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Tedros Adhanom Ghebreyesus : « L’Afrique ne peut pas et ne sera un terrain d’essai pour aucun vaccin »

Le patron de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), lors d’une vidéo conférence lundi, a condamné « les propos racistes » de chercheurs évoquant le continent comme « un terrain d’essai » pour tester un vaccin contre le coronavirus.

L’ancien ministre de la Santé et des Affaires étrangères d’Éthiopie s’est dit « consterné » en entendant ces propos alors qu’il a appelé « à la solidarité entre les pays ».

« Ce genre de remarques racistes n’aide pas. L’Afrique ne peut pas et ne sera pas un laboratoire de test pour un quelconque vaccin », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, dénonçant une « résurgence de mentalité coloniale ».

« C’est vraiment une honte d’entendre ça au 21è siècle, et en plus de la part de scientifiques. Tous les êtres humains seront traités comme tels dans la lutte contre le coronavirus », a-t-il indiqué.

Une vive polémique, rappelons-le, a éclaté en Afrique après des propos le 1er avril, de chercheurs français sur la chaîne LCI, au sujet des recherches menées autour du vaccin BCG contre le coronavirus.

Edem A.

 

 

Tedros Adhanom Ghebreyesus : « L’Afrique ne peut pas et ne sera un terrain d’essai pour aucun vaccin »

 

Nafissatou N’diaye, nouvelle Directrice de communication de la BAD

C’est l’institution elle-même qui a publié l’information, annonçant la nomination de Mme Nafissatou N’diaye Diouf au poste de Directrice intérimaire du département de la communication et des relations extérieures du groupe panafricain.

Celle qui a pris fonction depuis ce 1er avril est un professionnel de la communication. Sénégalaise d’origine, bilingue (anglais-français), elle cumule deux décennies d’expérience dans son domaine.

Lorsqu’elle a été nommée chef division en 2018 de la communication de la Banque africaine de développement, assure financialafrik.com, elle a « favorisé des stratégies de communication agiles, reflétant de manière cohérente la cohésion avec la vision de la Banque. Elle a constitué et dirigé une équipe de classe mondiale de rédacteurs, écrivains, spécialistes du numérique et des médias, ce qui a entraîné une augmentation exponentielle de la couverture et de la sensibilisation aux objectifs et projets stratégiques de la Banque ».

Ancienne Directrice des relations publiques pour l’Afrique francophone de ZK Advertising, entre autres, Nafissatou N’diaye Diouf n’atterrit donc pas sur une terre inconnue et à un long parcours qui lui permettra de relever les nouveaux défis que son employeur lui a fixés.

Le président de la BAD, Dr Akinwumi Adesina a dit, suite à la nomination de la diplômée de London school of journalism, compter sur elle « pour diriger le Département en ce moment critique alors que la Banque réagit à l’évolution rapide de la situation de COVID-19 et pour suivre l’excellence travail accompli à ce jour au sein du Département ».


A.H.

 

 

Nafissatou N’diaye, nouvelle Directrice de communication de la BAD

 

Le soutien de la CEDEAO à ses Etats membres face au Covid-19

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en cette période délicate de crise sanitaire, apporte son soutien aux 15 pays membres de l’institution.

Les pays de l’Afrique de l’ouest, tout comme les autres parties du continent, sont confrontés au ravage de la maladie virale. Au Togo par exemple, 58 cas sont confirmés avec 3 décès… Pour contenir la propagation de Covid-19, ils sont soutenus en équipements et matériels sanitaires par la CEDEAO.

Dans un communiqué en date de ce 6 mars et signé du président de la Commission, Jean-Claude Kassi Brou, l’institution communautaire, à travers donc son département Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), a offert à ses pays membres 30 500 kits de tests de diagnostics ; 10 000 Equipements de Protection Individuelle (EPI) (Combinaisons, Tabliers, Robes, Gants, Lunettes de protection, Chaussures) ; 740 000 comprimés de médicaments (Chloroquine et Azithromycine).

En plus de ces matériels, « des commandes ont été passées pour l’acquisition au profit des Etats membres de », notamment 240 000 kits de diagnostics ; 240 000 kits d’extraction ; 250 000 équipements de transports des échantillons viraux ; 285 100 Equipements de Protection Individuelle (EPI) ; 2 681 000 masques pour le personnel médical (Masques faciaux, Masques chirurgicaux, Masques faciaux intégraux) ; 120 respirateurs et plusieurs milliers de litres de gels hydro-alcooliques et de désinfectants.

Selon le communiqué, « L’OOAS travaille également, en étroite collaboration avec les services spécialisés des Etats membres, au déploiement de personnel et des outils de surveillance épidémiologique et de collecte de données, au renforcement des capacités des laboratoires de référence et à la formation du personnel technique ».

Par ailleurs, la CEDEAO et l’OOAS informent qu’ils mobilisent « des ressources financières tant internes qu’externes en vue d’accroitre les quantités de matériels et équipements médicaux indispensables pour prévenir, suivre et combattre cette pandémie ».

En date de ce 5 avril, la maladie virale a déjà fait 55 décès et 328 guérisons sur le continent avec au total 1739 patients sous traitement.


A.H.

 

 

Le soutien de la CEDEAO à ses Etats membres face au Covid-19

 

Lutte contre le Covid-19 : Ce que la société civile recommande au gouvernement

La société civile suit de près l'évolution de la crise sanitaire au Togo. Pour aider le gouvernement, elle fait plusieurs recommandations.

DECLARATION N°002/Cov/4-20
Appel du Groupe de Travail des Organisations de la Société Civile sur les ODD au Togo pour une gestion du Covid19 fondée sur les droits humains et les principes du PND

La maladie à coronavirus, cette affection pandémique constitue une menace pour l’économie mondiale que pour la survie de l’humanité. Partie de la Chine, elle touche au 05 Avril 2020 près de 1 051 635 dont 56 985 décès selon l’OMS.

Nombre de pays africain dont le Togo en sont malheureusement atteints. Selon le CDC (Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, dépendant de l’Union Africaine), l’Afrique compte ce jour 8 736 cas confirmés dans 50 États de l'Union africaine et a déjà coûté la vie à 399 personnes.

Le Togo a enregistré son premier cas le 6 mars et depuis, dénombre cas 41 confirmés dont 03 décès au 05 Avril. Face à ce drame, le gouvernement a mis en place des mesures barrières pour rompre la chaine de transmission au Togo.

Le Groupe de Travail des OSC sur les ODD salue les efforts du gouvernement et félicite le Chef de l’État pour son implication personnelle dans le pilotage de la stratégie nationale.

Le Groupe de Travail exprime ses sincères condoléances aux familles éplorées ainsi qu’une affection marquée d’empathie et de compassion envers les personnes infectées mais renouvelle ses félicitations et sa gratitude tout particulièrement au personnel soignant qui fait montre d’un esprit de sacrifice extraordinaire.

Le Groupe de travail note avec appréciation les mesures récemment annoncées par le Gouvernement et après consultation de ses membres et partenaires sur le terrain vient proposer une série de mesures devant permettre de consolider les actions déjà engagées. Le Groupe de Travail exhorte donc le Gouvernement togolais à :

1. Impliquer davantage les Organisations de la Société civile dans les différents comités de gestion de la crise et dans l’identification des personnes vulnérables et ceux devant bénéficier des mesures d’accompagnement ;

2. Clarifier la gestion pratique du Fonds National de Solidarité (clé de répartition, mécanisme d’accès, durée, redevabilité) et assurer une transparence de toutes les ressources budgétaires ainsi que celles mobilisées auprès de partenaires à cet effet.

3. Élargir les mesures de gratuité de l’eau et de l’électricité à tous les ménages, aux bornes fontaines et à tout type de compteur d’électricité ;

4. Explorer les mécanismes d’équité dans la jouissance des groupes sociaux vraiment vulnérables des dispositions du gouvernement, notamment l’implication active des élus locaux et la réduction des coûts des produits alimentaires sur l’ensemble du territoire à travers, inter alia, une réduction des frais des produits pétroliers ;

5. Réduire les coûts de communication (téléphoniques et internet) tout en rendant la connexion internet gratuite à des moments de la journée et octroyer des promotions sur les branchements individuels de manière à encourager le télétravail et faciliter le temps de confinement ;

6. Rendre les masques disponibles dans les lieux dédiés mais surtout à l’entrée des marchés et ce dans tout le pays ;

7. Rendre obligatoire le port de masque avec des sanctions claires aux contrevenants et en faire la condition sine qua none pour l’entrée dans tout espace et bâtiment publics et privés;

8. Préciser le cadre légal de mise en œuvre du couvre-feu, notamment les sanctions applicables aux contrevenants de manière à proscrire les violences physiques ;

9. Ouvrir une enquête sur les cas de violences infligées aux citoyens dans le cadre du couvre-feu et assurer une prise en charge totale des blessés ;

10. Accorder un temps de communication mais aussi d’adaptation de 48 heures au moins avant l’entrée en vigueur de toute mesure nouvelle ;

11. Instituer un point de presse régulier (quotidien ou hebdomadaire) du Gouvernement notamment du Chef de l’État ou du Ministre de la Santé ;

12. Allouer un fonds spécial au corps médical et autres personnes directement impliquées dans la gestion de la pandémie au Togo et leur décerner des distinctions honorifiques avec avantages significatifs conformément aux dispositions en cours au sein de la République Togolaise ;

13. Élargir la Composition et les attributions du Comité de Riposte mis en place par le Gouvernement à d’autres compétences avérées notamment les économistes, juristes, environnementalistes, sociologues, anthropologues, Psychologues, autorités locales, et aux Représentants du secteur privé et des Organisations de la société civile.

Ce comité devra ainsi non seulement ;

- conseiller le Chef de l’État dans la gestion de la crise
- engager ou consolider le processus de recherche scientifique de produits basés sur les savoirs traditionnels et travaux de recherche déjà engagés, et
- préparer une Stratégie de sortie de Crise, de Positionnement Géopolitique et d’Orientation de la Politique de Développement Nationale pour la période PostCovid 19.

Le Groupe de Travail invite également le Gouvernement togolais à clarifier sa position au sujet d’une information qui crée la psychose au sein de la population concernant un présumé accord du gouvernement pour un test de vaccin du Covid-19 au Togo.

En plus des actions de sensibilisation, de mobilisation citoyenne pour des collectes de fonds, d’éducation et de formation de leaders locaux, de suivi des actions de développement engagées sur le terrain depuis le début de la pandémie, le Groupe de Travail entend intensifier ses actions d’éveil de conscience mais aussi de mobilisation de ressources aux fins de couvrir certains frais.

Au vu de la menace sérieuse que pose cette pandémie à l’atteinte des objectifs du PND, le Groupe de Travail soutient les efforts de communication du gouvernement et vient exhorter l’ensemble de la population à observer strictement toutes les mesures préconisées, surtout le port de masque, et en cas de position contraire à une mesure du gouvernement ou de propositions alternatives, privilégier la voie du dialogue afin de ne pas effriter le tissu social déjà très fragilisé par cette pandémie.

Une action coordonnée, concertée et participative permettra au Togo de renforcer sa résilience après la pandémie et atteindre le maximum des objectifs du PND définis pour l’année.

Fait à Lomé, le 05 Avril 2020

Le GT-OSC-ODD

 

 

Lutte contre le Covid-19 : Ce que la société civile recommande au gouvernement

 

Les grandes lignes des mesures sociales de Nana Akufo-Addo

Dans l’une de ses interventions relatives aux mesures anti-coronavirus, le président ghanéen a sorti le grand jeu, annonçant des mesures concrètes censées encourager ceux qui sont au premier rang de la lutte.

Nana Akufo-Addo a, dans un discours, décliné des mesures sociales d’accompagnement à la riposte au coronavirus. Dans les grandes lignes, on retient la distribution gratuite de vivres aux nécessiteux, la fourniture gratuite de l’eau et de l’électricité pour une durée de 3 mois, 150.000 masques distribués dans le pays chaque jour aux populations, une prime de 15.000 par jour au corps médical soignant (médecins et infirmiers), une augmentation de 50% exonérés de toutes taxes du salaire chaque mois pour le personnel.

Le chef de l’Etat ghanéen a également décidé que l’armée participe au nettoyage du pays. Les frontières resteront fermées pour encore deux semaines supplémentaires avec également le prolongement de deux semaines du confinement. Sans oublier le fait que les transports en commun continuent d’être limités.

Au Ghana, le bilan de la maladie virale est de 287 cas confirmés, 3 guérisons et 5 décès.

Pour couper la chaîne de transmission, il est recommandé de respecter les gestes barrières : se laver régulièrement les mains avec de l’eau propre et du savoir ou avec du gel hydro-alcoolique, tousser dans le creux de son bras, observer une distanciation d’au moins un mètre, ne pas se serrer les mains ni s’embrasser et se référer au corps médical en cas de doute saisir le corps médical.


A.H.

 

 

Les grandes lignes des mesures sociales de Nana Akufo-Addo

 

Togo, les contrevenants au couvre-feu : Quand Yark Damehame recommande la torture comme solution

Nous avons tous été témoins ces derniers jours des images de bastonnades sauvages sur des citoyens qui, semble-t-il, auraient traîné dehors après le début du couvre-feu. Le cas qui a le plus indigné est cette vidéo montrant ce jeune homme sévèrement blessé à l’oeil droit par suite de sauvages bastonnades dans la nuit de samedi 4 avril 2020. Comme à son habitude, et comme dans le passé, le soi-disant ministre de la sécurité Yark Damehame est monté au créneau pour faire semblant de condamner ces sauvageries de nos soi-disant forces de l´ordre et de défense. Selon ses termes, ces éléments, comme il les appelle, et qui constitueraient une minorité, ne seraient pas envoyés en ville pour violenter les populations.

On voudrait bien le croire si dans le passé les nombreuses condamnations du Sieur Yark, suivies de promesses de sanctions, avaient été couronnées par des actes. À chaque violation des droits du citoyen dont les forces de sécurité ou de défense sont coupables, c´est le même Yark qui prend toujours le devant pour essayer de justifier l´injustifiable, de défendre l´indéfendable, ou quelquefois de condamner du bout des lèvres en promettant des sanctions. Et comme le ridicule ne tue pas chez ces Messieurs, notre ministre revient toujours, bien que rien ne soit fait pour que ça cesse, pour présenter un régime propre qui n´aimerait pas le sang, jusqu´aux nouvelles sauvageries, jusqu´aux nouvelles tueries. Et c´est le même cycle infernal qui recommence avec des violations des droits de l´homme par les forces de défense ou de sécurité, avec les mêmes condamnations du bout des lèvres qui ne sont jamais suivies d´arrestations, ni moins encore de poursuites des tueurs et tortionnaires pourtant bien connus.

Yark Damehame, dans ses oeuvres fait semblant de s´en prendre aux « éléments » qui seraient les auteurs des bastonnades sauvages sur de paisibles citoyens, surtout sur le jeune homme gravement blessé à l´oeil droit, parce que tout simplement il n´aurait pas respecté les horaires du couvre-feu. Il ne serait pas d´accord que les policiers, gendarmes ou militaires s´en prennent physiquement aux contrevenants de la loi, et à la place, notre Indira Gandhi du jour recommande une autre torture, pas moins astreignante, pas moins humiliante. «…quelqu´un qui n´a pas respecté l´heure du couvre-feu, je le fais asseoir, il va nous accompagner toute la nuit. Je crois que le lendemain il ne va plus répéter…»

Mais c´est très grave! Ça s´appelle de la torture. Imaginer un ministre en Allemagne, en France ou même au Ghana, qui fait une telle proposition pour pallier aux bavures policières! Le lendemain il sera obligé de présenter sa démission sous la pression de la presse et de l´opinion. Faire une telle recommandation reviendrait à donner un chèque en blanc à nos policiers ou soldats pour faire ce qui leur passerait par la tête, et bienvenue à tous les débordements possibles. Ce comportement de Monsieur Yark prouve qu´il est au courant de toutes les formes de torture infligées aux citoyens qui ont la malchance de se retrouver dans les cachots de ses services. Oh La la, qu´ont fait les Togolais pour mériter de tels dirigeants qui n´ont que des réflexes de casernes pour prétendre conduire les hommes?

S´il est vrai que nos policiers, gendarmes et militaires n´ont pas pour mission de violenter les paibles populations, pourquoi alors les armer de chicottes, de cravaches, de cordelettes et d´autres objets de torture? Combien de temps resteront-ils encore au pouvoir, eux qui sont disqualifiés depuis longtemps pour prétendre diriger aux destinées du Togo? Le bilan sur tous les plans négatif d´un demi-siècle de règne n´est -il pas assez éloquent pour qu´ils reviennent à la raison et remettre sagement le pouvoir au vainqueur du 22 février dernier qui s´appelle Agbéyomé Kodjo? Au moins ceci leur permettrait encore de sortir par la grande porte.

Samari Tchadjobo
Allemagne

 

 

Togo, les contrevenants au couvre-feu : Quand Yark Damehame recommande la torture comme solution

 

Nouveau vaccin à expérimenter en Afrique contre le COVID-19 : Père Affognon demande des clarifications au ministre de la Santé

Doit-on accepter de se faire vacciner par expérimentation en Afrique contre le coronavirus ? La question nourrit les débats depuis plusieurs semaines et fait prendre des positions radicales à certains leaders d'opinion, surtout en Afrique. Le Père Pierre Marie Chanel Affognon, porte-parole des Forces Vives "Espérance pour le Togo" interpelle le ministre de la Santé et les communautés universitaires et demande des clarifications.

Lettre ouverte

À Monsieur le Ministre de la Santé et de l’hygiène publique
À la communauté des universitaires en Science de la Santé
Aux universitaires chercheurs en sciences humaines

Objet : Humble demande de clarification sur la vaccination des enfants au Togo et sur le prétendu nouveau vaccin à expérimenter en Afrique contre le Covid-19.

Mesdames et Messieurs,

Depuis quelques années, la vaccination des enfants fait l’objet de vives critiques, tant en Occident que dans le Sud, notamment dans les pays africains.

Grâce à l’Internet et à la puissance des réseaux sociaux, d’importants flux d’informations très difficiles à discerner et à vérifier sont déversés dans les populations. La situation liée à la méfiance et à la défiance vis-à-vis de la vaccination universelle a certainement poussé le Docteur Michel de LORGERIL à publier une étude, qu’il estime indépendante des industries pharmaceutiques, des gouvernants et des lobbies, dans son ouvrage : Analyse scientifique de la toxicité des vaccins. A l'intention des familles et de leurs médecins, aux Editions Chariot d’Or en février 2019. Aussi, existe-t-il aujourd’hui un vrai mouvement anti-vaccination et certaines études incriminent également la présence d’aluminium, de mercure et d’autres substances toxiques et pathogènes dans les vaccins.

Par ailleurs, les tenants de la "gouvernance mondiale ou globale" et plusieurs organisations de type néo-malthusien semblent avoir placé sur leur agenda le contrôle absolu et la diminution de la population mondiale. En effet, cette volonté de contrôler la population, surtout africaine, fait qu’on lie le développement du continent à la mise en œuvre de la politique du « planning familial ». Je voudrais ici rappeler la réponse scientifique, de l’universitaire Jean-François KOBIANE, démographe à l’Université de Ouagadougou, Directeur de l’Institut Supérieur des Sciences des Populations (ISSP), avec le concept de « dividende démographique », aux propos humiliants du Président français, Emmanuel MACRON, qui estimait que le développement de nos pays est impossible tant qu’il y a encore sept à huit enfants par femme. Cette politique est incarnée par des institutions internationales, gouvernants et puissants lobbies qui se retrouvent tous dans l’Alliance du Vaccin (GAVI) créée en 2000 avec la Fondation Bill et Melinda Gates, l’OMS, l’UNICEF et la Banque mondiale, avec un grand soutien de l’Industrie Pharmaceutique GlaxoSmithKling (GSK). Or, il existerait, des scandales et antécédents liés à ces organisations qui poseraient des questions sérieuses sur leur agenda à l’échelle globale, surtout en ce qui concerne la croissance de la population mondiale. Aussi, un réel racisme qui veut faire des Africains des « cobayes » n’est pas à exclure.

A tort ou à raison, il est aujourd’hui question d’un vaccin à expérimenter en Afrique. Or parmi ses pays partenaires, GAVI cite le Togo dans son Plan d’investissement 2021-2025. On se rappelle également qu’au Togo, il y a peu de temps, des jeunes filles ont fait des crises après la vaccination contre le VPH. Cette situation a été considérée comme une simple hystérie collective. Or, en janvier 2013, la Cour suprême de l’Inde aurait condamné PATH (Program for Appropriate Technology in Health), qui a administré (Gardasil et Cervarix), un vaccin contre la même pathologie du VPH (virus du papillome humain) visant à prévenir le cancer du col, à des jeunes filles indiennes dont certaines en sont mortes. De même, dans la revue Immunologic Research d’août 2016, des chercheurs italiens ont signalé des cas de graves syndromes après la vaccination contre le VPH par Gardasil et Cervarix. Ces chercheurs, dont Beniamino PALMIERI de l'Université de Modena, ont confirmé des cas de « neuropathies avec dysfonction autonomique » après les vaccinations contre le VPH ainsi que des chroniques ou récurrents maux ressemblant à la fatigue chronique, la fibromyalgie ou d'autres syndromes somatiques fonctionnels.

C’est donc face à tout cela, qu’une culture de la méfiance vis-à-vis des vaccins semble prendre place au sein de nos populations. Si rien n’est fait, nous courrons deux dangers : soit le rejet de la vaccination qui va exposer nos populations à des maladies, ce qui sera un véritable problème de santé publique, soit la vaccination forcée par des vaccins effectivement dangereux pour la santé sur le moyen et long terme.

Je viens, donc très humblement, vous inviter à mettre en place, en votre qualité de ministre, d’universitaires, de praticiens et de chercheurs, une stratégie de communication sur cette situation sociétale. D’où je voudrais vous poser des questions qui mériteraient des réponses publiques à l’endroit de tous les citoyennes togolaises et citoyens togolais : La vaccination de nos enfants aujourd’hui est-elle un véritable bienfait ? Si oui, contre quelles pathologies sont-ils protégés après leur vaccination ? Avez-vous testé au niveau pays les compositions des vaccins puisque la possibilité du faux n’est pas exclue ? Y a-t-il un vaccin plus ou moins en relation avec le Covid – 19 qui doit être expérimenté sur nous les africains ? Si oui, le Togo est-il concerné ? Donnez-nous des conseils.

Des clarifications systématiques, dans une communication officielle, à mon humble avis, permettront à nos populations de ne pas rejeter la vaccination sans un bon discernement. Elles permettront également de soulager l’angoisse et la psychose actuelle sur ce fameux vaccin qui vient aggraver celles liées déjà à la présence du Covid-19 dans notre pays.

Dans l’espoir d’une suite favorable à ma requête, recevez ma sincère gratitude et mes vives félicitations, pour les efforts que vous déployez, ainsi que mes salutations les plus distinguées.

Père Pierre Marie Chanel AFFOGNON

Citoyen togolais et prêtre de Jésus Christ

 

 

Nouveau vaccin à expérimenter en Afrique contre le COVID-19 : Père Affognon demande des clarifications au ministre de la Santé

 

Togo : Les actes primaires et bruts doivent être condamnés dans notre pays

Il est du devoir de chacun de nous de condamner vigoureusement, les actes primaires et bruts dans notre pays, le Togo.

La pandémie du coronavirus est déjà une source suffisante d’angoisse et de détresse pour les peuples du monde en général et les togolais en particulier.

Nos frères d’armes, sous prétexte du couvre-feu et d’autres mesures prises par l’autorité dans le cadre de la lutte contre la pandémie, ne doivent pas en rajouter.

Les images témoignant des sévices corporels graves, aveuglément commis par les forces de défense et de sécurité sur nos concitoyens, et qui circulent sur les réseaux sociaux, sont choquantes et particulièrement révoltantes.

A la place de la force brute, il serait judicieux d’outiller ceux qui sont chargés de notre sécurité, d’instruments intellectuels de pédagogie devant servir à conscientiser les rares insoumis à la consigne du couvre-feu.

Ils ne sont pas forcément des indisciplinés au sens militaire du terme, mais très probablement, des nécessiteux qui sont contraints, par la force des choses, ou par souci de survie, de se retrouver dans la rue malgré l’impératif qui leur incombe, de la vider à partir de 20h.

Le ministre de la sécurité et de la protection civile a certainement bien fait de sortir un communiqué pour rappeler ses troupes à l’ordre, mais il doit pouvoir faire mieux en condamnant de tels actes et en faisant réellement punir leurs auteurs.

Mieux, tous les chefs corps et commandants de compagnie doivent se donner la peine d’expliquer et de réexpliquer aux troupes de la force spéciale anti-pandémie, l’objet de leur déploiement actuel dans les rues la nuit.

Ils ne sont pas à la chasse au gibier, mais ils sont précisément déployés pour le maintien de l’ordre et de la sécurité du peuple!!!

Cette expression de » maintien d’ordre et de sécurité » a un sens sacré dans une République, dans une démocratie. Ils n’ont aucun droit de la vider de son contenu sémantique noble!

Luc Abaki

(via la Nouvelle)

 

 

Togo : Les actes primaires et bruts doivent être condamnés dans notre pays

Togo : Le violeur multi-récidiviste Stephane Midodji Amoussou alias « Papson Moutité » défie la justice !

Viol collectif assorti de violences, sodomie et tournage de films pornographiques : Papson Moutité défie la justice togolaise et nargue ses victimes!

Chasser le naturel, il revient toujours au galop dit-on ! Il y a quelques mois nous sonnions l’alarme sur le danger public que représentait le nommé Amoussou Midodji Stephane plus connu sous le nom de Papson Moutité ou encore « chantre Moutité ».

Malgré tous les faits graves et avérés dont il était fautif et toutes les plaintes déposées contre lui par nombre de victimes, la justice togolaise, considérée comme le dernier rempart de tout citoyen martyr d’une injustice notoire dans une république, nonobstant tous les efforts fournis pour redorer son blason aux yeux de la population, a été incapable de dire le droit dans l’affaire Moutité. Cette impuissance de la justice togolaise à dire le droit dans plusieurs affaires a naturellement engendrée une psychose chronique et une déception exacerbée auprès des milliers de citoyens togolais qui ne savent plus vraiment, dans pareille situation, à quel saint se vouer.

Ainsi Papson Moutité, « l’intouchable », dira par la suite, selon nos informations, qu’il a pu échapper à la justice dû au fait qu’il soit l’ami personnel du chef de l’Etat. D’ailleurs, il aime dire à qui veut l’entendre qu’il est très craint par le Procureur de la République et l’ensemble de ses substituts du fait de son statut d’ami personnel du chef de l’Etat Faure Gnassingbé. si cette énième garde à vue dont il fait l’objet depuis le samedi 04 avril n’aboutit pas à un emprisonnement, ceci reviendrait à dire qu’effectivement le sieur Amoussou Midodji Stephane alias Papson Moutité serait bien au dessus de tout l’appareil judiciaire togolais et serait bien évidemment protégé par Faure Gnassingbé lui-même ou son entourage pour terroriser, escroquer, menacer son entourage et d’honnêtes citoyens puis violer, sodomiser, menacer de mort ou violenter nombre de filles comme c’est le cas dans l’affaire pour laquelle il est gardé actuellement à vue à la brigade de la gendarmerie anti gang de Djidjolé.

Dans ce dossier, nous allons dans un premier temps faire un bref rappel des faits de nos écrits à propos de ce monsieur et un résumé de la nouvelle affaire qui risque de l’envoyer en prison. Ensuite nous reviendrons, sans nos prochaines publications, avec tous les détails….

A l’image du coronavirus que tous les pays du monde entier combattent et que toutes les populations évitent en ce moment, Papson Moutité mérite d’être mis hors d’état de nuire car étant bien pire que ce virus. Tant qu’il ne répondra pas de ses actes, il ira toujours de perversion en perversion et ne s’arrêtera point.

Bref rappel

Beaucoup de filles avec qui Papson entretenait des relations soit amicales soit amoureuses ont été plusieurs victimes de ses agissements indignes. Papson Moutité est passé maître du chantage et de la bestialité sexuelle. Après avoir menacé ses amies ou ses copines à qui il intime souvent l’ordre de lui envoyer des photos et vidéos d’elles nues de peur de subir les représailles d’un certain colonel Assouma qui serait, selon ses dires, mis à sa disposition par le chef de l’Etat. Elles font l’objet de chantage et sont obligées d’assouvir à tous ces fantasmes sexuels. Les plus récalcitrantes, à défaut d’être copieusement bastonnées par ses hommes de mains voient les photos et vidéos d’elles nues publiées sur les réseaux sociaux par le chantre Moutité.

Hormis ces comportements qui bien évidemment posent un problème de droit commun, il passe son temps à escroquer d’honnêtes citoyens. On se rappelle sans doute du pactole qu’il a extorqué en Europe pour soit disant offrir des présents aux personnalités respectables de ce pays que sont Gilbert Bawara, Victoire Dogbé, Atcha Dedji, Ingrid Awadé et aussi Kovi Adanbounou. Sans compter toutes ces personnes qui sont quotidiennement escroquées par le sieur Moutité, au nom du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé.

Viol collectif assorti de violences, sodomie et tournage de films pornographiques

Cette nouvelle affaire pour laquelle il est gardé à vue depuis le samedi 04 avril ne fait que mettre confirmer nos écrits et mettre encore une fois à nue, la nature du sieur Moutité. Selon plusieurs sources concordantes fondées sur les déclarations de ses victimes, Papson, par des canaux dont lui seul a le secret, recrute des filles, majoritairement des étudiantes, pour dit-il travailler dans son « ONG ». Une fois recrutées, elles sont transformées en esclaves sexuels par ce dernier. Elles sont violées ou sodomisées parfois collectivement et le tout bien filmé tel un tournage d’un film pornographique. Un peu comme à l’image de son ami Donald Sodji dont la vidéo a défrayé la chronique, par le passé. Les plus récalcitrantes sont séquestrées et âprement violentées par lui et ses hommes de main. « Ils nous disent que lui, il va nous couper la tête, couper la tête de nos parents. Personne ne lui fera rien car il est l’ami personnel du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé donc très craint par tout le monde, ministres, Dg officiers supérieurs, juges etc… », déclare une victime. Une de ses martyrs, après plusieurs viols dont elle a fait l’objet par Papson aurait, selon nos informations, rendue l’âme, faute de moyens pour les soins.

Compte tenue de la gravité des faits sur lesquels nous allons y revenir dans nos prochaines publications, en détails, il passera devant le juge le lundi 7 avril et pourrait être déféré à la prison civile de Lomé.

Il urge véritablement que la justice, cette fois-ci fasse son travail afin que le sieur Amoussou Midodji Stephane et ses hommes de mains répondent de leurs actes. C’est un défi de taille que le chef de l’Etat, le ministre de la justice, le Procureur de la République doivent ensemble relever pour le bonheur de plusieurs familles meurtries par Papson et ses sbires. Le peuple vous regarde et vous gagnerez en nous donnant, pour une fois, des raisons de croire en notre justice et en nos institutions de la république…

A suivre

Source : Miabé Togo Actu

 

 

Togo : Le violeur multi-récidiviste Stephane Midodji Amoussou alias « Papson Moutité » défie la justice !

 

COVID-19 : Quand une note diplomatique française Prédit la Chute de Certains États Africains

(Agence Ecofin) – Le coronavirus continue de faire des ravages à travers le monde. Avec environ 6 000 cas le continent africain reste pour l’instant relativement épargné. Mais de l’avis de certains experts, l’impact à venir de la pandémie en Afrique pourrait être catastrophique au point d’entraîner l’effondrement de plusieurs Etats du continent.

Dans une note diplomatique du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS),intitulée « L’effet pangolin : la tempête qui vient en Afrique ? », obtenue par l’Agence Ecofin, le ministère français des Affaires étrangères prédit un effet quasi-apocalyptique du COVID-19 sur les Etats africains. D’après le think tank du gouvernement, « vu d’Afrique, le Covid-19 se présente sous la forme d’un chronogramme politique qui va amplifier les facteurs de crise des sociétés et des Etats ».

Des Etats défaillants

Selon le rapport, la pandémie du nouveau coronavirus sera « la crise de trop qui déstabilise durablement, voire qui mette à bas des régimes fragiles (Sahel) ou en bout de course (Afrique centrale) ». Pour le CAPS, « le taux de médicalisation […] est quasi-nul et les systèmes de santé nationaux peuvent être considérés comme saturés d’office ».

Ainsi, le COVID-19 devrait révéler « l’incapacité » des Etats africains à protéger leurs populations. La crise sanitaire qui vient avec la maladie entraînera, selon la note, une crise politique qui pourrait être déclenchée par un nombre trop élevé de décès, ou encore l’infection d’un « dirigeant âgé ». Dans ce cas de figure, les Etats les plus exposés à une déstabilisation seraient ceux du Sahel et de l’Afrique centrale, caractérisés par des « politiques publiques défaillantes » au contraire d’autres pays aux « institutions plus solides » tels que le Rwanda ou le Sénégal.

Le CAPS indique également que la fragilisation de l’autorité des Etats ciblés par l’étude, se manifestera également dans les rapports de force qui se déclencheront pour la maîtrise de l’information. « Le discrédit qui frappe les paroles institutionnelles va en outre s’amplifier. L’information se recompose déjà par le bas, en marge des informations publiques via les réseaux sociaux. Le poids des réseaux sociaux va considérablement peser, a fortiori avec le confinement qui va couper littéralement les sociétés des institutions publiques » indique le document.

Un énorme impact socio-économique

« En Afrique de l’Ouest, les mesures de confinement saperont l’équilibre fragile de l’informel, économie de survie quotidienne essentielle au maintien du contrat social. En Afrique centrale, le choc pourrait précipiter la crise finale de la rente pétrolière au Cameroun, au Gabon et au Congo-Brazzaville là aussi au cœur des équilibres sociaux » indique le Quai d’Orsay.

Dans un scénario quasi-hollywoodien, l’institution indique également que les besoins essentiels liés à la crise sanitaire devraient faire apparaître des phénomènes de panique urbaine dans les villes africaines. « La question de la sélection ne portera pas sur les personnes à sauver médicalement (faute de capacités d’accueil), mais sur les besoins de première nécessité : quel quartier ravitailler ? quelles autorités locales crédibles peuvent être les relais d’organisation de la distribution ? quels produits de première nécessité fournir dans une phase attendue de pénurie ? » indique le CAPS. Cette situation devrait entraîner des hausses de la délinquance, rendant encore plus fragile l’autorité de l’Etat.

De nouveaux interlocuteurs pour la France

Au vu de la catastrophe politique, économique et sanitaire prédite, le CAPS propose que la France se tourne vers de nouveaux interlocuteurs avec qui coordonner les « efforts de gestion de la crise en Afrique ». Quatre catégories d’acteurs ont à cet effet été identifiées. Il s’agit des autorités religieuses, dont certaines « pourraient vouloir défier l’ordre public pour imposer le leur dans ce moment de faiblesse de l’Etat » ; les diasporas, qui ont « un devoir d’information civique » ; des artistes populaires qui sont « des autorités morales crédibles et façonnent les opinions publiques » ; et enfin les « entrepreneurs économiques et les businessmen néo-libéraux ».

« Anticiper le discrédit des autorités politiques signifie accompagner en urgence l’émergence d’autres formes d’autorités africaines crédibles pour s’adresser aux peuples afin d’affronter les responsabilités de la crise politique qui va naître du choc provoqué par le Covid-19 en Afrique » indiquent les experts du CAPS, visiblement convaincus que la nouvelle pandémie entraînera une véritable révolution politique dans les pays africains.

Analyse froide ou présomption d’incapacité ?

A la lecture de la note, il ressort que le scénario dressé par les experts du Quai d’Orsay ne laisse aucune place à l’optimisme quant à la capacité des Etats du Sahel et d’Afrique centrale à faire face à la crise. L’analyse remet même profondément en cause le sens de responsabilité des dirigeants africains : « L’immanquable détournement de biens publics (à commencer par des masques) et de l’aide sanitaire internationale à venir (déjà dénoncée sous le terme « Covidbusiness ») peut facilement cristalliser l’ultime perte de crédit des dirigeants » affirme le document. Cet avis s’inscrit dans la logique de plusieurs précédents rapports, qui dressent un tableau complètement sombre des systèmes de gouvernance et des politiques publiques africains.

Pourtant, s’il est vrai que de nombreux pays africains sont considérés comme fragiles, sont-ils aussi démunis face à la nouvelle crise ?

Contrairement aux continents européen, américain ou asiatique qui enregistrent des centaines de milliers de cas et de décès, l’Afrique est encore très peu affectée par la pandémie. En plus d’avoir très tôt pris des mesures de restriction pour freiner la propagation du virus, la très forte population de jeunes que comptent les pays africains pourrait favoriser un taux de décès moins important que les autres continents.

Il faut également noter que, même si les données et contextes sont à chaque fois différents, ce n’est pas la première fois que les pays africains, précisément ceux du Sahel et d’Afrique centrale, font face à une épidémie de grande ampleur. Entre 2014 et 2016, les pays ouest-africains, avec l’aide de la communauté internationale, ont démontré une certaine résilience à l’épidémie d’Ebola qui a fait 11 310 morts dans la région. Plus récemment, malgré la crise sécuritaire en RDC, le pays a également réussi à maîtriser la maladie qui a fait au passage 2268 morts.

Au vu de ces éléments, l’espoir reste permis quant à une maîtrise de la pandémie du COVID-19 par les pays africains, soutenus par la communauté internationale. Même si la corruption et la mauvaise gouvernance ont souvent caractérisé de nombreux pays du continent, il convient de reconnaître que les nombreux efforts qui ont été réalisés jusque-là représentent des points positifs en ces temps de crise.

Une chose est sure, les pays dits fragiles et défaillants, selon la note du Quai d’Orsay, ont déjà acquis beaucoup d’expérience en matière de gestion des crises, qu’elles soient politiques ou sanitaires. Considérer que ces expériences peuvent représenter un atout semble pour l’heure, nettement plus judicieux que de tabler sur un scénario aussi sombre que celui dressé par les experts du CAPS.

Moutiou Adjibi Nourou

Source : Agence Ecofin

 

 

COVID-19 : Quand une note diplomatique française Prédit la Chute de Certains États Africains

 

Note de lecture: En Afrique, le coronavirus met en danger les élites dirigeantes

Le Covid-19 menace une classe politique mondialisée et voyageuse, autant qu’elle met à nu leurs défaillances en matière de santé publique.

Par Joan Tilouine Publié le 03/04/2020 à 09h00, sur www.lemonde.fr/afrique


Analyse. A Londres, Abba Kyari avait ses habitudes dans l’hôpital où il était soigné par des médecins de renom. Parfois, ce septuagénaire à la santé fragile quittait discrètement Abuja, la capitale fédérale nigériane, dans l’urgence. Ces dernières années, son ami, le président Muhammadu Buhari, 77 ans, dont il est le chef de cabinet, s’est lui aussi absenté du pays plusieurs mois durant pour traiter ses problèmes de santé au bord de la Tamise. De retour de Londres, l’une des neuf filles du chef de l’Etat a été diagnostiquée positive au Covid-19 et placée en quarantaine. Abba Kyari, lui, a probablement contracté le coronavirus lors d’une récente mission en Allemagne.

Le plus influent des conseillers de M. Buhari, testé négatif au Covid-19, se retrouve contraint de se soigner dans son pays, première puissance économique d’Afrique, qui consacre à peine plus de 4 % de son budget à la santé. « J’ai pris mes propres dispositions en matière de soins

pour éviter de surcharger davantage le système de santé publique, qui est soumis à tant de pressions », a tenu à préciser dans un communiqué M. Kyari, sans doute peu désireux de s’infliger le calvaire des hôpitaux publics négligés par son administration.
Le Covid-19 n’épargne pas la classe dirigeante africaine, globalisée et voyageuse, clientèle dépensière dans les prestigieux hôpitaux d’Europe, d’Asie, de Suisse, d’Arabie saoudite ou d’Israël. Ils sont même les premiers touchés. Bloqués chez eux par les suspensions des vols suivies des fermetures de frontières et des mesures de confinement, les voilà soudain confrontés aux conséquences concrètes de leurs politiques sur un continent qui se contente de seulement 1 % des dépenses mondiales de santé, et se débat avec deux docteurs pour 10 000 habitants. Les hôpitaux publics d’Afrique ne disposent en moyenne que de 1,8 lit pour 1 000 personnes. Les conditions de prise en charge dans ces établissements sont régulièrement dénoncées, parfois images à l’appui, accompagnées du hashtag #BalanceTonHopital sur les réseaux sociaux francophones.

« Pris à leur propre piège »
« Premiers concernés par le Covid-19, les dirigeants doivent à la fois se soigner ou se protéger, tout en essayant de gérer cette crise et de masquer leurs échecs en matière de santé publique, constate Jean-Paul Bado, historien franco-burkinabé de la santé et de la médecine en Afrique. Ils sont en quelque sorte pris à leur propre piège et c’est une première. » Du Mali au Zimbabwe, de la République démocratique du Congo (RDC) à la Côte d’Ivoire, les chefs d’Etat, leurs conseillers et leurs ministres de même que leurs proches peinent à contenir leurs inquiétudes au gré des résultats rendus par les rares tests disponibles sur le continent. Comme autant de verdicts sanitaires augurant des changements subis de gouvernance.
Des gouvernements et des Parlements entiers sont confinés. Des Etats se retrouvent paralysés sur le plan politique, ou techniquement ralentis. Au Burkina Faso, par exemple, au moins six ministres, dont deux guéris, et le chef d’état-major général des armés sont ainsi infectés. Le Covid-19 a pris la forme d’un virus politique et urbain d’abord, révélateur des défaillances des pouvoirs en place. Pour John Nkengasong, directeur du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC-Africa) rattaché à l’Union africaine, « les politiciens sont les premiers responsables des faiblesses des systèmes et infrastructures de santé et les premiers à devoir trouver des solutions, dans l’urgence ». Ce virologue camerounais craint « le pire », faute de ressources disponibles. « Si le Covid-19 a, dans certains pays africains, affecté d’abord les élites, il se répand désormais dans les quartiers populaires où les indicateurs d’accès aux soins sont aussi préoccupants que les risques d’une propagation rapide », dit-il.

Comment justifier auprès de la population la disponibilité d’un seul respirateur artificiel dans les hôpitaux publics de Conakry, la capitale de la Guinée, où un premier cas a été diagnostiqué mi-mars ? Le pouvoir, de plus en plus contesté, du président Alpha Condé avait pourtant feint de renforcer les capacités médicales après l’épidémie due au virus Ebola en Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016 qui avait fait 11 300 morts.

« Le Covid-19 est perçu par une partie de la population guinéenne comme un virus importé du Nord par les élites occidentales et locales. Ces dernières ne se sentaient pas vraiment menacées par Ebola, un danger venu de la brousse, à l’intérieur du pays », observe l’anthropologue de l’Ecole nationale supérieure de Lyon, Frédéric Le Marcis. Depuis Conakry où il exerce pour l’Institut de recherche pour le développement, ce chercheur note que « le contexte électoral [législatives et référendum constitutionnel organisés le 22 mars] a nui à l’efficacité de la réponse politique et sanitaire à l’épidémie, du moins au début. En outre, les élites contaminées ont traité le coronavirus avec une certaine légèreté, y compris pour leur propre cas. »

En RDC, il n’y a qu’une cinquantaine d’appareils d’assistance respiratoire pour plus de 80 millions d’habitants vivant sur un territoire aussi vaste que l’Europe occidentale. Certains pays du continent n’en disposent d’aucun en état de fonctionner. Ce qui renforce les angoisses dans les villes, où le confinement – parfois imposé par la force militaire et mal expliqué – peut être perçu comme une oppression de plus et une asphyxie de la si vitale économie informelle. Le tout conjugué à un risque de pénurie alimentaire.

« Procès populaires contre l’Etat »
L’historien et archiviste paléographe sénégalais Adama Aly Pam voit là les conditions réunies pour qu’émergent des mouvements urbains de protestation menés par ceux qui n’ont rien à perdre à défier des régimes jusque-là indifférents à leur santé, à leur vie. « Les centres urbains d’Afrique sont d’extraordinaires lieux de ségrégation, que ce soit par le pouvoir, l’argent, le logement et l’accès aux soins, explique l’intellectuel. Cette pandémie exacerbe les inégalités sociales et renforce les sentiments d’injustice face à la santé. Elle augure forcément des contestations politiques en Afrique ».

Au risque de voir ces éventuelles agitations sociales affaiblir des régimes dirigés par des chefs d’Etat âgés, à la santé fragile, et qui peinent à entretenir l’illusion d’un pouvoir fort ? Des régimes autoritaires en Afrique subsaharienne pourraient se révéler « incapables de démontrer un minimum de prise face aux chocs sanitaires et économiques [et] pourraient être fortement contestés », écrivent des diplomates du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) du ministère français des affaires étrangères dans une note rendue publique par Le Monde. « Plusieurs Etats fragiles vont se trouver encore davantage contestés, et incapables d’assumer leurs responsabilités régaliennes et westphaliennes », se risquent à prédire ces analystes français.

Dans une autre étude consacrée à l’Afrique, dévoilée par le journal économique La Tribune et que Le Monde Afrique s’est procurée, le CAPS évoque un « virus politique » et n’exclut pas que « cette crise pourrait être le dernier étage du procès populaire contre l’Etat. » Plus que le patient zéro, c’est le « mort zéro » présidentiel et une propagation massive du Covid-19 déclencheur d’incertaines révoltes qui créent la panique dans certains cénacles de pouvoir.

Joan Tilouine

 

 

Note de lecture: En Afrique, le coronavirus met en danger les élites dirigeantes

 

SURSAUT-TOGO/ Communiqué de presse de soutien aux journalistes interdits au Togo

COMMUNIQUÉ DE PRESSE ET DE SOUTIEN
AUX JOURNALISTES INTERDITS AU TOGO.

J'apprends par des appels répétés venus du Togo que le pouvoir politique RPT/UNIR a interdit de parution les journaux «ALTERNATIVE», «LIBERTE», et maintenant «FRATERNITE» pour les avoir soutenus, sur intervention de l'Ambassadeur de France
au Togo, devant la HAAC. Que le Togo -où la liberté de la presse est très précaire-, interdise journaux, radios, TV,... quand bon lui semble, cela n'étonne personne. Mais que cela se fasse sur «demande» d'une ambassade : cela dépasse l'entendement !

Monsieur l'Ambassadeur, vous avez refusé d'utiliser, dans cette affaire, le légitime droit de réponse qui vous a été proposé. Vous n'avez pas non plus utilisé le canal judiciaire pour réagir aux offenses, calomnies ou autres, démarche classique en tel cas. Rien de tout cela. Vous avez porté plainte auprès de la HAAC, bras armé de la
censure du régime totalitaire, et ce, en toute connaissance de cause. Les sanctions furent immédiates : deux mois d'interdiction de publication. Que dire à ceux qui ressentent comme un goût amer de connivence ? Est-ce véritablement cette image de la France que l'on veut donner, au Togo, en Afrique et dans le monde ?

M. l'Ambassadeur plénipotentiaire de France au Togo, comment peut-on être, ou rester, le représentant d'une nation dont on foule cyniquement aux pieds les valeurs fondamentales, son ADN? Rester le représentant d'une nation qui est connue, reconnue, critiquée ou admirée dans le monde entier depuis 1789 pour son combat
pour la Liberté, les libertés ? Rester le représentant d'une nation par deux fois violemment meurtrie au plus profond de sa chair pour avoir promu la Liberté, ses libertés ? Personne n'a oublié la puissance silencieuse de cette foule d'anonymes et de dirigeants de la planète venus soutenir cette France à Paris le 11 janvier 2015. On a
même pu y remarquer la présence de Faure Gnassingbé ! (mais en a-t-il seulement mesuré la portée ?). M. «l'Ambassadeur», en la circonstance, les seuls dignes représentants de ces valeurs sont ceux-la même que vous menez à l'abattoir médiatique orchestré par la dictature.

M. «l'Ambassadeur», vous devriez aller présenter vos excuses aux directions de ces trois journaux et, pourquoi pas, au peuple togolais, pour une telle ingérence négative dans la vie politique d'un régime souverain.

Quant à moi, je prie les directions d'«ALTERNATIVE», de «LIBERTE» et de «FRATERNITE» de vouloir accepter mes fraternelles pensées dans ce moment, qui n'est rien de moins qu'une énième atteinte à la dignité du peuple togolais.

Je leur demande de continuer à dénoncer inlassablement les injustices et les violences gratuites infligées aux faibles par les puissants.

Créons l'«ALTERNATIVE» pour ensemble bâtir un Togo de «LIBERTE» et de «FRATERNITE».

POUR SURSAUT-TOGO
Kofi YAMGNANE, PRESIDENT

 

 

SURSAUT-TOGO/ Communiqué de presse de soutien aux journalistes interdits au Togo

 

Pandémie de COVID-19 : Ce n’est pas le moment de la distanciation budgétaire

Nous vivons des jours très difficiles, car le monde est confronté à l'un des défis les plus graves de son histoire : la nouvelle pandémie de coronavirus. Et apparemment, aucun pays n'est épargné ou presque. À mesure que les taux d'infection augmentent, la panique s’empare des marchés financiers, alors qu’on observe parallèlement le ralentissement brutal des économies et de graves perturbations dans les chaînes d'approvisionnement.

Des circonstances aussi extraordinaires appellent des mesures extraordinaires. Dès lors, il est hors de question de faire comme d’habitude. 

Chaque jour, la situation évolue et exige une révision constante des mesures et stratégies de précaution. Dans ce contexte, nous devons nous préoccuper de la capacité de chaque nation à riposter à cette crise. Nous devons également veiller à ce que les pays en développement soient prêts à naviguer, sans danger, dans ces eaux inconnues. 

C'est pourquoi je soutiens l'appel urgent lancé par le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, pour la mise à disposition de ressources spéciales aux pays en développement à travers le monde.

Face à cette pandémie, nous devons placer la vie au-dessus des ressources, et la santé au-dessus de la dette. Pourquoi ? Parce que les économies en développement sont, à l'heure actuelle, les plus vulnérables. Les solutions que nous proposons doivent aller au-delà de la simple augmentation du volume de prêts. Nous devons aller plus loin et fournir aux pays une aide financière urgente et indispensable, y compris aux pays en développement qui font actuellement l'objet de sanctions.

Dans son rapport sur l'impact des sanctions économiques, le groupe de réflexion indépendant et mondial ODI soutient que depuis des décennies, les sanctions ont décimé les investissements dans les systèmes de santé publique dans un nombre non négligeable de pays.

Aujourd’hui, des systèmes qui ont déjà atteint leurs limites, comme l’indique l’indice de sécurité sanitaire mondiale en 2019, auront du mal à faire face à un danger réel et évident qui menace désormais notre existence collective.

Il faut être en vie pour rembourser ses dettes.  

Certes, les sanctions sont efficaces contre les économies, mais elles le sont moins contre le virus. Si les pays sous sanctions sont incapables de riposter et de fournir des soins vitaux à leurs citoyens ou de les protéger, alors le virus « sanctionnera » bientôt le monde.

Dans ma langue, le yoruba, il y a un adage qui dit : « Faites attention quand vous lancez des pierres sur un marché à ciel ouvert. Elles pourraient atteindre un membre de votre famille ».  

C’est pourquoi je soutiens résolument l’appel lancé par le Secrétaire général des Nations unies en faveur de la suspension de la dette des pays à faible revenu en ces temps d’incertitude et de mutation rapide. 

Mais j’appelle à des actions encore plus audacieuses, et ce pour plusieurs raisons. 

Premièrement, les économies des pays en développement, malgré des années de grands progrès, restent extrêmement fragiles et mal préparées pour affronter cette pandémie. Elles risquent davantage de sombrer sous les lourdes pressions budgétaires qu’elles subissent aujourd’hui avec le coronavirus.

Deuxièmement, bon nombre de pays africains tirent leurs recettes d’exportation des produits de base. L’effondrement des prix du pétrole a plongé les économies africaines dans la détresse. Selon les Perspectives économiques en Afrique 2020 du Groupe de la Banque africaine de développement, ces économies ne sont tout simplement pas en mesure de répondre à leurs engagements budgétaires qui ont été établis sur la base des prix du pétrole en vigueur avant l’épidémie de coronavirus.

L'impact a été immédiat dans le secteur du pétrole et du gaz, comme l'a noté une récente analyse de CNN.

Dans le contexte actuel, nous devons nous attendre à une pénurie aiguë d'acheteurs qui, pour des raisons compréhensibles, réaffecteront les ressources à la lutte contre la pandémie de Covid-19. Quant aux pays africains, dont la principale source de revenus est le tourisme, ils sont aussi financièrement à l’étroit. 

Troisièmement, alors que les pays riches disposent de réserves, comme le prouvent les milliers de milliards de dollars de relance budgétaire, les pays en développement n’ont pas de moyens d’action du fait de leurs ressources limitées. 

La réalité est la suivante : si nous ne vainquons pas collectivement le coronavirus en Afrique, nous ne le vaincrons nulle part ailleurs dans le monde. Il s'agit d'un défi existentiel qui exige que tout le monde soit sur le pont. Aujourd'hui, plus que jamais, nous devons être les gardiens de nos frères et sœurs.  

A travers le monde, les pays qui sont à un stade plus avancé de l'épidémie annoncent des mesures d'allégement de trésorerie, de restructuration de la dette, de moratoire sur le remboursement des prêts, d'assouplissement des normes réglementaires et des initiatives.

Aux États-Unis, une enveloppe de plus de 2 000 milliards de dollars a déjà été annoncée, ainsi qu'une réduction des taux d'intérêt débiteurs de la Réserve fédérale et un apport de liquidités pour maintenir les marchés en activité. En Europe, les économies les plus vastes ont annoncé des mesures de relance de plus de 1 000 milliards d'euros. Et des mesures encore plus importantes sont attendues. 

Alors que les pays développés mettent en place des programmes pour compenser les pertes de salaire des travailleurs qui restent chez eux pour cause de distanciation sociale, un autre problème est apparu : la distanciation budgétaire.

Réfléchissez un instant à ce que cela signifie pour l'Afrique. 

Selon la Banque africaine de développement, la COVID-19 pourrait entraînerait une baisse du PIB, allant de 22,1 milliards d’USD dans le scénario de référence, à 88,3 milliards d’USD dans le scénario catastrophe, soit une contraction des prévisions du PIB pour 2020 de 0,7 à 2,8 points de pourcentage en 2020. Si la situation actuelle persiste, l’Afrique pourrait même tomber en récession cette année.

Le choc de la COVID-19 réduira davantage la marge de manœuvre budgétaire du continent, étant donné que les déficits budgétaires devraient se creuser de 3,5 à 4,9 points de pourcentage et augmenter le déficit de financement de l’Afrique de 110 à 154 milliards d’USD supplémentaires en 2020.

Les estimations de la Banque indiquent que la dette publique totale de l’Afrique pourrait augmenter, selon le scénario de base, de 1 860 milliards d’USD en fin 2019 à plus de 2 000 milliards d’USD en 2020, contre une prévision de 1 900 milliards d’USD dans un scénario sans pandémie. Selon un rapport établi par la Banque au mois de mars 2020, ces chiffres devraient atteindre 2 100 milliards d’USD en 2020 dans le scénario catastrophe.

Il est donc temps de prendre des mesures audacieuses. Nous devons reporter temporairement le remboursement de la dette contractée auprès des banques multilatérales de développement et des institutions financières internationales. Une des solutions est le reprofilage des prêts, qui permettrait d’offrir aux pays une marge de manœuvre budgétaire pour faire face à cette crise.

Cela signifie que le remboursement du principal des prêts contractés auprès des institutions financières internationales en 2020 pourrait être reporté. J’en appelle, non pas à l’annulation de la dette, mais à un moratoire temporaire. Les mesures qui fonctionnent dans le cadre de la dette bilatérale et commerciale doivent pouvoir fonctionner dans le cadre de la dette multilatérale.

Ainsi, nous éviterons les aléas moraux et les agences de notation seront moins enclines à pénaliser une institution en fonction du risque potentiel qu’elle représente au regard de son statut de créancier privilégié.  Le monde devrait être tourné vers des solutions d’entraide et de solidarité, car un risque pour l’un est un risque pour tous.

Il n’y a pas un coronavirus pour les pays développés et un coronavirus pour les pays en développement et les pays surendettées. Nous sommes tous dans le même bateau.  

Les institutions financières multilatérales et bilatérales doivent collaborer avec les créanciers commerciaux en Afrique, notamment pour reporter les paiements des prêts et donner à l’Afrique la marge de manœuvre budgétaire dont elle a besoin.

Nous sommes prêts à soutenir l’Afrique à court et à long termes. Nous sommes prêts à déployer jusqu’à 50 milliards de dollars sur cinq ans dans des projets visant à aider l’Afrique à faire face aux coûts d’ajustement qu’elle devra supporter pour faire face aux répercussions de la Covid-19, bien après le passage de la tempête actuelle. 

Mais un soutien plus important sera nécessaire. Levons toutes les sanctions, pour l’instant. Même en temps de guerre, les cessez-le-feu sont appliqués pour des raisons humanitaires. Dans de telles situations, il y a un temps d’arrêt pour permettre aux secours d’atteindre les populations touchées. Le nouveau coronavirus est une guerre contre nous tous. Toutes les vies comptent.

C’est la raison pour laquelle nous devons éviter toute distanciation budgétaire en ce moment. Prévenir vaut mieux que guérir.  

La distanciation sociale est un impératif aujourd’hui. La distanciation budgétaire ne l’est pas.

*Akinwumi A. Adesina est le Président du Groupe de la Banque africaine de développement.

afdb.org

 

 

Pandémie de COVID-19 : Ce n’est pas le moment de la distanciation budgétaire

Cité au Quotidien / COVID-19 : La Bataille de la Communication

Puisqu’il est désormais de bon ton d’employer un langage guerrier dans le cadre du COVID-19, nous dirons que dans cette guerre la bataille pour contrôler la communication fait rage. Dans le courant du mois de février, les pays occidentaux avaient ainsi fait reproche à la Chine de vouloir cacher l’épidémie, c’est ainsi que le jeune médecin qui aurait signalé le début de l’épidémie serait décédé… Mais aujourd’hui regardons ce qui passe hors de la Chine. C’est aux données chiffrées, annoncées par les médias, qu’il faut prêter attention.

Commençons par l’Europe : souvent on nous annonce les décès pays par pays, essentiellement ceux de la France (dont nous écoutons souvent les médias), de l’Italie et de l’Espagne. En février, on comparait ces chiffres à ceux de la Chine. A la fin du mois de mars 2020, on parlait d’environ 3000 décès en Chine. Si on rapporte ce chiffre à la population totale de ce pays (plus d’un milliard trois cents millions d’habitants), cela donne une autre vision de la pandémie et de sa prise en charge dans ce pays. Car même si les morts ne concernaient que Wu-Han, foyer de l’épidémie, (hypothèse fausse) qui compte environ 11 millions d’habitants, cela fait 0, 03% de décès par rapport à la population de cette ville.

Mais il y a des organes de presse qui prétendent maintenant que la Chine aurait menti sur le nombre de décès qu’elle aurait enregistrés.

Cependant on ne nous dit pas souvent que toujours à la fin du mois de mars sur environ 35 000 décès dans le monde, trois pays européens la France, l’Espagne et l’Italie ont à eux tous seuls enregistré les deux tiers des décès soit plus de 21 000 morts. Et la population de ces trois pays fait environ 172 millions d’individus. Cela n’a rien à voir avec ce qui s’est passé en Chine…

Changeons de continent : Les Etats-Unis avec 325 millions d’habitants ont enregistré un peu plus de 2800 décès : les Etats-Unis pourraient-ils être soupçonnés de trafiquer leurs données, même si les décès se concentrent essentiellement à New York ?

Et l’Afrique ? Le continent qui compte un peu plus d’un milliard trois cents millions d’habitants a annoncé 150 décès à la fin du mois de mars 2020…

Loin de nous l’idée de minimiser ce qui se passe dans le monde avec ce virus qui bouleverse toute la planète, parce qu’il se répand à une allure folle, ce virus qui tue tant de gens, qui pose tant de problèmes aux soignants, et qui par conséquent, laissera des traces dans la vie de tous et de chacun. Et chaque décès est un décès de trop, car c’est une famille qui perd un être cher, des soignants qui vivent douloureusement un échec, une communauté qui perd un membre important…

Mais face à la mauvaise habitude de croire que les chiffres sont froids et plus proches de la vérité que les commentaires, il convient de se rendre compte que la façon de présenter les données chiffrées sert à favoriser telle ou telle impression, à appuyer sur tel ou tel point.

Et dans cet art-là les Africains, sont malheureusement passés maîtres. C’est pourquoi, les communiqués sur ce que décident les gouvernements ne devraient pas passer pour des informations sur la prise en charge de l’épidémie. Car entre le texte pris et la réalité de ce qui se passe sur le terrain, il peut y avoir un fossé.
Ainsi, lorsqu’on ne nous donne pas des informations claires sur le nombre de personnes contaminées dans notre pays : est-ce parce qu’on ne le connait pas ou parce qu’on ne veut pas informer la population, et la communauté internationale, de ce qui se passe vraiment chez nous?

Nous connaissons les habitudes des autorités à ce sujet, dans d’autres domaines, tout autant stratégiques. Par exemple, où trouver des données fiables et complètes sur les ressources minières de notre pays, sur ce qu’elles rapportent ? Et avez-vous essayé de consulter les dernières statistiques scolaires ? On ne peut pas y trouver directement les pourcentages des enseignants pris en charge par le public et ceux qui dépendent du privé ? Pourquoi, leurs ordinateurs ne peuvent pas faire ces calculs, ou aurait-on peur de reconnaitre la grande part du privé ? Et le taux de chômage au Togo, les données officielles vous laissent rêveurs : 4% ? Alors que vos constats de non spécialistes peuvent facilement vous faire voir qu’il ne peut en être ainsi. Pour qui donne-t-on ces chiffres ?

Et s’il n’y avait pas la crise du Coronavirus, saurait-on où nous en sommes vraiment dans notre système de santé malgré les alertes des professionnels et de leurs syndicats ?

Oui nous n’avons pas de respirateur, nous n’avons pas de matériel de protection sophistiqué pour les soignants, mais un hôpital sans eau potable, sans toilettes à disposition des malades, proposé pour l’accueil des personnes porteuses du virus, avec un déploiement médiatique, a-t-il un sens ? Ce type de structure de santé en total délabrement est chose courante au Togo, les citoyens le savent, mais le monde, hors du Togo, le sait-il ?

Alors, les nombreux communiqués et textes divers produits par le Gouvernement, deviennent-ils une réalité sur le terrain ? Ne correspondraient-il pas plutôt à des effets de communication ?

Ce sont les citoyens qui doivent répondre à cette question. Et là, le sentiment d’être abandonné de tous, de nager dans un brouillard d’incertitude, et donc d’angoisse est ce qui ressort des contacts avec la population.

Dans des situations similaires on attend que certaines personnes se donnent pour tâche de démêler le vrai du faux, de fournir aux citoyens des repères clairs. Evidemment ce sont toutes les personnes à qui leur formation et leurs compétences permettent d’analyser la situation et d’aider leurs concitoyens à faire les bons choix. Ce sont les scientifiques qui doivent procéder aux travaux nécessaires pour cela.

Ces scientifiques ne deviennent cependant des intellectuels que lorsque les informations sont livrées à la communauté en toute liberté et vérité, de manière à constituer une veille pour la cité. Cette précision est importante dans des pays comme le nôtre où les autorités essaient d’influer sur l’information dans le sens qui leur convient. Ainsi, on voit ces jours-ci la HAAC suspendre les journaux sous divers prétextes. Pourquoi ?

Pour en revenir aux intellectuels qui choisissent de diffuser leurs résultats envers et contre tout, ce qui nous inquiète, ce sont les exemples suivants : on balbutie encore sur l’histoire de notre pays depuis 1960, puis après 1990. Pourquoi ? Des exemples pareils on en a dans tous les domaines : en Géologie avec nos ressources minières, en Economie avec les résultats catastrophiques de sa gestion depuis une trentaine d’années, en Sciences Sociales, avec la pauvreté qui ne diminue jamais, en Sciences de l’Education avec l’effondrement de notre système éducatif, dans le domaine des Sciences de l’Environnement avec la déforestation, la destruction de l’environnement, etc.

Et pour revenir à la Santé, on a connu une époque où le Togo ne voulait pas avouer son vrai taux de prévalence du VIH/SIDA. Or les scientifiques le connaissaient. Mais les autorités ne voulaient pas qu’on en parle… Cela a retardé la prise en charge de cette maladie.

Alors les personnes à qui nous en appelons en ce moment où nous traversons une tragédie, ce sont les intellectuels, qui ne se laisseront pas distraire de leur rôle de veille, ni par l’amour de l’argent, ni par la peur de perde un poste ou la tranquillité dans son petit coin. Des intellectuels qui ne déformeront ni ne tronqueront pas les informations pour faire plaisir à tel ou tel.

Ce dont les citoyens ont besoin c’est d’intellectuels qui choisissent le bien commun, au nom de la liberté et de la vérité et qui constitueront pour nous une Veille contre le Coronavirus.

Maryse Quashie et Roger E. Folikoue

 

 

Cité au Quotidien / COVID-19 : La Bataille de la Communication

 

Covid-19 : Au Sénégal, le traitement par chloroquine va se poursuivre après des résultats encourageants

Les services sanitaires sénégalais vont poursuivre le traitement par l’hydroxychloroquine (antipaludéen) des patients atteints par le coronavirus, qui “guérissent plus vite”, a indiqué jeudi un haut responsable de la lutte contre la maladie, un mois jour pour jour après son apparition au Sénégal.

Constatée pour la première fois le 2 mars au Sénégal, la présence du nouveau coronavirus a entraîné l’hospitalisation de 195 personnes.

Un patient est décédé mardi – l’ancien président de l’Olympique de Marseille Pape Diouf – un a été évacué vers la France, 138 sont sous traitements et 55 sont guéris, selon le ministère de la Santé.

“Les patients sous traitements, notamment sous traitement spécifique tel que l’hydroxychloroquine, guérissent plus vite, nous l’avons constaté”, a déclaré lors d’une conférence de presse le professeur Moussa Seydi, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital de Fann à Dakar et coordinateur de la prise en charge des malades contaminés au Sénégal.

Il avait indiqué le 27 mars à l’AFP que près de la moitié des patients avaient été traités par de l’hydroxychloroquine, un dérivé synthétique de la quinine disponible sur le marché au cœur d’un vif débat d’experts entre ceux qui préconisent et ceux qui mettent en garde contre son utilisation contre le coronavirus.

“En matière de science, la constatation seule ne suffit pas et il faut faire des recherches poussées avant de valider une attitude”, a souligné le professeur sénégalais.

“Mais les résultats que nous avons constatés nous rassurent et rassurent toute mon équipe et nous allons continuer dans ce sens”, a-t-il ajouté.

Pas encore “d’effet secondaire” sur les patients

“Mieux”, ses services vont, “dans les jours à venir, y associer de l’azithromycine (antibiotique), ce qui devrait nous permettre d’avoir de meilleurs résultats”, a-t-il dit.

Le chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital de Fann a “insisté” sur le fait que ces résultats “ne doivent pas pousser à l’automédication, qui reste dangereuse”.

C’est pour “éviter d’avoir des effets secondaires inconnus et gravissimes peut-être” que les patients ont jusqu’ici été uniquement traités avec de l’hydroxychloroquine, “bien qu’il soit connu que son association avec de l’azithromycine soit plus efficace”, a expliqué le professeur sénégalais.

Mais après n’avoir “pas noté d’effet secondaire” sur les patients, “nous sommes en droit de passer à la deuxième étape”, a-t-il ajouté.

Le traitement contre le paludisme chloroquine et son dérivé l’hydroxychloroquine ne doivent être utilisés pour traiter le Covid-19 que dans le cadre d’essais cliniques ou de “programmes d’urgence”, a averti mercredi l’Agence européenne du médicament (EMA), après des appels à la prudence de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Source : AFP

 

 

Covid-19 : Au Sénégal, le traitement par chloroquine va se poursuivre après des résultats encourageants

 

Coronavirus : la crise humanitaire au Sahel menace de devenir «ingérable» (ONU)

La crise humanitaire dans la région du Sahel central menace de devenir “ingérable”, avec plus de cinq millions de personnes confrontées à une grave insécurité alimentaire alors que le coronavirus se propage, a averti jeudi le Programme alimentaire mondial (PAM).

L‘épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest de 2014-2016 (plus de 11.000 morts) “a illustré l’importance cruciale de l’aide alimentaire dans la lutte contre la propagation de la maladie”, souligne le PAM dans un communiqué publié à Dakar.

“Elle permet de réduire la vulnérabilité à l’infection grâce à des programmes de nutrition qui ciblent les personnes dont le système immunitaire est affaibli, comme les malades chroniques et les personnes âgées”, souligne l’institution de l’ONU.

Or, dans tout le Sahel central, qui englobe le Burkina Faso, le Mali et le Niger, la situation est “extrêmement préoccupante”, estime-t-elle.

Des millions de personnes seront particulièrement fragiles pendant la période dite de “soudure”, entre la fin des réserves de la récolte précédente et les nouvelles récoltes.

Au Burkina Faso, pays “qui a connu le plus grand nombre de décès dus à Covid-19 en Afrique subsaharienne” (288 cas et 16 décès), le nombre de personnes souffrant d’insécurité alimentaire devrait tripler, passant d’un peu plus 680.000 pendant la soudure en 2019 à 2,1 millions à l’approche de la celle qui commencera en juin 2020, selon le communiqué.

Diviser pour mieux régner ?

Quelque 1,3 million de personnes au Mali et deux millions au Niger courent les mêmes risques.

Cette hausse “survient au moment où la pandémie Covid-19 entre dans ces pays déjà fragiles et dans une région où les systèmes de santé sont les plus faibles du monde”, relève également le PAM.

Ces trois pays pauvres sont le théâtre depuis des années d’attaques jihadistes, souvent mêlées à des violences entre communautés.

Conséquence, le nombre de personnes déplacées à l’intérieur de leurs pays y a été multiplié par quatre, avec un pic à 780.000 au Burkina Faso contre un demi-million au début de l’année, selon la même source.

“Ces communautés ont été chassées de leurs foyers par la violence des groupes extrémistes et dépendent désormais presque entièrement de l’aide extérieure pour survivre”, souligne le PAM, selon qui la “menace du Covid-19 met en péril le travail humanitaire”.

“C’est une crise qui s’ajoute à une autre, et la situation pourrait devenir incontrôlable”, a averti Chris Nikoi, directeur régional du PAM pour l’Afrique de l’Ouest, cité dans le communiqué.

Le PAM a besoin d’urgence de 208 millions de dollars jusqu’en août 2020 pour mener à bien ses opérations, précise-t-il.

Source : AFP + Africa News

 

 

Coronavirus : la crise humanitaire au Sahel menace de devenir «ingérable» (ONU)

 

Togo : Journaliste, si tu ne sais pas convaincre, il faut te taire!

On déplore la mort d’un confrère dans un pays sans hôpitaux modernes avec des mouroirs sans équipements toi Directeur de publication de « focass info » tu viens dire qu » il y a eu une douzaine de médecins au tour de notre confrère et arguer qu’il y a eu une forte mobilisation des gens du pouvoir à son chevet avant qu’il ne meurt.

Ta sortie irréfléchie c’est de faire croire à l’opinion que les auto-riz-thé ont fait de leur mieux. C’est quel raisonnement ça ?

Ce sont ces analyses que vous écrivez dans vos journaux et personne ne s’y intéresse. Est ce qu’il s’agit ici de la mobilisation à la dernière minute pour sauver une vie?

À quoi sert une mobilisation de douzaine de médecins au tour d’un journaliste agonisant dans un pays où le système sanitaire est trop défaillant ?

Gouverner c’est prévoir ! Vous croyez que si la chine avait des mouroirs sans équipements comme le Togo on parlerait aujourd’hui des avancées dans le traitement des personnes infectées de coronavirus?

N’importe quoi! Si vous soutenez un pouvoir sans vision, il faut savoir parler. Car nous sommes sous le choc.

J’ai même oublié un aspect. Les gens ne savent pas comment mentir. Notre «grand journaliste» de focass info disait qu’il y a eu une douzaine des médecins compétents au tour du journaliste Dominique avant qu’il ne soit trop tard. À supposer que ce soit vrai, voici une autre question. Pourquoi les 2 ministres infectés de coronavirus ont refusé de bénéficier cette «faurte» mobilisation des médecins au CHR-LC et exige être soigné au Ghana?

Si notre confrère malgré les images que nous avions vu sur les réseaux sociaux, il nous dit qu’il y a eu une forte mobilisation des médecins au tour de feu Dominique Alizou, pourquoi les 2 ministres refusent le traitement au CHR-LC maaaa?

A. Fifa

 

 

Togo : Journaliste, si tu ne sais pas convaincre, il faut te taire!

 

Togo : Discours guerrier d’un Togolais haut perché.

Une ordonnance pour oser s’exprimer, mais que des paroles !

Plus on résiste à l’envie d’arrêter de lire ce discours, plus on est frustré dans la progression. Monsieur 70% a enfin parlé. Mais à l’analyse, on s’interroge sur ceux qui conseillent Faure Gnassingbé. On en vient même à se demander s’il accepte d’être conseillé. Dans l’affirmative, voici en guise de contribution notre apport.

Trop parler, c’est maladie, a chanté un artiste. Faure Gnassingbé a attendu le 34ème cas de contamination, mais surtout une ordonnance pour enfin sortir de son silence. Et pour quels résultats ?

Charité bien ordonnée commence par soi. Monsieur 70% s’est permis de saluer entre autres secteurs d’activités, le travail des journalistes qui « œuvrent inlassablement pour que notre pays sorte victorieux de cette épreuve ». Il n’a que trop raison ; il suffit de consulter LIBERTE, L’ALTERNATIVE et FRATERNITE pour s’en convaincre. Du moins jusqu’à leur fermeture. Mais qu’a fait ou dit Faure Gnassingbé, celui qui détient la clé des grâces depuis lors ? Normal que les conditions dans lesquelles la HAAC a jugé utile de plonger tous les acteurs de ces journaux n’émeuvent pas celui qui est né avec une cuillère en argent entre les lèvres. Aussi cette « reconnaissance » frise-t-elle le ridicule.

Contrairement aux propos de Faure, la production, la consommation et l’emploi sont déjà durement atteints. Il suffit de faire un sondage sur le terrain pour s’en convaincre. « Nous voulons affirmer que face à cette épreuve, la solidarité nationale sera au rendez-vous pour aider les plus démunis d’entre nous, les plus faibles, les plus défavorisés. Aucun Togolais ne sera laissé pour compte dans cette bataille que nous engageons ensemble ». S’il était donné à l’auteur de ces propos de sillonner le pays pour toucher les réalités, il y a des craintes qu’il ressente les malaises du mal qu’il prétend combattre ; non pas parce qu’il sera atteint par le Covid19 –loin de là-, mais il réaliserait qu’il méconnaît les souffrances réelles de « son » peuple. Et s’il voulait être transparent et montrer la bonne voie, il annoncerait concrètement la part de contribution qu’il met personnellement dans la cagnotte et celle des ministres, directeurs généraux, députés et autres sommités qui profitent des richesses du Togo.

Hier soir, je rentrais à peine quand mes colocataires jubilaient. « Pendant trois mois, plus de facture d’eau et d’électricité », criaient-ils. Quand j’ai pris le temps d’en connaître la source, je n’ai pas regretté d’avoir bémolisé leur ardeur.

Gratuité « de la tranche sociale » des factures d’eau et d’électricité. Comme une épée fendant l’eau. N’aurait-il pas mieux fallu ne rien annoncer ? « Nous allons également rendre gratuits pour trois mois, l’eau et l’électricité pour les tranches sociales », a annoncé Faure. Quid de la masse prolétaire qui achète l’eau aux bornes fontaines au quotidien ? Quid des milliers de foyer sans électricité ?

Six mois de gestion par voie d’ordonnance, c’est un boulevard pour « tout ». Et déjà, le ton guerrier transparaît quand on lit : « Aucun écart ou manquement ne sera toléré ». Mais l’autorité se permet de laisser dans le dénuement total les structures sanitaires, d’adouber les détournements de deniers publics. Ces écarts par contre sont tolérés !

Mesures prises comme l’arrêt des vols, parlons-en. « Aussitôt le premier cas confirmé, nous avons pris des mesures de prévention et de restrictions pour limiter la propagation du coronavirus dans notre pays et protéger nos frontières : suspension des vols internationaux en provenance des pays à haut risque, fermeture des frontières… ». Pourquoi Faure cherche-t-il à faire avaler l’engourdissement de son équipe et ses conseillers aux populations ? De quelle suspension des vols parle-t-il avec le cirque de Gnama Latta à l’aéroport de Lomé? Les archives sont toujours là pour déterminer le degré de mensonge dans cette déclaration.

Qui feront désormais partie des « plus pauvres » devant bénéficier de transferts monétaires ? S’il est un conseil d’urgence à donner, c’est que les prix des produits pétroliers qui affectent tout le monde soient revus sans délai. Bien que les stations d’essence soient les propriétés de la minorité dans leur majorité. Ce ne sera pas une faveur, mais une justice sociale, les prix du baril à l’international ayant dégringolé depuis janvier.

Les populations se portaient assez mieux, avant cette sortie d’hier qui, à force de susciter doutes et déceptions, risque de vulnérabiliser d’autres citoyens face à la pandémie.

Rien par contre n’a été dit sur la précarité dans laquelle les enseignants du secteur privé sont plongés, la plupart émargeant selon les jours travaillés ; contrairement à leurs collègues du public. Tout comme la situation de risque des détenus encore en détention. Il est vrai qu’une annonce de relaxe de 1048 d’entre eux est dans les bacs, mais quelles dispositions l’administration pénitentiaire prend-elle pour s’assurer que les « nouveaux locataires » qui continuent d’arriver dans les prisons, ne sont pas des porteurs sains de la maladie qui pourrait se développer dans les jours et semaines à venir ? Ce serait une hécatombe en morbidité et mortalité.

Avec le coronavirus, la problématique de l’indépendance monétaire et budgétaire revient sur le devant de la scène. A développer très prochainement.

Godson K
(Quotidien LIBERTE)

 

 

Togo : Discours guerrier d’un Togolais haut perché.

Afrique : Multiplication des bavures des forces de l’ordre au nom de la lutte contre la COVID-19

Johannesburg | Coups de fouet ou de feu, gaz lacrymogène, humiliations : dans plusieurs pays africains, les forces de sécurité chargées de faire respecter des mesures drastiques de lutte contre le coronavirus multiplient les dérapages, obligeant les autorités à réagir.

Sur le continent le plus pauvre de la planète, les confinements, restrictions aux déplacements et même gestes barrière contre le virus s’avèrent extrêmement difficiles à appliquer dans des mégapoles ou des quartiers surpeuplés dont les populations survivent au jour le jour.

Les mêmes scènes de désobéissance se répètent partout en Afrique, où plus de 5300 cas, dont 170 mortels, ont été officiellement enregistrés.

Des files d’attente compactes se forment devant les supermarchés, en violation des règles de distanciation sociale. Des petites boutiques non essentielles, notamment de vente d’alcool, restent ouvertes en dépit des interdictions.

Souvent, les réactions musclées des forces de sécurité, aux traditions de répression parfois bien ancrées, se ressemblent, au nom de la protection de la santé des citoyens.

En Ouganda, la police a reconnu vendredi avoir blessé par balle deux hommes qui tentaient, selon elle, de s’opposer aux restrictions sur les déplacements. La veille, policiers et soldats avaient tabassé des vendeurs de fruits et des clients de marchés réunis sur la place publique.

Ces réactions ont indigné la ministre du Commerce, Amelia Kyambadde, qui a appelé les forces de l’ordre à « s’abstenir de frapper ». « S’il vous plaît, expliquez-leur (les consignes) sur les radios communautaires », a-t-elle plaidé.

L’armée a été contrainte de présenter ses excuses.
« Humiliation »

Au Kenya, où un couvre-feu est en vigueur, l’inspecteur général de la police a appelé à une enquête après la mort d’un adolescent tué par des coups de feu qui auraient été tirés par la police dans un bidonville de Nairobi.

Vendredi, dans la ville portuaire de Mombasa, des centaines de personnes qui attendaient un transbordeur ont été dispersées à coup de gaz lacrymogènes, avant même l’entrée en vigueur du couvre-feu. Des policiers antiémeutes s’en sont pris à des personnes à coups de fouet.

« C’est injustifié et inapproprié […]. Pourquoi infliger de telles atrocités ? », a réagi le gouverneur de Mombasa, Hassan Joho.

En Afrique, « il semble que la seule façon connue des autorités pour gérer la population est la violence et l’humiliation », a dénoncé Shenilla Mohamed d’Amnistie internationale.

Mausi Segun, directrice pour l’Afrique de l’ONG Human Rights Watch (HRW), a pour sa part appelé les gouvernements à « rapidement enquêter » sur les abus des forces de sécurité et à « punir » les coupables.

En Afrique du Sud, où un confinement total a été imposé, la police des polices s’est saisie de dossiers dans lesquelles la police est accusée d’avoir abattu trois civils.

Lundi, le président du pays Cyril Ramaphosa a rappelé à l’ordre les forces de sécurité qui, a-t-il dit, « doivent toujours agir dans le cadre de la loi ». La ministre de la Défense Nosiviwe Mapisa-Nqakula a condamné « les abus » des soldats.

Des vidéos de citoyens contraints, par des policiers ou des soldats qui ricanent, de faire des flexions circulent abondamment sur les réseaux sociaux en Afrique du Sud ou au Sénégal.
« Psychose »

Situation similaire en République démocratique du Congo (RDC). Les images d’un policier protégé d’un masque sanitaire frappant avec une matraque un homme à terre, qui hurle de douleur, ont provoqué la colère.

D’autant plus que la scène se déroule sous les yeux du chef de la police de Kinshasa, Sylvano Kasongo.

« La lutte contre la propagation du #COVID19 […] ne doit pas se faire au détriment des droits de la personne », a prévenu l’ambassadeur du Canada en RDC, Nicolas Simard.

Un arrêté officiel a exigé de la police qu’elle fasse « respecter les mesures prises, avec fermeté […] et le respect de la dignité de la personne humaine ».

Des policiers ont également été filmés tabassant des passants au Sénégal et au Burkina Faso, où un couvre-feu a été imposé.

« Nous sommes dans un état de droit qui ignore le droit de survivre », a réagi John Nana, acteur de la société civile au Burkina.

Les forces de sécurité « démontrent leurs compétences sur les civils […], alors qu’à quelques kilomètres » de la capitale Ouagadougou, elles « ont pris la poudre d’escampette » face aux djihadistes qui font régner la terreur dans le pays, a-t-il dénoncé.

En Côte d’Ivoire enfin, environ 450 personnes ont été interpellées pour non-respect du couvre-feu.

Elles « font l’objet de bastonnade », a dénoncé le Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH). « Cela est inacceptable et rajoute à la psychose créée par le coronavirus. »

Source : AFP

 

 

Afrique : Multiplication des bavures des forces de l’ordre au nom de la lutte contre la COVID-19

 

Lutte contre le coronavirus : François Boko appelle Faure Gnassingbé à ne pas y aller "par une force militaire"

L'ancien ministre de l'Intérieur, François Akila Esso Boko a appelé Faure Gnassingbé à éviter de "militariser" le combat contre le Covid-19, quelques heures après son discours à la nation.

Tout d'abord, François Boko a félicité le chef de l'État pour son "adresse à la Nation, et pour des mesures socio-économiques et fiscales annoncées", dans ce contexte de crise sanitaire.

"Mais attention, évitez de tout militariser.On ne combat pas le Covid-19 par une force militaire de 5000 hommes à l'instar de la force spéciale élection", a-t-il écrit dans un tweet.

Dans son discours à la nation ce mercredi, Faure Gnassingbé, soulignons-le, a annoncé la création par décret d'une force spéciale anti-pandémie composée de 5000 hommes.

Une force mixte composée, a-t-il indiqué, des forces de défense et de sécurité sur le modèle déjà connu de la FOSEP.

Edem A.

 

 

Lutte contre le coronavirus : François Boko appelle Faure Gnassingbé à ne pas y aller "par une force militaire"

Ce que je crois : le Togo doit renaitre, nécessairement.

Je remarque, depuis un moment, surtout depuis l’élection du 22 Février dernier jusqu’à ce discours présidentiel du 1er Avril sur le COVID-19, que le Togo, irréversiblement, a besoin d’une TRANSITION devant aboutir à une refonte de fond en comble de l’Etat.

Le pays est trop divisé et va à sa perte. Les choses sont telles que l’Etat n’a même pas de statistiques démographiques fiables pour mener à bien un quelconque plan social ou de développement.

Et puis, Il existe une crise de confiance aiguë au-delà de toutes les bornes acceptables. Exemple: avant de tenir son discours, le président aurait pu, par grandeur d’esprit, faire appel à ses opposants et, autour d’une table, recueillir leurs avis et suggestions sur la crise du Coronavirus. Qu’elle aurait été forte et rassurante une telle image! Malheureusement, la haine et le mépris sont plus que tenaces.

Nul ne sortira gagnant de cette situation si les choses doivent continuer sur la même lancée. Notre pays est malade. Gravement. Il lui faut un temps d’arrêt, une parenthèse d’évaluation. Pour entamer de refaire ce Togo nouveau dans lequel les citoyens ont de la considération pour leurs dirigeants et vice-versa, un pays où le pouvoir est fondé sur des valeurs morales et humaines, il va falloir, je le crois fortement, refaire une autre CONFERENCE NATIONALE (dans un autre format) ayant pour objectif de créer les conditions qui inaugurent l’exercice du Grand Pardon.

Les Togolais ont, de part et d’autre, accumulé assez d’experiences pendant ces 30 dernières années pour pouvoir, toute vanité et tout égoïsme mis de côté, réussir ce pari qui est un pari existentiel. La survie de la nation y dépend car, le Togo a besoin de repartir sur de nouvelles bases; en interne, il doit se réconcilier et, au plan international, se remarier. Seuls le Courage et l’Humilité peuvent conduire ce pays perdu vers les rivages de cette renaissance bénéfique pour tous. Oui en effet, «Nos errances nous orientent» comme nous l’enseigne Édouard GLISSANT.

Kodjo Epou
04/01/2020

 

 

Ce que je crois : le Togo doit renaitre, nécessairement.

 

Togo : La suspension d’un journal met la liberté d’expression à rude épreuve

En l’espace de quelques jours au mois de mars 2020, la HAAC de Willibronde Télou a suspendu trois des meilleurs journaux togolais : l’hebdomadaire L’Alternative (2 mois), le quotidien Liberté (2 semaines) et l’hebdomadaire Fraternité (2 mois). Les deux premiers avaient critiqué le rôle trouble que joue la France de Emmanuel Macron dans le maintien de la dictature de Faure Gnassingbé au Togo. Ils ont été suspendus sur ordre express de l’ambassadeur de France au Togo. Quant au journal Fraternité, il a été suspendu pour avoir dénoncé la suspension de ces deux confrères | Infog : 27avril.com

En réaction à la décision prise hier par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) du Togo de suspendre le journal ‘’Fraternité’’ pour deux mois, Marceau Sivieude, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International a déclaré :

« La sanction infligée au journal ‘’Fraternité’’ est disproportionnée. Elle constitue une attaque contre les médias en général et une violation du droit à la liberté d’expression. Les autorités du Togo doivent immédiatement lever cette décision ainsi que la suspension des journaux ‘’Alternative’’ et ‘’Liberté’’.

D’une manière générale et en particulier en ces temps de pandémie du COVID-19, les autorités Togolaises doivent garantir le droit des populations à l’accès à l’information et veiller à ce que les médias puissent faire leur travail sans crainte et sans intimidation ni harcèlement.

Marceau Sivieude, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale à Amnesty International

« Dans un contexte post-électoral encore fragile, il est important pour la HAAC de garantir la promotion de la liberté d’expression plutôt que d’exercer des pressions sur un média qui n’a fait que relayer l’opinion d’un journaliste sur une décision de cette institution.

« D’une manière générale et en particulier en ces temps de pandémie du COVID-19, les autorités doivent garantir le droit des populations à l’accès à l’information et veiller à ce que les médias puissent faire leur travail sans crainte et sans intimidation ni harcèlement. »

Complément d’information

Hier, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), l’organe de régulation des médias au Togo, a suspendu l’hebdomadaire « Fraternité » pour deux mois après avoir entendu Joel Vignon Kossi Egah, son directeur de publication.

Ce dernier, dans les colonnes de son journal et au cours d’une émission radio, avait critiqué en parlant de « zèle » la décision prise le 23 mars, par l’organe de régulation, de suspendre deux journaux d’opposition ‘’Alternative’’ et ‘’Liberté’’ à la suite d’une plainte pour diffamation de l’ambassadeur de France au Togo.

Ce dernier avait porté plainte auprès de la HAAC contre le quotidien ‘’Liberté’’ à la suite d’un article publié le 3 mars, et qui, selon lui ‘’contient des accusations graves, infondées et calomnieuses contre l’ambassadeur de France et son pays’’.

L’ambassadeur avait également porté plainte auprès de la HAAC contre le bi-hebdomadaire ‘’Alternative’’ à la suite d’un article paru le 28 février dernier sur Frank Paris, le conseiller Afrique du président français Emmanuel Macron. Selon l’ambassadeur, l’article contenait, « des accusations graves, infondées et calomnieuses ».

Les deux journaux ont été suspendus pour deux mois par la HAAC. Bien que des restrictions au droit à la liberté d’expression peuvent être permises pour garantir la protection des droits et de la réputation d’autrui, de telles restrictions doivent être nécessaires et proportionnées.

Ce sont ces suspensions que le journaliste Joel Vignon Kossi Egah, avait dénoncé.

Hier, l’organe de régulation l’a auditionné et qualifié ses propos de « discourtois, injurieux et diffamatoires à l’endroit des membres de la HAAC ». Il s’en est suivi une suspension de deux mois de son journal.

Amnesty International

 

 

Togo : La suspension d’un journal met la liberté d’expression à rude épreuve

 

Désormais, susciter l’émotion est passible de poursuites judiciaires au Togo !

La publication des images et vidéo du journaliste Dominique Aliziou avait-elle pour intention de faire du mal, ou de susciter l’émotion et une prise de conscience ? Le ou les auteurs de la publication seraient tombés sous le coup de la loi. C’est à croire que, plus que les images du journaliste, c’est l’approximation dans la gestion de l’épidémie avec le passoir qu’est devenu le Togo qu’on tente de cacher derrière cette réaction. Parce que contrairement aux discours, l’Etat togolais a manqué de prendre la mesure du danger en laisser ouvert les voies d’entrée, sans mesures préventives.

Le 28 mars dernier, Moustafa Mijiyawa, ministre de la Santé et de l’Hygiène publique s’est fendu d’un communiqué. «…Il s’agit de Dominique Aliziou, journaliste de son état, âgé de 49 ans, qui a été admis le 22 mars 2020 après un récent séjour de deux semaines en Belgique. Décès survenu le 27 mars 2020 au soir au centre de prise en charge dédié au CHR-Lomé Commune. Le gouvernement présente ses sincères condoléances ainsi que sa profonde compassion à la famille éplorée et à tous les professionnels de médias. Malheureusement, des images choquantes du malade agonisant sous soins médicaux ont été diffusées sur les réseaux sociaux par des personnes indélicates pour émouvoir l’opinion publique. Ce comportement immoral constitue une violation flagrante des dispositions pénales relatives à l’intimité de la personne qu’il convient de poursuivre et de punir. En conséquence, le ministère de la justice prend d’ores et déjà toutes les dispositions pour la mise en mouvement de l’action publique pour situer les responsabilités en vue de la sanction de tous les auteurs et complices de ces faits délictueux ».

Mais avant ce communiqué, il y a l’audio d’un des enfants du disparu qui a ému aux larmes. Tout en sanglotant, le jeune a eu le courage pour décrire le mal dont souffrait son père. Jusqu’à l’instant fatidique.

Dominique Aliziou a réveillé un peuple encore incrédule

Lorsque j’ai appris la mauvaise nouvelle et vu les images et la vidéo, je suis retourné voir ma femme et ma fille pour leur répéter encore que le mal vient d’entrer dans la corporation des journalistes. Et ma femme et tout son entourage réalisaient que c’est de plus en plus proche. L’humain étant têtu par essence, il a fallu ces images pour que le déclic se fasse. Comme chez nombre de Togolais qui étaient toujours incrédules face aux ravages du coronavirus19. Tout simplement parce qu’aucun de leurs proches n’était encore tombé raide mort, frappé par l’ennemi invisible.

Parce qu’il suscitait indignation ou admiration selon le bord politique de l’auditeur, parce qu’il était connu sans être connu, les images et vidéo de Dominique Aliziou demeureront dans la mémoire collective. Le temps apaisera peut-être les coeurs. Mais dans des foyers, viendra le temps où certains avoueront que par Dominique Aliziou, ils avaient vraiment pris conscience du mal qui tue. Et la voix de son fils aussi accompagnera d’autres qui ont été émus. Mais le code pénal ne reconnait malheureusement pas l’émotion dans aucun de ses articles.

Des poursuites judiciaires contre « des images pour émouvoir l’opinion publique »

Quand le ministre parle de mettre en branle l’action publique, il fait référence à l’Article 368 du code pénal. Ainsi, « Constitue une violation de l’intimité d’une personne, le fait : 1) de publier ou de diffuser des papiers ou enregistrements privés, un dessin, une photographie, un film ou tout autre support reproduisant l’image de cette personne sans son accord ou celui de ses ayants droit ; 2) d’organiser, par quelque procédé que ce soit, l’interception, l’écoute ou l’enregistrement de communications privées, orales, optiques, magnétiques ou autres échanges reçus dans un lieu privé, à l’insu ou sans l’accord des personnes en communication ou du maître des lieux ». Rien n’est dit sur l’objectif poursuivi par la personne qui serait sous le coup de la loi en agissant ainsi. Or, Mijiyawa lui-même semble reconnaître que dans le cas en question, le but était « d’émouvoir » ; pas d’indigner ni de révolter.

Emouvoir, c’est toucher quelqu’un ou un groupe en éveillant un intérêt puissant, une sympathie profonde. La mort de Dominique, images et vidéos à l’appui a effectivement ému l’opinion publique. Mais ce sera puni par la loi. Finalement, le ministre aura réussi à déplacer les problèmes.

De la désaffection des centres hospitaliers, il n’en est point question dans son communiqué. Du passoir que sont devenues les frontières du pays devant ce mal, rien n’a été relvé. De la longévité du ministre au poste cumulatif de Directeur général de l’Ecole Nationale des Auxiliaires médicaux (ENAM), on n’en parle pas. Moi aussi je suis passé dans cette école de 1993 à 1996. Et déjà, Mijiyawa était en poste. Jusqu’à présent, bien qu’il ait été nommé ministre, il continue à occuper l’autre siège.

Des images qui suscitent l’indignation et pourraient mettre à mal la sécurité d’un pays, on s’accorde à les condamner sans réserve. Mais Dominique Aliziou demeurera dans les téléphones des citoyens comme une mise en garde face au coronavirus19. Tout comme la voix de son fils. Mais si la justice veut punir le ou les auteurs desdites images, personne ne s’opposera. Puisqu’elle semble rendue « au nom du peuple ».

Mais qui oserait porter plainte contre le gouvernement pour « laxisme avéré » dans la gestion de la pandémie au coronavirus ? Pendant que d’autres pays fermaient leurs espaces aériens, celui du Togo ressemblait au slogan de l’opérateur de téléphonie mobile, « no limit ». Grandement ouvert, sans limites. Et surtout, sans mesures de confinement. Pour les deux semaines de liberté dont a joui le désormais feu Dominique Aliziou, on a estimé à quelque 150 le nombre de contacts. Sans s’étaler sur…les contacts de ses contacts ! Ce seul début de « généalogie » pour répéter une fois encore que l’exterminateur invisible est bien là. Sans arme de destruction massive visible, mais sous forme d’objet volant non idendifié (OVNI) à l’oeil nu.

Alors, REVEILLEZ VOUS !

Godson K.

 

 

Désormais, susciter l’émotion est passible de poursuites judiciaires au Togo !

 

Covid-19/Sani Yaya : « L’OTR va suspendre les recouvrements jusqu’à nouvel ordre »

Dans son discours à la nation hier mercredi, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a fait des annonces et pris un certain nombre de mesures.

Entre autres mesures, la création d’un fonds national de solidarité et de relance économique de 400 milliards de francs CFA, la gratuité de l’eau et de l’électricité pour les tranches sociales pour trois mois, le lancement d’un programme de transferts monétaires pour les plus vulnérables, la mise en place des mesures spécifiques d’accompagnement pour soutenir les entreprises en particulier PMI/PME affectées par les conséquences de la pandémie, la production agricole et assurer l’autosuffisance alimentaire…

Selon le ministre de l’Economie et des Finances, Sani Yaya, ces décisions du chef de l’Etat ne font que renforcer la « solidarité nationale » requise en cette période de crise sanitaire. « Le Président de la République ne fait que montrer la voie à suivre », a souligné le ministre Yaya.

Pour lui, la réduction des frais de branchement d’eau de 75 mille francs CFA à 25 mille francs CFA a tout son sens. « Parce que l’une des mesures préventives importantes, c’est se laver les mains régulièrement. Donc il est important de donner de l’eau à toute la population. Il y a 5 mille demandes de branchement à l’eau qui attendent, donc ces 5 mille branchement seront facturés à 25 mille francs au lieu de 75 mille francs », a annoncé le ministre en charge de l’Economie.

A en croire l’argentier togolais, des instructions fermes ont été d’ores et déjà données à l’Office togolais des recettes (OTR) de « suspendre toutes les procédures en cours durant toute la période de la crise, de suspendre aussi les redressements fiscaux, et les pénalités en ce qui concerne les retards dans les paiements des impôts ».

« L’OTR va suspendre les recouvrements jusqu’à nouvel ordre. Il y aura une exonération de tous les impôts, taxes, frais de douane sur tout le matériel médical et sur tous les médicaments qui sont en lien avec le covid-19. On prend en charge tout le traitement des malades », a ajouté Sani Yaya.

Selon le ministre, ce fonds national de solidarité et de relance économique de 400 milliards de francs CFA sera non seulement destiner à soutenir les entreprises, mais aussi à soutenir les ménages, les revendeuses, les conducteurs de taxi-moto, les artisans, bref les acteurs du secteur informel. « Et ceci sera fait dans un cadre de transparence avec des critères objectifs », a déclaré le ministre.

Notons qu’actuellement plus d’une trentaine de cas de covid-19 ont été enregistrés au Togo.

Godfrey A.

 

 

Covid-19/Sani Yaya : « L’OTR va suspendre les recouvrements jusqu’à nouvel ordre »

Fambaré Natchaba : « C’était parce que le pouvoir a minimisé l’acte de Kodjo que ça prend cette allure »

Agbéyomé Kodjo est dans la ligne de mire de l’ancien président de l’Assemblée nationale Fambare Ouattara Natchaba. Ce cacique du pouvoir sans grande surprise, a manifesté son désaccord face à l’agissement de ce dernier qui, depuis l’élection présidentielle du 22 février dernier s’autoproclame vainqueur. Pour ce militant d’UNIR, le leader du MPDD est en train de creuser sa propre tombe.

Intervenant sur l’actualité sociopolitique qui prévaut au Togo, notamment la convocation du SCRIC à laquelle devait répondre le candidat de la dynamique Kpodzro, qui s’est fait représenter encore une deuxième fois, sieur Natchaba a laissé entendre que « c’est une bonne chose » et qu’il relève de la responsabilité du Chef de l’Etat et du ministre de la Justice de stopper Agbéyomé. A l’en croire, « C’était parce que le pouvoir a minimisé l’acte de Kodjo que ça prend cette allure ».

A ceux qui critiquent le gouvernement de s’en prendre au premier responsable du MPDD alors que le pays est en pleine crise sanitaire, l’ancien directeur du cabinet des Affaires étrangères a indiqué « qu’on ne peut pas prendre prétexte de la pandémie pour laisser un boulevard à un perturbateur ».

Quant à l’appel à mobilisation lancé par la dynamique Kpodzro en soutien au « Président démocratiquement élu », Fambare Ouattara Natchaba se montre confiant. Selon lui, le protégé de Mgr Kpodzro ne bénéficiera d’aucun soutien, car nul ne va oser sortir à cause de cette pandémie qui sévit sur le territoire. « Il est seul », a-t-il lancé.

Et d’ajouter : « Aujourd’hui, de vous à moi, qui va sortir dans la rue pour dire qu’il défend Kodjo autoproclamé Président ? Est-ce que vous trouverez des gens pour dire qu’ils défendent Agbéyomé, ils n’ont qu’à sortir, Faure aussi a des gens. Et nous ne voulons pas çà. Il n’y aura pas de troubles et Kodjo même n’aura personne. Tous ceux qui peuvent sortir, c’est ceux-là qui s’agglutinent chez lui mais franchement le virus nous préoccupe (…) Tous ceux qui ont fait çà ont fini en prison. Ce n’est pas bon, il n’a qu’à arrêter ».

Pour ce qui est des risques qu'encoure Agbéyomé Kodjo qui s’autoproclame président de la République, en tant que juriste, Natchaba estime que « la loi permet de mettre sous éteignoir une telle personnalité. Ce n’est même pas une personnalité. Cela devient quelque chose de fou. La loi ne permet à personne de se réclamer de ce titre ».

« La loi est faite pour tout le monde et l’ancien Premier ministre Kodjo sait qu’il est en train de violer la loi et lorsque les foudres de la loi vont s’abattre sur lui, il ne s’en prendra qu’à lui-même ; personne n’ira à sa défense et tous ceux qui pensent qu’il a raison, et qu’il y a cafouillage et qu’ils vont s’insérer dedans ont tort. Il n’y a pas de vide constitutionnel au Togo. La loi existe toujours », a-t-il souligné.

Nicolas K

 

 

Fambaré Natchaba : « C’était parce que le pouvoir a minimisé l’acte de Kodjo que ça prend cette allure »

 

Covid-19/ Gal Yark Damehame : « Le couvre-feu va concerner surtout la ville de Lomé »

Le Togo renforce ses dispositifs de riposte contre le covid-19. Dans son discours à la nation hier mercredi, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a décrété l’Etat d’urgence sanitaire d’une période de trois (03) mois. Il a également annoncé un couvre-feu à compter de ce jeudi 2 avril 2020 et ce jusqu’à nouvel ordre entre 19 heures et 6 heures du matin.

Mais selon le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Yark Damehame, ce couvre-feu décrété par le chef de l’Etat sera plus accentué à Lomé, la capitale togolaise.

« Depuis le 6 mars, notre pays a enregistré son premier cas de covid-19. Aujourd’hui, nous sommes à une trentaine de cas, donc le virus prend de l’ampleur. Dans son message à la nation, le chef de l’Etat a décrété un couvre-feu à compter d’aujourd’hui, de 19h à 6 h du matin. Le couvre-feu va concerner dans un premier temps le grand-Lomé. Parce que le grand-Lomé est l’épicentre pour les cas de Covid-19 dans notre pays. Donc le couvre-feu va concerner le grand-Lomé, s’il y a besoin on va l’étendre dans les autres préfectures », a souligné le Général Yark.

Et d’ajouter : « C’est une mesure exceptionnelle, je ne sais pas depuis quand datent les dernières couvre-feux dans notre pays. Certains depuis 20 ans n’ont jamais connu de couvre-feu dans leur vie. Mais comme le président l’a dit, pour gagner cette bataille, il faut de grands remèdes, et l’un des remèdes, c’est d’instaurer ce couvre-feu ».

Pour veiller au respect des dispositions prises par le gouvernement, une force spéciale anti-pandémie composée de 5 000 hommes a été créée.

« Il s’agira d’une force mixte composée de la police, des forces de l’ordre et de défense. Cette force mixte aura essentiellement pour mission de veiller à l’application de toutes les mesures que le gouvernement a eu à prendre depuis le début. Il y a la fermeture de certaines frontières terrestres. Le bouclage de certaines villes. Il faut respecter les horaires du couvre-feu. On dit de 19h à 6 h du matin, le moment venu, il faut que chacun reste chez soi. De 19h à 6h, on ne veut voir personne dehors, sauf certaines exceptions. Mais vous allez rencontrer des agents et justifier la raison de votre sortie », a précisé le ministre Yark.

Le Général de brigade invite par ailleurs les Togolais au respect des mesures prises par le gouvernement en vue d’endiguer le mal. « Ca va dans notre intérêt. S’il y a des récalcitrants, je crois qu’on fera tout pour les remettre dans les rangs », a-t-il conclu.

Godfrey Akpa

 

 

Covid-19/ Gal Yark Damehame : « Le couvre-feu va concerner surtout la ville de Lomé »

 

Covid-19/Gilbert Bawara : « Nous allons instaurer la journée continue, de 9 heures à 16 heures »

Mercredi, dans son message à la nation, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a annoncé un couvre-feu à compter de ce jeudi 2 avril 2020 et ce jusqu’à nouvel ordre entre 19 heures et 6 heures du matin. Cette nouvelle décision va certainement bouleverser les habitudes des Togolais, surtout ceux qui travaillent aussi bien dans l'administration que dans le secteur privé. Mais en croire le ministre Gilbert Bawara en charge de Fonction publique, toutes les dispositions ont été déjà prises pour permettre à tous d’observer cette mesure annoncée par le chef de l’Etat.

« Le paquet est mis sur tout ce qui va nous permettre individuellement et collectivement de contenir ou d’endiguer la propagation et la progression de ce virus. Mais nous devons aussi assurer la continuité des activités économiques, la continuité de l’administration et de la disponibilité d’un certain nombre de services et de biens de première nécessité indispensables à la vie quotidienne. Pour ce qui concerne le couvre-feu, nous allons instaurer la journée continue, de 9 heures à 16 heures », a souligné le ministre Bawara.

Compte tenu de cette mesure de couvre-feu, le ministre en charge de la Fonction publique invite les administrations, les services publics et tout le milieu professionnel, les entreprises à privilégier le « télétravail ». Alors que la connexion internet coûte très cher dans le pays et sa fluidité laisse à désirer.

Pour éviter la propagation du virus dans les services, Gilbert Bawara exhorte tous les fonctionnaires du secteur privé et public à respecter les mesures de distanciation.

« Il faut veiller à ce qu’il n’y est pas d’engorgement dans les locaux, dans les services, dans les entreprises. Il faut envisager une réorganisation du travail. Lorsque c’est possible, il faut mettre en place un système de rotation pour alléger la présence de beaucoup de monde dans les locaux », a-t-il conseillé.

Notons que plus d’une trentaine de cas de covid-19 ont été enregistrés au Togo.

Godfrey

 

 

Covid-19/Gilbert Bawara : « Nous allons instaurer la journée continue, de 9 heures à 16 heures »

 

Coronavirus : Faure Gnassingbé décrète l'État d'urgence sanitaire

Faure Gnassingbé a décrète ce 1er avril, l'État d'urgence sanitaire de 3 mois, pour lutter contre le coronavirus.

"La pandémie du coronavirus nous impose des défis exceptionnels, d’immenses sacrifices. Elle appelle à prendre de nouvelles mesures et des dispositions courageuses pour protéger nos vaillantes populations. C’est ainsi que pour aller plus vite et plus loin dans la prise de décisions, le gouvernement a sollicité et obtenu, conformément aux dispositions de l’article 86 de la Constitution, une autorisation de l’Assemblée nationale pour une période de six (06) mois afin de pouvoir prendre par voie d’ordonnances toutes les mesures nécessaires à la lutte contre la pandémie de COVID-19 et ses effets. Face à la gravité de la situation et en conformité avec les dispositions constitutionnelles, je décrète l'État d’urgence sanitaire au Togo pour une période de trois mois", a donc déclaré le Chef de l'État togolais.

Une annonce surprise un mois après le premier cas confirmé mettant ainsi fin aux nombreuses spéculations. Elle est intervenue lors d'un discours d'environ 25 minutes au cours duquel Faure Gnassingbé a détaillé le bilan des mesures prises avant puis après le début de cette crise sanitaire.

Au total, 36 personnes infectées ont été recensées, dont 24 sous traitement, 10 guérisons et 02 décès.

Edem A.

 

 

Coronavirus : Faure Gnassingbé décrète l'État d'urgence sanitaire

 

Covid-19 : Faure accorde la grâce présidentielle à 1048 détenus

Après plusieurs appels incessants des citoyens togolais, le locataire de la Marina a finalement décidé de sortir de son bunker. Hier soir sur la Télévision Togolaise (TVT), dans le journal de 20 heures, le chef de l’Etat a prononcé son tout premier discours sur la menace de Covid-19 au Togo. Faure Gnassingbé a décrété un Etat d’urgence sanitaire pour trois mois, et a également pris un certain nombre de mesures dites « exceptionnelles », visant à endiguer la propagation de coronavirus.

Parmi les mesures prises par le chef de l’Etat y figurent, la mise en place d’un couvre-feu à compter de ce jeudi 2 avril 2020, la création d’une force spéciale anti-pandémie composée de 5 000 hommes, le lancement dans les prochains jours, d’un programme de transferts monétaires pour les plus vulnérables, la gratuité de l’eau et de l’électricité pour les tranches sociales pour trois mois.

La réflexion sur la situation des jeunes entrepreneurs qui viennent de lancer leur activités, la mise en place de mesures spécifiques d’accompagnement pour soutenir la production agricoles et assurer l’autosuffisance alimentaire, la réflexion en cours avec le secteur privé en vue et de l’adoption de mesures de soutien à la consommation, à la production et à la sauvegarde de l’emploi, l’étude par le gouvernement de la situation fiscale des entreprises, et pour combler le tout, la création d’un fonds national de solidarité et de relance économique de 400 milliards de francs CFA.

Quid des prisonniers ?

Même si dans son discours, Faure Gnassingbé n’a mentionné aucune mesure allant dans le sens des détenus, il n’a pas pour autant ignoré les nombreuses interpellations des acteurs de la société civile appelant à un désengorgement des prisons civiles du pays afin d’éviter une hécatombe en cette période de crise sanitaire.

Tout juste après avoir prononcé son discours, le fils du Général Eyadema a accordé une grâce présidentielle à 1048 détenus. Aussitôt prise, la décision est rentrée dans sa phase effective à l’instant même avec la mobilisation des magistrats et des greffiers au-devant desquels se trouve le ministre en charge de la Justice, Puis Agbétomey.

Selon les informations, ce jeudi matin, les prisonniers qui ont bénéficié de cette grâce présidentielle sont en train de faire les formalités pour regagner leur domicile.

Pour rappel, jusqu’à ce jour 39 cas de covid-19 ont été enregistrés au Togo, 20 cas sous traitements, 17 cas guéris et 2 décès.

Godfrey Akpa

 

 

Covid-19 : Faure accorde la grâce présidentielle à 1048 détenus

 

Liberté de presse : L’UPF-Togo inquiète de la suspension des journaux

La section togolaise de l’Union internationale de la presse francophone (UPF-Togo) est vivement préoccupée par la suspension tous azimuts des journaux par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC).

En effet, le lundi 23 mars dernier, la HAAC a rendu une décision suspendant le quotidien Liberté (pour deux semaines) et le bihebdomadaire L’Alternative (pour deux mois). C’est à la suite d’une plainte de l’ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy pour diffamation. Ce dernier n’a pas voulu envoyer de droit de réponse aux deux journaux. Une semaine plus tard, l’hebdomadaire Fraternité a également été suspendu pour avoir critiqué la décision de la HAAC.

Cette avalanche de suspensions inquiète l’UPF-Togo. « L’UPF-Togo (section togolaise de l’Union internationale de la presse francophone) s’inquiète de la succession de ces sanctions qui font entorse à la liberté de la presse au Togo et portent atteinte au droit du citoyens à l’information, surtout en ce moment où la presse dans son ensemble est plus sollicitée dans la sensibilisation contre la crise sanitaire mondiale du Covid-19 », indique Loïc Lawson, président l’UPF-Togo dans un communiqué.

Pour ce dernier, les parties auraient pu explorer la piste d’un règlement à l’amiable. « Au regard de la texture de la plainte qui est à l’origine de cette série de mesures disciplinaires, l’UPF-Togo estime qu’il demeure possible pour les parties d’explorer la voie d’une résolution à l’amiable de l’affaire originelle, objet de la double saisine de la HAAC par M. VIZY », souligne-t-il.

Après avoir appelé l’ensemble de la presse togolaise à plus de professionnalisme, Loïc Lawson a invité l’ensemble des parties à des discussions.

« Pour ce faire, l’UPF-Togo compte sur la sagacité d’esprit des uns et des autres et invite toutes les parties à la pondération. Aussi bien les membres de la HAAC que les autres acteurs du monde des médias promeuvent quotidiennement la défense de l’exercice de la liberté de la presse dans leurs attributions professionnelles. Entre professionnels de la communication, il est toujours possible de dégager des solutions consensuelles quand on s’attable autour de discussions franches et ouvertes. L’UPF-Togo y convie toutes les parties », conclut-il.

 

 

Liberté de presse : L’UPF-Togo inquiète de la suspension des journaux

 

Coronavirus : Les chercheurs togolais à pieds d'oeuvre

Les enseignants-chercheurs du Togo, réunis au sein d'une commission ad-hoc, travaillent sur un potentiel traitement local contre le coronavirus. Les travaux seront dirigés par Professeur Kouami Kokou, Directeur national de la recherche scientifique.

Cette commission ad-hoc est composée de biologistes et de microbiologistes, des infectiologues, virologues, pharmaciens, pharmacologues, juristes, économistes, sociologues, psychologues et anthropologues.

Mise en place le 30 mars dernier à l'Université de Lomé, sa mission est de tenter de trouver, à l'instar de leurs collègues du Bénin et du Burkina Faso, un traitement typiquement togolais au virus.

« Les moyens de riposte contre le Covid 19 sont à la fois préventifs et autant dans une perspective curative. Nous devons impérativement réagir parce que nous avons décelé des talents pour de véritables solutions », a indiqué le président de l'Université de Lomé Dodzi Kokoroko.

Bénéficiant d'une enveloppe de 40.000.000 francs CFA, cette commission s'appuiera sur les laboratoires et équipements de pointe du Centre d’Excellence Régional sur les Sciences Aviaires (CERSA) et du Laboratoire de microbiologie et de contrôle de qualité des denrées alimentaires (LAMICODA) de l’ESTBA.

 

 

Coronavirus : Les chercheurs togolais à pieds d'oeuvre

 

Convocation d’Agbéyomé Kodjo au SCRIC : Herman Cohen met en garde le régime de Faure Gnassingbé

Le « président démocratiquement élu de la République togolaise », selon la dynamique Kpodzro, Agbéyomé Kodjo est convoqué ce matin au Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC), l’ex-SRI (Service de recherches et d’investigations) pour « la nécessité d’une enquête ». Cette convocation est mal vue par les défenseurs des droits de l’homme.

Le candidat de la dynamique Kpodzro lors de la présidentielle du 22 février 2020 est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de troubles aggravés à l’ordre public, de dénonciations calomnieuses, etc. A la demande du Procureur général, son immunité parlementaire a été levée par l’Assemblée nationale.

Sa convocation ce matin au SCRIC de la Gendarmerie nationale n’est pas du goût de l’ancien Sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines (1989-1993). « Le Togo a convoqué Agbéyomé Kodjo pour l’interroger demain sur sa prétention qu’il est le vainqueur légitime des élections du 22 février 2020. Plus le gouvernement essaie de l’intimider, plus il semble qu’il ait raison », a-t-il tweeté.

Il prévient ensuite le régime de Faure Gnassingbé : « S’il lui arrive quelque chose, il y aura une forte réaction internationale ».

Il faut rappeler que Herman Cohen a déjà dénoncé les résultats de l’élection présidentielle du 22 février dernier proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), entérinés par la Cour constitutionnelle. Il a proposé un recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote sous l’observation internationale.

 

 

Convocation d’Agbéyomé Kodjo au SCRIC : Herman Cohen met en garde le régime de Faure Gnassingbé

 

Coronavirus au Nigeria : La vibrante Lagos devient ville fantôme…

Lagos, vibrante mégalopole de 20 millions d’habitants et capitale économique du Nigeria, vit d’habitude dans le bruit, la sueur, la débrouille, le labeur, la fête, les klaxons et les embouteillages. Mais mardi, au premier jour de confinement total, la plus grande ville d’Afrique subsaharienne ressemblait à une ville fantôme.

Le président Muhammadu Buhari a pris tout le monde de court en annonçant dimanche soir une “restriction de tout mouvement” à partir de lundi 23 heures à Lagos et Abuja, la capitale fédérale, les deux centres urbains qui enregistrent la grande majorité des 135 cas officiels (dont deux morts) de coronavirus recensés dans le pays.

Lagos vit toujours sous le spectre d’Ebola, qui aurait pu être “une épidémie urbaine apocalyptique” en 2014 selon l’OMS, mais que les autorités ont réussi à limiter à 19 contaminations et 7 décès.

Alors, six ans plus tard, face au Covid-19, la ville s’est pliée aux obligations de confinement sans trop de protestation.

Mardi, Lagos s’est réveillée sous le chant des coqs, dans un silence assourdissant. Dans les quartiers résidentiels, on entendait le seul ronron des générateurs à diesel, qui continuent à palier les coupures d‘électricité dans les foyers les plus aisés.

Les eaux de la lagune étaient propres et calmes. Les ponts, autrefois impraticables, congestionnées de voitures et de vendeurs à la sauvette, étaient vides.

Sur l’autoroute dantesque qui relie Lagos à Abeokuta, capitale de l’Etat voisin d’Ogun, des enfants s’accaparaient les triples voies pour jouer au football.

Barrages de Police

A la frontière entre les deux Etats, les forces de sécurité ont dressé des barricades pour empêcher les véhicules de quitter Lagos.

De l’autre côté du check-point, au moins deux cents camions chargés de ciment appartenant au milliardaire nigérian Aliko Dangote sont à l’arrêt, en file indienne, interdits d’entrer dans Lagos.

“Nous avons reçu l’ordre de ne laisser passer que les denrées de première nécessité”, explique à l’AFP un agent de police, protégé par un masque et des gants.

La police, appuyée par de nombreuses agences de sécurité de l’Etat, inspecte les cartes d’identité des automobilistes avant de les autoriser ou non à traverser la frontière et prélève parfois au passage quelques milliers de nairas en guise de pot-de-vin.

Les agents de sécurité ont reçu l’ordre ce matin d’user de “la force” si les automobilistes ne se plient pas aux règles pour contrer la propagation du Covid-19 dans le pays.

“Les fournisseurs de nourriture, d’eau, les pharmaciens, les médecins, les journalistes peuvent passer”, explique l’un d’eux. “Pour l’instant, c’est calme. Les gens sont conciliants”.

Sur le grand axe routier de Lekki, quartier de la classe moyenne, les magasins de matelas, les échoppes de paris sportifs ou de cordonnerie, les églises, les vendeurs de fleurs, de ferrailles ou de tapis ont fermé leurs portes.

“On a faim”

Mais en s’enfonçant dans les plus petites rues populaires d’Ajah, la tension et la colère sont déjà palpables.

Ici, personne ou presque n’a d‘économies d’avance. On travaille la journée pour manger le soir.

La police est passée quelques heures auparavant pour disperser les derniers récalcitrants, mais quelques passants s’agglutinent toujours autour du “Mama Put” du quartier, où Margaret Ajeji prépare du poisson-chat fumé et des portions d’igname.

Il n‘était pas clair si ces mini-cuisines de rue étaient toujours autorisées. Pas clair non plus si les magasins d’alimentation pouvaient rester ouverts, car les clients n’ont en théorie pas le droit de se déplacer pour s’y rendre.

Pour l’instant, le “Mama Put” de Margaret est toujours toléré par les forces de l’ordre. “Mais personne n’a assez d’argent pour acheter quoique ce soit”, se désole la cuisinière, qui a dû quadrupler ses prix en quelques jours, face à la rupture d’approvisionnement des fournisseurs.

Son amie Tewole, elle, vend des sachets d’eau: seule source d’eau potable pour des millions de Nigérians. “Je n’en ai vendus que deux depuis ce matin”, explique la vieille dame, en pidgin, le créole nigérian. “J’ai 100 nairas (25 cts d’euros), c’est tout ce que j’ai pour nourrir les six enfants dont je m’occupe”, se lamente-t-elle, brandissant le billet imbibé de sueur.

“Si mes enfants tombent malades, je ne peux même pas les emmener à l’hôpital, il ne me reste que Dieu à prier”, confie Tewole, qui ne connaît ni son âge ni l’orthographe exacte de son nom.

“Vous savez, au Nigeria, déjà quand on travaille, on a faim”, interpelle Samuel Agber. “Alors imaginez si on ne travaille pas!”. Le jeune homme a dû interrompre ses études l’année dernière par manque d’argent, et travaille désormais comme réparateur de climatisation.

“On sait bien que le coronavirus s’attrape en se touchant, et qu’il faut restreindre les activités, mais alors, il faut nous donner de la nourriture”, s’indigne le jeune homme. “Nous sommes des êtres humains, nous avons besoin de manger”.

Source : Africa News + AFP

 

 

Coronavirus au Nigeria : La vibrante Lagos devient ville fantôme…

 

Covid-19 : Toute honte bue, le Togo a demandé au Ghana de traiter certains ministres togolais infectés? Demande Refusée !

Selon les informations qui nous sont parvenus depuis le Ghana, le ministre de l’information Ghanéenne aurait confirmé que les autorités togolaises leur aurait effectivement formulé la demande de prendre en traitement contre le coronavirus certains ministres togolais qui seraient en ce moment dans un état critique.

Loin de nous l’idée de nous réjouir de cette situation. Mais je me rappelle encore tout le bruit et coup de gueule que les autorités togolaises avaient affiché à l’égard de ce pays voisin lorsque ce dernier avait émis le désir de recevoir le Président du parti politique Les Démocrates lors de sa grève de la faim.

N’avait-on pas refusé de voir l’avion Ghanéen arrivé à l’aéroport? N’avait-on pas affirmé qu’on avait pas besoin du Ghana?

Et aujourd’hui on appelle le Ghana au secours. Au moins le Ghana n’a pas passé son temps pendant 15 ans de pouvoir a volé les élections en bourrant les urnes.

Quand on vous disait que vous avez l’impérieux devoir de mettre à l’aise les togolais on nous traitait de tous les noms d’oiseaux. Quand on vous demandait de satisfaire les revendications des praticiens hospitaliers du SYNPHOT on nous accusait d’être à la solde de l’opposition. Voilà où nous en sommes. Au moins la pauvre population est habituée à cette souffrance.

Que dirons-nous?

Que les frontières restent bloquées et que les autorités Ghanéennes disent non pour que ces ministres soient envoyés de gré ou de force au CHR Lomé Commune où ils ont oublié Dominique Alizou et tous ces togolais laissés à leur propre compte.

Allons-y seulement

Jean-Luc Assiakoley

 

 

Covid-19 : Toute honte bue, le Togo a demandé au Ghana de traiter certains ministres togolais infectés? Demande Refusée !

 

Togo / Ghana : « Affaire Coronavirus »

Le Service de santé du Ghana « Ghana Health Service » (GHS) annonce avoir arrêté dix (10) Guinéens en provenance du Burkina-Faso et du Togo. Ce travail a été fait par les agents du comité régional de la sécurité au nord du Ghana.

Appréhendés par le comité sécuritaire de la région du Nord, les dix détenus, selon le GHS, ont immédiatement été mis en isolement à Tamale. Les testes médicaux réalisés sur ces infortunés sont positifs, c’est-à-dire qu’ils sont tous les dix porteurs du COVID-19.

En effet, certaines autorités de la sous région, en l’occurrence celles du Togo, ne sont pas conscientes du dégât que cause la pandémie au coronavirus puisqu’elles n’ont pas jusqu’àlors pris des mesures idoines pour combattre ce virus meurtrier qui ravage tout sur son passage.

A en croire le site COVID-19 animé par le service de santé, qui faisait le point sur la situation de la pandémie, les informations font état de ce que les dix Guinéens ont été arrêtés grâce aux renseignements reçus et ce, dans le cadre de la réduction du risque de propagation sur le territoire ghanéen. Toutes les frontières sont hermétiquement bouclées, pas de sorties ni d’entrée.

Cette directive permet au gouvernement de lutter contre la pandémie et par la même occasion de contenir les cas déjà déclarés sur le territoire.

Au lieu d’encourager les hommes de média qui malgré les risques qu’ils courent pour éduquer et informer les populations sur le mal invisible qui sévit l’univers tout entier, ces derniers sont malheureusement pris pour cible, surtout au Togo.

Le cas du Togo devient délicat puisque les autorités gouvernementales ne sont là que pour apporter des démentis et non pour donner des soins adéquats aux cas infectés en cette période de crise.

Un journaliste fait le point des conditions dans lesquelles les malades sont mis avec preuve, quelques heures après c’est un député à l’assemblée qui, sans vergogne tente de flouer les populations alors que nous avons vu ce que son collègue du Ghana a fait dans la réduction du risque de propagation du virus. L’élu du peuple ghanéen n’a pas hésité de faire des dons pour aider son gouvernement à combattre le virus. Il a fallu que Ferdinand Ayite décrive l’insalubrité dans et autour du CHR qui abrite les cas suspectés et infectés pour mettre les autorités au pas : badigeonnage par ici, WC par là, honte à vous, autorités gouvernementales du Togo.

Il urge de relever cette différence entre un élu du peuple qui a effectivement reçu l’adhésion populaire et quelqu’un qui se prétend avoir été « élu » à travers une élection dont le taux de participation n’atteint même pas 10%. Celui-là ne mérite pas le titre d’élu du peuple parce qu’il n’a pas reçu l’adhésion du peuple.

Un autre journaliste, Bonéro Lawson-Bethum, propose la mise en quarantaine de quelques ministres du gouvernement de Faure Gnassingbé qui, selon les informations étaient eux aussi en déplacement au pic de la pandémie, Europe avec un de ses confrères qui quelques jours qu’il soit rentré au pays, a développé la maladie au coronavirus et a succombé. Si un journaliste demande qu’on mette en isolement des ministres revenus tout fraîchement de l’Europe pendant que la pandémie sévit, a-t-il commis un crime de lez-majesté pour que sa vie soit menacée ou qu’on cherche à l’interpeler ?

De quoi ont-ils peur ces autorités revenues de l’Europe avec feu Dominique Aliziou? N’est-ce pas dans le monde des hautes autorités sont déclarées infectées à l’instar de la chancelière Angela Merkel, du 1er Ministre Anglais Borris Jonhson …? Ces autorités togolaises sont-elles mieux que ses autorités-la?

Suite à la publication des informations sur le COVID-19, les Nations-Unies demandent aux états de décongestionner les centres de détentions pour éviter la propagation dudit virus.

Au Togo, malheureusement les autorités se préparent pour en rajouter. Pas que les cellules sont vides de prisonniers ni qu’elles ont ouvert des laboratoires de recherche pour trouver des vaccins contre le coronavirus mais pour pure méchanceté, arrogance, incompétence….

Quant au voleur des élections depuis 2005, c’est silence radio. Remets le pouvoir à qui de droit.

Des incapables, Matehuinto

Foussena Djagba

 

 

Togo / Ghana : « Affaire Coronavirus »

 

Le président Emmanuel Macron bénit la dictature de Faure Gnassingbé et insulte les citoyens du Togo [Communiqué]

InterTogo

│COMMUNIQUÉ│

Le président Emmanuel Macron bénit la dictature de Faure Gnassingbé et insulte les citoyens du Togo.

L’histoire du Togo est celle d’une minorité clanique qui a toujours confisqué le destin de ses concitoyens, depuis plus d’un demi-siècle.

Le samedi 22 février 2020, de manière irrévocable et à travers l’élection présidentielle indélicatement organisée par le gouvernement togolais et la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le Peuple a saisi l’occasion pour rejeter le régime qui l’étouffe et l’assujetti.

Le défaut par la CÉNI, la Cour Constitutionnelle et le gouvernement sortant de Faure Gnassingbé d’apporter la preuve de la régularité et de la sincérité des résultats fantaisistes publiés, en toute conformité avec « l’idéal démocratique » prescrit par la Constitution togolaise, assure et renforce la victoire de Gabriel Messan Agbéyomé KODJO, comme le choix légal et légitime de la majorité des citoyens du Togo, en tant que Président élu lors de la Présidentielle du 22 février 2020.

InterTogo considère la reconnaissance du président togolais sortant, M. Faure Gnassingbé, par le président de la République française, M. Emmanuel Macron, comme une insulte au Peuple togolais en lutte pour sa dignité ainsi que pour la reconquête de la République confisquée par la dictature cinquantaine des Gnassingbé, père et fils ; un régime despotique bien connu de la France officielle.

InterTogo considère également que, le long délai observé par les autorités françaises, joint à la suspension de certains journaux togolais en réponse à une requête de l’ambassadeur de France, au Togo, ainsi que le contenu multiple et asymptotique de la Lettre de félicitations soumise à la signature du président Emmanuel Macron, dépeignent gravement l’acte d’absolution adressé à la dictature togolaise comme une contrepartie éhontée du « commerce des indulgences » des temps nouveaux, entre les autorités françaises et le régime despotique togolais devenu rentable à une filière aux intérêts obscurs assumés.

1er avril 2020

InterCitoyens & InterAmis du Togo

Contact :
[Pierre S. Adjété, porte-parole ● Téléphone : +1(819) 770-6969]

 

 

Le président Emmanuel Macron bénit la dictature de Faure Gnassingbé et insulte les citoyens du Togo [Communiqué]

 

Suspension de Liberté et L'Alternative : Le CAR dénonce des "sanctions abusives" de la HAAC et fustige le comportement de Marc Vizy

Des "sanctions abusives", c'est en ce terme que le Comité d'action pour le renouveau (CAR) qualifie la suspension du quotidien Liberté (pour deux semaines) et du bihebdomadaire L'Alternative (pour deux mois).

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) a été très surpris par les sanctions prononcées à l’encontre du quotidien Liberté et du bihebdomadaire Alternative suite à la saisine de l’Ambassadeur de France qui a reproché aux deux organes de l’avoir diffamé.

On se rappelle qu’à quelques semaines de l’enclenchement du processus du scrutin présidentiel du 22 février, l’opposition et le pouvoir menaient un vif débat au sujet des conditions de transparence et de régularité de l’élection présidentielle en vue.

Prenant le contre pieds des efforts entrepris par les organisations internationales en vue de trouver des solutions aux préoccupations exprimées par l’opposition, l’UE dont la France constitue l’un des pivots au Togo a sifflé la fin des débats, à l’issue d’une rencontre qu’elle a eue avec le Gouvernement en déclarant que les conditions sont réunies pour l’équité du scrutin présidentiel du 22 février, qui au contraire a plutôt aggravé la crise togolaise.

Si l’Ambassadeur de France avait joué un rôle digne du berceau des Droits de l’Homme et des libertés publiques, l’élection présidentielle n’aurait pas plongé le Togo dans une nouvelle crise. On ne réalise donc pas de quoi l’Ambassadeur pouvait légitimement se plaindre.

Le CAR déclare abusives les sanctions prises contre les deux organes de presse et demande qu’elles soient purement et simplement rétractées.

Fait à Lomé, le 30 mars 2020

Pour le CAR,

Le 1er Vice-président

KONLANI Yendouban

 

 

Suspension de Liberté et L'Alternative : Le CAR dénonce des "sanctions abusives" de la HAAC et fustige le comportement de Marc Vizy

 

Coronavirus en Iran : Plus de 40 000 cas et au moins 2757 morts

Téhéran a annoncé lundi que le nouveau coronavirus touchait désormais plus de 40 000 personnes en Iran, où la maladie a fait officiellement 2757 morts.

La République islamique fait partie des pays les plus touchés par la pandémie de nouveau coronavirus. Elle a annoncé le 19 février de premiers cas de contamination sur son sol, mais un haut responsable a reconnu récemment que le virus était vraisemblablement déjà présent en Iran en janvier.

La maladie a fait 117 morts supplémentaires au cours des dernières 24 heures, a déclaré lundi Kianouche Jahanpour, porte-parole du ministère de la Santé lors de son point de presse télévisé quotidien.

Dans le même temps, a-t-il ajouté, les autorités sanitaires ont recensé 3186 nouveaux cas de contamination à la COVID-19, ce qui porte à 41 495 le nombre de cas officiellement confirmés et déclarés en Iran.

M. Jahanpour a également indiqué que le pays comptait 3511 patients de la COVID-19 dans un état « critique » et que, à ce jour, 13 911 malades se sont rétablis à la suite de leur hospitalisation.

Après avoir tout fait pour éviter d’imposer des mesures de confinement ou de quarantaine, le gouvernement a décidé le 25 mars d’interdire tout déplacement entre les villes. La mesure est entrée en vigueur deux jours plus tard, s’applique jusqu’au 8 avril, et pourrait être prolongée.

Sans être officiellement confinés, les habitants sont appelés depuis plusieurs semaines à rester chez eux « autant que possible ».

Selon l’agence semi-officielle Isna, le chef de l’autorité judiciaire Ebrahim Raïssi a estimé que le nouveau coronavirus « aurait pu être maîtrisé plus rapidement selon l’opinion des experts du ministère de la Santé si la mise en œuvre de la distanciation sociale et des restrictions sociales avait été prise en compte plus tôt ».

Ultraconservateur, M. Raïssi a été le rival malheureux du président Hassan Rohani lors de la dernière présidentielle, en 2017.

Source : AFP

 

 

Coronavirus en Iran : Plus de 40 000 cas et au moins 2757 morts

Togo, le respect de la vie et pour tout citoyen.

Cette valeur cardinale est bafouée dans notre pays depuis des décennies. Son respect est à géométrie variable.

Il est temps d’apprendre à respecter la vie et d’arrêter de traiter les togolais de sans cœurs. S’ils l’étaient il y a longtemps qu’ils se seraient pris à certains pontes et leurs proches. Non dans certaines circonstances privées le togolais transcende ses blessures et porte secours à ceux qui les oppriment contre toute attente. Cette dame, proche du pouvoir, tombée dans les pommes au cours d’une veillée funèbre a eu la vie sauve grâce aux citoyens lambda qui ont fait de leur mieux pour la ramener à la réalité. Elle doit s’en rappeler le restant de sa vie si elle a un brin d’humanité en elle. C’est le togolais dans sa plénitude. « le trop bon, trop con » mais le togolais dans son humanité. Et cette qualité il ne l’a pas perdu malgré les brimades les plus inouïes. Comment ? Nul ne peut y répondre avec précision.

Non le peuple du Togo est d’un pacifisme qui frise des fois l’idiotie. Une anormale soumission vis à vis des dirigeants sans scrupule et qui ne méritent aucun respect.

Ça fait mal de perdre un proche…parce que la vie est sacrée.
C’est ainsi que les familles des victimes de 2005 ont mal.

Des vies brisées juste parce que quelqu un porteur d’un simple patronyme veut prendre la place de son père dans des conditions antidémocratiques. Ces vies enlevées ne reviendront plus. Ces familles sont endeuillées à vie. Et plus rien n’est plus comme avant pour elles. Parce que contrairement à l’axiome, le temps ne guéri rien et ne panse aucune plaie, on tente de vivre avec.

Pour ceux qui ont eu l’honneur de rencontrer la mère de Tavio Amorin ils savent que cette douleur ne cicatrise pas avec le temps. On vit avec et on l’emporte dans la tombe.

Même sentiment chez les parents de Joseoh Zoumeke. « comment vais-je vivre sans Jojo » s’est interrogé triste son papa ?

Même état d’esprit dans la famille d’Étienne Yakanou. Une épouse inconsolable, des enfants attristés à vie.

Meme deuil, même sentiment d’être dévasté, déchiré de l’intérieur dans la famille du jeune mécanicien abattu à Agoe.

Anselme Sinandare, Douti Sinalengue, Agrigna et tous ces milliers de familles dont les cœurs sont en lambeaux.

Sans oublier ces milliers de citoyens qui perdent la vie du fait de la faillite de l’Etat en tout anonymat et silence.

Ces milliers de togolais qui ne peuvent s’offrir à minima des soins de santé et qui perdent la vie en tentant de la réparer pour se remettre au travail ironie du destin pour enrichir la minorité condescendante.

Le pouvoir monarchique et ses proches sont très mal placés pour faire des leçons de civisme et d’humanisme à des citoyens maltraités à loisir, torturés comme par permis.

Les crimes d’Etats qui jalonnent la vie des citoyens sont légions et les togolais font l’effort de vivre avec et de supporter leurs auteurs ainsi que leurs proches tant bien que mal.

Une nouvelle prise de conscience est possible. Elle commence à compatir, à respecter la dignité de l’autre, à se mettre à la place de son semblable, à se rendre compte de sa situation d’ephemerite et donc de mortel.

On ne peut applaudir les autorités quand des vies sont fauchées. Ça n’est tolérable dans aucune culture humaine et surtout africaine.

Ça s’est vu et entendu dans ce pays où des citoyens trouvaient des justificatifs à des bavures de toutes sortes.

Et ça continue…

Arrêtons l’hypocrisie et redevenons humains.

Il suffit de se mettre à la place de ceux qui subissent les affres démesurées de ceux qui dirigent ce pays sans aucune humanité.
Comment font ils pour nous subir toutes ces décennies ? À leur place serions nous capables de vivre cet esclavage d’un autre âge ? Devrait se demander la minorité, sa progéniture et ses adeptes.

De quel droit des dirigeants peuvent tuer toutes ces décennies sans aucune justice ?

De quel droit affament ils le peuple ?

De quel droit ils ont laissé l’hôpital mourir toutes ces années ?

De quels droits violent ils les droits les plus élémentaires à chaque fois ?

De quel droit ça reprime, ça jette en prison des citoyens sans armes ?

De quels droit on incendie les marchés du pays ?
De quel droit ?

Nul n’a le droit d’ôter la vie à son semblable. c’est la base du vivre ensemble. Aucun miracle n’est possible en dehors.

Que la providence veille sur chacun.

Fabbi Kouassi

 

 

Togo, le respect de la vie et pour tout citoyen.

 

Un bon chef ne peut en permanence travailler avec de mauvais sujets

Je vois depuis quelques jours des larbins, porteurs de valises et autres petits personnages de moindre importance gravitant autour de la dictature togolaise qui, chauffés par la peur de la mort qu’ils sentent si proche d’eux, le système sanitaire dont leurs mentors ont doté le Togo ne pouvant les sauver, s’agitent de gauche à droite.

Et comme il est de coutume chez les lâches, ils s’attaquent aux branches sans oser toucher à la racine. Ils mettent le tort sur les ministres et collaborateurs du régime qui, selon eux, ont entraîné le Togo dans son état de délabrement. La bonne vieille récitation: le Président travaille, c’est son entourage qui est mauvais.

Zozos, un bon président ne peut en permanence se faire entourer de médiocres. Et le développement d’un pays a toujours été avant tout porté à l’actif du Président. On parle de J.J Rawlings qui a placé le Ghana sur la voie du développement. Qui retient encore le nom d’un de ses ministres et collaborateurs ? On loue Thomas Sankara. Qui retient le nom d’un de ses ministres et collaborateurs ? Aujourd’hui tout le monde cite en Afrique le Rwanda comme modèle de développement. Qui connaît et associe directement le nom d’un seul de ses ministres à ce succès ? Demain, on dira : c’est le président Kagamé qui a développé le Rwanda.

Donc, si le Togo doit se développer, c’est avant tout l’oeuvre de celui qui a sa destinée en main. Et s’il est dans l’état honteux actuel, c’est la faute à la même personne. Laissez donc, bande de lâches, les médiocres ministres en paix et allez accuser le médiocre Président qui les nomme et les maintient.

Quand la tortue, dit l’adage, va en voyage, elle loge chez l’escargot. Car ils sont tous deux des animaux lents cachés sous une coquille.

David Kpelly

 

 

Un bon chef ne peut en permanence travailler avec de mauvais sujets

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