NEWS


 

Agenda: 

 

 

 

Aktuelle Infos und Veranstaltungen
Seite: | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 

 

Burkina Faso : Vivant, le Capitaine Thomas Sankara aurait fêté ses 70 ans le 21 décembre dernier

Autre presse
thomas sanakara
Thomas Sankara | Infog : Imgur

Anti-impérialiste, panafricaniste mais aussi socialiste révolutionnaire et tiers -mondiste, Thomas Noel Sankara était un officier de l’armée de l’ex-Haute Volta, aujourd’hui Burkina Faso. Il devint Président de la République de ce pays sahélien à la suite des évènements de la première révolution du 4 août 1983 jusqu’à la tragique date du jeudi 15 octobre 1987 où il fut assassiné. Vivant, il aurait soufflé ses soixante-dix printemps le samedi 21 décembre 2019.

Quatre ans durant, cet officier qui assuma brièvement les responsabilités de Secrétaire d’Etat à l’information sous le régime de Saye Zerbo, et celui de premier ministre sous Jean Baptiste Ouédraogo, mena une véritable campagne politique d’émancipation nationale caractérisée notamment par le changement du nom du pays. La Haute Volta, un nom affecté au pays lors de la période coloniale sera changé en un autre de racine africaine : Burkina Faso, qui n’est autre qu’un mélange de Moré et de Dioula (Pays ou Patrie) des hommes intègres. Il y a également eu sous le magistère du bouillant officier qui n’avait pas sa langue dans la poche, d’instances activités incitant et motivant les populations à contribuer au développement national. Une âpre lutte contre la corruption et l’autonomie des femmes compte parmi les actions menées sous son régime.

Leader et icône ayant marqué son époque sur bien de tableaux notamment au Burkina, son pays natal, en Afrique, son continent d’appartenance mais aussi à travers le monde, le Capitaine Thomas Noel Isidore Sankara vit le jour le 21 décembre 1949 à Yako, une ville et aussi chef-lieu du Département de même nom et de la Province de Passoré dans la partie septentrionale du Burkina Faso.

Eveilleur des consciences, le Capitaine Thomas Sankara était aussi un héros ayant œuvré dans la défense et la protection des intérêts des peuples pour leur développement endogène, leur liberté et leur dignité.

Sémillant officier, il a été abattu lors d’un coup d’État de l’après-midi du 15 octobre 1987 à Ouagadoudou. Ce sera la fin de son régime et la montée au pouvoir de son plus que frère, Blaise Compaoré dans un processus de rectification. Ils furent quatre figures majeures à mener la révolution.

Après son assassinat, le Commandant Jean-Baptiste Boukary Lingani et Henri Zongo, un autre officier furent exécutés en septembre 1989. En désaccord avec le modèle de réforme économique enclenchée par Blaise Compaoré, ils furent accusés d’avoir comploté pour faire tomber le nouveau régime qui restera à la barre jusqu’au 31 octobre 2014, emporté par une insurrection populaire.

Proclamé modèle par la jeunesse africaine en 2006 au Forum social africain tenu à Bamako au Mali, et en 2007 au Forum social mondial de Nairobi au Kenya, le Capitaine Thomas Sankara est considéré à la fois comme un « Che Guevara » africain et une figure majeure de la scène politique africaine à l’image du Congolais Patrice Lumumba assassiné en 1961.

© Ekoué Satchivi

Source : Liberté

 

 

Burkina Faso : Vivant, le Capitaine Thomas Sankara aurait fêté ses 70 ans le 21 décembre dernier

Togo, Piraterie maritime : Un journal américain confirme l’enlèvement de 20 marins indiens au large des côtes togolaises

Autre presse
pétrolier Duke attaqué et marins indiens kidnappés cotes togolaises
Caricature : Donisen Donald / LibertÉ

Le dimanche 15 décembre 2019, 20 marins indiens ont été kidnappés au large des côtes togolaises. L’information publiée sur les réseaux sociaux n’avait pas été confirmée par les autorités togolaises qui semblent avoir opté pour le silence sur le sujet. Ci-dessous traduit, un article du journal américain Maritime Executive.

Des pirates enlèvent vingt marins indiens au large du Togo

Le pétrolier Duke, battant pavillon des Îles Marshall, a été attaqué dimanche alors qu’il a quitté le port de Luanda (Angola) à destination de Lomé, au Togo. Six pirates sont montés à bord du navire à environ 115 miles marins au Sud-Est de Lomé et ont kidnappé tous les marins sauf un, identifié comme étant un ressortissant nigérian. L’équipage restant de 20 marins indiens a été enlevé.

Selon les analystes de Dryad Maritime (une société spécialisée dans les opérations maritimes basée au Royaume-Uni, Ndlr), la méthodologie spécifique utilisée n’est pas clairement définie, mais étant donné que l’incident s’est produit à une distance importante des côtes, il est possible que les pirates aient eu recours à un navire-mère pour les aider dans les opérations.

L’incident est le plus grand kidnapping enregistré en Afrique de l’Ouest cette année, et il suit l’enlèvement de 19 ressortissants indiens de la Nave Constellation, le 4 décembre. Le navire a été arraisonné et quatre membres du personnel ont été enlevés, dont trois ont récemment été libérés et le quatrième est mort de maladie en captivité.

Cela porte à 10 le nombre d’incidents de sécurité maritime et est le 4ème incident d’enlèvement dans les eaux du Togo en 2019. Cependant, Dryad Maritime note qu’il ne s’agit pas du plus grand enlèvement de la région. En février 2018, 22 marins indiens ont été enlevés du Marine Express au large du Bénin.

Dryad Maritime déclare : «Les eaux du Togo et du Bénin ont jusqu’à présent connu une très légère réduction du nombre d’incidents par rapport à ceux de 2018. Cependant, avec cinq enlèvements en 2019 contre zéro en 2018, il y a une augmentation significative des la criminalité maritime et une augmentation directe du risque encouru par les navires et les équipages dans cette zone ».

Un nombre croissant d’enlèvements se produisent au-delà de la ZEE nigériane, et Dryad Maritime dit que cela pourrait faire penser à une surveillance plus efficace dans la zone. Les pirates pourraient maintenant considérer que les coûts de travail plus loin du rivage nécessitent un remboursement plus important – l’enlèvement plutôt que le vol. «Cela pourrait, de façon réaliste, expliquer la récente augmentation des enlèvements au cours des 18 derniers mois contre une tendance plus large montrant une réduction des incidents».

Source : Maritime Executive via libertetogo.info/

 

 

Togo, Piraterie maritime : Un journal américain confirme l’enlèvement de 20 marins indiens au large des côtes togolaises

 

Togo, Dossiers CAN 2013 et Chantier Lomé-Vogan-Anfoin : Bientôt deux mois après saisie du Procureur, Simple fanfaronnade de la HAPLUCIA ?

Liberté Togo
togo corruption Haplucia
Wiyao Essohana et sa HAPLUCIA | Infog : 27avril.com

Dossiers CAN 2013 et chantier Lomé-Vogan-Anfoin transmis au Procureur de la République. L’information rendue publique par la Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) le 4 novembre avait fait l’effet d’une bombe. Les détourneurs bientôt sous les verrous, avait crié en chœur une bonne partie de la presse emballée parce qu’il ne s’agissait de menus fretins, mais de « gros morceaux », des ministres. Mais bientôt deux mois après, aucune suite. Simple coup de com de la HAPLUCIA ?

Transmission des dossiers CAN 2013 et chantier Lomé-Vogan-Anfoin à la justice

La nouvelle était tombée comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. Le 4 novembre 2020, la HAPLUCIA a transmis les dossiers de la CAN 2013 et du chantier Lomé-Vogan-Anfoin au Procureur de la République près le Tribunal de première instance de Lomé, EssolisamPoyodi ! Et ce, après plusieurs mois d’investigations sans doute concluantes et ayant permis de confirmer les soupçons de détournement ou de corruption. Bonne nouvelle dans la lutte contre l’impunité au Togo.

Dans le premier, faut-il le rappeler, c’est un trou de 628 millions FCFA qui a été découvert dans les comptes. Pour parler directement, c’est un tel pactole qui a été détourné. Pour le second cas, le détournement se chiffre à des milliards de FCFA. Le chantier débuté en 2014 devrait être bouclé en dix-huit (18) mois, et sur 36 milliards prévus, ce sont 26 milliards qui ont été débloqués au profit de CECO BTP qui avait en main l’exécution du chantier. Mais les fonds ont été détournés. Conséquence, le chantier n’a pu être exécuté à la fin du délai. En 2016, le gouvernement a dû contracter un autre prêt d’une trentaine de milliards pour faire reprendre les travaux. Ce qui fait revenir le chantier au finish à environ 57 milliards de FCFA, une dette que le contribuable devra payer…

Le détournement dans ces deux dossiers a été mis en exergue par des faits. C’est un audit formel dans le cas de la CAN 2013 exécuté par le cabinet IIC Sarl de Nathalie Bitho qui a confirmé. Dans le second, même si les personnalités citées ont mis leurs dix doigts au feu et nié, elles ont été confondues par les faits sur le terrain dont l’abandon du chantier. Et l’opinion était curieuse de connaitre la suite qui serait réservée à ces dossiers et aux concernés par la justice…

Les belles promesses de la HAPLUCIA

Ces deux affaires tombaient à pic car plusieurs mois à l’avance, la HAPLUCIA et ses premiers responsables faisaient saliver les Togolais par leurs déclarations et profession de foi à lutter contre la corruption au Togo. « Nous allons insister sur la lutte contre l’impunité. Ce qui veut dire que très bientôt, nous allons travailler les plaintes et les différents rapports que nous avons reçus sur les affaires des 2 CAN et sur la route Lomé-Vogan-Anfoin (…) Nous allons finaliser rapidement les rapports et les remettre à la justice », déclamait EssohanamWiyao. On était en février.

« Déjà, je peux vous dire que toutes les grosses affaires qui intéressent les Togolais nous préoccupent aussi. Je peux citer les affaires tristement célèbres comme les CAN 2013 et 2017 et l’affaire du tronçon Lomé-Vogan-Anfoin qui passe devant le siège de la HAPLUCIA. Nous sommes en train de collecter les dossiers, les rapports sur ces dossiers. Très bientôt nous allons les étudier et, s’il y a des cas avérés de corruption, nous allons les transmettre à la justice. Ainsi vous, les journalistes et la population, vous en serez informés », déclarait-il dans une interview accordée à l’époque au confrère Togo First.

Aucune suite depuis bientôt deux mois

A l’annonce de la transmission de ces deux dossiers au Procureur de la République, la presse et l’opinion toute entière étaient emballées. Certains sont allés jusqu’à écrire en caractères intelligibles que les détourneurs seront bientôt sous les verrous. Il y avait de quoi l’être car il ne s’agissait pas de menus fretins, du genre de ces petits agents de la Fonction publique comme ceux de l’Office togolais des recettes (OTR) entre-temps appréhendés, mais de « gros morceaux ».

En effet dans le dossier de la CAN 2013, un homme particulièrement était impliqué, en tout cas devrait répondre du trou de 628 millions FCFA. ArthèmeAhoomey-Zunu, à l’époque Premier ministre et surtout Président du Comité de supervision des fonds de cette CAN. Avec les antécédents de malversations, il avait même juré que personne ne gardera par-devers lui un seul centime des fonds mobilisés pour la participation du Togo à cette compétition. Mais les faits l’ont démenti et jusqu’aux investigations et à la transmission du dossier à la justice, il n’a pas pu justifier ce gap.

Dans l’autre, ce sont les noms de deux ministres qui sont cités : NinsaoGnofam, à l’époque ministre des Transports et des Travaux publics et AdjiOtethAyassor, son collèguede l’Economie et des Finances. On se rappelle que les journaux qui avaient osé révéler ce détournement ont été trimballés devant la justice. NinsaoGnofam était même allé à l’Assemblée nationale baratiner les députés et l’opinion comme quoi, les fonds ont été utilisés par le patron de CECO BTP, Constantin Amouzou pour acheter des équipements. Mais personne n’est dupe, c’était pour brouiller les pistes. Une chose était certaine, le chantier n’a jamais pu être exécuté au terme du délai des 18 mois et le gouvernement a dû contracter un autre prêt pour faire reprendre les travaux qui, mine de rien, avancent.

Ces deux dossiers sont très sensibles et symbolisent la corruption au haut lieu et la lutte contre la corruption au Togo. Avec la sortie de la HAPLUCIA, le commun des Togolais croyait vraiment à l’arrestation sous peu des personnalités impliquées. Une suite favorable serait un message fort envoyé aux personnes impliquées dans des actes de corruption au Togo que l’impunité est terminée pour eux. Le commun des citoyens était donc curieux de savoir la suite qui leur serait donnée. Malheureusement, rien à signaler bientôt deux mois après l’annonce de leur transmission au Procureur de la République. Et Dieu sait s’il y en aura même. Tout porte à croire que la sortie du Président de la HAPLUCIA EssohanamWiyao n’était qu’un simple coup de com destiné à se donner bonne conscience…Pendant ce temps sous d’autres cieux, comme au Gabon, la justice n’hésite pas à mettre la main sur des ministres et même le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat Brice LaccrucheAlihanga impliqués dans une affaire de détournement de deniers publics…

Tino Kossi

Source : Liberté

 

 

Togo, Dossiers CAN 2013 et Chantier Lomé-Vogan-Anfoin : Bientôt deux mois après saisie du Procureur, Simple fanfaronnade de la HAPLUCIA ?

 

Togo, Réalisations virtuelles sous Faure Gnassingbé : L’hôpital Saint Pérégrin ouvre à la Saint Glinglin

Liberté Togo
Hôpital Saint-Pérégrin : La farce de la pose de la première pierre par FEG | Photo : DR
Hôpital Saint-Pérégrin : La farce de la pose de la première pierre par FEG | Photo : DR

Faure Gnassingbé l’a promis, il ne l’a pas fait. Le vendredi 15 février 2019, le chef de l’Etat posait la première pierre de l’hôpital Saint Pérégrin. Il avait à ses côtés de nombreux ministres ainsi que la Directrice Générale de la Caisse nationale de Sécurité Sociale (CNSS), Ingrid Awadé. C’est elle qui pilote financièrement ce projet dont le but, pour certains, était de servir d’objet de campagne électorale en 2020. A trois mois du délai, les travaux sont toujours à l’étape embryonnaire. Un autre retard qui porte le sceau de l’échec de la gouvernance des Gnassingbé.

La fiche technique de l’hôpital Saint Pérégrin, qui sera construit sur un site de 6 hectares pour un coût estimatif de 17 milliards FCFA et certifié aux normes et standards internationaux, a été présentée sur le site internet de la CNSS. « Le projet innove surtout en alliant la qualité des soins à l’abord du coût… Il apporte également une solution durable aux carences du plateau technique national pour la prise en charge des victimes d’accidents du travail et des maladies professionnelles. Le projet est un pari ambitieux de par sa situation au cœur du Grand Lomé, avec un vaste plateau technique de consultations et d’interventions, un hôtel 4 étoiles de 64 chambres pour accueillir les patients en phase de récupération et un héliport. Dans l’hôpital de 11 000 m2, on pratiquera la médecine, la chirurgie, la maternité et les explorations fonctionnelles. L’Hôpital recevra, par ailleurs, 80 000 consultations par an et 10 000 hospitalisations de très courte durée. Il est associé à un hôtel de 7 000 m2 qui porte la capacité à près de 120 lits en phase 01 », lit-on.

Le projet serait si ambitieux que même les occidentaux nous envieraient déjà. Voilà pourquoi le site internet de la CNSS a rapporté : « Saint Pérégrin, un hôpital de référence certes, mais qui innove dans ses références conceptuelle, médicale, architecturale et écologique, au point de laisser dire par le Chef de Service Radiologie et Imagerie médicale de l’Hôpital Américain de Paris, M. Jean-Luc Sarrasin, qui représentait son Directeur Général : “ Je crains même qu’un jour, les Européens ne copient cette référence togolaise” ».

Le site de la propagande republicoftogo.com annonce, le 03 avril 2019, soit deux mois après la pose de la première pierre, que « les travaux ont débuté rapidement. La livraison est annoncée dans un an. L’étape des fondations est en cours. Le chantier est géré par Sogea Satom ». Ils doivent donc être finis dans le premier trimestre de l’année prochaine. Certains journaux de la maison bleue ont même indiqué le 31 mars 2020 comme date butoir.

Nous sommes déjà en décembre 2019 et il ne reste que trois mois pour que cet hôpital, dont les travaux sont toujours dans la phase des fondations, sorte de terre et commence à accueillir ses premiers patients. Entre-temps, le site et son voisinage se sont transformés en bassin de rétention d’eau. Sans jouer aux mauvaises langues, nous disons que Faure Gnassingbé, dame Ingrid Awadé et toute la clique de pilleurs ne peuvent pas tenir dans le délai. Comme toujours, ils ont encore échoué, même s’ils ont réussi à faire croire à certains Togolais qu’ils peuvent encore respecter leurs engagements.

Depuis 15 ans, cela a été ainsi. Les projets sont lancés en grande pompe avec la communication à coût de millions francs CFA autour et au finish, les populations ne voient que dalle. C’est le cas de la Blue Line. En avril 2014, à la veille de la fête de l’indépendance, Faure Gnassingbé et le PDG du Groupe Bolloré, Vincent Bolloré ont procédé au lancement officiel de la Blue Line Togo. Un projet présenté comme un ensemble de moyens de transports avec une technologie qui offre la possibilité de stocker l’énergie solaire et de pouvoir l’utiliser. Le chef de l’Etat et l’homme d’affaire français ont accompli la prouesse de faire démarrer le train de la gare puis ramener les wagons au point de départ. Depuis ce jour, plus aucun passager n’est monté à bord. La supercherie s’est arrêtée là. Seuls souvenirs, les belles images des travaux de réhabilitation de la ligne ferroviaire disponibles sur le site de la Blue Solutions.

Prions qu’il n’en soit pas ainsi du Saint Pérégrin dont l’ouverture semble reportée à la saint glinglin.

G.A.

Source : Liberté ( libertetogo.info)

 

 

Togo, Réalisations virtuelles sous Faure Gnassingbé : L’hôpital Saint Pérégrin ouvre à la Saint Glinglin

 

Du Franc CFA à l’ECO : Évolution et Renforcement de la Servitude Volontaire !

Dr. Yves Ékoué Amaïzo
du franc cfa a eco
© Afrocentricity Think Tank

Lorsque le Président français Emmanuel Macron annonce la « réforme historique majeure » du Franc CFA en précisant que « l’ECO verra le jour en 2020 », il a implicitement reconnu que le franc CFA était « perçu comme l’un des vestiges de la Françafrique », une arme invisible que l’ECO risque de préserver avec l’obligation de convertibilité de l’ECO en EURO via le Trésor français, une obligation postcoloniale restée inchangée. Cette réforme ne concernera pour le moment que les huit pays de l’Union économique monétaire ouest-africaine à savoir : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Trois changements majeurs sont à noter :

le changement du nom avec le passage du Franc CFA à l’ECO ;

la fin de la centralisation de 50 % des réserves de change auprès du Trésor français accompagnée de la fermeture des comptes d’opération à la fin de 2020 ; et enfin

le retrait des représentants de la France de tous les organes de décision et de gestion de l’UEMOA, autrement dit la fin d’un droit de véto visible au sein du conseil d’administration de la zone franc en UEMOA.

Il faudra être vigilant que le FCFA considérée comme « l’arme invisible de la Françafrique » n’évolue pas en un ECO, une arme invisible de la France postcoloniale. Ne faut-il pas rappeler que la première banque de la zone franc a vu le jour en 1953 au Sénégal et appartenait à des propriétaires d’esclaves qui ont troqué leur « titre de propriétés » des esclaves noirs contre des actions dans la première banque de la zone franc? De même, l’ECO ne devrait plus avoir de lien informel ou direct avec le Trésor français.

1. Franc CFA : Usurpation par l’UEMOA de la terminologie « ECO » choisie par la CEDEAO

Le franc CFA est une évolution de la tutelle française au cours d’une période postcoloniale où il a fallu trouver les chefs d’Etats africains près à systématiquement et subtilement parfois placer les intérêts français, les leurs propres et ceux de leurs réseaux clientélistes, avant ceux de leurs populations respectives. Né officiellement le 26 décembre 1945 d’une copie conforme des pratiques monétaires héritées du nazisme, ce Franc des Colonies françaises d’Afrique a systématiquement évolué au niveau des terminologies. Il fut question de Franc de la Communauté française d’Afrique en 1958, puis Franc de la Communauté Financière d’Afrique pour l’Afrique de l’Ouest et Franc de la Coopération Financière d’Afrique centrale pour bien marquer le fait que les deux zones sont tout sauf une zone d’intégration financière et la convertibilité entre ces deux zones se fait avec des pénalités exorbitantes, limitant sinon empêchant les échanges entre les deux zones.

C’est le 1er juin 1983 que la création de la monnaie commune – et dite « unique » – de la Communauté économique et de développement de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a pris corps à Conakry en Guinée. En 1999 à Lomé au Togo, il a été question de faire converger les pays non-membres de la zone franc vers une intégration dans une zone franc dite « élargie ». La réponse des pays anglophones comme le Nigéria et le Ghana a été sanglante. Il n’en est pas question.

La dénomination de la monnaie unique « ECO » était le nom choisi pour par les 15 pays de la CEDEAO pour désigner une monnaie régionale indépendante et sans lien avec la France. Le fait que certains chefs d’Etat francophones se soient usurpées cette dénomination sans prendre en compte les critiques acerbes des dirigeants des pays non membres pourraient à terme même remettre en cause l’unité de la CEDEAO. La fermeture des frontières jusqu’en fin janvier 2020 entre le Nigeria et les pays de la zone franc ayant des frontières communes avec celui-ci et les menaces de coupures d’électricité pour non-paiement des factures pour certains pays francophones dont le Togo ne sont que des signes annonciateurs d’un refus d’une tutelle directe ou indirecte de la France au sein de la CEDEAO. Cela n’exclut pas la servitude volontaire des dirigeants africains de l’UEMOA de se poursuivre sous d’autres formes plus subtiles.

Il y a donc eu usurpation du nom « ECO » par les chefs d’Etat francophones, qui font le pari perdu de voir les pays non-membres comme le Nigéria accepter une forme ou une autre de tutelle française. C’est oublier le niveau élevé de « nationalisme et patriotisme » des dirigeants nigérians confortés par un refus de concurrence déloyale des produits européens entrant au Nigeria par les pays de la zone franc.

Le Franc CFA des huit (8) pays de l’Union économique monétaire de l’ouest africaine (UEMOA), qui doit devenir l’ECO uniquement pour ces 8 pays francophones, s’apparente à une sorte de coup d’Etat monétaire contre les pays non-membres de la zone franc. Au sommet de la CEDEAO du 29 juin 2019 à Abuja au Nigeria, le nom ECO a été adopté pour l’ensemble des 15 pays membres. Pourtant ce sont les 8 pays de la zone franc qui ont pris l’initiative, conseillés ou forcés – c’est selon – pour annoncer l’évolution du FCFA en ECO avec une entrée en vigueur dès 2020.

2. La Conscientisation des Peuples et le Rôle efficace des Activistes africains

Les indépendances conquises et parfois octroyées dans les années 1960 à de nombreuses colonies africaines se révèlent aujourd’hui n’être qu’une indépendance juridique structurée autour de l’intangibilité des frontières coloniales établies par les puissances occidentales en 1885 à Berlin et une dépendance ésotérique, militaire et monétaire, voire culturelle.

Suite à une recrudescence ces dernières années de la contestation par le Peuple africain du rôle de la France dans les pays africains ayant accepté les accords secrets signés entre certaines anciennes colonies françaises en Afrique et l’ancienne puissance coloniale, le temps est venu de constater que si la France n’agit pas, elle sera surprise par la détermination des citoyens africains de l’intérieur comme de l’extérieur du continent, de trouver des solutions pour retrouver leur souveraineté par la réorganisation d’une nouvelle indépendance, notamment économique, militaire et demain culturelle.

De nombreux activistes africains anticolonisation au rang desquelles Kémi Seba, sa femme Etouma Séba, Guy Marius Sagna ou encore récemment Nathalie Yamb interdit de séjour en France et expulsée de la Côte d’Ivoire suite à un discours de vérité lors du sommet Russie-Afrique de Sotchi en Russie (24 octobre 2019) sur les conséquences néfastes du la tutelle française sur le Franc CFA et les conséquences sur le retard de développement et d’épanouissement du Peuple africain ne suffisent plus à hypnotiser la critique envers l’usurpation d’une partie des richesses du Peuple africain par une oligarchie françafricaine ésotérique, politique, militaire, financier, économique et culturel. La vérité ne peut s’étouffer.

Certains intellectuels et anciens ministres africains ont offerts de nombreux arguments tentant à démontrer qu’au cours des 60 dernières années, les inconvénients du système de la zone franc ne compensent pas les avantages. Aussi, plus que des activistes, ils sont devenus les symboles des défenseurs de l’autodétermination politique et économique.

Personne ne peut affirmer que le Franc CFA ait contribué à l’industrialisation des pays de la zone franc, mais l’inverse n’est pas vérifié. Alors que la valeur ajoutée manufacturière du monde en 2018 était estimée par la Banque mondiale à 16 % de la part de la richesse mondiale (Produit intérieur brut), elle situerait entre 5 % (Burkina Faso) et 19 % (Sénégal) avec une moyenne autour de 10 % pour les 8 pays de l’UEMOA, identique à la moyenne de l’Afrique subsaharienne et à la France en déclin industriel avec seulement 10 % de VAM entre 2010 et 2018 alors que l’Allemagne est passé de 20 % à 21 % au cours de la même période. En comparaison, le Togo est passé de 7 % à 8 % comme au demeurant le Nigeria, de 7 % à 8 % de VAM. La corruption et la mauvaise gouvernance des dirigeants africains, avec ou sans les corrupteurs étrangers, ne doivent pas être exclus du débat pour des raccourcis courts qui empêchent un débat sain.

3. La Nouvelle Garantie : Le Choix du dirigeant Africain qui Protègerait le Mieux les Intérêts Français

Le problème de fond est que de nombreux chefs d’Etat et de dirigeants africains qui ont accepté le principe de la soumission volontaire au système de gouvernance de la France en Afrique ont rajouté une condition non écrite aux accords secrets : il s’agit de la corrélation entre :

d’une part, entre le maintien au pouvoir des dirigeants africains contre l’avis du Peuple africain par la modification de la Constitution en vigueur ou par la contre-vérités des urnes ; et

d’autre part, le soutien de la France à celui des dirigeants africains qui protègeraient au mieux les intérêts de la France que ce soit le secteur public et l’Etat français, comme au demeurant le secteur privé, notamment les multinationales françaises (les plus connus : AXA, BNP-Paribas, Bouygues, le groupe CFAO (Compagnie Française de l’Afrique de l’Ouest) Bolloré, France Telecom, Technip, Total ou leur prête nom africain)dont les liens avec l’Etat français n’ont jamais été imperméables.

Alors quand un chef ou plusieurs chefs d’Etat africains de la zone franc font des annonces, chaque citoyen africain doit systématiquement se poser la question suivante : est-ce que chacun des chefs d’Etat parle en priorité au nom de la majorité de sa population -locale comme dans la Diaspora- ou s’il parle d’abord et parfois sous contrainte au nom des intérêts étrangers, dont principalement une certaine France du secteur public comme du secteur privé ? Car que personne ne s’y trompe, ce ne sont pas les citoyens français, ni les citoyens africains qui avalise ces liens incestueux entre la France et certains pays ayant opté pour une gouvernance de la postcolonie. Ce sont les dirigeants des Etats (France comme Pays de la zone franc) et les dirigeants des multinationales installées en Afrique. Il faut donc s’abstenir de faire l’amalgame et idéaliser une lutte pour l’autodétermination du Peuple africain, même à l’intérieur des frontières héritées de la colonisation.

C’est donc en ayant en perspective ce passé non-soldé qu’il faut s’interroger sur la volonté de la France de concentrer sa réaction sur quelques chefs d’Etat africains prêts d’abord à écouter la France avant d’écouter leur Peuple. C’est ainsi que le choix ne s’est pas porté sur l’Afrique centrale mais sur l’Afrique occidentale.

4. Pas de Souveraineté Monétaire Sans des Alternatives à la Fin des Accords Secrets

Il y a lieu de rappeler d’ailleurs que les trois zones monétaires du Franc lié à la France en Afrique sont les Comores, les pays d’Afrique centrale et celles de l’Afrique de l’Ouest. Il y a donc en fait trois zones monétaires sous le contrôle partiel de la France en Afrique.

La vague de contestation et le fait d’interdire à tel ou tel activiste de se rendre librement dans tel ou tel pays n’arrêtera pas la contestation. Merci aux réseaux sociaux quels que soient leur faiblesse pour avoir neutralisé partiellement l’impact des médias « politiquement corrects » et alignés sur les lobbies et les oligarchies au pouvoir, tant en Afrique qu’en France. La prise de conscience que l’avenir de la jeunesse africaine en zone francophone est compromis et même « violé » par un système de gouvernance associant des dirigeants africains ayant comme priorité la défense des intérêts de la France avant celle des citoyens africains.

C’est dans ce contexte que l’annonce de deux chefs d’Etat sur le changement de nom de Franc CFA en ECO relève plus d’une annonce politique pour désamorcer partiellement une colère des populations africaines qui refusent que les dirigeants africains de la zone franc continuent de respecter les termes des onze principales composantes des accords secrets et iniques signés lors des indépendances juridiques à savoir :

4.1. Les pays de la zone franc devenus indépendants doivent payer en priorité une dette coloniale à la France. Cette dette justifiée unilatéralement par l’Etat français repose sur le remboursement des infrastructures, des actions diverses et des investissements et frais engagés par la France au bénéfice des pays colonisés ; ce remboursement de la dette coloniale s’est graduellement mué en une demande de retour sur investissement des 0,3 % de la richesse française (Produit intérieur brut) de l’aide française au développement et des prêts concessionnels ou non accordés, souvent sans véritables résultats pour les populations africaines.

4.2. Le dépôt total ou partiel mais obligatoire et automatique des excédents et réserves financières des pays africains de la zone franc auprès du Trésor français via la Banque de France, ce depuis 1961, soit principalement des 15 pays concernés : le Bénin, le Burkina Faso, les Comores, la Guinée Bissau, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée Equatoriale et le Gabon. C’est cela qui explique que la gouvernance des politiques monétaires de ces pays sont contrôlées et manœuvrées directement ou indirectement par la France via les banques centrales et les organes de pilotage monétaire dans les zones d’Afrique centrale CEMAC (communauté économique et monétaire d’Afrique centrale), les zones d’Afrique occidentale UEAMO (Union économique et monétaire ouest-africaine) et les Comores. L’essentiel de ces réserves internationales (de 100 % à 50 %) notamment les réserves de change ainsi que les frais induits liés à des risques financiers hypothétiques et déterminés unilatéralement par la France doivent passer par plusieurs comptes d’opérations (au moins cinq connus et d’autres secrets). La conséquence de cet état de fait et qu’au-delà de 20 % des fonds confisqués auprès du Trésor français qui unilatéralement fait des placements boursiers sans l’avis des dirigeants africains, il y a lieu de demander une autorisation pour dépenser son propre argent. Les pertes enregistrées à la Bourse par le Trésor français sont répercutées sur l’Afrique avec comme exemple la retentissante fermeture unilatérale de l’ensemble des banques rentables qu’étaient le réseau des BIAO (banques internationales pour l’Afrique Occidentale) alors que les bénéfices enregistrés par le Trésor français ne font l’objet d’aucune publication, encore moins de versement au profit des pays africains, tout au moins officiellement puisque les Banques centrales africaines sont interdites d’accéder à ces informations Entre 500 et 1000 milliards de dollars des réserves africaines seraient détenues sans contreparties par le Trésor français. Même le feu Président Jacques Chirac en a fait l’aveu après en avoir profité : « Nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent dans nos banques viennent précisément de l’exploitation du continent africain ».Les décideurs africains peuvent librement décider sur les 20 % de leurs recettes placées auprès du Trésor français et au-delà, ils doivent emprunter leur propre argent à des taux du marché et la France disposait d’un droit de veto.

4.3. Le droit « d’achat » prioritaire de la France sur toute ressource naturelle dans les pays signataires des accords secrets, autrement dit, l’interdiction de choisir un partenaire compétitif pour exploiter les ressources africaines.

4.4. La priorité accordée aux entreprises françaises et plus globalement aux intérêts français notamment lors de l’attribution des marchés publics, ce qui excluent quasi-systématiquement les entreprises européennes et internationales, plus compétitives au risque, pour le chef d’Etat de se retrouver avec un coup d’Etat ou une rébellion savamment orchestrée. La réalité est que lorsque vous tentez d’identifier les dirigeants du secteur privé africain, vous risquez de ne rencontrer que des prête-noms ou carrément et ce de manière décomplexée, des immigrés français savamment appelées des « expatriées ».

4.5. L’exclusivité de la France de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires. Cela a pour conséquence que de nombreux militaires gradés font d’abord allégeance à leur chef français qui, parfois sont les premiers à décider des activités de « neutralisation des manifestations anti-chef d’Etat africain » ou de protection de ce même dirigeant au service de causes étrangères. La démocratie ne devient dans ces systèmes que l’ombre d’elle-même, une démocratie de façade basée sur la falsification de la vérité des urnes et des annonces d’inversion de résultats électoraux, ce avec l’approbation de l’ex-puissance coloniale. Il est difficile alors de parler d’armée républicaine puisque les formations à l’étranger ont pour mission première de créer des militaires obéissants d’abord à la France ou à celui que la France a désigné en Afrique francophone sous influence.

4.6. Le fait de considérer tout territoire en zone franc comme une base militaire où la France peut, sans aucune autorisation préalable du chef d’Etat africain, déployer des troupes gérées par l’exécutif français, sur une longue durée et d’intervenir militairement dans le pays pour défendre les intérêts français, publics ou privés, mais aussi du chef d’Etat s’il devait être menacé. Le cas du Togo avec le Président François Mitterrand choisissant de remettre le feu général Etienne Eyadéma Gnassingbé au pouvoir (1991) en alors que celui-ci avait été destitué et le pouvoir était aux mains d’un gouvernement civil dirigé à l’époque par Joseph Koffigoh suite à une conférence nationale.

4.7. Au plan culturel l’obligation des dirigeants africains d’avoir le français comme la langue officielle du pays.

4.8. Au plan monétaire et financier, l’obligation pour les dirigeants africains de la zone franc de faire usage du Franc CFA et de ne détenir leur avoir en aucune autre devise sans une convertibilité et une déclaration à la France via les banques centrales et le Trésor français ; avec cette obligation, toute entreprise de la zone franc peut se voir bloquer ses commandes auprès d’un pays non français par un refus de convertibilité de ses avoirs placés auprès des banques centrales de la zone franc en Afrique. Autrement dit, avec l’obligation de convertibilité du Franc CFA et demain de l’ECO en Euro, il faut que tous les citoyens de la zone UEMOA sache que l’ECO ne sera pas convertible si la France le décide. Autrement dit, l’ECO ne sera pas reconnu par aucun pays de l’Union européenne, encore moins au plan international si la France le décide. Si c’est cela le retour de la souveraineté monétaire alors les chefs d’Etat qui ont opté pour ce choix doivent s’expliquer devant leur Peuple et démissionner si les Peuples le décident au motif que le passage du Franc CFA à l’ECO, présentée comme une évolution, relève au mieux d’une supercherie sur le nom puisque le taux de change fixe reste inchangé et au pire, d’une manipulation perverse où une dévaluation de 100 % pourrait intervenir lors de la fixation définitive de la valeur de l’ECO que la plupart des pays de l’UEMOA ont des difficultés à respecter la discipline monétaire fondée sur le respect des convergences monétaires.

4.9. Au plan comptable et du recensement des avoirs africains, il y a dans les accords secrets de défense une obligation de fournir à la France l’état de toutes les transactions effectuées sous la forme d’un bilan annuel et surtout un état des excédents réalisés sous la forme d’un état des excédents de la balance des paiements et des réserves. Ces excédents sont intégrés dans le bilan de la France via le Trésor français.

4.10. Au plan militaire et de la sécurité nationale, tous pays de la zone franc et donc de l’UEMOA doivent renoncer à toute alliance militaire avec un autre pays ami, sauf s’il y a une autorisation expresse de la France. Mais face aux échecs répétés notamment en Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra, le Président de ce pays, a réussi à obtenir l’appui des forces militaires russes, au grand dam de la France, une première brèche qui ne demande qu’à s’élargir. Mais en UEMOA, le poids de la servitude volontaire des chefs d’Etat est une constante difficile à soulever. Paradoxalement, lors de la guerre en Côte d’Ivoire sous Laurent Gbagbo, ce dernier, a naïvement cru au respect des engagements de la France et n’avait pas trouvé indispensable de s’allier avec la Russie ou l’Afrique du sud. Chacun connaît aujourd’hui le choix effectué par la France à son dépens.

4.11. En cas de guerre et de conflit mondial, peu d’Africains le savent mais ils auront l’obligation de s’allier avec la France et de mourir pour elle en priorité, et se voir refuser par la suite les droits réservés aux rescapés de la guerre, comme lors des guerres de 1914-1918 et de 1939-1945.

5. Évolution politique Ne Signifie Pas Courage politique des dirigeants

Si à côté de la modification du nom, il est prévu « l’arrêt de la centralisation de 50 % des réserves auprès du Trésor français » ainsi que le « retrait de la France des instances de gouvernance dans lesquelles elle était présente », c’est que ce vol, car il faut bien appeler un chat un chat, ce vol des richesses africaines était devenu insoutenable tant pour la France que pour les dirigeants africains complices. L’avenir pourra alors soit identifier les boucs-émissaires uniquement au niveau des chefs d’Etat avec comme conséquences que les populations africaines devront elles-aussi cesser de se complaire dans le jeu du clientélisme dès lors que par cercles concentriques, chacun bénéficie de près ou de loin des subsides de ce vol en bandes organisées, au lieu de se consacrer à proposer des alternatives politiques crédibles et validées par la vérité des urnes.

Peut-on alors parler de courage politique pour la « réforme historique majeure » des propriétaires d’esclaves de mettre en œuvre la décision d’abolition de l’esclavage de 1848 en « libérant les esclaves » pour mieux les contrôler par les instruments d’une banque « commerciale et d’émission » ? Peut-on parler de courage politique des présidents français et africains de la zone franc lorsque le coût politique et d’image de leur capacité de nuisance collective ressentie par les populations africaines en zone franc était devenu insupportable ? Assurément pas ! Il y a eu un transfert de responsabilité. De même que le propriétaire d’esclaves n’avait plus d’obligation vis-à-vis d’un esclave « non performant » et donc « jetable » grâce au salariat, de même la mutation du Franc CFA en ECO pourrait transférer l’entière responsabilité de la mauvaise gouvernance et ses conséquences sur les dirigeants africains, notamment ceux qui continue d’accepter la servitude volontaire par l’obligation de convertibilité restée pour le moment inchangée !

6. La Servitude Volontaire Ne Relève Ni de la Liberté, Ni de la Démocratie

Au-delà de la déclaration politique faite par les représentants de la France et de l’UEMOA, la nouvelle monnaie ECO conservera une parité fixe avec l’EURO, ce qui devrait refroidir le Nigeria, le Ghana et peut-être pas la Guinée si la France soutient la modification de la Constitution en cours par le Président guinéen, Alpha Condé, activement intéressée à la réalisation d’un troisième mandat contrairement à la Loi fondamentale actuelle de son pays.

La longue marche des Africains vers leur autodétermination subira d’autres soubresauts. Mais le seul fait d’avoir conduit à une modification des arrangements institutionnels ne signifie pas que le « cordon ombilical » est coupé, mais consolidé avec l’obligation de convertibilité de l’ECO garantie par la France. Mais cette garantie de la France ne reposera plus sur les réserves de change. En réalité, la garantie n’a pratiquement jamais joué. Donc la vraie garantie risque d’être politique, c’est-à-dire que la France devra s’assurer qu’il n’y ait aucune alternance politique où des responsables africains remettraient en cause les accords secrets avec la France. La contre-vérité des urnes a encore de l’avenir si les Peuples africains ne prennent conscience de structurent la désobéissance civile face aux élections réalisées dans une environnement de la « paix des cimetières ».

Le discours de Patrice Lumumba donc reste d’actualité : « Africains, levons-nous ! ». Les Africains indépendants et non-adeptes de la servitude volontaire devront rester vigilants et se méfier des opposants alimentaires. La crédibilité des chefs d’Etat africains ne peut reposer sur la servitude volontaire.

Lorsque la France annonce qu’elle se retire officiellement des instances de gouvernance mais qu’elle reste l’unique garante des arrangements financiers de l’UEMOA par la voie de l’ouverture d’une « ligne de crédit », il n’y a manifestement pas d’émancipation monétaire des pays de l’UEMOA. Aussi, la mutation du Franc CFA à l’ECO est certes une évolution imposée par la pression de la rue, mais s’apparente à un renforcement de la servitude volontaire. Il n’y a rien qui s’apparente à une amélioration en termes de liberté d’autodétermination, encore moins en termes de démocratie.

7. FCFA ou ECO : Attention à la Manipulation du Nom, des Institutions et des Experts

En Afrique, les « morts » ne sont pas « morts » ! De même et selon le Professeur Mamadou Koulibaly, le Franc CFA n’est pas mort». Est-ce que tout ce remue-ménage n’annonce pas la volonté de certains chefs d’Etat d’évoluer vers le Franc de la CEDEAO en commençant par l’ECO de l’UEMOA ?

Certains experts économistes pourraient, à force de tenter de jouer la carte du politiquement correct se retrouver piéger dans un système de manipulation du nom, des institutions et nécessairement des experts du Franc CFA. YEA.

24 décembre 2019.
YEA

Dr. Yves Ekoué Amaïzo,
Directeur Afrocentricity Think Tank
© Afrocentricity Think Tank.

 

 

Du Franc CFA à l’ECO : Évolution et Renforcement de la Servitude Volontaire !

 

King Mensah a déjeuné avec 1 000 orphelins

Dimanche à Agbodrafo, dans la préfecture des Lacs, King Papavi Mensah, le roi de la musique togolaise affectueusement surnommé « le père des enfants » a déjeuné avec des orphelins venus de quatorze orphelinats du Togo, dont il est parrain.

Placée sous le concept : « déjeuner avec 1000 orphelins », cette action sociale qui s’est déroulée à la Fondation King Mensah à Agbodrafo, n’est pas à sa première édition. Selon l’artiste togolais, l’idée c’est non seulement de célébrer la Noël avec ces enfants qui n’ont pas de parents, mais aussi de témoigner sa reconnaissance à Dieu.

« Ce n’est pas la première fois que j’organise cet évènement. Cela fait plus de 5 ans que je l’organise. C’est notre façon à nous de remercier Dieu de nous avoir accompagné du début jusqu’à la fin de l’année. Quand la fin de l’année approche comme ça, je me pose des questions. Il est vrai que nous préparons les fêtes de Noël et du nouvel an pour nos enfants dans nos différentes maisons, mais je me demande comment les orphelinats, eux, font ? Donc pour moi, c’est très important de partager ce repas avec ces enfants à la fin de l’année. C’est aussi ma façon à moi de dire merci à Dieu. C’est notre joie à nous tous. Ce n’est pas un travail personnel, c’est un travail à nous tous », a indiqué Papavi Mensah.

Tous les enfants qui ont pris part à cette festivité ont porté un T-Shirt sur lequel est écrit : « La vie m’a appris à partager parce que je sais exactement comment on se sent quand on n’a rien ». Pour King Mensah, ce message a tout son sens.

« Etant moi-même très tôt orphelin de père, je sais à peu près ce que c'est qu’être orphelin et je sais ce qui se passe dans les orphelinats. Et c’est justement la raison pour laquelle j’ai toujours voulu partager ce moment avec les enfants, particulièrement les orphelins », a précisé l’artiste.

Au cours de ce déjeuner, chaque enfant a eu droit à trois (3) repas, ce qui fait trois mille (3 000) repas offerts à ses orphelins venus de plusieurs orphelinats. Ces enfants ont également reçu des dons de vivres, des kits scolaires… Diverses activités ludiques ont meublé cet évènement, notamment des jeux, des sketchs, des danses chorégraphiques. Sur scène, certains enfants ont même démontré au roi de la musique togolaise qu’ils savent eux aussi danser et chanter.

« Quand je vois les enfants danser comme ça, quand je vois les enfants s’amuser comme ça, c’est une grande joie pour moi », a témoigné King Mensah.

En bon « père des enfants », ils n’a pas manqué de leur prodiguer des conseils utiles. « Il ne faut pas se mettre dans la tête que nous sommes orphelins donc nous ne pouvons pas réussir dans la vie. Moi-même je suis arrivé là où je suis parce que j’ai perdu mon père très jeune. La mort de mon père ne m’a pas poussé à baisser les bras. Cela m’a plutôt donné le courage à avancer. Il y a un père pour tout le monde. Il y a un père des orphelins qui est Dieu. Tout ce que je peux vous dire, c’est de travailler dure, de ne pas baisser les bras. Il faut continuer le combat, la réussite c’est pour les gens courageux, c’est pour les gens qui ont la force », a-t-il indiqué.

Le parrain de 14 orphelinats a promis passer dans les orphelinats, le 1er janvier 2020, pour « leur donner encore des vivres pour la fin de l’année ».

Godfrey Akpa

 

 

King Mensah a déjeuné avec 1 000 orphelins

 

Problématique d’accès aux soins de santé en zones rurales : AIMES-AFRIQUE promet des améliorations grâce à des initiatives crédibles

Bientôt 15 ans, AIMES-AFRIQUE œuvre pour l’accès aux soins de santé en zones rurales. Du 16 au 20 décembre 2019, l’organisation a organisé une conférence à Genève sur cette thématique. Au terme de la rencontre, des alternatives ont été proposées pour un accès équitable aux soins de santé.

Les zones rurales de l’Afrique subsaharienne connaissent, depuis plusieurs années, une pénurie de personnel soignant. Paradoxalement, la majorité des médecins se trouvent dans les capitales et les grandes villes régionales, alors que les zones rurales, qui représentent 60 à 80 % de la population selon les pays, restent aujourd’hui encore des déserts médicaux.

« Les petits agriculteurs, les pêcheurs, les éleveurs et les autres personnes travaillant dans les zones rurales représentent près de la moitié de l’humanité, cependant leurs droits sont souvent bafoués dans de nombreux pays. Pauvreté, déplacements de population, manque de ressources financières, manque d’eau et surtout inégalité voire inexistence d’accès à des soins de santé de qualité, ne sont que quelques-uns des problèmes auxquels ils sont confrontés régulièrement », souligne Dr Michel Kodom, Président de l’ONG AIMES-AFRIQUE.

Pour réduire cet écart dans l’accès aux soins, un droit consacré par la déclaration des droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales adopté par les Nations Unies le 17 décembre 2018, AIMES-AFRIQUE, pionnière en Afrique en matière de soins de santé en milieu rural, propose des pistes de solution.

Il s’agit, entre autres, de créer un institut de formation en santé environnementale pour soutenir la formation des leaders locaux, promouvoir l’assainissement en milieu rural à travers des projets novateurs, investir dans les soins de santé en créant un fonds mondial d’appui aux organisations de la société civile et initiatives ciblant la promotion du droit à la santé et la mise en place des infrastructures sanitaires en zones rurales, prioriser les politiques nationales de santé en zones rurales dans les actions gouvernementales.

De plus, AIMES-AFRIQUE prône la promotion des bonnes pratiques à savoir l’éducation à l’hygiène, l’hygiène de l’environnement, la promotion de la santé et la protection de l’environnement, associés à des activités socio-économiques pour atteindre l’auto-suffisance alimentaire dans les régions concernées.

« L’accès des populations rurales aux soins de santé est un enjeu de développement durable qu’il est de notre ressort en tant qu’OSC d’adresser pour soutenir les efforts de nos gouvernements afin de construire l’Afrique que nous voulons à l’horizon 2030 », a conclu Dr Kodom.

 

 

Problématique d’accès aux soins de santé en zones rurales : AIMES-AFRIQUE promet des améliorations grâce à des initiatives crédibles

 

Présidentielle 2020 : Tikpi Atchadam aux candidats déclarés

Dans son message audio rendu public lundi sur les réseaux sociaux, le président du Parti national panafricain (PNP) a dressé un tableau sombre de la situation sociopolitique et économique du pays.

L’opposant en exil dénonce la mauvaise gouvernance du régime des Gnassingbé. Il estime que le pays vit aujourd’hui les mêmes choses ayant prévalu au temps du feu Général Eyadema.

Revenant sur la prochaine élection présidentielle, Tikpi Atchadam trouve que la candidature de Faure Gnassingbé est « le nœud » du problème togolais. Le leader du PNP demande à Faure Gnassingbé de renoncer à son désir de briguer un 4em mandat au sommet de l’Etat.

Le natif de Kparatao invite les candidats déclarés à retirer leur candidature pour permettre une remobilisation du peuple, car selon lui, 2020 doit être l’année de la refondation et la seule façon de régler le problème togolais, c’est d’aller à une transition.

Tikpi Atchadam appelle également à des manifestations sur toute l’étendue du territoire à partir du 30 décembre 2019 jusqu’au renoncement de Faure.

Suivez plutôt !

 

 

Présidentielle 2020 : Tikpi Atchadam aux candidats déclarés

 

Le ministère des affaires étrangères fête Noël aux enfants du personnel

Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, Robert Dussey a distribué ce mardi 24 décembre 2019, des cadeaux aux enfants du personnel de son département, un geste comptant pour la fête de Noël.

Il s’agit d’une œuvre pérenne que le ministre togolais des Affaires étrangères, de l'Intégration africaine et des Togolais de l'extérieur, Prof Robert Dussey organise chaque année et ce, depuis 2011. Environ, 290 enfants ont obtenus des cadeaux.

L’évènement de cette année a vu la participation des personnalités du monde diplomatique, notamment l’Ambassadeur de Chine et le Consul honoraire de l’Inde, les principaux partenaires de l’initiative.

Le Directeur des Affaires administratives et financières du ministère n’a pas manqué l’occasion d’adresser les remerciements au nom du personnel, au ministre Robert Dussey et aux donateurs pour la pérennité de cette initiative qui, dit-il, a le mérite d’apporter la joie dans le cœur des enfants et dans les ménages.

 

 

Le ministère des affaires étrangères fête Noël aux enfants du personnel

 

La une des jounaux parus ce mardi 24 décembre 2019

Les journaux parus ce lundi 24 décembre 2019, à la veille de la fête de la Nativité, traitent plusieurs sujets brûlant de l’actualité du pays.

« Présidentielle de 2020 : Tikpi Atchadam invite les religieux à ‘’sauver la situation en appelant à une transition », affiche Liberté.

Le quotidien privé poursuit dans ces colonnes avec ce titre : « Mandat de réconciliation, mandat social… Dans l’attente de la prochaine escroquerie de Faure Gnassingbé ».

« Scrutin présidentiel 2020 : Une pléthore de candidatures : Est-ce une pagaille organisée par ces candidats de pacotille ou un sincère engagement d’arracher le pouvoir à Faure ? », se demande La Lanterne.

Et au confrère Le Bâtisseur d'ajouter : « 4eme candidature de Faure Gnassingbé : Pourquoi tout ce tintamarre ?»

 

 

La une des jounaux parus ce mardi 24 décembre 2019

 

15 candidats déjà pour 2020 : Sérieux challengers ou bradeurs de la lutte?

« Il faut faire la part des choses : créer un cadre de discussion, moi je n’en veux plus pour la simple raison que les ministres qui y viendront ne céderont sur rien. Vous pouvez tout dire. Peut-être, ils n’ont pas reçu d’instructions. Celui qui peut donner ces instructions, il faut aller le voir directement, discuter avec lui... ».

C´est en ces termes que s´exprimait le Professeur Komi Wolou, leader du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR), il y a quelques semaines lors d´une émission. Bizarres propos venant de quelqu´un qui se dit opposant d´un régime de dictature, et qui devrait normalement avoir une stratégie pour faire pression sur le pouvoir qu´il prétend combattre, afin que ce dernier soit obligé de lâcher du lest. Mais au lieu de cela, notre professeur se plaint du fait que les émissaires du régime, pendant d´éventuelles discussions avec l´opposition, ne cèderaient rien et resteraient sur leurs positions. Si un opposant tient de tels propos fatalistes, quel est alors son rôle? Pourquoi est-il opposant? Est-on opposant qui veut, ou doit-on avoir une certaine carrrure, un certain courage, une certaine stratégie ?

Ce comportement du Professeur Komi Wolou n´est-il pas symptomatique de celui d´une certaine opposition togolaise en mal de stratégie, manquant de courage et se mélangeant surtout les pédales depuis l´éclatement de la Coaltion des 14, la C14? Cette multitude de candidatures pour des élections présidentielles de février 2020 dont le fichier électoral et les conditions d´organisation sont très loin d´être optimaux, n´est-elle pas la suite logique de ce refus par certains leaders de mener la lutte ensemble jusqu´à la victoire ?

Les évènements du 19 août 2017 avaient fait bouger les choses de façon positive et avaient permis à une opposition désemparée de se retrouver ensemble pour exercer une pression sans précédent sur le pouvoir de dictature. Acculé, le jeune dictateur avait dû parcourir les capitales ouest-africaines pour quémander un dialogue qu´il piégera lui-même. La suite, tout le monde la connaît: la peur de perdre leur supposé leadership pour certains, les querelles internes sur la meilleure stratégie ont fini par faire de la coalition des 14 un marché de dupes, qui finit par voler en éclats. Depuis, on a l´impression qu´au sein de l´opposition beaucoup semblent se complaire dans cette méthode qui consiste à caresser le méchant pouvoir de Lomé dans le sens du poil. On va même jusqu´à supplier le régime Gnassingbé d´accepter un dialogue pour qu´on parle de l´amélioration du cadre électoral. Et tout ça, sans aucune pression dans la rue. Certains semblent avoir oublié qu´un régime de dictature n´offre jamais sur un plateau d´or les instruments pour sa propre chute; d´où cette maladroite déclaration du professeur Wolou que j´ai citée plus haut.

Pire, au sein de l´opposition on semble avoir la mémoire courte en oubliant les mascarades électorales suivies de morts de 2005, 2010 et surtout la honteuse comédie de Tafa Tabiou de 2015. On se bouscule au portillon pour la prochaine mascarade de février 2020, alors que les conditions sont toujours à l´avantage de la bande à Faure Gnassingbé. Si on soustrait les candidatures de ceux qui se disent de l´opposition, mais ne le sont pas, nous comptons plus d´une demi-douzaine de candidats déclarés de l´opposition ou proches. Si nous prenons en compte le caractère bancal du fichier électoral et tous les instruments de fraude difficilement contrôlables par l´opposition, on se demande pourquoi cet engouement pour un scrutin joué d´avance. Y a-t-il d´autres intérêts en jeu pour les différents candidats que nous ignorons? Certains observateurs de la vie politique togolaise n´hésitent plus à parler de sabotage délibéré de la lutte du peuple.

Monsieur Jean-Pierre Fabre que nous avons joint au téléphone, il y a plus d´une semaine, s´étonnait que M. Satchivi ait choisi le siège de son parti ANC pour démarrer sa grève de la faim. Pour le leader du parti orange, tout avait été clair lors de leur dernier congrès quant à la problématique de la candidature de Faure Gnassingbé en 2020; c´était niet pour la candidature du Président de fait du Togo qui est entrain de boucler son troisième mandat. Mais ce que beaucoup de Togolais ne comprennent pas, c´est le fait que la formation politique de Monsieur Fabre n´entreprenne rien pour empêcher Faure d´être candidat, mais exprime plutôt sa volonté de se présenter aux élections de février 2020.

Nous estimons qu´il y a contradiction quand on dit être contre Faure Gnassingbé comme candidat en 2020 et en même temps on ne fait rien pour l´en dissuader, mais on reste dans les starting-blocks pour les présidentielles dont tout le monde vilipende le fichier électoral et les institutions à la botte du régime. Nous déplorons ce manque de prise de position claire pour un"non à la quatrième candidature de Faure Gnassingbé en 2020" de la part d´anciens partis de la C14, comme la CDPA, le CAR, Le Parti des Togolais... et surtout l´ANC qui reste l´une des plus grandes formations politiques au Togo.

Une chose est sûre: sans avoir auparavant lutté et libéré le Togo du système Gnassingbé, les vraies valeurs démocratiques, qui ont cours autour de nous, auront de la peine à s´inscruster durablement sur la terre de nos aieux. Aucun parti politique de l´opposition n´a le droit de faire ce qu´il veut tant que notre pays reste une dictature. C´est ensemble que nous devons lutter et gagner, et si nous ne prenons garde, c´est ensemble que nous allons périr. C´est pourquoi même après trois décennies, le slogan de Tchèkpo du Professeur Gnininvi est toujours d´actualité: "Démocratie d´abord, multipartisme après." Et dans la même logique, le leader du Parti National Panafricain, Salifou Tikpi Atchadam rappelait, il y a quelques mois, le vrai sens de notre lutte: « Liberté d´abord, démocratie après... cette lutte est d´abord une lutte pour la liberté, et non une lutte pour le pouvoir… »


Samari Tchadjobo
23 décembre 2019
Hanovre, Allemagne

 

 

15 candidats déjà pour 2020 : Sérieux challengers ou bradeurs de la lutte?

 

Des journalistes s’engagent pour la promotion des produits locaux

Les Togolais n’aiment pas consommer local. Et ce ne sont pas les habitués des supermarchés de la place qui diront le contraire. C’est justement pour changer la tendance et inciter les populations togolaises à consommer les produits « made in Togo » qu’une plateforme des médias vient d’initier un projet dénommé « Bouge avec le 228 ».

Hier lundi à Lomé, le ministre Agriculture et de la Production animale et halieutique, Noël Koutéra Bataka a lancé la plateforme. Selon les initiateurs, l’objectif c’est surtout d'encourager les entrepreneurs agroalimentaires togolais à mettre sur les marchés des produits de qualité. Il s'agit également d’inciter les populations à la consommation locale.

D'après cette plateforme des médias qui sont d’ailleurs partenaires du ministère de l'Agriculture, de la Production animale et halieutique (MAPAH), il est primordial de soutenir les entrepreneurs, vu qu'ils constituent un maillon clé du développement économique du pays.

« Il va de soi que l’avenir de l’agriculture togolaise réside dans le monde entrepreneurial agricole. Mais après l’échec de la campagne ‘’Consommer produits togolais’’ des années 1980 et la réticence de la majeure partie des Togolais à se tourner définitivement vers les produits locaux et les apprécier à leur juste valeur, nous trouvons nécessaire que les hommes et femmes des médias que nous sommes, ne peuvent pas rester en marge de cette lutte pour la consommation des produits togolais. Mieux, nous devons créer le débat, le nourrir et même initier des projets pour aider nos frères et sœurs les entrepreneurs agricoles à réussir ce pari ô combien élogieux », a déclaré Koffi Telli, Coordonnateur national de la plateforme, et Directeur du site d’informations Global Actu.

Par des initiatives ingénieuses et authentiques, ces confrères journalistes comptent aller au-delà des encouragements pour rappeler aux Togolais que la consommation des produits locaux est une nécessité.

Notons que le lancement du projet « Bouge avec le 228 » a vu la présence de Loïc Lawson, président de l’Union de la presse francophone branche Togo (UPF-Togo), des entrepreneurs, des leaders d’opinion et des acteurs engagés pour une véritable consommation des produits locaux.

Godfrey Akpa

 

 

Des journalistes s’engagent pour la promotion des produits locaux

 

Grogne des pêcheurs au nouveau port de pêche

Au nouveau port de pêche, inauguré tout récemment à Gbétsogbé, les pêcheurs dénoncent le paiement journalier d’un ticket de 100 FCFA avant d’aller en mer. Ils menacent…

Nouvelle infrastructure. Nouvelle méthode. A Harbour, c’est-à-dire, sur l’ancien site, seules les femmes mareyeuses payaient un ticket avant d’y avoir accès. A Gbétsopé, les pêcheurs aussi sont soumis à la même règle, créant de la frustration ajoutée à la colère.

« Pourquoi doit-on soumettre les pêcheurs au payement de taxe ? », se demande Richard au micro de lalettreagricole.com. « A Accra, au Bénin et sur la côte, les hommes ne paient pas de taxe avant d’entrer au port », rappelle-t-il révolté.

Richard va loin et crie : « Nous allons protester contre ces taxes en décrétant des journées sans pêche. Les pirogues resteront immobilisés à l’embarcadère ».

Prosper, lui, décrit une autre réalité à laquelle ils font face : « Il arrive que les tickets se perdent à la sortie. Si ces situations arrivent on doit encore payer un autre ticket. Il y a de ces désagréments qui surviennent et qui gâchent votre journée ». Ce pêcheur enchaîne en pointant du doigt l’opacité qui entoure la gestion des fonds récoltés.

Richard, très prolixe sur le sujet, donne l’impression d’être le porte-parole des autres. Selon lui, un autre problème se pose avec le nouveau port. En effet, il y relève certaines défaillances qui, précise-t-il, les empêchent de travailler en toute quiétude.

« Lors des marées, on ne peut pas aller en mer. Les pirogues restent bloquées à l’embarcadère. Alors que sur l’ancien site, on n’avait pas ce problème », regrette celui qui vit uniquement de la pêche.

Bien que doté d’une capacité pouvant accueillir jusqu’à 400 pirogues, le nouveau port composé d’un bassin de mouillage, de cales de halage, de fabriques de glace, de poissonneries, etc. ne comble pas pour le moment les attentes d’une partie du monde à qui il est destiné.

A.H.

 

 

Grogne des pêcheurs au nouveau port de pêche

 

Guillaume Soro : "Tout ce dilatoire est la résultante de la décision de M. Alassane Ouattara de faire un 3e mandat"

Empêché de faire un retour sur sa terre natale, l'ancien président de l'Assemblée nationale de la Côte d'Ivoire, Guillaume Soro Kigbafori a dénoncé le triste spectacle offert par les autorités ivoiriennes au monde entier. A travers cette déclaration, il lance un appel à ses militants et aux autres forces du pays.

Déclaration de Soro Guillaume Kigbafori :

" Chers Tous,

la journée du 23 décembre 2019 demeurera dans ma mémoire un bien triste et douloureux souvenir. La brutalité de la répression qui s’est abattue sur les adhérents de GPS et de tous les Partis politiques et mouvements politiques proches ainsi que des citoyens innocents est inacceptable.

Les instances de #GPS, des Partis et Mouvements politiques doivent monter au créneau.

Avant d’aller plus loin dans mon propos j’adresse mes encouragements aux innocents et collaborateurs qui ont été arrêtés: seul crime, accueillir le candidat déclaré à la Présidentielle d’Octobre 2020.

Déjà en Septembre 2019 suite aux révélations d’un sondage qui établissait mon avance en cas de la tenue l’élection présidentielle la décision avait été prise de m’écarter de la course.

En réalité, tout ce dilatoire est la résultante de la décision de M. Alassane Ouattara de faire un 3e mandat. Et se prévaudrait du soutien de la France.

Pour autant nous ne l’accepterons pas.

Pour revenir à la sinistre journée du 23 décembre 2019, Il est à noter que nous avons tenu à ce que notre retour au pays natal se fasse dans le strict respect des lois.

L’autorisation d’atterrissage a été dûment obtenue. Rien ne s’opposait donc à ce voyage du citoyen-candidat déclaré à la présidentielle "

 

 

Guillaume Soro : "Tout ce dilatoire est la résultante de la décision de M. Alassane Ouattara de faire un 3e mandat"

Une femme arrêtée pour trafic de faux billet à Lomé

La Police a procédé ce mardi à l’arrestation d’une femme trouvée en possession de faux billets de banque, à Gbossimé (Lomé), dans le marché aux moutons.

La dame, rapporte kpatimanews, est venue acheter des moutons. Les vendeurs se sont rendus compte que la dame avait à sa possession de faux billets dont le montant n'a pas été révélé.

Alertée, la Police ne s'est pas fait prier avant d'arriver sur les lieux. La femme sera mise aux arrêts quelques minutes plus tard, puis conduite dans un commissariat pour de probables enquêtes.

Trafic de faux billets de banque, certes, on en rencontre souvent, mais c’est le lieu encore une fois de rappeler aux populations que nous sommes en périodes des fêtes de fin d’année.

Il est donc nécessaire de doubler de vigilance pour ne pas tomber dans le piège des individus véreux qui s'adonnent à tout genre d'activités ces moments-ci, pour se faire des sous.

 

 

Une femme arrêtée pour trafic de faux billet à Lomé

Seite: | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27