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LES LÉGITIMATEURS DU SYSTÈME RPT/UNIR AU TOGO : L’impossible alternance souhaitée par le Peuple sans report des élections !!
COMMUNIQUÉ CONJOINT DU 19 NOVEMBRE 2019 ADRESSÉ AU PEUPLE TOGOLAIS
RESEAU DE LA COORDINATION DE LA DIASPORA TOGOLAISE INDEPENDANTE (RCDTI) ET COLLECTIF POUR LA VÉRITÉ DES URNES – TOGO – DIASPORA (CVU-TOGO-DIASPORA)
Contact : info@cvu-togo-diaspora.org qui transmettra
Le Peuple togolais refuse de comprendre que le Togo est devenu la propriété de Faure Gnassingbé et d’une extrême minorité qui adhère au système politico-économique qu’il propose et qu’il dirige illégitimement depuis quinze ans, à la suite de son père Etienne Eyadema Gnassingbé. Le Peuple togolais doit se poser la question de savoir ce que ce système illégitime pourra leur apporter en plus ou en moins, s’il perdure encore durant les cinq années de mandature entre 2020 et 2025.

1. LES SUPREMACISTES TOGOLAIS ONT BE

SOIN D’OPPOSANTS LÉGITIMATEURS
Ceux qui ne sont pas considérés comme des soutiens ou adhérents de ce système autocratique et suprémaciste sont systématiquement éliminés, quelle que soient les formes subtiles employées.

RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA rappellent que Faure Gnassingbé fonctionne comme un suprémaciste togolais. Les partisans du « suprémacisme togolais » fondent leur supériorité illégitime sur l’idéologie ségrégationniste d’un pouvoir politique usurpé par la contrevérité des urnes. Ils considèrent qu’une confrérie ésotérique, militaire et clanique organisée en réseaux hiérarchisés, peut et doit exercer une domination sur tout ou partie des citoyens togolais, dès lors que ces derniers cèdent à une forme volontaire ou involontaire de dépendance, d’asservissement et de servitude envers le système dominant au pouvoir. Toute contestation est réprimée brutalement dans le sang, dans l’abus de pouvoir et de droit, par des humiliations diverses notamment le déni du droit à avoir un emploi ou à générer des revenus décents au Togo, ce qui se termine en fait par un exil non sollicité. Le tout s’opère sous le vernis d’une démocratie de façade, fondée sur une altération du processus électoral (constitutionnel, législatif, institutionnel et juridique) avec comme conséquence une inversion des résultats électoraux ou une corruption de la vérité des urnes en faveur des suprématistes togolais. C’est cette opération léonine qui se prépare activement dans les arcanes du pouvoir RPT/UNIR et va s’opérer en 2020, lors de la prochaine élection présidentielle.

Pour que le système illégitime fonctionne, il suffit de l’abus du droit et du pouvoir avec l’appui de la France, de l’Allemagne, des Etats-Unis, de l’ONU et de la CEDEAO (Groupe des cinq). En réalité, pour que le système perdure et que le Peuple soit mystifié et ne sache pas contre qui diriger sa colère au détriment de l’efficacité de sa lutte de libération et d’autodétermination, les suprémacistes togolais, membres actifs de réseaux ésotériques, infiltrant tant les partis de la mouvance présidentielle que ceux de la mouvance pour l’alternance au Togo, ont besoin d’opposants institutionnalisés, dépendants d’eux, afin de mieux légitimer une vaste opération de démocratie de façade. C’est cette hypocrisie à vaste échelle, fédérant les opportunistes de tous bords, qui crée la confusion dans les esprits des citoyens togolais. Pourtant, il suffit de comprendre que s’il n’y avait pas un intérêt matériel et pécunier pour un retour sur investissement direct et immédiat, aucun des candidats déclarés et non-déclarés n’allait se précipiter pour aller aux élections qu’il ou elle est sûr de perdre par K. O. au premier tour des élections présidentielles, du fait :

d’une part, d’une liste électorale structurellement incomplète et falsifiée ; et d’autre part, d’un processus électoral institutionnellement vicié.
Mais, si certains partis d’opposition tentent de justifier leur budget par la réception d’au moins 1 million de Franc CFA par représentation dans une des 117 communes, certains partis se précipitent pour ouvrir des représentations ou des fédérations dans chacune des communes du pays. L’addiction à l’argent est devenue une plaie pour le Togo et la source d’une conception erronée de l’économie du ruissellement de l’argent vers les « en-bas-d’en-bas » qui ne posent plus de question, tant la pauvreté et la misère abjectes dans laquelle Faure Gnassingbé et son système les a plongés, les empêche de réagir à froid. Mais, le pouvoir n’est pas à l’abri de la fatalité de l’insurrection et de l’insoumission généralisée, dès lors que la supercherie collective de ceux et celles qui vont ou veulent participer aux élections de la contrevérité des urnes sera démasquée.

Cette tromperie électorale, issue du partenariat « gagnant-gagnant entre les suprémacistes togolais et les candidats aux élections de la contrevérité des urnes » finira par révéler sa nuisance en termes d’accentuation du mal-être pour l’avenir du Peuple togolais. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant que ces candidats, addicts de l’argent, n’aient pas de projet de société commun à proposer au Peuple togolais, et tentent désespérément et sans succès de s’approprier celui qui est en préparation.

Ainsi va le Togo où tous les candidats de l’opposition institutionnelle savent qu’ils vont perdre lors des élections de la contrevérité des urnes de 2020, mais ils y vont quand même !

La raison principale est que la loi sur la décentralisation découpant le Togo en 117 communes a permis à Faure Gnassingbé d’offrir un budget conséquent à chaque candidat aux élections présidentielles de la contrevérité des urnes de 2020. En effet, plus le parti -ou même certaines associations- sont représentés ou font des réunions de sensibilisation ou de campagne électorale dans ces 117 communes, plus les fonds publics affectés unilatéralement et à la discrétion de Faure Gnassingbé pour le candidat ou les associations racoleuses sont importantes. Aussi, chacun peut comprendre pourquoi les candidats aux élections de la contrevérité des urnes sont nombreux, sûrs qu’ils sont de perdre au premier tour par K.O. technique, mais sûrs qu’ils sont aussi d’avoir fait le meilleur investissement et retour sur investissement en termes de rentrée d’argent. De ce fait qui est fou ?

Quel rôle pour le Peuple togolais dans tout ceci ? Celui d’un bouc émissaire qui parfois, accepte de suivre aveuglement comme des moutons ces têtes de pont, pseudo-politiciens de carrière. Peut-être que l’échec prévisible et annoncé de ces opposants institutionnels lors des prochaines élections présidentielle permettra enfin de réveiller un Peuple togolais déconcerté. Les citoyens togolais, des deux sexes y compris ceux de la Diaspora, n’arrivent plus à distinguer entre :

ceux des candidats ou non-candidats qui défendent leur propre intérêt personnel ou celui de leur réseau ; et
ceux qui véritablement ont opté pour être au service du Peuple et défendre les intérêts de ce dernier.
Pourtant, l’avenir du Togo en dépend, surtout que Faure Gnassingbé institutionnalise la discrimination entre le citoyen togolais de l’intérieur et le citoyen togolais de l’extérieur. Le vote de la diaspora unilatéralement organisé par le Pouvoir a pour objet de reproduire la contrevérité des urnes à l’étranger en gonflant le nombre de votants en faveur de Faure Gnassingbé.

2. L’ONU ET LA CEDEAO ONT TOUJOURS LÉGITIMÉ LA FRAUDE ÉLECTORALE DES SUPRÉMACISTES TOGOLAIS
Par la voix de Mme Maryse Quashie, le regroupement d’associations et de personnalités membres des Forces Vives « Espérance pour le Togo » lors de leur Conférence de presse du 14 novembre 2019 1, ont clairement confirmé qu’aucune démarche pour obtenir une réforme électorale avant les élections n’a jamais abouti au Togo. Les nombreuses défaillances d’un système de révision des listes électorales en 3 jours lors des élections législatives passées ont été constatées. C’est le lieu de rappeler l’impossibilité d’obtenir le rapport de l’audit du système électoral effectué par les experts de la CEDEAO.

La CEDEAO sous le couvert de la « fausse » confidentialité, préfère-t-elle devenir un « légitimateur » du système de Faure Gnassingbé en refusant de rendre des comptes au Peuple togolais d’un rapport qui dénonce les fraudes institutionnelles du système au pouvoir, alors qu’une partie des salaires payés à ces fonctionnaires et experts proviennent des impôts des citoyens togolais ? Est-ce le lien ésotérique qui lie certains de ces membres influents avec le pouvoir Togolais qui empêche la vérité d’être révélée au Togo sur le processus électoral de la contre-vérité des urnes ?

Il faut un délai raisonnable pour réaliser un recensement selon les normes internationales pour la fiabilité d’un fichier électoral et une refonte des institutions sans unilatéralisme du pouvoir de Faure Gnassingbé pour des élections crédibles, transparentes et justes au Togo. Bref, des élections de la vérité des urnes !

Toutefois, Faure Gnassingbé, qui refuse toujours de démissionner, a choisi d’organiser un système de vote des Togolais et Togolaises de la Diaspora discriminatoire afin de pouvoir gagner au premier tour de l’élection présidentielle de 2020. Comment ? En éliminant tous ceux qui pourraient voter contre lui et surtout en supprimant des pays entiers dans la liste des pays où le droit de vote à l’étranger aurait pu s’appliquer. Mais il y a pire…

3. VOTE À L’ETRANGER : LA DIASPORA TOGOLAISE DISCRIMINÉE PAR FAURE GNASSINGBÉ
Les Togolaises et Togolais de l’étranger font partie des discriminés. En effet, jusqu’à ce jour, l’Etat togolais a systématiquement refusé de recenser les 2,3 millions de citoyens de la Diaspora non recensés. Le pouvoir de Faure Gnassingbé a unilatéralement opté pour faire voter uniquement les citoyens togolais qui pourront voter en sa faveur, ce uniquement dans six pays retenus et uniquement dans les capitales. Il s’agit de la France, des Etats-Unis, de la République démocratique du Congo, du Gabon, du Nigeria et du Maroc… Autrement dit, les citoyens de la Diaspora togolaise vivant au Bénin, au Burkina, en Côte d’Ivoire, Allemagne, Italie, Autriche, par exemple ne pourront pas voter. Comment s’opère la discrimination. C’est très subtil.

Pour qu’un citoyen togolais puisse voter, le pouvoir togolais exige la présence sur une liste électorale, actuellement incomplète et viciée, la présentation d’une carte d’électeur, qui elle-même est subordonnée à la possession et présentation d’une carte consulaire (obtenue depuis plus de six mois), d’une carte d’identité et souvent de manière cumulative, d’un passeport en cours de validité. En sachant que la carte consulaire n’a jamais été octroyée par le passé, et sélectivement aux citoyens togolais de la Diaspora. Mais si elle l’a été, cette carte consulaire n’a été délivrée qu’à ceux et celles auxquels le système de Faure Gnassingbé veut bien l’accorder. Le fait même de demander la présentation cumulative de tous ces documents permet d’exclure ceux des Togolais et Togolaises de l’extérieur qui sont susceptibles de ne pas voter en faveur du pouvoir. Le cas de l’Allemagne où le nombre de citoyens togolais est très important est patent.

En conséquence, il faut bien conclure que le pouvoir de Faure Gnassingbé institutionnalise un système de discrimination de la Diaspora en ne laissant voter que la partie de la Diaspora togolaise acquise à la cause du système RPT/UNIR.

Le fichier électoral actuel est obsolète, perverti et totalement altéré, autrement dit susceptible de faciliter la contre-vérité des urnes lors de l’élection présidentielle de 2020. L’assainissement de ce fichier électoral ne peut se faire sans une approche paritaire entre les représentants de la mouvance présidentielle et ceux de la mouvance pour l’alternance au Togo. Il suffit pourtant que les autorités togolaises acceptent la présentation d’une simple carte d’identité, d’un passeport ou d’un certificat de nationalité pour permettre de voter sans passer par la case de la carte d’électeurs, encore moins de celle de la carte consulaire. Au Togo, l’enregistrement pour l’obtention d’une carte d’électeur se réalise en moyenne entre 4 et 8 heures ou pas du tout. La période proposée par le Gouvernement pour mettre à jour ce fichier en pleine période de préparatifs des festivités de fin d’année est limitée à trois jours, entre le 29 novembre et le 1er décembre 2019 ce qui suppose que moins de 5 % de la population pourra s’inscrire au cours de ces quelques jours de réajustement unilatéral du fichier électoral par Faure Gnassingbé. Et la France comme les autres pays du groupe des cinq en acceptent le principe !!!

Et c’est dans ces conditions iniques que le fameux ministre des affaires étrangères, Robert Dussey, celui-là même qui a été condamné pour plagiat et n’a jamais obtenu son Doctorat d’Université de ce fait, a mis en place les commissions électorales d’Ambassades indépendantes (CEAI) où ses représentants, choisis au sein du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE), vont pouvoir influencer, orienter et s’assurer que les votes de la Diaspora togolaise alignée puissent massivement octroyer une victoire à leur candidat issu de RPT/UNIR au premier tour de l’élection présidentielle qui aura lieu entre le 19 février et le 5 mars 2020.

C’est dans ces conditions que ce ministre « invite la Diaspora à se réunir autour des valeurs républicaines d’unité, de paix, de fraternité 2 » suite à la révision unilatérale du code électoral permettant aux togolais de l’extérieur, alignés sur Faure Gnassingbé, de prendre part désormais à certaines consultations électorales. Quelle fourberie digne de la servitude zélée ! On comprend que toute alternance politique au Togo plongerait l’avenir de tels ministres et ses semblables dans un brouillard épais… C’est cette même nébuleuse non identifiée qui conduit certains agents à la solde de Faure Gnassingbé et ses affidés à tenter d’empêcher Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, de dire la vérité sur ce qui se passe au Togo.

4. MENACES DE MORT SUR MGR KPODZRO ET SES COLLABORATEURS : DES SUPRÉMACISTES LÂCHES ?
Il faut savoir que le combat qui est mené par la mouvance pour l’alternance au Togo contre le pouvoir de Faure Gnassingbé et la mouvance présidentielle est multiforme. Il est d’abord ésotérique, puis militaire et enfin civil. Autrement dit, personne ne peut prétendre faire tomber ce régime usurpateur et de contrefaçon de la vérité des urnes, si les combats pour la vérité des urnes, celui de la vérité des comptes publics et celui de la vérité tout court, ne sont pas menés à ces trois niveaux. Il n’est donc pas étonnant que le combat courageux, spirituel et d’engagement citoyen que mène Mgr Philippe Fanoko Kpodzro pour le bien-être du Togo et de son Peuple dérange et même neutralise partiellement les plans de Faure Gnassingbé, né le 6/6/66.

Il n’est pas acceptable qu’après avoir réussi l’impensable, à savoir mettre autour d’une table, une partie des opposants, -indépendants ou pas de Faure Gnassingbé, que Mgr Kpodzro et ses collaborateurs, notamment M. Marc Mondji 3 et d’autres, soient l’objet de menaces physiques de mort, de chantages divers, pour les empêcher de dire la « vérité » sur ce qui se passe au Togo. Il s’agit principalement de faits inacceptables et allant en l’encontre de la dignité et de la vie humaines. Le prélat est dans son rôle !

Alors pourquoi la vérité dérange-t-elle à ce point Faure Gnassingbé ? Pourquoi ce dernier refuse de rencontrer Mgr. Kpodzro ? Pourquoi des anciens collaborateurs du Prélat ont été kidnappés et sont portés disparus ? De quoi Faure Gnassingbé a-t-il peur, lui le chef suprême de certaines forces ésotériques au Togo ? Sur quel base la gendarmerie nationale convoque unilatéralement un citoyen innocent, libre et qui ne fait que donner son « temps libre » pour assister Mgr. Kpodzro octogénaire.

Est-ce que Faure Gnassingbé cherche à empêcher Mgr Kpodzro de travailler avec ses assistants ? Est-ce que Faure Gnassingbé et ses milices vont faire disparaître les assistants de Mgr Kpodzro comme de nombreuses voies l’affirment dans les réseaux sociaux, ce en référence à la disparition de l’assistance de Mgr Kpodzro, Mr. David Ahlonkon, un chrétien laïc, directeur de cabinet de Mgr Kpodzro lors de la Conférence nationale qui a été kidnappé et est porté disparu jusqu’à ce jour.

Suite à une ancienne entrevue entre Faure Gnassingbé et Mgr. Kpodzro qui avait demandé une audience pour s’enquérir des faits, il en a résulté qu’aucune enquête officielle n’a jamais été entreprise à ce sujet. Faure Gnassingbé aurait affirmé ne pas savoir où est-ce que ce Monsieur David Ahlonkon pourrait se trouver 4. Mgr Kpodzro confirme la disparition de ce dernier et vraisemblablement son exécution, restée inexplicable et impunie à ce jour. Est-ce que le fait qu’un citoyen togolais, fusse-t-il un Monseigneur, ne peut plus exprimer une pensée différente de la pensée unique des suprémacistes togolais, fascistes. Est-ce que Faure Gnassingbé et ses milices zélés n’ont d’autres choix démocratiques que de menacer de mort Mgr Kpodzro et ses collaborateurs dont Mr. Marc Mondji ? Pour est-ce que les Occidentaux se taisent quand le Peuple togolais défend la démocratie et souhaite une alternative politique différente de la politique actuellement menée par Faure Gnassingbé et son réseaux ésotériques et militaires. C’est d’autant plus inexplicables que le système de Faure Gnassingbé est fondé sur des fraudes électorales et économiques, de servitudes imposées, des injustices et des inégalités structurelles, bref, la mauvaise gouvernance.

Tout citoyen qui aime son pays a l’obligation et le devoir de faire prendre conscience à son peuple, en l’espèce le Peuple togolais, de ce que représente pour son mal-être, le fait d’accepter la servitude spirituelle, la dépendance envers un pouvoir autocrate, l’addiction envers l’argent et les honneurs octroyés par des dirigeants illégitimes, et enfin le fait de systématiquement accepter la contrevérité de Faure Gnassingbé comme la vérité.

5. TOGO : CONDITIONS DE TRANSPARENCE DES ÉLECTIONS, REFUS DE LA FRAUDE ET DE LA SERVITUDE
La contre-vérité des urnes n’est qu’une des déclinaisons de la gouvernance de la tromperie du Peuple et l’institutionnalisation de la falsification orchestrées par le système RPT/UNIR. Ce parti n’a pas d’avenir au Togo en cas d’alternance car il s’agit d’un parti ségrégationniste envers la grande majorité consciente du Peuple togolais. Suite aux menaces de mort de plus en plus insistantes de la part des agents zélés et proches du pouvoir de Faure Gnassingbé, Mgr Kpodzro a déclaré publiquement que « si quelque chose nous arrive, de n’importe où, il faut qu’on s’en prenne au Chef de l’Etat et ses collaborateurs. Je prends tous les Togolais, tous les Chrétiens à témoin. Si malheur arrive à l’un de nous, il faut qu’on sache que ce malheur ne peut venir que du Chef de l’Etat et de tous ceux qui collaborent avec lui 5 ». Comment est-ce que tous ceux qui connaissent la situation réelle de la dictature togolaise peuvent-ils ou elles rester encore silencieux ? Après Mgr Kpodzro, qui sera le prochain ?

Monseigneur Kpodzro, pasteur de paix, Archevêque et ancien Président du Haut Conseil de la République, ne cherche que le bien du Peuple togolais. Il a réussi à rassembler autour d’un groupe peu homogène, des responsables politiques qui s’affichent comme des « forces démocratiques ». Il faut bien constater que les membres de cette constellation sont enfin arrivés à la conclusion qu’il est impossible de proposer un énième dialogue avec le système RPT/UNIR sous la direction de Faure Gnassingbé et croire qu’il en résultera un dialogue sincère pour véritablement revoir, de manière effective et sur une base paritaire, les conditions de transparence effective des élections en général, et présidentielles en particulier.

D’ailleurs, depuis l’Accord Politique Global de 2006 (APG), les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales ont toujours été demandées par l’opposition mais le pouvoir de Faure Gnassingbé est resté sourd, a toujours refusé d’honorer sa signature en refusant la mise en œuvre l’APG et a systématiquement roulé l’opposition dans la farine de manioc :

soit en achetant certains d’entre eux ;
soit en faisant semblant de mettre en place un dialogue dont le résultat permet de valider le statu quo.
C’est d’ailleurs dans ce cadre que la CEDEAO et l’ONU et plus généralement les pays membres du groupe des cinq, servent de « légitimateurs » du système autocratique de Faure Gnassingbé, système qui maintient les citoyens togolais dans une servitude et un système contraire à la déclaration universelle des droits de l’Homme prônée par l’ONU elle-même.

Par ailleurs, tous les 27 dialogues politiques passés ont été des mascarades pour tromper le Peuple, gagner du temps, obtenir l’aval de l’ONU et de la CEDEAO, du Groupe des 5 (France, Allemagne, Etats-Unis, Union Européenne et surtout les Organisations des Nations Unies) pour justifier, sous le prétexte de la paix, le maintien de Faure Gnassingbé en place avec son aréopage de serviteurs qui lui doivent tout. Il est étonnant que les Etats-Unis, très jaloux en termes d’indépendance et de souveraineté d’actions, continuent à faire partie au Togo de ce cadre d’action qui légitime systématiquement la contrevérité des urnes au Togo.

Peut-être que chacun y gagne à défendre ses intérêts particuliers. La réalité est que tout ce beau monde n’a rien à faire de ces dirigeants du Peuple togolais qui sont connus pour être « achetables » ou « dociles » dès lors que l’on tue impunément. Si c’est cela le rôle de l’ONU, de la CEDEAO et du G5, quelle honte pour eux ! Quelle naïveté des dirigeants de certains partis de l’opposition togolaise de croire eux-mêmes – puis de faire croire en retour au Peuple togolais -, que ces organisations internationales vont venir résoudre une crise togolaise, sur laquelle elles n’ont cessé de souffler sur les braises qui couvent toujours, au point de risquer d’être mises à l’index en cas d’insurrection inopinée d’un Peuple en colère. Le réveil et la prise de conscience du Peuple togolais contre ces bureaucrates-diplomates dont la sincérité se mesure à l’aune de leur capacité à jouer double jeu et à dribbler le Peuple togolais grâce parfois à la naïveté des dirigeants des partis d’opposition – les révélations de Wikileaks sur l’Afrique en portent témoignage 6 -, risquent de ne pas être contrôlables.

Si, comme le soutient Mgr Philippe Fanoko Kpodzro, l’union fait la force, encore faut-il s’assurer que l’union dont on parle s’opère entre des personnalités qui veulent effectivement une alternance politique au Togo. Sur ce point particulier, rien n’est moins sûr !!!

Certains des membres de la structure en cours de formation dénommée « Forces démocratiques » sont connus pour leur engagement et zèle contre l’avènement de la démocratie, contre la vérité des urnes et pour le maintien de Faure Gnassingbé au pouvoir, dès lors qu’il ou elle en tire un avantage pécunier officiellement ou discrètement. Mgr Kpodzro milite pour une candidature unique de l’opposition. Encore faut-il que le choix d’une candidature « unique » repose sur un projet de société unique. Or, il n’y a à ce jour aucune trace d’un projet de société unique, ni bien sûr d’une candidature unique puisque cette « bagarre » de leadership certaine entre les différents protagonistes a été repoussée à plus tard. En effet, Faure Gnassingbé et son système ésotérique-militaro-civil refusent tout dialogue. C’est donc une approche unilatérale effectuée dans l’opacité que le pouvoir va choisir pour :

organiser ses propres « conditions de « transparence » des élections » ; et
imposer son propre « processus de recensement électoral non exhaustif », en commençant par exclure 97 % de la Diaspora togolaise ; et
et empêcher près de 40 % des populations togolaises, empêchées par la bureaucratie d’obtenir une carte d’électeurs et de figurer sur une liste électorale vérifiable.
C’est donc ce système inique et léonin, donc illégitime, qui servira de cadre pour la prochaine élection présidentielle. Et l’ONU et la CEDEAO ont déjà dépêché leurs zélés commis de service pour préparer la légitimation de la contrevérité des urnes au Togo en 2020. On peut comprendre pourquoi les Etats-Unis se méfient de plus en plus de l’ONU.

6. L’ONU ET LA CEDEAO ONT SYSTÉMATIQUEMENT SOUTENU LE STATU QUO AU TOGO
L’élection présidentielle au Togo dès le premier trimestre de 2020 s’apparente à une forme moderne de recolonisation pour empêcher l’autodétermination du Peuple togolais. Quelles que soient les stratégies erronées passées, il faut bien reconnaître que les institutions des Nations Unies, de la Communauté économique et de développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union africaine et bien sûr les pays comme la France, et l’Union européenne ont systématiquement mis leur nez dans les affaires togolaises pour, in fine, faire invariablement valider la contre-vérité des urnes.

A la demande expresse de Faure Gnassingbé, une mission conjointe ONU-CEDEAO a séjourné au Togo les 12-13 novembre 2019 pour « aider » à organiser des élections pacifiques au Togo, comme par le passé ! C’est ainsi que le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en charge de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, M. Mohamed Ibn Chambas a été remis, de nouveau, en activité. Ses liens avec l’ex-Président du Nigéria, Olusegun Obasanjo, sont suspects, surtout qu’il s’agit en fait stratégiquement de défendre d’abord des intérêts du réseau d’appui et de soutien de Faure Gnassingbé. Comment le Peuple togolais peut-il croire que des personnalités aussi carriéristes, façonnées par l’ambiguïté et menant un jeu aussi trouble, puissent contribuer à un avenir meilleur pour le Togo ? Comment le Secrétaire général de l’ONU peut-il se faire représenter par des personnalités aussi troubles ? De tels personnalités peuvent-elles représenter la neutralité, symbole de l’ONU ? Assurément que non ! Le non-remplacement de celui-ci constituerait une preuve de plus de la légitimation du système en place par l’ONU.

Aussi, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA demandent publiquement au Secrétaire général de l’ONU, M. Antonio Guterres, ce pour l’honneur des Nations Unies et sa légendaire neutralité, de remplacer M. Mohamed Ibn Chambas pour le Togo. Il est demandé au Peuple togolais de ne plus jamais faire confiance à ces personnalités de la sous-région qui ont systématiquement fait échouer les efforts du Peuple togolais à faire émerger la vérité des urnes, et qui au fond sont co-responsables des 60 % de pauvreté et des inégalités qui affectent le Togo.

L’ONU et la CEDEAO se sont spécialisées dans l’organisation de « dialogues » dits constructifs qui aboutissent systématiquement au Togo au statu quo, c’est-à-dire qu’il y a bien une réforme constitutionnelle, institutionnelle et électorale mais celle-ci est unilatéralement décrétée et mise en œuvre afin de permettre à Faure Gnassingbé de perdurer de manière illégitime à la tête du pouvoir. L’ONU et la CEDEAO ont systématiquement minimisé le nombre de morts au Togo en 2005 (plus de 2000, alors que l’ONU a annoncé 500 morts, de toutes les façons inacceptables) et fait peu de cas des abus de droit, de pouvoir et des lois liberticides. En fait, l’ONU et la CEDEAO se contentent de réduire le niveau des tensions afin de faciliter le renouvellement au pouvoir du système de Faure Gnassingbé. L’ONU et la CEDEAO doivent être nettoyées de leurs influences ésotériques et organiquement.

L’ONU et la CEDEAO sont donc des légitimateurs du système illégitime des Gnassingbé. Ne pas le comprendre, c’est s’engager sur la voie d’une énième élection de la contrevérité des urnes au Togo en 2020. Aussi, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA demandent au Secrétaire général des Nations Unies et à celui de la CEDEAO de ne pas s’associer à cette mascarade électorale et de l’exprimer publiquement sans ambiguïté. RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA considèrent qu’il est urgent de faire stopper le processus électoral unilatéral en cours et d’engager immédiatement un cycle de conférences inclusives de réflexion, de décision et d’actions sur les réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales sous l’égide d’un Gouvernement de transition.

Dans cette perspective, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA apportent leur soutien à toutes les actions et marches pacifiques, notamment celles annoncées par l’opposition togolaise et ayant pour thème : « Non au 4e mandat de Faure Gnassingbé », prévues en principe pour le 23 novembre 2019 ou à la nouvelle date en cas d’empêchement par le pouvoir de Faure Gnassingbé.

7. MANIFESTER CONTRE LES LÉGITIMATEURS DU SYSTÈME RPT/UNIR AU TOGO
Lors de ces manifestations pour l’alternance au Togo, RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA appellent le Peuple togolais à associer les actuels représentants de l’ONU et la CEDEAO au système Gnassingbé qui les opprime. Au Togo, ces organisations sont des pompiers pyromanes qui s’organisent pour que les élections au Togo ne soient pas démocratiques du fait d’un système biaisé en amont, pendant et après le scrutin. Ce sont les mêmes qui viendront vous dire une fois la forfaiture commise, à savoir l’annonce de la contre-vérité des urnes, que le Peuple togolais est allé voter dans le calme et la paix et que le scrutin est « globalement » conforme à ce qui se passe dans les démocraties dites « africaines ». Aussi en cas de violences post-électorales du fait des scrutins ne reflétant pas la vérité des urnes exprimée par le Peuple togolais, ces organisations sont les premières à venir tenter de calmer le jeu, profitant au passage, pour faciliter la tâche d’une certaine France et d’une communauté internationale qui systématiquement ont en commun validé le statu quo au Togo. Une honte pour l’ONU et la CEDEAO au Togo !!!

Ce n’est pas seulement un « NON au quatrième mandat de Faure Gnassingbé » qui doit être scandé lors des préparatifs à l’insurrection du Peuple togolais, mais c’est un « NON à la trahison de l’ONU, de la CEDEAO et de la Communauté internationale envers le droit du Peuple togolais à la vérité des urnes ».

Ces agents de l’ONU et de la CEDEAO, fonctionnent comme des réseaux d’influence, gravitant autour du système de Faure Gnassingbé, souvent juste pour préserver leur poste, leur carrière ou tout simplement se faire payer avec l’argent du contribuable togolais pour « services rendus ». Ce sont aussi ces pratiques qui ont jusqu’à présent empêché l’alternance politique au Togo.

C’est donc contre un système insidieux, mafieux et en définitif criminel que RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA s’insurgent et demandent au Peuple togolais de s’insurger. Car grâce au silence de ces institutions, on tue impunément et à bout portant des enfants au Togo, et l’assassin circule sans être inquiété au Togo. Quelle honte pour les Nations Unies, pour la CEDEAO, pour la France, pour l’Allemagne, pour les Etats-Unis, pour l’Union européenne si prompts à dénoncer le non-respect de la dignité humaine partout dans le monde ! Ce sont pourtant les premiers à accepter la falsification des urnes, dès lors que leurs intérêts sont protégés ou préservés, ce bien sûr aux dépens du Peuple togolais. Au diable les considérations humanistes ! Il suffit alors en contrepartie de jeter quelques miettes en termes d’aide au développement, d’argent, d’équipement avec du personnel non qualifié, sans expérience, pour que le tour de passe-passe soit accompli et que les médias mainstream distillent leurs infox, à qui veut bien les écouter et les croire, louant les vertus des Occidentaux et de leurs valets locaux en train d’aider le « pauvre » Peuple togolais.

8. CELUI QUI A DES INTÉRÊTS A DÉFENDRE NE PEUT DÉFENDRE LES INTÉRÊTS DE CELUI QUI EST OPPRIMÉ
Le Peuple togolais ne doit plus continuer à croire à ce qui n’est pas en réalité une aide au développement, mais qui sert de levier à la corruption institutionnalisée et à l’impunité du fait de l’approche budgétaire choisie par les pays fournisseurs d’aide au pouvoir de Faure Gnassingbé. Pourtant c’est depuis 1967 que la grande majorité de ce Peuple, - plus de 60 % - continue à croupir dans l’indigence, dans la misère et dans l’indignité… et les statistiques n’arrivent pas à tomber à 5 % ou 10 %. La faute à qui ? Certainement pas au citoyen togolais, encore moins à la Diaspora togolaise qui envoie près de 30 % de l’équivalent du budget togolais pour éviter la déchéance humaine dans les familles togolaises.

Alors que le Conseil des ministres du 13 novembre 2019 vient d’annoncer les prévisions du budget de l’Etat pour 2020 s’établissant en ressources et en charges à 1 466,2 milliards de FCFA, la Banque mondiale dans une mise à jour parue au mois d’avril 2019 de son rapport sur les transferts de fonds, a indiqué que les Togolais vivant à l’étranger ont transféré plus de 500 millions de dollars au Togo en 2018, (294 milliards de FCFA (294 117 647 058 FCFA 7))représentant 8,5 % du PIB selon la Banque mondiale. Toutefois, il faut rappeler que la Banque mondiale ne prend en compte que les transferts d’argent de la Diaspora qui sont enregistrés. Les transferts non enregistrés ne sont pas pris en compte et sont plus de 4 fois supérieurs à ce qui apparaît dans les enregistrements de la Banque mondiale. Si un Togolais du Nigeria ou du Ghana rentre au Togo avec son argent et le dépense au Togo, cela n’est pas enregistré par la Banque mondiale.

Aussi, plus de 70 % des transferts de la Diaspora ne sont pas enregistrés. En réalité, les transferts de la Diaspora togolaise, représentent près de 30 % de la richesse nationale togolaise (Produit intérieur brut (PIB). C’est d’ailleurs pour cela qu’il n’y a pas encore eu d’insurrection massive. Mais si la Diaspora togolaise cessait d’envoyer ces transferts, alors le Peuple togolais acculé par la misère et les inégalités seraient déjà entré en insurrection et en désobéissance civile. La contribution de 8 % du PIB pour les transferts de la Diaspora togolaise et publié par la Banque mondiale n’est pas une référence de la vérité des transferts effectués. Cela a d’ailleurs pour conséquence de minimiser le rôle de la Diaspora et donner une justification pour le Togo de continuer à emprunter, au-delà de ses capacités d’endettement (plus de 70 %), et surtout sans rendre des comptes au Peuple, par la vérité des comptes publics.

Qu’est-ce qui se dit dans certaines chancelleries et dans les ministères en Occident ? Un Noir, pauvre et subissant l’indignité de ses bourreaux illégitimes à la tête de l’Etat togolais, c’est un problème entre eux… un problème de « nègre » … Ils n’ont qu’à s’entretuer… car si le citoyen togolais ne le sait pas, ce que l’on pense d’eux est qu’un « bon nègre, est un nègre mort » … C’est cela qui circule dans les milieux du politiquement correct où l’aide au développement est systématiquement remplacée par le retour sur investissement de l’aide. Cela n’enlève rien aux milliers d’acteurs de la société civile dédiés et qui soutiennent, dans des conditions parfois difficiles et précaires, le développement humain en Afrique, au Togo en particulier.

Autrement dit, comment augmenter la part du retour sur investissement de l’aide bilatérale, multilatérale en préservant et conservant, aux dépens du Peuple togolais, les autocrates illégitimes qui dirigent le Togo ? Si les dirigeants de l’opposition qui s’évertuent à faire appel aux Nations Unies, à l’Union européenne, à la CEDEAO, et aux bilatéraux comme la France ne comprennent pas que ces derniers ont subi une mutation et sont à l’image d’une partie des ecclésiastiques institutionnels qui légitiment le système de Faure Gnassingbé. Ces gens sont des ennemis du Peuple togolais, ce de manière structurelle.

Mgr Kpodzro, le Père Affognon et quelques-uns d’entre eux ont eu le courage de ne pas s’associer au « Mal ».

Sans tomber dans le travers d’une démarche binaire, l’alternative est finalement simple. Si le Peuple choisit d’accepter des miettes passagères pour faire valider la contrevérité des urnes, alors que ce Peuple subisse les foudres de son indignité ! Mais si ce Peuple retrouve les fondements de la MAÂT, à savoir l’innocence au sens ésotérique, politique, économique et social, alors ce Peuple ne peut et ne doit plus faire de compromissions avec ceux qui travaillent contre les intérêts du Peuple togolais et font semblant de lui donner du poulet congelé périmé à la place de son poulet bicyclette local et bio. La meilleure des techniques pour déresponsabiliser le citoyen togolais est de faire croire que la libération du Togo sera magique, automatique et viendra d’ailleurs. Mais c’est illusoire de croire que celui ou celle qui a des intérêts à défendre viendra défendre les intérêts de celui qui est opprimé, en raison justement de la primauté de la défense des intérêts étrangers et de ceux d’une oligarchie suprématiste togolaise adoubée par certains opposants légitimateurs.

A tel point que nombreux sont les citoyens togolais à n’avoir à la bouche que le mot magique « donne-moi », « c’est cadeau », « c’est magique », au point de confondre le mot « amène » avec « amen ».

9. AUCUN TOGOLAIS INDEPENDANT ET ENGAGÉ NE DOIT PARTICIPER AU PROCESSUS ELECTORAL DE LA CONTREVÉRITÉ DES URNES
Il n’est pas possible de croire au renouvellement entre 2020 et 2025 d’un système mafieux au Togo dont lesdites, Nations Unies, CEDEAO et plus largement la communauté internationale au Togo s’accommodent, voire structurent pour perdurer après 2020.

Peuple togolais, réveille-toi !!! On ne peut pas compter sur l’ONU, la CEDEAO. Il faut compter sur nous-mêmes, et s’assurer que celui ou celle qui veut l’alternance soit un acteur de ce changement. Ce n’est pas possible si le citoyen ou ses représentants ne sont pas indépendants de Faure Gnassingbé.

Le règlement de la crise togolaise ne peut être sous-traité à des étrangers, ni à des valets de puissances occidentales méprisant le Peuple togolais, et l’humiliant tous les jours par la mauvaise gouvernance économique pour laquelle des crédits sont systématiquement disponibles et renouvelés. Mais où va cet argent ? Peuple togolais, regarde ta poche ? Elle n’est pas trouée ! Les usurpateurs de la richesse togolaise sont connus.

L’unité du Peuple togolais passe par l’unité des personnalités responsables et engagées pour construire une Mouvance pour l’Alternance au Togo. Si les groupes constituant les « forces démocratiques » deviennent une réalité et non une juxtaposition de partis politiques dont les responsables veulent chacun aller à l’élection présidentielle de 2020, alors il importe de tenter de trouver une unité élargie. Ceci implique, non plus l’association des dirigeants de ces structures, mais celle très large des citoyens togolais membres des « forces démocratiques », de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), du Parti National Panafricain et tous les autres partis, associations, groupements et personnalités indépendants de Faure Gnassingbé. Cette nouvelle structuration de la vie politique aura l’avantage de clarifier le jeu et ne pas se retrouver avec un K.O. électoral au premier tour avec la contrevérité des urnes annoncée par le RPT/UNIR en tant que chef de file des partis politiques formant la mouvance présidentielle au Togo.

L’unité du Peuple togolais passe par l’engagement de chacun et de chacune mais sur une base de l’indépendance des uns et des autres vis-à-vis du système Faure Gnassingbé, tant en termes ésotériques, de refus de l’achat des consciences et une volonté d’aller vers l’insoumission généralisée, ce de manière pacifique.

Qu’aucun togolais indépendant et engagé, y compris dans la Diaspora, ne participe au processus électoral unilatéral organisé de manière illicite et trompeuse par Faure Gnassingbé et son système de la contrevérité des urnes.

10. RECOMMANDATIONS DE RCDTI-CVU-TOGO-DIASPORA : L’URGENCE DES CONFÉRENCES INCLUSIVES
RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA recommandent que :

10.1 la libération des tous les prisonniers politiques au Togo soit effective sans délai et que soit exigé de l’Etat togolais, un budget affecté au rétablissement de leur santé dégradée et aux compensations pour la destruction de leurs biens, et à la réhabilitation du fait des humiliations subies ;

10.2 la sécurité de Mgr Kpodzro et ses collaborateurs soit garantie par l’armée républicaine indépendante de Faure Gnassingbé et par le Peuple et les Zémidjans ;

10.3 le rejet des méthodes d’assassinats, de kidnappings et de chantage insidieux de Faure Gnassingbé et du pouvoir RPT/UNIR, envers les citoyens luttant pour la vérité des urnes et un meilleur avenir pour le citoyen togolais soit une constante dans les revendications pacifiques ;

10.4 le Peuple togolais tout entier comme au demeurant le RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA sortent pour soutenir la marche populaire du 23 novembre 2019 (ou toute date ultérieure) des citoyens engagés et indépendants de Faure Gnassingbé pour l’alternance au Togo. Le mot d’ordre principal demeure le « Non au 4e mandat de Faure Gnassingbé » et la « suspension/report du processus électoral en cours » en rappelant qu’il faudra concevoir que la légitimation de l’après-Faure Gnassingbé passera, entre autres, par le retour à la Constitution de 1992, l’organisation d’une transition politique, la refondation du processus électoral (recensement, fichier électoral, découpage électoral, indépendance des institutions électorales avec inclusivité et parité entre d’une part, la mouvance présidentielle et d’autre part, la mouvance pour l’alternative au Togo) et la participation à la proposition et à la mise en œuvre d’un projet de société commun ;

10.5 Les frais de la mise à disposition d’une carte d’identité togolaise ramenée à 1 000 FCFA et une structure unique de délivrance avec une délivrance en 48 heures sur la base d’une liste de moins de 2 documents à fournir (certificat de nationalité, certificat de naissance).

10.6 M. Mohamed Ibn Chambas de l’ONU et ses acolytes de la CEDEAO soient déclarés « PERSONA NON GRATA » par le Peuple togolais lors des manifestations à venir, parce qu’ils sont indésirables au Togo pour haute trahison diplomatique du Peuple, ce en sourdine ;

10.7 Faure Gnassingbé soit déclaré « PERSONA NON GRATA » au Togo par le Peuple togolais au cours de toutes manifestations pacifiques, ce pour avoir usurpé le pouvoir par la contre-vérité des urnes, la brutalité et les abus de tous ordres, ce ne sera que l’aboutissement naturel de plusieurs années d’illégitimité avec le retour à la Constitution de 1992 pour retrouver la légitimé du Peuple togolais ;

10.8 le principe de l’élaboration d’un projet de société commun soit accepté et adopté par le Peuple togolais indépendant de Faure Gnassingbé, afin de servir de document et de socle politique crédible d’unification de la mouvance pour l’alternance au Togo et conduire à une candidature commune et non une candidature unique ;

10.9 le processus de refonte électorale, institutionnelle et constitutionnelle soit obligatoire et ait lieu avant les élections présidentielles qui devront être repoussées dans le temps pour que le compteur soit « remis à zéro » pour le Peuple togolais, et non pour Faure Gnassingbé qui se prépare, sauf fatalité de l’insurrection, à rempiler pour deux mandats illégitimes de 5 ans ;

10.10 l’association du plus grand nombre de Togolais et Togolaises au processus de refondation de la démocratie se fasse par le biais d’un véritable cycle de conférences inclusives de réflexion et de décision, avec des représentants indépendants de Faure Gnassingbé et sans Faure Gnassingbé afin de clarifier la transparence du processus électoral et garantir l’expression effective de la vérité des urnes comme une alternative à la contrevérité des urnes programmée de Faure Gnassingbé ;

10.11 la simplification du paysage politique togolais structure le pays en deux grandes catégories, à savoir : les partis de la mouvance présidentielle d’une part, et les partis de la mouvance pour l’alternance au Togo d’autre part afin de faciliter l’émergence d’une équipe dirigeante pour porter une candidature commune sans interférence avec Faure Gnassingbé ;

10.12 la tenue urgente de conférences inclusives sans Faure Gnassingbé pour structurer la mouvance pour l’alternative du Togo en commençant par le processus paritaire et inclusive d’une offre politique commune sans les légitimateurs de Faure Gnassingbé.

Le 19 novembre 2019.

La Direction du :

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI) et du

Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)

Comité de Rédaction RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA :

Dr. Yves Ekoué AMAÏZO

Jean-Pierre Akoété BALIKPO

Dr. Ernesto D’ALMEIDA

Mathieu D’ALMEIDA

Koffi DEKU

François FABREGAT

Apelete Félix KODJO

Antoine Koffi OKOUTA

Dr. Antoine RANDOLPH

Contact et Coordination : info@cvu-togo-diaspora.org et rcdti@cvu-togo-diaspora.org

Note : Toutes les personnalités ou associations qui souhaitent être signataires des textes de RCDTI et CVU-TOGO-DIASPORA peuvent le faire en écrivant par courrier électronique à l’adresse ci-dessous. Ils ou elles auront l’occasion de participer à l’une ou l’autre des téléconférences fondant notre démocratie participative et proposer des solutions dans le cadre du projet commun de société pour l’avenir du Togo.

rcdti-cvu-togo-diaspora-logo© RCDTI & CVU-TOGO-DIASPORA

Réseau de Coordination de la Diaspora Togolaise Indépendante (RCDTI)


Collectif pour la Vérité des Urnes-Diaspora Togo (CVU-TOGO-DIASPORA)

 

 

LES LÉGITIMATEURS DU SYSTÈME RPT/UNIR AU TOGO : L’impossible alternance souhaitée par le Peuple sans report des élections !!

Insurrection armée avec machettes et gourdins : Habia ne croit pas à la « comédie » du Général Yark
Dans un message audio rendu public cette semaine sur les réseaux sociaux, l’ex-député Nicodème Habia est revenu sur la fameuse affaire « d’insurrection armée avec des machettes et gourdins », survenue, selon le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, dans la nuit du 22 au 23 novembre derniers.
Pour le président national de « Les Démocrates » (parti d’opposition membre de la C14), cette histoire d’insurrection armée avec des machettes et gourdins n’est qu’une « comédie », une « invention » du ministre Général Yark Damehame.

Nicodème estime qu’il s’agit tout simple d’un « prétexte », d’une « manœuvre lugubre » du régime en place afin de détourner l’attention du peuple togolais de l’essentiel de la lutte.

« Peuple togolais, aujourd’hui, il nous revient de nous battre, de résister afin de montrer au tyran Faure Gnassingbé et sa clique que l’heure de notre libération à sonner. Peuple togolais, je vous appelle à ignorer les comédies lugubres que nous présente Yark Damehame et ses amis du régime. En réalité, ils veulent seulement détourner notre attention de l’essentiel de not

re lutte », a-t-il déclaré.

Le gréviste de la faim est totalement certain « qu’aucun parti politique de l’opposition n’est à l’origine de ces attaques meurtrières contre nos frères gendarmes ». « Que Yark Damehame cherche les vrais coupables dans son poulailler, nous sommes au courant de ce qui se passe au sein du régime moribond », a-t-il lâché.

Le président de Les Démocrates reste convaincu que l’alternance politique est tout proche. « L’objectif devant nous est l’alternance et nous y sommes presque. Encore un peu de courage et nous aurons la liberté », a-t-il exhorté.

Au passage, il invite le chef de l’Etat Faure Gnassingbé à passer « par la grande porte de l’histoire » en renonçant à son désir ardant de briser un 4em mandat à la tête de l’Etat.

 

 

Insurrection armée avec machettes et gourdins : Habia ne croit pas à la « comédie » du Général Yark

Ne doutez jamais qu'un petit groupe de personnes peuvent changer le monde. En fait, c'est toujours ainsi que le monde a changé."Margaret Mead (1901----1978) anthropologue américaine (1)

Par Dr Antoine Ati Randolph
e-mail : antoinerand@hotmail.com

Peuple Togolais appelé à devenir l’Or de L’humanité,
Chers Compatriotes de l’Intérieur et de la Diaspora,

Avançons méthodiquement et avec lucidité sur notre chemin de libération nationale, un chemin d’espoir ! Exigeons la démission de Faure Gnassingbé dès maintenant !

Au moment où j’adressais le 30 septembre mon message principalement à la diaspora et à travers celle-ci au peuple togolais, maître Salifou Atchadam Tikpi, président national du PNP – Parti National Panafricain -, lança à celui-ci son vibrant appel politique,

disant non au 4ème mandat présidentiel de Faure Gnassingbé, prônant l’insurrection pour empêcher celui-ci et ouvrant ainsi la voie de la transition politique. J’applaudis des deux mains son discours très mobilisateur car il n’y a que par l’insurrection populaire que nous puissions nous libérer et changer l’actuel système dictatorial corrompu et moribond. Bien que nous ayons le même objectif final, je tiens cependant à préciser la manière rationnelle de concevoir notre lutte et la place que l’insurrection doit y prendre car il s’agit avant tout d’une lutte de libération nationale. Cette lutte a pour objectif de conquérir tout le pouvoir afin de restaurer l’État de droit, les attributs d’un État souverain et, pour la reconstruction du pays, de proposer une alternative sérieuse sur la base d’un programme de société commun dont la mise en application résoudra positivement et efficacement les problèmes du présent et jettera les bases d’un futur meilleur et harmonieux. Ainsi la confiance sera rétablie et la paix régnera car celle-ci sera fondée sur la liberté, la justice, la protection et la défense des citoyennes et des citoyens. Ce sera alors une véritable paix et non la paix du cimetière de la dictature.
Nous devrons bâtir notre nation autour des valeurs et des principes nobles, une nation dans laquelle le « tous pour un » cédera le pas à l’ » ensemble pour tous » !
Mais pour atteindre ces nobles objectifs il y a des préalables qui découlent du pourquoi et du comment devons nous lutter ? J’ai traité de ces questions dans mes écrits précédents (2); je les aborde une nouvelle fois ici sous une forme différente.


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Table des matières
A) Pourquoi devons-nous lutter ? 2
1) La liberté est un droit inaliénable. La liberté est ontologique. 2
2) Reconquérir l’indépendance et la souveraineté nationales. 3
3) Mettre fin à la mauvaise gouvernance et aux graves violations des droits de l’homme 3
4) Rejeter Faure Gnassingbé pour son illégitimité 4
5) Révéler au grand jour l’usurpation de Faure Gnassingbé 5
6) Révoquer Faure Gnassingbé pour ses crimes et son immoralité 5
7) Mettre fin au système dictatorial corrompu, pourri et démoniaque. 6
8) Construire le Togo autrement 6
9) Bases légales de la lutte de libération nationale. 6
B) Comment devons-nous lutter ? 7
1) Choix de la forme de la lutte de libération nationale 7
2) Manifester la détermination de sortir de la servitude volontaire 8
a) Importance de respecter les principes et les valeurs 8
b) Illégitimité et devoir moral d’obéissance 8
c) Démystifier le tyran général Eyadéma Étienne Gnassingbé 9
d) Révolution des consciences 9
3) Ressources humaines 10
a) Mouvance présidentielle, légitimateurs et inconscients corrompus 10
b) Associations de la société civile, Syndicats, Jeunesse et Diaspora 10
c) Mouvements et partis politiques patriotiques 11
e) Le sort de la dictature est entre nos mains. 11
4) Mettre sur pied une organisation puissante 11
5) Principes de la lutte non violente 11
6) Structurer la lutte dans le temps et dans l’espace 12
C) Conclusions 12

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A) Pourquoi devons-nous lutter ?

1) La liberté est un droit inaliénable. La liberté est ontologique.

Dieu a créé l’homme libre et à son image nous révèlent les saintes écritures. L’on peut dire que la liberté est un aspect de la nature humaine. Dans le monde humain, la notion de liberté a beaucoup évolué et est devenue un droit inscrit dans des textes internationaux relatifs aux droits de l’homme telles que la déclaration universelle des droits de l’homme et la charte africaine des droits de l’homme et des peuples et dans les constitutions nationales de tous les pays. Et c’est au nom du droit à l’autodétermination des peuples contenu dans la déclaration universelle des droits de l’homme que le Togo, appuyé par les pays de la Conférence de Bandoeng, a accédé à l’indépendance le 27 avril 1960 après une longue lutte non-violente menée par les partis politiques indépendantistes. J’exprime ici ma profonde gratitude à cette génération d’hommes et de femmes qui a assumé ses responsabilités historiques et qui a consenti beaucoup d’efforts et d’innombrables sacrifices pour que naquît la Nation togolaise.
Mais bien que la liberté soit un droit, beaucoup de systèmes politiques voyous -dictatoriaux, totalitaires ou mafieux – la restreignent drastiquement. C’est pourquoi, on dit que la liberté ne se donne pas mais qu’elle s’arrache !
Au Togo, nous vivons depuis 1967 sous une dictature féroce qui a réduit le peuple en esclavage sur son propre sol. Nous devons alors combattre la dictature pour recouvrer notre liberté !

2) Reconquérir l’indépendance et la souveraineté nationales.
Le rêve togolais a été brisé par le coup d’État du 13 janvier 1963 organisé par la France pour renverser le gouvernement patriotique et assassiner le président Sylvanus Olympio qui voulait dégager le Togo de la servitude monétaire et du pacte néocolonial. La France a ainsi confisqué l’indépendance et la souveraineté de notre pays et a consolidé sa position en installant à partir du 13 janvier 1967 l’armée au pouvoir, encourageant et soutenant l’installation de la dictature, à seule fin de préserver ses intérêts à travers les accords secrets qui la lient à ses anciennes colonies d’Afrique. Ces accords mortifères contrecarrent d’ailleurs tout développement réel de ces pays francophones dont la plupart des habitants vivotent dans la misère. Ils sont la principale cause du non décollage de leur développement. La Françafrique est justement la structure politico-mafieuse chargée d’appliquer et de pérenniser ces accords. Leur abolition s’impose maintenant après 60 ans d’indépendance. La France est le principal soutien et le parrain de la dictature des Gnassingbé. Elle est le principal obstacle au bonheur des Togolais et à celui des autres peuples d’Afrique francophone!

3) Mettre fin à la mauvaise gouvernance et aux graves violations des droits de l’homme
La dictature néocoloniale de plus de 52 ans des Gnassingbé père et fils se caractérise par de très graves violations des droits de l’homme et par une mauvaise gouvernance néolibérale et mafieuse fondée sur le vol et le pillage des ressources et des richesses du pays. Plus de morts sous cette dictature que durant toute la colonisation directe que notre pays a subie de 1884 à 1960 ! Et tout cela dans une totale impunité !Les organisations de défense des droits de l’homme tant nationales – LTDH, LTDE, ACAT-Togo, CNDH, Groupe Initiatives-Droits de l’Homme, REJADD, RAIDHS, CACIT, ASVITTO etc –qu’internationales – AMNESTY INTERNATIONAL, FIDH, CIMADE, FIACAT, HUMAN RIGHT WORLD , Commission d’enquête des Nations Unies etc - ont révélé au grand jour et à différents moments la torture , les assassinats ciblés et les massacres de population, l’existence de camps de concentration et de charniers humains, des largages de corps humains dans l’atlantique. Le rapport d’Amnesty International publié le 5 mai 1999 a pour titre : Togo, Etat de terreur. Depuis quelques années et surtout depuis le 19 août 2017 des réseaux sociaux fiables ont fait circuler de nombreuses, nombreuses images insoutenables montrant ainsi la sauvagerie, la barbarie de Faure Gnassingbé et de son système dictatorial. Les répressions des manifestations pacifiques ont fait plus de 100 morts dont plus d’une dizaine d’enfants de moins de 15 ans parmi lesquels le jeune apprenti mécanicien de 11 ans abattu à bout portant, en décembre 2018, par le chef d’état-major des forces armées togolaises. Un nourrisson de 3 mois a même été brutalisé le 7 novembre 2017 à Sokodé par un militaire sous prétexte que s’il devient grand il lancera des cailloux aux soldats. L’ambassadeur français, Marc Vizy, après avoir tenté de minimiser l’ampleur des manifestations pacifiques du second semestre de 2017 trouve que l’armée togolaise« agit avec professionnalisme » !
Bien sûr, avec l’aide de la France, le Togo est l’un des pays les plus militarisés du monde. Son armée est surtout utilisée dans une politique sécuritaire de conservation du pouvoir plutôt que dans une politique de défense nationale du territoire et de protection des citoyens. Pour les Gnassingbé le peuple est leur ennemi intérieur !
Quant à la mauvaise gouvernance, elle est induite par l’immoralité et l’incompétence des dirigeants, leur choix du système néo-libéral mafieux et les exigences liées aux accords secrets françafricains mentionnés plus haut. Les résultats de cette mauvaise gouvernance sont catastrophiques, terribles. Le Togo, classé dans le groupe des PPTE, est devenu un pays apocalyptique dans lequel se manifestent l’abus de pouvoir, de force et de droit, la corruption, la contre-vérité des urnes, l’absence de la vérité des comptes, l’impunité, la gabegie, le vol, le pillage des ressources naturelles et minières, l’évasion fiscale, les détournements du denier public, la misère noire partout dans tous les domaines de la vie publique et particulièrement le domaine social engendrant de graves problèmes sociaux et sociétaux . La rupture du contrat social est manifeste:une infime minorité de Togolais vit dans l’opulence et l’arrogance laissant la majorité croupir dans la misère. Recours à des pratiques malhonnêtes comme celles des incendies des marchés de Kara et Lomé pour accuser l’opposition. La dette dépasse 79 % du PIB . Le budget annuel de la présidence est passé de 5 milliards de francs CFA en 2005 à 23 milliards de francs CFA depuis 2017 et la fortune personnelle de Faure Gnassingbé est estimée à plus de 8 mille milliards de francs CFA. Les barons du régime, qu’ils soient militaires ou civils, sont eux aussi immensément riches. L’exploitation du pétrole offshore et celle de l’or relèvent du pur gangstérisme car elles se font à l’insu du peuple depuis plus de 16 ans. Le système dictatorial RPT/UNIR est un système destructeur, prédateur et corrupteur, exploitant le peuple au profit de cette minorité de Togolais, de la communauté étrangère, des entreprises multinationales, des intérêts ésotérico-religieux et des communautés étrangères vivant au Togo. Le Togo, modelé par le système véreux et corrompu du RPT / UNIR, est instable aujourd’hui et ingouvernable demain. Seule la libération du Togo redonnera l’espoir et la confiance à son peuple et aux investisseurs intègres.

4) Rejeter Faure Gnassingbé pour son illégitimité
A la mort d’Eyadéma Gnassingbé, le 5 février 2005, son fils a accédé au pouvoir grâce à un coup d’État militaire et constitutionnel, passant successivement, en une nuit, du statut de ministre à ceux de député, président de l’assemblée nationale et président de la république. Il est au regard de la constitution en vigueur un criminel dont le crime est imprescriptible ( art 150 : tout renversement du régime constitutionnel est considéré comme un crime imprescriptible contre la nation et sanctionné conformément aux lois de la République).
Ce coup d’État et la grotesque mascarade électorale du 24 avril 2005, contestés par le peuple, ont provoqué des massacres jusqu’alors inconnus dans le pays. Dans le rapport de la LTDH, intitulé « Stratégie de la terreur » publié en mars 2005, cette organisation reconnaît 811 personnes tuées et 4508 blessés et plus de 20000 réfugiés dans les pays voisins. Le rapport de la mission des nations unies, publié le 26 septembre ne mentionne que 500 personnes tuées ; En réalité, à la fin de cette période tragique le bilan des répressions peut s’établir comme suit : plus de 2000 morts, 5000 blessés et 50000 réfugiés !
La CEDEAO, organisation régionale, a indiqué que le « scrutin a globalement répondu aux critères et aux principes universellement admis en matière d’élection ».C’est cette formule laconique que la CEDEAO, fonctionnant comme un syndicat de chefs d’État, utilise pour avaliser les résultats de la contre-vérité des urnes et masquer sa complicité. Faure Gnassingbé n’a gagné réellement aucune élection présidentielle et les élections législatives du 20 décembre 2018 et les municipales du 30 juin ont été massivement boycottées par le peuple, surtout les législatives qui ont complètement mis à nu le régime dictatorial dont la base sociale représente à peine 3 % de la population.
En effet, le peuple a transformé ces législatives dont le taux de participation est d’environ 10 %, en un référendum révocatoire. Selon le paragraphe 3 de l’article 21 de la déclaration universelle des droits de l’homme « La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s'exprimer par des élections honnêtes... » le régime RPT/UNIR et Faure Gnassingbé sont illégitimes. Faure Gnassingbé ne représente plus le peuple togolais ! Par conséquent, à partir du 20 décembre 2018, Faure Gnassingbé et son gouvernement ne représentant plus notre pays, toutes les décisions, tous les actes, engagements et accords qu’ils prennent, font ou signent sont illégitimes et illégaux, donc nuls et sans effet. Faure Gnassingbé doit démissionner !

5) Révéler au grand jour l’usurpation de Faure Gnassingbé
Faure Gnassingbé est triplement un usurpateur !
- Son 3ème mandat finissant est usurpé au regard de la constitution de 1992 largement votée par 97, 8 % de la population.
- Faure n’est pas le fils biologique d’Eyadéma Gnassingbé mais son fils adoptif ; C’est ce qu’ont dit ceux qui l’ont connu et côtoyé depuis sa plus tendre enfance et c’est ce qu’ont affirmé les vrais enfants de feu Eyadéma Gnassingbé dont Ernest (décédé) et surtout Kpatcha emprisonné depuis une dizaine d’années. Il aurait dû porter le nom de Bolouvi, c’est le nom de l’époux légitime de sa mère Sabine...Un test ADN de paternité pourrait se réaliser dans un laboratoire indépendant pour confirmer ou infirmer les dires ou affirmations de ces Togolais. En toute chose nous devons rechercher la vérité. Faure n’est donc pas Kabyè ! Et il n’est pas du nord non plus !
- Faure a profité de sa position de chef de l’État pour usurper une grande partie de l’héritage de feu Eyadéma Gnassingbé.

6) Révoquer Faure Gnassingbé pour ses crimes et son immoralité

Faure Gnassingbé – président du Togo, chef suprême des forces armées et ministre de la défense - a commis de nombreux délits répréhensibles par la loi qui l’ont complètement et définitivement discrédité. Il est en effet coupable de : terrorisme, crimes contre l’humanité, crimes économiques, enrichissement illicite, corruption, mauvaise gouvernance, fraudes électorales en 2005, 2010 et 2015 et falsification des résultats électoraux, dépravation de la vie morale publique, atteintes aux mœurs, luxure, inceste, association de malfaiteurs..pyromane dans les incendies des grands marchés de Kara et Lomé.
Nous devons rester fidèles à la revendication fondamentale de la rue qui est la démission de Faure Gnassingbé car elle contient toutes les autres revendications. Celles-ci seront en effet faites par la Transition immédiatement ou quelques semaines qui suivront sa démission. Le gouvernement restaurera immédiatement la constitution originelle de 1992. Faure Gnassingbé, craignant la rue a déclaré dans l’un de ses discours que « dans un État de droit, le pouvoir ne se prend pas par la rue mais par les urnes ». Ce qu’il oublie de dire c’est que l’État togolais est un État voyou, un État incendiaire, un État de non-droit, autrement dit dictatorial, qu’il a la mainmise sur toutes les institutions et qu’il contrôle de ce fait tout le processus électoral.
Le pouvoir de la rue échappe à tous les dictateurs ; c’est ce dont ils ont le plus peur parce que sa manifestation est imprévisible et soudaine !
La rue vient de faire tomber le premier ministre libanais Saad Harirri après 13 jours de manifestations. La lutte continue car les Libanais sont déterminés à faire le grand nettoyage comme l’affirme Hala, une jeune libanaise : « Nous avons gagné une première bataille, mais nous allons continuer à bloquer les routes et à manifester jusqu'à ce que toute notre classe politique corrompue quitte le pouvoir »,.
En Bolivie, après 3 semaines de protestations contre sa réélection à un 4ème mandat et sous la pression de l’armée et de la police – donc la désobéissance militaire - le président Evo Morales, au pouvoir depuis 2006, a démissionné !
Aux États-Unis, le président Donald Trump, soupçonné ( seulement) d’avoir utilisé le pouvoir que lui confère sa fonction à des fins personnelles, fait l’objet d’un processus de destitution à la chambre des représentants… Et que faisons-nous au Togo pour ne pas dégager Faure Gnassingbé maintenant? Chaque jour qui passe est une catastrophe nationale, tant les souffrances du peuple sont grandes, le vol et le pillage des richesses importants, l’évasion fiscale élevée !

7) Mettre fin au système dictatorial corrompu, pourri et démoniaque.
Il est évident que l’on ne puisse rien attendre de meilleur d’un tel système qui, durant plus de 52 ans, a fait tant de mal au Togo et à son peuple. C’est un système néocolonial, démoniaque irréformable qui est parvenu à son apogée de médiocrité, de nuisance et qui a trop duré. Or, une chose parvenue à l’extrême se transforme toujours en son contraire. C’est une loi de la nature ! Par ailleurs, dans le monde humain, la lutte entre le mal et le bien est permanente. Le triomphe du mal dans une nation conduit au chaos et à des drames humains, le triomphe du bien conduit à la paix, à la prospérité et au bonheur. Ayant expérimenté le mal il est temps que tout le peuple se tourne vers le bien ; C’est pour cela qu’il a reçu le mandat céleste de l’accomplir ! Vox populi, vox dei !

8) Construire le Togo autrement
C’est justement pour mettre en place un nouveau système capable de conduire le peuple à la paix, la prospérité, la bienveillance et le bonheur que l’ancien système néocolonial doit être complètement détruit. Lors de la transition démocratique, une nouvelle société, fondée sur un programme commun et la vision d’un Togo resplendissant émergera sur la Terre de nos Aïeux pour accomplir son destin d’être « l’Or de l’humanité « et sa mission de participer à l’édification d’une « nouvelle grande humanité « !
La question togolaise n’est pas une question électorale. Trop complexe, aucun candidat à la prochaine élection présidentielle ne peut la résoudre. Elle sera débattue et résolue au cours de la transition démocratique, pacifique et bienveillante, sans Faure Gnassingbé, avec tous les représentants du peuple tant de l’intérieur que de l’extérieur.

9) Bases légales de la lutte de libération nationale.
Notre lutte de libération est juste, légitime et constitutionnelle. Elle repose sur des bases solides et légales. Notre hymne national et la constitution nous commandent de combattre les tyrans et la dictature :
Hymne national « la Terre de nos Aïeux »
Que viennent les tyrans
Ton cœur soupire vers la liberté
Togo debout, luttons sans défaillance,
Vainquons ou mourons mais dans la dignité…

Constitution de 1992
- préambule : Proclamons solennellement notre ferme volonté de combattre tout régime politique fondé sur l'arbitraire, la dictature, l'injustice ;
- article 150 : Dans ces circonstances, pour tout Togolais, désobéir et s'organiser pour faire échec à l'autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs.
En plus, la déclaration universelle des droits de l’homme et la charte africaine des droits de l’homme et des peuples reconnaissent toutes deux le droit des peuples à l’autodétermination et à la liberté.
B) Comment devons-nous lutter ?

Le comment faire est une question cruciale qui relève globalement de la stratégie ; je ne peux que survoler quelques aspects tout en essayant de rester dans un cadre conceptuel de la résistance populaire pacifique. Contrairement à l’idée très répandue, le sort d’une dictature est entre les mains du peuple et non celles du tyran ; La résistance héroïque des Norvégiens à l’occupation nazie en est un bel exemple. Refusons de servir et nous voilà libres !

1) Choix de la forme de la lutte de libération nationale
Le choix de la forme de la lutte d’un peuple se fait objectivement en fonction d’un grand nombre de facteurs mais principalement en fonction de la culture et de la capacité du peuple à mener cette lutte. Mais l’on ne doit jamais au début attaquer l’ennemi sur les terrains où il manifeste sa nette supériorité.
Bien que cette dictature essaie parfois d’attirer l’opposition « radicale » sur le terrain militaire, elle préfère de loin, avec le soutien complice de la communauté internationale dont la CEDEAO, le terrain électoral qu’elle maîtrise le mieux en ayant recours à l’achat des consciences et surtout à l’arme secrète de la contre- vérité des urnes la mettant à l’abri de toute surprise . C’est pourquoi Faure Gnassingbé, ses partis politiques et associations de la société civile satellites et ses légitimateurs claironnent à l’approche de chaque élection « Dans un État de droit, le pouvoir ne se prend pas par la rue mais par les urnes .» Mais l’expérience électorale dans notre pays nous fait dire et répéter que la voie électorale telle qu’elle est sous la dictature des Gnassingbé n’est pas la solution. Et pourtant plus de huit candidats d’une certaine opposition se bousculent déjà aux portillons du scrutin présidentiel de 2020, prêts à faire du tourisme électoral !
Contrairement aux carpillons de la fable de Claris de Florian (3) qui, ayant désobéi à leur mère carpe qu’ils trouvaient radoteuse, furent pris et frits, les leaders des partis légitimateurs auxquels s’ajoutent des candidats sans parti, friands des élections et des dialogues, sont plutôt abondamment récompensés après leur forfaiture et ce, depuis la Conférence Nationale Souveraine. A des moments différents la trahison a des visages différents et pour des objectifs différents la trahison se manifeste de différentes manières. C’est pourquoi nous n’avons pu conclure jusqu’à présent notre lutte de libération !!!
Incontestablement et traditionnellement c’est l’action ou la lutte non-violente que nous privilégions et qui, en aval, pourrait devenir insurrectionnelle.
2) Manifester la détermination de sortir de la servitude volontaire

a) Importance de respecter les principes et les valeurs
Des principes nobles et des valeurs élevées sont inscrits dans les constitutions et hymnes nationaux et dans bon nombre de textes internationaux traitant des droits de l’homme et de l’éthique. Beaucoup de gouvernants ne les respectent plus et l’homme en général les considère comme de simples mots ; mais ces mots sont des reflets dans la pensée humaine des principes et valeurs cosmiques contenus dans les lois naturelles que l’humanité rechigne à observer. Leur non observance par des gouvernants crée des drames humains dans leurs pays. Lorsqu’un peuple est laxiste, flexible à leur égard, il subit la sujétion ou la dictature. C’est bien le cas de notre peuple qui, de peur ou par opportunisme, a laissé trop faire les Gnassingbé. Il est temps que le peuple togolais suive rigoureusement les injonctions contenues dans l’hymne national et la constitution de 1992 approuvée à plus de 97,8 % car c’est une obligation morale, un devoir patriotique pour toutes et tous de combattre la dictature. Et il n’est dit nulle part dans ces deux textes qu’il faille recourir aux élections pour combattre la dictature car celle-ci, en elle-même, est une monstruosité anticonstitutionnelle !,

b) Illégitimité et devoir moral d’obéissance
Les citoyens sont tenus d’obéir à un président et un gouvernement légitimes, issus de la vérité des urnes. Mais dès que leur illégitimité est établie le devoir moral d’obéissance est aboli. En m’appuyant sur des faits réels, j’ai clairement établi que Faure Gnassingbé est illégitime et que la volonté du peuple est l’alternance politique sans lui ! En conséquence, la désobéissance civile s’impose à toutes les citoyennes et à tous les citoyens conformément à la constitution de 1992 votée à plus 97, 8 %. La responsabilité des électeurs va au-delà des bulletins déposés dans les urnes.
Par ailleurs, beaucoup de nos sœurs et de nos frères Kabyè ou du nord, qu’ils soient civils ou militaires, soutiennent inconditionnellement ou aveuglément Faure Kodjo Essozimna Gnassingbé parce qu’il est Kabyè mais en fait il ne l’est pas ! Il est « du sud » et il n’est que le fils adoptif de feu Éyadéma Gnassingbé.

c) Démystifier le tyran général Eyadéma Étienne Gnassingbé

S’il était vivant il devrait répondre de tous ses crimes et révéler la vérité cachée par ses mensonges !
En réalité, selon les sages de la région Kara, Eyadéma ne connaissait pas ses parents ; Il était orphelin de mère et de père ; Sa mère était morte en couches en 1935 et son père, immigré séjournant dans la région était mort de maladie quelques jours avant la naissance de son fils. Eyadéma fut confié à l’une des épouses du chef Assih. Il n’avait ni frère ni sœur. Maman N’Danida, connue tardivement des Togolais comme étant la mère d’Eyadéma, naquit vers 1878. C’était juste pour la propagande. Devenu un jeune homme, Éyadéma fut un moment racoleur de passagers à l’autogare de Lomé. Il fut enrôlé en 1954 à Ouidah ( ex- Dahomey) dans les cuisines de l’armée coloniale française qui mena une guerre coloniale contre les peuples indochinois et algérien réclamant l’indépendance de leurs pays. De retour au Togo en 1962, le sergent Eyadéma fit partie des demi-soldes Togolais – ayant tous aussi la nationalité française - que la France manipula et instrumentalisa pour perpétrer le coup d’État du 13 janvier 1963 dirigé par Georges Maîtrier – coopérant français et conseiller militaire du chef de l’État – et supervisé par l’ambassadeur français Henri Mazoyer.. Il semble qu’Éyadéma endossa seulement la responsabilité de l’assassinat de Sylvanus Olympio pour couvrir le vrai meurtrier. Devenu président du Togo, le 14 avril 1967, le tyran Eyadéma dirigea d’une main de fer le pays, pendant 38 ans, comme sa propriété privée et y instaura le culte de la personnalité . Nous savons que plus un produit est de moindre qualité plus sa publicité est forte. Éyadéma mourut le 5 février 2005 en laissant le Togo exsangue.
Profitant de l’incertitude de la succession dynastique confrontée à de vives contestations populaires, les services secrets français, tels des pirates, écumèrent début mai 2005 la présidence togolaise et d’autres services administratifs et rapatrièrent en France à bord d’un avion Grumman les archives compromettantes y compris les » billets doux » envoyés à Eyadéma qui s’y trouvaient !

Peuple togolais, débarrasse-toi de la peur que t’inspirait Éyadéma. Il était tout à fait un homme ordinaire, un agent de l’impérialisme français ayant combattu la liberté en Indochine et en Algérie et s’étant ensuite emparé de notre liberté. Nous devons l’arracher maintenant à son fils adoptif ! !

d) Révolution des consciences
Le succès de notre lutte de libération passe par la conscientisation et la détermination de notre peuple à devenir libre, indépendant, responsable et maître de son destin. Cela passe nécessairement par l’abandon progressif de la culture de dictature, l’abandon total de la peur, la compréhension de la nature du pouvoir dictatorial etc. Selon le Chinois Yu-zu-li (4 ) « certains hommes, dans le monde, dominent leur peuple par l’imposture et non pas par la justice….Dès que leur peuple comprend la chose, leurs ruses ne fonctionnent plus. » La dictature des Gnassingbé est une imposture et un château de mensonges ! Le théoricien du droit John Austin (5) renchérit: « Si la majorité de la population était déterminée à détruire le gouvernement et était prête pour cela à endurer la répression, alors les forces gouvernementales et tous leurs appuis ne pourraient préserver le gouvernement haï même avec l’assistance de l’étranger. » Frères et sœurs comptons sur nos propres forces car nous sommes les seuls artisans du bonheur et de l’avenir de notre patrie ! Nous opposerons sans cesse la vérité aux ruses et mensonges du régime RPT / UNIR pour convaincre, persuader et devenir de plus en plus lucides et rationnels pour mener à son terme victorieux cette œuvre divine de libération de notre peuple ;

3) Ressources humaines

Le Togo est un bien commun à nous tous et personne d’extérieur ne viendra le construire à notre place ; aucune portion de sa population ne peut être exclue ou exemptée de sa construction. C’est pourquoi, dans notre lutte de libération nationale qui s’apparente à la révolution des colibris chacun doit faire sa part, si minime soit-elle pour assurer la victoire! Une victoire de tout le peuple, lui permettant, après un long processus de transformation et d’élévation, d’atteindre le stade de l’ »Or de l’humanité « ! La véritable réconciliation des Togolais ne se fera pas par décret, elle se fera avec bienveillance dans le feu de la lutte de libération nationale nécessitant la participation de toutes ses filles et de tous ses fils. C’est pourquoi, je demande à celles et à ceux – civils comme militaires – qui soutiennent encore le régime dictatorial pourri de le laisser tomber!

a) Mouvance présidentielle, légitimateurs et inconscients corrompus
Le Togo est aussi un livre ouvert dans lequel sont marqués tous les crimes de la dictature néocoloniale et dynastique des Gnassingbé et les souffrances infligées au peuple. Beaucoup de ses pages sont gorgées du sang du peuple et d’autres par ses larmes devenues amères au fil du temps !
L’heure est venue de fermer ce livre de la honte ! Que ressentez-vous lorsque vous chantez l’hymne national, la Terre de nos Aïeux ? Et pourquoi ne défendez-vous pas et ne réclamez-vous pas la constitution que vous avez probablement approuvée en 1992 ? Ne continuez pas à maintenir et à soutenir Faure Gnassingbé qui a fait incendier les marchés de Kara et Lomé. Ne continuez pas à maintenir et à fortifier le chef de l’État que le peuple a vomi ! Seule une petite minorité de 3 % de la population soutient encore le régime. C’est pourquoi celui-ci, de plus en plus isolé, désemparé et affolé, élabore des lois liberticides pour se protéger ; Peine perdue, car sa forteresse est trop lézardée et chancelante pour être emportée par l’harmattan...Pour Mgr Fanoko Philippe Kpodzro, archevêque émérite de Lomé, notre pays est pris en otage par « des criminels pervers » et il faut définitivement tourner courageusement « cette déchirante et douloureuse page de notre histoire en libérant tous ensemble, cœur à cœur et main dans la main, du nord au sud, de l’est à l’ouest, la Terre de nos Aïeux, de tous ces criminels et faire renaître des cendres le Togo ».
Que vous soyez civils ou militaires, religieux ou laïcs, fonctionnaires ou privés, chefs traditionnels ou simples citoyens, élus nationaux ou locaux, syndiqués ou non, hommes ou femmes, jeunes ou adultes le devoir patriotique nous appelle tous à répondre à l’appel de Mgr Kpodzro, à agir pour le bien de tous, à fonder un système politique juste, démocratique et respectueux des droits de l’homme et de l’égale dignité des citoyens. Qu’un archevêque arrive à s’exprimer ainsi, c’est que la situation du Togo et de son peuple est extrêmement grave ; J’exhorte toutes les organisations confessionnelles – la CET, l’EEPT, l’EMT, l’UMT - y compris les organisations religieuses traditionnelles à emboîter le pas de l’archevêque émérite .

b) Associations de la société civile, Syndicats, Jeunesse et Diaspora
Tout le monde aime la paix et veut la sécurité. Mais la paix du dictateur et de ses amis est différente de la paix du peuple. La paix sans liberté et sans justice, sans la sécurité du citoyen est la paix du cimetière et de la prison. Nous n’en voulons plus, n’est-ce pas ? Nous ne voulons pas, non plus, utiliser la vieille formule « élection-dialogue » qui n’a jamais fonctionné sous cette dictature pour obtenir l’alternance seule capable de résoudre les problèmes de la société civile, des syndicats, de la jeunesse et de la diaspora. Tous les problèmes que nous rencontrons ont une origine commune : la politique faite par cette dictature. C’est pourquoi nous devons apprendre à travailler ensemble, collectivement, la main dans la main, pour abattre cette vieille dictature démoniaque et mafieuse ; la résistance que nous organisons est une résistance civile non violente. Elle a besoin de nous tous qui sommes indépendants du pouvoir! Et résister, c’est le début de la victoire, a déclaré Adolfo Pérez Esquivel (6). C’est ce que j’ai expliqué dans mon appel à la diaspora (2)..que MGR Kpodzro vient de renforcer en demandant solennellement à cette diaspora une mobilisation générale sans précédent sous tous les cieux pour la libération du Togo des forces de l’oppression et du non amour ».

c) Mouvements et partis politiques patriotiques
La résistance est construite dans la société civile et a besoin d’un encadrement politique, mature, compétent, dynamique et intègre que les mouvements et partis politiques patriotiques peuvent fournir.

e) Le sort de la dictature est entre nos mains.
Accepter la dictature ou s’en débarrasser dépendent du peuple quelle que soit la gravité des répressions. Si nous voulons que la dictature tombe aujourd’hui elle tombera. Mais il n’existe pas de baguette magique pour produire un tel effet ! La chute de la dictature dépendra de l’importance de notre mobilisation permanente, de notre détermination, de notre capacité organisationnelle nous permettant la mise en œuvre intelligente et habile d’une stratégie globale, de notre refus de coopérer avec elle et de ne plus rien accepter d’elle.
Refusons la corruption et cette vieille dictature corrompue tombera comme un fruit mûr !
Refusons de la servir et elle mourra d’anémie !

4) Mettre sur pied une organisation puissante

L’esprit de division distillé dans le mental des Togolais persiste toujours chez bon nombre de compatriotes et beaucoup d’autres ne veulent pas ou ne sont pas habitués à travailler collectivement. La formule « unicité d’actions » prônée par la coalition des 14 n’a pas fait long feu. Alors que faire ? C’est de mettre au point une organisation centralisée et puissante regroupant des associations de la société civile interne et externe, les syndicats, les mouvements de la jeunesse, des mouvements et des partis politiques patriotiques. Toutes ces structures doivent être indépendantes du pouvoir dictatorial. Peu importe le nom de cette structure . Son organigramme sera discuté et adopté par ses membres.

5) Principes de la lutte non violente

Toute dictature a besoin de ce triptyque formé par l’obéissance, la coopération et la soumission des citoyens pour exister et pour exercer et conserver le pouvoir. Elle utilise toutes sortes de moyens pour parvenir à ses fins, des moyens violents, sanctions et punitions, ruses, mensonges , tromperies, séduction, corruption et achat des consciences etc.
Or, dès que le peuple a compris le jeu et qu’il en a marre, il lui suffit de se débarrasser de la peur et de décider résolument de ne plus se soumettre à jamais à ce triptyque, donc de désobéir, de refuser sa coopération et ne plus se soumettre. Il applique donc la désobéissance civile – qui peut aussi englober la désobéissance militaire - , la non coopération et l’insoumission généralisée constamment dans tous les domaines de la vie publique : culturel, sportif, social, politique économique, financier.
L’application de ces principes, pour être efficace, s’insère dans la stratégie globale de l’organisation chargée de mener la lutte.

6) Structurer la lutte dans le temps et dans l’espace

Structurer la lutte dans le temps et l’espace est un art remarquable qu’exerce la direction de l’organisation chargée de mener la lutte en organisant, planifiant et dirigeant les actions de celle-ci, tel un virtuose chef d’orchestre. C’est sa capacité à prévoir, mobiliser et déplacer les ressources humaines selon les stratégies partielles contenues dans la stratégie globale pour utiliser conjointement ou non des méthodes et des moyens variés, adaptés au terrain et au moment en tenant compte du chronogramme préétabli. Tout au long de la lutte elle veillera à développer, exercer et renforcer son pouvoir démocratique. La démocratie se construit en même temps que la conquête de la liberté !
La lutte non violente nécessite la participation d’une grande et large partie de la population qui sera massivement mobilisée à différents moments selon les besoins stratégiques de la lutte. Lorsqu’elle est bien menée en amont, le pays est paralysé, ingouvernable et asphyxié. Le président jette souvent l’éponge et démissionne...
Je reproduis ici l’appel pressant et récent de Mgr Kpodzro « Je vous invite tous à triompher de la peur et sortir massivement dans les rues pour exiger la démission de Faure Gnassingbé et tous ses collaborateurs impliqués dans les incendies des grands marchés de Lomé et de Kara, et que véritablement et sans condition, justice soit faite aux victimes et à la Nation toute entière. »
La menace de mort dont fait l’objet Mgr Kpodzro et ses collaborateurs a suscité l’indignation de
nous tous et la colère du Vatican. L’archevêque émérite, serein, pointe un doigt accusateur sur le responsable de cette menace de mort : « je viens déclarer publiquement que si quelque chose nous arrive de n’importe où, il faut qu’on s’en prenne au chef de l’État qui nous dirige. Je dis bien , si malheur arrivait à l’un de nous qu’on sache que ce malheur ne peut venir que du chef de l’État et de ceux qui collaborent avec lui pour le maintien du Togo dans la servitude, le malheur. Je prends tous les Togolais, chrétiens ou non à témoin pour cela »

C) Conclusions
Les raisons pour lesquelles et par quel moyen nous devons nous débarrasser du régime dictatorial de Faure Gnassingbé ont clairement été exposés afin d’exécuter le mandat céleste d’accomplir cette œuvre divine de libération nationale ; puisque ce n’est pas la voie électorale qui est indiquée, inutile que nous restions figés à attendre l’échéance électorale de 2020. Engouffrons-nous dans ce vent libérateur qui souffle depuis quelques mois sur la planète pour pousser certains peuples qui l’osent à se libérer. Laissons-nous porter par lui car c’est un vent cyclique, qui ne souffle pas tout le temps. C’est ce même vent qui a soufflé sur l’Europe de l’est fin 1990 et qui a soufflé sur les pays arabes pour provoquer le printemps arabe. C’est pourquoi l’archevêque émérite de Lomé, Mgr Kpodzro, d’ordinaire prudent, nous a délivré, par sa bouche d’homme de Dieu, son message de nous libérer de ce régime pervers et criminel et d’exiger la démission immédiate de Faure Gnassingbé, devenu pyroman !

Les crimes contre l’humanité, les crimes économiques et d’autres crimes comme les incendies des marchés de Kara et Lomé commis par Faure Gnassingbé et son appareil de répression ( armées, gendarmerie, police, milice et juges inféodés ) .Si tous ces crimes sont commis c’est que ce régime illégitime et hors la loi est soutenu de façon indéfectible par la France. En vertu des accords secrets qui lient la France et le Togo et tout particulièrement les accords de défense, ce sont des instructeurs français qui encadrent, forment et instruisent nos militaires, gendarmes et policiers. C’est la France qui fournit en grande partie le matériel militaire, le matériel de sécurité et de répression à tout ce monde chargé d’appliquer la politique sécuritaire du pouvoir, donc de réprimer le peuple dès qu’il ose défier ce pouvoir. C’est la France qui transfère son savoir-faire à ce régime criminel ! L’on se souvient que le seul fait d’avoir exprimé le souhait de transférer le « savoir-faire français » des forces de l’ordre au régime de Ben Ali confronté à la révolution tunisienne la ministre des affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, avait dû démissionné. L’ambassadeur de France Marc Vizy trouve que les forces armées togolaises agissent avec « professionnalisme » alors qu’elles se livrent à des barbaries d’un autre âge et que leur chef d’état-major, le général Félix abalo Kadanga, impliqué également dans les incendies des marchés, a tué à bout portant un enfant de 11 ans, en décembre 2018! En vertu de ces accords secrets, J’accuse la France de complicité active avec le régime criminel et hors-la-loi de Faure Gnassingbé ! La France aide les hors-la-loi de notre pays !
Le peuple veut dans les meilleurs délais la vérité sur les incendies des marchés de Kara et Lomé pour que justice soit faite. Le peuple veut les noms de leurs commanditaires et de leurs auteurs ainsi que les noms des magistrats qui ont instruit ces affaires criminelles pour dissimuler la vérité et condamner des innocents ! Voilà ce régime criminel que la France d’Emmanuel Macron, Jean-Yves Le Drian et Marc Vizy et la CEDEAO protègent encore !!!

Je salue l’initiative, le courage de Mgr Kpodzro ; je joins ma voix à celle de l’homme de dieu appelant tout le peuple et sa diaspora à se mobiliser massivement pour se débarrasser de ce régime criminel. Je joins aussi ma voix à celle de l’initiateur du 19 août 2017, Me Atchadam Tipki, qui a appelé tout le peuple, le 30 septembre dernier, à sortir pour dire non au 4ème mandat de Faure Gnassingbé ! L’heure de la libération du peuple est maintenant ! Dégageons Faure Gnassingbé dès maintenant ! Démission !

Je dis à la communauté internationale et surtout à la France que, nous Togolais, nous ne voulons plus voir sur la Terre de nos Aïeux, Faure Gnassingbé entamer un quatrième mandat ! Cela est exclu ! Il doit démissionner ! L’avenir du Togo passe par la transition avec le retour de la constitution de 1992 et une assemblée constituante. Au cours de cette transition nous réglerons nous-mêmes pacifiquement et avec bienveillance tous nos problèmes sur la base d’un programme de société commun et ferons triompher la vérité des comptes et la vérité des urnes pour le bien de tous !

Peuple togolais, debout et avançons sans peur, sans crainte pour la renaissance de notre Patrie dans la liberté, la justice et la tolérance ! Pour accomplir le rêve togolais ! La joie approche !

Vive le Togo libre !

ABLODÉ !

Fait à Colmar, le 19 novembre 2019

Dr Antoine Ati Randolph



Notes bibliographiques

(1) Margaret Mead http://www.linternaute.com/citation/34691/ne-doutez-jamais-qu-un-petit-groupe-de-personnes-peuvent-changer-margaret-mead/
(2) Antoine Randolph Diaspora togolaise, accomplissons ensemble la tâche historique qui nous incombe! https://www.togoactualite.com/diaspora-togolaise-accomplissons-ensemble-la-tache-historique-qui-nous-incombe-a-tous/
(3) Claris de Florian, poésie française https://www.poesie-francaise.fr/jean-pierre-claris-de-florian/fable-la-carpe-et-les-carpillons.php
(4) Yu-Li-Zi de Liu Ji La règle de la ruse cité in De la dictature à la démocratie, Editions L’Harmattan, ISBN 978 2 296 10872 1
(5) John Austin cité in, De la dictature à la démocratie, Editions L’Harmattan, ISBN 978 2 296 10872 1
(6) Adolfo Pérez Esquivel cité in préface II de la dictature à la démocratie, Edition l’Harmattan, ISBN 978 2 296 10872 1


Signification des sigles

LTDH Ligue togolaise des droits de l’homme
LTDE Ligue togolaise des droits des étudiants
ACAT-Togo Action des chrétiens pour l’abolition de la torture-Togo
CNDH Commission nationale des droits de l’homme
REJADD Regroupement des jeunes Africains pour la démocratie et le développement
RAIDHS Réseau africain pour les initiatives de droits de l’homme et de solidarité
CACIT Collectif des associations contre l’impunité au Togo
ASVITTO Association des victimes de la torture au Togo
FIDH Fédération internationale des droits de l’homme
CIMADE Comité inter-mouvements auprès des évacués
FIACAT Fédération internationale de l’action des chrétiens pour l’abolition de la torture
PPTE Pays pauvres très endettés
RPT/UNIR Rassemblement du peuple togolais/Union pour la république
CET Conférence des évêques du Togo
EEPT Église évangélique presbytérienne du Togo
EMT Église méthodiste du Togo
UMT Union musulmane du Togo

 

 

Ne doutez jamais qu'un petit groupe de personnes peuvent changer le monde. En fait, c'est toujours ainsi que le monde a changé."Margaret Mead (1901----1978) anthropologue américaine (1)

Présidentielle 2020 : Le doute s’installe au RPT/UNIR
La présidentielle de 2020 se tiendra au premier trimestre de la nouvelle année. Au sein de tous les états-majors, c’est le branle-bas de combat. Chaque parti politique ou candidat déclaré affûte ses armes et affine les stratégies. Le ton monte au niveau de l’opposition sur les questions liées à la transparence, notamment les réformes de la CENI, de la Cour Constitutionnelle, le fichier électoral, etc. Les églises, les organisations de la société civile appellent à un processus transparent et consensuel. Du côté du pouvoir, c’est déjà la précampagne avant le choix du candidat qui sera sans nul doute Faure Gnassingbé. Ce dernier qui tient à briguer un 4è mandat décrié par les populations, n’est pas paradoxalement prêt à ouvrir le jeu électoral à la transparence. Comment peut-on vouloir briguer un 4è mandat dans ce contexte de réprobation générale non seulement au Togo, mais aussi en Afrique et chercher à frauder les élections comme toujours ?

Voilà l’autisme dans lequel baignent les tenants du régime RPT/UNIR. Malgré le verrouillage du système électoral par des institutions sous ordre, un fichier électoral corrompu et bidouillé, la mise en branle des candidats amuseurs publics pour brouiller les pistes, la grande sérénité n’est pas de mise au sein du parti au pouvoir. Et ceci, pour plusieurs raisons.

Une longévité au pouvoir pour un bilan calamiteux

Faure Gnassingbé boucle 15 ans années au pouvoir. Le système qu’il incarne gère le pays depuis plus de 53 ans. En 15 ans de régence, il a plus englouti les milliards dans les voyages à travers le monde que sur le terrain. 15 ans de pouvoir, aucun nouvel hôpital construit, aucune Université construite, aucun hôtel, aucun centre de conférence, et pourtant le pays croule

sous le poids de la dette. Les milliards de prêts auprès des partenaires pour réaliser ce que son régime nomme les grands travaux, se sont évaporés dans la nature. Le Togo est le seul pays de la sous-région où les milliardaires ne sont pas des hommes d’affaires, mais des gouvernants. En 15 ans de règne de Faure Gnassingbé, il y a plus de crimes économiques qu’en 38 ans de pouvoir deson père et tout ceci, dans l’impunité totale.

Le bradage de toutes les ressources du pays aux étrangers est la preuve de l’échec patent du régime actuel. Nonobstant la propagande du régime qui fait croire que tout va bien, il est connu de tous que la pauvreté au Togo se lit sur tous les visages, le pays croule sous la dette, les jeunes n’ont plus d’avenir et cherchent à quitter le pays en masse, la corruption est devenue un phénomène banal, de même que l’enrichissement illicite. Dans les hameaux reculés, la situation de précarité et de pauvreté est encore plus alarmante. Les promesses saisonnières des barons du régime à chaque élection risquent de ne plus accrocher les populations fatiguées d’un long règne sans fin.

Les législatives et municipales ont accentué la guerre des clans au sein d’UNIR

Le parti au pouvoir est traversé par des crises internes, même si celles-ci ne s’étalent par sur la place publique. Le choix des candidats pendant les dernières élections législatives, de même que les municipales a provoqué des frustrations et accentué la guerre des clans au sein du régime. Au sein du parti, la préoccupation de ceux qui sont laissés sur le carreau, c’est de plomber les autres. Ils sont nombreux à dire clairement qu’ils s’abstiendront à la prochaine présidentielle. Parlant d’abstention, selon des sources, en 2015, le taux d’abstention était de 36 % dans les Savanes et 48% dans la région de la Kara que le pouvoir brandit souvent comme son fief. La région Centrale ayant totalement basculé dans la contestation et que 2/3 de l’électorat se trouvant dans les régions Maritime et des Plateaux, la situation est bien préoccupante pour le régime.

Manque de réservoir électoral et la peur du recensement

Le choix de trois jours de révision électorale de la CENI validé par le gouvernement en Conseil des ministres traduit une inquiétude au sein du régime. Il est tout de même scandaleux que pour une élection présidentielle, le régime n’accorde que trois petits jours pour la révision des listes électorales et ceci, après le recensement catastrophique de l’année dernière. La réalité, c’est que le régime n’a plus de réservoir de voix, pire, il en perd tous les jours à cause du bilan catastrophique, des frustrations de tous genres. En d’autres termes, ceux qui vont s’inscrire lors de la prochaine révision ne sont pas les partisans du régime.

Du coup, des inscriptions massives sur les listes remettraient en cause la stratégie de fraudes du régime. C’est la raison pour laquelle le RPT /UNIR ne veut pas accorder un trop grand délai pour la révision et s’offusque aussi de l’appel des églises et des organisations de la société civile aux populations à s’inscrire. Il n’est donc pas exclu qu’un sabotage, comme ce fut le cas lors du recensement pour les locales, soit organisé sur les kits afin de ne pas enrôler le plus grand nombre d’électeurs.

Le bradage des ressources aux étrangers fragilise le régime

En plus d’avoir un bilan calamiteux, le bradage des ressources stratégiques aux étrangers commence par faire des vagues. Le pouvoir craint que ses adversaires se servent de ces sujets pour le mettre en difficulté dans l’opinion. Les derniers contrats accordés à Aliko Dangote sur le clinker et les phosphates et surtout la privatisation opaque de Togocom par le couple Faure Gnassingbé-Cina Lawson et le sort réservé à l’actuel DG de Togocel Atcha Dedji Affo suscite la colère des vieux barons et de tous ceux qui dépendaient d’une manière ou d’une autre de cette société. Dans les discussions entre certains membres du régime, on peut même entendre cette phrase : « Le vieux ne ferait jamais un truc pareil ». Un baron s’est même lâché, parlant de la privatisation de Togocom, que ce sont des « méthodes de voyou ».

Le rôle de Cina Lawson est au cœur de toutes les discussions au sein du régime.Elle qui ne milite pas vraiment sur le terrain. Il faut tout de même être naïf pour faire croire que Cina Lawson peut agir sans l’aval de son patron Faure Gnassingbé dont la méthode est toujours d’utiliser les autres pour atteindre ses objectifs. La vente prochaine des deux dernières banques appartenant à l’Etat togolais en rajoute à l’inquiétude de voir l’opposition s’emparer de ces sujets pour remobiliser les populations contre le régime.
La balle est dans le camp des opposants « électoralistes »
Cette situation décrite inquiète le dernier cercle des caciques du régime. Bien évidemment, tant que le pouvoir gardera la mainmise sur les structures d’organisation des élections, notamment la CENI et la Cour constitutionnelle et contrôlera le fichier électoral, il peut manipuler les résultats à sa guise. Il peut transformer un score de 10% du pouvoir sur le terrain en 60% à la proclamation des résultats, comme cela est de coutume, en traficotant les procès-verbaux.

Il revient aux opposants ou à tous ceux qui sont engagés dans la course à la présidentielle d’accentuer les pressions, mais aussi de dégager la meilleure stratégie( mutualisation des forces, des moyens et des stratégies ) à travers les points soulevés pour mettre réellement en difficultés le régime.

 

 

Des nominations au conseil des ministres du mercredi 27 novembre 2019
Le Conseil des ministres s’est réuni mercredi au palais de la présidence. Il a été procédé à cinq (5) nominations.
Il s’agit d’abord de trois (3) nominations au ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Est nommé Commandant de la Force de sécurité élection présidentielle 2020 (FOSEP 2020), le Colonel Kodjo Amana de la Gendarmerie Nationale. Le Lieutenant-colonel Karimou Adjayi de la Gendarmerie Nationale et son collègue de la police nationale Essonana Gbamazi, Commissaire Divisionnaire de police sont respectivement nommés Commandant adjoint gendarmerie de la FOSEP 2020 puis Commandant adjoint police de la FOSEP 2020.

Au ministère des Infrastructures et des Transports, il s’agit de :

- Directeur de cabinet, M. Bignoite Komia, administrateur civil de classe exceptionnelle
- Directeur Général des travaux publics, M. Nayadjakina Ama, ingénieur de conception en génie civil de classe exceptionnelle.

 

 

Des nominations au conseil des ministres du mercredi 27 novembre 2019

Insurrection armée avec machettes et gourdins au Togo : Général Yark, des Togolais n'y croient pas
Au nom de la politique et pour la conservation des privilégiés liés à la gestion de l'Etat, des Togolais sont victimes des répressions et de violences volontaires. Plusieurs centaines de concitoyens ont perdu la vie, d'autres sont des mutilés à vie.
A quelques heures du meeting d'information du Front Citoyen Togo Debout le samedi 23 novembre dernier, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile a opéré une sortie tout au moins surprenante et diversement appréciée dans l'opinion publique. A cette conférence de presse à son Cabinet dans la matinée, il a informé d'une tentative d'insurrection armée au cours de laquelle quatre fusils d'assaut AK47 ont été emportés et cinq gendarmes grièvement blessés par des individus inconnus. Selon son récit, samedi vers 2 heures du matin, une patrouille de gendarmerie a été agressée à Lomé par un groupe de personnes habillées en noir armées de machettes et de gourdins. On signale 3 gendarmes blessés dont 1 poignardé, 1 brûlé au 2e degré et un molesté avec une ouverture à la tête. Deux autres gendarmes qui étaient de garde à la Banque Atlantique ont été attaqués et leurs armements emportés. Toujours selon le bilan, il y a eu un camion de clinker incendié et des passants pris à parti, leurs voitures saccagées. « Après, les meneurs ont tenté d'incendier le Commissariat de police d'Agoè. Ils ont été repoussés mais avec leurs cocktails Molotov, ils ont provoqué l'incendie de la voiture d'un policier gardée dans la cour », a ajouté le ministre de la Sécurité. A Sokodé, le gouvernement informe que 2 gendarmes qui étaient de service au niveau de la Station Total ont été attaqués. L'un d'entre eux a été blessé par machette et son arme emportée. « Au Total, il y a eu 5 fusils AK47 qui ont été emportés par ce groupe d'individus. Un a été retrouvé par un habitant d'Agoè et ramené à la Police », a précisé le ministre de la sécurité.

Selon le ministre Yark c'est une tentative d'insurrection a été orchestrée samedi à Lomé et à Sokodé par des individus inconnus, habillés en noir et armés de machettes. « Nous avons suivi depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, des groupes d'individus qui se disent révolutionnaires et qui projettent des actes de déstabilisation. Ces groupes se sont donnés pour objectif, à partir de ce 23 novembre, de s'attaquer aux édifices de l'État, aux stations d'essence et de résister aux forces de l'ordre et de sécurité par tous les moyens avec pour intention finale, de déboucher sur une insurrection armée. Ils ont choisi des villes comme Lomé, Sokodé, Kpalimé, Anié, Tchamba et Mango».

Plus loin, il ajoute que « les meneurs de ces groupes sont connus » et que « le gouvernement mettra tout en œuvre pour retrouvés ces meneurs et leurs coauteurs qui feront face à la justice… On est tous pour la démocratie et il y a une manière de s'exprimer. Mais la violence ne passera pas dans notre pays. Aujourd'hui, ils ont 4 AK47 mais il ne faut pas qu'ils croient qu'ils peuvent provoquer une insurrection armée. Ils n'iront pas loin et feront face à toutes les conséquences », soutient le ministre Yark qui conseille aux personnes en question de déposer les armes quelque part. Pour le ministre de la sécurité, les commanditaires seront également retrouvés. Selon lui, « les manipulateurs poussent les jeunes à commettre la violence et les abandonnent ensuite en prison où ils sont les seuls à purger leur peine ».

Insurrection armée, des Togolais n'y croient pas

Au vu des images choquantes qui circulent sur les réseaux sociaux, c'est déplorable que des concitoyens soient aussi sauvagement agressés pour des motifs officiellement inconnus. Tout en leur témoignant toute notre compassion et le souhait de prompt rétablissement, les faits tels que présentés paraissent invraisemblables selon plusieurs observateurs.

En ce sens qu'ils soulèvent plusieurs zones d'ombre. Le ministre Yark avance que le gouvernement est au courant depuis plusieurs jours que certains individus projettent des actes de déstabilisation du pays. Qu'est-ce qui a été fait alors pour éviter cette situation ?

En outre, comment des gendarmes armés de fusils d'assaut en patrouille n'ont pu maîtriser des individus munis de machettes et gourdins ? Ils sont parvenus à les tabasser jusqu'à emporter leurs armes sans qu'aucun n'a pu se défendre. Dans son développement, le Général Yark insinue que « les manipulateurs poussent les jeunes à commettre la violence et les abandonnent ensuite en prison où ils sont les seuls à purger leur peine ». Alors même que la nouvelle enquête annoncée n'a pas encore livré ses résultats, le ministre de la Sécurité a déjà une idée sur les manipulateurs. Par ailleurs, dans un communiqué du Président du Parti National Panafricain (PNP)-Sokodé, Fousseni Hasmiyou en date du 22 novembre 2019, il est indiqué que « le Préfet de Tchaoudjo vient de saisir, cette nuit même, vendredi 22 novembre 2019, le président du PNP Sokodé pour lui dire qu'il a eu une information selon laquelle, les jeunes du PNP Tchaoudjo se préparent à tuer les frères Kabyè de Tchaoudjo.

Cette allégation est une surprise totale à l'égard d'un parti panafricain, légaliste et pacifiste qui a fait ses preuves pendant cinq années de vie et d'activités par la méthode de la non violence ». Curieusement, c'est la même nuit que deux gendarmes ont été attaqués. Pardessus tout, ceci se passe à la veille du meeting du Front Citoyen Togo Debout à Akassimé à Lomé.

Bien plus, des actes similaires se sont produits au Togo sans aucune suite pour arrêter les vrais acteurs. Les incendies des marchés de Kara et de Lomé, les agressions des militants de l'opposition à Adewui.

Pendant longtemps, l'argument de la disparition des armes a été utilisé pour assiéger les villes de Sokodé et Bafilo et interdire les manifestations des forces démocratiques.

Curieusement, à l'annonce de la reprise des manifestations, des armes ont encore disparu. Hasard ou préméditation ?

Lorsque le gouvernement s'est longtemps illustré par des contre-vérités grotesques, des gens ont du mal à gober un scénario tel que raconté par le ministre de la Sécurité. Et lorsqu'il s'agit de la sécurité d'un Etat, il faut un minimum de confiance entre le gouvernement et les citoyens pour la garantir.

De toute évidence, il apparaît selon beaucoup d'observateurs, une manière de mettre le pays sous état d'urgence pour opérer une nouvelle mascarade électorale en 2020.

Ce faisant, aucun développement n'est possible dans cette précarité ambiante.

 

 

Insurrection armée avec machettes et gourdins au Togo : Général Yark, des Togolais n'y croient pas

Présidentielle 2020 : Dr Emmanuel Gnagnon est candidat !
Il a fait sa déclaration de candidature hier à Lomé. Dr Emmaniel Gnagnon, ancien Secrétaire à la Communication des Forces Démocratiques pour la République (FDR, parti dont Me Paul Dodji Apevon est président), a fait connaître son intention de briguer la magistrature suprême en 2020. Lisez plutôt sa déclaration !
DECLARATION DE DR JEAN EMMANUEL GNAGNON

Sentinelle, que dis-tu de la nuit ?
La nuit a été longue, mais le jour est venu !

Mesdames et messieurs, Avant tout propos, je tiens à bénir le Nom Puissant du Très HAUT à cause du plan de Bonheur et de Gloire qu’il a fait pour la terre togolaise, pour les Togolaises et les Togolais, avant la fondation des Temps ! C’est donc Lui qui a permis ce jour qui sera écrit, j’en suis certain, dans les annales dorées de l’histoire de notre pays.

Je voudrais à présent vous remercier pour avoir répondu à notre invitation ici dans cette salle de la Concorde de l’Hôtel Avenida. Je sens soudainement le devoir de vous féliciter pour votre consécration et votre courage dans l’exercice de votre métier, si noble et si utile pour le progrès.

En effet, aujourd’hui, nous nous apprêtons à franchir une étape importante que nous avons commencé à préparer depuis plusieurs semaines, parce que j’ai compris qu’une aube nouvelle s’annonce pour le Togo et que nous devons accepter d’affronter la réalité dans une dynamique d’audace pour redonner espoir aux uns et aux autres. Une pareille révélation est un immense défi pour nous.

J’ai entendu beaucoup de Togolais, jeunes ou adultes, femmes ou hommes, qui pensent que notre pays ne connaitra plus sûrement la lumière de la justice ni les beaux éclats du progrès, le rayonnement de prospérité. J’ai lu hier seulement dans un groupe de discussion Whatsapp, un commentateur qui dit avoir rêvé de 2 l’alternance en 2020 dans notre pays ; mais, très vite, un autre commentateur lui assène : « C’est dans ton cauchemar ! ». Une telle réaction sur fond pessimiste devant une profession d’optimisme, n’est pas surprenante. C’est ce que beaucoup de nos compatriotes sont devenus. Ils sont des millions à désirer ce en quoi ils ne croient plus après les nombreuses déceptions et attentes trahies. Beaucoup prophétisent même longue vie au régime en place, au système politique actuel, parce qu’ils estiment que les tenants du pouvoir sont devenus presque des dieux sur terre et qu’il est absolument impossible que le pouvoir leur tombe de la main. Oui, c’est vrai, cela apparaît ainsi très nettement ! Devant une telle situation, d’autres concitoyens proposent carrément le repli tandis que certains se sont enfermés dans une tour d’apathie et d’indifférence, la résignation et carrément l’exil. Il est donc un constat général que notre pays ne fait que descendre en pente douce dans une forme de régression atypique et déconcertante.

S’ajoutent à cela, les querelles politiques sempiternelles et presque programmées habilement entre un pouvoir devenu usé et obsolète, et une opposition stationnaire et enlisée, avec les mêmes visages, les mêmes hommes, les mêmes pratiques et les mêmes résultats toujours improductifs depuis de nombreuses années.

Je suis aujourd’hui très convaincu que le pouvoir de même que la classe politique de l’opposition font du tort au peuple, à sa valeureuse jeunesse, aux femmes battantes et infatigables, aux enfants dont les yeux brillent comme un avenir à peine difficilement couvé.

Et il faut oser le dire, parce que ce sont leurs modèles, leurs modes opératoires et leurs modes de pensée qui se sont usés à cause de la longue lutte pour l’alternance. Je l’affirme donc avec fierté que les aînés ont fait de leur mieux, ont donné de leur meilleur, ont sûrement fait preuve de volonté, et il faut saluer leur génération en les regardant droit dans les yeux et leur dire : « Vous n’avez pas démérité, parce que vous avez fait de votre mieux ! Peut-être que l’histoire a été un peu cruelle envers vous en vous confiant des rôles dans lesquels on n’est pas forcément des gagnants ! ».

Mais je puis rassurer que le Togolais du plus profond de lui-même sait qu’il doit gagner, progresser, se transformer et briller. Voilà qui explique la fracture sociale, le divorce entre le peuple et ses gouvernants.

Je sens et je sais que notre pays a la force, l’énergie et l’envie d’avancer parce qu’il a l’histoire et le peuple qui savent se donner rendez-vous à des moments décisifs, parce que notre pays a toujours été un pays-pilote des grandes expériences sous-régionales et continentales.

Notre peuple est un peuple fort, brave, courageux avec des talents divers et des potentialités énormes.

Au cours des luttes pour les indépendances, notre peuple a fait preuve d’une grande témérité qui continue d’inspirer quand on nous raconte cet épisode de notre histoire commune : c’était le temps de la fierté et de la dignité.

Mais aujourd’hui, le Togo n’a plus ce lien sacré avec lui-même. Après plusieurs décennies où nous avons lutté contre nous-mêmes, un régime oppressif, une opposition dépressive, un peuple réprimé, notre peuple a perdu la confiance en lui-même, laissant le doute s’installer dans un contexte d’injustices sociales fondées sur une gouvernance oligarchique et antipopulaire.

A l’heure actuelle, des solutions viables ne sont pas trouvées aux problèmes politiques de divisions internes, de droits de l’homme ainsi que de l’indépendance des institutions de la république, au chômage des jeunes, au manque d’infrastructures adéquates pour le système de santé et de l’éducation, au logement, à la corruption, etc. Notre pays est bloqué par le népotisme de tous ordres exacerbant la fracture sociale.

Alors que de nos jours, le monde entier est en train de rentrer dans une ère nouvelle, la mondialisation, le numérique, le changement climatique, le terrorisme, les inégalités croissantes, les crises politiques liées à des réformes profondes, restent bien des signes d’un monde en pleins bouleversements.

Il est plus que jamais clair que les grandes transformations qui s’imposent à nos sociétés et à notre nation, nous ne pouvons plus y faire face avec les mêmes hommes, les mêmes modes d’action pour finir par avoir les mêmes résultats qui 4 seront toujours inadéquats, inappropriés et déphasés, parce que cela viendra encore décupler nos déceptions et le désespoir de beaucoup.

Face à une telle situation de léthargie politique et économique, nous ne pouvons tout simplement proposer d’ajuster les structures fondamentales de notre gouvernance politique infructueuse jusqu’à ce jour.

Il nous faut être véritablement conscients de la gravité de l’histoire et des moments capitaux que nous traversons pour être capables de prendre des décisions qui s’imposent pour faire avancer le pays. Ainsi, malgré l’horizon trouble et inquiétant, il y a également pour notre peuple, des opportunités, des promesses, des chances que l’histoire offre et nous fait tout en nous invitant au discernement. Nous ne pouvons plus demander aux Togolais d’attendre encore et encore. Nous devons oser regarder la vérité en face, débattre des grands changements contemporains, de la situation de la démocratie et de l’Etat de droit dans notre pays, et décider de la direction que nous devons prendre pour nous engager véritablement sur la voie du renouveau politique, économique et sociale.

Les Togolais, j’en suis éminemment convaincu, sont conscients des nouvelles exigences de notre temps. Ils le sont quelquefois même plus que la classe politique dans tout son ensemble, perdue dans les guerres de leadership et de pouvoir effréné. Lorsque je dis tout ce que je dis, retenez bien que je n’accuse personne, mais je prends le courage d’attirer l’attention sur une menace contre l’avenir de notre génération. Nous n’allons pas permettre qu’elle soit sacrifiée sur les mêmes autels et par les mêmes personnes qui ont vu la leur connaître les affres tumultueuses de plus de trois décennies de convulsions politiques sans repères. Il est pour moi clair que nous devons sortir des vieilles logiques politiciennes qui ont paralysé et bloqué l’appareil de l’Etat ainsi que la vie politique elle-même.

Je ne saurais donc éviter à ma logique d’être plus claire et faisant comprendre qu’il existe une certaine vacuité dans notre système politique actuel, dont les leaders tous bords confondus, ne semblent plus se battre pour l’intérêt général, mais plutôt se donnent les moyens des luttes pour les intérêts privés et partisans. Quand le régime semble privatiser le pouvoir, les opposants paraissent privatiser la lutte du peuple pour la démocratie !

J’ai pu me rendre à l’évidence durant ces dernières semaines ce qu’il en coûte de refuser les règles obsolètes d’un système politique qui est devenu le principal obstacle au progrès de notre peuple. Je suis conscient des critiques et de la fougue de l’adversité face à notre élan de réformateur, je suis prêt à l’éprouver, car cela ne fait que redonner de la force à ma détermination.

Parce que ce système politique, où les choses semblent être un deal entre pouvoir et opposition sur le dos du peuple, de l’immense majorité des Togolais, un tel système, je le refuse et je le dénonce !

Face à cette forme de complot, je crois en l’énergie du peuple togolais qui ne se laissera plus faire. Car désormais nous devons nous libérer des calculs politiciens, aux querelles stériles, de la concussion, du sabotage, et d’autres maladies chroniques qui gangrènent ceux en qui nous avons placé sa confiance jusque-là.

Il arrive, souvent dans la succession des générations, que l’histoire tente par elle-même de se libérer du cycle presque certain de sa propre régularité, en rompant la dynamique du désarroi et du trouble intérieur, dont elle porte les stigmates des souffrances et des douleurs de ceux qui attendent des jours nouveaux.

Je veux dire plus clairement que, aussi longtemps que le sauveur qui est attendu tardera plus encore et encore, le martyrisé tournera sa déception en une arme redoutable dont il se servira pour se libérer finalement de deux bourreaux : l’oppresseur réel et le soi-disant libérateur.

C’est aussi dire que pendant longtemps, la jeunesse a combattu l’illégitimité au pouvoir, mais prise aujourd’hui dans le tourbillon d’une surenchère de déception et de désespoir, elle prend aujourd’hui l’audace de remettre en cause fondamentalement la légitimité de l’opposition qui continue de la faire attendre.

Il est donc temps que nous puissions porter l’optimisme de la volonté populaire. Les Togolais ont trop souffert sans leur chair et il est vraiment de tout restaurer !

Dans quelques mois, il sera organisé des élections présidentielles dans notre pays, un rendez-vous de notre peuple avec son histoire profonde, ses craintes et ses doutes, son pessimisme ou son optimisme. Beaucoup disent déjà que tout est déjà calé, que rien n’est plus à faire, que les jeux sont déjà faits.

Mais, je voudrais dire au peuple du Togo que plus rien, plus rien ne se fera sans nous, parce que nous sommes la solution à la crise politique dans notre pays ; notre génération est l’alternative crédible.

De toute évidence, les élections présidentielles de 2020 nous donnent une opportunité pour refuser le statu quo actuel et tous ses corolaires et choisir d’avancer et ouvrir une porte nouvelle sur un jour nouveau pour notre pays.

Je suis conscient des exigences de la fonction de Président de la République, surtout dans un pays après de nombreuses années de gestion calamiteuse et avec une grave crise politique. Je le sais ! J’en prends la mesure. Elle sera plus dynamique dès que nous l’abordons avec des idées nouvelles et des paradigmes nouveaux, c’est pourquoi je suis candidat à la Présidence de la République et nous allons gagner, parce que je crois plus que tout qu’une aube nouvelle s’ouvre pour notre beau pays, notre nation afin de l’ériger dans son destin de l’or de l’humanité.

Je crois fermement que notre génération va créer la surprise parce que nous sommes nombreux ceux qui ont trop attendu, nous sommes trop nombreux ceux qui ne peuvent pas se soigner, nous sommes trop nombreux ceux qui n’ont pas accès à une éducation de qualité, nous sommes trop nombreux ceux qui sont sans emploi, nous sommes trop nombreux ceux qui sont violentés, nous sommes trop nombreux ceux qui sont obligés d’aller à l’exil pour survivre, nous sommes trop nombreux ceux souffrent du manque de logement, nous sommes trop nombreux ceux qui attendent encore et encore !

Nous ne pouvons plus attendre : nous prenons notre destin en main à partir de maintenant, car c’est notre heure qui a sonné et rien ne pourra l’arrêter !

Il faut restaurer le Togo ! Redonner une place à tout le monde qui qu’il soit, les anciens dirigeants auront toujours une place digne de même que tous les citoyens. Restaurer la vie politique, l’Etat de droit, la justice sociale, l’économie, les droits de l’homme, la dignité des Togolaises et des Togolais.

Nous avons foi que pour un Togo nouveau, plus de Togolais trop riches, plus de Togolais trop pauvres, nous serons tous des Togolais, des frères et sœurs, des compatriotes qui mettent leur savoir et leur énergie au service de la prospérité et 7 de la paix. C’est pourquoi je place ma candidature sous le signe de l’espoir et de la restauration nationale.

L’heure est là pour d’inviter tous ceux qui ont trop attendu sous la tente jubilaire, venant de toutes les couches sociales, de tous les horizons et de toutes les obédiences ; nous sommes majoritaires et nous sommes la force du Togo Nouveau.

Nous appelons toutes les citoyennes et tous les citoyens à s’apprêter pour faire leur devoir suprême dans les jours à venir pour marquer notre liberté totale, pour se faire inscrire sur les listes électorales. Notre victoire passera par là.

Notre combat n’est dirigé contre personne, c’est le combat de la majorité des Togolais, c’est un combat pour la paix, la restauration, la fin des crises sempiternelles.

Notre candidature est l’espoir de notre génération et le secours de celle qui nous a précédés. J’en appelle à tous pour ouvrir les portes d’un Togo nouveau où nous aurons enfin un ancien président de la République vivant et consultable à tout moment, où les anciens leaders sont disponibles et accompagnent, où la jeunesse donne le meilleur d’elle-même dans une révolution de mentalités et où la fierté nationale et la gloire sont restaurées !

C’est ce que nous ferons car demain il fera beau sur la terre de nos aieux !

Vive la restauration du Togo !

Vive le Togo nouveau et prospère !

Vive la République togolaise !

Que Dieu bénisse et protège le Togo nouveau !

Je vous remercie !

 

 

Présidentielle 2020 : Dr Emmanuel Gnagnon est candidat !

Jean Kissi : "Nous avons encore la chance de sauver les meubles si nous changeons le régime"
Le Secrétaire national du Comité d'action pour le renouveau (CAR), Jean Kissi analyse, à travers cette tribune, le quotidien des Togolais et montre l'échec de la gouvernance de Faure Gnassingbé. Pour lui, il faut changer ce régime pour espérer amorcer le développement du Togo.
Le Togo notre pays se trouve dans une situation délétère avec une crise socio-politique vieille de 30 ans qui engendre trop souvent des explosions sanglantes comme ce fut le cas en 1993 avec les événements de Fréau jardin, en mars et avril 2005 à la suite de la mort d’Eyadema Gnassingbé père et récemment en août 2017.
Ces explosions proviennent de la répression d’un peuple qui veut se libérer d’une dictature qui le gouverne depuis 60 ans, le Togo étant le seul pays de l’Afrique de l’ouest à n’avoir jamais connu d’alternance.

Au-delà de cette cocote politique bouillante, le Togo pourtant pays riche se trouve dans un état où les populations sont plongées dans une misère exécrable à cause du pillage des ressources, de la corruption et de la mal gouvernance d’un petit clan qui a fait main basse sur le pays.

Les infrastructures socio-éducatives et sanitaires sont dans le délabrement total. Nos hôpitaux, des mouroirs. Le niveau scolaire a drastiquement baissé et la formation dans nos universités, très encombrées, en totale inadéquation avec le marché de l’emploi.

Les infrastructures ferroviaires n’existent presque plus. Le peu de routes et de retenues d’eau mal construites, parce que les financements détournés, provoquent des inondations dès la première pluie. C’est le cas sur la route de Kpalimé devant le supermarché champion, la nouvelle voie Agoe Adidogonmé devant l’ancienne CECO BTP ou la route d’Aného au niveau du Port et de Baguida. Et ce sont là, les seuls axes bitumés existant à part le Grand contournement. Imaginez le cas des autres routes non goudronnées et sans rigoles.

Du coup, dans les quartiers, la moitié des populations de Lomé est obligée de rentrer dans les eaux sales et boueuses pour pouvoir les vider de leurs maisons avec tous les risques de choléras que cela comporte.

Les capitales régionales instituées par le régime n’échappent pas au délabrement relevé et ne sont même pas comparables à de gros villages de notre ère.

Les axes Lomé-Vogan –Anfoin, Kara-Pagouda et des portions entières de la Nationale N°1 sont une patente illustration de la décadence de la gouvernance dynastique Essozimna-Eyadéma.

Nous avons encore la chance de sauver les meubles si nous changeons le régime. C’est donc maintenant et non demain qu’il faut sauver le pays des mains du système et construire un Togo du 21ème siècle en refondant de fond en comble, l’État togolais.

I- LA NÉCESSAIRE REFONDATION DE LA RÉPUBLIQUE TOGOLAISE

L’analyse faite ci-dessus démontre que toutes les bases de l’Etat sont cassées. Tous les pouvoirs, toutes les institutions, toutes les richesses, toutes les régies financières, sont aux mains d’une minorité. Même le droit de prospérer dans l’entrepreneuriat est conditionné à l’allégeance au clan. Comme si cela ne leur suffisait pas, ils ont usé de tous les subterfuges pour s’accaparer des mairies. Ce n’est un secret pour personne que c’est à coup de fraudes et de bourrage systématiques d’urnes qu’ils se sont inconfortablement taillé la quasi-totalité des mairies.

Constatant que certaines mairies un peu nanties leur échappent à Lomé, ils utilisent leur Assemblée nommée pour arracher les compétences des maires au profit d’un district dont plus de la moitié des membres sont appelés à être nommés alors que les textes précisent que ‘’les collectivités territoriales s’administrent librement par des conseils élus’’. Quelqu’un disait à ce propos qu’ils ont tellement ramassé que même les miettes qui tombent par terre et que l’on veut récupérer pour le peuple, ils se bousculent encore pour s’en saisir. Si nous ne refondons pas cette manière de gouverner, comment pouvons-nous reconstruire une économie émergente et réduire la pauvreté?

Le mal qui frappe le Togo est très profond, c’est comme un cancer et ce n’est pas avec le doliprane qu’on va le guérir.

Du coup, l’impérieuse nécessité de la refondation de l’État togolais tout en demeurant une question politique, présente dans notre vision, un enjeu hautement économique avec pour objectif véritable de : ‘’réduire drastiquement le train de vie de l’État afin d’utiliser la plus-value pour rehausser le SMIG, financer les services sociaux de santé et de l’éducation et investir dans l’industrie et dans les économies locales’’.

Pour ce faire il faut :

Primo : Réduire la pléthore d’élections en une seule au bout de cinq ans

Nous constatons tous que chaque élection au Togo est entourée par 9 mois d’instabilité, de contestations et de violences mettant l’économie du pays sous anesthésie. Les 9 mois de ralentissement des activités économiques évaluées sur les 3 élections minimum que tient le Togo en cinq ans, font perdre pratiquement 27 mois à l’économie togolaise en chaque quinquennat.

Par conséquent, pour donner la chance à l’économie togolaise d’émerger et le temps nécessaire aux togolais de travailler, la première innovation à faire est de ramener le processus de dévolution des pouvoirs locaux, régionaux et de l’Etat à un seul scrutin au suffrage universel direct en cinq ans couplant les législatives et les locales.

Nous savons aussi que chaque élection bien organisée coûte entre douze et quinze milliard à notre pays, c’est à dire entre 36 et 45 milliard et au-delà si les régionales devaient être organisées à part.
Le fait de réduire tous ces processus à une élection législative couplée avec les locales ramène le coût de toutes ces élections à moins de 20 milliards faisant ainsi à l’Etat en cinq ans une économie de plus de 20 milliards à consacrer principalement à la santé, à l’éducation et à la production agroalimentaire et à l’amélioration des salaires.

Secundo : Réduire le nombre des institutions et des postes politiques

Il faut nécessairement balayer la maison politique togolaise.
Comment le Togo peut-il se permettre le luxe avec une population d’à peine 7 millions d’habitants, de reproduire, avec les incidences budgétaires que cela entraîne, le nombre des institutions et des postes qui existent dans les pays qui ont au-delà de 50 ou 80 millions de contribuables? On comprend dans ces conditions pourquoi tout quidam se donne le plaisir de créer un parti pour pouvoir négocier au moment opportun, l’un de ces postes auprès du régime sans jamais avoir obtenu un petit mandat auprès du peuple.

L’État et ses institutions ne peuvent constituer des bonbons qu’on offre à chaque paresseux qui vient jouer au courtisan.

Il faut donc assainir l’échiquier politique en améliorant et en appliquant avec plus de rigueur la charte des partis politiques et réduire le nombre de postes politiques à prendre en charge par les contribuables togolais aux suivants :

- au niveau local, les conseillers municipaux, les maires et leurs adjoints, les conseillers régionaux, les gouverneurs et leurs adjoints.
- au niveau national, en dehors du parlement mono ou bicaméral, du chef de l’exécutif à une seule tête et son gouvernement, du Conseil Supérieur de la Magistrature et sa cour suprême (avec en son sein une chambre constitutionnelle et administrative en dehors de la chambre judiciaire).

Comme autres institutions utiles, on conçoit aisément celle qui s’occupe des droits humains, économiques et sociaux auxquels il faut ajouter le volet protection des consommateurs et la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC).

Nous considérons en ce sens que l’État n’a pas besoin d’un Conseil économique et social et qu’il faut transférer ses compétences au Sénat qui doit devenir ainsi une chambre des communes, des us et coutumes et en même temps la chambre chargée des avis sur le volet économique et social de la gouvernance du pays.
Tertio : Faire de la cogestion, la base de la composition des pouvoirs et institutions

A l’instar de ce qui s’est passé en Afrique du sud à la suite des négociations initiées en décembre 1991 par la Convention pour une Afrique du Sud démocratique (CODESA) qui a garanti les libertés fondamentales et géré toutes les divergences ethniques par la cogestion du pouvoir, le Togo ne peut faire économie de cette expérience s’il veut parvenir à une démocratie stable et à l’unité nationale.

Autant les forces démocratiques ne peuvent plus se résoudre à laisser le pouvoir aux mains du clan qui pille le pays depuis 60 ans, autant il est évident que si l’opposition prend le pouvoir et veut en écarter les partisans du régime actuel, nous ne ferons pas six mois avant qu’ils ne cherchent à reprendre le pouvoir par la violence, puisque nous avons en face des gens qu’on a instrumentalisés en leur inculquant dans le cerveau que ce n’est que par les postes d’État, les institutions, les régies financières et les projets dont l’État bénéficie de la communauté internationale que eux aussi peuvent acquérir la puissance financière et l’ascension sociale.

C’est à cause de ces pesanteurs socioculturelles que le seul moyen de réaliser l’alternance et de garder le pays stable et uni, c’est la cogestion du pays.

Il faudra donc consacrer dans la constitution que : ‘’les membres du Gouvernement sont choisis au sein ou par cooptation des formations politiques en tenant compte de la répartition des sièges à la Chambre des députés. Toutefois, la formation politique majoritaire à la Chambre des députés ne peut avoir plus de cinquante pour cent (50%) des postes au Gouvernement.

Au Parlement et dans toutes les autres institutions de régulation, le principe de représentation des différentes entités est respecté en faisant en sorte que la principale institution anticorruption chargée de moraliser la vie publique soit logée au Congrès et composée de manière paritaire entre le pouvoir et l’opposition et présidée pour un mandat de ‘’un an’’ de manière alternée par les deux sensibilités.
Pour que la cogestion marche, il faut régler le problème de longévité au pouvoir et de concentration de pouvoir entre une seule main. Le principe de la cogestion ne peut s’accommoder d’une présidence à vie et induit automatiquement la question de l’alternance au pouvoir. On ne peut convaincre toutes les entités représentatives de co-gouverner avec un même Président que s’il est garanti qu’après deux mandats la voie sera libérée et que le Président sortant deviendra un arbitre qui ne sera plus dans la compétition, d’où l’impérium du respect scrupuleux de la limitation des mandats.

Dans la nouvelle formulation de l’Etat et des collectivités que nous proposons, les pouvoirs se déclinent et seront dévolus de la manière suivante :

A la suite des élections générales (présidentielle couplée avec les législatives et les locales) si la constitution prévoit que le président de la République soit élu au suffrage direct ou pour faire plus simple, scrutin unique (législatives couplées avec les locales) si la constitution prévoit que le parlement ou les grands électeurs élisent le président de la République comme en Afrique du sud ou aux États-Unis, chacun de ses conseils ou assemblée se réunit successivement pour élire les autres conseils ou exécutifs locaux régionaux et nationaux. Ainsi :

- les conseillers municipaux de chaque commune se réunissent pour élire les maires et un, deux ou au plus 3 adjoints;
- les conseillers municipaux de chaque préfecture se réunissent pour élire les conseillers régionaux et le sénateur à envoyer au Sénat ;
- les conseillers régionaux se réunissent pour élire le gouverneur et deux ou au plus 3 vice gouverneurs (à la mise en œuvre de la réforme, le Togo va être réorganisé en 7 régions administratives notamment la région des plateaux subdivisée en deux (plateaux ouest et plateaux Est) et le grand Lomé érigé en région).
- l’Assemblée nationale et le sénat se réunissent en Congrès pour élire le président de la République et approuver son équipe gouvernementale (seuls les citoyens qui ont un mandat parlementaire ou de chef d’exécutif régional ou local peuvent être nommés membres du gouvernement).

II- LA MARCHE RÉPUBLICAINE VERS L’ALTERNANCE

A voir la façon dont se prépare la présidentielle en face, il est clair que le pouvoir et une partie de la communauté internationale veulent encore nous conduire insidieusement vers une mascarade électorale qui maintienne le système en place. Nous n’en voulons pour preuve que le passage de la délégation conjointe de l’ONU et de la CEDEAO conduite dans notre pays début novembre par le représentant spécial de l’ONU en Afrique de l’Ouest Ibn Chambas pour s’enquérir de l’état de préparation des élections.

Mais en fait, ont-ils besoin de venir au Togo pour savoir le minimum à faire pour avoir une élection crédible et transparente?

N’est-ce pas la CEDEAO elle-même qui a compilé dans une feuille de route les conditions minimales qu’il faut pour une élection transparente ? Y figurent en bonne place :

1. La question du fichier électoral

Le fichier électoral pour être propre doit être conçu sur la base d’un recensement consensuel opéré de manière contradictoire et audité de manière transparente. Ce qui n’est pas le cas pour l’actuel fichier. Il y a donc lieu à défaut d’annuler et de reprendre le recensement unilatéral opéré par le gouvernement, de fournir à tous les acteurs politiques le rapport d’audit de la CEDEAO sur le fichier actuel pour que chacun puisse se prononcer !


2. Le déverrouillage des institutions

La feuille de route préconise la recomposition de la Cour constitutionnelle et le renforcement du processus électoral, notamment une CENI inclusive.

Cette demande de la CEDEAO à propos de la CENI rejoint ce que préconisait déjà l’APG, en l’occurrence une CENI composée de manière équilibrée entre le pouvoir et l’opposition.

Cela va de soi car c’est une logique universelle que lorsqu’on va à une compétition, l’arbitrage à défaut d’être neutre, doit être égalitaire entre les deux camps.

La parodie du 20 décembre 2018 et les alliances au sommet pour les élections des maires nous ont prouvé que l’Unir, l’UFC, le NET et le PDP constituent la mouvance du pouvoir face à l’opposition.

Si le pouvoir n’a pas la répétition de la fraude dans son plan et n’a pas peur d’une présidentielle transparente, il doit tenir compte de ces éléments pour recomposer la CENI et ses démembrements.

3. Le vote de la diaspora

En exigeant des membres de la diaspora une carte consulaire datant de 6 mois, le pouvoir construit des blocages au vote de la diaspora et viole ainsi les droits de nos concitoyens installés à l’extérieur qui contribuent massivement à l’économie nationale. Le recensement électoral doit se faire sur la même base pour tous et des CLC et bureaux de vote doivent être rapprochés au plus de 100 km de chaque électeur de la diaspora ou à défaut être installés dans tous les consulats.

Tous ces points essentiels de la feuille de route n’ont nullement été mis en œuvre à ce jour . La manière dont le régime en place se comporte depuis 60 ans nous démontre à satiété que ce pouvoir réfractaire au changement ne nous donnera même pas la démocratie sur un plateau de bronze.

Le comble, c’est quand nous nous enfermons dans la fatalité religieuse en disant que c’est Dieu lui-même qui viendra régler le problème togolais. Dieu ne descend pas du ciel en boubou blanc pour accomplir ses œuvres. Il passe par des hommes. Il passe par nous.

Je dis qu’il y a très longtemps que Dieu est accroupi à nos pieds les mains suspendues en l’air attendant que nous portions le fardeau juste aux genoux qu’il puisse nous le porter sur la tête mais nous continuons de rester sourds.

N’est-ce pas la même remarque que nos évêques qui ont pour premier devoir de nous dire la vérité nous font dans leur message à la nation togolaise de ce 21 novembre 2019, en nous disant être ‘’une opposition qui semble ne pas savoir ce qu’elle veut’’ et ‘’qu’à peine les dates des prochaines élections présidentielles annoncées, on assiste à une avalanche de déclarations de candidatures apparemment plus préoccupées les unes et les autres par des intérêts personnels que par une réelle volonté de conquérir et d’exercer le pouvoir pour le bien de toute la nation’’.

Il est souvent dit que le criminel, ce n’est pas seulement celui qui déverse des armes et des gourdins pour torturer, blesser et tuer la population mais le criminel, c’est aussi celui qui a la possibilité de contribuer au mouvement de libération du peuple mais qui pour des intérêts égoïstes et partisans refuse de le faire ou même compromet sciemment le mouvement en cours.

Oui notre problème dans l’opposition, c’est que nous sommes habités par des égos individuels et partisans très surdimensionnés. Le cancer qui gangrène l’opposition depuis le début du combat démocratique, c’est de considérer chaque compétition électorale comme un moyen d’écraser les autres pour démontrer qu’on est le plus fort de l’opposition de sorte que si on a l’impression qu’un autre pourrait nous dépasser, on manœuvre pour entraîner l’opposition au boycott.

Il faut un sursaut patriotique de tous les Leaders de l’opposition avec un immense esprit de sacrifice et un sens profond du sacerdoce pour construire une nouvelle dynamique, un nouveau mouvement d’ensemble très fort avec pour mission de se battre ensemble pour les conditions des élections, former nos membres des bureaux de vote ensemble, se battre ensemble dans les alentours des bureaux de vote pour empêcher la fraude puis, sauvegarder les résultats à rendre publics afin que les populations puissent défendre ensemble la victoire de l’opposition et se mobiliser pour que le vrai vainqueur des élections accède au pouvoir.

Sur le combat pour les conditions des élections, Mgr Kpodzro a déjà fait un grand travail, mais il faut maintenant aller plus loin et aborder la stratégie électorale en bloc.

Oui, c’est un combat bloc contre bloc, entendu que le bloc de l’opposition est un bloc pluraliste dont l’autre mission est d’harmoniser et d’accompagner les candidatures représentatives de l’opposition comme c’était le cas avec ‘’Y en a marre’’ et ‘’Benno siguil Sénégal’’ face à Wade ou à l’instar du RHDP en 2010 en Côte d’ivoire.

Tout doit se passer comme une corbeille dans laquelle chacune des forces démocratiques représentatives doit venir verser sa candidature ainsi que celles d’un certain nombre de personnalités politiques indépendantes :

- on imagine dans ce cas que le CAR qui a gagné ce régime aux législatives de 1994 et qui a continué par avoir un minimum de mandat à toutes les législatives est légitime d’y verser une candidature. ;
- l’ANC avec le nombre de sièges gardé après son départ de l’UFC, ses scores aux législatives de 2013 et aux dernières locales est légitime pour y verser un candidat ;
- l’ADDI avec ses mandats dans l’Assemblée de 2013 est légitime pour y verser un candidat ;
- nos frères qui sont restés à la C14 ont leur mot à dire
- le MPDD avec son positionnement dans les récentes alliances pour les mairies peut jouer dans cette corbeille.
- le Professeur Wolou dont le parti vient de quitter la C14 sur cette question de candidature doit être impliqué dans ce débat.
- le PNP s’il accepte participer à l’élection est légitime pour se retrouver dans cette corbeille.
On ne peut pas exclure de cette corbeille certaines personnalités dont le nom circule avec insistance comme celui de Kako NUBUKPO.

Il est un peu tard mais tout n’est pas perdu. En 2005, il a fallu juste deux mois et demi pour mettre le pouvoir en difficulté. Nous avons presque le même délai devant nous. Les choses doivent évoluer très vite. Il faut impérativement que toutes ces formations et personnalités déclarent leurs candidatures au plus tard le 05 décembre 2019 qui se situe exactement à 3 mois de la date limite avec pour précision utile que chacun inscrit sa candidature dans la dynamique unitaire.

Ensuite lors d’un processus regroupant les états-majors des principaux partis et regroupements politiques autour de ces candidats, il faut procéder à l’harmonisation des candidatures, en obtenant des désistements à la suite de concessions faites sur des responsabilités présentes et futures aux uns et aux autres afin de pouvoir ramener la liste à trois, deux candidatures stratégiques et même par miracle une candidature commune.

C’est le minimum que le peuple et la nature des événements nous commandent.

C’est le lieu de m’adresser à nos frères du PNP pour dire que je comprends et je partage leur position : ‘’ pas de quatrième mandat pour Faure’’.

Cette position se justifie d’autant plus que le peuple togolais, la seule fois qu’il s’est prononcé sur la constitution a posé un sacrément qu’aucun président quel qu’il soit ne fasse plus de deux mandats au pouvoir.

Quels que soient les faits historiques, juridiques ou sociaux, nous ne pouvons pas en tant que combattants de la démocratie, admettre que celui qui a déjà fait trois mandats en piétinant le sacrément du peuple, veuille encore se donner un quatrième mandat.

Mais faisons attention que cela ne se résume pas en un simple boycott de la présidentielle comme ce fut le cas pour la parodie du 20 décembre 2018.

Il me semble que c’est Ché Guévara qui disait que la révolution est comme un pédalage de vélo, quand tu t’arrêtes, tu tombes ! C’est pourquoi nous devons intégrer le fait que c’est mettre plusieurs cartes de notre côté que de démontrer que c’est la violation de leurs droits électoraux qui autorise les populations à se soulever légitimement sans pouvoir être critiquées ni par la CEDEAO ni par la communauté internationale en général. C’est ce levier qui a été utilisé en Gambie et récemment en Bolivie.

Nous savons par contre que chaque fois qu’un peuple s’enferme dans une posture révolutionnaire et fait la chaise vide dans le processus électoral, la communauté internationale dit au régime en place d’avancer et nous savons tous que dans ce monde où nous sommes, aucun pays ne peut évoluer en autarcie.

Les deux courants paraissant diamétralement opposés peuvent constituer les deux faces d’une même dynamique.

C’est-à-dire, si la dynamique de l’opposition constate malgré toutes ses actions que le pouvoir persiste dans la fraude et la parodie avec des résultats préparés d’avance et gardés en coffre-fort, c’est ensemble que nous devons décider de nous replier sur la rue, par contre si l’opposition constate qu’elle ne dispose d’aucun moyen pour arrêter le processus en cours mais que des efforts ont été faits pour limiter les dégâts, alors, que ceux du courant PNP se mobilisent ensemble avec les autres pour défendre la victoire de l’opposition.
En définitive, ce que je propose, c’est une Dynamique pour le Changement en 2020, je dirai une DC20 en m’inspirant de cette ancienne gloire de l’aéronautique appelée DC10.

J’interpelle ici mes aînés, car il y a péril en la demeure. Le combat dans lequel nous sommes engagés est un combat pour sauver le Togo. Ne faisons pas du ‘’chacun pour soi’’ ou du ‘’c’est nous le plus fort de l’opposition’’. On ne va pas à une pareille compétition avec pour objectif inavoué d’être le meilleur des recalés !

Aux forces démocratiques, je dis qu’Il n’y a pas de répit car le combat continue de plus belle. Tu dois choisir entre l’acceptation illimitée de la tyrannie et une résistance salvatrice pour toi et pour les générations à venir. Il n’y a point de dignité pour un peuple qui ne sait résister à la tyrannie.

Peuple Togolais, ton destin est entre tes mains.

Jean KISSI

Ancien député
Conseiller municipal de Golfe 5

 

 

Jean Kissi :

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 27 Novembre 2019
Le gouvernement s'est réuni en Conseil des ministres ce mercredi 27 Novembre au Palais de la Présidence à Lomé. Voici le communiqué ayant sanctionné les travaux.
Le gouvernement s'est réuni en Conseil des ministres ce mercredi 27 Novembre au Palais de la Présidence à Lomé. Voici le communiqué ayant sanctionné les travaux.

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 27 novembre 2019 au
Palais de la Présidence de la République, sous la présidence de Son
Excellence, Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la
République.

Au cours des travaux, le Conseil a adopté :
- quatre (4) projets de loi ;
- trois (3) projets de décret ;
- écouté deux (2) communications ; et
- abordé des divers.

Au titre des projets de loi :

Le premier projet de loi adopté par le Conseil des ministres fixe les conditions de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts fonctionnaires et autres agents publics.

L’adoption de ce projet de loi organique fixant les conditions de
déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts
fonctionnaires et autres agents publics renforce les diverses mesures
législatives et réglementaires déjà prises dans le cadre de la prévention et de la lutte contre la corruption ainsi que de la promotion de la bonne gouvernance. On peut ainsi noter notamment la mise en place de plusieurs corps de contrôle, l’adoption du code des marchés publics ou encore du code d’éthique et de déontologie en matière de marchés publics et délégations de services.

Il s’inscrit donc dans le cadre des efforts de l’Etat tendant à promouvoir la transparence dans l’exercice des fonctions publiques, à garantir l’intégrité et la probité des serviteurs de l’Etat et prévenir l’enrichissement illicite.

Le Togo a ratifié le Protocole de la CEDEAO du 21 décembre 2001 et de la Convention de l’Union africaine du 11 juillet 2003 sur la prévention et la lutte contre la corruption.

Il devient nécessaire d’élargir la liste des personnes assujetties à
l’obligation de déclaration des biens et avoirs pour prendre en compte tous les agents professionnellement exposés aux risques de corruption et d’infractions assimilées.

La loi constitutionnelle n° 2019-003 du 15 mai 2019 portant modification de la Constitution du 14 octobre 1992 a prévu, non seulement de fixer, par une loi organique, les modalités de déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités et des hauts fonctionnaires, mais aussi de généraliser la mesure et d’harmoniser la procédure.

C’est l’objet du projet de loi organique qui fixe les conditions de
déclaration des biens et avoirs des hautes personnalités, des hauts
fonctionnaires et autres agents publics.

Le deuxième projet de loi adopté par le Conseil des ministres est relatif à la loi de règlement, gestion 2018.

Pour l’année 2018, les autorisations budgétaires initiales accordées par la loi n° 2017-014 du 27 décembre 2017 portant loi de finances, sont arrêtées à 1.321,9 milliards de francs CFA.
Au cours de l’année 2018, il est intervenu une loi de finances rectificative dont le vote a été rendu nécessaire essentiellement par :
- les difficultés relevées dans la mobilisation des ressources internes notamment fiscales dues essentiellement aux effets de la crise socio-
politique que notre pays a connue de la fin du second semestre 2017
au premier trimestre 2018 ;
- la satisfaction de nouveaux besoins sociaux liés, notamment les
revendications des agents du secteur de l’éducation ;
- la prise en compte de nouvelles demandes d’investissement financées sur ressources propres.

Ainsi, le budget initial a été revu à la baisse par la loi de finances
rectificative n° 2018-008 du 27 juin 2018 pour s’établir à 1. 307,6
milliards de francs CFA contre 1. 318,5 milliards de francs CFA prévus
initialement, soit une diminution de près de 11,0 milliards de francs CFA.

Il convient de rappeler que la loi de finances, gestion 2018, a été exécutée dans un contexte où notre pays s’est engagé sur la voie de mise en œuvre de nouvelles réformes structurelles et institutionnelles visant à renforcer l’assainissement des finances publiques. Elle a été aussi axée sur l’atteinte des objectifs du Plan national de développement (PND) 2018-2022.

Le présent projet de loi rend donc compte de l’utilisation qui a été faite des crédits conformément à l’article 5 de la loi organique n° 2014-013 du 27 juin 2014 relative aux lois de finances.

Le troisième projet de loi adopté par le Conseil des ministres porte code de la presse et de la communication en République togolaise.

Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations des états
généraux de la presse togolaise du 30 juin au 2 juillet 2014, et de la prise en compte des évolutions techniques et technologiques intervenues dans le secteur des médias, notamment l’émergence de nouveaux vecteurs de l’information et de la communication encore appelés « nouveaux médias », il est apparu nécessaire de procéder à la refonte du code de la presse et de la communication en vigueur.

En termes d’innovations, le présent projet de code :
- prend en compte les médias en lignes ;
- consacre la notion d’entreprise de presse en lieu et place des organes de presse ;
- définit le profil et les conditions pour avoir la qualité de journaliste, de technicien de médias ou d’auxiliaire de presse ;
- fixe le cadre de délivrance, de retrait, de renouvellement ou de
suspension de la carte de presse ;
- consacre la création d’un seul organe d’autorégulation ;
- crée un fonds de soutien et de développement de la presse.

L’adoption de ce présent projet de loi contribuera à rendre plus
professionnel le secteur des médias et de la communication au Togo. Elle permettra également à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la
communication (HAAC) d’assurer plus efficacement sa mission de
régulation des entreprises de presse.

Le quatrième projet de loi adopté par le Conseil des ministres porte modification de la loi n° 2018-028 du 10 décembre 2018 instituant des juridictions commerciales en République togolaise.

Le gouvernement, dans le souci d’améliorer le climat des affaires, a fait voter la loi n° 2018-028 du 10 décembre 2018 instituant des juridictions commerciales en République togolaise. En application de cette loi, le tribunal de commerce de Lomé a été créé par décret n° 2018-020/PR du 10 décembre 2018.

Près d’un an après la mise en œuvre de cette loi, des insuffisances dans certains domaines spécifiques sont apparues et qu’il importe de les corriger.

Le présent projet de loi a donc pour objet de remédier à ces insuffisances, en apportant des modifications idoines.

Au titre des décrets :
Le premier décret adopté par le Conseil des ministres porte admission en grade hors hiérarchie de deux (2) magistrats.
La loi organique n°96-11 du 21 août 1996 fixant statut des magistrats, modifiée par la loi organique n° 2013-007 du 25 février 2013 prévoit en son article 17 que « sont classés hors hiérarchie par décret en conseil des ministres, les magistrats ayant couvert les trois (3) grades de la hiérarchie des magistrats ».

L’admission à ce grade des intéressés a été proposée par la commission d’avancement des magistrats et validée par le conseil supérieur de la magistrature.

Le deuxième projet de décret adopté par le Conseil des ministres est
relatif à la nomination des doyens et vice-doyens des facultés et à la
nomination des directeurs et directeurs adjoints des écoles de l’Université de Lomé après les élections qui ont eu lieu dans ces facultés et écoles.

Les facultés et écoles concernées sont : la faculté des sciences de l’homme et de la société (FSHS) ; la faculté des sciences de la santé (FSS) ; la faculté des lettres, langues et arts (FLLA) ; la faculté de droit (FDD) ; la faculté des sciences (FDS) ; la faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) ; l’école supérieure d’agronomie (ESA) ; l’école supérieure des techniques biologiques et alimentaires (ESTBA) ; l’école nationale supérieure d’ingénieurs (ENSI).

Le troisième décret adopté par le conseil des ministres porte création
de la Force sécurité, élection présidentielle 2020, FOSEP 2020, chargée de garantir la sécurité avant, pendant et après l’élection présidentielle.

Elle est placée sous la supervision de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le commandement opérationnel du ministère chargé de la sécurité.

Au titre des communications :

La première communication écoutée par le Conseil des ministres est
relative à l’organisation de la première édition du marché international de l’artisanat du Togo, (MIATO) organisée du 25 octobre au 3 novembre 2019.

Le gouvernement a inscrit la promotion de l’artisanat dans l’axe 2 du PND dans le but de rendre les entreprises artisanales compétitives, créatrices de richesses et d’emplois qui participent au développement industriel et touristique.

C’est dans cette perspective que le Marché international de l’artisanat du Togo (MIATO) a été initié pour se tenir désormais, tous les deux (2) ans.

Le MIATO vise à promouvoir le génie créateur des artisans togolais à
travers l’exposition des produits artisanaux, la présentation des services artisanaux et la création d’un cadre d’échanges de savoir-faire.

Cette édition a été un réel succès car elle a connu la participation de cinq cent trente (530) exposants et accompagnateurs du Togo et de onze (11) pays étrangers ainsi que six (6) acheteurs professionnels étrangers. Elle a enregistré également près de cent mille (100 000) visiteurs.

A l’issue de cette édition, des recommandations sont faites en vue de
mobiliser plus d’exposants et acheteurs professionnels, pérenniser le
MIATO et le promouvoir au plan national et international.

La deuxième communication présentée par le ministre de la justice
porte sur les maisons de justice.

Dans le but de désengorger les tribunaux et d’instaurer une justice de proximité à la fois efficace et moins onéreuse, le gouvernement a institué par décret n° 2018-034/PR du 27 février 2018, les maisons de justice dont la mission essentielle porte sur la médiation, la conciliation, l’information et l’orientation. En application de ce décret, quatre (4) maisons de justice pilotes ont été mises en place par arrêté à Cinkassé, Dapaong, Agoe-Nyivé et Baguida.

En un an d’activité, ces maisons de justice ont montré une forte adhésion des communautés et ont réalisé trois cent soixante-deux (362) médiations et conciliations et sept cent quatre-vingt-dix-huit (798) consultations juridiques.

Au vu des résultats encourageants enregistrés et la volonté des
partenaires techniques et financiers d’accompagner notre pays dans cette initiative, le ministère de la justice a identifié cinq (5) localités
susceptibles d’accueillir de nouvelles maisons de justice. Il s’agit de :
- Kétao dans la préfecture de la Binah ;
- Soudou dans la préfecture de l’Assoli ;
- Anié dans la préfecture d’Anié ;
- Kpélé-Adéta dans la préfecture de Kpélé ;
- Zanguéra dans la préfecture d’Agoe-Nyivé.

Au titre des divers :
Le ministre chargé de la sécurité a fait le point de la situation sécuritaire après les évènements violents du samedi 23 novembre 2019 enregistrés à Lomé, Sokodé.

Le gouvernement tient à rassurer nos concitoyens que leur sécurité est garantie et que toutes les mesures sont prises pour préserver le climat de paix et de sérénité que connaît notre pays.

Le ministre chargé des infrastructures a porté à la connaissance du
conseil l’inauguration, le jeudi 28 novembre 2019 par le Président de la République de deux nouveaux ponts sur Koumongou et Kara, réalisés avec le concours des partenaires japonais.

Par ailleurs, le conseil a procédé à des nominations.
Fait à Lomé, le 27 novembre 2019
Le Conseil des ministres

 

 

Le Forum « HCTE réussites diaspora » s'est ouvert aujourd'hui à Lomé

Tous les 77 Délégués Pays élus en septembre dernier dans le cadre de la mise en place du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) sont actuellement à Lomé. Ils prennent part à un grand Forum « HCTE Réussite Diaspora » ce jeudi à l’hôtel Sarakawa.
Au cours de cette rencontre initiée par le ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Togolais de l’Extérieur, il sera question de présenter le bureau du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE), d’adopter le règlement intérieur de l’instance et le projet de feuille de route devant servir du cadre de travail des Délégués pays.

Plusieurs thématiques sont également inscrites au programme de ce Forum en vue d’édifier ces Délégués pays sur la portée de leur mission et de leurs responsabilités. Ils seront fixés sur leurs rôles, leurs attributions et leur statut. Ils seront aussi situés sur la nature des relations qui devraient exister entre eux et les missions diplomatiques et consulaires du pays.

Dans son discours d’ouverture officielle de cette rencontre qui va durer deux jours, le ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur, Prof. Robert Dussey n’a pas hésité à inviter ces Délégués pays à remplir leur mission afin de défendre convenablement les intérêts des Togolais de la diaspora auprès du gouvernement togolais.

« Vous avez choisi d’accomplir une mission noble, celle d’être les ambassadeurs de vos pairs de la diaspora auprès du Gouvernement et dans vos pays de résidence. La nation et le Gouvernement comptent sur votre sens de responsabilité et engagement à servir le Togo. Vous devez prendre parti pour le développement de notre pays et travailler chacun individuellement dans sa zone de représentation suivant les principes de décentralisation et de subsidiarité, mais aussi en synergie. Vous devez oser agir et mutualiser vos expériences pour plus d’efficacité dans vos actions. Quand la diaspora réussit, et c’est la conviction du Gouvernement, c’est le Togo qui gagne », a-t-il indiqué.

Notons qu'à travers ce Haut Conseil des Togolais de l'Extérieur, le gouvernement espère mobiliser l'ensemble de la diaspora à investir davantage au Togo notamment dans le cadre du plan national de développement (PND 2018-2022).

Pour rappel, ce forum « HCTE réussites diaspora » prendra fin demain vendredi 29 novembre avec l’installation officielle des Délégués pays devant siéger au Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE).

 

 

Le bureau du HCTE connu

C'est un bureau composé de cinq (5) membres, élu à l'issue de la première journée des travaux du forum "HCTE Réussites Diaspora".

Communiqué de presse

Mise en place du Bureau du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE)

Sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, Président de la République, le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur a procédé à l’ouverture des travaux du Forum « HCTE-Réussites Diaspora » prévu à Lomé, les 28 et 29 novembre 2019.

A l’issue de cette première journée, les Délégués pays du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE) ont désigné par consensus les membres du bureau de leur institution pour un mandat de trois (03) ans.

Ce bureau se compose comme suit :

- Président : ATITSO Kodzovi, Délégué Pays Côte d’Ivoire ;
- Vice-président zone Afrique : DEVOTSU Komi, Délégué Pays Kenya ;
- Vice-président zone Amériques : AMAH KPATCHA Bawubadi, Délégué Pays Etats Unis ;
- Vice-président zone Asie Océanie : MAGLO Komi, Délégué Pays Japon ;
- Vice-président zone Europe : SANOUSSI A. R. Kag, Délégué Pays France.


Le Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Togolais de l’Extérieur félicite les membres du bureau du HCTE et remercie les Délégués pays pour leur sens civique et patriotique.


Fait à Lomé, le 28 novembre 2019

 

 

Le bureau du HCTE connu

Le gouvernement togolais l'a finalement fait. Il a réussi le pari d’impliquer davantage la diaspora togolaise dans les « programmes et stratégies de développement du pays ». Ce vendredi matin à l’hôtel 2 Février, le Premier Ministre Selom Klassou a procédé à l’installation officielle du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur, l’organe devant servir désormais « d’interface » entre le gouvernement de Faure Gnassingbé et la diaspora togolaise sur toutes les questions d'intérêt commun.

Dans son discours de circonstance, le chef du gouvernement togolais est revenu sur le bienfondé de la mise en place de cette instance spécialement dédiée à la diaspora togolaise. Selon le Premier ministre, l’installation de ce Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur traduit la volonté de Faure Gnassingbé, à canaliser les ressources, capacités et compétences dont regorge la diaspora en faveur du développement durable du pays.

« Aucune nation ne peut se construire et assurer son épanouissement, si elle n’associe tous les filles et fils à la gestion de la chose commune. La diaspora togolaise constitue aujourd’hui un réservoir par excellence de femmes et d’hommes pétris des compétences, de talents, de ressources et de potentialités susceptibles de contribuer à la l’émergence de notre nation. Aucun citoyen togolais vivant à l’étranger, ne doit pas être mis de côté à l’heure où notre pays ambitionne de fédérer toutes les énergies externes et internes, pour promouvoir l’émergence du Togo », a déclaré Selom Klassou, devant les 77 Délégués Pays élus en septembre dans le cadre de la mise en place du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE).

Et de poursuivre : « Le HCTE attend de vous de concilier rigueur, travail, abnégation, patriotisme pour donner un gage de responsabilité, d’écoute et de solidarité à l’égard de l’ensemble de nos compatriotes à l’extérieur ».

Selom Klassou a invité ces 77 Délégués Pays du Haut Conseil de la diaspora togolaise à s’approprier le Plan national du développement (PND 2018-2022).

Notons qu’hier à l’issue du Forum « HCTE-Réussites Diaspora » ouvert par le chef de la diplomatie togolaise, Prof. Robert Dussey, ces 77 Délégués Pays ont procédé à l’élection des membres du bureau du HCTE pour un mandat de trois (03) ans.

Le bureau est présidé par Kodzovi Atitso, Délégué Pays Côte d’Ivoire. Il a pour Vice-président zone Afrique, Komi Devotsu, Délégué Pays Kenya. Bawubadi Amah-Kpatcha, Délégué Pays Etats Unis est désigné comme Vice-président zone Amériques. Le Vice-président zone Asie Océanie est Komi Maglo, Délégué Pays Japon. Enfin, le Vice-président zone Europe est Kag Sanoussi, Délégué Pays France.

Devant les autorités togolaises ce vendredi matin, ces 77 Délégués Pays ont promis de remplir leur mission, celle d’être porte-paroles de la diaspora togolaise auprès du gouvernement togolais.

 

 

Klassou installe officiellement le Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur

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