’ADDI (alliance des démocrates pour le développement intégral.) et Soter-Caï Dovi de la Coalition » les Rassembleurs » et Ekué Gamessou Kpodar, ex-président de Coditogo, porté par un mouvement qui porte son prénom « Gamessou » C’est donc l’ancien premier ministre Agbéyomé qui a été choisi. Imaginez un peu la scène : 3 élèves qui font passer l’oral à leur professeur !

IV) Personnalité et fonctions du candidat choisi

Homme d’État, 66 ans, ancien président du PAL( port autonome de Lomé), plusieurs fois ministre , ancien premier ministre et ancien président de l’assemblée nationale, il est actuellement député
Il faut être retors et opportuniste pour faire sa carrière dans le parti dictatorial RPT ; il a même été la figure emblématique de la dictature et, à un moment donné, considéré comme le dauphin et gendre d’Eyadéma Gnassingbé. Son passé est lourd et ses mains chargées de sang ; Il a quand même eu le mérite de démissionner en 2002, mais est resté dans la mouvance présidentielle tout en faisant des « va-et-vient » dans l’opposition. Il a aidé le RPT/UNIR à frauder dans la préfecture du Yoto lors de l’élection présidentielle du 25 avril 2015. En tant que député d’une assemblée nationale unicolore il a voté sans état d’âme la loi scélérate de révision constitutionnelle, le 8 mai 2019. Comme tous les barons du régime, il s’est enrichi considérablement . Le proverbe français « qui vole un œuf volera un bœuf « lui colle parfaitement à la peau puisque l’un de ses premiers vols connus fut celui portant sur des sacs de jute de l’OPAT ( Office des produits agricoles du Togo ) commis en 1977 lorsqu’il faisait la pluie et le beau temps dans la jeunesse du RPT ( JRPT) et quelques années plus tard il a fêté publiquement des milliards de francs CFA. Agbéyomé Kodjo et Maurice Assor ont mis en faillite beaucoup de sociétés commerciales d’État et privées. Par ailleurs, il n’est pas l’homme consensuel capable de faire la réconciliation nationale . En effet, la rancune est logée dans son cœur. Il a écrit à monsieur Yaovi Agboyibo lorsque celui-ci était incarcéré à la prison civile de Lomé, du 03 août 2001 au 14 mars 2002, pour avoir dénoncé l’assassinat de Mathieu Kegbe et autres crimes commis dans la préfecture de Yoto par des militants du RPT dirigés par Akomabou./ « je te dis que ton alliance avec Gilchrist est contre nature, souviens-toi de ce qu’ils ont fait à nos parents ».

V) Ce choix est-il démocratique dans la quête d’une alternance politique ?

La démarche de Mgr Kpodzro de trouver un candidat « unique » de l’opposition est partie d’une intention revêtant une apparence démocratique mais qui, confrontée aux réalités du terrain s’est révélée être antidémocratique. La démarche s’est avérée maladroite car elle était dirigée pour éliminer de la course présidentielle la fraction majoritairement nationaliste de l’opposition au profit de la coalition qui l’entourait dite « Coalition des forces démocratiques », formée de partis politiques et d’associations de la société civile le plus souvent proches de la mouvance présidentielle ou qui en font partie afin de justifier a posteriori son « choix inspiré par Dieu »
Par ailleurs, d’une part, la nouvelle « constitution scélérate « précise bien que le président est élu au suffrage universel, libre, direct, égal et secret pour un mandat de cinq (05) ans renouvelable une seule fois et qu’il se fait au scrutin uninominal majoritaire à deux (02) tours et, d’autre part, si chaque confession religieuse entreprenait la même démarche on aurait 4 à 5 » candidats uniques ».
Donc, par conséquent, ce n’est que par la volonté commune des acteurs politiques et ceux des associations de la société civile de l’opposition et de la diaspora que l’ on puisse trouver, non pas un candidat unique, mais un candidat commun, muni d’un projet de société commun. Le choix de l’archevêque émérite de Lomé est partisan, autoritaire et antidémocratique dans la quête de l’alternance politique.

VI) Ce choix est-il « inspiré » ou est-il « raisonné » ?

L’»inspiration divine » se manifeste subitement dans le mental de la personne ayant reçu la grâce de Dieu. La mise en application de cette inspiration est lumineuse et rencontre très peu de difficultés car les œuvres divines coulent de source alors que les œuvres démoniaques sont chaotiques. Un choix « inspiré » n’a pas besoin d’être encadré ou mesuré par un soi-disant collège des « sages « !
C’est une imposture que de faire passer un choix « raisonné » pour un choix « inspiré » afin de donner un électorat important à un candidat impopulaire sous prétexte d’alternance de la dernière
chance ! Présenter ce choix comme un choix stratégique sous prétexte que le candidat choisi connaît bien les mécanismes du système ne tient pas debout parce que le système le connaît aussi et il y a neutralisation des actions de part et d’autre. Chacun détient les secrets de l’autre ! « Je te tiens par la barbichette, tu me tiens par la barbichette » !

VII) Conséquences et objectif de ce choix

Le choix portant sur Agbéyomé Kodjo a davantage divisé l’opposition et porté atteinte à notre constitution qui reconnaît bien le principe de la laïcité.
L’axe Paris -Vatican a pesé sur Mgr Kpodzro en le manipulant et en se basant sur sa notoriété. L’ objectif immédiat serait de redonner une virginité « politique » à Agbéyomé Kodjo et d’améliorer son image auprès des masses populaires pour bien le positionner comme « bouée de sauvetage privilégiée « du système néocolonial ». Les bouées de sauvetage apparues au cours de la crise sociopolitique représentées par François Boko et Pascal Akoussoulelou Bodjona n’avaient pas reçu un accueil populaire. Paris et le Vatican sont en phase dans cette opération d’enfumage sous le couvert du Saint-Esprit. Je rappelle en passant que c’est au Vatican, après plusieurs rencontres, que le « deal secret » qui lie Gilchrist Olympio à Faure Gnassingbé , a été signé en mai 2010

VIII) Stratégies prévisibles.

Faure Gnassingbé, devenu très encombrant pour ses soutiens extérieurs, a dû attendre la veille de la clôture du dépôt des candidatures pour annoncer officiellement sa candidature. La raison était de mesurer la cote de popularité d’Agbéyomé Kodjo pour mûrir différentes stratégies pouvant être prises. De toute évidence, la contrevérité des urnes s’exprimera avec force pour les deux principaux pions du système néocolonial. La susceptibilité du « président » sortant serait ménagée et Agbéyomé serait second. Un pseudo-gouvernement d’union nationale serait formé, conduit ou non par Agbéyomé Kodjo. Après un temps plus ou moins long en fonction de la réaction du terrain sociopolitique, il y aurait la démission de Faure Gnassingbé et une nouvelle élection porterait le choix de Mgr Kpodzro au pouvoir ! Pour sauver son honneur, le « Saint-Esprit » aurait vraiment « inspiré » notre archevêque émérite et agirait avec un décalage temporaire! N’oublions pas l’affirmation de Robert Bourgi , spécialiste français des affaires africaines et lobbyiste de la Françafrique :« Aucun doute, c’est la France qui choisit les dirigeants Africains » Cela pourrait se passer ainsi, si le peuple, désemparé, suivait aveuglément le choix fait par Mgr Kpodzro ou s’il retombait dans l’inertie d’autre fois. L’expérience congolaise (RDC) est au goût du président français Emmanuel Macron ! L’ombre de la mauvaise expérience congolaise ( RDC) plane sur le Togo !

IX) Réflexions

Le conseil dit conseil des » sages « est-il réellement composé de sages ? N’a-t-il pas manqué de sagesse en occultant volontairement la moralité , la probité, le respect des droits de l’homme et la bonne gouvernance dans les critères de désignation du candidat « unique » de l’opposition ? N’a-t-il pas manqué de sagesse en violant son propre critère relatif à la popularité ou la notoriété auprès des masses populaires ? Oublie-t-il que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme « ? Si l’on n’accorde pas d’importance à la moralité, n’encouragera-t-on pas les violations des droits de l’homme et la culture de l’impunité de continuer de sévir dans notre pays ? N’est-on pas en train de cautionner et de valider l’immoralité ? N’insultons-nous pas et ne trahissons-nous pas la mémoire de nos martyrs plus particulièrement ceux de Fréau jardin ? Je réponds OUI à toutes ces questions et j’invite le conseil des « sages « à méditer la dernière sortie du président des États-Unis, Donald Trump : « Je n’ai pas besoin de vous harceler comme les présidents français le font disant que la France-Afrique est terminée pourtant ils continuent de vous envoyer les faux touristes qui vous espionnent et reviennent leur dire comment il faut vous recoloniser…...Si votre seul projet social est de rester au pouvoir à vie, êtes-vous des humains ? Si vous méprisez et vous abattez vos citoyens comme des gibiers, qui va les respecter ? » Êtes-vous des humains ?
L’ancien premier ministre français, monsieur François Fillon, partant favori à l’élection présidentielle de 2017, l’a pourtant perdue à cause de l’affaire des emplois fictifs et de deux costumes valant chacun 14000 euros que lui a offerts en cadeau Robert Bourgi cité plus haut ! Et votre fameux Agbéyomé Kodjo qui avait publiquement fêté des milliards de francs CFA, il y a bien des années, est choisi par vous ! Peut-il nous expliquer l’origine de cet argent ?
De quelles expériences et de quelle sagesse peuvent se prévaloir les anciens ministres, encore moins les ministres en fonction ? Puisqu’ils laissent ou laisseront derrière eux le chaos ! Il nous suffit de voir la situation dans laquelle se trouve notre pays !

L’homme est grand par les œuvres qu’il laisse à la postérité et par la grandeur de son âme !
Je reproduis ici le message que j’ai envoyé le 7 de ce mois à un groupe de compatriotes : « Chères sœurs et chers frères en lutte pour une véritable alternative dans notre pays, le Togo, méfions-nous tous des anciens ministres et ministres du régime des Gnassingbé. Ce sont des OGM (organismes génétiquement modifiés) de la dictature cinquantenaire et démoniaque que nous combattons. Ils ont bu jusqu’à la lie la culture du parti dictatorial RPT/UNIR : mensonges, tromperie, ruses, promesses non tenues, vols, enrichissements illicites, détournements du denier public, crimes de sang etc.... » Ce qui veut dire qu’ils ne peuvent pas changer car ils sont formatés et corrompus jusque dans leurs gènes et leurs ADN.
Ce n’est pas parce que le peuple est quelque peu désemparé qu’il faut le pousser dans les bras de l’un de ses bourreaux. C’est un faux espoir ! Un bourreau ne sauve pas ses victimes, seule la lutte les sauve. Évitons de tomber dans le syndrome de Stockholm, syndrome qui se manifeste par un phénomène psychologique se traduisant chez les victimes par une sorte d’empathie ou de contagion émotionnelle vis-à-vis de leurs bourreaux.
Gabriel Agbéyomé Kodjo et Kodjo Essozimna Faure Gnassingbé sont les deux faces de la même médaille, c’est » Bonnet blanc et blanc Bonnet », c’est les mêmes « Kodjo » ! N’eût été une rupture brutale avec l’une des filles du tyran Éyadéma Gnassingbé, le premier nommé aurait été le beau-frère du second ! Agbéyomé Kodjo a voté la constitution de Faure Gnassingbé, enterrant la Constitution originelle de 1992 réclamée par le peuple !

Ce qui est surprenant chez Mgr Kpodzro est sa volte-face spectaculaire manifestée après avoir appelé, une douzaine de jours plus tôt, le peuple au soulèvement pour se débarrasser du régime criminel des Gnassingbé. Après avoir reçu les émissaires du Vatican, il signe la déclaration mi-figue mi-raisin de la CET ( Conférence des évêques du Togo) qui l’engage dans la voie électorale dont-il sait que le processus électoral est vicié et est unilatéralement et entièrement contrôlé par le système RPT/UNIR. Agbéyomé Kodjo détiendrait-il la clé pour ouvrir ce système ? Il crée un fonds évalué entre 4 à 7 milliards de francs CFA pour soutenir le candidat « unique » de l’opposition sans révéler l’identité de ce candidat alors qu’il a déjà façonné son profil avec le conseil des « sages « ! Je voudrais rappeler ici que le bureau de la Conférence nationale souveraine qu’il présidait avait avalisé l’inversion des résultats du 1er tour de l’élection du premier ministre au profit de Joseph Kokou Koffigoh et avait tout fait pour faire échouer la motion de destitution du tyran Eyadéma Gnassingbé !
Enfin dans la mesure où il y a une multiplicité de candidatures, il est inapproprié et ridicule de continuer de présenter Agbéyomé Kodjo comme candidat « unique » de l’opposition. Il est le candidat de la « Coalition des forces démocratiques » adoubé par Mgr Kpodzro. parmi les dix candidats retenus par la CENI dont le candidat Aimé Gogué qui s’est finalement désolidarisé du processus Mgr Kpodzro.

Par ailleurs, il y a certaines choses que je souhaiterais qu’elles soient débattues au cours de la campagne : le projet de société, la question de l’indépendance et de la souveraineté nationales, la question monétaire : le passage du franc CFA à l’éco Macron-Outtara - approuvé par Kako Fidèle Nubukpoou – l’un des membres du conseil des « sages « à l’Eco CEDEAO libre et souverain, la question des accords secrets entre le Togo et la France, le départ des bases militaires étrangères du Togo et de l’Afrique etc
Cependant, rappelons-le bien, le régime dictatorial RPT/UNIR, illégitime et spécialisé dans le vol des consultations populaires pour conserver le pouvoir, a été désavoué par le peuple le 20 décembre 2018 lors des élections législatives. Il aurait dû démissionner selon l’article 21 de la déclaration universelle des droits de l’homme. Il ne l’a pas fait ; donc son existence est illégale et, par conséquent, le prochain scrutin présidentiel qu’il veut organiser le 22 février 2020 est illégal ! De plus, la Cour constitutionnelle et la CENI sont illégalement constituées et inféodées au pouvoir. Provoquons dès maintenant le démantèlement de cette dictature en organisant la résistance sur la base de l’article 150 de la constitution de 1992 !
Je réaffirme avec force que la voie électorale sous la dictature des Gnassingbé n’est pas la solution !

X) Conclusions

Tenant compte des très faibles taux de participation aux législatives et aux municipales et de la méfiance du peuple vis-à-vis du scrutin présidentiel du 22 février pour sauver la dictature néocoloniale, nous sommes face à un imbroglio politico-religieux pour amener le peuple dans les urnes comme le bétail, sentant le danger mortel venir, craint l’abattoir. Cet imbroglio est construit sur deux axes. L’axe politique est mené par l’intelligentsia « alimentaire »pro-néocoloniale représentée par le Conseil des » sages « et l’axe religieux est conduit par Mgr Fanoko Kpodzro jouant sur et avec la foi des croyants. Les représentants des deux axes jouant leurs rôles ont laissé apparaître un hic en pleine représentation de la pièce de théâtre : l’absence du « Saint-Esprit » Il s’avère que tout ce tintamarre résulte tout simplement d’une imposture spirituelle à des fins de manipulations politique, électorale et des consciences. Dans l’histoire, le fusil et le goupillon d’une part et, d’autre part, le képi et la mitre sont des symboles de puissance et des armes de conquête et de conservation du pouvoir que les puissants de ce monde utilisent pour dominer et asservir les peuples. Ce faisant, ils ont besoin du savoir et du savoir-faire que lui apporte la prostitution intellectuelle de l’intelligentsia alimentaire pour faire vivre et perpétuer leur système de domination. Le système dictatorial néocolonial et illégitime, détenant tous les pouvoirs par la violence et n’étant soutenu que par une infime minorité de la population ne peut se maintenir au pouvoir et le conserver que par des fraudes électorales et des lois qui permettent de les faire. Participer à ce scrutin présidentiel c’est permettre au système de se revigorer et de choisir son meilleur représentant pour le conduire. Donc, pour changer de cap, cette voie électorale est sans issue ! Seule la résistance populaire est ce chemin ! Un chemin d’espoir !
Pour finir, je reproduis ci-après quelques mots de mon » appel patriotique à la résistance populaire : la défiance politique (1) :
« c’est par le biais de la prochaine mascarade électorale programmée que la communauté internationale, manipulée par la France, voudrait maintenir Faure Gnassingbé ou son remplaçant éventuel au pouvoir pour perpétuer le système néocolonial de pillage quel que soit le prix en vies humaines. Il faut drainer le peuple vers les urnes et éviter à tout prix le boycott massif du 20 décembre, d’où l’entrée en jeu des religieux conduits par Mgr Kpodzro ! La voie électorale, si elle est facile, elle demeure néanmoins jonchée d’obstacles et est sans issue sous la dictature néocoloniale des Gnassingbés. »
La Résistance est notre seul chemin d’espoir. Soyons lucides et déterminés ! Enfants de la Patrie, engageons-nous tous dans cette voie et ayons confiance en nous-mêmes car nous sommes les seuls artisans de son avenir et de son bonheur !
Tous ensemble pour le bien de nous tous ! La Joie approche !

A nos Martyrs civils et militaires, vos demeures ne sont pas dans le néant, mais dans le Panthéon de l’histoire de notre pays et de notre continent. Que la lumière éternelle brille sur
vous !

Vive le Togo libre !

ABLODÉ !
Fait à Colmar, le 11 janvier 2020
Dr Antoine Ati Randolph

 

 

Un coup de force contre l'opposition patriotique et démocratique!

 

ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES ILLÉGALES, DONC RÉSULTATS ILLÉGAUX : Dix candidats trompent le Peuple togolais !

COMMUNIQUÉ CONJOINT DU 11 janvier 2020 ADRESSÉ AU PEUPLE TOGOLAIS

RÉSEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDÉPENDANTE (RCDTI) ET

COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES – TOGO – DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA)

Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra

Le Réseau de Coordination de la Diaspora togolaise indépendante (RCDTI) et le Collectif pour la Vérité des Urnes Togo-Diaspora (CVU-TOGO-DIASPORA) souhaitent leurs meilleurs vœux à chaque Togolaise et à chaque Togolais.

L’année 2020 n’apportera pas la démocratie fondée sur la vérité des urnes à la majorité du Peuple togolais car le processus électoral unilatéral imposé par Faure Gnassingbé ne se déroule pas dans la légalité.

Pourtant, toute alternative politique démocratique crédible doit s’opérer dans la légalité pour être crédible et fondatrice d’une société de confiance !

1. ILLÉGALITÉ DU PROCESSUS ÉLECTORAL AU TOGO
L’année électorale 2020 commence mal pour le Peuple togolais. Sur une vingtaine de candidats, certains n’ont pas pu fournir la caution fixée à 20 millions de francs CFA (environ 30 500 euros) et ont été éliminés d’office. D’autres pour avoir par le passé travaillé avec le système RPT/UNIR, ont choisi de s’abstenir notamment le Comité d’action pour le renouveau (CAR), de l’ex-Premier ministre Me Yaovi Agboyibo ou l’Union des Forces du Changement (UFC) de M. Gilchrist Olympio, fils du premier Président Sylvanus Olympio assassiné le 13 janvier 1963. Mais, 10 candidats 1 à l’élection présidentielle de la contre-vérité des urnes ont été enregistrés par ladite Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Celle-ci en toute non indépendance, sur la base de la non-séparation des pouvoirs institutionnalisée par Faure Gnassingbé et son système RPT/UNIR avec l’article 154 du Code électoral, se contente de transmettre les dossiers au Ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales pour le premier tour de la censure. Suite à cela, les « dossiers-rescapés » seront transmis à la non-moins illégale Cour Constitutionnelle. En effet, cette Cour constitutionnelle est un non-lieu juridique, ce qui vicie toute la procédure électorale. Le processus de l’élection présidentielle est donc vicié juridiquement.

Quel que soit le résultat de cette élection présidentielle, elle sera entachée d’un vice de forme et d’un vice de procédure institutionalisés par le pouvoir en place.

2. DIX CANDIDATS DÉCIDENT D’ALLER À DES ÉLECTIONS DE LA CONTRE-VÉRITÉ DES URNES AU TOGO
Le travestissement de la démocratie et l’illégalité des actes politiques du pouvoir RPT/UNIR n’étonne plus personne au Togo. Le système mis en place repose sur le maquillage des défaites électorales en victoires de la contre-vérité des urnes, systématiquement avalisées par une grande partie de la communauté internationale. Mais il y a lieu de s’interroger sur le fait que dix (10) candidats, sains d’esprit et de corps, aient pu décider en leur « âme et conscience » et en toute connaissance de cause, de participer à ces élections de la contre-vérité des urnes, après 27 dialogues infructueux et sans le moindre succès pour obtenir la transparence des processus électoraux.

Est-ce que pour eux, la priorité consistant à gagner de l’argent en allant à ces élections de légitimation du système en place est plus importante que la vérité des urnes, seule garante de la démocratie ?

Est-ce que la priorité accordée à la fausse confrontation électorale est plus importante que la vérité des urnes ? Vraisemblablement ! Le processus électoral vicié, consiste en effet à faire croire au Peuple togolais que la présence de plusieurs candidats serait un signe de vitalité démocratique. En réalité c’est la paix des cimetières qui triomphe et l’enterrement de la démocratie qui se perpétue. Celle-ci est assortie du triste spectacle des palabres stériles lors des interminables et prévisibles contestations de la phase post-électorale, avec une Cour Constitutionnelle qui ne dit jamais le droit, et un pouvoir trop heureux de s’en tirer à bon compte, en distribuant des faveurs et en intégrant ceux qui ont contribué à avaliser le processus à une démocratie conviviale du partage du gâteau et du pouvoir.

Mais la priorité de ces fossoyeurs de la démocratie peut-elle se confondre avec celle de la majorité du peuple togolais ? La réponse est assurément non ! Mais quelle est la priorité collective du Peuple togolais ? La Paix dans l’impunité et la contre-vérité des urnes ? Pour le moment, hélas, c’est vers cela que ce Peuple tendrait en acceptant de suivre les 10 candidats comme des moutons de Panurge. Aussi la question est de savoir si chaque Togolais et chaque Togolaise pris individuellement accepte d’être mené à des élections de contre-vérités des urnes comme un mouton ?

A moins que le peuple togolais ne décide une nouvelle fois de réagir et de recourir à la désobéissance civile 2.

3. LE CANDIDAT DIT « UNIQUE » DE MGR KPODZRO N’EST PAS LE CANDIDAT COMMUN DU PEUPLE TOGOLAIS
Est-ce que Monseigneur Kpodzro, un citoyen togolais qui use de son influence d’ancien archevêque catholique et, croyant en sa foi en un candidat unique, ne vient pas d’engager le Togo dans une impasse ? Assurément, puisqu’en guise de candidat unique, ce sont au moins 9 candidats qui croient qu’un second tour permettra au candidat présent à un hypothétique deuxième tour de battre Faure Gnassingbé, le candidat « naturel » de la contre-vérité des urnes au Togo.

Est-ce que la naïveté d’une partie du Peuple togolais sur l’avènement d’un candidat providentiel n’a pas empêché plusieurs citoyens et citoyennes y compris dans la Diaspora de voir clair dans le jeu de division de l’opposition orchestré avec brio par Faure Gnassingbé ?

Est-ce que le Peuple togolais aveuglé par les frustrations, le poids des 53 ans du système RPT/UNIR et surtout sa propre inconsistance devant l’attrait de l’argent, n’est pas aveuglé par l’erreur de parallaxe qui consiste à abdiquer son droit à choisir un Togo démocratique étayé par la vérité des urnes, en laissant ceux qui ont une expérience reconnue en matière d’abus de pouvoir et des droits agir à leur guise et façonner, élection après élection, un Togo non-démocratique.

4. RPT/UNIR A METAMORPHOSÉ L’OPPOSITION EFFECTIVE DEVENUE UNE OPPOSITION ALIMENTAIRE
Il convient de rappeler l’état du contexte politique au Togo à la veille de l’élection présidentielle, avec l’implosion de la Coalition des 14 partis (C14 devenue C5), la division du Parti National Panafricain (PNP) qui expulse ses propres militants au motif présumé du non-respect de la démocratie interne), l’irruption impromptue sur la scène politique de candidats indépendants et/ou centristes, de certains candidats strictement inconnus, qui en réalité ne cherchent qu’à se positionner dans l’espoir d’obtenir pour service rendu, un poste lors de l’éventuel 4e mandat présidentiel de Faure Gnassingbé. Il faut y rajouter une partie des corps constitués notamment une partie de l’armée clairement non républicaine mais aussi les lobbies blancs et noirs, internes comme externes, qui ne sont pas prêts à renoncer à la manne financière officielle ou officieuse, offerte par les tenants du pouvoir ?

Le Peuple togolais doit refuser d’être conduit à des élections de la contre-vérité des urnes comme un troupeau de moutons. Une partie non consciente et peu vigilante du Peuple togolais y compris dans la Diaspora doit comprendre qu’une opposition alimentaire qui se résume à 10 candidats à l’élection présidentielle, le trompe. Notamment en versant dans le travers de campagnes électorales dignes de suprématistes noirs, ou alors de populistes-menteurs, voire d’acheteurs de conscience par la distribution immédiate de quelques sacs de riz « Faure », de bons d’essence pour les Taxi-motos (Zémidjans), et les multiples billets de banques qui n’arrivent au destinataire qu’après de substantielles ponctions opérées par les intermédiaires les plus zélés et les mieux placés au sein du pouvoir RPT/UNIR.

Il importe donc de dénoncer cette situation malsaine en expliquant comment les acteurs au pouvoir, acquis par la force et le sang, organisent en amont, pendant et en aval, la continuité du système RPT/UNIR.

Les modalités du renouvellement au pouvoir d’un système autocratique ésotérique-militaro-civil reposent sur sa capacité à métamorphoser les opposants en légitimateurs du système. Aussi, il faut être clair avec le Peuple togolais y compris sa Diaspora non alignée sur Faure Gnassingbé et son système. Le Peuple togolais ne peut être complice de cette métamorphose programmée avec 10 candidats acceptant d’aller, en toute connaissance de cause, à des élections dont ils savent que seule la contrevérité des urnes triomphera.

Il est utile de rappeler également qu’à moins de deux mois de l’élection présidentielle, aucun des dix candidats retenus préalablement à l’écrémage final de la Cour Constitutionnelle, n’a été capable de présenter et de mettre en débat devant les citoyens togolais, la moindre esquisse de vision politique pour l’avenir du Togo ! Encore moins l’esquisse d’un projet de société commun et d’un programme politique crédible !

5. DÉJOUER L’ESPRIT D’EGAREMENT QUI HYPNOTISE LE PEUPLE TOGOLAIS
RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA demandent au Peuple togolais de ne pas tomber dans ce piège en évitant de se laisser hypnotiser par un esprit d’égarement fondé sur la feinte, l’hypocrisie, l’illusion, le mensonge et en définitive, l’imposture. Le courage, l’organisation et un leadership patriotique et décentralisé sont à mettre en place 3.

Aussi et en conséquence, nous, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA et toutes les forces travaillant à la refondation d’un Togo démocratique :

Insistons auprès du Peuple togolais de ne plus s’apprêter à venir se plaindre lorsque la contre-vérité des urnes aura sévi lors des annonces unilatérales des résultats proclamés par la Cour Constitutionnelle illégale ; cela suppose donc la suspension et le report du processus électoral en cours ;
Rappelons que l’avenir du Togo passe en premier lieu par la construction inclusive d’un projet de société commun sur une base inclusive, suivie du choix d’une candidature commune soutenue par une équipe non populiste et compétente, puis une transition où Faure Gnassingbé ne peut encore être le faux-arbitre d’une démocratie de la contre-vérité des urnes ;
Interpellons chacun des citoyens togolais y compris dans la Diaspora sur le fait qu’en politique, la séparation des pouvoirs et des compétences entre les institutions religieuses qui relèvent en principe de la sphère spirituelle, et le pouvoir politique qui relève en principe de la sphère temporelle, est une condition indispensable pour l’avènement d’une démocratie fondée sur la vérité des urnes ; et à ce titre, suggérons de ne pas suivre comme des moutons les dix candidats qui ont choisi de les conduire dans une impasse électorale, voire ensuite dans des contestations sanglantes qui ne manqueront pas, suite aux annonces de la contre-vérité des urnes qui seront formulées par l’illégale Cour Constitutionnelle ;
Interpelons chaque citoyen et citoyenne sur le fait que le candidat unique de Mgr Kpodzro et son comité des « sages » – tous des ex-zélés ayant exercé des fonctions au sein du système RPT/UNIR et adeptes de l’impunité 4 – ne peut être considéré comme étant le candidat du Peuple togolais, encore moins le candidat d’une Diaspora togolaise plurielle et indépendante ;
Invitons dans l’urgence chaque citoyen togolais, partout où il ou elle se trouve, de ne pas exclure l’option de rétablir un rapport de force pacifique par la désobéissance civile mais aussi par des actions simultanées d’insurrections populaires pour rejeter cette élection présidentielle, son processus électoral illégal, vicié tant dans sa forme juridique que sur le fond afin d’ouvrir au Peuple togolais, la voie à une démocratie de la vérité des urnes. La raison première n’est pas d’interdire le 4e mandat de Faure Gnassingbé, ce qui a été promu par quelques apprentis-sorciers de la politique politicienne, mais de rejeter tout un système illicite, notamment la mise en œuvre d’un processus électoral illégal, vicié tant dans sa forme juridique que sur le fond, afin de pouvoir offrir une démocratie de la vérité des urnes au Peuple togolais;
Demandons, expressément à la partie du Peuple togolais qui a pris conscience du fait que le processus électoral unilatéral mis en place par Faure Gnassingbé et ses appuis nationaux, internationaux, ésotériques et militaires, de rejeter cette élection, ou à défaut de s’abstenir massivement en ne votant pour aucun des candidats, en ciblant tout particulièrement ceux responsables et légitimant l’impunité ou ceux qui organisent le rassemblement populiste autour de tous ceux qui, sous-couvert d’une grande expérience de l’impunité, veulent placer à la tête du Togo, un candidat légitimateur du système de la contre-vérité des urnes, à savoir Faure Gnassingbé, celui-là même qui a optimisé l’impunité.
Conseillons au Peuple togolais, de penser à un plan B qui ne peut être celui d’une élection présidentielle illégale, surtout que la victoire unilatérale de Faure Gnassingbé au premier tour n’est plus une hypothèse, mais une certitude qui conduira les perdants à verser des larmes de crocodile… Ce plan B, qui repose sur un rapport de force de sursaut du Peuple togolais indépendant et conscient. Il s’agit d’exiger son droit à l’autodétermination de l’avenir du Togo, ce en toute légalité et sans unilatéralisme du RPT/UNIR. Aide-toi, le Ciel t’aidera! Encore faut-il que le Peuple togolais, dans sa grande majorité, ne choisisse pas comme priorité, l’argent, l’argent et encore l’argent d’abord, mais la vérité, la liberté, l’organisation et la démocratie de la vérité des urnes ! A défaut, la victoire programmée de Faure Gnassingbé se mesurera à l’aune du niveau de co-responsabilité du Peuple togolais.
Mais si ce Peuple togolais n’est pas prêt et ne veut pas de plan B, cela n’empêchera pas la RCDTI et le CVU-TOGO-DIASPORA ainsi que tout mouvement citoyen ou politique de reconquête de la liberté, de la souveraineté et du respect des droits, d’offrir, tôt ou tard au Peuple togolais conscient et aux amis de ce Peuple :

Un projet de société commun ;
Une conférence inclusive sans Faure Gnassingbé ;
Un projet de gouvernement alternatif à celui du pouvoir en place ;
Une transition politique avec tous les représentants indépendants de Faure Gnassingbé aux plans financier, ésotérique et militaire.
Le 11 janvier 2020.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)



Comité de Rédaction RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA :

Dr. Yves Ekoué AMAÏZO

Jean-Pierre Akoété BALIKPO

Dr. Ernesto D’ALMEIDA

Mathieu D’ALMEIDA

Koffi DEKU

François FABREGAT

Apelete Félix KODJO

Antoine Koffi OKOUTA

Dr. Antoine RANDOLPH

Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet commun de société pour l’avenir du Togo.

Notes:

Liste des 10 candidats retenus provisoirement par la Commission électorale nationale indépendante du Togo le 8 janvier 2020 représentés par une seule femme et 9 hommes :
PARTI POLITIQUE (par ordre alphabétique) CANDIDAT DU PARTI
1 ADDI (Alliance des Démocrates pour le Développement intégral) M. Aimé GOGUE
2 ANC (Alliance Nationale pour le Changement) M. Jean-Pierre FABRE
3 Candidate indépendante Mme Afiwa KPETIKLOE
4 MCD (Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement) Me Traoré TCHASSONA
5 MPDD (Mouvement Patriotique pour le Développement et la Démocratie) (ex OBUTS) M. Agbéyomé KODJO
6 Nouvelle Vision M. Aubin THON
7 PDP (Parti Démocratique Panafricain) M. Innocent KAGBARA
8 PSR (Pacte Socialiste Pour le Renouveau) M. Komi WOLOU
9 SANTE DU PEUPLE Dr William KOUESSAN
10 UNIR (Union pour la République) (ex RPT) M. Faure GNASSINGBE


Faut-il rappeler que lors des élections législatives du 20 décembre 2018 au Togo, il y a eu une abstention massive et donc un camouflet cinglant au pouvoir RPT/UNIR et aux fossoyeurs de la démocratie qui avaient participé pour des raisons strictement alimentaires. Ce jour-là, le peuple togolais a signifié, à sa manière et avec les moyens pacifiques dont il disposait, qu’il n’était pas dupe et qu’il refusait d’avaliser un processus électoral vicié ne permettant pas à la vérité des urnes de s’exprimer. Rien ne l’empêche de récidiver en s’abstenant massivement de participer à la mascarade électorale en préparation du 22 février 2020. Encore faut-il que cette abstention massive ne fasse pas l’objet d’un déni officiel. ↩
Kpogli, K. (2020). « Entre Agbéyomé Kodjo et Jean Pierre Fabre : qui fait le plus peur à Faure Gnassingbé et son système ». Secrétaire général du MOLTRA – Mouvement pour la Libération Totale et la Reconstruction de l’Afrique. Video sur youtube.com/ Durée 15mn 43s. Accédé le 8 janvier 2020. Voir https://youtu.be/a0ukAQ4St9s ↩
Sassou, F. (2020). « Lettre ouverte aux candidats réels et potentiels à l’élection présidentielle de 2020 ainsi qu’à chaque citoyen(ne) togolais(e). Togo-Présidentielle 2020 / Père Pierre Marie Chanel Affognon : « aucun de vous ne doit être candidat dans l’intention de s’enrichir en toute impunité ». In Africatopsuccesss.com. 6 janvier 2020.Accédé le 7 janvier 2020. Voir https://www.africatopsuccess.com/togo-presidentielle-2020-p-affognon-aucun-de-vous-ne-doit-etre-candidat-dans-lintention-de-senrichir-en-toute-impunite/

 

 

ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES ILLÉGALES, DONC RÉSULTATS ILLÉGAUX : Dix candidats trompent le Peuple togolais !

 

Bientôt un dialogue civilo-militaire : Yark pose les jalons

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Yark Damehame veut instaurer une complicité entre les forces de l’ordre et les populations togolaises. En tout cas, c'est l'information qu'on retient des dernières sorties de l'autorité.

La cohabitation entre les forces de l’ordre, de sécurité et les populations togolaises n’ont jamais été une partie de plaisir. C’est dans ce contexte que Yark Damehame a donné des consignes aux corps habillés d'être plus courtois, mais fermes envers les civils.

« Dès qu’un agent de sécurité veut interpeller un civil, il doit l’aborder avec courtoisie, mais avec fermeté. Au premier geste, l’agent doit se présenter poliment au civil : saluer d’abord celui-ci avant de lui dire par exemple, je suis policier, c’est pour le contrôle de la pièce de votre engin », a indiqué le Général Yark.

Selon le ministre, « quand le civil rencontre un militaire et s’effraie, c’est un mauvais signe. Celui dont le civil doit avoir peur, c’est le malfrat ». Et il ajoute : « Le militaire est l’ange gardien du civil. Celui qui le protège des malfaiteurs ».

Pour finir, il invite les populations à une « franche collaboration » avec les forces de l’ordre pour que les malfrats soient mis hors d’état de nuire.

« Si vous avez des voisins qui mènent une vie suspecte, des gens qui ne font pratiquement rien, mais qui ont un train de vie enviable, n’hésitez pas à saisir la police », a-t-il recommandé

 

 

Bientôt un dialogue civilo-militaire : Yark pose les jalons

Seite: | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27