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27 Avril 2020, 60 ans d’Ablodè ? l’Indépendance des Gnassingbé vis-à-vis du Peuple togolais !

Communiqué conjoint du 27 avril 2020 adressé au peuple togolais

Réseau de la Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et Collectif pour la Vérité des Urnes – Togo – Diaspora (CVU-Togo-Diaspora)

Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra

Le Peuple togolais se voit priver de son droit légitime de faire le bilan des 60 années d’indépendance. En approfondissant l’examen de sa condition et le niveau de l’amélioration de son bien-être et ses libertés, il lui est difficile de faire un bilan positif des 60 années d’indépendance du Togo ? Ce 27 avril 2020 est un bien triste anniversaire dit « d’indépendance » pour le Peuple togolais épris de liberté. Devenu martyr au cours de ces 60 années, ce Peuple est bien obligé de constater qu’une oligarchie dotée d’un système de politique autocratique s’est graduellement accaparé le pouvoir au Togo. Les six décennies écoulées ont été régulièrement jalonnées par l’abus de pouvoir et le sang versé par des milliers de combattants pour la liberté et le refus de la dictature. Ils sont encore nombreux en prison pour des raisons politiques. Avec le 4e mandat, l’héritier Gnassingbé s’est-il acquis une indépendance vis-à-vis du Peuple togolais ?

1. La contre-vérité des urnes : vestige de la gouvernance coloniale coercitive

Au début du 20e siècle, l’Afrique est entièrement sous la domination du colonialisme européen sauf l’Ethiopie et le Libéria. L’exploitation gratuite des colonies par les métropoles européennes reposait sur deux principales formes d’implantation et d’administration territoriales, notamment les systèmes francophone et anglophone. L’objectif visé était l’exploitation économique où la colonie ne devait coûter aucun centime à la métropole, au contraire. Outre l’autofinancement de la colonie par l’impôt et les droits de douane, assorti du travail forcé ou des corvées pour les travaux publics, la colonie devait fournir à la métropole ou aux propriétaires d’esclaves, les matières premières dont ils avaient besoin pour leurs enrichissements personnels et collectifs, au détriment de l’industrialisation interdite en colonie. L’agriculture, les mines, le commerce et les voies de communication étaient fondés sur la non-transformation en Afrique des produits des Africains tirés du sol africain.

Les structures de gouvernance africaine ont été graduellement évacuées par une forme subtile de superposition et de supériorité affichée de la civilisation envahissante. La religion a permis de faire accepter de véritables annexions culturelles, territoriales et économiques. Avec l’introduction du système démocratique et électoral, il fallait trouver un subterfuge : ce fut la contre-vérité des urnes.

Le système francophone administré par la France se déclinait en trois systèmes de gouvernance coercitive pour une Afrique coloniale française découpée en trois entités fédérales sous-régionales (Afrique occidentale (AOF, 1895), Afrique équatoriale (AEF, 1910) et Madagascar, 1897) :

La colonie avait une administration directe sous tutelle du ministère des colonies en France. Sur le terrain, un gouverneur général de la fédération contrôlait des gouverneurs territoriaux, qui contrôlaient à leur tour des commandants de cercle, des chefs de subdivision, des chefs de canton et des chefs de villages. Les colonisés étaient de nationalité française-indigène, car soumis au code de l’indigénat 1.

La colonie de peuplement, partie intégrante de la France, était constituée de départements d’outre-mer, comme l’Algérie, et de territoires d’Outre-Mer (TOM). Ce type de colonie dépendait du ministère de l’intérieur qui déléguait un gouverneur et un préfet qui administrait directement le territoire. Si les colons atteignaient le nombre de 400 000 sur le territoire, des assemblées locales étaient mises en place pour eux mais les populations autochtones étaient maintenues dans le statut de l’indigénat.
Le protectorat était un territoire où les colons étaient suffisamment nombreux pour pouvoir contrôler les gouvernements locaux dans le cadre d’une association avec la France. Ce fut le cas du Maroc, de la Tunisie.
Le système anglophone principalement hérité des Britanniques se caractérisait par une administration indirecte dite « indirect rule » où les populations autochtones étaient associées à l’administration de la colonie par les colons. De type libéral et moins coercitif, on pouvait relever quatre formes de colonies :

Les colonies de la Couronne britannique dépendaient du « Colonial Office » créé en 1854. Le pouvoir était réellement exercé par les chefferies africaines locales. On peut citer Gold Coast (actuel Ghana), la Gambie ou la Sierra Leone.
Les compagnies à charte où les territoires étaient confiés à des compagnies privées et commerciales anglaises. Ces dernières gouvernaient selon leurs propres règles notamment les soldats et les douaniers. On peut citer le Nigeria et les anciennes Rhodésie du Nord et du Sud (principalement l’actuel Zimbabwe et la Zambie).
Les dominions étaient des territoires gouvernés par des colons blancs principalement d’origine néerlandaise (1652). Ces territoires bénéficiaient d’une large autonomie de gestion. Le cas emblématique est l’Afrique du Sud qui fut gouvernée par les Boers.
Les protectorats britanniques existaient aussi comme le Bechuanaland, l’actuel Botswana qui bénéficiait d’un régime similaire à celui des dominions.
Le protectorat comme entité politique est une des conclusions du partage unilatéral de l’Afrique opéré sans la présence ni l’avis des Africains, lors de la Conférence de Berlin 2 sous le Chancelier Otto von Bismarck. Le 5 juillet 1884, le Togoland (Deutsche Kolonie Togo) est devenu un protectorat allemand en Afrique de l’Ouest, ce entre 1884 et 1914. La 1ère guerre mondiale de 1914-1918 bouleverse le paysage colonial. Dès 1916 le Togo est administré de facto par la France, puis à la fin de la guerre et suite à la capitulation allemande, le traité de Versailles oblige en 1919 l’Allemagne à abandonner les 2/3 du territoire togolais de 88 500 km2. Le Togo devient un « territoire sous mandat » de la Société des Nations (SdN), administré par la France, les 1/3 restants passant « territoire sous mandat » des Britanniques, avec effet à partir de 1921. Lorsque le 24 octobre 1945 l’Organisation des Nations Unies remplace la SDN, le Togo devient un « Territoire sous tutelle », jusqu’en 1956. Le Togo français fut membre de l’Union française (1946-1958), d’abord en tant que « territoire associé » (1946-1956) puis, sous le nom de « République autonome du Togo », en tant qu’État jouissant de l’autonomie interne (1956-1958).

La partie anglophone rejoindra le Ghana et la partie francophone et française accèdera à l’indépendance le 27 avril 1960.

Le système anglophone colonial a permis rapidement de valoriser la représentation locale défendant les intérêts locaux alors que le système francophone colonial s’est caractérisé par une représentation locale devant mimer ou représenter les intérêts des colons ou des propriétaires d’esclaves.

De cet héritage découle la capacité de renouvellement de la contre-vérité des urnes au Togo. Celle-ci fut favorisée par une organisation peu optimale des élites dites de l’opposition togolaise et un clergé « obéissant » d’abord à l’ordre établi, et profitant par la même occasion pour neutraliser les velléités d’organisation de la contestation en toute indépendance.

2. 60 ans d’Indépendance, le Coronavirus nous demande de réfléchir lors du confinement

En 60 ans, le Togo n’a finalement pas véritablement pu parvenir à l’émancipation politique. Après la colonisation allemande jusqu’à la première guerre mondiale, puis sous procuration de la France (sous colonisation et mandat français par le traité de Versailles de 1919, puis sous la double tutelle successive de la Société des Nations, puis de l’ONU (1921 et 1956), le Togo a connu sa première existence autonome sous forme de République le 24 août 1956, ce qui l’a conduit, non sans luttes, vers l’indépendance du 27 avril 1960 3. Toutefois, dans le cadre de conventions franco-togolaises et d’accords de défense et monétaires secrets, la France avait conservé sa compétence sur la monnaie, la défense et la diplomatie. Autrement dit, la France a conservé ce qui fonde l’indépendance de l’Etat togolais. La polémique sur la sortie de la France de l’administration du Franc CFA n’est pas une vue de l’esprit. Il s’agit d’un leurre colonial qui « transforme les pays qui l’utilise en pays insulaire par rapport au reste du continent africain 4 ».

La seule véritable parenthèse démocratique du Togo aura duré 33 mois, sous l’égide du seul Président élu démocratiquement à ce jour, Dr. Sylvanus Olympio, premier Président d’un pays africain ayant accédé à l’indépendance et assassiné lâchement le 13 janvier 1963. Durant cette période cinq partis dominaient la vie politique du Togo, le Comité de l’unité togolaise (CUT) qui exerçait le pouvoir avec son allié la JUVENTO, le Parti togolais du progrès (PTP) et l’Union des chefs et populations du Nord (UCPN) qui fusionnèrent en 1959 pour devenir l’Union démocratique des populations togolaises (UDPT), et le Mouvement populaire togolais.

Le Togo connait ensuite une période de 4 ans marquée par une lutte entre ceux qui ont choisi de rester dans le giron de « l’influence française » et ceux qui souhaitaient s’en affranchir. Cette lutte s’est soldée par la prise de pouvoir des militaires le 13 janvier 1967 avec l’instauration du règne ésotérique, militaire et civil du système Gnassingbé. Après la dissolution de tous les partis politiques par décret du 13 mai 1967, le Togo va vivre 24 ans sous le règne du Parti unique, le Rassemblement du peuple togolais (RPT) créé à Kpalimé en novembre 1969, par Etienne Eyadéma Gnassingbé. Le parti unique sera même institutionnalisé par la Constitution du 9 janvier 1980. Il faudra attendre le 12 avril 1991, pour que le multipartisme soit légalement restauré, sous la pression Populaire qui aboutira à la Conférence nationale souveraine du 8 Juillet au 28 août 1991. Ce n’est que contraint et forcé par la vox populi que le père a endossé les habits de la démocratie pour aussitôt en usurper subtilement les attributs. Le fils Faure Gnassingbé, tout aussi subtilement, s’est érigé en fidèle continuateur du système du père. Tous deux ont subtilement choisi de ne plus contester la démocratie, mais d’en usurper les attributs.

Le bilan aurait pu être moins accablant si certains n’avaient pas préféré jouer au jeu de la démocratie de façade.

Mais, une partie importante des élites togolaises, certaines décédées, d’autres en vie, ont choisi la voie dite de la « paix », non sans l’appui des religieux de tous bords (animisme, christianisme, islam, etc.) qui ont systématiquement conservé le Peuple dans l’ignorance en neutralisant sa capacité à développer sa propre culture de combat 5. Leur responsabilité est immense.

Entre 1967 et 2020, 53 ans se sont évanouis dans les limbes d’une fausse-démocratie pour offrir un 4e mandat présidentiel 2020-2025 à Faure Gnassingbé, un citoyen rejeté par la grande majorité du Peuple togolais. En effet, le 27 avril 2020 sera marqué dans l’histoire par la célébration non pas de l’indépendance du Togo, mais bien du refus du système politique des Gnassingbé, en l’espèce Faure Gnassingbé et ses militaires, de rendre des comptes publics aux populations togolaises. En interne, le poids de la famille Gnassingbé sur les pouvoirs de plus en plus éclatés des forces militarisées soutenant le pouvoir s’est amoindri. Cette famille se trouve piégée par une sorte de diktat des différents chefs militarisés, amnésiques de tout ce qui se rapporte aux droits humains et aux droits des Peuples.

Aussi, l’arrivée du Coronavirus COVID-19 6 pourrait être comprise comme une suspension du temps pour permettre une réflexion approfondie sur les 60 ans de dépendance du Togo vis-à-vis de partenaires invisibles, mais bien présents, à l’instar du coronavirus, qui empêchent d’apporter un mieux-être au Peuple togolais. Alors, peut-être que le Coronavirus a une mission particulière au sein du système Gnassingbé. Le bilan devra être fait pour savoir si le COVID-19 a permis de faire avancer le Togo vers le retour de sa liberté de choisir ses dirigeants ou pas.

3. Une neutralité coupable 7 de la France dans le 4e mandat de Faure Gnassingbé ?

Avec l’appui des puissances extérieures de plus en plus discrètes mais toujours très actives au cours des 60 ans d’Ablodè dits d’indépendance, le Togo est passé de son indépendance juridique proclamée le 27 avril 1960 à une succession de gouvernance de la falsification de la vérité des urnes, où l’abus de pouvoir, l’abus de la violence et l’abus de droit font office de légalité.

Il suffit d’ailleurs que les dirigeants politiques des Etats africains ou internationaux se drapent dans une forme moderne de « neutralité coupable » pour qu’automatiquement, la contre-vérité des urnes s’enrichisse d’un doux duvet appelé « légitimité ». La France qui aurait officiellement enterré la Françafrique 8, ne serait pas innocente dans ce processus, au point de faciliter le musèlement par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) 9 de certains médias togolais accusés d’affirmation sans preuves dans leurs colonnes.

Le problème est que la France officielle ne change sa position en faveur des Peuples africains que lorsqu’elle est acculée face à ses contradictions suite à des contrats d’armements ou d’appui à la sécurité ou lorsque les Peuples décident de prendre leurs affaires en main sans se préoccuper de son avis. Le cas de la Tunisie est le plus emblématique. Sinon elle ne prend position qu’en fonction de ses intérêts. Le cas de la Côte d’Ivoire où le recomptage des bulletins de vote a été refusé au profit du bombardement d’une Présidence ; ou encore le cas du Gabon où le candidat de l’opposition a été lâché au profit du maintien du statu quo. Aussi, face à ces quelques exemples, le Peuple togolais devrait être très prudent quant à croire qu’un appui viendrait de l’extérieur.

Les Nations Unies, les organisations régionales européennes ou africaines sont au diapason avec les gouvernements nationaux qui les financent, sans compter les liens ésotériques. Aussi, le Peuple togolais doit apprendre que l’indépendance est une conjonction de la détermination des élites à organiser un Peuple conscient de son indépendance et souhaite le préserver. Toute compromission cachée sous des apparences de compromis finissent par mener à des impasses. Faut-il rappeler les organisations sous-régionales africaines comme la Communauté économique et de développement des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) qui ont systématiquement failli, en particulier au Togo, dans l’offre de solutions qui se sont révélées faussement inclusives au détriment de l’intérêt des populations togolaises ? Des aveugles ? Non ! De l’incompétence ? Sûrement pas ! Des Liens ésotériques et économiques qui pour préserver quelques intérêts particuliers empêchent que l’on puisse voir la vérité en face, comme l’absence de vérité des urnes au Togo ? Assurément !

4. L’Indépendance des Gnassingbé vis-à-vis du Peuple Togolais Victime

La victime est et demeure le Peuple togolais. Surtout lorsque l’armée clanique togolaise, ignorant des droits humains, n’a que faire de se retrouver un jour devant un tribunal pour non-respect de la Charte Africaine des Droits Humains et de Peuples (CADHP), voire pour crimes contre l’humanité. Par exemple quand elle cache ses abus de violence derrière le couvre-feu à durée indéterminée imposé du fait du Coronavirus.

Pourtant, les responsables togolais devront se préparer à venir rendre des comptes devant une juridiction indépendante, que ce soit sur le sol africain, ou ailleurs à l’international, puisqu’au Togo, toute tentative pour obtenir justice est systématiquement neutralisée et vouée à l’échec… Avec la non-séparation des pouvoir entre l’exécutif et le judiciaire, c’est le chantage, le kidnapping, la condamnation abusive, l’emprisonnement, la disparition de pièces à conviction, les avocats alimentaires, les bastonnades, les assassinats qui sont le droit commun. Et tout cela constitue l’artillerie dont use et abuse le système politique Gnassingbé, juste pour se maintenir au pouvoir ! Quel déni d’indépendance !!!

Le Peuple doit retrouver une nouvelle indépendance, cela passe par une condamnation de l’Etat togolais pour avoir empêché la souveraineté du Peuple togolais de s’exprimer et le respect de ses droits humains élémentaires.

Si l’ancienne puissance coloniale se décline de plus en plus sous forme de la loi insoutenable de certaines multinationales privées opérant au Togo, il faut de plus en plus prendre conscience d’entreprises ou d’Etats africains qui utilisent le Togo comme une « Suisse de l’Afrique ». Il faut comprendre un centre d’excellence pour le blanchiment et le recyclage de l’argent sale. Paradoxalement, il arrive que des confréries religieuses voire des congrégations ecclésiastiques ou ésotériques deviennent complices de ce genre d’opérations et osent même rendre Dieu responsable de cette forfaiture.

Non, décidément, le Togo n’est pas indépendant.

Alors, l’Etat légalisé par une Cour constitutionnelle illégale et anticonstitutionnelle au Togo a choisi de laisser toute liberté à Faure Gnassingbé de choisir sa date d’investiture malgré le confinement imposé par le COVID-19. Tout cela pour acquérir, – acheter diront certains – une légitimité auprès d’une communauté africaine et internationale qui se fout éperdument de la vérité des urnes et du droit souverain du Peuple togolais de choisir ses dirigeants. Mais de quelle légitimité s’agit-il ? Celle d’une minorité, femmes comme hommes, qui défendent leurs intérêts bien compris aux dépens du Peuple togolais ? Assurément !!!

Faure Gnassingbé a donc en digne héritier de son père, allumé ce 27 avril 2020, la flamme du feu qui devrait tôt ou tard sanctifier le sol togolais. Il a cru sanctifier l’indépendance des Gnassingbé vis-à-vis du peuple togolais victime. Une erreur ? L’avenir nous le dira. La démocratie « apaisée » d’antan, risque de devenir la « démocratie inclusive et conviviale » … Une « fake démocratie », une fausse démocratie s’entend !

Mais à quel prix ? Celui de la dépendance de tout un Peuple et de sa Diaspora, citoyens de seconde zone, qui n’est toujours pas recensée et n’a pas de droit de vote ? Le peuple togolais ne pourra pas laisser cette descente en enfer s’opérer sans réagir, avec ou sans COVID-19. Alors, attention à l’utilisation abusive de l’achat des consciences de plus en plus institutionnalisé et s’opérant à huis clos…

5. Légitimité sous Covid-19

La légitimité au Togo s’acquiert principalement par le recours abusif à l’achat des consciences. Au niveau des Etats, obtenir une légitimité revient à accepter de s’aligner sur la défense des intérêts bien compris de puissances publiques et privées extérieures. Il va de soi que ceci n’est possible que si à l’intérieur du territoire national, le système sécuritaire est détourné de sa fonction première de protection des populations et de garantie de la démocratie vers la protection prioritaire et unilatérale de ceux qui sont au pouvoir, le clan et système Gnassingbé. C’est cela que soutient le Groupe des pays occidentaux et africains présent au Togo qui après avoir envoyé des messages de félicitations se prépare à avaliser le coup de force constitutionnel que constitue le 4e mandat présidentiel qui devrait, Inch Allah, démarrer le 4 mai 2020. Le coronavirus a peut-être empêché le Peuple togolais et sa Diaspora de manifester sa désapprobation et sa condamnation de la légalité de la contre-vérité des urnes dans la rue. Mais le coronavirus pourrait, paradoxalement se retrouver être un allié de taille de ce Peuple.

Le système Gnassingbé a usurpé la démocratie au Togo. Ce système politique a profité de la candeur du Peuple togolais avec la signature reniée et les engagements non tenus du RPT/UNIR, malgré les promesses sans cesse renouvelées depuis l’accord politique global faussement inclusif du 20 août 2006.

Dès lors que la pauvreté, la peur, les menaces et en définitive l’absence de consensus intelligent entre les figures de l’opposition finissent par être éclipsés par l’achat des consciences, l’indépendance du Peuple togolais est en danger. L’affirmation selon laquelle « personne ne peut acheter la voix des électeurs indépendants » demeure vraie. Ce qui pose problème est qu’au Togo, il est difficile d’être indépendant dans des conditions de menaces permanentes, y compris celle nouvelle du COVID-19.

Malheureusement, « Les sacs de riz « FAURE » et l’argent distribué, décliné sous toutes les formes possibles de compromissions et de dialogues de légitimation du statu quo », déterminent encore trop souvent le choix de certains électeurs togolais, mais aussi de dirigeants de partis politiques… Aussi, une troisième voie devra s’imposer par la force des choses… une voie indépendante 10.

La réalité est qu’il y a eu un formidable quiproquo institutionnalisé tant par le pouvoir que l’opposition qui a accepté de participer aux élections. La confusion entretenue depuis l’avènement des Gnassingbé au pouvoir en 1967 a consisté à confondre allègrement « élection » et « accession au pouvoir ». Pour la énième fois consécutive, une partie de l’opposition togolaise vient de faire l’amère expérience de la contrevérité des urnes où celui est censé avoir gagné ne peut accéder au pouvoir, ni dans la paix, ni par la force, car l’armée non républicaine et clanique se fait assister d’une armée privée grassement payée avec l’argent des contribuables togolais.

6. Recommandations de RCDTI et CVU-Togo-Diaspora

Le système ésotérique, militaire et civil des Gnassingbé a réussi entre 1967 et 2020 à transformer le système de parti unique initial du père en une démocratie représentative de partis politiques trop souvent alimentaires, où le système politique empêche le Peuple d’exercer sa souveraineté par l’intermédiaire d’organes représentatifs indépendants. Ce système a donc organisé l’indépendance des Gnassingbé vis-à-vis du Peuple togolais, ce qui est tout le contraire d’une indépendance dite « Ablodè » et d’une démocratie véritable comme les avaient conçues les pères de l’indépendance togolaise.

Après la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 22 février 2020 par une Cour constitutionnelle anticonstitutionnelle du fait de l’absence du Sénat, il n’y a pas eu d’alternance au Togo.

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA rappellent que le contentieux post-électoral portant sur le 4e mandat anticonstitutionnel de Faure Gnassingbé ne peut être systématiquement et unilatéralement réglé par l’abus de force et l’abus de droit.

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA réitèrent leur demande de soutien financier auprès de tous citoyens, associations, sociétés, institutions, gouvernements ou même organisations bilatérales et internationales 11, dès lors qu’ils sont indépendants du système de Faure Gnassingbé.

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA demandent au Peuple togolais de reprendre courage pour s’organiser pour une lutte renouvelée dans le cadre de la troisième voie, celle de la justice, du projet société commun, de la conférence inclusive et d’une période transitoire de pacification du pays avant des élections de la vérité des urnes.

Le 27 avril 2020.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA) en partenariat avec toutes personnalités ou structures de la société civile indépendantes de la mouvance présidentielle au Togo.

Comité de Rédaction : RCDTI, CVU-Togo-Diaspora, Sursaut-Togo, Rassemblement National pour la Démocratie et le Panafricanisme (RNDP), Forces du Consensus Démocratique et Partenaires :

Yves Ekoué AMAÏZO, Dr.
Jean-Pierre Akoété BALIKPO
Ernesto D’ALMEIDA, Dr.
Mathieu D’ALMEIDA
Koffi DEKU, Ing.
Segnon EGBEKOU
François FABREGAT
Apélété Félix KODJO
Antoine Koffi OKOUTA
Tchatikpi OURO-DJIKPA
Antoine RANDOLPH, Dr.

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Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet de société commun pour l’avenir du Togo en vue d’une transition.

© RCDTI & CVU-TOGO-DIASPORA

Notes:

1. Code de l’indigénat. Université Laval, Canada. Accédé le 27 avril 2020, voir http://www.axl.cefan.ulaval.ca/afrique/indigenat_code.htm
– Le Code de l’indigénat fut adopté le 28 juin 1881. Puis c’est en 1887 que le gouvernement français l’imposa à l’ensemble de ses colonies. En général, ce code assujettissait les autochtones et les travailleurs immigrés aux travaux forcés, à l’interdiction de circuler la nuit, aux réquisitions, aux impôts de capitation (taxes) sur les réserves et à un ensemble d’autres mesures tout aussi dégradantes. Il s’agissait d’un recueil de mesures discrétionnaires destiné à faire régner le « bon ordre colonial », celui-ci étant basé sur l’institutionnalisation de l’inégalité et de la justice. Ce code fut sans cesse « amélioré » de façon à adapter les intérêts des colons aux « réalités du pays ».

2. La conférence de Berlin marqua l’organisation et la collaboration européenne pour le partage et la division de l’Afrique. Elle commença le 15 novembre 1884 à Berlin et finit le 26 février 1885. A l’initiative du Chancelier Otto von Bismarck, l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie, la Belgique, le Danemark, l’Empire ottoman, l’Espagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Russie, la Suède-Norvège ainsi que les États-Unis y participèrent. Une conférence antérieure fit commencer le débat sur la partition des Congo. La conférence de Berlin aboutit principalement à édicter les règles officielles de colonisation.

3. Tété-Adjalogo, G. T. (2017). Quelques pans cruciaux de l’histoire contemporaine du Togo. Editions l’Harmattan : Paris.

4. Mandilou, D. (2020). La monnaie unique africaine : En finir avec le franc CFA. 12 mars 2020. Edition VA Press : Versailles.

5. Agbobli, A. A. (2002). Le monde et le destin des Africains. Les enjeux mondiaux de puissance. Collection « interdépendance africaine : études africaines. Editions l’Harmattan : Paris.

6. Kananura, P. (2020). Gestion africaine de l’épidémie de coronavirus « COVID-19 ». Institut Mandela. Accédé le 27 avril 2020. Voir https://afrocentricity.info/positions-afrocentriques/gestion-africaine-de-lepidemie-de-coronavirus-covid-19/5805

7. Amaïzo, Y. E. (Sous la Direction) (2008). La neutralité coupable. L’autocensure des Africains, un frein aux alternatives. Avec une préface du Professeur Abel Goumba, et une postface de Têtêvi Godwin Tété-Adjalogo. Editions Menaibuc : Paris.

8. Pigeaud, F. et Sylla, N. S. (2018). L’arme invisible de la Françafrique. Cahiers libres. La Découverte : Paris.

9. HAAC (2020). Décision n°15/HAAC/P/20 Portant suspension de l’hebdomadaire FRATERNITE, 31 mars 2020. Accédé le 27 avril 2020.Voir https://www.haactogo.tg/?p=5450 ; Décision n°14/HAAC/20/P portant suspension du quotidien privé LIBERTE. Accédé le 27 avril 2020. Voir https://www.haactogo.tg/?p=5437; Décision n°13/HAAC/20/P portant suspension du bihebdomadaire L’Alternative. Accédé le 27 avril 2020. Voir https://www.haactogo.tg/?p=5433

10. Amaïzo, Y. E. (2020). « Existe-t-il une troisième voie au Togo : le Peuple togolais est-il prêt ou résigné ? Interview par Radio Kanal K et Radio Avulete. Journaliste : Sylvain Amos. 22 mars 2020. Accédé le 27 avril 2020. Voir https://cvu-togo-diaspora.org/2020/03/22/existe-t-il-une-troisieme-voie-au-togo-le-peuple-togolais-est-il-pret-ou-resigne/17500

11. Demande de contributions pour financer le Recours Juridique auprès des juridictions de l’Union africaine : Voir https://cvu-togo-diaspora.org/2020/02/13/mobilisation-du-peuple-togolais-pour-des-recours-juridiques-violation-de-la-charte-africaine-des-droits-de-lhomme-et-des-peuples/17408

 

 

27 Avril 2020, 60 ans d’Ablodè ? l’Indépendance des Gnassingbé vis-à-vis du Peuple togolais !

 

Togo : Le silence, le prix à payer

Comme François Boko et Pascal Bodjona, Faure veut réduire AgbéyoméKodjo au silence. La boulimie du pouvoir devient obsessionnelle et maladive chez le prince de PYA. Une thérapie de choc est nécessaire au fils d’Etienne et de Sabine

La boulimie du pouvoir devient obsessionnelle et maladive chez le président de la République, Faure Gnassingbé. Les mots ne sont pas trop forts pour le dire. Nul besoin d’être un homme en blouson blanc chevronné pour établir ce diagnostic.

Depuis 2005, où il est arrivé au pouvoir, avec un air d’innocence, dans un bain de sang des milliers de togolais, le prince héritier de PYA s’emploie, venitenimpotest, à écarter tous ses adversaires politiques. Il ne rate aucune occasion pour démontrer, que son « trône familial » vaut mille fois plus que la vie de tous les Togolais.

Quel que soit votre appartenance politique, opposition ou de son clan politique, vous pouvez tout faire sauf lorgner le pouvoir ou essayer de le raisonner sur la nécessité de garantir la paix et l’alternance dans le pays. Beaucoup en ont fait les frais.

En 2005, pour avoir osé alerter l’opinion sur le danger qui guette le pays en cas de passage en force du régime RPT, après la mort du Général Eyadema Gnassingbé, l’ancien ministre de l’intérieur de l’époque, François Akila Esso-Boko a failli laisser sa peau. Il n’a eu la vie sauve, que parce qu’il s’était plié à la loi du silence imposée par Faure Gnassingbé et la soldatesque de son géniteur.

Plus besoin de rappeler que, deux (02) jours avant les élections d’Avril 2005, l’homme a démissionné de son poste de ministre de l’intérieur, non sans faire part de son inquiétude pour l’avenir de la nation togolaise.

« Il s’en est suivi une série de négociations. Le pouvoir n’avait pas accepté le fait que depuis plusieurs semaines, j’ai quand même tiré sur la sonnette d’alarme en expliquant aux généraux, à la classe politique au pouvoir qu’on ne peut pas continuer d’aller dans ce sens et cela risquait de se terminer en bain de sang. Comme je n’ai pas été suivi, j’ai démissionné », a déclaré en 2010, l’ancien ministre Boko, sur TV5 monde.

Et d’ajouter : « Le pouvoir a pris cela comme une trahison. J’étais donc recherché, des négociations ont eu lieu entre la France l’Allemagne, l’Union européenne et le pouvoir et finalement ils ont accepté que je puisse quitter le territoire contre une résiliation et un silence ».

L’histoire politique récente de notre pays, nous apprend donc que, face à l’entêtement du régime Rpt, maintenu pas un petit clan qui ne veut lâcher le pouvoir pour rien au monde, ce qui devrait arriver arriva en 2005. Des milliers de Togolais ont payé de leurs vies, le prix fort de la conservation du pouvoir.

L’autre victime de Faure Gnassingbé (issue de son propre camp), dans cette obsession du pouvoir, reste sans doute son ancien bras droit, Pascal AkoussoulèlouBodjona. L’ancien ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locales a payé les frais de son zèle au côté du président de la République.

Trempé dans une affaire dite d’escroquerie internationale, l’ancien ministre grand format a appris à ses dépens qu’il ne faut être nullement, plus royaliste que le roi Faure Gnassingbé, et que lui seul doit être sous les feux de la rampe. Pire, il ne faut pas être bien vu par ses adversaires politiques.

Après avoir passé plus de 500 jours dans les bagnes de la prison civile de Tsévié, l’ancien porte-parole du gouvernement a été libéré sous le vocable « provisoirement ». Ce qui sous-entend que ce dossier est mis au frigo et qu’il peut être réchauffé à tout moment, au gré de l’humeur de Faure Gnassingbé ou de l’attitude du concerné. Et visiblement, le natif de Kouméa a choisi la voie de la sagesse qui est le silence, que de s’attirer encore les foudres d’une justice à la solde du prince de PYA.

Depuis sa libération provisoire, ce dinosaure politique s’est mué dans un silence sépulcral, alors que face aux derniers déroulements de l’actualité, beaucoup de Togolais auraient aimé entendre son avis. Même ses apparitions lors du dernier dialogue inter-togolais entre la C14 et le pouvoir en 2018, ont été éphémères.

« Le rêve du chien reste dans son ventre », dit l’adage populaire. En tout cas, face au rouleau compresseur que lui-même a contribué à ériger, Pascal Bodjona a préféré payer le prix de la liberté : le silence.

Quid d’Agbéyomé Kodjo et cie

Agbéyomé est le dernier fils de la maison à se « rebeller » et à lorgner le fauteuil monarchique. Mais il se verra appliquer aussi la loi du silence. Elle est d’or, cette loi dans les arcanes du pouvoir Rpt-Unir.

En effet, investi comme candidat de la dynamique Kpodzro pour le scrutin présidentiel du 22 février 2020, l’ancien premier ministre s’est auto-proclamé vainqueur avant les résultats provisoires de la Commission nationale électorale indépendante (CENI) et leurs confirmations par la Cour constitutionnelle.

Dans la foulée, l’homme de Tokpli, a nommé un premier ministre issu de la Diaspora en la personne d’Antoine Nadjombé. Le député a livré également des discours à la nation togolaise sous sa casquette de « président démocratiquement élu).

Le Procureur de la République avait qualifié ses actes « d’une extrême gravité et de nature à troubler indubitablement l’ordre public et à mettre en danger la sécurité publique ».

La levée de l’immunité parlementaire d’AgbéyoméKodjo, par ses collègues de l’Assemblée nationale a pavé le chemin pour la procédure judiciaire mis en branle en son encontre.

Il est arrêté le 21 avril 2020, dans une violence de rare intensité et conduit dans les locaux du Service central des recherches et d’investigations criminelles (SCRIC).

Plusieurs voix se sont élevées pour exiger sa libération et préconiser que cette crise post-électorale soit résolue sur le plan politique.

C’est ainsi qu’après avoir passé trois (03) jours dans les locaux du SCRIC, il est présenté devant le Procureur de la République, avec plusieurs de ses collègues de la dynamique Kpodzro dont son porte-parole, Brigitte Kafui-Adjamagbo et son directeur de campagne, Fulbert Attisso, puis devant le juge d’instruction, qui les a relâchés sous quatre (04) conditions.

Il s’agit notamment pour AgbéyoméKodjo et compagnies, l’obligation de déférer aux différentes convocations des juges aussitôt qu’il en sera requis, l’interdiction de quitter le territoire sans l’autorisation expresse des juges, l’interdiction de faire toute déclaration tendant à la remise en cause des résultats du dernier scrutin présidentiel du 22 février et l’interdiction de tous propos, déclarations ou attitudes tendant à remettre en cause et à saper l’ordre constitutionnel et institutionnel existant.

On comprend aisément qu’à travers ces conditions surtout les deux dernières que Faure Gnassingbé et ses sous-fifres de la justice, viennent une fois encore d’imposer leur loi du silence à un adversaire politique devenu trop « gênant ».

Dans la perspective de sa prestation de serment pour un mandat de trop, tout doit être au calme. Aucun chien ne doit aboyer, aucun oiseau ne doit roucouler.

Nul ne peut donc nous reprocher de pousser le Rubicon trop loin si l’on glose que « la boulimie du pouvoir de Faure Gnassingbé est à son paroxysme et que le fils du général Eyadema se soule de la rançon du silence de ses adversaires politiques ».

En somme, Faure Gnassingbé, le fils d’Etienne et de Sabine, mérite véritablement, une thérapie de choc pour comprendre que le pouvoir n’est pas une fin en soi et qu’il y a une vie après la présidence.

Source : Le Panafricain N° 033 du 28 avril 2020

 

 

Togo : Le silence, le prix à payer

 

Togo : Gangstérisme d’Etat chez Agbéyomé Kodjo, Jamais deux sans trois

A l’heure où l’humanité entière retient son souffle et se tient la tête à deux mains pour cause de Covid19, la préoccupation majeure des gouvernants togolais semble consister à solder le lourd passif de l’élection présidentielle du 22 Février dernier avec l’arrestation et l’incarcération du candidat à qui le laboratoire à fraude a attribué la deuxième position, Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo. En effet, la majorité des pays ont mis leurs différends politiques en sourdine et mobilisent toutes leurs ressources et énergies à la lutte contre la grave pandémie qui menace sérieusement le monde entier. Dans des zones de conflit, des cessez-le feu sont décrétés unilatéralement ou de façon consensuelle pour faire face au Coronavirus, des événements de portée mondiale ou internationale sont annulés ou reportés.

Au Togo, le gouvernement a pris la mesure de la situation et a édicté des règles de sécurité sanitaires. Certes, on déplore des décès mais à moins d’une possible manipulation de la réalité, le nombre de décès officiellement déclarés, 05 précisément, montre que l’infection n’est pas à si grand échelle comparativement à d’autres pays du continent qui sont plus mal lotis que nous. Afin de venir en aide et de porter assistance aux plus démunis, un programme de solidarité est même mis en place afin de permettre aux Togolais de ne pas trop ployer sous les mesures de restriction qui perturbent leurs principales activités.

Ainsi, lune catégorie de Togolais devront percevoir durant trois mois une allocation du gouvernement pour les besoins de première nécessité. Paradoxalement, au moment d’avoir en ligne de mire la précarité des couches sociales les plus défavorisées de notre société, le pouvoir de Lomé prend un malsain plaisir à exacerber une situation qui prévaut depuis les lendemains du scrutin présidentiel du 22 Février. Il n’est un secret pour personne que le candidat Agbéyomé arrivé second conteste les résultats proclamés par la CENI et la Cour constitutionnelle et se déclare vainqueur de l’élection. Sur et dans les médias, il réclame sa victoire que le camp d’en face lui a volée. Il a animé des conférences de presse pour clamer haut et fort sa victoire et la machination que l’on est en train d’ourdir contre lui. Depuis son dépôt de candidature jusqu’à la tenue du scrutin en passant par la campagne, il est soutenu par l’ancien archevêque de Lomé, Philippe Fanouko Kpodzro qui, après l’avoir aperçu dans le miroir du saint esprit, n’épargne aucune énergie pour le soutenir et l’accompagner même dans l’état de siège de sa résidence. Une procédure de levée de l’immunité parlementaire, il est député en exercice à l’Assemblée nationale et ancien président de l’institution. Le fait que le candidat de la dynamique Kpodjro soit un des députés du parlement monocolore suffisait pour le discréditer si on sait le débat qui a précédé la mise ne place d’un tel parlement, mais la personnalité du prélat fait vite oublier certains pans de l’histoire de l’ancien premier ministre. Le régime de Faure Gnassingbé veut, à tout prix, clouer le bec à Agbéyomé contre la volonté populaire et le réduire définitivement au silence. Pour se faire, une première convocation émise par la gendarmerie nationale lui a été adressée à laquelle il n’a pas daigné répondre pour motif de santé.

Une deuxième lui est alors adressée pour comparution le 09 Avril dernier, même résultat. Le 17 Avril, une armada, s’est rendue au domicile d’Agbéyomé pour lui présenter une 3ème et ultime invitation selon laquelle il devra se présenter au Service central de recherches et d’investigations criminelles de la gendarmerie le mardi 21 Avril 2020 à 09h00. Pourquoi en ces temps de crise sanitaire, le régime s’acharne-t-il tant contre un adversaire ? N’a-t-il pas d’autres priorités en cette période d’incertitudes et d’angoisse ? Ce qu’on peut qualifier d’acharnement inutile et puéril du gouvernement contre l’ancien président de l’Assemblée et ancien Premier ministre Agbéyomé Kodjo laisse dubitatif et perplexe. Cela n’a aucun sens et aucune portée tant politique que judiciaire. Sur le plan politique, Agbéyomé Kodjo est un candidat tout comme les autres à l’élection présidentielle du 22 Février.

En s’acharnant contre Agbeyomé, le régime croit compter sur son talon d’Achille. Le Talon d’Achille du candidat élu de la dynamique Kpodjro est qu’il ne dispose pas de base populaire, il est élu sous l’ombre d’un prélat qui jouit d’une assise catholique. Il a été élu, mais ceux qui l’ont élu ne sont pas prêts à s’afficher dans la rue pour lui, encore faut-il que lui-même ait une stratégie pour mettre son électorat à profit pour arracher sa victoire. Inutile de rappeler que des que les premières menaces ont commencé par peser sur lui, il n’a pas hésité à déclarer que lui il n’a pas envoyé les jeunes dans la rue. Pour l’autorité togolaise, sont en train de fabriquer Agbéyomé politiquement, car l’ennemi de mon ennemi étant mon ami, Agbéyomé peut jouir de la sympathie des populations malgré son passé encombré de casseroles voir de cuisines. Inutile de rappeler que c’est la peur phobique du RPT face à Gilchrist qui a fait de ce dernier ce qu’il n’était en réalité pas, un grand homme politique. Sur le plan judiciaire, n’eut été le fait que la particularité des candidats du saint esprit est de se faire élire sans réelle base électorale, on aurait pu craindre que s’en prendre à Agbéyomé d’une manière ou d’une autre serait la goutte qui ferait déborder le vase ou constituerait le détonateur d’une explosion qui couve depuis la proclamation des résultats définitifs du scrutin par la Cour constitutionnelle. N’empêche, les militants et sympathisants de l’opposition qui ont une soif inextinguible de changement en font un héros que la dictature ne peut s’empêcher de réduire au silence.

Ainsi, après un long chantage judiciaire, le fils de Tokpli a frôlé la prison avant d’être libéré sous 4 conditions qui mettent fin à l’odyssée de la dynamique de Kpodjro : obligation de répondre aux éventuelles convocation des sorciers du droit, interdiction de quitter le territoire togolais, surtout, interdiction de faire toute déclaration tendant à remettre en cause les résultats du dernier scrutin présidentiel, et enfin interdiction de tout propos déclaration tendant à remettre en cause l’ordre établi. C’est sous promesse de respecter ces conditions que le président démocratiquement élu est revenu à la maison. Il est arrêté de la façon la plus rocambolesque et la dictature sait si bien le faire. De l’arrestation de Kpatcha Gnassingbé au saccage du domicile de Tikpi Atchadam en son absence pour revenir à ce qui vient de se produire chez Agbéyomé lors de son arrestation musclée le 21 avril dernier, on peut vraiment dire qu’il n’a jamais deux sans trois. Après lui, toute une série de convocations sont envoyées aux proches parents de sa vision politique. L’archevêque n’a pas pu échapper à l’interrogatoire musclé sur fond de torture morale au SCRIC.

Si on sait que Faure n’écoute aucun conseiller et que le sort de l’ancien PM ne relève que de son humeur, il faut reconnaître que la destination à donner à l’homme de Tokpli a tellement divisé le cercle quand bien même tous sont d’accord que Kodjo l’héritier d’Eyadema doit trouver une formule pour clouer le bec à Kodjo le dauphin d’Eyadema. Ce qui fut fait, du coup, ceux qui ont refusé de voir la réalité en face en croyant qu’il est possible de détrôner la dictature togolaise par les urnes ont leurs yeux pour pleurer. Agbéyomé Kodjo est devenu du ‘’has been’’, le saint esprit n’a pas pu être assez saint pour produire le miracle attendu, il faut bien penser à autre chose car la dictature reste intacte.

Lakdhar

Source : Le Rendez-vous No.349 du 28 avril 2020

 

 

Togo : Gangstérisme d’Etat chez Agbéyomé Kodjo, Jamais deux sans trois

 

Agbéyomé Kodjo n’a pas négocié sa remise en liberté, dixit Me Darius Atsoo

Depuis la libération d’Agbéyomé Kodjo, des informations sur les réseaux indiquent qu'il a négocié sa remise en liberté. Selon ces rumeurs, il aurait signé une reconnaissance de la victoire de Faure Gnassingbé. Une information que son avocat principal, Me Darius Atsoo a démenti lors d’une récente intervention sur la question.

« Les conditions dont est assortie la remise en liberté de notre client n’ont pas été négociées (…) En réalité, les conditions relèvent de la seule décision du juge instructeur. Vous comprenez lesdites conditions ne peuvent pas être la contrepartie d’aucune offre de notre client », a indiqué l'avocat d'Agbéyomé Kodjo.

Même si l’avocat qualifie d’« extrêmement dures », les conditions de contrôle judiciaire de son client (Agbéyomé Kodjo), il regrette qu’il soit contraint de les respecter.

En considérant le statut d’Agbéyomé Kodjo, son principal avocat confie : « Il nous semble que la condition qui lui interdit de faire toute déclaration tendant à la remise en cause des résultats du dernier scrutin présidentiel, est une grave atteinte à sa liberté d’expression et sa liberté d’exercer un engagement politique ».

Le collectif d’avocats de l'ancien Premier ministre a appelé à un procès rapide contre les conditions du contrôle judiciaire. Relativement à cet appel, Me Darius Atsoo a laissé entendre que l’article 19 de la constitution togolaise a consacré le droit de toute personne en toute matière à ce que sa cause soit entendue et tranchée équitablement dans un délai raisonnable par une juridiction indépendante et impartiale.

Pour lui, « il est évident que les conditions du contrôle judiciaire auxquelles notre client est astreint, ne lui permettent pas d’exprimer sa liberté d’engagement politique, ce qui est une atteinte grave à sa liberté fondamentale d’expression ».

Et d’ajouter : « En tout état de cause, nous serons vigilants sur l’attitude du juge en ce qui concerne son contrôle de la mise en œuvre de ces conditions ».

 

 

Agbéyomé Kodjo n’a pas négocié sa remise en liberté, dixit Me Darius Atsoo

 

Covid-19 : La CDPA relève une gestion catastrophique de la crise sanitaire

Manque de matériels de protection pour le personnel soignant, insuffisance d'information au niveau des populations dans les coins reculés, bavures policières et militaires, avec des blessés et des morts, etc., la Convention démocratique des peuples africains (CDPA) dresse un bilan catastrophique de la gestion de la crise sanitaire au Togo. Le parti de Mme Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson appelle le gouvernement à repenser la lutte.

COMMUNIQUE DE LA CDPA
relatif à la gestion de la riposte de la pandémie à Covid 19

Depuis le 5 mars 2020, le Togo a enregistré et signalé son premier cas de Covid 19 entrant ainsi dans la longue liste des pays et territoires frappés par la pandémie. Pour gérer cette situation une urgence sanitaire a été décrétée avec une panoplie de mesures qui pour certaines, sont destinées à régler des problèmes politiques. Il en est ainsi du couvre-feu instauré depuis le 2 avril 2020 pour une durée indéterminée, qui à ce jour, selon les nombreuses informations, photos et vidéos sur les réseaux sociaux, a permis aux forces de défense et de sécurité de tuer de paisibles citoyens ou pour les plus chanceux d’être gravement blessés avec possiblement de graves séquelles. Ces malheureux dont la route a croisé celle des forces de défense étaient sortis tout simplement pour satisfaire leurs besoins physiologiques car dans leurs maisons il n’y a pas de toilette à Lomé, capitale du Togo en ce 21e siècle.

Par ailleurs, nous observons en journée, des forces de défense et de sécurité munies de cordelettes qu’elles utilisent pour tabasser les personnes surtout sur les motos et qui ne portent pas de masques sans que jamais il n’ait été décrété, le port obligatoire de masque dans le pays.

Sur l’aspect sanitaire de la gestion de la riposte du Covid 19, il y a un cafouillage monstre doublé d’un manque de transparence et une communication hasardeuse alimentant des rumeurs qui font que la population ne croit pas en la parole publique, d’où la panique et la méfiance.

Le 25 avril 2020, le Gouvernement dans son rapport de situation n°39 du 18 avril 2020, a annoncé 747 cas suspects, 54 cas probables cliniques et 808 cas contacts, 96 cas confirmés, dont un bébé de 28 jours et 06 décès. Au regard des mesures prises, nous observons chaque jour sur les médias publics un défilé des autorités togolaises, qui malheureusement n’informent pas sur l’essentiel à savoir : Quelle est la progression de la pandémie ? Quel est le nombre et état réels des patients hospitalisés ? Quelle est la disponibilité des différents matériels de protection ? Quelle est l’évolution du dépistage et des soins ; quelles sont les structures sanitaires équipés pour faire les tris des patients à l’accueil aux urgences ? Comment les services sanitaires fonctionnent-ils pendant la quarantaine ou l’hospitalisation en cas de confirmation ? Comment sont formés les soignants et comment sont-ils protégés ? quelle est la situation financière, notamment l’origine des 2 678 070 375 francs cfa qui alimentent le fonds Novissi, des précisions sur les 460.059 bénéficiaires au 17 avril 2020 ?

Ainsi, le 15 avril 2020, deux patientes hospitalisées dans le service de pneumologie du CHU Sylvanus Olympio, après être passées par le service des urgences médicales cinq jours auparavant, étaient en fait porteuses du Covid 19 sans que personne ne s’en rende compte et ignorant tout de leurs parcours. 2 Cette situation a entrainé la mise en quarantaine de plus de 40 soignants (médecins en spécialisation, internes, infirmiers, garde malades) qui viennent s’ajouter aux cas confirmés. La même situation a été vécue à l’hôpital de Bè dans la même semaine où avaient été admis le bébé de 28 jours décédé depuis, et sa maman, tous Covid 19 positifs ; ici c’est environ une quinzaine de soignants qui ont été mis en quarantaine. Ce qui rend indisponible pendant 40 jours plus d’une cinquantaine de soignants, en ce moment où les togolais ont le plus besoin d’eux et dans ce pays qui souffre déjà d’un manque de personnel hospitaliser.

Cette situation nous alerte sur quelques éléments de la communication officielle sur lesquels nous nous interrogeons :

- le troisième décès signalé le 3 avril 2020 n’était pas répertorié puisque selon le site d’information officiel du Gouvernement, « il s’agit d’un homme de 41 ans … ambulant de profession … souffrant depuis le 30 mars. Face à la complication de son état de santé, un test de dépistage de la Covid 19 a été effectué et s’est révélé positif » ;

- aucune précision sur l’origine probable de la contamination n’est donnée pour deux des trois nouveaux cas confirmés du 05 avril 2020 : une femme de 28 ans et un homme de 37 ans, tous togolais et résidant à Lomé ;

- aucune précision sur l’origine probable de la contamination n’est donnée pour le seul patient testé positif le 13 avril 2020 ni même son âge et son lieu de résidence ;

- sur les six nouveaux cas identifiés le 25 avril 2020, quatre sont des cas suspects (rappel : 747 cas suspects le 18 avril 2020) ;

- Au 25 avril 2020, il est annoncé 5 584 tests de dépistage effectués : que recouvre ce chiffre ? Combien de personnes ont été testées effectivement et qui sont-elles, puisqu’une personne peut être testée 2, 3 ou 4 fois.

La situation vécue au CHU Sylvanus Olympio nous apprend également que le personnel soignant n’est pas suffisamment protégé car il manque des équipements de protection individuels (EPI). Si ces informations sont avérées, où sont alors passés tous ces matériels offerts par de généreux donateurs (OMS, Jack Ma), réceptionnés et exhibés ? Où sont passés ceux que l’Etat annonce avoir acquis ?

Au-delà, nous nous demandons comment les masques et les gants chirurgicaux qui malgré leurs prix très élevés, sont inexistants en pharmacie mais se retrouvent en vente libre dans la rue ?

Alors qu’une cinquantaine du personnel de deux formations sanitaires est en mis en quarantaine, c’est ce moment que le gouvernement choisit pour renvoyer 34 paramédicaux du CHR Lomé commune pour les remplacer par des infirmiers militaires :

- Comment ces nouvelles recrues sont formées pour qu’elles soient directement opérationnelles afin d’être efficaces pour le service pour lequel elles sont appelées et surtout ne pas se contaminer eux-mêmes devenant un danger pour leurs proches et un vecteur de propagation du Covid 19?

- Pourquoi cette militarisation à outrance du secteur de la santé (Force anti pandémie de 5.000 personnes commettant diverses exactions, les CHU Sylvanus Olympio et Campus, le CHR Lomé Commune, le Coordonnateur de la cellule nationale de riposte de la pandémie et l’adjoint au 3 responsable du centre de prise en charge des patients Covid 19 du CHR Lomé Commune sont tous des militaires !) ?

Au regard de tout ce qui précède, la CDPA dénonce et condamne avec la plus grande fermeté :

- la militarisation excessive du pays et particulièrement celle du secteur de la santé ;

- les tueries et les bastonnades des paisibles citoyens ;

- le limogeage du personnel soignant du CHR Lomé Commune.

La CDPA présente ses sincères condoléances aux familles en deuil à cause du Covid 19 et de la barbarie soldatesque. Elle souhaite prompt rétablissement aux personnes testées positives et mises en quarantaine, et aux blessés suite aux brutalités policières. Elle invite les compatriotes à respecter scrupuleusement les mesures barrières qui sauvent la vie face à cette pandémie et à se mettre à l’abris de l’arbitraire d’un couvre-feu, qui loin de nous protéger, nous enlève la vie.

La CDPA exige :

- l’ouverture d’enquêtes impartiales pour faire la lumière sur les crimes et bavures des forces de défense et de sécurité et la traduction devant des tribunaux indépendants, les auteurs et commanditaires de ces actes cruels, inhumains et dégradants ;

- un visage plus humain et plus de professionnalisme dans la gestion du couvre-feu qui se révèle aussi mortel que la maladie qu’il est censé combattre ;

- l’arrêt des exactions des forces de défense et de sécurité sur la population pendant le couvre-feu de même que leur brutalité dans la journée quand les gens sont sans masque (non encore rendu obligatoire) ;

- un compte rendu quotidien de la situation de la pandémie fait par le Secrétaire général du ministère de la santé et de l’hygiène publique et/ou le Coordonnateur de la cellule de riposte ;

- la réintégration à leurs postes des soignants limogés ;

- la mise à disposition de tout le personnel soignant dans toutes les structures sanitaires du pays, des éléments de protection individuels de qualité et en quantité suffisante car il ne sert à rien de décréter le port obligatoire de masques pour le personnel soignant sans qu’ils n’en disposent réellement ;

- l’homologation des masques artisanaux que porte majoritairement la population afin d’éviter sa contamination malgré leurs port.

Au moment où notre pays célèbre, dans la douleur, les soixante ans de notre indépendance confisquée par les forces conservatrices, la CDPA invite les togolais au courage et à l’endurance.

Nous n’avons pas le droit de baisser les bras !
La patrie en danger nous l’ordonne !
Ensemble nous vaincrons !

La secrétaire Générale

B. K. ADJAMAGBO JOHNSON

 

 

Covid-19 : La CDPA relève une gestion catastrophique de la crise sanitaire

 

Présidentielle 2020/Mgr Kpodzro persiste et signe : Agbéyomé Kodjo est le vrai vainqueur

L’archevêque Emérite de Lomé, Mgr Kpodzro, hausse à nouveau le ton. Les poursuites judiciaires en cours contre son protégé Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo et ses proches n’enchantent pas le prélat. Il exige l’abandon de ces poursuites et réclame la vérité des urnes.

Tout porte à croire que la situation malencontreuse que traverse la dynamique Kpodzro est loin de dissuader le prélat en ce qui concerne la quête de la vérité des urnes, surtout celle du scrutin présidentiel du 22 février dernier.

« Nous allons continuer à clamer notre victoire jusqu’à pleine récupération du pouvoir. UNIR n’a encore rien compris. Il ne s’agit pas de la victoire d’Agbéyomé Kodjo, mais plutôt de la victoire de Dieu sur les forces du mal », a indiqué Mgr Kpodzro ce mardi.

Et de poursuivre : « J’affirme sans ambages que les restrictions auxquelles ont été soumis les membres de la Coordination sont nulles et non avenues ».

Selon lui, les interdictions requises contre Agbéyomé Kodjo et ses collaborateurs sous contrôle judiciaire, et d'autres membres de la dynamique relèvent d’une persécution engagée par le régime en place.

L’archevêque Emérite de Lomé a par ailleurs invité les responsables de la CENI et de la Cour Constitutionnelle à faire « des aveux publics visant à restituer la vérité des urnes » dans le cadre de l’élection présidentielle du 22 février dernier.

Car, a-t-il prévenu, ces derniers courent le risque d’une malédiction.

Nicolas K

 

 

Présidentielle 2020/Mgr Kpodzro persiste et signe : Agbéyomé Kodjo est le vrai vainqueur

 

Togo Debout exige une concrétisation des prémices de la transition politique

Même en pleine crise sanitaire, TogoDebout ne perd pas de vue l’objectif de la lutte pour la libération du Togo. Dans le cadre des 60 ans d’indépendance du Togo, cette organisation de la société civile exhorte les acteurs politiques et de la société civile à une transcendance personnelle et générale afin de concrétiser l’alternance au sommet de l’Etat.

Après 60 années d’indépendance, le mouvement estime que les circonstances politiques actuelles « montrent que l’enjeu n’est pas de créer une autre opposition, mais d’empêcher qu'elle ne se dissolve », lit-on dans un communiqué de TogoDebout en date du 27 avril 2020.

Pour l’organisation, il ne s’agit pas d’imposer l’unicité d’action, mais plutôt d’éviter les réactionnaires. Selon elle, « ne pas comprendre cela, c’est ignorer la nature perfide de la dictature des Gnassingbé ou opter, en toute conscience, pour la stratégie de la collaboration ».

A l’en croire, la libération du Togo doit passer par de « nouvelles étapes basées sur des règles démocratiques ». « Nous devons rester ouverts, mais déterminés et intransigeants », a indiqué le mouvement.

Le 28 février dernier, l’organisation a suggéré aux forces démocratiques, la mise en place des organes de transition. Relativement à cette requête, elle « exhorte chacun des mouvements politiques et tous les acteurs de la société civile à une transcendance personnelle et générale ».

« TogoDebout, porteur de l’ensemble des tendances démocratiques du TOGO, exige une concrétisation dans les jours à venir, des prémices de la transition et une feuille de route exhaustive inclusive, qui engage toutes les composantes de la nation », a ajouté le communiqué.

 

 

Togo Debout exige une concrétisation des prémices de la transition politique

 

Couvre-feu et bavures policières : Yaovi Okpaoul n'est plus commandant de la Force anti-pandémie

Le Lt-Colonel Yaovi Okpaoul a été relevé du commandement de la Force Mixte Anti-pandémie Covid-19. C'est ce que renseigne en tout cas un communiqué du gouvernement.

Dans un communiqué ce lundi, le gouvernement togolais a souligné qu’il a été procédé au « changement du commandement de la force anti-pandémie » sans donné plus de détails.

Cette force, composée de 5 milles hommes et femmes de différents corps, a pour mission de veiller au respect du couvre-feu instauré dans le cadre de la crise sanitaire. Malheureusement, elle est sous le feu des critiques depuis quelques semaines.

Cette force est souvent citée dans des violences constatées sur les populations aux heures du couvre-feu. Des violences conduisant parfois à la mort.

« Depuis quelque temps, nous avons enregistré des incidents malheureux et graves », précise le gouvernement qui dit avoir ouvert « des enquêtes afin d’élucider de manière complète et indépendante les circonstances de tous les faits évoqués depuis la mise en place de la force anti-pandémie ».

Pour le moment, le nom du nouveau commandant n'est pas encore connu.

Rayan Naël

 

 

Couvre-feu et bavures policières : Yaovi Okpaoul n'est plus commandant de la Force anti-pandémie

 

Tout ce que vous devez savoir avant de choisir votre solution de e-commerce

Pour les entreprises, le commerce électronique est devenu un indispensable. Quel que soit votre secteur d’activité, c’est un élément incontournable pour vous développer et toucher le maximum de personnes. Cependant, pour créer une boutique en ligne, il existe tellement de solutions e-commerce sur le marché qu’il est parfois difficile de s’y retrouver. Vous devez non seulement sélectionner parmi les meilleures offres, mais aussi et surtout dénicher celle qui correspond réellement à vos besoins. Pour vous aider, voici quelques critères que vous devez obligatoirement prendre en compte avant de choisir votre plateforme e-commerce.
Votre budget

Le premier élément à considérer est votre budget, parce qu’il y a des frais pour chaque option. Prenez le temps de bien noter tous ces frais et d’identifier ensuite la somme maximale que vous serez prêt à investir dans la boutique en ligne. Il faut prévoir l’hébergement, la sécurité, le nom de domaine, les frais pour les transactions ou encore les coûts fixes d’abonnement pour l’utilisation de la solution e-commerce.

Même si les coûts peuvent parfois paraître élevés, il ne faut pas les prendre en dépenses, mais plutôt comme un investissement. Cela permet de ne pas faire l’erreur d’opter pour la solution la plus accessible au détriment de la qualité, risquant ainsi de créer un site de mauvaise qualité.

Vos produits
Les types de produits que vous vendez peuvent influencer directement le choix d’une plateforme. Si vous n’êtes pas encore fixé, il existe des outils qui vous conseillent les bons produits en dropshipping ou en e-commerce de façon générale. Vous aurez le choix entre des millions de produits à vendre sur votre boutique, incluant des catégories diverses comme la mode masculine ou féminine, la décoration, le sport, etc.

Par ailleurs certaines solutions e-commerce proposent des forfaits qui imposent une quantité limitée de produits à publier. Vous devez veiller à ces paramètres et vous assurer de posséder les fonds nécessaires pour prendre un forfait supérieur si le besoin se fait sentir. La plateforme que vous avez choisie doit aussi avoir la capacité de supporter un grand nombre de produits et permettre d’insérer éventuellement plusieurs variantes.

Les extensions dont vous avez besoin
Votre site web de vente doit être performant. C’est le centre de contrôle à partir duquel vous allez gérer vos différentes activités. Pour cela, veillez à synchroniser tous les outils et logiciels que vous utilisez pour automatiser au mieux les opérations. Si beaucoup de solutions e-commerce supportent des extensions variées, vous devez quand-même faire une liste des logiciels dont vous avez besoin par exemple pour les services d’email marketing ou de livraison, et vérifier si les extensions sont disponibles. Cela est idéal pour une meilleure optimisation et pour une gestion efficace.

Les langues sur votre site internet
Avez-vous besoin de créer un site multilingue ? Si oui, quelles langues seront accessibles sur votre boutique en ligne ? Sur certaines plateformes, l’option est disponible et assez simple d’utilisation, pendant que c’est plus compliqué ailleurs, voire impossible. Quand c’est possible, vous devez également vérifier que la façon dont le site s’affiche en fonction de la langue respecte les conditions nécessaires pour un bon référencement au niveau des moteurs de recherche.

Vos compétences en informatique
Vos compétences en informatique sont un critère à considérer, surtout quand vous devez gérer vous-même votre boutique en ligne. Vous devez choisir des outils avec lesquels vous êtes à l’aise selon vos compétences. Si vous n’avez pas de prérequis, une interface compréhensible et facilement utilisable serait idéale pour vous.
Même si les plateformes possèdent une courbe d’apprentissage normale, il vaut mieux éviter des solutions qui vous demandent de coder régulièrement, d’autant plus si vous êtes novice dans le langage informatique et la programmation. Vous avez besoin dans ce cas d’une solution qui vous propose un fonctionnement global et ergonomique, et s’occupe du côté technique pour vous. Mais si vous êtes un spécialiste du domaine, il est tout à fait conseillé de choisir des solutions plus techniques, car vous aurez plus de liberté.

La personnalisation de votre site
Selon ce que vous proposez, vous aurez besoin de personnaliser ou non votre site internet. Si vous devez par exemple donner des cours en live, offrir un contenu spécial pour vos membres, etc., les fonctions de personnalisation doivent vous donner la possibilité d’agir comme vous le souhaitez sur l’architecture du site et sur les extensions. C’est une question que vous allez vous poser avant de choisir, car beaucoup de solutions e-commerce sur le marché sont vraiment limitées à ce niveau.

Que retenir au final ?
• Pour choisir votre solution e-commerce, vous devez privilégier vos différents besoins tout en respectant votre budget.
• Les conseils peuvent être utiles, mais ne vous basez pas uniquement sur la popularité ou les recommandations.
• La plateforme la moins chère n’est pas forcément la solution la plus rentable.
• Votre commerce en ligne ne doit pas rester longtemps au même niveau ; évaluez donc l’évolutivité que permet la solution que vous choisirez.
• A chaque étape, vous devez considérer les besoins actuels et futurs de votre entreprise.

 

 

Tout ce que vous devez savoir avant de choisir votre solution de e-commerce

 

Togo : Sylvanus Olympio, père de l’Ablodé.

Epiphanio Kwami OLYMPIO naissait le 06 septembre 1902 à Kpando, dans le Togo britannique de l’époque, région annexée au Ghana peu avant son indépendance. Son père, Epiphanio Elpidio OLYMPIO (1873-1968), était un riche commerçant en vivres – tissus et planteur de cocoteraies venu s’installer au Togo, dés l’âge de 19 ans. Ce dernier était né d’une femme yoruba, princesse nigériane d’Abéokuta et de Francisco da Silva OLYMPIO, brésilien et trafiquant d’esclaves établi à Agoué, lui-même fils d’un brésilien d’origine portugaise et d’une amérindienne. La mère de Sylvanus, Fidélia AFE (1862 environ-1967), était une femme d’origine esclave de l’ethnie mamprusi de la région de Dapaong.

1914 : Après ses études primaires à la Mission catholique allemande à…

Lomé, puis à l’école coloniale française Sylvanus OLYMPIO est inscrit à l’Ecole secondaire anglaise, la région de Kpando où il vivait avec ses parents étant située dans le Togo britannique, partie du territoire qui est le produit de la division du Togo entre la France et la Grande Bretagne après la défaite militaire subie par les troupes allemandes dans le pays en 1914, dès les débuts de la première guerre mondiale (1914 à 1918). Togo français et Togo britannique seront deux territoires dont la Société des nations (SDN) va ratifier le partage entre la France et la Grande Bretagne auxquels il confie un mandat d’administration qu’il supervise dans le cadre d’un régime de tutelle.

1920-1927 : Parti à l’âge de 18 ans, Sylvanus OLYMPIO poursuit ses études à Londres (Angleterre) où il obtint la London Matriculation (l’équivalent du baccalauréat français) avant d’entamer un cursus universitaire d’économie politique à la London School of Economics (1922 – 1926) d’où il sort diplômé pour aller poursuivre, ensuite, des études supérieures de droit international à Dijon (France) et à Vienne (Autriche).

1927 : Engagé à la fin de ses études comme employé par la Lever Brothers Company, Sylvanus OLYMPIO y entame une carrière professionnelle à Londres.

1928-1930 : Retour en Afrique où Sylvanus OLYMPIO est affecté d’abord comme adjoint à l’agent général de la compagnie Unilever à Lagos (Nigeria) puis est muté comme chef de la société à Hô (Ghana).

1930 : Il épouse Dina Grunitzky, une jeune métisse togolaise fille d’un officier allemand d’origine polonaise et d’une mère anlon de Kéta (Ghana), née de la famille royale des Amégashie. Elle est la sœur d’un certain Nicolas Grunitzky qui fera parler de lui plus tard à l’assassinat de son beau-frère Sylvanus auquel il accepta de succéder à la tête de l’Etat togolais après son assassinat. Ils eurent 5 enfants dont trois garçons et deux filles : Kwassi Bonito Herbert (décédé le 25 août 1994), Ablavi Rosita, Kwami Gilchrist Sylvanus, Ayaba Sylvana et Kodzo Elpidio Fernando.

1932 : Jusque là adjoint de l’agent général de la Compagnie Unilever pour le Togo, Sylvanus OLYMPIO est muté au Togo où il revient s’établir pour accéder au poste d’Agent général de la United Africa Company (UAC), filiale du groupe Unilever en zone française. Promotion exceptionnelle alors pour un africain autochtone, il était le plus en vue de toute l’élite africaine de Lomé et se voit désigner, de ce fait, comme Président de la Chambre de commerce de Lomé. La même année, il accepta d’être le conseiller technique d’un groupement pré-politique : le Conseil des notables créé par le pouvoir colonial français comme un instrument destiné à l’aider à administrer le Togo.

1934 : Olympio participe au comité de rédaction du journal « Le Guide du Togo » créé par Jonathan Savi de Tové, comme outil d’éducation politique.

1936 : OLYMPIO est désigné vice-président du Cercle des Amitiés Françaises qui joua le même rôle que le Conseil des notables.

13 mars 1941 : Olympio participa à la création du « Comité de l’Unité togolaise », une association initiée au départ par le gouverneur Lucien Montagné comme une amicale entre autochtones et colons français, à l’image du Conseil des notables d’avant guerre pour contrer les revendications du regroupement dénommé Deutsche Togo Bund. Créé le 1er septembre 1924 et enregistré à Accra (Ghana) en 1924, ce dernier menait campagne pour la reconstitution du territoire togolais tel que délimité sous la colonisation allemande ce qui garantirait la réunification du peuple Ewe artificiellement divisé entre deux territoires du Togo et du Togo britannique (annexé plus tard au Ghana) par les colons français et britannique.

1942 : Olympio est arrêté et emprisonné pendant trois semaines, avec six de ses collègues, à Djougou, dans le nord du Dahomey d’alors, par le gouverneur colonial qui représentait, au Togo, le régime de Vichy parce que, comme commerçants, ils travaillaient pour des entreprises britanniques. On était en effet à l’époque en pleine IIe Guerre mondiale où un pacte, conclu avec Hitler par le Maréchal Pétain qui dirigeait alors la France, partagea cette dernière en deux. La moitié nord du pays fut laissée aux nazis alors qu’un gouvernement de « collabos » des nazis dirigé par Pétain se mettait en place dans la ville thermale de Vichy. Dans toute la France y compris dans les colonies, la chasse s’engagea alors contre ceux qui, comme Sylvanus Olympio, continuaient à entretenir des relations – fussent-elles commerciales – avec des représentants de l’Angleterre, pays considéré comme « ennemi » de l’Allemagne et de Vichy dans cette guerre. A l’annonce du débarquement des troupes alliées en Afrique du nord, toute l’Afrique occidentale française se rallia à la résistance française dirigée depuis Londres par Charles De Gaulle. Olympio fut alors libéré mais se vit intimer, par l’administrateur, l’ordre de quitter immédiatement la prison, en pleine nuit, au milieu de la brousse, sans voiture, ni autre moyen de déplacement qu’à pied.

30 janvier – 8 février 1944 : Avant même la fin de la IIe Guerre mondiale, Charles de Gaulle, convoqua la Conférence de Brazzaville pour tenter de sauver les intérêts coloniaux français en Afrique qui menaçaient d’être balayés par le soulèvement des peuples africains dont les premiers soubresauts se manifestaient déjà à ce moment même où la France, sortie totalement exsangue de cette guerre, ne pouvait y résister. En effet particulièrement dure été, pour les Africains, les affres de toutes sortes qu’ils avaient subies au titre de l’effort de guerre : surexploitation organisée à travers la pratique esclavagiste du travail forcé avec son lot de brimades et exactions, envoi de troupes servant de « chair à canon » en première ligne sur les fronts de cette guerre, etc.. Il y fut décidé un train de réformes : suppression du régime discriminatoire de l’« indigénat » dès la fin de la guerre, abolition du travail forcé dans un délai de cinq ans, représentation élue de députés africains à l’Assemblée constituante française qui allait se mettre en place. Au Togo où, sous la direction de Sylvanus OLYMPIO, le combat du CUT pour l’indépendance la réunification du peuple ewé s’intensifiait, ces décisions suscitent une vive contestation comme le note ainsi Claude Gérard (cf. Les pionniers de l’indépendance) : « Au Togo, par contre, l’indépendance future de ce Territoire sous Tutelle des Nations Unies, administré par la France depuis la première guerre mondiale, est souhaitée par tous. Aussi les recommandations de la Conférence de Brazzaville, excluant toute perspective même lointaine « de self-governments dans les colonies », déclenchent-elles à Lomé des manifestations hostiles ».

27 avril 1946 : A la réunion de renouvellement du Conseil d’administration du « Comité de l’Unité togolaise », Sylvanus Olympio proposa et fit adopter qu’il change de nature pour devenir un véritable parti nationaliste. C’était dans un contexte où, le 9 avril 1946, avait été créé, par Pedro OLYMPIO (un cousin de Sylvanus) et Nicolas Grunitzky, le Parti togolais du progrès (PTP). Les membres de ce parti, inféodés à l’administration coloniale française – tout comme l’Union des chefs et des populations du nord (UCPN)–, que cette dernière créera de toutes pièces en 1951, s’illustraient par leur farouche opposition au combat des nationalistes togolais qui menaient ouvertement campagne pour la réunification du peuple Ewé arbitrairement divisé entre les deux Togo par les colonisations française et britannique.

9 juin 1946 : A l’initiative de Daniel Chapman, un professeur du collège d’Achimota en Gold Coast (le Ghana de l’époque) fut créée la « All Ewe Conference » qui s’était fixée pour objectif de combattre pour la réunification du peuple Ewe. Sylvanus OLYMPIO en devint un représentant au Togo, pays que les colons français et britanniques se sont partagés la fin de la première mondiale en le divisant en deux territoires soumis à leur domination respective et dont les peuples ont également été divisés par une frontière artificielle.

10 novembre 1946 : Aux élections des députés au Conseil de l’Union française, le parlement français de l’époque, total fut le succès du CUT dirigé par Sylvanus Olympio qui inscrivit l’unification et l’indépendance du Togo au programme qu’il proposa aux citoyens en présentant Martin AKU comme candidat : avec 4 270 voix, il obtenait 73 % des suffrages exprimés contre 1 460 voix soit 25 % des suffrages exprimés pour Nicolas Grunitzky, le candidat présenté par le Parti togolais du progrès (PTP). Martin AKU alla donc siéger à l’Assemblée nationale française.

8 décembre 1946 : Aux élections à la première Assemblée représentative du Togo, le CUT conforta ses positions en raflant presque tous les sièges. Olympio fut alors appelé à présider cette assemblée pour 5 ans. Il avait alors 44 ans.

8 octobre 1947 : Délégué de la « All Ewe Conference », OLYMPIO se rend pour la première fois à l’ONU pour plaider la cause de la réunification du peuple Ewe. Il fera par la suite ce voyage chaque année, et même deux fois par an parfois.

7 janvier 1951 : Congrès de réorientation politique générale du CUT à Kpalimé. Précédée d’une Conférence prémiliminaire tenue à Kusuntu, sur la route menant à Missahöhe et rassemblant toues les organisations pan-éwéistes et pan-togolais du BMT et du Togo sous tutelle française. Il rassembla, sous la présidence du chef Apetor II de Kpalimé, tous les cadres nationalistes favorables à l’unification et à l’indépendance du Togoland notamment les chefs traditionnels du Nord et du Sud. Le Congrès élut un Conseil d’administration avec Pa De Souza comme président et Sylvanus Olympio comme l’un de ses vice-présidents.

1951 : Muté par le groupe Unilever à Paris dans les services de la « Compagnie du Niger », sa filiale, suite aux interventions manoeuvrières du pouvoir colonial français auprès de ses patrons anglais pour l’empêcher de continuer à diriger le combat politique du CUT au Togo, OLYMPIO fut convoqué à Londres. Là ses patrons le sommèrent de choisir un des deux termes de cette alternative : ou bien partir en croisière aux frais de la société, en Grèce ou ailleurs afin de ne pas être à Paris où devait se tenir une session de l’ONU devant laquelle Sylvanus était susceptible d’intervenir au compte des nationalistes togolais ou bien démissionner ! Spectaculairement, OLYMPIO choisit de démissionner pour ne pas trahir la cause du combat pour l’indépendance du Togo ce qui lui conféra un énorme prestige.

1952 : Réélu à l’Assemblée territoriale togolaise où le CUT venait cependant de perdre la majorité des sièges grâce aux fraudes massives organisées par le pouvoir colonial français au profit de leurs suppôts du PTP, OLYMPIO doit laisser à ces derniers la présidence de cette assemblée.

1954 : Arbitrairement accusé de « trafic de devises » entre le Togo et le Ghana par le pouvoir colonial français, OLYMPIO se voit proposer par ce dernier de renoncer à la vie politique pour que cette supposée « infraction » ne soit pas retenue contre lui. Ayant refusé avec indignation cette grossière tractation, il est condamné à une amende de 5 millions de F CFA et à la déchéance de ses droits civiques, ce qui l’empêcha d’être candidat aux consultations électorales ultérieures sous le régime colonial français.

27 avril 1958 : De nouvelles élections législatives sont organisées au Togo pour la désignation d’une nouvelle assemblée, cette fois-ci, sous la supervision d’une mission l’ONU (dirigée par le Hawaïen Max Dorsinville) à la demande des nationalistes. C’était pour éviter les fraudes massives régulièrement planifiées jusque-là par le pouvoir colonial français lors des précédentes consultations électorales pour imposer frauduleusement la victoire de ses suppôts du PTP et de l’UCPN. Déchu de ses droits civiques, OLYMPIO ne pouvait y être candidat. Bien que les fraudes du pouvoir colonial eurent lieu quand même notamment au niveau de la manipulation des listes électorales, leur limitation permit au CUT de gagner ces élections. De l’avis de tous les observateurs, ce fut avec une totale surprise que la victoire des partisans de l’indépendance immédiate « Ablodé ! » regroupés autour du CUT s’imposa « avec l’ampleur d’une lame de fond ». Les nationalistes venaient de remporter une confortable majorité de 33 sièges sur les 46 à pourvoir pour la nouvelle assemblée en ce 27 avril 1958.

16 mai 1958 : Après avoir proclamé dès sa première séance une amnistie qui restitua à Sylvanus OLYMPIO ses droits civiques, l’Assemblée législative l’investit Premier ministre de la République du Togo.

Automne 1958 : Nommé Premier ministre, OLYMPIO se rend à Paris pour y rencontrer le Président de la République, Charles de Gaulle, afin de négocier avec lui un cadre politique disposant que, bien que les Togolais se soient prononcés pour l’indépendance immédiate, le 27 avril 1958, il souhaitait ne pas traduire immédiatement cette volonté dans les faits et préférait attendre encore deux ans, jusqu’en avril 1960, pour la proclamation effective de l’accession du Togo à la souveraineté internationale.

15 novembre 1959 : Aux élections municipales le CUT confirme à nouveau son triomphe en raflant 136 sièges sur les 160 à pourvoir. Sylvanus OLYMPIO est élu maire de Lomé.

27 avril 1960 : Lors de cérémonies grandioses organisées à Lomé en présence de représentants d’Etats et institutions venus du monde entier, Sylvanus OLYMPIO proclame solennellement, à minuit l’indépendance du Togo par ce discours :

« » Sentinelle, que dis-tu de la nuit ?

La nuit est longue mais le jour vient ! »

Excellences, Mesdames, Messieurs,

Le grand jour tant souhaité est enfin arrivé.

Notre pays, le cher Togo qui, depuis 1884, a été successivement protectorat allemand, condominium franco-britannique, territoire sous tutelle de la France retrouve, en ce jour du 27 avril 1960, sa liberté d’antan.

De ce moment et à jamais affranchi de toutes sujétions, de toutes entraves, maître de son destin, maître de ton destin, cher Togo, mon cher pays, te voilà libre enfin.

Au nom du peuple togolais, je proclame solennellement l’indépendance du Togo, notre patrie. »

9 avril 1961 : Sylvanus OLYMPIO est élu Président de la République togolaise au terme des élections remportées par le Parti de l’unité togolaise qui rafla 560 938 voix sur les 564 617 votants et 627 688 inscrits soit 89 % des votants et 97 % des suffrages exprimés (la Juvento, l’allié d’avant qui s’opposait alors au CUT, n’avait pas pu se présenter n’étant pas arrivée à déposer la caution fixée dans les délais prévus).

30 janvier 1962 : Une grave crise politique éclate au sommet de l’Etat où le gouvernement de Sylvanus OLYMPIO prend la décision de dissoudre son allié de toujours, la Juvento, après l’annonce de la découverte d’un complot faisant suite à l’apparition de divergences de ce parti avec le CUT qui a conduit au départ de ses membres du gouvernement, alors que d’autres sont arrêtés et emprisonnés à Mango.

13 janvier 1963 : Sur les téléscripteurs du monde entier tombe cette information : « Coup d’Etat au Togo. Le président de la République Sylvanus OLYMPIO assassiné ». Etienne GNASSINGBE Eyadéma a publiquement revendiqué l’avoir abattu, à bout portant, par des balles tirées en pleine poitrine et au bas-ventre avant de lui sectionner, au couteau, les veines des poignets. Puis, avec la baïonnette de l’arme, il lui taillada la cuisse gauche tout en expliquant fièrement à ses camarades : « C’est comme ça que je faisais en Algérie pour m’assurer que mes victimes étaient bien mortes ». OLYMPIO agonisa longuement ainsi au sol en se vidant de son sang, dans d’atroces souffrances. C’était le premier coup d’Etat sanglant de l’Afrique indépendante, fomenté par les réseaux du tristement célèbre Jacques FOCCART, ministre français de la coopération du gouvernement dirigé par Charles de Gaulle. Pour cet assassinat dont l’organisation fut confiée aux bons soins du commandant Maîtrier, cet officier français qui commandait la gendarmerie nationale togolaise, on eut recourt à la manipulation de demi-soldes démobilisés de l’armée française à la fin de la guerre d’Algérie. Chose tout à fait étonnante qui démasque un complot organisé du plus haut sommet de l’Etat français : à 6 H du matin, ce 13 janvier 1963, France Inter, la radio de l’Etat français annonça la nouvelle de l’assassinat d’Olympio alors qu’il n’avait même pas été retrouvé par le commando envoyé pour le tuer. Ayant réussi à lui échapper une première fois, il s’était réfugié à l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique, cachette que l’Ambassadeur des Etats-Unis, Léon Poullada, révéla à l’Ambassadeur de France, Louis Mazoyer, et d’où le commando ira le sortir en escaladant le mur d’enceinte, en violation flagrante de la règle d’extraterritorialité protégeant toutes les Ambassades. Récupéré par le révérend père Jean Gbikpi, son corps échappa ainsi à la disparition comme celui de Lumumba du Congo (qu’on fit dissoudre dans un bac d’acide), fut acheminé clandestinement par Christophe da Gloria au Bénin où il a été inhumé au carré des Afro-brésiliens du cimetière d’Agoué.

20 septembre 1964 : Décès à Cotonou (Bénin) de Dina, épouse de Sylvanus OLYMPIO qui, inconsolable et traumatisée après l’assassinat de son mari, ne put lui survivre. Elle fut enterrée à côté de son mari à Agoué.

Fabbi Kouassi

 

 

Togo : Sylvanus Olympio, père de l’Ablodé.

 

60ans des indépendances : Etat et pouvoir en Afrique

De l’Etat colonial et de la post colonie en Afrique francophone : ruptures et continuités

Il nous a été demandé de revoir, revenir sur le système d’administration et politique colonial francophone en Afrique. Nous avons planché sur le sujet en duo avec le Pr Joseph Kizerbo, auteur entre autres d’une «Histoire générale de l’Afrique» et directeur éminent de l’ouvrage «La natte des autres», une invite au développement endogéne. Mais aussi, le contexte des soixante ans d’indépendance de bon nombre d’Etats africains invite à relever des évolutions de tout ceci, aujourd’hui, à l’an 60 des indépendances.

Le continent africain a connu et connait encore de nos jours un parcours parsemé d’embuches. Hier comme aujourd’hui, l’Afrique a sa progression perturbée, entravée d’aucuns ont parlé de régression. Après les traites esclavagistes arabes et occidentales, la colonisation mis «le continent sous le joug colonial qui est une forme singulièrement primitive de la domination de race» (Achille Mbembé). La décolonisation et ou les indépendances, l’Etat postcolonial renvoie pour sa part à la «situation dans laquelle se trouve l’Etat après l’indépendance. Cette époque est synonyme de sortie de la grande nuit» (Achille Mbembé). Et alors, le continent africain fut et est toujours à la prospection issues faisant de nombreux pessimistes : «Et si l’Afrique refusait le développement» (A Kabou) ; « L’Afrique noire est mal partie » (R Dumont) ; «L’Afrique de l’ouest, un adulte mal dans son âge : de la persistance de conflits politico militaires et de la pertinence de la piste fédérale» (M Kanté, 2010).
Sommes-nous sortis du dictat colonial? L’Afrique a-t-elle les coudées franches dans la conduite et la compétition qu’exigent les progrès? Les règles du jeu ont-elles vraiment changé, évolué? Les pouvoirs sont ils reflets des peuples ? C’est sans doute l’impasse et le dérèglement qui étaient plus considérables, alors, et se manifestaient par une stagnation ou régression sociale, économique, politique, environnementale…qui firent se délier tant de langues et suscitèrent les alertes de tant de disciplines et genres littéraires ou scientifiques.
Pour traiter d’un tel sujet, nous allons d’abord étudier le système politique colonial français (avec comme principal auteur référent Kizerbo), puis jeter un regard sur l’Afrique présente, des indépendances d’où un avis sur l’état de la direction, de la conduite de notre continent.

Le système politique de l’Etat colonial

- Les colons en Afrique :
Le continent africain fut colonisé par des impérialistes européens de diverses nationalités, à travers des formulations et des procédés différents. Les anglais et les français eurent une présence plus importante, avec pour les premiers un système d’administration indirecte, pour les seconds un système d’administration surtout directe. Ces deux systèmes traduisent la culture et l’approche différentes entre ces deux peuples. Mais les colons furent aussi allemands, portugais, belges…

-Le système politique colonial français
Quoiqu’exercé avec la participation des locaux, le système d’administration directe français connait une présence coloniale considérable, le blanc dans son poste ou par ses tournées délibèrent sur les relations et sur les exploitations. La France contrôlait en Afrique de l’ouest un territoire d’un seul tenant, qui égalait neuf fois sa propre superficie, soit cinq millions de kilomètre carré.

Les territoires français furent d’abord regroupés en deux ensembles : L’AOF composée de sept puis de huit territoires, quand en 1919, le haut Sénégal Niger fut scindé pour constituer deux colonies (le soudan et la haute volta). Les autres étant le Sénégal, la Mauritanie, la Guinée, la Cote d’ivoire, le Niger et le Dahomey. Les territoires de l’AEF constitués plus difficilement (Congo, Gabon, Oubangui Chari et Tchad) furent un moment confondus en une seule colonie, mais cette décision se révéla impraticable.

Héritiers de la troisième république du régime autocratique de Napoléon3, les territoires sénégalais (St louis, Dakar, Rufisque et Gorée) avait une culture brassée par la présence ancienne du colon et ses écoles (Ponty…) d’où une érection en commune de pleine exercice de certaines de ces villes avec un statut de ‘’mieux considérés pour ces citadins’’. De la, vient l’ambiguïté de la politique coloniale française qui errera entre l’utopie de l’assimilation aux mirages de l’intégration.

-Les différentes modes d’administration coloniale française :

Dans l'entre-deux-guerres, la France détient le second empire colonial, avec des possessions dans la plupart des régions du globe. À cette diversité géographique correspond également une diversité des modes d'administration coloniale : colonie, protectorat, mandat.
La colonie est la domination politique d'un territoire par un autre État. On distingue les colonies d'exploitation (où la puissance coloniale administre le territoire mais sans qu'il y ait une implantation importante de population métropolitaine) des colonies de peuplement (où il y a une implantation importante d'une population métropolitaine). La France n'avait pas de véritable colonie de peuplement, à l'exception de l'Algérie.
Le protectorat diffère de la colonie en ce que les institutions existantes sont formellement maintenues par la puissance coloniale. Celle-ci assure la gestion de la diplomatie, du commerce extérieur et bien sûr de la défense. Le protectorat est dans une certaine mesure, un mode d'administration coloniale indirecte. C'est le cas du Maroc par exemple.
Le mandat est le mode d'administration coloniale consacré par la communauté internationale. En effet, le mandat est un territoire confié à une puissance coloniale par décision de la Société des Nations. Ces mandats étaient, avant la Première Guerre mondiale, des colonies allemandes ou des possessions de l'Empire ottoman. C'est le cas, par exemple, du Togo et du Cameroun, en Afrique de l'Ouest et centrale.

-Les institutions de la colonisation française :
A la tête des colonies est le ministre des colonies, responsable de l’administration coloniale devant l’assemblée nationale. Celle-ci pouvait légiférer mais laissa surtout le ministre administrer par décret. Ce ministre fut très chargé car dirigeait aussi Madagascar et les domaines nord africains, asiatiques et américains de la France. Ainsi, le personnage clé fut donc naturellement l’homme qui, dans chaque fédération, était à la tête de l’administration : le gouverneur général, représentant et détenteur des pouvoirs du gouvernement de la république, il est ordonnateur du budget fédéral, maitre des forces armées et chef des services administratifs centraux de la fédération. Aucune loi, ni décret venu de France n’est applicable dans son secteur s’il n’en a pas fait la promulgation. Cette disposition lui donne pratiquement une sorte de droit de véto suspensif pour les mesures qui lui déplaisent. Le conseil de gouvernement qui l’assiste formé du secrétaire général de l’administration, du général en chef, du procureur général, etc…n’était qu’un organe consultatif. L’échelon inférieur est constitué par le gouverneur chef de territoire qui est la réplique du gouverneur général, avec son propre conseil consultatif. Le principe était que le gouverneur général gouverne et le gouverneur de territoire administre. Mais avec la distance, les services du chef lieu de territoire recevait des ordres de Dakar, puis de Libreville et Brazaville. Cependant, les ordres du gouverneur territorial étaient souvent les plus pressants. Le gouvernement conduisait le travail pratique par un réseau de commandants de cercle, ultérieurement secondé par des chefs de subdivision. Le commandant de cercle était réellement la cheville ouvrière de tout le système. C’est le maitre d’œuvre : juge, financier, ingénieur des travaux publics, agent de police et de sécurité, chef militaire gérant de greniers publics, inspecteur d’enseignement, agent sanitaire ou recruteur. Avec la distance c’était lui ‘’le vrai manitou de la Brousse’’.

La représentation, participation des colonisés
Il fut instauré un système de discrimination entre colonisés citoyens et colonisés indigènes. Certains noirs sortis de l’école du colon furent promus : maires, députés, représentants syndicaux…
En 1937, un décret relatif à l’admission à la citoyenneté française énumère onze conditions nécessaires et renforce encore les dispositions antérieures. En fait, en 1937, en dehors des natifs des quatre communes, deux mille cinq cents africains environ seulement étaient «entrés dans la famille» sur quinze millions d’habitants… Ainsi, la grande majorité persista dans l’indigénat, qualifié de sujets. Ces indigènes connaissent des discriminations : accès interdit aux structures de premier choix, limitation dans les grades. Les conseils de notables indigènes, autorisés par le décret de 1919 n’avait qu’un rôle consultatif. D’autant plus qu’en 1910, le gouverneur général William Ponty déclarait que les autorités locales constituent un écran à supprimer : d’où la création de la chefferie traditionnelle «seul le commandant est responsable déclara le gouverneur général Van Vollenhoven. Le chef indigène n’est qu’un instrument, un auxiliaire» d’où une avancée suivie d’un recul.

Cette limitation citoyenne s’accompagna d’arrestations et déportations de leaders surtout religieux : Alfa Yaya, Samory (Guinée), Ahmadou Bamba (Sénégal) Thierno Aliou emprisonné dans le camp des iles de Los. Malgré ce musellement, les résistances sont restées ininterrompues grâce à la religion, à l’implication dans les guerres mondiales, facteur d’éveil et réveil politique. Mais des acquis dans la lutte pour l’émancipation, notamment, en 1946: loi Houphouet Boigny (abolition du travail forcé), loi Lamine Guéye citoyenneté à tous les ressortissants de l’union française, grève à Dakar et ailleurs, notamment, des cheminots; création de l’association générale des étudiants africains de Paris, le besoin-recours aux tirailleurs africains, le panafricanisme militant furent entre autres des atouts ou arguments politiques décisifs.

Sortie des mains du colon blanc, l’exercice autonome du pouvoir s’est révélé difficile au continent africain. Le système, les hommes, les voies, les objectifs, tout fut source de tiraillements. D’abord, la décolonisation se fit de diverses façons : Au nord, en Algérie, il a fallut des guerres de libération. En Afrique subsaharienne, Deguaulle proposa un référendum pour un oui ou non à un compagnonnage, communauté française en vue d’une indépendance ou pour une rupture, beaucoup optèrent pour ce compagnonnage en vue d’une indépendance ’’totale’’. La Guinée sous Sékou Touré se singularisa par un non motivé à la continuité avec le colon français. 60 ans après, certains invoquent toujours des suppôts et ou des mains baladeuses de l’occident sur le continent. D’où A Blondy : «la démocratie bananière finira par la guerre civile, port tribal, post colonial…». Ainsi, quelque soit la modicité de ses moyens tout Etat africain devrait s’inspirer du maillage territorial colonial pour formuler une décentralisation inclusive où le centre aura des répondants, des relais partout. Et ce qui ne reste pas à dire mais demeure à dire, c’est ce que tous les prophètes et autres éclairés étaient venus dire : «Dieu lui-même ne change pas le sort d’un peuple qui ne s’y prête pas, qui ne s’estime pas». Et donc, le destin du dessein africain sera par et pour les africains, aujourd’hui, les niveaux de formation sous tous les cieux se valent : «Salut Africa Mère!» ( dernier vert de l’hymne du Sénégal écrit par Senghor)

P B Moussa KANE, doctorant aménagement-développement,
DEA sciences PO, membre du groupe de recherche «les EDIFICATIONS» (UGB)

 

 

60ans des indépendances : Etat et pouvoir en Afrique

 

Prof. Togoata Apédo-Amah: « 60 ans de dépendance, 60 ans d’échec, 60 ans de dictature »

27 avril 1960 – 27 avril 2020. Cela fait 60 ans jour pour jour que le Togo a accédé à son Indépendance. Dans une tribune signée sur iciLome, votre site d’informations, Prof. Ayayi Togoata APEDO-AMAH retrace l’histoire récente du pays. L’universitaire qui n’est plus à présenter invite les politiques à revoir leur stratégie de lutte afin d’en finir définitivement avec le régime « cinquantenaire et dictatorial des Gnassingbé ». Bonne lecture.

27 AVRIL 2020: 60 ANS DE DÉPENDANCE, 60 ANS D’ÉCHEC, 60 ANS DE DICTATURE

Ce 27 avril 2020, le Togo fête 60 ans d’une pseudo-indépendance que d’aucuns, naïvement, ont toujours célébré avec faste. Pourquoi célébrer ce qui n’existe pas ? La force du mythe, tout simplement.
Que s’est-il passé en réalité ? Lors des élections de 1958, le camp dit des nationalistes (CUT d’Olympio et Juvento de Santos et Aithson ) qui voulait une indépendance immédiate a remporté la victoire aux législatives face au camp des pro-français ( PTP, UCPN, MPT) qui voulait une indépendance progressive symbolisée par l’Autonomie interne, de 1956 à 1958. Le front des vainqueurs se fissura aussitôt la victoire acquise parce que la Juvento accusa Sylvanus Olympio de trahison.

Au lieu de proclamer l’indépendance immédiate conformément à leur promesse et à leur programme électoraux, comme en Guinée de Sékou Touré, il repoussa la proclamation de deux ans, en s’alignant sur le programme des pro-francais Grunitzky, Dermane Ayeva et Méatchi. Les militants de la Juvento se sentirent humiliés d’avoir à proclamer l’indépendance en même temps que des bénis oui-oui de la France tels que les Houphouet-Boigny, Senghor, Léon Mba, Diori Amani…

Quand les partis alliés du colon étaient au pouvoir de 1951 à 1958, ils ont infligé beaucoup de sévices, de brimades et de violences aux nationalistes. Olympio utilisa à son tour sa victoire pour se venger de ses adversaires politiques en mettant sur pied sa terrible milice des Ablode sodja. Ces délinquants pratiquèrent le viol, le pillage, les assassinats et la terreur en toute impunité. Ils devastèrent le domicile du propre beau-frère d’Olympio, Nicolas Grunitzky, en exil, battirent sa femme et ses enfants.

La répression frappa aussi ses alliés de la Juvento, les vrais nationalistes, qui voulaient l’indépendance tout de suite, en 1958. Les juventistes Anani Santos, Firmin Abalo furent jetés en prison. En 1961, à l’occasion des législatives, Olympio interdit aux services du Trésor d’accepter le cautionnement électoral des partis de l’opposition y compris la Juvento, et alla seul aux législatives qu’il remporta à 100% avec un parlement monocolore. Il venait ainsi de faire du CUT, qui prit le nom de PUT, le premier parti unique du Togo. Les prisons du pays débordaient de prisonniers politiques.

Après le lâche assassinat d’Olympio par les tirailleurs d’Eyadema manipulés par la France, le pouvoir revint à Nicolas Grunitzky. Au lieu de réunir les Togolais, il réprima et ostracisa ceux des anciens dirigeants du CUT qui ne voulurent pas coopérer avec son gouvernement d’Union et de Réconciliation nationale. Noé Kutuklui et Théophile Mally connurent la prison pour l’un et l’exil pour l’autre. Avec les syndicats, la branche radicale du CUT ( Mivedor, Boukari Djobo ), avec la complicité de l’armée d’Eyadema, souleva la population contre le régime Grunitzky qui s’était fissuré suite aux ambitions du vice-président Antoine Méatchi qui voulait devenir président à la place du président.

La France fit chasser Grunitzky du pouvoir par son homme Eyadema. Ce fut une longue nuit de trente-huit années d’une sauvage dictature et de pillage systématique. Eyadema se retourna contre ses alliés du CUT auxquels il était censé céder le pouvoir au bout de quelques mois. Plusieurs furent assassinés et les autres s’exilèrent. Je tiens cet aveu de Boukari Djobo, qui fut ministre dans le premier gouvernement d’Eyadema après le putsch, auquel j’avais rendu visite à son domicile de Kodjoviakopé, quelques mois avant son assassinat à Sokodé. A la mort du tyran, son fils Faure lui succéda à la suite d’un coup d’État sanglant qui transforma la République en monarchie, en 2005.

Le bilan de ces 60 ans d’errements politiques doit être fait pour que nous en tirions les leçons. Le Togo ne peut être laissé indéfiniment entre les pattes d’une sinistre et minable dictature. Le sort de notre peuple en dépend. Combien de générations vont être encore sacrifiées au profit d’une minorité ?

La démocratie a toujours été bafouée sous les deux dictatures civiles et la dictature militaire. Les élections ont toujours été une mascarade pour maintenir le détenteur du pouvoir sur son siège illégitime.
La dernière élection présidentielle du 22 février 2020, en est la parfaite illustration, car son vrai vainqueur, Agbeyome Kodjo, est sur le point d’être jeté en prison. L’électoralisme est un échec sur tous les fronts mais l’opposition ne veut pas le comprendre et préfère le rôle d’alibi ou de béquilles.

La conception de la politique qui prévaut au Togo depuis 60 ans est celle de l’accaparement du pouvoir comme instrument de vengeance pour mater l’opposition. Soit elle collabore soit elle connaît la prison, l’exil et toutes les violations des droits humains. Ayons le courage de la vérité pour ne nous en tenir qu’aux faits, rien qu’aux faits. Il faut pour cela posséder la lucidité, refuser la manipulation et aimer la justice, toutes choses qui échappent aux fanatiques. Je plains les fanatiques des partis d’avant et de l’indépendance qui n’ont pas vécu cette époque, comme moi-même, et qui pourtant étalent un zèle étonnant alors que leur militantisme n’est que purement mimétique par simple alignement sur les choix partisans de leurs parents. Aucun bilan biaisé et mensonger ne peut aider à tirer des leçons. Cela équivaut à se mentir à soi-même.

POSER LES BONNES QUESTIONS

Avons-nous connu un seul régime qui ne soit pas celui de la chasse à l’homme, de l’insécurité pour les opposants et de l’impunité pour les bourreaux ?

A quoi ont servi toutes nos Constitutions puisque aucun régime n’a respecté la Constitution qu’il s’est lui-même donné ? Faut-il continuer à se battre pour ces lois fondamentales, véritables chiffons de papier, qui font de la démocratie un leurre ?

Les élections doivent-elles continuer à être un jeu de massacre au cours duquel le vaincu sort toujours vainqueur ? Les changements de régime doivent-ils continuer à s’opérer dans le sang des assassinats et des coups d’État comme ça a toujours été le cas au Togo ? Doit-on attendre ce scénario, les mains sur les hanches, en attendant d’assister à la chute du régime Gnassingbé ? Avons-nous la date de sa chute ? Même si le peuple debout chassait Faure Gnassingbé, est-on sûr que la vengeance ne se substituera pas à la justice, et que le nouveau président ne se comportera pas en despote ? Les exemples sont légion en Afrique : Alfa Condé en Guinée, Wade au Sénégal…

QUE FAIRE POUR LE VRAI CHANGEMENT AU TOGO ?

Il est hors de question de suivre la voie de la compromission tortueuse de ceux qui croient amener le camp dictatorial à changer en lui baisant les pieds, attitude stérile qui ne fait que le rendre plus arrogant. Ces opposants et oppositions ” charnières” ont toujours lamentablement échoué, soit par la récupération soit par l’humiliation. L’on ne peut pas combattre la dictature et lui trouver des circonstances atténuantes. L’on ne peut pas être et ne pas être. Ce comportement s’appelle trahison.

Il faut, en tirant toutes les leçons du passé électoral de notre pays, renoncer à toute élection. Se prêter encore à ce jeu stupide équivaut à une trahison du peuple togolais.
C’est pourquoi, au lieu de perdre leur temps et leurs moyens en participant aux mascarades électorales, les vrais partis de l’opposition à la dictature et la société civile doivent réfléchir aux méthodes qui recourent à la rue et aux négociations en position de force pour obliger le tyran à quitter le pouvoir.

Mais des responsables, plus intelligents et courageux que les autres, du régime Gnassingbé, peuvent anticiper, en véritables hommes politiques, et faire pression sur leur chef, en prenant langue ouvertement avec les vrais opposants, non pas pour signer des accords bidon comme par le passé, mais en poussant le despote à poser des actes, véritables gages, pour son départ du pouvoir. Ce faisant, il pourra négocier son départ et ceux des siens dans les meilleures conditions.

Nous sommes une force de propositions et en tant que telle, nous avons le devoir de réfléchir pour favoriser le changement. Il ne s’agit pas d’un programme ou d’une démagogie mais d’idées pour sortir du piège de l’électoralisme béat et de la résignation qui s’en remet aux caprices d’un Dieu sourd comme un pot.

Une transition très encadrée devra succéder au régime militaire. Elle mènera une réflexion sur la démocratie que nous voulons pour le Togo, à partir de nos réalités et cultures, avec tous les verrous institutionnels et constitutionnels visant à éviter les abus du passé.
La politique politicienne destinée à anéantir l’adversité politique a trop accaparé l’énergie des pouvoirs de faits au détriment des projets de développement. C’est pourquoi la transition devra dégager une politique de développement sur une vingtaine d’années que les pouvoirs élus seront tenus d’appliquer.

L’échec des voleurs de la République, la minorité accapareuse, est patent. Les régimes civils ont aussi échoué. L’héritage que les pouvoirs de fait ont légué au peuple togolais est une immense misère, le chômage, la migration suicidaire de notre jeunesse qui a transformé la Méditerranée en cimetière marin. Chaque année cinquante mille chômeurs viennent grossir l’immense armée de chômeurs dont beaucoup sont très diplômés. C’est terrible et intolérable. Il faut que cela change. Il faut que cesse le régime militaro-fasciste. S’il perdure, c’est le Togo qui risque de disparaître dans quelques décennies.

Nota bene: Les Togolais ignorent tout de leur histoire récente que beaucoup de politiciens de tous les bords ont intérêt à leur cacher. Que les lecteurs fassent l’effort de consulter les ouvrages d’histoire, les Archives nationales, les parutions du Journal Officiel de la République togolaise, les journaux d’époque… Plus on en sait, moins on est manipulé. Il faut briser l’omerta politique qui jette le voile de l’oubli sur la période de notre histoire allant de 1946 à 1967.

Ayayi Togoata APEDO-AMAH

 

 

Prof. Togoata Apédo-Amah: « 60 ans de dépendance, 60 ans d’échec, 60 ans de dictature »

 

Communiqué de SURSAUT TOGO à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance du Togo

« 27 avril: 1960/2020. 60 ans d’indépendance. Plus que toutes les autres colonies françaises d’Afrique, le Togo s’est inexorablement enfoncé dans la misère, progressivement éloigné de sa majorité civile: économique, financière, politique, de défense . Premier pays à avoir exécuté le premier coup d’Etat d’Afrique, notre pays est devenu aujourd’hui le dernier bastion de la Francafrique. Premier pays à avoir installé une véritable mafia à laquelle il a confié le pouvoir interdit au peuple, il est aussi encore aujourd’hui le dernier où règnent puissamment la concussion, la corruption, la violence d’Etat, le crime, l’impunité.

Dans cette désastreuse situation, le peuple togolais est dans une totale détresse. Tout ou presque, a été tenté: révoltes matées sans pitié, leaders politiques exilés, arrêtés, jetés en prison, assassinés.

Dans ces conditions, que souhaiter au peuple togolais pour ce 60e anniversaire de son « indépendance »? Une seule chose: que cet anniversaire soit le dernier sous la férule des mafieux. Que le 61e anniversaire soit le premier de la renaissance de la « Suisse africaine » où tout un peuple aura retrouvé son honneur bafoué, sa dignité perdue, sa joie de vivre confisquée, la paix, la vie, la solidarité .

Pour SURSAUT TOGO

Le Président

Kofi YAMGNANE »

 

 

Communiqué de SURSAUT TOGO à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance du Togo

 

60 ans d’indépendance : Le message de François Boko à Faure Gnassingbé

Ce 27 avril, la nation togolaise commémore ses 60 ans de libération du joug colonial. Un long parcours tumultueux marqué par 53 ans de gestion approximative des Gnassingbé, du père au fils. Occasion pour François Akila-Esso Boko de poser un certain nombre de questions.

L’ancien ministre de l’Intérieur a interpellé Faure Gnassingbé via Twitter. « Soixante (60) ans d’indépendance : mais monsieur Faure Gnassingbé, Chef de l’État du Togo, y a-t-il de quoi pavoiser comme vous l’avez fait ? » A-t-il lancé à Faure Gnassingbé.

En effet, à travers des tweets, Francçois Boko pointe du doigt les 15 ans de gestion du Togo sous le règne de Faure Gnassingbé. Il attire l’attention du chef de l’État sur le manque notamment d’un hôpital moderne de référence, l’inexistence d’une politique de santé publique à l’échelle nationale et régionale, l’absence d’un État de droit, d’alternance politique au sommet de l’État.

Il a également relevé, entre autres, la question de la justice et de l’armée « instrumentalisées à des fins de conservation de pouvoir en occasionnant régulièrement des pertes en vies humaines et des atteintes graves et massives aux droits de l’homme ».

Pour François Boko, la détermination des Togolais à ne pas laisser Faure Gnassingbé ad vit aeternam au pouvoir « reste le ferment de la célébration du 60ème anniversaire de notre indépendance ».

Rayan Naël

 

 

60 ans d’indépendance : Le message de François Boko à Faure Gnassingbé

 

Communiqué des Démocrates socialistes africains (DSA) relatif à la libération conditionnelle du président Agbéyomé Kodjo, de leur Secrétaire général et à la fête de l’indépendance

La communauté nationale et internationale a été témoin, le 21 avril 2020, du déploiement de la force brute par le gouvernement sortant pour arrêter le président démocratiquement élu de la République togolaise, Dr Agbéyomé Messan Kodjo, et les autres responsables de la Dynamique Mgr Kpodzro dont M. N’wakin Sambiri TARGONE, secrétaire général de notre parti. Après trois jours passés au Service central d’investigations et de recherches criminelles et leur présentation au Procureur de la République et au doyen des juges d’instruction, ces leaders politiques ont été libérés, mais placés sous contrôle judiciaire, assorti de conditions dont les deux dernières sont hautement contestables parce que foncièrement liberticides et antidémocratiques.

Les DSA voudraient dénoncer, avec la dernière vigueur, les conditions particulières qui ont été réservées à son Secrétaire général qui non seulement n’a recouvré sa liberté conditionnelle que le lendemain, mais a été soumis encore à des sévices dignes de ceux du KGB. En effet, ce dernier a été isolé des autres leaders pour être soumis à des tortures dont nous faisons l’économie, pour ne pas remuer le couteau dans la plaie de la victime. En outre, il a dû passer les trois nuits dans des sanitaires empestés. Nous nous interrogeons, avec raison, sur les motifs qui ont pu conduire au traitement différencié réservé à notre Secrétaire général. A ce propos, le parti DSA voudrait inviter les organisations nationales et internationales de défense des droits humains à se pencher sur ce cas au moment où la torture est devenue un crime imprescriptible. Il exige également que les auteurs ou leurs commanditaires de ces actes soient traduits devant les juridictions nationales ou internationales.

La procédure enclenchée contre le président démocratiquement élu et ses co-accusés est en cours, certes. Mais il convient de relever que celle-ci souffre d’ores et déjà de beaucoup de défaillances qui sont les marqueurs indubitables d’une justice sous ordre. Nous nous demandons si un juge ordinaire, dans l’armature judiciaire de notre pays, a compétence à connaître des faits liés au contentieux électoral. S’il était vraiment indépendant, il devrait savoir la suite à réserver à ce chef d’accusation porté contre le président démocratiquement élu. Cette attitude du doyen des juges d’instruction, violation flagrante du serment qu’il a prêté au début de sa carrière, ne saurait prospérer.

Par ailleurs, depuis que notre pays s’est engagé dans le processus de démocratisation, toutes les élections, à l’exception des législatives des 6 et 20 février 1994, ont été sujettes à des contestations, violences et crises postélectorales. Notre pays n’est pas voué à ce sort et il est plus urgent de sortir de ce tryptique élections, violences, dialogue. C’est pour cette raison que le parti DSA réitère, à l’instar des autres formations politiques et des organisations de la société civile, que le règlement de la présente crise doit passer, inévitablement, par le recomptage des voies bureau de vote par bureau de vote. Ce recomptage permettra non seulement de rétablir la vérité des urnes, mais surtout de conforter la légitimité au candidat qui sera reconnu vainqueur au terme de ce processus. Le Togo, notre pays, a besoin d’être gouverné par un président légitime, celui qui a effectivement reçu mandat du peuple, seul détenteur de la souveraineté nationale, pour réaliser ses aspirations pendant une période déterminée.

Pour la traduction dans les faits de cette exigence impérative, les DSA proposent l’institution d’une commission impartiale pour trancher le contentieux électoral né de la présidentielle du 22 février 2020. Elle pourrait être composée des autorités de principales églises qui, dans une lettre en date du 22 avril 2020, ont proposé leurs bons offices pour le règlement de la crise postélectorale. A celles-ci pourraient être associés le G5, un représentant de l’Union africaine, un représentant de l’ONU venu du siège, qui pourraient avoir une voix consultative, l’essentiel du travail devant être du ressort des Togolais eux-mêmes. Ce faisant, nous aurons prouvé à la face du monde que nous sommes un peuple mature, à même de trouver les solutions à ses problèmes.

Cette commission fera le travail auquel se livrerait un enseignant dont l’un des forts en thème dans sa matière contesterait la note obtenue et revendiquerait la première place. En pareilles circonstances, que ferait-il ? Il s’agirait, tout simplement, de demander à l’élève contestataire et à l’élève dont la note est contestée de lui apporter leurs copies afin qu’il refasse le calcul des points obtenus. Après avoir recompté les points, il saurait lequel des deux élèves aurait eu la meilleure note de la classe et mérité donc la première place. Cet enseignant ne devrait pas accepter la copie du contestataire sans procéder au recomptage des points, parce qu’il aurait obtenu son poste grâce à l’intervention du parent de l’élève dont la note et la position sont remises en cause. S’il se comportait ainsi, il aurait fait preuve de partialité et de malhonnêteté. Cette dernière attitude est toujours celle des institutions en charge de l’organisation des élections et de proclamation de leurs résultats dans notre pays.

Nonobstant les preuves évidentes de fraudes à grande échelle et d’achats de conscience massifs, qui sont pourtant des actes répréhensibles aux termes de certaines dispositions du code électoral parce que déteignant sur la transparence et la crédibilité des scrutins, ces institutions n’en tiennent pas compte et proclament les résultats au profit du camp au pouvoir. La suite, on la connaît : ces résultats suscitent de véhémentes contestations qui sont toujours réglées par des méthodes fortes. Le Togo et les Togolais ont suffisamment pâti de cette caporalisation des institutions et de cette volonté avérée du régime en place à s’éterniser au pouvoir. L’état de décrépitude du pays, la misère de ses habitants, l’exode massif des jeunes vers les pays voisins, la prolifération des métiers de subsistances ne sont pas des réalités étrangères à cette situation. Allons-nous continuer sur cette voix sans issue qui hypothèque gravement le présent et l’avenir de notre pays ? Même les pontes du régime sont suffisamment conscients de cette situation de notre pays. Il leur faut un supplément d’humilité et de sursaut patriotique pour reconnaître que les recettes qu’ils ont proposées, pour le développement de notre pays, ont montré leurs limites. Elles ont été d’ailleurs l’objet de plusieurs contestations à travers de gigantesques manifestations politiques et de mouvements sociaux.

Il est clair, dans ces conditions, que l’offre politique du parti au pouvoir ne requiert plus l’assentiment des populations qui ont décidé, cette année-ci, de porter leur choix sur le candidat de la dynamique Mgr Kpodzro. Souffrez que nous vous rappelons que les élections constituent un mécanisme de régulation de la vie politique qui permet aux partis politiques de gouverner, alternativement, selon le choix des citoyens, l’Etat, sur la base des projets de société. Pourquoi cette régulation est si difficile au Togo alors qu’elle est devenue une culture politique dans les pays voisins ? Certainement du fait de la peur de l’inconnu et de l’incertain pour les perdants. C’est le lieu de les rassurer que l’alternance, tant souhaitée par les populations togolaises depuis le 5 octobre 1990, ne se fera pas contre certains Togolais. Elle sera bénéfique aussi bien au pays qu’au parti battu aux élections, l’amenant ainsi à faire son aggiornamento en vue de la reconquête du pouvoir. L’exemple du Bénin est une pièce à conviction avec le retour de Mathieu Kérékou aux affaires en 1996, après sa traversée du désert qui n’aura duré que 5 ans. D’ailleurs, d’éminents juristes et politistes conviennent que l’alternance, c’est-à-dire la succession de différents partis politiques à la tête de l’Etat, constitue le pilier et le gage de la santé démocratique dans un pays. C’est dire que certains de nos compatriotes, en l’occurrence ceux du gouvernement sortant, n’ont pas de raisons valables pour s’opposer à l’alternance voulue par la majorité des Togolais lors de la présidentielle du 22 février 2020.

Le 27 avril 1960- le 27 avril 2020, il y a de cela 60 ans que les Togolais, après leur lutte acharnée qui a commencé dès la soumission de leur pays au pouvoir colonial, ont recouvré leur indépendance. L’espoir suscité par cette accession était immense et se trouve matérialisé par le désir de faire de ce territoire « l’or de l’humanité ». Soixante après cet événement qui constitue, pour le président Sylvanus Olympio, le père de l’indépendance, la naissance de la nation togolaise, il est clair que cette aspiration légitime est restée un vœu pieu. Il en est ainsi parce que l’indépendance conquise a été aussitôt confisquée pendant 53 ans par une oligarchie militaro-civile. De même, sur les 60 ans d’indépendance, 30 ans ont été marqués par des affrontements politiques stériles qui ont enfoncé le pays dans une profonde léthargie, du fait de la volonté obstinée d’un camp à s’éterniser au pouvoir contre la volonté populaire.

A l’occasion de la commémoration du 60e anniversaire de l’accession de notre pays à sa souveraineté nationale et internationale, les DSA voudraient souhaiter une bonne fête de l’indépendance aux Togolais de l’intérieur et de la diaspora. Ils voudraient convier toute la classe politique, dans son ensemble, à se saisir de cette occurrence pour créer les conditions d’un nouveau départ dans notre vie commune. Il s’agit, de manière triviale, pour le gouvernement sortant d’accepter la transmission pacifique du pouvoir et pour la Dynamique victorieuse de la présidentielle de promettre la réconciliation et la mise à contribution de toutes les formations politiques, y compris la vaincue, aux efforts de refondation de notre pays, pour en faire un Etat dispensateur de soins et d’éducation de qualité, d’emplois décents et d’infrastructures adéquates à sa population.

Nous saisissons l’opportunité pour remercier les partis politiques frères, les organisations de la société civile, les acteurs de défense des droits humains, les autorités religieuses et les chancelleries occidentales dont l’action conjuguée a permis la libération conditionnelle du président Agbéyomé Kodjo et de ses co-accusés. Nous voudrions également compter sur le soutien et l’accompagnement de tous ces acteurs pour une issue heureuse de la crise postélectorale et, par ricochet, de la crise politique de notre pays.

Que l’Eternel bénisse le Togo, ses leaders politiques et les inspire davantage afin qu’ils acceptent de travailler, de concert, à offrir aux Togolais la paix, la concorde et la prospérité partagée.


Fait à Lomé, le 27 avril 2020

Pour le bureau exécutif,

Le Secrétaire administratif,

Gbare NABINE

 

 

Communiqué des Démocrates socialistes africains (DSA) relatif à la libération conditionnelle du président Agbéyomé Kodjo, de leur Secrétaire général et à la fête de l’indépendance

 

Ce 27 avril, le Togo commémore les 60 ans de son indépendance

27 avril 1960-27 avril 2020, 60 ans exactement le Togo a eu son indépendance. Un jubilé de diamant qui sera célébré, en raison de la pandémie du coronavirus, dans des conditions particulières.

Bien que quelques décorations soient visibles dans les principaux artères de Lomé, cette commémoration, contrairement au traditionnel défilé militaire et civil, sera marquée par une seule cérémonie.

Une prise d’arme qui sera présidée par le chef de l’État Faure Gnassingbé est prévue ce lundi matin, au palais de la nouvelle présidence. Et, dans le strict respect des mesures barrières.

Un parterre de personnalités réduites (les présidents des Institutions de la Républiques. Les membres du gouvernement, le bureau de l’Assemblée nationale, les chefs d’État-major des différentes armées ainsi que les chefs corps des FAT) y est invité.

Ce dimanche, rappelons-le, Faure Gnassingbé a procédé à la ranimation de la flamme de l'indépendance.

Rayan Naël

 

 

Ce 27 avril, le Togo commémore les 60 ans de son indépendance

 

Fête de l'indépendance : La dynamique Mgr Kpodzro s'adresse aux Togolais

"Le changement est bien là. Il est arrivé depuis le 22 février 2020 et ne peut que prendre forme les jours à venir", voici l'assurance que donne la Coordination internationale de la dynamique Mgr Kpodzro au peuple togolais qui aspire depuis des décennies à l'alternance et au changement. C'est à travers ce message à l'occasion du 60e anniversaire de l'indépendance du Togo.

ADRESSE À LA NATION DU LUNDI 27 AVRIL 2020 DE LA COORDINATION INTERNATIONALE DE LA DYNAMIQUE MONSEIGNEUR KPODZRO (CIDMK)

Cher(e)s Compatriotes,
Togolaises, Togolais,

Il y a soixante (60) ans, soit deux générations de cela, que notre Beau pays, le Togo, accédait à la souveraineté internationale.

Nos précieuses pensées et notre profonde reconnaissance à toutes et à tous les Patriotes qui par leurs sacrifices variés ont rendu possible cette ère de l’histoire de notre Nation. Hommage à vous tous, Vaillantes filles et Vaillants fils du Togo. La Nation vous sera éternellement reconnaissante.

Une pensée particulière à Sylvanus Olympio, Père de l’Indépendance et premier Président de la République Togolaise, première victime d’une série de crimes sans précédent et de violations de droits et libertés fondamentales.

Un survol historique s’impose à chacun d’entre nous pour apprécier le chemin douloureux parcouru par le Peuple togolais, et définir en toute objectivité la riposte citoyenne et patriotique pour la reconquête de notre souveraineté.

L’analyse par décennie de l’évolution politique et socio-économique de notre pays n’offre pas un tableau reluisant.

Au cours de la décennie 1960-1969, le président Sylvanus Olympio, fut lâchement assassiné le 13 janvier 1963, par un groupe de soldats mené par le sergent Étienne Gnassingbé Eyadéma, aidé par de nombreux vétérans issus de l’armée française.

C’est au cours de la même période (1963-1967), que les militaires cèdent le pouvoir à M. Nicolas Grunitzky en tant que Président de la République, avec M. Antoine Méatchi, leader politique du Nord, comme vice-président du Togo. Ce bicéphalisme issu de la constitution de la 2ème République, ne résistera pas à l’appétit du pouvoir des militaires.

Finalement, cette décennie fut conclue par la reprise du pouvoir par les militaires plus précisément le 13 Janvier 1967. La constitution fut suspendue, l’assemblée nationale dissoute, les partis politiques interdits. Un Gouvernement composé de militaires et de civils va régenter la vie politique et et socio-économique du pays avec des violations massives des droits de l’Homme, d’acculturation des citoyens, masquées par la création du parti unique le Rassemblement du peuple togolais (RPT) en 1969.

Durant la décennie 1970-1979, le Président Eyadéma Gnassingbé dirigea le pays d’une main de fer, et renforça son pouvoir par une autocratie ayant pour socle une armée familiale, tribale et clanique. Cette situation durera le long des années 1980-1989.

La décennie 1990 marque le réveil du Peuple togolais avec le soulèvement populaire du 05 octobre 1990. Ce qui a permis d’obtenir la tenue de la conférence nationale, la mise en place des institutions de la 4eme République censées permettre le retour de la confiance au Togo, la paix et la prospérité partagée pour tous. La page du changement reste ouverte sur l’avenir mais que de rendez-vous manqués!

Le 25 janvier 1993 reste une page noire dans notre douloureuse marche vers la Libération nationale avec le massacre de la Place Fréau Jardin.

Le 21 juin 1998 va ouvrir le bal des présidentielles gagnées par l'opposition et confisquées par la dictature militaro-clanique.

La décennie 2000-2009 est marquée par la succession chaotique sur fond de coup d'état militaire et constitutionnel le 05 février 2005 du dictateur, le Général Eyadéma Gnassingbé par son fils Faure Gnassingbé. S'en est suivi un hold-up électoral dans un bain de sang avec plus de 1.000 morts comptabilisés par les organisations des droits de l'Homme au lendemain du scrutin présidentiel du 24 avril 2005 remporté par l'opposition. C'est ainsi que va s'ouvrir devant la Nation tout entière l'ère la plus cynique de notre histoire politique récente.

La décennie 2010-2019 consacrera l'usurpation des victoires de l'opposition aux présidentielles de 2010 et 2015 sans que Faure Gnassingbé ne soit inquiété de quoi que ce soit, le peuple pacifique, impuissant et désabusé par la forfaiture politique permanente au Togo.

Toutes ces dérives ont finalement fait du Togo l'orphelinat de l'Humanité, un État de non droit où tous les crimes sont permis et les droits de l'Homme totalement bafoués.

Concitoyennes et Concitoyens!

Notre contexte politique depuis le 21 avril 2020 rappelle tristement celui de l'assassinat le 13 janvier 1963 de Sylvanus Olympio par une soldatesque au service d'intérêts étrangers hostiles au développement et à la prospérité des peuples du Togo et d'Afrique. Depuis lors, la double crise éthique et spirituelle fondatrice de la République du Togo s'est grevée d'une crise identitaire et managériale qui va complètement désaxer à tous égards notre pays.

Maintes initiatives pour sortir la République de l'ornière n'ont pas été concluantes jusqu'à l'avènement récent en octobre 2019 de la Dynamique Monseigneur Kpodzro portée par le Patriarche de la Nation, l'Archevêque émérite de Lomé, Monseigneur Philippe Fanoko Kossi Kpodzro. Ce qui a débouché sur l'élection présidentielle du 22 février 2020 qui a porté à la magistrature suprême du Togo, Son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo.

Contrairement à la volonté populaire, la vérité des urnes a été violée et le 21 avril 2020, l'histoire s'est donc répétée avec le coup d'état juridico-militaire d'une violence inouïe qui a conduit à l'enlèvement dans un contexte d'humiliation et de traumatismes du Président démocratiquement élu, Son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo, trois de ses enfants, les proches de la famille, des collaborateurs, et des Patriotes venus de tous horizons, soit 52 honnêtes citoyens arbitrairement arrêtés, menottés de dos, bastonnés et plaqués au sol face contre terre. Cette expédition punitive a été filmée par les forces de sécurité qui, avant leur retrait après avoir saccagé le domicile du Président démocratiquement élu, se sont emparées de tous les procès-verbaux des bureaux de vote recueillis par la Dynamique Monseigneur Kpodzro.

Il est à noter que la mobilisation citoyenne n'a pas été au rendez-vous comme lors du coup d'état militaire du 13 janvier 1963, vu le poids de la peur dans le pays conjugué au vœu du Président élu lui-même de ne voir verser une seule goutte de sang de ses compatriotes.

Devant la vacuité de l’intrusion au domicile du Président démocratiquement élu, Son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo dix-sept détenus ont été libérés, 35 sont restés en détention y compris le Président démocratiquement élu, jusque tard dans la soirée du 24 avril 2020 où 18 d'entre eux ont été libérés.

La libération assortie de mesures de contrôle judiciaire du Président démocratiquement élu, Son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo signe le coup de force juridique venant parachever le coup de force constitutionnel du 03 mars 2020 et le coup de force militaire du 21 avril 2020. Un triple coup de force qui rappelle le crime imprescriptible de 2005 dont Faure Gnassingbé et ses affidés sont comptables.

Concitoyennes et Concitoyens!

Les filles et les fils du Togo tout entier, l’opinion nationale et internationale ont eu accès aux conditions de mise en liberté. C’est une véritable insulte à l’intelligence! Ces conditions consacrent un coup de force militaro-politico-judiciaire de plus. C’est l’achèvement de la mise sous contrôle de toutes les institutions de la République. Cette imposture caractérisée n’est rien d’autre que le prolongement du coup d’État permanent de Faure Gnassingbé arrivé par effraction à la tête de l’État à la suite du décès de son défunt père, le Général Eyadéma Gnassingbé.

Les contours des mesures préventives édictées par le doyen des juges d’instruction, M. Awi ADJOLI, frisent le ridicule et sont attentatoires à la liberté d’opinion et d’expression et détourne un contentieux purement électoral en contentieux criminel.

Avec cet énième coup de force judiciaire, la déliquescence des institutions et la faillite morale du régime sur tous les plans est consommée.

En somme, en refusant au Président démocratiquement élu, Son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo de faire toute déclaration tendant à la remise en cause des résultats du dernier scrutin présidentiel du 22 février 2020, le pouvoir fait l’aveu de sa cinglante défaite. La Coordination Internationale de la Dynamique Monseigneur Kpodzro relève que les mesures de contrôle judiciaire imposées au Président démocratiquement élu, Son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo butent à plusieurs principes relevant des droits des libertés fondamentales notamment les libertés de manifestation et d’expression, faisant la preuve de la volonté manifeste du pouvoir sortant de le réduire au silence afin de jouir aisément du grotesque hold-up électoral du 23 février 2020. Seulement cela ne passera qu'importe une éventuelle prestation de serment du putschiste invétéré et inénarrable Faure Gnassingbé qui sera combattu fermement sur tous les fronts jusqu'à la libération nationale cette année 2020.

La Coordination Internationale de la Dynamique Monseigneur Kpodzro tient de tout cœur à exprimer ses remerciements au Vaillant Peuple togolais, aux forces de sécurité, à certains membres du parti au pouvoir togolais qui au plus profond de leur silence ont convergé la puissance de leur désir pour obtenir cette libération. Nos remerciements vont également aux partis politiques, aux mouvements et associations de la société civile, aux forces vive de la Nation, qui se sont indignés de l’acte barbare des forces du non Amour, partisans de l’immobilisme et de l’obscurantisme.

Nous voulons également adresser nos plus vifs remerciements aux diplomates et aux partenaires extérieurs qui ont pris le parti de la vérité.

Enfin, nous voulons en toute humilité nous incliner devant l’engagement authentique et immaculé du Patriarche de la Nation, l'Archevêque émérite de Lomé, Monseigneur Philippe Fanoko Kossi Kpodzro, à qui nous exprimons notre profonde gratitude et la Tendresse filiale de toutes les filles et de tous les fils du Togo tout entier.

Cher(e)s Compatriotes,
Togolaises, Togolais,

Les événements de ces derniers jours ont révélé à la face de la Nation tout entière et du monde combien le Président démocratiquement élu, Son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo est un Grand Homme d’État, un Grand Serviteur de la République, Homme de Paix et Visionnaire qui aime profondément son pays. Incontestablement les faits démontrent à suffisance qu'il est l'Homme de la situation à même de rassembler toutes les filles et tous les fils du Togo tout entier et relever la Terre de nos Aïeux des abîmes.

Deux générations se sont écoulées et le Togo a régressé sur tous les plans comme en témoigne actuellement l'état de la Nation. Le pire est l'absence criarde d'humanité des tenants de la dictature militaro-clanique agonisante en cette période de pandémie mondiale au COVID-19 où le Peuple togolais est quasi abandonné à son propre sort; révélant ainsi au monde son irresponsabilité et sa cruauté.

Le changement est la seule constante de l'Univers et nous devons tous ensemble le graver profondément en nous. Nous devons nous faire solennellement le serment que cette année 2020 est celle de l'Alternance politique au Togo quoiqu'il advienne.

L’année 2020 se décline comme l'année des grands bouleversements mondiaux et de changement et la Terre de nos Aïeux ne sera pas du reste.

C'est pourquoi la Coordination Internationale de la Dynamique Monseigneur Kpodzro tient à rassurer chaque fille et chaque fils du Togo que le changement est bien là. Il est arrivé depuis le 22 février 2020 et ne peut que prendre forme les jours à venir.

Qu'importe les manœuvres du pouvoir sortant! La Coordination Internationale de la Dynamique Monseigneur Kpodzro est déterminée, portée par tous les Patriotes de tous horizons, à libérer par tous les moyens légaux la Terre de nos Aïeux cette année 2020 sur le fondement de la Souveraineté populaire conférée le 22 février 2020 à Son Excellence, le Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo. Nul n'est au-dessus du Peuple et la violence ne saurait guère faire loi au Togo!

Cher(e)s Compatriotes,
Togolaises, Togolais,

L'objectif de la Libération nationale est l'implémentation sans délai du triptyque Transition-Constituante-Refondation du Togo afin d'ouvrir le chemin de la 5ème République.

L'action citoyenne doit plus que jamais venir en appoint à l'action politique tant le Togo regorge de multiples expertises dans le champ citoyen. A ce titre, une réflexion sérieuse sur un Plan d'action citoyen pour un Togo éthique (PACTE) devra être conduite par un groupe d'experts nationaux et de la diaspora en vue d'enrichir l'action politique pour le Togo Nouveau appelé de tous nos vœux.

La Coordination internationale de la Dynamique Monseigneur Kpodzro estime que le Togo auquel aspire la Nation tout entière se doit dorénavant de sacraliser les valeurs à même de promouvoir l'éveil des consciences, l'Amour, l’Équilibre, la démocratie, l’État de droit, la bonne gouvernance éthique, une transformation structurelle de l'économie, la réappropriation de notre histoire et héritage culturel. C'est la seule et unique voie pour nous de permettre à la Terre de nos Aïeux de jouer un rôle pionnier dans la mise en place d'un nouveau paradigme de gouvernance sociopolitique et économique en Afrique et dans le monde à la hauteur de sa tâche-mission : Togo « Or de l'Humanité ».

Telle est la vision qui structure l'action de la Coordination internationale de la Dynamique Monseigneur Kpodzro dans son combat pour la Libération nationale et l'investiture du Président démocratiquement élu, Son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo.

Désormais le Soleil doit véritablement briller au-dessus du toît de chaque Togolais appelé à vivre au quotidien dans la Sécurité, la Paix, la Justice et la Prospérité. L'Amour et rien que l'Amour doit être plus que jamais au cœur de notre quotidien pour un Togo réconcilié, fraternel et prospère.

Joyeuse fête de l'indépendance à tous et que Dieu bénisse le Togo, chacun de ses enfants.

 

 

Fête de l'indépendance : La dynamique Mgr Kpodzro s'adresse aux Togolais

 

Fabre exhorte les jeunes à « s’approprier l’histoire des pères de l’indépendance »

Le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), à l’occasion du soixantième anniversaire de l'accession du Togo à la souveraineté internationale, appelle la jeunesse togolaise à suivre l’exemple des « pères de l’indépendance ».

Jean-Pierre Fabre, dans son message en ce jour anniversaire de l’indépendance du Togo, invite ses compatriotes, surtout les jeunes à s’investir dans les affaires publiques de la cité. « L’heure est venue pour la jeunesse de notre pays de s’approprier l’histoire des pères de l’indépendance, en s’engageant résolument sur la voie conduisant à la transformation de notre pays en une nation libre, prospère, débarrassée du tribalisme ».

En clair, il est temps pour elle de prendre le flambeau, de faire davantage sa part dans la lutte, se sacrifier pour la cause publique, pour l’alternance. C’est depuis les années 90 que cette lutte a commencé sans donner des résultats concrets jusqu’aujourd’hui. Un seul parti règne sur le pays depuis plus d’un demi-siècle. Toutes les élections qui y sont organisées sont toujours truquées, critiquent toujours l’opposition la plus représentative.

Le président de l’ANC donne l’impression à travers ce message que la situation peut basculer à tout moment, pour déboucher sur le changement si la jeunesse prend conscience de son rôle, de son importance parce que « qu’il n’y a pas de meilleur endroit que son pays pour vivre et s’épanouir ».

A la dernière élection présidentielle du samedi 22 février, Jean-Pierre Fabre a été classé troisième avec un peu plus de 4%, selon les résultats définitifs de la Cour constitutionnelle. Le chef de l’Etat sortant a été crédité de plus de 70%, un score lui ouvrant la voie d’un quatrième mandat.

A.H.

 

 

Fabre exhorte les jeunes à « s’approprier l’histoire des pères de l’indépendance »

 

Drame à Adakpamé : Jean-Pierre Fabre réclame justice pour la famille

D’entame, il faut préciser que la victime était militante dans la sous-section de l’ANC à Adakpamé. Ce qui explique la démarche du président de cette formation politique accompagné de son vice-président et d’autres responsables du parti.

Au cours de cette visite, la famille de la victime est revenue sur les faits tels qu’ils se sont déroulés et regrette le décès de leur fils. A son tour, Jean-Pierre Fabre a présenté ses vives condoléances à la famille éplorée et a promis réclamer justice pour cet ancien militant de son parti.

« Le Président Jean-Pierre Fabre a exprimé son indignation, sa peine, sa compassion et la solidarité de son parti à la famille endeuillée. Il lui a présenté ses condoléances et celles de l'ANC », écrit Francis Pédro AMUZUN, Conseiller chargé des relations avec les médias au sein du parti.

Le président de l’ANC, a-t-il poursuivi, a promis d'écrire aux autorités pour « exiger l’ouverture d’une enquête, afin que les responsabilités soient situées et que les auteurs de cet assassinat soient punis ».

Nicolas K

 

 

Drame à Adakpamé : Jean-Pierre Fabre réclame justice pour la famille

 

Jean-Pierre Fabre : « Il est inadmissible que nos compatriotes perdent la vie dans de simples opérations de sécurité sanitaire »

Dans son message à la nation à l’occasion du 60em anniversaire de l’accession du Togo à la souveraineté internationale, le président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), Jean-Pierre Fabre est revenu sur les grands faits ayant marqué, ces derniers jours, l’actualité sociopolitique et sanitaire du pays. Monsieur le maire de la commune Golfe 4, dénonce, déplore, fustige et critique la façon dont le régime de Faure Gnassingbé gère la situation en cette période de crise sanitaire liée au Covid-19.

D’entrée de jeu, le leader politique « dénonce » les graves irrégularités ayant émaillé l’élection présidentielle du 22 février 2020 et rejette, une fois encore, les résultats « fantaisistes » proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la Cour Constitutionnelle. L’opposant estime que le Prince de la Marina, depuis son accession sanglante au trône, ne fait que perpétuer le mode de gouvernance instauré par son père.

« L’illusion de changement proclamé par Monsieur Faure Gnassingbé n’a pas résisté à l’épreuve des faits. Comme pour confirmer que son pouvoir n’est que le continuateur du système instauré par son père, les mêmes méthodes inquisitoriales d'enquête, les procédures judiciaires arbitraires demeurent, mettant ainsi les hommes et les femmes de notre pays en état d’insécurité juridique et judiciaire permanente. C'est pour moi l'occasion d'insister une fois encore sur le respect des principes de l'État de droit, protecteur de tous », a souligné Jean-Pierre Fabre.

Sur le dossier d’Agbéyomé Kodjo, le président de l’ANC « fustige » le fait que le pouvoir instrumentalise la justice pour régler une affaire d’ordre politique. Il juge « infondée », la procédure judiciaire engagée contre l’ancien Premier ministre et ses camarades de la Dynamique Kpodzro. « Je demande qu’il soit mis fin à la procédure mal fondée, engagée contre Monsieur Agbéyomé Messan Kodjo et toutes les autres personnes citées dans la crise postélectorale actuelle. Il faut que cessent tous ces abus : déni de droit et abus de pouvoir auxquels nous assistons tous les jours dans notre pays », a indiqué l’homme politique.

Revenant sur la gestion de la crise sanitaire que traverse actuellement le pays, le maire du Golfe 4 « condamne » les actes de violences exercés par la force mixte anti-pandémie sur les citoyens lors des patrouilles dans le cadre du couvre-feu. Jean-Pierre Fabre trouve inadmissible que des « compatriotes » perdent la vie de simples opérations de sécurité sanitaire. Il demande à ce que les auteurs des bavures soient punis conformément à la loi.

« J’exprime ma sympathie aux blessés et mes condoléances aux familles affligées. Nous devons être unanimes à exiger que les auteurs soient effectivement recherchés, arrêtés et mis à la disposition de la justice pour être jugés et punis à la hauteur de leurs actes. Il est insupportable et inadmissible que nos compatriotes perdent la vie dans de simples opérations de sécurité sanitaire », a-t-il déploré.

Pour finir, l’ex-leader de la C14 invite les populations à observer les mesures barrières recommandées par les autorités sanitaires. « Protégeons-nous pour préserver notre pays », a-t-il conclu.

Godfrey A

 

 

Jean-Pierre Fabre : « Il est inadmissible que nos compatriotes perdent la vie dans de simples opérations de sécurité sanitaire »

 

TOGO-GRAND DOSSIER/ 60 ans déjà , 27 avril 1960 - 27avril 2020 : Une indépendance hypothéquée !

Le Togo célèbre ce 27 avril 2020, le 60ème anniversaire de son accession à la souveraineté International. Et la question que nous devons nous posez est : Est-ce que nous sommes réellement indépendant ? Peut-on oublié le jour où l’on nait ? Il s’agit d’une date que l’on ignore jamais mais une date à laquelle un bilan est fait du parcourt de vie après moult analyse. Ici, il s’agit d’une date où la terre de nos aïeux a vu le jour au prix du sang innocent comme pour parler d’agneaux immolés. Ce fut un grand boom et le peuple avait tellement cru. Ce n’était qu’un conte de fée… fut la réponse d’un octogénaire à son petit-fils après avoir observé les déboires de ces personnes avides d’esprits et d’idées qui ne cessent de faire entorse à l’histoire.

Abasourdi, le vieillard inclina subitement sa tête accompagné d’un grand soupire, signe de souvenirs atroces, accablants, tristes…beaucoup de choses passant par l’esprit, affaiblissant le rythme du pool humain. « L’histoire tant vers la perdition’ » a-t-il déclaré ; chose réelle, cette perdition est due aux multiples déboires, usurpations, perfidies, mensonges que pouvons-nous dire encore de ces personnes physiques ou morales qui la revendiquent et qui se battent pour la paternité de la chose nationale, cette liberté… Cette indépendance-là, assise sur la braise que le Togo est loin, très loin de s’offrir réellement.

Le Togo a été un gâteau juteux longtemps partagé par les puissances européennes ; il fut privé de ses fils et filles valides, de ses biens et richesses naturels. La division que nous vivons aujourd’hui reste ce grand cadeau que ces exploitations nous ont laissé, exploitations injustes qui ont interpellé un homme qui lutta fort pour lui offrir (Togo) une place dans le concert des nations. Le 27 avril 1960 mérite donc d’être célébrée par tous les togolais sans distinction. La joie fut très immense et la veille c’est-à-dire le 26 avril 1960, le financier du mouvement de l’indépendance s’en est allé ; Augustino Pa de SOUZA fut ce souffle qui a nourri les ambitions de Sylvanus OLYMPIO à atteindre l’objectif fixé. « Vous ne pouvez même pas produire une aiguille, comment voulez-vous être indépendants ? » Mais justement pourquoi nos pays ne pouvaient-ils pas produire une aiguille ? Parce que, pendant cent ans de colonisation, on nous avait affecté à ce rôle précis : ne pas produire même une aiguille, mais des matières premières, c’est-à-dire dépouiller tout un continent (Joseph Ki-Zerbo disait)» Le Togo qui, depuis 1884, a été successivement protectorat allemand, condominium Franco- britannique, territoire sous-tutelle de la France, retrouve en ce jour du 27 Avril 1960 sa liberté d'antan. La proclamation de l'indépendance était faite. Les nationalistes aussi érigeaient leur nouveau drapeau pour la république : bandes jaunes et vertes superposées horizontalement, une étoile blanche dans un carré rouge dans l'angle supérieur gauche, symbolisant la victoire sur le sang de nos aïeux.

En 1967, Etienne Eyadema Gnassingbé, celui-là qui a fait la guerre d'Indochine revenu au pays, prit le pouvoir pour le plonger dans un abîme indescriptible ; ceci en complicité avec certains de nos parents qui lisaient des motions pour gagner leur vie en vendant même leurs frères. Dans les années 90, avec le multipartisme, au moment même où le régime était à terre, c'est au sein de l'opposition que le pouvoir a trouvé des échappatoires pour revenir en force. Ce sont majoritairement les mêmes qui sont là encore actuellement. Le régime a sa responsabilité, les vis-à-vis du pouvoir en ont la leur et le peuple en a la sienne. L'assassinat de Sylvanus Olympio est intervenu dans un contexte politique et social hostile à sa gouvernance. Les citoyens de la jeune nation togolaise ne comprenaient pas du tout la politique économique de Sylvanus Olympio, la scission de la coalition Cut-Juvento avec de nombreux réfugiés politiques togolais au Bénin et au Ghana lui rendaient difficile sa tâche. Il avait une vision, une très belle vision pour son pays, sauf qu'il l'imposait. Mais en rien, cela ne justifiait son assassinat. Ce qui est beaucoup plus triste, c'est qu'aucun groupe organisé ne s'est levé contre ce crime et certaines personnes ont festoyé à l'annonce de sa mort. Eyadema accueilli en héros fait rentrer tous les réfugiés politiques quelques années plus tard et annonça un programme de réconciliation nationale. Nul ne peut effacer une page de l’histoire d’un pays nous dit-on. Mais là, l’histoire du Togo la terre de nos aïeux semble façonnée au rythme politique, triste réalité qui nous interpelle. Nul n’a besoin de réécrire l’histoire mais plutôt de la marquer d’encres indélébiles dans toute sa réalité afin que les générations futures en prennent connaissance et conscience.

Proclamation de l'indépendance du Togo sous tutelle de la France le 27 Avril 1960 par le Premier Ministre Sylvanus E.K. OLYMPIO.
Sentinelle, que dis-tu de la nuit? La nuit est longue, mais le jour vient, répond la sentinelle.

Le 27 avril 1960 à zéro heure, Sylvanus proclamait le discours de l'indépendance dont voici un extrait : « De ce moment et à jamais, affranchi de toute sujétion, de toute entrave, maître de ton destin, TOGO, mon pays, te voilà libre enfin ». Togo, mon pays, te voici libre enfin. Libre d'être toi-même, de suivre tes idées et tes inclinaisons… de choisir selon ta raison et tes sentiments, de décider d'après ta propre volonté, libre enfin, dans la dignité retrouvée, de prouver et d'affirmer ta personnalité. Notre joie est profonde, immense. Si profonde qu'elle ne peut s'empêcher d'être grande aussi. Le jour est venu, mais la nuit a été longue. Tant d'années avant d'avoir pu être compris, tant d'espoirs pour rester ferme tout au long de cette lutte semée de déceptions, tant de volonté pour connaître enfin cette heure que nous ne saurions vivre avec légèreté. Mais le jeune Togo est là, fier de sa force, impatient d'entrer dans l'arène. Il porte sur le front l'orgueil d'un peuple libre et son cœur ardent s'emplit d'enthousiasme devant la tâche, certes rude mais combien exaltante, qui lui est offerte. Que sa joie éclate ! Que dans tout le pays, nul autre sentiment ne partage les cœurs afin que cet instant, unique dans la vie d'une nation, reste pur dans le souvenir de ceux qui l'auront vécu. Instant historique aussi. A ce lieu, en ce jour, à cette heure, au nom du peuple Togolais, je proclame solennellement l'indépendance du TOGO, notre patrie. Et maintenant, Togolais et Togolaises, allons, comme l'hymne national nous le convie, allons tous ensemble bâtir la cité. Libre enfin dans ta dignité de retrouver, de prouver et d'affirmer ta personnalité. Que la joie du jeune Togo éclate (…)» Cette nuit-là, c'était l'écarlate tout entière ! 21 coups de canon avaient immédiatement suivi la fin du discours du Premier Ministre Olympio comme pour dire : « Togolais c'est la fin de l'ère coloniale, réjouis-toi à partir de ce moment d'être toi-même » La joie éclata dans tous les coins et recoins du pays. Tout cria de joie. Certaines personnes âgées, avaient exprimé leur émotion par les pleurs. Oui les pleurs, car pour eux, ils ne croyaient pas voir de leurs propres yeux le drapeau du jeune Togo indépendant monté, avant de mordre le trépas. Ils avaient touché du doigt leur plus grande espérance ! Certains allaient jusqu'à dire après la proclamation, qu'ils pouvaient en ce moment d'alors mourir paisiblement sans regret. C'était le cas d'Augustino de Souza l'ancien Président et financier du CUT qui en était mort la veille de la proclamation officielle Nous étions au 27 avril 1960, jour mémorable et inoubliable pour tous les Togolais. Le grand défilé a été l'apothéose suivie dans la soirée des réjouissances populaires. Le 27 avril 1960 appartient désormais à l'histoire. Différents régimes se sont succédés depuis 1956, c'est-à-dire de Nicolas Grunitzky, de 1956 à 1958 en passant par Sylvanus Olympio, de 1958 à 1963, Grunitzky bis, de 1963 à 1966, Kleber Dadjo de 1966-1967, Eyadema Etienne Gnassingbé de 1967 à 2005, Abass Bonfoh en 2005, puis Faure Essozimna Gnassingbé de 2005 à nos jours C'était par exemple le régime Grunitzky de 1956 à 1958 qui avait versé le sang sur la terre de nos aïeux pour la première fois en 1951 et 1957 le 2l juin. Lama Kara (21 personnes avaient trouvé la mort). Le régime de Sylvanus Olympio de 1958 à 1963 avait orchestré des arrestations sauvages très massives en 1961 et 1962. De 1961 en novembre 1962 plus de 2700 citoyens croupissaient en prison dans des conditions les plus ignobles et inhumaines sous le régime de Olympio.

Notre indépendance si chèrement acquise est à ce jour déficitaire

Aujourd’hui nous sommes incapables de gérer nos affaires politiques avec compétence et voir nos filles et fils vivre dans l’harmonie, dans l’unité nationale sur la terre de nos aïeux où tout le monde respectera les droits et libertés d’autrui. L’expérience nous enseigne que dans notre Togo, l’opposition que certains éléments créent au nom de la démocratie, n’est pas souvent inspirée par le souci du bien général ; la recherche de la gloriole et des intérêts personnels en est le principal, sinon l’unique mobile. L’existence d’une opposition intelligente, dynamique et constructive est indispensable afin d’équilibrer la vie politique et administrative du gouvernement au pouvoir. Nous vivons dans un pays presque en état de siège. Les Togolais vivent dans une situation de psychose permanente et s'affrontent dans des formations politiques qui s'opposent. Notre indépendance si chèrement acquise est à ce jour déficitaire ; c'est un Togo en faillite que nous risquons de laisser à la postérité si nous ne nous mettons pas maintenant, sans plus tarder à cultiver vertu et vaillance. Nous sommes « seuls artisans du bonheur de notre pays ainsi que de son avenir. Brisons les chaines de la traitrise et redevenons fidèles à notre serment de lui toujours rester fidèles, de faire encore de notre patrie chérie, L'OR de l'HUMANITE. Oui, c'est encore possible si nous unissons nos efforts sur l'immense chantier d'où naitra toute nouvelle, la grande humanité. Partout, au lieu de la misère apportons la félicité, Chassons du monde la haine rebelle. Finis l'esclavage et la captivité. A l'étoile de la liberté, renouons avec la solidarité des nations dans la fraternité. « Faire encore de toi sans nous lasser, TOGO CHERI L'OR DE HUMANITE (3èm couplet de notre hymne national)» Oui, c'est possible. Le peuple a faim, le peuple est malade, le peuple à peur. Les Togolais, qui le peuvent, s'exilent et vont construire des maisons dans les pays voisins pour fuir l'insécurité. Le peuple à peur des forces chargées d’assurer sa sécurité. Le peuple a peur, tout le monde se méfie de tout le monde. C’est notre devoir de faire du Togo, une terre de la justice, du droit, de la liberté et de la paix. Tout ceci ne sera possible et ne pourra se réaliser que si les hommes politiques et les dirigeants font preuve d’un esprit de solidarité, de concorde et de collaboration fraternelle dans la poursuite du bien commun de nos populations.

Plusieurs activités sont inscrites au programme du 59e anniversaire de notre accession à la souveraineté International.

Les activités démarrent ce mardi 23 avril avec l'inauguration de l'usine de production de fer à béton dans la zone franche à Kara. Au mercredi 24 avril, sera effectuée l'inauguration du nouveau centre administratif à Lomé, à côté de la nouvelle présidence. L'inauguration du nouveau port de pêche aura lieu ce même mardi dans la zone industrielle Golfe. Dans la matinée du jeudi 25 avril, l'inauguration de l'usine de fabrication de produits plastiques Africa Plastic Technology, à Tsévié dans le Zio. Une autre inauguration suivra, celle de l'usine de production de jus d'ananas, jus délice à Gbatopé, dans le Zio. La pose de la première pierre de l'usine de production d'habillement militaire à Adétikopé et le lancement du projet «Olé» bouclent la journée. La veille de la commémoration du 59e anniversaire de l'indépendance du Togo sera marquée par la cérémonie de décoration à la place de l'Indépendance. Elle sera suivie à 18h par la ranimation de la flamme de l'indépendance et de la retraite aux flambeaux. Au petit matin du samedi 27 avril, résonneront les traditionnels 21 Coups de Salve. À partir de 8h40 le grand défilé militaire et civile. Les réjouissances dans les quartiers démarreront sous le coup de 14h. À 20h, auront lieu des méga concerts à Lomé et dans les chefs-lieux de régions. Le dimanche 28 avril à 15h, sera disputée la finale de la Coupe de l'indépendance. Cette activité sportive refermera les rideaux sur le 59e anniversaire de l'indépendance du Togo.

La célébration

Peut-on parler de célébration ? De quelle célébration s’agit-il ? Et qui mérite d’être célébrant ? La réponse à chacun selon son appartenance politique mais elle reste commune et unique pour tous les togolais qui sont restés attachés à l’histoire de la TERRE DE NOS AÏEUX. ‘‘La vérité existe, on invente que le mensonge’’. Le mensonge, OUI le mensonge, on l’a tellement inventé qu’il finit par s’installer à la place de la vérité. Mais comme la vérité a toujours triomphé quel qu’en soit les cas et la durée, l’histoire réelle du Togo reste indélébile dans les cœurs. Pour pouvoir célébrer une cause, il faut au prime abord l’accepter dans sa réalité. Si nous avons aujourd’hui une double voir triple célébration, c’est parce que tout simplement, les uns reconnaissent l’histoire mais éprouvent du mal à l’accepter ; les autres ne la reconnaissent nullement tandis que certains la reconnaissent, l’acceptent et lui restent fidèlement attacher. Faut-il jubiler, pleurer la mémoire des combattants pour l’indépendance du Togo ? Entre l'assassin déclaré et l’orphelin, qui doit se recueillir ? Ou peuvent-ils le faire ensemble ? Comme ce jeu d’échec où l’on bouge les pions sans se soucier de l’aboutissement de la partie comme le font si bien les professionnels de la chose, nous conduit dans l’impasse ! Comme le dit si bien l’observateur, il serait très difficile à un homme affamé de célébrer, de jubiler comme les autres mais s’il le fait, cela prouve son attachement à la cause. Et c’est lui qui célèbre plus car sa joie très immense se mêle à sa tristesse et suscite l’admiration de ceux qui l’entourent. Le bilan est plus que négatif pour ces 59 ans passés. Le poussin a été étouffée dans l’œuf ; La vie a changé de sens pour la poule et le coq, lui, a pris son chemin. Ainsi va la vie. Famine, mort, chômage, haine, traitrise, insécurité, chasses à l’homme, non-respect des droits de l’homme, impunité, pillage accrue des biens du peuple, blanchiment de toute sorte, usurpation, dettes extérieures très élevées, immoralité, infamie bref instabilité socio-économico-politico-sanitaire restent le bilan de ces 59 années de gestion de la terre de nos aïeux.

Mon pays va mal, très mal. Son indépendance est ainsi hypothéquée par ces maux déjà cités, ceci dû à la mauvaise gestion de la chose publique. Toutes les forces politiques que ce soient celles de l’opposition ou le parti au pouvoir se convergent dans la dynamique de bâtir un « Togo nouveau » en terme de respect de la constitution, de bonne gestion de la Cité, et d’équité pour le bonheur de tous. La terre de nos aïeux est prise en étau entre, d’un côté, les voleurs de la République qui dirigent et qui ont envie d’acheter le silence de tout le monde pour piller à vie et, de l’autre côté, ces leaders de l’opposition qui marchandent leur silence contre quelque billet de nos francs ou des postes juteux. Triste réalité. Déjà au Togo, le chômage des jeunes et la précarité des emplois informels représentent une menace sérieuse pour la paix, le développement et la stabilité du pays. Nous devons tous taire nos querelles, nous remettre au travail et reconstruire notre Togo et que Dieu et nos ancêtres bénisse la terre de nos aïeux.

Le TOGO, es-tu réellement indépendant ? La réponse de l’octogénaire revient et c’est réelle ; Oui mais hélas ! D’où le NON en réponse nette qui ne sera peut-être pas partagé… En tout cas, ce qui est humainement impossible et divinement possible.

José Eric GAGLI / Céline N'DANIKOU

 

 

TOGO-GRAND DOSSIER/ 60 ans déjà , 27 avril 1960 - 27avril 2020 : Une indépendance hypothéquée !

 

Chronique politique/Covid-19 : une crise mondiale préméditée… !.

Ça devient persistant... Plusieurs langues se délient...et parlent déjà de crise sanitaire préméditée frisant le complot... Acteurs, médecins, simples citoyens du monde évoquent déjà un plan malthusien bien ficelé pour décimer une partie de la population mondiale... La position formelle, publique et documentée de certains acteurs internationaux, à l’image de Nicolas Sarkozy, d’Emmanuel Macron, de Bill Gates ou encore de Georges Soros renforcerait cette lecture de la situation mondiale actuelle...

Du drame ou de la manipulation!

Alors que l’on n’est seulement à moins de 200 000 morts au plan mondial pour plus de 200 pays contaminés, l’on assiste déjà à un deuil mondial dû finalement au choix diarrhéique de confinement fait en cascade par les gouvernements. N’est-il pas légitime de se demander pourquoi les gouvernements n’ont jamais confiné au paravent leurs populations lorsqu’on sait que presque chaque année la grippe saisonnière fait des ravages à des dimensions bien plus incomparables : 400 000 morts en Chine chaque hiver à cause de la grippe saisonnière, 13 000 en Italie, plus de 10 000 en France, ainsi de suite…. !!!Pourquoi le monde n’avait-il pas été largement informé et alerté par les médias pour ces données pourtant bien connues du monde médical et des gouvernements ? Par ailleurs, comment se fait-il qu’au début de l’année aucun de ces pays n’a parlé des morts « hivernaux » habituels ? Ou n’y a-t-il plus eu de morts par cause de la grippe saisonnière en 2019/2020 ? Voilà pourtant que pour un corona virus dont les symptômes sont étrangement similaires à ceux de la grippe, un corona virus qui n’a fait pour l’instant qu’un dégât humain bien inférieur, tous les gouvernements s’amusent à limiter l’exercice des libertés publiques de leurs populations. Et le monde se retrouve en deuil...

Aujourd’hui les chiffres commencent à baisser. Beaucoup de pays enregistrent des guéris sans aucune intervention médicale. Certains gouvernements ont même décidé de déconfiner, Allemagne, Danemark, France, etc. Dans une telle situation de régression de la pandémie, certains spécialistes prédisent que la situation serait beaucoup plus préoccupante à l'avenir. Et l'on parle de dizaines de millions de morts pour le continent noir...Comment une épidémie qui n’a jusqu’ici touché que très marginalement l’Afrique peut-elle entrainer à l’avenir tous ces morts sur le continent ? Les vaccins sont alors doigtés. En effet plusieurs autorités politiques et médicales en Occident ont parlé d’un vaccin contre le Corona virus qui serait bientôt proposé aux gouvernements africains.Ce que dénoncent les Africains avec véhémence. Doit-on citer Kemi Seba, Aminata Traore, Didier Drogba, Samuel Eto’o, etc… qui se sont tout de suite exprimé contre une telle tentative des industries pharmaceutiques ?!!

Tout cela fait réfléchir… Les opinions nationales n’ont eu droit à aucune explication sérieuse. Des tapages sur les mesures barrières… oui ! Des émissions pour justifier le confinement, pour justifier les décisions prises par les exécutifs pour restreindre les libertés fondamentales des citoyens…oui !! Mais rien…rien sur l’origine de cette épidémie…rien sur les responsabilités internationales… rien sur ce qui peut être derrière tout ce cirque très suspect… rien sur ce qui pourrait suivre…Comme si cela ne suffisait pas, on assiste à des abus de la part des forces de l’ordre contre les populations… Tout ceci doit faire réfléchir…Oui la presse nationale doit mieux interroger les faits… elle doit sortir des sentiers battus…elle doit cesser d’etre une caisse de résonance locale aux médias étrangers… les médecins locaux doivent cesser de répéter ce que disent les médecins européens … et les politiques doivent se poser les bonnes questions afin d’éclairer les populations…L’État est un bien commun. Il ne peut être un instrument au service de logiques exogènes que les gens ne comprennent ni n’épousent. .

On se demande tout d'abord commentun virus si artificiel peut-il avoir subitement son origine dans un régime alimentaire chinois pourtant ancien et traditionnel. Très vite cette thèse de la chauve-souris ou du pangolin a été abandonnée, tellement elle ne répondait pas à toutes les questions de certains esprits trop curieux. Ensuite on indexe un laboratoire P4 en Chine. Et là on se demande comment une simple négligence dans un laboratoire chinois pourrait faire autant de dégats… On pourrait se demander ensuite au cas cette négligence soit avérée, si elle n'était pas voulue, manipulée pour produire des conséquences bien calculées et minutieusement planifiées… On pourrait se demander enfin comment les médias ont pu inculquer autant de peur aux populations pour ce " simple virus" qui n’est que de la grippe, et de la grippe la plus facile à traiter si l’on se réfère aux déclarations du Medecin Professeur Français Didier Raoult… !?

Nicolas Sarkozy-Antonio Guterres..

2019. L'ancien Président français Nicolas Sarkozy invité sur un panel de la REF, Rencontre des Entrepreneurs Français, prend une position bien troublante face à un sujet pas des moindres..il dit " Je suis né en 1955, j'ai 64 ans... A ma naissance, nous étions à 2 milliards et demi d'habitants.. Dans 30 ans , nous serons à 9 milliards. Et à la fin du siècle, nous serons à 11 milliards d'habitants. Quoique nous décidions, c'est fait!". Sarkozy dénonce lors de cette rencontre l'absence de débat sur la surpopulation mondiale et précise plus loin :" Dans 30 ans, le Nigeria aura plus d'habitants que les États-Unis d'Amérique. Lagos(Nigeria) actuellement est à 22 millions. L'Afrique sera à 2 milliards et demi. Le choc n'est pas climatique mais démographique. La crise migratoire, nous l'avons pas encore connue." Sarkozy dit simplement qu'une grande crise migratoire est à venir. Et que faire devant cette situation du moment où l'Afrique est au moins à 5 enfants par famille et que les Chinois ont révisé leur politique natale? Meme son de cloche pour Emmanuel Macron aux Nations-Unies en 2018 et quelques mois plus tard à Ouagadougou.

Sarkozy appelle à créer un organisme pour gérer cette surpopulation. Et du coup, des voix s'élèvent et prédisent des dizaines de millions de morts en Afrique avec Covid-19... Le Coronavirus vient résoudre le problème de Nicolas Sarkozy surtout lorsqu'on entend aussi le Secrétaire Général des Nations-Unies dans la logique de cette prédiction..

Les Occidentaux se voient menacés. Autant les autres peuples seront nombreux, autant ils seront forts et ils décideront à la place des Occidentaux, ce qui n'en est pas le cas aujourd'hui. Aujourd'hui, l'Asie seule est à 4 milliards 800 millions d'habitants.. ça leur fait peur et "il faudrait trouver peut-être des moyens pour décimer une partie, ce qui rendrait la multiplication plus difficile"..peut-être Covid-19 serait leur solution.. C’est de la géopolitique.

Dans les propos de Sarkozy, ça sent la peur, il a peur que les Orientaux occupent la première place mondiale.. Le message serait bien passé et la réponse immédiate..

Autre Thèse: Luc Montagnier..

La Thèse du Prix Nobel de Médecine 2008 Luc Montagnier bouleverse. Montagnier affirme que Covid-19 serait une création chinoise à partir de molécules du VIH, notamment.. Pourquoi ?? il estime que le but de l’exercice était de créer un vaccin contre le VIH SIDA à partir d’une souche du covid-2 bien connu, et que malheureusement quelque chose n’a pas marché et le virus nouveau sorti de cet attelage étrange se serait échappé en se mutant dans les organismes humains hôtes. Sa version conforte les affirmations de ceux qui ont conjecturé très tôt une manœuvre médicale bine connue de l’OMS et de quelques puissances occidentales et des Chinois eux-mêmes, contre l’Afrique noire. Même s'il est critiqué, cela nourrit pleinement la réflexion et tendrait à conforter la thèse du complot... Covid-19 serait donc là pour décimer, réduire considérablement la population mondiale..

Le Plan ne serait-il pas bien contre la population noire en général, les Asiatiques et une partie de l'Europe.!?.

Des études montrent déjà qu'il y aurait plus de Noirs morts du Covid-19 aux USA.. Le Taux de procréation de la Population Noire américaine est beaucoup
plus élevé..

Que doivent faire les gouvernements africains face à tous ces faisceaux d’information ? Confiner indéfiniment les populations au risque de se voir renverser par des crises sociales et politiques qui s’’y grefferont….

Covid-19 ne serait-il pas un plan bien ficelé pour renverser des Régimes francophones d’Afrique ? Des documents n’existeraient-ils pas pour conforter cette thèse ?

En tout cas, en Afrique, les Africains pourront réciter et chanter quotidiennement ce poème ‘’Les Vautours’’ de David Diop «Malgré les villages désolés, l’Afrique écartelée, l’espoir vivait en nous comme une citadelle.. Et le Printemps paraîtra sous nos pas de clarté.. »



Firmin Teko-Agbo, journaliste-chroniqueur politique

 

 

Chronique politique/Covid-19 : une crise mondiale préméditée… !.

 

« L’Afrique d’après est déjà là : Créative, Solidaire, Résiliente »
LE RENDEZ-VOUS DES IDÉES. L’intellectuel ivoirien Franck Hermann Ekra livre un point de vue africain sur la crise sanitaire mondiale du coronavirus.

L’Afrique est, pour l’instant, moins touchée que le reste du monde par la pandémie de nouveau coronavirus. La grande majorité des Etats a réagi avec rapidité et fermeté pour tenter d’empêcher le « pire » : une propagation incontrôlée du virus dans les immenses centres urbains du continent, où les systèmes de santé publique sont souvent défaillants. Si la crise sanitaire mondiale a révélé les fragilités des Etats du continent, il a dans le même temps fait jaillir une sorte d’effervescence intellectuelle.

A la mi-avril, cinquante penseurs, activistes, artistes et décideurs africains, réunis par l’économiste togolais, Kako Nubukpo, et le sociologue sénégalais, Alioune Sall, ont signé un texte appelant à la mobilisation des « forces vives » contre la pandémie. Un appel à mettre en commun leurs réflexions pour repenser l’Afrique et contrer les récits prédisant la « fatalité » d’une catastrophe. « Ce qui pouvait ressembler jusqu’ici à une utopie est entré dans l’espace des possibles », affirment-ils.

Cocoordinateur de cette initiative, l’intellectuel ivoirien Franck Hermann Ekra livre un point de vue africain sur cette crise globale. Pour cet analyste politique et critique d’art, le Covid-19 peut être l’opportunité de penser « l’Afrique d’après ».

Que peuvent ou doivent faire les intellectuels d’Afrique en cette période de crise sanitaire globale ?

Franck Hermann Ekra : L’emballement médiatique provoqué simultanément par la réception de projections catastrophistes sur les conséquences de la pandémie pour l’Afrique, émanant du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et la fuite d’une note prospective de la diplomatie française à la tonalité de prophétie autoréalisatrice, nous ont poussés à dépasser nos contradictions pour parler d’une seule voix.

Des grandes figures de la pensée se sont positionnés publiquement, tel que l’écrivain nigérian Wole Soyinka, prix Nobel de littérature en 1986, les philosophes sénégalais Souleymane Bachir Diagne et ghanéen Kwame Anthony Appiah. Ils prennent part à ce mouvement qui se veut d’insurrection intellectuelle, de réveil africain.

En situation de double contrainte entre le risque de dénonciation d’une posture d’affichage et d’indexation par les contempteurs de la trahison des clercs, les intellectuels africains ont décidé d’assumer ensemble leur fonction d’éclairage. Agir, militer, travailler pour défendre la société face au péril épidémique suppose une mobilisation générale sans distinction de sensibilité idéologique, du spectre du post-marxisme à celui du libéralisme.

Cet appel est un point de départ, l’expression d’une foi et d’une espérance dans l’esprit de solidarité qui a donné naissance en 1963 à l’Organisation de l’Unité africaine, devenue Union africaine. Nous espérons d’ailleurs aller plus loin en engageant un dialogue et des actions avec nos instances continentales pour dessiner ensemble, pour nous et par nous-mêmes, l’Afrique d’après.

Comment analysez-vous l’impact de cette crise sanitaire mondiale sur le continent africain et que révèle-t-elle ?

Pour la première fois, nous sommes confrontés à la mondialisation autrement que virtuellement. Ce virus « manuporté » est une métaphore biologique et physique du village global qu’il matérialise en le vampirisant. Le flux d’images à haut débit, d’un Occident désorienté, cantonné à la gestion de la pénurie et la mise à nue des failles de ses systèmes médicaux en incapacité d’absorber le choc de l’épidémie, a achevé de nous convaincre d’un état d’impuissance mondiale, d’un renivèlement de l’ordre international.

L’idée qu’une meilleure réponse pourrait provenir d’une Afrique coutumière de l’épreuve, des arts de faire et de résistance, d’une économie de l’inventivité et de la débrouille, s’est progressivement imposée sous la forme d’un fol espoir : celui d’une exception africaine face aux dangers qui menacent la biosphère.

Cette pandémie est un événement « sursignifiant », comme disait le philosophe Paul Ricœur, dont l’impact transforme notre rapport au monde et à sa compréhension, puisque chacun reconnaît désormais les limites de ses certitudes. Les Africains sont confrontés aux mêmes difficultés que le reste du monde avec toutefois un paradoxe temporel : nos Etats subissent de plein fouet les conséquences économiques de la crise avant ses effets sanitaires. Cette situation illustre une interdépendance trop souvent réduite à la dépendance à une économie d’empire.

On peut craindre en outre des défaillances au niveau des infrastructures de santé publique. C’est le résultat conjugué de mauvais choix de gouvernance et de politiques d’ajustement structurel des années 1990, imposées par les institutions de Bretton Woods qui ont déstructuré le projet d’Etat postcolonial. Cette crise pourrait favoriser une nouvelle prise de conscience des acteurs continentaux sur la nécessité de répondre en premier lieu aux minima sociaux, aux attentes vitales des populations plutôt qu’aux artifices de l’imaginaire de progrès.

Quel regard portez-vous sur les mesures de confinement difficilement mises en place par certains Etats ?

L’Etat providence n’existe plus, ni en Afrique ni ailleurs. L’idée même de fermer des villes, d’inventer des frontières intérieures ad hoc pour contenir l’expansion de la pandémie métamorphose la territorialité. Ce que le confinement met au jour, ce sont d’abord les inégalités sociales renforcées, l’accès limitatif à l’approvisionnement de vivres et de biens de première nécessité, mais aussi la place cruciale de l’économie populaire.

Ces inégalités se traduisent par des recrudescences d’incivilité, de violence urbaine ou domestique. Lorsqu’un Etat impose des mesures de confinement dont il n’est pas en mesure de garantir le respect, les populations imaginent des voies de contournement dans le dos du pouvoir. Les émeutes résiduelles s’expliquent par des réflexes de survie plutôt que par la contestation en bloc des systèmes. Ce sont des réactions ordinaires dans les situations de restriction des libertés de mouvement et d’asphyxie économique.
Comment les pouvoirs et les oppositions réagissent-ils ?

Cette crise favorise pour l’instant une séquence de trêve politique : les pouvoirs et ceux qui les contestent, habitués à la polarisation, se trouvent parfois forcés de coopérer. Au Cameroun, les sécessionnistes anglophones respectent un cessez-le-feu préconisé par les Nations unies auquel restent sourds les groupes armés extrémistes. Les pouvoirs autoritaires et « sécurocrates » s’en trouvent renforcés.

Au Tchad par exemple, le président Idriss Déby a scénarisé une spectaculaire offensive contre Boko Haram en pleine crise du Covid-19. Au Rwanda, le président Paul Kagamé a usé de fermeté sur le plan de la « redevabilité » en limogeant, pour l’exemple, une ministre pour défaut d’honnêteté sur l’état de préparation du dépistage et de la riposte sanitaire.

Dans des cités africaines sous couvre-feu, on a systématiquement recours dans le maintien d’ordre à l’arsenal autoritaire de la chicote, du châtiment corporel. Cela révèle la faiblesse des ressources de négociation de certains pouvoirs avec leurs populations.

La fréquence des adresses présidentielles à la nation dans la gestion de la pandémie est aussi un indicateur de proximité et de respiration démocratique. Au Ghana, le président Nana Akufo-Addo s’est exprimé régulièrement, tandis qu’au Nigeria, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, on constate un mutisme qui accroît l’anxiété sociale.

Quid du rôle des sociétés civiles ?

Cette crise sanitaire stimule un regain d’énergie chez les militants francophones soutenus par des philanthropes anglophones, qui peuvent profiter de ce moment de renégociation du contrat social avec les pouvoirs publics. Le président sénégalais, Macky Sall, a reçu récemment des membres du mouvement citoyen Y’en a marre.

Ces derniers lui ont suggéré les mesures sociales sur la baisse tarifaire de l’électricité. Le chef de l’Etat a accepté de prendre en compte leur proposition en anticipant sur leur réaction une fois la crise passée. Il leur a signifié qu’il se doute qu’ils seront les premiers à lui reprocher de faire revenir le prix à son niveau initial.

Pour nombre d’acteurs de la société civile, ce moment est un point de retour à l’idéal initial de protection des plus fragiles. On est sorti d’un schéma réducteur assignant aux militants un rôle de trublions, de contestation de rue. Ils sont pleinement proactifs et suppléent les défaillances de l’Etat en se dévouant au service des communautés.

Comment les artistes contribuent-ils à cet effort dans la lutte contre le Covid-19 ?

Ils sont en première ligne de la riposte. Toujours au Sénégal, une vingtaine d’artistes de cultures urbaines se sont réunis au sein d’un collectif constitué par Youssou N’Dour et Didier Awadi pour venir en aide à l’Etat. Habituellement, les stars du mbalax et du hip-hop, plus proche de l’univers de la lutte, ne collaborent pas.

Une même stratégie de communication relie tous les courants autour de cette lutte contre le Covid-19, avec un parti pris d’agir à deux niveaux : la sensibilisation, puis la lutte contre la désinformation, la propagation virale de fausses informations à l’heure de la post-vérité. Par exemple, les graffeurs de street art se déploient dans la ville et utilisent les médias permanents que sont les murs pour relayer les gestes barrières.

Les artistes contemporains ne sont pas en reste. Le plasticien bissau-guinéen Nu Barreto a introduit dans une œuvre en plans séquences journaliers « Traços Diario », des compositions inspirées par le confinement. Ils représentent cette restriction de liberté par une mise en bouteille de personnages ou d’objets du quotidien. Le peintre sénégalais Soly Cissé a quant à lui commencé une série intitulée « Corona ».

Du côté des dessinateurs de presse, dans des pays comme la Côte d’Ivoire, l’Algérie ou l’Afrique du Sud, où Zohoré, Dilem et Zapiro sont des institutions au même titre que leur ami Plantu en France, le sujet inspire, que ce soit dans la veine du témoin de la société ou de la dérision politique.

Plasticiens, musiciens, caricaturistes portent le rêve d’un héroïsme ordinaire, d’une transfiguration du banal. « Nos héros nous ressemblent », chante le rappeur camerounais, Valsero qui vient d’être libéré des geôles du président Paul Biya. Ces héros du quotidien sont les blouses blanches et non pas les stars du ballon rond ou de l’afro-pop, les vedettes de la télévision ou les icônes défuntes du panafricanisme.

Comment regardez-vous la France particulièrement critiquée par une partie grandissante de la population en Afrique francophone, malgré l’aide apportée par Emmanuel Macron qui plaide pour une annulation de la dette ?

Il lui faut tenir compte d’un nouvel écosystème. L’Afrique n’a pas changé, mais nous avons changé d’Afrique, ne serait-ce que par la démographie et la dynamique ascendante de sa pyramide des âges. Les économistes parlent de dividendes en la matière ! Cela devrait amener Paris à chausser les lunettes du temps.

Vu d’Afrique il y a des Frances. L’une progressiste portée par le discours de renouveau de l’Elysée et d’une partie de l’administration du Quai d’Orsay, soucieuses comme nous de voir changer les modalités de la relation, de casser les codes rétrogrades de la domination. L’autre, plus conservatrice et récessive, s’accroche aux chimères de pré carré, au paradis perdu de l’époque impériale et soutient toujours les autocrates. A moins qu’il ne s’agisse là d’un double jeu ?

Quelle que soit la sympathie qu’on peut avoir pour la rhétorique de la réconciliation des images entre l’Afrique et la France postcoloniales inspirée par Emmanuel Macron, son attitude expose parfois la France à une crispation dans sa relation avec l’opinion continentale.

C’est une chose d’assumer le passé, ce qui signifie dans son entendement comme dans le nôtre qu’il est bien passé. C’en est une autre d’adopter une position de surplomb ou de reconduire des recettes de diplomatie de connivence perçues de l’autre côté de la Méditerranée comme relevant de l’imagerie d’Epinal, de la politique de « grand-papa ». Les gestes de solidarité sont toujours les bienvenus, mais la manière dont on donne vaut mieux que ce que l’on donne. Il faut se garder de se rêver en médecin au chevet d’un perpétuel patient africain.

A quoi ressemblera ce que vous appelez « l’Afrique d’après » ?

L’Afrique d’après est déjà là : je me l’imagine créative, solidaire, résiliente, c’est-à-dire par essence africaine. L’Afrique, nous le savons, est une totalité plurielle, c’est des Afriques dont il s’agit ! Elles sont si riches de leur diversité, de leur historicité, de leurs identités narratives. Poreuses aux vents du monde, elles se situent aujourd’hui du côté du tournant de l’innovation, de la digitalisation des sociétés urbaines 3.0, mais conservent un fort attachement à la ruralité qui constitue toujours un pan essentiel de leurs cultures et de leur production de chaîne de valeurs.

La terre y est encore une donnée fondamentale d’inscription sociale. Ces Afriques où l’individu s’affirme de plus en plus au-delà de pesanteurs communautaires aspirent au renouvellement des formes d’incarnation du leadership et à la construction d’un écosystème plus écologiquement responsable. Ce qui illustre ce moment africain, c’est l’un des symboles Akan (peuples d’Afrique de l’Ouest) les plus puissants, le Sankofa : un oiseau mythologique qui se nourrit de son passé et de lui-même pour se projeter vers l’avenir.

Joan Tilouine

Source : Le monde / Afrique

 

 

« L’Afrique d’après est déjà là : Créative, Solidaire, Résiliente »

 

Togo, Violences gratuites en période de couvre-feu : Yark Damehame et Yaovi Okpaoul, même combat

On sait que la force spéciale mixte anti-pandémie instaurée sévit aussi drastiquement que le nouveau coronavirus. Installée pour assurer le bouclage et la sécurisation des préfectures et du respect du couvre-feu à Lomé et à Sokodé, cette unité n’y regarde pas à deux fois pour extrapoler la mission républicaine qui est la sienne. Curieusement, et Yark Damehame (le ministre de la sécurité et de la protection civile) et le Lieutenant-Colonel Yaovi Okpaoul (commandant de la force spéciale mixte anti-pandémie) donnent dans un déni qui risque de compliquer le climat déjà bien tendu entre citoyens et forces de l’ordre.

Si le premier a récemment tenu à mettre les choses au clair, c’est avec regret que l’on peut constater que sa montagne d’intervention sur la télévision nationale n’a accouché que d’une piteuse souris qui aura le don de faire se pousser le col aux éléments de l’unité en question. Le Général dédouane, à mots à peine couverts, les éléments qui se livrent à d’ignobles actes sur les populations en période de couvre-feu. Des exactions attribuées aux soldats ne sont selon lui que des allégations. Il va plus loin : le jeune décédé à Avédji a été victime d’une épilepsie. Pourtant, les coups et blessures sont des pièces à conviction qui ne sauraient donner raison à Yark, à moins que celui-ci ne tienne pour vérité que l’éclatement des testicules et des coups sont aussi des conséquences d’épilepsie. Le Lieutenant-Colonel Yaovi Okpaoul y est allé aussi de sa sulfureuse musique. Le communiqué rendu public dans la nuit du jeudi à vendredi16 avril, dans le cadre des engins saisis pour non-respect du couvre-feu ou du bouclage de zone, a fait état de 27 motos, et 34 voitures interpelés.

De sa litanie, on n’aura retenu que l’arrestation de quatre agents indélicats soupçonnés de racket au barrage d’Akata dans la préfecture de Kpélé ont été également relevés et mis aux arrêts pour une sanction disciplinaire. Okpaoul semble s’écarter sciemment de son sujet. On aurait pu savoir où il en est des sanctions de ses éléments qui ont été convaincus de voies de fait depuis la mise en place des mesures. On ne le saura jamais. En tout cas pas pour le moment. L’intervention les deux hommes aura eu le mérite de nous montrer sur quel piédestal ils mettent la vie du commun des Togolais. Regrettable.

Source : Le Correcteur

 

 

Togo, Violences gratuites en période de couvre-feu : Yark Damehame et Yaovi Okpaoul, même combat

Togo : Les étudiants, les grands oubliés dans la lutte contre le coronavirus

En prenant la parole le 1er avril dernier, le chef de l’Etat Faure Gnassingbé a annoncé nombre de mesures devant être mises en place pour lutter contre le nouveau coronavirus. De l’état d’urgence à la mise en place de la force spéciale anti-pandémie composée de 5000 hommes en passant par le programme universel de solidarité dénommé »Novissi ». Conscient que la situation « est de toute évidence inquiétante face à un virus particulièrement dangereux », le fils de Gnassingbé Eyadema s’est voulu bon prince et s’est engagé à « aider les plus démunis d’entre nous, les plus faibles, les plus défavorisés ».Et d’ajouter dans la foulée qu’aucun Togolais « ne sera laissé pour compte dans cette bataille que nous engageons ensemble ».

On peut penser qu’avec cette annonce, beaucoup de citoyens se sont sentis quelque peu soulagés, surtout ceux qui font dans l’informel.Ceux-ci ont depuis un moment commencer par percevoir, mais à quel prix, les 5000 et 1000 francs à eux versés.Curieusement, ce n’est pas tout le monde qui est dans l’informel qui en est bénéficiaire, car les bénéficiaires sont ceux qui possèdent une carte d’électeur, rien de plus.On ne sait vraiment pas le sens qu’accorde le chef de l’Etat à son « aucun Togolais ne sera laissé ».

Mais passons.Les autres grands oubliés de ce programme qui sent son escroquerie gouvernementale, ce sont les étudiants à qui l’on refuse l’accès au programme universel de solidarité, sous prétexte qu’ils ont des allocations qu’on leur versera. Sauf que ces pauvres et maigrichonnes allocations, des milliers d’étudiants continuent, horresco referens, de l’attendre. N’est-ce pas trop abuser que de maintenir de pauvres apprenants dans cette misère à une époque aussi critique ? Non contentes de les avoir déjà fait suffisamment végéter, voilà que nos chères autorités deviennent regardantes, décidant de qui sera ou non éligible desdites allocations. De nos sources, l’on apprend que c’est une minorité, une centaine qui à ce jour aurait perçu ces presque-rien.

Si la Direction des bourses et stages (DBS) a mis en place une plateforme de consultation de statut de l’étudiant devant donner lieu à la vérification des dossiers, des étudiants se plaignent par centaines du fait que les résultats ne débouchent sur rien. Beaucoup sont ceux qui, bien qu’étudiants, sont littéralement éconduits. Jusqu’à quand ce mépris pour les étudiants, mystère.Le plus désespérant, c’est quand les autorités disent privilégier pour les étudiants l’enseignement à distance via Internet, mais qu’elles sont capables de leur fournir de quoi s’acheter des forfaits pour s’y mettre. C’est d’un grotesque intolérable.

Source : Le Correcteur

 

 

Togo : Les étudiants, les grands oubliés dans la lutte contre le coronavirus

 

Togo, le Dr Agbéyomé Libéré : Circulons, Aucune Victoire à Fêter !

Depuis hier nuit, à la libération du Dr Agbéyomé KODJO et de ses collaborateurs, placés sous contrôle judiciaire avec des conditions les plus farfelues les unes que les autres (on lui demande entre autres de ne plus réclamer sa victoire à la présidentielle passée), je vois des partisans jubiler ou parler d’une victoire d’étape. Je ne vois, moi, aucune victoire, même d’étape, dans cet événement.

Le fonctionnement du RPT-UNIR dans les contentieux avec ses adversaires, et je crois que nous devons être assez mûrs pour le comprendre maintenant, peut s’illustrer par la situation suivante. Un caïd arrache une vache à un éleveur propriétaire de deux vaches. Comme réponse aux protestations de l’éleveur réclamant sa vache, le caïd arrache la deuxième vache. Se retrouvant sans rien, l’éleveur se met à regretter le temps où il avait au moins une vache. Il commence alors à réclamer la deuxième vache que finit par lui restituer le caïd après de longues altercations. Sonné et épuisé par le duel, l’éleveur, se conformant à ce bon vieil adage stipulant qu’il vaut mieux être borgne qu’aveugle, voit la restitution de sa deuxième vache comme une victoire et oublie la première.

Chaque fois qu’il est acculé par un problème, le RPT-UNIR en crée un autre à côté sur lequel il concentre ses adversaires. Et après une longue bataille, il fait ce qu’il appelle une concession en lâchant prise sur le deuxième problème créé, ce que ses adversaires voient comme une victoire, oubliant le premier et vrai problème.

Ce que réclame Agbéyomé n’est pas sa liberté. Mais sa victoire à l’élection présidentielle passée. Le vrai problème est là. Il réclame, tout comme la majorité des Togolais, le recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote. Tout autre problème crée et greffé sur cette revendication n’est que pure diversion.

Nous n’aurons notre première victoire qu’au recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote. C’est de cela qu’il s’agit. Pas d’autre chose. La lutte doit donc continuer.

Ce n’est plus une question de parti politique. Il y a longtemps que cette lutte aurait dû ne plus être une affaire de parti politique. Que tout Togolais désirant l’alternance se joigne aujourd’hui, maintenant, à ce combat contre l’arbitraire. Les posts sur les réseaux sociaux ne suffisent pas (ce n’est d’ailleurs pas lutter, se contenter de ne faire que des posts sur les réseaux sociaux pour des amis virtuels).

La dynamique Monseigneur Kpodzro est muselée par la justice aux ordres de la dictature. A chacun de nous de prendre le relai avec ses moyens physiques, matériels, financiers… La victoire, la vraie, ne viendra qu’après l’engagement, le vrai engagement de chacun de nous.

David Kpelly

 

 

Togo, le Dr Agbéyomé Libéré : Circulons, Aucune Victoire à Fêter !

 

Togo : 60 années d’espoir assassiné.

Plus que quelques heures, notre chère Patrie, le Togo aura passé la barre de six fois dix années.

Un triste anniversaire qui remonte le temps d’un Espoir nourri par les pairs de l’indépendance de voir notre pays devenir l’OR DE L’HUMANITÉ.

Que d’espoirs assassinés quand, deux ans et demi après la grande liesse, le peuple Togolais s’est trouvé orphelin le 13 janvier 1963. Sa liberté d’autant, retrouvée avec la proclamation de l’indépendance le 27 avril 1960, est assassinée par une COMBINACIÒN franco-togolo-africaine.

Et, à partir de là, s’ouvre devant nous la voie d’une errance où se côtoient brimades, félonies, mensonges, dégradation des mœurs, injustes, et autres prévarications. Le plus délicat est la perte totale de notre âme de TOGOLAIS qui naguère, faisait la fièreté du peuple.

A la place de l’honnêteté, du respect des autres et du travail bien fait, le clan qui s’est saisi des rènes du pays s’est donné comme tâche de façonner un Togolais nouveau, celui-là qui ment, dénigre et se vautre dans l’oisiveté.

57 ans durant, ce clan à la tête duquel trône les Gnassingbé aura presque réussi. Le Togolais est clochardisé. Il fait peine à voir tant sa capacité de réflexion s’est amenuisée au point que cela fait peur en l’avenir de notre pays.

Au plan politique, les maîtres de la déconfiture togolaise ont purement simplement assassiné la conscience politique du peuple par leur résistance à s’ouvrir à la démocratie et à l’alternance. L’animation politique, les motions de soutien, les assassinats et les emprisonnements politiques, les brimades et autres tracasseries de tous genres exercées sur les citoyens et la volonté manifeste des autorités de fait de notre pays ont fini par catapulter notre Patrie dans un âbime où en sortir nécessite un électrochoc puissant.

Au plan économique, notre pays est exsangue, croulant sous le poids de la dette intérieure qu’extérieure. Cette dette qui dépasse largement les 80% du PIB du pays est la résultante d’une politique économique désastreuse, fait de rapines et de gabegie. Les ressources de notre pays sont détournées et ne servent que paillettes, flonflons et autres achats de conscience dans le but de se maintenir au pouvoir. Mieux, pour asservir le peuple, on préfère donner le pôle commercial aux étrangers et les opérateurs économiques Togolais sont soit embrigadés, soit réduits à mendier des marchés qui dans un pays qui veut se développer, devraient leur revenir de droit. L’exemple le plus patent est le grand marché de Lomé, incendié puis livré à des gens dont le devenir du Togo n’incombe pas forcément. Et nos ressources minières ainsi que nos régies financières sont entre des mains étrangères qui en font se qu’elles veulent

Au plan culturel c’est un vrai désastre. La politique de l’authenticité tant vantée n’a été qu’une supercherie qui a fini par opposer les ethnies autrefois soudées de notre pays. Nos coutûmes empreintes de morale et de valeurs sont quotidiennement transgressées et détournées à des fins politiques. Les chefs traditionnels garants de ces us & coutumes sont asservis pour les dévoyer de leur rôle d’équilibre de la nation. Les artistes et leurs oeuvres qui devaient être les vecteurs de notre identité sont réduits à chanter la gloire du régime décadent ou à disparaître. Le génie créateur a fui notre pays. Le tissu social a pris un sérieux coup tant notre système éducatif et familial a été réorienté sur la désinformation, la déformation, l’abêtissement et la dépravation des mœurs et des Esprits. Nos intellectuels préfèrent s’accoquiner avec le pouvoir rustre à qui ils vendent leurs sciences pour abrutir leurs concitoyens. Ce n’est plus la connaissance qui sauve mais celle-là qui tue.

Au plan social, notre pays est connu comme caracolant au pelleton de tête des pays les plus malheureux du monde. Partout le bien-être laisse la place à la misère. Pas de centres de santé, ceux qui existent, s’ils ne sont pas des mouroirs, ont un manque criard de matériels et de personnels soignants.

En ce 21e siècle, les enfants Togolais sont à étudier dans des écoles de fortune où la formation est bâclée.

À 60 ans bien sonnés, les Togolais n’ont pas d’eau potable pour satisfaire leurs besoins. Manger à sa faim est chose difficile en terre togolaise et pourtant, il y a tout pour valoriser notre agriculture. Les structures comme L’ANSALT mises en place pour aider les agriculteurs sont devenues les moyens par lesquels les dirigeants s’enrichissent où se lancent dans l’affairisme aux côtés de l’État. Même en période de catastrophes naturelles, nos dirigeants poussent l’outrecuidance à politiser les clopinettes qu’ils distribuent et de façon parcellaire.

Le bilan des 60 ans de d’indépendance de notre pays le Togo est, on peut plus, catastrophique. Et, la pandémie du coronavirus le démontre si bien. Un vrai gâchis dont nous devons avoir honte parce qu’au delà des autorités de fait, nous autres Togolais avions, par notre couardise et notre cupidité, aidé à enliser notre pays dans la boue.

Il nous faut nous ressaisir en prenant la résolution de faire de ces 60 ans un nouveau départ qui auréolera notre chère Patrie.

« »…QUE VIENNENT LES TYRANS TON COEUR SOUPIR VERS LA LIBERTÉ. TOGO DEBOUT, LUTTONS SANS DÉFAILLANCE. VAINQUONS OU MOURONS MAIS DANS LA DIGNITÉ… »‘

Bon anniversaire à nous tous

Francis Pédro Amuzun

 

 

Togo : 60 années d’espoir assassiné.

Togo : Tout faux dès le départ

La mise en liberté surveillée ce 24 avril 2020 d’un candidat à qui l’on reproche de revendiquer une victoire que les urnes lui ont donnée est le dernier avatar d’une affreuse erreur d’appréciation qui date depuis 1963.

Dans les années 1960, l’Afrique nouvellement indépendante baignait dans les coups d’état, civils ou militaires, qui mettaient aux prises deux parties de la classe politique : la mouvance et l’opposition. Quand l’opposition trouvait que la mouvance avait suffisamment rempli sa panse, elle n’attendait pas les élections, elle soudoyait une partie de l’Armée et celle-ci lui offrait le pouvoir par un coup d’état.

Quand celui du Togo est intervenu en 1963, le peuple togolais était dans cet état d’esprit. En effet, de 1956 à 1958, la mouvance c’était Nicolas Grunitsky, de 1958 à 1963, c’était Sylvanus Olympio. Cinq ans de mouvance ! Il était temps de laisser la place à Grunitsky. Ainsi pensait le bon peuple des chaumières et il n’avait pas tort puisque c’est effectivement Nicolas qui prit la place de Sylvanus à la suite du coup.

Mais le peuple se trompait, parce que ce n’est pas Grunitsky qui a fait le coup d’état de 1963. Le coup a été perpétré par une demi-douzaine de réformés des armées coloniales françaises pour le compte de la France. Une France qui ne voulait plus compter sur aucune partie de la classe politique, le plan du Général de Gaulle étant d’installer au pouvoir l’Armée togolaise, plus facile à tenir en laisse. Si elle a quand même fait appel à Nicolas Grunitsky pour trois ans, c’est pour se donner le temps de faire un bon casting au sein des sergents de service et de former le futur homme fort de demain. Personne n’ignore que pendant que Grunitsky gérait tant bien que mal « l’union et la réconciliation », Eyadéma, sorti vainqueur du casting, recevait des cours à domicile, son précepteur étant un coopérant spécialement dévolu à cette tâche.

Quand l’oiseau a été prêt pour voler de ses propres ailes, un nouveau 13 janvier a été organisé en 1967. Désormais le pays était géré à partir des casernes et les grandes réunions d’état se tenaient au camp militaire, lieu de résidence du Chef de l’état. Tout ce qui pouvait y avoir comme autorité dans le pays, syndicats, autorités traditionnelles, intellectuels de gros calibres, tous y passaient à tour de rôle pour recevoir chacun sa dose d’humiliation et de dressage.

Le Général de Gaulle et son agent Focart avaient atteint leur objectif : faire du Togo un pays dirigé non pas par une classe politique mais par l’Armée, une institution de l’Etat. L’Armée dirige le pays, recrute des mercenaires civils locaux ou étrangers pour les tâches politiques qu’elle ne peut pas assumer elle-même. Après avoir institué le monopartisme dans toutes ses anciennes colonies, la France instruisit l’Armée togolaise à l’effet de créer son parti et d’en faire le parti unique. Là encore il s’est trouvé des mercenaires civils togolais pour monter le parti et l’animer dans une perspective totalitaire.

En 1989-90 la Conférence nationale souveraine n’a pas su transformer la passe de la jeunesse Ekpemog en renvoyant l’Armée dans les casernes et en mettant fin à cette bizarrerie de parti de militaires qu’est le RPT. Ils ont maintenu l’institution Armée au pouvoir et ont considéré son parti comme un parti légitime qui méritait une place sur l’échiquier politique togolais. Du coup, tous les partis nés après la CNS ou confirmés par elle, eux partis civils et constitutionnels, ont continué depuis 20 ans de considérer un parti militaire, donc illégitime, le RPT et son avatar actuel UNIR, comme un parti légitime avec lequel il est possible de compétir lors des élections, avec qui on peut dialoguer.

L’Armée au pouvoir, son parti ne peut jamais perdre une élection. Cela a été vérifié du temps de Gnassingbé-père, cela se vérifie sous nos yeux sous Gnassingbé-fils. Si tu es député ou maire, ce n’est pas parce que tu as gagné aux urnes, c’est parce que l’Armée t’en a donné l’autorisation, parce que le poste que tu occupes ne la dérange pas ou, mieux, l’arrange.

Mr Agbéyomé Messan Kodjo n’est pas le premier à gagner dans les urnes pour ensuite perdre sa victoire par la volonté d’un Conseil constitutionnel. Si nous en sommes là c’est parce que ou bien nous n’avons pas encore compris que c’est l’Armée qui est au pouvoir ou bien que nous croyons naïvement que l’Armée puisse être au pouvoir et en même temps assurer un état de droit.

Si nous ne voulons plus perdre au Conseil constitutionnel ce que nous avons gagné dans les urnes, si nous ne voulons plus compter des morts au moindre couvre-feu, si nous ne voulons plus voir des officiers sortir en chasse dans la ville et tirer sur des enfants comme des lapins, si nous voulons ne plus assister à ces cortèges de morts au moindre mouvement des populations, faisons en sorte que l’Armée togolaise rejoigne les casernes et que ceux des corps habillés qui n’accepteraient pas d’être militaires s’ils ne sont plus au pouvoir soient libérés.

Les luttes futures en vue de ramener les soldats qui le souhaitent dans les casernes doivent commencer à dénoncer cette cohabitation incestueuse entre une classe politique et l’Armée dans l’exercice du pouvoir d’état. Les membres des partis politiques actuels qui acceptent cette perspective devraient quitter leurs partis respectifs car ceux-ci ont montré suffisamment leur inaptitude à lutter contre la dictature militaire actuelle. Ces luttes ne seront plus des luttes-spectacles : plus de marches, plus de meetings, plus de réunions, plus de recherche de reconnaissance par l’état. Il faut intégrer les populations qui souffrent là où elles souffrent, dans les marchés, les ateliers, les champs, les rivières, le tout dans la discrétion. Pour survire le poisson doit vivre sans bruit dans l’eau.

Zakari Tchagbalé

 

 

Togo : Tout faux dès le départ

 

Discours de Jean-pierre Fabre, président national de l'ANC, à l’occasion de la fête nationale du 27 avril 2020

ALLIANCE NATIONALE POUR LE CHANGEMENT
A. N. C.

*DISCOURS
DU PRESIDENT JEAN-PIERRE FABRE PRESIDENT NATIONAL DE L’ANC*

A l’occasion de la fête nationale du 27 avril 2020
(Lomé, le 26 avril 2020)

*Togolaises, Togolais,
Mes Chers Compatriotes,*

Il y a 60 ans, le 27 avril 1960, grâce aux sacrifices et aux efforts conjugués de tous les Togolais, et dans la droite ligne de la victoire historique des patriotes aux élections générales en 1958, notre pays s’affranchissait de la tutelle coloniale, guidés par les valeurs de l’Ablodé, valeurs de liberté, de justice,
de dignité, de progrès social et de prospérité partagée. Malheureusement, un coup d’arrêt a été porté, dès le 13 janvier 1963, à l’évolution harmonieuse du Togo, en le plongeant dans l’impasse et le chaos.

La réalisation des nobles objectifs visés s’est très tôt heurtée à des difficultés politiques liées à la mise en place d’une banque centrale togolaise, prélude à la création d’une monnaie nationale. La volonté de souveraineté de notre pays sur sa politique économique a coûté la vie au président Sylvanus Olympio.
La gouvernance et la vision des pères de l’indépendance et fondateurs de la nation togolaise sont réduites à néant pour faire place à une dictature militaire et clanique, qui s’est installée aux commandes de l’Etat et se maintient, dans la violence et la terreur, par la corruption, la fraude électorale, le pillage
systématique des ressources nationales, les violations massives des droits de l’homme. Bref un renversement total des valeurs de l’Ablodé, marqué par le règne de l’arbitraire, du tribalisme et de l’injustice.

Commence alors une intense action de réécriture de l’histoire de notre pays, qui prive ainsi des générations entières, de la mémoire des faits ayant conduit le Togo à l’indépendance.
En effet, contrairement à la plupart des Etats décolonisés dans les années 1960, l’indépendance du Togo a été le fruit d’une longue lutte, faite de subtilité et de volonté affirmée de conquérir la liberté et
la dignité pour les populations togolaises.
Mes chers compatriotes,
L’heure est venue pour la jeunesse de notre pays de s’approprier l’histoire des pères de
l’indépendance, en s’engageant résolument sur la voie conduisant à la transformation de notre pays en une nation libre, prospère, débarrassée du tribalisme. Une terre qui offre à chacun et à tous les mêmes chances de réussite.
Si le choix de certains jeunes de fuir le Togo peut se comprendre au regard de la déprime de la société togolaise, je leur réaffirme qu’il n’y a pas meilleur endroit que son pays pour vivre et s’épanouir. Il leur appartient de s’organiser pour défendre collectivement leur cause : le droit à l’éducation et à la formation, le droit à un emploi leur permettant de vivre et de vivre décemment. Ensemble, ils constituent un puissant mouvement. Qu’ils mettent leur énergie et leur intelligence dans la lutte pour
un meilleur Togo.

Ce 60ème anniversaire de la commémoration de l’indépendance de notre pays est l’occasion de rendre hommage aux artisans, aux compagnons et à tous les martyrs de la lutte héroïque de libération

nationale, de méditer sur leur parcours et de nous abreuver à la source de leur foi inébranlable, de leur courage exemplaire et de leurs sacrifices nobles et généreux.
Nous saluons également la mémoire de tous ceux et de toutes celles qui ont donné leur vie au cours de ces années de dictature, pour que le Togo retrouve sa dignité. Nous exprimons notre compassion et notre solidarité à tous nos compatriotes blessés dans leur chair, meurtris dans leur âme, injustement arrêtés, détenus, contraints à l’exil ou à la clandestinité.

Nous saluons enfin, le courage et la détermination des forces vives de notre pays qui, ‘’cultivant vertu, vaillance’’ poursuivent avec rigueur, discipline et persévérance, notre noble lutte contre l’oppression, au moment où le discours ambiant exalte la résignation voire la démission devant l’effort, tente de remettre en cause l’existence des partis politiques et d’anéantir la flamme du militantisme politique.

Togolaises, Togolais,
Mes chers compatriotes
Nous devons poursuivre cette lutte pour sortir notre pays de l’impasse. Pour que le Togo sorte enfin de la paralysie qui procède de la main mise d’une minorité sur le pays, une minorité qui utilise l’appareil d’Etat pour conserver le pouvoir, appauvrir les populations et bloquer toute possibilité d’alternance.

Malgré les perspectives de changement ouvertes par la Conférence Nationale Souveraine, depuis près de trente ans, notre pays est demeuré dans un cycle de crises politiques incessantes, marquées par des violences inouïes contre les populations, transformant les aspirations au changement en un cauchemar sans fin.

Mes chers compatriotes,
Notre pays vient de connaître une élection présidentielle, identique aux autres, avec son lot d’achats de conscience, de violences de toutes sortes sur les populations, de bourrages d’urnes et de falsifications de procès-verbaux, toutes choses qui ont conduit l’ANC à rejeter les résultats fantaisistes proclamés par la CENI et la Cour Constitutionnelle.

Mes chers compatriotes,
Nous ne devons pas considérer comme une fatalité ce qui arrive après chaque élection au Togo, comme en 1998, en 2003, en 2005, en 2010, en 2015.

L’illusion de changement proclamé par Monsieur Faure Gnassingbé n’a pas résisté à l’épreuve des
faits. Comme pour confirmer que son pouvoir n’est que le continuateur du système instauré par son père, les mêmes méthodes inquisitoriales d'enquête, les procédures judiciaires arbitraires demeurent, mettant ainsi les hommes et les femmes de notre pays en état d’insécurité juridique et judiciaire permanente.
C'est pour moi, l'occasion d'insister une fois encore sur le respect des principes de l'État de droit, protecteur de tous.

Je demande le retour et la garantie de sécurité pour ceux qui sont encore contraints de vivre loin de leur pays, la libération de tous ceux qui sont encore en détention dans les prisons togolaises pour troubles à l’ordre public, pour des personnes injustement accusées dans divers dossiers imaginaires et la fin de toutes les procédures volontairement laissées en suspens par le régime.

Tous les citoyens ont droit au respect et à la protection de leurs droits, consacrés par la Constitution togolaise et les engagements internationaux de l’Etat togolais.
C’est pourquoi, nous avons l’impérieux devoir de combattre de toutes nos forces l’arbitraire qui rend difficile la vie de nombreux citoyens engagés dans la défense de leurs droits et pour la démocratie.

Nous ne pouvons pas accepter que se perpétue l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

Je demande qu’il soit mis fin à la procédure mal fondée, engagée contre Monsieur Agbéyomé Messan Kodjo et toutes les autres personnes citées dans la crise postélectorale actuelle.
Il faut que cessent tous ces abus : déni de droit et abus de pouvoir auxquels nous assistons tous les jours dans notre pays.

Togolaises, Togolais,
Mes chers compatriotes,
Je crois que l’heure est venue pour qu'ensemble, dans un sursaut patriotique, toutes les filles et tous les fils de notre cher pays puissent se mettre autour d'une même table, pour parvenir à un compromis historique, qui permettra au Togo de redémarrer et de réorganiser sa vie politique, sociale et économique sur des bases nouvelles. C'est la seule façon de saluer la mémoire de tous ceux qui ont donné leurs vies pour que le Togo soit libre.

Notre pays doit devenir une terre de vie heureuse pour tous ses enfants.
Je vous invite à refuser le découragement, à rester mobilisés pour continuer la lutte pour la démocratie et le bien-être. Notre détermination est notre arme pour obtenir les changements auxquels se refuse le pouvoir, mais qui seuls permettront de sauver le Togo, la terre de nos aïeux.

Je souhaite que nous prenions soin de notre santé en respectant scrupuleusement les gestes-barrières recommandés par les autorités sanitaires. C’est ainsi que nous pouvons nous prémunir contre ce redoutable virus, COVID-19, qui sème la mort dans le monde et ici au Togo. Protégeons-nous pour préserver notre pays.
Je me tourne vers les autorités togolaises, pour leur demander de faire cesser immédiatement, les actes de violences exercés par les éléments des forces de l’ordre, lors des couvres feu, entrainant des pertes en vies humaines. J’exprime ma sympathie aux blessés et mes condoléances aux familles affligées. nous devons être unanimes à exiger que les auteurs soient effectivement recherchés, arrêtés et mis à la disposition de la justice pour être jugés et punis à la hauteur de leurs actes. Il est Insupportable et inadmissible que nos compatriotes perdent la vie dans de simples opérations de sécurité sanitaire.
Togolaises, Togolais

Mes chers compatriotes
A vous toutes et à vous tous, je souhaite une bonne fête de l’indépendance !

Que Dieu Tout-Puissant vous bénisse

Qu’Il bénisse et protège notre cher pays le Togo !
Ablodé, Ablodé, Ablodé Gbadja !

Fait à Lomé, le 26 avril 2020

Le Président National de l’ANC
Jean-Pierre FABRE

 

 

Discours de Jean-pierre Fabre, président national de l'ANC, à l’occasion de la fête nationale du 27 avril 2020

 

L'Étermel recommencement

TOGO: L'ÉTERNEL RECOMMENCEMENT

Le Togo : une dictature qui organise une élection présidentielle
«transparente» et » démocratique» pour plaire à ses financeurs,
des opposants qui, bien que connaissant les résultats par avance, y
participent malgré tout, des résultats préfabriqués sortis d’où l’on
ne sait d’où, le candidat désigné second qui conteste haut et fort le
scrutin, puis qui finit par être arrêté et conduit en prison...bref, en
quatre mots : élection, participation, contestation, répression sous
couvre-feu... Voilà la triste réalité du régime de Gnassingbé.

Ainsi hier le 21 avril 2020, comme cela était prévisible depuis le 22
février dernier, les forces dites de sécurité sont venues arrêter M.
Kodjo à son domicile. Les membres de la famille du dirigeant
femmes et enfants, les soutiens présents, y compris un prélat de
l’Eglise catholique, archevêque de son état, les compagnons d’hier
et d’aujourd’hui...tous ont été molestés et la maison mise à sac!
Des actes d’une violence inouïe, des actes barbares...

Quoi que l'on pense du parcours de cet homme, je ne peux
admettre le sort qui lui est fait, ainsi qu'à sa famille et à ses
compagnons de lutte, par le tyran. Tout Togolais a le droit de
briguer un poste par une élection au Togo qui est une République et
non un royaume. M. Kodjo ne mérite pas plus et pas moins que le
zémidjan, le paysan de Ponyo ou le docker du port: le respect de sa
personne.
Contre l'injustice et l'arbitraire, contre ce régime fasciste qui
violente et assassine femmes, enfants, anciens, jeunes, hommes
d'église et jusqu'à ses propres militaires, je m'élève en ma qualité
d'humain pour dire solennellement à Faure Essozimna Gnassingbé:

ça suffit!
Monsieur le Président, vous qui prétendez avoir fait des grandes et
longues études et posséder des diplômes à faire pâlir de jalousie les
plus grands universitaires du monde, vous devez avoir appris et
retenu l'Histoire de l'Humanité : le pouvoir éternel n'existe pas !
Cela n'a jamais existé! Ni celui des Ramsès, ni celui d'Alexandre le
Grand, ni celui de Chaka le Zoulou, ni celui de Staline ni même celui
de votre feu père Eyadéma...et encore moins le vôtre, si précaire!
Que reste-t-il aux Togolais? Cet éternel recommencement, ce jour
sans fin, ne cessera que lorsque le peuple, dans un élan d'unité
nationale, chassera votre régime et ses sbires.

M. Faure Gnassingbé, libérez maintenant et sans condition M. Kodjo
et ses compagnons de lutte.

Pour le Mouvement SURSAUT TOGO, le Président, Kofi YAMGNANE

 

 

L'Étermel recommencement

 

Message de la présidente nationale du MPL à l'occasion des 60 ans d'indépendance du Togo

MESSAGE DE LA PRÉSIDENTE NATIONALE DU Mouvement du Peuple pour la Liberté (MPL) A L'OCCASION DES: 60 ANS D'INDÉPENDANCE DU TOGO

Très chers camarades de lutte vaillants combattants du Mouvement du Peuple pour la Liberté, (M.P.L) Togolaises, togolais.

Le Togo notre pays vient de boucler ce jour du 27 avril 2020 les soixante années de son accession à la souveraineté internationale. Un triste anniversaire qui remonte le temps d'un espoir nourri par les pères de notre indépendance de voir notre pays devenir l'or de l'humanité.

Malheureusement l'espoir des togolais de voir leur pays décoller après une longue lutte pour les indépendances fut éteint suite à l'assassinat du père de l'indépendance trois années. Depuis lors, il peine à renaître de ses cendres. L' arrivée de la lumière que le père de l'independance, père de la nation nous avait promis qui viendra dissiper les ténèbres de la longue nuit n'est jamais arrivée.
A partir de là, s'ouvre devant nous la voie d'une errance où se côtoient brimades, félonie, mensonges, dégradation des mœurs, injustice et autres prévarications.
A l'aube des soixante ans de notre indépendance nous devons nous poser les vraies questions et trouver l'ultime solution aux maux de notre société d'aujourd'hui.
Nous devons trouver les moyens de nous tourner résolument vers un combat porteur d'espoir pour notre nation.

Aujourd'hui le sens du patriotisme, de l'amour et du sacrifice pour son pays ont disparu au profit du mensonge, de la recherche du gain facile, et la traîtrise même au sein des combattants du même bord politique laissant la voie libre à la dynastie qui nous opprime à volonté depuis plus de cinquante années.
Le bilan des soixante ans d'indépendance de notre pays est, plus que catastrophique et il nous faut nous ressaisir en prenant la résolution de faire de ces soixante ans un nouveau départ qui auréolera notre chère patrie.

La solution au problème dont nous souffrons depuis l'extinction de la lueur d'espoir 'espoir togolaise passe avant tout et inévitablement par la conscientisation de toutes les couches sociopolitiques sans distinction aucune.
Ce travail de conscientisation est sensé faire renaître en chacun de nous, l'amour pour notre patrie ; et c'est ce travail que nous appelons au M.P.L, LA RÉVOLUTION CITOYENNE.

C'est un devoir et c'est pour ça que nous sommes debout. Si nos pères ont pu réussir au milieu des inimitiés externes, coalisés à des adversités internes, nous devons être rassurés qu'avec un engagement patriotique plus fort et un dépassement de soi nous pouvons sortir notre pays de cette longue nuit si nous écoutons le cri de la sentinelle qui ne peut pas désespérer.

Togolaises, togolais, le chemin à parcourir pour atteindre cet objectif de la révolution citoyenne sera long et fastidieux mais il garantit au bout du rouleau un Togo uni et prospère pour les générations d'aujourd'hui et celles à venir.

Au nom du Mouvement du Peuple pour la Liberté, de son bureau et en mon nom propre, je souhaite à toutes les filles et à tous les fils de ce beau pays qui est le nôtre, une joyeuse fête de l'indépendance.

M.P.L UN SEUL PEUPLE, UNE SEULE FAMILLE

SEULE LA LUTTE LIBERE


LA PRÉSIDENTE NATIONALE.

KOUMI A-ley MAWUTO
Zone contenant les pièces jointes

 

 

Message de la présidente nationale du MPL à l'occasion des 60 ans d'indépendance du Togo

 

Communiqué de presse du 26 Avril 2020 de la Coordination Internationale de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (CIDMK)

TOGO : DE L'IMPERATIF DE LIBERATION DE TOUS LES DETENUS POLITIQUES SUITE AU COUP DE FORCE ELECTORAL ET MILITARO-JUDICIAIRE DU 21 AVRIL 2020


Alors que presque tous les pays du monde sont à l’arrêt en raison de la pandémie du coronavirus, Faure Gnassingbé a cru trouver le moyen de conclure son énième hold-up électoral par l’enlèvement rocambolesque et éhonté du Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo à son domicile le mardi 21 avril 2020.

Le film des événements succinctement relevés ci-dessous fait froid dans le dos et expose les véritables intentions du pouvoir de Lomé qui a eu recours à des contorsions juridiques couplées d’abus de pouvoir avec l’usage excessif et violent de la force, dans l’unique dessein de confisquer le pouvoir et s’imposer une fois de plus au Peuple togolais.

Dès la veille, des colonnes de militaires lourdement armés et équipés d’un arsenal de guerre prennent d’assaut le quartier où réside le Président démocratiquement élu du Togo. Toutes les maisons mitoyennes du Président sont investies par les militaires qui se sont livrés à des intimidations et autres voies de fait commises sur les occupants. Dans les rues adjacentes, tout autour, les forces de sécurités ont imposé le calme, plongeant les habitants dans l’anxiété.

Le 21 Avril 2020 peu après 10 heures, d’une violence rare et inouïe, le portail de la résidence du Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo fut défoncé. Les forces de sécurité ont procédé à un saccage en règle du domicile, violentant, torturant et humiliant la famille du Président. Après leur forfait, ils embarquèrent tous les occupants de la maison, à l’exception de l’épouse du Président et d'un de ses enfants vers le Service central de renseignements et d'investigations criminelles (SCRIC). Le Président élu y a passé 72 heures avant d’être placé sous contrôle judiciaire assorti de mesures préventives qui violent allègrement les principes élémentaires du droit. M. Fulbert Attisso et Mme Kafui Brigitte Adjamagbo tous les deux membres de la Dynamique Monseigneur Kpodzro, de même que Marc Kodjo Mondji, assistant du Patriarche de la Nation, Monseigneur Philippe Kossi Fanoko Kpodzro, sont également placés sous contrôle judiciaire.

Par le biais de mesures mesquines et scélérates, il leur est imposé l’obligation de déférer à toutes les convocations aussitôt qu’il en sera requis; l’interdiction de quitter le territoire national sans autorisation
expresse; l’interdiction de faire toute déclaration tendant à la remise en cause des résultats du dernier scrutin présidentiel du 22 février 2020; l’interdiction de tous propos, déclarations ou attitudes tendant à remettre en cause et à saper l’ordre constitutionnel et institutionnel existant.

Il apparaît clairement que l’objectif de ce véritable coup de force judiciaire qui vient parachever les coups de force constitutionnel du 03 mars 2020 et militaire du 21 avril 2020, est de museler la Dynamique Monseigneur Kpodzro et son candidat le Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo ; alors que plusieurs de ses collaborateurs sont sous mandat de dépôt pour des chefs d’accusation fallacieux de rébellion.

Face au plan loufoque du pouvoir décadent de Faure Gnassingbé qui a perdu toute crédibilité au terme de 15 années d’arbitraire, de mensonges et d’entourloupe, la Coordination Internationale de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (CIDMK) exige la libération immédiate de toutes les personnes enlevées le 21 avril 2020 et de M. Otto Koashie APEDO, Conseiller spécial chargé de la sécurité du Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo, enlevé nuitamment le 09 mars 2020 dans un contexte de violence d’État inouï et de violation des droits de l'Homme dans son domicile.

La CIDMK est de tout coeur solidaire de toutes les victimes de cette violence d’État à qui elle adresse toutes ses compassions, les assurant de sa disponibilité à les accompagner résolument en ces moments difficiles.

La CIDMK exprime sa Profonde gratitude au Peuple togolais et à toutes les bonnes volontés qui se sont indignés de ce coup de force militaro-judiciaire et politique, et les appelle à rester mobilisés et solidaires pour obtenir la libération sans condition des personnes injustement jetées en prison de même que le rétablissement de la vérité des urnes avec la prestation de serment du Président démocratiquement élu du Togo, son Excellence Dr Gabriel Agbéyomé Messan Kodjo.

La CIDMK en appelle à tous les Patriotes pour la Libération nationale à ce tournant décisif de l'histoire de la Terre de nos Aïeux, 60 ans après son accession à la souveraineté nationale.

TOGO DEBOUT, LUTTONS SANS DEFAILLANCE !

Dr Edem Atsou Kwasi
Coordinateur International

Coordination Internationale de la Dynamique Mgr Kpodzro

 

 

Communiqué de presse du 26 Avril 2020 de la Coordination Internationale de la Dynamique Monseigneur Kpodzro (CIDMK)

 

La Chine, une Véritable Menace Mondiale

Dans la foulée de la pandémie, le temps est venu pour l’Occident de se demander s’il a créé un monstre

Le gouvernement du Parti communiste chinois est-il devenu un danger pour la Chine et pour l’humanité tout entière ? À voir la façon dont il gère la crise de la COVID-19, on est tenté de lui attribuer une grande part de responsabilité dans la pandémie actuelle. Mais ce parti est pour une bonne part une créature de l’Occident.

Il y a un siècle, la Chine était à ce point malade que plusieurs prévoyaient sa disparition.

Pendant des millénaires, sa brillante civilisation avait dominé le monde asiatique. Mais l’invasion des Mongols au 12e siècle, puis celle des Manchous au 16e siècle ont considérablement ralenti le développement de la Chine.

Si bien qu’au 19e siècle, l’Empire du Milieu, très affaibli, est incapable de résister aux pressions des pays occidentaux qui veulent commercer avec lui.

Au début du 20e siècle, cet empire chinois s’effondre. Il se fragmente en petits royaumes qui sont aux mains de militaires et de bandits qui se font la guerre les uns les autres.

Finalement, deux groupes domineront la Chine. L’un soutenu par Staline : les communistes de Mao, et l’autre, soutenu par les Américains : les démocrates de Tchang Kaï-chek.

Il appartiendra au Parti communiste chinois (PCC) de réunifier la Chine sous une même autorité, en 1949.

Aide des Russes et des Américains

La Chine aurait pu demeurer un vaste pays du tiers-monde.

Mais les dirigeants communistes chinois, formés au marxisme, combattaient pour le progrès et la modernisation. De plus, ils voulaient redonner à la Chine la place qu’elle occupait autrefois : celle du centre du monde.

Les dirigeants communistes chinois sont parvenus à transformer leur rêve en réalité grâce à l’aide des Russes et des Américains.

En 1950, au début de la Guerre froide, les Chinois et les Russes signeront un traité d’amitié qui accélérera la modernisation de la Chine, en particulier dans l’industrie lourde.

Éventuellement, le gouvernement soviétique réalisera que la Chine coopère avec lui de manière très limitée. Les relations entre les deux pays seront pratiquement rompues et des accrochages militaires éclateront à leurs frontières.

Ce sont les Américains, au début des années 1970, qui prendront le relais des Soviétiques.

De plus en plus autoritaire

Les gouvernements américain et chinois se rapprochent pour lutter contre leur ennemi commun, l’Union soviétique.

Grâce à de nombreux transferts de technologies, ils permettront à la Chine de se moderniser davantage. Les Américains diminueront beaucoup leur coopération avec la Chine après le massacre de Tian’anmen, en 1989.

Les Russes remplaceront les Américains. Pour survivre à l’effondrement de l’URSS, les Russes ont besoin d’argent, et ils consentent à vendre aux Chinois certaines de leurs technologies plus avancées.

Quelques années plus tard, les Américains se berceront dans l’illusion que le commerce et l’entrée en 2001 de la Chine dans l’Organisation mondiale du commerce pacifieront la Chine et la feront évoluer vers la démocratie.

Un réveil brutal

Cela ne s’est pas produit. Bien au contraire, le gouvernement chinois est devenu de plus en plus autoritaire et belliqueux.

Aujourd’hui, le réveil est brutal, en particulier pour les Américains.

Sans doute un peu par racisme, et beaucoup par appât du gain, ceux-ci croyaient que la Chine ne pourrait jamais les rattraper. C’est maintenant fait dans pratiquement tous les domaines.

L’Occident a-t-il créé un monstre ? D’une certaine manière, oui, quand on considère que le marxisme, les transferts de technologies et l’appât du gain proviennent de l’Occident. Mais il faut donner au Parti communiste chinois le mérite d’avoir su organiser la Chine.

La question qui se pose est de savoir si, dans sa forme actuelle, le PCC est toujours capable de gouverner adéquatement la Chine.

L’épisode de la COVID-19, l’hypercentralisation du gouvernement de Xi Jinping et la surveillance totalitaire des citoyens chinois laissent penser que non.

Notre dépendance manifeste

Dans cette crise de la COVID-19, la Chine est devenue bien malgré elle le centre de l’attention mondiale.

D’abord, toutes les indications laissent penser que le coronavirus est né en Chine et qu’il s’est répandu à partir de la Chine.

Ensuite, à mesure que les pays entraient en quarantaine les uns après les autres, la dépendance mondiale à l’égard de la Chine est devenue de plus en plus évidente.

Près de 40 % des médicaments du monde sont fabriqués là-bas. Ce pays produit aussi une part considérable des équipements médicaux qui sont utilisés dans les salles d’urgence de la planète.

Tout cela ne serait rien si le gouvernement chinois avait eu une attitude irréprochable. S’il avait eu l’intelligence de révéler au monde avec clarté et transparence les problèmes liés à l’épidémie.

La Chine n’est pas une quelconque république de bananes. Il s’agit de la première économie au monde en matière de parité de pouvoir d’achat.

Mensonges et cachotteries

Or, le gouvernement chinois a caché la naissance de l’épidémie. Il a ensuite prétendu que la maladie n’était pas transmissible entre humains, alors que les médecins sur le terrain savaient que le virus était extrêmement contagieux.

Il a manipulé les données sur la pandémie en minimisant le nombre de personnes infectées et le nombre de décès. Il a enfin transmis de manière très parcimonieuse les informations qu’il détenait sur le nouveau coronavirus.

Comme si tous ces gestes n’étaient pas déjà assez odieux, le gouvernement chinois a aussi alimenté de folles rumeurs sur la fabrication et la naissance de la COVID-19 aux États-Unis. Lorsque le virus s’est répandu en Italie, les ambassadeurs chinois ont même reçu la consigne d’appeler le nouveau coronavirus le « virus italien ».

Pire encore qu’en 2003

Pourtant, le gouvernement chinois avait l’expérience du virus du SRAS, en 2003.

Le gouvernement avait aussi menti à l’époque. Ses représentants avaient ensuite juré, la main sur le cœur, que plus jamais une telle situation ne se reproduirait, que les défaillances qui avaient mené à tant de mensonges avaient été corrigées.

Non seulement la situation vient de se reproduire, mais elle est encore plus grave qu’en 2003. Pourquoi ? Des constats désolants et dérangeants pour Xi Jinping et son équipe émergent.

Contrôle et terreur

Le style de gouvernement hypercentralisé de Xi Jinping est-il viable ? Le climat de surveillance tous azimuts des citoyens, et la terreur qui en découle, ont-ils freiné la divulgation de la maladie ?

La Chine, qui produit maintenant 25 % de tous les produits manufacturés dans le monde est-elle un partenaire fiable ?

À toutes ces questions, les réponses semblent négatives. En Chine même, des critiques pensent que le pays est devenu trop grand et trop complexe pour être gouverné de manière aussi centralisée.

La surveillance en continu des citoyens induit bien un climat de terreur et une lourdeur bureaucratique tragique.

La Chine a beau être devenue la manufacture du monde, elle ne peut plus fournir à la demande en cas de crise.

Une longue histoire d’amour et de haine entre deux antipodes

La Chine est longtemps demeurée à peu près inconnue en Occident.

Les premiers contacts politiques entre l’Europe et la Chine sont brutaux. Au 13e siècle, Louis XI, roi de France, a l’idée de conclure une alliance avec les Chinois pour attaquer les Arabes.

La réponse de l’empereur chinois, Mongka Khan, est sans équivoque : il sera généreux envers Louis XI si ce dernier devient son vassal, sinon, lui et son armée seront massacrés.

C’est à cette époque que remonte un sentiment de peur envers la Chine. Ce sentiment est accentué par les récits de voyage de Marco Polo, qui décrit un empire plus riche, plus avancé et plus puissant que tous ceux qui existent en Europe.

Aux 16e et 17e siècles naît un sentiment de curiosité et d’amour de la Chine. Des missionnaires rapportent des descriptions détaillées de ce pays. La Chine devient un exemple de la manière dont l’Europe devrait être gouvernée. L’écrivain Voltaire, entre autres, idéalise la Chine.

Entre crainte et admiration

Par la suite, la perception de la Chine en Occident évoluera toujours entre la crainte et l’admiration, entre l’amour et la haine, avec tantôt une domination d’un pôle, tantôt de l’autre, au gré des événements.

Par exemple, entre 1949 et 1972, la Chine était perçue comme un pays communiste allié à l’Union soviétique. Elle était donc un ennemi du monde libre et de l’Occident.

Mais en 1972, le président américain Richard Nixon ira en Chine rencontrer Mao Zedong. Il en résultera une alliance entre la Chine et les États-Unis contre l’Union soviétique.

Cela changera complètement la perception de la Chine en Occident, bien plus que le rétablissement, quelques années plus tôt, des relations diplomatiques entre la France et la Chine, puis entre le Canada et la Chine. La Chine est vue comme l’amie de l’Occident.

Les massacres autour des révoltes de la place Tian’anmen, en 1989, feront basculer la perception. Au point où pendant des années, le gouvernement chinois craindra que la nation remplace l’Union soviétique comme principal ennemi des États-Unis.

C’est ce qui aurait pu facilement se produire si les événements du 11 septembre 2001 n’étaient pas survenus. Dès lors, les Américains ont eu besoin que la Chine soit de leur côté dans la guerre en Afghanistan, puis dans les autres guerres au Moyen-Orient. Pendant ces années, un sentiment d’admiration envers la Chine renaît.

La période Trump

L’arrivée de Donald Trump au pouvoir change à nouveau les perceptions. Trump dit tout haut ce que beaucoup chuchotent : depuis des décennies, le commerce avec la Chine est inéquitable et il heurte les intérêts des vieilles puissances industrielles.

La crise de la COVID-19 et la gestion secrète que le gouvernement chinois en a faite accentuent un malaise général que plusieurs dirigeants mondiaux ressentaient déjà.

Loïc Tassé

Source : JDM

 

 

La Chine, une Véritable Menace Mondiale

 

Union de l'opposition togolaise (ou des opposants togolais) : et si on s'était trompé de solution jusqu'ici ?

« L’union Fait la Force ». Proverbe, devise de la République d’Haïti.

Depuis la promulgation de la charte des partis politiques le 12 avril 1991 et la transformation des partis nouvellement créés en outils de combat contre le régime militaire, s’il y a un une formule qui a toujours été sur toutes les lèvres, c’est celle de l’union de l’opposition (ou des opposants). Soit comme une solution miracle, soit comme un sparadrap. Il y a eu des Fronts, des Coalitions, des Alliances, des Groupes etc., mais le régime est toujours là. Pour expliquer cet échec, plusieurs raisons ont été invoquées, mais celle qui parait la plus plausible est celle-ci : les diverses unions se sont constituées sur la base de fausses solutions, dans un paradigme favorable à la dictature. Je m’explique.

Si vous demandez à un enfant de CP1 quel nombre on obtient en additionnant 2 et 2, il vous dira que 2+2=4. C'est la bonne réponse et il en sera ainsi jusqu'à la fin des temps.

Mais supposez que cinq individus que vous connaissez bien donnent des réponses différentes : Le premier dit que 2+2=5 ; Le second dit que 2+2=7 ; Le troisième dit que 2+2=6 ; Le quatrième dit que 2+2=3 ; Le cinquième dit que 2+2=9. Ce sont certes des résultats à la mesure des aptitudes intellectuelles de ces individus, mais comme vous voyez, aucune de ces cinq personnes n'a trouvé la bonne réponse.

Maintenant, si on demandait à ces cinq individus de se mettre ensemble pour acheter un nombre d'oranges équivalent au résultat de 2+2, il est certain que personne d'entre eux ne proposera aux autres d'acheter 4 oranges. Pas du tout ! Au contraire chacun d'eux essaiera de convaincre les autres qu'il faut acheter un nombre d'oranges équivalent au résultat qu’il a trouvé, donc un faux résultat. Et si chacun des 5 individus campe sur sa solution et rejette les résultats des autres, il aura raison, mais cela ne signifie pas qu'il est détenteur de la bonne réponse.

Tant que ces 5 individus seront envoyés au marché, celui qui a commandé et attend de consommer les 4 oranges ne les aura jamais, et le marchand qui attend de vendre les 4 oranges ne pourra jamais les vendre et gagner de l'argent.

Ce schéma est le tableau le plus fidèle de l'union de l'opposition togolaise depuis 1991. Aujourd'hui comme avant, on demande aux opposants de s'unir et on désespère quand ils refusent de s’unir. Ce n'est pas que les opposants sont incapables de s'unir ; en fait l'union est la chose la plus aisée à faire. Mais l'union ne peut rien donner si elle repose sur un conglomérat de fausses solutions.

Chaque parti de l'opposition togolaise est détenteur d'une fausse solution qui a un rapport avec les élections ; chacun de ces partis propose une approche électoraliste, certains sans réformes, d'autres avec réformes. Sous une dictature, les deux solutions sont deux faces de la même médaille. L'électoralisme est une solution fondamentalement fausse dans le contexte politique actuel du Togo, le contexte d'une dictature militaire.

Les opposants, même unis, ne viendront pas à bout du régime en mettant ensemble des fausses solutions. Mettre ensemble 5, 10 ou 14 fausses solutions ne donne pas une vraie solution, cela donne toujours 5, 10 ou 14 fausses solutions et cela jusqu'à la fin des temps.

Ce ne sont pas les unions qu'il faut multiplier ; c'est plutôt la solution qu'il faut changer. Chaque élection est une opération de dialyse pour la dictature et l’électoralisme est le souffle de vie du régime togolais. C'est pourquoi il faut l'abandonner et s'organiser autour d'une autre solution qu’il est inutile de rappeler ici, puisque tous ceux qui savent que 2+2=4 connaissent déjà cette solution.

A. Ben Yaya

 

 

Union de l'opposition togolaise (ou des opposants togolais) : et si on s'était trompé de solution jusqu'ici ?

 

Chronique de Kodjo Epou : Notre armée, une pénible Croix

Le problème de nos soldats, c’est l’ignorance, l’inculture; c'est aussi la formation reçue de l'instructeur français. Ils sont catéchisés, bourrés avec des histoires de maltraitance - fausses ou vraies - qu'auraient vécues leurs grands parents dans les autres régions du pays. Ils en sont devenus des revenchards et se comportent en zonards dangereux, repliés. Comment et par qui doit être réglé ce casse-tête si l'on veut que la nation se reconcilie avec elle-même et que les citoyens ne se mettent pas à ramper, paniqués, à la vue du militaire, du gendarme, du policier? C'est un problème sérieux que le Togo doit affronter en urgence et prendre à bras le corps, toute considération politique et ethnique tue, en vue de son règlement définitif et durable. L'existence même du Togo en tant qu'une Nation indivisible, nous semble t-il, y est liée. En d'autres termes, cette armée nécessite d'être traitée, exorcisée et remise dans son rôle au sein de la nation. Sans delai.

Par Kodjo Epou

Misérables, c'est ce qu'ils sont, nos soldats. Comme beaucoup de Togolais d'ailleurs. Parce que leurs salaires - c'est peu dire - sont dans l'ordre du trop peu. Cette situation les aurait-elle transformés en des monstres aigris sans âme? Non! Ils sont des hommes bien constitués, normaux, valides, qui "baisent" pour engendrer des enfants, donc des gens pour qui la vie humaine compte. Ce qu'ils oublient, c'est que l’enfer qu’ils vivent avec leurs familles provient du paradis de ceux qu’ils appellent chefs; que lorsqu'une loi est injuste personne n’est tenu de la respecter; et qu’à côté de l’autorité promotrice des lois iniques et perverses, il y a la Foi, c’est-à-dire leur conscience individuelle. Elles pêchent, ces forces de l'ordre, quand elles refusent de comprendre que l’honneur de leur métier, ce n’est pas seulement LA LOI ou le respect scrupuleux de l’ordre reçu, mais aussi LA FOI c’est-à-dire leur conscience qui leur demande de faire preuve d’un peu de jugement. On en voit souvent ailleurs.

Le triste constat qu'on fait est que tous nos soldats ou presque parlent la même langue, donc le même langage, et prennent pour étrangers tous ceux qui s’expriment différemment, par conséquent, de potentiels ennemis. Le Togo récolte ce que le RPT avait semé dans les années 80. Les Sanvi de Tové, de Souza, Lawson, Johnson, Olympio, Fabre et autres Gomez n'étaient-ils pas désignés, publiquenent, à la télévision nationale comme étant des étrangers? C'est au nom de cette politique d'exclusion d'hier, héritage encore encré dans beaucoup de subconscients, que nos militaires, aujourd'hui, peuvent bastonner les "parasites", les torturer, les tuer sans remords. Comment une armée, dans un tel état d'esprit, peut-elle subitement se rebeller contre ses maîtres en faveurs des "étrangers". La muette a plutôt choisi son camp et le fait savoir. Ce sont les autres Togolais (les étrangers) qui sont sourds.

Là où le bât blesse, c’est quand Faure Gnassingbé, un président sous serment, qui a juré de protéger son peuple, lui qui est supposé mettre la pendule à l'heure du 21ème siècle en tenant compte tant de notre histoire que de toutes les frustrations que son père a fait subir aux Togolais pendant quatre décennies, choisisse de gouverner, lui aussi, avec une police politique appuyée d’une milice, donc d’asseoir son pouvoir sur la baïonnette. Sous sa veille, les cas où les militaires sortent de leur camp pour prendre en chasse et tabasser in live abondent. Alors que le pays n’est pas envahi. Il n’est pas en guerre. Toutes ces bestialités juste pour faire taire, installer la peur, au nom d’un parti qui a passé plus de cinquante ans à la tête du pays à ne rien faire sauf enrichir ses pontes? En principe, dans un état respectueux de la vie humaine, même si les forces de l’ordre ont des griefs à l’encontre d’un citoyen, d’une catégorie ou un groupe de citoyens, elles y mettent la forme pour que « force reste à la loi ».

Malheureusement, les autorités, parce qu’elles veulent à tout prix rester là où il y a de l’argent à se faire, ne font aucune preuve de hauteur pour concevoir la sacralité de la vie humaine. Elles laissent faire. Alors, c’est la porte ouverte à ces sauvageries militaires à différents endroits du pays. En pareils cas, il revenait à ces soldats aux ordres de l’autorité véreuse de se rebeller, de faire comprendre à leur chef, suprême soit-il, qu’ils n’ont pas vocation à embastiller la République, à supprimer des vies humaines à l’intérieur des frontières nationales. Une LOI n’est pas sans s’accompagner d’une FOI qui la rend humaine. Autrement dit, une loi sans conscience de l’exécutant est comme une hache entre les mains d’un psychopathe.

Un soldat qui défonce les portes d'un domicile privé, y rentre, tabasse les résidents, un policier ou gendarme qui balance des grenades dans le salon du paisible citoyen, celui qui fait exploser les testicules de son semblable à coup de bâton ne sont pas dignes des armoiries qu’ils portent. Ils ne sauraient, vis-à-vis du peuple, mériter le respect et le statut des forces de l’ordre mais, au contraire, de bêtes immondes, méprisables.

A l’analyse, c’est l'esprit de la haine reçu en legs qui pousse nos corps habillés à croire que tuer les autres est une activité ordinaire. Au reste, leur comportement violent révèle des survivances du péché originel fondateur du régime datant du 13 janvier 1963. Qui une fois a tué tuera. Le RPT a perpétué la tradition des assassinats politiques, des meurtres gratuits, en toute impunité, dans le but d’assouvir ses desseins. Ce sera, demain, une tâche prioritaire d’affranchir nos soldats de cette mentalité des temps anciens qui veut que l’ordre et l’autorité reposent essentiellement sur la peur, laquelle mentalité dispose que “tant que le citoyen a peur, l’ordre est sauf”.

Face à une telle situation, il revient, de façon impérieuse, à l'INTELLIGENCE NATIONALE DE TOUT BORD (historiens, sociologues, juristes, anthropologues, démographes et autres universitaires de tous les domaines inhérent au sujet) de réfléchir, de chercher à comprendre, en remontant dans notre histoire, dans la genèse de cette armée, avec pour objectif de proposer des solutions visant à guérir nos corps habillés, un état dans l'Etat, de ce qui ressemble à un repli communautaire que d'ailleurs rien ne justifie. Les chances de faisabilité ne sont pas nulles si l'on sait s'y prendre. La contribution des églises, catholique, presbytérienne et méthodiste pourrait beaucoup peser. Une démarche sans faux-fuyant ni langue de bois.

Cette issue serait à l'avantage de ces soldats car, la situation du Togo ne peut rester ainsi à l'infini et l'injustice ne saurait prospérer éternellement. C'est le moment pour eux, nos soldats, de changer de fusil d’épaule, de se mettre à l’abri, du côté du peuple et de l’histoire car, en exécutant les ordres iniques comme ils le font, ils ruinent les chances de la réconciliation nationale. Ne dit-on pas qu’un gendarme sans FOI n’est que ruine de la nation c'est-à-dire une négation de la volonté commune de vivre ensemble?

Kodjo Epou
Washington DC
USA

 

 

Chronique de Kodjo Epou : Notre armée, une pénible Croix

 

Dr Kodjo sous contrôle judiciaire : Quid des dégâts causés dans son domicile ?

Le « président démocratiquement élu de la République togolaise », selon la dynamique Mgr Kpodzro, Dr Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo, son directeur de campagne, Fulbert Sassou Attisso et sa porte-parole, Mme Kafui Brigitte Adjamagbo-Johnson ont été libérés hier nuit, mais placés sous contrôle judiciaire. L’ancien Premier ministre est rentré à la maison, mais la retrouve dans un état indescriptible.

Le Procureur de la République et le doyen des juges d’instruction se sont contentés de dicter à Agbéyomé Kodjo et ses collaborateurs la conduite à tenir dans l’avenir. Sans pour autant les informer de qui va réparer les dégâts causés par le passage énergique des forces de défense et de sécurité dans sa maison.

« Agbeyomé Kodjo est chez lui. Avec sa famille. Il ne pouvait en être autrement d’autant qu’il n’a commis aucun crime, il s’est battu de la meilleure manière et du côté du peuple togolais. Malheureusement, sa maison a été cassée, sa famille et ses proches initialement traumatisés. C’est une sauvagerie insoutenable pour laquelle il donnera la suite qu’il jugera utile », a regretté Carmel Max Savi, son Directeur de communication.

Et d’ajouter : « Mais aucune dictature africaine n’est tombée sans passer par des étapes d’agonie qui font que Faure Gnassingbé panique et s’en prend violemment à ses opposants ».

Le silence imposé au président du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) n’est pas du goût du chargé à la communication et au lobbying média.

« Quant aux conditions de libérations, elles n’engagent que le juge d’instruction. Il est inacceptable et incompréhensible de dire à un homme politique de ne pas évoquer un scrutin qu’il a gagné. Et de se taire pour de bon. C’est une abolition de sa carrière politique et cela ne correspond à rien », a souligné Max Carmel Savi.

Toujours est-il que la question demeure : qui va régler la facture des dommages causés dans le domicile de l’ancien Premier ministre ?

 

 

Dr Kodjo sous contrôle judiciaire : Quid des dégâts causés dans son domicile ?

 

CEDEAO : Muhammadu Buhari prend les commandes de la lutte contre Covid-19

C’est la décision majeure issue du sommet extraordinaire de la CEDEAO qui s’est déroulé jeudi. Ce sommet, tenu par visioconférence entre les chefs d’Etats membre de l’organisation, a désigné le président nigérian Muhammadu Buhari pour diriger la lutte contre le coronavirus dans la sous-région.

La mission du chef d’Etat nigérian consistera donc à coordonner l’organisation d’une riposte efficace contre la pandémie dans l’espace CEDEAO. Une mission de veille qui impliquera une étroite collaboration de tous les comités ministériels de coordination sur la santé.

Il a été également relevé au cours de cette entrevue entre les chefs d’Etats, que les pays membres de la communauté participent au fonds de solidarité de l’Union Africaine (UA). Et dans le cadre d’une meilleure stratégie de riposte contre le Covid-19, renforcer la coopération entre le CDC et l’OOAS.

Autres décisions relatives à la lutte contre le coronavirus dans l’espace communautaire, ce sont l’augmentation des tests de dépistage, la prise en charge des cas suspects, la sensibilisation des populations face aux dangers du Covid-19 et l’aménagement des corridors de transports humanitaires dont les agents de santé et autres maillons humains essentiels dans la lutte contre la maladie seront bénéficiaires.

Aussi, note-t-on, des programmes d’accompagnement seront mises en place dans chaque Etat membre de la CEDEAO. Ajouté à cela, au moins 15% du budget annuel de ces pays sera dédié au renforcement des systèmes santé ainsi que d’autres dispositions allant dans le sens de la résolution de la crise sanitaire au sein de la communauté.

 

 

CEDEAO : Muhammadu Buhari prend les commandes de la lutte contre Covid-19

 

Libération de Kodjo/Me Darius Atsoo: « Nous allons maintenant travailler à démontrer qu’il n’y a rien dans ce dossier »

Hier vendredi tard dans la nuit, la justice togolaise a procédé à la libération sous conditions d’Agbéyomé Kodjo et ses compagnies. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils sont tirés d’affaires.

Intervenant ce matin sur les ondes de RFI, Me Atsoo Darius, l’un des avocats de la dynamique Mgr Kpodzro se montre satisfait du fait que ses clients aient été relâchés.

« Nous avons passé une journée très longue, assez lassante, dans l’espoir que notre client Kodjo Agbéyomé puisse être présenté très rapidement au Procureur de la République. Finalement, c’est chose faite en fin de journée. Le Procureur a décidé d’ouvrir une information, ce n’est pas une surprise non plus. Agbéyomé a été inculpé en compagnie d’autres, notamment Mme Adjamagbo-Johnson, Fulbert Attisso, et Marc Mondji. Finalement, on est quand même content de rentrer à la maison avec eux », a déclaré l’avocat.

A l’en croire, c’est maintenant que le plus dure commence pour tirer Agbéyomé Kodjo et ses camarades de cette scabreuse affaire.

« Nous allons maintenant travailler tranquillement à démontrer qu’il n’y a rien dans ce dossier. Et nous le ferons avec la plus grande énergie, la plus grande détermination. Nous espérons tout simplement que nos clients auront la garantie d’un procès équitable et en face des juges indépendants et impartiaux », a-t-il ajouté.

Notons que les 3 leaders de la dynamique ont recouvré leur liberté hier nuit. Mais le doyen des juges d’instruction leur avait édicté quatre (4) conditions qu’ils doivent désormais observer, notamment l’obligation de déférer aux différentes convocations du parquet aussitôt qu’il en sera requis. L'interdiction de quitter le territoire national sans notre autorisation expresse, l'interdiction de faire toute déclaration tendant à la remise en cause des résultats du dernier scrutin présidentiel du 22 février 2020 et l'interdiction de tout propos, déclaration, ou attitudes tendant à remettre en cause et à saper l'ordre constitutionnel et institutionnel existant.

Godfrey A.

 

 

Libération de Kodjo/Me Darius Atsoo: « Nous allons maintenant travailler à démontrer qu’il n’y a rien dans ce dossier »

 

Drame à Adakpamé : Enquête ouverte pour trouver les assassins, dixit Gal Yark

Dans un communiqué rendu public vendredi, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général Yark Damehame s'est prononcé sur les événements malheureux qui se sont déroulés le 23 avril dernier à Adakpamé, banlieue Est de Lomé. Le Général est revenu sur les circonstances du décès du nommé Koutwati Dodji.

« Selon les éléments recueillis des constatations faites sur place en présence de la famille et du chef quartier, il ressort qu’il s’agit du corps du nommé Koutwati Dodji, âgé de 40 ans environ, revendeur de portable au TP3 au Port autonome de Lomé, marié et père d’une fille. Des informations recoupées sur les lieux font état de ce que la victime qui dormait avec son épouse serait sortie aux environs de 23h dans la nuit du 22 au 23 avril 2020 pour des besoins à proximité de son domicile.

Ayant constaté l’absence prolongée de son époux, la femme a alerté vers 2h du matin les voisins qui malheureusement ne pouvaient entreprendre des recherches du fait du couvre-feu. Ce n’est qu’au lendemain aux environs de 5h au petit matin que le corps inanimé de l’intéressé est découvert devant la maison », a expliqué le ministre Yark Damehame.

Selon le communiqué, l’examen relève des hématomes sur tout le corps laissant présumé des sévices corporelles au moyen de bâton dont aurait été victime le défunt.

Pour le ministre Yark Damehame, il s'agit là d'un "acte crapuleux suffisamment grave qui mérite d’être rapidement élucidé". Il affirme avoir instruit la Gendarmerie nationale de mener une enquête pour retrouver dans les plus brefs délais, les auteurs de cette barbarie.

Tout en présentant ses condoléances à la famille éplorée, le Général de bridage rassure la population que toutes personnes impliquées dans cette barbarie répondront de leurs actes devant la loi.


Godfrey A.

 

 

Drame à Adakpamé : Enquête ouverte pour trouver les assassins, dixit Gal Yark

 

Messan Agbéyomé KODJO et ses alliés sont libérés

Monsieur Messan Agbéyomé KODJO, Madame Adjamagbo Johnson, Atisso et leurs collaborateurs ont été libérés dans la nuit de ce 24 avril mais placés sous contrôle judiciaire avec quatre conditions

La note de leur libération est signé par Mr Awi ADJOLI, le doyen des juges d'instruction.

Les conditions du contrôle judiciaires sous lesquelles ils sont soumis sont les suivantes:

1. Obligation de déférer à nos différentes convocations aussitôt qu'il en sera requis;

2. Interdiction de quitter le territoire national sans notre autorisation expresse;

3. Interdiction de faire toute déclaration tendant à la remise en cause des résultats du dernier scrutin présidentiel du 22 février 2020;

4. Interdiction de tout propos, déclaration, ou attitudes tendant à remettre en cause et à saper l'ordre constitutionnel et institutionnel existant

 

 

Messan Agbéyomé KODJO et ses alliés sont libérés

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