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Agbéyomé Kodjo s'est fait représenter hier par ses avocats

Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, "président démocratiquement élu de la République togolaise", comme l'indique la dynamique Mgr Kpodzro, ne s'est pas présenté lui-même au Service central de recherches et d'investigations criminels (SCRIC) de la Gendarmerie nationale ce jeudi. Il s'est fait représenter par ses avocats. Cest ce que renseigne ce communiqué.

COMMUNIQUÉ DE LA DYNAMIQUE MGR KPODZRO

Ce jeudi saint du 09 avril 2020 qui aurait dû être une journée de prière et de recueillement au Togo a plutôt donné l'occasion d'un spectacle avilissant entretenu par le pouvoir RPT-UNIR.

Dès 8h 30 le matin, le pouvoir RPT-UNIR a fait encercler le domicile du Président Agbéyomé KODJO par des militaires qui ont déployé sur les lieux tout un arsenal de guerre (drone, char d'assaut, pick up, armes etc.).

Or, comme la première fois, le Président s'est fait représenter à la convocation de ce jour par ses avocats, compte tenu de son état de santé qui ne s'est pas amélioré.

Grâce à Dieu le pire a été évité et les forces de défense et de sécurité se sont retirées des alentours du domicile vers 14h.

La Dynamique Mgr KPODZRO tient à remercier les populations togolaises pour leur mobilisation sur l'ensemble du territoire. Elle leur réitère son appel à garder la mobilisation et à rester vigilantes.

Fait à Lomé le 09 avril 2020
La Dynamique Mgr KPODZRO

 

 

Agbéyomé Kodjo s'est fait représenter hier par ses avocats

 

Gestion de la crise sanitaire : Les propositions du Pasteur Bavon au gouvernement

Devant la propagation de la maladie virale, coronavirus, il est clair que le Togo court vers une crise socioéconomique. Sentant le mal venir, le Pasteur Johannes Bavon, Secrétaire général du Front des architectes pour la République (FAR) fait des propositions au gouvernement, pour mettre le pays et le peuple à l'abris de ce phénomène.

LETTRE OUVERTE



Au
Gouvernement de la République Togolaise

Objet : proposition de mesures contre un chaos socioéconomique latent


Excellences,

Compte tenu de la crise sanitaire mondiale qui expose notre pays le Togo soit à une contamination générale soit à une crise économique pouvant engendrer un chaos socioéconomique, le mouvement Front des Architectes de la République (FAR) vient par la présente vous exposer des propositions de mesures visant à maîtriser la situation et ainsi, protéger la nation toute entière contre le coronavirus. Nous estimons que les mesures actuelles prises par le gouvernement pourront difficilement permettre à la fois de limiter la propagation du Covid-19 au sein de la population et d'éviter les ravages de la faim sur les couches les plus vulnérables de ladite population.

Signalons d’abord que la sensibilisation de la population sur les précautions sanitaires reste assez faible. Ensuite les mesures de couvre-feu entraînent la paupérisation des opérateurs économiques dont les activités ne peuvent être entreprises qu'à la nuit tombée, sans pour autant freiner la propagation du Covid-19.

Enfin, il est indéniable que le budget mis en place par le gouvernement étant très limité, il ne pourra pas couvrir les besoins de la population vulnérable pendant la période de confinement qui s'annonce. Bien au contraire, le mode de répartition de l'aide publique aux populations vulnérables ainsi que les critères d'éligibilité risquent de conduire à une grogne populaire voire une désobéissance civile. Tout soulèvement ou manifestation de masse serait alors indéniablement un terreau favorable à une contamination générale, tant des manifestants que des forces de l'ordre envoyées pour disperser les foules en colère.

Dans le souci, sans parti pris politique, de garantir la survie de notre peuple, le FAR se permet de vous présenter ici des suggestions de mesures à prendre afin d'éviter le péril qui pointe à l'horizon.

1- Mesures de précautions sanitaires

- Maintenir l’interdiction des regroupements de masse (lieux de cultes, boites de nuit, bars, concerts, etc.) jusqu’à nouvel ordre

- Encourager et promouvoir la fabrication locale des cache-nez

- Doter les personnels soignants des équipements de protection adéquats (combinaisons, masques, gants, désinfectants, etc.)

- Port obligatoire de cache-nez par toute personne en circulation hors de sa résidence sous peine de sanctions pécuniaires (à l'exclusion de toute atteinte physique aux personnes)

- Port obligatoire de cache-nez et de gants pour les forces de l’ordre en service

- Mise en place des dispositifs de lavage des mains tout le long des grandes rues (à gérer par les mairies et les comités de quartier)

- Lavage des mains obligatoire pour toute personne désirant accéder à tout bâtiment relevant de l'administration publique ou d'une entreprise privée

- Mise en place des mêmes dispositifs de lavage des mains à toutes les frontières officielles et officieuses du territoire togolais permettant un déplacement protégé des citoyens vivants de l’autre côté de la frontière

- Prise en charge des personnes sans-abris circulant dans les villes

2- Mesures de soins médicaux aux personnes contaminées

- Faire livrer des repas aux personnels soignants affectés aux soins des malades du Covid-19

- Confinement dans des conditions non discriminatoires de toute personne testée positive au covid-19

- Traitement des personnes contaminées par les moyens pharmaceutiques et phytothérapeutiques disponibles

- Réduire la durée de la mesure de couvre-feu à deux (2) semaines tout en mettant à profit ce délai pour désinfecter les villes


3- Précautions contre une crise alimentaire

- Permettre la libre circulation des personnes, dans le respect des mesures de protection, pendant au moins un (1) mois permettant aux uns et aux autres de s’approvisionner avant tout confinement éventuel

- Ouvrir uniquement les lieux publics d’approvisionnement alimentaire et les services publics et privés indispensables

- Sensibiliser la population sur la nécessité de s'approvisionner en vue d'un confinement éventuel

- Définir la durée probable d'un éventuel confinement général de la population

- Recensement par les comités de quartier des personnes les plus vulnérables (vieillards seuls, handicapés, enfants de rue)

4- Précautions en cas de confinement réel

- Gratuité de l’eau et de l’électricité pour toute la population

- Distribution hebdomadaire de vivres aux personnes vulnérables pré-recensées

- Réduction de 50% des frais de communication téléphonique et d'accès à Internet

- Sensibiliser la population sur la nécessité d'un élan général de solidarité et d'entraide entre voisins pour surmonter ensemble la difficile période à laquelle le pays se trouve confronté


Nous croyons que ces mesures pourront, d’une part, permettre au gouvernement de gérer au mieux le budget dédié à la riposte contre le Covid-19 et d’autre part, à la population de supporter sans psychose, les contraintes et sacrifices imposés par la crise sanitaire.

Dans la certitude que l’une ou l’autre de ces mesures proposées profitera aussi bien au gouvernement qu’au peuple, nous vous prions de recevoir nos salutations les plus distinguées.


Fait à Lomé le 09 avril 2020

Le Secrétaire Général

Johannes Bavon

 

 

Gestion de la crise sanitaire : Les propositions du Pasteur Bavon au gouvernement

 

Faure Gnassingbé l’imposteur contre Agbéyomé Kodjo l’élu du peuple

«…Et quand vous vous opposez, les invitant à un combat d´idées, ils disent: Appelons-le et donnons-lui quelque chose de ce que nous mangeons; certainement qu´il a faim. Quand vous refusez, ils cherchent à vous faire peur. Et quand vous résistez, ils cherchent à vous éliminer. Voilà le jeu démocratique au Togo » Salifou Tikpi Atchadam

Service Central des Recherches et d’Investigations Criminelles (SCRIC) de la Gendarmerie nationale. Une dénomination pompeuse qui n´est qu´une coquille vide ou plutôt un centre renfermant des cachots de torture pour tout Togolais ou Togolaise qui a la malchance de ressembler à un opposant au régime de dictature des Gnassingbé. Voilà le lieu où Agbéyomé Kodjo fut convoqué comme un vulgaire bandit. La première fois, il ne s´est pas rendu à ce rendez-vous plus que bizarre; bizarre parce qu´il ne comprend pas que lui, l´élu du peuple, soit convoqué pour s´expliquer sur des sujets qu´on lui reprocherait. Au lieu de préparer leur départ du pouvoir, Faure Gnassingbé et ses complices cherchent à faire peur. Des avocats furent envoyés pour représenter celui qui n´est plus un citoyen ordinaire, mais le nouveau Président démocratiquement élu de la République togolaise.

Deuxième convocation pour aujourd´hui jeudi, 09 avril 2020. Naturellement le Président élu ne peut pas se rabaisser ainsi devant ceux qui ont toujours perdu les élections présidentielles au Togo, et surtout celles du 22 février où leur champion fut battu à plate couture. Mais pour rester dans la légalité, il se fait représenter par des avocats. Mais bien avant l´heure du rendez-vous Faure Gnassingbé fait envoyer toute une armada militaire chez lui pour d´abord terroriser le voisinage, et faire peur au Président Agbéyomé et au prélat Monseigneur Kpodzro; car il a oublié que les deux personnalités, assurées de la justesse de la cause pour laquelle elles se battent, respirent la sérénité. Cherche-t-il à faire arrêter l´élu du peuple pour continuer à règner sur le Togo par la force? En tout cas ce n´est pas la première fois que des éléments des forces de l´ordre et de défense se déploient devant le domicile de Dr Messan Agbéyomé Kodjo. Mais cette fois-ci ils étaient arrivés avec de gros engins de guerre.

Tout ce déploiement, tous ces soldats ou policiers, tout ce carburant pour les gros engins militaires, c´est beaucoup d´argent du contribuable togolais qui s´en va inutilement, parce que tout simplement il y a quelqu´un à la présidence de la République qui se croit le Dieu du Togo, qui se croit assis sur un héritage familial et qui est prêt à marcher sur beaucoup de cadavres de ses concitoyens pour monarchiser notre pays. Serait-il d´ailleurs à son premier essai? Non. hélas! Qui a oublié 2005? Que c´est stupide de chercher à compliquer ce qui ne l´est pas. À côté chez nos voisins, l´alternance est entrée dans les habitudes et les anciens présidents dans ces pays-là font la fierté de leurs peuples. Pourquoi pas au Togo? Le fait que des barons soient envoyés par Faure Gnassingbé chez Agbéyomé Kodjo pour négocier ou pour le corrompre prouve à suffisance qu´ils savent pertinemment qu´ils ont largement perdu les élections du 22 février 2020. Mais c´est une grande insulte à l´intelligence du Togolais, si malgré leur impopularité, ils ne pensent qu ´à corrompre par l´argent pour ne pas devoir quitter le pouvoir.

La foule de Togolais et de Togolaises qui ont pris d´assaut les alentours du domicile du Président élu ont réussi faire déguerpir ce lourd déploiement militaire. Ces Togolais ont montré que Agbéyomé n´est pas seul, et que les populations ne laisseront plus ce régime continuer à compter sur la force pour forcer la main au droit. Faure Gnassingbé doit comprendre qu´il serait plus sage pour lui d´organiser tranquillement une passation de pouvoir au Président élu.

Décidément, cette fois-ci les éternels voleurs d´élections au Togo ont trouvé garçons!

Samari Tchadjobo
Allemagne

 

 

Faure Gnassingbé l’imposteur contre Agbéyomé Kodjo l’élu du peuple

 

Domicile d’Agbéyomé Kodjo encerclé, les jeunes barricadent la voie

Agbéyomé Kodjo est convoqué ce matin au Service Central des Recherches et d’Investigations Criminelles (SCRIC) de la Gendarmerie nationale. Mais la dynamique Mgr Kpodzro dénonce un acharnement contre le « président démocratiquement élu » et renvoie le régime à s’occuper de la pandémie.

Ce matin, des hommes en uniforme, lourdement armés, ont encerclé le domicile du président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD). Vont-ils l’emmener de force ? Difficile de le dire pour le moment. Mais les mouvements qui se font autour du domicile de Dr Kodjo semblent l’affirmer.

Plusieurs camions militaires, 4 jeeps, un auto-mitrailleur, un hélicoptère qui se promène dans le ciel au-dessus du quartier où réside Agbéyomé Kodjo, voilà donc le dispositif en place actuellement.

Face à cela, les jeunes ne veulent pas se laisser faire. Déjà, certains parmi eux ont commencé par bloquer des voies dans le quartier et brûlé les pneus.

Nous y reviendrons.

 

 

Domicile d’Agbéyomé Kodjo encerclé, les jeunes barricadent la voie

 

Le CHR Lomé-Commune ou la politique de courte vue d’un système semi-séculaire à bout de souffle

Le Centre hospitalier régional Lomé-Commune est le centre d’accueil par excellence par ce temps de coronavirus qui roule les mécaniques au Togo. Non content de sévir dans les autres pays du globe, ce virus à couronne continue de se propager en terre togolaise.

Prises au dépourvu, les autorités togolaises, elles, ont été bien obligées de se rabattre sur cette clinique construite dans les années 1920, mais qui est délaissée au fil du temps par les mêmes autorités. Aujourd’hui, elles jettent leurs dernières forces dans la bataille qui les oppose à cette pandémie, en dotant du mieux qu’elles peuvent un établissement sanitaire qui n’est jusqu’ici que l’ombre de lui-même. Résultat d’une gouvernance chaotique sur fond de mépris populaire.

Inconséquence politique

Depuis l’arrivée du coronavirus au Togo, le gouvernement est à pied d’œuvre pour faire traiter ce mal dans ledit centre. Jusque-là, personne n’aurait miser un kopeck sur ce centre laissé pour compte, mais il a fallu l’irruption de cette maladie dont les puissants en sont encore à chercher par quel bout le prendre, pour faire sortir les dirigeants de leur hibernation quant à l’équipement du centre hôte.

La triste réalité est que le centre qui a accueilli ses premiers patients avait tout d’un taudis : zéro dispositif de sécurité à l’entrée du bâtiment, aucune désinfection avant installation des malades, pas d’eau, l’état des toilettes et douches sont à vomir, des chambres, non climatisées, rares visites du personnel soignant, pas de glucomètre, pas de radio… S’il faut égrener les tares de ce centre rattaché en 1963 au Centre hospitalier universitaire de Tokoin (CHU-Tokoin), devenant ainsi son annexe, nous n’en finirions pas. Une levée de boucliers a suffi pour que les autorités commencent enfin à se grouiller. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir bénéficié d’un cadre digne de ce nom dans le temps, car pour être à la fois accueillant et confortable, le centre hospitalier régional de Lomé-Commune l’est. Avant que les choses n’empirassent, ses missions consistaient en l’accueil et traitement des malades, l’enseignement et la recherche en science de la santé.

Avec un plateau technique d’une capacité théorique de 150 lits, il disposait de soins préventifs, curatifs et promotionnels, et des divers services y sont effectués, de la médecine générale à la chirurgie, de la pédiatrie au service de rééducation fonctionnelle, pour ne citer qu’eux. C’est dire si cette structure a été plus ou moins opérationnelle sur au moins dix années. Beaucoup estiment que des analyses s’y font normalement et le traitement est des plus souples, soulageant en fait de dépense les citoyens qui peuvent au moins s’offrir ses services. Mais de tous ces acquis, il n’est resté qu’une épave. Ce virus aura eu au moins le mérite d’étaler la mauvaise foi et la mal gouvernance de nos autorités qui ont laissé pourrir cet établissement, alors même que les patients s’y font traiter. Aujourd’hui, on assiste à la rénovation du centre, mais que faisait l’Etat durant tout ce temps lorsque l’état de l’hôpital était sens dessus dessous, et où, fait surprenant, des citoyens s’y font traiter malgré la défectuosité du centré due à l’indifférence chronique des dirigeants ? Ces derniers seraient donc des moins que rien qui ne méritent pas qu’on en prenne soin ? Cet état de chose témoigne de l’inconséquence politique, marque de fabrique des Gnassingbé qui n’entrent pas en lice avant d’avoir vu le pire.

Logés à la même enseigne

Il va sans dire que la perspective d’un voyage à l’étranger ne sera guère plus possible pour nos chers dirigeants du moment qu’aucun voyage n’est plus permis. Pour un bobo, nos dirigeants n’hésitaient pas à se mettre à bord d’un avion pour aller se faire traiter à l’étranger, et encore aux frais du contribuable. Et pendant qu’ils s’adonnent à cette vadrouille malodorante, les hôpitaux souffrent d’un manque criard de matériel adéquat, corollaire de mort gratuite des pauvres citoyens qui paient le lourd tribut. Aujourd’hui, les donnes ont changé, et on se demande, à Dieu ne plaise, ce qu’il en serait si jamais les membres du gouvernement eux-mêmes sont atteints d’un mal grave. N’ayant rien fait en amont, où iront-ils se faire soigner, si ce n’est au pays qu’ils ont eux-mêmes si bien snobé ? Beaucoup se sont vantés de ne jamais se soigner au pays.

Ironie du sort, ils seront obligés de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Dire que citoyens et dirigeants sont tous logés à la même enseigne est plus qu’une évidence. Et tel Claude Frollo suspendu sur l’abîme (Notre-Dama de Paris, Victor Hugo), les voilà qui se cramponnent à ce qui reste d’hôpital dans un pays où le système sanitaire n’a de santé que la coquille. C’est fort pitoyable que les autorités aient laissé les choses en arriver là. On ne peut trouver pire gouvernance en ce vingt-et-unième siècle

Source : Le Correcteur

 

 

Le CHR Lomé-Commune ou la politique de courte vue d’un système semi-séculaire à bout de souffle

 

Togo : Faure, des mots loin des maux. Le silence d’un discours…

Très attendu par l’opinion nationale et après de multiples appels dans ce sens, le président de la République Togolaise, Faure Gnassingbé a enfin parlé aux populations togolaises qui sont, faut-il le rappeler, sous une peur panique, se sentant désorientées et abandonnées par ceux qui sont censés les rassurer en cette période de crise sanitaire, la pandémie du COVOD-19. Mais de l’analyse de cette adresse à la Nation le 1er avril dernier, toute appréciation de cette sortie médiatique se résumera au « silence des mots » vu que ce discours manque crument de précisions et consistances sur des sujets qui demandent à être plus évoqués et mieux élucidés.

Après son discours à la Nation du 17 avril 2009 au cours duquel il a dénoncé une « tentative de coup d’état » impliquant son demi-frère, Kpatcha Gnassingbé, le Chef de l’Etat togolais qui ne parle en réalité que deux fois l’an (26 avril, veille de célébration de l’indépendance du Togo et 31 décembre, discours-vœu de nouvel an), s’est presque vu contraint de s’adresser ce 1er avril 2020 à son peuple qui d’ailleurs réclamait cela à cor et à cri en cette difficile période de lutte commune contre la pandémie du COVOD-19. Peut-être que ledit discours a été conçu dans une précipitation inouïe ce qui par moments, lui enlève son degré de consistances et de précisions, l’on ne saurait le dire, mais ce qui est constant, c’est que le discours du Président Faure est enfin effectif. Dès lors, l’on peut le scruter à volonté.

Ainsi, si sur la forme, il n’y a véritablement rien n’a signalé puisqu’on a tous suivi sur nos écrans un président au visage fermé dont les termes choisis du discours expriment peut-être ses sincères ressentiments face à une situation qui embarrasse tout type de régime politique sur tout l’Univers, sur le fond, l’on a au moins des choses qui méritent l’attention, mais attention, pas du fait de leur magnificence, mais de l’aspect très particulier de leur absence ou du silence des mots.

Les promesses du Président !

« La bataille pour venir à bout de la pandémie ne fait que commencer ». Cet extrait du discours peut vouloir traduire une certaine décision, un solide engagement de Mister Faure à œuvrer pour l’éradication de cette pandémie. D’ailleurs, il en a fait une promesse à la fin de son discours : « Je voudrais vous rassurer que cette bataille nous la mènerons et nous la gagnerons … ».

Dans la foulée, le président togolais a annoncé une foultitude de mesures : « Face à la pandémie, notre stratégie est d’intensifier la surveillance et les tests en laboratoire de sorte que les porteurs du virus puissent être rapidement identifiés et pris en charge de manière adéquate afin de rompre la chaîne de transmission. Pour démultiplier les dépistages, nous renforcerons le dispositif d’une part avec l’acquisition de tests rapides, et d’autre part avec des laboratoires mobiles à l’intérieur du pays. Le gouvernement a pris par ailleurs toutes les dispositions pour doter les personnels soignants qui sont au front de matériel de protection afin d’éviter qu’ils soient contaminés ». Or, pendant qu’il parlait, 04 praticiens hospitaliers ont été déjà contaminés.

Face à l’immensité de l’épreuve, le Chef de l’Etat a aussi annoncé une solidarité nationale pour aider les plus démunis, les plus faibles, les plus défavorisés. Il dit avoir instruit le Gouvernement d’étudier toutes les possibilités pouvant permettre de préserver au mieux l’activité économique des conséquences de la crise. Nous prendrons, dit-il, en relation avec les institutions de

l’Union économique et monétaire ouest africaine, des mesures pour soutenir les entreprises en particulier les PMI/PME affectées par les conséquences de la pandémie. Une attention particulière sera accordée à la situation de nos aux jeunes entrepreneurs qui viennent de lancer leurs activités, et ce, de manière courageuse.

Tout ceci est bien beau, c’est ce qu’on peut appeler les promesses du Président. Or, dans cette situation, les plus avertis sauront que les promesses du président de la République Togolaise sont des prophéties. Même si elles tardent, l’on doit toujours espérer sa réalisation. C’est une question de foi pour les croyants. Nous n’en voulons pour preuve la litanie de promesses éditée depuis son ascension à la magistrature suprême, entre autres, le Forum Présidentiel de la Jeunesse annoncé tambour battant en 2017 pour 2018, mais qui n’a jamais eu lieu ; la construction annoncée mais jamais réalisée des fermes avicoles dans la préfecture de l’Avé, à Badja notamment. Il y a cinq ans que la pose de la première pierre de ce projet a été faite en présence du Chef de l’Etat. La cerise sur le gâteau, c’est la construction de l’Hôpital Saint-Pérégrin dans de la préfecture d’Agoè. Un an après la pose de la première pierre, l’édifice peine à sortir de terre.

En conclusion, en ce qui concerne les promesses du président togolais, nul ne saurait quoi en faire en réalité. Car, la plupart des engagements de Faure Gnassingbé ne sont souvent pas honorés. C’est d’ailleurs pourquoi beaucoup ne croient plus en rien.

L’enfumage…

« Nous allons lancer dans les tout prochains jours un programme de transferts monétaires pour aider nos concitoyens qui seront les plus affectés par la crise et les mesures annoncées. Nous allons également rendre gratuits pour trois mois, l’eau et l’électricité pour les tranches sociales ».

Ces extraits du discours restent trop beaux. Beaucoup ont même applaudi le Chef de l’Etat. Plus tard, de manière plus posée, lorsqu’on leur explique les contours de ces deux mesures, dépités, ils s’adonnent à des jurons. « Le gars nous a bien eus ». C’était leur seule conclusion.

En effet, en aucun cas, le président togolais n’a annoncé que le gouvernement prendra en charge les factures d’eau et d’électricité contrairement à ce que beaucoup ont véhiculé à chaud au sein de la masse profane. Faure Gnassingbé a bel et bien précisé que la gratuité pour trois mois de l’eau et de l’électricité est juste pour les tranches sociales. En clair, cette mesure n’est qu’un effet d’annonce, point barre. La tranche sociale pour l’eau s’arrête à 10m3 et le prix du m3 à 190f, soit 1900 par compteur et pour trois mois, 5700f. Pour l’électricité, la tranche sociale est à 40kw pour 63f le kw, soit 2520 le mois, ou 7620 les trois mois. Et, explique M. Gerry Taama, il ne faut pas oublier que très peu de personnes ont des factures qui se limitent aux tranches sociales car les personnes en précarité habitent des maisons en location où les factures sont cumulées.

En résumé, cette annonce du Président n’a été qu’une pure communication, où il a tenté de faire miroiter à l’opinion un bonheur qui en réalité n’existait nulle part. Puis, par quelle alchimie ou par quelle formule de calcul mathématique, les concitoyens les plus affectés par la crise sanitaire seront-ils identifiés pour bénéficier dans les tous prochains jours un programme de transferts monétaires ? Aussi quel crédit doit-on accorder à cette annonce au moment où le Gouvernement maintient le prix du carburant à la pompe alors que le prix du baril de pétrole a considérablement chuté à l’international ? Voilà autant d’éléments qui font croire à de l’enfumage ou à un poisson d’avril encore que le discours a été tenu le 1er avril dernier.

Le silence d’un discours

De l’analyse du discours de Faure Gnassingbé, l’on ne peut qu’aujourd’hui croire à l’expression, « être ou mettre à côté de la plaque », car l’essentiel ici, est oublié. Car, l’opportunité de sa sortie médiatique devrait non seulement rassurer les populations togolaises sur les dispositions prises par le Gouvernement pour juguler les conséquences économiques de la crise sanitaire, mais aussi et surtout soulager le peuple quant aux « armes » données aux praticiens hospitaliers qui sont au front de la lutte pour gagner la bataille. Là, c’est la déception totale.

Tout au long de ce discours de 25 minutes du Président, seul un paragraphe est essentiellement consacré aux médecins : « Le gouvernement a pris par ailleurs toutes les dispositions pour doter les personnels soignants qui sont au front de matériel de protection afin d’éviter qu’ils soient contaminés. Et ceci se fera de manière continue tout au long de la bataille que nous menons ensemble contre le virus. Je voudrais ici rendre hommage aux personnels soignants pour les sacrifices et le dévouement dont ils font preuve en ces moments difficiles. Je comprends qu’il y ait eu des moments de doute et de frustration au début de cette crise. Mais je voudrais les rassurer que toutes les dispositions sont prises pour les accompagner dans leur délicate mission ». Encore des promesses du Président, n’est-ce pas ? Mais au-delà, les médecins avaient pour principale doléance, souhaiter que le centre hospitalier qui traite les patients atteints du virus, soit équipé de respirateurs artificiels, reconnus aujourd’hui dans le monde comme clés de voûte de la riposte contre la pandémie. Mais un seul mot n’a été dit par le président à ce sujet. Et c’est le ministre du commerce et non celui de la santé qui, plus tard, a déclaré sur une chaine de radio que 250 respirateurs ont été commandés et seront livrés dans les tout prochains jours. C’est une constance du Gouvernement togolais qui n’a jamais été précis sur des choses urgentes et qui toujours, remet tout dans le temps et dans l’espace, c’est-à-dire dans les tout prochains jours, or il y a urgence. C’est vrai que le Togo n’est ni la France ni les États-Unis. Mais quand les dirigeants de ces pays parlent à leur peuple, ils sont précis et concis. Dans deux semaines ou trois, on fera ci, on fera ça.

Aussi, pour inciter les médecins à se dépasser en ces temps difficiles, l’État devrait leur octroyer une prime particulière vu qu’au-delà des heures supplémentaires, ils soignent au péril de leur vie.

Sur d’autres sujets, voici ce que dit Gerry Taama : « Je regrette que le Gouvernement n’ait pas pris des mesures pour rendre plus disponibles les masques. Aujourd’hui, il est établi qu’ils sont une étape importante dans la lutte contre la pandémie. Je déplore aussi qu’on n’opte pas dès à présent sur les tests de masse. Il ne faut pas attendre de présenter les symptômes avant de se faire tester. A ce moment, vous avez déjà contaminé plusieurs personnes… je constate que la communication (téléphonie et internet) n’a pas été prise en compte. Or, plus les gens restent à la maison, plus ils communiquent. Mais les opérateurs peuvent aussi participer à l’effort de guerre en proposant des tarifs attrayant. Curieux ».

Pour renchérir, M. Binafame, cadre des FDR se pose une série de questions. Que prévoit le Chef de l’Etat pour les Togolais qui sont contraints au chômage. Je pense notamment aux milliers de personnes qui servent dans les restaurants et les bars qui ont été fermés. Que prévoit le Président Faure pour les milliers de femmes revendeuses de nourriture dans les écoles et universités et qui ont vu leurs activités génératrices de revenus brusquement arrêtées ? Rien. Concernant l’électricité, qu’est ce qui est prévu pour les millions de Togolais qui ont des compteurs prépayés (cash power)? Ici aussi, rien, déplore M. Binafame.

Pour tout conclure, certes, le Chef de l’Etat a parlé, mais il a oublié de dire. Il n’est jamais tard pour mieux faire. Faure Gnassingbé peut encore corriger le tir. Car pour l’heure, ce ne sont que des mots, rien que des mots, loin de réels maux qui agacent et assomment les Togolais dans leur quotidien rendu encore plus difficile par la crise sanitaire. Voilà tout le mal-être intérieur des populations togolaises en face d’un discours muet, un discours du silence de leur cher Président.

Sylvestre Beni

Source : La Manchette

 

 

Togo : Faure, des mots loin des maux. Le silence d’un discours…

 

La dynamique Kpodzro dénonce un acharnement du régime contre Dr Kodjo

La deuxième convocation d’Agbéyomé Kodjo, ce jeudi matin à la gendarmerie, fait grincer des dents à la dynamique Kpodzro. Hier en conférence de presse, l’Archevêque émérite de Lomé et ses collaborateurs ont dénoncé un « acharnement » du régime contre le « président démocratiquement élu ».

Le député Agbéyomé Kodjo accusé par l’Etat de troubles aggravés à l’ordre public, de diffusions de fausses nouvelles, de dénonciation calomnieuse et d’atteinte à la sûreté de l’Etat, n’est pas encore sorti de l’auberge.

Le député qui n’a plus son immunité parlementaire est actuellement dans le viseur du régime. Et ceci, pour avoir contesté les résultats définitifs de la présidentielle du 22 février dernier. L’ancien Premier ministre s’est même autoproclamé « président démocratiquement élu de la République togolaise », bien avant la proclamation provisoire et définitive des résultats dudit scrutin.

Après la convocation du 1er avril, il est de nouveau convoqué ce jeudi matin au Service Central des Recherches et d’Investigations Criminelles (SCRIC) pour être écouté. Seulement, cette nouvelle convocation n’est pas du goût de la dynamique Kpodzro.

Hier mercredi devant la presse à Lomé, l’archevêque émérite de Lomé, Mgr Kpodzro et ses collaborateurs ont dénoncé un harcèlement du régime vis-à-vis de leur champion, Dr Kodjo.

« Pourquoi une seconde convocation alors que la première fois, les avocats du président Agbéyomé Kodjo ont bien signifié au SCRIC et au Procureur de la République, preuve à l’appui, que leur client est en mauvais état de santé et ne pouvait pas se présenter personnellement. Au lieu de reprendre contact avec les avocats, si suite devrait être donnée au dossier, le SCRIC envoie une nouvelle convocation », a dénoncé la dynamique.

Mgr Kpodzro et sa dynamique s’insurgent contre cet acharnement judiciaire et conseillent au régime de s’occuper plutôt de la crise sanitaire qui secoue actuellement le pays. Ils demandent également au peuple de faire échec à ce projet machiavélique visant à éliminer l’adversaire politique.

Rappelons que Dr Kodjo devrait se présenter ce jeudi à 9h au SCRIC à Lomé.

Godfrey A.

 

 

La dynamique Kpodzro dénonce un acharnement du régime contre Dr Kodjo

 

Covid-19, Togo : État d’urgence ou l’amorce d’une Crise foudroyante

La nouvelle épidémie de coronavirus (COVID-19) continue ses ravages de par le monde. Environ un million (1 000 000) de personnes sont contaminées par le virus et l’on compte à ce jour plus de soixante et cinq mille (65 000) décès. La menace pèse de plus en plus sur les pays africains qui se doivent de prendre des mesures conséquentes pour éviter une crise sanitaire de grande envergure.

Dans l’optique de la riposte contre la pandémie, de nombreux gouvernements en Afrique ont pris des mesures drastiques et des dispositions hors du commun. Certains Etats (Nigeria, Afrique du Sud, Zimbabwe,…) ont jugé bon de mettre en œuvre une mesure de confinement obligatoire comme celle appliquée en Europe. Cette disposition est incontestablement la meilleure mesure préventive. Mais pour les analystes, le confinement absolu ne peut être appliqué en Afrique en raison du modèle économique dominant. L’économiste togolais Thomas Koumou a confié récemment que l’Afrique n’a pas les moyens de se soumettre à un confinement total. Le Président béninois Patrice Talon a été également clair sur l’impossibilité matérielle de confiner sa population.

Au Togo, de nombreuses mesures ont été prises pour limiter la propagation du virus. Les mesures récentes concernent l’instauration d’un couvre-feu et la prise de certaines dispositions pour éviter aux PME de crouler sous l’effet de la crise sanitaire. Dans le domaine du transport, l’on note également des mesures restreignant le nombre de passagers à bord des engins.

Toutefois, cette mesure comme d’autres d’ailleurs, crée plus de frustration et de mécontentement dans la population. Dans un communiqué récent, le Ministre des Infrastructures et des Transport ainsi que le Ministre de la sécurité et de la protection civile annonçaient l’interdiction formelle aux conducteurs des engins à deux roues et aux tricycles de transporter des personnes. Cette mesure, censée lutter contre la pandémie fait de nombreux togolais des chômeurs. La tension couvait dans les rangs des conducteurs de taxis moto quand la décision a été retirée in extremis.

Les taxis-moto qui pullulent çà et là à travers le pays risquent de se retrouver dans une situation critique si cette mesure était maintenue. Nourrir leur famille deviendrait alors un parcours de combattant pour ces valeureux chefs de famille qui déjà s’en sortaient difficilement.

Pis, la mesure du couvre-feu empêche de nombreuses revendeuses d’exposer leurs produits le soir venu comme d’habitude. En clair, pour une famille où le père travaille comme taxi-moto et la mère revendeuse, avec ces mesures, c’est un désastre qui s’annonce.

Il leur est alors quasi impossible de subvenir aux besoins de leurs familles. Les mesures du gouvernement togolais que certains jugent de complètement irréfléchi sont donc, selon les observateurs à revoir.

Le fond de 400 milliards de FCFA annoncé par le chef de l’Etat semble être la solution à cette crise économique qui s’annonce ; mais cela semble illusoire. Peu importe le pourcentage qui sera alloué aux ménages, il faut être dupe pour croire qu’il est possible de mettre en place un mécanisme permettant de venir en aide à tous ménages en situation précaire durant les trois mois à venir. Ceci relève de l’utopie. Surtout que dans l’entendement du togolais lambda la distribution de ces fonds se ferai dans une opération de calcul où chaque ménage ou chaque togolais ira toucher sa quote-part.

A défaut de pouvoir vaquer à leurs occupations et poursuivre leurs activités, des emplois précaires à l’origine, le peuple gémit.

Respecter les consignes annoncées par le gouvernement et mourir de faim ou poursuivre normalement ses activités au risque de contracter le virus ; le dilemme est de taille. L’étau se resserre sur le peuple.

La crise sanitaire actuelle est sans précédent et ces conséquences sont énormes.

Si en Afrique la gravité du fléau ne se ressent pas encore, la crise économique qu’il engendre a déjà ses effets. Il urge donc pour les gouvernants de mettre en œuvre un programme réaliste incluant toutes les couches sociales et surtout les plus démunis qui représentent la majorité de la population. Une telle disposition est nécessaire pour éviter la crise sanitaire et la crise économique qui l’accompagne.

Source : Independantexpress.net

 

 

Covid-19, Togo : État d’urgence ou l’amorce d’une Crise foudroyante

 

Togo : Les crisogènes veulent encore « tuer » Faure

Les jours passent et les années trépassent, mais le régime togolais n’a cure de changer ses attitudes de prédation des libertés individuelles et collectives pour la conservation du pouvoir. De 2005 à 2020, soit 15 années de surplace, il faut plutôt convenir que tout n’a été que du déjà-vu dans une cité où les metteurs en scène du déluge et de la crise sont plus que jaloux de leur rôle. Ils en savourent tellement et aiment continuellement remettre l’ouvrage sur le métier. Mais le hic, est que se faisant, ils font autant mal à eux-mêmes et à leur patron qu’au reste de la population.

Dans une précédente parution, le journal La Manchette rappelait que dans l’histoire de la gouvernance du père au fils, tout choix du Président par la voie des urnes, a toujours été source de contestations, souvent empreinte à de violences et autres violations des droits de l’homme, sans oublier des personnes exilées et des morts, (une tendance en baisse). Cependant, à la fin, qu’il soit Gnassingbé Eyadema ou Faure Gnassingbé, ils arrivent toujours à occuper le fauteuil présidentiel au travers d’une victoire huée et dénoncée par leurs adversaires. Ainsi, ils ont certes la légalité, mais se sont toujours battus pour leur légitimité, parce qu’ils ne font pas l’unanimité. Pis, la succession de certains évènements connus lors de leur gouvernance déteint toujours sur leurs mandats. « Un bien mal acquis, ne profite jamais ». L’humoriste français André Pierre Dac ne croyait pas si bien dire.

Genèse de la misère présidentielle

Dans les saintes écritures, tant qu’il est temps d’enfiler le costume des hommes de bien, l’on pourra volontiers rappeler qu’il est déconseillé à l’humanité de recourir au mal pour s’offrir une existence. « Fuyez le mal, pour ne pas participez à votre autodestruction dit-on souvent. Le Togo de 2005 en est une illustration parfaite. Ne demandez surtout pas où se trouvent Kpatcha Gnassingbé, le général Tidjani ou encore le capitaine Dontéma car, l’histoire pourra se moquer de vous. Ce que tu fais, te fais. C’est ça qui est la vérité.

En effet, dans le déroulé des faits saisissants qui tracent l’histoire politique de la nation togolaise, l’on pourra bien retenir que bien d’évènements ont toujours fait ombrage à une réelle jouissance du pouvoir pour tous ceux qui s’estiment toujours gagnants de toutes les compétitions électorales.

En 2005, Faure Gnassingbé est contesté pour usurpation d’un pouvoir qu’il a du mal à exercer tant les douloureux évènements qui ont pavoisé sa montée à la magistrature suprême lui sont à chaque fois rappelés à la moindre incartade. D’ailleurs, jusqu’aux élections législatives de 2007 qui ont marqué un temps d’accalmie après les douleurs et autres frustrations de 2005, parler de la gouvernance ou du mandat de Faure Gnassingbé revient à ne parler que des morts de 2005. Une présidence qui n’est identifiée que dans l’évocation des personnes décédées et de la prise du pouvoir à la hussarde en 2005. Quel plaisir peut en tirer un président au pouvoir si sa victoire aux élections et sa gouvernance ne peuvent être appréciées qu’en fonction du sang versé de ses concitoyens ? Car à chaque fois, le parallèle est fait entre sa victoire et les personnes disparues.

Bis repetita…

Passée la période de 2005, un autre fait politique fit longtemps ombrage à la gouvernance de Faure. Il s’agit de l’arrestation en 2009 de son demi-frère, Luc Kpatcha Gnassingbé, faiseur de roi en 2005 qui plus tard, est accusé de fomenter un coup d’état contre le même « roi » qu’il a contribué à introniser : « J’ai demandé aux officiers à l’époque de faire allégeance à mon frère le président. Ça, je le reconnais », avait-il déclaré.

Avant la présidentielle de 2010, l’arrestation du député Kpatcha, a été le sujet politique qui a marqué les dernières heures du premier quinquennat de Faure Gnassingbé. Même lors des campagnes électorales de 2010, le sujet revenait, quasiment sur toutes les lèvres.

En 2011, le procès contre Kpatcha et ses co-accusés dont le tout-puissant général Tidjani condamnés jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle avec déchéance civique et confiscation générale des biens, a tellement eu d’impacts négatifs sur la gouvernance de M. Faure. Mais l’ancrage même de la division au sein du régime a été scellé dans la rocambolesque affaire de montre Rolex orchestrée par un émirati Abass Yousef. Une histoire qui coûta la déchéance de Pascal Bodjona, le numéro 2 du régime.

D’une simple affaire de droits communs, ce dossier est devenu une affaire politique, une affaire d’État, Pascal Bodjona et un autre ponte du régime, Agba Bertin firent la prison. Un dossier qui a rajouté une couche noire sur la présidence de Faure qui n’existait qu’à travers le rappel de ces évènements.

En 2013, avant que Pascal Bodjona ne connaisse sa seconde incarcération en 2014, des incendies de grande ampleur ont ravagé les deux grands marchés de Lomé et de Kara. Des jours plus tard, une trentaine de personnes, dont des opposants au régime, Agbéyomé Kodjo, Gérard Adja, etc. ont été inculpés et écroués. Étienne Yakanou, président d’une section locale de l’ANC, est même décédé lors de sa détention. L’opposition, quant à elle, se défendait en citant des membres du régime comme étant les principaux pyromanes.

C’est dans cette ambiance assez surchauffée que s’est organisée la présidentielle de 2015. Un scrutin qui, tout comme les précédents, a souffert de transparence et de crédibilité d’après plusieurs Togolais. Mais comme en 2007, la relative accalmie observée en 2015 n’a été que de courte durée plus que 2 années plus tard, soit en 2017, la surprise révolte populaire impulsée par Tikpi Atchadam, le président du PNP a failli emporter le régime. Le pouvoir de Faure Gnassingbé a sérieusement vacillé faisant une de ses peurs à tous les barons de la dynastie. Du semblant de dialogue politique en 2018 au cafouillage lors des élections législatives et des locales en 2019, il a fallu attendre la présidentielle de 2020 avant que le régime ne retrouve ses sensations d’antan : « Un coup K-O » dira-ton. Mais depuis la proclamation des résultats définitifs des élections présidentielles de 2020, ce qu’il convient aujourd’hui d’appeler « l’affaire Agbeyomé Kodjo»risque de faire à nouveau ombrage à la gouvernance du Président Faure.

En effet, vu l’évolution de la situation politique actuelle, il ne serait pas du tout exagéré de considérer que tous les mandats de Faure Gnassingbé risquent d’être sous tutelle des faits qui enlèvent au président de la République, une réelle jouissance de son quinquennat en tant que celui à qui, le peuple togolais aurait confié la mission d’agir en son nom. 2005, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2020, l’histoire risque de se répéter à cause des agitations des crisogènes qui gravitent autour du Président Faure et qui comme toujours, tuent les mandats de leur maître de par leur imprudence et surtout leurs attitudes belliqueuses.

Quel plaisir peut en tirer un Chef d’État au pouvoir si sa gouvernance doit toujours heurter des faits politiques qui lui enlèvent toute posture de rester zen ? La question demeure…

Xavier Agbeve

Source : La Manchette

 

 

Togo : Les crisogènes veulent encore « tuer » Faure

 

Covid-19 au Togo, les limites de la riposte : ILS ONT DISPARU DES RADARS !

La gestion de pandémie de Covid-19 est un impérative de l’heure pour les autorités togolaises. Des mesures annoncées çà et là par le gouvernement togolais et le Chef de l’Etat en particulier ne sont jusqu’à présent à la hauteur d’une riposte efficace de cette crise sanitaire. Cependant, il est à remarquer que la quasi-totalité des initiatives visant à enrayer cette pandémie viennent seulement du sommet de l’Etat. Force est de constater que les structures étatiques sont curieusement sombrées dans un mutisme, une inaction totale. Des structures étatiques, des ministères clés liés à la population qui avant la pandémie du siècle, vantaient leurs actions, en cette crise c’est l’heure de prouver l’efficacité des leurs différentes actions au service de la population togolaise.

C’est désormais une bataille ouverte de tous les pays du monde entier contre le Covid-19 et le Togo n’est pas du reste. De part les pays touchés par ce virus, la riposte est une affaire nationale qui engage tout citoyen mais surtout toutes les structures étatiques qui ne cessent de prendre des initiatives et mesures à l’endroit de leur population dans l’unique but de venir au secours celle-ci en cette période difficile. Mais au Togo, toutes les mesures sont concentrées au sommet de l’Etat ; les ministères qui sont directement interpellés pour voler au secours de la population touchée par les effets économiques de la gestion de cette crise sanitaire aux lourdes conséquences économiques, sont tous portés disparus. Ils ne font que se greffer à ces quelques mesures prises par le chef de l’Etat. Pourtant les ministres de tutelle n’ont jamais cessé de clamer leurs actions qu’ils jugent au profit de la population togolaise, sinon des couches les plus défavorisées.

C’est à des périodes de crise comme celle-ci que l’on jauge en réalité de la compétente de ceux qui ont en main la gestion de l’appareil d’Etat. Et sur ce coup, les autorités togolaises brillent pour le moment par des mesures rendues inefficaces par des accompagnements qui jusqu’alors ne sont pas à la hauteur des dégâts que causent cette pandémie à la population sur le plan économique.

Par exemple on semble semer dans l’opinion que l’électricité et l’eau seront gratuites durant cette période d’urgence sanitaire. Même si plusieurs pays l’ont fait, il n’en est rien de tout cela au Togo, c’est juste une partie de ces frais qui sera prise en charge par l’Etat.

Bref, aucune des mesures sociales annoncées par le Chef de l’Etat lors de son discours du 1er avril dernier n’est encore effective. Si l’on note un réel engagement à la tête du pays, des ministères clés qui doivent en réalité s’investir dans ce combat sont inexistants sur le front. Cependant le Togo est un pays disposant des structures étatiques y compris les ministères. C’est l’heure où la population a le plus besoin de ces structures.

L’un des ministères directement interpellés dans la lutte contre Covid-19 est celui de l’Action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation. Et justement c’est l’heure plus que jamais du volet social. Ce ministère dirigé par Mme Léa Tchabinandi Kolani a pour prérogative de veiller à la protection des personnes âgées, la protection et la promotion des personnes handicapées et la prise en charge des réfugiés et des personnes déplacées internes. En ces temps-ci où toutes les activités économiques sont à terre, ces personnes nécessitent une aide conséquente de la part du gouvernement. Et c’est en cela la ministre est interpellée pour montrer ses compétences ou mieux encore poser des actes concrets au bénéfice de la population en particulier les femmes, les orphelins, les vieillards, les sans-abris, bref les couches vulnérables. C’est en cela que l’on pourrait mesurer l’importance de son ministère. Mais la ministre a disparu depuis que le pays est parti en guerre contre, selon les mots du locataire de la Maison Blanche, le Virus chinois. C’est l’heure de se réveiller de son profond sommeil.

L’autre ministère qui a tant fait du bling bling il y a de cela quelques mois avant que Covid-19 ne dicte sa loi, est le ministère de l’agriculture. Avec son Ministre Koutéra Noël BATAKA, pas mal d’initiatives ont été entreprises et vantées ; TELEFOOD et tant d’autres. A l’heure actuelle de crise sanitaire avec grande répercussion sur la population, ce ministère devrait s’activer sur le terrain en coordination avec l’ANSAT pour mettre à la disposition de la population des vivres, des produits alimentaires de première nécessité.

Ailleurs cela a été fait et beaucoup de pays africains se préparent encore pour mettre gratuitement des vivres à la disposition de leurs populations. Ce n’est pas de mer à boire, le Togo peut également le faire. Et c’est à ce ministère de porter cette initiative. Paradoxe, l’ANSAT a plutôt mis sur le marché des produits à prix normal comme si de rien n’était. Le ministère dont on a clamé tant les compétentes, c’est le moment de faire ses preuves.

De l’autre côté le Ministère du développement à la base, de l’artisanat et de la jeunesse n’est non plus épargné par cette crise sanitaire. En réalité, ce ministère devrait être au chevet de la population de base. C’est lieu de jauger de l’efficacité de ses multiples programmes aux multiples dénominations présentés comme pour servir le développement à la base. Mais hélas, la réalité sur le terrain montre que ce projet est inefficace et en ces temps de crise ce ministère doit en réalité porter des projets innovants dans le but de soulager la population. Ce qui n’est pas fait. Victoire Dogbé a aussi disparu des radars avec ses fameux restaurants communautaires.

Enfin, priorité oblige, c’est le moment pour le secrétariat d’Etat auprès de la présidence de la république chargé de l’inclusion financière et du secteur informel de mettre en exécution le fameux transfert monétaire avec l’histoire de finance inclusive FNFI. A ce jour, aucun chiffre ne permet d’accompagner le secteur informel dont elle à la charge, aucun algorithme cohérent, ce qui rend très complexe la tâche d’accompagnement.

Depuis le discours du Chef d l’Etat parlant du transfert monétaire aux plus vulnérables, elle reste aussi absente sur le terrain. Cela démontre le niveau d’improvisation dans lequel les structures d’état, notamment les ministères végètent : incapables de servir quand il faut et où il faut. Assih Mazamaesso est introuvable en cette période de riposte contre la pandémie.

Comme on peut le constater, tous ces ministères sont restés sans action dans la lutte contre cette pandémie. Au moment où le peuple a le plus besoin de ces ministres, ils se sont portés disparus. C’est le silence radio. Cet état de fait prête le flanc à ceux qui pensent que ces ministres ne sont pas aussi compétents comme on le clame souvent.

Source : independantexpress.net

 

 

Covid-19 au Togo, les limites de la riposte : ILS ONT DISPARU DES RADARS !

 

Covid-19 : Le confinement est-il possible au Togo

Selon le Groupe D’Etude Pluridisciplinaire (GEPD), le confinement total est impossible à réaliser au Togo pour deux raisons : le niveau et le mode de vie des populations, et les coûts de ce confinement total.

Télécharger / Lire plus de détail (PDF) : A Propos de Confinement

GEPD

 

 

Covid-19 : Le confinement est-il possible au Togo

Lettre ouverte à mes semblables journalistes,

A l’annonce du décès de mon confrère et ami Dominique Aliziou, j’ai été saisi par la tristesse et la peur. Mais ce soir, je me sens de nouveau assez fort pour m’assoir à table et écrire ces quelques mots qui me tiennent tant à cœur.

Ces lignes, je les adresse uniquement à mes confrères et consœurs journalistes, même si je sais très bien qu’elles peuvent aller au-delà de ce cercle de privilégiés. Mais tant pis, ou tant mieux!

La mort de Dominique a suscité de nombreuses réactions. Quelques unes ont particulièrement retenu mon attention. Celle de Jean-Paul Agboh, ancien président du Conseil National des Patrons de Presse CONAPP, celle de l’actuel président du CONAPP Arimiyao Tchagnao, celle du confrère Fabrice Pétchézi et enfin celle du confrère Eugène Bamazé, directeur de Radio Carré Jeune.

Jean-Paul Agboh a merveilleusement décrit comment le défunt a été bien pris en charge, entouré de six professeurs, des médecins. C’est formidable ! Mais pouvait-il en être autrement ? Il me semble qu’il serait quand même étonnant qu’une nouvelle épidémie inconnue soit en train de s’installer dans notre pays et que le gratin du corps médical ne s’empresse pas d’aller voir un des premiers malades, d’ailleurs le tout premier mort. Les conditions dans lesquelles notre confrère a quitté ce monde n’ont donc pas été extraordinaires ou exceptionnellement bonnes.

Arimiyao Tchagnao a fait un long et brillant hommage pour le défunt sur Radio Carré Jeune. Connaissant bien l’humanité de mon ami Tchagnao, il ne fait pour moi aucun doute qu’il a été choqué par la disparition de Dominique. Mais dans cet hommage posthume, quelle est la part de passion et quelle est la part de vérité et d’objectivité ? Dire que Dominique Aliziou restera dans les mémoires comme ayant été un grand journaliste, est-ce vrai ? Je ne le crois personnellement pas. Il faut appeler un chat un chat et avouer que notre confrère avait souvent des propos provocateurs, fâchants et parfois même violents. Il était l’exemple de ce que nous les journalistes togolais, nous sommes souvent aujourd’hui, c’est-à-dire des gens pour qui aucun mot n’est trop gros ou trop blessant pour être dit.

Nous sommes tous des Dominique. Ce qui nous différencie parfois, c’est juste que nous sommes dans des camps différents. Nous sommes dans des camps différents, mais nous sommes tous des soldats positionnés dans des tranchées et nous tirons pour abattre. Au lieu d’être des bâtisseurs de la société, nous sommes de redoutables combattants, en guerre contre nos propres frères togolais ; et tous les coups sont permis. Trop incompétents ou trop cupides pour construire la nation, nous préférons participer à l’œuvre de division. Elle est plus facile!

Vous conviendrez avec moi que si un journaliste de TV5 Monde ou de France 24 ou de France 2 meurt, on ne trouvera pas sur les réseaux sociaux ces mots d’insultes, de dénigrements et de manque de respect que les gens ont envers Dominique. Un journaliste n’est pas un homme politique, et c’est pourquoi il ne saurait avoir des partisans et des détracteurs. Si Dominique en a, c’est qu’il était sorti de son cadre d’homme de média pour chasser sur le terrain politique.

Mon cher ami et président Tchagnao, tu as beau trouver des mots élogieux pour parler de feu Dominique, cela ne change rien à la réalité : il y a certes des gens qui l’aiment, mais il y a aussi beaucoup de gens qui le haïssent. Et ne me dis pas que la vie est ainsi faite, puisque tu sais très bien de quoi je parle dans le cas Aliziou.

Ce serait vraiment dommage si les remous et les propos scandaleux qu’a suscité la mort de cet homme ne nous poussent pas à poser clairement et sincèrement les bonnes questions sur le rôle que devrait être le nôtre dans la société.

Les Togolais sont analphabètes à un fort pourcentage. Mais analphabètes ne veut pas dire bêtes. Ils savent très bien qu’au lieu d’être des éclaireurs, des repères, des porteurs de lumière, nous journalistes, nous les mélangeons, nous leur mentons, nous les tournons en bourrique, nous manipulons la vérité pour servir des maîtres qui veulent conserver le pouvoir ou veulent arriver au pouvoir. Et cela les fâche. Ils pensent pour la plupart que nous faisons du gangstérisme, pas du journalisme. Rendre hommage à un journaliste togolais aujourd’hui, c’est presque un délit.

Mon cher confrère Tchagnao, tu l’as dit et c’est vrai : toutes les disputes s’arrêtent à la mort. Mais quel message sommes-nous en train d’envoyer à nos jeunes frères en formation dans les écoles de journalisme et ailleurs quand nous nous qualifions de «grands journalistes», alors que nous ne sommes trop souvent que des mercenaires armés de mensonges et de mots vénéneux qui rendent malades nos concitoyens ?

Non, je ne critique aucunement notre ami Dominique qui n’est ni meilleur, ni pire que nous. Il n’est que le reflet de la presse togolaise. Je nous critique, je me critique. Je m’en veux de participer à diviser ce pays auquel je dois tout. Je m’en veux de participer à transformer le Togo en barrique de poudre pour les générations à venir et peut-être même, avec un peu de malchance, en barrique de poudre pour moi-même.

Fabrice Pétchézi mon cher, tu m’as impressionné par le choix du texte d’Alfred de Vigny, La mort du loup. Ce poème m’a transporté à plusieurs années plus tôt, me rappelant mes profs de philo et de français au lycée de Tokoin. Kouévidjin, Katabali, Dogbo, madame Agbétiafan et d’autres. Merci. « Gémir, pleurer, prier est également lâche…Fais énergiquement ta longue et lourde tâche dans la voie où le sort a voulu t’appeler, puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler ».

Fabrice, je ne sais pas si tu donnes à cette poésie le même sens que je lui donne, mais j’ose te dire que ce n’est pas le sort qui nous a mis sur la voie où nous les journalistes, nous sommes. Nous travestissons la réalité, nous mystifions ceux qui n’ont pas la chance d’avoir les outils et les capacités d’analyse que notre métier nous donne. Est-ce cela, la voie où le sort nous a appelés? Non, c’est plutôt la voie où nous avons appelé le sort, un sort qui risque d’être funeste pour le pays si nous ne changeons pas. C’est une voie sans issue que nous avons délibérément choisie et nous pouvons en ressortir.

Eugène Bamazé, tu as posé la grande question: ‘‘Et nous, dans quelles conditions partirons-nous un jour?’’. Mon frère, peut-on dire que Dominique est parti dans des conditions particulières ? Non ! On souffre et on meurt ; ça a toujours été comme cela pour tous, même quand on parle parfois de mort douce. Nous sommes des vivants, et donc des mortels. Les conditions de notre départ, je pense que nous devrions nous en moquer et être plutôt très préoccupés par nos œuvres ici bas. C’est vrai que nous mourrons tous, mais si nous partons en sachant que nous avons œuvré à laisser en héritage à nos enfants un monde plus vivable, je crois que nous partirions en héros et non en salauds.

Cher confrère Eugène, si j’ai pris mon temps pour écrire, ce n’est pas parce que je m’ennuie dans le confinement. C’est que la mort de Dominique et surtout la réaction de nos concitoyens me bouleversent. Je ne me pose pas la question comme toi. Je ne me demande pas tellement comment je partirai, mais je me demande surtout: «Que diront les gens de moi quand je serai parti ? En tant que journaliste, quelle influence ont et auront mes actes sur mes enfants qui sont aussi tes enfants et sur tes enfants qui sont aussi mes enfants, tous fils d’un même Togo, notre patrie ? S’il se fait qu’il y ait un compte à rendre à Dieu pour notre passage sur terre, serai-je admis parmi ceux qui ont ajouté à l’humanité ?».

Si la crise du coronavirus et le décès de notre confrère et ami ne changent rien au rôle que nous jouons dans notre cher pays, ce serait vraiment dommage!

Je me rappelle, il y a plusieurs années. Ma très vieille Nissan Primeira était tombée en panne, après une émission où Eric Gato nous a reçus, Dominique et moi, sur Radio Fréquence 1.

Malgré qu’on se fût ce jour-là proprement mangé le nez au cours du débat, je revois Dominique en train de pousser ma bagnole et essayer de m’aider à la réparer, à plus de 30 degrés sous le soleil. Sacré Aliziou !

En priant que nous survivions tous au Covid19, je nous souhaite une bonne santé. Que la providence divine éloigne de nous les pots-de-vin, les bakchichs et tous les sacs de riz de 50kg. Qu’elle nous apporte beaucoup d’amour pour la patrie et nos concitoyens.

Confraternellement,

Gérard Weissan du journal SIKA’A, le 6 avril 2020.

 

 

Lettre ouverte à mes semblables journalistes,

 

Covid-19 : Ce que pense l'Union africaine des consommateurs

La pandémie de coronavirus est une grande menace pour le monde entier. Elle l'est plus pour les pays africains dont le système de santé est fragile, ce qui aura inévitablement des impacts sur leur économie. L'Union africaine des consommateurs (UAC), consciente de la situation, fait des propositions à l'endroit des gouvernements des Etats africains et les consommateurs dans ces pays.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’UNION AFRICAINE DES CONSOMMATEURS (UAC) FACE À LA PANDÉMIE DU COVID-19 :
• APPEL AUX GOUVERNEMENTS ET AUX SPÉCIALISTES SANITAIRES AFRICAINS
• PRISES DE POSITION ET ENGAGEMENTS

Le monde entier est secoué depuis déjà plus de 4 mois par une maladie mortelle et contagieuse dénommée le Covid-19. Les conséquences sanitaires, économiques, financières, sociales, politiques et stratégiques sont énormes pour le monde entier en général et pour le continent africain en particulier. Comparativement aux autres consommateurs d’autres régions, les consommateurs de notre continent, font déjà face à des multiples défis et obstacles. Il s’agit notamment de la déliquescence des systèmes de santé, de la faiblesse du pouvoir d’achat des populations, de la prédominance du secteur informel dans la chaine économique et du chômage. Il faut aussi noter l'absence des services sociaux de base tels que l’accès à l’eau potable, à la santé, à la protection sociale, à l’habitat décent, à l’'électricité et aux services et produits de télécommunications.

Depuis le début de cette crise sanitaire qui constitue pour le monde entier et, particulièrement pour nos pays, déjà fragiles, un risque accru de crise socio-économique, nos organisations de consommateurs membres n’ont cessé d’attirer l’attention des gouvernements et de leur suggérer des pistes de solutions pour barrer la route au Covid19.

L’Union Africaine des Consommateurs (UAC) félicite les gouvernements africains qui ont pris d’importantes mesures courageuses de prévention et de riposte contre cette pandémie. Elle félicite et encourage d’avantage les praticiens de la santé de tout le continent qui face à cette pandémie malgré l’absence des équipements et moyens nécessaires.

Au vu du grand chemin qui reste encore à parcourir avant de pouvoir venir à bout du covid-19 dans nos pays et consciente de la fragilité de nos économies, des infrastructures sanitaires et du niveau de la gravité des conséquences socio-économiques sur les économies africaines en général et sur les consommateurs en particulier, l’Union Africaine des Consommateurs (UAC) exprime d’une part (i) ses vives préoccupations par rapport à cette menace qui pèse sur la santé et des conditions de vie des citoyens consommateurs africains et d’autre part, (ii) son indignation par rapport aux manœuvres par des firmes pharmaceutiques et autres groupes de recherches pour utiliser les africains comme des cobayes scientifiques dans leurs projets d’expérimentation d’un éventuel vaccin contre le Covid-19.

Face à cette situation très préoccupante, l’UAC lance un appel citoyen aux dirigeants africains, aux chercheurs africains, à la société civile africaine et aux Consommateurs pour une forte mobilisation afin de protéger l’Afrique des conséquences dévastatrices de cette pandémie et une lutte contre les manœuvres de « cobayisation » des africains.

A cet effet, l’UAC leur adresse des recommandations ci-après :

A l’intention des gouvernements :

-d’intensifier les mesures de sensibilisation et d’éducation des populations des villes jusqu’aux hameaux les plus reculés de nos pays sur la pandémie et des moyens de prévention;

-d'équiper les centres de traitement des malades du covid-19 et des hôpitaux en matériels efficaces de protection contre la maladie et accompagner des praticiens de santé qui sont fortement exposés à la contamination ;

-de subventionner les prix des produits de première nécessité par un allègement fiscal ou tout autre mécanisme approprié et octroyer des aides alimentaires et de détergents ou aides financières aux catégories de la population les plus démunies et de veiller à l’effectivité de ces mesures ;

-de subventionner des produits de prévention tels que le savon, les gels désinfectants et les masques au profit des tous les citoyens sans distinction aucune et rendre son usage obligatoire;

-d’alléger les conditions d’accès et de jouissance des services sociaux tels que l’électricité et l’eau, les télécommunications notamment la data qui demeure cher en Afrique ;

-de prendre toutes les mesures préventives et efficaces pour que les pays du continent ne soient utilisés par les firmes pharmaceutiques et autres groupes de recherche comme des champs d’expérimentation de vaccins contre le Covid-19 avec pour cobayes scientifiques les consommateurs africains ;

-d’engager parallèlement un processus de refonte des plans nationaux de développement pour tenir compte des enjeux nouveaux du développement après le Covid-19 notamment les plans nationaux de développement sanitaire (PNDS) ;

-d’impliquer fortement les associations des consommateurs dans les actions de protection des consommateurs. A l’intention des chercheurs africains et des acteurs de la Société civile : de refuser toute forme de collaboration non éthique qui vise à faire des africains les cobayes des champs d’expérimentation par des cyniques firmes pharmaceutiques ;

-de dénoncer toute proposition de partenariat qui sera faite par les firmes pharmaceutiques et autres groupes de recherche à cet effet. A l’intention des banques centrales :

-d’accorder des facilités aux gouvernements et aux établissements bancaires et de micro finances notamment en matière de rééchelonnement des dettes échues et de nouvelles lignes de crédit leur permettant de répondre aux besoins de l’heure ;

-d’alléger les coûts et frais d’accès et de jouissance des services financiers dans nos pays tout en veillant au bon fonctionnement des services minimum bancaires et en privilégiant les moyens de transfert ou de payement digitaux ou numériques.

A l’endroit des Consommateurs :

-l’UAC les invite aux respects des mesures de prévention et de confinement ; l’UAC les encourage à des actions de solidarités nationales aussi bien au niveau des gouvernements qu’au niveau des agents de santé ;
-l’UAC les exhorte à rester vigilants et mobilisés pour mettre en échec tout projet d’expérimentation d’un vaccin contre le Covid-19 sur le continent en utilisant les africains comme leurs cobayes.

L’UAC demande à toutes les associations des consommateurs à assurer leur rôle de veille citoyenne sur le respect des droits des consommateurs en cette de période de pandémie.

L’Union Africaine des Consommateurs (UAC) est une organisation continentale et fédératrice des associations des consommateurs d'Afrique et dont le siège est à N’Djamena au Tchad.

Fait à N’djamena, le 08 Avril 2020

Pour l’UAC,

Le Président,

Daouda Elhadj ADAM

 

 

Covid-19 : Ce que pense l'Union africaine des consommateurs

 

Covid-19, États-Unis : Près de 2000 morts en 24 heures, pire bilan journalier mondial

Washington | Près de 2000 personnes contaminées par le nouveau coronavirus sont mortes aux États-Unis au cours des dernières 24 heures, selon le comptage de l’Université Johns Hopkins mardi à 20 h 30. Il s’agit du pire bilan journalier dans le monde depuis le début de la pandémie.

Cette progression record (+1939 exactement) y porte à 12 722 le nombre total de décès recensés. La première puissance mondiale se rapproche ainsi des deux pays les plus endeuillés jusqu’ici, Italie (17 127 morts) et Espagne (13 798).

Les États-Unis comptent par ailleurs à eux seuls plus d’un quart des cas officiellement déclarés à travers le monde : 396 223 au total, soit 29 609 de plus sur une journée, selon les chiffres de Johns Hopkins, actualisés en continu.

« L’Amérique continue d’effectuer plus de tests que n’importe quel autre pays dans le monde et je pense que c’est probablement pourquoi nous avons plus de cas », a avancé mardi le président Donald Trump lors de sa conférence de presse quotidienne sur la crise, évoquant quelque 1,8 million de tests à ce jour dans le pays.

« Je sais pertinemment que certains pays très peuplés ont beaucoup plus de cas que nous, mais qu’ils ne les déclarent pas », a-t-il ajouté.

Les États-Unis relèvent depuis le milieu de la semaine dernière plus de 1000 nouveaux décès quotidiennement, malgré les mesures de confinement qui y ont été progressivement mises en place, État par État.

L’État de New York constitue le principal foyer de l’épidémie américaine, avec près de 5500 morts et 140 000 cas, principalement dans la ville de New York, capitale économique du pays, aujourd’hui quasiment à l’arrêt.

Les autorités ont prévenu la semaine passée qu’entre 100 000 et 240 000 personnes au total pourraient mourir de la COVID-19 aux États-Unis, selon les modèles et en respectant les consignes de distanciation sociale.

La pandémie a fait à travers le monde au moins 80 142 morts, dans 192 pays, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mardi vers 15 h.

Source : AFP

 

 

Covid-19, États-Unis : Près de 2000 morts en 24 heures, pire bilan journalier mondial

 

Covid-19, Cameroun : Émergence d’un marché de cache-nez en tissu-pagne…

Du fait de la rareté ayant provoqué la flambée des prix des masques faciaux contre le coronavirus au Cameroun, des acteurs de l’industrie textile ont saisi l’opportunité pour se lancer dans la fabrication de cache-nez en tissu-pagne.

C’est le cas, par exemple, d’un groupe industriel dénommé « Sycar » qui annonce qu’il a lancé depuis le 2 avril dernier une production journalière de 5 000 masques « made in Cameroon ». « Ils sont faits de coton 100% pur avec triple protection garantissant 6 heures de validité », vante l’entreprise. D’autres opérateurs, dont des tailleurs, proposent des masques en pagne à 1000 FCFA avec la possibilité de les laver et les réutiliser.

Une entreprise comme le Port autonome de Douala (PAD) recommande depuis le 3 avril de recourir aux masques en tissu. « Compte tenu de la rareté et des coûts prohibitifs à long terme des masques industriels à usage unique, qui ont par ailleurs déjà été acquis et distribués au Port autonome de Douala, il est fortement recommandé aux membres du personnel pour eux-mêmes et leurs familles, de ne pas négliger la possibilité de faire recours aux masques en tissu produits par nos artisans couturiers, qui ont l’avantage d’être réutilisables après leur désinfection », prescrit Cyrus Ngo’o, le directeur général du PAD dans un communiqué daté du 3 avril dernier.

Après avoir déclaré que les masques devraient être réservés aux soignants, aux malades et aux personnes en contact avec des personnes contaminées, le ministre de la Santé publique (Minsanté), Manaouda Malachie, conseille désormais à la population le port de cet équipement de protection dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19.

« Au stade où nous en sommes, chacun doit se protéger et protéger les autres en se couvrant la bouche et le nez en sortant de chez lui, surtout s’il doit prendre le transport en commun ou aller au marché. Sinon, l’option recommandée est de rester à la maison autant que faire se peut », affirme le Minsanté dans un message publié le 31 mars dernier sur son compte Twitter.

Pour l’heure, l’on observe sur le marché camerounais, une flambée des prix du masque industriel. De 500 FCFA l’unité, il y a quelques semaines, l’usager doit désormais débourser au moins 1500 FCFA pour l’acquisition d’un masque en pharmacie pour un usage de 3h de temps, maximum.

S.A.

Avec un T-shirt
A partir d’un mouchoir ou foulard

Source : Agence Ecofin

Fabriquez les vous-même

 

 

Covid-19, Cameroun : Émergence d’un marché de cache-nez en tissu-pagne…

 

Tedros Adhanom Ghebreyesus : « L’Afrique ne peut pas et ne sera un terrain d’essai pour aucun vaccin »

Le patron de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), lors d’une vidéo conférence lundi, a condamné « les propos racistes » de chercheurs évoquant le continent comme « un terrain d’essai » pour tester un vaccin contre le coronavirus.

L’ancien ministre de la Santé et des Affaires étrangères d’Éthiopie s’est dit « consterné » en entendant ces propos alors qu’il a appelé « à la solidarité entre les pays ».

« Ce genre de remarques racistes n’aide pas. L’Afrique ne peut pas et ne sera pas un laboratoire de test pour un quelconque vaccin », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, dénonçant une « résurgence de mentalité coloniale ».

« C’est vraiment une honte d’entendre ça au 21è siècle, et en plus de la part de scientifiques. Tous les êtres humains seront traités comme tels dans la lutte contre le coronavirus », a-t-il indiqué.

Une vive polémique, rappelons-le, a éclaté en Afrique après des propos le 1er avril, de chercheurs français sur la chaîne LCI, au sujet des recherches menées autour du vaccin BCG contre le coronavirus.

Edem A.

 

 

Tedros Adhanom Ghebreyesus : « L’Afrique ne peut pas et ne sera un terrain d’essai pour aucun vaccin »

 

Nafissatou N’diaye, nouvelle Directrice de communication de la BAD

C’est l’institution elle-même qui a publié l’information, annonçant la nomination de Mme Nafissatou N’diaye Diouf au poste de Directrice intérimaire du département de la communication et des relations extérieures du groupe panafricain.

Celle qui a pris fonction depuis ce 1er avril est un professionnel de la communication. Sénégalaise d’origine, bilingue (anglais-français), elle cumule deux décennies d’expérience dans son domaine.

Lorsqu’elle a été nommée chef division en 2018 de la communication de la Banque africaine de développement, assure financialafrik.com, elle a « favorisé des stratégies de communication agiles, reflétant de manière cohérente la cohésion avec la vision de la Banque. Elle a constitué et dirigé une équipe de classe mondiale de rédacteurs, écrivains, spécialistes du numérique et des médias, ce qui a entraîné une augmentation exponentielle de la couverture et de la sensibilisation aux objectifs et projets stratégiques de la Banque ».

Ancienne Directrice des relations publiques pour l’Afrique francophone de ZK Advertising, entre autres, Nafissatou N’diaye Diouf n’atterrit donc pas sur une terre inconnue et à un long parcours qui lui permettra de relever les nouveaux défis que son employeur lui a fixés.

Le président de la BAD, Dr Akinwumi Adesina a dit, suite à la nomination de la diplômée de London school of journalism, compter sur elle « pour diriger le Département en ce moment critique alors que la Banque réagit à l’évolution rapide de la situation de COVID-19 et pour suivre l’excellence travail accompli à ce jour au sein du Département ».


A.H.

 

 

Nafissatou N’diaye, nouvelle Directrice de communication de la BAD

 

Le soutien de la CEDEAO à ses Etats membres face au Covid-19

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en cette période délicate de crise sanitaire, apporte son soutien aux 15 pays membres de l’institution.

Les pays de l’Afrique de l’ouest, tout comme les autres parties du continent, sont confrontés au ravage de la maladie virale. Au Togo par exemple, 58 cas sont confirmés avec 3 décès… Pour contenir la propagation de Covid-19, ils sont soutenus en équipements et matériels sanitaires par la CEDEAO.

Dans un communiqué en date de ce 6 mars et signé du président de la Commission, Jean-Claude Kassi Brou, l’institution communautaire, à travers donc son département Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), a offert à ses pays membres 30 500 kits de tests de diagnostics ; 10 000 Equipements de Protection Individuelle (EPI) (Combinaisons, Tabliers, Robes, Gants, Lunettes de protection, Chaussures) ; 740 000 comprimés de médicaments (Chloroquine et Azithromycine).

En plus de ces matériels, « des commandes ont été passées pour l’acquisition au profit des Etats membres de », notamment 240 000 kits de diagnostics ; 240 000 kits d’extraction ; 250 000 équipements de transports des échantillons viraux ; 285 100 Equipements de Protection Individuelle (EPI) ; 2 681 000 masques pour le personnel médical (Masques faciaux, Masques chirurgicaux, Masques faciaux intégraux) ; 120 respirateurs et plusieurs milliers de litres de gels hydro-alcooliques et de désinfectants.

Selon le communiqué, « L’OOAS travaille également, en étroite collaboration avec les services spécialisés des Etats membres, au déploiement de personnel et des outils de surveillance épidémiologique et de collecte de données, au renforcement des capacités des laboratoires de référence et à la formation du personnel technique ».

Par ailleurs, la CEDEAO et l’OOAS informent qu’ils mobilisent « des ressources financières tant internes qu’externes en vue d’accroitre les quantités de matériels et équipements médicaux indispensables pour prévenir, suivre et combattre cette pandémie ».

En date de ce 5 avril, la maladie virale a déjà fait 55 décès et 328 guérisons sur le continent avec au total 1739 patients sous traitement.


A.H.

 

 

Le soutien de la CEDEAO à ses Etats membres face au Covid-19

 

Lutte contre le Covid-19 : Ce que la société civile recommande au gouvernement

La société civile suit de près l'évolution de la crise sanitaire au Togo. Pour aider le gouvernement, elle fait plusieurs recommandations.

DECLARATION N°002/Cov/4-20
Appel du Groupe de Travail des Organisations de la Société Civile sur les ODD au Togo pour une gestion du Covid19 fondée sur les droits humains et les principes du PND

La maladie à coronavirus, cette affection pandémique constitue une menace pour l’économie mondiale que pour la survie de l’humanité. Partie de la Chine, elle touche au 05 Avril 2020 près de 1 051 635 dont 56 985 décès selon l’OMS.

Nombre de pays africain dont le Togo en sont malheureusement atteints. Selon le CDC (Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, dépendant de l’Union Africaine), l’Afrique compte ce jour 8 736 cas confirmés dans 50 États de l'Union africaine et a déjà coûté la vie à 399 personnes.

Le Togo a enregistré son premier cas le 6 mars et depuis, dénombre cas 41 confirmés dont 03 décès au 05 Avril. Face à ce drame, le gouvernement a mis en place des mesures barrières pour rompre la chaine de transmission au Togo.

Le Groupe de Travail des OSC sur les ODD salue les efforts du gouvernement et félicite le Chef de l’État pour son implication personnelle dans le pilotage de la stratégie nationale.

Le Groupe de Travail exprime ses sincères condoléances aux familles éplorées ainsi qu’une affection marquée d’empathie et de compassion envers les personnes infectées mais renouvelle ses félicitations et sa gratitude tout particulièrement au personnel soignant qui fait montre d’un esprit de sacrifice extraordinaire.

Le Groupe de travail note avec appréciation les mesures récemment annoncées par le Gouvernement et après consultation de ses membres et partenaires sur le terrain vient proposer une série de mesures devant permettre de consolider les actions déjà engagées. Le Groupe de Travail exhorte donc le Gouvernement togolais à :

1. Impliquer davantage les Organisations de la Société civile dans les différents comités de gestion de la crise et dans l’identification des personnes vulnérables et ceux devant bénéficier des mesures d’accompagnement ;

2. Clarifier la gestion pratique du Fonds National de Solidarité (clé de répartition, mécanisme d’accès, durée, redevabilité) et assurer une transparence de toutes les ressources budgétaires ainsi que celles mobilisées auprès de partenaires à cet effet.

3. Élargir les mesures de gratuité de l’eau et de l’électricité à tous les ménages, aux bornes fontaines et à tout type de compteur d’électricité ;

4. Explorer les mécanismes d’équité dans la jouissance des groupes sociaux vraiment vulnérables des dispositions du gouvernement, notamment l’implication active des élus locaux et la réduction des coûts des produits alimentaires sur l’ensemble du territoire à travers, inter alia, une réduction des frais des produits pétroliers ;

5. Réduire les coûts de communication (téléphoniques et internet) tout en rendant la connexion internet gratuite à des moments de la journée et octroyer des promotions sur les branchements individuels de manière à encourager le télétravail et faciliter le temps de confinement ;

6. Rendre les masques disponibles dans les lieux dédiés mais surtout à l’entrée des marchés et ce dans tout le pays ;

7. Rendre obligatoire le port de masque avec des sanctions claires aux contrevenants et en faire la condition sine qua none pour l’entrée dans tout espace et bâtiment publics et privés;

8. Préciser le cadre légal de mise en œuvre du couvre-feu, notamment les sanctions applicables aux contrevenants de manière à proscrire les violences physiques ;

9. Ouvrir une enquête sur les cas de violences infligées aux citoyens dans le cadre du couvre-feu et assurer une prise en charge totale des blessés ;

10. Accorder un temps de communication mais aussi d’adaptation de 48 heures au moins avant l’entrée en vigueur de toute mesure nouvelle ;

11. Instituer un point de presse régulier (quotidien ou hebdomadaire) du Gouvernement notamment du Chef de l’État ou du Ministre de la Santé ;

12. Allouer un fonds spécial au corps médical et autres personnes directement impliquées dans la gestion de la pandémie au Togo et leur décerner des distinctions honorifiques avec avantages significatifs conformément aux dispositions en cours au sein de la République Togolaise ;

13. Élargir la Composition et les attributions du Comité de Riposte mis en place par le Gouvernement à d’autres compétences avérées notamment les économistes, juristes, environnementalistes, sociologues, anthropologues, Psychologues, autorités locales, et aux Représentants du secteur privé et des Organisations de la société civile.

Ce comité devra ainsi non seulement ;

- conseiller le Chef de l’État dans la gestion de la crise
- engager ou consolider le processus de recherche scientifique de produits basés sur les savoirs traditionnels et travaux de recherche déjà engagés, et
- préparer une Stratégie de sortie de Crise, de Positionnement Géopolitique et d’Orientation de la Politique de Développement Nationale pour la période PostCovid 19.

Le Groupe de Travail invite également le Gouvernement togolais à clarifier sa position au sujet d’une information qui crée la psychose au sein de la population concernant un présumé accord du gouvernement pour un test de vaccin du Covid-19 au Togo.

En plus des actions de sensibilisation, de mobilisation citoyenne pour des collectes de fonds, d’éducation et de formation de leaders locaux, de suivi des actions de développement engagées sur le terrain depuis le début de la pandémie, le Groupe de Travail entend intensifier ses actions d’éveil de conscience mais aussi de mobilisation de ressources aux fins de couvrir certains frais.

Au vu de la menace sérieuse que pose cette pandémie à l’atteinte des objectifs du PND, le Groupe de Travail soutient les efforts de communication du gouvernement et vient exhorter l’ensemble de la population à observer strictement toutes les mesures préconisées, surtout le port de masque, et en cas de position contraire à une mesure du gouvernement ou de propositions alternatives, privilégier la voie du dialogue afin de ne pas effriter le tissu social déjà très fragilisé par cette pandémie.

Une action coordonnée, concertée et participative permettra au Togo de renforcer sa résilience après la pandémie et atteindre le maximum des objectifs du PND définis pour l’année.

Fait à Lomé, le 05 Avril 2020

Le GT-OSC-ODD

 

 

Lutte contre le Covid-19 : Ce que la société civile recommande au gouvernement

 

Les grandes lignes des mesures sociales de Nana Akufo-Addo

Dans l’une de ses interventions relatives aux mesures anti-coronavirus, le président ghanéen a sorti le grand jeu, annonçant des mesures concrètes censées encourager ceux qui sont au premier rang de la lutte.

Nana Akufo-Addo a, dans un discours, décliné des mesures sociales d’accompagnement à la riposte au coronavirus. Dans les grandes lignes, on retient la distribution gratuite de vivres aux nécessiteux, la fourniture gratuite de l’eau et de l’électricité pour une durée de 3 mois, 150.000 masques distribués dans le pays chaque jour aux populations, une prime de 15.000 par jour au corps médical soignant (médecins et infirmiers), une augmentation de 50% exonérés de toutes taxes du salaire chaque mois pour le personnel.

Le chef de l’Etat ghanéen a également décidé que l’armée participe au nettoyage du pays. Les frontières resteront fermées pour encore deux semaines supplémentaires avec également le prolongement de deux semaines du confinement. Sans oublier le fait que les transports en commun continuent d’être limités.

Au Ghana, le bilan de la maladie virale est de 287 cas confirmés, 3 guérisons et 5 décès.

Pour couper la chaîne de transmission, il est recommandé de respecter les gestes barrières : se laver régulièrement les mains avec de l’eau propre et du savoir ou avec du gel hydro-alcoolique, tousser dans le creux de son bras, observer une distanciation d’au moins un mètre, ne pas se serrer les mains ni s’embrasser et se référer au corps médical en cas de doute saisir le corps médical.


A.H.

 

 

Les grandes lignes des mesures sociales de Nana Akufo-Addo

 

Togo, les contrevenants au couvre-feu : Quand Yark Damehame recommande la torture comme solution

Nous avons tous été témoins ces derniers jours des images de bastonnades sauvages sur des citoyens qui, semble-t-il, auraient traîné dehors après le début du couvre-feu. Le cas qui a le plus indigné est cette vidéo montrant ce jeune homme sévèrement blessé à l’oeil droit par suite de sauvages bastonnades dans la nuit de samedi 4 avril 2020. Comme à son habitude, et comme dans le passé, le soi-disant ministre de la sécurité Yark Damehame est monté au créneau pour faire semblant de condamner ces sauvageries de nos soi-disant forces de l´ordre et de défense. Selon ses termes, ces éléments, comme il les appelle, et qui constitueraient une minorité, ne seraient pas envoyés en ville pour violenter les populations.

On voudrait bien le croire si dans le passé les nombreuses condamnations du Sieur Yark, suivies de promesses de sanctions, avaient été couronnées par des actes. À chaque violation des droits du citoyen dont les forces de sécurité ou de défense sont coupables, c´est le même Yark qui prend toujours le devant pour essayer de justifier l´injustifiable, de défendre l´indéfendable, ou quelquefois de condamner du bout des lèvres en promettant des sanctions. Et comme le ridicule ne tue pas chez ces Messieurs, notre ministre revient toujours, bien que rien ne soit fait pour que ça cesse, pour présenter un régime propre qui n´aimerait pas le sang, jusqu´aux nouvelles sauvageries, jusqu´aux nouvelles tueries. Et c´est le même cycle infernal qui recommence avec des violations des droits de l´homme par les forces de défense ou de sécurité, avec les mêmes condamnations du bout des lèvres qui ne sont jamais suivies d´arrestations, ni moins encore de poursuites des tueurs et tortionnaires pourtant bien connus.

Yark Damehame, dans ses oeuvres fait semblant de s´en prendre aux « éléments » qui seraient les auteurs des bastonnades sauvages sur de paisibles citoyens, surtout sur le jeune homme gravement blessé à l´oeil droit, parce que tout simplement il n´aurait pas respecté les horaires du couvre-feu. Il ne serait pas d´accord que les policiers, gendarmes ou militaires s´en prennent physiquement aux contrevenants de la loi, et à la place, notre Indira Gandhi du jour recommande une autre torture, pas moins astreignante, pas moins humiliante. «…quelqu´un qui n´a pas respecté l´heure du couvre-feu, je le fais asseoir, il va nous accompagner toute la nuit. Je crois que le lendemain il ne va plus répéter…»

Mais c´est très grave! Ça s´appelle de la torture. Imaginer un ministre en Allemagne, en France ou même au Ghana, qui fait une telle proposition pour pallier aux bavures policières! Le lendemain il sera obligé de présenter sa démission sous la pression de la presse et de l´opinion. Faire une telle recommandation reviendrait à donner un chèque en blanc à nos policiers ou soldats pour faire ce qui leur passerait par la tête, et bienvenue à tous les débordements possibles. Ce comportement de Monsieur Yark prouve qu´il est au courant de toutes les formes de torture infligées aux citoyens qui ont la malchance de se retrouver dans les cachots de ses services. Oh La la, qu´ont fait les Togolais pour mériter de tels dirigeants qui n´ont que des réflexes de casernes pour prétendre conduire les hommes?

S´il est vrai que nos policiers, gendarmes et militaires n´ont pas pour mission de violenter les paibles populations, pourquoi alors les armer de chicottes, de cravaches, de cordelettes et d´autres objets de torture? Combien de temps resteront-ils encore au pouvoir, eux qui sont disqualifiés depuis longtemps pour prétendre diriger aux destinées du Togo? Le bilan sur tous les plans négatif d´un demi-siècle de règne n´est -il pas assez éloquent pour qu´ils reviennent à la raison et remettre sagement le pouvoir au vainqueur du 22 février dernier qui s´appelle Agbéyomé Kodjo? Au moins ceci leur permettrait encore de sortir par la grande porte.

Samari Tchadjobo
Allemagne

 

 

Togo, les contrevenants au couvre-feu : Quand Yark Damehame recommande la torture comme solution

 

Nouveau vaccin à expérimenter en Afrique contre le COVID-19 : Père Affognon demande des clarifications au ministre de la Santé

Doit-on accepter de se faire vacciner par expérimentation en Afrique contre le coronavirus ? La question nourrit les débats depuis plusieurs semaines et fait prendre des positions radicales à certains leaders d'opinion, surtout en Afrique. Le Père Pierre Marie Chanel Affognon, porte-parole des Forces Vives "Espérance pour le Togo" interpelle le ministre de la Santé et les communautés universitaires et demande des clarifications.

Lettre ouverte

À Monsieur le Ministre de la Santé et de l’hygiène publique
À la communauté des universitaires en Science de la Santé
Aux universitaires chercheurs en sciences humaines

Objet : Humble demande de clarification sur la vaccination des enfants au Togo et sur le prétendu nouveau vaccin à expérimenter en Afrique contre le Covid-19.

Mesdames et Messieurs,

Depuis quelques années, la vaccination des enfants fait l’objet de vives critiques, tant en Occident que dans le Sud, notamment dans les pays africains.

Grâce à l’Internet et à la puissance des réseaux sociaux, d’importants flux d’informations très difficiles à discerner et à vérifier sont déversés dans les populations. La situation liée à la méfiance et à la défiance vis-à-vis de la vaccination universelle a certainement poussé le Docteur Michel de LORGERIL à publier une étude, qu’il estime indépendante des industries pharmaceutiques, des gouvernants et des lobbies, dans son ouvrage : Analyse scientifique de la toxicité des vaccins. A l'intention des familles et de leurs médecins, aux Editions Chariot d’Or en février 2019. Aussi, existe-t-il aujourd’hui un vrai mouvement anti-vaccination et certaines études incriminent également la présence d’aluminium, de mercure et d’autres substances toxiques et pathogènes dans les vaccins.

Par ailleurs, les tenants de la "gouvernance mondiale ou globale" et plusieurs organisations de type néo-malthusien semblent avoir placé sur leur agenda le contrôle absolu et la diminution de la population mondiale. En effet, cette volonté de contrôler la population, surtout africaine, fait qu’on lie le développement du continent à la mise en œuvre de la politique du « planning familial ». Je voudrais ici rappeler la réponse scientifique, de l’universitaire Jean-François KOBIANE, démographe à l’Université de Ouagadougou, Directeur de l’Institut Supérieur des Sciences des Populations (ISSP), avec le concept de « dividende démographique », aux propos humiliants du Président français, Emmanuel MACRON, qui estimait que le développement de nos pays est impossible tant qu’il y a encore sept à huit enfants par femme. Cette politique est incarnée par des institutions internationales, gouvernants et puissants lobbies qui se retrouvent tous dans l’Alliance du Vaccin (GAVI) créée en 2000 avec la Fondation Bill et Melinda Gates, l’OMS, l’UNICEF et la Banque mondiale, avec un grand soutien de l’Industrie Pharmaceutique GlaxoSmithKling (GSK). Or, il existerait, des scandales et antécédents liés à ces organisations qui poseraient des questions sérieuses sur leur agenda à l’échelle globale, surtout en ce qui concerne la croissance de la population mondiale. Aussi, un réel racisme qui veut faire des Africains des « cobayes » n’est pas à exclure.

A tort ou à raison, il est aujourd’hui question d’un vaccin à expérimenter en Afrique. Or parmi ses pays partenaires, GAVI cite le Togo dans son Plan d’investissement 2021-2025. On se rappelle également qu’au Togo, il y a peu de temps, des jeunes filles ont fait des crises après la vaccination contre le VPH. Cette situation a été considérée comme une simple hystérie collective. Or, en janvier 2013, la Cour suprême de l’Inde aurait condamné PATH (Program for Appropriate Technology in Health), qui a administré (Gardasil et Cervarix), un vaccin contre la même pathologie du VPH (virus du papillome humain) visant à prévenir le cancer du col, à des jeunes filles indiennes dont certaines en sont mortes. De même, dans la revue Immunologic Research d’août 2016, des chercheurs italiens ont signalé des cas de graves syndromes après la vaccination contre le VPH par Gardasil et Cervarix. Ces chercheurs, dont Beniamino PALMIERI de l'Université de Modena, ont confirmé des cas de « neuropathies avec dysfonction autonomique » après les vaccinations contre le VPH ainsi que des chroniques ou récurrents maux ressemblant à la fatigue chronique, la fibromyalgie ou d'autres syndromes somatiques fonctionnels.

C’est donc face à tout cela, qu’une culture de la méfiance vis-à-vis des vaccins semble prendre place au sein de nos populations. Si rien n’est fait, nous courrons deux dangers : soit le rejet de la vaccination qui va exposer nos populations à des maladies, ce qui sera un véritable problème de santé publique, soit la vaccination forcée par des vaccins effectivement dangereux pour la santé sur le moyen et long terme.

Je viens, donc très humblement, vous inviter à mettre en place, en votre qualité de ministre, d’universitaires, de praticiens et de chercheurs, une stratégie de communication sur cette situation sociétale. D’où je voudrais vous poser des questions qui mériteraient des réponses publiques à l’endroit de tous les citoyennes togolaises et citoyens togolais : La vaccination de nos enfants aujourd’hui est-elle un véritable bienfait ? Si oui, contre quelles pathologies sont-ils protégés après leur vaccination ? Avez-vous testé au niveau pays les compositions des vaccins puisque la possibilité du faux n’est pas exclue ? Y a-t-il un vaccin plus ou moins en relation avec le Covid – 19 qui doit être expérimenté sur nous les africains ? Si oui, le Togo est-il concerné ? Donnez-nous des conseils.

Des clarifications systématiques, dans une communication officielle, à mon humble avis, permettront à nos populations de ne pas rejeter la vaccination sans un bon discernement. Elles permettront également de soulager l’angoisse et la psychose actuelle sur ce fameux vaccin qui vient aggraver celles liées déjà à la présence du Covid-19 dans notre pays.

Dans l’espoir d’une suite favorable à ma requête, recevez ma sincère gratitude et mes vives félicitations, pour les efforts que vous déployez, ainsi que mes salutations les plus distinguées.

Père Pierre Marie Chanel AFFOGNON

Citoyen togolais et prêtre de Jésus Christ

 

 

Nouveau vaccin à expérimenter en Afrique contre le COVID-19 : Père Affognon demande des clarifications au ministre de la Santé

 

Togo : Les actes primaires et bruts doivent être condamnés dans notre pays

Il est du devoir de chacun de nous de condamner vigoureusement, les actes primaires et bruts dans notre pays, le Togo.

La pandémie du coronavirus est déjà une source suffisante d’angoisse et de détresse pour les peuples du monde en général et les togolais en particulier.

Nos frères d’armes, sous prétexte du couvre-feu et d’autres mesures prises par l’autorité dans le cadre de la lutte contre la pandémie, ne doivent pas en rajouter.

Les images témoignant des sévices corporels graves, aveuglément commis par les forces de défense et de sécurité sur nos concitoyens, et qui circulent sur les réseaux sociaux, sont choquantes et particulièrement révoltantes.

A la place de la force brute, il serait judicieux d’outiller ceux qui sont chargés de notre sécurité, d’instruments intellectuels de pédagogie devant servir à conscientiser les rares insoumis à la consigne du couvre-feu.

Ils ne sont pas forcément des indisciplinés au sens militaire du terme, mais très probablement, des nécessiteux qui sont contraints, par la force des choses, ou par souci de survie, de se retrouver dans la rue malgré l’impératif qui leur incombe, de la vider à partir de 20h.

Le ministre de la sécurité et de la protection civile a certainement bien fait de sortir un communiqué pour rappeler ses troupes à l’ordre, mais il doit pouvoir faire mieux en condamnant de tels actes et en faisant réellement punir leurs auteurs.

Mieux, tous les chefs corps et commandants de compagnie doivent se donner la peine d’expliquer et de réexpliquer aux troupes de la force spéciale anti-pandémie, l’objet de leur déploiement actuel dans les rues la nuit.

Ils ne sont pas à la chasse au gibier, mais ils sont précisément déployés pour le maintien de l’ordre et de la sécurité du peuple!!!

Cette expression de » maintien d’ordre et de sécurité » a un sens sacré dans une République, dans une démocratie. Ils n’ont aucun droit de la vider de son contenu sémantique noble!

Luc Abaki

(via la Nouvelle)

 

 

Togo : Les actes primaires et bruts doivent être condamnés dans notre pays

Togo : Le violeur multi-récidiviste Stephane Midodji Amoussou alias « Papson Moutité » défie la justice !

Viol collectif assorti de violences, sodomie et tournage de films pornographiques : Papson Moutité défie la justice togolaise et nargue ses victimes!

Chasser le naturel, il revient toujours au galop dit-on ! Il y a quelques mois nous sonnions l’alarme sur le danger public que représentait le nommé Amoussou Midodji Stephane plus connu sous le nom de Papson Moutité ou encore « chantre Moutité ».

Malgré tous les faits graves et avérés dont il était fautif et toutes les plaintes déposées contre lui par nombre de victimes, la justice togolaise, considérée comme le dernier rempart de tout citoyen martyr d’une injustice notoire dans une république, nonobstant tous les efforts fournis pour redorer son blason aux yeux de la population, a été incapable de dire le droit dans l’affaire Moutité. Cette impuissance de la justice togolaise à dire le droit dans plusieurs affaires a naturellement engendrée une psychose chronique et une déception exacerbée auprès des milliers de citoyens togolais qui ne savent plus vraiment, dans pareille situation, à quel saint se vouer.

Ainsi Papson Moutité, « l’intouchable », dira par la suite, selon nos informations, qu’il a pu échapper à la justice dû au fait qu’il soit l’ami personnel du chef de l’Etat. D’ailleurs, il aime dire à qui veut l’entendre qu’il est très craint par le Procureur de la République et l’ensemble de ses substituts du fait de son statut d’ami personnel du chef de l’Etat Faure Gnassingbé. si cette énième garde à vue dont il fait l’objet depuis le samedi 04 avril n’aboutit pas à un emprisonnement, ceci reviendrait à dire qu’effectivement le sieur Amoussou Midodji Stephane alias Papson Moutité serait bien au dessus de tout l’appareil judiciaire togolais et serait bien évidemment protégé par Faure Gnassingbé lui-même ou son entourage pour terroriser, escroquer, menacer son entourage et d’honnêtes citoyens puis violer, sodomiser, menacer de mort ou violenter nombre de filles comme c’est le cas dans l’affaire pour laquelle il est gardé actuellement à vue à la brigade de la gendarmerie anti gang de Djidjolé.

Dans ce dossier, nous allons dans un premier temps faire un bref rappel des faits de nos écrits à propos de ce monsieur et un résumé de la nouvelle affaire qui risque de l’envoyer en prison. Ensuite nous reviendrons, sans nos prochaines publications, avec tous les détails….

A l’image du coronavirus que tous les pays du monde entier combattent et que toutes les populations évitent en ce moment, Papson Moutité mérite d’être mis hors d’état de nuire car étant bien pire que ce virus. Tant qu’il ne répondra pas de ses actes, il ira toujours de perversion en perversion et ne s’arrêtera point.

Bref rappel

Beaucoup de filles avec qui Papson entretenait des relations soit amicales soit amoureuses ont été plusieurs victimes de ses agissements indignes. Papson Moutité est passé maître du chantage et de la bestialité sexuelle. Après avoir menacé ses amies ou ses copines à qui il intime souvent l’ordre de lui envoyer des photos et vidéos d’elles nues de peur de subir les représailles d’un certain colonel Assouma qui serait, selon ses dires, mis à sa disposition par le chef de l’Etat. Elles font l’objet de chantage et sont obligées d’assouvir à tous ces fantasmes sexuels. Les plus récalcitrantes, à défaut d’être copieusement bastonnées par ses hommes de mains voient les photos et vidéos d’elles nues publiées sur les réseaux sociaux par le chantre Moutité.

Hormis ces comportements qui bien évidemment posent un problème de droit commun, il passe son temps à escroquer d’honnêtes citoyens. On se rappelle sans doute du pactole qu’il a extorqué en Europe pour soit disant offrir des présents aux personnalités respectables de ce pays que sont Gilbert Bawara, Victoire Dogbé, Atcha Dedji, Ingrid Awadé et aussi Kovi Adanbounou. Sans compter toutes ces personnes qui sont quotidiennement escroquées par le sieur Moutité, au nom du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé.

Viol collectif assorti de violences, sodomie et tournage de films pornographiques

Cette nouvelle affaire pour laquelle il est gardé à vue depuis le samedi 04 avril ne fait que mettre confirmer nos écrits et mettre encore une fois à nue, la nature du sieur Moutité. Selon plusieurs sources concordantes fondées sur les déclarations de ses victimes, Papson, par des canaux dont lui seul a le secret, recrute des filles, majoritairement des étudiantes, pour dit-il travailler dans son « ONG ». Une fois recrutées, elles sont transformées en esclaves sexuels par ce dernier. Elles sont violées ou sodomisées parfois collectivement et le tout bien filmé tel un tournage d’un film pornographique. Un peu comme à l’image de son ami Donald Sodji dont la vidéo a défrayé la chronique, par le passé. Les plus récalcitrantes sont séquestrées et âprement violentées par lui et ses hommes de main. « Ils nous disent que lui, il va nous couper la tête, couper la tête de nos parents. Personne ne lui fera rien car il est l’ami personnel du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé donc très craint par tout le monde, ministres, Dg officiers supérieurs, juges etc… », déclare une victime. Une de ses martyrs, après plusieurs viols dont elle a fait l’objet par Papson aurait, selon nos informations, rendue l’âme, faute de moyens pour les soins.

Compte tenue de la gravité des faits sur lesquels nous allons y revenir dans nos prochaines publications, en détails, il passera devant le juge le lundi 7 avril et pourrait être déféré à la prison civile de Lomé.

Il urge véritablement que la justice, cette fois-ci fasse son travail afin que le sieur Amoussou Midodji Stephane et ses hommes de mains répondent de leurs actes. C’est un défi de taille que le chef de l’Etat, le ministre de la justice, le Procureur de la République doivent ensemble relever pour le bonheur de plusieurs familles meurtries par Papson et ses sbires. Le peuple vous regarde et vous gagnerez en nous donnant, pour une fois, des raisons de croire en notre justice et en nos institutions de la république…

A suivre

Source : Miabé Togo Actu

 

 

Togo : Le violeur multi-récidiviste Stephane Midodji Amoussou alias « Papson Moutité » défie la justice !

 

COVID-19 : Quand une note diplomatique française Prédit la Chute de Certains États Africains

(Agence Ecofin) – Le coronavirus continue de faire des ravages à travers le monde. Avec environ 6 000 cas le continent africain reste pour l’instant relativement épargné. Mais de l’avis de certains experts, l’impact à venir de la pandémie en Afrique pourrait être catastrophique au point d’entraîner l’effondrement de plusieurs Etats du continent.

Dans une note diplomatique du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS),intitulée « L’effet pangolin : la tempête qui vient en Afrique ? », obtenue par l’Agence Ecofin, le ministère français des Affaires étrangères prédit un effet quasi-apocalyptique du COVID-19 sur les Etats africains. D’après le think tank du gouvernement, « vu d’Afrique, le Covid-19 se présente sous la forme d’un chronogramme politique qui va amplifier les facteurs de crise des sociétés et des Etats ».

Des Etats défaillants

Selon le rapport, la pandémie du nouveau coronavirus sera « la crise de trop qui déstabilise durablement, voire qui mette à bas des régimes fragiles (Sahel) ou en bout de course (Afrique centrale) ». Pour le CAPS, « le taux de médicalisation […] est quasi-nul et les systèmes de santé nationaux peuvent être considérés comme saturés d’office ».

Ainsi, le COVID-19 devrait révéler « l’incapacité » des Etats africains à protéger leurs populations. La crise sanitaire qui vient avec la maladie entraînera, selon la note, une crise politique qui pourrait être déclenchée par un nombre trop élevé de décès, ou encore l’infection d’un « dirigeant âgé ». Dans ce cas de figure, les Etats les plus exposés à une déstabilisation seraient ceux du Sahel et de l’Afrique centrale, caractérisés par des « politiques publiques défaillantes » au contraire d’autres pays aux « institutions plus solides » tels que le Rwanda ou le Sénégal.

Le CAPS indique également que la fragilisation de l’autorité des Etats ciblés par l’étude, se manifestera également dans les rapports de force qui se déclencheront pour la maîtrise de l’information. « Le discrédit qui frappe les paroles institutionnelles va en outre s’amplifier. L’information se recompose déjà par le bas, en marge des informations publiques via les réseaux sociaux. Le poids des réseaux sociaux va considérablement peser, a fortiori avec le confinement qui va couper littéralement les sociétés des institutions publiques » indique le document.

Un énorme impact socio-économique

« En Afrique de l’Ouest, les mesures de confinement saperont l’équilibre fragile de l’informel, économie de survie quotidienne essentielle au maintien du contrat social. En Afrique centrale, le choc pourrait précipiter la crise finale de la rente pétrolière au Cameroun, au Gabon et au Congo-Brazzaville là aussi au cœur des équilibres sociaux » indique le Quai d’Orsay.

Dans un scénario quasi-hollywoodien, l’institution indique également que les besoins essentiels liés à la crise sanitaire devraient faire apparaître des phénomènes de panique urbaine dans les villes africaines. « La question de la sélection ne portera pas sur les personnes à sauver médicalement (faute de capacités d’accueil), mais sur les besoins de première nécessité : quel quartier ravitailler ? quelles autorités locales crédibles peuvent être les relais d’organisation de la distribution ? quels produits de première nécessité fournir dans une phase attendue de pénurie ? » indique le CAPS. Cette situation devrait entraîner des hausses de la délinquance, rendant encore plus fragile l’autorité de l’Etat.

De nouveaux interlocuteurs pour la France

Au vu de la catastrophe politique, économique et sanitaire prédite, le CAPS propose que la France se tourne vers de nouveaux interlocuteurs avec qui coordonner les « efforts de gestion de la crise en Afrique ». Quatre catégories d’acteurs ont à cet effet été identifiées. Il s’agit des autorités religieuses, dont certaines « pourraient vouloir défier l’ordre public pour imposer le leur dans ce moment de faiblesse de l’Etat » ; les diasporas, qui ont « un devoir d’information civique » ; des artistes populaires qui sont « des autorités morales crédibles et façonnent les opinions publiques » ; et enfin les « entrepreneurs économiques et les businessmen néo-libéraux ».

« Anticiper le discrédit des autorités politiques signifie accompagner en urgence l’émergence d’autres formes d’autorités africaines crédibles pour s’adresser aux peuples afin d’affronter les responsabilités de la crise politique qui va naître du choc provoqué par le Covid-19 en Afrique » indiquent les experts du CAPS, visiblement convaincus que la nouvelle pandémie entraînera une véritable révolution politique dans les pays africains.

Analyse froide ou présomption d’incapacité ?

A la lecture de la note, il ressort que le scénario dressé par les experts du Quai d’Orsay ne laisse aucune place à l’optimisme quant à la capacité des Etats du Sahel et d’Afrique centrale à faire face à la crise. L’analyse remet même profondément en cause le sens de responsabilité des dirigeants africains : « L’immanquable détournement de biens publics (à commencer par des masques) et de l’aide sanitaire internationale à venir (déjà dénoncée sous le terme « Covidbusiness ») peut facilement cristalliser l’ultime perte de crédit des dirigeants » affirme le document. Cet avis s’inscrit dans la logique de plusieurs précédents rapports, qui dressent un tableau complètement sombre des systèmes de gouvernance et des politiques publiques africains.

Pourtant, s’il est vrai que de nombreux pays africains sont considérés comme fragiles, sont-ils aussi démunis face à la nouvelle crise ?

Contrairement aux continents européen, américain ou asiatique qui enregistrent des centaines de milliers de cas et de décès, l’Afrique est encore très peu affectée par la pandémie. En plus d’avoir très tôt pris des mesures de restriction pour freiner la propagation du virus, la très forte population de jeunes que comptent les pays africains pourrait favoriser un taux de décès moins important que les autres continents.

Il faut également noter que, même si les données et contextes sont à chaque fois différents, ce n’est pas la première fois que les pays africains, précisément ceux du Sahel et d’Afrique centrale, font face à une épidémie de grande ampleur. Entre 2014 et 2016, les pays ouest-africains, avec l’aide de la communauté internationale, ont démontré une certaine résilience à l’épidémie d’Ebola qui a fait 11 310 morts dans la région. Plus récemment, malgré la crise sécuritaire en RDC, le pays a également réussi à maîtriser la maladie qui a fait au passage 2268 morts.

Au vu de ces éléments, l’espoir reste permis quant à une maîtrise de la pandémie du COVID-19 par les pays africains, soutenus par la communauté internationale. Même si la corruption et la mauvaise gouvernance ont souvent caractérisé de nombreux pays du continent, il convient de reconnaître que les nombreux efforts qui ont été réalisés jusque-là représentent des points positifs en ces temps de crise.

Une chose est sure, les pays dits fragiles et défaillants, selon la note du Quai d’Orsay, ont déjà acquis beaucoup d’expérience en matière de gestion des crises, qu’elles soient politiques ou sanitaires. Considérer que ces expériences peuvent représenter un atout semble pour l’heure, nettement plus judicieux que de tabler sur un scénario aussi sombre que celui dressé par les experts du CAPS.

Moutiou Adjibi Nourou

Source : Agence Ecofin

 

 

COVID-19 : Quand une note diplomatique française Prédit la Chute de Certains États Africains

 

Note de lecture: En Afrique, le coronavirus met en danger les élites dirigeantes

Le Covid-19 menace une classe politique mondialisée et voyageuse, autant qu’elle met à nu leurs défaillances en matière de santé publique.

Par Joan Tilouine Publié le 03/04/2020 à 09h00, sur www.lemonde.fr/afrique


Analyse. A Londres, Abba Kyari avait ses habitudes dans l’hôpital où il était soigné par des médecins de renom. Parfois, ce septuagénaire à la santé fragile quittait discrètement Abuja, la capitale fédérale nigériane, dans l’urgence. Ces dernières années, son ami, le président Muhammadu Buhari, 77 ans, dont il est le chef de cabinet, s’est lui aussi absenté du pays plusieurs mois durant pour traiter ses problèmes de santé au bord de la Tamise. De retour de Londres, l’une des neuf filles du chef de l’Etat a été diagnostiquée positive au Covid-19 et placée en quarantaine. Abba Kyari, lui, a probablement contracté le coronavirus lors d’une récente mission en Allemagne.

Le plus influent des conseillers de M. Buhari, testé négatif au Covid-19, se retrouve contraint de se soigner dans son pays, première puissance économique d’Afrique, qui consacre à peine plus de 4 % de son budget à la santé. « J’ai pris mes propres dispositions en matière de soins

pour éviter de surcharger davantage le système de santé publique, qui est soumis à tant de pressions », a tenu à préciser dans un communiqué M. Kyari, sans doute peu désireux de s’infliger le calvaire des hôpitaux publics négligés par son administration.
Le Covid-19 n’épargne pas la classe dirigeante africaine, globalisée et voyageuse, clientèle dépensière dans les prestigieux hôpitaux d’Europe, d’Asie, de Suisse, d’Arabie saoudite ou d’Israël. Ils sont même les premiers touchés. Bloqués chez eux par les suspensions des vols suivies des fermetures de frontières et des mesures de confinement, les voilà soudain confrontés aux conséquences concrètes de leurs politiques sur un continent qui se contente de seulement 1 % des dépenses mondiales de santé, et se débat avec deux docteurs pour 10 000 habitants. Les hôpitaux publics d’Afrique ne disposent en moyenne que de 1,8 lit pour 1 000 personnes. Les conditions de prise en charge dans ces établissements sont régulièrement dénoncées, parfois images à l’appui, accompagnées du hashtag #BalanceTonHopital sur les réseaux sociaux francophones.

« Pris à leur propre piège »
« Premiers concernés par le Covid-19, les dirigeants doivent à la fois se soigner ou se protéger, tout en essayant de gérer cette crise et de masquer leurs échecs en matière de santé publique, constate Jean-Paul Bado, historien franco-burkinabé de la santé et de la médecine en Afrique. Ils sont en quelque sorte pris à leur propre piège et c’est une première. » Du Mali au Zimbabwe, de la République démocratique du Congo (RDC) à la Côte d’Ivoire, les chefs d’Etat, leurs conseillers et leurs ministres de même que leurs proches peinent à contenir leurs inquiétudes au gré des résultats rendus par les rares tests disponibles sur le continent. Comme autant de verdicts sanitaires augurant des changements subis de gouvernance.
Des gouvernements et des Parlements entiers sont confinés. Des Etats se retrouvent paralysés sur le plan politique, ou techniquement ralentis. Au Burkina Faso, par exemple, au moins six ministres, dont deux guéris, et le chef d’état-major général des armés sont ainsi infectés. Le Covid-19 a pris la forme d’un virus politique et urbain d’abord, révélateur des défaillances des pouvoirs en place. Pour John Nkengasong, directeur du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC-Africa) rattaché à l’Union africaine, « les politiciens sont les premiers responsables des faiblesses des systèmes et infrastructures de santé et les premiers à devoir trouver des solutions, dans l’urgence ». Ce virologue camerounais craint « le pire », faute de ressources disponibles. « Si le Covid-19 a, dans certains pays africains, affecté d’abord les élites, il se répand désormais dans les quartiers populaires où les indicateurs d’accès aux soins sont aussi préoccupants que les risques d’une propagation rapide », dit-il.

Comment justifier auprès de la population la disponibilité d’un seul respirateur artificiel dans les hôpitaux publics de Conakry, la capitale de la Guinée, où un premier cas a été diagnostiqué mi-mars ? Le pouvoir, de plus en plus contesté, du président Alpha Condé avait pourtant feint de renforcer les capacités médicales après l’épidémie due au virus Ebola en Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016 qui avait fait 11 300 morts.

« Le Covid-19 est perçu par une partie de la population guinéenne comme un virus importé du Nord par les élites occidentales et locales. Ces dernières ne se sentaient pas vraiment menacées par Ebola, un danger venu de la brousse, à l’intérieur du pays », observe l’anthropologue de l’Ecole nationale supérieure de Lyon, Frédéric Le Marcis. Depuis Conakry où il exerce pour l’Institut de recherche pour le développement, ce chercheur note que « le contexte électoral [législatives et référendum constitutionnel organisés le 22 mars] a nui à l’efficacité de la réponse politique et sanitaire à l’épidémie, du moins au début. En outre, les élites contaminées ont traité le coronavirus avec une certaine légèreté, y compris pour leur propre cas. »

En RDC, il n’y a qu’une cinquantaine d’appareils d’assistance respiratoire pour plus de 80 millions d’habitants vivant sur un territoire aussi vaste que l’Europe occidentale. Certains pays du continent n’en disposent d’aucun en état de fonctionner. Ce qui renforce les angoisses dans les villes, où le confinement – parfois imposé par la force militaire et mal expliqué – peut être perçu comme une oppression de plus et une asphyxie de la si vitale économie informelle. Le tout conjugué à un risque de pénurie alimentaire.

« Procès populaires contre l’Etat »
L’historien et archiviste paléographe sénégalais Adama Aly Pam voit là les conditions réunies pour qu’émergent des mouvements urbains de protestation menés par ceux qui n’ont rien à perdre à défier des régimes jusque-là indifférents à leur santé, à leur vie. « Les centres urbains d’Afrique sont d’extraordinaires lieux de ségrégation, que ce soit par le pouvoir, l’argent, le logement et l’accès aux soins, explique l’intellectuel. Cette pandémie exacerbe les inégalités sociales et renforce les sentiments d’injustice face à la santé. Elle augure forcément des contestations politiques en Afrique ».

Au risque de voir ces éventuelles agitations sociales affaiblir des régimes dirigés par des chefs d’Etat âgés, à la santé fragile, et qui peinent à entretenir l’illusion d’un pouvoir fort ? Des régimes autoritaires en Afrique subsaharienne pourraient se révéler « incapables de démontrer un minimum de prise face aux chocs sanitaires et économiques [et] pourraient être fortement contestés », écrivent des diplomates du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du ministère français des affaires étrangères dans une note rendue publique par Le Monde. « Plusieurs Etats fragiles vont se trouver encore davantage contestés, et incapables d’assumer leurs responsabilités régaliennes et westphaliennes », se risquent à prédire ces analystes français.

Dans une autre étude consacrée à l’Afrique, dévoilée par le journal économique La Tribune et que Le Monde Afrique s’est procurée, le CAPS évoque un « virus politique » et n’exclut pas que « cette crise pourrait être le dernier étage du procès populaire contre l’Etat. » Plus que le patient zéro, c’est le « mort zéro » présidentiel et une propagation massive du Covid-19 déclencheur d’incertaines révoltes qui créent la panique dans certains cénacles de pouvoir.

Joan Tilouine

 

 

Note de lecture: En Afrique, le coronavirus met en danger les élites dirigeantes

 

SURSAUT-TOGO/ Communiqué de presse de soutien aux journalistes interdits au Togo

COMMUNIQUÉ DE PRESSE ET DE SOUTIEN
AUX JOURNALISTES INTERDITS AU TOGO.

J'apprends par des appels répétés venus du Togo que le pouvoir politique RPT/UNIR a interdit de parution les journaux «ALTERNATIVE», «LIBERTE», et maintenant «FRATERNITE» pour les avoir soutenus, sur intervention de l'Ambassadeur de France
au Togo, devant la HAAC. Que le Togo -où la liberté de la presse est très précaire-, interdise journaux, radios, TV,... quand bon lui semble, cela n'étonne personne. Mais que cela se fasse sur «demande» d'une ambassade : cela dépasse l'entendement !

Monsieur l'Ambassadeur, vous avez refusé d'utiliser, dans cette affaire, le légitime droit de réponse qui vous a été proposé. Vous n'avez pas non plus utilisé le canal judiciaire pour réagir aux offenses, calomnies ou autres, démarche classique en tel cas. Rien de tout cela. Vous avez porté plainte auprès de la HAAC, bras armé de la
censure du régime totalitaire, et ce, en toute connaissance de cause. Les sanctions furent immédiates : deux mois d'interdiction de publication. Que dire à ceux qui ressentent comme un goût amer de connivence ? Est-ce véritablement cette image de la France que l'on veut donner, au Togo, en Afrique et dans le monde ?

M. l'Ambassadeur plénipotentiaire de France au Togo, comment peut-on être, ou rester, le représentant d'une nation dont on foule cyniquement aux pieds les valeurs fondamentales, son ADN? Rester le représentant d'une nation qui est connue, reconnue, critiquée ou admirée dans le monde entier depuis 1789 pour son combat
pour la Liberté, les libertés ? Rester le représentant d'une nation par deux fois violemment meurtrie au plus profond de sa chair pour avoir promu la Liberté, ses libertés ? Personne n'a oublié la puissance silencieuse de cette foule d'anonymes et de dirigeants de la planète venus soutenir cette France à Paris le 11 janvier 2015. On a
même pu y remarquer la présence de Faure Gnassingbé ! (mais en a-t-il seulement mesuré la portée ?). M. «l'Ambassadeur», en la circonstance, les seuls dignes représentants de ces valeurs sont ceux-la même que vous menez à l'abattoir médiatique orchestré par la dictature.

M. «l'Ambassadeur», vous devriez aller présenter vos excuses aux directions de ces trois journaux et, pourquoi pas, au peuple togolais, pour une telle ingérence négative dans la vie politique d'un régime souverain.

Quant à moi, je prie les directions d'«ALTERNATIVE», de «LIBERTE» et de «FRATERNITE» de vouloir accepter mes fraternelles pensées dans ce moment, qui n'est rien de moins qu'une énième atteinte à la dignité du peuple togolais.

Je leur demande de continuer à dénoncer inlassablement les injustices et les violences gratuites infligées aux faibles par les puissants.

Créons l'«ALTERNATIVE» pour ensemble bâtir un Togo de «LIBERTE» et de «FRATERNITE».

POUR SURSAUT-TOGO
Kofi YAMGNANE, PRESIDENT

 

 

SURSAUT-TOGO/ Communiqué de presse de soutien aux journalistes interdits au Togo

 

Pandémie de COVID-19 : Ce n’est pas le moment de la distanciation budgétaire

Nous vivons des jours très difficiles, car le monde est confronté à l'un des défis les plus graves de son histoire : la nouvelle pandémie de coronavirus. Et apparemment, aucun pays n'est épargné ou presque. À mesure que les taux d'infection augmentent, la panique s’empare des marchés financiers, alors qu’on observe parallèlement le ralentissement brutal des économies et de graves perturbations dans les chaînes d'approvisionnement.

Des circonstances aussi extraordinaires appellent des mesures extraordinaires. Dès lors, il est hors de question de faire comme d’habitude. 

Chaque jour, la situation évolue et exige une révision constante des mesures et stratégies de précaution. Dans ce contexte, nous devons nous préoccuper de la capacité de chaque nation à riposter à cette crise. Nous devons également veiller à ce que les pays en développement soient prêts à naviguer, sans danger, dans ces eaux inconnues. 

C'est pourquoi je soutiens l'appel urgent lancé par le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, pour la mise à disposition de ressources spéciales aux pays en développement à travers le monde.

Face à cette pandémie, nous devons placer la vie au-dessus des ressources, et la santé au-dessus de la dette. Pourquoi ? Parce que les économies en développement sont, à l'heure actuelle, les plus vulnérables. Les solutions que nous proposons doivent aller au-delà de la simple augmentation du volume de prêts. Nous devons aller plus loin et fournir aux pays une aide financière urgente et indispensable, y compris aux pays en développement qui font actuellement l'objet de sanctions.

Dans son rapport sur l'impact des sanctions économiques, le groupe de réflexion indépendant et mondial ODI soutient que depuis des décennies, les sanctions ont décimé les investissements dans les systèmes de santé publique dans un nombre non négligeable de pays.

Aujourd’hui, des systèmes qui ont déjà atteint leurs limites, comme l’indique l’indice de sécurité sanitaire mondiale en 2019, auront du mal à faire face à un danger réel et évident qui menace désormais notre existence collective.

Il faut être en vie pour rembourser ses dettes.  

Certes, les sanctions sont efficaces contre les économies, mais elles le sont moins contre le virus. Si les pays sous sanctions sont incapables de riposter et de fournir des soins vitaux à leurs citoyens ou de les protéger, alors le virus « sanctionnera » bientôt le monde.

Dans ma langue, le yoruba, il y a un adage qui dit : « Faites attention quand vous lancez des pierres sur un marché à ciel ouvert. Elles pourraient atteindre un membre de votre famille ».  

C’est pourquoi je soutiens résolument l’appel lancé par le Secrétaire général des Nations unies en faveur de la suspension de la dette des pays à faible revenu en ces temps d’incertitude et de mutation rapide. 

Mais j’appelle à des actions encore plus audacieuses, et ce pour plusieurs raisons. 

Premièrement, les économies des pays en développement, malgré des années de grands progrès, restent extrêmement fragiles et mal préparées pour affronter cette pandémie. Elles risquent davantage de sombrer sous les lourdes pressions budgétaires qu’elles subissent aujourd’hui avec le coronavirus.

Deuxièmement, bon nombre de pays africains tirent leurs recettes d’exportation des produits de base. L’effondrement des prix du pétrole a plongé les économies africaines dans la détresse. Selon les Perspectives économiques en Afrique 2020 du Groupe de la Banque africaine de développement, ces économies ne sont tout simplement pas en mesure de répondre à leurs engagements budgétaires qui ont été établis sur la base des prix du pétrole en vigueur avant l’épidémie de coronavirus.

L'impact a été immédiat dans le secteur du pétrole et du gaz, comme l'a noté une récente analyse de CNN.

Dans le contexte actuel, nous devons nous attendre à une pénurie aiguë d'acheteurs qui, pour des raisons compréhensibles, réaffecteront les ressources à la lutte contre la pandémie de Covid-19. Quant aux pays africains, dont la principale source de revenus est le tourisme, ils sont aussi financièrement à l’étroit. 

Troisièmement, alors que les pays riches disposent de réserves, comme le prouvent les milliers de milliards de dollars de relance budgétaire, les pays en développement n’ont pas de moyens d’action du fait de leurs ressources limitées. 

La réalité est la suivante : si nous ne vainquons pas collectivement le coronavirus en Afrique, nous ne le vaincrons nulle part ailleurs dans le monde. Il s'agit d'un défi existentiel qui exige que tout le monde soit sur le pont. Aujourd'hui, plus que jamais, nous devons être les gardiens de nos frères et sœurs.  

A travers le monde, les pays qui sont à un stade plus avancé de l'épidémie annoncent des mesures d'allégement de trésorerie, de restructuration de la dette, de moratoire sur le remboursement des prêts, d'assouplissement des normes réglementaires et des initiatives.

Aux États-Unis, une enveloppe de plus de 2 000 milliards de dollars a déjà été annoncée, ainsi qu'une réduction des taux d'intérêt débiteurs de la Réserve fédérale et un apport de liquidités pour maintenir les marchés en activité. En Europe, les économies les plus vastes ont annoncé des mesures de relance de plus de 1 000 milliards d'euros. Et des mesures encore plus importantes sont attendues. 

Alors que les pays développés mettent en place des programmes pour compenser les pertes de salaire des travailleurs qui restent chez eux pour cause de distanciation sociale, un autre problème est apparu : la distanciation budgétaire.

Réfléchissez un instant à ce que cela signifie pour l'Afrique. 

Selon la Banque africaine de développement, la COVID-19 pourrait entraînerait une baisse du PIB, allant de 22,1 milliards d’USD dans le scénario de référence, à 88,3 milliards d’USD dans le scénario catastrophe, soit une contraction des prévisions du PIB pour 2020 de 0,7 à 2,8 points de pourcentage en 2020. Si la situation actuelle persiste, l’Afrique pourrait même tomber en récession cette année.

Le choc de la COVID-19 réduira davantage la marge de manœuvre budgétaire du continent, étant donné que les déficits budgétaires devraient se creuser de 3,5 à 4,9 points de pourcentage et augmenter le déficit de financement de l’Afrique de 110 à 154 milliards d’USD supplémentaires en 2020.

Les estimations de la Banque indiquent que la dette publique totale de l’Afrique pourrait augmenter, selon le scénario de base, de 1 860 milliards d’USD en fin 2019 à plus de 2 000 milliards d’USD en 2020, contre une prévision de 1 900 milliards d’USD dans un scénario sans pandémie. Selon un rapport établi par la Banque au mois de mars 2020, ces chiffres devraient atteindre 2 100 milliards d’USD en 2020 dans le scénario catastrophe.

Il est donc temps de prendre des mesures audacieuses. Nous devons reporter temporairement le remboursement de la dette contractée auprès des banques multilatérales de développement et des institutions financières internationales. Une des solutions est le reprofilage des prêts, qui permettrait d’offrir aux pays une marge de manœuvre budgétaire pour faire face à cette crise.

Cela signifie que le remboursement du principal des prêts contractés auprès des institutions financières internationales en 2020 pourrait être reporté. J’en appelle, non pas à l’annulation de la dette, mais à un moratoire temporaire. Les mesures qui fonctionnent dans le cadre de la dette bilatérale et commerciale doivent pouvoir fonctionner dans le cadre de la dette multilatérale.

Ainsi, nous éviterons les aléas moraux et les agences de notation seront moins enclines à pénaliser une institution en fonction du risque potentiel qu’elle représente au regard de son statut de créancier privilégié.  Le monde devrait être tourné vers des solutions d’entraide et de solidarité, car un risque pour l’un est un risque pour tous.

Il n’y a pas un coronavirus pour les pays développés et un coronavirus pour les pays en développement et les pays surendettées. Nous sommes tous dans le même bateau.  

Les institutions financières multilatérales et bilatérales doivent collaborer avec les créanciers commerciaux en Afrique, notamment pour reporter les paiements des prêts et donner à l’Afrique la marge de manœuvre budgétaire dont elle a besoin.

Nous sommes prêts à soutenir l’Afrique à court et à long termes. Nous sommes prêts à déployer jusqu’à 50 milliards de dollars sur cinq ans dans des projets visant à aider l’Afrique à faire face aux coûts d’ajustement qu’elle devra supporter pour faire face aux répercussions de la Covid-19, bien après le passage de la tempête actuelle. 

Mais un soutien plus important sera nécessaire. Levons toutes les sanctions, pour l’instant. Même en temps de guerre, les cessez-le-feu sont appliqués pour des raisons humanitaires. Dans de telles situations, il y a un temps d’arrêt pour permettre aux secours d’atteindre les populations touchées. Le nouveau coronavirus est une guerre contre nous tous. Toutes les vies comptent.

C’est la raison pour laquelle nous devons éviter toute distanciation budgétaire en ce moment. Prévenir vaut mieux que guérir.  

La distanciation sociale est un impératif aujourd’hui. La distanciation budgétaire ne l’est pas.

*Akinwumi A. Adesina est le Président du Groupe de la Banque africaine de développement.

afdb.org

 

 

Pandémie de COVID-19 : Ce n’est pas le moment de la distanciation budgétaire

Cité au Quotidien / COVID-19 : La Bataille de la Communication

Puisqu’il est désormais de bon ton d’employer un langage guerrier dans le cadre du COVID-19, nous dirons que dans cette guerre la bataille pour contrôler la communication fait rage. Dans le courant du mois de février, les pays occidentaux avaient ainsi fait reproche à la Chine de vouloir cacher l’épidémie, c’est ainsi que le jeune médecin qui aurait signalé le début de l’épidémie serait décédé… Mais aujourd’hui regardons ce qui passe hors de la Chine. C’est aux données chiffrées, annoncées par les médias, qu’il faut prêter attention.

Commençons par l’Europe : souvent on nous annonce les décès pays par pays, essentiellement ceux de la France (dont nous écoutons souvent les médias), de l’Italie et de l’Espagne. En février, on comparait ces chiffres à ceux de la Chine. A la fin du mois de mars 2020, on parlait d’environ 3000 décès en Chine. Si on rapporte ce chiffre à la population totale de ce pays (plus d’un milliard trois cents millions d’habitants), cela donne une autre vision de la pandémie et de sa prise en charge dans ce pays. Car même si les morts ne concernaient que Wu-Han, foyer de l’épidémie, (hypothèse fausse) qui compte environ 11 millions d’habitants, cela fait 0, 03% de décès par rapport à la population de cette ville.

Mais il y a des organes de presse qui prétendent maintenant que la Chine aurait menti sur le nombre de décès qu’elle aurait enregistrés.

Cependant on ne nous dit pas souvent que toujours à la fin du mois de mars sur environ 35 000 décès dans le monde, trois pays européens la France, l’Espagne et l’Italie ont à eux tous seuls enregistré les deux tiers des décès soit plus de 21 000 morts. Et la population de ces trois pays fait environ 172 millions d’individus. Cela n’a rien à voir avec ce qui s’est passé en Chine…

Changeons de continent : Les Etats-Unis avec 325 millions d’habitants ont enregistré un peu plus de 2800 décès : les Etats-Unis pourraient-ils être soupçonnés de trafiquer leurs données, même si les décès se concentrent essentiellement à New York ?

Et l’Afrique ? Le continent qui compte un peu plus d’un milliard trois cents millions d’habitants a annoncé 150 décès à la fin du mois de mars 2020…

Loin de nous l’idée de minimiser ce qui se passe dans le monde avec ce virus qui bouleverse toute la planète, parce qu’il se répand à une allure folle, ce virus qui tue tant de gens, qui pose tant de problèmes aux soignants, et qui par conséquent, laissera des traces dans la vie de tous et de chacun. Et chaque décès est un décès de trop, car c’est une famille qui perd un être cher, des soignants qui vivent douloureusement un échec, une communauté qui perd un membre important…

Mais face à la mauvaise habitude de croire que les chiffres sont froids et plus proches de la vérité que les commentaires, il convient de se rendre compte que la façon de présenter les données chiffrées sert à favoriser telle ou telle impression, à appuyer sur tel ou tel point.

Et dans cet art-là les Africains, sont malheureusement passés maîtres. C’est pourquoi, les communiqués sur ce que décident les gouvernements ne devraient pas passer pour des informations sur la prise en charge de l’épidémie. Car entre le texte pris et la réalité de ce qui se passe sur le terrain, il peut y avoir un fossé.
Ainsi, lorsqu’on ne nous donne pas des informations claires sur le nombre de personnes contaminées dans notre pays : est-ce parce qu’on ne le connait pas ou parce qu’on ne veut pas informer la population, et la communauté internationale, de ce qui se passe vraiment chez nous?

Nous connaissons les habitudes des autorités à ce sujet, dans d’autres domaines, tout autant stratégiques. Par exemple, où trouver des données fiables et complètes sur les ressources minières de notre pays, sur ce qu’elles rapportent ? Et avez-vous essayé de consulter les dernières statistiques scolaires ? On ne peut pas y trouver directement les pourcentages des enseignants pris en charge par le public et ceux qui dépendent du privé ? Pourquoi, leurs ordinateurs ne peuvent pas faire ces calculs, ou aurait-on peur de reconnaitre la grande part du privé ? Et le taux de chômage au Togo, les données officielles vous laissent rêveurs : 4% ? Alors que vos constats de non spécialistes peuvent facilement vous faire voir qu’il ne peut en être ainsi. Pour qui donne-t-on ces chiffres ?

Et s’il n’y avait pas la crise du Coronavirus, saurait-on où nous en sommes vraiment dans notre système de santé malgré les alertes des professionnels et de leurs syndicats ?

Oui nous n’avons pas de respirateur, nous n’avons pas de matériel de protection sophistiqué pour les soignants, mais un hôpital sans eau potable, sans toilettes à disposition des malades, proposé pour l’accueil des personnes porteuses du virus, avec un déploiement médiatique, a-t-il un sens ? Ce type de structure de santé en total délabrement est chose courante au Togo, les citoyens le savent, mais le monde, hors du Togo, le sait-il ?

Alors, les nombreux communiqués et textes divers produits par le Gouvernement, deviennent-ils une réalité sur le terrain ? Ne correspondraient-il pas plutôt à des effets de communication ?

Ce sont les citoyens qui doivent répondre à cette question. Et là, le sentiment d’être abandonné de tous, de nager dans un brouillard d’incertitude, et donc d’angoisse est ce qui ressort des contacts avec la population.

Dans des situations similaires on attend que certaines personnes se donnent pour tâche de démêler le vrai du faux, de fournir aux citoyens des repères clairs. Evidemment ce sont toutes les personnes à qui leur formation et leurs compétences permettent d’analyser la situation et d’aider leurs concitoyens à faire les bons choix. Ce sont les scientifiques qui doivent procéder aux travaux nécessaires pour cela.

Ces scientifiques ne deviennent cependant des intellectuels que lorsque les informations sont livrées à la communauté en toute liberté et vérité, de manière à constituer une veille pour la cité. Cette précision est importante dans des pays comme le nôtre où les autorités essaient d’influer sur l’information dans le sens qui leur convient. Ainsi, on voit ces jours-ci la HAAC suspendre les journaux sous divers prétextes. Pourquoi ?

Pour en revenir aux intellectuels qui choisissent de diffuser leurs résultats envers et contre tout, ce qui nous inquiète, ce sont les exemples suivants : on balbutie encore sur l’histoire de notre pays depuis 1960, puis après 1990. Pourquoi ? Des exemples pareils on en a dans tous les domaines : en Géologie avec nos ressources minières, en Economie avec les résultats catastrophiques de sa gestion depuis une trentaine d’années, en Sciences Sociales, avec la pauvreté qui ne diminue jamais, en Sciences de l’Education avec l’effondrement de notre système éducatif, dans le domaine des Sciences de l’Environnement avec la déforestation, la destruction de l’environnement, etc.

Et pour revenir à la Santé, on a connu une époque où le Togo ne voulait pas avouer son vrai taux de prévalence du VIH/SIDA. Or les scientifiques le connaissaient. Mais les autorités ne voulaient pas qu’on en parle… Cela a retardé la prise en charge de cette maladie.

Alors les personnes à qui nous en appelons en ce moment où nous traversons une tragédie, ce sont les intellectuels, qui ne se laisseront pas distraire de leur rôle de veille, ni par l’amour de l’argent, ni par la peur de perde un poste ou la tranquillité dans son petit coin. Des intellectuels qui ne déformeront ni ne tronqueront pas les informations pour faire plaisir à tel ou tel.

Ce dont les citoyens ont besoin c’est d’intellectuels qui choisissent le bien commun, au nom de la liberté et de la vérité et qui constitueront pour nous une Veille contre le Coronavirus.

Maryse Quashie et Roger E. Folikoue

 

 

Cité au Quotidien / COVID-19 : La Bataille de la Communication

 

Covid-19 : Au Sénégal, le traitement par chloroquine va se poursuivre après des résultats encourageants

Les services sanitaires sénégalais vont poursuivre le traitement par l’hydroxychloroquine (antipaludéen) des patients atteints par le coronavirus, qui “guérissent plus vite”, a indiqué jeudi un haut responsable de la lutte contre la maladie, un mois jour pour jour après son apparition au Sénégal.

Constatée pour la première fois le 2 mars au Sénégal, la présence du nouveau coronavirus a entraîné l’hospitalisation de 195 personnes.

Un patient est décédé mardi – l’ancien président de l’Olympique de Marseille Pape Diouf – un a été évacué vers la France, 138 sont sous traitements et 55 sont guéris, selon le ministère de la Santé.

“Les patients sous traitements, notamment sous traitement spécifique tel que l’hydroxychloroquine, guérissent plus vite, nous l’avons constaté”, a déclaré lors d’une conférence de presse le professeur Moussa Seydi, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital de Fann à Dakar et coordinateur de la prise en charge des malades contaminés au Sénégal.

Il avait indiqué le 27 mars à l’AFP que près de la moitié des patients avaient été traités par de l’hydroxychloroquine, un dérivé synthétique de la quinine disponible sur le marché au cœur d’un vif débat d’experts entre ceux qui préconisent et ceux qui mettent en garde contre son utilisation contre le coronavirus.

“En matière de science, la constatation seule ne suffit pas et il faut faire des recherches poussées avant de valider une attitude”, a souligné le professeur sénégalais.

“Mais les résultats que nous avons constatés nous rassurent et rassurent toute mon équipe et nous allons continuer dans ce sens”, a-t-il ajouté.

Pas encore “d’effet secondaire” sur les patients

“Mieux”, ses services vont, “dans les jours à venir, y associer de l’azithromycine (antibiotique), ce qui devrait nous permettre d’avoir de meilleurs résultats”, a-t-il dit.

Le chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital de Fann a “insisté” sur le fait que ces résultats “ne doivent pas pousser à l’automédication, qui reste dangereuse”.

C’est pour “éviter d’avoir des effets secondaires inconnus et gravissimes peut-être” que les patients ont jusqu’ici été uniquement traités avec de l’hydroxychloroquine, “bien qu’il soit connu que son association avec de l’azithromycine soit plus efficace”, a expliqué le professeur sénégalais.

Mais après n’avoir “pas noté d’effet secondaire” sur les patients, “nous sommes en droit de passer à la deuxième étape”, a-t-il ajouté.

Le traitement contre le paludisme chloroquine et son dérivé l’hydroxychloroquine ne doivent être utilisés pour traiter le Covid-19 que dans le cadre d’essais cliniques ou de “programmes d’urgence”, a averti mercredi l’Agence européenne du médicament (EMA), après des appels à la prudence de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Source : AFP

 

 

Covid-19 : Au Sénégal, le traitement par chloroquine va se poursuivre après des résultats encourageants

 

Coronavirus : la crise humanitaire au Sahel menace de devenir «ingérable» (ONU)

La crise humanitaire dans la région du Sahel central menace de devenir “ingérable”, avec plus de cinq millions de personnes confrontées à une grave insécurité alimentaire alors que le coronavirus se propage, a averti jeudi le Programme alimentaire mondial (PAM).

L‘épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest de 2014-2016 (plus de 11.000 morts) “a illustré l’importance cruciale de l’aide alimentaire dans la lutte contre la propagation de la maladie”, souligne le PAM dans un communiqué publié à Dakar.

“Elle permet de réduire la vulnérabilité à l’infection grâce à des programmes de nutrition qui ciblent les personnes dont le système immunitaire est affaibli, comme les malades chroniques et les personnes âgées”, souligne l’institution de l’ONU.

Or, dans tout le Sahel central, qui englobe le Burkina Faso, le Mali et le Niger, la situation est “extrêmement préoccupante”, estime-t-elle.

Des millions de personnes seront particulièrement fragiles pendant la période dite de “soudure”, entre la fin des réserves de la récolte précédente et les nouvelles récoltes.

Au Burkina Faso, pays “qui a connu le plus grand nombre de décès dus à Covid-19 en Afrique subsaharienne” (288 cas et 16 décès), le nombre de personnes souffrant d’insécurité alimentaire devrait tripler, passant d’un peu plus 680.000 pendant la soudure en 2019 à 2,1 millions à l’approche de la celle qui commencera en juin 2020, selon le communiqué.

Diviser pour mieux régner ?

Quelque 1,3 million de personnes au Mali et deux millions au Niger courent les mêmes risques.

Cette hausse “survient au moment où la pandémie Covid-19 entre dans ces pays déjà fragiles et dans une région où les systèmes de santé sont les plus faibles du monde”, relève également le PAM.

Ces trois pays pauvres sont le théâtre depuis des années d’attaques jihadistes, souvent mêlées à des violences entre communautés.

Conséquence, le nombre de personnes déplacées à l’intérieur de leurs pays y a été multiplié par quatre, avec un pic à 780.000 au Burkina Faso contre un demi-million au début de l’année, selon la même source.

“Ces communautés ont été chassées de leurs foyers par la violence des groupes extrémistes et dépendent désormais presque entièrement de l’aide extérieure pour survivre”, souligne le PAM, selon qui la “menace du Covid-19 met en péril le travail humanitaire”.

“C’est une crise qui s’ajoute à une autre, et la situation pourrait devenir incontrôlable”, a averti Chris Nikoi, directeur régional du PAM pour l’Afrique de l’Ouest, cité dans le communiqué.

Le PAM a besoin d’urgence de 208 millions de dollars jusqu’en août 2020 pour mener à bien ses opérations, précise-t-il.

Source : AFP + Africa News

 

 

Coronavirus : la crise humanitaire au Sahel menace de devenir «ingérable» (ONU)

 

Togo : Journaliste, si tu ne sais pas convaincre, il faut te taire!

On déplore la mort d’un confrère dans un pays sans hôpitaux modernes avec des mouroirs sans équipements toi Directeur de publication de « focass info » tu viens dire qu » il y a eu une douzaine de médecins au tour de notre confrère et arguer qu’il y a eu une forte mobilisation des gens du pouvoir à son chevet avant qu’il ne meurt.

Ta sortie irréfléchie c’est de faire croire à l’opinion que les auto-riz-thé ont fait de leur mieux. C’est quel raisonnement ça ?

Ce sont ces analyses que vous écrivez dans vos journaux et personne ne s’y intéresse. Est ce qu’il s’agit ici de la mobilisation à la dernière minute pour sauver une vie?

À quoi sert une mobilisation de douzaine de médecins au tour d’un journaliste agonisant dans un pays où le système sanitaire est trop défaillant ?

Gouverner c’est prévoir ! Vous croyez que si la chine avait des mouroirs sans équipements comme le Togo on parlerait aujourd’hui des avancées dans le traitement des personnes infectées de coronavirus?

N’importe quoi! Si vous soutenez un pouvoir sans vision, il faut savoir parler. Car nous sommes sous le choc.

J’ai même oublié un aspect. Les gens ne savent pas comment mentir. Notre «grand journaliste» de focass info disait qu’il y a eu une douzaine des médecins compétents au tour du journaliste Dominique avant qu’il ne soit trop tard. À supposer que ce soit vrai, voici une autre question. Pourquoi les 2 ministres infectés de coronavirus ont refusé de bénéficier cette «faurte» mobilisation des médecins au CHR-LC et exige être soigné au Ghana?

Si notre confrère malgré les images que nous avions vu sur les réseaux sociaux, il nous dit qu’il y a eu une forte mobilisation des médecins au tour de feu Dominique Alizou, pourquoi les 2 ministres refusent le traitement au CHR-LC maaaa?

A. Fifa

 

 

Togo : Journaliste, si tu ne sais pas convaincre, il faut te taire!

 

Togo : Discours guerrier d’un Togolais haut perché.

Une ordonnance pour oser s’exprimer, mais que des paroles !

Plus on résiste à l’envie d’arrêter de lire ce discours, plus on est frustré dans la progression. Monsieur 70% a enfin parlé. Mais à l’analyse, on s’interroge sur ceux qui conseillent Faure Gnassingbé. On en vient même à se demander s’il accepte d’être conseillé. Dans l’affirmative, voici en guise de contribution notre apport.

Trop parler, c’est maladie, a chanté un artiste. Faure Gnassingbé a attendu le 34ème cas de contamination, mais surtout une ordonnance pour enfin sortir de son silence. Et pour quels résultats ?

Charité bien ordonnée commence par soi. Monsieur 70% s’est permis de saluer entre autres secteurs d’activités, le travail des journalistes qui « œuvrent inlassablement pour que notre pays sorte victorieux de cette épreuve ». Il n’a que trop raison ; il suffit de consulter LIBERTE, L’ALTERNATIVE et FRATERNITE pour s’en convaincre. Du moins jusqu’à leur fermeture. Mais qu’a fait ou dit Faure Gnassingbé, celui qui détient la clé des grâces depuis lors ? Normal que les conditions dans lesquelles la HAAC a jugé utile de plonger tous les acteurs de ces journaux n’émeuvent pas celui qui est né avec une cuillère en argent entre les lèvres. Aussi cette « reconnaissance » frise-t-elle le ridicule.

Contrairement aux propos de Faure, la production, la consommation et l’emploi sont déjà durement atteints. Il suffit de faire un sondage sur le terrain pour s’en convaincre. « Nous voulons affirmer que face à cette épreuve, la solidarité nationale sera au rendez-vous pour aider les plus démunis d’entre nous, les plus faibles, les plus défavorisés. Aucun Togolais ne sera laissé pour compte dans cette bataille que nous engageons ensemble ». S’il était donné à l’auteur de ces propos de sillonner le pays pour toucher les réalités, il y a des craintes qu’il ressente les malaises du mal qu’il prétend combattre ; non pas parce qu’il sera atteint par le Covid19 –loin de là-, mais il réaliserait qu’il méconnaît les souffrances réelles de « son » peuple. Et s’il voulait être transparent et montrer la bonne voie, il annoncerait concrètement la part de contribution qu’il met personnellement dans la cagnotte et celle des ministres, directeurs généraux, députés et autres sommités qui profitent des richesses du Togo.

Hier soir, je rentrais à peine quand mes colocataires jubilaient. « Pendant trois mois, plus de facture d’eau et d’électricité », criaient-ils. Quand j’ai pris le temps d’en connaître la source, je n’ai pas regretté d’avoir bémolisé leur ardeur.

Gratuité « de la tranche sociale » des factures d’eau et d’électricité. Comme une épée fendant l’eau. N’aurait-il pas mieux fallu ne rien annoncer ? « Nous allons également rendre gratuits pour trois mois, l’eau et l’électricité pour les tranches sociales », a annoncé Faure. Quid de la masse prolétaire qui achète l’eau aux bornes fontaines au quotidien ? Quid des milliers de foyer sans électricité ?

Six mois de gestion par voie d’ordonnance, c’est un boulevard pour « tout ». Et déjà, le ton guerrier transparaît quand on lit : « Aucun écart ou manquement ne sera toléré ». Mais l’autorité se permet de laisser dans le dénuement total les structures sanitaires, d’adouber les détournements de deniers publics. Ces écarts par contre sont tolérés !

Mesures prises comme l’arrêt des vols, parlons-en. « Aussitôt le premier cas confirmé, nous avons pris des mesures de prévention et de restrictions pour limiter la propagation du coronavirus dans notre pays et protéger nos frontières : suspension des vols internationaux en provenance des pays à haut risque, fermeture des frontières… ». Pourquoi Faure cherche-t-il à faire avaler l’engourdissement de son équipe et ses conseillers aux populations ? De quelle suspension des vols parle-t-il avec le cirque de Gnama Latta à l’aéroport de Lomé? Les archives sont toujours là pour déterminer le degré de mensonge dans cette déclaration.

Qui feront désormais partie des « plus pauvres » devant bénéficier de transferts monétaires ? S’il est un conseil d’urgence à donner, c’est que les prix des produits pétroliers qui affectent tout le monde soient revus sans délai. Bien que les stations d’essence soient les propriétés de la minorité dans leur majorité. Ce ne sera pas une faveur, mais une justice sociale, les prix du baril à l’international ayant dégringolé depuis janvier.

Les populations se portaient assez mieux, avant cette sortie d’hier qui, à force de susciter doutes et déceptions, risque de vulnérabiliser d’autres citoyens face à la pandémie.

Rien par contre n’a été dit sur la précarité dans laquelle les enseignants du secteur privé sont plongés, la plupart émargeant selon les jours travaillés ; contrairement à leurs collègues du public. Tout comme la situation de risque des détenus encore en détention. Il est vrai qu’une annonce de relaxe de 1048 d’entre eux est dans les bacs, mais quelles dispositions l’administration pénitentiaire prend-elle pour s’assurer que les « nouveaux locataires » qui continuent d’arriver dans les prisons, ne sont pas des porteurs sains de la maladie qui pourrait se développer dans les jours et semaines à venir ? Ce serait une hécatombe en morbidité et mortalité.

Avec le coronavirus, la problématique de l’indépendance monétaire et budgétaire revient sur le devant de la scène. A développer très prochainement.

Godson K
(Quotidien LIBERTE)

 

 

Togo : Discours guerrier d’un Togolais haut perché.

Afrique : Multiplication des bavures des forces de l’ordre au nom de la lutte contre la COVID-19

Johannesburg | Coups de fouet ou de feu, gaz lacrymogène, humiliations : dans plusieurs pays africains, les forces de sécurité chargées de faire respecter des mesures drastiques de lutte contre le coronavirus multiplient les dérapages, obligeant les autorités à réagir.

Sur le continent le plus pauvre de la planète, les confinements, restrictions aux déplacements et même gestes barrière contre le virus s’avèrent extrêmement difficiles à appliquer dans des mégapoles ou des quartiers surpeuplés dont les populations survivent au jour le jour.

Les mêmes scènes de désobéissance se répètent partout en Afrique, où plus de 5300 cas, dont 170 mortels, ont été officiellement enregistrés.

Des files d’attente compactes se forment devant les supermarchés, en violation des règles de distanciation sociale. Des petites boutiques non essentielles, notamment de vente d’alcool, restent ouvertes en dépit des interdictions.

Souvent, les réactions musclées des forces de sécurité, aux traditions de répression parfois bien ancrées, se ressemblent, au nom de la protection de la santé des citoyens.

En Ouganda, la police a reconnu vendredi avoir blessé par balle deux hommes qui tentaient, selon elle, de s’opposer aux restrictions sur les déplacements. La veille, policiers et soldats avaient tabassé des vendeurs de fruits et des clients de marchés réunis sur la place publique.

Ces réactions ont indigné la ministre du Commerce, Amelia Kyambadde, qui a appelé les forces de l’ordre à « s’abstenir de frapper ». « S’il vous plaît, expliquez-leur (les consignes) sur les radios communautaires », a-t-elle plaidé.

L’armée a été contrainte de présenter ses excuses.
« Humiliation »

Au Kenya, où un couvre-feu est en vigueur, l’inspecteur général de la police a appelé à une enquête après la mort d’un adolescent tué par des coups de feu qui auraient été tirés par la police dans un bidonville de Nairobi.

Vendredi, dans la ville portuaire de Mombasa, des centaines de personnes qui attendaient un transbordeur ont été dispersées à coup de gaz lacrymogènes, avant même l’entrée en vigueur du couvre-feu. Des policiers antiémeutes s’en sont pris à des personnes à coups de fouet.

« C’est injustifié et inapproprié […]. Pourquoi infliger de telles atrocités ? », a réagi le gouverneur de Mombasa, Hassan Joho.

En Afrique, « il semble que la seule façon connue des autorités pour gérer la population est la violence et l’humiliation », a dénoncé Shenilla Mohamed d’Amnistie internationale.

Mausi Segun, directrice pour l’Afrique de l’ONG Human Rights Watch (HRW), a pour sa part appelé les gouvernements à « rapidement enquêter » sur les abus des forces de sécurité et à « punir » les coupables.

En Afrique du Sud, où un confinement total a été imposé, la police des polices s’est saisie de dossiers dans lesquelles la police est accusée d’avoir abattu trois civils.

Lundi, le président du pays Cyril Ramaphosa a rappelé à l’ordre les forces de sécurité qui, a-t-il dit, « doivent toujours agir dans le cadre de la loi ». La ministre de la Défense Nosiviwe Mapisa-Nqakula a condamné « les abus » des soldats.

Des vidéos de citoyens contraints, par des policiers ou des soldats qui ricanent, de faire des flexions circulent abondamment sur les réseaux sociaux en Afrique du Sud ou au Sénégal.
« Psychose »

Situation similaire en République démocratique du Congo (RDC). Les images d’un policier protégé d’un masque sanitaire frappant avec une matraque un homme à terre, qui hurle de douleur, ont provoqué la colère.

D’autant plus que la scène se déroule sous les yeux du chef de la police de Kinshasa, Sylvano Kasongo.

« La lutte contre la propagation du #COVID19 […] ne doit pas se faire au détriment des droits de la personne », a prévenu l’ambassadeur du Canada en RDC, Nicolas Simard.

Un arrêté officiel a exigé de la police qu’elle fasse « respecter les mesures prises, avec fermeté […] et le respect de la dignité de la personne humaine ».

Des policiers ont également été filmés tabassant des passants au Sénégal et au Burkina Faso, où un couvre-feu a été imposé.

« Nous sommes dans un état de droit qui ignore le droit de survivre », a réagi John Nana, acteur de la société civile au Burkina.

Les forces de sécurité « démontrent leurs compétences sur les civils […], alors qu’à quelques kilomètres » de la capitale Ouagadougou, elles « ont pris la poudre d’escampette » face aux djihadistes qui font régner la terreur dans le pays, a-t-il dénoncé.

En Côte d’Ivoire enfin, environ 450 personnes ont été interpellées pour non-respect du couvre-feu.

Elles « font l’objet de bastonnade », a dénoncé le Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH). « Cela est inacceptable et rajoute à la psychose créée par le coronavirus. »

Source : AFP

 

 

Afrique : Multiplication des bavures des forces de l’ordre au nom de la lutte contre la COVID-19

 

Lutte contre le coronavirus : François Boko appelle Faure Gnassingbé à ne pas y aller "par une force militaire"

L'ancien ministre de l'Intérieur, François Akila Esso Boko a appelé Faure Gnassingbé à éviter de "militariser" le combat contre le Covid-19, quelques heures après son discours à la nation.

Tout d'abord, François Boko a félicité le chef de l'État pour son "adresse à la Nation, et pour des mesures socio-économiques et fiscales annoncées", dans ce contexte de crise sanitaire.

"Mais attention, évitez de tout militariser.On ne combat pas le Covid-19 par une force militaire de 5000 hommes à l'instar de la force spéciale élection", a-t-il écrit dans un tweet.

Dans son discours à la nation ce mercredi, Faure Gnassingbé, soulignons-le, a annoncé la création par décret d'une force spéciale anti-pandémie composée de 5000 hommes.

Une force mixte composée, a-t-il indiqué, des forces de défense et de sécurité sur le modèle déjà connu de la FOSEP.

Edem A.

 

 

Lutte contre le coronavirus : François Boko appelle Faure Gnassingbé à ne pas y aller "par une force militaire"

Ce que je crois : le Togo doit renaitre, nécessairement.

Je remarque, depuis un moment, surtout depuis l’élection du 22 Février dernier jusqu’à ce discours présidentiel du 1er Avril sur le COVID-19, que le Togo, irréversiblement, a besoin d’une TRANSITION devant aboutir à une refonte de fond en comble de l’Etat.

Le pays est trop divisé et va à sa perte. Les choses sont telles que l’Etat n’a même pas de statistiques démographiques fiables pour mener à bien un quelconque plan social ou de développement.

Et puis, Il existe une crise de confiance aiguë au-delà de toutes les bornes acceptables. Exemple: avant de tenir son discours, le président aurait pu, par grandeur d’esprit, faire appel à ses opposants et, autour d’une table, recueillir leurs avis et suggestions sur la crise du Coronavirus. Qu’elle aurait été forte et rassurante une telle image! Malheureusement, la haine et le mépris sont plus que tenaces.

Nul ne sortira gagnant de cette situation si les choses doivent continuer sur la même lancée. Notre pays est malade. Gravement. Il lui faut un temps d’arrêt, une parenthèse d’évaluation. Pour entamer de refaire ce Togo nouveau dans lequel les citoyens ont de la considération pour leurs dirigeants et vice-versa, un pays où le pouvoir est fondé sur des valeurs morales et humaines, il va falloir, je le crois fortement, refaire une autre CONFERENCE NATIONALE (dans un autre format) ayant pour objectif de créer les conditions qui inaugurent l’exercice du Grand Pardon.

Les Togolais ont, de part et d’autre, accumulé assez d’experiences pendant ces 30 dernières années pour pouvoir, toute vanité et tout égoïsme mis de côté, réussir ce pari qui est un pari existentiel. La survie de la nation y dépend car, le Togo a besoin de repartir sur de nouvelles bases; en interne, il doit se réconcilier et, au plan international, se remarier. Seuls le Courage et l’Humilité peuvent conduire ce pays perdu vers les rivages de cette renaissance bénéfique pour tous. Oui en effet, «Nos errances nous orientent» comme nous l’enseigne Édouard GLISSANT.

Kodjo Epou
04/01/2020

 

 

Ce que je crois : le Togo doit renaitre, nécessairement.

 

Togo : La suspension d’un journal met la liberté d’expression à rude épreuve

En l’espace de quelques jours au mois de mars 2020, la HAAC de Willibronde Télou a suspendu trois des meilleurs journaux togolais : l’hebdomadaire L’Alternative (2 mois), le quotidien Liberté (2 semaines) et l’hebdomadaire Fraternité (2 mois). Les deux premiers avaient critiqué le rôle trouble que joue la France de Emmanuel Macron dans le maintien de la dictature de Faure Gnassingbé au Togo. Ils ont été suspendus sur ordre express de l’ambassadeur de France au Togo. Quant au journal Fraternité, il a été suspendu pour avoir dénoncé la suspension de ces deux confrères | Infog : 27avril.com

En réaction à la décision prise hier par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) du Togo de suspendre le journal ‘’Fraternité’’ pour deux mois, Marceau Sivieude, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International a déclaré :

« La sanction infligée au journal ‘’Fraternité’’ est disproportionnée. Elle constitue une attaque contre les médias en général et une violation du droit à la liberté d’expression. Les autorités du Togo doivent immédiatement lever cette décision ainsi que la suspension des journaux ‘’Alternative’’ et ‘’Liberté’’.

D’une manière générale et en particulier en ces temps de pandémie du COVID-19, les autorités Togolaises doivent garantir le droit des populations à l’accès à l’information et veiller à ce que les médias puissent faire leur travail sans crainte et sans intimidation ni harcèlement.

Marceau Sivieude, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International

« Dans un contexte post-électoral encore fragile, il est important pour la HAAC de garantir la promotion de la liberté d’expression plutôt que d’exercer des pressions sur un média qui n’a fait que relayer l’opinion d’un journaliste sur une décision de cette institution.

« D’une manière générale et en particulier en ces temps de pandémie du COVID-19, les autorités doivent garantir le droit des populations à l’accès à l’information et veiller à ce que les médias puissent faire leur travail sans crainte et sans intimidation ni harcèlement. »

Complément d’information

Hier, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), l’organe de régulation des médias au Togo, a suspendu l’hebdomadaire « Fraternité » pour deux mois après avoir entendu Joel Vignon Kossi Egah, son directeur de publication.

Ce dernier, dans les colonnes de son journal et au cours d’une émission radio, avait critiqué en parlant de « zèle » la décision prise le 23 mars, par l’organe de régulation, de suspendre deux journaux d’opposition ‘’Alternative’’ et ‘’Liberté’’ à la suite d’une plainte pour diffamation de l’ambassadeur de France au Togo.

Ce dernier avait porté plainte auprès de la HAAC contre le quotidien ‘’Liberté’’ à la suite d’un article publié le 3 mars, et qui, selon lui ‘’contient des accusations graves, infondées et calomnieuses contre l’ambassadeur de France et son pays’’.

L’ambassadeur avait également porté plainte auprès de la HAAC contre le bi-hebdomadaire ‘’Alternative’’ à la suite d’un article paru le 28 février dernier sur Frank Paris, le conseiller Afrique du président français Emmanuel Macron. Selon l’ambassadeur, l’article contenait, « des accusations graves, infondées et calomnieuses ».

Les deux journaux ont été suspendus pour deux mois par la HAAC. Bien que des restrictions au droit à la liberté d’expression peuvent être permises pour garantir la protection des droits et de la réputation d’autrui, de telles restrictions doivent être nécessaires et proportionnées.

Ce sont ces suspensions que le journaliste Joel Vignon Kossi Egah, avait dénoncé.

Hier, l’organe de régulation l’a auditionné et qualifié ses propos de « discourtois, injurieux et diffamatoires à l’endroit des membres de la HAAC ». Il s’en est suivi une suspension de deux mois de son journal.

Amnesty International

 

 

Togo : La suspension d’un journal met la liberté d’expression à rude épreuve

 

Désormais, susciter l’émotion est passible de poursuites judiciaires au Togo !

La publication des images et vidéo du journaliste Dominique Aliziou avait-elle pour intention de faire du mal, ou de susciter l’émotion et une prise de conscience ? Le ou les auteurs de la publication seraient tombés sous le coup de la loi. C’est à croire que, plus que les images du journaliste, c’est l’approximation dans la gestion de l’épidémie avec le passoir qu’est devenu le Togo qu’on tente de cacher derrière cette réaction. Parce que contrairement aux discours, l’Etat togolais a manqué de prendre la mesure du danger en laisser ouvert les voies d’entrée, sans mesures préventives.

Le 28 mars dernier, Moustafa Mijiyawa, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique s’est fendu d’un communiqué. «…Il s’agit de Dominique Aliziou, journaliste de son état, âgé de 49 ans, qui a été admis le 22 mars 2020 après un récent séjour de deux semaines en Belgique. Décès survenu le 27 mars 2020 au soir au centre de prise en charge dédié au CHR-Lomé Commune. Le gouvernement présente ses sincères condoléances ainsi que sa profonde compassion à la famille éplorée et à tous les professionnels de médias. Malheureusement, des images choquantes du malade agonisant sous soins médicaux ont été diffusées sur les réseaux sociaux par des personnes indélicates pour émouvoir l’opinion publique. Ce comportement immoral constitue une violation flagrante des dispositions pénales relatives à l’intimité de la personne qu’il convient de poursuivre et de punir. En conséquence, le ministère de la justice prend d’ores et déjà toutes les dispositions pour la mise en mouvement de l’action publique pour situer les responsabilités en vue de la sanction de tous les auteurs et complices de ces faits délictueux ».

Mais avant ce communiqué, il y a l’audio d’un des enfants du disparu qui a ému aux larmes. Tout en sanglotant, le jeune a eu le courage pour décrire le mal dont souffrait son père. Jusqu’à l’instant fatidique.

Dominique Aliziou a réveillé un peuple encore incrédule

Lorsque j’ai appris la mauvaise nouvelle et vu les images et la vidéo, je suis retourné voir ma femme et ma fille pour leur répéter encore que le mal vient d’entrer dans la corporation des journalistes. Et ma femme et tout son entourage réalisaient que c’est de plus en plus proche. L’humain étant têtu par essence, il a fallu ces images pour que le déclic se fasse. Comme chez nombre de Togolais qui étaient toujours incrédules face aux ravages du coronavirus19. Tout simplement parce qu’aucun de leurs proches n’était encore tombé raide mort, frappé par l’ennemi invisible.

Parce qu’il suscitait indignation ou admiration selon le bord politique de l’auditeur, parce qu’il était connu sans être connu, les images et vidéo de Dominique Aliziou demeureront dans la mémoire collective. Le temps apaisera peut-être les coeurs. Mais dans des foyers, viendra le temps où certains avoueront que par Dominique Aliziou, ils avaient vraiment pris conscience du mal qui tue. Et la voix de son fils aussi accompagnera d’autres qui ont été émus. Mais le code pénal ne reconnait malheureusement pas l’émotion dans aucun de ses articles.

Des poursuites judiciaires contre « des images pour émouvoir l’opinion publique »

Quand le ministre parle de mettre en branle l’action publique, il fait référence à l’Article 368 du code pénal. Ainsi, « Constitue une violation de l’intimité d’une personne, le fait : 1) de publier ou de diffuser des papiers ou enregistrements privés, un dessin, une photographie, un film ou tout autre support reproduisant l’image de cette personne sans son accord ou celui de ses ayants droit ; 2) d’organiser, par quelque procédé que ce soit, l’interception, l’écoute ou l’enregistrement de communications privées, orales, optiques, magnétiques ou autres échanges reçus dans un lieu privé, à l’insu ou sans l’accord des personnes en communication ou du maître des lieux ». Rien n’est dit sur l’objectif poursuivi par la personne qui serait sous le coup de la loi en agissant ainsi. Or, Mijiyawa lui-même semble reconnaître que dans le cas en question, le but était « d’émouvoir » ; pas d’indigner ni de révolter.

Emouvoir, c’est toucher quelqu’un ou un groupe en éveillant un intérêt puissant, une sympathie profonde. La mort de Dominique, images et vidéos à l’appui a effectivement ému l’opinion publique. Mais ce sera puni par la loi. Finalement, le ministre aura réussi à déplacer les problèmes.

De la désaffection des centres hospitaliers, il n’en est point question dans son communiqué. Du passoir que sont devenues les frontières du pays devant ce mal, rien n’a été relvé. De la longévité du ministre au poste cumulatif de Directeur général de l’Ecole Nationale des Auxiliaires médicaux (ENAM), on n’en parle pas. Moi aussi je suis passé dans cette école de 1993 à 1996. Et déjà, Mijiyawa était en poste. Jusqu’à présent, bien qu’il ait été nommé ministre, il continue à occuper l’autre siège.

Des images qui suscitent l’indignation et pourraient mettre à mal la sécurité d’un pays, on s’accorde à les condamner sans réserve. Mais Dominique Aliziou demeurera dans les téléphones des citoyens comme une mise en garde face au coronavirus19. Tout comme la voix de son fils. Mais si la justice veut punir le ou les auteurs desdites images, personne ne s’opposera. Puisqu’elle semble rendue « au nom du peuple ».

Mais qui oserait porter plainte contre le gouvernement pour « laxisme avéré » dans la gestion de la pandémie au coronavirus ? Pendant que d’autres pays fermaient leurs espaces aériens, celui du Togo ressemblait au slogan de l’opérateur de téléphonie mobile, « no limit ». Grandement ouvert, sans limites. Et surtout, sans mesures de confinement. Pour les deux semaines de liberté dont a joui le désormais feu Dominique Aliziou, on a estimé à quelque 150 le nombre de contacts. Sans s’étaler sur…les contacts de ses contacts ! Ce seul début de « généalogie » pour répéter une fois encore que l’exterminateur invisible est bien là. Sans arme de destruction massive visible, mais sous forme d’objet volant non idendifié (OVNI) à l’oeil nu.

Alors, REVEILLEZ VOUS !

Godson K.

 

 

Désormais, susciter l’émotion est passible de poursuites judiciaires au Togo !

 

Covid-19/Sani Yaya : « L’OTR va suspendre les recouvrements jusqu’à nouvel ordre »

Dans son discours à la nation hier mercredi, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a fait des annonces et pris un certain nombre de mesures.

Entre autres mesures, la création d’un fonds national de solidarité et de relance économique de 400 milliards de francs CFA, la gratuité de l’eau et de l’électricité pour les tranches sociales pour trois mois, le lancement d’un programme de transferts monétaires pour les plus vulnérables, la mise en place des mesures spécifiques d’accompagnement pour soutenir les entreprises en particulier PMI/PME affectées par les conséquences de la pandémie, la production agricole et assurer l’autosuffisance alimentaire…

Selon le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, ces décisions du chef de l’Etat ne font que renforcer la « solidarité nationale » requise en cette période de crise sanitaire. « Le Président de la République ne fait que montrer la voie à suivre », a souligné le ministre Yaya.

Pour lui, la réduction des frais de branchement d’eau de 75 mille francs CFA à 25 mille francs CFA a tout son sens. « Parce que l’une des mesures préventives importantes, c’est se laver les mains régulièrement. Donc il est important de donner de l’eau à toute la population. Il y a 5 mille demandes de branchement à l’eau qui attendent, donc ces 5 mille branchement seront facturés à 25 mille francs au lieu de 75 mille francs », a annoncé le ministre en charge de l’Economie.

A en croire l’argentier togolais, des instructions fermes ont été d’ores et déjà données à l’Office togolais des recettes (OTR) de « suspendre toutes les procédures en cours durant toute la période de la crise, de suspendre aussi les redressements fiscaux, et les pénalités en ce qui concerne les retards dans les paiements des impôts ».

« L’OTR va suspendre les recouvrements jusqu’à nouvel ordre. Il y aura une exonération de tous les impôts, taxes, frais de douane sur tout le matériel médical et sur tous les médicaments qui sont en lien avec le covid-19. On prend en charge tout le traitement des malades », a ajouté Sani Yaya.

Selon le ministre, ce fonds national de solidarité et de relance économique de 400 milliards de francs CFA sera non seulement destiner à soutenir les entreprises, mais aussi à soutenir les ménages, les revendeuses, les conducteurs de taxi-moto, les artisans, bref les acteurs du secteur informel. « Et ceci sera fait dans un cadre de transparence avec des critères objectifs », a déclaré le ministre.

Notons qu’actuellement plus d’une trentaine de cas de covid-19 ont été enregistrés au Togo.

Godfrey A.

 

 

Covid-19/Sani Yaya : « L’OTR va suspendre les recouvrements jusqu’à nouvel ordre »

Fambaré Natchaba : « C’était parce que le pouvoir a minimisé l’acte de Kodjo que ça prend cette allure »

Agbéyomé Kodjo est dans la ligne de mire de l’ancien président de l’Assemblée nationale Fambare Ouattara Natchaba. Ce cacique du pouvoir sans grande surprise, a manifesté son désaccord face à l’agissement de ce dernier qui, depuis l’élection présidentielle du 22 février dernier s’autoproclame vainqueur. Pour ce militant d’UNIR, le leader du MPDD est en train de creuser sa propre tombe.

Intervenant sur l’actualité sociopolitique qui prévaut au Togo, notamment la convocation du SCRIC à laquelle devait répondre le candidat de la dynamique Kpodzro, qui s’est fait représenter encore une deuxième fois, sieur Natchaba a laissé entendre que « c’est une bonne chose » et qu’il relève de la responsabilité du Chef de l’Etat et du ministre de la Justice de stopper Agbéyomé. A l’en croire, « C’était parce que le pouvoir a minimisé l’acte de Kodjo que ça prend cette allure ».

A ceux qui critiquent le gouvernement de s’en prendre au premier responsable du MPDD alors que le pays est en pleine crise sanitaire, l’ancien directeur du cabinet des Affaires étrangères a indiqué « qu’on ne peut pas prendre prétexte de la pandémie pour laisser un boulevard à un perturbateur ».

Quant à l’appel à mobilisation lancé par la dynamique Kpodzro en soutien au « Président démocratiquement élu », Fambare Ouattara Natchaba se montre confiant. Selon lui, le protégé de Mgr Kpodzro ne bénéficiera d’aucun soutien, car nul ne va oser sortir à cause de cette pandémie qui sévit sur le territoire. « Il est seul », a-t-il lancé.

Et d’ajouter : « Aujourd’hui, de vous à moi, qui va sortir dans la rue pour dire qu’il défend Kodjo autoproclamé Président ? Est-ce que vous trouverez des gens pour dire qu’ils défendent Agbéyomé, ils n’ont qu’à sortir, Faure aussi a des gens. Et nous ne voulons pas çà. Il n’y aura pas de troubles et Kodjo même n’aura personne. Tous ceux qui peuvent sortir, c’est ceux-là qui s’agglutinent chez lui mais franchement le virus nous préoccupe (…) Tous ceux qui ont fait çà ont fini en prison. Ce n’est pas bon, il n’a qu’à arrêter ».

Pour ce qui est des risques qu'encoure Agbéyomé Kodjo qui s’autoproclame président de la République, en tant que juriste, Natchaba estime que « la loi permet de mettre sous éteignoir une telle personnalité. Ce n’est même pas une personnalité. Cela devient quelque chose de fou. La loi ne permet à personne de se réclamer de ce titre ».

« La loi est faite pour tout le monde et l’ancien Premier ministre Kodjo sait qu’il est en train de violer la loi et lorsque les foudres de la loi vont s’abattre sur lui, il ne s’en prendra qu’à lui-même ; personne n’ira à sa défense et tous ceux qui pensent qu’il a raison, et qu’il y a cafouillage et qu’ils vont s’insérer dedans ont tort. Il n’y a pas de vide constitutionnel au Togo. La loi existe toujours », a-t-il souligné.

Nicolas K

 

 

Fambaré Natchaba : « C’était parce que le pouvoir a minimisé l’acte de Kodjo que ça prend cette allure »

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