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Coronavirus : la crise humanitaire au Sahel menace de devenir «ingérable» (ONU)

La crise humanitaire dans la région du Sahel central menace de devenir “ingérable”, avec plus de cinq millions de personnes confrontées à une grave insécurité alimentaire alors que le coronavirus se propage, a averti jeudi le Programme alimentaire mondial (PAM).

L‘épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest de 2014-2016 (plus de 11.000 morts) “a illustré l’importance cruciale de l’aide alimentaire dans la lutte contre la propagation de la maladie”, souligne le PAM dans un communiqué publié à Dakar.

“Elle permet de réduire la vulnérabilité à l’infection grâce à des programmes de nutrition qui ciblent les personnes dont le système immunitaire est affaibli, comme les malades chroniques et les personnes âgées”, souligne l’institution de l’ONU.

Or, dans tout le Sahel central, qui englobe le Burkina Faso, le Mali et le Niger, la situation est “extrêmement préoccupante”, estime-t-elle.

Des millions de personnes seront particulièrement fragiles pendant la période dite de “soudure”, entre la fin des réserves de la récolte précédente et les nouvelles récoltes.

Au Burkina Faso, pays “qui a connu le plus grand nombre de décès dus à Covid-19 en Afrique subsaharienne” (288 cas et 16 décès), le nombre de personnes souffrant d’insécurité alimentaire devrait tripler, passant d’un peu plus 680.000 pendant la soudure en 2019 à 2,1 millions à l’approche de la celle qui commencera en juin 2020, selon le communiqué.

Diviser pour mieux régner ?

Quelque 1,3 million de personnes au Mali et deux millions au Niger courent les mêmes risques.

Cette hausse “survient au moment où la pandémie Covid-19 entre dans ces pays déjà fragiles et dans une région où les systèmes de santé sont les plus faibles du monde”, relève également le PAM.

Ces trois pays pauvres sont le théâtre depuis des années d’attaques jihadistes, souvent mêlées à des violences entre communautés.

Conséquence, le nombre de personnes déplacées à l’intérieur de leurs pays y a été multiplié par quatre, avec un pic à 780.000 au Burkina Faso contre un demi-million au début de l’année, selon la même source.

“Ces communautés ont été chassées de leurs foyers par la violence des groupes extrémistes et dépendent désormais presque entièrement de l’aide extérieure pour survivre”, souligne le PAM, selon qui la “menace du Covid-19 met en péril le travail humanitaire”.

“C’est une crise qui s’ajoute à une autre, et la situation pourrait devenir incontrôlable”, a averti Chris Nikoi, directeur régional du PAM pour l’Afrique de l’Ouest, cité dans le communiqué.

Le PAM a besoin d’urgence de 208 millions de dollars jusqu’en août 2020 pour mener à bien ses opérations, précise-t-il.

Source : AFP + Africa News

 

 

Coronavirus : la crise humanitaire au Sahel menace de devenir «ingérable» (ONU)

 

Togo : Journaliste, si tu ne sais pas convaincre, il faut te taire!

On déplore la mort d’un confrère dans un pays sans hôpitaux modernes avec des mouroirs sans équipements toi Directeur de publication de « focass info » tu viens dire qu » il y a eu une douzaine de médecins au tour de notre confrère et arguer qu’il y a eu une forte mobilisation des gens du pouvoir à son chevet avant qu’il ne meurt.

Ta sortie irréfléchie c’est de faire croire à l’opinion que les auto-riz-thé ont fait de leur mieux. C’est quel raisonnement ça ?

Ce sont ces analyses que vous écrivez dans vos journaux et personne ne s’y intéresse. Est ce qu’il s’agit ici de la mobilisation à la dernière minute pour sauver une vie?

À quoi sert une mobilisation de douzaine de médecins au tour d’un journaliste agonisant dans un pays où le système sanitaire est trop défaillant ?

Gouverner c’est prévoir ! Vous croyez que si la chine avait des mouroirs sans équipements comme le Togo on parlerait aujourd’hui des avancées dans le traitement des personnes infectées de coronavirus?

N’importe quoi! Si vous soutenez un pouvoir sans vision, il faut savoir parler. Car nous sommes sous le choc.

J’ai même oublié un aspect. Les gens ne savent pas comment mentir. Notre «grand journaliste» de focass info disait qu’il y a eu une douzaine des médecins compétents au tour du journaliste Dominique avant qu’il ne soit trop tard. À supposer que ce soit vrai, voici une autre question. Pourquoi les 2 ministres infectés de coronavirus ont refusé de bénéficier cette «faurte» mobilisation des médecins au CHR-LC et exige être soigné au Ghana?

Si notre confrère malgré les images que nous avions vu sur les réseaux sociaux, il nous dit qu’il y a eu une forte mobilisation des médecins au tour de feu Dominique Alizou, pourquoi les 2 ministres refusent le traitement au CHR-LC maaaa?

A. Fifa

 

 

Togo : Journaliste, si tu ne sais pas convaincre, il faut te taire!

 

Togo : Discours guerrier d’un Togolais haut perché.

Une ordonnance pour oser s’exprimer, mais que des paroles !

Plus on résiste à l’envie d’arrêter de lire ce discours, plus on est frustré dans la progression. Monsieur 70% a enfin parlé. Mais à l’analyse, on s’interroge sur ceux qui conseillent Faure Gnassingbé. On en vient même à se demander s’il accepte d’être conseillé. Dans l’affirmative, voici en guise de contribution notre apport.

Trop parler, c’est maladie, a chanté un artiste. Faure Gnassingbé a attendu le 34ème cas de contamination, mais surtout une ordonnance pour enfin sortir de son silence. Et pour quels résultats ?

Charité bien ordonnée commence par soi. Monsieur 70% s’est permis de saluer entre autres secteurs d’activités, le travail des journalistes qui « œuvrent inlassablement pour que notre pays sorte victorieux de cette épreuve ». Il n’a que trop raison ; il suffit de consulter LIBERTE, L’ALTERNATIVE et FRATERNITE pour s’en convaincre. Du moins jusqu’à leur fermeture. Mais qu’a fait ou dit Faure Gnassingbé, celui qui détient la clé des grâces depuis lors ? Normal que les conditions dans lesquelles la HAAC a jugé utile de plonger tous les acteurs de ces journaux n’émeuvent pas celui qui est né avec une cuillère en argent entre les lèvres. Aussi cette « reconnaissance » frise-t-elle le ridicule.

Contrairement aux propos de Faure, la production, la consommation et l’emploi sont déjà durement atteints. Il suffit de faire un sondage sur le terrain pour s’en convaincre. « Nous voulons affirmer que face à cette épreuve, la solidarité nationale sera au rendez-vous pour aider les plus démunis d’entre nous, les plus faibles, les plus défavorisés. Aucun Togolais ne sera laissé pour compte dans cette bataille que nous engageons ensemble ». S’il était donné à l’auteur de ces propos de sillonner le pays pour toucher les réalités, il y a des craintes qu’il ressente les malaises du mal qu’il prétend combattre ; non pas parce qu’il sera atteint par le Covid19 –loin de là-, mais il réaliserait qu’il méconnaît les souffrances réelles de « son » peuple. Et s’il voulait être transparent et montrer la bonne voie, il annoncerait concrètement la part de contribution qu’il met personnellement dans la cagnotte et celle des ministres, directeurs généraux, députés et autres sommités qui profitent des richesses du Togo.

Hier soir, je rentrais à peine quand mes colocataires jubilaient. « Pendant trois mois, plus de facture d’eau et d’électricité », criaient-ils. Quand j’ai pris le temps d’en connaître la source, je n’ai pas regretté d’avoir bémolisé leur ardeur.

Gratuité « de la tranche sociale » des factures d’eau et d’électricité. Comme une épée fendant l’eau. N’aurait-il pas mieux fallu ne rien annoncer ? « Nous allons également rendre gratuits pour trois mois, l’eau et l’électricité pour les tranches sociales », a annoncé Faure. Quid de la masse prolétaire qui achète l’eau aux bornes fontaines au quotidien ? Quid des milliers de foyer sans électricité ?

Six mois de gestion par voie d’ordonnance, c’est un boulevard pour « tout ». Et déjà, le ton guerrier transparaît quand on lit : « Aucun écart ou manquement ne sera toléré ». Mais l’autorité se permet de laisser dans le dénuement total les structures sanitaires, d’adouber les détournements de deniers publics. Ces écarts par contre sont tolérés !

Mesures prises comme l’arrêt des vols, parlons-en. « Aussitôt le premier cas confirmé, nous avons pris des mesures de prévention et de restrictions pour limiter la propagation du coronavirus dans notre pays et protéger nos frontières : suspension des vols internationaux en provenance des pays à haut risque, fermeture des frontières… ». Pourquoi Faure cherche-t-il à faire avaler l’engourdissement de son équipe et ses conseillers aux populations ? De quelle suspension des vols parle-t-il avec le cirque de Gnama Latta à l’aéroport de Lomé? Les archives sont toujours là pour déterminer le degré de mensonge dans cette déclaration.

Qui feront désormais partie des « plus pauvres » devant bénéficier de transferts monétaires ? S’il est un conseil d’urgence à donner, c’est que les prix des produits pétroliers qui affectent tout le monde soient revus sans délai. Bien que les stations d’essence soient les propriétés de la minorité dans leur majorité. Ce ne sera pas une faveur, mais une justice sociale, les prix du baril à l’international ayant dégringolé depuis janvier.

Les populations se portaient assez mieux, avant cette sortie d’hier qui, à force de susciter doutes et déceptions, risque de vulnérabiliser d’autres citoyens face à la pandémie.

Rien par contre n’a été dit sur la précarité dans laquelle les enseignants du secteur privé sont plongés, la plupart émargeant selon les jours travaillés ; contrairement à leurs collègues du public. Tout comme la situation de risque des détenus encore en détention. Il est vrai qu’une annonce de relaxe de 1048 d’entre eux est dans les bacs, mais quelles dispositions l’administration pénitentiaire prend-elle pour s’assurer que les « nouveaux locataires » qui continuent d’arriver dans les prisons, ne sont pas des porteurs sains de la maladie qui pourrait se développer dans les jours et semaines à venir ? Ce serait une hécatombe en morbidité et mortalité.

Avec le coronavirus, la problématique de l’indépendance monétaire et budgétaire revient sur le devant de la scène. A développer très prochainement.

Godson K
(Quotidien LIBERTE)

 

 

Togo : Discours guerrier d’un Togolais haut perché.

Afrique : Multiplication des bavures des forces de l’ordre au nom de la lutte contre la COVID-19

Johannesburg | Coups de fouet ou de feu, gaz lacrymogène, humiliations : dans plusieurs pays africains, les forces de sécurité chargées de faire respecter des mesures drastiques de lutte contre le coronavirus multiplient les dérapages, obligeant les autorités à réagir.

Sur le continent le plus pauvre de la planète, les confinements, restrictions aux déplacements et même gestes barrière contre le virus s’avèrent extrêmement difficiles à appliquer dans des mégapoles ou des quartiers surpeuplés dont les populations survivent au jour le jour.

Les mêmes scènes de désobéissance se répètent partout en Afrique, où plus de 5300 cas, dont 170 mortels, ont été officiellement enregistrés.

Des files d’attente compactes se forment devant les supermarchés, en violation des règles de distanciation sociale. Des petites boutiques non essentielles, notamment de vente d’alcool, restent ouvertes en dépit des interdictions.

Souvent, les réactions musclées des forces de sécurité, aux traditions de répression parfois bien ancrées, se ressemblent, au nom de la protection de la santé des citoyens.

En Ouganda, la police a reconnu vendredi avoir blessé par balle deux hommes qui tentaient, selon elle, de s’opposer aux restrictions sur les déplacements. La veille, policiers et soldats avaient tabassé des vendeurs de fruits et des clients de marchés réunis sur la place publique.

Ces réactions ont indigné la ministre du Commerce, Amelia Kyambadde, qui a appelé les forces de l’ordre à « s’abstenir de frapper ». « S’il vous plaît, expliquez-leur (les consignes) sur les radios communautaires », a-t-elle plaidé.

L’armée a été contrainte de présenter ses excuses.
« Humiliation »

Au Kenya, où un couvre-feu est en vigueur, l’inspecteur général de la police a appelé à une enquête après la mort d’un adolescent tué par des coups de feu qui auraient été tirés par la police dans un bidonville de Nairobi.

Vendredi, dans la ville portuaire de Mombasa, des centaines de personnes qui attendaient un transbordeur ont été dispersées à coup de gaz lacrymogènes, avant même l’entrée en vigueur du couvre-feu. Des policiers antiémeutes s’en sont pris à des personnes à coups de fouet.

« C’est injustifié et inapproprié […]. Pourquoi infliger de telles atrocités ? », a réagi le gouverneur de Mombasa, Hassan Joho.

En Afrique, « il semble que la seule façon connue des autorités pour gérer la population est la violence et l’humiliation », a dénoncé Shenilla Mohamed d’Amnistie internationale.

Mausi Segun, directrice pour l’Afrique de l’ONG Human Rights Watch (HRW), a pour sa part appelé les gouvernements à « rapidement enquêter » sur les abus des forces de sécurité et à « punir » les coupables.

En Afrique du Sud, où un confinement total a été imposé, la police des polices s’est saisie de dossiers dans lesquelles la police est accusée d’avoir abattu trois civils.

Lundi, le président du pays Cyril Ramaphosa a rappelé à l’ordre les forces de sécurité qui, a-t-il dit, « doivent toujours agir dans le cadre de la loi ». La ministre de la Défense Nosiviwe Mapisa-Nqakula a condamné « les abus » des soldats.

Des vidéos de citoyens contraints, par des policiers ou des soldats qui ricanent, de faire des flexions circulent abondamment sur les réseaux sociaux en Afrique du Sud ou au Sénégal.
« Psychose »

Situation similaire en République démocratique du Congo (RDC). Les images d’un policier protégé d’un masque sanitaire frappant avec une matraque un homme à terre, qui hurle de douleur, ont provoqué la colère.

D’autant plus que la scène se déroule sous les yeux du chef de la police de Kinshasa, Sylvano Kasongo.

« La lutte contre la propagation du #COVID19 […] ne doit pas se faire au détriment des droits de la personne », a prévenu l’ambassadeur du Canada en RDC, Nicolas Simard.

Un arrêté officiel a exigé de la police qu’elle fasse « respecter les mesures prises, avec fermeté […] et le respect de la dignité de la personne humaine ».

Des policiers ont également été filmés tabassant des passants au Sénégal et au Burkina Faso, où un couvre-feu a été imposé.

« Nous sommes dans un état de droit qui ignore le droit de survivre », a réagi John Nana, acteur de la société civile au Burkina.

Les forces de sécurité « démontrent leurs compétences sur les civils […], alors qu’à quelques kilomètres » de la capitale Ouagadougou, elles « ont pris la poudre d’escampette » face aux djihadistes qui font régner la terreur dans le pays, a-t-il dénoncé.

En Côte d’Ivoire enfin, environ 450 personnes ont été interpellées pour non-respect du couvre-feu.

Elles « font l’objet de bastonnade », a dénoncé le Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH). « Cela est inacceptable et rajoute à la psychose créée par le coronavirus. »

Source : AFP

 

 

Afrique : Multiplication des bavures des forces de l’ordre au nom de la lutte contre la COVID-19

 

Lutte contre le coronavirus : François Boko appelle Faure Gnassingbé à ne pas y aller "par une force militaire"

L'ancien ministre de l'Intérieur, François Akila Esso Boko a appelé Faure Gnassingbé à éviter de "militariser" le combat contre le Covid-19, quelques heures après son discours à la nation.

Tout d'abord, François Boko a félicité le chef de l'État pour son "adresse à la Nation, et pour des mesures socio-économiques et fiscales annoncées", dans ce contexte de crise sanitaire.

"Mais attention, évitez de tout militariser.On ne combat pas le Covid-19 par une force militaire de 5000 hommes à l'instar de la force spéciale élection", a-t-il écrit dans un tweet.

Dans son discours à la nation ce mercredi, Faure Gnassingbé, soulignons-le, a annoncé la création par décret d'une force spéciale anti-pandémie composée de 5000 hommes.

Une force mixte composée, a-t-il indiqué, des forces de défense et de sécurité sur le modèle déjà connu de la FOSEP.

Edem A.

 

 

Lutte contre le coronavirus : François Boko appelle Faure Gnassingbé à ne pas y aller "par une force militaire"

Ce que je crois : le Togo doit renaitre, nécessairement.

Je remarque, depuis un moment, surtout depuis l’élection du 22 Février dernier jusqu’à ce discours présidentiel du 1er Avril sur le COVID-19, que le Togo, irréversiblement, a besoin d’une TRANSITION devant aboutir à une refonte de fond en comble de l’Etat.

Le pays est trop divisé et va à sa perte. Les choses sont telles que l’Etat n’a même pas de statistiques démographiques fiables pour mener à bien un quelconque plan social ou de développement.

Et puis, Il existe une crise de confiance aiguë au-delà de toutes les bornes acceptables. Exemple: avant de tenir son discours, le président aurait pu, par grandeur d’esprit, faire appel à ses opposants et, autour d’une table, recueillir leurs avis et suggestions sur la crise du Coronavirus. Qu’elle aurait été forte et rassurante une telle image! Malheureusement, la haine et le mépris sont plus que tenaces.

Nul ne sortira gagnant de cette situation si les choses doivent continuer sur la même lancée. Notre pays est malade. Gravement. Il lui faut un temps d’arrêt, une parenthèse d’évaluation. Pour entamer de refaire ce Togo nouveau dans lequel les citoyens ont de la considération pour leurs dirigeants et vice-versa, un pays où le pouvoir est fondé sur des valeurs morales et humaines, il va falloir, je le crois fortement, refaire une autre CONFERENCE NATIONALE (dans un autre format) ayant pour objectif de créer les conditions qui inaugurent l’exercice du Grand Pardon.

Les Togolais ont, de part et d’autre, accumulé assez d’experiences pendant ces 30 dernières années pour pouvoir, toute vanité et tout égoïsme mis de côté, réussir ce pari qui est un pari existentiel. La survie de la nation y dépend car, le Togo a besoin de repartir sur de nouvelles bases; en interne, il doit se réconcilier et, au plan international, se remarier. Seuls le Courage et l’Humilité peuvent conduire ce pays perdu vers les rivages de cette renaissance bénéfique pour tous. Oui en effet, «Nos errances nous orientent» comme nous l’enseigne Édouard GLISSANT.

Kodjo Epou
04/01/2020

 

 

Ce que je crois : le Togo doit renaitre, nécessairement.

 

Togo : La suspension d’un journal met la liberté d’expression à rude épreuve

En l’espace de quelques jours au mois de mars 2020, la HAAC de Willibronde Télou a suspendu trois des meilleurs journaux togolais : l’hebdomadaire L’Alternative (2 mois), le quotidien Liberté (2 semaines) et l’hebdomadaire Fraternité (2 mois). Les deux premiers avaient critiqué le rôle trouble que joue la France de Emmanuel Macron dans le maintien de la dictature de Faure Gnassingbé au Togo. Ils ont été suspendus sur ordre express de l’ambassadeur de France au Togo. Quant au journal Fraternité, il a été suspendu pour avoir dénoncé la suspension de ces deux confrères | Infog : 27avril.com

En réaction à la décision prise hier par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) du Togo de suspendre le journal ‘’Fraternité’’ pour deux mois, Marceau Sivieude, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International a déclaré :

« La sanction infligée au journal ‘’Fraternité’’ est disproportionnée. Elle constitue une attaque contre les médias en général et une violation du droit à la liberté d’expression. Les autorités du Togo doivent immédiatement lever cette décision ainsi que la suspension des journaux ‘’Alternative’’ et ‘’Liberté’’.

D’une manière générale et en particulier en ces temps de pandémie du COVID-19, les autorités Togolaises doivent garantir le droit des populations à l’accès à l’information et veiller à ce que les médias puissent faire leur travail sans crainte et sans intimidation ni harcèlement.

Marceau Sivieude, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International

« Dans un contexte post-électoral encore fragile, il est important pour la HAAC de garantir la promotion de la liberté d’expression plutôt que d’exercer des pressions sur un média qui n’a fait que relayer l’opinion d’un journaliste sur une décision de cette institution.

« D’une manière générale et en particulier en ces temps de pandémie du COVID-19, les autorités doivent garantir le droit des populations à l’accès à l’information et veiller à ce que les médias puissent faire leur travail sans crainte et sans intimidation ni harcèlement. »

Complément d’information

Hier, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), l’organe de régulation des médias au Togo, a suspendu l’hebdomadaire « Fraternité » pour deux mois après avoir entendu Joel Vignon Kossi Egah, son directeur de publication.

Ce dernier, dans les colonnes de son journal et au cours d’une émission radio, avait critiqué en parlant de « zèle » la décision prise le 23 mars, par l’organe de régulation, de suspendre deux journaux d’opposition ‘’Alternative’’ et ‘’Liberté’’ à la suite d’une plainte pour diffamation de l’ambassadeur de France au Togo.

Ce dernier avait porté plainte auprès de la HAAC contre le quotidien ‘’Liberté’’ à la suite d’un article publié le 3 mars, et qui, selon lui ‘’contient des accusations graves, infondées et calomnieuses contre l’ambassadeur de France et son pays’’.

L’ambassadeur avait également porté plainte auprès de la HAAC contre le bi-hebdomadaire ‘’Alternative’’ à la suite d’un article paru le 28 février dernier sur Frank Paris, le conseiller Afrique du président français Emmanuel Macron. Selon l’ambassadeur, l’article contenait, « des accusations graves, infondées et calomnieuses ».

Les deux journaux ont été suspendus pour deux mois par la HAAC. Bien que des restrictions au droit à la liberté d’expression peuvent être permises pour garantir la protection des droits et de la réputation d’autrui, de telles restrictions doivent être nécessaires et proportionnées.

Ce sont ces suspensions que le journaliste Joel Vignon Kossi Egah, avait dénoncé.

Hier, l’organe de régulation l’a auditionné et qualifié ses propos de « discourtois, injurieux et diffamatoires à l’endroit des membres de la HAAC ». Il s’en est suivi une suspension de deux mois de son journal.

Amnesty International

 

 

Togo : La suspension d’un journal met la liberté d’expression à rude épreuve

 

Désormais, susciter l’émotion est passible de poursuites judiciaires au Togo !

La publication des images et vidéo du journaliste Dominique Aliziou avait-elle pour intention de faire du mal, ou de susciter l’émotion et une prise de conscience ? Le ou les auteurs de la publication seraient tombés sous le coup de la loi. C’est à croire que, plus que les images du journaliste, c’est l’approximation dans la gestion de l’épidémie avec le passoir qu’est devenu le Togo qu’on tente de cacher derrière cette réaction. Parce que contrairement aux discours, l’Etat togolais a manqué de prendre la mesure du danger en laisser ouvert les voies d’entrée, sans mesures préventives.

Le 28 mars dernier, Moustafa Mijiyawa, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique s’est fendu d’un communiqué. «…Il s’agit de Dominique Aliziou, journaliste de son état, âgé de 49 ans, qui a été admis le 22 mars 2020 après un récent séjour de deux semaines en Belgique. Décès survenu le 27 mars 2020 au soir au centre de prise en charge dédié au CHR-Lomé Commune. Le gouvernement présente ses sincères condoléances ainsi que sa profonde compassion à la famille éplorée et à tous les professionnels de médias. Malheureusement, des images choquantes du malade agonisant sous soins médicaux ont été diffusées sur les réseaux sociaux par des personnes indélicates pour émouvoir l’opinion publique. Ce comportement immoral constitue une violation flagrante des dispositions pénales relatives à l’intimité de la personne qu’il convient de poursuivre et de punir. En conséquence, le ministère de la justice prend d’ores et déjà toutes les dispositions pour la mise en mouvement de l’action publique pour situer les responsabilités en vue de la sanction de tous les auteurs et complices de ces faits délictueux ».

Mais avant ce communiqué, il y a l’audio d’un des enfants du disparu qui a ému aux larmes. Tout en sanglotant, le jeune a eu le courage pour décrire le mal dont souffrait son père. Jusqu’à l’instant fatidique.

Dominique Aliziou a réveillé un peuple encore incrédule

Lorsque j’ai appris la mauvaise nouvelle et vu les images et la vidéo, je suis retourné voir ma femme et ma fille pour leur répéter encore que le mal vient d’entrer dans la corporation des journalistes. Et ma femme et tout son entourage réalisaient que c’est de plus en plus proche. L’humain étant têtu par essence, il a fallu ces images pour que le déclic se fasse. Comme chez nombre de Togolais qui étaient toujours incrédules face aux ravages du coronavirus19. Tout simplement parce qu’aucun de leurs proches n’était encore tombé raide mort, frappé par l’ennemi invisible.

Parce qu’il suscitait indignation ou admiration selon le bord politique de l’auditeur, parce qu’il était connu sans être connu, les images et vidéo de Dominique Aliziou demeureront dans la mémoire collective. Le temps apaisera peut-être les coeurs. Mais dans des foyers, viendra le temps où certains avoueront que par Dominique Aliziou, ils avaient vraiment pris conscience du mal qui tue. Et la voix de son fils aussi accompagnera d’autres qui ont été émus. Mais le code pénal ne reconnait malheureusement pas l’émotion dans aucun de ses articles.

Des poursuites judiciaires contre « des images pour émouvoir l’opinion publique »

Quand le ministre parle de mettre en branle l’action publique, il fait référence à l’Article 368 du code pénal. Ainsi, « Constitue une violation de l’intimité d’une personne, le fait : 1) de publier ou de diffuser des papiers ou enregistrements privés, un dessin, une photographie, un film ou tout autre support reproduisant l’image de cette personne sans son accord ou celui de ses ayants droit ; 2) d’organiser, par quelque procédé que ce soit, l’interception, l’écoute ou l’enregistrement de communications privées, orales, optiques, magnétiques ou autres échanges reçus dans un lieu privé, à l’insu ou sans l’accord des personnes en communication ou du maître des lieux ». Rien n’est dit sur l’objectif poursuivi par la personne qui serait sous le coup de la loi en agissant ainsi. Or, Mijiyawa lui-même semble reconnaître que dans le cas en question, le but était « d’émouvoir » ; pas d’indigner ni de révolter.

Emouvoir, c’est toucher quelqu’un ou un groupe en éveillant un intérêt puissant, une sympathie profonde. La mort de Dominique, images et vidéos à l’appui a effectivement ému l’opinion publique. Mais ce sera puni par la loi. Finalement, le ministre aura réussi à déplacer les problèmes.

De la désaffection des centres hospitaliers, il n’en est point question dans son communiqué. Du passoir que sont devenues les frontières du pays devant ce mal, rien n’a été relvé. De la longévité du ministre au poste cumulatif de Directeur général de l’Ecole Nationale des Auxiliaires médicaux (ENAM), on n’en parle pas. Moi aussi je suis passé dans cette école de 1993 à 1996. Et déjà, Mijiyawa était en poste. Jusqu’à présent, bien qu’il ait été nommé ministre, il continue à occuper l’autre siège.

Des images qui suscitent l’indignation et pourraient mettre à mal la sécurité d’un pays, on s’accorde à les condamner sans réserve. Mais Dominique Aliziou demeurera dans les téléphones des citoyens comme une mise en garde face au coronavirus19. Tout comme la voix de son fils. Mais si la justice veut punir le ou les auteurs desdites images, personne ne s’opposera. Puisqu’elle semble rendue « au nom du peuple ».

Mais qui oserait porter plainte contre le gouvernement pour « laxisme avéré » dans la gestion de la pandémie au coronavirus ? Pendant que d’autres pays fermaient leurs espaces aériens, celui du Togo ressemblait au slogan de l’opérateur de téléphonie mobile, « no limit ». Grandement ouvert, sans limites. Et surtout, sans mesures de confinement. Pour les deux semaines de liberté dont a joui le désormais feu Dominique Aliziou, on a estimé à quelque 150 le nombre de contacts. Sans s’étaler sur…les contacts de ses contacts ! Ce seul début de « généalogie » pour répéter une fois encore que l’exterminateur invisible est bien là. Sans arme de destruction massive visible, mais sous forme d’objet volant non idendifié (OVNI) à l’oeil nu.

Alors, REVEILLEZ VOUS !

Godson K.

 

 

Désormais, susciter l’émotion est passible de poursuites judiciaires au Togo !

 

Covid-19/Sani Yaya : « L’OTR va suspendre les recouvrements jusqu’à nouvel ordre »

Dans son discours à la nation hier mercredi, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a fait des annonces et pris un certain nombre de mesures.

Entre autres mesures, la création d’un fonds national de solidarité et de relance économique de 400 milliards de francs CFA, la gratuité de l’eau et de l’électricité pour les tranches sociales pour trois mois, le lancement d’un programme de transferts monétaires pour les plus vulnérables, la mise en place des mesures spécifiques d’accompagnement pour soutenir les entreprises en particulier PMI/PME affectées par les conséquences de la pandémie, la production agricole et assurer l’autosuffisance alimentaire…

Selon le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, ces décisions du chef de l’Etat ne font que renforcer la « solidarité nationale » requise en cette période de crise sanitaire. « Le Président de la République ne fait que montrer la voie à suivre », a souligné le ministre Yaya.

Pour lui, la réduction des frais de branchement d’eau de 75 mille francs CFA à 25 mille francs CFA a tout son sens. « Parce que l’une des mesures préventives importantes, c’est se laver les mains régulièrement. Donc il est important de donner de l’eau à toute la population. Il y a 5 mille demandes de branchement à l’eau qui attendent, donc ces 5 mille branchement seront facturés à 25 mille francs au lieu de 75 mille francs », a annoncé le ministre en charge de l’Economie.

A en croire l’argentier togolais, des instructions fermes ont été d’ores et déjà données à l’Office togolais des recettes (OTR) de « suspendre toutes les procédures en cours durant toute la période de la crise, de suspendre aussi les redressements fiscaux, et les pénalités en ce qui concerne les retards dans les paiements des impôts ».

« L’OTR va suspendre les recouvrements jusqu’à nouvel ordre. Il y aura une exonération de tous les impôts, taxes, frais de douane sur tout le matériel médical et sur tous les médicaments qui sont en lien avec le covid-19. On prend en charge tout le traitement des malades », a ajouté Sani Yaya.

Selon le ministre, ce fonds national de solidarité et de relance économique de 400 milliards de francs CFA sera non seulement destiner à soutenir les entreprises, mais aussi à soutenir les ménages, les revendeuses, les conducteurs de taxi-moto, les artisans, bref les acteurs du secteur informel. « Et ceci sera fait dans un cadre de transparence avec des critères objectifs », a déclaré le ministre.

Notons qu’actuellement plus d’une trentaine de cas de covid-19 ont été enregistrés au Togo.

Godfrey A.

 

 

Covid-19/Sani Yaya : « L’OTR va suspendre les recouvrements jusqu’à nouvel ordre »

Fambaré Natchaba : « C’était parce que le pouvoir a minimisé l’acte de Kodjo que ça prend cette allure »

Agbéyomé Kodjo est dans la ligne de mire de l’ancien président de l’Assemblée nationale Fambare Ouattara Natchaba. Ce cacique du pouvoir sans grande surprise, a manifesté son désaccord face à l’agissement de ce dernier qui, depuis l’élection présidentielle du 22 février dernier s’autoproclame vainqueur. Pour ce militant d’UNIR, le leader du MPDD est en train de creuser sa propre tombe.

Intervenant sur l’actualité sociopolitique qui prévaut au Togo, notamment la convocation du SCRIC à laquelle devait répondre le candidat de la dynamique Kpodzro, qui s’est fait représenter encore une deuxième fois, sieur Natchaba a laissé entendre que « c’est une bonne chose » et qu’il relève de la responsabilité du Chef de l’Etat et du ministre de la Justice de stopper Agbéyomé. A l’en croire, « C’était parce que le pouvoir a minimisé l’acte de Kodjo que ça prend cette allure ».

A ceux qui critiquent le gouvernement de s’en prendre au premier responsable du MPDD alors que le pays est en pleine crise sanitaire, l’ancien directeur du cabinet des Affaires étrangères a indiqué « qu’on ne peut pas prendre prétexte de la pandémie pour laisser un boulevard à un perturbateur ».

Quant à l’appel à mobilisation lancé par la dynamique Kpodzro en soutien au « Président démocratiquement élu », Fambare Ouattara Natchaba se montre confiant. Selon lui, le protégé de Mgr Kpodzro ne bénéficiera d’aucun soutien, car nul ne va oser sortir à cause de cette pandémie qui sévit sur le territoire. « Il est seul », a-t-il lancé.

Et d’ajouter : « Aujourd’hui, de vous à moi, qui va sortir dans la rue pour dire qu’il défend Kodjo autoproclamé Président ? Est-ce que vous trouverez des gens pour dire qu’ils défendent Agbéyomé, ils n’ont qu’à sortir, Faure aussi a des gens. Et nous ne voulons pas çà. Il n’y aura pas de troubles et Kodjo même n’aura personne. Tous ceux qui peuvent sortir, c’est ceux-là qui s’agglutinent chez lui mais franchement le virus nous préoccupe (…) Tous ceux qui ont fait çà ont fini en prison. Ce n’est pas bon, il n’a qu’à arrêter ».

Pour ce qui est des risques qu'encoure Agbéyomé Kodjo qui s’autoproclame président de la République, en tant que juriste, Natchaba estime que « la loi permet de mettre sous éteignoir une telle personnalité. Ce n’est même pas une personnalité. Cela devient quelque chose de fou. La loi ne permet à personne de se réclamer de ce titre ».

« La loi est faite pour tout le monde et l’ancien Premier ministre Kodjo sait qu’il est en train de violer la loi et lorsque les foudres de la loi vont s’abattre sur lui, il ne s’en prendra qu’à lui-même ; personne n’ira à sa défense et tous ceux qui pensent qu’il a raison, et qu’il y a cafouillage et qu’ils vont s’insérer dedans ont tort. Il n’y a pas de vide constitutionnel au Togo. La loi existe toujours », a-t-il souligné.

Nicolas K

 

 

Fambaré Natchaba : « C’était parce que le pouvoir a minimisé l’acte de Kodjo que ça prend cette allure »

 

Covid-19/ Gal Yark Damehame : « Le couvre-feu va concerner surtout la ville de Lomé »

Le Togo renforce ses dispositifs de riposte contre le covid-19. Dans son discours à la nation hier mercredi, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a décrété l’Etat d’urgence sanitaire d’une période de trois (03) mois. Il a également annoncé un couvre-feu à compter de ce jeudi 2 avril 2020 et ce jusqu’à nouvel ordre entre 19 heures et 6 heures du matin.

Mais selon le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Yark Damehame, ce couvre-feu décrété par le chef de l’Etat sera plus accentué à Lomé, la capitale togolaise.

« Depuis le 6 mars, notre pays a enregistré son premier cas de covid-19. Aujourd’hui, nous sommes à une trentaine de cas, donc le virus prend de l’ampleur. Dans son message à la nation, le chef de l’Etat a décrété un couvre-feu à compter d’aujourd’hui, de 19h à 6 h du matin. Le couvre-feu va concerner dans un premier temps le grand-Lomé. Parce que le grand-Lomé est l’épicentre pour les cas de Covid-19 dans notre pays. Donc le couvre-feu va concerner le grand-Lomé, s’il y a besoin on va l’étendre dans les autres préfectures », a souligné le Général Yark.

Et d’ajouter : « C’est une mesure exceptionnelle, je ne sais pas depuis quand datent les dernières couvre-feux dans notre pays. Certains depuis 20 ans n’ont jamais connu de couvre-feu dans leur vie. Mais comme le président l’a dit, pour gagner cette bataille, il faut de grands remèdes, et l’un des remèdes, c’est d’instaurer ce couvre-feu ».

Pour veiller au respect des dispositions prises par le gouvernement, une force spéciale anti-pandémie composée de 5 000 hommes a été créée.

« Il s’agira d’une force mixte composée de la police, des forces de l’ordre et de défense. Cette force mixte aura essentiellement pour mission de veiller à l’application de toutes les mesures que le gouvernement a eu à prendre depuis le début. Il y a la fermeture de certaines frontières terrestres. Le bouclage de certaines villes. Il faut respecter les horaires du couvre-feu. On dit de 19h à 6 h du matin, le moment venu, il faut que chacun reste chez soi. De 19h à 6h, on ne veut voir personne dehors, sauf certaines exceptions. Mais vous allez rencontrer des agents et justifier la raison de votre sortie », a précisé le ministre Yark.

Le Général de brigade invite par ailleurs les Togolais au respect des mesures prises par le gouvernement en vue d’endiguer le mal. « Ca va dans notre intérêt. S’il y a des récalcitrants, je crois qu’on fera tout pour les remettre dans les rangs », a-t-il conclu.

Godfrey Akpa

 

 

Covid-19/ Gal Yark Damehame : « Le couvre-feu va concerner surtout la ville de Lomé »

 

Covid-19/Gilbert Bawara : « Nous allons instaurer la journée continue, de 9 heures à 16 heures »

Mercredi, dans son message à la nation, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a annoncé un couvre-feu à compter de ce jeudi 2 avril 2020 et ce jusqu’à nouvel ordre entre 19 heures et 6 heures du matin. Cette nouvelle décision va certainement bouleverser les habitudes des Togolais, surtout ceux qui travaillent aussi bien dans l'administration que dans le secteur privé. Mais en croire le ministre Gilbert Bawara en charge de Fonction publique, toutes les dispositions ont été déjà prises pour permettre à tous d’observer cette mesure annoncée par le chef de l’Etat.

« Le paquet est mis sur tout ce qui va nous permettre individuellement et collectivement de contenir ou d’endiguer la propagation et la progression de ce virus. Mais nous devons aussi assurer la continuité des activités économiques, la continuité de l’administration et de la disponibilité d’un certain nombre de services et de biens de première nécessité indispensables à la vie quotidienne. Pour ce qui concerne le couvre-feu, nous allons instaurer la journée continue, de 9 heures à 16 heures », a souligné le ministre Bawara.

Compte tenu de cette mesure de couvre-feu, le ministre en charge de la Fonction publique invite les administrations, les services publics et tout le milieu professionnel, les entreprises à privilégier le « télétravail ». Alors que la connexion internet coûte très cher dans le pays et sa fluidité laisse à désirer.

Pour éviter la propagation du virus dans les services, Gilbert Bawara exhorte tous les fonctionnaires du secteur privé et public à respecter les mesures de distanciation.

« Il faut veiller à ce qu’il n’y est pas d’engorgement dans les locaux, dans les services, dans les entreprises. Il faut envisager une réorganisation du travail. Lorsque c’est possible, il faut mettre en place un système de rotation pour alléger la présence de beaucoup de monde dans les locaux », a-t-il conseillé.

Notons que plus d’une trentaine de cas de covid-19 ont été enregistrés au Togo.

Godfrey

 

 

Covid-19/Gilbert Bawara : « Nous allons instaurer la journée continue, de 9 heures à 16 heures »

 

Coronavirus : Faure Gnassingbé décrète l'État d'urgence sanitaire

Faure Gnassingbé a décrète ce 1er avril, l'État d'urgence sanitaire de 3 mois, pour lutter contre le coronavirus.

"La pandémie du coronavirus nous impose des défis exceptionnels, d’immenses sacrifices. Elle appelle à prendre de nouvelles mesures et des dispositions courageuses pour protéger nos vaillantes populations. C’est ainsi que pour aller plus vite et plus loin dans la prise de décisions, le gouvernement a sollicité et obtenu, conformément aux dispositions de l’article 86 de la Constitution, une autorisation de l’Assemblée nationale pour une période de six (06) mois afin de pouvoir prendre par voie d’ordonnances toutes les mesures nécessaires à la lutte contre la pandémie de COVID-19 et ses effets. Face à la gravité de la situation et en conformité avec les dispositions constitutionnelles, je décrète l'État d’urgence sanitaire au Togo pour une période de trois mois", a donc déclaré le Chef de l'État togolais.

Une annonce surprise un mois après le premier cas confirmé mettant ainsi fin aux nombreuses spéculations. Elle est intervenue lors d'un discours d'environ 25 minutes au cours duquel Faure Gnassingbé a détaillé le bilan des mesures prises avant puis après le début de cette crise sanitaire.

Au total, 36 personnes infectées ont été recensées, dont 24 sous traitement, 10 guérisons et 02 décès.

Edem A.

 

 

Coronavirus : Faure Gnassingbé décrète l'État d'urgence sanitaire

 

Covid-19 : Faure accorde la grâce présidentielle à 1048 détenus

Après plusieurs appels incessants des citoyens togolais, le locataire de la Marina a finalement décidé de sortir de son bunker. Hier soir sur la Télévision Togolaise (TVT), dans le journal de 20 heures, le chef de l’Etat a prononcé son tout premier discours sur la menace de Covid-19 au Togo. Faure Gnassingbé a décrété un Etat d’urgence sanitaire pour trois mois, et a également pris un certain nombre de mesures dites « exceptionnelles », visant à endiguer la propagation de coronavirus.

Parmi les mesures prises par le chef de l’Etat y figurent, la mise en place d’un couvre-feu à compter de ce jeudi 2 avril 2020, la création d’une force spéciale anti-pandémie composée de 5 000 hommes, le lancement dans les prochains jours, d’un programme de transferts monétaires pour les plus vulnérables, la gratuité de l’eau et de l’électricité pour les tranches sociales pour trois mois.

La réflexion sur la situation des jeunes entrepreneurs qui viennent de lancer leur activités, la mise en place de mesures spécifiques d’accompagnement pour soutenir la production agricoles et assurer l’autosuffisance alimentaire, la réflexion en cours avec le secteur privé en vue et de l’adoption de mesures de soutien à la consommation, à la production et à la sauvegarde de l’emploi, l’étude par le gouvernement de la situation fiscale des entreprises, et pour combler le tout, la création d’un fonds national de solidarité et de relance économique de 400 milliards de francs CFA.

Quid des prisonniers ?

Même si dans son discours, Faure Gnassingbé n’a mentionné aucune mesure allant dans le sens des détenus, il n’a pas pour autant ignoré les nombreuses interpellations des acteurs de la société civile appelant à un désengorgement des prisons civiles du pays afin d’éviter une hécatombe en cette période de crise sanitaire.

Tout juste après avoir prononcé son discours, le fils du Général Eyadema a accordé une grâce présidentielle à 1048 détenus. Aussitôt prise, la décision est rentrée dans sa phase effective à l’instant même avec la mobilisation des magistrats et des greffiers au-devant desquels se trouve le ministre en charge de la Justice, Puis Agbétomey.

Selon les informations, ce jeudi matin, les prisonniers qui ont bénéficié de cette grâce présidentielle sont en train de faire les formalités pour regagner leur domicile.

Pour rappel, jusqu’à ce jour 39 cas de covid-19 ont été enregistrés au Togo, 20 cas sous traitements, 17 cas guéris et 2 décès.

Godfrey Akpa

 

 

Covid-19 : Faure accorde la grâce présidentielle à 1048 détenus

 

Liberté de presse : L’UPF-Togo inquiète de la suspension des journaux

La section togolaise de l’Union internationale de la presse francophone (UPF-Togo) est vivement préoccupée par la suspension tous azimuts des journaux par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC).

En effet, le lundi 23 mars dernier, la HAAC a rendu une décision suspendant le quotidien Liberté (pour deux semaines) et le bihebdomadaire L’Alternative (pour deux mois). C’est à la suite d’une plainte de l’ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy pour diffamation. Ce dernier n’a pas voulu envoyer de droit de réponse aux deux journaux. Une semaine plus tard, l’hebdomadaire Fraternité a également été suspendu pour avoir critiqué la décision de la HAAC.

Cette avalanche de suspensions inquiète l’UPF-Togo. « L’UPF-Togo (section togolaise de l’Union internationale de la presse francophone) s’inquiète de la succession de ces sanctions qui font entorse à la liberté de la presse au Togo et portent atteinte au droit du citoyens à l’information, surtout en ce moment où la presse dans son ensemble est plus sollicitée dans la sensibilisation contre la crise sanitaire mondiale du Covid-19 », indique Loïc Lawson, président l’UPF-Togo dans un communiqué.

Pour ce dernier, les parties auraient pu explorer la piste d’un règlement à l’amiable. « Au regard de la texture de la plainte qui est à l’origine de cette série de mesures disciplinaires, l’UPF-Togo estime qu’il demeure possible pour les parties d’explorer la voie d’une résolution à l’amiable de l’affaire originelle, objet de la double saisine de la HAAC par M. VIZY », souligne-t-il.

Après avoir appelé l’ensemble de la presse togolaise à plus de professionnalisme, Loïc Lawson a invité l’ensemble des parties à des discussions.

« Pour ce faire, l’UPF-Togo compte sur la sagacité d’esprit des uns et des autres et invite toutes les parties à la pondération. Aussi bien les membres de la HAAC que les autres acteurs du monde des médias promeuvent quotidiennement la défense de l’exercice de la liberté de la presse dans leurs attributions professionnelles. Entre professionnels de la communication, il est toujours possible de dégager des solutions consensuelles quand on s’attable autour de discussions franches et ouvertes. L’UPF-Togo y convie toutes les parties », conclut-il.

 

 

Liberté de presse : L’UPF-Togo inquiète de la suspension des journaux

 

Coronavirus : Les chercheurs togolais à pieds d'oeuvre

Les enseignants-chercheurs du Togo, réunis au sein d'une commission ad-hoc, travaillent sur un potentiel traitement local contre le coronavirus. Les travaux seront dirigés par Professeur Kouami Kokou, Directeur national de la recherche scientifique.

Cette commission ad-hoc est composée de biologistes et de microbiologistes, des infectiologues, virologues, pharmaciens, pharmacologues, juristes, économistes, sociologues, psychologues et anthropologues.

Mise en place le 30 mars dernier à l'Université de Lomé, sa mission est de tenter de trouver, à l'instar de leurs collègues du Bénin et du Burkina Faso, un traitement typiquement togolais au virus.

« Les moyens de riposte contre le Covid 19 sont à la fois préventifs et autant dans une perspective curative. Nous devons impérativement réagir parce que nous avons décelé des talents pour de véritables solutions », a indiqué le président de l'Université de Lomé Dodzi Kokoroko.

Bénéficiant d'une enveloppe de 40.000.000 francs CFA, cette commission s'appuiera sur les laboratoires et équipements de pointe du Centre d’Excellence Régional sur les Sciences Aviaires (CERSA) et du Laboratoire de microbiologie et de contrôle de qualité des denrées alimentaires (LAMICODA) de l’ESTBA.

 

 

Coronavirus : Les chercheurs togolais à pieds d'oeuvre

 

Convocation d’Agbéyomé Kodjo au SCRIC : Herman Cohen met en garde le régime de Faure Gnassingbé

Le « président démocratiquement élu de la République togolaise », selon la dynamique Kpodzro, Agbéyomé Kodjo est convoqué ce matin au Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC), l’ex-SRI (Service de recherches et d’investigations) pour « la nécessité d’une enquête ». Cette convocation est mal vue par les défenseurs des droits de l’homme.

Le candidat de la dynamique Kpodzro lors de la présidentielle du 22 février 2020 est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de troubles aggravés à l’ordre public, de dénonciations calomnieuses, etc. A la demande du Procureur général, son immunité parlementaire a été levée par l’Assemblée nationale.

Sa convocation ce matin au SCRIC de la Gendarmerie nationale n’est pas du goût de l’ancien Sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines (1989-1993). « Le Togo a convoqué Agbéyomé Kodjo pour l’interroger demain sur sa prétention qu’il est le vainqueur légitime des élections du 22 février 2020. Plus le gouvernement essaie de l’intimider, plus il semble qu’il ait raison », a-t-il tweeté.

Il prévient ensuite le régime de Faure Gnassingbé : « S’il lui arrive quelque chose, il y aura une forte réaction internationale ».

Il faut rappeler que Herman Cohen a déjà dénoncé les résultats de l’élection présidentielle du 22 février dernier proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), entérinés par la Cour constitutionnelle. Il a proposé un recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote sous l’observation internationale.

 

 

Convocation d’Agbéyomé Kodjo au SCRIC : Herman Cohen met en garde le régime de Faure Gnassingbé

 

Coronavirus au Nigeria : La vibrante Lagos devient ville fantôme…

Lagos, vibrante mégalopole de 20 millions d’habitants et capitale économique du Nigeria, vit d’habitude dans le bruit, la sueur, la débrouille, le labeur, la fête, les klaxons et les embouteillages. Mais mardi, au premier jour de confinement total, la plus grande ville d’Afrique subsaharienne ressemblait à une ville fantôme.

Le président Muhammadu Buhari a pris tout le monde de court en annonçant dimanche soir une “restriction de tout mouvement” à partir de lundi 23 heures à Lagos et Abuja, la capitale fédérale, les deux centres urbains qui enregistrent la grande majorité des 135 cas officiels (dont deux morts) de coronavirus recensés dans le pays.

Lagos vit toujours sous le spectre d’Ebola, qui aurait pu être “une épidémie urbaine apocalyptique” en 2014 selon l’OMS, mais que les autorités ont réussi à limiter à 19 contaminations et 7 décès.

Alors, six ans plus tard, face au Covid-19, la ville s’est pliée aux obligations de confinement sans trop de protestation.

Mardi, Lagos s’est réveillée sous le chant des coqs, dans un silence assourdissant. Dans les quartiers résidentiels, on entendait le seul ronron des générateurs à diesel, qui continuent à palier les coupures d‘électricité dans les foyers les plus aisés.

Les eaux de la lagune étaient propres et calmes. Les ponts, autrefois impraticables, congestionnées de voitures et de vendeurs à la sauvette, étaient vides.

Sur l’autoroute dantesque qui relie Lagos à Abeokuta, capitale de l’Etat voisin d’Ogun, des enfants s’accaparaient les triples voies pour jouer au football.

Barrages de Police

A la frontière entre les deux Etats, les forces de sécurité ont dressé des barricades pour empêcher les véhicules de quitter Lagos.

De l’autre côté du check-point, au moins deux cents camions chargés de ciment appartenant au milliardaire nigérian Aliko Dangote sont à l’arrêt, en file indienne, interdits d’entrer dans Lagos.

“Nous avons reçu l’ordre de ne laisser passer que les denrées de première nécessité”, explique à l’AFP un agent de police, protégé par un masque et des gants.

La police, appuyée par de nombreuses agences de sécurité de l’Etat, inspecte les cartes d’identité des automobilistes avant de les autoriser ou non à traverser la frontière et prélève parfois au passage quelques milliers de nairas en guise de pot-de-vin.

Les agents de sécurité ont reçu l’ordre ce matin d’user de “la force” si les automobilistes ne se plient pas aux règles pour contrer la propagation du Covid-19 dans le pays.

“Les fournisseurs de nourriture, d’eau, les pharmaciens, les médecins, les journalistes peuvent passer”, explique l’un d’eux. “Pour l’instant, c’est calme. Les gens sont conciliants”.

Sur le grand axe routier de Lekki, quartier de la classe moyenne, les magasins de matelas, les échoppes de paris sportifs ou de cordonnerie, les églises, les vendeurs de fleurs, de ferrailles ou de tapis ont fermé leurs portes.

“On a faim”

Mais en s’enfonçant dans les plus petites rues populaires d’Ajah, la tension et la colère sont déjà palpables.

Ici, personne ou presque n’a d‘économies d’avance. On travaille la journée pour manger le soir.

La police est passée quelques heures auparavant pour disperser les derniers récalcitrants, mais quelques passants s’agglutinent toujours autour du “Mama Put” du quartier, où Margaret Ajeji prépare du poisson-chat fumé et des portions d’igname.

Il n‘était pas clair si ces mini-cuisines de rue étaient toujours autorisées. Pas clair non plus si les magasins d’alimentation pouvaient rester ouverts, car les clients n’ont en théorie pas le droit de se déplacer pour s’y rendre.

Pour l’instant, le “Mama Put” de Margaret est toujours toléré par les forces de l’ordre. “Mais personne n’a assez d’argent pour acheter quoique ce soit”, se désole la cuisinière, qui a dû quadrupler ses prix en quelques jours, face à la rupture d’approvisionnement des fournisseurs.

Son amie Tewole, elle, vend des sachets d’eau: seule source d’eau potable pour des millions de Nigérians. “Je n’en ai vendus que deux depuis ce matin”, explique la vieille dame, en pidgin, le créole nigérian. “J’ai 100 nairas (25 cts d’euros), c’est tout ce que j’ai pour nourrir les six enfants dont je m’occupe”, se lamente-t-elle, brandissant le billet imbibé de sueur.

“Si mes enfants tombent malades, je ne peux même pas les emmener à l’hôpital, il ne me reste que Dieu à prier”, confie Tewole, qui ne connaît ni son âge ni l’orthographe exacte de son nom.

“Vous savez, au Nigeria, déjà quand on travaille, on a faim”, interpelle Samuel Agber. “Alors imaginez si on ne travaille pas!”. Le jeune homme a dû interrompre ses études l’année dernière par manque d’argent, et travaille désormais comme réparateur de climatisation.

“On sait bien que le coronavirus s’attrape en se touchant, et qu’il faut restreindre les activités, mais alors, il faut nous donner de la nourriture”, s’indigne le jeune homme. “Nous sommes des êtres humains, nous avons besoin de manger”.

Source : Africa News + AFP

 

 

Coronavirus au Nigeria : La vibrante Lagos devient ville fantôme…

 

Covid-19 : Toute honte bue, le Togo a demandé au Ghana de traiter certains ministres togolais infectés? Demande Refusée !

Selon les informations qui nous sont parvenus depuis le Ghana, le ministre de l’information Ghanéenne aurait confirmé que les autorités togolaises leur aurait effectivement formulé la demande de prendre en traitement contre le coronavirus certains ministres togolais qui seraient en ce moment dans un état critique.

Loin de nous l’idée de nous réjouir de cette situation. Mais je me rappelle encore tout le bruit et coup de gueule que les autorités togolaises avaient affiché à l’égard de ce pays voisin lorsque ce dernier avait émis le désir de recevoir le Président du parti politique Les Démocrates lors de sa grève de la faim.

N’avait-on pas refusé de voir l’avion Ghanéen arrivé à l’aéroport? N’avait-on pas affirmé qu’on avait pas besoin du Ghana?

Et aujourd’hui on appelle le Ghana au secours. Au moins le Ghana n’a pas passé son temps pendant 15 ans de pouvoir a volé les élections en bourrant les urnes.

Quand on vous disait que vous avez l’impérieux devoir de mettre à l’aise les togolais on nous traitait de tous les noms d’oiseaux. Quand on vous demandait de satisfaire les revendications des praticiens hospitaliers du SYNPHOT on nous accusait d’être à la solde de l’opposition. Voilà où nous en sommes. Au moins la pauvre population est habituée à cette souffrance.

Que dirons-nous?

Que les frontières restent bloquées et que les autorités Ghanéennes disent non pour que ces ministres soient envoyés de gré ou de force au CHR Lomé Commune où ils ont oublié Dominique Alizou et tous ces togolais laissés à leur propre compte.

Allons-y seulement

Jean-Luc Assiakoley

 

 

Covid-19 : Toute honte bue, le Togo a demandé au Ghana de traiter certains ministres togolais infectés? Demande Refusée !

 

Togo / Ghana : « Affaire Coronavirus »

Le Service de santé du Ghana « Ghana Health Service » (GHS) annonce avoir arrêté dix (10) Guinéens en provenance du Burkina-Faso et du Togo. Ce travail a été fait par les agents du comité régional de la sécurité au nord du Ghana.

Appréhendés par le comité sécuritaire de la région du Nord, les dix détenus, selon le GHS, ont immédiatement été mis en isolement à Tamale. Les testes médicaux réalisés sur ces infortunés sont positifs, c’est-à-dire qu’ils sont tous les dix porteurs du COVID-19.

En effet, certaines autorités de la sous région, en l’occurrence celles du Togo, ne sont pas conscientes du dégât que cause la pandémie au coronavirus puisqu’elles n’ont pas jusqu’àlors pris des mesures idoines pour combattre ce virus meurtrier qui ravage tout sur son passage.

A en croire le site COVID-19 animé par le service de santé, qui faisait le point sur la situation de la pandémie, les informations font état de ce que les dix Guinéens ont été arrêtés grâce aux renseignements reçus et ce, dans le cadre de la réduction du risque de propagation sur le territoire ghanéen. Toutes les frontières sont hermétiquement bouclées, pas de sorties ni d’entrée.

Cette directive permet au gouvernement de lutter contre la pandémie et par la même occasion de contenir les cas déjà déclarés sur le territoire.

Au lieu d’encourager les hommes de média qui malgré les risques qu’ils courent pour éduquer et informer les populations sur le mal invisible qui sévit l’univers tout entier, ces derniers sont malheureusement pris pour cible, surtout au Togo.

Le cas du Togo devient délicat puisque les autorités gouvernementales ne sont là que pour apporter des démentis et non pour donner des soins adéquats aux cas infectés en cette période de crise.

Un journaliste fait le point des conditions dans lesquelles les malades sont mis avec preuve, quelques heures après c’est un député à l’assemblée qui, sans vergogne tente de flouer les populations alors que nous avons vu ce que son collègue du Ghana a fait dans la réduction du risque de propagation du virus. L’élu du peuple ghanéen n’a pas hésité de faire des dons pour aider son gouvernement à combattre le virus. Il a fallu que Ferdinand Ayite décrive l’insalubrité dans et autour du CHR qui abrite les cas suspectés et infectés pour mettre les autorités au pas : badigeonnage par ici, WC par là, honte à vous, autorités gouvernementales du Togo.

Il urge de relever cette différence entre un élu du peuple qui a effectivement reçu l’adhésion populaire et quelqu’un qui se prétend avoir été « élu » à travers une élection dont le taux de participation n’atteint même pas 10%. Celui-là ne mérite pas le titre d’élu du peuple parce qu’il n’a pas reçu l’adhésion du peuple.

Un autre journaliste, Bonéro Lawson-Bethum, propose la mise en quarantaine de quelques ministres du gouvernement de Faure Gnassingbé qui, selon les informations étaient eux aussi en déplacement au pic de la pandémie, Europe avec un de ses confrères qui quelques jours qu’il soit rentré au pays, a développé la maladie au coronavirus et a succombé. Si un journaliste demande qu’on mette en isolement des ministres revenus tout fraîchement de l’Europe pendant que la pandémie sévit, a-t-il commis un crime de lez-majesté pour que sa vie soit menacée ou qu’on cherche à l’interpeler ?

De quoi ont-ils peur ces autorités revenues de l’Europe avec feu Dominique Aliziou? N’est-ce pas dans le monde des hautes autorités sont déclarées infectées à l’instar de la chancelière Angela Merkel, du 1er Ministre Anglais Borris Jonhson …? Ces autorités togolaises sont-elles mieux que ses autorités-la?

Suite à la publication des informations sur le COVID-19, les Nations-Unies demandent aux états de décongestionner les centres de détentions pour éviter la propagation dudit virus.

Au Togo, malheureusement les autorités se préparent pour en rajouter. Pas que les cellules sont vides de prisonniers ni qu’elles ont ouvert des laboratoires de recherche pour trouver des vaccins contre le coronavirus mais pour pure méchanceté, arrogance, incompétence….

Quant au voleur des élections depuis 2005, c’est silence radio. Remets le pouvoir à qui de droit.

Des incapables, Matehuinto

Foussena Djagba

 

 

Togo / Ghana : « Affaire Coronavirus »

 

Le président Emmanuel Macron bénit la dictature de Faure Gnassingbé et insulte les citoyens du Togo [Communiqué]

InterTogo

│COMMUNIQUÉ│

Le président Emmanuel Macron bénit la dictature de Faure Gnassingbé et insulte les citoyens du Togo.

L’histoire du Togo est celle d’une minorité clanique qui a toujours confisqué le destin de ses concitoyens, depuis plus d’un demi-siècle.

Le samedi 22 février 2020, de manière irrévocable et à travers l’élection présidentielle indélicatement organisée par le gouvernement togolais et la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le Peuple a saisi l’occasion pour rejeter le régime qui l’étouffe et l’assujetti.

Le défaut par la CÉNI, la Cour Constitutionnelle et le gouvernement sortant de Faure Gnassingbé d’apporter la preuve de la régularité et de la sincérité des résultats fantaisistes publiés, en toute conformité avec « l’idéal démocratique » prescrit par la Constitution togolaise, assure et renforce la victoire de Gabriel Messan Agbéyomé KODJO, comme le choix légal et légitime de la majorité des citoyens du Togo, en tant que Président élu lors de la Présidentielle du 22 février 2020.

InterTogo considère la reconnaissance du président togolais sortant, M. Faure Gnassingbé, par le président de la République française, M. Emmanuel Macron, comme une insulte au Peuple togolais en lutte pour sa dignité ainsi que pour la reconquête de la République confisquée par la dictature cinquantaine des Gnassingbé, père et fils ; un régime despotique bien connu de la France officielle.

InterTogo considère également que, le long délai observé par les autorités françaises, joint à la suspension de certains journaux togolais en réponse à une requête de l’ambassadeur de France, au Togo, ainsi que le contenu multiple et asymptotique de la Lettre de félicitations soumise à la signature du président Emmanuel Macron, dépeignent gravement l’acte d’absolution adressé à la dictature togolaise comme une contrepartie éhontée du « commerce des indulgences » des temps nouveaux, entre les autorités françaises et le régime despotique togolais devenu rentable à une filière aux intérêts obscurs assumés.

1er avril 2020

InterCitoyens & InterAmis du Togo

Contact :
[Pierre S. Adjété, porte-parole ● Téléphone : +1(819) 770-6969]

 

 

Le président Emmanuel Macron bénit la dictature de Faure Gnassingbé et insulte les citoyens du Togo [Communiqué]

 

Suspension de Liberté et L'Alternative : Le CAR dénonce des "sanctions abusives" de la HAAC et fustige le comportement de Marc Vizy

Des "sanctions abusives", c'est en ce terme que le Comité d'action pour le renouveau (CAR) qualifie la suspension du quotidien Liberté (pour deux semaines) et du bihebdomadaire L'Alternative (pour deux mois).

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) a été très surpris par les sanctions prononcées à l’encontre du quotidien Liberté et du bihebdomadaire Alternative suite à la saisine de l’Ambassadeur de France qui a reproché aux deux organes de l’avoir diffamé.

On se rappelle qu’à quelques semaines de l’enclenchement du processus du scrutin présidentiel du 22 février, l’opposition et le pouvoir menaient un vif débat au sujet des conditions de transparence et de régularité de l’élection présidentielle en vue.

Prenant le contre pieds des efforts entrepris par les organisations internationales en vue de trouver des solutions aux préoccupations exprimées par l’opposition, l’UE dont la France constitue l’un des pivots au Togo a sifflé la fin des débats, à l’issue d’une rencontre qu’elle a eue avec le Gouvernement en déclarant que les conditions sont réunies pour l’équité du scrutin présidentiel du 22 février, qui au contraire a plutôt aggravé la crise togolaise.

Si l’Ambassadeur de France avait joué un rôle digne du berceau des Droits de l’Homme et des libertés publiques, l’élection présidentielle n’aurait pas plongé le Togo dans une nouvelle crise. On ne réalise donc pas de quoi l’Ambassadeur pouvait légitimement se plaindre.

Le CAR déclare abusives les sanctions prises contre les deux organes de presse et demande qu’elles soient purement et simplement rétractées.

Fait à Lomé, le 30 mars 2020

Pour le CAR,

Le 1er Vice-président

KONLANI Yendouban

 

 

Suspension de Liberté et L'Alternative : Le CAR dénonce des "sanctions abusives" de la HAAC et fustige le comportement de Marc Vizy

 

Coronavirus en Iran : Plus de 40 000 cas et au moins 2757 morts

Téhéran a annoncé lundi que le nouveau coronavirus touchait désormais plus de 40 000 personnes en Iran, où la maladie a fait officiellement 2757 morts.

La République islamique fait partie des pays les plus touchés par la pandémie de nouveau coronavirus. Elle a annoncé le 19 février de premiers cas de contamination sur son sol, mais un haut responsable a reconnu récemment que le virus était vraisemblablement déjà présent en Iran en janvier.

La maladie a fait 117 morts supplémentaires au cours des dernières 24 heures, a déclaré lundi Kianouche Jahanpour, porte-parole du ministère de la Santé lors de son point de presse télévisé quotidien.

Dans le même temps, a-t-il ajouté, les autorités sanitaires ont recensé 3186 nouveaux cas de contamination à la COVID-19, ce qui porte à 41 495 le nombre de cas officiellement confirmés et déclarés en Iran.

M. Jahanpour a également indiqué que le pays comptait 3511 patients de la COVID-19 dans un état « critique » et que, à ce jour, 13 911 malades se sont rétablis à la suite de leur hospitalisation.

Après avoir tout fait pour éviter d’imposer des mesures de confinement ou de quarantaine, le gouvernement a décidé le 25 mars d’interdire tout déplacement entre les villes. La mesure est entrée en vigueur deux jours plus tard, s’applique jusqu’au 8 avril, et pourrait être prolongée.

Sans être officiellement confinés, les habitants sont appelés depuis plusieurs semaines à rester chez eux « autant que possible ».

Selon l’agence semi-officielle Isna, le chef de l’autorité judiciaire Ebrahim Raïssi a estimé que le nouveau coronavirus « aurait pu être maîtrisé plus rapidement selon l’opinion des experts du ministère de la Santé si la mise en œuvre de la distanciation sociale et des restrictions sociales avait été prise en compte plus tôt ».

Ultraconservateur, M. Raïssi a été le rival malheureux du président Hassan Rohani lors de la dernière présidentielle, en 2017.

Source : AFP

 

 

Coronavirus en Iran : Plus de 40 000 cas et au moins 2757 morts

Togo, le respect de la vie et pour tout citoyen.

Cette valeur cardinale est bafouée dans notre pays depuis des décennies. Son respect est à géométrie variable.

Il est temps d’apprendre à respecter la vie et d’arrêter de traiter les togolais de sans cœurs. S’ils l’étaient il y a longtemps qu’ils se seraient pris à certains pontes et leurs proches. Non dans certaines circonstances privées le togolais transcende ses blessures et porte secours à ceux qui les oppriment contre toute attente. Cette dame, proche du pouvoir, tombée dans les pommes au cours d’une veillée funèbre a eu la vie sauve grâce aux citoyens lambda qui ont fait de leur mieux pour la ramener à la réalité. Elle doit s’en rappeler le restant de sa vie si elle a un brin d’humanité en elle. C’est le togolais dans sa plénitude. « le trop bon, trop con » mais le togolais dans son humanité. Et cette qualité il ne l’a pas perdu malgré les brimades les plus inouïes. Comment ? Nul ne peut y répondre avec précision.

Non le peuple du Togo est d’un pacifisme qui frise des fois l’idiotie. Une anormale soumission vis à vis des dirigeants sans scrupule et qui ne méritent aucun respect.

Ça fait mal de perdre un proche…parce que la vie est sacrée.
C’est ainsi que les familles des victimes de 2005 ont mal.

Des vies brisées juste parce que quelqu un porteur d’un simple patronyme veut prendre la place de son père dans des conditions antidémocratiques. Ces vies enlevées ne reviendront plus. Ces familles sont endeuillées à vie. Et plus rien n’est plus comme avant pour elles. Parce que contrairement à l’axiome, le temps ne guéri rien et ne panse aucune plaie, on tente de vivre avec.

Pour ceux qui ont eu l’honneur de rencontrer la mère de Tavio Amorin ils savent que cette douleur ne cicatrise pas avec le temps. On vit avec et on l’emporte dans la tombe.

Même sentiment chez les parents de Joseoh Zoumeke. « comment vais-je vivre sans Jojo » s’est interrogé triste son papa ?

Même état d’esprit dans la famille d’Étienne Yakanou. Une épouse inconsolable, des enfants attristés à vie.

Meme deuil, même sentiment d’être dévasté, déchiré de l’intérieur dans la famille du jeune mécanicien abattu à Agoe.

Anselme Sinandare, Douti Sinalengue, Agrigna et tous ces milliers de familles dont les cœurs sont en lambeaux.

Sans oublier ces milliers de citoyens qui perdent la vie du fait de la faillite de l’Etat en tout anonymat et silence.

Ces milliers de togolais qui ne peuvent s’offrir à minima des soins de santé et qui perdent la vie en tentant de la réparer pour se remettre au travail ironie du destin pour enrichir la minorité condescendante.

Le pouvoir monarchique et ses proches sont très mal placés pour faire des leçons de civisme et d’humanisme à des citoyens maltraités à loisir, torturés comme par permis.

Les crimes d’Etats qui jalonnent la vie des citoyens sont légions et les togolais font l’effort de vivre avec et de supporter leurs auteurs ainsi que leurs proches tant bien que mal.

Une nouvelle prise de conscience est possible. Elle commence à compatir, à respecter la dignité de l’autre, à se mettre à la place de son semblable, à se rendre compte de sa situation d’ephemerite et donc de mortel.

On ne peut applaudir les autorités quand des vies sont fauchées. Ça n’est tolérable dans aucune culture humaine et surtout africaine.

Ça s’est vu et entendu dans ce pays où des citoyens trouvaient des justificatifs à des bavures de toutes sortes.

Et ça continue…

Arrêtons l’hypocrisie et redevenons humains.

Il suffit de se mettre à la place de ceux qui subissent les affres démesurées de ceux qui dirigent ce pays sans aucune humanité.
Comment font ils pour nous subir toutes ces décennies ? À leur place serions nous capables de vivre cet esclavage d’un autre âge ? Devrait se demander la minorité, sa progéniture et ses adeptes.

De quel droit des dirigeants peuvent tuer toutes ces décennies sans aucune justice ?

De quel droit affament ils le peuple ?

De quel droit ils ont laissé l’hôpital mourir toutes ces années ?

De quels droits violent ils les droits les plus élémentaires à chaque fois ?

De quel droit ça reprime, ça jette en prison des citoyens sans armes ?

De quels droit on incendie les marchés du pays ?
De quel droit ?

Nul n’a le droit d’ôter la vie à son semblable. c’est la base du vivre ensemble. Aucun miracle n’est possible en dehors.

Que la providence veille sur chacun.

Fabbi Kouassi

 

 

Togo, le respect de la vie et pour tout citoyen.

 

Un bon chef ne peut en permanence travailler avec de mauvais sujets

Je vois depuis quelques jours des larbins, porteurs de valises et autres petits personnages de moindre importance gravitant autour de la dictature togolaise qui, chauffés par la peur de la mort qu’ils sentent si proche d’eux, le système sanitaire dont leurs mentors ont doté le Togo ne pouvant les sauver, s’agitent de gauche à droite.

Et comme il est de coutume chez les lâches, ils s’attaquent aux branches sans oser toucher à la racine. Ils mettent le tort sur les ministres et collaborateurs du régime qui, selon eux, ont entraîné le Togo dans son état de délabrement. La bonne vieille récitation: le Président travaille, c’est son entourage qui est mauvais.

Zozos, un bon président ne peut en permanence se faire entourer de médiocres. Et le développement d’un pays a toujours été avant tout porté à l’actif du Président. On parle de J.J Rawlings qui a placé le Ghana sur la voie du développement. Qui retient encore le nom d’un de ses ministres et collaborateurs ? On loue Thomas Sankara. Qui retient le nom d’un de ses ministres et collaborateurs ? Aujourd’hui tout le monde cite en Afrique le Rwanda comme modèle de développement. Qui connaît et associe directement le nom d’un seul de ses ministres à ce succès ? Demain, on dira : c’est le président Kagamé qui a développé le Rwanda.

Donc, si le Togo doit se développer, c’est avant tout l’oeuvre de celui qui a sa destinée en main. Et s’il est dans l’état honteux actuel, c’est la faute à la même personne. Laissez donc, bande de lâches, les médiocres ministres en paix et allez accuser le médiocre Président qui les nomme et les maintient.

Quand la tortue, dit l’adage, va en voyage, elle loge chez l’escargot. Car ils sont tous deux des animaux lents cachés sous une coquille.

David Kpelly

 

 

Un bon chef ne peut en permanence travailler avec de mauvais sujets

 

Dr Christian Spieker : « Nous allons nous battre dès maintenant pour démolir ce régime »

Pendant cette crise sanitaire mondiale provoquée par coronavirus, ouvrons désormais grandement les yeux pour voir ce qui va et ce qui ne va pas afin de comparer les bons systèmes pour bâtir un État solide et rassurant au Togo. Nous ne devons pas être toujours guidés ou aveuglés pas nos propres intérêts. Diriger un pays, c´est prendre le destin de tout un peuple en main. C´est comme un pilote qui veut décoller avec des passagers et pour qui le moment de décollage et d´atterrissage sont toujours critiques non seulement pour les passagers qu´il embarque mais aussi pour les membres de l´équipage auquel lui-même fait partie. C´est de la même manière pour un dirigeant politique. On ne fait pas n´importe quoi quand vous détenez le destin de tout un peuple entre vos mains. Cela nécessite certaines qualités et capacités humaines.

Ayons la culture d´anticipation et de prévoyance quand on veut diriger un pays. On ne devient pas président parce que votre père est président mais on devient président si vous avez les caractéristiques d´un chef pour diriger un pays, c´est-à-dire le reflet ou l´instinct d´anticipation et de prévoyance. La fonction du président n´est pas une profession, moins encore une profession libérale pour laquelle le père prépare le fils pour le remplacer ou le succéder après. sa mort. C´est l´anticipation et la prévoyance à résoudre les problèmes du peuple qui caractérisent le chef d´Etat. Ne dit-on pas souvent que diriger c´est prévoir? C´est la capacité de pouvoir faire face aux problèmes en faisant les bons choix pour le peuple et pour son pays. Notre président actuel Faure Gnassingbé en est-il capable? Je doute fort quand je vois comment il a dirigé le pays pendant 15 ans. À part le bitumage des routes à Lomé, qu´est-ce qu´il a fait à l´intérieur du pays ? À mon avis rien du tout. Le Togo ne se milite pas à la seule ville de Lomé. Au terme de son bilan de 15 ans son passif est doublement et même triplement plus lourd que son actif. Le secteur sanitaire à lui seul est terriblement édifiant.

L´heure n´est plus au bricolage ou copinage entre amis mais aux bons choix de systèmes politique, éducatif, juridique, économique et surtout sanitaire pour notre pays.

Entre-temps, le système allemand dans son ensemble que j´ai défendu dans mon projet de candidature aux élections présidentielles passées a encore prouvé son efficacité pendant cette crise de coronavirus en Allemagne. Au moment où ses voisins enregistrent chaque jour le nombre de décès emportés par ce virus auquel aucun dirigeant au monde ne résiste sur son passage (que ce soit en France, aux Etats-Unis, en Espagne ou encore Italie), l´Allemagne quant à elle a enregistré pour le moment moins de décès, bien que le nombre d´infectés soit plus élevé en Allemagne qu´en France. La stratégie en Allemagne a consisté au test massif de la population très tôt au début de la crise, couplé avec les matériels disponibles dans les cliniques et hôpitaux pour faire face aux patients infectés de ce virus, ce qui n´est pas le cas en France ou en Italie et Espagne. L´efficacité est dans le gène du peuple allemand.

En France les spécialistes en virologie ne cessent de se poser cette question intrigante, relative à la mortalité due au virus, dont le nombre est nettement en dessous en Allemagne que celui qui est souvent communiqué dans les autres grands pays de l´Union européenne, lourdement touchés comme par exemple la France, l´Italie et l´Espagne. Pour certains c´est que l´Allemagne a commencé très tôt par anticipation en faisant le choix de test massif au moment où le virus sévissait en Chine ou en Italie afin qu´il n´y ait pas la propagation partout dans le pays. Pour d´autres c´est que les matériels sont en nombre suffisant en Allemagne pour faire face au pire. Dans tout cela, ce qu´on peut dire et retenir c´est que l´Allemagne a combiné les deux stratégies: la prévoyance et l´anticipation pour le test massif de sa population très tôt et ensuite la disposition en nombre suffisant des matériels dans les cliniques et hôpitaux pour faire face à ce virus. C´est ce qui a d´ailleurs permis actuellement à l´Allemagne de venir en aide à la France dans la région d´Alsace par évacuation des patients français en réanimation vers l´Allemagne à Stuttgart.

Au-delà même du cas de ce virus et les précautions prises par l´Allemagne, c´est tout son système qui est bon et moi, je ne lâcherai pas à le préconiser pour notre pays, le Togo. Je me battrai pour l´exporter un jour au Togo dans ma lutte politique car je veux un Togo rayonnant, solide pour en faire un modèle dans la sous-région.

On ne va pas prendre ce pays en otage tout le temps sous prétexte qu´on ne peut pas être président au Togo ou en Afrique francophone en général sans l´aval de la France. Lavons ce mythe dans l´esprit si on veut emprunter un chemin qui nous mènera vers un État solide et rayonnant. Le destin et l´orientation d´un pays se trouvent entre les mains de ses citoyens et non ailleurs à moins que nous options pour cette servitude et obéissance perpétuelle en acceptant que la France décide à notre place et fasse du pays, ce qu´elle veut pour ses intérêts.

Nous nous laissons faire et le régime va encore nous diriger avec la médiocrité du système français pour 5 ans à venir. Mais en 2025 nous devrons prendre un autre chemin. C´est pourquoi nous allons nous battre dès maintenant pour démolir ce régime. Quand ses racines seront toutes coupées, il tombera de lui-même en 2025 par une vague démocratique incontestable et c´est maintenant que nous allons commencer et non demain ni lendemain.

Si ce qui se passe actuellement en Europe avec tant de morts chaque jours avec le coronavirus malgré leur niveau de médecine avancé, c´était au Togo, combien de concitoyens resteraient encore en vie avec notre système sanitaire abandonné complètement par manque de volonté et de négligence? Les dirigeants de notre pays doivent ouvrir les yeux pour voir et prendre la bonne direction pour le pays en matière sanitaire. En 2025 qu´ils partent d´eux-mêmes sans chercher même à frauder car ça ne marchera plus. On doit tout faire pour changer ce régime pour pouvoir améliorer notre système sanitaire car on nous conduit à l´abîme par cette façon de diriger le pays. Le président n´a pas la qualité d´un chef d´Etat et ceux qui l´entourent n´ont aucun souci aussi ni pour le pays ni pour leurs concitoyens.

Normalement en président prévoyant face à cette crise de virus, il devrait mettre à la disposition des hôpitaux des grandes villes du pays dans chaque région aussi, le matériel permettant de faire le test de ce virus en cas des symptômes chez un patient à l´intérieur du pays. Mais je parie qu´actuellement au moment où j´écris cet article le 30 mars 2020, seul le CHR dans une commune de Lomé est en mesure de recevoir les malades infectés. C´est aussi seulement à Lomé qu´on peut faire ce test de virus. C´est ça le manque de prévoyance et d´anticipation au sommet de l´Etat togolais. La vie ne se limite pas seulement à Lomé. Quel sort réservé à nos concitoyens de l´intérieur du pays face à ce virus?

En plus, aucune mesure d´accompagnement n´est annoncée pour soulager la population confinée à la maison dans le pays. On ne dirige pas ce Togo car l´amour pour son peuple n´y est pas. Et avec tout ça, on veut que les Togolais soient encore sous ce régime pendant 5 ans ? Soyons sérieux.


Dr Christian Spieker

 

 

Dr Christian Spieker : « Nous allons nous battre dès maintenant pour démolir ce régime »

 

La route CU9, financée par la Banque africaine de développement, désenclave le nord du Togo

Chaque mardi, le marché d’Alemondji grouille de monde. Au milieu de cette foule compacte, des commerçants burkinabè et ghanéens proposent des vêtements et ustensiles de cuisine. D’autres, plus bruyants viennent des contrées voisines : Lawagnon, Moreta et Issati. Leurs étals regorgent d’arachides, de mil, de sorgho, de sésame ou encore d’haricots.

Il y a encore quelques années, atteindre ce marché n’était pas chose aisée. Il était animé pendant trois jours successifs, du mardi au jeudi, puis le dimanche. Nous ne venions ici qu’une journée parce que notre principale route d’accès au marché était impraticable », raconte Robiro Kadokah, vendeuse de mil. Son taxi, emprunté à Issati, passe à vive allure sur le pont d’Alemondji. À 200 kilomètres au nord de Lomé, la capitale du Togo, ce pont est le symbole du désenclavement de nombreuses localités agricoles de la région.

« Avant, au départ de Lawagnon, Moreta et Issati, nous étions obligés de faire un détour de 50 kilomètres, avant de rejoindre la route nationale. Ensuite, nous mettions le cap sur Alemondji pour aller au marché. Cela prenait deux à trois heures et nous perdions des clients. Mais aujourd’hui en 10 à 15 minutes, nous sommes sur place », explique fièrement cette cinquantenaire, à sa descente de la gare routière.

Magasso Akilasso est collecteur de taxes. Il a, lui aussi, moins de soucis qu’auparavant. « Nous étions véritablement coupés du reste du monde. Seules quelques motos parvenaient à franchir la route boueuse pour se rendre à Alemondji. Depuis que ce pont a été construit, nous avons retrouvé le sourire », dit-t-il avec enthousiasme.

Le pont d’Alemondi, long de 120 mètres, a été construit dans le cadre de la mise en œuvre de la rénovation des routes sur le corridor CU9 entre Lomé, Cinkansé et Ouagadougou. Ce projet, d’un montant de 325 millions de dollars américains, a été financé à 70% par le Fonds africain de développement, guichet de financement concessionnel de la Banque africaine de développement, et par la Facilité en faveur des États fragiles.

Les travaux ont porté sur 150 kilomètres de route au Togo et 153 autres au Burkina Faso. Du côté togolais, les tronçons Atakpamé-Blitta (102 km) et Blitta-Aouda (48 km) ont été rénovés tandis que 55 kilomètres de pistes connexes ont été aménagées et le pont d’Alémondji reconstruit. Résultat : depuis 2016, le trafic en volume, à destination ou en provenance du Burkina Faso, du Niger et du Mali, a atteint deux millions de tonnes de marchandises par an. Par ailleurs, le temps de transport entre la capitale burkinabè, Ouagadougou, et le port de Lomé, a été divisé par deux entre 2011 et 2016, passant de 6 à 3 jours.

https://www.afdb.org/sites/default/files/2020/01/16/alimondji-market.jpg« Toutes les conditions sont réunies pour effectuer un voyage en toute quiétude de jour comme de nuit. Mieux, nous enregistrons chaque semaine la présence de nombreux commerçants des pays frontaliers comme le Ghana et le Burkina sur le marché d’Alemondji. Cette route et surtout ce pont ont apporté de la vitalité à notre région », se réjouit Robiro Kadokah.

Outre le marché, la région bénéficie de l’activité de l’Institut de formation en alternance pour le développement de la pisciculture de Lawagnon et du grand hôpital de l’ordre de Malte, très accessible en traversant le pont.

« Des malades sont envoyés régulièrement dans cet hôpital. Ils viennent, pour la plupart, de la capitale Lomé. Le pont, remis en état, a permis de sauver des vies », se félicite Akilasso Magasso.

« Cet ouvrage (CU9) permet d’assurer un écoulement de la production agricole et d’améliorer l’accès aux marchés d’intrants et de produits. Aussi, il stimule l’économie et facilite l’intégration de la zone dans l’économie nationale et internationale », note Georges Bohoussou, responsable-pays de la Banque.

Selon Bohoussou, le projet de la route CU9 a fortement désenclavé les localités agricoles de Gbécon et de Morétan et amélioré la fourniture d’eau potable des populations riveraines rurales de 15 villages. « Pour améliorer les revenus des femmes, le projet a également procédé à la réhabilitation et l’extension du marché international de Anié, ainsi que du marché hebdomadaire de Doufio (nord du Togo).

 

 

La route CU9, financée par la Banque africaine de développement, désenclave le nord du Togo

 

COVID-19 dans le Monde : Plus de 31 000 morts et près de 667 000 cas confirmés dont au moins 28 au Togo

La COVID-19 a fait au moins 31 412 morts dans le monde, où l’on compte plus de 667 090 cas dans 183 pays et territoires depuis le début de l’épidémie.

Le bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles dimanche matin fait également état d’au moins 134 700 cas considérés comme guéris.

C’est toujours en Italie que l’on compte le plus grand nombre de morts avec 10 023 décès pour 92 472 cas. Les autorités indiquent que quelque 12 384 personnes sont considérées comme guéries.

Avec 6528 morts pour 78 747 cas, l’Espagne est le pays le plus touché après l’Italie.

La Chine continentale rapporte 3295 morts (81 394 cas), l’Iran compte 2640 morts (38 309 cas), et la France fait état d’un bilan de 2314 morts (37 575 cas).

La France a engagé dimanche la plus importante opération d’évacuation de malades contaminés : deux trains médicalisés avec 36 patients à leur bord ont quitté Nancy et Mulhouse pour la Nouvelle-Aquitaine. Un avion militaire allemand a également transféré deux malades de Strasbourg vers un hôpital d’Ulm, dans le sud-ouest de l’Allemagne. De nombreux patients du Grand Est français – l’une des régions les plus touchées – ont aussi été transférés par voie aérienne, terrestre et ferroviaire vers d’autres régions françaises et les pays frontaliers.

Au Royaume-Uni, où l’on fait état de 1019 morts et 17 089 personnes touchées, on se prépare à « une longue période » de confinement, selon Michael Gove, bras droit du premier ministre, Boris Johnson.

Le confinement devrait rester en place « probablement jusqu’à fin mai, peut-être même début juin. Mai est optimiste », a estimé l’épidémiologiste Neil Ferguson de l’Imperial College London, qui conseille le gouvernement.

Dans une lettre adressée aux Britanniques, le premier ministre Johnson, lui-même déclaré positif, a prévenu que la situation allait « s’aggraver avant de s’améliorer ».

Mais c’est aux États-Unis où l’on trouve le plus grand nombre de cas avec 124 686 contaminations officiellement recensées, dont 2191 décès.

Après l’avoir envisagé, le président Donald Trump a renoncé à placer en « quarantaine » l’État de New York, où l’on trouve près de la moitié des cas de COVID-19 dans le pays.

Le pape pour un cessez-le-feu mondial

S’associant à l’appel de l’ONU en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et mondial afin de préserver les civils les plus vulnérables face au coronavirus, le pape François a invité à cesser « toute forme d’hostilité, en favorisant la création de couloirs pour l’aide humanitaire, l’ouverture à la diplomatie et l’attention envers ceux qui se trouvent dans une situation d’une grande vulnérabilité ».

Sans citer un pays particulier, le pape a également mis en garde contre « le risque d’une tragédie » dans les prisons en raison de la combinaison de la COVID-19 et de la surpopulation carcérale. Il a demandé aux autorités d’être « sensibles » à ce problème.

Togo

A en croire les autorités locales, il y aurait 28 cas confirmés dans le pays, un décès et un cas est guéri. Pour l’instant, contrairement aux chefs d’État des pays voisins activement visibles, Faure Gnassingbé, frauduleusement « réélu » il y a quelques semaines, se cache et se mure dans un silence assourdissant devant le Togolais en désarroi

Source : AFP + Reuters + Radio Canada + 27avril.com

 

 

COVID-19 dans le Monde : Plus de 31 000 morts et près de 667 000 cas confirmés dont au moins 28 au Togo

 

TOGO : De l'impératif de la mise en application de l'article 150 de la constitution

Coordination Internationale de la Dynamique Mgr Kpodzro

Déclaration du 28 mars 2020

TOGO : De l'impératif de la mise en application de l'article 150 de la constitution

Le gangstérisme d’État avec lequel a été opéré contre tout bon sens le hold-up électoral du 22 février 2020 ne peut que remémorer le précédent du 05 février 2005 où l'acteur principal demeure l'inénarrable Faure Gnassingbé, criminel et putschiste invétéré.
Il ne peut être Président de la République selon les dispositions de l’article 150 de la Constitution du Togo, en raison du crime imprescriptible dont il est comptable.

Il ne peut l’être non plus, de par le vol éhonté de nos suffrages massivement exprimés en faveur du Dr Gabriel Agbeyomé Mensah Kodjo, le Président démocratiquement élu du Togo au terme du scrutin du 22 février 2020.

En effet, en 2005, après le décès du dictateur Eyadema Gnassingbé, Faure Gnassingbé avec l’aide de ses milicien-militaires, ont empêché le président de l’Assemblée nationale de l’époque, Fambaré Natchaba de revenir au Togo pour assurer l’intérim de la vacance au sommet de l’État conformément à l’article 65 de la Constitution de 1992 plébiscitée à 97% lors du référendum constitutionnel du 27 septembre 1992 organisé avec succès par le Ministre de l'Administration territoriale de l'époque, Dr Gabriel Agbeyomé Mensah Kodjo.

Le 06 février 2005, grâce à un rocambolesque tour de passe-passe juridique à la faveur d’un coup d’État constitutionnel, le criminel Faure Gnassingbé est passé de Ministre à Député, et de Député au Président de l’Assemblée nationale pour finir par s’accaparer illégalement du pouvoir d’État au mépris total de l’article 65 de la Loi fondamentale du 14 octobre 1992.

Au regard de l’article 150 de ladite Loi fondamentale toujours en vigueur, Faure Gnassingbé est donc un putschiste, un criminel qui doit être traduit devant les tribunaux, puisqu'il a commis un crime imprescriptible.

Par ailleurs, le Code pénal togolais (CP) en son article 229 condamne d’une peine de réclusion à perpétuité, quiconque, dans le but de détruire ou de renverser les institutions du pays, aura incité les citoyens à s’armer contre l’autorité de l’État ou aura armé des mercenaires pour cette besogne.

Plus loin, l’article 230 du CP précise que le crime d’attentat contre la sûreté intérieure de l’État est punissable dès que les criminels auront pris la résolution d’attaquer l’État.

Il est donc clair que la tentative suffit pour tomber sous le coup de l’article 229 du CP.

Or, en 2005, Faure a armé des citoyens déguisés en militaires pour perpétrer un coup de force en violation de l’article 65 de la Loi fondamentale au vu et au su de tous; en empêchant entre autres avec ses putschistes, le Président de l’Assemblée nationale en mission en France de revenir au Togo pour assurer la vacance du pouvoir après le décès du Général Eyadema, son père.

Le coup d’État ayant été donc consommé au regard de l’article 230 du code pénal,et étant donné l’imprescriptibilité de l’action pénale en cas de coup de force au regard de l’article 150 de la Constitution togolaise, Faure Gnassingbé reste et demeure reste un criminel devant être traduit devant les juridictions nationales et internationales s’il y a lieu.

Il faut observer que Faure Gnassingbé était Ministre des mines à l’époque de la commission du crime en 2005, donc un fonctionnaire de l’État.

À ce titre, l’article 442 et suivant du Code de procédure pénal togolais (CPP) s’appliquent dans la mise en action de l’information judiciaire.

Par ailleurs, sur le fondement de l’article 443 du CPP, le procureur général près la chambre judiciaire de la Cour suprême, est compétent pour requérir l’ouverture de l’information judiciaire auprès du Président de ladite chambre.

Les dispositions de l’article 442 du CPP permettent au procureur général de s’autosaisir d’office, sur plainte ou sur dénonciation. Il peut mener les enquêtes personnellement ou peut les confier à un juge d’instruction avant de requérir l’information judiciaire.
Une fois l’ordonnance de la chambre judiciaire rendue, le procès de Faure Gnassingbé, de ses coauteurs et comparses, pourra s’ouvrir auprès de la Cour suprême.

La Coordination Internationale, représentant l’Initiative du Patriarche de la Nation, l’Archevêque émérite de Lomé, Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro, agissant en dehors du pays, entend déposer dans les prochains jours, une dénonciation devant les juridictions internationales et auprès du procureur général près la chambre d’instruction de la Cour suprême pour faire arrêter le criminel et usurpateur Faure Gnassingbé qui vient une fois de plus de commettre de façon grotesque un énième coup d’État. Il doit répondre du hold-up électoral du 22 février 2020 par lequel il s’est accaparé illégalement des suffrages du Souverain Peuple togolais après le rejet populaire massif de sa mauvaise gouvernance.

Peuple togolais, Citoyennes Togolaises, Citoyens Togolais!
Ces crimes ne doivent point rester impunis.

Faure Gnassingbé n’est pas digne de nous représenter. Sa place n’est pas dans le palais de la Marina!

Elle est bel et bien en prison pour que justice soit rendue aux milliers de personnes lâchement assassinées en 2005 de même qu’à des personnes meurtries dans leur chair, portant à vie les stigmates de sa dictature durant ses années d’exercice d’une gouvernance calamiteuse.

Engagé, et déterminé, un peuple est invincible!
La peur doit changer de camp!

TOGO BEBOUT, LUTTONS SANS DEFAILLANCE DANS LA DIGNITE!


Dr Edem Atsou Kwasi
Coordinateur Général

 

 

TOGO : De l'impératif de la mise en application de l'article 150 de la constitution

 

Message de la Présidente Nationale du Mouvement du Peuple pour la Liberté (MPL) au peuple togolais.

Mes chers compatriotes, très chers camarades de lutte, chers frères et sœurs de la diaspora,
Cet après-midi, c’est avec au cœur l’amour et la fierté de la terre de nos aïeux que je me présente devant vous.

Nous avons fait des remarques, et ces remarques nous ont poussé aujourd’hui à revoir la ligne politique de MPL qui se résume en deux (2) mots : Révolution citoyenne !

Loin d’être qu’un slogan de campagne politique, il s’agit d’une transformation sociale en profondeur menée par le peuple, pour la reconquête de sa citoyenneté et redonner un sens au politique.
Comme le disait Jean Luc MELENCHON en Octobre 2010, je cite : « La révolution citoyenne, c'est une révolution dans les têtes, dans les cœurs et pas seulement dans le quotidien de la lutte sociale et politique. ».

Comme pourraient le dire certains, le Togo n’est pas un cas à part, mon pays n’est pas une bête noire Il nous faut tout simplement repenser la lutte.

Il est urgent, de donner les moyens aux citoyens togolais, de reprendre le pouvoir qui est leur.

Pour paraphraser notre hymne national, nous sommes les seuls artisans de notre bonheur, ainsi que de notre avenir. Loin d’être une simple phrase, ceci est une mise en garde et aussi le flambeau ardent que nous ont laissé nos aïeux et que nous devrons transmettre, plus brûlant et plus ardent à notre descendance. Cette flamme, qui doit nous pousser à la recherche d’un futur meilleur pour nous, ne doit jamais s’éteindre au fond de notre cœur.

Togo debout, luttons sans défaillance.

Notre génération est une génération sacrifiée comme j’aime bien le dire. Mais allons-nous sacrifier aussi l’avenir de nos enfants ? Allons-nous laisser cette misère à nos enfants ? Allons-nous faire de nos enfants des apatrides ? Telles sont les questions que nous devrons nous poser. Chaque citoyen togolais doit se poser la question « Que vais-je léguer à mes enfants ? »

La réponse parait pourtant évidente ! Un amour indéfectible de la mère patrie, Une volonté sans faille de bâtir une cité meilleure.
Ceci n’est possible que par une rééducation et sensibilisation depuis les plus petites cellules de notre société : la famille.

Aux pères, aux mères, aux frères et sœurs, allez sensibiliser vos familles. Aux leaders politiques, religieux et d’opinion, allez sensibiliser vos communautés. Pas pour leur dire de suivre tel ou de chasser tel, mais de toujours lutter pour bâtir un avenir meilleur à notre descendance. De lutter pour bâtir un Togo meilleur, de faire face à l’ennemi commun, qu’il vienne de l’intérieur tout comme de l’extérieur.

Pour terminer, je lance un appel solennel au chef de l’Etat de voir avec humanisme la situation des otages politiques et de les libérer sans délai ; A nos forces de l’ordre beaucoup de courage et de savoir que nous sommes tous des frères ; Aux leaders politiques de l’opposition de faire la lutte avec un degré de sincérité plus élevé et à la jeunesse togolaise de rester mobilisés pour un TOGO meilleur.
MPL : Un Seul Peuple, Une Seule Famille.

La Présidente Nationale
KOUMI A – LEY MAWUTO

 

 

Message de la Présidente Nationale du Mouvement du Peuple pour la Liberté (MPL) au peuple togolais.

 

La Banque africaine de développement place un emprunt obligataire social, « Combattre le COVID-19 », d’un montant record de 3 milliards de dollars

La Banque africaine de développement notée triple-A a levé un montant remarquable de trois milliards de dollars sur les marchés financiers internationaux à travers un emprunt obligataire social, destiné à atténuer les effets de la pandémie de Covid-19 sur la vie des populations africaines et les économies du continent.

Cette émission obligataire sociale « Combattre le COVID-19 », a remporté un vif succès auprès d’investisseurs de premier plan, y compris les investisseurs socialement responsables. Elle a ainsi bénéficié d’un carnet d’ordres de très grande qualité de plus de 4,6 milliards de dollars.

« Combattre le COVID-19 » est aujourd’hui le plus gros emprunt social libellé en dollars américains, ayant jamais été place par un émetteur sur les marchés financiers internationaux. Il représente aussi le plus gros emprunt global de référence jamais émis par la Banque africaine de développement. L’émission porte un coupon de 0,75%, et une échéance de trois ans.

Le Groupe de la Banque africaine de développement prend des initiatives pour apporter des réponses flexibles visant à réduire les graves effets économiques et sociaux de la pandémie de Covid-19 sur ses pays membres régionaux et sur le secteur privé africain.

« Il s’agit d’une période critique pour l’Afrique, à un moment où elle doit relever les défis induits par le Covid-19. La Banque africaine de développement prend actuellement des mesures audacieuses pour soutenir les pays africains. Cette émission obligataire « Covid-19 » de trois milliards de dollars est la première partie de notre réponse globale qui fera l’objet d’une prochaine annonce, a déclaré Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement. Cette émission est la plus importante obligation sociale jamais émise en dollars sur les marchés de capitaux. Nous sommes là pour l’Afrique et nous apporterons rapidement un soutien important au continent. »

Le montant record d’ordres pour cette obligation met en évidence le soutien des investisseurs, dont jouit la Banque africaine de développement, selon les banques chefs de file de cette transaction.

« L’épidémie du Covid-19 menaçant dangereusement l’Afrique, la Banque africaine de développement veut être à la hauteur de ses énormes responsabilités et déployer des fonds pour aider et préparer les populations africaines en contribuant à l’accès à la santé et à la totalité des autres biens, services et infrastructures essentiels », a estimé Tanguy Claquin, le Responsable mondial Sustainable banking, du Crédit agricole CIB.

Les cas de patients infectés par le virus ont été lents à se manifester en Afrique, mais le Covid-19 se propage rapidement et a contaminé près de 3 000 personnes dans 45 pays, mettant sous forte pression des systèmes de santé déjà fragiles.

Des milliards de dollars sont nécessaires pour venir en aide aux pays africains touché par la pandémie. Des mesures d’urgence, ont déjà été lancées par les pays, allant dans certains cas jusqu’à l’arrêt des activités économiques, afin de freiner la propagation du virus. Partout dans le monde, des entreprises sont fermées et les travailleurs sont rentrés chez eux, ce qui a eu pour effet de perturber les chaînes d’approvisionnement, le commerce et les voyages, et d’entraîner l’économie mondiale vers la récession.

Selon George Sager, directeur exécutif de l’activité de syndication SSA chez Goldman Sachs, « à un moment où la volatilité des marchés est sans précédent, la Banque africaine de développement a été capable de braver les marchés de capitaux et lever des volumes importants destinés à aider le continent africain à soutenir les efforts du continent dans sa lutte contre le Covid-19. Mais de surcroit, elle a a placé le plus gros emprunt social de référence en dollars américains. C’est un résultat remarquable, non seulement par l’objectif visé, mais aussi par l’exécution du financement en dollars. »

La Banque a créé son propre cadre d’obligations sociales en 2017 et a déjà levé l’équivalent de deux milliards de dollars par des émissions libellées en euros et en couronnes norvégiennes durant ces trois dernières années. Fait marquant, en 2018, la Banque africaine de développement a été désignée par les marchés des capitaux « deuxième institution la plus impressionnante pour les émissions d’obligations sociales et de durabilité » lors de l’attribution des prix de Global Capital pour les activités ISR (Investissements Socialement Responsables).

« Nous apprécions le niveau d’intérêt exceptionnel que notre émission ‘Combattre Covid-19’ a soulevé à travers le monde, à un moment crucial pour l’Afrique. La Banque africaine de développement s’attelle à fournir les efforts nécessaires pour atténuer l’impact social et économique de cette pandémie sur notre continent déjà fortement affaibli, a déclaré Hassatou Diop N’Sele, Trésorière du Groupe de la Banque africaine de développement. Avec nos émissions obligataires sociales, nous offrons aux investisseurs l’opportunité de participer à l’amélioration des conditions de vie des populations d’Afrique. L’émission Combattre Covid-19 est un résultat exceptionnel pour une cause exceptionnelle. »

Distribution par type d’investisseurs : Banques et institutions officielles (53%), trésoreries de banques (27%), gestionnaires d’actifs (20%).

Distribution géographique : Europe (37%), Amériques (36%), Asie (17%), Afrique (8%), t Moyen-Orient (1%).

afdb.org

 

 

La Banque africaine de développement place un emprunt obligataire social, « Combattre le COVID-19 », d’un montant record de 3 milliards de dollars

 

SURSAUT−TOGO: Appel solennel au peuple togolais!

Le CORONAVIRUS (COVID-19) court le globe entier. Il n’épargne personne, aucun continent, aucun pays! Le nôtre, le Togo n’y a pas échappé! Les gouvernements de tous les pays du monde, même les plus avancés, sont penchés sur le sort de leurs peuples: ils appliquent les consignes de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
- se laver les mains au savon plusieurs fois par jour
- saluer ses interlocuteurs sans leur serrer la main
- cesser les embrassades
- éternuer, se moucher ou cracher dans un mouchoir puis le jeter

Comme vous le savez, au Togo il n’y a pas d’Etat et donc aucune des tâches régaliennes (éduquer, protéger, soigner…) n’est prise en compte par ce gouvernement de prédateurs mafieux à la tête du pays et qui ne pense qu’à sa survie et à ses intérêts. Ils sont incapables de protéger la population. Le changement de régime est une urgence absolue et vitale.

Le peuple togolais, contrairement à tous les autres peuples du monde, est donc abandonné à lui-même y compris dans ces circonstances douloureuses: la preuve en est que les malades atteints par le virus, ne sont pas soignés mais ils sont éloignés, regroupés au CHR de Lomé-Commune où il n'y a aucun médecin, aucun infirmier, aucun aide-soignant, même pas un seul comprimé de paracétamol et même pas d’eau!

C’est pourquoi moi, Kofi YAMGNANE, président du Mouvement patriotique SURSAUT-TOGO, conscient de mes responsabilités, je lance un appel solennel à tout le peuple togolais souverain afin qu’il se prenne en charge immédiatement, de façon totalement autonome en appliquant de lui-même strictement les consignes de l’OMS: il en va de sa survie!

Il en va de l’avenir de notre pays. A l’issue de cette épreuve, le peuple devra repartir au combat pour sa libération définitive des griffes et des crocs de cette équipe de mafieux: grandes manifestations à travers tout le pays pour exiger le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir confisqué depuis 2005: 15 ans de règne absolu après les 38 ans de règne non moins absolu de son père, ça suffit!

Peuple togolais, prépare-toi à retrouver TA dignité, TA dignité en reprenant TON pouvoir et enfin t’occuper du développement du pays.

VIVE LE PEUPLE TOGOLAIS!
Kofi YAMGNANE, président de SURSAUT−TOGO

 

 

SURSAUT−TOGO: Appel solennel au peuple togolais!

 

Togo : Comment le coronavirus a mis nos systèmes à nu !

« Nous sommes en guerre », disait Emmanuel Macron. Cette guerre mondiale déclenchée contre la planète terre par un virus, continue son désastre. Le monde s’est arrêté d’avancer, il ne suit plus le rythme cadencé de l’aiguille d’une horloge. Le temps passe, mais le monde n’avance plus, les habitudes ont littéralement changé.

Confinement, isolement, mise en quarantaine… Voilà à quoi rime désormais le quotidien des habitants de la terre. Que sont-ils devenus, ceux qui ont très tôt vu le mal qui frappait la Chine et demandaient aux autres pays de préparer la guerre ? De l’inconscience à l’urgence, le pas a été vite franchi et les pays européens en paient le lourd tribut. C’est face à ce drame que l’alerte a été sonnée sur le continent africain pour éviter le pire.

De l’irresponsabilité à l’urgence, le pas a été de nouveau vite franchi et le pire est à nos portes. La RDC, la Sierra Leone, la Côte d’Ivoire, le Sénégal ont déclaré l’état d’urgence.

Les autres pays du continent y sont presque. Au Togo, nous avons croisé les doigts pour que ce mal ne franchisse pas nos frontières parce que le pays manque cruellement d’équipements, parce que le pays n’a aucune politique de santé pour les populations, ceux qui sont chargés d’élaborer cette politique ne se soignent pas au pays.

Le Togo n’avait donc pas les moyens de préparer cette guerre à part de se prémunir. Malheureusement, sa diaspora irresponsable et inconsciente au-devant de laquelle on retrouve amis, cousins, cousines, frères, sœurs, enfants, petits- fils de la minorité pilleuse du pays, l’y a poussé. Cette diaspora fuyant l’eldorado a atterri sur la Terre de nos Aïeux et sans se soucier de la chaîne de propagation du virus contre lequel luttent les autorités, a pris d’assaut discothèques, bars et restaurants que le gouvernement, par mégarde, a laissé ouverts.

Le mal est désormais dans nos murs, il faut commencer par se battre en comptant sur des appuis extérieurs et en faisant des efforts pour que les différents cas recensés soient guéris. C’est ce qui nous reste à faire tout en continuant la sensibilisation, puisque la guerre continue et chaque pays est en train d’en tirer des leçons.

Les Présidents africains comprendront que l’éducation et la santé restent les plus grands cadeaux pour lesquels il faut se battre pour être Président. Beaucoup de choses, à l’issue de cette guerre, vont changer. Déjà les rivalités pour le contrôle de l’Economie mondiale sont ravivées entre Pékin et Washington.

Le Covid-19 va servir d’élément catalyseur qui va chambouler les tendances. Nous sommes à la fin du monde, une fin qui ne signifie pas l’élimination de tous les êtres vivants sur la terre, car l’apocalypse ne se contera pas sans les peuples. Une nouvelle ère va s’ouvrir sur la planète terre lorsque la fin de cette guerre sera décrétée.

Source : Flambeau des Démocrates No 631

 

 

Togo : Comment le coronavirus a mis nos systèmes à nu !

 

Togo / Coronavirus : L’effroyable réalité au CHR de Lomé Commune. Agir avant qu’il ne soit trop tard

Cette publication aurait dû faire l’objet d’un article de presse, mais comme L’Alternative est suspendue pour deux (02) mois par la HAAC sous les ordres de l’ambassadeur de France au Togo, nous nous permettons de passer par ce canal pour informer les Togolais. Il ne s’agit pas d’une critique stérile, mais la description d’une situation qui doit nous inquiéter tous. Les faits décrits ici ne seront pas en français académique mais en un français facile accessible à tous.

Dans un premier communiqué rendu public par le gouvernement, il avait été dit que le CHU Campus était réquisitionné pour accueillir les personnes testées positifs au Coronavirus. Après plus d’une semaine de confusion et de pilotage à vue, le ministre de la Santé s’est résolu à changer de cadre. C’est ainsi qu’il a jeté son dévolu sur le CHR Lomé Commune à Kégué qui semble, par son aspect extérieur, le seul lieu convenable en ces temps. Le personnel de ce centre et tous les malades ont été mis dehors manu militari.

Le samedi le 21 mars dernier, le centre a commencé par accueillir les premiers patients. En dehors de ce que les autorités racontent tous les jours sur les médias, nous avons voulu malgré le risque faire un tour dans ce centre pour voir ce qui se passe réellement. Notre curiosité est d’autant plus grande qu’en faisant le tour dans la zone, on ne remarque aucun dispositif de sécurité à l’entrée du bâtiment. Il faut rappeler que les abords du CHR Lomé commune sont jonchés des tas d’ordures, l’entrée principale laisse à désirer. Pour un hôpital réquisitionné pour les cas testés au coronavirus, avouons qu’il y a déjà un souci. Et comme personne ne surveille le centre, ni les entrées ni les sorties, nous sommes invités à l’intérieur pour toucher la réalité et arracher un mot aux malades malgré les risques.

De notre infiltration dans ce centre et les témoignages reçus, il ressort ceci. Le CHR Lomé commune n’a pas été désinfecté avant l’admission des premiers patients. Vu l’état de saleté à l’intérieur du centre et aux alentours, il était plus que nécessaire de désinfecter les lieux. Rien n’a été fait dans ce sens. Lorsque les premiers patients sont arrivés, il n’y avait pas d’eau dans le centre. Il a fallu attendre mardi, c’est-à-dire 4 jours après l’arrivée des premiers patients pour réparer le suppresseur et remettre de l’eau dans les robinets. Jusque dans la journée d’hier, nous avons détecté 22 malades dont 5 cas testés négatifs, mais qui sont curieusement encore dans le CENTRE. Des 22 malades seuls trois ont reçu des produits composés d’une boite de Plaquénil (200 mg) et d’une boite d’Azifair 500 que vous pouvez voir en photo. Les autres patients sont laissés sans soin. Dans le centre, il n’existe pas encore de personnel déployé depuis plus d’une semaine. Il n’existe pas de médecin de garde, ni d’infirmier encore moins d’agents d’entretien. Les malades se débrouillent eux-mêmes pour nettoyer les toilettes et désinfecter les couloirs et les chambres au « detol ». L’état des toilettes et des douches du CHR laisse à vomir. Les lits sont sans draps et les malades eux-mêmes doivent se débrouiller.

Ils sont pour certains 4 ou 6 par chambre sans climatisation. Lorsqu’ils ouvrent les volets (fenêtres) pour avoir un peu d’air, ils sont systématiquement envahis par les moustiques. Une situation de plus en plus insupportable pour les expatriés (Une Allemande, une française) admis au centre. (Nous publions les photos des lits et des toilettes pour que chacun puisse avoir une idée de la triste réalité). Ces photos ont été prises hier dans la journée et la soirée.

Le soir pour évacuer le stress les malades se dispersent sur la cour comme on peut le voir sur ces images sans aucune protection. Les poubelles non évacués sont aussi à côté. Sans aucun agent de sécurité à l’entrée, sans les forces de l’ordre, certains malades, selon les témoignages, sortent brièvement du centre pour revenir après. C’est en voyant ces conditions désastreuses et l’abandon des patients que le Béninois testés positifs a pris la poudre d’escampette pour se retrouver dans son pays, laissant son sac (confère photo) sous le lit de l’hôpital.

Selon les patients, on leur apporte régulièrement à manger, du moins trois fois par jour. Le menu est assez curieux. Pour le petit déjeuner, on leur donne un sachet de milo qu’on vend à 50 f dans les boutiques (A bas prix), du sucre, un pain au beurre et une bouteille d’eau. A midi, ils reçoivent « Ayimolou ou Attieke » avec une bouteille d’eau et le soir la pâte (Akumè) avec sauce gboma et une bouteille d’eau. Il n’y a pas de carton d’eau en permanence auprès des patients qui doivent en acheter eux-mêmes. Les familles de certains leur apporte à manger et les ambassades s’occupent aussi des expatriés. Il n’existe donc aucune prise en charge.

Selon les patients, les visites du personnel soignant sont rares. Ils notent néanmoins la disponibilité d’un médecin militaire qui passe souvent s’entretenir avec eux et leur remonte le moral. Parmi les 22 patients, il y a comme nous le disions des expatriés, le chauffeur de taxi qui aurait conduit le premier cas détecté dans une clinique de la place avec ses deux enfants (de 1 an et demi et 4 ans), un journaliste dans une situation préoccupante. Certains patients sont diabétiques et ne disposent pas de glucomètre pour prendre leur glycémie. Il n’y a personne pour prendre la température en permanence des patients, puisqu’il n’y a aucun personnel du corps médical sur les lieux. Dans cette situation lorsqu’un patient se retrouve dans une situation désespérée comme ce fut le cas hier de ce confrère, ce sont les patients eux-mêmes parmi lesquels il y a un médecin et une infirmière d’une clinique de la place, qui portent les premiers secours. Il n’y a pas de radio qui fonctionne, faute de personnel. Pas de respiratoire.

Parmi les patients admis dans ce centre, certains revenus d’Europe ont passé plusieurs jours à la maison avec leurs familles, reçu des visites des amis et proches avant de se voir testés positifs. Et tous ces gens avec qui ils ont eu des contacts sont dans la nature. Nous avons néanmoins remarqué que dans un des blocs du CHR, il se déroule des travaux de rénovation depuis une semaine, mais la question est de savoir face à l’urgence on a besoin de temps pour rendre optimum ce petit centre de santé.

Voilà chers compatriotes, la situation telle qu’elle se présente au CHR Lomé Commune. Si d’aventure dans les deux semaines qui arrivent on atteint un pic de propagation dans la ville de Lomé, puisque de potentiels infectés sont dans la nature, ce sera la catastrophe. Si les Européens et Américains sont lourdement touchés aujourd’hui avec le décompte sans cesse des milliers de morts, c’est qu’il y a eu un retard à l’allumage. Nous ne devons pas répéter les mêmes erreurs ici, surtout que nous n’avons pas les structures. Il y a urgence, la situation est grave et les autorités doivent retrousser rapidement les manches pour mettre fin aux petites querelles d’intérêts qui opposent le ministre de la Santé et certains spécialistes afin de déployer au plus vite le personnel soignant avec le matériel de protection au CHR de Lomé commune. Le risque de voir certains patients quitter le CHR pour se fondre dans la nature est grand.

Le palais présidentiel de Faure Gnassingbé est à 500 m de CHR Lomé Commune, il doit sortir de son confort pour aller toucher du doigt la réalité sur le terrain au lieu de se contenter des rapports qui sont loin de la réalité. En France, en Russie, en Chine, les dirigeants enfilent leurs combinaisons pour se rendre dans les hôpitaux et vérifier eux-mêmes ce qui se passe. Il faut agir vite sinon il sera trop tard.

Aux Togolais, il faut chacun prenne ses responsabilités en se protégeant. Vu les structures sanitaires et le pilotage en vue qui est en cours, nous sommes tous en danger de mort. Voilà les informations que nous avons voulu partager avec nos compatriotes sur la situation au CHR Lomé commune en espérant que les autorités vont vraiment se mettre au travail avant qu’il ne soit trop tard. Il faut mettre rapidement un dispositif de sécurité au CHR Lomé commune ne serait-ce que pour contrôler qui rentre et qui sort.

Nous partageons avec vous les photos des chambres, des lits, de certains patients qui sont à l’air libre la nuit. Vous pouvez voir également un sac noir abandonné par le Béninois sous un lit avant sa fuite. Il faut agir et maintenant. Nous nous excusons pour les coquilles.

Ferdinand Ayité (Directeur de publication du journal suspendu)

Source : L’Alternative (presse-alternative.info)

 

 

Togo / Coronavirus : L’effroyable réalité au CHR de Lomé Commune. Agir avant qu’il ne soit trop tard

 

Au 228 il y a…des individus plus riches que l’Etat…

Des individus qui ont planqués dans les murs, les bafanas, les trous, les paradis fiscaux des sommes collossales détournées aux populations et ceux depuis 54 ans.

Des médecins, des avocats, des artistes, des hommes d’affaires, des politiques, des journalistes, des étrangers naturalisés togolais etc… Tous ceux qui gagnent des marchés gré à gré à des centaines et des centaines de millions.

Ils sont nombreux à mener des vies de cresus, à voyager en classe affaire, à sabler les champagnes de marque, les vins petrus, à commander chocolats et friandises par vol spécial, à s’offrir des vacances sur Îles paradisiaques, à s’offrir des parcs automobiles 5 étoiles et d’autres folies grandeur nature.

Au 228 la cagnotte du Togo est sous leurs aisselles ça puise des millions de dollars, d’euros pour acheter silence, conscience et allégeance de part le monde pour les besoins du trône royal.

Et dans cette cagnotte mange toutes sortes d’individus aux profils variés.

Ils sont 400 à 500 personnes identifiables nommément qui peuvent fournir scanners, blocs opératoires, gants, masques, gels hydro alcooliques, et tout ce qu’il faut pour faire face au Covid 19.

Il suffit de les appeler au téléphone pour qu’ une fois de leur vie qu’il fassent œuvre utile. Eux très habitués à se moquer de la vie et de la dignité des citoyens de ce pays.

Si en 15 ans vous n’avez pu opérer de miracles dans le domaine sanitaire prenez en conscience au lieu de donner des faux espoirs.

Les initiatives de dons appelées par ci par là doivent être ciblées et nominatives sans hypocrisie aucune. C’est cela le pragmatisme, c’est cela parer à l’urgence.

Les chefs mafias sont là… Demandez leur directement.

Que la providence veille.

Fabbi Kouassi / FB

 

 

Au 228 il y a…des individus plus riches que l’Etat…

 

Togo : Suspension de Liberté et de l’Alternative, le Coup de grâce au « Compact » du Millennium Challenge Account (MCA)

Le Togo n’est pas épargné par la crise sanitaire mondiale liée au coronavirus qui s’accompagne d’ores et déjà de graves conséquences économiques et sociales. Le pays fait face à cette situation désastreuse avec un système de santé presque inexistant et un « chef de guerre » totalement absent. Curieusement, c’est cette période délicate que les apparatchiks de Faure Gnassingbé ont choisi pour porter un coup de plus à la jeune et balbutiante « démocratie » en sanctionnant les deux grands journaux indépendants du pays (Alternative et Liberté) suite à une plainte l’ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy. Une décision jugée très sévère mais aussi inopportune. Cette maladresse de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) pour faire plaisir à un « petit colon » risque d’être assez préjudiciable pour le Togo surtout vis-à-vis de ses partenaires. Après avoir porté l’estocade sur la liberté de presse en sanctionnant indument ces organes, Faure Gnassingbé et son gouvernement peuvent déjà tirer une croix sur programme « Compact » du Millennium Challenge Account (MCA).

La décision a du mal à passer dans l’opinion. C’est la consternation qui règne. Deux semaines de suspension pour le Quotidien Liberté et deux mois pour le Bi-hebdomadaire l’Alternative. Leur seul tort, c’est d’avoir « osé » critiquer le diplomate français Marc Vizy et dénoncé les pratiques « pernicieuses » de la Françafrique qui rongent le Togo depuis des décennies. Pour faire plaisir au « colon », les « négriers » togolais n’ont pas hésité à appuyer sur la « gâchette » et non sans zèle.

En prenant cette décision liberticide, le Président de la HAAC et ses collègues n’ont manifestement pas mesuré les retombées « négatives » sur le pays. Pour eux, il était juste question d’assouvir leur obsession maladive qui était de mettre sous éteignoir les deux journaux critiques du pays. Or, le Togo nourrissait l’espoir d’être sélectionner pour le programme « Compact » du Millennium Challenge Account (MCA). C’est d’ailleurs pour se donner toute les chances de décrocher ses « millions de dollars » des Américains, qu’après le « Threshold », les autorités togolaises s’époumonent à prouver au monde entier qu’il est un bon élève en matière de démocratie et de bonne gouvernance.

Après la série d’élections (législatives, municipales, présidentielle) les chances du Togo d’être éligible au programme « Compact » se sont amenuisées de manière considérable. Il n’est plus à démontrer le caractère frauduleux et antidémocratique de ces scrutins. Il est aussi de notoriété publique que la liberté de presse reste l’un des indicateurs essentiels qui rentrent dans le cadre de validation de ce programme. Or, le régime de Faure Gnassingbé vient de porter un coup énorme à cette liberté fondamentale en sanctionnant ces journaux qui n’ont fait que leur boulot avec patriotisme et objectivité.

« Le Togo s’est déjà mis à dos les Américains avec la présidentielle de février 2020 en refusant l’accréditation aux techniciens du NDI mais aussi avec des critiques au vitriol de l’Ambassadeur des USA qui n’a demandé que la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote. Il faut également souligner que les Américains accordent une importance capitale à la liberté de presse. Toutes ces maladresses cumulées, le Togo peut d’ores et déjà oublier les sous du Millennium Challenge Account », regrette un compatriote qui se demande à son tour si Willybrond Télou Pitalounani (Pdt HAAC) a mesuré les conséquences de sa décision. « Je suis convaincu qu’à travers cette décision, il n’a pas rendu service ni à son bienfaiteur ni au pays », a-t-il renchéri

Selon les indiscrétions, plusieurs autorités du pays ne digèrent pas non plus cette décision qu’elles jugent inopportunes et désastreuses pour l’image du pays.

Source : Autre Presse

 

 

Togo : Suspension de Liberté et de l’Alternative, le Coup de grâce au « Compact » du Millennium Challenge Account (MCA)

 

Prof. Nubukpo : «L'Afrique continuera d’être vulnérable aux chocs exogènes tant qu’elle ne trouvera pas de réponse aux défis de son développement »

Dans une tribune signée dans Jeune Afrique, Prof. Kako Nubukpo invite les dirigeants africains à tirer les leçons de cette crise sanitaire liée au Covid-19. Il leur demande également de renoncer aux discours néolibéraux des bailleurs de fonds qui ont toujours conduit à négliger la construction d’États dignes de ce nom. Pour l'économiste togolais, l'urgence africaine, c’est la transformation sur place des matières premières qui, seule, est véritablement capable de créer de la valeur, des emplois et de diversifier la base productive de l’économie. Lecture !

Les dirigeants africains doivent comprendre que le discours de leurs collègues occidentaux a toujours été à géométrie variable. Espérons que cette crise rappelle à l’Afrique que sous-traiter à d’autres les attributs de sa souveraineté économique est une erreur.

« Le temps du monde fini commence. » Cette pensée du poète français Paul Valéry traduit bien l’atmosphère de fin d’époque qui englobe la planète, avecl’accélération des décès dus à la pandémie de Covid-19.L’Afrique n’échappe pas à la panique, même si ce sentiment est plus observé parmi ses élites urbaines mondialisées qu’au sein des populations rurales. Ces dernières, traditionnellement laissées en marge de « l’émergence », savent bien qu’en dépit de sa dangerosité le coronavirus ne causera pas autant de décès parmi les Africains que le fléau du paludisme.

Un FMI en plein aggiornamento et toujours plus keynésien

Et pourtant, le paludisme n’a jamais fait l’objet de mesures d’état d’urgence ou de « riposte coordonnée » chez nombre de dirigeants africains, pourtant plus prompts à imiter la sémantique guerrière de leurs congénères occidentaux, dans un mimétisme qui confine souvent au ridicule, qu’à être attentifs aux besoins vitaux de leurs populations.

Il n’empêche, cette pandémie du coronavirus a le potentiel, si l’on accepte de tirer les leçons de son impact, encore mal évalué, d’engendrer un changement de vision salutaire sur la marche économique à adopter en Afrique, à court terme et à moyen terme.

À court terme, les annonces de mobilisation de ressources donnent le tournis : 3 000 milliards de dollars aux États-Unis, 2 500 milliards d’euros en Europe et plus de 450 milliards de F CFA (environ 700 millions d’euros) en provenance de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, une véritable prouesse de la part d’un régulateur financier peu habitué à autant de prodigalité en matière de création monétaire.


Même le FMI n’en finit plus de faire son aggiornamento intellectuel, devenant à chaque crise majeure plus keynésien que les plus orthodoxes des disciples de l’économiste britannique John Maynard Keynes, avec des liquidités faramineuses prêtes à être injectées dans l’économie mondiale.

Cruel déficit de financement des activités génératrices de revenus

Ces mesures conjoncturelles sont d’autant plus bienvenues que les économies africaines souffrent cruellement d’un déficit de financement des activités génératrices de revenus et de la chute drastique de la demande mondiale. Parmi ces conséquences : un dévissage du cours mondial du baril du pétrole, tombé en deçà de 25 dollars, et la fin d’une forme de tourisme mondialisé, avalisée par la fermeture généralisée des frontières.

L’Afrique, déjà exposée au risque de surendettement, subit, elle, de plein fouet ce choc sur la demande mondiale. Trois de ses six premières économies (Nigeria, Afrique du Sud, Égypte, Algérie, Angola et Maroc, soit 65 % du PIB du continent) sont fortement dépendantes du pétrole (Nigeria, Angola et Algérie). Dans la zone CFA, en Afrique centrale, les États devront subir le même cycle dépressif qu’en 2015-2016. Ce qui renouvelle les craintes d’une dévaluation du franc CFA expérimentées au second semestre de 2016.

Renoncer aux discours néolibéraux des bailleurs de fonds

Cette période constitue peut-être une occasion inouïe pour le continent de renoncer aux discours néolibéraux des bailleurs de fonds qui nous ont conduits à négliger la construction d’États dignes de ce nom et celle de secteurs clés (santé, éducation…) dans le cadre des programmes d’ajustement structurel et de leurs multiples avatars récents. Nos dirigeants devraient comprendre que le discours de leurs collègues occidentaux est – et a toujours été – à géométrie variable. Aujourd’hui, les gardiens intraitables de l’austérité se montrent soudain plus pragmatiques, loin de leurs propos habituels sur les urgences de « l’équilibre budgétaire » et de « la stabilité monétaire ».

Trouver une réponse structurelle aux défis du développement

Pour l’Afrique, le principal enseignement à moyen terme de la crise du coronavirus est celui-ci : le continent continuera d’être vulnérable aux chocs exogènes tant qu’il ne trouvera pas de réponse structurelle aux défis de son développement. Une chose est claire : la perpétuation d’une insertion primaire du continent au sein du commerce international, à savoir se limiter à exporter des matières premières vers le reste du monde et attendre passivement en retour des ressources financières volatiles qui alimentent les économies de rente, est proprement mortifère.

Transformer sur place les matières premières

L’urgence africaine, c’est la transformation sur place des matières premières, qui seule est véritablement capable de créer de la valeur, des emplois, et de diversifier la base productive de l’économie. C’est de cette manière que l’Afrique pourra alimenter son futur marché intérieur de plus de 2 milliards d’habitants grâce à sa propre production et réduire sa vulnérabilité vis-à-vis du reste du monde.

L’historien burkinabè Joseph Ki-Zerbo ne cessait de dire : « Il ne faut pas dormir sur la natte des autres, car c’est comme dormir par terre. » Aujourd’hui, l’Afrique est à terre et attend une énième fois un secours en provenance du reste du monde. Gageons qu’elle saura se relever par elle-même et qu’elle comprendra enfin qu’elle ne pourra pas sous-traiter à l’infini tous les attributs de sa souveraineté économique.

Source: Jeune Afrique

 

 

Prof. Nubukpo : «L'Afrique continuera d’être vulnérable aux chocs exogènes tant qu’elle ne trouvera pas de réponse aux défis de son développement »

 

Covid-19 : Le journaliste Dominique Aliziou inhumé hier nuit

L’information a secoué le monde de la presse au Togo hier soir. Le patron du journal « Chronique de la Semaine » est décédé dans la soirée de ce vendredi du coronavirus, au CHR Lomé Commune, le centre de santé retenu pour traiter les malades de cette pandémie.

C’était jeudi que le DP a été admis au CHR Lomé Commune. Dominique Aliziou a été testé positif au Covid-19, après son retour d’une mission à Bruxelles. Son décès endeuille toute la presse togolaise.

Ce vendredi très tard dans la nuit, le confrère a été inhumé dans la stricte intimité au cimetière de Bè-Kpota. Seuls deux membres de la famille ont été autorisés à assister à l’enterrement.

Paix à son âme !

 

 

Covid-19 : Le journaliste Dominique Aliziou inhumé hier nuit

 

Coronavirus: Quelle gestion des 2 milliards décaissés ?

Pour une meilleure gestion de la situation face à l’avancée vertigineuse du Coronavirus (Covid -19), avec déjà au compteur, 20 cas confirmés au Togo, le Gouvernement avait annoncé, il y a quelques, le décaissement d’une enveloppe de deux milliards de FCFA. Une réaction certes salutaire mais à la fois problématique de l’exécutif national.

L’ogre Covid -19

Plus les jours passent, plus l’inquiétude devient grandissante. Des fortunés au dernier de la classe sociale, nul n’est à l’abri. De son apparition en décembre 2019 à ce jour, les statistiques actualisées de l’Agence France Presse (AFP) estiment à 15.189, le nombre décès des suites de Coronavirus à travers le monde entier. Parmi les victimes de cet ogre, les star de la musique africains, le congolais Orlus Mabele et le camerounais Manu Dibango. La panique et la psychose sont au paroxysme de leur manifestation, avec l’Italie qui en paie la lourde tribu avec plus de 6.000 morts.

Le Togo sur la défensive

Au Togo, le gouvernement a sonné l’alerte avec la prise de mesures de barrières contre le Covid -19. Entre autres mesures préventives, la fermeture jusqu’à nouvel ordre, des universités, ecoles et centres d’apprentissage, celles des frontières terrestres et aériennes aux pays à risque, des discothèques, l’interdiction de rassemblement de plus de 100 personnes, la restriction à 15, le nombre total de personnes devant assister aux enterrements. «J’en appelle à notre sens de responsabilité individuelle et collective », a indiqué Faure Gnassingbé, sur son compte Tweeter. Un appel qui n’aura malheureusement pas estompé l’allure effrénée du virus qui, à hier, a officiellement causé 20 cas confirmés, 19 actifs et un cas complètement guéri. Seule note d’espoir, le pays n’a pour l’heure enregistré aucun décès. D’où la pertinence de mettre en pratique, les consignes de prévention des autorités, notamment le lavage régulier des mains, la désinfection des mains par des gels hydroalcooliques, éternuer dans le creux du coude et le port du cache nez chirurgical.

L’attente rationnelle des populations

Toutefois, bien que le numéro vert (111) reste opérationnel et mis à disposition pour la signalisation de tout cas suspect, la question de la gestion des deux milliards FCA décaissés pour servir à la campagne de lutte contre le Covid -19 revient avec insistance sur le tapis.

En effet, après quelques jours de tatonnement, le gouvernement s’est finalement plié devant les appels incessants des médias, en ce qui concerne la prise de mesures drastiques pour prévenir le mal qui est officiellement dans nos murs depuis le 06 Mars dernier. Une réaction que d’aucuns qualifient certes de tardifs, mais qui demeure salutaire. Toutefois, il convient aujourd’hui, au regard des précédents fâcheux encore vivaces dans les mémoires collectives, de passer à la loupe, la la gestion de cette ressource spéciale.

Le présent à l’épreuve du passé

Si le requisionnement de l’hôtel Lebene, anciennement Hôtel Ibis ou encore Hôtel le Bénin, pour le confinement des cas suspects est une décision appréciable du gouvernement, ce n’est pas non plus un secret qu’elle peut porter en elle, les germes de dilapidation et de détournements de deniers publics. Et pour cause, cette tare est érigée en habitude au Togo. Ceci, au point de devenir un phénomène à la peau dure qui fait prospérer, en de pareilles circonstances de crises ou de situations exceptionnelles, nombre de fonctionnaires et agents de l’État indélicats qui en font leurs fonds de commerce. Les tristement célèbres cas de la gestion approximative des fonds alloués pour la participation des Éperviers aux Can 2010 et 2015, puis de celle de la route Lomé -Vogan – Anfoin demeurent des cas qui restent au travers de la gorge des togolais qui n’ont obtenu aucune réponse jusqu’à ce jour malgré les promesses de compte rendu et punitions brandies ici et là par les autorités.

Outre la Hapulcia, FRATERNITE veille au grain

Et pour cette expédition, «Certains ont déjà prévu construire de nouvelles maisons, voitures, renflouer leurs comptes bancaires et alimenter leurs copines dans cet argent», a insinué Koffi, un jeune observateur de la scène socio-politique du pays. Mais cette fois-ci, avance-t-il, ceux-ci trouveront visiblement garçons sur leurs chemins. En premier, le journal FRATERNITE qui se donnera la peine de veiller scrupuleusement à la gestion qui sera faite de cette enveloppe. «Ils (NDLR : les membres du comité de crise) sont donc à suivre de près par les yeux et oreilles de FRATERNITÉ», promet Joël Égah, Directeur de Publication de l’hebdomadaire togolais d’informations.

C’est donc le lieu d’en appeler également à l’urgence pour la Hapulcia et la Cour des comptes, deux institutions placées à l’avant garde de la lutte contre la délinquance économique au Togo de veiller à la transparence des ressources financières mises à disposition par le gouvernement à cet effet.

FRATERNITE

 

 

Coronavirus: Quelle gestion des 2 milliards décaissés ?

 

Coronavirus : L’effroyable réalité au CHR de Lomé Commune. Agir avant qu’il ne soit trop tard

Cette publication aurait dû faire l’objet d’un article de presse, mais comme L’Alternative est suspendue pour deux (02) mois par la HAAC sous les ordres de l’ambassadeur de France au Togo, nous nous permettons de passer par ce canal pour informer les Togolais. Il ne s’agit pas d’une critique stérile, mais la description d’une situation qui doit nous inquiéter tous. Les faits décrits ici ne seront pas en français académique mais en un français facile accessible à tous.

Dans un premier communiqué rendu public par le gouvernement, il avait été dit que le CHU Campus était réquisitionné pour accueillir les personnes testées positifs au Coronavirus. Après plus d’une semaine de confusion et de pilotage à vue, le ministre de la Santé s’est résolu à changer de cadre. C’est ainsi qu’il a jeté son dévolu sur le CHR Lomé Commune à Kégué qui semble, par son aspect extérieur, le seul lieu convenable en ces temps. Le personnel de ce centre et tous les malades ont été mis dehors manu militari.

Le samedi le 21 mars dernier, le centre a commencé par accueillir les premiers patients. En dehors de ce que les autorités racontent tous les jours sur les médias, nous avons voulu malgré le risque faire un tour dans ce centre pour voir ce qui se passe réellement. Notre curiosité est d’autant plus grande qu’en faisant le tour dans la zone, on ne remarque aucun dispositif de sécurité à l’entrée du bâtiment. Il faut rappeler que les abords du CHR Lomé commune sont jonchés des tas d’ordures, l’entrée principale laisse à désirer. Pour un hôpital réquisitionné pour les cas testés au coronavirus, avouons qu’il y a déjà un souci. Et comme personne ne surveille le centre, ni les entrées ni les sorties, nous sommes invités à l’intérieur pour toucher la réalité et arracher un mot aux malades malgré les risques.

De notre infiltration dans ce centre et les témoignages reçus, il ressort ceci. Le CHR Lomé commune n’a pas été désinfecté avant l’admission des premiers patients. Vu l’état de saleté à l’intérieur du centre et aux alentours, il était plus que nécessaire de désinfecter les lieux. Rien n’a été fait dans ce sens. Lorsque les premiers patients sont arrivés, il n’y avait pas d’eau dans le centre. Il a fallu attendre mardi, c’est-à-dire 4 jours après l’arrivée des premiers patients pour réparer le suppresseur et remettre de l’eau dans les robinets. Jusque dans la journée d’hier, nous avons détecté 22 malades dont 5 cas testés négatifs, mais qui sont curieusement encore dans le CENTRE. Des 22 malades seuls trois ont reçu des produits composés d’une boite de Plaquénil (200 mg) et d’une boite d’Azifair 500 que vous pouvez voir en photo. Les autres patients sont laissés sans soin. Dans le centre, il n’existe pas encore de personnel déployé depuis plus d’une semaine. Il n’existe pas de médecin de garde, ni d’infirmier encore moins d’agents d’entretien. Les malades se débrouillent eux-mêmes pour nettoyer les toilettes et désinfecter les couloirs et les chambres au « detol ». L’état des toilettes et des douches du CHR laisse à vomir. Les lits sont sans draps et les malades eux-mêmes doivent se débrouiller.

Ils sont pour certains 4 ou 6 par chambre sans climatisation. Lorsqu’ils ouvrent les volets (fenêtres) pour avoir un peu d’air, ils sont systématiquement envahis par les moustiques. Une situation de plus en plus insupportable pour les expatriés (Une Allemande, une française) admis au centre. (Nous publions les photos des lits et des toilettes pour que chacun puisse avoir une idée de la triste réalité). Ces photos ont été prises hier dans la journée et la soirée.

Le soir pour évacuer le stress les malades se dispersent sur la cour comme on peut le voir sur ces images sans aucune protection. Les poubelles non évacués sont aussi à côté. Sans aucun agent de sécurité à l’entrée, sans les forces de l’ordre, certains malades, selon les témoignages, sortent brièvement du centre pour revenir après. C’est en voyant ces conditions désastreuses et l’abandon des patients que le Béninois testés positifs a pris la poudre d’escampette pour se retrouver dans son pays, laissant son sac (confère photo) sous le lit de l’hôpital.

Selon les patients, on leur apporte régulièrement à manger, du moins trois fois par jour. Le menu est assez curieux. Pour le petit déjeuner, on leur donne un sachet de milo qu’on vend à 50 f dans les boutiques (A bas prix), du sucre, un pain au beurre et une bouteille d’eau. A midi, ils reçoivent « Ayimolou ou Attieke » avec une bouteille d’eau et le soir la pâte (Akumè) avec sauce gboma et une bouteille d’eau. Il n’y a pas de carton d’eau en permanence auprès des patients qui doivent en acheter eux-mêmes. Les familles de certains leur apporte à manger et les ambassades s’occupent aussi des expatriés. Il n’existe donc aucune prise en charge.

Selon les patients, les visites du personnel soignant sont rares. Ils notent néanmoins la disponibilité d’un médecin militaire qui passe souvent s’entretenir avec eux et leur remonte le moral. Parmi les 22 patients, il y a comme nous le disions des expatriés, le chauffeur de taxi qui aurait conduit le premier cas détecté dans une clinique de la place avec ses deux enfants (de 1 an et demi et 4 ans), un journaliste dans une situation préoccupante. Certains patients sont diabétiques et ne disposent pas de glucomètre pour prendre leur glycémie. Il n’y a personne pour prendre la température en permanence des patients, puisqu’il n’y a aucun personnel du corps médical sur les lieux. Dans cette situation lorsqu’un patient se retrouve dans une situation désespérée comme ce fut le cas hier de ce confrère, ce sont les patients eux-mêmes parmi lesquels il y a un médecin et une infirmière d’une clinique de la place, qui portent les premiers secours. Il n’y a pas de radio qui fonctionne, faute de personnel. Pas de respiratoire.

Parmi les patients admis dans ce centre, certains revenus d’Europe ont passé plusieurs jours à la maison avec leurs familles, reçu des visites des amis et proches avant de se voir testés positifs. Et tous ces gens avec qui ils ont eu des contacts sont dans la nature. Nous avons néanmoins remarqué que dans un des blocs du CHR, il se déroule des travaux de rénovation depuis une semaine, mais la question est de savoir face à l’urgence on a besoin de temps pour rendre optimum ce petit centre de santé.

Voilà chers compatriotes, la situation telle qu’elle se présente au CHR Lomé Commune. Si d’aventure dans les deux semaines qui arrivent on atteint un pic de propagation dans la ville de Lomé, puisque de potentiels infectés sont dans la nature, ce sera la catastrophe. Si les Européens et Américains sont lourdement touchés aujourd’hui avec le décompte sans cesse des milliers de morts, c’est qu’il y a eu un retard à l’allumage. Nous ne devons pas répéter les mêmes erreurs ici, surtout que nous n’avons pas les structures. Il y a urgence, la situation est grave et les autorités doivent retrousser rapidement les manches pour mettre fin aux petites querelles d’intérêts qui opposent le ministre de la Santé et certains spécialistes afin de déployer au plus vite le personnel soignant avec le matériel de protection au CHR de Lomé commune. Le risque de voir certains patients quitter le CHR pour se fondre dans la nature est grand.

Le palais présidentiel de Faure Gnassingbé est à 500 m de CHR Lomé Commune, il doit sortir de son confort pour aller toucher du doigt la réalité sur le terrain au lieu de se contenter des rapports qui sont loin de la réalité. En France, en Russie, en Chine, les dirigeants enfilent leurs combinaisons pour se rendre dans les hôpitaux et vérifier eux-mêmes ce qui se passe. Il faut agir vite sinon il sera trop tard.

Aux Togolais, il faut chacun prenne ses responsabilités en se protégeant. Vu les structures sanitaires et le pilotage en vue qui est en cours, nous sommes tous en danger de mort. Voilà les informations que nous avons voulu partager avec nos compatriotes sur la situation au CHR Lomé commune en espérant que les autorités vont vraiment se mettre au travail avant qu’il ne soit trop tard. Il faut mettre rapidement un dispositif de sécurité au CHR Lomé commune ne serait-ce que pour contrôler qui rentre et qui sort.

Nous partageons avec vous les photos des chambres, des lits, de certains patients qui sont à l’air libre la nuit. Vous pouvez voir également un sac noir abandonné par le Béninois sous un lit avant sa fuite. Il faut agir et maintenant. Nous nous excusons pour les coquilles.


Ferdinand AYITE (Directeur de publication du journal suspendu)

 

 

Coronavirus : L’effroyable réalité au CHR de Lomé Commune. Agir avant qu’il ne soit trop tard

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