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Cette question du Prof Apedo-Amah à l'annonce du décès de Kodjo

Les hommages pleuvent depuis l'annonce du décès de l'ancien Premier ministre togolais, Edouard Edem Kodjovi Kodjo. Le Prof Ayayi Togoata APEDO-AMAH, lui, pose une simple question : qu'est-ce qu'un grand homme ?

QU'EST-CE QU'UN GRAND HOMME ?

Sur le réseau Facebook, Divine a posé une question cruciale restée sans réponse. C'est un excellent sujet de dissertation de français ou de philosophie au Bac.

À l'occasion du décès du politicien Edem Kodjo, au sujet du qualificatif " grand", on lit tout et son contraire au sujet du défunt.
Mais la balle est surtout dans le camp de ceux qui collent cet adjectif à ce monsieur. Nous avons peur d'être devenu amnésique.

- Est-on grand par la taille ?

- Est-on grand par la fonction ? ( On connaît beaucoup de politiciens, ministres et présidents qui sont de pauvres types et de grands minables)

- Est-on grand parce qu'on s'est enrichi au pouvoir sur le dos du peuple ?

- Est-on grand parce qu'on a rendu son pays prospère et démocratique (Suisse de l'Afrique) ?

-Est-on grand parce qu'on a soutenu une horrible dictature militaro-fasciste contre le peuple togolais, et ce, de père en fils ?

- Est-on grand parce que lors d'élections présidentielles, on a fait campagne pour le dictateur honni et vomi ?

- Est-on grand parce que les électeurs vous ont gratifié d'un pourcentage de 0% à une élection présidentielle ?

- Est-on grand parce que l'on est un pion de la France coloniale et colonialiste et des réseaux mafieux françafricains ?

Il appartient à présent à chacun d'éclairer sa propre lanterne et si possible, celle des autres.

Au boulot !

Ayayi Togoata APEDO-AMAH

 

 

Cette question du Prof Apedo-Amah à l'annonce du décès de Kodjo

 

Hommage à la fleurs d'épines

Edem Kodjo, Paix à son âme, fut tout pour lui, rien pour le Togo...

Parcours enviable : Secrétaire général de l'OUA, Premier ministre du Togo, politicien et intellectuel émérite appréciable et apprécié, il a laissé à l'Afrique le souvenir d'une personnalité égoïste imbue de sa personne au profil plutôt aristocratique, vachement démesuré.

Déconnecté d'une tradition et de réalités proprement africainanistes dont il se revendiquait avec le ronflant titre de panafricaniste, grossier contraste, Edem Kodjo de son existence n'a su naviguer que sur des intérêts personnels contre les aspirations profondes et légitimes des peuples.

En témoigne la gestion de la crise de la république arabe saharahouie face au Maroc lorsqu'il était à la tête de l'organisation de l'unité africaine.

Inventeur, parrain invétéré, pour Eyadema, et cerveau scholastique du Livre Vert qui a accouché du RPT, Rassemblement du Peuple Togolais, parti Etat, arme idéologique à laquelle il a assigné une orientation monstrueuse qui a martyrisé tout un peuple depuis 50 ans, Edem Kodjo a passé sa vie, contre récompense bien entendu, à asseoir le règne sans suite de Gnassingbe Eyadema.

Il reviendra sur les lieux du crime 38 ans après la mort de celui-ci, aider à installer son fils dans le goinfre refrain de poste de Premier ministre de Faure Gnassingbe.

Ni pour le Togo, ni pour sa démocratie, il n'a été capable de laisser des traces indélébiles de son existence. Tout pour lui et pour lui seul.

Sur le plan social, son luxueux domicile dans son village natal à Noepé côtoie allègrement sans pitié les taudis des parents voisins qui s'en sortaient à peine pour le repas quotidien.

Aux quartiers Hanoukope et Tokoin hôpital, son existence ne tient qu'à empêcher les riverains de circuler librement. Des barricades stupides qui obligeaient à des contournements ennuyeux et obligatoires.

J'ai eu l'occasion de rencontrer Edem Kodjo à plusieurs reprises.

Au siège de son parti, à son domicile et dans les réunions politiques.

Le souvenir que je garde de l'une de ces rencontres remonte à 2005, j'étais Rédacteur en Chef de la Radio Kanal FM.

Apres l'élection présidentielle émaillée de violences au lendemain de la mort de Gnassingbe Eyadema, je lui ai posé la question de savoir s'il reconnaissait la victoire de Bob Akitani, candidat unique de l'opposition.

Il m'a pratiquement rabroué, a piqué une colère de cobra, s'est levé pour revenir confié à mon micro que c'est plutôt le candidat du PFC, qui devrait reconnaître sa victoire. Ce fut sans doute une entorse à la revendication de la victoire du candidat de l'opposition Bob Akitani, une victoire qui ne se lisait pas dans les incantations et les tours de prestigitations comme celle de 2020.

Edem Kodjo, c'est aussi la fondation Pax Africana, cette ONG originellement mordue par la culture de paix au nom de l'Afrique qui s'est contentée de voler perpétuellement au secours des autres pays au détriment du Togo, le pays de son animateur.

Alors que le Togo ployait sous le poids d'un déficit démocratique avec des violations graves des droits de l'homme, Edem Kodjo préférait s'occuper du Mali et de ses djihadistes, de la Centrafrique avec ses champs de diamants ou encore de la RDC avec ses mines de cobalt.

Neutralité désinvolte nourrie d'un silence coupable ou désengagement suspect consécutif au dédain pour un peuple togolais qui a refusé de soutenir son obsession d'être Président de la République. Nul ne saurait comprendre.

Ce fut un silence coupable pour être plus simpliste.

Ces coups de gueule à l'endroit de Edem Kodjo, je les ai proférées lors du vivant de l'homme. Nous en avons discuté lui et moi à plusieurs reprises.

À sa mort, je les réitère dans la logique formelle de mes observations et de mon sens de devoir, sans avoir la prétention de le juger.

Il a vécu Edem Kodjo. Il était une éminence grise, paré d'une élégance extraordinaire qui rimait avec un art rethorique châtié qui forçait l'admiration. Un grand homme de taille physique qui prenait le temps de choisir ses mots pour s'adresser à ses adversaires. Des compétences et atouts, une notoriété qu'il aurait pu mettre au service de l'alternance et du développement du Togo.

Hélas, il est parti sans avoir réussi à le faire.

Laissant un parti débridé qui n'a plus de substance à faire valoir, une fondation peu luisante, sinon enlisante, un Togo resté miné par des apories politiques qu'il lui a infligées, une classe politique émoussée qui cherche constamment des repères de résurrection.... Bref un Togo qui attend constamment les lueurs de l'alternance.

Il est parti à une période qu'il n'aura jamais souhaité de sa vie, dans monde frappé par le COVID-19 où pour organiser ses obsèques les invités doivent se résumer à 15.

Edem Kodjovi Kodjo a bien vécu. Pour lui et sa progéniture. Pour le Togo, pas évident.

Paix à son âme.


Carlos KETOHOU.

 

 

Hommage à la fleurs d'épines

 

Officiellement, 32.000 personnes ont déjà touché les fonds «Novissi »

Destiné aux couches les plus fragiles en cette période de crise sanitaire, le programme d’aide sociale dénommé Novissi a déjà enregistré 32.000 bénéficiaires si l’on en croire les sources officielles.

Le programme de transferts monétaires Novissi lancé dans le cadre des mesures d’accompagnement des personnes les plus vulnérables pendant la période de la lutte contre la pandémie coronavirus est pris d’assaut par plusieurs dizaines de milliers de gens.

Selon les chiffres communiqués, au moins 43.000 personnes ont pu faire leur inscription. 32.000 ont touché les premières tranches des fonds, soit 185 millions de FCFA. Ceci 24 heures seulement après son lancement le mercredi dernier, a confirmé le ministre des Mines et de l’Energie, Marc Ably-Bidamon, mettant en même temps en garde les fraudeurs.

Au cours de la durée de l’état d’urgence, soit 3 mois (avril-mai-juin), les couches concernées ou ciblées toucheront une aide mensuelle de 12 250 FCFA pour les femmes et 10.500 FCFA pour le sexe masculin. Les conducteurs de taxi-moto, eux, percevront un forfait de 20.000 FCFA par mois.

Les fonds sont transférés sur les comptes Flooz ou T-Money des bénéficiaires en raison de la moitié toutes les deux semaines. Pour toutes informations, consultez *855# ou appeler le 855.

Au Togo, le bilan actualisé fait 76 cas confirmés, 29 guérisons. Et malheureusement 3 décès.

A.H.

 

 

Officiellement, 32.000 personnes ont déjà touché les fonds «Novissi »

 

Edem Kodjo sans langue de bois : «Je suis profondément inquiet sur l’avenir du Togo»

Dernier entretien accordé au journal l'Alternantive par Edem Kodjo, paru dans le No774 du12 février 2019.

En retrait de la scène politique togolaise depuis plusieurs années, le Président de la Fondation ‘’PAX-AFRICANA’’, Edem Kodjo, est régulièrement sollicité dans d’autres pays. Il était le facilitateur de l’Union Africaine (UA) dans la crise politique en RDC. Ce pays qui vient d’élire un nouveau Président en la personne de Félix Tshisekedi à l’issue d’une présidentielle des plus controversées. C’est justement pour comprendre ce qui s’est réellement passé dans ce pays continent au sous-sol immensément riche que nous avons réalisé cet entretien. Nous n’avons pas occulté les questions de l’heure, notamment le franc CFA, l’immigration. Et pour la première fois, l’ancien Premier ministre Edem Kodjo a accepté placer deux mots sur la crise politique togolaise. C’est un homme profondément inquiet pour l’avenir de son pays que nous avons interrogé. Lecture !

Bonjour M. Edem Kodjo, La RDC a connu il y a quelques semaines un processus électoral particulier, vous avez été facilitateur de cette crise pour le compte de l’UA. Est-ce la victoire du peuple congolais ou celle de Joseph Kabila ?

Oui, c’est indubitablement la victoire du peuple congolais. La preuve, les Congolais se sont réjouis dans la capitale Kinshasa et dans les différentes provinces. Ils apprécient le dénouement paisible du processus et la paix qui règne actuellement dans le pays.

Mais c’est également la victoire de Joseph Kabila qui a eu raison un peu contre tout le monde. On disait qu’il n’allait pas rendre son tablier, il l’a rendu ; qu’il allait imposer son candidat ; celui-ci n’est arrivé qu’en troisième position et personne n’a été inquiété; qu’il allait s’accrocher au pouvoir, il n’en fut rien. On parle d’un deal avec l’Opposition ? Je n’en sais rien. Toujours est-il qu’il est rentré dans l’Histoire en faisant triompher l’alternance depuis 60 ans.

Et pourtant la France, les USA, la Belgique et même l’UA ont mis en doute les résultats proclamés par la CENI, dénonçant sans le dire ouvertement un deal entre Joseph Kabila et Felix Tshisekedi au détriment du vrai vainqueur Martin Fayulu.

C’est bien ce que nous avons tous constaté. C’est une élection qui n’a laissé personne indifférent. Aussi bien les grandes puissances que les petites. Tous ont défendu la démocratie sous les tropiques. Les Congolais nous ont proposé un modèle de sortie de crise. Est-ce le résultat d’un deal ? Seule l’Histoire nous le dira. On peut au moins se réjouir que l’apocalypse n’ait pas eu lieu comme on le prévoyait de toutes parts.

En dehors des élections et des relents que cela suscite, il faut aussi, en tant qu’Africain, garder à l’esprit que nous sommes face à un pays-continent, de 2.300.000km avec deux fuseaux horaires et un sous-sol gorgé de métaux et de minerais aussi précieux les uns que les autres et que l’on ne trouve nulle part ailleurs sur terre. Autant de spécificités qui suscitent naturellement appétit et convoitise, ce qui ne met pas ce géant d’Afrique hors de portée de surprises diverses. Les prédateurs sont à l’affût.

Comment peut-on comprendre le raz-de-marée du parti de Kabila aux législatives alors que le candidat du pouvoir pour la présidentielle est arrivé troisième ?

Les législatives demandent une attention individuelle de chaque candidat sur son sort personnel. Les deux campagnes ayant été menées simultanément avec toutes les incertitudes annoncées, les candidats se sont-ils plutôt concentrés sur leur propre élection ? Allez savoir. J’ai aussi remarqué que la majorité avait commencé sa campagne dans les provinces déjà pendant le dialogue.

La CENCO que vous connaissez bien a déployé environ 40 000 observateurs, et selon elle, Félix Tshisekedi n’est pas le vrai vainqueur de ce scrutin.

Comme le dit le Président Tshisekedi lui-même, il attend toujours les preuves de ces allégations. La CENCO s’était mise dans une situation de concurrence avec la CENI (ce qui n’est pas admissible) et avait pris les devants pour annoncer un vainqueur. Elle a finalement reculé sur la question. Il faut disposer de beaucoup de moyens pour envoyer 40.000 observateurs sur le terrain. Cette position, plus les interventions intempestives venues de l’extérieur, ont failli faire exploser le Congo; mais heureusement que les Congolais ont su raison garder.

Lors d’un sommet extraordinaire sur la RDC tenu le 17 janvier à Addis- Abeba réunissant une dizaine de chefs d’Etat, l’UA par la voix de son président Paul Kagamé, a émis de sérieux doutes sur les résultats et invité la Cour constitutionnelle à s’abstenir de les proclamer ; une injonction vite rejetée par Kinshasa. Paul Kagamé est-il allé trop loin, selon vous ?

Le Secrétaire Général des Nations-Unies, M Antonio Gutierrez déclarait à juste titre qu’il ne s’agissait ni d’un organe ni d’un département de l’Union Africaine. C’était une réunion de Chefs d’Etat membres de l’organisation choisis par le Président en exercice, ce qui ne lui conférait pas une autorité réglementaire automatique pour soutenir légalement une telle décision. La preuve, non seulement la RDC ne s’y est pas reconnue, même l’ONU où la question fut portée devant le Conseil de Sécurité n’y a pas adhéré non plus.

Dans une Tribune publiée le 1er février dans le journal ‘’Le Monde’’, Mo Ibrahim et Alan Doss Président de la Fondation Koffi Annan, parlent de la défaite de la démocratie, réclament toujours la vérité des urnes et en appellent à l’émergence d’une transition crédible et respectueuse de la volonté démocratique. Avez-vous pris connaissance de cette Tribune et que pensez-vous de cette démarche ?

C’est à l’honneur de ces deux personnalités de défendre la démocratie jusqu’au bout. Et il y a du travail à cet effet sur le continent. Mo Ibrahim apporte une contribution appréciable à la question de la gouvernance sur le continent et il y met beaucoup d’efforts et de moyens. Le défi est d’arriver à mettre sur pieds une Commission électorale supranationale capable d’être un véritable recours dans une situation comme celle-ci.

Finalement lorsqu’on analyse le processus électoral en RDC, les doutes sérieux qui planent sur les résultats, à quoi servent les élections en Afrique si l’expression populaire doit être travestie par des fameuses Commissions électorales dites souvent indépendantes ?

S’il n’y avait pas d’élections, qu’y aurait-il à la place ? Des régimes centenaires et univoques ? Nous devons à chaque fois remettre l’ouvrage sur le métier jusqu’à ce que nous soyons un jour satisfaits. Avons-nous sauté trop vite à pieds joints sur des modèles de structures gouvernementales en déphasage avec notre culture ? Force est de constater qu’après soixante ans d’indépendance, la greffe n’a pas encore pris et qu’il faut faire d’avantage, notamment dans la partie francophone du continent. Nos intellectuels ont-ils suffisamment réfléchi ? Nos juristes ont-ils vraiment fait leur part du travail ? Avons-nous pris la mesure des enjeux ? Les élections seules suffisent-elles pour obtenir un atterrissage en douceur dans des pays où un régime est installé depuis de longues décennies ? Ne faut-il pas devant certains cas, un peu plus de lucidité et d’humilité ?

Il me semble qu’il nous reste encore beaucoup de réflexions à mener dans ces domaines.

Lors d’un grand meeting de la coalition Lamuka le 2 février à Kinshassa, Martin Fayulu a rejeté la main tendue de Felix Tshisekedi et appelle ses partisans à la résistance pacifique. La RDC n’est pas au bout de ses peines ?

Le Congo semble cependant en paix et la capitale Kinshasa semble être déjà passé à autre chose. Les Congolais apprécient que l’Opposition ait gagné les élections et c’est bien qu’il y ait une main tendue. Mon conseil est que cette main reste tendue jusqu’à la fin du mandat. Cela peut être utile.

Vous aviez eu le privilège d’assister à l’investiture du nouveau Président Felix Tshisekedi et ce dernier vous a ensuite accordé une audience. Felix Tshisekedi a-t-il les moyens de réussir sa mission dans un contexte où le clan de Joseph Kabila détient encore tous les leviers du pouvoir ?

Nous avons entendu le nouveau Président exprimer sa volonté de gouverner pour tous les Congolais, mais a aussi dit fermement où se trouvent ses priorités. Donnons-lui le temps de ‘’s’exprimer’’ et de déployer sa vision de la RDC. Nous avons aussi longtemps conféré avec le Président sortant. Nous l’avons félicité et exhorté à continuer son soutien à l’alternance. Le comportement de Joseph Kabila dans cette affaire est une leçon pour bien de dirigeants africains.

Votre mission de facilitateur en RDC a suscité des critiques d’une frange de l’opposition et de la société civile. Quel sentiment avez-vous aujourd’hui après la tenue de ces élections ?

J’ai plutôt l’impression que l’Histoire prend sa revanche. Tous ceux qui ont prétendu détricoter l’Accord du 18 Octobre 2016 pour lui substituer des arrangements particuliers se rendent bien compte aujourd’hui de la profondeur de notre travail et sa capacité à voir loin. Du reste, le peuple congolais ne s’y est pas trompé qui nous a réservé un accueil délirant à la cérémonie d’investiture.

Parlons du franc CFA. Vous êtes un panafricaniste qu’on ne présente plus. La question de cette monnaie est revenue encore au-devant de l’actualité ces jours-ci avec les dirigeants italiens de l’extrême droite (Mouvement 5 étoiles) qui accusent ouvertement la France de piller l’Afrique francophone. Ne faut-il pas régler définitivement cette question du francs CFA?

Je suis intervenu longuement dans vos colonnes sur ce sujet. Il serait utile de renvoyer vos lecteurs à cet article de fond, mais ma position n’a pas changé. Créons comme convenu l’Eco, c’est-à-dire la monnaie de la CEDEAO et le CFA cessera d’exister. Ce débat est certes utiles mais attention, il peut aussi cacher ou empêcher un autre plus important, celui du manque de volonté politique de la part de nos leaders pour créer une monnaie commune qui dépasserait le cadre étroit des 8 pays de l’Union Economique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) qui a en partage le Franc CFA. Nous sommes au moins à quatre rendez-vous manqués. Le prochain rendez-vous est pris pour 2020. Il faut veiller à ce que cela tienne et la mobilisation pour cette échéance me paraît plus importante. Les experts disent qu’il y a peu de chance que l’échéance de 2020 soit respectée. Alors on en fixe encor une autre, 2022. Et puis quoi après ? Il faut bouger sur ce dossier.

Le 28 novembre 2017 lors de son passage à Ouagadougou répondant à une question d’un étudiant, Emmanuel Macron le Président français a déclaré que les Africains sont libres de quitter la zone CFA. Visiblement depuis deux ans, aucun chef d’Etat africain ne veut franchir le Rubicon. Finalement, c’est l’Afrique qui maintient cette monnaie ou la France ?

Ma réponse à la question ci-dessus répond parfaitement à celle qui suit. Les pays membres de la CEDEAO ont décidé en toute souveraineté de créer une monnaie unique et ont installé des institutions communautaires qui travaillent sur le sujet et donnent souvent des échéances qui ne sont pas respectées. Le jour où ils agiront de façon concrète, cette question ne se posera plus.

Selon les chiffres publiés par le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR), plus de 2260 personnes sont mortes en tentant de traverser la méditerranée en 2018, plus de 3140 l’année précédente, sans compter ceux qui meurent dans le désert. On entend moins l’UA et les autres organisations régionales sur ce drame permanent.

Il est vrai que devant ce drame, on aurait souhaité avoir plus d’échos de nos Etats et de nos organisations régionales et continentales. Au minimum, une tentative d’empêchement de ces candidats à la mort sur chaque territoire national aurait été un signal, montrant que la vie de nos concitoyens a un prix à nos yeux. On me dit que les Etats ne réagissent pas parce qu’ils n’ont pas de travail à leur proposer. Je pense qu’entre la mort et le travail, le choix ne doit pas être si difficile à faire. Il faudra bien une jeunesse bien portante et en vie pour conduire et soutenir la volonté de développement de nos pays.

Vous êtes un afro optimiste. Face aux conflits qui dévastent encore plusieurs pays, le terrorisme qui fragilise les Etats, l’immigration et ses conséquences, les élections contestées débouchant sur des conflits, peut-on continuer à croire à ce continent convoité par toutes les puissances extérieures ?

Si le continent est convoité, c’est bien parce qu’il inspire de l’optimisme aux autres. C’est bien parce qu’ils voient tout ce qu’il a à offrir et ne sous-estiment pas son avenir. Malgré les conflits et le terrorisme, l’Afrique est une force qui va et rien ne pourra l’arrêter.

Vous ne vous exprimez pas souvent sur les affaires de notre pays; et pourtant la situation est difficile, voire dramatique. Depuis les dernières élections, un voile d’incertitudes et d’obscurité semble planer au-dessus de nos têtes. Consentirez-vous à nous livrer votre évaluation de la situation ?

Oui ! C’est avec une profonde tristesse que je suis l’évolution politique de notre pays. On a beau se tenir en marge et choisir de ne plus se mêler de politique politicienne mais on se rend compte que le pays est là ! On n’en a pas trente-six, il n’y en a qu’un. Et son destin nous poursuivra et nous accompagnera toujours. En réalité, je ne me suis jamais désintéressé du sort de la Nation. Me connaissant, vous savez que c’est impossible. Des échos me parviennent de ci, de là que « PAX AFRICANA », ma Fondation ne s’intéresse qu’aux autres pays du continent et ne dit jamais rien sur le Togo. C’est un peu normal, elle a été essentiellement créée pour cela. Ce qui ne veut pas dire qu’elle se désintéresse du Togo.

Mais pour revenir à l’essentiel, je dois vous avouer que je suis profondément inquiet sur l’avenir du Togo. Le combat pour la démocratie et l’alternance mené depuis 1990 ne semble pas aboutir jusqu’à ce jour. Il faut consacrer une réflexion approfondie aux causes de cette étrange situation. Vous savez, la situation actuelle de notre pays a été aggravée par les événements du 19 Août 2017. Devant ces événements, une analyse sans complaisance s’imposait. Au lieu de cela, une réaction inappropriée prévalut. L’option sécuritaire l’emporta. On a pensé qu’il suffisait de maintenir l’ordre par la répression.

Une attitude plus ouverte, je dirai plus politique, c’est-à-dire plus tournée vers le dialogue aurait permis de désamorcer la crise mais ce ne fut pas le cas.

On se souviendra que dans une déclaration du 20 Octobre de cette année-là, j’avais proposé qu’une sorte de médiation initiée par des Togolais, prévale pour prendre à bras-le-corps, la problématique du mal togolais. Je proposais d’en être partie car après tout, nous sommes mieux placés que quiconque pour penser, poser et résoudre nos problèmes avec ce privilège de connaître tous les acteurs. Je connaissais et je connais toujours, au moins une douzaine de compatriotes de tous bords, capables de s’asseoir et de faire avancer notre cause commune.

On préféra la facilitation de la CEDEAO qui s’est révélée désastreuse et je pèse bien mes mots. Désastreuse, j’ai bien dit. L’impression prévaut que cette institution n’a pas fait grand cas du sort et des attentes du Peuple Togolais. Elle n’a proposé que des solutions boiteuses, inappropriées et iniques. Comment peut-on fixer une date pour des élections alors que la feuille de route acceptée de tous, indiquait comme préalable à toute consultation électorale, l’adoption de réformes… j’y perds mon latin.

Aujourd’hui, le mal est fait.

Que devons-nous faire face à cette situation ?

Nous devons être réalistes. Ce qui manque à nos concitoyens, c’est le sens du réalisme. Il convient d’aborder nos problèmes avec beaucoup de courage et de sens pratique. Foin de rodomontades, de vociférations, de proclamations, d’injonctions, de ratiocinations…

Je suis persuadé qu’aujourd’hui, l’alternance est une chose partagée par la très grande majorité des Togolais. Il y a ceux qui l’avouent, il y a ceux qui le pensent intimement. Mais si l’alternance devait signifier la victoire d’un camp sur l’autre, elle ne se réalisera pas. N’ayons pas peur de nous dire crûment la vérité. Une preuve ? Les élections législatives unilatérales ont donné la victoire au camp présidentiel, mais cette victoire à la Pyrrhus ne sert à rien, ne résout rien. Il en est de même lorsqu’on considère le mal togolais dans sa globalité.

L’espérance d’une victoire totale d’un camp sur l’autre est une chimère. Il faut trouver le moyen d’aboutir à un consensus voire un ‘’pacte national’’ que des élections transparentes et équitables viendraient consolider.

N’est-ce pas la leçon que les Congolais de la RDC viennent de nous donner en acceptant une coopération entre anciens et nouveaux pour le seul bien du pays ?

Je connais personnellement au mois une douzaine de Togolais de tous bords, des patriotes, qui peuvent en dehors de toutes considérations partisanes, s’asseoir, parler, réfléchir et proposer des solutions à nos problèmes. Il faut qu’on les y encourage.

Nous devons chercher la vérité entre nous, nous donner des garanties mutuelles, avoir le courage sinon d’oublier, du moins d’oblitérer le passé, d’aborder les rivages du ‘’Grand Pardon’’ qui a été si mal compris et méprisé dans le passé mais qui remonte, remonte, remonte à la surface.

Il y aurait bien d’autres choses à dire. Le cadre de cette interview ne suffit pas.

Votre mot de fin

Que Vive l’Afrique, Messieurs !

Je vous remercie

 

 

Edem Kodjo sans langue de bois : «Je suis profondément inquiet sur l’avenir du Togo»

 

Togo, Covid-19 : ANSAT, Attention au gaspillage des stocks !

La pandémie du COVID-19 impose l’autarcie des ressources à tous les pays. Ne maitrisant ni la mesure du temps, ni la mesure de l’espace ni les dégâts de la pandémie, chaque pays fait au mieux pour sauvegarder les ressources pour sauver sa population en cas d’aggravation de la crise alimentaire qui pourrait découler de la pandémie.

Coup de théâtre, c’est le moment choisi par le Colonel Ouro-Koura AGADAZI, le Directeur Général de l’Agence Nationale pour la sécurité alimentaire ANSAT pour proclamer fièrement l’excédent alimentaire du Togo et se proposer de voler au secours des pays voisins : « Au-delà de la satisfaction des besoins de consommation des togolais, il n’est pas exclu que le Togo puisse encore une fois venir en aide aux pays de la sous-région sérieusement affectés.. » a confié au site Arcanews l’ancien ministre de l’agriculture.

C’est donc un véritable scandale de distribuer les précieux produits stockés, soit 70 milles tonnes pour le compte de cette années à des pays qui dit-on sont sérieusement affectés.

Le Togo commence d’ores et déjà à vivre la cherté des produits alimentaires, surtout des céréales qui constituent la base de l’alimentation. Le maïs, le mil , le sorgho, le haricot et le riz connaissent une flambée de prix sur le marché.

La bonne politique pour des dirigeants soucieux du bien-être des populations serait de conserver jalousement ces stocks et les mettre d’une façon ou d’une autre à la disposition d’une population affamée.

Ailleurs, au Gabon, au Ghana, au Niger, le gouvernement a pris l’initiative de distribuer gratuitement les produits aux populations pour amortir le confinement consécutif à la pandémie du coronavirus.

S’il n’est pas possible de distribuer gratuitement ces produits, l’ANSAT aurait mieux fait de le vendre à un prix relativement abordable aux populations.

C’est le moment crucial qui choisit le colonel ministre d’annoncer l’exportation à titre d’aide aux autres pays dits sérieusement affectés comme si le Togo n’était pas affecté par la menace d la famine.

Cette sortie de Ouro Koura AGADAZI illustre assez clairement le mal qui gangrène le ministère de tutelle, de l’Agriculture qui brille plutôt par du bling-bling au lieu d’actions concrètes.

Un citoyen nous a interpellé sur la question, surpris en confiant tout simplement que cette annonce du Colonel Agadazi n’a d’autre explications : Tomber sur la tête.

Carlos Ketohou

Source : L’Independant Express (independantexpress.net)

 

 

Togo, Covid-19 : ANSAT, Attention au gaspillage des stocks !

 

Afrique, Covid-19, Corruption Massive : Derrière les achats de masques et gels, des détournements massifs de fonds

L’épidémie de Covid-19 n’est plus une menace pour l’Afrique, c’est maintenant une réalité car de plus en plus de pays du continent ont confirmé des cas. Mais loin des mesures prises, c’est beaucoup plus une « belle opportunité » de détournements massifs de fonds qui s’offre aux dirigeants africains.

La crise du coronavirus a tôt fait de révéler au monde entier le système sanitaire largement défaillant des pays africains, surtout en Afrique subsaharienne. Elle est le révélateur des limites de capacité des états, incapables de protéger leur population mais aptes à organiser des scrutins municipaux, législatifs et présidentiels à plusieurs milliards de francs CFA. Depuis le début de la pandémie, plusieurs chefs d’États africains qui ne prenaient la parole face à leurs concitoyens qu’une fois l’an, ont tous été subitement piqués par le virus des discours télévisés, souvent creux et sans mesures pragmatiques. Le Nigeria par exemple, première puissance économique d’Afrique, ne consacre qu’à peine plus de 4 % de son budget à la santé.

Corruption : « silence ça vole »

Derrière les grandes annonces de mobilisation de fonds, des achats de masques, gels hydroalcooliques et gants, se jouent de grosses luttes pour s’arracher les marchés juteux. Selon une note de plusieurs associations luttant contre la corruption en Afrique subsaharienne, plus de 400 milliards ont été déjà détournés en Afrique de l’Ouest et du centre. Les États incriminés passent commande pour la plupart auprès de fournisseurs amis, en gré à gré, au « nom du Covid-19 ».

« Ce sont des milliards sans contrôle », assène un haut responsable de la BCEAO qui a souhaité garder l’anonymat, avant de poursuivre : nous voyons de plus en plus de mouvements financiers douteux, entre les États membres, cela s’apparente clairement à des détournements et du blanchiment de capitaux. Comment expliquer que des revendeurs de produits GSM avec des revenus modestes, se retrouvent avec 4 ou 5 milliards sur un compte en banque dont le plafond depuis dix ans tournait autour de 350.000 CFA ? Très souvent ces montants proviennent de Trésors publics ». Fin de citation.

Plus loin encore, Alexandre Legendre, expert en stratégie Politique explique ces détournements massifs de milliards dans cette période de crise sanitaire, par les échéances qui approchent : « si vous observez bien la situation dans le pays où les détournements sont importants, soit il y a une élection majeure cette année ou soit l’an prochain. Le Covid-19 sonne comme du pain béni pour ces hommes politiques qui doivent mobiliser des ressources importantes pour faire campagne. On détourne, et dans le même temps on fait appel à l’aide internationale pour faire passer la pilule de la récession qui s’annonce. Le malheur ne frappe pas forcément tout le monde, ce sont les populations qui seront évidemment perdantes », insiste-t-il, visiblement désabusé par le contexte.

Toujours plus riches, toujours plus pauvres…

Le coronavirus n’épargne pas la classe dirigeante africaine, habituée aux hôpitaux d’Europe et des pays du Golfe, certes, mais il va contribuer à accentuer le clivage entre riches et pauvres. D’un côté les dirigeants qui profitent de la situation sanitaire pour détourner des fonds, communiquer sur des chiffres inexacts, et s’enrichir, et de l’autre, les populations abandonnées à elles-mêmes dans un contexte socio-économique critique. De source digne de foi, les achats de dizaines de millions de masques annoncés par les différents États à grands coups de communication ne sont en réalité que des vues de l’esprit. Dans un pays ouest-africain qui doit connaître une nouvelle élection présidentielle en 2021, si le gouvernement annonce avoir commandé plusieurs dizaines de millions de masques, la réalité abyssale est qu’elle n’en a en réalité commandé que 800 000.

L’Afrique et ses dirigeants ne consacrent que 1 % aux dépenses mondiales de santé. Avec deux médecins pour 10 000 habitants, les hôpitaux publics d’Afrique continuent d’être de véritables mouroirs et ne disposent en moyenne que de 1,8 lit pour 1 000 personnes. En République démocratique du Congo, il n’y a qu’une cinquantaine d’appareils d’assistance respiratoire pour plus de 80 millions d’habitants vivant sur un territoire aussi vaste que l’Europe occidentale. Et pourtant les entreprises de BTP, avec le soutien des dirigeants, facturent 1km de route à plus de 2 millions de dollars. Ubuesque !

Casimir Letissier

Source : LSI Africa

 

 

Afrique, Covid-19, Corruption Massive : Derrière les achats de masques et gels, des détournements massifs de fonds

 

Disparition d’Edem Kodjo: Que faut-il retenir du grand intellectuel qu’il fut? Fut-il un soutien ou une victime de la dictature?

Avec Edem Kodjo disparaît l’un des meilleurs intellectuels de l’Afrique comtemporaine.Tout intellectuel honnête qui pourrait avoir des réserves sur le parcours de l’homme, peut au moins être d’accord avec cette affirmation. Si Kodjo était né dans un autre pays plus libre et démocratique que le Togo, nous n’en serions pas aujourd’hui là à nous disputer sur le bilan que nous pourrions tirer de son passage dans les sphères politiques de notre pays et de l’Afrique.

Puisque Edem Kodjo a vu le jour le 23 mai 1938 à Sokodé, donc au Togo; puisque le hasard veut qu’il soit revenu au pays après ses études en France en plein début de la dictature d’Éyadéma, l’Énarque de la promotion Blaise Pascal était désormais pris entre l’étau d’un système politique autoritaire. Il avait bien sûr le choix entre rester en France, comme beaucoup d’intellectuels togolais et africains, où inévitablement, il aurait fait une brillante carrière, et revenir servir au Togo sous Éyadéma. Mais il avait fait le choix de revenir. Choix que nous devons respecter même et surtout après sa mort.

Il fut l’une des têtes pensantes, sinon la tête pensante qui suggéra au dictateur de Pya la création du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT). On lui prête également la paternité de la rédaction du livre vert, la bible du parti unique. Il fut gouverneur du Fonds monétaire international (FMI) de 1967 à 1973 et Secrétaire général de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) entre le 21 juillet 1978 et le 12 juin 1983. Éyadéma, en bon dictateur et craingnant que Edem Kodjo ne lui fît ombrage avec sa popularité de plus en plus grandissante à la tête de l’Organisation Panafricaine, s’opposa énergiquement, à travers son Ministre des Affaires Ètrangères, à sa réélection pour un deuxième mandat. Craingnant pour sa sécurité au Togo, Edem Kodjo s’exila en France.

Il revint au pays avec l’avènement du multipartisme et créa l’UTD (L’union Togolaise pour la Démocratie). Il participa à la Conférence Nationale Souveraine en juillet -août 1991 et devint membre du Haut Conseil de la République (HCR), parlement de la transition dirigée alors par Joseph Kokou Koffigoh. Il était également là quand quand le HCR, avec à sa tête Monseigneur Fanoko Kpodzro, tenta de dissoudre le RPT. Edem Kodjo était l’un de ceux qui furent humiliés par les soudards envoyés par Éyadéma pour prendre en otage les Hauts Conseillers de la République en octobre 1992.

«L’UTD est un parti-charnière...», cette phrase restée légendaire servit d’alibi à Edem Kodjo pour se faire nommer Premier Ministre par Gnassingbé Éyadéma au lendemain des élections législatives de 1994 avec seulement 7 députés, alors que le CAR s’en sortait avec 36 élus. Ce qui montre que les intrigues de certains leaders de l’opposition togolaise pour plomber la lutte ne datent pas d’aujourd’hui, hélas! Après avoir servi le père, il se mit au service de Faure Gnassingbé dont il devient Premier Ministre en 2005. Pendant la dernière décennie de sa vie, Edem Kodjo aurait travaillé auprès du fils d’Èyadéma comme conseiller. En 2009, Edem Kodjo quitte la politique et crée la Fondation Pax Africana.

Ce petit survol, pas forcément exhaustif de la carrière de Monsieur Edem Kodjo, qui nous montre que notre valeureux compatriote et aîné avait beaucoup de qualités pour servir partout où il était appelé. Que ce fut au Togo, sa terre natale, ou sur le plan panafricain. Mais avait-il pu, avait-il su utiliser toutes ses potentialités intellectuelles pour servir son pays, pour aider ses concitoyens comme il l’aurait voulu? Edem Kodjo, vu son gros bagage intellectuel qui débordait des frontières togolaises et qui fit de lui cet oiseau rare en Afrique et pourquoi pas ailleurs, ne méritait-il pas mieux que ce qu’il fut au Togo toute sa vie? Kodjo aurait pu être un brillant Sécretaire Général de l’ONU, un bon Président de la République, qui avait toutes les qualités pour conduire le Togo vers des horizons de prospérité.

À mon avis, au moment de nous incliner sur la mémoire de l’illustre disparu en méditant sur ce que fut vraiment Edem Kodjo, je sais que les uns et les autres ont des positions mitigées. Je sais que beaucoup de Togolais ne pardonnèrent pas à Edem Kodjo qui accepta de devenir le Premier Ministre de Faure Gnassingbé après le massacre de presqu’un millier de ses concitoyens, sans pouvoir rien changer aux méthodes de la tyrannie. Mais n’oublions pas que sans la dictature, il aurait pu faire une autre carrière plus profitable à son peuple. Que ce serait-il passé si Éyadéma n’avait pas mis tout son poids dans la balance pour torpiller le renouveau démocratique au lendemain de la Conférence Nationale? Notre défunt grand-frère fut-il victime ou soutien de la dictature des Gnassingbé? En tout cas c’est à chacun d’en juger.

Edem Kodjo s’en va a 82 ans presque. Que la terre lui soit légère! Nos sincères condoléances à sa famille, à ses proches, à ses amis et tous ceux qui l’ont connu de près.

Samari Tchadjobo
11 avril 2020
Allemagne

 

 

Disparition d’Edem Kodjo: Que faut-il retenir du grand intellectuel qu’il fut? Fut-il un soutien ou une victime de la dictature?

 

Togo, Covid 19 : Cafouillage dans la prise en charge des personnes rentrées de voyages.

Quelques témoignages glanés méritent d’être relayés afin que des mesures idoines soient prises dans les plus brefs délais, pour que la quarantaine ne soit plutôt une source de propagation de la pandémie du Coronavirus.

Le premier cri de cœur émane d’un togolais revenu de France la seconde quinzaine de mars 2020.

« Une fois arrivé au Togo, nous avons été bloqués pour être confinés pour deux semaines dans un hôtel de la capitale. Ça fait 18 jours que nous sommes en confinés.

Dans cet état de confinement, certains sont venus chercher leurs enfants ou proches sous prétexte qu’ils sont des barons du régime en place. Visiblement nous n’avons pas les mêmes droits. Du moment où tu es un enfant d’un togolais ordinaire ta voix ne peut porter, mieux tu n’as pas droit à la parole. J’élève une vive protestation contre ce traitement de deux poids deux mesures ».

Le deuxième coup de gueule émane du fils d’une maman de plus de 70 ans, diabétique et hyper tendue de son état.

‘’En provenance d’Europe, la deuxième quinzaine du mois de mars 2020 elle atterrie à Lomé où elle est mise en quarantaine depuis lors dans un hôtel de la place. Deux fois dans la journée, un médecin vient lui prendre la température le matin et le soir. Au prime abord la quarantaine devrait durer quatorze (14) jours. Mais à sa grande surprise, il lui a été annoncé qu’elle va rester plus de temps sans lui préciser de combien de jours ou semaines la quarantaine est prolongée. Au moment où nous transcrivons ce témoignage elle n’a pas été dépistée pour savoir si elle est positive ou négative au Covid 19’’.

Le troisième récit nous vient d’un proche, d’un togolais en provenance d’Europe, qui a vu sa quarantaine prolongée sans aucun préavis ni raison. Il a fallu qu’une source hospitalière l’informe que l’idéal c’est vingt et un jour (21) jours d’isolement. Pour ce proche visiblement dépité,

‘’Il faut savoir ce que vous faites dès le départ. Des pères et mères de familles que vous retenez à leur retour de voyage sans aucune assurance sur ce que vous faites ‘’.

De sources médicales, en réalité les autorités n’ont pas les moyens d’évaluer les personnes retenues à leur retour, au lieu de le dire clairement ils les gardent alors que pour certains se sont eux-mêmes qui payent leur quarantaine.

De l‘avis de tous, les conditions d’hygiènes sont déplorables. Les draps ne sont pas changés depuis des semaines, pas de serviettes, pas de savons ; le nécessaire manque et les cris de protestation ne font pas bouger les lignes.

A ce jour 73 cas sont confirmés au Covid 19 ; dont 46 actifs, 24 guéris et 3 décès.

Fabbi Kouassi

 

 

Togo, Covid 19 : Cafouillage dans la prise en charge des personnes rentrées de voyages.

 

Togolais réjouissez-vous, le bonheur est enfin là !

Il va être 20h. Je n’aime pas trop regarder la télévision nationale, elle m’ennuie. Mais avec le confinement, mes habitudes ont changé. Je tourne donc le bouton de mon poste, le jingle qui annonce le journal passe, passe et passe. Les premières images apparaissent et qu’est-ce que je vois ? Je n’en crois pas mes yeux ! Le président Faure Gnassingbé debout devant les caméras. A ses côtés, il y a le candidat du Saint-Esprit Agbéyomé, l’opposant le plus charismatique Jean-Pierre Fabre et un vieil homme en soutane, portant une calotte sur la tête ; c’est bien Monseigneur Kpodzro. Ah, il y a Nathaniel Olympio aussi, le monsieur très catégorique du Parti des Togolais. C’est à n’y rien comprendre. Pêle-mêle, je vois également madame Adjamagbo, Agboyibo, Apévon, Gerry Taama et d’autres leaders politiques.

Faure prend la parole, salue les Togolaises et Togolais. Il entame un long discours sur la crise du coronavirus. Il explique comment nous pouvons vaincre la maladie en restant à la maison, en nous lavant plusieurs fois les mains, en ne se serrant plus, en portant un cache-nez, en restant à au moins un mètre de l’autre, etc. Le journal télévisé est long, mais très intéressant. Les autres hommes politiques prennent aussi tour à tour la parole et chacun dit quelques mots sur ce que nous devons faire pour éviter de propager le Covid-19. Je n’en crois pas mes oreilles !

Dès que le journal est fini, je sors en courant pour demander à mes voisins, si quelqu’un aussi a vu ce que je viens de voir, mais je ne trouve personne dehors ! Je m’aventure plus loin, il n’y a pas un seul oiseau. Tout le monde respecte le couvre-feu. Oui mais pourquoi je ne vois même pas les sôdja ? Le couvre-feu serait-il bien suivi à ce point ? Ne trouvant pas de réponse à ces questions, je n’ai d’autre choix que de rentrer chez moi et essayer de dormir, malgré ma grande émotion.

Il est 6h du matin, le jour s’est levé, et moi aussi. Je sors de la maison. Dans la rue, je vois que tout le monde porte un cache-nez. Mes voisins se tiennent tous à 3 mètres les uns des autres. Personne ne veut me serrer la main et tous éternuent dans le creux du coude. Ils sont devenus fous ou quoi ? Je vais dans le quartier voisin pour comparer. C’est la même scène qui m’accueille. C’est incroyable. Surréaliste ! Depuis quand le Togolais est si respectueux des consignes ?

Je cours jusqu’à Bè pour aller chez une dame qui a toujours refusé de faire ce que le gouvernement dit, juste parce qu’elle n’aime pas Faure. Je suis très surpris, car même elle a mis un masque et me prie de me tenir à deux mètres d’elle. Pour la pousser à parler, je lui dis quelques mots sur le président. Elle me répond en souriant que le jeune n’est pas si mal que cela, même s’il est en train de faire des mandats qu’il ne devrait faire en aucun cas. Est-ce possible ? On dirait que le Togo a subitement changé. Les gens sont solidaires des autorités et les autorités sont solidaires des gens. En ce moment précis, j’ai pensé à l’épidémie de coronavirus et je ne peux pas me retenir de crier à tue-tête : « WOW, nous sommes sauvéééééés !!! Avec cette discipline et cette cohésion, la maladie est vaincue chez nous !!! ».

Mais mes os craquent et une grande douleur traverse mon corps. Qu’est-ce qu’il y a ? Seigneur, je viens de tomber de mon lit! Nonnnnn !!! Tout cela n’était qu’un rêve ? Faure n’a pas rassemblé ses opposants autour de lui ? Les opposants ne se sont pas rassemblés autour de Faure ? Le coronavirus qui veut nous décimer n’a-t-il pas été assez grand ou assez fort pour pousser les acteurs politiques à s’unir et sauver nos vies ? Je me relève et me frotte les yeux. Mes idées deviennent plus claires et je me rends compte que l’arrestation d’Agbéyomé est toujours d’actualité, le frère de Nathaniel Olympio, Alberto Olympio est toujours recherché par le procureur, l’immense opposant Fabre Jean-Pierre est toujours crédité d’un maigre 4% invraisemblable à l’élection présidentielle…

Rien n’a changé, je n’ai fait que rêver. Je n’ai fait que rêver, mais Dieu merci de m’avoir au moins permis de rêver… un si beau rêve.

Gérard

Article issu du partenariat entre iciLome et le journal SIKA'A

 

 

Togolais réjouissez-vous, le bonheur est enfin là !

 

Charles Lieber n’a pas créé le coronavirus

Depuis quelques semaines, une information faisant état de l’interpellation de Charles Lieber (chercheur américain), le prétendu concepteur du COVID-19, agitait la toile. Selon Togocheck, il s’agit d’une fausse information. L’homme a, en réalité, été arrêté pour avoir omis de divulguer aux autorités américaines qu’il avait une liaison avec la république populaire de chine.

« Voici l’homme qui a fabriqué et vendu le Virus du Corona à la Chine », pouvait-on lire sur les rseaux sociaux, avec la photo du chercheur. M. Lieber, interpellé le 28 janvier dernier, serait plutôt accusé d’avoir fait une fausse, fictive et frauduleuse déclaration, à en croire le département américain de la Justice.

En effet, le chimiste était impliqué dans un programme intitulé « Thousand Talents », par le biais duquel, il recevait des fonds du gouvernement chinois. Un programme visant des experts étrangers et des récompenses pour le vol d’informations protégées, a-t-on appris.

En plus d’être financé par la Chine, Charles Lieber bénéficiait également des fonds de l’Etat américain pour ses travaux à l’Université de Havard. L’intérêt financier n’étant pas divulgué par ce dernier, l’a rendu coupable d’un crime contre sa nation.

Pour ce qui est de la conception du coronavirus, ce n’est nullement pas le cas. Le chercheur américain dirigeait plutôt un centre de recherche spécialisé en nanotechnologie. Ce dernier interpellé avec deux autres citoyens chinois, risque 5 ans de prison selon les informations.
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Vaccin contre le Covid-19/Kodjo Adédzé : « Nous ne livrerons pas nos populations comme des cobayes »

Lors d’une émission en début du mois d’avril sur la chaîne française LCI, deux médecins chercheurs évoquaient l’idée de tester un vaccin contre le coronavirus sur les Africains. Cette sortie des deux médecins chercheurs a indigné plus d’un. Et certains Togolais, connaissant bien le pouvoir de Lomé, vont jusqu’à demander si le gouvernement de Faure Gnassingbé accepterait qu’un tel test soit effectué sur les Togolais.

Mais intervenant ce matin sur les ondes de la radio Victoire Fm, le ministre en charge du Commerce, Kodjo Adédzé rassure. Il note que le gouvernement togolais ne permettra jamais que ses citoyens soient des cobayes.

« Le pays est un pays souverain. On est indépendant. Il y a certaines choses qui ne passent mêmes pas à l’esprit. Nous avons toujours des relations avec nos partenaires, notamment le FMI. Il n’y a jamais eu en notre connaissance, en tout cas, en tant que membre du gouvernement, de lien entre les appuis du fonds et un quelconque projet de vaccin. Il n’y a jamais eu.

Sur cette question, je voudrais qu’on fasse confiance au gouvernement, qu’on fasse confiance à nos médecins qui travaillent en collaboration avec le gouvernement. Nous ne livrerons pas nos populations comme des cobayes, ça ne se fera pas », a souligné le ministre.

Notons qu’à ce jour, 73 cas confirmés de Covid-19 ont été enregistrés au Togo sur 1877 patients dépistés. Sur ces 73 cas, 46 cas sont actifs, 24 cas guéris et 3 décès.

Godfrey A.

 

 

Charles Lieber n’a pas créé le coronavirus

 

Carte d'électeur pour bénéficier de "NOVISSI" : Le Parti des Togolais dénonce une "instrumentalisation" de la crise sanitaire

Le gouvernement a lancé le Programme universel de solidarité dénommé "NOVISSI" pour soulager ceux qui sont touchés par les mesures prises pour arrêter la propagation de Covid-19 dans le pays. Mais seule la carte d'électeur est exigée pour bénéficier de ce programme. Ce qui est inadmissible, selon le Parti des Togolais.

COMMUNIQUE DE PRESSE N°04/2020-005

Le Parti des Togolais suit avec attention la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement togolais et note avec intérêt les dispositions qu’il prend à cet effet.

Le Parti des Togolais constate avec inquiétude que le gouvernement prend des décisions précipitées qui souffrent d’impact parcellaire et d’instrumentalisation politique.

Dans l’ambiance déjà anxiogène créée par la crise sanitaire, le gouvernement provoque davantage la confusion en prenant un décret instaurant des dispositions pour les annuler dès le lendemain pratiquement. Force est de constater que le gouvernement semble faire preuve d’un manque de planification, de rigueur et de méthodologie dans la manière de prendre en main la problématique de cette crise.

D’autre part, le gouvernement met en place un programme de transferts monétaires pour accompagner les personnes et les familles tout au long de l'État d'urgence sanitaire. S’il est vrai que l’initiative en elle-même peut revêtir un intérêt pour une partie de la population souffrant à longueur d’année de l’extrême pauvreté, il est très regrettable de lui noter de grandes limites :

• Le Parti des Togolais proteste vigoureusement contre l’instauration de la carte d’électeur comme unique document d’identification exigible pour bénéficier des transferts monétaires. Cela ressemble à une instrumentalisation de la crise sanitaire à des fins de rétorsion politique. Le cas échéant, cela est abject et n’est pas digne d’un gouvernement qui est supposé se préoccuper avant tout de la protection et de la santé des citoyens. La suite serait-elle que le gouvernement refuse l’accès aux hôpitaux à des patients ne disposant pas de carte d’électeur ? Le Parti des Togolais appelle le gouvernement à ne considérer que l’âge, par exemple sur la base de l’une des pièces suivantes, carte d’identité, passeport, permis de conduire, carte d’électeur et la situation économique des Togolaises et des Togolais.

• Par ailleurs, non seulement le niveau de l’allocation est bien insuffisant au regard des pertes subies mensuellement par la population, mais la définition du profil des bénéficiaires par le terme « travailleur » est d’une imprécision inquiétante quant au risque de rejet arbitraire des dossiers.

• Enfin, il faut noter que plusieurs prétendants à ce transfert monétaire n’arrivent pas à accéder à la plate-forme d’inscription, malgré de nombreuses tentatives. Le Parti des Togolais demande au gouvernement togolais d’accroître les capacités techniques de la plate-forme afin de rendre l’accès plus fluide aux soumissionnaires.

Au-delà des mesures générales, le gouvernement doit prendre en compte des spécificités directement liées aux mesures prises dans le cadre de la lutte contre la pandémie. C’est le cas de tous les acteurs économiques opérant la nuit et qui n’ont plus de revenu du fait du couvre-feu. Le forfait général alloué est très loin de couvrir leurs besoins basiques.

Dans son communiqué de presse N°04/2020-004 du 2 avril dernier, le Parti des Togolais invitait le gouvernement à sortir impérativement de l'à-peu-près et à aller bien au-delà dans son dispositif de protection et d'accompagnement économique en faveur des citoyens et des entreprises.

Depuis déjà trois semaines, tous les étudiants et élèves du pays sont confinés chez eux sans aucun programme d'accompagnement et de suivi pour la continuité pédagogique. Jusqu'à ce jour, aucune mesure pour les élèves des classes à examen (BAC II, BAC I, BEPC, CEPD) n'a fait l'objet d'annonce par les autorités en charge de l'enseignement scolaire et universitaire. N’est-il pas au minimum envisageable que des supports de révision soient mis à disposition dans les établissements scolaires afin que les parents les récupèrent pour leurs enfants ? Ne pourrait-on pas parallèlement rendre ces supports de révision accessibles via Internet et les réseaux sociaux pour ceux qui y ont accès ?

Ce communiqué soulignait également que des dispositions claires devaient être prises afin d’éviter l’exercice inutile de violence physiques et psychologiques sur les citoyens par les agents des forces de sécurité et de défense, dans l'éventualité des cas de non-respect du couvre-feu. La violence excessive et inutile n’a effectivement pas manqué dès le premier jour de la mise en place du couvre-feu.

Le Parti des Togolais exhorte une fois de plus le gouvernement à faire respecter les droits de l’homme et la dignité des citoyens togolais. Il est temps de sortir des solutions basées uniquement sur la répression. Il rappelle qu’il est de la responsabilité de l’Etat togolais de prendre en charge les frais de traitement qui découlent des exactions des forces de sécurité et de défense. Le Parti des Togolais adresse sa compassion aux blessés.

Dans la sous-région et au-delà, des gouvernements ont associé à la recherche de solutions, des acteurs de la société civile, des universitaires, des scientifiques, des leaders de partis politiques et des leaders d’opinion, afin que toutes les forces vives de la Nation bâtissent en commun la riposte contre ce fléau. Le gouvernement togolais peut-il en faire l’économie sans perdre en efficacité ?

Le Parti des Togolais réitère sa gratitude à l'ensemble du corps médical et aux personnels d'entretien des centres de santé pour leur dévouement incontestable et rappelle qu'il est du devoir de l'État de leur assurer la protection nécessaire par des équipements appropriés. Certes, des équipements commencent à arriver, mais il reste encore beaucoup à faire.

Le Parti des Togolais rappelle la nécessité pour chaque Togolaise et chaque Togolais de demeurer le maillon qui casse la chaine de propagation du virus et à continuer d’observer les consignes en vigueur, notamment :

• se laver les mains au savon et à l’eau claire ;
• tousser dans le creux du coude ou en utilisant des mouchoirs jetables ;
• éviter de se serrer les mains et de faire des embrassades ;
• éviter les regroupements et les déplacements.

Il est temps ! Gamesu

Fait à Lomé le 9 Avril 2020

Gnimdéwa Atakpama

Délégué National aux Affaires Intérieures

 

 

Carte d'électeur pour bénéficier de "NOVISSI" : Le Parti des Togolais dénonce une "instrumentalisation" de la crise sanitaire

 

« Élection » Présidentielle De 2020 Au Togo : Ce que nous aurions dû Faire !

« Quand on refuse on dit non ! » Ahmadou Kourouma

« Pour sortir de la domination, il faut détruire le système de domination lui – même » Frantz Fanon

Certes, la pandémie mondiale actuelle de coronavirus est en train, ces jours – ci, d’éclipser l’effet dévastateur de l’ « élection » présidentielle du 22 février 2020 au Togo. Cependant, il m’apparaît nécessaire que nous revenions – nous tous qui appelons, de nos vœux les plus ardents, le changement et l’alternance tant attendus par la Terre de nos Aïeux le Togo – sur cette soi – disant « élection ». Je dis bien (!!!) nous tous : authentiques combattants togolais de la liberté… Car la Vie ne s’arrêtera point avec ladite pandémie.

Oui ! À partir de l’instant où nous rejetons catégoriquement (!!!) le système politique ethno – militaro – clanique plus que cinquantenaire (!!!) des Gnassingbé, et à une époque où les mandats présidentiels pléthoriques, sans fin, ne sont plus guère de mise, [Référence : la récente rencontre d’anciens Chefs d’État africains à Niamey (Niger)], ce que nous aurions dû faire, à mon humble (!!!) avis, c’est de refuser sans appel (!!!) un quatrième mandat de Faure Essozimna Gnassingbé. En refusant énergiquement (!!!) et définitivement (!!!) la quatrième candidature elle –même du roitelet.

Par quelle voie ?! S’il est vrai que la souveraineté politique n’appartient qu’au Peuple, alors un peuple qui refuse un système politique qu’il a décrié et vomi se doit de se soulever globalement (!!!), simultanément (!!!), radicalement (!!!) jusqu’à s’en débarrasser !!! Et ce, quel que soit (!!!) le prix que sa Révolte lui coûterait…

Oui ! Notre truculent compatriote Georges Togoata Apédo – Amah a raison de dire qu’ « On ne supprime pas une dictature militaire avec des bulletins de vote ».

Peuple togolais ! Le père – fondateur de la fameuse (!) JUVENTO [J = Justice. U = Union. V = Vigilance. E = Education. N = Nationalisme. T = Ténacité. O = Optimisme], notre illustre feu aîné Otto Reginald Hector Mensan Aithson n’avait nullement de cesse de nous enseigner qu’aucun peuple asservi ne se libère sans une certaine dose incontournable de sacrifices…

Donc (!), Encore une fois (!), Du Courage !!!

Lomé, le 05 avril 2020

Godwin Tété

 

 

« Élection » Présidentielle De 2020 Au Togo : Ce que nous aurions dû Faire !

 

Covid-19, Togo : C’est grave, Monsieur le ministre !

Une boîte de gants (100 paires), cent (100) masques chirurgicaux, treize (13) surblouses, quelques flacons de gel hydroalcoolique pour lutter contre le COVID-19. C’est la composition des matériels de protection du personnel soignant du CHR Atakpamé et du CHP Kpalimé arrivés cette semaine.

Cas suspects en quarantaine, médecins inquiets, matériels de protection insuffisants…Malgré la situation, les hôpitaux publics du pays se débrouillent pour tenir la dragée haute à la pandémie. Depuis l’apparition du nouveau coronavirus en terre togolaise, le personnel soignant est à l’avant-garde.

Partout sur le territoire, les Togolais ont salué et accueilli favorablement les mesures exceptionnelles de riposte à la crise prises par le chef de l’Etat dans son discours à la Nation le 1er avril dernier. « (…) Nous ne lésinerons sur aucun moyen. (…) Le gouvernement a pris par ailleurs toutes les dispositions pour doter les personnels soignants qui sont au front de matériel de protection, afin d’éviter qu’ils soient contaminés. (…) Je comprends qu’il y ait eu des moments de doute et de frustration au début de cette crise. Mais je voudrais les rassurer que toutes les dispositions sont prises pour les accompagner dans leur délicate mission », a déclaré le président Faure Gnassingbé.

En dépit des efforts qui sont consentis au plus haut niveau pour soulager les personnels soignants, grande est la déception au Centre Hospitalier Régional d’Atakpamé et au Centre Hospitalier Préfectoral de Kpalimé à la réception des matériels de protection.

Selon les informations recoupées et vérifiées à différents niveaux par la rédaction de Togo Bulletin, et comme le prouve la photo, le CHR Atakpamé a reçu comme matériels de protection du personnel soignant 25 flacons de gel hydroalcoolique de 500 ml, 1 boîte de gants (100 paires), trois (03) thermomètres électriques pour la prise de température, cent (100) masques et 13 surblouses (ce qu’il convient d’appeler Equipements de protection individuelle, sauf que là encore, ils sont incomplets pour protéger le personnel soignant qui est au contact des cas suspects au quotidien). Il faut noter que deux cas suspects sont actuellement en observation au CHR Atakpamé.

Au Centre Hospitalier Préfectoral de Kpalimé, la direction n’a réceptionné que 150 masques, 13 flacons de gel hydroalcoolique, et 13 surblouses. A en croire des médecins, ces matériels de protection dont il leur a été demandé d’en faire bon usage, sont largement insuffisants par rapport aux réalités dans ces deux grandes structures hospitalières de la région des Plateaux.

Plus de 70 cas confirmés de coronavirus sont recensés au Togo dont 46 cas actifs, 24 cas guéris et 3 décès.

Béatrice Agbodjinou

Source : Togo Bulletin

 

 

Covid-19, Togo : C’est grave, Monsieur le ministre !

 

Malawi : 8 présumés « vampires » lynchés à mort

Au moins huit personnes soupçonnées d’avoir bu le sang de leurs victimes ont été lynchées à mort par des groupes d’autodéfense ces dernières semaines dans le nord du Malawi, a-t-on appris jeudi auprès de la police locale.
La présence de « vampires » fait l’objet de rumeurs et d’incidents réguliers dans ce pays d’Afrique australe, où les croyances traditionnelles restent très ancrées dans la population.

En 2017, neuf personnes avaient été tuées et 250 arrêtées pendant une série de violences similaires.

Cette nouvelle vague a débuté à la mi-mars 2020. « Depuis que les premières rumeurs ont couru, des gens ont commencé à rendre leur justice et à arrêter toutes les personnes qu’ils jugeaient suspectes », a expliqué à l’AFP le porte-parole de la police de la province du nord, Peter Kalaya.

À ce jour, huit personnes ont déjà été tuées par les populations locales, a-t-il précisé. Parmi ces victimes figurent deux ressortissants du Mozambique voisin, tués lundi.

Les services de police ont arrêté un total de 117 personnes en lien avec ces affaires.

Les Nations unies ont appelé les autorités à mettre rapidement un terme à cette vague de violences.

« Ces épisodes de justice populaire se nourrissent de mythes et de désinformation qui mettent en péril l’État de droit et le respect des droits humains », a souligné dans un communiqué Maria Torres, la responsable de l’ONU pour le pays.

Le président Peter Mutharika a pour sa part accusé l’opposition d’être à l’origine de ces rumeurs de « vampires ».

« Des Malawites innocents ont brutalement été tués par la foule car soupçonnés d’être des suceurs de sang. Ces rumeurs sans fondement ont été délibérément fabriquées », a-t-il dénoncé lors d’un discours télévisé mardi soir.

« Nous savons que cela relève d’une stratégie politique visant à créer la peur et la panique pour empêcher les gens de s’inscrire sur les listes électorales », a-t-il poursuivi, « et tout ceci alors que nous menons la guerre contre le coronavirus ».

Selon le dernier bilan, huit cas de contaminations par le Covid-19, dont un mortel, ont été officiellement recensés au Malawi.

Le pays est appelé aux urnes pour élire son président en juillet prochain, après l’annulation de la réélection en mai 2019 de M. Mutharika en raison de fraudes.

Source : AFP

 

 

Malawi : 8 présumés « vampires » lynchés à mort

 

Agbéyomé, l’intouchable ?

Le député Agbéyomé Kodjo n’a pas répondu hier à sa convocation. Il a encore boudé le Service central de recherches et d’investigations criminelles (SCRIC) de la gendarmerie nationale.

Agbéyomé Kodjo est-il intouchable ? En tout cas, c’est la question qui brûle les lèvres surtout que cela fait la deuxième fois que l’homme file entre les doigts de la gendarmerie nationale. Hier jeudi, il a encore boudé la convocation de SCRIC.

Dans un message audio publié sur les réseaux sociaux, dans la nuit d’hier à aujourd’hui vendredi 10 avril 2020, l’ancien Premier ministre se montre « serein » à son domicile. Il est toujours entouré de son équipe, surtout son ange gardien, Mgr Philippe Kpodzro.

Le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) est toujours calé dans sa position. Le candidat à la présidentielle du 22 février dernier estime qu’il est le président élu. « Je ne comprends pas pourquoi cet acharnement judiciaire contre ma personne. Pourquoi on veut à tout prix nuire à un président démocratiquement élu ? », s’est-il interrogé.

L’ancien président de l’Assemblée nationale dit qu’il compte sur tous ces Togolais qui ont voté pour lui lors du dernier scrutin présidentiel. Il demande par ailleurs à toute la population de prier pour la dynamique, de prier pour lui, et surtout de prier pour Mgr Kpodzro.

« Priez pour moi, priez pour la dynamique, et surtout pour Monseigneur Kpodzro », a-t-il conclu.

Godfrey A.

 

 

Agbéyomé, l’intouchable ?

 

Agbéyomé Kodjo s'est fait représenter hier par ses avocats

Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, "président démocratiquement élu de la République togolaise", comme l'indique la dynamique Mgr Kpodzro, ne s'est pas présenté lui-même au Service central de recherches et d'investigations criminels (SCRIC) de la Gendarmerie nationale ce jeudi. Il s'est fait représenter par ses avocats. Cest ce que renseigne ce communiqué.

COMMUNIQUÉ DE LA DYNAMIQUE MGR KPODZRO

Ce jeudi saint du 09 avril 2020 qui aurait dû être une journée de prière et de recueillement au Togo a plutôt donné l'occasion d'un spectacle avilissant entretenu par le pouvoir RPT-UNIR.

Dès 8h 30 le matin, le pouvoir RPT-UNIR a fait encercler le domicile du Président Agbéyomé KODJO par des militaires qui ont déployé sur les lieux tout un arsenal de guerre (drone, char d'assaut, pick up, armes etc.).

Or, comme la première fois, le Président s'est fait représenter à la convocation de ce jour par ses avocats, compte tenu de son état de santé qui ne s'est pas amélioré.

Grâce à Dieu le pire a été évité et les forces de défense et de sécurité se sont retirées des alentours du domicile vers 14h.

La Dynamique Mgr KPODZRO tient à remercier les populations togolaises pour leur mobilisation sur l'ensemble du territoire. Elle leur réitère son appel à garder la mobilisation et à rester vigilantes.

Fait à Lomé le 09 avril 2020
La Dynamique Mgr KPODZRO

 

 

Agbéyomé Kodjo s'est fait représenter hier par ses avocats

 

Gestion de la crise sanitaire : Les propositions du Pasteur Bavon au gouvernement

Devant la propagation de la maladie virale, coronavirus, il est clair que le Togo court vers une crise socioéconomique. Sentant le mal venir, le Pasteur Johannes Bavon, Secrétaire général du Front des architectes pour la République (FAR) fait des propositions au gouvernement, pour mettre le pays et le peuple à l'abris de ce phénomène.

LETTRE OUVERTE



Au
Gouvernement de la République Togolaise

Objet : proposition de mesures contre un chaos socioéconomique latent


Excellences,

Compte tenu de la crise sanitaire mondiale qui expose notre pays le Togo soit à une contamination générale soit à une crise économique pouvant engendrer un chaos socioéconomique, le mouvement Front des Architectes de la République (FAR) vient par la présente vous exposer des propositions de mesures visant à maîtriser la situation et ainsi, protéger la nation toute entière contre le coronavirus. Nous estimons que les mesures actuelles prises par le gouvernement pourront difficilement permettre à la fois de limiter la propagation du Covid-19 au sein de la population et d'éviter les ravages de la faim sur les couches les plus vulnérables de ladite population.

Signalons d’abord que la sensibilisation de la population sur les précautions sanitaires reste assez faible. Ensuite les mesures de couvre-feu entraînent la paupérisation des opérateurs économiques dont les activités ne peuvent être entreprises qu'à la nuit tombée, sans pour autant freiner la propagation du Covid-19.

Enfin, il est indéniable que le budget mis en place par le gouvernement étant très limité, il ne pourra pas couvrir les besoins de la population vulnérable pendant la période de confinement qui s'annonce. Bien au contraire, le mode de répartition de l'aide publique aux populations vulnérables ainsi que les critères d'éligibilité risquent de conduire à une grogne populaire voire une désobéissance civile. Tout soulèvement ou manifestation de masse serait alors indéniablement un terreau favorable à une contamination générale, tant des manifestants que des forces de l'ordre envoyées pour disperser les foules en colère.

Dans le souci, sans parti pris politique, de garantir la survie de notre peuple, le FAR se permet de vous présenter ici des suggestions de mesures à prendre afin d'éviter le péril qui pointe à l'horizon.

1- Mesures de précautions sanitaires

- Maintenir l’interdiction des regroupements de masse (lieux de cultes, boites de nuit, bars, concerts, etc.) jusqu’à nouvel ordre

- Encourager et promouvoir la fabrication locale des cache-nez

- Doter les personnels soignants des équipements de protection adéquats (combinaisons, masques, gants, désinfectants, etc.)

- Port obligatoire de cache-nez par toute personne en circulation hors de sa résidence sous peine de sanctions pécuniaires (à l'exclusion de toute atteinte physique aux personnes)

- Port obligatoire de cache-nez et de gants pour les forces de l’ordre en service

- Mise en place des dispositifs de lavage des mains tout le long des grandes rues (à gérer par les mairies et les comités de quartier)

- Lavage des mains obligatoire pour toute personne désirant accéder à tout bâtiment relevant de l'administration publique ou d'une entreprise privée

- Mise en place des mêmes dispositifs de lavage des mains à toutes les frontières officielles et officieuses du territoire togolais permettant un déplacement protégé des citoyens vivants de l’autre côté de la frontière

- Prise en charge des personnes sans-abris circulant dans les villes

2- Mesures de soins médicaux aux personnes contaminées

- Faire livrer des repas aux personnels soignants affectés aux soins des malades du Covid-19

- Confinement dans des conditions non discriminatoires de toute personne testée positive au covid-19

- Traitement des personnes contaminées par les moyens pharmaceutiques et phytothérapeutiques disponibles

- Réduire la durée de la mesure de couvre-feu à deux (2) semaines tout en mettant à profit ce délai pour désinfecter les villes


3- Précautions contre une crise alimentaire

- Permettre la libre circulation des personnes, dans le respect des mesures de protection, pendant au moins un (1) mois permettant aux uns et aux autres de s’approvisionner avant tout confinement éventuel

- Ouvrir uniquement les lieux publics d’approvisionnement alimentaire et les services publics et privés indispensables

- Sensibiliser la population sur la nécessité de s'approvisionner en vue d'un confinement éventuel

- Définir la durée probable d'un éventuel confinement général de la population

- Recensement par les comités de quartier des personnes les plus vulnérables (vieillards seuls, handicapés, enfants de rue)

4- Précautions en cas de confinement réel

- Gratuité de l’eau et de l’électricité pour toute la population

- Distribution hebdomadaire de vivres aux personnes vulnérables pré-recensées

- Réduction de 50% des frais de communication téléphonique et d'accès à Internet

- Sensibiliser la population sur la nécessité d'un élan général de solidarité et d'entraide entre voisins pour surmonter ensemble la difficile période à laquelle le pays se trouve confronté


Nous croyons que ces mesures pourront, d’une part, permettre au gouvernement de gérer au mieux le budget dédié à la riposte contre le Covid-19 et d’autre part, à la population de supporter sans psychose, les contraintes et sacrifices imposés par la crise sanitaire.

Dans la certitude que l’une ou l’autre de ces mesures proposées profitera aussi bien au gouvernement qu’au peuple, nous vous prions de recevoir nos salutations les plus distinguées.


Fait à Lomé le 09 avril 2020

Le Secrétaire Général

Johannes Bavon

 

 

Gestion de la crise sanitaire : Les propositions du Pasteur Bavon au gouvernement

 

Faure Gnassingbé l’imposteur contre Agbéyomé Kodjo l’élu du peuple

«…Et quand vous vous opposez, les invitant à un combat d´idées, ils disent: Appelons-le et donnons-lui quelque chose de ce que nous mangeons; certainement qu´il a faim. Quand vous refusez, ils cherchent à vous faire peur. Et quand vous résistez, ils cherchent à vous éliminer. Voilà le jeu démocratique au Togo » Salifou Tikpi Atchadam

Service Central des Recherches et d’Investigations Criminelles (SCRIC) de la Gendarmerie nationale. Une dénomination pompeuse qui n´est qu´une coquille vide ou plutôt un centre renfermant des cachots de torture pour tout Togolais ou Togolaise qui a la malchance de ressembler à un opposant au régime de dictature des Gnassingbé. Voilà le lieu où Agbéyomé Kodjo fut convoqué comme un vulgaire bandit. La première fois, il ne s´est pas rendu à ce rendez-vous plus que bizarre; bizarre parce qu´il ne comprend pas que lui, l´élu du peuple, soit convoqué pour s´expliquer sur des sujets qu´on lui reprocherait. Au lieu de préparer leur départ du pouvoir, Faure Gnassingbé et ses complices cherchent à faire peur. Des avocats furent envoyés pour représenter celui qui n´est plus un citoyen ordinaire, mais le nouveau Président démocratiquement élu de la République togolaise.

Deuxième convocation pour aujourd´hui jeudi, 09 avril 2020. Naturellement le Président élu ne peut pas se rabaisser ainsi devant ceux qui ont toujours perdu les élections présidentielles au Togo, et surtout celles du 22 février où leur champion fut battu à plate couture. Mais pour rester dans la légalité, il se fait représenter par des avocats. Mais bien avant l´heure du rendez-vous Faure Gnassingbé fait envoyer toute une armada militaire chez lui pour d´abord terroriser le voisinage, et faire peur au Président Agbéyomé et au prélat Monseigneur Kpodzro; car il a oublié que les deux personnalités, assurées de la justesse de la cause pour laquelle elles se battent, respirent la sérénité. Cherche-t-il à faire arrêter l´élu du peuple pour continuer à règner sur le Togo par la force? En tout cas ce n´est pas la première fois que des éléments des forces de l´ordre et de défense se déploient devant le domicile de Dr Messan Agbéyomé Kodjo. Mais cette fois-ci ils étaient arrivés avec de gros engins de guerre.

Tout ce déploiement, tous ces soldats ou policiers, tout ce carburant pour les gros engins militaires, c´est beaucoup d´argent du contribuable togolais qui s´en va inutilement, parce que tout simplement il y a quelqu´un à la présidence de la République qui se croit le Dieu du Togo, qui se croit assis sur un héritage familial et qui est prêt à marcher sur beaucoup de cadavres de ses concitoyens pour monarchiser notre pays. Serait-il d´ailleurs à son premier essai? Non. hélas! Qui a oublié 2005? Que c´est stupide de chercher à compliquer ce qui ne l´est pas. À côté chez nos voisins, l´alternance est entrée dans les habitudes et les anciens présidents dans ces pays-là font la fierté de leurs peuples. Pourquoi pas au Togo? Le fait que des barons soient envoyés par Faure Gnassingbé chez Agbéyomé Kodjo pour négocier ou pour le corrompre prouve à suffisance qu´ils savent pertinemment qu´ils ont largement perdu les élections du 22 février 2020. Mais c´est une grande insulte à l´intelligence du Togolais, si malgré leur impopularité, ils ne pensent qu ´à corrompre par l´argent pour ne pas devoir quitter le pouvoir.

La foule de Togolais et de Togolaises qui ont pris d´assaut les alentours du domicile du Président élu ont réussi faire déguerpir ce lourd déploiement militaire. Ces Togolais ont montré que Agbéyomé n´est pas seul, et que les populations ne laisseront plus ce régime continuer à compter sur la force pour forcer la main au droit. Faure Gnassingbé doit comprendre qu´il serait plus sage pour lui d´organiser tranquillement une passation de pouvoir au Président élu.

Décidément, cette fois-ci les éternels voleurs d´élections au Togo ont trouvé garçons!

Samari Tchadjobo
Allemagne

 

 

Faure Gnassingbé l’imposteur contre Agbéyomé Kodjo l’élu du peuple

 

Domicile d’Agbéyomé Kodjo encerclé, les jeunes barricadent la voie

Agbéyomé Kodjo est convoqué ce matin au Service Central des Recherches et d’Investigations Criminelles (SCRIC) de la Gendarmerie nationale. Mais la dynamique Mgr Kpodzro dénonce un acharnement contre le « président démocratiquement élu » et renvoie le régime à s’occuper de la pandémie.

Ce matin, des hommes en uniforme, lourdement armés, ont encerclé le domicile du président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD). Vont-ils l’emmener de force ? Difficile de le dire pour le moment. Mais les mouvements qui se font autour du domicile de Dr Kodjo semblent l’affirmer.

Plusieurs camions militaires, 4 jeeps, un auto-mitrailleur, un hélicoptère qui se promène dans le ciel au-dessus du quartier où réside Agbéyomé Kodjo, voilà donc le dispositif en place actuellement.

Face à cela, les jeunes ne veulent pas se laisser faire. Déjà, certains parmi eux ont commencé par bloquer des voies dans le quartier et brûlé les pneus.

Nous y reviendrons.

 

 

Domicile d’Agbéyomé Kodjo encerclé, les jeunes barricadent la voie

 

Le CHR Lomé-Commune ou la politique de courte vue d’un système semi-séculaire à bout de souffle

Le Centre hospitalier régional Lomé-Commune est le centre d’accueil par excellence par ce temps de coronavirus qui roule les mécaniques au Togo. Non content de sévir dans les autres pays du globe, ce virus à couronne continue de se propager en terre togolaise.

Prises au dépourvu, les autorités togolaises, elles, ont été bien obligées de se rabattre sur cette clinique construite dans les années 1920, mais qui est délaissée au fil du temps par les mêmes autorités. Aujourd’hui, elles jettent leurs dernières forces dans la bataille qui les oppose à cette pandémie, en dotant du mieux qu’elles peuvent un établissement sanitaire qui n’est jusqu’ici que l’ombre de lui-même. Résultat d’une gouvernance chaotique sur fond de mépris populaire.

Inconséquence politique

Depuis l’arrivée du coronavirus au Togo, le gouvernement est à pied d’œuvre pour faire traiter ce mal dans ledit centre. Jusque-là, personne n’aurait miser un kopeck sur ce centre laissé pour compte, mais il a fallu l’irruption de cette maladie dont les puissants en sont encore à chercher par quel bout le prendre, pour faire sortir les dirigeants de leur hibernation quant à l’équipement du centre hôte.

La triste réalité est que le centre qui a accueilli ses premiers patients avait tout d’un taudis : zéro dispositif de sécurité à l’entrée du bâtiment, aucune désinfection avant installation des malades, pas d’eau, l’état des toilettes et douches sont à vomir, des chambres, non climatisées, rares visites du personnel soignant, pas de glucomètre, pas de radio… S’il faut égrener les tares de ce centre rattaché en 1963 au Centre hospitalier universitaire de Tokoin (CHU-Tokoin), devenant ainsi son annexe, nous n’en finirions pas. Une levée de boucliers a suffi pour que les autorités commencent enfin à se grouiller. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir bénéficié d’un cadre digne de ce nom dans le temps, car pour être à la fois accueillant et confortable, le centre hospitalier régional de Lomé-Commune l’est. Avant que les choses n’empirassent, ses missions consistaient en l’accueil et traitement des malades, l’enseignement et la recherche en science de la santé.

Avec un plateau technique d’une capacité théorique de 150 lits, il disposait de soins préventifs, curatifs et promotionnels, et des divers services y sont effectués, de la médecine générale à la chirurgie, de la pédiatrie au service de rééducation fonctionnelle, pour ne citer qu’eux. C’est dire si cette structure a été plus ou moins opérationnelle sur au moins dix années. Beaucoup estiment que des analyses s’y font normalement et le traitement est des plus souples, soulageant en fait de dépense les citoyens qui peuvent au moins s’offrir ses services. Mais de tous ces acquis, il n’est resté qu’une épave. Ce virus aura eu au moins le mérite d’étaler la mauvaise foi et la mal gouvernance de nos autorités qui ont laissé pourrir cet établissement, alors même que les patients s’y font traiter. Aujourd’hui, on assiste à la rénovation du centre, mais que faisait l’Etat durant tout ce temps lorsque l’état de l’hôpital était sens dessus dessous, et où, fait surprenant, des citoyens s’y font traiter malgré la défectuosité du centré due à l’indifférence chronique des dirigeants ? Ces derniers seraient donc des moins que rien qui ne méritent pas qu’on en prenne soin ? Cet état de chose témoigne de l’inconséquence politique, marque de fabrique des Gnassingbé qui n’entrent pas en lice avant d’avoir vu le pire.

Logés à la même enseigne

Il va sans dire que la perspective d’un voyage à l’étranger ne sera guère plus possible pour nos chers dirigeants du moment qu’aucun voyage n’est plus permis. Pour un bobo, nos dirigeants n’hésitaient pas à se mettre à bord d’un avion pour aller se faire traiter à l’étranger, et encore aux frais du contribuable. Et pendant qu’ils s’adonnent à cette vadrouille malodorante, les hôpitaux souffrent d’un manque criard de matériel adéquat, corollaire de mort gratuite des pauvres citoyens qui paient le lourd tribut. Aujourd’hui, les donnes ont changé, et on se demande, à Dieu ne plaise, ce qu’il en serait si jamais les membres du gouvernement eux-mêmes sont atteints d’un mal grave. N’ayant rien fait en amont, où iront-ils se faire soigner, si ce n’est au pays qu’ils ont eux-mêmes si bien snobé ? Beaucoup se sont vantés de ne jamais se soigner au pays.

Ironie du sort, ils seront obligés de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Dire que citoyens et dirigeants sont tous logés à la même enseigne est plus qu’une évidence. Et tel Claude Frollo suspendu sur l’abîme (Notre-Dama de Paris, Victor Hugo), les voilà qui se cramponnent à ce qui reste d’hôpital dans un pays où le système sanitaire n’a de santé que la coquille. C’est fort pitoyable que les autorités aient laissé les choses en arriver là. On ne peut trouver pire gouvernance en ce vingt-et-unième siècle

Source : Le Correcteur

 

 

Le CHR Lomé-Commune ou la politique de courte vue d’un système semi-séculaire à bout de souffle

 

Togo : Faure, des mots loin des maux. Le silence d’un discours…

Très attendu par l’opinion nationale et après de multiples appels dans ce sens, le président de la République Togolaise, Faure Gnassingbé a enfin parlé aux populations togolaises qui sont, faut-il le rappeler, sous une peur panique, se sentant désorientées et abandonnées par ceux qui sont censés les rassurer en cette période de crise sanitaire, la pandémie du COVOD-19. Mais de l’analyse de cette adresse à la Nation le 1er avril dernier, toute appréciation de cette sortie médiatique se résumera au « silence des mots » vu que ce discours manque crument de précisions et consistances sur des sujets qui demandent à être plus évoqués et mieux élucidés.

Après son discours à la Nation du 17 avril 2009 au cours duquel il a dénoncé une « tentative de coup d’état » impliquant son demi-frère, Kpatcha Gnassingbé, le Chef de l’Etat togolais qui ne parle en réalité que deux fois l’an (26 avril, veille de célébration de l’indépendance du Togo et 31 décembre, discours-vœu de nouvel an), s’est presque vu contraint de s’adresser ce 1er avril 2020 à son peuple qui d’ailleurs réclamait cela à cor et à cri en cette difficile période de lutte commune contre la pandémie du COVOD-19. Peut-être que ledit discours a été conçu dans une précipitation inouïe ce qui par moments, lui enlève son degré de consistances et de précisions, l’on ne saurait le dire, mais ce qui est constant, c’est que le discours du Président Faure est enfin effectif. Dès lors, l’on peut le scruter à volonté.

Ainsi, si sur la forme, il n’y a véritablement rien n’a signalé puisqu’on a tous suivi sur nos écrans un président au visage fermé dont les termes choisis du discours expriment peut-être ses sincères ressentiments face à une situation qui embarrasse tout type de régime politique sur tout l’Univers, sur le fond, l’on a au moins des choses qui méritent l’attention, mais attention, pas du fait de leur magnificence, mais de l’aspect très particulier de leur absence ou du silence des mots.

Les promesses du Président !

« La bataille pour venir à bout de la pandémie ne fait que commencer ». Cet extrait du discours peut vouloir traduire une certaine décision, un solide engagement de Mister Faure à œuvrer pour l’éradication de cette pandémie. D’ailleurs, il en a fait une promesse à la fin de son discours : « Je voudrais vous rassurer que cette bataille nous la mènerons et nous la gagnerons … ».

Dans la foulée, le président togolais a annoncé une foultitude de mesures : « Face à la pandémie, notre stratégie est d’intensifier la surveillance et les tests en laboratoire de sorte que les porteurs du virus puissent être rapidement identifiés et pris en charge de manière adéquate afin de rompre la chaîne de transmission. Pour démultiplier les dépistages, nous renforcerons le dispositif d’une part avec l’acquisition de tests rapides, et d’autre part avec des laboratoires mobiles à l’intérieur du pays. Le gouvernement a pris par ailleurs toutes les dispositions pour doter les personnels soignants qui sont au front de matériel de protection afin d’éviter qu’ils soient contaminés ». Or, pendant qu’il parlait, 04 praticiens hospitaliers ont été déjà contaminés.

Face à l’immensité de l’épreuve, le Chef de l’Etat a aussi annoncé une solidarité nationale pour aider les plus démunis, les plus faibles, les plus défavorisés. Il dit avoir instruit le Gouvernement d’étudier toutes les possibilités pouvant permettre de préserver au mieux l’activité économique des conséquences de la crise. Nous prendrons, dit-il, en relation avec les institutions de

l’Union économique et monétaire ouest africaine, des mesures pour soutenir les entreprises en particulier les PMI/PME affectées par les conséquences de la pandémie. Une attention particulière sera accordée à la situation de nos aux jeunes entrepreneurs qui viennent de lancer leurs activités, et ce, de manière courageuse.

Tout ceci est bien beau, c’est ce qu’on peut appeler les promesses du Président. Or, dans cette situation, les plus avertis sauront que les promesses du président de la République Togolaise sont des prophéties. Même si elles tardent, l’on doit toujours espérer sa réalisation. C’est une question de foi pour les croyants. Nous n’en voulons pour preuve la litanie de promesses éditée depuis son ascension à la magistrature suprême, entre autres, le Forum Présidentiel de la Jeunesse annoncé tambour battant en 2017 pour 2018, mais qui n’a jamais eu lieu ; la construction annoncée mais jamais réalisée des fermes avicoles dans la préfecture de l’Avé, à Badja notamment. Il y a cinq ans que la pose de la première pierre de ce projet a été faite en présence du Chef de l’Etat. La cerise sur le gâteau, c’est la construction de l’Hôpital Saint-Pérégrin dans de la préfecture d’Agoè. Un an après la pose de la première pierre, l’édifice peine à sortir de terre.

En conclusion, en ce qui concerne les promesses du président togolais, nul ne saurait quoi en faire en réalité. Car, la plupart des engagements de Faure Gnassingbé ne sont souvent pas honorés. C’est d’ailleurs pourquoi beaucoup ne croient plus en rien.

L’enfumage…

« Nous allons lancer dans les tout prochains jours un programme de transferts monétaires pour aider nos concitoyens qui seront les plus affectés par la crise et les mesures annoncées. Nous allons également rendre gratuits pour trois mois, l’eau et l’électricité pour les tranches sociales ».

Ces extraits du discours restent trop beaux. Beaucoup ont même applaudi le Chef de l’Etat. Plus tard, de manière plus posée, lorsqu’on leur explique les contours de ces deux mesures, dépités, ils s’adonnent à des jurons. « Le gars nous a bien eus ». C’était leur seule conclusion.

En effet, en aucun cas, le président togolais n’a annoncé que le gouvernement prendra en charge les factures d’eau et d’électricité contrairement à ce que beaucoup ont véhiculé à chaud au sein de la masse profane. Faure Gnassingbé a bel et bien précisé que la gratuité pour trois mois de l’eau et de l’électricité est juste pour les tranches sociales. En clair, cette mesure n’est qu’un effet d’annonce, point barre. La tranche sociale pour l’eau s’arrête à 10m3 et le prix du m3 à 190f, soit 1900 par compteur et pour trois mois, 5700f. Pour l’électricité, la tranche sociale est à 40kw pour 63f le kw, soit 2520 le mois, ou 7620 les trois mois. Et, explique M. Gerry Taama, il ne faut pas oublier que très peu de personnes ont des factures qui se limitent aux tranches sociales car les personnes en précarité habitent des maisons en location où les factures sont cumulées.

En résumé, cette annonce du Président n’a été qu’une pure communication, où il a tenté de faire miroiter à l’opinion un bonheur qui en réalité n’existait nulle part. Puis, par quelle alchimie ou par quelle formule de calcul mathématique, les concitoyens les plus affectés par la crise sanitaire seront-ils identifiés pour bénéficier dans les tous prochains jours un programme de transferts monétaires ? Aussi quel crédit doit-on accorder à cette annonce au moment où le Gouvernement maintient le prix du carburant à la pompe alors que le prix du baril de pétrole a considérablement chuté à l’international ? Voilà autant d’éléments qui font croire à de l’enfumage ou à un poisson d’avril encore que le discours a été tenu le 1er avril dernier.

Le silence d’un discours

De l’analyse du discours de Faure Gnassingbé, l’on ne peut qu’aujourd’hui croire à l’expression, « être ou mettre à côté de la plaque », car l’essentiel ici, est oublié. Car, l’opportunité de sa sortie médiatique devrait non seulement rassurer les populations togolaises sur les dispositions prises par le Gouvernement pour juguler les conséquences économiques de la crise sanitaire, mais aussi et surtout soulager le peuple quant aux « armes » données aux praticiens hospitaliers qui sont au front de la lutte pour gagner la bataille. Là, c’est la déception totale.

Tout au long de ce discours de 25 minutes du Président, seul un paragraphe est essentiellement consacré aux médecins : « Le gouvernement a pris par ailleurs toutes les dispositions pour doter les personnels soignants qui sont au front de matériel de protection afin d’éviter qu’ils soient contaminés. Et ceci se fera de manière continue tout au long de la bataille que nous menons ensemble contre le virus. Je voudrais ici rendre hommage aux personnels soignants pour les sacrifices et le dévouement dont ils font preuve en ces moments difficiles. Je comprends qu’il y ait eu des moments de doute et de frustration au début de cette crise. Mais je voudrais les rassurer que toutes les dispositions sont prises pour les accompagner dans leur délicate mission ». Encore des promesses du Président, n’est-ce pas ? Mais au-delà, les médecins avaient pour principale doléance, souhaiter que le centre hospitalier qui traite les patients atteints du virus, soit équipé de respirateurs artificiels, reconnus aujourd’hui dans le monde comme clés de voûte de la riposte contre la pandémie. Mais un seul mot n’a été dit par le président à ce sujet. Et c’est le ministre du commerce et non celui de la santé qui, plus tard, a déclaré sur une chaine de radio que 250 respirateurs ont été commandés et seront livrés dans les tout prochains jours. C’est une constance du Gouvernement togolais qui n’a jamais été précis sur des choses urgentes et qui toujours, remet tout dans le temps et dans l’espace, c’est-à-dire dans les tout prochains jours, or il y a urgence. C’est vrai que le Togo n’est ni la France ni les États-Unis. Mais quand les dirigeants de ces pays parlent à leur peuple, ils sont précis et concis. Dans deux semaines ou trois, on fera ci, on fera ça.

Aussi, pour inciter les médecins à se dépasser en ces temps difficiles, l’État devrait leur octroyer une prime particulière vu qu’au-delà des heures supplémentaires, ils soignent au péril de leur vie.

Sur d’autres sujets, voici ce que dit Gerry Taama : « Je regrette que le Gouvernement n’ait pas pris des mesures pour rendre plus disponibles les masques. Aujourd’hui, il est établi qu’ils sont une étape importante dans la lutte contre la pandémie. Je déplore aussi qu’on n’opte pas dès à présent sur les tests de masse. Il ne faut pas attendre de présenter les symptômes avant de se faire tester. A ce moment, vous avez déjà contaminé plusieurs personnes… je constate que la communication (téléphonie et internet) n’a pas été prise en compte. Or, plus les gens restent à la maison, plus ils communiquent. Mais les opérateurs peuvent aussi participer à l’effort de guerre en proposant des tarifs attrayant. Curieux ».

Pour renchérir, M. Binafame, cadre des FDR se pose une série de questions. Que prévoit le Chef de l’Etat pour les Togolais qui sont contraints au chômage. Je pense notamment aux milliers de personnes qui servent dans les restaurants et les bars qui ont été fermés. Que prévoit le Président Faure pour les milliers de femmes revendeuses de nourriture dans les écoles et universités et qui ont vu leurs activités génératrices de revenus brusquement arrêtées ? Rien. Concernant l’électricité, qu’est ce qui est prévu pour les millions de Togolais qui ont des compteurs prépayés (cash power)? Ici aussi, rien, déplore M. Binafame.

Pour tout conclure, certes, le Chef de l’Etat a parlé, mais il a oublié de dire. Il n’est jamais tard pour mieux faire. Faure Gnassingbé peut encore corriger le tir. Car pour l’heure, ce ne sont que des mots, rien que des mots, loin de réels maux qui agacent et assomment les Togolais dans leur quotidien rendu encore plus difficile par la crise sanitaire. Voilà tout le mal-être intérieur des populations togolaises en face d’un discours muet, un discours du silence de leur cher Président.

Sylvestre Beni

Source : La Manchette

 

 

Togo : Faure, des mots loin des maux. Le silence d’un discours…

 

La dynamique Kpodzro dénonce un acharnement du régime contre Dr Kodjo

La deuxième convocation d’Agbéyomé Kodjo, ce jeudi matin à la gendarmerie, fait grincer des dents à la dynamique Kpodzro. Hier en conférence de presse, l’Archevêque émérite de Lomé et ses collaborateurs ont dénoncé un « acharnement » du régime contre le « président démocratiquement élu ».

Le député Agbéyomé Kodjo accusé par l’Etat de troubles aggravés à l’ordre public, de diffusions de fausses nouvelles, de dénonciation calomnieuse et d’atteinte à la sûreté de l’Etat, n’est pas encore sorti de l’auberge.

Le député qui n’a plus son immunité parlementaire est actuellement dans le viseur du régime. Et ceci, pour avoir contesté les résultats définitifs de la présidentielle du 22 février dernier. L’ancien Premier ministre s’est même autoproclamé « président démocratiquement élu de la République togolaise », bien avant la proclamation provisoire et définitive des résultats dudit scrutin.

Après la convocation du 1er avril, il est de nouveau convoqué ce jeudi matin au Service Central des Recherches et d’Investigations Criminelles (SCRIC) pour être écouté. Seulement, cette nouvelle convocation n’est pas du goût de la dynamique Kpodzro.

Hier mercredi devant la presse à Lomé, l’archevêque émérite de Lomé, Mgr Kpodzro et ses collaborateurs ont dénoncé un harcèlement du régime vis-à-vis de leur champion, Dr Kodjo.

« Pourquoi une seconde convocation alors que la première fois, les avocats du président Agbéyomé Kodjo ont bien signifié au SCRIC et au Procureur de la République, preuve à l’appui, que leur client est en mauvais état de santé et ne pouvait pas se présenter personnellement. Au lieu de reprendre contact avec les avocats, si suite devrait être donnée au dossier, le SCRIC envoie une nouvelle convocation », a dénoncé la dynamique.

Mgr Kpodzro et sa dynamique s’insurgent contre cet acharnement judiciaire et conseillent au régime de s’occuper plutôt de la crise sanitaire qui secoue actuellement le pays. Ils demandent également au peuple de faire échec à ce projet machiavélique visant à éliminer l’adversaire politique.

Rappelons que Dr Kodjo devrait se présenter ce jeudi à 9h au SCRIC à Lomé.

Godfrey A.

 

 

La dynamique Kpodzro dénonce un acharnement du régime contre Dr Kodjo

 

Covid-19, Togo : État d’urgence ou l’amorce d’une Crise foudroyante

La nouvelle épidémie de coronavirus (COVID-19) continue ses ravages de par le monde. Environ un million (1 000 000) de personnes sont contaminées par le virus et l’on compte à ce jour plus de soixante et cinq mille (65 000) décès. La menace pèse de plus en plus sur les pays africains qui se doivent de prendre des mesures conséquentes pour éviter une crise sanitaire de grande envergure.

Dans l’optique de la riposte contre la pandémie, de nombreux gouvernements en Afrique ont pris des mesures drastiques et des dispositions hors du commun. Certains Etats (Nigeria, Afrique du Sud, Zimbabwe,…) ont jugé bon de mettre en œuvre une mesure de confinement obligatoire comme celle appliquée en Europe. Cette disposition est incontestablement la meilleure mesure préventive. Mais pour les analystes, le confinement absolu ne peut être appliqué en Afrique en raison du modèle économique dominant. L’économiste togolais Thomas Koumou a confié récemment que l’Afrique n’a pas les moyens de se soumettre à un confinement total. Le Président béninois Patrice Talon a été également clair sur l’impossibilité matérielle de confiner sa population.

Au Togo, de nombreuses mesures ont été prises pour limiter la propagation du virus. Les mesures récentes concernent l’instauration d’un couvre-feu et la prise de certaines dispositions pour éviter aux PME de crouler sous l’effet de la crise sanitaire. Dans le domaine du transport, l’on note également des mesures restreignant le nombre de passagers à bord des engins.

Toutefois, cette mesure comme d’autres d’ailleurs, crée plus de frustration et de mécontentement dans la population. Dans un communiqué récent, le Ministre des Infrastructures et des Transport ainsi que le Ministre de la sécurité et de la protection civile annonçaient l’interdiction formelle aux conducteurs des engins à deux roues et aux tricycles de transporter des personnes. Cette mesure, censée lutter contre la pandémie fait de nombreux togolais des chômeurs. La tension couvait dans les rangs des conducteurs de taxis moto quand la décision a été retirée in extremis.

Les taxis-moto qui pullulent çà et là à travers le pays risquent de se retrouver dans une situation critique si cette mesure était maintenue. Nourrir leur famille deviendrait alors un parcours de combattant pour ces valeureux chefs de famille qui déjà s’en sortaient difficilement.

Pis, la mesure du couvre-feu empêche de nombreuses revendeuses d’exposer leurs produits le soir venu comme d’habitude. En clair, pour une famille où le père travaille comme taxi-moto et la mère revendeuse, avec ces mesures, c’est un désastre qui s’annonce.

Il leur est alors quasi impossible de subvenir aux besoins de leurs familles. Les mesures du gouvernement togolais que certains jugent de complètement irréfléchi sont donc, selon les observateurs à revoir.

Le fond de 400 milliards de FCFA annoncé par le chef de l’Etat semble être la solution à cette crise économique qui s’annonce ; mais cela semble illusoire. Peu importe le pourcentage qui sera alloué aux ménages, il faut être dupe pour croire qu’il est possible de mettre en place un mécanisme permettant de venir en aide à tous ménages en situation précaire durant les trois mois à venir. Ceci relève de l’utopie. Surtout que dans l’entendement du togolais lambda la distribution de ces fonds se ferai dans une opération de calcul où chaque ménage ou chaque togolais ira toucher sa quote-part.

A défaut de pouvoir vaquer à leurs occupations et poursuivre leurs activités, des emplois précaires à l’origine, le peuple gémit.

Respecter les consignes annoncées par le gouvernement et mourir de faim ou poursuivre normalement ses activités au risque de contracter le virus ; le dilemme est de taille. L’étau se resserre sur le peuple.

La crise sanitaire actuelle est sans précédent et ces conséquences sont énormes.

Si en Afrique la gravité du fléau ne se ressent pas encore, la crise économique qu’il engendre a déjà ses effets. Il urge donc pour les gouvernants de mettre en œuvre un programme réaliste incluant toutes les couches sociales et surtout les plus démunis qui représentent la majorité de la population. Une telle disposition est nécessaire pour éviter la crise sanitaire et la crise économique qui l’accompagne.

Source : Independantexpress.net

 

 

Covid-19, Togo : État d’urgence ou l’amorce d’une Crise foudroyante

 

Togo : Les crisogènes veulent encore « tuer » Faure

Les jours passent et les années trépassent, mais le régime togolais n’a cure de changer ses attitudes de prédation des libertés individuelles et collectives pour la conservation du pouvoir. De 2005 à 2020, soit 15 années de surplace, il faut plutôt convenir que tout n’a été que du déjà-vu dans une cité où les metteurs en scène du déluge et de la crise sont plus que jaloux de leur rôle. Ils en savourent tellement et aiment continuellement remettre l’ouvrage sur le métier. Mais le hic, est que se faisant, ils font autant mal à eux-mêmes et à leur patron qu’au reste de la population.

Dans une précédente parution, le journal La Manchette rappelait que dans l’histoire de la gouvernance du père au fils, tout choix du Président par la voie des urnes, a toujours été source de contestations, souvent empreinte à de violences et autres violations des droits de l’homme, sans oublier des personnes exilées et des morts, (une tendance en baisse). Cependant, à la fin, qu’il soit Gnassingbé Eyadema ou Faure Gnassingbé, ils arrivent toujours à occuper le fauteuil présidentiel au travers d’une victoire huée et dénoncée par leurs adversaires. Ainsi, ils ont certes la légalité, mais se sont toujours battus pour leur légitimité, parce qu’ils ne font pas l’unanimité. Pis, la succession de certains évènements connus lors de leur gouvernance déteint toujours sur leurs mandats. « Un bien mal acquis, ne profite jamais ». L’humoriste français André Pierre Dac ne croyait pas si bien dire.

Genèse de la misère présidentielle

Dans les saintes écritures, tant qu’il est temps d’enfiler le costume des hommes de bien, l’on pourra volontiers rappeler qu’il est déconseillé à l’humanité de recourir au mal pour s’offrir une existence. « Fuyez le mal, pour ne pas participez à votre autodestruction dit-on souvent. Le Togo de 2005 en est une illustration parfaite. Ne demandez surtout pas où se trouvent Kpatcha Gnassingbé, le général Tidjani ou encore le capitaine Dontéma car, l’histoire pourra se moquer de vous. Ce que tu fais, te fais. C’est ça qui est la vérité.

En effet, dans le déroulé des faits saisissants qui tracent l’histoire politique de la nation togolaise, l’on pourra bien retenir que bien d’évènements ont toujours fait ombrage à une réelle jouissance du pouvoir pour tous ceux qui s’estiment toujours gagnants de toutes les compétitions électorales.

En 2005, Faure Gnassingbé est contesté pour usurpation d’un pouvoir qu’il a du mal à exercer tant les douloureux évènements qui ont pavoisé sa montée à la magistrature suprême lui sont à chaque fois rappelés à la moindre incartade. D’ailleurs, jusqu’aux élections législatives de 2007 qui ont marqué un temps d’accalmie après les douleurs et autres frustrations de 2005, parler de la gouvernance ou du mandat de Faure Gnassingbé revient à ne parler que des morts de 2005. Une présidence qui n’est identifiée que dans l’évocation des personnes décédées et de la prise du pouvoir à la hussarde en 2005. Quel plaisir peut en tirer un président au pouvoir si sa victoire aux élections et sa gouvernance ne peuvent être appréciées qu’en fonction du sang versé de ses concitoyens ? Car à chaque fois, le parallèle est fait entre sa victoire et les personnes disparues.

Bis repetita…

Passée la période de 2005, un autre fait politique fit longtemps ombrage à la gouvernance de Faure. Il s’agit de l’arrestation en 2009 de son demi-frère, Luc Kpatcha Gnassingbé, faiseur de roi en 2005 qui plus tard, est accusé de fomenter un coup d’état contre le même « roi » qu’il a contribué à introniser : « J’ai demandé aux officiers à l’époque de faire allégeance à mon frère le président. Ça, je le reconnais », avait-il déclaré.

Avant la présidentielle de 2010, l’arrestation du député Kpatcha, a été le sujet politique qui a marqué les dernières heures du premier quinquennat de Faure Gnassingbé. Même lors des campagnes électorales de 2010, le sujet revenait, quasiment sur toutes les lèvres.

En 2011, le procès contre Kpatcha et ses co-accusés dont le tout-puissant général Tidjani condamnés jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle avec déchéance civique et confiscation générale des biens, a tellement eu d’impacts négatifs sur la gouvernance de M. Faure. Mais l’ancrage même de la division au sein du régime a été scellé dans la rocambolesque affaire de montre Rolex orchestrée par un émirati Abass Yousef. Une histoire qui coûta la déchéance de Pascal Bodjona, le numéro 2 du régime.

D’une simple affaire de droits communs, ce dossier est devenu une affaire politique, une affaire d’État, Pascal Bodjona et un autre ponte du régime, Agba Bertin firent la prison. Un dossier qui a rajouté une couche noire sur la présidence de Faure qui n’existait qu’à travers le rappel de ces évènements.

En 2013, avant que Pascal Bodjona ne connaisse sa seconde incarcération en 2014, des incendies de grande ampleur ont ravagé les deux grands marchés de Lomé et de Kara. Des jours plus tard, une trentaine de personnes, dont des opposants au régime, Agbéyomé Kodjo, Gérard Adja, etc. ont été inculpés et écroués. Étienne Yakanou, président d’une section locale de l’ANC, est même décédé lors de sa détention. L’opposition, quant à elle, se défendait en citant des membres du régime comme étant les principaux pyromanes.

C’est dans cette ambiance assez surchauffée que s’est organisée la présidentielle de 2015. Un scrutin qui, tout comme les précédents, a souffert de transparence et de crédibilité d’après plusieurs Togolais. Mais comme en 2007, la relative accalmie observée en 2015 n’a été que de courte durée plus que 2 années plus tard, soit en 2017, la surprise révolte populaire impulsée par Tikpi Atchadam, le président du PNP a failli emporter le régime. Le pouvoir de Faure Gnassingbé a sérieusement vacillé faisant une de ses peurs à tous les barons de la dynastie. Du semblant de dialogue politique en 2018 au cafouillage lors des élections législatives et des locales en 2019, il a fallu attendre la présidentielle de 2020 avant que le régime ne retrouve ses sensations d’antan : « Un coup K-O » dira-ton. Mais depuis la proclamation des résultats définitifs des élections présidentielles de 2020, ce qu’il convient aujourd’hui d’appeler « l’affaire Agbeyomé Kodjo»risque de faire à nouveau ombrage à la gouvernance du Président Faure.

En effet, vu l’évolution de la situation politique actuelle, il ne serait pas du tout exagéré de considérer que tous les mandats de Faure Gnassingbé risquent d’être sous tutelle des faits qui enlèvent au président de la République, une réelle jouissance de son quinquennat en tant que celui à qui, le peuple togolais aurait confié la mission d’agir en son nom. 2005, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2020, l’histoire risque de se répéter à cause des agitations des crisogènes qui gravitent autour du Président Faure et qui comme toujours, tuent les mandats de leur maître de par leur imprudence et surtout leurs attitudes belliqueuses.

Quel plaisir peut en tirer un Chef d’État au pouvoir si sa gouvernance doit toujours heurter des faits politiques qui lui enlèvent toute posture de rester zen ? La question demeure…

Xavier Agbeve

Source : La Manchette

 

 

Togo : Les crisogènes veulent encore « tuer » Faure

 

Covid-19 au Togo, les limites de la riposte : ILS ONT DISPARU DES RADARS !

La gestion de pandémie de Covid-19 est un impérative de l’heure pour les autorités togolaises. Des mesures annoncées çà et là par le gouvernement togolais et le Chef de l’Etat en particulier ne sont jusqu’à présent à la hauteur d’une riposte efficace de cette crise sanitaire. Cependant, il est à remarquer que la quasi-totalité des initiatives visant à enrayer cette pandémie viennent seulement du sommet de l’Etat. Force est de constater que les structures étatiques sont curieusement sombrées dans un mutisme, une inaction totale. Des structures étatiques, des ministères clés liés à la population qui avant la pandémie du siècle, vantaient leurs actions, en cette crise c’est l’heure de prouver l’efficacité des leurs différentes actions au service de la population togolaise.

C’est désormais une bataille ouverte de tous les pays du monde entier contre le Covid-19 et le Togo n’est pas du reste. De part les pays touchés par ce virus, la riposte est une affaire nationale qui engage tout citoyen mais surtout toutes les structures étatiques qui ne cessent de prendre des initiatives et mesures à l’endroit de leur population dans l’unique but de venir au secours celle-ci en cette période difficile. Mais au Togo, toutes les mesures sont concentrées au sommet de l’Etat ; les ministères qui sont directement interpellés pour voler au secours de la population touchée par les effets économiques de la gestion de cette crise sanitaire aux lourdes conséquences économiques, sont tous portés disparus. Ils ne font que se greffer à ces quelques mesures prises par le chef de l’Etat. Pourtant les ministres de tutelle n’ont jamais cessé de clamer leurs actions qu’ils jugent au profit de la population togolaise, sinon des couches les plus défavorisées.

C’est à des périodes de crise comme celle-ci que l’on jauge en réalité de la compétente de ceux qui ont en main la gestion de l’appareil d’Etat. Et sur ce coup, les autorités togolaises brillent pour le moment par des mesures rendues inefficaces par des accompagnements qui jusqu’alors ne sont pas à la hauteur des dégâts que causent cette pandémie à la population sur le plan économique.

Par exemple on semble semer dans l’opinion que l’électricité et l’eau seront gratuites durant cette période d’urgence sanitaire. Même si plusieurs pays l’ont fait, il n’en est rien de tout cela au Togo, c’est juste une partie de ces frais qui sera prise en charge par l’Etat.

Bref, aucune des mesures sociales annoncées par le Chef de l’Etat lors de son discours du 1er avril dernier n’est encore effective. Si l’on note un réel engagement à la tête du pays, des ministères clés qui doivent en réalité s’investir dans ce combat sont inexistants sur le front. Cependant le Togo est un pays disposant des structures étatiques y compris les ministères. C’est l’heure où la population a le plus besoin de ces structures.

L’un des ministères directement interpellés dans la lutte contre Covid-19 est celui de l’Action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation. Et justement c’est l’heure plus que jamais du volet social. Ce ministère dirigé par Mme Léa Tchabinandi Kolani a pour prérogative de veiller à la protection des personnes âgées, la protection et la promotion des personnes handicapées et la prise en charge des réfugiés et des personnes déplacées internes. En ces temps-ci où toutes les activités économiques sont à terre, ces personnes nécessitent une aide conséquente de la part du gouvernement. Et c’est en cela la ministre est interpellée pour montrer ses compétences ou mieux encore poser des actes concrets au bénéfice de la population en particulier les femmes, les orphelins, les vieillards, les sans-abris, bref les couches vulnérables. C’est en cela que l’on pourrait mesurer l’importance de son ministère. Mais la ministre a disparu depuis que le pays est parti en guerre contre, selon les mots du locataire de la Maison Blanche, le Virus chinois. C’est l’heure de se réveiller de son profond sommeil.

L’autre ministère qui a tant fait du bling bling il y a de cela quelques mois avant que Covid-19 ne dicte sa loi, est le ministère de l’agriculture. Avec son Ministre Koutéra Noël BATAKA, pas mal d’initiatives ont été entreprises et vantées ; TELEFOOD et tant d’autres. A l’heure actuelle de crise sanitaire avec grande répercussion sur la population, ce ministère devrait s’activer sur le terrain en coordination avec l’ANSAT pour mettre à la disposition de la population des vivres, des produits alimentaires de première nécessité.

Ailleurs cela a été fait et beaucoup de pays africains se préparent encore pour mettre gratuitement des vivres à la disposition de leurs populations. Ce n’est pas de mer à boire, le Togo peut également le faire. Et c’est à ce ministère de porter cette initiative. Paradoxe, l’ANSAT a plutôt mis sur le marché des produits à prix normal comme si de rien n’était. Le ministère dont on a clamé tant les compétentes, c’est le moment de faire ses preuves.

De l’autre côté le Ministère du développement à la base, de l’artisanat et de la jeunesse n’est non plus épargné par cette crise sanitaire. En réalité, ce ministère devrait être au chevet de la population de base. C’est lieu de jauger de l’efficacité de ses multiples programmes aux multiples dénominations présentés comme pour servir le développement à la base. Mais hélas, la réalité sur le terrain montre que ce projet est inefficace et en ces temps de crise ce ministère doit en réalité porter des projets innovants dans le but de soulager la population. Ce qui n’est pas fait. Victoire Dogbé a aussi disparu des radars avec ses fameux restaurants communautaires.

Enfin, priorité oblige, c’est le moment pour le secrétariat d’Etat auprès de la présidence de la république chargé de l’inclusion financière et du secteur informel de mettre en exécution le fameux transfert monétaire avec l’histoire de finance inclusive FNFI. A ce jour, aucun chiffre ne permet d’accompagner le secteur informel dont elle à la charge, aucun algorithme cohérent, ce qui rend très complexe la tâche d’accompagnement.

Depuis le discours du Chef d l’Etat parlant du transfert monétaire aux plus vulnérables, elle reste aussi absente sur le terrain. Cela démontre le niveau d’improvisation dans lequel les structures d’état, notamment les ministères végètent : incapables de servir quand il faut et où il faut. Assih Mazamaesso est introuvable en cette période de riposte contre la pandémie.

Comme on peut le constater, tous ces ministères sont restés sans action dans la lutte contre cette pandémie. Au moment où le peuple a le plus besoin de ces ministres, ils se sont portés disparus. C’est le silence radio. Cet état de fait prête le flanc à ceux qui pensent que ces ministres ne sont pas aussi compétents comme on le clame souvent.

Source : independantexpress.net

 

 

Covid-19 au Togo, les limites de la riposte : ILS ONT DISPARU DES RADARS !

 

Covid-19 : Le confinement est-il possible au Togo

Selon le Groupe D’Etude Pluridisciplinaire (GEPD), le confinement total est impossible à réaliser au Togo pour deux raisons : le niveau et le mode de vie des populations, et les coûts de ce confinement total.

Télécharger / Lire plus de détail (PDF) : A Propos de Confinement

GEPD

 

 

Covid-19 : Le confinement est-il possible au Togo

Lettre ouverte à mes semblables journalistes,

A l’annonce du décès de mon confrère et ami Dominique Aliziou, j’ai été saisi par la tristesse et la peur. Mais ce soir, je me sens de nouveau assez fort pour m’assoir à table et écrire ces quelques mots qui me tiennent tant à cœur.

Ces lignes, je les adresse uniquement à mes confrères et consœurs journalistes, même si je sais très bien qu’elles peuvent aller au-delà de ce cercle de privilégiés. Mais tant pis, ou tant mieux!

La mort de Dominique a suscité de nombreuses réactions. Quelques unes ont particulièrement retenu mon attention. Celle de Jean-Paul Agboh, ancien président du Conseil National des Patrons de Presse CONAPP, celle de l’actuel président du CONAPP Arimiyao Tchagnao, celle du confrère Fabrice Pétchézi et enfin celle du confrère Eugène Bamazé, directeur de Radio Carré Jeune.

Jean-Paul Agboh a merveilleusement décrit comment le défunt a été bien pris en charge, entouré de six professeurs, des médecins. C’est formidable ! Mais pouvait-il en être autrement ? Il me semble qu’il serait quand même étonnant qu’une nouvelle épidémie inconnue soit en train de s’installer dans notre pays et que le gratin du corps médical ne s’empresse pas d’aller voir un des premiers malades, d’ailleurs le tout premier mort. Les conditions dans lesquelles notre confrère a quitté ce monde n’ont donc pas été extraordinaires ou exceptionnellement bonnes.

Arimiyao Tchagnao a fait un long et brillant hommage pour le défunt sur Radio Carré Jeune. Connaissant bien l’humanité de mon ami Tchagnao, il ne fait pour moi aucun doute qu’il a été choqué par la disparition de Dominique. Mais dans cet hommage posthume, quelle est la part de passion et quelle est la part de vérité et d’objectivité ? Dire que Dominique Aliziou restera dans les mémoires comme ayant été un grand journaliste, est-ce vrai ? Je ne le crois personnellement pas. Il faut appeler un chat un chat et avouer que notre confrère avait souvent des propos provocateurs, fâchants et parfois même violents. Il était l’exemple de ce que nous les journalistes togolais, nous sommes souvent aujourd’hui, c’est-à-dire des gens pour qui aucun mot n’est trop gros ou trop blessant pour être dit.

Nous sommes tous des Dominique. Ce qui nous différencie parfois, c’est juste que nous sommes dans des camps différents. Nous sommes dans des camps différents, mais nous sommes tous des soldats positionnés dans des tranchées et nous tirons pour abattre. Au lieu d’être des bâtisseurs de la société, nous sommes de redoutables combattants, en guerre contre nos propres frères togolais ; et tous les coups sont permis. Trop incompétents ou trop cupides pour construire la nation, nous préférons participer à l’œuvre de division. Elle est plus facile!

Vous conviendrez avec moi que si un journaliste de TV5 Monde ou de France 24 ou de France 2 meurt, on ne trouvera pas sur les réseaux sociaux ces mots d’insultes, de dénigrements et de manque de respect que les gens ont envers Dominique. Un journaliste n’est pas un homme politique, et c’est pourquoi il ne saurait avoir des partisans et des détracteurs. Si Dominique en a, c’est qu’il était sorti de son cadre d’homme de média pour chasser sur le terrain politique.

Mon cher ami et président Tchagnao, tu as beau trouver des mots élogieux pour parler de feu Dominique, cela ne change rien à la réalité : il y a certes des gens qui l’aiment, mais il y a aussi beaucoup de gens qui le haïssent. Et ne me dis pas que la vie est ainsi faite, puisque tu sais très bien de quoi je parle dans le cas Aliziou.

Ce serait vraiment dommage si les remous et les propos scandaleux qu’a suscité la mort de cet homme ne nous poussent pas à poser clairement et sincèrement les bonnes questions sur le rôle que devrait être le nôtre dans la société.

Les Togolais sont analphabètes à un fort pourcentage. Mais analphabètes ne veut pas dire bêtes. Ils savent très bien qu’au lieu d’être des éclaireurs, des repères, des porteurs de lumière, nous journalistes, nous les mélangeons, nous leur mentons, nous les tournons en bourrique, nous manipulons la vérité pour servir des maîtres qui veulent conserver le pouvoir ou veulent arriver au pouvoir. Et cela les fâche. Ils pensent pour la plupart que nous faisons du gangstérisme, pas du journalisme. Rendre hommage à un journaliste togolais aujourd’hui, c’est presque un délit.

Mon cher confrère Tchagnao, tu l’as dit et c’est vrai : toutes les disputes s’arrêtent à la mort. Mais quel message sommes-nous en train d’envoyer à nos jeunes frères en formation dans les écoles de journalisme et ailleurs quand nous nous qualifions de «grands journalistes», alors que nous ne sommes trop souvent que des mercenaires armés de mensonges et de mots vénéneux qui rendent malades nos concitoyens ?

Non, je ne critique aucunement notre ami Dominique qui n’est ni meilleur, ni pire que nous. Il n’est que le reflet de la presse togolaise. Je nous critique, je me critique. Je m’en veux de participer à diviser ce pays auquel je dois tout. Je m’en veux de participer à transformer le Togo en barrique de poudre pour les générations à venir et peut-être même, avec un peu de malchance, en barrique de poudre pour moi-même.

Fabrice Pétchézi mon cher, tu m’as impressionné par le choix du texte d’Alfred de Vigny, La mort du loup. Ce poème m’a transporté à plusieurs années plus tôt, me rappelant mes profs de philo et de français au lycée de Tokoin. Kouévidjin, Katabali, Dogbo, madame Agbétiafan et d’autres. Merci. « Gémir, pleurer, prier est également lâche…Fais énergiquement ta longue et lourde tâche dans la voie où le sort a voulu t’appeler, puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler ».

Fabrice, je ne sais pas si tu donnes à cette poésie le même sens que je lui donne, mais j’ose te dire que ce n’est pas le sort qui nous a mis sur la voie où nous les journalistes, nous sommes. Nous travestissons la réalité, nous mystifions ceux qui n’ont pas la chance d’avoir les outils et les capacités d’analyse que notre métier nous donne. Est-ce cela, la voie où le sort nous a appelés? Non, c’est plutôt la voie où nous avons appelé le sort, un sort qui risque d’être funeste pour le pays si nous ne changeons pas. C’est une voie sans issue que nous avons délibérément choisie et nous pouvons en ressortir.

Eugène Bamazé, tu as posé la grande question: ‘‘Et nous, dans quelles conditions partirons-nous un jour?’’. Mon frère, peut-on dire que Dominique est parti dans des conditions particulières ? Non ! On souffre et on meurt ; ça a toujours été comme cela pour tous, même quand on parle parfois de mort douce. Nous sommes des vivants, et donc des mortels. Les conditions de notre départ, je pense que nous devrions nous en moquer et être plutôt très préoccupés par nos œuvres ici bas. C’est vrai que nous mourrons tous, mais si nous partons en sachant que nous avons œuvré à laisser en héritage à nos enfants un monde plus vivable, je crois que nous partirions en héros et non en salauds.

Cher confrère Eugène, si j’ai pris mon temps pour écrire, ce n’est pas parce que je m’ennuie dans le confinement. C’est que la mort de Dominique et surtout la réaction de nos concitoyens me bouleversent. Je ne me pose pas la question comme toi. Je ne me demande pas tellement comment je partirai, mais je me demande surtout: «Que diront les gens de moi quand je serai parti ? En tant que journaliste, quelle influence ont et auront mes actes sur mes enfants qui sont aussi tes enfants et sur tes enfants qui sont aussi mes enfants, tous fils d’un même Togo, notre patrie ? S’il se fait qu’il y ait un compte à rendre à Dieu pour notre passage sur terre, serai-je admis parmi ceux qui ont ajouté à l’humanité ?».

Si la crise du coronavirus et le décès de notre confrère et ami ne changent rien au rôle que nous jouons dans notre cher pays, ce serait vraiment dommage!

Je me rappelle, il y a plusieurs années. Ma très vieille Nissan Primeira était tombée en panne, après une émission où Eric Gato nous a reçus, Dominique et moi, sur Radio Fréquence 1.

Malgré qu’on se fût ce jour-là proprement mangé le nez au cours du débat, je revois Dominique en train de pousser ma bagnole et essayer de m’aider à la réparer, à plus de 30 degrés sous le soleil. Sacré Aliziou !

En priant que nous survivions tous au Covid19, je nous souhaite une bonne santé. Que la providence divine éloigne de nous les pots-de-vin, les bakchichs et tous les sacs de riz de 50kg. Qu’elle nous apporte beaucoup d’amour pour la patrie et nos concitoyens.

Confraternellement,

Gérard Weissan du journal SIKA’A, le 6 avril 2020.

 

 

Lettre ouverte à mes semblables journalistes,

 

Covid-19 : Ce que pense l'Union africaine des consommateurs

La pandémie de coronavirus est une grande menace pour le monde entier. Elle l'est plus pour les pays africains dont le système de santé est fragile, ce qui aura inévitablement des impacts sur leur économie. L'Union africaine des consommateurs (UAC), consciente de la situation, fait des propositions à l'endroit des gouvernements des Etats africains et les consommateurs dans ces pays.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’UNION AFRICAINE DES CONSOMMATEURS (UAC) FACE À LA PANDÉMIE DU COVID-19 :
• APPEL AUX GOUVERNEMENTS ET AUX SPÉCIALISTES SANITAIRES AFRICAINS
• PRISES DE POSITION ET ENGAGEMENTS

Le monde entier est secoué depuis déjà plus de 4 mois par une maladie mortelle et contagieuse dénommée le Covid-19. Les conséquences sanitaires, économiques, financières, sociales, politiques et stratégiques sont énormes pour le monde entier en général et pour le continent africain en particulier. Comparativement aux autres consommateurs d’autres régions, les consommateurs de notre continent, font déjà face à des multiples défis et obstacles. Il s’agit notamment de la déliquescence des systèmes de santé, de la faiblesse du pouvoir d’achat des populations, de la prédominance du secteur informel dans la chaine économique et du chômage. Il faut aussi noter l'absence des services sociaux de base tels que l’accès à l’eau potable, à la santé, à la protection sociale, à l’habitat décent, à l’'électricité et aux services et produits de télécommunications.

Depuis le début de cette crise sanitaire qui constitue pour le monde entier et, particulièrement pour nos pays, déjà fragiles, un risque accru de crise socio-économique, nos organisations de consommateurs membres n’ont cessé d’attirer l’attention des gouvernements et de leur suggérer des pistes de solutions pour barrer la route au Covid19.

L’Union Africaine des Consommateurs (UAC) félicite les gouvernements africains qui ont pris d’importantes mesures courageuses de prévention et de riposte contre cette pandémie. Elle félicite et encourage d’avantage les praticiens de la santé de tout le continent qui face à cette pandémie malgré l’absence des équipements et moyens nécessaires.

Au vu du grand chemin qui reste encore à parcourir avant de pouvoir venir à bout du covid-19 dans nos pays et consciente de la fragilité de nos économies, des infrastructures sanitaires et du niveau de la gravité des conséquences socio-économiques sur les économies africaines en général et sur les consommateurs en particulier, l’Union Africaine des Consommateurs (UAC) exprime d’une part (i) ses vives préoccupations par rapport à cette menace qui pèse sur la santé et des conditions de vie des citoyens consommateurs africains et d’autre part, (ii) son indignation par rapport aux manœuvres par des firmes pharmaceutiques et autres groupes de recherches pour utiliser les africains comme des cobayes scientifiques dans leurs projets d’expérimentation d’un éventuel vaccin contre le Covid-19.

Face à cette situation très préoccupante, l’UAC lance un appel citoyen aux dirigeants africains, aux chercheurs africains, à la société civile africaine et aux Consommateurs pour une forte mobilisation afin de protéger l’Afrique des conséquences dévastatrices de cette pandémie et une lutte contre les manœuvres de « cobayisation » des africains.

A cet effet, l’UAC leur adresse des recommandations ci-après :

A l’intention des gouvernements :

-d’intensifier les mesures de sensibilisation et d’éducation des populations des villes jusqu’aux hameaux les plus reculés de nos pays sur la pandémie et des moyens de prévention;

-d'équiper les centres de traitement des malades du covid-19 et des hôpitaux en matériels efficaces de protection contre la maladie et accompagner des praticiens de santé qui sont fortement exposés à la contamination ;

-de subventionner les prix des produits de première nécessité par un allègement fiscal ou tout autre mécanisme approprié et octroyer des aides alimentaires et de détergents ou aides financières aux catégories de la population les plus démunies et de veiller à l’effectivité de ces mesures ;

-de subventionner des produits de prévention tels que le savon, les gels désinfectants et les masques au profit des tous les citoyens sans distinction aucune et rendre son usage obligatoire;

-d’alléger les conditions d’accès et de jouissance des services sociaux tels que l’électricité et l’eau, les télécommunications notamment la data qui demeure cher en Afrique ;

-de prendre toutes les mesures préventives et efficaces pour que les pays du continent ne soient utilisés par les firmes pharmaceutiques et autres groupes de recherche comme des champs d’expérimentation de vaccins contre le Covid-19 avec pour cobayes scientifiques les consommateurs africains ;

-d’engager parallèlement un processus de refonte des plans nationaux de développement pour tenir compte des enjeux nouveaux du développement après le Covid-19 notamment les plans nationaux de développement sanitaire (PNDS) ;

-d’impliquer fortement les associations des consommateurs dans les actions de protection des consommateurs. A l’intention des chercheurs africains et des acteurs de la Société civile : de refuser toute forme de collaboration non éthique qui vise à faire des africains les cobayes des champs d’expérimentation par des cyniques firmes pharmaceutiques ;

-de dénoncer toute proposition de partenariat qui sera faite par les firmes pharmaceutiques et autres groupes de recherche à cet effet. A l’intention des banques centrales :

-d’accorder des facilités aux gouvernements et aux établissements bancaires et de micro finances notamment en matière de rééchelonnement des dettes échues et de nouvelles lignes de crédit leur permettant de répondre aux besoins de l’heure ;

-d’alléger les coûts et frais d’accès et de jouissance des services financiers dans nos pays tout en veillant au bon fonctionnement des services minimum bancaires et en privilégiant les moyens de transfert ou de payement digitaux ou numériques.

A l’endroit des Consommateurs :

-l’UAC les invite aux respects des mesures de prévention et de confinement ; l’UAC les encourage à des actions de solidarités nationales aussi bien au niveau des gouvernements qu’au niveau des agents de santé ;
-l’UAC les exhorte à rester vigilants et mobilisés pour mettre en échec tout projet d’expérimentation d’un vaccin contre le Covid-19 sur le continent en utilisant les africains comme leurs cobayes.

L’UAC demande à toutes les associations des consommateurs à assurer leur rôle de veille citoyenne sur le respect des droits des consommateurs en cette de période de pandémie.

L’Union Africaine des Consommateurs (UAC) est une organisation continentale et fédératrice des associations des consommateurs d'Afrique et dont le siège est à N’Djamena au Tchad.

Fait à N’djamena, le 08 Avril 2020

Pour l’UAC,

Le Président,

Daouda Elhadj ADAM

 

 

Covid-19 : Ce que pense l'Union africaine des consommateurs

 

Covid-19, États-Unis : Près de 2000 morts en 24 heures, pire bilan journalier mondial

Washington | Près de 2000 personnes contaminées par le nouveau coronavirus sont mortes aux États-Unis au cours des dernières 24 heures, selon le comptage de l’Université Johns Hopkins mardi à 20 h 30. Il s’agit du pire bilan journalier dans le monde depuis le début de la pandémie.

Cette progression record (+1939 exactement) y porte à 12 722 le nombre total de décès recensés. La première puissance mondiale se rapproche ainsi des deux pays les plus endeuillés jusqu’ici, Italie (17 127 morts) et Espagne (13 798).

Les États-Unis comptent par ailleurs à eux seuls plus d’un quart des cas officiellement déclarés à travers le monde : 396 223 au total, soit 29 609 de plus sur une journée, selon les chiffres de Johns Hopkins, actualisés en continu.

« L’Amérique continue d’effectuer plus de tests que n’importe quel autre pays dans le monde et je pense que c’est probablement pourquoi nous avons plus de cas », a avancé mardi le président Donald Trump lors de sa conférence de presse quotidienne sur la crise, évoquant quelque 1,8 million de tests à ce jour dans le pays.

« Je sais pertinemment que certains pays très peuplés ont beaucoup plus de cas que nous, mais qu’ils ne les déclarent pas », a-t-il ajouté.

Les États-Unis relèvent depuis le milieu de la semaine dernière plus de 1000 nouveaux décès quotidiennement, malgré les mesures de confinement qui y ont été progressivement mises en place, État par État.

L’État de New York constitue le principal foyer de l’épidémie américaine, avec près de 5500 morts et 140 000 cas, principalement dans la ville de New York, capitale économique du pays, aujourd’hui quasiment à l’arrêt.

Les autorités ont prévenu la semaine passée qu’entre 100 000 et 240 000 personnes au total pourraient mourir de la COVID-19 aux États-Unis, selon les modèles et en respectant les consignes de distanciation sociale.

La pandémie a fait à travers le monde au moins 80 142 morts, dans 192 pays, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mardi vers 15 h.

Source : AFP

 

 

Covid-19, États-Unis : Près de 2000 morts en 24 heures, pire bilan journalier mondial

 

Covid-19, Cameroun : Émergence d’un marché de cache-nez en tissu-pagne…

Du fait de la rareté ayant provoqué la flambée des prix des masques faciaux contre le coronavirus au Cameroun, des acteurs de l’industrie textile ont saisi l’opportunité pour se lancer dans la fabrication de cache-nez en tissu-pagne.

C’est le cas, par exemple, d’un groupe industriel dénommé « Sycar » qui annonce qu’il a lancé depuis le 2 avril dernier une production journalière de 5 000 masques « made in Cameroon ». « Ils sont faits de coton 100% pur avec triple protection garantissant 6 heures de validité », vante l’entreprise. D’autres opérateurs, dont des tailleurs, proposent des masques en pagne à 1000 FCFA avec la possibilité de les laver et les réutiliser.

Une entreprise comme le Port autonome de Douala (PAD) recommande depuis le 3 avril de recourir aux masques en tissu. « Compte tenu de la rareté et des coûts prohibitifs à long terme des masques industriels à usage unique, qui ont par ailleurs déjà été acquis et distribués au Port autonome de Douala, il est fortement recommandé aux membres du personnel pour eux-mêmes et leurs familles, de ne pas négliger la possibilité de faire recours aux masques en tissu produits par nos artisans couturiers, qui ont l’avantage d’être réutilisables après leur désinfection », prescrit Cyrus Ngo’o, le directeur général du PAD dans un communiqué daté du 3 avril dernier.

Après avoir déclaré que les masques devraient être réservés aux soignants, aux malades et aux personnes en contact avec des personnes contaminées, le ministre de la Santé publique (Minsanté), Manaouda Malachie, conseille désormais à la population le port de cet équipement de protection dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19.

« Au stade où nous en sommes, chacun doit se protéger et protéger les autres en se couvrant la bouche et le nez en sortant de chez lui, surtout s’il doit prendre le transport en commun ou aller au marché. Sinon, l’option recommandée est de rester à la maison autant que faire se peut », affirme le Minsanté dans un message publié le 31 mars dernier sur son compte Twitter.

Pour l’heure, l’on observe sur le marché camerounais, une flambée des prix du masque industriel. De 500 FCFA l’unité, il y a quelques semaines, l’usager doit désormais débourser au moins 1500 FCFA pour l’acquisition d’un masque en pharmacie pour un usage de 3h de temps, maximum.

S.A.

Avec un T-shirt
A partir d’un mouchoir ou foulard

Source : Agence Ecofin

Fabriquez les vous-même

 

 

Covid-19, Cameroun : Émergence d’un marché de cache-nez en tissu-pagne…

 

Tedros Adhanom Ghebreyesus : « L’Afrique ne peut pas et ne sera un terrain d’essai pour aucun vaccin »

Le patron de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), lors d’une vidéo conférence lundi, a condamné « les propos racistes » de chercheurs évoquant le continent comme « un terrain d’essai » pour tester un vaccin contre le coronavirus.

L’ancien ministre de la Santé et des Affaires étrangères d’Éthiopie s’est dit « consterné » en entendant ces propos alors qu’il a appelé « à la solidarité entre les pays ».

« Ce genre de remarques racistes n’aide pas. L’Afrique ne peut pas et ne sera pas un laboratoire de test pour un quelconque vaccin », a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, dénonçant une « résurgence de mentalité coloniale ».

« C’est vraiment une honte d’entendre ça au 21è siècle, et en plus de la part de scientifiques. Tous les êtres humains seront traités comme tels dans la lutte contre le coronavirus », a-t-il indiqué.

Une vive polémique, rappelons-le, a éclaté en Afrique après des propos le 1er avril, de chercheurs français sur la chaîne LCI, au sujet des recherches menées autour du vaccin BCG contre le coronavirus.

Edem A.

 

 

Tedros Adhanom Ghebreyesus : « L’Afrique ne peut pas et ne sera un terrain d’essai pour aucun vaccin »

 

Nafissatou N’diaye, nouvelle Directrice de communication de la BAD

C’est l’institution elle-même qui a publié l’information, annonçant la nomination de Mme Nafissatou N’diaye Diouf au poste de Directrice intérimaire du département de la communication et des relations extérieures du groupe panafricain.

Celle qui a pris fonction depuis ce 1er avril est un professionnel de la communication. Sénégalaise d’origine, bilingue (anglais-français), elle cumule deux décennies d’expérience dans son domaine.

Lorsqu’elle a été nommée chef division en 2018 de la communication de la Banque africaine de développement, assure financialafrik.com, elle a « favorisé des stratégies de communication agiles, reflétant de manière cohérente la cohésion avec la vision de la Banque. Elle a constitué et dirigé une équipe de classe mondiale de rédacteurs, écrivains, spécialistes du numérique et des médias, ce qui a entraîné une augmentation exponentielle de la couverture et de la sensibilisation aux objectifs et projets stratégiques de la Banque ».

Ancienne Directrice des relations publiques pour l’Afrique francophone de ZK Advertising, entre autres, Nafissatou N’diaye Diouf n’atterrit donc pas sur une terre inconnue et à un long parcours qui lui permettra de relever les nouveaux défis que son employeur lui a fixés.

Le président de la BAD, Dr Akinwumi Adesina a dit, suite à la nomination de la diplômée de London school of journalism, compter sur elle « pour diriger le Département en ce moment critique alors que la Banque réagit à l’évolution rapide de la situation de COVID-19 et pour suivre l’excellence travail accompli à ce jour au sein du Département ».


A.H.

 

 

Nafissatou N’diaye, nouvelle Directrice de communication de la BAD

 

Le soutien de la CEDEAO à ses Etats membres face au Covid-19

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en cette période délicate de crise sanitaire, apporte son soutien aux 15 pays membres de l’institution.

Les pays de l’Afrique de l’ouest, tout comme les autres parties du continent, sont confrontés au ravage de la maladie virale. Au Togo par exemple, 58 cas sont confirmés avec 3 décès… Pour contenir la propagation de Covid-19, ils sont soutenus en équipements et matériels sanitaires par la CEDEAO.

Dans un communiqué en date de ce 6 mars et signé du président de la Commission, Jean-Claude Kassi Brou, l’institution communautaire, à travers donc son département Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), a offert à ses pays membres 30 500 kits de tests de diagnostics ; 10 000 Equipements de Protection Individuelle (EPI) (Combinaisons, Tabliers, Robes, Gants, Lunettes de protection, Chaussures) ; 740 000 comprimés de médicaments (Chloroquine et Azithromycine).

En plus de ces matériels, « des commandes ont été passées pour l’acquisition au profit des Etats membres de », notamment 240 000 kits de diagnostics ; 240 000 kits d’extraction ; 250 000 équipements de transports des échantillons viraux ; 285 100 Equipements de Protection Individuelle (EPI) ; 2 681 000 masques pour le personnel médical (Masques faciaux, Masques chirurgicaux, Masques faciaux intégraux) ; 120 respirateurs et plusieurs milliers de litres de gels hydro-alcooliques et de désinfectants.

Selon le communiqué, « L’OOAS travaille également, en étroite collaboration avec les services spécialisés des Etats membres, au déploiement de personnel et des outils de surveillance épidémiologique et de collecte de données, au renforcement des capacités des laboratoires de référence et à la formation du personnel technique ».

Par ailleurs, la CEDEAO et l’OOAS informent qu’ils mobilisent « des ressources financières tant internes qu’externes en vue d’accroitre les quantités de matériels et équipements médicaux indispensables pour prévenir, suivre et combattre cette pandémie ».

En date de ce 5 avril, la maladie virale a déjà fait 55 décès et 328 guérisons sur le continent avec au total 1739 patients sous traitement.


A.H.

 

 

Le soutien de la CEDEAO à ses Etats membres face au Covid-19

 

Lutte contre le Covid-19 : Ce que la société civile recommande au gouvernement

La société civile suit de près l'évolution de la crise sanitaire au Togo. Pour aider le gouvernement, elle fait plusieurs recommandations.

DECLARATION N°002/Cov/4-20
Appel du Groupe de Travail des Organisations de la Société Civile sur les ODD au Togo pour une gestion du Covid19 fondée sur les droits humains et les principes du PND

La maladie à coronavirus, cette affection pandémique constitue une menace pour l’économie mondiale que pour la survie de l’humanité. Partie de la Chine, elle touche au 05 Avril 2020 près de 1 051 635 dont 56 985 décès selon l’OMS.

Nombre de pays africain dont le Togo en sont malheureusement atteints. Selon le CDC (Centre africain de contrôle et de prévention des maladies, dépendant de l’Union Africaine), l’Afrique compte ce jour 8 736 cas confirmés dans 50 États de l'Union africaine et a déjà coûté la vie à 399 personnes.

Le Togo a enregistré son premier cas le 6 mars et depuis, dénombre cas 41 confirmés dont 03 décès au 05 Avril. Face à ce drame, le gouvernement a mis en place des mesures barrières pour rompre la chaine de transmission au Togo.

Le Groupe de Travail des OSC sur les ODD salue les efforts du gouvernement et félicite le Chef de l’État pour son implication personnelle dans le pilotage de la stratégie nationale.

Le Groupe de Travail exprime ses sincères condoléances aux familles éplorées ainsi qu’une affection marquée d’empathie et de compassion envers les personnes infectées mais renouvelle ses félicitations et sa gratitude tout particulièrement au personnel soignant qui fait montre d’un esprit de sacrifice extraordinaire.

Le Groupe de travail note avec appréciation les mesures récemment annoncées par le Gouvernement et après consultation de ses membres et partenaires sur le terrain vient proposer une série de mesures devant permettre de consolider les actions déjà engagées. Le Groupe de Travail exhorte donc le Gouvernement togolais à :

1. Impliquer davantage les Organisations de la Société civile dans les différents comités de gestion de la crise et dans l’identification des personnes vulnérables et ceux devant bénéficier des mesures d’accompagnement ;

2. Clarifier la gestion pratique du Fonds National de Solidarité (clé de répartition, mécanisme d’accès, durée, redevabilité) et assurer une transparence de toutes les ressources budgétaires ainsi que celles mobilisées auprès de partenaires à cet effet.

3. Élargir les mesures de gratuité de l’eau et de l’électricité à tous les ménages, aux bornes fontaines et à tout type de compteur d’électricité ;

4. Explorer les mécanismes d’équité dans la jouissance des groupes sociaux vraiment vulnérables des dispositions du gouvernement, notamment l’implication active des élus locaux et la réduction des coûts des produits alimentaires sur l’ensemble du territoire à travers, inter alia, une réduction des frais des produits pétroliers ;

5. Réduire les coûts de communication (téléphoniques et internet) tout en rendant la connexion internet gratuite à des moments de la journée et octroyer des promotions sur les branchements individuels de manière à encourager le télétravail et faciliter le temps de confinement ;

6. Rendre les masques disponibles dans les lieux dédiés mais surtout à l’entrée des marchés et ce dans tout le pays ;

7. Rendre obligatoire le port de masque avec des sanctions claires aux contrevenants et en faire la condition sine qua none pour l’entrée dans tout espace et bâtiment publics et privés;

8. Préciser le cadre légal de mise en œuvre du couvre-feu, notamment les sanctions applicables aux contrevenants de manière à proscrire les violences physiques ;

9. Ouvrir une enquête sur les cas de violences infligées aux citoyens dans le cadre du couvre-feu et assurer une prise en charge totale des blessés ;

10. Accorder un temps de communication mais aussi d’adaptation de 48 heures au moins avant l’entrée en vigueur de toute mesure nouvelle ;

11. Instituer un point de presse régulier (quotidien ou hebdomadaire) du Gouvernement notamment du Chef de l’État ou du Ministre de la Santé ;

12. Allouer un fonds spécial au corps médical et autres personnes directement impliquées dans la gestion de la pandémie au Togo et leur décerner des distinctions honorifiques avec avantages significatifs conformément aux dispositions en cours au sein de la République Togolaise ;

13. Élargir la Composition et les attributions du Comité de Riposte mis en place par le Gouvernement à d’autres compétences avérées notamment les économistes, juristes, environnementalistes, sociologues, anthropologues, Psychologues, autorités locales, et aux Représentants du secteur privé et des Organisations de la société civile.

Ce comité devra ainsi non seulement ;

- conseiller le Chef de l’État dans la gestion de la crise
- engager ou consolider le processus de recherche scientifique de produits basés sur les savoirs traditionnels et travaux de recherche déjà engagés, et
- préparer une Stratégie de sortie de Crise, de Positionnement Géopolitique et d’Orientation de la Politique de Développement Nationale pour la période PostCovid 19.

Le Groupe de Travail invite également le Gouvernement togolais à clarifier sa position au sujet d’une information qui crée la psychose au sein de la population concernant un présumé accord du gouvernement pour un test de vaccin du Covid-19 au Togo.

En plus des actions de sensibilisation, de mobilisation citoyenne pour des collectes de fonds, d’éducation et de formation de leaders locaux, de suivi des actions de développement engagées sur le terrain depuis le début de la pandémie, le Groupe de Travail entend intensifier ses actions d’éveil de conscience mais aussi de mobilisation de ressources aux fins de couvrir certains frais.

Au vu de la menace sérieuse que pose cette pandémie à l’atteinte des objectifs du PND, le Groupe de Travail soutient les efforts de communication du gouvernement et vient exhorter l’ensemble de la population à observer strictement toutes les mesures préconisées, surtout le port de masque, et en cas de position contraire à une mesure du gouvernement ou de propositions alternatives, privilégier la voie du dialogue afin de ne pas effriter le tissu social déjà très fragilisé par cette pandémie.

Une action coordonnée, concertée et participative permettra au Togo de renforcer sa résilience après la pandémie et atteindre le maximum des objectifs du PND définis pour l’année.

Fait à Lomé, le 05 Avril 2020

Le GT-OSC-ODD

 

 

Lutte contre le Covid-19 : Ce que la société civile recommande au gouvernement

 

Les grandes lignes des mesures sociales de Nana Akufo-Addo

Dans l’une de ses interventions relatives aux mesures anti-coronavirus, le président ghanéen a sorti le grand jeu, annonçant des mesures concrètes censées encourager ceux qui sont au premier rang de la lutte.

Nana Akufo-Addo a, dans un discours, décliné des mesures sociales d’accompagnement à la riposte au coronavirus. Dans les grandes lignes, on retient la distribution gratuite de vivres aux nécessiteux, la fourniture gratuite de l’eau et de l’électricité pour une durée de 3 mois, 150.000 masques distribués dans le pays chaque jour aux populations, une prime de 15.000 par jour au corps médical soignant (médecins et infirmiers), une augmentation de 50% exonérés de toutes taxes du salaire chaque mois pour le personnel.

Le chef de l’Etat ghanéen a également décidé que l’armée participe au nettoyage du pays. Les frontières resteront fermées pour encore deux semaines supplémentaires avec également le prolongement de deux semaines du confinement. Sans oublier le fait que les transports en commun continuent d’être limités.

Au Ghana, le bilan de la maladie virale est de 287 cas confirmés, 3 guérisons et 5 décès.

Pour couper la chaîne de transmission, il est recommandé de respecter les gestes barrières : se laver régulièrement les mains avec de l’eau propre et du savoir ou avec du gel hydro-alcoolique, tousser dans le creux de son bras, observer une distanciation d’au moins un mètre, ne pas se serrer les mains ni s’embrasser et se référer au corps médical en cas de doute saisir le corps médical.


A.H.

 

 

Les grandes lignes des mesures sociales de Nana Akufo-Addo

 

Togo, les contrevenants au couvre-feu : Quand Yark Damehame recommande la torture comme solution

Nous avons tous été témoins ces derniers jours des images de bastonnades sauvages sur des citoyens qui, semble-t-il, auraient traîné dehors après le début du couvre-feu. Le cas qui a le plus indigné est cette vidéo montrant ce jeune homme sévèrement blessé à l’oeil droit par suite de sauvages bastonnades dans la nuit de samedi 4 avril 2020. Comme à son habitude, et comme dans le passé, le soi-disant ministre de la sécurité Yark Damehame est monté au créneau pour faire semblant de condamner ces sauvageries de nos soi-disant forces de l´ordre et de défense. Selon ses termes, ces éléments, comme il les appelle, et qui constitueraient une minorité, ne seraient pas envoyés en ville pour violenter les populations.

On voudrait bien le croire si dans le passé les nombreuses condamnations du Sieur Yark, suivies de promesses de sanctions, avaient été couronnées par des actes. À chaque violation des droits du citoyen dont les forces de sécurité ou de défense sont coupables, c´est le même Yark qui prend toujours le devant pour essayer de justifier l´injustifiable, de défendre l´indéfendable, ou quelquefois de condamner du bout des lèvres en promettant des sanctions. Et comme le ridicule ne tue pas chez ces Messieurs, notre ministre revient toujours, bien que rien ne soit fait pour que ça cesse, pour présenter un régime propre qui n´aimerait pas le sang, jusqu´aux nouvelles sauvageries, jusqu´aux nouvelles tueries. Et c´est le même cycle infernal qui recommence avec des violations des droits de l´homme par les forces de défense ou de sécurité, avec les mêmes condamnations du bout des lèvres qui ne sont jamais suivies d´arrestations, ni moins encore de poursuites des tueurs et tortionnaires pourtant bien connus.

Yark Damehame, dans ses oeuvres fait semblant de s´en prendre aux « éléments » qui seraient les auteurs des bastonnades sauvages sur de paisibles citoyens, surtout sur le jeune homme gravement blessé à l´oeil droit, parce que tout simplement il n´aurait pas respecté les horaires du couvre-feu. Il ne serait pas d´accord que les policiers, gendarmes ou militaires s´en prennent physiquement aux contrevenants de la loi, et à la place, notre Indira Gandhi du jour recommande une autre torture, pas moins astreignante, pas moins humiliante. «…quelqu´un qui n´a pas respecté l´heure du couvre-feu, je le fais asseoir, il va nous accompagner toute la nuit. Je crois que le lendemain il ne va plus répéter…»

Mais c´est très grave! Ça s´appelle de la torture. Imaginer un ministre en Allemagne, en France ou même au Ghana, qui fait une telle proposition pour pallier aux bavures policières! Le lendemain il sera obligé de présenter sa démission sous la pression de la presse et de l´opinion. Faire une telle recommandation reviendrait à donner un chèque en blanc à nos policiers ou soldats pour faire ce qui leur passerait par la tête, et bienvenue à tous les débordements possibles. Ce comportement de Monsieur Yark prouve qu´il est au courant de toutes les formes de torture infligées aux citoyens qui ont la malchance de se retrouver dans les cachots de ses services. Oh La la, qu´ont fait les Togolais pour mériter de tels dirigeants qui n´ont que des réflexes de casernes pour prétendre conduire les hommes?

S´il est vrai que nos policiers, gendarmes et militaires n´ont pas pour mission de violenter les paibles populations, pourquoi alors les armer de chicottes, de cravaches, de cordelettes et d´autres objets de torture? Combien de temps resteront-ils encore au pouvoir, eux qui sont disqualifiés depuis longtemps pour prétendre diriger aux destinées du Togo? Le bilan sur tous les plans négatif d´un demi-siècle de règne n´est -il pas assez éloquent pour qu´ils reviennent à la raison et remettre sagement le pouvoir au vainqueur du 22 février dernier qui s´appelle Agbéyomé Kodjo? Au moins ceci leur permettrait encore de sortir par la grande porte.

Samari Tchadjobo
Allemagne

 

 

Togo, les contrevenants au couvre-feu : Quand Yark Damehame recommande la torture comme solution

 

Nouveau vaccin à expérimenter en Afrique contre le COVID-19 : Père Affognon demande des clarifications au ministre de la Santé

Doit-on accepter de se faire vacciner par expérimentation en Afrique contre le coronavirus ? La question nourrit les débats depuis plusieurs semaines et fait prendre des positions radicales à certains leaders d'opinion, surtout en Afrique. Le Père Pierre Marie Chanel Affognon, porte-parole des Forces Vives "Espérance pour le Togo" interpelle le ministre de la Santé et les communautés universitaires et demande des clarifications.

Lettre ouverte

À Monsieur le Ministre de la Santé et de l’hygiène publique
À la communauté des universitaires en Science de la Santé
Aux universitaires chercheurs en sciences humaines

Objet : Humble demande de clarification sur la vaccination des enfants au Togo et sur le prétendu nouveau vaccin à expérimenter en Afrique contre le Covid-19.

Mesdames et Messieurs,

Depuis quelques années, la vaccination des enfants fait l’objet de vives critiques, tant en Occident que dans le Sud, notamment dans les pays africains.

Grâce à l’Internet et à la puissance des réseaux sociaux, d’importants flux d’informations très difficiles à discerner et à vérifier sont déversés dans les populations. La situation liée à la méfiance et à la défiance vis-à-vis de la vaccination universelle a certainement poussé le Docteur Michel de LORGERIL à publier une étude, qu’il estime indépendante des industries pharmaceutiques, des gouvernants et des lobbies, dans son ouvrage : Analyse scientifique de la toxicité des vaccins. A l'intention des familles et de leurs médecins, aux Editions Chariot d’Or en février 2019. Aussi, existe-t-il aujourd’hui un vrai mouvement anti-vaccination et certaines études incriminent également la présence d’aluminium, de mercure et d’autres substances toxiques et pathogènes dans les vaccins.

Par ailleurs, les tenants de la "gouvernance mondiale ou globale" et plusieurs organisations de type néo-malthusien semblent avoir placé sur leur agenda le contrôle absolu et la diminution de la population mondiale. En effet, cette volonté de contrôler la population, surtout africaine, fait qu’on lie le développement du continent à la mise en œuvre de la politique du « planning familial ». Je voudrais ici rappeler la réponse scientifique, de l’universitaire Jean-François KOBIANE, démographe à l’Université de Ouagadougou, Directeur de l’Institut Supérieur des Sciences des Populations (ISSP), avec le concept de « dividende démographique », aux propos humiliants du Président français, Emmanuel MACRON, qui estimait que le développement de nos pays est impossible tant qu’il y a encore sept à huit enfants par femme. Cette politique est incarnée par des institutions internationales, gouvernants et puissants lobbies qui se retrouvent tous dans l’Alliance du Vaccin (GAVI) créée en 2000 avec la Fondation Bill et Melinda Gates, l’OMS, l’UNICEF et la Banque mondiale, avec un grand soutien de l’Industrie Pharmaceutique GlaxoSmithKling (GSK). Or, il existerait, des scandales et antécédents liés à ces organisations qui poseraient des questions sérieuses sur leur agenda à l’échelle globale, surtout en ce qui concerne la croissance de la population mondiale. Aussi, un réel racisme qui veut faire des Africains des « cobayes » n’est pas à exclure.

A tort ou à raison, il est aujourd’hui question d’un vaccin à expérimenter en Afrique. Or parmi ses pays partenaires, GAVI cite le Togo dans son Plan d’investissement 2021-2025. On se rappelle également qu’au Togo, il y a peu de temps, des jeunes filles ont fait des crises après la vaccination contre le VPH. Cette situation a été considérée comme une simple hystérie collective. Or, en janvier 2013, la Cour suprême de l’Inde aurait condamné PATH (Program for Appropriate Technology in Health), qui a administré (Gardasil et Cervarix), un vaccin contre la même pathologie du VPH (virus du papillome humain) visant à prévenir le cancer du col, à des jeunes filles indiennes dont certaines en sont mortes. De même, dans la revue Immunologic Research d’août 2016, des chercheurs italiens ont signalé des cas de graves syndromes après la vaccination contre le VPH par Gardasil et Cervarix. Ces chercheurs, dont Beniamino PALMIERI de l'Université de Modena, ont confirmé des cas de « neuropathies avec dysfonction autonomique » après les vaccinations contre le VPH ainsi que des chroniques ou récurrents maux ressemblant à la fatigue chronique, la fibromyalgie ou d'autres syndromes somatiques fonctionnels.

C’est donc face à tout cela, qu’une culture de la méfiance vis-à-vis des vaccins semble prendre place au sein de nos populations. Si rien n’est fait, nous courrons deux dangers : soit le rejet de la vaccination qui va exposer nos populations à des maladies, ce qui sera un véritable problème de santé publique, soit la vaccination forcée par des vaccins effectivement dangereux pour la santé sur le moyen et long terme.

Je viens, donc très humblement, vous inviter à mettre en place, en votre qualité de ministre, d’universitaires, de praticiens et de chercheurs, une stratégie de communication sur cette situation sociétale. D’où je voudrais vous poser des questions qui mériteraient des réponses publiques à l’endroit de tous les citoyennes togolaises et citoyens togolais : La vaccination de nos enfants aujourd’hui est-elle un véritable bienfait ? Si oui, contre quelles pathologies sont-ils protégés après leur vaccination ? Avez-vous testé au niveau pays les compositions des vaccins puisque la possibilité du faux n’est pas exclue ? Y a-t-il un vaccin plus ou moins en relation avec le Covid – 19 qui doit être expérimenté sur nous les africains ? Si oui, le Togo est-il concerné ? Donnez-nous des conseils.

Des clarifications systématiques, dans une communication officielle, à mon humble avis, permettront à nos populations de ne pas rejeter la vaccination sans un bon discernement. Elles permettront également de soulager l’angoisse et la psychose actuelle sur ce fameux vaccin qui vient aggraver celles liées déjà à la présence du Covid-19 dans notre pays.

Dans l’espoir d’une suite favorable à ma requête, recevez ma sincère gratitude et mes vives félicitations, pour les efforts que vous déployez, ainsi que mes salutations les plus distinguées.

Père Pierre Marie Chanel AFFOGNON

Citoyen togolais et prêtre de Jésus Christ

 

 

Nouveau vaccin à expérimenter en Afrique contre le COVID-19 : Père Affognon demande des clarifications au ministre de la Santé

 

Togo : Les actes primaires et bruts doivent être condamnés dans notre pays

Il est du devoir de chacun de nous de condamner vigoureusement, les actes primaires et bruts dans notre pays, le Togo.

La pandémie du coronavirus est déjà une source suffisante d’angoisse et de détresse pour les peuples du monde en général et les togolais en particulier.

Nos frères d’armes, sous prétexte du couvre-feu et d’autres mesures prises par l’autorité dans le cadre de la lutte contre la pandémie, ne doivent pas en rajouter.

Les images témoignant des sévices corporels graves, aveuglément commis par les forces de défense et de sécurité sur nos concitoyens, et qui circulent sur les réseaux sociaux, sont choquantes et particulièrement révoltantes.

A la place de la force brute, il serait judicieux d’outiller ceux qui sont chargés de notre sécurité, d’instruments intellectuels de pédagogie devant servir à conscientiser les rares insoumis à la consigne du couvre-feu.

Ils ne sont pas forcément des indisciplinés au sens militaire du terme, mais très probablement, des nécessiteux qui sont contraints, par la force des choses, ou par souci de survie, de se retrouver dans la rue malgré l’impératif qui leur incombe, de la vider à partir de 20h.

Le ministre de la sécurité et de la protection civile a certainement bien fait de sortir un communiqué pour rappeler ses troupes à l’ordre, mais il doit pouvoir faire mieux en condamnant de tels actes et en faisant réellement punir leurs auteurs.

Mieux, tous les chefs corps et commandants de compagnie doivent se donner la peine d’expliquer et de réexpliquer aux troupes de la force spéciale anti-pandémie, l’objet de leur déploiement actuel dans les rues la nuit.

Ils ne sont pas à la chasse au gibier, mais ils sont précisément déployés pour le maintien de l’ordre et de la sécurité du peuple!!!

Cette expression de » maintien d’ordre et de sécurité » a un sens sacré dans une République, dans une démocratie. Ils n’ont aucun droit de la vider de son contenu sémantique noble!

Luc Abaki

(via la Nouvelle)

 

 

Togo : Les actes primaires et bruts doivent être condamnés dans notre pays

Togo : Le violeur multi-récidiviste Stephane Midodji Amoussou alias « Papson Moutité » défie la justice !

Viol collectif assorti de violences, sodomie et tournage de films pornographiques : Papson Moutité défie la justice togolaise et nargue ses victimes!

Chasser le naturel, il revient toujours au galop dit-on ! Il y a quelques mois nous sonnions l’alarme sur le danger public que représentait le nommé Amoussou Midodji Stephane plus connu sous le nom de Papson Moutité ou encore « chantre Moutité ».

Malgré tous les faits graves et avérés dont il était fautif et toutes les plaintes déposées contre lui par nombre de victimes, la justice togolaise, considérée comme le dernier rempart de tout citoyen martyr d’une injustice notoire dans une république, nonobstant tous les efforts fournis pour redorer son blason aux yeux de la population, a été incapable de dire le droit dans l’affaire Moutité. Cette impuissance de la justice togolaise à dire le droit dans plusieurs affaires a naturellement engendrée une psychose chronique et une déception exacerbée auprès des milliers de citoyens togolais qui ne savent plus vraiment, dans pareille situation, à quel saint se vouer.

Ainsi Papson Moutité, « l’intouchable », dira par la suite, selon nos informations, qu’il a pu échapper à la justice dû au fait qu’il soit l’ami personnel du chef de l’Etat. D’ailleurs, il aime dire à qui veut l’entendre qu’il est très craint par le Procureur de la République et l’ensemble de ses substituts du fait de son statut d’ami personnel du chef de l’Etat Faure Gnassingbé. si cette énième garde à vue dont il fait l’objet depuis le samedi 04 avril n’aboutit pas à un emprisonnement, ceci reviendrait à dire qu’effectivement le sieur Amoussou Midodji Stephane alias Papson Moutité serait bien au dessus de tout l’appareil judiciaire togolais et serait bien évidemment protégé par Faure Gnassingbé lui-même ou son entourage pour terroriser, escroquer, menacer son entourage et d’honnêtes citoyens puis violer, sodomiser, menacer de mort ou violenter nombre de filles comme c’est le cas dans l’affaire pour laquelle il est gardé actuellement à vue à la brigade de la gendarmerie anti gang de Djidjolé.

Dans ce dossier, nous allons dans un premier temps faire un bref rappel des faits de nos écrits à propos de ce monsieur et un résumé de la nouvelle affaire qui risque de l’envoyer en prison. Ensuite nous reviendrons, sans nos prochaines publications, avec tous les détails….

A l’image du coronavirus que tous les pays du monde entier combattent et que toutes les populations évitent en ce moment, Papson Moutité mérite d’être mis hors d’état de nuire car étant bien pire que ce virus. Tant qu’il ne répondra pas de ses actes, il ira toujours de perversion en perversion et ne s’arrêtera point.

Bref rappel

Beaucoup de filles avec qui Papson entretenait des relations soit amicales soit amoureuses ont été plusieurs victimes de ses agissements indignes. Papson Moutité est passé maître du chantage et de la bestialité sexuelle. Après avoir menacé ses amies ou ses copines à qui il intime souvent l’ordre de lui envoyer des photos et vidéos d’elles nues de peur de subir les représailles d’un certain colonel Assouma qui serait, selon ses dires, mis à sa disposition par le chef de l’Etat. Elles font l’objet de chantage et sont obligées d’assouvir à tous ces fantasmes sexuels. Les plus récalcitrantes, à défaut d’être copieusement bastonnées par ses hommes de mains voient les photos et vidéos d’elles nues publiées sur les réseaux sociaux par le chantre Moutité.

Hormis ces comportements qui bien évidemment posent un problème de droit commun, il passe son temps à escroquer d’honnêtes citoyens. On se rappelle sans doute du pactole qu’il a extorqué en Europe pour soit disant offrir des présents aux personnalités respectables de ce pays que sont Gilbert Bawara, Victoire Dogbé, Atcha Dedji, Ingrid Awadé et aussi Kovi Adanbounou. Sans compter toutes ces personnes qui sont quotidiennement escroquées par le sieur Moutité, au nom du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé.

Viol collectif assorti de violences, sodomie et tournage de films pornographiques

Cette nouvelle affaire pour laquelle il est gardé à vue depuis le samedi 04 avril ne fait que mettre confirmer nos écrits et mettre encore une fois à nue, la nature du sieur Moutité. Selon plusieurs sources concordantes fondées sur les déclarations de ses victimes, Papson, par des canaux dont lui seul a le secret, recrute des filles, majoritairement des étudiantes, pour dit-il travailler dans son « ONG ». Une fois recrutées, elles sont transformées en esclaves sexuels par ce dernier. Elles sont violées ou sodomisées parfois collectivement et le tout bien filmé tel un tournage d’un film pornographique. Un peu comme à l’image de son ami Donald Sodji dont la vidéo a défrayé la chronique, par le passé. Les plus récalcitrantes sont séquestrées et âprement violentées par lui et ses hommes de main. « Ils nous disent que lui, il va nous couper la tête, couper la tête de nos parents. Personne ne lui fera rien car il est l’ami personnel du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé donc très craint par tout le monde, ministres, Dg officiers supérieurs, juges etc… », déclare une victime. Une de ses martyrs, après plusieurs viols dont elle a fait l’objet par Papson aurait, selon nos informations, rendue l’âme, faute de moyens pour les soins.

Compte tenue de la gravité des faits sur lesquels nous allons y revenir dans nos prochaines publications, en détails, il passera devant le juge le lundi 7 avril et pourrait être déféré à la prison civile de Lomé.

Il urge véritablement que la justice, cette fois-ci fasse son travail afin que le sieur Amoussou Midodji Stephane et ses hommes de mains répondent de leurs actes. C’est un défi de taille que le chef de l’Etat, le ministre de la justice, le Procureur de la République doivent ensemble relever pour le bonheur de plusieurs familles meurtries par Papson et ses sbires. Le peuple vous regarde et vous gagnerez en nous donnant, pour une fois, des raisons de croire en notre justice et en nos institutions de la république…

A suivre

Source : Miabé Togo Actu

 

 

Togo : Le violeur multi-récidiviste Stephane Midodji Amoussou alias « Papson Moutité » défie la justice !

 

COVID-19 : Quand une note diplomatique française Prédit la Chute de Certains États Africains

(Agence Ecofin) – Le coronavirus continue de faire des ravages à travers le monde. Avec environ 6 000 cas le continent africain reste pour l’instant relativement épargné. Mais de l’avis de certains experts, l’impact à venir de la pandémie en Afrique pourrait être catastrophique au point d’entraîner l’effondrement de plusieurs Etats du continent.

Dans une note diplomatique du Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS),intitulée « L’effet pangolin : la tempête qui vient en Afrique ? », obtenue par l’Agence Ecofin, le ministère français des Affaires étrangères prédit un effet quasi-apocalyptique du COVID-19 sur les Etats africains. D’après le think tank du gouvernement, « vu d’Afrique, le Covid-19 se présente sous la forme d’un chronogramme politique qui va amplifier les facteurs de crise des sociétés et des Etats ».

Des Etats défaillants

Selon le rapport, la pandémie du nouveau coronavirus sera « la crise de trop qui déstabilise durablement, voire qui mette à bas des régimes fragiles (Sahel) ou en bout de course (Afrique centrale) ». Pour le CAPS, « le taux de médicalisation […] est quasi-nul et les systèmes de santé nationaux peuvent être considérés comme saturés d’office ».

Ainsi, le COVID-19 devrait révéler « l’incapacité » des Etats africains à protéger leurs populations. La crise sanitaire qui vient avec la maladie entraînera, selon la note, une crise politique qui pourrait être déclenchée par un nombre trop élevé de décès, ou encore l’infection d’un « dirigeant âgé ». Dans ce cas de figure, les Etats les plus exposés à une déstabilisation seraient ceux du Sahel et de l’Afrique centrale, caractérisés par des « politiques publiques défaillantes » au contraire d’autres pays aux « institutions plus solides » tels que le Rwanda ou le Sénégal.

Le CAPS indique également que la fragilisation de l’autorité des Etats ciblés par l’étude, se manifestera également dans les rapports de force qui se déclencheront pour la maîtrise de l’information. « Le discrédit qui frappe les paroles institutionnelles va en outre s’amplifier. L’information se recompose déjà par le bas, en marge des informations publiques via les réseaux sociaux. Le poids des réseaux sociaux va considérablement peser, a fortiori avec le confinement qui va couper littéralement les sociétés des institutions publiques » indique le document.

Un énorme impact socio-économique

« En Afrique de l’Ouest, les mesures de confinement saperont l’équilibre fragile de l’informel, économie de survie quotidienne essentielle au maintien du contrat social. En Afrique centrale, le choc pourrait précipiter la crise finale de la rente pétrolière au Cameroun, au Gabon et au Congo-Brazzaville là aussi au cœur des équilibres sociaux » indique le Quai d’Orsay.

Dans un scénario quasi-hollywoodien, l’institution indique également que les besoins essentiels liés à la crise sanitaire devraient faire apparaître des phénomènes de panique urbaine dans les villes africaines. « La question de la sélection ne portera pas sur les personnes à sauver médicalement (faute de capacités d’accueil), mais sur les besoins de première nécessité : quel quartier ravitailler ? quelles autorités locales crédibles peuvent être les relais d’organisation de la distribution ? quels produits de première nécessité fournir dans une phase attendue de pénurie ? » indique le CAPS. Cette situation devrait entraîner des hausses de la délinquance, rendant encore plus fragile l’autorité de l’Etat.

De nouveaux interlocuteurs pour la France

Au vu de la catastrophe politique, économique et sanitaire prédite, le CAPS propose que la France se tourne vers de nouveaux interlocuteurs avec qui coordonner les « efforts de gestion de la crise en Afrique ». Quatre catégories d’acteurs ont à cet effet été identifiées. Il s’agit des autorités religieuses, dont certaines « pourraient vouloir défier l’ordre public pour imposer le leur dans ce moment de faiblesse de l’Etat » ; les diasporas, qui ont « un devoir d’information civique » ; des artistes populaires qui sont « des autorités morales crédibles et façonnent les opinions publiques » ; et enfin les « entrepreneurs économiques et les businessmen néo-libéraux ».

« Anticiper le discrédit des autorités politiques signifie accompagner en urgence l’émergence d’autres formes d’autorités africaines crédibles pour s’adresser aux peuples afin d’affronter les responsabilités de la crise politique qui va naître du choc provoqué par le Covid-19 en Afrique » indiquent les experts du CAPS, visiblement convaincus que la nouvelle pandémie entraînera une véritable révolution politique dans les pays africains.

Analyse froide ou présomption d’incapacité ?

A la lecture de la note, il ressort que le scénario dressé par les experts du Quai d’Orsay ne laisse aucune place à l’optimisme quant à la capacité des Etats du Sahel et d’Afrique centrale à faire face à la crise. L’analyse remet même profondément en cause le sens de responsabilité des dirigeants africains : « L’immanquable détournement de biens publics (à commencer par des masques) et de l’aide sanitaire internationale à venir (déjà dénoncée sous le terme « Covidbusiness ») peut facilement cristalliser l’ultime perte de crédit des dirigeants » affirme le document. Cet avis s’inscrit dans la logique de plusieurs précédents rapports, qui dressent un tableau complètement sombre des systèmes de gouvernance et des politiques publiques africains.

Pourtant, s’il est vrai que de nombreux pays africains sont considérés comme fragiles, sont-ils aussi démunis face à la nouvelle crise ?

Contrairement aux continents européen, américain ou asiatique qui enregistrent des centaines de milliers de cas et de décès, l’Afrique est encore très peu affectée par la pandémie. En plus d’avoir très tôt pris des mesures de restriction pour freiner la propagation du virus, la très forte population de jeunes que comptent les pays africains pourrait favoriser un taux de décès moins important que les autres continents.

Il faut également noter que, même si les données et contextes sont à chaque fois différents, ce n’est pas la première fois que les pays africains, précisément ceux du Sahel et d’Afrique centrale, font face à une épidémie de grande ampleur. Entre 2014 et 2016, les pays ouest-africains, avec l’aide de la communauté internationale, ont démontré une certaine résilience à l’épidémie d’Ebola qui a fait 11 310 morts dans la région. Plus récemment, malgré la crise sécuritaire en RDC, le pays a également réussi à maîtriser la maladie qui a fait au passage 2268 morts.

Au vu de ces éléments, l’espoir reste permis quant à une maîtrise de la pandémie du COVID-19 par les pays africains, soutenus par la communauté internationale. Même si la corruption et la mauvaise gouvernance ont souvent caractérisé de nombreux pays du continent, il convient de reconnaître que les nombreux efforts qui ont été réalisés jusque-là représentent des points positifs en ces temps de crise.

Une chose est sure, les pays dits fragiles et défaillants, selon la note du Quai d’Orsay, ont déjà acquis beaucoup d’expérience en matière de gestion des crises, qu’elles soient politiques ou sanitaires. Considérer que ces expériences peuvent représenter un atout semble pour l’heure, nettement plus judicieux que de tabler sur un scénario aussi sombre que celui dressé par les experts du CAPS.

Moutiou Adjibi Nourou

Source : Agence Ecofin

 

 

COVID-19 : Quand une note diplomatique française Prédit la Chute de Certains États Africains

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