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Siège du domicile d’Agbéyomé : Habia dénonce une violation de trop

La situation « terrible, angoissante et mortifère » que traverse actuellement le député Agbéyomé Kodjo ne laisse pas les acteurs politiques du pays indifférent.

Après, l’Alliance des Démocrates pour un Développement Intégral (ADDI), le Pacte Socialiste pour un Renouveau (PSR) et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), c’est le tour du parti « Les Démocrates » de dénoncer l’acharnement du régime de Faure Gnassingbé contre le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro.

Dans un message posté sur son compte Twitter, le responsable du parti « Les Démocrates », Nicodème Habia dit être « solidaire avec tous les citoyens togolais victimes de violations de leurs droits au quotidien et condamne avec la dernière rigueur ces agissements moyenâgeux du pourvoir RPT-UNIR ».

« Tous les jours pour l'oppresseur, un seul jour pour le peuple souverain », a-t-il posté

Pour l’ancien député, à compter de ce vendredi 13 Mars 2020, toute violation de droits d'un citoyen togolais par le régime de Faure Gnassingbé « doit être considérée comme la violation de trop ». « Et le peuple togolais doit agir conséquemment pour mettre fin à ce régime moribond et reconquérir sa dignité », a-t-il indiqué.

Comme dans ses habitudes, Nicodème Habia invite les Togolais à la résistance. A l’en croire, seules la mobilisation et la résistance feront partir le régime cinquantenaire des Gnassingbé.

Godfrey Akpa

 

 

Siège du domicile d’Agbéyomé : Habia dénonce une violation de trop

 

Pourquoi affronter le lion pour avoir ce qu'on peut avoir chez l'antilope ?

David Kpelly
Le chef de l’ANC, Jean-Pierre Fabre | Infog : 27avril.com

En demandant de reprendre les élections présidentielles du 22 Février 2020 (ce qu’ils savent impossible), les dirigeants de l’ANC remettent en cause les conditions d’organisation de cette élection. On est donc en droit de leur demander s’ils ne s’attendaient pas à tout ce qui s’était passé.

Et on sait qu’ils ne peuvent jamais répondre non, qu’ils ignoraient que tout ce qui s’était passé allait se passer. Ils le savaient. Nous le savions tous qu’il est impossible qu’une CENI et une Cour constitutionnelle totalement acquises à la dictature, supportées par une armée tribale et toutes les institutions de l’Etat, proclame un opposant vainqueur.

S’ils savaient donc que ces élections allaient être organisées ainsi, et que le seul fruit qu’ils peuvent en tirer est de demander sa réorganisation, pourquoi y ont-ils pris part alors ?

Moi, à cette question, pourquoi j’ai fini par encourager les Togolais à aller voter tout en connaissant d’avance les résultats et les conditions d’organisation, j’avais ma réponse. Et même le jour du vote, après les premières tendances donnant le Dr Agbéyomé en tête, j’ai fait descendre des nuages mes proches qui s’étaient mis à rêver en leur faisant comprendre que la dictature n’allait jamais proclamer un opposant vainqueur, et qu’UNIR allait se déclarer vainqueur dès le premier tour.

Pour moi, cette élection n’avait qu’un seul enjeu : permettre à l’opposition de se remettre ensemble, s’organiser et se mettre au travers de la route de ce 4e mandat de Faure Gnassingbé. Et aujourd’hui tous les ingrédients sont réunis pour y arriver. Tout est là, ici, maintenant, pour que nous nous remettions debout, ensemble, contre notre unique adversaire.

Alors, si l’ANC ne se retrouve pas dans cet élan de contestation et préfère demander la reprise (qu’elle sait impossible) d’une élection dont elle connaissait d’avance les conditions d’organisation et les résultats, pourquoi s’y est-elle présentée ?

Pourquoi laisser de côté l’opportunité de réclamer ensemble la vérité des urnes pour embrasser une revendication utopique ?

David Kpelly
D. Kpelly

 

 

Pourquoi affronter le lion pour avoir ce qu'on peut avoir chez l'antilope ?

 

Togo : Silence des occidentaux, Méthode gestapo, Recours en annulation de la présidentielle. Faure s’est pris le pied dans le tapis !

Fraternité
L’Usurpateur Faure Gnassingbé | Infog : 27avril.com

Lomé, lundi 09 Mars 2020. L’ambiance dans la capitale togolaise est toujours éparse. Des citoyens le regard hagard et perdu dans l’attente d’un éventuel Zorro ne se sont pas encore remis de la scène que la Commission électorale nationale « indépendante » leur a servi il y a deux semaines au titre des résultats de la présidentielle du 22 février dernier. Celle que leur offrira une semaine plus tard, la Cour Constitutionnelle n’est que la confirmation que le même toutes les lumières du monde ne pourront rien changé à la souche rude du clan régent du Togo. On en était là quand les professionnelles du retors ont commencé par publier les « félicitations » envoyés au néo Staline du 22 février 2020. Et dans le cheking rien de crédible à se mettre sous la dent. Mais,… pire…

En effet, les messages de félicitations ont commencé par tomber au compte-gouttes. Mais jusqu’à présent, à part la Chine, aucune autre puissance mondiale n’a félicité le Chef de l’Etat. Ceci n’est autre l’expression d’une victoire acquise au forceps grâce des combines décriées par l’opposition.

A ce jour, ils sont environ une dizaine de dirigeants, en majorité africains, à avoir envoyé leurs messages de félicitations à Faure Gnassingbé après sa réélection dès le premier tour de l’élection présidentielle du 22 février dernier. Une victoire qui aurait été brillante sans les accusations de fraudes de la classe opposante notamment de Agbéyomé Kodjo arrivé deuxième selon la Cour Constitutionnelle.

Agbeyomé debout

En effet, l’ancien Premier Ministre conteste vigoureusement les résultats de ce scrutin qu’il qualifie de « truqué ». Agbéyomé Kodjo a même poussé le bouchon loin en nommant un Premier Ministre. Après avoir vu ses recours rejetés par la Haute juridiction pour « défaut de preuve », le candidat soutenu par Mgr Kpodrzro appelle désormais les Togolais à rester à l’écoute. « Je conteste ces chiffres depuis la CENI jusqu’à la Cour Constitutionnelle. Je continue de les contester. Les Américains ont reconnu ma victoire, ils m’ont envoyé des félicitations et ils ont estimé que les chiffres publiés par la CENI relèvent de la fraude. J’ai eu plus de 67% du suffrage. Le vrai vainqueur du scrutin du 22 février, c’est Agbéyomé Kodjo », a laissé entendre samedi dernier M. Kodjo. Et de poursuivre, « Nous utilisons tous les moyens légaux à notre disposition pour faire échec à cet énième hold-up. Je demande aux Togolais d’être sereins et à l’écoute de notre mot d’ordre ».

Recours à la méthode gestapo

On n’en était là quand les Togolais ont appris l’enlèvement tôt le lundi 09 mars 2020 du sieur Ottoh Apedo, responsable de la sécurité du Président «élu» Agbéyomé Kodjo ainsi que de l’un de ses amis Akato Dodji qui pourtant, n’a lui aucune connotation politique. Sa seule faute est d’avoir mis son véhicule à disposition du sieur Ottoh. De la chasse aux membres du Pnp à laquelle on assiste depuis un temps à l’enlèvement de ces deux citoyens juste pour cause politique, il s’instaure au Togo depuis les évènements du 19 août 2017, une méthode de la gestapo du temps du régime hitlérien et ceci autour d’un homme qu’on dit avoir gagné la dernière présidentielle avec une large victoire.

4ème mandat, un cadeau empoisonné…

La contestation des résultats de cette élection a jeté du discrédit sur la victoire de Faure Gnassingbé. Et tout cela était prévisible. En effet, pour éviter une crise post-électorale et donner plus de crédibilité à ce scrutin, l’Ambassade des Etats dans un communiqué avait demandé expressément aux organes en charges de l’organisation du scrutin de proclamer les résultats bureau de vote par bureau. Les Etats-Unis seront suivis dans cette requête par la Conférence des Evêques du Togo qui, dans un message solennel, a aussi appelé la CENI et la Cour Constitutionnelle à publier les résultats bureau de vote par bureau de vote. Mais que nenni.

La conséquence, les pays ne se bousculent pas au portillon pour présenter leurs félicitations à Faure Gnassingbé pour son quatrième mandat. Aujourd’hui, en tout, ils sont seulement une dizaine de pays à se sacrifier à cette tradition. L’appréhension des interprétations étant réelle, certains chefs d’Etats ne veulent pas, sans aucun doute, s’afficher comme les soutiens d’un régime de plus en plus esseulé sur le plan international.

A ce jour, parmi les pays ayant transmis leurs félicitations, seule la Chine fait figure de puissance mondiale. Les Etats-Unis qui ont déjà porté des réserves sur les résultats ne se dédiront pas en adressant un message au fils du feu Gal Gnassingbé. L’ancienne métropole, la France, n’a pas non plus adressé le fameux message de félicitation. Selon le confrère « Médiapart », lors d’un point de presse, un conseiller de l’Elysée a indiqué que la France « a pris note » de la victoire de Faure Gnassingbé. Et comme un pouvoir à la recherche de légitimé, le site du gouvernement a pris cet article comme un acquis.

Mais c’est plutôt l’effet contraire. En effet, la réticence des grandes puissances à féliciter Faure Gnassingbé est plutôt un message clair envoyé au jeune monarque. Ceci sous-entend explicitement que la victoire proclamée de Faure est loin d’être un laurier tranquile pour lui.

Et comme si cela ne suffisait pas, l’un des grands soutiens de Faure Gnassingbé en l’occurrence le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé le jeudi 5 mars 2020 qu’il « ne sera pas candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 et et transfèrera le pouvoir à une jeune génération ». Pourtant, tout laissait présager le contraire. Cette annonce surprise contraste avec la situation au Togo.

Aujourd’hui, le protocole additionnel de la Cedeao sur la démocratie et l’Etat de droit recommande qu’après deux mandats que les Chefs d’Etats libèrent le plancher. Mais le prince togolais ne semble pas s’inscrire dans cette dynamique salutaire pour la promotion de la démocratie sur le continent.

En définitive, ce quatrième mandat se présente comme un cadeau empoisonné mieux une patate chaude dans les mains de Faure Gnassingbé. Contesté à l’intérieur et mal vu à l’extérieur, le régime de Faure Gnassingbé est plus que jamais à la croisé des chemins. Et ce quatrième mandat comme prédit par plusieurs observateurs risque d’être celui de trop pour le fils d’Eyadéma qui, on le rappelle, est arrivé au pouvoir en 2005 à la suite d’une élection suivie de violence post-électorale. Ces violences ont fait plus de 500 morts selon un rapport officiel des Nations Unies.

L’ANC en rajoute sa couche

En ajout à ce climat enrhumé, l’Anc a fait mardi une sortie où elle annonce saisir la Cour de Justice de la Cedeao pour l’annulation pure et simple et la reprise de la présidentielle du 22 février 2020 au Togo.

Le parti orange dénonce entre autres le gonflement par la Cour constitutionnelle du nombre d’inscrits qui passe de 3,614 millions à 3,738 millions soit une augmentation de 124.730 personnes, une augmentation du nombre de votants qui passe lui de 2,769 millions à 3,349 millions soit une augmentation de 580.703 votants rajouté. Le parti du candidat malheureux Jean-Pierre Fabre dénonce par ailleurs que la Cour constitutionnelle a revu à la baisse de 192.681 voix le nombre de suffrage exprimé pendant qu’elle a omis de mentionner les bulletins nuls dont le nombre calculé selon le parti, sur la base de la Cour elle-même s’élève à 963.113 soit plus de 11 fois le chiffre publié par la Ceni.

Face à tout ceci, «la seule porte de sortie de l’impasse est l’annulation pure et simple de ce scrutin et sa reprise dans des conditions de transparence et d’équité conformes aux normes et pratiques internationales», a conclu l’Anc qui rappelle qu’il est temps de mettre fin aux drames électoraux au Togo.

Source : Fraternité

 

 

Togo : Silence des occidentaux, Méthode gestapo, Recours en annulation de la présidentielle. Faure s’est pris le pied dans le tapis !

 

Togo, Intimidation de l'Usurpateur Faure Gnassingbé : Pour avoir réclamé sa victoire Agbeyome Kodjo en passe de perdre son immunité

Liberté Togo
Caricature : Donisen Donald / Liberté

Dans la soirée d’hier, nous avons appris l’irruption au domicile d’Agbeyome Kodjo d’un huissier accompagné de gendarmes. Selon les informations, l’huissier avait en charge de lui notifier une assignation à comparaître, demain 9 h, à l’Assemblée nationale pour la levée de son immunité.

Agbéyomé Messan kodjo est accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat pour avoir nommé un Premier ministre. La sombre affaire des incendies des marchés de Lomé et de Kara en 2013 a été également ressuscitée.

« En s’érigeant en président de la République élu au mépris des résultats définitifs de la Cour constitutionnelle et en procédant aux actes subséquents (nomination d’un Premier ministre, création d’un site web officiel, etc.) alors même que le mandat du chef de l’Etat actuel est toujours en cours, le député Agbéyomé Kodjo accomplit ainsi, entre autres, des actes subversifs ; ce faisant, il tente de supprimer les institutions de la République régulièrement établies », peut-on lire dans l’assignation.

A l’Assemblée une commission spéciale a été créée expressément hier aux fins d’instruire la demande de levée parlementaire du président nationale du MPDD. Elle est composée outre des députés nommés du parti au pouvoir, ceux qui se réclament de l’opposition notamment les présidents des groupes parlementaires UFC et NET-PDP, Senanu Alipui et Gerry Komandega Taama qui approuvent ce procès à la Ponce Pilate contre leur ancien compagnon.

Il faut rappeler que c’est la deuxième fois que l’immunité d’Agbéyomé Kodjo va être levée sous Faure Gnassingbé. La première fois, c’était en 2013, lors de la scabreuse affaire d’incendie des marchés de Kara et de Lomé.

G.A.

Source : Liberté

 

 

Togo, Intimidation de l'Usurpateur Faure Gnassingbé : Pour avoir réclamé sa victoire Agbeyome Kodjo en passe de perdre son immunité

 

Togo, Sortie par la grande porte : Faure Gnassingbé rate le coche

Liberté Togo
Le «Voleur Faure Ever» FEG | Photo : DR

Le vin est tiré et il ne reste qu’à le boire. Faure Gnassingbé a réussi à passer en force et s’offrir un quatrième mandat au pouvoir, avec la frauduleuse du 22 février dernier où il n’a ménagé aucun effort pour l’emporter. Mais face à la belle surprise signée Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire et aux louanges dont il est l’objet en Côte d’Ivoire, en Afrique et à travers le monde, on se rend davantage à l’évidence que le « jeune » « Messi » a vraiment raté le coche…

ADO célébré à travers le monde

« (…) J’ai décidé de ne pas être candidat en 2020». Personne ne s’y attendait, même dans les rangs de ses partisans et admirateurs, encore moins ses détracteurs qui le soupçonnaient de vouloir s’offrir une prolongation. Mais Alassane Dramane Ouattara a pris tout le monde à revers en annonçant officiellement devant les sénateurs et autres élus le jeudi 5 mars dernier à Yamoussoukro, sa décision de ne pas briguer un 3e mandat à la tête de la Côte d’Ivoire lors de la présidentielle du 31 octobre 2020. Et depuis, il est célébré dans le pays, sur le continent africain et à travers le monde.

L’expression (célébré) est un brin exagérée. Mais elle ne traduit pas moins la réalité, celle qui voit le monde entier saluer cette sage décision d’ADO. Au sein de l’opinion, certains relativisent et parlent plus d’une mesure de prudence, arguant que lui-même sait très bien qu’en Côte d’Ivoire, c’est très risqué pour tout dirigeant de vouloir s’offrir un 3e mandat au pouvoir, surtout lorsqu’on s’appelle Alassane Dramane Ouattara et qu’on se rappelle la façon dont il est monté au pouvoir. Le pays est une poudrière, les armes circulent toujours et il prendrait d’énormes risques en voulant s’accrocher.

Mais n’empêche, Alassane Ouattara est félicité pour cette décision de sagesse. « Alassane Ouattara n’est pas candidat à l’élection présidentielle. C’est une grande décision, c’est un acte fort. Il pose ainsi les bases d’une élection transparente », a réagi Affi N’Guessan du Front populaire ivoirien (FPI). « Ouattara opte pour l’alternance démocratique et Alpha Condé défend sa présidence à vie en assassinant ses compatriotes. La répression policière de ce jeudi a fait deux morts et plusieurs blessés par balle. Mobilisons-nous davantage, la victoire est proche !», a glosé sur Twitter l’opposant guinéen Cellou Dalein Diallo. « Le président Ouattara prend date devant l’Histoire avec cette solennelle annonce dont nous espérons un très large écho en Afrique », a renchéri le Sénégalais Alioune Tine, défenseur des droits de l’homme.

La réaction qui aura plus eu écho à travers le monde, c’est évidemment celle d’Emmanuel Macron. Le président français a salué la « décision historique » d’ADO de «ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle », estimant que « la Côte d’Ivoire donne l’exemple ».

Faure rate le coche

ADO n’est pas un saint, loin s’en faut. Dieu sait qu’il a causé des torts à beaucoup d’Ivoiriens. Les tueries de la crise postélectorale de 2010, il a aussi sa part de responsabilité là-dedans. Dans l’entourage de Laurent Gbagbo, on pense même qu’il est seul coupable, parce que ces Ivoiriens seraient encore en vie s’il n’avait pas pris les armes, accompagné par la communauté internationale et suscité la riposte de l’armée régulière. Alassane Ouattara a aussi sûrement causé du tort à d’autres par sa gouvernance. Il s’est brouillé avec ses amis d’hier (Guillaume Soro, Henri Konan Bédié). Mais quoi qu’on dise, par cette décision salutaire, il sort par la grande porte. Faure Gnassingbé aussi aurait pu prendre une telle trajectoire et recueillir autant de reconnaissances à travers le monde. Surtout qu’il est encore jeune et a tout le temps de revenir aux affaires après cinq ans.

Même si ADO ne sera pas candidat à la présidentielle du 31 octobre prochain, personne ne se fait d’illusion dans les rangs de l’opposition et des observateurs avertis, cela ne signifie guère une perte du pouvoir du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Il va placer un dauphin à ce scrutin et tout sera entrepris pour le faire gagner. Ca balance entre le ministre de la Défense Hamed Bakayoko et le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly. Une telle stratégie évidente, Faure Gnassingbé aurait bien pu aussi l’utiliser.

Il lui suffisait de décider de ne pas candidater et de choisir de positionner un de ses nombreux collabos, des têtes bien faites et bien pleines d’ailleurs, le régime RPT/UNIR mettrait tout en œuvre pour voler pour ce candidat et le tour serait joué. Il avait même été entre-temps distillé au sein de l’opinion la rumeur d’un scénario à la congolaise, avec un opposant choisi (sic) qui se verrait ainsi installer au pouvoir, comme un pantin, contrôlé par le régime, exactement comme avec Etienne Tshisekedi en République démocratique du Congo (RDC). Au moins ainsi, le nom Faure Gnassingbé ne serait plus dans les bouches.

Par cet éventuel retrait, il sortirait aussi par la grande porte. L’histoire retiendra ainsi qu’il aura été le premier Gnassingbé à se retirer volontaire du pouvoir et il serait célébré en héros par le peuple togolais qui ne cherche que l’alternance depuis plusieurs décennies. Mais le « champion » a décidé de s’accrocher, ratant ainsi le coche et s’isolant davantage, avec cette décision salutaire d’ADO qu’on pensait lui emboiter le pas. Cette mesure du Chef de l’Etat ivoirien ferait même réfléchir l’autre candidat au 3e mandat dans l’espace CEDEAO, Alpha Condé de la Guinée, et beaucoup d’observateurs croient comme fer qu’il renoncera aussi à la modification de la Constitution et à toute candidature à un 3e mandat…Décider de ne pas briguer un mandat supplémentaire, « c’est pas sorcier »…

Tino Kossi

Source : Liberté

 

 

Togo, Sortie par la grande porte : Faure Gnassingbé rate le coche

 

Togo : Faure et sa fable contre la corruption

Fraternité
Le Corrompu et le Corrupteur en Chef du Togo, Faure Gnassingbé | Infog : 27avril.com

Faure Gnassingbé a inscrit à l’ordre du jour de sa gouvernance quinquennale 2020-2025, une lutte implacable contre la corruption. Un phénomène endurci et très tentaculaire qui nuit à l’économie du pays. Une ambition, certes noble, mais qui ne saurait s’accommoder avec les vieilles habitudes de la maison.

Les promesses…

Au terme d’une campagne électorale sciemment rendue déséquilibrée et ardue pour les candidats de l’opposition, Faure Gnassingbé s’en est sorti avec une panoplie de promesses dont les togolais n’attendent aujourd’hui que la réalisation. Ceci, après la parodie d’élection conclue par la consécration du quatrième mandat au ‘‘Prince’’ par les Institutions de la République aux ordres.

Entre autres grandes lignes de son nouveau et mandat de plus, le «néo Staline» a promis aux togolais, une lutte implacable contre la corruption. Laquelle lutte, a-t-il décliné, se traduira par l’effectivité de la loi portant déclaration des biens par tous ceux qui ont en gestion, une structure de l’État ou jouissent officiellement de la richesse publique. Ceci, pour une lutte, sans commune mesure, contre la corruption et le détournement des deniers publics. A cet effet, Faure Gnassingbé promet que plus d’importance sera accordée à la réédition des comptes et à la lutte contre la corruption. «Nos ressources acquises doivent être gérées et utilisées avec beaucoup de rigueur. Nous devons, à tout prix, éviter le gaspillage et le vol », a-t-il dit en substance.

Faure entre légèreté…

En effet, tout observateur, soucieux du développement de son pays, ne pourrait denier la pertinence de la mesure de Faure, même si déjà l’adoption de cette loi n’a pu être accompagnée par une réelle volonté politique. Une carence doublée de légèreté qui ont fait que la, pourtant si pertinente, loi portant déclaration des biens par tous ceux qui gèrent les structures de l’État n’est toujours pas suivie de décret d’application. Qu’à cela ne tienne, cela ne peut rester indéfiniment, si tant est que Faure veut réellement rester sincère et fidèle à sa parole donnée, comme il le clame, au travers de son appel au travail.

…Et consigne suicidaire

Toutefois, l’on se demande alors, en toute objectivité, comment, in fine, l’application de cette loi pourrait-elle être si facile au «plébiscité du 22 février» lorsque ce dernier pose, lui-même, des actes qui risquent d’hypothéquer son ambition telle que déclinée face aux électeurs. En effet, c’est un secret de polichinelle que le mot d’ordre de Faure Gnassingbé aux cadres de Unir dont la plupart sont des directeurs généraux et centraux des services de l’Etat, lors de la campagne électorale était «débrouillez-vous pour la victoire de notre Grand parti». Ce qui sous-entend qu’au lieu de l’allocation des fonds aux délégués par le parti, comme il est de coutume, il revenait plutôt à ceux-ci de chercher eux-mêmes les financements pour les différentes activités électorales. Un mot d’ordre politiquement incorrect, à la limite suicidaire. Surtout eu égard à la fébrilité de notre démocratie.

Cependant, cela fut fait, avec une sorte de concurrence instaurée entre les cadres, membres et autres délégués qui ont rivalisé avec zèle, achat de conscience et corruption. Ceci, généralement avec les moyens de l’Etat, pendant que les candidats de l’opposition, méchamment sevrés des fonds publics pour la campagne, tiraient le diable par la queue. Une sorte de concours déloyale donc !

Faure… dos au mur !

Comme susmentionné, une fois le défi «brillamment» relevé par les délégués dont nombre occupent de postes de hautes responsabilités qui ont mobilisé moyens et logistique pour la victoire de Unir à la présidentielle du 22 février dernier, les regards se tournent vers Faure. Sachant qu’il relève d’une corvée que de demander à un fonctionnaire militant de Unir de débourser son pauvre salaire à des fins électoraliste, exception faite à quelques militants -hommes d’affaires, tout semble dire objectivement qu’il sera moralement difficile à Faure de demander les comptes à ceux-ci qui se sont saigné et oeuvré pour sa réélection. Quitte à puiser dans les caisses de l’État pour «l’intronisation du Prince».

D’où justement la fable orchestrée entre sa promesse de lutter efficacement contre la corruption et sa politique de complaisance et d’impunité qui crée autour de lui, une constellation d’arrivistes, d’opportunistes et de zélés qui se sucrent allègrement sur le dos du pays. Ainsi donc, sur le chemin de la gouvernance rigoureuse, Faure est plus que dos au mur!

Source : Fraternité

 

 

Togo : Faure et sa fable contre la corruption

 

Le coronavirus sème le chaos dans le monde du sport

Autre presse

Le coronavirus a été signalé pour la première fois le 31 décembre. Moins d’un mois plus tard, les effets ont commencé à se faire sentir dans le monde sportif. Depuis la dernière semaine de janvier, il ne s’écoule pas 24 heures sans qu’un autre événement ne soit remis, déplacé ou carrément annulé.
nba suspend matchs
La NBA suspend le reste de la saison jusqu’à nouvel ordre à cause du coronavirus Covid-19 | Photo : Reuters

La suspension de la saison de la NBA et l’annulation des Championnats du monde de patinage artistique à Montréal, mercredi, ne font que confirmer le statut de pandémie annoncé le jour même par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La semaine dernière, le Comité international olympique (CIO), par la voix de son président Thomas Bach, s’est voulu rassurant. Il a réitéré sa « confiance » dans des JO « réussis » à Tokyo.

« Nous allons devoir préparer beaucoup des décisions que nous devrons prendre en juin, et faire des propositions en vue de la session du CIO », qui précédera les Jeux, a dit M. Bach.

Le CIO n’évoquait officiellement ni annulation ni report, encore moins de plan B. Les JO restent programmés du 24 juillet au 9 août. Dans l’histoire, les Jeux olympiques n’ont été annulés qu’en raison des guerres mondiales en 1916, en 1940 et en 1944.
Un passant près du symbole dex JO à Tokyo, Japon | Photo : Reuters

La question du report des Jeux de Tokyo a pris de l’élan cette semaine quand un membre du comité organisateur, Haruyuki Takahashi a déclaré au Wall Street Journal qu’un report d’un à deux ans des Jeux était réaliste, s’ils ne pouvaient pas être maintenus cet été.

Le président du comité organisateur, Yoshiro Mori, qui a indiqué avoir reçu les excuses de M. Takahashi, a rapidement convié les médias à une conférence de presse pour mettre un terme à ces rumeurs.

« Nous ne prévoyons pas modifier nos plans », a dit M. Mori. Mais, la préparation, qui continue, est néanmoins perturbée.

Les qualifications olympiques sont modifiées dans au moins 11 sports et on parle ici uniquement d’épreuves qualificatives regroupant plusieurs pays.

Au baseball, par exemple, l’ultime tournoi de qualifications qui devait avoir lieu au début d’avril ne se tiendra que du 17 au 21 juin, un mois à peine avant la cérémonie d’ouverture.

Plusieurs épreuves-tests pour les Jeux de Tokyo ont été annulées, et même les Jeux d’hiver ont été touchés. L’épreuve-test de biathlon qui devait se tenir à Zhangjiakou, au nord de Pékin, en vue des Jeux de 2022, a été carrément annulée.

L’épreuve-test du nouveau sport olympique qu’est l’escalade n’a pas été annulée à Tokyo, mais on la tiendra sans athlètes ni spectateurs. Bref, on testera le site, les équipements et les bénévoles.

Le comité organisateur des Jeux de Tokyo a aussi reporté la formation de ses bénévoles de février à mai.
Le virus se propage en Amérique

En Amérique du Nord, les Jeux de l’Arctique, qui devaient commencer au Yukon à la mi-mars, ont été la première manifestation annulée.

Dès le lendemain, le Championnat mondial de hockey féminin, prévu à la fin mars en Nouvelle-Écosse, a subi le même sort.

Quatre ligues professionnelles nord-américaines, la MLB, la LNH, la NBA et la MLS, ont commencé par limiter l’accès aux vestiaires aux athlètes et au personnel indispensable aux équipes.

Puis, la Californie et l’État de Washington ont restreint les rassemblements publics. Cela a forcé la présentation de matchs à huis clos.

La NBA a enchaîné mercredi en décrétant la suspension de sa saison après qu’un joueur du Jazz de l’Utah eut été déclaré positif au coronavirus.

La LNH a demandé jeudi matin à ses équipes de ne pas tenir d’échauffements, d’entraînements ou de rencontres d’équipes, quelques heures avant une rencontre importante de ses gouverneurs. La ligue pourrait imiter la NBA et suspendre sa saison. Des matchs à huis clos sont au programme en soirée à San José et à Columbus.

Au tennis, le tournoi d’Indian Wells, l’un des plus importants des circuits de l’ATP et de la WTA, a été annulé dimanche à quelques heures de ses premiers matchs. Trois jours plus tard, l’ATP annonçait son intention de suspendre de son calendrier pour six semaines et l’a confirmé jeudi. Le tournoi ATP/WTA de Miami, qui devait s’amorcer à la fin du mois de mars, a également été annulé jeudi.

Également au tennis, les matchs de qualifications de la Coupe Davis se sont poursuivis sans public dans plusieurs cas, tandis que la phase finale de la Fed Cup, qui devait être disputée du 14 au 19 avril à Budapest, a été reportée à une date qui reste à définir à cause de la pandémie.

Chaos au football européen

Au football, les ligues européennes ont tenté de limiter les dégâts en disputant des matchs sans public, mais ça ne s’est pas révélé suffisant.

La Coupe de France entre le Paris-Saint-Germain et Lyon, au calendrier le 4 avril, a été remise à plus tard pour éviter un huis clos, tout comme les demi-finales de la Coupe d’Italie.

Puis, quand le gouvernement italien a annoncé la suspension de toutes les compétitions sportives, et donc de la Serie A, jusqu’au 3 avril, les maux de tête des équipes se sont accentués, car le championnat italien ne pourra pas empiéter sur l’été à cause de l’Euro, qui doit commencer le 12 juin.

Le championnat néerlandais a suspendu ses activités jusqu’au 31 mars. Le championnat espagnol, lui, est à l’arrêt pour deux semaines. Les joueurs du Real Madrid sont en isolement préventif pour deux semaines.

Même les matchs sans public deviennent difficiles à réaliser en raison des problèmes de mobilité des équipes.

Ainsi, l’AS Rome a annoncé qu’elle n’irait pas en Espagne pour son match contre le FC Séville, puisque les autorités espagnoles ont interdit tous les vols en provenance d’Italie, pays européen le plus touché par la COVID-19.

De son côté, le président d’une équipe espagnole, Getafe, Angel Torres, a assuré que ses joueurs ne se rendraient pas en Italie pour affronter l’Inter Milan jeudi, en Ligue Europa, « de crainte de pénétrer dans un foyer de coronavirus ».

« Si nous devons perdre le match, nous le perdrons », a-t-il lancé.

Maintenant, l’attention se tourne vers l’Euro, qui doit commencer le 12 juin dans 12 villes de 12 pays.

Source : Radio Canada + AFP + Associated Press

 

 

Le coronavirus sème le chaos dans le monde du sport

 

Togo, Coronavirus et ses conséquences : Les surgelés de Lomé ne nous vendaient que du chinois ?

Liberté Togo
Fausse patiente de Coronavirus au Togo | Caricature : Donisen Donald / Liberté

Comme dans la plupart des pays africains, la majorité des produits consommés au Togo proviennent de l’importation. C’est le cas notamment des produits congelés. Alors qu’on croyait jusque-là que les commerçants togolais s’approvisionnaient au Brésil, aux Etats-Unis ou encore en Europe, l’épidémie du coronavirus démontre le contraire.

L’épidémie du Covid-19 continue de se propager dans le monde. Vendredi dernier, le Togo a annoncé son premier cas. Cette propagation de l’épidémie a des impacts sur le commerce mondial, notamment entre la Chine et l’Afrique.

Rupture de stocks des produits surgelés

Depuis quelques semaines, les boutiques de surgelés arrivent difficilement à répondre à la demande. A en croire certaines indiscrétions, nombre de grossistes se ravitaillaient dans l’Empire du Milieu et ne pouvaient plus s’y rendre. Pour cause de l’épidémie du coronavirus. « Cela fait plus d’une semaine que mon frigo est vide. Les livraisons n’arrivent pas. Notre grossiste nous a indiqué qu’il ne peut pas se rendre là-bas (ndlr : en Chine) pour s’approvisionner. Donc on est dans l’attente », a confié Dagan, revendeuse de poulets congelés.

Dagan n’est pas la seule dans cette situation. A en croire plusieurs revendeurs que nous avons interrogés, depuis l’apparition du virus et les mesures de protection prises par les autorités chinoises, les entreprises qui produisent les poulets congelés se trouvent dans l’incapacité de livrer les commandes. « Cela fait quelques temps qu’on s’est tourné vers la Chine parce que c’est avantageux financièrement. Mais aujourd’hui, nous sommes face à une situation compliquée à gérer. Nous sommes en train d’analyser d’autres alternatives notamment le marché européen et brésilien », a expliqué un grossiste.

Au-delà des produits de volailles, il est remarqué que d’autres produits qu’offrent souvent les surgelés sont en rupture de stock dans nombre de boutiques. La preuve a été l’augmentation de prix dans les rayons de certains supermarchés et autres qui offrent encore ces produits. Pendant ce temps, le client que constater facilement les congélateurs conservateurs vides dans nombre de boutiques de surgelés de référence dans la capitale.

Le cas des poissons

C’était un secret de polichinelle que le marché togolais du poisson également dépend de la Chine. Ainsi, le marché togolais est désormais garni par des produits de consommation en provenance de l’Empire du Milieu. Pourtant, la qualité de ces produits est souvent remise en cause.

Des produits de qualité douteuse…

« Pourquoi est-ce qu’un poulet, qui se vend relativement cher en Chine, se vendrait à vil prix au Togo, malgré le fret et les frais de manutention », se demande un consommateur. En effet, les produits de consommation importés de Chine sont très souvent de qualité douteuse.

Selon certaines sources, les poulets importés de ce pays sont gavés aux antibiotiques et autres médicaments dangereux. « On leur donne un mix de 18 antibiotiques », a déclaré un éleveur à la télévision CCTV. « Et on ajoute des hormones », précise un autre. « Avec ça, elles engraissent tant qu’elles ne peuvent plus marcher ». Un troisième explique que, sans antibiotiques, les volatiles ne survivraient pas deux jours dans leurs poulaillers surpeuplés.

Source : Fraternité

 

 

Togo, Coronavirus et ses conséquences : Les surgelés de Lomé ne nous vendaient que du chinois ?

 

Togo, Effets du vote des forces de l’ordre : Arrestation du colonel Amblesso et du capitaine Sewade, consignation des soldats…la grande muette objet de purge ?

Le colonel a juste copié les habitudes de la maison Unir de Faure
Liberté Togo
Des éléments des Forces Armées Togolaises | Archives
Des éléments des Forces Armées Togolaises | Archives

La Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la cour constitutionnelle ont clamé la victoire sans appel et sans fioriture de Faure Gnassingbé à au moins 70%. Mais alors, pourquoi des arrestations qui sont loin d’être terminées ? Pourquoi consigner les soldats alors qu’aucune menace ne point à l’horizon ? Depuis les résultats de l’élection présidentielle du 22 février, la hiérarchie militaire semble sur ses dents. Parce qu’elle se serait rendu compte d’une cinglante réalité.

Pendant et avant la campagne présidentielle, le candidat Faure Gnassingbé a tout sillonné : champs, marchés, terrains de foot, usines, camps militaires. Des cadeaux en nature et en espèce ont été distribués tant aux civils qu’aux forces de l’ordre. Les images témoins existent encore. Le but ? Rallier tout ce monde à sa cause. Bref, le camp du parti Unir n’a pas caché ses opérations d’achat de consciences des populations civiles et militaires. Ce faisant, ceux qui procèdent à l’achat de conscience peuvent-ils jeter la pierre à quelqu’un d’autre qui utilise la même méthode en faveur d’un autre candidat ? Le militaire, le gendarme et le policier n’ont-ils pas le droit divin de donner leur préférence à un candidat autre que Faure Gnassingbé ? C’est cette opération à laquelle le colonel Amblessou et le capitaine Sewade se seraient livrés, et qui serait la source de leurs malheurs depuis un moment.

En effet, il nous revient que pendant la campagne électorale, le colonel aurait approché des subalternes avec qui il aurait échangé sur la nécessité de voter pour le candidat de la dynamique Kpodzro. Et pour encourager les uns et les autres, il leur tendait des enveloppes, qui de 15.000F, qui de 20.000F. Et apparemment, la mayonnaise aurait pris au-delà des attentes. Parce que bien que ce soit à un effectif limité qu’il aurait fait ces cadeaux, il nous revient que les résultats au sein des forces de l’ordre auraient surpris et déplu à la hiérarchie militaire. Et il fallait trouver un coupable désigné : le colonel Amblessou N’sou et le capitaine Sewade. Et depuis, ils sont en état d’arrestation avec comme crime, leur accointance avec le candidat de la Dynamique Kpodzro. Jusqu’à hier, le colonel serait gardé au SCRIC (ex SRI), mais nous ignorons où le capitaine Sewade est, lui, gardé. Il était en poste à Zowla alors que le colonel était à l’Etat-major.

Mais apparemment, l’effet fut tel qu’il a été décidé de consigner les soldats dans les casernes pour dénicher ceux qui seraient susceptibles d’avoir voté pour un candidat autre que Faure Gnassingbé. Autant dire que ce qu’il convient d’appeler une « purge » est loin d’être terminée. Signe alarmant, le colonel aurait fait dire à sa soeur de « prendre soin de leur mère».

Le soldat en général est-il tenu de voter pour un candidat qu’il ne porte pas dans son coeur ? Sa carrière peut-elle prendre fin pour le simple fait qu’il ait appelé des proches à voter pour l’alternance ? Faire campagne pour un autre candidat que le chef de l’Etat d’un pays est-il passible de peine de prison ? On peut répondre à toutes ces questions en prenant l’exemple de la Côte d’Ivoire où le président a décidé de ne plus se représenter. Un colonel à la retraite s’est ainsi indigné en apprenant la nouvelle des arrestations : « Jusqu’à preuve du contraire, militaires, gendarmes, policiers, surveillants de l’administration pénitentiaire et corps des sapeurs-pompiers sont tous des fonctionnaires de l’Etat togolais et aucun ne doit être au service d’une seule famille au Togo. A ce titre, ils ont chacun le droit de voter pour le candidat de leur choix sans que des représailles ne soient dirigées contre eux. C’est de l’abus d’autorité, ce qui se passe avec Amblesso et Sewadé ».

Depuis un moment, beaucoup de citoyens pensaient que la militarisation du pays répondait à un besoin de protection des populations contre des menaces extérieures. Mais peu à peu, on se rend compte que c’est pour la préservation de l’ordre ancien incarné par Faure Gnassingbé. Tout comme la consignation dans les casernes ; pour étouffer toute velléité. Mais la question est de savoir pour combien de temps cette pratique durera. Et puis, le temps où des soldats disparaissaient semble révolu, à l’heure de l’internet. Toute famille peut désormais lancer des alertes pour disparition d’un de ses fils.

Abbé Faria

Source : Liberté

 

 

Togo, Effets du vote des forces de l’ordre : Arrestation du colonel Amblesso et du capitaine Sewade, consignation des soldats…la grande muette objet de purge ?

 

Togo : La Terreur d'état et l'Instrumentalisation des institutions, seule source de légitimité pour Faure Gnassingbé

Samari Tchadjobo
A lomé, le domicile d'Agbeyome Kodjo encerclé par la soldatesque de Faure Gnassingbé | Infog : 27avril.com

Pour ne pas retourner très loin dans le passé avant de parler de l’illégitimité avec laquelle le régime Gnassingbé de père en fils règne sur le Togo, nous nous arrêtons aux élections présidentielles de 1998, où Éyadéma Gnassingbé fut battu à plate couture par Gilchrist Olympio. Mais du haut de sa dictature pure et dure, maniant la terreur à sa guise, Éyadéma fit changer les chiffres largement à sa défaveur pour se proclamer vainqueur au premier tour. À sa mort en février 2005 tout fut mis en oeuvre pour que le pouvoir ne quitte pas le sérail. Contraint de se retirer après le coup de force des Généraux qui l´installèrent au pouvoir, Faure Gnassingbé et son clan firent organiser des élections qu´ils n´entendaient perdre sous aucun prétexte.

La répression féroce qui s´abattit, faisant plus de 500 victimes au bas mot, les images de la honte de militaires saccageant les urnes et les transportant sous leurs épaules dans leur fuite, étaient des preuves suffisantes que Faure n´avait aucune popularité, aucune légitimité, et que seuls la terreur et le regard complaisant et surtout hypocrite de la fameuse communauté internationale l´avaient placé au pouvoir. Rebelote en 2010 et en 2015. Le même passage en force à tous ces rendez-vous ne donna aucune chance à une opposition qui, malgré l´imperfection, tenait à rester légaliste en se présentant à tous ces scrutins, alors qu´elle était à chaque fois ridiculisée et tournée en bourrique.

Nous sommes en mars 2020, au lendemain des élections présidentielles de nouveau largement perdues par Faure Gnassingbé. Dans des pays politiquement plus civilisés, qui ne sont pas forcément loin de nous, où le pouvoir d´état n´est plus une question de vie ou de mort pour les dirigeants, on serait en train de fixer la date de la passation de service entre l´ancien président et le nouvel élu. Mais chez nous au Togo, nous sommes en train de vivre une crise post-électorale parce que le vaincu, comme depuis des décennies, a falsifié les chiffres malgré l´évidence de sa défaite, et s´est proclamé vainqueur. Et c´est tout à fait normal et surtout légitime que l´équipe de Monsieur Agbéyomé Kodjo, le vrai vainqueur des élections, ne veut pas lâcher prise, et se bat pour que la vérité des urnes soit rétablie. Les signes de fébrilité et de nervosité que donne le clan du pouvoir des Gnassingbé sont des signes qui ne trompent pas et qui prouvent que le vrai vainqueur des élections du 22 février dernier s´appelle Agbéyomé Kodjo. Le comportement des thuriféraires du régime RPT/UNIR ressemble bien à celui de ce brigand pris en flagrant délit, mais qui brandit le sabre en continuant à nier l´évidence.

Tout d´abord l´arrestaion du Colonel Amblesso N’Soua Kokouvi, le 23 février 2020, suspecté d’être un proche d’Agbeyome Kodjo, gardé au secret avant d´être découvert par sa soeur au SRI, la brutale répression de la manifestation initiée par Monseigneur Fanoko Kpodzro près du Collège Saint-Josef le 28 février dernier et surtout le brutal kidnapping de M. Otto Koashie APEDO, Conseiller Spécial responsable de la sécurité présidentielle de Monsieur Agbéyomé Kodjo dans la nuit du 09 mars 2020 à son domicile à Zanguera par une quinzaine d’éléments armés de 3 unités de l’Armée, de la Gendarmerie et des antigangs, sont les manifestations visibles du terrorisme d´état auquel recourt le régime militaire de Faure Gnassingbé toutes les fois que son pouvoir est ébranlé.

Aujourd´hui nous remarquons que le régime Gnassingbé est paniqué face à la résistance légitime du Président démocratiquement élu Agbéyomé Kodjo. Et ceci s´explique par le fait que Faure Gnassingbé et sa bande ne savent plus à quel saint se vouer, et multiplient des actes pour le moins incohérents qui ne font que traduire la débandade qui est la leur. Habitués à voler, à manipuler et à tricher pour toujours rester au pouvoir malgré leur impopularité, ils avaient espéré que le vrai vainqueur des élections protesterait mollement, et qu´après quelques jours tout rentrerait dans l´ordre; c´était compter sans la hargne de vaincre, le courage, l´organisation méthodique autour du Dr Agbéyomé Kodjo et surtout de l´infatigable vieux prélat Fanoko Philipe Kpodzro. Comme diraient nos amis Ivoiriens, cette fois-ci ils sont « tombés sur garçons ».

D´après les juristes que nous avons contactés, l´assignation remise par un huissier de justice, accompagnés des éléments des force de sécurité, mardi soir à Agbéyomé Kodjo, le citant de se présenter mercredi dans la journée devant une commission du parlement togolais, pour être entendu dans le cadre d´une éventuelle levée de son immunité parlementaire, est truffée de vices de forme. Sûr de ses droits de citoyen et surtout de Président élu, l´interessé n´a donné aucune suite à l´assignation. Histoire de dire indirectement à Faure Gnassingbé et à son régime, qu´au lieu de continuer à tordre le coup au droit en cherchant à jeter injustement l´élu du peuple en prison, il serait plus sage pour eux de commencer à négocier leur départ et laisser les Togolais jouir de leur première alternance au sommet de l´état.

Au moment où nous terminons la rédaction de cet article jeudi soir, après être partis pour quelques heures, les hommes habillés sont revenus en début d´après-midi et le siège continue autour du domicile du président élu. Avaient-ils reçu l´ordre de lever le siège pour que Monseigneur Kpodzro puisse rentrer chez lui? Rappelons que le prélat avait dû passer la dernière nuit avec Agbéyomé Kodjo, sans aucune possibilité de prendre les médicaments dont il a besoin pour les pathologies inévitables à son âge. La présence du vieux prélat en ces lieux constituait-il un obstacle pour une éventuelle arrestation musclée de Agbéyomé Kodjo et de son équipe? Après donc le départ de Monseigneur Kpodzro, les irréductibles autour de Faure Gnassingbé donneront-ils l´ordre de passer à l´action pour s´emparer d´une façon ou d´une autre celui qui est considéré par la majorité des Togolais comme l´élu au soir du 22 février 2020?

En tout cas l´assignation à se présenter devant la commission parlementaire serait reportée sur demain vendredi dans la matinée. Faure Gnassingbé tirera-t-il les ficelles pour que cette marionnette d´Assemblée Nationale léve l´immunité du Dr Agbéyomé Kodjo, lui laissant ainsi le champ libre de le faire embastiller? Le bras de fer entre le pouvoir de dictature et le peuple togolais, représenté par Agbéyomé Kodjo, ne fait que commencer et ne prendra fin qu´avec le départ des usurpateurs. Pour lui prouver qu´il est sur la bonne voie, le leader du parti ADDI, Aimé Gogué, s´est rendu jeudi au domicile du Président élu pour lui apporter son soutien et lui prouver sa solidarité. Malgré leur méchanceté et leur négation du peuple, nous espérons qu´il leur reste quelques bribes de sagesse pour ne pas aller à des mesures extrêmes qui consisteraient à violenter Abgéyomé Kodjo et son équipe.

Samari Tchadjobo
13 mars 2020
Hanovre, Allemagne
Samari Tchadjobo
Samari Tchadjobo

 

 

Togo : La Terreur d'état et l'Instrumentalisation des institutions, seule source de légitimité pour Faure Gnassingbé

 

Mgr Kpodzro rentre chez lui, après la levée du siège devant le domicile de Dr Kodjo

Les forces de sécurité et de défense qui campaient depuis hier mercredi autour de la maison du député Agbéyomé Kodjo viennent de se replier. L’occasion pour Mgr Kpodzro qui a passé toute la nuit aux côtés de son candidat, de rentrer chez lui.

« La nuit a été longue avec Mgr Kpodzro à nos côtés, mais le jour est venu ». C’est ce qu’on peut lire sur une affiche que l’équipe du candidat Agbéyomé vient de publier sur les réseaux.

L’homme de Dieu vient de prendre congé de Gabriel Agbéyomé après avoir passé toute la nuit à ses côtés. Il voulait non seulement apporter son soutien au « président démocratiquement élu », mais aussi le « protéger » contre les manœuvres du régime.

« S’ils viennent chercher Agbéyomé, ils doivent me prendre en premier lieu », a déclaré le prélat hier au cours d’une conférence qu’il animé au domicile de son protégé.

Selon les informations, durant toute la nuit où la maison de l’ancien Premier ministre était assiégée, Mgr Kpodzro, lui, ne faisait que prier. L'homme de Dieu de 90 ans n’a pas fermé l’œil de la nuit. Il a joué son rôle de « berger ».

Suivez plutôt la vidéo de son départ du domicile de Gabriel Agbéyomé!


Godfrey Akpa

 

 

Mgr Kpodzro rentre chez lui, après la levée du siège devant le domicile de Dr Kodjo

 

Agbéyomé rejette les accusations du Procureur Poyodi

La Commission spéciale mise place par la présidente de l’Assemblée nationale, Yawa Tségan, chargée d’instruire la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Gabriel Agbéyomé Kodjo, s’est effectivement réunie hier mercredi. Mais sans la présence de l’intéressé.

L’ancien Premier ministre s’est fait représenter par le deuxième député du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et Développement (MPDD), l’honorable Kpeevey Gaby Gadzo.

Selon les informations, même le député Gaby Gadzo n’a pas eu le temps de discuter avec les membres de cette commission. Mais il a déposé sur la table de ladite commission une procuration et un courrier d’argumentation du député Agbéyomé par rapport aux charges retenues contre lui.

Visiblement, le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro ne se reconnait pas dans ces chefs d’accusation pour lesquels le Procureur Poyodi a saisi la Présidente de l’Assemblée Nationale. Il les rejette.

Dans son courrier, l’ancien président de l’Assemblée nationale notifie que les accusations portées contre lui sont purement politiques et qu’on ne saurait lever l'immunité à un député pour ces faits. « Pour la levée de l’immunité parlementaire, la loi dit que les accusations doivent être sérieuses et graves ou portant sur un délit bien plus sérieux », a expliqué Dr Agbéyomé.

Selon les informations, la commission spéciale a dû suspendre sa séance hier. Pour l’heure, nulle ne sait ce qui a été décidé. Mais l’on apprend également que les députés sont convoqués demain vendredi à une plénière pour décider de la levée ou pas de l’immunité de leur confrère.


Godfrey Akpa

 

 

Agbéyomé rejette les accusations du Procureur Poyodi

 

Le Premier ministre Antoine Nadjombe saisit Emmanuel Macron

Antoine Koffi Nadjombe, Premier ministre nommé par Agbéyomé Kodjo, accuse le silence de la France par rapport à la situation particulière que vit le Togo au lendemain de l'élection présidentielle du 22 février 2020, émaillée de fraudes.

Dépêche de la Primature

Objet : Hold-up électoral et coup d'Etat contre le Président démocratiquement élu du Togo

Excellence Monsieur le Président de la République Française,

Je vous saisis relativement à l'objet sous rubrique au regard de la gravité de la situation qui prévaut actuellement au Togo.

Les résultats réels du scrutin présidentiel du 22 février 2020 indiquent clairement contrairement aux notes de votre représentant au Togo, que le Président démocratiquement élu est son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo.

Nonobstant cette victoire reconnue par les USA et qui par souci de la vérité des urnes, ont exigé la publication des résultats bureau de vote par bureau de vote, le Président régulièrement battu dans les urnes, M. Faure Essomzima Gnassingbe, s'arroge la victoire et se maintient par la violence d'Etat.

Votre mutisme conforte le Président sortant qui se sert des institutions de la République à ses ordres pour orchestrer un coup d'Etat contre le Président démocratiquement élu, son Excellence Dr Gabriel Agbeyome Messan Kodjo, dont le domicile est assiégé par plusieurs centaines d'éléments des forces de défense et de sécurité.

Le mémorandum des Forces Démocratiques de l'opposition togolaise sur le scrutin présidentiel du 22 février 2020 est édifiant, et permet à toute bonne volonté soucieuse du respect des droits fondamentaux de l'Homme et du bien-être des peuples de dénoncer le hold-up électoral et le coup d'Etat actuel contre le Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbeyome Messan Kodjo.

Le précédent électoral de 2011 en Côte d'Ivoire doit servir de leçon à la France pour être du bon côté de l'histoire car le Peuple togolais est suffisamment martyrisé avec le risque élevé d'implosion sociale si la communauté internationale n'intervient pas immédiatement.

Je vous remercie de l'intérêt que portera la France à la présente, et vous prie d'agréer, Excellence Monsieur le Président de la République française, l'expression de ma haute considération.

Fait à Montréal, le 11 mars 2020

M. Antoine Koffi Nadjombé

Premier Ministre de la République togolaise

Nr. 03/ 2020/ PM

 

 

Le Premier ministre Antoine Nadjombe saisit Emmanuel Macron

 

Mgr Kpodzro a passé la nuit chez Agbéyomé, le siège vient d'être levé

Le régime de Faure Gnassingbé poursuit ses manœuvres d’intimidations contre le député Agbéyomé, le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro qui s’autoproclame « président démocratiquement élu » à l’issue du scrutin présidentiel du 22 février dernier. Depuis hier, des hommes en uniforme, lourdement armés, ont encerclé la maison de l’ancien Premier ministre. Dans la nuit, le dispositif a été renforcé.

C’est la énième fois que le candidat des forces démocratiques, Agbéyomé Kodjo est séquestré chez lui à la maison. Et ce, depuis la tenue de l’élection présidentielle du 22 février dernier. C’est à croire que l’ancien président de l’Assemblée nationale fait extrêmement peur au régime de Faure Gnassingbé.

Depuis hier mercredi, le domicile du Dr Agbéyomé Kodjo a été de nouveau assiégé par des corps habillés lourdement armés. Le siège est maintenu toute la nuit durant avec un dispositif impressionnant. Il a été même corsé avec des éléments venus en renfort. Jusqu’à ce jeudi matin, des camions militaires sont toujours positionnés aux alentours du domicile de l’ancien Directeur du Port Autonome de Lomé.

Les forces de l’ordre et de sécurité sont présentes dans tous les coins des rues du quartier et interdisent même aux riverains de circuler devant la maison du Dr Kodjo.

Selon les informations, Mgr Philippe Kpodzro a dû passer la nuit au domicile de son candidat. Une façon, comme promis par l’archevêque émérite de Lomé au cours de sa conférence de presse organisée hier sur ces mêmes lieux, de protéger le « Président élu ». Le prélat n’a pas fermé l’œil de nuit, selon les informations. Pour un homme de plus de 90 ans, on peut imaginer l’impact que cette situation aura sur son état de santé. Il a passé la nuit à faire des prières, méditer et égrainer le chapelet.

Rappelons que certaines forces démocratiques du pays dénoncent vigoureusement cette manœuvre d’intimidation du régime de Faure Gnassingbé.

Selon les informations qui viennent de nous parvenir, le siège vient d'être levé au domicile d'Agbéyomé Kodjo.


Godfrey Akpa

 

 

Mgr Kpodzro a passé la nuit chez Agbéyomé, le siège vient d'être levé

 

Le Premier ministre demande aux forces de l'ordre de lever le siège autour du domicile d'Agbéyomé

Antoine Koffi Nadjombé, le Premier ministre nommé par le "président démocratiquement élu", Agbéyomé Kodjo demande la levée du siège autour du domicile de ce dernier. C'est à travers un communiqué qu'il a rendu public hier.

Communiqué de la Primature

Objet : Encerclement du domicile du Président de la République

Aux membres des forces de la sécurité et de la défense,

La violation et la manipulation de la Constitution de la République togolaise semblent une banalité à laquelle se plaît le pouvoir illégitime de Lomé et qu'illustre la conspiration grotesque actuelle contre le Président démocratiquement élu, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo.

Nonobstant toutes les interventions, le siège de son domicile par les forces de défense et de sécurité persiste et est renforcé cette nuit.

Les résultats réels de la présidentielle du 22 février 2020 montrent que vous avez porté vos suffrages de façon écrasante (80%) sur son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo.

L'imposture et la violence d'Etat ne peuvent plus prévaloir à la tête de la République togolaise, et il vous appartient conformément à votre serment au drapeau togolais de ne défendre que l'intérêt supérieur de la Nation.

Par conséquence je vous demande de prendre les dispositions idoines pour lever immédiatement le siège autour du domicile du Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo.

La République vous observe et vous attend.

Fait à Montréal, le 11 mars 2020.

M. Antoine Koffi Nadjombé

Premier Ministre de la République togolaise

Nr. 04/ 2020/ PM

 

 

Le Premier ministre demande aux forces de l'ordre de lever le siège autour du domicile d'Agbéyomé

 

Prof. Aimé Gogué condamne les « manœuvres » du régime visant l’arrestation du Dr Agbéyomé

Les forces démocratiques du pays n’apprécient pas les manœuvres du régime de Faure Gnassingbé visant l’arrestation du député Agbéyomé et Mgr Philippe Kpodzro. Dans un communiqué rendu public, l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) du Prof. Aimé Gogué est monté au créneau. Ce parti de l’opposition dénonce « vigoureusement ces intimidations et tentatives visant à arrêter et incarcérer celui à qui des Togolais ont accordé leurs voix lors du scrutin du 22 février 2020 ». ADDI appelle les forces de l’ordre à la retenue et leur demande de lever le siège du domicile du Dr Agbéyomé. Lecture !

Communique condamnant les manœuvres visant l’arrestation de Monseigneur Kpodzro et Dr Agbéyomé Kodjo

C’est avec consternation et indignation que l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) a appris la mise en place d’une commission parlementaire chargée d’instruire la demande de levée de l’immunité parlementaire de Dr Gabriel Mensan Agbéyomé KODJO.

Sans même attendre les résultats des travaux de cette commission parlementaire, le domicile de Dr Gabriel Mensan Agbéyomé KODJO, candidat de l’opposition à l'élection présidentielle du 22 février 2020, est pris d’assaut et encerclé par les forces de sécurité.

ADDI dénonce vigoureusement ces intimidations et tentatives visant à arrêter et incarcérer celui à qui des togolais ont accordé leurs voix lors du scrutin du 22 février 2020. ADDI appelle les forces de sécurité à la retenue et leur demande de lever le siège du domicile Dr Gabriel Mensan Agbéyomé KODJO.

Dans un contexte de crise post-électorale déjà tendu, ADDI demande aux membres de la commission spéciale chargée d’instruire la demande de levée de l’immunité parlementaire de Dr Gabriel Mensan Agbéyomé KODJO, la sagesse et la modération, en ne prenant pas une décision sans avoir écouté au préalable, en toute liberté et objectivité, le concerné. La paix, la sécurité et le meilleur vivre ensemble dans ce pays sont à ce prix.

Aux chefs traditionnels de jouer leur rôle de garant de nos us et coutumes qui prônent la non-violence, la justice, la solidarité et l’équité, ADDI demande qu’ils sortent de leur silence pour participer à la stabilité dans ce pays.

Aux chefs religieux, ADDI demande de jouer leur partition en insistant auprès de leurs fidèles d’écouter leur cœur et de favoriser le meilleur vivre ensemble sur la Terre de nos Aïeux. A la Communauté internationale, ADDI demande d’œuvrer à la pacification et à l’apaisement du climat politique et surtout son implication pour une résolution consensuelle de la crise post-électorale.

Enfin, ADDI réitère sa position consistant en un audit d’un échantillonnage aléatoire d’urnes pour vérifier la régularité des bulletins de vote actuellement stockés dans les CELI. Les résultats de cet audit, mené sur la base d’une méthodologie rigoureusement scientifique, une fois extrapolés à l’ensemble des bureaux de vote, montrera aux yeux du monde entier les vrais résultats du scrutin du 22 février 2020 et permettra de mettre fin à toutes les spéculations et tourner la page à la crise politique.

Fait à Lomé, le 12 mars 2020
Le Président National
Tchabouré Aimé GOGUE

 

 

Prof. Aimé Gogué condamne les « manœuvres » du régime visant l’arrestation du Dr Agbéyomé

 

Situation tendue après la présidentielle : Togo Debout manifeste son ras-le-bol

Irrégularités lors du vote le 22 février dernier, fraudes massives, résultats falsifiés, siège au domicile d'Agbéyomé Kodjo et menaces de l'emprisonner, etc. le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) crie son ras-le-bol et appelle les Togolais à se mobiliser pour arrêter la forfaiture.

COMMUNIQUE

TROP C’EST TROP

Une fois encore, le pouvoir togolais use et abuse de la répression contre ses propres citoyens qu’il s’est pourtant engagé à défendre. On assiste depuis quelques jours à des encerclements de domicile de M. Agbeyomé KODJO, de Mgr Philippe KPODZRO et depuis hier à un blocus inqualifiable autour du domicile de M. Agbéyomé KODJO qui est sous la menace de levée de son immunité parlementaire et d’arrestation.

Par ailleurs dans la nuit du 9 mars, M. APEDO Koashie Otto, responsable de la sécurité du MPDD et M. AKATO Koami Dzigbodi ont été enlevés par des éléments des forces de sécurité dans des conditions innommables à leur domicile et depuis nul n’a de leurs nouvelles.

Enfin depuis l’élection présidentielle du 22 février 2020, ce sont des intimidations et interpellations en tout genre parmi les militants de l’opposition à travers tout le territoire.

Où est l’Etat de droit dont on nous parle tant ? Où se trouve la suprématie de la loi qui doit s’imposer à tous, gouvernants et institutions compris ? Où est même l’Etat tout court qui dans sa mission est chargé de protéger ses membres et tous les citoyens ?

Qu’est-ce qui justifie encore une telle démonstration de « puissance » à l’endroit de ses propres concitoyens qui soi-disant ont voté à plus de 70 % en faveur de ce régime ?

Il est vrai que l’annonce du plébiscite à 70,78 % n’a suscité aucune liesse populaire et cela est plutôt édifiant. Il est vrai que personne n’y a cru et ce ne sont pas les nombreux barrages militaires, les intimidations, les interpellations des militants de l’opposition et l’acharnement sur la personne de M. Agbeyomé KODJO qui n’a fait que demander la vérité des urnes (comme la majorité des acteurs politiques) qui y changeront quelque chose.

Le temps de la dictature et l’instauration de la terreur ne peuvent plus continuer dans notre pays en ce XXIè siècle. L’amour d’un peuple se mérite et ne se décrète pas.

« Togo Debout, Luttons sans défaillance » ! Les USA ont demandé le recomptage des bulletins bureau de vote par bureau de vote. Le peuple togolais remercie les USA pour leur courage dans la défense de la vérité des urnes. Le peuple togolais les remercie aussi pour leur détermination à être aux côtés d’un peuple en souffrance et qui n’aspire qu’à la liberté dans un Etat de droit démocratique. D’autres puissances ont pris acte sans employer le terme de félicitation en vers le pouvoir qui prétend avoir gagné l’élection présidentielle de février dernier. Le pouvoir togolais devrait y réfléchir plutôt que de continuer à abuser de la répression pour museler davantage les citoyens togolais. Cette situation ne peut plus continuer car le pouvoir politique n’est pas un bien privé mais une mission de service envers tous les citoyens afin qu’ils jouissent de leurs droits.

Le Front Citoyen Togo Debout, devant ces violences gratuites et injustifiables, demande qu’il soit mis fin à cette politique de terreur et que les menaces qui pèsent sur la personne d’Agbeyomé KODJO cessent immédiatement afin d’apaiser les tensions et d’éviter au Togo de plonger à nouveau dans une période d’incertitude.

Le Front Citoyen Togo Debout invite tous les candidats à l’élection présidentielle du 22 février 2020 à rester solidaires pour la défense de la vérité des urnes et de l’alternance dans notre pays car la victoire est collective.

Le Front Citoyen Togo Debout demande à tous les partis politiques, aux différentes confessions religieuses de notre pays et à la diaspora de se mobiliser davantage pour qu’advienne définitivement dans notre pays l’alternance.

Le Front Citoyen Togo Debout demande enfin à tous les citoyens de se mobiliser pour la défense de la liberté, car une minorité ne peut pas indéfiniment et de manière forcée vouloir dominer la majorité.

Il est temps de nous remobiliser tous pour la défense de l’alternance dans notre pays qui doit cesser d’être une singularité dans l’espace CEDEAO. L’heure est grave et nous devons dépasser nos divergences et particularités pour libérer le Togo des jougs de la dictature.

La lutte pour l’alternance devient un impératif pour tous.

Fait à Lomé le 12 mars 2020

Pr. David Ekoué DOSSEH

 

 

Situation tendue après la présidentielle : Togo Debout manifeste son ras-le-bol

 

Enlèvement de Apedo Otto et Akato Koami : La LTDH condamne

Le 8 mars dernier, deux proches du "président démocratiquement élu de la République togolaise", APEDO Koashie Otto et AKATO Koami Dzigbodi ont été enlevés chez par des hommes armés "se réclamant de la Gendarmerie nationale". Une situation qui indigne la Ligue togolaise ds droits de l'homme (LTDH).

DECLARATION
LA LTDH CONDAMNE L’ENLEVEMENT A LEUR DOMICILE DU SIEUR APEDO KOASHIE OTTO ET DU SIEUR AKATO KOAMI DZIGBODI DANS LA NUIT DU 08 MARS 2020

La Ligue Togolaise des droits de l’Homme (LTDH) a été saisie le lundi 09 mars 2020 par la famille du sieur APEDO Koashie Otto, de l’enlèvement de ce dernier la veille aux environs de minuit, à son domicile à Sanguera, par des hommes armés en civil se réclamant de la Gendarmerie Nationale.

Une délégation de la LTDH dépêchée sur les lieux a pu prendre connaissance des conditions de cet enlèvement et constater la brutalité avec laquelle les envahisseurs ont opéré.

En effet, selon les informations recueillies sur les lieux, il sonnait environs minuit ce dimanche du 08 mars quand moins d’une dizaine d’hommes à bord d’un mini-bus portant l’immatriculation gouvernementale, ont pris d’assaut le domicile du sieur APEDO Koashie Otto, Conseiller et Chef de sécurité de Monsieur Gabriel Agbéyomé KODJO.

Alors que certains défonçaient le portail à grands bruits, d’autres escaladaient les murs de la maison pour s’y retrouver à l’intérieur dans presque tous les coins. C’est ainsi qu’après avoir fracassé la baie vitrée donnant accès à son salon, ils ont commencé à fouiller partout et dans toutes les chambres, avant de se jeter sur le propriétaire de la maison qu’ils ont menotté par les deux poignets de ses mains devant ses enfants mineurs. Il sera ensuite conduit dans le mini-bus où il découvrit à bord, l’un de ses amis nommé AKATO Koami Dzigbodi, interpellé quelques moments plus tôt, et les deux conduits à une destination jusqu’alors inconnue de leurs familles avec lesquelles ils sont coupés de tout contact.

La LTDH condamne avec la dernière rigueur ces actes indignes d’un Etat de droit et qui sont de nature à ternir l’image de notre pays et du processus de démocratisation en cours sur la terre de nos aïeux.

Il est inconcevable et inadmissible qu’au 21ème Siècle, dans un Etat où les dirigeants prônent le respect des principes fondamentaux des droits humains, des agents au service dudit Etat se permettent d’assaillir de nuit le domicile d’un citoyen sans mandat d’amener, ni de mandat de perquisition délivré par quelque autorité judiciaire que ce soit.

La Ligue Togolaise des droits de l’Homme (LTDH) demande aux autorités compétentes, tant gouvernementales que judiciaires, d’une part, de mettre fin à ces violations des droits humains dont sont victimes les nommés APEDO Koashie Otto et AKATO Koami Dzigbodi, en les libérant purement et simplement depuis leur lieu secret de détention, et d’autre part, de soumettre les auteurs de ces actes répréhensibles à la rigueur de la Loi.

Fait à Lomé, le 11 mars 2020

Le Président,

Maître Célestin Kokouvi AGBOGAN

 

 

Enlèvement de Apedo Otto et Akato Koami : La LTDH condamne

 

Voici le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Agbéyomé Kodjo

Tout porte à croire le président du MPDD n’en a cure des menaces qui pèsent sur sa personne. Convaincu d’être le "président démocratiquement élu" lors du scrutin présidentiel du 22 février dernier, Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo nomme par décret, son ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Togolais de l’Extérieur.

Son nom est Dr Kwassigan Adjé-Woda Arnaud AGBA, le ministre en charge des Affaires Etrangères, selon le gouvernement Agbéyomé Kodjo. Le futur collaborateur de l’ancien Premier ministre togolais est avocat de profession.

Cette nomination à en croire le candidat de la dynamique Kpodzro à l’élection présidentielle, a été décidée par décret n°0002/PR /024/2020 portant nomination du Ministre, « Vu l’article 66 de la Constitution de 14 Octobre 1992, vu les résultats réels de l’élection présidentielle du 22 février 2020 ».

Il précise par ailleurs que « le présent décret sera publié partout où besoin sera » conformément à l’article 2.

Notons que cette nomination intervient après celle de son Premier ministre en la personne de Monsieur Antoine Koffi Nadjombé.

Alors qu’il tente progressivement de former son gouvernement, on reproche au « Président élu de la République togolaise », de poser des actes qui portent atteinte à la sûreté de l’Etat. A l’heure où nous écrivons ces lignes, Agbéyomé Kodjo est invité à comparaître devant une commission spéciale en charge du dossier, à l'Assemblée nationale.

 

 

Voici le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Agbéyomé Kodjo

 

Mgr Kpodzro : « S’ils viennent chercher Agbéyomé, ils doivent me prendre en premier lieu »

Les manœuvres du régime de Faure Gnassingbé visant à lever l’immunité parlementaire du député Agbéyomé Kodjo, irritent sérieusement Mgr Philippe Kpodzro. En conférence de presse ce mercredi, le prélat octogénaire a pris la défense de son candidat. Il se dit prêt à l’accompagner en prison.

« J’ai appris hier soir que notre président élu est convoqué aujourd’hui à l’Assemblée nationale pour qu’on lui enlève l’immunité parlementaire dont il jouit. Cette nouvelle m’a fortement troublé. Ce n’est pas lui qu’on doit accuser. S’ils viennent le chercher, ils doivent me prendre en premier lieu. Il ne bougera pas sans moi. Je suis décidé à les affronter, c’est des voleurs. Ils ont volé notre victoire et ils prennent des mesures de couardise pour effrayer les Togolais. Cette politique est terminée. Ils marcheront sur mon cadavre avant de bouger. On l’accuse d’avoir exploité de façon abusive les insignes de la nation. Ce n’est pas lui qui l’a fait, c’est moi. En tant que berger, je peux le faire et je suis prêt à donner ma vie », a-t-il déclaré.

Pour lui, toutes les accusations que le régime retient contre le candidat Agbéyomé Kodjo sont ubuesques. « C’est moi qui ai remis le drapeau togolais à notre candidat. Moi en tant que Evêque, je lui ai remis ce drapeau afin qu’il nous ramène la victoire. Et on l’accuse pour cela. Ce n’est pas lui qu’on doit accuser, c’est moi qu’on doit accuser. Ensuite, on l’accuse d’avoir exploité les informations que j’ai fournies sur les incendies de Lomé et de Kara. Mais je n’ai pas inventé ces informations. On l’accuse aussi d’avoir parlé aux forces de l’ordre…Oh est-ce un crime ça ? On l’accuse aussi d’avoir créé un site internet. Mais c’est son droit le plus absolu », a-t-il noté.

Sur la question de la nomination du Premier ministre, Mgr Kpodzro a persisté et signé que c’est Agbéyomé Kodjo qui est le « véritable gagnant » du scrutin présidentiel du 22 février dernier. Et en sa qualité de président élu, il a tout son droit de nommer un Premier ministre. Le prélat dit avoir encouragé et félicité même cette nomination du sieur Antoine Koffi Nadjombé.


Godfrey Akpa

 

 

Mgr Kpodzro : « S’ils viennent chercher Agbéyomé, ils doivent me prendre en premier lieu »

 

Le domicile d’Agbéyomé Kodjo vient d’être encerclé par des hommes armés

Le feuilleton Agbéyomé Kodjo contre Faure Gnassingbé est loin de terminer. Le premier accuse le second d’avoir « volé » sa victoire lors de l’élection présidentielle du 22 février dernier au Togo.

Actuellement se déroule une rencontre avec la presse au domicile du « président démocratiquement élu de la République togolaise », candidat de la dynamique Kpodzro, Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo. Cette conférence de presse est animée par Mgr Philippe Fanoko Kpodzro.

Cependant, quelques minutes après le début de la conférence, des hommes en uniforme, lourdement armés, ont encerclé la maison. Mais la situation n’inquiète visiblement pas les membres de la dynamique dont le prélat, qui continuent tranquillement la rencontre.

Depuis le scrutin présidentiel le samedi 22 février 2020, cela fait la troisième fois que les forces de défense et de sécurité assiègent le domicile du président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD).

La conférence se poursuit tout de même dans le domicile.

 

 

Le domicile d’Agbéyomé Kodjo vient d’être encerclé par des hommes armés

 

Mahamadou Issoufou : « Le temps des hommes qui cherchent à s’incruster à vie au pouvoir, tire à sa fin »

Le président du Niger et président en exercice de la CEDEAO, Mahamadou Issoufou a salué lundi la décision d’Alassane Ouattara de ne pas briguer un 3è mandat à la tête du pays et invite ses autres homologues à lui emboîter le pas.

Mahamdou Issoufou a estimé lundi que « les valeurs démocratiques progressent » dans l’espace communautaire. Une progression caractérisée par « la limitation des mandats à deux et de leur durée à 5 ans dans les constitutions de la quasi-totalité de nos États membres », a déclaré le président du Niger lors de son discours à Abuja, à l’ouverture de la 5è législature du parlement de la CEDEAO.

Cet ardent défenseur des valeurs démocratique a félicité son homologue ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, pour sa décision « de ne pas briguer un 3è mandat, malgré la possibilité offerte par la constitution de son pays ». « Permettez-moi de saluer son courage et de l’en féliciter », a ajouté le président du Niger.

Et de poursuivre : « Cet évènement confirme ce que j’ai déjà dit à d’autres occasions : le temps des hommes qui s’autoproclament providentiels et donc irremplaçables, des hommes qui cherchent à s’incruster à vie au pouvoir, tire à sa fin. Cela se traduira par des alternances plus fréquentes et par une respiration plus démocratique qui consolident les institutions démocratiques dont nos peuples ont tant besoin. Cela nous permettra de faire l’économie des crises comme celles que nous connaissons actuellement en Guinée Conakry et en Guinée-Bissau ».

Aux acteurs politiques de ces deux pays, le président Mahamdou Issoufou lance un appel pressant « afin de créer des conditions de l’apaisement et de la paix ».

Edem A.

 

 

Mahamadou Issoufou : « Le temps des hommes qui cherchent à s’incruster à vie au pouvoir, tire à sa fin »

 

Mgr Kpodzro rencontre la presse au domicile d’Agbéyomé Kodjo tout à l’heure

Encore une rencontre avec la presse ce matin au domicile du candidat de la dynamique Kpodzro, après celle d’hier nuit. Cette fois-ci, c’est l’Archevêque émérite de Lomé, Mgr Philippe Fanoko Kpodzro lui-même qui va animer la rencontre.

Il s’agira pour le prélat, à en croire la cellule communication de la dynamique, d’apporter « plus d’éclaircissement dans la situation d’Agbéyomé Kodjo » qui est convoqué ce matin devant une commission spéciale de l’Assemblée nationale pour la levée de son immunité parlementaire.

Faut-il le rappeler, le « président démocratiquement élu de la République togolaise » est accusé d'atteinte à la sûreté de l’Etat, de troubles aggravés à l’ordre public, de diffusion de fausses nouvelles et de dénonciations calomnieuses.

Le Procureur de la République exige la levée de son immunité parlementaire pour lancer les procédures contre lui et l’envoyer en prison.

 

 

Mgr Kpodzro rencontre la presse au domicile d’Agbéyomé Kodjo tout à l’heure

 

Agbéyomé Kodjo : « La prison, je l’ai déjà connue 2 fois, aller pour une 3eme fois, ça ne m’inquiète pas »

Agbéyomé est-il en route pour la prison ? Voilà une question légitime que tout observateur avisé de la scène politique togolaise doit se poser, surtout que le régime a finalement décidé de lever son immunité parlementaire.

Le député du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD) est accusé d'atteinte à la sûreté de l’Etat, de troubles aggravés à l’ordre public, de diffusion de fausses nouvelles et de dénonciations calomnieuses. Une fois son immunité parlementaire levée, Agbéyomé Kodjo sera à la merci du régime et il répondra à toutes ces accusations portées contre lui.

Mais c’est compter sans la détermination de l’ancien Premier ministre. C’est à croire qu’il savait d’avance, le coup que le régime prépare contre sa personne. L’homme qui s’autoproclame « président démocratiquement élu » à l’issue de la présidentielle du 22 février dernier, avait déjà déclaré, au cours d’une conférence de presse, qu’il n’a pas peur d’aller en prison. Il disait être prêt à vivre ce calvaire pour défendre la victoire du peuple togolais que le régime tente de confisquer.

« Un leader qui n’est pas prêt à mourir pour une cause n’est pas un leader, moi Dieu m’a beaucoup donné, je peux partir maintenant, ce n’est pas un problème. Mais le peuple sera libéré. Je peux aller à la prison. La prison, je l’ai déjà connue 2 fois, aller pour une 3eme fois, ça ne m’inquiète pas. Cette fois, ça ne passera pas comme avant », avait-il déclaré.

« Nous n’avons pas d’arme, nous n’avons pas d’argent, mais on a Dieu de notre côté et le peuple avec nous. Même en croisant les bras, Faure Gnassingbé et son régime vont tomber, parce que personne ne peut accepter cela. Ils vont tomber. Ils ont pris un plat chaud, ils vont le laisser tomber », avait ajouté Agbéyomé Kodjo.

Godfrey Akpa

 

 

Agbéyomé Kodjo : « La prison, je l’ai déjà connue 2 fois, aller pour une 3eme fois, ça ne m’inquiète pas »

 

Togo : Il a lancé le PND, « sa victoire » l’a Enterré !

Liberté Togo
A partir d’une caricature de Donisen Donald / Liberté

« La victoire obtenue par la violence équivaut à une défaite, car elle est momentanée »(Mahatma Gandhi).

L’argent n’aime pas le bruit, ont l’habitude de dire les banquiers. Chez les opérateurs économiques, l’argent n’aime pas les incertitudes. Le Togo et le Plan national de développement (PND) de Faure Gnassingbé devraient le savoir. Malheureusement, « aucun sacrifice n’est trop grand lorsqu’il s’agit de l’accaparement du fauteuil présidentiel ».

L’inénarrable président de la Cour Constitutionnelle, le vieux Aboudou Assouma n’a pas dérogé à la règle et a fait ce que le parti au pouvoir attend de lui : confirmer la fraude électorale en bottant en touche les recours à tous les niveaux lors de la présidentielle du 22 février 2020. Mais il est des « victoires » que le temps permet de regretter.

Des promesses électorales à redonner vie à un eunuque, Faure Gnassingbé en a fait. Au point qu’il lui est quasi impossible –lui qui aime tant faire le paon- d’admettre que tous ces moments passés à braver la poussière et l’haleine du bas peuple n’auraient pas convaincu les Togolais à se laisser gruger une énième fois. Alors même qu’il n’a pas eu la présence d’esprit de mettre en place le sénat où il devrait se réfugier pour le restant de sa vie.

Alors il ne reste qu’à arracher de nouveau ce qui ne lui revient pas. Même au point de sacrifier le Plan national de développement (PND).

Oui, osons le dire avec des arguments, la décision d’Aboudou Assouma & Co de tordre le cou à la vérité des urnes pour confirmer la forfaiture de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) est un couteau planté au cœur du PND qui, selon Sélom Komi Klassou devrait permettre une croissance de 7,6% à terme.

Pour un petit rappel, sur les 4.622 milliards que nécessiterait la mise en forme dudit plan, près de 3.004 milliards FCFA, soit 65% devraient provenir du secteur privé. Et l’élection du 22 février constituait un test grandeur nature de l’état de la gouvernance du pays devant rassurer des opérateurs qui voudraient investir au Togo.

Dans tout pays, l’état de la gouvernance en général et de la justice en particulier constitue le jauge qui appâte le mieux tout opérateur privé qui « n’aime pas jeter son argent par la fenêtre », comme le dirait l’autre.

Les preuves écrites, en images et en vidéos continuent d’inonder la toile qui toutes indiquent que la présidentielle dernière était une foire aux fraudes où les rôles ont été partagés par un seul concurrent et son parti. Mais même avec ça, les autres n’ont pas exigé l’annulation du scrutin, mais tout juste un recomptage des voix, par bureau de vote. Ceci, pour s’assurer qu’effectivement le gagnant proclamé par la CENI et que confirme la Cour constitutionnelle, est vraiment celui proclamé. Mais ça aussi, le pouvoir dit niet. Aux investisseurs d’apprécier le pouvoir qui leur fait la cour pour qu’ils investissent dans un pays où c’est toujours une seule famille, un seul homme, un seul parti qui a et aura de tout temps raison.

Godson Ketomagnan

Source : Liberté N°3117 du 4 Mars 2020

 

 

Togo : Il a lancé le PND, « sa victoire » l’a Enterré !

 

Le Togo en Guerre

Sika'a
FEG | Archives

L’histoire de l’humanité s’écrit toujours de temps en temps avec des chapitres douloureux comme celui qui s’écrit actuellement au Togo. Beaucoup ont le cœur fendu et triste, parce qu’ils ne peuvent pas comprendre pourquoi, dans un pays comme le nôtre, le vieux régime de 50 ans puisse leur être resservi sur la table, sans même être réchauffé.

Le chômage de masse trône comme un prince. Les citoyens sont régulièrement bastonnés, blessés et même tués. Les détournements de fonds publics sont légions, couverts et impunis, pendant que les taxes et impôts assassinent les petites entreprises de survie des pauvres…Pourtant, ce sont les gens qui maintiennent le pays dans cette situation qui sont maintenus au pouvoir.

Ça fait très mal, mais il faut comprendre et se consoler. Il faut comprendre que si la lutte et les sacrifices pour le changement ne donnent pas grands résultats, c’est parce que le peuple togolais ne combat pas seulement le système qui le régente, mais il combat le monde entier. La communauté internationale trouve qu’il faut soutenir le gouvernement de Lomé, au nom de la stabilité et de la paix sous-régionales. On connait des pays comme le Venezuela où les votes ont été moins chaotiques qu’au Togo, mais la communauté internationale s’est empressée de dénoncer les malversations et voler au secours du peuple en lutte. Mais nous, nous sommes abandonnés à notre sort. Que faire ? Sept millions de combattants togolais contre sept milliards d’adversaires dans le monde, il n’y a pas match !

Mais il faut tenir bon et ne pas se laisser aller au découragement. Il faut continuer à défendre la liberté et les valeurs de la bonne gouvernance, refuser de déposer les armes, en attendant des temps et des circonstances plus favorables qui peuvent arriver bientôt, si nous restons têtus.

La nation est en grave danger, parce qu’elle est de plus en plus divisée. On ne parle plus de nord et sud, non ! Aujourd’hui, du fait de la politique, le nord est divisé, le sud est divisé, les ethnies sont divisées. Heureusement que jusqu’à présent, personne n’a trouvé le moyen de se procurer d’armes pour en découdre.

Avec la façon cavalière de diriger le pays et de remporter les élections, il y a risque que les Togolais oublient complètement qu’ils sont des frères, des concitoyens liés par le même destin.

Ceux qui célèbrent l’élection présidentielle 2020, dansent et fêtent ‘‘l’humiliation’’ subie par les opposants, pardonnez-les, car ils ne savent pas ceux qu’ils font. Ils ne savent pas qu’un pays en conflit avec lui-même ne peut pas progresser. Ils ne savent pas que le Togo mérite mieux que les chiffres improbables de nos élections douteuses.

Sahé Sahéa

Source : SIKA’A

 

 

Le Togo en Guerre

 

Togo : Au nom d’une pseudo-stabilité !

Liberté Togo
violences militaires togo 2005 archives
Toutes les barbaries sur des civils sont permises aux Gnassingbé à leurs milices privées ( FAT, Gendarmes, Police, bandits de tout acabit, etc…) | Archives

« Un chef d’Etat qui pense qu’il doit forcément rester au pouvoir, et qu’il est le seul garant de la prospérité et de la stabilité de son pays est un leader qui a échoué » (Barack Obama)

Sous le fallacieux prétexte que Faure Gnassingbé serait le seul à même de garantir la stabilité du pays face à la menace djihadiste, la communauté internationale veut instaurer la dynastisation de la République. Très hostile aux valeurs de démocratie et de la bonne gouvernance, Faure Gnassingbé qui est arrivé au pouvoir dans la terreur et le flot de sang en 2005 n’a qu’une seule ambition, perpétuer le règne héréditaire du Togo avec la complaisance des partenaires occidentaux. Qui se soucient comme d’une guigne, que le Togo des Gnassingbé soit la seule calamité démocratique en Afrique de l’Ouest. La fameuse communauté internationale a toujours fermé les yeux sur les mascarades électorales, les violations massives des droits de l’homme, les tripatouillages des lois de la République, les restrictions des libertés publiques, bref le terrorisme politique qu’impose le régime de Faure Gnassingbé à ses concitoyens.

Aujourd’hui, les menaces sécuritaires sont mises en avant pour renforcer davantage la monarchisation du Togo, avec la bénédiction des puissances occidentales. Au détriment de la liberté, de la justice, de la démocratie auxquelles aspirent les Togolais. Ils sont les seuls peuples en Afrique de l’Ouest à vivre cette situation inédite parce qu’on fait croire que les Gnassingbé seraient les seuls à assurer la stabilité du Togo.

« La communauté internationale attachée à la stabilité du Togo, sensible à sa résilience face aux groupes extrémistes, attentive aussi à ses bonnes performances macroéconomiques manifeste une certaine bienveillance à l’égard du président togolais », écrit justement Jeune Afrique. Qui estime que la réélection frauduleuse de Faure Gnassingbé a été actée par la communauté internationale.

En effet, au lendemain des chiffres fantaisistes et manipulés publiés par la CENI, nous avons appris de bonnes sources que le Groupe des 5 ambassadeurs occidentaux (la France, l’Union Européenne, l’Allemagne, les Etats-Unis et l’ONU) se sont réunis et avaient ensemble pris la décision d’entériner le 4ème mandat de Faure Gnassingbé. Avant que les Etats-Unis ne mettent les pieds dans le plat en demandant un recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote.

Le soir du scrutin du 22 février, des professeurs agrégés, en fait, d’irréductibles militants du parti UNIR avaient investi la télévision nationale pour préparer l’opinion à un énième coup de force électoral. Avec des argumentaires saugrenus selon lesquels parce qu’il y a l’alternance au Niger, au Burkina-Faso, au Mali, le Sahel est en proie à des attaques terroristes et que leur champion Faure Gnassingbé offre des garanties de sécurité au Togo.

Aujourd’hui, Alassane Ouattara a décidé de ne pas se présenter pour un 3ème mandat, Mahammadou Issoufou a réitéré à maintes reprises qu’il va passer la main en 2021. Ces pays vont-ils sombrer dans l’instabilité parce qu’ils ont connu l’alternance au pouvoir? Que dire du Ghana, du Bénin ou encore du Sénégal qui sont des modèles de démocratie sur le continent ?

Au nom de cette pseudo-stabilité, depuis plus de 53 ans, la dynastie Gnassingbé est imposée à la tête du Togo contre la volonté des 8 millions de Togolais. Une famille qui a pris en otage le pays, qui terrorise, opprime, brime les droits les plus élémentaires des populations, pille allègrement les richesses et ressources du pays. Des pans entiers de l’économie nationale sont mis en coupes réglées par la minorité pilleuse.

Sous Faure Gnassingbé, l’évasion fiscale a atteint des sommets inqualifiables. Aujourd’hui encore, le pays est à la tête du hit-parade des flux financiers illicites. Des centaines de milliards de FCFA détournés qui servent à corrompre après coup la communauté internationale qui opte pour le maintien de l’ordre établi.

Médard Ametepe

Source : Liberté

 

 

Togo : Au nom d’une pseudo-stabilité !

 

Entre patriotisme et égoïsme : ADO s’en va après 2 mandats, Faure Gnassingbé s’accroche au 4ème

Liberté Togo
Faure gnassingbé (g) et Alassane Ouattara | Photo : DR

Alassane Ouattara a annoncé, hier devant les députés, sa décision de ne plus se représenter pour un 3ème mandat à la tête de la Côte d’Ivoire. Une décision qui va sans doute contribuer à faire baisser la tension dans le pays à l’approche de la présidentielle du 31 octobre 2020. Au Togo, c’est tout le contraire. Le 22 février dernier, Faure Gnassingbé et les institutions à ses bottes se sont octroyé un 4ème mandat. Le Togo devient ainsi une particularité en Afrique de l’Ouest.

Une sortie honorable. C’est l’expression la plus utilisée par les internautes pour commenter la décision d’Alassane Dramane Ouattara de ne pas briguer un 3ème mandat dans le cadre de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Il a fait l’annonce, hier, dans la ville de Yamoussoukro où les parlementaires ivoiriens étaient en congrès. « Tout au long de ma carrière, j’ai toujours accordé une importance particulière au respect de mes engagements. En conséquence, je voudrais vous annoncer solennellement que j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, et de transférer le pouvoir à une jeune génération», a déclaré le président ivoirien.

Dans la salle, certains députés – on le voit sur les images – ont manifesté un refus, sans doute pour marquer leur zèle et se faire passer pour les plus loyaux. Mais en réalité, la nouvelle a suscité une vive approbation dans tout le pays. L’ancien président du FPI et actuel leader de l’Union des Nouvelles Générations (UNG), Pascal Affi N’Guessan a salué un acte fort pendant que d’autres, plus critiques, estiment qu’en annonçant sa décision de ne pas briguer un 3ème mandat présidentiel, « Ouattara vient, pour la première fois en 10 ans, de respecter la Constitution de la Côte d’Ivoire ».

Que ce soit la première, la seconde ou la troisième fois qu’il respecte la Constitution de son pays, le président ivoirien contribue par cette décision à la décrispation de la tension dans le pays, sans oublier le retentissement qu’elle aura sous d’autres cieux. Et pour cause, le retrait annoncé d’Alassane Ouattara après le scrutin présidentiel d’octobre 2020 s’est répandu comme une trainée de poudre. Et principalement dans les pays encore sous la domination des tyrans, une fin de règne d’ADO après deux mandats présidentiels est un grand événement.

Oui ! Un grand événement parce qu’au Togo, les populations viennent de vivre le nième hold-up électoral. Non pas d’un chef d’Etat qui veut rempiler pour un second mandat, mais d’un tyran qui, après avoir effectué 3 mandats, se proclame vainqueur pour un 4ème, avec la complicité avérée des institutions de la République et dans l’indifférence complice de ceux qui se disent amis du Togo. Malgré les appels à son départ émanant des acteurs de la société civile, des partis politiques et des populations elles-mêmes, Faure Gnassingbé est resté sourd, s’enfermant dans une bulle de méprise à l’endroit de ceux qu’il gouverne.

La sortie honorable comme celle d’Alassane Ouattara, le fils de Gnassingbé Eyadéma y a définitivement tourné le dos. Pour preuves, pendant près de deux ans, des centaines de milliers de Togolais ont battu régulièrement le pavé pour exiger la fin de la dynastie des Gnassingbé et l’ouverture du pays à la démocratie et à l’alternance au pouvoir. La réponse a été la répression sanglante et une vingtaine de morts dont certains enfants par balles. Même à l’approche de la présidentielle, certains Togolais ont rêvé de voir le chef de l’Etat renoncer à un 4ème mandat. Leur rêve est resté à l’état de rêve. Pire, il s’est transformé en cauchemar avec le braquage électoral du 23 février 2020.

Désormais, Faure Gnassingbé devient le grand dictateur de l’Afrique de l’Ouest. La raison est qu’en plus du prochain départ d’Alassane Ouattara, il est difficile d’imaginer une réussite du projet de révision constitutionnelle du président Alpha Condé de la Guinée, dans un contexte de rejet par une grande partie de la communauté internationale. A cela s’ajoute la détermination croissante du peuple guinéen, sous la houlette du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), de lui faire barrage.

Alassane Ouattara parti, Alpha Condé admis à la retraite, il ne restera que le dictateur Faure Gnassingbé à la tête d’un pays qui fait office d’une curiosité dans l’espace CEDEAO.

G.A.

Source : Liberté

 

 

Entre patriotisme et égoïsme : ADO s’en va après 2 mandats, Faure Gnassingbé s’accroche au 4ème

 

Révolution Togolaise / Le Tour de Garde : Togo, un État-Danger

Jean-Baptiste Komi
Infog : 27avril.com

« Si l’État est fort, il nous écrase. S’il est faible, nous périssons » ( Paul Valéry)

Au Togo, l’État n’est pas fort. Il est brutal. Il n’est que violence physique, symbolique et psychologique. Un État trop violent pour être fort. Débarrassée de sa noblesse et de sa visée structurante, la force devient sa propre fin. Elle devient terreur. Son déploiement aveugle est une tentative désespérée de compenser le déficit de légitimité sans laquelle l’État de droit ne saurait se construire et se consolider. Un tel tropisme a produit un État policier dans lequel un seul homme totalise tous les pouvoirs dans une dérive dictatoriale, tyrannique, totalitaire. La séparation des pouvoirs qui permet de maîtriser l’État dans ses dérives autocratiques n’existe pas. Le chef de l’État use et abuse de son pouvoir. Aucune retenue. Toute demande de limitation de pouvoir est dès lors vécue comme une atteinte au cœur même du système, un outrage au « monarque » qui se lave le plus souvent par le sang, par la prison ou, au mieux, par l’exil.

Au Togo l’État est faible. Trop faible pour être efficace. Le pouvoir sans limitation est une source d’affaiblissement. Lorsque l’État est faible, « nous périssons ». Car, un État faible qui ne dispose pas de pouvoir (politique et juridique) et d’institutions fortes ne peut aucunement organiser la vie sociale. Quand l’État s’affaiblit, la société plonge dans le chaos, dans le désordre, dans la loi du plus fort. L’anomie s’installe et s’approfondit. Et là où l’État périt, périt également la loi et avec elle périt la liberté (Rousseau). Les lois ne trouvent plus des institutions fortes (justice, police, gendarmerie…) capables de garantir leur stricte application. Un État est faible quand il n’est pas le seul qui dispose de la « violence légitime ». Des miliciens et groupes armés, vus lors de diverses manifestations, disposent dans la société d’une force armée qui double en la soumettant l’armée républicaine. L’État est en définitive affaibli par l’outrancière utilisation de la force et la privatisation des institutions par le prince. Faure Gnassingbé s’illusionne. Sa supposée force n’est que l’expression de l’abyssale faiblesse de l’État qu’il dirige. Les périls qu’il fait courir à tout le corps social sont réels .

Plus d’un demi-siècle de dictature a produit un État dangereux qui vit sous l’empire de la peur. L’État a peur. Il est donc irresponsable et imprévisible. Constamment aux abois, il est un danger permanent pour ses citoyens et ses voisins. Les pouvoirs publics togolais vivent dans la peur du peuple. Tous leurs actes suintent la peur et la défiance. L’excès de force, la manipulation, l’usurpation, le crime et la rapine en témoignent. La culture du mensonge et de la corruption situe précisément la profondeur de la peur qui anime les bourreaux de la nation. Peur qu’ils tentent de conjurer en la diffusant au peuple, espérant ainsi le tenir à distance.

Nous devons intégrer dans notre marche victorieuse la peur irrépressible qui domine Faure et ses acolytes. Martyrisés, apathiques en apparence, nous devons arriver à la conscience que nos bourreaux ont plus peur que nous. Il nous suffit de passer par-dessus la peur, ce voile inhibiteur que la propagande appelle « paix » au Togo, pour faire voler en éclat ce pouvoir illégitime .

Notre résistance doit s’appuyer sur une pédagogie des subtilités psychologiques de la peur. Il faut cesser de jouer les protecteurs en soutenant, comme pour doucher notre ardeur, que se révolter signifie envoyer le peuple à l’abattoir. C’est, au contraire, conforter le plus peureux du couple gouvernant illégitime / peuple souverain en détournant la peur du premier sur le second. Sortons de cette duplicité langagière et larguons les amarres.

Lomé 2 a commis un énième crime contre la Nation en détournant son vote et sa volonté au profit du dictateur qu’elle n’a clairement pas élu. Une fois encore, une fois de trop, le peuple est violenté dans sa substance de dépositaire de la souveraineté. Nous devons à présent nous battre, frontalement, adéquatement, courageusement, loyalement et par tous les moyens. Recouvrer notre liberté face à un État non réformable. Coûte que coûte nous sortir de la servitude et de l’esclavage. Le peuple en a les ressources. « Soyons résolus à ne plus servir et nous voilà libres » La Boétie. Proportionnons notre réponse à la nature du défi. Alors, opiniâtrement, obstinément, passionnément sortir le Togo du gouffre de la tyrannie, des tentacules d’un État voyou, d’un véritable État-danger pour les individus et les peuples. Un chancre anti-démocratique au sein de l’espace régionale, une tâche tenace, telle celle de cette petite main de Lady Macbeth que : « Tous les parfums d’Arabie ne purifieraient pas » William Shakespeare, éponyme, 1605.

Il faut amputer ou circonvenir la gangrène de la dictature au Togo. Nous n’avons plus le choix.

Jean-Baptiste K.

 

 

Révolution Togolaise / Le Tour de Garde : Togo, un État-Danger

 

Le « président élu de la République togolaise » en route vers la prison ?

Les envolées juridico-judiciaires ont commencé depuis hier pour aboutir à l’emprisonnement du « président élu de la République togolaise », Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo. Ce dernier est convoqué ce matin à l’Assemblée nationale devant une commission spécialement créée à cet effet pour la levée de son immunité parlementaire.

Dans une lettre adressée au président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD), Agbéyomé Kodjo, la présidente de l’Assemblée nationale lui a signifié la saisine du Procureur de la République pour la levée de son immunité parlementaire.

« Par lettre référencée N°1287/PR/2020 en date du 09 mars 2020, la Présidente de l’Assemblée nationale a été saisie, par le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Lomé, d’une demande de levée de l’immunité parlementaire du député Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo. Suite à cette demande de l’autorité judiciaire, la Présidente de l’Assemblée nationale, a, conformément à l’article 78.2 du Règlement intérieur, pris la décision N°002/2020/SG/PA portant création d’une commission spéciale chargée d’instruire ladite demande », a écrit Mme Yawa Tsegan.

Le « président élu de la République togolaise » est donc attendu ce mercredi à 9 heures dans la salle de réunion de l’Assemblée nationale où la Commission spéciale doit l’écouter.

Visiblement, Agbéyomé Kodjo est en route vers la prison pour s’être autoproclamé « président élu de la République togolaise ». Nous y reviendrons.

 

 

Le « président élu de la République togolaise » en route vers la prison ?

 

Voici ce dont le Procureur accuse Agbéyomé Kodjo

Essolizam Poyodi, le Procureur de la République n’attend que la levée de l’immunité parlementaire du candidat de la dynamique Kpodzro, Agbéyomé Kodjo, pour le poursuivre et le mettre en prison. Les faits à lui reprochés sont d’une extrême gravité, à en croire la dynamique qui a tenu une conférence de presse hier dans la nuit.

Atteinte à la sûreté de l’Etat, troubles aggravés à l’ordre public, diffusion de fausses nouvelles et dénonciations calomnieuses, voilà les accusations portées contre le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD).

D’abord, il est reproché à Agbéyomé Kodjo de faire un usage abusif des symboles de l’Etat. « En effet, aux premières heures de la campagne électorale, le député Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, candidat du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) et de la dynamique Mgr Philippe Fanoko Kpodzro à l’élection présidentielle du 22 février 2020, s’est adressé aux forces de défense et de sécurité en qualité de futur président de la République en faisant abusivement usage des symboles et emblèmes de l’Etat, tout comme lors de son investiture comme candidat à la paroisse Saint Kizito par Mgr P. F. Kpodzro », relève le Procureur de la République.

Agbéyomé Kodjo est ensuite accusé de calomnier Faure Gnassingbé et son gouvernement, notamment dans l’affaire des incendies des grands marchés de Lomé et de Kara. « Lors de ses interviews sur les médias nationaux et internationaux, notamment sur Radio France Internationale (RFI), au cours de la semaine du 06 au 12 février 2020, le député Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo a relayé les accusations portées par Mgr Kpodzro contre le chef de l’Etat, les membres du gouvernement et autres personnalités de l’Etat d’avoir orchestré les incendies des grands marchés de Lomé et de Kara, alors même que l’examen de cette affaire est en cours devant les instances judiciaires compétentes », souligne Essolizam Poyodi.

En outre, le Procureur accuse le candidat de la dynamique Kpodzro de s’autoproclamer président de la République togolaise, avant même la proclamation des résultats provisoires par la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Aussi, il lui est reproché d’avoir nommé un Premier ministre et créer un site internet pour son gouvernement.

« En s’érigeant en Président de la République élu au mépris des résultats définitifs de la Cour constitutionnelle et en procédant aux actes subséquents (nomination d’un Premier ministre, création d’un portail officiel du gouvernement) alors même que le mandat du président actuel est toujours en cours, le député Agbéyomé Kodjo accomplit ainsi entre autres les actes subversifs. Ce faisant, il tente de supprimer les instances de la République régulièrement établies », ajoute le Procureur.

Voilà donc les faits reprochés à Agbéyomé Kodjo. Des « faits suffisamment graves », selon la dynamique Kpodzro. On attend la fin de cette journée pour se rendre compte de l’évolution de la situation.

 

 

Voici ce dont le Procureur accuse Agbéyomé Kodjo

 

Ce que François Boko pense de la levée de l’immunité parlementaire d’Agbéyomé Kodjo

L’Assemblée nationale s’apprête à lever l’immunité parlementaire du « président démocratiquement élu de la République togolaise », Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, sur demande du Procureur de la République.

La situation ne laisse pas indifférent l’ancien ministre de l’Intérieur, François Boko, celui-là même qui a été empêché par le régime de Faure Gnassingbé de participer à cette élection présidentielle au Togo.

François Boko, également, pense que c’est le président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) qui a gagné l’élection présidentielle du 22 février 2020 au Togo. A l’en croire, arrêter Agbéyomé Kodjo, c’est faire entorse à la volontaire populaire.

« Les menaces d’arrestation et de levée de l’immunité parlementaire d’Agbéyomé Kodjo sont une atteinte grave à la volonté populaire et à la vérité des urnes », a tweeté l’ancien ministre de l’Intérieur.

Il souligne que cette décision du régime de Faure Gnassingbé est une « suite regrettable d’un scrutin chaotique qui expose le vrai visage d’un régime décadent et abject qui n’honore pas le Togo ».

Agbéyomé Kodjo est donc attendu ce matin à l’Assemblée nationale devant une commission spéciale créée pour l’écouter.

 

 

Ce que François Boko pense de la levée de l’immunité parlementaire d’Agbéyomé Kodjo

 

Agbéyomé devant une commission acquise à la cause du régime : Voici ceux qui composent cet organe

La situation s’annonce mal pour le député Gabriel Agbéyomé Kodjo, candidat de la dynamique Mgr Kpodzro à la présidentielle du 22 février dernier. Dans une lettre adressée mardi à la Présidente de l’Assemblée nationale, le Procureur de la République, Essolissam Poyodi demande tout simplement la levée de l’immunité parlementaire du président du Mouvement Patriotique pour la Démocratie et le Développement (MPDD).

L’ancien Premier ministre sous le régime de feu Général Gnassingbé Eyadema est accusé d'atteinte à la sûreté de l’Etat, de troubles aggravés à l’ordre public, de diffusion de fausses nouvelles et de dénonciations calomnieuses.

Dans la foulée, la Présidente de l’Assemblée nationale, Mme Tségan a mis en place une commission spéciale chargée d’instruire la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Gabriel Agbéyomé Kodjo, le candidat qui s’autoproclame « président démocratiquement élu de la République togolaise » à l’issue de la présidentielle du 22 février dernier.

Cette commission spéciale sera présidée par Mme Mémounatou Ibrahima. Koundjam Monkpebor de la commission des droits de l’Homme fera office de rapporteur. Les autres membres de cette commission sont : Me Tchitchao Tchalim de la commission des lois, Mawussi Djossou Semodji du groupe parlementaire UNIR, Senanu Alipui du groupe parlementaire UFC et Gerry Taama du groupe parlementaire NET-PDP.

Notons que le député Agbéyomé Kodjo va comparaître, ce mercredi matin, devant cette commission spéciale visiblement composée des députés acquis à la cause du régime RPT-UNIR. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la situation s’annonce très mal pour le candidat de Mgr Kpodzro.


Godfrey Akpa

 

 

Agbéyomé devant une commission acquise à la cause du régime : Voici ceux qui composent cet organe

 

Levée de l’immunité parlementaire à Agbéyomé : Mgr Kpodzro invite les Togolais à défendre leur « président élu »

La situation sociopolitique togolaise risque d'être mouvementée dans les jours à venir. Le régime de Faure Gnassingbé veut désormais passer à la vitesse supérieure pour calmer les ardeurs du candidat Agbéyomé Kodjo, l’homme qui s’autoproclame « président démocratiquement élu de la République togolaise » lors du scrutin du 22 février dernier.

En effet, dans une lettre en date du 09 mars dernier, la Présidente de l’Assemblée nationale a été saisie, par le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Lomé, d’une demande de levée de l’immunité parlementaire du député Gabriel Agbéyomé Kodjo. Cette décision du ministère public passe mal dans l’écurie du prélat. Pour Mgr Philippe Kpodzro, il s’agit d’un passage en force du régime RPT-UNIR pour confisquer définitivement la victoire de son candidat.

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 11 mars, la dynamique de Mgr Kpodzro lance une alerte générale. Sur le fondement de l’article 150 de la Constitution de la République togolaise, elle demande aux Togolais épris de justice et d’alternance politique à la « mobilisation générale et à la désobéissance civile jusqu’à la passation de pouvoir au Dr Gabriel Agbéyomé Kodjo, président démocratiquement élu au Togo à l’issue du scrutin du 22 février 2020 ».

« La dynamique tient le président régulièrement battu dans les urnes, Faure Gnassingbé, responsable de toute résurgence des tensions sociales de par son choix obstiné de violation permanente des suffrages du peuple togolais nonobstant l’interpellation des USA pour la vérité des urnes par la publication des résultats de la présidentielle du 22 février 2020 bureau de vote par bureau de vote », poursuit le communiqué.

Mgr Kpodzro invite par ailleurs, tous les Togolais (de la diaspora y compris) à « défendre par tous les moyens la République contre ses oppresseurs (ndlr, le régime RPT-UNIR) ».

Notons que le député Agbéyomé est attendu ce matin dans la salle de réunion de l’Assemblée nationale où la Commission spéciale doit l’écouter et décider de son sort.


Godfrey Akpa

 

 

Levée de l’immunité parlementaire à Agbéyomé : Mgr Kpodzro invite les Togolais à défendre leur « président élu »

 

Coronavirus : Des vols fantômes maintenus et des aéroports déserts

Le nouveau coronavirus cause des turbulences dans le secteur du transport aérien.

Les compagnies européennes, sont obligées de maintenir leurs vols, quitte à ce que les appareils soient vides, pour conserver leurs créneaux d’atterrissage.

Il s’agit de la fameuse règle du 80-20.

La réglementation européenne stipule que ses compagnies doivent maintenir au moins 80% de leurs vols pour ne pas les perdre l’année suivante, au profit de compagnies internationales.

Les législateurs de l’Union européenne envisagent déjà d’assouplir cette règle, pour aider les transporteurs durant la durée de l’épidémie.

Les compagnies aériennes sont déjà en train de suspendre certaines de leurs opérations.

L’allemand Lufthansa prévoit d’annuler plus de 7000 vols jusqu’à la fin du mois de mars.

Le groupe Air France – KLM annule près de 3600 vols.

La compagnie italienne Alitalia annule tous les vols dans l’un des deux aéroports de Milan.

Si les vols dans l’espace Schengen sont permis au départ et à l’arrivée de Rome, les passagers doivent toutefois subir le contrôle de leur température, fait au moyen de scanners thermiques.

L’impact économique de l’épidémie sur le secteur aérien est estimé entre 55 et 100 milliards d’euros.

 

 

Coronavirus : Des vols fantômes maintenus et des aéroports déserts

 

L’annonce de Covid-19 au Togo ne serait être un prétexte pour décourager la mobilisation pour la vérité des urnes, dixit Agbéyomé

L’annonce du gouvernement de Faure Gnassingbé de l’apparition d’un cas de Coronavirus au Togo ne laisse pas indifférent le président Agbéyomé Kodjo. Dans un communiqué rendu public, celui qui s’est autoproclamé « président démocratiquement élu » invite tous les Togolais à la prudence et la vigilance. Le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro et son gouvernement rassurent les Togolais que cette annonce du gouvernement sortant de Faure Gnassingbé ne saurait être un « prétexte pour décourager leur mobilisation pour la vérité des urnes ». Ils convient par la même occasion les uns et les autres à rester mobilisés. Lecture !

Communiqué de la présidence

L'annonce du gouvernement sortant de l'apparition d'un cas de Coronavirus a déclenché l'incrédulité du peuple togolais, d'autant plus qu'il y a quelques semaines, une source digne de foi nous a appris que le Togo ne disposait pas des équipements nécessaires pour confirmer le Covid-19.

Ce sentiment de doute des Togolais s'explique par la manipulation et l'exploitation de toutes les situations à des fins malveillantes auxquelles ce gouvernement les a habitués. Même si l'opinion a toutes les raisons de croire qu'une telle annonce vise à démotiver la mobilisation contre le holdup électoral du 22 février, le Président Agbeyomé Kodjo qui tient au bien-être de tous, en appelle à la prudence et à la vigilance.

Il appelle les Togolais à respecter scrupuleusement les règles d'hygiène en la matière notamment les lavages réguliers des mains et le signalement de tout cas suspect aux autorités sanitaires. Le Président élu et son Premier ministre demandent à l'Organisation Mondiale de la Santé, OMS, d'apporter à notre pays l'assistance, l'aide et le suivi nécessaires pour faire face efficacement audit fléau.
Ils rassurent le peuple que cette annonce ne saurait être un prétexte pour décourager leur mobilisation pour la vérité des urnes. Ils convient par la même occasion les uns et les autres à rester mobilisés en vue de la restauration des institutions de la République pour un Togo meilleur.

Fait à Lomé le 09 Mars 2020

Service de la communication

 

 

L’annonce de Covid-19 au Togo ne serait être un prétexte pour décourager la mobilisation pour la vérité des urnes, dixit Agbéyomé

 

Réélection de Faure Gnassingbé : La honte d’Aimé Gogué pour le Togo

Le processus électoral vient de s’achever avec la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle la semaine dernière, donnant vainqueur Faure Gnassingbé. Aimé Gogué, président de l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), l’un des candidats malheureux du scrutin du 22 février dernier, donne son avis et affirme que Faure Gnassingbé n’a pas gagné ces élections.

Reçu dans une émission sur une radio locale, le président du parti de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI) affirme que Faure n’a pas gagné ces élections.

« Nous contestons les résultats, nous disons que Faure n’est pas élu compte tenu de ce qui s’est passé au cours du processus électoral. Pour nous, il fallait reprendre ces élections. Mais si Faure pense qu’il est élu, on dit qu’il y a eu vol, qu’il y a eu fraude aves bourrage d’urnes. Après la proclamation par la CENI, Faure pouvait accepter qu’on vérifie si les faits sont vrais, s’il n’avait rien à se reprocher. En ce moment, la vérité sera rétablie et tout le monde sera situé », a-t-il expliqué.

Pour lui, dire que Faure Gnassingbé est élu Président après tout ce qui s’est passé au cours de processus, est ridicule.

« Je suis triste pour mon pays. J’ai honte pour le Togo », a souligné Aimé Gogué. Il affirme ensuite que la probabilité que Faure n’a pas gagné ces élections est élevée, compte tenu des fortes irrégularités qui ont entaché ces élections. Soit Agbeyomé Kodjo a gagné ou soit, du moins, on pouvait aller à un deuxième tour, fait-il remarquer.

Le président d’ADDI qualifie d’anormal ces agitations dont a fait preuve le parti au pouvoir, UNIR parce que le Togo n’est pas une jungle. Il regrette tous les problèmes qui ont été causés aux candidats de l’opposition pour les empêcher de faire campagne sur tout le territoire national comme ils l’auraient souhaité.

Enfin, le leader d’ADDI invite UNIR à rééduquer ses militants afin qu’on n’assiste plus à ces comportements primitifs observés lors de ces élections présidentielles.

En définitive, pour Aimé Gogué, Faure Gnassingbé ne pouvait pas être élu si les choses s’étaient passées dans les normes et que tous les candidats avaient eu les mêmes chances.


Yvette G. (Stagiaire)

 

 

Réélection de Faure Gnassingbé : La honte d’Aimé Gogué pour le Togo

 

Togo : Gestion quotidienne, Casse-tête des nouveaux maires

Après les élections locales, le plus dur commence. C’est le tableau qui se présente un peu plus de quatre mois suite à l’installation des nouveaux maires.

Certains n’aiment pas aborder le sujet, du moins pour le moment. D’autres brisent la glace, évoquant avec regret l’indisponibilité pour le moment des ressources financières pour non seulement faire fonctionner leurs communes, mais aussi pour appliquer leur plan d’actions.

Après plus de trois décennies, les élections communales ont été organisées au Togo le 30 juin 2019. Elles sont censées donner un coup d’accélérateur au processus de décentralisation. Les maires sont installés depuis quelques mois. Les élus locaux font ce qu’ils peuvent. Plusieurs d’entre eux ont décliné ce qu’ils comptent faire pour transformer leur territoire (sic). Malgré la volonté de bien faire, la détermination de réussir, la gestion quotidienne reste difficile à cause de manque de moyens.

L’exemple de la commune de Yoto 3 est illustratif des conditions dans lesquelles une grande partie des nouveaux maires travaillent. « Une fois qu’on a été installé, dans les deux premiers mois, c’est moi-même qui payais l’électricité, le papier-rame, les enveloppes, les stylos et tout. Même le badigeonnage de notre local, le changement des tôles, c’est moi-même qui les ai faits, croyant que l’Etat allait régler dans les brefs délais, mais hélas », résume Kokou Degbe, le maire de ladite commune, dans une interview consultable sur letabloid.com. « Nous n’avons pas notre propre budget parce que le budget qui a été laissé, c’est celui du conseil à l’époque. Du coup, ça a pesé sur moi. Sans vous mentir, j’ai dû vendre un de mes terrains pour pouvoir régler une partie de ces dettes en attendant que la commune me règle. J’ai été confronté à plusieurs problèmes ; ce n’est pas nous seuls, je pense que ce sont toutes les communes du Togo », enchaîne-t-il.

Même difficulté à Bas-Mono 1. Son premier responsable, Victor Anani Djogbessi s’est confié au même site d’informations : « Au moment où je réponds à vos questions, soit près de quatre (04) mois après ma prise de fonction, sur le plan des ressources financières, depuis notre prise de fonction le 16 octobre 2019, je suis dans l’impossibilité d’émettre le moindre mandat, donc incapable d’effectuer la moindre dépense, sinon sur mes propres fonds, à cause d’une indisponibilité chronique de fonds publics, alors que notre commune continue de verser systématiquement au Trésor public ses recettes qui se chiffrent actuellement à plus de 6 millions de francs CFA ».

Il explique avoir fait toutes les démarches nécessaires auprès du trésorier de la préfecture, « sans résultats jusqu’à ce jour ».

Le budget élaboré par la nouvelle équipe dirigeante de Yoto 3 par exemple n’a pas encore reçu l’assentiment du ministère, ce qui fait qu’elle ne peut sortir aucun franc de la caisse. « Donc pour le moment, on est toujours confronté à des problèmes d’argent. On attend patiemment. Dès que la session sera faite, quand le OK sera donné, les fonds seront mis à notre disposition pour commencer les travaux de la commune », ajoute son maire.

Dans toutes les communes sur l’ensemble du territoire, les administrés ne ressentent pas encore l’effet ou les conséquences positives des dernières élections locales. Ils veulent des salles de classes pour leurs enfants, de l’eau potable, des routes, l’électricité, une meilleure utilisation des taxes, entre autres.

En dépit d’un contexte qui ne leur est pas encore favorable, les nouveaux maires doivent, conseille Ouro-Bossi Tchacondoh, un expert en décentralisation, d’abord faire l’état des lieux de leurs communes, avoir une idée claire et précise des potentialités dont elles disposent afin de savoir mobiliser les ressources internes et enfin se tourner vers l’extérieur pour des compléments.

Source : L’Alternative

 

 

Togo : Gestion quotidienne, Casse-tête des nouveaux maires

 

Au Nord du Togo : Les habitants de Gbentchal sont exposés à des Maladies hydriques

Dans un rapport publié par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en janvier 2019, chaque année, plus de 842 000 personnes meurent de plusieurs maladies hydriques dont la diarrhée, à cause de l’insalubrité de l’eau qu’ils boivent, du manque d’assainissement et d’hygiène.

Face à ce problème, l’organisation du système des Nations Unies, en tant qu’autorité internationale pour la santé publique et la qualité de l’eau, dirige les efforts mondiaux pour éviter la transmission des maladies d’origine hydrique et conseille les gouvernements en matière de réglementation et d’objectifs sanitaires.

Nous sommes dans la préfecture de Kpendjal, plus précisément dans le village de Gbentchal situé au Nord du Togo. Il est un peu plus de 17h30, les derniers rayons du soleil disparaissent peu à peu derrière les cases en bancos, aux toits pointus, couverts de pailles. On aperçoit au loin de petits enfants; écoliers pour la plupart revenant de l’École Primaire et Publique, envahir les rues du village. Ils rentrent chez eux en courant. Leurs pieds nus soulèvent de la poussière.

Laré yamoulim Esther est parmi eux. Jeune élève en classe de première, elle frôle au quotidien la mort à cause de l’eau infecte qui étanche sa soif. À peine dix-sept ans, forme svelte, cheveux coupés courts, elle porte son sac d’écolier en bandoulière. À la voir presser les pas pour vite regagner sa maison, l’on ne saurait pas qu’elle souffre. Pourtant, Laré dont les yeux candides, cils et sourcils abondants nous épient de temps en temps, a souffert plusieurs fois de diarrhée qui l’avait empêchée d’aller à l’école pendant plus de deux (2) semaines.

«J’ai souffert plusieurs fois de diarrhée et d’autres maux dus à la contamination et au manque d’assainissement de l’eau que nous utilisons. Le pire, c’est qu’il n’existe pas encore de centre de santé pour nous soigner. Aucune mesure de traitement des eaux n’existe non plus.» , raconte t-elle.

«Cette eau contaminée, qui manque d’assainissement, provient des fois du fleuve Ôti qui est à 25 km de notre maison et parfois de puits abandonnés.» précise-t-elle en nous montrant de son index droit un vieux puits au loin. Nous nous rapprochons d’avantage pour mieux regarder ce qui s’y trouve. Le puits est abandonné et sert désormais de poubelle où les villageois viennent jeter des déchets ménagers par moment.

Son grand Père le regard vide, fit un long soupir et lâcha « La situation est telle que nos maux de diarrhée sont intempestifs et nous avons régulièrement des infections cutanées. »

L’absence des mesures de traitement qui s’allient à la mauvaise pratique de l’hygiène contribuent énormément à la contamination de l’eau dans les milieux reculés du pays, à en croire Kwoami DOVI, Chef de division du contrôle et d’inspection sanitaire au Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique du Togo (MSHP)

« Les réservoirs de conservation, les canaris et les jarres qui ne sont pas entretenus régulièrement dans les dites localités, constituent un milieu de culture pour les microbes. Des fois, c’est le transport de l’eau qui est fait de manière non-hygiénique. Les bidons avec lesquels, l’eau est puisée font des fois , des années sans être lavés par les populations rurales. Vous prenez ces bidons sales, vous allez ramener de l’eau sale. Et des fois même c’est le transport de l’eau en question et cela apporte toutes les maladies que vous connaissez. », indique t-il.

La diarrhée est la maladie la plus connue associée aux aliments et à l’eau contaminée, mais elle n’est pas la seule. Par exemple, quelque 240 millions de personnes souffre de schistosomiase, une maladie aiguë et chronique due à des vers parasites absorbés en consommant de l’eau infestée. Et les habitants de Gbentchal en souffrent à cause de l’eau qu’ils boivent.

Pour l’Action de Soutien à l’Enfance Démunie (ASED), la consommation d’eau contaminée causant des diarrhées, tue un enfant de moins de 5 ans toutes les 20 secondes en Afrique Subsaharienne.

La conjonction de bactéries, d’eaux usées et de produits chimiques et plastiques peut extirper l’oxygène de l’approvisionnement en eau et transformer l’eau en poison pour les êtres humains et les écosystèmes, indique une étude dans un rapport publié par la Banque mondiale fin août dernier sous le titre Quality Unknown : The Invisible Water Crisis (Qualité inconnue : l’invisible crise de l’eau)

D’autres problèmes évoqués par cette étude sont la demande biochimique en oxygène, mesure de la quantité de pollution organique qui se trouve dans l’eau et mesure indirecte de la qualité globale de l’eau dépasse un certain seuil, la croissance du PIB des régions situées en aval subit une baisse pouvant atteindre un tiers en raison des répercussions sur la santé, l’agriculture et les écosystèmes.

David Malpass, le président du Groupe de la Banque mondiale fait le lien entre cette situation et celle de l’économie des pays en affirmant que : « l’eau propre est un facteur essentiel de croissance économique. »

Et de préciser: « La détérioration de la qualité de l’eau entrave la croissance économique, aggrave les problèmes sanitaires, réduit la production de denrées alimentaires et exacerbe la pauvreté dans de nombreux pays ».

Influence des maladies liées à la qualité de l’eau sur la scolarité des enfants

Les maladies liées à l’eau contaminée sont une cause importante d’absentéisme scolaire. Selon l’ASED, en Afrique sur les 104 millions d’enfants absents des bancs d’école, 65 millions sont des filles.

Nous sommes toujours à Gbentchal. Il est presque 2h du matin. Laré et son âne tirant la charrette contenant 15 bidons de 25 litres d’eau entrent dans la concession de ses parents. Nous l’aidons à décharger et à reverser l’eau qu’elle vient d’apporter du fleuve dans de grandes jarres installées dans un coin, à l’entrée de la cuisine.

Puis, sa mère lui dit d’aller se coucher. La jeune fille est épuisée par le trajet de 50km aller et retour entre sa maison et le fleuve Ôti. Demain c’est vendredi. Elle doit se réveiller tôt pour faire le ménage avant d’aller à l’école. Laré Esther ne proteste pas. C’est son quotidien. Demain elle puisera de cette eau dans un gobelet pour se débarbouiller, elle l’utilisera pour se doucher et sa mère l’utilisera pour leur préparer le déjeuner et le dîner. Sans aucun traitement. C’est comme ça à Gbentchal.

Avant d’aller se coucher, elle nous confie ses derniers propos: «Ce trajet la plupart du temps m’épuise et agit sur mes rendements scolaires. Étant donné que je ne passe la majorité de mon temps qu’à somnoler aux heures des cours.»

Et d’ajouter « Des fois juste pour chercher de l’eau, je suis de retour à la maison qu’à 2 heures du matin ou des fois à 3 heures du matin, comme aujourd’hui, vue la distance qui doit être parcourue pour atteindre le Fleuve Ôti. »

Des solutions alternatives

Une étude systématique réalisée en 2005 a conclu que les épisodes diarrhéiques sont réduits de 25 % lorsque l’on améliore l’approvisionnement en eau, de 32 % lorsque l’on améliore l’assainissement, de 45 % lorsque les gens se lavent les mains et de 39 % par le traitement et la bonne conservation de l’eau à domicile.

Une revue de l’année 2006 par Cochrane des essais contrôlés randomisés a confirmé le rôle essentiel que les interventions relatives à la qualité de l’eau au point d’utilisation pouvaient jouer pour réduire les épisodes diarrhéiques, faisant état d’une réduction de la morbidité par maladies diarrhéiques de près de la moitié en moyenne, certaines études allant jusqu’à une réduction de 70 % ou plus.

Les habitants de Gbentchal réclament que les autorités compétentes se tournent vers eux bien qu’au ministère de la santé, des projets sont en cours pour la gestion sanitaire de l’eau au Togo.

« Nous voulons développer un projet de sécurité sanitaire de l’eau à travers les plans de gestion de la sécurité sanitaire de l’eau. A part ce projet l’Union Européenne (l’UE) a appuyé le Togo à travers l’accompagnement des forages privés qui vendent de l’eau. Il s’agit des projets comme le projet de réduction des risques environnementaux et sanitaires liés à l’activité des vendeurs d’eau de forage (PRESAF) et le Projet de Professionnalisation des Opérateurs Privés Informels du Secteur de l’Eau et de l’Assainissement au Togo (POPIEAT) pilotés par l’agence d’Eau et d’Assainissement pour l’Afrique (EAA).», a confié Kwoami DOVI, Chef de division du contrôle et d’inspection sanitaire au Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique du Togo (MSHP) à vert-togo.com

Avant de souligner « En matière de contamination de l’eau, il y a deux éléments clés qui interviennent : l’approvisionnement en eau et la sécurité sanitaire. Les risques sont nombreux. Les risques physico-chimiques dus aux substances physiques et chimiques et les risques biologiques liés aux pathogènes qui entraînent les maladies hydro fécales (fièvre typhoïde, gastro-entérite, le choléra, diarrhées rouges, les maladies liés à l’eau notamment les schistosomiases, paludisme, etc…) »

Par ailleurs, d’après l’enquête MICS 2017, qui est une enquête auprès des ménages visant à fournir des renseignements à jour sur la situation des enfants et des femmes et à mesurer les indicateurs clés qui permettent aux pays de suivre les progrès vers les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), près de 80% des ménages consomment de l’eau contaminée au Togo.

Pour répondre aux risques d’infection et de maladie lorsqu’il n’y a pas de services d’alimentation en eau, d’assainissement et d’hygiène, M. DOVI indique qu’il faut une réalisation des points d’eau dans chaque village reculé du Togo.

Ce qui relève du Ministère de l’Eau, de l’Equipement Rural et de l’Hydraulique Villageoise (MEERHV), qui a signé en mars 2019 avec le groupe chinois CTCE (China Tiesiju Civil Engineering group Co., Ltd), un mémorandum d’entente pour le financement de trois (3) projets concernant : la réalisation du réseau d’assainissement collectif des eaux usées et des boues de vidanges de la ville de Lomé, le renforcement du système d’Alimentation en Eau Potable de la ville de Lomé à partir du Zio, la mise en place des systèmes d’Alimentation en Eau Potable des localités d’Adéta, Kougnohou, Afagnan, Kévé, Gléi et Langabou.

Des efforts déployés certes, mais qui peinent toujours à toucher toutes les couches vulnérables du Togo comme le village de Gbentchal.

Kwoami DOVI, Chef de division du contrôle et d’inspection sanitaire au Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique du Togo ajoute qu’au ministère de la santé et de l’hygiène Publique (MSHP), c’est le plaidoyer qui se fait à travers le programme Togo SANDAL mis en œuvre dans la région des Savanes, région de la Kara et dans cinq (5) districts des plateaux.

« Les villages qui mettent fin à la défécation à l’air libre sont priorisés en termes d’autres projets de développement comme l’Approvisionnement en Eau potable l’(AEP). Ce paquet d’activités de la stratégie dans ces zones est l’approche d’assainissement total piloté par la communauté (ATPC). Ce paquet sera complet dans les mêmes zones par l’initiative de la sécurité sanitaire de l’eau. »

Hector Nammangue et Steven Midjola

Source : Vert Togo

 

 

Au Nord du Togo : Les habitants de Gbentchal sont exposés à des Maladies hydriques

 

De la CEDEAO des «nègres» à la CEDEAO de la délinquance sénile

«Quand un nègre détient une parcelle de responsabilité, il devient dangereux pour ses semblables ». Lire un tel jugement, à vingt ans, formulé par René DUMONT, dans l’Afrique noire est mal partie, n’est seulement pas renversant de honte, mais profondément révoltant. Cet avis ravageur englobant sans discernement les Africains est une exagération condescendante.

Mais, au fil des événements sur le continent noir et au tambour des expériences que nous cumulons de la gouvernance de nos pays, on est tenté de s’aligner quelque peu sur la conclusion de René DUMONT. Même un certain Robert DUSSEY, professeur de philosophie, auteur de l’Afrique est malade de ses dirigeants, s’est ravalé carrément à la « négromanie » sous le régime pourrisseur de Faure GNASSINGBE dont il est ministre des Affaires étrangères.
Les tragédies socio-politiques orchestrées sans discontinuité sur le continent nous ramènent au principe de réalité sur les médiocres supérieurs qui se font passer pour des leaders dans nos pays. Quoique le jeune intellectuel guinéen, Lanciné CALMARA ait répliqué en soutenant contre René DUMONT que l’Afrique noire est bien partie, les bases de critères d’analyse sont très différentes.

Le premier s’appuie sur les données politiques, psychosociologiques des leaders africains autant que sur leurs choix économiques, leurs maladresses, leurs inconséquences, leur agressivité contre leurs propres peuples, leur absence d’originalité et leurs tendances à copier tout sans en déterminer la finalité, le profit que les peuples en tirent.

Le second, exhumant le passé douloureux de l’Afrique, quatre siècles d’esclavage, un siècle de colonisation qui n’a pas achevé le continent dans ses potentialités humaines et dans ses ressources naturelles, conclut que l’espérance est réelle en Afrique.

Cependant, les actes désadaptés, inciviques, barbares, incongrus de nos dirigeants, leur cupidité prononcée, les détournements des ressources dont ils sont coupables, leurs prodigalités infinies pour leur volonté de puissance, leur mépris pour l’intérêt général et leurs peuples, leur cynisme politique, les travestissements du contrat social dont ils sont friands, les viols de la justice à leur corps défendant ne nous amènent-ils pas à les considérer comme de grands adolescents ou des délinquants majeurs?

Comment peut-on choisir de vivre en communauté sans respecter les lois communautaires, les principes qui la fondent, les décisions de cette communauté et les simples civilités de solidarité?

1) CEDEAO, 45 ans de plaisanteries, de faillites et de crimes électoraux

Les chefs d’Etat d’Afrique, pour la plupart, sont restés nègres, surtout au sein de la CEDEAO en dévoyant les objectifs qu’eux-mêmes se sont assignés. L’initiative d’un espace économique vient de l’esprit fécond et rationaliste du père fondateur du Togo, père de la République que les gouvernants ont si froidement abaissé par leurs «nègreries », leur stérilité administrative, leurs rapines et leurs falsifications éhontées de l’histoire.

Si après la mort de Sylvanus OLYMPIO, l’usurpateur qui a cassé la destinée de notre République s’est fait propriétaire de l’idée de création d’une communauté économique en Afrique de l’Ouest, il fait partie, autant que son héritier dynastique, de ceux qui ont répandu dans cet espace des pourritures à fourvoyer leurs pairs et la raison d’être de cette zone de solidarité. La preuve, c’est que nous sommes les derniers à refuser l’alternance politique. Nous constituons une minorité qui accapare les richesses nationales. Nous nous mêlons à tous ces trafics, à toutes les entreprises de déstabilisation des régimes du même espace économique, politique et d’interconnexion des peuples. Pêle-mêle, nous pouvons citer plus près de nous, les braquages des fonds des commerçants à l’aéroport de Lomé, la participation active de notre régime au coup d’Etat de DIENDERE au Burkina et dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire en nous servant de base à l’aventure française contre Laurent Koudou GBAGBO.

Nous avons entraîné les Etats de l’Afrique de l’Ouest dans le parjure, la terreur, les fausses civilités, les artifices qui ont raboté gravement l’esprit communautaire, le respect des bases démocratiques en achetant la conscience des prétendus leaders devenus désormais des commerçants politiques, des mafieux de la démocratie et des élections. Comment peut-on expliquer que la CEDEAO au chevet du Togo en 2005 n’a qu’une présence d’assistance à la pire tragédie et aux crimes de masse jamais connus dans notre pays? Quelles justifications pouvons-nous donner à une feuille de route violée, ignorée par la CEDEAO elle-même, pendant qu’elle est censée résoudre la question togolaise de mandats cumulatifs après les manifestations populaires de 2017 à 2018 ? Louis XIV nous apprend dans ses Mémoires: « Aussitôt qu’un roi se relâche sur ce qu’il a commandé, l’autorité périt et le repos avec elle ».

Cette réflexion est totalement valable pour justifier le désordre démocratique, social, politique, économique en Afrique, et en premier lieu dans l’espace CEDEAO où chacun fait le contraire des principes, du pacte et des codes qui régissent l’action communautaire. Alpha CONDE se lie d’amitié avec Faure GNASSINGBE, l’imite dans le drame de cumul des mandats et renvoie ses pairs qui tentent une médiation pour le convaincre d’arrêter les tueries de ses propres concitoyens. BUHARI ferme ses frontières terrestres pour cause de prédation de ses ressources par les pays voisins. Les fraudes électorales au Togo viennent une fois encore d’être avalisées par les cupidités régulières de la CEDEAO qui justifient les mandats abusifs et meurtriers d’un prince héritier prêt à tous les décaissements pour s’assurer un soutien à la rapine électorale. N’oublions pas le coup de trahison d’Alassane Dramane OUATTARA contre la monnaie unique de la CEDEAO en voulant remercier la France pour service rendu à la rébellion en Côte d’Ivoire et pour son œuvre de « dégagement » de GBAGBO.

Vouloir la stabilité de la zone CEDEAO sur les bases des fausses élections, des tripatouillages de la Constitution, des massacres des populations civiles et sans défense n’est qu’un leurre. Même les décisions rendues par la Cour communautaire d’Abuja ne sont pas exécutées par les Etats fautifs et rien ne leur arrive, parce que la sanction n’est pas envisageable contre les roitelets libertins qui jouent la comédie dans une communauté qui est longtemps devenue un syndicat du crime. Aux Palais de la corruption réciproque et des arrangements immoraux, nos populations sont le bétail sacrificiel pour des mandats illégaux.

Depuis que les Etats-Unis d’Amérique élèvent la voix contre la dernière rapine électorale du « Timoniertricule », la CEDEAO a perdu son onction à Faure pour un quatrième mandat. Elle semble illogique en voulant s’opposer à Alpha CONDE de passer par des astuces référendaires et parlementaires pour suivre le régime togolais.

2) La nuit de la délinquance

Une Communauté économique, politique qui ne porte point les préoccupations et les évolutions des peuples qui en sont le châssis est dans la dynamique de la déflagration. Elle ne peut que répandre les artifices, se dédire et s’installer dans des médiocrités.

Quand la solidarité communautaire n’est pas visible dans les attentes et les réponses auxquelles aspirent les populations qui la composent, la vacuité de son existence résonne comme une perte immense de temps et son implosion se profile à l’horizon si aucune révolution ne vient lui impulser une puissance dynamique à coups de correctifs incisifs.

Lorsque les prétendus leaders de la Communauté manquent de civilité, de respect aux codes et aux principes, ils demeurent dans des faussetés, le mensonge, le viol, la corruption et deviennent des assassins, parce que là où il n’y a plus de pacte, de contrat organisationnel, tout sombre dans le vice et le néant. La CEDEAO aligne des crises dont aucune réponse de bon sens ne rougit du génie et de la responsabilité de nos leaders politiques : Togo, Guinée Bissau, Guinée Conakry, Nigeria.

La fermeté de l’action et la sanction pour les contrevenants des normes de la CEDEAO et de la Démocratie manquent dans l’espace communautaire, parce que les traitements de faveur et la corruption ont des rebonds qui fourvoient les responsables politiques. En observant le laxisme endémique de la CEDEAO face à la dynastie des GNASSINGBE et la politique du marché électoral qu’elle a installée dans notre pays, la CEDEAO ne peut jamais se faire respecter lorsque, çà et là, ses propres membres rompent avec les principes démocratiques et les droits humains.

On ne peut jamais fuir le soleil de la vérité et grandir dans la justice et la paix. Ce qui se passe en Guinée d’Alpha CONDE est malheureusement la conséquence de la situation togolaise sur laquelle la CEDEAO s’est illustrée dans une sottise de soutien à l’imposture, à la rapine et aux tripatouillages de la loi fondamentale. Comment peut-elle se liguer contre la Guinée, Alpha CONDE qui, à son corps défendant et sous les yeux de ses pairs, a torpillé la feuille de route imposée au régime togolais et à toute la classe politique sans que personne ne s’irrite contre le désordre ?

C’est la CEDEAO qui vient encore de valider le quatrième cruel hold-up électoral de Faure GNASSINGBE pendant que le monde désapprouve les falsifications ubuesques d’un triomphe.

Que devient la monnaie unique de la CEDEAO quand OUATTARA et sa faction insurrectionnelle délèguent le pouvoir d’émission et de contrôle à la France et contre l’assentiment de la grande majorité des leaders ? A quoi sert la libre circulation des biens et des personnes si le Nigeria ferme ses frontières autant qu’il le désire à ses voisins ? Comment tenir un sommet sur l’exclusivité des deux mandats de la gouvernance au maximum et laisser Faure Gnassingbé en faire quatre sans discontinuité ?

 

 

De la CEDEAO des «nègres» à la CEDEAO de la délinquance sénile

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