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Chronique de Kodjo Epou : Y a-t-il un chef pour faire cesser la chasse aux Kotokoli?

Kodjo Epou
militaire armee de faure sokode togo
La soldatesque de Faure Gnassingbé qui terrorise lâchement les populations à bout de souffle dans le Tchaoudjo et l’Assoli dans le centre-nord du Togo | Photo : DR

C’est une réalité glaçante, au-delà de l’entendement humain, le traitement que subit l’ethnie Tem par les temps qui courent. Ces compatriotes du centre du pays sont partout traqués sur le territoire nationale. Le terme épuration ethnique n’est pas excessif. Une traque organisée, physique et psychologique, qui cache mal les mains de la hiérarchie militaire. Leur seul tort, lorsqu’on interroge, c’est d’être des Kotokoli. On les accuse à tort et à travers, tantôt de djihadisme, tantôt de parti enclin à l’insurrection. Les funestes inventions ne sont-elles pas la marque de toute dictature. Le quotidien de ces Kotokoli, à Tchaoudjo et dans l’Assoli, mais aussi dans les quartiers de forte concentration Tem (Zongo), dans nos préfectures, c’est un véritable calvaire fait d’enlèvements nocturnes, d’éprouvantes course-poursuite et d’horribles scènes de bastonnades. Les témoignages font froid dans le dos. Demain, l’on apprendra, stupéfait, que les mêmes victimes Tem, ont voté leur bourreau, avec un score brejnevien, pour son quatrième mandat. Ténébreux!

Nul n’a besoin d’être un Tchagbelé, un Boukari, un Ouro ou un Djobo pour avoir le cœur brisé face aux exactions que vivent les Kotokoli. Faure Gnassingbé et son armée, peuvent-ils au moins prendre la peine d’expliquer aux Togolais les raisons réelles qui motivent ces intrusions intempestives des FAT dans des localités ciblées, celles où résident les Tem? Certains Kotokoli sont obligés d’aller, les soirs, dormir en brousse, de peur d’être cueillis chez eux, dans leur sommeil, par des éléments de notre armée nationale. Des exilés politiques à l’intérieur des frontières de leur propre pays. La plupart sont des jeunes. On impute ainsi à toute une ethnie de militer au PNP ou d’avoir des liens de parenté avec son leader Tikpi Atchadam. Et, pire, d’avoir des penchants djihadistes. Depuis quand les musulmans togolais ont commencé à se radicaliser pour que, subitement, l’on découvre qu’ils constituent de potentiels menaces terroristes pour le pays?

Les Togolais sont assez intelligents pour ne pas pouvoir mesurer l’énormité de la fumisterie; personne ne gobe ces alibis farfelus qui correspondent plutôt au mode opératoire, à l’approche de chaque élection présidentielle, d’une dictature totalitaire surannée et exclusive. Déjà appauvris, sevrés du minimum vital dans leur région qui manque de tout et démunis de tout espoir d’un avenir meilleur, ces pauvres compatriotes sont en plus condamnés à fuir leurs domiciles; au total des innocents forcés de porter cette croix maléfique de l’extrémisme religieux et, dans la vallée de la mort, de se nourrir de racines sauvages et d’herbes crues, livrés à la merci de reptiles venimeux et d’insectes affreux. Leur condition est bien celle de citoyens envahis, pris en chasse, bannis, humiliés, celle d’êtres humains réduits à l’espèce animale sous prétexte d’un jihadisme imaginaire crée de toute pièce par un régime viscéralement tortionnaire qui continue de souiller allégrement notre sol. Cette situation inexplicable fait de ces jeunes Tem des vivants sans ressort accuses à tort, juste parce qu’on veut donner une crédibilité à la terreur qui a toujours constitue l’ADN de la monstrueuse politique de répression du régime.
violences gratuites des soldats de faure bafilo sokode togo
Traces de la violence gratuite des militaires sur les populations de Tchaoudjo | Photo : DR

Devant ces humiliantes guérillas orchestrées contre les Tem, que disent les cadres et élites de cette ethnie injustement frappée par une répression barbare? Omerta total, absolu ! « C’est leur problème » doivent-ils se dire ces elites Tem car, pour elles, « tant que mon pain est sauf, le reste est sans importance ». Difficiles à comprendre. Et même celui qui prétend être, selon son propre serment, le président de tous les Togolais, détourne le regard, n’ayant ses yeux que pour les arnaques à mettre en place dans le but de conserver le pouvoir. Notre président se mure dans un silence brut et violent, incapable de baser sa gouvernance sur le peuple, sur l’intérêt générale et sur des valeurs qui excluent la violente gratuite. Il nous dira, le 22 février, qu’il a remporté haut les mains la victoire à Sokodé, Kparatao, Bafilo et Kpalimé Zongo … Sans états d’âme et toute honte bue.

Seulement, lorsque de folles allégations circulent, en boucle, dans nos villes et campagnes, faisant état de ce que « ce sont les militaires kabyè qui violentent les Tem, les tabassent et violent leurs domiciles », ces allégations sont assez graves pour faire l’objet d’une gestion diligente ou susciter une prompte réaction du chef de l’État en vue d’un arrêt immédiat des exactions et des interprétations qu’elles charrient. L’inaction du chef suprême des armées le culpabilise. Soit il est de connivence avec les militaires qui terrorisent ces populations ou alors, il ne contrôle rien. Ces faits sont trop graves pour ne pas attirer l’attention. Le silence ne peut être du tout une option. Se contenter de dire que les descentes en pays Tem en question sont juste des patrouilles de routine donc, régulières, cela relève d’une ridicule campagne. Quel type de leader est celui-ci qui reste muet devant les situations qui mettent en danger la cohésion nationale?

Ailleurs, les mandats servent à quelque chose, à construire les ouvrages du futur. C’est différent au Togo, un pays gouverné dans le passé à coup de stupides promesses, de chimères: l’Hôpital de Référence Saint Pérégrin de Lomé, la ferme avicole moderne de Badja et toutes les premières pierres posées en fanfare, toujours sous terre, l’apprendront à leurs dépens. Au Gnassingbeland natal, la politique sociale marque le pas quand la violence politique prospère. Mais, parce que Faure Gnassingbé est venu au monde pour n’être que président, certains de ses concitoyens peuvent dormir à la belle étoile, même pas dans leur maison, en brousse, avec rats, varans et chauve-souris, exposés à tous les aléas de la nature qui dépouillent l’homme de tous les plaisirs de la vie. Quelle indignité! On n’en sortira jamais? Toutes ces années de gouvernance à la baïonnette, de révoltes mitraillées, de crises endeuillées, de descente en enfer, d’enfants assassinés, de commerces incendies, de mosquées vandalisées, brûlées, pour se retrouver, en 2020, face a quoi? A une forfaiture électorale comme celle dans laquelle sont engagés malfrats et neuneus?

La démocratie togolaise dégage une odeur de rance et le pays, pour détourner le danger qui rode, a besoin d’un commandant-en-chef qui sait/peut discipliner l’armée et engager son autorité personnelle sur les questions sensibles de la nation. A juger les choses par ce qu’on voit et entend, le Togo a, à sa tête, une autorité vendue au diable, périmée et éminemment incompétente, qui laisse son peuple cerné par des monstres habilles qui crachent des flammes et emportent des vies. Le Togo, on veut y croire, renaîtra de ses cendres. Tel le Phoenix. Quand et de quelle manière? Mystère et boule de shit. On sait, par contre, que le contrat social est un échec retentissant. A ce qu’il parait, être dans l’attente de ce jour où les Togolais pourront enfin vivre libres, c’est autant faire le pied de grue devant un cendrier ou une urne mortuaire. « Pleure, ô pays bien aime ». Quel gâchis!

Kodjo Epou
Washington DC
USA
Kodjo Epou

 

 

Chronique de Kodjo Epou : Y a-t-il un chef pour faire cesser la chasse aux Kotokoli?

 

Plus de 10.000 artisans ont bénéficié de l’assurance maladie en 2019

Depuis mai 2019, les artisans togolais bénéficient d’une assurance maladie par le truchement de l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM). Plus de 10.000 artisans ont déjà souscrit à cette assurance, un projet qui s’inscrit dans l’axe 3 du Plan National de Développement (PND).

Dans le contexte des systèmes contributifs de sécurité sociale au secteur informel de l’économie togolaise, les artisans disposent désormais d’une assurance maladie leur permettant d’être pris en charge quand surviennent les risques liés aux maladies non professionnelles et de disposer des soins de qualité.

La ministre de tutelle Victoire Tomégah-Dogbé, pour sa part, souhaite une adhésion en masse des artisans pour l’atteinte de l’objectif selon lequel près de 100.000 artisans sont entendus d’ici trois ans. Elle a exhorté les bénéficiaires à cotiser pour faire prospérer le dispositif.

« Les soucis de prise en charge médicale ne feront plus désormais partie de votre quotidien. Ce dispositif ne saurait prospérer si vos cotisations ne sont pas à jour…Vous devez également éviter d’en faire un usage frauduleux au risque de le voir échouer », a conseillé la ministre.

Pour le président de l’Union des Chambres Régionales de Métiers (UCRM), M. Kodjo Eklou, le lancement du dispositif de couverture maladie est la concrétisation d’un rêve longtemps nourri par les artisans et donc de ce fait, tout sera mis en œuvre pour sa sauvegarde et son renforcement dans l’intérêt de tous les artisans togolais.

Pour rappel, l’Etat togolais a investi plus de 8,7 milliards de Fcfa dans le secteur de l’artisanat en guise d’investissements publics, et ce de l’année 2011 à 2017, selon un rapport rendu public par le ministère du Développement à la base, de l’Artisanat et de l’Emploi des jeunes.

Le document indiquait que les jeunes s’intéressent de plus en plus au secteur de l’artisanat. A cet effet, 53 360 artisans sont enregistrés dans le Système d’information sur l’artisanat (SIA). Aussi environ 20.000 nouveaux diplômés sortent chaque année des centres d’apprentissage.
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Communiqué de la CDPA-BT sur le scrutin du 22 février 2020

Convention Démocratique des Peuples Africains Branche – Togolaise

CDPA-BT
L'oppression se nourrit du silence... et de l'inaction

COMMUNIQUE DE LA CDPA-BT
SUR LE SCRUTIN DU 22 FEVRIER 2020

La situation politique évolue rapidement. Faure Gnassingbe vient de proclamer sa candidature. La CENI a finalement enregistré dix candidats dont deux candidats indépendants et sept candidats représentants des partis du courant majoritaire de l’opposition. Tout le débat politique se polarise désormais sur cette curieuse désignation du « candidat unique consensuel » de l’opposition par Mgr Kpodzro.

Tout se passe comme si les présidentielles du 22 février 2020 ne posent plus aucun problème pour la mouvance de l’opposition. Dans cette situation pré-électorale où la confusion atteint désormais son comble, la CDPA-BT déclare ce qui suit :

1- La CDPA-BT avait donné sa position sur ces élections présidentielles de 2020 dans un article publié le 1er décembre 2019 (voir cdpa-bt.com). Notre Parti a demandé à ses membres et à ses sympathisants de ne pas aller voter le 22 février, mais que chacun exploite l’occasion pour organiser, autant que possible, une campagne d’information autour de lui, afin d’expliquer à la population le pourquoi de ce boycott.

2- La CDPA-BT continue d’estimer en effet qu’à partir du moment où la nature du régime politique en vigueur depuis plus de cinq décennies maintenant empêche de réunir, cette fois-ci aussi, les conditions exigées par la transparence et l’équité des élections dans le pays, le scrutin de 2020 lui aussi permettra au régime autocratique de se proclamer, une fois encore, vainqueur des urnes contre la volonté populaire, comme il l’a fait à l’issue de tous les scrutins précédents organisés dans les mêmes conditions.

3- La CDPA-BT considère toujours qu’aller aux élections en sachant bien qu’elles sont organisées pour permettre à ce régime de se maintenir au pouvoir contre la volonté populaire, c’est l’accompagner dans sa volonté de se pérenniser ; c’est contribuer à le maintenir au pouvoir.
On ne peut pas prétendre combattre un régime politique impopulaire en faisant en même temps, et à chaque fois ce qui lui permet de continuer de confisquer le pouvoir d’Etat au profit d’une minorité de la population.

4- Dans ces conditions, la CDPA-BT estime qu’à la volonté du régime de se maintenir au pouvoir par de prétendues élections, l’opposition togolaise se doit d’opposer un boycott massif, c’est-à-dire un refus massif de participer à ce type d’élection. Mais il ne s’agit pas seulement de refuser d’aller voter ; il faut en plus exploiter l’occasion pour expliquer autour de soi que le boycott aussi est un acte civique, une manière, entre autres, d’exprimer son point de vue, en tant que citoyen, sur la gestion des affaires publiques.

5- Il s’agit donc d’un boycott actif, et non le « boycott soft » que les tenants du pouvoir jettent à la figure de leaders opposants fluctuants pour ridiculiser l’opposition toute entière, et faire passer encore ce régime de 57 ans pour un régime politique démocratique.

6- Depuis le 1er décembre 2019, absolument rien de nouveau n’est venu modifier l’environnement électoral du pays en faveur de l’opposition démocratique : La date du scrutin est fixée ; les élections auront lieu sans les réformes ; Faure Gnassingbe est investi pour un quatrième mandat, le choix de Kodjo Agbeyome comme « candidat de consensus » pour l’opposition semble plus catastrophique que bénéfique…

7- Au regard de cette situation, la CDPA-BT lance à nouveau son appelle au boycott actif des élections du 22 février 2020 :
a- ne pas aller voter ;
b- expliquer autour de soi pourquoi il faut boycotter ces élections ;
c- contribuer aux initiatives en cours pour amener la masse des opposants à se donner une organisation susceptible de lui permettre de jouer plus efficacement le rôle qui lui revient dans la lutte pour le changement démocratique dans le pays.

Fait à Lomé le 11 janvier 2020.

Pour la CDPA-BT
Son Premier Secrétaire.


Prof. E. GU-KONU

 

 

Plus de 10.000 artisans ont bénéficié de l’assurance maladie en 2019

 

Des conseils utiles du Maître à ses élèves

L'image en dit long. Ce mardi aux environs de midi, après sa réunion avec les présidents des fédérations au siège de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) à Bè Kamalodo, Jean-Pierre Fabre a reçu la visite de quelques élèves qui sont venus le saluer. Le Maire du Golfe 4 a profité de l’occasion pour prodiguer des conseils utiles à ces apprenants.

En effet, ce mardi matin, le président de l’ANC a animé une réunion avec les fédérations du Golfe, d’Agoè-Nyivé, les femmes des marchés, les zémidjans et la jeunesse du parti. Il s’agit pour le Maire d’Amoutiévé de procéder, comme d’habitude, à informer et former les premiers responsables du parti.

Jean-Pierre Fabre n’a pas manqué d’informer ses militants du dépôt de sa candidature à la CENI.

Et c’est au sortir de cette réunion, aux environs de midi, que les élèves des écoles situées dans les encablures du siège de l’ANC, qui revenaient des cours, ont croisé l’ex-chef de file de l’opposition.

En bon parent d’élèves, le leader de l’ANC a profité de l’occasion pour prodiguer des conseils utiles à ses « relèves de demain ». Il a pris quelques clichés avec eux avant de regagner sa voiture.

Godfrey Akpa

 

 

Des conseils utiles du Maître à ses élèves

 

Présidendielle 2020: La CDPA soutient la candidature de Gabriel Agbéyomé

Dans un communiqué rendu public ce mardi, la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) a apporté son soutien à Dr Gabriel Agbéyomé Kodjo, candidat unique de l'opposition pour le compte de la présidentielle en vue. Le parti de Mme Adjamagbo-Johnson dit être "conscient des vicissitudes qui entourent ce genre d’exercice avec son lot d’incompréhensions, de déceptions, voire de frustrations". Par ailleurs, la CDPA lance un appel pressant, aux partis politiques, aux syndicats, à la société civile et surtout aux populations togolaises à se mobiliser autour du candidat choisi par Monseigneur Kpodzro. Lecture!

COMMUNIQUÉ DE LA CDPA

Le 31 décembre 2019, Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro, archevêque émérite de Lomé, a désigné Monsieur Agbéyomé Gabriel Kodjo comme candidat unique des Forces démocratiques, au terme d’un processus qu’il a personnellement conduit de bout en bout.
La CDPA, qui dans un premier temps, a pris acte de cette désignation au sein de la C14, apporte son soutien au candidat Agbéyomé Kodjo.

Le soutien de la CDPA se fonde d’abord sur les convictions profondes que le parti a toujours exprimées. Dès les débuts de son combat dans la clandestinité en 1987, compte tenu de la nature même du système que nous combattons, la CDPA a compris que c’est ensemble et unies que les forces démocratiques et patriotiques mettront fin à la dictature militaro clanique au Togo. C’est fidèle à cette vision que la CDPA a lancé l’appel de Tchékpo : « démocratie d’abord, multipartisme ensuite » ; qu’elle a pris part aux différentes coalitions des forces démocratiques dans lesquelles elle a toujours joué un rôle déterminant. C’est enfin conformément à cette vision qu’elle a adhéré, de concert avec ses partenaires de la C14, à la démarche de candidature unique initiée par l’archevêque émérite Kpodzro.

La CDPA est consciente des vicissitudes qui entourent ce genre d’exercice avec son lot d’incompréhensions, de déceptions, voire de frustrations. Mais l’acceptation de lourds sacrifices par les partis politiques au détriment des intérêts partisans, et quelques soient les états d’âmes, même les plus légitimes, constitue le prix à payer pour l’instauration de la démocratie au Togo.

Ce soutien de la CDPA à la candidature de Monsieur Agbéyomé Kodjo se fonde aussi sur les péripéties du long combat pour l’alternance et la démocratie au Togo. Dans la quête de démocratie du peuple togolais, les candidats de l’opposition ont toujours gagné les élections dans les urnes, sans que nous n’ayons jamais pu prendre le pouvoir. De guerre lasse, les populations fatiguées de se voir voler leur suffrage, ont commencé par déserter les bureaux de vote, reprochant aux forces démocratiques de ne pas innover dans leurs stratégies électorales. Le choix de Agbéyomé Kodjo, un candidat ayant joué un rôle clé dans le système dont il connait les rouages, est justement une nouvelle piste que Monseigneur Kpodzro nous propose pour faire les choses autrement. Explorons-là !

Certes Agbéyomé Kodjo, n’est pas exempt de tout défaut, loin sans faut ! Mais pour l’heure et au regard de l’objectif difficile de réussir l’alternance, laissons l’histoire juger son parcours politique et parions surtout sur son option désormais inconditionnelle pour la démocratie, son engagement à obtenir les meilleures conditions pour un scrutin transparent, sa détermination à gagner les élections et à défendre nos votes, avec nous tous bien entendus. Parions finalement sur son engagement à mettre en place une transition ouverte à tous, pour des réformes et une refondation de l’Etat.
Fort de ce qui précède et par respect de la parole donnée, la CDPA réitère son soutien au candidat désigné Agbéyomé Kodjo.

La CDPA lance un appel pressant, aux partis politiques, aux syndicats, à la société civile et surtout aux populations togolaises à se mobiliser autour du candidat choisi par Monseigneur Kpodzro.

Seul le combat libère et le combattant déterminé doit occuper tous les espaces de confrontation avec l’adversaire.

Démocratie d’abord, multipartisme après. Ensemble nous vaincrons !

B. K. ADJAMAGBO JOHNSON

 

 

Présidendielle 2020: La CDPA soutient la candidature de Gabriel Agbéyomé

 

La coalition des Rassembleurs soutient Agbéyomé Kodjo

Finalement Soter-Caiüs Dotégan Dovi ne participera plus au scrutin présidentiel du 22 février prochain. L’homme politique qui a promis trois repas par jours aux Togolais a retiré sa candidature en soutien à celle d’Agbéyomé Kodjo, le candidat unique des forces démocratiques.

Cette décision, selon la coalition des Rassembleurs, intervient après analyse approfondie des conclusions du processus initié par Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro, Archevêque, a écrit le regroupement bien que le candidat ait rempli toutes les conditions notamment le dépôt légal de son dossier Sous le N°01/CENI/EP-2020 du 08/01/2020 et versé intégralement sa caution à la Trésorerie du Togo sous le N°0021151 du 08/01/2020 pour participer au scrutin présidentiel.

Aussi, les Rassembleurs ont ajouté qu’ils ont tenu compte de la volonté populaire et celle de leurs militantes et militants qui ont souhaité la limitation du nombre de candidats et l’attachement qu’ils accordent l’avènement d’une nouvelle démocratie participative.

Après analyse de tous ces aspects, la coalition a jugé bon de privilégier l’intérêt de la nation en renonçant à sa participation à l’élection.

Il est à noter que la coalition des Rassembleurs n’est pas la seule formation politique qui a accordé son soutien au candidat des Forces démocratiques Gabriel Agbéyomé Kodjo. D’autres partis politiques notamment le NID, la CDPA, ont également manifestés leur soutien à la candidature du président du MPDD.

La Commission électorale nationale indépendante a annoncé 9 candidatures pour le compte de la présidentielle de 2020.

Nicolas K

 

 

La coalition des Rassembleurs soutient Agbéyomé Kodjo

 

La une des journaux parus ce mercredi 15 janvier 2020

La prochaine élection présidentielle tient le haut du pavé des journaux parus dans les kiosques ce mercredi matin.

« Présidentielles 2020 : l’heure du peuple a sonné », alerte le journal La Manchette à sa une. Au pied de page du journal, l’hebdomadaire porte un regard critique sur les 15 ans de gouvernance de Faure Gnassingbé. « 15 ans sous Faure : Sempiternelle gouvernance du contraire », affiche le confrère.

« Présidentielle 2020 : De quoi ont-ils si peur ?», s’interroge l’hebdomadaire Fraternité à sa une, avec à l’appui, l’image de Faure Gnassingbé assis sur son fauteuil présidentielle avec un regard plongé dans le vide.

« Présidentielle 2020 : La diaspora dénonce un processus illégal », note Liberté dans sa livraison N° 3082 de ce mercredi 15 janvier 2020. Le quotidien présage une « surprise désagréable qui attend l’opposition » lors du prochain scrutin présidentiel.

« 2020/Pour cause de candidature unique : le reliquat de la C14 part aussi en lambeaux », titre le journal Le Messager dans livraison de ce jour.

Focus Infos dans sa parution N°240 de ce mercredi, a consacré un dossier sur le dernier quinquennat de Faure et titre : « 2015-2020 : le mandat a-t-il été social ?»

Bien d'autres sujets sont à découvrir dans les colonnes de ces différentes parutions.

Godfrey Akpa

 

 

La une des journaux parus ce mercredi 15 janvier 2020

 

Pour Gabriel Dosseh-Anyron, Agbéyomé est le « Moïse » censé délivrer le peuple togolais

Depuis qu’il a été investi candidat unique de l’opposition pour le compte la présidentielle de 2020, Agbéyomé Kodjo ne cesse d’avoir des soutiens de la part des leaders de l’opposition togolaise.

Gabriel Dosseh-Anyron du parti Le NID vient également de jeter son dévolu sur le président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD). Pour lui, le choix du Dr Agbéyomé Kodjo comme candidat unique de l’opposition est juste. Il va jusqu’à comparer l’ancien Premier ministre à Moïse, dans l’ancien Testament. Le président du parti Le NID estime que Dr Agbéyomé Kodjo est l’homme de la situation d’autant plus qu’il connait bien le régime.

« Agbéyomé Kodjo est comme Moïse au temps des pharaons. Moïse connait bien la maison. Il a vécu dans le palais royal. Et c’est lui que Dieu a choisi pour délivrer le peuple d’Israël. Dieu pourrait choisir quelqu’un qui n’a pas vécu chez les pharaons. Aujourd’hui, on nous choisit quelqu’un qui connait la maison et vous commencez par tirer sur lui. On a fait la même chose en 1993, s’agissant du Premier ministre Edem Kodjo. Moi-même j’étais parmi ceux qui le critiquaient. Nous avons souhaité que si c’est lui, un ancien qui a créé le RPT, on préfère qu’Eyadema reste au pouvoir pour que nous le bâtions plus tard. Et voilà qu’on est toujours là », a regretté Gabriel Dosseh-Anyron.

Ce leader politique promet de mettre tous les moyens possibles, toute son énergie pour que cette élection présidentielle débouche sur une alternance politique.

« Nous nous sommes engagés dans la dynamique. Et avec cette nouvelle dynamique qui accompagne le candidat Agbéyomé, je crois que rien ne peut nous bloquer. On ira jusqu’au bout et le candidat Agbéyomé sera proclamé président de la République togolaise », a déclaré Gabriel Dosseh-Anyron.

Selon le président du parti Le NID, ceux de l’opposition qui tirent à boulet rouge sur le candidat Agbéyomé « se trompent d’adversaire ». « M. Agbéyomé n’est pas l’adversaire des autres candidats déclarés des forces en lutte pour l’alternance », a-t-il souligné.

Rappelons que le parti le NID n’est pas le seul à apporter son soutien à la candidature d’Agbéyomé. La Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) de Mme Adjamagbo-Johnson soutient également le candidat unique de l’opposition. Certains candidats déclarés ont même renoncé à leur candidature pour travailler ensemble avec le candidat de Monseigneur Kpodzro. Il s’agit bien sûr de Kpodar Gamessou et Soter-Caïus Dovi…

Godfrey Akpa

 

 

Pour Gabriel Dosseh-Anyron, Agbéyomé est le « Moïse » censé délivrer le peuple togolais

 

Fulbert Attisso croit en l'alternance avec Agbeyomé

Dans une tribune rendu public, le président du parti « Togo Autrement » soutient le candidat des Forces démocratiques. L’acteur politique est persuadé que Mgr Kpodzro a trouvé l'antidote contre l'enchantement sous lequel gît le peuple togolais depuis des lustres. Selon Fulbert Atisso, la formule du prélat qui a abouti au choix qui a pris en compte un ancien du régime décrié plutôt que l'opposant le plus populaire est source de confusion dans le camp du pouvoir. A l’en croire, Agbéyomé Kodjo répond à la caricature des anciens caciques du régime et sont capables de trouver les failles pouvant le faire tomber à l’échéance de l’élection présidentiel. Lisez plutôt !

Enfin l'alternance est possible avec Mgr Fonoko Kpodzro et Agbéyomé Kodjo

Par Fulbert Sassou ATTISSO, Coordinateur général de la campagne d'Agbéyomé Kodjo

Cette aspiration que caresse depuis des lustres le peuple togolais va enfin se réaliser. L'alternance sera au rendez-vous le 22 février 2020, par les urnes. Mgr Kpodzro a trouvé l'antidote contre l'enchantement sous lequel gît notre peuple, qui vit sous une dynastie autocratique depuis 53 ans. Le vieux prélat, fort de sa foi, dure comme une graine de sénevé, acquise de ses 60 ans de vie sacerdotale, a proposé aux acteurs de l'opposition togolaise une démarche qui renverse la tradition politique à laquelle ils sacrifient tous les cinq (5) ans face a l'élection présidentielle. Au lieu d'envoyer dans la bataille électorale le candidat du plus grand parti de l'opposition, il a privilégié d'autres critères qui, dans son inspiration, sont plus prégnants et fondamentaux dans le contexte du Togo pour favoriser le changement de régime par des élections. En réalité, le choix de Mgr Kpodzro pour la présidentielle de cette année, s'il rompt avec une mentalité ancrée dans l'opposition, monte en épingle une idée qui circule depuis quelque temps au Togo et en Afrique.

" Pourquoi l'opposition togolaise ne présenterait-elle pas, pour une fois, à l'élection présidentielle un ancien baron du régime reconverti en opposant? " Dans les contextes politiques similaires à celui du Togo, l'alternance s'est faite à travers cette formule : choisir comme candidat unique ou principal de l'opposition un ancien du régime décrié plutôt que l'opposant le plus populaire. Le choix de M. Agbéyomé Kodjo par Mgr Kpodzro à l'issue de la dynamique que ce dernier a conduite pendant des mois avec plusieurs organisations de l'opposition répond à l'aggiornamento politique qui a permis au Sénégal, au Burkina- Faso et à d'autres pays dans lesquels le pouvoir était confisqué de se sortir d'affaire.

Les protestations suscitées par le choix de M. Agbéyomé Kodjo par Mgr Fanoko Kpodzro sont la preuve qu'une tradition a été bousculée, que des habitudes lointaines ont été touchées. Or les sociétés humaines sont hostiles aux changements d'habitudes et de pratiques, même si elles ont fait le constat que les vieilles habitudes ne les font pas avancer. Une chose au moins est certaine aujourd'hui, toutes les fois que les principaux partis de l'opposition ont soutenu dans la course à l'élection présidentielle l'opposant bon teint, le leader dont le parti est le mieux implanté, l'aventure à tourné court. 1998, 2003, 2005, 2010, 2015, toutes ces expériences malheureuses d'échecs à répétitions, avec la même formule, ne suffisent-elles pas pour nous faire comprendre que nous devons reformuler nos choix, changer nos mentalités et nos habitudes ? Pourquoi persister dans une tradition éculée qui a fait la preuve de son inadéquation avec le contexte politique togolais ? Peut-on faire la même chose et espérer des résultats différents?

La pertinence de la formule de Mgr Kpodzro, qui a choisi un ancien collaborateur du régime RPT, sur le compte duquel on a mis des drames nationaux, réside dans le fait que le Togo se trouve dans une problématique de l'alternance par les urnes dont la résolution ne peut venir des "grands opposants".

La réalisation de l'alternance nécessite des atouts qu'on ne peut retrouver que chez une catégorie bien précise d'opposants politiques. Ces pouvoirs dictatoriaux qui utilisent les moyens d'État, les réseaux internationaux et la relation avec les Etats puissants ont besoin d'être rassurés si jamais ils devraient envisager de passer la main. Pour les déboulonner, il faut disposer d'énormes moyens financiers et de relations de tous genres, toutes choses qui échappent aux opposants politiques classiques en Afrique. De plus, les acteurs de ces pouvoirs de dictature ont besoin de finir leurs courses dans la sécurité, sans aucune crainte de poursuite une fois qu'ils se retrouveront dans la peau du citoyen ordinaire.

M. Agbéyomé Kodjo, le candidat de Mgr Kpodzro répond à la caricature de ces anciens notables du Roi, qui connaissent les faiblesses du Palais royal et peuvent les utiliser pour supprimer la monarchie. Ce profil, il est indéniable qu'on ne pourrait pas le posséder sans qu'on ait offensé les autres. Toute la difficulté pour certains Togolais à accepter le choix du prélat s'explique par le passé de M. Agbéyomé Kodjo et certains événements douloureux qu'on lui attribue à tort ou a raison. Au demeurant, c'est sa participation au régime RPT qui lui a permis d'avoir été Premier ministre, Président de l'Assemblée nationale, et donc de pouvoir entrer dans le schéma des défaiseurs de Rois. Le dilemme est entier !

L'alternance est une nécessité en cette année 2020. Pour ce faire, nous devons nous faire violence pour accepter le renouveau que propose Mgr Kpodzro. Nous devons faire confiance à ce prélat et le suivre dans cette oeuvre de foi qu'il a acceptée, en dépit de son âge, de faire avec le peuple togolais. Sa mission est celle du Maître qui demande au pêcheur, exaspéré par une pêche infructueuse pendant toute la nuit, de jeter à nouveau le filet. Pourquoi l'opposition qui recherche l'alternance depuis 30 ans, étreinte par l'exaspération, refuserait-elle de suivre Mgr Kpodzro qui lui demande d'essayer encore, mais cette fois en désignant Agbéyomé Kodjo pour jeter le filet.

En définitive, qui ne reproche pas à M. Agbéyomé Kodjo sa participation au régime qui opprime les Togolais et les Togolaises depuis tant d'années ? Que valent ses réprobations devant l'intérêt du Togo? Nous dirons simplement " que celui qui n'a jamais péché lance le premier la pierre. " Il est aujourd'hui évident que si tout le monde, y compris les candidats les plus forts de l' opposition, rallie M. Agbéyomé Kodjo, nous parviendrons à faire l'alternance le 22 février 2020. Alors que faire ?

 

 

Fulbert Attisso croit en l'alternance avec Agbeyomé

 

Présidentielle 2020 : Les Forces du consensus démocratique annoncent de grandes manifestations populaires

Devant la presse ce mercredi à Lomé, les Forces du consensus démocratique composées d’organisations de la société civile, des partis politiques, des candidats déclarés et des citoyens sans étiquette, ont dénoncé les nombreuses irrégularités qui souillent le processus devant conduire à la prochaine élection présidentielle. Pour ces Forces, non seulement le processus électoral en cours est profondément vicié, mais aussi la nouvelle Cour constitutionnelle n’est conforme ni à la constitution ni à la loi organique. Mêmes les modifications de 26 articles de la Constitution du 14 octobre 1992 sont anticonstitutionnelles. Face à cette situation qui n’augure rien de bon pour la réalisation de l’alternance politique en 2020, les Forces du consensus démocratique sonne la remobilisation et annoncent de grandes manifestations dans les prochains jours. « 2020 doit être une année décisive ; l’année de la victoire du peuple togolais et non d’un clan contre un autre. La lutte qui va reprendre ne s’arrêtera qu’avec la victoire du peuple. Nous demandons à tous les fils et toutes les filles de la nation, au Togo et dans la diaspora, de se préparer pour de grandes manifestations populaires en vue de mettre fin à l’inacceptable et de concrétiser enfin les vœux de nos aïeux : faire du Togo l’Or de l’Humanité », indique la déclaration liminaire ayant sanctionné cette conférence presse. Bonne Lecture !

DECLARATION
Un processus électoral vicié.

Depuis le lancement du processus devant conduire à l’élection présidentielle de février 2020, la société civile togolaise n’a de cesse d’appeler à un scrutin plus transparent à même de garantir la vérité des urnes et d’aider à la construction d’une nation apaisée et tournée vers son développement. Mais en dépit de ces appels répétés, le pouvoir s’oppose obstinément à la mise en place de conditions d’intégrité électorale.

Les 3 et 4 janvier 2020, des OSC, des partis politiques et des candidats déclarés ont réitéré leur appel pour une élection présidentielle équitable mais à ce jour on constate toujours que :
- des citoyens n’ont pas pu se faire inscrire sur les listes et sont ainsi délibérément privés d’un droit constitutionnel
- sur plus d’un million d’âmes au sein de la diaspora, moins de 350 ont fait l’objet du recensement électoral
- le fichier électoral non audité reste la propriété exclusive du parti au pouvoir
- le vote par anticipation des forces de l’ordre véritable niche de fraude est maintenu
- les bulletins de vote ne sont pas authentifiés favorisant ainsi le bourrage des urnes
- le pouvoir refuse systématiquement et obstinément la proclamation des résultats BV par BV malgré les recommandations fortes des différentes missions d’expertise électorale étrangères qui précisent bien que cette disposition est indispensable pour garantir la transparence et la traçabilité des résultats.

Des distorsions juridiques gravissimes.

Outre ces entraves à un mode de régulation libre et démocratique de la vie politique de notre pays, on constate des distorsions graves de la Loi Fondamentale et de la Loi organique sur la Cour Constitutionnelle, perpétrées au plus haut niveau de l’Etat. Ainsi :
1. En recevant, le 30 décembre dernier, le serment de sept membres de la Cour constitutionnelle sur les neuf prévus par la Constitution, le Président de la République et la Présidente de l’Assemblée Nationale ont violé les articles 1er, 2, 92 et 100 de la Constitution togolaise, ainsi que l’article 3 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle. Le 23 décembre 2019, la révision de la Loi organique N°2004-004 du 1er mars 2004 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle a été faite en violation de l’article 92 de la Constitution.

En d’autres termes, à la création, les neuf membres de la Cour devaient tous prêter serment, sans exception aucune car la possibilité organisée par la loi organique pour une Cour de fonctionner en l’absence de quelques-uns de ses membres, ne peut être confondue avec l’acte de création de cette même institution qui ne peut souffrir d’aucune dérogation. Ensuite, les délais prescrits par la Constitution pour l’adoption des lois organiques n’ont pas été respectés et aucun décret d’application ne sous-tend l’adoption et la validation de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la Cour.

Il y a donc eu de multiples distorsions juridiques qui ont accompagné la mise en place de la nouvelle Cour Constitutionnelle, or l’alinéa 2 de l’article 7 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle dispose que : « Tout manquement aux obligations prescrites par la présente loi organique constitue un acte de forfaiture ».

2. Par ailleurs, l’expert constitutionnaliste de la CEDEAO a proposé un avant-projet de révision de trois articles de la Constitution. Ce projet de trois articles fut régulièrement soumis par le gouvernement à l’Assemblée nationale mais au terme des amendements, les députés ont voté une loi de révision constitutionnelle de vingt-neuf articles.

Cette loi a été promulguée et publiée au journal Officiel de la République le 15 Mai 2019. Vingt-six cavaliers législatifs (article dont la révision a été introduite à titre individuel par un député) furent donc introduits, en violation de l’alinéa 1 de l’article 144 de la Constitution qui dispose que « l’initiative de la révision de la constitution appartient concurremment au Président de la République et à un cinquième (1/5) au moins des députés composant l’Assemblée nationale.

Sous le règne de l’illégalité et de l’impunité, l’histoire semble se répéter.

Au vu de ce qui précède, ne sommes-nous donc pas revenus aux tripatouillages constitutionnels, comme ceux du 6 février 2005 et à une Cour constitutionnelle aux ordres ?

Faut-il rappeler que Monsieur Faure GNASSINGBE a pris le pouvoir à la suite d’un coup d’Etat militaire suivi d’un coup d’Etat constitutionnel perpétrés les 5 et 6 février 2005 ? Faut-il rappeler que le 7 février 2005 il a prêté serment sur la Constitution tripatouillée promulguée la veille ? Le 26 février 2005, il fut contraint à la démission. Mais sous la supervision de la CEDEAO dont la probité a été mise en cause, les putschistes ont organisé, un coup de force électoral en vue de légaliser la prise de pouvoir.

Pourtant, selon l’article 148 de la Constitution du Togo, « toute tentative de renversement du régime constitutionnel par le personnel des Forces Armées ou de Sécurité publique, par tout individu ou groupe d'individus, est considérée comme un crime imprescriptible contre la Nation et sanctionnée conformément aux lois de la République ».

Les coups de forces électoraux, les violations des droits Humains, les entraves à la liberté d’expression et de manifester ont continué d’affliger la vie des citoyens. En août 2019, la modification au parlement de la loi N° 2011-010 du 16 mai 2011 relative aux conditions d’exercice de la liberté de réunion et des manifestations pacifiques publique consacre définitivement le caractère liberticide de ce régime et les injonctions des Nations Unies n’y ont rien changé. Les manifestations sont toutes systématiquement confinées et tout mode d’expression populaire « légalement » bâillonné par la nouvelle loi.

En définitive.

Pour les forces du consensus démocratique composées d’OSC, de partis politiques, de candidats déclarés, de citoyens de la diaspora et de citoyens sans étiquette, il est donc clair que :
- La Cour constitutionnelle n’est conforme ni à la constitution ni à la loi organique.
- Le processus électoral en cours est profondément vicié.
- Les modifications de 26 articles de la Constitution du 14 octobre 1992 sont anticonstitutionnelles.
Nous sommes aujourd’hui devant une situation juridique qui défie la raison, avec le gouvernement, le parlement et la Cour constitutionnelle dont les actes de violation des textes constituent une forfaiture. Toutes les forces démocratiques doivent unir leurs forces pour remettre le pays sur le droit chemin.

Peuple togolais l’heure de la remobilisation a sonné. La lutte est longue mais tu as accompli une grande partie du chemin. Déploie tes ressources propres pour te sortir de cette situation de servitude.
2020 doit être une année décisive ; l’année de la victoire du peuple togolais et non d’un clan contre un autre. La lutte qui va reprendre ne s’arrêtera qu’avec la victoire du peuple.

Nous demandons à tous les fils et toutes les filles de la nation, au Togo et dans la diaspora, de se préparer pour de grandes manifestations populaires en vue de mettre fin à l’inacceptable et de concrétiser enfin les vœux de nos aïeux : faire du Togo l’Or de l’Humanité.

 

 

Présidentielle 2020 : Les Forces du consensus démocratique annoncent de grandes manifestations populaires

 

Togo : Déclaration de biens et avoirs, la charité bien ordonnée…

L'Independant Express
Faure Gnassingbé et sa minorité pilleuse | Photo : RT

Bientôt, les hautes personnalités, les hauts fonctionnaires et autres agents publics devront déclarer leurs biens et avoirs. Une initiative qui vise selon les autorités le renforcement des diverses mesures législatives et réglementaires déjà prises dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la corruption ainsi que la promotion de la bonne gouvernance.

Les autorités devront donner l’exemple.

En novembre 2019, un projet de loi avait été adopté par le gouvernement pour la mise en œuvre de cette mesure. Toutefois, cette loi existait depuis toujours dans la constitution de 1992 (Article 145) mais aucun décret fixant les conditions de déclarations n’avait été établi jusqu’ici.

Le mercredi 01 janvier 2020, le projet de loi fixant les conditions de déclaration des biens et avoirs a été entériné par le parlement.

La loi adoptée définit les périmètres pratiques, la périodicité, le délai de prescription des infractions liées ou inhérentes à la déclaration et aux biens déclarés, les organes dépositaires, l’assiette de la déclaration, les délais et la procédure, le droit à l’information et les sanctions.

En dehors des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents publics professionnellement exposés à des risques de corruption, il est à noter que l’obligation de déclaration est élargie aux membres des bureaux des partis politiques et aux responsables d’organes de presse.

D’ici peu donc « Le président de la république, le premier ministre, les membres du gouvernement, le président et les membres du bureau de l’Assemblée nationale et du Sénat et les directeurs des administrations centrales et les entreprises publiques doivent faire devant la cour Suprême une déclaration de leurs biens et avoirs au début et à la fin de leur mandat ou de leur fonction » conformément à l’Article 145.

Néanmoins, des questions se posent. Cette loi existe depuis 1992 et ce n’est qu’aujourd’hui, plus de vingt-neuf ans après que le gouvernement adopte un projet de loi précisant les conditions de la déclaration des biens et avoirs.

Qu’est ce qui explique un tel dévouement subit pour la transparence au sein des administrations publiques ?

D’aucuns pensent que cette initiative du gouvernement togolais n’est que diversion. Une mesure prise pour faire bonne figure à l’international et se hisser au rang des pays réformateurs ; le classement du Doing Business en est un parfait exemple.

Malgré cette jubilation autour d’une supposée amélioration du climat des affaires, l’économie demeure dans un état morose et le citoyen ne voit aucune répercussion sur son revenu.

Espérons que les autorités et les hauts fonctionnaires seront en mesure de déclarer leurs biens, d’apporter une justification de la provenance des montants énormes sur leurs comptes.

Vivement que cette mesure ne se solde par un échec.

En rappel, il y a quelques années, l’OTR (Office Togolaise des Recettes) dans un communiqué invitait ses employés à déclarer leurs biens. Mais jusqu’alors rien n’a été fait dans ce sens ; ou du moins, la presse n’en a pas eu écho.

Plusieurs lois ont été adoptées dans ce pays mais n’ont jamais été appliquées. Espérons que ce projet de loi ne prolongera pas la liste puisque le Togo, dit-on bat le record de vote et d’adoption des plus belles lois du monde, mais reste le dernier pays à les respecter.

Source : independantexpress.net

 

 

Togo : Déclaration de biens et avoirs, la charité bien ordonnée…

 

Togo : Quels faits du bilan « Glorieux » des 15 ans de règne Faure Gnassingbé

27avril.com
Pas d’accès à l’eau potable dans la grande majorité des localités du Togo

Au Togo, dans bon nombre de localités, l’accès à l’eau potable n’est qu’un rêve lointain. A Adontéré sur la route de Kélékpé dans dans la préfecture de l’Ogou, par exemple, les jeunes filles sont obligées de creuser à certains endroits pour ramasser de l’eau boueuse impure. Pourtant avec un maigre 2 millions de FCFA, la population de cette localité pourrait avoir de l’eau potable. Rappelons que une telle modique somme de 2 millions de FCFA n’équivaut même pas à la valeur les chaussettes de Faure Gnassingbé!

Effondrement d’un immeuble à Lomé

Un immeuble de 5 étages s’est écroulé dans le quartier Sito-aéroport, non loin de la pharmacie aéroport, lundi 13 janvier 2020 à 17H30. Il y aurait eu des blessés.

Fait vérifié : Lorsque la corruption gangrène tout le système de gestion d’un pays, c’est fréquent d’avoir des drames de ce genre. Le Togo de Faure K.E. Gnassingbé est un exemple parfait de pays où la corruption est érigée en mode de gouvernance.

Cerise sur le gâteau : Ce même Faure Gnassingbé, après 15 ans de gouvernance calamiteuse, rempile pour un éventuel 4e mandat en février 2020.

Yeah, This is Togo !

Source : 27avril.com; Vidéos : Divers/ F.L+ F.K. / FB

 

 

Togo : Quels faits du bilan « Glorieux » des 15 ans de règne Faure Gnassingbé

 

Togo : La Sécurité Sociale vole aux éclats. Les Cotisations à la CNSS, le Goulot d’étranglement pour les employeurs

L'Independant Express
Ingrid Awade CNSS Togo
Ingrid Awadé et sa Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) | Infog : 27avril.com

S’il y a un secteur qui participe à la prospérité du pays et la résorption du chômage au Togo, c’est bien le secteur privé. Mais ce secteur semble être le parent pauvre de la législation en vigueur, entendu que les relations qu’entretiennent la Caisse nationale de sécurité sociale avec ses partenaires que sont les sociétés privées ne sont pas de nature à encourager celles-ci. Faute de répondre aux redressements et aux contrôles, les entreprises du privé sont souvent contraintes soit de mettre la clé sous le paillasson ou de faire recours à la fraude. La CNSS

Suivant la loi N° 2011-006 du 21 février 2011 portant code de sécurité sociale, les employeurs disposent de huit jours pour procéder à la déclaration des travailleurs une fois qu’ils sont embauchés. En effet, le point 1 de l’article 9 de ladite loi dit clairement « l’immatriculation du travailleur à la Caisse s’effectue obligatoirement à la diligence de l’employeur dans un délai de huit (08) jours à compter de la date de son embauche, sous peine de sanctions prévues à l’article 95 de la présente loi ». Ce qui montre clairement que tous les travailleurs devaient pouvoir bénéficier de l’application rigoureuse de cette disposition afin d’être couvert par la sécurité sociale en cas d’accidents professionnels.

Malheureusement, force est de constater que sur le terrain, la situation est tout autre et beaucoup d’emplois dans le secteur privé ne sont pas déclarés auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale. Si certains opérateurs évoquent les difficultés financières pour se dédouaner, d’autres pointent du doigt la lenteur dans les prestations de l’Institution, surtout en cas d’accidents professionnels. Les employeurs se retrouvent encore à prendre en charge les frais d’hôpital en attendant un hypothétique remboursement qui peut prendre des mois, voire des années. Même si on note une nette amélioration des services aujourd’hui, on dit souvent que celui qui a été mordu par le serpent craint le ver de terre. C’est surtout l’obligation qui est faite à l’employeur de prendre en charge les soins avant remboursement qui irritent plus d’un, ceux-ci estimant qu’il revient à la Caisse de prendre ses responsabilités, surtout lorsqu’ils sont à jour de leurs cotisations.

Au-delà de cette situation qui n’est pas incitative pour les dirigeants d’entreprise du secteur privé, la gestion dans les retards de cotisation constitue la véritable pomme de discorde entre les deux parties. En effet, l’article 17 de la loi N° 2011-006 dit que L’employeur est tenu, primo de verser la totalité des cotisations dues, notamment la part patronale et la part ouvrière dans les délais et selon des modalités fixées par arrêté du ministre de tutelle. Secundo, une majoration de cinq pour cent (5%) est appliquée aux cotisations qui n’ont pas été acquittées à la date limite d’exigibilité des cotisations définies à l’article 12 de ladite loi. Tertio cette majoration est augmentée de un pour cent (1%) des cotisations non acquittés par mois ou fraction de mois écoulé après l’expiration de trois (03) mois à compter de la date d’exigibilité des cotisations.

En récapitulatif, lorsque vous avez des arriérés de cotisations sociales, celles-ci sont frappés de majorations, qui elles-mêmes s’élèvent de mois en mois, et de façon indéfinie, et ce, jusqu’au jour où vous avez les moyens pour payer. Et là encore, vous n’êtes pas au bout de vos peines, car lorsqu’on vous aura calculé vos arriérés, frappés de majoration, si vous ne payez pas votre dette en une seule fois, des intérêts moratoires commencent à courir et lesdits intérêts aussi augmentent de mois en mois suivant le nombre de mois choisi par vous pour payer la totalité de vos dettes.

Et pour commencer le règlement, la loi actuelle exige que vous payiez au moins le tiers de la dette avant que le reste ne soit échelonné sur 24 mois au maximum, et exceptionnellement sur 36 mois. Et pour couronner le tout, au même moment que vous payez vos arriérés, vous êtes dans l’obligation de payer les encours, c’est-à-dire les cotisations du moment. Un véritable goulot d’étranglement qui ne cesse d’asphyxier les sociétés.

A l’analyse, on a l’impression de se retrouver dans un système de vol qui ne dit pas son nom, puisque vous pouvez facilement vous retrouver avec des majorations et des intérêts moratoires, qui, cumulés, dépassent même le montant principal de vos cotisations qui n’ont pas été payées dans le temps. Alors se pose la question de savoir si nous sommes toujours dans un système de sécurité sociale ou dans un capitalisme pur et dur.

Une petite enquête auprès de employeurs fait ressortir que ce sont les difficultés financières qui sont souvent à l’origine des défauts de paiement, mais la CNSS ne fait pas toujours le pas qu’il faut vers ses partenaires pour comprendre pourquoi la situation qui prévaut et qui justifie les retards. Même si votre compte cotisant a été correct dans le passé et que vous commencez par cumuler des retards, l’action de recouvrement se résume à une mise en demeure suivie d’une contrainte pour règlement.

Même s’il est vrai que la Caisse est dans le droit de réclamer ce qui lui est dû, on peut se demander s’il n’est pas plus indiqué d’œuvrer à préserver les emplois au lieu de pousser les employeurs à bout au risque de hâter la fermeture des structures. Certains employeurs pensent même que le partenaire social qu’est la Caisse met plus de moyens à réclamer les arriérés de cotisation qu’à répondre à ses obligations liées notamment au paiement des allocations familiales et surtout à la prise en charge directe des accidents de travail.

La CNSS n’est rien sans les sociétés privées et il est important que la sécurité sociale garde son aspect social. Loin de nous l’idée de prôner le refus de paiement des obligations des employeurs, nous pensons que les deux parties doivent trouver les moyens de garder et de pérenniser leurs relations afin que les assurés que sont les travailleurs puissent bénéficier des fruits de leur assurance.

Aujourd’hui, la Caisse ne va vers les partenaires que pour faire un contrôle. Il n’y a presque jamais des actions ciblées d’information et de formation, même si nous notons l’initiation du « Vendredi de la sécu » dont la participation est fixée à deux cent mille francs par personne.

Au lieu de s’occuper de la distribution de kits scolaires – même si c’est une action louable-, puisque nous ne savons pas si cela fait partie de ses obligations, la CNSS se doit de se pencher davantage sur les doléances de ses partenaires afin de rendre plus conviviales leurs relations et préserver ainsi l’emploi des travailleurs.

Il faut nécessairement que la loi soit revue pour les arriérés de cotisations ne tuent pas les entreprises. Tout le monde peut avoir les dettes, mais le plus important, c’est de prendre des engagements pour les payer.

Et dans ce cas, il est important de bénéficier d’une oreille attentive de la part de votre créditeur. Lorsque des sociétés, auparavant sérieuses, ont des difficultés, un accompagnement s’impose afin de les aider à se relever. La loi est faite par les hommes et pour les hommes. Et elles sont faites pour les servir et non les asservir, voire les engloutir.

L’autre paire de manche dans la gestion même de CNSS fera l’objet d’un dossier pour lequel nos investigations sont en cours. LA GESTION DE LA CAISSE NATIONALE DE SECURITE SOCIALE. A quel niveau le secteur privé est impliqué et quel est son rôle ? On apprend d’ailleurs depuis quelques temps que c’est la caisse qui a lancé la construction ode l’hôpital Saint Pérégrin qui est toujours sous terre et la CNSS est grand actionnaire de la Société Nationale des Boissons SNB qui a pris forme. Quel est donc le niveau de transparence dans le financement de ces nouvelles structures, nos investigations nous en diront plus.

Alfredo Philomena

Source : independantexpress.net

 

 

Togo : La Sécurité Sociale vole aux éclats. Les Cotisations à la CNSS, le Goulot d’étranglement pour les employeurs

 

Togo, Les Réalités du FNFI : 3,275 milliards FCFA après collectif budgétaire en 2019 et 2,969 millards FCFA pour 2020…Que fera-t-on des remboursements et où est l’inclusivité au final ?

Liberté Togo
Mazamesso Assih DG FNFI togo
La secrétariat chargé du Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI), Mazamesso Assih | Infog : 27avril.com

Il est possible que Liberté ne parle pas une fois encore de cette structure censée aider les populations togolaises à lutter contre la pauvreté, si nous n’avions pas découvert une fois encore des incongruités qui indignent. Malgré la chasse aux mauvais payeurs ayant bénéficié des fonds de la finance inclusive, malgré les années de décaissement en faveur de cette structure, bien que les bénéficiaires remboursent avec des intérêts, pour la énième fois, le Secrétariat chargé du Fonds national de la finance inclusive (FNFI), Mazamesso Assih, a encore eu droit à une dotation budgétaire conséquente, mais incompréhensible. Le FNFI avale les dotations sans rien devoir au Trésor public. Une situation très anormale.

La ruée vers le FNFI et ses ailes marchantes s’est estompée depuis son avènement en avril 2014. En ce moment, l’élection présidentielle commandait au pouvoir de trouver une parade pour faire croire qu’il était soucieux du bien-être des plus pauvres. Et au fil des années, l’APSEF (Accès des pauvres aux services financiers), l’AJSEF (pour les jeunes), l’AGRISEF (à l’endroit des agriculteurs), l’expression « revolving » ont vu le jour. Mais les quelques poches de réussite doivent-elles occulter une réalité qui indigne ?

Si la Secrétaire d’Etat devrait être sincère, elle devrait dire avec exactitude d’abord le montant qui dort dans les comptes du FNFI et ensuite à quoi serviront in fine tous les remboursements avec les intérêts. Mais il est peu certain qu’elle se plie à cet exercice. Parce que beaucoup de questions risquent de la mettre très mal à l’aise, bien qu’elle soit connue pour avoir le verbe facile.

Dans des médias proches du pouvoir, on a commencé depuis un moment à utiliser l’argent du FNFI pour mettre en avant des poches de réussite chez quelques bénéficiaires. Sous forme de programme, comme si c’était l’essentiel. Mais on omet de dire les contours réels de ce fonds.

Sur tout capital consenti à tout bénéficiaire, il existe des intérêts à payer et une épargne à constituer. 5% et 8% d’intérêts selon les produits. Idem pour l’épargne. De façon pratique, en considérant par exemple que la FNFI prête 1 milliard FCFA aux bénéficiaires, ce montant doit générer après 6 mois d’activité 50 millions d’intérêts et 50 millions d’épargne. Pour ceux qui sont sous le régime des produits générant 5% d’intérêt et 5% d’épargne.

Pour le budget 2020, au 30 septembre 2019, soit à trois mois de la fin de l’exercice, 821,777 millions FCFA de dépenses totales avaient été réalisées. Mais quand un collectif budgétaire était passé devant « notre chère Assemblée nationale », la nouvelle dotation a été revue à…3,275.938 milliards FCFA ! On vous laisse le choix d’effectuer le « saut qualitatif » à réaliser en 3 mois ! De façon plus pointilleuse, il ressort que le collectif budgétaire a permis de faire passer les dépenses en capital qui étaient de 274,617 millions après 9 mois d’activité, à 2,638.026 milliards. Et pendant ce temps, les transferts courants pour lesquels le FNFI a été « inventé » stagnent à 500 millions FCFA. Et pour 2020 encore, il est prévu des transferts courants pour 500 millions. ENCORE !!!

La dernière fois que dame Assih Mazamaesso et sa structure s’étaient pliées à l’exercice de reddition de comptes, au minimum 30 milliards auraient été décaissés du Trésor public aux fins de prêts aux bénéficiaires. Sans compter les prêts de la Banque Mondiale. Faites les calculs pour dégager les intérêts générés sur le dos des pauvres bénéficiaires.

Les remboursements retourneront-ils un jour au Trésor public ?

Le FNFI serait-il devenu une banque virtuelle qui ne dit pas son nom ? Parce que l’inclusivité à l’endroit des pauvres, c’est de faire en sorte que ceux-ci sortent progressivement de la précarité. Mais si non seulement ils doivent rembourser le capital, mais aussi payer des intérêts dessus, alors on doit désormais parler d’une inclusivité « à la togolaise ».

La croissance inclusive parle de redistribution de la richesse nationale. Un système de transferts monétaires a été mis en place et des familles bénéficient de fonds non remboursables pour un soutien. Ce transfert s’inscrit dans les mêmes lignes budgétaires que les transferts courant au FNFI : aucune trace de remboursement n’apparaît dans les comptes du Trésor. Des structures aux contours juridiques bizarres (SOTRAL) bénéficient de transferts courants non remboursables. Et donc au nom de quelle logique des Togolais identifiés comme « pauvres » devraient-ils, eux, rembourser des transferts courants qui n’atterissent pas dans les caisses du Trésor public ?

Le bon sens, pour un gouvernement qui rebat les oreilles des populations avec un « mandat social difficilement identifiable », aurait été que les prêts consentis aux bénéficiaires soient assortis de clauses de réussite pour tous. Contre une garantie de non remboursement. Ce n’est qu’à ce prix que le mandat social fera sens.

Après les premiers prêts, on parle de « revolving », un système qui permet au FNFI de s’auto-suffire et d’octroyer d’autres crédits. Soit. Mais à terme, tous les milliards décaissés dans les budgets successifs depuis 2014 et qui continuent retourneront-ils au Trésor public ??? Là est toute l’interrogation.

Des gens se disent « élus du peuple », mais n’ont jamais le temps de s’intéresser aux décaissements budgétaires en profondeur. Et c’est lors des élections, surtout présidentielles que les populations découvrent que leurs « élus » n’ont que faire du contrôle de l’action gouvernementale. Pour eux, c’est comment faire pour être bien vus par le pouvoir central. Et être « renommés » aux prochaines législatives.

Godson K.

Source : Liberté (libertetogo.info)

 

 

Togo, Les Réalités du FNFI : 3,275 milliards FCFA après collectif budgétaire en 2019 et 2,969 millards FCFA pour 2020…Que fera-t-on des remboursements et où est l’inclusivité au final ?

 

Les Togolais doivent-ils boire le vin présidentiel jusqu’à la lie ?

Liberté Togo
Tchambakou Ayassor et Aboudou Assouma
Les présidents de la CENI Tchambakou Ayassor (g) et de la Cour constitutionnelle Aboudou Assouma | Infog : 27avril.com

Comment réagiraient les membres du parti au pouvoir s’il leur était donné de constater que dans la réalité, ils n’ont pas de représentants dans plus du tiers des bureaux de vote et au sein de la majorité des Commissions électorales locales indépendantes d’une part, et que de l’autre part, l’organe chargé d’organiser l’élection et d’en proclamer les résultats refuse publiquement d’accéder à cette pratique de transparence qui est de les faire bureau de vote par bureau de vote ? C’est dans ce contexte que se prépare non pas l’élection présidentielle, mais plutôt le vol du vote des électeurs au Togo.

Si le Comité d’action pour le renouveau (CAR), parti connu pour son envie de gouverner le Togo à travers les urnes en est venu à jeter l’éponge au vu des conditions de préparation de l’élection présidentielle, c’est dire le constat qui l’y a obligé. Et pourtant, ce parti était jusqu’à récemment membre de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

De la rencontre des délégués du CAR, deux points meritent l’attention ; d’abord : « Vu que ce système qu’on croyait pourtant révolu a refait surface depuis le jour où le régime a fait voter une loi qualifiée de « statut de l’opposition » par laquelle le pouvoir a accordé à tout parti politique la possibilité de jouir des avantages réservés à l’opposition, et, c’est par ce biais que pour l’organisation du prochain scrutin présidentiel, les postes réservés à l’opposition dans la CENI et ses démembrements ont été attribués dans leur quasi-totalité à des partis qui apportent délibérément leur soutien à l’action gouvernementale » ; et le point suivant : « Considérant qu’entre autres conséquences de cette anomalie, les partis politiques d’opposition connus pour leur contestation réelle du système n’ont même pas un seul représentant officiel dans plus de trois mille (3000) bureaux de vote et au sein de seize (16) Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI) auxquels il revient de collecter et de transmettre à la CENI les procès-verbaux et les fiches de résultats des bureaux de votes ». En d’autres termes, plus du tiers des bureaux de vote sont dépouillés de délégués de l’opposition véritable et plus de la moitié des CELI chargées de collecter les procès-verbaux. A moins que l’opposition dispose de tours de prestidigitation pour faire remonter les résultats sans tripatouillage, on voit mal comment cette équation pourra être résolue. Et ce n’est pas fini.

Les Forces démocratique réunies les 3 et 4 janvier 2020 ont adressé une kyrielle de demandes au gouvernement, au rang desquelles « Procéder à l’affichage et à la proclamation des résultats bureau de vote par bureau de vote, conformément à l’article 101 du Code électoral ». Mais peu avant les fêtes de fin d’année, Tchambakou Ayassor avait réuni les médias pour faire le point sur l’état de l’organisation du scrutin ; et à la question d’un journaliste qui lui demandait si le dépouillement des bulletins se ferait bureau de vote par bureau de vote, l’homme avait répondu clairement que les présidents de CELI devaient compiler les résultats de leurs localités et les envoyer. En clair, NIET, PAS QUESTION DE FAIRE UN DEPOUILLEMENT BUREAU DE VOTE PAR BUREAU DE VOTE.

Comment l’opposition compte-t-elle enrayer cette machine qui se lance vers le maintien du statu quo à la tête du pays avec une victoire frauduleuse du RPT/UNIR ? Parce que même la Cour constitutionnelle censée confirmer les résultats se présente comme une autre des ailes marchantes du parti au pouvoir.

Même jusqu’à l’abattoir, le boeuf ne peut se rebeller contre personne, parce qu’il est un animal et ne comprend pas qu’il sera égorgé au bout du compte. Là, on parle d’un animal. Pour l’abattoir vers lequel la CENI conduit les assoiffés de l’alternance, tous les voyants indiquent qu’ils ne reviendront pas vivants, et pourtant, ils sont des hommes dotés de sens. Aussi vont-ils dire STOP, ou suivre comme des moutons de Panurge le processus menant à leur « égorgement » ? N’y a-t-il aucun article de la Constitution togolaise qui veut que dans certaines circonstances, pour tout Togolais, « désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs » ? Car la CENI et la Cour constitutionnelle risquent d’imposer une autorité illégitime au peuple togolais.

Abbé Faria

Source : Liberté

 

 

Les Togolais doivent-ils boire le vin présidentiel jusqu’à la lie ?

 

Appétit du pouvoir dans l’espace CEDEAO : Buhari ne veut pas d’un 3e mandat, Faure en route pour un 4e

Liberté Togo
faure gnassingbe et muhammadu buhari
Faure Gnassingbé du Togo (g) et Muhammadu Buhari du Nigeria | Photo : DR

Réélu au cours des élections générales de février 2019 à la tête du Nigeria, Muhammadu Buhari ne compte pas aller au-delà de deux (02) mandats. Il l’a déclaré publiquement à l’occasion de son message de nouvel an. Pendant ce temps, son pendant togolais qui est terme de son 3e quinquennat de cinq (05) ans à la tête du Togo, n’est pas repu et est en route pour un quatrième…

Pas de 3e mandat avec Buhari

«Je me retire en 2023 et je ne prendrais part à aucune élection dans le futur». De pareilles déclarations sont rares en Afrique pour être occultées. Ce sont les mots sortis par le Président nigérian le 3 janvier dernier, à l’occasion de son message de vœux à la Nation – lui au moins il s’est rappelé que ce sont des êtres humains qu’il dirige et doit penser à eux.

Par ces propos forts, Muhammadu Buhari élu pour une première fois en 2015 à la Présidence de la République et réélu en février 2019 pour un second mandat, s’engage à ne pas en briguer un 3e à la fin de celui-ci en 2023. Ces déclarations ont le mérite de couper l’herbe sous le pied des spéculations lui collant des intentions de chercher à aller au-delà de ce second mandat.

Buhari entend même contribuer au renforcement du processus électoral dans son pays, mais aussi dans tout l’espace ouest-africain. « Je suis déterminé à contribuer au renforcement du processus électoral au Nigeria, et dans toute la région où plusieurs membres de la CEDEAO se rendent aux urnes cette année », a-t-il déclaré.

Cette sortie du Président nigérian est d’une grande portée. Il s’agit aussi et surtout du Président en exercice de la CEDEAO, un espace qui connaît depuis plusieurs années une évolution positive en termes de démocratie et d’alternance. Depuis la montée au pouvoir d’Adama Barrow en Gambie, le Togo est devenu la seule exception de l’espace. Mais cette évolution est remise en cause aujourd’hui par des velléités de 3e mandat de plus en plus manifestes, notamment en Guinée avec Alpha Condé et Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire…

Avec ces déclarations, Muhammadu Buhari rejoint son homologue nigérien Mahamadou Issoufou qui incarnait jusque-là dans l’espace ouest-africain la lutte contre le 3e mandat, le respect de l’alternance à la tête des pays. Le moins que l’on puisse souhaiter, c’est que cette bonne intention du Président du Nigeria contamine les autres. Mais…

Faure veut briguer un 4e

Les Togolais auraient bien voulu avoir un dirigeant comme Muhammadu Buhari, avec ses vertus démocratiques. Malheureusement, ils ont affaire à son opposé parfait chez eux. Faure Gnassingbé est, lui, adepte d’un règne élastique. Le 3e mandat, il l’a déjà accaparé depuis 2015 et en est au terme. Mais il n’est pas repu et est sur le point de s’offrir un 4e.

Après avoir maintenu le suspense durant plusieurs semaines et mois, donnant l’impression d’avoir entendu les aspirations du peuple togolais qui désire l’alternance, Faure Gnassingbé s’est finalement fait investir hier par le RPT/UNIR pour le représenter à l’élection présidentielle dont le premier tour est prévu le 22 février prochain. « Le souhait des militants, c’est de me voir porter les couleurs de notre parti à l’élection présidentielle de 2020, je les ai remerciés et en toute humilité, j’ai accepté », a-t-il déclaré hier à l’issue de l’officialisation de sa candidature. Et s’il est élu, il briguera ainsi un quatrième mandat au pouvoir. Il s’en est d’ailleurs pavé la voie depuis, avec les réformes institutionnelles et constitutionnelles adoptées par l’Assemblée de godillots le 8 mai dernier.

Faure Gnassingbé ne veut pas être candidat pour faire de la figuration. Il s’est déjà offert les conditions d’un triomphe sans gloire, avec une Commission électorale nationale indépendante (CENI) acquise à sa cause composée de béni-oui-oui, une Cour constitutionnelle pas moins constituée d’inconditionnels, tout l’appareil électoral contrôlé. Il va sans dire que la victoire lui est déjà acquise sur un plateau d’or. L’armée prétorienne est là pour mater la contestation au besoin…

Le drame dans cette histoire, c’est qu’une réussite de Faure Gnassingbé doperait bien d’autres aspirants au 3e mandat dans l’espace communautaire. On pense en premier lieu à Alpha Condé en Guinée qui tente de tripatouiller la constitution de son pays, sauter le verrou de la limitation pour s’ouvrir la voie ; mais il rencontre la détermination de son peuple. Les regards se tournent aussi vers Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire. Même si les intentions ne sont aussi claires qu’avec Condé, la tentation est bien manifeste chez le Président ivoirien de sauter le pas, avec l’évolution des choses dans le landerneau politique. Les mois à venir nous situeront…

K.

Source : Liberté (libertetogo.info)

 

 

Appétit du pouvoir dans l’espace CEDEAO : Buhari ne veut pas d’un 3e mandat, Faure en route pour un 4e

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