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Présidentielle 2020 : Nicodème Habia « On ne vote pas dans une dictature… »

Plus les jours s’égrènent, plus l’on s'approche assurément de la date fatidique, le 22 février 2020, le jour où les Togolais seront dans les urnes pour élire leur nouveau chef d’Etat. Dans une interview accordée à la chaîne YouTube « Togo Web TV actualités », le président du parti Les Démocrates, Nicodème Habia, a livré son impression par rapport au processus électoral en cours.

Pour l’ex député de l’Union des forces du changement (UFC), les conditions qui entourent l’organisation des prochaines consultations électorales sont tout, sauf acceptables. Nicodème Habia estime que le cadre électoral actuel n’augure rien de bon pour espérer une alternance politique en 2020.

L’opposant qui ne compte pas participer à la présidentielle du 22 février 2020, désavoue toutes les institutions en charge de l’organisation, de la supervision et de la proclamation des résultats des élections au Togo.

« Prenez par exemple la Cour Constitutionnelle. Il n’y a eu aucune recomposition telle que requise par la loi. Ce sont les mêmes personnes que le régime a remplacées là-bas. A la CENI, c’est aussi la même chose. En gros, c’est le régime RPT-UNIR qui organise sa propre élection. Et vous pensez qu’o

n peut espérer quelque chose de bon avec ce cadre électoral ? Donc, nous avons décidé de ne pas aller à ces élections », a indiqué Habia.

Et de poursuivre : « On ne vote pas dans une dictature, mais dans une démocratie. Et si nous voulons la démocratie, nous devons nous lever, nous devons nous battre ».

Le gréviste de la faim invite ses pairs de l’opposition à taire leur égo surdimensionné et à travailler ensemble et dans l’union pour dégager le « régime jusqu’auboutisme » de Faure Gnassingbé.

 

 

Présidentielle 2020 : Nicodème Habia « On ne vote pas dans une dictature… »

 

Remous autour de l’adoption du nouveau Code de la presse

Le Togo va se doter d’un nouveau Code de la presse avant 2020.
L’avant-projet de loi portant « nouveau Code de la presse et de la communication » transmis à l’Assemblée nationale par le gouvernement vient d’être adopté à l’unanimité, dit-on, à la commission des lois. Puis, sera voté le 30 décembre à la plénière.

Toutes les organisations professionnelles de la presse ont été associées aux travaux en commission des lois, à l’exception du SYNJIT (Syndicat national des journalistes indépendants du Togo).

Dans un communiqué son Secrétaire général dénonce la mise à l’écart du seul Syndicat des journalistes employés du Togo à l’étape parlementaire.

« L’étude du projet de loi portant nouveau "Code de la presse et de la communication" à la Commission des lois de l’Assemblée nationale étant une suite logique des travaux de Kpalimé, le SYNJIT ne comprends pas cette discrimination (qui ne dit pas son nom) affichée à son égard », a-t-il indiqué.

A quelques jours de l’adoption en plénière du nouveau Code de la presse, beaucoup dénoncent déjà un Code de la presse vidé de sa substance.

Des propos rapportés par togos

coop.info, un journaliste relève qu’il ne restera plus rien dans le nouveau Code de la presse si on y enlève les modifications introduites dans l’ancien texte. Pour lui, on aurait dû parler de « rédaction d’un nouveau code » au lieu d’une réécriture.

Le nouveau Code de la presse, en effet, redéfinit le profil et le statut du journaliste togolais, consacre la notion d’entreprise de presse en lieu et place des organes de presse. Il prend également en compte les médias en ligne.

Plus de 100 articles de l’ancien texte ont subi des modifications ou ont été réécrits avec l’introduction de nouvelles sections ou chapitres.

 

 

Remous autour de l’adoption du nouveau Code de la presse

Droits et protection de l’enfant : RESAEV-Togo a sensibilisé à Sokodé

Le Réseau des Structures d’Accueil des Enfants Vulnérables au Togo (RESAEV-Togo) a tenue cette semaine une campagne de sensibilisation sur les droits et la protection de l’enfant et la consolidation de la paix à Sokodé, 340 km, au Nord de Lomé.

Près d’une soixantaine de jeunes et enfants de rue de la préfecture de Tchaoudjo ont pris part à cette séance de sensibilisation.

Lors de la rencontre, Mme Palouki Essoham et Albarka Djamiou, des animateurs à Creuset-Togo, ont édifié les enfants sur les questions relatives à leurs droits et devoirs, ainsi que sur les valeurs de l’éducation des enfants.

Organisée dans le cadre du projet « sensibilisation des enfants en situation de rue sur : les droits et protection de l’enfant et consolidation de la paix », cette séance de sensibilisation vise, selon les organisateurs, à renforcer la capacité des participants sur leurs droits et devoirs, sur la consolidation de la paix et sur la gestion des conflits, ainsi que les risques liés à leur participation aux manifestations à caractère politique.

 

 

Droits et protection de l’enfant : RESAEV-Togo a sensibilisé à Sokodé

 

Recrutement de 1500 volontaires : l’ANVT dénonce une arque sur les réseaux sociaux

Depuis quelques jours, les réseaux sociaux sont inondés par une annonce de recrutement de 1 500 volontaires par l’ANVT (Agence Nationale du Volontariat au Togo). Une pure arnaque, dénonce l’ANVT dans un communiqué.

L’Agence Nationale du Volontariat au Togo, en effet, tient les populations informées qu’elle n’a pas de processus de recrutement en cours suivant ce mode opératoire.

Elle précise par ailleurs que « ces messages sont des tentatives d'arnaque ». Tout en appelant les populations à la vigilance, l’ANVT les invite à signaler toute tentative au 22 25 57 07 ou 92 15 30 67.

Cette agence, il faut le dire, n'est pas la seule à être victime de cette situation. Plusieurs autres structures, notamment les organismes de l'ONU, voient circuler des annonces de ce genre. Il importe donc à tous d'être vigilants

 

 

Recrutement de 1500 volontaires : l’ANVT dénonce une arque sur les réseaux sociaux

 

Un homme dévoré par un crocodile

Au Zimbabwe, un homme de près d’une cinquantaine a été tué par un crocodile, près d’un barrage.

Des propos rapportés, la victime essayait de récupérer la canne à pêche d’un ami pêcheur coincée dans des roseaux. C’est alors qu’il perdit l’équilibre, tomba dans l’eau, avant d’être attaqué par le prédateur. Son ami a assisté impuissant au drame.

N’eût été le courage des villageois qui accusent la Zimbabwe National Parks Authority, pour son inaction face aux attaques incessantes des crocodiles sur le barrage, les restes de la victime n’auraient pas été récupérés.

En 2017, une jeune fille avait été victime d’une attaque similaire au même endroit. Une situation qui inquiète les villageois.

 

 

Un homme dévoré par un crocodile

 

Les sœurs AWUI reconnaissantes envers Rawlings

Lydia et Linda Awui, des jumelles siamoises séparées il y a 20 ans, ont tenu à dire merci à l’ancien président du Ghana, John Jerry Rawlings, pour sa générosité sans laquelle elles n’auraient peut-être pas eu la vie sauve.

En 1999, l’ancien président ghanéen, en effet, a supporté le coût de l’opération chirurgicale devant séparer les sœurs siamoises. Un geste aimable qu’il aurait peut-être lui-même oublié.

Vingt (20) ans après, les jumelles siamoises accompagnées de leurs parents, se sont rendus chez l’ancien chef d’Etat, pour lui exprimer toute leur reconnaissance pour sa grandeur d’âme. Un groupe de quatre (4) médecins ghanéens avaient participé à cette opération réussie.

Aujourd’hui, les deux jumelles qui, selon le Dr Appeadu-Mensah, avaient été réunies au niveau de l’abdomen et partageaient le même foie, ont terminé leurs études secondaires. Elles souhaitent toutes les deux étudier la médecine à l’université.

 

 

Les sœurs AWUI reconnaissantes envers Rawlings

 

Lutte contre la prolifération des produits chimiques : L'ANIAC-Togo présente son bilan 2019

Comme annoncé, l'Autorité nationale pour l'interdiction des armes chimiques au Togo (ANIAC-Togo) a présenté hier vendredi à Lomé, son rapport bilan des activités menées au cours de cette année 2019.

Cette rencontre avec la presse a été l’occasion pour les responsables de l’ANIAC d'informer le grand public des activités menées par l’institution, ses missions, et son engagement au profit du bien-être socio-économique et la préservation du milieu naturel.

Il s'est agi également pour la structure de présenter ses attentes pour l'année à venir et de solliciter le concours et la collaboration des différentes parties prenantes à la problématique de la gestion des produits chimiques pour l'atteinte de ses objectifs.

Durant ces 12 derniers mois, il ressort que l'ANIAC-Togo a procédé à des visites auprès des structures impliquées, effectué des tournées de sensibilisation à Kara et à Kpalimé sur les dangers liés aux produits chimiques dans les grandes régions du Togo, organisé des rencontres de formation et

de renforcement des capacités des acteurs impliqués dans la gestion des produits chimiques.

« Cette année, il faut noter que nous avons mené plusieurs activités. Par exemple, pour promouvoir la mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC), l’ANIAC-Togo a organisé une tournée nationale de sensibilisation courant le mois de mai à Kara et à Kpalimé qui a permis à une centaine de responsables des médias d’être outillés sur les dispositions de la CIAC. L’ANIAC a également organisé un atelier de sensibilisation et de formations des acteurs impliqués dans le transport des marchandises dangereuses. L’ANIAC a opéré plusieurs visites d’inspection des sites industriels, notamment l’ITRA, NIOTO, DODO cosmétics, WAFO industry, le laboratoire TONGMEI, CIMTOGO Kara, société NINA, etc. ce qui lui a permis de disposer aujourd’hui une base de données des entreprises utilisant des produits chimiques au Togo », a souligné Prof. Boyodé Pakoupati, Directeur de l'ANIAC-Togo.

A en croire les responsables de cette structure, l’un de leurs plus grands défis aujourd’hui reste la gestion déchets chimiques présents dans la plupart des laboratoires de certaines unités industrielles. Puisque jusqu’à présent, l’institution anti-armes chimiques n’a pas encore de site de pré-stockage ou d’enfouissement des déchets chimiques.

Pour mener à bien leur mission, celle de contrôler les importations et le stockage des produits chimiques sur le territoire togolais, Prof. Boyodé Pakoupati et son équipe demandent au gouvernement de procéder rapidement à l’adoption de l’avant-projet d’arrêté interministériel portant interdiction d’importation, de production, de conservation et de commercialisation de boissons (Soukoudai) et d’aliments à base de chloroforme et ses dérivés au Togo.

Créée le 4 novembre 2015, l'ANIAC-Togo est une structure nationale dont la mission est de promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité internationale en contribuant au désarmement général et au développement économique mondial.

L’ANIAC a pour rôle de lutter contre la mise au point, la fabrication, l’emploi, le stockage et le transfert des produits chimiques en vue de leur utilisation responsable au bénéfice des populations.

 

 

Lutte contre la prolifération des produits chimiques : L'ANIAC-Togo présente son bilan 2019

 

La marche de demain finalement interdite

Le ministre de l'Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales, Payadowa Boukpéssi interdit la manifestation de rue programmée sur demain samedi 28 décembre 2019 pour diverses raisons.

Selon Payadowa Boukpessi, le principal organisateur de cette manifestation, l'association « Action-Sud » est injoignable, alors que ses responsables doivent se rendre préalablement au ministère de la Sécurité pour une réunion concernant la marche.

« Les trois organisateurs à savoir AMENOUMEGBLE Joseph, BUAKA Amen et TRENOU David sont complètement injoignables jusqu'à ce jour. Or, avant toute manifestation publique, les organisateurs sont toujours conviés au Ministère de la Sécurité et de la Protection Civile pour une réunion de Sécurité », lit-on dans un courrier rendu public par le ministère.

Cette réunion, poursuit l’autorité, rentre dans le cadre des formalités usuelles à remplir auprès des services techniques du ministère de la Sécurité.

L’autre raison évoquée par le ministre Boukpéssi est l’in

tervention du mouvement « En Aucun Cas » de Foly Satchivi qui réclame la paternité de cette manifestation lors de sa conférence de presse de ce jeudi.

Une situation qui a amené l’autorité a affirmé que « Les organisateurs de cette manifestation sont de mauvaise foi en sous-traitant la manifestation à une association illégale, et en visant un objectif contraire à celui visé dans la déclaration préalable ».

A en croire le ministre, le mouvement « En Aucun Cas » n’a aucune base légale. « Le sieur SATCHIVI Foly a laissé entendre au cours de sa conférence de presse que la manifestation vise un objectif politique, alors même que l'association « Action-Sud » est une association apolitique », a-t-il indiqué.

Pour toutes ces raisons, Payadowa Boukpéssi interdit la marche programmée sur samedi 28 décembre 2019.

 

 

La marche de demain finalement interdite

 

Plusieurs tonnes de cocaïne destinées au port de Lomé, saisies par l'Uruguay

Une expédition de plusieurs tonnes de cocaïne à destination du port de Lomé a été saisie avant de quitter le port de Montevideo, ont annoncé vendredi les autorités uruguayennes, un pays de plus en plus utilisé comme point de transit pour les drogues produites en Amérique latine vers l'Afrique et l'Europe.

La saisie record de 4,4 tonnes de cocaïne a été réalisée par la marine uruguayenne. Le communiqué officiel des autorités uruguayennes précise que la drogue était cachée dans des sacs dans des conteneurs contenant de la farine de soja chargés le 24 décembre. Il était destiné au port de Lomé. L'origine exacte de la drogue n'a pas été précisée.

Selon le communiqué, 3 089 briques testées positives pour la cocaïne ont été découvertes dans un premier conteneur. Un second conteneur en cours d'examen possédait près de 500 briques.

Pour le moment, cette saisie est considérée comme le "plus grand coup porté au trafic de drogue de l'histoire du pays".

Diego Perona, porte-parole de la Marine uruguayenne, a déclaré que le déchargement et le comptage du premier conteneur étaient déjà terminés: "Il avait 3 089 br

iques de cocaïne, chaque brique pesait 1 100 kilos". " Il y a 4 conteneurs passés à travers un scanner dans lequel la présence de la drogue a été détectée".

Les inspecteurs ont détecté la drogue grâce à des examens d'imagerie numérisés avant leur départ d'un quai du port de Montevideo, qui a été fermé complètement par les autorités avec un fort déploiement de troupes de la préfecture, de la marine et de la police.

Le procureur spécialisé dans les délits économiques s'occupe de l'affaire et a décidé de former une équipe d'enquête avec des agents de la marine, de la préfecture, de la direction des douanes et du département des stupéfiants de la police.

Une phase d'interrogatoire des camionneurs et du propriétaire de la cargaison de soja a déjà commencé.

Cette affaire confirme que le Togo est de plus en plus utilisé comme point de destination ou de transit par de grands groupes de trafiquants de drogue.

 

 

Plusieurs tonnes de cocaïne destinées au port de Lomé, saisies par l'Uruguay

 

Présidentielle 2020 : UNIR pas dans la logique de deux tours

La présidentielle de 2020 risque de connaitre le même sort que les précédentes. Puisqu'à en croire de nombreux observateurs, le régime RPT-UNIR n’est pas dans la logique d’une élection à deux tours. Il prépare juste un "K.O", comme l'évoquent ses partisans.

Ce n’est un mystère pour personne. Le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, sera bel et bien candidat à sa propre succession lors des prochaines consultations électorales. Celui qui a déclaré publiquement que son « Papa » lui a dit de ne jamais lâcher le pouvoir, ne ratera pour rien au monde le prochain scrutin présidentiel dont le premier tour est prévu pour se tenir le 22 février 2020.

D’ailleurs le 3 novembre dernier à Lomé, lors de son intervention dans le cadre du lancement du rapport pays Doing Business 2020, il se projetait déjà dans l’avenir. Il va jusqu’à avertir ses « notables » de ne pas le décevoir l’année prochaine, c’est-à-dire, en 2020.

« … C’est vrai que quand on parle d’élections présidentielles en Afrique, il y a toujours une période d’incertitude. Des gens sont attentistes. Mais pour no

us, j’espère, nos élections auront lieu tôt pour que durant le reste de l’année, nous puissions nous consacrer à ce que nous voulons le plus : la croissance inclusive, le développement et la prospérité pour notre pays. C’est possible. Les mauvaises langues diront que c’est par hasard… Comme je le disais en Mina, je ne veux pas avoir honte l’année prochaine (ndlr, en 2020)… Il faut que nous maintenions le rythme des réformes même si les périodes de campagnes électorales sont toujours des moments d’incertitude », a insisté Faure Gnassingbé.

Au regard de cette déclaration, seul un "petit d’esprit" pourra encore croire que le fils du feu Général Eyadema n’a pas l’intention de briguer un 4e mandat à la tête du pays. Les pompeuses manifestations organisées ces derniers jours par le député Atcholi Aklesso et ses camarades du parti bleu pour, dit-on, « implorer » Faure Gnassingbé à être candidat à la prochaine présidentielle, édifient mieux.

Une vieille pratique du système RPT-UNIR en vogue au temps où l’actuel Premier ministre, Selom Klassou, était encore un excellent « liseur de motion » du Général.

Un coup K.O au premier tour

N’en déplaisent à ses adversaires, mais Faure Gnassingbé ne compte pas aller une élection à deux tours. En tout cas, il ne prendra pas ce risque. Jeudi lors du lancement officiel de leur fameuse tournée régionale placée sous le thème « Enjeux de l’élection présidentielle de 2020 », les cadres du parti bleu ont été on ne peut plus clairs.

« Une victoire à 60% dès le premier tour est crucial afin de lui permettre de continuer le travail de développement qu’il a enclenché depuis 2005 », a souligné le ministre d’Etat Solitoki Esso.

Tout observateur de la scène politique togolaise qui connait bien ce régime en matière de fraude électorale peut désormais affirmer sans se tromper que l’alternance politique a encore de beaux jours devant elle. Surtout quand on sait que le processus électoral est verrouillé à double tour par le régime.

La transition, la meilleure option ?

Depuis quelques jours déjà, pendant que Jean-Pierre Fabre, Aimé Gogué, Mme Adjamagbo, Me Apévon, Mgr Kpodzro, Dr Agbéyomé Kodjo… se déchiraient sur la question de la candidature de l’opposition, certaines voix qui, apparemment, crient dans le désert, proposent de surseoir à la mascarade électorale en perspective. Elles estiment que le scrutin est perdu d’avance, d’autant plus que le cadre électoral souffre d’énormes irrégularités.

Parmi ces voix, figure le président du Parti National Panafricain (PNP) Tikpi Atchadam. L’homme politique contraint en exil a même invité les candidats déclarés à retirer leur candidature pour permettre une remobilisation du peuple, car selon lui, 2020 doit être l’année de la refondation et la seule façon de régler le problème togolais, c’est d’aller à une transition.

Me Zeus Ajavon, l'ex- Coordonnateur du Collectif « Sauvons le Togo », est également dans cette logique de transition. Selon lui, le Togo redeviendrait normal à travers une transition démocratique qui favoriserait la mise en place des institutions fortes avant toute élection encore au Togo dont notamment la Présidentielle. Il propose qu'on sursoit au processus électoral en cours pour éviter les mêmes problèmes que le Togo connaisse dans de pareilles situations comme en 1998, 2003, 2005, 2010 et dernièrement en 2015.

Godfrey Akpa

 

 

Présidentielle 2020 : UNIR pas dans la logique de deux tours

 

Tikpi et Ajavon sur la même longueur d’onde

Devant la presse jeudi en son domicile à Lomé, l’ancien Coordonnateur du Collectif « Sauvons le Togo », Me Zeus Ajavon, a livré son point de sur la situation sociopolitique du pays. Il propose sa solution pour une sortie de crise.

A l'instar de Tikpi Atchadam, président du Parti National Panafricain (PNP), l’ancien vice-Président de l’Union Togolaise pour la Démocratie (UTD) est convaincu que la présidentielle de 2020 n’apportera rien de consistant à la majorité des Togolais qui aspirent à l’alternance politique au sommet de l’Etat. Et la crise politique demeurera telle.

Pour sortir le pays de cet engrenage, Me Zeus Ajavon propose qu’on sursoit à la présidentielle de 2020 pour éviter les mêmes problèmes que le pays a connus dans les années 1998, 2003, 2005, 2010 et dernièrement 2015. Il trouve qu’il faut organiser plutôt une transition démocratique qui favoriserait la mise en place des institutions fortes avant toute élection encore au Togo dont notamment la Présidentielle.

« Lorsqu’on fera l’élection présidentielle en 2020 au

Togo, je suis convaincu que les choses seront de la manière comme cela s’est toujours passé. Nous avons tout fait en ce qui concerne le processus électoral. Qu’est-ce qu’on peut encore inventer. La présidentielle de 2020 va encore enfoncer le Togo dans un marasme indescriptible. C’est pour ça que la solution de sortie de crise que je propose c’est qu’on ne fasse pas d’élection le 22 février 2020. Je propose que le chef de l’Etat organise courageusement une transition », a-t-il indiqué.

Suivez plutôt!

 

 

Tikpi et Ajavon sur la même longueur d’onde

 

Présidentielle 2020 : Le CAR en conclave le 4 janvier prochain

Dans un mois et demie, se tiendra au Togo le premier tour de l'élection présidentielle. Les partis politiques, chacun dans son état-major, se préparent pour cette échéance. Longtemps resté silencieux par rapport à sa candidature ou non à cette élection, le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), va enfin réagir.

Selon les informations venant des sources proches du parti, le CAR tiendra son Conseil national le samedi 4 janvier 2020 à Lomé. Au cours de ces assises, informe-t-on, le parti de Me Yawovi Agboyibo donnera sa position quant à la participation ou non à l’élection présidentielle du 22 février 2020.

A plusieurs reprises, l’ancien Premier ministre a dénoncé, à travers des tribunes, le processus électoral en cours, avec son verrouillage systématique par le régime en place. Toutefois, il garde son membre qui siège au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

« La Fondation FAR constate avec consternation qu’à quelques mois de l’opportunité que la prochaine élection présidentielle offre au Togo de sortir de la crise sociopolitique qu’il traverse depuis des décennies, le régime en place

persiste dans son refus de s’ouvrir à des discussions pour un consensus national sur les conditions du bon déroulement du scrutin », a-t-il indiqué dans l’une de ses sortie.

Pour lui, il est impérieux que les politiques s’entendent sur le minimum pour la réussite de cette élection présidentielle. « C’est à cause et dans l’intérêt de ces démunis et laissés-pour-compte de la République, que les acteurs politiques togolais ont le devoir de surmonter leurs dissensions pour s’entendre sur les conditions de réussite de l’élection présidentielle en perspective afin que le Togo sorte de la crise et s’ouvre à un développement propice au bonheur de toutes ses filles et de tous ses fils », a souligné Me Yawovi Agboyibo.

On attend donc le 4 janvier prochain pour connaître la décision de ce parti. Participera ou participera pas ? La réponse dans quelques jours.

 

 

Présidentielle 2020 : Le CAR en conclave le 4 janvier prochain

 

Congo : Pointe-Noire toujours dans la tristesse malgré le pétrole qui coule à flot

AFP
Pointe-Noire, Congo | Photo : DR

La République du Congo, où le parti au pouvoir tient son congrès de vendredi à lundi, se débat toujours dans la crise économique malgré des records de production pétrolière, la principale richesse du pays.

A Pointe-Noire, le moteur économique du pays, Deschagrains Ebeh se demande combien de temps sa société de veille technologique va encore subir les effets de la chute des cours amorcée en 2014.

“Cela fait quatre ans que nous n’avons pas fait de bénéfices”, affirme le directeur-gérant de De-Network, un sous-traitant des grands noms de l’industrie pétrolière qui ont fait la fortune de Pointe-Noire pendant 50 ans, à commencer par le français Total.

Comme tout le Congo (cinq millions d’habitants), le jeune entrepreneur a subi la baisse des prix du baril, qui ont mis l‘économie par terre à partir de 2014.

Informatique, vidéo-surveillance, formations, audit et conseil, conception web, call-center : sa carte de visite annonce douze activités.

Pour ne plus dépendre du tout-pétrole, l’ingénieur certifié Microsoft a diversifié ses activités. “Ça ne compense pas la perte du chiffre d’affaires parce que les particuliers n’ont pas les moyens des entreprises”, raconte l’entrepreneur de 37 ans.

M. Ebeh a aussi ouvert un espace de co-working pour partager un loyer d’environ 1.000 euros par mois.

Il a réduit ses effectifs à une petite dizaine de personnes : “Je suis directeur gérant et directeur technique. Face à la crise, je cumule les deux fonctions. Un directeur, ça coûte cher”.
Nouveaux gisements

“On a perdu 50% de nos clients et 60% de notre chiffre d’affaires”, affirme M. Ebeh, nostalgique de la “grande époque 2014-2015” et son chiffre d’affaires estimé à “500 millions” (750.000 euros).

“Avec la crise, Total, principale entreprise de Pointe-Noire, a renégocié à la baisse tous ses contrats avec ses sous-traitants”, analyse le président de la Chambre de commerce et de l’Industrie (CCI), Sylvestre Didier Mavouenzela.

“Cinquante mille emplois ont été perdus entre 2014 et 2017. De nombreux expatriés sont rentrés à la maison”, ajoute-t-il, en comparant chaque expatrié à “une TPE qui emploie un gardien, un chauffeur, un jardinier”. Autant de petits boulots informels en moins.

Les locomotives de la région sont de nouveau sur les rails. Les pétroliers (Total, l’italien Eni, Perenco et un chinois, Wing Wah) battent des records de production avec 350.000 barils par jour, grâce à l’exploitation de nouveaux gisements (Moho Nord pour Total depuis 2017).

Autre fleuron, le port autonome de Pointe-Noire (PAPN) affiche un trafic en augmentation, à 900.000 conteneurs cette année, contre 800.000 l’année dernière.

Des signes de bonne santé qui ne profitent pas à l‘économie locale. Partagées avec l‘État congolais, les recettes pétrolières sont d’abord destinées à éponger la dette publique, dans le cadre d’un accord avec le FMI.

Et la plupart des conteneurs de marchandises ne font que transiter vers les autres ports de la région (Matadi en RDC, et Libreville).

“Pas touché le fond”

“On en est au troisième plan social depuis deux ans. En 2015, on avait 1.100 personnes. A la fin de l’année, on sera à moins de 700”, indique Christophe Pujalte, le directeur régional du groupe Bolloré Transport et Logistics, l’un des principaux opérateurs du port.

“Cela fait cinq ans que les entreprises serrent les dents. Et je crains que nous n’ayons pas touché le fond. L’année 2020 s’annonce complexe”, observe un bon connaisseur du secteur privé local.

L‘État congolais n’a pas commencé à rembourser sa dette aux entreprises. Et le FMI vient de geler le versement de la deuxième tranche de son prêt.

Les acteurs de l‘économie dénoncent des “décisions anti-économiques” comme l’instauration d’un tarif de péage exorbitant pour la route entre Pointe-Noire et Brazzaville (plus de 300 euros par camion pour plus de 500 km). “On a, je pense, la nationale la plus chère du monde”, soupire un opérateur privé.

Ils dénoncent aussi la corruption, “le harcèlement fiscal et douanier” des entreprises. “Nous avons été marxistes-léninistes à un moment. Nous avons une approche socialisante de l’entreprise”, regrette le président de la CCI de Pointe-Noire, à l’heure où le Parti congolais du travail (PCT) tient son cinquième congrès de vendredi à lundi à Brazzaville.

Et l’approche des élections de 2021 ne rassure personne.

En 2016, la réélection du président Denis Sassou Nguesso avait entraîné des troubles à Brazzaville et un conflit armé dans la région du Pool qui a paralysé le trafic des trains de marchandises sur l’axe Brazzaville–Pointe-Noire.

Source : AFP

 

 

Congo : Pointe-Noire toujours dans la tristesse malgré le pétrole qui coule à flot

 

Togo : Deux options pour Faure Gnassingbé à la croisée des chemins

Germain Sossou
les choix de faure
Illustration : A partir d’une caricature originale de Donisen Donald / Liberté

Je me permets de vous livrer ma réflexion à propos de la candidature tintamarre du président Faure.

Il me semble que le président à la croisée des chemins, se trouve devant deux situations :

1 – Il a une opportunité unique et historique pour marquer le temps et les esprits en favorisant le véritable pardon et par ricochet la réconciliation. Dans ce cas il fera abstraction des vendeurs d’illusions qui en fait ne pensent pas à lui mais à leur intérêts en faisant de lui un épouvantail.

2 – il a une opportunité unique et historique pour se ridiculiser et ternir son image et à Jamais. Dans ce cas il écoute les vouvouzela. Conséquence, il est candidat, prend le pouvoir mais jamais il ne sera heureux. Je me demande si d’ailleurs il l’a jamais été.

Si Faure est candidat il prendra le pouvoir c’est un fait. Personne n’aura cru qu’il aura organisé une élection transparente même s’il se bat personnellement pour ça et devient lui même toutes les urnes pour garantir la transparence. Il pourrait céder et mettre un dauphin alors là son parti pourrait vraisemblablement prendre le pouvoir. Dans ce cas lui aura de l’audience surtout auprès de la communauté internationale et jouera un rôle à coup sûr.

Dans les deux cas, le président reste aujourd’hui le seul maître de son destin futur. Mais comme il a grandi dans l’abondance en ayant tout sans souffrir de rien jusqu’à la présidence, la tentation est plus que grande. Il faut avoir une grandeur d’âme et d’esprit pour échapper à ce piège qui finit toujours par se refermer sur le principal alors que les tambouriniers s’en sortent dans la plupart des cas.

*Épilogue*

Si Faure passe en 2020 il ne quittera plus javais le pouvoir. C’est démontré historiquement et politiquement sous les tropiques.

S’il passe, son adversaire désormais ce sera les gens de son camp : le syndrome de l’éternité se serait installé dans sa tête et la méfiance d’un coup d’état permanent également. Il sera convaincu que pour lui faire partir en ce moment, seuls les proches et l’armée pourraient être capables. Devra s’en suivre une véritable dérive ou la chasse à l’homme sera au sein de ceux là même qui aujourd’hui pensent se faire du bien en faisant de lui un président à vie. Sans peut-être le vouloir le Togo retournera dans un système de parti unique de fait et ceci seul pourrait garantir sa sécurité et sa désormais longévité.

Les vouvouzela gagneraient plutôt à protéger la démocratie et le Togo en le conseillant une sortie historique et politique pour sa dignité d’abord ensuite pour celle de tout un pays.

Germain Sossou

 

 

Togo : Deux options pour Faure Gnassingbé à la croisée des chemins

 

Rwanda : A Kigali, les pauvres « exclus » de leur ville en pleine métamorphose

AFP
rwanda kigali moderne et ancien
Kigali, Rwanda | Photo : Africa News / 27avril.com

Les habitants des bidonvilles de Kigali accusent les autorités de raser leurs maisons sans leur verser les compensations promises, suscitant la colère dans un contexte de vaste modernisation de la capitale rwandaise.

En décembre, à Nyarutarama, un quartier hébergeant les plus grands bidonvilles de Kigali et côtoyant des zones très aisées, les premières maisons ont commencé à être rasées conformément aux plans de la mairie, suscitant la résistance des habitants.

“Ma vie s’est subitement détériorée”, explique Emmanuel Bayahore, dont le logement a été détruit le 20 décembre. “Je vais essayer d’amener ce dossier devant tous les bureaux concernés et devant le tribunal si c’est possible, parce que c’est une injustice”.

En 2017, en prévision de la destruction, les autorités avaient évalué la maison d’Emmanuel Bayahore à 28 millions de francs rwandais (environ 26.000 euros).

“J’ai accepté de déménager s’ils payaient le montant mais maintenant ils disent qu’ils ne vont rien me donner du tout, parce que ma maison était sur un marécage et que personne n’est autorisé à construire sur un marécage”, regrette-t-il.

Le gouvernement lui a finalement donné 30.000 francs rwandais (28 euros) pour trouver une location pour lui, sa femme et ses trois enfants dans un autre quartier de Kigali, mais ce montant, dit-il, n’est pas suffisant pour loger toute la famille.
Pays riche

Les autorités justifient les expulsions par le fait que de nombreuses maisons sont situées sur des marécages ou bien sur des terrains susceptibles de connaître des glissements de terrain ou des inondations.

“La ville a informé ces gens que la loi ne les autorise pas à vivre sur des zones marécageuses. Ils ont reçu des lettres et des avis, mais rien n’a été fait”, a déclaré la ville de Kigali dans un communiqué le 17 décembre.

“C’est d’autant plus important en raison des fortes pluies et des inondations, qui pourraient causer des décès”, déclare également la mairie, dans un contexte où l’Afrique de l’Est a connu des pluies torrentielles en cette fin d’année.

Mais beaucoup parmi les plus pauvres de Kigali ne se sentent pas les bienvenus dans cette ville devenue une vitrine en Afrique, saluée pour la sûreté et la propreté de ses rues.

La capitale connaît une profonde métamorphose dans le cadre de “Vision 2050”, le programme du président Paul Kagame pour faire accéder le Rwanda au statut de pays riche. Selon la Banque Mondiale, la part de la population rwandaise vivant sous le seuil de pauvreté se situe juste en dessous de 40%, un chiffre stable depuis 2014.

Ces dernières années, des hôtels 5 étoiles, un centre de conférence estimé à 270 millions d’euros, ou encore des zones économiques spéciales ont ouvert leurs portes. Un nouvel aéroport à 1,15 milliard d’euros est en construction.

Mais les immeubles flambant neufs et les résidences toujours plus nombreuses, tirant à la hausse les prix de l’immobilier, ont rendu la vie plus dure pour beaucoup de Rwandais ordinaires, des millions de gens qui vivent toujours dans des conditions très difficiles.

Parallèlement, le taux de chômage augmente (il est passé de 14,5% à 16% entre février et novembre), de même que l’inflation (6,9% en novembre), selon les données officielles.

Des groupes de défense des droits de l’homme ont accusé le gouvernement de parquer les indésirables, notamment les mendiants, les enfants des rues et les prostituées, dans des centres de détention à l’extérieur de la ville.

Ils comptent parmi les rares à critiquer le plan du président, au pouvoir depuis 1994, avec les habitants des bidonvilles qui se sentent exclus de cette image attractive d’un nouveau Rwanda malgré l’objectif affiché d‘éradiquer la pauvreté.

Nyarutarama, où les bidonvilles sont appelés “Bannyahe” – qui signifie “là où je peux déféquer”-, est entouré par certaines des rues les plus huppées de Kigali.

“Les autorités continuent de nous dire de partir, que cela nous plaise ou non. Je préfère mourir que de partir sans vraie compensation”, enrage Jean De Dieu Shikama, dont la maison est elle aussi promise à la destruction.

AFP

 

 

Rwanda : A Kigali, les pauvres « exclus » de leur ville en pleine métamorphose

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